(2019) Cartographie de l'Urbain en Haïti - Cap-Haïtien Dossier Spécial
Resume — Ce document analyse l'expansion urbaine dans l'Aire Métropolitaine de Cap-Haïtien entre 2007-2019, montrant que les superficies bâties ont plus que doublé durant cette période.
Constats Cles
- Les superficies bâties ont plus que doublé (augmentation de 104,4%) de 22,7 à 46,4 km² entre 2007-2019 à 2 km²/an.
- L'expansion urbaine s'est accélérée de 24,6% dans la seconde période (2014-2019) par rapport à la première.
- 70,1% des nouvelles superficies bâties concentrées dans les communes périphériques plutôt qu'au centre de Cap-Haïtien.
- 74,2% de la croissance urbaine s'est produite sur des terrains inondables ou submersibles, augmentant la vulnérabilité.
- Cap-Haïtien maintient la plus forte densité du bâti avec 68,3% des espaces de fortes à très fortes densités.
Description Complete
Cette étude exhaustive examine les modèles de développement urbain dans l'Aire Métropolitaine de Cap-Haïtien (AMCH) sur deux périodes distinctes : 2007-2014 et 2014-2019. L'analyse révèle une expansion urbaine spectaculaire, avec des superficies bâties augmentant de 104,4% de 22,7 km² à 46,4 km² à un rythme moyen de 2 km²/an. L'aire métropolitaine, deuxième zone urbaine d'Haïti, englobe des parties de quatre communes : Cap-Haïtien, Quartier-Morin, Plaine-du-Nord et Milot, positionnées stratégiquement sur la côte nord à environ 60 kilomètres de la frontière dominicaine.
L'étude documente des changements démographiques significatifs, avec Cap-Haïtien abritant 274 404 habitants en 2015, dont 98% étaient des résidents urbains. La densité de population atteignait 13 454 habitants/km² dans la ville principale, tandis que les zones suburbaines comme Petite-Anse montraient des densités plus faibles de 8 525 habitants/km². La croissance urbaine s'est accélérée de 24,6% dans la seconde période, les communes périphériques connaissant l'expansion la plus spectaculaire - Quartier-Morin et Milot ont vu leurs taux de croissance augmenter de 114,3% et 95,2% respectivement.
Le modèle d'expansion a considérablement changé entre les périodes, avec une croissance initiale concentrée à Plaine-du-Nord (54,3% de l'expansion avant 2014) s'inversant pour favoriser Quartier-Morin (46,5% après 2014). Ceci indique une réorientation de l'expansion du sud-ouest vers le sud et le sud-est. Cependant, cet étalement urbain incontrôlé a dramatiquement augmenté la vulnérabilité aux risques naturels, avec 74,2% des nouvelles constructions survenant sur des terrains inondables ou submersibles, portant la proportion totale des zones bâties menacées à 73,7% en 2019.
Le document souligne les implications environnementales et sécuritaires de cette expansion rapide, notant la construction sur des pentes abruptes, berges de rivières, zones côtières et zones humides sans normes de construction appropriées pour la résistance sismique ou cyclonique. L'étude sert à la fois de documentation des modèles de croissance urbaine et d'avertissement sur les risques croissants associés au développement non planifié dans cette aire métropolitaine nordique stratégiquement importante.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
C AR TOGR APHIE
DE L’URBAIN EN HAÏTI
CAP-HAITIEN
Dossier spécial
Deux périodes d'études : 2007-2014 et 2014-2019.
16
L’AIRE MÉTROPOLITAINE
DE CAP-HAÏTIEN
Orthophoto de l’Aire Métropolitaine de Cap-Haïtien, 2014
DESCRIPTIONS GÉNÉRALES
17
DÉMOGRAPHIE
En 2015, Cap-Haïtien comptait 98 % de citadins
parmi 274 404 habitants. 63,9 % de cette population
urbaine vivaient dans la ville de Cap-Haïtien avec
une densité élevée de 13 454 habitants/km², tandis
que 36,1 % résidaient dans le quartier de Petite-
Anse, au sud-est, où les densités étaient moins fortes
(8 525 habitants/km²).
Quartier-Morin réuniassait 27 359 habitants dont 82,6 %
de ruraux. Cependant, il est probable que la proportion
d’urbains ait augmenté depuis, car entre 2009 et 2015,
le taux d’accroissement de la population urbaine était
nettement supérieur (6 %/an) à celui de la population
rurale (0,9 %/an). La population urbaine était concentrée
dans la ville de Quartier-Morin, où les densités s’élevaient
à 3 465 habitants/km².
Plaine-du-Nord, la population (41 255 habitants) était à
64,1 % composée de ruraux. Néanmoins, ce pourcentage
a probablement diminué depuis lors, car, entre 2009
et 2015, le taux d’accroissement de la population
rurale était négatif (-0,76 %/an) tandis que celui de la
population urbaine était positif (6 %/an). La population
urbaine était concentrée dans la ville de Plaine-du-
Nord, dans laquelle les densités de population atteignait
3 572 habitants/km².
À Milot, la population (31 992 habitants) était à 64,45 %
constituée de ruraux. Toutefois, la proportion d’urbains
ADMINISTRATION
D’une superficie de 53,5 km², Cap-Haïtien est à la fois chef-
lieu de l’arrondissement du même nom et du département du
Nord. La commune est composée : • de trois sections
communales : 1re Bande du Nord, 2e
CADRE PHYSIQUE
Les villes et leurs extensions se situent dans la partie
côtière de la Plaine-du-Nord1. Le relief n’est accidenté
que dans les secteurs nord où se trouvent les mornes
Lory, Cabane, Rouge et Haut-du-Cap, qui font obstacle
à l’extension de l’habitat dans les communes de Cap-
Haïtien et de Plaine-du-Nord. La Zone d’Études est par
ailleurs traversée par de nombreux cours d’eau dont : •
àl’ouest, la rivière Haut-du-Cap qui se jette dans le
Haut du Cap et 3e Petite-Anse ;
• d’une ville de 12,71 km² située dans la 2e section ;
• d’un quartier de 11,5 km², Petite Anse, situé dans la 3e
section.
Au sud-est de Cap-Haïtien, se trouve Quartier-Morin, qui
appartient au même arrondissement. Cette commune de
60,36 km² est constituée : • de deux sections
communales : 1re Basse Plaine et 2de
Morne Pelé ;
• d’une ville de 1,01 km² établie qui s’étend, au sud, sur
la 1re et la 2de section.
La commune intérieure de Milot est localisée au sud de
Cap-Haïtien. Elle fait partie de l’arrondissement d’Acul-
du-Nord. Cette commune de 71,64 km² est formée :
• de trois sections communales : 1re Perches-de-Bonnet,
2e Bonnet à l’Évêque, et 3e Génipailler ;
• d’une ville de 0,7 km² sise dans la 2e section ;
• d’un quartier de 1,13 km², Carrefour des Pères, établi
dans la 3e section.
La commune de Plaine-du-Nord s’étend à l’ouest et
au sud-ouest de Cap-Haïtien. Elle fait partie du même
arrondissement que Milot. D’une superficie de 373 km²,
elle est composée :
• de quatre sections communales : 1re Morne Rouge, 2e
Basse Plaine, 3e Grand Boucan et 4e Bassin Diamant ;
• d’une ville de 3,12 km² établie, au sud, dans la 2e
section ;
• d’un quartier de 1,38 km² localisé dans la 3e section.
a du certainement augmenté depuis, car le taux
d’accroissement de la population urbaine (6 %/an)
était supérieur à celui de la population (0,03 %/an).
Cette population urbaine était concentrée à 80,3 %
dans la ville de Milot, plus dense que les deux
précèdentes (12 313 habitants/km²).
Bassin Rodo à l’est ;
• àl’est, les rivières Commerce et Grande Rivière du Nord.
La Zone d’Études est sujette à divers risques naturels tels
que les séismes, tsunamis, ouragans, inondations et
glissements de terrain. La vulnérabilité est accrue par la
pression démographique et la multiplication incontrôlée de
constructions sur des sites à risque comme les berges, le
littoral et les pentes abruptes. Les aléas climatiques
causent fréquemment des dommages sur le bâti et les
infrastructures, notamment dans les secteurs résidentiels
situés le long de la Rivière Haut-du-Cap, sur les pourtours
du Bassin Rodo et sur les secteurs côtiers de la Petite-
Anse. Ils sont également capables d’entraîner des
glissements de terrain sur les versants habités, et parfois
escarpés, des mornes. Par ailleurs, le développement
anarchique du bâti dans l’Aire métropolitaine n’a cessé
d’accroître les pressions sur un environnement déjà
dégradé et fragilisé. L’expansion du bâti a nui aux zones
humides autour du Bassin Rodo notamment, et des
mangroves sur le littoral avec le développement du quartier
de la Petite-Anse par remblaiement sur des terrains gagnés
sur la mer.
1
La Plaine-du-Nord s’étend de la commune du Limbé à l’ouest jusqu’à la République Dominicaine à l’est.
DESCRIPTIONS GÉNÉRALES
18
ZONAGE
L’Aire Métropolitaine de Cap-Haïtien (AMCH) est la deuxième
aire urbaine d’Haïti. Elle occupe une position stratégique sur le
littoral nord, à une soixantaine de kilomètres de la frontière
dominicaine. Le périmètre étudié ne recouvre pas l’entièreté
de ce territoire défini2 dans l’Esquisse de schéma
d’aménagement du pôle de Cap-Haïtien (2013), mais son
périmètre inclut des parties de Cap-Haïtien (A), Quartier-Morin
(B), Plaine- du-Nord (C) et Milot (D) (voir Carte 1-1). Les routes
jouant un rôle clé dans l’expansion de l’urbanisation dans la
Zone d’Études, il est important de préciser que : • Cap-Haïtien
se situe au carrefour de trois routes
CARTE 1-1
COMMUNES DE L'AMCH
PÉRIODES D’ÉTUDES
L’intervalle étudié est composé de deux périodes :
2007-2014 et 2014-2019.
nationales : les RN-13, RN-34 et RN-65
• la Plaine-du-Nord est quadrillée par une trame viaire
orthogonale composée de routes secondaires et
agricoles, interconnectée avec le réseau national.
Ce maillage dense et structuré permet une diffusion
étendue du tissu bâti.
2
L’Aire Métropolitaine se compose d’une métropole, la ville de Cap-Haïtien, dont l’aire d’attraction est étendue à des communes satellites principales (Acul-du-Nord et Limonade) et secondaires
(Plaine-du-Nord, Milot, Quartier-Morin).
3
La RN-1 connecte Port-au-Prince à Cap-Haïtien en passant par Gonaïves.
5
5
La RN-3 connecte Port-au-Prince à Cap-Haïtien en passant par Mirebalais et Hinche
La RN-6 connecte Cap-Haïtien à la République Dominicaine en passant par Ouanaminthe.
RÉSULTATS
20
TABLEAU 1-1
SUPERFICIES BÂTIES (EN KM2) ET VITESSES D’EXPANSION (EN KM2/AN) DANS LES COMMUNES DE L’AMCH ENTRE 2007 ET 2019
TABLEAU 1-2
DENSITÉS DU BÂTI DANS L’AMCH EN 2019 (EN %)
TENDANCES GÉNÉRALES
Une forte dynamique d’expansion en plein essor
Entre 2007 et 2019, la superficie bâtie a plus que doublé dans
l’Aire Métropolitaine (voir Carte 1-2). Un accroissement de
104,4 % l’a porté, à la vitesse de 2 km²/an, de 22,7 à 46,4 km²
(voir Tableau 1-1). Cette cadence inégalée à l’échelle
nationale, sauf dans l’Aire métropolitaine de Port-au-Prince,
témoigne d’un mouvement d’urbanisation dynamique dans
cette Zone d’Études. Par ailleurs, les variations périodiques
révèlent une accélération de 24,6 % du rythme d’expansion à
l’issue de la 1re période, passant de 1,79 à 2,23 km²/an. Cette
tendance a été très soutenue dans les communes
périphériques de Quartier-Morin et Milot, où la cadence a
augmenté de 114,3 % et de 95,2 %. En effet, à Cap- Haïtien, la
hausse a été moins significative (8,7 %) tandis qu’à Plaine-du-
Nord, le rythme a décéléré de 31,8 %.
Un accroissement plus fort dans les communes
périphériques
En 2019, les nouvelles superficies bâties étaient
concentrées à 70,1 % dans les communes
périphériques6, contre 29,9 % à Cap-Haïtien. Cette
tendance s’est notamment intensifiée au cours de la
2de période, durant laquelle Cap-Haïtien en a réuni
une proportion plus faible (27,8 %) qu’à l’issue de la
période précédente (31,9 %). Les développements les
plus importants dans les communes périphériques
étaient situés dans les sections communales
limitrophes de Cap-Haïtien (voir Carte 1-2),
notamment : • la 1re section Morne Rouge à Plaine-
du-Nord ; • la 1re section Basse Plaine à Quartier-
Morin ; • la 3e section Génipailler à Milot.
Densités du bâti
En 2019, le tissu bâti était le plus dense à Cap-Haïtien.
En effet, la commune regroupait 71,5 % de la totalité
des espaces de fortes et très fortes densités détectés
dans la Zone d’Études. Ceci est considérable eut égard
au fait qu’elle ne concentrait que 47,8 % du cumul des
superficies bâties. À Cap-Haïtien, le pourcentage
d’espaces de fortes et très fortes densités de bâti est
estimé à 68,3 % (voir Tableau 1-2). Ces derniers sont
concentrés dans la 2e et dans la 3e section (voir Carte
1-3). Dans les communes périphériques qui ceinturent
le chef-lieu du département du Nord, ce pourcentage
est nettement moins élevé avec 25,9 % à Quartier-
Morin, 19,4 % à Plaine-du-Nord et 8,4 % à Milot.
Une inversion de la tendance dominante d’expansion
au cours de la 2de période
Au cours de la 2de période, il y a eu un changement
de tendance d’expansion. Avant 2014, 54,3 % de
l’accroissement se trouvaient à Plaine-du-Nord,
montrant une dynamique de périurbanisation plus
forte à l’ouest. Par la suite, cette tendance s’est
inversée, avec Quartier- Morin concentrant 46,5 %
de l’accroissement survenu durant la 2de période.
En effet, durant la 1re période, le rythme
d’expansion était plus rapide à Plaine-du-Nord
(0,66 km²/an) qu’à Quartier-Morin (0,35 km²/an),
mais ce rapport s’est inversé à la suite d’un
ralentissement dans la première et d’une
accélération dans la seconde. Le mouvement a
également connu une forte accélération dans la
commune de Milot au sud. Ces évolutions indiquent
une réorientation de la tendance principale
d’expansion du sud-ouest vers le sud et le sud- est,
laissant présager un processus de périurbanisation
plus soutenu dans ces directions.
Communes
Cap-Haïtien
Quartier-Morin
Plaine-du-Nord
Milot
Total
Communes
Cap-Haïtien
Quartier-Morin
Plaine-du-Nord
Milot
2007
15,1
3,1
3,6
1
22,7
Très faibles
7
20,4
33,8
35,8
2014
19,1
5,5
8,3
2,4
35,2
2019
22,2
9,2
10,5
4,5
46,4
Faibles
10,4
25,4
25,9
32,1
Vitesse 2007-2014
0,57
0,35
0,66
0,21
1,79
Moyennes
14,3
28,3
20,8
23,8
Vitesse 2014-2019
0,62
0,75
0,45
0,41
2,23
Fortes
26,2
20
15,2
7,9
Vitesse moyenne
0,59
0,51
0,57
0,29
1,97
En plus de ces extensions de zones périurbaines autour
de la métropole, les villes de Plaine-du-Nord et de
Quartier-Morin se sont également étendues.
6
Plaine-du-Nord en a réuni 29,1 %, Quartier-Morin 26,1 % et Milot 14,9 %
RÉSULTATS
21
Dans ces communes, ces espaces étaient répartis :
• en très nette majorité dans les parties limitrophes à
Cap-Haïtien ;
• dans la ville.
Sans contrôle, un mouvement d’expansion aussi
dynamique n’a fait qu’accroître les vulnérabilités des
zones bâties face aux multiples aléas naturels
recensés dans cet environnement. Outre le fait que la
plupart des nouveaux éléments bâtis ne respectent
pas plus de normes de construction parasismiques ou
paracycloniques que les anciens construits
précédemment, le tissu a continué de s’étendre sur
des sites à risques comme : • les berges des rivières
Haut-du-Cap et Commerce ; • les pourtours du Bassin
Rodo ; • le littoral du secteur de Petite-Anse ; • les
zones humides du sud de l’aéroport ; • les pentes
fragilisées des mornes Lory, Cabane, Haut-
du-Cap et Rouge.
Depuis 2007, 74,2 % de la croissance se sont produits
sur des terrains submersibles et/ou inondables, portant
ainsi à 73,7 % la proportion de la superficie bâtie
menacées en 2019. Rapporté à chaque commune, ce
pourcentage s’élève : • à 100 % à Quartier-Morin et à
Milot ; • à66,5 % à Cap-Haïtien, où les risques restent
les plus
forts en raison de concentration des hommes, etc.
• à 53 % à Plaine-du-Nord.
Le risque reste plus fort à Cap-Haïtien, qui concentre les
hommes, les activités économiques et les administrations.
Le pourcentage de superficies inondables y varie en
fonction de la section communale concernée : 0,1 %
dans la 1re section, 51,9 % dans la 2e et 99,9 % dans la
3e. Il en est de même à Plaine-du-Nord, avec 100 % dans
la 2e section, et 44 % dans la 1re.
Par ailleurs, à Cap-Haïtien et Plaine-du-Nord, l’extension
des quartiers denses d’habitat précaire établis sur des
pentes escarpées et fragilisées, a participé à renforcer
la vulnérabilité face aux mouvements de terrains
susceptibles d’être provoqués par une activité sismique
ou par des fortes pluies. Dans ces deux communes, 25,5 %
et 6,7 % des nouvelles superficies bâties avaient été
édifiés sur des pentes supérieures à 20 %7. De plus, ce
mouvement d’expansion spontané a continué de se
dérouler au détriment des espaces naturels, mais
également des parcelles agricoles. Les tendances de
mitage sont bien illustrées sur la Carte 1-4.
Un mouvement d’expansion vecteur
d’accroissement des vulnérabilités
7
Notamment dans les quartiers de La Coupe Brada, Vertières, Quite Yo, Bel-Air, Morne Lory, Barrière Bouteille, Petite Guinée et Vigie.
RÉSULTATS
23
TABLEAU 1-3
SUPERFICIES BÂTIES ET VITESSES D’EXPANSION À CAP-HAÏTIEN ENTRE 2007 ET 2019
CAP-HAÏTIEN
Accroissement
Entre 2007 et 2019, le mouvement d’expansion du bâti a
été soutenu à Cap-Haïtien. La superficie bâtie a augmenté
de 47 %, passant de 15,1 à 22,2 km², à la vitesse de 0,59
km²/an. Le rythme a été plus légèrement plus soutenu en
2de période (0,52 km²/an) à la suite d’une légère
accélération (8,7 %) survenue après 2014 (voir Tableau
1-1). Cette tendance générale a été essentiellement
ressentie dans la 3e section, car le rythme est resté
pratiquement constant dans la 1re et la 2e section (voir
Tableau 1-3).
Répartition de la croissance
La dynamique a été plus intense dans la 3e section, qui
concentrait 46,6 % des nouveaux éléments bâtis à Cap-
Haïtien. Elle a été également assez soutenue dans la 2e
section (33,9 %). C’est par conséquent dans la 1re
section qu’elle a été la plus faible (19,5 %).
Tendances principales
Le tissu bâti s’est principalement étendu en direction
du sud-est, du sud et du sud-ouest. L’absence de
progression significative au nord et à l’ouest du
centre- ville, s’explique notamment par un relief
escarpé. En effet, les fortes pentes des Mornes Jean et
Lory, ainsi que celles du Plateau François, demeurent
des obstacles pour le mouvement d’expansion.
Densités du bâti
En 2019, les espaces les plus denses étaient concentrés
dans la 2e et la 3e section. Dans la première, qui abrite le
centre-ville, la proportion d’espaces de fortes et très
fortes densités était évaluée à 78,1 % (voir Tableau 1-4),
un chiffre plus élevé que celui observé dans la 3e section
(68,8 %).
2e section Haut du Cap
Accroissement Entre 2007 et 2019, la superficie bâtie a
augmenté de 32,9 %, passant de 7,6 à 10,1 km², à un
rythme de 0,2 km²/an. Les variations périodiques révèlent
que ce rythme est resté constant entre 2007 et 2019
(voir Tableau 1-3). En 2019, cette section réunissait 32,7
% des nouveaux éléments bâtis à Cap-Haïtien.
1re section Bande du Nord
Accroissement C’est dans cette section communale que
le dynamique d’expansion a été la moins intense entre
2007 et 2019. La superficie bâtie a augmenté de 116,7
%, passant de 1,2 à 2,6 km², à la vitesse de 0,12 km²/an.
En dépit d’une accélération de 9,1 % après 2014, le
rythme est demeuré pratiquement constant durant les
deux périodes (voir Tableau 1-3). Pôles et foyers de
croissance La dynamique a été portée par les extensions
des quartiers denses d’habitat précaire8 sur les pentes
escarpées du Morne Lory, du Morne Jean et du Plateau
François. Deux pôles d’accroissement ont ainsi été
détectés dans la périphérie du centre-ville : • Morne Lory
(CAP.A) à l’ouest, composé des foyers de
1re Bande du Nord
2e Haut du Cap
3e Petite Anse
2007
1,2
7,6
6,2
2014
2
9
8
2019
2,6
10,1
9,5
Vitesse 2007-2014
0,11
0,2
0,26
Vitesse 2014-2019
0,12
0,2
0,3
Vitesse moyenne
0,12
0,2
0,27
Vigie, de Morne Lory et de Bel-Air ;
• Plateau François (CAP.B) au nord, formé des foyers de
Bas Plateau François et de Saint-Joseph.
Densités du bâti En 2019, c’est dans cette section que les
niveaux de densités étaient les plus bas avec une
proportion d’espaces aux densités fortes et très fortes
estimée à 36 %. Ces espaces étaient répartis entre les
périphéries ouest (Vigie, Morne Lory, Bel-Air) et nord
(Plateau François et Saint-Joseph) du centre-ville.
8
À l’exception du foyer de Saint-Joseph qui correspond à un développement résidentiel mixte, avec un habitat plus aisé à l’ouest du prolongement du Boulevard du Carénage et un habitat plus
précaire à l’est.
TABLEAU 1-4
DENSITÉS DU BÂTI À CAP-HAÏTIEN EN 2019
1re Bande du Nord
2e Haut du Cap
3e Petite Anse
Très faibles
16,8
3,8
7,0
Faibles
22,3
7,3
9,8
Moyennes
24,9
10,8
14,4
Fortes
25,6
29,8
22,8
Très fortes
10,4
48,3
46,0
RÉSULTATS
24
1re Basse Plaine
2de Morne Pelé
1re Basse Plaine
2de Morne Pelé
2007
2,3
0,7
2014
4,2
1,3
2019
7,2
2,0
Tendances principales
Le tissu a progressé principalement vers l’ouest, le sud- ouest
et le sud-est. La tendance de progression vers l’ouest a été la
plus importante, suivie de celle vers l’ouest. Cette dernière a
été porté par l’extansion des quartiers qui se trouvent à l’ouest
de la commune, au sud de la RN-1. Pôles et foyers de
croissance La tendance a été concentrée autour des pôles et
foyers de croissance suivants : • La Voûte (CAP.C), qui est
formé par les foyers de La
Voûte et Charrier ;
• Vertières (CAP.D), qui est composé des foyers de
Vertières et de Quite Yo ;
• Vaudreuil (CAPPDN.A9), qui est le pôle le plus important
de cette section ;
• Bassin Rodo (CAP.E), qui est constitué des
développements des quartiers d’habitat précaire de
Shada I, Shada II et Conassa ;
• du foyer isolé de Sainte-Philomène. La dynamique a été
plus intense dans les pôles CAP.C et CAP.D. Dans le pôle
CAPPDN.A, le développement résidentiel s’est organisé
autour d’un maillage viaire assez structuré, mais sur des
terrains en partie inondables localisés dans le lit majeur
de la rivière Haut du Cap. Il en est de même par le pôle
CAP.E, où les extensions des quartiers très denses ont eu
lieu sur des terrains submersibles, gagnés par
remblaiement. Densités du bâti En 2019, les espaces les
plus denses de Cap-Haïtien se trouvaient dans cette
section composée à 78,1 % d’espaces de fortes et très
fortes densités (voir Tableau 1-4 et Carte 1-3), répartis
autour du foyer du Centre-Ville historique et de deux
grands pôles : • Sud-Ouest (CAP.1), formé par
l’agglomération de multiples foyers très denses : Bel-Air,
Nazon, Barrière Bouteille, Cité Chauvel, Cité Champin,
Cité du Peuple, Sainte-Philomène, Vertières, Bréda, et
Cité Blue Hills. • Vaudreuil (CAPPDN.110), à l’ouest, qui
est constitué des
foyers de Vaudreuil, La Voute et Morne Lafleur.
Vitesse 2007-2014
0,27
0,08
Vitesse 2014-2019
0,61
0,14
Vitesse moyenne
0,41
0,11
Le pôle Sud-Ouest est le plus dense de toute la Zone
d’Études.
3e Petite-Anse
Accroissement C’est dans cette section, qui a réuni 46,2
% de la croissance à Cap-Haïtien, que le mouvement a
été le plus soutenu entre 2007 et 2019. La superficie
bâtie a augmenté de 53,2 %, passant de 6,2 à 9,5 km², à
la vitesse de 0,27 km²/an. Ce rythme a été plus rapide en
2de période (0,3 km²/an) à la suite d’une hausse de 15,4
% après 2014 (voir Tableau 1-3). Pôles et foyers de
croissance Deux pôles de croissance ont polarisé
l’essentiel de la dynamique dans cette section : • Petite-
Anse (CAPQM.111) à l’est, formé par les foyers
de Petite-Anse, de Charut et de Bruno ;
• Madeline-Balan (CAPQMMIL.112) au sud, qui est
composé des foyers de Balan I et Madeline Ouest.
En outre, une dynamique secondaire a également été
identifiée, à savoir des progressions sur des terrains
en partie inondables à l’ouest de l’aéroport. Densités
du bâti Le tissu bâti est très concentré dans cette
section composée à 68,8 % d’espaces de fortes et très
fortes densités en 2019. Ces derniers sont agglomérés
autour de deux grands pôles : • Petite Anse
(CAPQM.113) composé des foyers de Balan
I, Madeline, Bruno, Charut et Petite Anse ;
• Shadda (CAP.2) formé des quartiers très denses de
Shadda I, Shadda II, Conasa, Bas Aviation, et Fort-
Saint-Michel.
9
1
0
1
1
1
2
1
3
Son périmètre s’étend par ailleurs sur la 1re section de Plaine-du-Nord.
Son périmètre s’étend également sur la 1re section de Plaine-du-Nord.
Le périmètre de ce pôle s’étend sur Cap-Haïtien et Quartier-Morin.
Ce pôle étendu est établi entre Cap-Haïtien, Quartier-Morin et Milot.
qui s’étend également sur Quartier-Morin
TABLEAU 1-5
SUPERFICIES BÂTIES ET VITESSES D’EXPANSION À QUARTIER-MORIN ENTRE 2007 ET 2019
TABLEAU 1-6
DENSITÉS DU BÂTI À QUARTIER-MORIN EN 2019
Très faibles
16,3
31,4
Faibles
24,6
27,7
Moyennes
29,1
25,9
Fortes
22,8
12,5
Très fortes
7,1
2,5
RÉSULTATS
25
TABLEAU 1-8
DENSITÉS DU BÂTI À PLAINE-DU-NORD EN 2019
TABLEAU 1-7
SUPERFICIES BÂTIES ET VITESSES D’EXPANSION À PLAINE-DU-NORD ENTRE 2007 ET 2019
QUARTIER-MORIN
Accroissement
Entre 2007 et 2019, la superficie bâtie a augmenté de 196,8
%, passant de 3,1 à 9,2 km², à un rythme de 0,51 km²/an (voir
Tableau 1-3). Cette cadence rapide, supérieure à celle
détectée à Ouanaminthe, suffit à démontrer le dynamisme du
mouvement à Quartier- Morin. Dans les faits, ce rythme était
bien moins rapide en 1re période (0,35 km²/an) avant de
connaître une accélération considérable (114,2 %) après
2014. Cette tendance suggère que la croissance risque de
demeurer forte à l’avenir dans cette commune.
Répartition de la croissance
La répartition de l’accroissement, par section communale,
indique également que le mouvement a été porté par le
dynamisme de la 1re section. Elle effet, cette dernière, qui
est limitrophe avec la 3e section de Cap-Haïtien, a regroupé
79 % des nouveaux éléments bâtis à Quartier- Morin. Le
rythme d’expansion y a été en moyenne 3,7 fois plus rapide
(0,41 km²/an) que dans la 2de section (0,11 km²/an) (voir
Tableau 1-5). Par ailleurs, la tendance d’accélération
observée en 2de période a été plus forte dans la 1re section
(125,9 %) que dans la 2de (27,3 %), ce qui a eu pour effet
de creuser l’écart d’intensité préexistant entre les deux
dynamiques14.
Tendances de progression
Deux tendances principales ont été identifiées : • une
dynamique de développement périurbain au nord
1re Morne Rouge
2e Basse Plaine
1re Morne Rouge
2e Basse Plaine
2007
3
0,6
2014
6,6
1,6
2019
8,4
2,1
de la 1re section limitrophe avec la 3e section de Cap-
Haïtien ;
• une dynamique de croissance autour de la ville de
Quartier-Morin.
Par ailleurs, des progressions linéaires ont été observées
le long des différentes routes secondaires et agricoles de
la commune.
Vitesse 2007-2014
0,52
0,14
Vitesse 2014-2019
0,35
0,09
Vitesse moyenne
0,45
0,12
Accroissement Entre 2007 et 2019, à Quartier-Morin,
l’intensité du mouvement d’expansion était plus forte
dans la 1re section. Un accroissement de 213 % a porté
le cumul des superficies bâties de 2,3 km² à 7,2 km², au
rythme soutenu de 0,41 km²/an. Les variations
périodiques dévoilent une forte accélération de 126 % du
rythme d’expansion après 2014, qui est ainsi passé de
0,27 km²/an à 0,61 km²/an. Pôles et foyers de croissance
Le mouvement a été polarisé autour des pôles et des
foyers de croissance suivants (voir Cartes 1-2 et 1-4) : •
Petite Anse (CAPQM.A), qui est en partie composé des
foyers de Village Nativity, Ti Charute et La Rue ;
• Madeline (QMMILOT.A15), qui est partiellement formé
des grands foyers de Madeline et Balan I ;
• Boisdeaut (QM.A), au sud-est ;
• Carrefour La Mort (QM.B), formé des foyers de Carrefour
La Mort et Marquis Marat ;
• Ville de Quartier-Morin (QM.C), qui s’étend également
sur la 2de section ;
• les foyers de Fèvre, Kado et Galment qui se trouvent le
long de la route de Galment.
Les trois premiers pôles, qui sont de loin les plus importants
de cette section, sont tous localisés au nord et au nord-ouest.
Densités du bâti Les seuils les plus élevés se trouvent dans les
parties nord de la section autour : • du pôle Petite Anse
(CAPQM.1) auxquels appartiennent
les foyers de La Rue, Galment, Kado et Boisdeaut ;
La 1re section est la plus dense de la commune, avec
29,9 % d’espaces aux densités fortes et très fortes
estimées (voir Tableau 1-6). Les niveaux de
concentration sont cependant bien moins élevés dans
la 2de section (15 %), qui reste plus rurale.
1 Basse Plaine
Densités du bâti
1
4
1
5
Durant la 1re période, le rythme mesuré était 3,4 fois plus rapide dans la 1re section que dans la 2de section. Au cours de la période suivante, il était 4,4 fois plus rapide.
Ce pôle d’accroissement multicommunal s’étend sur les communes de Quartier-Morin et de Milot.
re
Très faibles
29,1
48,3
Faibles
24,9
28,9
Moyennes
23,2
13,6
Fortes
18,2
6,3
Très fortes
4,6
2,9
RÉSULTATS
26
• du pôle Ville de Quartier-Morin (QM.1) ;
• des foyers isolés de Marquis Marat, Carrefour La Mort,
Balan I et Village Nativity.
La répartition de la croissance révèle que le mouvement a
été plus appuyé dans la 1re section, limitrophe à la 2e
section de Cap-Haïtien. En effet, le rythme d’expansion
du bâti moyen y a été 3,75 plus élevé que dans la 2e
section (voir Tableau 1-7), de sorte qu’en 2019, cette
section a concentré 78,8 % des nouveaux éléments bâtis
édifiés à Plaine-du-Nord. Par ailleurs, la répartition de la
croissance est restée similaire entre les deux périodes en
dépit de la baisse du rythme d’expansion détectées dans
la 1re et la 2e section après 2014.
Principales tendances
Les évolutions diffèrent selon la section communale
considérée. Dans la 1re section, la tendance
correspondait à des développements périurbains vers
l’ouest, avec des extensions au nord et au sud de cet axe
(voir Cartes 1-2 et 1-4). Dans la 2e section, deux
tendances ont été identifiées : • la croissance de la ville
de Plaine-du-Nord ; • le développement du foyer
périphérique de Carrefour La
Mort au nord, selon un schéma linéaire de progression.
Le mouvement d’expansion a également été très soutenu à
Plaine-du-Nord, qui a concentré 29,1 % des nouveaux
éléments bâtis détectés dans la Zone d’Études. La
superficie bâtie a augmenté de 190 %, passant 3,6 à 10,5
km², à la vitesse de 0,57 km²/an (voir Tableau 1-3). Le
rythme d’expansion a été plus rapide en 1re période (0,66
km²/an) avant de ralentir de 31,8 % après 2014 pour se
stabiliser à 0,45 km²/an. En dépit de cette baisse, la
cadence est restée très rapide en 2de période, supérieure
à celle observée à Ouanaminthe ou à Jérémie.
Répartition de la croissance entre les sections
communales
Accroissement
C’est dans cette section que le mouvement a été le moins
intense. La superficie bâtie a augmenté de 172,6 %,
passant de 0,7 à 2 km², à un rythme de 0,11 km²/an.
Le rythme d’expansion a d’ailleurs été plus rapide en 2de
période (0,14 km²/an) à la suite d’une accélération de
71,4 % par rapport à la 1re période (0,08 km²/an).
Tendances principales
Les évolutions sont caractérisées par de nombreuses
progressions linéaires le long :
• de la RN-6 en direction de l’est, entre les localités de
Carrefour La Mort et Pont Parois ;
• du nouveau et de l’ancien tracé de la RN-3 en direction
du sud depuis Carrefour La Mort où se trouve les foyers
de Clérisse et surtout le grand foyer de Mazètes apparu
en 2de période ;
• de la route reliant le centre-ville à la localité de Bourjo
au sud avec le foyer de Carré ;
• de la route de Lalande.
En 2019, les espaces les plus denses se trouvaient dans
la 1re section, composée à 22,8 % d’espaces de fortes et
très fortes densités, contre 9,2 % pour la 2e section (voir
Tableau 1-8 et Carte 1-3). Cette dernière est restée plus
rurale, avec une proportion d’espaces de faibles et très
faibles densités du bâti évaluée à 77,5 %.
1re Morne Rouge
Accroissement
Entre 2007 et 2019, la superficie bâtie a augmenté
de 53,2 %, passant de 3 à 8,4 km², à la vitesse de
0,45 km²/an. Il s’agit d’une cadence moyenne rapide, que
les variations périodiques viennent toutefois relativiser.
En effet, elle était plus élevée en 1re période (0,52 km²/
an) avant de fortement ralentir (32,7 %) et atteindre
0,35 km²/an durant la 2de période. En dépit de cette baisse
importante, le rythme observé durant cette période est
demeuré rapide.
Pôles et foyers de croissance
Les évolutions observées correspondent à des
développements périurbains de part et d’autre de la
RN-1 (voir Cartes 1-2 et 1-4). Quatre principaux pôles de
croissance ont été identifiés :
• Nan Banque (PDN.A) à l’ouest, qui est formé des foyers
Accroissement La dynamique a été nettement moins
importante dans cette section dans laquelle se trouve le
centre-ville. Pourtant, la superficie bâtie s’est accrue de
250 %, passant de 0,6 à 2,1 km², à la vitesse de 0,12
km²/an (voir Tableau 1-8). Les variations du rythme
d’expansion indiquent que ce dernier était plus appuyé en
1re période (0,14 km²/an) avant de connaître une baisse
de 35,7 % après 2014 (0,09 km²/an).
de Nan Banque, Langlaise, Ferrié et Globine ;
• Vaudreuil (CAPPDN.A) à l’est, qui composé des foyers
de Vaudreuil et Morne Lafleur ;
• Carrefour Morne Rouge (PDN.B) à l’ouest, qui regroupe
le foyer éponyme et Pont Coq ;
• Moustique (PDN.C) à l’ouest, qui réunit les foyers de Pacot
et de Moustique où le bâti progresse en direction du sud.
Les pôles PDN.A et CAPPDN.A sont les plus étendus. Ils
ont également enregistré les dynamiques les plus fortes
observées dans cette section (voir Carte 1-4).
Densités du bâti
Les espaces de fortes et très fortes densités sont répartis
entre les pôles et foyers listés ci-dessous, qui se trouvent
de part et d’autre de la RN-1 :
• le grand pôle Vaudreuil (CAPPDN.1) à l’est, qui, dans
cette section, est formé des foyers de Morne Lafleur et
de Vaudreuil ;
• le pôle Carrefour Morne Rouge (PDN.1) à l’ouest, qui
est composé du foyer du même nom et de Normand ;
• les foyers isolés de Langlais et Pacot.
De plus, les niveaux de concentration tendent à diminuer
à mesure de la progression vers l’ouest (voir Carte 1-3).
Plus l’on se rapproche de Cap-Haïtien, plus les densités
sont élevées. Cette réduction selon un gradient centre-
périphérie démontre l’existence du mouvement de
périurbanisation à l’oeuvre.
Accroissement
2de Morne Pelé
2e Basse Plaine
Densités du bâti
PLAINE-DU-NORD
RÉSULTATS
28
La croissance a été polarisée autour :
• du pôle Madeline (QMMILOT.A), au nord-ouest, formé
par les foyers de Madeline et Balan ;
• du pôle Bauber (MIL.A), au nord-est, composé des
foyers de Balan et celui de Bauber ;
Parmi les communes périphériques, c’est à Milot que le
rythme d’expansion le plus lent a été enregistré entre
2007 et 2019. La dynamique a toutefois été assez forte
puisque la superficie bâtie a augmenté de 350 %,
passant de 1 à 4,5 km², au rythme de 0,29 km²/an (voir
Tableau 1-3). Le rythme d’expansion (0,22 km²/an) a
connu une accélération de 95,2 % à l’issue de la 1re
période, qui l’a porté à 0,41 km²/an au cours de la 2de
période. À titre de comparaison, il s’agit d’une cadence
plus rapide que celle observée à Jérémie durant la
même période.
Principales tendances d’expansion
Les évolutions démontrent que le mouvement d’expansion
s’inscrit dans une dynamique de périurbanisation. Le tissu
bâti s’est étendu sur les parties nord de la section à partir
de la 2e et de la 3e section de Cap-Haïtien, mais aussi de la
1re section de Quartier-Morin. Cette dynamique s’est
intensifiée à l’issue de la 1re période durant laquelle une
route de contournement de la ville de Cap-Haïtien a été
construite au sud de l’aéroport. Les évolutions sont moins
marquées dans les parties sud de la section, où le tissu a
progressé de manière linéaire le long des routes.
Pôles et foyers d’accroissement
Tendances principales
Les évolutions observées ont été marquées par deux
tendances prédominantes :
• l’expansion multidirectionnelle du bâti depuis le centre-
ville de Plaine-du-Nord ;
• la formation d’une zone périphérique autour de
Carrefour La Mort au nord.
Dans la ville le développement est plus ramassé, mais
dans les périphéries le tissu progresse de manière
linéaire le long des routes, et notamment celle de
Plaine du Nord (voir Cartes 1-2 et 1-4). Pôles et foyers
de croissance Dans cette section, la croissance a été
polarisée autour du pôle Ville de Plaine du Nord
(PDN.D), formé des foyers périphériques du noyau bâti
détecté en 2007 notamment Daut et Royan. Densités
du bâti Le tissu bâti est beaucoup moins dense dans
cette section (voir Tableau 1-8). Les espaces de fortes
et très fortes densités sont regroupés dans la ville de
Plaine du Nord (voir Carte 1-3). Les espaces de
densités moyennes se retrouvent plutôt dans les foyers
périphériques où l’habitat est plus dispersé comme
Carrefour La Mort, Dot, Daut et Royan.
• des foyers de Carrefour des Pères et Gallifet au sud
Densités du bâti
Les zones bâties à Milot sont les moins concentrées de la
Zone d’Études (voir Tableau 1-2). Le tissu est composé à
8,4 % d’espaces de fortes et très fortes densités. Ces
espaces sont regroupés en plusieurs foyers, qui sont,
pour la plupart, localisés au nord de la section : • Bauber
au nord-ouest ; • Balan II au nord-est ; • Carrefour Laury
et Carrefour des Pères au sud.
MILOT
Accroissement