Guide de reparations des batiments endommages
- Le guide restreint deux fois son propre champ, et les deux limites comptent pour qui l'utilise : il ne traite que des bâtiments modérément endommagés, l'étiquette jaune du dispositif d'évaluation, et uniquement des bâtiments d'un à deux niveaux. Les mêmes techniques peuvent s'appliquer plus haut, mais les bâtiments plus élevés sont dits exiger une analyse structurelle spécifique.
- Son argument en faveur de la réparation plutôt que du remplacement est empirique. De nombreux bâtiments ont survécu au 12 janvier 2010 avec peu ou pas de dommages, ce que le guide lit comme la preuve que ce type de construction possède une certaine capacité à résister aux forces sismiques latérales : la réparation améliore donc la performance globale d'un parc qui n'est pas intrinsèquement défaillant.
- La porte d'entrée est le dispositif d'étiquetage issu de la campagne d'évaluation post-séisme, une méthode d'évaluation rapide ATC modifiée : vert pour une occupation sûre avec dommages mineurs et sans réparations structurelles requises, jaune pour une utilisation limitée avec dommages modérés où les réparations structurelles sont nécessaires, rouge pour les bâtiments dangereux à occuper.
- Huit réparations standards sont détaillées, chacune rattachée à un type de désordre et non à un type de bâtiment : mur avec fissures diagonales, mur avec ouverture avec et sans linteau, mur déplacé, linteau, mur partiellement détaché au sommet, fissure mineure, enrobage éclaté au sommet d'une colonne, et colonne ayant perdu son enrobage et une partie du béton de base.
- Les matériaux précèdent les réparations, avec cinq préparations spécifiées : éléments de maçonnerie de blocs de béton, mortier, béton, coulis de béton, et barres d'acier pour béton et maçonnerie armés. C'est la normalisation des matériaux qui rend les réparations comparables d'une équipe à l'autre, raison d'être du guide selon le mot du Ministre.
- Le guide chiffre ce que les manuels de réparation omettent d'ordinaire : l'accès à la structure endommagée, l'enlèvement des débris et la protection des structures voisines, nommés comme facteurs indirects ayant un impact global sur l'exécution et les coûts.
- Il se présente comme un document évolutif qui ne couvre pas tous les cas de figure et devra être révisé à mesure que l'expérience de terrain s'accumule, et il s'agit d'une version préliminaire.
- Une réserve qui porte sur la source et non sur le contenu : la couche texte du PDF utilise un encodage de police décalé, de sorte que le texte stocké est illisible tel qu'extrait et a été décodé pour cette fiche. Les chiffres n'ont pas survécu à cet encodage : les bilans cités en introduction ne sont pas récupérables depuis le texte stocké.
Manuel pratique de réparation publié par le MTPTC après le séisme du 12 janvier 2010, financé par la Banque mondiale et portant le mot du Ministre du 28 novembre 2010. Il est issu d'un projet pilote de réparation des unités endommagées, dont l'avant-propos nomme les deux préalables : identifier les maisons réparables et disposer d'un outil qui homogénéise les réparations afin que des équipes différentes travaillent de la même façon. L'objectif annoncé est de récupérer une partie du patrimoine bâti de la zone métropolitaine et de permettre à une frange importante de la population de réintégrer sa demeure en toute sécurité.
L'introduction pose l'ampleur du problème puis en restreint fortement le champ. Des centaines de milliers d'habitations, immeubles de bureaux, commerces, hôpitaux, écoles et églises se sont effondrés ou ont été fortement endommagés, mais de nombreux bâtiments ont survécu avec peu ou pas de dommages, ce que le guide lit comme la preuve que ce type de construction possède une certaine capacité à résister aux forces sismiques latérales et que la réparation peut améliorer sa performance globale. Le guide ne traite donc que des bâtiments modérément endommagés, et uniquement d'un à deux niveaux : les mêmes techniques peuvent s'appliquer à des bâtiments plus élevés, mais ceux-ci exigent une analyse structurelle spécifique.
Le programme d'évaluation des bâtiments en est la porte d'entrée. Les évaluations ont utilisé une version modifiée de la méthode d'évaluation rapide de l'ATC, créée spécifiquement après la catastrophe en Haïti, qui attribue à chaque bâtiment une étiquette de couleur : verte pour les bâtiments sûrs pour l'occupation, à dommages mineurs, sans réparations structurelles requises ; jaune pour une utilisation limitée, dommages modérés, réparations structurelles nécessaires ; rouge pour les bâtiments dangereux pour l'occupation, qui présentent un risque pour leurs occupants et leur environnement. Le présent guide s'adresse à la catégorie jaune.
La partie technique s'organise en matériaux puis réparations. Les matériaux couvrent la préparation des éléments de maçonnerie de blocs de béton, du mortier, du béton, du coulis de béton et des barres d'acier pour béton et maçonnerie armés. Les réparations standards sont repérées par lettre et chacune est détaillée : A1 remplacement d'un mur avec fissures diagonales ; B1 et B2 remplacement d'un mur avec une ouverture, avec et sans linteau ; C1 remplacement d'un mur déplacé ; D1 remplacement d'un linteau ; E1 et E2 mur partiellement détaché au sommet ; F1 fissure mineure sur un mur ; G1 enrobage de béton éclaté au sommet d'une colonne ; H1 et H2 réparation d'une colonne de béton ayant perdu son enrobage et une partie du béton de base.
Le guide signale aussi les facteurs indirects qui pèsent sur l'exécution et les coûts, que les manuels de réparation omettent d'ordinaire : l'accès à la structure endommagée, l'enlèvement des débris et la protection des structures voisines. Il se présente en conclusion comme un document évolutif qui ne couvre pas tous les cas de figure et qu'il faudra réviser à mesure que l'expérience de terrain s'accumule.
Une note sur les sources de cette fiche. La couche texte du PDF est écrite dans un encodage de police décalé : le texte stocké est illisible tel qu'extrait et a été décodé pour cette fiche en inversant le décalage. Les chiffres n'ont pas survécu à cet encodage, de sorte que les bilans humains et matériels cités dans l'introduction sont absents du texte stocké et ne sont pas repris ici.
Comment citer
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), 2011, Guide de reparations des batiments endommages, https://www.mtptc.gouv.ht/media/upload/doc/publications/GUIDE_de_REPARATIONS_18JAN11.pdf