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Diagnostic participatif de la section communale de Haut Maribaroux (commune de Ouanaminthe)

Diagnostic participatif de la section communale de Haut Maribaroux (commune de Ouanaminthe)

Communauté de Haut Maribaroux, Village Planète 2007
Resume — Diagnostic participatif de la section communale de Haut Maribaroux, dans la commune de Ouanaminthe, réalisé par la communauté elle-même avec l'appui technique de Village Planète, juillet 2007.
Description Complete
Ce diagnostic participatif de la section communale de Haut Maribaroux, dans la commune de Ouanaminthe au Nord-Est, est attribué à la communauté de Haut Maribaroux elle-même, avec l'appui technique de Village Planète, et daté de juillet 2007. Son attribution fait son intérêt : la plupart des diagnostics territoriaux de cette collection ont été commandés à des consultants, tandis que celui-ci nomme la communauté comme auteur et l'ONG seulement comme appui technique. C'est le diagnostic qui précède le plan de développement de Haut Maribaroux du mois suivant, et il tranche la question administrative que les autres documents laissent ouverte, les couvertures du matériel Maribaroux nommant la section sans sa commune de rattachement.
Sujets
AgricultureDéveloppement ruralGouvernanceProtection sociale
Geographie
Département du Nord-Est
Mots-cles
Haut Maribaroux, section communale, Ouanaminthe, diagnostic participatif, Village Planète, Nord-Est, communauté, développement local, admin1:HT04, admin2:ouanaminthe
Texte Integral du Document

Texte extrait du document original pour l'indexation.

REPUBLIQUE D’HAITI DIAGNOSTIC PARTICIPATIF (DP) DE LA SECTION COMMUNALE DE HAUT MARIBAROUX (COMMUNE DE OUANAMINTHE) Réalisé par la communauté de Haut Maribaroux Avec l’appui technique de VILLAGE PLANETE . Juillet 2007 REPUBLIQUE D’HAITI DIAGNOSTIC PARTICIPATIF (DP) DE LA SECTION COMMUNALE DE HAUT MARIBAROUX (COMMUNE DE OUANAMINTHE) Réalisé par la communauté de Haut Maribaroux : Avec l’appui technique de Village Planète : CELESTIN Leroy (sociologue) DAVILMAR Alix (Médecin ) DESAMOURS Guy (Informaticien) DOUDOU L. Fénelon (Economiste) LOUIS Marcellin (Ing. Agronome) VILMAR Ophny (Ing. Civil) Résumé du Diagnostic Le document a été conçu dans le but de doter la Section communale de Haut Maribaroux d’un Plan de Développement Local. La communauté représentée par les délégués des Organisations Communautaires de Base (OCB) et de différents Leaders venant de presque toutes les habitations de la Section pour discuter sur tous ceux qui entravent le développement réel de la section. Dans des ateliers de travail, les participants, d’un commun accord discutaient les contraintes, les problèmes, les opportunités, les atouts qui existent dans les domaines : agricole, éducatif, sanitaire, religieux et autres au niveau de leur Section Communale. Enfin, ils ont proposé des actions qui devraient être entreprises afin de valoriser les ressources locales dans le processus de développement de leur zone. Le FAES dont sa mission est « d’accompagner les communautés défavorisées dans le développement de leurs capacités et la valorisation de leurs potentialités en vue de dégager une vision commune de leur avenir en apportant l’appui nécessaire à leur renforcement et en finançant les projets prioritaires identifiés par ces communautés » a apporté sa contribution financière dans la réalisation de ce processus participatif. Avant Propos Ce document, Diagnostic Participatif (DP) de la section communale de Haut Maribaroux, a été conçu dans un contexte particulier où Haïti vit un moment très difficile de son histoire et a besoin des fils et des filles capables et conscients pouvant s’engager et s’élancer dans le processus de développement réel de leur communauté pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en 2015. Ainsi le Fond d’Assistance Economique et Sociale (FAES) dans le souci de passer de la parole aux actes a entrepris des démarches qui devront aboutir à l’élaboration des plans de développement dans plusieurs communes et sections communales du département du Nord-Est. C’est dans ce contexte, que l’OPS Village Planète a été choisi pour faire une étude diagnostique et rédiger un Plan de Développement Local (PDL) pour la section communale de Haut-Maribaroux. Le travail de terrain était entaché de difficultés, parmi lesquelles on peut citer un manque de confiance de la part de la population à fournir certaines informations considérant le fait que beaucoup d’organismes de développement ont l’habitude de faire ces genres d’interventions sans résultats aucuns. Les informations ont été recueillies d’une part au niveau des ateliers de travail organisés en groupe et par blocs et d’autre part dans les bureaux de services à Fort Liberté et/ou à Ouanaminthe. La participation d’un fort pourcentage de la population de Haut-Maribaroux en particulier les représentants des Organisations Communautaires de Base (OCB) a largement favorisé la réalisation de ce travail de Diagnostic. Ces ateliers ont été réalisés dans trois blocs : Gaiac, Dilaire et Talas. Différents secteurs et couches sociales : professeurs, agents de santé, hougan, commerçants, agriculteurs, éleveurs, artisans, pêcheurs, vétérinaires, motocyclistes, pasteurs, étudiants, écoliers ont pris part dans les discussions, analyses ou divers thèmes relatifs aux problèmes de leur communauté tels : Environnement, Santé, Eau potable, Education, Agriculture, Elevage, Tourisme, Pêche, Artisanat, Commerce, ont été débattus et traités. Contrairement à certains soucis que manifestaient plusieurs personnes sur la difficulté que pourraient avoir les participants dans l’application des outils de la MARP, ces derniers ont fait preuve de compréhension et ont donné de bons résultats dans les ateliers de travail. Car, certains outils comme l’arbre à problèmes et celui des objectifs ont été maîtrisés par ces groupes avec aisance. Ces ateliers de travail et l’application des outils de la MARP viennent renforcer la capacité organisationnelle de la population qui, avait déjà des connaissances empiriques dans ce domaine. De simples séances de pratique pourraient leur permettre de rester à un niveau raisonnable pour reprendre d’eux -mêmes l’exercice sans grande difficulté. REMERCIEMENTS « Dire merci c’est reconnaître l’apport de l’autre ». Cette étude ne serait pas possible sans le précieux concours de la direction générale et du bureau régional Nord/Nord-Est du Fond d’Assistance Economique et Sociale (FAES), à qui nous disons merci. Nous tenons aussi à remercier les facilitateurs : Ing. Agr. Patrick Nicolas, Ing. Agr. Edouard, Ing. Agr. Noël Dario qui nous ont aidé à renforcer notre capacité à bien utiliser la Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP). Nos remerciements s’en vont aussi à l’endroit des autorités municipales et locales de la commune de Ouanaminthe pour leur hospitalité. Nos remerciements s’en vont également aux délégués : Du bloc I : Jose Oceant, André Guerrier Du bloc II : Thelusmond Jean-Baptiste et Sylphar Sainphat Du bloc III : Raphaël Siméon et Jodel Nelson. Pour leur apport dans la planification des rencontres et leur accompagnement sur le terrain. Et les personnes dont les noms suivent sont toutes aussi remerciées pour leur participation dans le DP : Bien-aimé Yolande, Joseph Herne, Bernard Pierre, Michel Pierre Paul, Raphaël Vilne, Jean Jocelyn, Raphaël Renaud, Baptiste Evens, Jean Chrislin, Diomaitre Redeney, Joasard Gérard, Selmours Danise, Joasard Gerson, Antoine Rolain, Fidèle Amocles, Benel Thermidor, Exavier Vileon, Michel Wilner, Victor Fredelyn, Joseph Christian,Guerrier André, Denis Saint-Pierre, Tanis Saintanio, Philome Desmangles, Josaphat Cléomène, Gambert Obed, Pierre Louis Jacques, Guerrier Manick, Ema Wandy, Pierre Jacquelin, Etienne Audrigue, Charles Joseph, Claudel Saint-juste, Madame Fenelus Joanem, Jeanide Augustin, Joseph Rose-Laure, Dubuter Devouloir, Jean Espéra, Saint-Juste Henry-Claude, Louissaint Elva ( dekouvri), Libéral Estivelt, Joseph Jodany, Decimus Roselin, Raphaël Amos, Tomeme Vernex, Vincent Wilner, Nelson Lukson, Ménard Claudius, Auguste Molear, Gasner Louis, Jules Magdala, Nelson Claudel, Pierre Louis, Dorsainvil Minel, Francois Willinx, Pierre Milouse, Joseph Arome, Philomène Raphaël, Philius Saintilbert, Haulane Saint-Ilbert. Et enfin, les cuisinières et toutes les autres personnes qui ont contribué d’une façon ou d’une autre à la réussite de l’étude sont vivement remerciées. CHAPITRE I BUT DE L’ETUDE 1-1 Le Diagnostic Participatif (DP) de la section communale de Haut-Maribaroux a été réalisé dans un contexte bien particulier ; entre autre celui de 2015 qui vise à : • Réduire l’extrême pauvreté et la faim • Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes • Garantir à tous une éducation de base de qualité • Réduire le taux de mortalité infantile et améliorer la santé maternelle • Assurer la durabilité des ressources environnementales La réalisation de ces objectifs devrait permettre d’améliorer la situation socio- économique de Haut-Maribaroux. Il faut tout aussi souligner, que la détérioration de ces situations affecte la population la plus vulnérable particulièrement celle qui vit au niveau des habitations dans les sections communales. Pour permettre une plus grande participation de la population dans le processus de Développement de Haut Maribaroux, la Méthode Accélérée de Recherche Participative (MARP) a été utilisée. C’est un outil dont les objectifs s’accordent à : • Engager activement en groupes diversifiés les membres de la communauté dans la description et l’analyse de leur communauté, incluant l’identification des solutions à ces problèmes • Renforcer la capacité de la communauté à prendre en main le contrôle du processus de leur propre développement 1-2 Le présent rapport a été l’œuvre de l’OPS Village planète à Haut-Maribaroux première section communale de la commune de Ouanaminthe, il s’inscrit dans le cadre d’une étude de Diagnostic Participatif dans le but de doter Haut Maribaroux d’un plan de développement. Cette étude est réalisée en Juillet 2007. 1-3 Une forte représentation de la communauté était mentionnée à ce travail de Diagnostic par le biais des représentants des Organisations Communautaires de Base (OCB). Les ateliers de travail qui devraient conduire à l’élaboration de ce document, ont été réalisés dans trois blocs différents : Gaiac, Dilaire et Talas. Dans les différents ateliers de travail plusieurs secteurs: professeurs, agents de santé, hougan, commerçants, agriculteurs, éleveurs, artisans, pêcheurs, vétérinaires, motocyclistes, Pasteurs, Etudiants, Ecoliers ont pris part dans les débats où divers thèmes relatifs aux problèmes de leur communauté ont été traités tels : Environnement, Santé, Eau potable, Education, Agriculture, Elevage, Tourisme, Pêche, Artisanat, Commerce, etc.… 1-4 Cette section communale est toute aussi concernée par la somme d’activités conçues et entreprises par le Fond d’Assistance Economique et Social (FAES). Au cours de cette étude certains problèmes, pense-t-on, qui entravent le bon développement du pays en général et ceux de la section communale de Haut-Maribaroux en particulier seront mis en exergues. On se donne le droit de citer certains de ces problèmes clés : • L’accès difficile aux services sociaux de base • La non application des politiques publiques contenues implicitement dans les lignes directrices des plans nationaux : plan d’action de l’environnement, plan national de l’éducation, plan national de santé, plan national de la création d’emploi, pour ne citer que ceux-la. Les sols de Haut-Maribaroux sont pour la plupart sablo limoneux ou argilo limoneux. Ils présentent une bonne capacité de rétention en eau, mais peu de matière organique. Ils sont plus ou moins facile à travailler et n’offrent pas de résistance réelle pour la pénétration des racines des arbres et des cultures agricoles. Donc ils constituent de sols adaptés à des cultures annuelles. C’est-à-dire, possédant de grandes potentialités (selon la carte de potentialités des sols du département de Nord-Est, (CNIGS). 1-5. Plusieurs cours d’eau traversent la section communale de Haut-Maribaroux. De ces cours d’eau on peut citer : La rivière Djassa, rivière Canari, rivière Sable, la Matri, Ti rivière. Il faut aussi noter la rivière Massacre, qui sépare le Haut-Maribaroux de la république Dominicaine par l’habitation Pitobert. Les rivières Massacre, Djassa, rivière Sable sont réputées pour la production et l’exploitation de sable et de gravier. A part de la présence importante des rivières à Haut-Maribaroux. Cette section communale est aussi parsemée de lagons dans plusieurs endroits : lagon Wobineau, Gabriel, Boujo, lagon Rond, Sifra, Lilet, etc.… ces derniers favorisent la culture du riz, la culture de taros et le développement des activités routinières de pêches. La construction de la route internationale Cap-Haitien-Dajabon passant par Haut-Maribaroux ajouterait d autres grandes opportunités de développement pour la section en particulier et pour le département en général. Car, selon les riverains de la zone, des dominicains et certains haïtiens commencent déjà à s’approprier de parcelles de terrain dans le cas d’un éventuel investissement au niveau de la zone. L’existence, de près d’une trentaine d’organisations locales, pourrait faciliter le développement de la zone, si l’on choisirait ces organisations de base comme facteurs de développement, d’ailleurs certaines de ces organisations ont l’habitude de travailler dans le développement de leur communauté. La couverture végétale est surtout herbacée et les arbres sont plus ou moins dispersés. Ces arbres sont surtout utilisés pour la fabrication du charbon de bois tels : bayahondes et campêches. On y trouve aussi des arbres fruitiers tels que : le manguier, l’arbre à pin, le quenepier, l’avocatier, le chadequier, etc.… Certains fruits sont commercialisés vers la République Dominicaine. A Haut-Maribaroux l’élevage est pratiqué de trois façons différentes : • A la corde • Au moyen de pâturage • Libre Le commerce, après l’agriculture est la deuxième activité économique de la section. Il est surtout pratiqué par les femmes qui vendent dans les marchés périphériques et à Dajabon. CHAPITRE II INFORMATIONS GENERALES 2-1- LOCALISATION GEOGRAPHIQUE La commune de Ouanaminthe comprend cinq sections communales : Acul des pins, Savane au lait, Savane longue, Gens de nante, et Haut-Maribaroux. Ce dernier a une superficie de 56.14 Km2, elle est située sur la zone frontalière et est composée de vingt habitations. Cette section communale partage les limites suivantes avec les zones avoisinantes : • Au Nord Bas Maribaroux (ferrier) • Au Sud Acul des pins et savane au lait • A l’Ouest Dumas • A l’Est la rivière Massacre (Pitobert) 2-2- DESCRIPTION DE LA POPULATION Haut Maribaroux compte 10.074 Habitants repartie sur une superficie de 56.14 Km2 qui accuse une densité de 179 Habitants par Km2 (4e recensement général de la Population et de l’Habitat, 2003). elle contient environ une vingtaine d’habitations : Dilaire, Pitobert, Gaiac, Planto, Rivière Canari, Rivière sable, Ti laurier, Corail, Robineau, Mamoulé, Du haut, Talas, Gaston, La matrie, lechat, Ouvra, Depe, Cougeolle, Gérard . Certaines zones jadis habitées : Sens, Sorzeill, Maquimara, la Grappe, Jacot, Pera, sont maintenant dépourvues d’habitants. 2-3. ORGANISATION SOCIALE 2-3-1. Organisation traditionnelle de travail. Pour mieux travailler la terre les agriculteurs pratiquent plusieurs formes d’organisations : -Le combite qui est une pratique paysanne permettant de réunir de larges groupes, lorsque le travail l’exige. Ces groupes se constituent à chaque invitation en fonction du lien de voisinage et de parenté. Les participants bénéficient de deux repas dans la journée et ont droit à une journée de travail dans leur champ. -L’échange individuel à Haut Maribaroux connu sous l’appellation de : « Bout  kod », « rampono », « asosye », ce sont des formes d’organisations où les paysans se réunissent tous les jours pendant les périodes des travaux agricoles. En effet, celui ou celle qui organise le travail qu’il soit ou non membre du groupe doit fournir de la nourriture et de l’alcool. -Le travail au contrat ou « tare », c’est une forme d’organisation de travail qui est réservée aux travaux les plus musclés (buttes de manioc et /ou de patate, trouaison de banane, « rache chouk » etc.…) le tare est surtout pratiqué lorsque l’agriculteur possède plus d’une parcelle et doit intervenir en même temps sur d’autres parcelles. Il est aussi pratiqué lorsque l’agriculteur est pressuré par le temps pour l’accomplissement d’une tâche importante au niveau de sa parcelle pendant une période bien déterminée (sécheresse, floraison, pluvieuse, récolte, plantation etc.…). 2-3-2. Organisation communautaire de base. La section communale de Haut-Maribaroux fourmille d’organisations communautaires de base. Le tableau suivant est un résumé de ces différentes organisations, de leur date de naissance, de leur effectif, de leurs activités etc. Tableau des différentes organisations Communautaire de base a Haut Maribaroux Nom de l’Organisation Date de fondation Nombre d’adhérents Nbre Femmes Nbre. Garçons Nbre de personnes Alpha- bétisées Nbre de personnes Analpha- bétisées Activités Réalisées Comité Statut Reconnaissance MPDH 29 /03/91 200 40 160 150 50 Alphabétisation, football, activités sociales et culturelles, 5 Oui Affaires sociales MOPAW ?/11/99 170 63 107 40 130 Agriculture, moulin de riz. 11 OUI Affaires Sociales KPDL ? / 11/98 37 12 25 28 9 Cassaverie, moulin de la canne a sucre 7 Oui DGI, Mairie MDD ?/ ? 00 45 10 35 30 15 Culture marechère, irrigation, attelage. 7 Non Non OTD 14/09/01 57 18 39 11 46 Route, carrière, assainissement - - - CUJD 14/09/03 50 20 30 4 46 Assainissement, activités culturelles 7 Non Non GEDWA 12/10/05 75 27 48 45 30 Production fourrage,marechère, élevage 11 Oui Affaires sociales COJEPH ?/11/06 200 80 120 170 30 Formation jeune 11 Oui NON RPK ?/01/98 60 23 37 22 38 Route, alphabétisation 11 Oui Non ASEWM ?/12 ?03 21 3 18 6 15 Alphabétisation, élevage 9 Oui Non AFW ?/ 06/06 25 25 - 15 10 Commerce 11 Non Non RPDH ? /03/07 50 15 35 40 10 - 11 NON NON TKFW 26/06/00 40 40 - 25 15 Commerce 11 Non Non APW ?/ ?/04 35 10 25 23 12 Route, jardin 11 Oui Non MDT 23/02/03 94 40 54 - - Route - Oui Mairie OFTG 8/04/07 55 53 2 - - Commerce - Oui Mairie GAPAKA ?/ ?/92 150 25 125 - - Distribution de nourriture - Oui mairie KPWN ? 03/96 40 10 30 - - Alphabétisation, pompe - Oui Mairie EDNE ?/ 10/06 80 35 45 - - Assainissement - Non Non ODH 23/3/04 30 3 27 - - Assainissement - Non Mairie APB 24/11/04 - - - - - - - - - ADH - - - - - - - - - - TKK - - - - - - - - - - GIDH - - - - - - - - - - Total=25 - 1514 549 962 609 456 - - - - Recensement réalisé auprès des OCB (Organisation Communautaire de Base) au cours de l’enquête de Diagnostic participatif. Analyse du tableau relatif à l’aspect genre : Sur un effectif de 25 organisations recensées au niveau de Haut Maribaroux, trois d’entre elles sont des organisations de femmes ce qui représente 12% du total recensé. Sur un total de 1514 adhérents aux organisations, les femmes personnifient seulement 36%. De concert avec les organisations locales la présence d’autres organismes venant de l’extérieur ont été énumérés. Ils viennent partager leurs expériences, apporter leur précieux concours au développement de diverses communautés de la zone. Les organisations locales entretiennent par la suite de très bonnes relations avec ces organisations « étrangères »qui contribuent pour le moins au développement de leur communauté. Le diagramme de venn suivant illustre très bien cette interrelation. Voici la liste des organismes : Plan d’Haïti, PAM, Fond Koze, PRODEP, FINCA, Fond Parrainage, KARITAS, CDS, Solidarité, Justice et Paix, HPI, JILAP, FAES, BID, Food For The Poor, MPNKP, FENU, PADF, OIM, VDH, CECI, VETERIMED, KODEVI. Le tableau suivant communément appelé diagramme de venn va nous donner une idée des liens de solidarité qui existe entre les organisations de l’extérieur et celle de la section. Diagramme de Venn des OCB et des autres Organisations qui travaillent à Haut Maribaroux Cependant, à Haut Maribaroux peu d’institutions étatiques sont représentées. Les quelques agents présents dans la zone agissent en leur nom propre. La seule présence d’institution étatique permanente remarquée à Haut Maribaroux sont les collectivités territoriales (CASEC,ASEC). 2-4. HISTOIRE DE LA SECTION COMMUNALE DE HAUT-MARIBAROUX La section communale de Haut Maribaroux a connu des moments exceptionnels et des événements frappants qui ont marqué son histoire. Ces événements avaient eu des impacts positifs et négatifs sur les communautés, d’où les hommes et les femmes ne peuvent pas oublier. Nous retenons pour mémoire certains faits saillants. Tableau des événements à Haut Maribaroux IMPACTS DATE EVENEMENTS POSITIF NEGATIF 23/09/63 Attaque de la commune de Ouanamin- the par un groupe d’hommes armés Traumatisation, migration, Problèmes économiques, Perte en vies humaines. 1967 Inondation de la commune de Ouana- minthe par la rivière Massacre Migration, perte en vies humaines, tête de bétail emportés, dégâts matériels considérables, épidémie. 1980 Inondation de l’habitation Corail Inondation environ 350 ha de terre, diminution de la production agricole, peu de possibilité de pêche, pro- lifération de moustiques, Epidémie. 7/02/86 Chute du régime Duvaliériste Trouble sociopolitique, découchage, migration, 1990 Construction de la première chapelle Catholique de Haut-Maribaroux Disponibilité des servi- ces religieux Catholique à Haut-Maribaroux 27/05/93 Arriver du plan International à Haut- Maribaroux Enthousiasme collectif 05/93 Assassinat de Abel Jules Consternation au niveau de la population 2007 Incendie d’environ de 300 carreaux de Terre dans la zone de Dilaire Perte d’importants arbres Fruitiers et forestiers 2.5 EXPERIENCES PASSES DANS LE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE Les représentants des Organisations Communautaires de Base (OCB) de Haut Maribaroux présents à ce travail ont exprimé leurs insatisfactions face à certains organismes de développement qui ont l’habitude de mener des activités de développement au niveau de leur zone. Ils ont même du dégoût pour certains d’entre eux. Cependant, les observations faites sur le terrain et des interviews informelles révèlent qu’il existe encore des actions posées dans le temps par certains de ces organismes au niveau de cette section communale. On peut citer entre autres : La Cassaverie de Dilaire, la pompe à eau, le bureau d’Administration Section Communale, le moulin de riz, la construction des habitats et des latrines etc. Chacune de ces activités a été financée par un organisme différent. 2-6 CULTURE A Haut Maribaroux il y a un centre de loisirs en construction à Rivière sable, habitation située à proximité de la ville de Ouanaminthe. Le soir presque toute la communauté reste chez elle, à part certaines personnes qui vont parfois à l’église, d’autres se rendent dans des cérémonies vodouesques. Pendant la période estivale, les jeunes organisent des séances théâtrales, des championnats de foot- ball, de dominos. Les églises protestantes organisent des croisades. Durant les fins de semaine, certaines personnes vont à la gaguère pour trouver de quoi s’amuser. Deux grandes fêtes foraines sont célébrées chaque année à Haut Maribaroux .Celle de Ouanaminthe le 15 Août et Dilaire le 22 Septembre. En ces occasions, les gens viennent un peu partout et même de la République Dominicaine festoyer avec les riverains de la zone. Autrefois, les gens étaient fiers de consommer les produits de leurs récoltes ; cependant, aujourd’hui ils ont tendance à mieux apprécier et à se procurer des produits importés. Ils avaient l’habitude d’utiliser comme ustensiles de cuisine des « couilles » des cuillères en bois, les cruches et les canaries servaient à la conservation de l’eau ; ces coutumes tendent à disparaître actuellement. Ce tableau est un résumé des différentes activités culturelles à Haut Maribaroux. Activités culturelles à Haut Maribaroux ACTIVITES/MOIS J F M A M J J A S O N D Fête du nouvel an X Fête de fin d’année X Fête patronale Ouana- minthe X Fête patronale Dilaire X Théâtre X X X X Football X X X Désafit (gaguère) X X Croisade X X X Réf. Atelier de travail 2-6-1 Religion A Haut Maribaroux le secteur religieux est très diversifié. On y rencontre plusieurs sectes religieuses telles que : Le Catholicisme qui domine, soit 70 %, le vaudou et dans le protestantisme on rencontre les sectes tels : le Baptiste, le Témoin de Jéhovah, l’Adventiste, le Pentecôtisme et les Eglises du Christ. Il existe une seule Eglise Catholique dans la zone, elle se trouve à Dilaire et desservit tous les chrétiens Catholiques. Une trentaine d’églises protestantes environ est présente à Haut Maribaroux. Il existe 25 hougans et une dizaine de médecins feuilles à Haut Maribaroux. Ces hougans se font le plus souvent remarquer par des drapeaux de plusieurs couleurs attachés à un bambou et/ou sur des arbres avec parfois des bouteilles de cola et des « makouti ». 2-6-2 Justice Les affaires judiciaires de Haut Maribaroux sont réglées par les tribunaux de paix de Ouanaminthe. Cependant, certains cas sont aussi traités, par ignorance ou en urgence, auprès des ASEC et des CASEC de la zone. CHAPITRE III EDUCATION 3-1.- INFRASTRUCTURES LOCALES : La constitution de 1987 prône l’éducation pour tous. Cependant l’état physique des établissements scolaires, le manque de matériels pédagogiques, le manque de formation et le bas niveau de certains professeurs démontrent que Haut Maribaroux ne jouit pas complètement de cette prérogative. A l’exception de certaines écoles congréganistes et protestantes qui possèdent plus ou moins une structure qui répond aux normes pédagogiques, les autres fonctionnent pour la plupart sous des arbres, des tonnelles, des maisonnettes construites en palissades, à l’intérieur des églises. Lorsque ces dernières reçoivent des missionnaires et quand il y a des journées de jeunes, ces écoles se trouvent dans un état de disfonctionnement. Le tableau suivant donne une idée de l’état physique des écoles, de l’existence de terrains de jeux et des conditions d’hygiène publique à Haut Maribaroux Tableau résumé de représentation de certaines écoles à Haut Maribaroux Nom Lieu Etat physique Nbre de salles de classes Loisirs Hygiène Publique Clôture Ecole Nationale Dilaire Bloc, tôles 8 Terrain de Football Toilette, Pompe a eau Oui Ecole baptiste Dilaire Bloc, tôles 8 - Toilette Non Martin Luther Dilaire Tôles, palissade 4 - - Non Collège Moderne Dilaire Bloc, tôles 8 - Toilette Non Eben – Ezer Dilaire A l’int. d’une Eglise (bloc, tôles) 6 - Toilette Cactus Centre d’étude Communautaire de Ouvra Ouvra Palissades, tôles 6 Terrain Toilette, eau Barbelé Ecole Jérusalem Ti Laurier Bloc, tôles 6 - Toilette Non Collège Saint Esprit Dilaire Bloc, tôles 7 - Toilette Non Jean Calvin Ti Laurier Bloc, tôles 10 - Toilette Oui Henry Christophe Rivière Canari Bloc, tôles 9 - Toilette Non Toussaint Louverture Pitobert Bloc, tôles 18 - Toilette Oui Nouveau Collège Adventiste Ti Laurier Bloc, tôles 9 - Toilette Non Union Chrétienne des Haïtiens - Bloc, tôles 8 - Toilette Non Nationale Ti Laurier Bloc, tôles 5 Terrain Toilette Non Nationale Lamatrie Bloc, tôle 6 Terrain Toilette Non CECRO Rouvra Palissades, tôle 5 - Toilette Non Rosalvo Bobo Gaiac Bloc, tôles 10 - Toilette Oui CFCP Ti Laurier Bloc - - - - Réf : Atelier de travail, BDS (Ouanaminthe) Analyse du tableau Sur un total de 18 écoles recensées  à Haut Maribaroux: ◦ 4 d’entre elles contiennent des terrains de jeux, soit 22% ◦ 16 ont des toilettes rustiques, soit 88% ◦ 2 ont de la disponibilité en eau, soit 11% ◦ 6 sont clôturées, soit 33%. Il est à noter que trois de ces écoles ont de cantines scolaires et leur financement est assuré par Programme Alimentaire Mondiale (PAM). D’une manière générale, il n’a pas de comité de parents au niveau de ces écoles. Le Bureau du District Scolaire de Ouanaminthe organise généralement des championnats sportifs et des concours de génies interscolaires. 3-1. NIVEAU D’INSCRIPTION DES ELEVES : La section communale de Haut Maribaroux compte 21 écoles réparties dans de différentes habitations. Elles sont pour la plupart de niveau du 1er, 2e et du 3e cycle. Il y a seulement deux écoles secondaires. Les institutions scolaires rencontrées, pour la plupart à Haut Maribaroux sont des écoles protestantes, congréganistes, nationales et privées. Les écoles congréganistes sont très réputées pour leur discipline et leur sérieux elles donnent régulièrement des résultats plus satisfaisants que les autres. Cela s’explique par le fait qu’elles recrutent les meilleurs professeurs, et sont dotés de matériels pédagogiques adaptés aux normes et aux exigences nationales. Selon les informations disponibles au niveau du Bureau du District scolaire (BDS) de Ouanaminthe, le nombre d’enfants scolarisables, âgés de 3-5 ans et qui sont prêts à fréquenter les bancs de l’école, s’élève à 1786 dont 803 garçonnets et 983 fillettes. Ceux qui fréquentent déjà l’école, que l’on considère comme des enfants scolarisés, sont au nombre de 5271 dont 1205 des filles et 1176 des garçons (Réf. BDS de Ouanaminthe). N.B. Le BDS ne dispose pas d’informations sur certains établissements scolaires à Haut Maribaroux, par le fait qu’ils ne sont pas enregistrés. Les informations ci-dessus concernent les établissements qui fournissent les renseignements exigés par le Bureau Départemental de l’Education du Nord-Est. 3-2. RATIO ETUDIANTS/ENSEIGNANTS/SALLE DE CLASSE Le système éducatif à Haut- Maribaroux ne répond pas aux normes et principes établis par le Ministère de l’Education Nationale haïtien : • Attroupement des élèves dans les salles de classe • Salle de classe non aérée • Plus d’une classe dans une même salle • Un seul professeur pour plus d’une classe Le tableau ci-dessous donne une brève description du nom des écoles, du nombre de professeurs, du nombre d’élèves et du nombre de salle de classe. Tableau descriptif des écoles, des professeurs, des élèves et des salles de classes Nom d’Ecole Lieu Effectif Garç Filles Prof Hommes Femmes Nombre salles de classes Saint Esprit Dilaire 216 110 116 7 5 2 7 Eben-Ezer Dilaire 334 136 198 8 6 2 8 Jean Calvin Ti Laurier 475 - - 10 9 1 10 Henry Christophe Rivière Canari 351 - - 9 9 0 9 Toussaint Louverture Pitobert 821 - - 16 12 4 18 Collège Moderne Dilaire 535 300 235 8 7 1 8 College adventiste Ti Laurier 280 - - 9 5 4 - Union Chrétienne des Haïtiens - 322 - - 8 4 4 - Martin Luther Dilaire 200 105 95 6 4 2 - Collège Baptiste Dilaire 367 210 154 9 5 4 9 N nationale Lamatrie 250 - - 6 4 2 6 Rosalvo Bobo Gaiac 398 - - 10 5 5 - CECRO Rouvra 312 97 215 5 3 2 5 Jérusalem Ti Laurier 410 218 192 6 - - 6 Total = 14 - 5271 1176 1205 117 71 33 86 Ref : BDS (Ouanaminthe) Analyse du tableau. A Haut Maribaroux toutes les écoles sont mixtes. Le BDS de Ouanaminthe était dans l’impossibilité de donner des informations précises sur le nombre de fillettes et de garçonnets présents dans chacun de ces établissements. Cela empêche de faire une analyse exacte sur l’aspect genre dans le système éducatif de la zone. Cependant le peu d’informations que dispose le BDS de certaines écoles, a permis d’évaluer qu’il y ait un plus fort pourcentage de fillettes que de garçonnets qui fréquentent les écoles à Haut Maribaroux. Tandis que, pour les professeurs, le nombre d’hommes est nettement supérieur à celui des femmes, sur un effectif de 117 professeurs on trouve 71 hommes et 33 femmes. 3-3. NIVEAU D’INSTRUCTION Le niveau moyen des professeurs à Haut Maribaroux est la troisième secondaire. Cependant, on peut aussi rencontrer au niveau des écoles congréganistes et certaines écoles privées des professeurs qui ont terminés leurs études secondaires et des normaliens. Les enseignants au niveau des écoles à Haut Maribaroux proviennent de plusieurs localités. Ils arrivent aussi des communes de Ouanaminthe de Fort-Liberté de Ferrier Les professeurs du 1er et du 2e cycle fondamental fournissent 6 heures de travail par jour, ceux du 3e cycle et du secondaire varient entre 6 à 8 heures par jour Le salaire moyen net d’un professeur d’une école Nationale est de 4.597 gourdes, celui d’une école privée varie de 2.500 à 3.000 gourdes et celui d’un professeur secondaire varie de 3.000 à 5.000 gourdes. Le prix d’écolage annuel en gourdes varie d’une école à une autre et d’un cycle à un autre. Le tableau qui suit en donne une idée. Tableau du salaire moyen d’un professeur à Haut Maribaroux Préscolaire Primaire Secondaire Ecole privée 2.250-3.000 3.150-3.500 4.000-4.500 Ecole Congréganiste 2.500 4.000-5.000 4.000-5.000 Ecole Nationale - 100 200 BDS (Ouanaminthe) 3-5. SUBVENTION D’ECOLES Il y a plusieurs organismes qui supportent le secteur éducatif à Haut Maribaroux. Les plus éminents sont : • Plan Haïti- Finance 500 gourdes pour les élèves du premier cycle, 600 gourdes pour ceux du 2e cycle et 750 gourdes pour ceux qui sont en 3e cycle Fondamentale. • Fond Parrainage- Finance 850 gourdes pour les élèves de la 1ere à la 4e AF • PAM- donne de la nourriture aux écoles qui sont affiliées à son Programme 3-6 PROBLEMES - MAJEURS. Le secteur Educatif à Haut Maribaroux est en train de faire face à de nombreuses difficultés. Les plus éminentes sont les suivantes : • Il y a seulement deux écoles nationales et elles se trouvent à proximité de la section communale. • Les élèves se sont obligés de discontinuer leurs études après leur certificat de fin d’études primaires. • Manque de salles de classes • Un professeur pour plusieurs classes • Manque de matériels didactiques • Absence de cantines scolaires • Manque d’Ecole secondaires • Pas d’écoles professionnelles • Mauvais état physique et délabrement des locaux • Surpeuplement des salles de classes • Manque de qualification de certains professeurs • Démission de certains parents • Pas de recyclage pour les professeurs • Professeurs mal rémunérés • Insolvabilité et chômage des parents • Manque de communication entre direction et parents • Certains directeurs défavorisent les écoles nationales au profit de leurs écoles privées. 3-7 OPPORTUNITES- CLES En dépit des problèmes suscités, Haut Maribaroux possède des opportunités qui pourraient lui aider à pallier à certains de ces problèmes. De ces opportunités on peut mentionner : ◦ La présence de certains organismes tels que : Le PAM, Le PLAN INTERNATIONAL, et le CARITAS. ◦ La zone dispose de terrain ◦ La zone dispose des techniciens en construction (maçons, ébénistes, plombiers, ferrailleurs, charpentiers) ◦ La zone dispose des matériaux tels que : sable, gravier, eau, roche etc.… pouvant servir à la construction. ◦ La zone dispose des hommes disposés et disponibles voulant donner leur participation dans un cas éventuel d’un projet éducatif quelconque. CHAPITRE IV SANTE ET HYGIENE PUBLIQUES 4-1 INFRASTRUCTURE LOCALE Haut Maribaroux ne possède presque pas d’infrastructures sanitaires si non que deux cliniques privées qui se trouvent à Gaiac, habitation qui se situe dans la périphérie de la ville de Ouanaminthe. Il y a six points fixes proposés à des tâches de consultation pré- natale, vaccination, éducation sanitaire. Ces points fixes sont pour la plupart, logés dans des édifices publics (bureau CASEC, Ecole Nationale, des Eglises, des Tonnelles et quelques fois sous des arbres, des maisons privées). Il y aussi quatre postes de rassemblement où ayant chacun un agent de santé qui se réunit une fois par mois pour des séances de vaccination. On compte aussi une vingtaine de matronnes dont 13 d’entre eux sont formées par le CDS et le MSPP, les autres n’ont pas reçu de formation dans la matière. (Réf : CDS Ouanaminthe) 4-2 SERVICE DE SOINS DE SANTE DISPONIBLES Haut Maribaroux ne dispose pas de services de soins de santé de base tels que : Médecine générale, services gynécologiques, pédiatrie et infirmerie. Cependant, ces services sont assurés par des auxiliaires médicales, des agents de santé, des matronnes, des médecins traditionnels, des charlatans et des hougans. Il est à noter que le centre médico-social de Ouanaminthe est la référence pour tous les cas de maladie. Lorsque cela l’oblige les malades se sont obligés d’aller dans des centres hospitaliers hors de la section communale. Les maladies les plus courantes au niveau de la zone sont : Typhoïde, malaria, sarampion, rougeole, grippe, teigne, kwashiorkor, fibrome, tuberculose, grattelle, diarrhée, hypertension, tétanos, herpes, conjonctivite, hernie. Selon les représentants des différentes habitations qui ont participé aux ateliers de travail, ces maladies apparaissent suivant des périodes bien spécifiques de l’année. Le tableau suivant présente les maladies les plus communes, sans tenir compte d’aucun ordre chronologique et les périodes de leur apparition. Tableau des maladies et des périodes Maladies/mois J F M A M J J A S O N D Typhoïde X X X X X X X X X X Malaria X X X X X X X Sarampion X X Rougeole X Grippe X X X X X X X Teigne X X X X X Kwashiorkor X X X X X X X X X Fibrome - - - - - - - - - - - - Tuberculose X X X X X X X X X Grattelle X X X X Diarrhée X X X X X Hypertension X X X Tétanos XX X X X X X Herpes X X X X X X X X X X Conjonctivite X X X Hernie X X X X X X X X X X Réf. Atelier de travail Analyse du tableau. - Les maladies liées à l’infection apparaissent souvent quelques semaines après la saison pluvieuse et les inondations. - Les maladies liées à la malnutrition et sous nutrition apparaissent le plus souvent pendant les périodes de soudure et aussi pendant et après la réouverture des classes. 4-3 LATRINISATION A Haut Maribaroux la plupart des gens se défecte à même le sol, d’autres creusent des trous et les recouvrent après usage, d’autres encore utilisent des trous à ciel ouvert. Cependant, on peut rencontrer certaines qui ont des toilettes rustiques. 4-4 ORDURES/DECHETS Il n’y a pas de service de collecte et de traitement d’ordures et de déchets dans la localité de Haut Maribaroux .Les déchets et les produits plastics qui sont éparpillés un peu partout sont emportés par le vent, traînés par l’eau de pluie et sont déposés à des endroits spécifiques en particulier à« Ti Rivière, Ti Laurier et à Rivière Sable ». La mairie de Ouanaminthe utilise comme dépotoir, des endroits inappropriés tels que Rivière sable et morne colo. 4-5 EAU STAGNANTE Il n’y a pas un système de drainage à Haut Maribaroux. Des eaux stagnent un peu partout au niveau de la zone. Cela entraîne la prolifération des mouches et des insectes, vecteurs de la malaria, la pollution de l’air etc.… 4-6 DISPONIBILITE EN EAU A Haut Maribaroux, les gens puisent leur eau dans divers endroits : rivières, lagons, puits, pompes, sources, ravines. Des tests révèlent que certaines des sources d’eau ne sont pas potables et contribuent à rendre le milieu encore plus polluant en matière de maladies et d’infections.. 4-7 TRAITEMENT DE L’EAU Comme procédé, pour arriver à rendre potable les eaux, les gens avaient l’ habitude de faire bouillir l’eau, y mettre du chlorure de sodium, du giff, du chlore,’y exposer au soleil dans un gallon etc.… 4-8. INFRASTRUCTURES ROUTIERES Haut Maribaroux est une section communale qui se trouve presqu’au centre de toutes les sections de la commune de Ouanaminthe.Elle sépare la commune de Fort Liberté de celle de Ouanaminthe, et représente aussi une cloison entre Haïti de la République Dominicaine. Malgré son importance géographique, son réseau routier se trouve dans un piteux état. Les différents tronçons qui relient Haut Maribaroux des autres sections n’existent presque pas, ils ne sont que des sentiers facilitant plus rapidement la circulation des animaux, des piétons, des cyclistes et des motocyclistes ,Les véhicules y accèdent difficilement. Cependant la route nationale reliant Cap-Haïtien à Ouanaminthe et qui traverse cette section est actuellement en construction. 4-9. PROBLEMES MAJEURS Haut Maribaroux connaît des difficultés énormes. Parmi ces difficultés on retient : -Absence d’eau potable. -Défécation à même le sol. -La pollution de l’eau et de l’air -Insalubrité -Absence de canaux de drainages et canaux d’évacuation -Pas de dispensaire -Epidémie -Pas de centre santé -Pas de système d’eau potable -La majorité des maisons n’ont pas de latrines -Pas de laboratoire Médical -Absence de contrôle de certains produits comestibles comme la viande -Malnutrition des enfants. -Eloignement des Centres de santé pour les femmes enceintes. 4-8 OPPORTUNITES CLES Les gens de la communauté disposent volontairement : • des parcelles de terrains pour la construction, le forage des puits et les plantations • de matériaux de construction (roche, sable, gravier) • de la maind’œuvre pour la mise en place des projets et programmes. CHAPITRE V ECONOMIE FAMILIALE 5-1 SOURCES DE REVENUS En dépit de différents problèmes que confronte la population de Haut Maribaroux, celle-ci continue à survivre grâce à certaines sources de revenus. Parmi lesquels on trouve : -L’agriculture -L’élevage -Le commerce -Le petit métier -La pêche -Job en payant -Les vendeurs de journée -Les jeux de hasard -Les extracteurs de carrières. Ces différentes activités leur permettent de faire face à des dépenses tout au cours de l’année. Le tableau ci-dessous est un résumé des sources de revenus familiales pendant les différentes périodes de l’année. Tableau de revenus familiaux. Réf : Ateliers de travail Analyse du tableau. L’Agriculture et le commerce, activités dominantes de la zone, pratiquées généralement toute l’année, génèrent un revenu plus ou moins important au niveau des familles. • Les vendeurs de journée, les jobs contractant, les taxis de moto, les jeux de hasard, pratiqués parallèlement à l’agriculture génèrent des revenus presque toute l’année. • Les transferts d’argents se font aussi pendant toute l’année, mais sont plus fréquents à la rentrée des classes et en fin d’année. • Les métiers, professeurs, cambisme et autres sont des activités pratiquées par une minorité de la population, cependant elles favorisent une certaine rentrée d’argent au niveau des familles. 5-2. DEPENSES FAMILIALES Les familles font des dépenses tout au cours de l’année pour des raisons et des circonstances différentes. Les plus fréquentes sont : la rentrée scolaire, le mariage, le baptême, la communion, fête de fins d’année, fêtes patronales, décès, maladies et les plantations. Toutes ces dépenses et les périodes sont résumés dans le tableau suivant. Tableau des dépenses familiales Dépenses/mois J F M A M J J A S O N D Ouverture des Classes X X Mariage X Baptême X X X X Communion X X Fête de fins d’année X Fêtes patronales X X Décès - - - - - - - - - - - - Maladies X X X X X Plantations X X X X X Réf : Ateliers de travail 5-3. NIVEAU DE PAUVRETE Les représentants des différentes OCB qui ont pris part aux ateliers de travail de Diagnostic ont fait remarquer que les membres de la population de Haut Maribaroux économiquement et socialement ne se trouvent pas à un même rang. Niveau I- Ceux qui peuvent donner à manger à leur famille, envoyer leurs enfants à l’école sans grandes difficultés, avoir un moyen de déplacement (véhicule)un habitat plus au moins décent ( en bloc avec toiture en béton) et des têtes de bétail, pouvant acheter de l’eau potable. Ils n’ont que deux ou trois enfants. Niveau II- C’est une catégorie intermédiaire. Leur maison est faite de palissade quelquefois en bloc couverte en tôle ayant une dimension de 8 pieds X 24 pieds. Ce groupe utilise comme moyen de déplacement la bicyclette et (ou) la motocyclette. Il pratique un métier et/ou le petit commerce. Il a en moyenne 4-5 enfants. Leur famille a accès à un repas chaud par jour. Il a accès à donner un plat chaud aux membres de la famille. Niveau III- Ce niveau est le plus bas classé. Les gens, faisant partie de cette catégorie n’ont accès à presque rien. Ils s’accroupissent dans la misère. Leur maison est faite de paille, de chaume etc.… Ce niveau est le plus vulnérable dans la chaîne sociale. Dans ce groupe on trouve la plupart des gens sans titre de propriété qui se déplacent difficilement. Pour survivre, ils vendent à n’importe quel prix leurs forces de travail. On les retrouve dans des organisations tels que combite, rempono etc. Ils sont forcés de travailler au quotidien. 5-2 DIVISION DES TACHES DANS LA FAMILLE Chacun des membres d’une famille à Haut Maribaroux se retrouve d’une manière ou d’une autre à l’une de ces tranches d’activités de routine quotidiennes tels que : -L’agriculture -La pêche -les travaux de ménage -Le commerce Les tableaux qui vont suivre donnent une idée de la distribution des tâches au niveau de la famille Calendrier des ménages ACTIVITES PERE MERE FILLE FILS DOMESTIQUE Matin Midi Soir Matin Midi Soir Matin Midi Soir Matin Midi Soir Matin Midi Soir Balais X X X X X X X X X Faire le lit X X X Approvisionnement en eau X X X X X X Soin aux bétails X X X X X X Soins aux enfants X X X X X X X X X Faire la vaisselle X X X X Commerce X X X X X X X X X Faire la lessive X X X X X X Préparer le repas X X X X L’agriculture X X X X X X X X X X X X X X X Aller au marché X X X X X X Récolte X X X X X X X X X X Bois de chauffage X X X X Réf : Ateliers de travail Analyse du tableau : • Les activités de ménage telles que : Balayer, préparer le repas, faire le lit, faire la vaisselle, aller au marcher, approvisionner en eau la maison, faire la lessive, prendre soin des enfants sont des activités coutumières de la mère , des enfants particulièrement des filles et des domestiques. • Les activités agricoles telles que : la plantation, la récolte, donner les soins aux bétails sont coutumières au père et au fils. CHAPITRE VI AGRICULTURE ET AUTRES ACTIVITES PRODUCTIVES 6-1. TENURE FONCIERE L’enquête sur l’identification des parcelles a permis d’obtenir un ensemble d’éléments permettant de caractériser la situation foncière de Haut Maribaroux. L’analyse globale des résultats de l’enquête fait état d’une forte majorité des terres du domaine de l’état et un espace encore moindre de terrain privé. Une partie de ces terres est occupée par des gens à titre de fermiers, l’autre espace vacant est réservé à l’élevage libre. Selon la quantité de terre possédée, l’exploitant peut être considéré comme : - Grand propriétaire, celui qui travaille plus de 5 carreaux de terre - Propriétaire moyen, celui qui dispose entre 1 à 5 carreaux de terre - Petit propriétaire, qui possède moins d’un carreau de terre. Il existe aussi une autre catégorie d’exploitants agricoles qui ne possède pas de terre. Ils sont désignés sous le nom de métayers ou de fermiers. 6-2 STRATEGIES DE TRAVAIL. Le combite, l’échange individuel connu sous l’appellation de : « Bout  kod », « rampono », « asosye », le travail au contrat ou « tare », qui est une forme d’organisation de travail réservé aux travaux les plus difficiles (buttes de manioc et /ou de patate, trouaison de banane, « rache chouk » etc.…), se sont des stratégies de travail pratiquées par les paysans à Haut Maribaroux pour travailler leurs terres. 6-2-1 Types de pratiques agricoles Les participants affirment qu’autrefois les terres de la section communale de haut Maribaroux étaient plus productives. Les agriculteurs pratiquaient des cultures associées sans prendre en compte le mode d’association. Ces formes de cultures sont appelées  « jaden maracas » .Les types d’association les plus connus sont  : -pistache/pois inconnu/ maïs -Canne a sucre/Mais/Gombo -Manioc/Mais/Pois inconnu -Banane/haricot/pois inconnu/gombo etc. 6-2-2 Logique des pratiques agricoles Deux raisons majeures expliquent ces pratiques agricoles : - Les plantations effectuées sont souvent soit brûlées par le soleil (période de sécheresse), soit emportées ou asphyxiées par les eaux de pluie (période trop pluvieuse). Cela entraîne une certaine incertitude chez les cultivateurs puisqu’ils pratiquent une agriculture aléatoire. -la dimension réduite des parcelles à exploiter et la taille de la famille à donner à manger qui les obligent a diversifier leurs exploitations. 6-2. CALENDRIER AGRICOLE Pendant l’année, les agriculteurs effectuent différentes plantations sur leurs parcelles. Cependant les périodes idéales de plantations sont : Février à Avril pour les plantations de haricot, du maïs, du manioc et du riz ; Octobre à Décembre pour les plantations de canne à sucre, du pois Congo, de la banane et du riz. Le tableau qui suit montre la relation existant entre les plantations et les saisons durant l’année : Tableau des activités agricoles à Haut Maribaroux Mois Activités Janvier Préparation terrain, plantation haricot Février Préparation sol, plantation pistache, manioc Mars Préparation sol, plantation pistache, manioc, mais Avril Plantation manioc, riz, haricot, canne a sucre, arachide Mai Plantation riz, gombo, manioc Juin Plantation riz, pois congo, igname, mazoumbel, gombo,banane Juillet Récolte riz, mais, manioc, patate, haricot, banane, mangue, avocat Août Récolte mais, pistache, avocat, grenadia Septembre Préparation sol pour plantations de patate, haricot, maïs, manioc Octobre Préparation sol Novembre Plantation riz, patate, manioc Décembre Plantation riz, haricot, patate, mais, manioc, Récolte riz, pois congo, banane, mais 6-4. FERTILISANTS ET TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES A haut Maribaroux, les agriculteurs n’utilisent presque pas de fertilisants au niveau de leurs parcelles de production. Toutefois, dans les rizières et dans les plantations de patate effectuées sur des billons, ils utilisent d l’engrais vert (pouren). Pour lutter contre certains insectes, les paysans avaient l’habitude d’utiliser les purées (huile) des grains de neem, les grains de corossol et le tabac. 6-5. CALENDRIER DES ACTIVITES AGRICOLES Le labourage, le sarclage, le ramassage des broussailles, la plantation, l’entretien des plantations, la récolte et la vente des récoltes sont les différentes activités généralement effectuées par les agriculteurs dans leurs parcelles de la plantation à la récolte. Tous les membres de la famille participent à ces activités et quelquefois accomplissent d’autres tâches différentes. Le tableau suivant donne une idée des différentes activités agricoles et l’implication de chacun de ces membres de famille. Tableau de l’implication des membres de la famille dans les activités agricoles à Haut Maribaroux ACTIVITES PERE MERE ENFANTS Sarclage X X Labourage X Ramassage de broussailles X X X Plantation X X X Soins après plantation X X Récolte X X X Vente de récolte X Réf : Ateliers de travail Analyse du tableau. • Les activités agricoles telles que : le ramassage des broussailles, la plantation, la récolte sont effectuées par tous les membres de la famille. • Le sarclage et les soins après les plantations sont effectués par le père et les enfants. • La vente des récoltes est la charge de la mère. • Le labourage est uniquement géré et effectué par le père. 6-6. MAIN D’ŒUVRE  A Haut Maribaroux, les agriculteurs utilisent deux types de main d’œuvre lors des plantations : la main d’oeuvre interne fournie par les membres de la famille et la main d’oeuvre externe généralement desservie par des contracteurs ou des groupes d’association. Quant à la main d’œuvre interne, ce groupe ne reçoit aucun salaire. Cependant, il est tout à fait différent pour la main d’œuvre externe qui représente des personnes ou des groupes vendant leur force de travail. -Les travailleurs agricoles se louent à la tâche à travers les contrats ou les  «  ramponnos ». Ils touchent environ 100 gourdes pour une journée de huit heures de temps. ◦ Les femmes et parfois les enfants se louent pour les récoltes et autres travaux légers. Ils reçoivent en guise de salaire un cinquième (1/5) d’unités de mesure des denrées récoltées, et un montant qui varie entre 50 à 75 gourdes par jour pour les autres travaux légers 6-7. OUTILLAGE Pour travailler leurs terres, les paysans se servent des outils comme :  la houe, la machette, la hache, le grattoir, la serpette, le piquoir et la pelle qui représentent un investissement important dans l’exploitation Des fois ils achètent les services payants d’un attelage. - La houe est utilisée pour le sarclage, le labourage superficiel et la trouaison. - La machette, pour le dégarnissage, le sarclage et le nettoyage Ces différents outils sont achetés sur place à Ouanaminthe, à Fort Liberté ou à Dajabon en République Dominicaine. Le tableau qui suit donne une idée des prix en gourdes des outils utilisés par les paysans. Tableau des prix des outils utilisés dans l’agriculture à Haut Maribaroux Outils Houe machette Grattoir Serpette Piquoir Pelle Hache Prix 150 100 180 150 200 200 250 Réf- atelier de travail 6-8. CULTURES PRODUITES A Haut Maribaroux, les exploitants cultivent surtout : le riz, le pois inconnu, le pois Congo, le haricot, l’arachide, la figue banane, la canne à sucre, la patate, le manioc, le gombo, et un peu de légumes Des fois,des maladies et pestes s’attaquent à des plantes spécifiques causant des dégâts considérables allant jusqu’à la perte totale du jardin. Pour lutter contre les insectes, les paysans utilisent comme moyen de lutte les grains de neem, les grains de corossol pulvérisés, tabac, petit piment et rarement de l’insecticide chimique. 6- 9. RECOLTES Deux grandes récoltes se font par année par les cultivateurs. La première, durant les mois de Juillet – Août et la deuxième, pendant les mois de Décembre Janvier, moins abondante que la première. Ce sont ces deux saisons de récoltes qui supportent les dépenses les plus importantes de la famille. Mais il faut tout aussi souligner que durant toute l’année les cultivateurs font de petites récoltes à partir de leurs gammes de produits semé dans leurs parcelles leur permettant d’assurer la survie et le maintien alimentaire constant des membres de la famille. La famille entière participe à la récolte. Cependant, la femme gère et contrôle la totalité des produits récoltés. Les produits récoltés se vendent soit directement au champ soit au marché. Les marchandes ont intérêt à se rendre ou à fréquenter les marchés les plus éloignés : une occasion de bénéficier les prix les plus forts et d’en profiter à acheter d’autres produits indisponibles sur le marché local et indispensables pour la famille. L’argent de la vente des produits est contrôlé presqu’ exclusivement par la femme pour le compte de la famille. Il n’existe aucune organisation de producteur à Haut Maribaroux. En ce qui a trait aux produits locaux, il n’y a aucune stratégie de marketing. 6- 10. CALENDRIER DES PRIX DES PRODUITS AGRICOLES Les prix à Haut Maribaroux des produits agricoles subissent des fluctuations pendant toute l’année. Les prix chutent pendant les périodes de récoltes et haussent pendant les périodes de soudure. Le tableau ci-dessous nous donne une idée de la variation des prix des produits pendant l’année. Tableau de Variation des prix des produits agricoles Produits Unité de mesure J F M A M J J A S O N D Mais en grain Marmite 25 25 - - - 12 12 12 - - - - Pois Congo Petite marmite 10 20 20 20 - - - - - - 25 15 Haricots Marmite 140 160 130 130 135 140 135 135 130 125 125 125 Riz Marmite 80 85 90 100 110 110 100 75 75 80 80 75 Banane Régime 100 100 150 125 100 100 100 100 100 100 100 100 Pistache Marmite 50 45 40 35 35 30 20 20 20 20 20 20 Patate Sac 500 - - - - 375 - - 500 500 Canne a sucre douzaine 65 70 70 65 65 60 55 50 50 65 55 50 Gombo Marmite 40 30 20 25 30 50 55 55 60 55 50 45 Mais vert Unité 2 3 3 2 2 2 2 2 2 2 2 2 Réf : Atelier de travail 6- 11. OPERATIONS POST RECOLTES. Toutes les récoltes sont effectuées manuellement par les membres de la famille ou par d’autres groupes proposés à cet effet. Une fois récoltes, les produits sont transportés à dos d’âne ou à bras d’homme à la maison pour subir un premier traitement. Une partie de la récolte est réservée comme semence pour la saison à venir, une autre partie pour la consommation familiale et enfin, le reste pour la vente. Après la maturation du riz, on coupe l’épi et on laisse les tiges et les feuilles. On attache parfois des animaux au piquet dans les pailles de riz. S’il y a suffisamment de pluie, ces animaux sont retirés de cet espace afin d’obtenir une repousse pour une deuxième récolte. Le riz destiné à la commercialisation est échaudé puis décortiqué dans des moulins locaux. Le maïs et le haricot sont séchés après s’être récoltés, une certaine quantité sera gardée comme semences et sera conservée dans des calebasses ou des gallons. Parfois le épis de mais non décortiqués sont accrochés aux arbres, une façon de les mieux protéger. 6-12. STRATEGIES DE STOCKAGE Les agriculteurs n’ont pas souvent de moyens adéquats pour stocker les produits récoltés. Certains producteurs sèchent leur récolte au soleil sur des glacis, des nattes ou à même le sol et pour protéger leurs produits stockés contre les vermines utilisent des grains de neem, des feuilles de tabac et du petit piment D’autres cherchent à vendre sur place dans le but d’acquitter les crédits contractés pour la plantation. 6-13. PROBLEMES MAJEURS Le secteur agricole à Haut Maribaroux confronte de sérieux problèmes, ils se résument ainsi : - Manque de glacis - Déboisement - Voleur - Dégâts dus aux insectes - Mauvaise qualité des semences - Matériels agricoles rudimentaires - Manque de formation et d’encadrement des agriculteurs - Absence de crédits agricoles - Absence de boutique d’intrants - Insuffisance de techniciens - Méfiance des institutions dans le domaine de crédit 6-14. OPPORTUNITES CLES La section communale de Haut Maribaroux offre une multitude d’opportunités pour l’agriculture, citons entre autres : - Présence de plusieurs rivières et de lagons ◦ Haute potentialité agricole des terres ◦ Présence d’arbres fruitiers et forestiers - Vif désir des gens à continuer cultiver la terre ◦ Main d’œuvre disponible ◦ Le cheptel animal amélioré disponible ◦ Pâturages disponibles 6-15. LES ATOUTS La section communale de Haut Maribaroux offre certaines opportunités intéressantes pour le développement agricole. Citons entre autres : ◦ Eau ◦ Terre ◦ Main d’oeuvre 6-16. AUTRES ACTIVITES ECONOMIQUES Mis à part les activités pré- citées, à Haut Maribaroux les gens s’adonnent aussi à d’autres activités économique telles que: ◦ L’élevage. ◦ Les petits métiers (ébénisterie, menuiserie, charbonnier, bûcheron, artisanat, la coupe/couture etc.) ◦ Le transport ◦ La pêche ◦ L’exploitation de carrières ◦ Vente de services journaliers 6-16-1. La production du charbon de bois. La production du charbon de bois est une autre source de rentrée économique importante pour les familles à Haut Maribaroux. Ils utilisent les espèces forestières telles que : bayarondes, campêches (genre Haematoxylon), watapanna, mangroves, le neem, eucalyptus et parfois les arbres fruitiers pour faire le charbon. La coupe, l’assemblage et la cuisson des arbres pour la fabrication du charbon de bois sont faits par les hommes. Cependant sitôt que le charbon est prêt, le ramassage est assuré par les femmes et les enfants. La vente est uniquement sous la responsabilité des femmes. La vente du charbon est souvent faite sur place ou par des personnes venant hors de la section : du Cap-Haïtien, de Ouanaminthe, de Fort Liberté et même de Port-au-Prince. Ces derniers achètent le charbon pour le revendre ou bien pour l’utilisation personnelle. Le prix du transport varie de 25 à 50 gourdes dépendant de la zone. Souvent ces personnes achètent le charbon par sac ou bien le four tout entier. Le prix du sac de charbon varie entre le lieu de la production et le lieu de la vente. On l’achète à 250 gourdes sur place pour le revendre jusqu’à 400 à 500 gourdes. 6-16-2. L’Elevage L’élevage représente le compte en banque des paysans à Haut Maribaroux. A part de l’agriculture, l’élevage constitue une banque d’épargne pour la famille surtout en périodes d’ouvertures des classes, de mariages, de communion, de baptême, de décès et des fêtes. On pratique trois types d’élevage à Haut Maribaroux : L’élevage libre rencontré surtout à Mamoulé, Bassin Grand Chemin, Cougeolle, Depe, La matrie, à la corde présent dans les habitations de Tallas, Rivière sable, Pitobert, Dilaire, corail et l’élevage au moyen de pâture. Au niveau de l’élevage libre, les animaux cherchent eux-mêmes leur propre espace d’abreuvement qui peut être une rivière, une source, un lagon ou une eau stagnante. Dans les périodes de sécheresse, ces animaux parcourent de longues distances à la recherche de l’eau. Ils sont parfois égarés dans d’autres endroits ou perdus. Contrairement à l’élevage libre, les gens sont obligés d’amener leurs troupeaux en milieu de la journée pour s’abreuver. Les animaux de l’élevage libre ont l’habitude de laisser leurs pâturages et envahissent les jardins des autres agriculteurs de la zone. Lorsque cette bévue se produit, le cultivateur victime, capture l’animal envahisseur et le remet aux autorités locales (CASEC, ASEC) tout en exigeant un dédommagement en espèces du propriétaire de l’animal fautif. Cette indemnité varie selon les dégâts causés par l’animal. Une fois payé, le propriétaire reprend son animal. Le cheptel est constitué de bovins, de caprins, de porcins, d’équins, d’ovins et de volailles. On n’a pas une évaluation exacte du nombre de bêtes présentes à Haut Maribaroux. Généralement le paysan élève ses boeufs pour leurs chairs, leurs petits et pour la vente lorsqu’ils ont un problème important à solutionner Il élève le cheval, l’âne et le mulet qui sont utilisés dans le transport des récoltes et des marchandises au marché. Les volailles sont élevées pour leurs oeufs, leurs petits, leurs chairs et pour la vente lorsqu’ils ont besoin d’une petite somme d’argent. Ce sont les femmes qui se chargent de la vente des oeufs produits par les volailles, tandis que la vente des gros bétails est assurée par le père. Le prix des animaux varie d’un cheptel à un autre et d’une période de l’année à une autre. Le tableau ci-dessous en est un résumé des différents prix exprimé en gourdes. Tableau des prix de vente des animaux animaux/mois J F M A M J J A S O N D Boeuf 12000 10000 15000 Cheval 5000 4800 Ane 3000 2000 Cabri 1000 1200 1800 Poule 150 100 150 Pintade 150 100 150 Canard 150 Dinde 500 1500 Chien 100 Chat 100 Cochon 3000 5000 4000 Mulet 10000 9000 Mouton 2000 1500 Réf. Atelier de travail. Analyse du tableau. ◦ Le prix des animaux utilises dans le transport diminue pendant les périodes de plantation et pourtant augmente pendant les périodes de récoltes. ◦ Le Prix des autres animaux insérés dans ce tableau diminue pendant la période d’ouverture des classes et par conséquent augmente pendant les fins d’année. Les animaux à Haut Maribaroux sont souvent frappés de maladies de toutes sortes. Les plus fréquentes sont : Agalactocyne, métrite, diarrhée, charbon, lampa, canari, mal au ventre, Rhume, fièvre, rage, teigne etc. Toutes les habitations de Haut Maribaroux sont victimes de ces maladies. Il existe quinze agents vétérinaires pour la zone de Haut Maribaroux. Ce sont des personnes, formées par le VETERIMED. Ils donnent des soins de déparasitages aux animaux, ils surviennent au secours des animaux ayant des complications dans l’accouchement. Le montant réclamé pour un soin donné varie selon le niveau d’infestation de l’animal. Les gens de la zone expriment parfois leurs insatisfactions face au manque de matériels et de médicaments pour les animaux, car il n’y a aucune pharmacie ni de laboratoire au niveau de la zone. Des fois il y a des campagnes de vaccination pour les gros et les petits bétails. Pour combattre certaines maladies et parasites, les éleveurs avaient l’habitude d’utiliser des feuilles tels que : « kaya marron » et le calebassier ou bien des produits chimiques comme le cryolite et les gaz. Voici un tableau résumé des différentes maladies, des espèces d’animaux attaquées et des périodes de fréquence. Tableau des fréquences des maladies des animaux à Haut Maribaroux Maladies/Mois Animaux Maladies J F M A M J J A S O N D Boeuf Agalactocyne, Métrite, Diarrhée, Lampa, X X X X X X Cochons Charbon, Fièvre, Diarrhée. X X Cabri Diarrhée, Mal au ventre. X X Mouton Diarrhée X X Cheval Charbon, Lampa, X X X X X X X X Ane Charbon, Lampa. X X X X X X X X Poule Rhume, Fièvre, X X X X Canard Fièvre X X X X Miel Chien Rage X X X Pigeon Dindon Rhume X X X X Chat Réf : Atelier de travail Potentialités Haut Maribaroux présente des potentialités pour l’élevage, car il y a des races améliorées en terre voisine (République Dominicaine) Atouts Haut Maribaroux possède des atouts en ce qui a trait à l’élevage tels que : ◦ des pâturages naturels disponibles ◦ des éleveurs ayant une certaine expérience et un savoir-faire ◦ de l’eau (rivière, lagon, source) pour l’abreuvement Problèmes L’élevage confronte de difficultés à Haut Maribaroux parmi lesquels on peut citer : ◦ Voleur ◦ Viande importée ◦ Lait importé ◦ Manque de soins sanitaires ◦ Maladies ◦ Vermines 6-16-3. Commerce Le commerce à Haut Maribaroux se fait de manière informelle. Chaque personne dans ce domaine évolue de façon isolée. Certains commerçants vendent des produits alimentaires, d’autres des matériaux de construction, d’autres encore des pièces d’autos et de motos. Il y en a qui vend des vêtements près à porter et/ou des vêtements usagers. Il y a aussi une autre catégorie qui sont : des vendeurs de médicaments, des bouchers, des revendeurs d’animaux, des restaurateurs ambulants etc. On distingue deux catégories de commerçants à Haut Maribaroux : Les gros commerçants, ceux qui ont des magasins et des dépôts ; ils vendent des produits en gros ce sont des grossistes. Les petits commerçants achètent entre les mains des gros commerçants dans le but de les revendre en détails. La majorité des produits vendus sont importés de la République Dominicaine. Inversement, ces commerçants vont vendre à la République voisine des choses comme les vêtements et chaussures usagers, appareils de radio, de télévision, riz, pois et boissons. La vente des bétails, l’emprunt auprès des individus (kout ponya), l’emprunt auprès des organismes de crédit, les « sangles », l’achat à crédit auprès des magasiniers sont les stratégies utilisées par les commerçants pour pouvoir effectuer des transactions. Ce système connait beaucoup de difficultés dans cette zone : ◦ Ceux qui n’acquittaient pas leurs dettes ◦ Baisse de la demande ◦ Produits de mauvaise qualité ◦ Manque de capital ◦ Mauvaise condition de transports ◦ Manque de moyen de conservation ◦ Diminution du pouvoir d’achat ◦ Insécurité 6-16-4. Crédit Le FINCA, l’ABB, la CARITAS et le FONKOZE sont les principales institutions de crédit à Haut Maribaroux. Il existe deux systèmes de crédits : Un système crédit individuel et un système de crédit collectif. Pour accéder au crédit du FINCA et de FONKOZE, on doit répondre aux exigences suivantes : • Etre membre de l’organisation • Donner 250 gourdes pour l’ouverture d’un compte (Fonds perdus) • Avoir sur le compte au moins 450 gourdes • Participer a au moins 4 séances de formation Le taux d’intérêt fixé est de 5% par quinzaine. Ils donnent des crédits jusqu'à 3000gourdes Le CARITAS et l’ABB donnent des crédits à un taux de 10% le mois. N.B. Le FINCA et le FONKOZE donnent des crédits seulement à des femmes. Les gens expriment leurs préférences pour le système de crédits du FONKOZE aux autres par ce qu’il leur accorde un mois de grâce avant le remboursement. Les gens qui contractent des crédits font souvent face à des problèmes de : ◦ La perte de leurs maisons, des terres, des bétails ◦ L’emprisonnement ◦ L’humiliation ◦ La migration N.B. Il n’existe pas de crédits pour les activités agricoles proprement dites. 6- 17. Artisanat L‘artisanat constitue une source de revenus non négligeables pour les gens évoluant dans ce secteur à Haut Maribaroux. Les artisans fabriquent des nattes, des chapeaux en pailles, des balais, des valises en pailles, des statuettes en bois d’acajou, des chaises en pailles et en cuir, des colliers, des appareillages d’animaux, des cordes etc. Pour certains de ces artisans ils l’héritent de leurs parents, pour d’autres, ils apprennent leurs métiers ailleurs. Ils utilisent des outils rudimentaires comme : le ciseau, le crochet, l’aiguille, machette, rabot, le tournailler, le pinceau, la scie, la corde dans la fabrication des objets. Ils se servent des matières premières comme : Paille de cocotier, jonc, paille de latanier, bois, peaux d’animaux et d’autres objets trouvés dans la nature pour fabriquer leurs produits. Les objets fabriqués sont vendus un peu partout à travers le pays et même ailleurs.La demande de ces objets augmente au cours des périodes estivales et pendant les fêtes patronales de Ouanaminthe. Le tableau suivant résume des différents produits, les outils utilisés pour leurs fabrications, les périodes de ventes les plus fréquentes et le circuit de commercialisation. Tableau de produits fabriqués, des matériaux et outils utilisés, du circuit de commercialisation et des périodes de vente Objets fabriqués Matériaux utilisés Outils Circuit de commercialisation Périodes de ventes plus fréquentes Mahoganis Bois Ciseau, machette Pinceau Ouanaminthe, Dajabon, Fort liberté, Cap-Haïtien Fêtes patronales (Juillet- - Août) Chapeau Jonc, paille de cocotier, latanier, de riz Ciseau, aiguille, Crochet Acul des Pins, Capotille, Ouanaminthe, Dajabon Périodes carnavalesques, Périodes de sécheresse, période des fêtes champêtres Valise Jonc, paille de cocotier, latanier, de riz, peau d’animaux Ciseau, aiguille, crochet Dajabon, Ouanaminthe, Fort Liberté, Cap- Haïtien Décembre Panier Bambou machette Ouanaminthe Décembre- Janvier Soulier Peau d’animaux Crochet, Ciseau Aiguille Ouanaminthe, Dajabon Pendant toute l’année Bonnet Fils Aiguille Ouanaminthe, Fort liberté Pendant toute l’année Chaise Bois, Cuir Pailles Machettes, Ciseau Tournailler Ferrier, Acul des pins Ouanaminthe, Fort Liberté Sept-Dec-Janv Appareillage d’animaux Latanier Machette, Ciseau Ouanaminthe, Dajabon Fort liberté Dec-Juil-Aout. Tableau (encadrement) Toile, Bois Pinceau Ouanaminthe Août, Décembre Natte Jonc, Corde Machette Ouanaminthe Août, Décembre Corde Sac, sisal Latanier Machette Ouanaminthe Janvier, Février (période des mardi gras), mai, Juin Réf : Atelier de travail Chapitre VII Situation de l’Environnement A Haut Maribaroux la situation de l’environnement ne diffère de celle des autres régions du pays où l’on assiste à une dégradation accélérée de notre environnement. Des tas d’immondices empilés ça et là, la défécation à même le sol, la cohabitation des porcs avec les hommes, la déforestation, la pollution de la zone par les produits plastiques, l’érosion, eau stagnante etc représentent un tableau assez sombre de notre situation. Les habitants de cette section communale sont conscients de l’état de délabrement de leur espace, car disent-ils constatés la disparition de certaines espèces animales et végétales dans la zone, l’état d’insalubrité, la diminution de la fréquence des pluies, inondation, l’insécurité alimentaire, la migration etc., autant de maux causés par cette dégradation que les gens ont du mal à digérer et à gérer. Les membres de cette communauté pour la plupart n’ont presque aucun intérêt et n’affiche aucun amour pour leur terre natale, se sont obligés d’aller vivre ailleurs à la recherche d’un meilleur endroit pour vivre, le phénomène de la migration prend donc d’ampleur de jour en jour. 7-1- MIGRATION Les gens abandonnaient souvent la zone pour aller soit en République dominicaine, à Ouanaminthe, à Cap-Haïtien, à Fort Liberté ou à Port-au-Prince pour des raisons d’études ou à la recherche d’un mieux être : Ce sont les jeunes qui ont surtout tendance à laisser la zone. Il y a des moments durant l’année où la fréquence de la migration est plus élevée. Certains de ces immigrants ne laissent pas définitivement leur zone, ils sont parfois retournés pendant les périodes suivantes : ◦ Périodes de récoltes ◦ Fêtes de fins d’année ◦ Fêtes patronales Des cas de décès, de mariage et de maladies les obligeaient aussi de retourner dans leur zone natale. Le tableau qui suit présente la fréquence de migration à Haut Maribaroux. Tableau migratoire à Haut Maribaroux Raisons/mois J F M A M J J A S O N D Etudes X X X Chômage X X X X Insécurité X X X X X X Famine - - - - - - - - - - - - Misère - - - - - - - - - - - - Persécution - - - - - - - - - - - - Inondation X X X X Services - - - - - - - - - - - - Sante - - - - - - - - - - - - Loisirs - - - - - - - - - - - - Réf : Atelier de travail 7-1. SOLS Selon la carte de risque d’érosion des sols, Haut-Maribaroux est l’une des rares sections communales la plus protégée du département du Nord-Est. Ces sols pour la plupart de texture argilo limoneuse ou argilo-sabloneuse ont permis de faire les cultures de toutes sortes 7-2. EAU Plusieurs cours d’eau traversent Haut-Maribaroux : Rivière Massacre, Rivière djassa, Rivière Canari, Rivière Sable, ti Rivière .Cette localité est aussi parsemée de plusieurs lagons, véritables réservoirs d’eau de surface. La réserve des nappes phréatiques parait très abondante. Le niveau piezometrique est très rapproché à la surface du sol. 7-2-1. Eau potable Gestion sociale de l’eau A Haut Maribaroux les gens puisent leur eau destinée à la consommation dans des puits ordinaires, des sources et des pompes et même dans des rivières. Il y a quatre points d’eau qu’on utilise le plus pour la consommation. - Gaya. C’est un puits artésien de 70 pieds de profondeur creusé en 2003 par une organisation Humanitaire dénommée «  Solidarité Frontalière ». Le prêtre de l’église Catholique de Ouanaminthe d’alors avait fait don d’une pompe. Pour assurer l’entretien et la survie de ce puits, un comité de trois membres dont deux (2) garçons et une (1) femme a été constitué. Les gens donnent comme contribution une gourde pour cinq gallons d’eau. Cette contribution servira à l’entretien de la pompe en cas de dommage. - Dilaire. Le Plan International avait donné un financement à une organisation locale dénommée ADH (Association pour le Développement de Haut Maribaroux) pour établir un point d’eau afin de pallier au problème d’eau existant dans cette habitation. Un comité électif de trois membres assure sa gestion. Un frais de cinq (5) gourdes par semaine est réclamé par famille. - Corail- Du Haut- Il y a un comité d’eau, mais les gens ne donnent aucune contribution. Ce comité est établi pour assurer seulement l’entretien de ces points d’eau. Selon les participants du Diagnostic dans les ateliers de travail, ils constatent une baisse considérable du débit de l’eau par rapport à autrefois. Car il arrive que maintenant ces puits soient presque taris et l’eau a de mauvais goût. Ceci est du à l’abattage systématique des arbres et à un manque d’entretien de ces points d’eau.. 7-3 COUVERTURE VEGETALE A partir des observations faites et de la déclaration des personnes de la section de Haut-Maribaroux, il n’existe pas vraiment une importante couverture végétale, celle-ci est due à l’abattage systématique des espèces fruitières et forestières utilisées pour la construction, le bois de chauffage et l’artisanat. Des coins d’arbres se rencontrent surtout au niveau des terres privées de certains paysans. Pour ce qui concerne les terres du domaine public, ils sont pour la plupart dépourvus d’arbres ou contenant de brindilles de bayharondes. 7-4. PROBLEMES MAJEURS -Absence de système d’irrigation contrôlée. -Outillage rudimentaire -Inondation des espaces cultivables. -Texture des sols sensibles à la sécheresse -Dimension réduite des parcelles cultivées -Déboisement -Pression migratoire -Déposition des déchets dans des endroits non appropriés -Absence de canaux de drainage -Routes secondaires obstruées -Ensablement des rivières -Débordement des rivières de leur lit principal -Chômage et misère 7-5. OPPORTUNITES -Conscientisation de la majorité de la population -Présence de beaucoup d’organismes de développement travaillant dans le domaine de l’environnement dans le Nord’Est. -Capacité organisationnelle de la communauté. Chapitre VIII Validation du Diagnostic Participatif La cérémonie de restitution a eu lieu le 18 Juillet 2007 au local du Bureau du Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC) de Haut Maribaroux .Elle débutait à 9 :45 hres par la prière, ensuite c’est le tour du coordonnateur du Cartel de CASEC, Gary André, d’adresser les mots de bienvenue. Il a exprimé sa satisfaction pour la méthodologie utilisée par la FAES pour arriver à mieux impliquer la population de Haut Maribaroux dans le processus de Développement Local. Ainsi, Il a encouragé les fils et filles de Haut Maribaroux à continuer de donner leur plein support pour le Développement de leur zone. Plusieurs notables de la localité, les membres d’ASEC, les membres de CASEC, des représentants d’églises, des hougans, des artisans, des agents sanitaires, des agents de vétérinaires, des éducateurs, des techniciens agricoles, des superviseurs des OPS conduits par l’Ing. Agr. Noël Dario participaient à cette séance. Ces participants étaient environ au nombre de trois cents en majeure partie femmes. OBJECTIFS DE LA RENCONTRE 1. Présenter a la population de Haut-Maribaroux les différents travaux réalisés par pendant deux semaines en atelier de travail dans trois blocs différents : Gaïac, Tallas et Dilaire. 2. Ecouter les critiques relatifs aux travaux réalisés afin d’apporter des corrections. 3. Initier les membres de la communauté de Haut-Maribaroux à exprimer leurs sentiments en ce qui a trait au processus de développement local prôné par le FAES. POINTS DISCUTES Les différents points qui ont été discutés dans les ateliers de travail étaient synthétisés en trois grands thèmes : 1. Le premier groupe présenté les thèmes ayant rapport avec les besoins sociaux de la communauté : ◦ Santé ◦ Education ◦ Hygiène publique ◦ Eau potable ◦ Environnement ◦ Loisirs. 2. Le second groupe, les thèmes ayant rapport avec les besoins économiques de la section communale : ◦ Route ◦ Commerce ◦ Artisanat ◦ Agriculture ◦ Elevage ◦ Tourisme ◦ Crédits ◦ Pêche. 3. Le troisième groupe présenta : ◦ Problèmes ◦ Contraintes ◦ Solutions retenues RESOLUTIONS : A la séance de restitution, plusieurs réponses ont fait suite à des questions, des fois plus pertinentes que d’autres, de la majorité des gens présents qui souhaitent avoir un suivi favorable de la part des initiateurs de cette activité. L’exposé a retenu l’attention de plus d’un qui ont accepté volontiers la présentation de ce travail. CONCLUSION Le témoignage vivant de la population de Haut-Maribaroux, manifesté par sa présence ce jour là, est une preuve de la réussite des objectifs du FAES pour la réalisation du plan de développement à Haut-Maribaroux. Un vent d’espoir semble souffler sur la zone de Haut Maribaroux avec ce travail effectué par le FAES et l’implication de la population dans les différents débats relatifs aux besoins de la communauté. Ces participants disent espérer qu’un jour ou l’autre leur section sortira du joug du sous développement. Ils arrivent même à déclarer si tous les organismes qui interviennent dans le développement empruntaient cette voie, ils seraient mieux impliqués dans les décisions et l’appropriation se ferait d’elle-même. Ainsi, a déclaré le coordonnateur du CASEC, Monsieur André Gary : «  FAES pa bay nou pwason, men FAES montre nou kouman pou nou kenbe pwason ». Tableau des potentialités, des atouts, des opportunités et des contraintes de certains secteurs clés à Haut Maribaroux. Potentialités Atouts Opportunités Contraintes Artisanat Nombre important d’artisans Matières premières trouvées sur place marchés Artisans peu qualifiés Organisation Diversité des orga- sations Nombre important d’organisations Expérience et capa- cité des organisations Manque de formation et d’encadrement Religion Présence de plusieurs sectes religieuses Commerce Dense population Présence de grands et de petits commerçants Facilité d’échanges Commerce informel, envahissement des produits étrangers, faible pouvoir d’achat Education Ressources humaines disponibles Beaucoup d’établisse- ments scolaires, Beaucoup d’enfants Scolarisables Présence d’organisa- tion travaillant dans ce domaine Manque de formation Pour les proff, mau- vais état physique des établissements, exiguïté des salles de classes, manque de Matériels didactiques Santé Ressources humaines Disponibilité d’espace pour la construction Présence d’organismes oeuvrant dans ce secteur Manque de centre de Santé Agriculture Fertilité des sols Terres, eaux Construction d’un système d’irrigation sur la rivière djassa Elevage libre, outillage rudimentaire, migra- tion Elevage Consommateurs, agents vétérinaires Eleveurs, terres Races de bétails améliorées Manque de matériels pour les vétérinaires Justice et sécurité Ressources humaines Présence d’organistes de droits humains Pas de tribunaux, pas Sous commissariat Environnement Existence de plusieurs espèces Disponibilité de l’eau Prise de conscience de la population Insalubrité, pollution CONCLUSION La réalisation de ce travail de diagnostic à Haut Maribaroux prouve une fois de plus qu’il encore des fils et des filles du pays qui sont dévoués pour la cause du développement d’Haïti en général et de Haut Maribaroux en particulier. La volonté des différents représentants des OCB qui ont mis de côté leurs différents idéologiques, religieuses et autres pour prioriser l’intérêt de leur section communale, ils ont sacrifié leur temps, leurs travaux pour arriver à concrétiser les objectifs de ce travail qui consistaient à les engager en groupes diversifiés dans la description, l’identification et l’analyse des problèmes , la proposition des solutions, le renforcement de leur capacité à prendre en main le contrôle des processus de leur propre développement ; ce qui ne diffère pas celle du FAES qui travaille au travers des ONGs et des autres fournisseurs de services opérant dans les zones visées pour former les communautés à conduire l’évaluation des besoins qui aident à diagnostiquer et analyser les problèmes et opportunités de leur communauté et en retour, identifier et planifier les projets considérés comme des priorités par les communautés ciblées. Liste des sigles des Organisations et des noms cités MPDH : Mouvement des paysans pour le Développement de Haut Maribaroux MOPAW : Mouvman Peyizan Agrikòl Wanament KDPL : Komite pou Devlope Pwodwi Lakay MDD : Mouvman pou Devlopman Diwo CUJD : Club Union des Jeunes de Du haut GEDWA: Gwoupman Elvè pou Devlope Wanament COJEPH: Coalition des Jeunes Progressistes de Haut Maribaroux RPK : Rasanbleman Peyizan Koray ASEWM : Asosiyasyon Elvè Wo Maribawo AFW : Asosiyasyon Fanm Wodiwo RPDH : Rassemblement des Paysans le Developpement de Haut Maribaroux TKFW: Tèt Kole Fanm WO dilè APW: Asosiyasyon Plantè WO Maribawo MDT: Mouvman Devlopman Tilorye OFTG: Oganizasyon Fa nm Tikomesan Gaya CJAD: Club des Jeunes pour l’Avancement de Du Haut GAPAKA: Gason Pa Kanpe KPWM: Kòdinasyon Plantè Wo Maribawo ODH: Organisation pour le Developpement de Haut Maribaroux OPD: Organisation Pour le Developpement de Haut Maribaroux ADH: Association pour le Developpement de Haut Maribaroux PADF: Pan American Development Foundation HPI: Heifer Project International BID: Banque Interaméricaine de Developpement PDL : Plan de Developpement Local MARP : Méthode Accélérée de Recherches Participative AJDWOM: Asosiyasyon Jèn pou Devlopman Wo Maribawo MFVT: Mouvman Fanm Vanyan Tilorye KPR: Komite Peyizan Robino B DS: Bureau District Scolaire CDS: Centre Developpement de la sante PAM: Programme Alimentaire Mondiale OIM : Organisation Internationale pour la migration NDI : National Democratic Institute FONKOZE: FONdasyon KOle ZEpol FAES: Fonds d’assistance Economique et Social DP: Diagnostic Participatif CASEC: Conseil Administration Section Communale ASEC: Assemblée Section Communale PLAN Haiti FINCA Justice et Paix Food for the Poor Solidarité Liste des figures ◦ Elevage à la corde à Rivière Sable ◦ Elevage libre à Pitobert ◦ Combite dans un lagon à Rivière Sable ◦ Cassaverie de Haut Dilaire ◦ Centre de loisirs de Rivier sable ◦ Dépotoir à Rivière Sable ◦ Pompe à Rivière sable ◦ Bûcheron à Rivière Djassa ◦ Exploitation de sable a Pitobert ◦ Dépôt de fatras à Rivière sable Liste des tableaux ◦ Tableau des différentes organisations communautaires de base à Haut Maribaroux ◦ Diagramme de Venn des organisations de base et des autres organisations à Haut Maribaroux ◦ Tableau des avènements à Haut Maribaroux ◦ Tableau des activités culturelles à Haut Maribaroux ◦ Tableau résumé de certaines écoles à Haut Maribaroux ◦ Tableau descriptif des écoles, des professeurs, des élèves et des salles de classes ◦ Tableau du salaire moyen d’un professeur à Haut Maribaroux ◦ Tableau des maladies et de leur période de fréquence ◦ Tableau des revenus familiaux ◦ Tableau des dépenses familiales ◦ Tableau des ménages familiaux ◦ Tableaux des activités agricoles à Haut Maribaroux ◦ Tableau de l’implication des membres de la famille dans les activités agricoles ◦ Tableau des prix des outils utilises dans l’agriculture ◦ Tableau des variations de prix des produits agricoles ◦ Tableau des prix des animaux ◦ Tableau de fréquence des maladies des animaux à Haut Maribaroux ◦ Tableau migratoire ◦ Tableau des potentialités, des atouts, des opportunités et des problèmes de certains secteurs a Haut Maribaroux Liste des cartes ◦ Carte de l’occupation du sol du Département du Nord’Est ◦ Carte de la densité de l’habitat par section communale du Département du Nord’Est ◦ Carte du relief du département du nord’Est ◦ Carte des Risques d’érosion des sols du Département du Nord’Est ◦ Carte du découpage administratif du département du Nord’Est ◦ Carte des potentialités des sols du Département du Nord’Est TABLE DES MATIERES Pages Résumé du Diagnostic 3 Avant Propos 4 Remerciements 5 I.- But de l’Etude 6 II.- Informations générales 9 2-1Localisation géographique 9 2-2 Description de la population 11 2-3 Organisation sociale 11 2-3-1 Organisation traditionnelle de travail 11 2-3-2 Organisation communautaire de base 12 Analyse du tableau genre 13 2-4 Histoire de la section communale 15 2-5 Expériences passées 16 2-6 culture 17 2-6-1 religion 17 2-6-2 Justice 17 III.- Education 18 3-1 Infrastructure locales 18 Analyse du tableau 19 3-2 Niveau d’inscription d’élèves 20 3-3 Ratio étudiants/ enseignants/ salle de classe 20 Analyse du tableau 21 3-4 Niveau d’instruction 21 3-5 subvention d’écoles 22 3-6 Problèmes majeurs 22 3-7 opportunités clés 23 IV.- Santé et hygiène publiques 24 4-1 Infrastructure locale 24 4-2 Service de soins de santé disponibles 24 Analyse du tableau 25 4-3 Latrinisation 25 4-4 Ordures/Déchet 25 4-5 Eau stagnante 26 4-6 Disponibilité en eau 26 4-7 Traitement de l’eau 26 4-8 Infrastructures routières 26 4-9 Problèmes majeurs 26 4-10 Opportunités clés 27 V.- Economie familiale 28 5-1 Sources de revenu 28 Analyse du tableau 29 5-2 Dépenses familiales 29 5-3 Niveau de pauvreté 30 5-4 Division des taches de la famille 30 Analyse du tableau 31 VI.- Agriculture et autres activités productives 31 6-1 Tenure foncière 31 6-2 Stratégies de travail 31 6-2-1 Types de pratiques agricoles 31 6-2-2 Logiques des pratiques agricoles 32 6-3 Calendrier agricole 32 6-4 Fertilisants et traitements phytosanitaires 32 6-5 Calendrier des activités agricoles 33 Analyse du tableau 33 6-6 Main d’œuvre 33 6-7 Outillage 33 6-8 Cultures produites 34 6-9 Récoltes 34 6-10 Calendrier des produits agricoles 34 6-11 Opérations post récoltes 35 6-12 Stratégies de stockage 35 6-13 Problèmes majeurs 35 6-14 Opportunités clés 36 6-15 Atouts 36 6-16 Autres activités économiques 36 6-16-1 La production du charbon de bois 37 6-16-2 L’Elevage 37 Analyse du tableau 37 Potentialités 40 Atouts 40 Problèmes 40 6-16-3 Commerce 40 6-16-4 Crédit 41 6-17 Artisanat 41 VII.- Situation de l’environnement 43 7-1 Migration 43 7-2 Sols 44 7-3 Eau 46 7-3-1. Eau potable/ Gestion sociale de l’eau 46 7-4 Couverture végétale 46 7-5 Problèmes majeurs 46 7-6 Opportunités 47 VIII.- Validation du DP 47 Objectifs de la rencontre Points discutes 47 Résolutions 48 Conclusion 48 Liste des sigles des organisations 55 Liste des figures 56 Liste des cartes 56