Texte Intégral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
[page 1]
nr
: REPUBLIQUE D'HAÏTI
DÉPARTEMENT DU NORD
COMMUNE DE CAP-HAÏTIEN
PLAN COMMUNAL DE
DEVELOPPEMENT (PCD)
2022-2027
| << - 2 | ee En a
v& à 5 se
BE T md PRES
[page 2]
fa
y MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES (MICT)
+ > Unité de Coordination de Projet (UCP)
2 SEL &
7% C2 MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORTS ET COMMUNICATION (MTPTC)
hell Unité Centrale d'Exécution (UCE)
BANQU E Avec l'accompagnement IFOS
MONDIALE technique de Fée rorate de Seess
[page 3]
I. MÉTHODOLOGIE 23
Phase 1 : Préparation... D
Phase 2 : Diagnostic COMMUNAL... SO
» Diagnostic technique...’ S À
» Diagnostic participatif... sn S 2
Phase 3 : Planification... 3 Ô
» Atelier de définition de la vision, des objectifs, des orientations
et des lignes d'actions stratégiques sé
» Atelier d'identification des programmes et actions du PCD 37
» Atelier de programmation physique nm SE
et de montage du plan d'action du PCD........... meme 38
» Atelier de programmation financière... SO
Phase 4 : Mise en ŒUVTE mens SO
» Atelier de définition urnes S À
des mesures politiques, économiques et s0ciales MZ]
» Atelier de définition des mécanismes de mise en œuvre du PCD 39
Elaboration finale du document... 3 9
Restitution et validation eee 40
[page 4]
RE iv
Difficultés rencontrées, défis relevés
et limites méthodologiques du dOcumMENt..........seen… 40
IL. DIAGNOSTIC COMMUNAL 43
2.1. ÉVOLUTION HISTORIQUE ET ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE 45
2.2, PRÉSENTATION DU TERRITOIRE COMMUNAL sms 7
Localisation et limites de la commune... 47
Milieu Physique... 49
D Climat eee À
» Relief et Morphologie... ire D L
» Hydrographie et ressources en Eau nm D Ô
» Géologie et SO1S....... nn Ô 2
» Occupation des sols et couverture des terres... 07
» Situation environnementale... rm 7 Ù
» Risques et désastres... nine 7 Ô
Organisation de l’espace et dynamique socio-spatiale …….…........, 93
» Organisation administrative de la commune... 03
» Démographie et répartition de la population... DS
» Foncier et cadastre... nr LOO
» Problématique de l'aménagement du territoire à Cap-Haïtien 102
» Urbanisation, habitat et logement ss 107
» Télécommunications et nouvelles technologies de l'information
et de la communication nn À 12
» Énergie, électricité et éclairage public... 115
» Voies de communication, mobilité et transport 116
2.3. FONCTIONNEMENT DES COLLECTIVITÉS
Structuration et organigramme
de l’administration communale ne L 29
Fonctionnement de 1a Mairie... L3 À
Directions et Services COMMUNAUX sine 13 3
[page 5]
VERS
» Direction géÉnÉTAle nn inrnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn | 3 3
» Unité de COMMUNICATION seen LS À
» Direction des affaires financières nine | 34
» Direction des travaux et des equipements 135
» collectifs et communautaires... inner LES
» Unité de la sécurité. LS 7
» Direction de la planification et de l'aménagement du territoire... 137
» Direction de l’action sociale, culturelle et touristique 138
Fonctionnement des CASEC, ASEC et DV mmmmnmmnneenenenrs L3 9
Relations administratives
entre Conseil Municipal, CASEC, ASEC et DV. LT
Services déconcentrés de l'état. L A2
Problématique de l'offre des services publics... 145
Leadership, moyens et pratiques de gouvernance 149
Développement institutionnel et partenariat... 150
Intercommunalité et Coopération Décentralisée.….….…........... 152
Contraintes et défis majeurspour la bonne gouvernance....…….….…..152
Budget de la commune nee L 54
FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITÉS
ET MENACES MAJEURES EN MATIÈRE DE GOUVERNANCE... 161
2.4, MILIEU SOCIAL ET SERVICES SOCIAUX DE BASE mme 163
EQUCAtiON......…...snnnnnennnnnnenee À O3
SANtÉnrrrrrnmnmmnnnennnnnnnnnnnnnnnnnrree LOGO
» Gouvernance du système de santé 10Cal sn 181
» Organisation du système de soins
et cartographie des infrastructures sanitaires... 161
+ Personnel des infrastructures de santé inner LOL
» Quelques indicateurs de santé un 2O
[page 6]
‘'i
» Paquet essentiel de services (PES) et soins de santé spécialisés offerts 205
» Problématique de fonctionnement du système de santé local... 206
» Organisations intervenant dans le système sanitaire 209
NUtTITION mme 2 À
Eau et aSSainisSemMENt men 2 3
» Alimentation en eau potable nn 2 13
» Dispositifs sanitaires et évacuation des déjections 219
» Drainage, évacuation deseaux usées et assainissement de l’espace... 220
» Conditionnement des aliments dans les marchés publics... 224
» Gestion des tombes et cimetières nn 2 2D
Justice, sécurité et droits RUMAÏINS see 2 27
» Administration de la justice... nn 227
» Justice et droits humains... iirrnennnnnnnenmnnns 2 33
D SÉCUTITÉ mures 2 38
Etat civil et identification de la population... 247
Genre et inclusion sociale... 2 49
Dynamiques associatives et liens entre
les différents groupes SOCIAUX... 2 D 7
Sports, loisirs et activités culturelles... 2 O1
Arts et lettres nee 207
Culture, cultes et confessions religieuses... 27 À
FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITÉS
ET MENACES MAJEURES DANS LE DOMAINE SOCIAL nm 27 5
2.5. MILIEU ÉCONOMIQUE ET SES PRINCIPALES BRANCHES 277
Production végétale... 2 7 7
Elevage nine 288
PÊCRE mme 2 O À
[page 7]
VE
» Organisation du SECHEUr inner 2O
» Matériels et équipements de pêche... inner 203
» Types de pÊChE M nnennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnennnnnn 2 O3
» Rendement et dispositifs de conservation des produits halieutiques….……… 294
» Commercialisation des produits halieutiques…….…............. 294
Mines et CATTIÈTES sente 2 O D
Industries, PME et PMI mmnnsenenenenenennenenenennnnenenennneneeneers Z JO
Commerce et entreprenariat.sssse 2 O8
» Marchés et circuits de commercialisation............ 298
» Principaux axes commerciaux de la commune... ss 299
Artisanat, industries créatives et petits Métiers se 302
Patrimoine, Tourisme, hôtellerie et restauration. 306
Main d'ŒUVTE nine 3 18
EMPIOÏIS..nnnnnnn nn nrnrnerernrnnnnnenennnnnenennnnnnnenennennnnnenennnnnnnnennnnnnnnnnnnennnnnnree 3 1
Institutions financières et SETVICES seeeeens À O
FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITÉS.
ET MENACES MAJEURES EN MATIÈRE ECONOMIQUE 321
III. ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DE LA COMMUNE 323
Enjeux liés au milieu physique seen 3 24
» Gestion de l'urbanisation anarchique du territoire communal
et Développement de nouvelles centralités ur 324
» Mitigation des phénomènes naturelset anthropiques 325
» Gestion del’environnement et des ressources naturelles 325
Enjeux liés à la gouvernance... 3 26
» Gouvernabilité du territoire... sm d 26
» Insécurité et violence urbaine... ner S 26
» Croissance démographique non cOntrÔlÉE nn D 2 7
[page 8]
R V'iii
EDjeUX SOCIAUX .mnnnnennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnrss SZ O
» Pauvreté Urbaine ii nnnnnnnnnnnnnennnennnnnnnnnn S 28
» Mobilité et transport... inner d 28
» Risques sanitaires et environnementaux sm ZT
Enjeux ÉCONOMIQUES... 3 3 O
» Transition et structuration de l'ÉCONOMIE him S 30
» Développement de l’entreprenariat 10Cal.............. nn 330
» Structuration de l'offre touristique... SZ À
IV. PLANIFICATION 333
.L. VISION DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE rrrremeemmrennnns 3 34
4.2. OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE. 3 36
4.3. AXES D’INTERVENTIONS ET ORIENTATIONS STRATÉGIQUES............ 363
Orientations communales seen 363
Articulation entre les Objectifs de Développement Durables
et le Plan Communal de Développement enr 305
Articulation entre les Orientations nationales
et le plan communal de développement... 07
Schéma de financement du PCD eee 9 À
Programmation Pluriannuelle d’Investissement 396
Résumé du Plan Quinquennal d’Investissement 422
V. MISE EN ŒUVRE 429
» Coordonner les actions de développement... #30
» Développer des coopérations et des partenariats.…...…........….437
[page 9]
D
» Mobiliser et coaliser avec les acteurs étatiques.…...….........437
» Travailler en équipe et déléguer des pouvoirs... nn 432
+ Communiquer et rendre COMPTE... 33
» Démarcher auprès des autorités centrales et défendre le PCD 433
» Renforcer les capacités financières des Collectivités ……...…434
» Faciliter les mécanismes et mettre en place des structures
de service pour attirer les investissements 436
» Encourager l'investissement et...’ #36
le développement des secteurs productifs #36
» Mobiliser les forces vives de la COMMUNE nn 438
» Organiser et aménager le territoire COMMUNAL... 489
» Étendre les services sociaux sur le territoire À À
» Cadre institutionnel de la mise en Œuvre... 440
» Communication autour du PCD et mobilisation des acteurs 441
» Mobilisation de ressources et mécanismes de financement.…..…...….442
» Stratégies de mobilisation des ressources 442
» Suivi et évaluation de la mise en œuvre du PCD nn 443
» Actualisation du pcd de première génération... ÀD 3
[page 10]
RE
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Principales activités de la phase préparatoire rx 28
Tableau 2 : Principales activités de la phase de Diagnostic Communal.….......35
Tableau 3 : Tableau climatique de Cap-Haïtien ni inennenss 49
Tableau 4 : Températures moyennes mensuelles de Cap-Haïtien mm DO
Tableau 5 : Liste des espèces en danger critique d'extinction,
en danger et vulnérables sur la liste rouge de l'Union Internationale
pour la Conservation de la Nature (UICN) nn 7 3
Tableau 6 : Historique des cyclones dans l’histoire qui ont touché le département
du nord ainsi que la commune de Cap-Haïtien.….... x 7 6
Tableau 7 : Tendance environnementale en matière de risques d'éboulement
et de mouvements de terrain... GS
Tableau 8 : Répartition des habitations
et localités de la Commune par Section COMMUNAlE mms 93
Tableau 9 : Répartition de la population par sexe et par tranche d'âge en 2015 97
Tableau 10 : Répartition de la population par entité géographique
et administrative en 2015... nes O7
Tableau 11 : Principales sources d'énergie utilisée par le ménage pour la cuisson.….115
Tableau 12 : Circuits et états des grands tronçons reliant la commune
et les régions AVOISINANTES mm 16
Tableau 13 : Caractéristiques du réseau routier du centre-ville
vers les sections communales... 117
Tableau 14 : Connexion entre Bande-du-Nord
et les autres unités spatiales de la COMMUNE nr 117
Tableau 15 : Connexion entre Haut-du-Cap
et les autres unités spatiales de la COMMUNE nr 118
Tableau 16 : Connexion entre Petite Anse
et les zones de proximité de la COMMUNE mm À 19
Tableau 17 : Grands carrefours de circulation de la commune 119
Tableau 17 : Connexion de la commune avec les autres parties du pays …….… 120
Tableau 19 : Répartition hommes / femmes dans les administrations locales... 140
Tableau 20 : Répartition des institutions étatiques
et des services déconcentrés sur le territoire de la commune... 143
Tableau 21 : Organisations d'aide au développement LD 1
Tableau 22 : Synthèse des prévisions de recettes
pour l'exercice fiscal 2018-2019 en GOUTAES mm À D 4
[page 11]
x E
Tableau 23 : Synthèse des prévisions de dépenses
pour l'exercice fiscal 2018-2019. nues À D 6
Tableau 24 : Synthèse de l’évolution des recettes financières
au cours des 3 dernières années (2016-2019) mx 157
Tableau 25 : Bilan cumulatif des recettes collectées en pourcentage... 158
Tableau 26 : Relation entre la quantité de recettes collectées
et le nombre d'immeubles contribués nu LD 9
Tableau 26 : Potentiel fiscal des principales sources de recettes... 159
Tableau 28 : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces majeures
de la commune dans le domaine de la Gouvernance... 162
Tableau 29 : Effectif de la population en âge de scolarisation
suivant le niveau d'enseignement mx À 64
Tableau 30 : Répartition des infrastructures scolaires par niveau d'enseignement
et par espace géographique au niveau de la COMMUNE nn 167
Tableau 31 : Répartition des infrastructures scolaires par section communale
et poids des secteurs public et non public... 168
Tableau 33 : Répartition du nombre de salles de classe disponibles
par niveau d'enseignement et par unité spatiale. mx 171
Tableau 32 : Répartition des effectifs des élèves en fonction
de l’espace géographique de 1a COMMUNE nn 172
Tableau 34 : Répartition des effectifs des enseignants par niveau
d'enseignement et unité Spatiale mme À 73
Tableau 35 : État des bâtiments scolaires de la commune... 174
Tableau 36 : Infrastructures et installations importantes pour le bon
fonctionnement des établissements d'enseignement... 175
Tableau 37 : Catégories et statut des infrastructures sanitaires en fonction
de leur niveau de soins et le milieu... 184
Tableau 38 : Catégories et répartition spatiale des infrastructures sanitaires
de la commune en fonction de leur niveau de soins... 185
Tableau 39 : Ratio d'habitants desservis par les infrastructures sanitaires
en fonction de leur niveau de soins et du milieu... 187
Tableau 40 : Caractéristiques des infrastructures sanitaires de la commune
de Cap-Haïtien.…... nn 189
Tableau 41 : Caractéristiques des matériels et équipements
des principales institutions sanitaires... 101
Tableau 42. : Personnel administratif des établissements de santé... 192
Tableau 43 : Personnel technique des établissements de santé
de niveau secondaire et tertiaire nee 103
[page 12]
RE ii
Tableau 44 : Personnel technique des établissements de santé de niveau primaire. 194
Tableau 45 : Répartition des agents de santé communautaires
par institution de santé et ZOne gÉOgTAPhIQUE rx À 94
Tableau 45 : Répartition des matrones par institution
de santé et Zone gÉOgrAPhIQUE mm LOG
Tableau 47 : Personnel de Soutien des établissements de santé... 197
Tableau 48 : Statut du personnel des établissements
de santé du niveau secondaire et tertiaire. 1908
Tableau 49 : Statut du personnel des établissements de santé de niveau primaire... 199
Tableau 50 : Encadrement médico-technique suivant le nombre
de Personnel médical par habitant... nn 2 O0
Tableau 51 : Répartition du personnel technique par échelon mx 201
Tableau 51 : Prévalence des maladies et des symptômes couramment rencontrés..202
Tableau 53 : Niveau de prestation de soins des institutions
de santé de nIVEAU PriMAITE mme OS
Tableau 53 : Niveau de prestation de soins des institutions de santé
de niveau secondaire et tertiaire en 206
Tableau 55 : Organisations intervenant dans le secteur sanitaire
au niveau de la commune... 2 10
Tableau 56 : Alimentation des ménages dans la commune de Cap-Haïtien……….. 211
Tableau 58 : Composition des déchets ménagers produits
dans l’arrondissement de Cap-Haïtien. ns 218
Tableau 57 : Gestion des déchets ménagers au niveau de la commune 218
Tableau 59 : Gestion des déjections au niveau des ménages dans la communes.…219
Tableau 60 : Répartition des mares d’eau, lagons
et canaux non curés répertoriés au niveau de la commune... 221
Tableau 61 : Répartition des tas d’immondices
et dépôts sauvages répertoriés au niveau de la commune 221
Tableau 62 : Répartit8ion des organisations selon le milieu de localisation
et le domaine d'intervention... 2D8
Tableau 47 : Principales fêtes patronales à Cap-Haïtien et leurs dates... 263
Tableau 64 : Inventaire des Infrastructures de sports, de loisirs
et de divertissement dans la commune de Cap-Haïtien 266
Tableau 65 : Forces, Faiblesses, Opportunités
et Menaces majeures de la commune dans le domaine social 275
Tableau 66 : Calendrier cultural... 281
Tableau 67 : Liste des associations ou organisations
de pêcheurs recensées dans 1a COMMUNE mms 202
[page 13]
Xi
Tableau 68 : Prix des produits marins par marché d’après les commerçant-e-s.….295
Tableau 69 : Maisons et espaces à caractère memoriel dans le centre historique... 309
Tableau 70 : Sites historiques et monuments repertoriés dans la commune. 310
Tableau 70 : Classement des établissements hôteliers de la commune 315
Tableau 71 : Classement des restaurants selon
un référentiel du Ministère du TOUTISME men 3 16
Tableau 72 : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces majeures
de la commune dans le domaine ÉCONOMIQUE. rm 32 À
Tableau 73 : Cadre programmatique du PCD de 1a COMMUNE ns 337
Tableau 74 : Concordance entre le PSDH et le PCD de Cap-Haïtien.….…..… 365
Tableau 75 : Concordance entre les Objectifs de Développement Durables
et les objectifs du Plan Communal de DÉVel0ppemMEnt. mm 366
Tableau 76 : Concordance entre les orientations nationales
et les orientations stratégiques du PCD mm 308
Tableau 77 : Tableau synoptique des programmes et actions du PCD
de la commune de Cap-Haïtien pour 2022-2027 nr 37 0
Tableau 78 : Résumé du Plan d’Investissement nm 423
Tableau 79 : Indicateurs de suivi de la mise en oeuvre du PCD 446
LISTE DES ILLUSTRATIONS
Figure 1 : Vitesse moyenne du vent à Cap-Haïtien mm D À
Figure 2 : Occupation du sol de la ville de Cap-Haïtien (Haïti)
Qt Sa ZONE PÉTIPRÉTIQUE nn anne O7
Figure 3 : Moyennes climatiques à Cap-Haïtien entre 1901 et 2015 88
Figure 4 : Evolution de la population de Cap-Haïtien de 1920 à 2003.95
Figure 5 : Pyramide des âges de la population de Cap-Haïtien mm O6
Figure 6 : Projections de l’évolution de la population de Cap-Haïtien de 2009 à 2025.98
Figure 7 : Organigramme de la Mairie de Cap-Haïtien…..... ns 130
Figure 8 : Répartition, par source, des recettes collectées par la mairie 155
Figure 9 : Répartition des dépenses réalisées par la mairie exercice (2018-2019)....157
Figure 10: Évolution comparative des recettes de 2016 à 2019 158
Figure 11 : Modèle de soins de santé par niveau de résolution mm 182
Figure 10 : Structure du système de soins au niveau de la commune 183
[page 14]
RE : iv
Figure 11 : Variante urbaine de la structure du système de soins de santé 188
Figure 14: Circuit de commercialisation des produits agricoles... 284
Figure 14: Circuit de distribution et axe de commercialisation
des produits halieutiques de la commune de Cap-Haïtien 294
LISTE DES CARTES
Carte 1 : Localisation et limites administratives de la commune... 48
Carte 2 : Géoomorphologie de la commune de Cap-Haïtien ns D3
Carte 3 : Classes de pentes DD
Carte 4 : Carte hydrogeologique de la COMMUNE nn DO
Carte 5 : Ressources hydriques de la COMMUNE ns Ô À
Carte 6 : Géologie des sols de 1a COMMUNE mme 04
Carte 7 : Géologie des sols de 1a COMMUNE mme 00
Carte 8 : Occupation des sols de la COMMUNE nn OO
Carte 9 : Menace cyclonique d'Haïti. 7 8
Carte 9 : Vulnérabilité de la commune de Cap-Haïtien
par rapport à l’aléa innondation ne SO
Carte 10 : Menace sismique de la commune de Cap-Haïtien.…..... mn 84
Carte 11 : Menace de mouvement de terrain sur la ville de Cap-Haïtien…….……....86
Carte 12 : Risques d'inondation de la commune de Cap-Haïtien.…..... 90
Carte 13 : Découpage géographique
et administratif de la Commune de Cap-Haïtien mn O4
Carte 14 : Réseau routier de la COMMUNE 1 24
Carte 15 : Localisation des principales institutions publiques... 148
carte 15 : Localisation des infrastructures d'enseignement de la commune... 166
Carte 16 : Localisation des infrastructures de santé de la commune 186
Carte 17 : Localisation des points d’approvisionnement
en eau dans la commune de Cap-Haïtien.......... ns 215
Carte 18 : Localisation des points
d'assainissement de la commune de Cap-Haïtien..…... 223
Carte 19 : Localisation des infrastructures de sports et de loisirs de la Commune.…..265
Carte 20 : Localisation des infrastructures religieuses
et sites de dévotion de la COMMUNE nn 2 74
Carte 21 : Localisation des infrastructures commerciales de la Commune... 301
Carte 21 : Localisation des infrastructures et sites touristiques de la Commune…….307
[page 15]
SIGLES ET ACRONYMES £ NS
AFASDA: Asosyasyon Fanm Solèy Dayiti
AFD: Agence Française de Développement
AITOM: Association Intercommunale pour le Traitement des Ordures Ménagères
ALI: Agence Locale des Impôts
AMO: Assistance à Maitrise d'Ouvrage
ANARSE : Autorité Nationale de Régularisation du Secteur de l'Énergie
ASCP : Agent de Santé Communautaire Polyvalent
ASEC: Assemblée de Section Communale
BAC: Bureau Agricole Communal
BDS: Bureau du District Scolaire
BID: Banque Interaméricaine de Développement
BINUH: Bureau des Nations Unies en Haïti
BME: Bureau des Mines et de l'Energie
CAEPA: Comité d’'Approvisionnement en Eau Potable et Assainissement
CASEC: Conseil d'Administration de la Section Communale
CCIPN: Chambre de Commerce, des Industries et des Professionnels du Nord
CCS: Centre Communautaire de Santé
CDC: Conseil de Développement Communal
CDV: Centre de Dépistage Volontaire
CFPB: Contribution Foncière sur les Propriétés Bâties
CHUD: Projet de Développement Urbain au Cap-Haïtien
CIAT: Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire
CLAC: Centre de Lecture et d'Animation Culturelle
CM: Conseil Municipal
CNC: Conseil National de Coopérative
CNIGS: Centre National d'Information Géo Spatiale
CONATEL: Conseil National des Télecommunications
CP: Comité de Pilotage
CPE: Comité de Points d'Eau
CPT: Comité Européen pour la Prévention de la Torture
CSPJ: Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire
[page 16]
RE : vi
CT: Collectivités Territoriales
CTE: Centre d'Enfouissement Technique
DCP: Dispositif de Concentration de Poisson
DG: Directeur Général
DGI: Direction Générale des Impôts
DINEPA: Direction Nationale de l'Eau Potable et de l’Assainissement
DPC: Direction de la Protection Civile
DSN: Direction Sanitaire du Nord
DV: Délégué de Ville
EDH: Electricité d'Haïti
EMAT : Equipe Mobile d’Assistance Technique
EPA: Eau Potable et Assainissement
EPPIS: Entreprise Publique de Promotion de Logements Sociaux
FAES: Fonds d’Assistance Économique et Sociale
FDI: Fonds de Développement Industriel
FENAMH: Fédération Nationale des Maires Haïtiens
FENELAH: Fédération Nationale des Éleveurs de Lapin en Haïti
FFOM: Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces
FGDCT: Fonds de Gestion de Collectivités Territoriales
GAC: Groupe d'Action Communautaire
GIDE: Gestion Intégrée des Déchets Solides et de l'Environnement
GRD: Gestion des Risques et Désastres
HCR: Hôpital Communautaire de Référence
IFOS : Institut de Formation et de Services
IHSI: Institut Haïtien de Statistique et d'Informatique
INFP : Institut National de Formation Professionnelle
IST : Infections Sexuellement Transmissibles
MARNDR: Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
MARP : Méthode Accélérée de Recherche Participative
MCI: Ministère du Commerce et de l'Industrie
MDE: Ministère de l'Environnement
MDUR: Municipal Development and Urban Resilience
MENFP: Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle
MICT : Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales
MINUSTAH : Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti
MJSP : Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique
MPCE: Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
MSPP: Ministère de la Santé Publique et de la Population
MTPTC: Ministère des Travaux Publics, Transport et Communication
[page 17]
XV
OCB: Organisation Communautaire de Base
ODD: Objectifs de Développement Durable
ODN: Organisation de Développement du Nord
OFNAC: Office National de l'Aviation Civile
OGDNH: Organisation de Gestion de la Destination Nord d'Haïti
OMS: Organisation Mondiale de la Santé
ONG: Organisation Non Gouvernementale
ONI: Office National d’'Identification
ONPH: Organisation Nationale des Pêcheurs Haïtiens
OPC: Office de la Protection du Citoyen
OREPA: Organisation Régionale d'Eau Potable et d'Assainissement
PADF: Pan American Development
PAEEV: Plan d'Amenagement, d'Embelissement et d'Extension de la ville
PAPEJ: Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat Jeunesse
PAST: Projet d'Appui au Secteur Touristique / Projet d’Appui à la Préservation
du Patrimoine culturel et au Développement du secteur Touristique dans
le Nord d'Haïti
PCD: Plan Communal de Développement
PES : Paquet Essentiel de Services
PEV: Programme Elargi de Vaccination
PFC/PFSPC: Plan de Financement Communal /
Plan de Financement des Services Publics Communaux
PMAC: Programme de Modernisation de l'Administration Communale
PME: Petites et Moyennes Entreprises
PMI: Petites et Moyennes Industries
PNH: Police Nationale d'Haïti
PNUD: Programme des Nations Unies pour le Développement
PPP: Partenariat public-privé
PRAFIPUM: Programme d’Amélioration des Finances Publiques
PSDH: Plan Stratégique de Développement d'Haïti
PTF: Partenaires Techniques et Financiers
PTI: Programme Triennal d’Investissement
PU: Plan d'Urbanisme
RGA: Recensement Général de l'Agriculture
RGPH: Recensement Général de la Population d'Haïti
RNDDH: Réseau National des Défenseurs de Droits Humains
S.D.A.U: Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme
SAM: Société Anonyme Mixte
SAU: Superficie Agricole Utile
[page 18]
RE : iii
SDE: Services Déconcentrés de l’État
SNGRS: Société Nationale de Gestion des Déchets Solides
SOFA: Solidarite Fanm Ayisyèn
SONUC: Soins Obstétricaux et Néonataux d'Urgences Complets
SSPE: Services de Santé de Premier Échelon
TNH: Télévision Nationale d'Haïti
TPI: Tribunal de Première Instance
UICN: Union Internationale pour la Conservation de la Nature
UNESCO: Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture
UNICEF: Fonds des Nations Unies pour l'Enfance
USAID: United States Agency for International Development
VBG: Violences Basées sur le Genre
VIH: Virus de l’Immunodéficience Humaine
ZICO : Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux
[page 19]
LS
» l MOTS DE LA
COMMISSION MUNICIPALE
Capois, Capoises,
J'éprouve un immense plaisir de vous informer que
la Commune de Cap-Haïtien vient de se doter d’un .
puissant outil de planification pour les cinq pro-
chaines années, il s’agit du Plan Communal de Déve- 4
loppement plus connu sous le vocable de PCD. or À. ù 4
19 - F. *.
S'il est vrai qu’une maison doit avoir des fondations y - f g
solides pour résister aux aléas du temps, une Com- ) 4 “ Le
mune pour se développer durablement, doit-elle LL Pal <
aussi reposer sur un socle solide. PER >|
Ainsi, le PCD est un outil de promotion et de planifi- - EN
cation de la ville par la définition d’une vision, l’iden- j” 4 {
tification des axes stratégiques de son développe- | AN
ment et l'élaboration d’un plan d'action définissant mn __J NN
des programmes et des projets échelonnés sur le Yvrose Pierre, Mairesse principale
court, moyen et long terme.
Ce Plan Communal de Développement est élaboré sur la base d’un diagnostic multisectoriel
traitant des thèmes urbains, économiques, sociaux, culturels, environnementaux et de gou-
vernance, tout en veillant à prendre en considération les thématiques relatives au genre et
aux jeunes. Il est conduit selon un processus participatif intégrant l’ensemble des acteurs
locaux (publics, privés, société civile.) afin de garantir un développement durable de la
commune.
Ce plan est élaboré dans le cadre du projet MDUR mis en œuvre par UCP/MICT (ministère de
l'Intérieur et des Collectivités) avec un financement de la Banque Mondiale et de l’accompa-
gnement technique de l’Institut de Formation et de Services (IFOS).
[page 20]
RE
Il est donc le fruit du travail acharné et engagé de beaucoup d’acteurs de la commune qui a
commencé depuis mars 2020 avec des discussions préliminaires avec des acteurs locaux.
En effet, l'élaboration de ce PCD est un grand pas. Cependant, sa mise en œuvre en est une
autre. Parce que je sais ce dont les Capois sont capables, je suis persuadée qu'ensemble nous
pouvons contribuer à la mise en œuvre de ce plan. Nous pouvons avancer et travailler en-
semble quelles que soient les difficultés que nous rencontrons.
C'est en effet du côté de l'adoption de ce PCD et de son implémentation que se trouvent
les clés de l'avenir de notre ville, où cohabitent et s’influencent un nombre incalculable de
richesses.
Enfin, mes remerciements vont à ceux et celles qui nous ont aidés à réaliser ce grand travail.
Le Cap renaîtra de ses cendres !
7 a fr
Mairesse principale
[page 21]
fr!
Fé
; Éd
“ÿ . L. |
à
|
" x di
it a
INTRODUCTION
A: la Constitution de 1987, Haïti a fait le choix de la mise en place d’une politique de dé-
centralisation dont le processus tarde encore à se matérialiser en raison de la lenteur des
acteurs politiques. Cependant, la Collectivité Territoriale Communale joue pleinement son
rôle moteur de développement et de desserte à la population en services de base. Il s’agit d’un
tournant décisif dans l’histoire du pays, car les Communes redeviennent un cadre territorial de
gestion à part entière des services publics.
Ainsi, la participation des communautés au processus de développement de leur zone se
pose désormais comme une condition indispensable pour toute intervention visant l’amélio-
ration des conditions de vie des gens. Dans ce contexte, le Plan Communal de Développement
(PCD), élaboré sur une période de cinq (5) ans sous le leadership des Autorités Communales
permet d’impliquer les différentes catégories sociales et économiques de la population à
travers une approche hautement participative. L'élaboration du PCD de Cap-Haïtien, la base
de planification de développement social et économique de la commune prend en compte la
réalité socio-économique de l’ensemble de la Commune tout en s’alignant aux orientations
sectorielles et nationales. Ce processus permet d'identifier les atouts et les contraintes dans
plusieurs secteurs pour mieux cerner la problématique du développement et aboutir ainsi à
la définition des actions prioritaires en vue de leur réalisation dans le cadre d’une program-
mation physique et financière étalée sur une période de cinq (5) ans.
Le PCD se veut, comme outil de planification, un cadre de référence et d’actions à travers des
projets prioritaires pour la commune, les sections communales, l'administration centrale et
[page 22]
RE 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
les entrepreneurs. À ce titre, le PCD est un tableau de bord devant orienter le conseil commu-
nal dans l'élaboration du budget annuel de la commune pour les investissements à court, à
moyen et à long terme en tenant compte d’abord des recettes communales, des transferts et
des subventions de l'administration centrale institués par la Constitution et les lois.
4 COMPOSANTES DU PCD
Ce PCD comporte quatre (4) grandes composantes :
E DIAGNOSTIC LA VISION STRATÉGIQUE
TABLEAU SOCIO-ÉCONOMIQUE ET > VISION
INSTITUTIONNEL ET PHYSIQUE DE LA > ORIENTATIONS
COMMUNE > OBJECTIFS
LA PROGRAMMATION
> PROGRAMMES LA MISE EN ŒUVRE
> ACTIONS > MESURES POLITIQUES, ÉCONOMIQUES
> SCHÉMA DE FINANCEMENT ET SOCIALES
> PLAN D’INVESTISSEMENT > STRATÉGIES ET MÉCANISMES DE MISE
EN ŒUVRE
> DISPOSITIFS DE SUIVI ET D'ÉVALUATION
A F 4 ; LA | | ". [,
1 w er d \ ; ne rl. è 11 da
L C ‘D É EL -4# ;
: k ä ji k È Li D -+ 7l ur FL i . 3
“ | 1 ture | ER ET à #
pt : pt 2 ‘ we, | ; me Î F-
É . Fee | si LE F- LI
’. nl io - | 1 |
A + | . | À
| F4 =. | 4 LE
E 7 |: =
ALL LL MTL TN Less, D À
F AGE RAA BAT ARE / LT H5 LR FRULTESSEEES i -
ur L. =
L E Æe a
En
[page 23]
1 ge ee ete mn Fe
MÉTHODOLOGIE
de démarche d'élaboration du Plan Communal de Développement (PCD) de
Cap-Haïtien est inspirée du guide méthodologique du Ministère de la Pla-
nification et de la Coopération Externe (MPCE). Ce cadre méthodologique-type
préconise la réalisation des activités du processus en quatre grandes phases :
la phase préparatoire, la phase de diagnostic communal, la phase d’'élabora-
tion du Plan Communal de développement ou Planification et la phase de mise
en œuvre. Chacune de ces phases est déclinée en plusieurs étapes elles-mêmes
constituées d'une série d'activités. Dans son ensemble, la démarche a favorisé,
d’une part l'implication et la participation des acteurs locaux (h/f) et d'autre
part, la responsabilisation des élus locaux (h/f), porteurs du processus.
Le mi us 1° r,
Fr u Me ="
= at rate 5
ee. … ee maple me eco EE
a +
= à
D à
[page 24]
.p x
1 PM SA ) s : ! | -.
EE dE 2121 NP 4 DLL:
0 F4 D —_——_— z
- DIT 00111100
x Wersmve.z
LS ts Le
>» f PA} Ld L2 L
# C4 NII >, |
2m x TR Ÿ
“ ph GE D“ s
JWe\ pr = mt 2: seems :
RTE do
4 > | { ko L A, + ka x | :
0 2 ÿ 2, E. [1 à eu =
À 7 $ \ 7 Lu Le
Sie ” d pa 7 M LA ? || 4 ; =
“À æ- ; | (
+ .
. _— - - ES
1 4 ps 1 f dll
< SAN ==
- ni f ; à 4 +
” ; AU é
SN 1 15e À
à LE () sation
[page 25]
1.- MÉTHODOLOGIE 25
L1.1 N
PHASE 1 : PREPARATION
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Ensuite, une rencontre d’information et de
composante 2 du projet « Municipal Deve- concertation a été organisée avec tous les
lopment and Urban Resilience » (MDUR) élus locaux (h/f) pour dégager une compré-
exécuté par le MICT et le MTPTC et financé hension commune de la méthodologie, dé-
par la Banque Mondiale, l'Equipe Mobile finir leurs rôles et responsabilités, et avoir
d’Assistance Technique (EMAT) pilotée par des garanties sur leur niveau d'engagement
l'Institut de Formation & de Services (IFOS) dans le processus. Puis les cadres de l’ad-
a accompagné la Mairie de Cap-Haïtien ministration municipale ont été sollicités
dans l'élaboration du Plan de Développe- pour la planification des activités ayant
ment de la Commune. rapport avec le PCD, l'élaboration d’un plan
de travail et d’un calendrier, l'identification
En février 2020, le bureau de coordination des secteurs d'activités socio-économiques
de l'EMAT dans le Nord s’est entretenu avec de la commune et les différentes parties
le Conseil Municipal pour fixer les termes prenantes devant prendre part à cette dé-
de l’accompagnement sur l'élaboration du marche.
PCD.
En ce sens, tous les acteurs (h/f) conférant
Après cette rencontre, une équipe d'assis- une représentativité territoriale, secto-
tance technique pluridisciplinaire a été rielle, générationnelle, politique, religieuse
constituée par l’Institut de Formation & de et de genre ont été informés de la décision
Services (IFOS) pour mener à bien le pro- du Conseil Municipal de se lancer dans le
cessus. Pour ce faire, les membres (h/f) de processus et ont été invités à y participer.
l'équipe ont d'abord pris contact avec le Ainsi donc, plusieurs autres étapes ont été
Conseil Municipal (CM) pour échanger sur franchies à cette phase, à savoir le lance-
le processus d'élaboration du PCD. Puis, ment du processus, le montage et la for-
ils se sont penchés sur le rôle fondamental mation du comité de pilotage, la formation
que le CM devra jouer pour aboutir au PCD techniques des animateurs et animatrices,
lui-même qui est un document de politique ainsi que la sensibilisation autour du pro-
publique et de planification stratégique ter- Cessus.
ritoriale à l'échelle communale.
ÉTAPES DE Lancement du processus
LA PHASE DE Montage et formation du comité de pilotage
PRÉPARATION Recrutement d'animateurs et animatrices
Formation technique des animateurs et anima-
trices
[page 26]
A ANCEMENT MDUR au regard des recommandations du dé-
4 DU PROCESSUS cret de février 2006 portant sur l’organisation
RE NN NN le tonetionnementuestcommnunen laiton ten
: .. p : PORN Au cours de cette rencontre, l'emphase a été
Le Conseil Municipal avec l'appui de l’équipe : la né N. l à du CDC
d'assistance technique a organisé le lancement mise SUL EE pour Es, MEMDLES ON
officiel du processus à la mairie de Cap-Haïtien de constituer un Comité de Pilotage du proces-
le 24 juin 2020 où différents acteurs (h/f) ont sus d'élaboration du PCD, conformément au
pris part. Ne pouvant se regrouper en grande Cadre méthodologique-type du MPCE.
foule à l’heure de l’état d'urgence sanitaire lié | , :
à La GONE. 19, La cénémonte € éomire cle Par la suite, l’équipe d'assistance technique a
vingtaine de er en présentiel repré- organisé un atelier d’information des membres
sentant les leaders (h/f) communautaires, des ducpC SUD Ja TEUON dupcomité[desPilos
membres (h/f) de la société civile et des sec- tage à partir des dispositifs légaux et des docu-
teurs d'activités de la vie communale, la presse, ments de référence disponibles en la matière.
les autorités locales et le commanditaire. Un Ainsi, les membres du CDC se sont-ils constitués
arrêté communal élaboré pour indiquer que en Comité de pilotage (CP), composé d'acteurs
le CM a choisi d'entreprendre cette démarche (h/f) de différents secteurs de la vie commu-
a été lu au cours de cette rencontre publique, nale, représentant les collectivités territoriales,
puis publié et diffusé dans tous les espaces pu- l'administration communale, les services dé-
blics afin que nul n'en n'ignore. concentrés de l'Etat, la société civile dont les
organisations communautaires de base, les
organisations de femmes, les associations de
D e MONTAGE ET >: personnes à mobilité réduite, etc.
s à | FORMATION DU COMITÉ _____
( ñ DE PILOTAGE Le CP, constitué de vingt-cinq (25) membres,
« (9) membres et présidé par le maire principal
Après le LENTENGUE la Mairie a convoqué les selon les prescrits de la loi, est le mécanisme
HE Gt Conseil ie DÉElUppETENt ous de participation locale de manière organisée et
munal (CDC) déjà mis en place par le projet EN.
En vue de renforcer les capacités du CP, une for-
mation portant sur la dynamique de dévelop-
=. pement local et la méthodologie d'élaboration
| + | ] du PCD a été conduite dans le but de permettre
ï P
| 4 aux membres du CP de s'approprier de la dé-
| Pprop
l'An 0 5 ag 3! _ . marche et de mieux comprendre la logique du
Ds a” sy À ra mé: D: é £
hr 2 ph AE 4 & développement local dans un contexte de dé-
C = EE , centralisation. À la suite de cette formation, un
7 > e — D + calendrier prévisionnel a été soumis au CP ainsi
à “74 4 PTE 4 qu'un document de participation qui retrace les
| À > | Wei} grandes lignes d'actions à entreprendre et le
« c mécanisme de participation des acteurs locaux
L, Æ 7? y (h/f) à chaque phase et étape du processus.
G& Comité de pilotage en formation
[page 27]
e
: ou RECRUTEMENT D’ANIMA- .® © FORMATION TECHNIQUE
1 ”,- TEURS ET ANIMATRICES Si? DES ANIMATEURS
ET ANIMATRICES
Compte tenu dela diversité de l’espace commu- RE RON RENE NN
nal et de la complexité du processus lui-même, Rae À ; :
: . Pour réaliser à bien leur travail, les animateurs
quatorze (14) animateurs et deux (2) anima- : : AAA
: nn etanimatrices ont participé à quatre (4) grands
trices, demeurants et domiciliés dans la com- : : : :
ns , ateliers de formation et plusieurs ateliers
mune, ont été recrutés sur concours. Ils/elles RE : es :
x ae tre (4 ] é d'orientation ponctuels. La première session
son EC ENS EURE) pour ù con 1e de formation a duré deux (2) jours. Elle a été
ville, quatre (4) pour la première section de eZ : +2
= organisée conjointement avec celle du comité
Bande-du-Nord, quatre (4) pour la deuxième de pi ; R £ 2
: à . e pilotage et s’est déroulée sur le développe-
section de Haut-du-Cap, soit trois (3) hommes 2 ur :
" D £ . tre (4 to (TE ment local et la méthodologie d'élaboration du
GAMENEO BONE NE CN ES JE io (( ) PCD. Puis, une deuxième session d’une durée
hommes et une (1) femme pour la troisième : ; 2 2
: : de deux (2) jours, s’est portée sur les méthodes
section de Petite-Anse. : ; À nent
ettechniques d'enquêtes, l’utilisation de smart-
- phones et de tablettes électroniques pour la
réalisation d’une enquête portant sur l’inven-
taire des infrastructures et la collecte de don-
nées socio-économiques sur les ménages, effec-
tuée sur la base d’un échantillon.
Par la suite, un troisième atelier de sept (7)
à. | ss R. . (R \ jours a été réalisé sur les techniques d’anima-
Va } ns 4 1 tion de groupes, la conduite des rencontres de
\ LE ex s Ve sensibilisation, l’organisation des ateliers de
Eh fl
’ d: \t4 + LE : | Diagnostic et l’utilisation de quelques outils
| @ À de la Méthode Accélérée de Recherche Par-
\g À ticipative (MARP) particulièrement la FFOM
” — 4 - (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces) et
s É TTC le calendrier saisonnier qui allaient être utilisés
$ Animateurs en formation pour le diagnostic participatif. Finalement, une
quatrième session de formation de deux (2)
, , , N jours portant sur les outils et la réalisation des
Les animateurs Œ TERRES onbeteregrous ateliers de vision, d’orientations stratégiques,
pes a SEE (7) equipes En CSN CRE ces d'identification et de formulation des actions
Besoins ICONE des CHAQUE EEE ATAlE du PCD a été organisée pour les facilitateurs,
EAUES CABLES HHOVIAUENLES ne ŒHrauR. 167 facilitatrices et un groupe plus restreint des
elles avaient pour mission d'organiser des animateurs et animatrices,
rencontres de sensibilisation dans les sections
communales et au centre-ville avec l’aide des En dehors de ces ateliers de formation for-
CASEC, ASEC, Délégués de ville et des Maires, melle, plusieurs ateliers d'orientation ont été
de co-animer les ateliers de diagnostic partici- organisés à l'intention des facilitateurs et facili-
patif et de collecter des données quantitatives tatrices auxquels ont pris aussi part les anima-
sur les différents secteurs d'activités socio-éco- teurs et animatrices. Ils se sont portés notam-
nomiques sur tout le territoire communal. ment sur les outils et méthodes, la planification
et la réalisation des ateliers sur le montage du
[page 28]
cadre programmatique, les lignes d'actions cipant-e-s, ont été réalisées avec l'implication
stratégiques, la programmation physique, la des autorités locales. Elles ont été tenues dans
programmation par compétences des acteurs, les seize (16) regroupements répartis sur l’en-
la programmation financière, les mesures poli- semble du territoire communal.
tiques, économiques et sociales ainsi que sur
les mécanismes de mise en œuvre du PCD. Outre ces rencontres formelles, un plan de com-
munication a été élaboré pour la tenue d’activi-
» tés de communication de nature diverse autour
<SENSIBILISATION du PCD, notamment des focus-groupe avec des
AUTOUR DU PROCESSUS acteurs clés, des rencontres avec des groupe-
NE ON ments communautaires, la confection de ban-
. eo deroles, des visites de presse et la publication
Seize (16) rencontres de sensibilisation for- nn , :
; n. , un. d'articles et de photos sur les réseaux sociaux
melles d’une demi-journée chacune, réunissant ; :
ue © € . . ingt dix (690) re dans le cadre d’une campagne de communica-
us de six cent quatre vin, ix arti- :
P q 8 P tion de masse sur les activités du PCD.
Institu-
Structures : :
ne tions Outils de
Activités Respon- q e RAR
impli- référence
sables _
quées
Prise de décision CM IFOS Cadre méthodologique type du
du CM d'élaborer le MPCE proposant la démarche pour
PCD et commande au l'élaboration du PCD - Note circu-
Directeur Général de laire - Lettre d'invitation des CASEC,
la Mairie d'informer ASEC et DV - Canevas d'ordre du
les cadres de l’admi- jour pour la rencontre avec les
nistration communale cadres de l’administration commu-
et d'inviter les CASEC, nale et la rencontre avec les CASEC,
ASEC et DV à une ren- ASEC et DV
contre
Rencontre d'informa- |CM IFOS Cadre méthodologique type du
tion et de planification MPCE proposant la démarche pour
du CM avec les cadres l'élaboration du PCD - Ordre du jour
de l’administration pour la rencontre avec les cadres de
communale l'administration communale
[page 29]
1.- MÉTHODOLOGIE 29
Structures Institur .
ANA tions Outils de
Activités Respon- : e LES
sables impli- référence
quées
Elaboration du calen- |CM et IFOS CM, Admi- | Plan du Diagnostic Communal -
drier de travail, d’ou- nistration | Outils de collecte - Méthodologie
tils et préparation des municipale | pour le Diagnostic d'experts et celui
arrêtés communaux et IFOS participatif - Canevas de calendrier
- Canevas d’avis de recrutement des
animateurs/animatrices et d’arrêtés
communaux
Rencontre de concer- |CM CM, CASEC, | Cadre méthodologique type du
tation et d’implication ASEC, DV et | MPCE proposant la démarche pour
des CASEC, ASEC et DV IFOS l'élaboration du PCD - Extrait du
décret portant sur l’organisation et
le fonctionnement des communes -
Outils sur la participation et d’adhé-
sion des CASEC, ASEC et DV au
processus - Avis de recrutement des
animateurs et animatrices - Ordre
du jour pour la rencontre avec les
CASEC, ASEC et DV
Rencontre d'informa- |CM CM, SDE, Cadre méthodologique type du
tion et de sensibilisa- OCB,ONG | MPCE proposant la démarche
tion des acteurs de la etautres pour l'élaboration du PCD - Avis
société civile et des organismes | de recrutement des animateurs et
structures déconcen- animatrices
trées de l'Etat
Rencontre d’élabo- CM Adminis- Canevas plan de communication -
ration d’un plan de tration Modèle de Banderole - Brouillon de
communication et de municipale |l’arrêté communal sur le lancement
planification du lance- et IFOS
ment du processus
Lancement et publica- | CM CM, CASEC, | Liste des parties prenantes - Arrêté
tion de l'arrêté sur le ASEC, communal sur le lancement
processus d’élabora- DV, SDE,
tion du PCD OCB, ONG
et autres
organismes
[page 30]
RE : 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Structures LES :
ne tions Outils de
Activités Respon- : e LES
sables impli- référence
quées
Montage du Comité CM CM, CASEC, | Décret portant sur l’organisation et
de pilotage ASEC, le fonctionnement des communes -
DV, SDE, Liste des parties prenantes contac-
OCB,ONG |tées - Cadre de mise en place du
etautres Comité de Pilotage
organismes
Recrutement des ani- |Administra- |CMetIFOS | Avis de recrutement - TDR anima-
mateurs et animatrices | tion munici- teurs et animatrices - Outils d’éva-
pal luation des postulant-e-s
Formation des CM CM, CP Module de formation des membres
membres et publica- etIFOS du CP -
tion de l'arrêté sur le Arrêté communal sur la création du
montage du Comité de Comité de Pilotage
Pilotage
Formation technique |IFOS IFOS Module de formation des anima-
des animateurs et ani- teurs et animatrices
matrices
Rencontres de CPetAdmi- |CM, CP, Cadre méthodologique type du
sshilietion nistration Adminis- MPCE proposant la démarche pour
municipale tration l'élaboration du PCD
municipale
etIFOS
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Guide méthodologique du MPCE / Phase préparatoire du PCD / 2020
EFR
PHASE 2 : DIAGNOSTIC COMMUNAL
Cette phase a permis, selon une approche DIAGNOSTIC TECHNIQUE
alliant le regard du /de la technicien-ne et =
la perception des habitants (h/, d'identi- Le diagnostic technique dont l'objectif est
fier les atouts du territoire et les grandes de faire l'inventaire des potentialités et
° : . potentialités et un
contraintes qui entravent son développer état des lieux descriptif de la commune a été
ment. Le diagnostic communal a été réalisé réalisé selon une approche quadrangulaire
en deux (2) étapes déroulées simultané- conduite autour de ces actions clés: Consul-
ment, le Diagnostic technique et le Diagnos- tation documentaire et revue des données
tic participatif. statistiques, enquête socio-économique,
consultations et entretiens semi-structu-
rés avec des acteurs clés, visites de terrain.
[page 31]
CONSULTATION DOCU- pue de chaque secour d'activités, dues
’espace territorial et sa situation pour dégager
MENTAIRE ET REVUE DES les pistes d’actions à entreprendre en matière
DONNEES STATISTIQUES de gestion et d'aménagement du territoire ainsi
que des mesures de mitigation des risques et
Les membres de l’équipe technique de l’IFOS désastres naturels.
affectés à ce travail ont procédé à une revue
de littérature sur la base des documents per-
tinents disponibles au niveau local, départe- ( CONSULTATIONS
mental et national. Dans le cadre de cette re-
vue, l’équipe a priorisé tous les documents de PE! ET ENTRETIENS z
stratégies régionales ou nationales, tels le Plan SEMI-STRUCTURES AVEC
Stratégique de Développement d'Haïti (PSDH), DES ACTEURS CLES
le Plan d'aménagement Nord / Nord' Est (2012- DR TOR TR NES
2030), des documents qui décrivent et/ou pré-
Sentene le cadre ne et Den du Ciacure des dome (2) Jronnqiens et fee
territoire (limites administratives, ressources DIcIennes de l'écrire de CET IonIISe er
naturelles et potentialités, contraintes, équipe- __ Héeiisé UnEMA deux LsEn(s) de E
ments et infrastructures, etc.), des dossiers et rain et rencontré centains acteurs clés @/ ù
rapports administratifs ; des orientations de des Secteurs ou lesquels ils/ cles travaillent
développement des Collectivités Territoriales et _ ont tré des éléments pertinents CDCON,
(CT) préconisées par le pouvoir central ; des plémennié aux GOCEns disponibles. Dans
documents légaux relatifs aux CT en particulier Je abs d une ren de Nr.
et à la planification et la gestion du développe- € ce genre SE UE 16a IsÉes. LS ac (| /9
ment en général. Des cartes géographiques et consultés ont été surtout des informateurs clés
thématiques élaborées par le Centre National COMMON) SERRES des
d'Information Géo Spatiale (CNIGS) ont été Lab Es (h/f, des tes COS
aussi consultées et analysées pour en tirer des Hon publique au niveau de lacommune etes
données utiles, autorités locales (h/f).
e
: D 2 VISITES DE TERRAIN
SOCIO-ECONOMIQUE Outre les entretiens semi-structurés avec les
acteurs/informateurs clés (h/f), plus d’une
Cette revue documentaire a été complétée par quinzaine de visites d'observation ont aussi été
un inventaire des infrastructures et la collecte réalisées par des techniciens et techniciennes
de données socio-économiques sur les mé- en gouvernance locale, gestion de risques et dé-
nages, le fonctionnement des organisations et sastres, genre, éducation, santé et en question
institutions de la commune. Cette enquête qui sociales en vue d’une meilleure appropriation
a duré vingt-deux (22) jours, a été réalisée sur et appréciation de la situation et du contexte
vingt-deux (22) Sections d'Énumération (SDE) local. Ces technicien-ne-s ou professionnel-le-s
et a ciblé 401 ménages suivant une logique de mobilisé-e-s par IFOS ont été accompagné-e-s
dix-neuf (19) ménages par SDE sélectionnées d’animateurs ou animatrices et d’autochtones
dans l’échantillonnage repartis sur l’ensemble pour l'observation de l’espace et des zones dif-
des unités spatiales de la commune. Seize (16) ficiles d'accès. Ces visites ont permis de cerner
animateurs et animatrices ont procédé à la col- la réalité de la commune et de confronter les
lecte des données. Aussi, cette étude de base données recueillies avec le vécu des habitants
a permis d'identifier les risques auxquels la (h/f.
commune fait face, de mieux connaitre les réa-
[page 32]
RE 2 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
DIAGNOSTIC PARTICIPATIF différents secteurs. Le choix des partici-
= pant-e-s à ces ateliers a été fait à l'initiative
h . . . des élus locaux (h/f), des animateurs et ani-
Cette étape analytique du diagnostic com- . Lo (h/9 .
, a 4 _ . matrices ainsi que sur la recommandation
munal s’est déroulée de manière simulta- Le . <
a . . . . des participant-e-s aux ateliers de sensibi-
née avec le diagnostic technique descrip- ee Lx
. . . Le lisation de manière que toutes les couches
tif. Le but du diagnostic participatif est . . k 4
, ; sociales soient représentées en tenant
d'analyser le fonctionnement de tous les compte de la dimension spatiale
secteurs d'activité des différentes entités p p ‘
géographiques afin de confronter les don- Pour faciliter la collecte de données plus
nées du diagnostic technique avec le vécu spécifiques et une meilleure participation,
des communautés et de collecter des infor- d’une part l'outil FFOM a été utilisé en rai-
mations plus qualitatives avec l'outil FFOM son de sa simplicité et sa facilité à manipu-
en procédant par des ateliers participatifs. ler et d'autre part, l'analyse a été abordée
Dix sept (17) ateliers ont été réalisés à deux soit par thématique, soit par secteur. Ainsi,
niveaux territoriaux : les trois (3) sections trente et un (31) thématiques et/ou sec-
communales et le centre-ville. Ces ateliers teurs dans les domaines de l’économie, du
ont réuni des acteurs clés (h/f) des sections social et de la gouvernance ont été analysés
communales et du centre urbain issus de à partir de cet outil.
La
)
SECTEURS D'ACTIVITES PAR DOMAINE
)
D'INTERVENTION DOMAINE SOCIAL
MILIEU PHYSIQUE ET LES > en et formation
ORGANISATION DU TERRITOIRE Fe > Santé
> Risques et Désastres / Changements ‘ > Sécurité alimentaire et nutritionnelle
Re climatiques > Eau, hygiène Publique et Assainissement
%” > Environnement et cadre de vie > Justice et droits humains
> Foncier et cadastre > Sécurité . :
> Urbanisation, habitat et logement > Etat civil et identification de la population
> Energie, électricité et éclairage public > Genre et inclusion sociale :
> Communication, mobilité et transport > Organisations et société civile
> Tonmnetion ct Nordies > Sports, loisirs et activités culturelles
Technologies de l'information et de la > Arts et lettres : .
Conamation > Culture, cultes et confessions religieuses
DOMAINE DE LA GOUVERNANCE DOMAINE ÉCONOMIQUE
> Administrations locales et services > Agriculture et sylviculture
déconcentrés ail > Elevage
> Fiscalité et Finances locales ail > Pêche et aquaculture
> Partenariat, intercommunalité et > Mines et Carrières
coopération décentralisée > Bâtiments et travaux publics
> Patrimoine, tourisme, hôtellerie et restau-
ration
> Artisanat, métiers et industries créatives
> Commerce et institutions financières
> PME/PMI et industries
[page 33]
F
: 4
».
[l à À dr
€: 1 ù (
: cut ; \ J
”. # = )
‘ \ L" € k
PARLE : _
+ AEPTEX\ ——.
10
= "4 pr
Ce — = | de 20 spé » bal mémqien Ye L
* 4 : " Müde . Sante Rrutagns ne | he
È À sa 0 Ale pe vu Ta sun Kaka
ré \ | sa 4 pas Aéttu nauss ?.
+ F . J anertiendie dolan à pass E
7: _ 4 Pénbire ca Koo Tan Kanztmz ye
L# À ÉITERS .
EN LA Ss "
. À \ AL = m2 . ae 5
D Lu 11
ES LA
4 3 SG Diagnostic participatif s RZ
[page 34]
RE 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Un atelier participatif de quatre (4) jours L'atelier de priorisation qui a succédé celui
a été réalisé dans chacun des 12 regroupe- de mise en commun communal consistait
ments des sections communales et celui du à identifier les secteurs prioritaires et à
centre-ville où chaque thématique ou sec- réaliser une FFOM dite FFOM majeure où
teur a été analysé(e) par au moins trente les plus grandes forces, faiblesses, oppor-
(30) participant-e-s. Dans chaque atelier, les tunités et menaces sont sélectionnées par
participant-e-s ont été réparti-e-s en 5 à 6 les participants (h/f) par domaine et par
. 4 ordre d'importance. Ces exercices effectués
sous-groupes de travail constitués en fonc- . cé nnts ste
. , avec des matrices de classification ont été
tion du secteur d'appartenance de chaque x Lx .
à . très animés compte tenu des enjeux pour
membre ou de son niveau de maîtrise du do- PR
chaque catégorie d'acteurs (h/f). Il a fallu
maine. Le résultat du travail de chaque sous- trouver un consensus à chaque fois ou de
groupe a été retravaillé en grand groupe en faire un vote lorsque le consensus était dif-
vue de l’enrichir et le valider par les partici- ficile à trouver.
pant-e-s.
Pour approfondir leur analyse, les techni-
Ensuite, trois (3) ateliers de mise en com- cien-ne-s ont conduit dix sept (17) ateliers
mun et de priorisation ont été organisés, thématiques sectoriels spécifiques. Ces
soit un dans chaque section communale. ateliers ont été réalisés sur l’ensemble des
Les participants et participantes à ces ate- thématiques regroupées en 17 secteurs ou
liers, au nombre d'une cinquantaine, ont été domaines. Ils ont ouvert des horizons nou-
choisis par leurs pairs au moment des ate- veaux sur l'analyse des secteurs à partir
liers de diagnostic participatif au niveau des de nouvelles réflexions, des pistes de solu-
regroupements des sections communales. tions identifiées et des stratégies de mise
Il s'agissait dans le cadre de ces ateliers de en œuvre de certaines actions. Finalement,
sortir avec des FFOM pour chaque secteur l'équipe a procédé à un état sommaire des
et pour la section communale qui sont les services administratifs et techniques de la
résultats d'un travail de synthèse et de com- Mairie sur la base d’une grille d'entretien et
pilation à la suite du consensus entre les ac- à partir de l'outil FFOM.
teurs (h/f). Les secteurs et les FFOM priori-
taires pour chaque section communale ont Les diagnostics technique et participatif
été aussi identifiés et classés. ont permis à l’équipe technique multidisci-
plinaire (Agronomie, Economie, Sociologie,
Puis un atelier de mise en commun com- Urbanisme, Génie, Médecine, Education,
munale a été organisé. Les cinquante (50) Genre, Gouvernance et décentralisation,
délégués de cet atelier, à raison de douze Droit, Fiscalité, etc.) mobilisée par IFOS de
(12) par section communale et quatorze faire une analyse approfondie de la situa-
(14) pour le centre-ville, ont été choisis par tion communale en vue de produire ce do-
leurs pairs. Ces ateliers ont permis de sortir cument de Diagnostic. Ensuite, le document
avec des FFOM pour chaque secteur et/ou a été distribué à un groupe restreint de
thématique et pour la commune qui sontles personnes ressources, de cadres de la com-
résultats d’un travail de mise en commun et mune en vue de formuler leurs recomman-
de consensus entre les acteurs (h/f). dations et d'exprimer leurs réserves. Par
suite de ces consultations, les recomman-
[page 35]
1.- MÉTHODOLOGIE 35 RE
dations ont été prises en compte par l’équipe technique pour la version considérée comme
finale. Le document de diagnostic constitue le socle et la base des réflexions techniques et
politiques pour la phase ‘Elaboration du PCD”’ en mettant l'accent sur les priorités dégagées.
TABLEAU 2 : Principales activités de la phase de Diagnostic Communal
Activités Structures Acteurs impliqués Outils
responsables
DIAGNOSTIC TECHNIQUE
Consultation IFOS et CP Technicien-ne-s PSDH, Cartes thématiques CNIGS,
documentaire et sectoriel-le-s Documents statistiques IHSI,
revue des données Documents spécifiques sur la
statistiques commune, etc. ;
Inventaire des IFOS, CP et Animateurs et anima- Questionnaires numériques et
infrastructures et | Administra- trices masques de collecte de données ;
enquête socio-éco- |tion munici-
nomique sur les pale
ménages
Consultations et IFOS, CP et Technicien-ne-s sectoriel- | Outils de collecte ;
entretiens avec des : Administration | le-s et personnes res- Guides d'entretien :
acteurs sectoriels clés | municipale sources de la commune
Visites d'observa- | IFOS, CP et Technicien-ne-s secto- Cartes thématiques; Grilles
tion Administration | riel-le-s ; Animateurs et | d'observation;
municipale animatrices
DIAGNOSTIC PARTICIPATIF
Ateliers de Dia- IFOS assistée |Représentant-e-s secto- | Calendrier ; Documents de
gnostic Participatif | par le CP riel-le-s, CASEC, ASEC, méthodologie ; Textes sectoriels
DV, SDE, ONGetautres | de Diagnostic technique ; Fiches
organismes techniques de Diagnostic Partici-
patif ; Guides d’entretien ; Outils
de la MARP ; Outil FFOM;
Etat des lieux des IFOS et admi- | Cadres de la Mairie Guides d'entretien
services nistration et Outil FFOM :
techniques et municipale
administratifs
de la Mairie
Rédaction du Dia- |IFOS Technicien-ne-s secto- | Résultats d'enquête de
gnostic Participatif riel-le-s terrain ; Données collectées dans
les ateliers ;
Restitution du IFOS Représentant-e-s secto- | Diagnostic Participatif ; Encarts ;
Diagnostic Partici- riel-le-s, CASEC, ASEC,
: DV, SDE, ONG et autres
patif .
organismes
[page 36]
RE 2 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
RÉDACTION DU DIAGNOSTIC COMMUNAL
Rédaction du docu- | IFOS Technicien-ne-s secto- Diagnostic technique;
ment de Diagnostic riel-le-s Diagnostic Participatif ;
Communal
Présentation du IFOS IFOS, CM et administra- | Résumé du Diagnostic commu-
document au tion municipale nal ; PPT;
Conseil Municipal
Finalisation du IFOS Comité de Pilotage ; Avis technique des membres du
document soumis Administration commu- |CP et du CM;
nale ;
APPROPRIATION DU DIAGNOSTIC COMMUNAL
Présentation et IFOS CM Document de
remise du docu- Diagnostic Communal
ment au CM
Présentation et CM assisté par | CP (Représentant-e-s sec- | Document de Diagnostic Commu-
ublication du toriel-le-s, » , |nal; ;
publ d IFOS I-le-s, CASEC, ASEC 1; PPT
document DV, SDE, ONG et autres
organismes) et Adminis-
tration communale
Source : Mairie de Cap-Haïitien / Guide méthodologique du MPCE / Phase de diagnostic communal du PCD / 2020
La phase de programmation succède le dia- ATELIER DE DÉFINITION DE
gnostic et s'appuie sur les éléments clés LA VISION, DES OBJECTIFS
L »
tirés des ateliers de priorisation des forces, DES ORIENTATIONS ET DES
faiblesses, opportunités et menaces liées à LIGNES D’ACTIONS STRATÉ-
chaque secteur. Cette phase s’est déroulée GIQUES
autour des ateliers définis ci-dessous avec nn
la participation de 30 participant-e-s consti- , : : :
tué-e-s majoritairement des membres du Cet ateliers est déroulé pendant Z jours. Au
Comité de Pilotage. cours de l'atelier, une vision de développe-
ment de la commune a été définie sur une
= ZR | Me durée de cinq ans. Cette vision s’assoie sur
T5 \ (NS EE = l'identité de la commune, les spécificités
” 6 7 :1@ œ du terroir et s'inspire des forces à valori-
En — 7 SE ser pour son développement en cohérence
UE pour se PP
Ÿ ms avec la vision de développement national.
4 > e>.. La vision définie est donc la description du
- ‘ futur souhaité pour la commune basée sur
[page 37]
les désidératas des élus locaux et les aspira- ATELIER D'IDENTIFICATION
tions de la population. DES PROGRAMMES
Pour atteindre cette vision, les acteurs lo- ET ACTIONS DU PCD
caux ont fait des choix sur les directions à
prendre par la commune. Ces dernières Cet atelier a été réalisé en plusieurs sé-
se matérialisent à travers les orientations quences pendant six (6) jours. La première
et les lignes d'actions stratégiques. Elles étape a été réalisée au cours de deux (2)
ont été formulées sur la base des FFOM jours à partir de l'outil Arbre-à-Problème
majeures, s’inspirent des orientations na- qui a permis aux participants-e-s d’analy-
tionales et tiennent compte des Objectifs ser les causes et les conséquences des pro-
de Développement Durable. Ce sont en blèmes identifiés pour chaque secteur et/
fait les grands axes d'intervention que de- ou thématique. Pour pouvoir réaliser un
vront suivre les décisions à prendre dans travail de qualité, les participants-e-s ont
le futur, qu’elles soient de nature politique, été répartis-e-s en six (6) sous-groupes de
économique ou sociale et suivant lesquels 5 à 6 personnes. Ces sous-groupes ont été
devront s'orienter les actions de tous les constitués selon les champs d'action et la
acteurs de développement de la commune, sensibilité des participant.e.s. Puis chaque
qu'ils soient le pouvoir central, les acteurs problème analysé a fait l’objet de discus-
politiques des collectivités territoriales sions en plénière afin d'enrichir l'analyse
elles-mêmes, le secteur privé des affaires faite en sous-groupes.
ou les organismes de développement. Étant Ainsi, les participant-e-s ont transformé les
donné que la vision s'étend sur un horizon x N Se
uen , arbres-à-problèmes en arbres-à-objectifs.
de 5 ans, on objectif très rapproché de la Cette démarche méthodologique consistait
vision a donc été aussi défini sur les 5 ans x . . Pe .
à transformer la situation négative exis-
du PCD. . . us .
tante en une situation positive souhaitable
La démarche a été très participative où la dans le futur. Cette activité plutôt réjouis-
vision, les orientations, les lignes d’actions sante pour les acteurs locaux a duré deux
et l'objectif de développement ont été la (2) jours au cours desquels, les participant-
synthèse des travaux de participant-e-s re- e-s se sont amusé-e-s à transformer les
parti-e-s entre 3 et 5 sous-groupes. Il a fallu principales causes décryptées des analyses
des débats et du consensus pour adopter en moyens, les problèmes en solutions et
une vision, des orientations, des lignes d’ac- les conséquences en fins ou « résultats ».
tions et un objectif qui semblent être les Par la suite, les participant-e-s ont été ame-
plus proches de la réalité de la commune et A . x .
, ‘ : né-e-s, pendant deux (2) jours, à traduire
l'expression des vœux de la population. les objectifs définis en actions concrètes
et cohérentes et à transformer les arbres-
à-objectifs en éléments de programma-
tion opérationnelle. Ainsi, la solution est
devenue un programme et les principaux
[page 38]
CAP-HAÏTIEN
moyens constitueront des projets et des s'assurer de la cohérence entre le PCD et le
activités, lesquels sont traduits respective- Plan Stratégique de Développement d'Haïti
ment en sous-programmes et actions dans (PSDH), le tableau de programmation est
le tableau synoptique des programmes, reposé sur quatre (4) piliers et virtuelle-
sous-programmes et actions à entre- ment structuré en six (6) grands axes, six
prendre dans le cadre du PCD. Finalement, (6) programmes et dix neuf (19) sous-pro-
les participant-e-s ont apporté des préci- grammes portant sur l’organisation du ter-
sions qui ont permis la reformulation des ritoire, la dynamisation de l’économie, la
actions et ont présenté leurs travaux en restructuration sociale et la réforme insti-
plénière pour validation. tutionnelle.
ATELIER DE PROGRAMMA- ATELIER DE PROGRAMMA-
TION PHYSIQUE TION FINANCIÈRE
ET DE MONTAGE DU PLAN
D'ACTION DU PCD Il s’agit dans cet atelier d’une journée, de
faire une estimation des coûts des diffé-
La programmation physique esten quelque rentes actions qui sont de la compétence
sorte la mise sous forme de tableau appelé de la commune. Pour cela, il a fallu préci-
tableau synoptique des programmes, sous- ser chaque action et indiquer des unités de
programmes et actions identifiés comme mesures spécifiques pour faciliter le tra-
prioritaires et à mettre en œuvre. Les ré- vail de « costing ». Ainsi, les coûts de cer-
sultats de l'atelier d'identification des pro- taines actions ont été déterminés en atelier
grammes et actions, basé sur l'analyse des sur la base d’un document référentiel des
problèmes, ont été le socle de ce travail. Il coûts en vigueur sur le marché, tandis que
s'agissait aussi dans cet atelier de détermi- d’autres ont été déterminés après consulta-
ner, pendant une durée de trois (3) jours, tion des opérateurs de terrain. Compte tenu
le lieu d'exécution de chaque action, la res- de la complexité et de la technicité du tra-
ponsabilité des acteurs en fonction de leurs vail de « costing », il a été difficile que tous
compétences et les extrants escomptés. Les les calculs aient été faits en atelier. L'équipe
participant-e-s ont été ainsi réparti-e-s en technique a donc finalisé le travail qui, en-
six (6) sous-groupes et le résultat de leur suite, a été validé par les acteurs locaux.
travail présenté etdiscuté en plénière. Pour
d
Fr she : ii
G& Groupedeltravail! nr l L à à. à k
[page 39]
1.- MÉTHODOLOGIE 39
EE,
PHASE 4 : MISE EN ŒUVRE
ATELIER DE DEFINITION ATELIER DE DÉFINITION DES
DES MESURES POLITIQUES, MÉCANISMES DE MISE EN
ECONOMIQUES ET SOCIALES ŒUVRE DU PCD
—— Li
Il n'en demeure pas moins vrai que le PCD Pour planifier la mise en œuvre effective
est un document de politique publique. des actions du PCD, un atelier d’une (1)
C'est aussi un cadre d’orientations des ac- journée aété réalisé avec les acteurs locaux.
tions économiques et sociales. La mise en Il a été question d’assurer d’abord la pla-
œuvre du PCD nécessite la volonté poli- nification de la participation structurée et
tique des acteurs et le cadrage des déci- ordonnée des acteurs à travers une matrice
sions à prendre à l'avenir. C'est ainsi qu'il institutionnelle, tant au niveau stratégique
a été tenu un atelier d'une (1) journée réu- qu’au niveau opérationnel, appropriée à la
nissant tous les élus locaux, des acteurs réalité socio-économique et politique de la
économiques et des représentant-e-s de la commune et au regard des prescrits légaux
société civile. Sur la base d'outils conçus à et des lignes méthodologiques prévus à cet
cet effet, ils ont décidé d'un ensemble de effet par l’État haïtien. Ensuite, il s'agissait
mesures liées à la gouvernance, à l'écono- entre autres de déterminer un plan de com-
mie et aux services sociaux devant assurer munication, des stratégies de mobilisation
la continuité des interventions et la péren- des ressources, des mécanismes de finan-
nité des décisions prises dans le cadre de cement des actions et des mesures de suivi
l'élaboration du PCD. Les réflexions ont été et d'évaluation. Pour ce faire, les partici-
conduites dans cinq (5) sous-groupes par pant-e-s ont été réparti-e-s en 5 à 6 sous-
la méthode des affichettes et suivies de dis- groupes et leurs travaux présentés et discu-
cussions en plénière pour consensus et har- tés ensuite en plénière.
monisation.
ER
ELABORATION FINALE DU DOCUMENT
Avec toutes les données et informations l'Etat, les acteurs économiques et sociaux,
collectées lors des ateliers du diagnostic le commanditaire et les acteurs locaux,
communal, de définition de la vision, de l'équipe technique a élaboré le document
programmation physique et financière, et du PCD de Cap-Haïtien. En ce sens, plu-
aussi en tenant compte des commentaires sieurs rencontres de travail ont été réa-
et remarques produits par les élus locaux lisées et des échanges effectués avec les
dont le conseil municipal, les entités de autorités communales et le Comité de Pilo-
[page 40]
À PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
tage pour la finalisation du document. Une cipalité et du comité de pilotage qui ont
version préliminaire comprenant à la fois produit des commentaires dont l’équipe
le diagnostic communal et le PCD lui-même a tenu compte pour produire une version
ont été soumis à l'appréciation de la muni- provisoire du PCD qui sera utilisée pour la
restitution et la validation.
ER
RESTITUTION ET VALIDATION
La validation n’a pas été une étape en soi été sanctionnée, au cours de cinq (5) jours
mais s’est réalisée tout au long du proces- en total, par la présentation du contenu
sus. À chaque atelier, il a été question de et la remise d’un document au Comité de
reprendre ce qui a été discuté lors de l’ate- Pilotage, des cadres et des personnes res-
lier précédent puis passer à sa validation sources de la commune pour formuler leurs
avant de continuer. Cette stratégie a permis recommandations, faire des ajouts et pro-
aux participant-e-s de mieux s'approprier duire des commentaires. Les recommanda-
du processus et de ne pas perdre le fil des tions soumises ont été prises en compte et
idées. Cependant, la fin de chaque phase, à ont été intégrées dans la version finale du
savoir le diagnostic et la programmation, a PCD.
01.7 N
DIFFICULTES RENCONTREES, DEFIS RELEVES ET
LIMITES METHODOLOGIQUES DU DOCUMENT
Le processus d'élaboration du PCD a été semblement de plus de 10 personnes, visite
émaillé de multiples contraintes qui l’ont ou rencontre a été proscrit par la loi et la
ralenti et affecté défavorablement sa pro- prudence sanitaire a été la norme. Cette
gression et son déroulement. Il s’agit dans norme s’est imposée tant à l'équipe d’assis-
un premier temps de la deuxième vague de tance technique d’IFOS chargée de l’élabo-
la pandémie du « COVID-19 ». Partout dans ration du PCD qu'aux participants et parti-
le monde et dans le pays, les autorités ont dû cipantes aux ateliers.
prendre à nouveau des mesures sanitaires , LL
restrictives de quarantaine ou d'isolement Comprenez donc que cela na pas été sans
et la population a dû être « confinée ». C'est consequences sur la conduite des Opéra
nu tions relatives au PCD. Ce dernier a boule-
une période au cours de laquelle tout ras- , , :
versé tout un ensemble de préparatifs tels
[page 41]
1.- MÉTHODOLOGIE A1
le lancement officiel du processus, le recru- La méthodologie participative a ses avan-
tement des animateurs et animatrices, le tages ,mais aussi ses inconvénients. Ces
montage et la formation des membres du derniers concernent surtout la disponibi-
comité de pilotage, la formation des ani- lité et la convergence des acteurs. Parfois,
mateurs et animatrices sur l'inventaire des ateliers ont été suspendus le temps que
exhaustive des infrastructures et la collecte les acteurs locaux trouvent un consensus et
des données socio-économiques sur les s'entendent pour la continuité des activités,
ménages. tel fut le cas pour le montage du comité de
. } . pilotage.
Ainsi, on a dû attendre l’allègement des
mesures restrictives par les autorités Néanmoins, il est intéressant de souligner
compétentes pour lancer officiellement le que n'était-ce le dynamisme du Conseil Mu-
processus, puis adapter le calendrier des nicipal, de certains cadres municipaux, et
activités, tout en respectant les mesures de certains membres très actifs du Comité
barrières de distanciation physique, de de Pilotage qui ont embrassé le processus,
port de masques, d’aspersion des espaces il serait impossible à l’équipe technique
de travail, d'utilisation obligatoire du gel de réaliser ce travail, et d'accompagner la
alcoolique en vue de minimiser la propaga- municipalité dans la conduite du diagnostic
tion et la contamination par le Corona Virus communal. Mais le point fort à Cap-Haïtien
lors des ateliers du PCD. est cette volonté tacite de continuer avec
. : , le processus d'élaboration du PCD en dépit
De plus, depuis ces dernières années, le . Le
, . des divergences flagrantes et des positions
pays est entré dans une période de grande discordantes des acteurs.
instabilité politique marquée par des pro-
testations qui se sont exprimées notam- A cela, il faut évidemment ajouter bien
ment par des manifestations récurrentes, évidemment les difficultés pour accéder
les casses des protestataires, les violences à certaines informations même au niveau
policières, le blocage des routes, l'arrêt to- de l'administration municipale. Elles sont
tal de la circulation et de toute activité sous certes des détails mais elles constituent
peine d’être violenté par les manifestant-e- des éléments clés du Diagnostic. Dans ce
s. Cette situation a aussi impacté négative- contexte, l'analyse au niveau de certaines
ment le calendrier et la réalisation des acti- sections du document est limitée en raison
vités. Ensuite, il est à mentionner que des de l’absence, de l’indisponibilité de cer-
facteurs naturels, comme la détérioration taines informations ou de l’inexistence de
de la météo, ont aussi modifié la trajectoire données désagrégées au niveau communal.
des calendriers, ralenti la course du pro- Ces contraintes ont imposé des limites, no-
cessus et occasionné le report de quelques tamment sur l'analyse de la croissance dé-
activités prévues. mographique à travers la natalité, la mor-
. . . . bidité et la migration, sur les finances, le
Par ailleurs, il est évident de reconnaitre de . 52 .
nn crédit et le fonctionnement de l’économie.
que le PCD, lui-même, est un Processus En somme, toutes les données statistiques
complexe surtout sur le plan opérationnel.
[page 42]
CAP-HAÏTIEN
officielles, quand généralement elles ne cela ne porte aucune atteinte à sa qualité
sont pas accessibles, elles sont vieilles de et à sa portée comme outil de planification
plus de 20 ans. stratégique territoriale et comme docu-
. . h ment de politique publique communale. Il
Tout cela pour dire qu'il en résulte que ce A . .
. ‘ représente sans ambages un acquis consi-
document a des limites dues à l’ensemble A Les nes A
nn , . . dérable pour la planification du développe-
des difficultés sus énumérées. Cependant, AT 5
ment de la municipalité.
à
pi à = el |
7e. Î … LE , | | -
———— | £ HT” |
| ra TEE ae re
Ld 5 4 SR n— Mie
æ Fe Xe d
Le = RDS r 2 Ceren
* re des. a,
| ee Le mm. — À ol )
F ” - \ :
RSS
Le |
{ PA <<
[page 43]
2 ARR LES RER OU EL Re Peas Po Die em
La ville de Cap-Haïtien située sur la côte nord de la République d'Haïti est enclavée
entre l'Océan Atlantique à l'est et le morne du Cap à l’ouest dont la silhouette puissante
donne à la ville son caractère unique. L'emplacement de la commune existait déjà au
temps des Indiens sous le nom de Guarico.
| 7% ” ES ÊÈRE De.
ee mL £
En : Fr
/
. L
Co
[page 44]
A PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
nié a. maté
— si ee 1
: ETS mt à L =
%
Fe æ . F
=
ne = . =
D: C s r A FT RS à
_js ; Ê Œ. rt a:
a = =. —. nn Fi EE * SU
> - coin RS dt pale F PES. - gré 1m
RÉ F.-HÉ: di PT - = mp | es PR
LR L FRE = _ L ol à ä F : L) s. Ces Ar -
| f >: PE | 12 a À nr LS ms | n Fe 2j f = L = . L K ;
Ne La ais : s we RM iie Mg Me
i ” F] ar | [r3 Le Ne l'A k | + Te m4, à dre DE
ee - ue n bre Lt ER M EN TS
Rs en : À RES = RP co LES Fr.
[page 45]
Fondée en 1670 par Bertrand d'Ogeron, un guerre de l’independance, elle a été le ter-
flibustier français, qui la baptise le Haut-du- rain de déroulement de certains grands
Cap, la ville sera occupée par les Espagnols évènements comme par excellence la ba-
en 1691 puis par les Anglais en 1695. Le taille de Vertières (18 novembre 1803), là
modeste hameau du bas du Cap ne fut élevé où la puissante armée de Napoléon Bona-
au rang de « ville coloniale des possessions parte a enregistré une défaite incroyable.
françaises du nouveau monde » qu’en 1711 Elle fut appelée aussi sous le régime du Roi
par une ordonnance royale qui va faire Henry Premier (1807-1820) Cap-Henry, où
de lui le Cap Français. Dès la parution du jusqu’à présent, on garde en mémoire ce
décret, l’espace cesse d’appartenir à des grand homme pour la désigner sous l’ap-
propriétaires indépendants pour devenir pellation de « Cité Christophienne ».
domaine de la couronne de France qui dé- B d'évè Cr .
cide de sa destinée. Elle devient par la suite un SEE S à LL Impr
: . . : tants se sont déroulés à Cap-Haïtien. C'est
la capitale de la colonie de Saint Domingue. u Û L k
: . 2 dans cette ville qu'est né Toussaint Louver-
En effet, le système exclusif consacré par le ur”
; . . à TR ture, que Mackandal est brulé vif en 1764,
pacte colonial exigeait que la colonie n'ait . f | :
an & = que le décret d’abolition de l'esclavage est
recours qu’à la métropole pour ses besoins s e |
AA è proclamé le 29 août 1793, que la consti-
élémentaires. : + : k
tution autonomiste de Saint Domingue est
En 1802, lors de l'expédition de Saint Do- promulguée en 1801 et que Dessalines
mingue, le général Leclerc qui commandait est désigné gouverneur général d'Haïti en
l'expédition ordonna à Henri Christophe de 1804.
se livrer. Celui-ci refusa et déclara préfe- : :
n = - En termes d’aléas et risques naturels, elle
rer mettre le feu à la ville tout en jurant de e : |
N- EN est traversée par deux failles actives : la
combattre le général français même sur ses . L LR à
; s k faille septentrionale, située à quelques ki-
cendres. Joignant le geste à la parole, Chris- n : +. |
x ; n lomètres au large, et la faille d'Hispaniola,
tophe met le feu à la ville. Leclerc s'empare pe ; : | u
À 3 Ze; £ située à une cinquantaine de kilomètres
tout de même de la ville, mais c’est une ville PRE .
ann plus au Nord. Elle a été sévèrement touchée
; par un séisme majeur en 1842, plus de la
Après la conquête de l'indépendance en moitié des habitants de la ville périt. Elle
1804, elle devient Cap-Haïtien. Durant la a connu des inondations récurrentes sur-
[page 46]
CAP-HAÏTIEN
tout en novembre, mois le plus humide de Oswald Durand, Florvil Hyppolite, Anténor
l’année suivant les conditions de variations Firmin, Philomé Obin, Ulrick Pierre Louis...
climatiques. Le on :
Lors de sa visite en Haïti en 1934, Franklin
Elle est considérée comme la capitale histo- Roosvelt a débarqué à Cap-Haïtien. Par ar-
rique et touristique du pays par rapport à rêté présidentiel du 23 août 1995, le centre
ses atouts en termes de lieux de visite (Fort ville est classé « Patrimoine national » par
Picolet, Saint-Joseph, Magny, la plage de La- intérêt d'unité architecturale et esthétique,
badie, le centre-ville par ses portées archi- historique, archéologique et artistique.
tecturales, esplanade devant la Cathédrale , Lo
Le . Elle est une cité de grande inspiration, de
…), Sa culture ( mode, cuisine, musique, en, , : .
. à fierté et de rétention avec son étendard
danse, peinture, culte du vaudou...) la fête . . n
3 ' victorieux « rouge et blanc ». La Mairie se
patronale ( Notre Dame de l’Assomption) _. , :
x ; £ sert de l’armoirie du Roi, avec la devise « Je
du 15 août et certains grands noms qui , À
L é renais de mes cendres » pour toute repré-
ont marqué leur passage comme Toussaint co
Louverture, Henry Christophe, José Marti, DROLE CE -2p-atee
F ? él “ 4 msi Ps je ot « d > dE \ : # ai (
à À 7 LE Lu :
7 7 …— F
= ne «+ " ” =. A J » .
3 PA F ee À x , —À 153
PT 6 ; +. + rec =
1 Lei w ” - s
ER + p É e a
Po. 4e : EE PR. Ve
? J F ] { rt z
_ 18 NOVANM 1803 + BATAY VÈTYÈ
+ 4 TEC'1 = +" . \] L
- | ss V/CDT x
18 NOVEMBRE 1803 + BATAILLE DE VERTIÈRES
. Done dre dater
me = _ k d sd : :
= ©
[page 47]
2.2, PRÉSENTATION
DU TERRITOIRE COMMUNAL
LOCALISATION ET LIMITES DE LA COMMUNE
La commune de Cap-Haïtien est située sur Elle est bornée au Nord par l'Océan Atlan-
la côte. Elle est la seconde commune la plus tique ; au Sud par les communes de Quar-
importante de la république d'Haïti après tier-Morin, Milot et de la Plaine-du-Nord ;
Port-au-Prince qui est la capitale. Elle est le à l'Est par la commune de Quartier-Mo-
chef-lieu de l'arrondissement de Cap-Haï- rin et l'Océan Atlantique ; et à l'Ouest par
tien et du département du Nord. Elle est la commune de la Plaine-du-Nord et de
la capitale de la région du Nord. Depuis la l'Océan Atlantique. Elle se trouve dans
colonie jusqu’à maintenant, elle continue à un cachet charmant, dominé par le morne
desservir en soi le Nord, les départements Jean culminant à 718 m d'altitude, tra-
du Nord'Est, du Centre, du Nord'Ouest et versée par la rivière du Haut-du-Cap qui
de l’Artibonite. Elle est formée par trois forme à l'embouchure suivant la tracée
sections communales à savoir la 1** Bande- une « Petite-Anse » tout à fait admirable.
du-Nord, la 2% Haut-du-Cap et la 3° Petite Ses coordonnées géographiques sont : 19°
Anse. La superficie totale de Cap-Haïtien 45’ 36” Nord, 72° 12’ 00” Ouest.
est de 5427 ha. La commune est constituée
d'un ensemble de localités et habitations Elle est traversée par deux routes natio-
dont 44 figurent sur la carte ci-dessous. On nales : la route nationale #1, reliant Port-
retrouve 25 dans la première section, 13 au-Prince- Cap-Haïtien en passant par
dans la 2: section et 6 dans la 3: section. l'Artibonite d’une longueur de 250 Km, et
la route nationale # 3 reliant encore Port-
De son attrait de grande ville caraïbéenne, au-Prince- Cap-Haïtien en passant par le
elle représente la porte d’entrée et de sor- Centre. Au carrefour Lamort, la RN3 est
tie de la région. Ce qui lui donne l’opportu- interconnectée avec la RN6 qui conduit
nité d’être la plaque tournante en ce qui a jusqu’à la ville frontalière de Ouanaminthe.
trait aux grands dossiers politiques, écono-
miques et touristiques de toute la zone.
[page 48]
2 L° : È |
(l : } :
\n } # D 5
© (1 F1 2 È É Ë |
A | a & À Ë 8 à &£ - £
2 Lt Ë Ë à & £ à 8 5 ES 5 È
[= 5 © © 2 S = 8 5 à < 2
] 4 + 3 £ Ë $ * dE
LE ' Ë oUe® 3 ES à
: ë Ë 4 LT 1 es
®) = ë £ TE
= £ Lis 2
È 3 5% 25 5
& 3 26 £0 È
ë ŒUON | | 7
: : É FE 2
; He S
[=]
Es
=
= &
2 Ë
= :
£ | |
=|
= %
E og. | :
= 7 SN .
as .
£ Hop N
He F
: 1 S°
= ES #7
: 4 ; ne
= >
5 (eo
=
= graine dû nor
©
©
5 Acul-du-Nord 2
= / -
: ur eg 4
S
2 £
S
œ
: TS
CA |
Ê |
© r
E Ê
© D * -
= Ë |
o 4 :
| =
= d ( -
rs]
= 8
= à
7 =
©
+
5
a
E
Q
Le]
=
ee
ê
3
©
[page 49]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 40
La commune de Cap-Haïtien est le chef-lieu de Cap-Haïtien s’ouvrant sur l'océan Atlan-
du Département du Nord et de l’Arrondis- tique (PU!, 2013) cité par Joseph en 2018.
sement de la Commune de Cap-Haïtien. Ses coordonnées géographiques se situent
D'une superficie de 53.50 km’, la Com- 19°26’51” Latitude Nord et 72°44’46” Lon-
mune de Cap-Haïtien est divisée en trois gitude Ouest.
Sections communales : 1° Bande-du-Nord,
2ème Haut-du-Cap et 3°"° Petite-Anse (IHSI, CLIMAT
2015). Fondée en 1670, la ville de Cap-Haï- =
tien a été l’ancienne capitale de la colonie . L.
. . . Au niveau de la commune de Cap-Haïtien,
française de Saint-Domingue, portant alors oo, à ,
. . s les étés sont très chauds et couverts. La pé-
le nom de Cap-Français. La ville de Cap-Haï- | | une
. du . riode qui correspond à l'hiver est chaude, le
tien occupe une position centrale au sein du | , , |
k Li Lx ciel est dégagé dans l’ensemble et le climat
Département et de la région Nord. Bornée à k k : teux tout au |
. est oppressant, sec et venteux tout au lon,
l’ouest par la Commune de Plaine-du-Nord, pp , LL. 8
. sp de l’année. La commune de Cap-Haïtien se
au sud par la Commune de Milot et à l’ouest k nn .
. . trouve à 38m d'altitude avec un climat tro-
par la Commune de Quartier-Morin, elle . . ‘ . .
; L L À . pical. La carte climatique de Kôppen-Geiger
s'est développée sur la côte ouest de la baie | ;
y classe le climat comme étant de type Af.
TABLEAU 3 : Tableau climatique de Cap-Haitien
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Température moyenne
CC)
Température minimale
moyenne (°C)
Température maximale
CC)
num DEN © DENDENDIN > ‘ + DDR
du eee) PR RE AR RE RE A A AE EE EE
Sources : Mairie de Cap-Haitien | Climat Cap-Haitien : Température de l'eau à Température moyenne Cap-Haïtien, Pluviomé-
trie, diagramme ombrothermique pour Cap-Haïtien - Climate-Data.org / 2020
[page 50]
+ PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
» SAISONS
La commune de Cap-Haïtien présente deux grandes saisons : la saison sèche allant de novembre
à mars, et la saison des pluies entre avril et octobre. La période la plus ensoleillée de l’année va
de décembre à février, bénéficiant d’un air moins humide et tempéré par les alizés. Cependant,
les pluies sont plus abondantes sur les sommets des massifs du Nord que dans la partie basse de
la plaine, ce qui occasionne une limite climatique caractérisée par une zone très humide (lame
d’eau de 1000 à 1500 mm de pluviométrie annuelle) et une zone plus sèche (seulement de 500
à 1000 mm de précipitations) (BM?, 2014).
> TEMPÉRATURE
La commune de Cap-Haïtien affiche une température annuelle moyenne de 25.7 °C. Les mois les
plus chauds sont août et septembre avec une température moyenne de 26.9 °C et le mois de jan-
vier est le plus froid. Sur l’année, la température varie de 4.0 °C. Le tableau ci-dessous présente
la température mensuelle de la commune de Cap-Haïtien.
TABLEAU 4 : Températures moyennes mensuelles de Cap-Haitien
Jan Fév. Mar Av Mai Juin Juil Aout Sept oct Nov. Déc.
Source: Mairie de Cap-Haïtien / www.climat-data.org / 2020
» VENT
Dans la commune de Cap-Haïtien, selon les données de Climat, Weather Spark de 2021, le vent
observé a un emplacement donné et dépend fortement de la topographie locale et d’autres fac-
teurs. La vitesse et la direction du vent instantané varient plus que les moyennes horaires. La vi-
tesse horaire moyenne du vent à Cap-Haïtien connaît une variation saisonnière considérable au
cours de l’année.
La période la plus venteuse de l’année dure 2,3 mois, du 21 juin au 31 août, avec des vitesses de
vent moyennes supérieures à 17,2 kilomètres par heure. Le mois le plus venteux de l’année à
Cap-Haïtien est juillet, avec une vitesse moyenne horaire du vent de 19,8 kilomètres par heure.
La période la plus calme de l’année dure 9,7 mois, du 31 août au 21 juin. Le mois le plus calme de
l’année à Cap-Haïtien est octobre, avec une vitesse moyenne horaire du vent de 15,1 kilomètres
par heure. Le graphique ci-dessous présente la Vitesse moyenne du vent à Cap-Haïtien.
2 Banque Mondiale, 2014 / Projet de relèvement d'urgence des infrastructures et institutions / Réhabilitation de la route
de Cap-Haïtien-Labadie / Plan de gestion environnementale et sociale (PGES),Page 6.
[page 51]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL SE
FIGURE 1 : Vitesse moyenne du vent à Cap-Haïtien
venteux
25 km/h 25 km/h
20.3 kmn
20 km/h ; © 20 km/h
| 10 oct.
15 km/h 42k 15 km/h
10 km/h 10 km/h
S km/h S km/h
9 km/h janv. févr. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. 0 km/h
Source: Mairie de Cap-Haïtien / www.climat-data.org / 2020
La ligne gris foncé représente la vitesse moyenne du vent de la commune de Cap-Haïtien qui se situe
dans la bande du 25° au 75° percentile et du 10e au 90e percentile. La direction horaire moyenne prin-
cipale du vent à Cap-Haïtien vient de l'est tout au long de l’année. La direction du vent provient des
quatre points cardinaux avec une vitesse moyenne qui est inférieure à 1,6 km/h. Les zones légèrement
colorées au niveau des limites représentent le pourcentage d'heures passées dans les directions inter-
médiaires correspondantes (nord-est, sud-est, sud-ouest et nord-ouest).
RELIEF ET MORPHOLOGIE
En
. … dables) de la commune de Cap-Haïtien
La topographie de la commune de Cap-Haï- ) , e. p :
tien est relativement plane, légèrement dé rendent la zone vulnérable à l’inondation et
. ! autres aléas naturels. Plus de 36 km, soit
clinante vers le nord-est (vers la mer). Son un 1.
élévation moyenne varie de 1 à 6 mètres 69% de la superficie totale du territoire
. . sont composés de mornes et de piémonts,
au-dessus du niveau de la mer, les portions p ‘ p
les plus basses étant sur le bord de mer dont le morne Haut-du-Cap ceinturant le
. . , a nord-ouest de la commune est l'élément
les rives des divers cours d’eau (rivières ncival_ L H du-C
de rincipal. Le morne Haut-du-Cap est com-
Haut-du-Cap et Commerce) et des milieux p , P . p
humides (tous d’une élévation inférieure à posé d'un relief fortement escarpé avec des
2 mètres) (PUF, 2013) pentes variant de 50 % à 60 % dont celle
/ ° de Jean Cabane est le sommet le plus élevé,
Sa topographie et l'exploitation anarchique culminant à 813 mètres d'altitude (CIAT,
de l’espace (surtout dans les zones inon- 2015) cité par Joseph, 2018.
[page 52]
GÉOMORPHOLOGIE DE LA COMMUNE
> DE CAP-HAÏTIEN
La carte géomorphologique de la commune de Cap-Haïtien montre que celle-ci est for-
mée de 4 zones dont 3 dominantes. Ce sont: les Massifs rocheux résiduels identifiées
sur la carte par la couleur verte, les Montagnes basses et collines intermédiaires dont
la couleur est jaune pastel sur la carte, les Accumulations littorales et héritages côtiers
identifiées par la couleur bleue sur la carte et les Couvertures détritiques représentées
par la couleur jaune citron.
Les massifs rocheux résiduels couvrent une superficie estimée à 1947 ha, soit 40.10%
de la surface de la commune. Les montagnes basses et collines intermédiaires oc-
cupent une superficie de 694.37 ha, soit 14.3% de l’ensemble de la commune et les
accumulations littorales et héritages côtiers couvrent une superficie de 2172.94 ha,
soit un pourcentage de 48.85%. Et enfin la petite zone minoritaire qui est un espace de
couverture détritique ne compte que 30.54 ha de superficie, soit 0.64% de la surface
de la commune.
Les accumulations littorales et héritages côtiers couvrent la partie basse de la com-
mune soit la totalité de la 3*"° section Petite Anse et une partie de la 2°"* section Haut-
du-Cap et une petite partie de la 1° section. Elles sont composées de matériaux al-
luvionnaires et détritiques, de récifs de coraux frangeants, de plaines maritimes, de
matériaux meubles et de marécages lagunaires à mangroves. Les massifs rocheux rési-
duels composés de mornes calcaires généralement karstifiés se retrouvent au Nord-
Ouest de la 2" section Haut-du-Cap et à l'Ouest de la 1° section Bande-du-Nord. Les
montagnes basses et collines intermédiaires sont composées de roches sédimentaires
altérées et de roches volcaniques relativement très disséquées. On les rencontre à
l'Est de la 1° section Bande-du-Nord et au Sud-Ouest de la 2°"° section Haut-du-Cap.
Et enfin les Couvertures détritiques rencontrées dans les bas-fonds marécageux sont
observées dans une petite partie du Sud-Ouest de la 2è"* section.
CL
[page 53]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL
| sepuueyt-che | £ & et | 3 "242%
Z.
Fa M UM © DFA cogvuie
— t - i
F2 { : É . % L '
< \ È : e # + |
I Vs El à pi = 3.
ea j 3 F 2 Ë a
ee « } # & ne _
= # \ : -3
Ê { J F
( À :
Le }
1 = ]
MU L7A coralie
[page 54]
54 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
& CLASSES DE PENTES
Cap-Haitien présente des pentes qui varient de 0 à 60% réparties en 4 classes. Une
première classe qui varie de 0-2% représentée sur la carte par la couleur vert foncé.
Cette classe couvre la quasi-totalité de la 3°" section Petite Anse, quelques petits en-
droits (plages de sable) au Nord de la commune dont la fameuse plage Labadee et une
petite partie au Sud de la 2?" section Haut-du-Cap. Elle couvre 29% de la superficie
totale de la commune.
Une 2°" classe qui oscille entre 5 et 12% est identifiée sur la carte par la couleur vert
pâle que l’on retrouve au Sud de la 2?" section Haut-du-Cap et au niveau de l’ancienne
ville coloniale. Elle représente 14.5% de la superficie de la commune. Une 3°" classe
comptant pour 23.3 % de la superficie de la commune, variant de 12% à 30%, est
représentée sur la carte par la couleur jaune moutarde et observée majoritairement
dans la 1*section Bande-du-Nord, notamment dans sa partie Nord-Ouest, sa partie
Nord-Est et une partie du centre. Elle est également présente dans une partie du Nord-
est de la 2°" section Bande-du-Nord.
Une dernière classe qui fluctue autour de 30 à 60% est identifiée par la couleur orange
sur la carte. On la rencontre au centre et au Sud-Ouest de la 2?" section Haut-du-Cap.
Elle est aussi observée au Nord-Est et au centre de la 1°" section Bande-du-Nord. Elle
couvre 33.2% de la superficie communale.
Cl
[page 55]
à £ £ 2 &
go F: 4 3% £ 4%
} E 4 Ë 2 à ShiiSd à
j ë À 4 ÊS 3 Mal rh ist o
r \ 3° 155 3 ÉR'R. É 25 4% £
w & à = | à E 2 dET
vis 3 + 3 3 £ + 3 6 + 525 55%
SA 385 RL s23s
J
_—
= tant mad Lead ht
- 7
A RAPPEL ÉEEPEEE
HP AREEFE ne ,
BEILIEMIMNERRE 1412 HE LA
& CSSS CECEECE Best M
2 = e |
Z 1 ès f à
ra | bo <!
[sa ;
, !
à N Ë © À
1 E. - _à x F1 T
— p= Ÿ = + ; on
[® LA 0 É * ’
E
4 à
Ÿd
LS)
8
Ç à
$
n Q
È
L ! Ÿ
CTACTE EU DTH È
S
[page 56]
EE 5 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
HYDROGRAPHIE ET La rivière du Commerce traverse une zone
RESSOURCES EN EAU densément peuplée et fortement urbanisée
= de la section communale de Petite Anse,
Le réseau hydrographique de surface de la avant de se jeter dans la baie de Cap-Haï-
Lo ue L tien en formant un large estuaire couvert
plaine littorale de Cap-Haïtien est composé
de trois (3) principaux cours d’eau : La ri- de mangroves.
vière du Haut-du-Cap aussi appelée rivière Le réseau secondaire est constitué de ra-
Galoiïs, la rivière Any et la rivière du Com- vines, canalisées dans les zones urbaines
merce. comme Balan et Petite Anse. En effet, le bas-
La rivière du Haut-du-Cap, à l'Ouest, tra- sin versant de Cap-Haïtien est constitué de
. la ville de Cap-Haïtien en aval et du Morne
verse le centre de la Commune et la partie
sud de la ville, soit les secteurs les plus den- du Haut-du-Cap en amont
sément urbanisés, et constitue la limite, tant Ce dernier comprend 5 sous-bassins ver-
topographique qu'administrative des sec- sants où prennent naissance les principales
tions communales Haut-du-Cap et Petite- ravines, dont Belle Hôtesse et Zétrier qui
Anse ((OXFAM, 2016) cité par IDB, OREPA/ passent dans le centre-ville du Cap-Haïtien
NORD, 2018. Cette rivière constitue le prin- et inondent régulièrement certaines zones
cipal cours d’eau de la plaine qui se déverse vulnérables du centre-ville.
dans la baie de Cap-Haïtien, à environ 0,8
km au sud du port, (AECOM, 2015) cité par La superficie totale du bassin versant est
(IDB, OREPA/NORD, 2018). d'environ 16 km? avec deux sous-bassins
versants principaux qui surplombent le
Avec un bassin versant d'environ 100 km’, centre-urbain : le bassin versant de la ra-
c'est le principal collecteur du bassin ver- vine Belle Hôtesse (Bande-du-Nord) d’une
sant de Cap-Haïtien et de la grande plaine superficie de 5.63 km? et un autre bassin
alluviale de Plaine-du-Nord qui draine la versant de 4.14 km? (Bélair) qui donne nais-
majorité des ravines et des cours d’eau sance à la ravine Zétrier.
importants. Son lit mineur, étroit en zone
urbanisée (30m), est responsable de nom- Ces ravines jouent un rôle essentiel pour
breuses inondations, en particulier dans la l'évacuation des eaux pluviales, avec des
section Ouest de la route SOS près du Pont débits qui peuvent dépasser les 15 m° /s
Colonial. en saison des pluies (Suez, 2017) cité par
(MTPTC, 2020). Elles constituent aussi des
La rivière Any, au centre, draine un bassin contraintes majeures sur le plan urbanis-
versant de 40 km?. Canalisée sur une grande tique compte tenu des risques d’inonda-
partie de son cours, elle traverse l'aéroport tions et de l’insalubrité générée par leur
où elle cause des inondations récurrentes utilisation, comme réseau d'égout et dépo-
qui affectent son fonctionnement, la circu- toirs par les ménages, en l'absence de ser-
lation sur la Route SOS et les conditions de vices publics.
vie des populations riveraines Suez, 2017)
cité par (MTPTC, 2020).
[page 57]
2.7 DIAGNOSTIC COMMUNAL 7
Les sous-bassins versants du Sud alimen- de ravinement, des eaux forment des ravins
tent les ravines Goyard, Cambefort, Siloé, tout le long du morne du cap et déversent
Beaufosse, Vertière, Babiol, Charier et des eaux torrentielles et des sédiments qui
Mombin Lataille qui traversent directe- obstruent souvent les routes au moment
ment Haut-du-Cap et les quartiers périphé- des fortes pluies. Ce constat est flagrant
riques puis se déversent dans les réseaux au niveau des zones suivantes : Rival, La
de drainage vers l'embouchure de la rivière Violette, Labory, Derrière Quartier, Mar-
où se trouve le bassin Rodo qui est une chand les Dames, Derrière Lycée, Calvaire
zone humide avec présence de mangroves. Ste Thérèse, Laboule, Basiko, Barrière Bou-
La ravine Belle Hôtesse traverse le bas de la teille, Breda, Charrier, Carrière ODN, Mom-
ville pour se déverser directement dans la bin Lataille.
mer (MTPTC, 2020). : , : :
Au niveau hydrogéologique, la plaine allu-
Il faut noter que toutes les eaux de surface viale possède des aquifères continus rela-
visitées sont extrêmement contaminées par tivement productifs. Les nappes libres et
des déchets de toutes sortes comprenant perméables situées entre 5 à 25 mètres de
plastiques, métaux, débris de construction, profondeur sont les plus productives mais
couches, excréments, déchets organiques, sont sensibles aux contaminations de sur-
etc. La rivière du Haut- du-Cap est en condi- face (US corps of engineers, 1999). L’aqui-
tion d’eutrophisation avec développement fère de la plaine du Cap est exploité pour
de plantes flottantes envahissantes. approvisionner les systèmes d’eau potable,
Ne u notamment dans le quartier de Balan, où se
Il est à signaler que de plus en plus, à la .
: . , trouve la principale station de pompage de
LT sie 1e Fi pe exercée Sr les terres, Cap-Haïtien (MTPTC,2020).
desincisions liées à la dynamique des eaux
L.- L.
.
FR
L
1 |
4. A “j |
: A. l ge + htm |
= " |
G Infrastructures de la DINEPA à à | | |
nn Ne DE en:
[page 58]
NT. ne MA tnt mnentt JE ++7- S nt se
By RE re —
Te ETC De EN
2m æ
De ET Re ee œ: tn, ne, er PF = di _ ” er
RE RE RES en st ne c- RTS
o ZONES HYDROGEOLOGIQUES DE LA COMMUNE
Comme montré dans la carte suivante, la commune de Cap-Haïtien présente 5 catégo-
ries hydrogéologiques.
Une première catégorie constituée d’aquifères karstiques au nord dans une grande
partie de la 1° section Bande-du-Nord et dans une partie moindre au Nord-Ouest de
la 2° section Haut-du-Cap. Les aquifères karstiques résultent d’un processus complexe
de karstification et d'évolution au cours du temps. La karstification se fait par disso-
lution des roches carbonatées ou sulfatées au contact de l’eau créant ainsi des galle-
ries qui facilitent la circulation souterraine très rapide de l’eau. Ces aquifères peuvent
créer des rivières souterraines. Elles sont identifiées sur la carte par la couleur jaune
et représentent 35.7% des ressources hydrogéologiques du sous-sol de la commune
de Cap-Haïtien.
Une 2° catégorie qui montre des aquifères alluviaux à nappe libre identifiée en couleur
mauve sur la carte. Ces aquifères où l’eau souterraine est peu profonde représentent
10% de l’ensemble. Elles sont situées au Sud-Ouest et une trace au centre de la 2°
section Haut-du-Cap et au Sud-Est de la 1°" section Bande-du-Nord. L'existence de ces
zones facilite les forages à très faible pied de profondeur.
Une 3° catégorie d’aquifères alluviaux à nappe en partie captive semi perméable est
identifiée en bleu avec des points au milieu sur la carte. Elles présentent une mince
couche de matériaux semi perméables dans la partie supérieure de la nappe. Elles se
trouvent au centre de la partie Sud de la 2° section Haut-du-Cap et à l'Ouest de la 3°
section Petite Anse. Elles représentent 10% des ressources hydrogéologiques du sous-
sol de la commune de Cap-Haïtien.
Une 4° catégorie qui présente les zones alluviales plus productives identifiées sur la
carte par la couleur verte. On les retrouve uniquement dans la partie Est de la 3° sec-
tion Petite Anse. Elles sont constituées majoritairement par des zones de saturation
en eau. Elles représentent 21.3% des ressources hydrogéologiques du sous-sol de la
commune de Cap-Haïtien.
Une dernière catégorie qui présente les formations cristallines, représentée sur la carte
par la couleur vert aigue-marine. On la retrouve au Sud-Est de la 1° section Bande-du-
Nord, au centre et au Nord-Est de la 3° section Petite Anse. Ces aquifères représentent
23% des ressources hydrogéologiques du sous-sol de la commune de Cap-Haïtien.
Cl
[page 59]
ns. CETTE) : = - à
.
Z. ASISSE4ENS:33h3 JE = ë
=. S | / |
— S ‘> ‘— 185 i | #54 Ë
œ D... TL ne) SRE ë
# È À pe , ë
7 Va É i
# E | Ë
Ë
È
S
[page 60]
=
rs
[l
F
== | |
=
| |
|
s. |
|
|| un |
f | tes
Au niveau de la commune de Cap-Haïtien, le réseau hydrographique est constitué prin-
cipalement par deux (2) rivières représentées sur la carte par la ligne bleue continue
et un ensemble de ravines observées surtout dans les parties montagneuses de la 1°
section Bande-du-Nord et de la 2?" section Haut-du-Cap. . Les ravines sont identifiées
sur la carte par les traits discontinus de couleur bleu. Les deux (2) rivières sont celle
de Haut-du-Cap qui sépare la 2°" de la 3*"° section communale et la rivière Commerce
qui coupe la 3°" section PetiteAnse. Ces deux (2) rivières couplées à la très faible
pente observée au niveau de la 3?" section Petite Anse augmentent sa vulnérabilité
aux risques d’inondations.
[page 61]
‘ .L: £ 1 ©
E y £ + 9
Ë * 4 53 2 2 à £ # u SNS 2
3 = E É 2 n % ” à s7 4
| Et: 3 46
e - #1 F #& À
ar td bad thé
TT D GA O2 En HE MN DE EN DS EN Eù pes
il | 13
el ARBRE |
[es [18 OpER: . &
HHOBAPACFERHENE È
(as e è s31al28l2 F
& HASIERE ES MAIS AE Ê H
dede È
© 5
5 à
œ …—, È
A ; RC 4
£ }
Ce H K Ps È
(== = Le
> Ne è
< s * KE PR ;
72 ë- 3 } À Ë . À
Deal 3 ; \ = £
24 5 s H Le . : ë
FRRITE ?
$ è ê
El h HE 1 H a} £ à)
, °° $ ë
É FE à È è; ÿ %
17 f È : + 3
ul LE J =
SES Pet E é - 8
. ë “| S
EN: E
M. Ë
ë- F È \ z =: È
È 3 | $ re
\ ? E
$ Ë
è ä
1 1 re
CTACTE EU DTH È
S
[page 62]
D 62 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
GÉOLOGIE ET SOLS blocs rocheux reposant sur des roches vol-
— caniques.
La commune de Cap-Haïtien à une géologie Le calcaire est très fissuré et absorbe de
complexe en raison de son histoire tecto- grandes quantités d’eau à l'occasion de
nique, volcanique et stratigraphique. La pluies intenses et facilite, de ce fait, l'infil-
côte nord d'Haïti est composée de plusieurs tration d’eau qui arrive jusqu'aux couches
chaînes de montagnes avec des plaines et inférieures de roches volcaniques imper-
des vallées formées par des processus tec- méables. L'eau s'écoule latéralement pour
toniques et géomorphiques. Le sous-sol de former toute une chaîne de sources en
la région est principalement composé de amont de la ville.
roches volcaniques du Crétacé composées
d’andésite, de rhyodacite et de conglomé- Sur le plan topographique, le Morne du cap,
rats volcano-sédimentaires et brèches. peut être divisé en deux parties. D'abord, la
partie basse de la ville comprenant Petite
Pendant le Crétacé supérieur et le Paléo- Anse et les plaines de Haut-du-Cap. Ensuite
gène, des unités épaisses de roches volca- la partie haute constituée de l’ancienne
no-sédimentaires et sédimentaires ont été ville, des parties habitées du Morne du
déposés en même temps qu'ont eu lieu des Cap, du Haut-du-Cap à la limite de Bande-
processus tectoniques actifs, y compris du-Nord. Cependant, l'occupation actuelle
des phénomènes d'accrétion, des failles de cet espace représente aujourd’hui une
décrochantes et l'élévation régionale. Les menace pour l’espace urbain de la ville de
plaines et les vallées ont été remplies avec Cap-Haïtien.
des couvertures épaisses de sédiments
d'origine marine et terrestre d'âge allant Le sol de la commune de Cap-Haïtien est do-
du Miocène au quaternaire. Les sédiments miné par trois catégories de roches dont les
de l’ancien Miocène sont semi-consolidés roches sédimentaires, les roches effusives
et d’origine prédominante marine. et complexes volcano-sédimentaires et en-
fin les roches intrusives. Il faut noter que,
La commune de Cap-Haïtien est située en la ville de Cap-Haïtien est située sur une
piémont dans une étroite plaine d’alluvion plaine alluviale constituée de gravillons, de
qui s'étend entre la mer et le Morne du Cap. sable fin, de limon et d'argile présentant un
Ce morne est parcouru de plusieurs failles aquifère facilement exploitable des eaux
visibles et est constitué d’une couche de souterraines.
calcaire karstique et constituée d’amas de
: ET Pope PRE 5 3 w +4. Æ rie ÿ,
Ce Fe 44 ee è 1 2 -{ ? e px” Ar" L ” Pt
ANS Len x ” » De äÿ ’ FO : En + £2 +
“ 5 en er Fm. €” Du + | +
À M: sr NT Le à pr
PE UE RCA nn
SE 3 ñ TES . > PP PERRET SLA Mer PTE Là 2e ARR ES LES
[page 63]
re
. Ed
ges La TOS
y = 4
."_ 4 «! 42
LES op: F4 FT " « F
2 TT 2e A ss CE" »
> =. x es LE pe Fa , 4 ;
LS 77e LL PRET f : é re
RL + ” - F « +
Us RS Gi. a | d PT k t rt
te Qu
— D » pé 2 Res * AE At-Æ Û e
, x dé ‘Cie. DR TRUT" + x 2ù
À —.. rer ET vai Là er TER TS s be DU Ca. : ,
Un set CS} 5 Le tv LR - RE ns, - + PR Lu %
Fr 2 7 2 - 7 LS ", PRÉETT ne > Jr E Le æ
T7 _ PL RER EE AE | CHERE. + É :
pe CORALIE (us e pat a V7 1. 2 [a
ETES RS SET. 2 LS ef — 27 M Le te I EE or SET +“ , Eat ll LE
Cette carte montre 4 types de lithologie. Le premier type représenté par les alluvions
et matériaux détritiques identifié sur la carte par la couleur bleue. Il couvre toute la
3° section et une partie au Sud de la 2° section. Un 2° type qui montre des Andésites et
rhyodacites, on les voit au centre et au Nord-Est de la 2° section et également au Sud-
Est de la 1° section. Ce type est identifié sur la carte par la couleur orange pastel. Un 3°
type constitué par les Flysch, grès et calcaires. On les remarque au centre de la 2° sec-
tion et au centre Est de la 1° section, et ce type est identifié sur la carte par la couleur
rose pale. Un dernier type constitué de Marnes et calcaires marneux est identifié sur
la carte par la couleur vert kaki, qui se retrouve au Nord-Ouest de la 2° section et sur
presque toute la 1° section sauf au Sud-Est.
Les traits discontinus de couleur noir représentent les failles géologiques qui tra-
versent la commune. Cependant, la 3° section Petite Anse n’est traversée par aucune
faille.
[page 64]
(4 $ 2 + &
5 2 , 4 | 8h y25% #
EL 3. 1 F Sh 2381 :
/ Ë î al 4 g £ 2 à RE :
à E 4 3 Ë 4 à RFEIT
Fo 3 À 438% = RÉRRTELS.
5 = 3885 , ni Für : à
e - | pu E À 33 À
z soeur L Led td
1
HRRE E
< HARE fa |: 1
41 | EI ë i3
= 221212) |+ PFAE
2 HEPAPEPPREERERE + € 4
€ | ë_ AHAROAEER EEE L
CR SLEIRIMAERRE 2121215 à. s di
ps] BABARARAPRAPPARARE à juil
A El {| {els 4 eefslalals|s IFTE
æ. & Liens
D È : TT
Z Te 2512;
“ DEL Fi fl
LE}
© : L .
© ; RES
Li } F le le. … Fi ce past
À 5” NS È
S J F H 3 D è Pl nn à! Si
$ A . né - =
- . Hi SN
J E H \ [ 2
É E 3 :
LS)
&
Q
$
S
©
1 ; S
soseaiz écaraie È
S
[page 65]
à . L- “ r mn à RE CT he #0 a » * ee _ ze es Se À Fa
À n - SET — æ LR rer Mer TD 4 SE, APPLE
D. rm à MR <<. PERS. ST Re TE.
“ à . CARRE NU Pr ad EPST D 4 Eee TA mers €
Ê Er y» F Le ne : L m 1° _ 2 ”
ke 2 4 eu LG" Lo Ë - SES ; OR. PORTE ESS
fé CAE LL ER +
o POTENTIALITE DES SOLS
Cette carte renseigne sur la potentialité des sols aux activités agricoles et de pro-
duction végétale dans la commune de Cap-Haïtien. De cette carte, on peut déduire 3
groupes de potentialités des sols. Le 1er groupe est composé des classes très bonnes
identifiées sur la carte par la couleur vert prairie, bonnes de couleur vert kaki sur la
carte et moyennes identifiées sur la carte par la couleur ambre. Ce groupe est très
propice à l’agriculture et à la production végétale. On le rencontre dans la partie Sud-
Ouest et Nord-Est de la 2?" section Haut-du-Cap ainsi que dans le Sud-Est de la 3ème
section Petite-Anse.
Un 2è% groupe est constitué des classes médiocres identifiées sur la carte par la cou-
leur jaune citron et faibles représentées par le jaune orangé. Dans ce groupe les activi-
tés agricoles et de production végétale peuvent être très faiblement pratiquées. On le
retrouve dans une petite partie au Nord de la 1ère section Bande-du-Nord et dans une
bonne partie dans la 3*"° section Petite-Anse.
Le dernier groupe est composé des classes limitées identifiées sur la carte par la cou-
leur fauve, très limitées de couleur mauve sur la carte et urbaines représentées par
le blanc. Dans ce groupe on ne rencontre pratiquement pas d'activités agricoles. On
l'observe dans presque la totalité de la 1ère section, au Nord-Ouest de la 2ème section
et dans les zones humides de la 3°" section.
Les deux (2) premiers groupes où les activités agricoles et de production végétale sont
pratiquées occupent une superficie de 1808.5 ha, soit 33.6% ou environ un tiers de la
superficie totale de la commune.
Cl
[page 66]
: € 2 4
Ÿ 2 o & 3 a
Ê Z £ $
3 » 3 = 8 325:2 €
=] = e] È mi
à 5 à Ë © Ë 5 mn 2 3EE à
É 7 5 < £ £ © 2 ENS Z
ES OS 2 EE s£ E=| — ss À
\ LL S © à 8 ÿ5 w 8 © a
3 © 5 € E 5 $ 2 2È 2 &
5 2 2 $ € CR 1 4 D à E
2 + 8 $ 5 2 £ © RER RE
É 5 É D 9 É À 35 3 22% 45
& 3 2 2 2 HE OS e o 20 80
Z ë à 5 2 2 = D A2 EÉ3
[id WoDLeH-de) É À % 2 F FÉ 3
= UD ñ Ska
T 0008812 000p8LZ
œ 1 _ l
£ ë EL 8
ël> 3 ( 232%
“| 5 € SE Ë 2
GÉPECRR af) |£ I
IE &| |L|SlalSlS El Èle ñ à A
8 |Sélssséslé)8ls ss else à G 2 8 e
ÉPIRÉFÉEÉÉRBEERÉÉERE $ S, 52:,2-8
Ed HAAMARÈREEÈBNE pi gE35
Ÿ 234255.
e) \ S | |
e iQ %
< Le ) Èè Ë
lo Q
à 4 M - 7. $
De. L
A ( Ma
Ze 8 1 CN : e
mî S- _& N a L8
[Ed La À Ë È S S
4 =
sa KE à ( ES à È
En \ à N s
= \ (O) È =
— È à Ÿ = x
<« x a! Ne ÉD =
E Ë SA > È È
Z ( î > 2 a q à à
ea) A CSA — \é Ë È OS
En AT \ … 5
À) d \SMES G E
Rx 8 /l C0 8 2
CI 4 ) > —& S
ê ( | | 5 8 E
fl A 1 2 &
l = ” | à Ë
——. D $ 2
è Ë
| è Ÿ
NN
! l @
0008812 000p8LZ È
3
©
[page 67]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 6780088
OCCUPATION DES SOLS ET le Bambou, le Neem, le palmiste etc. Parmi
COUVERTURE DES TERRES les principales espèces fruitières rencon-
== trées, le Manguier, le cocotier, l’avocatier,
. . les citrus sont les plus répandues (BM,
Au niveau de la commune de Cap-Haïtien 2014). Selon le recensement du MARNDR,
et particulièrement dans la section com- us .
la commune de Cap-Haïtien, compterait en-
munale de Bande-du-Nord, on rencontre . .
Vo Lu. , viron 65,565 arbres, soit 1,3% du nombre
des poches de végétation très diversifiées. , . a
Ell t dominé | | f tiè d'arbres existant sur tout le département
ees 1ominée par les espèces ores ières du nord (MARDNR, 2012).
comme l’'Eucalyptus, le Chêne, le Campêche,
FIGURE 2 : Occupation du sol de la ville de Cap-Haïtien (Haiti) et sa zone périphérique
Et É - ME BTE
ES gr 2", s< + we: “ c $ R.
és Ps mn ri 4 _—— jé mr
16 0051 2Kiomètres :
— Lili À
TE
L EE
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Analyse d'images Landsat de 1986, 2003, 2017
0 ’ 4 er. d
[page 68]
= LL,
FE F ni ie
| : vu La. dat er LL r)
= ë
& F L Be. 1 E,
o OCCUPATION DES SOLS DE LA COMMUNE
La carte d'occupation de sol de la commune de Cap-Haïtien est produite à partir des données
générées en 2013 utilisant comme base l’image satellite de 2012 du capteur pléiade avec une
résolution spatiale de 5 m. Elle nous montre que l’espace de cette commune est dominée par
3 groupes d'occupation de sol : les surfaces artificialisées, les surfaces boisées et les espaces
agricoles. Ces trois types représentent plus de 90% de la superficie totale de cette commune
qui est estimée à environ 5427 ha.
Les surfaces artificialisées regroupent les zones urbanisées (bâties, routes) identifiées sur la
carte par la couleur rouge et les zones commerciales ou publiques identifiées par la couleur
rose (usines, commerces, ports et aéroports) et espaces verts artificialisés et autres espaces
urbains (places publiques, cimetières). Elles occupent une superficie de 1766 ha soit 33.90%
(environ un tiers) de la superficie de la commune. Des trois sections, la 3° Petite Anse est la
plus urbanisée et la 1° Bande-du-Nord la moins artificialisée. Cette dernière est composée
majoritairement d'espaces naturels.
Le groupe des surfaces agricoles comprennent les classes systèmes agro-forestiers identifiées
en couleur jaune foncé sur la carte avec des points au milieu, les cultures agricoles sans couvert
arboré de couleur jaune citron simple et les cultures agricoles avec couvert arboré identifiées
par la couleur jaune clair avec des points au milieu. Cette catégorie représente une superficie
de 1012 ha, soit 18.64% de la superficie de la commune.
Les espaces naturels regroupent les classes d'occupation de sol suivantes : Végétation arborée
identifiée sur la carte par la couleur vert foncé, Végétation arbustive représentée par le vert
prairie, Végétation à dominance herbacée identifiée par le vert clair et Zones humides côtières
et marines identifiées par un fond blanc avec des polygones bleus au milieu. Les 3 premières
classes d'occupation de sol de ce groupe occupent une superficie de 2553.5 ha soit 47% de la
superficie totale de la commune. Les espaces naturels se trouvent principalement dans la 1"°
section Bande-du-Nord et une partie moindre dans la section Haut-du-Cap. On retrouve les
zones humides côtières et marines dans la section de Petite Anse.
Au nord-ouest de la section 1° Bande-du-Nord on retrouve la plage et village Labadie, le fort
Picolet etc. Le port du Cap, est situé à l’est de la section Haut-du-Cap tandis que l’aéroport se
trouve dans la section Petite Anse.
LL
[page 69]
fl £ L Hs
È 21° 5 # À
3 £ 2 4 Lei
| 3 z 2 »
E F1 E w “ = £E
à E à à 4 8h y572 5
k to c RL sis
3 3 SE #
me | Uh - 3 £a
| —
E
< a tue CHE coroniz
U i = -
S #4 | | 1, {, :
= HAFIEAPET PR EBRERE HAE TT 1524 (2:
es] Ë FAP EEEREER NN Esss °p:
= ET fl
8 ÿ € CT < Ë 1 Ë
< . SE se à GES
ï ) di . mn tR trés
2 LÉ ; dE CA
= F PO ÉRTRE D È
= Û 24 ë 2 | =. *
< & Mn LP S
el F | si Br _# + U S
VS À $
+
S
2 o
©
à | Ë
L [ \ : co
CENLT TE osoréiz osoz 8
S
S
[page 70]
EL 7 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
SITUATION Cap-Haïtien mérite une attention soutenue
ENVIRONNEMENTALE à cause de son taux annuel de croissance
= démographique estimé à 3,2 %. En effet,
Les é s / entre 2018 et 2035, le nombre d’habitant
es écosystèmes encore présents dans la : °
on : va quasiment tripler en passant de 274,404.
commune de Cap-Haïtien sont fragiles et k :
R ; Les ; . à 739,000 (IDEA, 2010 ; IHSI, 2015). En rai-
menacés par l'urbanisation anarchique : les ,
PR son de la demande de plus en plus élevée en
mangroves sont défrichées pour permettre LL : Fr
DRE . territoire bâti qui va s’en suivre, l’altération
l'accès à la terre et pour la production de de la végétation de de C
charbon de bois. La pêche côtière est exces- e a végétation de la commune de Cap-
. 4 ; Haïtien ne fera que s’accentuer, exposant
sive et pratiquée à un niveau non renou- | | : °
. : sa population aux multiples risques clima-
velable. La population occupe les ravines, : u u
b . tiques comme la sécheresse, les tempéra-
erges et zones basses et construit des oo, à °
l L . tures élevées, les inondations, etc. (CIAT,
ogements précaires. Ces constructions se
x x . 2015)
font dans les écosystèmes fragiles, et em-
pêchent le libre écoulement de l'eau. Cette La gestion des déchets solides dans la com-
situation augmente le risque d'inondation. mune de Cap-Haïtien reste un défi majeur
Environ 32,000 habitants de Cap-Haïtien à relever par la population et les autori-
résident dans des zones précaires, et sont tés locales pour des raisons économiques,
très vulnérables aux inondations et à l’élé- techniques et sociétales. L'incapacité de la
vation du niveau de la mer. ville à traiter et gérer ses propres déchets
La réserve en arbres forestiers de la com- constitue un grave problème pour l'envi-
mune de Cap-Haïtien tend à disparaitre de ronnement et la santé publique.
jour en jour du fait de la coupe abusive et ac- Les ravines de Cap-Haïtien sont remplies
célérée de bois de forêt et fruitiers comme de déchets solides de toute sorte et occa-
l'Acajou, le Manguier, l'arbre véritable, sionnent des risques d'inondation. Elles
etc. au profit des activités de construction servent d’exutoires naturels aux eaux de
aggravant ainsi le déboisement. Si dans ruissellement et se débordent lors des épi-
certaines zones des sections communales sodes pluvieux. Les zones basses de la ville
un peu éloignées, il reste encore une cer- sont aussi inondables, notamment le long
taine couverture végétale, le centre-ville et de la rivière Haut-du-Cap où certains quar-
les sections communales qui lui sont atte- tiers sont construits directement sur la rive
nantes perdent chaque jour de leur couver- avec des remblais de déchets.
ture en arbres forestiers. On constate une
destruction systématique des mangroves L'érosion des sols qui en résulte occasionne
au niveau de Fort St Michel avec des bâtis la sédimentation dans les zones basses.
conçus sur les déchets. Les espaces verts Les sédiments et les déchets municipaux
urbains de Cap-Haïtien s’amenuisent à un tendent à obstruer les canaux de drainage.
rythme accéléré alors que les autorités lo- Aussi, la commune ne possède pas de sys-
cales et régionales s'en soucient très peu. tèmes de traitement fonctionnels des eaux
[page 71]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 71
pluviales et des eaux usées. Le service de geuse et boueuse largement couverte de
drainage est parcellaire et mal entretenu, mangroves. (IDB, OREPA/NORD, 2018).
les eaux usées sont rejetées dans les cours . . a
, . Le site portuaire de Cap-Haïtien est pro-
d'eau ou en mer sans aucun traitement tégé par des bancs de sable et des récifs
préalable (MPCE, 2013). Ces conditions 8 P . 1.
: . coralliens qui forment une véritable bar-
augmentent les niveaux de contamination he .
, LL , rière naturelle le long de la partie nord et
et d’eutrophisation des cours d’eau, des | > .
. . Le. h est de la baie; ces récifs forment une ligne
nappes ainsi que les risques sanitaires liés . k .
à . . , La. continue au Nord-Ouest près de Picolet
à la dispersion des excrétas, des sédiments . ou nn
, , jusqu’à l'embouchure de la Grande-Rivière-
pollués et des déchets. Vo
du-Nord (au Nord Est). Le chenal d'accès
Le manque de drainage et la stagnation des au port longe la côte ouest (IDB, OREPA/
eaux dans les canaux obstrués de déchets NORD, 2018).
favorisent aussi l'apparition de gites lar-
. D. pp 8 La mangrove au Nord-Est de Petite
vaires et la prolifération de moustiques po- Te . .
. . Anse a été envahie par la construction
tentiels vecteurs de maladies graves comme , LL H nn .
. H . . d'habitations. De manière générale, le bois
la malaria, la fièvre jaune ou la typhoïde. dec .
. L . de mangrove est utilisé pour la production
Trois principaux canaux de drainage tra- . 2 .
;. . de charbon, la production d'énergie pour
versent les zones d'intervention : le canal . . . 7.
. À k boulangeries et blanchisseries ainsi que
Dufort, qui longe la rue du même nom à la . |
. D | . Le pour la construction de maisons et de pe-
sortie de l'aéroport ; celui de Ti Larivyè à tites embarcations
Petite Anse et celui de Ti Mak à Balan. Tous °
sont obstrués par les déchets qui freinent Généralement, les courants le long de la
l'écoulement, favorisent les débordements côte nord d'Haïti vont d’Est en Ouest avec
et dégradent la salubrité publique. une vitesse moyenne de 0,5 nœud et un
maximum de 1 nœud, comme dans le canal
> LITTORAL ET SYSTÈME MARIN de la Tortue. Près de Cap-Haïtien, quand un
| . vent s’installe du Nord ou du Nord-Ouest
La baie de Cap-Haïtien s'étend au-delà des pendant quelques jours, le courant s’ins-
limites administratives de la commune, de talle vers l'Est (AECOM, 2017).
la pointe du Picolet au Nord-Ouest, jusqu’à
l'embouchure de la Grande-Rivière-du- En général, dans toute la région des Antilles,
Nord à l'Est, dans les limites des communes les marées montrent une élévation basse et
de Quartier Morin et de Limonade (IDB, sont assez irrégulières ; elles sont fortement
OREPA/NORD, 2018). La façade ouest de influencées par les vents dominants et les
la baie présente une série d’indentations conditions météorologiques, entre autres.
séparées par des pointes rocheuses dont En général, la marée montante bouge vers
la plupart sont surmontées d'anciens forts l'Ouest, et le reflux vers l'Est. Cependant, il
en ruines. Dans la partie sud de la baie, peut y avoir des exceptions locales. Dans la
la bande côtière entre Haut-du-Cap et la région de Cap-Haïtien, il y a deux marées
Grande-Rivière-du-Nord a un relief très hautes et deux marées basses par jour
plat ; elle est formée par une côte maréca- d'élévations inégales (AECOM, 2017), cité
par IDB, OREPA/NORD, 2018.
[page 72]
72 Fe db Fo re— =. de = > —
De: COR NT NE TS *. se LÉ FA D Gé ’
GhCanalzetrier/-Belotes remplie de LÉNTS TUE EEE = a 22,< « ET : 2, 15
uS. sr Re. NN —
nl a tn ES" 7; à
TT pre CÈC ES RE RP RS PE I ES TE ad +
s- 4 |/æ, D RS Zoe PAS TEE re Sd TEE EE 7
<- Æ = es PS Æ ” 2 s À = f +. =. Fr > + 2
> SYSTÈMES ÉCOLOGIQUES nisation non-contrôlée entraine une forte
ET AIRES PROTÈGEES dégradation de la biodiversité locale.-
L'Arrêté du 15 mars 1947 déclare Morne A noter que le Parc National des Trois Baies
Lory « forêt nationale réservée ». Situé au est situé à proximité de la ville de Cap-
Nord du Centre-ville de Cap-Haïtien, il a Haïtien. Il a été créé par Arrêté Présidentiel
fait l’objet d’un projet de parc urbain éco- le 13 février 2014. Il peut servir de corridor
logique en 2013 (Dorimain, 2013) cité par écologique pour renforcer la biodiversité
IDB, OREPA/NORD, 2018). En effet, l’Ins- au sein de la commune. Il existe des Zone-
titut de recherche et d'appui technique Clef de la Biodiversité (ZCB) dans les Côtes
en aménagement du milieu (IRATAM) en du Nord et à l'Ouest de Cap-Haïtien qui ne
2013, a fait la proposition de transformer présentent pas de Zones Importantes pour
le « Morne Lory » à Cap-Haïtien en un parc la Conservation des Oiseaux (ZICO) mais
écologique urbain. Une telle proposition présentent des espèces de la liste rouge
constitue un gain pour la commune sur le de l’UICN (Union Internationale Pour la
plan environnemental et en matière de conservation de la nature).
lutte contre les effets néfastes des chan- x
limati Le P coins Dans ces zones se trouvent des espèces en
gements chmatiques. de arc éco'ogique danger critique d’extinction (CR) etespèces
urbain contribue à la fois à l'adaptation et à . es
ju | : : en danger (EN) sur la liste rouge de l’Union
l'atténuation des changements climatiques. . .
Internationale pour la Conservation de la
Cet espace constitue le poumon vert de Nature (UICN) ainsi que des espèces vul-
la ville et contribue à protéger les bas- nérables (VU). Elle présente six (6) espèces
sins versants des sources dont dépendait en dangers critiques d'extinction et neuf
l'alimentation en eau potable de la ville. Ce- (9) espèces en danger sur la liste rouge de
pendant son artificialisation par une urba- l'UICN. Le tableau ci-dessous présente la
liste des espèces ainsi que leur statut.
[page 73]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 73
TABLEAU 5 : Liste des espèces en danger critique d'extinction, en danger et vulnérables sur la liste
rouge de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)
CLASSE ESPECE STATUT
on jette
OISEAUX
REPTILES
POISSONS
[page 74]
RL 7 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
CLASSE ESPECE STATUT
Acropora cervicornis Lamarck, 1816
Acropora palmata Lamarck, 1816
Agaricia lamarcki Edwards & Haime, 1851
Dendrogyra cylindrus Ehrenberg, 1834
CORAUX Dichocoenia stokesii Edwards & Haime, 1848
Montastraea annularis complex1
Mycetophyllia ferox Well, 1973
Oculina varicosa Leseuer, 1821
Oculina varicosa Leseuer, 1821
Espèces endémiques : Plusieurs espèces de poissons vivipares du genre Limia, y compris L. domi-
nicensis, L. meloanogaster, L. melanotata, L. nigrofasciata et L. tridens, constituent des espèces
endémiques de l’Île d’Hispaniola que l’on trouve dans les eaux douces ainsi que saumâtres. Ces es-
pèces n’ont pas été évaluées par l'UICN. Le copépode violet, Mastigodiaptomus purpureus Marsh,
1907 (VU), est présent dans les systèmes d’eaux douces d'Haïti, mais l'étendue de son domaine
est incertaine. Eleutherodactylus limbensis, La Grenouille Riveraine d'Haïti, n’a pas été évalué par
V'UICN, mais est cependant endémique à la région Nord d'Haïti. Comprend 3 espèces : Montastraea
annularis, M. faveolata et M. franksi.
CR= en danger critique d'extinction / EN= en danger / VU= vulnérable
POLLUTION
Il n'existe, à date, aucune étude formelle Point n’est besoin d'être un grand spécia-
sur la pollution dans la commune de Cap- liste, en dépit d’une absence d'étude, pour
Haïtien. Cependant les observations à l'œil constater que l'environnement urbain et
nu montrent que la pollution touche tout le particulièrement la qualité de l'air se dé-
système environnemental de la commune. grade de jour en jour dans la commune de
Elle prend, ES toutes ses KOeNTE une Cap-Haïtien. Elle est due, en effet, aux pous-
proportion importante et LRQUGETNS QUI sières provenant des travaux ponctuels sur
doit interpeller la population et les respon- les routes, des constructions, de la circula-
sables de la commune.
a mm ” n ue 2 î
y k !;-mn h — fé DE Cr ne 4
= LE POS AUE Qi STETTpree. EC ET EN
5 Rare 2 LE OUT PTT MD ere PR eo (| Dons ç Er
De Ste", 7 . . Fs à 4 ns LÉ Fax £ s A 2 ÿ
% à (3 éf * <=! . 4 — 10 LS EE Te ASS TS s
OPRS ER. DOPET GR a re ee
[page 75]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 7
tion des véhicules sur les routes non gou- etc. De l’autre côté, des évangélisateurs
dronnées, des gaz d'échappement des vé- tôt le matin, des crieurs en pleine journée
hicules, des particules émises par les feux tout comme des publicistes et des jeunes
allumés dans les déchets retrouvés un peu s'amusent à utiliser soit des mégaphones,
partout en périphérie du centre-ville. Dans des truck sound (camions à sons) ou des
certains endroits, les tas d’immondices systèmes dégageant beaucoup de décibels
laissés sur le sol et les décharges sauvages dans leurs voitures sans penser aux dégâts
dégagent, assez souvent, des gaz très nocifs que cela peut causer.
pour la santé et des odeurs nauséabondes } , :
au moment de la dégradation des déchets. Sans aucun contrôle des autorités consti-
. . . tuées, les compagnies de téléphone mobile
Ces situations constituent des sources de |
pollution de l'air ambiant. installent des antennes de communication
sur les toits de certaines maisons habitées
De nos jours, les gens se soucient très peu et dans des agglomérations où vivent beau-
de la tranquillité des autres. Ils procèdent coup de gens. Or, même si des études ne
comme bon leur semble. D'un côté, des viennent pas encore le prouver, ces instal-
automobilistes et des chauffeurs de taxi lations sont traitées de cancérigènes et sont
motos font fi du code de la route. Ils uti- perçues comme potentiellement nocives
lisent le klaxon de leur véhicule pour faire pour la santé des gens qui fonctionnent
du bruit sans même se soucier du fait qu’ils dans leur voisinage.
peuvent être dans les parages d’un hôpital,
d’une clinique, dans une zone résidentielle,
lé Lé
En résume
|
= La commune peut compter sur les interventions de plusieurs organisations de la so-
ciéte civile dans la gestion et l'aménagement des bassins versants, leur engagement à
la protection de l’environnement. Les actions de la Direction Départementale Nord de
(2 l’environnement (DDEN) et des brigades de Surveillance des Aires Protégées sont autant
d'atouts nourissant l'espoir de conserver une certaine couverture végétale dans la com-
mune. Néanmoins, il est constaté la dégradation accélérée du morne du Cap considéré
comme réserve nationale déclarée par le décret du 15 Mars 1947, la destruction mas-
sive des mangroves et la disparition de certaines espèces végétales et animales (Flamant
Rose, Pomme Cannelle, …) au niveau de Bassin Haut d'Eau/Fort St Michel et Petite-Anse.
Les riverains déversent des ordures dans les canaux de drainage qui s'accumulent en
dépôts sauvages et participent à la pollution de l'environnement. À ces comportements
viennent s'ajouter, le manque d'interventions en assainissement, le manque d'entretien et
le mauvais positionnement de certains équipements collectifs notamment les cimetières
et l'abattoir par rapport aux bâtis. Toutefois, la commune peut exploiter l'existence des
universités de la région qui forment des cadres et techniciens dans le domaine de l'envi-
ronnement et des sciences connexes.
[page 76]
EL 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
RISQUES ET DÉSASTRES L'orographie joue également un rôle
= important localement, les zones monta-
gneuses étant plus exposées que les zones
» CYCLONES basses. La configuration de la commune
. Lo, par rapport aux trajectoires cycloniques et
La commune de Cap-Haïtien est située dans Loue F .
u sa proximité des Îles et des bancs marins
une zone du pays moyennement menacée Le LA e
FT n : voisins réduisent son exposition aux houles
par les cyclones. Les dégâts liés à la vitesse . sons
A cycloniques lointaines.
des vents sont donc généralement moyens.
Selon le Caribbean Disaster Mitigation Pro- La côte ouest de la commune de Cap-Haïtien
ject (CDMP, 2000) cité par CIAT, 2016, les est particulièrement exposée car elle fait
valeurs de vent potentiellement atteintes face au sens de propagation principale de
sur Haïti ainsi que la commune de Cap- la houle. Les zones les plus exposées étant
Haïtien sont assez hétérogènes. L'inten- Bande-du-Nord, Fort Berly, Labady, D’Es-
sité centennale s’échelonne d'environ 100 pagne, Vigie, Castel et le quartier de Petite
km/h dans le secteur nord de l’île à plus de Anse. Les hauteurs de vagues cycloniques
200 km/h sur la partie sud. centennales atteignent 7 à 8 m dans ce sec-
teur (CDMP, 2000 cité par CIAT, 2016).
TABLEAU 6 : Historique des cyclones dans l’histoire qui ont touché le département du nord ainsi que la
commune de Cap-Haïtien
Cyclones Date Zones les plus touchées Dommages
11-12 octobre, Des milliers de personnes périssent
Mara 1954 durant le passage de ce cyclone dont
la vitesse atteignit 249 kph.
13 novembre | Petite-Anse, Chada, Lafo- 1122 personnes sont mortes
Gordon 1994 sette, Fougerole, Carrénage,
Rival, Blue Hill
Georges 22 septembre | Petite-Anse, Chada, Lafo- 242 personnes sont mortes 385 000
1998 sette, Fougerole, Carrénage, | familles victimes et 80 000 - 180 000
Rival dollars us de pertes économiques
Pluies et 17 mars 2007 |Petite-Anse, Chada, Lafo- Huit morts et quelques 360 familles
averses sette, Fougerole, Carrénage, | sinistrées, tel fut le bilan de cette
Rival, Blue Hill catastrophe.
Pluies tor- |8-9mai2007 |Petite-Anse, Chada, Lafo- Pluies torrentielles faisant des dégâts
rentielles sette, Fougerole, Carrénage, | considérables dans plusieurs régions
Rival, Blue Hill du pays. La ville de Ouanaminthe a
été particulièrement frappée et le
pont reliant Haïti (de Ouanaminthe)
à la République Dominicaine (Da-
jabôn) sévèrement endommagé
[page 77]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 77008080
Cyclones Date Zones les plus touchées Dommages
16 août 2008 La tempête tropicale Fay fit une
dizaine de victimes en Haïti dont
deux bébés. Les inondations qui
s'ensuivirent détruisirent nombres
de champs aggravant ainsi la situa-
tion du pays.
Ike 6 septembre |Petite-Anse, Chada, Lafo- L'ouragan, classé dans la catégo-
2008 sette, Fougerole, Carrénage, | rie 4, n’a fait qu’effleurer les côtes
Rival, Blue Hill septentrionales d'Haïti, mais les
fortes pluies provoquées par son
passage ont provoqué la mort d'une
vingtaine de personnes, dont 13
enfants, à Cabaret (Département de
l'Ouest).
Source : Mairie de Cap-Haïtien | ECHO/UNISDR, 2016
Le pouvoir destructeur des cyclones pro- générer une agitation locale importante.
vient d'un effet combiné de la pluie torren- Dans la baie de Cap-Haïtien et sur le secteur
tielle, des vents violents et des marées de nord de l'ile, les hauteurs de vagues cen-
pe aan au niveau de : me tennales sont de l’ordre de 5 à 6 m (CDMP,
es zones côtières de la commune de Cap- Les .
me . . ap 2000 cité par CIAT, 2016). La partie basse
Haïtien dont Labadie, Du Croix, Cormier, | LL ,
. k de la ville est particulièrement exposée.
Rival sont vulnérables aux cyclones. Les
effets premiers d’un tel passage sont les À la moindre onde de tempête ou houle
inondations, les glissements de terrain et cyclonique, les quartiers situés en bordure
les possibilités de raz de marée (Mathieu et des côtes sont inondés. Les habitants des
al, 2003). Ces consequences peuvent rapr- quartiers situés dans la partie basse de la
dement engendrer des épidémies et une . . 4 k
. Un . ville (Petite Anse) sont également exposés
destruction des habitations, des infrastruc- N .
par les cyclones. À la moindre alerte,
tures, sans compter les nombreuses pertes . .
. . ils abandonnent leurs maisons pour se
en vies humaines. oo. : :
réfugier chez des amis /parents habitant
Si le cyclone passe à proximité de la côte des zones plus protégées.
nord les vents violents peuvent également
& CARTE DE LA MENACE CYCLONE
Les fortes averses qui accompagnent le passage des cyclones et celles des saisons plu-
vieuses occasionnent des dégâts matériels importants dans les zones montagneuses
comme les montagnes de la première Section Bande-du-Nord, ou vers la zone maré-
cageuse de la 3°" Section Petite-Anse. La carte de la menace cyclone d'Haïti montre la
situation de la commune de Cap-Haïtien indiquée en rouge. Elle se trouve dans la zone
basse allant de 0 à 5 m d'altitude.
EC
[page 78]
g = He Pan î L ES Le \ PL 1”
FE pe lp NX HAT |
AR A AM CRE à
PT ! CE |
34 3 BRSUEN TER #4 \> SU UNE ES
/ i if je è 1 47 \ 4 e
É f | à 8 k
È À 2 4 PE "
k j 1? ( 1 Lr Le)
ù & FR ILRELXS à
r HS NUE
£ À - SUN REA,
( Pal us î 8 ; 7 | H ÿ # \ T4 # È
SAU - MER: $e É Ÿ ND | É
RSS . en Sas es #oo}] d Ë
4 RENE È S ê ; £ sil} Î S
[page 79]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 79
> INONDATIONS Les zones comme Carrenage, Rue 24, Rues
: 0, 1, 2 (La Fossette), Ruelle Nazon/Carre-
Selon le plan de contingence de 2013, four Ciné Refuge, Carrefour Ste-Philomène,
la commune de Cap-Haïtien a un risque Cité-du-peuple, Bas-Vertières, Charrier,
d'inondation très fort. Elle contient des Carrefour Caribean Disco, Petite Anse,
ravines de renom comme Zetrier et Belotes Shada 1 et 2, Bas Aviation, Fourgerole, Nan
(Belle Hôtesse), qui pendant la saison cy- Bannann, Blue Hills, Kiteyo, Fort Saint Mi-
clonique déversent beaucoup d’eau dans le LA :
q | nu P | . chel, Cité Champin, Haut-du-Cap, Cabassa
centr e-ville. En période cyclonique, les dé- (OND), Nan Mapou, La Violette, Lakou Ti
gâts liés à la vitesse des vents sont généra- chodyè,Bas Ravine, Bas Marchand, présen-
lement minimes. Les pluies diluviennes qui tent un risque d'inondation élevé dans la
accompagnent les cyclones causent cepen- commune de Cap-Haïtien. La carte suivante
dant des dégâts importants. montre la vulnérabilité de la commune de
Cap-Haïtien par rapport à l’aléa inondation.
La commune de Cap-Haïtien, est une ville naturellement à risque d’inondations de par sa situa-
tion en bord de mer et de la rivière de Haut-du-Cap qui la traverse. Elle a connu une importante
inondation en 1963 et plus récemment en novembre 2000 provoquée par le cyclone Georges.
Depuis cette dernière, les inondations ont amplifié. Elles sont provoquées non seulement par le
débordement de rivières mais également par la marée sur la côte. En outre, la ville est sous la
menace constante de tsunami » (Gracius, 2016). Plus récemment, la commune de Cap-Haïtien
a été particulièrement frappée par une violente inondation au cours des années 2012 et 2014.
Les ravines sont souvent transformées en torrents dévastateurs, emportant tout sur leur pas-
sage durant les périodes de fortes pluies. Cette problématique est d'autant plus accentuée par
l'accumulation des dépôts d’alluvions et des déchets dans les fonds de ravines, ou encore l’en-
vahissement anarchique des flancs et fonds des ravines qui entravent l'écoulement et le drai-
nage naturel des eaux. Les nombreux établissements dans les zones basses de la ville exposent
les populations à des risques d'inondation et la stagnation des eaux (OXFAM, 2016) cité par
Joseph 2018.
La ville basse est aussi concernée par le débordement de plusieurs cours d’eau dont la rivière
de Haut-du-Cap qui passe au pied des mornes et délimite la zone de colluvions descendant de
ces derniers. L'estuaire de cette rivière est désormais en pleine zone urbaine, ce qui rend la
ville plus vulnérable face au risque d'inondation.
ê r
= annees L
a :
; L=Z |
er Ds ne. - L
"+ ee _ PE" -< 2
ES - - CF AS. _
cs : as Re ' »
- nf E … ER — à
= ue Dr -<e— A
D EE.
de mi 7 Er RE :
F — = e nt ES To se
sattfé — Le
s LE —— — — E = a -#
Fr — —— _——— - HE
[page 80]
5 ZI : L | m #
| 8 = à 5 5 É À Ë & 2 L=
z \ L'adi a =>: : # 35 É €
< a: nn Ë 5 is 26 3
æ 3 3E À
< 33
= 15 +
FA LS TCITREESLÉE { d
en: . asile nl 221
2 L \: ]
© = F D |
U nE E -
« f + } à —— ë
H ( = ; ë
= FT ) } È
È 3 *E ». £
= < l JE En | &
= £ à _. e
2 7! È È à: À, 1 à
4 tu |! È
2 t 11C: Fes! . Ë
Z. i à \ à : FU Ë à
© * 18° : ; 11 È
Z. i : ) 82 À Ë
=. AU F \ 1 :° 8 À
( 1 — H ô dl | À. à
A (PE 1 » 3 À: P) Ê
ï- | ë dé ë et 2
@ ê D i EE
| 1 | É
| | |
\ £ \ à
\ —_ | =
=
8
È
[page 81]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 81 RE
> SÉCHERESSE principalement dans les quartiers défavo-
: risés parce que l'habitat y est précaire et
Selon une étude du CIAT, en 2016, la com- les moyens pour lutter contre les flammes
mune de Cap-Haïtien fait face depuis les Li os
années 1990 à des changements dras- quasi inexistantes, car généralement aucun
tiques dans la répartition des pluies, avec dispositif de pare-feu n'est installé.
une prolongation de la saison sèche. Selon Cap-Haïtien est la deuxième ville la plus
un article de la Presse.ca, publié en février affectée par les incendies qui détruisent
2021, la sécheresse de 2019 a été particu- souvent des bâtiments historiques. L’his-
lièrement Severe, notamment dans le nord toire retient que dans la commune de Cap-
d'Haïti mais elle n’était pas la première; les Haïtien. entre 1987 à 1997. le nombre d’in-
deux années précédentes avaient été aussi … , ! :
arides. En effet, cet épisode de sécheresse cendies a augmenté, On y compte au moins
dans la commune, affecte de grandes éten- un chaque trois mois dont 53 % dans des
dues du territoire et entraine des consé- bidonvilles. Les incendies constituent un
quences importantes sur la disponibilité en des risques majeurs au cours des vingt der-
eau et les activités agricoles résiduelles. nières années. Le 14 décembre 2021, la ville
de Cap-Haïtien a eu à faire face à un terrible
> INCENDIES incendie dans le quartier de Samarie qui a
eu lieu lors d’un accident de camion trans-
Les incendies sont des catastrophes assez portant du carburant. La population aurait
courantes dans la commune qui entraînent envahi le camion pour récupérer de l’es-
parfois des pertes en vies humaines. Ils sence pendant que l'incendie se déclara et
causent également des dégâts matériels provoqua l'explosion du camion-citerne.
importants, détruisant même des quar-
tiers entiers dans les milieux urbains ou 2
ravageant d’un coup plusieurs hectares de > ALEAS SISMIQUES ET RISQUES
végétation ou de cultures agricoles dans les DE TSUNAMIS
zones rurales des sections communales de Les études géologiques en Haïti ont per-
Petite-Anse et Bande-du-Nord. mis d'identifier deux principales zones de
Cependant, les incendies sont parfois acci- failles susceptibles de générer des séismes.
dentels à cause de l’utilisation inappropriée Une première traverse la Presqu'île du Sud
du feu, des problèmes liés aux circuits élec- d'Haïti de Tiburon à l’ouest jusqu’à Port-au-
triques (court-circuit) approvisionnant les Prince, qu'elle traverse, et se poursuit vers
maisons d'habitation dans le centre-ville de l'est dans la vallée d'Enriquillo en Répu-
Cap-Haïtien. Les incendies sont parfois liés blique Dominicaine (CIAT, 2016). Une deu-
aussi à des troubles politiques et des jus- xième se trouve en mer le long de la côte
tices populaires pour des raisons de pro- nord. Il s’agit d’une faille de direction est-
blèmes sociaux. ouest, qui se prolonge à terre dans la val-
lée du Cibao en République Dominicaine.
Dans la commune de Cap-Haïtien, les incen- Cette faille Septentrionale longe la côte
dies causent souvent des dégâts énormes nord d'Haïti, à partir de Môle Saint-Nicolas,
[page 82]
"
.
" . : à mt = Rare
CR, Le 20 Be ee
| LE 2 - RS
« | d el
, d « LÆ 7}
PAL | em = | PE LE SR nc)
4 L * ok A DE
LS EC pe
.* < F mt: Ÿ22 é- - à
. AL , : DATE = 2 ; ,
Séaés SUD Ch
er es | Ve RDA MD: 105
o 2 TZ ALES de NO FRE A 2
& si NV FOR ET
- =. ”: 13 à < | CMS (é # x “4 :
+ ; ; £ Fi  rl z# 52 LE PL \, ‘a # rt 3
À ER : At; 5 2 RUE Res > « lies:
[page 83]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 83
dans le canal de la Tortue jusqu’à Cap-Haï- Le risque de tsunami reste attaché au risque
tien, puis s'engage à terre dans la vallée du sismique du fait que la faille septentrionale
Cibao en République Dominicaine. Il s’agit est surtout localisée au large des côtes nord
d'une faille décrochante senestre, essen- du pays, dans l'optique d'un point de rup-
tiellement verticale. ture au niveau de la mer le risque de tsu-
Lou. , nami est très fort et va aggraver l'impact du
Les mesures géodésiques GPS les plus ré- 2: . x
D. | séisme au niveau du département (CIAT-
centes indiquent que cette faille accumule . .
| no. M | 2015). Si la science ne permet pas encore
des contraintes élastiques à la vitesse de 12 PET £:
. .. | de prédire l’occurrence de ces séismes, elle
mm/an. Le dernier séisme important sur k . e
’ . | . . permet néanmoins de prévenir leurs effets
cette faille est celui de mai 1842 qui avait . . k
, | L. par une meilleure connaissance des phé-
fortement affecté la ville de Cap-Haïtien x . .
, : , nomènes physiques en jeu et un transfert
(M=8.0). Le taux d’accumulation de défor- .
| de ces connaissances vers les structures
mation élastique sur cette faille et le temps k Les ns D
u , | | ,. | chargées de la planification et de l’aména-
écoulé depuis le dernier séisme majeur os
. : ‘ . gement du territoire. La carte de la menace
impliquent le potentiel pour un séisme de . de . .
° sismique ci-dessous indique la situation de
magnitude 7.5 (Manaker et al. 2008). ou
la commune de Cap-Haïtien.
La menace est probablement supérieure en
République Dominicaine dans la vallée du > EBOULEMENTS ET GLISSEMENTS
Cibao qui n’a pas subi de séisme majeur de- DE TERRAIN
puis environ 900 ans. Cela correspond à un . .
Le . . 2 R À Cap-Haïtien, les glissements de terrain,
séisme possible de magnitude supérieure à l on d Les effond d
8 si ce déficit de mouvement était relâché a reptation u so res et ondrements ss
. me es ki: cavités souterraines deviennent monnaie
aujourd’hui dans sa totalité. Un tel séisme L .
. . . courante. Il s’agit, en particulier de chutes
serait fortement ressenti et pourrait provo- ‘ ,
BA ou . . de pierres ou de blocs et d’effondrements
quer des dégâts en Haïti. Du fait de sa locali- |
. . . k de falaises rocheuses. Concernant les mou-
sation, cette faille est susceptible de déclen- . |
. Lx vements de grande ampleur, qu'ils soient
cher un tsunami localisé pouvant affecter le | des il '
Nord d'Haïti et principalement la ville de ents del Led ss, US pre, Nes le
Cap-Haïtien (MICT-DPC, 2012). remodelage es paysages. elui-ci résulte
de la destruction de zones boisées et de la
Du fait de la proximité de la faille septen- déstabilisation de versants.
trionale et du fait aussi qu’Haïti est localisé . .
Lx … Ces mouvements de terrain apparaissent
sur la frontière des plaques Caraïbes et de icdef Lui bi
celle de l'Amérique du Nord, la menace sis- souvent apres de ortes P Ules, ou PIen par
. Se élauéa T% déclenchement sous l'effet de vibrations sis-
mique est très élevée. L'ignorance de cette ° on ;
. Ne miques, ou encore d'actions anthropiques
menace dans la gestion du territoire et du Fu .
Rue h . R us comme le terrassement, le déboisement,
bâti a aggravé le niveau de vulnérabilité de ; _ ns n
. Le h . l'exploitation de matériaux en carrière,
la ville de Cap-Haitien et a augmenté consi- , | Lo
k . . etc. Néanmoins, les fortes précipitations
dérablement le niveau du risque. , | ‘
enregistrées lors des saisons pluvieuses
[page 84]
? ÉCz SO MN (NES COMM Sie | Lip :
ECC ER | | if | l
ë à nE sa à: l il ÿss 8 k l
# VU ü 0 A + H 4
Qi. È fu pee TA 1e 1 |
Le D |
: Où i
+ r è De
[
\ _ ge À È
Le : À + ' ca
res. à
us s | 2
n° :
Ke 4 D È Ê
18 # È | v
F ü
=
CUZD LLXI LL à
[page 85]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 85
ou cycloniques demeurent le principal res- imminents, tant la base des blocs rocheux
ponsable de la majorité des mouvements et des falaises est minée par l'implantation
de terrain dans la commune de Cap-Haïtien de constructions anarchiques et l'érosion.
et les zones les plus concernées sont entre E fet_ d’aut t ,
autres : Rival, La Violette, Labory, Derrière nelle au res zones sont exposées
. Ls comme Bas ravine (Laboule, Marchand les
Quartier, Marchand les Dames, Derrière Ly- D Calvaire Bande-du-Nord) L |
cée, Calvaire Ste Thérèse, Laboule, Basiko, Denrie a Hooit Du “ w ro L Bou
. . . errière Hopital Justinien), Fort Bour-
Barriere Bouteille, Breda, Charrier, Car- ( ‘e Fort : J p . Bande-d
rière ODN, Monbin Latay. geols, ‘or rÉTVEaux ( on an e-qur
Nord), Mansui (Tête basico), La Violette,
Les éboulements, glissements de terrain et Labory, Derrière Quartier, Derrière Lycée,
détachement de blocs rocheux menacent Calvaire Ste Thérèse, Laboule, Basiko, Bar-
constamment la partie haute de la ville de rière Bouteille. La carte de la menace mou-
Cap-Haïtien. Il y a des risques d’effondre- vement de terrain ci-dessous montre la
ment de maisons pouvant entraîner un situation de la ville de Cap-Haïtien.
nombre important de morts et des milliers , no ,
h h Selon une étude du CIAT en 2016, il a été
de personnes y sont exposées. Ce phéno- u : .
x L Dane x démontré que la commune de Cap-Haïtien
mène, aggravé par l'érosion commence à nes Lo.
, . . fait l'objet de mouvements de terrain pério-
s'observer dans les quartiers de Bel Air etde di tet les ol bI tété
La Violette à proximité du cimetière de Cap- lquemen Etes pus remarqua ss on € e
me de enregistrés avec les conséquences causées
Haïtien. En particulier, dans la zone de Bar- : . ,
La . . . dans les zones qui sont énumérées dans le
rière Bouteille, les risques de glissements tabl vant (C tabl d
. »4 à ableau suivan . tableau ci-dessous).
de terrains et d’éboulements semblent être ( )
TABLEAU 7 : Tendance environnementale en matière de risques d'éboulement et de mouvements de
terrain
Zones touchées DEUS Conséquences
Morne du Cap 9-10 février 1764 Chute d’un bloc d'environ 500 m3
Cap-Haïtien Décembre 2003 Glissement de terrain (après des pluies
diluviennes)
Cap-Haïtien (quartier La Vigie) | Année 2005 Chutes de blocs / 2 morts, 1 maison
détruite
Cap-Haïtien (quartier Carré- 15 février 2010 Chutes de blocs / 4 morts
nage),
Cap-Haïtien (Bel-Air), Nuit du 25 -26 mai Glissement de terrain / 3 morts, 1 mai-
2011 son détruite
Cap-Haïtien (Haut Charrier) Novembre 2012 Coulée de boue / 8 morts
Source : Mairie de Cap-Haiïtien | CIAT, 2016
[page 86]
Hi 5 gg dl 7
i 9 SE fi 5033 Ê + À
ES nine) CS
Ézzd Te HUE ER f K É
ES Ai) TEE l
5 TU HI Ssa J & |
sosus Ji] LE. di 31 k
: ous jee 000%0e0 ii TI f j f
F !
à Ne ;
Ë jé à 2 À È
À. CA :
: 25 2 È
5554) 2 j 2
| NA -
=
[page 87]
|
2.° DIAGNOSTIC COMMUNAL 875
> EROSION DES SOLS (dengue, paludisme, fièvre typhoïde, etc.) et
une perte de la biodiversité. Par ailleurs, les
Selon le Comité Interministériel d'Aména- phénomènes climatiques extrêmes comme
EnEn NU errito ie CIAT), plus de S00t la sécheresse, et les pluies diluviennes
du territoire d'Haïti, essentiellement dans devraient être exacerbés. Aujourd'hui, il
les zones de relief, sont soumis à une me- demeure néanmoins difficile de quantifier
nace importante d'érosion des sols et pas l'impact du changement climatique sur l’oc-
moins de 6 % des terres seraient actuelle- currence de ces évènements naturels.
ment atteintes d’érosion irréversible.
: | Les scénarios de l’étude des impacts so-
Les RONES QLL Sont Goes EUESiERNES cioéconomiques des changements clima-
déboulementerde,clissementide terrain tiques en Haïti et les réponses d'adaptation
sont toutes les plus touchées par l'érosion projetaient, en 2009, une augmentation de
des.sols/citons par exemple Rival, La Vioz température variant de 0,8 à 1,0 degré Cel-
lette, Labory, Derrière Quartier, Marchand sius pour 2030 et de 1,5 à 1,7 degré Celsius
les Dames, Derrière Lycée, Calvaire Ste Thé- pour 2060.
rèse, Laboule, Basiko, Barrière Bouteille,
Breda, Charrier, Carrière ODN, Monbin En effet, les températures baissent en alti-
Lataille, Bas ravine (Laboule, Marchand les tude et les amplitudes augmentent, alors
Dames, Calvaire, Bande-du-Nord), Laurrier que les pluies sont plus importantes. Cer-
(arriere Hopital Justinien), Fort Bourgeois, tains secteurs enregistrant des précipita-
Fort Clerveaux (Pont Bande-du-Nord), tions dépassant 2500 mm/an. En plaine lit-
Mansui (tete basico), La Violette, Labory, torale, l’inertie thermique de la mer adoucit
Derrière Quartier, Derrière Lycée, Calvaire les températures et les écarts, alors que les
Ste Thérèse, Laboule, Basiko, Barriere Bou- précipitations sont plus faibles, autour de
teille. 1000 à 1200 mm par an.
Selon l'analyse des données climatiques des
+ IMPACTS DU CHANGEMENT 15 dernières années du rapport de l’évalua-
CLIMATIQUE tion des impacts environnementaux et so-
Les impacts du changement climatique en ciaux du Projet de Développement Urbain à
Haïti ainsi que dans le département du Nord Cap-Haïtien (EIES/CHUD), on assiste à une
devraient se traduire, à terme, par une ré- augmentation du volume total et de l’inten-
duction de plus de 50% des précipitations sité des précipitations annuelles, en parti-
et une augmentation des températures culier au mois de novembre, ce qui accroit
moyennes de près de 4°C à l'horizon 2080- les risques de débordement des ravines,
2099. La diminution drastique de la pluvio- d'engorgement des systèmes de drainage
métrie et l'augmentation substantielle de la et d'inondation des quartiers de la ville
chaleur auront comme conséquences : un (MTPTC, 2020).
accès plus difficile à l’eau potable, une aug- Il faut rappeler que la saison cyclonique,
mentation des maladies climato sensibles qui s'étend de juin à novembre occasionne
[page 88]
D 5 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
parfois d'importants dégâts, a tendance Les changements climatiques devraient ac-
à s’allonger, s’intensifier et à devenir plus centuer ces risques dans les années à venir,
imprévisible. Les changements clima- en augmentant la fréquence et l'intensité
tiques accentuent aussi la contamination des phénomènes : précipitations violentes,
par l’eau de mer de nombreux puits du bas cyclones, ouragans, etc. L'élévation du ni-
de la ville de Cap-Haïtien. Le phénomène veau de la mer pourrait aussi atteindre 1
augmente au même rythme que celui des mètre en 2050 et envahir une partie du lit-
sécheresses, durant lesquelles il se produit. toral, en particulier à Petite-Anse (AECOM,
2015) cité par MTPTC en 2017.
FIGURE 3 : Moyennes climatiques à Cap-Haïtien entre 1901 et 2015
300
250
200
150
plute mensuelle
—— temperature
100
50
nn, ne nn Om nn on mm 7
]
4 à Q > $ £ & ÿ & G & &
EE | SAS A CP 7 7 à
# < k) € ce { Là
$ #
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Banque Mondiale, 2018
[page 89]
æ = 5 2 L : FE F i 7 s 3 4
L . re ar LE É LI F Le, + 3 1
Ne | L 4 k F _ Fr
Te Pere Hour te hr <É; % TEE re mer :
æ doi re ml ET ne ne rs ar D UE:
a" - al Le Re : FUREE = Pa ln É L = A L FÉ
Ar EE hiSé CL PS E ES OT,
s FE L L s - a D +3 : - "uz
É LT TE ee Fi k NT re ee L Re ag “:
re ne oO Ce CET Rs F4 5 L di She Le,
SL OP ER EE ES je PRET { Ms D de CR LME ; Pr,
CAE Fed ne du ut Te Tr pe Ha Re L
L a mt L 1. Fi 1 L. | DL. a d -
Ra L Ta LR CF 2€. fi LE F nur | ' ere 1 4 ut F ce ‘
He HN AIS RE ere: CR En MESA p#-h. a VON
sf à jh 1 + Er EL Es WE NÉ tif a | SE di. M LE CT 7 HE
: } 3 # CEE Re D EU En 2 D LEE RUE F
ME ' S A EE ee A br PRE UE ÉEtTr FE à ] : RE 0 |
a 7, 4 2 ch de 4 4 rTE tan Re nt Fifa D mn LE ter Le L J Ya * La sales
Pa MR fi. D RM ar. 5
re ÉRr se Le Ra RE Cr Te de De je:
Re Se R rr nie RE dE Me PS at tn à mnt as re : #3 Rita Mpee H
RS ne SA et» eu Or Re pie à er “hr Er AE.
É or Q: EE D ENS Ca a Pal RER, ot = s
La cartographie des risques d’érosion de la commune de Cap-Haïtien montre 5 ni-
veaux de risques. Un niveau de risque très faible ou nul représenté par la couleur jaune
clair sur la carte. On trouve dans cette catégorie la totalité de la 3è"° section Petite Anse
et une petite partie située au sud de la 2°" section Haut-du-Cap. Un 2°" niveau de
risque moyen, identifié sur la carte par la couleur jaune moutarde, se retrouve à l'Est,
au Sud et au Nord-Ouest de la 2?" section. Il est également présent un peu partout
dans la 1° section.
Un 3°" niveau de risque élevé est identifié sur la carte par la couleur jaune orangé
clair. Ce niveau de risque est observé à l'Ouest et un peu à l'Est de la 2°" section Haut-
du-Cap et à l'Ouest de la 1** section Bande-du-Nord. Un 4°" niveau de risque grave
est observé au centre de la 2°" section et à l'Est de la 1°" section. Il est représenté sur
la carte par la couleur jaune orangé foncé. Un dernier niveau de risque très grave est
représenté sur la carte par la couleur mauve. On l’observe au Nord-Est de la 1°" section
Bande-du-Nord.
Le premier niveau de risque occupe un pourcentage de 29.82% de la superficie totale
de la commune. Le 2°" niveau accuse un pourcentage de 25.81%.Le 3°" niveau de
risque occupe un pourcentage de 24.32%, le 4" niveau un pourcentage 18.67% et le
dernier un pourcentage de 1.38% de la superficie totale de la commune.
[page 90]
ft
= 5 # 5 9
; 5 as HA
{ \ 1 S Ê LE + : 555.4
3 à SE - RRSITIE
S << — y Fa #3 S
z . it Sels | Hi
ss # ae ; # à Ë
EF _…
s us ns _.
e JE |! |
[&) HE j # | +
- af 1 | 4 ARRRE
GONE SHrPE DIT
m ds PALEPERPEPEREEE h à LL
D RHHBPÉEEBEPERENE :
PÉFSGRR lelel id = "
6 - à ‘
DU À 7 Ë
< f 1 Le 2e
—) is DE Qi à |
ni rer di d
& s +. a À
en HE & \ &
“LE ë ut 3
É Es EN È
l H es. ‘E =
MU, ©
= ‘Ée … $
À E4 : Et à | Ÿ
dy ; Ë
$
_ È
&
1: 0 S
o00834z LUC TEA à
ë
[page 91]
+ © œ N + © © + =
| I > a A
I | | ÿ ES
ÿŸ se
5 x ©
% Sn
5 +2
Li £e
\ . BD £+
Z : l FE en
1 4 e $
# = e
> À E À
rt = E ®
= | Em
= À e ©
> / = S €
A / E + &
E Ê è
5 E à
= = L%
& 8 S
2 4 | ÉEe
em T w Ÿ
5 È Le
"A ss 5 €
8 © ( / 5 E 2
ee ‘ F £ ©
£ à h 8 à
© | ë Ge
A :! a a
5 h 5 ÿ
= Ÿ z ë à
2 H ss
29 ë Hi
6 © : #4
So © £ ©
… © = E
m © oi s à
8 Es ER
s 2 F8 | s
I = sl 8
L: à 5 © ‘
= 5 5 J
© La £ D
un © Z OZ OZ Z OZ Z Z z Z% z £ © S
£u 5 4 + 4 5% % 4 2% 4 5% 5 à
5 © a a a à “ d d n] di " œ © HN
2% OT OT 2 & à
se à epayuo è © ä
£ à
y >
© &
& © a © & À % LL < 9 3
n RARES ESS m
a sn + À n 2
CR : IT T7 D > Ê
LA D ÿ É
— |! Fi Ê]
® ER ©
o % # +
5 à . ——— ? à
EN Fr zh ©
dE RE à
ÊS 71 È
& 5
So = &
= © À 5e
® © : E +
L & ©
& = se
Le { 2 3
e 3 À & £
6 © E
28 L = ïé£
5 à ST
© : un Ÿ
© : g 5
nc] 5e &
Tv SE 8%
+ ÈÊ S
£ ë S +
=] Es =
el ÿ " ©
F1 Ê o $
2 E
8 | ë El
a F Ê =
— |
el : " €
= ® &
E | S ER
& Le 6 &
ñ 3 8 ©
E Ë 3
Ds £% s
S E © ri
— F SU | 5
$ à à à + à g æ gd & .2 &
© > 5
epameol & à à
[page 92]
lé Lé
ER résumé
|
= La commune s'organise en matière de risques et désastres avec la présence de la Direc-
tion Nationale de la Protection Civile à travers le COUD, les différents comités locaux de
protection civile échelonnés du niveau communal aux sections communales, les agents
(4 formés estimés environ à 120, les trois (3) corps de pompiers, la présence des ONGs et OCB
engagés dans le système pouvant agir conjointement en suivant les directives de base du
plan de contingence existant. Cependant les faiblesses sont de taille. On dénote, le déboi-
sement à outrance dans les bassins versants, le manque de sensibilisation et d'exercice
de simulation, l'absence de mémorial rappelant certains faits comme par excellence le
séisme du 7 mai 1842 coûtant la vie à plus de la moitié de la population.
D'autres contraintes affectent l'efficacité du système post et pré désastre dans la com-
mune. Notons, l'insuffisance de panneaux d'indication et d'affichage pour la prévention
des phénomènes naturels (tremblement de terre, Tsunami, cyclones et Inondation), l'ab-
sence d’un centre d'appui psychologique post catastrophe, le manque d'infrastructures
résilientes et adéquates, le manque de ressources matérielles et financières. Toutefois,
certaines opportunités s'offrent à la commune pour diminuer les contraintes citées plus
haut et réduire les menaces auxquelles elle fait face. On peut citer le Fond vert pour le
climat, certains projets dont MDUR et CHUD financés par la Banque Mondiale et le projet
de gestion intercommunale des déchets financé par la BID.
- se
rs A £
RC NU Re DRE
" : A >» Le
en) LA + L k< V8 ts o dre
" Lÿ ee S Ra di Br PR … dés
— E
[page 93]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL O3
»
ORGANISATION DE L'ESPACE ET DYNAMIQUE
ORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE
ES
La commune comprend un centre urbain tations, soit 12 dans la première section,
(Ville de Cap-Haïtien) ettrois sections com- 9 dans la deuxième et 7 dans la troisième.
munales, la première Bande-du-Nord, la On y retrouve aussi 92 localités avec 38 à
seconde Haut-du-Cap et la troisième sec- Bande-du-Nord, 33 au Haut-du-Cap et 21 à
tion Petite Anse . Elle comporte 28 habi- Petite Anse.
TABLEAU 8 : Répartition des habitations et localités de la Commune par Section Communale
Sections com- Habitations Localités
munales , __ , __
# Dénomination # Dénomination
Bande-du-Nord |12 | Labadie,,Fort 38 Bely, Prunette ,K Pyè, Merande,,Bousmate,
Bourgeois, Cormier, Ducroix Janvier, Massé, Bayawonn, Cachoterie,
Bande du Nord, Despeignes, Poirier, Magagnoce, Kèkdld, Calvaire
. marchand, Rita Rita / Mando, Cimetière
Marchand, Laboule,Virgie Juif, Marché Gal/Tanga, Champs de Mars,
Les Dames Religieuses,, Bel Célicourt, Bois- Fleurit, Laurier, Der-
Air, Rival, rière Quartier, Calvaire Ste Therèse/j/
Morne du feu, Juissan, Richard Ville, Bas
Ravine, Marc, Fort Clerveau, Cézaré,,Ti
Fent, Castel, Cité Hiton, Mansui
Pica, Picolet,
Haut-du-Cap Bel-Air, Barrière Bouteille, 32 Bassico, Monte Pa Desann, Anwo Kenp,
Sainte Philomène. ,Vertières,, Ruelle Nazon , Sans Raison , EPPLS, Cité du
Zo Vincent,Blue Hills, Haut Peuple,
du Cap,Bréda,,, Mombin Labori, Cité La Paix, Camp-Fort, Cité Hé-
Lataille,, ros, Belle Vue, Redford, 1°" Cité Ste Philo-
mène, 2°" Cité Ste Philomène,,. Fondation
Vincent, Goyard, Kiteyo, Cité Chauvel, Cité
Champin, ODN, Sinaï, Nazarette, Cabassa,
Charrier, Tabernacle,,,Bena,,,Bréda I,
Bréda Il,.,,Mapou, Pipo, La Voñûte,,
Petite-Anse 7 Shada,.,Fort St Michel,,, 21 Shada 1, ShadaIl,,,Connassa, Fougeroll,
Aviation, Petite- Fort St Michel,
Anse,,Madeline..,Balan,, Petite-Anse 1, Abattoire, 4VEH, La saline,
Baudin Céramique, Petite-Anse II, Base Ameri-
cain1, Cité Dondon, Terre Maïs, Mélomane,
Ti Marc, Kraze Zo, Cité Jean Claude,
Jean Mary Vincent, Jacques Golo,,,Rosie.,
Source : Mairie de Cap-Haitien | IHSI-2005 / Inventaire des Ressources et des Potentialités des Communes d'Haïti / Enquête
de terrain et Diagnostic participatif réalisé - Novembre 2020
[page 94]
Ë 3 5 4 à 5: E À =
3 3 Ë à © 2Ûr rh: ÿ 42 e
< —— La vis . ccpnis
a HIT]
[e Hd del ass ne et
S LEE 4 3
[sa T4 ÉTEL È
à 3, 1% < È Le 2e . E ë
mn ë- 7. s & ë, LR * = E: =
F3 1 ;24 È
= 4 à ei i EH à: È
A AE Ë " È
2 AULPUA ES. À : À
< ÿ LEE FER : È
© J Hi É: 4 È
Le) ë i D
[#2 ° L | ë
a ss
8
à
1 . ?
coesrz coralie >
È
[page 95]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL CE
DÉMOGRAPHIE ET REPARTI- tants. Trente ans plus tard, la population de
TION DE LA POPULATION la commune comptait soixante-douze-mille
_— trois-cent-trente et un (72 331) habitants
En termes de dynamique démographique et de 1920 à 1971, quarante-cinq mille
comme le montre le graphe ci-dessous, par- six cent quatre-vingt-huit (45 688) habi-
tant du recensement de de 1920, la com- tants et vingt ans après, la population de
mune comptait quinze mille (15 000) habi- la commune a encore presque triplée pour
tants, en 1950, elle est passée à vingt-neuf atteindre en 2003, deux cent onze mille six
mille cent quatre vingt- dix (29 190) habi- cent trente (211 630) habitants.
FIGURE 4 : Evolution de la population de Cap-Haïtien de 1920 à 2003.
Evolution de la population de Cap-Haïtien
de 1920 à 2003
250000
211630
200000
150000
100000
72331
50000
190
0 D SD RD 2002
1 2 3 4
Annee =#=»Nombre
Source: Mairie de Cap-Haïtien / IHSI / Récencements de 1920, 1950, 1982 et 2003
À partir des données du dernier recencement de l’IHSI réalisé en 2003, la pyramide des âges qui suit,
présente la répartition de la population de la commune de Cap-Haïtien par grands groupes d'âge.
Comme on peut le constater, la pyramide prend la forme d’un parasol, c'est-à-dire la base est large
et le haut de la pyramide est enfilé. Une situation qui explique que le taux de natalité est élevé. Un
taux d’accroissement qui continuera d'augmenter dans les prochaines décennies si l’on considère la
population des femmes en âge de procréer (15-49 ans) pour la période, soit 56% du nombre total
des femmes (65 570 sur 115 951).
Selon les données de la figure ci-dessus, la population de la commune est jeune, les moins de 30 ans
représentent 60% de la population. Elle démontre également que sur le plan économique, la muni-
cipalité dispose d’un potentiel fort intéressant car la population active (15-64 ans) représente 86%
de la population, soit 183 168 sur 211 630 personnes. Seulement 3.33% de la population dépasse
l'espérance de vie à la naissance (64 en 2019), soit 7 052 personnes.
[page 96]
EE ° 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
FIGURE 5 : Pyramide des âges de la population de Cap-Haïtien
Pyramide des âges de Cap-Haïtien
80-84
70-f4
664
50-54
40-44
30-34
20-24
10-14
04
-20000 -15000 -10000 -5000 0 5000 10000 15000
BHommes BFemmes
Source: Mairie de Cap-Haïtien / IHSI / Récencement de 2003
Recherchant les données les plus récentes, on peut analyser les données des dernières estima-
tions de l'IHSI de 2015.
En fait, le département du Nord compte 1 067 177 habitants, la conurbation de Cap-Haïtien for-
mée de six communes à savoir Cap-Haïtien, Quartier Morin, Limonade, Acul-du-Nord, Plaine-
du-Nord et Milot compte quatre cent quatre-vingt six mille soixante-trois (486 063) habitants.
Le Cap-Haïtien à lui seul comprend deux cent soixante-quatorze quatre cent quatre (274 404)
habitants soit une proportion de 25, 71% pour le département et 56,45% pour les 6 communes
de proximité.
Le contenu du tableau suivant montre que la population masculine est de cent vingt-sept mille
cinq centun (127 501) et celle féminine est de cent quarante-six mille neuf cent trois (146 903),
et celle en âge de majorité est de cent cinquante et un mille trois cent vingt-quatre (151 324).
On comprend bien que les femmes représentent 53, 54% contre les hommes de 46, 46%. La
jeunesse dans l'intervalle de dix-huit (18) ans et plus prédomine à 55, 15%.
Aussi, on constate que 98% de la population se retrouve en milieu urbain. Le Centre-ville enre-
gistre pour son compte 62, 31%.
Le rapport de la population par la superficie de la commune nous donne une densité de cinq
mille cent vingt-neuf (5129) habitants par km?. Le nombre de ménages est de cinquante-trois
mille deux cent quatre (53 204). La superficie totale de la commune est de 53, 50 km, le cumule
des espaces urbanisés est de 36, 92 km’ soit 69%. Le Centre-ville où l’on retrouve la plus forte
concentration est de treize mille quatre cent cinquante-quatre (13 454) habitants par km? pour
les 12, 71 km? dont il mesure.
[page 97]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 9788
TABLEAU 9 : Répartition de la population par sexe et par tranche d'âge en 2015
Dénomination Milieu Population Masculin | Féminin | 18 anset
Totale plus
“Commune de Cap-Haïtien 274404 127501 (146903 151324 |
Section Communale | 274404 127501 146008 15134
Quartier
Source : Mairie de Cap-Haitien | Institut Haïtien de Statistique et d'Informatique (IHSI)/ 2015
TABLEAU 10 : Répartition de la population par entité géographique etadministrative en 2015
Dénomination Milieu Population | Nombre de Superficie | Densité
Totale ménages en km?
Commune de 274 404 53 204 53.50 5 129
ea 9 7
Section Communale 274404 (53204 5350 519
Nord
Nord
3° Section Petit Anse Urbain, 98 042 19 102 11.50 8 525
PE [te [7 fe |
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Institut Haïtien de Statistique et d'Informatique (IHSI) / 2015
[page 98]
EE ° 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
FIGURE 6 : Projections de l’évolution de la population de Cap-Haïtien de 2009 à 2025
Évolution de la population de la commune de Cap-Haïtien
selon les projections de l’IHSI
400,000.00
250 000.00 221900 340,780.00
300,000.00 nosaon 20000 Us
250,000.00
200,000.00
150,000.00
100,000.00
50,000.00
0.00
2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024 2026
Source: Mairie de Cap-Haïtien / IHSI / Projections de 2003, 2009, 2012, 2015 et 2020
En 2009, la population communale est esti- Une comparaison des deux derniers recen-
mée à 249 541 habitants (h/f). En analy- sements (1982 et 2003) et des estimations
sant la taille et la structure de la population de l’IHSI permet de constater une forte évo-
de Cap-Haïtien évoluant sous l'effet des lution démographique de la commune de
événements démographiques qui s'y pro- Cap-Haïtien. La croissance annuelle de la
duisent, la population de Cap-Haïtien pro- population pour cette période est de 5, 25
jetée en 2022 et 2025 représente respecti- % dans un contexte de croissance régionale
vement 321 219 et 340 780 habitants (h/f). annuelle de 2, 86 %.
De plus, les dernières estimations de l’Ins- Si les facteurs de croissance telle l’aug-
titut Haïtien de Statistique et de l’Informa- mentation de l'espérance de vie ( en Haïti,
tique (IHST) indiquent un total de 274 404 l'espérance de vie est passée de 57.13 ans
habitants pour la commune de Cap-Haï- en 2000 à 64 ans en 2019) et la diminution
tien (IHSI, 2015). Si l'on regarde les autres du taux de mortalité infantile (de 74.3%o
statistiques de population de la région en 2000, ce dernier est passé à 48.2%o en
pour la même année (2015), la commune 2019 pour l’ensemble du pays) ont logique-
de Cap-Haïtien concentrait à elle seule un ment une influence globale sur les dyna-
quart de la population du département du miques démographiques des territoires,
nord (25.67%) et plus de 2/3 de la popu- le phénomène de « métropolisation » de
lation de l’Arrondissement (76.78%). Ces la commune notamment alimenté par la
chiffres mettent en évidence que la Com- migration des populations rurales vers cet
mune de Cap-Haïtien est la plus peuplée de important centre urbain permet d’expli-
l'ensemble de la région Nord. Plutôt jeune quer ces observations. Ainsi, l’on constate
(44.8% de cette population avait moins de un double mouvement migratoire dans la
18 ans en 2015), c'estune population qui n’a commune de Cap-Haïtien de nature régio-
cessé d'augmenter depuis les années 1980. nale/nationale et internationale.
[page 99]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL JO
Dès les années 1970, l'érosion des terres, vers Port-au-Prince soit en quête d’ins-
la misère des paysans et la terreur des truction, particulièrement pour des études
macoutes locaux ont provoqué l’affluence post-secondaires ou en raison de perspec-
de milliers de ruraux vers Cap-Haïtien en- tives d'emploi et de revenu.
trainant des pressions au nord-ouest et au P ; d : oratoi
Lu ar rapport aux dynamiques migratoires
sud-est du centre historique (AUDEBERT, | pP Y : q u 8 ,
. Le internationales, depuis les années 50, l’on
2017). A chaque grande crise politique que tate d orati | tantes d
. constate des migrations importantes de-
connait le pays (1986, 1990-1991, 1994 et ‘s Can-Haïti 8 directi n Îles Turks
2000), l'on constate des flux migratoires puis : ap-Halllen en direction es es our
. Le et Caïques, des Bahamas, des États-Unis, du
importants des communes avoisinantes Canada et de la révubli dominicai
a ue anada et de la république dominicaine
du département du Nord vers Cap-Haïtien AUDEBERT. 2017 p U q d b
(JEAN-NOËL & AL, 2010). A la suite des ( nirant ). Un gran trame re
. . a es émigrant-e-s vers ces pays étrangers
inondations des Gonaïves en 2008 (Hanna | 8 pay . 18
ous quittent la commune sur de petits voiliers
et Ike), une part significative de la popula- . |
. . 4 ou (boat people) et des dizaines perdent la vie
tion de cette ville a migré vers Cap-Haïtien insi ch £e (TEAN-NOËL &
(ONU-Habitat, 2012). La commune a ac- en mer amsi c aque annee Ù .
ae . AL. 2010). Toutefois, les États-Unis restent
cueilli également un nombre important de D U k
. x . £: k la destination première des Capois. Comme
migrants à la suite du séisme dévastateur | . Audebert (2017 bre d
du 12 janvier 2010 (PICARELLI & BECOU- € sou Le nait ert (2017), nom N €
LET, 2019). migran -e-s haïtien-ne-s provenant des
régions du Nord et du Nord-Est vers les
L'isolement relatif dû à la mauvaise des- territoires insulaires, les Bahamas en par-
serte en termes d'infrastructures rou- ticulier, utilisent ces territoires comme
tières, au manque d'entretien des voies territoires de transit afin de se rendre en
existantes, etc. l'absence d infrastructures Floride. Ces dernières années, une forte mi-
économiques, d'équipements et de services gration issue des couches aisées de la po-
de base ou encore la recherche d'emplois : me . PS
,, . . | pulation de Cap-Haïtien (jeunes, étudiants,
et d'éducation sont les principales raisons . k . .
. urbains) est remarquée en direction de la
poussant les habitants des autres com- , . . .
à République Dominicaine contrairement
munes du département (pour la plupart ru- . Lo | |
SE De : aux périodes précédentes où les migrants
rales) à rejoindre Cap-Haïtien (quasi-urba- . . |
nisée) en espérant y trouver une meilleure étaient généralement des travailleurs d'ori-
qualité de vie. Cette dynamique migratoire gine modeste et rurale. Le Cap-Haïtien n'a
des communes avoisinantes vers Cap-Haï- pas échappé à la vague migratoire vers
tien se fait de manière progressive. Au l'Amérique du Sud (Brésil, Chili) et l'Asie
départ, l’on constate une mobilité conjonc- (Turquie) que connait le pays depuis les
turelle/périodique qui au fur et à mesure années 2010/2011 (OIM, 2014). Toutefois,
se répète et donne lieu à une résidence l'état actuel des données ne nous permet
durable (ARMAGNAGUE-ROUCHER, 2018). pas de mesurer avec précision l'ampleur de
. Vu . . ces flux migratoires dans la commune.
En ce qui concerne l’émigration au niveau
national, les capois partent généralement
[page 100]
FONCIER ET CADASTRE bilières et tous les titres. L’insécurité fon-
— cière bat son plein dans les sections com-
La Commune est loin d’avoir un système munales de Haut-du-Cap, de Petite Anse et
d'information cadastral complet. L’iden- de Bande-du-Nord. La plupart des notaires
tification claire des propriétés et de leurs émettent les titres des propriétés privées
propriétaires respectifs est pourtant es- dans des conditions troublantes. Des acqui-
sentielle pour effectuer les expropriations sitions de grandes propriétés immobilières
nécessaires. Les principaux défis à court n'ont pas pu être finalisées en raison de
terme du système cadastral de la Commune l'incertitude des droits fonciers.
consistent à trouver les propriétaires fon- L'absence d’un cadastre numérisé et le
ciers et la documentation sur les proprié- manque de certitude au niveau des titres
tés, et à résoudre les conflits potentiels. tendent à mettre l'investisseur sur le qui-
La plupart des expropriations pour cause vive et même à contrarier la décision d’in-
d'utilité publique, effectuées sur le terri- vestir. En effet, certains investissements
toire communal par les autorités publiques, directs étrangers ne peuvent se réaliser
ne répondent pas complètement au vœu dans certains milieux ruraux et urbains de
de la loi, le processus de démolition de la Commune du fait de l'absence de sécu-
certaines maisons étant souvent entaché rité foncière et de transparence des droits
d'irrégularités et d'’illégalités. En effet, de fonciers alors qu'ils pourraient créer des
nombreux citoyens expropriés n'ont jamais externalités positives et contribuer à redé-
reçu des pouvoirs publics, au niveau local marrer l'économie locale.
ou central, une juste et préalable indemnité, La carence d’une infrastructure solide des
ce qui constitue évidemment une atteinte droits fonciers ne permet pas à certains
au respect du droit de propriété. Des loge- citoyen-ne-s et entreprises de détenir avec
ments sociaux décents n’ont pas été mis à facilité des titres de propriété valides, ce
la disposition des familles expropriées ou qui limite les possibilités d'obtenir des
déguerpies. Les pouvoirs locaux n’ont pas hypothèques permettant la création de
pu répondre équitablement aux revendica- petites entreprises ou d’autres activités
tions et droits tant des propriétaires fon- économiques. En outre, le fonctionnement
ciers que des déplacés internes. irrégulier du cadastre communal dissuade
La tenue irrégulière du cadastre communal certaines institutions financières de la place
compromet la sécurité des droits fonciers. d'accorder des prêts immobiliers à certain-
Elle prive le fisc et l'administration commu- e-s citoyen-ne-s pour des propriétés qui ne
nale d’une base équitable et transparente sont pas répertoriées dans le plan cadastral
pour l’impôt foncier. Elle ne favorise pas la et qui ne sont pas publiées dans un registre
réduction des conflits liés à la terre. En dépit foncier officiel. Certain-e-s citoyen-ne-s,
du fait que la DGI soit chargée du titrage de ne jouissant pas de draits de propriété, ne
toutes les terres publiques, elle ne parvient peuvent obtenir de capital ou de crédit au-
pas à inscrire toutes les transactions immo- près des institutions financières.
[page 101]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 101 RE
Le patrimoine foncier de la population que par devant le Tribunal de Première
capoise ne s’est pas constitué uniquement Instance et la Cour d'appel de Cap-Haïtien.
grâce à des transactions marchandes (for- . ,
. . La . La plupart des actes et opérations d’arpen-
melles ou informelles) mais aussi à partir ! ne
, , . . tage se font en dehors de la loi et au mépris
d'un processus d'occupation, de prise ou Le ou | |
, du droit à la propriété privée. La situation
d'accaparement de terre. Le manque de n 5. en. .
LA de ; Lo foncière est d’ailleurs mal définie en raison
formalité juridique est l’une des principales , nn,
Bic . . Lx du manque de relevés cadastraux réalisés
caractéristiques de la situation foncière . .
. ee . dans certaines zones rurales et urbaines de
dans certains milieux urbains et ruraux des la C
. . a Commune.
Sections Communales de Petite Anse, de
Haut-du-Cap et de Bande-du-Nord. Les grands traits de la structure foncière au
. . . . niveau de la Commune de Cap-Haïtien sont
Le niveau de violence et de conflits au sein | u L P
NU ATaé . essentiellement : la prédominance de la pe-
de la commune reste très élevé. Les spolia- | ou nn, . |
. Le ns . tite propriété privée et du minifundium, un
tions se multiplient en zones péri-urbaines. | , 1,
, . . ET h domaine de l'Etat indéfini et mal localisé,
L'absence de titre foncier régulier est gé- ne ee à
k A paoucs es des formes particulières d’indivision lais-
néralement à l'origine des conflits liés à la l .
1 oo sant la plus grande partie des transactions
terre. Qu'il s'agisse des zones rurales ou ? n .
. . mo se et des mutations foncières dans l’informa-
urbaines, la population de Cap-Haïtien jouit , , nu
, BEA did lité, le démembrement ou la superposition
de peu ou d'aucune sécurité juridique. De . E .
. . des droits sur la terre en milieu urbain
nombreuses transactions et mutations fon- . .
Lx ,. es comme en milieu rural, une structure insti-
cières demeurent dans l’informalité. Des : k | es |
. tutionnelle où les professions délégataires
ventes, achats et locations de terres sont d . bli tai k
Boes 2: D NA e puissance publique (notaires et arpen-
réalisés sur le marché informel, c’est à dire P p que ( . P
. L teurs) ont en charge la production des actes
sans passer devant un notaire. La proprié- | ‘ , .
k . translatifs de droits de propriété, une insé-
té formelle concerne essentiellement les ., . | ,
1e ge . ; . curité foncière grandissante née tant des
élites citadines, soucieuses d’une transmis- . D
. de , . . faiblesses des institutions que des mau-
sion familiale et de l’accumulation de biens. . . . D
. . . k vaises articulations entre ces institutions,
Du reste, certains conflits fonciers récents : ; un
. . . des conflits fonciers difficiles à prendre en
viennent essentiellement de la contradic- h | tè udiciai
. . . k charge par le système judiciaire.
tion entre les tentatives de certains cohé- gep Y J
ritiers de restreindre le partage égalitaire L'amélioration de la publicité foncière est
et la nécessité légale de partager entre tous considérablement négligée. L'inachève-
les héritiers. ment du processus de modernisation et
, . . de numérisation du Plan Foncier de Base
Il n’est pas rare de trouver plusieurs titres RL
Les Lens à (PFB) de la Commune entrave la mise à jour
avec différents propriétaires pour la même L :
. Led continuelle du cadastre communal. Les dif-
portion de terre. Des recours juridiques au ‘ , nn es
. PTE Le ficultés relatives à la numérisation et à l’in-
possessoire et au pétitoire se multiplient dexation d hi fonciè bii
. . exation des archives foncières publiques
tant par devant les Tribunaux de Paix Sec- t privées de la C N k |
. . et privées de la Commune entravent la
tion Nord et Section Sud de la Commune p | ,
conservation pérenne des documents,
[page 102]
RE 1 02 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
l'accessibilité immédiate aux documents, Commune de Cap-Haïtien, question d’assu-
l'organisation et la gestion harmonieuse rer la pérennité de leur activité notariale et
des archives et l'établissement d’un service de viabiliser leur office. Certains notaires
public instantané. apprécient la relation avec la clientèle mar-
L | du fonc ; quée par la proximité, la convivialité, le lien
es nouveaux enjeux du foncier ne sont pas . LoteA AR A
: J , . p de confiance, la cordialité et la fidélité. Le
pris en compte par les autorités publiques . ,
ju | u | notaire n’est pas perçu seulement comme
locales. Les évolutions démographiques et . . .
! , un prestataire de services mais souvent
techniques ont profondément modifié la de- .
. . , | comme un homme de conseil.
mande de biens fonciers. L'accroissement
rapide de la population capoise, l’urbanisa- L'activité notariale au Cap-Haïtien est très
tion galopante et l'extension accélérée ou rentable. En général, les notaires ne sont
incontrôlée des quartiers périphériques de pas tenaillés par des craintes au sujet de
la Ville de Cap-Haïtien font exploser le mar- la pérennité de leur étude, eu égard à la
ché foncier tout en rendant inadaptées les viabilité de leur office. Les relations des
politiques publiques relatives à la gestion notaires avec leur clientèle sont marquées
du foncier. par la critique du tarif que certains clients
Lo . trouvent trop élevé pour des biens à la va-
Les institutions en charge du foncier et du . ; . .
| , leur faible. D’autres clients ont le sentiment
cadastre au sein de la Commune éprouvent Hoiccs .
mn du y . : que leurs actes sont délaissés par le notaire
des difficultés à généraliser l’immatricula- .
| M | par manque de temps. Les notaires ne sont
tion foncière en zone rurale, à assurer la Lou te . . a
. oo | : pas disciplinés ni sanctionnés pour leurs
mise à jour régulière des titres fonciers ou dérives
encore à se prémunir contre les dérives de ‘
la spoliation. ;:
PROBLEMATIQUE DE
Le cadre légal et réglementaire actuel du L'AMÉNAGEMENT DU
foncier ne répond pas aux besoins de sécu- À
one PORC PES AUX ESPINE EE TERRITOIRE À CAP-HAÏTIEN
risation de la propriété, de régulation du =
marché foncier, d'amélioration du système nu . .
je . Ls , , La commune de Cap-Haïtien est indubita-
d'information foncière et d’un développe- os Le
blement un territoire stratégique et aux
ment local plus soutenu et durable. Sur une a ue .
| Ro : énormes opportunités. Toutefois, elle est
population locale estimée à 274 404 habi- caractérisée à vue d'œil par la bipolarité
tants (IHSI, 2015), on relève dans la Com- de l’organisation de son territoire et une
mune de Cap-Haïtien en juin 2021 neuf (9) désarticulation socio-spatiale symptoma-
notaires, soit 0, 3 notaire pour 10000 habi- tiques de l'absence d’un développement
tants. cohérent et global de l’espace. Cette com-
c dant la pl mune jadis convoitée, souffre désormais de
pendan on a pu remarquer que apu pathologies sociales et spatiales de toutes
part des notaires commissionnes pour les sortes caractérisées par la bidonvilisation
autres communes du Département du Nord anarchique, la pauvreté, l'exclusion, la sé-
ont préféré installer leur Etude au sein de la grégation, le chômage et la délinquance.
[page 103]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 103 RE
La commune de Cap-Haïtien est l’expres- vitent huit (8) grands marchés régionaux
sion typique de la contradiction tempo- et un réseau de villes assez dense. Elle s’est
relle de la gouvernance territoriale. Cette dotée d’un aéroport international, du port
ville-commune offre l’image d’une rupture touristique de Labadee et du port commer-
brusque d'avec son schéma d’aménage- cial du Cap ouvert au commerce extérieur.
ment embryonnaire. Cette cassure tempo- Son ouverture sur la mer est un avantage
relle s'exprime par une fracture territoriale indéniable par rapport à sa position géogra-
évidente et se manifeste par la destruction phique stratégique et sa proximité avec le
du cadre de vie, la désorganisation de l’ha- grand marché Nord-américain sur les côtes
bitat, l’inadaptation des équipements col- de la Floride (États-Unis) et de la Répu-
lectifs, la mauvaise organisation du trans- blique Dominicaine par l'intermédiaire de
port, la dégradation des espaces viaires et la route internationale Cap-Ouanaminthe.
publics, la dégradation de l’environnement ,. , du
Lo a . En dépit de ces énormes potentialités éco-
ainsi que des réseaux hydrauliques. | | : _ ,
nomiques qui pourraient être exploitées et
La commune de Cap-Haïtien ne dispose utilisées comme leviers de développement,
pas d’une structure spatiale viable symp- la commune fait face à des problèmes com-
tomatique de la désarticulation. Les répar- plexes en termes d'aménagement et d’orga-
titions spatiales ne sont pas optimisées à nisation de son territoire, particulièrement
cause de la destruction du cadre de vie, liés à l'adaptation des équipements collec-
des problèmes d'habitat et de logement, tifs, les services d'assainissement, la gestion
de la mauvaise organisation du transport, de l’environnement, la mobilité urbaine et
du sous-emploi de la population active, de périurbaine, l’organisation de l'habitat et la
l'injustice spatiale, de l’enclavement routier croissance démographique.
dû à l’absence d’un plan directeur de trans- n . :
; k . À Cap-Haïtien, les équipements socio-
port et d’un schéma routier ou/et autorou- | .
. , , . communautaires et les infrastructures ne
tier, de l’absence de plan d'urbanisme, des , .
. . eo k répondent plus aux besoins de la popula-
contraintes physiques territoriales repré- : . .
2 , tion en termes quantitatifs et qualitatifs.
sentées par les mornes et la mer, de l’oc-
. . . Le territoire communal comme support
cupation progressive des rues par le petit | : ;
k . de croissance ne dispose pas des infras-
commerce, de la dégradation des espaces U. . .
ns NE 4 tructures et équipements nécessaires pour
viaires et publics ainsi que du mauvais état l dével E Les équi
k . k . ropulser son développement. Les équipe-
des réseaux hydrauliques, la dégradation Prop , | pp ‘ ° quip
ne à . . ments économiques sont très anciens et ne
de l’environnement dû aux implantations ,
L4 k peuvent plus répondre aux flux de transac-
sauvages des piémonts et ses conséquences . |
. . tion potentiel de la commune. Le port est
sur le centre-ville. Ce sont les mots qui tra- équipé et l t'est pl
duisent la situation du territoire de la com- Sn té Del " Emp deleen n nn “
mune de Cap-Haïtien. adapté. ep us, a voie qu’elle emprun € es
en contradiction avec les autres activités de
En effet, cette commune représente le deu- cet axe qui prend aujourd’hui une vocation
xième pôle économique national où gra- tertiaire avec l'installation d'institutions de
[page 104]
RE 1 0 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
services. Les marchés sont censés atteindre et ont de sérieuses répercussions sur la
un seuil de saturation et n’ont pas les équi- ville. Le réseau d'assainissement étant défi-
pements suffisants. cient et inadapté, les eaux de pluie sont mal
. , , évacuées entraînant des inondations et la
Les services et équipements sont inégale- . , .
, | . ? persistance d’eau stagnante qui augmente
ment répartis sur le territoire, portant à cet . ns . a
ffet des nrétudices au vlus grand nombre les risques sanitaires. En ce qui a trait à la
e . k oras .
del * ñ L Lau 8 ts d | gestion des déchets, il n'existe aucun site de
e la population. Les bâtiments de service 2 ALL k .
"P p Lo décharge contrôlé et les déchets jonchent
public se trouvent généralement au cœur x . .
: on, les rues à tout endroit. De plus, la localisa-
du centre-ville. Par contre, en matière éco- . s . h
| | tion de la centrale à mazout installée sur
nomique 47.5% des entreprises se trouvent . . . . x
k k à le port pollue l'air de la ville historique à
à Haut-du-Cap et 33.7% à Petite-Anse. k
. ‘ cause des dégagements de CO,
Alors que le centre-ville et la section de
Bande-du-Nord se partageraient le reste et Par ailleurs, l'absence de nouvelles centra-
n’en contiendraient que seulement 18.8%. lités organisatrices et distributives dans
Il en est de même pour les équipements de le réseau viaire entrave la circulation des
formation et les infrastructures récréatives biens et des personnes. Par conséquent, la
(Inventaire des infrastructures et enquête congestion est très accentuée à proximité
socio-économique des ménages, Mairie de des deux principales voies d’accès de la
Cap-Haïtien 2021). commune à cause notamment de la mau-
D l l blémati : vaise localisation de la Gare routière régio-
ans la commune, la problématique envi- Lx . De .
tal k Die h D nale de Barrière Bouteille, d’ailleurs infor-
ronnementale es utôt complexe. De .
L p , : p , mel, celle du Pont grand bois et du port
graves problèmes de dégradation de l’en- . x .
| : . commercial avec son seul accès en plein
vironnement sont observés. Ces derniers . Lo .
, . cœur du centre-ville générant un trafic
résultent tant du développement anar- x
| . a . ou dense et très lourd.
chique et incontrôlé du territoire dû à l’ab-
sence de maitrise urbaine que de la carence La congestion dense de la ville est symp-
d'infrastructures adéquates pour assainir tomatique du sous-développement des
l’environnement. Le cadre de vie d’origine infrastructures de transport. Les voies de
est détruit par la bidonvilisation qui elle- circulation ne sont pas hiérarchisées. Les
même mange l’environnement et épuise les voies de liaison et les voies locales ne sont
magnifiques paysages montagnards et lit- pas différenciées dans certaines zones.
toraux. La situation sanitaire très déficiente L'emprise des artères principales est à
qui en résulte crée un environnement mal- peine égale à la largeur des voies locales,
sain et insalubre. soit 13 mètres environ. Le réseau routier
n . , est caractérisé par de piètres intersections
En effet, Cap-Haïtien ne dispose pas d'assez . . Ne
: , _. qui ne garantissent pas le champ de visibi-
de services d’approvisionnement en eau Les . , .
, F. lité des axes routiers et l’absence de voies
potable et d'assainissement. En dehors de . .
| . : rapides (autoroutes) alors que la ville re-
certaines considérations mineures, les pro- . . Le
u | çoit un flux intense de véhicules.
blèmes environnementaux sont nombreux
[page 105]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 105
Au-delà de cette asymétrie liée à l’acces- ment parler. Ces habitats ont été construits
sibilité, la commune est aux prises avec majoritairement sur des terrains précaires
la conurbation de sa zone métropolitaine constitués de polder de déchets sur la baie
doublement nourrie par le développement de Petite Anse, de berges inondables et de
des quartiers périphériques et l’urbanisa- pentes instables aux abords de la rivière de
tion récente des communes périurbaines. Haut-du Cap. C’est tout un paradoxe, le ter-
Le développement de l’espace communal rain qui offre le plus de sécurité foncière à
subit donc une évolution spontanée et fa- celui qui n’a rien et souhaite s'installer près
çonnée de l’extérieur alors qu’elle n’est pas de la ville est le terrain qui présente le plus
dotée d’infrastructures adéquates pouvant de vulnérabilité
assurer son aménagement exogène. : .
La ville de Cap-Haïtien garde encore une
L'explosion des besoins de plus en plus configuration qui montre les traces de
insatiables rend la commune invivable. Le l'époque coloniale. Les populations les plus
manque de marchés publics donne lieu à nanties se sont repliées dans un premier
des marchés éphémères qui se tiennent tra- temps dans les quartiers au Nord à Caré-
ditionnellement en plein air, dans les rues nage et Picolet ou en dehors de la ville. C’est
ou sur les places publiques. Aujourd’hui, une ville ségrégée depuis l'aube des temps.
les rues, les trottoirs, les places publiques, Le même contraste du temps de la colonie
les lieux administratifs, etc. ne sont pas reste aujourd'hui remarquable sur le terri-
épargnés comme lieux d’étalement et de toire de la commune et les cicatrices spa-
circulation des marchands avec leurs pro- tiales témoignent de cette discrimination
duits commerciaux. Une certaine irrespon- démographique et sociale plusieurs fois
sabilité est observée auprès des autorités, séculaire.
enchainant par conséquent des impacts vi- . , , ee
. . . À Cap-Haïtien, deux phénomènes diffé-
sibles et majeurs dans la ville. Le commerce : u
. La AUDE 4 rents se produisent et concourent à cette
informel participe à l’insalubrité, la conges- : , . .
. . . production de l’espace qui caractérise la
tion, et au non-respect des lieux qui ne sont : , : |
Lx dynamique démographique et spatiale.
pas destinés au commerce. ! : :
D'une part, des gens qui revendiquent le
Depuis les années 70, la forte croissance droit à la ville qui viennent s’y installer
des villes s’est faite sans véritable structure sans conditions, et d'autre part, des gens
urbaine. De nombreux quartiers précaires qui s’éloignent du stress urbain caracté-
se sont donc développés, en particulier à risé par des pollutions de toute sorte et la
Cap-Haïtien, deuxième ville du pays et capi- congestion. Cette tendance tend à augmen-
tale régionale. Les nouveaux arrivants ont ter l’étalement urbain dans presque toutes
développé un type d'habitat qui présente les directions de la commune et dans celles
encore toutes les caractéristiques de l’habi- avoisinantes.
tat rural avec des constructions de plain- , . . . .
. , k L'organisation socio-spatiale est aussi
pied, l'absence de raccords aux réseaux . . n Lo,
. ne ui x symptomatique des disparités socio-éco-
existants et l’inexistence de rues à propre-
[page 106]
RE 1 06 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
nomiques. Ainsi certaines personnes vont La dynamique démographique parait au-
dans certains quartiers résidentiels au nord tant agiter que la dynamique spatiale. Selon
de la ville et dans des zones périurbaines les estimations d'IHSI, depuis 2015, la ville
localisées principalement à Haut-du-Cap et compte environ 274 404 habitants pour 53
à Madeline. Cette mobilité est perçue sur le 204 ménages, alors qu’elle comptait envi-
plan social comme l'horizon d’une promo- ron 64 406 habitants au début des années
tion réussie, l’accès à la terre promise et la 1980. En 2009, la commune était peuplée
tranquillité des espaces périurbains. de 249 541 habitants, dont 155 505 habi-
. . . tants pour la ville elle-même (IHSI, 2009).
Par ailleurs, sous le poids de la pression . , 2
démosranhique. l'exorbitance du orix des La population s’est donc concentrée au
| 8 “ 4 nu ité é . x cœur de la ville. Pourtant, elle comptait lors
OYETs € a precanl ù economique, ss gens du recensement de 1982 autant de popula-
sont poussés vers des espaces inadaptés et seule . BL s
: tion isolée que de population agglomérée
vulnérables dans les berges, les mornes et .
. ne dans les villages.
le long du littoral. Cette relégation se ma-
nifeste par le développement d’une sorte La population capoise a presque doublé
d'urbanisme volontariste ou contraignant. en trois décennies entre 1982 et 2015
C'est donc la résultante de la réprobation (PoPuPsS, 2020) sans aucune planification
sociale engendrant des quartiers « hors adaptée aux défis associés au développe-
droits » où habite une frange marginale de ment urbain. Cette explosion démogra-
la société. Ces endroits sont marqués par phique a entrainé une forte demande en
une très faible mobilité, le vol, l'insécurité logements qui se déversent même dans des
et la délinquance. Tel est le cas de Labory, communes limitrophes, d’une part, et a am-
Conassa, Shada, Bas cité Chauvel, Haut Zo- plifié, d'autre part, la pression anthropique
Vincent entre autres. sur les ressources ligneuses et les espaces
à , . agricoles de la commune.
À cet ordre dual succède une organisation
qui a du mal à se mettre en place et L'augmentation de la population doublée
dont l'agencement fait ressortir des de l'absence de contrôle du développement
dysfonctionnements et des déséquilibres urbain a comme conséquence principale de
manifestes. Résultat de pratiques favoriser la densification dans les secteurs
volontaristes, la ville de Cap-Haïtien se déjà urbanisés puis d’amorcer l'explosion
k . nu de ces quartiers dans certains milieux éco-
présente donc comme une juxtaposition de . ‘ : ,
. Les logiquement sensibles. La pression démo-
tissus, correspondant aux différents temps .
. . graphique est de plus en plus pesante. On
de son histoire. Cette production par « PRES .
U , se réfère à l'invasion des mornes, des zones
fragments » donne à voir un fort désordre : .
: Un, , inondables de mangroves et des zones rive-
urbain. Une « ville éclatée » constituée raines du littoral. L'urbanisation récente a
de fragments qui se juxtaposent sans été importante au niveau des berges de la
cohérence réelle où se dessinent le centre- rivière du Haut-du-Cap, dans le morne du
ville historique, les banlieues, et les habitats Cap, à Charrier, jusqu’à Zo Vincent, par pol-
spontanés. dérisation dit phénomène « faire-terre ».
[page 107]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL
Ces locaux sont occupés par une popula- tique dans la commune. Aucune planifica-
tion à faibles revenus et dépourvue des tion effective n’a été faite pour redessiner
moyens d'effectuer les travaux d'entretien de nouveaux réseaux en faveur de l’exten-
et de conservation nécessaires. Cette pres- sion du noyau urbain. Ce délit occasionne
sion s'explique par la concentration de la pas mal d'incohérence au niveau du terri-
majorité des activités économiques et ins- toire communal. Cette commune en pleine
titutionnelles au centre-ville. mutation économique, sociale et culturelle
Parallèlement, les communes satellitaires, est en grand déphasage entre les besoins
voire les zones périphériques, n’ont pas une actuels et les infrastructures anciennes.
base territoriale adéquate pour répondre : :
. . Loc La structure urbaine coloniale perd son
aux besoins de leur population. Ainsi, la : ; ’ .
population locale et régionale doit conver- architecture et son extension est dissymé-
ger quotidiennement vers le centre urbain trique. Donc la ville souffre d’une disconti-
de Cap-Haïtien pour obtenir des services nuité spatiale qui estresponsable de tous les
ou pour faire du commerce. Ce qui entraine maux liés à sa morphologie et son organisa-
une congestion quotidienne et l’étouffe- tion. Loin de s'inscrire dans la logique d’un
ment du centre-ville de Cap-Haïtien. urbanisme pensé, l'urbanisation récente
de la commune est l’œuvre de proprié-
taires qui, sans autorisations légales, mais
URBANISATION, HABITAT ET q licité des cad Le 'Éat |
en complicité avec des cadres de l’État, lo-
LOGEMENT tone ”
tissent leur propriété ou construisent leurs
: maisons, parfois dans des conditions exé-
Au lendemain de la décolonisation, Haïti, et crables. Ces nouveaux quartiers pavillon-
encore moins la commune de Cap-Haïtien, naires ont d'énormes déficits en matière de
n'a pas eu une politique publique visant à services urbains comme l’eau, l’assainisse-
assurer la cohésion du territoire. L'identité ment et la collecte des déchets solides
coloniale reste jusqu’à présent embléma-
: à. | — Ent «
H, :
; ï (I a —
Fe: # n | "Re
F 1 ri - =
= LL | rer
RE È | | La
C= di —. . > #y 14
& P_— "
[page 108]
. LE ee: ne 218
LS : AS Ts A T l or tu re ours - Meg- à
* APE Dr. f vo . L : — 2 D
\ Fe 3 en à Ed RER : Cr + [18 CE 2e
LR: n ; 2 Milnnn : Ÿ à ns É 14 de
M os n Rs ST Lun Rs, ic | ù +
e ÿ - ns à AE æ e Fpè r Im +} >
ee à £ er. y #7 re 4 ON qu) 2 172 2 LE
TT Re Nr Le ds
n - NN ET ENS
. 147.4 Cu L = En ‘ | ‘+ à /
= — — 1 Be. +
“ or [| | l L “Him = NS dates M re
CS À, LIRE SET
: 0), ns © É
/. / Er a; Se
| 4 Cie | u SE
Le’ k je (ll
_— 4. 4 LA : ‘
- u Al
ee de MM 5 E
| ess à! | |. Fe os: Ÿ
—— Fe +
[la _ nd E | 559 LE! £ ÿ Fe Y ? EE
UN TRES
LEA
[page 109]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 100 RE
L'urbain informel couvre à priori une pro- résulte génère donc l'insécurité urbaine
duction illicite de logements et de com- et des difficultés de gestion de déchets. La
merces d'accompagnement, c’est-à-dire se vétusté des canaux de drainage et l’imper-
| développant en dehors de la législation et méabilisation du sol favorisent l’inonda-
| de la réglementation. Ce sont des pratiques tion de la ville en aval. L'urbanisation des
exercées en marge et s’opposant à la pro- mornes accélère sa dégradation et cause
| duction « moderne ». un déboisement accéléré avec toutes ses
. . conséquences.
L'extension de la ville ne respecte pas sa
morphologie. Des constructions prolifèrent L'urbain à Cap-Haïtien est l'expression d'un
l’espace communal en absence d’une poli- véritable « cancer urbain » (Belguidoum,
tique de continuité spatiale. Les considé- Millet, 1985, p. 230). C’est la conséquence
rations environnementales inquiètent peu de la concentration qui intensifie l'ampleur
les maitres d'œuvre. Ils interviennent sans de la croissance des formations urbaines
| étude d’impacts, transgressent par consé- non réglementaires, notamment sous la
quent les principes d'urbanisme sans sanc- forme de bidonvilles, forme la plus exacer-
tions pénales. Les lotissements ne sont bée de l’informel urbain.
pas conformes aux normes établies par le , . nu
MTPTC. Ils sont sans aucun projet de lotis- Cette métamorphose fait que Cap-Haïtien
sement, construisent à l'insu des autorités évolue dans un contexte de très fortes iné-
k Les galités résidentielles. Près de %4 de la popu-
compétentes et dans la majorité des cas, | , | |
sans servitude, ni espace vert, ni aligne- lation est mal logé (Inventaire des infras-
ment. tructures et enquête socio-économique sur
les ménages, Mairie de Cap-Haïtien, 2021).
Des constructions en saillie déclinent l’ali- Cela concerne des personnes dont le loge-
gnement et concourent vers une déshar- ment est de mauvaise qualité, trop petit,
monie de la morphologie urbaine. Les ou ne disposant pas de leur propre domi-
servitudes liées à ce point ne sont pas res- cile. En fait, suivant cette même source, les
pectées. Le service d'urbanisme de la mai- ménages capois hébergent en moyenne 5
rie ne tient pas ses responsabilités. Ce der- personnes. En outre 74.4% des ménages
nier manque à ses obligations sur plusieurs occupe des maisons de 1 à 3 pièces. On peut
autres points, telle la réfection des bâti- donc constater une situation de promiscui-
ments, la régularité des couches de pein- té criante.
ture, la construction des trottoirs, etc. . .
Selon le type d'habitat, une bonne partie
On constate des distorsions existantes de la population, soit 28.8%, habite dans
entre les règles et les pratiques et entre les des logements indécents et indignes. La
programmes et leur réalité, opposant par- mauvaise qualité n’induit pas de simples
fois de manière incantatoire la ville voulue problèmes structuraux. La quasi-totalité
et la ville vécue, dénonçant l'impuissance des habitats n’ont pas de dispositifs domo-
de l'État à contrôler une urbanisation cause tiques et n’ont pas un caractère « d’habita-
de fléaux sociaux. La bidonvilisation qui en bilité », c’est-à-dire de confort, obéissant à
[page 110]
RE 1 10 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
une norme socialement définie. La plupart tains font l’objet de réfection et/ou de pein-
des ménages n’ont pas d’eau courante, de ture qui influe négativement sur la beauté
douche ou de WC intérieur. On note que de la ville. Des modifications introduites
75.1% n'ont pas de coin cuisine, mais un lors des constructions sont nombreuses
chauffage rudimentaire. influant négativement sur la hauteur, le ga-
. . . barit des constructions, l'emprise au sol et
Les toitures des habitats sont majoritai- . k .
. , | entrainant le détournement de la vocation
rement faites en béton totalisant 52.7%% ; Lou .
, x d'habitation par la transformation du rez-
de l’ensemble ou en tôle correspondant k
| : de-chaussée en local de commerce.
à un pourcentage de 41.6%. Les parois
sont faites de matériaux corrosifs qui les L'accès au logement n’est pas quelque chose
rendent facilement altérables. Il n’est pas d'ordinaire. Certes, certaines gens déten-
étonnant de constater des habitats cou- trices d’un capital social mobilisable ou ca-
verts de chaumes, de bois ou d’autres maté- pital économique dans le cadre de prêt pour
riaux combustibles dans quelques endroits logements font des prêts à la construction.
au périmètre du centre-ville. Cela concerne Cependant, c'est impossible pour d’autres
un total de 6% des ménages. catégories sociales, car il existe à Cap-Haï-
, a. tien des sans-abris qui dorment à la belle
La majorité des bâtiments ne sont pas en: Lo N
: , étoile qui n’ont pas cet accès.
conformes aux exigences légales. Au regard
de la loi du 29 Mai 1972, les constructions, Le secteur de l'immobilier résidentiel est
pour le plus grand nombre, ne répondent sous développé. La politique de logements
pas au critère minimal. Le manque d’aéra- sociaux n'existe que sur papier. L'indice de
tion, de lumière et de salubrité, donc les prix de logement n’est pas défini. En réa-
mauvaises conditions hygiéniques im- lité, l'offre du logement est inélastique à
pactent la santé des habitants. La précarité, court terme. Cela rend les prix d'équilibre
et même parfois l’inexistence de moyens déterminés complètement par la demande
d'évacuation des eaux ménagères, décri- et tend, par conséquent, à augmenter la
vent la situation vulnérable de cette caté- mobilité des ménages. La dynamique spa-
gorie. tiale des prix du logement fait appel à deux
;. . — effets spatiaux distincts. Ces deux effets
L'inattention de la collectivité locale aux x . k
| Fr : oo relèvent, respectivement, de la dépendance
enjeux de la sécurité publique liée à la . . PU
| : mn nu spatiale des prix des logements et de l’hété-
construction occasionne déjà des dégâts Lo &EA . . .
| | k rogénéité spatiale des prix marginaux des
dans certains endroits où les travaux de PRE
, , | , | caractéristiques du logement.
démolition et de réparation nécessaires ne
sont pas pris en compte. Dans les agglomé- D'un point de vue stratégique, l’aménage-
rations urbaines, les façades des maisons ment de Cap-Haïtien ne laisse entrevoir
n'obéissent pas aux règlements prescrits aucune perspective pour la société de de-
par la loi qui veut que leurs colorations, main sur l’espace. La conception du futur
leurs styles soient en harmonie avec le ca- qui devrait être une préoccupation des
ractère architectural de l’ensemble et cer- autorités reste jusqu’à date un sujet orphe-
[page 111]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 111 RE
lin. L'action spatiale est menée dans une reaucratique sans l'adhésion et la volonté
logique individualiste et entrave une pro- communautaire qui sont inséparables. De
jection géographique. Fort est de constater plus les collaborations avec les autres ter-
que les instances d'arbitrage ne fixent pas ritoires qu'elle influe ne vise pas une vision
les priorités et n’arrêtent aucunes déci- commune de développement régional.
sions louables pour assurer le bien-être du Cap-Haïtien devrait être le pionnier dans
. DT no u | | e
groupe social et l'équité territoriale. l'élaboration des outils de développement
ue : régionaux et départementaux : le zonage
La commune de Cap-Haïtien a un capital d . itoi P L les plans d'amé 8
spatial précaire avec une large part d’inéga- U territoire communa ’ es p'ans amena-
er . . ; ? . gement du territoire, d'extension et d’em-
lités socio-spatiales, d’exclusions, de margi- | :
L 5 . bellissement des villes et des zones rurales,
nalisation. L'environnement architectural, le vlan d'amé t ohvsi le ol
naturel et social atteste des différenciations € p'an d'amenagement physique, ‘€ p'an
. . . A d'occupation de sol, le plan de développe-
socio-spatiales urbaines exprimées par les . u .
Bo nhones . : ment du département prévu par la loi, le
ségrégations sociales et les exclusions. Il hé d'amé t dévart al
existe pas mal de disparités faisant l’exi- Schema amenagemen , Sépartementa,,
Lu LAS : le schéma directeur d'aménagement et de
gence de la justice spatiale à corriger et des ’ 5. x |
. L . gestion de l’environnement, le schéma di-
contraintes naturelles, géographiques et teur d'amé t urbain et d’ .
sociales à surmonter. rec eur d'aménagement urbain e assal-
nissement sur une ou un regroupement de
Cap-Haïtien comme métropole n’est pas communes en commun accord avec les col-
mis en conditions pour répondre aux lectivités concernées. Cependant, il n’en est
énormes défis du moment. L'intervention rien en dépit de certainesinitiatives restées
étatique s’insère dans une approche bu- sans effets ni résultats.
lé Lé
En résume
| Cap-Haïtien est une commune à croissance spatiale non ordonnée, ni canalisée par une politique d'ur-
mn banisation de l'avis des participant-e-s aux ateliers ainsi que les représentant-e-s sectoriel-le-s. Par
rapport à cette situation des efforts sont deployés par la production d'un certain nombre de docu-
ments dont les études DESSEAU, l'esquisse d'un plan d'urbanisme, le Plan de financement communal
(2 (PFC), l'inventaire des bâtis réalisé par l’université de la Sorbonne en collaboration avec l'université
Quisqueya.
Les collectivités territoriales benéficient aussi dans le domaine de l'appui conseil des directions dépar-
tementales des ministeres des travaux publics, de la planification, de l'EPPLS et de la DGI. Cependant,
les contraintes sont énormes. L'extension du centre-ville ne suit pas l'agencement de la trame qui a
été établi. Il n’y a pas d'harmonisation ni de contrôle au niveau des interventions des acteurs sur le
territoire. L'inexistence d'un plan d'aménagement cohérent, l'absence de politique publique axée sur le
logement, ce qui engendre la construction de beaucoup de maisons précaires, vulnérables aux risques
et souvent sans titre de propriété. De ce fait, la question de la sécurité foncière est une grande préoc-
cupation. De plus, les pratiques de spoliation, de poldérisation, la destruction des patrimoines archi-
tecturaux, l'instabilité politique et les phénomènes naturels tels : les inondations, les glissements de
terrain, le séisme et le tsunami sont des menaces majeures qui viennent s'ajouter à ces contraintes.
Toutefois, des opportunités s'offrent à la commune par rapport à l'exécution de projets de développe-
ment urbain dont PAST, CHUD, MDUR financés par la Banque Mondiale et les actions de « contruction
de logements » de Food For The Poor.
COLLE ELECTRO LE LEE ELLE EEE TETE LL LEE
[page 112]
EE 1 1 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TÉLÉCOMMUNICATIONS ET savoir Canal plus et Nu TV.
NOUVELLES TECHNOLOGIES En ce qui a trait à la téléphonie mobile et
DE L'INFORMATION ET DE LA l'internet, suivant des audits de la qualité de
COMMUNICATION service vus du client, on relève des dysfonc-
tionnements répétés qui entravent l'accès
Divers services de nouvelles technologies aux réseaux et, dans certains endroits, quoi
de l'information et de la communication qu'agglomérés, les consommateurs disent
sont disponibles à Cap-Haïtien depuis bien constater des zones blanches.
des temps. En dépit de cette longévité, les . : :
acteurs locaux expriment une insatisfaction Les utilisateurs se sont plaints de difficultés
quasi-totale en matière de services de télé- liées à la qualité des services soit en termes
communications en dépit des grandes per- de disponibilité, de réactivité, de connec-
% . . ne tivité et de capacité. Certes, ces critères
cées et des innovations enregistrées dans le , x nn :
secteur. L'internet, de qualité bien entendu, n ont pas ls RS DES ITGsEs Se Den EU
comme pivot de ces dernières, reste jusqu'à territoire en général, mais pas mal de zones
date un souci, alors qu'ailleurs on expéri- sont concernées. La capacité et la connec-
mente les exploits de la 5G. L’accessibilité HV GIE TÉSET son DID mines
aux réseaux de téléphonie et d'internet est . # en Pen PES L fi EU,
parfois difficile. La répartition des Base car dec ul . __ SL constate
Transceiver Station (BTS) cause des préju- aus! ns ZONES one es ans certains Eu
dices à certains territoires qui ne sont pas ie Fal “ de ner . de
couverts. En effet, en fonction de l’espace ou EHTEdo: | Les coupures et es nes
ou du moment considéré, les services sont RARES SIDE RÉÈQNE, LR
peu accessibles, peu fidèles et peu fiables. 1e aie sé S STE BEN DS] au
niveau de la section de Petite anse, puis à
En termes de support de communication, Bande-du-Nord. Malgré ces difficultés liées
on distingue les services de téléphonie à la qualité et à l'accessibilité des services,
mobiles assurés par NATCOM et DIGICEL. le parc d'abonnement est considérable et
L’internet est offert par ces dernières ainsi très important.
qu'Access Haïti et Haïnet. La transmission : pr
sonore, télévisuelle est assurée par des En ce qui concerne la radiodiffusion, le sec-
chaines de télévisions câblées et tradition- leur DST pas nEntle pr Contrats Ter,
nelles comme des web medias, des stations = ÉEUE qui peut PE RRuer
de radio au nombre ahtain envi des risques pour l'aviation civile. De l'avis
ron (60), des stations de télévision totali- des acteurs locaux, certains individus uti-
T sant sept (7) et de deux chaines câblées, à liseraient leur accointance politique pour
utiliser des fréquences non attribuées par
le CONATEL. Certains autres accaparent
: 1 LES
… - G-En arrière plan : antenne relais de compaÿnie.de téléphonie mobile :
“ = È = Epre— +
Li ME. _ Lee nu —
ji: Î mn, Et —.
ÉrPRnSRR Rs, D d'à 3
[page 113]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 113 RE
plusieurs fréquences qu'ils ne mettent pas développée. Cela représente un grand
même pas en onde. enjeu pour l'économie du savoir, la compé-
: nn, titivité des entreprises, et pour l'efficacité
RE de TROUreeS COM DIEERe des administrations et des services publics
taires comme l'énergie et l'internet pour des biere ee Là Procueton etla diffusion
assurer leur mise en onde dans toute sa ÊSDIERS ROUTES.
complétude. Par ailleurs, la quasi-tota- À À À
lité des émissions radiodiffusées ne sont ENERGIE, ELECTRICITE
pas adaptées aux principes en vigueur. Ils ET ECLAIRAGE PUBLIC
offrent des contenus indésirables et en- —
nuyants. La ville de Cap-Haïtien estalimentéeenélec-
Conformément à ce qu'il devrait être, la tricité par deux centrales thermiques dont
, 5 l’une de 10.800 Kwatts, située à Ste Philo-
plupart d’entre elles n'émettent pas des us, , . ,
émissions efficaces, d’information et d’édu- mène, à | entrée sud de la ville etl autre, la
cation générale, comme facteurs sociaux de RP QU due capaeit de
grande importance. La diffusion des valeurs n . , , |
culturelles est en régression constante ville. Bien au en réparation, la centrale de
à cause des programmes non-contrôlés. Ste Philomène, accouplée 4 celle nommée
D'autant plus, il n'existe aucun programme du nom du révolutionnaire vénézuelien Si-
de radio spécialisé. Enfin, la communauté mon Bolivar fonctionnant au mazout, four-
capoise ne tire pas assez profit des NTIC. nissent toutes les deux 24.400 Kwatts à la
Pour la plupart des gens, elles sont consi- ville du Cap ainsi que ses environs.
dérées comme une arme autodestructive Le réseau est constitué de trois (3) grandes
étant donné leur usage par les consomma- lignes qui alimentent toute la commune et
teurs. En plus du mauvais usage, l'accès et celles qui l’avoisinent. La ligne 1 couvre le
la maitrise de celles-ci sont très limitées. Centre-ville, Rival, Cormier, Labadie etc.
La cybercriminalité reste une préoccu- Elle produit une puissance de 6MW tandis
pation sérieuse pour l'utilisateur du fait que celle demandée varie de 10 à 12 MW.
qu'elle nuit au développement du com- La ligne 2 couvre _Petit-anse, Aéroport,
merce électronique et au respect de l’inté- Milot et Grande-Rivière-du-Nord. La puis-
grité des données privées. La détermination sance demandée pour es zones est de 7
et la mesure d'indicateurs sur les atteintes MW contre celle produite Par les centrales
à la sécurité semblent difficiles à réaliser qui est de 4 à 5 MW, tandis que la ligne 3
compte tenu de la faible occurrence d'évè- au alimente Haut-du-Cap, Plaine-du-Nord,
nements dans ce domaine, de la difficulté Limbé jusqu'à Port Magot a une demande
de les identifier et de la grande sensibilité de puissance de 10 MW pour 5 à 6 MW pro-
du marché à ces évènements. duites.
En dehors de tout cela, l'éducation numé- En conséquence, la deuxième ville du pays
rique et en matière de communication n’est vit toujours au rythme de rationnement
[page 114]
RE 1 1 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
d'électricité à cause non seulement d’une compter sur le programme d’électrifica-
inssuffisance de production par rapport à tion du département du Nord de l'Autorité
la puissance demandée par zone ,mais aus- Nationale de Régularisation du Secteur de
si à cause de l’état du réseau qui est vétuste l'Énergie (ANARSE) qui souhaite construire
et très mal utilisé et entretenu. À tout cela une centrale électrique de 40 mégawatts au
s'ajoutent le manque d'équipements et de gaz naturel et une centrale photovoltaïque
matériels, le détournement des produits de 16 Mégawatts.
pétroliers, la faible capacité contraignante . . ,
de l’EDH pour forcer ses clients à payer leur La commune qui compte plusieurs écoles
facture et le sabotage des compteurs dans qui forment des professionnels dans le do
. ; . maine de l'électricité, dispose d’un grand
certaines zones. L’accumulation de tous ces _, . n
problèmes affaiblit le fonctionnment et la potentiel énergétique naturel mal exploité
. PE dont le vent, le soleil, l’eau et le charbon de
rentabilité de l'institution. . , | .
bois. On y dénombre plus d’une vingtaine
Il faut noter que le prix du KW/heure de de stations à essence et de gaz propane ain-
courant varie selon la catégorie d'abonnés si que des commercçant-e-s et des dépôts de
qui sont au nombre de quatre (4). Les abon- charbon de bois. Il existe aussi, au moins,
nés résidentiels paient le KW/heure à 12, une entreprise qui vend de l'oxygène à rue
74 gourdes , ceux de la catégorie commer- 22 Fet plusieurs quincailleries vendant des
ciale le payent à 14, 36 gourdes , les indus- matériels électriques comme des panneaux
triels à 13, 97 gourdes et ceux du Gouverne- solaires, des batteries, des onduleurs, etc.
ment à 14, 12 gourdes. Le nombre total des sans compter des sociétés privées offrant
abonnés pour les quatre catégories dans la des services dans le domaine de l'électricité
commune de Cap-Haïtien est de 19 150. comme l'EMES.
Nombreux sont ceux qui incriminent l’'EDH Cependant, il n’y a pas une politique éner-
qui, selon eux, serait totalement absente. gétique bien arrêtée, car une forte partie de
Pourtant, de leur coté, les responsables de la population, soit une proportion d’envi-
l'institution se plaignent de sa mauvaise ron 83.6% utilise de l'énergie fossile spé-
santé économique, car seulement 30% cialement le charbon de bois contre 13.5%
des abonnés honorent leurs bordereaux, se servant du gaz pour la cuisson. Le reste,
sans parler des fraudes massives dues environ 2%, se sert surtout des morceaux
aux prises clandestines qui constituent un de bois, de planches, du courant électrique,
manque à gagner énorme pour l'EDH. Tou- etc. De plus, la commune a un déficit de
tefois, la compagnie nationale d'électricité techniciens formés des 2 sexes dans la
qui n'arrive pas non plus à satisfaire les de- maintenance, la réparation et l'installation
mandes de branchement à son réseau, peut des équipements de Gaz au Pétrole Liquéfié
ainsi que les énergies renouvelables.
[page 115]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL
1. Courant électrique 106 0,2%
2. Gaz blanc, gaz propane 7183 13,5%
3. Bois, planche 638 1,2%
4. Charbon 44479 83,6%
5. Papier, carton, fatras 0 0,0%
6. Absence d'activité de cuisson e 532 1,0%
7. Autres 266 0,5%
Total 53204 100,0%
La commune de Cap-Haïtien dispose aussi variation saisonnière considérable au cours
d'un énorme potentiel pour exploiter les de l'année. La période la plus venteuse de
différentes sources d'énergie alternative l'année dure 2 à 3 mois soit du 21 juin au 31
particulièrement les énergies à éolienne août avec des vitesses moyennes supé-
et photovoltaïque. En effet, le soleil fournit rieures à 17, 2 kilomètres et pouvant aller
quotidiennement plus de 12h d'énergie. Il jusqu'à 20, 3 kilomètres par heure durant le
se lève entre 5h 50 et 6h 57 AM et se couche pic. Eu égard à tout cela, des systèmes éo-
entre 17h08 et 19h31. L'énergie solaire liens peuvent être accouplés aux systèmes
peut être exploitée durant toute l’année. photovoltaïque et thermique afin d’alimen-
Pour ce qui concerne le vent, sa vitesse ho- ter la deuxième ville du pays en énergie sans
raire moyenne à Cap-Haïtien connaît une interruption durant toute l'année.
[page 116]
PE 1 16 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
VOIES DE COMMUNICATION, d'oiseau de Port-au-Prince selon Google
MOBILITÉ ET TRANSPORT ou à 260 km par la RN1 en passant par
= Gonaïves. Cap-Haïtien est à seulement 65
L de Cav-Haïti t la vill km de la frontière avec la République Do-
étrencle du dé n Ed Nos d d'Haïti minicaine, et facilement accessible par les
EI Fe sou de dec t : | dé “e voies terrestres, maritimes et aériennes.
€ ca Grand \ As ous Va cher ie Elle est appelée à jouer un rôle central dans
Ments qu grand Norc a Savoir Art on ë le développement du Nord du pays tant au
le Centre, le Nord Est, le Nord-Ouest ainsi . h . Le a
que le département de l'Ouest et la Répu- niveau économique, touristique que démo-
raphique.
blique Dominicaine. Située à 136 kms à vol #raprq
TABLEAU 12: Circuits et états des grands tronçons reliant la commune et les régions avoisinantes
ITINÉRAIRE NATURE ET ÉTAT DE LA ROUTE
Cap-Haïtien à Ouanaminthe et République Domini- Route asphaltée et en très bon état
caine en passant par Quartier Morin et Limonade
Cap-Haïtien à P-au-P en passant par St Raphaël et Route asphaltée à 90% et en très bon état
Hinche
Cap-Haïtien à P-au-P en passant par Gonaïves Route en construction, asphaltée à 90%
et en très bon état
Cap-Haïtien à Port de Paix en passant par Gonaïves Route en construction, asphaltée à 65%
et tronçon asphalté en très bon état
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Analyse cartographique et diagnostic participatif / 2022
Comme on peut constater dans le tableau Une partie du réseau secondaire est consti-
ci-avant, le réseau primaire de la commune tuée de tronçons de la RN1, la RN3 et la
est constitué de trois routes importantes la RN6 qui connectent Cap-Haïtien avec plu-
reliant avec plusieurs départements ainsi sieurs autres communes du département
que la République Dominicaine. Il s’agit du Nord, telles Plaisance du Nord, Limbé,
d’abord de la RN6 qui relie Cap-Haïtien à Grande-Rivière-du-Nord, Plaine-du-Nord,
Ouanaminthe, commune limitrophe avec Acul-du-Nord, Quartier Morin, Limonade,
la République Dominicaine en passant par Milot, etc. D’autres voies moins impor-
Quartier Morin, Limonade et Fort Liberté. tantes, au nombre de plus d’une dizaine,
Ensuite, la RN3 reliant Cap-Haïtien à la la connectent aussi avec ces mêmes com-
Capitale en passant par St Raphaël, Pignon munes et bien d’autres.
et Hinche, et enfin la RN1 qui la connecte : L: : :
avec la Capitale haïtienne (Port-au-Prince) Le réseau tertiaire des voies de communi-
et Port-de-Paix dans le département du cation terrestre est composé de plus d’une
Nord’Ouest via Gonaïves. Ainsi, le réseau trentaine de routes pour la plupart en mau-
routier primaire dessert en grande par- vais état reliant le centre-ville aux sections
tie les réseaux routiers secondaire et ter- communales, ces dernières entre elles, avec
tiaire. En effet, certaines routes du réseau les quartiers et les habitations. Cependant,
primaire assurent également la connection le centre-ville dispose d’un réseau routier
entre plusieurs communes du département interconnecté dont 95 % des rues sont as-
parce qu’elles les traversent littéralement. phaltées.
[page 117]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 11728
TABLEAU 13 : Caractéristiques du réseau routier du centre-ville vers les sections communales
Circui Distance
ircuits Iculé 2
calculée Type de Nature dela |Étatdutron- | Moyen de
: Arri- route route çon transport
Départ To en Km
Centre-ville | Labadie | 9,4 secondaire | asphaltée bon état
Centre-ville | Plaine- |14,5 RNI1 50% asphal- asphalte en bon | Tap-tap
du-Nord téeet50%en |étatetterre
terre battue battue en mau- | moto 2 roues |
, moto 2 roues
vais état
Centre-ville | Made- 5,8 RN3 80% asphal- route en mau-
line téeet20%en | vais état
Ferre battue moto 2 roues |
moto 2 roues
Centre-ville | Rival 1,5 secondaire | 60% asphal- asphalte en bon
A 0, A taxi voiture
téeet40%en |étatetterre
terre battue battue en très
mauvais état moto 2 roues
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Analyse cartographique et diagnostic participatif / 2022
TABLEAU 14 : Connexion entre Bande-du-Nord et les autres unités spatiales de la commune
Are Distance N :
Circuits à ature Moyen
calculée | Type de État du :
= _ Rae de la tronçon de trans
Départ Arrivée en Km route port
2° Petit Pont Lorier en passant par |1,0 Secondaire |Terre Bon étatà | Moto 2
de Champs de Celicou et Bois Fleuri ettertiaire | battue 25% roues
Mars
Celicou Bel Air en passant 3,0 Tertiaire Terre Très mau- | Piétonne
par Tifent, Ti Voten et battue vais état
Manswui
Fort Bourgeois |Carrénage en passant | 3,2 Tertiaire Terre Très mau- | Moto 2
par Morne Virgile et battue vais état roues
Richard Ville
Fort Bourgeois | Rival en passant 4,5 Tertiaire Terre Très mau- | Moto 2
par Morne Virgile et battue vais état roues
Richard Ville
Rival Du Croix en passant Tertiaire Terre Très mau- | Piétonne
par Poirier et Port battue vais état
Picolet
Pont Man Dù Bousma en passant par | 3,7 Tertiaire Terre Très mau- | Moto 2
Nan Jan, Kokolo, Nan battue vais état roues
Janvier et Monsyon
[page 118]
RE 1 15 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
nr Distance
Circuits à Nature |; Moyen
calculée |Type de État du :
= _ Rae de la tronçon de trans
Départ Arrivée en Km route port
Calvaire Haut Marcahnd en 2.0 Secondaire | Terre Bonétat |Moto2
passant par Bas ettertiaire battue |enpartie |roues
Marchand, Laboule
et Nan Palmiste
Tanga Centre-Ville Cap-Haï- | 3.0 Secondaire | Terre Mauvais |Moto2
tien en passant par ettertiaire | battue |état roues
Citée Bossu et Sesaré
Fort Bourgeois | Cormier en passant |4,0 Secondaire | Terre Mauvais |Piétonne
par Magayds ettertiaire | battue |état
La Violette Celicou en passant 3.0 Secondaire | Terre Très Piétonne
par Manswui, Nan ettertiaire | battue mauvais
Cajou et Ti Voten état
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Analyse cartographique et diagnostic participatif / 2022
TABLEAU 15 : Connexion entre Haut-du-Cap et les autres unités spatiales de la commune
Circuits Distance | Type de Nature de État dutron- | Moyen de
calculée | route la route çon transport
Départ Arrivée en Km
Carrefour Madeline 6,2 Secon- Terre battue | Mauvais état
Haut-du-Cap daire Moto 2 roues
Haut-du-cap | Centre-ville |5,9 RN1 95% asphal- | Routeenbon |Tap-tap
tée et 5% en |état Taxi voiture
terre battue Moto 2 roues
Moto 3 roues
Barrière Centre-ville |2,0 RN1 100% Route en bon Tap-tap
bouteille asphaltée état Taxi voiture
Moto 2 roues
Moto 3 roues
Vaudreuil Barriere 95% asphal- | Routeenbon |Tap-tap
Bouteille téeet5% en | état Taxi voiture
terre battue Motoirones
Moto 3 roues
Carrefour Petite-Anse Secon- 60% asphal- | Asphalte en Moto 2
Haut-du-Cap | en passant daire téeet40% |bonétatet roues
par Madeline enterre terre battue en
battue état moyen
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Analyse cartographique et diagnostic participatif / 2022
[page 119]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 119 RE
TABLEAU 16 : Connexion entre Petite Anse et les zones de proximité de la commune
Circuits Distance Type de |Naturede | État du Moyen de
calculée | route la route tronçon transport
Départ Arrivée en Km
Petite Quartier Morinen |7,3 RN3 et 80% Asphalte en
Anse passant par Carre- RN6 asphaltée bonétatet | Moto 2
four La mort et20%en |terrebat- roues
terre battue | tue en état
Moto 3
moyen
roues
Petite Quartier Morin en 7,7 tertiaire | terre battue | Très mau- Moto 2
Anse passant par Gale- vais état roues
man Dupla et nan
bruno
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Analyse cartographique et diagnostic participatif / 2022
TABLEAU 17 : Grands carrefours de circulation de la commune
Circuits Distance Type de |Nature dela | État du tronçon | Moyen de
De VGTS en KM route route transport
Carrefour Centre-ville | 6 Km RNietse- 90% asphal- |asphalteen bon | moto 2
Haut-du-Cap | de Plaine- condaire |tée et 10% en |étatetterre bat- | roues
du-Nord terre battue | tue en mauvais
état
Carrefour Bel Air 1 Km tertiaire | béton hy- mauvais état moto 2
Sainte Philo- draulique roues
mène
Carrefour Sinaï 2 Km tertiaire |terre battue | mauvais état moto 2
ODN roues
Carrefour Anlè Mdn 1 Km tertiaire |terre battue | mauvais état moto 2
Charrier roues
Carrefour Bascité 1,5Km tertiaire | béton hy- bon état moto 2
cité Chauvel | Chauvel draulique roues
Carrefour Blue Hills 2 Km tertiaire |terre battue | mauvais état moto 2
Esso roues
Carrefour Derrière 1 Km tertiaire |terre battue | mauvais état moto 2
Cach Cach roues
Carrefour Bas Cham- |1Km tertiaire |adoquinée mauvais état moto 2
Champin pin roues
Carrefour Zo |HautChar- |1.5 Km tertiaire |terre battue | mauvais état moto 2
Vincent rier roues
Carrefour Lorry 3 Km tertiaire |terre battue | mauvais état moto 2
Haut-du-Cap roues
Carrefour Haut 1,5Km tertiaire | béton hy- bon état moto 2
Pont La voute Mapou draulique roues
[page 120]
EE 1 20 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Circuits Distance Type de |Nature dela | État du tronçon | Moyen de
De VGTS en KM route route transport
Carrefour Centre-ville | 6 Km RNI1etse- 90% asphal- |asphalte en bon | moto 2
Haut-du-Cap | de Plaine- condaire |téeet10% en |étatetterre bat- | roues
du-Nord terre battue | tue en mauvais
état
Carrefour Bel Air 1 Km tertiaire | béton hy- mauvais état moto 2
Sainte Philo- draulique roues
mène
Carrefour Sinaï 2 Km tertiaire |terre battue | mauvais état moto 2
ODN roues
Source : Mairie de Cap-Haïitien / Analyse cartographique et diagnostic participatif / 2022
TABLEAU 17 : Connexion de la commune avec les autres parties du pays
Circuits Distance Type de Nature de |Étatdutronçon | Moyen de
calculée route la route transport
Départ Arrivée en Km
Centre- Limonade 15,8 RN3 et 95% asphal- | Asphalte en bon
ville RN6 tée et5% en |étatetterre bat- Moto 2
terre battue | tue en mauvais
état roues
Moto 3
roues
Centre- Trou-du-Nord |28 RN3 et 90% asphal- | Asphalte 80% Tap tap
ville RN6 téeet10% |enbonétat, 20%
enterre en etat moyen et
battue terre battue en
mauvais état
Centre- Fort Liberté 52,86 Ù|RN3et 90% asphal- | Asphalte 80% en |Taptap
ville RN6 téeet10% |bonétat, 20%en
enterre etat myen et terre
battue battue en mauvais
état
Centre- Ouanaminthe |66,5 RN3 et 90% asphal- | Asphalte 80% en
ville RN6 tée et10% bon état, 20% en Bus
enterre etat moyen et terre
battue battue en mauvais
état
Centre- Milot en 20 RN3 90% asphal- | Asphalte en bon
ville passant par téeet10% |étatetterre bat- Moto 3
Madeline en terre tueentresmau- | Lues
battue vais état
Centre- Grande-Ri- 26 RN3 65% asphal- | Asphalte en bon |Taptap
ville vière-du-Nord téeet35% |étatetterre bat-
enterre tue en tres mau-
battue vais état
Centre- Port-au-Prince | 202 RN3 85% asphal- | Asphalte en bon Bus
ville en passant par téeet15% |étatetterre bat-
St Raphaël et en terre tue en état moyen
bon repos battue
[page 121]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 121
Circuits Distance Type de Nature de |Étatdutronçon | Moyen de
calculée route la route transport
Départ Arrivée en Km
Centre-ville | Port-au-Prince | 206,5 RN3 85% asphal- | Asphalte en bon état
en passant par tée et15% en | etterre battue en
St Raphaël et terre battue | état moyen
«route neuf »
Centre-ville | Port-au-Prince | 249 RN1 65% asphal- | Asphalte en bon état | Bus
en passant par téeet35% en | etterre battue en
Gonaïves et terre battue | très mauvais état
«route neuf »
Centre-ville | Port-au-Prince | 252 RNI 65% asphal- | Asphalte en bon état
en passant par téeet35% en | etterre battue en
Gonaïves et bon terre battue | très mauvais état
repos
Centre-ville | République RN3 95% asphal- | Asphalte en bon état | Bus
Dominicaine téeet5%en |etterre battueen
terre battue | état moyen
Carrefour Milot en passant | 18 Secondaire |terre battue | Mauvais état Moto 2
Haut-du- par Lorie roues
Cap
Carrefour Quartier Morin | 12 Secondaire | 60% asphal- | Asphalte en bon état | Moto 2
Haut-du- en passant par tée et40% en | etterre battue en roues
Cap aviation terre battue | état moyen
Petite Anse | Milot 15,8 RN3 et 90% asphal- | Asphalte en bon état | Tap tap
secondaire |téeet10%en |etterre battueen Moto 2
terre battue | état moyen _—
Moto 3
roues
Petite Anse | Grande Rivière | 22 RN3 70% asphal- | Asphalte en bon état | Tap tap
en passant par tée et30% en | etterre battue en Moto 2
Barrière Battant terre battue | très mauvais état roues
Moto 3
roues
Petite Anse | St Michel de 54,92 RN3 et 70% asphal- | Asphalte en bon état
Latalaye en pas- secondaire |téeet30% en | etterre battueen Moto 2
sant par Dondon terre battue | mauvais état OS
Petite Anse | Trou du Nord 25 RN3 et RN6 90% asphal- | Asphalte 80% en Tap tap
en passant par tée et 10% en | bon état, 20% en etat
Limonade terre battue | moyen etterre battue
en mauvais état
Petite Anse | Fort Liberté 49 RN3 et RN6 | 90% asphal- | Asphalte 80% en Tap tap
tée et 10% en | bonétat, 20% en etat
terre battue | myen etterre battue
en mauvais état
[page 122]
RE 1 2 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Circuits Distance Type de Nature de | État du tronçon Moyen de
calculée route la route transport
Départ Arrivée en Km
Petite Anse | Ouanaminthe 62 RN3 et RN6 | 90% asphal- | Asphalte 80% en
tée et10% en | bonétat, 20% en etat Bus
terre battue | moyen etterre bat-
tue en mauvais état
Carrefour Centre-Ville de RNiet 90% asphal- | Asphalte en bon état | Moto 2
Haut-du- Plaine-du-Nord secondaire |téeet10% en | etterre battueen roues
Cap terre battue | mauvais état
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Analyse cartographique et diagnostic participatif / 2022
La commune compte plusieurs ouvrages fa- caractérisant les quartiers populaires de la
vorisant la circulation dont plusieurs dalots ville. L'armature du réseau urbain principa-
et 4 ponts situés respectivement à Rue 9, lement unifilaire et sans voies secondaires,
Blue Hill, Haut-du-Cap et rue 5. On y recense est composée essentiellement des routes
aussi environ une quinzaine de carrefours nationales RN1 et RN3. En l'absence d’une
dont les carrefours Haut-du-Cap, Charrier, vraie voie de contournement de la métro-
Ste Philomène et ODN. La RN3 ainsi que le pole du Nord que va constituer la route
boulevard du bord de mer en construction touristique en construction, ce corridor fait
sont reliés au boulevard du Cap par le nou- du centre-ville un passage obligé pour tout
veau pont en construction communément déplacement régional Est-Ouest.
appelé ‘Pont de la Rue 5”. , . .
Globalement le réseau routier de Cap-Haï-
Malgré ces réalisations, le réseau routier tien est constitué d'environ 60% de routes
de la métropole du Nord reste insuffisant. asphaltées en plus ou moins bon état et
Au-delà de la trame viaire hiérarchisée de 40% de routes en terre battue. Les voies
son centre-ville historique, le réseau qui ne primaires sont asphaltées et 90% d’entre
peut répondre aucunement aux besoins ac- elles sont en bon état, hormis la RN1 qui
tuels de la population de cette ville en pleine est en reconstruction par endroit. Plusieurs
croissance (urbaine, démographique, éco- routes du réseau secondaire sont en as-
nomique, etc.), est mal conçu, mal entre- phalte et aussi en bon état. A l’intérieur de
tenu et marqué parfois par l'improvisation. la ville et des sections communales y atte-
Cav-Haïtien fait face à d . nantes, certaines rues sont asphaltées mais
ap-Haïtien fait face à des contraintes na- plusieurs d’entre elles sont dégradées. La
turelles structurantes, comme le morne du nr NO Deus
. majorité des routes à l’intérieur des sec-
Haut-du-Cap, la baie de Cap-Haïtien, le bas- .
in Rodo et la rivière du Haut-du-C sul tions communales sont en terre battue et
sin 2 oet arlviere u laut- u-cap, resu : la plupart en mauvais état selon les infor-
tant d’un mode d'urbanisation anarchique : k
. , mations collectées lors des rencontres avec
sans planification d'ensemble et sans res- :e64 2
FT. . | n les différents acteurs concernés de la com-
pect des principes de hiérarchie routière mune
[page 123]
: :
* LA
: ! |
. LOMAILILLLLES en 2 J
——_——— A. Tr |
; | EL =
le : .
> À, = hs =. He |
: “4 Y - * Pir ——. , - L …s | : .
Pam — / L el nd y 'E
- Er. L re < ue
. | l ;
= p-.: Pe | | .
ec x 1% et j { .
__— « —
« 4 4 1
= 2 me _ ne a Ja }
ee n É - : «
Le ti
;
Cette carte du réseau routier de la commune de Cap-Haïtien est produite sur la base
des données créées en 2013 à partir de l’image aérienne de 2010. Elle montre que la
commune présente un réseau routier plus ou moins dense au niveau de sa partie Est,
à savoir dans la 2°" section Haut-du-Cap et la 3° section Petite Anse. Le réseau routier
est dominé par la route nationale no1 qui traverse la 2° section Haut-du-Cap dans sa
longueur et la 3° section Petite Anse. Elle est identifiée sur la carte par la couleur rouge.
La route communale représentée sur la carte par la couleur orange mène au centre-
ville de la Plaine-du-Nord. La route départementale qui mène à Labadie est identi-
fiée sur la carte par la couleur mauve. En jaune citron, on a les routes qui permettent
d'accéder aux habitations et localités à l’intérieur de la commune. Et enfin les routes
urbaines qui facilitent la circulation dans le centre-ville sont représentées sur la carte
par les lignes discontinues de couleur noires.
[page 124]
fe ù $ 5 4 &
f e - LA e F “à à
=
< n h ar ma : sovare
j
< LE H dé |. aus =
£ fi ddeslahele a rs PS Best M
2 PS LE Î
[@) A = JE
= }) D DER
A PSS
me ë- Le Me a ER Lg ë À
a M CHIC 1e
mm À ET } Ë 2
5) f gs Li KE Se È
a SR il i ; à ë
2 Zi KŸ _rà -
ë
ll &
J :
ë
[page 125]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 125
La route nationale no 1 traverse la com- qui explique que le trajet de moins de 5 km
mune de Quartier Morin. Cette route est entre l'Aéroport et le centre-ville puisse se
prolongée par la route nationale no 6 qui faire en plus d’une heure surtout pendant
conduit à beaucoup de communes notam- les jours de classe et de marché.
ment Caracol, Terrier Rouge, Fort Liberté, ou
. , . . Les routes ne sont pas régulièrement entre-
Ouanaminthe. C’est un axe majeur de cir- , ; L .
. Le tenues, ni aménagées de manière adéquate.
culation des véhicules partant du cœur des . ; ;
hou us . Des lots de détritus, l'usage de la voie pu-
zones d'activités économiques de la com- | . un.
me . blique comme parking, des véhicules en
mune de Cap-Haïtien pour alimenter les , Lo,
. . . panne et abandonnés sur la chaussée, l’ab-
flux circulatoires vers les zones urbaines et : : Vo,
Le . Lu . sence de parking public entravent très fré-
périurbaines ainsi que les communes avoi- | :
. quemment la circulation.
sinantes.
. La sécurité routière dans la commune n’est
Au nord-Est de la section Haut-du-Cap, on u | ,
D . pas assurée et les accidents représentent
retrouve l’ancienne ville avec des routes ti tante dans d t
SOL a . une part importante dans les cas d'amputa-
très bien tracées. La partie Ouest de Cap- . p p oi p
ue a tion et de mortalité qui, en effet, ne sont pas
Haïtien est presque dépourvue de routes : , .
eo Le 4 vraiment documentés par les statistiques
du fait qu’elle est constituée de zones mon- . nn
. officielles, car seules les personnes décé-
tagneuses quasi naturelles. , na |
dées sur place ou à l'hôpital dans les jours
En matière de mobililité, la circulation et suivant les accidents sont parfois identi-
l'insécurité routière sont devenues des pré- fiées. Il existe, en ce sens, une réelle vul-
occupations majeures pour les habitants nérabilité des piétons, et encore plus des
de Cap-Haïtien qui doivent faire face à des conducteurs et utilisateurs des véhicules
embouteillages monstres dans certains en- à deux-roues motorisés qui constituent les
droits à certaines heures de la journée. La principales victimes de la route. La vétusté
ville qui ne dispose ni de viaduc, ni de pas- et la surcharge des véhicules, l'état d'usure
serelle pour la traversée des routes, s’est des routes et l’incivisme des uns et des
développée rapidement vers l'Est de ma- autres contribuent à l’alourdissement du
nière très anarchique durant les dernières bilan.
années. Cependant, les investissements .
. p . Malheureusement, les RN1 et RN3 qui sont
dans les infrastructures et les services pu- Le x
bli Is d d se le bé les deux axes principaux donnant accès au
ics, tels des ouvrages e traversée, ee centre-ville respectivement par le Sud et
tonnage des routes, le drainage et la collecte par l'Est sont les plus embouteillés durant
des déchets n’ont pas suivi le même rythme. la journée et en fin d'après-midi où la cir-
lice . Lu L culation est très dense. Les motos et les
L'utilisation faite de la voirie pose éga- . . ;
\ Le 1e tricycles, nouvellement introduits dans le
lement problème : piétons, véhicules de D.
. transport, occupent une part très impor-
toutes sortes, vendeurs de rue, tous doivent . .
: tante dans la circulation. Le parc automo-
cohabiter et tenter de trouver leur place . da © . 44
k | bile de la ville s’est aussi considérablement
dans des rues encombrées avec des trottoirs agrandi ces derniers temps alors qu'aucune
qui ne font que 1m de large en moyenne. Ce
[page 126]
126 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
décision, pour gérer les méfaits qui allaient portant le nom du Président Hugo CHA-
en découler, n’a été prise. VEZ. Avant, seuls des avions d’une capacité
Circuler depuis l se de Cav-Haïti maximum de 40 places pouvaient y atterrir.
. Ircu'er puis Mon € vap- sie En 2014, des travaux d’agrandissement, fai-
Jusqu'à Quartier or en passant par le sant passer la piste de 1500 à 2 800 mètres,
centre-ville est un véritable parcours du ont ainsi ouvert la voie à des vols moyens
combattant. L absence de voies de contour- courriers avec des avions à réaction. Entre
nement du centre-ville pour relier la RN1 2017 et 2018, l'aéroport a fait l'objet de
. la Rue et la RN6 us: toujours mi nouvelles rénovations, offrant ainsi aux
oucaons surtout entre u matin et voyageurs une nouvelle salle d’'embarque-
PM. Cette situation est due non seulement ment plus moderne et plus agréable d’une
aux mauvais stationnements des véhicules capacité de 300 personnes. Cette infras-
mais aussi à l'exiguité des rues qui n'ont tructure permet de maintenir aussi une
pas été construites pour une circulation si liaison régulière avec les autres départe-
dense ainsi qu'a l'empiétement de petits ments particulièrement le Nord-Ouest et
commerces fixes ou mobiles sur la voie pu- l'Ouest
blique.
Malgré | , d . d C'est la deuxième plus importance infras-
agrée a presence | ss associations . € tructure aéroportuaire du pays, après celle
chauffeurs et du service de la circulation de Port-au-Prince. Elle constitue une porte
amsi que celui de l'inspection des véhi- d'entrée pour les îles voisines, les Caraïbes
cules, le développement non-maîtrisé des et les États-Unis d'Amérique à l'aide de
venaes à deux ou ne roues motorisées, plusieurs lignes aériennes, telles American
pour € transport € personnes comme Airlines, Sunrise, IBC, Spirit, etc. Localisé à
des marchandises, pose des problèmes de l'est de la ville, dans la 3°" Section commu-
sécurité à seu ses du porrau nale Petite Anse, à plus 3 km du centre-ville,
casque ou de c asu e, de la vétusté des l'aéroport est aujourd’hui relativement ac-
véhicules, de l’incivisme des conducteurs, cessible par la RN3 et la RN6 donnant accès
etc. Le mauvais comportement des chauf- au corridor de développement Cap-Haï-
feurs ainsi que des passagers occasionnent tien/Caracol/Ouanaminthe
souvent non seulement des bouchons mais ‘
provoquent aussi de très graves accidents. La performance générale de l'aéroport et sa
. . . capacité d'accueil sont des enjeux impor-
Toutefois, certains programmes et projets, tants pour le développement économique
financés par des organisations internatio- et touristique de la métropole du Nord en
nales, voulant améliorer certaines infras- Lo Le A À
truct bai t d bli particulier et de la région en général. À cet
FUCUUTES UTDanes € ès espaces puo es effet, de nombreux travaux de réhabilita-
dans la commune font poindre des lueurs . Pr ER AT
d'espoir tion et de réaménagement y ont été réali-
por. sés ces dernières années pour le mettre un
On peut accéder à la ville du Cap par les peu aux normes internationales. Toutefois,
airs par le biais d’un aéroport international il demeure que l'emplacement actuel de
l'aéroport n’est pas plus convenable.
[page 127]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 127888
RSR se RS 2% A dr rat =] Le port commercial localisé au cœur du centre-ville historique et qui
PRÉRNAR MT ET jose LS rs péihiéiiqns … constitue, avec celui de Port-au-Prince, un des deux ports internatio-
, pr naux du pays, où près de 10% des marchandises y transitent. Ouvert
: sur l'océan Atlantique et les Caraïbes, le port constitue une porte
d'accès à la République dominicaine, aux îles voisines (Îles Turques-
D et Caïques, Cuba, etc.) ou encore à la côte Est des États-Unis pour le
développement tant économique que touristique.
: TR. Réaménagé entre 1981 et 1984, le port comprend aujourd’hui des ins-
, sy LE P— r.. cle ns tallations spécifiques pour les activités de cargaison/ marchandises,
nues Se FE na he de ES cabotage, croisière et plaisance. Tandis qu'il dispose d’une capacité
Po - à Égs-=S OR LE % EM de 1000 conteneurs, seulement 30% de cette capacité sont actuelle-
TE D SE RE Bee": ment utilisés et on y recense une desserte journalière moyenne de
# LR % He Es 10 camions remorques. Malgré ces fonctions importantes et son rôle
Te te 6 og à #f ; 2 à l'échelle du pays, le site demeure sous-équipé, mal entretenu et cer-
| fx ea mi - | En à + taines parties du quai sont en état de délabrement.
Le port touristique de Labadie, dédié aux croisières, s'était révelé très
fréquenté avant l'apparition de la Covid-19. Géré par la Compagnie
Royal Caraïbean Cruise Lines, il participe au développement écono-
mique de la zone et permet non seulement à l'Administration Cen-
trale et aux Autorités Locales de collecter de l'argent à travers les
taxes payées par les touristes, les achats et consommation effectués
sur place, les petites et moyennes entreprises du secteur artisanal
surtout s’installant dans la zone et payant régulièrement leur patente
etc.
Il existe aussi une communication intra et inter communale intense
via la mer qui se fait entre le centre-ville, les zones et communes avoi-
: nn. ect M sinantes comme Labadie, Limonade, Acul-du-Nord, ect. Il y a aussi
—_ nn > Eau une communication maritime inter départementale avec le Nord’Est
; et même internationale, avec la République Dominicaine, certaines
LL iles de la Caraïbe dont les iles turques et caïques ainsi que Providen-
tiales. Il faut noter aussi que le potentiel de la rivière du Haut-du-Cap
de ss 10 en tant qu’axe fluvial naturel n’est pas exploité. Car, on pourrait y
— naviguer en bateau de l'embouchure située à rue 5, jusqu’à la baie de
re à l’Acul-du-Nord. Sur le plan de la gouvernance, la Semanah est bien
présente dans la commune mais mérite d’être renforcée sur le plan
=. Ê% structurel afin d'accomplir au mieux sa mission. Elle n'arrive pas à
4 De * contrôler les voyages qui se font car la totalité des voyages interna-
r À tionaux sont clandestins et ceux qui se font de Cap- Haitien vers une
- v te . = ME 74 autre commune et même un autre département ne sont ni ordonnés
: Ge it, © + Te url L ni controlés. Tout se fait surtout au gré du capitaine et des voyageurs.
re La ,
# mr
[page 128]
| TRES
PLAN COMMUNAL DÎ OPPE PECAPL PTMTEN 202’ 2 "4
3 : y — :
« » .
ES « . ; Le : — 1
er , - Es
7, ES Le br - us UT À A pee =“ e BR + =. : es
4 HE * cé r n (3 Lee ERCEPANS CRE RES PER es se . ‘ F a+
L à Tronpon drone à Cp Ein
# #
En résumé
= La commune de Cap-Haïtien est un axe stratégique pour le transport car elle héberge le
principal site de transit du Trafic aérien régional et international du grand Nord d'Haïti
assuré par l'aéroport Hugo-Chavez. Cap-Haïtien peut compter aussi sur son port interna-
tional destiné au commerce et le port touristique de Labadie très fréquenté avant l'appa-
rition de la Covid-19 et qui assure à l'Etat Haïtien 10 USD par tête de touriste. De plus,
Cap-Haïtien est aussi un point de liaison de grands axes routiers assurés par les routes
nationales N°1 et N°3. Cela favorise le fonctionnement de multiples circuits de trans-
port en commun à destination de plusieurs communes des départements du Nord et du
Nord'Est du pays.
Il convient aussi de souligner la potentialité de la rivière du Haut-du-Cap en tant qu'axe
naturel fluvial, créant un itinéraire parfait pour le développement du transport maritime
dans les zones périphériques telles : De l'embouchure en mer des caraïbes, rue 5, à Petite-
Anse, Haut-du-Cap, Labadie, Bord de mer de Limonade, Acul-du-Nord, etc.
En dépit de cet avantage comparatif avec les autres communes de la région Nord, le
réseau routier de la commune est caractérisé par la mauvaise gestion des déchets qui
entrave la circulation, l'occupation par les marchands informels de nombreuses rues du
centre urbain. La circulation est généralement entravée par des bouchons et l’'embou-
teillage des grands carrefours principalement donnant accès au centre-ville respective-
ment par le Sud et par l'Est. Le transport et la mobilité sont aussi mis à mal par l'absence
de service d'inspection des véhicules, le manque de formation et la mauvaise conduite des
chauffeurs, le non-respect des principes de la circulation automobile et le mauvais état
de la flotte de véhicules de transport en commun. À cette situation viennent s'ajouter l'ab-
sence de sémaphores et de panneaux de signalisation, l’inexistence de parking municipal
aménagé et d'aires publiques de stationnement. Enfin, l'encombrement des voies et les
perturbations intenses de la circulation en période pluvieuse, résultent aussi du curage
irrégulier des égouts et des canaux de drainage.
[page 129]
La
2.3. FONCTIONNEMENT DES COLLECTIVITES
ET OFFRE DE SERVICES PUBLICS
STRUCTURATION ET ORGANIGRAMME
DE L'ADMINISTRATION COMMUNALE
L'organigramme de la Mairie de Cap-Haï- réorganisation de l'administration et à l’ac-
tien, au moment du diagnostic en 2020, est tualisation de l’organigramme de la mairie.
simple et ne couvre en réalité que certains Ce travail a conduit à une administration
des champs de compétences de l’adminis- communale de Cap-Haïtien structurée en :
tration municipale. Tout son fonctionne-
ment tourne autour des efforts de coordi- Une (1) Direction Générale à laquelle sont
nation et de liaison fournis par la Direction rattachées :
Générale qui coiffe les six directions de Une (1) Unité technique
base et les services qui y sont attachés. Des
doutes existent sur l’organigramme effectif Un-e (1) Assistant-e administratif-ve
de la mairie, mais les revues documentaires Un-e Responsable informatique
et les consultations internes ont permis
d'identifier les six directions suivantes : Une (1) Unité de Communication
Administration et Finances, Sécurité, Pro- Loue
tection Civile, Affaires Sociales et Plani- Un-e (1) Responable juridique
fication/Aménagement du territoire. Les Un-e (1) Responsable de Partenariat et
services juridiques et celui de la Communi- de Coopération externe
cation sont directement attachés au bureau Une (1) Unité de Sécurité
du Maire principal.
. Un-e (1) Responsable de Contrôle in-
Au cours de ces deux dernières années, la terne
Mairie de Cap-Haïtien a participé au PMAC
(Programme de Modernisation des Admi- De plus cinq (5) directions technique, ad-
nistrations Communales) grâce à l’assis- ministrative et financière sont rattachées
tance technique et financière du MICT. Les directement à la direction générale.
premières étapes franchies ont permis de
dresser le profil professionnel de chaque Ces directions, divisées en services qui sont
cadre municipal et d'évaluer ses compé- eux-mémes divisés en sections assurent le
tences. Ces résultats ont permis de pro- fonctionnement de la mairie dans tous les do-
céder à des changements au niveau de la maines liées aux compétences de la Commune.
[page 130]
&
Fe
El 15)
S 2 SE È
v % S% CE -
DE 8 3 PS Sa e] 4
= nie ssl 5 |:
mel 5 © TE 5. 25
2 v 5 © £Ège| A |$É
Æ 35 AGE INENENINES
Se gs |
BE So
SE A?
PA ©
a
Ë 8
ss “5 MES
. DE ES —
25 EL |:
E . Sè BÈE Che) F
& £È= a À
HS HS 532 ë
Sa Dot +1É
Sa 220 28 ES
É EE CEE RE:
S dE LE HE
= < : S°3 TEE
= Ë : É ÉSsÎlÉS
oc 8
1 0vE S
< E OReRC) =
r SE
S Æ EEE £
5 E Er + HE 1
Z Des æ ÿ © de] 44 |Ése
NÉE S5$:| SS |$2E
< Êsse|l O8 [088
LE Go
= = 82
DE
= æ) RE + Û
< el [SE + +
= L IE
Ê EE À CE
| : #2 | ::
Es F3 FE Le
< ee ÈS ——
ë È Ê © 5
(=; A SE
— ge
£ È à 82
EX É Æ E
| E à & à S
2 ag 5 _ ” <
= Ba S É
« 8 5 5 -
8 vu 8 SE
= D 0 s Se ÈS :
SE ES LE 3
& 8 DÉS) D 8 Ë
ÊE Se on É È
= 1 ÿ €] CE
SE ASE _ è
È È
88 S
ous è
… AS) È
28 LE ÈS Ë Ë
Æ PE FE
HE EL è
SE 8È ©. Ë
= S fe -
2e PES :
mE 52 5 =
= 2e È
al ds ë : S
4. EE EI EEE
E? EL EEE a
CREI EI FRE 5
Sslése ?
©
A
ca
[page 131]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 131 RE
[2.3.2 N
FONCTIONNEMENT DE LA MAIRIE
Les locaux administratifs de la Mairie de Une certaine gestion est faite des docu-
Cap-Haïtien sont situés dans une zone fa- ments administratifs et comptables, mais il
cilement accessible du centre-ville histo- n’est pas évident que soit mis en application
rique. Bien qu'exigu, cet espace abrite les un système de gestion de l'administration
principaux services techniques et adminis- municipale utilisant des procédures et des
tratifs dont la direction générale, la direc- outils de contrôle. D'autres mécanismes pa-
tion des affaires financières (comptabilité rallèles permettent de contourner les prin-
et fiscalité), la direction du territorire et ses cipes administratifs malgré la Présence et/
services (service des permis et de l’amé- ou à cause de la complicité des contrôleurs
5 Lo ue financiers délégués par le MICT auprès de
nagement, de l environnement, de sécurité l'administration municipale.
civile), la direction des travaux et des équi-
pements collectifs et ses services des équi- Il est important de noter qu’au cours des 25
pements collectifs, de voirie. dernières années, la mairie du Cap a béné-
ficié d’assistances techniques et de dons en
De simples visites d'observations de ces matériels de toutes sortes pour la majorité
installations permettent de constater le de ses services. Cependant, aucun résultat
faible niveau d'organisation de l’adminis- durable de ces appuis ne peut être vérifié
tration municipale et de gestion du person- actuellement. Autant dire qu'il existe un
nel. Ce standard ne reflète pas la valeur de système parallèle qui s'oppose de fait à
communication institutionnelle due à cette l'établissement d'une gouvernance formelle
mairie chargée de conduire la vie écono- dans l’administration de la commune et des
mique et sociale d’une communauté esti- sections communales. L'environnement de
mée à près de 275 000 habitants. La ques- travail créé par de simples employés intou-
tion de genre est passablement traitée au chables est particulièrement hostile aux
. , Le . ue cadres honnêtes et compétents.
niveau de l’administration municipale. Les
femmes sont minoritaires mais représen- Les maires et les directeurs des services
tées dans les conseils, dans les assemblées municipaux ont dû se conformer à un cer-
(Communal, Casecs, Asecs et Délégués de tain contexte empreint d’'irresponsabilité
ville) et dans des postes d'assistantes admi- et de complicité installé depuis de longues
nistratives aux bureaux des maires et à cer- années dans l'administration municipale.
taines directions. Avant le travail de réor- Malgré l'autonomie administrative dont
ganisation de la structure de la mairie, leur jouit la mairie, le conseil municipal est li-
présence est particulièrement remarquée mité 4 la fois par des redevances politiques
dans les directions de la Protection Civile et et par des forces internes qui décident de
de la Voirie. l'opportunité ou non de certaines de ses
décisions.
[page 132]
RE 1 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
La crise politique qui perdure encore a L'administration actuelle est moins légi-
engendré de nouveaux paradigmes dans time mais elle présente une meilleure com-
les secteurs économiques et sociaux de la préhension des défis du développement
commune. La bonne gouvernance de la mu- de la commune. Elle bénéficie d’un cadre
nicipalité de Cap-Haïtien devient alors de de coopération internationale favorable à
plus en plus improbable compte tenu des la mise en œuvre de projets structurants
rapports déséquilibrés entre les défis éco- planifiés antérieurement en collaboration
nomiques et sociaux, des faibles moyens avec les administrations précédentes. La
financiers disponibles et du bas niveau de commission municipale actuelle est com-
compétence des autorités locales (Maires, posée d’agents intérimaires nommés par
Casecs et cadres municipaux). le gouvernement central. Leur statut d’au-
. . , torités provisoires ne les met pas dans les
Le conseil municipal des quatre années . . ne
. | Fe ue meilleures dispositions pour enclencher un
antérieures avait toute la légitimité pour . , un
ne processus de mise en place d’une politique
planifier sur le long terme et assurer une . . AT .
. roue , , . publique visant notamment l’amélioration
certaine visibilité sur l'avenir économique . . k
. des infrastructures urbaines, le dévelop-
et social de la commune. Malheureusement, . .
L . . | pement des services sociaux et le renfor-
à ce conseil il manquait cruellement de vi- Le x
on et de leadershi d | cement des structures municipales. Face à
sion e ea Ts IP pour a resser es pro- la dégradation des conditions de vie sociale
blèmes techniques, financiers et sociaux ; Le .
. u : dans la commune, l'administration actuelle
liés au développement harmonieux de la D HONDA , A
s'active à gérer les urgences et s'empêtre
commune. Là : 2
dans le cercle vicieux de ces problèmes ré-
currents dans presque tous les secteurs qui
relèvent de ses responsabilités.
à AP
“ TR “mn PPS sé IEP LA L
ê: EN) Û Le
* Le — ii jh, !
— HOTEL DE VILLE SEE
a /" es
F: | v y C7 nm
x f
1. 38 ’ W
TS . | PL)
— ! 04 3 Le Li | d
Z Al | ant E
TTACL EI LAPS LL BE QITAITTEL LL LL EL ESS 4 _— V4
( US U
ANAL ANR) LAN NAN ANR il ?= L n
[page 133]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 133 RE
L'administration municipale actuelle s'articule autour de six directions qui regroupent les
différents services.
DIRECTION GÉNÉRALE n’a plus l'autorité de supervision sur l’ac-
== tion de l’administration municipale. Cette
La direction Générale est la structure la situation problématique ne peut être que
plus convoitée de l'administration muni- temporaire. En attendant sa résolution,
cipale. En principe, cette position est un le DG/DAF bénéficie de la collaboration
poste de carrière occupé par un cadre dont du personnel municipal sur qui, il sXerCe
les compétences sont validées par le MICT un certain leadership et assure la stabilité
Il exécute ou fait exécuter les décisions dans le fonctionnement de la mairie. Même
du Conseil Municipal. Il est nominalement s'il n'existe pas de protocole formel, le DG/
chargé d'assurer la liaison entre le conseil DAF collabore avec les responsables des
et les services mais dans la pratique cer- services déconcentrés et les CASECSs pour
taines injonctions sont édictées directe- le compte de la mairie.
ment par un membre du conseil suivant le L'espace physique réservé au DG/DAF n’est
niveau de confidentialité ou d'importance nullement approprié à sa fonction adminis-
politique qui entoure cette décision. trative. Les principales faiblesses de cette
Plus que toutes les autres structures muni- structure évoquées par les cadres sont les
cipales, la direction générale sollicite régu- memes un “ re depuis de qnaes
lièrement la collaboration de la direction te A ma gré ss l érents types € Pa
des affaires financières. Au cours des der- jets de coopération exécutés en vue . €
nières années, le conseil municipal gérait renforcer les capacités de cette direction
les questions financières directement avec particulièrement. Les éléments qui rendent
le DAF (Directeur des Affaires Financières) cette direction particulièrement inefficace
en dehors des procédures administratives rte ati ne conet une podue
régulières. À l'avènement des agents intéri- n rque e : e Viennent es Map tres
maires à la tête du conseil municipal actuel, a iministratives. iennent ensuite Income:
le DAF a été appelé à jouer le rôle de DG pétence de cadres qui remplissent des fonc-
tout en conservant son ancien poste tions techniques et administratives d’une
‘ part et les problèmes de logistique d'autre
Les cas de conflit d'intérêt et de manque part.
de transparence sont évidents dans l’admi- . , :
nistration de la commune. Le DG et/ou le Le DG/DAF profite de l'entente existant
DAF, le personnage central autour duquel entre la mairie et certaines institutions dé-
les opérations municipales sont conduites, centralisées comme la BRH, la CSC/CAP et
[page 134]
RE 1 5 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
la délégation Nord pour faire fonctionner municipale pour sensibiliser, consulter et
l'administration municipale. Mais la stabi- concerter sur des questions sociales et fis-
lité de la mairie est menacée par l’incurie cales, notamment.
et l’incompétence de certaines directions ne LL .
k . . A Grâce à la participation de la Mairie et cer-
départementales qui devraient être des | | FU |
. k tains projets de la coopération internatio-
partenaires ou compléments naturels de la
mairie nale sur la gouvernance locale, les cadres
‘ de cette unité prennent part à des ateliers
;: de formation sur la sensibilisation et re-
UNITE DE COMMUNICATION çoivent certains matériels de travail pour
le compte de l'institution municipale. Ils
L'Unité de communication est attachée ont désormais les moyens logistiques né-
directement à la Direction générale. Elle cessaires pour organiser des consultations
comprend quatre cadres dotés d’expé- publiques sur la mobilisation financière,
riences dans le journalisme et l’animation particulièrement.
socio-culturelle. Sur demande du conseil
municipal, elle participe à la planification DIRECTION DES AFFAIRES
et la coordination d'évènements cultu- È
l . FINANCIERES
rels en collaboration avec des partenaires _—_—
locaux dont les organes déconcentrés et Lo LL
autonomes de l'Etat, le secteur privé local Cette direction est particulièrement char-
. De L gée de la gestion des ressources financières
et des organismes d'aide au développe- del e ant à I bilisati
ment de l’art et de la culture établis dans la ea Maine en travaillant à la mo 1 isation
ue k : et la gestion des ressources financièress.
commune. Elle utilise les réseaux sociaux ju | no:
ne ici Elle est composée de services de fiscalité et
comme principal moyen de diffusion des ne
messages des autorités locales à la popu- de la comptabilité.
lation. Cette structure est particulièrement
active pendant les périodes festives à mo- » SERVICE FISCAL
tifs culturels et historiques. . . ,
Le service fiscal s'occupe, notamment, de
Cette unité marginale est très peu sollici- la gestion de la CFPB qui représente plus
tée par l'administration municipale. D’ail- de 80% des recettes fiscales communales.
leurs, elle fonctionne dans des conditions L'impôt locatif CFPB étant une taxe qué-
pitoyables, manquant d'éléments de base rable, il exige de l'administration munici-
nécessaires à l'exercice du métier. L’ab- pale la disponibilité de moyens logistiques
sence de matériel de travail et les salaires et de personnel spécialisé. Malheureuse-
dérisoires payés sont autant de faiblesses ment, les efforts visant le renforcement
qui expliquent l’indisponibilité des cadres de ce service n’ont pas donné de résultats
pour fournir des services de communica- escomptés par les différents programmes
tion de masse pour attiser l'adhésion de la d'assistance technique mis en œuvre au
population aux efforts de l’administration cours de ces dernières années.
[page 135]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 135 ES
L'EMAT dans le cadre du projet MDUR tières et les gares routières. Il fait partie
contribue au travail de renforcement de ce avec le service de la voirie de la Direction
service qui bénéficie également de l’appui des Travaux et des Equipements Collectifs
du projet USAID/GERE. (DTEC) de la mairie suivant le nouvel orga-
, , _. nigramme de la Mairie.
Des détails sur la performance de l’adminis-
tration municipale en matière fiscale sont En principe, il incombe à l'administration
fournis dans un autre chapitre. Cependant, communale de gérer et de développer des
il est important de souligner qu’au moment équipements collectifs et communautaires
du diagnostic de l'administration commu- qui répondent aux besoins de la popula-
nale en 2020-2021, la Mairie de Cap-Haï- tion en vue d'améliorer la qualité de vie
tien a montré son « incapacité » à sortir de sociale et de créer un environnement phy-
sa dépendance financière par rapport au sique favorable au développement des acti-
gouvernement central pour financer son vités économiques dans le centre-ville et
budget malgré l'évidence de la forte poten- dans les sections communales. Une cellule
tialité fiscale de la commune. Soulignons composée de cadres, dont un chef de ser-
que malgré les dons reçus en matériels in- vice et son assistant, aidés par trois inspec-
formatiques et l'assistance technique dans teurs, constitue l'essentiel de ce service.
la conduite d'enquêtes toponymiques, l’ad- Aucune information précise n’est fournie
ministration municipale n’est pas parvenue sur le fonctionnement réel de ce service en
à améliorer sa performance en matière de termes d’efficience et efficacité.
fiscalité. Le service fourni par les cadres en- Lo .
h L Le Sur un fond de précarité, de conflits in-
gagés par la mairie est minimal etne permet |
sv Le . L ternes et de négligences graves, cinq mar-
pas à l'administration municipale de collec- , |
L chés communaux formels fonctionnent.
ter les recettes et de dégager les ressources , |
. Ls h . er. . Deux sont placés dans le centre-ville, deux
financières nécessaires à l'établissement et .
L . . dans la section communale de Haut du
au développement des services sociaux. , |
Cap et l’autre dans la section communale
Les autres services dépendant de la direc- de Petite Anse. Les trois marchés placés
tion de la mobilisation des recettes fiscales, dans les sections communales échappent
comme ceux de l'affichage et des décès totalement au contrôle des agents muni-
n'ont pas de réels impacts sur la situation cipaux. Les CASEC y opèrent en dehors de
financière de l'administration communale. toute influence de l'institution municipale.
Depuis de longues années, les différentes
administrations de la section communale
DIRECTION DES TRAVAUX de Petite À tout diqué et
e Petite Anse ont toujours revendiqué e
ET DES EQUIPEMENTS exercent de fait des droits de cestion sur
COLLECTIFS ET COMMUNAU- ne . Lu LL
TAIRES l'unique abattoir municipal, sans reddition
= de compte à l’administration municipale.
Le service des équipements collectifs et En réalité, l'administration communale ne
communautaires englobent les marchés contrôle plus certains équipements collec-
communaux, les places publiques, les cime- tifs, particulièrement ceux qui génèrent
[page 136]
RE 1 5 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
des revenus comme les marchés, l’abattoir routières. Ces équipements communau-
et les installations sportives. Il n'existe pas taires sont particulièrement producteurs
une structure stable et fonctionnelle qui d'ordures compte tenu des conditions de
contrôle les recettes issues du fonctionne- commercialisation, notamment, des fripes
ment des équipements collectifs et commu- et des produits agricoles.
nautaires (Installations sportives, marchés . . .
. Lx . La Dans les faits, aujourd’hui encore (2020-
publiques, gares routières et cimetières). ! . :
2021), le service de voirie aide certains co-
mités de riverains dans l'entretien des cinq
> SERVICE DE VOIRIE places publiques aménagées au centre-ville.
Bien que Cap-Haïtien soit une commune Certaines ont clairement des valeurs histo-
côtière, le service de voirie est limité à riques et touristiques. Ces places publiques
l'entretien des rues et au ramassage d’or- sont très fréquentées. Elles méritent,
dures ménagères. La perception simpliste toutes, une meilleure attention des auto-
développée par rapport à ce service tech- rités locales. Elles constituent le poumon
nique empêche toute velléité de concevoir vert du centre-ville. Les deux installations
et d'établir un système efficace de gestion sportives polyvalentes, le gymnasium de
et d'utilisation des voies de communica- Champ de Mars et le Parc Saint Victor, sont
tion terrestres et maritimes à l’intérieur et particulièrement indispensables au déve-
autour de la commune. Le personnel, par- loppement du sport amateur et étudiant
faitement obsolète, est composé de 106 dans la commune. Elles sont parmi les équi-
employés dont un responsable, 17 inspec- pements les mieux gérés de la commune.
teurs et 8 opérateurs. Les besoins en équi- Elles sont administrées par des structures
pements sont énormes car la mairie ne dis- relevant du MJSAC.
pose que de cinq camions compresseurs et Le renforcement de ce service devrait être
d'un chargeur. Le parc d'engins lourds de une priorité de l'administration communale
la mairie est largement sous équipé pour vue la vocation mixte de cette ville (Tou-
vider, à un rythme satisfaisant, les points ristique, résidentielle et commerciale). Et
d'assemblage d’ordures dans le centre-ville pourtant, d'un point de vue institutionnel,
et les sections communales où fonctionnent cette structure fonctionne particulièrement
cinq marchés communaux et deux gares mal, étant dépourvue de certains éléments
de base qui feraient sa force comme service
t'a | : transversal de l'administration municipale.
* be le Ÿ a use” Parmi les situations les plus probantes des
4 à k + ET faiblesses de ce service citons : le personnel
» 1 ne vieillissant et insuffisant, les équipements
- insuffisants et mal entretenus, la mauvaise
Lex 6 ER EX, utilisation des ressources (matérielles et
= be : financières) et le faible niveau de compé-
OO Le ol tence des cadres. L'administration munici-
— ie _.——... . pale gagnerait à développer des rapports
ns | de coopération avec des partenaires straté-
[page 137]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 137208
giques locaux comme le MTPTC, le SNGRS tion, d'aménagement et d’embellissement
et le ministère de l’environnement. de la commune. Les cadres municipaux
affectés à cette direction sont incapables
UNITÉ DE LA SÉCURITÉ de monter et de suivre des projets d’enver-
= gure à caractères structurants en dehors
de l’aide extérieure. Les capacités requises
A défaut d’une police municipale, la mairie a P T .
, | . , , pour le montage des dossiers de planifica-
recruté une cinquantaine d'agents de sécu- . /
n , es , tion du développement de cette commune
rité chargée particulièrement d'aider dans } }
Vu , | V dépassent largement les compétences des
l'exécution forcée de certaines décisions de Le . .
, . . . cadres municipaux disponibles. Ils ne sont
l'administration municipale. Aucun docu- k , ..
, , pas parvenus à accoucher d’une vision
ment formel ne régit la création et le fonc- Le . .
| LL, ,. minimale projetant ce que pourrait ou de-
tionnement de ce corps équipé de matériels A . Lu
. . ; , vrait être cette commune, ville touristique,
dissuasifs. En plus d'une présence perma- Le Le AT nos a
nn | centre administratif, pôle régional de déve-
nente dans les locaux administratifs de la h . .
. k . ie loppement économique et social.
mairie, ils sont très remarqués et actifs à
l'intérieur et dans le voisinage des marchés Cette direction se contente de livrer des
publiques. Les incidents entre ces derniers permis de construire, à travers son ser-
et les utilisateurs des équipements collec- vice d'urbanisme ( Service des Permis et
tifs sont récurrents dans le centre-ville où de l'Aménagement) et d'appuyer le ser-
le commerce informel déborde les limites vice de voirie vue sa responsabilité dans
du marché communal pour s'étendre sur les opérations de nettoyage des canaux et
les trottoirs et dans les rues. Ce corps de des rues. Cette instance, sans cadres quali-
sécurité est dirigé par un responsable qui fiés et équipements, est pratiquement très
exécute les ordres et veille à l'application peu fonctionnelle. Cap-Haïtien est l’une des
des consignes du conseil municipal. Il béné- villes historiques les plus importantes du
ficie de l'appui de la PNH dans la conduite pays autour de laquelle tourne la majorité
de certaines opérations de terrain. des grands projets touristiques du pays. Les
autorités municipales devraient y instituer
DIRECTION DE LA PLANIFICA- = neue " valeur un se d vanne
É onctionnel pour mieux faire l'interface
TION ET DE L'AMÉNAGEMENT dans les artenariats relatifs à l’aménage
DU TERRITOIRE Pr 5
res ment et l'embellissement de la commune.
Cette direction est devenue : Direction du
ne . . » SERVICE ENVIRONNEMENT
Territoire, suivant la nouvelle organisa-
tion de l’administration commune. Il existe Peu d'informations sont disponibles sur
une cellule minimale chargée des dossiers le fonctionnement effectif de ce service
de planification et d'aménagement du ter- municipal. Au cours des consultations pu-
ritoire de la commune. Les résultats sont bliques auxquelles ont participé des auto-
au plus bas niveau en termes de planifica- rités et des cadres municipaux, il a été dif-
[page 138]
RE 1 5 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
ficile d'identifier les éléments qui auraient des services sociaux (éducation, santé et
constitué les forces de ce service. Les don- emploi) dont les cibles seraient des béné-
nées disponibles sur le personnel en poste ficiaires issus des couches les plus vulné-
et les activités en cours n’ont pas été com- rables de la commune.
muniquées en public. Le personnel est for- . . .
mé de contractuels qui n’ont effectivement Les besoins en assistance sociale des
aucune responsabilité tant dans les tâches couches vulnérables de la commune dé-
administratives que dans les opérations de passent largement les capacités financières
terrain proprement dites. et organisationnelles de la mairie qui n’a
pu développer aucun programme abor-
dant des problèmes sociaux qui relèvent
DIRECTION DE L'ACTION de l’autorité de proximité exercée par l’ad-
SOCIALE, CULTURELLE ministration municipale. Cependant, cer-
ET TOURISTIQUE taines aides ponctuelles sont fournies à des
_— indigents en dehors de l’Asile Communal
La Mairie avait l'opportunité de structurer de Cap-Haïtien, la seule structure formelle
la direction des affaires sociales autour de d'assistance sociale dédiée aux personnes
programmes destinés aux jeunes dans les âgées et déshéritées. Elle est gérée par
domaines suivants : éducation, santé et une mission religieuse catholique. En réa-
emploi. Cette tentative bénéficiait de l’ap- lité, l'administration municipale n’a aucun
pui technique et financier de la Mairie de contrôle sur l’ensemble des institutions de
Suresnes dans le cadre d’un accord de coo- santé et d'éducation de la commune, clas-
pération décentralisée établi entre les deux sées œuvres sociales/communautaires et
municipalités. Une révision superficielle bénéficiant, à ce titre, de subventions du
de ce programme permet de constater que gouvernement central et d'organismes in-
les partenaires locaux concernés étaient ternationaux.
trop faibles et trop peu motivés à fournir Il est à souligner que dans le cadre de la
les efforts de pilotage et de suivi indispen- k Lou , Le . .
sables à la durabilité des résultats qui se- réorganisation de l'administration en lien
: . Ve avec la mise en œuvre du PMAC, cette di-
1 statéaie du Drosraume mettait nt rection des affaires sociales est maintenant
nommée : Direction de l'Action Sociale,
sur l'aspect théorique d'un processus de Culturelle et Touristique (DASCT) et com-
renforcement des capacités de la Mairie et prend un service auquel sont rattachés des
de la CCIPN (Chambre de Commerce, des techniciens en animation socio-culturelle,
Industries et des Professions du Nord) en Education et Formation, État civil, et Sani-
la matière au lieu d'envisager et de pro- taire.
mouvoir des pratiques de développement
[page 139]
ls 4 - | rs g
1 Ds | = D.
sh TI
rs . Zé
25 /
=à 1111152
2, L
| : 2 LL L È : \ : hf
LA: eu = EE = == = es d
4 BUREAU SECURNE | y
ÿ CASEC BANDE-DU-NORD EE à 2e © Etreantihn CASE de Bande-dr-Nordl
d [A CE VW a a r. À
FONCTIONNEMENT DES CASEC, ASEC ET DV
La commune de Cap-Haïtien comprend L'indisponibilité des services sociaux est la
trois sections communales. Elles présen- même dans toutes ces agglomérations.
tent des caractéristiques économiques et on L ue
. . . Malgré l’urgente nécessité de gouvernance
sociales presqu'identiques : surpopulation, . . .
. ue . . et de leadership dans ces instances, il est
bidonvilisation, constructions anarchiques, . .
Lee . pénible de constater, sans le moindre doute,
déficience dans la desserte des services , . . .
. k . . que l'administration locale est dysfonction-
sociaux, prédominance du secteur informel . .
! . À nelle dans ces trois sections communales.
des affaires ethautniveau de chômage. Elles ,
. La D La présence des membres de CASEC ne suf-
constituent les premières agglomérations . .
. . fit pas pour dessiner et entamer des pro-
urbaines qui encerclent et/ou surplombent . 2
. . . k cessus de construction de communautés
le centre-ville historique. Ces zones à voca- . N .
. . Le . . dynamiques et prospères dans ces sections.
tion mixte (résidentielle et commerciale)
sont construites de façon anarchique en Les locaux administratifs dépourvus de
dehors de toutes les normes d'urbanisme. mobiliers et d'équipements sont également
k . vides de personnel technique et adminis-
Par conséquent, elles connaissent de . . R
N Lu tratif. Les membres des conseils ne gèrent
nombreux problèmes urbanistiques dont , . . _
nov: . L4 ,. concrètement aucun dossier qui ferait par-
l'habitat inapproprié et le manque d’in- op .
Les tie d'efforts formels de collaboration avec
frastructures de base, particulièrement. , Le . L ue
l'administration municipale de Cap-Haïtien
Globalement, les deux plus grandes sec- . .
. . pour desservir la population. Cependant,
tions communales (Petite Anse et Haut- us à Lo .
. Le ils jouent un rôle de liaison dans la mise
du-Cap) constituent les principales zones . . .
s eur en œuvre de certaines interventions ponc-
à risques de la commune. Les précarités Lu .
. . . . tuelles de la mairie et de ses partenaires
relatives aux services sociaux dont la voi- .
op ; . . dans les sections communales.
rie, l’eau et l'assainissement viennent com-
pléter la liste des difficultés inhérentes à Face à l'isolement de l'administration des
l'administration des sections communales. sections, les membres de ces conseils se
[page 140]
RE 1 40 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
donnent des droits de gestion sur les équi- de la gestion, de la maintenance et de la
pements communautaires et collectifs pla- sécurisation des équipements collectifs et
cés dans leurs juridictions respectives sans communautaires. Ils sont payés à partir des
le moindre accord avec la Mairie. N'ayant recettes réalisées dans les marchés et les
reçu aucun mandat, même informel, d’une abattoirs communaux. L'autorité des coor-
instance quelconque, ils n’ont en retour au- donnateurs des CASEC personnifie toute
cun devoir de reddition de compte. l'administration des sections en dehors des
. . Le. références institutionnelles.
Ils fixent et imposent arbitrairement des
taxes dans les marchés publics et les cime- La situation des ASEC et des DV est encore
tières particulièrement. Les recettes fis- pire. La tenue des séances statutaires des
cales, alors, ne sont pas contrôlées, il yatrès ASEC et DV dépend des moyens logistiques
peu de données disponibles sur l’utilisation fournis par la Mairie et les CASEC. Ces
de ces ressources collectées et dépensées moyens n'étant pas fournis, ces instances
en dehors du cadre formel de mobilisation des collectivités n’exercent aucunement
financière de la Mairie. Les énormes poten- leur droit de contrôle sur les administra-
tiels fiscaux de ces collectivités pourraient tions locales. Cependant, elles participent
contribuer à établir l'autonomie financière aux ateliers de consultations et de concer-
de l'administration communale. tations sur les affaires communales dans le
. cadre des efforts de planifications suppor-
Paradoxalement, certains CASEC ont des } n. L.
. , . tés par les autorités municipales.
listes déclarant plus de 50 agents chargés
TABLEAU 19 : Répartition hommes / femmes dans les administrations locales.
Collectivités Total des Hommes | Femmes Sexe du
représentant-e-s Coordonnateur
|
PREMIÈRE SECTION BANDE-DU-NORD
ASE M
se 5 | 3 | 2 | M
|
DEUXIÈME SECTION HAUT DU CAP
CE RE PE RE ET EE
Paseo | 7 | 2 | _"
TROISIÈME SECTION
ASE M
lasse LS | r | 2 |
|
CENTRE-VILLE
Délégués de ile 0 7 2 M
|
COMMUNE
To MG nm
Source : Mairie de Cap-Haitien ] Ateliers de travail avec les élus locaux / 2022
[page 141]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 141 RE
MUNICIPAL, CASEC, ASEC ET DV
Les relations administratives formelles En réalité, la majorité des responsables
entre les autorités des collectivités de la locaux (Maires, CASEC et ASEC) a une com-
commune sont très peu développées. Au- préhension assez limitée des enjeux du
cune d’entre ‘elles n’est intéressée à s’en- développement économique et social de la
gager et encore moins à promouvoir une commune. C’est pourquoi, ils sont peu ca-
ambiance de coopération franche et trans- pables de saisir les paradigmes autour des
parente avec d’autres collègues. A côté de la besoins sociaux de la population et de l’en-
concurrence née de la dynamique de l’exer- vironnement du secteur des affaires. Ils ne
cice du leadership local, d’autres conflits se sont pas fixés d'objectifs collectifs d’inté-
d'intérêts personnels entravent toute vel- rêt communautaire qui auraient motivé les
léité de collaboration entre les autorités de concessions nécessaires en vue de l’établis-
la commune et des sections communales. sement d’une plateforme de collaboration
Des reproches, elles se les renvoient sans entre les autorités des collectivités locales.
réserve et se complaisent avec suffisance Un’ jiti bli nimal
M . , n'y a pas une politique publique minimale
dans leurs positions respectives. Elles n’ont y P | portique puoiq
a , . planifiée et mise en œuvre dans aucune de
pas tenté de s'associer pour adresser les . . | .
Lee a ces administrations, donc il leur est difficile
défis du développement de la commune. de dé d ts iustifiant d
Les ASEC et les DV sont complètement E egager , ss argumen s Justl rant . ss
. protocoles d'accords basés sur la planifica-
dysfonctionnels. À cause, notamment, des . ur |
us Le 2 tion et l'exécution de projets communaux
conditions précaires dans lesquelles évo- truct ts visant t leetl
luent la Mairie et les CASEC, ces assemblées S ructurants visant'e centre-vl ee es sec
. . . tions communales. Par contre, l'Etat cen-
ne reçoivent pas les moyens financiers et : : :
Lu 2 . sp Lou tral finance directement des projets pour
logistiques nécessaires à l’organisation |
a . . h les CASEC. Cependant, dans des occasions
de leurs séances statutaires qui représen- . F
; . . } ponctuelles, ces autorités des collectivités
tent l'essentiel de leur fonction de contrôle Le. | | | .
D Le . réalisent certaines interventions particu-
sur l'exécutif local. La méfiance et les cri- L . ,
. 4 Los lièrement lors des opérations de préven-
tiques exprimées ordinairement par les ti td duites dans d
DV et les ASEC à l'égard des Maires et des ie ‘ A conouiles dans ces quan”
h 4 LCR El iers fragiles.
CASEC ont découragé ces derniers à facili- 8
ter l'exercice des mandats confiés légitime- Les problèmes les plus visibles évoqués an-
ment aux assemblées locales. Globalement, térieurement sont surtout liés aux types de
on constate une désarticulation entre les leadership exercés dans la commune. Les
instances locales chargées, chacune en ce causes fondamentales des défaillances de
qui la concerne, d'assurer l'exercice de la toutes sortes constatées dans l’administra-
bonne gouvernance au niveau du territoire tion locale sont nourries par les faiblesses
communal.
[page 142]
RE 1 42 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
institutionnelles. Malgré l'application de tions qui forment la problématique actuelle
la constitution de 1987 qui encourage la de l'administration communale sont récur-
décentralisation et l'exercice transparent rentes et vieilles de plus d’une trentaine
et participatif du pouvoir local, on n’a pas d'années malgré les efforts de divers pro-
réussi à bâtir ces institutions prévues pour jets locaux et internationaux d'appui à la
supporter cette vision de l’action adminis- gouvernance locale. Le constat d'échec est
trative locale. Les autorités locales ont été accablant tant pour les autorités haïtiennes
élues et/ou nommées, mais les institutions (locales et centrales) que pour leurs parte-
locales qu'elles dirigent sont à peine fonc- naires internationaux.
tionnelles et influencent très faiblement la
qualité de vie de la population. Les situa-
[2.3.6 N
SERVICES DECONCENTRES DE L'ETAT
Le gouvernement central est fortement APN. Tandis que celles dédiées à la four-
représenté dans la commune par les struc- niture de services sociaux et techniques
tures départementales de la majorité des sont plutôt faibles et inefficaces subissant
ministères et organismes autonomes. En les conséquences de la centralisation et la
effet, la commune de Cap-Haïtien bénéficie mauvaise gouvernance de l'administration
de sa position de chef-lieu du département centrale. Les déficiences de ces structures
du Nord pour accueillir des représenta- doivent particulièrement attirer l'attention
tions régionales des branches de l’adminis- des autorités locales et centrales concer-
tration publique haïtienne. Les fonctions nées par les dessertes inadéquates dans les
régaliennes qui couvrent les domaines sui- domaines suivants : santé, sûreté, transport
vants : politique, finances publiques, com- et communication, sécurité et justice, éner-
merce et industrie, justice et sécurité sont gie, éducation, eau et assainissement.
exercés par ces structures départementales : :
a . Le mauvais fonctionnement et, dans cer-
placées dans la commune. Leur fonction- | .
us . tains cas, le dysfonctionnement de ces
nement est facilité par la construction du | , . |
complexe administratif de Vaudreuil, zone structures explique la dégradation du ni-
Le . veau de vie sociale de la population commu-
limitrophe entre les communes de Plaine- | . ‘ .
du-Nord et de Cap-Haïtien. nale. Les services sociaux disponibles sont
médiocres et insuffisants dans des secteurs
Les structures départementales qui gé- couverts par les organes déconcentrés de
nèrent et/ou gèrent des flux financiers l'Etat présents dans la commune. L’admi-
sont les plus actives et mieux représen- nistration communale n’a pas les capaci-
tées : ONA, OFATMA, DGI, BRH, OFNAC, tés techniques et financières nécessaires
[page 143]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 143
pour promouvoir et suivre des partenariats des initiatives structurantes dans des pans
qui mettraient à contribution l'apport des stratégiques de l’économie et de la vie so-
organismes déconcentrés à l'amélioration ciale locales. Ils n’ont que de faibles impacts
des conditions de vie des habitants de la nominaux dans des secteurs stratégiques,
commune. dont le tourisme, la culture et le commerce
, , . , où sont concentrées les potentialités de la
L'envergure réelle des organismes décon- . k k
: : . commune. Les organismes déconcentrés
centrés fonctionnant sur le territoire ne ,
d fil social et écono manquent cruellement de l'encadrement et
correspond pas au pro - Lu RP R
: p p p . de la supervision de la Délégation Départe-
mique de la commune. Ces derniers ne ; Lo L
, . ! mentale dans l’organisation et le suivi des
jouissant d'aucune autonomie sont inca- . Li .
. rencontres techniques réunissant les direc-
pables de planifier et de mettre en œuvre si k k
teurs régionaux des organes déconcentrés.
TABLEAU 20 : Répartition des institutions étatiques et des services déconcentrés sur le territoire de la
commune
Catégories d'institutions Adresse (s) Domaine d'intervention
répertoriées dans la et Services Offerts
commune
SERVICES DÉCONCENTRÉS DE L'ETAT (SDE)
MTPTC Rues 16, A Voirie, Protection Civile
MARNDR Agriculture, Pêche et environnement
MAST Travail, Assistances Sociales
MCFDF f Secteur féminin, droits humains
MEJSAC Education, Sport et services civiques
OAVCT Rues 17, A Assurance des véhicules
Ministère de l’Environne- Vertières Environnement
ment
OFATMA Vaudreuil/ Champ de Mars | Assurance des travailleurs
MICT Rues 18, H Collectivités Territoriales
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Bureau du CASEC / 2022
[page 144]
44 © PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT.DEGAP-HAÏTIEN202252027
LL EE ———— j
dd : 1 =
RE tE #
L | s + TE
7 Là Fr Mo Li Lie :
au ls * J64 LE
nn Er — Is ER es - : —
à e à = =
[page 145]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 145
[2.3.7 N
PROBLEMATIQUE DE L'OFFRE
DES SERVICES PUBLICS
Après la communauté urbaine de Port-au- au développement économique et social
Prince, Cap-Haïtien représente le centre ad- de la commune ne jouent que des rôles de
ministratif et économique le plus important figurants sans influencer l’organisation des
du pays. Cette position est justifiée par les secteurs qui sont en principe dans leurs
enjeux divers que charrie l’histoire de cette sphères d’actions. Ils sont techniquement
commune dans ses différents aspects. Dans dépourvus de capacités pour développer
le contexte global du pays où l’administra- des services de base. Ils reçoivent occa-
tion centrale accumule des retards et des sionnellement de très faibles moyens de
faiblesses dans la mise en place d'un sys- fonctionnement et d'investissement et par
tème de gouvernance décentralisée, l’admi- conséquent ne manifestent aucune moti-
nistration municipale de Cap-Haïtien peine vation, ni capacité à développer des stra-
à faire fonctionner ses structures internes tégies visant à augmenter le volume et la
et à collaborer avec des partenaires locaux qualité des services offerts à la population.
et étrangers. Ces dernières années de crise Les principaux services sociaux existants
ont eu comme conséquences, notamment, sont concentrés dans le centre-ville. Ils
la polarisation des relations sociales et po- adressent particulièrement les besoins en
litiques d’une part, et la désarticulation des justice, sécurité, sureté, éducation et santé.
liens de coopération entre les collectivités Des efforts ont été faits au cours des 20
locales et des structures de la société civile dernières années pour placer (construc-
locale. L'aggravation de la précarité des tion ou aménagement) et faire fonctionner
conditions de vie sociale dans la commune un lycée au niveau de chaque section com-
s’accentue au rythme de la décadence des munale. Ils reçoivent dans des salles sous
structures des organes locaux, municipaux équipées et surchargées. Ceci démontre
et déconcentrés. Il va sans dire que les aisément, l'insuffisance et la précarité des
conditions de vie sociale et économique des services offerts.
habitants de la commune se dégradent de . .
jour en jour. Un grand centre de formation profession-
nelle attaché à l’Institut national de la for-
L'administration haïtienne étant à la fois mation professionnelle (INFP), fonctionne
inefficace et centralisée, les organes décon- dans la commune. Il accueille des étudiants
centrés de l'Etat n’ont que de faibles im- en provenance de cinq départements géo-
pacts dans la vie quotidienne et sur l’évo- graphiques (Nord, Nord-est, Nord-ouest,
lution des communautés où ils sont actifs. Artibonite et Centre) dans des métiers
Certains services qui seraient stratégiques comme la mécanique (Auto et ferronnerie),
la plomberie, l’ébénisterie et la maçonnerie.
[page 146]
146 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
7)
Dr “
_——
ssl | | be MT
1 43: su | LIL HULL
M 12: { Fe he pu
} 4 ; di
ù
IE: L | | Lin LL LION (LI
ELA 2 ul EL + LH 1
i QUIL LIT j YEN ORPARN ARR 11] had. |
| ML É Ha TUE Hotte
M ELA ST
© Bdriament logeant la DE de Cqp-Hiaitieon
Les institutions autonomes de l'Etat tégiques dont le tourisme, la justice, l’édu-
jouissent de flexibilité qui devrait leur cation et la santé. Mis à part l'OFATMA qui
permettre d'éviter certaines contraintes continue à gérer son principal centre hos-
de l’administration centrale, mais elles ne pitalier placé à Cap-Haïtien, les autres ins-
se sont pas montrées plus performantes. titutions étatiques de services n'ont pas
Grâce à leurs natures, certains de ces montré de réelles améliorations dans leur
organes déconcentrés génèrent des res- fonctionnement.
sources qui pourraient être injectées dans
le financement des investissements muni- Malgré sa situation d'institution autonome,
cipaux à travers des partenariats. Malheu- jouissant de liberté d'actions dans ses ef-
reusement. le niveau de fonctionnement de forts de planification et de mobilisation de
l'ensemble des institutions municipales et l'essources financières, la Mairie na pas
déconcentrées est trop faible pour envisa- réussi à ralentir la dégradation de la qua-
ger des synergies entre leurs actions res- lité des services sociaux disponibles dans la
pectives. Elles restent isolées dans leurs commune, Elle n'est non plus efficace dans
secteurs respectifs sans chercher la colla- les efforts de relance de 1 cconomie locale.
boration et la cohésion entre les autorités Pour des raisons peu compréhensibles, des
locales secteurs qui relèvent de la gouvernance di-
recte de la Mairie sont abandonnés aux CA-
Tout compte fait, le fonctionnement de SECs qui y exercent leur autorité en dehors
certains organes déconcentrés dans la des normes et procédures administratives.
commune représente une force de l’admi- . |
nistration publique locale. Ils desservent Il'est pénible de constater que les dix der-
des secteurs sociaux et économiques stra- nières années de gouvernance de cette
[page 147]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 147
commune ont été un énorme gâchis : au- Les faiblesses exprimées au cours des consul-
cun programme d'assistance technique tations publiques sont les mêmes à tous les
n’a réussi à donner des résultats durables niveaux de l'administration des collectivités
même dans des domaines les plus évidents locales (Centre-Ville et sections communales)
et moins problématiques, comme la fiscalité ; manque de coordination dans l'action muni-
et la coopération internationale. L'adminis- cipale, mauvaise gestion des équipements,
ous Là AL ; manque de formation du personnel en poste
tration municipale de son côté ne s’est pas | : .
Loue , . et faible collaboration avec les organes décon-
montrée intéressée ni capable de promou- A NE
. .. centrés. Cependant, des opportunités s'offrent
voir un processus transparent et participa- ue R
. Lo. . encore aux autorités locales à travers des pro-
tif de planification, de mise en œuvre et de jets de la coopération internationale, grâce au
contrôle de l’action municipale. A cause des pilotage du MICT, pour construire de nouveaux
alliances politiques, les autorités locales ne équipements collectifs et infrastructures ur-
se sont pas senties redevables de la société baines, et renforcer les capacités des cadres et
civile locale et encore moins des OCBs. Elles des structures municipales.
suivent exclusivement les consignes des
autorités centrales.
Comme indiqué sur la carte ci-dessous, les institutions publiques de la com-
mune de Cap-Haïtien sont présentes dans le centre-ville et dans la 3è"° section
Petite Anse. Parmi ces institutions, on retrouve: le bureau de la Protection Ci-
vile, l'office Nationale d’Identification (ON[), l'Office Nationale de l’Aviation Ci-
vile (OFNAC), l'office Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT), la Cour Supé-
rieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCAA), l'Office National
d’Assurance-vieillesse (ONA), la Direction Générale des Impôts (DGI), le bureau
départemental du Ministère de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR), le bureau départemental du Ministère des
travaux Publics Transports et Communications (MTPTC), le Ministère du tou-
risme, le bureau départemental du Ministère de l'Intérieur et des Collectivités
Territoriales (MICT), le bureau départemental du Ministère de la Planification
et de Coopération Externe (MPCE) etc.
En somme, Cap Haïtien comme chef lieu d'arrondissement et du département
du Nord bénéficie de la présence de tous les bureaux des services déconcentrés
qu'ils soient autonomes ou non. Cependant, un manque de transparence dans
le fonctionnement des services déconcentrés est observé et dénoncé par les
acteurs locaux.
[page 148]
: ri = 4 Le
= °-a || oi E 3 d$x
< LE © 114 coûraie
à _. _ 1 _ 1
{
ca 33) | |: El
A FERPE LERE à
= ÉÉRFERP RE EEERE "bel
HHEEAPET PREBRERE : Ë
AUESIARE ANS : IE
z fi ddeslahele B et M
6 | h à
D S Sr À |
< Men, DE: \
a <
(a) ù ê te" :
ps 1 À MP en è
>) 3 1 7 £ d.4 "- FE L PA
2 . Soi » ! £
— _ “E ES Le u À S
= Ë sn 3 \ E » / =
: £ » 4 / à
=) Ë i EL, 4 Fa ay a
= où à $ : è ( £ | 7 ai <
n T4 fl à 21: T4 ë
| 4 - <
Z 4 F Ë re È
[mn É " a Ù {= | - &
— L 3 Et 5
— ] “} # 3 &
= x. LE { $* L. 8
Z È Ë $ / 8 8
É- E 3 | EN -
£
E
à
un
Let
sotèiz PA 8
=
[page 149]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 149
LEADERSHIP, MOYENS ET PRATIQUES
Au cours des 25 dernières années, la com- est facilitée par des connexions politiques
mune de Cap-Haïtien asouffert d'un manque sans l'intégration sociale suffisante à la po-
de leadership dans tous les domaines. Les pulation locale.
organismes locaux d'appui au développe- . . .
k . . . Au niveau interne de chaque administra-
ment économique et social se sont conti- L .
ne ;s Le a tion (Mairie et Bureau des CASEC), cer-
nuellement affaiblis jusqu’à devenir inopé- | , . |
ur PE taines personnalités se distinguent et in-
rants. La transition inter générationnelle
; . . fluencent le comportement des cadres et
ne s’est pas produite dans le contexte his- u u ’
. . . autres employés placés sous leur supervi-
torique de la vie communautaire des trente | _, |
Lx 2 a DUREE sion. Chaque autorité applique son style de
dernières années marquées par l’affaiblis- 7
Lee os gouvernance, selon le système de valeurs
sement des structures de la société civile : : |
h . . ; Le humaines auquel elle adhère, sans vraiment
locale et la désarticulation de l’administra- : ; es
. . sn tenir compte des prérequis institutionnels.
tion publique locale. Les acteurs à qui est
confié le destin de la cité sont de moins en Le déficit de communication constaté au
moins responsables et compétents. Ils af- niveau de la Mairie et des CASEC est une
fichent une compréhension très limitée de source de spéculations de toutes sortes sur
la gouvernance et de la praxis. des cas de corruption dans l'administration
Les autorités locales onttrès peu d'influence des collectivités. Ces accusations mettent
Le en question, à tort ou à raison, la qualité du
sur les secteurs formellement organisés | : .
leadership qui caractérise la gouvernance
de la commune et ne transcendent pas les
. , . . de la commune. En effet, la transparence
couches sociales. L'exercice du pouvoir lo- Le : |
. , un et la participation citoyenne ne constituent
cal acquis dans n'importe quelle condition : nu
x Le . pas les points forts des dirigeants locaux.
ne peut pas être assimilé au leadership. Il c tré le foncti tint
est difficile d'identifier des leaders locaux oncenT res sur € nc lonnemen m £Tne
he 42 et routinier de l’administration locale, ils
porteurs d'idées de changements et/ou de n non
Lu . n . utilisent, l’un contre l’autre, le clientélisme
revendications qui mobiliseraient les com- |
& . . pour assurer leurs influences dans cer-
munautés dans le centre-ville etles sections | . |
a . M taines zones populeuses, mobilisables sui-
communales. L'accession aux principales ;
PAR , L : FnR vant les circonstances.
"IN postes de l'administration des collectivités
vw: ! + # ES | 5
2 ar ; L # STE
; 1, \
[page 150]
BEXX
DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
ET PARTENARIAT
La commune de Cap-Haïtien a toujours été des positions de bénéficiaires pendant
considérée comme une centralité pour la toute la période de mise en œuvre des acti-
planification et la mise en œuvre de projets vités des projets. Ce qui enlève aux Maires
structurants dans la région nord. La colla- et aux cadres municipaux l'opportunité de
boration des autorités locales est générale- renforcer leurs compétences en gestion de
ment sollicitée sous forme de partenariats projets et leurs autorités dans le fonction-
conçus et proposés par les bailleurs de nement des services sociaux.
fonds internationaux. L'envergure de cer-
tains projets parfaitement cohérents, dans L'administration municipale est consultée
certains cas, par rapport à la problématique dans la mise en œuvre de projets d'enver-
locale, dépasse assez souvent les capacités gure dans les domaines suivants : Eau et
techniques et institutionnelles de la Mairie Assainissement, Aménagement et embel-
de Cap-Haïtien à jouer les rôles acteurs/ lissement du territoire, Infrastructures
partenaires qui lui sont dévolus dans des urbaines, Renforcement des capacités des
comités de pilotage. cadres et structures municipaux, Tourisme,
Gestion d’ordures ménagères et Gestion
Malgré ses faiblesses institutionnelles, la du patrimoine historique et culturel. Cer-
Mairie du Cap participe à la formation de tains partenariats impliquent à la fois des
structures intercommunales chargées de agences de développement actives dans la
faire l'interface entre les bailleurs interna- région, des ministères et d’autres Mairies
tionaux et la communauté locale. Certains du département du Nord, dont Limonade,
partenariats sont formels et définissent Quartier Morin, Plaine-du-Nord, Acul-du-
l'implication et la responsabilité précises de Nord et Milot.
l'institution municipale tandis que d’autres :
sont limités à sa représentation dans des Au cours des années 90, des structures de
séances de consultations publiques. Pour la société civile capoise étaient particuliè-
la mise œuvre de certains projets com- rement actives dans la coopération interna-
plexes, les bailleurs exigent, encouragent et tionale. Les plus connues furent Chambre
financent la création et le fonctionnement de Commerce de l'industrie et des Profes-
de comités de pilotage multisectoriels et sions du Nord (CCIPN), Tourinord, Forcap,
parfois intercommunaux. Ils constituent ROTARY et ATH. Grâce à leur impulsion,
des espaces d'expression de la volonté et certains agents intérimaires et délégués
surtout de la vision des autorités locales, départementaux ont été nommés ou r'évo-
d'échanges et de participation de la société qués. Elles ont joué un rôle prépondérant
civile. Généralement, les autorités munici- dans l'établissement des relations avec
pales sont cantonnées, malgré elles, dans notamment les villes de Suresnes et Fort
[page 151]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 151
Lauderdale. En accord avec la Mairie, Tou- quoi, l'assistance technique dans presque
rinord a pu gérer, pendant quelques mois toutes les branches de l'administration
les subventions accordées par l’état central municipale ressemble à des répétions d’ac-
et tirés des taxes payées par les touristes à tions peu viables particulièrement dans le
Labadie. La CCIPN et la Mairie, avec l'appui service fiscal.
de Centre d'Études et de Coorpération In- Le mode de gouvernance exercé dans la
ternationale (CECI), ont créé l'Organisation Mairie met l’emphase sur la gestion des dé-
de Gestion de la Destination Nord d'Haïti tails administratifs contrôlés directement
(OGDNH) qui s'occupe du développement par les autorités (Maires) et handicape le
du tourisme dans la région. fonctionnement et le développement des
5. . Lun. structures municipales. Certains maires
L'assistance technique dont bénéficient les lus d : a
| dres municipaux depuis plus dynamiques et compétents sont natu-
structures et es ca ; P | P rellement plus performants en s’impliquant
la fin des années 90 n’a pas produit les DE
u To. ‘ ° ° personnellement dans la planification et le
résultats vérifiables qui seraient ressentis vi d Pr icipales. Les dé
dans les prestations de l'administration lo- suivi des opérations municipa es. es cé
ans les p ? | ; marcations entre les responsabilités des
cale. Le système de fonctionnement infor- : . . Pr
| ; , . maires et celles de la Direction Générale
mel qui a toujours prévalu dans cette admi- »4 L a
. ion local ‘ I n'étant pas respectées, les efforts de déve-
nistration Oca € est en partie responsable loppement institutionnel, axés notamment
des maigres résultats obtenus dans des dico
ne " , sur la responsabilisation des structures
secteurs stratégiques dont la fiscalité, les icipal le leadership de la di .
_ ° les infrastructures des municipales et le leadership de la direction
Services Sociaux et es im hi générale dans la coordination et la supervi-
bases. L'administration locale (Mairie et . . .
: . | sion, ne sont pas efficaces. La routine reste
CASECs) est jusqu'ici incapable de mainte- ] x ouide le f . d
| | ble et viable de gestion et e système qui guide le fonctionnement de
nr un système sta ; 8 l'institution municipale.
de développement des services. C’est pour-
TABLEAU 21 : Organisations d'aide au développement
Organisations Non Domaine d'intervention
Gouvernementales
Eau et Assainissement, Agriculture, Gouvernance Locale, Santé, Education
World Vision Droits des enfants, éducation
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Ateliers communaux de diagnostic participatif / 2021
[page 152]
RE 1 5 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
2.3.10 N
INTERCOMMUNALITE ET
COOPERATION DECENTRALISEE
Grâce au support financier et technique de de New Orleans et de Maryland ont égale-
la Banque Interaméricaine de Développe- ment développé des relations de coopéra-
ment (BID), la municipalité de Cap-Haïtien tion avec le Cap-Haïtien. En plus de l’assis-
participe à un projet intercommunal por- tance technique in situ durant plusieurs
tant sur la gestion des ordures ménagères années, la Mairie de Suresnes a contribué
dans l'arrondissement du Cap. Les deux à la formation de maires et cadres munici-
autres municipalités suivantes sont concer- paux à l'étranger. Dans tous les cas, la muni-
nées par ce projet : Quartier Morin et Limo- cipalité de Cap-Haïtien n’a pas su exploiter
nade. Les représentants de ces municipa- efficacement les opportunités offertes par
lités intègrent le conseil d'administration la coopération décentralisée. En réalité, la
d’une société anonyme mixte dénommée mairie du Cap esttechniquement trop faible
Société de Gestion, Propreté et Services Pu- pour comprendre et suivre efficacement les
blics (PROPUBLIC)” (SAM) créée et publiée °"jeux de la coopération internationale qui
dans le journal officiel de la République exige de la vis'on des maires d'une part et
ue . l de la compétence des cadres municipaux
d'Haïti « Le Moniteur, #195, le mercredi d'autre part.
14 novembre 2018 » en vue de garantir la
gestion des services publics d’eau potable, Dans ce domaine, la mairie a souffert d’un
d'assainissement et gestion des déchets manque de dynamisme et de leadership
solides sur les communes de Cap-Haïtien , des autorités locales et de la faiblesse des
Quartier Morin, Limonade dans le départe- structures municipales. Les maires et les
ment du Nord d'Haïti. cadres municipaux ont été incapables d’in-
La municipalité de Cap-Haïtien a une longue fluencer les décisions de leurs homologues.
histoire de coopération avec des mairies Ils ont été trop attentistes et ont laissé aux
étrangères. Les villes de Suresnes en 1998 partenaires l'initiative de définir l’orienta-
et de Fort Lauderdale en 2003 ont été ses tion et le contenu de l’action de coopération
partenaires les plus importantes. Les villes décentralisée.
2.3.11 N
CONTRAINTES ET DEFIS MAJEURS
POUR LA BONNE GOUVERNANCE
La commune de Cap-Haïtien n’a que trois cadre formel de collaboration n'a pu être
sections communales. Ces collectivités sont établi pour permettre une coopération stra-
interdépendantes et liées par des intérêts tégique et bien organisée entre les autori-
communs évidents. Et pourtant, aucun tés des collectivités locales. Cette situation
constitue une contrainte récurrente et défi
[page 153]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 153
majeur pour la bonne gouvernance particu- lités des responsables et sont hostiles aux
lièrement dans les sections communales. changements.
Chaque autorité fonctionne isolément dans Un autre défi majeur pour la bonne gouver-
sa juridiction sans chercher la collabora- nance de la commune concerne la capacité
tion des autres. Une telle gouvernance dont et la volonté des responsables locaux de se
les actions sont faibles etéparses ne saurait faire une meilleure idée du leadership et de
donner de résultats adaptés, consistants et l'autorité. La communauté capoise a besoin
durables. L’attitude réfractaire des autori- de placer desleaders guidés par des valeurs
tés locales à la collaboration entrele Conseil humaines (engagement, fidélité, honnêteté,
municipal et les CASECs est une complica- respect, intégrité) dans des positions d’au-
tion majeure à l'établissement de la bonne torité au service de l'intérêt commun.
gouvernance dans la commune basée sur la ue . .
D L'objectif primordial pour la bonne gou-
transparence, le respect et la participation. Li :
vernance dans la municipalité serait de
D’autres contraintes à caractère endogène rendre fonctionnels les CASEC et d'établir
concernent le fonctionnement interne des systèmes cohérents de gestion et de
des administrations de ces collectivités. développement des services municipaux.
De rares autorités et cadres municipaux La demande de services sociaux dans cette
acceptent et se conforment aux exigences commune dépasse largement les capacités
des procédures administratives formelles. financières et opérationnelles actuelles de
C'est pourquoi les résultats en termes de l'administration municipale tant dans le
renforcement des structures municipales centre-ville que dans les sections commu-
sont si faibles et éphémères. Les structures nales.
_ municipales se confondent aux personna-
Min
+ + » Re &7 +
PE | dur IP - Le re
Fe 21 Pa fl FR ë \l
# APCE £ | : ‘
E “ +f L Ds 7.
- x MAN atEL DE VALUE — b. PE
ae 2 JA
4 4 .
La 1 :
”” à TD IT TT LL L: & M) ie »
DXTTTENTIT IE : s A 12 ra 4 ÿ«
do TT sal libstul : 1 ñ 112 RARES Air:
CDR TENN qui! 1 CI TI =. _ Lil L
d HET nn max I: nm neitttiittt
PELLE een: | LL AIN uhiedien , DHRLL LITTLE
Fu 7 _! 1 = nr.
= © ErédlaMaredeCmpdtin Le
TL = + Æ = + nl .— .
f Éd r d e = on. -
[page 154]
RE 1 5 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
[2.3.12 N
BUDGET DE LA COMMUNE
> RECETTES PRÉVISIONNELLES
Ve _ 10.23%, tandis que les allocations du
Les prévisions de recettes ordinaires de la . }
ne , . Fonds de Gestion et de Développement
commune de Cap-Haïtien pour l'exercice ee Collectivités Territoriales (FGDCT)
2018 -2019 s'élèvent à 105,537,508.35 . .
gourdes, soit 71% du budget prévisionnel et les autres allocations totalisent 10.33%
Le des recettes ordinaires.
de la commune de Cap-Haïtien. Les recettes
ordinaires sont composées des recettes fis- Les recettes extraordinaires prévision-
cales, recettes non fiscales et allocations. nelles, pour le même exercice, alimentent
Les recettes fiscales collectées, à partir de la le budget à hauteur de 44,346,259.90
Contribution Foncière des Propriétés Bâ- gourdes, soit 29% du budget prévisionnel.
ties (CFPB), la patente, le droit d'aligne- Les autres subventions de l'Etat non venti-
ment et autres, sont de l’ordre de 79.44%, lées et les autres recettes extraordinaires
les recettes non fiscales constituées par représentent respectivement 83% et 11%
les redevances représentent seulement des recettes extraordinaires.
TABLEAU 22 : Synthèse des prévisions de recettes pour l'exercice fiscal 2018-2019 en Gourdes
RECETTES 2018-2019
RECETTES ORDINAIRES
À
RECETTES EXTRAORDINAIRES
Source : Mairie de Cap-Haitien / Service de fiscalité / 2020
[page 155]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 155
Pour l'exercice 2018-2019, la Mairie de Cap-Haïtien a collecté 71% des recettes ordinaires prévisionnelles.
Parmi les différentes sources de recettes ordinaires (recettes fiscales, Non-fiscales et les allocations), 90% des
recettes totales collectées par la Mairie de Cap-Haïtien proviennent de la rubrique recettes fiscales. Les recettes
non-fiscales et allocations du FGDCT contribuent respectivement à 3% et 7%.
Le montant prévisionnel du budget pour l'exercice 2018-2019 s'élève à 151,883,768.25 gourdes, tandis que les
recettes collectées totalisent 94,783,669.66 gourdes, soit 62% du budget prévisionnel. Ces ressources propres
comprennent les recettes fiscales qui sont de l’ordre de 68,577,852.66 gourdes et les recettes non-fiscales qui
s'élèvent à 2,092,817.00. Les allocations du FGDCT contribuent à hauteur de 5,313,000.00 et les subventions
ont totalisés la somme de 41,846,259.90. Les chiffres montrent que la Mairie de Cap-Haïtien a la capacité de
financer la plus forte partie de son budget avec ces propres ressources, mais ce qui reste insuffisant par rap-
port à son potentiel en matière de différents champs d'impôts, droits et redevances.
FIGURE 8 : Répartition, par source, des recettes collectées par la mairie
Autres recettes
b extraordinaires
Autres subventions disponibles
de l'Etat non 4% Recettes fiscales
ventilées 57%
Autres allocations
1%
Allocation FGDCT
6%
Recettes non-
fiscales
7%
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Service de fiscalité / 2020
DÉPENSES PRÉVISIONNELLES lisent 14%. Les dépenses prévisionnelles
Les dé on. Iles de foncti d'investissement s'élèvent à 47, 000,000.0
es dépenses preévisionnelles de fonction- : D se :
p ; p . : gourdes, soit 31%. L'administration com-
nement de l'exercice 2018-2019 totalisent . » .
| munale focalise le budget d’investisse-
104 883 768,25 gourdes, soit 69% de la ne DU .
, . ment dans l'aménagement & l'amélioration
masse des dépenses. Dans la rubrique de 1 4 x
dé de foncti L les dé de jardins, espaces et places à hauteur de
epenses de fonctionnement, les dépenses , 2
P ] Jai d N td 2,000,000.00 gourdes, l'aménagement &
our payer les salaires du personnel e u D 21: : : 5x N
P à y +49% du b . tprévisi l'amélioration de cimetières à 1,000,000.00
consell OCCupen u budget prevision- : Aus
1 des dé p d ° foncti Bet p 1 gourdes, la construction de bâtiment cultu-
ne es depenses de fonctionnement, les N
dé % : t ch 23%] rel à 15,000,000.00 gourde et, la construc-
epenses de services et charges , JeS : PE
P ; g de tion de halles et marchés à 25,0000,000.00
achats de biens de consommation et petits
. gourdes.
matériels 14%, et les autres restants tota-
[page 156]
PE 1 5 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 23 : Synthèse des prévisions de dépenses pour l'exercice fiscal 2018-2019
DEPENSES 2018-2019
DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT
Dépenses pour le personnel et le Conseil 51,160,116.00
Dépenses de services et charges diverses 23,835,000.00
Achats de biens de consommation et petits matériels 15,050,000.00
Immobilisation corporelles 1450 000,00
Subventions, quotes-Parts et contributions, allocations, Indemnisations 9 140 000,00
Amortissement de la dette Publique 3 180 108,00
Service d'intelligence et de police 1068 544,25
104 883 768,25
DÉPENSES D’INVESTISSEMENTS
Aménagement & amélioration de jardins, espaces et places 2,000,000.00
Aménagement & amélioration de cimetières 1,000,000.00
Travaux d'amélioration de bâtiments scolaires, universitaires 15,000,000.00
Construction de halles et marchés 25,000,000.00
Travaux d'amélioration de routes & ponts 1,000,000.00
1,590,000.00
Dépenses de projets et programmes 1,410,000.00
47.000,000.00
TOTAL 151,883,768.25
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Service de fiscalité / 2020
En analysant les dépenses effectuées par la mairie, on constate que l'administration
communale a dépensée 85,096,014.45, soit 99.8% des recettes collectées dans les dé-
penses de fonctionnement. Les charges du personnel et du conseil sont les dépenses les
plus importantes pour la Mairie de Cap-Haïtien. Elles représentent 52 % des dépenses
de fonctionnement. Les investissements réalisés par la mairie totalisent 136,400.00
gourdes, soit 0.16% du budget. Elle a investi 111,300.00 gourdes dans l'aménagement
& l'amélioration de jardins, espaces et places ainsi que 25,100.00 gourdes dans l'amé-
nagement & l'amélioration de cimetières.
[page 157]
FIGURE 9 : Répartition des dépenses réalisées par la mairie exercice (2018-2019)
Amortissement de la Service d'intelligence et Aménagement & :
dette Publique de police amélioration cimetières Aménagement &
Subvention, Quotes-Parts et1% D amélioration
upvenuon, : < jardins/espace/places
contributions, allocations, & 0%
Indemnisations _— ,
7% RE ——— Dépenses de personnels +
Conseil
52%
Immobilisation corporelles
1%
Achats de biens de
consommation et petit
matériel, :
Dépenses de services et
12% :
charges diverses
1%
Source : Mairie de Cap-Haïitien / Service de fiscalité / 2020
> RESSOURCES FINANCIÈRES DE
LA COMMUNE sur la voie publique ne sont pas vraiment
exploités par la mairie. Elle devrait concen-
La CFPB et la patente sont deux champs trer ses ressources dans la mobilisation des
d'impôts les plus importants pour la com- recettes de la CFPB et de la patente. L'admi-
mune, la plus forte recette collectée par la nistration communale de Cap-Haïtien n’ex-
mairie provient de ces deux champs. Les ploite pas le droit d'affichage comme il faut
autres champs comme le permis d'inhu- car l'exploitation se fait occasionnellement.
mer, le droit d'alignement, l'étalonnage, Le tableau ci-dessous montre les recettes
l'échoppe, tonnelle, ajoupas et matériaux collectées par la Mairie.
TABLEAU 24 : Synthèse de l'évolution des recettes financières au cours des 3 dernières années (2016-2019)
Désignation 2016 - 2017 2017 -2018 2018 -2019
CFPB 38,829, 926,29 58 573 316,00 57 292 170,66
8 776 778,62 10 302 826,15 10 550 432,00
Droit d’alignement 1 028 850,00 786 000,00 651 250,00
Matériaux sur la voie publique | 46 500,00
Echoppes, tonnelles et ajoupas 47 050,00 19 200,00 D
TOTAL 48 738 354,91 69 730 842,15 68 577 852,66
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Service de fiscalité / 2020
[page 158]
Les recettes collectées pour chacun des exercices (2016-2017), (2017-2018) et (2018-2019) s'élèvent
respectivement à 48 738 354,91 ; 69 730 842,15 et 68 577 852,66 gourdes. On a pu constater que les
recettes ont augmenté durant les exercices 2017-2018.
Les recettes collectées au cours de l'exercice (2016-2017) représentent 81% des recettes prévisionnelles
de cet exercice, la CFPB contribue à 79.67% des recettes collectées, la patente 18.01%, le droit d'aligne-
ment 2.11% et les autres sont en dessous de 1%.Les recettes collectées lors de l'exercice (2017-2018)
représentent 82% des recettes prévisionnelles de l'exercice.
La CFPB contribue à 84% des recettes collectées, la patente 14.78%, le droit d'alignement 1.11% et les
autres sont en dessous de 1%.
Les recettes collectées pendant l'exercice (2018-2019) sont de 80% du montant total des recettes com-
munales prévisionnelles. La CFPB contribue à 83.54% des recettes collectées, la patente 15.38% et les
autres sont en dessous de 1%.
FIGURE 10: Évolution comparative des recettes de 2016 à 2019
180,000,000.00
160,000,000.00
140,000,000.00
120,000,000.00
100,000,000.00 2018-2019
80,000,000.00 —0— 2017-2018
60,000,000.00 2016-2017
40,000,000.00
20,000,000.00
: CFPB Patente pemmisdihumer Droit Etslonnage Matériaux sur Echoppe,
d'alignement voie publique tonnelles, ajoupas
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Service de fiscalité / 2020
2 TABLEAU 25 : Bilan cumulatif des recettes col-
> MOBILISATION FISCALE : ÉVALU- jtées en pourcentage
ATION DU POTENTIEL FISCAL
Malgré le faible rendement de ces deux Sources | 2016-2017 | 2017-2018 | 2018-2019
impôts communaux à savoir la CFPB et la CFPB 79.76% 83.54%
patente, ils restent quand même les deux
champs d'impôts les plus importants pour Source : Mairie de Cap-Haïitien / Service de fiscalité / 2020
la commune. Les autres champs ne sont
pas vraiment exploités par la mairie. Elle
devrait concentrer ses ressources dans la En analysant le résultat du rendement pro-
mobilisation des recettes de la CFPB et la venant de chacune de ces deux principales
patente et elle devrait faire le maximum . Le .
, . . sources de financement de la mairie et uti-
d'efforts possible pour exploiter les autres . , .
je A . lisant comme échantillon la moyenne des
champs d'impôts, droits et redevances u . :
en . . :x recettes collectées durant les trois derniers
pour faciliter la croissance financière de la "
commune. exercices, on peut conclure que la CFPB
[page 159]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 159 EE
apporte une contribution en moyenne de 29 000 immeubles recensés/dépistés, seu-
82.7% de toutes les recettes communales, lement 4 198 immeubles en moyenne sur
les recettes provenant de la patente repré- les trois années arrivent à payer la CFPB.
sentent 15.8 %, les autres sont en dessous Ce qui explique que la Mairie de Cap-Haï-
de 2%. tien a un énorme potentiel fiscal ,mais elle
n'arrive pas à l’exploiter, car seulement
> RELATION ENTRE LES RECETTES 14% de son effectif d'immeubles recen-
COLLECTÉES ET LE NOMBRE sés sont exploités. Avec une estimation de
D'IMMEUBLES CONTRIBUES 50 000 immeubles recensés qui paieront
trie de C . ffectif d en moyenne 12,282.29gourdes, la mairie
La Mairie de Cap-Haïtien a un effectif de pourrait collecter seulement pour la CFPB
614,114,382.49 gourdes.
TABLEAU 26 : Relation entre la quantité de recettes collectées et le nombre d'immeubles contribués
Exercice Fiscal Recettes Nombre de contri- Moyenne impôt payé par
buables payeur immeuble
2016 - 2017 38,829, 926.29 3595 10,801.09
2017 - 2018 58 573 316.00 4000 14,643.32
2018 -2019 57 292 170.66 5000 11,458.43
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Service de fiscalité / 2020
STRATÉGIES POUR L'ENRICHISSEMENT DE L'ASSIETTE
Le tableau montre que les valeurs moyennes des montants versés par immeuble pour la
Contribution Foncière des Propriétés bâties (CFPB) au cours des trois exercices (2016-
2017); (2017-2018) ; (2018-2019) variaient a 12,282.29 Gourdes.
TABLEAU 26 : Potentiel fiscal des principales sources de recettes
Valeurs Nbre de :
: Montant Revenu potentiel n
Champs Moyennes Hire œrur moyenpar Estimation des propriétés pofentel
collectées des3 effectif buables contribuable es fiscal
exercices payeurs
La maïirié est incapable de fournir des infor-
CFPB 51565 137,65 29000 4198 122%8Aations péflhettantébésfaitéune évädiation
|Patente __ |swééis |: |: |: de ses potentialités sur la patete parce
gnement 82203333 100 8,000. 100 800,000.00 800,000.00
Source : Mairie de Cap-Haïitien / Service de fiscalité / 2020 d PATETITE TAaPPUTTE 4 IA TITATITÉE € UYETIIE
[page 160]
PE 1 60 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
9,876,678.92 gourdes par exercice. pays disposant à la fois d’un port et d'un
nu . aéroport internationaux actifs. Ce sont de
La commune de Cap-Haïtien est essentiel- iel d dditi 1
| t urbaine il v a de moins en moins potentiels sources de revenus additionnels
emen F7. y . pour financer les besoins de la commune,
d'espace disponible dans la ville pour : : k
| . | si toutefois une entente est trouvée avec
construire de nouveaux bâtiments. La mai- ; LS : .
| _ . ne d l'Administration centrale pour laisser sur
ne a enregistré environ une centaine € place une partie des revenus collectés. Le
constructions par an et vu qu'il est impos- ue Lez
: OS port de Cap-Haïtien, localisé au cœur du
sible de prévenir la surface de ces futures . . . . .
. la dé _ d centre-ville historique, constitue avec celui
constructions, que a étermination . u de Port-au-Prince les deux ports interna-
permis de construire se fait en fonction : SR 0
| | tionaux du pays, où près de 10 % des mar-
de cette information et que le montant ne . .
fai dimi d Le 2015 il chandises y transitent (10 000 conteneurs
ait que Imimuer 1EpuIS ” : est pour- de 20 pieds). Ouvert sur l’océan Atlantique
tant possible de faire une estimation dans … .
k _. ; et les Caraïbes, le port constitue une porte
la mesure où la mairie dresse un registre anse a . NE
des droits d'ali | d'accès à la République dominicaine, aux
es me PRES po en Se îles voisines (Îles Turks & Caicos, Cuba,
compte des informations fournies périodi- etc.) ou encore à la côte Est des États-Unis
quement par la DGI. L k .
pour le développement économique et tou-
L'essentiel des revenus autonomes de la ristique. Le port comprend des installations
commune de Cap-Haïtien provient des spécifiques pour les activités de cargaison
taxes foncières, des contributions foncières / marchandise, de cabotage, de croisière et
sur les propriétés bâties (CFPB), des taxes de plaisance.
canregisrement cnneee parents) Alors que le port possède une capacité
. a par la Direction Le cor e ces d'accommodement d'environ 1 000 conte-
mpôts, ss taxes concernant es construc- neurs, seulement 30 % de cette capacité
tions et les inhumations, et des taxes de der
: | …. est actuellement utilisé et on y recense
marché. Comme mentionné ci-dessus, le . Ls
te de Labadi | | une desserte journalière moyenne de 10
site de Labadie constitue une importante camions remorques. Malgré ces fonctions
source de revenus pour la commune avec . AS VE
ne , importantes et son rôle à l’échelle du pays,
la taxe d’accès de 6 dollars US payé par : Bo sk
h Fi. id . | le site demeure sous-équipé et mal entrete-
c aque croisiériste, qui evraient norma ë nu. Alors que le site pourrait constituer une
ment être répartis de la façon suivante : 2 .
re, Ù : importante source de revenus et un moteur
dollars pour le Conseil d'Administration de d . 1 A d
la Section Communale de Bande-du-Nord £ cronsence pOur 'e comme Avec tes
a . a. ’ droits de 1000 Gourdes sur tous les contai-
2 dollars pour la Mairie de Cap-Haïtien et
, ° | ners sortant de la Douane, la commune peut
2 dollars pour le Trésor public. Toutefois, . » .
La vill bénéfici sell d tirer d'importants revenus si cette mesure
avrene ne Icle pas ree ement € cette est correctement mise en application.
taxe, un suivi doit être fait auprès de la Di-
rection des Collectivités Territoriales à ce L'aéroport de Cap-Haïtien est le deuxième
sujet. en importance du pays après celui de Port-
. , au-Prince, et constitue une porte d'entrée
Il faut signaler également que la commune A Le a L
aux Îles voisines, aux Caraïbes et aux États-
de Cap-Haïtien est la seule commune du : Lan sy
Unis. Localisée, à 3 km à l'Est du centre-
[page 161]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 161 RE
ville, dans la Section communale de Petite la collectivité de faire des projections so-
Anse, son accès est relativement facile via lides à l'élargissement de l'assiette fiscale.
la RN3 et la RN6, le corridor de développe- La Mairie ne collecte pas assez par rapport
ment Cap-Haïtien/Caracol/Ouanaminthe. au potentiel du CFPB. De plus, le budget
La performance générale de l'aéroport et communal n’est pas suffisamment orienté
sa capacité d'accueil sont des enjeux impor- vers l'investissement. Par exemple, pour
tants pour le développement économique et l'exercice 2018-2019, l'administration de
touristique de la métropole et de la région. Cap-Haïtien avait prévu des dépenses de
La construction de la route Limbé- Borgne- fonctionnement, représentant 69% de l’en-
Port-de-Paix augmentera grandement son semble de ses dépenses
nombre d'usagers. . .
L'analyse des comptes administratifs des
Les informations recueillies lors des ate- exercices 2016-2017, 2017-2018 et 2018-
liers communaux font état d’une faible per- 2019 montre une situation préoccupante
formance fiscale et d’une absence de trans- d'où l'urgence de mettre tout en œuvre
parence dans la perception des taxes et les pour le redressement des finances locales
dépenses de fonds collectés au niveau de la de la commune. Des efforts supplémen-
commune. De plus, il n'existe pas de recen- taires doivent être entrepris en vue de les
sement à intervalle régulier permettant à rendre plus efficaces et efficientes. En effet
la mobilisation des ressources, quelque
soit sa nature fiscale ou non-fiscale va
permettre à la municipalité d’avoir plus
2.3.13 N
FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITES ET MENACES
MAJEURES EN MATIERE DE GOUVERNANCE
Le diagnostic de l’organisation administra- giques de développement. Ces FFOM ma-
tive et de la gouvernance de la commune a jeures sont issues de débats où les enjeux
pris fin par un atelier spécifique pour dé- de chaque secteur ont été pris en compte et
terminer les FFOM majeures en matière de constituent les priorités en matière de gou-
Gouvernance. Elles serviront de base pour vernance de la commune.
les choix des grandes orientations straté-
[page 162]
RE 1 62 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 28 : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces majeures de la commune dans le domaine
pP ÿ]
de la Gouvernance.
Forces Faiblesses Opportunités Menaces
Présence de près d’une Manque de trans- Programme de renforce- Influences
centaine d’OCB évoluant arence au sein de | ment des Organisations de olitiques mal-
p 8 politiq
dans la commune dans l'administration la Société Civile en Haïti saines
différents secteurs d’acti- | des OCBs et pou- PROSCH) visant à contribuer
P
vités ; voir très souvent à l’enracinement de la démo- A,
Présence de 7 sous-com- | Concentré entre les | cratie en Haïti à travers une Insécurité
names ct de? mains d’une seule | participation croissante, éga-
ms CEE personne. litaire et effective de la société | & orruption
avec la Justice civile dans le processus de la
vie politique, économique et
Beaucoup de Zones | sociale du pays.
Présence de plusieurs sous-alimentées Qu Sema tent
institutions permettant | électricité sont des RRENRER UN
aux citoyens de jouir terrains propices à | Projet de subvention et de
ces droits on l'insécurité formation des ambassades du
mentaux (écoles, Hôpital, | Influence négative | Canada et USA à l'endroit de Instabilité poli
Le la PNH. nstabilité poli-
OCB, la presse, etc. de la politique sur tique
la justice.
Respect du quota 30% Conseil National d’Assistance
des femmes dans les col- | Manque d'équité Légale (CNAL).
lectivités territoriales dans les relations
Hommes/Femmes Campagne de promotion du
Leon dia Négligence de l'Etat | genre et développement par
population au moyen de central dans la « Genre, en action ».
divers types de pièces Pare ca charge des
’état civil.
(passeport, CINU, NIF, OMCESIONE L . .
e service ONI mobile.
acte de naissance, acte de
mariage, etc.). Manque de trans- | |
parence dans la Allocations et subventions de
Forte potentialité fiscale cle cics Il administration centrale à la
à travers le nombre de dépenses de fonds Pa
bâtis, les affiches, lacol- | de la Mairie ;
lecte de déchets, les gares | Insuffisance et
routières, les marchés, les | inapplication des
entreprises, etc. lois sur le fonction-
nement des collecti-
: vités territoriales.
Fonctionnement des ad-
ministrations publiques
locales et déconcentrées.
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Ateliers communaux de priorisation / 2020
[page 163]
2.4. MILIEU SOCIAL ET SERVICES
SOCIAUX DE BASE
L: Commune de Cap-Haïtien, chef-lieu du département du Nord, connaît une extension
de plus en plus accélérée, les principales activités économiques qui existent dans la
région Nord sont concentrées dans la zone du Cap. La Ville regroupe les meilleures écoles
et les centres hospitaliers les mieux pourvus de la région. À cause du niveau de sous-
équipement généralisé et du taux de chômage élevé qui caractérisent la région, la ville
de Cap-Haïtien se constitue en pôle d'attraction et draine une population de plus en plus
importante. Ce qui augmente la pression sur un ensemble de services publics et commu-
nautaires pour améliorer le bien-être de chaque personne dans la société capoise pour
qu'elle puisse réaliser son plein potentiel.
EDUCATION
Dès l'indépendance d'Haïti en 1804, cer- tiques, économiques et de l’application de
tains dirigeants ont compris que l’instruc- la logique inégalitaire dans la répartition
tion de l’ensemble du peuple était un fac- des biens sociaux, les projets de réforme
teur déterminant pour le développement n'ont pas abouti aux résultats espérés et
social et économique du pays. Ainsi, plu- l'inégalité des chances scolaires semble
sieurs tentatives de réforme ont été entre- être à la base de l'orientation de notre sys-
prises, la plus importante étant la réforme tème éducatif. L'objectif éducatif de généra-
éducative de 1979. Pour réduire l’inéga- liser l'instruction, défini par les organismes
lité des chances scolaires, à côté des écoles internationaux et adopté par l'Etat d'Haïti,
urbaines, des écoles rurales ont été créées, demeure un défi. L'Etat rencontre la diffi-
des campagnes d’alphabétisation ont été culté pour appliquer une politique éduca-
menées afin d’alphabétiser les analpha- tive qui pourrait répondre à la demande
bètes. Mais, à cause des contraintes poli- scolaire et de formation de la population.
: ps #5
UN RES à | a
[page 164]
RE 1 64 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
> DEMANDE EN ÉDUCATION DE LA tion en Âge de scolarisation est de 102837.
COMMUNE DE CAP-HAÏTIEN Les données collectées sur le terrain dans
5 . . . à le cadre du processus d'élaboration du PCD
D'après les informations recueillies auprès de ne . . .
du Ministère de l'Education nationale et de indiquent qu'environ soixante-seize mille
. . cinq cent quatre-vingt-dix-huit (76598)
la formation professionnelle (DGS/PDEF/ pe } , .
, élèves ont pu fréquenter un centre d’ensei-
MENFP) /IHSI en 2020, pour l’ensemble de , 2 .
, . gnement au cours de l’année scolaire 2020-
la commune, l'effectif global de la popula-
2021.
TABLEAU 29 : Effectif de la population en âge de scolarisation suivant le niveau d'enseignement
Niveau Tranche Effectif global Nombre Nombre de Ecarts
d'enseignement | d'âge par de la popula- de salles salles de observés par
niveau de tion corres- de classe classe exis- | rapport aux
scolarisation pondante par néces- tant besoins
groupe d'âge saire
Fondamental 1° 6-11 ans 39 220 981 944 -37
et 2ème cycle
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Ministère de l'Education nationale et de la formation professionnelle (DGS/PDEF/MENFP) /IHSI/
2022
D'après les informations du tableau ci - et du secondaire reste encore insuffisante
dessus, la commune dispose d’un nombre et incomplète. Cela s'explique par la struc-
suffisant de salles de classe au niveau du ture et la croissance démographique car la
préscolaire. Selon les informations four- population de la Commune est très jeune
nies par les acteurs locaux, les ménages de et en expansion rapide. Rappelons que les
la commune font l'effort pour scolariser tôt dernières estimations de l’Institut Haïtien
(3-5 ans) leurs enfants en dépit des coûts de Statistique et de l'Informatique (IHSI) en
de scolarisation du préscolaire qui sont 2015 indiquent que 44.8% de cette popu-
très élevés pour ces derniers disposant de lation avait moins de 18 ans et que la com-
faibles moyens économiques. mune de Cap-Haïtien (IHSI, 2015) concen-
Cependant, les chiffres montrent que le de elle seule du de . appetre
nombre de salles de classe disponible est u département du nor (25.67%) et P us
Les x k . . de 2/3 de la population de l’Arrondisse-
inférieur à la demande nécessaire au niveau 76.78%) Ces chiff N
du cycle fondamental et le secondaire. Bien ment (76.78%). Ces chiffres mettent en vi
La k x dence que la Commune de Cap-Haïtien est
que, ces dernières années, on observe à une La ol lée de l ble de la réoi
importante augmentation des effectifs et à pus peup'ée ce! ensemD'e ce “a Teglon
k . Nord.
des écoles au niveau de la commune, la cou-
verture scolaire au niveau du fondamental
[page 165]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 165
> ACCESSIBILITÉ À L'OFFRE Pour ce qui concerne la commune de Cap-
ÉDUCATIVE AU NIVEAU DE LA Haïtien l'offre éducative, à un certain ni-
COMMUNE veau, est accessible à tous les niveaux d’en-
L'éducation est devenue, depuis la Déclara- seignement ; c'est-à-dire, de la maternelle
tion universelle des droits de l’homme en à l’université. Les données du tableau ci
1948, un droit universel reconnu par tous contre, montrent que le nombre total d'in-
les États. Du nombre de pays qui ont ainsi frastructures d'enseignement s'élève à cinq
déployé des efforts pour parvenir à offrir de cent trente-trois (533) dont 56.66%, envi-
l'éducation à tous les enfants, Haïti n’en est ron, s'occupent de la petite enfance, 20.81
pas le moindre. La constitution haïtienne % s’adonnent aux deux premiers cycles du
renforce le cadre légal en la matière en ga- fondamental, 15.76 % au niveau du troi-
rantissant à tous les fils et filles la gratuité sième cycle du fondamental et du secon-
de l'éducation de base. Malheureusement, daire, 4.13 % offre la formation profession-
en dépit des efforts réalisés, l’accès à tous nelle et 2.63 % se charge de l’enseignement
à l'éducation de base n’est pas, tout à fait, supérieur.
garanti sur l’ensemble du territoire.
La carte sur les infrastructures scolaires de la commune de Cap-Haïtien montre que la section
communale de Petite-Anse est l'unité géographique contenant le plus grand nombre d’établis-
sements d'enseignement. Elle dispose de 36.58 % des infrastructures scolaires de la commune,
suivie de la section de Haut-du-Cap avec 30 % ; le Centre-ville, 20. 83 % et la section de Bande-
du-Nord, seulement 8.82 %. On remarque une forte concentration des écoles dans la partie
Est des sections Haut du Cap et Petite Anse tandis que, les parties Sud et Ouest de ces sections
comptent très peu d'écoles en dépit de leur urbanisation.
Il y a un aspect qui se révèle d’une importance capitale dans l'analyse de l’accessibilité de tous
à l'éducation de base dans la commune. Il s’agit de l'accessibilité de l'offre d'éducation aux en-
fants en situation de handicap. Plusieurs travaux de recherche axés sur les questions de handi-
cap montrent que l'éducation inclusive est presqu'inexistante en Haïti. Seules quelques écoles
d'élite ont des enseignant-e-s ayant des diplômes en éducation spécialisée qu’ils et elles ont
reçus de l'étranger, alors que le nombre d’enfants en situation de handicap augmente.
La constitution et les lois haïtiennes garantissent les droits des personnes handicapées et
suggèrent les moyens d'assurer leur autonomie, leur éducation et leur indépendance. Mais il
n'existe pas de politiques ni de volonté de fournir une éducation adéquate à tous les enfants,
sans parler de ceux et celles ayant des déficiences, bien que la loi relative à l'intégration des
personnes en situation de handicap et des conventions signées et ratifiées par Haïti fasse obli-
gation à l’État haïtien de rendre accessible l'éducation aux personnes atteintes d’un handicap.
Cependant, les pratiques liées à l'éducation nationale ne favorisent pas l'inclusion des enfants
de cette catégorie. Dans la commune de Cap-Haïtien, il existe seulement l’Institut Marie-Louise,
tenu par les sœurs « Filles de la Sagesse » qui s’occupe des enfants sourds et muets. Les enfants
en situation de handicap moteur ou visuel ne sont pas pris en compte par le secteur éducatif
dans la commune.
[page 166]
fn … 5 £ 3 9
g à Us S à ShÉzÉy à:
F4 ROUE E 3 © hs ESS 2
er) ER * SE 45 ü # F3 1252
a
FA
2 tome coralie
= : « . '
2) HT
ja) | |s ë | Éa:
ba CETERERRE ÉEEROR | .
A ÉHARAPAL ERP Qi 1 À
Z ÉIAIHREELEHEEIRE ARE P.EilE
= | BEBE . É
[es h è jee)
FA | .
= Ps, ? re 41
= de ns.
a 4 TA ete a
Z É Ph Érie à
Ê + e <- + -" ; Ë E
R £ H l NE 202 e a S
mc 3 En LÉ © “Ù l Ê
— h " Le : + *% mn L &
En hi - Ex L & / E Si
© \ie EE, è } CE ©
= la 5 ÿ (4 . 2! ë
= Ÿ i gi H = à
à T- . HE $ i $ ?? *£ à. ÿ
= VA Ha S, PR 8
Z j > \ HE Læ } & È
. 3 fE: h . S
| EE PE E : Fa
PU " Fe 3° i ë
nl .: TS à Ë
- : \ _
Ë ë Ë | Ê È
à
E
S
a
1 1 à
TH CT e00buLE È
S
LS]
[page 167]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 167,
Parmi les principaux défis à l'inclusion des maintien à l’école des enfants et jeunes
enfants en situation de handicap, il y a, en situation de vulnérabilité et à besoins
d'une part, l’inadaptation des infrastruc- éducatifs spéciaux (BES), améliorer la qua-
tures scolaires et une absence de formation lité de l'offre éducative et l'épanouissement
spéciale pour des enseignants. D'autre part, des enfants et jeunes ayant des handicaps,
l'obstacle à l'inclusion des enfants en situa- renforcer la gouvernance de l'éducation
tion de handicap est lié au manque de prise spéciale (ES).
en charge de l'État et de sensibilisation de la . . , ,
LAbA Dove . Parmi les principaux résultats escomptés,
société haïtienne autour de la question. Ce LL ,
. . . . . le Ministère attend que 10 nouvelles écoles
qui renvoie au cursus scolaire qui ne tient Vu, | , :
a . . spécialisées soient créées, construites et
pas nécessairement compte des diverses VU . u
PE , . . équipées dont une (1) par direction dépar-
catégories d'enfants vivant avec une inca-
4 tementale dans le cadre du programme
pacité dans le pays et dans la commune de . | ,
on Lot d'implantation de nouvelles écoles pu-
Cap-Haïtien, en particulier. |
bliques ; que les programmes destinés aux
Tout compte fait, le MENFP, dans son plan enfants et personnes vivant avec handicaps
décennal d'éducation 2017-2027 se fixe (EPVH) sont revisités et appliqués ; et que
trois objectifs pour adresser ce problème. l'éducation spéciale soit dotée d’un cadre
Ces derniers sont: garantir l'accès et le légal et réglementaire adapté.
TABLEAU 30 : Répartition des infrastructures scolaires par niveau d'enseignement et par espace géo-
graphique au niveau de la commune
Espaces géographiques
Niveau .
d'enseignement | Bande-du- | Haut | bétite.anse | Cntre-Ville Total %
Nord du-Cap
“Universitaire 0 #4 6 4 UM | 26
Professionnel | 1 | 6 | 6 | + | 2 |4u.
1#et 22% cycle du 15 45 29 22 111 20.82
Fondamental
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
Selon les données de l’IHSI 2015, la com- Anse (36,79%). Sur le plan démographique,
mune de Cap-Haïtien compte 274 404 habi- la section communale du Haut-du-Cap vient
tants dont 23 256 à la section communale en première position ; bien entendu, la po-
de Bande-du-Nord (8,47%) ; 150 176 à pulation du centre-ville y est également in-
Haut du Cap (54,72%) et 100 972 à Petite cluse. Considérant les données du tableau
[page 168]
RE 1 65 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
ci-dessus, le pourcentage des écoles du des systèmes de failles Septentrional et
centre-ville et de Haut-du-Cap représente Nord d’Hispaniola. Il est aussi important
environ 54.6%. Ainsi, les données concer- de mener une réflexion profonde suivie
nant la répartition des établissements sco- d'actions concrètes par rapport aux condi-
laires suivent l’ordre de la répartition de la tions de fonctionnement des écoles à Cap-
population au niveau de la commune. Haïtien, particulièrement, celles situées au
. . . . Centre-ville. Donc, il est fondamental que
Par ailleurs, il est important de souligner Hislienes :
nu en des programmes de sensibilisation et d’in-
que la région du Nord, particulièrement, . . k k .
: , | formation soient développés au profit de la
la ville du Cap est menacée par des risques . . . s 44
. | . population mais aussi, il faut penser à délo-
sismiques et de tsunami potentiel ; car, elle Le . . Le 4
k , | Un, ger certains établissements scolaires situés
est très exposée en raison de sa proximité .
au centre-ville.
TABLEAU 31 : Répartition des infrastructures scolaires par section communale et poids des secteurs
public et non public
RE Bande-du- Centre- _du- Petite- Grand %
IHNE Nord ville LEFT Anse Total
“Communautaire 6 2 7 2 4 73
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
Toutes les recherches ont déjà démontré les écoles publiques, fréquentées de plus
que l'offre éducative en Haïti est dominée en plus par des enfants issus des classes
par le secteur privé. Malheureusement, populaires, pour se ranger dans les pre-
c'est une situation qui est, non seulement, mières écoles catholiques congréganistes
fondée sur un passé historique mais qui est qui offraient une « formation d'excellence
également à la base des inégalités socio- à la jeunesse haïtienne ». L'écart entre les
éducatives dans le pays. classes sociales allait se creuser davantage.
Dès le début du système éducatif, sous Aujourd’hui, à cause de la multiplication
les premiers gouvernements haïtiens, des écoles et du manque de contrôle de
les quelques écoles nationales existantes l'Etat, on assiste à un processus de privati-
étaient la chasse gardée des classes pos- sation et de dérégulation du système édu-
sédantes. Au lendemain du concordat de catif d'Haïti : plus de 80% des écoles du
1860 conclu entre l'Etat Haïtien et le Vati- pays sont privées et seulement 20%, envi-
can (l'Eglise catholique), les écoles congré- ron sont publiques. En effet, les données
ganistes sont invitées à venir en Haïti pour disponibles presentées dans le tableau 32
former les élites chrétiennes. Les enfants révèlent que 84.24% des infrastructures
issus des classes privilégiées ont délaissé d'enseignement de la commune de Cap-
[page 169]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 169
Haïtien relèvent du secteur privé. Seuls veau de la commune de Cap-Haïtien ; 2) le
8.44 % de l'offre éducative de la commune contrôle de l'offre éducative à ce niveau par
sont fournis par le secteur public et les le secteur privé indique la pression que su-
7.32 % restant sont assurés par des écoles bissent les parents sur le plan économique
dites communautaires. Toutefois, les don- pour assurer l'éducation de leurs enfants
nées tirées du plan d'éducation 2018-2028 au niveau de la commune ; 3) beaucoup
indiquent qu’en 2016, les écoles publiques de responsables d'écoles du secteur privé
fondamentales représentaient 14,07%. ne se soucient guère de la qualité de l'offre
Comme on peut le remarquer, l'écart ne d'éducation, mais plutôt de leur profit ; 4)
fait qu’accentuer d'année en année ; car, de le fait que les services éducatifs sont majo-
nouvelles écoles non publiques sont créées ritairement offerts par le secteur privés et,
chaque année, tel n’est pas le cas dans le par conséquent, sont la charge exclusive
secteur public. des familles, limite sévèrement l’accès des
N'est i tant d li l enfants à l'éducation, car le coût élevé de
est important de souligner que la sec- 2 . .
. P 8 | 4 | l'éducation pour les familles, est une des
tion de Haut-du-Cap est l’unité spatiale de , .
| causes d'abandon scolaire.
la commune où l'écart entre le public et le
privé est le plus grand. Dans cette section
communale, 90,55 % des centres d’ensei- + SALLES DE CLASSE DISPONIBLES
gnement sont privés, seuls 5,55 % relèvent Pour les salles de classe, environ 3035 ont
du secteur public. La répartition des salles été recensées au niveau de la commune
de classe est sensiblement proportionnelle de Cap-Haïtien. La section communale de
à la répartition des infrastructures d’ensei- Petite-Anse contient 35.52 % de la totalité
gnement dans la commune: Comme indiqué des salles de classe recensées dans la com-
dans le tableau, la section de Petite-Anse mune, 33,88 % pour la section communale
est l’unité spatiale IEEE le plus d’in- de Haut-du-Cap, 22.30% pour le Centre-
frastructures éducatives. Ville et 8.30 % pour la section de Bande-du
Une analyse approfondie de ces chiffres Nord. Les ERNEST tableau qui suit pré-
conduit à quatre constats : 1) l'éducation sentent la répartition des Sales de classe
comme l’un des besoins de base de la po- disponibles par niveau d'enseignement et
ke. pulation n’est pas garantie par l'Etat au ni- par espace géographique de la commune. |
| du L i a | |
ER es } \ 1
s fl 3 a - ê N f : (|
rl: | TI 12, LL CE 1 Ï d Il
TN EE RE SN ;
FF : SG École professionnelleà Cap-Haïtien [ LL i DNFATERE Lu
mi LH lare vülà rte lCONECE
” ve + re r Le ait . . ” lea
[page 170]
Cl
A
70 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027 PA
à de né CA AVES Fe 26
E. ” 4 ’ 12 @A Li cr LE
à : ne "r Es. TN re à RE Lee
Ÿ Ps ae É À + Li re: Le
L # Se RE — Lo ie 7e
TS € PHILIPP GUERR" 4 EE Re
Er , En me TE EU EE EU UE RE k TENUE EURE RS
rs. Ne: 25 in ne demo À Ron Dans da A2 RS ' À 1f |
ne LT , QE) N
; a . Lt Jex " ji L . ds à # Le à | v— .
. G& Quelques institutions scolaires à Cap-Haïtien
= 4 À
} | 4
>. ù
|
| Le où 1904 K x
| \1} : \\ h
: (l + = _# a 5" | |
k —_—. |
AH , " | — 8 MT 4
, s
[page 171]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 171
TABLEAU 33 : Répartition du nombre de salles de classe disponibles par niveau d'enseignement et par
unité spatiale.
: Espaces géographiques
Niveau
d'enseignement Bande-du- Centre- Haut-du-Cap Petite- Grand Total
Nord ville Anse
Profsslonnel | 8 | 6 | æ | x | 1% |
Université 0 30 114 66 210
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
RATIO ÉLÈVE/SALLE DE CLASSE e 12.5 m’/élève en milieu urbain (Le ter-
rain étant peu disponible, la construc-
Dans son document « Normes de construc- tion en étage permet de réduire la sur-
tion des bâtiments scolaires » publié en face totale nécessaire.) ;
juin 2013, le MENFP donne un ensemble de | :
normes pédagogiques à respecter pour la ° 15à 20 m' par enfant selon la forme et
. ; a le modèle du terrain y compris les ins-
construction d’une école, lesquelles portent . . u .
D »2 nu tallations de jeux, pour le préscolaire ».
sur l'emplacement de l’école, sa position
par rapport à l’insalubrité, à la pollution et Certes les données collectées sur le terrain
la superficie minimum du terrain de l’école, dans le cadre de l'élaboration du PCD ne
entre autres. permettent pas de dresser objectivement
. . A . un état des lieux des établissements sco-
Pour ce dernier aspect mentionné, le Mi- | , | , .
es PRE 7 laires recensés, mais, personne n'oserait
nistère donne des spécifications intéres- . | A,
. 2 . dire le contraire que la grande majorité
santes qui sont rapportées ci-dessous : « , Lo, .
. Lo ox . des écoles, situées au centre-ville de Cap-
Le terrain doit être suffisamment vaste . LL
. . . Haïtien, particulièrement, ne respectent
pour contenir les infrastructures scolaires , . k |
. ne pas ces normes. L’exception peut être faite
et permettre une extension future du bâti- | , , .
DU de ue uniquement pour les écoles congréganistes
ment, c’est à dire au minimum son double- , , .
. Le et de rares écoles privées et publiques.
ment. La superficie totale du terrain d’im- ne
. ; k . . C'est également le cas pour de nombreuses
plantation d’une école, hors installations , on, J
. x . écoles situées dans les sections commu-
sportives, est à calculer sur la base mini-
nales.
male de :
e 25 m’/élève en milieu rural. Le terrain Pour nes de Tv aux
bénéficiera d’une surface plane suffi- norrees pedagogiques établies, e Ministère
sante pour la construction de bâtiments del Éducation Nationale et de la Formation
et pour des aires de jeux ; Professionnelle (MENFP) exige un ratio
de 50 élèves par classe. En comparant le
[page 172]
RE 1 7 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
nombre de salles de classe disponibles au 2021 (tableau ci-contre), il apparaît que
niveau de la commune etle nombre d'élèves le ratio/salle de classe est en moyenne 25
scolarisés pour l’année académique 2020- élèves dans la commune de Cap-Haïtien.
TABLEAU 32 : Répartition des effectifs des élèves en fonction de l'espace géographique de la commune
Espaces géographiques Nombre d'élèves Pourcentage
Bande-du-Nord 7057 9.22%
Centre-Ville 22525 29.42%
Haut-du-Cap 24262 31.65 %
22754 29.71 %
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
Les données du tableau ci dessus indiquent d’instituteurs, le Centre de formation pour
qu'environ soixante-seize mille cinq cent l : t fond tal, la F ti
quatre-vingt-dix-huit (76598) élèves/étu- le Accélé on Lie 2, 2 0rmanon
diants ont pu fréquenter un centre d’enseigne- nitia € cce °ree et les Universités pu-
ment au cours de l’année scolaire 2020-2021. bliques et privées.
> QUALITÉ DE L'OFFRE ÉDUCATIVE Dans la pratique, trois catégories d’institu-
teurs-trices (d’enseignant-e-s) travaillent
AU NIVEAU DE LA COMMUNE . ( 8 . )
au niveau des deux premiers cycles de
La qualité de l'offre d'éducation dans la l'école fondamentale. Les normaliens, qui
commune peut être analysée en considé- ont achevé leurs trois années d’études dans
rant les quatre dimensions suivantes : 1) une Ecole nationale d’Instituteurs (END) et
le niveau de qualification des ressources ; qui ont réussi l’examen officiel; les « ca-
2) la qualité matérielle ; 3) la qualité de la pistes », qui n'ont pas réussi les examens
mobilisation sociale et, 4) le niveau de per- officiels ou qui ont suivi des séminaires et
formance. à qui l'Etat délivre un certificat leur recon-
naissant le droit d'enseigner et enfin, les
> NIVEAU DE QUALIFICATION recrutés, qui n’ont aucune formation en
édagogie. Pour le secondaire, une partie
DES RESSOURCES HUMAINES des ensei nant-e-s reçoivent une orme.
(NOMBRE D’ENSEIGNANTS-TES es enselg SoIven
QUALIFIÉS-ÉES FORMATION tion à l'Ecole Normale Supérieure et la ma-
y
CONTINUE DU CORPS ENSEI- jorité complète ou non une formation dans
GNANT) un centre universitaire du pays, dans une
filière quelconque.
En Haïti, la formation du personnel ensei- .
gnant du fondamental est assurée par plu- Toutefois, il faut préciser que le recrute-
sieurs institutions publiques et non-pu- ment des enseignant-e-s de l’école fonda-
bliques, notamment, les écoles normales mentale laisse à désirer, particulièrement
[page 173]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 173 RE
dans le secteur non public. L'intégration Sur le plan quantitatif, les données collec-
des enseignant-e-s dans le système éduca- tées indiquent que 4892 personnes, envi-
tif haïtien se fait, majoritairement, sur une ron, travaillent à titre d'enseignant dans
base de favoritisme n'obéissant pas aux le secteur éducatif dans la commune. Le
critères de qualification. L'autre problème tableau ci dessus présente la répartition
identifié est l'absence d’un programme de des effectifs des enseignant-e-s en fonction
formation continue pour les enseignant- du niveau d'enseignement et selon l’espace
e-s, qu'’ils-elles soient normalien-ne-s, ca- géographique de la commune.
pistes ou recruté-e-s.
TABLEAU 34 : Répartition des effectifs des enseignants par niveau d'enseignement et unité spatiale
Nombre d'enseignants
Unités n . . ; : : :
1 Niveau Niveau 1° et 2ème Niveau AAEUT Niveau
na les Maternel cycle du Fond. Secondaire Profes-sionnel Universitaire
F HT F H T F H T F H T F H T
Centre-
" 170 170 | 182 | 46 |228 | 108 | 723 | 831 | 42 | 81 |123 | 31 | 123 | 154
ville
Bande-du- | 70 70 37 |106) 19 | 155 | 174 12 | 23 | 35
Nord
Petite-
à 400 400 | 121 | 83 |204 | 118 | 346 | 464 11 | 20 | 31 | 53 | 190 | 243
nse
Haut-du-
c 220 220 | 190 | 110 | 300 778 | 843 48 | 57 | 30 | 209 | 239
ap
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
Dans les deux premiers cycles du fondamen- mental sont dotées d’enseignant-e-s ayant
tal, les femmes sont majoritaires (67.06%). une formation professionnelle dispensée
Cependant, pour les niveaux secondaire, parune école normale d’instituteurs. Quant
professionnel et universitaire, la tendance aux enseignants et enseignantes du niveau
est inversée au profit des hommes. Au ni- secondaire, ils et elles sont tous des univer-
veau du secondaire, il y a 86,59 % d'hommes sitaires.
contre 13,41 % de femmes. Les hommes Lou .
, : Sur le plan qualitatif, on ne dispose pas de
représentent 69,82% du corps enseignant ’ . .
| . . données permettant de faire une meilleure
au niveau de la formation professionnelle NE . .
. : appréciation de la situation du personnel
et 82.07 % au niveau universitaire. Les . . .
u Li enseignant de la commune ,mais, la situa-
données sur la qualification de tous-tes les . , Lez ;
. . tion n'est pas différente de l’ensemble du
enseignant-e-s du secteur ne sont pas dis- . a
| _. . L. pays. Globalement, les enseignant-e-s haï-
ponibles, mais, il est important de préciser . Le
’ . . tien-ne-s exercent leur métier dans des
que les écoles publiques au niveau fonda-
[page 174]
RE | 7 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
conditions précaires. Ils-Elles prêtent leurs lité des apprentissages scolaires. Ainsi le
services dans des bâtiments dépourvus diagnostic met un accent particulier sur
du minimum : absence d’eau potable, de les aspects tels l’état du bâtiment scolaire,
latrines et de matériel de premiers soins. la taille des salles de classe, le mobilier,
Le travail d’un enseignant du niveau fonda- l'éclairage, les questions sanitaires et ter-
mental est énorme. Il consacre en moyenne rain de jeu, etc.
5Sheures par jour soit25 heures par semaine Von . .
sv . . Selon les données tirées de l'inventaire des
à l’enseignement tandis que les heures de : l
a . k infrastructures scolaires de la commune
préparation des séances de cours et de cor- ; }
. . 4 de Cap-Haïtien, présentées dans le tableau
rection de copie ne sont pas estimées. Un | :
. . N L ci-dessous, seulement 30% des infrastruc-
tel horaire laisse peu de place à des activi- : ,
a h . tures d'enseignement sont en bon état, 11
tés de développement professionnel. ,
% sont en mauvais état et 59, % sont pas-
: : sables.
> QUALITÉ MATERELLE
L'environnement scolaire joue un rôle très
important dans la détermination de la qua-
TABLEAU 35 : État des bâtiments scolaires de la commune
Etat du bâtiment
Secteur .
Bon Passable | Mauvais
BANDE-DU-NORD
Communautaire "| 0 | 5 1
Aube 0 | 9 2
Communautaire | 0 | 2 0
Communautaire | 0 | ss 2
CE D ES
PETITE ANSE
109 18
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
[page 175]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 175
En ce qui concerne les autres infrastruc- administratif comprenant un bureau pour
tures ou installations importantes au bon la direction et un dépôt pour le rangement
fonctionnement des établissements d’en- du matériel ; une cour de récréation clô-
seignement, le département de génie sco- turée avec, autant que possible, des zones
laire du MENFP prévoit un ensemble d'’in- ombragées ; un local d'entretien ; une boîte
frastructures dans une institution scolaire. à pharmacie bien équipée.
Au niveau fondamental, ce sont : des salles , , .
. En effet, les données collectées au niveau
de classe accessibles correspondant aux n Lu
. Be Rain Le de la commune de Cap-Haïtien révèlent
niveaux concernés équipées en matériels | , | ,
. . . un que 39 % disposent d’un point d’eau ; 99
didactiques, manuels scolaires et mobilier . à j .
L L p . x % ont des blocs sanitaires à la disposition
adapté au degré d'enseignement et à la ne en. |
. Lis a des élèves ; 13 % ont une infirmerie. Il faut
taille des élèves (répondant aux normes du t Is 8 % di td’ sf
ns k N noter que seuls isposent d’un réfec-
MENFP ; des blocs sanitaires répondant à la . q à p ne
. NS toire et 18 % fonctionnent avec une mini-
norme minimum; un accès à l’eau ; un local a |
bibliothèque (tableau ci dessous).
TABLEAU 36 : Infrastructures et installations importantes pour le bon fonctionnement des établisse-
ments d'enseignement
Unités géographiques Point d'Eau Hossans Infirmerie Réfectoire Bibi
taire thèque
BANDE-DU-NORD
[Communautaire "|" 0 "|" 6 "|" 0 |" 0 | 0 |
Fute 0 | 0 |
CENTRE-VILLE
ÉCommnauaire | 2 | 2 | 0 | 0e | o |
Gun ee | si | :
Écommunautare [3 | 7 | 0 | 0 | :
PE PS PE COS AE OS EE
EE A A AE A AR
PETITE-ANSE
(communautaire | 7 | #4 | 0 | 0 | +
Fute ae 0 | 0 | :
Source : Mairie de Cap-Haitien / Inventaire des infrastructures et enquete socio-économique sur les ménages / 2020-2021
[page 176]
1 7 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
> QUALITÉ DE LA MOBILISATION au fonctionnement d’un établissement
SOCIALE d'enseignement fondamental placé dans la
communauté. Car l’école fondamentale doit
L'implication parentale dans la vie des éta- travailler en vue du progrès de la commu-
blissements scolaires est conçue comme « nauté. De ce fait, les relations entre l’école
l'effort consenti par les parents dans le but et elle doivent être cordiales, transparentes,
d'améliorer les résultats scolaires de leurs franches et permanentes. La communauté
enfants » tout en s’impliquant activement doit s'engager dans le développement de
au côté des équipes pédagogiques. son établissement scolaire. Tel n’est pas
: | . : encore le cas dans le secteur éducatif au
Il existe bien évidemment divers types niveau de la commune de Cap-Haïtien.
d'implication parentale, comme l’établis-
sement de contact avec les enseignants,
la participation aux activités de l’école, le > NIVEAU DE PERFORMANCE
suivi du travail scolaire à domicile ou en- ÉDUCATIF DANS LA COMMUNE
core la réalisation d'activités extrascolaires DE CAP-HAÏTIEN
liées aux apprentissages. En effet, d’après
de nombreuses études, les enfants réus- La qualité de la performance du secteur
sissent davantage à l’école lorsque leurs éducatif dans la commune de Cap-Haïtien
parents s’impliquent dans leur scolarité. peut être analysée suivant les quatre fac-
D'autres études indiquent également que teurs suivants : l'efficacité du système, les
les meilleurs établissements ont forgé de phénomènes des sur-âgés, de redouble-
solides partenariats avec les parents. En ment, du décrochage scolaire ou abandon.
effet, les échanges réalisés avec plusieurs
acteurs du secteur éducatif de la commune L. L.
de Cap-Haïtien dont des inspecteurs et des > EFFICACITÉ DU SECTEUR
directeurs d'écoles, ont montré que la mo- ÉDUCATIF DE LA COMMUNE DE
een . ’ x CAP-HAIÏTIEN
bilisation sociale est un manque à gagner
dans le secteur éducatif dans la commune Sur le plan interne, en analysantles données
de Cap-Haïtien. Selon les inspecteurs et communiquées par des responsables de la
les directeurs d'institutions scolaires ren- Direction Départementale Nord d'Educa-
contrés, rares sont les écoles qui disposent tion relatives au taux de réussite aux exa-
d'un comité de parents dans leur structure mens de 9° année du fondamental durant
de gouvernance. les quatre dernières années académiques
Le manque d’implication des communautés (2017-2018, 2018-2019, 2019-2020, et
locales et de leurs institutions dans le déve- 2020-2021), l'efficacité interne du secteur
loppement de l’école haïtienne constitue un éducatif dans la commune est relativement
obstacle majeur à l'amélioration de la qua- satisfaisante avec un taux moyen d'environ
lité de l'éducation. Il faut, toutefois, souli- 90 % pour ces quatre dernières années. Ce-
gner que les parents d'élèves de l'enseigne- pendant, les statistiques relatives aux effec-
ment fondamental en Haïti, les membres tifs des élèves et des redoublements pour
de la société scolaire, toute la communauté deux années consécutives scolaires ne sont
haïtienne a droit aux informations relatives pas disponibles, ce qui empêche de mener
[page 177]
Y ne à A A\ (4 c * n & NS & f #!
SX LU: w 4, à
4 € ès D pis La A
€ 4 VILLE
X DORE A [A # MEN PAT U
4 0er SRE ï. / à)
AH :
G Quelques établissements d'enseignement supérieur à Cap-Haïtien a
g) \ as … “#00 ; RE ss é : ; | pes
Li 2 BARTETC XL Le nl Lee) | (= en métiÉ
EE NAME ESS
TIT4 | fa ls Ce! \
DURE 00. MObrmmnmne (LES
Au niveau de l'enseignement supérieur, les professeurs et les responsables d'universités rencon-
trés estiment qu'au niveau secondaire, les étudiants ont accumulé des lacunes considérables, ce
qui les empêche de maitriser les schèmes intellectuels. Pour tenter de pallier ces lacunes, dès le
début de la première année, les universités offrent aux étudiant-e-s des cours de mise à niveau
dans les matières de base. Malheureusement, cette disposition ne résout pas totalement le pro-
blème car, très peu d'étudiant-e-s arrivent à compléter leur programme d'études et obtenir leur
diplôme de licence.
Outre les lacunes des étudiant-e-s, les conditions dans lesquelles fonctionnent les universités
et les écoles professionnelles ne sont pas favorables à une formation de qualité. En raison des
problèmes financiers, les universités organisent rarement des séances de formation à l'inten-
tion des enseignant-e-s qui, pour la plupart, n’ont pas un niveau académique élevé. La qualité
de la formation est entravée par un ensemble de difficultés telles la surcharge des salles de
classe, la démotivation des étudiant-e-s entraînant leur absentéisme, les carences en matériels
didactiques, et l’environnement physique des centres de formation. La sous-qualification des
professeurs et le statut qui leur est accordé constituent également un obstacle à la qualité de
la formation des diplômés des écoles professionnelles et des universités. Les conditions de fonc-
tionnement ont, en conséquence, des impacts sur la performance interne du système éducatif à
tous les niveaux, dans la commune.
—————__—————————————————————@—@—@————
[page 178]
RE 1 7 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
les analyses classiques sur l'efficacité in- niveau de compétences des sortants du sys-
terne basée sur les taux de promotion, de tème par rapport aux exigences du marché
redoublement et d'abandon. du travail.
Sur le plan externe, la prise en compte de la Les acteurs clés participant à l’atelier spé-
priorité n° 3 du Plan décennal d'Éducation cifique sur l'éducation estiment que le
de 2020 est importante dans le cadre de système éducatif ne tient pas compte des
l'analyse de l'efficacité externe du système réalités de la région Nord en général et des
éducatif dans la commune de Cap-Haïtien. besoins de la Commune de Cap-Haïtien en
Il s’agit de « s'assurer que les sortants du particulier ; ce qui rend difficile, voire im-
système aient les compétences et valeurs possible de promouvoir le développement
nécessaires pour contribuer au dévelop- à travers ce type d'éducation. Les acteurs
pement de l’État Haïtien et pour être des ont unanimement reconnu que l'éducation
citoyens productifs, performants tant au ni- qui se fait à Cap-Haïtien est en déphasage
veau national qu’au niveau international. » avec la société d'aujourd'hui. Selon eux,
. . cette société en pleine mutation exige une
La question se pose alors de savoir dans : | : :
52 . éducation mieux adaptée.
quelle mesure l'éducation offerte dans la
commune de Cap-Haïtien peut fournir des
compétences, savoirs et savoir-être néces- > PHÉNOMÈNES DE SUR-ÂGÉ,
saires à leur intégration dans la vie écono- DE REDOUBLEMENT ET DE
mique et sociale, en vue de contribuer au DECROCHAGE SCOLAIRE
développement du pays et de la commune
en particulier. La réponse est claire : Seule Les acteurs rencontrés ne fournissent pas
une éducation de qualité, en investissant de données chiffrées sur les phénomènes
dans la formation des enseignant-e-s, en de sur-âgé, de redoublement et de décro-
offrant un environnement pédagogique de chage scolaire. Ces données ne sont pas dis-
qualité, en renforcent les techniques d’en- ponibles au niveau de la commune. Ils ont
seignement et d'apprentissage, en valori- toutefois souligné qu’il y a un faible pour-
sant la science et la technologie à tous les centage d'enfants sur-âgés dans le secteur
niveaux de la formation, peut satisfaire à éducatif à Cap-Haïtien. Les enfant-sur-âgés
cette demande. retrouvés à Cap-Haïtien, selon les inspec-
teurs, sont en général scolarisés en section
Des échanges avec quelques responsables p.m. Pour ce qui est du taux de redouble-
d'entreprises ont permis de mesurer le ment, les acteurs rencontrés estiment qu'il
niveau d’adéquation entre les besoins de est relativement faible. Ce phénomène, se-
la société et la formation offerte, surtout lon eux, se manifeste à Cap-Haïtien, beau-
dans les universités et dans les centres de coup plus au niveau du secondaire.
formation professionnelle. A cet effet, des
informations ont été recueillies auprès des Et, toujours selon les acteurs rencontrés,
acteurs clés permettant de déterminer le à cause des conditions économiques défa-
vorables des familles et le manque d’édu-
[page 179]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 179 RE
cation sexuelle des enfants, les filles sont d'écoles recensées dans la Commune.
les plus touchées par le décrochage sco- . . . :
teens le die enet ces pics Au niveau du secondaire, la situation est
‘ un x L . encore plus grave. Seuls 14 inspecteurs
sesses précoces les empêchant de terminer : p 8 . . p ‘ ES
; . au niveau secondaire sont disponibles
» leurs études classiques. Des responsables , :
f uen np & S . pour toutes les 19 communes du départe-
» d’universités rencontrés soulèvent aussi Eat GES | ‘
les mêmes préoccupations. Selon eux, les an one ap-0al 1en- on ea SUEDE e
FE Enomene nombre d’inspecteurs disponibles est très
TE aude l'enscipuement faible ,\mais non plus, ils ne disposent pas
Ft: Lo des moyens logistiques nécessaires leur
supérieur et, les deux causes principales , _< :
évoquées par ces responsables, sont le pro- permettant d'aspect
J : ; . ’ 2 tant au niveau du fondamental qu’au niveau
blème financier et les grossesses prématu- d a
; ne u secondaire.
rées ou non désirées.
Les structures centrales et départemen-
GOUVERNANCE DU SYSTÈME tales chargées de la gestion du système ont
eu d'impact sur les écoles. Par suite de
ÉDUCATIF AU NIVEAU DE LA PR ©
COMMUNE leurs faiblesses structurelles, elles sont peu
ee en mesure d'exercer les tâches de contrôle,
de supervision, d'encadrement et d'appui
La gouvernance est souvent abordée À : . F
comme une démarche qui établit des condi no
: def : q d EE faiblesse institutionnelle est d'autant plus a
tions € onctionnemenl É Deere 4 alarmante, que la grande partie de l'offre de
partir d’une conception axée sur l'efficience services éducatifs est assurée par des opé-
et l'efficacité en relation avec des finalités I L : .
Pr rateurs privés, non nécessairement moti-
PTE LEE vés par la recherche de la qualité, car une
Pour une meilleure compréhension de la grande majorité des écoles non-publiques
gouvernance du système éducatif dans la ne sont pas accréditées.
ET. % T2 d fan Les Il convient de noter que la priorité N°1 du
Fe te 4 à RES n Plan Décennal d'Education et de Forma-
ne re. { 7 Pr SÈE _ ” ) tion (PDEF) est la transformation de la gou-
Mpe co ndaire. also Que ot 4 vernance du système éducatif à tous les ni-
ss mental et le (MENFP) est assurée par trois n on
F PE de District Scolaire (BDS) : Cap 1 veaux, de la maternelle à l’université. Il est
En eux " EL apparu donc important de faire de la gou-
24 Cap Il et Cap Ill. Les infrastructures sco- . :
2 . ru | vernance un point central du PDEF consi-
ee laires attachées à ces trois BDS sont sous la & D A 3-1 à
“np ! dérant qu’elle est un élément essentiel à
El responsabilité de 16 inspecteurs de zone. Li ; _ DA .
… bl L rL: l'amélioration de la qualité de l’éducation.
di D on LCR RS de Ce Ée DS de La gouvernance du système au niveau de la
| | tion Départementale interrogé, la quantité RL
M d'inspecteurs de zone affectés à Cap-Haï- ml re .
d 0 NN tée, n’est pas assez solide pour la conduite
À tienest insignifiant par rapport au nombre Ê ; . ;
de réformes éducatives d’envergures sus-
"4 —
E G Alliance française de Cap-Haïtien
LIL
5 2 Li Le
[page 180]
RE 1 50 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
ceptibles de promouvoir le développement certain nombre de facteurs, tels : l’incohé-
économique et sociale de la commune. rence entre le cadre institutionnel et les lois
. régissant le secteur ; l'application limitée
En ce qui concerne le sous-secteur de se Mo .
, ‘ . des missions et attributions de certaines
l’enseignement supérieur, le constat est ac » .
ne , : Du ne entités par les responsables ; l'insuffisance
qu'il évolue dans l'anarchie généralisée. nu ou
, | quantitative et qualitative des personnels
Sans aucune préoccupation des normes et . Les . LA
, : et faiblesse de capacité d'intervention liée
des standards de base, des établissements Du . Le N
, | : : à l'insuffisance des moyens logistiques et à
d'enseignement supérieur voient le jour . x
u . , n | la faiblesse des systèmes de management,
sous la dénomination d'université. La fai-
. : , entre autres.
blesse managériale du secteur résulte d’un
Le but ultime du système national de santé qu'aux autorités des collectivités territo-
est d'arriver à un accès universel aux soins riales d’être mieux outillés et mieux équi-
de qualité en améliorant les performances pés pour les prises de décisions qui vont
du système de santé en termes d'offre et influer sur le cours de vie et la santé de la
d'utilisation des soins. Cette mission est population, dans les limites de leurs com-
sous la responsabilité du Ministère de la pétences légales ou de leurs champs d’ac-
Santé Publique et de la Population (MSPP) tion respectifs ou partagés.
dont le rôle est d'assurer, sur le plan natio- Le. . .
. R x Ainsi cette approche diagnostic du fonc-
nal, un leadership adéquat dans le système . ,
us A . . 2 tionnement actuel du secteur de la santé
sanitaire, et y établir, au niveau des dépar- x
. . dans la commune se donne pour tâches de
tements, des arrondissements et des ins- | , ,
ou k faire une analyse basée sur l’organisation
titutions de santé une bonne gouvernance u : |
. du système de soins et la cartographie des
sectorielle. | ,
infrastructures de santé, les ressources hu-
Cette bonne gouvernance suppose la mai- maines disponibles et l'encadrement fourni
trise des informations sur le fonctionne- par le personnel soignant, l'offre de soins et
ment du système de soins à travers un l'utilisation des services, les indicateurs de
diagnostic fiable et un niveau « d’intersec- santé et les organisations intervenant dans
torialité » dans les interventions. Cela dit, le système de soins.
dans ce contexte de décentralisation et de } . .
. . . Tenant compte du pôle multifonctionnel de
prise de conscience collective de respon- n
dues k . . . la commune de Cap-Haïitien, cette analyse
sabilités partagées, ce Diagnostic sectoriel , | .
x k aborde les problématiques de santé suivant
du système de santé local permettra aux . . . L .
eos: k une triple dimension spatiale, fonctionnelle
acteurs étatiques départementaux, au sec- .
UE . dois et opérationnelle tenant compte du statut
teur privé à but lucratif et non lucratif ainsi
[page 181]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL sis
de commune de la collectivité dans ses li- au niveau de la commune et de l’arrondis-
mites territoriales bien définies, de sa fonc- sement. Néanmoins il serait compréhen-
tion de chef-lieu d'arrondissement ayant sible que les ressources départementales
un découpage administratif déterminé et soient mises à profit dans une logique de
de ses prérogatives institutionnelles de gestion rationnelle de ces ressources.
« ville-métropole », à rayonnement régio-
nal, dnenentites à la saute de ges- ORGANISATION DU SYSTÈME
tion organique du système de soins. DE SOINS ET CARTOGRAPHIE
| DES INFRASTRUCTURES SANI-
GOUVERNANCE DU SYSTEME TAIRES
DE SANTE LOCAL —
En
Dans la commune de Cap-Haitien, la struc-
En matière de gouvernance, le fonctionne- ture administrative et fonctionnelle du sys-
ment du secteur est assuré par le Dépar- tème de soins de santé correspond globale-
tement Sanitaire Nord (DSN). En principe, ment à la variante urbaine de la pyramide
cette structure départementale devrait hé- d'organisation du secteur ,mais peine en-
berger en son sein une unité jouant le rôle core à épouser parfaitement les réformes
d'Unité d'Arrondissement de Santé (UAS) entreprises depuis quelques décennies par
qui est la pierre angulaire du système de le Ministère de la Santé Publique et de la
santé devant permettre la rationalisation Population (MSPP), en raison, bien sûr, de
de la carte sanitaire. Issue de la réorganisa- la pénurie des ressources ainsi que des fai-
tion directionnelle et la rationalisation spa- blesses de financement du secteur.
tiale du système de santé, l'UAS contrôle
la coordination des opérations au niveau Ces réformes entreprises auraient dû, à
de l’Arrondissement, et est donc une « dé- terme, transformer la structure sanitaire
centralisation fonctionnelle » du système en un système pyramidal à trois niveaux : le
de santé, assurant l'articulation entre les niveau primaire constitué de Centres Com-
interventions des différents prestataires, munautaires de Santé, de Centres de Santé,
appartenant aux secteurs public et non-pu- de cliniques ou polycliniques et d’Hôpitaux
blic. Communautaires de Référence desservant
respectivement les sections communales,
Les informations manquent sur la struc- la commune et l'arrondissement d’appar-
turation de la Direction Sanitaire Nord et tenance ; le niveau secondaire représenté
aucune donnée n'est venue confirmer la par l'Hôpital Départemental et les Hôpitaux
présence d’une entité assurant la fonction- privés ; le niveau tertiaire ou figurent les
nalité du système de soins spécifiquement Hôpitaux universitaires et Hôpitaux privés
spécialisés.
[page 182]
RE 1 52 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
FIGURE 11 : Modèle de soins de santé par niveau de résolution
administrative
3ème MSPP Hôpitaux Recherche / Hôpitaux privés
Central [Universitaires Pharmacopée spécialisés
2ème Département Hôpitaux Homes pnure
Sanitaire Départementaux
1e Niveau
à Hôpitaux
3ème Echel Sni
dis Hôpital privés
Communautaire
de Reference
1e Niveau Coordination
: Centres de
2ème Echelon des Unités Centres de santé
d'Arrondissem santé né diimipes
ent de Santé
Cantes Matrones,
. hougans,
communautaires A : :
d - médecins feuilles,
e sante
Rebouteux
1e Niveau
1= Echelon Activités communautaires: Agents de santé
communautaires polyvalents, Officiers et techniciens
sanitaires
Source: Mairie de Cap-Haïitien / MSPP, Plan Directeur Santé 2012-2022 / Manuel du PES 2016 / Annuaires Statistiques Sani-
taires du MSPP
Dans la commune, chef-lieu de l’arrondisse- Petite-Anse, du Centre hospitalier (CH) de
ment de Cap-Haitien et du département du Charrier, du Centre hospitalier de Made-
Nord, le secteur de la santé est constitué de line, de l'Hôpital Sainte-Croix, de la DASH
huit (8) Dispensaires et quatre (4) Centres au centre-ville et de la SAREPTA. L'Hôpi-
communautaires de santé constituant le tal Universitaire Justinien fait office d’ins-
premier échelon du niveau primaire. Le titution sanitaire représentant à la fois les
deuxième échelon est représenté par plus deuxième et troisième niveaux de soins
. ue ainsi que l'Hôpital OFATMA pour le secteur
soixante-quatorze (14) cliniques et poly- | | , UE _. u
Le ne . L public, tandis qu'une institution privée spé-
cliniques ainsi que six (6) Centres de santé Un Loge ex
. . . on cialisée dans la Maternité fait figure d'Hô-
à lits et sans lits. Tandis que le troisième . Lite à
. ne , pital spécialisé représentant le secteur non
échelon est caractérisé par la présence de public
l'Hôpital Communautaire de Référence de ‘
[page 183]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL
administrativ
. d'A UPS Ÿ=3 id ru —
La Die Ver +. * 5
meme nt é à né si 5.‘
HS ñ L LS dé
l L , | : TT
,. ; ” ER —. |” “
PTT ' À mare Le Eu
Ee = - RE En
& > ee.
[page 184]
RE 1 5 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Il faut remarquer que la base de la pyramide des institutions sanitaires, constituée par les
deux premiers échelons, est extrêmement large comprenant 92% de l’ensemble des institu-
tions de santé. Tandis que le sommet est extrêmement effilé et constitue un goulot d’étran-
glement avec 8% des établissements de santé.
La catégorie des cliniques domine le secteur avec un fort pourcentage de 71%. Du point de
vue du statut, le secteur public est faiblement représenté avec un pourcentage de 5% des
établissements de santé, tandis que le secteur privé et mixte en représente 95%.
TABLEAU 37 : Catégories et statut des infrastructures sanitaires en fonction de leur niveau de soins et
le milieu.
Catégories et statut des Localisation
établissements de santé Bande- | Centre- | Haut-du- | Petite- | Total | Pourcentage
du-Nord ville Cap Anse
Hôoit Privé - 2 2 1 5 5%
ôpitaux
à Buble | + | 2 | + | 1 3 | æ |
entres de santé
Babe Le de Le | ee Lo
(Giniques Pré | - | 21 | 2% |A nn nx |
Centres Com. Privé | > | - | 2 | - | 2 | 2% |
ispensaires
: Pub 1 1 | 1% |
ET ThanCE | |
A. + | £. aff
[page 185]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 185
TABLEAU 38 : Catégories et répartition spatiale des infrastructures sanitaires de la commune en fonc-
tion de leur niveau de soins.
. . ” Espaces géographiques
Etablissements de soins de santé par :
: : Centre- Petite- Bande- Haut- Total
niveau de prestation :
Ville Anse du-Nord du-Cap
. Le Hôpita niversitaires
Niveau Tertiaire p' L vx u DV rat 2 2
et spécialisés
Lun Hôpital Communautaire 1 1
Troisième de référence
& | échelon — 7
Le)
| Deuxième un
& un
D la la.
santé
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages / 2022
D'un point de vue spatial, comme indiqué dans le tableau ci-dessus et sur la carte ci-
dessous, la majorité des établissements sont situés au niveau des sections commu-
nales, soit 69% au niveau des sections contre 31% pour le centre-ville. Dans l’ensemble
des quatre unités spatiales, la section communale de Haut-du-Cap détient la plus forte
concentration des institutions de santé avec un pourcentage de 37%, tandis que la sec-
tion de Bande-du-Nord a la plus faible concentration totalisant un pourcentage de 2%.
A noter que les deux plus grands établissements hospitaliers publics, à savoir l'Hôpital
Communautaire de Référence (HCR) est localisé à Petite-Anse et l'Hôpital Universi-
taire Justinien (HUJ) se trouve dans les limites du Centre-ville et de la section commu-
nale Bande-du-Nord.
L r " Le
if bise à LR ‘ , "2
k" | se. L “
| : 4.3 LE.
LI) |
= © > er" = LE. Fr
a À - eZ | ! v di
oo __"
— = ' st , Ee k ' TT
| | 5s n È
[page 186]
J4
& 8
” E Ë : à 4 È
ë É = 3 £
ë 5 Ne
À Ë , ë US:si 5:
El E we À VERTE:
4 $ ._ É & È & SMS À
/ t +1i : ÉRsit
 Ev ESS « È $ N IEEE
2 Me éd O & à & £ € £ REF
| à
Z 00006427
Z _ 0006847
© 8) |.|À
a HRÉE £ |flà 3
AC ERE FE: È
AHBBRE FOEE Ë $ 5
S AP APÉRPÉ EEE Ÿ i :
IHEPÉEEPEPREE ee nÀ S À
5 HE u
tr] AÉAPAEPEPEEEME i .
A 2121418181#181815l# AHBHE 3
sig ee Lennsass 3
= F] efnrelele aie) sln 2” .
= ; p À I
L 2
z 6 | — _£
ñ ee Sd 4 8 °
- = 2
es y : °° + ; 13
5 … | ? x
= Ë : OA ©: * : 8 $
un ÿ 32° ON. - EC 6 e ds
ré Fi RER =
e4 RE VER + =
= sé pr js ° È
E ” dé CUS -
O SO PÈ SEM -
= Ë ÈS 3 NEO S ©
= Ë 3) X O0 Q %
En 4 à | à : Ë
tn U + à : + NV à à È
à * ALE - ë >
ES 5 | +7 à $ 1 : =
= ë S $ 2. S? (E En É © $ -
Z NE: SE LS | EN
y “ * En \ : ©
ë ë ÈS à F ë & ë
SZ à $> Se Mr Fs si! È
; à ô s SrÈ 33 Ë
k Ê us ef + ÿ 4 S
PTS : © Æ £
: à : à —= & 4 8
o 26 S
u & < 3 È
26 9
SS $ z 3
- £
a 3 2% ù
à 8 Q ss
]
0000612 -
000817
8
S
LS]
[page 187]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 187
Par rapport aux aires de santé desservies et pour un ratio de 1 institution publique,
à la couverture en termes de soins, les insti- représentée par l'Hôpital Communautaire
tutions de premier échelon de la commune de Référence de Fort St-Michel, pour 406
[huit (8) dispensaires et quatre (4) centres 106 habitants, soit 321 229 au niveau de
communautaires de santé] accusent un la commune et 84 877 habitants des deux
ratio de 1 institution pour 26 770 habi- autres communes, en fonction des projec-
tants. Pour les établissements de santé de tions déterminées en 2022 par l'IHSI.
deuxième échelon, les statistiques sont de P le ni daire. l'Hôvital Uni
1 établissement pour 53 539 habitants, en our € niveau Secon AITE, OpIta nr
144 . . versitaire Justinien, qui fut longtemps une
considérant uniquement les six (6) centres nn nn ?
LA L4 référence hospitalière pour le département
de santé répertoriés. , a. :
et l'OTAMA qui fait office de structure hos-
L'aire de service et de rayonnement des pitalière départementale, ont un rayon
institutions de troisième échelon déborde d'action régional et desservent directement
largement les limites administratives de les 1 237 576 habitants que compterait le
la commune et s'étend à l'arrondissement département.
TABLEAU 39 : Ratio d'habitants desservis par les infrastructures sanitaires en fonction de leur niveau
de soins et du milieu.
Catégories Niveau de Normes natio- Situation de la com- |Ecarts à
d'établissement de desserte nales : Ratio habi- mune : Ratio habitant com-
santé de référence tant /Institution | /Institution sani- bler
sanitaire taire
Hôpital Départemental STARS 1/1237 576
Hôpital Communautaire | Arrondisse- 1/250 000-300
de Référence ment 000 1/7 406 106 1
Centres Communau- Sections com-
taires de santé et dis- 1/5 000-6 000 1/26 770 -51
. munales
pensaires
Au regard de ces statistiques, des normes Cependant, pour ces deux premiers éche-
nationales du MSPP, et en tenant compte lons, il s’agit de faux écarts si on tient
de la catégorie des institutions sanitaires, compte de la variante urbaine du modèle
les écarts à combler varient d’un niveau de sanitaire qui, d'une part fixe le nombre de
soins à un autre. Ainsi si les considérations centre de santé en milieu urbain de six à
se portent uniquement pour les institutions dix, et d'autre part ne tient pas compte des
de portée communale, les écarts seraient centres communautaires de santé et des
de cinquante et un (51) centres commu- dispensaires dans la structuration du sys-
nautaires de santé et de sept (7) centres de tème de soins.
santé.
[page 188]
RE 1 55 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Le problème serait plutôt lié à la réforme daire et tertiaire, des efforts semblent né-
du secteur qui doit engager la transforma- cessaires pour combler les écarts indiqués
tion des centres communautaires de santé dans le tableau, soit par la mise en place de
et des dispensaires en centres de santé à nouvelles infrastructures, soit par une réor-
lits et sans lits pour mieux répondre aux ganisation à travers un partenariat public
exigences urbaines du système de soins, privé ou une mixité des interventions ba-
comme évoqué dans la figure suivante. sée sur la complémentarité des différents
. _. , intervenants et acteurs du secteur.
Par ailleurs, pour le troisième échelon du
niveau primaire et pour les niveaux secon-
FIGURE 11 : Variante urbaine de la structure du système de soins de santé
3ÈME niveau Institutions universitaires et spécialisées
2ÈME niveau Hôpital Départemental
er Nr
1° Niveau Hôpital Communautaire de Référence
3° Echelon
1°" Niveau
2ème Echelon cshcshcsMcs{cshcs
1°" Niveau Equipe de Santé Familiale
1° Echelon
Auxiliaire-M Auxiliaire- Auxiliaire- M Auxiliaire-
Infirmière M Infirmière Infirmière Infirmière
VAN
ASCP l ASCP eo ASCP ASCP
Communauté
Source: Mairie de Cap-Haïitien / MSPP, Plan Directeur Santé 2012-2022 / Manuel du PES 2016 / Annuaires Statistiques
Sanitaires du MSPP
[page 189]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 189
Parmi les cent (100) institutions de santé Du point de vue opérationnel, l’ensemble
identifiées et sur lesquelles s’est portée des établissements de santé sont fonction-
l'enquête, vingt-quatre (24) n’ont pas coo- nels au moment de la rédaction du Diagnos-
péré et n’ont donc pas fourni certaines in- tic sectoriel, en novembre 2022. En dépit
formations pour les besoins du Diagnostic. des écarts observés et des dysfonction-
L'analyse sectorielle dans certaines sec- nements enregistrés, le secteur contient
tions qui suivent est faite sur la base des un nombre appréciable d'institutions qui
données collectées sur soixante-seize (76) offrent des services hospitaliers et des soins
établissements de santé. d'urgences, tant dans le secteur public que
dans le secteur privé.
TABLEAU 40 : Caractéristiques des infrastructures sanitaires de la commune de Cap-Haïtien
Catégories et types d’éta- Localisation Etat
blissements de santé Centre- Haut- Petite- Statut | Situation Horaires | phy-
Bande-du-Nord ville du-Cap Anse sique
NIVEAU TERTIAIRE
.. Hôpital
qu Universitaire 1 Public F . B
NIVErsE Justinien onction- 24h/7j , on
taires et : nel état
“< 156 den eme
spécialisés 1 Privé
Cap
NIVEAU SECONDAIRE
Fonction- | 24h/7)j B
Hôpital départemental 1 Public onenon /3 con
nel état
NIVEAU PRIMAIRE
Hôpital Com- Fonction- | 24h/7)j Bon
Le munautaire 1 Public nel état
Troisième de référence
échelon Hôpit Foncti 24h/7)j B
6pi aux 1 2 1 Privé onction- {7j Bon
privés nel état
Centres de 1 2 2 1 Privé Fonction- | 8h/5j Bon
santé nel état
Deuxième | Ciiniques 17 21 14 | privé |Fonction-| 8h/5j | Bon
échelon nel état
Fonction- | 8h/5j B
Polycliniques 2 1 Privé onenon 5 con
nel état
Centres Com- = | © | 2 |: | Privé |Fonction| | Bon
Dispensaires Nic nel état
1 Congré-
ganiste
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages / 2022
[page 190]
PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
En ce qui a trait à la conformité des in- normes des matériels et des équipements
frastructures par rapport aux normes de pour faire fonctionner le système et remé-
construction du MSPP, les institutions de dier à l’inadéquation des soins de santé.
santé de deuxième échelon, qui sont en Dans leur grande majorité, les institutions
grande partie des cliniques, possèdent, fonctionnent avec des matériels de travail,
dans la grande majorité des cas, les espaces des équipements médico-techniques et des
de services et de prestation de soins selon mobiliers pour le personnel qui sont mo-
le nombre et non la qualité en lien direct dernes, en bon état, fonctionnels, suffisants,
avec le dimensionnement des espaces et les de bonne qualité et satisfaisants.
normes d'aération. Néanmoins, un (1) seul Né . I faut not . t
2 . . éanmoins, il faut noter que cinquante-
centre de santé sur six (6), soit 16.66%, pos- . LU q , 4 |
x . six (56) institutions de santé parmi les
sède au moins un de chaque espace de ser- | : | Lo
. . . . . soixante-quinze (75) qui ont collaboré, soit
vice et de prestation de soins obligatoires, 73% indi u | tériels et équi
. . nee , indiquent que leurs m -
sans toutefois atteindre le nombre d'unités ° q q . . aterle’s erequi
pements sont rudimentaires. Pour qua-
par espace selon les normes du MSPP. . , ,
rante-huit (48) d’entre elles, représentant
Quant aux établissements de troisième 63.15%, les matériels et équipements sont
échelon, deux (2) hôpitaux sur les cinq (5) loin d’être suffisants. De plus, vingt-six (26)
ayant collaboré, soit 40%, possèdent au d’entre elles, soit 34.21%, indiquent que les
moins un des principaux espaces de service leurs ne sont pas satisfaisants. Les intrants
et de prestation de soins nécessaires pour etmédicaments sontindiqués être de bonne
leur niveau de soins. Toutefois aucun éta- qualité. Toutefois, pour quarante-trois (43)
blissement n’atteint le nombre d'unités par établissements de santé, soit 56.57%, ils
espace selon les normes du MSPP. sont jugés insuffisants et non satisfaisants.
. . . , En matière de moyens de transport pour
Parmi les interventions prévues dans le a . ps
. u les malades, trois hôpitaux disposent d’une
cadre de la modernisation du système de .
Lu , . | ambulance fonctionnelle.
santé figurent l’acquisition et la mise aux
= — + dé : 4
Ps) RRREUT Ge MEL LL D... = ON 2 1 à / L
\ k AE C8 — > x —)) PAST 7
sn e { | D EST Le D V1 / V7 |
S 1? AN
EP: { SA f} \wa £
| < ZE & F ( ND /1/ |
- Fr 4 a { #) 4 Du | LL
og DIE on | Lin
| = | TPS
ei fe me | «| |
[page 191]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 191
TABLEAU 41 : Caractéristiques des matériels et équipements des principales institutions sanitaires
Matériels, an Matériels,
& 2 rar Matériels, Pr .
o 9 D équipe- Roi équipements Intrants
E eéquipe- L Ji 2 4:
p 2 A g ments ONE médico- et médi-
BE LC médico- RU techniques caments Ambu-
2 à ca : médico- Le _
3 © A v techniques : et mobiliers insuffisants lances
= © ST 4 _ techniques . a : ;
a 2 au et mobiliers A insuffisants etinsatis-
o 2 d © à h et mobiliers : Sa
> SEE rudimen- Hanens et non satis- faisants
Z à msg taires faisants
NIVEAU TERTIAIRE
Hôpitaux universitaires et
NIVEAU SECONDAIRE
NIVEAU PRIMAIRE
. Hôpital Com-
Troi- munautaire de 1/1 1/1 1/1 1/1 0/1
sieme référence
échelon — —
xième 40/52 35/52 15/52 30/52
Centres Com-
Premier |munautaires de 3/4 3/4 3/4 3/4 NA
échelon |santé
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique des ménages / 2022
PERSONNEL DES INFRAS- trente (30) pour les institutions de premier
TRUCTURES DE SANTÉ échelon, deux cent quarante-cinq (245)
= pour le deuxième échelon et trente-deux
. Lo (32) pour les hôpitaux du troisième éche-
Plusieurs catégories de personnel assurent . . N
. . , lon pour le niveau primaire. Les hôpitaux
la prestation des soins de santé dans la . . .
du niveau secondaire comptent un effectif
commune. Elles comprennent le personnel .
Le . . de douze (12) personnels et ceux du niveau
administratif, le personnel technique, le . . | |
. tertiaire en détiennent trente-six (36). Si
personnel ambulatoire et le personnel de , LL
soutien pour le poste d'administrateur les hommes
‘ sont majoritairement représentés avec un
La catégorie du personnel administratif fort pourcentage de soixante-dix (70%),
comporte trois cent quarante-et-un (341) pour les autres postes, moins valorisants,
personnes pour l’ensemble des établisse- les femmes sont mieux représentées avec
ments de santé ayant collaboré, à raison de des pourcentages de quatre-vingt-deux
[page 192]
RE 1 9 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 42. - : Personnel administratif des établissements de santé
à e Effectif par catégorie de personnel et Mol %
£ = d'institution de santé
n Ke
C3 à © ;
È 5 à E #
Ë 2, 5 Sexe £ o | © a & E &
TS £ à A | À à = = ©
DkE 2 £ £ | x | © & £ 5 à
ÿ © S 8 ES < 2) 8 | £S*
Z à H © < È
NIVEAU TERTIAIRE
Hôpitaux universitaires et | Homme | 2 1115. 3 | 0 | 3 | 14 | 410%
NIVEAU SECONDAIRE
a Homme 2 0 2 1 1 0 6 17%
Hôpital Départemental
NIVEAU PRIMAIRE
Hôpital Com (Homme 1 0 1 0 2 1 5 | 145%
munautaire de
Troisième | sférence Femme 2 13 3 2.34%
échelon
Hôpitaux privés 01006 6
are (Homme 1 02 1 3 | 7 4 | 0x
entres de santé
pemme 0 10 0 2 | 2 | 5 | ex
Homme 1 0,0 0 1 1 | 3 | os
Polycliniques
CenvesCom- Homme | 1 0 0 0 1 0 | 2 ose
munautaires de
Premier | santé Femme 112 1 4 1.17%
Dispensaires
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Direction des établissements de santé / 2022
(82%) pour le poste de caissière, de cin- En dépit du fait que seulement 75% envi-
quante-neuf (59%) pour le poste d’archi- ron desinstitutions de santé ont collaboré à
viste et de cinquante-huit (58%) pour le l'enquête et que les données sont loin d’être
poste de régisseuse. exhaustives, l'analyse qui suit, en dehors
[page 193]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 193
de ses limites, donne une idée de la réalité À noter que de façon spécifique de nom-
et indique de ce fait les tendances obser- breux autres Médecins fournissent indirec-
vées. Ainsi, dans la limite des informations tement des services de santé au niveau de
obtenues, l'effectif du personnel technique l'Hôpital Universitaire Justinien. En dehors
soignant actif recensé au niveau de la com- des Médecins de services et des Médecins-
mune serait de quatre cent quatre-vingt- moniteurs, il est dénombré un effectif as-
douze (492) dont trois cent quatre-vingt- sez intéressant de Médecins-Résidents, de
dix-neuf (399) affectés dans les institutions Médecins en service social et d’Internes qui
de niveau primaire. sont des étudiants en fin de formation de
deuxième cycle médical.
TABLEAU 43 : Personnel technique des établissements de santé de niveau secondaire et tertiaire
Niveau
d'offre NÉE Médecin , , La- Oph- Der- Phar- | Anes- li Cine . :
de din |, Chirur- | Pé | bo- Uro- | mière | gien- | Infir- | Sous
. nn Spécia- . k talmo- mato- | ma- | thésio- 2 mn
soins Géné- : giens | diatres | ran- logue N h sage- den- mières total
: liste _ h logue _ logue cien |logiste | . ” :
de raliste tin _ _ _ femme tiste
santé
Sexe
des
F F F F F F F F F F F F F F
presta-
taires
NIVEAU TERTIAIRE
Hôpi-
taux
univer-
sitaires | 4 | 2 | 2 1lilila 1 5 13 15 18
et
spécia-
lisés
NIVEAU SECONDAIRE
Hôpital
dépar 32) 7 3 2 2 1l1 1 5 20 | 20 | 40
temen-
tal
Source: Mairie de Cap-Haïtien / Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des
ménages / 2022
Le personnel technique est dominé par respectivement pour les médecins et les
la présence des infirmières de ligne et chirurgiens-dentistes. Tandis que certaines
des médecins qui sont respectivement au catégories comme les infirmières, les auxi-
nombre de quatre-vingt-cinq (85) et de liaires et les infirmières sages-femmes sont
quatre-vingt-deux (82). La catégorie des constituées uniquement de femmes. Dans
médecins est majoritairement constituée l'ensemble, les hommes sont au nombre de
d'hommes représentant 78.8% et 93% 204, soit 41,46%, et les femmes de 288, soit
58.541%, pour l’ensemble des institutions.
[page 194]
RE 1 ° 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 44 : Personnel technique des établissements de santé de niveau primaire
n Auxi-
. , Chirur- . sou :
Niveau d'offre de & : : Phar- Labo- Inf. Sage- Infir- liaire- Auxi- Sous
: 2 Médecin gien- : : = = Le
soins de santé A macien rantin femme mière Infir- liaire total
Dentiste êT
“so despreaines Lu DU ru sueur ur [rlulrlur.
NIVEAU PRIMAIRE
Hôpital
Commu-
Troi- nautaire 7 1 1 1 1 3 7 2 12 24
sième de réfé-
échelon |rence
privés
Centres de 3 | 1 113 1 10
Deu- santé
ECS ETENEIRNERE TEEN SE MENENOENOIENETIE
échelon :
niques
Centres
commu | 3 2 |2 4 1 2 19
Premier |nautaires
échelon | de santé
Saires
(rotat 7 Jeo/st]2s 2 [as |] ace fus] 4e | 0 [6 [0] 140] 9» ] 169] 220 |
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages/ 2022
Dans la catégorie de personnel communau- (133) agents de santé communautaires po-
taire, on distingue deux groupes qui consti- lyvalents. Les hommes représentent 15% et
tuent la composante mobile du système les femmes 85%. En matière de couverture
de santé. Ce sont, d’une part, les agents de géographique, leurs zones de desserte cou-
santé ainsi que les matrones rattachées aux vrent toutes les sections communales. À no-
centres de santé et, d'autre part, les secou- ter qu'’ils/elles sont rattaché-e-s à 31.57%
ristes de la croix rouge. des établissements de premier échelon,
LL. . 37% des institutions de deuxième échelon
Ainsi, la commune est desservie par un N. . .
Le . et 20% des hôpitaux du niveau primaire.
nombre appréciable de cent trente-trois
TABLEAU 45 : Répartition des agents de santé communautaires par institution de santé et zone géo-
graphique
Niveau d'offre de soins de santé Unité Zones de
Ve u Homme Femme Total %
Institutions d'attache géographique desserte
NIVEAU TERTIAIRE
Hôpital Universi- : Toute la
Hépitauxuni. Le Centre-ville 1 13 | 14 | 10.52%
p taire Justinien commune
versitaires et T 1
écialisé Maternité du . oute la
spécialisés Centre-ville 5 5 3.75%
Cap commune
[page 195]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 195
iveau d’offr: soins de santé Unité Zones de
Niv se d Sie de soins de santé Homme Femme Total %
Institutions d'attache géographique desserte
NIVEAU SECONDAIRE
ôpi épar- | Hôpi Toute la
Hôpital Dépar- | Hôpital OFATMA Centre-Ville 2 6.01%
temental CTCH commune
NIVEAU PRIMAIRE
TROISIÈME ÉCHELON
Hôpital Com- ne 2ème et
munautaire de goal N Fort Petite-Anse k 4 11 15 11.27%
référence St-Miche 3° Section
ème :
… DASH Centre-ville 37° Section et 1 7 6.01%
Hôpitaux centre- ville
privés Centre hospita- a Centre-ville et o
lier de Madeline Petite-Anse 3ème section 4 4 5%
DEUXIÈME ÉCHELON
Centre de Santé Bande-du-Nord Toute la com- 12 12 9.02%
de Labadie mune
Sacré-Cœur mune
Centre de Sante 1ère, 2ème et 3
= = ! d
Centres de ;
Centre de Sant: à
santé et cli- ENT Re | petite-Anse 3°me section 2 2 1.50%
. Jéhovah Rapha
niques : dial ne Section et
Clinique médica Section e :
Frautaucap 3°" section EE ° ° ro?
nique du cap
ne (hattome [men | 0 | 4 a
Réunis
PREMIER ÉCHELON
Centre Notre
Dame de Centre-ville et
-vi (y
Centres Com- Lourdes Caré- Centre-ville 3ème Section 3 11 8.27%
munautaires
“ nage
de santé CDS de Cité Toute!
e Cité oute la com-
= = {y
Chauvel C2C Mlaut-du-Ca 177
Dispensaire 1e ot 2ème
Dispensaires | notre dame de Haut-du-Cap . 14 14 10.52%
: Section
Fatima
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages / 2020-2021
[page 196]
RE 1 96 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
En dépit de la relative accessibilité des Ilest doncindiscutable que ces praticiennes
différentes zones du territoire et malgré traditionnelles se révèlent d’une grande
une forte présence d'institutions de san- importance et sont incontournables dans
té offrant des services de maternité, il est toutes stratégies visant la diminution du
curieux d'observer l'existence de matrones taux de mortalité maternelle estimé à 157
dans la commune. Cette situation est donc pour 100 000 naissances vivantes (MSPP,
expliquée par les statistiques qui indiquent 2014). Le nombre de matrones recensés au
un recourt considérable aux matrones. niveau de la commune est de soixante-onze
En effet, au niveau national, la proportion (71). Les établissements de santé qui tra-
d’accouchements assistée par le personnel vaillent avec ces praticiennes traditionnel-
de santé qualifié est de 39% (EMMUS VI lement sont au nombre de vingt-trois (23),
2016-2017). Cela pourrait s'expliquer par à raison de deux (2) pour les établissements
les faibles moyens des ménages pour sup- de santé de premier échelon et de vingt-et-
porter les frais de prise en charge en milieu un pour ceux du deuxième échelon.
hospitalier et le poids de la tradition, même
en milieu urbain.
TABLEAU 45 : Répartition des matrones par institution de santé et zone géographique
Niveau d'offre de soins de santé Unité Zones de Matrones |Matrones | Matrones en
etinstitutions d'attache géographique | desserte recensées |recyclées | formation
NIVEAU PRIMAIRE
TROISIÈME ÉCHELON
Hôpital Com- A: Petite-Anse Petite-Anse et
munautaire de Hôpita l'de Fort Bande-du-Nord 22
264 St-Michel
référence
DEUXIÈME ÉCHELON
Centre de Santé | Bande-du- Bande-du-Nord 3 12
de Labadie Nord et Petite-Anse
Centres de Centre de santé Centre-ville Centre-ville,
santé et cli- a Petite-Anse et 5
: Sacré-Cœur
niques Haut-du-Cap
Les Médecins Petite-Anse Petite-Anse et 4 1
Réunis bande-du-Nord
PREMIER ÉCHELON
Centre Notre Centre-ville Centre-ville,
Centres Com- | Dame de Lourdes Petite-Anse,
munautaires | Carénage Haut-du-Cap
de santé CDS de Cité Haut-du-Cap | Haut-du-Cap, et 13 1
Chauvel C2C Petite-Anse
Dispensaire Haut-du-Cap Haut-du-Cap et
Dispensaires | notre dame de Petite-Anse 1
Fatima
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages/ 2020-2021
[page 197]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 197,
Le personnel de soutien rattaché aux infrastructures sanitaires de la commune est consti-
tué essentiellement de gardien-ne-s et de ménager-ères. Les agents de sécurité n'ayant pas
été recensés. Ils sont au nombre de cent trente-six (136) personnes. Pour les gardiens, les
hommes représentent 77% et les femmes 33%. Tandis que pour les ménagers, les femmes
constituent 80% et les hommes 20%.
TABLEAU 47 : Personnel de Soutien des établissements de santé
Institutions d’attache Gardien-ne Ménager-ère Sécurité Sous-total
Niveau d'offre de Échelons de Total DA
soins de santé prestation de H F H F H F H F
soins de santé
NIVEAU TERTIAIRE
Hôpitaux universitaires et spécia- 3 2 7 2 7 7 14 |10.29%
lisés
NIVEAU SECONDAIRE
NIVEAU PRIMAIRE
Hôpital Com-
Troisième munautaire de 1 2 1 4 4 294%
référence
échelon Pu 0
privés
[y
Centres de 2 5 1 3 11 17 12.50%
Deuxième santé
Centres Com- 1 1 2 147%
Premier munautaires de 1 1
échelon santé
Dispensaires | 2 | 0 | 0 | 3 lolo) 2 315 36,
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages/ 2022-2021
L'un des axes de la réorganisation du sys- est un pas appréciable dans la formation
tème de santé est un programme de for- pour le troisième cycle médical, une avan-
mation plus adéquate et continue élaboré cée significative dans le sens de la forma-
à l'intention du personnel soignant afin de tion de personnel qualifié et un gage d'amé-
le rendre plus adapté et plus qualifié pour lioration du système de soins à la fois au
la prestation de soins de proximité plus niveau local et national.
efficaces et plus efficients. En ce sens, la . , .
P jure | . Par ailleurs sur le marché de l'emploi dans
transformation de l'Hôpital Universitaire .
. _ n. , la commune, en dehors du fait que les
Justinien, jadis longtemps Hôpital départe- . .
n. . . ,…. membres du personnel technique et soi-
mental, en Hôpital Universitaire régional,
[page 198]
RE 1 9 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
gnant soient recrutés sur la base de leur En termes de statut du personnel, parmi
formation professionnelle, aucune for- les cent soixante-seize (176) personnes
mation continue n’est signalée dans une travaillant dans les institutions de santé
perspective d'adaptation du personnel au de niveau secondaire et tertiaire, 26.70%
fonctionnement d’une Unité d’Arrondisse- ont une stabilité d'emploi et ont le statut
ment de Santé, de formation continue du d'employé, 43.17% sont des contractuels et
personnel technique soignant, de recyclage 30.11% sont des bénévoles. Parmi les em-
du personnel ambulatoire et du corps para- ployés, les femmes représentent 14.77%.
médical dans une logique de performance En ce qui concerne les contractuels, elles
continue des institutions de santé et d’amé- représentent 25.56%. Tandis que pour les
lioration de la qualité des services fournis. bénévoles, les femmes représentent 25%.
TABLEAU 48 : Statut du personnel des établissements de santé du niveau secondaire et tertiaire
Catégories de personnel Employés Contractuels Bénévoles
Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes
Médecin Généraliste 3 | 3 | #4 | 1 | 0 0.
Médecin Spécialiste | 2 | 1 | 7 | 0 | o | o |
chirurgiens | 0 | 1 | 4 | 0 | o o |
Pédatres | 2 | 1 | 1 | 4 | o | 0 |
Laborantm | 1 | s | 2 | 1 | o o |
'Ophtalmologue | 0 | 0 | 0 | o | o | o |
PUrologue 1 | 0 | 0 | 1 | o 0 |
Dermatologue | 1 | 0 | 1 | 1 | o | o |
Pharmacien | 0 | 0 | 1 | 1 | 1 o
'Anesthésilogiste | 0 | 0 | 0 | o | o | o |
infirmières Sagetemme | 0 | 5 | 0 | 9 | o 8 |
'chirurgien-dentste [2 | 0 | 1 | 0 | o | o |
infmières | 0 | o | 1 | 1 | o «|
Admimistrateur | 2 | 0 | 0 0 | o o.
areas nt | 1 | i |? | 8.
IRégisseuse | 0 | 1 | 1 | 3 | 2 1.
éassère 1 | 5 | 0 | 0 | o |
IMénagère | 0 | 0 | 2 + | © 0.
Gardien 1 | 0 | 3 | 0 | o
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages/ 2020-2021
[page 199]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 199
Pour les établissements de santé de niveau primaire, un effectif de huit cent quatre-vingt-six
(886) personnes assurent les prestations de soins. La grande majorité a un statut de contrac-
tuel avec un pourcentage de 67.82%. Les employés représentent 22.79% et les bénévoles
9.36%.
TABLEAU 49 : Statut du personnel des établissements de santé de niveau primaire
Catégories de personnel Employés Contractuels Bénévoles
Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes
“Médecins | #2 | 10 | @ | 1 | 0 0.
MEIEIESESEITS
femmes 4 22 11 18
infirmières | 0 | 8 | 0 | | o |
Auxilaire-Infirmières | 0 | 2 | 0 | 5 | 0 | 7
‘Austiaires | 0 | 1 | 0 | 5 | o | 3
Pharmacien | 5 | 5 | 2 | & | 6 | 6
Sous-total | 53 | 65 | 71 | 123 | 8 | 40
‘Administrateur | 1 | 2 | 2 | & | 0 | 0
'archiviste | 2 | 6 | 4 | 5 | 3 |
Régisseuse | 0 | 9 | 16 | 1 | 8 | 6
Caissière "|" 2 | 27 | 5 7 | 0 | 0
Ménagère | 0 | 0 | 16 | 63 | 0 | 0
Gardien | 0 | 0 | à | w | o | 0
“Agents desanté | 7 | 18 | 9 | % | 0 2 …
“Matrones | 0 | 0 | 0 | sw | o | 3 —
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages/ 2020-2021
En matière d'encadrement médico-tech- sept (7) ressources humaines, comprenant
nique, le document de politique nationale médecins, infirmières et auxiliaires (230)
en santé du MSPP retient un modèle d’or- pour 10 000 habitants (h/f). Dans la limite
ganisation des soins et services dédié à une desinformations collectées et tout en consi-
population bien dénombrée et un territoire dérant les biais, ces chiffres qui ne tiennent
bien défini. compte que des professionnels actifs et en
En ce sens, du point de vue démogra- exercice sur le marché de l'emploi, sont loin
phique, le plateau technique dont dispose de répondre aux exigences des normes in-
l'ensemble de la commune se rapproche de ternationales, plus particulièrement celles
[page 200]
RE 00 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
de l'Organisation Mondiale de la Santé suivant un ratio d’un pour mille, au regard
(OMS), qui fixent un ratio de 25 ressources des normes évoquées dans le Manuel du
humaines pour 10 000 habitants (h/f) pour Paquet Essentiel de Services (Lancement
satisfaire les besoins de santé d’une popu- officiel du PES, Ministre Daphné Benoit, 1*
lation. Septembre 2016, Page 6).
A noter que le système de soins est dé- Si en termes de distribution spatiale des
sormais centré sur les personnes, les fa- ressources, il y a un semblant d'équité et
milles, la communauté et le territoire. Les aucune disparité territoriale significative
équipes de santé familiale et communau- ne semble être détectée, au regard des don-
taires, formées de Médecins, d’Infirmières, nées du tableau qui suit, la commune est
d'Auxiliaires, d’Infirmières polyvalentes et encore loin d'atteindre les valeurs démo-
d'Agents de Santé Communautaires Poly- graphiquement acceptables en termes de
valents (ASCP) devraient couvrir le terri- nombre de ressources humaines en santé
toire et prendre en charge la plupart des et peine encore à atteindre les standards
besoins de santé primaires de la population internationaux et à respecter les normes
nationales en la matière.
TABLEAU 50 : Encadrement médico-technique suivant le nombre de Personnel médical par habitant
Catégories de | LaC c ll Fate | petite. Haut-du-C
Catégorie atégories de a Commune | Centre-ville / Nord / etite-Anse / aut-du-Cap
personnel / 321 229 200 173 118 202 /331
2 523
Médecins | 10 | 3 A4 | —w |
Médecin édeci u
"Rs 3,33 / 10 000 | 3,88 / 10 000 1,18/1000 |2.03/10000 | 3,02 /100
Ininmières 90 | ù | w | x |
Infirmière | Infirmière/
Habitant 2,80 / 10 000 | 1,95 / 10 000 | 4,75/1000 |1,43/10000! 6,64/100
Aulas | 9 3 | 2 2 | 2 |
Auxiliaire iliai u
nr 0,28 / 10 000 | 0,15 / 10000 | 0,75/1000 |0,17/10000 | 0,60 /100
Agents de 133 56 12 28 37
Agents de | Santé
Sante Agent santé/
Habitant 4,14 / 10 000 | 2,80 / 10 000 | 4,75/1000 |2,39/10000 11,18 / 100
Me A | 0 0 | em |» |
Matrones / | recensées
Formées u
RAIQ IE 8.10 / 10 000 | 3.11 / 10 000 | 14.56 / 1000 | 8.05/10 000 | 21.11/100
Laborantin/
[am | 2,52/10 000 | 3,25 / 10 000 | 1,59/1000 | 0,42/10000 2,12 /100
Source: Mairie du Cap-Haïtien / Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages / 2020-2021
[page 201]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 201
D'un point de vue institutionnel, les normes du MSPP indiquent le plateau technique de per-
sonnel nécessaire au bon fonctionnement des institutions de santé. Pour les institutions de
santé de niveau primaire de la commune les signaux sont au rouge et les indicateurs dans
l’ensemble sont négatifs. À noter que, comme indiqué dans le tableau suivant, les déficiences
les plus marquées relativement concernent les auxiliaires-infirmières et les infirmières de
ligne selon l’analyse des informations collectées.
TABLEAU 51 : Répartition du personnel technique par échelon
: 2e: Moyenne des ,
Institutions | Catégories Lei Cairéeome effectifs recen- Écarts à
de santé d ] médical HUE sés au niveau bl
e personnel meédica vant les normes ! : _ comDier
des institutions
Premier éche- | Agents de santé Communau- 5-6 3.5 -30
lon : CCS et taire Polyvalent
Centres de en -
Auxiliaire-Infirmières pour 1 15 -4.5
Activités CCS
munautaire
Infirmières de ligne (1/15 12 3.6 -56.4
lits, 3 équipes/Jour)
Infirmières ou technicien-ne- 2
s anesthésistes
Source : Paquet Essentiel de Services/ Mairie du Cap-Haïtien / Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique
auprès des ménages 2022
QUELQUES INDICATEURS DE cents soixante-huit (27 268) cas sur cent
SANTÉ trente-huit mille cent dix-huit (138 118)
— cas recensés, soit un pourcentage significa-
. à . i 0
Les maladies et symptômes des voies res- tif de 19,74%.
piratoires constituent la première cause de Elles sont suivies par ordre décroissant des
consultations dans les établissements de maladies des voies circulatoires et nutri-
santé selon l'étude épidémiologique de co- tionnelles, des gastro-entérites et parasi-
horte menée de janvier à décembre 2020, toses intestinales, des maladies de la peau
avec un effectif de vingt-sept mille deux et affections dermatologiques, des mala-
[page 202]
RE 02 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
dies et symptômes cardiovasculaires ainsi sexuellement transmissibles, dont le VIH-
que des maladies et symptômes métabo- SIDA, ont un pourcentage significatif avec
liques, avec des pourcentages respectifs de un pourcentage de 7,87% de l’ensemble
15.65%, 15,60% , 9,82%, 8,71% et 8,35%. des cas de maladies. A noter que l'Hyper-
L h . . tension artérielle et le Diabète occupent
Il est à signaler que, même si elles ne fi- x Pr
k » Ja tête d Joton_ les inf à elles seules des pourcentages élevés de
urent pas à la tête du peloton, les infec-
8 pas 4 recu p sm l’ordre de 7,94% et de 6,50%.
tions des voies urinaires et les infections
TABLEAU 51 : Prévalence des maladies et des symptômes couramment rencontrés
Cas et
symptômes
les plus / : . : : a ec 4
d ne Jan Fév. | Mars | Avril | Mai |Juin |Juil. Août | Sept Oct. | Nov. | Déc. | Total | %
rencontrés en
consultations
générales
MALADIES ET SYMPTÔMES CARDIOVASCULAIRES
MALADIES ET SYMPTÔMES GASTRO-DIGESTIFS
MALADIES ET SYMPTÔMES DES VOIES RESPIRATOIRES
a [us we mm [un 0m | mn]
grippal
Rum__ [ofwlwfm alo n|u|e u|n[n|m|os
Creme [ea fee seuls) [es] |
naire
ame [uno ls os lue) els /|u|ul|uw]o
Ps ae ululolela)s)s)vlels)æ lo
respiratoires
GASTRO-ENTÉRITES ET PARASITOSES INTESTINALES
[page 203]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 203
Caset
symptômes
les plus / : . . , a a 4
d ne Jan Fév. | Mars | Avril | Mai |Juin |Juil. Août | Sept Oct. | Nov. | Déc. | Total | %
rencontrés en
consultations
générales
Diarrhée/
Diarrhée 921 1222 | 1209 | 1245 | 034 | 092 | 907 | o82 | 895 | 807 | 877 | 12289 | 8897
aqueuse,
aigue
Gastro-
87 | 83 | 94 | o7 | & | & 1067 | 0773
entérite
Press 92 88 | #7 8 78 | 75 | 1037 | 0751
intestinales
MALADIES ET SYMPTÔMES MÉTABOLIQUES
me wlulninislo) son ninlr ls) 25
mie
INFECTIONS DES VOIES GÉNITO-URINAIRES
mn Dre elelshe rs) s vfviu.w un
MALADIES DE LA SPHÈRE ORL
“coment |» [0 [oo ole oo lo oil) |
taire
MALADIES DES VOIES CIRCULATOIRES ET NUTRITIONNELLES
Maladie 862 | 866 | 759 | 748 | 645 | 682 | 603 | se | 498 | 505 | 503 | 482 | 7734 | 5,600
nutritionnelle
1008 | 1150 | 1051 | 1051 aaot | 1051 | 1055 | 1352 | 1360 | 1034 | 1034 | 13681 | 10,050
[page 204]
RE 2 04 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Cas et
symptômes
les plus / : . : : a ec 4
d ne Jan Fév. | Mars | Avril | Mai |Juin |Juil. Août | Sept Oct. | Nov. | Déc. | Total | %
rencontrés en
consultations
générales
MALADIES TUMORALES ET HYPERTROPHIES
bénignes
sein
meme [ololole loool oil: ww
Cancer [010001 000 00) 0 2 |
MALADIES DE LA PEAU ET AFFECTIONS DERMATOLOGIQUES
Pathologies
cutanées
(teigne,
dermatose, 322 338 394 362 324 | 259 273 294 367 376 | 363 354 4026 2,915
dermatite,
sarcoptose/
gâle)
AUTRES CAS
Accidents
de la voie 412 321 304 286 289 | 228 309 304 293 284 | 384 | 241 3655 2,646
publique
Accidents 4 | 4 3 | 3 5 | 4 5 3 [2/2 |4
domestiques
Vomssement| @ | 0 [es /6 |» |s|sn)e s]|s)s)m |
Hépatite | 011110011100) 0) 6 | 00
mc [rl r1l2lrl1lol0) 1000) 0) 7 |
ms _jolr lolo lnin|nlu)n n|v|e)m |
Source : Mairie de Cap-Haitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages / 2022
[page 205]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 205
PAQUET ESSENTIEL DE SER- de santé fondamentaux de la population.
VICES (PES) ET SOINS DE SAN- En dehors des maladies chroniques trans-
TE SPECIALISES OFFERTS missibles et non transmissibles ainsi que
la santé de la femme dans une certaines
Parmi les axes prioritaires d'intervention mesures, les institutions de santé des
de la politique de santé figurent la priorisa- différents échelons du niveau primaire
tion des soins primaires de santé. En effet, n'arrivent pas dans l’ensemble à fournir
ces soins sont sensé être globalisés et inté- l’ensemble des soins de santé du Paquet
grés pour constituer une gamme de ser- Essentiel de Services, comme indiqué dans
vices, appelée Paquet Essentiel de Services le tableau suivant.
(PMS), dans le but de satisfaire les besoins
TABLEAU 53 : Niveau de prestation de soins des institutions de santé de niveau primaire
Services de santé offerts Normes Situation de la Commune
CCS CS HCR CCS et Dis- CS Cliniques et HCR
pensaires polycliniques
Lutte contre les maladies + + +
transmissibles
Maladies chroniques + + + 12/12 6/6 5/5
transmissibles
Maladies chroniques non + + + 12/12 6/6 5/5
transmissibles
Soins oculaires: Lutte + + + 0/12 0/6 1/5
contre la cécité évitable et
l'incapacité fonctionnelle
So dmgau [VAL Le] a La |
UNE ES ET ES ET
Source : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages / 202
[page 206]
PE 2 06 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Les principales faiblesses relevées soins spécialisés disponibles, ces struc-
concernent les soins oculaires et les soins tures hospitalières, spécifiquement l’Hôpi-
en santé mentale qui sont globalement tal Universitaire Justinien, est aussi essen-
défaillants. Ces faiblesses concernent aussi tiellement axé sur la formation et dans une
mais dans une moindre mesure la nutri- certaine mesure la recherche assurant ainsi
tion et la santé de l’enfant. l'existence en milieu régional des études de
Lo . . médecine de troisième cycle. La gamme de
Les institutions de niveaux secondaire et . . . »4 .
. UT . soins disponibles et l'évaluation de la pres-
tertiaire offrent dans la globalité des soins . . Lou
es | tation des services offerts par ces institu-
de référence nationaux. En dehors des . . .
tions figurent dans le tableau suivant.
TABLEAU 53 : Niveau de prestation de soins des institutions de santé de niveau secondaire et tertiaire
Normes Situation de la Commune
Services de santé offerts : « Niveau Niveaux secondaire
Niveau tertiaire k «
secondaire et tertiaire
Lutte contre les maladies trans-
+ + 2/3
missibles
Maladies chroniques transmis- 4 4 2/3
sibles
Maladies chroniques non trans- h h 2/3
missibles
Soins oculaires: Lutte contre la
cécité évitable et l'incapacité + + 2/3
fonctionnelle
Source : Mairie de Cap-Haitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique auprès des ménages / 2022
£ de niveau tertiaire et assurant la formation
PROBLEMATIQUE de spécialist té et de médeci
e spécialistes en santé et de médecins
DE FONCTIONNEMENT DU internes en fin de cycle universitaire. Les
SYSTÈME DE SANTE LOCAL . en.
pe bases de la pyramide sont complétées par
d’autres institutions assurant la prestation
Au final, la commune de Cap-Haitien se po: de soins de santé à différents échelons du
sitionne comme le deuxième pôle sanitaire système sanitaire dont le fonctionnement
du pays grâce au fonctionnement de l'Hôpi- est assuré par la Direction Sanitaire Nord
tal Universitaire Justinien offrant des soins du MSPP
[page 207]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 207888
En effet, des hôpitaux privés comme DASH, l'Hôpital Universitaire Justinien, leur for-
SAREPTA, les Centres hospitaliers de Char- mation est assurée par plusieurs écoles
rier et de Petite-Anse ainsi que l'Hôpital professionnelles et universités offrant des
Communautaire de Référence de Petite- filières de formation dans le domaine de
Anse assurent les soins de niveau primaire la santé dont URHC, CEPLA, UNASMOH,
et de troisième échelon. Ces hôpitaux faci- UMNI, IMEPRONOH, UNAF, UPNCH, HPC,
litent l’accès à des services en médecine ASPAMECH, AIN, Université Laferrière et
interne, chirurgie, maternité et pédiatrie. l'Institut Polytechnique.
Au bas de la pyramide, les soins de base ,. . .
de premier et de deuxième échelon, com- En dépit de toute cette richesse, le système
plétant le Paquet Essentiel de Service sont de santé local peine à satisfaire l’ensemble
fournis par 6 centres de santé, 74 cliniques des besoins de plus en plus diversifiés de la
Le ’ . opulation et à épouser les contours de la
et polycliniques, 4 centres communautaires P P P LU.
de santé, et 8 dispensaires réforme pour la modernisation du secteur,
’ ‘ enclenchée depuis plusieurs décennies par
Les principales infrastructures assurant ces le Ministère de la santé publique et de la
soins de base sont les centres de santé Sa- population (MSPP). De fait, le fonctionne-
cré-Cœur et Lafossette localisés au Centre- ment du secteur de la santé est mis à mal
ville, le centre de santé Fort-Bourgeois par une série de contraintes d'ordre struc-
retrouvé à Bande-du-Nord, les centres de turel et conjoncturel.
santé Galaad et Don bosco dénombrés à on.
Haut-du-Cap et le centre de santé CEMAD En effet, beaucoup d'établissements de
recensé dans la section communale de santé ne respectent pas les normes de
Petite-Anse. Parmi les centres communau- construction et ne sont pas aménagés. Cer-
. 2 € tains d’entre eux manquent d'équipements
taires de santé, figurent ceux de Labadee, de nn q | , auip
Carénage, de Ste Philomène et de cité Chau- et de matériels de travail adéquats. Quant
vel. Par ailleurs, les soins en nutrition sont aux institutions publiques, elles offrent peu
offerts par plusieurs institutions de santé de services accessibles à la population dont
et deux (2) centres de santé nutritionnelle la majorité n'a pas d'assurance-santé. Les
spécialisés, Fwaye lakay à Petite-Anse et souscripteurs aux assurances du secteur
l'Asile communal de Ste Philomène à Haut- privé, eux, se disent non satisfaits des ser-
du-Cap. Alors que plus de 200 pharmacies vices offerts par les institutions sanitaires.
et laboratoires permettent l'accès aux mé- Certaines institutions comprenant centres
dicaments et examens paracliniques. de santé, pharmacies, laboratoires et cli-
Sur le plan des ressources humaines, la niques échappent totalement au contrôle
commune grouille de cadres et de profes de la Direction Sanitaire Nord du MSPP et
sionnels de santé de différentes spécialités “es ee q concerts tu lt on des
et catégories regroupant médecins, infir- pharmacies don a mayorl snes pas re
mières, auxiliaires, sages-femmes, natura- connue, les prescriptions sont en général
listes et médecins traditionnels. En plus de exécutées par des personnes sans forma-
tion en pharmacologie, ce qui augmente
[page 208]
RE 08 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
les risques d'erreurs médicales. Aucun sys- médecin de garde et d’autres catégories du
tème d'information ne permet aux pres- personnel sont décriés en raison de la ten-
tataires de soins de se renseigner sur les dance à offrir de meilleurs services et des
pharmacies de service au cours de la nuit. soins différenciés dans le secteur privé par
Parallèlement, les médicaments sont ven- rapport au secteur public, selon la percep-
dus librement à travers les rues et dans de tion des acteurs locaux et de l'avis de cer-
mauvaises conditions. Leur importation tains médecins eux-mêmes. Selon eux, les
massive depuis la république voisine et matériels de l'Hôpital seraient utilisés à
leur qualité ne sont pas controlées en dépit des fins de profits personnels par quelques
du fait que certains sont tout bonnement prestataires de soins. Les alentours de l'Hô-
étiquettés « usage exclusif d'Haïti ». pital grouillent de racquetteurs à la solde
LM . de praticiens irrespecteux des principes
En matière de formation, beaucoup , . 2 de . N
, ne. Lo de déontologie médicale et se livrant à des
d'Ecoles et d’Universités viennent gros- . Le noi ee
: , | 7. pratiques non éthiques, de l'avis des utilisa-
sir les rangs de l’enseignement supérieur .
| . teurs de services.
en sciences médicales et paramédicales.
Néanmoins, dans son rôle de régulation du Certains acteurs estiment que la Direction
secteur, la DSN/MSPP ne reconnait pas cer- sanitaire Nord manque à son devoir d’enca-
taines écoles offrant des formations para- drement technique et financier des person-
médicales. La formation est jugée fournie nels de santé et n'arrive pas à sensibiliser
au rabais et non homologuée par les auto- suffisamment la population sur la santé et
rités locales en la matière. Ce qui consti- la nutrition basée sur la pyramide alimen-
taire haïtienne, à partir de programmes
tue un grand danger dans le secteur et une nu . u :
. . me d'éducation en matière de santé pour le
menace imminente pour les utilisateurs de
Lces d té changement de comportement. Les acteurs
services de sante. locaux pointent aussi du doigt l'insuffisance
En termes de services, la population se de centre médical spécialisé offrant des
plaint de l'absence de prise en charge psy- soms en nutrition et le manque d organt-
. L neA PART sation des programmes de santé nutrition-
chologique dans la majorité des établisse- à : L
k ; nelle qui ne sont pas accessibles à toutes les
ments de santé, de l’absence de centre de .
. . ue . couches de la population.
psychiatrie, de la faible capacité de prise en
charge des personnes les plus vulnérables En matière d’intrants, le régulateur fait
par l'asile communal ainsi que de l'absence souvent face à des ruptures de stock dans
de centre de gériatrie et de prise en charge les dépôts périphériques et au manque
des personnes du 3°" âge sont autant de de disponibilité de médicaments essen-
faiblesses qui caractérisent les institutions tiels dans les institutions publiques. Il ne
sanitaires publiques. dispose pas de laboratoires de contrôle des
n . L . . roduits pharmaceutiques et de consom-
A l'hôpital Universitaire Justinien, certain- p | p q . oo
. . . . mation. En dehors des problèmes liés à la
e-s patient-e-s expriment leur insatisfac- duc , ue .
. , | . mobilité et causés par les déficiences in-
tion et ont un préssentiment de mauvaise . .
. No es frastructurelles, les services ambulanciers
gestion de la structure hôspitalière. Le
[page 209]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 2008
publics offerts par le Centre Ambulancier saisir des opportunités d'octroi de bourses
National (CAN) manquent d'efficacité, de d'étude aux étudiant-e-s à l’aide de parte-
l'avis des acteurs locaux. Ce qui entrave la nariat entre Haïti et Cuba, de partenariat
mise en place d’un système de référence et entre Haïti et Taïwan dans le renforcement
de contre-référence efficace et efficient. des institutions de santé en matériels, du
E . . f de faibl progamme de l'USAID pour renforcer les
n ce qui a trait au inancement, € faibles hôpitaux en formation, matériels et res-
allocations sont alloués aux départements . , . ,
u ; sources humaines, d'appui de l'OMS et de
de la santé dans le budget national. Elles , Lo
imées à 430 i Dlace l l'OPS ainsi que du programme de subven-
qu. ne à 4 k ce DL lite d. Pen tion financière des personnes âgées et vul-
ans 4 Fe position sur a liste des : nérables de PAM et de CECI.
pays de l'Amérique qui dépensent le moins
en santé (Organisation Panaméricaine de la Tout compte fait, ces atouts facilitent aussi
Santé, 2017). Ainsi, il s'ensuit souvent un au secteur de la santé de profiter de l’appui
cumul d’arriérés de salaires compliqués par du CRS (Catholic Relief Service) au fonc-
les mauvaises conditions de travail dans les tionnement de services de santé, du pro-
institutions publiques de santé. gramme de nutrition de PAM, PNCS, Food
E . d’embauch | for the poor, UNICEF, etc, de l'appui du
n ce tel y a peu x empauc ss et Es BND (Bureau de nutrition et développe-
contractue s espérant être nommés après ment), du programme de clinique mobile
plusieurs années de service sont tout sim- R: ,
u : " piloté par Hand’s Up, du programme de
plement renvoyés. Le marché du travail ne Miicnt k , .
u b d | sensibilisation en santé de ULS, de l'appui
présente pas eaucoup ouverture et 1e de l'IBERS et de laboratoires de produits
personnel de santé fraichement diplomés . ne
, u , pharmaceutiques dont 4C et Farmatrix ain-
n'est pas accompagné dans ses démarches : de l'aid taire de MSF ériod
l'obtention d’une nomination. Il en si que de “aice sanitaire de sn parioce
pour ° ; " d'occurence de phénomènes naturels qui
résulte une fuite de ressources humaines . .
à nes ‘ permettent de faire face aux menaces et qui
compétentes et spécialisées entrainant .
L . | contribuent au renforcement du secteur.
dans son sillage l'insuffisance de personnel
dans certaines institutions de santé.
En olus d b craint ORGANISATIONS
n plus de ces nombreuses contraintes qui
paralysent le bon fonctionnement du ec. INTERVENANT DANS
teur de la santé, le système sanitaire est LE SYSTÈME SANITAIRE
constamment menacé par les instabilités
socio-politiques, les épidemies, la pandé- En dehors des institutions mentionnées
mie de COVID 19, les grèves à recurrence et plus haut et du Ministère de la Santé Pu-
les effets néfastes et dévastateurs des phé- blique et de la Population (MSPP), quatre
nomènes naturels dont les inondations, les (4) autres organisations interviennent
cyclones et les tremblements de terre. dans le domaine de la santé au niveau de la
Au final, en dépit de ces menaces et des commune. Ces organisations sont la Fonda-
contraintes qui les alimentent, les nom- tion SAREPTA, la FIA, le PSM et Mama Baby.
breux atouts mentionnés précedemment Ces entités interviennent dans différents
permettent au système sanitaire local de domaines d'activités liés à la santé tel que
indiqué dans le tableau ci-dessous.
[page 210]
PE 2 10 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 55 : Organisations intervenant dans le secteur sanitaire au niveau de la commune
Organisation Domaine d'intervention Zones d'intervention Groupes encadrés
Fondation SAREPTA Médicaments et maté- | Haut-du-Cap Hôpitaux et centres
riels de santé
FIA Prise en charge de cas | Fort-Bourgeois Enfants
de maladies Hommes
Femmes
Mama Baby Clinique mobile - For- | Haut-du-Cap Enfants
mation Honnies
Femmes
Source : Mairie de Cap-Haïtien | MSPP / 2022
La situation nutritionnelle de la population de bénéficier des apports protéiques et des
est très préoccupante sur le plan national. nutriments indispensables à la croissance,
La famine affecte de plus en plus une très à la construction et à la protection de l’or-
grande proportion de la population. En ganisme chez les enfants, les jeunes et les
octobre 2020, suivant le PAM, près de 3,7 adultes.
millions sur les 11 millions d’haïtiens, souf- . , .
. Dock Geé ol . Pour ce qui est de la qualité des aliments
fraient d’« insécurité alimentaire grave » et , | | , .
. , are Lie . consommés, les informations de l'enquête
parmi eux, plus d’un million était en situa- D, . | |
. , . &x socio-économique communiquent des in-
tion d’«urgence ». Depuis la dernière ana- f ti . ttent d' écier |
lyse effectuée en décembre 2018 par l'ONU, orma 100 qui perme ent apprécier €
. . D CR EE DU . niveau d'équilibre alimentaire des ménages.
la situation d'insécurité alimentaire a aug- Suivant les d es di bles I :
menté de 15 %, particulièrement dans les uivan ss onnées dISpOnIDes € quo r
N A dien des ménages est fortement dominé par
zones rurales, où les communes affectées . D |
. re . . des aliments dont l'excès de consommation
ont un besoin urgent d’aide alimentaire. : : à
est susceptible de causer des nuisances à
En matière d'équilibre dans la consomma- la santé. Ainsi les lipides, les glucides et les
tion, les échanges effectués avec les acteurs céréales dominent le repas des habitants
locaux indiquent que le fossé se creuse de au détriment des aliments constructeurs
plus en plus en ce qui a trait à la connais- basés sur les protéines et des aliments pro-
sance de la population de la pyramide tecteurs comme les fruits et légumes.
alimentaire haïtienne. Globalement, les , . . .
h , . ,e Les féculents, les fibres alimentaires, les
ménages n'ont pas suffisamment d'infor- k . k '
. Lu k . fruits et les protéines font partie des ali-
mations sur les associations nécessaires : :
Lee4 te . ments les moins consommés au cours de
entre les différents groupes d'aliments afin
[page 211]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 211
la semaine par les ménages, avec de faibles pâtes alimentaires et dérivés, les vivres ali-
pourcentages respectifs de 3.52%, 11.88%, mentaires et les glucides seraient consom-
15.53% et 15.83%. Par ailleurs, les matières més au quotidien suivant un pourcentage
grasses, le groupe constitué de céréales, de respectif de 70.22%, 44.88%, 38.76% et
32.90%.
TABLEAU 56 : Alimentation des ménages dans la commune de Cap-Haïtien
Catégories et variétés Aliments non Aliments Aliments Aliments Aliments
d'aliments consommés : consommés consommés consommés consommés | consommés
au cours de la au moins une au moins trois | au moins cinq | chaque jour
semaine fois cours de la | fois cours de la | fois cours de la | au cours de
semaine semaine semaine la semaine
Céréales, pâtes ali- 0% 146% 13.66% 13.90% 44.88%
mentaires et dérivés
: Blé, Maïs, Riz, Petit
mil, Pain, Spaghetti,
Macaroni
Féculents : Manioc, 0% 24.67% 22.47% 8.81% 3.52%
Cassave, Pomme de
terre, Patate, Igname,
Banane
Fibres alimentaires : 0% 13.75% 22.81% 14.38% 11.88%
Légumes, feuilles
Fruits : Mangue, 0% 7.50% 20.83% 12.78% 15.83%
Orange, Avocat, figue,
Autres fruits
Pois, Pistache, Noix, 0% 2.44% 13.90% 17.56% 27.56%
Beurre d’arachide
Protéines : Lait, fro- 0% 5.83% 30.42% 11.97% 15.53%
mage, Yaourt
Matières grasses : 0% 1.69% 6.54% 8.23% 70.22%
Huile, Beurre, Man-
tègue
Glucides : Sucre, Miel 1.30% 18.65% 18.65% 32.90%
Vivres alimentaires et 0% 9.55% 12.64% 843% 38.76%
autres : Banane, Arbre
Véritable, Arbre à pain,
Café, Thé, Chocolat,
Epices, Clou de girofle
Source : Mairie de Cap-Haïitien / Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique des ménages (2020-2021)
Par ailleurs, sur le marché de consomma- faiblesses enregistrées dans la production
tion locale, rien ne semble indiquer que les agricole font que les produits locaux cè-
instances concernées exercent un contrôle dent de plus en plus la place aux produits
sur la qualité des produits consommés. Les importés, en particulier sur le marché de
[page 212]
RE 1 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
la République Dominicaine et des Etats- rés et avariés vendus à des prix compétitifs
Unis d'Amérique. Les instances étatiques restent élevés vu le comportement de re-
chargées pour tester la valeur nutritive cherche de profit à outrance et l’avarice de
des produits ainsi que leur qualité sont aux certains acteurs de la chaine commerciale
abonnés absents. Le produit frais, propre qui parfois se livrent à la contrefaçon et à la
à la consommation et libre d'engrais et de falsification des dates d'expiration des pro-
pesticides nocifs pour l'organisme, se fait duits, selon les acteurs locaux.
de plus en plus rare et devient beaucoup , . Lu
/ Dans les établissements de santé, il existe
plus cher sur le marché local. , |
des programmes phares d'apport nutri-
Les produits de conserve envahissent les tionnel aux femmes en âge de procréer, aux
rues et sont généralement vendus par des femmes enceintes et aux enfants de moins
marchandes ambulantes. Les instances de 5 ans. Les programmes d'apports en
du Ministère de la Santé Publique et de la nutriments comme le fer, les vitamines aux
Population ainsi que du Ministère du Com- femmes et aux nouveau-nés permettent la
merce et de l'Industrie qui devraient véri- prévention, de certaines maladies d’origine
fier la date de péremption des produits sont métabolique et nutritionnelle, notamment
pratiquement inactives dans ce domaine. le Marasme, le Kwashiorkor et l’'Anémie par
Les risques liés à la vente de produits expi- carence nutritionnelle.
; sn 4 =
— “ [ j LÉ ,i EL à
le | bn Æ : ré Te = |
4 4 . "à j = £
4 NT ] F k F F e
Lu : SE
R : US
ï = ee -
== < É FE ET y
… = D - rar K. CR
_mE A v à agra Æ _ E DCE Lo a = ;
Ce C ï - n 5 EE = RL, Rp
La Es is LT Le 2 Bo à us F
; GYMarchétdelCap Hatier ete PER, # HAT. . en ms le ASS
= 7 Mo PRE D cs H re ie Une de RE + Mae
[page 213]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 213
[2.4.4 N
EAU ET ASSAINISSEMENT
Dans le monde entier, et en Haïti en par- de pluie (BRL Ingénierie, BRGM, et PC
ticulier, l'accès à l’eau et l’assainissement 2011).
est un facteur important de santé publique Face à cette pénurie, la population de Cap-
qui pourrait également s'inscrire dans une Haïtien a développé des stratégies alterna-
perspective de développement des com- tives pour l'accès à l’eau (OREPA NORD).
munautés locales. L'hygiène publique qui L'étude menée en 2017 révèle que les mé-
regroupe les activités ayant pour objectif nages ont accès à l'eau à raison de 37.7 1/
l'amélioration de la santé de la population pers/jour en moyenne et 1,253HTG/mois/
représente un élément indispensable du famille pour l’approvisionnement en une
paquet des services de santé. La promotion eau qui n’est pas destinée à la boisson.
de l'hygiène a un impact positif en termes Par contre, dans les zones défavorisées les
de réduction de la mortalité et de la mor- ménages ont un accès encore plus limité à
bidité dans les communautés dépourvues l'eau (31,4 l/pers/jour) que ceux des quar-
d'infrastructures sanitaires. La mauvaise tiers urbains (40,8 1/pers/jour) pour des
gestion conduit parfois à lacontamination dépenses mensuelles plus élevées pour
et à la dégradation des ressources en eau et l'eau, soit 1,338 HTG/mois/famille en zone
de l'environnement. défavorisée et 1,257 HTG en milieu urbain
notamment dans les quartiers défavorisés
ALIMENTATION où les femmes se chargent majoritairement
EN EAU POTABLE de l’approvisionnement des ménages en
= eau de boisson et à usage domestique.
L'alimentation en eau potable de Cap-Haï- Étant donné le fait que la nappe phréa-
tien n’est pas totalement opérationnelle tique soit relativement haute, effleurant
à ce jour. Les forages du champ de Balan, même le sol, dans la ville de Cap-Haïtien
seule ressource consistante de la ville, ne particulièrement dans le centre historique,
fonctionnent que de façon discontinue et presque toutes les maisons disposent d’un
présentent des malfaçons (Adamson et Mi- puit ou forage privé. Cette eau est utilisée
ner 2018). Les autres ressources hydriques par 60,25% de la population pour tous les
issues des captages de sources dans les usages domestiques et 37,4% pour la bois-
Mornes, ne sont productives qu’en période son.
[page 214]
” 4
,
va 2 dd
€ CE : «
ES | T4 » "M 4 "AET- + YA 2 N sv
DASREXC | re Ne : M ra
RES BA ' h t Ne Lu + s
DT CELL CENT
/ Q ÉSRRE ass ann | RRRRRRS)
LOCALISATION DES POINTS D'EAU
DANS LA COMMUNE DE CAP-HAÏTIEN
La carte des points d’eau ci-dessous nous renseigne sur l'accessibilité à cette ressource
tant importante. Elle montre que la commune de Cap-Haïtien est très dominée par la
présence de forage et de réservoir. Un total de 448 points d’eau ont été inventoriés
dans la commune soit, 49 dans la première section (10.93%), 217 dans la 2° section
(48.43%) et 182 dans la 3° section (40.64%). Les points d’eau sont surtout concentrés
dans les zones bâties de la 3° section Petite Anse et la partie Est de la 2° section.
Les deux réseaux ainsi que les 5 stations de pompages (F4, F8, F9, F10 et F11) qui
alimentent en grande partie la commune sont localisées à Balan. L'approvisionnement
du centre-ville est assuré par deux (2) réservoirs principaux de 2,250 m3 qui sont si-
tués à Bel Air et qui sont alimentés par trois (3) stations de pompage que sont la F8, la
F9 et la F11. Les zones de Fort St Michel et de Petite Anse sont approvisionnées à l’aide
d’un réservoir de 800 m3 alimenté par la station de pompage F10, tandis que la station
F4 alimente les camions privés ou publics moyennant une rémunération par camion.
Au mois de juin de cette année, la Mairie de Cap-Haïtien a pris part au lancement de la
première phase de l'extension et de réhabilitation du réseau d’eau de la ville avec l’ap-
pui de la Coopération espagnole (AECID). L'événement, qui a réuni des représentant-
e-s de la DINEPA (Institution responsable de la gestion de l’eau et de l'assainissement
dans le pays) et des autorités locales, a officialisé le début effectif de l'installation de
plus de 13.5 km de conduite d’eau qui alimenteront plus de 15,000 nouveaux abonnés.
À partir du mois d'août 2021, le réseau devait recevoir plus de 7,000 nouveaux bran-
chements grâce à ce financement de l’AECID qui permettrait l’alimentation des rues
2A, 2L, 12A et des rues 12 à 24L.
Cl
[page 215]
fe : L: $ 4
PO \ D: 0: eh À 34 + 3° & 45% £
l DU “Has s _ 3 D 2L 453$" à
BE au ME 7 Uu‘s13$
3 SÉ 4
e - | | pu E ñ aa À
Z Re ni
2 EFEARE Hal. F Ë 3235h32 S
< HÉMAPALEERElEE à En È
HEFIHE EIRE 21314142 H =
e É- FHATAAEER FAIRE « 14308 5
EE IEIAMERREBIEIEINE = is
cr] Î ARRAAF = ., 2 LELT: à
£ d tie alalalsls + ;" f H ERTLT) ë
‘ L
\ >
= Men, ? + WTA 1° Ë
æ ch SR è
£ Ÿ ze L'LL 8
Z 1 «ae "À
ë » CPE ET Ld d 4 4 £
O £ ‘s
È El ENUE Le nf È
= : m1 . MR D DE 1 8
L Li S
à ë , . =
pe) ë- Le ; 4 Ë
ml à Li Ê
a M HIS PR :
A * Rs F a &
2 4 Es ° * 'H 2e 3 È
$ 4 L $ « Ê
Z El DE CN .
1 28 : È
à | 54 ï ii Ë È Ê
2 \ y: (4 * ET È
$ ù | as à
+ 2 L"
£ à = 4 £
- rs È LL -
ë 3 F Æ
+
E
ë
=
K
È
1 ; 8
soseaiz écaraie È
S
[page 216]
Rs. : à 4 * Lg” s fixé
+ Ne HR us à US) , SH AL
Pi PT res nie. 2
2: + = sù L .-Ghist "7
F F: à À x êm
æ ET ou ä Cr MCE
_ À du M > _Æ = + : _
JO _ en — — LL Pin
s Nr ! , . Ts Me te TER ES
= Sie «ÉcRr de
+ TRE 26 . F es Ce De
2. à, 2 2 ‘A e- w : RTE er
LR ds DA MA , ESS
4 ur A ' TP ÉRIES? T0 ee .
: “ CR RSR LE +
GESTION DES DÉCHETS tie haute de la ville, voire les zones côtières,
les riverains déversent généralement leurs
Depuis quelques décennies, la commune immondices dans les canalisations et au
de Cap-Haïtien fait face à un sérieux pro- fond des ravins.
blème de gestion des déchets qui se com-
plique de jour en jour. La ville est littérale- En 2008, l'Agence Française de Développe-
ment couverte de fatras et des monticules ment (AFD) s'engageait à accompagner la
d'immondices sont observés dans les rues Mairie de Cap-Haïtien en finançant l'étude
principales de certains quartiers, voire à de faisabilité et la mise en œuvre d’un pro-
proximité des édifices publics, des grands jet pilote de «Gestion Intégrée des Déchets
magasins et des écoles de la ville. Solides et de l'Environnement» (GIDE) qui
avait deux grands objectifs :
En dehors des ravines qui servent de
décharges naturelles, les rues, ruelles et 1. D'abord, enrayer le phénomène de rem-
même des corridors très fréquentés par les blaiement de la lagune au niveau de
citoyen-ne-s ne sont pas épargnés, notam- Cap-Haïtien, plus particulièrement Blue
ment aux environs du marché principal, Hill. En effet ce phénomène soumet la
du Vieux Pont et des quartiers du bas de la population à des risques importants
ville. Dans les quartiers situés dans la par- tant au niveau sanitaire que de l'exposi-
tion aux inondations ;
[page 217]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 217
2. Ensuite, mettre en place, sur quelques de problèmes liés au foncier, la commune
zones et pour quelques types d'usagers, n’a toujours pas de centre de gestion des
un système de pré-collecte, de collecte déchets fonctionnel.
et de traitement permettant une gestion , .
h Lee h Pour l'heure, seulement environ 25% des
pérenne et satisfaisante des déchets ; ni
x . Le . . déchets de la commune de Cap-Haïtien
à travers les trois mairies qui allaient , La
. , us sont collectés et plus de 16% brulés. À tra-
constituer l'Association Intercommu- ,
. vers toute la commune, on dénombre 107
nale pour le Traitement des Ordures tas d'i di + 47 dévêt
Ménagères (AITOM), à savoir Cap-Haï- as cimmon 1ces € , pots sauvages:
. . . . Une grande partie des déchets collectés va
tien, Quartier Morin et Limonade. | | .
à Fort St Michel et est utilisée par certains
L'expérience acquise dans le cadre de la habitants de la zone du bassin Haut d'Eau
mise en œuvre du projet pilote a permis comme remblai afin de créer de nouveaux
de passer à une plus grande échelle pour espaces destinés à la vente et à la construc-
laquelle un financement complémentaire tion. Toutefois, ce travail de remblayage
de plus de 33.5 millions de dollars US a été est également associé à des activités de
accordé par la Banque Interaméricaine de tri des déchets qui se font de façon tota-
Développement. Actuellement la BID est lement informelle depuis près de 30 ans
en train de mettre en place une Société tout en restant bien organisées. Elles ont
Anonyme Mixte (SAM) qui aura, à terme, permis la constitution de plusieurs quar-
la charge de la gestion des services d’eau, tiers construits sur des déchets, particuliè-
d'assainissement et de gestion des déchets rement Fougerolle, Fort Saint-Michel, Blue
solides et aussi de recruter un opérateur Hill, Champin, Cité du Peuple, etc.
national ou international de services pour ,,
. . , nu Selon le rapport de l'étude sur les poten-
la conception, la construction, l'exploitation nn, . ,
, . . LA tialités de valorisation des déchets plas-
et l'entretien du Centre de Gestion Intégrée ti t métalli duit l
Le . Là . iques et métalliques produits par l’arron-
de Résidus Solides municipaux (CGIDS) si- q q P p .
LA T: . dissement de Cap-Haïtien et publié en aout
tué à Limonade dans la 3° section Roucou, . R
Lou . 2020, les déchets de la commune du même
habitation Mouchinette. |
nom se composent notamment, à plus de
Malheureusement, en raison des difficul- 57% de matières dégradables, plus de 8%
tés rencontrées que ce soit dans la mise en de textiles et plus de 7% de plastiques
œuvre de la phase pilote ou dans les tra- souples. Le tableau suivant donne une idée
vaux d’infrastructures ou encore à cause la composition des déchets ménagers.
[page 218]
CAP-HAÏTIEN
L'inventaire desinfrastructures et l'enquête
socio-économique sur les ménages menés
par l’Institut de Formation et de Services
(IFOS) entre 2020 et 2021 démontrent que
Catégories Moyenne plus de 55% des déchets de la commune
Matières putrescibles 57,40% sont jetés, 37.36% brulés contre seulement
340% 6.84% qui sont enterrés.
1,00%
Plastique souple 7,10% Types de traite- Fré- Pourcen-
s ment quence tage
ss Étfacons 2,60% 1. Déchets brulés 8970 | 37.36%
_ 2. Déchets enterrés 1644 6.84%
Autres plastiques 3,00% - u
>: 3. Déchets jetés 13397 55.80
Autres déchets orga- 390% =
niques 20% TOTAL 24011 99.99%
1,60%
110% "+.
raux F d
Déchets dangereux 0,30% PSN f 6 i | 74
Eléments fins < 20mm 3,70% 4] À Mk F \ À +
/ ps L«
TS ir
E a
eat | ° ï nr (20 PR. | l ; |
gs l. 0, |
À UT. 727" 08 + Pope e -+ = r
YL' 1 AT. È "ER =” Le + Ale es : Pa
Es D r Al à © F eg 2 Longs D . 4 A Er "4 +
, ét Rs - ! ‘ Ar er: | EL dd r à<
ur” > di > “ef 2 . mn : "à 1
2 At À L Cu t : x LR +
ES y ee aa A ES | CSS . + a — S «
+ _ M } #' Eh) à, - .
” kb, % ” il 2”. k ; “= “7 — %
CO. PSP NA CT je ne M PRE à. PA
[page 219]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 2198
Le service de la voirie fonctionne tous les 40% de la population disent utiliser leur
jours de la semaine et son personnel est propre latrine pour déféquer contre envi-
composé de 120 personnes dont un res- ron 40% qui se servent de toilettes hygié-
ponsable, 2 superviseurs, 17 inspecteurs, niques. Plus de 8% partagent leurs latrines
5 chefs de marché, 3 chefs d'équipe et 92 avec plus de trois autres familles alors que
agents. Il est constitué de 40 femmes qui plus de 6% la partagent avec environ trois
s'occupent exclusivement du balayage des autres familles. Les autres 6% de la popu-
rues. Le service dispose de 4 camions à lation fait ses besoins chez un voisin, dans
benne compressive qui sont tous en panne), un sachet ou bien ils utilisent d’autres mé-
d'un backhoe loader, de 2 bobcats dont l’un thodes peu sanitaires.
est en panne et de 6 brouettes. Afin d’assu- , . ,
rer le nettoyage de la commune, fort sou- Dans la majorité des maisons dotées de
Le confort moderne, le nettoyage des fosses
vent la commission municipale loue des : , | .
camions pour le transport des déchets vers septiques et l'évacuation des excrétas, ser
le site de la mairie à Fort St Michel. on les responsables des MENABES interro-
gés, sont assurés par une compagnie privée.
Par contre, une partie de la population fait
DISPOSITIFS SANITAIRES appel aux vidangeurs pour nettoyer leurs
ET EVACUATION latrines. Dans les bidonvilles certains mé-
DES DEJECTIONS nages ne disposent pas de blocs sanitaires.
_— De ce fait, certaines personnes font leurs
Selon l'inventaire des infrastructures et besoins physiologiques dans des endroits
l'enquête socio-économique sur les mé- non appropriés soit dans des canaux ou aux
nages réalisés par l'IFOS entre 2020 et abords du littoral. A noter que les boues
2021, à la différence des populations des de certaines latrines sont aussi déversées
autres communes avoisinantes, les habi- dans les canaux de proximité avec lesquels
tants de Cap-Haïtien, dans leur majorité, elles communiquent. En conséquence, les
font leur besoin soit dans des latrines ou risques de contracter une maladie féco-
des toilettes hygiéniques. En effet, plus de orale liée aux excrétas y sont très élevés.
TABLEAU 59 : Gestion des déjections au niveau des ménages dans la commune
Lieu d’aisance Nombre de ménage Pourcentage
Source : Mairie de Cap-Haitien [ Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS 2020-2021)
[page 220]
DRAINAGE, ÉVACUATION DES sans traitement, dégraderont davantage les
EAUX USÉES ET ASSAINISSE- conditions sanitaires de la commune.
MENT DE L'ESPACE Le réseau de drainage de la ville est incom-
plet et en sous capacité. Il est essentielle-
La région du Nord, comme presque partout ment sous terrain et recouvert de plaques
dans le pays, accuse un important déficit en de bétons transformés en rues et de
infrastructures sanitaires de gestion des dé- quelques caniveaux en bordure de chaus-
chets solides municipaux et de traitement sée. Le réseau du centre-ville historique
des eaux usées. Cette situation constitue avec des revêtements qui constituent les
une menace permanente pour la santé de la chaussées de certaines rues est très ancien
population, la qualité des ressources en eau et doit être réaménagé, quoiqu’une portion
et a accru du même coup la vulnérabilité de du réseau ait été réhabilitée au début de
la région. En effet, les eaux usées de la prin- 2013.
cipale commune de la région du Nord, Cap-
Haïtien, sont évacuées directement dans la Il existe également quelques canaux amé-
rue, les cours, les terrains vacants, les ca- nagés, qui constituent les prolongements
naux et les ravines. Les constructions, prin- des ravines Belle Hôtesse et Zétrier qui tra-
cipalement dans les quartiers populaires, versent le centre-ville pour drainer les eaux
ne laissent pas suffisamment d'espace pour de ruissellement des mornes et piémonts
l'aménagement de fosses septiques. vers la rivière Haut-du-Cap et directement
dans la baie (notamment dans les quartiers
Si certains quartiers du centre-ville béné- de la 2° Section communale). Cependant,
ficient d’un service de vidange, les eaux ceux-ci n’ont pas la capacité requise pour
usées sont rejetées directement dans la mer absorber les débits d’eau parce que les ca-
ou dans les canaux sans aucun traitement. naux sont vétustes et obstrués par des allu-
La ville ne possède toujours pas d’équipe- vions et fatras, nuisant ainsi au libre écou-
ments d'épuration et de traitement de ces lement des eaux vers la rivière et la mer.
eaux usées. Seuls deux bassins de dépôt des
eaux existent dans le quartier de l'Aviation. L'inventaire desinfrastructures et l'enquête
Aménagés dans une zone inondable, ils sont socio-économique sur les ménages conduits
déjà vétustes alors que le réseau d’égouts par l'IFOS de 2020 à 2021 dénombre 160
sanitaires est inexistant dans la commune. canaux non curés, 47 marres d'eau et 104
En ce sens, tout aménagement de système lagons dans la commune de Cap-Haïtien.
d'alimentation en eau potable devra être De ce nombre, la section Bande-du-Nord
accompagné d’infrastructures d’assainis- ne compte qu'une marre d'eau et 9 canaux
sement et de traitement des eaux usées. À non curés, le centre-ville 47 au total, la sec-
noter qu’un réseau d’eau potable apportera tion communale de Haut du Cap en compte
conséquemment une augmentation de la 168 dont 101 canaux non curés, 14 marres
quantité d’eau utilisée et donc un plus haut d'eau et 53 lagons. À Petite Anse, les canaux
taux de rejet d'eaux usées dans la ville, qui non curés sont au nombre 36, les marres
d’eau 3 et les lagons 47.
[page 221]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL
Les constructions en zones montagneuses durant les périodes de fortes pluies. Cette
exposent les populations à des risques de problématique est encore plus accentuée
glissement de terrain et d’inondations, par- par l’accumulation des dépôts d’alluvions
ticulièrement dans les zones à proximité et et de déchets dans le fond des ravines ou
en aval des ravines, qui servent d’exutoires encore par l’envahissement anarchique des
naturels aux eaux de ruissellement, et sou- flancs et fonds des ravines, qui entravent
vent se transforment en torrents dévas- l'écoulement etle drainage naturel des eaux.
tateurs emportant tout sur leur passage
Unités spatiales Nombre Grand Total
Bande-du-Nord 9 1 10
Centre-ville 14 29 4 47
Haut-du-Cap 101 14 53 168
Petite-Anse 36 3 47 86
Grand Total 160 47 104 311
un
Espaces géographiques Dépôts sauvages
Bande-du-Nord - 7
Centre-ville 84 1
Haut-du-Cap 17 14
Petite-Anse 6 25
GRAND TOTAL 107 47
| # S si
- < ÈS | = Re y
. À JA nn... à Æ
[page 222]
+ à 2 ill Ü
1 Se 4 À i 1! fl
y \ À LES : A MTL 2
ù 3 FA
Li L —_ RE 1 ! Ë Æ a JA 7.
"(| 2 RE ed LA E EA S
E TRE Î à + LA
"a À, à CI “= J% al.” | j Li (, an. «
{ sé : DE Fe me à L AS |
4 ue LU 2 3S KP À CE Pt. has. af
1 4-4 = > E> > dé / 7 ù
‘ LUN +
= LE :, ER mr, D Ÿ | : ; P k "3
Cr sr: on D #4,
Re. =. = A = Re "4 7 > +
©: PRES 2e ed CT $ VOLE # Ps >. *
La carte d'assainissement de la commune de Cap-Haïtien nous montre les différents
éléments qui sont considérés dans la gestion des eaux usées et des déchets solides. Ces
éléments sont: canal de drainage, dépôt d’ordures, poubelle, site de décharge sauvage,
ravine, rivière, latrine publique, bloc sanitaire, mare et d’autres éléments non identi-
fiés. Les éléments concernant les infrastructures et sites d'assainissement répertoriés
par les enquêteurs dans la commune de Cap-Haïtien sont au nombre de 533 répartis
dans les zones urbanisées de cette commune.
Les éléments qui concernent les infrastructures et sites d'assainissement sont repré-
sentés sous forme de points, ainsi, 178 points concernent les canaux de drainage, 107
dépôts d’ordures, 5 poubelles, 47 sites de décharge sauvage, 24 sites au niveau des
ravines, 10 sites de déchets situés au niveau des rivières, 4 latrines publiques, 2 blocs
sanitaires, 152 mares et 4 éléments non identifiés. Ces informations ont été collectées
par des enquêteurs sur le terrain.
La 1° section Bande-du-Nord compte 31 éléments d’infrastructures d'assainissement
soit 5.81% de l’ensemble, la 2° section Haut du Cap en a 330 soit un pourcentage de
61.92%, et la 3° section Petite Anse possède 172 éléments d’infrastructures d’assainis-
sement, soit un pourcentage de 32.27%.
[page 223]
, F = 4 À
El El 2 = 3 £ 2 A
Î à 8 à 12: £ = 4 8 E rt
' \ E 4 = > 3 ns HN 3 2 2. 3 S5262
Fur 8 d 353 fig: 55 RRELFIE
6 3 ## à F3 15 ue ü y F3 JT L
nl
En
el
<
LC tant mad . bad thé
; = = ; c
& ë :
5 #5 | (2 è
= HUURSNRE RATS +: El
DORE ES CSSS ES EE . $ F
à ATTTUT AVR t { à LE
< TE ? Éc \ Hiriri 5
3 DS D HET …. jadées =
ST, 3 8
E £ H . des ” , a * ! ©
# Es ES | ë
" Lie : LT pt ve ä
n \2 > / LES ©
ei | £ \ -* S/ ©
Z è Rs ES / Ë
a 53 1 RO ? Cr i! ë
# de. CJ HE ; : à 35° me. L. ë
(4) } » 2° 5 5 a
/ È “ A
< 4 3 û ME: <
A 4 ; À i HE te ÿ =
n jé eg 2 \ 3
= , PE E Ÿ
Z nt ils. Ë
& 8 fr ES
© Ve NN | Èt à
i 3 l Fe &
=
+
]
So
L !: @
CTACTE EU DTH È
S
[page 224]
L ù «
24 FE PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE De 2022-2027.
r, Fr Lé
L”
:
L F N | 4 -
+ . Là N LA a. : ,.
: vi
» 1
= CT. 1
2e | , vu
: \E7 22 en s É\ 4
| —- S
1 : ii "x É >».
Le — A We
CE ff, À
à. ot SR:
| ; du +
)' G res Publics Ù
È E
CONDITIONNEMENT DES des zones non approuvées, en-dehors du
ALIMENTS DANS LES marché, par les services techniques de la
MARCHÉS PUBLICS mairie sans aucun planning. Parallèlement,
les agents de la mairie sont mobilisés, à des
h Le ts précis de la j ée, t-
De manière globale, l'assainissement dans moments precis £a Journee, pour ne
me , toyer le marché.
la commune de Cap-Haïtien n’est pas une
mince affaire. Tout semble être à faire dans A Cité du Peuple, ce sont essentiellement
ce domaine très crucial si l’on veut vivre les travailleurs du marché, en nombre res-
en santé et dans un environnement sain et treint, qui s'occupent du balayage. Aucun
propice. En effet, les marchés du Cap ont service n’est vraiment mis en place, ce qui
des modalités de gestion de leurs déchets fait que l’ensemble des déchets s’accumule
qui varient fortement de l’un à l’autre. dans les rues à la sortie arrière du marché
F . Loue . alors que les services de collecte de la mai-
À Cluny, un service de proximité est mis | .
x rie y sont encore moins réguliers que pour
en place et collecte les ordures auprès cl
des marchandes sur leurs propres stands. ny
Ce service, assuré par des gens travaillant À Champin, un embryon de système de
pour leur propre compte, est le plus sou- gestion des déchets existe avec la mise en
vent payant et, les déchets sont évacués du place de rotations régulières pour l'éva-
marché pour être déposés dans les rues de cuation grâce à une moto-benne gérée
proximité, avant d’être transportés dans par le marché. Les marchandes déposent
[page 225]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 225 SE
leurs déchets dans la benne de la moto au la gestion du réseau d’eau et de l’assainis-
moment où celle-là passe. En complément, sement ainsi que la gestion des résidus so-
certains travailleurs collectent les déchets lides pour la commune.
directement sur les stands des marchands- Plus loin 1 ticipants et ticipant.
es avant de les transporter dans la moto. us OM Es par cipan se par IcIpan ss
aux différents ateliers ont identifié des
À Petite-Anse, les marchands-es gèrent institutions qui veulent exécuter des pro-
elles-mêmes les déchets à l’intérieur du grammes et projets importants pour le
marché. Ces déchets peuvent s’accumuler secteur avec pour objectifs d'apporter des
durant plusieurs semaines ou mois avant solutions durables à certains problèmes ci-
d'être ensuite évacués ponctuellement lors dessus identifiés. En effet, la Banque Mon-
d'opérations spéciales. diale dans le cadre du projet MDUR entend
. Lun . intervenir dans le reprofilage et le curage
En somme, en ce qui a trait à l’assainisse- . « on
tl ticipant teli des ravines Belle Hotesse et “Zetriye,’le
ment, A diarnocte à ie a re CE PNUD de son coté veut currer la rivière
munaux de diagnostic participatif ont fai 8
. . 8 un p p | Haut-du-Cap alors que la SHUD décide de
mention du fait qu'il n’y a pas suffisamment DO ERn GDE Laon
d'installati hvsiéni bli tell nettoyer la rivière “Ti larivyè”. De plus, la
installations hygiéniques publiques, telles ,: . . OA
JB 4 pus iq L PADF s'inscrit dans la perspective de l’exé-
des douches et des toilettes pour desservir . , . , ne
l lation. Les f t bol cution d'un projet d'assainissement, la
a popu a Ion: es osses sepuiques son P a CARE dans celle de la mise en oeuvre d’un
cées trop près des puits et des cours d’eau . ,
I | d tnif , programme de gestion de l’eau potable, la
a0rs que ’es vi An BeuTs ne sont ni formes USAID dans le reboisement et la SOIL, un
ni encadrés. Il n’y a pas assez de poubelles . Lx
; | programme de toilette ameliorée, rendra
dans la commune. L’abattoir communal est Lx . x .
is état et hvsiéni ces dernières accessibles à la population
en mauvais état et les normes iéniques . ,
JE . q ‘ sous le label de “toilette Ekolakay”.
de base dans le transport des produits ali-
mentaires ne sont pas respectées.
GESTION DES TOMBES ET
La commune ne dispose pas de matériels CIMETIÈRES
suffisants pour faire l'assainissement et =
la population n’est pas assez sensibilisée . . Lx
y P , | P ti hygiéni La commune compte cinq (5) cimetières
c. dan M ss " dé oré localisés à la rue 3, à Ste Philomène à Blue
ependant, i s ont relaté Ba ement a pré: Hills, à Fort Bourgeois, et le dernier à Petite
sence de plusieurs organisations qui tra- Anse. On y dénombre aussi plusieurs cime-
vaillent dans le domaine de l’assainisse- tières familiaux ou privés dont les deux
ment telles GAAS, AFAPA, RRFEH, AFL. Ils principaux situés à Charrier et à Bel air (Ste
ont aussi évoqué la présence de plusieurs Philomène). La gestion des cimetières pu-
cadres qui ont une formation profession- blics est assurée par des agents affectés au
nelle dans le domaine de l'assainissement, service des affaires sociales de la mairie. Si
des bureaux de l'OREPA et du SNGRS avec le cimetière de rue 3 est totalement clôturé
des matériels, du personnel et des alloca- avec une barrière à l'entrée principale et
tions budgétaires qui font respectivement très bien entretenu, tel n’est pas le cas pour
les deux autres qui sont mal gérés.
[page 226]
lé #
ER résumé
|
= En matière d’eau potable et d'assainissement les acteurs locaux ont révélé que la présence
fonctionnelle de plusieurs institutions comme la DINEPA et de l'OREPA, la SNGRS, MTPTC
est un atout pour la commune. Le potentiel de la nappe phréatique permet l'alimentation
(2 des puits des ménages du centre-ville facilitant leur accès à l'eau. Fort est de constater
aussi, la présence de plusieurs entreprises qui purifient et vendent de l'eau potable par
traitement osmose dans la commune.
Les acteurs ont également identifié un certain nombre de contraintes qui sont des handi-
caps majeurs au développement social de la commune. Au nombre des contraintes liées à
l'accès et la consommation de l’eau de boisson, on peut citer le dysfonctionnement depuis
des dizaines d'années du réseau hydraulique alimentant le centre- ville, le manque d’en-
tretien et la mauvaise gestion des sources d'eau captées. L'eau fournit par la DINEPA est
jugée non potable par la population et sa distribution n'est pas réguliere. Ce qui explique
la multiplicité des unités de purification et de vente d'eau dans la commune.
Concernant l'assainissement, en termes de contraintes, les acteurs locaux ont soulevé le
manque d'équipements du service de la voirie pour le nettoyage des canaux et l'assainis-
sement des rues, l'irrégularité de la collecte des déchets, l'accumulation de dépôts sau-
vages d’ordures dans les rues, la présence de marres d'eaux stagnantes dans certains
quartiers.L'usage des déchets dans la préparation des terrains pour des constructions
anrchiques le long du littoral et de la rivière du Haut du Cap est une grande préocupation
pour les Capois. De plus, l'absence d'une politique d'assainissement et de sensibilisation
de la population laisse perdurer de mauvaises pratiques dans la commune en particulier
en ce qui concerne la défecation à l'air libre. Selon les acteurs locaux, une grande propor-
tion de maisons n'ont pas de toilettes (conforts- modernes ou ordinaires).
Toutefois, la commune peut compter sur plusieurs institutions à travers leurs interven-
tions. On peut citer le projet de la réhabilitation et l'agrandissement du réseau hydrau-
lique de la DINEPA, la construction d'un centre de traitement de déchets solides à Limo-
nade financé par la BID. Le projet MDUR intervenant dans le reprofilage et le curage des
ravines “Belle Hotesse”, “Zetriye”. La commune bénéficie aussi des interventions dans le
secteur d'autres institutions comme la PADF, CHEMONICS, SOIL pour ne citer que cela.
COTE TEL COCO TELE EE EE EEE EE EEE EEE
mn D gr à : à = - 5 + ch j » < “ é
_ F € S = :
LE | FRE 1 + 1
CLRLEEEELE te * "4 |
FER SAS Aola DINEPA 6 En à LACS _— œil be
4 L 2 Kual nn EC all 14 an qi ! sil | |
D ri À Ro* Ge RER : ER
[page 227]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 227008
JUSTICE, SECURITE ET DROITS HUMAINS
Désignant avant tout un ensemble de va- continue de certains membres du person-
leurs, la justice implique la proportion et nel judiciaire et des acteurs de la chaîne
la stabilité, c’est-à-dire l'équilibre dans les pénale. La tenue régulière des audiences et
relations humaines. Une justice équitable la continuité du service public de la justice
devrait permettre de corriger les inégalités sont souvent paralysées par le manque de
et une distribution juste et équitable des ponctualité de la plupart des fonctionnaires
richesses. La présence des institutions judi- de justice et les grèves récurrentes du per-
ciaires devrait être à l’origine d’interroga- sonnel judiciaire.
tions et de constats susceptibles de débou- . . LL
. , . La situation du personnel des juridictions
cher sur des exigences capables d’asseoir DS
. 2 . de l’ordre judiciaire de la Commune est
les assises du développement et de naitre :
Le alarmante. En effet, avec seulement 9 juges,
un monde plus équitable. . . ‘
3 greffiers et un huissier en fonction au pre-
mier juin 2021, le personnel judiciaire de la
ADMINISTRATION DE Cour d'appel de Cap-Haïtien peine à main-
LA JUSTICE tenir une productivité maximale. Ainsi, en
comparaison avec les quatre autres Cours
L'efficacité et l’efficience du service public d'Appel de la République, la Cour d'appel de
de la justice sont affectées par l'insuffisance Cap-Haïtien, se situe, avec ses neuf juges, au-
des ressources humaines qualifiées au ni- dessous de la moyenne nationale, soit 10,6
veau des juridictions de l’ordre judiciaire juges par cour d'appel (Bottin des Cours et
de la Commune et le manque de formation Tribunaux de la République, Janvier 2020).
d 4. |
EE > - up HORS
é l
é |
G Efribunallde paix{delCap=Haitien
[page 228]
RE 2 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Le personnel judiciaire du Parquet près de nal en ce qu'ils ne représentent qu’un ratio
la Cour d'appel de Cap-Haïtien, lui aussi, de 0,2 officier du Parquet pour 10000 habi-
n'échappe pas à cette carence manifeste de tants contre 0,4 juge pour 10000 habitants.
ressources humaines, son fonctionnement : : , :
k Bons L Cette situation de pénurie de magistrats,
étant assuré uniquement par sept officiers , | .:
Los cex . constatée au Tribunal de Première Ins-
du Ministère Public. nu à
tance de Cap-Haïtien et au Parquet près
Alors que le Tribunal de Première Instance ledit Tribunal est d'autant plus significa-
de Cap-Haïtien (TPI) comprenait, en jan- tive que le nombre de personnes en attente
vier 2020, onze (11) juges, le non renou- de jugement au sein de la Prison Civile de
vellement du mandat d’un magistrat ins- Cap-Haïtien ne cesse de croître quotidien-
tructeur ramène à 10 juges le nombre des nement. En fait, au 2 juillet 2021, parmi les
magistrats du siège et des magistrats ins- 984 détenus recensés à la prison, seule-
tructeurs affectés auprès de ce Tribunal, au ment 291 d’entre eux ont été condamnés.
30 juin 2021, alors que le ratio au niveau Il s'ensuit que 70,42 % de la population
national est de 11,55 juges par Tribunal de carcérale sont des personnes en attente
Première Instance. Ainsi, avecses cinq Juges de jugement, la majorité d’entre elles étant
de siège et cinq magistrats instructeurs ac- en détention préventive prolongée depuis
tuellement en fonction, et en comparaison plusieurs années, ce qui illustre l’énormité
avec les dix-sept (17) autres Tribunaux de du travail à accomplir par les cinq juges de
Première Instance de la République, le Tri- siège, les cinq juges d'instruction et les huit
bunal de Première Instance de Cap-Haïtien magistrats du Parquet pour faire en sorte
contient un nombre de juges légèrement in- que ces prévenus soient jugés dans le plus
férieur à la moyenne nationale (Conseil Su- court délai, sans retard excessif ou dans un
périeur du Pouvoir Judiciaire_CSPJ, Bottin délai raisonnable.
des Cours et Tribunaux de la République, , . .
. La durée excessive du processus judiciaire
Janvier 2020) : , k u
et la persistance du phénomène de déten-
Cependant, en janvier 2020, le ratio juge de tion préventive prolongée, observées au
siège/ magistrat instructeur par habitant, sein de la Commune, ont un lien étroit avec
au niveau de la Commune de Cap-Haïtien, a l'insuffisance de magistrats instructeurs, du
été de 0,4 juge pour 10000 habitants contre siège et du Parquet et la carence de moyens
0,1 juge pour 10000 habitants sur le plan matériels adéquats. Par ailleurs, l'apport
national. Ainsi, le Tribunal de Première Ins- significatif du personnel non-magistrat du
tance de Cap-Haïtien contient un nombre de Tribunal de Première Instance de Cap-Haï-
juges et juges d'instruction par habitant lar- tien, comprenant notamment 12 greffiers, 9
gement supérieur à la moyenne nationale. huissiers, une administratrice et plusieurs
, . . . . . secrétaires au 30 juin 2021, n’a pas permis
Néanmoins, la situation des huit (8) offi- =
. à | d’inverser cette tendance.
ciers du Parquet près le Tribunal de Pre-
mière Instance de Cap-Haïtien au 30 juin La situation du personnel de justice des
2021 est pire que celle des juges du Tribu- Tribunaux de paix de la Commune (Section
[page 229]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 229
Nord et Section Sud) est également inquié- du Tribunal de Première Instance de Cap-
tante. En effet, le ratio juge de paix /popula- Haïtien.
tion locale est faible. On relève, au premier Le Tribunal d x Section Nord de C
juin 2021, quatre (4) juges au Tribunal de . n una’ ce paix ecuon om £ apr
Paix de la Section Nord et cinq (5) juges au Haïtien comprend cinq (5) greffiers, deux
Tribunal de paix de la Section Sud, soit en (2) huissiers une (1) secrétaire et un (1)
total neuf (9) juges de paix pour une popu- octon ques a ne cspose pas de Lee
lation globale estimée à 274 404 habitants gere: on roncuonnemen regu Ier est as"
(en 2015 par IHSI), ce qui représente 0,3 suré seulement avec un ratio actuel de 0,1
juge de paix pour 10 000 habitants alors greffier pour 10 000 habitants et de 0,07
. . huissier pour 10000 habitants. Dans le
que la moyenne nationale est de 0,4 juge de . à | |
paix pour 10000 habitants même sens, le Tribunal de paix Section Sud
‘ de Cap-Haïtien ne comprend pas d’huis-
Par ailleurs, le Tribunal de Paix de la Sec- siers nommés mais on y relève six greffiers,
tion Nord avec ses quatre (4) juges et le Tri- ce qui représente 0,2 greffier pour 10 000
bunal de Paix de la Section Nord avec ses habitants.
cinq (5) juges cumulent respectivement un Les Trib de Paix (Section Nord et
nombre de magistrats relativement supé- eu " NL Tab nus mn e
rieur à la moyenne nationale, soit 3,04 juges Un ee L ù € da ca d ee D HE ns
de paix par tribunal, eu égard aux 564 juges heure € t a our , ppe de ap-Pal e
de Paix répartis dans les 185 Tribunaux de “ n n cdi à TL duré à n e
paix du pays. (Conseil Supérieur du Pouvoir nes € , € mo ler, à exIgul £ qe eurs
Judiciaire -CSPJ, Bottin des Cours et Tribu- salles d'audience et au quasi dénuement de
naux de la République Janvier 2020) leurs greffes, ce qui compromet le fonction-
’ nement régulier et le rendement optimal
Les deux Tribunaux de Paix sont situés du service public de la justice. En outre, la
au centre-ville, alors que la majorité de la plupart des chefs de juridiction relèvent
population capoise est disséminée dans l'inadaptation des Palais de Justice, en par-
les trois sections communales (Bande-du- ticulier des prétoires, aux besoins réels du
Nord, Haut du Cap et Petite Anse). Cepen- personnel judiciaire, des usagers et acteurs
dant, avec deux Tribunaux de Paix, la Com- de la justice.
mune de Cap-Haïtien se situe au-dessus de U ti tante d de libé
la moyenne nationale (qui est de 1,26 tribu- ne par por ante ces Mesures e7 e
nal de paix par commune) ration avant jugement prononcées (main
° levée du mandat d’écrou, liberté provisoire
Dans le même ordre d'idées, la Commune avec ou sans caution) n’est pas appliquée
de Cap-Haïtien contient, avec ses 9 juges de dans des conditions satisfaisantes. Dans la
Paix, un nombre de juges très supérieur à la majorité des cas, ces libérations anticipées
moyenne de 3,86 juges de paix établis par aboutissent à la fuite des personnes pénale-
commune dans l’ensemble du pays et à la ment poursuivies, entretenant ainsi le cycle
moyenne de 2,52 juges de paix relevés dans de l'impunité. Ainsi un certain nombre de
les 19 Tribunaux de paix de la Juridiction mesures, prévues par la loi, alternatives à
[page 230]
RE 5: 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
l'emprisonnement, sont sous-utilisées par lieux dans les litiges fonciers, il arrive par-
les autorités judiciaires de la Commune fois que les parties paient des sommes im-
pour combattre la détention préventive portantes au-delà du tarif judiciaire pour
prolongée ou ont été utilisées dans des que les juges de paix effectuent le constat.
conditions de suivi insatisfaisantes. Par ailleurs, des avocats et fondés de pou-
L d fi de la ol td voir n'hésitent pas à réclamer des justi-
e manque ge conance € ap par ss ciables des honoraires exorbitants et frais
citoyen-ne-s dans l'intégrité de la magistra- A ÉLioée Trace nd
CU, MU ne ue re de procédure élevés. L'assistance juridique
ture et vis-à-vis de l'institution judiciaire a k .
, it idérabl t La révularité offerte aux prévenus démunis par le Bureau
S'accrol consI era "men "à regu ar : d’Assistance Légale (BAL) se révèle insuffi-
de la procédure judiciaire et la crédibilité . Pr .
. sante du fait de la précarité des moyens fi-
du processus décisionnel sont souvent re- . . . , .
| LL. nanciers disponibles et de l'accroissement
mises en cause tant par des justiciables que sd . k
, . quotidien de la population carcérale.
par des avocats et fondés de pouvoir. Par
ailleurs, en dépit de la rectitude morale de La Justice pénale des mineurs est ineffi-
certains magistrats, l'appareil judiciaire de cace, inopérante et dysfonctionnelle en ce
la Commune est gangrené par la corruption, que la Commune est dépourvue de centres
et ce, à différents niveaux, ce qui affaiblit la de placement spécialisés dans la réinser-
confiance des justiciables dans le système tion sociale des mineurs en conflit avec la
de justice. À cela s'ajoute la présence dans loi pénale ou la mise en œuvre des mesures
les Tribunaux de Paix des démarcheurs qui éducatives, correctives, d'assistance ou de
se proposent, contre rémunération, de ser- surveillance ordonnées par la juridiction de
vir d'intermédiaires entre les justiciables et protection.
les juges. ue
L'articulation Justice/ Police se caracté-
Différents acteurs judiciaires et organismes rise par des relations généralement cor-
de défense de droits humains n’ont cessé de diales entre juges et policiers. Le manque
dénoncer des cas d’ingérence de personnes de concertation entre acteurs de la chaîne
influentes dans les affaires judiciaires, ce pénale dans l’accomplissement de leurs
qui remet en cause l'indépendance réelle attributions respectives entrave l’amélio-
de la magistrature dans la Commune, tant ration des conditions d'accès à la justice.
sur le plan institutionnel qu'individuel. La L'absence de coordination entre autorités
plupart des justiciables se plaignent des policières et judiciaires compromet parfois
interférences du pouvoir politique et des l'efficacité ou l'aboutissement des enquêtes
immixtions de tout ordre dans l’adminis- judiciaires.
tration de la justice. ne. . .
Le Bureau de l'Office de la Protection du Ci-
Le coût relativement élevé de la justice est toyen et de la Citoyenne (OPC) ne parvient
tout aussi préoccupant. En effet, certains pas à assurer dans le meilleur délai le suivi
juges de paix, greffiers et huissiers ne res- des plaintes des justiciables avec des pro-
pectent pas le tarif judiciaire prévu par la cédures ou des processus spécifiques, étant
loi. Ainsi, en matière de transport sur les quasiment dépourvu de moyens finan-
[page 231]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 231
ciers, matériels et humains adéquats pour jugées en date du 2 juillet 2021 contre 82%
pouvoir s'acquitter convenablement de sa à l'échelle nationale. En outre, même si cer-
mission particulière consistant en la sur- taines initiatives ponctuelles des autorités
veillance des autorités administratives ou judiciaires ont mené à une réduction tem-
des tribunaux. Il arrive souvent que l’édic- poraire du taux de l’incarcération provi-
tion de recommandations faites par l’OPC, soire de longue durée, les arrestations arbi-
à l'intention de l'institution à l’origine de la traires et détentions illégales fréquentes,
difficulté, n’est pas toujours suivie d'effets. l'absence de réformes en profondeur du
Un tel rôle est pourtant indispensable dans système de justice, les nombreuses grèves
un État de droit pour parvenir à construire, du personnel judiciaire et des difficultés
au sein de la Commune, un véritable mana- persistantes en matière d'accès à la justice
gement des plaintes et à renforcer la qua- contribuent à la persistance du phénomène
lité du système judiciaire. de détention préventive prolongée à la Pri-
RL LL son civile de Cap-Haïtien.
Les juridictions de l’ordre judiciaire de la
Commune ne disposent pas d’un système En outre, les détentions préventives durent
permettant d’indemniser les usagers de la trop longtemps, autant en matière correc-
justice pour des durées de procédure ex- tionnelle que criminelle alors que la célé-
cessives. La réalité est que l’État haïtien ne rité de la procédure pénale constitue la
cherche pas à indemniser financièrement juste mesure du sacrifice momentané de la
les préjudices résultant de durées exces- liberté. La réalisation tardive des audiences
sives de procédure ou de jugement en dépit correctionnelles et l'insuffisance des au-
du fait qu’il soit aiguillonné en cela par la diences criminelles avec ou sans jury ne
jurisprudence de la Cour interaméricaine font qu'aggraver le phénomène de l’incar-
des droits de l’homme. cération provisoire de longue durée.
Sur le plan des garanties procédurales, le Les violations du délai de garde à vue sont
recours systématique au mandat de dépôt de plus en plus fréquentes. Alors que la du-
et les délais trop longs de garde à vue et rée légale maximale de la garde à vue est de
de détention contredisent le principe de 48 heures, très souvent les Officiers de Po-
la présomption d’innocence et, à terme, le lice Judiciaire (OPJ) dépassent largement ce
droit d’être jugé dans un délai raisonnable. délai de garde à vue avant le déferrement
. , . , . de la personne mise en cause devant le Juge
Bien que la détention préventive prolon- . Le
, : , de paix ou le Commissaire du gouverne-
gée, et la surpopulation carcérale qu’elle ment.
engendre, soit considérée comme l’une des
principales causes des mauvaises condi- Les atteintes systématiques aux droits de
tions de détention à la Prison civile de Cap- la défense sont récurrentes dans les locaux
Haïtien, de faibles progrès ont été enre- de la Police. Certains suspects arrêtés ou
gistrés sur ce front au cours des dernières placés en garde à vue ne sont pas immédia-
années, puisque 70,42 % des personnes tement informés de manière détaillée des
privées de liberté n’ont toujours pas été charges retenues contre eux. Ce n’est qu’au
[page 232]
RE : 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
niveau du parquet et du cabinet d’instruc- laboration de certains membres du corps
tion quela notification a traditionnellement médical lorsqu'il est question d'établir, par
lieu. De surcroît, certains avocats n’ont ac- exemple, un certificat médical en cas de
cès au dossier de leurs clients que tardive- viol ou pour coups et blessures volontaires.
ment. De telles pratiques ne favorisent pas La délivrance tardive du certificat médical
une défense efficace, libre et forte. paralyse parfois la mise en mouvement ou
. u , . . l'exercice de l’action publique.
Des atteintes à la présomption d’innocence
sont monnaie courante en ce que des sus- Plusieurs défis quant aux conditions de
pects arrêtés par la police, sont souvent travail des magistrats, des greffiers et des
présentés dans les medias alors que le droit huissiers restent toujours d'actualité. Les
à un procès équitable comporte le droit à professionnels de justice, suivant leur caté-
la présomption d’innocence. La plupart des gorie, sont mécontents de leurs conditions
medias et les réseaux sociaux diffusent par- de travail. L'insuffisance des moyens logis-
fois des images de personnes arrêtées par tiques de l'appareil judiciaire et les faibles
la police, sans qu'aucune précaution ne soit rémunérations des magistrats, des greffiers
prise pour garantir leur présomption d’in- et huissiers concourent inexorablement au
nocence. manque de régularité et d'efficacité du ser-
Les décisions de justice ne sont pas rendues vice public de la justice.
dans des délais raisonnables et les actes de La plupart des juridictions de la Commune
procédure ne sont pas accomplis dans les sont abritées par des bâtiments inappro-
délais légaux. Les procès qui durent, aussi priés et inadaptés, n'ayant pas été conçus
bien sur le plan pénal que sur le plan civil, à l’origine pour servir de palais de justice.
enlèvent tout intérêt a la répression et En effet, la configuration des locaux de la
toute efficacité à la justice dans Il exécution Cour d'appel de Cap-Haïtien, du Tribunal
des conventions. Des dossiers finissent par . . .
se perdre ou alors l'issue du procès n’est de Paix Section Nord et du Tribunal de
jamais connue. Paix Section Sud expliquent l’exiguïté des
salles d'audience, le manque d'aération des
Sur un autre plan, la lenteur judiciaire du bureaux des magistrats et l’inexistence de
fait d'autres acteurs est fréquente et pré- salles d'attente confortables et spacieuses.
occupante. Elle trouve parfois ses origines
dans les difficultés et obstructions à la La majorité des magistrats évoluent dans la
procédure que rencontrent les magistrats précarité, sans équipements de bureau ni
lorsque des éléments de la force publique véhicules de services de l'Etat. Certains ma-
de la Commune sont impliqués dans la com- gistrats continuent d’équiper leur bureau à
mission d'une infraction. La hiérarchie po- leurs frais et plusieurs d’entre eux seraient
licière retient souvent l'intéressé pour des dans cette situation depuis le début de leur
sanctions disciplinaires avant de le mettre carrière. Dans l’ensemble, les magistrats
à la disposition de la justice. assis et debout ne bénéficient pas d’un sys-
Par ailleurs, les magistrats déplorent sou- tème efficient de sécurité sociale. Outre des
vent le peu d’empressement et la faible col- conditions de travail difficiles, la situation
[page 233]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 233
financière des magistrats, des greffiers et sexiste et traduit les difficultés pour les
des huissiers ne leur permet pas d’avoir un femmes de parvenir à l'égalité réelle avec
niveau de vie décent. Il s'ensuit une réelle les hommes.
démotivation au sein du personnel de jus- . , Le
. . . \ h Par ailleurs, peu d'efforts concrets ont été
tice, qui se traduit par des grèves récur- . , :
ou . déployés au niveau de la Commune par
rentes et des revendications croissantes. | | a.
les pouvoirs publics pour mettre défini-
Le manque de contrôle de l'Inspection ju- tivement un terme à la féminisation de la
diciaire et des chefs de juridiction consti- pauvreté, favoriser l'émancipation sociale
tue un souci majeur tant pour les acteurs et politique des femmes et garantir le res-
judiciaires que pour les justiciables. Les at- pect de leurs droits sexuels, reproductifs ou
teintes fréquentes à l'obligation de service génésiques.
du personnel judiciaire, les défaillances re- L diti bli sant l ,
k a Le Le es es politiques publiques visant la préven-
levées dans la régularité ou la continuité du | p q : p q' D p ’
. . Le R tion, la sanction et l'élimination de la vio-
service public de la justice résultent en par- : , .
. . ; Li ins x lence faite aux femmes n’ont pas produitles
tie du fait que l'Inspection judiciaire tarde à u , ,
La Rues résultats escomptés, eu égard notamment
devenir véritablement opérationnelle. k Un ’ |
à la prolifération de la violence physique,
En outre, les dysfonctionnements de la psychique et sexuelle basée sur le genre au
chaîne pénale sont plus que jamais préoc- niveau de la collectivité, à l'accroissement
cupants. En effet, les magistrats du parquet de la violence sexuelle intra familiale et à
exercent pratiquement peu de contrôle sur l'impunité quasi généralisée dont bénéfi-
les Officiers de police Judiciaire (OP]J) dans cient certains agresseurs. La violence au
le cadre des procédures judiciaires qu'ils sein du foyer ou dans le couple prend une
diligentent, et notamment par rapport au proportion alarmante. Les pouvoirs publics
contrôle de la garde à vue. locaux peinent à juguler l'ampleur du phé-
nomène des femmes battues du fait que la
violence conjugale soit généralement consi-
JUSTICE ET DROITS HUMAINS en 108 8 ,
= dérée comme un problème appartenant à la
. . : : sphère privée et qu’elle soit dissimulée aux
En dépit de l'amélioration de la condition Li
. . : regards extérieurs.
juridique de la femme haïtienne, la majo-
rité des femmes de la Commune luttent La fréquence des viols impliquant des
quotidiennement pour leur autonomisa- groupes d'hommes armés est une autre
tion effective, leur intégration complète tendance qui se dégage au sein de la po-
sur le marché du travail et leur participa- pulation capoise. À cet égard, les organi-
tion active à la gestion de la chose publique. sations de défense des droits des femmes
La faible représentation des femmes dans et d’autres ONG prenant en charge les vic-
les hautes sphères de décision, tant dans times ont observé une hausse du nombre
les collectivités territoriales que dans l’ad- de signalements de viols de ce type. Par
ministration publique, constitue le reflet ailleurs, l'opinion publique est fortement
des motivations stéréotypées à tendance préoccupée tant par la prolifération des
[page 234]
RE : 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
cas d’agressions sexuelles au Cap-Haïtien Par ailleurs, le phénomène des enfants de
que par la faible réponse des autorités ju- rue prend une ampleur inquiétante et sans
diciaires et policières aux plaintes des vic- précédent dans les grandes artères de la
times. En effet, de nombreux acteurs locaux Ville de Cap-Haïtien, étant alimenté par la
et notables de la Commune de Cap-Haïtien dislocation de la famille, les mauvais trai-
s'inquiètent de la défiance des victimes tements infligés aux enfants en service et
d’agressions sexuelles quant à la capacité l'augmentation des cas de déperdition ou
des responsables de l'application des lois du décrochage scolaire.
à réagir de manière positive et à leur offrir : ,
pleinement leur soutien. La prise en charge des enfants abandonnés
ou qui élisent domicile dans la rue n’est pas
Les services judiciaires et les services de assurée, étant donné qu'ils se démènent
police de la Commune, quant à eux, sont eux-mêmes pour assurer leur survie dans
constamment préoccupés par le chiffre de la rue. Ces enfants qui font de leur déra-
noir de la criminalité liée aux violences page vers la rue un mode de vie permanent,
sexuelles, du fait que de nombreuses vic- constituent pourtant un véritable danger
times s’abstiennent de signaler aux autori- social du fait de leurs activités délictueuses
tés compétentes les cas de viol en raison de ou de leur propension à la délinquance.
la stigmatisation sociale, de la honte asso- . . .
Le . . Quant aux droits des personnes en situation
ciée à la violence sexuelle et de la crainte É | k | ,
de représailles de la part des prédateurs d'handicap où des personnes à besoins spé
sexuels. ciaux, ils sont relégués à l'arrière-plan par
les autorités publiques et les services so-
De nombreuses atteintes aux droits des ciaux de la Commune. En effet, les discrimi-
enfants sont restées impunies. Les straté- nations fondées sur un handicap physique
gies de lutte contre le trafic des mineurs, la ou mental perdurent au sein de la popula-
prostitution enfantine, la domesticité des tion capoise en dépit de la reconnaissance
enfants, le travail des mineurs et l’exploi- formelle des droits des personnes handi-
tation sexuelle des enfants se sont révélées capées à l'intégration ou à la réintégration
inefficaces compte tenu des faibles résul- sociale et professionnelle.
tats obtenus par les autorités publiques a. . .
La Les Les bâtiments et installations nouvelle-
locales en matière de protection intégrale ’ n | '
et effective des droits de l'enfant. ment construits en milieu urbain et en mi-
lieu rural ainsi que les véhicules de trans-
Le travail des mineurs est très répandu tan- port public ne facilitent pas le transport,
dis qu'aucune disposition particulière n’est la communication et l'accès aux personnes
prise par la puissance publique pour faire handicapées. Dans l’ensemble, les per-
respecter l’âge minimum d'admission des sonnes ayant des incapacités ne bénéficient
enfants à l'emploi ou au travail à un niveau d'aucun traitement thérapeutique, psycho-
leur permettant d'atteindre le plus complet logique et fonctionnel. En outre, aucune
développement physique et mental. politique publique d’inclusion ne permet
aux nombreuses personnes ayant une inca-
[page 235]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 235
pacité de développer leur potentialité et de divers, une situation de traitements cruels,
participer pleinement à la vie sociale sur inhumains et dégradants.
une base d'équité et de respect des droits : , ,
Sur une population carcérale de 984 déte-
de la personne. | . .
nus, recensée à la Prison Civile de Cap-Haï-
Les violations des droits de l’homme com- tien au 2 juillet 2021, 69,42 % des hommes
mises par la force publique régulière de la et 83, 78 % des femmes étaient en déten-
Commune sont monnaie courante. En effet, tion préventive tandis que 94,44 % des
plusieurs cas d'usage excessif de la force mineurs détenus attendaient d’être jugés.
par des agents de la Police locale ont été Il s'ensuit que le faible taux de jugement
signalés lors des arrestations ou d'activités enregistré au 2 juillet 2021, en matière cor-
de maintien de l’ordre. L'opinion publique rectionnelle et criminelle, illustre la lenteur
est très préoccupée par l'absence d'enquête et l'inefficacité du système de justice pénale
sur ces incidents par les organes de respon- de la Commune.
sabilisation. . , , .
La nourriture donnée aux détenus est in-
De nombreux cas d’arrestations illégales suffisante et dépourvue de valeur nutritive
et d'abus d'autorité au niveau de la police suffisante au maintien de leur santé et de
locale ont été rapportés. Ainsi, les atteintes leurs forces. Ainsi, pour se maintenir en
à la liberté individuelle et à la sécurité de santé, les personnes détenues sont dépen-
la personne continuent de figurer parmi les dantes de la nourriture apportée par leurs
violations des droits de l’homme les plus proches. Les prisonniers n’ont pas accès
nombreuses observées au sein de la Com- à de l’eau potable chaque fois qu'ils le de-
mune de Cap-Haïtien. mandent.
En outre, faute de véhicules suffisants et L'infirmerie dela prison civile n’est pas réel-
en bon état au niveau du Commissariat de lement équipée à des fins de consultation et
Police et des cinq Sous-Commissariats de de traitement. Les médecins ne disposent
la Commune, des Officiers de Police Judi- pas suffisamment de matériels et de médi-
caire et des agents de la PNH continuent caments pour traiter les affections les plus
de maintenir des suspects en garde à vue fréquentes, notamment la gastroentérite,
au-delà du délai de 48 heures prévu par la l’'anémie, la tuberculose et les maladies de
Constitution et ce, sans les déférer aux au- peau. Les prisonniers gravement malades
torités judiciaires compétentes. ne sont généralement pas transférés en
on, urgence à l'hôpital au point que la plupart
La majorité des personnes en attente de , .
: k : . . d’entre eux meurent souvent en prison. Par
jugement à la Prison Civile de Cap-Haïtien . . Be Luc
| . , : ailleurs, plusieurs décès, enregistrés dans
pourrissent dans les liens de la prévention . . x
| , la prison, sont souvent attribuables à des
depuis des années. Le surpeuplement et Le DU x
. _, ns , os ne cas de malnutrition et d’anémie, de même
l'insalubrité du milieu carcéral, l'accès limi- ns . .
, . . VU que du manque d’accès aux soins, en raison
té aux loisirs et au plein air, la précarité de . 4 .
. . | : u de la faible quantité et de la mauvaise qua-
la ration alimentaire et des soins de santé LA . .
, : : u lité de la nourriture servie.
offerts aux détenus constituent, à un degré
[page 236]
RE 5 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
La surpopulation extrême dans laquelle vit Alors qu’à l'échelle nationale, la superficie
la majorité des personnes détenues, l'accès moyenne de l’espace carcéral par détenu
déficient au plein air, aux services d’assai- était de 0.57 m2 pour les hommes, de 0.88
nissement, à la nourriture et aux soins de m2 pour les garçons et de 1.37 m2 pour les
santé contribuent à la détérioration de la femmes et les filles au mois de juin 2021,
situation générale des droits de l’homme par contre, l’espace moyen par détenu à la
en milieu carcéral. Les conditions de dé- Prison civile de Cap-Haïtien a été, en juin
tention continuent d’être bien en deçà des 2021, de 0,48 m2 pour les hommes, de 1,03
standards nationaux et des normes inter- m2 pour les garçons et de 1,0 m2 pour les
nationales de protection de la personne femmes et les filles. D'ailleurs, dans cer-
humaine. taines cellules pour hommes de la Prison
u . , civile de Cap-Haïtien, la superficie par per-
Les locaux de garde à vue, les maisons d’ar- Louer .
at et les établi t : del sonne est limitée à aussi peu que 0,31 m2.
réter es eta ISSemen s pour peines ea (BINUH et Haut-Commissariat des Nations
Commune ne satisfont pas aux exigences . . ,
, . H Unies pour les Droits de l’homme, « N ap
de salubrité publique et aux conditions . Li x
inimales requises en matière de santé et mouri », Rapport sur les conditions de dé-
minima . me ne
no us q | tention en Haïti, juin 2021, p.9 et 10).
d'hygiène, notamment en ce qui concerne
l’espace au sol et le volume d'air. En fait, Il s'ensuit donc que la superficie moyenne
ils ne sont pas régulièrement maintenus par personne des cellules de la Prison civile
en parfait état d'entretien et de propreté ni de Cap-Haïtien est bien en deçà de la norme
suffisamment pourvus d'articles de toilette, nationale de 2,5 m2 par personne, fixée par
d’eau et d'équipements de douche, ce qui la Direction de l'Administration Pénitenti-
altère la santé des détenus. Les prisonniers aire dans son Plan de développement stra-
sont logés dans des cellules surpeuplées, tégique 2007-2012.
exigües et insalubres. .
En outre, la surface minimum de 0,48 m2
La majorité des cellules de la prison pour les hommes, de 1,03 m2 pour les gar-
souffrent d'un manque d'aération et çons et de 1,0 m2 pour les femmes et les
n'offrent qu’une faible luminosité ou un filles, dont dispose chaque détenu à la Pri-
éclairage insuffisant. L'accès des prison- son Civile de Cap-Haïtien, est largement
niers aux installations sanitaires est limité inférieure aux normes internationales :
pour des raisons de sécurité. Chaque pri- , , , :
. , . . Le Comité européen pour la prévention de
sonnier n’a pas son propre lit au point que ’
. k A a la torture (CPT) estime que, dans une cellule
certains détenus dorment à même le sol. u nu k ,
. . 2 partagée, une superficie de 4 mètres carrés
Les prisonniers manquent généralement : _.
parpersonne constituele minimum; et, dans
de draps et de couvertures propres. Ils FT. k ,
, D tes \ Le une cellule individuelle, 6 mètres carrés.
n'ont pas régulièrement accès au plein air
et n'ont pas la possibilité de faire régulière- Le Comité international de la Croix-Rouge
ment de l’exercice physique. recommande un minimum de 3,4 mètres
carrés par détenu tandis que le Comité
[page 237]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 237000
européen pour la prévention de la torture l'exercice physique régulier, les activités
et des peines ou traitements inhumains ou sportives ou l'éducation physique en milieu
dégradants recommande 7 mètres carrés carcéral alors que la mise en place d’un
par détenu. ensemble équilibré d'activités associatives
, . , et constructives devrait favoriser une vie
La Cour européenne des droits de l’homme, . \
u : , : autonome et respectueuse de la loi après la
quant à elle, a clairement établi que lorsque . .
, : ° sortie de prison.
les détenus disposent de moins de 1,9
mètre carré, leurs conditions de détention Plus particulièrement, les prisonniers ne
constituent une violation claire de l’inter- disposent pas de bibliothèques. L'accès au
diction des traitements cruels, inhumains plein air est considérablement limité alors
et dégradants. qu'ilimporte pourlebienêtre psychologique
, . . , des prisonniers qu'ils passent la plus grande
La majorité des prisonniers n'ont aucun SPauba
, part de leur temps à l'extérieur de leurs cel-
moyen d'employer leur temps de façon Le ue a
. . lules. Ce manque de loisirs en milieu carcé-
constructive ; ils et elles passent donc leurs 4: . ART
à | ral perdure en dépit du fait que la réalisa-
heures à accumuler un ressentiment, et ac- . k Le .
' , ;, tion fréquente des activités socioculturelles
cessoirement, une réserve d'astuces crimi- . otoLé , Là a
I “ ; t à l'extéri E fait partie intégrante d’un régime prépara-
nelles qu’ils emporteront à l'extérieur. En . . x Ur k
. 4 po , , toire efficace à la libération des détenus.
réalité, les conditions générales de déten-
tion à la Prison Civile de Cap-Haïtien n’em- L'organisation du travail pénitentiaire, la
pêchent pas les récidives et ne préparent formation professionnelle et l'éducation
pas la resocialisation des délinquant-e-s. des détenus sont reléguées à l'arrière-plan.
. . . L'acquisition de compétences profession-
La prison civile de la Commune est en crise. ; a . ,
une , nelles, d'une expérience du travail et d’un
Ses occupant-e-s ne bénéficient pas d’une . .
| | | bagage scolaire constitue pourtant un atout
formation professionnelle et de services . £: . .
; . . . u important pour la réinsertion des prison-
sociaux. Les conditions d’incarcération dés- . h ; Ls
: . , niers. Les détenus n’acquièrent pas, durant
humanisantes et avilissantes qui prévalent £: . L
Le leur séjour en prison, des compétences sus-
dans les cellules affectent considérable- . . x .
, , | ceptibles de les aider à trouver un emploi
ment la dignité des détenus et le sentiment . . ue a ,
une fois sortis du milieu carcéral. Alors qu'un
de leur valeur personnelle. . , Le
emploi stable est l’un des principaux fac-
Les traitements cruels, inhumains et dégra- teurs empêchant la récidive, l’administra-
dants auxquels sont soumis les détenus ne tion pénitentiaire n’organise pas un travail
font pas d’eux de bons candidats à la réin- pénitentiaire comportant un volet forma-
sertion sociale. L'accent n’est pas mis sur tion devant renforcer la capacité des pri-
sonniers de gagner leur vie une fois libérés.
[page 238]
Q te .: : | ‘+ p* D
m0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOBEAMENT DE CAP-HAÏËBIEN 2 0223 . 4 &
DT Ses “+
ne. Cas à. en æ, " =
EE PA e \
Fe Fri 5 Léa a" j
cd ———————* + , |
4
L J : À p L du s
4 s: ve : “ r, À À > à
SÉCURITÉ NO KT CE Le
D | à À 4 ?
» E | D
La Direction départementale du Nord de | x" $
la Police Nationale d'Haïti enregistre, au 5 " À :
2 juillet 2021, un effectif de 630 policiers © Direction dépertamentalle din Nord dl le PME
relevant de la Police administrative, com- , . y ,
prenant 585 hommes et 45 femmes, can- représentation féminine d’un peu plus de
tonnés à la Ville de Cap-Haïtien, alors que la M pour D le a PR ce/popu are
Direction de l'Administration pénitentiaire ssLaujourd'au en ange 2,7 po ICIeTs
(DAP) de Cap-Haïtien recense, au 2 juil- pour 10000 habitants et de 1,3 policier
let 2021, 65 agents pénitentiaires dont 7 D na ont Panne norme
femmes. Il s'ensuit que l'effectif global de la Tera lona EST Ge de porciers pour
Police de la Commune de Cap-Haïtien com- 1000 habitants selon le Rapport du Secré-
prend 695 policiers, toutes caractéristiques taire Général des Nations Unies en date du
confondues 15 juin 2020, adressé au Conseil de Sécuri-
° té, sur le Bureau Intégré des Nations Unies
Etant donné qu’un effectif de 630 policiers en Haïti (BINUH).
administratifs est affecté à la sécurité de la Aut t dit. l'effectif de 630 volici
population capoise estimée à 274 404 habi- U remen : IL elecut ce po ICIeTS
tants en 2015 par IHSI, le nombre de poli- administratifs, desservant la population
ciers administratifs par habitant au niveau capoise, équivaut à un ratio de 22 policiers
de la Commune est de 22,95 policiers pour pour 1000 habitants, ce qui est parfaite-
10000 habitants, ce qui représente un écart ment conforme à la norme internationale
positif de 9,05 par rapport à la moyenne (2, 2 policiers pour 1000 habitants), mais
nationale «3 9) très supérieur à la moyenne nationale (soit
UT 1,3 policier pour 1000 habitants).
Au niveau national, avec un effectif de . . .
15172 policiers au 4 mars 2020 (dont une La dimension genre au sein de la force pu-
blique de la Commune est préoccupante,
[page 239]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 239
comme en témoigne l'approche compara- L'insécurité ne se manifeste pas d’une
tive entre le niveau national et le niveau manière égale sur l’ensemble du territoire
local. En effet, au niveau national, l'effectif communal. La majorité des faits délictueux
féminin de la PNH a été estimé, en fin 2020, enregistrés ont été perpétrés dans les pé-
à 12,63% (soit 1 747 policières), ce qui rap- riphéries de la ville de Cap-Haïtien (Petite
proche la Direction Générale du quota de Anse, Haut du cap et Bande-du-Nord). Les
30 % de femmes envisagé. taux de délinquance de voie publique sont
. , . . plus élevés dans les bidonvilles. Une grande
Par contre, au niveau local, l'effectif de poli- . . 1e Lo
L , | partie des faits délictueux enregistrés par
cières recensées au niveau de la Commune ; ; . Lu
nu . . la Police locale et l'appareil de justice de
de Cap-Haïtien est insuffisant. En effet, \ 1e
Lu la Commune relèvent de la délinquance de
alors qu’à l'heure actuelle, les femmes re- . .
, . . . voie publique.
présenteraient environ 13 % des effectifs
de la Police Nationale d'Haïti, la dimension Une cartographie plus affinée de l’insécu-
genre au sein de l'institution policière de rité et une évaluation continue des phéno-
Cap-Haïtien est inquiétante, car on recense mènes de violence urbaine au Cap-Haïtien
seulement 45 femmes relevant de la Police conduisent les autorités locales à détermi-
administrative sur 630 policiers cantonnés ner plusieurs quartiers dits sensibles (Sha-
au sein de la Commune au 2 juillet 2021, ce da, La Fosette, Cité Lescot, Sans raison),
qui représente 7,14 % de l'effectif de la po- classés en fonction de critères d'atteinte à
lice locale. Cependant, plusieurs policières l'ordre public. Cette insécurité se caracté-
se retrouvent à l'échelon supérieur de la rise notamment par un taux élevé de délin-
hiérarchie. quance de voie publique, des phénomènes
. . éruptifs ou latents de violence urbaine, la
Il importe cependant de faire remarquer eu LA ,
. . = multiplication des trafics illégaux d'armes
que, parmi les 65 agents pénitentiaires af- Le: a ;
FU | 27 nu et de stupéfiants, le développement d’une
fectés à la Prison civile de Cap-Haïtien au A . x .
. | , . économie parallèle et, enfin, une tendance
2 juillet 2021, la Direction de l’Adminis- . .
| _. . k | forte au repli communautaire.
tration Pénitentiaire relève 7 femmes, soit
10,76 % de l'effectif de la police pénitenti- Plusieurs quartiers connaissent des vio-
aire. lences entre jeunes ou des comportements
, . . . provocateurs. En fait, dans la plupart de
La communauté capoise vit dans un envi- . . .
ee h ces quartiers, les habitants se plaignent
ronnement fortement anxiogène et peu sûr . Be otre s .
| FU , essentiellement d'’incivilités, de nuisances
du fait de la criminalité galopante. Elle est .
, ; _ sonores ou de provocations verbales et ges-
constamment affectée par l'agressivité et . x .
| | tuelles, ce qui correspond à une violence ur-
la violence dans les rapports sociaux. Les . . ,
. Li, baine naissante. Cependant, dans d’autres
expressions de cette agressivité et de ces .
: | | : quartiers, les comportements provocateurs
violences, qui concourent à une certaine .
, ou ue . vont de pair avec un ancrage profond dans
prégnance de l'insécurité, renvoient par- ue en
Co . u la délinquance de profit, justifiant les com-
fois à des comportements délictueux et à .
FU. portements les plus violents.
des actes criminels.
[page 240]
RE 10 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Certaines communautés sont réputées de- conséquence, certaines personnes au com-
puis des décennies pour être le fer de lance portement déviant trouvent dans ce climat
de violences anti institutionnelles et de délétère et généralisé d'impunité une cer-
graves troubles à l’ordre public. Du reste, taine permissivité pour le passage éventuel
le nombre de quartiers touchés par la «vio- à d’autres actes délictueux plus graves.
lence urbaine» a relativement augmenté au . ,
. Lx 2 Il importe de constater que l’organisation
cours des dix dernières années, alors que le : nn
ne k de la force publique régulière de la Com-
nombre d'incidents recensés, toutes formes , .
k , mune et ses propres modes d'évaluation
et degrés confondus, ne cesse d'augmenter | on, ,
x . interne ne se sont pas orientés vers la ré-
de façon très sensible. . | ‘ |
ponse à des exigences sociales. En fait, le
Les résultats de la lutte contre l’insécurité faible taux d’élucidation des affaires rele-
sont faibles, car l’organisation policière vant de la grande criminalité et de la délin-
n’est pas adaptée à la sécurité de proximité. quance par les services de police est, en soi,
En effet, alors même que les phénomènes révélateur d’un mode de commandement
d'expansion de la délinquance et des vio- inefficace de la force publique de la Com-
lences urbaines fortes perdurent depuis mune et d’une hiérarchisation des objectifs
des années au sein de la Commune, la ré- qui marquent d’une certaine manière une
ponse de la police locale n’est pas adaptée. inadéquation importante avec les attentes
. jun ee . , de la population capoise.
Le faible taux d’élucidation des faits de dé-
linquance de voie publique, enregistré par Dans les faits, l’organisation même des ser-
les services de police, fait apparaître une vices de police est davantage marquée par
insuffisance manifeste de résultats dans le concept de puissance publique que par
les milieux où la délinquance est la plus celui de service public à la communauté et
forte. Cette déficience de l’action publique de prise en compte de la demande des ci-
renforce le sentiment d'insécurité dans les toyen-ne-s. Le constat est clair et sans équi-
quartiers concernés et compromet la conti- voque : la Police n’a pas mis suffisamment
nuité territoriale de l'Etat de droit dans la en place des processus et des procédures
Commune. Elle participe par ailleurs du sen- visant à assurer une plus grande transpa-
timent d'abandon par les pouvoirs publics rence de ses interventions, une meilleure
locaux dont s’estime victime une frange de adéquation avec les besoins exprimés par
plus en plus importante de la population la population de Cap-Haïtien et une plus
locale et discrédite, par les faits, les institu- grande prise en compte des attentes des
tions concernées et la loi elle-même. usagers et citoyen-ne-s. Du reste, au niveau
. ;. , u , de la police, l’ordre public se place devant la
Le sentiment d’impunité tend à se dévelop- Pr Loue , .
| . sécurité de proximité, en termes d’organi-
per, car les moyens de la Justice sont insuf- . Les ; .
. . . . . sation policière et d'affectation de moyens.
fisants. Aujourd'hui, et plus que jamais,
l'impunité pour des faits de délinquance, de Fonction régalienne de l'Etat, la sécurité
banditisme ou de criminalité est trop sou- publique de la Commune ne fait pas l’objet
vent la norme au sein de la Commune. En d'une coproduction d'actions entre tous les
[page 241]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 241
partenaires locaux. Les pouvoirs publics Les incivilités sont aujourd’hui une carac-
locaux éprouvent du mal à faire diminuer téristique et une donne en tant que telle de
d'une manière décisive la criminalité, la l'insécurité qui prévaut au sein de la Com-
délinquance et l'insécurité dans la Com- mune. En effet, de nombreux enfants sont
mune, faute de mise en place des politiques livrés à eux-mêmes et errent la nuit dans
prenant en compte la globalité de l’envi- les rues. Dans certains milieux ruraux et ur-
ronnement conduisant à la délinquance bains de la Commune, des groupes insultent
ou à l’activité criminelle. En effet, la lutte les passants et bloquent les passages com-
contre la délinquance et contre la crimi- muns. Des chiens dangereux se multiplient
nalité sous toutes ses formes ne se fait que dans les agglomérations urbaines et sont
d'une manière marginale par la Police de perçus, même en l'absence d'agression
Cap-Haïtien et le système de justice. Elle est caractérisée, comme une menace perma-
certes du ressort exclusif de l'Etat mais le nente, source de peur et de tension. La mul-
traitement du sentiment d'insécurité et des tiplication des actes d’incivilité alimente le
incivilités relève de la responsabilité parta- scepticisme chez les citoyen-ne-s dans la
gée de l’ensemble des intervenants locaux. capacité réelle des pouvoirs publics locaux
Cependant dans les faits, aucune politique à faire régner la loi et l’ordre sur l’ensemble
complémentaire n’est menée de manière du territoire communal.
concertée par les autorités locales et la so- . no, ,
Labs nie 14: 44 Les niveaux élevés - ou perçus comme éle-
ciété civile en vue de réduire considérable- ; ou ee ? .
. D CR té vés - d'insécurité que connaissent certaines
ment le sentiment d'insécurité et augmen- ties du territoi L'oarticinent
. Lies . arties du territoire communal participen
ter le traitement des incivilités au niveau de p . . . pe p
. . au délitement du lien social et, à ce titre,
la population capoise. | :
alimentent par un effet de spirale l’insécu-
La coproduction de sécurité est compro- rité elle-même. Les ententes criminelles et
mise au niveau de la Commune du fait que associations de malfaiteurs se renforcent
l'ensemble des intervenants locaux n'ont dans les zones de non droit et particulière-
pas conçu et développé des politiques ment parmi les jeunes issus des quartiers
concertées et différenciées évoluant dans défavorisés tant en milieu urbain qu’en mi-
les domaines de la prévention, de la dissua- lieu rural.
sion et de la répression. Ainsi, faute d’une . . .
Lens k Le 2 La richesse de la vie nocturne participe
clarification de la répartition des compé- : , , |
. . . pleinement à l'attractivité du Centre-ville
tences entre la Police Nationale, la Brigade de Cav-Haïti rticuli k
». . Lu ua e Cap-Haïtien, en particulier au momen
d'intervention de la Mairie de Cap-Haïtien, d p odes de fi p d ses d tivi
. . . es périodes de fins d'années, des activi-
la Brigade de Surveillance des Aires Pro- té p sati d stiti Hi
Los die és récréatives, des compétitions sportives,
tégées (BSAP), les militaires des Forces nn, . | p p
k noce . Le des festivités historiques et culturelles.
armées d'Haïti et les entreprises privées de : . . °
D us Ce dynamisme de la ville, le soir et la nuit,
sécurité exerçant sur des espaces ouverts . n : ,
. Pr . est favorisé par la qualité et la diversité de
au public, la sécurité publique de la Com- ; 5
. Le ; . l'offre d'activités nocturnes, notamment
mune ne fait pas l’objet d’une coproduction |
nue . sur le boulevard, les places publiques, les
d'actions entre tous les partenaires locaux.
[page 242]
RE 42 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
boites de nuit, les restaurants et les bars. paraît plus ou moins attrayant alors que
Les incivilités se multiplient parfois sur la les locaux de garde à vue et les bâtiments
voie publique en raison de la forte consom- logeant les cinq Sous -Commissariats de
mation de boissons alcooliques et des nui- police de la Commune se trouvent dans un
sances diverses : bruit, jet de détritus, en- état lamentable.
combrement du passage, etc. . . Lo,
P 8 Certains locaux de la police sont parfois dé-
Des nuisances sonores sont souvent géné- pourvus d'énergie électrique. Ils manquent
rées au niveau de certains quartiers par généralement de matériels, de mobiliers et
la diffusion de musique assourdissante. de véhicules suffisants. La force publique
Cependant, en raison de la recrudescence régulière de la Commune éprouve parfois
Da REA res cé ; de graves difficultés à se déplacer dans les
de l’activité criminelle, les autorités consti- , .
k . x . zones reculées des sections communales
tuées ne parviennent pas à assurer un vivre . us
. . pour effectuer des patrouilles policières.
ensemble la nuit dans tous les quartiers, ne .
Lo, La carence de véhicules ne lui permet pas
encore moins à réguler convenablement la . .
: ? … de transporter aux Tribunaux de Paix,
vie nocturne sur l’ensemble du territoire dans le délai légal de 48 heures, les pré-
communal. venus arrêtés ou placés en garde à vue. La
Sur le plan collectif, le comportement de la mobilisation des forces de l'ordre dans les
. ue situations d'urgence est limitée, voire par-
force de police de Cap-Haïtien est accep- en ee
LL , . ticulièrement difficile, faute de moyens et
table en ce que la majorité des 630 poli- , . a
| l . d'effectifs adéquats.
ciers relevant de la Police administrative
et des 65 agents pénitentiaires de la Com- Les forces de l’ordre, chargées de la sécu-
mune s’acquittent autant que possible du rité des vies et des biens des citoyen-ne-
devoir que leur impose la loi en servant s, manquent paradoxalement de moyens
et en protégeant courageusement la col- de transport adéquats, d’infrastructures,
lectivité locale. Globalement, ces policiers d'équipements, d'armes, de munitions et
respectent la déontologie et l’éthique de d'outils performants de communication
la profession. Cependant, sur le plan indi- pour juguler le banditisme et démante-
viduel, des brutalités et des bavures poli- ler les gangs armés. En conséquence, le
cières ont été signalées, particulièrement contrôle de la circulation des armes à feu
lors des opérations de maintien de l’ordre sur le territoire communal se révèle dé-
ou de rétablissement de la paix publique. faillant, comme en témoigne la facilité avec
Dans certains cas, les interventions de la laquelle de jeunes délinquants se procurent
Police locale se font en violation des prin- armes et munitions pour terroriser la po-
cipes de prévention, de force minimum, de pulation locale.
neutralité, d’efficience et de responsabilité. . . .
Le Service de la Protection Civile manque
L'aspect physique des locaux administratifs énormément de ressources (équipement,
de la Direction Départementale Nord de la personnel qualifié, fournitures) pour inter-
PNH, du Commissariat de police et de l’Ins- venir convenablement dans les situations
pection Départementale du Grand Nord d'urgence.
[page 243]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 243
La Section Communale de Bande-du-Nord Cap-Haïtien au cours des dernières années.
est dépourvue de Sous-Commissariat et de La plupart des émeutes et mutineries ont
poste de police. Certaines Sections Commu- été soldées par des blessés et des décès au
nales et Quartiers de la Commune ne font sein de la population carcérale.
pas l’objet de patrouilles policières régu- _— , À
_ . | La précarité des moyens budgétaires de
lières, la nuit, et constituent des refuges ne Ai .
: ; la DAP ne permet pas l’utilisation massive
pour des bandits notoires et des gangs ar- : |
més de moyens technologiques ou la mise en
place d’un système de vidéo- surveillance
Le Conseil de Sécurité Municipale est ino- efficace et performant couvrant l’ensemble
pérant alors qu’il est censé coordonner les des cellules, les bureaux administratifs et
actions conjointes du Parquet près le TPI la cour extérieure de la prison. La fouille
de Cap-Haïtien, du Conseil municipal, de la des cellules/dortoirs des prisonniers et les
Police locale et des Tribunaux de paix de la fouilles corporelles des détenus ne se font
Commune. Par ailleurs, en dépit de l’exis- pas à un rythme déterminé. Les procédures
tence au sein de la Mairie de Cap-Haïtien relatives aux fouilles ne précisent pas dans
d'un Corps d'intervention rapide composé quelles circonstances les fouilles sont effec-
d’une cinquantaine de brigadiers environ, la tuées, ainsi que les méthodes utilisées et le
Police Administrative Municipale n’est pas rythme de ces fouilles.
encore instituée par un arrêté municipal, : Le k
; . Quant à la sûreté de la prison, le personnel
ce qui ne permet pas au Conseil Communal un 154 : ; J
CA ; ; ; pénitentiaire a du mal à surveiller efficace-
d'intervenir plus pleinement dans la pré- F F j
: Le . . ment les prisonniers posant un réel danger
vention de la commission des infractions, :
ml , p ! } pour les autres. Le classement des détenus
l'information et la répression, et d'assurer è un KR u 1
Le n’est pas judicieux en ce qu'il ne s'appuie
une plus grande proximité avec la commu- À : 1
; , pas sur une évaluation des risques. En effet,
nauté capoise. Cependant, cette brigade : L ;
5 TE É ne . les prisonniers en attente de jugement et
d'agents municipaux de l'Administration £ ;
Ë _ les condamnés ne sont pas classés en fonc-
Communale a permis de lutter de manière : : É an
; 3 = AT A tion du risque qu'ils posent pour la société
sporadique contre certaines incivilités, de : : ;
œ 7 . . et pour les autres prisonniers. La sureté de
combattre l’insalubrité publique de la voie , pr à
R , À ; ; la prison est particulièrement compromise
publique, d’assurer la libre circulation des L FA ; | 1 £
DA k ; du fait que l'énergie des prisonniers n’est
piétons sur les trottoirs et de faire respec- Ne: k ;
. À . pas canalisée dans le travail productif et
ter certaines normes d'urbanisme. ._
dans des activités constructives.
La sécurité pénitentiaire est jugée insuffi- | :
; 4 Sur le plan national, en décembre 2020, la
sante. Les moyens classiques d'assurer la L ; , + L US Le
en 7 Direction de l'Administration Pénitentiaire
sécurité (murs, barres, serrures, clés, bar- DAP 1178 ts néentiai
rières) se révèlent parfois défaillants et ( ain ‘ EEE sp
u a AE: . dont 153 femmes. Ainsi, il y avait un agent
n'ont pas pu empêcher les évasions. En fait, ; u , D.
; , , ; VE pour 9,9 détenus, en deçà de l'objectif de la
plusieurs évasions et tentatives d'évasion , ; E
Br Pa en : Er DAP d’un agent pour cinq détenus.
ont été enregistrées à la Prison Civile de
[page 244]
RE 2 4 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Plus récemment, au 31 mai 2021, avec une des appréhensions et des défis en dépit de
population carcérale de 11500 détenus leur utilité. En effet, alors que le rôle des en-
répartis dans les différents établissements treprises de sécurité privées et les atteintes
pénitentiaires du pays et un personnel aux droits humains liées à ce secteur ont
pénitentiaire comprenant environ 1178 été largement médiatisés au sein de la po-
agents, le ratio agent pénitentiaire / popu- pulation locale, l'expansion du secteur de
lation carcérale a été, au niveau national, la sécurité privée au Cap-Haïtien échappe
d'un agent pénitentiaire pour 9,7 détenus. en grande partie au contrôle démocratique
c d . local. la Di on d et à l'obligation de rendre des comptes.
pen ant, au niveau oca . a irection € Les défis principaux qui restent à surmon-
l'Administration Pénitentiaire relève, au 2 Le ; .
. u . F. L ter résident, d’une part, dans la faiblesse
juillet 2021, à la Prison Civile de Cap-Haï- FRE .
| ffectif de 65 mn . ou l’inexistence de la surveillance des en-
tien, un effectif de 65 agents pénitentiaires treprises de sécurité privées et, d'autre
dont 7 femmes alors que la population car- . du
: : , " part, dans la question de la reddition des
cérale est de 984 détenus. Il s'ensuit que le Le 4 .
‘ . _. . comptes aux autorités publiques locales.
ratio agent pénitentiaire / population car-
cérale est, au Cap-Haïtien, un agent péni- La sécurité privée civile à but lucratif ne se
tentiaire pour 15,1 détenus, ce qui est en borne pas à combler les faiblesses d’une
decà de l'objectif fixé par la DAP d’un agent prestation publique de la sécurité insuffi-
pour cinq détenus au niveau national. sante. Des violations des droits humains
Dour eu sont souvent commises par des agents de
Le secteur de la sécurité privée à but lucra- Bt é oiA . té. L' .
(f est en plein essor au niveau de la Com sécurité privée en toute impunité. L’acqui-
tiles P | Te Te . sition des cargaisons d'armes à feu et de
mune. En fait, on assiste à une prolifération Le D ur
‘ | Fu, munitions pour le secteur de la sécurité pri-
spectaculaire des entreprises ou sociétés Ba oil à . .
de sécurité privée civil . di vée civile à but lucratif et leur enregistre-
€ sécurité privée civile, ‘environ une r ment s’opèrent parfois dans des conditions
zaine d’entre elles ayant été recensées en .
ce mu troublantes. La Police locale se contente
juin 2021 au Cap-Haïtien. La Commune a , . .
, iculier l'améli on durabl d'octroyer une licence et des permis de
noté en particu ler lame ioration UTan € port d'armes aux compagnies de sécurité
que le déploiement de services de sécurité LR ais .
ST, . | privée civile. En fait, la nature des acteurs
privée civile a permise dans le domaine de 4 d . de sécurité
la sécurité des établissements bancaires privés assurant des services de sécurité
a securt ? ue dans la Commune de Cap-Haïtien reste très
financiers et commerciaux, des plages pri- .
, A ? mal comprise.
vées, des hôtels, des hôpitaux, des lieux de
divertissement, des zones résidentielles, Les questions telles que l’ampleur et la por-
des infrastructures et des transports pu- tée de ce secteur, les services qu'il fournit
blics. Il est avéré que les cas de violence et l’utilisation d'armes à feu dans ce secteur
physique et de harcèlement avaient dimi- ou ses pratiques en matière de formation
nue, de meme que les dommages dus au et de vérification des antécédents de ses
vandalisme et aux graffitis. .
membres restent autant de zones grises
Cependant, le fonctionnement des presta- pour les pouvoirs publics locaux. En outre,
taires de la sécurité civile privée à but lu- les conditions de travail et de sécurité des
cratif au sein de la Commune suscite bien agents de la sécurité privée civile sont la-
[page 245]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 245 SE
mentables. Leur rémunération est généra- approprié, ce qui devrait constituer pour-
lement précaire. tant l’une des conditions impératives de
u . , l'octroi de ces licences. Par ailleurs, le pro-
Le recours à des prestataires privés offre .
ue | cessus de filtrage des demandeurs de per-
souvent une plus grande sécurité à ceux qui . k A
. k mis ne comporte pas forcément un contrôle
ont les moyens de payer mais repousse l’in- 4 L
on, : : _, de tous leurs antécédents pénaux ou de
sécurité vers les populations défavorisées. LATE . Lo
u : . leurs démêlées avec la Justice. En général,
Cela présente un risque évident de creuser L£ek . Lo GtA
, LU : les sociétés ou entreprises de sécurité pri-
le fossé en matière de sécurité humaine en Bo a .
oi vée civile opérant au sein de la Commune,
renforçant encore plus les inégalités entre . PS
| : ” : ne communiquent pas régulièrement aux
riches et pauvres. Cette situation conduit Le 4 L
Un à Roue autorités locales compétentes les rapports
parfois à déplacer, plutôt qu'à réduire, la . Le
ns, | relatifs aux incidents marquants, notam-
criminalité. Elle renforce par ailleurs le . . N k .
; L ou ue : ment toute situation où un employé aurait
sentiment général d'insécurité au sein des 2 ; . x
: , : détenu quelqu'un, ou aurait eu recours à la
couches sociales démunies.
force. La plupart des agents ou des presta-
Sur le plan légal ou réglementaire, des dé- taires de sécurité privée civile, dont la res-
ficiences sont relevées en matière de sur- ponsabilité est avérée dans les atteintes
veillance des sociétés de sécurité privée ci- aux droits humains ou le recours dispro-
vile y compris sur des questions spécifiques portionné à la force, ne sont souvent pas
telles que les conditions en matière d’attri- sanctionnés.
bution des marchés, de contrôle des anté- D ue . . .
, | La sécurité des installations portuaires et
cédents des membres de ces entreprises et A . L
| à L aéroportuaires de la Commune est assurée
de formation. De surcroît, les cadres poli- Le . .
| k D, conjointement par les services publics de
tiques ont tendance à aborder la sécurité . . BA URA ati
ivée d’ int d techni lutôt police et les entreprises de sécurité civile
rivée d’un point de vue technique plutô LR Le LÉ ue
p d : tel 1q p . privée à but lucratif. L'État haïtien passe
ue de prendre en compte les risques spé- ’ Labz
q | p p q P également des contrats avec des sociétés
cifiques que pose ce secteur pour la sécu- BARRE ol tu k
, ‘ . de sécurité privée civile pour protéger cer-
rité des citoyen-ne-s et le respect des droits . . . LS k
h | taines installations de production énergé-
umains. . es Bu Ré
tique. Cependant, des entités de sécurité
Le mécanisme d'octroi de licences aux publiques (police ou services spécialisés de
agents et aux prestataires de sécurité civile protection) ne sont pas régulièrement affec-
privée ne repose passur un niveau d’exi- tées à la protection de certaines infrastruc-
gence élevé tant pour les sociétés que pour tures communales essentielles, notamment
les détenteurs individuels de licences. Dans les pôles de transport et de communication,
la réalité, les agents et les prestataires ne l'approvisionnement en eau, certains bâti-
se conforment pas à un code de conduite ments publics etinstallations de santé.
[page 246]
246 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HA | 2022-2027
L'analyse du système de justice, de la sécurité et des droits humains dans la commune par les
acteurs sectoriels a permis d'identifier quelques atouts sur lesquels la commune peut comp-
ter pour redresser le secteur. Parmi ces derniers on peut citer la présence de deux tribunaux
en de paix, d'un tribunal de première instance, d'un cour d'appel et d’un tribunal pour enfant,
la présence de 695 policiers répartis en plusieurs unités consolidés par des infrastructures
—— dont, un bureau d'IGPNH, une Direction Départementale, un commissariat et de cinq sous
=—— commissariats. On dénote également la collaboration des trois (3) bureaux de CASEC avec les
autorités policières et les tribunauxpour assurer la sécurité de la population.
L'Office de la Protection du Citoyen (OPC), à travers son représentant régional, surveille les
différents abus de droits humains commis par l'administration publique. Il maintient surtout
une présence dans les prisons, reçoit les plaintes des victimes pour faire diligenter des en-
quêtes et faire des recommandations. Les actions des organismes de droits humains dans la
formation et la sensibilisation de la population sont jugées bénefiques par les acteurs rencon-
trés pour l'avancement du système judiciaire.
Cependant, à Cap-Haïtien, les contraintes en matière de justice et de sécurité sont multiformes,
apparemment inextricables et d'incidence majeure sur le fonctionnement des autres secteurs
à la fois à l'échelle communale et régionale.
En matière de justice, les contraintes identifiées sont la concentration des infrastructures
judiciaires au centre-ville, la perception d'acceptation de pots-de-vin, de déni-justice et le
manque de confiance des citoyens (h/f) dans le système judiciaire local, le manque d'équité
dans les décisions de justice, l'augmentation des cas de détention préventive prolongée et le
non- respect des frais exigés par la loi pour les services juridiques.
En matière de sécurité, il a été noté les faibles moyens et le nombre insuffisant de policiers par
rapport à la taille de la population et la hausse de la criminalité dans certaines zones de la
commune (Shada, La Fosette, Cité Lescot, Sans raison, Connasa, Aviation...) l'augmentation
de la circulation d'armes à feu de manière illégale, le manque de contrôle sur les compagnies
de sécurité, l'absence de médecin légiste dans la commune, l'inéficacité du service de rensei-
gnement et de l'immigration. De plus, on constate que le Conseil de Sécurité Municipale, un
organe de concertation et d'orientation en la matière est inopérant.
En ce qui a trait aux droits humains, les participant-e-s ont relevé les discriminations, la
stigmatisation, l'exclusion des personnes à mobilité réduite et la violation de leurs droits au
travail, à l'éducation, à la santé, à la circulation, l'accès à la justice, les cas d’injustice peu
documentés par les organismes dee droits humains, les violations systématiques des droits
fondamentaux de la personne (santé, éducation, etc.). Cette situation est un terrain fertile
pour la plus grande menace identifiée qui est le Banditisme.
L'accès, la qualité de l'offre judiciaire et la gouvernance du système au niveau de la commune
sont renforcés par la présence de la Cour de Cassation, du Conseil National d’Assistance Légal
et les différentes organisations travaillant dans le secteur telles : Fondasyon Je Kale et Start
Awareness Support Action (SASA). De plus, la PNH au niveau communal bénéficie de l'appui
du Canada et des USA.
En termes de menaces, l'impunité, l'insécurité, le banditisme, la contrebande au niveau des
frontières et des douanes de la région, les crises politiques constituent les obstacles majeurs
au développement du secteur à Cap-Haïtien.
COOL ECO CEE CEE CO CL EE LEE TEE
[page 247]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 247,
Les bureaux d'Etat civil de la Commune de Qui pis est, de par son fonctionnement et
Cap-Haïtien sont insuffisants au regard de son coût relativement élevé, l'Etat civil
l'explosion démographique ou de l’accrois- se révèle peu accessible pour un grand
sement rapide de la population capoise. nombre de capois, incapables de se faire
En effet, au mois de juin 2021, on y relève délivrer dans le meilleur délai un acte de
seulement trois (3) bureaux (Section Nord, l'Etat civil ou un extrait d'archives, du fait
Section Sud et Section Sud-Ouest), tous si- de la lenteur du service de l’état civil com-
tués au centre-ville de Cap-Haïtien. Il s’en- munal, de la lourdeur et des complexités
suit que les trois officiers de l'Etat civil de administratives des Archives Nationales
la Commune ne suffisent pas à combler les Haïtiennes (ANH).
besoins immenses de la population capoise N Lee. , . Le
Le N POP . P . Au-delà des difficultés chroniques liées
estimée en 2015 à 274 404 habitants, ce qui Lu cts 2 Lou
, .. , .. à l'accessibilité des actes de l’état civil, il
représente 0,1 officier de l'Etat civil pour .
. importe de mettre en exergue les doutes
10000 habitants. Lo .
qui pèsent au niveau des ambassades sur
Par ailleurs, l'institution de l'Etat civil est le degré de fiabilité des documents. L'Etat
pratiquement inexistante dans les sections civil est de fait un service de l'Etat haïtien
communales de Bande-du-Nord, de Haut largement défectueux. En conséquence, la
du Cap et de Petite Anse, qui absorbent plupart des documents émanant des insti-
pourtant la majorité de la population, ce qui tutions de l’état civil haïtien sont fréquem-
constitue une entrave à l'exercice du droit ment suspectés d’irrégularité, de fraude ou
à l'identité. La majeure partie de la popu- de falsification, par les consulats étrangers.
lation vit dans les périphéries de la ville de .
Cav-Haïti trè " P ' , hi La plupart des citoyen-ne-s de la Commune
ap-Haïtien, très éloignée géographique- N . op .
P : Ê 8 8 P 4 ont du mal à obtenir un extrait d'archives
ment des services de l’état civil et d’iden- . .
Lee ue . authentique, le registre dans lequel leur
tification nationale de la Commune alors . Lo ga . Les
, .. La . naissance est consignée n'ayant jamais été
que l'Etat civil est censé être un service de / . . ue
Luc ; . à , envoyé aux Archives Nationales Haïtiennes
proximité. Il s'ensuit que le système d’enre- (ANH)
gistrement des faits d'état civil couvre très ‘
faiblement et de manière inégale le terri- Le fonctionnement des Bureaux d'Etat civil
toire communal. En outre, les trois Bureaux de la Commune ne relève pas du budget
de l'Etat civil, situés au Centre-ville, sont national en dépit du fait que la loi attribue à
inappropriés et exigus avec un cadre peu l'officier de l'Etat civil le statut de fonction-
attrayant. Ils font face à une carence de naire. En fait, le Ministère de la Justice ne
matériels, de registres, de formulaires et pourvoit pas aux besoins matériels (four-
d'équipements adéquats. nitures, locaux), ce qui amène l'officier de
[page 248]
RE 15 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
l'Etat civil à financer lui-même le local, le Par souci d'économie ou pour suppléer la
salaire des clercs, les registres et les for- carence de fournitures, des copies de for-
mulaires de déclarations, l’acquisition de mulaires vierges sont faites alors même
mobilier, de fournitures et de matériel de que chaque formulaire porte un numéro
bureau. Les actes de reconnaissance sont spécifique, ce qui peut conduire au moins
préparés par l'officier de l'Etat civil. Le deux personnes à obtenir des actes portant
Ministère de la Justice ne fournit pas des le même numéro. Ainsi, au Bureau de l'Etat
registres de décès, de mariage civil et reli- civil de Cap-Haïtien Section Sud, les formu-
gieux aux bureaux de l'Etat civil de la Com- laires d'actes de naissance simples et ordi-
mune. N'ayant pas reçu régulièrement de naires (pour les nouveau-nés) et les formu-
registres du Ministère de la Justice et de la laires d’actes de décès sont des copies.
Sécurité Publique, chaque Officier de l'Etat , .
Le , PE Le personnel du Bureau de l'Etat civil de
civil de la Commune s’est doté lui-même . . l
. . Lx Cap-Haïtien Section Sud comprend huit (8)
des ressources humaines, financières et ,
ne k ap clercs dont quatre (4) ne sont pas nommés.
matérielles adéquates pour pourvoir à l’or- .
Lou x , . Il est regrettable que cette pénurie de clercs
ganisation du système d'enregistrement D, : .
. 52 nommés s’observe également aussi bien
des faits d'état civil. ; _. .
dans le Bureau de l'Etat civil de Cap-Haïtien
Par ailleurs, les officiers de l'Etat civil cou- Section Sud-Ouest qu'au sein du Bureau de
vrent eux-mêmes les frais de transport des l'Etat civil de Cap-Haïtien Section Nord.
registres au Ministère de la Justice. Il n’est . .
k ” De nombreux citoyens ignorent en effet les
donc pas étonnant que, dans ces conditions, dé hes administratives les lus simbl
k . émarches administratives les plus simples
les Bureaux d'état civil de la Commune fac- o . | p , p
»£ Lo . à suivre pour obtenir une copie de l’acte de
turent tous les actes d'état civil, y compris : Lo, | .
702 Pr . \ naissance, un extrait d'archives, une décla-
ceux censés être délivrés gratuitement à : | . | |
. . . ration tardive de naissance ou faire recti-
savoir les actes de naissance, de reconnais- : nn ,
. ; fier les erreurs matérielles constatées dans
sance volontaire d’un enfant naturel et de ,. . :
Lex leurs actes d'état civil. Il est déplorable de
décès. Au demeurant, les sommes deman- tat La ol td . Li
dées sont souvent exorbitantes, faute de constater que ‘a p'upar es citoyens eL ci-
À Leon , . toyennes de la Commune n’accordent que
contrôle ministériel régulier. Il s'ensuit que . à
. , . . peu de valeur et d'importance à des docu-
le service de l'Etat civil est peu accessible ;. n k ,, _.
x . . ments d'identité ou à des actes d'état civil
à de nombreux citoyen-ne-s en raison du dontil vent l'enteu. Rest
coût prohibitif de la plupart des actes de on Psne persolven pas” enjeu: ss eque
; L le coût relativement élevé des procédures
l'Etat Civil. . | Te
judiciaires relatives aux rectifications des
Le système d'état civil de la Commune n’est actes de l’état civil entrave souvent l’acces-
pas informatisé. L’exigüité des locaux et les sibilité des citoyen-ne-s au service public
salaires dérisoires des Officiers de l’état de l’état civil.
civil concourent indéniablement aux dys- . .
. . 6 L Au demeurant, l'inspection des Bureaux de
fonctionnements du service de l’État civil , n LL
l'Etat civil de la Commune par le Ministère
de la Commune. us ne :
de tutelle est irrégulière et peine à devenir
[page 249]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 249
véritablement opérationnelle. Peu de dis- communale, de nombreux capois ne sont
positions concrètes ont été prises par les pas inscrits sur les registres de l’état civil.
autorités compétentes pour corriger les D’autres l'ont été irrégulièrement ou ne dis-
manquements, les faiblesses et les dysfonc- posent pas d'acte de naissance valable. Il en
tionnements constatés, ce qui compromet résulte donc un nombre important de non
sérieusement la régularité, la qualité et l’ef- identifiés au sein de la Commune de Cap-
ficacité du service public de l’état civil de la Haïtien. Faute de pièces d'identité valides,
Commune. d'actes de naissance réguliers et dument
Lo. _. , . enregistrés, ces personnes ne seront donc
La discipline des Officiers de l'Etat Civil, . Mas a
u ; Lo manifestement pas habilitées à exercer cer-
quant à elle, n’est pas régulièrement assu- . . .
, oo tains droits pourtant essentiels.
rée par le Commissaire du Gouvernement
près le Tribunal de Première Instance de Une grande partie de la population capoise
Cap-Haïtien. En fait, les dérives commises est dépourvue de carte nationale d’identi-
dans les Bureaux de l'Etat civil de la Com- fication. Des bureaux de l'ONI n’ont pas été
mune ne sont pas régulièrement sanction- implantés au niveau des Sections commu-
nées, ce qui traduit dans une certaine me- nales et Quartiers de la Commune. Cepen-
sure l’inefficacité du contrôle hiérarchique dant, de nombreux citoyens de la Commune
exercé par le Parquet. détiennent encore un ensemble de docu-
ue . , ments d'identification différents, notam-
Le recensement des faits d'état civil est gé- . .
u Le. , ment leur matricule fiscal, leur passeport,
néralement défaillant. Il est en effet déplo- . .
ble de constater que des dizaines de nais leur permis de conduire et la nouvelle Carte
ra - Le a .
Le q nn d'Identification Nationale (CIN), laquelle
sances et de décès ne sont pas enregistrés . k .
1 t les B de l'Etat civil contient deux nouveaux numéros : celui de
annuellement par les Bureaux de l'Etat civi k , Le re
delaC P E , > l'échell la carte CIN et le Numéro d’Identification
e la Commune. En conséquence, à l'échelle Nationale Unique (NINU).
La problématique de genre et d'inclusion des contraintes qui les empêchent d’assu-
sociale demeure l'un des enjeux majeurs mer leurs responsabilités en jouant un rôle
pour un développement équitable et du- important de stabilité au sein des unités
rable en Haïti en général et les communes familiales et dans l’éducation des futures
en particulier dont Cap-Haïtien. La ques- générations.
tion du genre et de l'inclusion sociale est au : | , |
cœur de certains problèmes de droit et de La problématique de l'égalité et la prise
cohésion sociale qui touchent plus de 50% en compte des rapports sociaux de Sexes
de la population haïtienne qui fait face à sont inscrites dans une approche axée sur
les droits. Cela implique que l’action vi-
[page 250]
AA PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
sant l'égalité entre les sexes retrouve sa Le système judiciaire se caractérise par
pertinence en regard d’un ensemble de le caractère sélectif et arbitraire de la jus-
conventions internationales relatives aux tice, le caractère sélectif de l'impunité,
droits de la personne et plus particulière- le manque d'application du droit, la dé-
ment aux droits des femmes. Ainsi, dans faillance de l’accusation, les coûts élevés et
une approche de droit les écarts constatés arbitraires ainsi que l’absence de faits pour
par rapport au statut des femmes et des une grande majorité de la population. Il y
groupes vulnérables comme les handicapés a une perception persistante que la justice
en Haïti sont le reflet d’un déni de droit et est au plus offrant. Ce qui met les couches
cela en contradiction avec les conventions les plus pauvres de la population c’est-à-
internationales en la matière. La prise en dire les femmes et les groupes vulnérables
compte du genre et de l'inclusion sociale à ne pas pouvoir jouir de leurs droits qui
constitue une précondition aux actions de leur sont conférés par les codes en vigueur.
développement durables et inclusives dans La majorité des pratiques ont préséance
la commune de Cap-Haïtien. sur les lois et l’on assiste à une institution-
es . . nalisation des comportements discrimina-
Le cadre de référence régissant les droits . Sp
: : : toires à l'égard des femmes et des groupes
et devoirs des acteurs et actrices au sein k
, on, , . vulnérables.
d'une société est composé des principaux
instruments juridiques régissant les droits Par rapport à la vie communautaire, à Cap-
des femmes et des groupes vulnérables en Haïtien et d’ailleurs à travers tout le pays,
Haïti que sont la Constitution Haïtienne de il n’y a pas d'obstacles majeurs empêchant
1987; la Déclaration Universelle des Droits les femmes et les groupes vulnérables à
Humains ; la Convention sur l'élimination participer et à s'impliquer dans la vie com-
de toutes les formes de discrimination à munautaire. Les années 90 ont vu une ex-
l'égard des femmes (CEDAW) ; la Conven- pansion de la formation de groupes, grou-
tion Interaméricaine pour la prévention, la pements, associations, fédérations fondées
sanction et l'élimination de la violence faite et dirigées par des femmes. On dénombre
aux femmes (Belem Do Para) ; et la loi du une vingtaine d'organisations composées
11 mai 2012 portant sur l'intégration des uniquement de femmes selon les données
personnes handicapées. recueillies auprès des « Makôn » qui sont
, on ue une des regroupements d’associations/orga-
La présence d'outils juridiques et de ous Los x
Hi int tional { confi ; nisations initiés par le Konsèy Nasyonal
conventions internationales qui confirmen . a ue
Do ae | , x q Finansman Popilè (KNFP). A Cap-Haïtien,
l'égalité des droits n'empêche pas que le . .
ns nu il y a des groupes de femmes qui se sont
cadre juridique haïtien comporte encore z LOR :
L : . démarqués à travers le temps et qui ont
des textes discriminatoires portant préju- . k Lun
. u influencé les comportements discrimina-
dice aux femmes et aux personnes vulné- . L£eA Bacs
‘ | . toires dans notre société et les décisions
rables en les maintenant dans une situation .
| des gouvernants en ce qui concerne le res-
juridique défavorable. .
pect des droits des femmes et des groupes
vulnérables. Il est possible de mentionner
[page 251]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 251
parmi les plus influents AFASDA, SOFA, société haïtienne et conséquemment dans
Fanm Vanyan et récemment beaucoup la commune. Cette peur des différences
d'entreprises féminines qui se sont distin- met ces groupes de citoyens et citoyennes
guées par leur professionnalisme comme très souvent en situation d'insécurité car
Femmes Entrepreneures du Nord. ils subissent des attaques verbales ou phy-
, , siques touchant à leur intégrité morale et
Malgré la présence de tous ces regrou- .
PE physique.
pements féminins et le mouvement des
femmes qui ont créé ces espaces de discus- Cette violence affecte toutes les communes
sions, de consultations, et d'actions com- d'Haïti notamment Cap-Haïtien qui a hérité
munes sur des enjeux concernant la condi- de traditions ancestrales rétrogrades ins-
tion féminine ; la lutte des femmes reste taurant la supériorité des hommes sur les
une nécessité qui doit servir de levier pour femmes et dans un contexte global discri-
pouvoir intégrer les sphères de décision minatoire, de la suprématie des couches
communales, voire nationales. les plus riches sur les couches pauvres leur
. Le . donnant des droits ayant primauté sur ceux
En ce qui a trait à la violence, compte tenu
x : des autres.
du rôle clé des femmes et des groupes vul-
nérables dans les domaines de la produc- Une certaine régression dans la lutte contre
tion et de la reproduction, et les respon- les violences faites aux femmes semblait
sabilités inégales assumées par celles-là, être observée, dans les quartiers défavo-
toute détérioration de la situation socio-po- risés en Haïti par beaucoup de femmes
litique et socio-économique porte atteinte assoiffées de justice. La crise politique,
aux femmes et aux groupes vulnérables en jointe à la criminalité grandissante, laisse
subissant toutes sortes de violences qui les planer de profonds doutes sur les acquis
obligent à renforcer leurs stratégies de sur- de la lutte contre les violences faites aux
vie. femmes et filles en Haïti, tout comme dans
. . la commune de Cap-Haïtien.
Le fait que les femmes ne constituent pas
un groupe homogène les place souvent Selon l’'UNFPA, en 2021, les cas de vio-
dans une situation différente et les ex- lence basée sur le genre ont augmenté de
pose à différents types de violences selon 377 %, et on estime ainsi que 6 500 per-
qu'elles assument les charges domestiques sonnes seront exposées à des violences
ou qu'elles accomplissent un travail qui les sexuelles dans les mois à venir. Près de 5
rapporte de hauts revenus ou encoree le 000 personnes déplacées dans leur propre
fait qu’elles aient un niveau d'éducation re- pays risquent de contracter des infections
connu dans la société ou qu’elles jouissent sexuellement transmissibles (IST) et no-
d'une santé robuste. tamment le VIH/SIDA.
L'orientation sexuelle des hommes et des D’après les participant-e-s dans le proces-
femmes est un autre paramètre qui met sus qui a conduit à ce diagnostic partici-
en évidence les discriminations dans la patif, les violences à l'égard des femmes,
[page 252]
M PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
restent un sujet préoccupant au sein de classe et de 25 élèves pour un maître. On
la société haïtienne et de la population de peut souligner qu'il y a beaucoup d’indica-
Cap-Haïtien. Ce qui pourrait remettre en teurs de qualité dont les valeurs sont net-
question tout le combat des féministes tement en-dessous des seuils minimums
haïtiennes durant des décennies s’il n’y a acceptables, par exemple le nombre de
aucune conscientisation et prise en charge mètres carrés de salle de classe pour un
réelle par les gouvernants. élève est de 0.66, le pourcentage de salle est
. . . de 80.65% avec un tableau de travail et de
En ce qui concerne la formation et la vie
. | 34.22 % avec un bureau.
professionnelle, à l'échelle nationale, le
taux net de scolarisation dans le primaire Au niveau secondaire, les conceptions déva-
est plus faible dans les zones rurales (80%) lorisant les filles et les femmes influencent
que dans les zones urbaines (91%). Seuls le système éducatif haïtien. Si le nombre de
68% des enfants issus des ménages les plus filles et de garçons atteignent le niveau se-
pauvres fréquentent l’école primaire contre condaire, on constate une forte déperdition
92% chez les ménages les plus riches et le des filles au niveau du 2ème secondaire à
niveau des apprentissages reste très bas. cause des grossesses précoces ou des situa-
En Haïti, seulement 63% des enfants de 36- tions économiques précaires des parents
59 mois fréquentent un programme d’édu- qui font face à des urgences familiales pré-
cation préscolaire. Dans les zones rurales, férant ainsi sacrifier l’'écolage des filles. Des
le taux de présence à l’école est de 50% préjugés sexistes n’encouragent pas la per-
chez les enfants vivant dans une extrême formance des filles, car leur entourage leur
pauvreté, comparé à 59% dans les zones offre des recours comme le concubinage,
urbaines. Le taux de présence des filles vi- le mariage et même la prostitution comme
vant en milieu rural est moins élevé (envi- d’autres moyens de subsistance.
ron 50%) que celui des filles vivant dans le . . Lo
zones urbaines (70%). Les chiffres sont de Au niveau universitaire, il y a Une carence
50.82% à l'échelle des communes. de données statistiques qui ne permet pas
de mettre en exergue la problématique
Dans le département du nord d'Haïti, les genre dans les universités d'Haïti et encore
données disponibles montrent que près moins à Cap-Haïtien qui est très peu pourvu
de la moitié des élèves des deux premiers d'universités publiques, la majorité étant
cycles de l’enseignement fondamental ont des universités privées ; ce qui est une ano-
dépassé l’âge légal pour leur classe. Cette malie qui exige des familles un effort consi-
situation s'explique par la rentrée tardive dérable pour soutenir leurs enfants à conti-
des enfants à l’école. Le poids de l'offre nuer leurs études dans la capitale. Malgré
publique au niveau du fondamental varie une tendance à la hausse de la représentati-
entre 12.68% à 50.82% à l'échelle des com- vité des femmes dans certaines universités
munes. À Cap-Haïtien, la proportion des privées, il en demeure qu'elles dominent
écoles fondamentales publiques représente encore les filières traditionnelles et sont
14.07% avec un ratio de 41 élèves pour une sous-représentées dans les filières scienti-
fiques.
[page 253]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 253
Il y a une absence de politique qui sous- scolarisation des filles est de 61.30%, un
tend l'égalité des sexes dans le système uni- peu supérieur à celui des garçons qui est de
versitaire haïtien dû à des facteurs comme 58.70% pour le niveau primaire.
des injustices historiques qui ont favorisé , . no
, . . x k . Le taux de déperdition est plus élevé chez
l'exclusion des filles du système éducatif, |
ax . . . les filles que chez les garçons. Les facteurs
des stéréotypes sexistes circulant depuis : |
. Loos D . qui semblent rentrer en ligne de compte
le secondaire qui limitent l’accès des filles | : x :
x . sos ue sont à la fois les tâches domestiques et les
à des professions académiques et libérales. , ,
conséquences des grossesses précoces. Il
Dans le secteur de l'éducation, les princi- est remarqué la persistance d’un traite-
pales caractéristiques de la condition fémi- ment discriminatoire des conséquences de
nine de Cap-Haïtien ne se distinguent pas la grossesse précoce. Tandis que les filles
de celles du territoire national. Elle suit enceintes font l’objet de sanctions et sou-
encore les schémas traditionnels imposés vent de l’éjection du système éducatif, les
par la société haïtienne et un système de garçons ne sont pas tenus responsables de
gouvernance discriminatoire. Elle se carac- leurs actes et ne subissent pas de sanctions.
térise par un taux d’accès et de maintien . . Le. .
Lo nor pe . La formation technique est discriminatoire.
inéquitable aux opportunités d'éducation, . ,
. NE . . Les filles sont souvent placées dans des for-
un traitement discriminatoire au sein du : : un :
k . . , mations techniques dans les filières dites «
secteur éducatif, un curriculum n'ayant Vu. . u n .
k k féminines » basées sur la répartition tradi-
pas évolué avec le contexte actuel, un taux ti Ile d ôles et davté b
de réussite différencié et plus difficile en 1onne e ces ro es EL peu a ap £e aux e
. . soins/opportunités du marché du travail.
fonction des charges domestiques accor-
dées aux filles, une formation reproduisant En matière économique, comme toutes
la ségrégation du marché de travail et les les communes d'Haïti, la ville de Cap-Haiï-
inégalités d'opportunités et de chances, un tien n'échappe pas à cette dichotomie de
traitement inégal dans l’accès à l'éducation ville urbaine enclavée dans des quartiers
des adultes, et une formation technique et périurbains et ruraux. En tant que ville
professionnelle reproduisant les schémas côtière, l’une de ses principales activités
sexistes traditionnels. économiques est l'exploitation de produits
k Le . halieutiques. L’urbanisation des sections
Les données sexo-spécifiques au niveau du
Lo k Dre NS VE communales repoussant de plus en plus
primaire démontrent que l'accès à l’édu- , | .
. due ue l'agriculture, la ville et les zones avoisi-
cation ne comporte pas des distinctions ,
Lo pren e nantes sont devenues un vaste marché
significatives par rapport au genre et donc : |
NA . ET k public regorgeant de petit-e-s, moyen-ne-s
un accès égal au niveau primaire à l'entrée. ’
. . et grand-e-s commerçant-e-s, tous produits
Il ressort aussi une augmentation du Taux fond
Net de Scolarisation (TNS) des enfants âgés contonqus:
de 6-14 ans fréquentant l’école fondamen- La compréhension de la problématique du
tale, qui est passé de 68.10% en 2010-2011 genre et inclusion sociale dans les activités
à 77 % en 2015-2016 selon les résultats économiques liées aux secteurs productifs
de ce recensement scolaire. Le taux net de est strictement liée à l'analyse de la divi-
[page 254]
RE 5 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
sion du travail, à l’accès et au contrôle des plus élevés. Ce commerce est dominé par
ressources ainsi qu'aux intérêts pratiques les hommes principalement.
et stratégiques. : ,
Le commerce informel est dominé par une
La division du travail en agriculture, dans la présence féminine qui masque la visibilité
pêche ou autre activité de production, d’en- des hommes tant qu’elle est impression-
treprenariat est traversée par des facteurs nante. Dans les marchés comme dans les
culturels et de construction sociale, assis rues, les commerçantes collées les unes aux
sur des mythes et des clichés qui ont la vie autres défendent leurs territoires en vue
dure d’une génération à l’autre. La com- de préserver leurs intérêts dans un marché
mune de Cap-Haïtien ne fait pas exception hautement compétitif.
à la règle car la division du travail est frag- ,
R LOib£QIEé À Cependant le secteur formel est occupé ma-
mentée par des activités liées au rôle repro- ST. L u
ductif de la femme dans la famille et dans le Joritairement par les hommes qui ont à la
monde du travail, et des activités liées au fois l'accès et le contrôle des ressources ni
À . À 4x de jure ni de facto ; c'est-à-dire que le cadre
rôle productif plutôt associé à des hommes. à | D. .
règlementaire et juridique favorise les
Les rapports sociaux de sexe conditionnent hommes en ce qui concerne le droit à l’héri-
l'utilisation et la répartition du temps jour- tage, le droit à la terre. En matière de créa-
nalier et saisonnier des hommes et des tion d'entreprises, il n’y a pas de barrières
femmes et exercent une grande influence visibles ou légales empêchant les femmes
sur les chances de saisir certaines opportu- d'évoluer dans l'entreprenariat mais
nités dans le domaine de la formation des elles ont un accès limité au crédit qui leur
adultes, de l'emploi et de l'indépendance permettrait d'investir dans des créneaux
financière selon que l’on est une femme ou porteurs à cause de leurs faibles revenus,
un homme. n'offrant pas de garantie aux institutions
financières.
La pêche représente une grande source
de revenus, mais cette activité est surtout Et pourtant, la commune de Cap-Haïtien par
dominée par les hommes qui affrontent les sa position devrait offrir beaucoup d'oppor-
courants marins à chercher la pêche mira- tunités d'emploi et de progrès économique
culeuse qui les sortira de la pauvreté. Les pour les femmes, car ses communes avoisi-
nombreux kilomètres de côtes ne sont pas nantes sont très riches en produits expor-
suffisants sans des technologies modernes tables comme le cacao et le café mais ces
pour une augmentation significative de denrées de grande importance économique
la production halieutique. Les conditions sont mal exploitées ; aussi bien les planta-
d'exercice de la profession de pêcheurs tions que les usines sont majoritairement
sont rudes et font reculer les femmes qui les propriétés des grandes familles pater-
se contentent de la revente des produits nalistes traditionnelles.
de moindre qualité dans les familles. Les , .
produits de qualité issus de la pêche sont Par rapport au développement urbain en
vendus directement aux hôteliers et res- ce qui concerne le genre, Cap-Haïtien fait
. k actuellement face aux défis d’une urbanisa-
taurateurs de la ville car les revenus étant
[page 255]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 255
tion désordonnée et déficiente. Cette urba- groupes vulnérables (handicapés de tous
nisation est caractérisée par un manque genres, pauvres) ont peu d'opportunités
d'infrastructures et d'équipements collec- les obligent à se cantonner beaucoup plus
tifs de qualité dans le domaine de l’habi- dans le secteur informel avec des salaires
tat et des transports au lieu d'améliorer inférieurs aux minimums légaux et à avoir
les conditions de vie des hommes et des accès à des secteurs faiblement généra-
femmes, des groupes marginalisés et sonne teurs de richesses.
le glas en constatant l'augmentation du , . . LL.
PNR Lo . L'évolution de la ville de Cap-Haïtien ne
déséquilibre socio-économique mettant en . er
LRO TERA laisse pas indifférents les chercheurs en
exergue les inégalités entre les hommes et : | , | u
sociologie, en économie et développement
les femmes. | . ; ;
urbain car elle est typique d’une ville aux
Le contexte urbain, contrairement à cer- conditions précaires : pollution causée par
taines écoles de pensée, qui devait béné- des eaux usées et des déchets à ciel ouvert,
ficier également à toute la société met les bâtiments vétustes jouxtant certains dits
femmes etles groupes vulnérables dans une modernes mais construits sans respect
situation difficile. On constate une réduction des normes, une architecture déchiquetée
de la mobilité des femmes et des groupes non identifiable, des bidonvilles avec des
vulnérables à cause des espaces publics non espaces et des logements exigus, tout cela
adaptés et parfois dangereux car ne respec- dans un enchevêtrement compliquant la
tant pas les normes de construction. Les circulation.
femmes et les filles sont souvent victimes . . ,
. À Din cames x Cap-Haïtien est un milieu exposé en per-
de viloence due à l'insécurité galopante et à L :
me k Lacs manence à la catastrophe environnemen-
l'intolérance de la société. k | . ,
tale où les risques côtoient les désastres
De plus, la dégradation de l’environnement, mettant en danger la vie de ses habitants,
le manque de services sociaux de base citoyens et citoyennes avec une absence de
(eau et assainissement, éducation, santé voix et de pouvoir dans les sphères de déci-
etc. et économiques (routes, marchés etc.) sion et le secteur politique sans espoir de
exposent les groupes marginalisés à des changement.
efforts surhumains (longs trajets, manque , .
. . Le Lu Les résultats de gouvernance devraient te-
de toilettes, insalubrité, exposition aux ma- . : ? j .
. . nir compte à la fois des besoins pratiques et
ladies) et des risques (pertes, vols, attaques .
x . k . stratégiques des femmes et des hommes en
à main armée, accidents de la route) pour n | l k ;. |
Les . . L matière de relations sociales. Bien qu’il y ait
satisfaire leurs besoins sociaux et écono- , . .
miques des statistiques démontrant qu’il y a moins
‘ de corruption dans les pays où les femmes
Aussi, leur faible accès à la propriété et les sont très engagées dans la politique, dans
coûts associés aux logements pénalisent et l'économie et le marché de l'emploi ; en
appauvrissent encore plus les femmes et Haïti, la grande majorité des femmes qui
les autres groupes vulnérables. Enfin, dans représente 51% de la population sont relé-
le secteur de l'emploi où les femmes et les guées à leurs rôles traditionnels et ont très
[page 256]
256 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
peu d’accès à la vie politique. De ce fait, Malheureusement, on est en face d’un dia-
n'ont pas une vie publique qui leur permet gnostic accablant en termes d'égalité des
de participer et de s'impliquer dans les droits et d'égalité entre les genres dans
sphères décisionnelles du pays. la société non seulement à cause du vide
À juridique mais aussi à cause du manque
Il en est de même pour les autres groupes . » dues
, ? | de connaissances et de l’irresponsabilité
marginalisés comme les personnes à mobi- Lu x .
7. | des dirigeants à porter cette construction
lité réduite, les personnes avec un handi- Lac . Lo es
_. de société de droit. Les inégalités sont fla-
cap limitant, les LGBTQ, les hommes et les Les Le
| u grantes et perdurent dans la société haï-
femmes pauvres qui ne sont pas représen- . 2 Bo ne sent:
. D tienne malgré la création d'institutions
tatifs dans les institutions de gouvernance. nus 2 . Loscex
Maleré ble d'outils turidi k étatiques régulatrices comme le Ministère
algré un ensemble d'outils juridiques e x ue PRE .
d 8 ti int tional J q . à la Condition Féminine et aux Droits de
e conventions internationales, comme in-
diqué olus haut 1 dre turidi Haïti la Femme (MCFDF), organe transversal et
iqué plus haut, le cadre juridique haïtien . en:
q " des loi " q inatoi normatif, le BSEIPH, Bureau du Secrétaire
comporte encore des lois discriminatoires Does Vrass . .
p nes . d'État à l'Intégration des Personnes Handi-
portant préjudice aux femmes et qui les capées
maintiennent dans une situation juridique ‘
défavorable par rapport aux hommes.
lé Lé
En résume
e\ Selon les acteurs locaux participant aux ateliers, la lutte pour l'égalité du genre et l’inclu-
sion sociale a connu certaines avancées à travers l'existence de plusieurs organisations
de défense des droits de la femme et d'accompagnement de femmes victimes dans la com-
mune. Des femmes sont aussi impliquées dans les activités sociales réalisées. Cependant
les contraintes empêchant une pleine participation autant des femmes que des hommes
au développement de la commune sont nombreuses.
Les participant-e-s ont évoqué le manque de respect des droits des femmes et des filles (cas
de femmes esclaves de sexe et de filles en domesticité), le manque d'assistance des femmes
en situation difficile, le manque de sensibilisation et d'information des jeunes filles sur
les risques liés aux grossesses précoces. Ces contraintes sont favorables aux situations
de violences verbales, de viols, d'harcèlement sexuel, d'attouchements et de domesticité
qui sont des menaces identifiées par les acteurs locaux. Une présence minoritaire des
femmes dans les postes nominatifs au niveau des administrations publiques locales et
déconcentrées est aussi à déploré. On dénote également une persistance de la discrimina-
tion envers les femmes dans la fonction publique car la majorité des femmes travaillant
dans des institutions étatiques ne sont pas à des postes de décisions ainsi qu'une présence
non représentative et un pouvoir limité des femmes dans les postes électifs au niveau des
instances municipales et des instances législatives.
Néanmoins la municipalité peut profiter de certaines opportunités pour induire une meil-
leure contribution des relations de genre dans le développement de la commune. Parmi
les principales identifiées, on a évoqué les actions du Ministère à la Condition Féminine et
des Droits de la Femme, le projet d'égalité femmes-hommes de l'ONU, et le programme de
formation sur les droits de l'Homme conduit par AFASDA. Cependant, malgré les dénon-
ciations, manifestations et efforts divers déployés, la bataille pour l'égalité des sexes ou
l'équité de genre est loin d'être gagnée dans la commune.
[page 257]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 25728088
[2.4.8 N
DYNAMIQUES ASSOCIATIVES ET LIENS ENTRE
LES DIFFERENTS GROUPES SOCIAUX
Selon les informations recueillies en 2010 de ces organisations sont l'éducation, la
par l'Organisation des Etats Américains culture, la santé, le loisir, le développement
(OEA) et l'Institut international pour la dé- et la protection de l’environnement. La
mocratie et l'assistance électorale (IDEA), commune compte également diverses fédé-
la société civile était formée d'une centaine rations d'associations.
de groupes comptant au moins 10 membres
et d'une centaine d'ONG locales, telles que Quatre grands secteurs représentent les
les associations, les groupes de pression, les principaux domaines d'intervention des or-
organisations de défense des droits humains ganisations recensées. Il s'agit du dévelop-
et de droit de la femme ainsi que les Orga- pement (22 organisations), du secteur san-
nisations communautaires de bases (OCB) té, eau et assainissement (17 organisations
enregistrées (JEAN-NOEL et al, 2010). Ces sur 96), du secteur social et droits humains
données sont confirmées par les enquêtes (14 organisations) et de l'éducation (13
menées dans le cadre du diagnostic com- organisations sur 96). Il est à signaler qu'il
munal qui révèle l'existence d’un total de 96 n'existe qu'une seule organisation s’occu-
organisations de la société civile évoluant pant de la cause des personnes vivant en
dans la commune de Cap-Haïtien (IFOS, situation d'handicap.
2021). La commune compte actuellement Au centre-ville, c'est l'éducation qui est
une vingtaine d'Organisations non gouver- le domaine d'intervention prioritaire des
nementales (ONG) dont 12 nationales et 8 organisations (avec 3 organisations sur
internationales (DDN/MPCE, 2021). 11 recensées), à Petite-Anse, c’est le déve-
En matière de fonctionnement des orga- loppement (14 organisations sur 37), au
nisations de la société civile capoise , on Haut-du-Cap le secteur « santé, eau et as-
constate que pour l’ensemble des organi- sainissement » avec 8 organisations sur 34
sations recensées (IFOS, 2021), la section recensées et à Bande-du-Nord, ce sont les
communale de Bande-du-Nord en compte secteurs « social, droits humains et l’éduca-
15, le Centre-ville 11, la section du Haut du tion » qui constituent les domaines d’inter-
Cap 33 et 37 sont localisées à Petite-Anse. ventions prioritaires avec 5 organisations
Les principaux domaines d'intervention chacune.
[page 258]
RE 5 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 62 : Répartit8ion des organisations selon le milieu de localisation et le domaine d'intervention
Domaines d'intervention Unité Spatiale
prioritaire Centre-Ville Petite-Anse Haut-du-Cap Bande-du-Nord Total
Fnvironnement | | 2 | + | _ |4.
Fcuture spors etais | 2 | | 1 | |.
RS DR ER ER RTS
mique
Santé, eau etasseinissement | | 7 | + | + |.
Développements | 1 | 6 | 7 | |».
Frersonne ayant un Hand | 2 À | | |:
Faute ss | 1 | 2 | + |.
FO rom un | #7 | & | à ||
Source : Mairie de Cap-Haïitien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
Les hommes et femmes d'affaire de la com- cements gouvernementaux (JEAN-NOEL et
mune se regroupent au sein de la Chambre al., 2010).
du commerce, de l’industrie et des profes-
sions du Nord ainsi que la chambre de com- Les organisations de la société civile capoise
merce des femmes entrepreneures d’Haïti/ font aussi face à des problèmes d'ordre
Nord (CCFEH /Nord). Il existe également structurel, parmi lesquels on peut citer
la Chambre des métiers et de l'artisanat d l'absence de siège social ou encore de lieu
u Nord d'Haïti (CMANH) qui regroupe l’en- de réunion car la plupart des OCB n’ont pas
semble des artisans et des professionnels, de siège social qui leur est propre, l'absence
surtout ceux des métiers manuels et tech- de fonds de fonctionnement et un modèle
niques de la commune ; et plusieurs asso- de leadership qui s'apparente à un style
ciations de propriétaires et de conducteurs autoritaire. En effet, nombre d'OCB sont
d'autobus. Déjà en 2010, il existait plus dirigées par un comité exécutif qui assure,
de 4, 000 patrons de petites et moyennes à lui seul, la prise des décisions sans consul-
entreprises dans la commune (JEAN-NOEL tations préalables des autres membres. Et,
et al., 2010). Aujourd’hui l’on recense 3298 dans nombre de cas, le comité exécutif se
entreprises dans la commune (IFOS, 2021). résume à son président (homme ou femme).
Les hommes et femmes d’affaires jouent Et ce président est souvent désigné, non en
un rôle important dans les prises de déci- fonction de son leadership et ses capacités
sion locale grâce à leurs capitaux, la force administratives mais eu égard à sa capacité
de leur activité dans la vie économique et de contribution pécuniaire lors des besoins
sociale mais aussi par l'accès à des finan- financiers de l'organisation.
[page 259]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 259
De plus, les membres des organisations lo- municipale de fonctionnement ou n’ont pas
cales ne participent pas de manière pleine su renouveler annuellement leurs patentes.
et entière aux rencontres des OCB. En effet, . . .
2 D ue es Ensuite, la question du financement. La
en absence de période d'activités, dans l on |
De . faible capacité d’autofinancement des or-
l'exécution de projets des OCB par exemple, | !
x Le ganisations locales capoise les entrainent
rare sont les membres à participer aux ren- à To, u
Los x souvent à recourir à d’autres fonds exté-
contres ordinaires des OCB. Ces problèmes . . .
, . 2 rieurs pour garantir leur fonctionnement
d'ordre structurel exercent un impact né- Le nn,
. AT 2 Le 4 ou réaliser des activités quelconques. Ces
gatif non négligeable sur la régularité et le fond : td la plupart d
fonctionnement des OCE. onds proviennent ans a plupart des cas
des dons de particuliers, notamment des
En matière de documentation et d’archi- politiciens ou de futurs candidats en pé-
vage, nombre d'organisations ayant parti- riode de pré-campagne électorale. Ainsi,
cipé aux ateliers de diagnostic communal certaines OCB sont souvent utilisées à des
estiment pratiquer la prise de notes et la fins politiciennes et électorales.
rédaction de procès-verbaux lors des ren- LA . . :
. . Lo En troisième lieu, vient la question de la
contres. Toutefois, la majeure partie n’en | :
. k . transparence et du modèle de leadership.
fait pas un usage systématique en termes _. |
, . . . La plupart des structures administratives
d'archivage ou de « registrariat ». : , .,
des OCB fonctionnent dans l’opacité la plus
Du point de vue structurel, la plupart des complète et leur gestion est souvent auto-
OCB existantes entretiennent de bonnes cratique. Une situation qui n’incite pas les
relations avec la Mairie en termes de sou- autres membres à prendre part aux activi-
tien pour l'obtention d’autorisations de tés de ces OCB.
fonctionnement, de lettres d'appui pour le . . .
. . . En dernier lieu, la question de la forma-
financement des projets par les bailleurs, . ‘ ,
Ro à © . . tion des membres constitue également une
d'invitations à s'impliquer dans des acti- ° . | .
Lee . contrainte majeure à la dynamisation et
vités communautaires comme le PCD, les . . D
. . Lo: le développement de la vie associative. En
audiences, les formations, les réunions de
. Does . effet, les leaders et les membres des OCB
consultation, etc. et bénéficient parfois de , , : u
. a Le déclarent etre peu formés et informés
subventions accordées par la Mairie. Re
quant au rôle à jouer dans le processus de
Toutefois, ces organisations locales sont la construction de la democratie participa-
confrontées à plusieurs défis quant à leur tive et le développement de la commune.
processus de renforcement structurel et Il est à sienal “I existe à Can-Haïti
Lo no , est à signaler qu'il existe à Cap-Haïtien
de dynamisation. Il s’agit tout d’abord de ue 8 . au . P |
. ; . ; d'intéressantesinitiatives en vue d’instituer
la question de l'enregistrement et de l'auto-
ue . k dans la commune des espaces de concerta-
risation annuelle de fonctionnement. Malgré . . . |
5 . Le op tion inter-associatifs, de discussions et de
l'existence au sein de la Mairie d’un Bureau , , ue .
, . Lou débats. C’est le cas avec l'initiative de mise
d'enregistrement des organisations locales , _ ne
. en réseaux des organisations de la société
et leur soutien aux OCB, nombre de ces Lu L | ‘
Lx , . ; Lou civile à travers les « Makôn » qui consti-
dernières n’ont toujours pas l'autorisation
[page 260]
RE 60 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
tuent des espaces d'apprentissage, de par- Véritable espace de partage d'expériences
tage d'expériences et de renforcement des et d'apprentissage pour les jeunes OCB, les
OCB. Makdn font cependant face à des problèmes
: , de financement depuis l’arrivée à échéance
Les Makôn sont des regroupements d’asso- du projet du KNFP.
ciations/organisations initiés par le Konsèy
Nasyonal Finansman Popilè (KNFP). La Du point de vue éthnique et culturel, la
commune de Cap-Haïtien compte quatre commune de Cap-Haïtien ne compte pas
Makdn, une dans chaque section commu- de groupes minoritaires. Mais comme ail-
nale et une au centre-ville regroupant cha- leurs dans le pays, les groupes générale-
cune près d’une quinzaine d'associations ment marginalisés comme les femmes, les
en moyenne. Les MAKÔN constituent des enfants des rues, les personnes en situation
espaces de rencontre, de partage d’expé- d'handicap, etc. se trouvent marginalisées
rience et de discussion entres OCB. Il s’agit dans la société capoise. En effet, bien que
de conjuguer les forces des différentes OCB les femmes soient majoritaires (53.53%)
membres afin de constituer une véritable dans la population capoise, elles occupent
force de pression auprès des autorités peu de postes clés dans les institutions pu-
étatiques et d'apporter des solutions aux bliques et souvent leurs droits civils et poli-
problèmes des communautés. La gouver- tiques ne sont pas toujours garantis. Quant
nance du Makôn se fait de manière rota- aux personnes vivant en situation d’handi-
tive (chaque 3 mois) entre les associations cap, un simple regard des infrastructures
membres. Il est à signaler que ce sont gé- tant publiques que privées de la commune
néralement les dirigeants des OCB qui re- montre une absence totale de la prise en
présentent ces dernières dans les Makôn. compte de leur situation et de leurs besoins
spécifiques dans la gestion de la commune.
lé Lé
En résume
| En matière de dynamique associative, la commune de Cap-Haiïtien est très active avec près
mn d'une centaine d'organisations de la société civile, deux chambres réunissant les hommes
= et femmes entrepreneurs de la commune et une chambre réunissant les artisans et profes-
sionnels. Ces organisations entretiennent de bonnes relations avec les autorités locales et
(2 constituent de véritables forces de pression dans les prises de décision au niveau communal.
Cependant, les OCB de la commune ne sont pas structurées. Nombre d’entre elles ne dis-
posent pas d'adresse, ne renouvellent pas à temps leur permis de fonctionnement, n'ont
pas de calendrier annuel de travail et fonctionnent souvent au rythme de l'existence de
projets financés, majoritairement par des ONG et des leaders politiques. Certaines OCB ne
fonctionnent pas de manière démocratique et suivant les normes de transparence et de
reddition des comptes. De plus, les OCB ne jouent pas pleinement leur rôle dans la construc-
tion démocratique et le développement de la commune. Toutefois, plusieurs opportunités
s'offrent aux organisations de la société civile tel le projet de mise en réseau des organisa-
tions supporté par KNFP, le projet de renforcement des OCBs sur le plan de la formation
supporté par ASFC, PADF ET PROSCH.
CCE ELLE R EN NEENNE EN E TTC L ENT EEE EENNNENNNE TETE EEE EENI
[page 261]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 26188
v
3 z er? + ue e LEA
’ ; REA ce Late.
Sn >< 2 ER ru en
à , FE ; he ee ec d
….s = nn, mn ». NA ag * L = A —- TS |
PA ie Te mm NN CON Er RE
a ns —— =
D _ en _ __
GS Parc'Saint-Victor.delCap=Haïtien: ne. - 3 =
+
SPORTS, LOISIRS ET ACTIVITÉS CULTURELLES Se.
En matière de divertissement, la commune natation et d’autres clubs offrant une for-
de Cap-Haïtien regorge d’une grande va- mation aux jeunes dans divers domaines
riété d'activités socio-culturelles et spor- sportifs.
tives. L'on y pratique près de 22 disciplines . , .
sportives qu'on peut répartir en quatre En ce qui concerne la capacité des athlètes,
(4) catégories. Les sports collectifs comme la commune dispose “sports sen
le football, le volley-ball, le basket-ball, le Pen N mon D N . Le
handball et le football de salle ; les sports maines comme es Jeux Fame, € Juc D, 'e
individuels dont le tennis, le badminton Taekwondo, les jeux d'échec et le cyclisme.
le ping-pong, l'athlétisme. la natation Le La commune abrite aussi des arbitres de
clisme. la danse et le bod buildin | les niveau national et continental dans les do-
ports cérébraux comme les feux de Eine maines du basketball, de Judo et de football ;
le scrabble, l'échec, les cartes, le ludo et le et plusieurs formateurs sportifs de niveau
domino : et finalement les sports de com- national et international accompagnant les
bat dont le Judo, le Taekwondo, Shotokan jeunes jaueurs en Judo, Taekwondo, Judo,
le Kyokushinkai, la Boxe, la Capoeira, le Football et athlétisme. L'on y trouve éga-
Taedoking, etc “La commune compte une lement trois clubs de football profession-
dizaine d'écoles de football, cinq écoles de nels évoluant dans l'élite du football haï-
[page 262]
RE 62 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
tien à savoir la première division (D1) : le tèges surtout lors de la commémoration de
Réal du Cap, l’Association Sportive Capoise la fête du drapeau et des événements spor-
(ASC) et le Football Inter Club Association tifs comme des matchs de foot, des courses
de Cap-Haïtien (FICA). de voitures, des courses de bicyclettes, de
. . Lo, motocyclettes, etc. où affluent des milliers
Toutefois, la pratique de certains jeux tra- , .
. D. de gens. Le Cap est l’une des rares villes du
ditionnels comme Boul Kare, Toupie, bille, Lo L
À pays à disposer de salles de cinéma encore
osselet, Marèl, etc. se font de plus en plus . 4 Lo Le
. . , . fonctionnelle où les cinéphiles peuvent
rare ettendent à disparaitre sirien n’est fait . Le
. à . jouir confortablement des plaisirs du sep-
pour les valoriser à nouveau. Il est à signa- Lx
: . : | tième art.
ler aussi que les athlètes et sportifs capois
ne bénéficient d'aucun support en matière Plusieurs fêtes patronales sont célébrées
de financement, que ce soit du secteur pri- dans la commune. On peut citer : La Notre-
vé ou du secteur public, en dépit de leurs Dame de l’Assomption célébrée le 15 août,
grandes capacités. En outre, la commune ne la Saint Jean Bosco célébré le 31 janvier et
dispose pas d’espace sportif pour les per- Sacré-Cœur célébré le 21 du mois de juin.
sonnes du troisième âge, les enfants et les Ces fêtes, surtout la Notre Dame, constituent
jeux dits handisport sont quasi-inexistants. de véritables activités socio-culturelles qui
. A, mobilisent toute la communauté capoise
Dans le domaine culturel, outre les activités Lo are NU
telles réalisé | ; et où s’affluent des milliers de pèlerins
onctuelles réalisées par les entrepreneurs à .
p p pre venant de partout. Ces fêtes constituent,
culturels, la commune de Cap-Haïtien ac- h 7 Le
k également, de véritables opportunités
cueille annuellement un grand nombre de / . . .
| : x | économiques pour les artistes, les artisans,
manifestations dont des fêtes nationales,
x n | les commerçants et autres vendeurs
champêtres et traditionnelles, des festivals , . . ; er
: | : | d'occasion qui y trouvent l'opportunité
(festival de la mer), des manifestations reli- ; . .
| ne . d'exposer des produits divers : tableaux,
gieuses, le traditionnel carnaval des étu- . . .
. | | . portraits, maillots, bougies, chapelets,
diants dont la ville en est une pionnière, le .
l mouchoirs, etc.
festival du grand-nord, des parades et cor-
CPR RS ee ni 4 Ê
a « | nés | x Fans PSE S 4e —— LE ur ra 2" = :
A : Fr
| MARAE - s
D À =" Tn., A LE APE À LC REP Le HOPPER UC) | US Ce
Le GE - # = > Loge LS « J à
._ "# _ — ES | tes 15 ; " JL Le
E m :4) Le LT
Noire Dane IL RES + - : ——
GE PPANLESE RES = = } RS D RE
[page 263]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 263
TABLEAU 47 : Principales fêtes patronales à Cap-Haïtien et leurs dates
Eglises ou confessions Unités spatiales
Notre Dame de l’Assomption Centre-ville 15 août
Haut du Cap
Centre-ville (Rue 3)
Notre Dame du Mont Carmel 15 juillet
Source: Mairie de Cap-Haitien / Inventaire des infrastructures et enquete socio-économiques sur les ménages / 2021
La commune dispose également de plu- Outre le site de Labadie, le Cap-Haïtien
sieurs plages tant publiques que privées dispose également d’autres stations bal-
dont le site de Labadie qui est l’une des néaires séduisantes. L'on peut citer : Cor-
plages les plus prisées de la Caraïbe. Cette mier plage, Picolet, Rival, Cadras, Ducroix,
station balnéaire, louée par l’État haïtien, etc. La plupart de ces stations possèdent
depuis 1985, à la Royal Caribbean Interna- des infrastructures assez complètes pour
tional, accueille annuellement des milliers les touristes. Et ceux-ci peuvent se consa-
de touristes (721,000 en 2019) et consti- crer aisément à la plongée et aux sports
tue, avec une taxe d’accès de 6 dollars US nautiques (jet-ski, ski-nautique, wake-
par visiteur/se, la plus grande contribution board).
auxrevenus touristiques du pays.
RAS Fe
» d d L !
x ARR ée “4 ’ ;
2 D 0 = k D #
dis VAT ee. Lob | RL T " r.
> V4 4 DR: Le er A ? 4 a | % & L he
»: me, D \ . ! ?. As : PE. d u or
: cs _ : E, [ LAS ps fe « , LE EL ' 12 { :
”d =,’ S ax, « r . «4 t LACSE P e
| à L EN": PE, net L'ENOPN
< + Lie - TE - L7 < CS Cr % à
. LA Tige NC , : Pa F #4 es A LE rad
” U : À CR 7 # p = 3 k £. 4
s f . CE z 4 ë "+ /
Lt + et +2 : 7 #3 off Re
‘” ur | ‘ “ / iH? F rat
| . in RE je N'is 0 2 rte
# == ; LTD nu x ES €
€ ee - ge À : ee Rat #
ec? « , 2 4
GLabadeee | 4 Ce NE . . LA
e “ ta 4 ‘ » 3
ns — <- Lens _— _ Ée …
LE + = — a Co = [a
[page 264]
LL
» | } ï à à À E * 1
ñ ”_É
: à pr ÿ RL ï
NX = >, De Loue, PS 7 de
Carte
En termes d’infrastructures de sport, de loisirs et d'activités culturelles, la commune
de Cap-Haïtien est relativement bien équipée. On y dénombre quarante-un (41) infras-
tructures sportives (terrains de sport) identifiés sur la carte ci-dessus par une boule
noire avec 2 triangles blancs à l'intérieur, deux (2) bibliothèques représentées sur la
carte par une boule bleue ciel, huit (8) centres culturels (salles de théâtre) identifiées
sur la carte par un carre bleue vert et noire, sept (7) espaces de cinéma dont une salle
conventionnelle (PU : Cap-Haïtien, 2013) représentées par les boules rouges et noires,
23 coins de rue (places publiques incluses) presqu’équitablement réparties entres les
sections; soit 8 au centre-ville, 5 à Petite Anse, 5 à Bande-du-Nord et 5 au Haut du Cap.
Ces derniers sont représentés sur la carte par une double boule noire et blanche et
un carré jaune abricot et blanc. Deux gaguères identifiées sur la carte par une boule
blanche avec un C l’intérieur où régulièrement des amateurs de combat de coq se réu-
nissent pour s’adonner à leurs passions, réaliser des paris et se distraire. La commune
compte également environ sept (7) discos/Night club représentés par un astérix noir,
dix (10) plages représentées sur la carte par une boule blanche avec un parasol au
milieu, une salle de gym représentée par une boule mauve et blanche, des infrastruc-
tures non catégorisées par les enquêteurs identifiées sur la carte par une boule jaune.
Cesinfrastructures sont reparties ainsi dans les sections : 20 dans la 1°" section Bande-
du-Nord, 52 dans la 2ème section Haut du Cap et 35 dans la 3ème section Petite Anse,
ce qui fait un total de 107 infrastructures de loisirs dans la commune de Cap-Haïtien.
[page 265]
4 5 à #41 ss 3 3 © BU LENS 2
LE 54 Lis ShAU Fi szr |
SA 0 2 25 Dh y fs 1258
| 5 SE 4
u e… | NE P 3 36
Z KE —
=)
= cosenz écoraie
> = = 1 _ 1
© RER
S HARERARREERE j
A RAPPEL ÉEEPEEE 5 à: à
HP AREEFERHANE “2 ë
£ SP UEEPEREE FE PHARRE È Î tr : LA
= 1 ER HER SANES JE EN 5 . 2 1: ? CRE |
lnlnlelelnlelel sc nlalalsis s 26 sr
© ÿ | [CCC ” L diifi;
— Je » e le © cet
[ea] » 2
A ice LA à 5
“ Se Es
e 17,513 =
él E à “+ = À 331223 È
H | ce 5 EERSE Ë
œ î Ë Eee ! Torre S
© L. M: + ï+, an { C2 S
œ pr È CE à
a ss PS 2°/ : T à
La | Le La S
7 F : ê À = » Ÿ/ î È
[26] la ] fi 4 mre 2/ S
Œ 1 2hiQi _ E
= } HE $ S HE " S
= 'l a È 41 à
© ‘4 2 À È ? 2e 3 S
= ; 13 2r È
| +] 458 3 ©
4 È » =
= a 5 | "à $
ë
5
©
3
a
Li TA
covbssz scovaue à
S
[page 266]
266 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 64 : Inventaire des Infrastructures de sports, de loisirs et de divertissement dans la com-
mune de Cap-Haïtien
Infrastructures de sports, de loisirs et de divertissement
Unités mi / Bibi
spatiales i EEE 1D1O-
F Disco | Terrain de Gaguère | Coins de centre | Cinéma thèque
sport rue culturel
Bande-du-
2 1 5 1
GRAND 2
TOTAL Tom em 8 7
Sources : Mairie de Cap-Haïtien | Inventaire des infrastructures et enquête socio-économique sur les ménages (IFOS, 2020-2021)
Toutefois, les équipements sportifs et culturels sont généralement petits et non-réglemen-
tés. Ils ne sont pas aménagés convenablement pour recevoir du public en touttemps, comme
pour la saison des pluies, par exemple, et ne tiennent pas compte des questions de sécurité
obligatoires pour ce genre d’infrastructures.
lé Lé
En résume
e\ La commune de Cap-Haïtien possède des atouts importants dans les domaines du sport, des
loisirs et des activités culturelles. En effet, l’on y trouve plusieurs infrastructures sportives ;
des athiètes, des formateurs et des arbitres de haut niveau qui pratiquent environ 22 disci-
plines que ce soit dans les sports individuels, collectifs, cérébraux et de combat. Cependant,
les infrastructures ne sont pas toujours réglementaires et les sportifs ne disposent pas de
financement nécessaire afin d'exploiter pleinement leurs potentialités. De plus, le sport et la
culture, qui pourraient constituer de véritables leviers pour le développement de la commune
ne sont pas suffisamment pris en compte dans les politiques publiques nationales et locales
et ne trouvent pas d'investisseurs auprès du secteur privé. Ainsi, des investissements dans ces
domaines se révèleront bénéfiques pour la commune.
Dans le domaine des loisirs et des activités culturelles, la commune abrite près de 23 coins de
rue y compris les places publiques, sept discos et plusieurs salles de cinéma. Elle accueille an-
nuellement des manifestations culturelles diverses où affluent des milliers de personnes (pè-
lerins). Ces activités peuvent constituer de véritables outils de valorisation des patrimoines
touristiques, historiques et naturels de la commune, gages du développement de l'industrie
touristique.
ne. = a m “ si) à =
> « nr
—_ = k . a on dE es . …
[page 267]
, pds G.Marchéitouristique
L
! ni à :
La OIDUne de CaprHaisen est connue Arts, est l’un des facteurs ayant favorisé
pour sa musique, sa littérature, son folklore cette éclosion de la sculpture et d’autres
et sa peinture dont le renommé peintre formes artistiques dans la commune. À cet
Philomé Obin en est le plus digne représen- effet, le campus constitue le principal centre
tant de formation des artisans de la commune.
Les opérateurs culturels de la commune Nombre d'artisans capois se consacrent
sont unanimes à reconnaitre l'existence également à la production de masque lors
d'excellents portraitistes et des peintres des périodes carnavalesques.
avec d'énormes potentialités à Cap-Haïtien. Toutefois, le secteur est confronté à l’ab-
En effet, les peintres contemporains de la sence d’un véritable marché et d’une vi-
commune peuvent reproduire des tableaux trine où les opérateurs pourraient exposer
de n'importe quelle école de peinture. Tou- leurs œuvres en permanence. Hormis les
tefois, les peintres capois font face à une périodes des fêtes traditionnelles (1° mai,
faiblesse en termes de capacité de produc- fêtes patronales, carnaval), il n'existe pas
tion, ce qui laisse les opérateurs perplexes de véritable événement artistique dans la
quant à l'avenir de la peinture capoise et la commune où artisans et amants de l'art
possibilité d’une nouvelle révolution pictu- pourraient se retrouver. De plus, il n'existe
rale comme avec le mouvement naïf. pas de musée dans la commune, à partir
En termes de sculpture, les artisans capois celui de la monaie de la BRH.
travaillent avec du papier maché, sur du En ce qui concerne le théâtre, dèsles années
bois, de l'argile (terre cuite), le fer découpé, soixante, la commune a vu naïitre plusieurs
le fer frappé, le recyclage et le ver de récu- clubs socio-culturels tels Cercles l’Essor,
pération. La presence du Campus Henry l'Elan, etc. Plusieurs salles de spectacles
Christophe de Limonade de l'Université servaient de haut lieu pour les représenta-
d'État d'Haïti, avec sa Faculté des Beaux- tions théâtrales. Parmi les dramaturges les
[page 268]
RE 65 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
plus connus de Cap-Haïtien, on peut citer des associations culturelles comme l’Ate-
Christian Werleigh et Claude Vixamar. lier Soleil, le centre Impact ou l'association
. . Galimatcha.
La commune compte de nos jours plusieurs
salles de spectacles pouvant accueillir des Cependant, les salles de représentation
représentations théâtrales : la salle parois- dont disposent la commune sont sous-équi-
siale, l’auditorium du collège Régina, l’audi- pées, exiguës et ne répondent pas véritable-
torium du Collège Notre Dame etle club ciné ment aux critères minimaux des salles de
Versailles, la salle de l'Alliance Française au représentation standardisées. Elles n’ont
Cap-Haïtien et l’auditorium Oswald Durand pas de loges, ne disposent pas de l'éclairage
du Collège Bell Angelot. requis et n’ont aucune logistique de scène.
. De plus, la commune ne dispose pas de res-
Selon les professionnels/les du secteur, la h = lifié ière d
di de plus d'une cinquan- sources humaines qualifiées en matière de
commune DOS p\ dl logistique de scènes, que ce soit au niveau
taine de troupes de théâtre que ce soit au DRE ;
: | du son, de l'éclairage, du maquillage, de
niveau amateurs ou professionnels avec des = 5 cp Lt
à : desf construction de scènes, etc. Si l’on veut une tés
ER UE HATAAEERNE) EVE SL représentation réussie au Cap-Haïtien tout V
mations en Haïti ou à l'étranger. Pas moins ee = f}
, DE (logistiques, ressources humaines, etc.)
de quatre (4) festivals de théâtre sont orga- de À à . : É
- 1 d | doit être commandé depuis Port-au-Prince &
nisés annuellement dans la commune par ou ailleurs. a
Æ PL=
EL ni, … . = Fe... Rs _— ——
RE PO — _
Hérains depot cgymnastumtdulChampsrdes Mars} É … p
| = - ? a D pe
ü + CLS A
ZE LL! ME HULL * Me - KN NY |
Ÿ s sh È
NX F WU } ns
1 | | (l 1 LE
A Re F D = = |
h (GhVersaillestdelEap-HaitienttEspaceldelGinémalettautresiloisirs - G Façade et porte d'entrée du gymna- |
— — s siumldu champs-de-mars +
é SN | |»
[page 269]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 260
La ville de Cap-Haïtien est également très du secteur). Qu'il s'agisse de la danse tradi-
réputée pour sa musique et ses musiciens. tionnelle, de la danse latine, du ballet, de la
Ceux-ci ont toujours fait partie de la vie danse moderne, on trouvera des danseurs
culturelle mondaine capoise. et danseuses professionnel-le-s dans toutes
. LL. ces variantes. Parmi les troupes de danse
De nos jours, la commune de Cap-Haïtien ;
d . de fort oten les plus en vue de la commune, l’on peut
Le € DE de th p citer : Ayiti Dans an nou, Haïti Danse Art,
iel. La pérennité des mythiques groupes ne . . .
Sent . LetT ny q | 8 . p t l’Académie de danse Marie-Louise Coida-
EP! en rlonna Et roplcana, qui arriven vid, Ti Pedan et Makaya (ces deux derniers
toujours à puiser dans le terroir pour trou- Lui: .
. se spécialisent uniquement dans les danses
ver de bons musiciens, en est la preuve. De Le
. . traditionnelles).
plus, la commune dispose de plus de six
(6) écoles de musique et accueille annuel- La commune de Cap-Haïtien est connue
lement plusieurs festivals de musique. Et, pour sa littérature étincelante. En effet, la
le Cercle des Musiciens Chrétien Capois commune est la terre d'écrivains de renom.
(CEMUCHCA) assure la pérennité de la mu- Qu'il s'agisse de la poésie, de roman, de
sique classique dans la commune l'essai, etc. les écrivains capois sont parmi
ne . les meilleurs du pays et sont de renommée
Comme pour le théâtre, le secteur fait face . ; . Le
L k . mondiale. L'on ne saurait parler de poésie
à un problème d'’infrastructures et de res- me .
. , haïtienne sans citer Oswald Durand et son
sources humaines compétentes. En effet,
| fameux « Choucoune ».
la commune dispose de seulement deux
(2) night clubs, sans infrastructure de Cap-Haïtien est également la terre de Jean
base avec des capacités d’accueil limitées, Baptiste Cinéas, auteur du premier roman
c'est ce qui explique que les rares activi- paysan haïtien : « La vengeance de la terre »
tés musicales (bals/festivals) organisées et ses deux autres romans paysans : « l’hé-
au Cap-Haïtien sont accueillies soient par ritage sacré » et «Le Drame de la terre». On
les restaurants ou dans la rue. Si l’on peut peut citer également les noms de Demesvar
trouver quelques espaces où l’on peut en- Deslormes, Anténor Firmin et Maximilien
registrer de la musique au Cap-Haïtien, ces Laroche, des auteurs ayant fait la fierté Ca-
derniers ne répondent pas au standard de poise et de tout le pays.
base des studios d'enregistrement. De plus, ,. . LM
. Pour la période contemporaine, en matière
la commune ne dispose pas des ressources : To,
. Less a . pe de production littéraire, la commune re-
| humaines qualifiées nécessaires à l’éclo- d'écrivai : à
| . , Le . . . orge d'écrivains (romanciers, poète, nou-
sion d’une véritable industrie musicale 8 8 : ( p
DRE velliste, essayistes, etc.) de renom. Nous
dans la commune (pas d'ingénieur de son, ‘ n
Le pouvons citer entres autres : Angélique
de constructeur de stand, de régisseurs de LM nu
Lx ns Joseph Jules (romancière), Claudel Midi
lumière, de manager d'artiste, etc.). L
(poète, conteur, dramaturge), Barbara Bas-
En matière de danse, la commune du Cap tien (romancière), Catherine Hubert, Mar-
compte une multitude de groupes de danse cel Ménard, Luc Colas, etc.
(près de 200 selon certains professionnels
[page 270]
270 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
La commune dispose de plusieurs biblio- La commune de Cap-Haïtien est très répu-
thèques bien qu’à l’état embryonnaire, tée pour sa cuisine. Bien que cette dernière
dont la bibliothèque du Collège Notre ne diffère pas beaucoup de la cuisine haï-
Dame, la bibliothèque de l’Alliance fran- tienne, elle présente toutefois certaines
caise, la bibliothèque Anténor Firmin et la particularités. En effet, si l’on mentionne la
bibliothèque Bien-être communautaire. noix d’acajou, les cassaves sucrées, la cas-
Cependant, la commune ne dispose pas de save jijiri, les jenjanbrèt, lasoup tèt a kabrit,
maison d'édition, ni de librairie et d'aucun le poulet aux noix, la viande de bœuf et les
espace de distribution d'œuvres littéraires. crabes « touloulou » aux choux Caraïbes,
Il n'existe pas de véritable événement litté- l'on se réfère automatiquement à la com-
raire régulier dans la commune. De rares mune de Cap-Haïtien. Et, ces plats sont très
événements littéraires sont réalisés de prisés non seulement par les locaux mais
manière ponctuelle et ne font pas long feu aussi par les visiteurs.
faute de financement.
lé Lé
ER résume —
|
- Le secteur artistique constitue l’un des piliers fondamentaux du développement de la com-
= mune de Cap-Haiïtien. En effet, avec le tourisme comme principale source de revenu de la
commune, l'art et la culture constituent, outre la beauté naturelle de la commune (avec le
(2 site de Labadie), les principaux centres d'attraction des touristes qui viennent au Cap-Haï-
tien. Toutefois, le secteur fait face à des difficultés en termes d'infrastructures (insuffisantes
et non standardisées), à l'absence de professionnels et d'opérateurs culturels compétents, la
non-valorisation du travail des artistes et l'absence de véritables politiques culturelles de
l'Etat haïtien qui constituent autant d'obstacles à une plus grande contribution du secteur au
développement économique et social de la commune.
Toutefois, la commune ne dispose pas d'assez de professionnels formés dans le domaine de
l’art qui pourraient donner un nouveau souffle à ce secteur. De plus, les entrepreneurs capois
n'exploitent pas suffisamment les opportunités du secteur en matière de sources de revenus
par exemple dans la fabrication et la vente d'articles comme les bougies, le rhum, le parfum,
les images, les mouchoirs, etc. lors des fêtes champêtres et autres activités culturelles.
CELL LCL LEA N EN NNENNE LEE TTEL ENT E ET EEENNEENNENETEE ENT EEE TETE
on" L
[page 271]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 2710
2.4.11 NI
CULTURE, CULTES ET CONFESSIONS RELIGIEUSES
Haut lieu de la culture, la ville de Cap-Haï- Cependant, le secteur culturel n’est pas suf-
tien témoigne d’une renommée culturelle fisamment développé dans la commune en
matérielle et immatérielle de premier ni- raison du manque d'opérateurs réellement
veau. Sur le plan matériel, la commune de qualifiés, d'absence de politique publique,
Cap-Haïtien est un lieu permettant de re- de financement, de l'insécurité grandis-
tracer l’histoire d'Haïti avec des sites d'am- sante, de l'insuffisance d'écoles d’apprentis-
pleur comme Vertières, Charier, Cormier, sage de l’art, etc. Il est également à signaler
Bréda, etc. Le centre-ville historique est que la commune de Cap-Haïtien ne dispose
également le témoin du passé colonial avec pas de bibliothèque municipale et n’a pas
son tracé. D’autres sites culturels peuvent bénéficié de la mise en place des Centres de
être aussi mentionnés comme la Résidence lecture et d'animation culturelle (CLAC). Il
Anténor Firmin et le Pénitencier de Cap- existe à peine deux bibliothèques privées
Haïtien (Centre Culturel Jacques Stéphen fonctionnelles dans la commune. En outre,
Alexis), situés dans le Centre Historique de certaines pratiques culturelles telles les
Cap-Haïtien qui ont été individuellement danses traditionnelles et folkloriques, les
classés Patrimoine National par l’Arrêté du tenues vestimentaires, les contes, etc. sont
Président Aristide daté du 23 Aout 1995. Le menacées de disparition avec l'invasion à
Site archéologique Navidad qui se trouve outrance de la culture nord-américaine,
dans une zone naturelle de haute qualité l'absence de véritable politique culturelle
située le long de la côte Nord du pays et et le manque d'investissement du secteur
renfermant les vestiges de la plus ancienne privé dans l’art et la culture.
construction faite de mains d'homme dans
les Amériques datant de l’ère de Christophe Toutefois, depuis 2015, le secteur culturel
Colomb. Il règne dans le nord, dans la ville a vu naitre une série d'associations très
de Cap-Haïtien en particulier, une forte dynamiques qui interviennent dans la litté-
résistance qui intègre moments de lutte et rature, la culture, l'éducation, le théâtre. On
diversité des cultures : amérindienne, espa- peut retenir : Société du Samedi Soir, Cap-
gnole, française, anglaise, africaine. Art, Entre Les Pages, Centre Impact, l’Ate-
lier Soleil, le centre culturel Galimatcha, le
Le Cap-Haïtien est également connu pour centre Toto Bissainte, le centre de l’IRA-
sa distillerie, ses cassaves sucrées, son art, THAM , le centre socio-culturel Nazon, etc. ;
son noix grillé, son poulet aux noix de cajou sans oublier l’Alliance Française de Cap-
(qui sont très prisés par les étrangers) et Haïtien qui participent au rayonnement de
le parler capois qui attire plus d’un. Sans la culture dans la commune.
oublier les lakous qui assurent la pérennité : L
de la culture vodou et attirent touristes et En ce qui concerne la religion, la commune
autres visiteurs. de Cap-Haïtien abrite des communautés
[page 272]
CAP-HAÏTIEN
religieuses de diverses tendances. En effet, etc. cohabitent, malgré certaines incom-
catholiques, protestants, mormon, vau- préhensions, sans grand heurt au sein de la
douisant, musulmans, pentecôtistes, ad- commune.
ventistes, témoin de Jéhovah, franc maçons,
[page 273]
Ÿ 4
# f
s v. à s
- 40 rt en
f F r PEL LE
à : sut Cr ;
‘ L F | Es LE
; L ci À Li à
_
m z
,
p SE -
r ne. A EN \ n
Æ £ G& Paroisse de Sainte Philomène de Petite-Anse
EF
LOCALISATION DES INFRASTRUCTURES RELIGIEUSES
ET SITES DE DÉVOTION DE LA COMMUNE
Comme indiqué sur la carte suivante, on a inventorié lors des enquêtes de terrain dans
la commune : quatre(4) salles du royaume des témoins de Jéhovah, trois (3) loges de
franc-maçonnerie, une (1) mosquée, environ douze (12) temples catholiques, treize
(13) péristyles et quatre-vingt-quinze (95) églises protestantes de confessions di-
verses. Par contre de l'avis des acteurs participants aux atelies sectoriels spécifiques,
les églises protestantes de confessions diverses seraient au nombre de cent cinquante
(150).
Cl
[page 274]
fa N £ 1
; ÿ 4 . + 5 « 1 35 =. 284 5
à = 4 F > 2 237 y E STE
Q toseuiz sua
Bh HT
El 3 4
8 HUURSNRE RATS : ë EN :
deals té — 11 £
< d'u 24 Hi =
rs | i w &, à HE É ll S
[es en be eo HE nr À
a £ Cu & 7 Ë È
= AE e RES
= RER "0 "A $
=) : Lu LL © E
LA LR » au EP] È
es J ÿ “4 À 4 _. . £
D CS Ca \ a En : SRE. sir : EH è
L Ë Ë 4 sg a Ÿ/ ‘ È
3 E s b F 2! à
— A Ha SOU &
[æ 4 » \ H HE 7 H 5
À 3 J ÈS ë
cé | “Es ee E E ë ä
4 V7} À \E 3
- - \ -
Z ë 3 | F S
E
Q
à
R&
ul L Ÿ
CTACTE EU DTH È
S
[page 275]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 275 DE
FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITES
Le diagnostic des secteurs sociaux se clôture par un atelier spécifique pour déterminer les
FFOM sociales majeures de la Commune, lesquelles serviront de base pour les choix des
grandes orientations stratégiques de développement. Ces FFOM majeures sont issues de dé-
bâts où les enjeux de développement de chaque secteur ou domaine ont été pris en compte.
Elles constituent les priorités en matière de développement social de la commune.
TABLEAU 65 : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces majeures de la commune dans le domaine social
Forces Faiblesses Oportunités Menaces
Présence de COUC : A Manque de formation, | Projet MDUR visant à | Position géogra-
travers cette structure, de sensibilisation et renforcer la capacité | phique et situation
le Comité Communal de d'exercice de simu- de résilience de la géomorphologique
protection civile est en lation en faveur dela | population urbaine; | de la commune;
coordination avec le service population locale en Ministère de l’Envi-
de la protection civile de la matière de gestion des | Snnem ent : Pollution :
mairie ; Risques et Désastres ; ,
Appui del'OMSetde \£,:34:,.
Accessibilité au Boulevard | Inexistence d’un plan 1Dps . Épidémie ;
de la commune comme pay- | relatif à la gestion de ’
sage naturel ; : environnement dans | Déboissement
a commune ; Foie ce PRES Corruption dans le
: man: : pour la TéhaDINTAUON | système éducatif
Existence del hôpital Uni- . et l'agrandissement y.
versitaire Justinien offrant Manque de contrôle du réseau hydrau-
des soins de niveau tertiaire de la DSN/MSPP et des lique à Cap-Haïtien; | Acculturation:
et assurant une formation | autorités concernées
de fin de cycle aux médecins | sur le fonctionnement
internes et à des spécia- de certaines institu- Programme de sub- | Disparition du
listes en santé ; tions de santé (phar- |ventionet de distri- | patrimoine archi-
macie, laboratoire, bution de matériels | tectural de la ville.
: 5. clinique) et de la vente | scolaires pour les
Existence d'environ 60 de médicaments ; élèves financé par
sources d’eau dans la com- , l'UNICEF
mune (40 à Bande-du-Nord, | Manque d'accessibi-
8 à Haut-du-Cap, …) lité au service de l’eau | Partenariat entre les
k : potable assuré par la | équipes sportives et
Présence du bureau Dépar- | DINEPA dans la com- | les sponsors interna-
temental de l'Education mune ; tionaux:
Nationale et de l’INFP dans
la commune ;
[page 276]
RE 7 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Forces Faiblesses Oportunités Menaces
Politisation de la gouver- Manque d'accompa- Royaume Vodou,
nance du système éducatif; | gnement du Ministère | missions religieuses
de la culture et du etc. ;
MJSAC par rapport aux
Pratique de près de 22 : x Programme annuel
Cninli : insuffiances des de concours de lettre
disciplines sportives pra- eee
tiquées par de nombreux Infrastructures spor- | à l'Alliance Fran-
athlètes répartisen quatre |tivesetderepectde |caise;
(4) catégories; normes;
Projet MDUR
Implication de cadres reli- Crise de foisonnement | projet de dévelop-
gieux de différentes confes- | et d'autoproclamation | ement urbain au
sions dans des activités de certaines Personnes | Cap-Haïtien (CHUD),
de développement social comme leaders reli- visant à améliorer
de la commune : prêtres, Bieux ; certaines infrastruc-
pasteurs, sœurs religieuses, tures urbaines et
Hougans, Mambos, Missio- Disparition lente de espaces publics, et
naires ; traditions liées à la renforcer la capa-
culture et la lecture cité mscutonners
: Éotha dans la commune ; pour soutenir une
Existence de bibliothèques croissance urbaine
dans les structures scolaires plus résiliente dans
etles associations : Alliance | Constructions anar- | l'agglomération de
Française et bibliothèque chiques ; Cap-Haïtien ;
Anténor Firmin ;
: , h Réseaux routiers
Existence d’un réseau | archaïques et peu
orthogonal au centre-ville adaptés à la moderni-
historique ; sation du système de
transport ;
Fonctionnement de l’Aéro-
port International Hugo-
Chavez, d'un Port maritime
ouvert au commerce exte-
rieur et d’un port de croi-
sière à Labadie exploité par
la Compagnie Royal Cari-
bean;
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Ateliers communaux de priorisation / 2021
[page 277]
2.5. MILIEU ÉCONOMIQUE
ET SES PRINCIPALES BRANCHES
p-Haïtien tient une place particulière dans la région du Nord/Nord'Est du pays du
Ci de son histoire et sa position géographique. Cap-Haiïtien vit essentiellement des
activités du secteur tertiaire, et particulièrement du secteur touristique grâce au site de
Labadie (plage, port de croisière). Mais la plus grande partie de la population travaille
dans le secteur informel. Actuellement, la situation de l'emploi révèle la faible diver-
sification des activités et leur faible valeur ajoutée. L'emploi informel se distingue des
emplois privés formels par une forte présence de personnes travaillant à leur propre
compte.
Cap-Haïtien constitue le second bassin de consommation d'Haïti, son commerce se carac-
térise par la petite taille des commerçants et un nombre important d’intermédiaires. Les
échanges marchands sont polarisés à Ouanaminthe et son marché transfrontalier, sur
les marchés régionaux (Trou du Nord, Limonade, Ferrier) qui constituent des bassins de
consommation secondaires et des axes d'échanges.
Cinq secteurs emploient la majorité de la population active. Il s’agit du commerce de gros et
détail, les services, l’agriculture, l'élevage et la pêche.
PRODUCTION VEGETALE
Dans la commune de Cap-Haïtien, l'agricul- expression et il ne subsiste que quelques
ture est une activité pratiquement en voie poches de production végétale et animale
de disparition. En effet, sa position straté- dans certaines zones difficiles d'accès et
gique, sa fonction économique, sa mission menacées par une urbanisation sauvage et
de ville métropole et sa vocation adminis- incontrôlée rendant le développement de
trative et fonctionnelle ont à jamais chan- ces activités de plus en plus problématique
gé sa destinée. Actuellement, la commune au niveau de la commune.
est quasiment urbanisée et fait face à un
déficit majeur de terres disponibles, même Néanmoins, on ne saurait ne pas décrire
pour l'habitat. Dans la situation actuelle, l'état actuel de ce secteur d'activité et ana-
l'agriculture est réduite à sa plus simple lyser son fonctionnement dans le Diagnos-
[page 278]
RE 7 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
tic communal dans une perspective de son de terre, ce qui fait que la taille moyenne
développement régional, de reconversion d’une exploitation était de 0,40 carreau de
des ressources humaines qui s’y adonnent terre en moyenne, soit 0,51 ha.
et en dépendent et d'adaptation des es- . , .
. À PAIE DE Plus de dix ans plus tard et vu l’agressi-
paces encore libres à l'édification de zones D ; . , ,
a . vité de l'expansion des zones d’agglomé-
écologiques tampons et d’aires commu- | : . |
Lu rations, il est évident que ces chiffres sont
nales protégées. . :
globalement en nette régression. Et, cette
Tenant compte de la situation décrite plus régression liée au phénomène d’urbanisa-
haut, la commune compte très peu d’agri- tion accélérée et à outrance est particuliè-
culteurs-trices. Suivant les données du der- rement visible au niveau de la section de
nier recensement agricole de 2009 réalisé Petite-Anse et de Haut-du-Cap. Les visites
par le MARNDR, la population des agricul- de terrain de certaines poches de produc-
teurs-trices était estimée à moins de 2% tion végétale ont permis de constater que la
de la population globale. En termes de pro- quasi-totalité d’une vingtaine de parcelles
portion, les femmes représentaient moins observées ont une SAU de moins de 25 cen-
de 25% de la main d'œuvre agricole sui- tièmes de carreaux.
vant les estimations du RGA de 2009. . , , .
Suivant les données collectées dans les dif-
Toutefois, les données de l’enquête so- férents ateliers, à l'exception de quelques
cio-économique de 2020-2021, réalisée rares parcelles de superficie de moins de
dans le cadre du montage de l’actuel PCD, 25 centièmes de carreaux observées dans
montrent que le pourcentage de personnes les sections de Petite-Anse (Beaudin),
qui s’adonnent aux activités agricoles serait de Bande-du-Nord (Mansuit, Magognioce,
de 9%. Mais l'enquête a aussi révélé que la Village Labadee, Cormier, Du Croix, etc...)
commune est devenue une terre d'accueil et quelques-unes dans la section de Haut-
pour des agriculteurs et agricultrices qui du-Cap (Laurie), les espaces voués aux acti-
pratiquent généralement cette activité dans vités agricoles ont pratiquement disparu
les communes limitrophes et contiguës de dans la commune Cap-Haïtien.
la commune de Cap-Haïtien. . , .
En dehors de la vocation métropolitaine
Sur le territoire communal, comme pour désormais acquise de la commune, fort est
l’ensemble de la région et du pays, les mi- d'admettre que l’urbanisation non-contrô-
nuscules parcelles existantes sont exploi- lée et rapide de l’espace communal, la tex-
tées de manière rudimentaire avec l’utilisa- ture des terres disponibles dans les trois
tion d'outils agricoles archaïques comme la sections communales et les conditions to-
houe, la machette, la pique, la pioche, etc. pographiques des sols et surtout à Bande-
. , h du-Nord et Haut-du-Cap, ne favorisent pas
Suivant les données du même recensement A . .
. . . le développement agricole sans des inter-
agricole, 2068 exploitations agricoles ont . . .
So , . : ventions techniques en profondeur. Les mi-
été dénombrées et réparties sur une super- es .
fici icole utile (SAU) de 825 carreaux nuscules espaces exploités dansles sections
cle agrico communales de Bande-du-Nord et de Haut-
[page 279]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 2798
du-Cap ne sont pas du tout appropriées aux portent à croire que la situation agraire
activités agricoles car ils ont tous une pente dans la commune de Cap-Haïtien n’est pas
supérieure à 70% dans la majorité des cas. totalement différente de celle du reste pays
, . , qui est caractérisée par des exploitations
Néanmoins, les parcelles observées sont . . . . on
u : | agricoles de faible taille, ce qui est évident
emblavées en banane, manioc, patate, hari- . ne
L h : : et logique dans le cas de Cap-Haïtien, de
cot, canne-à-sucre, maïs, pois Congo, noix LC: PE . .
7. in _ difficultés d'accès aux services agricoles,
d'acajou, etc. Il s’agit d’une agriculture . . k . k .
tiquée dans les périphérie ce qui parait compréhensible, la prédomi-
aysanne pratiquée Le
pay pl q perip ' nance de modes de gestion informels et
des agglomérations de la commune, parti- CR ERA Lx . PR
Le , . l'insécurité foncière, ce qui est une réalité
culièrement dans les localités de Beaudin .
‘ . nationale.
dans la section communale de Petite-Anse,
à proximité de Laury dans la section com- En ce qui concerne la main d'œuvre locale,
munale de Haut-du-Cap, dans les hauteurs son coût relativement élevé constitue un
de Mansuit, Magognioce, Village Labadee, problème majeur pour les petits exploi-
Cormier et Du Croix dans la section com- tants au niveau des différents endroits visi-
munale de Bande-du-Nord. tés (Beaudin, Laurie, Mansuit, Magognioce,
u . . Un . Village Labadee, Cormier, Du Crois…) et
Par rapport à la situation foncière, à partir dp . .
RS à . où l’on pratique encore une agriculture de
des entrevues réalisées auprès des rive- . op L
° subsistance. Cette main d'œuvre est rému-
rains de la commune, on a pu constater PS
| . ., nérée à hauteur de 250 gourdes pour une
que la surface agricole utile est dominée . 2 . .
. . journée de six heures de temps. Mais tenant
principalement par les terres en faire va- 4 .
ne , , x compte de la capacité de production de la
loir direct. Selon les données de l'enquête 5: .
, . , u commune vu l'insuffisance de surfaces
socio-économique sur les ménages, réa- . . . . A
, agricoles utiles disponibles, les éventuels
lisée par IFOS en 2021, 63,2% des terres . . À Le
ss u : ouvriers agricoles ont plutôt migré vers
valorisées par les ménages sont en faire- , a . Lx
. | | d’autres secteurs économiques dominés
valoir direct contre 36,8% en faire-valoir . .
VU. | | par les taxi-moto, les petits commerces am-
indirect. Dans la catégorie de faire-valoir ue .
direct tt . L bulants, l'artisanat, etc. et dans certains cas
irect, se regroupent tous ceux qui possè- a . DE
group k qui p vers la République Dominicaine.
dent des terres allant de 0.15 à 1 carreau en
moyenne. Parallèlement, d’autres exploi- Ainsi, il se pose un double problème pour les
tants-es en font acquisition par le mode de petits exploitant-e-s, à savoir le prix d’une
faire valoir indirect notamment les squatté- journée de travail qui reste trop élevé pour
risassions de longue durée et/ou métayage. les cultivateurs locaux et la main-d'œuvre
Il est important de noter dans ce contexte qui se fait de moins en moins disponible en
que Cap-Haïtien n’est pas une commune temps de semis et de récolte. En dépit de
à vocation agricole, car plus de 90% des cette situation pour le moins sans issu et
terres sont occupées par des constructions. d'un lendemain incertain pour le secteur,
,. . 5. les agriculteurs tentent encore de s’orga-
En dépit du fait que l’agriculture est deve- . . .
ne | | niser pour survivre. En ce sens, suivant les
nue une activité atypique, les observations
[page 280]
PE 2 50 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
informations fournies par les acteurs lo- tiquées en association en majeure partie,
caux dans les différents ateliers liés à l’éla- les exploitants-es ont tendance à pratiquer
boration de ce document, plusieurs organi- plusieurs cultures sur une même parcelle
sations travaillant dans le secteur agricole avec une fréquence rotative annuelle. Sui-
ont été dénombrées, comme (Mouvman vant les informations compilées dans les
Peyizan Bandind (MPBN), Organisation des ateliers et dans le document du recense-
Jeunes Agronomes pour le Développement ment agricole réalisé par le ministère de
Agricole d'Haiti agricole, (OJADAH), Organi- l'Agriculture en 2009, les grands groupes de
sation pour le Progrès et le Développement cultures agricoles pratiquées dans les loca-
du Grand Nord (OPDGN)). lités susmentionnés (Beaudin, Laurie, Man-
. . . suit, Magognioce, Village Labadee, Cormier,
Par ailleurs, il faut admettre que suivant . . . .
_. , : . | Du-Croix) au niveau des trois sections com-
les visites d'observation et les informations me Pa
, a | munales de Cap-Haïtien sont les céréales,
collectées dans les différents ateliers, le h . h
L . la banane, les légumineuses, les légumes,
système de production de la commune de . . si
Cav-Haïti t dominé h les fruits, les noix, les cultures oléagineuses
ap” al len es omIne par une approc € et les cultures sucrières. Par ailleurs, il est
systémique, c’est-à-dire la cohabitation . ;
| : , k important de noter que l’ensemble de ces
de plusieurs systèmes socio-économiques es . . Le
: localités sont en majeure partie urbanisées.
rentrant dans le fonctionnement du sys-
tème de production. Les cultures sont pra-
LS È «
Re, nn | À. |
#- ral “+ Lie M qu, à EC NA A « : ae”
j | 5 + d 1 LA
F 2 + é j LIN — : PL
1 | OT SONT EL PURE /
? ; ! À 1 FT F \ \ 1 Et *
wi WU
1-1 N
G Photo d'une exploitation de banane à Beaulin Petite Afse ge 7 à CHAR , juillet 2021 |
? | à
[page 281]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 281
Suivant les mêmes données du dernier re- crières, cultures oléagineuses atteignaient
censement agricole du MARNDR en 2009 et respectivement une superficie de 32,8 car-
les visites d'observations, les légumes ont reaux et 7,4 carreaux. Il n'existe pas de don-
occupé la première place des cultures les nées récentes pour décrire la situation ac-
plus cultivées. Sur une superficie agricole tuelle ; cependant les observations portent
utile (SAU) de 1595,5 carreaux de terre à croire que la tendance reste la même sur
recensés, 634,5 carreaux sont exploités en des surfaces agricoles de plus en plus pe-
légumes. Cependant, les superficies embla- tites.
vées en légumineuses et en céréales occu- . ,
. x . x Les rendements de la quasi-totalité des
paient elles-mêmes une proportion très , ee.
De cultures pratiquées sont très faibles et ne
significative, car sur les 1595,5 carreaux ti t l'autosuffi .
k arantissent pas l’autosuffisance alimen-
de terres comme SAU recensés lors du der- 8 | P | | Lo
. . taire des exploitants-e-s, voire la sécurité
nier recensement agricole de 2009 dans la : | . FU .
. . alimentaire de la population locale qui doit
commune, elles occupaient respectivement atre dé is abordée d
être désormais abordée dans une perspec-
353,2 carreaux et 241,1 carreaux de terre. : . | | Persp
. . . k tive régionale. Toutefois, le faible surplus
Les fruits et les noix occupaient également | .
. obtenu de certains produits est vendu sur
une superficie de 227,3 carreaux de terre. u
k les marchés de la commune.
Les parcelles ensemencées en culture su-
TABLEAU 66 : Calendrier cultural
Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sept. Oct. Nov. Déc.
Récolte et plantation durant toute l’année
CL
1° saison nd 2ème saison [| 3ème saison [
_Arachides |__| BR RS RS RS DS
RS RES
Mais [PT
EC PS A PS A PS PS PS PS
Source : Mairie de Cap-Haïtien [Enquête de terrain menée directement auprès des agriculteurs, juillet 2021
En ce qui a trait à l'outillage agricole, mal- peu performants à une incidence très forte
gré la présence d’une unité de mécanisation sur le niveau de productivité des exploi-
agricole au niveau de la Direction Départe- tants-es et des parcelles emblavées.
mentale de l'Agriculture du Nord (DDAN) . , ,,
A ue . Le Toutefois, fort est d'admettre que, vu l’évo-
à Cap-Haïtien, les exploitants-es réalisent : |
Lez . à pe: nue lution actuelle du secteur, les exploitants-
leurs activités agricoles à l’aide d'outils , | , ,.
x . . es n'ont pas suffisamment d'options et d’in-
complètement rudimentaires comme la . : Un
. 2 térêt à investir dans la mécanisation parce
houe, la pioche, la machette, le râteau, la | t les SAU dé k
D icnt os ue non seulement les ne dépassen
brouette, etc. L'utilisation de ces outils très q . P |
pas en moyenne 0,25ha ,mais aussi, les
[page 282]
RE 52 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
parcelles sont en majeure partie pierreuses Foundation for International Community
et ont des pentes dépassant 60%, surtout Assistance (FINCA), Caisse Populaire Fra-
dans les localités de la section communale ternité (CPF), etc. qui accordent des crédits,
de Bande-du-Nord à Mansuit, Magognioce, mais les informations rassemblées dans les
Village Labadee, Cormier et Du-Croix. différents ateliers n’ont pas pu confirmer si
, .. . les agriculteurs œuvrant directement dans
Par rapport à l’approvisionnement en in- . em er
, cts la commune de Cap-Haïtien ont bénéficié
trants, l'accessibilité aux moyens de produc- de crédi col
tion techniques et financiers, l'ouverture e crédits agricoles.
de la commune sur l'international grâce à L'absence éventuelle de crédit agricole
son aéroport et son port de dimension dans la commune pourrait s'expliquer par
internationale, lui permet de disposer de plusieurs raisons. D'abord, l’agriculture
plusieurs entrepôts d'approvisionnement n’est pas développée et de plus elle n’est
d'intrants et de matériels agricoles comme pas une activité économique prioritaire
des semences, des pesticides, des outils dans la commune. Puis les SAU des minus-
permettant aux agriculteurs de la place cules parcelles existantes n’attirent pas les
de s’acquérir facilement des intrants agri- financeurs agricoles. Ensuite, la vulnérabi-
coles. Les boutiques d’intrants agricoles de lité et la précarité des exploitant-e-s agri-
Cap-Haïtien facilitent également aux agri- coles s'expriment à tous les niveaux comme
culteurs de l'ensemble des communes du la faible productivité et le faible rendement,
département du Nord et des départements l'absence de sécurité foncière, les risques
limitrophes de s'approvisionner aisément. climatiques, l'absence de protection sociale
. . sx Le px et le manque d'accès aux services sociaux
Quoique la production végétale soit très ; ,
Lun . de base. En outre, l’absence d’un fonds de
peu signifiante au niveau de la commune de . . Le 4
LL. . on garantie et finalement les espaces exploités
Cap-Haïtien par suite de son urbanisation N ; . L4
R : à des fins agricoles ne sont pas appropriés
a outrance, le département du Nord reste à l’agriculture. Non seulement ils ont une
l'un des départements à haute potentia- pente supérieure en majeure partie à 60%
lité agricole du pays. Or Cap-Haïtien du fait mais ils sont très caillouteux.
de sa position stratégique, tant sur le plan
politique qu'économique, comme métro- Concernant la commercialisation des den-
k . : rées agricoles, elle s'opère à travers des cir-
pole, le développement des magasins agri- | . :
à Las k cuits traditionnels et par une pratique de
coles peut être considéré comme étant une . | .
Lu . . prix libres, rythmés de larges fluctuations
activité économique importante pour les N 1 . ,
: à travers l’année. Les exploitants-es n’exer-
entrepreneurs agricoles. ol I x d :
cent aucun contrôle sur les prix des pro
Concernant le financement des activités duits et surtout au moment des récoltes. Ils
agricoles, suivant les données collectées, obtiennent généralement de bas prix à la
do Lu . : récolte pour ensuite acheter à des prix éle-
il n’y a aucune statistique disponible sur le u | u
. 2 4: . vés au moment de plantation. Dépourvus
niveau du crédit agricole dans la commune. , . =
LL . . . | de réserves financières et de moyens de
Toutefois, à Cap-Haïtien, il existe plusieurs . Le Le
LL | Lo’. | stockage, ils sont obligés de liquider leurs
institutions : Micro-Crédit National (MCN), ie à 4 4: x k
ons , produits immédiatement après la récolte.
Société Générale de Solidarité (SOGESOL),
[page 283]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 283
Rareté et hausse des prix de produits agri- Concernant la transformation, par rapport
coles en résultent au moment de la planta- à l’inexistence de terres disponibles pou-
tion. vant soutenir une production significative,
Cependant, il faut noter que les rares agri- les infimes exploitations existantes au ni-
culteurs existant dans la commune de Cap- veau de la commune Cap-Haïtien sont donc
Haïtien n’ont pas de structure les facilitant confrontées à une inaccessibilité de res-
de traiter et de stocker des semences issues sources et de services agricoles appropriés
de leurs exploitations agricoles. Cela peut qui ne les permettent pas de développer
être le résultat d’un manque de compétence des unités de transformation des produits
chez les cultivateurs-trices et/ou d’une in- agricoles et qui entraine par la suite une
suffisance de production dont le faible ren- atrophisasion de l’agro-industrie.
dement à l’hectare les empêchant de déga-
ger une partie de la récolte afin de produire Pour ce qui a trait à la commercialisation,
eux-mêmes leurs propres semences. elle est atypique et se fait surtout dans le
sens inverse. La commune de Cap-Haïtien
A chaque année, pour une nouvelle cam- étant un grand espace de consommation
pagne agricole, ils sont obligés de se rendre est un marché convoité par les agriculteurs
dans les magasins agricoles pour se doter de la région qui viennent écouler leurs pro-
de nouvelles semences. Cette situation pré- duits. Les échanges se font particulière-
caire ne traduit pas uniquement la vie des ment au niveau des marchés des communes
agriculteurs au niveau de la commune de de Limonade, Quartier-Morin, Plaine-du-
Cap-Haïtien ,mais elle est en grande partie Nord, Acul-du-Nord, Limbé, Milot, Grande-
la situation de la quasi-totalité des agricul- Rivière-du-Nord et Ouanaminthe. Tout cela
teurs du département et de la région. pour dire qu'il est nécessaire qu’on change
Cette pratique qui est due d’abord à des de perspective et qu'il soit nécessaire d'en-
difficultés financières que confrontent les clencher une dynamique de réorientation
cultivateurs en majeure partie; ensuite au des Espaces voués à l'agriculture et de re-
faible niveau de productivité observé sur conversion des ressources du secteur.
les exploitations agricoles, et enfin aux mul- Par rapport à l'aménagement et l’urbani-
tiples contraintes auxquelles sont confron- sation de la quasi-totalité de la commune
té-e-s les exploitants-es agricoles, est à de Cap-Haïtien, il est extrêmement difficile
interpeller le professionnalisme des insti- de relater les filières porteuses en matière
tutions d'accompagnement évoluant dans agricole. Par ailleurs, les sections commu-
ce secteur et également la responsabilité nales de Bande-du-Nord et de Haut-du-Cap
de l’état afin d'améliorer les infrastructures possèdent des kilomètres carrés en bois
agricoles à l'intention des agriculteurs dans d'œuvres élévés naturellement et/ou culti-
une perspective de remembrement régio- vés par des riverains de ces sections com-
nal du secteur. munales pouvant permettre le développe-
ment de l’agro-foresterie.
[page 284]
FIGURE 14 : Circuit de commercialisation des produits agricoles
Ouanaminthe Limonade Quartier-Morin
Acul du Nord Cap-Haïtien Limbé
Plaine du Nord Grande-Rivière du Nord Milot
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Ateliers de Diagnostic Participatif / 2021
Par rapport au déficit d'espace adéquat riverain-e-s de répondre non seulement
pour le développement de l'agriculture, aux besoins en matières de légumes et
l'agriculture urbaine et périurbaine serait épices mais elle les permettrait également
une alternative. Le développement de cette de satisfaire le marché des hôtels et restau-
agriculture et surtout avec une prédomi- rants de la ville afin de gagner des revenus
nance pour les maraîchers, permettrait aux supplémentaires.
« : '
pa ; : ner L
=. 41 , 1 L F er -
re *
- - s € FA RE =
[page 285]
a La commune de Cap-Haïtien, contrairement à la quasi-totalité des communes de la république, n’est
pas une commune à vocation agricole parce qu’elle ne dispose pas de terres disponibles pour le déve-
loppement de l’agriculture. En dehors de l'insuffisance d'espace adéquat, la commune est frappée
de plein fouet d’un ensemble de difficultés d'ordre physique, technique et économique limitant au-
jourd’hui la production végétale.
L'absence de volonté politique réelle priorisant l’agriculture au niveau des choix nationaux et locaux
de développement a depuis longtemps compromis le développement du secteur dans certaines com-
munes ayant des avantages comparatifs. Cela donne droit de penser que les limites seraient encore
plus grandes pour une commune comme Cap-Haïtien qui ne dispose pas suffisamment d'espace pour
développer une agriculture urbaine et péri-urbaine lui permettant dans une certaine mesure de ré-
pondre à certains besoins alimentaires de la population locale.
Par ailleurs, en plus des faibles espaces disponibles ne permettant pas le développement de l’agricul-
ture à Cap-Haïtien, il y a aussi l'insécurité foncière et le phénomène de la squattérisassion des terres
qui représentent un enjeu majeur contre le développement de ce secteur. Outre ces difficultés, la
commune de Cap-Haïtien ne dispose d'aucun système d'irrigation fonctionnel malgré son fort poten-
tiel irrigable.
Comme pour la quasi-totalité des communes du pays, l’agriculture au niveau de la commune de Cap-
Haïtien est aussi marquée par la rareté de la main-d'œuvre et de l’utilisation des outils rudimentaire
qui empêchent par la suite une forte productivité à l’hectare. En dehors de toutes ces contraintes, les
minuscules parcelles agricoles existantes à Cap-Haïtien sont frappées par une dégradation continue
due à l'érosion et au faible niveau de l'encadrement technique qui entrainent comme toutes les autres
contraintes une diminution du rendement de la production agricole et favorisera au fur et à mesure
un délaissement de ce secteur économique au profit de l'urbanisation qui parait plus rentable.
Malgré l'existence de ces contraintes, si toutefois il y aurait une volonté conjuguée du côté du MAR-
NDR et des institutions œuvrant dans le développement de l’agriculture à Cap-Haïtien avec une at-
tention soutenue sur l’agriculture urbaine et péri-urbaine dans
les quartiers modestes, les riverains pourraient produire des
cultures à cycle court comme les maraichers en vue de satisfaire
De non seulement leur autosuffisance alimentaire ,mais également
. de dégager un surplus afin de compléter leurs revenus ménagers.
à L'agriculture urbaine et péri-urbaine peut être envisagée comme
Re: une alternative très innovante pouvant faciliter le développe-
ÉTEE ment des denrées à cycle court et très rentables économique-
a pe : ment pour les habitants les plus modestes de la commune et la
É et en 64 sylviculture peut être développée dans les montagnes des sec-
Re EE tions de Haut-du-Cap et de Bande-du-Nord. Ce qui faciliterait par
: la suite le développement de l’agrosylviculture.
[page 286]
La commune Cap-Haïtien est constituée de trois sections communales, dont deux d’entre elles, Haut-
du-Cap et Petite-Anse, sont quasiment urbanisées. Elles n’ont presque plus d'espace pour dévelop-
per des activités agricoles. Cependant, la section de Bande-du-Nord possède encore certains espaces
pouvant être utilisés pour l’agriculture péri-urbaine.
Les parcelles existantes sont emblavées en banane, manioc, patate, haricot, canne-à-sucre, maïs, pois
Congo, noix d’acajou, céréales, légumineuses, légumes, fruits, cultures oléagineuses, etc. Il s’agit d’une
agriculture totalement paysanne pratiquée dans les périphéries des agglomérations de la commune,
particulièrement dans les localités de Beaudin dans la section communale de Petite-Anse, à proximi-
té de Laury dans la section communale de Haut-du-Cap, dans les hauteurs de Mansuit, Magognioce,
Village Labadee, Cormier et Du-Croix dans la section communale de Bande-du-Nord.
La commune de Cap-Haïtien n’est pas une commune à vocation agricole en raison de sa petite taille
de 54 km2 et de la forte déclivité de ses terres agricoles dont 90% ont une pente estimée à plus de
70%. La production agricole de la commune est très loin de satisfaire même à 5% les besoins alimen-
taires de la population Capoise, car l’agriculture pratiquée est une agriculture totalement paysanne
sur des superficies ne dépassant pas 20 centièmes de carreaux de terre. Néanmoins les récoltes des
minuscules parcelles existant au niveau de la commune de Cap-Haïtien sont en général disponibles
durant la période comprise entre juillet et septembre.
Par ailleurs, il est important de noter qu’il s’agit des parcelles de petites tailles car l’ensemble des
localités dans lesquelles on pratique encore l’agriculture sont en constante construction et les sur-
faces agricoles utilisées sont en nette régression. Cette situation est davantage compliquée par l’oc-
currence fréquente de facteurs climatiques défavorables comme la sécheresse et les inondations, les
crises socio-politiques et l'insécurité foncière et urbaine.
TR La commune de Cap-Haïtien doit compter sur la production
c ae IS agricole des communes avoisinantes et des importations
: ge pour approvisionner ses marchés et assurer la disponibilité
des aliments sur son territoire pour la consommation des
Re ménages. En dépit de cette situation, la population capoise
f est rarement confrontée à l'insécurité alimentaire liée à l’in-
£ F #4 disponibilité des denrées alimentaires. La disponibilité est
di ? essentielle pour permettre l’accès aux denrées alimentaires
tel y #7 2" \ mais n’est pas suffisante en elle-même.
g \
A à à Ainsi, les facteurs influençant l'accès à la nourriture dans la
: commune sont surtout d'ordre spatial en rapport avec l’accès
aux réseaux d'échanges et aussi d'ordre économique en lien
avec les prix des denrées alimentaires, les revenus des mé-
a | nages, et les opportunités d'emplois. En matière de vente des
produits alimentaires, elle se fait au niveau des principaux
marchés d’approvisionnement de la commune qui tendent
i à faciliter les échanges commerciaux entre les différentes
zones de la commune.
1"
[page 287]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 2870808
Par ailleurs, plusieurs facteurs influencent les prix des produits alimentaires, soit à la hausse ou à la
baisse sur le marché, parmi lesquels nous pouvons mentionner : les coûts de production, la variété,
la saisonnalité (hors saison), la qualité, la présentation, le transport, le stockage et l'emballage dans
lequel ils sont stockés.
Pendant les périodes d’abondance des produits alimentaires, leurs prix ont tendance à baisser dras-
tiquement et cela facilite une plus grande accessibilité par les consommateurs relativement à leurs
pouvoirs d'achat.
À contrario, au cours des périodes de rareté ou de pénurie alimentaire, leurs prix ont tendance à
augmenter considérablement et provoquent des difficultés chez les consommateurs pour s’en procu-
rer convenablement. Dans certaines situations, cette rareté entraine l'insécurité alimentaire chez les
consommateurs les plus vulnérables et les ménages les moins aisés.
Quant à la circulation des produits provenant des communes péri-urbaines de Limonade, Quartier-
Morin, Milot, Grande-Rivière-du-Nord, Plaine-du-Nord et Acul-du-Nord pour parvenir à la commune
Cap-Haïtien, le transport est assuré surtout par les femmes des producteurs ainsi que les Madan
Saras locaux à l’aide de motos, de tricycles, de camionnettes et de camions.
D'autre part, lorsqu'elle est effectuée sur les marchés régionaux, nationaux et transfrontaliers, le
transport est assuré par les « Madan Sara » et des grossistes à partir des camionnettes et de camions
de 20 à 40 pieds.
Par ailleurs, une grande partie des produits alimentaires au niveau de la commune de Cap-Haïtien
provient des marchés étrangers et le transport de ces marchandises est assuré en majeure partie par
des bateaux ou containers. D'où l’avantage de la commune de Cap-Haïtien en termes d’accessibilité
des produits alimentaires malgré son déficit majeur de production des denrées agricoles.
Cependant, l’utilisation des aliments est mitigée au niveau de la commune de Cap-Haïtien parce
qu'une infime partie de la population valorise moyennement bien les produits alimentaires ; tandis
qu'une grande partie vivant dans les cités et dans les quartiers populaires marginalisés les utilise de
façon malsaine à cause de leur précarité économique.
Les facteurs déterminants sont d'ordre physiologique etliés à une assimilation inadéquate des nutri-
ments en raison du manque de connaissance élémentaire en nutrition et de la méconnaissance de la
population de la pyramide alimentaire haïtienne. Ils sont d'ordre éducatif par rapport aux mauvaises
conditions de conservation et de traitement de la nourriture. Finalement, ils sont aussi d'ordre hygié-
nique en rapport avec la mauvaise qualité de l’eau et les mauvaises conditions sanitaires générales.
En la matière, d’un point de vue spatiale, les conditions d'hygiène sont plus ou moins convenables de
rue 12 jusqu’à 90, en passant sur le boulevard, alors que dans les cités et dans les bidonvilles en pas-
sant par les marchés publics, les conditions sanitaires sont particulièrement difficiles et inadéquates.
Enfin, la hausse des prix des denrées alimentaires sur les differents marchés de la commune, l’infla-
tion galopante, l'augmentation de l'indice des prix à la consommation (IPC) pour la nourriture, dans
un contexte de faible croissance économique, de chômage, d'emplois faiblement rémunérés, limitent
considérablement selon les acteurs locaux, l'accessibilité des ménages de la commune aux aliments.
[page 288]
RE 55 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Par rapport à l'urbanisation excessive de tions avicoles et 5 magasins de vente d’ali-
la commune de Cap-Haïtien, il y a très peu ments et de médicaments pour les bétails.
d'espace disponible pour pratiquer l’éle- ms 4 L
P P P , pratiq La commune de Cap-Haïtien, étant la métro-
vage des animaux. Malgré tout, dans cer- . 52
: , . . pole du Nord, dispose d'énormes avantages
taines localités comme Beaudin, Mansuit, , , , ,
. . | avec la présence d’un aéroport et d’un port
Magognioce, Village Labadee, Cormier et . . . ;
| . : international, la connexion et l’ouverture
Du-Croix au niveau des sections commu- . R LT
. sur au moins 4 départements, qui lui per-
nales de Petite-Anse, Haut-du-Cap et de . , Le ,
| | . mettraient de développer aisément l'axe de
Bande-du-Nord, certains riverains font du . Le . .
. Le. . production et de distribution des intrants,
gardiennage de bétails comprenant bovins, . 2 4: a
. | ins. C dantl avec aliments, médicaments et matériels,
ovins, caprins, porcins. Cependant l’espace . 2
oe P p . P P n afin de propulser le développement de la
utilisé pour la pratique de cette activité . . L
, : production animale dans le département
n'est pas adaptée, car les pentes des sols h }
.. à . du Nord et également dans les départe-
sont en moyenne supérieures à 60% et ils
k . ments limitrophes.
sont très rocailleux.
a . . . , Suivant les données du dernier recense-
Néanmoins, il est important d'aborder la . De 4
, | . | ment agricole de 2009 réalisé par le MAR-
problématique du secteur qui constitue une ie .
, , . NDR, la commune de Cap-Haïtien avait un
trésorerie importante pour les dépenses à runs . Lx .
tes et un capital biologique pour les cheptel qui était reparti de la manière sui-
couran . . .
. . | P glque p vante : 1202 bovins, 1103 porcins, 11 ovins,
investissements importants. En effet, au . . Be
. . D , 1128 caprins locaux et 2 caprins améliorés.
niveau national, l'élevage représente une . . .
tie importante des activités de nroduc En ce qui concerne les volailles, elle avait :
ar - .
p P . Nu . p k 7275 poules, 227 canards, 157 dindes, 549
tion des agriculteurs haïtiens, soit près de . . .
pigeons, 17 pintades et 2 oies. 75% de ces
27%, donc 7 % du PIB. . PT
animaux sont élevés par des hommes et
Cependant, suivant les données collectées 25% par des femmes.
dans les différents ateliers, par défaut d es Suivant les données collectées sur le ter-
pace disponible, il existe des rIVEraIn es rain et dans les différents ateliers, il a été
évoluant dans la commune de Cap-Haïtien constaté que l'élevage est en nette régres-
qui font de l'élevage des animaux dans les sion dans la commune de Cap-Haïtien. Cette
communes limitrophes, telles qu'à Limo- situation peut s'expliquer pour les mêmes
nade, Quartier-Morin, Plaine-du-Nord, Mi- raisons mentionnées ci-haut, concernant
lot, Acul-du-Nord, Grande-Rivière du Nord, le développement de la production végé-
etc. Malgré, les contraintes de développe- tale, et particulièrement l'insuffisance d’es-
ment de l'élevage au niveau de la commune, pace. Comme pour la production végétale,
elle dispose en revanche, d'environ 15 sta- il n'existe pas de grands centres d'élevage
[page 289]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL
dans la commune malgré la demande po- stipes de banane et branchage leur sont
tentielle en produits dérivés de volaille et apportés en guise de nourriture. Lors des
de bétail comme les bovins, les ovins, les saisons exceptionnellement sèches, toutes
caprins et les porcins. Les animaux sont gé- les espèces végétales sont plus ou moins
néralement attachés au piquet et conduits complètement détruites par le pâturage, le
au pâturage. En dépit de l'élevage à la broutage, la recherche du fourrage et le pié-
corde et/ou en clos, quelques rares espèces tinement intense.
comme les porcs sont parfois élevés libre- . , .
. . Tenant compte du niveau de l'urbanisation
ment dans certains quartiers modestes de n
on de la commune de Cap-Haïtien et du sous-
la commune de Cap-Haïtien. u ,, :
développement de l'élevage au niveau de
Durant la saison sèche, les animaux sont cette commune, les animaux sont surtout
souvent contraints à vivre et à paître dans alimentés en eau sur place à partir des réci-
les parages de leur pâturage. Pendant cette pients.
saison, les herbes et d’autres végétaux sont . .
. . . En ce qui concerne la reproduction, les
quasiment secs, donc de faible valeur nutri- u , :
. . . éleveurs n’apportent pas une attention
tive. La plupart des animaux sont nourris es k
. spa: ocre spécifique à cet aspect. Cependant, en ma-
au piquet à l’aide de branches inférieures L He. l'orentati t té
des arbres, des broussailles et un four- Jenre par le, orientation est portée sur
R l'accroissement des cheptels. La reproduc-
rage de complément en provenance des : : : ,
ue tion sexuée est quasiment la seule méthode
parcelles situées dans les alentours des Lo, ,,
2 Le k pratiquée dans le cadre de l'élevage des
pâturages naturels. Les résidus de récolte, | L .
animaux à Cap-Haïtien.
pu” r [+ L
21 = ? y … ‘ ET F4
x : «ü “ v'æ - {Les = 18
’ A di Lex 2 Fa 4 _&
ê DRE AT SE
MUR Le : r " | |
t” - . : LL £
ALES À
de ©; 4 .
| e "# ! #7 ! =
"rt - El . .
VD; Ra, me Le A : A as
LEE, ei 2 CHER. SLT "3
pape. .. ne Le v er Ur Fe,
Ca 14 + pis > OA Far 3 L ; Sc
: L L Le - x . # & L' n
[page 290]
RE 00 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
En ce qui concerne la santé animale, le COMMERCIALISATION
MARNDR à travers la direction sanitaire du DES ANIMAUX
département de l’agriculture du Nord, or- =
Banise chaque année une campagne de Vac À Cap-Haïtien, il n'existe pas formellement
cination pour toutes les espèces animales. a . tres
u ‘ : un marché public de commercialisation des
Dépendamment de l'espèce concernée, . . k LI
ù : animaux mais les éleveurs commercialisent
l'éleveur paie entre 25 et 150 gourdes en . L Len
. : Un, les animaux dans les marchés de bétails
moyenne par tête d'animal. Cette activité d Loex de Li d
éalisée dans l'oblectif de orévenir les e proximité comme ceux de Limonade,
est reasee el ) Jadi P | de Milot, de Grande Rivière, de Plaine-du-
anneaux contre les maladies contagieuses Nord, etc. Par ailleurs, Cap-Haïtien possède
et également dans le but de garantir les . . .
| ; : | un abattoir qui se trouve dans la section
investissements des éleveurs. Ces derniers . N .
: u 6 communale de « Petite-Anse » où certains
ont toujours répondu avorablement aux éleveurs ont l'habitude de vendre directe-
messages de sensibilisation des agents vé- . x .
RP, ment leurs animaux à des marchandes qui
térinaires impliqués dans ce programme. abattent des bétails. En ce qui concerne
la commercialisation des produits carnés
dans la commune de Cap-Haïtien, elle n’est
pas différente de la commercialisation ar-
chaïque des produits agricoles. Elle n’est pas
très structurée et elle est très informelle.
+
PROBLÉMATIQUE DU SECTEUR Ce |‘ |
Comme la production végétale, la production animale est confrontée également à un pro-
blème d'espace disponible pouvant favoriser son développement à grande échelle. Dans cer-
tains endroits, comme Calvaire Sainte-Thérèse, la ravine de Tenga au niveau de la section
de Bande-du-Nord, faute d'espace pour la construction d’enclos, certains animaux comme
les porcs sont souvent observés en plein chemin sans être attachés et/ou enfermés dans un
espace construit à cette fin.
Les quelques rares éleveurs existant dans la commune de
; p? ERA Cap-Haïtien, accordent très peu d'attention à la question
Ab ES a Ë des races améliorées. La quasi-totalité des éleveurs, pos-
a" ——n sèdent des animaux de race locale qui sont en majeure
d 13 partie de petite taille et très peu prolifique. Les éleveurs
# # accordent également très peu d'attention aux soins vétéri-
+ : naires. Les animaux reçoivent des soins médicaux surtout
: Le re 1" quandils sont malades et en période de mi-bas particuliè-
Æ — 2 En rement pour les truies.
À l
[page 291]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 291
[2.5.3 N
PECHE
La commune de Cap-Haïtien avec environ des membres de ces organisations sont des
ses 75 km de côte est une commune dis- hommes. Par ailleurs, les femmes occupent
posant d’un grand potentiel concernant une place extrêmement importante dans
le développement de la pêche qui peut cette filière car la commercialisation des
intéresser tant les investisseurs natio- produits est particulièrement assurée par
naux qu'internationaux. Il existe une forte les femmes des pêcheurs qui vendent une
accessibilité à la mer via la baie de Picolet partie aux grossistes et détaillent une autre
jusqu'à l'embouchure en passant par Cor- partie aux consommateurs finaux.
mier et Labadie pour les activités de pêche.
Par ailleurs, la pêche au niveau de Cap-Haï- Les pêcheurs pratiquent une pêche sur un
tien reste jusqu’à date une pêche artisanale plateau corallien très réduit et cela repré-
qui utilise des équipements rudimentaires sente une zone de pêche située à moins
de faible productivité. Ce secteur a obtenu d'un mile du rivage et rarement jusqu'à 3
très peu d'investissement tant du côté des miles. C'est-à-dire les pécheurs sont limités
entrepreneurs que de la part de l'Etat et des par les moyens de locomotion et de capti-
ONG. vité pouvant les permettre d'aller au large
et sur des rayons de profondeur au niveau
Le potentiel de poissons pélagiques est très de la mer, ce qui entraine un faible niveau
élevé mais reste très peu exploité à cause de production et un revenu très faible chez
du caractère rudimentaire des matériels et les pêcheurs.
équipements de pêche non motorisés utili-
sés par les pêcheurs. Les barques utilisées Cette situation exerce une influence néga-
sont de petite taille et sont très risquées en tive sur le comportement des pêcheurs
termes de sécurité pour les pêcheurs, ne quand ils utilisent par exemple des maté-
permettant pas l'exploitation de ressources riels non sélectifs et qu'ils perturbent l'ha-
éloignées de la côte et limitent le temps ain- bitat de certaines espèces. Dans certains
si que le nombre de jours de pêche. endroits de la côte de la commune en par-
courant de Picolet jusqu’à l'embouchure, les
prises sont constituées en grande partie de
ORGANISATION DU SECTEUR poissons juvéniles qui n’ont pas eu le temps
d'atteindre leur stade de maturité, voire de
À Cap-Haïtien, les pêcheurs sont faiblement reproduction. Cette situation n'est pas dif-
représentés au niveau des organisations. férente pour d’autres fruits de mer comme
En dépit du fait qu'il existe environ cinq or- la langouste, le lambi, l’écrevisse, l’anguille,
ganisations de pêcheurs (présenté dans le etc. Ce comportement entraine une dimi-
tableau suivant) mais elles sont très faibles nution de prises par unité de pêche et une
et très peu structurées. La quasi-totalité réduction de la taille des espèces capturées.
[page 292]
RE 2 02 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Par ailleurs, depuis plus d’un quinquennat, crée une situation d'insécurité et engendre
en dehors de la pêche des fruits de mer des cas de violences très poussées entre les
couramment capturés comme le poisson, pêcheurs et les grossistes.
la langouste, le lambi, l'écrevisse, etc. celle Lu
. . Los à Les ressources côtières sont donc surex-
des anguilles devient une activité de pêche , . ,
x . à ploitées tandis que les ressources péla-
très captivante par les pêcheurs et occupe | nu
Nu . giques profondes sont sous-exploitées par
une place très importante. Elle est prati- , L
k . . . . 5x manque d'encadrement technique, de ma-
quée depuis la baie de Petite-Anse jusqu’à tériels et d'éaui ts adavtés. Selon l
, Lou ériels et d'équipements adaptés. Selon les
l'embouchure de la rivière de Haut-du-Cap . . aup | } P
. x . affirmations de certains pêcheurs contac-
de septembre jusqu’à avril de chaque an- , _, "
k Lie 4 . à tés dans les localités de Petite-Anse et de
née. Elle est une activité économique très | . | .
. Cormier, Cap-Haïtien ne dispose pas de dis-
rentable pour les exploitant-e-s. Les entre- . . |
. . x positif de concentration de poisson (DCP).
prises exportatrices achètent le gramme de , |
. . . . ons Cela sous-entend que malgré la potentia-
ce produit qui contient environ une dizaine LU |
, . . lité de la commune en termes de richesses
d'anguilles cent gourdes environ entre les | .,
. . . aquatiques, faute de moyens appropriés,
mains des grossistes qui les collectent au- °
x x ces ressources marines restent sous-ex-
près des pêcheurs. ,
ploitées.
À Cap-Haïtien, il existe au moins deux en- , . .
. . . L'apport de moyens suffisants au niveau de
treprises qui exportent ce produit vers le |
Là . Les ce secteur peut entrainer non seulement
marché international, particulièrement la ; . ,, : .
. . . , l'exploitation de l’économie bleue, la créa-
Chine. Cependant, il faut mentionner qu’une : , : ,
. L ieA Lo tion d'emplois de qualité pour les profes-
grande partie de cette activité se réalise . . .
je . sionnels de la mer mais aussi et surtout,
dans l’informel en les transitant clandes- : , u
. x La il permettrait également à la commune de
tinement à travers la frontière en passant eu. :
. k . . satisfaire la demande pour les produits ma-
de Ouanaminthe vers la République Domi- : ;
Le Sn A rins et d'exporter les surplus de la produc-
nicaine. Le caractère informel et la portée : , . |
k . x Le tion dans d’autres régions, tant au niveau
économique très grande de cette activité | , . ? |
national qu’au niveau international.
TABLEAU 67 : Liste des associations ou organisations de pêcheurs recensées dans la commune
Zones Nom de l’organisation ou de l’asso- Nombre de Centres de
ciation membres pêche associés
Petite-Anse (Coopérative des Pêcheurs de Petite- |60 membres envi- |Petite-Anse
Anse) COPPA ron
Bande-du-Nord Association des pêcheurs de Cormier |25 membres Cormier et
environ ses environs
Association des pêcheurs de Rival 40 membres
environs
Association des pêcheurs de Labadee | 40 membres Labadee
environ et ses environs
Source: Mairie de Cap-Haïitien / Entretien semi-structuré avec les représentant-e-s des associations de pêcheurs / 2021
[page 293]
MATERIELS ET EQUIPEMENTS
DE PÉCHE
LL
vité d’autosubsistance, c’est-à-dire, les pê-
Les matériels de production utilisés par les cheurs le font dans le but de répondre aux
pécheurs sont des pirogues, des bateaux à besoins quotidiens. Elle ne permet pas aux
voiles ou à rames vétustes et long de 2 à 5 exploitant-e-s de dégager des revenus sup-
mètres. Les embarcations de fortune sont plémentaires afin d'investir dans d’autres
des canots ouverts et ne peuvent affronter activités économiques et/ou d'augmenter
la haute mer. leur capacité de production en vue d’amé-
En termes d'équipements utilisés, ils sont les Et EQUURE SO SROMON NE
N 27 ; D'où la nécessité d'améliorer les moyens de
très variés, parmi lesquels, on retrouve les - Re
li : production et de captivité des ressources
ignes, les sennes, les nasses et les filets. Ce = EPA ëch
sont des équipements rudimentaires et de ÉENELRLEE 5 1, CREER" QUE EEE
fai .— à N plus productive et rentable dans une com-
aible productivité. Les pêcheurs achètent ms = x
A - ù mune comme Cap-Haïtien qui possède
ces équipements dans les magasins qui = te s.
A d'énormes potentialités en la matière.
se trouvent dans la commune elle-même.
Certains pêcheurs utilisent également des La formation des pêcheurs représente un
compresseurs sommaires pour la pêche enjeu majeur pour le développement de la
sous-marine. pêche artisanale. Passé d’une pêche arti-
sanale améliorée vers une pêche moderne
Ê durable représente un défi considérable
TYPES DE PÈCHE ne
es pour les acteurs intervenant dans ce sec-
- - teur. Il est vrai que les pêcheurs ont reçu
Le PÉCRE EE © PE beaucoup de formations de courte durée.
pêche artisanale et pour beaucoup une acti-
gi | re nr, FRE à =
- = —_ ><}, Dr LA à
&4 # ere. « = —S —— FREE
un = RNCS = s- sl FR |
- A ;, Ex = . S nd ee — = PEER
G& Photos prises à Petite-Anse et Bande -du-Nord, 3°" et 1**° section communale Cap-H, juillet 2021
[page 294]
RENDEMENT ET DISPOSITIFS COMMERCIALISATION DES
DE CONSERVATION DES PRO- PRODUITS HALIEUTIQUES
DUITS HALIEUTIQUES
La commercialisation des produits halieu-
La quasi-inexistante des moyens de conser- tiques dans la commune de Cap-Haïtien
vation augmentent les risques de pertes à n’est pas différente de la quasi-totalité des
tous les niveaux de la filière. De l'avis de produits agricoles. Elle est très peu struc-
certains experts en la matière, le déficit des turée et informelle. Elle se fait sur environ
conditions adaptées pour la conservation 7 marchés publics au niveau de la com-
des fruits de mer entraine des pertes très mune (Pont neuf, Cluny, Rue 9, vertières,
élevées après capture, soit environ 40% de Esso, Sainte Philomène, Cité du Peuple).
Ja produetion co RnEse th Les pêcheurs sont souvent perdants dans
février, 2010). Or, le revenu des pêcheurs ’ a : F
dépend non seulement de la production 1 négosiationsndes pris parceng ane
mais aussi de la qualité des produits. Par disposent pas d'infrastructures Eur per”
conséquent, les infrastructures de conser- mets de conserver les produits _ GAS
vation des fruits de mer représentent un de méventes ou de prix inappropriés des
aspect extrêmement important pour les acheteurs. Comme dans tous les marchés
exploitant-e-s afin de garantir non seule- de produits périssables, ce sont les prix des
ment un revenu satisfaisant ,mais égale- acheteurs qui déterminent en majeure par-
ment assurer la qualité de leur produit. Il tie la vente des produits de mer.
est donc très préoccupant à ce qu'il y ait des
investissements importants dans cet axe de
ce secteur économique très ambitieux.
FIGURE 14 : Circuit de distribution et axe de commercialisation des produits halieutiques de la commune
de Cap-Haïtien
Source : Mairie de Cap-Haïtien |Entretiens semi-structurés avec les acteurs du secteur / 2021
[page 295]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 295
TABLEAU 68 : Prix des produits marins par marché d'après les commercant-e-s
Espèces Prix du marché Prix du marché de
local par Ibs Cap-Haïtien par lbs
Pêcheurs | Marchandes Marchandes/ Revendeurs
Poissons roses (Sade, Barba- 350 400 500
ren, Colas, etc.)
Poisons blanc (Tyara, Dorad, 250 300 400
Karang, etc.)
Source : Mairie de Cap-Haitien |Enquête dans les marchés auprès des pécheurs et des commerçant-e-s / 2021
En dépit du fort potentiel que possède la commune de Cap-Haïtien concernant le développement
de la pêche marine, elle fait face à des difficultés majeures empêchant son développement. Au ni-
veau de la commune de Cap-Haïtien, il y a un manque de contrôle sur les activités de pêche et cela
entraine une exploitation abusive des espèces marines. Par rapport au déficit d’inves-
tissement public et privé dans ce secteur, les pécheurs font face non seulement à
une insuffisance accrue de matériels et d'équipement adaptés à la haute mer,
mais aussi à l'insuffisance de formation technique afin de passer d’une pêche
totalement artisanale à une pêche artisanale améliorée. A côté du faible ni-
veau de capture par les pêcheurs, ces derniers n’ont pas les matériels requis
afin de conserver les produits exploités. Outre les fruits de mer couramment
consommés, la commune de Cap-Haïtien connait une surpêche des anguilles
durant la période comprise entre septembre et avril.
D’après les informations fournies par les Limonade. Il convient de noter également
participants et participantes aux ateliers plusieurs points de vente de sable moulu
de diagnostic participatif, il existe plusieurs comme à Virgie, Haut-du-Cap, Broyeur d’Os.
carrières dans la commune (Cabassa, ODN, p . | h d h
. . . our ce qui concerneles carrières de roches,
Haut-du-Cap, Blue Hills, Richard ville, Cas- | " incipal + à Rival et
on les retrouve principalement à Rival e
tel, Mansouri, Labadie, Rival, Belly, Small p p ,
. . ces Ls dans la Bande-du-Nord (Roche concassée).
votive etc.) Parmi les différentes carrières, _ ,
. k . , Les roches de rivières sont exploitées dans
on extrait le sable à Vertueux, Handicapé, er a
; / . . les différentes rivières de la commune de
Broyeur d'os, Forcé etc. mais le meilleur . .
ue Lee4 . Limbé.
sable est exploité dans les différentes ri-
vières particulièrement dans l'embouchure Malgré le fait qu’elles ne rapportent pas
de la rivière Parois entre Quartier Morin et grand-chose à l'État encore moins à la
[page 296]
RE 2 0 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
collectivité municipale, les activités d’ex- Les autorités étatiques locales, néanmoins,
ploitation des carrières permettent aux pourraient en tirer d'importants avan-
exploitants ainsi que les propriétaires de tages si elles exigeaient que les exploitants
ces dernières de gagner leur vie. Elles per- ainsi que les propriétaires des carrières
mettent aussi de rendre disponibles sur disposent d’une patente. La municipalité
toute la commune des matériaux d’une cer- pourrait aussi créer un centre d’équipe-
taine qualité. Cependant, les exploitants, ments d'exploitation et de sécurité qu'elle
qui ne sont pas formés à leur métier ni réu- mettrait en location.
nis en association, font une mauvaise ges- . . .
. La . . Enfin, dans le dessein de proposer de bien
tion des carrières qui ne sont pas soumises : ne : : :
N . h À Le meilleures idées sur la question, il serait
à de vrais et réels contrôles des autorités LL. .
Li ue de bon ton d’'initier des débats, en ce sens,
étatiques et ne sont pas tellement acces- | Lu
. à la faculté d'aménagement du territoire de
sibles dans la plupart des cas. En ce sens, nn. ., . ‘
R nu l'Université de Limonade qui est une struc-
elles représentent de véritables dangers à . oi
. . . ture importante pour la région en général et
pour les exploitants qui ne disposent pas . n
Li k , do la commune de Cap-Haïtien en particulier.
de matériels adéquats d'exploitation et de
sécurité.
INDUSTRIES, PME ET PMI
En termes de production manufacturière, rante-sept (47) boulangeries, une usine à
la commune de Cap-Haïtien comporte plu- glace, une usine de production de parpaing,
sieurs usines de transformation agricole une usine de production de sachets d’em-
(cacao, cassaveries, arachide, boulangeries, ballage et une autre non-catégorisée.
etc.), des guildiveries, des usines de pro- L llecte de d , salisée d |
. a collecte de données réalisée dans le
duction de rhum (Tass Doudou, etc.), des , |
. . , . cadre de ce PCD fait état de 57 ateliers de
usines de traitement d’eau, de production : " :
Lo . transformation, 26 ateliers de ferronneries,
de glace, de fabrication de parpaing, des : nue |
. . : , 32 ateliers d’ébénisteries et 11 boulange-
usines de transformation de maïs, de l’ara- es IL est à sienal Jon 2
chide en beurre, du cacao en chocolat, de nes. , esta signa er que, seon enque €
à . . socio-économique réalisée par la Mairie en
maïs en farine, des boulangeries, des ate- L
. . . 2021 dans le cadre du présent PCD, la com-
liers de ferronnerie (15 environ), des ate- L :
. DUR . mune comporte plusieurs usines de trans-
liers d’ébénisterie, etc. | | |
formation agricole (arachide en beurre,
Selon les informations recueillies par l'IHSI manioc en cassave, Cacao en chocolat, maïs
en 2004, le nombre d'entreprises manufac- en farine, etc.), des usines de traitement
turières se trouvant à Cap-Haïtien étaient d’eau et de production de glace, des usines
de 51. Parmi ces entreprises, il y avait qua- de production de parpaing, etc.
[page 297]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL
Comme pour l’ensemble du pays, les pro- tunités offertes par les Nouvelles Techno-
ducteurs et commerçants capois font face logies de l'Information et de la Communi-
à de sérieux problèmes en termes d'accès cation. En outre, le délai de légalisation des
au crédit, en dépit de la présence du Fonds entreprises constitue un véritable obstacle
de Développement Industriel (FDI) dans aux entrepreneurs souhaitant investir au
le chef-lieu du département, et aussi à des niveau de la commune, ce qui explique que
= D Se > Pen M ewmpne. ss d
problemes qd ès à des équip O : [ 1
. Rs L 28
a
AE Mamie à Eu
;
5 / \
SG Quelques PME/PMI ei à
ARR 77 5 # = Accor). Va ‘
À « n . erriitettiti — | as nu … Lot
| : | en nu : | * +
pi ; 5
j v4® 4 } ss ES AT ., Jr à -
GE st : .
np nl
— F
| 1 [al *
l'ai : fl Li — — ”
[page 298]
RE 95 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Le commerce est la principale activité de la Plus loin, au sud du centre-ville, on trouve
commune, une grande partie de la popula- les marchés de Cité du Peuple, de Sainte-
tion s’y adonne. En 2004, l'IHSI y recensait Philomène, de Champin et d'ESSO (Char-
quelques deux mille sept cent cinquante et rier). Plus à l'Est, on dénombre ceux de Fort
un (2 751) établissements commerciaux St-Michel et de Petite Anse. À cette liste
dont six cent vingt et un (621) petites bou- s'ajoutent de petits marchés ambulants et
tiques et trois cent quatre-vingt-neuf (389) ceux d'occasions.
grandes boutiques. On y retrouve aussi une On ob d | : totalité d
op AOC A n observe, dans la quasi-totalité des rues
tuerie. L’inventaire réalisé dans le cadre du d t le et ; | …
k . 4 u centre-ville et dans les rues avoisi-
processus d'élaboration du PCD fait état de , oo,
3 298 entreprises diverses. Nombre d’entre nantes, un débordement de petits étalages
. X au et de kiosques de petits marchands. Ces
elles fonctionnent dans l’informel. À côté de érit q ét M : bli
. . , Lu . uérites, empiétant sur une voie publique
de leur faible niveau d'organisation, la peti- 8 ur. p , p , q
tesse de leurs tailles est l’un des facteurs déjà étroite, auxquels s'ajoutent des débar-
non seulement qui réduit leur capacité quements anarchiques de conteneurs de
. . marchandises et des empilements d’'im-
d'embauche de ressources humaines, mais . . P .
. . ne . mondices, occasionnent d'importantes
aussi qui embarrasse l'amélioration de ti t t la fluidité de la ci
. ee D Lo congestions, entravant la fluidité de la cir-
leurs immobilisations d'actifs (locaux, équi- 8e un. . .
pements, machines, et autres outillages culation des véhicules au niveau de la ville.
etc.) ’ ’ ’ Le commerce des rues, quasiment généra-
7 lisé sur l’espace de la commune, constitue
À une partie importante de l'économie de la
MARCHES ET CIRCUITS DE commune.
COMMERCIALISATION | . .
= Les marchés publics desservent une clien-
L de Cav-Haïti t : tèle majoritairement locale. Dans la grande
a commune de Cap-Haïtien est un vaste . k L
réseau d’artères mardiles et de mar- partie des cas, ces marchés sont dépourvus
chés publics désorganisés. La vopulation d'équipements et d’infrastructures de base
de C p Haïti td 8 k | pop td en eau, assainissement, électricité, gestion
€ ap” altlen ete ses ex ensIons ss es des déchets, toilettes publiques, etc. Une
servie par quatorze (14) marchés publics, . . . . . Le à
oritai : tré | d situation qui entraine une insalubrité im-
majoritairement concentrés au niveau du . Le
. lle Il t distribué troi portante des lieux et des rues avoisinantes
centre-ville. Ils sont distribués sur trois . k .
d del A t le rejet des eaux usées directement sur le
randes zones de la commune. Au centre, ep . k
: hés CI de Shada (Lèt Bà P site, l'accumulation des déchets, etc. Sou-
es marchés Cluny, de Shada (Lôt Bd Pon), . L
de l'abattoir. du en Neuf 1 la gare en vent trop petites, les structures sont égale-
É É ment précaires, vétustes et non-conformes
tière (Barrière bouteille) et un espace de P .
. , aux besoins des usagers (commerçants et
vente de bicyclettes usagées (rues 2,3 et A).
[page 299]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 2992
clients). L'absence de structures de gestion les quincailleries, les appareils électromé-
des lieux provoque souvent un entasse- nagers, etc. Il est dénombré également dix-
ment des étalages, une promiscuité et des huit (18) stations d'essence et environ cinq
conflits entre les marchand-e-s. (5) markets répartis sur l’ensemble de la
commune.
La commune de Cap-Haïtien échange prin-
cipalement en importation avec la Répu- Comme susmentionné, la commune de Cap-
blique Dominicaine, les autres pays de la Haïtien est une commune à forte potentia-
Caraïbe, les États-Unis et Port-au-Prince. lité commerciale. La présence de l’un des
deux ports internationaux et du deuxième
PRINCIPAUX AXES COMMER- aéroport en importance dans le pays, sa
CIAUX DE LA COMMUNE proximité avec la République Dominicaine
— (Dajabon), les autres îles de la Caraïbe etles
côtes de la Floride font d’elle un axe impor-
Bien qu'elles ne soient sujettes à aucun tant en matière de commerce. Toutefois, ces
plan ou aucune stratégie d'ensemble, les activités commerciales tendent à empiéter
«zones commerciales » de la commune se sur l’ensemble des espaces, trottoirs de la
concentrent le long des axes du réseau su- commune provoquant ainsi une insalubrité
périeur de la ville dans les principales rues et des congestions monstrueuses. De plus,
du centre-ville, notamment au niveau des les marchés publics de la commune sont
rues À, J, L, et du boulevard du Cap. Ils re- dans un état de délabrementetsont souvent
présentent les axes les plus achalandés de la hors du contrôle des autorités étatiques qui
ville. Ces zones commerciales sont formées n'y collecte aucune taxe. De plus, la plupart
d'une pluralité de petits commerces dont des commerces de la commune, sans recon-
les activités débordent la chaussée comme naissance légale, s'effectuent dans l'infor-
les matériaux de construction, les pièces mel. Ce qui constitue un manque à gagner
de voitures, les provisions alimentaires, les fiscal important pour la municipalité. Ainsi,
cosmétiques, etc. Ainsi que d'autres ser- des investissements sont nécessaires dans
vices plus ou moins spécialisés comme les ce secteur et une restructuration des axes
pharmacies, les librairies et papeteries, des commerçants et du réseau de marchés de la
magasins vendant toute sorte de produits, Commune est indispensable.
notamment les matériaux de constructions,
. . mt EE - VS AVS av" 4v Se à j
cs D | »
à (| nu mp
5 1 + ;
LOT LR ar e
G Marché public — »
AIR: 1e Lt"
LI" 4 ] \ à Us EE
Là
LE +. è
[page 300]
& LOCALISATION DES INFRASTRUCTURES
COMMERCIALES DE LA COMMUNE
La carte ci-dessus montre la localisation des infrastructures économiques de la commune du
Cap. Elles regroupent les infrastructures commerciales et financières comprenant les marchés
publics, jeux de hasard (banques de borlette, petit robot, lotto etc), les institutions financières
(banques commerciales, caisses populaires, coopératives, bureau de transfert), les stations
de radio et de télévision, les stations d’essence, hôtels, restaurants, petit métier (menuiserie,
ferronnerie, coutures, barber, studio de beauté etc), les ateliers de transformation (guildive,
cassaverie etc), les infrastructures de commerce (quincailleries, boutiques, provisions alimen-
taires, magasins, markets, kiosques d’eau traitée etc.), les multiservices (notaire public, agence
de sécurité, entreprises funéraires, agence de voyage etc), les petites entreprises agricoles
(poulailler, pépinière etc) et une autre catégorie non identifiée par les enquêteurs.
On remarque une forte concentration de ces infrastructures dans la partie urbanisée de la
commune du Cap. Les marchés publics sont représentés sur la carte par les boules de cou-
leur mauve, les jeux de hasard sont identifiés par les carrés de couleur vert, les institutions
financières sont représentées par les carrés roses, les restaurants sont identifiés par les boules
jaunes moutarde, les hôtels sont représentés par les losanges de couleur marron. Les boules
vert olive identifient les stations de radio et de télévision, les carrés rouges nous montrent les
ateliers de transformation. Les stations d'essence sont identifiées sur la carte par les boules
de couleur jaune citron, les multiservices sont identifiés sur la cartes par les boules de cou-
leur marron, les petits métiers sont représentés sur la carte par les boules bleues marines, les
boules vertes prairies identifient les petites entreprises agricoles, les infrastructures de com-
merce sont identifiées sur la carte par les boules de couleur bleues vertes et les infrastructures
non catégorisées sont représentées sur la carte par les boules noires.
Les données disponibles montrent que les infrastructures de commerce et les jeux de hasards
sont en nombre supérieur par rapport aux autres, et représentent 74.44% (3/4 environ) des
infrastructures économiques de la commune de Cap-Haïtien. En effet, on compte 1475 infras-
tructures de commerce sur un total de 3298 répertoriées représentant un pourcentage de
44.72% et les jeux de hasard sont au nombre de 980 soit 29.71% de l’ensemble. On dénombre
aussi 14 marchés, 56 hôtels, 132 restaurants, 57 ateliers de transformation, 331 petits métiers,
126 entreprises de multiservices, 71 institutions financières dont 14 succursales de Banque et
5 coopératives financières, 9 petites entreprises agricoles, 12 stations de radio et de télévision,
18 stations d'essence et 17 infrastructures non catégorisées par les enquêteurs.
Comme pour le reste du pays, l’entreprenariat dans la commune de Cap-Haïtien a peu d’inci-
dence sur la croissance économique. Cela s'explique par le fait que la plupart des entrepreneurs
(hommes/femmes) ne sont pas des entrepreneurs motivés, expérimentés, bâtissant des entre-
prises avec des potentiels de transformation du secteur dans lequel ils interviennent. Ce sont
des entrepreneurs par nécessité, qui créent des entreprises parce qu'il n'existe pas, selon eux,
d’autres opportunités d'emplois rémunérés viables. Ce sont des entrepreneurs non produc-
tifs, s'engageant dans des activités de rente, redistribuant la richesse d’un pan de la société à
l'entrepreneur.
De plus, il existe des obstacles structurels dans la commune quant au développement d’un
véritable entreprenariat par opportunité (opportunités particulières que leur offre la région)
surtout chez les jeunes. Ces obstacles sont de natures diverses et on peut citer : l'attitude de
la société à l'égard de l’entrepreneuriat, le manque de compétences, le manque d'expériences
professionnelles, l'absence de capital propre, la formation à l'esprit d'entreprise insuffisante,
la faiblesse du réseau des gens d’affaires, les barrières inhérentes au marché, l’environnement
délétère et médiocre des affaires et des investissements, etc.
EL
[page 301]
fe , À £ 1 gs
5 £ = 8 , | SR y2TE ?
1 5? 483 5 2 à 5 SU 314 À
é + 2 8 À RTE s 31° *> AT
De = S2 #5 x “s 13
= tant mad bad thé
(®) FE IT | _ ;
CERPE LERE 1 fi
mn SÉPFARPRREERERR ë 1,5 Fi
(al ÉFHÉRERBE É EEE Ë È SRSRTT
A RÉ FRABEBEFFEPEEE È ; LÀ RES D
n ÉIAAAEEREHEIERE F + .… LE |
F1 = : |
s fase LR : | 1
\ & Ï EF:
É 15e 2. d Jovenes g
ê 1 L ES de $
© ” de _ £ _ ed Q
nf “ Fe m1 re (] A TS
L 7? re NO 4, g 1
= LS È . | HACAI ë Fr E
È } . D Es
D la ë 1 [4 Ces 2 ; Sa ë
®) Ÿ : HE à H HE L =
= M 4 EL g
es V7) a Es a
Z 4 5 $ a
Es É- "E É \ iÉ
= 3 { Ê Ê
\ ë
2
ë
]
“
: 1 à
TH CT e00buLE >
S]
[page 302]
[2.5.7 N
ARTISANAT, INDUSTRIES CREATIVES
ET PETITS METIERS
L’Artisanat est l’un des secteurs clés du dé- Il n'existe aucune promotion de la produc-
veloppement économique du département tion locale, les expositions, foires sontplutôt
en général et de la commune en particulier. occasionnelles aussi les circuits d’écoule-
Les activités dans ce secteur sont multiples: ment sont faibles mis à part des possibilités
cordonnerie, couture, orfèvrerie, menui- qu'offrent de la station balnéaire de Laba-
serie, sculpture, peinture, etc. Il crée un die ou la concurrence est rude, là encore
nombre important d'emplois tant en milieu dominent les marchands.
rural qu’en milieu urbain. ; de . .
L'absence de crédit est patente. La dispari-
Certaines matières premières nécessaires à tion des centres de formation, déjà faibles,
la confection de ces produits se retrouvent comme le « Ouvroir National » sous la tu-
sur place ou dans les communes avoisi- telle du Ministère des Affaires Sociales ap-
nantes, ce qui contribue à diminuer les portent son lot de désarroi au secteur. Le
coûts de production. Elles sont constituées Centre privé « les Ateliers Taggart » dispa-
d'argile, de latanier, cèdres, sisal, bambou, raît également à la suite du décès du fon-
roseaux, acajou, chêne, palmiste, liane, dateur Daniel Taggart. Ce centre permet-
nécessaires à la confection de sculptures, tait la formation d’un nombre intéressant
produits de mahogany, paniers, produits d'artisans. La grande majorité des artisans
en céramiques, chapeaux en paille, valises, ne bénéficient d'aucun encadrement tech-
sous-plats, cache-pot, cabaret, chaises, nique et il n'existe aucun support à la pro-
poupées souliers, sandales, meubles, vête- duction. En effet dans les ateliers Taggart,
ments, cordes, etc. on travaillait le coton etil se développaitun
. | : | artisanat contemporain où l'on créait des
En dépit de son importance économique, tapisseries en sisal et des tissus d’ameuble-
le secteur offre globalement un tableau de ment en gros coton filé à la main des bijoux
dégradation marquée par l’envahissement en écaille de tortue et en corne,
de produits d’origine étrangère, la multipli-
cation de vendeurs que d'artisans, le non L’artisanat a pourtant connu des périodes
renouvellement des produits, les produits intéressantes avec un marché que certains
non finis ou à peine ébauchés, le manque qualifiaient de « florissant » même. Le pôle
de connaissance et de motivation dans le touristique du Cap était alors en plein essor
domaine. L'absence de mécanisme d’aide à avec la venue de pas moins de 4 bateaux
la création, le Bovarysme collectif, le sous de croisière toutes les semaines pendant
équipement, des difficultés d'accès aux ma- les années 80 et la visite de touristes pro-
tières premières diversifiées, une carence venant de la frontière avec la république
en termes de véritables ateliers de pro- Dominicaine organisée par des tours opé-
duction, une faiblesse au niveau de la for- rateurs de la république voisine.
mation de base des artisans et la faiblesse
organisationnelle de ces derniers.
[page 303]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 303
Les artistes et artisans assuraient une cer- Le stylisme est peu développé toutefois
taine production et les capacités créatrices suscite des vocations aussi l’on confond
encouragées par cette possibilité d’écou- souvent tailleur, styliste de mode, cou-
lement de leurs produits. À la suite des turière. La mode souffre donc de main-
convulsions sociales et politiques, beau- d'œuvre qualifiée et de structures efficaces.
coup d'artisans émigrent sans transmettre De rares stylistes créaient autrefois pour
leur savoir tandis que d’autres préfèrent une classe aisée aujourd’hui totalement
vendre leurs journées de travail pour assu- disparus quoiqu'ils travaillassent au goût
rer leur survie. du consommateur qui imposait ou sou-
nee . . mettait une mode inspirée des magazines
Quoiqu'il faille relativiser cette notion de « Liolies . .
. nn , spécialisés occidentaux. Le couturier ou la
capacités créatrices » boostées par la pos- Lx Ld:
ibilité d'écoul td Quits. il était couturière possédait des catalogues et de
sibilité d'écoulement des produits, il étai : Bnait à sants
| | P ‘ É ce fait suggérait à la clientèle des modes.
possible de faire le constat suivant pendant : . k h
| nu , ; De nos jours, le design est peu développé,
cette dite période l'artisanat avait tendance di .
à © iret à se dénat d cette filière est peu connue et reste margi-
à s'appauvrir et à se dénaturer dans un pro- 1 avi : L
PP PUR P nale cependant, il existe des jeunes bourrés
cessus répétitif sans autre renouvellement
es ’ de talent.
que celui qu’imposait la demande commer-
cialisée de stéréotypes pour le tourisme. Quant au secteur du mobilier domestique
Sans doute due à une absence de politique il souffre d’une carence de compétences,
d'animation culturelle visant à stimuler les les plus habiles artisans réalisent parfois
attitudes créatrices, à servir de pont entre des produits de très bonnes factures néan-
l'information et l'expression, à mettre les moins très chers, tandis que la majorité des
hommes en relation, sans contrainte, et à mobiliers est le fait d'ateliers de ménuise-
assurer la médiation entre les créateurs, les rie avec souvent une finition et une qua-
créations et le public. lité désolante. En général les produits sont
, , fabriqués d’après des copies de catalogues
La sclérose du secteur est une conséquence, hdi x
| ble de fact tructurels, £ d'origine étrangère. Au bout du compte,
à un ensemble de facteurs structurels, fac- ; D
t de bI du dével tde ° ce secteur souffre d’une absence d'indus-
eurs de blocage du développement des in- . Re . .
. , 8 . PP . tries de distribution et de boutiques, ce qui
dustries créatives. Le mimétisme, corolaire N PR
d' éducation t u | : t condamne le concepteur à la réalisation
une éducation tournée vers le reniemen NE £
. , : que de prototype destiné à un éventuel ac-
de soi. Aux enfants on a expliqué des lois L .
un es . quéreur collectionneur.
régissant des mondes lointains, le savoir
d'hommes qui leur sont inconnus, le sens La cordonnerie ne survit que pour rafis-
de légendes nées dans d’autres temps et toler les chaussures provenant de la fripe
d’autres lieux, ou on les a incités à copier toutefois survie encore la fabrication des
ou à imiter des formes d'expressions étran- sandales destinées à la gent féminine qui
gères. Autres facteurs de blocage la modi- fait preuve d’une certaine stabilité.
cité des revenus des éventuels consomma- . ,.
, Bonne L4 Le secteur des bijoux résiste encore tant
teurs, l'absence de mécanismes appropriés bi ré dant à hé local
: : ien que mal répondant à un marché loca
de financement et de promotion. : au . P es D
mais n'arrive pas à diversifier ses offres et
s'imposer en réalisant un chiffre d’affaires
respectable.
[page 304]
RE : 0 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Les produits en terre cuite résistent encore à la création, la production et la consomma-
tant bien que mal, la localité de Lory (com- tion locale.
mune de Milot) dont la production est ab- p À les élé de la cul onal
sorbée engrande partie par la commune du armi es éléments de la cu ture nationale,
a . la peinture occupe une place importante
Cap, en est l’épicentre avec ses ateliers de ù D ; ns
. Le A : : et à ce compte l’école du nord s’est créé
potiers et fours primitifs néanmoins hormis été. O . le dével
les récipients, cruches de tout format indis- une notoriété. ; n sait que le développe-
. ment de l’art pictural semble trouver un
pensable aux pratiquants du vodou, des |
x , , L ancrage profond des pratiques du XVIII et
pots à fleur, l'on retrouve d’autres théma- du XIXe iècl à dé
tiques artistiques grossièrement façonnées. u fme siecle ou portraits et ecora-
tions de temples de la religion populaire et
L'on retrouve également un artisanat uti- autres lieux, avec ses chromos et objets de
litaire comportant des forgerons qui fa- culte constituent la toile de fond.
briquent encore serpettes, houes, pentures, n.. , , ,
. die: L'histoire relate l'existence de l'académie
gonds. Ces objets utilitaires se retrouvent , | .
. . RU d'art du Royaume du roi Christophe. De
dans certains quartiers périphériques avec 1830 à 1860 1 : ligi hi
unepopulationàrevenumodestelesproduits . à a peinture religieuse et . Is
À . os torique prend un certain essor sous l’im-
sont plutôt grossiers avec peu de finition. ? ; ne nu ,
pulsion de l’académie créé par l’empereur
La sculpture en bois a fait ses beaux jours Faustin ler. En revanche, l’histoire récente
pendant les années 80 pour quasiment dis- de la peinture populaire commence en
paraître avec le départ des bateaux de croi- 1943 avec l’arrivée du peintre Devitt Pe-
sière du Cap néanmoins subsistent ça et là ters . Il rencontre plusieurs jeunes peintres
des ateliers de menuiserie ou l’on sait en- haïtiens et avec eux il fonde le Centre d'Art
core en fabriquer des objets. Le marché de destiné à enseigner et vulgariser l’art pic-
la station balnéaire de Labadie expose une tural en Haïti. Cette expérience va favoriser
production en provenance du pays et de la l’'éclosion de jeunes talents qui vont devenir
région du nord dont vannerie, chapeaux de les peintres de renom du pays et par la suite
paille, nattes, poteries, saladiers, objets uti- les styles et les thèmes vont se diversifier et
litaires en bois. aboutir à la formation d'écoles distinctes.
Un tout petit secteur de l'artisanat est pris L'école du Cap se caractérise par l’utilisa-
en charge par des « connaisseurs » interna- tion d'éléments linéaires, l'application très
tionaux qui permet l'émergence d’un arti- méticuleuse des couleurs tendre et surtout
sanat destiné à une élite des pays riches, ce en plat. Les sujets couvrent tout aussi bien
secteur produit des œuvres de très bonne la vie quotidienne, des sujets populaires,
facture mais inaccessibles au marché local. scènes de rue, et une prédilection pour la
Ces experts sont probablement à l’origine riche histoire de la région Nord. Réalisme
d'une sorte de rupture sémantique et épis- ou illustratif, thématiques populaires, figu-
témologique aboutissant à une dichotomie ration et l’ordre calculé et la précision sont
entre art et artisanat et qui prévaut dans les caractéristiques essentielles de cette
la gestion et l'administration de la culture école marquée par la personnalité d’un Phi-
et de l'artisanat. Alors que ces secteurs lomé Obin.
peuvent imprimer une nouvelle impulsion
[page 305]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 305
Il a existé et il existe encore, malgré l’exis- C’est là un fait d'importance mais qui révèle
tence d’une certaine continuité, une cer- par ailleurs que c’est la créativité au niveau
taine misère de l’art à Cap-Haïtien : absence de toute la communauté qui y est intéressée
de musées, très peu d'expositions à propre- dans la mesure où cette école de peinture,
ment parler, aucun débat esthétique ou qui s’est reproduite à l'infini pendant plus
inexistence de critiques d'art. Les ateliers, d'un demi-siècle, a tout simplement anni-
qui pourvoyaient le marché pendant qua- hilé les perspectives de voir naitre d’autres
rante ans, s’enlisent dans la répétition d’un expériences dans le milieu. Aujourd’hui des
modèle unique devenu une institution. vendeurs s’adonnent au commerce de l'art.
Le. h | . . Ils achètent et commandent des thèmes re-
Mais si cela peut être tributaire des régimes Les . . N
_. u | . produits à souhait. Ce qui pose le problème
politiques entre 1957 à nos jours et de l’in- » Lu di
fl d di des h d d'instruments juridiques pour la protec-
bas ee ss ie ST avec des auts JE es tion des droits d'auteur et de la dégrada-
Part c n ni m 4 ect nae an affa à ne tion du secteur. Hormis la station balnéaire
M er: dantle: n'est pas el et | una- de Labadie, la production artistique est en
sar sk pendant e meme temps, la peinture panne d’acquéreurs d'autant que les col-
dite « primitive » capoise a connu la plus : . .
ue . lectionneurs au niveau national se font de
grande publicité à mettre en relation avecla 1 1 On di ,
on du tourisme qui aura au moins plus en plus rares. On dit souvent qu’un art
promotion u q . sans marché est un art qui n'existe pas. La
des conséquences dans le milieu, dont une . h
| | crise du « COVID-19 » a encore aggravé une
certaine affluence de peintres et de gale- : : À éoit AAIS es
à | situation qui était déjà assez précaire.
ries et aussi des effets pervers comme un
anéantissement de tout projet de renouvel-
lement de cette peinture.
à pal ai i 3 =
a tt ..
5 "in EE — r: = û
PU É
écpiinininiie
h = _ mr re _ Er "
[page 306]
PE : 06 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
PATRIMOINE, TOURISME, HOTELLERIE
Le centre-ville de Cap-Haïtien possède un La ville a connu différentes phases d’urba-
patrimoine historique, culturel et architec- nisation à travers son histoire riche et mou-
tural de très haute valeur, appartenant au vementée, notamment marquée par une sé-
patrimoine national depuis 1995. Il s'étend rie d’incendies et de séismes. Reconstruits
sur une superficie de 120 hectares. Ses rues selon une trame urbaine originale, plan en
étroites, son unité architecturale, la succes- damier, les quartiers historiques consti-
sion de places et de monuments en font un tuent aujourd’hui le centre culturel et ad-
ensemble d'exception. Fondé en 1670, le ministratif de la ville. Les secteurs urbains
Cap fut la capitale de la colonie française de périphériques formant les quartiers popu-
Saint Domingue jusqu’en 1770. laires sont plus densément habités.
LOCALISATION DES INFRASTRUCTURES
ET SITES TOURISTIQUES DE LA COMMUNE
Cette carte nous montre les différents lieux et attractions touristiques de la commune
de Cap-Haïtien. Ces infrastructures sont constituées de lieux mystiques, de plages, de
forts et vestiges de fort sans oublier les sites non identifiés.
Il y est denombré 10 plages 4 les lieux mystiques, 19 forts et vestiges de fort . On a éga-
lement recensé 5 sites historiques, et 3 lieux non catégorisés sur un total de 41 lieux
répertoriés par les enquêteurs d’IFOS.
En ce qui concerne les ressources touristiques de nature historique et architecturale,
cette ville, à cause de son histoire d’une rare richesse et de cette haute valeur cultu-
relle, a été proposée en 1992 sur la liste du Patrimoine des Amériques et de la caraïbe,
et en 1995 classé Patrimoine National. Cap-Haïtien est la ville la plus esthétiquement
forte du territoire haïtien exprimé en particulier à travers la diversité architecturale
du centre historique. De plus, beaucoup de constructions et d'espaces situés non loin
du centre historique ont un caractère hautement mémoriel. Le tableau ci-après ne pré-
tend à aucune exhaustivité.
CC
,
+ RE m2 E
” ai ” AA A S ua || (l J : LE =
IN Per # 1 LL ai AIN NUL ae +
| : AUS nude SALLE HRMSL rer PETRTE RIM 4 su = c LS
: 40 = Pre srétiasn L - mme à à
MT e
[page 307]
E & ÿ , at y23-2 %
L: k. Re: LE CT 5 à 2 34 535 t à
>= En = æ SE 43 ou 4 FE 434
©
< tant mad bad thé
— FE ÏÎ | _ m
H 2
: F1 Ra |: x = ٣
= ÉFHERERBE PEER È L Ê À +
RAPPEL EEE
ÉHAFPE IE IMEIE L &
© BD PEHE ER ERFE RE H n
= ÉHABAAEREEHEEIHE - » El
mn fi ddeslahele 8 ; El
© soie PET sis: à
un RSS re F5 0 3 Ê
2] H er Ë 2 8
m è EN FER =
EH h ” du db } Si
in J À 5 LI 4 Ë
2x | .
22 6 \ Ÿ a) Fr
(ea) ù = Ë _À Tr, 4 è Ê
= SOCHIN SO È
= + à G : $
0 JA i a E :
ee | Ye? 2° ë S
< Var Ë =
L MN Ë =
Z ë 3 | Ê &
ni S
E
Le]
]
-
N
1 1 ù
ose écovaie È
S
[page 308]
rF ; LI PRE F ls EE || Le ER hs A Fe = =
Lt LA + pie Ca] -N F, ee en mOi Bi. | oi
sé OR ee à ee ef LR
A Nu ue:
; Fe = - de Sf. : gé PE Nn : 7e
: ar À AA F L. : - “a ” =
PEU ST Fe de:
: ARE ne.
le 5 M LÉ CE ti
Hi “at L” :
1 É nr
a ET A © qu £ nn.
Fr u # œ ' —. nr I
per
À
[page 309]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 300
TABLEAU 69 : Maisons et espaces à caractère memoriel dans le centre historique.
Identifiant de la maison Localisation Valeur mémorielle
Hôtel de Paris nord Rue 20 H Pas de valeur mémorielle spécifique, plutot
architecturale
Maison Javot ( Hôtel de ville Rue 20 F-G Pas de valeur mémorielle spécifique
actuel)
Marché des blancs Rue 17 à rue Valeur mémorielle liée à l’histoire de l’escla-
23B vage
Palais du Gouverneur (Actuelle | Rues 17 à 19 Valeur mémorielle liée à l’histoire coloniale
Ecole des Frères de l’instruc- LQ française
tion chrétienne)
Maison Godard Phaeton ( Angle rue 19J | Liée à l’histoire de l’évolution architecturale.
Grand batisseur du Cap du 19 Godard Phaeton faisait parti de maitres
eme siecle) maçons appelé des « grands Batisseurs »
Rues 13 et14K | Liée à l’histoire de la lutte contre l'esclavage
Résidence de Toussaint Lou- Rue15let] Liée à l’histoire nationale et la lutte contre le
verture système de l'esclavage
Maison du président Nord Rue16F Valeur liée à l'évolution architecturale.
Alexis Architeture comportant des éléments aty-
piques comme le comble mansardé
Maison du barde national Rue131 Valeur liée à la période nationale et l’evolu-
Oswald Durand tion de la littérature et des arts
Résidence du Gouverneur hos- |Rue2 AetB Valeur liée à la periode coloniale française
tellerie du roi Christophe
Syndicat des Cœurs Unis Rue 22] Valeur liée à l’évolution sociale de la ville, les
(Actuelle eglise Cœurs Unis) Cœurs Unis rassemblaient la plupart des arti-
sans du Cap qui représentaient la principale
force de travail de la ville depui 1875.
Savonnerie Rue22AetB Valeur liée à la période qualifiée « d’illu-
sion héroïque » c’est-à-dire d’une tentative
d'industrialisation 1890 /1915
Ancienne Prison Civile du Cap. | Rue 21 Q Liée à la période coloniale mais également à
l'histoire récente de la dictature et des repres-
sions politiques.
Petite Fontaine Rue 24H Liée à la période coloniale et constitue un des
rares témoins de la période francaise.
Source : Mairie de Cap-Haitien ]Ministère du Tourisme et des Industries creatives / Eddy Lubin / 2021
[page 310]
EE 3 10 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Par ailleurs, la commune contient aussi des sites historiques et des monuments de grande
importance et assez remarquable. Les principales informations qui les concernent sont pré-
sentées dans les tableaux suivants.
TABLEAU 70 : Sites historiques et monuments repertoriés dans la commune
Sites et monuments Unités spatiales Localités
Habitation Baubert avec moulin à betes, Haut-du-Cap Lory
sucrerie et séchoir
Fort Bourgeois au Nord'Ouest del ile Fande-du-Nord |
Source : Mairie de Cap-Haitien ] Ministère du Tourisme et des Industries creatives / Eddy Lubin / 2021
La majorité de ces ressources sont tota- panique sur l'ile d'Haïti / Educa Vision Inc.
lement à l'abandon d’autres sont en train 2012). Par ailleurs non loin de la ville du
d'être méthodiquement démolis par leurs Cap, à Cormier Plage, on retrouve la plus
propriétaires (Vaudreuil) pour satisfaire grande collection d’artefacts de la période
des besoins de rentabilité d’un lotissement, préhispanique d'Haïti qui fait l’objet d'un
alors que d’autres sont dépecés par la po- projet muséal.
pulation (Fontaine du Commun). . ..
Parmi les ressources touristiques ethno-
Par rapport aux ressources touristiques de graphiques s'illustre « Lakou Castel » qui se
nature historique liées à l’axe terroir, dé- situe dans la mouvance des « Lakous » clas-
couverte archéologique et amérindienne, la siques du nord, avec une prédominance
prise en compte de l'existence d’un village Nago métissée d'éléments bantous et daho-
amérindien à l'emplacement actuel de la méens. En général, les sanctuaires tradition-
ville est à prendre en considération même nels sont en rapport avec les chemins ini-
en absence de prospections archéologiques tiaux du marronnage d'autant que ce Lakou
récentes. Guârico, vraisemblablement l’un se trouve à près de 400 mètres au-dessus
des plus anciens caciquats de l'ile, associé du niveau de la mer dans les montagnes
aux populations qualifiées de lithiques et du Cap. Selon une histoire connue des ini-
archaïques, correspondrait à l’espace de tiés de ce Lakou, il était en correspondance
Cap-Haïtien actuel et du système orogra- avec un autre vieux sanctuaire aujourd'hui
phique du Morne Rouge du Cap (G, Valmé éteint, appelé « Bèche », se situant dans
6000 / Aménagement territorial préhis- la montagne du Cap non loin de la mer.
[page 311]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 311
Du point de vue des ressources touris- Au regard de son passé historique comme
tiques naturelles et anthropiques liées à capitale de la colonie de St Domingue, du
l'axe nature, spéléo-tourisme, agro-éco- royaume du Nord et de son importance
tourisme, économusée et tourisme com- stratégique comme deuxième pôle écono-
munautaire, la commune de Cap-Haïtien mique du pays pris dans son contexte géo-
recèle des sites naturels d’une rare beauté. graphique, le Cap devrait pouvoir se posi-
Au nord de la ville, sur la côte Nord-Ouest, tionner comme le « lieu organisateur de la
existe une zone fortement escarpée qui scène historique du nord d'Haïti en fonction
part de la Pointe Picolet pour aboutir à la de certains faits historiques notamment la
Pointe D’Yegue, à proximité de la baie de bataille de Vertières».
l’Acul. On retrouve des belvédères et des . ,
. En effet le tourisme culturel représente
espaces offrant des vues panoramiques ne a ,
Le . . une filière extrêmement intéressante dans
intéressantes sur la ville et de ses environs d : de dével + durabl
au sommet de la Montagne du Cap. Au ni- une Ynamique de céve oppement quran e
. qui permet de structurer une offre par la
veau du versant nord, le littoral comporte Jorisation d trimoine. Et à t
également le site balnéaire de Labadie et le va orisa roù qu pa rImome. ju a ce compte,
. à . le Nord d'Haïti possède un énorme poten-
village des pêcheurs, les sites naturels de | ns k
. . tiel, la culture et l’histoire peuvent devenir
Cormiers, Gadras, Roche Sauvage . Il existe , ;
k . . source de regard et d'appréciation. C'est la
également des sites naturels qui offrent des . . è
. à . Région du pays qui recèle le plus de poten-
vues panoramiques sur la côte au niveau de D. |
x . tialités en termes de concentration du pa-
la route menant à Labadie. 0 ; | : h
trimoine historique il en est de même de
La montagne du Cap possède des pôles ses traditions reconnues qui lui donne un
d'attractions aux intérêts multiples rap- rayonnement culturel important.
prochant à la fois des avantages d'ordres u .
. . Dans le nord, à quelques minutes du Cap,
naturel, historique, paysager, culturel et | ,
ke x Li tA subsistent encore des traces archéolo-
esthétique. Tout à la fois isolée des groupes : ; : .
, giques de l’un des plus importants vil-
de montagnes de l'Ile, elle commence au I Tai des Antilles. Ce site de I
morne Rouge à l’est de la baie de l’Acul et on dite d er n 1 CL € Sile ce h
k . x . . culture dite de aïno Classique » gran
s'étend jusqu'à la pointe Picolet (15,5 km). Lo ue qe? gr
. Le . de 200 000 m° et établi dès le XIII siècle,
La partie de cette masse isolée qui sur- , : ;
. ; . . a été partiellement excavé en 1987 lors
plombe la plaine s’abaisse plus rapidement : . : ,
k des prospections archéologiques de l'uni-
que la pente tournée vers la mer. FL, :
versité de Yale. Certains artefacts de ces
On retrouve également des sites adossés siècles d’histoire et tant d’autres se donnent
au versant sud comme le Centre historique à voir dans la collection de cormiers.
de Cap-Haïtien, le site de Bois Caïman, La C'est d tt , it échoué I
Voute, les sites naturels de Labadie, des est cans cette zone qu aura . ec roue nu
. . Luc caravelle Santa Maria et qu'aurait été édifié
points de vue panoramiques forts intéres- , ne
À . . le fort de la Nativité, avec les débris du na-
sants de la côte et des vestiges de la colonie re | ‘er établi : Ld
française constitués de fortifications, d’ha- Vire, € premier éta ISsemen ESpagno u
Ne . Nouveau Monde. À près d’un kilomètre de
bitations coloniales, etc.
[page 312]
RE 2 1 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
là, l’on retrouve le site de Puerto Réal (Port Cap-Haïtien était également le foyer de l’es-
Royal), l’une des premières agglomérations pace de résistance à Saint Domingue deve-
espagnoles du « Nouveau Monde » fondée nue la plus forte concentration d'esclaves
en 1503. de la zone pour satisfaire aux demandes
., . . incessantes du marché européen et où les
Cesélémentslaissent à penser quela culture . à .
| n relations extrêmement antagoniques vont
du Nord et par extension haïtienne est le Lx k x x
ou CT aboutir à la révolte, aux soulèvements à
produit d’un processus de constitution pes NT 4 .
, : , Bois Caïman où a lieu la cérémonie serment
d'une identité née du choc de différentes Lx k .
. u de Bouckman ayant conduit à la révolution
civilisations dont les mœurs se sont mélan- sp .
. , ue . et à l'autonomie.
gés et adaptés. Les différents témoins de
cette espèce d’hybridation se retrouvent en De plus, Cap-Haïtien et sa région com-
concentration dans le nord, perçu comme portent des « espaces mémoires » utilisés
lieu fondateur de la nation haïtienne. chaque année comme lieu de pèlerinages
Des d ses histori écisent | traditionnels (R. Beauvoir Dominique,
es données historiques précisent que les Ne
. q p , q Puerto Real). Cette mémoire comporte un
montagnes avoisinantes du Cap étaient le Le .
n . . patrimoine remarquable de musiques et de
siège de bastions de la résistance ou « ma- nu k
| , , danses traditionnelles profanes et sacrées,
niels » restées dans l’anonymat pendant ; es
. . d'une littérature orale avec contes et pro-
50, 60, 80 ans et constituaient des réseaux . .
, verbes, une cosmogonie, des mythologies,
entretenus par des chefs marron d’origine . .
… : ne o une gastronomie populaire.
africaine qui perpétuaient une tradition
qui remonte aux paléos indiens de l'ile. Ce patrimoine culturel demeure un atout
Cette connaissance du territoire depuis ces essentiel qu’il faut valoriser afin de ren-
siècles, occultés par l’histoire normative, forcer l'attractivité du territoire avec des
représente la base matérielle du disposi- implications évidentes en matière touris-
tif défensif mise en place après 1804. Ces tique. Et, à ce compte, il convient de noter
siècles dissimulés par l’histoire officielle que l'attractivité culturelle de la région
sont indispensables à un décryptage véri- nord repose sur une promotion active du
table des conditions d’émergence de la patrimoine culturel local qui ne doit pas se
culture nationale profonde, de la lutte qui a limiter à ses seules composantes architec-
menée à l'indépendance. turales ou uniquement à ses lieux de mé-
moire.
Cap-Haïtien est la ville administrative,
commerciale et résidentielle la mieux orga- En effet, il se compose aussi des objets
nisée, la plus esthétiquement forte du ter- usuels de la vie quotidienne conçus pour
ritoire, et qui était initialement le centre les exigences de la vie sociale et spirituelle,
Le h colonisation française de proquenon de fêtes traditionnelles, du patrimoine na-
la plus prospere pour son epoque, la p us turel, de savoirs-faire, de manifestations
importante, avec ses unités de production . x
FL L | et pratiques culturelles. Il est à noter que
et équipements indispensables à la produc- _ . .
. a a . LR CS ce patrimoine est dans une situation de
tion de denrées spéculatives destinées à la u . .
L dénuement et d'isolement. Il est victime
Métropole.
[page 313]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 313
de l’absence d’une vision scénique globale velle ville de Sans Souci et tandis que le
de mise en tourisme de la région Nord en centre administratif et commercial se trou-
lien avec les centres culturels traditionnels, vait au vieux Cap Henry relié entre eux par
détentrices de connaissance, des lieux de une épine dorsale, une voie royale.
pèlerinages dont l'apport est vital dans la , . . .
k . . La présentation de cette « scène histo-
perpétuation de divers aspects de la for- : L ‘ , n
. . ue . rique » qui remonte jusqu'aux premières
mation sociale haïtienne populaire dans les . | LS u
. . . occupations humaines du territoire est né-
domaines des arts populaires. (R. Beauvoir ne : . u
Le cessaire à la mise en évidence de sa cohé-
Dominique). RS .
rence en termes de continuité historique
Cette scène historique, dont le cap est l’épi- ainsi que ses éléments porteurs et surtout
centre, se poursuit jusqu’à la Citadelle et la compréhension de sa signification pro-
les différentes composantes du dispositif fonde. Sa mise en tourisme permettra une
défensif post colonial, le palais Sans Souci, mise en valeur ponctuelle des éléments clés
véritable ensemble et principale organisa- qui la synthétisent. Le centre historique du
tion urbaine du roi Henri Christophe qui Cap, en plus de sa valeur intrinsèque, de-
reposait sur le principe de l’urbanisme à vrait pouvoir se donner la capacité de jouer
partition bipolaire. Et justement, le centre le rôle de lieu organisateur de toute cette
politique du royaume se trouvait à la nou- cohérence.
: TR sd à - de
—— AE. ne RS
it” Less ET à ri are
D. er es er” > \'
T ù : nn ee.” à «, sk © \ , u VX
. Use 4 r& pe” À
a - Le MP nd » : f sde #
/ Mois, : di æ? .t Be : KA
ha RAM, € eh mr CN ‘
La “ + + Le 217 ,
f s : “ e
À o L * ns 0
à # —e = » 14 |, er ;
& æ FR D gs
{ " vo VE ps D “g v i# s
\® D ere n 5e" 577 x
[page 314]
RE 3 1 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Parmi les autres ressources touristiques se
trouvent les établissements hôteliers et de res-
tauration. En effet, les établissements hôteliers
sont classés selon un référentiel du Ministère
du Tourisme qui répond aux critères du point
de vue de la satisfaction client de la qualité des
services acceptables. Le classement de 1 à 5
x hibiscus ou étoiles du MTIC représente une ga-
; | nn À MN rantie de l'autorité de régulation d’un héberge-
ET, LL A fer ment respectant les standards internationaux
male se ju ve An A x MN ctoffrant qualité de service et confort.
1 ST À VOST RS v — La]
TR d PSE NS 4 L eee RE nmmma Le classement des établissements est réalisé
\ PE Rte : ; L ET EE A selon le pourcentage suivant lequel ils res-
#4 Hà DRE ge «= pectent des critères comme électricité régu-
M RE el RE lière, accessibilité, confort du client, cadre phy-
ref ve: ; : : sique intérieur et extérieur agréable, capacité
{ Le A 1 ft Mg PASS D - : pi d'accueil, existence de sanitaires standardisés
: 2 ME î L M par chambre, présence permanente de l’eau
| J | = Mn =. 5 y | 1% FX courante, services aux chambres, disponibilité
f a 1} Ra | Lt T re. à … NE de l'internet, petit déjeuner. Le respect de ces
LR. à ail (ARLES LIEN fe Ph à SLR critères conditionne donc le classement.
à \ nn.
he _.. -
+ - : “ 2 2 78 ®
AE : TE AIT
} at 7 É i a vs À L
0 La FRE D nt 4e.
PA) 2 à 1 =. en
En 2 n : 7 L + _
Ù K s LT.
ee enr
44. ip ur en = # Re A, 1 (a
; ti A ee Li ue DR
ne = ra
”. EL I ENT ET EVE
[page 315]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 315
TABLEAU 70 : Classement des établissements hôteliers de la commune
Niveau Respect Etablissements hôteliers correspondants
des critères
Niveau 1 ou | 70 à 80% Auberge du Picolet, Hostellerie du roi Christophe, Cormier Plage Hô-
5 Hibiscus tel, Jardins de l'Océan, Habitation des Lauriers, habitation Jouissant,
Résidence Royale, Hôtel Mont Joli, Norm's Place, Sathama hôtel,
Niveau II ou | 50 à 60% Plux Hôtel, Villa Cana, Hôtel Beau Rivage, Metro Résidence, Rival
4 Hibiscus Hôtel,
Maison d'hôtes : Stella Maris, Domus Maria, Kay Arnol, Villa Pros-
père.
Niveau III 30 à 40% Akensa Hôtel, Ste Philomène Hôtel, la Fonda Hôtel, Hôtel interconti-
ou 3 Hibis- nental, Eugene et Son, Gros Bebe resto Hôtel
cus
Niveau IV ou | 10 à 20% Chouchou hôtel, voyageur Hôtel, Coco’s Hôtel, Colibri Hôtel, Colom-
2 Hibiscus bia, Christ is love, Hôtel Congo...
Source : Mairie de Cap-Haïtien | / OGDNH / Ministère du Tourisme et des Industries Créatives/ 2021
En termes de problématique, les établisse- exiguës dépourvues de sanitaires ou avec
ments présentent des manques-à-gagner des blocs sanitaires sales, un personnel peu
qui sont des faiblesses d'ordre financier, professionnel et des services exécrables.
technique, auxquelles fait face le secteur.
Les établissements de niveau 1 sont clas- De même, les restaurants sont classés selon
sés parmi les meilleurs, néanmoins tous les un référentiel du Ministère du Tourisme
| standards de qualité du point de vue des qui répond aux critères du point de vue
services ne sont pas au rendez-vous. Les de la satisfaction client de la qualité des
établissements de niveau Il ont une limita- services acceptables. Les restaurants sont
| tion de capacité d'accueil, mais sont carac- classés d un niveau del àlVen fonction de
térisés par l'absence parfois de certains critères spécifiques comme la préparation,
| services de base et les chambres sont sou- la présentation, la satisfaction de la clien-
vent exiguës tèle et le respect des normes de qualité. Il
| existe une trentaine au plus de restaurants
Pour les établissements de niveau II, la répertoriés dont quatorze sont intégrés à
| qualité de l’environnement laisse à désirer, des établissements hôteliers.
les services de qualité sont très limités, le | | | ,
| manque de professionnalisme du person- Cependant il est a souhaiter que le régula-
nel est très accentué. Les établissements de teur, le Ministère du Tourisme, procède au
niveau IV sont situés souvent dans un envi- classement des établissements hôteliers de
ronnement sujet à des pollutions sonores la destination en attribuant la côte d'étoiles
esthétiques, olfactives, avec cadre intérieur ou d'hibiscus en usage partout dans le
et extérieur très peu attrayant, chambres monde.
[page 316]
CAP-HAÏTIEN
Niveau Respect des critères Restaurants correspondants
Niveau 1 | Plus haut niveau de la Restaurant de l'auberge du Picolet, Habitation Jouissant,
région habitation des Lauriers, Déco Plage, Hostellerie du Roi
Christophe, Restaurant de l'Hôtel Cormier Plage, Restaurant
de l’Hôtel Jardins de l'Océan, Restaurant de l'Hôtel Mont Joli,
Restaurant de l'Hôtel Beau Rivage, Restaurant de l'Hôtel
Rival, Restaurant de Plux Hôtel, restaurant de Villa Cana.
Niveau Il | Généralement incorpo- La Kay Bar restaurant, A et] restaurant, Mini Délices,
rés à des établissement Kokiyaj grill, Gro Bebe, restaurant hôtel, Bagay la restau-
offrant d’autres services | rant, Charlot Restaurant.
que la cuisine, bar, disco-
thèques, club.
Niveau III | Restaurants offrant des Nelly's fast food ice cream, Croissant d’or, Plaza Nazareth
repas rapides, les produits | Joli Marche, Rose Claudelle restaurant
proposés sont très limités
Niveau IV | Très limités quand au lieu | King bar Restaurant, La Fourmi bar restaurant;
et la qualité des produits
et services
En termes de problématique, les restau- l'absence de diversité de leur offre, et la
rants présentent des manques-à-gagner déficience de la formation du personnel.
qui sont des faiblesses d'ordre financier,
technique, auxquelles fait face le secteur. Les restaurants de niveau II souffrent pour
Les restaurants de niveau I présentent des la plupart également de l'exiguïté de leurs
menus avec une gastronomie créole et des locaux avec souvent des avaries non réso-
spécialités. Néanmoins dans leur grande lues, l'absence de diversité de leur offre, et
majorité ces restaurants n'atteignent pas la déficience de la formation du personnel.
les standards internationaux au point Ces établissements très souvent n'arrivent
de vue de la qualité. Il en est de même de pas à répondre aux demandes. Les restau-
service professionnel. Les restaurants de rants de niveau IV sont très limités au ni-
niveau Il souffrent pour la plupart de l'exi- veau des locaux, de l'offre et de la qualité
guité de leurs locaux parfois défectueux, d .
es services.
à pr” 2À (CS PRES LEP RER CP SR dagurnel :
SN pa 41 FRE LE KP A FE É FA Va ne FM TA BR PSI, pe }à
34 AS ms ie Æ 7 se LEP mn : cs se À “ Le n
k - ee ae SAS DE EN 1 3 # de. j' '
——"##%© RU TAN Y'A { HE |
Hp UT on | | 1.
€. dr Re = =
[page 317]
2.- DIAGNOSTIC COMMUNAL 317
lé Lé
ER résumé
e\ Cap-Haïtien dispose de plusieurs sites et d'un patrimoine riche et diversifié. L'architec-
ture typique du centre-ville, les lieux de mémoires, les traditions culturels, la gastronomie,
les sites naturels, les plages, les restaurants, les hôtels, le port et la station balnéaire de
(2 Labadie font entre autres de Cap-Haiïtien, lieu organisateur de la scène historique du nord
D'Haïti. Cependant, plusieurs contraintes méritent d'être adressés au plus vite. À savoir :
le manque de valorisation et rénovation des sites historiques, le mauvais état des infras-
tructures routières conduisant aux sites touristiques, manque de professionnalisme du
personnel des hôtels et restaurants, le dénuement et l'isolement du patrimoine culturel.
En dépit de cela, plusieurs opportunités intéressantes s'offrent à la commune. Le projet
PAST, financé par la Banque Mondiale qui facilite le développement des activités tou-
ristiques dans le circuit urbain à requalifier (rue 16 à rue 20). On peut citer aussi, les
bateaux de croisière fréquentant le site balnéaire de Labadie, les appuis techniques de
l'UNESCO dans le cadre de la gestion du PNH-SCR. Toutefois, certains facteurs mettent en
péril le patrimoine culturel capois et le developpement du tourisme. Il s’agit de la spolia-
tion (Déchoucage) des terrains logeant certains patrimoines ; la destruction progressive
des patrimoines bâtis ; le déboisement, l'instabilité politique, le vandalisme, l'insécurité.
COOL TEL COTE COL EEE COLE TEL TO TOOL TELE
El ER:
ES ï
- , hu,
1
MAIL | AU A
, \
DT 5 = == = — — &
4 | RL nr =
—— — |
. — — =7,4\ M À SE É
a EST ES LPC Lan BUENT L'on _
ES, PL Pas - _ ns L
[page 318]
RE 2 1 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
»
MAIN D'ŒUVRE
Le secteur informel est le principal pour- Quant au secteur formel, les activités du
voyeur d'emploi de la population active secteur tertiaire, plus particulièrement
capoise. Largement occupé par les femmes celles du tourisme constituent la dominante
(62 % des actifs du secteur). Il concerne du secteur. En effet, la Royal Caribbean In-
majoritairement le commerce de produits ternational, qui détient le bail sur le site de
non-agricoles comme les marchandises Labadie, emploie directement près de 265
générales, les matériaux de construction, travailleurs locaux, et plus de 700 autres
les pièces de véhicules à moteur, les fripe- personnes sont impactées d'une maniere
ries « pèpè » en provenance de l'étranger, ou d'une autre par l’activité économique du
etc. La plupart des actifs de ce secteur, les site :troubadours, troupes folkloriques, ar-
. . Le tisans, marchands, tresseuses de cheveux,
trois quarts, sont des travailleurs indépen- | | LU
DUR A . R gardiens, personnels chargés de sécurité,
dants, c’est-à-dire travaillant à leur propre , . .
, d'entretien et de service de la plage et du
compte. Le secteur est caractérisé par un . k
| , Fo. quai pour débarquer et embarquer les pas-
salariat marginalisé, et la non-scolarisation mie
sagers (Haïti Libre, 2019).
de 27,8 % de ses membres.
Certains emplois sont générés par les ins- pourvoyeuse d'emplois non négligeable au
titutions financières, les PME, les manufac- niveau de la commune. Il est à signaler que
tures de production, etc. Selon les enquêtes les hommes représentent la majorité des
menées dans le cadre de l'élaboration du employés des entreprises recensé (55%).
PCD, la commune de Cap-Haïtien compte Bien que ne se situant pas dans la commune
un total de 17 940 salariés pour 3298 en- de Cap-Haïtien, le Parc Industriel de Cara-
treprises recensées, soit une moyenne de col (PIC) constitue une importante source
six (6) employés par entreprise. L'admi- d'emploi et de revenu pour les habitants de
nistration publique est également une la commune de Cap-Haïtien.
[page 319]
FE
: = Lire F _—— F 1 À |
M Le VEN |
2.5.11 |
INSTITUTIONS FINANCIERES ET SERVICES
La population capoise est desservie par donc sur l'efficacité des créances. De plus,
quatorze (14) succursales de banques, dont souvent certains services ne sont pas dis-
treize (13) commerciales et une succursale ponibles dans les succursales des banques
dela Banque dela République d'Haïti (BRH), de la commune ,mais seulement à la capi-
et plus de cinq (5) coopératives financières tale.
dont la plus importante est la caisse popu-
laire Fraternité avec deux comptoirs dans En matière de service hôtelier et de res-
la commune. L'ensemble de ces points de tauration, la commune de Cap-Haïtien est
services financiers se concentrent princi- parfaitement bien pourvue. Déjà en 2004,
palement au niveau du centre-ville. La com- l'IHSI y recensait 40 hôtels. Selon les infor-
mune compte plusieurs institutions offrant mations de l'inventaire des infrastructures
des services de microfinance (principale- socio-économiques réalisé dans le cadre de
ment du crédit) à la population, comme l'élaboration du présent PCD, la commune
Sogesol, FINCA, FONKOZE, Micro-Crédit compte 56 hôtels dont certains peuvent
National (filiale de la Unibank). être classés parmi les meilleurs du pays
en termes de services. Dans le domaine de
La commune comprend également une la restauration, Cap-Haïtien compte près
multitude de sous agents des maisons de d'une centaine de restaurants dont les plus
transferts (Unitransfert, CAM Transfert, importants sont logés le long du Boulevard
Sogexpress, Money Gram, Western Union, de Cap-Haïtien et offrant un service de qua-
etc.). Les services offerts par ces institu- lité aux clients. Le service d’hôtellerie et de
tions financières, surtout bancaires, ne restauration constitue un important atout
sont pas à l'entière satisfaction de la clien- pour la commune en matière de développe-
tèle. En effet, les clients se plaignent du ment d'activités touristiques. La commune
trop de temps passé dans les files d'attente, de Cap-Haïtien héberge également le site
des charges d'intérêt exorbitantes et de la touristique le plus visité du pays qui est la
durée de remboursement des prêts jugée station balnéaire de Labadie (721,000 tou-
trop courte. Ces deux derniers facteurs ristes en 2019), donnée en concession par
ont tendance à influer négativement sur le l'État haïtien, moyennant des droits de port
fonctionnement de l’entreprise du client et et des redevances de concession, depuis
[page 320]
CAP-HAÏTIEN
1985, à la Royal Caribbean Interna-
tional et qui constitue la plus grande
contribution aux revenus touris-
tiques du pays depuis 1986. } \e «
La commune de Cap-Haïtien possède .
également de nombreuses institu- à à »
tions de formations supérieures (Uni- NOR
versités et écoles professionnelles) d CS
qui assurent la formation d’une L>
main-d'œuvre qualifiée, atout indis- Fi > eo
pensable pour le développement so- » AN, To
cio-économique de la commune. De ut He De “Ut NS
plus, le Campus Henry Christophe de : FU He us. À
l'Université d’État d'Haïti, situé dans Ep « \
la commune de Limonade, est un ; A PILE L Du" |
plus dans la formation universitaire sf, NT
des capois et capoise. arf $ EC à
Somme toute, la commune de Cap- = *
Haïtien possède des atouts intéres- Œ | | ne...
sants dans le domaine des industries, Fa oo
des PME, desinstitutions financières no E ske À
et des autres services en ce qu'elle ST ;
dispose de plusieurs ateliers de 2 af LE dé == a, 4
transformations et de production, de ce ne — D .
plusieurs succursales de banques, de ==
deux ports, un aéroportinternational
et d’une main d'œuvre qualifiée dis-
ponible sur place. Toutefois, les in- l F
dustries capoises sontsous-équipées, | H %
archaïques dans la grande majorité | Ë (Pi L
et insalubres. Les produits fabriqués hu : Et
sont non standardisés, non-contrôlés = .
et les entrepreneurs n’ont pas accès | | à
au crédit. De plus, le MCI au niveau _ h È
local ne joue pas convenablement = — Fr 4
son rôle de contrôle et la lenteur du Ma AT
processus de reconnaissance légale =
des entreprises décourage certains . .— -
investisseurs. ee Re
_— a
» 74 x Ÿ PT 2 RE en «
EN ne 4 Lords. _ LL de.
[page 321]
2. DIAGNOSTIC COMMUNAL 321
25.12
FORCES, FAIBLESSES, OPPORTUNITES ET MENACES
K z
MAJEURES EN MATIERE ECONOMIQUE
Le diagnostic des secteurs économiques s’est terminé par un atelier spécifique pour déter-
miner les FFOM économiques majeures de la Commune qui serviront de base pour les choix
des grandes orientations stratégiques de développement. Ces FFOM majeures sont issues
de débats où les enjeux de développement de chaque secteur ou domaine ont été pris en
compte. Elles constituent les priorités en matière de développement économique de la com-
mune.
TABLEAU 72 : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces majeures de la commune dans le domaine
économique.
Forces Faiblesses Opportunités Menaces
Potentiel de production Rationnement prolongé Programme d’électrification | Incendies ;
d'énergie électrique de la en électricité et manque du département du Nord
centrale Simon Bolivard et d'éclairage des rues de la de l'Autorité Nationale de
de la centrale de Ste Philo- commune ; Régularisation du Secteur Acculturation/
mène en phase de relance de l'Énergie (ANARSE) : Vol;
par l'installation de nouveaux construction d’une centrale
moteurs ; Manque d'encadrementet | électrique de 40 mégawatts
d'accès au crédit pour les au gaz naturel et d’une Inflation ;
artisans ; centrale photovoltaïque de
Présence de nombreux 16 Mw :
techniciens qualifiés et Instabilité poli-
travailleurs évoluant dans Industries, PME et PMI tique ;
différents métiers et activités | n0n dotées d'équipements | Filières Beaux-arts de
d'artisanat (couture, sculp- et matériels modernes, et l’Université de Limonade et
ture, ferronnerie, charpente- n'exploitant pas suffisam- UCNH ; Décapitalisa-
rie, ébénisterie, maçonnerie, | Ment les NTIC ; tion ;
carrelage, électricité, plombe- .
rie) dans la commune ; ne Programme PAPE] du Gou- | Glissement de
Manque de valorisation, vernement de financement |terrain;
de gestion et de travaux de projets de jeunes entre-
Diversité d'unités detrans- | d'entretien et de rénova- preneurs ;
formation évoluant dans la tion des sites historiques et Pollution
transformation de l’arrachide | touristiques ; marine ;
en beurre, du cacao en cho- Compagnie Royal Carib-
colat, du maïs en farine, de la ja ea ,. |bean;
EE EU QUES GER à Taux d intérêt sur les crédits Maladies /
! dans les microfinance et les ;
AA . Parasites
banques trop élevés et le Intervention de nombreuses
. A attaquant les
temps de remboursement universités dans la for- ‘
généralement trop court ; mation de cadres dans le CMMMENTS
domaine des finances, de Changements
l'économie, de l’adminis- climatiques ;
tration, la gestion et de la
comptabilité.
[page 322]
RE : 2 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Forces Faiblesses Opportunités Menaces
Existence de plusieurs sites | Mauvaise gestion de Appui du bureau des mines | Dépravation ;
historiques (Vertières, Place | l'exploitation des mines et et de l'énergie ; Séismes & Tsu-
montarché, Cathédrale Notre | carrières ; .
Dame, loge haïtienne, Marché names ;
de Cluny, etc.) et de vestiges Appui de l'ONPH (Organisa-
du système défensif post-co- Manque d'investissement tion Nationale des Pêcheurs
lonial dans la commune (Fort dans le secteur de la pêche. | Haitiens), du Projet HAITI
Picolet, Magny, Saint Joseph, SAILLING CUP dans la
Ventre, Fort Bourgeois ect .) ; . , | distribution de matériels de
Envahissement du marché pêche et de FOPROBIM tra-
par des produits carnés vaillant sur la conservation
Diversification d'institutions | étrangers venus principa- de la biodiversité terrestre
financières fonctionnant lement de la République et marine ;
sous la tutelle de la BRH et Dominicaine et des USA ;
comprenant plusieurs suc-
cursales de banques com- Appui de VETERIMED
merciales, d'institutions de Us banisationsauvage GE intervenant dans la trans-
marine de nombreuses GHaiEE d espace dispo- | formation du lait, du projet
maisons de En et des mise pour IEEE HEIFFER dans la distribu-
services de cemercilons dlss bis; tion des espèces d'élevage
financières par téléphone; et du Projet AGRISUD, de
Non planification de l’ame- EUDD EUR IE FOUR dans
manette de la distribution de tête de
Existence de plusieurs sites d'adé- bétails et de FENELAH
d'exploitation des carrières comune et marque c'ace (Fédération Nationale des
dans la commune ; quation ds SETVICes aux Éleveurs de Lapin en Haïti) ;
besoins de fonctionnement
des activités commerciales,
Accessibilité à la mer via sociales et professsion- Décrêt du 15 Mars 1947
la baie de Cap-Haïtien de nelles ; déclarant le Morne du Cap
Picolet jusqu’à l'embouchure zone protégée ;
facilitant les activités de Dave
pêche : Manque d aménagement
. dans les infrastructures Projet de développement ur-
routières et des ouvrages bain au Cap-Haïtien (CHUD),
Existence d’un bassin versant | Publics suivant les règles de | visant à améliorer certaines
d'environ 300 ha de terre l'art; infrastructures urbaines et
favorable au développement espaces publics, et renforcer
de l’agroforesterie partant de la capacité institutionnelle
Vaudreuil à Fort Bourgeois ; pour soutenir une crois-
sance urbaine plus habitable
et résiliente dans l’agglomé-
Disponibilité de main- ration de Cap-Haïtien
d'oeuvre et de personnels
qualifiés évoluant dans le
domaine du bâtiment et des
travaux publics (ingénieur,
contre-maître, électricien,
plombier etc.)
Source: Mairie de Cap-Haïtien / Ateliers communaux de priorisation /2021
[page 323]
3 2 — ———————_—— — —— .
L° Diagnostic Communal a permis d'analyser tous les secteurs d'activités
communales: Il a débouché sur des révélations majeures et a mis à jour
les problématiques de développement de la municipalité. Ces révélations per-
mettent d'identifier les enjeux de développement de la commune. Ils mettent
en exergue les contraintes ,mais aussi certaines potentialités à exploiter pour
impulser un dynamisme de développement de la commune.
5 RE : “ . " à 2 h CE Er L . a : nt ;
5 ai RER. 20 PET CR CES, PET EP ER ET
v
: PE. Ve 1 AVE. -."S
ET PU de 4h LES ST CA
) PE ie ET = Eos +5 à k FE
nr ns fete — mm CE NN S CPAS TN RAS 1
[page 324]
RE 2 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
[3.1.
ENJEUX LIES AU MILIEU PHYSIQUE
Cap-Haiïtien fait face à de grandes contraintes dont l'analyse montre qu'elles consti-
tuent les véritables enjeux de développement liés au milieu physique qu’elle lui incombe
d'adresser pour véritablement s'engager sur la voie du développement. Ces enjeux
concernent surtout le développement de nouvelles centralités, la gestion de l'urbani-
sation anarchique du territoire communal, la mitigation des phénomènes naturels et
anthropiques, la gestion de l’environnement et des ressources naturelles :
> Gestion de l’urbanisation anarchique du territoire communal ©
et Développement de nouvelles centralités | °.. CCE |
| > Mitigation des phénomènes naturels et anthropiques : [ . l
. .* CPC]
> Gestion de l’environnement et des ressources naturelles 6 ,
#% GESTION DE L’'URBANISATION Les acteurs locaux, durant le diagnostic, ont
4 | ANARCHIQUE DU TERRI- fait des raisonnements sur l’espace commu-
À TOIRE COMMUNAL ET DÉVE- nal dans une perspective de projets de ter-
LOPPEMENT DE NOUVELLES ritoire et ont partagé l'expression de leur
z territorialité. Actuellement, la ville de Cap-
— CENTRALITES Haïtien présente un double dynamique : la
concentration qui renvoie au phénomène
La croissance démographique suscite l'ex- d’accumulation des populations et des acti-
tension spatiale en milieu urbain. Cela pose vités; l’étalement urbain marqué par un fort
un problème lorsque cette croissance spa- mouvement de desserrement des popula-
tiale n'est ordonnée ni canalisée par une tions et des activités. Ce double dynamique
politique d'urbanisation. Cette question peut favoriser une restructuration ordon-
est d'actualité à Cap-Haïtien, capitale de la née des formes urbaines dans une logique
métropole Nord d'Haïti, où l'anarchisme de développement territorial commun de
de l'occupation du sol y crée une ségré- nouvelles centralités urbaines en envisa-
gation urbaine entre les quartiers à cause geant l'aménagement de la rocade Car-
de l'incapacité de l'administration locale refour La Mort - Carrefour Morne Rouge,
à contrôler le territoire urbain. Cela se ca- route SOS-Madeline. Il convient également
ractérise par une gestion urbaine difficile de penser à la réorganisation des sections
qui se traduit par une marginalisation des communales par rapport aux nouvelles
quartiers populaires (Shada, La fosette, Vil- centralités.
lage SOS, Belle hôtesse, etc.) n'ayant pas
d'infrastructures urbaines et installés dans L'enjeu est de développer de nouveaux
des zones marécageuses et inondables. quartiers en créant des lieux de vie avec
l'implantation de services. L'attractivité
[page 325]
3.- ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE 325
résidentielle devra passer par une grande la plus appropriée. Ainsi, l'administration
qualité environnementale et une optimisa- centrale et les collectivités travailleront à
tion des équipements publics. Ce qui induit réduire l'intensité de certains aléas pour
l'existence au préalable d’un S.D.A.U (Sché- faire en sorte que le coût des dommages lié
ma directeur d'aménagement et d’urba- à ces phénomènes climatologiques, géolo-
nisme). Il est donc urgent de penser à une giques soit supportable pour la société.
recomposition appropriée des quartiers
populaires en vue de leur intégration dans GESTION DE
une dynamique urbaine globale, par une , -
nouvelle gouvernance du territoire. Cette L'ENVIRONNEMENT - :
dynamique devra s inscrire dans une dé- NATURELLES
marche globale en associant les deux autres =
communes de l'arrondissement (Quartier
Morin et Limonade) et les communes de Les écosystèmes encore présents dans la
Milot et de l’Acul-du-Nord. commune de Cap-Haïtien sont fragiles et
menacés par l'urbanisation anarchique :
les mangroves sont défrichées pour per-
MITIGATION DES mettre l’accès à la terre et pour la produc-
É PHENOMENES NATURELS tion de charbon de bois. La pêche côtière
Les ET ANTHROPIQUES est excessive et pratiquée à un niveau non
renouvelable. La population occupe les ra-
L'évolution des contextes régionaux et vines, berges et zones basses et construit
mondiaux (le changement climatique, la des logements précaires. Le « Morne Lory »
dégradation de l’environnement, et l’urba- considéré comme le poumon vert de la ville
nisation anarchique) exposent de plus en et contribue à protéger les bassins versants
plus les populations à des aléas de plus en des sources d’eau subit une artificialisa-
plus fréquents, tout en fragilisant progres- tion par une urbanisation non-contrôlée
sivement la résilience de ces populations à entrainant une forte dégradation de sa bio-
faire face à ces aléas. À Cap-Haïtien, la fai- diversité. Tels sont les principaux constats
blesse des collectivités territoriales et les de la situation environnementale et des
menaces d'insécurité amplifient davantage ressources naturelles de la commune. De
les risques aux désastres. S'appuyer sur plus, face à une croissance continue de sa
une capacité de réponse en urgence adap- population et de ses activités, Cap-Haïtien
tée et efficace demeure un enjeu important se trouve dans l'incapacité de stocker et
pour la commune. En raison de l'incertitude de traiter les déchets. Voulant adresser la
qu'apporteront le changement climatique problématique environnementale de façon
et les problèmes liés à la gouvernance, il globale, la gestion de l’environnement et
est donc indispensable de mettre en place des ressources naturelles doit répondre
une action intégrée entre les opérations aux besoins des générations présentes sans
d'urgence et la GRD, de réunir les meil- compromettre la capacité des générations
leures pratiques locales, intercommunales, futures de répondre à leurs besoins. Ainsi,
régionales et externes et des connaissances la sociéte capoise doit-elle se développer
scientifiques pour gérer le risque et travail- en assurant la même qualité de vie que la
ler avec les communautés à la conception sienne aux générations futures.
[page 326]
RE 2 2 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Cap-Haïtien fait face à de grandes contraintes dont l'analyse montre qu’elles constituent les
véritables enjeux en matière de gouvernance qu’elle lui incombe d’adresser pour véritable-
ment s'engager sur la voie du développement. Ces enjeux sont surtout liés à la gouvernabilité
du territoire, à l'insécurité et la violence urbaine, à la structuration et l’organisation de la
société civile, à la croissance démographique non contrôlée.
> Gouvernabilité du territoire
> Insécurité et violence urbaine
> Croissance démographique non contrôlée
ANS
EE GOUVERNABILITÉ DU tation, d'animation, de pilotage et de régu-
CIEL TERRITOIRE lation.
Le diagnostic communal a fait ressortir , ,
une faible implication des acteurs locaux, INSECURITE ET
privés, publics, associatifs dans les dy- VIOLENCE URBAINE
namiques de développement, dans leur L'insécurité ne se manifeste pas d’une
capacité à se mobiliser et a se prendre manière égale sur l’ensemble du territoire
en charge. Il a montré aussi que dans le communal. La majorité des faits délictueux
contexte actuel qu'aucun acteur, public ou enregistrés ont été perpétrés dans les pé-
privé, ne dispose des moyens nécessaires riphéries de la ville de Cap-Haïtien (Petite
pour s'attaquer seuls aux problèmes de Anse, Haut du cap et Bande-du-Nord). Les
la commune. L'enjeu consiste à renforcer phénomènes de violence urbaine au Cap-
l'administration communale pour qu'elle Haïtien conduisent les autorités locales à
puisse favoriser l'émergence de nouveaux déterminer plusieurs quartiers dits sen-
modes d'intervention et la transformation sibles (Shada, La Fosette, Cité Lescot, Sans
de modalités de l’action publique. Dans ce raison.) De plus, les résultats de la lutte
contexte, l’action sur le développement ter- contre l'insécurité sont faibles, car l’organi-
ritorial n’est plus présentée comme la seule sation policière n’est pas adaptée à la sécu-
responsabilité du pouvoir public (local, rité de proximité.
régional ou étatique) mais comme la résul-
tante d’un processus de coopération et de L'urgence consiste aujourd'hui à réagir de
coordination entre de nombreux acteurs et manière pertinente et cohérente aux ques-
opérateurs, dans lequel les collectivités ter- tions posées par les actes de violence com-
ritoriales jouent un quadruple rôle d’orien- mis en particulier par les jeunes (enfants
[page 327]
3.- ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE 3270008
et adolescents). Certes, réagir ainsi sup- tructures et son rôle administratif et poli-
pose au préalable de développer un effort tique. De plus, Cap-Haïtien étend son in-
de compréhension des raisons qui condi- fluence économique, politique et culturelle
tionnent l'acte. La gestion du problème de sur les trois départements septentrionaux,
PEN . depuis Port-de-Paix jusqu’à Ouanaminthe.
l'insécurité doit s'inscrire dans les agendas , P . 2x Jusqu .
| ? C'est la capitale incontestée des deux mil-
nationaux et locaux. Cette construction de lions d'habitants du nord du pays. En plus
l'insécurité comme catégorie de l’action du marché que constitue sa population, le
publique doit s'appuyer sur des outils per- rôle de Cap-Haïtien s'appuie sur ses infras-
mettant de quantifier les délinquances et tructures portuaire et aéroportuaire, toutes
leurs évolutions. Autrement dit, ce n’est deux internationales.
plus l'affaire des seuls services de l'État, En somme, les phénomènes combinés de
les collectivités locales doivent s’y engager bidonvilisation, d’insalubrité, de chômage
aussi en recherchant par exemple la colla- et de dégradation de l’environnement
boration et la concertation entre les acteurs qui minent la ville de Cap-Haïtien sont en
à travers la création de la commission de grande partie imputables à cette croissance
sécurité municipale démographique incontrôlée, à un déficit
pa de plan d'aménagement régional et d’un
découpage administratif incohérent. D'où
ce CROISSANCE la nécessité pour les autorités locales avec
{ 1) £. RA le support de l’administration centrale de
A DEMOG PHIQUE prendre les mesures nécessaires pour
"n A : a :
== NON CONTROLEE contrôler cette croissance démographique
Cap-Haïtien confirme sa place de second qui constitue un obstacle à la croissance
pôle économique du pays. L'exode rural économique.
provoque une explosion urbaine totale- ou ue , ,
ment incontrôlée. Les nouveaux arrivants Une société civile structurée représente le
s'installent comme ils peuvent, y compris support incontournable des actions de dé-
dans les zones inondables de Petite-Anse. je oppenent au te u une Re Ca
Les mangroves autour du bassin Rhodo se € CEVE OpPEMENT de ‘a commune de Lap-
réduisent comme peau de chagrin tandis Haïtien exige des partenariats entre les
que le bassin, comme le reste de la côte autorités étatiques et la société civile. Cela
dans la baie ce transforme en décharge à suppose donc desinterventions relatives au
ciel ouvert Cap-Haïtien compte 60 000 ha- renforcement, à la structuration, au finan-
bitants en 1971, 74 000 dix ans plus tard et cement d'activités et à la gestion des par-
275 000 aujourd'hui. Dans un contexte de tenaires de la société civile qui souffre d'un
croissance démographique non contrôlée manque de ressources humaines qualifiées
et de pauvreté généralisée, la surexploita- et de moyens. La structuration de la société
tion des ressources de la “commune tou- civile vise l'émergence de représentants
À . , légitimes, leur mise en réseau, le renforce-
chée par des risques naturels récurrents, , \
a débouché sur une totale dégradation de ment de leurs capacités et leur accès col-
l'environnement notamment en milieu ur- lectif à divers services et outils financiers,
bain. Actuellement, troisième ville par sa commerciaux et l’autofinancement. Il s’agit
population, elle reste le deuxième pôle du de faire de ces organisations des acteurs à
pays par son poids économique, ses infras- part entière et de véritables partenaires du
! développement.
[page 328]
RE > 2 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
La desserte de la population en services est une des conditions qui pourront permettre
la constitution d’un capital humain nécessaire à animer le processus de développement
de la Commune. L'accentuation de la pauvreté urbaine, les conditions de mobilité ur-
baine, les risques sanitaires et environnementaux sont des enjeux majeurs en matière
de développement social de la commune.
> Pauvreté urbaine
> Mobilité et transport
> Risques sanitaires et environnementaux
u urbaines, des coûts élevés dans la vie etune
PAUVRETE plus grande vulnérabilité face aux risques
[| URBAINE et désastres.
o . ue
98 de la population se retrouve en milieu Comment néanmoins aborder la question
urbain. Le Centre-ville enregistre pour son k . k
| . de la pauvreté urbaine ? Comment appré-
compte 62,31% et le quartier de Petite . . .
hender la question au niveau des quartiers
Anse 35.72%. Les zones rurales demeurent . , | u
. a . précaires ? La compréhension du phéno-
faiblement peuplées. Cela traduit une mou- ène de l sd Itiol
vance accélérée vers le centre urbain et mene qe ‘a pauvreté sans ses multip es
ses périphéries. Il s’agit d’une croissance dimensions et interactions plus particuliè-
sans réel développement dans ce centre rement dans la perspective d'interventions
urbain régional, c'est le marché principal requière pourtant d'informations et de dia-
qui joue un rôle central dans les activités gnostic précis des autorités locales.
économiques. Il a été constaté l’état d’indi-
gence dans lequel vivent de larges couches À (©)
de la population urbaine et périurbaine MOBILITÉ = =
de Cap-Haïtien. De plus, le niveau d’inves- ET TRANSPORT = -.
tissement en dotation d'infrastructures et : .
vo , : Il convient de rappeler que les constats faits
d'équipements pour répondre aux besoins ] . .
| LE ‘ ors du diagnostic communal montrent
de la ville avoisinant les 300000 habitants . . D CR té Lx
. nn. : , u que la circulation et l'insécurité routière
aujourd’hui est faible. Il en résulte une dé- a .
7. . T. , sont devenues des préoccupations ma-
térioration des conditions et de la qualité . . ue
. u | nn jeures pour les habitants de Cap-Haïtien
de vie, conséquemment à la paupérisation qi . N .
. . qui doivent faire face à des embouteillages
croissante de plusieurs strates de la popu- . On .
. 7. ’ monstres dans certains endroits à certaines
lation. Une pauvreté qui, se traduit par une . h Les
distributi inégale d heures de la journée. La qualité des moyens
IStrIDutIOn Imégae des rares ressources de transport et de déplacement se dégrade
[page 329]
3.- ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE 320
de jour en jour. Ces dernières années ont RISQUES SANITAIRES
vu une mutation et une multiplication ET ENVIRONNEMENTAUX
de l'offre de transport dans la commune. LE V%
Le phénomène des mototaxis et tricycles =
transforme tout déplacement à pied au La gestion des déchets solides dans la com-
centre-ville en un véritable chemin de croix mune de Cap-Haïtien reste un défi majeur
et l’augmentation des tap-taps, bus et auto- à relever par la population et les autori-
bus desservant les sections communales tés locales. Les informations obtenues du
ainsi que les zones avoisinantes rendent document « Projet de Développement Ur-
la circulation quasiment impossible dans bain au Cap-Haïtien (P168951) CHUD, p10,
certaines artères de la ville. L'enjeu est de MTPTC/BID, 2019; plus de 85% des dé-
taille : pollution de l'air et sonore, insécu- chets solides de Cap-Haïtien se retrouvent
rité routière, etc. font le lot quotidien des dans les cours d’eau et s'accumulent le long
citoyens de Cap-Haïtien. C’est pourquoi, il des berges et dans les ravines (MTPTC/BID,
faudra repenser le plan de circulation dans 2019). Les déchets constituent une menace
le centre-ville afin de fluidifier les déplace- pour la santé de la population, la salubrité
ments, le réaménagement de certains quar- et l'environnement de la commune de Cap-
tiers avec les services collectifs appropriés, Haïtien et ils augmentent la vulnérabilité
la création de voies de contournement pour des populations face aux risques d'inon-
inter relier les quartiers entre elles. dation. Il est donc important pour la com-
mune de prendre des dispositions pour une
gestion intégrée des déchets solides, pour
l'organisation, la collecte, l'évacuation et la
gestion des boues (matières fécales) dans
des endroits destinés à cet effet.
; , 1
>
x à
TA se à LS Fr si d
# ? Le s h |
: ï : (
Ne y 34° Ed 4
à L, f $ de ! —., ; 4 "
‘ \ 7 ,
\ =
# ;
l \CS /
\e (2 È to
[page 330]
RE 5 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Le pôle économique du Grand Nord se précise de plus en plus. Cap-Haïtien, le deuxième
plus grand centre commercial du pays, a le potentiel pour devenir un pôle de croissance
dans le Nord mais fait face à des défis importants qui entravent son développement et
réduisent la qualité de vie de ses citoyens. Le passage à une économie de services, le dé-
veloppement de l’'entreprenariat local, la structuration de l'offre touristique sont entre
autres des enjeux majeurs qu'on peut considérer pour dynamiser son économie.
L +
> Transition et structuration de l'économie
> Développement de l’entreprenariat local
> Structuration de l'offre touristique
TRANSITION ET besoins de formation d'ouvriers spécialisés
il STRUCTURATION et de cadres. L'ouverture de l’Université de
AIT DE L'ÉCONOMIE Limonade est un acteur majeur pour ouvrir
| N . . , l’enseignement et la recherche sur le ser-
Ces dix dernières années, Cap-Haïtien s’est vice. La mise en place des infrastructures
fait remarquer par une diversification de à toutes les étapes, le développement de
son economie dominée par le commerce et zones franches économiques tournées vers
les services. Cap-Haïtien, lieu de consom- l'agro-industrie, le développement de l’éco-
mation et port marchand, constitue le se- nomie numérique, l'accompagnement de
cond bassin de consommation d Haïti. Aus- l'investissement privé (facilitation de l’ac-
si, le Diagnostic du secteur économique a cès aux capitaux, création d’un centre de
démontré qu'une bonne partie de la popu- développement des affaires,) deviennent
lation active est occupée dans le commerce des facteurs incontournables pour trans-
de gros et de détail et la vente de services. former l'économie de la commune
De plus, les entreprises transforment leur
activité en partant de la production et de
la vente de biens matériels vers une offre DÉVELOPPEMENT DE
de produit-service, soit une combinai- ,
son de produits tangibles et de services LOC ENARIAT
intangibles conçus et combinés afin qu'ils
répondent conjointement aux besoins des
consommateurs. Comme mentionné dans le diagnostic
. . x communal, l'entreprenariat dans la com-
Les perspectives consistent donc à enca- se ne
L k . . mune de Cap-Haïtien a peu d'incidence
drer ce développement économique en fai- . , .
k x k . sur la croissance économique. Cependant,
sant évoluer le système éducatif pour sou- 1. . ,
. a Cap-Haïtien a de véritables atouts écono-
tenir les autres secteurs en répondant aux
[page 331]
3.- ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE 331
miques. Elle est le deuxième pôle écono- sibilité de contribuer à revivifier l'économie
mique national ou gravitent huit (8) grands locale et profiter aux micros et moyennes
marchés régionaux et un réseau de villes entreprises. La position géographique stra-
assez dense. Son ouverture sur la mer est tégique de Cap-Haïtien, sa proximité de la
un avantage indéniable par rapport à sa côte de la Floride (États-Unis), sa proxi-
position géographique stratégique et sa mité de la République Dominicaine par
proximité avec le grand marché Nord- l'intermédiaire de la route internationale
américain dans la côte de la Floride (États- Cap-Ouanaminthe lui consacre l'avantage
Unis) et de la République Dominicaine par évident d’avoir accès sur d'importants
l'intermédiaire de la route internationale marchés (États-Unis, République Domini-
Cap-Ouanaminthe. Toutefois, la rareté des caine, les îles Turks and Caïcos, Bahamas,
initiatives privées, à côté de la faiblesse Providential etc...). Donc, Cap-Haïtien peut
des investissements publics, demeure l’une constituer pour la région du grand Nord
des principales raisons expliquant la faible constituera une plaque tournante de son
performance économique de Cap-Haïtien. développement et l’un des grands pôles de
Dynamiser l’entreprenariat sur le territoire développement du tourisme du pays et de
est un des principaux leviers de création la caraïbe.
d'emplois et aussi un moyen de développer Lo. .
la palette d'offres et de services proposés Cela passe inévitablement par une planifi-
aux Capois. En clair, le défi reste à favoriser cation stratégique globale ce qui induit des
un entreprenariat tourné vers l'avenir et réflexions, un partenariat de différents ac-
l'économie de demain, tenant compte des teurs. Un ensemble de questions se posent.
Lftaieé : Faut-il donc adopter une stratégie de déve-
spécificités de la commune et des enjeux . ou
régionaux et nationaux de développement loppement régional intégré pour assurer la
durable. cohérence et la durabilité des différentes
interventions ? Est-il nécessaire de sauve-
garder et mettre en valeur le Centre histo-
STRUCTURATION rique du Cap ? Faut-il mettre en tourisme
, des ressources naturelles de la commune ?
DE L'OFFRE | M] Convient-il de cartographier les rôles et
TOURISTIQUE responsabilités des acteurs de la Desti-
nation touristique du Nord, d’inventorier
La ville de Cap-Haïtien, et en particulier les attractions ? Ce sont là entre autres un
la ville historique d’une superficie de 120 ensemble de questionnements auxquels
hectares environ, dont la partie la plus an- la commune devra répondre pour rester
cienne intégrée est de 52 hectares environ. compétitive et attractive dans un environ-
Elle constitue un monument historique en nement concurrentiel en perpétuelle muta-
soi qu'il faut sauvegarder tout en l’intégrant tion. Cap-Haïtien doit certes miser sur ses
au devenir urbain de la ville toute entière. nombreux atouts et gommer ses fragilités,
De plus, Cap-Haïtien est considéré comme mais elle doit avant tout s'adapter et inno-
espace organisateur de l'offre touristique ver en renouvelant son offre touristique
du Grand Nord. A ce titre, il serait judicieux pour s'adapter aux nouvelles attentes des
de structurer une offre touristique à la pos- clientèles, et notamment celles issues des
marchés émergents.
[page 332]
——
: ie Ta ji —<.
TT
nt 2 F4 LL
7 ! ! th:
À Mucire sé > ‘ “ 2 mm: |
M | RE
à FT an 5 = FC Pad 14 ; À Si
. ». S PS E nn 7% 2% : ? Ë e
SR CR | OO .
[page 333]
CI
LA =
L: Diagnostic Communal a été l'occasion pour les acteurs sectoriels et insti- Le
tutionnels de la commune d'examiner la problématique de développement
de la municipalité. Il a permis d'une part d'identifier les contraintes et les
menaces majeures à la base des dysfonctions sectorielles et d'autre part les
atouts et les opportunités qui peuvent servir de leviers pour le développement
des différents secteurs d'activité de la commune. Le Diagnostic à la fois des-
criptif et analytique a donc induit une prise de conscience des acteurs locaux s
et montré la nécessité d'opérer de profonds changements réalisables à travers F3 È
des actions agencées dans le cadre d’une planification globale de développe-
ment de la commune.
CT . Si a Re | Be L CE |. met
F F LA ee Sin: . Eee en, F . "] B Fa me ! sy
F F F I a. ON | | 5
j fl Le
F Ï " Den L " =
| in .. = “dis
F | EL = F1 a
| +:
|
[page 334]
Wir
4.1. VISION DE DÉVELOPPEMENT Dr
DE LA COMMUNE (4
L: Diagnostic Communal a été l’occasion pour les acteurs sectoriels et institutionnels
de la commune d'examiner la problématique de développement de la municipalité.
Il a permis d'une part d'identifier les contraintes et les menaces majeures à la base des
dysfonctions sectorielles et d'autre part les atouts et les opportunités qui peuvent ser-
vir de leviers pour le développement des différents secteurs d'activité de la commune.
Le Diagnostic à la fois descriptif et analytique a donc induit une prise de conscience
des acteurs locaux et montré la nécessité d'opérer de profonds changements réalisables
à travers des actions agencées dans le cadre d'une planification globale de développe-
ment de la commune.
La phase de Diagnostic Communal a été sui- pulation et les désidératas des élus locaux
vie d’un atelier regroupant les élus locaux, et reflète, d'autre part, l'identité du terri-
les représentants institutionnels et les ac- toire, les spécificités du terroir et les sin-
teurs des différents secteurs organisés de gularités de la commune. Ces acteurs ont
la société civile pour définir une vision qui exprimé la vision ci-contre :
traduit, d’une part, les aspirations de la po- . . LL. .
Cette vision qui traduit, d’ici 2027, la mise
en place des bases de la restructuration du
territoire, de la refonte des habitudes de
gouvernance, vers l'émergence de la com-
mune sur les plans économique et social, est
Vision de développement formulée à partir des facteurs endogènes et
de la commune exogènes identifiés au cours de l’analyse de
« En 2027, Cap-Haïtien une métropole la problématique de développement de la
intelligente et responsable travaillant commune. Elle s'articule, de surcroit, avec
à la résilience et à la restructuration les principales orientations nationales et
de son territoire, une destination tou- s'inspire de la vision de développement
ristique organisée dotée d'une écono- d'Haïti qui traduit la renaissance et le relè-
mie diversifiée et inclusive, à large base vement du pays telle qu'exprimée dans le
régionale et ouverte sur l'extérieur, un Plan Stratégique de Développement d’Haï-
territoire où vivent des citoyen-ne-s en- ti (PSDH), à savoir la « refondation de la
gagé-e’s, avisé-e-s, conscient-e-s jouis- nation haïtienne en transformant la catas-
sant des services sociaux dans le respect trophe du 12 janvier 2010 en une opportu-
de l'État de droit, la justice, la sécurité, nité pour qu'Haïti devienne un pays émer-
l'égalité de genre dans la bonne gouver- gent d'ici 2030 ».
nance »
[page 335]
5.- PLANIFICATION
La vision de développement de la commune plir à travers sa démarche de développe-
est la photo instannée d’un ideal imaginé en ment durable. Elle prend ses assises sur
commun et de manière participative d’une les potentialités du territoire communal et
situation souhaitable pour les 5 prochaines s'appuie sur les engagements des acteurs
années. Cette vision est commune et par- locaux d'entreprendre des actions déter-
tagée et elle annonce les intentions de la minantes et stratégiques dans les secteurs
collectivité sur ce qu’elle entend accom- prioritaires pour induire un processus de
développement endogène de la commune.
€ er dj
Er: E.
. " D”
à MMUNE a
1, >] ù 6 == 8 |
» D / MS — LE | * a, AGEMT D'EXDCUTION
NS ? d , D” 4 + ' FINANCEMENT
s " |
D ee d
\
G& Groupe de travail en atelier sur la définition de la vision communale d |
—— Ne
= "4 |
A Er 52 S »
, ; EE Éd } ñ à
L \ l e ÿ 4 {
F n. «
(4 | \ à
_ | ar.
TS Lu NES VOX | T4. +
ST ee 2 WW Le /7 sd
IS RE . 6e
[page 336]
La
4,2, OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT
DE LA COMMUNE
L; situation future dépeinte dans la vision est atteignable sur un temps donné et sera
la résultante des actions réalisées et des interventions exécutées dans le cadre d’une
planification territoriale consensuelle et stratégique qui tient compte des préoccupa-
tions de toutes les couches de la population, des enjeux intrinsèques au développement
de la commune ainsi que des capacités d'action et de mobilisation de chaque acteur.
Ainsi pour initier et faciliter la matérialisation de cette vision, canaliser l'énergie des
intervenant-e-s vers un but commun, les acteurs (h/f) ont-ils formulé l'objectif général
suivant pour les 5 prochaines années.
D” \ L'atteinte de cet objectif rentre dans le
J J } cadre d’une démarche globale de planifi-
cation du développement à l'échelle ter-
h ritoriale et requiert des acteurs publics et
privés le dialogue, la volonté, le travail en
commun et le sens de responsabilité. Cet
Renaître Cap-Haïtien de ses cendres objectif est l'expression des aspirations
par la refonte de la gouvernance, collectives des acteurs et devra inspirer
la réorganisation du territoire et la au premier rang les interventions de l’État
mise en place d'infrastructures so- au niveau communal. Il doit être considéré
ciales et économiques, pour h créa aussi comme le fil conducteur des actions
tion de meilleures conditions maté- Loee ue à :
rielles d'existence et l'amélioration des Collectivités Territoriales, des Services
de la qualité de vie de la population Déconcentrés de l'Etat, des structures com-
locale et régionale. » munautaires, des organismes de dévelop-
pement et des bailleurs de fonds.
_ Autour de cet objectif général, les acteurs
ins = E= locaux ont aussi formulé des objectifs spé-
1 A fo cifiques qui sont des cibles de moyenne
2 = | ÿ portée à partir desquelles sont définies des
. | lignes d’actions stratégiques qui piloteront
= 9 à. À les actions prévues dans la programmation.
L NA ! Ces dernières se concrétiseront en inter-
3 V'Ua ventions au cours de la phase d’opération-
) | 4 nalisation du PCD. Ces différents objectifs
e l Fe sont définis dans le tableau suivant.
[page 337]
5.- PLANIFICATION 3370000
TABLEAU 73 : Cadre programmatique du PCD de la commune
OBJECTIFS LIÉS À LA RÉORGANISATION DU TERRITOIRE COMMUNAL
OBJECTIFS LIÉS À LA RÉHABILITATION DURABLE DE L'ENVIRONNEMENT
ET AU DÉVELOPPEMENT DE LA RÉSILIENCE DU TERRITOIRE
Objectif spécifique 2.1 | Restaurer l’environnement et préserver les écosystèmes terrestres
PT en |
des changements climatiques et des phénomènes naturels.
OBJECTIFS LIÉS AU RENFORCEMENT DE LA GOUVERNABILITÉ DU TERRITOIRE
tion publique
organisations et organismes au développement économique et social
OBJECTIFS LIÉS À LA MODERNISATION ET À LA DIVERSIFICATION DE L'ÉCONOMIE
tages comparatifs (la pêche l'artisanat et les industries créatives)
ment
OBJECTIFS LIÉS À LA PROMOTION DU DÉVELOPPEMENT HUMAIN ET SOCIAL
l'accès aux soins
cation et de la formation professionnelle
tique
OBJECTIFS LIÉS À LA PROMOTION DE L'ÉQUITÉ
DE GENRE ET DES DROITS DE LA PERSONNE
Objectif spécifique 6.1 | Garantir l'égalité de genre et faciliter l'intégration politique sociale
nn -
Objectif spécifique 6.3 | Promouvoir la justice, renforcer la sécurité publique
PT orme
Source : Mairie de Cap-Haitien / Ateliers sur la programmation du PCD / 2022
[page 338]
RE : : 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
PP PS d'autre part tout en garantissant la préser-
OBJECTIF 1.1 : . DT
Lu : vation et l'amélioration du cadre de vie des
Planifier la structuration du :
. citoyen-ne-s.
territoire communal
mn
La planification territoriale décline sur les GET 12: f
territoires les grandes orientations natio- rsaniser et ren orcer
nales. Elle accompagne les grandes tran- la gestion del espace
sitions écologiques, numériques, énergé-
tiques, tout en veillant à proposer une offre Les enjeux du territoire identifiés et les
de logements et de services adaptée, qui problématiques de développement mises
garantit la mixité sociale et fonctionnelle, en évidence au cours du Diagnostic ont por-
et la sécurité des habitants. Pour ce faire, té les acteurs locaux à orienter les actions
la Mairie de Cap-Haïtien entend se doter de développement, en matière d'aménage-
d'outils de planification territoriale qui ment, vers des stratégies d'amélioration de
tiendront compte des schémas d’aménage- la gestion et une meilleure maitrise du ter-
ment au niveau de l'arrondissement et des ritoire.
outils de planification du département au Ainsi les perspectives dégagées et les ré-
regard des spécificités de chaque zone de . . . oi
ne , flexions prospectives ont mis en évidence
la commune en matière de développement. » us
. | | l'importance de nouveaux territoires et
La mairie décide de mettre sur pied des ins- D La
. | | l'aménagement de zones-charnières dans
tances territoriales de dialogue pour faci- . Le k
: : la mise en œuvre des politiques basées sur
liter la concertation avec les acteurs de la . . k
, . : les dynamiques spatiales observées et dans
commune et l'administration centrale dans . k ko
| _ . une logique de cohérence régionale des
la mise en œuvre des objectifs du Schéma . . 5
. on, u interventions pour l'aménagement du ter-
régional d'aménagement, de développe- ritoire
ment durable et d'équité des territoires. ‘
ue . Sachant que la commune de Cap-Haïtien et
Les documents de planification serviront de . x L4
: | | Le . ses environs possèdent une gamme variée
guide aux interventions des différents opé- Lo . LA A .
; Une réglementation d'avolication de patrimoines qui gagnerait à être mieux
ra Eurs. : 8 x PP | valorisé et exploité, le PCD vise à aboutir à
basée sur la loi et le contrôle de leur appli- Bone à . . LOI ous
| : u . F. un scénario “urbain et patrimonial” s’arti-
cation sera élaborée et suivi par la mairie. ; . k .
. _ culant autour d’une logique économique
Elle se propose aussi de faire émerger des . . . ,
: Ve | infrastructurelle qui organise l’ensemble
projets d'aménagement qui assurent le . es
De . urbain avec la capacité de transformer les
respect de l'équilibre entre la protection Lx a
: zones-charnières en moteurs de dévelop-
des espaces naturels, agricoles et fores-
: , . ‘ pement.
tiers d’une part et le développement urbain
[page 339]
5.- PLANIFICATION 339
Les stratégies s’orientent vers un modèle mobilité encore plus difficile. Cette situa-
de développement basé sur l'attractivité tion a de nombreuses conséquences sur les
fonctionnelle, l'efficience de la mobilité, plans socio-économique, environnemental
l'accessibilité géographique et l'équité so- et sécuritaire eu égard à la limitation de la
cio spatiale. Tout cela sera réalisé par une circulation des biens et des personnes, au
organisation urbaine en pôle-centre, avec cumul des retards dus aux embouteillages,
une forte accessibilité du territoire. aux accidents, à la pollution, au stress, aux
maladies, etc.
En ce sens, la commune entend prendre des
mesures correctives et préventives pour Afin d'adresser cette situation pour le
maximiser l'utilité spatiale. Sur cette même moins difficile et favoriser de bien meil-
lignée, une reconversion de certains terri- leures conditions de mobilité et de déve-
toires est envisagée aussi bien que le déve- loppement du transport dans la commune,
loppement des pôles de services régionaux le PCD entend orienter ses actions vers une
compétitifs. meilleure gouvernance de la mobilité par
, . le développement des capacités de la com-
De plus, les capacités logistiques et tech- N
: n mune à renforcer ses structures, ses res-
niques des autorités locales seront renfor- . . .
ses d d ibilisati : sources humaines et mieux les outiller en
see ss campagnes 1e sens! sa 1on € matériels et formation. L'objectif serait que
d'information seront réalisées et la mairie Li lité né . . . .
oun , la municipalité crée une direction solide qui
aura à définir des protocoles d'accord avec ; . . h
| | ; s’occuperait des voies et réseaux de toutes
les communes de Quartier Morin, Milot et . . Love
: sortes et qui constituerait l'épine dorsale
Plaine-du-Nord pour la création de nou- ; Le . .
, : de l'administration municipale.
velles centralités urbaines.
Aussi, en termes de partage des responsa-
ADPECTE 40. bilités, le PCD juge nécessaire la création
OBJECTIF 1.3: i juge né à
: d'une table sectorielle Transport” entreles
Restructurer et articuler les , . ,
2 £CZ services compétents de la mairie, les opé-
différentes composantes de Le us “es
r rateurs, la société civile et les différentes
LÉSPace institutions étatiques concernées comme
le FER, l'OAVCT, le service de la circulation
Les problèmes liés au transport dans la des véhicules, la direction départementale
commune sont de plus en plus préoccu- du MTPTC et la SEMANAH. Ensuite, une fois
pants en raison de l'insuffisance et/ou de les structures mises en place au niveau de
la vétusté des réseaux de transport en par- la table sectorielle, elle lancera les chan-
ticulier ceux de la route. Le vieillissement tiers de modernisation du transport public
des véhicules, l'occupation de la voierie par urbain et maritime par la mise en place
des marchands-es de toutes sortes, le non- d’un observatoire communal de la mobilité
respect et la non-application des normes urbaine et maritime qui se chargera en plus
de circulation en vigueur ainsi que le mau- de collecter et diffuser des informations
vais comportement de nombreux chauf- sur la situation de la mobilité dans la com-
feurs non qualifiés rendent la gestion de la
[page 340]
EE 3 10 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
mune, mais aussi entamera des plaidoyers nition de manière précise des tranches ho-
pour l'augmentation des investissements raires pour la livraison des marchandises
tant de la commune que de l’administration et matériaux par les camions ainsi que les
centrale dans la mise en place d’infrastruc- containers de 20 à 40 pieds, l'interdiction
tures à travers une révision à la hausse du d’entreposer des containers et autres struc-
budget du MTPTC et une meilleure réparti- tures assimilées sur la voie publique dans
tion de celui du Fonds d'entretien Routier le centre-ville historique.
(FER) pour la commune. . .
Les instances municipales entendent, plus
La municipalité entreprendra aussi des ac- loin, déplacer et réorganiser les marchés
tivités d'organisation du transport en com- en plein air, d'élaborer un schéma de trans-
mun, de gestion et de régulation des taxis, port collectif mettant l’emphase sur l’orga-
en particulier des mototaxis, celles liées nisation des gares routières, de parkings
au cabotage, à l'identification, au contrôle publics, des embarcadères, le transport
et à la gestion des chaloupes et bateaux maritime en général, le confort et la sécuri-
de tout type de tonnage assurant le trans- té des passagers, sans compter le renforce-
port interdépartemental et international ment des capacités techniques et adminis-
ainsi que la professionnalisation des ma- tratives de la SEMANAH pour un meilleur
rins et capitaines de bateaux sans oublier contrôle et une bonne gestion des activités
les chauffeurs de véhicules, etc. Ces der- maritimes.
nières années ont vu une mutation et une Tout . l .
multiplication de l'offre de transport dans ou es CES Mesures prises par a munIcI-
k x . palité de concert avec la direction départe-
la commune. Le phénomène des mototaxis . |
. h ; mentale du MTPTC, le service de la circu-
et tricycles transforme tout déplacement à " un. re ,
. . Le . lation des véhicules et l'office d'assurance
pied au centre-ville en un véritable chemin . |
. , . des véhicules contre tiers (DAVCT) seront
de croix et l’augmentation des tap-taps, bus , . |
. renforcées par l'installation de panneaux
et autobus desservant les sections commu- . Ts. . .
L Le de signalisation et d'interdiction, l’installa-
nales ainsi que les zones avoisinantes rend | , ,
. . . . . tion dans les carrefours les plus fréquentés
la circulation quasiment impossible dans . . CU.
. \ . Lo de sémaphores, l'identification au moyen
certaines artères de la ville qui n’est pas :
. x . de badges, gilets fluorescents et autocol-
non plus accessible aux personnes à mobi- . .
Le Ad L lants les chauffeurs et les circuits des véhi-
lité réduite, enfants, vieillards, etc. Est-ce L
. . O4 . cules, la sensibilisation de la population sur
pourquoi, le PCD estime-t-il nécessaire ne | u
. . le respect des décisions prises pour réguler
de repenser le plan de circulation dans le : ,
. , . , . le transport en commun, faire preuve d’un
centre-ville par l'adoption d’un train de me- ne U
. parti pris affirmé pour les modes de trans-
sures comme transformer certaines rues de | . ,
. L4 D port alternatif aux véhicules motorisés.
centre-ville en des rues piétonnes, l’aména-
gement des aires de stationnement pour Somme toute, la municipalité aura à encou-
taxis et transports en commun, l'interdic- rager la mise en place et le renforcement
tion formelle pour les tap-taps et mototaxis des structures associatives dans le secteur
de stationner dans les rues étroites, la défi- des transports et de la mobilité pour que
[page 341]
5.- PLANIFICATION 341
ces dernières deviennent de vrais interlo- une usine de Biomasse, installer des lampes
cuteurs et collaborateurs. électriques et des lampadaires solaires
L , . . dans les carrefours, les zones de concentra-
En matière d'énergie, la commune susci- . N . k
‘ , | tion de personnes, celles où sont installés
tera la mise en place d’une table sectorielle Lo . Lo
ne nor ue | des équipements collectifs et des institu-
ou cluster Énergie” qui réunirait la muni- . .
, | : : tions communautaires.
cipalité, le bureau des mines et de l'énergie,
l'ANARSE, la direction départementale du À court terme la municipalité, appuyée par
MTPTC, l’'EDH, la Vice-Délégation, les par- la table sectorielle ‘’Énergie”, encouragera
tenaires techniques et financiers, des struc- la formation de jeunes en maintenance, ré-
tures de la société civile intervenant dans paration, installation d'équipements fonc-
le domaine de l'énergie, etc. Cette structure tionnant au Gaz Propane Liquéfié (GPL) et la
de réflexion et de décision, qui fonction- fabrication de panneaux et lampes solaires.
nera sous la houlette de la municipalité, Elle sensibilisera la population sur l’utili-
doit prendre un train de mesures en vue sation des équipements au Gaz Propane
de mieux gérer tout ce qui a rapport avec Liquéfié (GPL). La municipalité de concert
l'énergie dans la commune. avec la table sectorielle « Énergie » pourra,
. . . de plus, encourager la mise en place d’un
Aussi, va-elle travailler pour rendre dis- . . . .
| u partenariat public/privé dans la gestion des
ponible plus de 80 Mégawatts de courant x R ra k
U : D. systèmes énergétiques, encourager la créa-
électrique par la finalisation des travaux : , . . & ot .
. tion d'entreprises qui se spécialiseraient
en vue de la mise en marche de la centrale es R
. | | u , dans la vente de produits électroménagers
thermique de Sainte-Philomène, la répara- . 54 .
| , : fonctionnant avec l'énergie renouvelable,
tion des moteurs de la centrale électrique . ; 4 4:
. | | la mise en place d’un programme de crédit
Pétion-Bolivar, la construction de deux a Lu Le , Le
. énergétique, la création d’un fonds spécial
centrales au gaz naturel et photovoltaïque. . A 2
. | k , pour promouvoir et développer les éner-
Pour pallier certains problèmes récurrents . . x .
: : gies renouvelables et alternatives à partir
dans la zone, elle va faire un plaidoyer ; . Bent
| , | , d'une taxe sur les produits pétroliers ven-
pour la construction d’un terminal pétro-
| . _, dus dans la commune.
lier régional avec une capacité de stockage
d'environ 350-400 mille barils, construire
OBJECTIF 2.4: célère à un rythme effréné catalysé par les
Restaurer l’environnement pressions exercées sur les ressources natu-
4 4 > relles. Cette situation se traduit notamment
et préserver les écosystèmes Re 144
terrestres et aquatiques par la diminution considérable de la cou-
— q q verture végétale et la surexploitation des
ressources de proximité. Les questions de
L'environnement de la commune de Cap- lutte contre le changement climatique et
Haïtien est en état de délabrement et s’ac-
[page 342]
RE 42 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
d'érosion de la biodiversité sont souvent bilitation des espaces verts, le remembre-
abordées de façon cloisonnée. Et pourtant, ment des bassins versants, la mise en place
elles sont indissociables l’une de l’autre de réserves écologiques, la structuration
car les écosystèmes terrestres et marins d’aires terrestres et aquatiques protégées,
façonnent le climat, et en dépendent. Il la réhabilitation des zones érodées et le re-
est urgent de replacer ces écosystèmes en boisement des zones dénudées.
tant qu'élément de réponse essentiel dans
la lutte contre le changement climatique. TS
Les principales pressions qui pèsent sur OBJECTIF 2.2 : .
les écosystèmes à Cap-Haïtien proviennent Améliorer l'assainissement
des activités économiques, de l’expansion et la gestion durable
urbaine, des constructions, pollutions, etc. des déchets
Toutes engendrent directement la dégra- —
dation des terres et de la biodiversité. Au Le Diagnostic a montré que la commune est
final, ces écosystèmes ne sont plus en me- à la croisée d’un ensemble de fléaux com-
sure de jouer leur rôle de protection du binant une forte déficience de certaines
littoral et de fournir les autres services zones en infrastructures d'assainissement,
écosystémiques. La transition écologique l'absence de structures de canalisation et
s'impose et il demeure urgent d'introduire de traitement des eaux noires et grises, la
des mécanismes dédiés à la restauration de transformation des littoraux en de vastes
l’environnement et la préservation de la vie dépotoirs de matières plastiques et l’ab-
terrestre et aquatique. sence de toute structure de gestion des
Dans un contexte de développement du- déchets. Par conséquent les actions du PCD
rable, il devient impérieux de maintenir s'orientent vers l'amélioration des infras-
un équilibre constant entre la satisfaction tructures d'assainissement, la gestion du-
des besoins de la population actuelle et la rable des déchets.
régénération, voire la préservation des res- Le PCD entend renforcer les structures de la
sources pour les générations futures. En ce municipalité en vue de mieux répondre aux
sens, le PCD vise une stratégie de création aspirations des Capois et Capoises en ce qui
d'aires protégées reposant sur le principe concerne un environnement propre et sain
de conservation par les usages et impli- où peuvent vivre et circuler touristes et ri-
quant l'ensemble des parties prenantes verains étant donné le fait qu’elle est une
(élus, agriculteurs, etc). Elle vise aussi à ville à fort potentiel touristique. De ce fait,
mettre en synergie toutes les composantes la muicipalité travaillera à l'aboutissement
de la société civile et en particulier des en- du projet de Gestion Intégrée des Déchets
treprises pour la réalisation de projets en Solides et de l'Environnement (GIDES),
faveur de la biodiversité. Le PCD a aussi financé par la BID. Elle mettra en place un
la vocation d'aller à la rencontre du public dispositif de partage d'informations tant
pour mobiliser les citoyens en faveur de la avec les autorités locales de la commune,
biodiversité, de la propreté du littoral avec des services déconcentrés de l’état, qu'avec
des Eco gestes, de la pêche responsable est les partenaires techniques et financiers
mise les stratégies privilégieront la réha- ainsi qu'avec la société civile en mettant en
[page 343]
5.- PLANIFICATION 343 RS
place une table de concertation sur la ges- tion, la collecte, l'évacuation et la gestion
tion durable de dechets. Elle organisera des des boues (matières fécales) dans des en-
campagnes de sensibilisation autour de la droits destinés à cet effet, l'achat et la mise
gestion de l’environnement et de l’assainis- en place de 150 poubelles logotisées dans
sement au cours de la célébration des fêtes des points stratégiques de la commune,
patronales, de fin d'année, de pâques, des l'accompagnement des menages dans l’ins-
jours de fêtes nationales ainsi que du car- tallation de latrines familiales « Eko lakay »
naval (18 novembre, 1“ janvier, la Noël, le avec l’organisation SOIL.
carnaval, la fête de pâques, 1” mai, 18 mai . Li .
et la Notre Dame). Enfin, la municipalité et ses partenaires
de la table de concertation s’évertueront à
De plus, à court et moyen terme, la com- mettre à jour le plan stratégique de gestion
mune et l'administration centrale seront des déchets qui sera appliqué par la SAM,
sensibilisés à adopter des comportements prendre certaines dispositions réglemen-
pour la protection de l’environnement ma- taires à travers l'élaboration et la publica-
rin et côtier. Dans une logique d'économie tion d’arrêtés municipaux pour règlemen-
circulaire, les entreprises qui s’établiront ter la gestion des déchets, établir un zonage
sur le territoire ainsi que la population se- puis interdire la construction de fosses à
ront sensibilisés à l'adoption de comporte- fonds perdus qui polluent la nappe phréa-
ments pour la gestion de l'environnement tique, les dépôts sauvages de déchets sur la
et l’utilisation de matières recyclables. chaussée.
La municipalité devra plus loin, accompa-
gner la mise en opération de la PROPULIC- OBJECTIF 2.3:
SAM, société anonyme mixte créée en vue de Renforcer les capacités
la gestion des déchets dans la région Nord ; :
(Cap-Haïtien et les communes qui lui sont locales d adaptation et
attenantes), former et sensibiliser la popu- d'atténuation des impacts des
lation sur l'importance de la gestion et la changements climatiques et
valorisation des déchets ainsi que la protec- des phénomènes naturels
tion de l’environnement tout en mettant en _—
place tous les dispositifs qui s'y rapportent. L'impact des phénomènes naturels et l’in-
Dans cette perspective, la commune pourra fluence négative des fluctuations du cli-
encourager et faciliter la création de petites mat sur la vie de la population démontrés
et moyennes entreprises (PME) tant dans lisnés dans le Diagnostic Communal
le domaine de la communication particu- et sou ETES RE 8 . Le
lièrement que dans celui de la valorisation peuvent étre à l'origine de la disparition
des déchets. Elle travaillera aussi avec les de nombreux quartiers aux abords du lit-
centres universitaires dans la recherche toral. La commune est exposée géographi-
sur cette filière pour ne pas considérer les quement à un ensemble d’aléas joints à
déchets comme nuisibles mais comme une sa vulnérabilité et fait face aux différents
matière première pour d’autres secteurs. risques. Ces derniers existants naturelle-
La mairie et ses partenaires de la table de ment viennent s’accroitre avec la crise cli-
concertation s’assureront de l’organisa- matique. La gestion de ces risques devra
[page 344]
RE : 4 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
passer par le renforcement de capacités et Changement Climatique des différents
des populations en la matière. Le PCD met- partenaires présents sur l’espace commu-
tra en œuvre un programme de sensibili- nal. L’épineuse question du financement
sation visant à préparer les populations à reste un dilemme pour la mise en œuvre
l'adaptation face aux changements clima- concrète des actions en matière de lutte
tiques. Du coup, il devra établir de concert contre les effets néfastes des changements
avec les responsables de la direction de la climatiques et la résilience en matière de
protection civile (DPC) locale un plan de GRD d'où l'identification des mécanismes
renforcement des comités communaux financiers et la réalisation de plaidoyers
de la protection civile, où on devra doter pour l'obtention des fonds disponibles à
ces comités de matériels nécessaires pour travers le Global Enviroment Facility_Fond
accompagner la population au moment pour l'Environnement Mondial, le Fonds
des catastrophes. Autre point important Vert pour le Climat, le Fonds d'adaptation,
que le PCD adressera, est l'harmonisation et le programme d’assurance en matière de
des approches des interventions en GRD GRD dans la caraïbe ou le pays s'inscrit.
L Objectif 3 __"&
OBJECTIF 3.1 : cement de l'efficience et de l'efficacité des
Renforcer les structures et structures municipales et déconcentrées.
améliorer les performances Vu la déficience institutionnelle de la Mai-
de l’administration publique rie de Cap-Haïtien, le PCD recommande que
— l'administration concentre ses efforts dans
La situation socio-économique que vit l’en- le renforcement des capacités des services
semble de la population Capoise, toutes stratégiques, en y injectant les ressources
les couches confondues, est faite de para- financières dégagées de la fiscalité com-
digmes alarmants qui couvrent tous les munale et en y orientant les subventions
pans de secteurs vitaux de la commune. offertes par la coopération internationale.
L'administration locale constitue le point Ces initiatives municipales viendraient en
focal que traversent d’une façon ou d’une complément aux actions structurantes indi-
autre toutes les faiblesses des institutions quées dans les plans de déconcentration et
locales. Les résultats des efforts de déve- de décentralisation de l’administration cen-
loppement économique et social de la trale. Il est primordial que ces plans d’ac-
commune au cours de ces vingt dernières tions définissent des objectifs spécifiques
années reflètent toute l'incapacité de l’ad- de réorganisation de certains services
ministration locale (municipale et décon- municipaux, à travers des programmes de
centrée) à orienter les initiatives de renfor- formation, d'acquisition de moyens logis-
tiques et de construction d'équipements
[page 345]
5.- PLANIFICATION 345
collectifs et communautaires en synergie OBJECTIF 3.2 :
avec des projets de renforcement des capa- Dynamiser et assainir les
cités des organes déconcentrés représentés finances locales
dans la commune. =
Les principales stratégies identifiées Le processus de développement est intime-
consisteraient à structurer les directions ment lié à la mobilisation de ressources né-
transversales de la mairie, dont la Direction cessaires au financement des interventions.
Générale, la DAF, la Voirie et la Fiscalité, re- Parmi celles-ci, des actions tombent direc-
Le tement dans les champs de compétences de
nouveler et former le personnel municipal , k . ,
;e . . l'Etat central à travers les services décon-
en s'inspirant de certaines recommanda- 2 , . .
: | centrés et d’autres sont imparties aux col-
tions faites par le PMAC en 2020. lectivité no D LES
ectivités territoriales, particulièrement la
Ce renforcement institutionnel devra éga- commune et les sections communales à tra-
lement concerner au premier plan les ser- vers la Mairie et les CASEC. C'est en ce sens
vices déconcentrés de l'Etat. les CASEC que le PCD entend faciliter la dynamisation
ASEC et en perspective l'Assemblée Munici- et le renforcement des finances locales.
pale. Des personnes formées s’approprient En ce sens, la mobilisation fiscale apparait
mieux des dynamiques de développement aux yeux des décideurs politiques comme
et garantissent de meilleurs résultats. Le l'unique alternative crédible et durable
PCD mise sur le renforcement des capacités pour remédier aux énormes difficultés fi-
des techniciens, cadres et collaborateurs nancières de la commune à court, moyen
locaux à travers le renforcement institu- et long terme. Or, le Diagnostic a montré
tionnel afin d'assurer la durabilité et la pé- que la commune de Cap-Haïtien représente
rennité des actions engagées l’une des communes à fort potentiel fiscal
du pays. Ainsi la municipalité a fait le choix
L'approche de formation tiendra compte du pour augmenter les ressources fiscales de
principe de la « redevabilité » envers les ci- la commune de Cap-Haïtien de développer
toyens. Elle devra insuffler un certain sens une nouvelle ingénierie comprennant six
de responsabilité et l'instinct d'engagement grands étapes qui sont : la mise en place des
aux cadres des institutions communales. Il facilités informatiques et technologiques,
ne suffit pas seulement de les former sur le es et renoncement ant
le plan technique, il est aussi important Service ISCa € la mairie, enque € 0 0°
, . re nymique et l’adressage, la sensibilisation ,
d'aborder les questions d'éthique profes- . .
| . la poursuite du recouvrement par voie de
sionnelle, de respect du droit des usagers et à Le
| ; rôle (autour des deux principaux champs
du sens de services publics. Ainsi la corrup- d'impôts à savoir la CFPB et la Patente), le
tion devra-t-elle être combattue et si pos- suivi fiscal.
sible évitée en mettant des balises adminis-
tratives et disciplinaires et en instituant un Parallèlement, les collectivités vont aussi
système de rapportage et de reddition de mettre en place une politique de taxation
compte pour la mobilisation des recettes non fis-
cales comme les redevances, les droits, les
[page 346]
RE: 16 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
amendes, les permis, etc. Des plaidoyers des institutions déconcentrées dépend de
seront entrepris pour mobiliser et ren- celle de l'administration municipale et vice
forcer à travers le budget de la Mairie les versa. Les besoins identifiés sont tous de
dépenses de transfert des ministères secto- base, donc la desserte en services sociaux
riels, les allocations de fonds destinés aux est à son plus bas niveau. En ce sens, le
communes (FGDCT, FLDAT), le transfert Conseil d'Administration Communale peut
je ones de fnancemnt ACT) danses soutenir l’idée qu’il exerce son leadership
rovenant de la Diaspora. les a uis bud dans des initiatives de réorganisation du
Eétaires directs des Grganismes de déve- territoire de la commune en collaboration
] . Buat: L avec le gouvernement central, la société ci-
oppement. Finalement, la coopération dé- L .
centralisée et l’intercommunalité serviront vile locale etles agences de développement.
à la mutualisation et la rationalisation des La Chambre de Commerce, des Industries et
ressources budgétaires. des professions du Nord (CCIPN) en colla-
boration avec la Mairie exercera ce pouvoir
De plus, la municipalité fera du contrôle et de convocation et partager ce leadership
de la reddition des comptes, deux étapes avec les autorités municipales. Cette dé-
importantes et incontournables dans sa dé- marche aura le mérite de renforcer le cadre
marche de modernisation et d'assainisse- global de coopération et coordination de la
ment des finances publiques municipales. gouvernance locale.
En ce sens, la Mairie s'engage à respecter
les procédures et les pratiques comptables Ainsi, le PCD entend promouvoir une colla-
universellement reconnues et adoptées par boration formelle, structurée et scellée par
l'État haïtien. Elle s'engage aussi à diffuser des accords de coopération qui tiennent
regulièrement les résultats de ses actions compte non seulement des principes d’in-
aux parties prenantes et les citoyens. Cette tervention mais aussi et surtout des préoc-
stratégie favorise la mobilisation et encou- cupations et des priorités des deux parties
rage la collectivité à poursuivre son enga- explicitement exprimées dans les grandes
gement. lignes du présent document de planifica-
tion du développement de la commune. Le
EE ————— PCD soutient l'intervention des organismes
OBJECTIF 3.3: basée sur le principe fondamental de rede-
Développer une : vabilité des intervenants.
gouvernance collaborative
et la participation des Par ailleurs, la municipalité entend aussi
organisations et organismes développer des relations privilégiées d in-
au développement tercommunalité et de coopération décen-
économique et social tralisée respectivement avec les communes
== de l'arrondissement, de la regionNord/
Nord’Est et des communes d’Outre-mer
Les consultations publiques, auxquelles ont et d'outre-terre. L'intercommunalité est
contribué les CASEC, les ASEC et la société orientée vers la résolution de problèmes
civile locale, ont montré que la performance , Lou , ue
communs ou l'exploitation d'opportunité
[page 347]
5.- PLANIFICATION 3470008
conjointes liés notamment à la protection Les organisations de la société civile, telles
de l’environnement, la gestion des déchets les associations, les organisations socio pro-
dans une logique d'économie circulaire, le fessionnelles, les groupements de femmes,
développement de l’industrie touristique, les organisations de jeunes, de personnes en
les infrastructures de transport, etc. Elle situation d’handicap sont des partenaires
est aussi orientée vers la mutualisation des privilégiés et des acteurs incontournables
. ; . de la gouvernance locale. Elles seront ren-
ressources dans une logique d'une meil- u x | "
. . Los k forcées pour être capables de mieux jouer
leure gestion et de rationalisation des dé- k .
. . leur rôle de veille de la bonne marche des
penses des deniers publics. Re Le
institutions communales, participer aux
Parallèlement, la municipalité entend déve- prises de décisions qui engagent la com-
lopper une coopération décentralisée d’af- mune et mieux S impliquer dans la mise en
faires. En ce sens, la municipalité engage œuvre des politiques publiques locales.
des lobbyistes et promeut les potentialités Ce processus de participation est établi à
touristiques et les opportunités de déve- travers le dialogue entre les autorités et les
loppement de filières économiques en vue citoyens. Ce dialogue nécessaire à la créa-
d'attirer des investisseurs, diversifier les tion d’un climat de confiance et d’engage-
acteurs économiques, stimuler le Partena- ment est initié avec le Comité de Pilotage
riat Public Privé, attirer l'investissement du PCD et prend chair avec le montage et le
direct étranger et renforcer les capacités fonctionnement du Conseil de Développe-
d'investissement du secteur privé local. ment Communal (CDC) ou Comité de Mise
en Œuvre (CMO) du PCD. En ce sens, la mai-
La Municipalité promeut également la dé- rie s'engage à inscrire dans le budget com-
mocratie participative fondée sur le renfor- munal de chaque exercice un fons alloué
cement de la participation des citoyens à au fonctionnement du CDC/CMO. Ausssi, le
la prise de décisions politiques dans le Plan communal entend favoriser l’éduca-
cadre de la démocratie représentative et tion citoyenne par des campagnes d’éduca-
délibérative. C'est pour mettre en place les tion sur les droits et devoirs du citoyen et
assises de la participation du public à l’éla- de la citoyenne en vue de l'émergence pro-
boration des décisions que le le PCD facilite gressive ; et sure d’une société civile struc-
le renforcement des organisations commu- turée et organisée.
nautaires de base et la structuration de la
société civile.
À
ae.
f À
F
[page 348]
RE : 15 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Objectif 4
OBJECTIF 4.1: ractéristiques formelles particulières des
Renforcer les secteurs arts et arts artisanaux de manière à servir
traditionnels de l’économie à l'élaboration d’un répertoire de formes
et valoriser les avantages et éléments qui peuvent contribuer à la
comparatifs conception d'objets courants et, en parti-
— culier, d'objets d'usage utilitaire. Cette stra-
Cap-Haïtien possède une richesse et des tégie sera appuyée par l'organisation des
talents culturels exceptionnels, reconnus artisans dans la chaine de production et
nationalement et internationalement. Il la création de petites entreprises de com-
est donc compréhensible que le PCD en- mercialisation. La promotion des œuvres
tend utiliser la création artistique comme d'artistes locaux sera mise à profit dans
partie intégrante du développement de la l’'embellissement de l’environnement de la
commune. En effet, la culture possède une commune, notammement dans la réalisa-
valeur inestimable tant sur le plan social tion de peintures murales ou d'éléments
qu'économique dont il faut tirer avantage. décoratifs lors de l'édification d’édifices
L'action en faveur de la promotion de la publics ou privés.
création artistique aura comme premier Le développement d’un circuit artisan et
objectif la stimulation par les moyens les la création d'événements incitatifs pour
plus divers, la rencontre des créateurs et la l'artisanat contribueront aussi à la création
médiation entre les œuvres et les hommes. d'emplois directs liés au secteur des indus-
Le PCD entend rechercher le soutien des tries créatives.
pouvoirs publics à la création par toutes les
formes possibles d’aide aux créateurs, juri- Un autre secteur vital pour l'économie de
dique, sociale, financière, fiscale et assurer la commune est la pêche. Les constats du
leur insertion sociale et économique. diagnostic révèlent que ce secteur offre de
grandes possibilités d'extension et d’ouver-
Des structures et des partenariats publics/ ture. Néanmoins, la dégradation accélérée
privés avec les acteurs du secteur seront de l’environnement côtier et marin aunim-
également mis en place et renforcés, afin pact négatif sur la fécondité des espèces ha-
de stimuler les aptitudes créatrices au plus lieutiques et diminue considérablement le
grand nombre et leur participation à la vie rendement. De plus, la pratique de la pêche
culturelle. La base opérationnelle de toute artisanale ne profite pas trop aux pêcheurs,
action d'envergure réside dans la pro- est délétère pour les écosystèmes marins,
motion de l'éducation et de la formation menace la reproduction des espèces lo-
artistique. La commune opte pour la créa- cales et exerce d'énormes pressions sur les
tion d'instituts de recherches esthétiques, réserves du plateau continental. Il devient
capables d'analyser les éléments et les ca- nécessaire d'orienter les interventions et
[page 349]
5.- PLANIFICATION 349
les mesures vers l'amélioration de la pro- vigueur seront renforcées par des mesures
ductivité et la modernisation de la pêche. communales. Les marchands/marchandes
, on ne . , de fruits de mer peuvent se constituer en
D'emblée, l'amélioration de la productivité a 2 qe
à , : réseaux, trouver des crédits et des subven-
de la pêche passe nécessairement par la tions . . :
| 5. pour mettre sur pied des poissonne
protection de l'environnement, la sauve- ries dans la commune et sur les marchés
garde de la biodiversité et la préservation d'écoulement. L'Etat jouera un rôle pri-
des ressources naturelles et de la vie aqua- . ‘ ue k L
k | | , , an mordial pour faciliter les débouchées et
tique. Les directions évoquées en matière Le k
Do 5. conquérir de nouveaux marchés. Des me-
de réhabilitation de l’environnement et de . LU LE , .
, tion de la viet h h sures fiscales au bénéfice de l’entreprise
réservation de la vie terrestre et aqua- . ins
p | q locale favoriseront sa stabilisation et sa
tique suffiront largement. .
croissance.
N la ee pésieuis/prrheuses » Enfin, le PCD prône la transformation
ss Marc an s/marchan es ce pro ur à et l'industrialisation qui ont une portée
halieutiques bénéficieront de manière 54 .
un ; | ‘ transversale dans l’économie, des effets
sélective d’une formation continue allant Le .
u N : k multiplicateurs des capitaux. En ce sens,
sur la nécessité de protection des espèces 2 . x
. jun des démarches seront entreprises auprès
marines en passant par l’utilisation des des acteurs étatiques et du secteur pri-
techniques modernes de pêche, la plongée vé en iculier à
‘ Vue , j particulier à travers la chambre de
sous-marine, l’utilisation, la réparation et la Commerce et d'Industrie du Nord (CCIN)
maintenance de matériels et d'équipements our la création d’une zone franche indus-
de pêche, l’entreprenariat, les techniques po . à es a
ou | trielle. Cela contribuera à faire régresser la
de conservation jusqu’à l'apprentissage de lace important , / .
Lu L _. P portante qu’occupe une économie
la législation en la matière de telle manière . Lx .
nu a x : , de comptoir fortement dominée depuis
qu'être pêcheur/pêcheuse devienne un vé- uelques années par les activités commer-
ritable métier de la mer. T q h Pe . ,
ciales pour la création progressive d’entre-
L'approche de l'actuel PCD priorise la mise prises pour un développement durable.
à disposition des pêcheurs de crédits et des
subventions étatiques appropriées pour OBJECTIF 4 2:
l'acquisition de matériels orientés vers l’in- Valoriser le patrimoine
dustrialisation du secteur et adaptés pour 4 :
k pies p et réorganiser l'offre
la pêche en haute mer, tels des DCP, des = =
none Lu , touristique
Fly boat équipés, des matériels de plongée, es
des bateaux usines, etc. Une chaine de froid L : LL
sera mis en place pour assurer la conser- Cap-Haïtien tient une place particulière
vation des produits halieutiques depuis la D On UE Et con D aimoine. pare
mer jusqu'aux consommateurs. nu
soutient la valorisation et la préservation
De plus, pour préserver les espèces et assu- du patrimoine par la création du Centre
rer la reproduction, les réglementations en d'interprétation du patrimoine (CIAP) avec
[page 350]
EE 3 5 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
pour objectif de sensibiliser et d'informer et leur préparer des lotissements d'accueil
le public sur l'architecture et le patrimoine dans des zones affectées à leur occupation
du Centre-Ville à l’aide d'images de syn- actuelle.
thèse, maquettes, écrans tactiles, le tout .
. . k Le Leur mise en valeur passe par des travaux de
constituant des outils de décryptage mis à , : : Lo.
. us Le La: préservation, leur gardiennage, leur sécuri-
disposition des visiteurs pour un éclairage . . ,
. . »4 . . DRE sation et la pose de panneaux d’interpréta-
historique et l’évolution urbaine. S'inspi- : Lo, .
x . Le k / tion en vue de leur intégration à un circuit
rer à la fois de la théorie des économusées . oo, . |
k . »4 . de visite qui nécessite la prise en compte
européens et de la pratique d'éducation po- , FU . | | ,
. 5 . d'un chemin côtier. Aussi, les vestiges d’ha-
pulaire et d'animation de groupes commu- . |
. . bitations coloniales de la commune seront
nautaires, ce centre placera la population , . : . ,
. répertoriés, leur bilan sanitaire effectué et
au cœur de son approche. Cette orienta- | , ,
. L 44 . leur mise en valeur assurée par leur inté-
tion sera perçue comme idéologique certes LL ne x
os k es . gration à un circuit d'écomusée.
mais également une nécessité pratique. Re-
constitution de l’histoire intime de la ville, Le développement et la dynamisation de
des modes de vie, de l’intérieur des édifices l'industrie touristique est une filière qui
avec la collaboration de ceux et celles dont constitue un puissant moteur pour aug-
les devanciers l'avaient bâtie au quotidien. menter les devises, créer de nouveaux em-
Aussi la population constitue une source in- plois et booster l’économie locale. Le Dia-
contournable. Elle possède, en effet, photos, gnostic communal a décrit les nombreuses
objets, ameublement, souvenirs, savoir- potentialités touristiques du territoire.
faire, qui devront être recueillis et utilisés | : |
comme matériaux d'exposition. La mise en place de l’ambitieux projet de
développement de la Destination Nord n’est
Le PCD prône également la mise en valeur possible sans une certaine vision globale,
des sites et monuments historiques. En ce qui incombe au Ministère du Tourisme, et
sens, des mesures seront prises pour la une certaine compréhension des enjeux du
récupération du front de mer de la pointe secteur touristique dont la complexité est à
Picolet à Petite Anse permettant un déve- rattacher à la grande pluralité des acteurs
loppement cohérent de l'ensemble par la et de leur coordination. Il est important de
revalorisation de toute la frange côtière développer la capacité de l'OGDNH, l'office
de l’ouest, de la trame ancienne au- delà du tourisme du nord à jouer son rôle réga-
de Carénage qui comporte le dispositif lien, à créer un environnement réglemen-
de défense de la période coloniale et qui taire par la mise en place des procédures
constitue une attraction non négligeable. d'agrément et de classement des équipe-
Le déplacement de population occupant ments, des organismes et des activités tou-
illégalement l'aire des fortifications et des ristiques favorables au développement des
falaises sur la corniche sera nécessaire entreprises du secteur. Des mesures seront
dont la plupart semble s'adonner à la pêche prises pour offrir des garanties aux tou-
artisanale. L'urgence, dans un souci réel de ristes en leur garantissant la qualification
sécurité et de salubrité, est de les déplacer professionnelle des prestataires et le res-
[page 351]
5.- PLANIFICATION 351
pect des normes minimales définissant la de la Santé Publique, l'intégration des élus
prestation. locaux, le renforcement du cadre légal per-
. . mettant l'investissement des étrangers.
Il est urgent de construire un partenariat
entre les principaux acteurs du secteur tou-
ristique en l'occurrence les collectivités et OBJECTIF 4.3 :
le secteur professionnel, d'élaborer de stra- Promouvoir l'entreprenariat
tégies spécifiques dans la chaine des pro- et créer des conditions pour
fessionnels du secteur touristique : héber- l'investissement
gement, transporteurs, agences de voyages, _—
tours opérateurs. Il convient de rappeler que la plus grande
Des activités de plaidoyer seront entre- partie de la population de la commune
prises pour la mise en tourisme d’un péri- travaille dans le secteur informel. Actuel-
mètre historique avec des circuits internes lement, la situation de l'emploi révèle la
comportant des attractions architecturales, faible diversification des activités et leur
historiques et culturelles, pour l’organisa- faible valeur ajoutée. L'emploi informel se
tion du tourisme communautaire dans les distingue des emplois privés formels par
sections communales, la promotion de la une forte présence de personnes travaillant
ville de Cap-Haïtien comme le lieu organi- à leur propre compte.
sateur des points clés synthétisant la scène Il est indéniable que la contribution du
historique que constituent la région avec secteur privé à la croissance économique
ses villes satellites. est capitale. Cependant, les compétences
Enraison de la transversalité du tourisme, il disponibles sur le marché ne sont pas tou-
est nécessaire de résoudre des contraintes jours adaptées à la demande. Le diagnostic
majeures de la ville du Cap et du départe- évoque la faible qualité de l’enseignement,
ment susceptibles d’avoir des effets d’en- le taux de chômage élevé. En ce sens, le
trainement durables, modifiant les condi- PCD indique qu'il est important d'associer
tions d'existence de la population, le mode le secteur privé de façon plus efficace à la
d'occupation et d'utilisation de l’espace formation professionnelle. Ceci peut se
et la réhabilitation de l’environnement. Il faire à travers des stages en entreprises, la
s’agit de problèmes d'ordre structurel forts contribution du privé à la conception des
complexes et inter reliés et dont la réso- programmes de formation post secondaire,
lution nécessitera une cohérence globale. et l'amélioration de la qualité des enseigne-
Cela nécessite donc le développement des ments dispensés dans les institutions de
relations préférentielles stratégiques avec formation privées.
les Ministères du Tourisme, de la Culture et Toujours, dans le cadre de la promotion
de la communication, de l'Économie et des de l’entreprenariat et de l'investissement,
Finances et l’ établissement de passerelles la municipalité soutient la création d'un
avec des Ministères clés : Travaux Publics, centre de promotion des investissements,
de l'Environnement, des Affaires sociales, avec notamment pour mission de promour-
[page 352]
RE 2 52 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
voir le secteur privé local et de faciliter les De plus, la création des conditions pour l’in-
investissements, améliorer la compétitivité vestissement passe par le développement
et l’environnement des affaires. Ce centre d’un cadre règlementaire stable et transpa-
s'évertuera aussi à mettre en place un dis- rent pour attirer des investisseurs privés
positif d'accompagnement de Start-Up, de solides, prêts à s'engager sur le long terme,
promouvoir l'esprit d'entreprise et la par- tout en assurant à l’État les ressources né-
ticipation des jeunes dans le développe- cessaires au développement ; investir dans
ment de la commune, à mobiliser les fonds les infrastructures et les services. L'attrac-
nécessaires pour financer la création ou le tion des investissements, la dynamisation
déploiement des entreprises. des activités économiques exigent un enga-
. } , gement fort des acteurs locaux et nationaux
Aussi, le PCD prône le développement de . .
nn . en consentant des investissements notam-
cluster d’affaires comme un moyen très ef- .
| , , ment dans les secteurs des infrastructures
ficace de développer des opportunités com- Lx . k .
’ | | routières, portuaires et aéroportuaires, de
merciales, de diffuser les bonnes pratiques, 52 . . Nr .
us Dur l'énergie, du foncier, de la sécurité etla prise
d'améliorer la compétitivité des entre- , . .
| , en compte d’un train de mesures fiscales et
prises, de permettre aux groupes d'acteurs . . .
| ou un non fiscales en ce qui a trait par exemple au
qui se rencontrent autour d’un intérêt com- . . N a .
5. | ‘ . code des investissements, à la réduction de
mun d’avoir un meilleur accès aux services . A .
, L . ‘ . tarif sur l'impôt foncier sur les Immeubles
d'appui et aux investissements publics ou . .
Le: | | L nouvellement acquis pour les besoins de
privés. Cela permet aussi de contribuer à do D Bune: .
. . . leur exploitation, à l'exonération des droits
l'insertion professionnelle ou entrepreneu- , . . .
: . | d'enregistrement au titre des actes relatifs
riale des jeunes et des femmes. En favori- k . k ,
| aux marchés publics passés avec l'Etat, etc.
sant la promotion des valeurs telles que
, Vu, LU , Ces efforts seront soutenus par des parte-
l'audace, la créativité, la responsabilité, la . . . ,
, , | naires internationaux au développement
solidarité, la persévérance, la confiance en . PE ;
un ne : : qui apportent déjà à la commune un appui
soi et l'initiative, le PCD contribue incontes- . .
un. ee substantiel dans la promotion de la bonne
tablement à l'enrichissement de l'individu . .
_ gouvernance, et qui financent un certain
et de la collectivité. . je
nombre de projets d’infrastructures ; de
transport et facilitation du commerce.
n Al
f CC 1
il |
[ ‘ - | A
n EX l \\ |
| % ET) | [
EE |
1 T °
| | | |
|
| Î
|
{l
Ts
{ h
# L9 \
[page 353]
5.- PLANIFICATION 353
L Objectifs "4
OBJECTIF 5.1: vision participative, entre les secteurs pu-
Rationaliser la carte blic, privé, les professionnels de la santé et
"ne Per la société civile.
sanitaire, améliorer
la gouvernance et faciliter Cette démarche entend privilégier les va-
l'accès aux Soins leurs de solidarité concernant le traitement
_— des questions de santé en érigeant le droit
Le fonctionnement du secteur de la santé d’accès aux soins, et vise à satisfaire, de ma-
au niveau de la commune est mis à mal par nière optimale, les besoins en soins et en
une serie de contraintes d'ordre structurel services de santé de la population, à harmo-
et conjoncturel. En effet, beaucoup d'éta- niser la répartition spatiale des ressources.
blissements de santé ne respectent pas Enfin, le PCD souhaite améliorer de façon
les normes de construction et ne sont pas continue la performance du système de
aménagés. Ils manquent d'équipements et santé et des organisations qui le composent
de matériels de travail adequat. Les institu- et de pouvoir rendre des comptes sur sa
tions publiques offrent peu d'accès aux ser- réussite. Il entend ainsi dynamiser la gou-
vices à la population dont la majorité n’ont vernance du système de santé à travers
pas d'assurance-santé. la mise à disposition de moyens humains,
Le besoin de mettre en place un mécanisme techniques, financiers et logistiques pour
de maîtrise et de planification de l'offre de le fonctionnement des établissements de
soins est dicté par la persistance de la pro- santé, l'implication des communautés dans
blématique d'accès aux prestations sani- la gestion des établissements de santé, la
taires malgré les efforts déployés par les ac- prestation des soins et la participation aux
teurs étatiques ces dernières années. En ce activités de sensibilisation et de promo-
sens, le PCD soutient la rationalisation de la tion de la santé. En effet, ces mécanismes
carte sanitaire, la facilitation de l'accès aux sont les manifestations réelles d'un nouvel
soins et l'amélioration de la gouvernance. epace de penser et de régulation collective
du système de santé.
Cette triade se veut une réforme institu-
tionnelle essentielle dans la perspective de EE
l'amélioration de la couverture médicale OBJECTIF 5.2 :
de base, la modernisation des infrastruc- Renforcer la gouvernance,
tures sanitaires, l’amélioration du plateau améliorer l'accessibilité et la
technique, du système de l’aide médicale, qualité de l'éducation et de la
de l'extension du panier des soins. Pour ce formation professionnelle
faire, la municipalité ambitionne d’asso- _—
cier tous les acteurs concernés à travers Le diagnostic du système éducatif de la
un forum communal qui reflète la nouvelle commune de Cap-Haïtien révèle des dé-
[page 354]
RE 5 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
faillances sur les plans de l'accès à l'offre l'éducation de la petite enfance. Ils le sont,
éducative, de la qualité de l'offre disponible, soit par manque d'informations sur l’im-
de l'efficacité et de la gouvernance du sys- portance d’un tel dispositif ou par manque
tème. Les acteurs que nous avons rencon- de moyen économique. D'où la nécessité de
trés dans le cadre de cette recherche sont ces campagnes de sensibilisation et d’infor-
conscients d’une triple nécessité : augmen- mation ainsi que la responsabilisation de
tation de la capacité d’accueil, amélioration l'état afin de mettre tout en œuvre pour
de la qualité de l’éducation et la mise en faciliter l'accès des enfants de 3-5 ans au
place d’une gouvernance éducative efficace préscolaire dans la commune.
et efficiente à tous les niveaux du système LM
Deuxièmement, le PCD entend augmen-
dans la commune. Le PCD entend proposer . , ,, |
si . . ter et améliorer l'offre d'éducation dans la
des stratégies susceptibles de conduire au L ..
N . commune. Pour ce faire, la stratégie pro-
renforcement et à une meilleure structura- Lo L ; u
. L . posée à travers ce PCD consiste d’abord à
tion du secteur éducatif dans la commune. , . ,, |
une évaluation de la demande d'éducation
Premièrement, le PCD juge, également, dans les milieux défavorisés. Ces données
important qu’on limite la prolifération des permettront d'établir une cartographie
centres privés de formation à la petite en- des besoins scolaires. À l’aide de cet outil,
fance dans la commune sans aucun respect des actions visant la réhabilitation ou la
des exigences de base. Un contrôle rigou- construction de nouvelles infrastructures
reux de la qualité de la formation à la petite scolaires publiques seront mieux orientées.
enfance s’avère donc importante pour arrê- Quant à l'accès à l’éducation aux enfants à
ter cette hémorragie. Ce contrôle pour être besoins spéciaux, la stratégie est le déve-
efficace doit être assuré par une unité com- loppement d’un partenariat entre le MENFP
munale de coordination et de supervision et le secteur privé. Cette stratégie consiste,
constituée d’au moins cinq inspectrices qui d’abord, à faire un inventaire des structures
ont une formation solide dans le domaine d'enseignement privées spécialisées de
qui assurera la supervision pédagogique la commune et leurs principaux besoins ;
des écoles maternelles, de la formation ensuite, un inventaire des enfants à besoins
régulière et continue des jardinières et spéciaux de la commune. Ces données per-
des directrices pédagogiques. Cette unité mettront au MENFP de bien orienter ses
pourra également piloter un programme décisions ; soit en renforçant uniquement
intégré (éducation, santé et nutrition) de les structures d'enseignement existants,
développement de la petite enfance, déve- les subventionner ; ou en construisant une
lopper une synergie intersectorielle dans école répondant aux exigences des catégo-
la mise en œuvre des actions y relatives. ries d’enfants en question et en les dotant
Elle se chargera également de mener des des ressources et humaines nécessaires.
actions d'encouragement et de promotion Lun ,, . ,
a Le Troisièmement, l'éducation est la clé qui
pour la préscolarisation des enfants de 3-5 y.
. permettra d'atteindre de nombreux autres
ans ; car, nombreux sont les parents qui .
, . x objectifs de développement durable.
n’accordent pas une grande importance à
[page 355]
5.- PLANIFICATION 355
Lorsque les personnes ont accès à un ensei- Au niveau de l’enseignement supérieur,
gnement de qualité, elles peuvent rompre la situation est catastrophique. Les diffé-
le cycle de la pauvreté. rentes interactions avec des acteurs clés
des universités révèlent que la plupart des
Il est donc important d'améliorer la qualité professeurs qui enseignent dans les uni-
de l'éducation dans la commune en optant versités au Cap-Haïtien sont des licenciés.
pour une révision du processus de recrute- Certains ont un diplôme de master, rares
ment, du contrôle et de la formation conti- sont ceux ayant un diplôme de doctorat.
nue des ressources dédiées à cette profes- Dans ce cas, la stratégie proposée vise à
sion dans la commune. faire des plaidoyers auprès des instances
concernées aux fins d'établir des partena-
L'autre stratégie proposée par le PCD pour riats avec des universités étrangères dans
le contrôle des ressources humaines du le but de mettre en place des programmes
secteur, est la mise en place d’un système de master et de doctorat, ce qui facilitera un
d'accréditation du personnel enseignant à plus haut niveau de formation du personnel
tous les niveaux. De cette stratégie, le sta- enseignant et, en conséquence, favorisera
tut d'enseignant sera effectivement défini une meilleure performance académique
et ceux - celles qui s’y adhèrent en fera une des étudiants.
véritable carrière. Le MENFP, à travers les Quatrièmement, le PCD propose de réaliser
BDS de la commune peut faire de cette stra- des activités de plaidoyers pour l’adapta-
tégie un projet pilote qui sera mis en œuvre tion des programmes de formation à tous
en partenariat avec le secteur privé. les niveaux d'enseignement aux réalités
De , haïtiennes en particulier et aux réalités
De plus, la qualité des matériels d’appren- . p .
. . mondiales. En particulier, dans les uni-
tissage est de la plus haute importance dans nm , .
. Le 52 . versités et les écoles professionnelles, les
la poursuite de la qualité de l'éducation. Il . A
x k . programmes de formation pourront être
s'avère donc nécessaire que des mesures . . un
. . ne k . conçus en fonction des besoins dela société.
soient prises pour équiper les établisse- .
. Le k . Dans cette perspective, les centres de for-
ments scolaires de matériels pédagogiques : . .
. . . mation ne doivent pas fonctionner en vase
et didactiques en vue de favoriser la qua- . .
Le »4 . £ clos. Ils doivent aller vers les entreprises
lité de l'éducation dans la commune. Étant . Le ; Las
} Lee: Pr et celles-ci sont obligées de s'ouvrir à eux.
donné les difficultés liées aux ressources À à . , .
. . Lx » . Grâce à ce partenariat, l’entreprise aura
humaines et financières, l'innovation est , ,
k . des employés plus compétents, capables de
encouragée, elle peut permettre aux ensei- Le
k 2 la rendre plus compétitive. Et, les centres
gnants de développer des supports pédago- Du ee . .
. . . x . de formation justifieront mieux leur pré-
giques et didactiques à partir de leurs pra- ..
. , . . sence dans la commune en participant au
tiques d'enseignement. Les inspecteurs/ ’ . } .
. . développement social et économique de la
trices du secondaire et ceux du fondamen-
. . Commune. En ce sens, le MENFP a la res-
tal doivent donc mettre en place un dis- Li , ,. :
mn ne »4 ponsabilité de réviser les curricula pour
positif facilitant des rencontres d'échange . ; .
, Lu . . tous les niveaux d'enseignement. Le but est,
d'expériences entre les enseignants, ce qui , , |
a . non seulement, d'adapter l’enseignement
peut leur permettre de découvrir ensemble k nus . .
, Lu qe à la réalité haïtienne, mais aussi, aux nou-
des méthodes ou des matériels innovants.
[page 356]
RE 2 5 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
veautés technologiques et pédagogiques du des pouvoirs locaux (collectivités territo-
moment. riales) dans l'administration de l’éduca-
Gi L le PCD limoli tion sur le terrain. Cela se fera à travers la
inquiémement, € encourage Imp r mise en place d’une table sectorielle com-
cation parentale dans la vie des établisse- »4 . Le .
| 5 n. munale d'éducation qui réuniront trimes-
ments scolaires dans le but d'améliorer : L£
r ° | sul Jai triellement les acteurs locaux : élus locaux,
apprentissage et es resu tats Scolaires représentants locaux du MENFP, les ONG
des enfants. Ceci peut se faire à travers la L
° , , , œuvrant dans le secteur et les représen-
mise en place d’une structure dénommée . »4 .
I d’écol tué d tants des directeurs d'école, des syndicats
ce conseil d'école » constitué e parents, d'enseignants et de parents.
d'enseignants et de directeurs d'école. Le
MENFP, à travers le BDS de la commune,
contribuera à l'institutionnalisation de OBJECTIF 5.3 :
cette structure en exigeant que les formu- Améliorer la disponibilité et
laires et tous autres documents sollicités de l'accès à l’eau de boisson et à
l’école soient cosignés par le conseil d école. usage domestique
Un conseil d'école opérationnel et efficace ren
peut facilement stimuler l'implication de
tous les parents dans la vie de l’établisse- Le PCD entend renforcer les structures de la
ment et dans l'apprentissage des enfants et municipalité en vue de mieux répondre aux
permettra à l’école de maintenir une rela- aspirations des Capois et Capoises en ma-
tion positive avec chaque parent. tière d'accès à une eau de qualité dans leurs
En dernier lieu. le vil d dd robinets. La municipalité entend rapatrier,
n à ernier leu, € pl otage usecteur € ; uca” dans le cadre d’un transfert en bonne et due
tif à Cap-Haïtien s’est révèlé très défaillant h de ap .
. » . . forme, les compétences liées à l’eau, jusque-
en raison de l'insuffisance d’inspecteurs à ou, |
Loi k . là contrôlée par la DINEPA. Elle travaillera
pour assurer le suivi pédagogique dans les ee :
écoles et l'absence de moyens nécessaires en étroite collaboration, dans le cadre de la
pour réaliser cette tâche. De ce fait, le PCD mise en place d’une table de concertation,
envisage l’accréditation d’un grand nombre avec la DINEPA. À court terme, la table de
d'écoles privées qui fonctionnent en dehors concertation, sous la direction de la mairie,
du cadre légal, l'augmentation du nombre s'assurera de bien communiquer sur les
d'inspecteurs chargés de la supervision pé- différentes activités planifiées.
dagogique et administrative des écoles, le . . non
renforcement du fonctionnement des BDS Il sera aussi entrepris, la réhabilitation de
de la commune de sorte qu’ils puissent être 2 des 4 forages existant à Balan, du réseau
en mesure, non seulement, de traiter mais de distribution du centre-ville, des réser-
aussi de conserver les données statistiques voirs de Balan et Bel-Air, la recherche d’un
du secteur éducatif dans la commune. terrain pour la construction d’un réservoir
. . additionnel à Babiole, d’un champ captant
Les voies et moyens devant conduire au x . . .
à Quartier Morin et la perforation de deux
renforcement la gouvernance du secteur . Dee
a . nouveaux forages, la construction et l’équi-
éducatif dans la commune passent par t de d f d |
l'implication et la participation formelle pement ce deux nouveaux orages ans ‘a
zone de Balan. Ces interventions se feront
[page 357]
52 PLANIFICATION 357
avec les moyens qui seront mis à la disposi- de loisirs ; de contribuer à la bonne condi-
tion de la mairie sous forme de dotation et tion physique des citoyens, la prévention, la
transfert à travers le programme d’investis- conservation et la protection de leur santé.
sement public (PIP) del’Étatetdansle cadre . .
du transfert de la compétence eau et assai- En ce sens, des discussions seront entre-
. x Loue en prises avec les directions d'écoles pour
nissement à cette collectivité territoriale. | . nn
l’enseignement d'au moins une discipline
La municipalité mettra en place un dis- sportive dès les premières classes de fon-
positif de partage d'informations tant damentale et de permettre à chaque enfant
avec les autorités des sections commu- dès la maternelle de bénéficier d'au moins
nales, de la communale et du départe- 30 à 40 minutes d'activités physiques par
ment qu'avec les partenaires techniques semaine. Il s’agit de permettre la généra-
et financiers ainsi que la société civile. lisation de la pratique du sport dans l’en-
semble des écoles de la commune pour
OBJECTIF54: les cinq prochaines années. De même, au
z : moins une formation sera réalisée par
Développer le Sport, les loi année pour l’ensemble des arbitres et for-
sirs et les activités culturelles . . ,
= mateurs (moniteurs) sportifs. Afin de dé-
tecter les jeunes talents et les encourager
Le sport est un excellent espace de dévelop- à progresser, des camps sportifs annuels
pement du sens de l'effort, de la maîtrise de seront organisés dans la commune et des
soi et de l'esprit d'équipe. C'est un moyen partenariats avec des clubs et écoles spor-
d'intégration sociale et d'amélioration de tives étrangers seront vivement recherchés
la qualité de vie. Ainsi, dans le domaine du et encouragés. Les championnats inters-
sport et des loisirs, le PCD vise la consoli- colaires seront toujours encouragés avec
dation des infrastructures sportives et de l'intégration d’autres disciplines sportives.
loisirs existants, la construction de nou- De plus, le PCD prévoit l'organisation an-
veaux équipements sportifs de proximité nuelle de compétitions sportives que ce
dans les disciplines les plus populaires. Les soient dans les sports individuels, collec-
actions se porteront également sur la mise tifs ou cérébraux. Le PCD fait un appel au
en place de programmes de formation pour secteur privé pour appuyer la promotion
les athlètes, les entraineurs et les arbitres de jeunes talents et le développement de
des différentes disciplines sportives et partenariat entre les clubs de la commune
l'organisation régulière de compétitions avec des clubs étrangers pour orienter
sportives afin de détecter entres autres les certains jeunes vers le sport de haut ni-
jeunes talents. Les actions visent également veau et les championnats professionnels.
le développement des activités sportives La commune développera aussi des rela-
“handisport” afin de favoriser l'inclusion tions avec le Ministère de la Jeunesse des
et le développement du sport et des loisirs Sports et de l'Action Civique ainsi que le
pour tous. Il s’agit de généraliser l'accès à la Ministère de la culture et de la communica-
pratique d'activités physiques, sportives et tion pour encourager le sport et les loisirs.
[page 358]
RE 2 5 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Cap-Haïtien possède une richesse et des Des résidences artistiques seront encoura-
talents culturels exceptionnels, reconnus gées et les artistes seront mis en relation
nationalement et internationalement. Il est avec les écoles et d’autres institutions de
donc compréhensible que le PCD entend la commune. De plus, de nombreux parte-
utiliser la culture comme partie intégrante nariats (milieux culturel, communautaire
du développement de la commune. En effet, et scolaire) verront le jour, favorisant ainsi
la culture possède une valeur inestimable l'accès aux lieux et aux activités culturelles
tant sur le plan social qu'économique dont ainsi que l'éducation et la sensibilisation
il faut tirer avantage. La mise en valeur de la aux arts et à la culture. De plus, des ateliers
culture permettra à la population Capoise d'initiation, des ateliers de création et des
de renouer avec son histoire et raviver la activités d'animation pédagogiques seront
mémoire culturelle collective. Elle permet- encouragés et organisés de concert avec la
tra aussi d’épauler directement l'expansion Faculté des Beaux-arts du CHCL et les as-
des activités récréatives et le développe- sociations/ regroupements culturels de la
ment touristique. commune.
Ainsi, le PCD propose un ensemble d’acti- En ce qui concerne la construction des
vités portant sur la protection et la valori- infrastructures culturelles importantes,
sation des biens culturels et le soutien à la ces questions seront abordées au niveau
création culturelle devant contribuer à la national avec notamment des plaidoyers
croissance locale, à la lutte contre la pau- auprès des élus de la commune et du dépar-
vreté et au développement économique et tement afin de les inscrire au programme
social. En ce sens, le PCD entend mettre en d'investissement public. La mise en place
place un réseau d'équipements et soutenir du réseau d'équipements culturels prévu
la création, la production et la diffusion/ dans le PCD contribuera aussi à la création
vente des produits et services culturels afin d'emplois directs liés à la gestion des équi-
d'accroître l'offre et l'accès aux activités pements, à la construction/ réhabilitation
culturelles et aussi favoriser l'émergence et des sites culturels et à la réalisation d’évè-
l'essor des créateurs et des artisans cultu- nements culturels. De nombreux emplois
rels. Il s’agit, entre autres, de dynamiser indirects seront, également, générés en
les industries de la musique, de la danse, dynamisant l’ensemble de l’entreprena-
du théâtre, du cinéma, de la peinture, du riat associé aux biens et aux services des
livre, de la sculpture et de l'artisanat, en secteurs de la culture, de la littérature et
appuyant la créativité et le savoir-faire tra- des arts. Des structures et des partenariats
ditionnel local et contemporain. publics/privés avec les acteurs du secteur
. . . culturel seront également mis en place et
A cette fin, la Mairie consolidera son bu- h . ue .
renforcés, afin de faciliter la promotion et
reau culturel pour renforcer la médiation Los x
culturelle, promouvoir et communiquer la communication sur les grands cvene
nn ments (fêtes patronales, carnaval des étu-
sur les grands événements de la commune. . . Lo
diants, festivals, etc.) et permettre ainsi la
diffusion tant nationale qu'internationale
[page 359]
5.- PLANIFICATION 350
Objectif 6
OBJECTIF 6.1: la queté pates " pes
= VSZ "4 professionnelles et politiques, l’invisibilité
Garantir l'égalité de genre et dans tous les domaines de la société alors
faciliter I intégration même que les femmes en sont les piliers. En
politique sociale et écono- ce sens, le PCD entend donner aux femmes
mique des femmes et filles les moyens de résister, et de faire
combattre tout ce qui porte atteinte à leur
Les femmes sont au cœur des équilibres sécurité, à leur dignité et à leur liberté.
familiaux, culturels, sanitaires et sociaux.
Elles jouent un rôle central en matière de De plus, lors du diagnostic communal, il a
santé, de développement et d'éducation. À été constaté que les femmes de la commune
ce titre, leur autonomisation est un indis- sont moins impliquées dans les affaires
pensable facteur de paix et de progrès so- sociales et politiques à cause de l'énorme
cial, économique et environnemental. Don- déficit d'estime de soi. Or, la participation
ner aux femmes le droit de choisir leur vie de la femme au sein d'une économie est
en toute autonomie est une stratégie que fondamentale pour ses qualités de gestion
prône le PCD. L'accès à l'éducation, à la for- innées et pour l'équilibre social. Le PCD
mation et au travail, la participation des prendra fait et cause pour l'équité de genre
femmes aux décisions politiques et écono- par la sensibilisation et des actions contre
miques à égalité avec les hommes, reste la déperdition scolaire des filles, le sexisme,
évidemment des objectifs majeurs. Les les grossesses précoces et non désirées,
filles qui reçoivent une éducation scolaire les violences faites aux femmes, le harcè-
solide mènent ensuite une vie prospère et lement et les agressions sexuelles. Enfin, le
gagnent en autonomie. Elles repoussent la PCD en tant favoriser un climat favorable
grossesse à un âge plus avancé, ce qui en- à l'engagement des femmes dans la vie
traîne une baisse des taux de mortalité in- politique de la commune et aussi entend
fantile et maternelle et une meilleure édu- responsabiliser les Institutions de la com-
cation des filles dans les familles. Il y a une mune à embaucher autant de femmes qua-
grande opportunité pour les citoyens et les lifiées que d'hommes afin de faciliter l’auto-
autorités locales à œuvrer pour une société nomie. Accroitre l'intégration économique
égalitaire. Empêcher les femmes de choisir des femmes par l'entreprenariat durable,
le moment de leur maternité est le meilleur mener des actions de plaidoyer et des cam-
moyen de faire perdurer les inégalités éco- pagnes de communication sur la participa-
nomiques et sociales : l’enfermement dans tion des femmes à l'économie sont entre
la sphère domestique, la confiscation des autres des stratégies prônées par le PCD
droits patrimoniaux et civiques, la ségréga- pour faciliter l'autonomie financière des
tion dans l’espace public, la persistance des femmes ce qui ne les assujettira plus à la
écarts de salaires, la précarité économique, soumission et la dépendance des hommes.
[page 360]
PE 3 60 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
OBJECTIF 6.2 : teur protégé de la violence et de la discri-
Appuyer les minorités et mination où l'éducation dans son sens in-
renforcer la sécurité sociale ter institutionnel et, dans son acception la
_— plus large est perçue comme un droit qui
engendre d’autres droits. Le PCD œuvre à
Il y a une grande opportunité pour le PCD intégrer l'inclusion sociale dans les autres
à travers les mesures prises par les auto- domaines politiques, ceci reste un défi. Il
rités locales et les citoyens à œuvrer pour convient de promouvoir la sécurité sociale
une société égalitaire. Les personnes jugées et la lutte contre la pauvreté pour per-
vulnérables par un médecin et /ou un juge mettre à chacun de jouer un rôle dans la
et les personnes à mobilité réduite doivent société et dans l’économie. Des mesures
être encadrées et protégées. En ce sens, la sont prises par la commune pour renforcer
Mairie veillera à l'encadrement et l'inté- leurs politiques dans des domaines tels que
gration sociale, économique des personnes l'emploi. Enfin, le PCD entend favoriser un
exclues et des couches marginalisées de la climat favorable à la tolérance religieuse,
population, en particulier les orphelins et briser les tabous et la discrimination au-
les orphelines, les personnes en situation tour des personnes LGBTQ, dans le but de
d'handicap. Le PCD prône la protection permettre la paix et un vivre ensemble au
des personnes vulnérables, l'inclusion des sein d’une société pluraliste.
personnes en situation de handicap, la pro-
tection de l'enfance à travers un ensemble
de mesures touchant entre autres l'accès OBJECTIF 6.3 :
à l'hébergement et au logement des per- Promouvoir la justice,
sonnes en situation d'exclusion et de pré- renforcer la sécurité publique
carité, à l'éducation et à la santé. La Mairie et garantir le respect des
travaille au renforcement des coopérations . . 2224
. ou droits civils et de la propriété
entre les acteurs. Elle anime les dispositifs =
de veille sociale (c’est-à-dire informer et
orienter) pour ces catégories de personnes Le diagnostic alarmant des services judi-
en difficulté durant la période cyclonique. ciaires, pénitentiaires et de police de la
Le PCD favorise aussi la prise de conscience Commune a révélé qu'entre le droit et la
des citoyens qui devient un levier puissant dure réalité quotidienne vécue par la po-
au service des personnes vulnérables. pulation Capoise l’abime est souvent ver-
La liberté d'association, l'inclusion, l’éga- tigineux. En effet, les défaillances struc-
lité des cultes et la tolérance religieuse sont turelles constatées dans l'administration
au cœur des préoccupations du PCD, Cette de la justice, la prestation des services de
orientation est l’expression des principes à sécurité publique et la protection des droits
la base de la charte des nations unies dans humains ont mis évidence un véritable pa-
la déclaration universelle des droits de radoxe entre les nobles objectifs poursui-
l’homme et du citoyen. L'accent doit être vis par les pouvoirs publics et les résultats
placé sur la coopération en vue de l’inclu- mitigés obtenus par les acteurs locaux en
sion sociale, basée sur une démarche de matière de bonne gouvernance.
construction d’un environnement protec-
[page 361]
5.- PLANIFICATION 361
Au-delà des facteurs d’ordre politique, éco- l'efficacité du service public de la justice et à
nomique et social qui paralysent le fonc- la protection des droits humains au niveau
tionnement régulier du service public de la de la Commune. A cette fin, le PCD entend
justice et qui entravent l’efficacité de l’ac- procéder au renforcement institutionnel
tion policière, ces immenses écarts consta- par une meilleure allocation des ressources
tés puisent essentiellement leurs origines aux services pénitentiaires, judiciaires et
. ue de police. Un meilleur encadrement des
dans les dysfonctionnements administra- mn à ‘
. Lun Liens k organisations de défense des droits hu-
tifs des institutions judiciaires et la préca- | .
, . . . mains de la Commune sera pris en compte
rité des moyens matériels, financiers et hu- . . Dee
. Li : en fonction de leurs besoins spécifiques et
mains alloués à la force publique locale et . .
‘ . , selon les attentes des populations urbaines
au système carcéral de la Commune. C est et rurales de la Commune. De surcroit, pour
dans un tel contexte que le PCD prévoit des parvenir au renforcement de l'accessibilité
actions devant assurer la promotion de la à la justice et au droit au sein de la Com-
justice, le renforcement de la sécurite pu- mune, le PCD entend accroitre particulière-
blique et la garantie du respect des droits ment les mesures d'accompagnement pour
civils et de la propriété. les victimes de violations de droits humains
Aussil égies s'articul 1 et les personnes vulnérables. En ce sens, il
ussi'es stratégies sarticu ent-e es autour s'agira donc de favoriser la présence des
des problèmes d'ordre organisationnel ou ser Li
ne , avocats dès l’admission des suspects dans
institutionnel. En ce sens, le PCD met l’ac- R
iculiè | f les locaux de garde à vue et de leur four-
cent particul iérement sur € ren orcement nir une assistance juridictionnelle gratuite
de la formation et des capacités des acteurs Lans
nes , rs tout au long du processus judiciaire.
judiciaires. Il s’agira en outre d'améliorer
le fonctionnement de la chaîne pénale, de Enmatière de sécurité, les stratégies s’orien-
moderniser le parc pénitentiaire, de réno- tent vers la collaboration et la concertation
ver ou d'agrandir les infrastructures judi- entre les acteurs à travers la création de la
ciaires existantes. Le PCD entend travailler commission de sécurité municipale, la dis-
également à la moralisation du système de ponibilité de force de dissuasion à l'échelle
justice et des services de police et la pour- communale, le renforcement des capacités
suite du processus d'épuration de la magis- des acteurs et de moyens de contrôle des
trature et de certification de l’ensemble des contrevenants à la loi. A cet égard, un effort
policiers de la Commune dans un souci de immobilier conséquent sera consacré à
transparence et de redevabilité. Cela passe la réhabilitation des infrastructures poli-
par le renforcement de la coopération entre cières locales, à la modernisation des uni-
les instances de régulation, de contrôle et tés spécialisées de la force publique locale,
de discipline des acteurs du système de jus- notamment des unités d’Intervention de
tice et de sécurité publique (Conseil Supé- Maintien de l'Ordre, des Services de Pom-
rieur du Pouvoir Judiciaire, Ministère de la piers et de Protection Civile.
Justice et de la Sécurité Publique, Inspec- Aussi. 1 . duPCD Lo ,
tion générale ou départementale Nord de la L ussi, Les re n : sontorientées VETs
PNH, Fédération des Barreaux d'Haïti). augmentation de la répression en matière
de lutte contre la criminalité ordinaire et
En outre, la promotion de l'Etat de droit et la criminalité transnationale organisée. Le
la lutte contre l'impunité sont essentiels à
[page 362]
RE 3 62 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
PCD s’aligne dans le sens de l'amélioration Concernant le système d’état civil et d’iden-
dela qualité des relations police-population tification de la population, le Plan Commu-
et sur une meilleure performance du parte- nal de Développement (PCD) entend faire
nariat de la police. A cette fin, l’'emphase est des propositions à travers des plaidoyers
mise sur le renforcement de l'entraide judi- pour: premièrement appuyer l'élaboration
ciaire et de la coopération internationale d’un Code de l’état civil et la mise en place
dans la conduite des enquêtes policières et de procédures harmonisées sur l’enregis-
judiciaires portant sur le crime organisé,le trement des faits et des statistiques d'état
renforcement de la capacité des autorités civil au niveau de la Commune, deuxième-
policières et judiciaires dans la répression ment doter les Bureaux d'état civil en four-
du trafic illicite des stupéfiants, du trafic nitures, équipements et matériels néces-
d'armes, du blanchiment des avoirs, du fi- saires (registres de naissances, de décès
nancement du terrorisme, de la traite des et de mariage, matériels de bureautique,
personnes, du trafic illicite de migrants, de etc.), troisièmement renforcer l’informati-
la corruption et autres infractions écono- sation et la sécurisation du système d'état
miques et financières. La restructuration civil de la Commune, dans une dynamique
des services de renseignement de la force de modernisation du système d'archivage,
publique locale est une stratégie payante quatrièmement élaborer un plan de renfor-
dans le cadre de l'amélioration de la sécu- cement des capacités et un programme de
rité publique et le renforcement de l’effica- formation des parties prenantes. L'objectif
cité de l’action policière dans la Commune. ultime recherché par le PCD est d’assurer
. . que les instances responsables puissent
Par rapport aux droits civils etdelaproprié- assurer la sécurisation et la fiabilisation
té, le diagnostic a révélé les difficultés aux- des procédures d'enregistrement des faits
4 P 8
quelles se beurtent les acteurs concernes d'état civil dans tous les secteurs concer-
pour résoudre les principaux problèmes nés. À cette fin, les activités de formation
identifiés au niveau des différents piliers L Les L
‘ , ° prévues seront adaptées à chaque catégo-
du système d'état civil et du foncier de la rie d'acteur et prendront aussi en compte
Commune. En effet, les défaillances consta- les acteurs impliqués dans diverses com-
2 . . L pliq
tées dans la gestion des services de l’état . Le Cap .
LT . Dos ‘ posantes des questions liées à l’enregistre-
civil et d identification de la population ment des faits d'état civil.
ont mis en évidence des disparités criantes
entre les résultats obtenus par les acteurs Par rapport au foncier, le PCD opte pour
locaux et les objectifs poursuivis par les la mise en place d’un cadre légal et régle-
pouvoirs publics, lesquels devraient se tra- mentaire actuel répondant aux besoins de
duire concrètement par une amélioration sécurisation de la propriété, de régulation
des taux d'enregistrement des naissances, du marché foncier, d'amélioration du sys-
des décès et des mariages. L'accroissement tème d’information foncière et d’un déve-
rapide de la population Capoise, l’urbanisa- loppement local plus soutenu et durable.
tion galopante et l'extension accélérée ou Ces dispositifs visant à faciliter les inves-
incontrôlée des quartiers périphériques de tissements infrastructurels et mettre en
la Ville de Cap-Haïtien font exploser le mar- confiance les acteurs économiques.
ché foncier tout en rendant inadaptées les
politiques publiques relatives à la gestion
du foncier.
[page 363]
,
4,3, AXES D'INTERVENTIONS
LA
A u cours des premiers ateliers de la phase de programmation, à partir de la Matrice
d’Orientations Stratégiques, des enjeux de développement de la commune et sur la
base des facteurs positifs et négatifs identifiés au cours du Diagnostic Participatif, les
autorités locales et les représentant-e-s des secteurs de la société civile ont formulé les
orientations stratégiques qui indiquent les directions à prendre par la commune pour
atteindre les objectifs de développement. Ces orientations stratégiques sont nécessaires
à titre d’un faisceau conducteur pour guider les actions identifiées, orienter les inter-
ventions des acteurs, et atteindre progressivement dans une perspective triennale ou
quinquennale, à la fois plurielle et multiple, la vision de développement de la commune
dans 5 ans.
A travers les orientations, les acteurs ont sont les rampes sur lesquelles s’articulent
fait le choix des domaines d'interventions les orientations stratégiques.
prioritaires et déterminé les principaux c ; ds nilli ef
champs d'actions des intervenants tout es qua re gran à pl 1ers prennen orme
. . et se matérialisent à travers les actions qui
en tenant compte des orientations stra- définies d | Hi h
tégiques au niveau national. Le PSDH, qui son nmIes ans ‘a programma lon pay
; DE sique du PCD. Ces actions prennent des
est l'actuel document de planification au k . VU. : u ,
. . Les directions précises qui sont déterminées
niveau national, a défini quatre grands . ‘ .
. Lac . par les orientations stratégiques. Elles se
chantiers considérés comme les assises nn L |
PR 2 concrétiseront en interventions au cours
de la planification du développement du Vu FU.
x . . eo de la phase d’opérationnalisation du PCD et
pays, à savoir la refondation territoriale, , ., .
Le . . leur nature sera déterminée par les lignes
la refondation économique, la refondation d'acti tratési C'est ainsi ,
sociale et la refondation institutionnelle. Le ac del S N OL " Hi nn due.
ue SD eus cours de la phase de planification, les auto-
PCD de Cap-Haïtien, quant à lui, suit paral- , p P Lo | ou
s À h ,e . rités locales et la société civile ont identifié
lèlement le même schéma d'intervention . . . .
ue six grands axes majeurs d'intervention as-
et se repose sur quatre grands piliers que ? | , . :
. E . sortis de lignes d'actions précises en articu-
sont la renaissance territoriale, la renais- | ’
k . . . lation avec les grands chantiers du PSDH et
sance économique, la renaissance sociale et n
. Ltd de les grands piliers du PCD.
la renaissance institutionnelle. Ces piliers
[page 364]
e |
SOC LINE L Lr Hs é. ,
F2 r ait LL 2.) /
“mt 294 = à
€ Er v1%) >
D © D ER
es. [\ | S _— Al'rer Le !
4 nr ” " 4 L 4 ‘
: | ne
a : RÈEES £ À DER D cerf 7) F
s# ( = { [ = «' ct [ À i n À Le À sit
<< == SC A , "+ ||
S = ai 71 get
| ? l} H /À
5, /[Ae EN | awz
[page 365]
5.- PLANIFICATION 365
TABLEAU 74 : Concordance entre le PSDH et le PCD de Cap-Haïtien
Chantiers du PSDH | Piliers du PCD Axes d'intervention du PCD
Territoriale Territoriale
développer la résilience du territoire
OS4.- : Moderniser et diversifier l’économie locale ;
Economique Economique
Refondation Sociale | Renaissance
personne
OS3.- : Renforcer la gouvernabilité du territoire ;
Institutionnelle Institutionnelle
Source : Mairie de Cap-Haitien / Ateliers sur la programmation du PCD / 2022
4.3.2.N
ARTICULATION ENTRE LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT
DURABLES ET LE PLAN COMMUNAL DE DEVELOPPEMENT
Le Programme de développement durable Néanmoins, les autorités locales et la so-
est un plan d'action pour l'humanité, la pla- ciété civile capoise ont compris l’urgence
nète et la prospérité. L'agenda 2030 des de s'emparer de l'Agenda de 2030 et qu'il
nations unies présente 169 cibles regrou- est désormais péremptoire de s'assurer et
pées en 17 grandes thématiques ou Objec- de participer à sa mise en œuvre en cher-
tifs de développement durable (ODD). Leur chant une mise en cohérence et en alignant
mise en œuvre est attendue à trois niveaux: les grandes thématiques du PCD avec celles
international, national et local. Mais la com- des ODD. Les Objectifs de Développement
plexité du monde fait qu'en général les Durable s’articulent autour de certains
Etats n’ont pas encore pris les mesures né- grands thèmes que sont la gouvernance,
cessaires à une mise en œuvre cohérente, l'inclusion, les conditions de vie, le déve-
avec l’ensemble des acteurs. L’atteinte de loppement de capacités, le développement
ces objectifs est de surcroit mise à mal par industriel, les contraintes environnemen-
la pandémie de Corona Virus (Covid-19) tales et les moyens. L'ensemble de ces
qui a déstabilisé actuellement l’ordre social grands thèmes sont repris dans le PCD tel
et l'économie mondiale, en cette vingtième qu'indiqué dans le tableau suivant.
année du deuxième millénaire.
[page 366]
RE 5 66 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 75 : Concordance entre les Objectifs de Développement Durables et les objectifs du Plan
Communal de Développement.
Grands Thèmes Obiectifs de Dével Obiectifs du Plan C 1 de Dé
abordés par les jectifs de Déve oppement jectifs du Plan Communal de Déve-
Durables associés loppement
ODD
Thème 1 : ODD 16: Paix, Justice, Institu- O3.1.- : Renforcer les structures et amé-
Gouvernance tions efficaces ; liorer les performances de l’administra-
tion publique;
03.2 : Dynamiser et assainir les fi-
nances locales ;
03.3 : Développer une gouvernance
collaborative et faciliter la participation
des organisations et organismes au
développement économique et social ;
06.3 : Promouvoir la justice, renforcer
la sécurité publique et garantir le res-
pect des droits civils et de la propriété
Thème 2 : ODD 2 : Faim Zéro O5.1 : Rationaliser la carte sanitaire,
Conditions de vieet | ODD 3 : Bonne santé et bien emélon la gouvernance et faciliter
développement de | être l'accès aux soins ;
capacités ODD 6 : Eau propre et assainis- 05.2 : Renforcer la gouvernance, amé-
STE liorer l'accessibilité et la qualité de
l'éducation et de la formation profes-
ODD 7:Energie propre et d'un | onnelle ;
cout abordable .. . un
: , 05.3 : Améliorer la disponibilité et
ODD 4 : Education de qualité l'accès à l’eau de boisson et à usage
domestique ;
05.4 : Développer le sport, les loisirs et
les activités culturelles
Thème 3: ODD 1 : Pas de Pauvreté ; O6.1.- Garantir l'égalité de genre et
Inclusion ODD 5 : Egalité entre les sexes ; faciliter l'intégration politique sociale et
h on, "| économique des femmes
ODD 10: Inégalités réduites ; LL,
O6.2.- : Appuyer les minorités et renfor-
cer la sécurité sociale
Thème 4 : ODD 9 : Industrie, Innovation, O4.1.- : Renforcer les secteurs tradi-
Développement éco- Infrastructure, Commerce, tionnels de l’économie et valoriser les
nomique, industriel Finances, Technologies ; avantages comparatifs (la pêche l’artisa-
et moyens. ODD 12 : Consommation et pro- | "at et les industries créatives)
duction responsable ; O4.2.- : Valoriser le patrimoine et réor-
ODD 8 : Travail décent et crois- | 8aniser l'offre touristique
sance économique ; O4.3.- : Promouvoir l’entreprenariat et
ODD 17: Partenariat pour la créer des conditions pour l’investisse-
réalisation des objectifs / Ren- HOT
forcement des capacités, Cohé-
rence politique, Suivi et respon-
sabilités
[page 367]
5.- PLANIFICATION 36700808
Thème 5 : ODD 13 : Mesures relatives à OL.1.- : Planifier la structuration du
Contraintes environ- la lutte contre les changements | territoire communal
nementales climatiques O1.2.- : Organiser et renforcer la ges-
ODD 14: Vie aquatique tion du territoire
ODD 15: Vie terrestre O1.3.- : Restructurer et articuler les
ODD 11 : Villes et communautés | différentes composantes du territoire
durables O2.1 : Restaurer l’environnement et
préserver les écosystèmes terrestres et
aquatiques
02.2 : Améliorer l'assainissement et la
gestion durable des déchets
02.3 : Renforcer les capacités locales
d'adaptation et d'atténuation des
impacts des changements climatiques et
des phénomènes naturels.
Source : Mairie de Cap-Haitien / Ateliers sur la programmation du PCD / 2022
ARTICULATION ENTRE LES ORIENTATIONS NATIONALES ET
LE PLAN COMMUNAL DE DEVELOPPEMENT
Le Plan Stratégique de Développement ment, l'offre des services de base à la popu-
d'Haïti a identifié huit orientations straté- lation et l'inclusion sociale sous toutes ses
giques sur la base desquelles des actions formes, une stratégie de croissance écono-
seront menées pour transformer Haïti en mique forte et durable par la construction
pays émergent d'ici 2030. A travers ces d’un État fort, déconcentré et décentralisé.
orientations stratégiques, ils ont fait un en- Dans ce domaine, il y a une forte corrélation
semble de choix dontla création de richesse entre les orientations du PSDH et celles du
et d'emplois par le secteur privé au niveau PCD de la commune telle qu’indiqué dans le
des régions et des chefs-lieux d’arrondisse- tableau suivant.
[page 368]
RE 5 65 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 76 : Concordance entre les orientations nationales et les orientations stratégiques du PCD
Orientations du PSDH Orientations stratégiques du PCD
Le choix de la création de richesse et d'emplois sans
lesquels la protection de l’environnement et le déve-
loppement social seront difficilement réalisables ;
OSI.- : Réorganiser le territoire commu-
nal;
Le choix des Chefs-lieux d’Arrondissement comme OS2.- Réhabiliter durablement l'environ-
pôles locaux de développement, et donc le choix des | nement et développer la résilience du
Arrondissements pour structurer le développement et territoire
l'aménagement local du territoire ;
Le choix de l'offre des services de base à la popula- ; &
k k Rers POP OS5.- : Promouvoir le développement
tion, y compris comme axe de création de richesse et : .
ae. humain et social ;
Le choix de inclusion sociale sous toutes ses formes se Véoolité
: Le OS6.- : Promouvoir l'égalité de genre et
et, notamment, pour offrir des opportunités aux .
. les droits de la personne ;
jeunes, aux femmes et aux paysans ;
Le choix d’une stratégie de croissance économique
forte et durable du développement pour supporter les
efforts de ses acteurs nationaux et locaux ;
Le choix du secteur privé (national, régional et inter-
national) comme agent premier de cette création de
richesse et d'emplois ; O$S4.- : Moderniser et diversifier l’écono-
mie locale ;
Le choix de pôles régionaux de développement, et
donc le choix des régions, pour structurer et équili-
brer le développement socioéconomique et l’'aména-
gement du territoire national ;
Le choix de la construction d’un État fort, déconcentré dies
A C4 to di x Boss OS3.- : Renforcer la gouvernabilité du
et décentralisé, indispensable à la création de ce nou- LL
! territoire ;
veau pacte national.
Source : Mairie de Cap-Haitien / Ateliers sur la programmation du PCD / 2022
[page 369]
4,4, PROGRAMMATION PHYSIQUE
L: plan communal de développement est un document élaboré pour une période d'au
moins cinq ans. Il sert de guide pour les actions de développement de la commune.
C'est en quelque sorte, ce qui va orienter ou diriger les actions du conseil municipal ou
de tout autre acteur pour mettre en œuvre des activités pour le bien-être des popula-
tions de la commune. En ce sens, lors même que les actions identifiées par les acteurs lo-
caux soient de nature diverse et tombent sous la responsabilité de différentes catégories
d'acteurs de développement et d'aménagement du territoire intervenant dans la com-
mune, celles retenues dans le tableau synoptique qui suit sont exclusivement à la charge
des collectivités (Commune et Sections communales), eu égard à leurs compétences lé-
gales. Les actions à engager par les autres acteurs assurant la gouvernance politique et
économique du territoire, et qui ont été identifiées dans le présent processus en fonction
de leurs prérogatives légales, sont consignées en annexes, et leurs interventions spéci-
fiques restent fonction de leurs champs d'actions et de leurs portefeuilles financiers.
Néanmoins, dans une logique de globalité C'est ainsi que le processus de territoriali-
du processus de développement et selon sation des actions du PCD à la charge des
le principe d’un état déconcentré et décen- collectivités (Commune et Sections com-
tralisé mais unitaire, les projets qui sont munales) a donné lieu à la localisation de
de la compétence de l'administration cen- 168 actions dont 100 couvrent l’ensemble
trale, donneront lieu à des plaidoyers, des de la commune. Tandis que 37 actions et
démarches et des revendications de la part 31 autres concernent respectivement les
du Conseil Municipal. Et finalement, les sections communales et le centre urbain.
projets de production de biens et services A noter que cette spatialisation des actions
marchands feront l’objet de lobbying au- tient compte des enjeux de développement
près des entrepreneurs et de dialogue avec du territoire identifiés dans le Diagnostic
les institutions de financement locales, na- communal. Ces actions sont réparties en 6
tionales ou internationales et les maisons Programmes et 19 Sous-Programmes, tel
d'assurance afin de faciliter l’accès au cré- qu'indiqué dans le tableau synoptique des
dit incitatif au niveau communal. programmes et actions qui suit.
[page 370]
RE 5 7 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
+ TABLEAU SYNOPTIQUE DES PROGRAMMES ET ACTIONS DU PCD DE LA
COMMUNE DE CAP-HAÏTIEN POUR 2022-2027
Objectif général : Renaître Cap -Haïtien de ses cendres par la refonte de la gouvernance, la réorganisation du
territoire et la mise en place d’infrastructures sociales et économiques, pour la création de meilleures condi-
tions matérielles d'existence et l'amélioration de la qualité de vie de la population locale et régionale.
TABLEAU 77 : Tableau synoptique des programmes et actions du PCD de la commune de Cap-Haïitien
pour 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
PROGRAMME 1 : RÉORGANISATION DU TERRITOIRE COMMUNALE
SP1.1: Al.1.1: Démarches et suivi auprès | Ville EL.1.1 : Des démarches sont
Planification | de l'administration centrale et des réalisées et suivi est effectué
delastruc- | PT F pour un appui technique et auprès de l'administration cen-
turation du | financier à l'élaboration d’un plan trale et des PTF pour un appui
territoire d'urbanisme technique et financier à l’élabo-
communal ration d’un plan d'urbanisme
A1.1.2: Démarches et suivi auprès | Commune | El.1.2 : Des démarches sont
de l'administration centrale et des réalisées et suivi est effectué
PTF pour un appui technique et auprès de l'administration cen-
financier à l'élaboration d’un plan trale et des PTF pour un appui
d'occupation de sol et d’un schéma technique et financier à l’élabo-
de cohérence territoriale en lien ration d’un plan d'occupation de
avec les communes formant l'agglo- sol et un schéma de cohérence
mération de Cap-Haïtien. territoriale en lien avec les com-
munes formant l’agglomération
de Cap-Haïtien sont élaborés
A1.1.3.: Démarches et suivi auprès |Sections | El.1.4: Des démarches sont
de l'administration centrale et des réalisées et suivi est effectué
PTF pour un appui technique et auprès de l'administration cen-
financier à l’actualisation du PCD trale et des PTF pour un appui
technique et financier à l’actua-
lisation du PCD
Al.1.4: Démarches et suivi auprès | Sections | El.1.4: Des démarches sont
de l'administration centrale et des réalisées et suivi est effectué
PTF pour un appui technique et auprès de l'administration cen-
financier à l'élaboration d’un plan trale et des PTF pour un appui
d'aménagement des bassins ver- technique et financier à l’élabo-
sants de Rival à Vaudreuil ration d’un plan d'aménagement
des bassins versants de Rival à
Vaudreuil est élaboré
[page 371]
5.- PLANIFICATION 371
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
SP1.2: A1.2.1: Définition d’un protocole Commune | E1.2.1 : Un protocole d'accord
Organisation | d'accord avec les communes de avec les communes de Quartier
etrenforce- | Quartier Morin, Milot et Plaine-du- Morin, Milot et Plaine-du-Nord
ment de la Nord pour la création de nouvelles pour la création de nouvelles
gestion du centralités urbaines centralités urbaines est défini
Cetritonne A1.2.2 : Renforcement des capacités | Ville E1.2.2 : Les capacités techniques
techniques et opérationnelles de la et opérationnelles de la direc-
direction du territoire de la mairie tion du territoire de la mairie
sont renforcées
A1.2.3 : Réalisation chaque année Commune |E1.2.3: Deux (2) campagnes
de deux (2) campagnes de sen- annuelles de sensibilisation et
sibilisation et d’information de d’information de la population
la population sur les règlements sont réalisées sur les règlements
d'urbanisme et d'aménagement du d'urbanisme et d'aménagement
territoire du territoire
CE EE
SP1.3:Res- | A1.3.1 : Aménagement des points Commune |E1.3.1 : Des points d’intersection
tructuration | d’intersection (rond-point) entre (rond-point) entre les Rues 5
et articu- les Rues 5 et 18 Bvd, au niveau des et 18 Bvd, au niveau des Car-
lation des Carrefours : Samarie, Cité Lescot, refours : Samarie, Cité Lescot,
différentes | Madeline et Haut du Cap Madeline et Haut du Cap sont
composantes aménagés
du territoire | À1,3.2: Démarchesetsuiviauprès |Sections | E1.3.2 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier au auprès de l'administration cen-
désenclavement du centre-ville par trale pour un appui technique et
la construction d’une rocade de 9 financier au désenclavement du
km reliant Haut du Cap à Rival en centre-ville par la construction
passant par Bel-Air et Bande-du- qune rocade de 9 km reliant
aut du Cap à Rival en passant
Nord. par Bel-Air et Bande-du-Nord.
A1.3.3 : Construction de quatre (4) | Commune | E1.3.3 : Quatre (4) parkings
parkings publics dont 2 au centre publics dont 2 au centre his-
historique de la ville, 1 à Barrière torique de la ville, 1 à Barrière
Bouteille et l’autre à l'emplacement Bouteille et l’autre à l’emplace-
logeant la gare routière du pont ment logeant la gare routière du
neuf. pont neuf sont construits
A1.3.4 : Installation de panneauxin- | Ville EL.3.4 : Des panneaux sont ins-
terdisant la circulation des camions tallés interdisant la circulation
de fort tonnage et le débarquement des camions de fort tonnage et
des containers de 20 à 40 pieds et le débarquement des containers
d’autres poids lourds au centre-ville de 20 à 40 pieds et d'autres
historique pendant les heures de poids lourds au centre-ville
grande circulation Hsrique pendant les heures
e grande circulation.
[page 372]
RE : 72 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A1.3.5 : Installation de panneaux Ville A1.3.5 : Des panneaux d’inter-
d'interdiction d’entreposer des diction d’entreposer des contai-
containers et autres structures ners et autres structures assi-
assimilées sur la voie publique dans milées sur la voie publique dans
le centre-ville historique. le centre-ville historique sont
installés
A1.3.6 : Aménagement de points Commune | El.3.6 : Des points de stationne-
de stationnement des motos et la ment de motos et la construc-
construction de hangars pour les tion de hangars pour les passa-
passagers dans les grands carre- gers dans les grands carrefours
fours sont aménagés
A1.3.7 : Identification des circuits Commune | E1.3.7 : Les circuits de trans-
de transport en commun au moyen port en commun sont identifiés
de badges, gilets et autocollants au moyen de badges, gilets et
pour les chauffeurs et les véhicules. autocollants pour les chauffeurs
et les véhicules.
A1.3.8 : Organisation de circuits de | Commune | E1.3.8 : Des circuits de transport
transport maritime reliant Petite- maritime reliant Petite-Anse
Anse au centre-ville, le Boulevard au centre-ville, le Boulevard à
à Labadie en passant par Rival et Labadie en passant par Rival et
Cormier. Cormier sont organisés
A1.3.9 : Aménagement d'espace de | Commune | A1.3.9 : Des espaces de circu-
circulation destiné aux cyclistes, lation destiné aux cyclistes,
piétons et personnes à mobilité piétons et personnes à mobilité
réduite réduite sont aménagés
A1.3.10 : Organisation de la circula- | Commune | E1.3.10 : La circulation est
tion par l'installation de panneaux, organisée par l'installation de
de feux de signalisation, de caméras panneaux, de feux de signalisa-
et le marquage au sol tion, de caméras et de marquage
au sol.
A1.3.11 : Construction d’une gare Section E1.3.11 : Une gare routière sur
routière sur la route SOS pour délo- la route SOS est construite pour
caliser la gare routière de Pont Neuf délocaliser la gare routière de
Pont Neuf
A1.3.12 : Réhabilitation de la place | Ville EL.3.12: La place Toussaint
Toussaint Louverture de la rue 3 Louverture de la rue 3 est réha-
bilitée
A1.3.13 : Requalification des fonds | Ville E1.3.13 : Des fonds bâtis autour
bâtis autour de la place Toussaint de la place Toussaint Louver-
Louverture et aménagement de son ture sont requalifiés et son
environnement. environnement est aménagé
[page 373]
5.- PLANIFICATION 373 DS
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A1.3.14: Aménagement de voies Sections E1.3.14: Des voies de délestage :
de délestage : Barrière Bouteille- Barrière Bouteille-Vertières,
Vertières, Carrefour Rue du fort - Carrefour Rue du fort - Route
Route SOS-Carrefour Aéroport- Car- SOS-Carrefour Aéroport- Car-
refour Madeline dans les deux sens refour Madeline dans les deux
sens sont aménagées
A1.3.15 : Démarches et suivi auprès | Commune | E1.3.15 : Des démarches sont réa-
de l'administration centrale pour lisées et suivi est effectué auprès
un appui technique et financier à la de l'administration centrale pour
récupération du littoral des deux un appui technique et financier
côtés de la rivière du Haut du Cap à la récupération du littoral des
par la relocalisation des commu- deux côtés de la rivière du Haut
nautés de la rue 5 Boulevard au du Cap par la relocalisation des
Haut du Cap. communautés de la rue 5 Boule-
vard au Haut du Cap.
A1.3.16 : Démarches et suivi auprès | Section E1.3.16 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier à la auprès de l'administration cen-
récupération du Fonds de mer du trale pour un appui technique
carrefour de l'Aéroport à l’'embou- et financier à la récupération du
chure de la rivière commerce. Fonds de mer du carrefour de
l'Aéroport à l'embouchure de la
rivière commerce
A1.3.17 : Démarches et suivi auprès | Commune | E1.3.17 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier à auprès de l'administration cen-
la récupération du fonds de mer de trale pour un appui technique
90 au Fort Picolet et du littoral à et financier à la récupération
l’ouest de la trame ancienne au-delà du fonds de mer de 90 au Fort
de la zone de carénage Picolet et le littoral à l’ouest de
la trame ancienne au-delà de la
zone de carénage
A1.3.18 : Construction au Boulevard | Ville EL.3.18: Une Marina est
d'une Marina sur la baie et orga- construite au boulevard sur la
nisation d’un lieu d'attraction tout baie et un lieu d'attraction est
autour organisé tout autour.
A1.3.19 : Rénovation et embellis- Ville E1.3.19 : Le Boulevard de la rue
sement du Boulevard de la rue 5 à 5 à 90 est rénové et embelli par
90 par l'aménagement du paysager l'aménagement du paysager
environnemental, l'installation de environnemental, l'installation
mobiliers et de l'éclairage publique. de mobiliers et de l'éclairage
publique.
[page 374]
RE 5 7 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A1.3.20 : Aménagement intérieur et | Sections | E1.3.20 : Le site de l'Aéroport
extérieur du site de l'Aéroport par tant à l’intérieur qu’à l'extérieur
la maîtrise des inondations récur- est aménagé par la maîtrise des
rentes, l'aménagement paysager, la inondations récurrentes, l’amé-
construction de nouveaux hangars nagement paysager, la construc-
modernes pour les marchands et la tion de nouveaux hangars
restauration des employés ainsi que modernes pour les marchands
les visiteurs et la restauration des employés,
des visiteurs,
A1.3.21 : Démarches et suivi auprès | Section E1.3.21 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier à auprès de l'administration cen-
l'aménagement de 4 km de route de trale pour un appui technique
RN3 - rue « Kraze Zo » - route SOS. et financier à la construction de
4 km de route de RN3 - rue «
Kraze Zo » - route SOS
A1.3.22 : Démarches et suivi auprès | Sections | E1.3.22 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est fait auprès
un appui technique et financier à de l'administration centrale
la construction de 20 km de route pour un appui technique et
en béton partant de Guy Malary au financier à la construction de 20
Carrefour Madeline km de route en béton partant de
Guy Malary au Carrefour Made-
line
A1.3.23 : Aménagement de la rue Sections | E1.3.23: La rue Carrefour La
Carrefour La chaux sur une lon- chaux sur une longueur de 2 km
gueur de 2 km est aménagée
A1.3.24 : Aménagement du fonds Sections | E1.3.24 : Le fonds de la 2° ruelle
de la 2° ruelle de Fougeroll sur une de Fougeroll sur une longueur
longueur d’un (1) km. d’un (1) km est aménagé
A1.3.25 : Aménagement (Agrandis- |Sections | E1.3.25 : La rue Immaculée sur
sement) de la rue Immaculée sur une longueur de 1.50 km est
une longueur de 1.50 km. agrandie
A1.3.26 : Aménagement de la place | Sections E1.3.26 : La place publique de
publique de Kraze zo Kraze zo est aménagée
A1.3.27 : Construction du marché Sections | E1.3.27 : Le marché Tabernacle
Tabernacle à Haut du Cap à Haut du Cap est construit
A1.3.28 : Réhabilitation de certaines | Ville E1.3.28 : Certaines artères du
artères du Centre-ville : Rue 5- rue Centre-ville : Rue 5- rue 10 M,
10 M, Rue rue 8 J-K-L, Rue 2 A-L, Rue rue 8 J-K-L, Rue 2 A-L, Car-
Carrefour Ste Philomène- Rue 20 L refour Ste Philomène- Rue 20 L
et Carrefour Samarie à la Rue 5 A. et Carrefour Samarie à la Rue 5
A sont réhabilitées
[page 375]
5.- PLANIFICATION 375 DE
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A1.3.29 : Construction de 4 ou- Commune |E1.3.29 : 4 ouvrages d’art de
vrages d’art de « Bienvenue au «Bienvenue au Cap - Haïtien »
Cap - Haïtien » dans les zones de sont construits dans les zones
l'Aéroport, Madeline, Haut du Cap de l'Aéroport, Madeline, Haut du
et Boulevard Cap et Boulevard
A1.3.30 : Aménagement de 2.5km |Sections EL.3.30 : 2.5 km de route de Car-
de route de Carrefour Haut du Cap à refour Haut du Cap à Charrier
Charrier. sont aménagés
A1.3.31 : Sensibilisation de la popu- | Commune | E1.3.31 : La population est
lation sur le respect des décisions sensibilisée sur le respect des
prises pour réguler le transport en décisions prises pour réguler le
commun, celui du code de la route transport en commun, celui du
etc. code de la route etc.
A1.3.32 : Démarches et suivi auprès | Sections | E1.3.32 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier à la auprès de l'administration cen-
construction de la route SOS avec trale pour un appui technique
un pont sur la rivière Any etun et financier à la construction de
autre pont sur la rivière du Haut du la route SOS avec un pont sur la
Cap. rivière Any et un autre pont sur
la rivière du Haut du Cap
A1.3.33 : Suivi de la construction de | Commune | E1.3.33 : Le suivi de la construc-
3 km de route du tronçon touris- tion de 3 km de route du tron-
tique du bord de mer de la rue 5 au çon touristique du bord de mer
Carrefour de l'Aéroport en 4 voies. de la rue 5 au Carrefour de
l'Aéroport en 4 voies est effec-
tué auprès de l'administration
centrale
A1.3.34 : Démarches et suivi auprès | Commune | E1.3.34 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier à la auprès de l'administration cen-
construction d’un nouveau pont re- trale pour un appui technique et
liant le Boulevard (rue 8) - Shada2, financier à la construction d’un
créant l'extension du boulevard nouveau pont reliant le Boule-
vers l'Aéroport vard (rue 8) - Shada?2, créant
l'extension du boulevard vers
l'Aéroport
[page 376]
9 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A1.3.35 : Démarches et suivi auprès | Sections | E1.3.35 : Des démarches sont
de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier à la auprès de l'administration cen-
construction du pont de Blue-Hills. trale pour un appui technique
et financier à la construction du
pont de Blue-Hills
A1.3.36 : Plaidoyers et suivi pour Commune | El.3.36 : Des plaidoyers sont
l'utilisation de compteurs prépayés réalisés et suivi est effectué
par EDH pour l’utilisation de compteurs
prépayés par EDH
A1.3.37 : Amélioration de l’éclai- Commune |E1.3.37 : L’éclairage public est
rage public par l'installation de amélioré par l'installation de
1000 lampes électriques et 1500 1000 lampes électriques et 1500
lampadaires solaires, en priorisant lampadaires solaires, en prio-
les carrefours, les zones de concen- risant les carrefours, les zones
tration de personnes, celles où sont de concentration de personnes,
installés des équipements collectifs celles où sont installés des équi-
et institutions communautaires, etc. pements collectifs et institutions
communautaires, etc.
A1.3.38 à A1.3. 69 sont en annexes EL.3.38 à E1.3.69 sont en an-
nexes
PROGRAMME 2 : RÉHABILITATION DURABLE DE L'ENVIRONNEMENT
ET DÉVELOPPEMENT DE LA RÉSILIENCE DU TERRITOIRE
SP.2.1: A2.1.1 : Démarches et suivi auprès |Sections | E2.1.1 : Des démarches sont
Restauration | de l'administration centrale pour un réalisées et suivi est effectué
de l’envi- appui technique et financier à l’éla- auprès de l'administration cen-
ronnement | boration d’un plan d'aménagement trale pour un appui technique
et préser- des bassins versants de la commune et financier à l'élaboration d’un
vation des plan d'aménagement des bas-
écosystèmes sins versants de la commune
terrestres et | 12,1.2: Démarches etsuiviauprès |Sections | E2.1.2 : Des démarches sont
aquatiques | de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
un appui technique et financier à la auprès de l'administration cen-
construction de murs de délimita- trale pour un appui technique
tion pour le gel des implantations et financier à la construction de
au niveau des bassins versants. murs de délimitation pour le gel
des implantations au niveau des
bassins versants sont
[page 377]
5.- PLANIFICATION 3770000
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A2.1.3 : Création et protection de Sections | E2.1.3 : Des forêts sont créés et
forêts sur au moins 4 ha. protégés sur au moins 4 ha.
A2.1.4 : Aménagement des rives du |Sections | E2.1.4: Les rives du Bassin
Bassin « Rodo » par la plantation «Rodo » sont aménagés par la
d'arbres plantation d’arbres
A2.1.5 : Curage du canal Ti Mak E2.1.5: Le Canal Ti Mak est curé
A2.1.6: Carage et reprofilage es Ville E2.1.6 : Le curage et le repro-
canaux de drainage de Carénage à la filage des canaux de drainage de
rue 0 par les instances concernées Carénage à la rue 0 sont réalisés
A2.1.7 : Préservation des forêts de | Sections | E2.1.7 : Les forêts mangroves
mangroves au niveau de Petite- au niveau de Petite-Anse et de
Anse et de Bassin Haut d’eau par la Bassin Haut d’eau sont préser-
plantation de 5000 boutures par an. vés par la plantation de 5000
boutures par an.
A2.1.8 : Sensibilisation de la popu- |Commune | E2.1.8 : La population en
lation en général, particulièrement, général, particulièrement, les
les habitants des zones côtières habitants des zones côtières et
et d’autres zones à risques sur d’autres zones à risques sont
l'importance des écosystèmes ter- sensibilisés sur l'importance
restres et marins des écosystèmes terrestres et
marins
A2.1.9 à A2.1.18 sont en annexes | E2.1.9 à E2.1.18 sont en annexes
SP 2.2 : Amé- | A2.2.1 : Mise à jour du plan straté- | Commune | E2.2.1 : Le plan stratégique de
liorer l’assai- | gique de gestion des déchets gestion des déchets est mis à
nissement jour
etlagestion | 42,2. : Organisation de la collecte | Commune | E2.2.2 : La collecte des déchets
durable des | des déchets par la contractualisa- est organisée par la contrac-
déchets tion des entreprises ou organisa- tualisation des entreprises ou
tions communautaires au niveau organisations communautaires
des blocs de quartiers. au niveau des blocs de quartiers.
A2.2.3 : Mise en place des disposi- | Commune | E2.2.3 : Des dispositifs de tri
tifs de tri et valorisation et de valorisation sont mis en
place
A2.2.4 : Mise en place de 150 pou- | Commune | E2.2.4 : 150 poubelles logotisées
belles logotisées sont installées
A2.2.5 : Accompagnement et mise | Commune | E2.2.5 : PROPULIC-SAM, société
en opération de PROPULIC-SAM, en charge de la gestion des
société en charge de la gestion des déchets dans la région Nord est
déchets dans la région Nord. opérationnelle
[page 378]
RE 5 75 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A2.2.6 : Entretien des engins lourds | Ville E2.2.6 : L'entretien des engins
de la Mairie dédiés à l’assainisse- lourds de la Mairie dédiés à
ment et la gestion des déchets de la l'assainissement et la gestion
commune des déchets de la commune est
assuré
A2.2.7 : Formation et sensibilisation | Commune | E2.2.7 : La population est formée
de la population sur la gestion et la et sensibilisée sur la gestion et
valorisation des déchets la valorisation des déchets
A2.2.8 : Traitement des égouts de la | Commune | E2.2.8 : Les égouts de la com-
commune mune sont traités
A2.2.9 : Installation et entretien Ville E2.2.9 : Un bloc sanitaire est
d’un bloc sanitaire au marché Cluny. installé au marché Cluny et son
entretien est assuré
A2.2.10 : Organisation chaque Commune | E2.2.10 : Des concours de pro-
année pour la fête de la Notre Dame preté inter-quartiers sont orga-
et celle de Noël de concours de pro- nisés chaque année à l’occasion
preté inter-quartiers. de la célébration de la fête de
Notre Dame et de la Noël
A2.2.11 : Organisation de la collecte, Commune | E2.2.11 : La collecte, l'évacuation
l'évacuation et la gestion des boues et la gestion des boues (ma-
(matières fécales). tières fécales) sont organisées.
A2.2.12 à A2.2.16 sont en annexes. E2.2.12 à E2.2.16 sont en an-
nexes
SP2.3:Ren- | A2.3.1 : Démarches et suivi auprès | Commune | E2.3.1 : Des démarches sont
forcement de l'administration centrale pour réalisées et suivi est effectué
des capaci- | l’actualisation du plan de contin- auprès de l'administration cen-
tés locales gence trale pour l’actualisation du plan
d'adaptation de contingence est actualisé
et d'atté- A2.3.2 : Construction d’un mémorial | Commune | E2.3.2 : Un mémorial rappe-
NEO des rappelant le séisme de 7 mai 1842, lant le séisme de 7 Mai 1842,
impacts les inondations de novembre 2000 les inondations de novembre
des change- et l'explosion du 13-14 Décembre 2000 et l'explosion du 13-14
ments clima- | 2021. Décembre 2021est construit
tiques et des
phénomènes
naturels.
A2.3.3 : Identification des bâtis à Commune | E2.3.3 : Les bâtis à risques sont
risques identifiés
A2.3.4 : Affichage de la cartographie | Commune | E2.3.4 : La cartographie des
des risques majeurs de la commune risques majeurs de la commune
est affichée
[page 379]
5.- PLANIFICATION 379 RS
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A2.3.5 : Aménagement de la cour Ville E2.3.5 : La cour du Gymnasium
du Gymnasium de Champs de Mars de Champs de Mars est amé-
pour l’entreposage des conteneurs nagée pour l’entreposage des
des matériels de la protection civile conteneurs des matériels de la
protection civile
A2.3.6 : Élaboration d’un plan Commune |E2.3.6 : Un plan de renforce-
de renforcement de la capacité ment de la capacité technique
technique et opérationnelle des et opérationnelle des membres
membres du Comité communal et du Comité communal et des 3
des 3 comités locaux de la protec- comités locaux de la protection
tion civile civile est élaboré
A2.3.7 : Réalisation de 4 séances Commune | E2.3.7 : 4 séances de forma-
de formation sur les changements tion sur sur les changements
climatiques, la gestion efficace des climatiques, la gestion efficace
risques, des désastres et le secou- des risques, des désastres et le
risme pour les membres de la pro- secourisme sont réalisées pour
tection civile les membres de la protection
civile
A2.3.8 : Construction d’un centre Sections E2.3.8 : Un centre polyvalent
polyvalent pouvant servir d’abri pouvant servir d’abri provisoire
provisoire dans chacune des sec- est construit dans chacune des
tions communales sections communales
A2.3.9 : Dotation des différentes Commune | E2.3.9 : Les différentes struc-
structures de la protection civile de tures de la protection civile de la
la commune de matériels et d’équi- commune sont dotées de maté-
pements riels et d'équipements
A2.3.10 : Mise en place d’un sys- Sections E2.3.10 : Un système d’alerte
tème d'alerte pour la prévention pour la prévention des risques
des risques et désastres dans et désastres est mis en place
chaque section communale dans chaque section communale
A2.3.11 : Organisation au moins 2 Commune |E2.3.11 : 2 séances de simula-
séances de simulation par an au tion par an sont organisées au
niveau des écoles, de l’adminis- niveau des écoles, de l’adminis-
tration publique et des structures tration publique et des struc-
organisées de la société civile tures organisées de la société
sur les comportements à adopter civile sur les comportements
comme mesures de prévention à adopter comme mesures de
en cas d’éventuel tremblement de prévention en cas d’éventuel
terre et/ou tsunami. tremblement de terre et/ou
tsunami.
[page 380]
RE 3 50 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A2.3.12 : Réalisation d’une séance | Commune | E2.3.12 : Une séance de forma-
de formation par année pour les tion par année est réalisée pour
pêcheurs afin de les sensibiliser sur les pêcheurs afin de les sensi-
la pratique d'écoute des bulletins biliser sur la pratique d'écoute
météorologiques, le comportement des bulletins météorologiques,
à adopter en cas de perturbations le comportement à adopter en
météorologiques etc. cas de perturbations météorolo-
giques etc.
A2.3.13 est en annexes | E2.3.13 est en annexes
PROGRAMME 3 : RENFORCEMENT DE LA GOUVERNABILITÉ DU TERRITOIRE
SP3.1 : A3.1.1 : Renforcement des services | Commune | E3.1.1 : Les services administra-
Renforce- administratifs et techniques des tifs et techniques des adminis-
ment des administrations locales trations locales sont renforcées
structures et | 13.1.2. : Mise en place et fonction- | Commune | E3.1.2 : Une table de concerta-
amélioration | nement d’une table de concertation tion entre les administrations
des per- entre les administrations publiques publiques locales et déconcen-
Lomme locales et déconcentrées trée est mise en place et fonc-
de l'admi- tionnelle
nistration . ñ , ñ . .
publique A3.1.3.: Mise en marche du réseau | Ville E3.1.3 : Le réseau informatique
informatique de la Mairie de la Mairie est opérationnel
A3.1.4.: Création et gestion d’un Ville E3.1.4 : Le site internet de la
site internet pour la mairie mairie est créé et géré
A3.1.5 à A3.1.6 sont en annexes | E3.1.5 à E3.1. 6 sont en annexes
SP 3.2 Dyna- | A3.2.1 : Réalisation de deux cam- Commune | E3.2.1 : Deux campagnes par an
miser et pagnes par an de mobilisation et de de mobilisation et de sensibili-
assainir les | sensibilisation fiscale des contri- sation fiscale des contribuables
finances buables (CFPB, Patente) sont réalisées
locales A3.2.2 : Structuration renforcement | Ville E3.2.2 : Le service fiscal de la
et équipement du service fiscal de mairie est structuré, renforcé et
la mairie équipé
A3.2.3 : Formation du personnel du | Ville E3.2.3 : Le personnel du service
service de fiscalité fiscal est formé
A3.2.4. : Plaidoyers et suivi pour Commune |E3.2.4 : Des plaidoyers sont réa-
l'application du décret traitant du lisées et suivi est effectué pour
FGDCT et le transfert des Fonds l'application du décret traitant
d’Allocations aux Collectivités Ter- du FGDCT et le transfert des
ritoriales sur le compte de la Mairie. Fonds d’Allocations aux Collecti-
vités Territoriales sur le compte
de la Mairie
[page 381]
5.- PLANIFICATION 381
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A3.2.5 : Plaidoyers et suivi pour le | Commune | E3.2.5: Des plaidoyers sont réa-
retour d’une partie des taxes préle- lisées et suivi est eefectué pour
vées à Labadie, au Port et à l’Aéro- le retour d’une partie des taxes
port à la commune prélevées à Labadie, au Port et à
l'Aéroport à la commune
A3.2.6. : Renforcement de la col- Commune | E3.2.6 : La collecte des taxes vis
lecte des taxes vis à vis de tous les à vis de tous les champs d’im-
champs d'impôts, droits et rede- pôts, droits et redevances de la
vances de la commune commune est renforcée
A3.2.7 : Adressage des rues du Commune | E3.2.7 : Les rues du centre-
centre-ville historique, des sections ville historique et des sections
communales et numérotage des communales sont adressées et
maisons de la commune les maisons de la commune sont
numérotées
A3284A329sontenanexes | |E328à8320sontenammexes |
SP3.3: A3.3.1 : Mise en place et opération- | Commune | E3.3.1 : Le CDC est mis en place
Développe- | nalisation du CDC et opérationnel
ment d’une : 7 =
gouvernance A3.3.2 : Renforcement des capacités Coune do PC anne to
collaborative | organisationnelles du CDC cées
et facilita- . . ; ;
tion de la A3.3.3 Création et opérationalisa- Commune | E3.3.3 : Des structures inter-
participation tion de structures intercommunales communales mixtes chargées
des organi- mixtes avec Quartier Morin, Limo- de réfléchir et de proposer des
sations et nade, Milot chargées de réfléchir actions et/ou d'aider au pilotage
organismes et de proposer des actions et/ de projets concernant la voirie,
au déve- ou d’aider au pilotage de projets la gestion des déchets, l'Habitat,
loppement concernant la voirie, la gestion des le tourisme, le patrimoine cultu-
économique déchets, l'Habitat, le tourisme, le rel/ historique et le commerce
et social patrimoine culturel/ historique et sont créées et opérationnelles
le commerce.
A3.3.4 : Réactivation et renforce- Commune | E3.3.4 : Le comité local de
ment du comité local de « Sisters «Sisters cities » est réactivé et
cities » pour dynamiser les relations renforcé en vue de dynamiser
de coopération avec les villes amé- les relations de coopération
ricaines. avec les villes américaines
A3.3.5: Plaidoyers pour la décentra- | Commune | E3.3.5 : Des plaidoyers sont
lisation à travers l'AMNOR et de la réalisés et suivi est fait pour
FENAMH la décentralisation à travers
l'AMNOR et de la FENAMH
[page 382]
RE 3 52 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A3.3.6 : Organisation de deux Commune | E3.3.6 : Deux séances sta-
séances statuaires (audiences tuaires (audiences publiques)
publiques) par année portant sur le par année sont organisées sur
budget communal et l'état d'avance- le budget communal et l’état
ment des projets de la mairie avec d'avancement des projets de
la participation des ASECSs, CASECSs, la mairie avec la participation
Délégués de ville et le CDC. des ASECs, CASECSs, Délégués de
ville et le CDC.
A3.3.7 à A3.3.12 sont en annexes E3.3.7 à E3.3.12 sont en annexes
PROGRAMME 4 :
MODERNISATION ET DIVERSIFICATION DE L'ÉCONOMIE COMMUNALE
SP4.1:Ren- | A4.1.1.: Inventaire (incluant la Ville F4.1.1 : Un Inventaire (incluant
forcement géolocalisation, la qualification et la géolocalisation, la qualifi-
des secteurs |la quantification) du patrimoine cation et la quantification) du
traditionnels | culturel matériel et immatériel et patrimoine culturel matériel et
de l'écono- | l'intégration des informations dans immatériel est réalisé et inté-
mie etvalo- | une base de données à référence gration des informations dans
risation des | spatiale une base de données à référence
avantages spatiale;
comparatifs | 44,1.2: Promotion pour la miseen | Ville F4.1.2 : Une promotion est faite
valeur d'éléments du patrimoine pour la mise en valeur d’élé-
culturel immatériel, l’art, les indus- ments du patrimoine culturel
tries créatives, etc immatériel, l’art, les industries
créatives, etc
A4.1.3 : Mise en valeur des lieux de E4.1.3 : Les lieux de pèlerinage
pèlerinage de la commune de la commune sont mis en
valeur
A4.1.4 : Mise en place d’un fonds Commune | F4.1.4: Un fonds d'appui à l’art,
d'appui à l’art, la culture, et la litté- la culture, et la littérature est
rature. mis en place
A4.1.5 : Création d’un centre de pro- | Ville F4.1.5 : Un centre de promotion
motion artisanale et culturelle dans artisanale et culturelle est créé
la commune. dans la commune.
A4.1.6 : Organisation de 4 foires Ville E4.1.6 : 4 foires artisanales par
artisanales par année année sont organisées
A4.1.7 : Organisation de concours Commune |F4.1.7 : Des concours de talents
de talents (chants et danses) (chants et danses) sont orga-
chaque année pour les jeunes et nisés chaque année pour les
enfants jeunes et enfants ;
A4.1.8 : Renforcement du service Commune | E4.1.8: Le service socio-cultuel
socio-cultuel de la mairie de la mairie est renforcé
[page 383]
5.- PLANIFICATION 383
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A4.1.9 : Création d’un musée de la | Commune | E4.1.9 : Un musée de la peinture
peinture capoise capoise est créé
A4.1.10 : Réhabilitation du marché | Commune | E4.1.10 : Le marché de l’artisa-
de l'artisanat sur le Boulevard nat sur le Boulevard est réhabi-
lité
A4.1.11 : Création d’un registre F4.1.11 : Un registre d’enregis-
pour l'enregistrement des pêcheurs trement des pêcheurs est créé
au niveau de la mairie au niveau de la mairie
A4.1.12 : Diffusion des lois règle- Commune |F4.1.12 : Des lois règlementant
mentant la pêche la pêche sont diffusées
A4.1.13 : Création de 3 points de Commune | E4.1.13 : 3 points de vente de
vente de produits halieutiques dans produits halieutiques sont créés
la commune dans la commune
A4.1.14 à A4.1.24 sont en annexes Commune | E4.1.14 à F4.1.24 sont en an-
nexes
SP4.2 : Valo- | A4.2.1: Aménagement paysager, Commune |F4.2.1: L'aménagement paysa-
risation du monumental et en mobiliers ur- ger, monumental et en mobilier
patrimoine | bains de l’aire de Barrière Bouteille. urbain de l'aire de Barrière
et réorga- Bouteille est réalisé
nisation de | 44.2.2: Restauration et mise en Ville E4.2.2 : Le marché de Cluny est
l'offre tou- | valeur du marché Cluny restauré et mis en valeur
ristique
q A4.2.3 : Définition d’un périmètre | Ville E4.2.3 : Un périmètre historique
historique et touristique compor- et touristique comportant les
tant les rues 13-24, des lettres A-J rues 13-24, des lettres A-J est
par la rénovation des façades exté- défini par la rénovation des
rieurs des bâtis et la récréation de façades extérieurs des bâtis et
l'ambiance des rues. la récréation de l’ambiance des
rues.
A4.2.4 : Pose de 40 plaques valori- | Commune | E4.2.4 : 40 plaques sont posées
sant 40 maisons de figures emblé- valorisant 40 maisons de figures
matiques dont Pauline Bonaparte, emblématiques dont Pauline
Oswald Durand, Président Nord Bonaparte, Oswald Durand,
Alexis, Anténor Firmin, Osé Martir, Président Nord Alexis, Anténor
Toussaint Louverture... Firmin, Osé Martir, Toussaint
Louverture...
A4.2.5. : Mise en valeur de Vertières | Commune | E4.2.5 : Vertières et les forts
et les forts Picolet, Saint Joseph, Picolet, Saint Joseph, Magny et
Magny et St Michel. St Michel Vertières sont mis en
valeur
A4.2.6 : Construction d’une passe- |Sections | E4.2.6 : Une passerelle facili-
relle facilitant l'accès au fort Picolet. tant l'accès au fort Picolet est
construit
[page 384]
RE 5 5 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A4.2.7: Démarches et suivi pour le | Ville E4.2.7 : Des démarches sont
développement des relations avec entreprises et suivi est fait pour
3 communes étrangères (Missouri, le développement des relations
Sète, Santiago de Los caballeros) avec 3 communes étrangères
(Missouri, Sète, Santiago de Los
caballeros) ;
A4.2.8 : Transformation de l’an- Sections | E4.2.8 : L'ancienne prison est
cienne prison en un centre culturel transformée en un centre cultu-
rel
A4.2.9 : Restauration de la maison | Commune | E4.2.10 : La maison Antênor
Antênor Firmin reconvertie en Firmin est restaurée et recon-
Centre d'interprétation (CIAP) pour vertie en Centre d’interpréta-
sensibiliser le public sur l’architec- tion (CIAP) pour sensibiliser le
ture et le patrimoine public sur l'architecture et le
patrimoine
A4.2.10 : Actualisation du catalogue | Ville E4.2.10 : Le catalogue existant
existant destiné à l'élaboration et la destiné à l'élaboration et la
production de brochures ainsi que production de brochures ainsi
du matériel de promotion, vidéo, que du matériel de promotion,
spots, site d'internet, blog... sur la vidéo, spots, site d'internet,
destination touristique Nord blog... sur la destination touris-
tique Nord est actualisé
A4.2.11 : Mise en place et opéra- Ville F4.2.11 : La table sectorielle du
tionnalisation de la table sectorielle tourisme en partenariat avec
du tourisme en partenariat avec l'OGDNH est mise en place et
l'OGDNH. opérationnelle
A4.2.12 à A4.2.16 sont en annexes Commune |E4.2.12 à E4.2.16 sont en an-
nexes
SP4.3 : A4.3.1 : Plaidoyer pour l’implan- Commune | F4.3.1 : Des plaidoyers sont
Promotion | tation d’une succursale (branche) réalisés pour l'implantation
de l’entre- d’un centre de facilitation des inves- d’une succursale (branche) d’un
prenariatet |tissements centre de facilitation des inves-
création des tissements
conditions A4.3.2 : Création d’une zone franche | Commune | F4.3.2 : Une zone franche indus-
pour l'inves- | industrielle trielle est créée
tissement . . . A
A4.3.3 : Plaidoyer pour l’interven- | Commune | F4.3.3 : Des plaidoyers sont réa-
tion de l'Etat dans la facilitation lisés pour l'intervention de l'Etat
de l'accès au crédit immobilier et dans la facilitation de l’accès au
le Partenariat Public Privé pour crédit immobilier et le Partena-
garantir les investissements ; riat Public Privé pour garantir
les investissements ;
[page 385]
5.- PLANIFICATION 385
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A4.3.4 : Plaidoyer pour le Partena- E4.3.4 : Des plaidoyers sont réa-
riat Public Privé, la constitution de lisés pour le Partenariat Public
Sociétés Anonymes et la mise en Privé, la constitution de Sociétés
place de mécanismes de regroupe- Anonymes et la mise en place de
ment des investisseurs ; mécanismes de regroupement
des investisseurs ;
A4.3.5 : Réalisation de lobby pour | Commune | F4.3.5 : Des activités lobby sont
attirer les investissements directs réalisés pour attirer les investis-
étrangers ; sements directs étrangers
A4.3.6 : Sensibilisation des commer- | Commune | E4.3.6 : Des commerçants sont
çants en vue de leur regroupement sensibilisées à se regrouper en
en associations et coopératives ; associations et coopératives
A4.3.7 à A4.3.9 sont en annexes | E4.3.7 à E4.3.9 sont en annexes
PROGRAMME 5 : PROMOTION DU DÉVELOPPEMENT HUMAIN ET SOCIAL
SP5.1 : Ra- A5.1.1 : Plaidoyer pour la mise en | Commune | E5.1.1 : Des plaidoyers sont
tionalisation | place d’un système de contrôle sur réalisés pour la mise en place
de la carte la qualité des médicaments utilisés d’un système de contrôle sur la
sanitaire, et des aliments consommés qualité des médicaments utilisés
amélioration et des aliments consommés
de la gou- A5.1.2.: Plaidoyer pour la miseen | Commune | E5.1.2 : Des plaidoyers sont
vernance et | place d’un dépôt périphérique de réalisés pour la mise en place
facilitation médicaments essentiels pouvant d’un dépôt périphérique de
de l'accès desservir les institutions pu- médicaments essentiels pou-
aux soins bliques et les institutions caritatives vant desservir les institutions
publiques et les institutions
caritatives
A5.1.3.: Construction d’un centre Sections E5.1.3 : Un centre de santé est
de santé au Haut du Cap construit au Haut du Cap
A5.1.4: Réhabilitation du centre de |Sections | E5.1.4 : Le centre de santé de
santé de Fort-Bourgeois Fort-Bourgeois est réhabilité
A5.1.5.: Plaidoyers et suivi auprès | Sections E5.1.5: Des plaidoyers sont réa-
de l'administration centrale pour la lisés et suivi est effectué pour la
rénovation et la requalification du rénovation et la requalification
dispensaire de Labadie en un centre du dispensaire de Labadie en un
communautaire de santé. centre communautaire de santé.
A5.1.6 : Plaidoyers et suivi pour la |Commune | E5.1.6 : Des plaidoyers sont réa-
construction d’un centre psychia- lisés et suivi est effectué pour
trique dans la commune la construction d’un centre de
psychiatrie dans la commune
[page 386]
RE 3 56 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A5.1.7: Plaidoyers et suivi pour Commune |E5.1.7 : Des plaidoyers sont réa-
la construction d’un centre de lisés et suivi est effectué pour
gériatrie et de prise en charge des la construction d’un centre de
personnes âgées. gériatrie et de prise en charge
des personnes âgées
A5.1.8 : Sensibilisation et informa- |Commune | E5.1.8 : La population est sensi-
tion de la population sur la nutri- bilisée et informée sur la nutri-
tion et sur la pyramide alimentaire tion et sur la pyramide alimen-
haïtienne taire haïtienne
A5.1.9 : Mise en place etanimation | Ville E5.1.9 : La table sectorielle de la
régulière de la table sectorielle de santé est mise en place et opéra-
la santé. tionnelle
A5.1.10 : Plaidoyer pour que le Commune |E5.1.10 : Des plaidoyers sont
Centre Ambulancier National soit réalisés et suivi est effectué
mieux équipé au niveau de la com- pour que le Centre Ambulancier
mune National soit mieux équipé au
niveau de la commune
'ASIIaSdsontemamems | |ES1àES.Lsontenamenss |
SP5.2:Ren- | A5.2.1 : Recherche de terrain pour | Commune | E5.2.2 : Une recherche de
forcement la construction des bâtiments terrain est effectuée pour la
de la gou- pour loger les établissements qui construction des bâtiments pour
vernance, fonctionnent dans des locaux non loger les établissements qui
amélioration | appropriés : Lycée Anténor Firmin, fonctionnent dans des locaux
de l’acces- Lycée de Sainte Philomène, Lycée non appropriés :Lycée Anténor
sibilité, de des Jeunes filles, Lycée Boirond Firmin, Lycée de Sainte Philo-
la qualité Tonnerre et l’ école communale de mène, Lycée des Jeunes filles,
de l'éduca- | Shada Lycée Boirond Tonnerre et l’
tion et de la école communale de Shada
formation | 5.2.2: Construction d'une média- Ville E5.2.2 : Une médiathèque est
profession- | thèque au centre-ville construite au centre-ville
nelle
Ress eneanees | Ep aneeme |
SP5.3 : Amé- | A5.3.1 : Démarches et suivi auprès |Sections | E5.3.1 : Des démarches sont
lioration de | dela DINEPA pour un appui tech- réalisées et suivi est effectué
la disponi- | nique et financier à la réhabilitation auprès de la DINEPA pour un
bilitéet de | de2 des 4 forages existants à Balan appui technique et financier à la
l’accessibi- rehabilitation de 2 des 4 forages
lité à l’eau existants à Balan
de boisson
et à usage
domestique
[page 387]
5.- PLANIFICATION 387000
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A5.3.2. : Démarches et suivi auprès |Sections | E5.3.2 : Des démarches sont
de la DINEPA pour un appui tech- réalisées et suivi est effectué
nique et financier à la recherche auprès de la DINEPA pour un
d’un champ captant à Quartier appui technique et financier à la
Morin et construction de deux nou- recherche d’un champ captant
veaux forages. est recherché à Quartier Morin
et deux nouveaux forages
A5.3.3 : Démarches et suivi auprès |Sections | E5.3.3 : Des démarches sont
de la DINEPA pour un appui tech- réalisées et suivi est effectué
nique et financier à la réhabilitation auprès de la DINEPA pour un
des réservoirs existants à Balan et appui technique et financier à
Bel-Air. la réhabilitation des réservoirs
existants à Balan et Bel-Air
A5.3.4 : Démarches et suivi auprès |Sections | E5.3.4 : Des démarches sont réa-
de la DINEPA pour un appui tech- lisées et suivi est effectué auprès
nique et financier à la construction de la DINEPA pour un appui tech-
de la ligne de refoulement de Balan nique et financier à la construc-
à Babiole. tion de la ligne de refoulement de
Balan à Babiole est construite
A5.3.5 : Démarches et suivi auprès |Sections | E5.3.5 : Des démarches sont
de la DINEPA pour un appui tech- réalisées et suivi est fait auprès
nique et financier à la construc- de la DINEPA pour un appui
tion d’un réservoir additionnel à technique et financier à la
Babiole. construction
A5.3.6 : Démarches et suivi auprès |Sections | E5.3.6 : Des démarches sont
de la DINEPA pour un appui tech- réalisées et suivi est effectué
nique et financier à la construc- auprès de la DINEPA pour un
tion de la ligne de refoulement de appui technique et financier à la
Balan au château d’eau de Petite- construction de la ligne de refou-
Anse. lement de Balan au château d'eau
de Petite-Anse est construite
'ASa7a ASS 2sontenannes | |E527àB53.13sonten amneres |
SP5.4 : Déve- | A5.4.1 : Organisation d’une « olym- | Commune | E5.4.1 : Une « olympiade de la
loppement | piade de la jeunesse » par an. jeunesse » est organisée chaque
du sport, année
des loisirs et | 5.4.2 : Plaidoyers et suivi pourla | Commune | E5.4.2 : Des plaidoyers sont réa-
des activités | construction d'un centre sportif lisés et suivi est effectué pour la
culturelles | biuridisciplinaire de standard inter- construction d’un centre sportif
national dans la région en PPP. pluridisciplinaire de standard
international dans la région en
PPP
[page 388]
RE 5 55 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A5.4.3 : Appui aux structures/ Commune | E5.4.3 : Des appuis sont fournis
associations sportives et culturelles aux structures/associations
locales sportives et culturelles locales
A5.4.4 : Plaidoyers et suivi pour Commune |E5.4.4: Des plaidoyers sont réa-
la mise en place un fond dédié à lisés et suivi est effectué pour
l'accompagnement des structures la mise en place un fond dédié
et acteurs des domaines sportifs et à l'accompagnement des struc-
culturels tures et acteurs des domaines
sportifs et culturels
A5.4,5 : Inventaire et consolidation | Commune | E5.4.5 : Un inventaire est réalisé
des infrastructures sportives exis- et des infrastructures sportives
tantes en particulier le gymnasium existantes en particulier le gym-
de champs de mars. nasium de champs de mars sont
consolidés
A5.4.6 : Mobilisation et implication | Commune | E5.4.6 : Des jeunes, écoliers,
des jeunes, écoliers, élèves et uni- élèves et universitaires sont
versitaires dans la célébration des mobilisés et impliqués dans la
fêtes nationales et les fêtes cultu- célébration des fêtes nationales
relles de la commune et les fêtes culturelles de la
commune
A5.4.7 : Mise en place d’un Centre | Ville E5.4.7 : Un Centre de Lecture et
de Lecture et d'Animation Cultu- d'Animation Culturelle (CLAC)
relle (CLAC) dans la commune. est mis en place dans la com-
mune.
A5.4.8 : Aménagement du terrain Sections E5.4.8 : Le terrain sis derrière
sis derrière l’Abattoir en un parc l'Abattoir est aménagé en un
d'attraction parc d'attraction
A5.4.9 : Aménagement du terrain de | Sections | E5.4.9 : Le terrain de football de
football de Petite -Anse Petite -Anse est aménagé
A5.4.10 : Valorisation du café du Ville E5.4.10 : Le café du Port est
Port en un coin d'attraction valorisé en un coin d'attraction
A5.4.11 : Plaidoyers et suivi pour Commune |E5.4.11 : Des plaidoyers sont
l'intégration des valeurs culturelles réalisés et suivi est effectué pour
dans le système éducatif l'intégration des valeurs cultu-
relles dans le système éducatif
A5.4.12 à A5.4.21 sont en annexes E5.4.12 à E5.4.21 sont en an-
nexes
[page 389]
5.- PLANIFICATION 389
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
PROGRAMME 6 : PROMOTION DE L'ÉQUITÉ DE GENRE ET DES DROITS DE LA PERSONNE
S6. 1 : A6.1.1 : Organisation d’une série Commune | E6.1.1 : Des émissions sont orga-
Garantie de | d'émissions chaque année sur les nisées chaque annéesurles droits
l'égalité de droits des femmes dans les radios des femmes dans les radios;
genre et faci- | 46,1.2. : Organisation de 2 confé- | Commune | E6.1.2: 2 conférences-débats
litation de | rences-débats chaque année sur le sur le l'équité de genre sont
1 AT TeRS l'équité de genre organisées chaque année ;
olitique
Dale et A6.1.3. : Organisation des activités | Commune | E6.1.3 : Des activités culturelles
économique culturelles (théâtre, danse folk- (théâtre, danse folklorique)
des femmes | lorique), visant la promotion des visant la promotion des droits
droits de la femme ; de la femme sont organisées ;
A6.1.4: Réalisation des séances de | Commune | E6.1.4 : Des séances de forma-
formation pour des jeunes sur les tion pour des jeunes sur les
types de comportement antisexiste ; types de comportement anti-
sexiste sont réalisées ;
A6.1.5. : Plaidoyers et suivi pour Commune | E6.1.5: Des plaidoyers sont
l'engagement des femmes dans la réalisés et suivi est effectué
vie politique de la commune ; pour l'engagement des femmes
dans la vie politique de la com-
mune sont réalisés ;
A6.1.6: Appui de la mairie à la Commune | E6.1.6 : Un appui de la mairie est
célébration annuelle de la journée fourni à la célébration annuelle
internationale réservée aux femmes de la journée internationale
réservée aux femmes
A6.1.7 : Plaidoyers et suivi pour la | Commune | E6.1.7 : Des plaidoyers sont réa-
mise en place d’un fonds d’investis- lisés et suivi est effectué pour la
sement dédié aux femmes mise en place d’un fonds d’in-
vestissement dédié aux femmes
A6.1.8 à A6.1.14 sont en annexes l E6.1.8 à E6.1.14 sont en annexes
SP6.2 : Appui | A6.2.1 : Organisation de 4 séances | Commune | E6.2.1 : 4 séances de sensibilisa-
aux minori- | de sensibilisation par année sur les tion sont organisées par année
tés et renfor- | droits de l'enfance et des minorités sur les droits de l'enfance et des
cement de sexuelles à l'échelle communale minorités sexuelles à l'échelle
la sécurité communale
sociale A6.2.2 : Plaidoyers et suivi pour Commune | E6.2.2 : Des plaidoyers sont
l'adaptation des bâtiments publics réalisées et suivi est effectué
et privés aux personnes en situation pour l’adaptation des bâtiments
d’handicap au niveau des sections publics et privés aux personnes
et au centre-ville ensituation d’handicap au
niveau des sections et au centre-
ville
A6.2.3 : Sensibilisation de la popu- | Commune | E6.2.3 : La population est sensibi-
lation pour la lutte contre la domes- lisée pourlaluttecontreladomes-
ticité et l'exploitation sexuelle des ticité et l’exploitation sexuelle
enfants au niveau communal des enfants au niveau communal
[page 390]
RE 3 © 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Sous-pro- Actions Localisa- |Extrants
grammes tion
A6.2.4: Appui aux organisations de | Commune | E6.2.4 : Des appuis sont fournis
défense des droits de l'enfance et aux organisations de défense
de lutte contre la domesticité et la des droits de l'enfance et de
traite des enfants lutte contre la domesticité et la
traite des enfants
A6.2.5 : Sensibilisation et impli- Commune | E6.2.5 : Des leaders religieux,
cation des leaders religieux, des des religions sont sensibilisés
religions dans la formation civique et impliqués dans la forma-
des citoyens et la conservation de la tion civique des citoyens et
paix à l'échelle communale la conservation de la paix à
l'échelle communale ;
A6.2.6 : Plaidoyer et suivi pour Commune | E6.2.6 : Des plaidoyers sont réa-
la lutte contre l'intolérance et la lisés et suivi est effectué pour
stigmatisation envers les minorités la lutte contre l'intolérance et la
sexuelles de la commune stigmatisation envers les mino-
rités sexuelles de la commune
A6.2.7à A62.9 sonten annexes | |F627à 624 sonten annexes |
SP6.3:Pro- | A6.3.1 : Renforcement de la com- Commune | E6.3.1 : La communication et le
motion dela | munication et le partenariat entre partenariat entre les institutions
justice, ren- |les institutions judiciaires, la police, judiciaires, la police, la Direction
forcement la Direction de l'Administration de l'Administration Pénitenti-
de la sécu- Pénitentiaire (DAP), les pouvoirs aire (DAP), les pouvoirs poli-
rité publique | politiques locaux et la société civile. tiques locaux et la société civile
et garantie sont renforcés
du respect | 16.3.2: Élaboration et mise en Commune | E6.3.2 : Un plan de sécurité
des droits œuvre d’un plan de sécurité com- communale est élaboré et mis
civils GE de la | munale. en œuvre
propriété Ra x x Be
A6.3.3 : Création du Conseil de Commune | E6.3.3 : Le Conseil de Sécurité
Srémanegal | mepeeret |
A6.3.4: Plaidoyer et suivi pour faci- | Commune | E6.3.4 : Des plaidoyers sont réa-
liter la garantie foncière et l’accès lisés et suivi est effectué pour
d'espaces pour les investissements ; faciliter la garantie foncière et
l'accès d'espaces pour les inves-
tissements ;
Ress eneanses [ |réssansianteemes |
Source : Mairie de Cap-Haitien / Ateliers sur la programmation physique du PCD / 2022
[page 391]
4,5. PROGRAMMATION FINANCIÈRE
La commune de Cap-Haïtien représente recettes communales, la mobilisation du
l'une des communes à fort potentiel fis- financement de l'Etat et la mobilisation du
cal du pays. Son potentiel fiscal se situe au financement des partenaires techniques et
même niveau que pour les « grandes com- financiers.
munes » de la zone métropolitaine de Port-
au-Prince comme Delmas, Pétion-Ville, La démarche suivie dans le cadre de cette
Tabarre, Carrefour et Port-au-Prince. Donc, analyse est la suivante :
cette commune devrait pouvoir mobiliser Collecte de données auprès de la mairie
des ressources avoisinant 300 à 600 mil- et de la DGI
lions de gourdes, et même plus. Pour cela, | : |
à côté du financement provenant d’autres Etablissement de scenarii en fonction
des tendances de recettes sur les cinq
sources, elle peut compter sur ses recettes ue u :
. ke: . 2 dernières années et selon les potentiels
fiscales pour concrétiser les actions pré- rez
, de la commune par rapport aux diffé-
vues dans son plan communal de dévelop- La .
rents impôts, droits et redevances de la
pement. commune
Pour maximiser son potentiel, la commune Pour chaque champ d'impôt, un scénario
devrait procéder à une planification finan- réaliste est envisagé, constituant un in-
cière basée sur ses sources de recettes et dicateur de performance pour la mairie.
sur des financements qu’elle pourrait mo-
biliser du côté de l'Etat et des partenaires
techniques et financiers (PTF).Cela requiert
une analyse pour voir comment parvenir à 50,000 immeubles sur le territoire de la
la mobilisation des ressources nécessaires, commune
en fonction de projections financières ba- 5,000 immeubles environ paient la
sées sur les données de la réalité et sur les CFPB
réformes en cours au niveau de l’adminis-
tration municipale. Dans ce contexte, trois Environ 2000 assujettis paient la pa-
volets ont été analysées : les projections de tente
[page 392]
> SL
hp je, | P LD .
2 4
. | r à
« gd L 4 - KA
= } - 4
N s in 5 DRE a
F5 1 en, %
’ » ; 2 Luc |
! : » VT ‘Hi 4
ee 4 ns Fr es | si
[page 393]
5.- PLANIFICATION 393
Deux limites dans la gestion de la patente : e 1immeuble sur 5 pour le premier exer-
cice
e L'absence de données sur le nombre
exact d'entreprises établies au Cap-Haï- e 1,5 immeuble sur 5 pour le deuxième
tien exercice
e La nécessité de procéder à une réforme e 2 immeubles sur 5 pour le troisième
de la gestion de la patente avec la DGI exercice
qui assure la collecte de cet impôt pour . LM
I Lu e 2,5 immeubles sur 5 pour le quatrième
e compte de la mairie. ‘
exercice
Le permis de construire accuse un montant . . n
x . . e 3 immeubles sur 5 pour le cinquième
extrêmement faible surtout que Cap-Haï- exercice
tien connait une extension dans ses zones
périphériques. Le montant collecté en 2019 En fonction de ce scénario, la commune
était de 100, 000 gourdes. peut mobiliser sur les cinq prochaines an-
. . une nées 1,500,000,000.00 gourdes.
Pour le droit d'affichage, la réalité n’est
pas différente par rapport au permis de
construire. Il est tellement dérisoire qu'il > PROJECTION DE LA PATENTE
n'apparait pas dans les rapports de recettes Il est envisagé ce qui suit :
de la mairie.
e 80% du montant collecté appartient à la
| Jusqu'en 2020 les autres droits et rede- commune et à l'Etat (pour 20%)
vances constitués par l’étalonnage, les ma- :
tériaux sur la voie publique, les échoppes, ° Le montant de la patente à payer par
. de pol chaque contribuable comprend pour la
tonnelles et ajoupas, le Droit d’alignement, n : LE k .
pe , ' première année un droit fixe et à partir
le Permis d’inhumer etc. ont représenté & / ne
| moins de 1% des recettes globales de la de la deuxième année un droit fixe etun
= nee 8 droit variable. Ce dernier est déterminé
mairie, soit moins de 900, 000 gourdes. en fonction du chiffre d’affaires, de la
masse salariale de l’entreprise et des
> PROJECTION POUR LA établissements dont dispose l’entre-
CONTRIBUTION FONCIÈRE DES prise
PROPRIÉTÉS BÂTIES (CFPB) e Les estimations sont faites sur la base
V, on, . de 2000 anciennes entreprises et 400
Le scénario envisagé est le suivant : . &x
nouvelles entreprises pour la première
e Un montant moyen fixe par immeuble année. Pour les autres années, nous fai-
qui est de 15 000 gourdes sur cinq exer- sons une projection de l'ordre de 100
cices : 22-23 à 26-27 entreprises additionnelles par année.
e L'élargissement de l'assiette de la e Les projections pour les droits variables
CFPB par l'augmentation du nombre sont effectuées sur la base d’un mon-
d'immeubles imposés soit : tant forfaitaire représentant le montant
[page 394]
RE 5 0 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
moyen des impôts payés par les entre- e 5600 affiches
prises évoluant à Cap-Haïtien. Ainsi,
comme base de calcul, nous considérons Un montant moyen de l'ordre de 1500
un montant de 2500 gourdes pour la gourdes est à prélever par affiche, cela
première patente et un montant moyen donne un montant de 39,000,000.00
de 17500 gourdes, à titre de droit va- gourdes pour les 5 prochaines années.
riable par entreprise
Sur ces bases, les projections de recettes > PROJECTION POUR
pour les 5 prochaines années s'élèvent à LES AUTRES IMPOTS, DROITS
172,400,000.00 gourdes. ET REDEVANCES
Les autres impôts et droits sont consti-
+ PROJECTION POUR LE PERMIS tués par le permis d’inhumer, l’étalonnage,
DE CONSTRUIRE les matériaux sur la voie publique et les
publiq
La mairie envisage d'imposer environ échoppes, tonnelles et ajoupas.
1000 constructions par année suivant un Par rapport à la taille de la commune, les
tarif de 5 000 gourdes pour la première et . . .
recettes peuvent atteindre les niveaux sui-
la deuxième année, 10 000 gourdes pour vants :
la troisième et la quatrième année et 15
000 gourdes pour la cinquième année. Ce e Pour la première année : 400, 000
qui donne des projections de recettes de gourdes
45,000,000.00 gourdes pour les cinq pro- e Pour la deuxième année : 600,000
chaines années. gourdes
> PROJECTION POUR LES DROITS e Pour la troisième année : 800, 000
D'AFFICHAGE gourdes
: | . e Pour la quatrième année : 1, 000, 000
Pour évaluer les recettes qui peuvent être gourdes
générées à partir des droits d'affichage, il
convient de partir du nombre d'entreprises e _ Pour la cinquième année : 1,200, 000
recensées pour la patente. Ce nombre peut gourdes
être multiplié par 2, compte tenu des Éve- Ce qui constitue pour la période, un mon-
nements qui se réalisent chaque année. En tant de l'ordre de 4,000,000,00 gourdes. En
ce sens, nous aurons : somme, la commune peut mobiliser sur les
e 4800 affiches cinq prochaines années 1,760,400,000.00
. gourdes de recettes propres (CFPB, Pa-
5000 affiches tente, Permis de construire, Droits d’affi-
e 5200 affiches chage, Autres impôts, droits et redevances).
e 5400 affiches
[page 395]
5.- PLANIFICATION 395 RE
> MOBILISATION DU avec le MICT pour le décaissement ré-
FINANCEMENT DE L'ETAT gulier du montant alloué à la mairie
En se basant sur les expériences de finance- ° La préparation et la soumission de rap-
ment avec les fonds communaux au cours port d'utilisation du montant global al-
des dernières années, et par rapport au be- loué sur l'exercice à la mairie.
soin de financement du PCD de Cap-Haïtien,
des projections de l’ordre de 15 millions de > FINANCEMENT
gourdes annuellement devront permettre DES ACTIONS PAR DES
la réalisation d’un ou de deux projets. La INSTITUTIONS PUBLIQUES
liste des projets cibles devra être établie.
Une équipe technique de la mairie aura à Deux approches peuvent être combinées
travailler sous la supervision des maires et pour arriver au financement escompté :
du directeur général pour monter le dossier
technique qui devra être soumis au MPCE. e Présentation du plan communal avec
Sur une période de 5 ans, la commune peut une emphase sur les actions intéressant
compter sur un apport de 75,000,000.00 l'institution publique concernée ;
gourdes provenant du Fonds Local de Dé- .
veloppement et d'Aménagement du Terri- °_ Un processus de concertation AU Ours
toire (FLDAT) ou Fonds communaux. de chaque exereIce, _ prélude au bud-
get du prochain exercice pour que des
En ce qui concerne le Fonds de Gestion et de actions puissent être budgétisées, en
Développement des Collectivités Territo- tenant compte du PCD
riales (FGDCT), un montant de 15 millions Un montant forfaitaire de l'ordre de 15
de gourdes peut être sollicité annuellement millions de gourdes par année sur une
du Ministère de l'Intérieur et des Collec- période de cinq ans pourrait être mobi-
tivités Territoriales, soit 75,000,000.00 lisé par la mairie auprès des Ministères et
gourdes pour les 5 prochains exercices. autres organismes de l'Etat. Pour cela, des
: : k . . fiches de projet devront être préparées.
La démarche ci-après pourra être suivie Ainsi, les transferts de l'administration cen-
dans le cadre de la mobilisation des res- trale peuvent avoisinés 225,000,000.00
sources à partir du FGDCT : gourdes pour les 5 prochaines années.
e Un document de projet précisant l’affec-
tation des ressources devant être sou- > MOBILISATION DU
mis annuellement au MICT (documents FINANCEMENT DES BAILLEURS
de projet ou fiches de projet à élaborer INTERNATIONAUX
par la mairie)
Des échanges et suivis du Conseil Muni- Pour mobiliser les ressources des bailleurs,
cipal avec le MICT pour une garantie sur la Mairie de Cap-Haïtien devra prendre plu-
le montant sollicité sieurs initiatives :
° Un suivi régulier du Conseil municipal e Identifier les Partenaires Techniques
et financiers qui seraient intéressés à
[page 396]
RE 3 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
entreprendre des actions au niveau de e Prendre un engagement formel pour
la commune ; inscrire les fonds dans le budget de la
dentifier 1 : | d commune et s'engager à rendre compte
e I lenti ier les actions re evant es com- en cas de décaissement
pétences de la commune qui ne pour-
ront pas être financées à partir des res- La Municipalité peut compter sur le finan-
sources propres de la mairie ; cement des bailleurs de fonds à hauteur de
e Engager des échanges avec les parte- 250,000,000.00 gourdes. En somme sur
naires techniques et financiers iden- les cinq prochaines années, la Mairie de
tifiés pour voir comment ils pourront Cap-Haïtien peut compter sur la mobili-
contribuer au financement des actions sation de 2,235,400,000.00 pour finan-
inscrites dans le plan communal de dé- cer les actions inscrites dans le PCD.
veloppement de Cap-Haïtien ;
»
D'INVESTISSEMENT
. . , . Cependant, le caractère participatif du PCD
Le plan d'investissement présente, à titre . ,k 2 .
Le k . . | et la logique d’interdépendance des actions
indicatif, le coût estimatif des actions rele- , a .
, de développement ont amené les partici-
vant de la compétence de la commune sur Le . x
. , À no pants et participantes des ateliers à iden-
les cinq années du PCD. Ce coût est élevé Le . .
R . : . tifier des actions relevant respectivement
à un milliard quatre cent cinquante mil- } ue
lions huit cent mille (1,450,800,000.00) des compétences et des champs d'actions
. PT naturels de l'administration centrale et du
gourdes. Les interventions de l’Admi- L c
. . , . secteur privé. La commune ne va pas se
nistration centrale nécessaires pour le Loue 0 .
| limiter à s'occuper seulement des actions
développement de la commune sont tout k
| . 3 relevant de ses compétences. Elle se donne
simplement signalées dans un tableau à h
. . | pour tâches de démarcher et de de mener
synoptique en annexe et devraient faire . . x
Fu. ; . . l des actions de plaidoyers auprès des autres
l'objet d’un autre plan d'investissement qui ue .
_, , R | acteurs (Administration centrale, secteur
serait élaboré par les ministères sectoriels. ne tas:
La commune. de son coté, ne dispose Das de privé, acteurs non étatiques, etc.) pour les
. lé | dé d “ p ; mobiliser autour du PCD. Comme déjà indi-
rovisions légales pour décider des inter- 2 . L
p : 8 p . qué plus haut, le Conseil Municipal devra,
ventions de l'Etat et encore moins de leurs N air . nu
at à côté des autres instances, mobiliser des
coûts. .
fonds pour le financement du PCD.
[page 397]
5.- PLANIFICATION 39780
; Ê
O =
*<
2
=
= x 4
k à
=
© à *<
ÿ È *< *< S *<
= =1 =1 =1 =1 =1 =1
£ =] =] =] =] =] =]
© = a = a = =
EE o o o o oe o
[re] in [re] in e l'el
QI SI QI SI a QI
Lnl
à 5
S =
a «
& Z
5
S M
=
W =
©
Le)
0 5 =1 eo
A æ a e
=] = [el [el
KI © s S
D E = =
a É Di Di
=
S M
El
F
Le) a e e e S e
nil Z =1 1 =1 e e
È A a a a a a
A = e ee] e] e oe
+ = = in n SE =]
a < Ll Lu Ll Ll [re]
e 2
Q Z
É
+ & =1 =1 eo eo
a © = e e e
e | a a a 2
KI LA S S S S
M D =} =} in el
À _ DE 4 SN
S mi
à É
É
m 8 ae [=] ae ae
« e] = = = =
© MO 2 2 2 2
N A s s s s
a & in = in in
RW nl nl N
e
A
n A = n '
Bu a 8 | 8 a ea Lg
E Le] Ke] 2 œ 2 / Ke] _
2vve | 3e <éeulacLOlÉ s2ceé d ol Lo Ts
5 © © 5 up CS SE S|s3206r|l8L 0535 o 219 8 © ©
F92s |[F°ésssss|t og slstrvtz| |[SelSvres
= © 5: e © £ B|+ © v œ &Z 25 © à ©
1 E<Ss ERGEtE url oc Tes sssS 0 Etlosre
2 CREER ÉRRERSETIERETIEREFETEIPIES: 525
& B£LÉS BEST ras S o|3 252% È © LES
D OÙ -2 D = n + 5 QAJy SE GpluEss TT os #| se os]
à o 2 9 = do 2 = à o ER|0 202035 c|Él vs SES s
5 à na SE S& n ° RS 20 Cu °8gSlot2sEsz gs T|É S0u
A JS LA ee 5
QE séae [oesmiisrlsssslsise se ss ssrss
Ki Vs] Ki = R< o| & o|E = mil ous SE GS
8 < Sasnolsesresc sl sses|sescselal des
EX DS'ÉsxRElSES 5 aoss|Sé=srlÉ rs soug lu bals 2er
£ 4 AE alASs AS OSSsoles.s DEASET|S|ES|S 5
ELË ME3BSl Er Css tél Es 60 EL DRe|SlOL|SSESE
EE =D 80eliTEe STE sels SCl+SÉess|2|i TT: ss Re
DE LS REA sise s LS 2m Selon és Sel elaS Eire
© & ER SSE UE fe — |: —E ue Relele S : 2GSÈE
D LE ok ssl oo ss SS a al vtt slt vwosSolcla = $S 30
a & ATDRET|LTT 0 Ru vel <Ta El <Toon>|E|S El 4TOZz d
[page 398]
RE 3 95 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAIÏTIEN 2022-2027
5 £
d ©
É *
=
> *< al
o
EE
© x
© £ * & * *
= =1 =1 = =1 =1 =1
s = = = a a =]
© a a a s s a
EE e oe s a a oe
a a n a 2 8
A nm G S s 2
nl N CI L'e) o el
Lei oc nl
Es Lu
Lu
nm =1 = =1 =1
A = S = =
e 2 a e a
N oe s a e
À =) s e. =
«a n n s a
e in S
A Re Ÿ
al
0 =1 =1 = =1 =1 =1
a = = S = Se =
e a a a s s a
N o oe s a =] e
à re S 8 2 2 =
a Qi n nm s S a
e in in S
A Re Ÿ
al
in =1 =1 = =1 =1 =1
= = S = Se =
e a a a s s a
N e oe s a =] e
à S S 8 2 2 =
N in n S s =) a
e << in =] S
NI Res E Ÿ
Di
+ =1 =1 = =1 =1
A S 2 S a a
e a 2 a e S
N e oe s =] =]
ch 2 2 8 2 2
« in n S =) s
© EE) 2 =)
I Ne a
L'e)
2 DE 8 |e =
a e
© a a a =]
KI S = = e
à 1 a S 2
a N Le) e a
© LE
I nl
ro] = un En
ï
@ No) LS] A © Ÿ œ 5 % © ©
ss] a 3 T + = © 2 en
s Le EL 0 ËE ES 3F SE vo 5% : 8
ET à SET Eo S5Tu 25 SE BSESo
S oi] N [en CR g Oo à» A
. Sep |32%8É5 |S nTen [SEP |23652%
© 8% TO ES 2 © AR TEEELT Ta Es
= &, © 35 Ce) E) ‘
Dis S5E2S |E ser OS|£::3x [TS Ss
D 5 5552: |: Boréslsc ess [S54<e
22% + BTE
CR © - = SRE Lv'y 6 CES RIEEEETC 5%55%
SR 2Es=3:: le Lors etne [rss
n < EEE RE 2 £ ge tunur|Sss 2 £a 550%
rs ES AE S ° 08 R Dors lEeSs ESS 228TE
ER 5 © © MARRSE a EE Tuv|lost vez Es.
A = © EN = 5 O nn S € = Q © © 9 ui
ER: [5555223 SÉPÉFICEERE EIRE
… SE 2 È à El a : DES 0
SE RREDPEEFESIE LÉSSElAS SENS ÉsSS2e
ES - Lo Sos +5sElo Tr geS|s ss qussiaicte
CRE < SS El <TrSss£le 4TIGE|<L2ÈToT<ÈmES
[page 399]
5.- PLANIFICATION 399
= =
a ©
Lè
=
=
> x *
ri
CE
EL
© Ê < * < * *
= eo eo eo eo eo eo eo
>» e e e e e e e
© a 2 a 2 a 2 a
EE e oe e oe e oe e
e e e e Le] e e
a a a a m 2 a
+ Dm NN nl NN N
Lnl Lu Lu
Dm eo eo eo eo
[Xl 1 =1 e e
e a 2 a 2
N eo eo eo eo
© o e e e
S a a a a
e MN oi + +
N
0 =1 =1 eo eo
[Xl 1 =1 e e
e a 2 a 2
N eo eo eo eo
M o e e e
x co! a a a
à NI + Si Si
N
in eo eo eo eo
[Xl 1 =1 e e
e a 2 a 2
N eo eo eo eo
+ o e e e
à a 2 a a
à N œN D D
N
+ =1 =1 eo eo eo
[Xl 1 =1 e e e
e a a a 2 a
N eo eo ao eo eo
M o e L'el e e
se a 2 N 2 a
e N M M oi
N
m [=] ae ae [=] [=] [=]
« = = = = = =
= a a a a a a
N [=] [=] [=] [e] e [=]
«a [=] [=] [=] in [=] [=]
æ &. a. a. Ni a. a.
© NN nl nl nl nl
N
£ a a) co]
n +»
SRE . zu 2 © Tor IT . 5 à
Y NE as] x LB = 6 à É Da BE ES Elo So 5,4
a Do zTolrR LL GEsbTE Él LL = DS 210 2 5 CRE
Spov2islisisslssss [EFSS [Se6élars |0SSe
: sJrrshs|sssaslases [osSS lEczilgos [4282
© D -— 0 © &| el 0 £ © x v
£ Érosogetlé2=z23s82u% SE=2% osmCIS ee [28259
& os mes lo ns nl Ets [TESTS |SS ose x g © &
ni is 2iiasé |s25e |srdases [5585
É ST|£sëgo D £ - un © v 2 » 2 5 D x
EN 5 :552:5:|5s282\£ zu CRT 5 g= £slé ve Saas
CRC © 25° =2 L26575l02< 0 m S 5 SET Sloss S = o à
Nr sets ssr| bio, lasse [SE SE|SES-ÉSTE
PER = ss Te Es ge SésolSsETes 5 22% ÉSES £ dÉR El Sex
ER Se 2srssSesail2oss E La Siecls Ts dE 5 2
ERA =SiuiulraresEisr [iSus |[£ESslEsstlS rs
ES CÉRERER EEE EE rabe |[TSs0l 80 ls8ee
È *B6sREolnsersltesb ces. Joss slasséls Che
RS siss tin isE ut iaslaÉsrsneaesnrssld ss
EE DÉRRBERIPERTEIPEEERIPESSEEILIESLIPEERRIEEEE
CARTE <E£69%0&0£|<T 0% TD ORL|<TTAO|<L<E<L< |<GRÉ| <S £ 0
[page 400]
Er 1 00 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
5 £
©
a © *< *< *<
©
=
=
> *< *<
©
ÊS
&
© £ * *
= =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1
ri] =1 1 =1 1 =1 1 =1
© 2 a 2 a 2 a 2
EE oe e oe e o o o
=1 1 e e l'el L'el un
a 2 2 2 S N S
$ 5 S S
N Le) œ
Ll
nm =1 =1 =1
A = e =)
e a a =
N eo eo el
© =1 =1 1
“I a 2 a
e M [e) S
EI Lil
0 =1 =1 eo
a = e =)
e a a =
N eo eo el
M =1 =1 1
x a 2 a
e + S S
a DE NI
in =1 =1 =1
a = e =)
e a a =
N eo eo el
+ =1 =1 1
à 8 À 3
e œo ui S
a El ©
+ =1 =1 =1 =1 =1 eo
nil =1 1 1 =1 1 e
e 2 a a 2 a 2
N eo eo eo el el el
M =1 1 1 Q ao Q
re a a 2 a a a
e œo Le) s
& S
em e e e e e e
«a = = = = = =
© a a a a a a
NI = S S S S S
À = = = n n n
æ a. a. a. “ “ “
e N nm =
I N
> œ a
o S v CR = = 0 _
E S am|es p 4 ss À Es E: 5% 33 Sa LT
g a - vols #2 LLEEs L DU 33 ee °Se 2208
DE © Re se gT = SC 8 2 © E à à © & ;| ST 8 £ ©
v 5% sEélu ge 28 LéusEeT serEsSlse 2
M =: 5:55 25:25 1525555 [2225255550
ô 3 A 2 <|s 2 To. ÉSITESS 5 & o d|5 ST > S
x 5 L 2 v|sûË 2m v< 2 PÉLS nETSEÉ|DTÉAUTGS
& © & £ T| 6 o© © É or LE LT 8 LEvbElLETeesS
à ED 3 Sols © % ve ss BE MTS SE dL6S © © E 0 & ©
EME © 2 2 EÉIsSSslÉT Leo n PTEÈER DOELS|LSebLSs
CR 5 = © SES AG Es|SEzSe 2 2290 £3R 2° ol2S35STE
GER = = 5 |[=5s=sEclSsLgis= |Sorg£ie" SSsoslo sc see
Mn: -S (Si 5siilitses |[iiisis |SSs<éliesése
EE & L3lS7%é ss ETS SerzE Sera £S+bas
2 = ÉFCRESIFEREIEELCPE RES EEEE PEER IFEEERTE
ë 8 OS 3% ALI eES SagE SÉESISo SR ÉELS<(OÉÉESS
T. a ni . 835|.…. Ë à 2 D AN RRER S
ER = 225 (SSlcsrslisros |m3$S22Tslc3É28|L3888t%
£ = & ml sos <isis m RDT pci LE Sl= ss d ©
DER «5 2m lus 2425 Euli Rs ass sl so LH Sas
OMR 52:53: 553<5TESLE 4 SELLES SIT SSESISSÉSezs
ES — Su vole ocre 06 8 Glisse datls sg eleve
DRE < LTZ|<E <= ul<Tr I 0 USED RET|<L<SE O0 C|< SET 4«T
[page 401]
5.- PLANIFICATION 401
3
a QU *< *< *< *< *<
©
=
=
> *< *<
©
ÊS
S
© £
= =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1
ri] 1 =1 1 =1 1 =1 1
© a 2 a 2 a 2 a
5 £ £ £ £ £ £ | $
a a a S S a a
o nl o Le) La
Le] ul O0 + Lil
nm =1 =1 =1
nil 1 =1 e
© a 2 a
N eo eo el
© 1 Q 1
“I a * a
e s NN s
N al 4
0 =1 =1 eo
1 =1 e
© a 2 a
N eo eo el
M 1 Q 1
Gi 2 N 3
e = NN =
KI m SI
in =1 =1 =1 =1 =1
nil 1 =1 1 e e
e a 2 a 2 a
A el el el el el
à 8 = 8 8 8
S = R) = = =
a I NI A el
+ =1 =1 =1 =1 eo eo
nil =1 1 =1 1 e e
e a a 2 a 2 a
5 £ £ $ É £ | $
a * a si si a a
e NN s =) N
N al N +
m ae ae [=] ae
M a a S a
= a a a a
N [=] e [=] e
«a [=] [=] [=] [=]
NS * + Di à
e a co
A
1 dv
S # © 5 a = Be 2% =
6 pl Ed 5 DL L ON … æ © 2 a 5 % 2]
d +8 AU & SE o 3<0%|3r8s EE 2: S 5
sos |[35$8 528 rsvsl8gsse [SSPE |£6 |£3
2 g RS v ù © £ ol 0 5 = © = æ = A
MS 55 [55e [ESsssssilEss! [ESss los |2=
© œ 3= É 2: 215 Sa 5 GT ©
3 à - © È LLATDEÉEELRGE Êl El TD
È q TE E < ÉSdsplns RÉE> di 5
Lo 21 Q »
A — T D D 5 a F-£oœ2s DE EXR LE 5 2 L a ©
n CES Es] 2 GT & © 5 3 A0 2% d D ps! en
ÉD: (s5SES [55:25 5<lc5es [etes .lit 83
NS 55 [2SE 0 [u2eGsEte gl sos |[8Sovsls# |ges
LEE |[SSSrs [ÉvsEnesclpsre [psveslus [92
© LE 5 Set VS Ton nlT SE v See dT|s £
n <« KE RER s2-0£reulése Y E<oSS 9 £Él© vs
ri £ LE R n E| A Te TE=| 2 © 5 EST œ = 3
RS =scoriesr l[<iibuosbielsses |[SSei>|Es*|Ess
E £ DRESSÉ RLS lies si star isr EI ENIEE
. £ © El 3 2 als s 5 < à
ÉD © 2 2 5925055 SIRRE 0 SSS > 2580 NE368e ÉEeT|rea à
MR :=Eslis esse itaisuseltesz [asso osltn
ul dm gs ol Lez lR SSD SD al 22 ln 26 2 Blé 8 Se « &
EE REPÉRÉ PEIPEET EEE PEEEEIEEETE PE EEE
CE < 5 SS|<50o 50 nl< D LÉ RS EE o|< 5 Sual< 33 6 0|<0 &|< 52
[page 402]
Er 4 02 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
2
an QU *< *< *< *< *<
©
=
=
> *<
©
ÊÉ
&
© Ê * *
= =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1
ri] =1 1 =1 1 =1 1 =1 1
© 2 a 2 a 2 a 2 a
EE oe e oe e oe e oe o
8 8 | 8 à 8 8 8 a
s ss l'el CN un D
a ul Le] N ul
nm =1 =1
[Xl a e
e a =
S S 8
à 2 FS
=] Q Dm
EI m
0 =1 =1 =1 =1 eo
=1 1 =1 =1 e
e 2 a 2 2 a
N eo eo eo el el
M =1 1 =1 Q ao
x 2 a 2 * Ra
e S NS =) ci =
a ma Le) NI
in =1 =1 =1
nil =1 =1 e
e 2 2 2
N eo eo el
+ =1 =1 Q
a = a à
e S =) NN
a ma NI
+ =1 =1 =1 eo
nil =1 1 =1 e
e 2 a 2 a
N eo eo eo el
M =1 o Q ao
a a ©: Ÿ a
e =) N NN
N Lil Lui
m [=] ae ae [=]
« = = = =
© a a a a
N [=] e e [e]
«a [=] [=] [=] in
S “I * a. “+
se à N o
nl
XI
y 2 CSS
a o : 2
El so Su 2 E & El
5 |S [8 | S<ei| 328 128 ». | 20 8
à 2
Ë © & a 5 © w 2 © 285 |9+2 Tux GE
M5 5 5 1555241555 [52 [2553 | 57<s
MST T [solide rss |TS |[Tebe SÉSE
M: : 55:52:55: 155 15272 | 22°:
EPA L2Sle2l2:ls5Sfeslctug | [52553 | vor,
A Le) N TD D — go S D —
© £ d'a —|gele es ES0HD25% BYE 2, € SÉSEES| vs;
LS PRIE EIRE IEESRIE #5 © E20ES 5 © ke
Bu = cles rI2Tse als 5 4T SE LL 9d08 CRE:
CEE © « Lou Sum on|LE LS TS & 5 à © = E .S ©
FN 5 € ls os Ts 2 :£LISSsG2TlE SOEEsEe| SES
ERA “55 <5155125222872ss<s5ésc£sl SES
8 M 1 o|- co Elus … D 8... LE Æ .
ER ST lc se los ns tla dr sels LE SES EEE
mn NS CIN SIN EAN u 0 S EN à& o 31m 3 Sn S x 2 T ù € 3 T
ER « 2 —lszlssldo ss? al EE 2 ol« S SG ol “ecovs+
2 s PEER PER IPER EI ET E PERS
DRTD < 2 5|<S<É)< Sun o s|< 502 %|<G+rl<2dES8s| <skvz
[page 403]
an © *< DCR
©
= x
El S
. 2
ë = ë|x
© £ x x x x S|S
= =1 =1 =1 =1 =1 S!IS
= =1 1 =1 e e SIS
© a a 2 a 2 El ©
= Q S Q S e SrsS
[re] in l'el L'el e nIS
a «a a «a e. Se
el
\o | Lo
2 sis
n e sis
a = SIS
© ea SIS
N e Ss|S
à a a|u
8 SI
à $ SIS
GI N ls
© e e sis
a = e SIS
<q a a El ©
a = = SIsS
à als
Fe ? 8 AIX
S 8 SI
I S NI
in =1 =1 =1 S!IS
NI = e e SIS
e a a 2 El ©
G) S s e S|IsS
+ a S e aA|i
a a al a Neal ©
à 8 - Ë
I a NAN
+ =1 =1 =1 =1 =1 S!IS
a e e = e e SIS
e a a 2 a 2 El ©
N eo eo el el e SIS
æ a S a S e r|&e
F3 a Er Er Er a IS
à £ als
A Ÿ CNE AN]
em e e e e SES
«a = S S = S|IS
© a a a a Si ©
NI S S S = SIS
N 2 cr) = 8 Ra
a = CES
eo a oIR
vo & 8 a
El = = CES)
o T 5 S 5 : 5 : 2 E &
o À vo e ei = © Lu 2 © 3
ÉBES LB L92s 8.3 Sd S3n STCRE
— nt M mn =
SES SRE = M SE Berre daGsE
, È © 2 9 à > © > rasta
ô 5 2 5 3 SSL] 3 à F20RSSERS Î|m
x LESS 8 3E286S|3S à 5 JagERE SD |
ÿ o À 52sXx2els re] = v CRC ss
' © Ê © 2 5 n AGE
A K 5 ji £ > dv oo vo à £ a - © À T
ED soso dlegssEilus lue |S8T£<sue |
EN 255 -s|25:2%|02 LE SÉéEbE uv a E El
EN 532325 |5585:<|53 9 6 SES sorte |S 8
LE FA É Tag TlIEe B © SELLE 23T 5 S
© Se Su + T Sols s = E © © © © à
p << É200vws|lEéec205 © z £ ST a se £ SISIE
© = 8 ST°OIÉE.S & © D Ru nu ? o a = | E<|S
© & = = Ê=| a
£E © EE RS . So LlLE RS DD ÉEROÉS=u S|S
& £ sEsesl+rÈisaslu © à SERRES ESAIEIr
ED Li Ssclriigilns | sul ss sS6ssSés|<|-=
DEN ©55=:51252 "3084 ES lt essese2s|sls
E Le Le El <|z © o|= S|ss3elz = 3m s|S|s
a & RER PI ER TY IEEE IEEE EEE EREEEEIE
[page 404]
Tr 4 0 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAIÏTIEN 2022-2027
; Ê
O =
2 © *<
eo]
= x
=
. © MO
£ 5 LE
© *
© Ê a < =
a a e e e e e e e e e
£ = =] =] =] =] = = =] e S
© E a = 2 a s S 2 a a
EE Ed o o oe e a a oe e s
(| n in S S a & S S M
Z à a * EE) S S Le Lo 1
a + nl L'e) e nl ES
= de a a Q
= mn un
Le)
Sa
æ
nm s =1 =1 =1 =1 =1 e
A = = = = = ©
5 ë ë | 5 | à 8
o Me À B S| à É 8
« Es e e a R
e FA a = Le) ES
A Ë © a
À +
sl
© È e e e e e e
N eo 2 S = S 2 e
e = 2 a s S 2 A
NI fs] s s = =] =) =
un > n Do a = 2 S
à LE S| # ES
SR ke 8| & ù
a] nl
E
in 2 = =] = = =] = e
NI [s] =] = = a =] =] S
È = a a a. S| S a. E
N a] o o oe =] =] e s
n L'e) L'e) o [el el =1
+ Z & 2 à 8 S
NX Z s S s ? “4
e © Li = =] Si Fe
A A N] a
= nl
2
+ EI =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 e
NI = 2 S S = = = = ©
e a = = S s a = a
N Em s s =) = =] «) S s
æ a in in S a a e in mn
a 5] ER S S a Qi +
à LE [8158 ù ù
A $ =
>
m EC e e e e e e e
R 2 S S e a S S S
© © a a s 2 Q a EI
NI = s =) =] = e e) s
Q = n n S 2 S n
N < S = in IN 8
S E a = Q
= = | <« PE
N = +
É Æ 9 3 & S &
= 2 1 © « & L o D o <= à FA a
= = L 2 5 ©
æ 5 KE So BLES «IT 8e [vel < [TE SÉGDÉ
: © .2 T 02 EË5£2l2 = an 3 à à D 9 2 ©
CN 8 5 2 w A 'Ë 5 £|o 2 & S| 8 © 2 & NES =“
Ed - es E È qu 8 © & als E£ ZT ED LD T3 N|leE un, 2 sl
Ô = ss lasvéfle 188 els [828855 22%e |
E 35 E®%T% 5 £ o © &|2 «lo —< É | 59 nn 2Sslo LT 8 SE ©
& = CRC asvas|s 2e |=|ss 8,25 E8|T Sue 0 £
: so & © DonEsulsslés SE à TTez3ls< Es ov
a & © © S > 0 vu ES ga = £|% 5 3 0|6T£ER à E
5 £ GG à à 5 n SE u| 2% g|e s3SS|SÉs 2 v
S 5 O CRE 8 3ESglos|Es Ses 2 8To|s%rscsl|S
CEA 15555 [és iséselss |glis |S2sS|ESaiesl®
_ à 4 2 À dE — S|5S À D Ex = bé = ©
o L ET G £ ST T £S ES ol s ë. Gunlz es ElX
n € a = g eo 2|E £ © op El 5 à L2£uns
È— É05n lEvsoslgsaloe |oès [Sséslssésss|r
£ © 2£S a © 2 2 <= D El E|S Ÿ un £ gro À 2
£ 4 A 5 2|Aa BE = = LI 315 E D020£|v00o+#00u|s=
SEÈ AÉLSrassslraltrelclés | srsltasesile
S £ LRSEÉasseS le clseslulsx [REésslasseessls
& € : 2e © : San il: SX sS| : | 3 : my Ls| 5 © = vla
© « TRE TG és<sE|r ol 2er sol ses apré L|Ss
A L de o clio sl Slo s flaila Es gli sé la cos 5 S|S
& 6 432 mo|<30E%&|<L|<mou|<|<SEl<E<al<2=008LlIE
[page 405]
5.- PLANIFICATION AC
= =
un QU
=
E
= x <
. 2
E 5
© Ê x x x x x * *
£ 8 8 8 8 8 8 8 8 8
© 2 2 2 2 2 2 2 2 2
EE e oe e oe o oe e oe e
Le] e e e L'el e Le] e o
a a a a Qi a n 2 *
Dm eo eo eo eo eo
[Xl =1 e e e e
© & & 2 2 2
N eo eo eo eo eo
& o Le] Le] e Le]
< * S n a Et
a N NS
N
0 =1 eo eo eo eo eo
[Xl =1 e e e e e
S 2 a 2 2 2 a
N eo eo eo eo eo eo
M o e Le] Le] e Le]
a * a S n a +
a N dal NS
N
in eo eo eo eo eo eo eo
[Xl =1 e e e e e e
S 2 a 2 2 a 2 a
N eo eo eo eo ao eo eo
+ o el Le] e L'el e Le]
à NI S a N a. DE
e N N N
N
+ =1 =1 eo eo eo eo
[Xl 1 =1 e e e e
© a 2 2 2 2 a
N eo eo eo eo eo eo
M o o Le] e e Le]
ne a & S & & ol
e NN NN QN QN
N
m [=] ae ae [=] [=] [=] [=] [=]
ES] [=] [=] [=] [=] [=] [=] [=] [=]
È 2 2 2 2 2 2 |e | «
N [=] [=] [=] [=] [=] [e] e [=]
«a [=] [=] [=] un [=] un [=] [=]
S ca * © Ni a Ni à à
se N N + N +
N
; 2 : © “ 8 A
sd © a v
à [Égus u [8 | Ps | $E [LE le
m 22888 cs 8 n 4 À à © 3 © s
Ë SEE 0S 1» D 2 © £ 2 S © = © 8 2 ©
a g|o 5 2 = 2 =] £ 5 D € A — TD = © U2|5 SÉ
solseRes |SS [8 |#$s-<s |[£ve [ess [ÈS
© S£<| | n vo © bo A ral R =
= LOS ÉSRË [is lo |Étou |gÿT |[ESLsglS EE
Ch 23535 Tv à Le: © 2 © CEE à 5 0|$ Nn
à 2T|£<508pr o À œ Sas p Se & ss elT v 3
5 gl08uis 8 © 8 5 v 2% STE 25 8|2 a ©
S & 505 SES = S vo 9% Ton sevls 5 o
QE Sslisésselse [aglorss [52% |lSsels |
5 © — e # £ £ É ri LE 5 =
32 RSlÉRSESE ss |[SSISEZS |SSsals ass [SE
= 22briisEesE |sSlssSss|ÈcetzlsSulselss
Le £ EE = © © © 2 E— » El a
5 © 2° ses [= tarsrsléssséasé sis
DE NÉIRESEREIRESIREIRERETIREFE RETIREIRTE
Ë del ssssEildéslialai 2e oi 3 Bold sil SIiSsz
& © <'h|TTErTS|< av|<s|<En DT É|<SÉT|<5 0|<S|<5G
[page 406]
4.06 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
5 £
©
©
ES x
=
1 ©
ÈS x 2
© £ * x | E| * * * *
ir e S e = a a = e S
ri] =1 1 [=] ee 1 =1 1 =1 e
© = = = = = = = =
Ë S S & £| S S S S
2 a a Le) QI 2 a a Sh
L'e) Del 5 El Lo) Dal Del
in Z Lil
+
4
=
Æ
nm =1 =1 =1
a e e 8 EE e
S a 2 |S = a
N 5 8 [gl [ÉE S
$ & N |S à a
e Le S <A Ÿ
I A
LE
© e e e eu e e
NI e e = a = = e
S & & & ci & &
CI s s s = © s s
nà = in mn Lo = =
À a N |à SE 2 a
e ol roi Q < Le) La
I mE
A 2
= ©
in =1 =1 e = A =1 eo
a = S = s| e =)
e 2 2 |e <E 2 2
NI S S s à S S
+ a n S <= a a
& S N |8 SE S a
A AG
À =
8 à
+ e e e Ex e e e
NS 2 2 © Z © S e =]
È 2 2 |S Bol 2 2
S £ 8 |é| [28] & |
à = N [4] 88! — 3 | ?
nl " n T
a “ [2
G Del EE
SRE)
E <
mn e e g & e e e e
Ni =] = & À =] =] =] =]
S S. S. “al 2 a S. a
S s m S S S S
ù = = = S S
à E a| |[22| « a | à &
e es + CE + oi
XI “ El
e Er 2|.. [8x « LL RE
3 ÈS HIER: ÉSE " a 22 à
o © 2 8 |SS |S2Z5 e= 5% SvËs
S5B%|REËEIN ls lESSX |S |82 |[svis
n © Fr je 5 © Le) ER) pa)
© S228|5881$ SE 0 EE mA # à o LS ES
A 5 0 HE SE A|5+ CE) vd ] 0 À TES
2 STE E O0 LIÉE | TH 27T T & = D n ©
à LT clz3geE 2 £ E à >= a = © E S © à
0 RER TE n|® a EG 8 T 5 07 DST
EN 5 T © Saw El n À 0$0o2 ES m S E © ©
CR S oz li —|# Ÿ ES 30 Ê © 6
QE © © © 51 © à 2| © £ 2 5 & 3 | 9 CE HT $ v
6e ES EFIEEIE ET |ELSsne [+9 [eus
FE S a © <|- 2 £ se [55 s2Q|S |8 3 EE
© DE ,v%v=|T2L0cle © nu £ o RaC|E o © © 3 à 2
< EÉRENMEREIE E © £ S s XAN|S E à a ? 2
E à CRIME o S à — © v|o ELdQlÉsEz
EM : 25: <<ls DZ [SRgeslr |<aslTése
S £ 2 va 012 es] solo ss Else ss Elu ses
& £ ji © ET T 2|% : 584 de 54 54 ER a -
o à NE RE E-IE LEA ZSSSIt St 2 El NO LE
ER SE Solos gle dRsSlimoos|aiali£séslisedz
DCE < GOT|<E me Lu D LEMNAQ|LE|<R0|<T ST 0
[page 407]
5 £
©
a © *< *<
©
=
=
=
©
EE
S
© £ * < < *
= =1 =1 =1 =1 =1 =1
£ =] =] =] =] =] =]
© 2 a 2 a 2 a
EE oe e oe e oe e
Q 1 =1 1 Q 1
Ÿ a a a ue a
nl N + Le] N L'e)
[re] Ll
nm =1 =1 =1
nil 1 1 e
e a a =
N eo eo el
& Q 1 1
= T a a
e N oi
N
0 =1 =1 =1 eo
1 =1 1 e
e a 2 a a
N eo eo el el
M Q =1 1 1
ni T a a a
e œo Q LE)
EI Lun
in =1 =1 =1 =1
nil 1 =1 1 e
e a 2 a a
N eo eo el el
L Q =1 1 1
à T a a a
e œo Q LE)
EI Lun
+ =1 =1 =1 =1 eo
nil =1 1 =1 1 e
e 2 a 2 a a
N eo eo eo el el
M =1 Q =1 1 1
FE a T a a a
e + a Ni +
EI Lun
m ae [=] [=] ae [=]
« = = = = =
© a a a a a
N [=] [=] [=] e [=]
Q [=] [=] [=] [=] [=]
EN Ÿ Ÿ a El a
se N N +
A
£ a
< 8 À o ' & £ Ni FA = ©
D 5 a FA E © a L ©
© S 5 2 a CES
s ÊTES a Eu 2 8 © % © © v ze ® & SsÉC<ess
Mic. (SSLSE ais |5sg |3<S2SLEEESSS
& = 0 un ES ÉO0E É à S|szs ST 1 © &
FA 2 Le} O 2 È + TT & As u ss >
& sR2E Ÿ 2 a 2 2 LL ÈS E 5 0 = & G à. so © 2
® 595562 [2£ 8rel598 [Tès [SL ElssSs8SLhE
CCR = © © © TEfguzr|s LS BE S 3% SS2T%$ D
ER ::52. 1572225 555ulrie [a£sslss ssesie
q 2 La SE a ee] A o ©
8 ÉRSERREEERET IE FE IEEE MER IFFÉERITEE
HR 5 2 SC 7% Fa Eagles 8 © 5 2 0 30 $E0 Eos ssn
rc] S £ Al = g£érkApSlu 5|a 3 Lu SSlmidsvTarss
+ EE & 3 © Sos uELISRTE T d|= SIÈn À um ©
El a 205+2 dEvosv|eeo © n Ë En s9loversueéstss
RE Sc: [riscssoséeslaseslrs re cssissese
A Ë … EL © © 2| 2 mn a mn
LE SEE MDSESEE ES ERIEEEE Er FEIEEESETEETE
DER «55m es 28 o6mlm RE le 9 à DT ln es Se ae sv
© & LS na Fit En LIRE Er rl u ssl ss EDmLE°E
RS ou 5 Lo >| ou ob eolNl or os vo tINS 0 ses Éé sos
DRE < 5 2 ET G|<T wo ov|< an ps|< uv T|< DE C|<ù € E © à © © &
[page 408]
4.08 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAIÏTIEN 2022-2027
; Ê
sl
a © x| x
un © N | ©
2
a x | x x<
> ml *< *< S
2
É£ x
© à x|S *
ÿ È *< Om *< *< *<
A e e|e e e e e |e e
= = 2|<e = =] =] =] a a
© = a|e = a = e | =
EE oe sls o e oe e o oe
= B|n a e = e |u =
& ol à Gé mn | nm |u A
Se | &
|
ä
=
nm e e|<e © e e e e e e
a =] 2|<e = =] =] =] =] a a
a = a|e Æ = a = e | =
N oe sls & o o oe e e e
Ÿ a Sin es le] in S e |S =]
CI n CRI E m m = un
< s|e
N >
à A
Sa
© e else FE e e e e |«< e
NI Se S|Se = Se = e e |S e
a = a|e = = a = e | =
KI e sis 2 S S e s |sS S
" a s|n s< n mn Se e |S e
A 1 REIN Z am em |KR in
à all
A| + >
a
]
L'el = 2|e © = =] = =] = a
NI Se S|Se < Se = e e |S e
S a a|< el a a = e | =
N oe sls mn o o oe e e e
+ a s|se n n = e |S e
a E R|S A m me |R À
È als| LE
A| + A
À
+ e ele El e e e eo le e
NI] Se S|Se & Se = e e |S e
a = a|e © = a = e | a
N oe sls FA o o oe e e e
em Se n|n Z Le) in = =] = =
CN] n mia rs m m = un
© o|+ LA
ù A| + .
m
La
8 2 ER : 5 se | 21318 8
È a 8|8 È a a a OS © a
N s sels $ s s s e |s s
a a s|s S n S 8 | Ss |n 8
« 1 | + o LE GA a Î|R n
S s|R
X SIR a
1 a a
1 D & 8 1 ea 3 c
25522 Sa |E ce |8 |s à E
d 33 C3 d El 5 FA 5) El Su
SERBE le ES [EsSe |$ | È 58
ASE 5] ? a Ed D n| x: È
4 v 050 SAaulN n $ LÉSE 5 521-128 3325
e £ ax T o | 0 > + © 5 0© o 25 Elm S|20 rt
A 5 v £ 2 2 T Ÿ DS gj| © © À Ÿ Elu alolo SITÉSS
5 52382 "vul£ 2 ES|lo oz SalSé oloraa
a US G8RL|IE ES oTET = S| 5 Élg=<|$os
ENS :2:53252s|9 2ESioss |s2|lss<|£28:Ts*
2 2 © s S$ c| as Le} sé d|los£e
CCR © Los © © &| | E 8 D — ST SsnisisSlssse
S 8 © © s sv £ © 3 Ê] ETRU
<e à So L 2ISIE © © £ 2 © 5| &|.+ & nu TZ
MZ STu0oss FA s| © PE © T|-s à œ 2
HR = -E=se2|as ESLES|o 208 |oeols als El SSe
à S8&E © 2 | S 5 514 £ © © à so +|e = SE Sd
£ — 2 S 395 8e £ uw | & Franz s?= E lé 24 Su SE un 2 5
£ 4 £ s 2 uo£2|s|e LH Eng ZE So El 2 5212 %%e
EN - sr <o|elr S £l1" = © … B|- £S131AT EE
S & RÉF ESIRAE “2£| 203 A ES A TE
SN — Lo GE =|- mEElNAS ses ms EÉl+HE as|=gus
DER « © = © 2 u|R|r mé che ozLlsSl= | ré 24 So E
o à STLus£ss|s|s LEFT ESS CT ol SIN ES Eve
PSS © © © 5 = 2 0[0|0 dise orselssls£|lela las s
CRT < Sc ss EslelE Aanl<éSRa|<E£s|< G|H|lS à] < 8 © 0
[page 409]
5.- PLANIFICATION ACOOERRE
3
a ©
2
= x
> *< *< N
o
85 <
©
© £ < * < x ee) x | >»
= =1 =1 =1 =1 =1 =1 = =1 =1
ri] 1 =1 1 =1 1 =1 = =1 e
© a 2 a 2 a 2 a 2 a
EE e oe e o o oe s oe o
e = e n in =) s =) in
a El a a: a: mn À mn | w
in L'e) Ll nl nl N C
La
nm =1 =1 =1 =1 =1 = =1 =1
nil 1 1 =1 1 =1 = =1 e
e a a 2 a 2 a 2 a
N e o o o oe ss e e
À SE in n in = mn = S
N a N N N n n El D
© Le x
A
0 =1 =1 =1 =1 =1 = =1 =1
1 1 =1 1 =1 = =1 e
e a a 2 a 2 a 2 a
N e o o o oe ss e e
nà SE in n in = mn = S
« a N N N n n El D
e il CS
A
in =1 =1 =1 =1 =1 =1 = =1 =1
nil 1 =1 1 =1 1 =1 = =1 e
e a 2 a 2 a 2 a 2 a
N e oe o o o oe ss e e
+ e Le] L'el l'el L'el Le] nm Le] Le]
e Del ON R]
A
+ =1 =1 =1 =1 =1 =1 = =1 =1
nil 1 =1 1 =1 1 =1 = =1 e
e a 2 a 2 a 2 a 2 a
N e oe o o o oe ss e e
M e Le] L'el l'el L'el Le] nm Le] Le]
e Del ON R]
A
em e e e e © e e
«a S = S = = = S
S a. = a a S a a
KI S S S = = = S
À S n n =) 8 = n
RW Lei N N [re] 1 nl N
e Val R
GS
É A 5 :
8 o © Lu
S 5 Tv & BL = à 1 bo =. 5
h © 2 5 59. — 5 à D S ù © 0 à œ z
S8 |£ [Rsige [ass |82% |3255 5 |èo
5 E RG oc £T CES CRC a ae ol 2 sa
x © A SÈLES - 8 5 Cl D do & 2 Em El un ©
© £ 2 L ERRPE RER > 2 © © £ 3 rh
FA a v 5 £ 5 à 5 de v|TT D © © D E
& D 5 a nLSLE 55335202 0l:s23lE © ST
à se [sages Les [£osilssos|8s£Els 8 |£8
5: ° LD TÉElSSESS DEgElses= TES & © +
3 < ÉFPEÉMIÉÉRECREESEEEPEPFEE & [5e
d s es 012 5 2 CCR EEN £ 9 £
S 6 EEE 5 À 2 5 > oo °|l5r 7% g vo
5 < FÉRIÉS E 5 [38
EN = LE islssoss [aimes xéslierele 2 |E£S
PM 5 Solo on = 5 °% rTun blé 8S 0|S= 63 = © .2
EM D 2e 0 = dl EL E n © <ET ES CM:
Sole: ose mn 2 cl: 2 avT|TEss2le a =
CR : 5 = Pi dk Ses 5 © à| : ta ï |A ol:
= [al IN SIit= o221n 0>0o VT£eslTep els AIRE
DE RÉRIREIDETEEEIREESIDEEEIRIERIE sol sé
ER S 2 ol so Roroc£ls LÉédcls ssl scssle 23124
CORTE < ÉS|l<scl< eve z|<26 | <2Gi|<05TlE < ©|< 8
[page 410]
A.10 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
3
A ©
©
= x
= $
£É
>
ce x|N
© £ * < * < S|
= =1 =1 =1 =1 S|IS
S 2 S 2 S SIS
© 2 a 2 a ss
EE oe e o e
8 e n = SE
& & Ni m S|S
Lnl Ll alla
lu
N
nm =1 =1 S|IS
a Se e S|IS
à = a SIS
el el
è à £ sÈ
S SIRET
= na
ù s
© =1 =1 S|IS
NI Se e S|IS
$ 8 8 ss
el el
à $ : S|S
S SIRET
= na
ù s
in =1 =1 S|IS
NI Se e S|IS
$ 8 8 ss
el el
à à £ sÈ
à Ô] Ë
Œ S
+ =1 =1 =1 =1 SIS
NS S S S S SIS
S = a = a S|S
N eo eo el el
ë Ë È Ë É SË
S ni sIa
= ou
G wi
a
m ae [=] ae [=] S|IS
N = S =) S S|IS
È 2. a. 2. a. SES
N s s o eo els
à A FA 2 E SE
RW N in nl nl SI
S Alu
I
a =
ñ a D u Co] D»
el] ci] © h d LD ©
= CE El
n ES L2T20 BEST © 3 8 422
0 = S 0 & 3 22% o SSHV0=
=n9% 5-6 EE » © © n » © F
ER bosses LL à 2 3 DEL ve
n SÉSSSATSSE EC eo e) D 2S$+TE
© SsErtésore |ovd0e |3Z [Brive ST
A ÉSoso0o2%3t Ë © L © L = vs °+rvLE nu
= i=S5i ess |ssse |2< |[SS2:462$S |à
EPS) © © Lao & & eg © — SRE As £ a 2 5 £ 5 & ©
3 £ G Ÿ v © e 2 2 —= S SES a O—VESS Ê
Q LES LUuSE 2 032 8 Bus n E à
A © vo L£Embosss 23 5 © s dEÉE0eS Elo
SES EEE = SSE Sw SE 5 à A È © Tan S|
© — E 5 5 £ © CE a = © S 5 E
CES = nu OS © 25 j|ÈET a 5 ES So es 8 S
2 5 G OS ùu 3m bd %d|0E,Z ñs|T GS 5 à © — © SIE
ES = 2290 Te2rob|sssSéle zr| x, 69e al S
à ERNEST 0 08ElRSS TEL S|S
ER O sa 22 ee store S2l02$38g8s se
S £ 3n2ReE 542865: E8<|582885 Sulel£
È DÉSGRRSGOÉEl*L So elnsz|lvéso seu s|als
DER < 5 igsososrolnmneguilninlisz29gE0oal<|-
Mo isizsssclissselsesugesssuclils
+ YX = à =
DATES <Tésocovat|<E GE da <ÈS|<U Ra E<2IelE
[page 411]
5.- PLANIFICATION AL RE
= =
ñ ©
©
=
=
> *< *<
©
CE
És
© Ê x * < * * * *
= eo eo eo eo eo eo eo eo eo
>» e e e e e e e e e
© a = a = a = a 2 | à
EE e oe e oe e oe e oe e
e e e e e e e e e
a a a 2 a 2 a a a
Ll NN in L'e) [=] L'e] nl nl Le]
Ll Lu
=
SN = a = a = a = a =
5 Le 3 || 23/21/12! = [212
A = e e e e e S s | S
© e o e Le] e e el Le] e
CS | F a D a a S 4 | e
< LE Ll N nl Le)
5
A
© 4 e e e e e e e e
NX } a a a a a S e S
eo nl Le] Le] Le] Le] Le] Le] Le] Le]
À Æ S S S S S = s | S
A « Q e e e e el L'e) e
N ME + a a a a W + | 2e
e Eu Ll Lnl m Lnl Le)
È
N 2
æ
>
in ns eo eo eo eo eo =1 =1
N A a a a a e S S
e = 2 a 2 a 2 a a
N La eo eo eo eo eo el el
+ o e Le] e e el e
à “ F a CA a a S a
e © el Del L'e) + Le]
& E
<
n
ee)
+ £ = a = a e S e
[Xl 1 =1 1 =1 e e e
e A a 2 a 2 2 a 2
N A ae ae ae ae oe e oe
M © Le] o e Le] e el Le]
L'e) + Le] L'el Le] N L'e)
SJ = à à à
= ..
Q +
É
m = e e e e e e e
ES] [=] [=] [=] [=] [=] [=] [=]
SR & & S | à & & &
N S [=] e [=] e e [=] [e]
«a © [=] [=] [=] [=] [=] [=] in
R 1 Lrel Ÿ a Lrel a N N
e LA + +
A
a ;
pe A °)
D » € © 3 Le! 2 n œ
El = «2 a
Lo258 lus |x |< o5 |g |: # |£ |»
SEÉSaus |[2S$E & Eee [TE Ê ® _& > |
ESSESSÉ CEE = LR v 2 & È @ Ÿ 5 œ
£ à £É © © © d mn = E e à A s®
è SHEseS [SÉ, [gas |£e |< [822 [221%
= Æ œ * ÈS 5 ÿ É © 2
Es SEREE, RE LElSÉ 88 |g 12e, [TEE
® à BSSEss lès [5584 se |<el:sS |£sls
2 E v SRE soaeolsslsz [ES |Sélsor 8 s1S
ñ © LERCEE SuErEr|> o|RS ES vs cl us 5
LE Sisvyus Be ls alses spslasises S vs a
RE ÉRSEoS 20hulo ls |Srslérless |[5S|Sa
8 < ONE MONS É EE 2|o lo RREl SA sse [L2<lss
Er ssssss [SSsels os is cislpeolbes |S51$6
. N = me
ë 8 ÉASÉSS LLSS|Z Mz2séloss|S£ilSLse mElS os
LR Er) un o|.… CT . 4 © ee . .. +. à
S Ë SÉRShéalaseclas|<islasslsic5s28|s las
DE réaites|-essel-sl-esl ul is sé|-elE
5 © SSTrssalieseltaelt es Else ali Ps os e| * 8] +
à 6 HS DL ss ul<> 0 bl< 4 <T=|< a T|< | <TTol<u|<s
[page 412]
D 1 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
3
ñ ©
2
= x
> *< em *< *< *< *<
1 ©
EME x
ce 5
© Ê < * x |T
= =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1
ri] =1 1 =1 1 =1 =1 1 =1 1
© 2 a 2 a 2 2 a 2 a
EE oe o o e oe oe e oe e
e L'el l'el e Le] e e =1 Q
2 N S 2 | 2 a a S:
Le] a D Le] NN +
nl 0 ul N
nm =1 =1 =1
nil 1 =1 e
e a 2 a
N eo eo el
© 1 Q 1
« a RS .
o en + +
EI Ll
0 =1 =1 =1 =1 eo eo
N 2 S = = = =
= 2 a 2 =] s e
N eo eo Le] =1 1 =1
n 2 2 | 2 2 2
nl a a Des =) =) s
e M nm D =] e =]
GI “ a a E
Ni T +
in =1 =1 =1 =1 =1 =1
SI 2 S = = = =
= 2 a 2 =] s e
N eo eo eo =1 1 =1
+ 2 2 |S 2 2 2
NX a a De =) =) s
e + nm NI =] =] =
GI Ni a a E
Ni T +
+ =1 =1 =1 =1 =1 eo eo
nil =1 1 =1 =1 =1 e e
e 2 a 2 2 2 2 a
N eo ao Le] eo eo el el
M e L'e) L'e) o e e Q
se 2 “ “ = 2 2 m
eo Le] Le] N nl
EI Lu
m ae [=] ae ae ae [=]
« = = = = = =
© a a a a a a
N e [=] e [e] e [=]
«a [=] [=] [=] in [=] [=]
S a. + + &. 2. +
e Lun) re) Ÿ
A
sv © j & © LR &e À
2 à 1 & y — DS à
5 à |g ÊE LL 2 le [ÈS<ST [S2£et
splesel® [55 23 [one |S [82228 [Ses
Ê 52e 2 S 5 a 8 we À à EÉÉDSes 5 D 22
Miss 155 |-|52 [5245 |É [SS235S |ss522
= Sal Sels [835 [<|$é |£2- EJRotsé Lim SO,
ei Bolge alu [m2 o|s © s 0 & ER RE S HLTs
n ÉRIERNE o ET £ Em sg 255% nu IRÉéSsgE?
F) Ê 2 d0|T 8 £ e 2 © 65|T 3 :2.3 20 8£E6E
© € FAIRE E|£ST E &8 2 3 seXTyOlOLsÉRES
CR = == 5 -lS2vl5sg2lsiss 8 à a LISSN ST E|ST SALE
SES FÉERIES oo © © L6150m0u lv 28 TES
à 2 EEE PIERRE we à 5 LISE SES elTs2:esz
S< ÉRÉRFÉIEP EE PEER ERErRIEEPESSIEEESESE
E Dale o SA «lg E @ 44 = a £ 8 3 lt ass
nu 2 ASS a als £ Ê 2 d d © = a © mn
ES RIRE MINI EIRE ÉD Ml sESS 2e ELALEÉ
8 & ÉFIERNIREIERIER RDS E Fu tvTéel.:sŸs<e
Eu A Elmne Pl dl S|e 5 RÉ IASgInE d auilt+ Se © à
ER - Sir ris ur sols a sa sas rSsÉLIiEsss 8
© à [53815575 e 2 SE sIS 0 ssl oies El SESEXSs
ES À ol SL Ssalslasoliéeslialr2 sols sssis
DRE < s|< 2 0|<El< > TvlhlS o 5sl< T3 82|<5|4E Sr 4 EC<E
[page 413]
5.- PLANIFICATION ASE
5 £
2 © x
a QU *< *< N
2
= x
> *< *< *< Là
©
ÊS
© x
© Ê * * A
= eo eo =1 =1 =1 =1 =1 =
£ =] =] =] =] =] =] =] =
© = a = a = a = S
EE oe e oe e oe e oe s
=1 Q ao 1 Q 1 ao =
2 SA nm a * a 1 GI
ao N nl NN N L'e) CC)
m Lu a
Dm eo eo =1 =1 =1 =1 =
A = =] = =] = = =
e 2 a 2 a 2 2 a
N oe e o e oe e s
& = = in = o =) mn
N a œ QI & œ DE ES
= n O0 D
N La
0 =1 =1 =1 =1 =1 =1 =
K = =] = =] = = =
e 2 a 2 a 2 2 a
N oe e o e oe e s
D = = in = o =) mn
« a œ QI & œ DE ES
= n O0 “
N DR
in eo =1 =1 =1 =1 =
= =] = = a e
e 2 a 2 2 2 a
N oe e o oe e s
+ = = in o =) mn
& a œæ NI œ Et a
e = el
GI La Le
+ =1 =1 =1 =1 =
EX] =1 =1 e =1 =
e a a a a &
NI =) s =) =) =
EE = & ë & |£
nil = Es “+
e s NN R
GI La «a
m ae [=] ae [=]
« = = = =
È & & & &
N s s = =
ù =) S =) e
Ni nn n le
N a A
Q D
XI
d 0 Dls ,
T2 510 a © 5
1 EE > wi =|x EL È =
: a 3ag96|sEls se LE32%0% E
= L De)
SE [ÈS [Ress els SR ss SSSESE lies la
GS | o0T = = LUS SE = :
M: ii: =SSslsss css 2sssss |S3a |
E 56125 5 Ruslsilvu or Sess DES
Fe 3221728 DSP 8|65|T253EÉ|<68770.8 2 5 AS Ë
EMA © 5 =|12% gévulst|sSsas|Se:s2E 8 2 à E
EREN = > © © nu DOI sa 00 sv EE Ssr x € = UE
© IE gosnlEé ss 6 Sols 22ER°E & o S g
ñ © un +2|0= 288 0v|lE ss res] 0 E 2 y È e 2 £ eo
= = 5 0| 5 - D © ha Lo L|= a 8 o © à
DER © = | 2: SES TI|E oo 3589 0|S2236 029 S 2
ER: [sSsalislsEsaslsssEies [se le
D — S = Ÿ ù EE = © ei a = = — j
E: ÉFRIÉE SSEsls2) SEE tEsSsieEcs |:
© & le) = a CR RE D 3 0|:7T L| ©
: © :|- n 2 G| +. © e — 3 0 Añ
SE PAPER LIEN EEE IEEE RIRE
DER « 5 55 ol 2 Lol ilie Es Lola S La cmolisere| €
CR = Sc cl sols e 0 gsls< 5 s<e5ssls uses els<sszel ce
DRE < 5 °1<û8|<vmul<o|<d<o0 a |<25 555 <ERE|
[page 414]
ET 1 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAIÏTIEN 2022-2027
; Ê
O =
© *<
©
El ë
=
> D
5 à
© à x|%
© £ * < * x x * CR *
= =1 =1 =1 =1 =1 =1 ao|e =1
ri] =1 1 =1 1 =1 1 ao|e 1
© a = a = a = EE © =
EE o e o o oe e o|e o
l'el Le] l'el L'el Le] Le] n|un L'el
N n N N mn n alla SI
NI SIS
Lu
=
nm =1 =1 ao|e <
nil =1 1 ao|e ©
e a = + © ©
è É 5 |2l8| M
$ n Et ve FE
eo Lun
KI m Z
<
À
© = =] oe|e =
K = =] Ss|s =
S = a 2|e ea
N el el ao|e 2
M ao ao o|Q |
a [re] nl LE Re
© a À
A + ï
ë
in e S ele =
a 8 8 8|8 >
© = = = = \
NI = = s|s À
+ = S e|uw
S n Et v|o >
e à E
G Z
S
+ =1 =1 =1 =1 =1 =1 ao|e 5 =1
nil =1 1 =1 1 =1 1 ao|e 1
S & a & a & a 212 A a
N =) s s s =) =) s|s © s
æ a in in in o S n|e 1 n
=] + | © Lo
A Go 1n
si]
À
m e e e e e e ele En e
«a = S = S = S sis £ S
© a a a a a a EE a
NI s =) =] =) =] =) else S e
a un in = = a = o|in © =
à El Si El a in a Al # 1
Q “| à
GS
a , © , 5 EL
S E - 8 Tee 1 Big 55%
= 2 & 5 d = © = Pl 5 & d @ à
Su 2 S52..|r9, 0 n E E 3% A 2 ET
Ÿ © œ© D Es pRu|sE ù 2 © SE mn FE
: 5 T ii £ S% 2e SES 2 £ n © © E 5 L 8
© a € © Fsegéslesef 8 ÿ SES © SEÉÉ
& LS lo [SSEÉSIS£ssucieé |[2Ss |É BSÉÉ
5 5 & a 3£ Eee 0|36z Los £ 3 © 3 o Ë
3 U e £Ê 5 ,125-2818808;:|T8 |2<8 El + 8% 8 8
= < _— = A a =
8 & Le [oc Lu32% LSSEu|Ssz.|ses 5 8 5285
SE SEulse|24eeS|2wvELS Is LlE2e S ZOÉ
© Bo 210 52454 225 S£ulgmuols ss 2IE e$E na
RU 2255-22-52 22É6555222%272 | ET
E = aoëlSdlassselessosgsrsl2se le E0SS
EM se bsSloélanyetlas<Eciéislä as [sl m HoË
E re Sls sl. 8 SEelt duo dl soiree. SET
5 sEtlaslessEsls<sSTulusaless 21 ZR82
&E se éln ein is a eln en sg El s le SE uvls|s = ÿ 5 ©
8 & SE El 828 hs s cl <3É|<S0$°|e|s 5 4 SE
& bb <TÉ|<É|<s552 H<E RÉl<SSI<EESIelE SES &
[page 415]
5.- PLANIFICATION 415
5 £
o ©
a QU *< *< *<
©
=
=
> *<
©
CE
És
© Ê * * * *
= eo eo eo eo eo eo eo eo
>» e e e e e e e e
© 2 2 2 2 2 2 2 2
EE o o o o o o oe e
[re] in [re] in [re] L'el Le] Le]
Lil Lil N N N N L'e) L'e)
Dm eo
nil =
e a
$ ë
< Et
=
N
0 =1 eo
[Xl =1 e
« 2 =
sS ë £
E el Du
=
N
in eo eo eo eo eo
[Xl =1 1 =1 e e
e a a 2 a a
N Le] ao eo ao el
+ [re] in Le] L'e) Le]
N Ll Lu Ll Ll
=
N
+ =1 =1 =1 =1 eo eo eo
[Xl =1 1 =1 1 e e e
e 2 a 2 a a 2 a
N Le] ao eo eo eo el el
M L'e) L'e) Le] Le] Le] l'el Le]
a Ll Lu Ll Ll Ll NN nl
=
N
m ae [=] [=] ae [=]
« = = = = =
= a a a a a
N [=] [=] [=] [e] [=]
«a [=] [=] [=] in [=]
a nl nl nl N nl
e
A
plu «& un, © œ un E
= Slése léss [ass Sa Fi sS [23
D 2 = 2 £ 2 5 © Evdle LS] ï © «= 5
Tv S[8cs e ENE-ER- £ E œ
o E g| = F4 2e a 8 S | 3 3 © © 5 Z£E s =
An & & pe & à 5 © © Se © © o 50 © a ETS
2 52 4 El oo $ © © rotor LS À SLSE E ©
1 ESz3g ER ER © RE vols 2 a EE o = 5; =
© Es Q RUISE CRE = = > | see m ©
A <SS£uel3spe 5 5 2 SESSTISR2lEES 268% & ?
2 L£su£s£Ss|IS ess n SE 2S2Solabs|l5 0. cs 24 vd 9
à 3 2% 9° 2|15025£ +2 2 8 ss 8g2ils ss|50 0 CRC RE
5 © EEE PS © dv CAN S|28SElTsS 0 52, 2£E|20
o € ESRI A EEulu Es pe L Elus Res hEISS
A2 PRE EIELE- 2 o02|$csozlrts LS E u|2E a 2 222
<S ÉRIEEEPEEERIES ESS IEEE TIEEE EI
+ ÉÉRÉRIEEES sisrleiscéslsrslssesesssslcs
-< EÉÈRFÉE 2 £ E2s:|a2ss souls bo ®lée use v|ue
£ S Lower SssS sr olr ss 2 ESS £a un DEÉRIST
a s] £ 0 £ 2 £ F S 5 © 2 © E
ER =: :5255:2%lesisccslarsstséÉss|2e,
Disc ss zlissilus 2 Rolcielnasslass teste
DE NRERFEIRERE SELS ssl a sl ss 9-22 s2| =
ÉD 25 2548 rlouréluureslu sole SE Slu es séile mo
ja 1 = Dal “ Fa) = \
DDR < LES s<os ss <oss|<s ses 8|<8E|<s 8] < ET a e|< 2.
[page 416]
Er 1 16 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
£
gg £
FRS x
2
=
É x x
= a x [à
a à x x
© £ x G x 3
= [=] [=] [=] [=] [=] [=] [=]
S = = = = = = =
© 2 Si 2 a 12 Si 2
EE o e o e o o o
[re] [=] [re] [=] [re] in [re]
N e. N a | N N
Le] NN NN
Lu Lu
LS [=] [=] [=]
[Xl = [=] [=]
= . a 12
N [=] [=] el
© [=] [=] [=]
S D a |«a
o + [+
N
0 = [=] [=]
[Xl = [=] [=]
e Si a 12
N [=] [=] el
ù e |S
Fe N S |S
o + [+
N
n [=] [=] [=]
[Xl = [=] [=]
e Si a 12
N [=] [=] el
È e |S
M in a |«a
o + [+
N
+ =1 [=] eo eo [=] eo
[Xl =1 [=] e e [=] e
e 2 Si 2 2 Si 2
N Le] [=] eo eo [=] Le]
M [re] in [=] [=] in [re]
a Ll N Ll Ll Lu Ll
eo Ll
N
m ae [=] ae [=] [=] [=]
r = = = = = =
Q a a a a a a
NN [=] [=] [®=] [®=] [=] e
a [=] Lin un un [=] [=]
RW nl Le) nl nl nl nl
[=]
NN
un © . ea FA
. À à œ : ©
Le] .. D 1
= ES D à = n © E < o
= £E es} TT 8
= = T e LES StlE 2% sm + à 0 %
o À > “+ & = > 0 à Q] “208 es TE
: ÉRE sugsitésls |] Mssss |E2628
2 LES © S55ssusrals © 5 ao % 5 à 9 3 o
Es 35% Ë SÉÉSSS Sels Ê anse BrxoT
y Q So e ET 2 9 = & Ÿ D SE Ge €
22 ÉRRE SÉBEESS2|sElE esse |8-sSS
ER 5 50 |S Tasvienelsrlé SRÉS [PESTE
LE ER EEE EITE s225£ [SLRI2rS
= SSEsÉS 2 2
Le} s [ + ol
ER © © © £ 5 © LE £ Ô a ri a CA £
ERNS Ex] 3 25528 68|6S-|3 Sue ABÉESS
ER :<55|s MESEron2| c|s ZLN |-ZLiss:
2: ÉÉE LÉSSSSselasf]) M -sisidasses
SE RER NSEBASErvINEs GS sesltsssss
EE 5 © 5 o| © Ses ess eale Sorsaliess£se
PACE <O02SIE <Ss RL T0 5|<SlE ATEBMILTETES
[page 417]
5.- PLANIFICATION 41788088
5 £
© *<
©
=
=
=
©
CE
6 =
© Ê * < *
= =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1
ri] 1 =1 1 =1 1 =1 1 =1
© a 2 a 2 a 2 a 2
EE o o o o e oe o oe
in [re] L'el l'el Le] e L'el Le]
Ll L'e] N
nm =1 =1
nil =1 e
e 2 2
S 8 3
à a a
e + +
A
© =1 eo
=1 e
e 2 2
5 £ S
FR 2 ue
eo Lnl
A
in =1 =1 =1
nil =1 1 e
e 2 a a
N eo el el
+ =1 ao =1
à a = a
e + +
A
+ =1 =1 =1 =1 =1 =1 eo
nil 1 =1 1 =1 1 =1 e
e a 2 a 2 a 2 a
N ao Le] ao el el el el
M in [re] L'e) L'e) eo e Le]
NT Lu Ll Lu nl a a nl
eo Lnl
A
em e e e e e e e
«a = = = = = = =
= a a a a a a a
NI S S S S S S S
À = = = = S = n
À D D D D © a.
eo nl
XI
A ' n gs & A a gs £ 1 1
© Er © L o,% © TLo ns. £ A: n A
& 4 SoES KO à SDEES > [Es s 2
# o 0m o 2 % 9 vmu é 5 D < T3
El GS £ 355 © 225% 3 5 5 © .|[©oR Tr © 8 à
Sie S Sn ES Sn EE SES <|Im ÿ € si © À à £ 3
, 3e sS - 3 à - 3 ÿ = 3 à 7: o se 2.3 3 2
© ER TE 2R£SE 2 Ré. BE RÉE B LE 2.2 BE =
2 sers |=528685 5262 |52sS55|9 s Sl52$% |S5
2 CRE a SSSÉ ù GT OT BSSÉOIÉ Sa a ES 5 S
CR 5 555 [5525 [552% |[05236%2lE# silt$os [a
CR = = = le]
AN LEDs PRE BELGE SLT Ee | Solo ° Tu x
CRC © = 5: £2365e £< 259 <233£2:|x 8 810525£ à À
RER 5 © LS 5022 o 9 à 0 © Lo à n sas Es 5
EN LAS uses 20 5 mo Ë EL m0 À £ 2 8 Te T A 5
PER S LE oo << £ & =) a £ ? 8 512% 5 ©
ri D 2 < $ 2 LEA LE 2 | 2 8 2|T RE 5 à
<< EE EEE: En sg ER ST ; SAIS SE à à
EN © ED o LRlSHÉéo [SRE dE E o =|2 Ps seges Sn
£ © 2ZST Oz LS ESIOzSs es (9ZzL658|1s 0% 80# <£
ER : = Sols vo Ho sos v|:rovvsls “sl: 5.2 : 2 un
Eee RDAESAe A or slnQ os eleve ao = ele mm olN TE mn 5 4
DE RRÉERIRPEREIDCEREIREEREIE SSISGESealtE
à & 5 w 9 ES &|2 0 To Mu vo eo a|i o To s|e n Sln ss £als es
DRE <TS=m DETalLTE EMI <TET &|IE <B|<0dRER|< à ©
[page 418]
ET 4 15 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
ÿ £ x
© x | =
a QU *< *< N|
©
ES x | x
=
> < »< N|+
£É
5 *<
S x|<+
© Ê < * < x [Sa
= eo eo eo eo eo eo eo eo a!
>» e e e e e e e e ao!
© a = a = a 2 | à 2 |e|e
EE o oe e oe e oe e o ose
L'el e e e e e e l'el ne
S a a a a ae | à S |ale
Le] + Le] Le] Dm Le] vom
Lun Lu Lu So
Dm eo eo eo eo a!
[Xl =1 1 1 e ao!
e a a a a a
N eo eo eo eo ao|e
© e el e e a!
S a S a a SRE
e L'e] N Le) na
A ml
0 =1 =1 =1 =1 eo a!
[Xl =1 1 =1 1 e ao!
e a a 2 a a a
N eo eo eo eo eo ao|Q
M = = a a a ou
x 2 QI a a a Es)
eo L'e) m N Le) D Bal
A Le Ro
in eo eo eo eo eo eo eo a!
[Xl 1 =1 1 =1 e e e ao!
S a = a = a 2 | à 2|<
N ao eo eo eo eo eo eo ao|e
+ L'e) e el e e Le] e un | ©
à a S a a n | à o| +
eo L'e) m Le] Le] Le) SES
N Nm
+ =1 =1 =1 eo eo eo a!
[Xl 1 =1 1 e e e ao!
S a = a a = 2 |e|e
N eo eo eo eo eo eo ao|Q
M ao Le] el e Le] Le] o|un
NS sn mn N a mn Et AIR
e Ni © em em [un
A ml
m [=] ae [=] ae a|e
« = = = = els
= a a a a al
N [=] [=] [=] [e] a|e
«a [=] [=] [=] in aol
à Del in NI Del CII
e Nm
A
£ E
n © 6 à £ » € d £ s =
Lo Ÿ LA RE . vo 5 5 3 à a 3 3
5 w 53 5 GS À A S 88% £ 2 ol 8 aq S T o LE
ou Et T g 9 m © d 3 a 8 £
Les] CRE = > pe] 5 SlE pal sv RE Rlm
239 [SSE [adbse |°003l£E 8 |Rslss=sln
ï = ED
© STE 2 5 ET uLISsEl = = 2[°s|[2063|
= sta EE [= uw 855 6EslSe |S2|55|5 4%
2 ñ ga Ÿ 8 S © 2£2L él s6|l20 2 <|T Sels ECIE
a 2SSE 2 2 & © o Sols E £ "le É|[0 8 2l£lu
5 € ER D PE ulES un ElS EE «|20 2 lo blues
EM =: [225252828842 188 |[£clss|ss<)éle
" v © = E 3 © Ga «œ œ TD ü | ©0
Rs (5255 5a0islsSslre |al2e|s8slele
n € & © A £ LE vl= a 2 v ES £ v| © 5: œ
rs TS < £.2 SE sols eve dlo so |Ss|<0|s<s2|Aals
= EE £ 5 E & FA vo € Dia °|sssls
: ÉFE grasses sé s<liés|Es-s esse
EDS Sc ss: TÈLe 5SI<S5<3l. sl" SS ls le
mn mn n n n à 3 …
LE PÉRERRSFEIFEEFE PEER IENIEEIESFIEE
EN Es ssliasolts2zteltsoliuEg|*és|<£p|<8c|s|s
ER 5 5 8 0 210 0 Sol co Es 6 3 0 Su lui ol SI Es|e|e
CRE <= 0 0[<TST<5556|<TEl<uT|<T|<al<L ÊlÉlE
[page 419]
5.- PLANIFICATION 419
; Ê
9
FRS
a © ea
Li
=
©
= =
= [A]
> A
a
ré
£È 2
= ER
© à 2 <
(SE: © *< *< *< *< *< *< *< *<
= = =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1
ri] © =1 1 =1 1 =1 1 =1 1 =1
© Z a = a = a = a = a
= © 2 2 2 2 a 2 a 2 2
ao 1 ao ao el ao el Le] e
MS) a mn PA SN n Ni a
2 Le de ON] nm Lg Qi
Z En =.
S <
a =
EN = ©
A = 3
nm — =1 =1 =1 =1 =1 =1 =1 Le) =1
N QU = = = = = = Se te =
SE S| © & & & & & |e| |E &
QI EN el el el el el el ao el
& 8 S e S S a n mn = Se
N 5 E KI in in Dal # 5 Ÿ
SA © | ©
" $E 5
CA =
© CN = e e e e e e e S e
« PA © = s = s s = SE =
SN © | © 2 2 2 a 2 |e = 2
SR =| © 8 8 8 8 8 |e a 8
E FD © El NI n n a < E &
© GB | =
N Là
: E E
EN © ©
in CC e S e S e a a É a
SN = | © a = a a 2 |e © =
D | © 8 8 8 8 8 |e Z 8
à E a NI n n Et SA +
s BE | [8
© a T
a CEA © E
CD Z ta
= a
+ 2 e e e e e e e e Q#] e
[N] A = = = = = = = Se = =
© z EF 2 a 2 a 2 a 2 |e = 2
S 6 e e e e e e S S e
m = Le Q Q ao ao Q Le] L'e) L'e) © o
a CN © Le) =
a EN = =
A : £
em se D e e e e e e e e < e
«a s E = S = S S S S S e S
© ni a a a a a a a a = a
NI CE Z =] =) =] =) s =) ce e en e
a EN = ae e e in Sa un ae a a
a EN © ul [NI in un Lu nl © < +
$ 4Ë | 18
S Re S
© a
£ E a “ CE & a | un 848
z|2 8 2 2 £ , 8 D 2 ET x à SEE 0
SlSrtlés [54 |gE 32 lsLis 132 É 36
BB 3£18S0 CCE 2 5 4 2,8 wl 2 % RE nl Boss
nou s|2g a = 6 E © = Ÿ 2 z 215 A 3
8 mlégéslné [ses |[Sus [EsslssS [ssl SÉTE
= 2 LC ul2eE d © ù € D 5 © Denis 2) © £ L
a Slséulds [S£E |[SSe lagslses |[2Sils 3$$E
à mlsacls2 £ © © ü © © SE £SIET. 2 5 © L DS
5 2 clsSoslss [SSS.SREÉ [2ÉSlasté |[sSs%ls 58850
S : É & = © ET
a S Z|5 281558 ,15È48888 |[évalose [2854 Ss2%
= g © Ds vlan El TE 8 — 5 © = 00 S 2
PR 55-52-55: [252225 |Sc2le SES
ua Fl < v| 5 © TZ £ S ©
ER 512: 5: ESS ss [assises [ESS AE
L £ £ © n ES] Fs £S< RE
E 2158892215 87%2l888 RÉRSISSÉE [ases|s SEL
£ [= % sol à | : = OR: + & © + ù =
SE Br uldgEél Es als sl dolor selcsels ÉuS
© & TE 0 s|< 5 Sél-ESL| wall -L£s — 2 218 dgEs
2 £ Séilssslse selles Ré selcéeElcesle £3E$
& & Do|<Eii|<o2ds|<e bél< LS |<8 SLl<ESIE 4 TT A
[page 420]
Er 1 2 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
ÿ £
® ©
Lè
=
=
. 2
55 x<
© Ê x x * x x G <
= eo eo eo eo eo eo eo
>» e e e e e e e
© a 2 a 2 a 2 a
EE o o e oe o o o
in [re] [=] [=] in [re] in
SI 1 & n SI SI SI
Lnl Ll L'e)
Dm eo eo eo
[Xl =1 e e
e 2 a 2
N Le] ao eo
© [re] in ao
a N N a
=]
N
0 =1 eo eo
[Xl =1 e e
e 2 a 2
N Le] ao eo
M [re] in ao
a N N a
=]
N
in eo eo eo eo
[Xl 1 e e e
e a 2 a 2
N eo Le] ao eo
+ S el in a
à DE QI N a
eo Lnl
N
+ =1 eo eo eo eo eo eo
[Xl 1 e e e e e e
e a 2 a 2 a 2 a
N ao Le] ao Le] eo eo eo
M in [re] in [re] Le] o Le]
À “4 QI N N DE D DE
eo Lnl
N
m ae ae [=] [=] [=]
« = = = = =
S 2. à à à à
N [®=] [®=] [=] [e] [e]
«a Le) Le) in Le) in
à Si Si ni a ni
eo nl
N
vo o 8
8 , Tps 5, 2 £ 8
53 53 vo À à © ET LISE Si a
3328 Lez [5884 [2s25.|l3%2 ÉÉERS
2 à à 2 xees [SES Ex ooele 2 ÎN s ESTT®
=: 055 [ESS |[<Sissslies |S PRES
FA 2 8 =|x £ 2 & E DHL2S£2s|S Eu vo DE ST—E
& 50407 2 © £ 2 8 De 2ElSs$s2E TR 32 0 8
M: 5-25 25: [5522225 %2lE TE
. = 2 5 © © RS A EG —
5 à KÉERRNIEERT 5e € SÉESé|Ss eo 22 # 0:
S © = Su
Se Es 2I= 50% 20— pla 24—s|[$2 006 Dan gsEse
sh > © 2 o 5 al & © © ES ss S|> £ a ER E
PE © 5 © 8 512 © 2 © ss iLlL se o 20 os SSÉE=SE .
ri D ÉRIEESE 395$ Lust ol SEAT =
E = ÉRFERMIERFEPIETERNERÉEEEETE REELES
EC ER RIRES BEI ER ICE PESIERETIE En ser
- a 8 7 5 8 © © © 7 al. 9 5 9% … 5822 E.
SE RÉRÉEIREEEE PEER PPS E EE DÉEFEET
b £ È RCE à o £E ss ol RoRIRBELIr EÉvrsSss
5 NS éksce[Niassslioszelie me sINs SElS SÉERSS0
EE RENE PEREEI ER EE MEET IE SÉEs200
CRE < os u|< AS 0 0|<vTuE|<G ET S|<SuulE <0doSESsu
[page 421]
ÿ £ =
d ©
©
= =
El =
> m
. 2
*<
ES x [SN
© £ * < * Ë “
= =1 =1 =1 =1 =1 =
S = s = s = 8
© 2 a 2 a 2 S
= e S Q S e =
e in in in o s
E a Ni n CA 3
D] + IN] Le R
Es
nm =1 =1 =1 8
a e e e 2
e a a 2 S
N S S 2 >
& n in a 8
N SI SI © &
al
à Ed
0 =1 =1 =1 8
a e e e 2
e a a 2 S
N S S 2 >
D n in = a
« NI NI © Ca
© ni n
à Es
in =1 =1 =1 8
NI e e e 2
© a S. a 8 NI
à E E E = à
+ in in o FR M
a à à D a N
e a 8 a
A # a
a
>=
+ e e e e e 2e T
nil =1 1 =1 1 =1 S ®
e a = a = a S KA
N =) s =) S «) = 6
æ =] in =] in =] 8 =
& in NI Del CN a S
eo a =
$ 5 |S
£
ë
m e e e e e 2 Ê
«a = S = S = 2 ÊÈ
© a a a a a S 5
N e ce ce e e = È
a Sa in in in S s S
À in NI Del CJ = < Ê
e La Le R s
GS T .
ä
à a
se S |2s| 28 » E
© © ER| Es © > £
© m <
o © 5 A3 vs ER es)
. 2 5 | © = NN
A À FA ()
EN 25 |[SS2cz © ES 5
& E à É £|s< 0 2 2 2 $
" 2 [aslzs E a 5
D © El = a + E
CE A s2|5ez £ © Eu È
= £ © a e a !
RSS lois E 2 8 + È
a 2 Elu 5 E > + 5
EE) à = ESlSsEsS El 2 + LS)
o 2 EN 8 8 2 8 © a = à 2
8 + RS s2Iess R S S & œ
ED = = Ro] Tue a &b £ à Ê
n FE S 2/8. … 5 © 8e + È
E © S DE su 8 FA je S
se RES IPEEE à à AS =
È NL v|+88E _ _ = À =
DE RIRE RE Fi S & + ÿ
2 s PÉEIREITEESEIRT o CES =
= La e] æ TS Es 3
DATE < 3 El<O0|<S 2 E E ES È
[page 422]
2 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
4.5.3 N
RESUME DU PLAN QUINQUENNAL
D'INVESTISSEMENT
En résumé, le Plan quinquennal d’investis- A noter que le financement des actions
sement couvre 19 champs d'intervention du PCD dépend en grande partie des pro-
dans les domaines de l’organisation et de la jections de mobilisation de ressources
structuration spatiale, de l’environnement, propres à partir des budgets annuels de
de l’économie, des services de base et de la la commune (84%), soit 1,232,280,000.00
gouvernance. L’enveloppe budgétaire pré- gourdes. D’autres sources de financement
vue par domaine est de 66.72% pour l'or- potentiel auprès de l’administration cen-
ganisation et la structuration spatiale, de trale, des acteurs de la coopération inter-
12.41% pour l’environnement, de 11.57% nationale et du secteur privé des affaires
pour les activités économiques, 6.42% pour pourront contribuer à hauteur de 16%, soit
les services sociaux de base, 1.06% pour le 227,800,000.00 gourdes
genre et les droits humains et finalement de .
ns Les sources externes sont donc prises en
1.78 % pour la gouvernance du territoire. : L
compte dans une perspective de plaidoyer
En termes d’impacts, 59.52% (100) des et de démarches qui seront réalisés par les
investissements au niveau des sous-pro- acteurs locaux. Toutefois, elles restent aléa-
grammes ont un impact sur toute l'étendue toires vu les difficultés d'estimation des
du territoire communal contre 22% (37) fonds mobilisables et du manque de garan-
pour les sections communales et 18.45% tie de leur mobilisation en absence de tout
(31) pour le Centre-ville. engagement formel avalisé par des lettres
d'intention ou assuré par des programmes
d'investissement public.
[page 423]
5.- PLANIFICATION 423 RE
=
BUTIPNIPEURES _# | . | # |
2 AA Us | = | »« |
E
= ><
£ ANCey
ET
E 212D0S e| apsuonesiue610
5 32 sauleye sap aaud napas
&
E
= Sa1jne ja NO
£ !spuoy ap Sina|Ieg
É
5
E
= CUITE)
8
£ UONEJSIUILUP
£
o
ë sèjeu0}
5
& JU] SDHATDII0) >< = F4
£ S 8 8 8 8
5 e 8 8 8 8
E = & El 2
FA É a É E
S EI a = Cas
2 T ba S &
2 &
E = ae = E =
S S El E] 2 E]
à ss fl 8 8 El 8
S o A ES 2 = 2
à & 5 S & 5 s
(= A © À &. 2 =.
& E >» 2 $
à È 8 &
$ e # 3 3 3 = 3
2 = 2 2 2 > 2
ë & = É S É Z É
E “ = & 2 S eo S
E S = S s .. S
Ë Es ol E Fe E = E
Ê Z Ù = à
£ Z à F
S pal ol
= « A
Ê = A
E " S = = = < ae
a a 8 S $ = 8
ï É 5 É S É
à S 5 & A 2
= = = mn =
= & & =
= = S
À
à 8 8 8 E
S = S = =
à & & & &
= = =
È & & A 8 El
Ÿ 2 = Es
Si R
d
A be) e e e e
ra =] 2 e 2 2
à à S S S S
8 à = & El 2
Ÿ à = = = =
S & S & &
= TT Ca =
= = à R
S
È
A 1 1
SR - : ), & 3 £ 8 … Bo 5
3 8 E gs & sg 0 € E LEE S 2 &
TS & Ÿ © © SE pl OLSLE = Li
\S a Go =| 5 30 2 9 0 E © © 8 ES
5 à n © Ts o 5 £ £ = D
ER = © à 2 2E £ TSRETSu SE
3 £ © a À SSE © ne 0 + a. 2 Lu
SA © : S à UE 22 SÉSÉse Ses
5 © = Ÿ = 3 o 2239003 28
- SE ESS G'È SELS Ass
La È, D
DD :- . : 5 ss 8 à pitpésosS
5 2 v pa) v v
2 Æ £ 55SÉ|S stÉ cisé ocÈ SSL ei ces
: FE É Éssélssss£ is éesse ÉÉRERESÉSE
A € 2 gs SE o B'E|S 0 Gw LE A 5
A o E _ RangElmiPurln LOQÈÉEsE p £ Ed É à DE
Q ue) SI 5 © 5 | d 3 © En dd VTVEA, er de
<: EE Ô ÉRIC ETIFERERTÉE ARR TEsS
[page 424]
Tr 4 2 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
=
SPORE po. | «à = po _\
2 SIA &
8
=
= <
£ 2unuue) è
afp
E 212D0S e] apsuonesIue610
5 32 sauleye sap aaud napas
&
É sa1jne }2 ONO
E ‘spuoy ap sinalIIeg
É
5
E
5 2JPUD)
8
£ UO[}/SIUILUP
=
8
g S2[RHO}
5
8 JU SRHAMDI0) < 4 A =
FE S 8 2 8 8
É = & & = =
& S S S
a S & S 8
2 = La ss ss
A & = & S
E Es 2 = Les
É $ ë à
È = = = 2e ke =
5 à 8 8 8 Lo 8
= 5 S S S MZ 8
S es E s = < Se.
& = S 5 2 k2 S
& = a S Lx =
È 8 2 à
g >
8
ë = = = - =
8
Ë ë É 8 D É
5 à 8 S S 8
= S = ES Ss = S
£ & & a S LE S
= a E à = R
g S un
E =
= n e e e < e
R 8 8 8 8
& = S. S Le =
ï & = S 6 8
+ 8 S 8 8
S s = s ‘a S
S = S S
QI ES À a. Re
a a
£
à 8 8 8 8
& = & = S
ù 8 = S S
à 8 & 8 8
S & pa & 8
8 = & ES =
= S
= F
m se se e =
R 8 8 8 8
& & & = =
i & = S 8
à 8 & 8 8
S s si = S
a R a = Re
= ñ
1 —
ce 8 £ ë
S 1 à El
S £ A Ê u £ u a à ®
e SÈ © © a © © £ £
=! Ê 8 D © 5 a © Ÿ
5 à a © ÊTu RES © 32u
T © à E & à D 205 A 5 5 Ÿ
£ © gE 2 £ 2 2 o Da = 2 £È£
o > 8 à SES EE s E 28
5% < 8 à Lo BE SE © 2 os
5° G > < &T à © 6% BE = vu
Ê = a]. ga EF
= ES Lt even : ï sd = D EE a 2
Ÿ Le el A [el
£ £ a LS ADGLS SR, gsuussos eu SL CPS Tuu de
5 à 5 SELS e| LATTES S ses LDuStsessee
2 s CREME CESESSETEEETE CÉRÉENÉTELCES
ÿ E 2 8 E Wu RRERERY TEE LR A EE
S es E à d|ONLIENSGEÉ SELON DAS ELITE S 320
&S © <S Gaia So EiusEsbobee MIE RLÉEREASSE
[page 425]
SPORE EE . p__ _.
2 M < PF
E
Se < ><
= A - | __- +
2JIAD
E 212D0S e] apsuonesIue610
S 32 sauleye sap aaud napas
s
Es
É sa1jne }2 ONO
& ‘Spuo} ap Sina/|Ieg
=
=
Ê
5 2JPUD)
S
= UOI}EJ}SIUILUPY
&
S
g Sa[PLO}
5
a “HI1 SSHAIDe10) = ES <
8 5 3 8 8 8
5 Ê 8 8 8 s
E 8 A Se S
S = = = S
rs S a a 8
TS mn ES EN a
2 a 2 a Re
É æe ES R 3
È
E m e e e e
Q S S = 2 à =
ä & 8 8 8 LE E
S w 2 & ER S
ù = £ S S «O 8
à 5 = EN EN a
S a m mn Ke +
à © T
z ©
2 = e e e e
a = a a EE =
£ 5 8 8 8 s
= à & 2 8 > 2
ë È 8 2 A - 8
= & Re EN & «a =
5 à mn m2 FR
= = T
= <
Ë 10 = = e LÀ =
S S = = «© =
S 8 8 8 «A 8
$ 2 EI = &
ë 8 £ £ É
a a: L = S
a S S a
à 8 8 8 8
S S S S S
à 8 & 8 &
= = =
à & & à =
a É É s
m e e e e
S S = E =
8 8 S S S
a 2 2 = 2
= 8 a a &
a Les Ces Ces a
À $ $ a
D a = mn
e Lo 1 aq
EN Ÿ =
© _ ù £ £
8 € g a PPS & u
Æ © = © » 6 © 6 k 6 5 RO
a TE o = B Lo 2 «5 © E
5 A vo un SL Es » 8
a] Ù © 8 ® à G à ©
TS © a # © SRE = 5 E
LS É à = Ÿ £ © $ © D = €
S £ 5 5 8 & SOE SX SES
de G $ E a © 4 9 2 % ss à © ©
È D Œ
É Em mn = el œ na =
D oO = © vo vd + Él El 2 © D
EE a 2e |[&18,.%4,# E.5 + Dan EALE
£ S£ 2 ë à LsSovERLenvLE, © 0 $ o ESS
D £ 5 ms ST u|oosQ © = 0 2 © > ! o — RER
=] © a n E © D HTILDLELTE, ES 0 00 se L DÈTEZ > uv D
a LA ESC T|Svurseatesestues ss M SE UTuoSEssos
ë& 2 À 28 Sterne s2r02-:28:0l0 DpEvToss wa
OS © 022 3>-0rSascE0r2°0E 0 CCE RATE EE"
[page 426]
Er 1 2 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏITIEN 2022-2027
SPORE [ox | | #
=
2 SIA [ox | _. =
È
&
& =
£ 2unuue) Uk | _ s … Le
afp
E 212D0S e] apsuonesIue610
5 32 sauleye sap aaud napas
&
E
= Sa1jne Ja NO
& !spuoy ap Sina|Ieg
=
=
Ê
5 2JPUD)
S
£ UOI}EA)SIUIWUpY
&
S
ë Sa[PLO}
8 -L2] SRJAIDA|10) = ES <
£ = 8 8 8 8
5 e S 8 8 8
E 8 8 S S
S ss = = =
3 & EN & &
2 S + È e
2 _
Ê es]
E Le)
5 = 8 8 8 k« 8
= & = S sh S
Sa wo e ei 8e x e
nm = ss = s ka ss
à ë S & & &
à & 8 El =
& a 5 bu
Ê co
3 ©
= A
à = s = " =
S E = S & =
sS S = =
£ si 8 8 8 ka 8
à 2 2 3 ka &
= S ss s = S
£ & S & SM &
& & 8 8. &
S À =>
S rs]
= A
= Fe e e e nt e
S E = 8 ka =
Si 8 $ 8 kS 8
+ S & & 8
ë & & £ &
y EN S 2 LA Ca
R F
à 8 8 8 8
S S S = S
à & & 8 &
à & F3 = à
De —_ <s _
R 8
m se e e ae
& E = = =
y 8 8 8 s
à 2 = a 2
= e e e e
à Sd a
D»
El # ,
es S us
SE CE go & 2 È
= © := © PA El
= 5 ISME £ © 5 à E
E} ns D
TG © à à Ê Ê a. 8 ©
5 2 LE ÊÈ ÊLE 2
E S à = £
5 © Eg 5 3 É © Ÿ 2 £ ©
S s O > a 8 nn vbE vw a D
È D Œ
RS 29,8 8 = Ë SL, 3
= £ É=| o « } El En = &,
5 Ë 2 sépsssosies 22..L FRERES
DE 5 LED OS S da © : Su <S B = 6 > o 2
DS £ =] CROP EE CS — OSsSEezSEGu
8 E _ LE SES SE as sSEris<eeN SXEÉOSTSS
© a & 2 Lo RE 0 © & © a Ki S ©
äs Oo S 2vrsaSesetsse à ÉADRSESEL
[page 427]
BUTIPNTPEREES Ps | 8 | « |
Ê
S
&
£ Lee à
afAD
E 212D0S e] apsuonesIue610
S 32 saueyye ap 2Aud InaPaS
e
Es
E
E Sa1}ne 2 ONO
É D
& Spuoy ap sina]]leg
=
=
E
in a[eua)
S
8 UOI}EJ}SIUILUPY
Æ
S
g Saje110}
5
a “HI1 SSHAIDe10) =
A = e e e
É Ë = 5 Es
3 Le e S e
& & 3. 8
& 8 8 &
E S # a
É 8 : <
Ê
S = e e
S a 2 =
= & = =
= j 8 S
a à 8 8
NN = = Se
à R É 8
& nu Es)
&
8
8 g = e
a ë = 2
e à 8 8
ë & 8 &
S F =
=
&
=
Lu e e
S 2 =
ni S S
à & &
= =
R A &
= Le
à
+ = e e
à 8 8 8
R S S =
5 8 S S
à 8 8 8
= = = =
R S 8 d
Fa
m e e e
ES 2 = =
& = = =
«I 8 8 8.
= =
R = 8 S
à
D»
si L à
; a
= 4 à & & £
a Ÿ EG 5 9 Gau
5 2 D £ 5 & Sd © 2 ©
5 2 a © S = = EE
Er 2 à Ds à E ©
£ © E 2 SSE L 83
2 & & à 355$ Ê 5Ss2
A & 2 TS 2 & R D =
S G > mn Ex [es a © ©
Ë ©
© = a le LE 52 Su
= < nn
ÉRE F2 8 Sixt ,sss D, 02896 RE E
S £ £ SL LES cogne |[Sav92uEn |SESED
£ 2 LISE TLES DID olE 0 2% 20 5 0v|l0220:
g E = SE HESTbÉEesrESe|2Hr Gars Rate
S 2 DÉTEnrrsooseo|EsSatorocclvéegs
© © ASC CL PS QÉ|LSEL=TO0TE ALLSSE
[page 428]
<
SPORE BR EE É
=
2 SIA | |. |. E
È
&
S = s
£ aunwLu0) LS ES = = =
af
E 312D0s e] apsuoyesiueb1o
S 32 saureye sap aud napas
s
Es
E
Ë Sa1}ne 2 ONO
& ‘Spuo} ap Sina/|Ieg
=
=
E
5 2JPUD)
S
5 UOI}EJ}SIUILUPY
Æ
S
ë Sa[PLO}
5 <
8 LH] SMAND2II0) = 4 >< :
= _ ae ae ae = e
o £ EI Se EI 8 2
5 2 s s S Ê 8
E 8 E S À à
S = = & fa S
8 A a & & =
2 2 FO eo À &
S _
= É
= <
= = 5 e = s EE =
5 à E 8 = A =
É = = S 2 8 D
à T Ce 8 8 8 8 2
ae D e 1 e a =3
à È d & Ê S D ©
ë à E < Si & £
= be
S ©
à
8 & ou
FE e a = = = e M |
£ S = 3 2 3 E 83 À
s a | S S S S
2 S 8 8 8 3 3
= Fe 1 EI EI EI a 2 À
E ë Z £ & a EE ©: ©
È RS Es 2 à & dE =: à
5 fc] = D “E
S .
5 4 N
S
= " > e e e = 8
S a 2 E 2 £ 8 À
S
& Z S S S EE = 5
à « 2 8 & É s Ë
S < S s = + a
& = $ # & : D
ns = $ K
[e] >
E
a =
& 8 8 8 EE = E
S S S S EE =: à
à 8 & a s
S = = = = s À
R ba) R 8 Ré 2
2 & = £ s Ë
D ©
=
C4
a 8 8 ME : À
8 8 S 8 Æ = €
4 2 = 2 S 2 |
ë 8 & & SE © Ë
a & a a 8 nd È
T7
&
S
D» œ g
D 0 s
A 2 2 = En e.
s 1 à 265213 ER 2 RUE EN
5 £ 5 £ 82,258 EEE 565 &
= % = 2 EgsLSES SdEG>S 5 Sa 8 NS
2 TD £ A 292=T Sus£sus sos à 5
5 À a à SÉEd A, BagSisee S2TS 5 EM:
2% E à 2SÉE SES SÉsebest É80£0) 2 Fi
AE ES SÉSSISE CETTE Sosre + El:
5 à SR ASLRTAE SÉvovées ÉÉRRSIRS : :È
SA O > H F0 DE © 20008. a datseal + ° E
Le] v
F D > 2 M
É œ Es a À
© —= £ vuls F1 <= a 2 En:
2% : 9 2818 .,»% n2oltunieu | 3 EF:
5 S F2 Tps, BoBSsEélszgiio, biTel,.geis 5 Ei-
3 Ê=| E28LES E£|32 SE sSEÉ26r2 2ÉSE ER © =
DT £ D 5 2 9 5 S2 0522302 vLvÉ| SES 20 S Es.
El LE os mI£SS SSER £ £D<lS eo
n © FR L=VEssé|ELLos=S 4722 5S062c| S Ea
dv & ni be Eez von 0 eunuDL euro LEE à 0! à ER
HS A2 SHoGS£vcouov|Ee ü 5 & d> 2 20 o| à ERA
© © DE MEL AuTTIASES DR UITG ALES A| à E ©
[page 429]
D © — — ——————— ——— —— —— Fr
Il demeure incontestable que la réalisation des objectifs du Plan dans le
contexte actuel ne sera qu'une utopie sans la conjugaison d’un ensemble de =
conditions essentielles comprenant une série de mesures et de mécanismes
dont la mise en œuvre dépend essentiellement de la volonté politique réelle
des autorités locales et centrales. Au niveau de la commune, cette volonté se
traduit déjà par l'adoption et ensuite par la mise en application d’une série
de mesures d'ordre politique, économique et social ainsi que de mécanismes
orientées vers la mobilisation des acteurs, la mobilisation des ressources et des
stratégies de financement indispensables à la mise en œuvre du PCD.
= =
* = : = : 3
j ” PE 21 : F un } =: = Je = L CL
= = à Le ut À re mn LÀ A à ca x ci F = d'a pe Las Éo-e = =. msi: =
[ 4 es L' ja ‘ FF,
Î ë î Dr pi
LE pe sil [|
F 6 l a is
F …, Fi ; | Fe :
EE RE L
e, 4, LES F LR F FL,
ue Æ L L' ea |
ne es Pl _
F] F
=,
[page 430]
5.1. MESURES POLITIQUES
E: vue d'assurer la durabilité des actions qui seront menées dans le Plan Communal
de Développement, celles-ci doivent se dérouler dans un cadre institutionnel fort et
organisé. Ainsi, une série de mesures de politiques s'imposent. Par conséquent, le Con-
seil Communal s'engage à mettre en place les mesures suivantes.
° _ Coordonner les actions de développement
e Développer des coopérations et des partenariats
+ Mobiliser et coaliser avec les acteurs étatiques —
° Travailler en équipe et déléguer des pouvoirs
+ __ Communiquer et rendre compte
° __Démarcher auprès des autorités centrales et défendre le PCD
+ Renforcer les capacités financières des Collectivités
COORDONNER LES ACTIONS sions techniques sectorielles devant assu-
£. rer sa fonctionnalité et l’opérationnalisa-
DE DEVELOPPEMENT tion des actions du PCD dès sa validation.
Un espace de dialogue est constitué à tra- La structure a élaboré du même coup le
vers une structure de concertation com- cadre d'application de la politique publique
munale responsable de la coordination des communale portant sur les mécanismes de
interventions sur le territoire communal. consultation et de participation citoyenne.
Le Conseil de Développement Communal Ce cadre se veut être le document de réfé-
(CDC) ou Comité de Mise en œuvre (CMO) rence pour tous les acteurs de la commune.
. Il a pour rôle principal de chercher à har-
est cette structure qui, d’une part, selon les . Lee z . a
vœux des articles 88 à 112 du chapitre V moniser les différentes actions des opé-
du décret du 1* Février 2006, portant sur rAteurs de développement pour éviter les
’ duplications y afférentes, informer la popu-
l'organisation et le fonctionnement des lation sur les actions en cours. Un méca-
communes et traitant des mécanismes de nisme de suivi de l'exécution des actions
participation citoyenne, et d'autre part, en de développement est mis en place. Ainsi, il
conformité aux recommandations du cadre sera fait l'obligation aux opérateurs de pla-
méthodologique du MPCE. Le CDC a été nifier avec les structures compétentes du
constitué au cours de sa première assem- CDC/CMO et de fournir leurs rapports sur
blée générale ses différentes instances et leurs actions au niveau de la commune.
organes ainsi que les différentes commis-
[page 431]
6.- MISE EN ŒUVRE 431
DÉVELOPPER DES Ainsi sera-t-il possible de canaliser les
COOPÉRATIONS ET DES contributions de la coopération internatio-
PARTENARIATS nale vers la réalisation des projets du PCD,
= d'orienter la coopération décentralisée
PR . , vers des accords économiques, d’impliquer
La coopération et le partenariat sont désor- , q n: pq
mais les vecteurs de la politique publique les structures déconcentrées de l’État dans
de la Municipalité, Au nom de cette poli le CDC dans l'élaboration du volet inves-
tique, la commune renforce sa collaboration re cu net ce nu
. Laos A un cadre structurel ouvert à des échanges
avec ses partenaires privilégiés naturels, en tre isinant 1
us entre les communes avoisinantes et de
l'occurrence les Organisations communau- buali | d l
. Labs os 2 mutualiser leurs ressources dans la pers-
taires de la Société civile et le secteur privé. tive d f td " d
Lune s . ective de renforcement des capacités de
La Municipalité admet la reconnaissance de k ture d | bli p
a . . ourniture de services publics.
leurs compétences et vise la mise en place p
de partenariat public-privé pour exécuter
des actions sur le long terme. MOBILISER ET COALISER
Cette politique vise aussi la coopération AVEC LES ACTEURS
L ETATIQUES
avec les acteurs de développement (ONG, = Q
OL etc.), les entités de l'administration cen-
trale (Ministères sectoriels, BMPAD, etc.), Pour amener le changement dans un sys-
les Services Déconcentrés de l'État, les tème complexe, on ne peut pas s'attaquer à
autres communes de l'arrondissement et un seul problème, il faut des interventions
de la région Nord/Nord’Est (Intercommu- variées qui tiennent compte des interac-
nalité) ainsi qu'avec les communes étran- tions entre les divers éléments du système
gères (Coopération Décentralisée, jume- et mêmes des sous-systèmes. Aussi, pour
lage). Elle s’accompagne par la mise en aider à un meilleur atterrissage des inter-
place d’un service de coopération au sein ventions, la municipalité se réfère à un ré-
de la mairie et de mécanismes relationnels gime d'interdépendance dynamique entre
comme : reconnaissance, différenciation les institutions publiques locales et natio-
égalité, partage de pouvoir, complémenta- nales. La Mairie place donc les acteurs éta-
rité des actions tiques au centre. En ce sens, un forum des
élus locaux est mis en place comme espace
La commune s'engage dans ces démarches de dialogue entre les autorités locales et
parce qu'elle est consciente de ses limites une interface d'échanges avec le pouvoir
financières et de la nécessité de fusionner central et les fédérations/corporations
et de converger les actions vers un seul ob- d'élus au niveau national.
jectif et dans un seul but. La commune veut
satisfaire ses citoyens par la fourniture de Cette structure réalisera des sessions tri-
services publics adéquats et de qualité. La mestrielles de travail dans la concertation
satisfaction des besoins des citoyens de- et permettra à la commune de parler d’une
mande un effort concerté de tous les ac- seule et unique voix à travers ses élus et
[page 432]
Tr : 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
canalisera les décisions politiques locales TRAVAILLER EN ÉQUIPE
vers une synergie d'actions et dans le sens ET DÉLÉGUER DES POUVOIRS
du développement de la commune. Ce fo- =
rum est composé du Conseil Municipal, des L k ui
RD La commune a élaboré une politique pu-
membres d’ASEC, de CASEC, de Délégués bli . DE
| , ique de consultation et de participation
de Ville, du Député de la commune et son ; . .
à : ° 7. citoyenne qui correspond parfaitement au
pilotage est assuré par le Conseil Munici- .
un : concept de gouvernance locale. La Muni-
pal. Ce forum privilégie, d une part, la coali- cipalité cherche donc la régulation des
tion avec les associations départementales : . N
, : affaires locales dans une dynamique où
et nationales d'élus (FENAMH, FENACAH, / . .
: les élus locaux travaillent et entretiennent
…), et d'autre part, la concertation entre le . . Lee
| des relations productives et satisfaisantes
pouvoir local (CM, ASEC, CASEC, DV) et le
: ot, avec les autres acteurs locaux. La commune
pouvoir central (Député, sénateurs, Gou- PR
entend améliorer les performances des
vernement). services publics et obtenir de bons résul-
Cette mesure entend créer un espace de tats en mettant tout le monde au travail. En
dialogue qui facilitera des échanges entre ce sens, des tâches précises sont reparties
les autorités dont les élus locaux, les par- entre les membres du Conseil municipal et
lementaires, les Services Déconcentrés de au niveau des directions et services de la
l'Etat sur les actions en cours et en perspec- mairie, entres les élus des Collectivités Ter-
tive. Ce dispositif met en présence les sys- ritoriales au regard de la loi. Ensuite, l’ad-
tèmes formés par les pouvoirs centraux et ministration communale entend renforcer
les collectivités territoriales à travers des et solidariser les interventions conjointes
tables sectorielles communales et traduit la des services déconcentrés et les organes
mise en place d’une bonne gouvernance et des collectivités territoriales. Elle attribue-
l'obtention de résultats en matière de déve- ra également au CDC/CMO des capacités
loppement au niveau local. Cela facilitera la d'action et de réalisation ainsi que des pou-
conjugaison commune des efforts en vue voirs de décision dans le cadre d’opération-
du financement des actions et la réalisation nalisation des projets du PCD.
des interventions du PCD. Il facilitera aussi De plus, des obligations réciproques sont la
les plaidoyers et les négociations auprès base des interrelations de la gouvernance
des ministères sectoriels pour le transfert locale. Par exemple, les élus doivent gou-
de fonds de financement des actions du verner dans la transparence. Les citoyens
PCD et la prise en charge des interventions doivent payer les taxes. Pour que le régime
tombant sous leurs compétences. de gouvernance locale soit viable, Il faut
d’abord que chaque catégorie d'acteurs soit
consciente de ses obligations (information/
formation) et soit capable de les exercer
(capacitation, renforcement institutionnel)
pour créer une synergie entre les organes
exécutifs et délibératifs de la commune.
[page 433]
6.- MISE EN ŒUVRE 433 DDR
COMMUNIQUER De plus, la mairie entend renforcer les capa-
ET RENDRE COMPTE cités du service de communication, mettre
== sur pied un journal communal hebdoma-
La commune entend lutter contre la cor- daire, mettre en place un plateau technique
. réunissant le CDC et la société civile afin de
ruption et renforcer sa bonne gouvernance ‘ ° :
. partager des informations sur les projets
par des processus de gestion transparente les imoli d Lréaileat
et de reddition de comptes. Elle croit que la en cours, £s Imp'iquer cans ‘a réalisation
. . À des projets dans leur communauté, créer
gestion de la chose publique doit être une .. ;
. . une plateforme numérique pour informer
affaire publique et repose sur les responsa- ‘ . u
Mibéc nan . le public et faciliter les échanges.
bilités réciproques des acteurs :
Celles des mandants (électeurs, citoyens, £, NS
société civile, etc.) qui impliquent le droit DEMARCHER ÉNTRA S DES
de contrôle la revendication des droits et le AUTORITES CENT LES ET
devoir de contribuer à la mise en œuvre des DÉFENDRE LE PCD
décisions collectives.
La commune décide de mettre l’adminis-
Celles des mandataires (les élus, les col- tration centrale au cœur de sa stratégie de
lectivités territoriales, etc.) qui impliquent financement des actions du PCD relevant
l'autorité de prélèvement des contributions de ses compétences. Il entend ainsi trans-
et de gestion des décisions collectives et le former les Services Déconcentrés de l'Etat
devoir de reddition de comptes sur l’utili- et leurs Ministères de tutelle comme des
sation des ressources et les résultats. » partenaires privilégiés. Par conséquent, la
A cet effet, la Mairie entreprend désormais commune institue un dialogue constructif
des consultations lors de l'élaboration des avec le pouvoir central et les Ministères
budgets prévisionnels annuels de la Mu- sectoriels afin de tirer une meilleure partie
nicipalité en vue de la participation des des fonds destinés aux collectivités terri-
citoyens de la commune. Elle organise des toriales, du Programme d’Investissement
audiences publiques selon un calendrier Public, des dépenses de transfert et alloca-
trimestriel ou semestriel pour faciliter le tions de l’administration centrale.
dialogue entre les autorités locales et la so- | :
ciété civile. Elle présente des rapports à la Pour y arriver, la Mairie entreprend un en-
fin de chaque exercice fiscal en respectant semble d'initiatives comprenant des plai-
les procédures mise en place par la CSCCA doyers avec la FENAMH pour l'application
pour la reddition des comptes aux contri- de l'arrêté du 26 janvier 2017 sur les Fonds
buables. Elle rend public le coût de toutes de gestion et de développement des collec-
les interventions réalisées, les impôts col- tivités territoriales (FGDCT), l'application
lectés. Ces dispositions sont des gages de de la loi créant le Fonds National de l’Édu-
transparence dans la gestion de l'adminis- cation (FNE), l'obtention et le virement des
tration communale et des moyens de pro- Fonds d’Allocations des Collectivités Ter-
M l'image de dirigeants honnêtes et cré- ritoriales (Fonds locaux/communaux) sur
ibles.
[page 434]
Tr 4 : 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
les comptes de la Mairie, le financement des fiscale active en vue de la collecte de fonds
actions du PCD par les organismes d'Etat propres nécessaires pour répondre à ses
comme le FAES, le BMPAD, la promotion du obligations de fonctionnement, garantir les
PCD auprès des organismes bilatéraux et projets d’investissements et mieux four-
multilatéraux, la création d'évènements et nir les services publics qui relèvent de sa
la participation à tous les rassemblements, compétence. Ainsi, les citoyens seront sen-
des émissions de radio, de télévision, en sibilisés et informés sur leurs obligations
ligne pour présenter et défendre les pro- fiscales pour payer leurs impôts, en parti-
grammes/projets du PCD , etc. Cela néces- culier la CFPB et la Patente. Cette sensibi-
sitera aussi de miser sur les connaissances, lisation sera suivie d’abord d’une phase de
les relations personnelles, les personnes dernier avertissement aux contribuables
influentes et de négocier avec les parle- avant d'entamer la phase de recouvrement
mentaires pour le support des cahiers de forcé des créances municipales en collabo-
charge, l'insertion des projets du PCD dans ration avec la DGI.
le budget national. . . ,
La Mairie entend comptabiliser et amé-
De plus, étant donné que les collectivités liorer le rendement des autres sources de
territoriales sont plus proches des citoyens revenus non fiscaux comme les redevances
et citoyennes que les responsables de l’ad- sur les services publics (eau, électricité),
ministration centrale, les autorités locales les droits pour les concessions, les permis,
ont la responsabilité de mobiliser les opi- les droits de construction, les bénéfices
nions publiques locales autour des actions provenant d'entreprises mixtes commu-
du PCD, tout en agissant en tant que cata- nales, droits de marché, droits de Passage,
lyseurs du changement, en particulier pour droits de vente d'animaux, et toutes autres
une administration publique plus efficace, redevances exigées par la loi. Pour sa part,
des processus de développement cohé- la Mairie s'engage à améliorer la transpa-
rents, élaborés en coopération avec les OSC, rence dans sa gestion financière par l’as-
et les OCB, et des solutions aux nombreux sainissement de la gestion des finances
problèmes auxquels les communautés lo- locales, en faisant montre d’un traitement
cales sont confrontées. équitable des citoyennes et citoyens et en
évitant le favoritisme et les passe-droits.
RENFORCER LES : Pour sa part, la Mairie décide de mener
CAPACITÉS FINANCIERES une politique d'austérité administrative
DES COLLECTIVITES orientée vers l'équilibre budgétaire, l’uti-
_— lisation efficace et parcimonieuse des res-
La commune s'oriente vers l'autonomie sources par le plafonnement à la baisse
administrative et financière. Par consé- des dépenses de fonctionnement autour de
quent, elle veut se donner des moyens à la 40% du budget et la révision des dépenses
hauteur de ses ambitions. Pour commen- d'investissement et de financement des
cer, elle s’élance dans une mobilisation services publics à hauteur de 60% du Bud-
[page 435]
6.- MISE EN ŒUVRE
get conformément à l'arrêté du 26 janvier taxer ainsi que dans le recouvrement des
2017. taxes au niveau des sections communales.
Par ailleurs, la Mairie veut contribuer au De plus, la Mairie entreprend un ensemble
renforcement des capacités financières des d'initiatives comprenant des plaidoyers
sections communales et faciliter les proces- avec la FENAMH pour l'application de l’ar-
sus de gestion des autres collectivités par rêté du 26 janvier 2017 sur les Fonds de
la réalisation des budgets annuels des sec- gestion et de développement des collectivi-
tions communales par les CASEC. Ainsi les tés territoriales (FGDCT), l'application de la
taxes communales seront reparties avec les loi créant le Fonds National de l'Éducation
CASEC à hauteur d’un pourcentage de 25 % (FNE), l'obtention et le virement des Fonds
conformément aux dispositions légales en d’Allocations des Collectivités Territo-
la matière. A cet effet, les CASECSs sont invi- riales (Fonds locaux/communaux) sur les
tés à aider la Mairie et à collaborer étroite- comptes de la Mairie, à promouvoir le dé-
ment dans l'identification des immeubles et veloppement d'entreprises commerciales
des entreprises sur leurs territoires et à les dans la commune.
mm. |
=— LL
de Fe
ns" 7 à
5 À
1V
ÿ
_——— = |
[page 436]
5.2, MESURES ÉCONOMIQUES
Lo le plan économique, pour assurer la mise en œuvre de certaines actions à réaliser
dans le cadre du Plan Communal de Développement, Le Conseil Municipal adopte une
série de mesures de nature économique. Ainsi donc il s'engage à adopter les mesures qui
suivent.
Faciliter la mise en place de mécanismes et de structures de
service pour les investissements
Encourager l'investissement et le développement des sec-
teurs productifs él (
FACILITER LES MECANISMES La Mairie aidera au regroupement des en-
ET METTRE EN PLACE DES treprises de même nature en coopérative,
STRUCTURES DE SERVICE à l'intégration et à l’accès des producteurs
POUR ATTIRER LES sur les marchés locaux et internationaux
INVESTISSEMENTS d'écoulement des produits, à rechercher
des débouchés pour les PME/PMI au ni-
La Municipalité met en place une agence veau local et national. Elle se mettra avec
de promotion des investissements. Mises les universités pour organiser des forums
à part les activités à destination de l’inves- economiques sur des approches innovantes
tisseur, elle a pour tâche de sensibiliser, d'investissement.
motiver et informer aussi bien le gouverne-
ment que la communauté d’affaires locale ENCOURAGER
des intentions et attentes des investis- L'INVESTISSEMENT ET
seurs étrangers ainsi que de coordonner LE DÉVELOPPEMENT DES
l'ensemble des activités de promotion. La SECTEURS PRODUCTIFS
Mairie renforce aussi les infrastructures de
base pour attirer les entrepreneurs et favo- . .
. . . . . La commune entend faire de la croissance
riser l'investissement. Ces interventions jh . h
, Le 4 économique le moteur de son développe-
intéressent tout particulièrement l’éner- .
| . , ment. Pour ce faire, elle prend des mesures
gie, les infrastructures routières, aéropor- . x ,. .
. . , . visant à augmenter le volume d’investis-
tuaires, portuaires, l’environnement, etc. LL . k
sements privés susceptibles de créer une
[page 437]
6.- MISE EN ŒUVRE 4370000
vraie dynamique économique et des em- nariat Public Privé et milite ainsi pour des
plois stables. En ce sens, la mairie crée des emprunts publics (MEF) ou privés suscep-
conditions pour attirer des investisseurs tibles de financer des projets d’investisse-
locaux, nationaux et étrangers. À cet effet, ment public ou mixte.
elle utilise tous les moyens de communica- , . .
. . k . . La communauté de la diaspora issue de
tion possibles (réseaux sociaux, site web, Re |
. »4 . la commune est encouragée à investir sur
brochures,) pour informer d'éventuels in- . on
. oies . le territoire par des mesures incitatives
vestisseurs sur les potentialités majeures ; | Lo, .
ex d'ordre fiscal et mobilisée dans la réalisa-
de la commune notamment les filières por- . ; ‘ .
»4 . . tion d'entreprises créatrices de richesse
teuses de l’économie comme le tourisme, , . .
À . . Ve et d'emplois. En outre, la Mairie se donne
la pêche, les industries créatives. Elle ren- FL. . us in,
ue . k pour mission d'identifier les potentialités
force les équipements /infrastructures éco- : .
. de chaque zone pour susciter la création
nomiques de la commune. R , | .
de pôles économiques, de mobiliser des
Au premier chef, la commune en colla- fonds pour financer des startups innovants
boration avec la DGI prend des mesures et viables, d'appuyer les initiatives éco-
d’allègement fiscal par la diminution du nomiques locales, particulièrement celles
paiement des taxes, des droits ou des rede- initiées par de jeunes entrepreneurs, en
vances fiscales pendant la première année mettant en place un dispositif d’accompa-
de fonctionnement des entreprises nouvel- gnement pour l'acquisition de statut légal
lement installées. En outre, la Mairie entre- de leurs entreprises et l'ouverture de mar-
prend un dialogue et des démarches auprès chés d'écoulement.
desinstitutions financières, de microcrédit, . . ,
Bons: ue Enfin, la mairie se propose d’agir sur le plan
des banques, des coopératives pour facili- : : ;
D Bit to aitoss A du registre foncier de la commune qui est
ter l’accès au crédit incitatif aux opérateurs e .
Lu . un document officiel pouvant garantir la
touristiques, aux entreprises de construc- , LA 7.
tion propriété foncière. Il permet d'éclairer un
‘ particulier, qu'il soit propriétaire, simple
Elle explore aussi les possibilités et facilite acquéreur potentiel, notaire ou toute autre
l'accès des entrepreneurs au crédit à l'ONA, personne physique ou morale, sur divers
au FDI et autres institutions financières de renseignements relatifs à une ou plusieurs
l'État. Elle encourage activement le Parte- parcelles cadastrales.
- me 7 « js
A. UE LA
i Al | d
[page 438]
S': le plan social, le Conseil Municipal adopte aussi une série de mesures pour faciliter
la mise en œuvre de certaines actions à réaliser dans le cadre du Plan Communal de
Développement. Ainsi donc il adopte les mesures qui suivantes.
Mobiliser les forces vives de la commune LA LR
Organiser et aménager le territoire communal RUY CZ
Étendre les services sociaux sur le territoire ! PS
10
Ne>s 127
5 & CS ”
MOBILISER LES FORCES VIVES La participation constitue ainsi un levier
DE LA COMMUNE de la citoyenneté active. En ce sens, elle in-
vite toutes les voix discordantes à s'asseoir
, 4 ; autour de la même table au cours de ren-
La commune est l'autorité publique de
Loue ee contres annuelles de toutes les tendances
proximité par excellence et le premier lieu H .
4 . à politiques de la commune pour discuter
d'émergence des diverses démarches par- Lo, L .
Le à ensemble des destinées du territoire, éva-
ticipatives. La commune gagne à donner | . |
. . luer les actions entreprises et discuter des
la parole aux multiples forces vives de son . , . . u
us A Lee choix de l’avenir. Elle associe dans cette dé-
territoire. Les démarches de participation , . |
. ne marche, l’ensemble des citoyens et des ci-
citoyenne permettent d'améliorer la gou- à
. toyennes de la commune à travers le PCD,
vernance au niveau local, au sens notam- . .
N PR . . un document de politique publique commu-
ment où elles améliorent la circulation de .. . .
» . . . nale qui indique clairement la volonté des
l'information. Elles installent un sentiment . , . . .
. PR . élus d'associer les citoyens et citoyennes
de confiance et améliorent la gestion locale . Lu u
x icons aux prises de décision à travers des méca-
à travers la mobilisation des acteurs. . .
nismes de consultation et de participation
La mairie reste à l'écoute de la population citoyenne devant garantir la participation
en ouvrant des espaces de concertation, de des communautés dans la planification,
dialogue et utilise les moyens offerts par la l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et
NTIC pour une mobilisation de masse. l'évaluation des interventions dans le cadre
de l’opérationnalisation du Plan Communal
de Développement.
[page 439]
6. MISE EN ŒUVRE A3) OO
ORGANISER ET AMÉNAGER LE d'impact en raison de leurs effets notables
TERRITOIRE COMMUNAL sur l’environnement. Ces études se feront
= en réalisation directe ou en assistance à
La Mairie s'engage à prendre toutes les maitrise d'ouvrage.
dispositions nécessaires pour le dévelop-
pement d’un projet paysager tout en favo- ÉTENDRE LES SERVICES SO-
risant la faune sauvage et en éduquant à CIAUX SUR LE TERRITOIRE
l’environnement. Les collectivités joueront —
un rôle actif dans le cadre de l’identifica- La commune consent des efforts pour
tion de la trame verte et bleue dans une mieux servir les citoyennes et les citoyens
perspective de préparation du territoire à par une politique de proximité et d'équité
l'implantation de projets de nature diverse dans la fourniture des services publics aux
touchant notamment le tourisme. usagers. Ainsi des mesures seront prises
La commune favorise le développement pour intégrer les services dans un Système
d'outils de gestion territoriale, la réalisation d'informations Géographique (SIG) afin de
d'études de lotissements communaux, la répartir équitablement les services sur le
réalisation d’études urbaines dans le cadre territoire communal.
de la mutation vers une ville résiliente et Au-delà des services assurés directement
intelligente, susceptibles d’être intégrées par l'administration municipale, celle-ci
dans le cadre d’une convention d’Opéra- entreprend des plaidoyers auprès de l’ad-
tions de Revitalisation de Territoire en vue ministration centrale pour que les services
d'orienter le développement spatial de la déconcentrés (PNH, EDH, DINEPA etc.)
commune. détiennent des moyens pour étendre leurs
La Municipalité met en application les services à la population tout en les amélio-
règlements et normes relatifs au bâti, à la rant. De plus, la municipalité anime et coor-
construction et exige la réalisation d’études donne l'intervention des acteurs sociaux
d'impact ou d'évaluations environnemen- sur le territoire de la commune. Cette me-
tales avant l'implantation de projets qui sure s’élargit au cadre intercommunal par
sont susceptibles d’être soumis à étude la mise en place d'actions Son centrés,
c ft è . /
# ? D». «ph,
| À 7... "
4 EPTILA. LI +
4 1 Todenventons
"4 j DUREE EE #1
s Blsesest LES x
"A 4 Misscs
y s , té sa
h, . : /
‘ h f$e % -
[page 440]
5.5, MÉCANISMES DE MISE EN ŒUVRE
L: grande diversité des actions identifiées dans le PCD et le principe de la continuité
des interventions font que sa mise en œuvre exige la participation et l'engagement
de tous les acteurs intervenant dans la Commune. Chacun de ces acteurs ont des compé-
tences légales propres et des champs naturels d'intervention.
En ce sens, la mise en œuvre du Plan Communal de Développement nécessite, d’une part,
la définition de mécanismes afin d'éviter tout blocage dans l'exécution des actions pro-
grammées, et d'autre part, la mise en place d’un certain nombre de dispositifs pour le
suivi/évaluation de l'exécution des actions du PCD.
+ Cadreinstitutionnel de la mise en œuvre
° Communication autour du PCD et mobilisation des acteurs
+ Mobilisation de ressources et mécanismes de financement —
e Suivi et évaluation de la mise en œuvre du PCD
CADRE INSTITUTIONNEL DE gique du Ministère de la planification, le
LA MISE EN ŒUVRE montage du PCD est une initiative des
autorités municipales qui ont la respon-
| : : sabilité de son exécution. Néanmoins, sa
La nature interdépendante des actions du mise en œuvre fait appel à une instance
PCD exige une participation qui doit se faire beaucoup plus large et participative : le
de manière structurée et ordonnée pour Conseil de Développement Communal
pouvoir atteindre de bons résultats. Il est (CDC) suivant le décret ou le Comité de
important que la mise en œuvre du PCD Mise en Œuvre (CMO) conformément
s'inscrive dans un cadre institutionnel tant au cadre méthodologique du MPCE.
au niveau stratégique qu’au niveau opéra- Cette structure jouera le rôle de veille
tionnel. Par conséquent, la structuration du dans la mise en œuvre du Plan Commu-
processus de mise en œuvre participative nal de Développement.
se fait à deux niveaux : Le CDC/CMO,
Suivant les pres- dirigé par un Comité Exécutif, s’est
crits du décret de Février 2006 sur la doté d'un secrétariat permanent qui en
décentralisation et portant sur l’orga- assure l'animation et d'un bureau exé-
nisation et le fonctionnement des com- cutif administré par un agent exécutif
munes ainsi que le cadre méthodolo- qui assure le fonctionnement continu
[page 441]
6.- MISE EN ŒUVRE AA RE
du CDC/CMO au niveau des locaux de la actions à travers un système de vulgarisa-
Mairie. Le Comité Exécutif devra aussi tion du Plan supportée par des stratégies
et surtout rechercher l'implication des multiples de communication active, attrac-
acteurs techniques et financiers dans tive, continue et efficace.
la mise à exécution des projets. Sous le
leadership du Conseil Communal, le Co- Le but ultime de ce système de communi-
mité exécutif du CDC/CMO devra : cation est d'informer et d'assurer la par-
. . . ticipation active de tous à l'exécution du
e Planifier les actions à entreprendre ; a . ,
plan, de négocier avec d’autres acteurs
e Négocier les modalités des interven- pouvant contribuer à la mobilisation des
tions ; ressources nécessaires au financement des
rogrammes et projets. La communication
e Rechercher et mobiliser les sources de prog pro] À Vue
. autour du PCD pourra être réalisée par :
financement ;
. . . e L'utilisation des radios captées dans la
e Orienter les investissements ; . !
commune aux fins de promotion et de
e Coordonner la mise en œuvre ; vulgarisation de masse du Plan ;
e Prendre des mesures qui s'imposent e La création d’un site web qui peut être
pour les corrections. utilisé non seulement pour la promo-
| | tion des sites touristiques ,mais aussi
Par ailleurs, un ensemble de mécanismes pour le PCD. Ce dispositifoffre plusieurs
est nécessaire, sinon indispensable pour avantages comme la sensibilisation des
atteindre les objectifs du PCD et réaliser les capois et capoises de toutes parts, la
programmes et projets qui y sont inscrits. consultation en ligne du document, la
Il s’agit entre autres de mettre en place une mobilisation de partenaires techniques
stratégie de communication, des stratégies et financiers, la communication des
de mobilisation des ressources, des méca- avancées effectuées, etc. ;
nismes de financement des actions, des e L'élaboration de dépliants, de bro-
mesures de suivi et d'évaluation. chures et d’une version allégée du PCD
pour faciliter sa consultation et favori-
COMMUNICATION AUTOUR ser la diffusion de son contenu ;
DU PCD ET MOBILISATION e L'organisation de rencontres d'’infor-
DES ACTEURS mation et de plaidoyers auprès des
mn ss EX . x
ministères sectoriels redevables à
La nature même du PCD lui confère indu- travers le budget national et directe-
bitablement un caractère communicatif qui ment concernés par la réalisation de
est un attribut essentiel sinon nécessaire certaines interventions au regard de
x icons x leurs compétences et des dispositions
à la responsabilisation des acteurs et à la |
. . . Lez légales correspondantes ;
mise en œuvre des actions identifiées. Leur
appropriation et leur collaboration passent e La planification de séances d’informa-
d'abord par une bonne connaissance des tion et de lobbying avec les représen-
[page 442]
Er 4 12 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
tant-e-s des Organisations Non Gouver- les subventions des entités de l'Etat
nementales, des partenaires techniques central, les dépenses de transfert et le
et financiers, des agences de coopéra- dégel de fonds destinés aux collectivités
tion internationale, en vue de l’obten- territoriales ;
tion de lettre d'intention pour la réali- e La contribution des agences internatio-
sation de certaines interventions ou le nales, des Organisations Non Gouver-
financement de certaines actions ; nementales, des institutions étrangères
e La création d’une plateforme de com- d'aide a Développement, des projets
locaux, régionaux et nationaux ;
munication permanente avec des entre-
preneurs, des investisseurs, la chambre e Le cofinancement par des partenaires
de commerce départemental dans une techniques et financiers pour les actions
logique de lobbying, de négociation en de Développement ;
vue d attirer des investissements pour e La mobilisation de ressources de nature
les projets de production de biens et de diverse dans le cadre de la coopération
services marchands ; intercommunale :
e L'organisation d’audiences publiques e Le partage d’expertises et de ressources
trimestrielles ou semestrielles sur l’état matérielles, financières et humaines
d'avancement du PCD et la reddition de dans le cadre de la coopération décen-
compte. tralisée avec les Mairies d’outre-fron-
tière et d'outre-mer ;
e La Commune pourra aussi contracter
des prêts auprès du ministère des Fi-
MOBILISATION DE : nances et des banques pour des projets
RESSOURCES ET MECANISMES d'investissement.
DE FINANCEMENT
En 2
STRATEGIES DE
Le coût estimatif d’opérationnalisation de MOBILISATION
ces interventions spécifiques se chiffre à DES RESSOURCES
1,459,3000,000.00 gourdes. Ce coût brut met
traduit les besoins en termes de ressources Lo .
: | . | Au vu des besoins importants de finance-
nécessaires au financement des actions du . k Le
, ment des actions du présent PCD, la Mairie
PCD relevant des compétences de la Com- , .
u | entend donc s'engager rapidement dans
mune. Par conséquent plusieurs sources de L icones
| une véritable course pour la mobilisation
financement seront mobilisées pour assu- .
: u de ressources internes et externes. À cet
rer la mise en œuvre du présent PDC tels : A . Le
égard, les recettes fiscales de la Munici-
e Les recettes fiscales communales, no- palité pour les derniers exercices fiscaux
tamment la CFPB, la patente, le permis sont très maigres. L'augmentation des res-
de construire, etc. ; sources internes passe la comptabilisation
e Le financement par le budget national des ressources non fiscales et inévitable-
et l'administration centrale à travers ment par la mobilisation fiscale. À cetégard,
[page 443]
6.- MISE EN ŒUVRE 443 ER
la commune semble disposer d’un potentiel e Négocier la réalisation de projets à
fiscal fort intéressant au vu du nombre et caractère intercommunal ou d'intérêt
des caractéristiques des immeubles. régional avec les communes de l'arron-
dissement et du département comme
Par conséquent, l'accroissement significa- le développement de nouvelles centra-
tif et progressif des ressources budgétaires lités, l'aménagement du territoire, les
passent nécessairement par la valorisation infrastructures routières et aéropor-
des potentialités, le développement d’acti- tuaires, le tourisme, la pêche,
vités génératrices de revenus ainsi que la . Le
. . e Rechercher, motiver et négocier avec
mise en place des infrastructures et ser- . a
| , | k les organismes de développement et les
vices socio-économiques prévus dans le ONG afin qu'ils exécutent des projets du
PCD comme la construction des routes, l’ex- PCD qui sont dans leurs champs d’ac-
ploitation des sites touristiques, l'extension tion et/ou dans leurs domaines d’inter-
du réseau électrique qui sont autant de fac- vention ;
teurs de croissance économique qui contri- |
bueront en retour à l'accroissement des re- ° conctrter avec les parementaires pour
cettes et l'élargissement de l'assiette fiscale. que eurs projets soient iscutés au
Micoss . Lx niveau du CDC avec les élus locaux et
La mobilisation des ressources financières . .
. qu'ils rentrent dans la logique du PCD.
pour la mise en œuvre du PCD suppose un
ensemble d'actions consistant à : ,
Sensibili € mobil cnuell SUIVI ET EVALUATION DE LA
e Sensibiliser et mobiliser continuelle-
ment les potentiels investisseurs afin MISE EN ŒUVRE DU PCD
de les porter à être intéressés à investir
dans la commune ; Le suivi et l'évaluation constitue un méca-
: | nisme cyclique qui permet non seulement
° Entreprendre des démarches aux fins d'apprécier l’évolution de la réalisation des
de bénéficier des allocations et subven- . . Loue .
. , k : actions mais aussi d'évaluer les faiblesses
tions prévues par la loi pour le dévelop- , . k
Le es en vue d'apporter les corrections néces-
pement des collectivités territoriales, | + d'améli : £ del
notamment le Fonds de Gestion des Col- saires Et qamelorer ‘a perlormance de ‘a
lectivités Territoriales à travers le MICT mise en ŒUVrE.
et le MEF, le Fonds d'Allocation aux Il permet en ce sens d'évaluer les résul-
Collectivités Territoriales inscrit dans tats, de mesurer les effets, d'estimer les
le Budget de la République, les subven- . ; Le
| | impacts et d'apprécier les changements
tions du BMPAD et les allocations du rovoqués par les différentes interventions
FNE à travers les Ministères sectoriels ; P , q P
sur l’espace communal et sur les groupes
e Mobiliser les ressortissants de la com- socio-économiques. C’est un instrument de
mune afin d'identifier et de négocier des mesures qualitatives et quantitatives qui
partenariats aux fins de la coopération nécessitent l’utilisation d'outils appropriés,
décentralisée avec des Mairies d’outre- d'expertise technique et la participation
mer sur des projets de renforcement des parties prenantes.
des capacités institutionnelles ;
[page 444]
Tr 4 4 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Il s’agit, à partir des indicateurs d'objectifs, société civile via des fora, des groupes de
des fiches de suivi et d'évaluation, des fiches discussions et des audiences publiques.
de bilan d'impact de comparer les résultats Le di tif Vo, d d
k e dispositif préconisé compren eux
obtenus et les changements observés par P t p p
rapport à la situation de départ. composantes :
e Un suivi annuel articulé sur les réali-
Le CDC/CMO est le principal organe de sui- sations annuelles et la programmation
vi et évaluation du PCD. Il devra s'assurer : Loue A
annuelle des activités menées dans le
e D'un suivi technique assuré par le se- cadre des stratégies des programmes et
crétariat et par les commissions théma- des projets de développement ;
tiques ou sectorielles, en particulier la L . . Lo 14
ission d dvi et d'évaluati e Une évaluation quinquennale articulée
commission de suivi et d'évaluation ; sur la planification quinquennale du
°e D'un suivi et évaluation participative développement économique et social
en consultant la population, les bénéfi- et ciblée aussi bien sur l'impact inscrit
ciaires et les OCB à travers des foras, des dans le plan communal de développe-
groupes de discussions et des audiences ment.
publiques. Ce dispositif de consultation
donnera l'opportunité aux citoyens > OUTILS DE SUIVI ET
d'exprimer leur niveau d'appréciation D'ÉVALUATION
des actions réalisées dans le cadre du
PCD. Cet outil de consultation permettra aux
citoyen-ne-s d'exprimer leurs niveaux de
z satisfaction par rapport aux actions réali-
"PÉRDSITIES DE SUIVI-EVALUA sées dans le cadre du PCD. En cas de chan-
gement de conseil municipal au sein, toutes
Le CDC/CMO, instance de concertation et de les mesures seront prises pour la transmis-
coordination entre les partenaires concer- sion des informations au nouveau conseil
nés dans la mise en œuvre des actions du élu ou à la nouvelle commission nommée.
PCD, met en place un organe de suivi et Les membres du CDC auront en leur pos-
évaluation. Ce dispositif est conçu en tant session le document afin de s'assurer de
‘instrument de pilotage du PCD. A ce l'exécution des projets suivants les normes
qu'ins . . Lez 4 .
ui ont été établies.
titre, il cherche à avoir toutes les informa- q
tions relatives à la mise en œuvre du PCD, Ainsi, ils veillent au strict respect de l’appli-
et produire des recommandations dans le cation du PCD selon ce qui a été défini dans
cas où il y aurait des dysfonctionnements. la vision et les orientations. Ils devront
rendre compte à la population de leurs ac-
Il assurera le suivi technique par son secré- . ne P P P
tariat technique et par les commissions tions périodiquement à travers la structure
de contrôle. Le conseil municipal doit veil-
sectorielles. Il réalisera le suivi et l’évalua- ADO Lu P x .
| , | ler à l'exécution des décisions et à la diffu-
tion participative en consultant les citoyen- . . . .
t bres d isati del sion des informations relatives aux avance-
ners LIes Mempres ces organisations de 1a ments du PCD. Il revient à tous les acteurs
[page 445]
6.- MISE EN ŒUVRE AS RS
de porter main forte à la mise en place des FICHES D'ÉVALUATION DES PLANS
actions en vue de contribuer à l’améliora- ANNUELS
tion des conditions de vie de la population. Les fiches d'évaluation des plans annuels
permettent d'évaluer les activités plani-
La mise en oeuvre des mécanismes de suivi fiées sur l’année. Il s’agit d’un tableau qui
se basera sur l’utilisation d'outils simples et reprend les activités planifiées sur l’année
efficaces, permettant de collecter et d’ana- ainsi que leurs indicateurs. Une colonne
lyser les données nécessaires au suivi, et permet d'évaluer quantitativement et qua-
de tirer les conclusions qui s'imposent. Les litativement ces activités. Les écarts sont
outils proposés ici ont donné la preuve de justifiés et les mesures à prendre sont re-
leur efficacité à maintes reprises. tenues pour être prises en compte dans la
planification de l’année suivante.
FICHES DE SUIVI
Les fiches de suivi sont conçues de manière FICHE DE SUIVI BUDGETAIRE
à reprendre les activités programmées Le suivi budgétaire se fera trimestrielle-
chaque année avec leurs indicateurs, pour ; N
préciser leur état d'avancement chaque ment pour S'assurer que les ressources 4
trimestre. Ces fiches de suivi serviront de mobiliser et les décaissements à faire le
base pour les sessions trimestrielles du co- sont dans les délais. La fiche de suivi bud-
mité de pilotage. gétaire sert aussi de support aux sessions
du comité de pilotage.
INDICATEURS DE SUIVI
Le suivi de la mise en œuvre du Plan Com-
munal de Développement nécessite un
ensemble d'indicateurs permettant de
V4 mesurer les résultats obtenus et les chan-
gements observés par rapport à la situa-
tion de départ. Ces indicateurs permettront
+ d'évaluer les résultats et de prendre les me-
4 sures correctives nécessaires au cours dela
À LE phase de mise en œuvre du PCD. Le tableau
“ sé $s ES qui suit définit les indicateurs associés aux
objectifs spécifiques du PCD et aux actions
de la programmation physique.
[page 446]
4 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
TABLEAU 79 : Indicateurs de suivi de la mise en oeuvre du PCD
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
ORGANISATION ET STRUCTURATION SPATIALE
Objectif spécifique 1 : Pla- |+ Nombre d'outils de |+ PLU élaboré
MAC EQUCUTAOnoN planification élabo- |, plan d'occupation de sol élaboré
territoire communal rés/actualisés
e Schéma de cohérence territoriale
élaboré
° PCD actualisé
° Plan d'aménagement des bassins ver-
sants de Rival à Vaudreuil élaboré
Objectif spécifique 2 : + Pourcentage dela + __ Nombre de nouveaux quartiers créés
Organiser et renforcer la population relogée |, Nombre de séances de formation du
gestion spatiale du terri- . . ne
toire + Pourcentage de personnel de la direction du territoire
constructions res- de la mairie
pectant les normes °__ Nombre de personnes sensibilisées
parasismiques, sur les règlements de zonage et
anticycloniques et d'urbanisme en vigueur
d'urbanisme .
+ __ Nombre de nouvelles constructions
encadrées
Objectif spécifique 3 : ° __ Nombre d’infrastruc- | Protocole d'accord signé
Suns es eines tures de transport |, Lettres d’intentions obtenues
composantes du territoire et d'équipements
data cenm |C Nombre de passerelles piétonnes
tion acquis et mis en construites
place + __ Nombre de mètres linéaires de trot-
° Nombre d’équipe- toir construits
ments collectifs mis |+ Nombre de km de route réhabilités/
en place et rénovés construits
+ Gare routière construite
+ __ Nombre de places publiques réhabili-
tées/construites
°__ Nombre de marchés publics
construits
°__ Nombre de points de stationnement
des motos aménagés
°__ Nombre de parkings publics
construits
+ __ Nombre de panneaux d'interdiction
de circuler/ d’entreposer des contai-
ners et autres structures assimilées
sur la voie publique dans le centre-
ville historique
[page 447]
6.- MISE EN ŒUVRE 44700
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
ENVIRONNEMENT ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Objectif spécifique 4+:Res- |+ Nombre d’ha deterre|+ Protocole d'accord signé
LEURS l SL Pre eu réhabilités et proté- |, Lettres d'intentions obtenues
préserver les écosystèmes gés
terrestres et aquatiques . + _ Nombre de Kilomètres de ravines
°__ Nombre de kilo- és
mètres de berges des
rivières réhabilités |° Nombre de boutures d'arbres plan-
} | tées
+ Fréquence des inon- _.
dations touchantles |° Nombre de campagnes de sensibilisa-
ans mines tion de la population organisées par
, année
°__ Nombre de localités/
d'habitations /
quartiers protégées
contre les crues
°__ Nombre de Kilo-
mètres de forêts de
mangroves préser-
vées au niveau de
Petite-Anse et de
Bassin Haut d’eau
° Pourcentage dela
population sensibi-
lisé
Objectif spécifique 5 : ° Taux de couverture |+ Nombre de bennes à ordures ache-
Améliorer l'assainissement eninfrastructures tées et installées
et la gestion durable des ’ à : ,
déchèts d hygiène publique |, Nombre de poubelles achetées et
et d'assainissement installées
° Pourcentage de la , + Nombre de blocs sanitaires construits
population informée . .
et sensibilisée surla |° Nombre de campagnes d’information
gestion et la valorisa- et de sensibilisation de la population
tion des déchets organisées par année
[page 448]
Dr 1 15 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
Objectif spécifique 6:Ren- |+ Nombre de struc- + __ Nombre de campagnes de sensibilisa-
forcer les capacités locales tures de protection tion organisées chaque année sur les
d'adaptation et d’atténua- civile fonctionnelles phénomènes naturels
tion des impacts des chan- . . .
gements climatiques et des | ° Plan de contingence |+ Niveau de vulgarisation du Plan de
phénomènes naturels. mis en œuvre contingence
° __ Nombre de per- °__ Nombre de membres volontaires
sonnes ayant accès à recrutés et formés pour renforcer le
un habitat amélioré comité de protection civile dans les
o NbobLar sections communales et le centre-
munautés durables ville
créées °__ Nombre de séances de formation des
élus locaux réalisées sur la gestion
des risques et des désastres
+ __ Nombre d’habitats rénovés
+ __ Nombre de maisons construites selon
les normes parasismiques Nombre de
quartiers modernes construits
ECONOMIE
Objectif spécifique 7:Ren- | Nombreetdiversité |+ Niveau de disponibilité des produits
forcer les secteurs tradi- de métiers, d'œuvres artisanaux sur les marchés de la
tionnels de l'économie et d'arts et littéraires commune
valorisation des avantages
ennens 8 sauvegardés °__ Nombre de matériels et équipements
+ Niveau d’augmen- modernes recensés
da. a HLCNS °__ Nombre de concours de danses tradi-
ARE ES ASARS tionnelles dans les écoles organisés
+ Niveau de More °__ Nombre de concours artistique orga-
BATÈNÉS EE QUES nisé chaque année
cettes collectées : :
| , + __ Nombre de professionnels encadrés
+ __ Niveau d'augmen- |
tation du pouvoir °__ Nombre de points de vente de pro-
d'achat des pêcheurs duits artisanaux créés
+ __ Niveau de disponibilité des produits
halieutiques sur les marchés de la
commune
°__ Nombre de Dispositifs de concentra-
tion de poisson (DCP) installés
+ __ Nombre de matériels et équipements
modernes recensés
[page 449]
6.- MISE EN ŒUVRE ELE)
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
Objectif spécifique 8 : + __ Nombre de visiteursà |+ Nombre de lobbies réalisés auprès de
Valoriser le patrimoine et fréquenter la commune potentiels investisseurs
réorganiser l'offre touris- : té .
tique + Nombre et diversité °__ Nombre de rencontres de promotion
de es sauve” du tourisme local organisées
gardés . Lu
. + __ Nombre de panneaux installés à
+ __ Niveau de revenus , A : : :
PNR l'entrée des sites historiques
générés et de recettes
collectées + __ Nombre de sites historiques aména-
+ Nombre et diversité ges
de métiers, d'œuvres + __ Nombre de routes construites menant
d'arts et littéraires aux sites historiques
sauvegardés
.
+ Niveau d'augmentation
du pouvoir d'achat des
artisans
+ __ Niveau de revenus
générés et de recettes
collectées
Objectif spécifique 9: Pro- |+ Nombre de nouvelles |+ Nombre d'entreprises enregistrées
mouvoir ! RTE GEDRISES GRÉÉSS + __ Nombre d'entreprises disposant d'un
CCE AT ST LOTS ° Volume d'investisse cahier comptable
l'investissement 7 P
HE COS + Niveau et diversité des services finan-
° Flux de circulation ciers disponibles
des capitaux °__ Nombre de protocoles d'accords
+ Zone franche indus- signés
trielle mise en place |, Lettres d’intentions obtenues
° gente de facilitation + Existence de documents de règlemen-
es investissements ton
mis en place | .
- Effectif du personnel de la mairie
mobilisé
GOUVERNANCE
Objectif spécifique 10 : + Niveau de perfor- + __ Nombre de séances de formation réa-
Renforcer les structures mance des cadres de lisées à l'intention des responsables
et améliorer les perfor- la mairie des différents services de la Mairie
mances de l’administration . pm ir ..
publique e Niveau d'efficacité °__ Nombre de structures administra-
des services adminis- tives renforcées
tratifs locaux °__ Nombre de séances de formation
réalisées à l'intention des élus locaux
sur la bonne gouvernance
Objectif spécifique 11 : + Niveau desrecettes |+ Nombre d’assemblées sur la reddition
Dynamiser et assainir les fiscales collectées de compte organisées par année
finances locales Ne L
+ __ Nombre de bâtis recensés
°__ Nombre de cadres fiscaux formés
[page 450]
Er 1 5 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE, PRATIQUES DÉMOCRATIQUES
Objectif spécifique 12 : + __ Nombre d'OCBsren- | Nombre d'OCBs accompagnées dans
Développer une gouver- forcées l'élaboration des statuts et des règle-
nance collaborative et : L ments internes
faciliter la participation * Conseilde diveope Nombre d'OCB istrées légal
des organisations et orga- pement communa . ombre s enregistrées légale-
nismes au développement fonctionnel ment
économique et social + Gouvernancetripar- |+ Existence d’une base de données sur
tite fonctionnel les organisations de la société civile
+ Société civile organi- [+ Société civile structurée et organisée
sée et structurée °__ Nombre de protocoles d'accords
+ __ Nombre de projets signés
intercommunaux °__ Nombre rencontres organisées avec
réalisés les mairies voisines et les communes
étrangères
ÉGALITÉ DE GENRE
Objectif spécifique 13 : ° Pourcentage de + __ Nombre de femmes à occuper un
Garantir l'égalité de genre femmes à occuper un poste de responsabilité dans l’admi-
et faciliter l'intégration poste de responsabi- nistration publique de la commune
olitique sociale et écono- ité D Te , ,
ns. Htédanshadmints +__ Nombre d'émissions organisées
mique des femmes tration publique de ; q
IPN chaque année sur les droits des
la commune femmes dans les radios ;
° gare .. . [+ Nombre de conférences-débats sur
CAC EME EEE l'équité de genre organisé chaque
vités sociales, écono- Ent
miques et politiques on,
°__ Nombre d'activités culturelles
(théâtre, danse folklorique) visant
la promotion des droits de la femme
organisées ;
°__ Nombre de séances de formation
pour des jeunes sur les types de com-
portement antisexiste réalisées
+ __ Nombre d'organisation de femmes
appuyées techniquement et financiè-
rement
+ __ Nombre de femmes formées en entre-
prenariat et gestion de PME/PMI
°__ Nombre de femmes à participer aux
joutes électorales
[page 451]
6.- MISE EN ŒUVRE AS RE
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
SÉCURITÉ SOCIALE, IDENTIFICATION DE LA POPULATION
Objectif spécifique 14 : + Pourcentage dela + __ Nombre de séances de sensibilisation
Appuyer les minorités population sensibili- organisées par année sur les droits de
et renforcer la sécurité sée par année sur les l'enfance et des minorités sexuelles
sociale droits de 1 enfance Nombre de séances de sensibilisation
et des iminorités organisées par année contre l’intolé-
sexuelles rance et la stigmatisation envers les
+ __ Pourcentage de la minorités sexuelles
population sensi- Ne . :
bilisée par année . Nombre de bâtiments publics et pri
contre l'intolérance vés adaptés aux personnes en situa-
et la stigmatisation tion d'handicap
envers les minorités | Nombre de bureaux de l'ONI et d'État
sexuelles civil opérationnels
° Dean daccessii- °__ Nombre de CIN et d'actes de nais-
: LE sance produits
publics et privés aux p
personnesensitua- |*
tion d’handicap
+ _ Proportion de la
population détenant
une CIN
° Effectif de la popula-
tion ayant un acte de
naissance
JUSTICE, SÉCURITÉ, DROITS CIVILS ET DE LA PROPRIÉTÉ
Objectif spécifique 15: ° Pourcentage dela °__ Nombre de conférences-débats orga-
Promouvoir la justice, ren- population sensibili- nisées par année pour sensibiliser la
forcer la sécurité publique sée sur les droits de population sur les droits de l’homme
et garantir le respect des l’homme et la justice et la justice sociale
droits civils et de la pro- aie
priété + __ Nombre de programmes pour les
°__ Nombre de cas de contrevenants à la loi mis en place
violation de droits |, Répertoire des cas de de violation de
humains répertoriés te UT
. Nombre de contreve- |, Nombre de cas de vols, de meurtres
nants à la loi pris en NES
charge
Nombre d °__ Nombre d’arrestations effectuées
+ __ Nombre de cas :
chaque mois
d'infractions enregis- È . :
trées mensuellement |* Ratio de policiers par habitant
° Promulgation de lois |° Nombre de plaidoyers réalisés pour
sur les droits civils et protéger les personnes contre la
de la propriété discrimination dans les fonctions
sociales, pour faciliter la garantie
foncière et l’accès d'espaces pour les
investissements.
[page 452]
Cr 5 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
LES SERVICES DE BASE
Objectif spécifique 16:Ra- |+ Tauxde couverture |+ Nombre de protocoles d'accords
tionaliser la carte sanitaire, en services de santé signés
améliorer la gouvernance . _. .
tél esanetrs |C ro de la ° Lettres d’intentions obtenues
Ne ation commu |, Nombre d'infrastructures sanitaires
HER EE ERES EU construits et fonctionnels
services de santé de : nn
base et spécialisés . Nombre de séances de sensibilisation
del organisées par année sur la nutrition
° Pourcentage QE et sur la pyramide alimentaire haï-
population com- ENT
munale informée et ,
sons sur la + _ Nombre de rencontres organisées
front ami chaque année par la table sectorielle
pyramide alimen- santé
taire haïtienne
° Niveau de fonction-
nalité de la table sec-
torielle de la santé
Objectif spécifique 17 : + Taux de scolarisation | Nombre de protocoles d'accords
Renforcer la gouvernance, |, Niveau de qualité de signes
améliorer l'accessibilité, la 52 . 5 .
ee »£ : l'éducation et des + Lettres d’intentions obtenues
qualité de l'éducation et la
formation professionnelle programmes sco- + __ Nombre de séances de formation et
laires de recyclage à l'intention des profes-
+ Taux de réussite aux seurs de la commune
examens officiels °__ Nombre de centres professionnels
construits et fonctionnels
°__ Nombre de professeurs formés et
recyclés
+ __ Niveau de disponibilité des matériels
didactiques dans les établissements
scolaires
+ __ Nombre de nouvelles infrastructures
scolaires construites et/ou réaména-
gées
+ __ Nombre de nouvelles salles de classe
construites
Objectif spécifique 18 : + Tauxd’accèsà l’eau |+ Nombre de protocoles d'accords
Améliorer la disponibilité potable de qualité signés
et l'accessibilité à l’eau de . a ,e .
F N + __ Niveau de compé- + Lettres d’intentions obtenues
boisson et à usage domes- féré
tique GANG GEL erees + __ Nombres de CAEPA formés et fonc-
aux collectivités ter- rond
ritoriales par le CTE k :
°__ Nombre de systèmes d’adduction
potable construits/réhabilités
[page 453]
6.- MISE EN ŒUVRE AS3 RS
Objectifs spécifiques Indicateurs d'objectifs Indicateurs de suivi
QUALITÉ DE VIE ET BIEN-ÊTRE SOCIAL DE LA POPULATION
Objectif spécifique 19 : e Tauxd’accès popu- |+ Nombre de protocoles d'accords
Développer le sport, les lation et des jeunes signés
loisirs GES ACTES Liu cendre EUX * Lettres d’intentions obtenues
infrastructures spor-
es ct ulturellre + __ Niveau de fonctionnalité du Centre
olyvalent
+ __ Nombre d'activités Poy :
de promotion de la + __ Niveau de fonctionnalité du Centre
aire ie il de Lecture et d'Animation Culturelle
es (CLAC)
Ne liehevente °__ Nombre d’infrastructures sportives et
générés et de re- socioculturelles construites et équi-
cettes collectées CES
+ __ Nombre d'évènements sportifs et
socio culturels encadrés et/ou réali-
sés par année
°__ Nombre de séances de sensibilisa-
tion organisées sur la connaissance,
la préservation et la valorisation des
patrimoines culturels
+ __ Nombre d'activités dédiées à la visite
et la découverte des patrimoines
culturels
+ __ Nombre d'évènements culturels créés
e Nombre desites culturels restaurés,
aménagés et exploités
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Echanges avec les autorités locales / Tableau synoptique des programmes et actions du
PCD/ 2021
ACTUALISATION DU PCD DE pement en tenant compte du contexte éco-
PREMIÈRE GENERATION nomique, social et politique qui prévaudra
L’actualisation du Plan Communal de Déve- au moment du bilan. L actualisation tiendra
loppement est un processus cyclique à réa- compte aussi des derniers développements
liser tous les trois à cinq ans. Toutefois la dans les relations entre l'administration
mise en œuvre du PCD nécessite un bilan centrale et les collectivités territoriales,
annuel à partir du croisement des actions notamment en matière de financement et
programmées et des indicateurs de suivi de renforcement de leur autonomie. Fina-
et de résultats. Cet exercice permettra de lement à l'horizon des cinq ans de mise en
tenir compte des faiblesses observées dans Œuvre du PCD, la municipalité procèdera à
l'exécution des actions, de leur adaptation une revision complète du document sur la
par rapport aux changements observés et base d'un bilan global devant aboutir à son
aux progrès réalisés en matière de dévelop- actualisation.
[page 454]
AN, PT Er Te Ne ne ne EL Re CO Les ge Lo Fe Aa
PR de AS NEA
NU TE Nr CE FES Se , £ Me 2 ee Te d QT n mx LE «
HR tee ï te AE Es PE CA ER MAR
mL L= UE & Sr: si ST te. 4 14 : pes É LE, ta "< Fe 2; n
ER A A em dr à
M ne DA NU
Chase EL ETS Me.4 + Dr PF. = ue
. e" s rase" RACE . Hu im, + pu" ve mm. °
= _ rs SP RL Font c* ML d hr NE RÉ PEE
Ni
ET PPS D DE PR ST LR ee Er TX ARE nt
RE ERP De er EUR EN Bu. Hi
‘+ î se our ANNEXES TER re te er
Le cer. E E : à ù \ LS we Fe, Real, ie
. dr A Une te LÉ s ee Ur D d gteire HR
AL A RE A PRES D Se A RATE MUC ER
# D ARS + nant, LE e Le we Dane. LE x LA Lo BL
: Rae Mate rh: 'ear PAS TE a L
A
ts PORC" a * d- | + 4 Pr LES EN ri 2 ; HR, LAS. LÉ
LP CTARR DR TPA TRE t RSR LE RE TS RESTES
RO
Ur Ë PAT ge 1 PET “ Us ER Û e 17 £ Mers
à
a et, a 2 Ce Ér Re _ À CRM a ‘ l al .* =
ES Re Se RER
tr PEUT El ON PTE de SC AE
[page 455]
ANNEXES ASS RS
TABLEAU SYNOPTIQUE DES PROGRAMMES ET ACTIONS DU PCD
DE LA COMMUNE DE CAP-HAITIEN RELEVANT
DES COMPÉTENCES D’AUTRES ACTEURS
Les programmes et actions du PCD de la commune de Cap-Haïtien relevant des compétences
de l'Administration centrale sont indiqués par un fond de couleur jaune, tandis que ceux qui
relèvent des champs d'actions naturels du Secteur Privé des affaires et des organisations de
la Société civile sont indiqués par un fond de couleur bleu.
Objectif général : Renaître Cap -Haïtien de ses cendres par la refonte de la gouvernance, la
réorganisation du territoire et la mise en place d’infrastructures sociales et économiques,
pour la création de meilleures conditions matérielles d'existence et l'amélioration de la qua-
lité de vie de la population locale et régionale.
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
PROGRAMME 1 : RÉORGANISATION DU TERRITOIRE COMMUNALE
A1.2.4 : Création de nouvelles centrali- X E1.2.4 : De nouvelles centralités
tés urbaines urbaines sont créés
A1.2,5 : Réaménagement du quartier X |E1.2.5 : Les quartiers Shadal et
Shada1 et Shada2 par la construction Shada2 sont réaménagées par
de 10 unités de logement intégré à deux la construction de 10 unités de
niveaux. logement intégré à deux niveaux.
SP1.3 : Restructuration et articulation
des différentes composantes du terri-
toire
A1.3.38 : Renforcement des capacités X E1.3.38 : Les capacités techniques
techniques et administratives de la et administratif de la SEMANAH
SEMANAH pour un meilleur contrôle et pour un meilleur contrôle et
une bonne gestion des activités mari- une bonne gestion des activités
times de la commune maritimes de la commune sont
renforcées
A1.3.39 : Construction de 20 km de X | E1.3.39 : 20 km de route en béton
route en béton partant de Guy Malary partant de Guy Malary au Carre-
au Carrefour Madeline four Madeline sont construits
A1.3.40 : Poursuite des travaux de X E1.3.40 : 3 km de route du tron-
construction de 3 km de route du tron- çon touristique du bord de mer
çon touristique du bord de mer de la rue de la rue 5 au Carrefour de l’Aé-
5 au Carrefour de l'Aéroport en 4 voies. roport en 4 voies sont construits
[page 456]
Er 1 5 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A1.3.41 : Construction d’un nouveau X E1.3.41 : Un nouveau pont reliant
pont reliant le Boulevard (rue 8) - Sha- le Boulevard (rue 8) - Shada2,
da2, créant l'extension du boulevard créant l'extension du boulevard
vers l'Aéroport vers l'Aéroport est construit
A1.3.42 : Construction du pont de Blue- X | E1.3.43 : Le pont de Blue-Hills est
Hills. construit
A1.3.44 : Construction de la route SOS X E1.3.44 : La route SOS avec un
avec un pont sur la rivière Any etun pont sur la rivière Any et un autre
autre pont sur la rivière du Haut du pont sur la rivière du Haut du Cap
Cap. est construite
A1.3.45 : Étude et élargissement de X E1.3.45 : L'étude et l’élargisse-
l'axe de Carrefour La Mort au Carrefour ment de l’axe de Carrefour La
de l'Aéroport en 4 voies tout envisa- Mort au Carrefour de l'Aéroport
geant la possibilité de voies de déles- en 4 voies tout envisageant la
tage des deux côtés. possibilité de voies de délestage
des deux côtés sont réalisés
A1.3.46 : Aménagement du Port de Cap- X E1.3.46 : Le Port de Cap-Haïtien
Haïtien est aménagé
A1.3.47 : Plaidoyer pour le renforce- X E1.3.47 : Un plaidoyer est fait
ment des capacités de régulation et de pour le renforcement des capa-
contrôle de la CONATEL sur les radios, cités de régulation et de contrôle
télévisions et les compagnies télépho- de la CONATEL sur les radios,
niques dans le Nord. télévisions et les compagnies
téléphoniques dans le Nord.
A1.3.48 : Plaidoyer pour l'amélioration X E1.3.48: Un plaidoyer est fait pour
de l'offre de communication de la Nat- l'amélioration de l'offre de com-
com et la Digicel en termes de couver- munication de la Natcom et la
ture des réseaux, le coût et la qualité. Digicel en termes de couverture
des réseaux, le coût et la qualité.
A1.3.49: Plaidoyer pour la mise en place X | A1.3.49: Plaidoyer pour la mise
d’un parc technologique et industriel en place d’un parc technologique
à proximité de l'Aéroport sur la route et industriel à proximité de
SOS. l'Aéroport sur la route SOS.
A1.3.50 : Règlementation de la com- X E1.3.50 : La commercialisation
mercialisation des cartes SIM des cartes SIM est règlementée
A1.3.51 : Organisation de deux cam- X EL.3.51: Deux campagnes sont
pagnes par an au profit de la population organisées par an au profit de la
de la commune notamment dans les population commune notamment
écoles et églises sur l’utilisation de la dans les écoles et églises sur l’uti-
NTIC. lisation de la NTIC.
A1.3.52 : Renforcement de la sécurité X E1.3.52 : La sécurité dans les
dans les zones dotées d'équipements zones dotées d'équipements télé-
téléphoniques. phoniques est renforcée
[page 457]
ANNEXES 457500
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A1.3.53 : Mise en place de modules de X E1.3.53: Mise en place de mo-
formation continue sur la NTIC au pro- dules de formation continue sur
fit des cadres du secteur public. la NTIC au profit des cadres du
secteur public.
A1.3.54: Création d’une usine de Bio- X E1.3.54: Une usine de Biomasse
masse est créée
A1.3.55 : Renforcement des capacités X E1.3.55 : Les capacités adminis-
administratives et opérationnelles de tratives et opérationnelles de
l'EDH ; l'EDH sont renforcées;
A1.3.56 : Renforcement des capacités X E1.3.56: Les capacités techniques
techniques des cadres de l’'EDH. des cadres de l’EDH sont renfor-
cées
A1.3.57 : Plaidoyer pour la construction | X E1.3.57: Un plaidoyer est réalisé
d’un terminal pétrolier régional avec pour la construction d’un termi-
une capacité de stockage d'environ de nal pétrolier régional avec une
350-400 mille barils. capacité de stockage d'environ de
350-400 mille barils.
A1.3.58 : Finalisation des travaux X E1.3.58 : Les travaux pour la mise
pour la mise en marche de la centrale en marche de la centrale ther-
thermique de Sainte-Philomène d’une mique de Sainte-Philomène d’une
capacité de 12 MW. capacité de 12 MW sont finalisés
A1.3.59 : Réparation des moteurs de X E1.3.59 : Les moteurs de la cen-
la centrale électrique Pétion-Bolivard trale électrique Pétion-Bolivard
ayant une capacité de production de ayant une capacité de production
13.6 MW. de 13.6 MW sont réparés
A1.3.60 : Construction de deux cen- X E1.3.60 : Deux centrales élec-
trales électriques respectivement de triques respectivement de 40 MW
40 MW au gaz naturel et 16 MW d’élec- au gaz naturel et 16 MW d’élec-
tricité photovoltaïque pouvant couvrir tricité photovoltaïque pouvant
Cap-Haïtien et 6 autres communes du couvrir Cap-Haïtien et 6 autres
département du Nord. communes du département du
Nord sont construites
A1.3.61 : Mise en œuvre d’un pro- X E1.3.61 : Un programme de crédit
gramme de crédit énergétique ; énergétique est mis en œuvre;
A1.3.62 : Plaidoyer pour la réduction X E1.3.62 :Un plaidoyer est réalisé
du coût de KW/H et de l’équité dans la pour la réduction du coût de
facturation des clients ; KW/H et de l'équité dans la factu-
ration des clients ;
A1.3.63 : Plaidoyer pour l'ajustement X E1.3.63 : Un plaidoyer est réalisé
du budget de production et d’exploita- pour l'ajustement du budget de
tion de l’'EDH ; production et d'exploitation de
l'EDH ;
A1.3.64 : Promotion pour la consomma-| X E1.3.64: Une promotion est faite
tion du charbon vert (biochar) pour la consommation du char-
bon vert (biochar)
[page 458]
Er 1 5 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A1.3.65 : Création d’un fonds spécial X E1.3.65 : Un fonds spécial est créé
pour promouvoir et développer les pour promouvoir et développer
énergies renouvelables et alternatives à les énergies renouvelables et
partir d’une taxe sur les produits pétro- alternatives à partir d’une taxe
liers vendus dans la commune sur les produits pétroliers vendus
dans la commune
A1.3.66 : Plaidoyer pour le transfert du X E1.3.66 : Un plaidoyer est réalisé
contrôle et de la gestion de la four- pour le transfert du contrôle et
niture des permis de construire des de la gestion de la fourniture
pompes à essence, des stations de gaz des permis de construire des
propane et l’entreposage de produits pompes à essence, des stations
inflammables à la municipalité de gaz propane et l’entreposage
de produits inflammables à la
municipalité
A1.3.67 : Création d’une coopérative X E1.3.67: Une coopérative spécia-
spécialisée dans la vente de produits lisée dans la vente de produits
électroménagers fonctionnant sur la électroménagers fonctionnant
base des énergies renouvelables. sur la base des énergies renouve-
lables est créée
A1.3.68 : Plaidoyer pour la subvention X E1.3.68 : Un plaidoyer est fait
du gaz propane et les matériels domes- pour la subvention du gaz
tiques qui y sont liés. propane et les matériels domes-
tiques qui y sont liés.
A1.3.69 : Formation de 100 jeunes en X E1.3.69 : 100 jeunes sont formés
maintenance, et réparation et instal- en maintenance, et réparation et
lation d'équipements au Gaz Propane installation d'équipements au Gaz
Liquéfié (GPL) ; Propane Liquéfié (GPL) ;
PROGRAMME 2 : RÉHABILITATION DURABLE DE L'ENVIRONNEMENT
ET DÉVELOPPEMENT DE LA RÉSILIENCE DU TERRITOIRE
A2.1.9: Traitement de la rivière du Haut X |E2.1.9 : Le traitement de la rivière
du Cap du Haut du Cap est réalisé
A2.1.10 : Traitement des ravines Belle X |E2.1.10 : Le traitement des
Hôtesse et Zétrier ravines Belle Hôtesse et Zétrier
est réalisé
A2.1.11: Traitement et correction des X |E2.1.11:Letraitement et la
ravines Charrier, Champin, Goyard, correction des ravines Charrier,
Fondation et Pont Grand Bois Champin, Goyard, Fondation et
Pont Grand Bois sont réalisés
A2.1.12 : Traitement de « Ti larivyè » X |E2.1.12: Le traitement de «Ti
larivyè » est réalisé
[page 459]
ANNEXES ASE
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A2.1.13: Traitement de la rivière Any à X | E2.1.13 : Le traitement de la
Blue-Hills rivière Any à Blue-Hills est réalisé
A2.1.14: Mise en place des gardes fores- X |E2.1.14: Des gardes forestiers de
tiers de concert avec ANAP concert avec ANAP sont mis en
place
A2.1.15 : Inventaire et cartographie des X E2.1.15: Des aires communales
aires communales terrestres et marines terrestres et marines à protéger
à protéger. sont inventoriées et cartogra-
phiées
A2.1.16 : Appui au parc Lajoie/ Collège X E2.1.16 : Un appui est fourni au
Notre Dame. parc Lajoie/ Collège Notre Dame.
A2.1.17 : Sensibilisation des écoliers X E2.1.17 : Des écoliers sont sensi-
sur la création des forêts communales. bilisés sur la création des forêts
communales.
A2.1.18 : Formation d’une masse X E2.1.18 : Une masse critique de
critique de gens via une formation de gens est formée via une for-
formateurs sur la « gestion de son envi- mation de formateurs sur la
ronnement immédiat ». «gestion de son environnement
immédiat »
A22.13 : Construction d’un centre de X | E22.13 : Un centre de transfert
transfert de déchets à Petite-Anse de déchets est construit à Petite-
Anse
A2.2.14 : Entretien des engins lourds X E2.2.14 : Des engins lourds du
du MTPTC et de SNGRS dédiés à l’assai- MTPTC et de SNGRS dédiés à
nissement et la gestion des déchets de l'assainissement et la gestion
la commune des déchets de la commune sont
enteretenus
A2.2.15 : Organisation d’une grande X E2.2.15 : Une grande campagne
campagne de communication sur la de communication est organi-
Gestion Intégrée des Déchets Solides sée sur la Gestion Intégrée des
et de l'Environnement par PROPULIC- Déchets Solides et de l’'Environ-
SAM. nement par PROPULIC-SAM
A2.2.16 : Distribution des poubelles aux | X E2.2.16 : Des poubelles sont
ménages avec de différents couleurs distribuées aux ménages avec de
pour le tri à la source différents couleurs pour le tri à la
source
A2.3.13 : Formation de professionnels X E2.3.13 Des professionnels tra-
travaillant dans la construction sur les vaillant dans la construction sont
normes techniques de construction formés sur les normes techniques
parasismique en vigueur de construction parasismique en
vigueur
[page 460]
Er 1 60 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
PROGRAMME 3 : RENFORCEMENT DE LA GOUVERNABILITÉ DU TERRITOIRE
A3.1.5 : Construction d’un complexe X | E3.1.5 : Un complexe adminis-
administratif logeant le BASEC et tratif logeant le BASEC et l'office
l'office d'état civil, ONI, Tribunal de paix d'état civil, ONI, Tribunal de paix
dans les sections communales de Haut est construit dans les sections
du Cap, Petite-Anse et Bande-du-Nord. communales de Haut du Cap,
Petite-Anse et Bande-du-Nord.
A3.1.6 : Plaidoyer exigeant une forma- X A3.1.6 : Un plaidoyer est réalisé
tion préalable des candidats à la mai- exigeant une formation préalable
rie : Formation en gestion urbaine et des candidats à la mairie : Forma-
planification. tion en gestion urbaine et planifi-
cation.
A3.2.8 : Création d’un « task force » X E3.2.8 : Un « task force » est créé
entre la Police-DGI-Justice-Mairie pour entre la Police-DGI-Justice-Mairie
l'application de la loi sur recouvrement pour l'application de la loi sur
forcé des taxes et impôts communaux. recouvrement forcé des taxes et
impôts communaux.
A3.2.9 : Plaidoyer pour l'amendement X E3.2.9 : Un Plaidoyer est réalisé
de certaines lois fiscales désuètes pour l'amendement de cer-
et pour l'introduction de nouvelles taines lois fiscales désuètes et
approches en ce qui a trait à la clarifi- pour l'introduction de nouvelles
cation du rôle de la mairie en matière approches en ce qui a trait à la
de perception par rapport à la DGI, et à clarification du rôle de la mairie
logique pollueur payeur. en matière de perception par
rapport à la DGI, et à logique pol-
lueur payeur.
A3.3.7 : Conception et mise en œuvre X E3.3.7 : Un programme de diplo-
d’un programme de diplomatie com- matie commerciale et écono-
merciale et économique pour appuyer mique est conçu et mis en œuvre
les efforts de développement écono- pour appuyer les efforts de
mique de la commune développement économique de la
commune
A3.3.8 : Renforcement de la société X E3.3.8: La société civile est ren-
civile forcée
A3.3.9 : Recensement/identification X E3.3.9 : Un Inventaire (incluant la
(incluant la géolocalisation, la qualifi- géolocalisation, la qualification et
cation et la quantification) des parte- la quantification) des partenaires
naires de la société civile et intégration de la société civile est réalisé et
des informations dans une base de intégration des informations dans
données à référence spatiale une base de données à référence
spatiale ;
[page 461]
ANNEXES ET
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A3.3.10: Renforcement des capacités X E3.3.10: Les capacités des OCBs
des OCBs sont renforcées
A3.3.11: Mise en place d'activités X E3.3.11 : Des activités génératrices
génératrices de revenu et d’autofinan- de revenu et d’autofinancement
cement dans les OCB (Tontines, prêts dans les OCB (Tontines, prêts soli-
solidaires, etc.) daires, etc.) sont mises en place
A3.3.12 : Plaidoyer pour la mise en X E3.3.12 : un Plaidoyer est réalisé
place d’un fonds au développement des pour la mise en place d’un fonds
OCB. au développement des OCB
PROGRAMME 4 : MODERNISATION ET À LA DIVERSIFICATION DE L'ÉCONOMIE
A4.1.14 : Renforcement de capacités X E4.1.14: Les capacités de 50
de 50 artisans par an en formation et artisans par an en formation et
d'accompagnement au crédit bancaire. d'accompagnement au crédit ban-
caire sont renforcées
A4.1.15 : Création de 3 écoles de X E4.1.15 : 3 écoles de musiques,
musiques, d'ateliers de percussions d'ateliers de percussions tradi-
traditionnels et de chants du terroir. tionnels et de chants du terroir
sont créées
A4.1.16 : Promotion pour la créativité X E4.1.16 : La créativité et le res-
et le respect des droits d'auteur. pect des droits d'auteur sont
promus
A4.1.17 : Mise en place de 20 DCP entre X |E4.1.17:20 DCP entre 5 à 25 km
5 à 25 km sur le long de la côte dans sur le long de la côte dans les
les endroits réunissant les conditions endroits réunissant les condi-
nécessaires dans la baie de Cap-Haïtien. tions nécessaires dans la baie de
Cap-Haïtien sont mis en place
A4.1.18 : Réalisation 2 séances de X |E4.1.18 :2 séances de formation
formation par an en montage et pose par an sont réslisées en montage
de DCP, entretien des DCP et autres et pose de DCP, entretien des DCP
équipements (moteurs, embarcations), et autres équipements (moteurs,
techniques de pêche sur DCP, manuten- embarcations), techniques de
tion à bord à l'intention des pêcheurs. pêche sur DCP, manutention à
bord à l'intention des pêcheurs.
A4.1.19 : Acquisition de 10 bateaux de X | E4.1.19 : 10 bateaux de pêche en
pêche en fiber glace à moteur entre 16 fiber glace à moteur entre 16 à 18
à 18 pieds de 1500 livres de poisson pieds de 1500 livres de poisson
avec une fréquence de quatre sorties avec une fréquence de quatre
par semaine. sorties par semaine sont acquis
[page 462]
1 62 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A4.1.20 : Implantation d’une filière X E4.1.20 Une filière de formation
de formation sur les métiers de mer est implantée sur les métiers de
(pêche, plongée, natation...) dans les mer (pêche, plongée, natation...)
centres universitaires spécifiquement dans les centres universitaires
au niveau de la Faculté des Sciences spécifiquement au niveau de la Fa-
Agronomiques, Halieutique et Agroali- culté des Sciences Agronomiques,
mentaire de Limonade (FSAHAL). Halieutique et Agroalimentaire de
Limonade (FSAHAL).
A4.1.21 : Renforcement de la SEMANAH| X E4.1.21 : La SEMANAH est renfor-
pour le contrôle de la mer et la planifi- cée pour le contrôle de la mer et
cation des périodes de pêche. la planification des périodes de
pêche.
A4.1.22 : Réalisation d’un inventaire X E4.1.22 : Un inventaire des
des espèces en danger d'extinction et espèces en danger d'extinction et
des espèces endémiques. des espèces endémiques réalisé
A4.1.23 Formation de 200 pêcheurs sur X | E4.1.23 : 200 pêcheurs sont for-
les techniques de pêche non destruc- més sur les techniques de pêche
tive, les technologies appropriées pour non destructive, les technolo-
la pêche en haute mer et l'entretien des gies appropriées pour la pêche
matériels à travers les associations de en haute mer et l'entretien des
pêcheurs. matériels à travers les associa-
tions de pêcheurs.
A4.1.24 : Acquisition et installation de X E4.1.24 : Trois chambres froides
trois chambres froides. sont acquises et installées
A4.2.12 : Promotion du potentiel de la X E4.2.12 : Une Promotion du
commune à travers l'arrêté présidentiel potentiel de la commune est faite
de 1995 déclarant le centre-ville patri- à travers l'arrêté présidentiel de
moine national pour le développement 1995 déclarant le centre-ville
du tourisme patrimoine national pour le déve-
loppement du tourisme
A4.2.13 : Développement de deux X E4.2.13 : Deux autres pôles tou-
autres pôles touristiques en plus de ristiques en plus de Labadie dans
Labadie dans la région la région sont développés
A4.2.14 : Création de 300 chambres X E4.2.14 : 300 chambres d'hôte
d'hôte sont créées
A2.2.15 : Plaidoyer pour la réduction X E2.2.15 : Un Plaidoyer est réalisé
des pourcentages exigés comme fonds pour la réduction des pourcen-
de garantie et les taux d'intérêt pour tages exigés comme fonds de
l'octroi de crédit aux opérateurs touris- garantie et les taux d'intérêt pour
tiques l'octroi de crédit aux opérateurs
touristiques
[page 463]
ANNEXES 463 DRE
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A4.2.16 : Plaidoyer pour combler X EA4.2.16 : Un Plaidoyer est fait
le retard du pays en ce qui a trait à pour combler le retard du pays
l'utilisation de la technologie dans les en ce qui a trait à l’utilisation de
métiers de l’industrie touristique. la technologie dans les métiers de
l'industrie touristique.
A4.3.7 : Plaidoyer pour l’ouverture de X E4.3.7 : Un Plaidoyer est réalisé
l’économie par la diversification des pour l’ouverture de l’économie
produits et services financiers compéti- par la diversification des produits
tifs par rapport à la région caribéenne. et services financiers compétitifs
par rapport à la région cari-
béenne.
A4.3.8 : Assistance technique aux PMEs X E4.3.8 : Une Assistance tech-
existantes et en création pour le renfor- nique est fournie aux PMEs
cement de leurs ressources humaines existantes et en création pour le
et l’amélioration de la qualité de leurs renforcement de leurs ressources
services. humaines et l’amélioration de la
qualité de leurs services.
A4.3.9 : Promotion pour le dévelop- X E4.3.9 : Une Promotion est faite
pement des coopératives, les fonds de pour le développement des coo-
développement et les fonds solidaires. pératives, les fonds de développe-
ment et les fonds solidaires.
PROGRAMME 5 : PROMOTION DU DÉVELOPPEMENT HUMAIN ET SOCIAL
A5.1.11 : Construction d’un centre de X | E5.1.11 : Un centre de santé est
santé au Haut du Cap qui soit équipé et construit au Haut du Cap qui soit
fonctionnel équipé et fonctionnel
A5.1.12 : Réhabilitation du centre de X | E5.1.12 : Le centre de santé de
santé de Fort-Bourgeois. Fort-Bourgeois est réhabilité
A5.1.13 : Rénovation et requalification X |E5.1.13 : Le dispensaire de Laba-
du dispensaire de Labadie en centre die est rénové et requalifié en
communautaire de santé. centre communautaire de santé.
A5.1.14 : Plaidoyer pour la mise en X E5.1.14 : Un plaidoyer est réa-
place d’un programme utilisant des lisé pour la mise en place d’un
mécanismes de compensation et de programme utilisant des méca-
réduction des barrières financières nismes de compensation et de
pour les malades voire un système réduction des barrières finan-
d'assurance pour tous. cières pour les malades voire un
système d'assurance pour tous.
[page 464]
ET 4 64 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
à
psychiatrie dans la commune qui soit est construit dans la commune
équipé et opérationnel. qui soit équipé et opérationnel.
I
gériatrie et de prise en charge des per- de prise en charge des personnes
sonnes âgées. âgées est construit
A5.1.17 : Mise en place d’un plan straté- X E5.1.17 : Un plan stratégique
gique opérationnel de l'Hôpital Univer- opérationnel de l'Hôpital Univer-
sitaire Justinien en prenant en compte sitaire Justinien est mis en place
l'entretien des bâtiments, renforcement en prenant en compte l'entretien
des services en matériels, équipements, des bâtiments, renforcement
ressources humaines spécialisées, par- des services en matériels, équi-
tenariat, la mise en place d’une unité de pements, ressources humaines
dialyse, d’une unité d’oncologie, d’un spécialisées, partenariat, la mise
bloc de dortoir et érection d’un buste en place d’une unité de dialyse,
en mémoire de Monsieur JUSTIEN. d’une unité d’oncologie, d’un bloc
de dortoir et érection d’un buste
en mémoire de Monsieur JUS-
TIEN.
A5.1.18 : Formation et recyclage de X E5.1.18 : Le personnel de santé de
manière continue du personnel de la commune est formé et recyclé
santé de la commune
A5.1.19 : Renforcement en matériels, X E5.1.19 : Un renforcement en
équipements et ressources humaines matériels, équipements et res-
compétentes les laboratoires des éta- sources humaines compétentes
blissements de santé. est fourni aux laboratoires des
établissements de santé.
A5.1.20 : Plaidoyer pour un meilleur X E5.1.20 : Un plaidoyer est réalisé
traitement du personnel de santé en pour un meilleur traitement du
termes de régularisation de salaires, personnel de santé en termes de
avantages sociaux et des incitatifs. régularisation de salaires, avan-
tages sociaux et des incitatifs.
A5.1.21 : Plaidoyer pour l’augmentation | X E5.1.21 : Un Plaidoyer est fait
graduelle du budget alloué au ministère pour l’augmentation graduelle du
de la Santé Publique et de la Population budget alloué au ministère de la
dans le budget national soit un premier Santé Publique et de la Popula-
ajustement de 15%. tion dans le budget national soit
un premier ajustement de 15%.
A5.1.22 : Plaidoyer pour l'entretien et X E5.1.22 : Un Plaidoyer est réalisé
la sécurité des Hôpitaux et des centres pour l'entretien et la sécurité des
de santé. Hôpitaux et des centres de santé.
[page 465]
ANNEXES 465 RS
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A5.2.3 : Recrutement d'au moins cinq X E5.2.3 : Cinq inspectrices pour
inspectrices pour la supervision péda- la supervision pédagogique des
gogique des écoles maternelles ; écoles maternelles sont recrutées
A5.2.4 : Mise à la disposition des ins- X E5.2.4 : Les inspectrices des
pectrices des écoles maternelles des écoles maternelles ont des
moyens logistiques (un bureau équipé, moyens logistiques (un bureau
moyens de déplacement,) adéquats équipé, moyens de déplacement,)
pour faciliter leurs tâches ; adéquats pour faciliter leurs
tâches ;
A5.2.5 : Mise à jour du curriculum de X E5.2,5 : Le curriculum de l’ensei-
l’enseignement de la petite enfance ; gnement de la petite enfance est
mis à jour ;
A5.2.6 : Contrôle et accréditation des X E5.2.6 : Les structures dédiées
structures dédiées à l’enseignement de à l'enseignement de la petite
la petite enfance enfance sont contrôlées et accré-
ditées
A5.2.7 : Établissement d’une carte X E5.2.7 : Une carte scolaire de la
scolaire de la commune en vue réguler commune est établie en vue régu-
l'offre éducative. ler l'offre éducative.
A5.2.8 : Implémentation du programme | X E5.2.8 : Le programme de cantine
de cantine scolaire au niveau de toutes scolaire est implanté au niveau de
les écoles fondamentales. toutes les écoles fondamentales.
A5.2.9 : Renforcement du service de X E5.2.9 : Le service de transport
transport scolaire (flotte d'au moins scolaire est renforcé (flotte d’au
une quinzaine de bus scolaire pour moins une quinzaine de bus sco-
desservir la commune). laire pour desservir la commune).
A5.2.10 : Recrutement d'enseignants X E5.2.10 : Les enseignants sont
selon leur qualification, nomination des recrutés selon leur qualification,
enseignants et mise à la retraite des nomination des enseignants
enseignants âgés au niveau des écoles et mise à la retraite des ensei-
publiques. gnants âgés au niveau des écoles
publiques.
A5.2.11 : Réalisation de 4 sessions de X E5.2.11 : 4 sessions de formation
formation et de recyclage pour le per- et de recyclage sont réalisées
sonnel éducatif par an. pour le personnel éducatif par an.
[page 466]
D 4 66 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A5.2.12 : Dotation des écoles publiques X E5.2.12 : Les écoles publiques
de matériels didactiques et pédago- sont dotées de matériels didac-
giques adéquats. tiques et pédagogiques adéquats.
A5.2.13 : Amélioration de l’environ- X E5.2.13 : L'environnement des
nement des écoles par la création écoles est amélioré par la créa-
d'espaces verts, installation de bloc tion d'espaces verts, installation
sanitaire et de poubelles de trois types de bloc sanitaire et de poubelles
facilitant l'apprentissage de gestion de de trois types facilitant l’appren-
déchets par le tri. tissage de gestion de déchets par
le tri.
A5.2.14 : Renforcement des capaci- X E5.2.14 : Les capacités de la DDN/
tés de la DDN/MENFP en ressources MENFP sont renforcées en res-
humaines et matériels. sources humaines et matériels.
A5.2.15 : Renforcement des capacités X E5.2.15 : Les capacités du BDS
du BDS en ressources humaines, maté- sont renforcées en ressources
rielles, en équipements et en véhicules ; humaines, matérielles, en équipe-
ments et en véhicules ;
A5.2.16 : Réalisation de la supervision X E5.2.16 : La Supervision péda-
pédagogique et administrative des gogique et administrative des
écoles publiques et privées ; écoles publiques et privées est
réalisée ;
A5.2.17 : Contrôle de l’accréditation des | X E5.2.17 : Le contrôle de l’accrédi-
écoles privées tation des écoles privées est fait
A5.2.18 : Surveillance de la qualité de X E5.2.18 : Une surveillance de la
formation donnée et le contenu des qualité de formation donnée et le
curricula des centres universitaires contenu des curricula des centres
et de formation professionnelle de la universitaires et de formation
commune. professionnelle de la commune
est réalisée
A5.2.19: Mise en place des comités de X E5.2.19 : Les comités de parents
parents dans les écoles. dans les écoles sont mis en place
A5.3.7 : Réhabilitation de 2 des 4 X | E5.3.7: 2 des 4 forages existants
forages existants à Balan à Balan sont réhabilités
A5.3.8 : Réhabilitation des réservoirs X E5.3.8 : Les réservoirs existants à
existants à Balan et Bel-Air. Balan et Bel-Air sont réhabilités
A5.3.9 : Réhabilitation du réseau de X E5.3.9 : Le réseau de distribution
distribution du centre-ville du centre-ville est réhabilité
A5.3.10 : Construction de la ligne de X | E5.3.10: La ligne de refoulement
refoulement de Balan à Babiole. de Balan à Babiole est construite
[page 467]
ANNEXES 467008
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A5.3.11: Construction d’un réservoir X | E5.3.11 : Un réservoir additionnel
additionnel à Babiole. est construit à Babiole
A5.3.12 : Construction de la ligne de X |E5.3.12 : Laligne de refoulement
refoulement de Balan au château d'eau de Balan au château d'eau de
de Petite-Anse. Petite-Anse est construite
5.4.12 : Construction d’un centre sportif | X 5.4.12 : Construction d’un centre
pluridisciplinaire de standard interna- sportif pluridisciplinaire de stan-
tional dans la région en PPP. dard international dans la région
en PPP.
A5.4.13 : Organisation d’un camp an- X E5.4.13 : Un camp annuel per-
nuel permettant de détecter les jeunes mettant de détecter les jeunes à
à potentialité sportive. potentialité sportive est organisé
A5.4.14 : Mise en place des ligues spor- X E5.4.14 : Des ligues sportives ont
tives mises en place
A5.4.15 : Accompagnement des clubs X E5.4.15 : Les clubs sportifs sont
sportifs pour leur structuration et le accompagnés pour leur structu-
respect des normes internationales. ration et le respect des normes
internationales.
A5.4.16 : Plaidoyer pour la création X E5.4.16 : Un plaidoyer st réalisé
d’une loi portant sur la règlementation pour la création d’une loi portant
du sport sur la règlementation du sport
A5.4.17 : Organisation de 2 séances de X E5.4.17 : 2 séances de formation
formation par an au profit des moni- par an sont organisées au profit
teurs, des arbitres et des dirigeants des moniteurs, des arbitres et des
sportifs. dirigeants sportifs.
A5.4.18 : Plaidoyer pour la mise en X E5.4.18 : Un Plaidoyer est réalisé
place un fond dédié à l’accompagne- pour la mise en place un fond
ment des structures et acteurs des dédié à l'accompagnement des
domaines sportifs et culturels. structures et acteurs des do-
maines sportifs et culturels.
A5.4.19 : Développement de l’Handis- X E5.4.19 : L'Handisport est déve-
port. loppé
A5.4.20 : Développement des sports X E5.4.20 : Les sports cérébraux
cérébraux par l’organisation régulière sont développés par l’organisa-
de compétitions. tion régulière de compétitions.
A5.4.21 : Appui à l’enseignement et à la X E5.4.21 : Un appui est fourni à
pratique du sport dans les écoles. l'enseignement et à la pratique du
sport dans les écoles.
|
[page 468]
D 4 65 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
PROGRAMME 6 : PROMOTION DE L'ÉQUITÉ DE GENRE ET DES DROITS DE LA PERSONNE
A6.1.8 : Promotion du quota de 30% de X E6.1.8 : La Promotion du quota
femmes dans les OCBs de 30% de femmes dans les OCBs
est faite
A6.1.9 : Réalisation de 6 séances de for- | X E6.1.9 : 6 séances de formation
mation par année pour les associations sont réalisées par année pour
des femmes sur l’entrepreneuriat et la les associations des femmes sur
gestion des PME et PMI l’entrepreneuriat et la gestion des
PME et PMI
A6.1.10 : Organisation de 3 émissions X E6.1.10 : 3 émissions par tri-
par trimestre sur les droits des femmes mestre sur les droits des femmes
dans les radios dans les radios sont organisées
A6.1.11 : Création d’un centre d'appui X E6.1.11 : Un centre d'appui psy-
psychologique et juridique pour les vic- chologique et juridique pour les
times des violences basées sur le genre victimes des violences basées sur
(VBG); le genre (VBG) est créé
A6.1.12 : Célébration de la journée X E6.1.12 : La journée internatio-
internationale réservée aux femmes nale réservée aux femmes est
célébrée
A6.1.13 : Plaidoyer pour la participa- X E6.1.13 : Un Plaidoyer est réalisé
tion féminine aux sphères de décisions pour la participation féminine
et l'augmentation des capacités d’inté- aux sphères de décisions et l’aug-
gration des femmes dans les espaces mentation des capacités d’inté-
politiques et les espaces citoyens. gration des femmes dans les
espaces politiques et les espaces
citoyens.
A6.1.14 : Renforcement de la lutte X E6.1.14 : La lutte contre les
contre les violences sexuelles basées violences sexuelles basées sur le
sur le genre et l'exploitation sexuelle genre et l'exploitation sexuelle
des mineurs des mineurs est renforcée
A6.2.7 : Réalisation d'émissions radio- X E6.2.7 : Des émissions radiopho-
phoniques pour l'éducation citoyenne niques sont réalisées pour l’édu-
la promotion de l’action civique et du cation citoyenne la promotion de
respect des droits des minorités l'action civique et du respect des
droits des minorités
A6.2.8 : Promotion contre la stigmatisa- | X E6.2.8 : La Promotion contre la
tion des enfants de rue, des personnes stigmatisation des enfants de
souffrant d’un handicap, des maladies rue, des personnes souffrant d’un
MST et de la discrimination. handicap, des maladies MST et de
la discrimination est réalisée
[page 469]
ANNEXES 460 EE
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A6.2.9 : Renforcement de la lutte contre | X E6.2.9 : La lutte contre la traite
la traite des personnes et le trafic illi- des personnes et le traficillicite
cite des migrants des migrants sont renforcées
A6.3.5: Amélioration du fonctionne- X EA6.3.6 : Le fonctionnement des
ment des hôtels de justice de la Com- hôtels de justice de la Commune
mune. est amélioré
A6.3.6 : Renforcement de la présence X E6.3.5 : La présence des avocats
des avocats pendant la garde à vue des pendant la garde à vue des sus-
suspects. pects est renforcée
A6.3.7 : Mise en place d’un système X E6.37 : Un système d'assistance
d'assistance juridique pour les per- juridique est mis en place pour
sonnes démunies et vulnérables et des les personnes démunies et vulné-
services d'orientation des justiciables. rables et des services d’orienta-
tion des justiciables.
A6. 3.8: Renforcement de l’accès des X E6.3.8 : L'accès des justiciables
justiciables à l'information juridique à l'information juridique par la
par la sensibilisation sur les droits et sensibilisation sur les droits et
devoirs du citoyen. devoirs du citoyen est renforcé
A6.3.9 : Plaidoyer pour l’augmentation X E6.3.9: Un plaidoyer pour l’aug-
et la nomination des juges et greffiers. mentation et la nomination des
juges et greffiers est réalisé
A6.3.10 : Plaidoyer contre la détention X E6.310 : Un Plaidoyer contre la
préventive prolongée et l'amélioration détention préventive prolongée
des conditions de vie des prisonniers. et l'amélioration des conditions
de vie des prisonniers est fait
A6.3.11 : Plaidoyer contre la partialité X E6.3.11 : Un Plaidoyer est réalisé
et la corruption dans les décisions de contre la partialité et la corrup-
justice. tion dans les décisions de justice.
A6.3.12 : Renforcement en formation, X E6.3.12 : Le personnel de la
matériels et équipement du personnel justice est renforcé en formation,
de la justice. matériels et équipement
A6.3.13 : Plaidoyer pour la décon- X E6.3.13 : Un Plaidoyer est fait
centration des tribunaux de Paix du pour la déconcentration des
Centre-ville aux Sections communales. tribunaux de Paix du Centre-ville
aux Sections communales.
[page 470]
Er 1 7 0 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A6.3.14: Plaidoyer pour le renforce- X E6.3.14 : Un Plaidoyer est réalisé
ment de la protection judiciaire des pour le renforcement de la pro-
mineurs en conflit avec la loi pénale tection judiciaire des mineurs en
conflit avec la loi pénale
A6.3.15 : Appui à la police en matériels X E6.3.15 : Un appui est fourni à
et équipements la police en matériels et équipe-
ments
A6.3.16 : Construction d’Avant-poste de X |E6.3.16 : Un Avant-poste de police
police à Madeline et A Fort Bourgeois. est construit à Madeline et à Fort
Bourgeois.
A6.3.17 : Modernisation des locaux de X E6.3.17 : Les locaux de la Police,
la Police, les Infrastructures des unités les Infrastructures des unités
d’Intervention de Maintien de l'Ordre, d’Intervention de Maintien de
des Services de Pompiers et de Protec- l'Ordre, des Services de Pom-
tion Civile. piers et de Protection Civile sont
modernisés
A6.3.18 : Renforcement de la répression | X E6.3.18 : La répression contre la
contre la criminalité et de la prévention criminalité et la prévention de la
de la délinquance. délinquance sont renforcées
A6.3.19 : Stabilisation et structuration X E6.3.19: Les interventions faites
des interventions faites sur le foncier. sur le foncier sont stabilisées et
structurées
A6.3.20: Constitution du Plan Foncier X E6.3.20 : Un Plan Foncier de Base
de Base de la Commune comme ap- de la Commune comme approche
proche pour la réalisation du cadastre pour la réalisation du cadastre
est constitué
A6.3.21: Numérisation et indexation X E6.3.21 : Les archives foncières
des archives foncières publiques et publiques et privées sont indexés
privées. et numérisés
A6.3.22 : Renforcement des capacités X E6.3.22 : Les capacités des profes-
des professionnels du foncier : notaires sionnels du foncier : notaires et
et arpenteurs. arpenteurs sont renforcées
A6.3.23 : Dotation des Bureaux d'état X E6.3.23 : Les Bureaux d'état civil
civil en fournitures, équipements et sont dotés en fournitures, équi-
matériels nécessaires (registres de pements et matériels nécessaires
naissances, décès, mariage, matériels (registres de naissances, décès,
de bureautique, etc.). mariage, matériels de bureau-
tique, etc.).
[page 471]
ANNEXES 471
Actions Localisation Extrants
Commune Ville Sections
A6.3.24 : Informatisation et sécurisa- X E6.3.24 : Le système d'état civil
tion du système d'état civil de la Com- de la Commune est informatisé et
mune. sécurisé
A6.3.25 : Plaidoyer pour la mise en X E6.3.25 : Un Plaidoyer est réa-
réseau des officiers d’Etat civil, ONI et lisé pour la mise en réseau des
des Archives nationales. officiers d'Etat civil, ONI et des
Archives nationales.
A6.3.26 : Création d’un centre d’archive X E6.3.26 : Un centre d’archive com-
communale informatisé et sécurisé par munale informatisé et sécurisé
la reconstitution de l’existant dans les est créé par la reconstitution de
bureaux d'état civil de la Commune. l'existant dans les bureaux d'état
civil de la Commune.
A6.3.27: Mobilisation sociale et plai- X E6.3.27: Une Mobilisation sociale
doyer en faveur de l’enregistrement des et un plaidoyer en faveur de
faits et statistiques de l’état civil. l'enregistrement des faits et
statistiques de l’état civil sont
réalisés
A6.3.28 : Renforcement des compé- X E6.3.28 : Les compétences tech-
tences techniques des acteurs et des niques des acteurs et des parties
parties prenantes du système d'état prenantes du système d'état civil
civil en vue d'accroître leur efficacité, sont renforcées en vue d’ac-
les synergies et l’interopérabilité. croître leur efficacité, les syner-
gies et l’interopérabilité.
Source: Mairie de Cap-Haitien / Ateliers de programmation physique et de programmation par compétences du PCD / 2022
[page 472]
Tr 4 7 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
L Annexe 2"
COMITE DE PILOTAGE
Secteurs / Organisations Prénom et Nom Téléphone
/ Institutions
Electricité d'Haïti |NumajemWae
use fAleaMamgat |
Bat Philedesentous
Police Nationale dHele —|PenetHemyeaude |
Commission 880 /PDU | BeonWbrde |
PDP enPemekimbeie (460324 |
[page 473]
ANNEXES 473 DDR
Secteurs / Organisations Prénom et Nom Téléphone
/ Institutions
Représentant secteur Sports, culture Joseph Pierre 3714-3322
et loisirs
et industriels
Représentant Banques, Coopératives Carl jean Louis
et caisses populaires
Représentant secteur Transport Petit Maitre Jimmy 3634-4354
ne Ut
Représentant secteur Tourisme, Etienne Heureuse 3686-9321
Hôtellerie et Restauration
Représentant secteur Tourisme, Accilien Johny 4047-4749
Hôtellerie et Restauration
Représentant secteur Tourisme, Guerrier Hansy 3269-1372
a
Presse: Radio et Télévision [Josephrosln |
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
[page 474]
Tr 4 7 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
L'Annexe 3"
COMITE DIRECTEUR DU COMITE DE PILOTAGE
Fonction Prénom et Nom Téléphone
Conseiller "| Mathieu Louis
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
EQUIPE TECHNIQUE DE TERRAIN (ANIMATEURS,
FACILITATEURS ET COORDONNATEUR)
» ANNEXE 4.1 : EQUIPE DE COORDINATION TECHNIQUE
Nom Prénom Fonction
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> ANNEXE 4.2 : ANIMATEURS ET ANIMATRICES
Nom Prénom Fonction Zones d'affectation
[page 475]
ANNEXES 475
Nom Prénom Fonction Zones d'affectation
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
» ANNEXE 4.3 : TECHNICIENS ET TECHNICIENNES SECTORIEL-LE-S
Nom et prénom Fonction /Secteurs et thématiques
Didier Dominique / Eddy |Technicien-consultant pour les thématiques Communication, télé-
Lubin / Frazer Meneighdo | communications et Nouvelles Technologies de l'Information et de la
Communication, urbanisme, habitat, foncier, logement et aménage-
ment du territoire
Hérard Etienne / Christin | Technicien-consultant pour les thématiques Environnement, change-
Calixte ments climatiques, risques et désastres
André Abel Technicien-consultant pour les thématiques Administration locale et
services déconcentrés, Partenariat, intercommunalité et coopération
décentralisée
Venance Valcin / Rosario |Technicien-consultant pour la thématique Finances locales
Dominique
Samuel Dorvilier Technicien-consultant pour les thématiques Organisations et société
civile, Culture, cultes et religions, Patrimoine, arts et lettres, Sports,
loisirs et activités culturelles
Ronald Charles Technicien-consultant pour les thématiques Justice et droits humains.
Sécurité, État civil et identification de la population
Joël Clairesia Techniciens-consultant pour les thématiques Éducation, alphabétisa-
tion et formation professionnelle
Rony Finis Technicien-consultant pour les thématiques Énergie, électricité et
éclairage public, mines et carrières, voies de communication, mobi-
lité, routes et transport, construction, bâtiments et travaux publics,
eau, hygiène publique et assainissement
Mura Pierre Technicien-consultant pour les thématiques Agriculture et sylvicul-
ture, élevage, pêche et chasse
Woody Axnick Paul Technicien-consultant pour les thématiques Commerce et institu-
tions financières, industrie PME/PMI et entrepreneuriat
Eddy Lubin Technicien-consultant pour les thématiques Tourisme, hôtellerie et
restauration, Artisanat, métier et industries créatives
[page 476]
1 7 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom et prénom Fonction /Secteurs et thématiques
sociale
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
L'Annexe 5"
PARTICIPANT-E-S AUX DIFFERENTES ACTIVITES
DU PROCESSUS
Nom Prénom Sexe
2 Achile Net M
BAS en M
10 Albert Wesy M
2 A Da M
8 Ales Chem M
720. Ales Des M
(22. Mdophe (Hans M
(26. Alexandre (Ken M
[page 477]
ANNEXES 477008080808
Nom Prénom Sexe
EE CE
fa als eme
EE CE
38. Aimoner em
40. Alouider em
Paz. Alouider ain
Pas Alphonse ana
(46. Aldo (Row M |
(48. Aldor [Pavison@hs M |
(50. Aldor [éopol M |
(52. Alareste [Mouid M |
(58. Amboise [Rimamngmo M |
156. Amdréus elle |
(60. Amtemor [End M |
(62. Antoine [Desease M |
(68 Antoine (Mi M |
[page 478]
Er 1 7 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
F6 aime ai
68. antoine fapoléon
(70. Arehile [Eoard M |
Pr2. ani an
EE ES
Ba. guet ce
(68. Augustin (Framjumir M |
2. Augustin (Want M |
(4. Aremar [eme M |
(96. Badre [Roobems M |
(98. Barboure [eamGame M |
1102. Bealvard (Jalson M |
[page 479]
ANNEXES 470
Nom Prénom Sexe
1106. Belzare LRobet M |
108. Belbzare Jade M
110, Bel [Wan M |
Fit4, Benjamin fAlbenéen M
F116, Benjamin nd M
118. Benoit [Pere M |
120. Bernadie mem M
122. Bermadin Reg
124, Bernard [mem M |
126. Bernoville (Charles M |
128. Bessand ensm M |
132, Biem-Aimé Lame M |
(140. Bone [ous M |
[page 480]
Dr 1 50 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
H182. Borgll fam
F144 org vint
H86 Brno
H148. Bureau jean Seotrambree M
160. Cadet [Pen M |
1162. Cadostim [lame M |
1166. Caite |(MareandyValey M |
1168. Cat Jens M |
172. Casimir [Ronaldo M |
174. Gest [miteGeram M |
176. Gest [Mie M |
[page 481]
ANNEXES 481
Nom Prénom Sexe
180. Cenatus fes M
agé. Charles Gemae
1186, Chares Vos M |
Fa88. Chares Sama M
190. Chares émane M
192. Charles ge
198. Chares Reims M
(204. Chavannes [Me M |
1206. Chereste [Jemeay M |
1208. Cherismé [Olame M |
(210. Chery [even M |
(218, Chery LAdeim M |
(216. Chery Uma M |
[page 482]
Cr 1 52 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
F220. Cm cime
F222. Cineus fm
F226. Gale ep
P228. Gares fe
F220. clemencesefEvens |
F222. Clerphe fe
P286, Goes éme
(240. Constant [Emmamul M |
(282, og [aeandemont M |
(248, Dalas Jde M |
(246, Daliman (Mäloms M |
1252, Damas [emRoy M |
[page 483]
ANNEXES 483 RE
Nom Prénom Sexe
F260. Diane
F264. Déacques amet Georges |
F266, Déiieur — famgade M
F268. Dame an M
Faro. Danois fem M"
feras Dem een
(276. Demetrus [Odm M |
1278, Dent LU M |
1280. Derapies (Min M |
(282, Derozin [Pam M |
(284, Desamour [eseph M |
1290. Deshommes [Mel M
(292, Desir LSmiedr M |
[page 484]
Tr 4 5 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
1296. Destin Sale |
1298. Destin (Sam M |
1800. Dieufort Amal M |
302. Diamètre Bmomeen M
Fate. Donna ave Map
(314 Dors [laeuisWlkemsm M |
318. Dont [Peterson M |
(324, Dorean [Rod M |
1326. Dormeus (Markemd M |
1328. Doris [omd M |
(330 Don LAndemn M |
[page 485]
ANNEXES BED
Nom Prénom Sexe
324. Douseur fie
(328. Dujont Le M |
342. Durosier 2 Valeourt
Fa Darot ner
Fa88. ads Rs M |
350. amandes M
(352, Hlarimé Om M |
(358, Ehssaint Qudelm M |
1356, Eh [Edme M |
358 Elo Emma M |
(368 Estimé [Fabien M |
(368. Etemne [Mme M |
[page 486]
Er 1 5 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
ES A EE
72. eneaé
era Benne Ronan
fa7é. tee imeque
878. ugène meme
(280. Eugène [Wamide M |
(384. Evous (Rokoko M |
88. ajoems
1390. Fayette Laden M |
1392, Fel JEmmamul M |
1398 Fée [Rom M |
1396. Fenelus [Ee M |
(398. Fermand [louismas M |
(400. Femand [loumam M |
(404. Fis-Aimé [lue M |
(406. Fis-Aimé (Stevenson M |
[page 487]
ANNEXES 4870088
Nom Prénom Sexe
408. Meurdor fRredande M
(410. Foreal [Michele M |
Pad Borital [Gal M |
F416, oral [Pad M |
Pets. Boris am M
420. FouqueE amer |
26. rangs | ea re |
(430. François [Louissamt M |
1432. François [Wim M |
(434, Frantto [Eugène M |
1436. Gabriel [Jemclaude M |
1438. Gamgom [Ed M |
(444, Gédeom [omis M |
[page 488]
Dr 1 55 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
fa46, Geñad fGuiemad M
(448. Gelin (Riearo M |
450. Georges fan
452. Georges ie
faSA. Georges fee
fa56.| Georges neo |
Pa. Gore ep de |
460. Gerome ges M
agé, Grecs fe M
(470. Guemier [Fran M |
472. Guemier [Regnad M |
(474, Guemier [Mis M |
(476. Guerimé [Model M |
(480. Gustave [Mond M |
(482, Gustave [ed M |
[page 489]
ANNEXES 489
Nom Prénom Sexe
(488. Hilaire (Emma M |
1490. Biton Per M |
492. Honoré aus M
494. osias Simpy
1498. Irmise (Wii M |
502. Israël ab M |
(504. Jacques (Gonsale M |
1506. Jacques [Fram M |
(508. Jacques [Mikemsn M |
(512. Jambon [Ken M |
(514, Jasmin [majoas M |
(520. Jean [Bapiie M |
[page 490]
Er 1 00 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
822. Jean mp
1826. Jean ras
EC CE
Sao. een fe
ER CE
[S28. Joan jacques Robe |
[540 Jean alien
(542 Jean [kPa M |
(548 Jean (M M |
(552. Jean [Pam M |
(558 Jean [Peterson M |
(556 Jean (Reg M |
(558 Jean [Read M |
[page 491]
ANNEXES 491
Nom Prénom Sexe
564. Joan Syie | Dern |
[E70. Jean islyteename m
[E74. Jean-Baptiste 2 Gasmer
[E76. Jean-haptste [eschy Mere Gper
[E78. Jean haptste Jacqueline M
(580. Jean-Baptiste (amor M
(582. Jean-Baptiste (Some M |
(584. Jean-Claude [Um M |
(588. Jeanacques [Robes M |
(592. Jeamouis (Gamey M |
(594. Jeamouis [aemuesn M |
[page 492]
Er 1 0 2 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
LS98. JeamPee ttaman
600. Jean-Pierre james
604. Jean-Pierre | ae |
606. een fan M
608. Jean fée
10. Jérôme ra
616. Jeunebiere [Modan M
(618. honson [Peme M |
(622. Joachim LEstephen M |
(626. Joe (Roma M |
(628. Joe Ru M |
1630. Joseph Ale M |
1632. Joseph LAmmæe M |
(634, Joseph (Bladimp M
[page 493]
ANNEXES 493 RE
Nom Prénom Sexe
626. Joseph féhaque
642. Joseph raneique |
644. Joseph [Hanse Den M
646. Joseph [Hemmyaude M
648. Joseph fjaequesRena M
Fé50. Joseph fjames-Belens M
652. Joseph | ea Léa
54. Joseph Jean Rond
1658. Joseph Lame M
(668, Joseph [Rem M |
1666. Joseph (Soml M |
1668. Joseph (Millam M |
1670. Joseph Lam M |
(672. Joseph (Camden M |
[page 494]
Er 4 9 4 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
era Joseph ge
676. Joseph M
678. Joseph frame
680. Joseph [mal M
682. Joseph mt
684. Joseph Léemd M
/690. Joseph [Rond M |
692. Joseph Shastene M
(698. Joseph [Meademon M |
1696. Judith (Benjamin M |
(698. Jules LE M |
7700. Julien (Gas M |
7702. Juimiste (Orama M |
1706. Juimiste (Oama M |
7708. Jumeau [event M |
710. Justin [Mamie M |
[page 495]
ANNEXES 495 RE
Nom Prénom Sexe
Fra4, Laguerre 1 amdsen
F724, Leframd fau
[720 Lena teen
7732, Léon JhemBapie M |
7736. Lorant (Aleeëus M |
7738. Lormeus Benjamin M |
7740. Louidor [laekensm M |
7746 Louis (Ga M |
7748. Lou Les M |
[page 496]
Er 19 6 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
750. Louise M
PS2. Louis nées
F7S6, Louis Petersen
F762. Louisa ae
Fr64 Louiston ame
RE ES
F768. Lucesen Merdor M
1772. Lagien [odus M |
7778 La (Regal M |
7782. Mamigat LAmsdd M |
7784 Mare (Sam M |
(786. Mareaim [Cheb M |
[page 497]
ANNEXES 49788
Nom Prénom Sexe
/790. Martial [Jade M |
F792. Martin amd
(794 Masson [mes M |
1796. Mathieu [Smt M |
(804 Mes (Pau M |
(806. Meme Bite M |
(808. Menlas (Mesmaud M |
(810. Memeus (homme M |
814 Mersier eme M |
(816. Mervil [ohmSteewemsn M |
818. Mesidor (Rodrigue M |
1822. Meus einem M |
[page 498]
Er 19 5 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
ET
1826, Michal [Bestome M |
fezo. Miche Jean M
822. Miche [Maoner M
(834 Michal lOctamleamt M |
fe26. More Hemyjaner M
(838. Min [West M |
(882. Mie [Mes M |
844. Mompremier junte |
(846. Moncoeur [léandreBrad M
(848. Modele [Rod M |
(850. Mondesir (Ales M |
(852. Momestme |Moneus M
(856. Monpremier [Guvemon M
(858. Mompremier [Mme M
1860. Naëus (Mal M |
(862. Narisse [Frame-May M
[page 499]
ANNEXES 499
Nom Prénom Sexe
864 Nelson (Vel M |
Fa66. Nicotes fes M
/B68. Noël [eme M |
872. Mod Rain M |
(874 Noë Eten M |
/876 Mod ose M |
(878. Nord Bey M
880. Obimse (Demers M
(882. Odatte (Piemeen M |
(884, Olaus [Mat M |
(886. Oramna [Mme M |
(888. Orebus VAramde M |
1890. Ov Qlmer M |
1892. Oses (Berthomy M |
1894, 0e (Charlemagne M |
1896. Ostmit (Ban M
1898. Onerus (Téawem M |
[page 500]
PE 5 00 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
1902. Paseal ancaÿ M |
1904. PastAnius (Ron M |
1906, Pau (Diem M |
F910. Paul [Vousein M |
EE ES
(918. Pettrère [Dieussn M
(920. Pettrère |Makenber M |
1922. Peutirère [Mesner M |
1926. Phistm [amd M |
1528. Philodès [Jeamtous M
1530. Philogène (Wien M
1532, Phisien [Lourdwigit M |
1934, Pierre [Diesel M |
1936. Pierre [Ma M |
(938. Pierre LAdeme M |
[page 501]
ANNEXES SO1E
Nom Prénom Sexe
(940. Pierre Allen M |
fs82, Pierre are M
1984, Pierre élu M |
946, Pierre Das M
fo48. Pierre éme M
(950. Pierre Rrande M |
fs. Pierre
fo5a. Pierre ere
fs56, Pierre fomateteens M
fS58. Pierre fase M
1960. Pierre (Ken M |
1962, Pierre [ouisgnk M |
(968, Pierre |(Mackendy M |
1966. Pierre [Marekemsm M |
1968. Pierre [Mema M |
1970. Pierre [Mme M |
1974, Pierre [Remall M |
1976. Pierre LRmd M
[page 502]
RE 5 02 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
fo78. Pierre [Ste M
1984. Pierre LWy M |
fo88. PierreLous [emo M
F596, Poisson [Bemadin M"
1998. Polydor (Mere M |
1002Prophète Léa M |
1006Prosper — LAlemande M |
1O0BReS Mpdred M |
1O1OReS (Roubensm M |
OéRemy LB M |
[page 503]
ANNEXES SO3 EE
Nom Prénom Sexe
Hiotéreneme Seins
OBRiché (Wien M |
1020Richemond [Rond M |
1022 Mathe M |
H026Roger ame M
F1028Saimeny fe M
F1082.SaineAmeurfe M
1084SaimeFleur Lee M |
1040Saimima Leseph M |
1042Samimond — [Olisma M |
OSames Le M |
1046Saneus (Meme M |
10S0.Saimean [En M |
1082Saime-Pierre [Kery M |
[page 504]
RE 5 04 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
HaoSaSainttimus Stevens
F10S8Sama fe
F1060Samson Ronan M
FDéaSaite fe M |
F1068Semerant fRisue M
1070Senatus Amd M |
1O7Sévère (Stpha M |
1076méon (Memy M |
1078Smon (der M |
1080.Simprevt Alam M |
OBS [oui M |
1OBBStamis (She M |
1090.SEGoix [Miehd M |
[page 505]
ANNEXES 505
Nom Prénom Sexe
HO9BSESurin 2 mmamue M
M10DSyle (RenoleTailé M |
1O2Syain [is M |
F11O8Symbert [Verdun M
HéTheusme (Guen M |
AHiéThéodore [Rond M |
Rhone M |
Tias JEmmaml M |
H26Tismard [Rihd M |
[page 506]
5 06 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
Nom Prénom Sexe
FHHSdToussaint — [Berthaln M
H1S2Troussaine ee
Fitgaroussaint Roma M
Ftsysse mem M
Ftadysse Léo pamior M
tan Rem M |
Gain See M
Eau Bemam M
ASOValmers (Fran M |
AS Pme M
Aa eridien JA M |
AASB et Dim M |
AGO meme M
Game Gb M
[page 507]
ANNEXES 50788
Nom Prénom Sexe
A6BVolare ul M
17OWenderson esp M |
PAS M
APR Zephi im M |
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
CONSEIL DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL
/ COMITE DE MISE EN ŒUVRE
No Représentant-e-s Institutions /Secteurs / Organisations | Téléphone
6 |irreVars |CASEC2meseton is |
8 |DorcméBenot [ASECH" Secon 37928 |
9 |NcoleReite ASECZmeseim (som |
11 | MarcOccius Olbrice Vice Délégation |
12 lAtfedManigst [Tiibunalde pa |
13 PenetHenry Claude Police Natiomale D'Haï |
FE resen Déemeaen |____ —
gées / Direction Départementale Nord
Population / Direction Départemen-
tale Nord
[page 508]
5 05 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
No Représentant-e-s Institutions /Secteurs / Organisations | Téléphone
17 Tassy Valery Organisation de Gestion de la Destina- | 3366-0202
tion Nord d'Haïti
18 Achille Neat L'institut de sauvegarde du patrimoine | 3713-9527
national /Direction Régionale Nord
19 Fritz Britus Ministère des Travaux Publics, Trans- | 3432-0372
ports et Communications
‘20 Jerome Micheline Ministère des Affaires Sociales et du 4373-2996
Travail d'Haïti
21 Dalus Samuel Ministère de la Jeunesse, des Sports et | 3663-1201 / 33541607
de l'Action Civique / Direction Dépar-
tementale Nord
22 Transtamar Bertude | Office d'Assurance Véhicules Contre 3114-7955
Tiers / Direction Départementale
Nord
23 Jovenel jean Charles | Cour Supérieure des Comptes et du 3825-3924 / 32126177
Contentieux Administratif / Direction
Départementale Nord
24 Jean Tania Fonds de Développement Industriel / | 4275-7266
Direction Régionale Nord
Barbouze Jean Carlo | Office national d'identification 3355-7088
26 Maurice Firmin Ministère de l'Éducation Nationale 3766-6352
et de la Formation Professionnelle /
Direction Départementale Nord
27 Joseph Fotescony Ministère de l'Environnement / Direc- | 4898-5659 /3206-3526
tion Départementale Nord
28 Jacques Ronald Comité d’Approvisionnement en Eau | 3726-3017
Potable et d’Assainissement
29 Dorvil Franck Ministère de l'Agriculture des Res-
sources Naturelles et du Développe-
ment Rural / Direction Départemen-
tale Nord
30 Louis Sylvio Service Maritime et de Navigation 4027-9782 / 3733-2442
d'Haïti
Joseph Pierre Richard | Autorité Portuaire Nationale 3101-2222
Autorité Aéroportuaire Nationale 2817-0425 / 34529378
33 Dorvil Etienne Ministère de l'Économie et des Fi- 3170-9340/3767
nances 9410/3489-5616
Jean Errol Morose Électricité D'Haïti D
Paul Albina Office de la protection Citoyen-ne 3915-9099
37 Ramfils Dieudonné Ministère de la Planification et de 3834-4415 / 3844-8167
la Coopération Externe / Direction
Départementale Nord
[page 509]
ANNEXES 500
No Représentant-e-s Institutions /Secteurs / Organisations | Téléphone
Bernadin Joel Direction Générales des Impôts D
Odeniel Louis Syndicat enseignants 3828-3548
al Judes Dalias Institut Universitaire des sciences Juri- | 3447-7013
diques, Économiques et de Développe-
ment Régionales
42 Alexis Tony Association des propriétaires des Véhi- | 3386-5403
cules de Transport du Nord
Association Femmes Soleil d'Haïti 4425-0022
44 Charles France Sherly | Association des femmes universitaires | 3846-1481
de Cap-Haïtien- Nord
46 Macean Marc Roland | Aassociation des jeunes visionnaires 4724-8343 /4075-3714
artisans marchés touristique de Cap-
Haïtien
St Juste Willy Secteur Elevage 3676-7257
48 Monpremier Lovanie |Secteur privé des affaires et indus- 4820-1144
triels
Carl jean Louis Caisses populaires Fraternité D
50 Jean Francois Alix Organisation de Penseurs Optimiste du | 4425-5373 /3593-1272
Nord
51 Violène Tony Organisation des Citoyens pour le 3687-9057 / 3557-6566
Développements D’Haïti
52 Joceline Joseph Organisation des Femmes Pensantes | 4932-2870
pour l’Avenir de Bel-Air
53 Ylysse Jean Dunel Comité Consultatif de la société Civile | 3992-5727 /4142-8519
de Cap-Haïtien
Fonds de Développement Industriel 4275-7266
Djenia Julmiste Commerce, PME et PMI 3328-7363
Emille François Jean | Professionnels et Corps de métiers 3836-0598
Église Catholique 4853-3247 / 4127-2844
Garçon Jeff Église Protestante 4797-0765
Église anglicane 3325-4561
Yanick Lexilien Vrais Militants du Nord 3279-5575 / 4181-9325
62 Lucson Similien Association des Jeunes pour le Déve- 3329-9465 / 4647-0605
loppements en Commun
62 Dieusel Pierre Association Jeunes Pour le Développe- | 3234-7056 / 4829-6992
ment en Commun
[page 510]
5 10 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
No Représentant-e-s Institutions /Secteurs / Organisations | Téléphone
Makendy Dorméus | Organisations des Paysans pour le 4251-2941 / 3116-3939
Développements du Grand Nord
67 Jugens Klinsman Association Jeunes de Bande-du-Nord | 3248-2746
Pierre Louis
168 Olibrice Paul Fady | Cellule de Réflexion du Nord 4166-2282 /3198-1697
Organisation de la Jeunesse Socialiste | 3791-1500 / 32366683
Asosiyasyon Fanm Lakay Dayiti 3715-5944 / 3394-5091
72 Philipe Junior Jean Organisation des Citoyens du Nord 3338-2724 /4718-8228
Louis
73 Wislain Sylvain Organisation des Citoyens Nord pour | 4827-9011 / 3328-0748
le Développement et du Progrès
Jean Syvie Derosin Üganizasyon Fanm Vanyan nan Mapou | 3360-3037 /3410-1765
75 Malaicka Sevère Communauté pour la Promotion de 4232-1992
l'Environnement et de l'Aménagement
du Territoire
76 Jenniflore Compère | Organisations des Paysans pour le 3843-5545 / 4288-5068
Développements du Grand Nord
Danielo Syvain Regroupement des universités du nord | 4779-9925
78 Massiollon Yves Coordination de la Jeunesse en Action |4391-8521 / 4789-6616
pour le Développement d'Haïti
Villard Joseph Asosiyasyon Pou Devldpman Vidanj No | 3205-1543 / 3630-4073
|80 Emmanueljean | Jeunes en Action de Petite-Anse 3947-1568 /40140848
81 Germain Charles Association des paysans pour le déve- | 3604-9728
loppement du Grand Nord
82 Toussaint Pierre Collectif des Organisations de Bande- | 3231-1459
du-Nord
Baruth Belizaire 3475-1914 / 4105-9808
84 John Steevenson Etudiant Université Antênor Firmin 4362-1973 / 3705-6386
Mervil
85 Wisnel Jean Organisation pour le Développement | 3634-9464 /4350-1726
Démocratique Nord
Macius Pierre Organisation des Citoyens Nord Pour | 3210-8803 /4497-0300
le Développement et le Progrès
Micky Ardouin Pierre | Association des Jeunes de Cité Chauvel | 3629-9088 /3322-0349
Pascal Jean Carly Presse : Radio Télé-venus 3667-4203 / 3377-8416
189 Almonord Bradeley Presse en ligne (Sakap fèt Okap) 3738-8113
91 Louis Gysly Organisation des Citoyens Pour la Paix | 3108-6039
de Fort St-Michel
[page 511]
ANNEXES 511
No Représentant-e-s Institutions /Secteurs / Organisations | Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> COMITÉ EXÉCUTIF DU CDC / CMO
Fonction Prénom Nom
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> COMMISSION : CONTRÔLE
Fonction Prénom Nom Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
» COMMISSION : INFRASTRUCTURES /TRAVAUX PUBLIQUE/ ROUTES/
TRANSPORT ET MOBILITÉE/ LOGEMENT / HABITAT /ENERGIE
Fonction Prénom Nom Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
[page 512]
RE 5 12 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
» COMMISSION : COMMERCE / PME/PMI / INDUSTRIE/INSTITUTIONS
FINANCIERES
Fonction Prénom Nom Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haiïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> COMMISSION : TOURISME/ CULTURE / SPORT /LOISIRS / HÔTELLERIE/
ARTISANAT
Fonction Prénom Nom Téléphone
Membre## [Djnia [uimse [sr |
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> COMMISSION : JUSTICE/SÉCURITÉ/DROITS HUMAINS/ETAT CIVIL/
GENRE
Fonction Prénom Nom Téléphone
Conseiller [Djena [him [a#æ7% |
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
[page 513]
ANNEXES 513
» COMMISSION : COMMUNICATION /NTIC
Postes Prénom Nom Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> COMMISSION : MOBILISATION RESSOURCES FINANCIÈRES
Fonction Prénom Nom Téléphone
(Conseiller [Dno (Swan 479% |
Membre#2 [Dal ués sur |
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
» COMMISSION : ENVIRONNEMENT ET AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE/
RISQUES ET DÉSASTRES/CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Fonction Prénom Nom Téléphone
“Coordonnateur Massiollon We MIA
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
[page 514]
RE 5 14 PLAN COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT DE CAP-HAÏTIEN 2022-2027
> COMMISSION : SANTÉ /NUTRITION / HYGIÈNE PUBLIQUE / EAU ET AS-
SAINISSEMENT
Fonction Prénom Nom Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
» COMMISSION : EDUCATION/FORMATION PROFESSIONNELLE /ALPHABÉ-
TISATION/SERVICE CIVIQUE
Fonction Prénom Nom Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> COMMISSION : PRODUCTION VÉGÉTALE /ELEVAGE/PÊCHE
Fonction Prénom Nom Téléphone
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
[page 515]
ANNEXES 515
» COMMISSION : PARTENARIAT, INTERCOMMUNALITÉ ET COOPÉRATION
DECENTRALISE
Fonction Prénom Nom Téléphone
'Goordomateur | Dalss ue [247708
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
> COMITÉ: SUIVI ET ÉVALUATION
Fonction Prénom Nom Téléphone
'Goordomeur [alias Jude [47708 _
Conseiller [M.Delnois — [JenRun [287
Membre#2 [Massiollon Yes 4182
Source : Mairie de Cap-Haïtien / Archives du PCD / 2020-2022
[page 516]
1. MARNDR, 2011. Diagnostic du Bassin Versant de la Grande-Rivière du Nord
2. MARNDR , Liste partiel d'organismes nuisibles
3. MARNDR, 2011. Politique de Développement Agricole 2010-2021
4. MARNDR, 2016. Une étude exhaustive et stratégique du secteur agricole/rural
haïtien et des investissements publics requis pour son développement
5. MARNDR. Premier rapport sur la Situation zoo génétique d'Haïti
6. MARNDR, 2009. Recensement Générale de l'Agriculture. Résultats Provisoire
département du Nord
7. Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, Bottin des Cours et Tribunaux, Février
2015
8. Mission de Stabilisations des Nations Unies en Haïti, Haut-commissariat des
Droits de l'Homme, Rapport semestriel sur la situation des droits de l'homme en Haiti,
Janvier-Juin 2013
9. Mission de Stabilisations des Nations Unies en Haïti, Haut-commissariat des
Droits de l'Homme, Rapport semestriel sur la situation des droits de l'homme en Haiti,
Janvier-Juin 2014
10.Nations Unies, Rapport du Secrétaire général sur la mission des Nations unies pour la
stabilisation en Haïti, 03/04/2015
11.0ffice de la protection du citoyen, Déclaration à l'occasion de la 28'"* session du
conseil des droits de l'homme, disponible à : http://bit.ly/1ZfkDcv.
12.Conseil des droits de l’homme, Rapport de l'Expert Indépendant sur la situation des
droits de l'homme en Haïti, Gustavo Gallôn, doc. NU A/HRC/28/82, 9 février 2015, dispo-
nible à : http://bit.ly/10XLXXS.
[page 517]
ANNEXES 517
13.GOUSSE Bernard H. (dir.), Code rural 1962 mis à jour, Edition Zemes, 2009
14.RENAUD Raymond, le régime foncier en Haïti 1934, http://www.dloc.com/
UF00094308/00001/478j
15.CIAT, 2014 a, la réforme foncière en Haïti : orientations et méthodes
16.CIAT, 2014 b, sécuriser le foncier en milieu rural
17.CIAT, 2014 c, sécurisation foncière et cadastre : définir la politique foncière haï-
tienne
18.Manuel des transactions foncières haïtiennes, Vol. 1, Vente légale de bien foncier en
Haïti: guide pratique, écrit par le groupe de travail sur le droit foncier en Haïti, Juin
2012
19.Constitution haïtienne du 29 Mars 1987
20. Elément de problématique départementale du Nord, Vol 1 (version consultative), Pro-
gramme de Nations Unies pour le Développement (PNUD), Centres des Nations
Unies pour les Etablissements Humains (CNUEH-HABITAT), Projet d'Appui en
Aménagement du Territoire (HAI-94-016)
21.Pôle du Cap-Haitien, appui aux autorités gouvernementales et locales pour la planifi-
cation et la gestion des travaux de reconstructions ou de rénovation de 6 pôles de déve-
loppement, Avril 2013, Ministère de la planification et de la Coopération Externe,
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
22.PRIVERT Jocelerme, Décentralisation et Collectivités Territoriales, Editions le Bereen,
Canada 2006
23.Le Moniteur, Décret du 22 Septembre 1964 portant loyer et fermage des biens du do-
maine privé de l'état
24.Le Moniteur, Décret du 16 Janvier 1963 portant aliénation des biens du domaine privé de
l'état, Moniteur #5 du 16 Janvier 1963
[page 518]