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(2018-Q4) LNSP Bulletin No. 8, October-December 2018

(2018-Q4) LNSP Bulletin No. 8, October-December 2018

Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), Ministry of Public Health and Population (MSPP) 2018 4 pages
Summary — Eighth quarterly bulletin of the national public health laboratory, on antimicrobial resistance surveillance. It also carries the results of a multidrug resistant tuberculosis pilot study and a count of laboratories by department.
Key Findings
Full Description

The LNSP set up a sentinel surveillance network for antimicrobial resistance at five hospitals: the Hôpital Universitaire Justinien, the Hôpital Saint Nicolas, the Hôpital Albert Schweitzer, the Hôpital Universitaire la Paix and the Hôpital Immaculée Conception des Cayes. Technicians from those sites trained at the LNSP in December 2018, and a national action plan against antimicrobial resistance was drafted with PAHO and WHO covering human health, animal health, agriculture, food and the environment. The issue reports preliminary results of the GHESKIO pilot study on the molecular epidemiology of multidrug resistant tuberculosis, presented on 15 October 2018: 81 of 3,028 patients enrolled showed resistance to rifampicin, 2.6 per cent, and at least half of the multidrug resistant cases were primary resistance. A count to October 2018 found 1,075 laboratories in the ten health departments. The PAHO and WHO evaluation of influenza molecular diagnosis scored the molecular biology service 95 per cent.

Topics
Health
Geography
National
Time Coverage
2018 — 2018
Keywords
Haiti, MSPP, LNSP, public health laboratory, laboratory network, 2018-Q4, series:mspp-lnsp-bulletin
Entities
LNSP, MSPP, DELR, GHESKIO, OPS/OMS, CDC, Fondation Mérieux, SPHaïtiLab, IASP, Commission Européenne, PNLT, ASM, Jacques Boncy, Mentor Ali Ber Lucien
Full Document Text

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Le Bulletin du LNSP Numéro 8 Laboratoire National de Santé Publique - Haïti Octobre - Décembre 2018 LES MOTS DU DIRECTEUR Dr Jacques Boncy - Directeur du LNSP L’antibiorésistance un nouveau problème de santé publique Un nouveau défi se dresse progressivement devant le système de santé de manière insidieuse c’est la résistance aux antimicrobiens. L’émergence de micro-organismes résistants peut effacer en quelques années tous les progrès réalisés jusqu’ici dans la lutte contre les maladies infectieuses en rendant inefficace les interventions médicales ou en augmentant de manière significative le coût de ces interventions. Toute stratégie de lutte contre ce phénomène de santé publique passera inévitablement par l’amélioration de l’accès aux laboratoires de microbiologie afin d’assurer la qualité du diagnostic et la prise en charge efficiente des patients souffrant d’infections sévères. Une surveillance épidémiologique de qualité basée sur les données biologiques probantes permettra aussi d’analyser les tendances de l’évolution de la résistance microbienne au niveau du pays et dans la région. Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) confie au Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) la mission de renforcer son encadrement des laboratoires avec l’accompagnent de partenaires tels que l’Organisation Panaméricaine de la Santé et l’Organisation Mondiale de la Santé (OPS/OMS), le Center of Disease Control and Prevention (CDC) et la Fondation Mérieux (FMX) pour affiner la surveillance, former le personnel tout en proposant les normes d’installation et de fonctionnement des laboratoires de microbiologie à travers le pays. Mis en place d’un réseau de surveillance pour lutter contre la RAM en Haïti Dr Mentor Ali Ber Lucien – Coordonnateur de Recherche SPHaïtiLab La Résistance antimicrobienne (RAM), situation au cours de laquelle des microbes qui étaient autrefois sensibles à l’action des antimicrobiens ne le sont plus, représente actuellement une menace de santé publique locale, nationale, régionale et même mondiale. Elle fait planer le spectre d’un retour à l’ère pré antibiotique où les maladies infectieuses emportaient nombreux de ceux qui en étaient frappés. De plus, le coût économique lié à la résistance antimicrobienne est élevé du fait des difficultés inhérentes à sa prise en charge. Fort de tout cela, le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) à travers le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) s’investit à fond dans la lutte contre la RAM. Le LNSP, de concert avec ses partenaires internationaux dont l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS/OMS), le Center of Disease Control and Prevention (CDC), s’est lancé dans le renforcement des capacités des laboratoires du pays en termes d’identification des agents pathogènes et de la réalisation de tests de sensibilité aux antimicrobiens. Des institutions ont été retenues comme sites sentinelles de Surveillance : l’Hôpital Universitaire Justinien, l’Hôpital Saint Nicolas, l’Hôpital Albert Schweitzer, l’Hôpital Universitaire la Paix et l’Hôpital Immaculée Conception des Cayes. Des techniciens de laboratoire issus de ces institutions ont pu bénéficier d’une formation au LNSP au cours du mois de décembre 2018. Des formations additionnelles sont prévues pour renforcer leur capacité. En plus de la formation, des matériels et réactifs seront fournis à ces centres afin qu’ils puissent remplir pleinement leur mission. thérapeutiques conformes à la réalité épidémiologique haïtienne. Elle servira aussi à suivre les tendances épidémiologiques liées à la dynamique des germes résistants et à la mise sur pied de stratégies pour limiter leur dissémination, voire favoriser un retour vers la sensibilité. Ce réseau de surveillance est appelé à s’étendre progressivement au sein du pays tant pour affiner les données qui seront collectées que pour l’amélioration continue de la qualité des services fournis à la population haïtienne. Considérant la multi dimensionnalité du problème de la résistance, le LNSP a pris l’initiative en partenariat avec le Laboratoire de Tamarinier et l’appui de l’OPS/OMS d’élaborer un Plan d’action contre la Résistance antimicrobienne. Dans le cadre d’une approche inclusive, différentes entités du MSPP, des acteurs du système de santé non étatique, des Universités et des membres d’autres secteurs se sont rencontrés sous le haut patronage de la Direction Générale du MSPP et ont confrontés leur point de vue sur la première version de ce plan d’action. Cet atelier, organisé à Montana, est une promesse d’engagement de tous en Haïti dans ce combat contre la résistance antimicrobienne. La mise en place du réseau de surveillance de la RAM symbolise le début de la concrétisation de cette promesse. Le LNSP continuera à s’engager dans cette lutte aux côtés de tous ceux qui voudront bien s’y engager. Il est conscient que l’avenir de la santé de la population haïtienne se jouera en partie sur ce champ de bataille. La masse d’informations générée au sein de ce réseau de surveillance permettra au MSPP d’élaborer des guides 1 Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince Numéro 8 Comité de Pilotage International 2018 : un regard vers l’avenir Le Comité de Pilotage International (CPI) de SPHaïtiLab a organisé sa quatrième rencontre les 18 et 19 octobre 2018 à l’Hôtel Montana à Pétion-Ville. L’objectif était de présenter le bilan des activités réalisées sur la période 2017/2018, de divulguer les résultats de l’étude pilote sur la tuberculose multi résistante, de discuter et échanger des expériences sur la lutte contre la Résistance aux Antimicrobiens, d’identifier d’autres synergies et surtout de planifier la dernière année du projet. délivrables importants du projet est disponible. Il s’agit de la Politique Nationale des Laboratoires d’Haïti (PNL) qui a été adoptée et lancée officiellement en juin 2018 par la hauteinstance du MSPP. Ce document définit les grandes orientations pour la mise en place d’un système national de laboratoires efficace. Deux outils: le Plan Stratégique Quinquennal 2019/2023 et le Plan Opérationnel 2019/2020 sont en cours de finalisation. Ils devront faciliter l’application de la PNL sur le territoire national. Le groupe de participants du 4ième CPI de SPHaïtiLab. Le Directeur du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), Dr Jacques Boncy, a procédé à l’ouverture du CPI cette année en présence des autres partenaires de mise en œuvre du projet à savoir : la Direction d'Épidémiologie de Laboratoire, de Recherche (DELR), les Centres GHESKIO, l’Institut Africain de Santé Publique (IASP), la Fondation Mérieux (FMx) et la Commission Européenne représentée par le GFA consulting group. Des membres du Cabinet de la Ministre de la Santé Publique et de l’Organisation Mondiale de la Santé/Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS/OMS) étaient également présents à cette rencontre annuelle. Les différents partenaires du projet ont fait le bilan des activités réalisées au cours de la quatrième année de SPHaïtiLab. Ce bilan montre que des résultats concrets ont été obtenus lors de la mise en œuvre de ce projet. Un des Le représentant de l’IASP, Dr Bertrand Meda, a dit surtout apprécier la composante Sud-Sud insérée dans le projet. Il dit apprécier cette coopération qu’il croit très fructueuse. Elle a permis à un cadre du Ministère de la Santé Publique et de la Population d’Haïti de bénéficier d’un master professionnel de Santé Publique au sein de l’Institution au Burkina Faso. Dr Meda aimerait que cette coopération soit renforcée en envoyant aussi des cadres Burkinabé en Haïti pour des partages d’expériences. En termes de perspectives, la dernière année de SPHaïtiLab sera axée principalement sur l’application de la PNL, la finalisation de la Politique Nationale de Recherche en Santé, la soumission des documents en cours de rédaction aux autorités pour approbation, la mise en place de la Commission Nationale de Biologie Médicale, la rédaction d’un article scientifique sur la tuberculose multi-résistante, l’identification de synergies pouvant financer certains axes du Plan Stratégique Quinquennal 2019/2023. A rappeler que SPHaïtiLab, cofinancé par la Commission Européenne et la Fondation Mérieux, est d’une durée totale de cinq ans. LES FORMATIONS Renforcement du laboratoire de Mycobactériologie au LNSP Un programme de mentorat du laboratoire de Mycobactériologie a débuté au cours du mois de décembre 2018 avec le support financier de CDC à travers l’ASM (Société Américaine de Microbiologie). Ce programme va se poursuivre en 2019. Cette initiative va permettre de renforcer la capacité technique du Mycobactériologie en utilisant les meilleures pratiques actuelles et en intégrant la sécurité et la qualité dans tous les processus de test. Un expert a été recruté comme consultant/mentor. Il s’agit de M. Khye Seng Goh qui compte plus d’une trentaine d’années d'expérience dans le domaine du diagnostic de la tuberculose. M Goh possède une mine de connaissances techniques et d’expérience. Il peut aider à évaluer les laboratoires en termes de sécurité, de qualité et de l'état de préparation, faire de la formation, du dépannage, etc. Le service de Mycobactériologie a réalisé également pendant le mois de décembre 2018 une session de formation en microscopie à fluorescence au profit de huit (8) techniciens de laboratoire venant de GHESKIO, la prison civile du Cap-Haitien et de l'Hôpital Universitaire de Mirebalais. Ces techniciens devront bientôt mettre en application cette nouvelle technique au niveau de leur site respectif. Autre formation en bref Le service Sérologie/Virologie a organisé deux sessions de formation sur le VIH /Syphilis. La première session a eu lieu du 3 au 10 décembre, et la seconde les 17 et 18 décembre 2018. Cette formation ciblant 40 techniciens de laboratoire visait à renforcer leurs capacités pour la réalisation du test de confirmation ou de suivi thérapeutique de la Syphilis (Test non tréponémique - RPR). Ceci permettra de garantir une meilleure prise en charge des patients dans le cadre de la prévention de la transmission mère-enfant du VIH et de la Syphilis et aussi une prise en charge intégrée de l'enfant. 2 Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince Numéro 8 LES ACTIVITÉS EN CHIFFRE Publication des résultats préliminaires de l’étude pilote sur la tuberculose multi résistante menée par GHESKIO Le lundi 15 octobre 2018, les résultats préliminaires de l’étude pilote sur « l’épidémiologique moléculaire de la Tuberculose Multi résistante (MDR) » ont été présentés par les centres GHESKIO dans le cadre du projet SPHaïtiLab, cofinancé par la Commission Européenne et la Fondation Mérieux (FMx). La présentation de cette étude démarrée en 2016 a été faite en présence notamment des Directeurs de la DELR, du LNSP, du PNLT, des Directeurs médicaux des sites de l’étude et de plusieurs cadres du LNSP, PNLS, GHESKIO, Fondation Mérieux, OPS/OMS et CDC. Cette étude pilote a été menée à travers cinq sites du pays à savoir : l’Hôpital Universitaire de Mirebalais, l’Hôpital Universitaire Justinien, l’Hôpital Immaculée des Cayes et deux centres de GHESKIO à savoir INLR et IMIS. Cette recherche avait pour objectif de comparer les résultats de la bascilloscopie diagnostique utilisant 3 spécimens de crachat au test moléculaire (Gene Expert), de déterminer la prévalence de la TB MDR au niveau des 5 sites et de développer la capacité des laboratoires identifiés avec le PNLT dans le diagnostic par GeneXpert de la Tuberculose. L’étude révèle que 81 patients sur 3028 enrôlés présentaient une résistance à la rifampicine soit 2.6%. En outre, l’étude a démontré qu’au moins 50% des cas de TB MDR sont des cas de TB MDR primaire, cela signifie que des souches résistantes circulent dans le pays et que la résistance n’est pas toujours liée à l’échec d’un traitement de première ligne. La conclusion et quelques recommandations suite à cette étude : ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ ➢ Le diagnostic précoce et la mise sous traitement immédiat pour la Tuberculose est une stratégie essentielle pour le contrôle de la Tuberculose ; Le GENE Xpert est une méthode de détection plus sensible que la microscopie, elle permet notamment de détecter un nombre supérieur de patients atteints par la TB, notamment chez les patients vivants avec le VIH ; Le GENE Xpert permet de diagnostiquer également les cas de TB résistants à la Rifampicine, une des molécules de traitement principales dans la prise en charge de la TB ; L’utilisation du GeneXpert MTB/RIF dans l'algorithme de diagnostic de la TB permet de réduire le nombre d'échantillons prélevés par patient de 3 à 2 ; La TB MDR est retrouvée dans les quatre départements géographiques du pays où l’étude a été conduite. La majorité des cas de TB MDR est due à une résistance primaire, ce qui signifie que les patients en questions n’ont pas suivi de traitement contre la TB avant ce dépistage ; Il y a une nécessité de continuer à renforcer la capacité des centres de diagnostic de la Tuberculose en appareil GENE Xpert ; Une étude de la prévalence nationale de la TB MDR est nécessaire. Le nombre d’échantillons transportés par l’UCL d’Octobre 2017 à Septembre 2018 L’Unité de Coordination et de Logistique (UCL) du LNSP, pendant l’année fiscale 2017/2018, a transporté 90 112 échantillons et transmis 89 106 résultats à travers le Réseau National de Transport d’Échantillons (RNTE) repartis ainsi : Type Charge Virale PRESEpi GeneXpert Panels USE* Total Échantillons 75 287 11 864 1 585 1 376 ------- 90 112 Résultats 76 570 8 654 1 000 1 376 1 506 89 106 USE= Unité de Surveillance Épidémiologique 3 Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince Numéro 8 LE RÉSEAU NATIONAL DES LABORATOIRES Distribution des Laboratoires par département en Haïti, Octobre 2018 Ce graphe présente une liste non exhaustive de laboratoires du pays. Ces données recueillies jusqu’à octobre 2018, révèlent qu’il y 1 075 laboratoires dont 379 publics, 501 privés et 195 mixtes dans les dix directions sanitaires du pays. Sources : Institutions Sanitaires / UEP / DELR ESPACE COLLABORATION Le service de Biologie Moléculaire a reçu la visite de l'Organisation Panaméricaine de la Santé/Organisation Mondiale de la Santé (OPS/OMS) de Washington. L’objectif de cette visite était d’évaluer le Diagnostic Moléculaire des Influenza en vue de nommer le Laboratoire National de Santé Publique comme Centre National d'Influenza (NIC). Lors de cette évaluation, basée sur le processus de réalisation des tests Influenza par PCR en temps réel, six éléments ont été pris en compte. Les voici : les Procédures Opératoires Standards (SOP) disponibles pour la réalisation des tests, le Contrôle de Qualité et l’Évaluation Externe de la Qualité, la Gestion des échantillons et des réactifs, la Maintenance des équipements et le délai de rendu des résultats. Le score obtenu par le service de la Biologie Moléculaire est 95%. LES ÉVÈNEMENTS CLÉS 14 au 16 janvier 2019 Formation des cadres du laboratoire de l’Hôpital Universitaire la Paix sur l’utilisation du logiciel de laboratoire LabBook par Epiconcept, le développeur du logiciel. 21 au 29 janvier 2019 Formation de 30 formateurs au LNSP sur le dépistage VIH par les tests rapides, l’utilisation du Pima CD4 et le prélèvement de sang dans le cadre de l’enquête auprès des ménages pour l’évaluation de l’impact du VIH qui sera menée par le MSPP en collaboration avec ICAP et CDC. QUOI DE NEUF AU LNSP Les employés du trimestre : Service Sérologie/Virologie- Marie Auguste Guerrier : Laborieuse. Service Biologie moléculaire- Watson Renelus : Sens de leadership et de savoir faire. Nouveaux venus : Six nouveaux employés ont rejoint l’équipe du LNSP d’octobre à décembre 2018. Un contrôleur interne, un agent d’achat et une réceptionniste ont intégré l’Administration. Il s’agit respectivement de Joanès Jean Baptiste, Ann Tarah Verneret et Marie Christelle Dite Régine Fabius. Au Service informatique, Johanne Valmont travaille comme informaticienne. Wilner Jean Louis et Sylvester Bijou sont employés respectivement comme agent d'entretien et chauffeur aux Services généraux. Nous leur souhaitons la bienvenue ! REMERCIEMENTS Chargée de publication : Marie Ludie Monfort Paul 4 Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince Numéro 8