L'autorité régionale d'aménagement
- Il ne suffit pas de faire un plan pour qu'il soit appliqué : l'échec est institutionnel, non technique.
- Les investissements qui donneraient effet au plan sont décidés isolément par les ministères sectoriels.
- Une multitude d'acteurs est gérée depuis la capitale, éloignant la décision du territoire concerné.
- La proposition : une autorité régionale d'aménagement dotée d'un pouvoir réel sur l'investissement.
Cette présentation nomme l'obstacle sur lequel bute tout le reste du corpus de planification du CIAT. Haïti produit des plans d'aménagement ; ils ne sont pas appliqués. Le diagnostic de Michèle Oriol est institutionnel et non technique. Il ne suffit pas de faire un plan pour qu'il soit appliqué. Les investissements qui donneraient effet à un plan sont décidés en toute solitude par les ministères sectoriels, chacun selon sa propre logique, de sorte qu'aucun plan ne les gouverne. Une multitude d'acteurs est gérée depuis la capitale, ce qui éloigne la décision du territoire qu'elle transforme. La réponse proposée est une autorité régionale d'aménagement, institution à l'échelle où les plans sont effectivement conçus mais dotée d'un pouvoir réel sur l'investissement. Lu en regard des plans Centre-Artibonite et Nord/Nord-Est du CIAT, l'argument est inconfortable et utile : ces documents sont soignés, chiffrés et détaillés, et ce texte explique par quel mécanisme de tels documents finissent inutilisés.
Comment citer
Gouvernement d'Haïti; Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT), 2015, L'autorité régionale d'aménagement, http://ciat.gouv.ht/sites/default/files/articles/files/Autorit%C3%A9%20r%C3%A9gionale%20d%27amenagement%20-%20CIAT%20-%20Michele%20Oriol.pdf