Document Pays Haïti 2016-2020 : réduction des risques de désastres
- Haïti est classé cinquième au monde pour l'exposition au risque de catastrophe, avec environ 98 pour cent de la population confrontée à au moins deux aléas. Le chiffre est la ligne la plus citée du document.
- Le coût de chaque événement est donné en part du PIB, ce qui les rend comparables : 120 pour cent pour le séisme de 2010, 15 pour cent pour la saison cyclonique de 2008, 7 pour cent pour Jeanne en 2004 et 7 pour cent pour Matthew.
- Les dégâts de Matthew sont rapportés au PIB agricole autant qu'au PIB total, à 31 pour cent, ce qui situe la perte dans le secteur qui l'a absorbée.
- Les axes prioritaires sont rattachés au Cadre de Sendai, de sorte que le plan national se lit au regard de la norme internationale à laquelle il rend compte.
Le Document Pays est l'évaluation de référence qu'un pays prépare dans le cadre du programme DIPECHO de l'Union européenne pour énoncer, en un seul endroit, ce à quoi il est exposé et ce que ses institutions peuvent y faire. Cette édition couvre Haïti de 2016 à 2020 et a été rédigée par la Direction de la Protection Civile avec le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, sur financement ECHO.
Le profil des aléas en est la partie la plus souvent citée. Haïti est classé cinquième pays au monde le plus exposé au risque de catastrophe, avec environ 98 pour cent de la population exposée à au moins deux aléas naturels, et plus d'une centaine de catastrophes recensées entre 1900 et 2016 : une quarantaine de cyclones, plus de cinquante inondations, sept sécheresses, une épidémie de choléra et deux autres épidémies infectieuses. Le document situe le pays à la fois dans la ceinture cyclonique de l'Atlantique Nord et dans une zone sismiquement active, et met la saison cyclonique de juin à novembre en regard de Hazel en 1954, Flora en 1963 et Matthew en 2016.
La comptabilité économique est précise. Le séisme de 2010 a fait plus de 220 000 morts et 300 000 blessés, laissé 1,5 million de personnes sans abri et déplacé 1,3 million, détruisant 105 000 bâtiments et en endommageant 208 000, pour des pertes estimées à environ 120 pour cent du PIB. Matthew a coûté 38 milliards de gourdes, soit 7 pour cent du PIB et 31 pour cent du PIB agricole. Les quatre cyclones de 2008 et Jeanne en 2004 ont contracté le PIB de 15 et 7 pour cent.
La seconde moitié porte sur les institutions : le cadre juridique et institutionnel du SNGRD, l'état de la réduction des risques, le contexte du développement et une analyse du risque issue d'ateliers. Elle se termine sur des axes prioritaires, chacun rattaché au Cadre de Sendai, portant sur les capacités opérationnelles du SNGRD, l'éducation et la sensibilisation du public, la coordination et le leadership en situation d'urgence, et le cadre légal et institutionnel lui-même.
Comment citer
Direction de la Protection Civile (DPC); Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), 2017, Document Pays Haïti 2016-2020 : réduction des risques de désastres, https://www.aecid.ht/fr/documents
- Titulaire des droits
- Direction de la Protection Civile (DPC)|United Nations Office for Disaster Risk Reduction (UNDRR)