(2016-11) Évaluation des besoins post-cyclone Mathieu : secteur Transport
Resume — Le transport routier a subi les dommages d'infrastructure les plus lourds : 1 200 km de routes primaires, secondaires et tertiaires touchées à des degrés divers, pour un coût de remplacement de 83,5 millions de dollars. Le pont Ladigue, à Petit-Goâve, a été détruit et le pont Estimé endommagé. La Grande-Anse, le Sud et les Nippes ont été les plus affectés ; l'Ouest, le Nord-Ouest et l'Artibonite le furent dans une moindre mesure.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
Ministère des Travaux Publics,
des Transports et
des Communications
ÉVALUATION
DES BESOINS
POST CYCLONE
secteur TRANSPORT
1
Novembre 2016
AVERTISSEMENT
L’évaluation des besoins du secteur du transport a été préparée
par le du Ministère des Travaux Publics, des Transports et des
Communications et ses partenaires. Le rapport final du secteur a
été approuvé par du Ministère des Travaux Publics, des Transports et
des Communications et est publié en ligne tel quel, dans sa version
non-éditée. Toute divergence avec le rapport global (PDNA) est
involontaire.
TABLES DES
MATIÈRES
1 Résumé
2 C
’
3 E
4 B
5 I
6 P
7 D
8 P
9 S
10 M
5
ontexte
7
ffets de l ouragan
9
esoins de relèvement du secteur des transports
13
mpact humain et social dans le secteur
15
riorités du secteur
17
éfis dans le secteur
19
olitiques sectorielles existantes et programmes majeurs
21
tratégie de mise en œuvre / plan d’action
27
éthodologie d’évaluation du secteur
29
Crédit photo : Minustah
4
1
RÉSUMÉ
Résumé
Le passage de l’Ouragan Mathieu, dans la nuit du 3 au 4 octobre 2016, a causé de
graves dommages sur les infrastructures du secteur Transports principalement dans
les départements de la Grande Anse, du Sud et des Nippes principalement. Les
départements de l’Ouest, du Nord-Ouest et de l’Artibonite ont été aussi impactés
dans une moindre mesure.
Les dommages dans le domaine du transport routier ont été importants : 1200
kilomètres de routes primaires, secondaires et tertiaires ont été impactées à des
degrés divers pour un coût de remplacement de 83,5 millions de dollars. Le pont
Ladigue du côté de Petit Goave, dans le département de l’ouest, a été détruit, le pont
Estimé, à l’entrée de Jérémie, a été endommagé. La circulation sur ce dernier a dû
être réduite. 29 autres ouvrages d’art ont été endommagés. Le coût de ces dégâts
est de 106,4 millions de dollars environ et les pertes estimées à plus de 101,6 millions
de dollars. Le total des pertes et dommages est de 208 millions de dollars environ.
Les installations portuaires de 11 villes côtières ont été affectées. Les dégâts concernent
principalement les tabliers et les terres pleins. 6 ports sont dysfonctionnels ; 5 sont
fonctionnels mais certains ont subits des dommages importants. Ces dommages
s’élèvent à près de 21 millions de dollars. D’un autre côté, les Etablissements de
Signalisation Maritime(ESM) ont été endommagés ou détruits dans 6 départements.
12 phares ont été gravement endommagés. La remise en état de ces équipements
nécessiterait près de 4,5 millions de dollars. L’aéroport des Cayes a subit des
dommages estimés à 0,7 millions de dollars environ. Les dommages pour les
installations portuaires, aéroportuaires et les ESM sont estimés à environ 26,2 millions
de dollars et les pertes à 1,1 million de dollars soit un total de 27,3 millions de dollars
environ pour les pertes et dommages.
Les infrastructures de télécommunications des opérateurs privés ont été
particulièrement frappées par le passage de l’ouragan Mathieu. Les départements
de la Grande Anse et du Sud ont été coupés du pays en termes de communication
téléphoniques pendant plusieurs jours. Plus de 60 radios ont été affectées par le
passage de Mathieu dans les départements du Sud, de la Grande Anse, des Nippes
et de l’Ouest. Les dommages ont été estimés à près de 37,7 millions de dollars et
les pertes à 11,5 millions. Les total des dommages et des pertes est de l’ordre de
49,2 millions de dollars.
5
Résumé
Les infrastructures électriques dans le grand sud ont été fortement endommagées
par le passage de l’ouragan Mathieu. Même les infrastructures du département de
l’ouest n’ont pas été épargnées. Deux centrales électriques, plus de 660 kilomètres
de réseaux électriques et 22 511 branchements ont été affectés. Le cout estimé des
dommages est de 21,4 millions environ et celui des pertes est de 4,5 millions de
dollars. Soit près de 26 millions environ le total des pertes et dommages.
6
2
CONTEXTE
Contexte
Dans le cadre de cette analyse, les infrastructures considérées comprennent les
infrastructures routières, portuaires, de télécommunication et énergétiques.
En utilisant une classification réseau primaire, secondaire et tertiaire, le réseau routier
haïtien comprend 1000 kilomètres de route primaire environ, 1310 kilomètres
de route secondaire et 1230 kilomètres de route tertiaire. Le réseau primaire relie
principalement les villes du pays dont l’importance socio-économique ou politique
revêt un caractère prioritaire. Les trafics, largement tributaires des conditions de la
route, y sont très variables et peuvent atteindre 1500 à 4600 véh./jour en moyenne
et des piques de plus de 20 000 véh./jour en certains points de la capitale. Le
réseau secondaire relie les centres urbains de moindre importance au niveau des
départements. Les trafics varient généralement de 300 à 1600 véh./jour quand les
routes sont carrossables. Enfin, le réseau tertiaire assure des fonctions d’irrigation du
territoire des communes. Les trafics y sont généralement très faibles.
Le réseau routier se caractérise par (i) une faible proportion de routes revêtues,
moins de 30%, essentiellement concentrées sur le réseau primaire, (ii) la rareté,
voire l’absence totale pour beaucoup de routes secondaires et tertiaires, d’ouvrages
hydrauliques et de franchissement des rivières et ravines et (iii) la structuration du
réseau principal (RN1, RN2 et RN3) en étoile autour de la capitale Port au Prince.
Le système portuaire haïtien comprend deux ports internationaux (Port-au-Prince
et Cap-Haïtien) et 14 ports de cabotage dont certains récupèrent une partie du
trafic venant de la Caraïbe. Les infrastructures portuaires de Port-au-Prince ont été
endommagées par le séisme du 10 janvier 2010. Des travaux de réhabilitation ont été
entrepris pour remettre en état les installations.
Le Plan Energétique National 2007-2017 indique que la consommation finale
d’énergie pour l’année 2000 était constituée à 75% par le bois de feu et le charbon
de bois, suivi par les produits pétrolier : comprenant l’essence 15%, le mazout à 5%.
L’électricité 4% et la bagasse 1%. La grande majorité du bois de feu et du charbon
de bois est utilisé dans le secteur domestique (80%) principalement pour la cuisson
des aliments. Le charbon de bois est utilisé par 90% des résidences de Port-au-Prince
et d’autres villes importantes du pays, et la chaine de production au consommateur
final fournit du travail à plus de 150 mille personnes. Si les produits pétroliers ne
représentent que 15% environ de l’approvisionnement national en énergie, elle
7
Contexte
consomme plus de 35 à 50% des devises du pays. Conséquence, le pays ne dispose
pas de moyens pour investir dans d’autres activités économiques. L’électricité est
produite principalement par l’Electricité d’Etat d’Haïti(EDH). Les infrastructures de
l’EDH se situent principalement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. La
capacité installée en 2007 était de 216.11 MW, en 2016 elle est de 310 MW soit une
augmentation de plus de 40% sur moins de 10 ans avec l’aide de la coopération
vénézuélienne principalement.
EDH alimente actuellement 290 000 clients actifs à travers 81 circuits électriques,
ce nombre était de 158 000 en 2002. La compagnie électrique fournie pour de
15 millions de dollars américains d’électricité sur le réseau par mois, elle ne facture
que 6.4 millions de dollars soit une perte mensuelle de 8,6 millions de dollars et
plus de 100 millions de dollars annuellement. Perte qui est compensée par des
subventions de l’état haïtien.
Le sous-secteur des télécommunications regroupe les activités de téléphonie (mobile
et fixe), de fourniture d’accès à l’Internet, de radio et de télévision gérées par le
secteur privé principalement. Deux compagnies privées se partagent le marché de la
téléphonie mobile: Digicel et Natcom. Les deux fournissent aussi des services d’accès
à l’Internet de même qu’Access Haïti. Le secteur de la radiophonie est très dynamique,
une cinquantaine de radio fonctionnent légalement dans la zone métropolitaine.
Des stations de radio émettent sur tout le territoire haïtien. Beaucoup de radios et de
télévisions fonctionnent sur le territoire sans autorisation du régulateur sectoriel qui
est le Conseil National des Télécommunication (CONATEL).
8
3
Effets de l’ouragan
Effets de l’ouragan
Analyse des dommages
Transport routier
Les infrastructures de transport routier ont été gravement affectées par le passage de
l’Ouragan Mathieu. Les tableaux suivants indiquent les dommages par type de route
et les ouvrages d’art. Les dommages ont été évalués à 106,365 millions de dollars.
Dommages par Composantes
Prix/Km (de remplacement
km
aux conditions pré-ouragan)
Total (millions USD)
Km de routes revêtues détruites ou fortement
endommages
6
1,500,000.00
9,000,000.00
Km de routes non revêtues détruites ou
fortement endommagées
53
500,000.00
26,500,000.00
Km de routes tertiaires détruites ou fortement
endommagées
20
150,000.00
3,000,000.00
Km de routes revêtues endommages
81
150,000.00
12,150,000.00
Km de routes non revêtues endommagées
300
80,000.00
24,000,000.00
Km de routes tertiaires endommagées
13
30,000.00
390,000.00
Remise en état léger de routes revêtues
287
15,000.00
4,305,000.00
Remise en état léger de routes non revêtues
60
15,000.00
900,000.00
Remise en état léger de routes tertiaires
90
5,000.00
450,000.00
Routes urbaines
287
10,000.00
2,870,000.00
Total
83,565,000.00
9
Effets de l’ouragan
Tableau des Ouvrages d’art endommagés
Composantes
Nombre
Total
Ouvrages d’Art détruits
1
3,300,000.00
Ouvrages d’Art endommagés
30
19,500,000.00
Sous total ouvrages d’Art
31
22,800,000.00
Dommages ports et aéroport
Le tableau suivant présente le calcul des dommages enregistrés au niveau des ports et aéroports.
Dommages par composantes
Secteur Public
Secteur privé
Total
Ports
Infrastructures portuaires
21,000,000.00
21,000,000.00
ESM
Etablissements de signalisation Maritime
4,500,000.00
4,500,000.00
Aéroports
Infrastructures Aéroportuaires (Cayes,
Jérémie, Jacmel)
700,000.00
700,000.00
26,200,000.00
26,200,000.00
Total
Dommage des équipements de télécommunication
Les dommages répertoriés au niveau des équipements de télécommunication sont indiqués dans le tableau suivant.
Dommages
Dommages aux antennes, fibres optiques et autres
équipements des opérateurs Telecom
Radios privé et communautaires (partiel)
Public
Privé
Total
36,794,881.69
-
36,794,881.69
36,794,881.69
892,077.19
-
892,077.19
892,077.19
Total
37,686,958.88
Dommage des équipements électriques
Le tableau suivant présente les dommages enregistrés dans les équipements électriques de l’EDH (secteur publique).
Description
Dommages
Valeur unitaire (USD)
Total (en millions
USD)
Observation
Centrales électriques
2
17500
35,000.00
Réseau électrique PAP
347 km
3015
1,046,205.00
Dépenses réelles déjà effectuées
Réseau électrique
Provinces
319 km
52258
16,670,302.00
97 % dans le grand Sud
263 km 22511
ménages affectés
100/branchements
2,251,100.00
100 % dans le grand Sud
Branchements
endommagés PAP et
Provinces
Total
10
20,002,607.00
Toitures endommagées
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur transport
Dommages sur les systèmes des coteaux et les Anglais
Les dommages enregistrés dans les systèmes des Coteaux et des Anglais (secteur
privé) sont indiqués dans le tableau suivant.
Description
Dommages
Valeur unitaire (USD)
Total (USD)
Observation
Coopérative Coteaux
1
800,000.00
800,000.00
Parc photovoltaïque et réseau détruit
Les Anglais
1
600,000.00
600,000.00
Parc photovoltaïque et réseau détruit
Le total des dommages dans le sous-secteur électrique s’élèvent à 21,4 millions de
dollars environ (public et privé).
Le total des dommages dans le secteur transports s’élèvent à 191,65 millions de
dollars.
Analyse des pertes
Les tableaux suivants présentent les pertes estimées au niveau des secteurs du
secteur transports et détaillées par sous-secteur.
Transport routier
Les estimations de pertes dans le sous-secteur routier sont présentées dans le
tableau suivant.
Public
Infrastructures
4,300,000.00
Privé
Total
97,300,000.00
101,600,000.00
Ports et aéroports
Les pertes causées par le passage de l’Ouragan Mathieu pour les ports et aéroports
sont estimées à 1,1 millions de dollars.
Sous-secteur des télécommunications
Les pertes estimées au niveau du sous-secteur des télécommunications sont
présentées dans le tableau suivant.
Pertes
Public
Diminution des revenus commerciaux
des opérateurs télécoms
Privé
11,500,000.00
Total
11,500,000.00
11
Effets de l’ouragan
Infrastructures électriques
Le tableau qui suit contient les valeurs des pertes estimées dans le sous-secteur électrique.
Valeur moyenne
mensuelle (USD)
Description
Valeur sur 18 mois
(en millions USD)
Observation
Pertes de revenus
commerciaux EDH
589,563.00
4,400,000.00
Taux de retour à la
normale linéaire sur la
période
Pertes de revenus
commerciaux mini-réseau
11,200.00
60,000.00
6 mois sans revenus
puis retour à la
normale
52258
4,460,000.00
Total pertes
Le tableau de la page suivante résume les dommages et pertes causés par le passage de l’ouragan
Mathieu et s’élèvent à 310,3 millions de dollars environ.
Tableau résumé des pertes et dommages
Sous-secteur
Dommages
Public
Réseau Routier
Privé
Pertes
Privé
Total
Total
Total
Public
106,365,000.00
106,365,000.00
4,300,000.00
97,300,000.00 101,600,000.00
207,965,000.00
26,200,000.00
26,200,000.00
1,100,000.00
1,100,000.00
27,300,000.00
11,500,000.00
49,186,958.88
5,400,000.00 108,800,000.00 114,200,000.00
284,451,958.88
4,460,000.00
25,862,607.00
Infrastructures
Aéroportuaire et
ESM*
Infrastructures de
37,686,958.88
Télécommunication
37,686,958.88
Total
132,565,000.00
37,686,958.88 170,251,958.88
Energie
20,002,607.00
1,400,000.00
12
21,402,607.00
11,500,000.00
4,400,000.00
60,000.00
4
Besoins de relèvement
du secteur des
Transports
Besoins de relèvement du secteur des transports
L’objectif du relèvement est de rétablir les infrastructures du secteur dans sa situation
avant le passage de Mathieu tout en ayant des ouvrages construits de manière
résiliente. Le tableau suivant présente les besoins de relèvement à court et moyen
termes
13
Besoins de relèvement du secteur des transports
Tableau: besoin de relèvement pour le secteur transport
Département
Court terme
Moyen terme
Long terme
Besoins totaux de
relèvement
Déblayage des routes
Grande Anse
3 000 000,00
3 000 000,00
Sud
3 000 000,00
3 000 000,00
Nippes
1 000 000,00
1 000 000,00
Curage des rivières et nettoyage des ouvrages
Grande Anse
3 000 000,00
3 000 000,00
Sud
3 000 000,00
3 000 000,00
Nippes
1 000 000,00
1 000 000,00
Achèvement des travaux de construction de la route Cayes-Jérémie
Sud
11 500 000,00
11 500 000,00
23 000 000,00
Réhabilitation/reconstruction des ouvrages endommagés
35 666 666,67
35 666 666,67
35 666 666,67
107 000 000,00
Construction de 13 ouvrages majeurs manquant sur les rivières dans les 4 départements
Grande Anse, Sud, Nippes et
29 500 000,00
Ouest
29 500 000,00
59 000 000,00
Mise en œuvre programme d’amélioration de la connectivité en milieu rural dans 4
départements du grand sud, 250 km, en utilisant les OCB petites entreprises et travaux
HIMO et création d’emplois décents en respectant l’égalité de genre
Grande Anse, Sud, Nippes et
Ouest
17 500 000,00
17 500 000,00
35 000 000,00
70 000 000,00
Reconstruction des ESM détruits ou endommagé
Grande Anse, Sud, Nippes et
Ouest
5 000 000,00
5 000 000,00
Reconstruction des infrastructures portuaires détruites ou endommagées
Grande Anse, Sud, Nippes et
Ouest
12 600 000,00
8 400 000,00
21 000 000,00
Achèvement des travaux de mise au standard de l’aéroport des Cayes
SUD
30 000 000,00
20 000 000,00
50 000 000,00
Réhabilitation aéroport de Jérémie
Grande Anse
700 000,00
700 000,00
Réhabilitation des infrastructures électriques
Grande Anse, Sud, Nippes et
Ouest
10 750 000,00
10 750 000,00
21 500 000,00
Réhabilitation des infrastructures de télécommunication
Grande Anse, Sud, Nippes et
Ouest
Total
14
38 000 000,00
175 716 666,67
38 000 000,00
133 316 666,67
100 166 666,67
409 200 000,00
5
Impact humain et social
dans le secteur
Le passage de Mathieu a eu un impact négatif énorme sur la population de la zone
touchée. Les biens (téléphones, documents, argent, etc.) de beaucoup de personnes
ont été emportés. De ce fait, l’accès à une ligne téléphonique et à l’Internet a été réduit
suite au passage de l’ouragan. Le passage de Mathieu a aussi aggravé la pauvreté de
la population puisque les maigres ressources financières sont généralement gardées
à la maison(le taux de bancarisation est très faible) et par conséquent emportées par
Mathieu.
L’économie de la production et distribution du charbon de bois qui concernaient
150 mille personnes en 2006 au niveau national est complètement anéantie dans le
grand Sud. Ces personnes se retrouvent de fait au chômage.
L’aggravation de la pauvreté réduit aussi la capacité à payer les biens et services, par
exemple les services d’électricité et d’eau.
15
Crédit photo : Minustah
16
6
PrioritÉs du secteur
Suite au passage de l’ouragan Mathieu, la priorité du secteur est de revenir à la
situation avant Mathieu tout en ayant des équipements résilients. Pour cela :
1.
Le nettoyage doit continuer pour donner accès aux localités inaccessibles ;
2.
La circulation sur la RN2 doit être garantie. Après la construction d’un
passage à gué au niveau de l’emplacement du pont Ladigue, un pont
provisoire sera construit à cet endroit avant construction du pont définitif ;
3.
Le pont Estimé doit être réparé rapidement ;
4.
Les ouvrages d’Art endommagés doivent être réparés rapidement ;
5.
Les routes endommagées doivent être réparées rapidement.
17
Crédit photo : Minustah
18
7
Défis Dans le secteur
Environnement : Entre Défis et Opportunités
Le secteur fait face à plusieurs défis qui entravent son développement. On peut citer :
La sauvegarde du patrimoine infrastructurel national
Le dérèglement climatique allié à la dégradation des bassins versants causent de
graves dommages aux équipements de transport particulièrement les équipements
du transport routier. Depuis une dizaine d’années le secteur on se retrouve à refaire
des ponts après le passage de pluies parfois mineures. La dégradation des bassins
versants accentuant les agressions de ces phénomènes climatiques sur ouvrages.
Le sous-développement du réseau ;
Faible capacité des entreprises locales ;
Insuffisance du nombre d’entreprises locales ;
Insuffisance de l’entretien ;
Fonds disponibles pour le financement des activités du secteur insuffisants ;
Le taux élevé de pertes dues aux vols de courant sur les réseaux électriques.
19
Crédit photo : Minustah
20
8
Politiques sectorielles
existantes et programmes
majeurs
Plusieurs documents stratégiques ont été développés au niveau des sous-secteurs.
Nous allons passer en revue les principaux documents de planification sectorielle.
PDSH
Le plan stratégique de développement d’Haïti(PSDH) vise à faire d’Haïti un pays
émergeant à l’horizon de 30 ans. C’est le plan en exécution actuellement. Il a été
préparé après le tremblement de terre de janvier 2010 dans le but de refonder l’Etat
d’Haïti. Il contient :
Une présentation du cadre actuel de planification, de programmation et
de gestion du développement ;
Un bref rappel des grandes orientations de développement énoncées
dans le PARDH (Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement
d’Haïti), de la vision à long terme de développement qu’il propose ;
Une présentation des facteurs de développement à considérer, des grandes
mesures démographiques, territoriales, économiques à privilégier ;
Une proposition de programmes et sous-programmes à mettre en œuvre
pour la refondation territoriale du pays ;
Une proposition de programmes et sous-programme à mettre en œuvre
pour la refondation économique du pays ;
Une proposition de programmes et sous-programmes à mettre en œuvre
pour la refondation sociale du pays ;
Une proposition de programme et sous-programmes pour la refondation
institutionnelle du pays ;
Une proposition de plan global de mise en œuvre, indiquant une
proposition de stratégie de financement à court, moyen et long termes ;
Une proposition d’un premier Programme Triennal d’Investissement(PTI)
pour initier la mise en œuvre du PSDH.
21
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
Comme indiqué précédemment, le PSDH est opérationnalisé à travers de Plans
Triennaux d’Investissement (PTI). Le PTI 14-16 vient de terminer, et le PTI 17-19 vient
d’entrer en exécution. Le PSDH est aussi décomposé suivant les secteurs.
Stratégie pour le secteur des transports
Une stratégie pour le secteur des transports pour la période 2006-2011 a été
élaborée. Elle vise à établir les orientations générales de la politique du pays en
matière de transport à court, moyen et long terme, qui permettent de contribuer à
la renaissance d’un secteur en mesure de répondre aux besoins du développement
de l’économie Haïtienne. Celle-ci est notamment basée sur les deux grands axes
suivants: (i) contribuer à la réduction de la pauvreté et soutenir un développement
durable, équilibré et équitable du pays en dotant le territoire d’infrastructures
adaptées, intégrées et bien entretenues, permettant la mise en place d’une politique
d’aménagement du territoire et le développement de la multi modalité; (ii) favoriser
l’intégration d’Haïti dans le commerce de la zone Caraïbe, où les échanges devraient
être amenés à se développer largement dans les années à venir, notamment avec
le voisin Dominicain, en profitant de la position géographique privilégiée dont
bénéficie le pays, à équidistance des continents nord et sud américains et des pays
d’Amérique centrale, ainsi que le commerce international longue distance, Haïti se
trouvant sur les grandes routes maritimes entre l’Europe et l’Asie.
Cette stratégie de transports a pris en compte les modes de transport terrestre,
maritime et aérien.
Cette stratégie se décline en deux objectifs généraux et 10 axes de développement
dont :
22
Objectif no. 1 : Contribuer à la réduction de la pauvreté et soutenir un
développement durable, équilibré et équitable du pays en dotant le
territoire d’infrastructures adaptées, intégrées et bien entretenues ;
àà
Axe 1.1 : Développer des réseaux d’infrastructures adaptés et intégrés,
priorisés au travers d’une planification stratégique dans le cadre d’une
politique d’aménagement du territoire équilibré ;
àà
Axe 1.2 : Mettre en place un système efficace et durable d’entretien
routier, articulé autour du Fonds d’Entretien Routier et du MTPTC ;
àà
Axe 1.3 : Reconstruire la compétence technique et la capacité
d’action du Ministère des Travaux Publics, des Transports et des
Communications ;
àà
Axe 1.4 : Promouvoir la multimodalité ;
àà
Axe 1.5 : Faciliter la participation du secteur privé ;
àà
Axe 1.6 : Contribution du transport au développement durable,
particulièrement dans les domaines de la sécurité routière, de
l’environnement et de la lutte contre le SIDA.
Objectif no. 2 : favoriser l’intégration d’Haïti dans la zone Caraïbe et le
commerce international.
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur transport
àà
Axe 2.1 : Développer les ports internationaux Haïtiens
àà
Axe 2.2 : Développer le secteur aéroportuaire
àà
Axe 2.3 : Développer le réseau routier pour une meilleure intégration
régionale avec la République Dominicaine ;
àà
Axe 2.4 : Attirer les investisseurs et les entreprises étrangères.
La stratégie pour le secteur des transports (2006-2011) a besoin d’une évaluation et
d’une mise à jour dans le but d’identifier les obstacles rencontrés et pour s’adapter
aux changements survenus dans le pays et dans le secteur.
Stratégie nationale de l’entretien routier
L’une des recommandations de la stratégie pour le secteur des transports était la
mise en place d’un système d’entretien routier.
Les objectifs du Système de Gestion de l’Entretien Routier sont les suivants :
Rationaliser la programmation des travaux d’entretien routier ;
Optimiser l’utilisation des crédits alloués à l’entretien routier ;
Fournir aux gestionnaires les éléments de bases permettant la
communication avec les décideurs ;
Contribuer à l’amélioration pérenne de l’état du réseau routier ;
Assurer une coordination satisfaisante entre la construction ou la
réhabilitation et l’entretien.
La stratégie nationale d’entretien routier s’appuie sur un Système de
Gestion de l’Entretien Routier qui a pour but de:
Instituer des mécanismes de programmation rigoureux et fiables (ils sont
reproductibles) ;
Rationaliser la gestion des ressources humaines, financières et matérielles ;
Rechercher la meilleure adéquation possible entre les ressources et les
besoins ;
Rechercher la meilleure efficacité des crédits.
Le Système de Gestion de l’Entretien Routier constitue une aide à la décision qui
fournira aux « décideurs » des priorités et des orientations leur permettant d’utiliser au
mieux les moyens (financiers, en matériel, en personnel) dont dispose l’entretien routier.
La réalisation des travaux, qui est l’objectif final, ne fait pas partie des interventions
du Système de Gestion de l’Entretien Routier ; L’Unité d’entretien routier au sein du
MTPTC met en œuvre les décisions qui résultent des conclusions du Système de
Gestion de l’Entretien Routier afin de procéder à la dévolution des travaux (appels
d’offres, contrats) et à leur financement (du FER, en particulier).
La programmation de l’entretien routier est, effectuée sous contrainte budgétaire.
Cela provient du fait que les besoins financiers de l’entretien routier sont, en général,
supérieurs aux crédits mis à la disposition principalement par le FER. La question du
financement de l’entretien doit être creusée afin de trouver des solutions appropriées.
23
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
Stratégie nationale de sécurité routière
Les objectifs de cette stratégie sont d’identifier les mesures qui appuieront
l’amélioration et l’efficacité de la planification, du développement et de la gestion de
la sécurité sur le réseau routier classifié et d’augmenter la sécurité de la circulation
tout au long des sections du réseau routier primaire.
Les objectifs spécifiques fixés par les Termes de Références sont :
I.
De quantifier l’échelle et la nature du problème de sécurité routière en
Haïti en effectuant une évaluation approfondie de la situation actuelle
et de faire des estimations initiales du coût annuel des impacts des
accidents de la route pour l’économie nationale;
II.
De développer une stratégie de sécurité routière à l’échelle nationale et
d’identifier la vision du pays et les objectifs spécifiques pour les court,
moyen et long termes. La stratégie identifie également certaines actions
intérimaires et des mesures de moyen et long terme qui aideront à faire
face aux problèmes ;
III.
D’étudier tous les secteurs impliqués dans la sécurité routière et de
développer un plan d’action sur cinq ans avec des priorités pour
l’amélioration de la sécurité routière en Haïti.
Pour s’assurer que les procédures et techniques appropriées soient adaptées par
les agences concernées, la stratégie a été réalisée en étroite collaboration avec
les agences responsables de la sécurité routière. L’étude couvre essentiellement la
sécurité routière du réseau routier classifié.
Les sujets prioritaires
De cette étude sur la situation de la sécurité routière en Haïti, il émerge quelques
points très importants qui doivent impérativement être revus ou étudiés ou mis en
œuvre pour mettre en place une sécurité routière efficace :
24
I.
Organisation institutionnelle de la sécurité routière : la sécurité routière
est un objectif et un problème qui concerne tous les usagers de la voirie
et beaucoup de ministères et d’organismes publics ou privés. Il est donc
nécessaire d’envisager la constitution d’une organisation institutionnelle
comprenant une partie technique (technico-économico- administrative,
au sein du MTPTC) et une partie politique au niveau des décisions du
gouvernement (placée au niveau de la primature).
II.
Mise en place d’un véritable service de recensement et d’analyse des
accidents de la route : c’est la constitution d’une base de données
permettant la prise de décisions et le suivi des mesures mises en œuvre ;
III.
Création d’une police routière chargée des contrôles routiers : il ne peut
exister de sécurité routière sans la présence d’une force de contrôle en
mesure d’une part, de faire de la prévention, d’autre part de constater
et sanctionner les infractions qui sont à la base de l’insécurité routière ;
IV.
Création d’axes avec limitation de vitesse : il s’agit ici de mettre en
place une signalisation routière adaptée aux risques liés aux profils
des infrastructures en obligeant les conducteurs à réduire leur vitesse
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur transport
en fonction de situations constatées sur un axe prioritaire (traversée
de zones très habitées, présence d’écoles ou de carrefours dangereux,
présence de virages difficiles, de lignes droites propices aux vitesses
trop élevées, etc.) ;
V.
Révision du décret de 2006 sur la circulation et l’immatriculation :
plusieurs articles de ce décret sont inapplicables en l’état. Ce décret doit
aussi permettre aux 2 ministères directement concernées de prendre
des arrêtés d’application dont aucun n’existe aujourd’hui;
VI.
Réalisation de contrôles de vitesse : cette mesure est la suite des deux
paragraphes précédents. Sans contrôle et sans sanction, les usagers
ne tiennent, en majorité, aucun compte du respect des autres. Il est
nécessaire de le leur apprendre comme à l’école ;
VII.
Organisation d’un contrôle du parc de motos et des syndicats de
taxis motos et formation des conducteurs : cette action doit devenir
une action phare à incorporer dans un plan d’actions à court terme.
L’explosion du parc de motos et de leur utilisation comme taxis, sans
casque pour les passagers, est un risque majeur pour la sécurité des
usagers dans les agglomérations où les infrastructures ne sont pas
adaptées.
Les recommandations de la stratégie nationale de sécurité sont progressivement
mises en œuvre actuellement.
Plan général de développement du port de Port-de-Prince
Le 12 Janvier 2010, un séisme de magnitude 7.3 sur l’échelle de Richter a secoué
la nation haïtienne et a dévasté le département de l’Ouest notamment la ville de
Port-au-Prince aussi bien que ses installations portuaires. Conséquemment, la chaine
logistique des transports a été sévèrement affectée. Le port a été sérieusement
endommagé : Le quai Nord était effondré, le quai Sud détruit en grande partie(le
port de Port-au-Prince a deux quais), des entrepôts couverts et des grues étaient
sérieusement endommagés, les zones terrestres proches des quais s’étaient
effondrées, rendant leurs accès impossibles ; la main d’œuvre portuaire a été vivement
touchée. Le port se trouvait dans une situation difficile à un moment crucial ou
il devrait recevoir l’aide internationale cruciale dont le pays avait besoin après le
tremblement de terre. Le plan de développement du port de Port-au-Prince a donc
été une réponse rapide pour corriger les dégâts du tremblement tout en ayant des
équipements résilients et qui puissent gérer les flux croissants de marchandises
liés à l’augmentation de la population et du développement économique. Le plan
a proposé trois variantes :
Variante 1
Cette solution correspond à la reconstruction du quai nord au même endroit qu’il se
trouvait. Il sera donc nécessaire d’éliminer auparavant les décombres et les restes de
l’ancien quai qui se trouvent à l’endroit exact où va être situé et fondé le nouveau quai.
Le problème qui se pose en l’espèce pendant la durée des travaux de déblayage du
fond marin et les propres travaux de construction du quai nord est le suivant : seul
le quai sud sera opérationnel et, étant donné qu’il ne dispose pas d’aire annexe, son
opérationnalité ne sera pas la plus adéquate.
25
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
En outre, étant donné les dégâts provoqués par le tremblement de terre sur le sol
de l’aire de stockage et sur celui des entrepôts couverts, nous estimons nécessaire la
réparation/substitution du sol, ainsi que la démolition des deux entrepôts couverts.
Variante 2
Afin d’économiser du temps et de l’argent dans les travaux de déblaiement du fond
marin du quai nord pour pouvoir y fonder le nouveau quai, cette variante envisage de
déplacer parallèlement le linéaire de quai vers l’intérieur de la darse. De cette façon,
la zone occupée par le quai actuel serait remblayée et, ensuite, un quai parallèle au
quai actuel serait construit.
Le problème de cette solution est que, la largeur de la darse ayant diminué,
l’opérationnalité du port peut être mise en situation critique. C’est pourquoi, il
convient d’évaluer la largeur minimale de la darse conformément à la ROM 3.1-99.
Pour ce faire, la première chose à faire est de définir le navire maximum de calcul.
Variante 3
Elle consiste à situer en retrait le linéaire de quai vers l’intérieur, de telle sorte que le
nouveau linéaire de quai se trouve approximativement à l’endroit du couronnement
du remblai du quai. Cette solution permet de réaliser les travaux de construction
du nouveau quai sans avoir besoin de retirer préalablement les décombres de la
structure antérieure. De fait, les deux activités peuvent être faites simultanément. Un
autre avantage offert par cette variante est que le retrait du quai permet de disposer
d’une plus grande largeur de la darse (qui était déjà étroite), ce qui implique un
meilleur accès des navires au quai.
26
9
Stratégie de mise en œuvre
/ plan d’action
STRATÉgie de mise en ŒUVRE
/ plan d’action
Plan d’action de Relèvement
Besoins de
relèvement
(court, moyen
et long
terme)
Activités
Coût
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
(département/
village)
Partie
responsable
(gouv
national /
local /autre)
Initiatives
existantes
Suggestion
Indicateur
de résultat
Durée
travaux de
déblaiement
des directions
départementales
Nb Km de route
déblayés
3 mois
Nb de M3 de
déblais enlevés
6 mois
Nb de Km de
route construits
1 an
3 ans
3 ans
Court terme
Déblayage des
routes
7,000,000.00
Départemental
Gouvernement
Court terme
Curage des rivières
7,000,000.00
Départemental
Gouvernement
Court terme
Achèvement
des travaux de
construction de
la route CayesJérémie
23,000,000.00
Départemental
Gouvernement
Court terme/
moyen terme
Réhabilitation/
reconstruction
des ouvrages
endommagés
107,000,000.00
Départemental
Gouvernement
Nb d’ouvrages
réhabilités/
Nb d’ouvrages
construis
Moyen terme
Construction de 13
ouvrages majeurs
manquant sur les
rivières dans les 4
départements
59,000,000.00
Départemental
Gouvernement
13 ouvrages
construits
Projet en cours
27
Stratégie de mise en œuvre / plan d’action
Coût
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
(département/
village)
Partie
responsable
(gouv
national /
local /autre)
70,000,000.00
Départemental
Gouvernement
Reconstruction
des ESM
5,000,000.00
Local
SEMANAH *
Nb d’ouvrages
reconstruits
2 ans
Court terme/
moyen terme
Reconstruction
des infrastructures
portuaires
détruites ou
endommagées
21,000,000.00
Local
APN
Nb
d’infrastructures
reconstruits
2 ans
Court terme/
moyen terme
Achèvement des
travaux de mise
au standard de
l’aéroport des
Cayes
50,000,000.00
Local
AAN
Aéroport mis au
standard
2 ans
Court terme
Réhabilitation
aéroport de
Jérémie
Local
AAN
Aéroport
réhabilité
6 mois
Court terme/
moyen terme
Réhabilitation des
infrastructures
électriques
21,500,000
Départemental
EDH
Équipements
réhabilités
2 ans
Court terme/
moyen terme
Réhabilitation des
équipements de
élécommunication
37,700,000
Départemental
CONATEL
Equipements
réhabilités
2 ans
Besoins de
relèvement
(court, moyen
et long
terme)
Activités
court et moyen
terme
Mise en œuvre
programme
d’amélioration de
la connectivité en
milieu rural dans 4
départements du
grand sud, 250 km,
en utilisant les OCB
petites entreprises
et travaux HIMO et
création d’emplois
décents en
respectant l’égalité
de genre
Court terme/
moyen terme
28
700,000
Initiatives
existantes
Suggestion
Indicateur
de résultat
250 km de
routes rurales
améliorées
Durée
4 ans
10
MÉTHODOLOGIE
D’EVALUATION DU SECTEUR
MÉTHODOLOGIE D’EVALUATION DU SECTEUR
Départements analysés
Les départements concernés dans le cadre de ce travail sont celles ayant été affectés
par le passage de Mathieu. Ceux-ci varient suivant les équipements considérés. Les
infrastructures de transport affectées se retrouvent dans le Sud, la Grande-Anse, les
nippes et l’Ouest. Pour le sous-secteur électrique, en plus des départements précités,
le sud a aussi été considéré. Les ESM endommagés se trouvent dans les départements
de la Grande-Anse, du Sud, des Nippes, du Sud-est, du Nord-ouest, l’Ouest et de
l’Artibonite. Les ports affectés se répartissent dans le Sud, la grande-anse, l’Artibonite,
le Sud-est, l’Ouest et le nord-ouest. Les équipements de télécommunications ayant
subi des dommages sont répertoriés dans le sud, la grande-anse, les Nippes et
l’Ouest.
Méthode de collecte de données primaires et secondaires
Enquêtes de terrain
Tout de suite après le passage de l’ouragan Mathieu, des équipes, composées
d‘ingénieurs du MTPTC de la BID, de la Banque Mondiale et de l’UNOPS, ont été
dépêchées sur le terrain et ont travaillé de concert avec les représentants des
institutions concernées dans les zones affectées pour évaluer les équipements
affectés. Ce qui a permis de réaliser des évaluations aux niveaux des sous-secteurs.
Utilisation de photographies aériennes
Des équipes du CNIGS se sont rendues sur le terrain dans les zones affectées et ont
utilisé des drones pour réaliser des photographies aériennes qui ont été utilisées
pour l’inspection des infrastructures dans les endroits non accessibles.
Documents utilisés
PSDH ;
DALA 2016;
29
MÉTHODOLOGIE D’EVALUATION DU SECTEUR
Plan énergétique National (2007-2017) ;
Stratégie pour le Secteur des Transports ;
Stratégie Nationale de l’Entretien Routier ;
Stratégie Nationale de Sécurité Routière ;
Plan Général de Développement du Port de Port-au-Prince.
Méthode d’analyse des données
Les dommages ont été évalués en termes de coûts actuels de remplacement
nécessaire pour les remettre en état de fonctionnement.
Les pertes commerciales ont été estimées en fonction de l’argent qu’auraient
rapporté les équipements s’ils fonctionnaient. C’est le cas pour les pertes dans les
secteurs électrique et télécommunication. Les pertes en transport terrestre résultent
d’augmentation des couts d’entretien des véhicules suite à l’utilisation de variantes
en mauvais été, de trajets plus long et l’augmentations du temps de parcourt.
Limitations de la méthodologie
a. L’évaluation des dommages a été incomplète à cause de
l’inaccessibilité de certains sites ;
b. Manques de données pour faire tourner certains modèles sur
ordinateur comme le HDM4 ;
c. Compte tenu de l’urgence, les équipes, n’ont pas pu affiner le travail
de collecte de données.
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Crédit photo : Minustah
Ministère des Travaux Publics,
des Transports et
des Communications
Crédit photo : Minustah