Feuille de route pour une énergie durable en Haïti
- Énonce qu'une transition vers un système énergétique à 90 % renouvelable est une option réaliste et non une aspiration, et la chiffre par rapport au scénario de référence à l'horizon 2030 : 1 870 emplois nouveaux et quelque 22 millions de tonnes d'équivalent CO2 évitées.
- Estime la demande de pointe à plus de 1 GW d'ici 2030 : des capacités nouvelles importantes doivent donc être ajoutées quelle que soit la trajectoire, ce qui déplace la question du faut-il construire vers quoi construire.
- Construit quatre scénarios plutôt qu'un plan, à 52, 56, 85 et 90 % de part renouvelable, le pétrole représentant 20 % de la production dans le scénario à 85 %.
- Répond à l'objection de l'intermittence par l'analyse de réseau : jusqu'à 95 % de l'énergie éolienne produite pourrait être livrée au réseau, et des mesures d'exploitation précises augmenteraient de 14 % l'éolien acceptable tout en abaissant les coûts.
- Concentre la construction renouvelable de 2030 sur deux technologies représentant 93 % de la capacité renouvelable totale, l'hydroélectricité comptant pour 15 % contre 85 % pour l'autre.
- Traite les déchets comme une capacité de production, Port-au-Prince produisant environ 1 600 tonnes de déchets solides municipaux par jour et le flux du Cap-Haïtien pouvant alimenter une centrale de plus de 1 MW.
- Chiffre séparément les options décentralisées, dont le solaire à 30 dollars américains par kW adapté aux applications hors réseau, et relève que des pertes de transport de 66 % impliquent 3 kWh à la centrale pour 1 kWh livré.
Une feuille de route à l'horizon 2030 pour doter Haïti d'un système électrique reposant sur ses ressources énergétiques nationales, publiée en novembre 2014. Elle est construite en scénarios plutôt qu'en plan unique, et ce sont les scénarios qui la rendent utilisable : des parts de renouvelable de 52 %, 56 %, 85 % et une option qualifiée de réaliste à 90 %, chacune avec son mix de production et son coût.
Le constat principal est que l'option ambitieuse n'est pas l'option impossible. Une transition vers un système à 90 % renouvelable est décrite comme une option réaliste, et la feuille de route en chiffre les bénéfices par rapport au scénario de référence à l'horizon 2030 : 1 870 emplois nouveaux et quelque 22 millions de tonnes d'équivalent CO2 évitées. La demande de pointe devrait dépasser 1 GW d'ici 2030 : Haïti doit donc ajouter des capacités importantes quelle que soit la trajectoire retenue, ce qui plaide pour un choix délibéré.
L'analyse technique répond à l'objection habituellement opposée aux renouvelables variables. Les études de réseau ont établi que jusqu'à 95 % de l'énergie éolienne produite pourrait être effectivement livrée au réseau, et que des mesures d'exploitation précises augmenteraient de 14 % la quantité d'éolien acceptable par le réseau tout en abaissant les coûts. Deux technologies dominent la capacité renouvelable de 2030, à 93 % du total, l'hydroélectricité représentant 15 % d'un mix contre 85 % pour une autre ressource, et la feuille de route chiffre aussi les options décentralisées, dont le solaire adapté aux applications hors réseau à 30 dollars américains par kW sur une mesure. Les déchets sont traités comme une ressource : Port-au-Prince produit environ 1 600 tonnes de déchets solides municipaux par jour et le flux du Cap-Haïtien pourrait alimenter une centrale de plus de 1 MW.
Comment citer
Ministère des Travaux Publics, Transports, Énergie et Communications (MTPTEC); Worldwatch Institute, 2014, Feuille de route pour une énergie durable en Haïti, https://www.international-climate-initiative.com/legacy/Dokumente/2014/141130_Sustainable_Energy_Roadmap_Haiti.pdf