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Le
Guide
de
l’Animateur
Guide d’accompagnement de l’émission radiophonique
« Paran Pitit Ann Pale »
Révisé en juin2014
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Le
Guide
de
l’Animateur
Guide d’accompagnement de l’émission radiophonique
« Paran Pitit Ann Pale »
Révisé en juin2014
Le Guide de l’Animateur
Guide d’accompagnement de l’émission radiophonique
« Paran Pitit Ann Pale »
Révisé en juin2014
Préambule
Ce guide est destiné pour accompagner la série de 20 épisodes radiophoniques « Paran Pitit Ann Pale » sur le dialogue entre parents
et enfants.
Il vise à encourager les parents à jouer le rôle de conseillers pour
leurs enfants en matière d’éveil sexuel.
Idéalement : C’est une facilitation qui assure une progression dans
la réflexion et la recherche de solutions par le groupe. Le facilitateur guide mais n’impose pas où « enseigne » aux autres.
Comment organiser les groupes d’écoute ?
• Le choix des participants
- Former des groupes de 24 participants au maximum.
Essayer dans la mesure du possible d’avoir des groupes
homogènes, c’est-à-dire des participants qui ont des intérêts
semblables, afin de faciliter les échanges et prévenir les conflits.
- Encourager les participants à participer à toutes les rencontres/
séances. Il est préférable d’éviter d’accueillir de nouveaux participants une fois la série de rencontres commencée.
Prévoyez quoi faire si des intéressés se présentent tardivement
par exemple : les inviter à s’inscrire à la prochaine série de rencontres.
• L’organisation des rencontres
- Trouver un local adéquat pour la rencontre
- Assurez-vous d’avoir suffisamment de chaises pour les participants
- Assurez-vous d’avoir avec vous un magnétophone et tous les
matériels dont vous aurez besoin pour le bon déroulement de
la rencontre, y compris un nombre suffisant de copies des aidemémoire. Pour chaque séance, il vous faudra au moins un flipchart et marqueurs ou bien un tableau.
- La rencontre ne doit pas durer plus longtemps que prévu, à
moins que les participants eux-mêmes le demandent.
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- Dans la mesure du possible, prévoyez une collation pour les
participants à la fin de chaque rencontre.
- Il est important de prévoir à la fin des 10 séances une petite
cérémonie de clôture, ainsi que la remise de certificats aux
parents présents, le cas échéant.
Quelques conseils pour l’animation
Voici quelques conseils pour vous permettre de renforcer votre rôle
en tant qu’animateur
• Lire le manuel da facon complète avant de commencer les sessions;
• Prendre connaissance de l’ensemble des sessions avant de les
animer et préparez les supports à l’avance ;
• Adapter les activités et les discussions de groupes pour que les
sessions soient plus adaptées au niveau d’éducation de votre
groupe;
• Permettre aux gens de parler ouvertement sans les juger;
• Éviter les commentaires négatifs ou critiques de la part de certains participants envers d’autres;
• Corriger les notions erronées chaque fois que cela est nécessaire, mais tout d’abord, comprenez le point de vue de celui qui
parle;
• Développer un système où vous demandez aux participants de
retenir jusqu’à la pause ou à une session ultérieure, les questions ou commentaires qui ne sont pas pertinentes pour les objectifs de la session. Expliquez aux participants que ce qu’ils/
elles pensent est important et vous y reviendrez à un moment
plus appropriée;
• Planifier des activités de mise en train (Brise-glace). Celles-ci
peuvent être la transition parfaite d’une activité à l’autre ou
elles peuvent être utilisées en cas de baisse d’attention de la
part des participants ;
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• S’assurer de ne pas parler plus que les participants. Si vous vous
rendez compte que c’est vous qui parlez le plus, encouragez les
participants à répondre aux questions des autres. Par exemple,
si quelqu’un pose une question, ouvrez la discussion aux participants de la manière suivante : Quelqu’un a-t-il une réponse à
cette question?
• Faire en sorte à ce que les sessions soient amusantes et
agréables;
• Conclure les sessions sur une note positive, avec un message
clair à retenir. Au besoin, identifier les prochaines étapes ou
les solutions potentielles au problème. Il est préférable de terminer les sessions avec des solutions positives et durables pour
répondre aux questions débattues.
Un(e) bon(ne) animateur/trice :
Perçoit les participants comme des experts ayant des informations et des compétences à partager plutôt que de se considérer lui-même/elle-même comme le seul expert présent
dans la pièce ;
Encourage les participants à apprendre les uns des autres et se
perçoit comme guidant le processus plutôt que de considérer
les participants comme des bols vides attendant sagement
d’être remplis par les connaissances de l’animateur;
Pense que nous apprenons par l’action, l’expérience, la pratique et en ressentant les choses, plutôt qu’en mémorisant, en
répétant, en enregistrant les informations ;
Considère que plusieurs réponses sont possibles pour répondre à une question ou situation, plutôt qu’une seule bonne
réponse ;
Pense qu’il est important pour tous de participer et d’être impliqué dans le processus d’apprentissage, plutôt que de penser
que la meilleure façon de diriger une séance consiste à parler
seul devant le groupe
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Signification des icônes
Tout au long de ce manuel, quelques icônes apparaîtront pour vous
permettre de vous orienter parmi les différentes formes d’information
: Objectif
: Temps / Durée
: Question
: Message Clé
: Support
: Notes
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Séance 0 (Introduction)(60 mns)
Activité 1 : Bienvenue et aperçu du programme (10 mns)
o Accueil
o Présentation et Attentes
o Objectifs du programme
Activité 2 : Règles de base (10 mns)
Activité 3 : Pré-test (10 mns)
Activité 4 : Système de soutien (15 mns)
Activité 5 : Clôture de la séance (15mns)
Séance 1 (épisodes 1 et 2) 2 hres
Activité 1 : Objectif de la rencontre
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 1 et 2 (30 mns)
Activité 3 : Synthèse / Résumé des épisodes 1 et 2 (15mns)
Activité 4 : Difficultés des parents (25mns)
Activité 5 : Surmonter les difficultés (40min)
Activité 6 : Rappel des Messages Clés liés à la séance (5mns)
Activité 7 : Clôture de la séance (5mns)
Séance 2 (épisodes 3 et 4) : 2h30 mns
Activité 1 : Objectif de la rencontre, Brise glace
(10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 3 et 4 (30 mins
Activité 3 : Synthèse des épisodes / Résumé des épisodes 3 et 4
(20mns)
Activité 4 : Nous ne sommes pas seuls (25mns)
Activité 5 : A la Recherche d’informations fiables (20mns)
Activité 6 : Parler de sexualité avec les jeunes
Activié 7 : Les Quatres principes de base (15mns)
Activité 8 : Rappel des Messages Clés Messages lies a la séance
(5mns)
Activité 9 : Clôture de la séance (5mns)
Séance 3 (épisodes 5 et 6) : 2h30
Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise Glace (10 mns)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 5 et 6 (30mns)
Activité 3 : Résumé des épisodes 5 et 6 (20mns)
Activité 4 : Sexe et genre/ Rôle des hommes et des femmes
(75 mns)
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Activité 5 : Rappel des Messages Clés liés à la séance (5mns)
Activité 6 : Clôture de la séance (5mns)
Séance 4 (épisodes 7 et 8) : 2h 30 mns
Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise- glace (10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 7 et 8 (30 min)
Activité 3 : Résumé des épisodes 7 et 8 (20 min)
Activité 4 : Comportements autoritaires (30 min)
Activité 5 : Gestion des conflits (55 min)
Activité 6 : Rappel des messages cles liés à la séance (5 mns)
Activité 7 : Clôture de la séance (5 mns)
Séance 5 (épisodes 9 et 10) : 2 heures 30 mn
Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise glace (10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 9 et 10 (30 min)
Activité 3 : Résumé des épisodes 9 et 10 (20 min)
Activité 4 : Réactions aux questions de nos enfants (25 min)
Activité 5 : Changements vers le dialogue (35 min)
Activité 6 : Quels sont les endroits dangereux (20 mn)
Activité 7 : Rappel des Messages Clés liés à la séance 5 mn
Activité 8 : Clôture de la séance réunion (5 min)
Séance 6 (épisodes 11 et 12) : 2 heures 30
Activité 1 :Objectif de la rencontre Brise-glace (10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 11 et 12 (30 min)
Activité 3 : Résumé des épisodes 11 et 12 20 mns
Activité 4 : Rôle des parents (25 min)
Activité 5 : Mythes et rumeurs sur le VIH et le SIDA (20 min)
Activité 6 : Le sac surprise, 15 mns
Activité 7 : Rappel des messages cles lies à la séance 10 mns
Activité 8 : Clôture de la séance 5 mns
Séance 7 (épisodes 13 et 14) : 2h30 mns
Activité 1 : Objectif de la rencontre - Brise-glace (10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 13 et 14 (30 min)
Activité 3 : Résumé des épisodes 13 et 14 (20 min)
Activité 4 : Dialogue dans les familles (45 min)
Activité 5 : Gestion de la colère (30 mn)
Activité 6 : Faits et Mythes sur la puberté et la sexualité
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Activité 7 : Messages Clés liés à la séance (10 mns)
Activité 8 : Clôture de la séance (5 min)
Séance 8 (épisodes 15 et 16) : 2 h 45 mn
Activité 1 : Objectif de la rencontre - Brise-glace (10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 15 et 16 (30 min)
Activité 3 : Résumé des épisodes 15 et 16 (20 min)
Activité 4 : Renforcer le dialogue entre les époux (45min)
Activité 5 : Renforcer le dialogue avec les enfants (15 mns)
Activité 6 : Traditions dans les familles
Activité 7 : Estime de soi chez les enfants (20 mns)
Activité 8 : Suis-je le modèle pour son adolescent
Activité 9 : Rappel des messages clés liés à la séance 10 mns
Activité 10 : Clôture de la séance (5 min)
Séance 9 (épisodes 17 et 18) : 2h00
Activité 1 : Objectif de la rencontre - Brise glace (10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 17 et 18 (30 min)
Activité 3 : Résumé des épisodes 17 et 18 (20mns)
Activité 4 : Rôle de la communauté (25 min)
Activité 5 : Stigmatisation et conséquences (25 mins)
Activité 6 : Clôture de la séance (5 mns)
Séance 10 (épisodes 19 et 20) : 2h00
Activité 1 : Objectif de la rencontre / Brise glace (10 min)
Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes (30 min)
Activité 3 : Résumé des épisodes 19 et 20 (20 min)
Activité 4 : Résumé des émissions radio (30 min)
Activité 5 : Mon engagement vis-à-vis de mon adolescent/e
Activité 6 : Clôture de la séance (5min)
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Séance 0 : Introduction
Bienvenue aux épisodes radiophoniques « Paran Pitit Ann Pale »
sur le dialogue entre parents et enfants
Aperçu de la session
Description de la session :
Au cours de cette session d’introduction, les participants de la session : apprennent l’objectif de « Paran pitit Ann pale » et fixent les
règles de leur participation au programme de formation
D’ici la fin de la session, les participants seront en
mesure de :
1. Citer l’objectif du programme de formation!
2. Discuter des raisons qui expliquent pourquoi il est important
pour les adultes de bien communiquer avec les jeunes.
3. Réfléchir et se mettre d’accord sur des règles de base.
60 mns
Tableau et craie ou feuille volante et marqueur
Préparation :
Puisqu’il s’agit de la première session, il se peut que vous ayez un
doute quant au niveau d’alphabétisation du groupe. Assurez-vous
d’offrir toutes les informations au cours de cette première session
sous plusieurs formes, en écrivant, en parlant et en utilisant des
images, en recourant toujours à un langage clair.
Si les participants hésitent à prendre la parole, vous pouvez utiliser un « symbole de parole » pour commencer. Expliquez que
vous, l’animateur, passerez le symbole de parole (un bâton ou un
morceau de papier enroulé) à un (e) participant (e). Vous allez fermer les yeux et dire « Tic-Tac, tic, tac » jusqu’à ce que tu t’arrêtes.
Le ou la participant/e qui a le symbole en main au moment où vous
vous arrêtez, raconte, tandis que les autres écoutent.
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Le ou la participant/e passe alors le symbole à un/e autre participant/e, qui parle pendant que les autres écoutent...et ainsi de suite.
Activité 1 :
Bienvenue et aperçu du programme
: 10 minutes
ÉTAPE I :
Souhaiter la bienvenue aux participants au programme d’émissions radiophoniques et partager avec eux l’agenda, y compris
le lieu des séances d’écoute et de dialogue, les dates, les horaires, etc.
ETAPE II :
Faire votre présentation, puis demander aux participants de se
mettre à deux, de préférence avec quelqu’un qu’ils ne connaissent pas bien. Puis demander à chacun de présenter son / sa
partenaire au groupe en mentionnant les informations suivantes : Nom et prenom, adresse, occupation, nombre d’enfants
âgés entre 10 et 17 ans dans leur famille, etc...
ETAPE III :
Donner aux participants les informations suivantes sur le Programme
- Ce que c’est
- La vision du programme
- Les objectifs du programme
- Nombre d’épisodes radiophoniques (20)
- Nombre de séances (10)
- Nombre de participants attendus par séance (24)
- Conditions de participations
ETAPE IV :
Expliquer que l’objectif du programme consiste à : « Préparer
les parents, tuteurs, conseillers et autres adultes concernés à
mieux communiquer avec les jeunes âgés de 10 à 17 ans sur
les besoins, les préoccupations et les intérêts uniques des adolescents.
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Il vise également à aider les adultes à renforcer et à entretenir des relations de soutien avec les jeunes en améliorant les
compétences de communication, d’identification à un modèle
et les capacités relationnelles, ainsi que les connaissances sur
le VIH, la puberté et la sexualité. »
ETAPE V
Poser aux participants les questions suivantes:
a. Avez-vous des questions sur l’objectif du programme ?
b. Avez-vous certaines préoccupations que vous
souhaitez partager ?
c. Avez-vous certaines attentes du programme que vous
souhaitez partager?
Activité 2 :
Les règles de base
: 10 minutes
ÉTAPE I
Demander aux participants si ils ou elles connaissent les
règles de base ou les normes de groupe. Si personne ne connaît la signification d’une règle de base, expliquez que ce sont
des règles établies par le groupe régissant le comportement
pendant le programme.
Exemples de règle de base :
- S’engager à arriver à l’heure.
- Savoir comment ils vont se soutenir mutuellement au cours du
programme - par exemple, en partageant ce qu’ils ont appris
avec les autres.
- S’engager de répondre à tous les rendez-vous et d’écouter
toutes les séances
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ÉTAPE II
Demander au groupe de réfléchir à des règles de groupe. Une
fois que le groupe a cité toutes ses règles, lisez les règles de
base proposées ci-dessous que les participants n’ont pas mentionnées et demandez-leur s’ils ou elles souhaitent ajouter les
règles de base proposées.
Suggestions de règles de groupe
Horaire
L’animateur et les participants doivent respecter les horaires de
début et de fin de session.
Confidentialité
En raison de la nature sensible de certains sujets, les participants
peuvent partager des expériences ou des choses qui ne doivent pas
être répétées. Ce qui est dit ici ne doit pas être répété ailleurs. Les
participants ne doivent pas citer les noms de n’importe quelle autre personne lorsqu’ils ou elles donnent des exemples.
Participation
Engagez-vous de participer et de vous engager de manière active
aux activités et aux discussions. Ecoutez de manière ouverte. Il est
sain de ne pas être d’accord, mais il est inacceptable de porter un
jugement sur une personne en raison de ses sentiments, opinions
ou expériences.
Respect
Soyez respectueux. La signification du respect peut être différente
selon les personnes, mais généralement, il s’agit d’écouter l’autre,
de ne pas l’interrompre, de ne pas porter de jugement et de traiter
les autres comme vous aimeriez que l’on vous traite.
ÉTAPE III
Afficher les règles de base sur le mur pour qu’elles soient
visibles de tous pendant le programme, puis demander aux
participants de surveiller à leur application.
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Activité 3 :
Pré-test
: 10 minutes
ETAPE IV
Administrer le pré/post test du programme aux participants.
Celui-ci se trouve dans ce document (en annexe 11) à la fin du
manuel.
Instructions pour les animateurs :
Faire passer ce test avant la première session et une fois de plus
après la dernière session.
Si les participants sont alphabétisés :
- Donner un formulaire à chaque participant/e. Lire chacun des
énoncés suivants à voix haute. En réponse à l’énoncé, demander
aux participants de cocher la case
- « Je suis d’accord »,
« Je ne sais pas » ou « Je ne suis pas d’accord ».
Si les participants ne savent pas lire et écrire :
- Utiliser un seul formulaire pour les réponses du groupe. Lire
chacun des énoncés à voix haute. Demander aux participants
de se couvrir les yeux et de voter pour une réponse des reponses suivantes, en levant la main « Je suis d’accord », « Je ne sais
pas » ou « Je ne suis pas d’accord ». Compter les réponses et les
inscrire dans la colonne appropriée à chaque réponse.
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Activité 4 :
Système de soutien
: 15 minutes
ÉTAPE I
Demander aux participants de trouver un/e partenaire. En tant
que partenaires, ils se soutiendront mutuellement pendant les
sessions et lors des activités pratiques à la maison. Laisser à
chaque groupe de deux participants 5 minutes pour apprendre
à se connaître et échanger des idées sur la façon dont ils/elles
peuvent se soutenir mutuellement tout au long du programme
et au-delà, par exemple, en partageant leurs expériences mutuelles.
ÉTAPE II
Rassembler le groupe et demander à chaque paire de partager
une ou deux idées sur la façon dont ils/elles envisagent de se
soutenir mutuellement tout au long du programme et au-delà.
Activité 5 :
Conclusion de la session
: 15 minutes
ÉTAPE I
Remercier les participants pour leur participation et leur dire
que leur adolescent/e a de la chance d’avoir des adultes dans
leur vie qui se soucient d’eux/elles.
ETAPE II
Expliquer qu’à la fin de chaque session, vous leur suggèrerez
une activité qu’elles peuvent mettre en pratique de leur côté
pour renforcer les compétences et connaissances acquises ce
jour-là.
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ETAPE III
- Dire aux participants : Entre aujourd’hui et la prochaine
réunion du groupe, réfléchissez aux éléments suivants :
o Les choses dont vous et votre adolescent/e parlerez pendant cet intervalle
o Les questions que vous aimeriez poser à votre adolescent/e mais que vous ne pouvez pas
- Encourager les partenaires à se soutenir mutuellement pendant les sessions et au cours des activités pratiques à la maison
- Discuter de la logistique de la prochaine rencontre :
• QUAND se déroulera la prochaine session ?
• OÙ se déroulera la prochaine session ?
• QUEL(S) thème(s) sera (ont) couvert(s) ?
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Séance 1 :
Parler avec les enfants sur la sexualité
(épisodes 1 et 2)
Objectif de la rencontre
Encourager les parents à jouer le rôle de conseillers pour leurs
enfants en matière d’éveil sexuel.
Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants
auront :
• Pris conscience des raisons qui peuvent empêcher les parents
de parler avec leurs enfants de sexualité et d’autres sujets
délicats.
• Réfléchi sur l’importance de se renseigner afin de mieux conseiller leurs enfants.
2 heures
• Les cassettes de la première et du deuxième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour magnétophone
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Dessin de petit bonhomme montrant les trois
catégories décrites plus loin (p.8)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Points clés de la séance « Pourquoi parler de la sexualité avec vos enfants? »
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Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Déroulement
ETAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ETAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez, par exemple, inviter les participants à chanter
un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un
autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes.
ETAPE 3
Faire un rappel de la session précédente
Activité 2:
Écoute ou lecture des épisodes 1 et 2
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)
ETAPE 1
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants les cassettes du premier et du deuxième épisode. Étant donné que
les gens aiment les « radios romans », ils seront sûrement intéressés à écouter—ou même à re-écouter l’émission.
Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes
de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses qui suivantes.
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent
déjà l’histoire (ceux qui l’ont entendue à la radio) de résumer
les épisodes et vous pouvez compléter leur récit au besoin.
ETAPE 2
Synthèse des épisodes 1 et 2 :
EMISSION 1 : Résumé de L’histoire
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Jeanne vient d’avoir ses premières règles. Cela l’effraie car elle
ne sait pas de quoi il s’agit. Elle va donc trouver sa mère, Mona,
pour lui poser des questions. Mais en guise de conseils, sa
mère s’en prend à elle en lui intimant l’ordre de ne plus jouer
avec ses copains garçons car avoir ses règles est synonyme de
tomber enceinte à n’importe quel moment. La peur de Mona
s’explique par le fait qu’elle est elle-même tombée enceinte
très jeune par manque d’information et craint que la même
chose arrive à sa fille.
Suite à la discussion avec sa mère, Jeanne va approcher ses
camarades maintenant en fonction de ce que sa mère lui a dit,
mais cela ne fait qu’empoisonner l’amitié qu’il y avait entre
eux. Jeanne se rend chez Carole, sa meilleure amie. En entrant,
elle croise le père de Carole, Antoine, veuf et gros commerçant
dans le bourg, et son fils Paul. Antoine ne comprend pas pourquoi Jeanne est de si mauvaise humeur. Elle est toujours gaie.
Paul pose une question drôle à son père sur les relations amoureuses. Fâché, son père l’envoie ‘’aux quatre vents’’.
EMISSION 2 : Résumé de L’histoire
Les premières règles de Jeanne bouleversent Mona. Elle essaie de trouver des réponses à ses questions auprès d’autres femmes au marché. Elle y croise Claudette et finalement
Madame Masséna, mère de 3 adolescentes plus âgées que sa
fille Jeanne. Madame Masséna fréquente régulièrement un
club de parents dans la commune ou on trouve des réponses
à ces questions. Elle y invite Mona qui accepte, d’autant plus
qu’elle se rend compte que sa fille plait aux hommes en entendant leurs commentaires. Cela la concerne au premier plan.
Jeanne va chez Carole, sa meilleure amie. Elle lui parle de ses
premières règles et des avertissements de sa mère pour ne plus
jouer avec les garçons. Carole l’encourage à faire le contraire
arguant qu’après ses règles elle a gardé ses contacts avec les
garçons. Elle a même un copain depuis 3 mois. Elle lui conseille
donc de se faire un copain aussi.
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Jeanne a peur de s’engager craignant les éventuelles représailles de ses parents. Mais malgré sa nature engageante, extravertie, Carole connaît elle aussi des difficultés de communication avec son père Antoine. Il faut dire qu‘Antoine est un ours.
Pour lui la communication est à une seule voie surtout quand
il s’agit de ses enfants. Il n’a aucune idée que Carole fréquente
un garçon. Mais Paul, le petit frère de Carole, est toujours sur le
point de lui révéler son existence. Carole, reprochant à Jeanne
de ne pas avoir de petit ami, va lui montrer comment flirter et
plaire aux garçons.
Assis dans son magasin avec son fils Paul et se plaignant de la
montée de prix, Antoine voit passer 2 adolescents acoquinés.
Il émet un commentaire musclé sur les relations sentimentales
précoces et prévient Paul d’éviter d’être dans de telles situations, sinon il lui fera la peau, ainsi qu’à sa soeur Carole.
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Activité 3:
Résumé des épisodes 1 et 2
Résumé des épisodes par les participants (15min)
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle
(non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de
résumer l’histoire de la première et de la deuxième épisode.
Utiliser les questions suivantes pour aider les participants à résumer l’histoire :
Première épisode :
- Qu’est-ce qui se passe entre Jeanne et sa mère, Mona ?
- Que se passe-t-il dans la tête de Jeanne?
Deuxième épisode :
- Qu’est-ce qui se passe entre Jeanne et ses amis garçons ?
- Pourquoi est-ce que Carole doit cacher à son père qu’elle a un
petit ami ?
- Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
- Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
- Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4:
Difficultés des parents
Les difficultés des parents (25 min)
ETAPE 1
Demander au groupe :
Connaissez-vous des parents qui ont des difficultés
semblables à celles de Mona et d’Antoine ?
Est-ce que cela arrive, que les parents ne se sentent pas en
mesure de parler de sujets liés à la sexualité avec leurs
enfants?
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ETAPE 2
Explorer avec les participants :
Quelles sont les raisons pour lesquelles les parents ne se sentent pas à l’aise de parler de sexualité avec leurs enfants ?
Lister les réponses des participants sur une feuille de flipchart.
ETAPE 3
Faire remarquer aux participants que les raisons qu’ils évoquent sont liées soit au manque d’informations, aux idées
erronées que les parents ont ou à leurs propres sentiments.
Montrez-leur les dessins suivants (que vous avez préparés
d’avance) :
Encercler sur le flipchart les réponses des participants avec des
couleurs différentes correspondant à chacune des catégories (bleu
pour le manque d’information, vert pour les idées erronées, et
rouge pour les sentiments)
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Activité 5:
Surmonter les difficultés
Quoi faire? (40 min)
ETAPE 1
Poser les questions suivantes au groupe :
• Qu’est-ce qu’on peut faire, en tant que parents ou tuteurs, pour surmonter les difficultés qu’on a pour parler de sexualité avec les enfants?
• Qu’est-ce que Mona a fait, par exemple ?
Écrire leurs opinions (ou faites-les dessiner) sur le dessin, dans
l’endroit approprié : (Près du cœur pour les sentiments, près du
bonhomme aux bras ouverts pour le manque d’informations et
près de la tête pleine de chiffres et de lettres mélangés pour les
idées erronées.
Explorer avec le groupe : Ou pouvez-vous obtenir de l’information adéquate ? Avec qui pouvez-vous en parler ?
ETAPE II
Demander à chaque participant de réfléchir à 2 difficultés majeures qu’ils ont avec leurs enfants et qu’ils aimeraient résoudre (On va les considérer comme 2 objectifs). Les participants
peuvent décider de les écrire, s’ils savent le faire; et de donner leurs réponses écrites à l’animateur. Les participants, qui
ne savent pas écrire, peuvent dire à l’animateur quelles sont
ces difficultés. Il est important à ce moment-là que le facilitateur prenne note et garde une trace des réponses sur son
bloc de notes ou dans une enveloppe, car plus tard dans la
séance 5, il faudra revenir sur cet exercice pour voir quels
progrès ont été faits par chaque participant individuellement.
N.B. L’animateur gardera les réponses des participants de facon
confidentielle c’est-à-dire qu’elles ne seront pas discutées en
plénière.
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ÉTAPE III
Dire aux participants qu’il existe des moyens de communication positifs qui aident les jeunes et des moyens de communication négatifs qui ne les aident pas.
Lire la liste des types de communication ci-dessous et demander aux participants de penser à lorsqu’ils/elles étaient
plus jeunes, entre 10 et 17 année et de dire si ces types
de communication leur auraient fait du bien (communication positive) ou du mal (communication négative).
o Se moquer d’eux (-)
o Leur dire qu’ils sont stupides (-)
o Leur dire qu’ils sont aimés (+)
o Ignorer leurs préoccupations sous prétexte qu’elles ne
sont pas importantes
o Respecter leurs opinions (+)
o Crier sur eux (-)
o Les accuser de tous les maux (-)
o Les écouter (+)
o Essayer de comprendre leurs problèmes (+)
o Les empêcher de s’exprimer (-)
o Partager des alternatives et des options (+)
o Leur dire ce qu’ils/elles doivent faire sans leur laisser
d’option ou de chances de discuter (-)
ÉTAPE IV
Encourager la discussion en demandant aux participants :
Quels sont certains types de communication positive
utilisés par la mère de Jeanne
Quels sont certains types de communication négative
utilisés par la mère de Jeanne?
Quels types de communication ont été plus utiles pour
inciter Mona à parler avec sa mère?
Quels types de communication n’ont pas aidé Jeanne ?
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Résumer la discussion et donner les informations suivantes :
Lorsque les adolescents sont bien dans leur peau, ils ou elles
sont plus susceptibles de communiquer avec les adultes et de
prendre des bonnes décisions.
Lorsque les adultes communiquent de manière positive avec
des adolescents qui sont bien dans leur peau, ils/elles peuvent
être des références et des modèles pour ces derniers.
Lorsque les adolescents ont de la crainte ou sont moins confiObjektif
ants, il peut
être difficile de communiquer avec eux.
Les adolescents ont besoin de sentir qu’il ou elles peuvent faire
confiance à des adultes, y compris les parents, les membres de
la famille
Tanou d’autres membres de la communauté, et ce que
ces adultes se soucient de leur bien-être.
Notes
pour le facilitateur (Annexe 3)
Preparasyon
Activité 5:
Nòt
Surmonter les difficultés
Clôture de la réunion (5min)
ETAPE 1 Kesyon
Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera
à remplir les vides d’information des parents et à améliorer
leur communication avec leurs enfants.
ETAPE II Demach
Faire l’évaluation de la séance : demandez aux participants ce
qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ETAPE III
Distribuer les aide-mémoire le cas échéant et expliquer leur
contenu aux participants
ETAPE IV
Inviter-les à la prochaine rencontre en leur indiquant le lieu, la
date et l’heure à la quelle elle aura lieu et remerciez-les de leur
participation.
28
Séance 2 :
IST / VIH/SIDA (épisodes 3 et 4)
Objectif de la rencontre
Faciliter une réflexion sur le dialogue en matière de sexualité avec
les enfants/jeunes comme moyen adéquat et efficace pour prévenir les relations sexuelles précoces et protéger les jeunes contre
les maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA.
Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront :
• Pris conscience de l’importance du dialogue avec les enfants/jeunes en matière de sexualité.
• Dissipé leurs doutes quant à l’efficacité du dialogue avec
les enfants/jeunes comme moyen de prévention des comportements sexuels à risque.
2 heures 30 mns
Les cassettes du troisième et du quatrième épisode
Un magnétophone
Des piles pour magnétophone
Des grandes feuilles (flipchart)
Des marqueurs de différentes couleurs
Deux sifflets
Points clés de la séance : « Comment conseiller vos
enfants », et « Comment devez vous vous comporter
en donnant des conseils aux enfants »
29
Déroulement
Activité 1:
Surmonter les difficultés
Brise glace (10 min)
ETAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ETAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez, par exemple, inviter les participants à chanter
un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser
un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il
convienne aux adultes.
ETAPE 3
Rappel de la session précédente
Dans la Session 1, nous avons discuté des difficultés des
parents ; des situations dans lesquelles en tant que parent, on ne
se sent pas à l’aise pour parler aux enfants, surtout de sexualité.
Demander aux participants s’ils ont eu l’occasion d’appliquer
ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine.
Les inviter à parler de leur expérience.
- Qu’est-ce qui était difficile / facile pendant la pratique ?
- Quels types de communication positive avez-vous trouvé
utiles ?
- Quels types de communication souhaitez-vous pratiquer
davantage?
Activité 2:
Écoute ou lecture des épisodes 3 et 4
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)
ETAPE 1
ETAPE I
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants les cassettes du troisième et du quatrième épisode.
30
Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront sûrement intéressés à écouter—ou même à re-écouter!—
l’émission.
Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes
de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes.
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent
déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les
épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin.
Synthèse des épisodes 3 et 4 :
EMISSION 3 : Résumé de L’histoire
Lors de la réunion de parents, Mona écoute les autres faire part
de leurs expériences avec leurs enfants et les défis qu’ils rencontrent. Ils ne parlent pas de sexe ou de relations amoureuses. Cela la rend quelque peu mal à l’aise.
Jeanne est abordée par Henri, un jeune homme qui lui dit des
mots gentils. Ca lui plait et elle découvre qu’elle aime bien recevoir les compliments des hommes. Jeanne et Carole sont à
la finale du concours ‘’génie scolaire’’ de leurs écoles. Jeanne et
Carole sont concurrentes. Ce concours déterminera l’élève qui
représentera l’école au grand concours communal. Jeanne est
distraite à cause de ses inquiétudes sur ses règles et aux avertissements de sa maman. Elle rate la dernière question. C’est
Carole qui va représenter l’école. Elle est aux anges.
Antoine perd à la borlette. En mauvais perdant, il accuse le propriétaire de la banque de borlette de tricheur. Celui-ci essaie de
le calmer en lui assurant qu’il pourrait gagner la prochaine fois.
Un bon ami de Paul assiste à cette dispute et court dare-dare
tout lui raconter. Dominique vient rendre visite à Paul pour l’inviter à aller jouer au foot. Paul est dans tous ses états à cause
d’Eric qui fait la cour à sa soeur Carole. Il n’aime pas trop Eric et
en parle à Dominique.
31
EMISSION 4 : Résumé de L’histoire
Mona, bien qu’étant encore un peu mal à l’aise dans le groupe,
part à la 2ième réunion avec enthousiasme car elle y voit la possibilité de trouver des réponses à ses questions et ses doutes.
Elle va découvrir qu’en plus des réponses, elle peut trouver des
débuts de solutions face à ses difficultés avec Jeanne. En effet,
Pascal, l’animateur, aborde avec pudeur un thème délicat, celui
de la sexualité chez les adolescents, et pourquoi et comment
leur en parler. Pascal est un animateur social bien renseigné
sur les questions relatives à la sexualité, au VIH-SIDA etc. Mona
va se rendre compte que c’est un homme avisé et plein de sagesse. D’autre part, Jeanne croise Philippe et Roni sur la cour de
l’école. Elle essaie de se faire pardonner à cause de son récent
mauvais comportement. Les garçons refusent.
Carole la console en lui disant d’avoir des amis garçons plus
âgés qu’elle.
Activité 3:
Résumé des épisodes 3 et 4
Résumé des épisodes par les participants (20min)
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle
(non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de
résumer l’histoire du troisième et du quatrième épisode.
• Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
• Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
• Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Encourager la discussion en demandant aux participants :
• Pourquoi les parents de Jeanne ne lui ont jamais parlé de
sexualité ?
• Quelles sont les autres raisons pour lesquelles les adultes de cette communauté ne parlent pas de sexualité aux
jeunes ?
32
• Pourquoi est-il important pour les parents ou pour les
autres adultes de parler de sexualité aux jeunes ?
Compléter au besoin en relatant les points suivants :
Les jeunes ne reçoivent peut-être pas les informations correctes sur le sexe et les changements corporels normaux qui
se produisent pendant la puberté.
Lorsque les jeunes ne reçoivent pas les bonnes informations
sur la sexualité, il est difficile pour eux de faire des choix de vie
importants, tels que décider du moment d’avoir des enfants.
Bien qu’il soit difficile de parler aux jeunes de ce sujet sensible,
nous pouvons utiliser de bonnes compétences de communication pour les aider.
Lorsqu’il n’est pas approprié pour un parent de parler de sexualité à son fils ou à sa fille, il est important d’assurer que l’adolescent/e reçoive les informations correctes auprès d’un autre
adulte de confiance, comme une tante ou un oncle téressés à
écouter—ou même à re-écouter!—l’émission.
Activité 4:
Nous ne sommes pas seuls
Nous ne sommes pas seuls (25 min)
ÉTAPE 1
Demander au groupe :
Qu’est-ce que Mona apprend lors des premières
réunions des parents auxquelles elle a assisté ?
Prenez note des réponses de participants sur une feuille
de flipchart.
ÉTAPE 2
Diviser le groupe en paires et donnez-leur la consigne suivante:
Chaque participant à 5 min pour partager avec son partenaire
d’exercice une question que ses enfants lui ont posée sur la
sexualité.
De préférence, chaque personne doit partager une question à
laquelle il est difficile de répondre.
33
Il est possible que leurs enfants n’osent pas leur poser ce type
de questions. Dans ce cas, ils peuvent essayer de se mettre à
la place des enfants et penser à une question qu’ils auraient
aimé poser.
ÉTAPE 3
Contrôler le temps : donner 5 min pour que le premier pair
partage sa question avec son partenaire, et donner ensuite 5
autres minutes pour que l’autre pair partage, à son tour, sa
question avec son partenaire.
ÉTAPE 4
• Demander à chaque participant, en plénière, de partager
la question de son partenaire avec les autres.
-Faire remarquer les questions semblables.
-Vous pouvez demander aux participants de lever la main
chaque fois qu’ils écoutent une question qui leur a été déjà
posée par leurs enfants.
• Explorer avec le groupe : De quoi vous rendez-vous compte ?
- Indiquer que, comme dans le radio roman « Paran Pitit Ann Pale
», dans la vraie vie les parents ne se trouvent pas seuls : nous
avons tous les mêmes questions et les mêmes inquiétudes sur
ce que nous devons dire à nos enfants et comment le dire.
- Il est important de partager avec d’autres parents, comme
nous le faisons dans le cadre de cette rencontre, et de chercher ensemble, les réponses dont nos enfants ont besoin.
• Encourager les bonnes réponses, mais ne jugez pas les opinions divergentes. Au contraire, essayez de comprendre ces
différents points de vue. Par exemple, si un participant pense
qu’il est mieux de ne pas parler de sexualité avec les enfants en
bas âge, explorer avec lui :
- Qu’est-ce qui vous fait penser ainsi ?
- A quel âge est-ce que les enfants commencent à s’éveiller sexuellement de nos jours ? Pouvons-nous éviter cet
éveil sexuel?
- Est-ce que parler avec nos enfants de ce qui les intéresse
(dans ce cas la sexualité) peut leur faire du mal ?
- Demander les opinions des autres participants.
34
- Démontrer de l’empathie envers les participants ayant
des croyances erronées : Vous pouvez, par exemple,
dire: « Je pensais comme vous jusqu’au jour où j’ai appris(d’une source crédible, tel: lors d’une formation ou
en lisant des études menées par des chercheurs renommés) que ce n’est pas le cas. »
- Corriger cette idée erronée avec de l’information correcte.
Activité 5:
Recherche d’informations fiables
A la recherche de l’information fiable (20min)
ETAPE 1
Cet exercice va permettre aux participants de préparer une
carte de leur communauté sur le flipchart ou au tableau. Cette
carte indiquera où sont les endroits où les jeunes se rencontrent, où sont les écoles, les endroits à risque (où il y a une
forte activité tels que les bars, vidéo clubs…) où sont les centres jeunes ? Où vont les parents pour avoir de l’information ?
La préparation de cette carte se fait en groupe. Il faut que le
facilitateur conserve cette carte, car dans les semaines qui
suivent, il va devoir s’en resservir pour un autre exercice qui va
compléter celui-ci. Les participants peuvent utiliser des cartes
VIPP de couleurs différentes pour représenter les différents
endroits ou encore ils peuvent les dessiner directement sur la
feuille avec des couleurs différentes.
Vrai ou Faux? (20 min)
ETAPE 2
Expliquer aux participants que vous allez faire un petit jeu
ensemble.
Diviser le groupe en deux et donnez un sifflet à chaque groupe.
Expliquer que vous allez lire des phrases à haute voix et poser tout
de suite après, la question : « VRAI ou FAUX » ?
35
Le groupe qui pense avoir la bonne réponse doit faire signe avec son sifflet. A ce moment-là, tous doivent se taire. Le
groupe qui fait du bruit ou qui parle, est pénalisé et perd un
point.
Donner la parole au groupe qui a sifflé en premier pour qu’il
donne sa réponse. Si la réponse est erronée, il donnera la
chance à l’autre groupe.
Demander à chaque groupe de justifier sa réponse.
Chaque bonne réponse vaut 1 point. Le groupe gagnant est
celui qui accumule plus de points.
Question
Vrai Faux
Dans l’émission « Paran Pitit Ann Pale », On déconseille aux parents de parler de sexualité avec des
X
jeunes de moins de 21 ans.
On a conseillé à Paul d’aller casser la gueule d’Eric
avant qu’il ne soit trop tard. Après tout, Eric ne
X
devrait pas sortir avec sa sœur.
La meilleure façon d’apprendre aux enfants de
s’abstenir des relations sexuelles c’est de les menX
acer ou de leur donner une bonne gifle à temps.
La discussion avec les enfants avant qu’ils soient
sexuellement actifs prévient une activité sexuelle
X
précoce.
Si nous ne parlons pas à nos enfants de sexualité,
ils vont sûrement trouver l’information ailleurs, et
X
cette information sera souvent erronée.
Si nous parlons à nos enfants de sexualité, nous les
encourageons à expérimenter et à avoir des relaX
tions sexuelles tôt.
36
Activité 6:
Parler de sexualité avec les jeunes
ETAPE 1
Cet exercice va permettre aux participants d’aborder le sujet
concernant les organes genitaux avec leurs enfants
Demander aux participants de se diviser en deux (2) groupes,
un groupe fille et un groupe garcon, le cas échéant.
Donner-leur 4 grandes feuilles de papier et demander à un
participant de coucher sur les feuilles etalées par terre et
aux autres de tracer la forme du corps de la personne qui est
couchée.
Ensuite, demanderà la personne couchée de se lever et aux
autres d’ajouter les parties manquantes tout en insistant sur
les parties responsables de la reproduction.
Demander à un membre de chaque groupe de presenter leur
travail tout en demandant aux autres de suivre et de poser des
questions. Il clarifie au besoin
ETAPE II
Expliquer au groupe qu’ils vont faire un exercice qui va leur
aider de se rappeler des mots utilisés dans l’exercice précédant
pour parler de croissance et de développement
Dire aux participants qu’ils vont faire correspondre des phrases et des mots dependamment de leur signification
Diviser le groupe en 2 et donner une feuille de papier à chaque
groupe et demander-leur
- Essayer de trouver le mot et la phrase correspondante
- Donner une signification du mot
- Dire si c’est quelque chose qu’on trouve chez une fille ou
chez un garcon
37
Preparer les feuilles de flip ainsi :
Mo
Siyifikasyon
Kay fi ou kay gason
Ovè
: Ze ki fè fi ya ansent
Ovil
: San nan chouchoun
Matris
: Sak ki kenbe ze kay fi
Vajen
: Sak ki kenbe ti BB ya
Reg
: kote san ak ti BB pase ak kote fi ya fe bagay
Ejakilasyon
: Omon kife gason konpotel tankou gason
Skwotom
: Sak ki kenbe 2 ti boul grenn yo
Testosterwon : likid gason bay le li ekjakile
Grenn
: Kote gason fe pipi
Peni
: De ti boul ki nan sak grenn nan oswa « skwotòm »
nan
Demander à un membre de chaque groupe de presenter leur travail tout en demandant aux autres de suivre et de poser des questions. Clarifier au besoin
ETAPE III
Donner à chaque groupe une grande feuille de papier et demander-leur chacun de dessiner une grosse ligne au milieu de
la feuille qui represente la ligne de vie d’une personne
Demander-leur de diviser par la ligne en plusieurs bouts qui
representent chacun 5 annees de vie ex. 0-5 ans ; 6-11 ans, 1217 ans etc.
Demander-leur de réfléchir sur les changements qui se produisent dans la vie d’une personne et de dessiner ces changements à chaque bout (par exemple entre 0 à 5, 6 à 11 etc.)
38
Demander à chaque groupe de faire une présentation de leur travail.
Demander aux participants de dire le (s) quel (s) des changements
qu’ils aiment le plus et quels sont ceux qu’ils n’aiment pas et pourquoi?
ETAPE IV
Expliquer aux participants que les changements se produisent
avec l’age et aider-les à comprendre que la croissance est une
période normale et que ces changements se font et dans le
corps et dans l’esprit des jeunes pendant qu’ils traversent la
période de 13 à 18 ans, qui est la période du passage de l’enfance à l’âge adulte.
Profiter pour expliquer aux parents qu’à cette époque, leurs
enfants ont besoin de beaucoup d’appui, de leur support parce
que souvent, ils ne comprennent pas ces changements qui se
font dans leur vie
Voici quelques exemples de changement physique :
Apparition des poils chez la fille et chez le garcon
Odeur corporelle forte chez la fille et chez le garcon)
Les seins poussent (grossissent) chez la fille
Apparition des regles chez la fille
Corpulence forte chez le garcon et apparition de poils sur le
corps
Ejaculation nocturne chez le garcon
Voici quelques exemples d’autres changements qui sont en
rapport avec l’esprit :
Avoir envie d’avoir un (e) amoureux (se) et faire l’amour
Se mettre en colère, se facher facilement
Repliquer quand on leur parle
Copier des chansons, des poesies (cahier de chansons et de
poesies)
Se comparer à un artiste quelconque, Choisir un modele
Refuser qu’on leur achete des habits, se sentir independant
Prendre soin de leur corps avant de sortir
Vouloir se sentir à l’opposé des adultes
39
Activité 7:
Parler de sexualité avec les jeunes
Demander à chaque groupe de faire une présentation de leur travail.
Demander aux participants de dire le (s) quel (s) des changements
qu’ils aiment le plus et quels sont ceux qu’ils n’aiment pas et pourquoi?
ETAPE I
Expliquer aux participants que lors d’une discussion sur un sujet sensible, notamment sur le sexe, avec les jeunes, certaines
mesures peuvent être prises pour aider à la conversation.
ETAPE II
Présenter les « Quatre principes qu’un adulte doit savoir »
pour parler de sexualité avec les jeunes, puis, suivre chaque
explication en demandant aux participants pourquoi ils ou
elles pensent qu’elles sont importantes. Puis indiquez le message clé relatif à chque principe.
PRINCIPE N°1 : Connaître les faits
Apprenez autant de faits que vous pouvez sur le sexe : y compris, la puberté, la sexualité, la grossesse, les IST et le VIH.
Décidez quels sont les points clé que vous souhaitez inclure
dans le message à votre adolescent/e sur la sexualité.
Si vous ne savez pas, n’hésitez pas à dire : « Je ne connais pas
la réponse à cette question ».
Informez-vous sur les ressources disponibles dans votre communauté pour les faire connaître votre adolescent/e
(par exemple, où se procurer des informations sur la planification familiale, des conseils pour la prévention du VIH).
MESSAGE CLE : Expliquez que pour prendre de bonnes décisions,
il est important que les jeunes disposent d’informations correctes
sur leur corps.
PRINCIPE N° 2 : Connaître vos valeurs ou vos croyances sur la
sexualité et les partager avec l’adolescent/e
Que vous croyiez fermement ou non à quelque chose, dites-le
à l’adolescent/e.
40
Si votre comportement est incompatible avec ce que vous attendez de l’adolescent/e, veuillez en discuter avec lui ou elle.
Partagez vos valeurs, sachant que votre adolescent/e peut ou
ne peut pas partager ces valeurs. Ne donnez pas de leçons et
ne critiquez pas l’adolescent/e lorsqu’il ou elle ne les partage
pas.
MESSAGE CLE : Il est important pour les jeunes d’avoir des limites
et de savoir ce que les adultes attendent d’eux.
PRINCIPE N° 3 : Connaître les compétences de communication
actives
Utilisez les compétences d’écoute active
Utilisez les compétences de questionnement actif
Prenez les temps d’écouter, même si vous êtes gêné et accordez toute votre attention.
Remerciez l’adolescent/e pour s’être adressé/e à vous et assurez-lui que ses questions et ses préoccupations sont celles
d’une personne saine, qui se développe normalement.
MESSAGE CLE : Ces pratiques permettent aux jeunes de se sentir
valorisés, importants et écoutés.
PRINCIPE N° 4 : Savoir rassurer la jeune personne en toute sécurité
Dites à l’adolescent/e que vous ne partagerez avec quiconque
ni ses questions ni ses préoccupations.
Aidez l’adolescent/e à trouver des ressources et à obtenir de
l’aide, si il ou elle se sent en danger ou ne se sent pas en sécurité.
MESSAGE CLE : Il est important pour les adolescents qu’ils/elles se
sentent en sécurité, que ce soit physiquement ou émotionnellement.
Notes pour le facilitateur (Annexe 4)
41
Activité 8 :
Messages liés à la séance
Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 4) (5 min)
Activité 9 :
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5 min)
ETAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera
à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la
communication avec leurs enfants.
ETAPE 2
Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce
qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ETAPE 3
Distribuer les aide-mémoire le cas échéant et expliquer leur
contenu aux participants: comment conseiller vos enfants et
comment devez-vous comporter en donnant des conseils aux
enfants.
ETAPE 4
Remercier les participants d’avoir participé à la rencontre et
inviter les à vous joindre la prochaine rencontre. Préciser la
date, l’heure et le lieu.
42
Séance 3 :
(épisodes 5 et 6)
Objectif de la rencontre :
Aider les participants à prendre conscience des idées préconçues
sur les rôles des hommes et des femmes dans la société, et comment ces idées peuvent empêcher, en particulier les hommes,
d’assumer un rôle actif dans l’éducation des enfants.
Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants
auront :
• Compris comment ce qu’ils ont appris par rapport aux rôles
des femmes et des hommes dans le foyer peut les empêcher d’assumer ou de partager convenablement leur rôle de
parent.
• Compris que des comportements autoritaires peuvent avoir
l’effet contraire, c’est-à-dire, amener les enfants à se rebeller contre leurs parents au lieu les amener à l’obéissance
Durée de la rencontre : 2 heures 30 min
• Les cassettes de la cinquième et de la sixième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour le magnétophone
• Une silhouette d’homme et une silhouette de femme
• Deux ou trois sets d’images décrivant les rôles mentionnés dans l’exercice (voir en bas)
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Points clés de la séance « Le Rôle des Pères », « Comment élever les filles et les garçons ».
43
Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise Glace (10 min)
ETAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ETAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez, par exemple, inviter les participants à chanter un
chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre
exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne
aux adultes.
ETAPE 3
Faire un rappel de la session précédente
Dans la Session 2, nous avons discuté de comment nous, en
tant que parents, ne sommes pas seuls, et nous avons aussi
abordé l’importance de parler avec nos enfants de sexualité.
Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il y a une persnne qui veut parler de son
expérience.
Activité 2 :
Écoute ou lecture des épisodes 5 et 6
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)
ETAPE 1
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants les cassettes du cinquième et du sixième épisode. Étant donné que
les gens aiment les « radios romans », ils seront sûrement intéressés à écouter—ou même à re-écouter !—l’émission.
44
Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes
de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes.
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent
déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les
épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin.
quer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il y a une persnne qui veut parler de son
expérience.
Synthèse des épisodes 5 et 6:
EMISSION 5 : Résumé de L’histoire
Au cours d’une conversation avec son père, Paul lâche le gros
morceau de façon accidentelle : Carole a un petit ami du nom
de Eric. Antoine se met en colère contre Carole et lui interdit
formellement de fréquenter ce garçon sous peine de graves
sanctions. Carole, en colère à son tour, raconte à Jeanne qu’elle
ne va jamais laisser tomber Eric à cause des invectives de son
père... Mona surprend Carole en pleine conversation avec
Jeanne et est inquiète de l’influence que Carole pourrait avoir
sur le comportement de Jeanne. Elle en parle à Pierre, son mari,
pour qu’elle amorce un dialogue avec leur fille sur la sexualité.
Pierre lui répond qu’il vaut mieux que Jeanne ignore tout du
sexe. Mona se rappelle en flash-back des paroles de Pascal, et
se trouve désemparée.
Paul arrive à la maison avec le ventre creux. Carole est sortie
sans préparer le dîner. Antoine lui dit que les garçons doivent
aussi savoir faire la cuisine. Paul est tombé des nues. Pour lui,
ce sont des tâches strictement féminines. Antoine lui prouve le
contraire par des arguments irréfutables. Paul va trouver Dominique pour lui en parler. Même réaction. Dominique lui fait
comprendre que chez lui, sa mère lui a appris à faire à manger,
laver son linge et certaines tâches ménagères.
45
EMISSION 6 : Résumé de L’histoire
Lors de la réunion des parents, Mona prend la parole et maintient qu’elle laissera Jeanne dans l’ignorance des questions relatives à la sexualité. Pascal lui fait comprendre le contraire en
soulignant le fait que plus on en parle, plus les enfants ne se
responsabilisent car le mystère s’évanouit.
Jeanne a sa première vraie conversation avec sa mère, un peu
difficile au début, mais devient à la fin plus facile et naturel.
Brusquement, Pierre s’amène et exige que Jeanne aille étudier
ses leçons. Il apprend ensuite à Mona que selon les rumeurs,
les parents de Dominique auraient le SIDA. Ils s’inquiètent pour
Dominique à cause de son jeune age. Par mesure de précaution, Pierre décide de ne plus le laisser traîner dans le coin encore moins de jouer avec Jeanne. Connaissant un peu les questions de stigmatisation liée au VIH-SIDA, Mona fait comprendre
à son mari que si effectivement les parents de Dominique ont
le SIDA, la meilleure attitude est de les supporter moralement
et faire en sorte que les répercussions ne soient pas trop graves
sur leur fils Dominique. Malgré tout, Pierre ne voit pas la chose
de cette façon.
Au cours d’un match de football sur la place publique, un des
garçons refuse de jouer dans l’équipe de Dominique à cause
de ces rumeurs. Paul exige de Dominique une réponse sur la
maladie de ses parents. Celui-ci ignore tout. Paul ne sait pas
quoi penser.
46
Activité 3 :
Résumé des épisodes 5 et 6
Résumé des épisodes par les participants (20 min)
ETAPE 1
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances),
de résumer l’histoire du cinquième et du sixième épisode.
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4 :
Sexe et genre/ Rôle des hommes et des femmes
Qu’est-ce que ça veut dire être « un homme »? (75 min)
ETAPE 1
Demander aux participants: Pourquoi est-ce que Paul est en
désaccord avec son père? Est-ce que les hommes de la maison, chez vous, se fâchent pour des raisons semblables ?
Invitez les participants à s’exprimer librement. Si les participants commencent à donner des opinions un peu biaisées
à cause de leur peur d’être jugés, rassurer-les que personne
n’est là pour juger les opinions des autres et que l’on veut simplement parler franchement.
ÉTAPE 2
Coller sur le mur deux feuilles de flipchart avec les images d’un
homme et d’une femme entourées dans une boite :
47
Laisser suffisamment d’espace dans les feuilles et à l’extérieur pour
pouvoir écrire. Demander aux participants de proposer le nom du
garçon. Poser aux participants les questions suivantes :
Quel message votre communauté envoie-t-elle à ce garçon lorsqu’on lui demande « d’agir comme un homme » ? (écrire la
réponse à l’intérieur de la boîte)
Qu’attend-on de lui ? Comment l’encourage-t-on à agir ? (écrire les réponses à l’intérieur de la boite)
Que ne doit-il pas faire ? Qu’est-ce qu’on lui déconseille de
faire ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte)
Que doit-il faire à l’école ? Qu’est-ce qu’il est encouragé à
faire ou que doit-il faire parce que c’est un garçon ? (écrire les
réponses à l’intérieur de la boîte)
À l’école, qu’est-ce qu’on lui déconseille de faire parce que
c’est un garçon ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte)
Demander aux participants de proposer un nom à la fille. Poser aux
participants les questions suivantes (Répéter les mêmes questions):
Quel message votre communauté envoie-t-elle à cette fille lorsqu’on lui demande « d’agir comme une femme » ? (écrire les
réponses à l’intérieur de la boîte)
Qu’attend-on d’elle ? Comment l’encourage-t-on à agir ? (écrire les réponses à l’intérieur de la boite)
Qu’est-ce qu’on lui déconseille de faire ? Qu’est-ce qu’elle ne
doit pas faire ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte)
Que doit-il faire à l’école ? Qu’est-ce qu’elle est encouragée à
faire ou que doit-elle faire parce que c’est une fille ? (écrire les
réponses à l’intérieur de la boîte)
À l’école, qu’est-ce qu’on lui déconseille de faire parce que
c’est une fille ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte)
48
Expliquer que ces deux boîtes sont appelées les « boîtes du genre
» parce que c’est la manière dont nous nous attendons à ce que les
gens agissent, en fonction de ce que la société considère comme un
comportement masculin ou féminin
ETAPE 3
Diviser les participants en 2 sous-groupes et distribuer à haque
sous-groupe un jeu de cartes avec les images qui se trouvent
dans la colonne images qui peuvent représenter l’action:
Avoir l’assurance d’utiliser des images « neutres », c’est-à-dire
ni masculines ni féminines.
Expliquer que chaque groupe doit classer et organiser les images
en trois groupes :
- Les images qui représentent des activités ou des caractéristiques féminines,
- Celles qui représentent les activités ou caractéristiques masculins et féminins
- Celles qui correspondent aux deux sexes
49
50
Mains qui lavent une assiette
Enfants qui jouent
La vaisselle
Élever les enfants
Répare tous les Mains qui bricolent
objets cassés ou
qui ne marchent
pas bien a la maison.
Images qui peuvent représenter l’activité (adapter au contexte local)
Faire la cuisine
Ce que le personnage fait
La cuisine
N’y a t-il pas des femmes qui savent très bien
comment réparer les choses/appareils cassés ou
en panne ? Demandez/donnez quelques exemples.
Les hommes aussi bien que les femmes s’occupent des enfants.
De plus en plus de garçons et ou d’hommes
s’occupent de taches ménagères.
Exemple : l’ami de Paul (Dominique)
Argument contre les « stéréotypes » liés aux
rôles féminins et masculins
Chaque groupe doit choisir un délégué qui expliquera les choix de son groupe en plénière
51
Vue d’un lieu de travail
(usine, champ, etc.)
Symbole d’argent
Oeil ou visage avec larmes
Signe d’ordre
Travaille à
l’extérieur de
la maison
Subvient aux
besoins de sa
famille
Pleure quand
il y a un problème
Donne des
ordres tout le
temps
Il y a des personnes/des hommes qui cherchent à re-affirmer leur force ou leur
autorité en donnant tout le temps des ordres. Parfois les mères s’attendent à ce
que leurs maris donnent des ordres aux enfants car elles pensent que les enfants
les obéiront.
Même si parfois il est nécessaire de donner des ordres aux enfants, il faut se
rendre compte que les ordres n’aident pas au dialogue entre parents et enfants—
surtout avec les enfants/jeunes de 11 ans et plus (période de la puberté et l’adolescence). Celui qui donne des ordres n’est pas porté à écouter ce que l’enfant a à
dire. De plus, au fur et à mesure que l’enfant ou le jeune grandit, il ou elle devient
de plus en plus rebelle face aux « ordres » de ses parents.
On apprend aux garçons/hommes qu’ils ne doivent pas pleurer, mais pleurer est
tout à fait normal, tant pour les hommes que pour les femmes. La sensibilité qui
amène parfois les gens à pleurer est une qualité et non pas un défaut.
De plus en plus de femmes travaillent à l’extérieur de la maison et aident à subvenir
aux besoins de la famille ou sont le principal soutien de la famille.
52
Poing
Symbole de force
Règle les
problèmes
à coups de
poing
A beaucoup
de force
Se fâche et
œil ou visage violent
devient violent quand il y
a un problème
Est-ce qu’on parle ici de force physique ou de force de caractère, d’entrain ?
En général (mais pas toujours), les hommes ont plus de force physique que
les femmes, mais les femmes ont une grande force de caractère : les mères
se battent parfois avec une grande force pour l’avenir de leurs enfants. Les
hommes comme les femmes ont la capacité de développer cette force de
caractère pour faire face à l’adversité et lutter pour un meilleur avenir.
Il y a des hommes mais aussi des femmes qui se fâchent facilement (ils sont
« irascibles » ou « colériques »). Le problème c’est qu’on nous apprend qu’il
est correct que les gens—surtout les hommes—deviennent violents et choisissent de résoudre les problèmes avec de la violence verbale ou physique (« a
coup de poing »). Par contre, la violence n’est pas une qualité/vertu. Beaucoup
d’abus et de violences seraient évités si les gens pensaient avec la tête et aux
conséquences de leurs actes. Une personne/un homme intelligent pense avec
la tête et règle les problèmes en les discutant tranquillement avec les autres et
non pas à coups de poing.
ETAPE 4
Donner 15 min aux groupes pour organiser les images. Après
15 minutes, le facilitateur doit faire un signe pour que les petits groupes arrêtent leur discussion.
Expliquer que vous allez nommer, une a une, les images qui
ont été distribuées. Chaque fois que vous nommez une image,
le délégué de chaque groupe doit la coller sur le mur…
Sur le côté gauche de l’image d’homme s’il s’agit d’une activité ou caractéristique du genre masculin (hommes et/ou
garçons)
Sur le côté droit de l’image de femme s’il s’agit d’une activité ou caractéristique du genre féminin (femmes et/ou filles)
Entre les deux images s’il s’agit d’une activité ou caractéristique commune aux deux sexes (hommes et femmes).
Une fois que les images sont collées sur le mur, la discussion en
plénière commence.
Pour chaque image, demander :
Pourquoi avez-vous mis cette image à cet endroit ?
Vérifier si les autres participants sont d’accord avec le choix :
Est-ce que tout le monde est d’accord ?
Ensuite, présenter les aruments contre les stéréotypes liés aux
roles féminins et masculins
ETAPE 5
Rôle des hommes et des femmes à la maison
Animer une discussion sur le rôle des hommes et des femmes à la
maison:
• Permettre que les participants s’expriment librement et ne
juger surtout pas leurs opinions.
• Qu’est-ce que les personnages masculins de l’émission radio
ont tendance à penser à l’égard des taches des hommes et des
femmes ? Par exemple : qu’est-ce que Paul, Pierre, Antoine disent ou pensent ?
53
Ce que quelques personnages masculins de l’émission radio
pensent à l’égard des tâches des hommes et des femmes
Personnage Ce qu’un homme/garçon doit ou ne doit pas faire
selon lui
Paul
Un garçon ne doit pas s’occuper des tâches
ménagères
Pierre
Ce n’est pas au père de parler aux enfants de sexualité. Il a d’autres occupations plus importantes.
Antoine
Les pères ne doivent pas parler aux enfants de sexualité, ils doivent simplement leur donner des ordres
pour qu’ils ne commencent pas à avoir de relations
amoureuses trop tôt.
Si les participants ont de la difficulté à trouver des ressemblances
entre ces trois personnages, donner-leur des pistes par ex. :
Les personnages
Pierre
Ce qu’ils ont dit ou fait
• Il refuse de s’impliquer dans l’éducation
de sa fille
• Il pense que son rôle est de travailler pour
subvenir aux besoins de sa famille et non
pas de s’occuper de l’éducation des enfants
• Il sait comment réparer une voiture, mais
ignore des choses liées à l’éducation dont
s’occupent les femmes
Paul
• Refuse de cuisiner car, pour lui, c’est une
tâche strictement féminine
• Pense que les choses peuvent se résoudre
avec des cris ou de la violence (dit qu’il va
casser la gueule d’Eric)
54
Antoine
• Se fâche constamment
• Pense que les choses peuvent se résoudre
avec des cris ou de la violence
• Il menace sa fille et son fils
Expliquer que Pierre, Antoine et Paul pensent de cette façon car ils
ont vu d’autres (probablement des amis et des membres de leurs
familles) agir de cette façon, c’est-à-dire, en faisant des différences
exagérées entre ce que les hommes et les femmes peuvent ou ne
peuvent pas faire, doivent et ne doivent pas faire.
Poser aux participants les questions suivantes :
Que se passe-t-il lorsqu’un garçon ou une fille se
comporte d’une manière qui ne correspond pas à sa
boîte ?
Pouvez-vous citer des exemples d’hommes qui n’ont pas
respecté les messages dans la boîte ? Et des exemples de femmes ? Comment se sentaient-ils ? Quelle
a été la réaction de la communauté ou de la société
vis-à-vis de leur comportement ?
Ces attentes en matière de genre sont-elles discutées
dans la famille ?
Connaissez-vous les attentes de vos jeunes sur la
façon dont ils/elles doivent agir, se sentir ou se comporter ?
Sont-elles différentes chez les garçons et les filles ?
En quoi ces attentes affectent de manière positive/
négative l’apprentissage des garçons et des filles à
l’école?
Ça commence à changer tranquillement…
ETAPE 6
Expliquer aux participants que ces idées sur les rôles des
femmes et des hommes changent avec le temps, et que tous et
chacun devraient examiner ses propres idées et se demander :
55
• Est-ce que ces idées correspondent à la réalité de nos
jours?
• Jusqu’à quel point ces idées sont en train d’entraver
nos relations avec les autres, en particulier avec nos
partenaires et nos enfants?
• Comment pouvons-nous commencer à voir les choses différemment ?
• Comment est-ce que ces idées (de nos parents et de
nos grands-parents) sur ce que les hommes doivent
et ne doivent pas faire à la maison sont-elles en train
de changer ?
Demander aux participants de donner des exemples qui témoignent de ce changement?
Expliquer que le premier pas vers le changement est de se rendre
compte de ses propres idées et valeurs. A chaque fois qu’ils se retrouvent dans des situations dans lesquelles ces idées leur viennent, il faudrait qu’ils se demandent, par exemple :
Est-il réaliste de penser comme ça?
Est-ce que ces idées peuvent blesser ou affecter nos
relations avec les autres?
Notes pour le facilitateur (Annexe 5)
Activité 5 :
Messages liés a la séance
Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 5) (5min)
56
Activité 6 :
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5 min)
ETAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera
à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la
communication avec leurs enfants.
ETAPE 2
Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce
qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ETAPE 3
Distribuer les aide-mémoire le cas échéant et expliquer leur
contenu aux participants
ETAPE 4
Inviter-les à la prochaine rencontre en précisant la date,
l’heure et le lieu et remercier-les de leur participation.
57
Séance 4 :
(épisodes 7 et 8)
Objectif de la rencontre :
Aider les participants à agir de façon réfléchie lors de conflits avec
leurs enfants et quand ils veulent les protéger de risques potentiels.
Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront :
• Compris que les comportements autoritaires des
parents peuvent amener leurs enfants à se rebeller
contre eux.
• Découvert des façons positives de gérer des conflits
avec les enfants.
Durée de la rencontre : 2 heures 30mns
• Les cassettes du septième et du huitième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour le magnétophone
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Points clés de la séance « Comment gérer les conflits
de façon positive et les changement émotionnels de
vos enfants »
58
Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise-glace (10 min)
ETAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ETAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un
chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un
autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il
convienne aux adultes.
ETAPE 3
Faire un rappel de la session précédente
Dans la Session 3, nous avons discuté des rôles tenus par les
hommes et les femmes au sein du foyer et plus particulièrement, nous avons mis l’accent sur ce que c’est que « d’être un
homme »
Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce
qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine.
Demander s’il n’y a personne qui veut parler de son expérience.
Activité 2 :
Écoute ou lecture des épisodes 7 et 8
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes
(30 min)
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le septième et le huitième épisode. Étant donné que les gens aiment
les « radios romans », ils seront intéressés à écouter ou même
à re-écouter ces épisodes.
59
Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes
de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou
demander aux participants de faire ce résumé et le compléter
au besoin.
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent
déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les
épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin.
Synthèse des épisodes 7 et 8 :
EMISSION 7 : Résumé de L’histoire
Mona est heureuse que Jeanne lui parle de ses problèmes
d’adolescence. De retour chez elle, Jeanne se fait draguer ou
plutôt est accostée par un homme adulte, et elle comprend
que ce n’est pas une bonne chose. Elle arrive à s’échapper et
rentre vite à la maison. Mona se rend compte que Jeanne est
contrariée et la pousse à lui dire pourquoi. Elle avoue avoir
été poursuivie par un homme âgé et éméché. Elles finissent
par avoir une discussion à cœur ouvert et cela renforce leur
besoin de parler.
Paul pose des questions à Antoine sur le SIDA mais hélas ce
dernier tourne autour du pot. En guise de réponse, il lui crie
dessus. Sur ce, Mona arrive pour payer ses dettes de marchandises. En arrivant, elle a entendu la question de Paul et aussi la
réponse musclée de son père. Mona aide Antoine à répondre
et lui conseille même d’assister à la réunion des parents. C’est
la première fois qu’Antoine entend quelqu’un lui parler de la
sorte. Il sait dans le fond que Mona a raison, mais il ne veut
pas qu’elle s’occupe de leurs affaires.
Carole et son petit ami Eric prennent rendez-vous sur la place
publique... dans un coin sombre.
60
EMISSION 8 : Résumé de L’histoire
C’est dimanche et c’est aussi le jour de la fête patronale. Pascal
tient un kiosque et présente aux visiteurs certains points clés
du curriculum. Dominique et Paul lui posent des questions sur
la puberté.
Après avoir perdu le concours scolaire, Jeanne ne s’en remet
pas et ne veut plus y participer à l’avenir. Elle parle à sa mère de
ses déboires. Celle-ci la réconforte et l’encourage à ne jamais
abandonner au premier échec.
Antoine intime l’ordre à son fils Paul de ne plus jouer avec
Dominique car il peut, lui aussi, être infecté par le virus. Paul
lui demande une fois de plus des informations sur le SIDA. Antoine se fâche et interdit à Paul de lui poser des questions sur
le VIH-SIDA car ce n’est pas l’affaire des enfants. En fait, cette
réaction violente n’est liée qu’à son ignorance de la question.
Dans un monologue, il réalise qu’il doit trouver des informations pour répondre aux questions ponctuelles de son fils. Il se
demande donc pourquoi ne pas aller assister aux réunions des
parents auxquelles Mona l’a invité récemment.
Carole se rend au rendez-vous avec Eric. Ce dernier lui demande
d’avoir une relation sexuelle avec lui pour célébrer sa victoire
au concours scolaire. Au début, elle hésite. Sous l’insistance de
celui-ci, elle finit par accepter. Ils ont une relation sexuelle. Ni
l’un ni l’autre ne réfléchit sur la gravité de cet acte.
61
Activité 3 :
Résumé des épisodes 7 et 8
Résumé des épisodes par les participants (20 min)
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances),
de résumer l’histoire du septième et du huitième épisode.
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4 :
Comportements autoritaires
Le parent autoritaire (30 min)
ETAPE 1
Demander aux participants de s’asseoir en formant un cercle. Si
se tenir par les mains est considéré comme étant un comportement acceptable par les participants, vous pouvez leur demander de former le cercle en se tenant par les mains. Expliquer que
vous allez les aider à faire un voyage dans le temps, vers le passé.
Guider les participants en les invitant premièrement à se relaxer.
ETAPE 2
Demander leur de fermer les yeux. Demander-leur leur de
voyager vers le passé jusqu’à l’âge d’onze, douze, treize ans…
ou jusqu’au moment où ils se souviennent d’une situation de
conflit avec leurs parents, où ils se sont rebellés contre eux.
Demander-leur de se souvenir mentalement (non pas à haute
voix) des détails :
62
• Quel âge avaient-ils ?
• Qu’est-ce qui s’est passé ?
• Quelle était la réaction du/des parent/s (père et/ou
mère)
• Est-ce que la situation de conflit s’est résolue ?
• Qu’est-ce qui s’est passé par après ?
ETAPE 3
Guider les participants à retourner vers le présent en leur
disant : « Commencez à revenir tranquillement à votre âge
adulte. Vous êtes de retour ici. Ouvrez lentement vos yeux. »
Demander si certains participants veulent partager leurs histoires avec les autres.
Écouter attentivement les histoires et faire le point sur les
éléments clés suggérés dans les notes pour le facilitateur
(activité 1).
ETAPE 4
Essayer de trouver des points communs entre le vécu des participants et l’histoire dans l’émission radio « Paran Pitit Ann
Pale » :
Par exemple, Antoine pense qu’il doit simplement « interdire
énergiquement » à Carole et à Paul d’avoir des relations amoureuses pour qu’ils le fassent ainsi.
• D’après le vécu des participants, est-ce que cela est
réaliste ?
• Est-il possible de guider les enfants sans avoir à les
menacer ou à les punir?
ETAPE 5
Ecouter les reponses des participants et conclure avec le
groupe que les comportements autoritaires peuvent, au lieu
d’amener les enfants à l’obéissance, avoir l’effet contraire (la
rébellion) surtout quand il s’agit d’enfants qui rentrent ou qui
sont dans la période de l’adolescence.
63
Activité 5 :
Gestion des conflits
Comment gérer les conflits? (55 min)
ÉTAPE 1
Expliquer aux participants que les conflits ne sont pas toujours mauvais. Les personnes peuvent convertir les conflits en
quelque chose de positif :
Un conflit bien géré peut aider les parents et les enfants (ou les
gens en général) à mieux se comprendre.
Parents et enfants peuvent améliorer leur relation quand ils
parlent de leurs différences.
Les enfants peuvent apprendre à gérer les conflits et à les résoudre de façon constructive dans la mesure où ils voient leurs
parents faire de même.
Ceci les aide à faire face à d’autres problèmes, avec d’autres personnes, dans leur vie.
ÉTAPE 2
Diviser les participants en deux sous-groupes.
ETAPE 3
Donner à chaque sous-groupe les instructions suivantes
séparément (C’est-à-dire sans qu’aucun sous groupe n’entende
les instructions données à l’autre)
Le sous-groupe 1 doit préparer une dramatisation qui illustre un
conflit bien géré par le parent et qui est résolu
Le sous-groupe 2 doit préparer une dramatisation qui illustre un
conflit entre un parent et un enfant qui n’arrive pas à être résolu
Les 2 sous-groupes travaillent sur la même situation de conflit
ci-dessous :
64
Situation de conflit:
Catherine, 14 ans, rentre tard après l’école sans avoir prévenu ses
parents. Ces derniers s’inquiètent et réagissent.
Donner 15 min aux sous-groupes pour qu’ils préparent leurs dramatisations. Rappeler aux sous-groupes qu’ils ont 15 minutes pour
leur représentation.
ETAPE 4
Demander aux sous-groupes de faire leurs représentations,
une fois le temps de préparation écoulé,
Féliciter chaque sous-groupe après leur représentation avec
un chaleureux applaudissement.
Faire remarquer aux participants que les deux groupes ont travaillé sur la même situation de conflit, mais avec des instructions différentes : conflit résolu et non résolu.
ETAPE 5
Demander aux participants :
De quoi vous rendez-vous compte?
Le point le plus important à faire ressortir dans cet exercice est que
la même situation de conflit peut avoir un dénouement positif ou
négatif.
Demander aux participants :
Quelles différences observez-vous entre les deux représentations ?
ETAPE 6
Rappeler aux participants les principes « Les quatre principes
qu’il faut savoir » présentés dans la session précédente. Passer
en revue les points importants suivants:
1. Connaître les faits.
2. Connaître vos valeurs ou vos croyances sur la sexualité et les
partager avec la jeune personne.
3. Connaître les compétences de communication actives
4. Savoir rassurer la jeune personne en toute sécurité.
65
Situation de conflit:
Catherine, 14 ans, rentre tard après l’école sans avoir prévenu ses
parents. Ces derniers s’inquiètent et réagissent.
Donner 15 min aux sous-groupes pour qu’ils préparent leurs dramatisations. Rappeler aux sous-groupes qu’ils ont 15 minutes pour
leur représentation.
ETAPE 4
Demander aux sous-groupes de faire leurs représentations,
une fois le temps de préparation écoulé,
Féliciter chaque sous-groupe après leur représentation avec
un chaleureux applaudissement.
Faire remarquer aux participants que les deux groupes ont travaillé sur la même situation de conflit, mais avec des instructions différentes : conflit résolu et non résolu.
ETAPE 5
Demander aux participants :
De quoi vous rendez-vous compte?
Le point le plus important à faire ressortir dans cet exercice est que
la même situation de conflit peut avoir un dénouement positif ou
négatif.
Demander aux participants :
Quelles différences observez-vous entre les deux représentations ?
ETAPE 6
Rappeler aux participants les principes « Les quatre principes
qu’il faut savoir » présentés dans la session précédente. Passer
en revue les points importants suivants:
1. Connaître les faits.
2. Connaître vos valeurs ou vos croyances sur la sexualité et les
partager avec la jeune personne.
3. Connaître les compétences de communication actives
4. Savoir rassurer la jeune personne en toute sécurité.
66
Puis, lire l’histoire suivante :
L’histoire de Carole :
La cousine de Jeanne, 15 ans, est récemment tombée enceinte et
a abandonné sa scolarité. Elle et Beatrice ont toujours été proches,
car elles ont le même âge. Beatrice pense que toute l’attention que
reçoit sa cousine est intéressante et pense que ce n’est pas négatif
d’être enceinte ou d’abandonner l’école. Lorsqu’un membre de la
famille de Jeanne essaie de lui expliquer qu’elle doit poursuivre ses
études et ne pas tomber enceinte comme sa cousine, Jeanne les
ignore tout simplement ou ne répond pas.
Puis poser les questions suivantes au groupe :
- Quels différents scénarios possibles peuvent arriver à
Jeanne ?
- De quelle manière les compétences de communication positive peuvent aider Jeanne ?
- De quelle manière les compétences de communication
faible peuvent aggraver sa situation ?
ÉTAPE 7
Résumer leurs réponses puis rappeler aux participants :
- Que ce sont des adultes et que même si les jeunes ne veulent pas parler, ils doivent continuer à essayer, même s’ils
sont mal à l’aise.
- Gagner la confiance des jeunes peut prendre du temps, il
convient donc d’être patient et de continuer à essayer.
- Parler d’une manière qui encouragera les jeunes à écouter.
Mais aussi écouter de manière à faire parler les jeunes.
ÉTAPE 8
Passer à travers les principes et demandez-leur : Qu’est-ce
qu’on a appris de cet exercice ?
ÉTAPE 9
Finir sur une note positive en indiquant que tout un chacun
peut mettre en pratique ces conseils pour gérer les conflits
avec leurs enfants et améliorer la communication avec eux.
67
Notes pour le facilitateur (Annexe 6)
Activité 6 :
Messages liés à la séance
Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 6)
Activité 7 :
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5 min)
ÉTAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres
aidera à remplir les vides d’information des parents et à
améliorer la communication avec leurs enfants.
ÉTAPE 2
Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants
ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ÉTAPE 3
Distribuer l’aide-mémoire le cas échéant et expliquer le
contenu aux participants.
ÉTAPE 4
Inviter les à la prochaine rencontre et les remercier de leur
participation.
68
Séance 5
(épisodes 9 et 10)
Objectif de la rencontre :
Aider les participants à se rendre compte que le dialogue ouvert
et l’information correcte sont les meilleurs outils pour protéger
leurs enfants des risques qui les entourent.
Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront :
• Acquis des outils pour l’amélioration de la communication
avec les enfants.
2 heures 30 mn
• Les cassettes du neuvième et du dixième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour le magnétophone
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Crayon noir
• Vos notes de séance sur les difficultés majeures des
participants avec leurs enfants (cf. séance 1)
• Points clés « Comment mieux écouter vos enfants »
69
Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise-glace (10 min)
ÉTAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ÉTAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter
un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser
un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il
convienne aux adultes.
ÉTAPE 3
Faire un rappel de la session précédente
Dans la Session 4, nous avons discuté de comment gérer
les conflits avec les adolescents, et on a vu que la même
situation de conflit peut se résoudre soit positivement,
soit négativement.
Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer
ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine.
Demander s’il y a une personne qui veut parler de son expérience.
Activité 2
Écoute ou lecture des épisodes 9 et 10
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30 min)
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le
neuvième et le dixième épisode. Étant donné que les gens
aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter
ou même à re-écouter ces épisodes.
Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le
compléter au besoin.
70
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au
besoin.
Synthèse des épisodes 9 et 10 :
ÉMISSION 9: Résumé de L’histoire
Carole est contrariée par ce qui s’est passé hier soir avec
Eric et en parle à Jeanne. Elle craint de tomber enceinte.
Jeanne voudrait en parler à sa mère, mais Carole s’y oppose
catégoriquement arguant qu’aussitôt Mona informée, elle en
parlera obligatoirement à son père. Jeanne insiste. Elle doit
en parler à sa mère qui pourrait éventuellement aider Carole
à y voir plus clair. Celle-ci se sent trahie, menace Jeanne de ne
plus jamais lui parler, et sort en claquant la porte. Comme par
hasard, Henri se trouve la pour réconforter Jeanne.
Pour sa part, Eric se sent un peu coupable aussi d’avoir posé
cet acte de façon précoce. Il est rongé à l’intérieur. Sur sa
route, il croise Jacky qui parvient à lui tirer les vers du nez les
ayant vu entrelacés la veille sur la place. Jacky fait circuler la
nouvelle.
Toujours passionné de borlette, Antoine a parié l’argent qu’il
avait pour acheter de la marchandise pour le magasin. Il a tout
perdu. Ses enfants le savent car c’est toutes les semaines qu’il
joue, mais cette fois-ci il a l’air plus déprimé que d’habitude.
Paul propose de quitter l’école pour l’aider, mais Antoine prétend qu’il n’y a aucun problème.
ÉMISSION 10 : Résumé de L’histoire
Jeanne s’apprête à aller voir Carole pour lui dire qu’elle ne
dira rien a sa mère lorsqu’elle elle est interceptée par celle-ci.
Mona, ayant entendu les bruits qui courent sur Carole, questionne Jeanne qui finit par tout lui raconter. Mona veut alors
trouver Antoine mais Jeanne l’arrête (la communication est à
2 voies).
71
Elles décident que le mieux est qu’elles parlent toutes les deux
à Carole.
Jeanne se rend donc chez Carole pour lui supplier d’en parler
franchement à sa mère qui fréquente la réunion des parents.
Elle peut donc l’aider. Carole n’en démord pas. Elle a peur d’affronter la mère de Jeanne. En fin de compte, elle apprend que
Mona est au courant. Ce qui la met dans tous ses états. Elle se
fâche davantage contre Jeanne qui l’implore quand même de
venir demain à la maison à 2h pour parler à sa mère. Carole lui
tourne le dos et s’en va, très en colère.
Henri comme par hasard se trouve de nouveau dans les parages pour consoler Jeanne de cette deuxième dispute, et fait un
commentaire désobligeant sur Carole. Jeanne se fâche. Henri
regrette.
Paul, rouge de colère, va provoquer Eric en bagarre parce qu’il
a sali la réputation de sa soeur. Eric est beaucoup plus âgé
et plus costaud que Paul. Ce dernier en sort avec un oeil au
beurre noir.
Antoine se demande bien pourquoi Paul s’est battu avec Eric,
plus âgé et plus fort que lui. Est-ce que Carole le voit encore?
Elle lui répond que non.
72
Activité 3 :
Résumé des épisodes 9 et 10
Résumé des épisodes par les participants (20 min)
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du neuvième et du dixième
épisode.
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4 :
Réactions aux questions de nos enfants
Les questions de nos enfants (25min)
ÉTAPE 1
Demander aux parents de donner des exemples de questions embarrassantes que leurs enfants leur ont posées
et les réponses données. Faire la liste, présenter-la et les
réponses des participants sous forme de tableau.
ÉTAPE 2
Discuter avec les parents des réactions qu’ils ont eues face
à ces questions :
• Comment ont-ils réagi ?
• Comment est-ce que les enfants ont eux-mêmes réagi ?
• Dans quel contexte est-ce que les enfants ont abordé le
sujet ?
• Ou bien est-ce que les parents ont abordé le sujet en premier ?
Ce qui a ensuite mené à une série de questions délicates.
Si certains parents ont eu des expériences moins bonnes,
demander-leur ce qui n’a pas fonctionné, et pourquoi.
73
Mettre fin à la discussion en corrigeant les réponses erronées qui
se trouvent dans la liste.
ÉTAPE 3
Continuer cette session en posant les questions suivantes
aux parents :
• Lorsque vous étiez jeunes, où avez-vous trouvé l’information sur la puberté ?
• Que comprenait cette information ?
• Combien de temps est-ce que l’on a passé à vous expliquer en détail les changements que vous étiez en train
de vivre ?
• Quelle information en particulier auriez-vous aimé avoir
pendant cette période de la puberté, information qui aurait pu vous aider ?
• Qu’est-ce qui aurait été plus facile pour vous ? Que vos
parents s’assoient avec vous et vous disent tout d’un coup
sur tout ? Ou bien auriez-vous préféré des discussions sur
des sujets plus précis (premières règles, changement de
voix, poils qui poussent) Pourquoi ?
Activité 5 :
Changements vers le dialogue
Des changements vers le dialogue (35 min)
ÉTAPE 1
Avant de commencer cet exercice, demander aux parents
de faire le point pour eux-mêmes sur les 2 objectifs / 2 difficultés majeures qu’ils avaient identifiés lors de la première
séance et de voir dans quelle mesure certains progrès ont
été faits et ce qui reste à faire. Le facilitateur doit pour cela
avoir avec lui les notes qu’il avait prises lors de la séance
numéro 1. Si certains parents veulent partager avec le reste
du groupe ce qu’ils ont écrit et comment les choses changent, laissez- le dialogue s’ouvrir.
74
Mettre fin à la discussion en corrigeant les réponses erronées qui
Par contraste avec la relation entre Antoine et son fils, Paul, la
communication entre Mona et Jeanne semble s’améliorer…
ÉTAPE 2
Demander au groupe :
• Quels changements observez-vous chez Mona dans les
derniers épisodes ?
• Comment est-ce que Mona communique avec Jeanne
maintenant ?
ÉTAPE 3
Jeu de rôle : Une communication réussie
Demander à 2 volontaires d’exécuter le jeu de rôle suivant:
Une jeune fille pose une question embarrassante sur la sexualité à son père ou sa mère, celui-ci ou celle-ci bien que
n’ayant pas toute l’information s’efforce de donner calmement une réponse à sa fille tout en lui promettant de lui
apporter des informations supplémentaires le plus tôt.
Activité 6 :
Endroits dangereux
Quels sont les endroits dangereux pour les jeunes
(20 mn)
ÉTAPE I
Demander aux participants de :
- Dessiner une carte de leur communauté sur une feuille
volante
- D’y inclure les routes et les différentes entreprises
ou institutions de la communauté, par exemple, les
écoles, les églises, les mosquées, les centres de santé,
les maisons des dirigeants de la communauté, les bars,
les hotels, les boutiques, les pompes à eau, les arrêts
de bus, les places publiques etc. Laissez les participants
dessiner tout ce qui leur vient à l’esprit, puis posez-leur
les questions présentées à la deuxième étape.
75
ÉTAPE II
Avec l’aide de la carte, demander aux participants :
- Quels sont les lieux qui peuvent représenter un danger
pour les jeunes?
- Quels sont les lieux où les jeunes font des activités
qu’ils ne feraient ailleurs ?
- Quels sont les lieux où les jeunes peuvent boire de l’alcool ?
- Quels sont les lieux où les jeunes s’exposent au risque
d’être victimes de rapports sexuels forcés ?
- Que pouvez-vous faire pour inciter votre adolescent/e
et les autres jeunes de la communauté à éviter ces endroits dangereux ?
- Que pouvez-vous faire, en tant que communauté, pour
rendre ces zones moins dangereuses et plus sûres pour
les jeunes ?
ÉTAPE III
Encourager la discussion en demandant aux participants :
- Pourquoi les adultes doivent-ils fixer des limites à leurs
enfants ?
- Est-il important de communiquer ces limites aux enfants. Pourquoi ?
- Pourquoi les adultes doivent surveiller où vont leurs
enfants et ce qu’ils font ?
- En quoi le fait de surveiller les enfants les met-il à l’abri
du danger ?
- Quelles sont les choses que vous pouvez faire pour
savoir où est votre enfant et ce qu’il fait ?
ÉTAPE IV
Résumer la discussion et donner les informations clées suivantes :
Fixer des limites avec vos enfants leur permet de connaître
vos attentes pour leurs activités quotidiennes : où ils peuvent et ne peuvent pas aller, à quelle heure vous souhaitez
qu’ils rentrent à la maison et le type de personnes qu’ils
doivent éviter.
76
Le fait de surveiller les jeunes aide les adultes à savoir ce
que leurs jeunes font, où ils vont et avec qui ils sont.
Le fait de les surveiller leur montre que vous les aimez et
cela les rassure. Cela montre aussi que vous êtes impliqué
dans leur vie et conscient des dangers qui existent pour eux.
Le fait de les surveiller ne signifie pas que l’on tente de les
contrôler. Cela signifie qu’on les protège.
Vous pouvez surveiller une jeune personne en :
o Posant des questions : Par exemple, qu’est-ce que tu as
fait aujourd’hui ? Où vas-tu ce soir ? Qui sera là ?
o Ayant un comportement observateur : Par exemple,
comment se comportent-ils avant de sortir avec des
amis ? Comment se comportent-ils lorsqu’ils reviennent ?
o Expliquant les raisons : Par exemple, pourquoi approuvez/désapprouvez-vous certains lieux / certaines personnes ? Pourquoi un lieu est-il sûr / dangereux ?
o Demandant aux autres ». Par exemple, où avez-vous vu
mon adolescent/e ? Qu’est-ce qu’il/elle faisait ?
N’oubliez pas que vous pouvez vous entraider en recherchant le bien-être de tous les jeunes de la communauté, et
pas seulement du vôtre.
Notes pour le facilitateur (Annexe 7
Activité 6 :
Messages liés à la séance
Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 7)
(Durée 5 mn)
77
Activité 7 :
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5 min)
ÉTAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres
aidera à remplir les vides d’information des parents et à
améliorer la communication avec leurs enfants.
ÉTAPE 2
Faire l’évaluation de la séance : demander au participants ce
qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ÉTAPE 3
Distribuer l’aide-mémoire « Comment mieux écouter vos
enfants », le cas échéant, le lire et expliquer le contenu aux
participants.
ÉTAPE 4
Inviter les participants à la prochaine rencontre tout en indiquant le lieu, la date et l’heure et les remercier de leur
participation.
78
Séance 6 :
(épisodes 11 et 12)
Objectif de la rencontre :
Améliorer les relations interpersonnelles entre parents et enfants et impliquer les parents dans la vie de leurs enfants.
Plus particulièrement, cette session vise à :
• Explorer comment d’une manière générale les parents
communique avec leurs enfants sur des sujets délicats
comme la puberté et la sexualité.
• Comprendre l’importance de bien se renseigner sur les
vraies voies d’infection du VIH/SIDA afin de protéger efficacement leurs enfants des risques de contagion.
• Dissiper les mythes et rumeurs sur le VIH et SIDA en donnant les informations correctes.
Durée de la rencontre : 2 heures 30
Matériels
• Les cassettes du onzième et du douzième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour le magnétophone
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Consignes pour les travaux de groupe
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Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise-glace (10 min)
ÉTAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ÉTAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser
un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il
convienne aux adultes.
ÉTAPE 3
Rappel de la session précédente
Dans la Session 5, nous avons exploré la meilleure façon
pour les parents d’entamer le dialogue avec les enfants.
Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce
qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine.
Demander s’il n’y a personne qui veut parler de son expérience.
Activité 2 :
Écoute ou lecture des épisodes 11 et 12
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le
onzième et le douzième épisode. Étant donné que les gens
aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter
ou même à re-écouter ces épisodes.
Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le
compléter au besoin.
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Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au
besoin.
Synthèse des épisodes 11 et 12 :
EMISSION 11 : Résumé de L’histoire
En fin de compte Carole choisit d’aller chez Jeanne et Mona
pour discuter. Mona lui dit que si elle a couché avec Eric elle
est peut-être enceinte, et toutes les trois se mettent d’accord
pour que Mona aide Carole à parler à son père. Carole craint
les réactions de son père. Mona la rassure.
Depuis qu’elle sait qu’elle est peut être enceinte, Carole est
mal à l’aise avec Eric. Ce dernier voudrait savoir pourquoi
mais elle ne dit rien.
Mona arrive à convaincre Antoine d’aller à la prochaine
réunion de parents avec elle.
Dominique décide de demander à ses parents quelle est la nature de leur maladie et quelles sont les
Conséquences pour lui. On n’obtient pas la réponse lors de
cette émission.
EMISSION 12 : Résumé de L’histoire
Mona demande à Pierre s’il veut l’accompagner à la réunion
des parents. Il répond en prétextant qu’élever les enfants c’est
l’affaire des femmes. A la réunion des parents, Pascal entretient les gens sur le VIH-SIDA, ses modes de transmission, les
médicaments disponibles pour les personnes infectées et les
comportements qu’on devrait avoir vis-à-vis des PVVIH. Les
questions pleuvent. Un parent soutient que les ‘’mort SIDA’’
existent en Haïti. D’autres l’appuient. Pascal finit par les convaincre du contraire avec des exemples probants.
Jeanne croise Henri sur la place publique. En pleine conversation, Henri lui demande de l’embrasser. Elle hésite mais finalement accepte pensant que c’est un geste anodin. Après, elle
s’enfuit.
81
Paul et Dominique jouent sur la place. Pascal passe par là. Les
gamins l’interpellent et lui posent des questions sur le VIH-SIDA. Pascal leur dit que seul un test peut déterminer si oui
ou non une personne est porteuse du virus. Cette information
réconforte un tantinet Dominique puisque ses parents n’ont
pas encore fait de test VIH. Donc, ce ne sont que des rumeurs
qui courent à leur sujet sont fausses. Paul lui dit de demander
à ses parents d’aller faire un test. Dominique acquiesce.
C’est la finale du concours scolaire dans la commune. Les 4
écoles finalistes sont à la dernière étape des questions-éclaires
qui déterminera l’école gagnante. Carole ayant gagné
récemment pour son école est donc sa représentante.
Jeanne et Eric sont là pour l’encourager. Malheureusement,
submergée par l’anxiété due à sa probable grossesse, elle
rate sa question et est, de ce fait, automatiquement éliminée.
Eric est là pour la consoler. Carole lui dit qu’elle est peut être
enceinte. Eric est abasourdie par cette nouvelle mais lui dit
quoiqu’il advienne, il sera là pour elle.
82
Activité 3 :
Résumé des épisodes 11 et 12
Résumé des épisodes par les participants (20 min)
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du onzième et du douzième
épisode.
Poser-leur les questions suivantes :
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Complétez les histoires au besoin.
Activité 4 :
Rôle des parents
Le rôle des parents (25min)
ÉTAPE I
Discussion Guidée
Dans cet exercice le facilitateur doit guider la discussion autour des thèmes abordés (stress, rôle des parents) dans les épisodes, mais aussi en élargissant aux expériences vécues par les
participants eux-mêmes.
Il est important que le facilitateur mène la conversation de
façon informelle. Il peut noter les réponses des participants
sur le flipchart pour que tout le monde puisse débattre et réagir.
Rôle de parents
• Dans quelle mesure le rôle de Mona est-il crucial dans la
vie de Carole, même si elle n’est pas sa fille ?
• Est-ce que sans l’intervention de Mona, les relations
entre Carole et son père se seraient améliorées ?
83
• Pourquoi y-a-t’il tant de réticence de la part de Pierre
et d’Antoine, (les pères de famille dans cette histoire), à
parler à leurs enfants et aussi d’assister a la réunion des
parents ?
• Quel est selon-vous le rôle des parents dans l’éducation
sexuelle de leurs enfants ? Où ce rôle s’arrête-t-il ?
• Quel est le rôle des pairs dans l’éducation de vos enfants?
• Comment vos enfants gèrent-ils leur stress ? Vous en
parlent-ils ? Quelles solutions apportez-vous en tant que
parents, lorsque vos enfants traversent des moments difficiles ? Donnez des exemples et les solutions que vous
avez proposées à vos enfants. Est-ce que vous avez eu
l’impression que ces conseils ont été suivis par vos enfants ? Ont-ils été bénéfiques ?
• Comment mettez-vous vos enfants à l’aise ?
• Dans le cas de Carole qui malheureusement échoue au
concours, comment auriez-vous géré la situation ?
Activité 5 :
Mythes et rumeurs sur le VIH et le Sida
Mythes et rumeurs sur le VIH et le SIDA (20min)
ÉTAPE I
Vrai ou Faux ?
Répartir les participants en 2 groupes. Le jeu consiste à donner
la bonne réponse aux faits suivants. Chaque bonne réponse
vaut 1 point.
Le rôle du facilitateur est non seulement d’animer ce jeu, mais
aussi de donner les détails/informations nécessaires à la bonne
compréhension des réponses.
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Questions
Vrai
On ne sait pas si on est séropositif jusqu'au mo- X
ment où l’on passe le test dans un établissement
de santé.
Certains médecins, prêtres, pasteurs et hougans
ont le traitement miracle contre le SIDA.
Il existe plusieurs modes de transmission du VIH. X
Je dois avoir des rapports sexuels avec plusieurs
partenaires pour contracter le virus du VIH.
L’abstinence est l’un des moyens de prévention X
contre le VIH.
Les préservatifs ne sont pas efficaces pour se
protéger contre le VIH.
Je peux attraper le VIH en utilisant les mêmes toilettes qu’une personne séropositive.
Mò SIDA existe en Haïti.
Avoir plusieurs partenaires augmente le risque X
d’attraper le SIDA
X
Une mère peut transmettre le VIH à son enfant
Je peux éviter le SIDA avec le voudou/fétiches/
médicament traditionnels
Quelqu’un peut paraitre en bonne santé mais X
être porteur du virus
X
Le VIH est le virus qui cause le SIDA
Seules les prostituées ont le SIDA
Les moustiques peuvent transmettre le VIH
Faux
X
X
X
X
X
X
X
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Exclusion sans raison (25 min)
ETAPE I
Expliquer aux participants que vous allez parler d’un épisode
précédent. Il est important d’aborder ce sujet avant de continuer parce que ça va aider à clarifier quelques informations
concernant le VIH/SIDA.
ETAPE II
Demander au groupe :
• Vous souvenez-vous de l’épisode dans lequel Antoine interdit Paul de jouer avec Dominique ? Qu’est-ce qui s’est passé
dans cet épisode ?
ETAPE III
Demander à un volontaire de résumer l’épisode et demander
aux autres participants de compléter ce résumé au besoin. Le
point clé à faire ressortir dans cet extrait de l’histoire est le
suivant :
Antoine interdit à Paul de jouer avec Dominique car il y a des
rumeurs sur le fait que ses parents ont le SIDA. Il se fâche quand
Paul lui demande des questions sur le VIH/SIDA, et lui interdit
de lui poser d’autres questions.
ETAPE IV
Demander au groupe :
• Qu’est-ce que vous pensez de la réaction d’Antoine ?
• Pourquoi est-ce qu’il réagit de cette façon ?
• Penser-vous qu’Antoine a raison quand il interdit à Paul de
jouer avec Dominique ? Demander aux participants d’expliquer leurs réponses.
Permettre que les gens s’expriment ouvertement. Il va avoir probablement des opinions différentes sur le bien-fondé de l’interdiction
d’Antoine (c’est-à-dire, qu’il lui interdise de jouer avec Dominique).
Vous n’êtes pas obligé d’accepter toutes les réponses comme étant
bonnes (il va avoir probablement des réponses qui ne sont pas
adéquates ou correctes), mais vous devez écouter toutes les opinions avec le même intérêt et respect.
86
Expliquer qu’il y a toute sorte d’idées et de « rumeurs » sur comment le SIDA peut se contracter, mais qu’aujourd’hui les scientifiques, les personnes savantes ont déjà découvert (et on sait avec
exactitude) comment le VIH/SIDA est contracté et comment IL
N’EST PAS contracté.
Activité 6 :
Le sac surprise
Durée (15 mns)
ÉTAPE I
Diviser les participants en sous-groupes de trois ou quatre. Demander à chaque sous-groupe de prendre, sans regarder, un
objet du sac (Cf. Annexe 8). Faites tourner le sac dans le groupe
jusqu’à ce que tous les objets aient été retirés du sac
ÉTAPE II
Demander à chaque sous-groupe de prendre 3-5 minutes pour
discuter des objets qu’ils ont choisis et de leur relation avec le
VIH. Certains objets peuvent porter sur le risque de transmission du VIH, d’autres peuvent ne pas avoir de liens, mais ils
peuvent être liés à un mythe sur VIH. Certains objets peuvent
aider à protéger les jeunes contre le VIH. Par exemple, un sousgroupe choisit la poupée et convient que cet objet a un lien
avec le VIH, car une femme enceinte qui est infectée par le VIH
peut transmettre le VIH à son bébé.
ÉTAPE III
Noter les principaux moyens de réduire le risque de transmission du VIH qui decoulent des présentations
Étape IV
Une fois la présentation terminée, poser les questions
suivanes
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- Quelles compétences apprises pendant les sessions précédentes ont été mises en pratique dans les jeux de rôle ?
- Qu’est-ce qui a été efficace dans la manière dont l’adulte a
partagé les informations dans le jeu de rôle et qu’est-ce qui
peut être amélioré ?
Corriger toute information erronée en utilisant le guide se trouvant
en annexe 8
ETAPE V
Remercier les participants et Souligner qu’ils peuvent partager les informations de cette session avec d’autres adultes de
confiance qui parleront aux jeunes, tels que les oncles ou les
tantes.
Assurer-les qu’il est normal de se sentir mal à l’aise ou gêné
lorsqu’ils ou elles discutent de ces sujets, mais il est important
que les jeunes possèdent des informations correctes sur le VIH.
Notes pour le facilitateur (Annexe 8)
Activité 7 :
Messages liés à la séance
Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 8)
Activité 8 :
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5 min)
ÉTAPE 1
Informer les participants sur les ressources existantes dans la
communauté, comme par exemple les lieux dans lesquels les
jeunes peuvent obtenir des informations sur le VIH, où ils peuvent se procurer des préservatifs et se faire dépister pour le
VIH
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Rappeler aux participants que cette série de rencontres
aidera à remplir les vides d’information des parents et à
améliorer la communication avec leurs enfants.
ÉTAPE 2
Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce
qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ÉTAPE 3
Distribuer aux participants l’aide-mémoire « Ce qu’il faut dire
à vos enfants à propos du VIH et du SIDA, le cas échéant, le lire
et expliquer une a une, les phrases. Après chaque phrase demander aux participants ce qu’ils pensent et corriger les idées
erronées au besoin.
ÉTAPE 4
Inviter les participants à la prochaine rencontre tout en
indiquant le lieu, la date et l’heure et remercier-leur de leur
participation.
89
Séance 7
(épisodes 13 et 14)
Objectif de la rencontre :
Comprendre l’importance du dialogue entre parents et enfants
sur des sujets délicats comme la puberté ou encore la sexualité
en général.Ceci permet aux parents de :
• Prendre conscience qu’il est normal de ne pas avoir toutes
les réponses aux questions de leurs enfants.
• Comprendre que les parents sont les mieux placés pour
conseiller leurs enfants.
• Renforcer l’idée que parler de sexualité n’encourage pas
forcément les enfants à en faire l’expérience.
Durée de la rencontre : 2 heures 30 mn
Matériels
• Les cassettes du treizième et du quatorzième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour le magnétophone
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Aide mémoire « Parler de sexe avec vos enfants »
et « Comment discipliner les enfants »
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Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise-glace (10 min)
ÉTAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ÉTAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un
chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes.
ÉTAPE 3
Faire un rappel de la session précédente
Dans la Session 6, nous avons discuté du rôle des parents et
des mythes et rumeurs autour du VIH/SIDA.
Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il a une personne qui veut parler de son
expérience.
Activité 2 :
Écoute ou lecture des épisodes 13 et 14
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30 min)
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le
treizième et le quatorzième épisode. Étant donné que les gens
aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter ou
même à re-écouter ces épisodes.
Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes
de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou
demander aux participants de faire ce résumé et le compléter
au besoin.
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Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent
déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les
épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin.
Synthèse des épisodes 13 et 14
EMISSION 13 : Résumé de L’histoire
Mona est confuse en ce qui concerne son mari. Elle n’arrive
pas à comprendre pourquoi il refuse d’amorcer une conversation avec sa fille sur la sexualité et les problèmes liés à la
puberté. Pierre entend ses réflexions et intervient pour défendre sa position. Il soutient que parler de tels sujets à sa fille
l’encouragera à les expérimenter. Il en profite pour annoncer à
Mona le décès de la mère de Jean-Bernard, son premier petit
ami. Jean-Bernard vit maintenant à New York et n’a jamais eu
de contact avec Mona depuis son départ.
Antoine souhaite parler à Carole au sujet de la sexualité. Il
tente une entrée en matière en la faisant remarquer qu’elle
n’avait pas demandé l’argent pour les courses de la semaine.
Cela mène à une conversation inconfortable et il lui demande
si elle a des questions : en fait, oui, elle en a une – comment
savoir à quel moment on est « développé » que ce soit pour
un homme ou pour une femme pour avoir quelqu’un dans sa
vie. Antoine lui dit qu’il y répondra bientôt. Jeanne se maquille pour aller à la journée de couleur de son école ou elle
doit rencontrer Henri mais quand elle le voit avec une autre
fille, Angeline, elle est très déçue.
EMISSION 14 : Résumé de L’histoire
Jeanne porte une minijupe qui attire Henri. Elle lui demande
qui était l’autre fille à la journée de couleurs; il répond que ce
sont ses oignons. Jeanne se fâche et rompt avec lui. Henri ne
sait à quel saint se vouer pour se faire pardonner. C’est trop
tard.
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Antoine demande à Carole pourquoi elle n’a pas demandé de
l’argent pour ses serviettes hygiéniques. Carole est dans ses
petits souliers. Au même moment, elle sent une petite douleur
abdominale. Ce sont ses règles ! Sa joie explose. Paul s’amène
et commence à bombarder son père de questions auxquelles
il n’a pas de réponse. Il lui parle aussi de façon plus claire de
la relation amoureuse de Carole et d’Eric. Antoine réalise qu’il
doit absolument s’informer sur la sexualité. Mona croise
Jean Bernard, revenant de New York pour les funérailles de sa
mère. Ils ont une brève conversation. Jean-Bernard regrette le
fait d’avoir coupé tous les ponts entre eux depuis son départ.
Mona lui dit de ne pas s’en faire. Elle a fait sa vie. Il a fait la
sienne. Paul tombe sur Pascal et, comme à son habitude, il lui
repose encore des questions sur le VIH-SIDA, notamment sur
les modes de transmission. Pascal y répond.
93
Activité 3 :
Résumé des épisodes 13 et 14
Résumé des épisodes par les participants (20 min)
ÉTAPE 1
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances),
de résumer l’histoire du treizième et du quatorzième épisode.
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Que pensez-vous de la discussion entre Antoine et sa fille Carole ?
Est-ce que Mona doit s’inquiéter de revoir son premier amour qui
revient au village ?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4 :
Dialogue dans les famille
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30 min)
ÉTAPE 1
Diviser les participants en 3 groupes et donner à chacun d’eux
une des situations ci-dessous. Chaque groupe devra préparer
un jeu de rôle et choisir 2 à 3 représentants pour l’exécuter en
plénière.
1. Maryse qui à 14 ans, s’est faite toute belle pour sortir avec un
groupe d’amis ce soir. Ses parents la voient qui s’apprêtent à
franchir la porte. Quelle est leur réaction ?
2. Pierre, 13 ans, surprend ses parents en train de se disputer très
fort. Cela le bouleverse. Ses parents se sont aperçus que Pierre
les avait entendus. Ils décident de parler à Pierre. Comment le
font-ils ?
3. Depuis plusieurs semaines, Isabelle, 12 ans, n’est pas en grande
forme. Ses parents se sont aperçus que ses notes d’école ont
dégringolé et qu’elle ne rit plus autant qu’avant et surtout
qu’elle ne voit plus ses camarades de classe. Ses parents ne
comprennent pas ce qui se passe avec leur fille. Ils décident de
lui en parler.
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ÉTAPE 1
Demander à chaque groupe de présenter son jeu de rôle. Discuter avec les participants de chaque saynète jouée et à la
suite de chacune, reprendre les points principaux et le problème posé au tout début de la conversation, soit entre les
époux, soit entre les parent/enfant.
ÉTAPE 3
Faire le point sur ce qui est positif en matière de dialogue dans
chacune des saynètes et de ce qui mérite d’être amélioré.
ÉTAPE 4
Faire un bilan avec les participants des meilleurs moyens de
communiquer avec son enfant.
Activité 5 :
Gestion de la colère
La colère et comment la gérer ? (30 mn)
Pour cette activité l’animateur peut décider de faire des jeux de rôle
(mais la durée de la rencontre sera un peu plus longue que d’habitude) ou tout simplement animer une discussion sur la gestion de
la colère.
ÉTAPE 1
Mettre les parents en situation et noter leurs réactions :
Situation I
Imaginez que vos enfants sont en train de se disputer. Dites-leur ce
que vous ressentez en utilisant « je ».
Lorsque vous faites…
Je ressens…
Parce que…
Situation II
Imaginez que votre fille de 14 ans rentre très tard de l’école sans
vous avoir prévenu auparavant. Dites-lui ce que vous ressentez en
utilisant « je ».
Lorsque tu fais…
Je ressens…
Parce que…
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Situation III
Votre enfant a été pris en train de tricher lors d’un examen par
son professeur. Dites-lui ce que vous ressentez en utilisant « je ».
Lorsque tu fais…
Je ressens…
Parce que…
Pour gérer sa colère
1. Décrivez à votre enfant ce qu’il fait et qui vous met en colère
2. Décrivez à votre enfant ce que vous ressentez lorsqu’il agit de
cette façon
3. Décrivez comment son comportement vous touche en tant
que parent
ÉTAPE 2
Faire comprendre aux participants qu’il ne faut pas utiliser des
messages du genre :
« Espèce d’imbécile. Pourquoi est-ce que tu es rentré tard ? »
Activité 6 :
Faits et Mythes sur la puberté et la sexualité
ÉTAPE I
Conserver les mêmes équipes. Pour mettre les participants à
l’aise, ces équipes peuvent être composées d’hommes ou de
femmes seulement. Expliquer que cette activité est un jeu
dans lequel chaque équipe va essayer de donner les réponses
les plus appropriées. Pendant le jeu, vous devez lire certaines
affirmations sur la puberté ou la sexualité. Chaque équipe doit
dire si l’énoncé est vrai (un fait) ou s’il est faux (un mythe).
L’équipe qui a le plus de réponses correctes gagne.
ÉTAPE II
Lire chaque énoncé figurant sur la Fiche technique sur la puberté (en annexe 9) : Mythes et faits. Demander à chaque
équipe de répondre « mythe/faux » ou « fait/vrai ». Une fois
que l’équipe a répondu aux questions « Mythe / Faux » ou «
Fait / Vrai », lire la réponse et l’explication, puis accorder un
point par réponse correcte.
96
ÉTAPE III
Une fois que toutes les réponses aient été lues et discutées,
vérifier le score et annoncer les gagnants. Remercier tous les
participants pour leur participation à l’activité « Mythe / Fait
», puis demander s’il y a des questions. Faire des copies de la
Fiche technique n°3 pour chaque participant.
ÉTAPE IV
Expliquer les points clés suivants :
Les changements à la puberté sont normaux - ce sont des
signes d’un corps sain.
Tous les jeunes sont curieux s’agissant de leur corps et de
la sexualité.
Les informations issues de l’activité « Mythes et Faits »
vous aideront à répondre aux questions posées par les
jeunes.
Même si le fait de partager ces informations peut être
gênant pour les adultes et les jeunes, elles permettent aux
jeunes de comprendre ce qui se passe avec leur corps afin
qu’ils soient en mesure de faire de meilleurs choix.
Notes pour le facilitateur (Annexe 9)
Activité 7
Messages liés à la séance
Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 9)
97
Activité no 8
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5 min)
ÉTAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera
à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la
communication avec leurs enfants.
ÉTAPE 2
Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce
qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ÉTAPE 3
Distribuer l’aide-mémoire « Parler de sexe avec vos enfants »,
le cas echeant et expliquer le contenu aux participants
ÉTAPE 4
Inviter-leur à la prochaine rencontre et remercier-leur de leur
participation.
98
Séance 8
(épisodes 15 et 16)
Objectif de la rencontre :
Faire en sorte que les parents encouragent leurs enfants à prendre
de bonnes décisions, des décisions saines.
Plus particulièrement, il s’agira de :
• Faire comprendre l’importance du dialogue entre les parents eux-mêmes pour qu’ils comprennent les besoins des
enfants et adolescents pour les orienter vers les bons
choix/décisions, en matière de sexualité par exemple.
• Renforcer l’estime de soi de leurs enfants.
Durée de la rencontre : 2 heures 45 mn
Matériels
• Les cassettes du quinzième et du seizième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour magnétophone
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Des cartes découpées
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Aide-mémoire »Suggestions pour faciliter la communication » « Lorsque vous êtes le seul parent ou gardien » et « Comment rehausser l’estime de soi de votre
enfant »
99
Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise-glace (10 min)
ÉTAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ÉTAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un
chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre
exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne
aux adultes.
ÉTAPE 3
Faire un rappel de la session précédente
Dans la Session 7, nous avons discuté de comment renforcer
le dialogue entre les parents et les enfants, tout en renforçant
l’estime de soi des enfants.
pliquer ce qu’ils ont appris la dernière séance pendant la semaine.
Demander s’il y a une personne qui veut parler de son expérience.
Activité 2 :
Écoute ou lecture des épisodes 15 et 16
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le
quinzième et le seizième épisode. Étant donné que les gens
aiment les « radio romans », ils seront intéressés à écouter ou
même à réécouter ces épisodes.
Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes
de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou
demander aux participants de faire ce résumé et le compléter
au besoin.
100
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent
déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les
épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin.
Synthèse des épisodes 15 et 16 :
EMISSION 15 : Résumé de L’histoire
Aux funérailles de la mère de Jean-Bernard, Mona le rencontre
à nouveau. Ils entament une conversation au cours de laquelle
celui-ci parle encore de ses regrets que Mona ne soit pas sa
femme car il l’aime toujours. Mona lui dit d’enterrer tout ça.
C’est de l’histoire ancienne. Cependant, dans un monologue,
Mona se pose des questions sur Jean-Bernard. Serait-il un bien
meilleur mari que Pierre ? Elle n’en est pas trop sure. C’est
Dieu qui a voulu que Pierre soit son mari. Elle s’en réjouit en
espérant quand même qu’un jour il se décidera à aller à la
réunion des parents.
Carole voit son père qui lui pose des questions sur Eric. Carole
nie avoir des relations amoureuses avec lui, mais finalement,
elle avoue la vérité sans, toutefois, mentionner sa mésaventure sexuelle. Elle promet à son père de mettre fin à tout.
Antoine est content et estime qu’il faut se sentir responsable
avant de se lancer dans ces genres de relations. Il propose à
sa fille une rencontre hebdomadaire le vendredi à la maison
pendant laquelle tout le monde peut poser des questions. Au
même moment, Paul arrive. Il est mis au courant de cette décision d’avoir ladite rencontre. Il commence déjà à poser des
questions.
Eric et Carole se retrouvent et ils veulent parler tous les deux.
Eric dit qu’il sait maintenant comment éviter les grossesses et
qu’ils peuvent continuer à coucher ensemble. Carole se fâche
et refuse catégoriquement arguant qu’elle ne commettra pas
la même erreur deux fois. Elle s’en va. Eric est dans ses petits
souliers.
101
Carole trouve Jeanne et elles veulent se venger de leurs ex qui
ne voient en elles que des objets sexuels. Elles vont leur envoyer des lettres leur fixant un rendez-vous la nuit, sur la place
publique dans un endroit clair-obscur mais les filles ne viendront pas. Les deux garçons se retrouveront seuls.
Paul et Dominique sont en pleine conversation quand Eric
s’amène avec sa bande pour intimer l’ordre à Dominique de ne
plus jamais mettre ses pieds sur la place parce que ses parents
ont le SIDA. Dominique a la trouille. Couvert de honte, Il s’enfuit en pleurant.
EMISSION 16 : Résumé de L’histoire
Mona est confuse. Elle n’arrive pas à comprendre l’opiniâtreté
de Pierre à ne pas vouloir parler à sa fille qui est en âge de
puberté. Pierre écoutait derrière la porte. Il surgit et explique
son refus par la peur de ne pas pouvoir trouver les bonnes
réponses aux questions de Jeanne. Il n’a pas complété ses
études primaires donc il se sent très peu armé pour confronter les questions de Jeanne. Mona lui rappelle que la rencontre
des parents est un endroit idéal pour trouver ses réponses. En
fin de compte, il promet à sa femme de s’y rendre un de ses
quatre.
Jeanne livre les lettres aux garçons. Carole regrette de s’être
embarquée dans cette aventure craignant de perdre définitivement Eric car elle l’aime toujours. Elle convainc, donc, Jeanne
de se rendre chez Eric pour lui dire de ne pas y aller. Jeanne
refuse mais fini par accepter parce que Carole est son meilleure amie. Arrivées chez lui, il était déjà parti au rendez-vous
avec Henri.
Eric et Henri vont sur la place. Les filles ne viennent pas. Quand
ils se rendent compte que les filles leur ont posé un lapin, Henri se fâche et part chercher Angeline pour se venger. Eric lui dit
de tout abandonner car en fait ils ne sont pas réellement prêts
pour se lancer dans des relations sexuelles précoces. Henri
réfute cette idée arguant qu’il a 16 ans, il n’est plus un gamin.
102
A la réunion des parents, Antoine et Mona mènent la discussion sur la façon de parler avec les enfants. Pierre intervient à
la grande stupéfaction de Mona qui ne s’attendait pas à voir
son mari. Il a finalement décidé de participer à la réunion des
parents. Brusquement, Pascal annonce qu’il s’en va; tout le
monde est choqué. Il est transféré à Dichoton, une autre commune située à quelques kilomètres de Fon Mapou. Il désigne
Mona comme son remplaçant en tant qu’animatrice sociale.
Mona estime n’être pas encore bien prête pour assumer une
telle responsabilité. Les autres parents pensent le contraire. Pierre encourage sa femme à accepter. Pascal promet de
faire des démarches auprès de ses supérieurs pour permettre
à Mona d’aller suivre un séminaire de formation dans ladite
commune car elle y dispose d’un centre de santé avec des infrastructures adéquates. Elle accepte.
Jeanne et Carole décident de tout avouer à leurs parents concernant les rendez-vous sur la place publique et le lapin posé
à Eric et Henri. Elles les croisent à la sortie de la réunion. Alors
que Mona est calme pour écouter les récits des demoiselles,
Pierre et Antoine ont la moutarde au nez à chaque fois qu’ils
entendent le mot ‘’mennaj’’ sortir de la bouche de leurs filles.
Mona apaise leurs colères.
103
Activité 3 :
Résumé des épisodes 15 et 16
Résumé des épisodes par les participants (20min)
ÉTAPE 1
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances),
de résumer l’histoire du quinzième et du seizième épisode.
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4 :
Renforcer le dialogue entre les époux
Pour renforcer le dialogue entre les époux (45min)
ÉTAPE 1
Demander aux participants en petits groupes de préparer
des jeux de rôle à partir des situations suivantes et à chaque
groupe de déléguer 2 représentants pour les jouer en plénière.
Situations
1. Béatrice, mère de 3 enfants, travaille comme secrétaire dans
une compagnie privée. Entre son salaire et celui de son mari,
Jean-Claude, leur famille peut vivre d’une manière raisonnable. Cependant, Béatrice n’est pas en grande forme, elle se
sent un peu déprimée et en rentrant du travail un soir, décide
d’acheter une robe magnifique qui lui coûte très cher, sachant
que cela aura des conséquences sur leur budget. Son mari remarque cette nouvelle robe et pose des questions.
2. Eli, père de famille, a un travail très physique à l’usine. Après
de longues journées, il part au bar avec ses collègues et très
souvent rentre à la maison en ayant bu plus que nécessaire. Sa
femme, Monique, est fatiguée de cette situation et décide d’en
parler à Eli.
104
3. Thomas et sa femme Marie vivent dans une zone reculée
du pays. Thomas a rarement du travail et cela devient de
plus en plus difficile de subvenir aux besoins de sa famille.
Il décide de partir à Port-au-Prince où on lui a promis un
travail. Il en discute avec Marie.
ÉTAPE 2
Demander à chaque groupe de présenter son jeu de rôle. Discuter avec les participants de chaque saynète jouée et à la
suite de chacune, reprendre les points principaux
ÉTAPE 3
Faire le point sur ce qui est positif en matière de dialogue dans
chacune des saynètes et de ce qui est négatif.
ÉTAPE 4
Faire un bilan avec les participants des meilleurs moyens de
dialoguer entre époux.
Activité 5 :
Renforcer le dialogue avec les enfants
Comment renforcer le dialogue avec nos enfants?15 mns
Insister sur le fait que même quand les parents n’ont pas un niveau
élevé d’instruction formelle, cela ne les empêche pas d’être les
meilleurs conseillers pour leurs enfants.
Parfois les enfants mentent ou bien ne veulent pas aborder les sujets qui leur tiennent à coeur. Avez-vous déjà rencontre ce genre de
situation avec vos enfants ? Comment avez-vous réussi à ouvrir le
dialogue ? Que s’est-il passé au juste ?
Comme nous le voyons dans l’épisode # 15, Antoine décide que
désormais lui et ses enfants planifieront une rencontre tous les vendredis. Pendant cette rencontre, la famille réunie peut alors faire le
point sur la semaine, certaines choses qui sont problématiques et
qui ont besoin d’être « réglées ».
105
Tout comme ces réunions hebdomadaires pour la famille d’Antoine,
les réunions de famille lors de fêtes ou autres traditions en place
dans votre famille, sont un moment privilégié où les membres se
retrouvent et prennent le temps de s’écouter, de faire le point.
Parfois, cela se passe mieux que d’autre, mais ces traditions sont
importantes pour maintenir le dialogue ouvert entre les membres
d’une même famille.
Activité 6 :
Traditions dans les familles
Les traditions dans la famille en tant qu’outils pour
ouvrir ou maintenir le dialogue entre ses membres.
ÉTAPE 1
Demander aux parents quelles sont les traditions, fêtes religieuses, coutumes qu’ils respectent dans leur famille? Qui
sont les membres de la famille ou amis présents lors de ces
événements? Pourquoi ? Comparer les différentes réponses et
insistez sur le fait que toutes les traditions sont bonnes et ont
de la valeur, afin que les familles apprécient leurs différences.
ÉTAPE 2
Identifier avec les participants les bénéfices d’avoir des traditions familiales :
• apprendre à se connaître
• manger ensemble et partager
• jouer ensemble
• montrer l’exemple
• se réconforter et se soutenir…
Quelle tradition ou événement familial a le plus d’importance pour
vous ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cela apporte aux membres de
votre famille ?
Pensez-vous que vos enfants continueront certaines de vos traditions ? Lesquelles ? Pourquoi ?
106
Activité 7 :
Estime de soi chez les enfants
Construire l’estime de soi de ses enfants (20mn)
ÉTAPE 1
Demander-les :
• Comment avons-nous réussi à développer des sentiments
sains d’estime de soi lorsque nous étions plus jeunes ?
• Lorsque vous étiez adolescent, comment est-ce que votre estime de vous-même était-elle renforcée ?
• Comment est-ce que votre estime de vous-même était-elle
heurtée ?
• Qu’est-ce que vos années d’expériences vous ont enseigné
sur le respect de l’autre ?
• Où aviez-vous l’habitude de chercher de l’aide lorsque ça n’allait pas ?
• Où est-ce que les jeunes peuvent trouver de l’aide à l’heure
actuelle quand ça ne va pas ?
Comment est-ce qu’une faible/mauvaise estime de soi de la part
d’un adolescent peut-elle mener a des comportements dangereux ? (qui augmentent le risque de contracter le VIH ou encore de
tomber enceinte ?)
ÉTAPE 2
En reprenant la liste des réponses des participants et en se
référant à l’aide mémoire comment rehausser l’estime de soi
de votre enfant, faire ressortir les points essentiels qui permettent de construire l’estime de soi des enfants.
107
Activité 8
Suis-je un modèle pour nos adolescent
ÉTAPE I
Commencer par poser aux participants les questions
suivantes:
Qu’est-ce qu’un modèle ?
Quels modèles positifs ou négatifs aviez-vous lorsque vous
étiez jeunes ?
En quoi ces personnes étaient-elles des modèles positifs ou
négatifs ?
Selon vous, quels modèles ont les jeunes aujourd’hui ?
ÉTAPE II
Résumer la discussion et donner les informations suivantes :
Les jeunes ont de nombreux modèles.
Les adultes dans leur vie sont leurs modèles, tout comme les
sont les amis de leur âge, ainsi que les personnes célèbres,
dans les sports ou à la télévision.
Un modèle positif est une personne qui donne un bon exemple
pour les jeunes sur la façon dont ils doivent se comporter. Par
exemple, il peut s’agir d’aller à l’église ou à la mosquée, d’être
fidèle à son/sa partenaire et de traiter les gens avec bonté.
Un modèle négatif est une personne qui affiche un comportement qui peut être nocif pour lui-même, elle-même ou les autres. Par exemple, agir violemment, boire beaucoup d’alcool,
etc.
Les adultes peuvent faire beaucoup pour être de bons modèles
pour les jeunes. Les jeunes sont plus enclins à accepter les conseils d’un adulte si l’adulte est un bon modèle pour ce comportement. Par exemple, il est difficile pour une jeune personne
d’éviter la violence lorsqu’elle voit des adultes qu’elle admire
agir violemment.
Les adultes peuvent également aider les jeunes à traiter avec
les modèles négatifs qu’ils ou elles ont dans leur entourage.
ETAPE III
Résumer, puis expliquer que :
Parfois, un adulte décide qu’une jeune personne doit « faire
ce que je dis et pas ce que je fais », mais cela rend plus difficile
pour la jeune personne de croire l’adulte et de suivre ses conseils.
108
Il est difficile pour un adulte d’être toujours un bon modèle
et d’agir comme il ou elle souhaiterait que la jeune personne
agisse. Si les adultes veulent être des modèles pour les jeunes,
ils/elles doivent s’assurer que :
o Leur comportement corresponde aux conseils qu’ils/elles
donnent la plupart du temps ; et
o D’avoir la volonté de parler ouvertement avec les jeunes
sur les raisons pour lesquelles leurs actions ne correspondent pas à ce qu’ils attendent de leur adolescent.
Les jeunes ont tendance à se comporter comme leurs parents
ou leurs tuteurs adultes. Par exemple : Si vous ne souhaitez
pas que votre adolescent/e abuse de l’alcool ou échange des
rapports sexuels contre des biens, il est préférable que vous
n’ayez pas ces comportements.
Notes pour le facilitateur (Annexe 10)
Activité no 9
Messages liés à la séance
Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 10)
109
Activité 10
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5 min)
ÉTAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera
à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la
communication avec leurs enfants.
ÉTAPE 2
Faire l’évaluation de la séance : demander au participants ce
qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ÉTAPE 3
Distribuer les aide-mémoire, « Suggestions pour faciliter la
communication – lorsque vous êtes le seul parent ou gardien
comment rehausser l’estime de soi de votre enfant» et expliquer leur contenu aux participants.
ÉTAPE 4
Inviter-les à la prochaine rencontre et remercier-les de leur
participation.
110
Séance 9 :
Lutte contre la stigmatisation et le
discrimination (épisodes 17 et 18)
Objectif de la rencontre :
A la fin de cette rencontre, les participants auront :
Pris conscience de la nécessité de la communauté d’être impliquée dans l’éducation de sa jeunesse.
Plus particulièrement, la communauté :
Est souvent responsable de la stigmatisation de certains
de ses membres
Peut encourager/renforcer les comportements sains des
jeunes
Peut faire en sorte que l’accès à l’information sur la santé
soit disponible pour tous
C’est la responsabilité de la communauté de dé stigmatiser certains de ses membres, de renforcer les comportements sains des
jeunes dans leur sexualité ou encore de faire en sorte que l’accès
à l’information correcte sur la santé de la reproduction soit disponible pour tous et toutes.
Durée de la rencontre : 2 heures
Matériels
•Les cassettes du dix-septième et du dix-huitième
épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour le magnétophone
• Des grandes feuilles (flipchart)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Aide-mémoire « Parler à vos enfants de la
discrimination associée au VIH et au SIDA »
• Carte de la communauté de la séance 2
111
Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise glace (10 min)
ÉTAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ÉTAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un
chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre
exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne
aux adultes.
ÉTAPE 3
Faire un rappel de la session précédente
Dans la Session 8, nous avons discuté de l’importance du dialogue entre époux, du rôle et de l’importance des traditions
familiales et enfin du renforcement du dialogue avec les enfants.
Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer
ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine.
Demander s’il n’y a personne qui veut parler de son expérience.
Activité 2 :
Écoute ou lecture des épisodes 17 et 18
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le dix-septième et le dix-huitième épisode. Étant donné que les gens aiment
les « radio romans », ils seront intéressés à écouter ou même à
réécouter ces épisodes.
Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de
ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander
aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin.
112
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà
l’histoire (car ils l’ont entendue à la radio) de résumer les épisodes
et vous pouvez compléter leurs récits au besoin.
Synthèse des épisodes 17 et 18 :
EMISSION 17 : Résumé de L’histoire
A la maison, Pierre et Mona parlent du départ soudain de
Pascal. Pierre lui fait remarquer qu’il n’a pas abandonné mais
plutôt il a été transféré par ses supérieurs dans une autre
commune. Il lui dit aussi qu’elle est assez bien informée pour
prendre la relève. Mona se sent réconfortée par les propos
encourageants de son mari et promet de tout mettre en
oeuvre pour maintenir les réunions des parents malgré
certaines carences en matière d’information sur le VIH-SIDA et
d’autres sujets.
Jeanne croise Henri. Ce dernier lui dit être très fâché pour
ce rendez-vous manqué d’hier soir. Pour tout effacer, il est
allé passer sa rage sur Angeline. Jeanne est dans tous ses
états croyant qu’Henri a pu probablement forcer Angeline, une jeune adolescente comme elle, à coucher avec lui.
Bouleversée, Jeanne court dare-dare chez Angeline qu’elle
trouve en sanglots. Celle-ci affirme qu’Henri a voulu qu’elle ait une
relation sexuelle avec lui mais rien ne s’est passé. Henri la traite
de bébé et cela l’offusque. Jeanne lui demande d’en parler à sa
mère, Madame Eloi. Angeline lui fait comprendre que sa mère
n’est pas du genre à lui parler encore moins à l’écoute. En effet, au même moment, sa mère arrive et la somme d’aller se
mettre à genoux immédiatement parce qu’elle parlait à Jeanne
dans la cour.
Jeanne raconte tout à son père et sa mère. Pierre demande à
sa femme d’inviter Madame Eloi aux rencontres des parents
dans l’espoir qu’elle puisse un jour s’asseoir avec sa fille.
113
Au marché, Antoine entend une dispute entre une marchande
et une cliente. Il s’approche pour calmer les esprits. Et la, il
tombe sur une belle créole du nom de Jocelyne qui vit à Lison,
une commune voisine.
Carole croise Eric. Elle essaie de présenter ses excuses pour
le faux rendez-vous. Eric accepte et pense qu’effectivement ils
sont trop jeunes pour se lancer dans des relations sexuelles
précoces. Carole lui parle de son choix de faire une abstinence
complète jusqu’à ce qu’elle se sente prête. Eric propose une
abstinence partielle. Carole maintient sa position. Abstinence
totale.
EMISSION 18 : Résumé de L’histoire
La réunion des parents se tient. Une vive discussion est
entamée sur la nécessité pour les parents de parler
clairement de la sexualité, du VIH-SIDA et des questions liées à la
puberté à leurs enfants pour éviter qu’ils aillent chercher ces
informations ailleurs. Beaucoup de parents réfutent cette
argumentation estimant que plus on parle de sexualité à ses
enfants, plus ils auront envie d’aller tester le terrain. Mona
a du pain sur la planche pour arriver à les convaincre du
contraire. Elle prend en exemple le cas d’Angeline et Henri
pour illustrer son point de vue.
Chez elle, Jeanne, consciente du danger des relations amoureuses précoces, dresse une liste de critères pour choisir un
homme quand elle sera prête pour ça. Des critères basés plus
sur les qualités intrinsèques de la personne plutôt que sur son
apparence physique.
Antoine aperçoit au marché une fille qui ressemble beaucoup
à Jocelyne. En fait, c’est elle. Antoine l’aborde. Ils parlent de
leur vie, leur famille et finalement Antoine l’invite à venir
passer la journée du dimanche chez lui, ou elle peut faire la
connaissance de ses enfants. Jocelyne hésite un peu mais finit
par accepter.
114
Irrésistiblement, Eric se rend chez Carole pour lui demander une
dernière chance. Carole lui dit que s’il veut lui parler, il doit le
faire en présence de son père. Elle ne veut plus avoir de conversation en catimini avec un garçon. En outre, elle n’entend
plus renouer avec son passé. Quand elle sera prête pour avoir
un homme dans sa vie, elle le saura par elle-même. Eric en est
abasourdi.
Dominique déclare à Paul qu’il a l’intention de fuguer. Il ira
à Port-au-Prince à cause des rumeurs sur ses parents et le
silence de ceux-ci sur leur maladie. De plus, il est mis en
quarantaine par tous ses amis sauf Paul. C’est dur de supporter tout ça. Paul le dissuade car vivre à Port-au-Prince n’est pas
chose facile pour un enfant surtout qu’il n’a pratiquement pas de
famille dans la capitale. Paul lui promet de parler de ça à son
père pour qu’il encourage ses parents à aller faire un test de
VIH-SIDA
115
Activité 3 :
Résumé des épisodes 17 et 18
Résumé des épisodes par les participants (20 min)
ÉTAPE 1
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances),
de résumer l’histoire du dix-septième et du dix-huitième épisode.
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4 :
Rôle de la communauté
Le rôle de la communauté dans l’éducation de nos
enfants (25min)
ÉTAPE 1
Diviser les participants en 2 ou 3 petits groupes et
demander-leur de dessiner l’image d’une communauté idéale
(réaliste en tenant compte des ressources disponibles), qui
s’occupe de ses enfants.
Mener une discussion avec les groupes à partir de cette liste de
questions pour présenter la communauté idéale
1. Y a-t-il des groupes de parents ?
2. De l’information disponible pour les parents et les jeunes/
enfants ?
3. Des loisirs pour les enfants/jeunes ?
4. Accès au test de dépistage ?
5. Y a-t-il un Pascal dans la communauté ?
Etc.
6. Quelles sont les activités en place dans votre communauté
pour les jeunes ?
7. Est-ce que les jeunes y participent ?
116
8. Pensez-vous que ces activités pourraient être améliorées ?
Dans quelle mesure ? A quel coût ?
9.Est-ce qu’il y a des structures en place spécifiques pour les
jeunes dans votre communauté ? Qui les anime ?
10.Existe-t’il des structures semblables pour les PVVIH, les enfants des rues ou encore les orphelins du SIDA ?
11.Est-ce qu’il existe des structures où les parents de votre
communauté peuvent se rendre pour avoir accès à de l’information sur la santé de la reproduction, les jeunes... S’il
n’y a pas de structures à proprement parler, existe-t’il des
réunions, des groupes de parents, tout comme les réunions
communautaires dans le feuilleton radio ?
12.Pensez-vous que des réunions communautaires pour les
parents autour des jeunes et de leurs besoins spécifiques
seraient utiles ? Dans quelle mesure sont-elles faisables ?
13.Faire le lien avec les mythes et les craintes de la communauté par rapport aux populations à risque. Dans quelle
mesure si marginalisation il y a, cette dernière peut être
évitée ?
14.De mémoire, ou d’expérience, connaissez-vous des endroits
en particulier ou les jeunes aiment se retrouver le soir ? Estce que vous considérez ces lieux comme des lieux à haut
risque pour les jeunes ? Si oui, dans quelle mesure ?
15.Quels sont les endroits dans votre communauté (bars, sorties des écoles, places publiques) qui peuvent être dangereux pour un garçon ou une jeune fille ?
16.Le rôle de Pascal pour la communauté est extrêmement important. Existe-t’il quelqu’un de semblable dans votre communauté ?
17.Lorsque vous, parents, avez des questions, à qui vous
adressez-vous ? Au prêtre, au médecin, à l’infirmière, à de la
famille ? Où trouvez-vous le soutien dont vous avez besoin ?
18.Dans votre communauté, existe-t-il un centre de santé pour
les jeunes adolescents ? Trouvez-vous cela normal ?
19.Connaissez-vous des jeunes qui y sont déjà allés ?
Les participants peuvent en petits groupes ou bien seuls, écrire les
réponses aux questions sur des cartes ou sur des feuilles de papier
117
ÉTAPE 2
Alternative : Comparer les images des participants (Communauté « idéale » avec la carte dessinée dans la séance # 5. Pour
faciliter cette discussion, se référer à l’activité #6 qui entame
le mapping de la communauté. Cet exercice est un complément
d’information au mapping précèdent. Le facilitateur dessine
une carte de la communauté sur le flipchart et ensuite prend
les cartes avec les réponses des participants et les reparties sur
la carte de la communauté. Ceci permet d’avoir une vue d’ensemble de la communauté, des services et lieux pour les jeunes.
Cet exercice permet aussi de voir où se trouvent les écarts entre
ce qui existe (carte séance # 5) et ce qui devrait exister (Communauté idéale), discuter sur comment réduire les écarts et ce
que peut faire la communauté.
Activité : 5
Stigmatisation et conséquences
La stigmatisation et ses conséquences sur l’individu et
la communauté (25 min)
ÉTAPE 1
Poser aux participants les questions suivantes :
• Qu’est-il arrivé à Dominique? Pourquoi?
• Pourquoi Antoine, dans l’épisode 8, interdit-il à son fils de
jouer avec Dominique?
• Pourquoi Éric menace-t-il Dominique?
• Avez-vous déjà rencontré des situations semblables dans
votre communauté?
ÉTAPE 2
Exercice Où se trouve le stigma dans notre communauté?
A partir de l’exercice de mapping fait par les participants durant la
séance 5, il s’agira pour les participants d’identifier les endroits où
la stigmatisation a lieu dans leur communauté. Cet exercice permet
à la communauté de commencer à réfléchir aux changements qui
devraient avoir lieu en son sein.
Le facilitateur doit pour cet exercice reprendre la carte de la communauté que les participants avaient développée.
118
Il faut que les participants reprennent la carte et ajoutent certains
éléments qu’ils auraient pu avoir oubliés la toute première fois.
Une fois que la carte est complète avec les routes, les institutions
et autres, le groupe discute des endroits dans leur communauté où
la stigmatisation est monnaie courante.
Une fois que le groupe s’est mis d’accord, avec un feutre de couleur
différente, ajoutez sur la carte les endroits où l’on stigmatise.
Pendant la discussion, il est important de poser les questions suivantes :
- Qui est stigmatisé?
- Qui sont ceux qui stigmatisent?
- Comment se traduit cette stigmatisation et dans quel contexte?
- Comment est ce que les personnes stigmatisées sont-elles affectées?
ETAPE 3
Discuter avec les participants sur les points suivants :
- Comment la stigmatisation et la discrimination mettent les
gens à risque de ne pas vivre positivement?
- Comment pouvons-nous contribuer à atténuer la stigmatisation et la discrimination contre les PVVIH dans notre communauté?
ÉTAPE 4
Demander-leur de réfléchir pendant quelques secondes et de
se rappeler des moments où ils ont connu la stigmatisation et
la discrimination dans leur vie et d’expliquer comment ils se
sont sentis.
ÉTAPE 5
- Quand les participants auront répondu aux questions précédentes, faites la synthèse des réponses à partir des points
préalablement préparés
- Conclure en faisant un rappel sur l’importance de la lutte contre la stigmatisation liée au VIH dans le contrôle de l’épidémie
En résumé, il faut mettre l’accent sur le fait que :
- La stigmatisation se passe dans des contextes très différents :
à la maison, dans le quartier, à l’école, à la clinique, au marché,
dans les bars, les bus et autres endroits publics.
119
- Dans chacun de ces différents contextes, la stigmatisation est
la même : isolement et rejet, insultes, honte et accusation.
- Assurez-vous de mettre en évidence que la stigmatisation et
la discrimination font qu’une personne se sent mal et non en
égalité avec les autres.
Activité 6 :
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5min)
ÉTAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera
à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la
communication avec leurs enfants.
ÉTAPE 2
Faire l’évaluation de la séance et demander aux participants
ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer.
ÉTAPE 3
Distribuer l’aide-mémoire, le cas échéant et expliquer le contenu aux participants.
ÉTAPE 4
Inviter-les à la prochaine rencontre et remercier-les de leur
participation.
120
Séance 10 :
Révision et cloture
(épisodes 19 et 20)
Objectif de la rencontre :
Faire le point sur toutes les séances passées.
Durée de la rencontre : 2 heures
Matériels
• Les cassettes du dix-neuvième et vingtième épisode
• Un magnétophone
• Des piles pour magnétophone
• Des grandes feuilles (flip chart)
• Des marqueurs de différentes couleurs
• Certificats
Déroulement
Activité 1 :
Objectif de la rencontre
Brise glace (10 min)
ÉTAPE 1
Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre.
ÉTAPE 2
Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère.
Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant,
dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de
brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes.
121
ÉTAPE 3
Faireun rappel de la session précédente
Dans la Session 9, nous avons discuté la stigmatisation et les
conséquences sur l’individu et sur la communauté, et aussi
comment encourager une communauté à être responsable
de ses enfants.
Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce
qu’ils ont appris la dernière séance pendant la semaine. Demander
s’il y a une personne qui veut parler de son expérience.
ÉTAPE 4
Demander à chaque participant de se lever à tour de rôle et de
citer un domaine de connaissances ou de compétences qu’ils/
elles ont appris ou amélioré au cours de ce programme et,
si possible, de partager une histoire personnelle sur la façon
dont cette formation les a aidés à construire une bonne relation avec leur adolescent/e.
Encourager tous les participants à applaudir bien fort et à se
féliciter de cette expérience positive
ÉTAPE 5
Passer en revue les compétences de communication couvertes
pendant ce programme
Activité 2 :
Écoute ou lecture des épisodes
Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)
Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le
dix-neuvième et le vingtième épisode. Étant donné que les
gens aiment les « radios romans », ils seront intéressés à
écouter ou même à réécouter ces épisodes.
Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes
de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou
demander aux participants de faire ce résumé et le compléter
au besoin.
122
Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent
déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les
épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin.
Synthèse des épisodes 19 et 20 :
EMISSION 19: Résumé de L’histoire
La famille Pierre et d’autres voisins sont en émoi. Ils ont fouillé
la commune entière à la recherche de Dominique qui s’est
enfui de sa maison. On ignore où il a pu bien se rendre. Seul
Paul peut le savoir vu qu’ils sont très copains. Mona, Pierre et
Jeanne se rendent donc chez les Antoine. Ils sont encore au
lit. Paul avoue les confidences de Dominique sur son intention
de fuguer à cause des pressions tous azimuts qui lui tombent
dessus. Il connaît un petit coin tout près de la rivière ou ils
ont l’habitude de jouer à cache-cache. Arrivés sur les lieux,
Dominique y est effectivement. Il y a passé la nuit au pied d’un
arbre et a attrapé froid. Mona décide d’encourager ses parents
à aller faire un test de dépistage du VIH-SIDA pour mettre un
terme à tout ça.
Mona veut utiliser l’histoire de Jeanne et de Carole avec leurs
copains pour illustrer ses points de vue à une grande réunion
de parents qui se tient demain. Elle en parle à Jeanne qui
pique une colère bleue. Elle ne veut pas exposer sa vie privée
sur les galeries. Cela risque de porter atteinte à sa réputation
et à celle de Carole à l’école. Dans un geste irrespectueux, elle
tourne le dos à sa mère.
Mona n’accepte pas cette impertinence de sa fille et lui
demande de s’en excuser tout en prenant soin de lui expliquer
le bien fondé de cette démarche.
Antoine parle à ses enfants de l’invitation qu’il a faite à Jocelyne de venir passer une journée avec eux dimanche prochain.
Carole soupçonne son papa d’être amoureux de cette fille. Embarrassé, Antoine ne veut pas trop en parler. Paul pousse à
fond ses questions drôles sur les relations amoureuses.
123
Eric n’entend pas lâcher prise sur Carole. Il l’interpelle en
route. En pleine conversation, Paul surgit. Il a une de ses dents
contre Eric. Il explique à Carole qu’Eric était le chef de file de
la bande qui stigmatisait Dominique sur la prétendue maladie
de ses parents. Carole n’en revient pas. Paul en profite pour
donner des informations claires et cohérentes à Eric et à Carole sur le SIDA. Les deux restent pantois devant la pertinence
de ces informations. Carole arrive à peine à croire que c’est
son petit frère qui détient autant d’informations sur le SIDA.
Elle demande à Eric d’aller présenter ses excuses à Dominique.
Ceci prouvera qu’il est vraiment un homme. Par amour pour
Carole, il accepte.
EMISSION 20: Résumé de L’histoire
Comme promis, Mona réussit à convaincre les parents de
Dominique d’aller faire un test de dépistage du virus VIH-SIDA.
Contrairement aux rumeurs, aucune trace du virus n’a été détectée dans leur sang. Sur le chemin du retour, elle croise Eric,
ses amis, Paul et Carole qui se rendent chez Dominique. Il leur
communique la bonne nouvelle. Paul est aux anges.
Chez Dominique, les garçons sont dans leurs petits souliers.
Ils ne savent par où commencer pour s’excuser de leur mauvais comportement. Ils veulent tous l’avoir dans leur équipe de
foot car il est considéré comme le petit Ronaldihno de la ville.
Dans une franche conversation, Pierre revient avec Jeanne sur
la décision de sa mère. Il a fini par la convaincre d’accepter en
prenant un exemple irréfutable. Jeanne aurait bien aimé participer à cette réunion mais elle est réservée aux adultes.
Comme prévu, Jocelyne débarque chez les Antoine.
Tout le monde l’attendait impatiemment. Elle a tout de suite
gagné la sympathie des enfants par son sourire et son entregent facile. Tiré à quatre épingles, Antoine est aux anges. Les
enfants réalisent que leur père valse avec le bonheur depuis
qu’il a rencontré cette fille.
124
Paul demande à Jocelyne de se marier avec son père. Même
Carole lui souffle aussi ça à l’oreille. Jocelyne ne sait quoi
répondre. Antoine est embarrassé. Une chose est sure, ils sont
attirés l’un vers l’autre.
C’est la grande réunion des parents. Mona expose des points
de vue sur la sexualité, le VIH-SIDA, l’abstinence chez les
jeunes etc. Naturellement, certains parents ont des points de
vue contraires liés précisément aux traditions de chez nous.
Finalement, ils sont convaincus de l’importance d’établir un
dialogue franc et dans le respect mutuel avec leurs enfants.
Mona leur parle de son intention d’inviter des infirmières du
centre de santé de Dichoton à venir organiser des séances de
formations à l’intention des parents. Elle leur promet également de revenir bien armée après le séminaire qu’elle va suivre grâce aux démarches de Pascal. La réunion se termine sur
un applaudissement nourri des participants pour Mona et son
grand engagement social dans la communauté.
125
Activité 3 :
Résumé des épisodes 17 et 18
Résumé des épisodes par les participants (20 min)
Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances),
de résumer l’histoire du dix-septième et du dix-huitième épisode.
Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ?
Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?
Qu’est ce qui ne vous a pas plu?
Compléter les histoires au besoin.
Activité 4 :
Rôle de la communauté
Résumé des émissions radio (30 min)
ÉTAPE 1
Poser aux participants les questions suivantes :
a.Quelles compétences avez-vous utilisées pour la première fois
grâce à cette formation ?
b.Quelles compétences apprises avez-vous l’intention de pratiquer avec les jeunes dans votre vie ?
ÉTAPE 2
Travail en sous-groupes.
Diviser les participants en 5 petits groupes et inviter un
représentant de chaque groupe à tirer d’un contenant (chapeau, récipient) un morceau de papier avec une ou deux questions portant sur les sujets couverts lors des groupes d’écoute.
Par exemple :
- Comment aborder les questions liées à la sexualité avec les enfants ?
- Comment améliorer la communication du couple afin de mieux
se partager l’éducation sexuelle des enfants ?
126
- Etc.
ÉTAPE 3
Demander à chaque groupe d’imaginer un feuilleton de 10
minutes sur une personne adulte et un/e adolescent/e à partir
de la question trouvée dans le petit papier tiré du contenant.
Dans ce feuilleton, l’adulte et l’adolescent rencontrent des difficultés pour communiquer. Quelqu’un donne les conseils à
l’adulte sur les compétences de communication (vues dans le
programme) qui fonctionnent le mieux avec les jeunes. L’adulte utilise ensuite ces nouvelles compétences pour communiquer avec la jeune personne.
Laisser-leur 20 minutes pour se préparer.
Encourager les participants à être créatifs et dramatiques.
ÉTAPE 4
Demander à chaque petit groupe de discuter et se mettre d’accord pour citer au moins 3 des leçons apprises lors des groupes
d’écoute. Donner 15 minutes aux petits groupes pour qu’ils
identifient les leçons apprises.
Demander à chaque sous-groupe de présenter ses leçons apprises en plénière.
Inviter les autres participants à compéter et à donner leurs
points de vue.
Compléter au besoin, en résumant tout en se référant aux sujets clés couverts lors de la série des rencontres.
Utiliser les questions suivantes pour les encourager à partager
leurs expériences :
• Quels sont les points que vous avez retenus ?
• De ce que vous avez appris pendant toutes nos sessions, qu’estce que vous avez utilisé avec vos enfants ?
• Avez-vous l’impression que vos rapports avec vos enfants ont
quelque peu changés depuis que vous participez à ces réunions?
• Qu’est-ce qui a changé ? Donnez des exemples.
• Que faites-vous différemment désormais ?
127
• Quelles améliorations avez-vous remarquées chez vos enfants ?
Chez votre partenaire ?
• Qu’est-ce que vous devez encore améliorer à votre avis et
quelles techniques pensez-vous toujours à appliquer ?
ÉTAPE 5
Demander à des volontaires de partager avec le groupe leurs
progrès dans la résolution des conflits/obstacles identifies au
tout début des rencontres.
Terminer la conversation sur un ton positif tout en signalant
que tout changement prend du temps et que toute tentative
ou amélioration doit être considérée comme étant un pas important dans la bonne direction
Activité 5 :
Mon engagement vis-à-vis de mon adolescent/e
ÉTAPE 1
Demander à chaque participant de citer trois compétences
qu’elle espère utiliser et comment elle les utilisera.
Par exemple :
1. Au lieu de demander à mon adolescent/e de faire quelque
chose, je lui poserai des questions.
2. Je partagerai avec lui/elle mes valeurs.
3. Je veillerai à bien l’écouter lorsqu’il ou elle parlera, et je lui poserai des questions actives.
ÉTAPE 2
Expliquer aux participants qu’il s’agit de la fin du programme. Demander-leur de s’engager oralement à utiliser les compétences apprises. Si les participants acceptent, demander-leur de répéter la
phrase suivante, ensemble ou individuellement :
Moi _______________________ je promets d’utiliser les connaissances et compétences acquises au cours de ce programme pour
construire une relation forte avec mes enfants et les autres jeunes
et les protéger de tout danger Avant de clore la session, faire passer
aux participants le post-test du programme
128
Notes pour le facilitateur
Activité no 6
Clôture de la séance
Clôture de la réunion (5min)
ÉTAPE 1
Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera
à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la
communication avec leurs enfants.
ÉTAPE 2
Remercier les participants pour leur participation à ce programme de formation et féliciter-les pour tout ce qu’ils/elles
ont accompli.
Encourager les partenaires à se soutenir mutuellement pendant les
sessions et au cours des activités pratiques à la maison.
Rappeler aux participants qu’ils/elles sont capables de prendre
leurs engagements dans la communauté afin de construire et d’entretenir des relations de soutien avec tous les jeunes.
Remettre les certificats et inviter-leur à prendre une collation.
129
130
Annexes
131
Annexe 1
Aide mémoires [par séance]
Séance 1
Pourquoi parler de la sexualité avec vos enfants?
Séance 2
Comment conseiller vos enfants?
Comment devez vous vous comporter en donnant des conseils aux
enfants
Séance 3
Le rôle des pères
Comment élever les filles et les garçons
Séance 4
Comment gérer les conflits de façon positive
Séance 5
Comment mieux écouter vos enfants
Séance 6
Ce qu’il faut dire à vos enfants à propos du VIH et du SIDA
Les changements émotionnels de vos enfants
Séance 7
Parler de sexe avec vos enfants
Comment rehausser l’estime de soi de votre enfant?
Comment discipliner les enfants
Séance 8
Suggestions pour faciliter la communication
Lorsque vous êtes le seul parent ou gardien
Séance 9
Parler à vos enfants de la discrimination associée au VIH et au SIDA
Séance 10
Certificats
Sources
[Références]
132
Annexe 2
Quelques exemples de brise-glace
Exercice brise glace 1: [rapprochement, ressemblance : ce qu’on a
en commun]
Faites un cercle avec les chaises dans la sale. Mettez le nombre de
chaises nécessaires pour les participants moins une. Demandez aux
participants de s’asseoir. La personne qui reste debout devra dire
quelque chose qui est une caractéristique des participants. Tous
ceux qui sont d’accord avec ce qui est dit doivent se lever de leurs
chaises et trouver une autre chaise. La personne qui a émis l’idée
doit aussi se chercher une chaise. Il devra y avoir une autre personne sans chaise une fois que tout le monde est assis. Au tour
de celui ou celle qui se retrouve sans chaise de donner une caractéristique commune a tous les participants. Faites ceci 5 ou 7 fois
jusqu’à ce que tout le monde comprenne qu’ils ont quelque chose
en commun.
Voici quelques exemples de caractéristiques communes:
• J’aime la musique
• J’ai plus de 4 frères et soeurs
• Mon plat préféré est ____
• J’aime la compagnie des jeunes
Choisissez des exemples simples et concrets.
Exercice brise glace 2 : images/objets qui nous représentent – Demandez à chaque participant de penser a quelque chose, un objet
qui le représente le mieux. Cela peut être un bateau pour ceux qui
aiment voyager, une tasse de café pour celui ou celle qui a de l’énergie,… Demandez aux participants de dessiner cela et ensuite de le
présenter au reste du groupe.
133
Annexe 3
Séance 1 (épisodes 1 et 2)
Notes pour facilitateur
Activité 1 : Résumé des épisodes par les participants
Voici quelques points clés qui doivent ressortir dans les résumés.
Première épisode :
• Mona ne sait pas comment répondre aux questions de sa fille
Jeanne concernant ses règles car : (a) elle ne sait pas comment
aborder ce type de questions avec sa fille ; et (b) elle n’a pas
l’information nécessaire.
• Jeanne est complètement confuse et triste. Elle commence à
se comporter différemment avec ses amis garçons.
Deuxième épisode :
• Mona cherche activement des réponses à ses questions.
• Carole a un petit ami et encourage Jeanne à se faire un copain
aussi.
• Antoine menace ses enfants de les punir avec la plus grande
rigueur s’ils commencent à avoir des relations amoureuses.
Activité 2 : Quoi faire ?
Le tableau suivant résume quelques pistes de solution qui devraient
ressortir lors de la discussion. Ici, il faut mettre l’accent sur les besoins et difficultés rencontrées par les enfants d’aujourd’hui et comment les parents peuvent au mieux y répondre, soit en utilisant
leurs propres expériences ou encore en s’inspirant des conseils
donnes au cours de cette session par les autres participants ou le
facilitateur.
134
Problème
Pistes de solution
Manque d’information S’informer : chercher des endroits et des
personnes qui peuvent fournir de l’information correcte.
Dans la deuxième séance, il y aura un
exercice de mapping de la communauté,
afin de mettre en valeur les lieux ou les
parents peuvent trouver du soutien et
de l’information
Idées erronées
L’information fournie par des personnes
qui connaissent bien le domaine aidera
à corriger nos idées erronées.
Sentiments
Il est normal d’avoir des sentiments et
des craintes. Il faut d’abord se rendre
compte que nos propres sentiments et
nos expériences passées peuvent nous
empêcher d’aborder certaines questions
avec nos enfants.
Une fois que l’on prend conscience de
nos sentiments, on peut chercher des
façons pour mieux les gérer.
Par exemple : « Mes parents se fâchaient
contre moi quand je leur posais des
questions sur les changements de mon
corps qu’ils trouvaient embarrassantes.
J’avais peur d’être puni/e et donc j’ai
vite appris à ne pas en parler pour éviter la punition. Maintenant je me rends
compte que je fais la même chose avec
mon enfant. Je me sens inconfortable de
parler de sexualité car ce sont des sujets
qui ont été interdits pour moi. »
135
Notes pour le facilitateur (suite)
Qu’il s’agisse de manque d’information, d’idées erronées ou de
sentiments, si nous voulons apprendre à mieux communiquer avec
nos enfants sur des sujets délicats ou difficiles, telle que la sexualité, il faut :
• Garder l’esprit ouvert. Ce que nous avons appris dans le passé
(de nos parents, dans notre famille) n’est pas nécessairement
ce que nous devons faire, à notre tour, avec nos enfants. Les
temps changent et les connaissances aussi. On doit être ouvert
au changement.
Ne pas avoir peur de poser des questions aux personnes ressources (comme le facilitateur de cette rencontre). D’autres participants
ont certainement les mêmes questions, sauf que peut-être ils n’osent pas les poser.
Activité 3 : Les difficultés des parents
Vous n’avez pas besoin de dessiner le tableau suivant pour les participants, mais vous pouvez l’utiliser comme référence pour leur
donner des exemples et compléter ce qu’ils ont dit. Faites toujours
le lien entre ces exemples et les réponses que les participants ont
données.
136
Le manque d’information (bleue)
Des idées erronées
(rouge)
Les sentiments
(vert)
« On n’a pas les réponses »
« On ne sait pas quoi
dire »
« On ne sait pas ou aller
chercher cette information »
« Si les parents parlent
de la sexualité avec leurs
enfants, ceux-ci vont
finir par avoir des relations sexuelles plus tôt.
» (Faux : Le contraire a
été prouvé !!!)
« Il faut attendre que
l’enfant soit majeur »
(Faux : Plus tôt les parents en parlent, plus
tôt l’enfant comprend
mieux sa sexualité et
apprend à se protéger)
« Si les enfants se rendent compte que nous
n’avons pas l’information nécessaire pour
répondre à leurs questions, ils ne vont plus
nous respecter» (Faux :
Un enfant qui voit que
son parent cherche à
s’informer afin de lui
donner du bon conseil
va le respecter et l’admirer davantage. Il va
aussi se sentir plus aimé
!)
« On se sent gêné (e) »
« On a peur de se tromper »
« Cela nous ramène à
de mauvais souvenirs de
notre enfance »
« On se sent incapable
d’aborder des sujets liés
à la sexualité avec les enfants »
137
Kreyol
Français
•Adolesans se yon peryòd panik pou
jèn moun paske y ap viv yon seri
chanjman nan kò yo ak nan jan yo
santi yo.
• Jèn moun bezwen bon enfòmasyon
sou chanjman y ap viv yo, men,
byen souvan, yo wont mande granmoun oubyen enfòmasyon.
• Sa enpòtan pou nou asire nou jèn
yo jwenn bon enfòmasyon paske
se sa yo bezwen pou yo pran bon
jan desizyon.
• Paran ak granmoun ki reskonsab
bezwen korije move enfòmasyon/
ki pa kòrèk pitit yo jwenn yo ak enfòmasyon ki chita sou verite
• Devlopman sekyèl se yon peryòd
natirèl ki enpòtan anpil nan lavi
moun. Se fason sa a Bondye prepare timoun pou yo kòmanse viv
tankou granmoun epi pou yo pran
reskonsabilite granmoun
• Devlopman sekyèl se yon peryòd
gwo chanjman pou jèn moun, sa
ka lakòz enkyetid ak panik. Paran
ak granmoun ki reskonsab dwe bay
jèn yo konsèy ak èd pandan peryòd
sa a
• Paran ak granmoun ki reskonsab
dwe esplike jèn yo peryòd devlopman sekyèl la kapab yon moman
emosyon tou paske kò yo kòmanse
chanje.
• Paran ak granmoun ki reskonsab
dwe esplike timoun yo se pa nan
kò yo chanjman yo fèt sèlman nan
peryòd devlopman sekyèl la, gen
chanjman nan jan yo santi yo ak
nan jan yo panse tou.
• L’adolescence est une période de
panique pour les jeunes parce qu’ils
vivent une série de changements
dans leur corps et comment ils se
sentent.
• Les jeunes doivent être mieux informés sur les changements qu’ils
vivent, mais bien souvent, ils sont
gênés de demander des informations.
• Il est important de veiller à ce que
nos jeunes reçoivent une bonne information car ils en ont besoin pour
prendre de bonnes décisions.
• Les parents et les tuteurs doivent
corriger les informations erronées
que leurs enfants obtiennent et qui
ne sont pas basées sur la vérité
• Le développement sexuel est une
période naturelle très important de
la vie humaine. Voilà comment Dieu
prépare les enfants à commencer à
vivre comme des adultes et assumer
leur responsabilité
• Le développement sexuel est une
période de grands changements
pour les jeunes, ce qui peut mener à
l’anxiété et la panique.
• Les parents et les tuteurs doivent
fournir aux jeunes des conseils et
une assistance au cours de cette
période
• Les parents et les tuteurs doivent expliquer période aux jeunes que cette
période de développement sexuel
chez les jeunes peut être un moment
d’émotion parce que leur corps commence à changer.
• Les parents et les tuteurs doivent expliquer aux enfants que ce changement ne se fait pas seulement dans
leur corps mais aussi dans la façon
dont ils se sentent et comment ils
pensent
138
Annexe 4
Séance 2 (épisodes 3 et 4)
Mesaj Kle / Message clé
Kreyol
Français
• Paran ak granmoun ki reskonsab
dwe kreye yon anviwònman zanmitay kote jèn moun kapab pale libelibè, kote yo kapab santi yo alèz
pou yo poze kesyon sou pwoblèm
sante ki mare sèks.
• Paran ak granmoun ki reskonsab
dwe montre yo asepte opinyon jèn
yo, kwayans yo, prensip moral yo
ak esperyans yo menm si yo diferan ak pa yo, depi yo nòmal, depi yo
pa gen gwo danje pou sante yo.
• Pou gen bon jan kominikasyon ak
jèn yo, sa nesesè pou paran ak
granmoun ki reskonsab:
o Respekte kalite ak fòs k ap dòmi ki
san parèy jèn yo genyen.
o Ankouraje yo devlope kapasite yo
pou yo pran desizyon ki chita sou
bon enfòmasyon pou kont yo.
o Ankouraje yo pou yo pran reskonsabilite desizyon yo fè.
o Ba yo enfòmasyon ki chita sou
reyalite pou ede yo pran desizyon.
o Ede yo etidye sa yo santi sou
pwoblèm yo oswa sou sa ki enkyete yo.
o Fè yo santi nou konprann jan yo
santi yo.
• Chanjman ki vini pandan peryòd
devlopman sekyèl yo natirèl ni pou
ti fi ni pou ti gason.
• Kèk nan chanjman sa a yo nou
wè yo sèlman nan faz devlopman
sekyèl la (tankou bay dechay nan
dòmi), gen lòt ki kontinye pandan
lavi granmoun nou (tankou règ).
• Règ la se san ki koule sòti chak
mwa nan matris fi ki nan laj pou yo
fè pitit epi ki pa ansent.
• Les parents et les tuteurs doivent
créer un environnement où les
jeunes peuvent parler librement, où
ils peuvent se sentir à l’aise pour poser des questions sur les problèmes
de santé liés au sexe.
• Les parents et les tuteurs doivent
montrer qu’ils acceptent leurs expériences, même si elles sont différentes des leurs, il suffit qu’ils
soient normaux et sans aucun danger pour leur santé.
• Pour avoir une bonne communication avec les jeunes, il est nécessaire
pour les parents et les tuteurs de:
o Respecter la qualité et la force que
les jeunes ont
o Encouragez-les à développer leur capacité à prendre des décisions seuls,
basées sur de bonnes informations.
o Encouragez-les à prendre la responsabilité de prendre des décisions.
o Donnez-leur l’information basée sur
des faits pour les aider à prendre des
décisions.
o Aider-les à étudier ce qu’ils ressentent à propos des problèmes ou de ce
qui les inquiète.
o Faites-leur sentir que vous comprenez ce qu’ils ressentent.
• Les changements qui viennent au
cours du développement sectuel
sont naturels tant pour les filles que
pour les garçons.
• Certains de ces changements ne sont
vus que dans la phase de développement seksuel (comme l’ejaculation
pendant le sommeil juste parce que
le reservoir est plein), d’autres continuent tout au long de notre vie
d’adulte (comme les regles par exemple).
139
Kreyol
Français
• Bay dechay nan dòmi se yon bagay
natirèl pou ti gason ki nan peryòd
devlopman sekyèl.
• Fenomèn sa a rive san ti gason an
pa konnen sa. Pandan l ap dòmi,
li bay dechay, paske rezèvwa l yo
chaje epi li reve li ap fè sèks ak yon
fi.
• Pou kèk jèn moun, devlopman
sekyèl la kapab yon moman difisil.
• Paran ak granmoun ki reskonsab
ka jwe yon wòl enpòtan nan ede
jèn yo jere panik ak defi devlopman sekyèl la pote. Pou yo fè sa, yo
dwe dispoze pale avèk yo, reponn
kesyon yo san manti, kreye anbyans pou konvèsasyon si jèn yo pa
pran desizyon pale ak yo.
• La règle est la circulation sanguine
de l’implant mensuel de l’âge d’avoir
des enfants et ne pas être enceinte.
• Pour certains jeunes, le developpement seksuel peut etre un moment
difficile
• Les parents et les tuteurs peuvent
jouer un role important dans la gestion des ces moments de panique et
de defi que cette periode apporte
dans la vie des jeunes,
• Pour le faire, ils doivent parler aux
jeunes, leur poser des questions sur
ce qu’ils ressentent, créer un climat
propice au dialogue si les jeunes ne
prennent pas la decision de parler
avec eux.
140
Annexe 5
Séance 3 (épisodes 5 et 6)
Mesaj kle / Message clé
Kreyol
Français
• Wòl gason ak fi ak sèks fè pati tout
lavi nou.
• Sèks se tout sa ki fè nou swa « gason », oswa « fi ».
• Sèks la pa chanje firanmezi tan ap
pase, sa inivèsèl.
• Se sosyete a ki kreye wòl gason
ak wòl fi. Se sa k fè yo diferan nan
chak sosyete. Firanmezi tan ap
pase, wòl sa a yo chanje paske sosyete yo chanje. Se pou sa, paran
dwe ede pitit yo konprann gen
bagay gason oswa fi sèlman te
konn fè avan, kounye a, ni gason,
ni fi fè yo.
• Byen souvan, moun konn gen
kwayans ak atitid sou sa fi ka fè ak
sou sa gason ka fè ki pa toujou chita sou reyalite.
• Chanje lide moun genyen sou wòl
gason oswa fi dapre kilti yo ka difisil paske tout kominote kote nou
ye a kwè yo epi yo pratike yo.
• Wòl yo ban nou kòm gason oswa
kòm fi kapab bloke nou jouk yo anpeche nou reyalize rèv nou.
• Paran ak granmoun ki reskonsab
dwe ankouraje jèn gason ak jèn
fi aprann kèlkeswa sa yo ta vle
aprann, kèlkeswa prejije sosyete a
genyen sou sa yon gason ka fè ak
sa yon fi ka fè.
• Prejije sou wòl gason ak fi kapab
lakòz diskriminasyon pou gason
ak fi, men, espesyalman nan epòk
jèm SIDA ak maladi SIDA sa a, sa
ka fè fi yo vin plis an danje pou yo
trape enfeksyon jèm SIDA a.
• Les Rôles masculins et féminins et le
sexe font partie de notre vie.
• Le sexe est tout ce qui fait que nous
soyons «mâle/garcon» ou «femelle/
fille».
• Le Sexe ne change pas dans le temps,
il est universel.
• C’est la société qui a créé les rôles
pour les hommes et les rôles pour les
femmes. C’est pourquoi ils sont différents dans chaque société. Au fur
et à mesure que le temps passe, ces
roles changent parce que la société
change aussi. Par conséquent, les
parents doivent aider leurs enfants à
comprendre qu’il y a des choses que
les garçons ou les filles avaient l’habitude de faire avant et que les deux
peuvent faire actuellement.
• Très souvent, les gens ont des croyances et des attitudes sur ce que
les femmes et les hommes peuvent
faire mais qui ne sont pas toujours
fondées sur des faits.
• Changer la conception des gens sur
les rôles mâle ou femelle d’après leur
culture peut être difficile parce que
les communautés dans lesquelles
nous vivons croient en ces roles et
les pratiquent.
• Les rôles qu’on nous donne en tant
qu’hommes ou femmes peuvent
nous bloquer jusqu’à nous empecher
à réaliser notre rêve.
• Les parents et les tuteurs doivent
encourager les jeunes garçons et
les filles à apprendre tout ce qu’ils
désirent, indépendamment des préjugés de la société sur ce qu’un homme peut faire et ce qu’une fille peut
faire.
141
Kreyol
Français
• Prejije sou wòl gason ak fi kapab • Les préjugés concernant les rôles
lakòz diskriminasyon pou gason
masculins et féminins peuvent conak fi, men, espesyalman nan epòk
duire à une discrimination pour les
jèm SIDA ak maladi SIDA sa a, sa
hommes et les femmes et font que
ka fè fi yo vin plis an danje pou yo
les filles deviennet plus vulnérables à
trape enfeksyon jèm SIDA a.
l’infection, surtout à l’ère du VIH et
• Paran ak granmoun ki reskonsab
du SIDA
dwe ankouraje ni jèn gason ni jèn • Les parents et les tuteurs devraient
fi pratike prensip pa fè sèks menm
encourager les jeunes hommes et
nan jiskaske yo marye, kèlkeswa sa
jeunes femmes à pratiquer l’abstikilti popilè a oswa kilti tradisyonèl
nence jusqu’à ce qu’ils soient mariés,
la ka di yo fè.
quelle que soit ce que la culture populaire ou la culture traditionnelle
leur disent de faire
142
Annexe 6
Séance 4 (épisodes 7 et 8)
Notes pour facilitateur
Activité 1 : Le parent autoritaire
Faire le point sur les éléments suivants :
• La communication entre parents et enfants devient plus difficile quand il y a un conflit.
• Au fur et à mesure que les enfants grandissent, les parents et
les enfants commencent à être en désaccord sur plusieurs choses comme, par exemple, comment les enfants doivent passer
leur temps, se laver, s’habiller, être disciplinés…
Pourquoi est-ce que parents et enfants sont en désaccord ?
Parents et enfants sont souvent en désaccord :
• A cause de la différence d’âge entre eux
• Parce qu’ils ont des personnalités et des idées différentes
• Parce qu’ils ont des valeurs et des comportements différents
• Parce que parfois ils ne se comprennent pas mutuellement
• A cause des choses qui se sont passées à l’extérieur de la maison. Par exemple, maman a eu des problèmes au marché ou
son fils a perdu un objet qu’il aimait particulièrement
• Parce que les parents ont de l’autorité et les enfants n’en ont
pas
• Les enfants pensent qu’ils sont devenus adultes alors que ce
n’est pas encore le cas
De plus, il faut comprendre que quand les enfants arrivent à l’adolescence, ils ont besoin de se sentir indépendants, et peuvent ne
pas toujours être d’accord avec leurs parents. Ceci est tout à fait
normal et sain. Si les ados ne se rebellaient pas dans une certaine
mesure contre de leurs parents, ils n’arriveraient pas développer
leur propre personnalité et devenir des personnes autonomes à
l’âge adulte. Il faut donc trouver « la juste mesure » quand on essaie de les guider.
143
Mesaj kle / Message clé
Kreyol
Français
Sa enpòtan pou paran ak granmoun ki responsab yo pale ak pitit
yo sou JÈM SIDA ak sou fason yo
ka ankouraje moun k ap viv ak jèm
maladi a nan san yo.
• JÈM SIDA vle di Viris Iminodefisyans nan Moun
• Nou jwenn JÈM SIDA nan kretyen
vivan. Li fè sistèm defans nou fèb
• JÈM SIDA ka soti nan yon moun al
nan yon lòt
• SIDA vle di Sendwòm Imino Defisyans moun Trape
• SIDA se yon sitiyasyon kote yon enfeksyon vin kraze sistèm defans kò
a
• Pa gen gerizon pou SIDA. Li kapab
touye moun ki trape l la
• Ou ka mete SIDA anba kontwòl
ak medikaman men medikaman
yo koute anpil lajan epi ou pa ka
jwenn yo tout kote
• Moun ki genyen JÈM SIDA bezwen nou renmen yo. Yo bezwen nou
kore yo
• Se sèlman nan fè sèks, nan bay
san, nan sèvi ak menm zegwi, nan
fè pitit yo ka transmèt JÈM SIDA a
• Nou dwe asire nou nou pa gen prejije sou moun ki trape JÈM SIDA ak
SIDA
• Sa enpòtan pou nou jwenn bon jan
enfòmasyon vou JÈM SIDA ak sou
SIDA
• Paran ak granmoun ki reskonsab
ka jwe yon wòl enpòtan nan edike
timoun yo sou JÈM SIDA ak sou
SIDA epi yo ka kreye yon anbyans
kote yo alèz pou yo Koze
• Il est important pour les parents et
les tuteurs de parler avec leurs enfants sur le VIH et sur la façon d’encourager les personnes qui vivent
avec le virus dans leur sang
• VIH signifie Virus Immunodéficience
Humaine
• Nous trouvons le VIH chez les êtres
humains. Il affaiblit notre système
immunitaire
• Le VIH se transmet d’une personne à
l’autre
• SIDA signifie Syndrome ImmunoDéficience Acquise
• Le SIDA est une situation où l’infection écrase le système de défense de
l’organisme
• Il n’existe aucun remède pour le Sida.
Il peut tuer des gens qui l’attrapent
• Vous pouvez mettre le Sida sous contrôle avec des médicaments mais les
médicaments sont très chers et vous
ne pouvez pas en trouver partout
• Les personnes vivant avec le VIH ont
besoin de notre amour, de notre soutien à
• le VIH se transmet essentiellement
d’une personne contaminée à une
autre par le sexe, le sang, d’une mère
à un enfant
• Nous devons nous assurer que nous
n’avons pas de préjugés face aux
gens qui vivent avec le VIH et le SIDA
• Il est important d’obtenir des informations adéquates consacre le VIH
et le SIDA
• Les parents et les tuteurs peuvent
jouer un rôle important dans l’éducation des enfants sur le VIH et le Sida
et créer un environnement où ils se
sentent à l’aise d’en parler
144
Mesaj kle / Message clé
Kreyol
Français
• Yon zanmi se yon moun ou gen bon
jan relasyon avè l epi ki asepte kèk
bagay ou asepte tou
• Zanmi respekte zanmi. Yo pase tan
ansanm epi youn chèche konnen
lòt
• Yon bon zanmi se yon moun ki toujou ankouraje zanmi l kenbe prensip moral zanmi l lan adopte
• Pami kalite nou jwenn nan yon
bon relasyon amitye, se : youn respekte lòt, youn fè lòt konfyans,
epi youn dispoze ede lòt devlope.
Lè amitye a kont prensip moral
yo, lè youn sispann respekte lòt,
oswa youn sispann apresye lòt,
lè toulède vin kon sa, li lè pou yo
kraze amitye a
• Zanmi kapab enfliyanse zanmi ni
bon sans nan ni nan move sans
• Kòmannman Bondye bay pou youn
renmen lòt la montre nou kòman
li ta renmen nou devlope relasyon
ak amitye ki bon pou sante nou e
ki nan avantaj nou
• Paran ak granmoun ki reskonsab
dwe ede pitit yo chèche konnen
ki kalite amitye ki bon ak ki kalite
amitye ki pa bon
• Paran yo kapab bay jèn yo konsèy
tou lè y ap pran desizyon
Un ami est quelqu’un avec qui vous
avez une bonne relation et qui accepte
quelques chose que vous acceptez
aussi
Les amis se respectent. Ils passent du
temps ensemble et cherchent à se connaitre l’un l’autre
Un véritable ami est quelqu’un qui encourage toujours ses amis à tenir/garder les valeurs morales qu’ils adoptent
Parmi les qualites qu’on retrouve dans
une bonne relation amicale, on peut
citer : le respect reciproque, la confiance réciproque, l’entraide. Quand ces
qualites ne se tiennent plus, cela signifie que l’amitié est à son bout
Un ami peut influencer un autre dna
sle bon et le mauvais sens
Le commandement de Dieu qui dit
de nous aimer les uns les autres nous
montre comment il veut que nous developpions des relations d’amitié qui
soeint avantageuses et bonnes pour
notre santé
Les parents et les tuteurs doivent aider
leurs enfants à differencier la bonne de
la mauvaise amitié
• Les parents peuvent fournir conseil
aux jeunes lorsqu’ils prennent des
décisions
145
Annexe 7
Séance 5 (épisodes 9 et 10)
Notes pour le facilitateur
Activités 1: Les questions de nos enfants
Faire la liste au tableau ou sur le flipchart en 2 colonnes, celle de
gauche pour les questions et celle de droite pour les réponses.
Des exemples de réponses peuvent être :
• Les jeunes filles qui ont leurs règles peuvent tomber enceintes
• Les garçons commencent à produire du sperme
• Les jeunes filles et garçons peuvent être excités par des gens
qu’ils trouvent attirantsEmotionnellement, le jeune commence à ressentir un sentiment d’indépendance par rapport à
ses parents
Activité 2 : Des changements vers le dialogue
Points à faire ressortir durant la discussion en plénière :
• Mona n’impose pas ses points de vue
• Elle écoute sa fille et se rend compte que si elle parle avec le
père de Carole elle n’aidera qu’à empirer la situation…
• Mère et fille décident ensemble
• Mona et Jeanne évitent un conflit majeur entre Antoine et sa
fille, Carole
Mesaj kle / Message clé
Kreyol
Français
•
Di « NON » fèm se kichòy ki • Dire «non» de facon ferme est
enpòtan nan yon moun ki konpòte
quelque chose d’important pour
l avèk fèmte. Kominikasyon se pa
quelqu’un qui se comporte avec fersèlman jès ou fè ak kò w
meté
• Gen lòt bagay nou ka fè pou n bay La communication n’est pas seulement
« NON » an fòs
un geste corporel
• Paran dwe ankouraje pitit yo di «
NON » fèm nan sitiyasyon danje
• Il y a d’autres choses que nous pouvons faire pour renforcer le « NON »
• Les parents devraient encourager
leurs enfants à dire «NON» ferme
dans des situations dangereuses
146
Annexe 8
Séance 6 (épisodes 11 et 12)
Notes pour le facilitateur
Activité 1 : Exclusion sans raison
Quelques points à faire ressortir lors de cette discussion:
• Antoine ne connaît pas la réponse aux questions de Paul et
cela l’énerve
Il se laisse influencer par ce qu’il a entendu «VIH/SIDA est contagieux». Étant donné que les parents de Dominique ont le SIDA
(Selon les rumeurs qui courent), la solution la plus facile pour
lui est d’interdire son fils, Paul, d’être en contact avec Dominique
Activite 6 : Le sac surprise
Note pour l’animateur : Au cours de cette activité, passez d’un
groupe à l’autre pour vous assurer qu’ils ont bien compris la relation entre leur objet et le VIH. Corrigez toute information erronée
en utilisant le guide à la fin de la session. Les participants peuvent
suggérer leurs propres connaissances. Encourager-les à partager ce
qu’ils/elles savent.
147
Mesaj kle / Message clé
Kreyol
Français
•
Kominikasyon nesesè nan
tout relasyon moun ak moun. Bondye vle moun sèvi ak kominikasyon
pou yo viv ansanm, menm jan li vle
nou kominike avè l, konnen l e fè
volonte l
• Kominikasyon vle di asire w moun
nan konprann sa w ap di epi ou
konprann tou moun w ap kominike
avè l la.
• Nan kominikasyon, gen « pawòl
» ou pale epi gen « pawòl » ou di
san pale. Paran ak granmoun ki
reskonsab dwe kominike yon fason
ki klè, ak fèmte, espesyalman lè yo
rankontre sitiyasyon ki pa dakò ak
prensip moral yo
• Paran dwe pran abitid kominike
klè ak pitit yo, yo dwe ede pitit yo
aprann kominike klè, avèk fèmte
nan tout sitiyasyon
• La communication est nécessaire
dans toutes les relations humaines.
Dieu veut que les gens utilisent la
communication pour vivre ensemble, tout comme il veut que nous
communiquons avec lui, que nous le
connaîssons, faire sa volonté
• La communication signifie, s’assurer
que les gens comprennent ce que
vous dites et comprendre les gens
avec qui vous communiquez
• Dans la communication, il y a des dits
et des non-dits. Les parents et les tuteurs doivent communiquer clairement et fermement, en particulier
quand ils rencontrent des situations
qui ne sont pas d’accord avec les
principes moraux
• Les parents doivent prendre l’habitude de communiquer clairement
avec leurs enfants, apprendre aux
enfants de communiquer clairement,
fermement dans toutes les situations
148
Les objets du sac surprise et leur lien avec les IST/le VIH
Un verre ; un ballon de football/basketball ; un téléphone
- Il n’y a aucun risque de transmission du VIH par le biais d’un
verre, d’une poignée de porte, d’un téléphone, d’un sport, etc.
Ce sont de simples contacts. Le VIH ne se transmet pas par de
simples contacts,
- Les fluides qui transmettent le VIH sont : le sang, le sperme, les
sécrétions vaginales et le lait maternel. La salive ne transmet
pas le VIH.
Image d’un homme et d’une femme se tenant par la main
- Le couple sur l’image réduit considérablement ses risques de
contracter le VIH en ayant des rapports sexuels exclusivement
l’un avec l’autre.
- Avoir plus d’un partenaire sexuel au cours d’une période donnée accroît considérablement le risque de transmission du
VIH.
Un récipient d’alcool vide
- Même lorsqu’une fille souhaite refuser des rapports sexuels, il
lui sera plus difficile de faire respecter cette décision à cause
de l’alcool.
- L’alcool fait courir à une jeune fille le risque de subir des violences sexuelles. Un homme ivre est moins susceptible d’écouter une jeune fille qui lui dit non.
- Les adultes et les jeunes qui ont consommé de l’alcool ou peuvent prendre des décisions qu’ils ne prendraient pas lorsqu’ils
sont sobres. La consommation d’alcool peut vous faire oublier
temporairement des informations sur le VIH ou vous faire oublier d’utiliser un préservatif correctement.
- Il est illégal dans notre pays de donner ou de vendre de l’alcool
aux filles et aux garçons de moins de 18 ans. Ces lois visent à
protéger les jeunes contre les méfaits liés à l’alcool.
Abstinence
- L’abstinence de toute activité sexuelle est un choix sain et le
plus approprié pour les jeunes.
- Une abstinence sexuelle complète est efficace à 100% pour
prévenir une grossesse et les IST/le VIH.
149
- Les jeunes devraient trouver d’autres jeunes qui soutiennent
leur décision de ne pas avoir de rapports sexuels. Les jeunes
doivent demander de l’aide lorsque quelqu’un fait pression sur
eux pour avoir des rapports sexuels ou adoptent un comportement sexuel non désiré.
- Lorsque les jeunes ne souhaitent pas s’abstenir, les adultes
doivent leur parler et leur demander d’adopter des comportements sexuels sains, notamment être fidèle à un ou une
partenaire, se faire dépister pour le VIH avec leur/e partenaire
et utiliser le préservatif en permanence et correctement. Les
adultes doivent également les dissuader d’avoir des relations
sexuelles et de les remettre à plus tard.
Le préservatif masculin
- Réduit fortement le risque de transmission des IST/du VIH, lorsqu’il est utilisé correctement du début à la fin, à chaque fois.
- Des études montrent que l’utilisation correcte et systématique
du préservatif réduit le risque d’infection à VIH de 80 à 90%.
- Les préservatifs sont sûrs.
La poupée de bébé
- Les femmes enceintes doivent se rendre à leur clinique locale
afin de s’assurer qu’elles reçoivent les services dont elles ont
besoin pour être en bonne santé - y compris le conseil et dépistage du VIH, le cas échéant
- La transmission du VIH mère-enfant a lieu lorsqu’une mère
séropositive transmet le virus à son bébé. Ceci peut se produire pendant la grossesse, le travail et l’accouchement, ou
l’allaitement. La prise de médicaments antirétroviraux par les
femmes enceintes réduit le risque que le bébé ne soit infecté
par le VIH
- La meilleure option qu’a une mère infectée par le VIH pour
nourrir son bébé dépend de ses circonstances individuelles, y
compris son état de santé et les services locaux. L’allaitement
exclusif est recommandé pour les mères infectées par le VIH
pendant les 6 premiers mois de la vie du bébé, à moins qu’une
alimentation de substitution par du lait maternisé soit acceptable, faisable, abordable, durable et sûre pour elles et leurs
nourrissons avant cet âge.
150
Lorsqu’une alimentation de substitution est acceptable, faisable, abordable, durable et sûre, il est recommandé aux
femmes infectées par le VIH d’éviter d’allaiter.
- Le fait qu’une fille puisse tomber enceinte ne signifie pas
qu’elle réunit les conditions physiques pour donner naissance
à un enfant en bonne santé et en toute sécurité.
- Devenir père implique des responsabilités considérables. Par
exemple, un père devra passer moins de temps sur le terrain
de football et plus de temps à acheter de la nourriture, un abri,
des médicaments, etc.
L’argent
- Par exemple, une jeune fille peut avoir des rapports sexuels
avec un homme plus âgé, des rapports sans préservatif ou
échanger des relations sexuelles contre de la nourriture.
- Échanger des relations sexuelles contre de l’argent ou tout
autre bien (par ex., des vêtements, du savon, une faveur, un
travail, etc.) augmente le risque car les différences de pouvoir
affectent la capacité à négocier des rapports sexuels protégés.
Échanger des relations sexuelles contre un téléphone, de jolies
tresses ou de l’alcool n’est pas sans danger.
- Les jeunes garçons et les filles doivent être encouragés à parler
avec un adulte de confiance s’ils se sentent forcés à avoir des
relations sexuelles en échange d’argent ou d’autres biens.
Les contraceptifs hormonaux (pilules contraceptives, injectables,
etc.)
- Ces méthodes sont efficaces pour prévenir les grossesses, mais
n’empêchent pas la transmission des IST ou du VIH.
Violence
- Parfois, une jeune personne n’a pas l’occasion de prendre la
décision d’avoir des rapports ou d’utiliser un préservatif en cas
de recours à la force ou d’abus d’alcool.
- Les jeunes personnes devraient si possible éviter les lieux dangereux ou s’y rendre en groupe.
- Les adultes doivent conseiller les jeunes âgés de moins de 18
ans afin d’éviter les bars et les autres lieux où l’alcool est vendu
et / ou consommé.
151
- Même s’ils ont vu un homme qu’ils respectent agir violemment contre une jeune fille ou une femme, ils peuvent devenir
plus forts encore en rompant le cycle de la violence.
- Lorsqu’une jeune personne a peur de quelqu’un ou est abusée,
elle doit parler à un adulte de confiance. En cas de viol, la
jeune fille doit demander à un adulte de l’emmener au centre
de santé.
Le diplôme
- Tout le monde peut attraper le VIH, même les personnes instruites.
- Le fait de rester à l’école ouvre des possibilités d’avenir, permettant de trouver un bon travail et de mener une vie meilleure.
- Le VIH, la grossesse ou le fait de devenir père avant d’être prêt
peut mettre fin au rêve de poursuivre des études.
L’alliance
- Le mariage peut protéger du VIH si les deux partenaires ont fait
un test de dépistage, s’ils sont séronégatifs et restent fidèles
l’un à l’autre.
- Pour certains, le fait d’attendre le mariage avant d’avoir des
relations sexuelles fait partie de leur religion. D’autres trouveront que les relations sexuelles ont plus de sens lorsqu’elles
sont réservées au mariage.
- Pour les jeunes filles, un mariage précoce peut signifier la fin
de leur scolarité et de leur espoir d’un avenir meilleur, ainsi
qu’une exposition précoce au VIH.
Le symbole d’initiation
- Pour les initiations qui impliquent de se couper, le VIH peut se
transmettre par le sang d’un initié à l’autre si le même outil est
utilisé et n’est pas stérilisé correctement entre chaque utilisation.
- La circoncision masculine, lorsqu’elle est pratiquée correctement, peut réduire la propagation du VIH. Les hommes circoncis peuvent toutefois contracter le VIH. Ils doivent donc se
faire dépister, être fidèles à une seule partenaire et utiliser des
préservatifs.
152
- Les cérémonies d’initiation qui encouragent les jeunes à avoir
des rapports sexuels avec des adultes ou d’autres jeunes ou
à prendre des herbes pour accroître le désir sexuel peuvent
propager le VIH en encourageant les jeunes à avoir des rapports avant d’être prêts sur les plans émotionnel et physique.
Annexe 9
Séance 7 (épisodes 13 et 14)
Notes pour le facilitateur
Activité : Le dialogue dans la famille
Quelques points à faire ressortir lors des discussions :
• Parlez à tous les membres de la famille, grands et petits avec
respect.
• Écoutez l’autre attentivement. Ne faites rien d’autre quand
vous écoutez.
• Soyez patients
• Évitez de parler à un membre de la famille quand vous êtes en
colère. La colère vous fait dire des choses que vous ne voulez
pas dire.
Activite : Mythes et faits sur la sexualite
Outre les mythes et les faits de l’a Fiche pratique n° 3, vous pouvez
compléter le jeu avec vos propres mythes fondés sur les croyances
locales. Par exemple, dans certaines régions, un mythe est que la
seule façon d’obtenir de la vitamine K est d’avoir des relations sexuelles.
FICHE TECHNIQUE SUR LA PUBERTE: Mythes et faits sur la puberté
La puberté commence au même âge pour tout le monde »
MYTHE/FAUX
o La puberté commence et se termine à différents âges chez les
filles et les garçons. Les jeunes vivent les changements dus à la
puberté à leur propre rythme. La différence d’une personne à
l’autre est normale et ne peut pas être changée.
153
Les filles connaissent souvent des changements dus à la puberté avant les garçons : FAIT/VRAI
Les filles connaissent souvent des changements dus à la puberté avant les garçons. C’est un processus normal.
Les filles et les garçons exagèrent les hauts et les bas émotionnels dus à la puberté » MYTHE/FAUX
o Au cours de la puberté, le corps produit davantage d’hormones
qui causent des changements physiques dans le corps ainsi
que des changements des sentiments et du comportement. Il
est possible de se sentir dynamique et gai/e à un moment, puis
fatigué/e et irrité/e à un autre. Les hauts et les bas émotionnels sont normaux.
Pendant la puberté, seuls les garçons éprouvent un désir sexual MYTHE/FAUX
o Au cours de la puberté, les filles et les garçons connaissent des
désirs sexuels. Ces sentiments peuvent impliquer des changements physiques comme une accélération du rythme cardiaque, une sensation d’échauffement au visage et/ou des organes génitaux. Parfois, les garçons éprouvent une excitation
sexuelle pendant leur sommeil et peuvent voir une substance
humide dans leur lit. C’est ce qu’on appelle l’éjaculation. Ces
sentiments nocturnes surviennent également chez les filles
sans produire de substance humide. Il est important de se rappeler que ces sentiments de désir sont normaux et sont des
signes d’un corps sain.
Un enfant est conçu lorsque le germe d’un homme rencontre
l’ovule d’une femme :
FAIT/VRAI
Quand un homme et une femme ont des rapports sexuels ou
font l’amour, l’homme introduit son pénis dans le vagin de la
femme et libère sa semence (sperme). La grossesse est provoquée lorsque le sperme de l’homme rencontre l’ovule de la
femme.
154
Lorsqu’un garçon a une érection sans avoir de relations sexuelles, il peut tomber malade ou devenir stérile : MYTHE/FAUX
o Lorsqu’un garçon a une érection, il n’a pas besoin d’avoir des
relations sexuelles et ne sera pas malade ni stérile s’il n’a pas
de relations sexuelles. Une érection ne signifie pas qu’il faut
avoir des relations sexuelles immédiatement.
Pendant la puberté, des changements physiques se produisent
dans le corps qui permettent à une fille de tomber enceinte et
à un garçon de mettre une fille enceinte FAIT/VRAI
Au cours de la puberté, le corps des garçons et des filles change
considérablement. Les filles peuvent tomber enceinte et les
garçons peuvent mettre une fille enceinte. Il est très important
de se rappeler que le fait d’être prêt physiquement prêt pour
la grossesse est très différent du fait d’être prêt émotionnellement.
Chez les filles, les règles sont régulières et sont toujours les
mêmes : MYTHE/FAUX
o Des règles irrégulières sont fréquentes chez les filles qui commencent à peine leur menstruation. Par exemple, une fille
peut avoir le même nombre de jours entre ses règles pendant
deux mois, puis avoir un intervalle plus court entre ses deux règles le mois suivant. Son cycle menstruel se régularisera probablement avec le temps, même si elle est susceptible d’avoir des
règles irrégulières à l’âge adulte. Il est normal d’avoir de légers
saignements pendant un jour ou deux au milieu d’un cycle.
Une jeune fille est plus fertile certains jours du cycle menstruel
: FAIT/VRAI
Les filles et les femmes sont les plus fertiles au moment de
l’ovulation, environ 14 jours avant leurs prochaines règles.
Une fille peut tomber enceinte, même si le garçon n’éjacule
pas FAIT/VRAI
Une très petite quantité de liquide peut s’écouler du pénis
avant l’éjaculation. Ce liquide contient des spermatozoïdes ;
le sperme se déplace vers l’ovule d’une femme et peut provoquer une grossesse.
155
Sa pou nou sonje
Mesaj kle / Message klé
Kreyol
Français
• Lè yon moun ap koute, li fè atansyon e li reflechi sou sa moun nan
ap di
• Trè souvan, moun tande men yo pa
koute
• Se aprann ou aprann koute, e toutotan ou pratike sa, ou vin pi fò
• Paran bezwen devlope kapasite
pou yo koute pou yo ka kominike
pi byen ak pitit yo
• Quand quelqu’un écoute, il fait attention, il pense sérieusement à ce
que les gens disent
• Très souvent, les gens entendent,
mais n’écoutent pas
• Vous devez apprendre à écouter,
aussi longtemps que vous pratiquez
l’écoute, vous devenez plus apte
• Les parents ont besoin de développer la capacité d’écouter pour mieux
communiquer avec leurs enfants
156
Annexe 10
Séance 8 (épisodes 15 et 16)
Mesaj kle / Message clé
Kreyol
Français
Se pou paran ak granmoun ki reskonsab ede jèn yo konprann:
• Se nòmal pou w renmen ak yon
moun. Bondye vle pou nou youn
renmen lòt. Li vle tout moun ki nan
yon relasyon damou pran reskonsabilite yo
• Renmen se yon detay kle nan yon
relasyon djanm kote ki gen respè,
depi lè youn ap file lòt
• Souvan sa difisil pou nou konnen si
nou renmen yon moun oswa si yon
lòt moun renmen nou
• Moun kapab konfonn renmen ak
lòt bagay tankou atirans ant fi ak
gason, anvi fè sèks, renmen kout
zèklè, jalouzi ak anvi kontwòle
moun. Souvan, yo sèvi avèk yo
kòm eskiz pou yo antre nan fè sèks
• Lè w avèk yon moun ki renmen w,
sa ede w devlope tout kapasite w,
men se nou toulède ki pou travay
ansanm pou sa rive
• Yon moun ki renmen w pa ba w
presyon pou l fè w fè sa w pa vle fè
Paran ak granmoun ki reskonsab dwe
ede jèn yo konprann:
o Renmen plis pase fè sèks
o Renmen se pale sa w santi, se pale
sou sa w vle.
o Renmen se youn chèche konnen
lòt pi byen, se pran plezi ansanm
san n pa bezwen antre nan fè sèks
Les parents et les tuteurs doivent aider
les jeunes à comprendre:
Il est normal que vous aimiez quelqu’un.
Dieu veut que nous nous aimions les
uns les autres. Il veut que tout un chacun dans une relation d’amour, assume
sa responsabilité
L’amour est un détail important dans
une relation forte, là où il y a le respect,
Souvent ll est difficile de savoir si on
aime quelqu’un ou si quelqu’un d’autre
nous aime
Les gens peuvent confondre l’amour à
des trucs comme l’affinité, l’envie de
faire le sexe, comme le coup de foudre,
la jalousie et le désir de contrôler les
gens. Souvent, on les utilisent comme
une excuse pour entrer en relation sexuelle
Lorsque vous utilisez une personne
qui vous aime, vous aide à développer
votre capacité, mais vous avez tous
deux de travailler ensemble pour atteindre cet
Une personne qui vous aime ne vous
donne pas la pression de faire ce que
vous ne voulez pas faire
Les parents et les tuteurs doivent aider
les jeunes à comprendre:
Aimer beaucoup plus que faire du sexe
L’amour c’est dire ce que vous ressentez, parler de ce que vous voulez.
L’amour c’est chercher à bien se connaître, s’amuser ensemble sans avoir
besoin d’entrer en relations sexuelles
157
Annexe 11
FORMULAIRE DE PRE-TEST et POST-TEST
Lieu : _____________________________________________
Âge : _____________________________________________
Date : ____________________________________________
Cochez une réponse :
Pré-test
Post-test
Je suis
Je ne
d’accord sais pas
1. Il est facile pour les adultes de communiquer avec
les jeunes
2. Aujourd’hui, j’ai dit à un jeune de mon entourage
que je l’aimais
3. Les jeunes n’ont pas besoin de confidentialité. Alors
que les jeunes partagent leurs problèmes avec des
adultes, les adultes peuvent partager leurs problèmes
avec n’importe qui.
4. Il est important pour les adultes de connaître leurs
propres valeurs sur la sexualité avant d’en discuter
avec les jeunes.
5. Une fille qui a ses règles peut tomber enceinte lors
de ses premiers rapports sexuels.
6. Les adultes doivent savoir où se trouve leur adolescent/e en permanence.
7. Il est acceptable pour un adulte de répondre à
jeune « Je ne sais pas ».
8. Il est possible de contracter le VIH en partageant un
verre avec une personne infectée par le VIH.
9. Cela me gêne de parler aux jeunes sur la façon dont
se transmet le VIH.
10. Il n’est pas nécessaire pour les adultes de parler de
sexualité avec les jeunes parce qu’ils ou elles apprendront tous ce qu’il faut savoir auprès des autres
11. J’ai partagé avec mon adolescent/e les espoirs et
les rêves que j’ai pour lui/elle.
12. Je suis un modèle positif pour les jeunes.
158
Je ne
suis pas
d’accord
159
No Nom et Prénom
Sexe (M/F)
Nom du facilitateur : ________________________
Age
Présence (veuillez marquer un « x »
pour indiquer la présence à chaque
session)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Communauté : __________________________
Annexe 12
Registre de présence du programme de formation Paran Pitit An n Pale
160
Didacarts / didacartsa@gmail.com