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(2014-06) Gid animatè a pou emisyon radyo Paran Pitit Ann Pale

(2014-06) Gid animatè a pou emisyon radyo Paran Pitit Ann Pale

Ministè Sante Piblik ak Popilasyon (MSPP) 2014 160 paj
Rezime — Gid pou anime gwoup koute emisyon radyo Paran Pitit Ann Pale a, ki gen ven epizòd. Emisyon an ankouraje paran yo pale ak pitit yo sou devlopman seksyèl, VIH ak sida.
Dekouve Enpotan
Deskripsyon Konple

Gid la mache ak ven epizòd radyo sou dyalòg ant paran ak pitit, epi li di kijan pou anime gwoup koute yo. Gwoup yo gen 24 patisipan maksimòm, epi gid la konseye fè gwoup omojèn pou echanj yo pi fasil, ankouraje moun vin nan tout rankont yo epi evite pran nouvo moun apre seri a kòmanse. Òganizasyon pratik la kouvri sal la, chèz, yon aparèy pou koute, flipchart ak makè, ase kopi ede memwa, respekte lè a, yon ti kolasyon si posib, ak yon seremoni fèmti ak sètifika apre dis seyans yo. Yon seksyon sou fason pou anime mande animatè a wè patisipan yo kòm espè ki gen bagay pou pataje. Plan sesyon an kòmanse ak yon seyans entwodiksyon epi li mete epizòd yo de pa de nan seyans de zè de tan. VIH ak sida travèse tout kontni an.

Sije
SantePwoteksyon Sosyal
Jewografi
Nasyonal
Peryod Kouvri
2014 — 2014
Mo Kle
Haiti, radio series, parent child dialogue, sexual health, HIV, AIDS, facilitation guide, MSPP, 2014
Antite
MSPP, Paran Pitit Ann Pale
Teks Konple Dokiman an

Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.

Le Guide de l’Animateur Guide d’accompagnement de l’émission radiophonique « Paran Pitit Ann Pale » Révisé en juin2014 1 Le Guide de l’Animateur Guide d’accompagnement de l’émission radiophonique « Paran Pitit Ann Pale » Révisé en juin2014 Le Guide de l’Animateur Guide d’accompagnement de l’émission radiophonique « Paran Pitit Ann Pale » Révisé en juin2014 Préambule Ce guide est destiné pour accompagner la série de 20 épisodes radiophoniques « Paran Pitit Ann Pale » sur le dialogue entre parents et enfants. Il vise à encourager les parents à jouer le rôle de conseillers pour leurs enfants en matière d’éveil sexuel. Idéalement : C’est une facilitation qui assure une progression dans la réflexion et la recherche de solutions par le groupe. Le facilitateur guide mais n’impose pas où « enseigne » aux autres. Comment organiser les groupes d’écoute ? • Le choix des participants - Former des groupes de 24 participants au maximum. Essayer dans la mesure du possible d’avoir des groupes homogènes, c’est-à-dire des participants qui ont des intérêts semblables, afin de faciliter les échanges et prévenir les conflits. - Encourager les participants à participer à toutes les rencontres/ séances. Il est préférable d’éviter d’accueillir de nouveaux participants une fois la série de rencontres commencée. Prévoyez quoi faire si des intéressés se présentent tardivement par exemple : les inviter à s’inscrire à la prochaine série de rencontres. • L’organisation des rencontres - Trouver un local adéquat pour la rencontre - Assurez-vous d’avoir suffisamment de chaises pour les participants - Assurez-vous d’avoir avec vous un magnétophone et tous les matériels dont vous aurez besoin pour le bon déroulement de la rencontre, y compris un nombre suffisant de copies des aidemémoire. Pour chaque séance, il vous faudra au moins un flipchart et marqueurs ou bien un tableau. - La rencontre ne doit pas durer plus longtemps que prévu, à moins que les participants eux-mêmes le demandent. 6 - Dans la mesure du possible, prévoyez une collation pour les participants à la fin de chaque rencontre. - Il est important de prévoir à la fin des 10 séances une petite cérémonie de clôture, ainsi que la remise de certificats aux parents présents, le cas échéant. Quelques conseils pour l’animation Voici quelques conseils pour vous permettre de renforcer votre rôle en tant qu’animateur • Lire le manuel da facon complète avant de commencer les sessions; • Prendre connaissance de l’ensemble des sessions avant de les animer et préparez les supports à l’avance ; • Adapter les activités et les discussions de groupes pour que les sessions soient plus adaptées au niveau d’éducation de votre groupe; • Permettre aux gens de parler ouvertement sans les juger; • Éviter les commentaires négatifs ou critiques de la part de certains participants envers d’autres; • Corriger les notions erronées chaque fois que cela est nécessaire, mais tout d’abord, comprenez le point de vue de celui qui parle; • Développer un système où vous demandez aux participants de retenir jusqu’à la pause ou à une session ultérieure, les questions ou commentaires qui ne sont pas pertinentes pour les objectifs de la session. Expliquez aux participants que ce qu’ils/ elles pensent est important et vous y reviendrez à un moment plus appropriée; • Planifier des activités de mise en train (Brise-glace). Celles-ci peuvent être la transition parfaite d’une activité à l’autre ou elles peuvent être utilisées en cas de baisse d’attention de la part des participants ; 7 • S’assurer de ne pas parler plus que les participants. Si vous vous rendez compte que c’est vous qui parlez le plus, encouragez les participants à répondre aux questions des autres. Par exemple, si quelqu’un pose une question, ouvrez la discussion aux participants de la manière suivante : Quelqu’un a-t-il une réponse à cette question? • Faire en sorte à ce que les sessions soient amusantes et agréables; • Conclure les sessions sur une note positive, avec un message clair à retenir. Au besoin, identifier les prochaines étapes ou les solutions potentielles au problème. Il est préférable de terminer les sessions avec des solutions positives et durables pour répondre aux questions débattues. Un(e) bon(ne) animateur/trice :  Perçoit les participants comme des experts ayant des informations et des compétences à partager plutôt que de se considérer lui-même/elle-même comme le seul expert présent dans la pièce ;  Encourage les participants à apprendre les uns des autres et se perçoit comme guidant le processus plutôt que de considérer les participants comme des bols vides attendant sagement d’être remplis par les connaissances de l’animateur;  Pense que nous apprenons par l’action, l’expérience, la pratique et en ressentant les choses, plutôt qu’en mémorisant, en répétant, en enregistrant les informations ;  Considère que plusieurs réponses sont possibles pour répondre à une question ou situation, plutôt qu’une seule bonne réponse ;  Pense qu’il est important pour tous de participer et d’être impliqué dans le processus d’apprentissage, plutôt que de penser que la meilleure façon de diriger une séance consiste à parler seul devant le groupe 8 Signification des icônes Tout au long de ce manuel, quelques icônes apparaîtront pour vous permettre de vous orienter parmi les différentes formes d’information : Objectif : Temps / Durée : Question : Message Clé : Support : Notes 9 Séance 0 (Introduction)(60 mns) Activité 1 : Bienvenue et aperçu du programme (10 mns) o Accueil o Présentation et Attentes o Objectifs du programme Activité 2 : Règles de base (10 mns) Activité 3 : Pré-test (10 mns) Activité 4 : Système de soutien (15 mns) Activité 5 : Clôture de la séance (15mns) Séance 1 (épisodes 1 et 2) 2 hres Activité 1 : Objectif de la rencontre Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 1 et 2 (30 mns) Activité 3 : Synthèse / Résumé des épisodes 1 et 2 (15mns) Activité 4 : Difficultés des parents (25mns) Activité 5 : Surmonter les difficultés (40min) Activité 6 : Rappel des Messages Clés liés à la séance (5mns) Activité 7 : Clôture de la séance (5mns) Séance 2 (épisodes 3 et 4) : 2h30 mns Activité 1 : Objectif de la rencontre, Brise glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 3 et 4 (30 mins Activité 3 : Synthèse des épisodes / Résumé des épisodes 3 et 4 (20mns) Activité 4 : Nous ne sommes pas seuls (25mns) Activité 5 : A la Recherche d’informations fiables (20mns) Activité 6 : Parler de sexualité avec les jeunes Activié 7 : Les Quatres principes de base (15mns) Activité 8 : Rappel des Messages Clés Messages lies a la séance (5mns) Activité 9 : Clôture de la séance (5mns) Séance 3 (épisodes 5 et 6) : 2h30 Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise Glace (10 mns) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 5 et 6 (30mns) Activité 3 : Résumé des épisodes 5 et 6 (20mns) Activité 4 : Sexe et genre/ Rôle des hommes et des femmes (75 mns) 10 Activité 5 : Rappel des Messages Clés liés à la séance (5mns) Activité 6 : Clôture de la séance (5mns) Séance 4 (épisodes 7 et 8) : 2h 30 mns Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise- glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 7 et 8 (30 min) Activité 3 : Résumé des épisodes 7 et 8 (20 min) Activité 4 : Comportements autoritaires (30 min) Activité 5 : Gestion des conflits (55 min) Activité 6 : Rappel des messages cles liés à la séance (5 mns) Activité 7 : Clôture de la séance (5 mns) Séance 5 (épisodes 9 et 10) : 2 heures 30 mn Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 9 et 10 (30 min) Activité 3 : Résumé des épisodes 9 et 10 (20 min) Activité 4 : Réactions aux questions de nos enfants (25 min) Activité 5 : Changements vers le dialogue (35 min) Activité 6 : Quels sont les endroits dangereux (20 mn) Activité 7 : Rappel des Messages Clés liés à la séance 5 mn Activité 8 : Clôture de la séance réunion (5 min) Séance 6 (épisodes 11 et 12) : 2 heures 30 Activité 1 :Objectif de la rencontre Brise-glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 11 et 12 (30 min) Activité 3 : Résumé des épisodes 11 et 12 20 mns Activité 4 : Rôle des parents (25 min) Activité 5 : Mythes et rumeurs sur le VIH et le SIDA (20 min) Activité 6 : Le sac surprise, 15 mns Activité 7 : Rappel des messages cles lies à la séance 10 mns Activité 8 : Clôture de la séance 5 mns Séance 7 (épisodes 13 et 14) : 2h30 mns Activité 1 : Objectif de la rencontre - Brise-glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 13 et 14 (30 min) Activité 3 : Résumé des épisodes 13 et 14 (20 min) Activité 4 : Dialogue dans les familles (45 min) Activité 5 : Gestion de la colère (30 mn) Activité 6 : Faits et Mythes sur la puberté et la sexualité 11 Activité 7 : Messages Clés liés à la séance (10 mns) Activité 8 : Clôture de la séance (5 min) Séance 8 (épisodes 15 et 16) : 2 h 45 mn Activité 1 : Objectif de la rencontre - Brise-glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 15 et 16 (30 min) Activité 3 : Résumé des épisodes 15 et 16 (20 min) Activité 4 : Renforcer le dialogue entre les époux (45min) Activité 5 : Renforcer le dialogue avec les enfants (15 mns) Activité 6 : Traditions dans les familles Activité 7 : Estime de soi chez les enfants (20 mns) Activité 8 : Suis-je le modèle pour son adolescent Activité 9 : Rappel des messages clés liés à la séance 10 mns Activité 10 : Clôture de la séance (5 min) Séance 9 (épisodes 17 et 18) : 2h00 Activité 1 : Objectif de la rencontre - Brise glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 17 et 18 (30 min) Activité 3 : Résumé des épisodes 17 et 18 (20mns) Activité 4 : Rôle de la communauté (25 min) Activité 5 : Stigmatisation et conséquences (25 mins) Activité 6 : Clôture de la séance (5 mns) Séance 10 (épisodes 19 et 20) : 2h00 Activité 1 : Objectif de la rencontre / Brise glace (10 min) Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes (30 min) Activité 3 : Résumé des épisodes 19 et 20 (20 min) Activité 4 : Résumé des émissions radio (30 min) Activité 5 : Mon engagement vis-à-vis de mon adolescent/e Activité 6 : Clôture de la séance (5min) 12 Séance 0 : Introduction Bienvenue aux épisodes radiophoniques « Paran Pitit Ann Pale » sur le dialogue entre parents et enfants Aperçu de la session Description de la session : Au cours de cette session d’introduction, les participants de la session : apprennent l’objectif de « Paran pitit Ann pale » et fixent les règles de leur participation au programme de formation D’ici la fin de la session, les participants seront en mesure de : 1. Citer l’objectif du programme de formation! 2. Discuter des raisons qui expliquent pourquoi il est important pour les adultes de bien communiquer avec les jeunes. 3. Réfléchir et se mettre d’accord sur des règles de base. 60 mns Tableau et craie ou feuille volante et marqueur Préparation : Puisqu’il s’agit de la première session, il se peut que vous ayez un doute quant au niveau d’alphabétisation du groupe. Assurez-vous d’offrir toutes les informations au cours de cette première session sous plusieurs formes, en écrivant, en parlant et en utilisant des images, en recourant toujours à un langage clair. Si les participants hésitent à prendre la parole, vous pouvez utiliser un « symbole de parole » pour commencer. Expliquez que vous, l’animateur, passerez le symbole de parole (un bâton ou un morceau de papier enroulé) à un (e) participant (e). Vous allez fermer les yeux et dire « Tic-Tac, tic, tac » jusqu’à ce que tu t’arrêtes. Le ou la participant/e qui a le symbole en main au moment où vous vous arrêtez, raconte, tandis que les autres écoutent. 13 Le ou la participant/e passe alors le symbole à un/e autre participant/e, qui parle pendant que les autres écoutent...et ainsi de suite. Activité 1 : Bienvenue et aperçu du programme : 10 minutes ÉTAPE I :  Souhaiter la bienvenue aux participants au programme d’émissions radiophoniques et partager avec eux l’agenda, y compris le lieu des séances d’écoute et de dialogue, les dates, les horaires, etc. ETAPE II :  Faire votre présentation, puis demander aux participants de se mettre à deux, de préférence avec quelqu’un qu’ils ne connaissent pas bien. Puis demander à chacun de présenter son / sa partenaire au groupe en mentionnant les informations suivantes : Nom et prenom, adresse, occupation, nombre d’enfants âgés entre 10 et 17 ans dans leur famille, etc... ETAPE III :  Donner aux participants les informations suivantes sur le Programme - Ce que c’est - La vision du programme - Les objectifs du programme - Nombre d’épisodes radiophoniques (20) - Nombre de séances (10) - Nombre de participants attendus par séance (24) - Conditions de participations ETAPE IV :  Expliquer que l’objectif du programme consiste à : « Préparer les parents, tuteurs, conseillers et autres adultes concernés à mieux communiquer avec les jeunes âgés de 10 à 17 ans sur les besoins, les préoccupations et les intérêts uniques des adolescents. 14 Il vise également à aider les adultes à renforcer et à entretenir des relations de soutien avec les jeunes en améliorant les compétences de communication, d’identification à un modèle et les capacités relationnelles, ainsi que les connaissances sur le VIH, la puberté et la sexualité. » ETAPE V  Poser aux participants les questions suivantes: a. Avez-vous des questions sur l’objectif du programme ? b. Avez-vous certaines préoccupations que vous souhaitez partager ? c. Avez-vous certaines attentes du programme que vous souhaitez partager? Activité 2 : Les règles de base : 10 minutes ÉTAPE I  Demander aux participants si ils ou elles connaissent les règles de base ou les normes de groupe. Si personne ne connaît la signification d’une règle de base, expliquez que ce sont des règles établies par le groupe régissant le comportement pendant le programme. Exemples de règle de base : - S’engager à arriver à l’heure. - Savoir comment ils vont se soutenir mutuellement au cours du programme - par exemple, en partageant ce qu’ils ont appris avec les autres. - S’engager de répondre à tous les rendez-vous et d’écouter toutes les séances 15 ÉTAPE II Demander au groupe de réfléchir à des règles de groupe. Une fois que le groupe a cité toutes ses règles, lisez les règles de base proposées ci-dessous que les participants n’ont pas mentionnées et demandez-leur s’ils ou elles souhaitent ajouter les règles de base proposées. Suggestions de règles de groupe Horaire L’animateur et les participants doivent respecter les horaires de début et de fin de session. Confidentialité En raison de la nature sensible de certains sujets, les participants peuvent partager des expériences ou des choses qui ne doivent pas être répétées. Ce qui est dit ici ne doit pas être répété ailleurs. Les participants ne doivent pas citer les noms de n’importe quelle autre personne lorsqu’ils ou elles donnent des exemples. Participation Engagez-vous de participer et de vous engager de manière active aux activités et aux discussions. Ecoutez de manière ouverte. Il est sain de ne pas être d’accord, mais il est inacceptable de porter un jugement sur une personne en raison de ses sentiments, opinions ou expériences. Respect Soyez respectueux. La signification du respect peut être différente selon les personnes, mais généralement, il s’agit d’écouter l’autre, de ne pas l’interrompre, de ne pas porter de jugement et de traiter les autres comme vous aimeriez que l’on vous traite. ÉTAPE III Afficher les règles de base sur le mur pour qu’elles soient visibles de tous pendant le programme, puis demander aux participants de surveiller à leur application. 16 Activité 3 : Pré-test : 10 minutes ETAPE IV  Administrer le pré/post test du programme aux participants. Celui-ci se trouve dans ce document (en annexe 11) à la fin du manuel. Instructions pour les animateurs : Faire passer ce test avant la première session et une fois de plus après la dernière session. Si les participants sont alphabétisés : - Donner un formulaire à chaque participant/e. Lire chacun des énoncés suivants à voix haute. En réponse à l’énoncé, demander aux participants de cocher la case - « Je suis d’accord », « Je ne sais pas » ou « Je ne suis pas d’accord ». Si les participants ne savent pas lire et écrire : - Utiliser un seul formulaire pour les réponses du groupe. Lire chacun des énoncés à voix haute. Demander aux participants de se couvrir les yeux et de voter pour une réponse des reponses suivantes, en levant la main « Je suis d’accord », « Je ne sais pas » ou « Je ne suis pas d’accord ». Compter les réponses et les inscrire dans la colonne appropriée à chaque réponse. 17 Activité 4 : Système de soutien : 15 minutes ÉTAPE I  Demander aux participants de trouver un/e partenaire. En tant que partenaires, ils se soutiendront mutuellement pendant les sessions et lors des activités pratiques à la maison. Laisser à chaque groupe de deux participants 5 minutes pour apprendre à se connaître et échanger des idées sur la façon dont ils/elles peuvent se soutenir mutuellement tout au long du programme et au-delà, par exemple, en partageant leurs expériences mutuelles. ÉTAPE II  Rassembler le groupe et demander à chaque paire de partager une ou deux idées sur la façon dont ils/elles envisagent de se soutenir mutuellement tout au long du programme et au-delà. Activité 5 : Conclusion de la session : 15 minutes ÉTAPE I  Remercier les participants pour leur participation et leur dire que leur adolescent/e a de la chance d’avoir des adultes dans leur vie qui se soucient d’eux/elles. ETAPE II  Expliquer qu’à la fin de chaque session, vous leur suggèrerez une activité qu’elles peuvent mettre en pratique de leur côté pour renforcer les compétences et connaissances acquises ce jour-là. 18 ETAPE III - Dire aux participants : Entre aujourd’hui et la prochaine réunion du groupe, réfléchissez aux éléments suivants : o Les choses dont vous et votre adolescent/e parlerez pendant cet intervalle o Les questions que vous aimeriez poser à votre adolescent/e mais que vous ne pouvez pas - Encourager les partenaires à se soutenir mutuellement pendant les sessions et au cours des activités pratiques à la maison - Discuter de la logistique de la prochaine rencontre : • QUAND se déroulera la prochaine session ? • OÙ se déroulera la prochaine session ? • QUEL(S) thème(s) sera (ont) couvert(s) ? 19 Séance 1 : Parler avec les enfants sur la sexualité (épisodes 1 et 2) Objectif de la rencontre Encourager les parents à jouer le rôle de conseillers pour leurs enfants en matière d’éveil sexuel. Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront : • Pris conscience des raisons qui peuvent empêcher les parents de parler avec leurs enfants de sexualité et d’autres sujets délicats. • Réfléchi sur l’importance de se renseigner afin de mieux conseiller leurs enfants. 2 heures • Les cassettes de la première et du deuxième épisode • Un magnétophone • Des piles pour magnétophone • Des grandes feuilles (flipchart) • Dessin de petit bonhomme montrant les trois catégories décrites plus loin (p.8) • Des marqueurs de différentes couleurs • Points clés de la séance « Pourquoi parler de la sexualité avec vos enfants? » 20 Activité 1 : Objectif de la rencontre Déroulement ETAPE 1 Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ETAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez, par exemple, inviter les participants à chanter un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ETAPE 3 Faire un rappel de la session précédente Activité 2: Écoute ou lecture des épisodes 1 et 2 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min) ETAPE 1  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants les cassettes du premier et du deuxième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront sûrement intéressés à écouter—ou même à re-écouter l’émission.  Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses qui suivantes.  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (ceux qui l’ont entendue à la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leur récit au besoin. ETAPE 2 Synthèse des épisodes 1 et 2 : EMISSION 1 : Résumé de L’histoire 21 Jeanne vient d’avoir ses premières règles. Cela l’effraie car elle ne sait pas de quoi il s’agit. Elle va donc trouver sa mère, Mona, pour lui poser des questions. Mais en guise de conseils, sa mère s’en prend à elle en lui intimant l’ordre de ne plus jouer avec ses copains garçons car avoir ses règles est synonyme de tomber enceinte à n’importe quel moment. La peur de Mona s’explique par le fait qu’elle est elle-même tombée enceinte très jeune par manque d’information et craint que la même chose arrive à sa fille. Suite à la discussion avec sa mère, Jeanne va approcher ses camarades maintenant en fonction de ce que sa mère lui a dit, mais cela ne fait qu’empoisonner l’amitié qu’il y avait entre eux. Jeanne se rend chez Carole, sa meilleure amie. En entrant, elle croise le père de Carole, Antoine, veuf et gros commerçant dans le bourg, et son fils Paul. Antoine ne comprend pas pourquoi Jeanne est de si mauvaise humeur. Elle est toujours gaie. Paul pose une question drôle à son père sur les relations amoureuses. Fâché, son père l’envoie ‘’aux quatre vents’’. EMISSION 2 : Résumé de L’histoire Les premières règles de Jeanne bouleversent Mona. Elle essaie de trouver des réponses à ses questions auprès d’autres femmes au marché. Elle y croise Claudette et finalement Madame Masséna, mère de 3 adolescentes plus âgées que sa fille Jeanne. Madame Masséna fréquente régulièrement un club de parents dans la commune ou on trouve des réponses à ces questions. Elle y invite Mona qui accepte, d’autant plus qu’elle se rend compte que sa fille plait aux hommes en entendant leurs commentaires. Cela la concerne au premier plan. Jeanne va chez Carole, sa meilleure amie. Elle lui parle de ses premières règles et des avertissements de sa mère pour ne plus jouer avec les garçons. Carole l’encourage à faire le contraire arguant qu’après ses règles elle a gardé ses contacts avec les garçons. Elle a même un copain depuis 3 mois. Elle lui conseille donc de se faire un copain aussi. 22 Jeanne a peur de s’engager craignant les éventuelles représailles de ses parents. Mais malgré sa nature engageante, extravertie, Carole connaît elle aussi des difficultés de communication avec son père Antoine. Il faut dire qu‘Antoine est un ours. Pour lui la communication est à une seule voie surtout quand il s’agit de ses enfants. Il n’a aucune idée que Carole fréquente un garçon. Mais Paul, le petit frère de Carole, est toujours sur le point de lui révéler son existence. Carole, reprochant à Jeanne de ne pas avoir de petit ami, va lui montrer comment flirter et plaire aux garçons. Assis dans son magasin avec son fils Paul et se plaignant de la montée de prix, Antoine voit passer 2 adolescents acoquinés. Il émet un commentaire musclé sur les relations sentimentales précoces et prévient Paul d’éviter d’être dans de telles situations, sinon il lui fera la peau, ainsi qu’à sa soeur Carole. 23 Activité 3: Résumé des épisodes 1 et 2 Résumé des épisodes par les participants (15min)  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire de la première et de la deuxième épisode.  Utiliser les questions suivantes pour aider les participants à résumer l’histoire : Première épisode : - Qu’est-ce qui se passe entre Jeanne et sa mère, Mona ? - Que se passe-t-il dans la tête de Jeanne? Deuxième épisode : - Qu’est-ce qui se passe entre Jeanne et ses amis garçons ? - Pourquoi est-ce que Carole doit cacher à son père qu’elle a un petit ami ? - Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? - Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? - Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4: Difficultés des parents Les difficultés des parents (25 min) ETAPE 1 Demander au groupe :  Connaissez-vous des parents qui ont des difficultés semblables à celles de Mona et d’Antoine ?  Est-ce que cela arrive, que les parents ne se sentent pas en mesure de parler de sujets liés à la sexualité avec leurs enfants? 24 ETAPE 2 Explorer avec les participants :  Quelles sont les raisons pour lesquelles les parents ne se sentent pas à l’aise de parler de sexualité avec leurs enfants ? Lister les réponses des participants sur une feuille de flipchart. ETAPE 3 Faire remarquer aux participants que les raisons qu’ils évoquent sont liées soit au manque d’informations, aux idées erronées que les parents ont ou à leurs propres sentiments. Montrez-leur les dessins suivants (que vous avez préparés d’avance) : Encercler sur le flipchart les réponses des participants avec des couleurs différentes correspondant à chacune des catégories (bleu pour le manque d’information, vert pour les idées erronées, et rouge pour les sentiments) 25 Activité 5: Surmonter les difficultés Quoi faire? (40 min) ETAPE 1  Poser les questions suivantes au groupe : • Qu’est-ce qu’on peut faire, en tant que parents ou tuteurs, pour surmonter les difficultés qu’on a pour parler de sexualité avec les enfants? • Qu’est-ce que Mona a fait, par exemple ?  Écrire leurs opinions (ou faites-les dessiner) sur le dessin, dans l’endroit approprié : (Près du cœur pour les sentiments, près du bonhomme aux bras ouverts pour le manque d’informations et près de la tête pleine de chiffres et de lettres mélangés pour les idées erronées.  Explorer avec le groupe : Ou pouvez-vous obtenir de l’information adéquate ? Avec qui pouvez-vous en parler ? ETAPE II Demander à chaque participant de réfléchir à 2 difficultés majeures qu’ils ont avec leurs enfants et qu’ils aimeraient résoudre (On va les considérer comme 2 objectifs). Les participants peuvent décider de les écrire, s’ils savent le faire; et de donner leurs réponses écrites à l’animateur. Les participants, qui ne savent pas écrire, peuvent dire à l’animateur quelles sont ces difficultés. Il est important à ce moment-là que le facilitateur prenne note et garde une trace des réponses sur son bloc de notes ou dans une enveloppe, car plus tard dans la séance 5, il faudra revenir sur cet exercice pour voir quels progrès ont été faits par chaque participant individuellement. N.B. L’animateur gardera les réponses des participants de facon confidentielle c’est-à-dire qu’elles ne seront pas discutées en plénière. 26 ÉTAPE III Dire aux participants qu’il existe des moyens de communication positifs qui aident les jeunes et des moyens de communication négatifs qui ne les aident pas. Lire la liste des types de communication ci-dessous et demander aux participants de penser à lorsqu’ils/elles étaient plus jeunes, entre 10 et 17 année et de dire si ces types de communication leur auraient fait du bien (communication positive) ou du mal (communication négative). o Se moquer d’eux (-) o Leur dire qu’ils sont stupides (-) o Leur dire qu’ils sont aimés (+) o Ignorer leurs préoccupations sous prétexte qu’elles ne sont pas importantes o Respecter leurs opinions (+) o Crier sur eux (-) o Les accuser de tous les maux (-) o Les écouter (+) o Essayer de comprendre leurs problèmes (+) o Les empêcher de s’exprimer (-) o Partager des alternatives et des options (+) o Leur dire ce qu’ils/elles doivent faire sans leur laisser d’option ou de chances de discuter (-) ÉTAPE IV Encourager la discussion en demandant aux participants :  Quels sont certains types de communication positive utilisés par la mère de Jeanne  Quels sont certains types de communication négative utilisés par la mère de Jeanne? Quels types de communication ont été plus utiles pour inciter Mona à parler avec sa mère?  Quels types de communication n’ont pas aidé Jeanne ? 27 Résumer la discussion et donner les informations suivantes :  Lorsque les adolescents sont bien dans leur peau, ils ou elles sont plus susceptibles de communiquer avec les adultes et de prendre des bonnes décisions.  Lorsque les adultes communiquent de manière positive avec des adolescents qui sont bien dans leur peau, ils/elles peuvent être des références et des modèles pour ces derniers.  Lorsque les adolescents ont de la crainte ou sont moins confiObjektif ants, il peut être difficile de communiquer avec eux.  Les adolescents ont besoin de sentir qu’il ou elles peuvent faire confiance à des adultes, y compris les parents, les membres de la famille Tanou d’autres membres de la communauté, et ce que ces adultes se soucient de leur bien-être. Notes pour le facilitateur (Annexe 3) Preparasyon Activité 5: Nòt Surmonter les difficultés Clôture de la réunion (5min) ETAPE 1 Kesyon  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer leur communication avec leurs enfants. ETAPE II Demach  Faire l’évaluation de la séance : demandez aux participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ETAPE III  Distribuer les aide-mémoire le cas échéant et expliquer leur contenu aux participants ETAPE IV  Inviter-les à la prochaine rencontre en leur indiquant le lieu, la date et l’heure à la quelle elle aura lieu et remerciez-les de leur participation. 28 Séance 2 : IST / VIH/SIDA (épisodes 3 et 4) Objectif de la rencontre Faciliter une réflexion sur le dialogue en matière de sexualité avec les enfants/jeunes comme moyen adéquat et efficace pour prévenir les relations sexuelles précoces et protéger les jeunes contre les maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA. Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront : • Pris conscience de l’importance du dialogue avec les enfants/jeunes en matière de sexualité. • Dissipé leurs doutes quant à l’efficacité du dialogue avec les enfants/jeunes comme moyen de prévention des comportements sexuels à risque. 2 heures 30 mns  Les cassettes du troisième et du quatrième épisode  Un magnétophone  Des piles pour magnétophone  Des grandes feuilles (flipchart)  Des marqueurs de différentes couleurs  Deux sifflets  Points clés de la séance : « Comment conseiller vos enfants », et « Comment devez vous vous comporter en donnant des conseils aux enfants » 29 Déroulement Activité 1: Surmonter les difficultés Brise glace (10 min) ETAPE 1  Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ETAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez, par exemple, inviter les participants à chanter un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ETAPE 3 Rappel de la session précédente  Dans la Session 1, nous avons discuté des difficultés des parents ; des situations dans lesquelles en tant que parent, on ne se sent pas à l’aise pour parler aux enfants, surtout de sexualité. Demander aux participants s’ils ont eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Les inviter à parler de leur expérience. - Qu’est-ce qui était difficile / facile pendant la pratique ? - Quels types de communication positive avez-vous trouvé utiles ? - Quels types de communication souhaitez-vous pratiquer davantage? Activité 2: Écoute ou lecture des épisodes 3 et 4 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min) ETAPE 1 ETAPE I  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants les cassettes du troisième et du quatrième épisode. 30 Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront sûrement intéressés à écouter—ou même à re-écouter!— l’émission.  Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes.  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 3 et 4 : EMISSION 3 : Résumé de L’histoire Lors de la réunion de parents, Mona écoute les autres faire part de leurs expériences avec leurs enfants et les défis qu’ils rencontrent. Ils ne parlent pas de sexe ou de relations amoureuses. Cela la rend quelque peu mal à l’aise. Jeanne est abordée par Henri, un jeune homme qui lui dit des mots gentils. Ca lui plait et elle découvre qu’elle aime bien recevoir les compliments des hommes. Jeanne et Carole sont à la finale du concours ‘’génie scolaire’’ de leurs écoles. Jeanne et Carole sont concurrentes. Ce concours déterminera l’élève qui représentera l’école au grand concours communal. Jeanne est distraite à cause de ses inquiétudes sur ses règles et aux avertissements de sa maman. Elle rate la dernière question. C’est Carole qui va représenter l’école. Elle est aux anges. Antoine perd à la borlette. En mauvais perdant, il accuse le propriétaire de la banque de borlette de tricheur. Celui-ci essaie de le calmer en lui assurant qu’il pourrait gagner la prochaine fois. Un bon ami de Paul assiste à cette dispute et court dare-dare tout lui raconter. Dominique vient rendre visite à Paul pour l’inviter à aller jouer au foot. Paul est dans tous ses états à cause d’Eric qui fait la cour à sa soeur Carole. Il n’aime pas trop Eric et en parle à Dominique. 31 EMISSION 4 : Résumé de L’histoire Mona, bien qu’étant encore un peu mal à l’aise dans le groupe, part à la 2ième réunion avec enthousiasme car elle y voit la possibilité de trouver des réponses à ses questions et ses doutes. Elle va découvrir qu’en plus des réponses, elle peut trouver des débuts de solutions face à ses difficultés avec Jeanne. En effet, Pascal, l’animateur, aborde avec pudeur un thème délicat, celui de la sexualité chez les adolescents, et pourquoi et comment leur en parler. Pascal est un animateur social bien renseigné sur les questions relatives à la sexualité, au VIH-SIDA etc. Mona va se rendre compte que c’est un homme avisé et plein de sagesse. D’autre part, Jeanne croise Philippe et Roni sur la cour de l’école. Elle essaie de se faire pardonner à cause de son récent mauvais comportement. Les garçons refusent. Carole la console en lui disant d’avoir des amis garçons plus âgés qu’elle. Activité 3: Résumé des épisodes 3 et 4 Résumé des épisodes par les participants (20min) Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du troisième et du quatrième épisode. • Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? • Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? • Qu’est ce qui ne vous a pas plu? Encourager la discussion en demandant aux participants : • Pourquoi les parents de Jeanne ne lui ont jamais parlé de sexualité ? • Quelles sont les autres raisons pour lesquelles les adultes de cette communauté ne parlent pas de sexualité aux jeunes ? 32 • Pourquoi est-il important pour les parents ou pour les autres adultes de parler de sexualité aux jeunes ?  Compléter au besoin en relatant les points suivants :  Les jeunes ne reçoivent peut-être pas les informations correctes sur le sexe et les changements corporels normaux qui se produisent pendant la puberté.  Lorsque les jeunes ne reçoivent pas les bonnes informations sur la sexualité, il est difficile pour eux de faire des choix de vie importants, tels que décider du moment d’avoir des enfants.  Bien qu’il soit difficile de parler aux jeunes de ce sujet sensible, nous pouvons utiliser de bonnes compétences de communication pour les aider.  Lorsqu’il n’est pas approprié pour un parent de parler de sexualité à son fils ou à sa fille, il est important d’assurer que l’adolescent/e reçoive les informations correctes auprès d’un autre adulte de confiance, comme une tante ou un oncle téressés à écouter—ou même à re-écouter!—l’émission. Activité 4: Nous ne sommes pas seuls Nous ne sommes pas seuls (25 min) ÉTAPE 1 Demander au groupe :  Qu’est-ce que Mona apprend lors des premières réunions des parents auxquelles elle a assisté ?  Prenez note des réponses de participants sur une feuille de flipchart. ÉTAPE 2 Diviser le groupe en paires et donnez-leur la consigne suivante:  Chaque participant à 5 min pour partager avec son partenaire d’exercice une question que ses enfants lui ont posée sur la sexualité.  De préférence, chaque personne doit partager une question à laquelle il est difficile de répondre. 33  Il est possible que leurs enfants n’osent pas leur poser ce type de questions. Dans ce cas, ils peuvent essayer de se mettre à la place des enfants et penser à une question qu’ils auraient aimé poser. ÉTAPE 3  Contrôler le temps : donner 5 min pour que le premier pair partage sa question avec son partenaire, et donner ensuite 5 autres minutes pour que l’autre pair partage, à son tour, sa question avec son partenaire. ÉTAPE 4 • Demander à chaque participant, en plénière, de partager la question de son partenaire avec les autres. -Faire remarquer les questions semblables. -Vous pouvez demander aux participants de lever la main chaque fois qu’ils écoutent une question qui leur a été déjà posée par leurs enfants. • Explorer avec le groupe : De quoi vous rendez-vous compte ? - Indiquer que, comme dans le radio roman « Paran Pitit Ann Pale », dans la vraie vie les parents ne se trouvent pas seuls : nous avons tous les mêmes questions et les mêmes inquiétudes sur ce que nous devons dire à nos enfants et comment le dire. - Il est important de partager avec d’autres parents, comme nous le faisons dans le cadre de cette rencontre, et de chercher ensemble, les réponses dont nos enfants ont besoin. • Encourager les bonnes réponses, mais ne jugez pas les opinions divergentes. Au contraire, essayez de comprendre ces différents points de vue. Par exemple, si un participant pense qu’il est mieux de ne pas parler de sexualité avec les enfants en bas âge, explorer avec lui : - Qu’est-ce qui vous fait penser ainsi ? - A quel âge est-ce que les enfants commencent à s’éveiller sexuellement de nos jours ? Pouvons-nous éviter cet éveil sexuel? - Est-ce que parler avec nos enfants de ce qui les intéresse (dans ce cas la sexualité) peut leur faire du mal ? - Demander les opinions des autres participants. 34 - Démontrer de l’empathie envers les participants ayant des croyances erronées : Vous pouvez, par exemple, dire: « Je pensais comme vous jusqu’au jour où j’ai appris(d’une source crédible, tel: lors d’une formation ou en lisant des études menées par des chercheurs renommés) que ce n’est pas le cas. » - Corriger cette idée erronée avec de l’information correcte. Activité 5: Recherche d’informations fiables A la recherche de l’information fiable (20min) ETAPE 1 Cet exercice va permettre aux participants de préparer une carte de leur communauté sur le flipchart ou au tableau. Cette carte indiquera où sont les endroits où les jeunes se rencontrent, où sont les écoles, les endroits à risque (où il y a une forte activité tels que les bars, vidéo clubs…) où sont les centres jeunes ? Où vont les parents pour avoir de l’information ? La préparation de cette carte se fait en groupe. Il faut que le facilitateur conserve cette carte, car dans les semaines qui suivent, il va devoir s’en resservir pour un autre exercice qui va compléter celui-ci. Les participants peuvent utiliser des cartes VIPP de couleurs différentes pour représenter les différents endroits ou encore ils peuvent les dessiner directement sur la feuille avec des couleurs différentes. Vrai ou Faux? (20 min) ETAPE 2 Expliquer aux participants que vous allez faire un petit jeu ensemble. Diviser le groupe en deux et donnez un sifflet à chaque groupe. Expliquer que vous allez lire des phrases à haute voix et poser tout de suite après, la question : « VRAI ou FAUX » ? 35  Le groupe qui pense avoir la bonne réponse doit faire signe avec son sifflet. A ce moment-là, tous doivent se taire. Le groupe qui fait du bruit ou qui parle, est pénalisé et perd un point.  Donner la parole au groupe qui a sifflé en premier pour qu’il donne sa réponse. Si la réponse est erronée, il donnera la chance à l’autre groupe.  Demander à chaque groupe de justifier sa réponse.  Chaque bonne réponse vaut 1 point. Le groupe gagnant est celui qui accumule plus de points. Question Vrai Faux Dans l’émission « Paran Pitit Ann Pale », On déconseille aux parents de parler de sexualité avec des X jeunes de moins de 21 ans. On a conseillé à Paul d’aller casser la gueule d’Eric avant qu’il ne soit trop tard. Après tout, Eric ne X devrait pas sortir avec sa sœur. La meilleure façon d’apprendre aux enfants de s’abstenir des relations sexuelles c’est de les menX acer ou de leur donner une bonne gifle à temps. La discussion avec les enfants avant qu’ils soient sexuellement actifs prévient une activité sexuelle X précoce. Si nous ne parlons pas à nos enfants de sexualité, ils vont sûrement trouver l’information ailleurs, et X cette information sera souvent erronée. Si nous parlons à nos enfants de sexualité, nous les encourageons à expérimenter et à avoir des relaX tions sexuelles tôt. 36 Activité 6: Parler de sexualité avec les jeunes ETAPE 1 Cet exercice va permettre aux participants d’aborder le sujet concernant les organes genitaux avec leurs enfants  Demander aux participants de se diviser en deux (2) groupes, un groupe fille et un groupe garcon, le cas échéant.  Donner-leur 4 grandes feuilles de papier et demander à un participant de coucher sur les feuilles etalées par terre et aux autres de tracer la forme du corps de la personne qui est couchée.  Ensuite, demanderà la personne couchée de se lever et aux autres d’ajouter les parties manquantes tout en insistant sur les parties responsables de la reproduction.  Demander à un membre de chaque groupe de presenter leur travail tout en demandant aux autres de suivre et de poser des questions. Il clarifie au besoin ETAPE II  Expliquer au groupe qu’ils vont faire un exercice qui va leur aider de se rappeler des mots utilisés dans l’exercice précédant pour parler de croissance et de développement  Dire aux participants qu’ils vont faire correspondre des phrases et des mots dependamment de leur signification  Diviser le groupe en 2 et donner une feuille de papier à chaque groupe et demander-leur - Essayer de trouver le mot et la phrase correspondante - Donner une signification du mot - Dire si c’est quelque chose qu’on trouve chez une fille ou chez un garcon 37 Preparer les feuilles de flip ainsi : Mo Siyifikasyon Kay fi ou kay gason Ovè : Ze ki fè fi ya ansent Ovil : San nan chouchoun Matris : Sak ki kenbe ze kay fi Vajen : Sak ki kenbe ti BB ya Reg : kote san ak ti BB pase ak kote fi ya fe bagay Ejakilasyon : Omon kife gason konpotel tankou gason Skwotom : Sak ki kenbe 2 ti boul grenn yo Testosterwon : likid gason bay le li ekjakile Grenn : Kote gason fe pipi Peni : De ti boul ki nan sak grenn nan oswa « skwotòm » nan Demander à un membre de chaque groupe de presenter leur travail tout en demandant aux autres de suivre et de poser des questions. Clarifier au besoin ETAPE III Donner à chaque groupe une grande feuille de papier et demander-leur chacun de dessiner une grosse ligne au milieu de la feuille qui represente la ligne de vie d’une personne Demander-leur de diviser par la ligne en plusieurs bouts qui representent chacun 5 annees de vie ex. 0-5 ans ; 6-11 ans, 1217 ans etc. Demander-leur de réfléchir sur les changements qui se produisent dans la vie d’une personne et de dessiner ces changements à chaque bout (par exemple entre 0 à 5, 6 à 11 etc.) 38 Demander à chaque groupe de faire une présentation de leur travail. Demander aux participants de dire le (s) quel (s) des changements qu’ils aiment le plus et quels sont ceux qu’ils n’aiment pas et pourquoi? ETAPE IV Expliquer aux participants que les changements se produisent avec l’age et aider-les à comprendre que la croissance est une période normale et que ces changements se font et dans le corps et dans l’esprit des jeunes pendant qu’ils traversent la période de 13 à 18 ans, qui est la période du passage de l’enfance à l’âge adulte. Profiter pour expliquer aux parents qu’à cette époque, leurs enfants ont besoin de beaucoup d’appui, de leur support parce que souvent, ils ne comprennent pas ces changements qui se font dans leur vie Voici quelques exemples de changement physique :  Apparition des poils chez la fille et chez le garcon  Odeur corporelle forte chez la fille et chez le garcon)  Les seins poussent (grossissent) chez la fille  Apparition des regles chez la fille  Corpulence forte chez le garcon et apparition de poils sur le corps  Ejaculation nocturne chez le garcon Voici quelques exemples d’autres changements qui sont en rapport avec l’esprit :  Avoir envie d’avoir un (e) amoureux (se) et faire l’amour  Se mettre en colère, se facher facilement  Repliquer quand on leur parle  Copier des chansons, des poesies (cahier de chansons et de poesies)  Se comparer à un artiste quelconque, Choisir un modele  Refuser qu’on leur achete des habits, se sentir independant  Prendre soin de leur corps avant de sortir  Vouloir se sentir à l’opposé des adultes 39 Activité 7: Parler de sexualité avec les jeunes Demander à chaque groupe de faire une présentation de leur travail. Demander aux participants de dire le (s) quel (s) des changements qu’ils aiment le plus et quels sont ceux qu’ils n’aiment pas et pourquoi? ETAPE I  Expliquer aux participants que lors d’une discussion sur un sujet sensible, notamment sur le sexe, avec les jeunes, certaines mesures peuvent être prises pour aider à la conversation. ETAPE II  Présenter les « Quatre principes qu’un adulte doit savoir » pour parler de sexualité avec les jeunes, puis, suivre chaque explication en demandant aux participants pourquoi ils ou elles pensent qu’elles sont importantes. Puis indiquez le message clé relatif à chque principe. PRINCIPE N°1 : Connaître les faits  Apprenez autant de faits que vous pouvez sur le sexe : y compris, la puberté, la sexualité, la grossesse, les IST et le VIH.  Décidez quels sont les points clé que vous souhaitez inclure dans le message à votre adolescent/e sur la sexualité.  Si vous ne savez pas, n’hésitez pas à dire : « Je ne connais pas la réponse à cette question ».  Informez-vous sur les ressources disponibles dans votre communauté pour les faire connaître votre adolescent/e (par exemple, où se procurer des informations sur la planification familiale, des conseils pour la prévention du VIH). MESSAGE CLE : Expliquez que pour prendre de bonnes décisions, il est important que les jeunes disposent d’informations correctes sur leur corps. PRINCIPE N° 2 : Connaître vos valeurs ou vos croyances sur la sexualité et les partager avec l’adolescent/e  Que vous croyiez fermement ou non à quelque chose, dites-le à l’adolescent/e. 40  Si votre comportement est incompatible avec ce que vous attendez de l’adolescent/e, veuillez en discuter avec lui ou elle.  Partagez vos valeurs, sachant que votre adolescent/e peut ou ne peut pas partager ces valeurs. Ne donnez pas de leçons et ne critiquez pas l’adolescent/e lorsqu’il ou elle ne les partage pas. MESSAGE CLE : Il est important pour les jeunes d’avoir des limites et de savoir ce que les adultes attendent d’eux. PRINCIPE N° 3 : Connaître les compétences de communication actives  Utilisez les compétences d’écoute active  Utilisez les compétences de questionnement actif  Prenez les temps d’écouter, même si vous êtes gêné et accordez toute votre attention.  Remerciez l’adolescent/e pour s’être adressé/e à vous et assurez-lui que ses questions et ses préoccupations sont celles d’une personne saine, qui se développe normalement. MESSAGE CLE : Ces pratiques permettent aux jeunes de se sentir valorisés, importants et écoutés. PRINCIPE N° 4 : Savoir rassurer la jeune personne en toute sécurité  Dites à l’adolescent/e que vous ne partagerez avec quiconque ni ses questions ni ses préoccupations.  Aidez l’adolescent/e à trouver des ressources et à obtenir de l’aide, si il ou elle se sent en danger ou ne se sent pas en sécurité. MESSAGE CLE : Il est important pour les adolescents qu’ils/elles se sentent en sécurité, que ce soit physiquement ou émotionnellement. Notes pour le facilitateur (Annexe 4) 41 Activité 8 : Messages liés à la séance Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 4) (5 min) Activité 9 : Clôture de la séance Clôture de la réunion (5 min) ETAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ETAPE 2 Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ETAPE 3  Distribuer les aide-mémoire le cas échéant et expliquer leur contenu aux participants: comment conseiller vos enfants et comment devez-vous comporter en donnant des conseils aux enfants. ETAPE 4  Remercier les participants d’avoir participé à la rencontre et inviter les à vous joindre la prochaine rencontre. Préciser la date, l’heure et le lieu. 42 Séance 3 : (épisodes 5 et 6) Objectif de la rencontre : Aider les participants à prendre conscience des idées préconçues sur les rôles des hommes et des femmes dans la société, et comment ces idées peuvent empêcher, en particulier les hommes, d’assumer un rôle actif dans l’éducation des enfants. Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront : • Compris comment ce qu’ils ont appris par rapport aux rôles des femmes et des hommes dans le foyer peut les empêcher d’assumer ou de partager convenablement leur rôle de parent. • Compris que des comportements autoritaires peuvent avoir l’effet contraire, c’est-à-dire, amener les enfants à se rebeller contre leurs parents au lieu les amener à l’obéissance Durée de la rencontre : 2 heures 30 min • Les cassettes de la cinquième et de la sixième épisode • Un magnétophone • Des piles pour le magnétophone • Une silhouette d’homme et une silhouette de femme • Deux ou trois sets d’images décrivant les rôles mentionnés dans l’exercice (voir en bas) • Des grandes feuilles (flipchart) • Des marqueurs de différentes couleurs • Points clés de la séance « Le Rôle des Pères », « Comment élever les filles et les garçons ». 43 Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise Glace (10 min) ETAPE 1  Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ETAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez, par exemple, inviter les participants à chanter un chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ETAPE 3  Faire un rappel de la session précédente Dans la Session 2, nous avons discuté de comment nous, en tant que parents, ne sommes pas seuls, et nous avons aussi abordé l’importance de parler avec nos enfants de sexualité. Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il y a une persnne qui veut parler de son expérience. Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 5 et 6 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min) ETAPE 1  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants les cassettes du cinquième et du sixième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront sûrement intéressés à écouter—ou même à re-écouter !—l’émission. 44  Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes.  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. quer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il y a une persnne qui veut parler de son expérience. Synthèse des épisodes 5 et 6: EMISSION 5 : Résumé de L’histoire Au cours d’une conversation avec son père, Paul lâche le gros morceau de façon accidentelle : Carole a un petit ami du nom de Eric. Antoine se met en colère contre Carole et lui interdit formellement de fréquenter ce garçon sous peine de graves sanctions. Carole, en colère à son tour, raconte à Jeanne qu’elle ne va jamais laisser tomber Eric à cause des invectives de son père... Mona surprend Carole en pleine conversation avec Jeanne et est inquiète de l’influence que Carole pourrait avoir sur le comportement de Jeanne. Elle en parle à Pierre, son mari, pour qu’elle amorce un dialogue avec leur fille sur la sexualité. Pierre lui répond qu’il vaut mieux que Jeanne ignore tout du sexe. Mona se rappelle en flash-back des paroles de Pascal, et se trouve désemparée. Paul arrive à la maison avec le ventre creux. Carole est sortie sans préparer le dîner. Antoine lui dit que les garçons doivent aussi savoir faire la cuisine. Paul est tombé des nues. Pour lui, ce sont des tâches strictement féminines. Antoine lui prouve le contraire par des arguments irréfutables. Paul va trouver Dominique pour lui en parler. Même réaction. Dominique lui fait comprendre que chez lui, sa mère lui a appris à faire à manger, laver son linge et certaines tâches ménagères. 45 EMISSION 6 : Résumé de L’histoire Lors de la réunion des parents, Mona prend la parole et maintient qu’elle laissera Jeanne dans l’ignorance des questions relatives à la sexualité. Pascal lui fait comprendre le contraire en soulignant le fait que plus on en parle, plus les enfants ne se responsabilisent car le mystère s’évanouit. Jeanne a sa première vraie conversation avec sa mère, un peu difficile au début, mais devient à la fin plus facile et naturel. Brusquement, Pierre s’amène et exige que Jeanne aille étudier ses leçons. Il apprend ensuite à Mona que selon les rumeurs, les parents de Dominique auraient le SIDA. Ils s’inquiètent pour Dominique à cause de son jeune age. Par mesure de précaution, Pierre décide de ne plus le laisser traîner dans le coin encore moins de jouer avec Jeanne. Connaissant un peu les questions de stigmatisation liée au VIH-SIDA, Mona fait comprendre à son mari que si effectivement les parents de Dominique ont le SIDA, la meilleure attitude est de les supporter moralement et faire en sorte que les répercussions ne soient pas trop graves sur leur fils Dominique. Malgré tout, Pierre ne voit pas la chose de cette façon. Au cours d’un match de football sur la place publique, un des garçons refuse de jouer dans l’équipe de Dominique à cause de ces rumeurs. Paul exige de Dominique une réponse sur la maladie de ses parents. Celui-ci ignore tout. Paul ne sait pas quoi penser. 46 Activité 3 : Résumé des épisodes 5 et 6 Résumé des épisodes par les participants (20 min) ETAPE 1  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du cinquième et du sixième épisode. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4 : Sexe et genre/ Rôle des hommes et des femmes Qu’est-ce que ça veut dire être « un homme »? (75 min) ETAPE 1  Demander aux participants: Pourquoi est-ce que Paul est en désaccord avec son père? Est-ce que les hommes de la maison, chez vous, se fâchent pour des raisons semblables ? Invitez les participants à s’exprimer librement. Si les participants commencent à donner des opinions un peu biaisées à cause de leur peur d’être jugés, rassurer-les que personne n’est là pour juger les opinions des autres et que l’on veut simplement parler franchement. ÉTAPE 2  Coller sur le mur deux feuilles de flipchart avec les images d’un homme et d’une femme entourées dans une boite : 47 Laisser suffisamment d’espace dans les feuilles et à l’extérieur pour pouvoir écrire. Demander aux participants de proposer le nom du garçon. Poser aux participants les questions suivantes :  Quel message votre communauté envoie-t-elle à ce garçon lorsqu’on lui demande « d’agir comme un homme » ? (écrire la réponse à l’intérieur de la boîte)  Qu’attend-on de lui ? Comment l’encourage-t-on à agir ? (écrire les réponses à l’intérieur de la boite)  Que ne doit-il pas faire ? Qu’est-ce qu’on lui déconseille de faire ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte)  Que doit-il faire à l’école ? Qu’est-ce qu’il est encouragé à faire ou que doit-il faire parce que c’est un garçon ? (écrire les réponses à l’intérieur de la boîte)  À l’école, qu’est-ce qu’on lui déconseille de faire parce que c’est un garçon ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte) Demander aux participants de proposer un nom à la fille. Poser aux participants les questions suivantes (Répéter les mêmes questions):  Quel message votre communauté envoie-t-elle à cette fille lorsqu’on lui demande « d’agir comme une femme » ? (écrire les réponses à l’intérieur de la boîte)  Qu’attend-on d’elle ? Comment l’encourage-t-on à agir ? (écrire les réponses à l’intérieur de la boite)  Qu’est-ce qu’on lui déconseille de faire ? Qu’est-ce qu’elle ne doit pas faire ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte)  Que doit-il faire à l’école ? Qu’est-ce qu’elle est encouragée à faire ou que doit-elle faire parce que c’est une fille ? (écrire les réponses à l’intérieur de la boîte)  À l’école, qu’est-ce qu’on lui déconseille de faire parce que c’est une fille ? (écrire les réponses à l’extérieur de la boîte) 48 Expliquer que ces deux boîtes sont appelées les « boîtes du genre » parce que c’est la manière dont nous nous attendons à ce que les gens agissent, en fonction de ce que la société considère comme un comportement masculin ou féminin ETAPE 3  Diviser les participants en 2 sous-groupes et distribuer à haque sous-groupe un jeu de cartes avec les images qui se trouvent dans la colonne images qui peuvent représenter l’action: Avoir l’assurance d’utiliser des images « neutres », c’est-à-dire ni masculines ni féminines. Expliquer que chaque groupe doit classer et organiser les images en trois groupes : - Les images qui représentent des activités ou des caractéristiques féminines, - Celles qui représentent les activités ou caractéristiques masculins et féminins - Celles qui correspondent aux deux sexes 49 50 Mains qui lavent une assiette Enfants qui jouent La vaisselle Élever les enfants Répare tous les Mains qui bricolent objets cassés ou qui ne marchent pas bien a la maison. Images qui peuvent représenter l’activité (adapter au contexte local) Faire la cuisine Ce que le personnage fait La cuisine N’y a t-il pas des femmes qui savent très bien comment réparer les choses/appareils cassés ou en panne ? Demandez/donnez quelques exemples. Les hommes aussi bien que les femmes s’occupent des enfants. De plus en plus de garçons et ou d’hommes s’occupent de taches ménagères. Exemple : l’ami de Paul (Dominique) Argument contre les « stéréotypes » liés aux rôles féminins et masculins Chaque groupe doit choisir un délégué qui expliquera les choix de son groupe en plénière 51 Vue d’un lieu de travail (usine, champ, etc.) Symbole d’argent Oeil ou visage avec larmes Signe d’ordre Travaille à l’extérieur de la maison Subvient aux besoins de sa famille Pleure quand il y a un problème Donne des ordres tout le temps Il y a des personnes/des hommes qui cherchent à re-affirmer leur force ou leur autorité en donnant tout le temps des ordres. Parfois les mères s’attendent à ce que leurs maris donnent des ordres aux enfants car elles pensent que les enfants les obéiront. Même si parfois il est nécessaire de donner des ordres aux enfants, il faut se rendre compte que les ordres n’aident pas au dialogue entre parents et enfants— surtout avec les enfants/jeunes de 11 ans et plus (période de la puberté et l’adolescence). Celui qui donne des ordres n’est pas porté à écouter ce que l’enfant a à dire. De plus, au fur et à mesure que l’enfant ou le jeune grandit, il ou elle devient de plus en plus rebelle face aux « ordres » de ses parents. On apprend aux garçons/hommes qu’ils ne doivent pas pleurer, mais pleurer est tout à fait normal, tant pour les hommes que pour les femmes. La sensibilité qui amène parfois les gens à pleurer est une qualité et non pas un défaut. De plus en plus de femmes travaillent à l’extérieur de la maison et aident à subvenir aux besoins de la famille ou sont le principal soutien de la famille. 52 Poing Symbole de force Règle les problèmes à coups de poing A beaucoup de force Se fâche et œil ou visage violent devient violent quand il y a un problème Est-ce qu’on parle ici de force physique ou de force de caractère, d’entrain ? En général (mais pas toujours), les hommes ont plus de force physique que les femmes, mais les femmes ont une grande force de caractère : les mères se battent parfois avec une grande force pour l’avenir de leurs enfants. Les hommes comme les femmes ont la capacité de développer cette force de caractère pour faire face à l’adversité et lutter pour un meilleur avenir. Il y a des hommes mais aussi des femmes qui se fâchent facilement (ils sont « irascibles » ou « colériques »). Le problème c’est qu’on nous apprend qu’il est correct que les gens—surtout les hommes—deviennent violents et choisissent de résoudre les problèmes avec de la violence verbale ou physique (« a coup de poing »). Par contre, la violence n’est pas une qualité/vertu. Beaucoup d’abus et de violences seraient évités si les gens pensaient avec la tête et aux conséquences de leurs actes. Une personne/un homme intelligent pense avec la tête et règle les problèmes en les discutant tranquillement avec les autres et non pas à coups de poing. ETAPE 4  Donner 15 min aux groupes pour organiser les images. Après 15 minutes, le facilitateur doit faire un signe pour que les petits groupes arrêtent leur discussion. Expliquer que vous allez nommer, une a une, les images qui ont été distribuées. Chaque fois que vous nommez une image, le délégué de chaque groupe doit la coller sur le mur…  Sur le côté gauche de l’image d’homme s’il s’agit d’une activité ou caractéristique du genre masculin (hommes et/ou garçons)  Sur le côté droit de l’image de femme s’il s’agit d’une activité ou caractéristique du genre féminin (femmes et/ou filles)  Entre les deux images s’il s’agit d’une activité ou caractéristique commune aux deux sexes (hommes et femmes). Une fois que les images sont collées sur le mur, la discussion en plénière commence. Pour chaque image, demander :  Pourquoi avez-vous mis cette image à cet endroit ?  Vérifier si les autres participants sont d’accord avec le choix : Est-ce que tout le monde est d’accord ?  Ensuite, présenter les aruments contre les stéréotypes liés aux roles féminins et masculins ETAPE 5 Rôle des hommes et des femmes à la maison Animer une discussion sur le rôle des hommes et des femmes à la maison: • Permettre que les participants s’expriment librement et ne juger surtout pas leurs opinions. • Qu’est-ce que les personnages masculins de l’émission radio ont tendance à penser à l’égard des taches des hommes et des femmes ? Par exemple : qu’est-ce que Paul, Pierre, Antoine disent ou pensent ? 53 Ce que quelques personnages masculins de l’émission radio pensent à l’égard des tâches des hommes et des femmes Personnage Ce qu’un homme/garçon doit ou ne doit pas faire selon lui Paul Un garçon ne doit pas s’occuper des tâches ménagères Pierre Ce n’est pas au père de parler aux enfants de sexualité. Il a d’autres occupations plus importantes. Antoine Les pères ne doivent pas parler aux enfants de sexualité, ils doivent simplement leur donner des ordres pour qu’ils ne commencent pas à avoir de relations amoureuses trop tôt. Si les participants ont de la difficulté à trouver des ressemblances entre ces trois personnages, donner-leur des pistes par ex. : Les personnages Pierre Ce qu’ils ont dit ou fait • Il refuse de s’impliquer dans l’éducation de sa fille • Il pense que son rôle est de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille et non pas de s’occuper de l’éducation des enfants • Il sait comment réparer une voiture, mais ignore des choses liées à l’éducation dont s’occupent les femmes Paul • Refuse de cuisiner car, pour lui, c’est une tâche strictement féminine • Pense que les choses peuvent se résoudre avec des cris ou de la violence (dit qu’il va casser la gueule d’Eric) 54 Antoine • Se fâche constamment • Pense que les choses peuvent se résoudre avec des cris ou de la violence • Il menace sa fille et son fils Expliquer que Pierre, Antoine et Paul pensent de cette façon car ils ont vu d’autres (probablement des amis et des membres de leurs familles) agir de cette façon, c’est-à-dire, en faisant des différences exagérées entre ce que les hommes et les femmes peuvent ou ne peuvent pas faire, doivent et ne doivent pas faire. Poser aux participants les questions suivantes :  Que se passe-t-il lorsqu’un garçon ou une fille se comporte d’une manière qui ne correspond pas à sa boîte ?  Pouvez-vous citer des exemples d’hommes qui n’ont pas respecté les messages dans la boîte ? Et des exemples de femmes ? Comment se sentaient-ils ? Quelle a été la réaction de la communauté ou de la société vis-à-vis de leur comportement ?  Ces attentes en matière de genre sont-elles discutées dans la famille ?  Connaissez-vous les attentes de vos jeunes sur la façon dont ils/elles doivent agir, se sentir ou se comporter ?  Sont-elles différentes chez les garçons et les filles ?  En quoi ces attentes affectent de manière positive/ négative l’apprentissage des garçons et des filles à l’école? Ça commence à changer tranquillement… ETAPE 6  Expliquer aux participants que ces idées sur les rôles des femmes et des hommes changent avec le temps, et que tous et chacun devraient examiner ses propres idées et se demander : 55 • Est-ce que ces idées correspondent à la réalité de nos jours? • Jusqu’à quel point ces idées sont en train d’entraver nos relations avec les autres, en particulier avec nos partenaires et nos enfants? • Comment pouvons-nous commencer à voir les choses différemment ? • Comment est-ce que ces idées (de nos parents et de nos grands-parents) sur ce que les hommes doivent et ne doivent pas faire à la maison sont-elles en train de changer ? Demander aux participants de donner des exemples qui témoignent de ce changement? Expliquer que le premier pas vers le changement est de se rendre compte de ses propres idées et valeurs. A chaque fois qu’ils se retrouvent dans des situations dans lesquelles ces idées leur viennent, il faudrait qu’ils se demandent, par exemple :  Est-il réaliste de penser comme ça?  Est-ce que ces idées peuvent blesser ou affecter nos relations avec les autres? Notes pour le facilitateur (Annexe 5) Activité 5 : Messages liés a la séance Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 5) (5min) 56 Activité 6 : Clôture de la séance Clôture de la réunion (5 min) ETAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ETAPE 2  Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ETAPE 3  Distribuer les aide-mémoire le cas échéant et expliquer leur contenu aux participants ETAPE 4  Inviter-les à la prochaine rencontre en précisant la date, l’heure et le lieu et remercier-les de leur participation. 57 Séance 4 : (épisodes 7 et 8) Objectif de la rencontre : Aider les participants à agir de façon réfléchie lors de conflits avec leurs enfants et quand ils veulent les protéger de risques potentiels. Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront : • Compris que les comportements autoritaires des parents peuvent amener leurs enfants à se rebeller contre eux. • Découvert des façons positives de gérer des conflits avec les enfants. Durée de la rencontre : 2 heures 30mns • Les cassettes du septième et du huitième épisode • Un magnétophone • Des piles pour le magnétophone • Des grandes feuilles (flipchart) • Des marqueurs de différentes couleurs • Points clés de la séance « Comment gérer les conflits de façon positive et les changement émotionnels de vos enfants » 58 Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise-glace (10 min) ETAPE 1  Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ETAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ETAPE 3  Faire un rappel de la session précédente Dans la Session 3, nous avons discuté des rôles tenus par les hommes et les femmes au sein du foyer et plus particulièrement, nous avons mis l’accent sur ce que c’est que « d’être un homme » Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il n’y a personne qui veut parler de son expérience. Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 7 et 8 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30 min) Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le septième et le huitième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter ou même à re-écouter ces épisodes. 59  Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin.  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 7 et 8 : EMISSION 7 : Résumé de L’histoire Mona est heureuse que Jeanne lui parle de ses problèmes d’adolescence. De retour chez elle, Jeanne se fait draguer ou plutôt est accostée par un homme adulte, et elle comprend que ce n’est pas une bonne chose. Elle arrive à s’échapper et rentre vite à la maison. Mona se rend compte que Jeanne est contrariée et la pousse à lui dire pourquoi. Elle avoue avoir été poursuivie par un homme âgé et éméché. Elles finissent par avoir une discussion à cœur ouvert et cela renforce leur besoin de parler. Paul pose des questions à Antoine sur le SIDA mais hélas ce dernier tourne autour du pot. En guise de réponse, il lui crie dessus. Sur ce, Mona arrive pour payer ses dettes de marchandises. En arrivant, elle a entendu la question de Paul et aussi la réponse musclée de son père. Mona aide Antoine à répondre et lui conseille même d’assister à la réunion des parents. C’est la première fois qu’Antoine entend quelqu’un lui parler de la sorte. Il sait dans le fond que Mona a raison, mais il ne veut pas qu’elle s’occupe de leurs affaires. Carole et son petit ami Eric prennent rendez-vous sur la place publique... dans un coin sombre. 60 EMISSION 8 : Résumé de L’histoire C’est dimanche et c’est aussi le jour de la fête patronale. Pascal tient un kiosque et présente aux visiteurs certains points clés du curriculum. Dominique et Paul lui posent des questions sur la puberté. Après avoir perdu le concours scolaire, Jeanne ne s’en remet pas et ne veut plus y participer à l’avenir. Elle parle à sa mère de ses déboires. Celle-ci la réconforte et l’encourage à ne jamais abandonner au premier échec. Antoine intime l’ordre à son fils Paul de ne plus jouer avec Dominique car il peut, lui aussi, être infecté par le virus. Paul lui demande une fois de plus des informations sur le SIDA. Antoine se fâche et interdit à Paul de lui poser des questions sur le VIH-SIDA car ce n’est pas l’affaire des enfants. En fait, cette réaction violente n’est liée qu’à son ignorance de la question. Dans un monologue, il réalise qu’il doit trouver des informations pour répondre aux questions ponctuelles de son fils. Il se demande donc pourquoi ne pas aller assister aux réunions des parents auxquelles Mona l’a invité récemment. Carole se rend au rendez-vous avec Eric. Ce dernier lui demande d’avoir une relation sexuelle avec lui pour célébrer sa victoire au concours scolaire. Au début, elle hésite. Sous l’insistance de celui-ci, elle finit par accepter. Ils ont une relation sexuelle. Ni l’un ni l’autre ne réfléchit sur la gravité de cet acte. 61 Activité 3 : Résumé des épisodes 7 et 8 Résumé des épisodes par les participants (20 min)  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du septième et du huitième épisode. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4 : Comportements autoritaires Le parent autoritaire (30 min) ETAPE 1  Demander aux participants de s’asseoir en formant un cercle. Si se tenir par les mains est considéré comme étant un comportement acceptable par les participants, vous pouvez leur demander de former le cercle en se tenant par les mains. Expliquer que vous allez les aider à faire un voyage dans le temps, vers le passé. Guider les participants en les invitant premièrement à se relaxer. ETAPE 2  Demander leur de fermer les yeux. Demander-leur leur de voyager vers le passé jusqu’à l’âge d’onze, douze, treize ans… ou jusqu’au moment où ils se souviennent d’une situation de conflit avec leurs parents, où ils se sont rebellés contre eux. Demander-leur de se souvenir mentalement (non pas à haute voix) des détails : 62 • Quel âge avaient-ils ? • Qu’est-ce qui s’est passé ? • Quelle était la réaction du/des parent/s (père et/ou mère) • Est-ce que la situation de conflit s’est résolue ? • Qu’est-ce qui s’est passé par après ? ETAPE 3  Guider les participants à retourner vers le présent en leur disant : « Commencez à revenir tranquillement à votre âge adulte. Vous êtes de retour ici. Ouvrez lentement vos yeux. » Demander si certains participants veulent partager leurs histoires avec les autres. Écouter attentivement les histoires et faire le point sur les éléments clés suggérés dans les notes pour le facilitateur (activité 1). ETAPE 4  Essayer de trouver des points communs entre le vécu des participants et l’histoire dans l’émission radio « Paran Pitit Ann Pale » : Par exemple, Antoine pense qu’il doit simplement « interdire énergiquement » à Carole et à Paul d’avoir des relations amoureuses pour qu’ils le fassent ainsi. • D’après le vécu des participants, est-ce que cela est réaliste ? • Est-il possible de guider les enfants sans avoir à les menacer ou à les punir? ETAPE 5  Ecouter les reponses des participants et conclure avec le groupe que les comportements autoritaires peuvent, au lieu d’amener les enfants à l’obéissance, avoir l’effet contraire (la rébellion) surtout quand il s’agit d’enfants qui rentrent ou qui sont dans la période de l’adolescence. 63 Activité 5 : Gestion des conflits Comment gérer les conflits? (55 min) ÉTAPE 1  Expliquer aux participants que les conflits ne sont pas toujours mauvais. Les personnes peuvent convertir les conflits en quelque chose de positif :  Un conflit bien géré peut aider les parents et les enfants (ou les gens en général) à mieux se comprendre.  Parents et enfants peuvent améliorer leur relation quand ils parlent de leurs différences.  Les enfants peuvent apprendre à gérer les conflits et à les résoudre de façon constructive dans la mesure où ils voient leurs parents faire de même. Ceci les aide à faire face à d’autres problèmes, avec d’autres personnes, dans leur vie. ÉTAPE 2  Diviser les participants en deux sous-groupes. ETAPE 3  Donner à chaque sous-groupe les instructions suivantes séparément (C’est-à-dire sans qu’aucun sous groupe n’entende les instructions données à l’autre) Le sous-groupe 1 doit préparer une dramatisation qui illustre un conflit bien géré par le parent et qui est résolu Le sous-groupe 2 doit préparer une dramatisation qui illustre un conflit entre un parent et un enfant qui n’arrive pas à être résolu Les 2 sous-groupes travaillent sur la même situation de conflit ci-dessous : 64 Situation de conflit: Catherine, 14 ans, rentre tard après l’école sans avoir prévenu ses parents. Ces derniers s’inquiètent et réagissent. Donner 15 min aux sous-groupes pour qu’ils préparent leurs dramatisations. Rappeler aux sous-groupes qu’ils ont 15 minutes pour leur représentation. ETAPE 4  Demander aux sous-groupes de faire leurs représentations, une fois le temps de préparation écoulé, Féliciter chaque sous-groupe après leur représentation avec un chaleureux applaudissement. Faire remarquer aux participants que les deux groupes ont travaillé sur la même situation de conflit, mais avec des instructions différentes : conflit résolu et non résolu. ETAPE 5 Demander aux participants :  De quoi vous rendez-vous compte? Le point le plus important à faire ressortir dans cet exercice est que la même situation de conflit peut avoir un dénouement positif ou négatif. Demander aux participants :  Quelles différences observez-vous entre les deux représentations ? ETAPE 6 Rappeler aux participants les principes « Les quatre principes qu’il faut savoir » présentés dans la session précédente. Passer en revue les points importants suivants: 1. Connaître les faits. 2. Connaître vos valeurs ou vos croyances sur la sexualité et les partager avec la jeune personne. 3. Connaître les compétences de communication actives 4. Savoir rassurer la jeune personne en toute sécurité. 65 Situation de conflit: Catherine, 14 ans, rentre tard après l’école sans avoir prévenu ses parents. Ces derniers s’inquiètent et réagissent. Donner 15 min aux sous-groupes pour qu’ils préparent leurs dramatisations. Rappeler aux sous-groupes qu’ils ont 15 minutes pour leur représentation. ETAPE 4  Demander aux sous-groupes de faire leurs représentations, une fois le temps de préparation écoulé, Féliciter chaque sous-groupe après leur représentation avec un chaleureux applaudissement. Faire remarquer aux participants que les deux groupes ont travaillé sur la même situation de conflit, mais avec des instructions différentes : conflit résolu et non résolu. ETAPE 5 Demander aux participants :  De quoi vous rendez-vous compte? Le point le plus important à faire ressortir dans cet exercice est que la même situation de conflit peut avoir un dénouement positif ou négatif. Demander aux participants :  Quelles différences observez-vous entre les deux représentations ? ETAPE 6 Rappeler aux participants les principes « Les quatre principes qu’il faut savoir » présentés dans la session précédente. Passer en revue les points importants suivants: 1. Connaître les faits. 2. Connaître vos valeurs ou vos croyances sur la sexualité et les partager avec la jeune personne. 3. Connaître les compétences de communication actives 4. Savoir rassurer la jeune personne en toute sécurité. 66 Puis, lire l’histoire suivante : L’histoire de Carole : La cousine de Jeanne, 15 ans, est récemment tombée enceinte et a abandonné sa scolarité. Elle et Beatrice ont toujours été proches, car elles ont le même âge. Beatrice pense que toute l’attention que reçoit sa cousine est intéressante et pense que ce n’est pas négatif d’être enceinte ou d’abandonner l’école. Lorsqu’un membre de la famille de Jeanne essaie de lui expliquer qu’elle doit poursuivre ses études et ne pas tomber enceinte comme sa cousine, Jeanne les ignore tout simplement ou ne répond pas. Puis poser les questions suivantes au groupe : - Quels différents scénarios possibles peuvent arriver à Jeanne ? - De quelle manière les compétences de communication positive peuvent aider Jeanne ? - De quelle manière les compétences de communication faible peuvent aggraver sa situation ? ÉTAPE 7 Résumer leurs réponses puis rappeler aux participants : - Que ce sont des adultes et que même si les jeunes ne veulent pas parler, ils doivent continuer à essayer, même s’ils sont mal à l’aise. - Gagner la confiance des jeunes peut prendre du temps, il convient donc d’être patient et de continuer à essayer. - Parler d’une manière qui encouragera les jeunes à écouter. Mais aussi écouter de manière à faire parler les jeunes. ÉTAPE 8  Passer à travers les principes et demandez-leur : Qu’est-ce qu’on a appris de cet exercice ? ÉTAPE 9  Finir sur une note positive en indiquant que tout un chacun peut mettre en pratique ces conseils pour gérer les conflits avec leurs enfants et améliorer la communication avec eux. 67 Notes pour le facilitateur (Annexe 6) Activité 6 : Messages liés à la séance Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 6) Activité 7 : Clôture de la séance Clôture de la réunion (5 min) ÉTAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ÉTAPE 2  Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ÉTAPE 3  Distribuer l’aide-mémoire le cas échéant et expliquer le contenu aux participants. ÉTAPE 4  Inviter les à la prochaine rencontre et les remercier de leur participation. 68 Séance 5 (épisodes 9 et 10) Objectif de la rencontre : Aider les participants à se rendre compte que le dialogue ouvert et l’information correcte sont les meilleurs outils pour protéger leurs enfants des risques qui les entourent. Plus spécifiquement, à la fin de cette séance, les participants auront : • Acquis des outils pour l’amélioration de la communication avec les enfants. 2 heures 30 mn • Les cassettes du neuvième et du dixième épisode • Un magnétophone • Des piles pour le magnétophone • Des grandes feuilles (flipchart) • Des marqueurs de différentes couleurs • Crayon noir • Vos notes de séance sur les difficultés majeures des participants avec leurs enfants (cf. séance 1) • Points clés « Comment mieux écouter vos enfants » 69 Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise-glace (10 min) ÉTAPE 1  Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ÉTAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ÉTAPE 3  Faire un rappel de la session précédente Dans la Session 4, nous avons discuté de comment gérer les conflits avec les adolescents, et on a vu que la même situation de conflit peut se résoudre soit positivement, soit négativement. Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il y a une personne qui veut parler de son expérience. Activité 2 Écoute ou lecture des épisodes 9 et 10 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30 min)  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le neuvième et le dixième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter ou même à re-écouter ces épisodes.  Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin. 70  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 9 et 10 : ÉMISSION 9: Résumé de L’histoire Carole est contrariée par ce qui s’est passé hier soir avec Eric et en parle à Jeanne. Elle craint de tomber enceinte. Jeanne voudrait en parler à sa mère, mais Carole s’y oppose catégoriquement arguant qu’aussitôt Mona informée, elle en parlera obligatoirement à son père. Jeanne insiste. Elle doit en parler à sa mère qui pourrait éventuellement aider Carole à y voir plus clair. Celle-ci se sent trahie, menace Jeanne de ne plus jamais lui parler, et sort en claquant la porte. Comme par hasard, Henri se trouve la pour réconforter Jeanne. Pour sa part, Eric se sent un peu coupable aussi d’avoir posé cet acte de façon précoce. Il est rongé à l’intérieur. Sur sa route, il croise Jacky qui parvient à lui tirer les vers du nez les ayant vu entrelacés la veille sur la place. Jacky fait circuler la nouvelle. Toujours passionné de borlette, Antoine a parié l’argent qu’il avait pour acheter de la marchandise pour le magasin. Il a tout perdu. Ses enfants le savent car c’est toutes les semaines qu’il joue, mais cette fois-ci il a l’air plus déprimé que d’habitude. Paul propose de quitter l’école pour l’aider, mais Antoine prétend qu’il n’y a aucun problème. ÉMISSION 10 : Résumé de L’histoire Jeanne s’apprête à aller voir Carole pour lui dire qu’elle ne dira rien a sa mère lorsqu’elle elle est interceptée par celle-ci. Mona, ayant entendu les bruits qui courent sur Carole, questionne Jeanne qui finit par tout lui raconter. Mona veut alors trouver Antoine mais Jeanne l’arrête (la communication est à 2 voies). 71 Elles décident que le mieux est qu’elles parlent toutes les deux à Carole. Jeanne se rend donc chez Carole pour lui supplier d’en parler franchement à sa mère qui fréquente la réunion des parents. Elle peut donc l’aider. Carole n’en démord pas. Elle a peur d’affronter la mère de Jeanne. En fin de compte, elle apprend que Mona est au courant. Ce qui la met dans tous ses états. Elle se fâche davantage contre Jeanne qui l’implore quand même de venir demain à la maison à 2h pour parler à sa mère. Carole lui tourne le dos et s’en va, très en colère. Henri comme par hasard se trouve de nouveau dans les parages pour consoler Jeanne de cette deuxième dispute, et fait un commentaire désobligeant sur Carole. Jeanne se fâche. Henri regrette. Paul, rouge de colère, va provoquer Eric en bagarre parce qu’il a sali la réputation de sa soeur. Eric est beaucoup plus âgé et plus costaud que Paul. Ce dernier en sort avec un oeil au beurre noir. Antoine se demande bien pourquoi Paul s’est battu avec Eric, plus âgé et plus fort que lui. Est-ce que Carole le voit encore? Elle lui répond que non. 72 Activité 3 : Résumé des épisodes 9 et 10 Résumé des épisodes par les participants (20 min)  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du neuvième et du dixième épisode. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4 : Réactions aux questions de nos enfants Les questions de nos enfants (25min) ÉTAPE 1  Demander aux parents de donner des exemples de questions embarrassantes que leurs enfants leur ont posées et les réponses données. Faire la liste, présenter-la et les réponses des participants sous forme de tableau. ÉTAPE 2  Discuter avec les parents des réactions qu’ils ont eues face à ces questions : • Comment ont-ils réagi ? • Comment est-ce que les enfants ont eux-mêmes réagi ? • Dans quel contexte est-ce que les enfants ont abordé le sujet ? • Ou bien est-ce que les parents ont abordé le sujet en premier ? Ce qui a ensuite mené à une série de questions délicates. Si certains parents ont eu des expériences moins bonnes, demander-leur ce qui n’a pas fonctionné, et pourquoi. 73 Mettre fin à la discussion en corrigeant les réponses erronées qui se trouvent dans la liste. ÉTAPE 3  Continuer cette session en posant les questions suivantes aux parents : • Lorsque vous étiez jeunes, où avez-vous trouvé l’information sur la puberté ? • Que comprenait cette information ? • Combien de temps est-ce que l’on a passé à vous expliquer en détail les changements que vous étiez en train de vivre ? • Quelle information en particulier auriez-vous aimé avoir pendant cette période de la puberté, information qui aurait pu vous aider ? • Qu’est-ce qui aurait été plus facile pour vous ? Que vos parents s’assoient avec vous et vous disent tout d’un coup sur tout ? Ou bien auriez-vous préféré des discussions sur des sujets plus précis (premières règles, changement de voix, poils qui poussent) Pourquoi ? Activité 5 : Changements vers le dialogue Des changements vers le dialogue (35 min) ÉTAPE 1  Avant de commencer cet exercice, demander aux parents de faire le point pour eux-mêmes sur les 2 objectifs / 2 difficultés majeures qu’ils avaient identifiés lors de la première séance et de voir dans quelle mesure certains progrès ont été faits et ce qui reste à faire. Le facilitateur doit pour cela avoir avec lui les notes qu’il avait prises lors de la séance numéro 1. Si certains parents veulent partager avec le reste du groupe ce qu’ils ont écrit et comment les choses changent, laissez- le dialogue s’ouvrir. 74 Mettre fin à la discussion en corrigeant les réponses erronées qui Par contraste avec la relation entre Antoine et son fils, Paul, la communication entre Mona et Jeanne semble s’améliorer… ÉTAPE 2 Demander au groupe : • Quels changements observez-vous chez Mona dans les derniers épisodes ? • Comment est-ce que Mona communique avec Jeanne maintenant ? ÉTAPE 3  Jeu de rôle : Une communication réussie Demander à 2 volontaires d’exécuter le jeu de rôle suivant: Une jeune fille pose une question embarrassante sur la sexualité à son père ou sa mère, celui-ci ou celle-ci bien que n’ayant pas toute l’information s’efforce de donner calmement une réponse à sa fille tout en lui promettant de lui apporter des informations supplémentaires le plus tôt. Activité 6 : Endroits dangereux Quels sont les endroits dangereux pour les jeunes (20 mn) ÉTAPE I  Demander aux participants de : - Dessiner une carte de leur communauté sur une feuille volante - D’y inclure les routes et les différentes entreprises ou institutions de la communauté, par exemple, les écoles, les églises, les mosquées, les centres de santé, les maisons des dirigeants de la communauté, les bars, les hotels, les boutiques, les pompes à eau, les arrêts de bus, les places publiques etc. Laissez les participants dessiner tout ce qui leur vient à l’esprit, puis posez-leur les questions présentées à la deuxième étape. 75 ÉTAPE II Avec l’aide de la carte, demander aux participants : - Quels sont les lieux qui peuvent représenter un danger pour les jeunes? - Quels sont les lieux où les jeunes font des activités qu’ils ne feraient ailleurs ? - Quels sont les lieux où les jeunes peuvent boire de l’alcool ? - Quels sont les lieux où les jeunes s’exposent au risque d’être victimes de rapports sexuels forcés ? - Que pouvez-vous faire pour inciter votre adolescent/e et les autres jeunes de la communauté à éviter ces endroits dangereux ? - Que pouvez-vous faire, en tant que communauté, pour rendre ces zones moins dangereuses et plus sûres pour les jeunes ? ÉTAPE III  Encourager la discussion en demandant aux participants : - Pourquoi les adultes doivent-ils fixer des limites à leurs enfants ? - Est-il important de communiquer ces limites aux enfants. Pourquoi ? - Pourquoi les adultes doivent surveiller où vont leurs enfants et ce qu’ils font ? - En quoi le fait de surveiller les enfants les met-il à l’abri du danger ? - Quelles sont les choses que vous pouvez faire pour savoir où est votre enfant et ce qu’il fait ? ÉTAPE IV Résumer la discussion et donner les informations clées suivantes :  Fixer des limites avec vos enfants leur permet de connaître vos attentes pour leurs activités quotidiennes : où ils peuvent et ne peuvent pas aller, à quelle heure vous souhaitez qu’ils rentrent à la maison et le type de personnes qu’ils doivent éviter. 76  Le fait de surveiller les jeunes aide les adultes à savoir ce que leurs jeunes font, où ils vont et avec qui ils sont.  Le fait de les surveiller leur montre que vous les aimez et cela les rassure. Cela montre aussi que vous êtes impliqué dans leur vie et conscient des dangers qui existent pour eux. Le fait de les surveiller ne signifie pas que l’on tente de les contrôler. Cela signifie qu’on les protège.  Vous pouvez surveiller une jeune personne en : o Posant des questions : Par exemple, qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui ? Où vas-tu ce soir ? Qui sera là ? o Ayant un comportement observateur : Par exemple, comment se comportent-ils avant de sortir avec des amis ? Comment se comportent-ils lorsqu’ils reviennent ? o Expliquant les raisons : Par exemple, pourquoi approuvez/désapprouvez-vous certains lieux / certaines personnes ? Pourquoi un lieu est-il sûr / dangereux ? o Demandant aux autres ». Par exemple, où avez-vous vu mon adolescent/e ? Qu’est-ce qu’il/elle faisait ?  N’oubliez pas que vous pouvez vous entraider en recherchant le bien-être de tous les jeunes de la communauté, et pas seulement du vôtre. Notes pour le facilitateur (Annexe 7 Activité 6 : Messages liés à la séance Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 7) (Durée 5 mn) 77 Activité 7 : Clôture de la séance Clôture de la réunion (5 min) ÉTAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ÉTAPE 2  Faire l’évaluation de la séance : demander au participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ÉTAPE 3  Distribuer l’aide-mémoire « Comment mieux écouter vos enfants », le cas échéant, le lire et expliquer le contenu aux participants. ÉTAPE 4  Inviter les participants à la prochaine rencontre tout en indiquant le lieu, la date et l’heure et les remercier de leur participation. 78 Séance 6 : (épisodes 11 et 12) Objectif de la rencontre : Améliorer les relations interpersonnelles entre parents et enfants et impliquer les parents dans la vie de leurs enfants. Plus particulièrement, cette session vise à : • Explorer comment d’une manière générale les parents communique avec leurs enfants sur des sujets délicats comme la puberté et la sexualité. • Comprendre l’importance de bien se renseigner sur les vraies voies d’infection du VIH/SIDA afin de protéger efficacement leurs enfants des risques de contagion. • Dissiper les mythes et rumeurs sur le VIH et SIDA en donnant les informations correctes. Durée de la rencontre : 2 heures 30 Matériels • Les cassettes du onzième et du douzième épisode • Un magnétophone • Des piles pour le magnétophone • Des grandes feuilles (flipchart) • Des marqueurs de différentes couleurs • Consignes pour les travaux de groupe 79 Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise-glace (10 min) ÉTAPE 1  Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ÉTAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ÉTAPE 3  Rappel de la session précédente Dans la Session 5, nous avons exploré la meilleure façon pour les parents d’entamer le dialogue avec les enfants. Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il n’y a personne qui veut parler de son expérience. Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 11 et 12 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le onzième et le douzième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter ou même à re-écouter ces épisodes.  Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin. 80  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 11 et 12 : EMISSION 11 : Résumé de L’histoire En fin de compte Carole choisit d’aller chez Jeanne et Mona pour discuter. Mona lui dit que si elle a couché avec Eric elle est peut-être enceinte, et toutes les trois se mettent d’accord pour que Mona aide Carole à parler à son père. Carole craint les réactions de son père. Mona la rassure. Depuis qu’elle sait qu’elle est peut être enceinte, Carole est mal à l’aise avec Eric. Ce dernier voudrait savoir pourquoi mais elle ne dit rien. Mona arrive à convaincre Antoine d’aller à la prochaine réunion de parents avec elle. Dominique décide de demander à ses parents quelle est la nature de leur maladie et quelles sont les Conséquences pour lui. On n’obtient pas la réponse lors de cette émission. EMISSION 12 : Résumé de L’histoire Mona demande à Pierre s’il veut l’accompagner à la réunion des parents. Il répond en prétextant qu’élever les enfants c’est l’affaire des femmes. A la réunion des parents, Pascal entretient les gens sur le VIH-SIDA, ses modes de transmission, les médicaments disponibles pour les personnes infectées et les comportements qu’on devrait avoir vis-à-vis des PVVIH. Les questions pleuvent. Un parent soutient que les ‘’mort SIDA’’ existent en Haïti. D’autres l’appuient. Pascal finit par les convaincre du contraire avec des exemples probants. Jeanne croise Henri sur la place publique. En pleine conversation, Henri lui demande de l’embrasser. Elle hésite mais finalement accepte pensant que c’est un geste anodin. Après, elle s’enfuit. 81 Paul et Dominique jouent sur la place. Pascal passe par là. Les gamins l’interpellent et lui posent des questions sur le VIH-SIDA. Pascal leur dit que seul un test peut déterminer si oui ou non une personne est porteuse du virus. Cette information réconforte un tantinet Dominique puisque ses parents n’ont pas encore fait de test VIH. Donc, ce ne sont que des rumeurs qui courent à leur sujet sont fausses. Paul lui dit de demander à ses parents d’aller faire un test. Dominique acquiesce. C’est la finale du concours scolaire dans la commune. Les 4 écoles finalistes sont à la dernière étape des questions-éclaires qui déterminera l’école gagnante. Carole ayant gagné récemment pour son école est donc sa représentante. Jeanne et Eric sont là pour l’encourager. Malheureusement, submergée par l’anxiété due à sa probable grossesse, elle rate sa question et est, de ce fait, automatiquement éliminée. Eric est là pour la consoler. Carole lui dit qu’elle est peut être enceinte. Eric est abasourdie par cette nouvelle mais lui dit quoiqu’il advienne, il sera là pour elle. 82 Activité 3 : Résumé des épisodes 11 et 12 Résumé des épisodes par les participants (20 min)  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du onzième et du douzième épisode. Poser-leur les questions suivantes :  Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu?  Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Complétez les histoires au besoin. Activité 4 : Rôle des parents Le rôle des parents (25min) ÉTAPE I  Discussion Guidée Dans cet exercice le facilitateur doit guider la discussion autour des thèmes abordés (stress, rôle des parents) dans les épisodes, mais aussi en élargissant aux expériences vécues par les participants eux-mêmes. Il est important que le facilitateur mène la conversation de façon informelle. Il peut noter les réponses des participants sur le flipchart pour que tout le monde puisse débattre et réagir. Rôle de parents • Dans quelle mesure le rôle de Mona est-il crucial dans la vie de Carole, même si elle n’est pas sa fille ? • Est-ce que sans l’intervention de Mona, les relations entre Carole et son père se seraient améliorées ? 83 • Pourquoi y-a-t’il tant de réticence de la part de Pierre et d’Antoine, (les pères de famille dans cette histoire), à parler à leurs enfants et aussi d’assister a la réunion des parents ? • Quel est selon-vous le rôle des parents dans l’éducation sexuelle de leurs enfants ? Où ce rôle s’arrête-t-il ? • Quel est le rôle des pairs dans l’éducation de vos enfants? • Comment vos enfants gèrent-ils leur stress ? Vous en parlent-ils ? Quelles solutions apportez-vous en tant que parents, lorsque vos enfants traversent des moments difficiles ? Donnez des exemples et les solutions que vous avez proposées à vos enfants. Est-ce que vous avez eu l’impression que ces conseils ont été suivis par vos enfants ? Ont-ils été bénéfiques ? • Comment mettez-vous vos enfants à l’aise ? • Dans le cas de Carole qui malheureusement échoue au concours, comment auriez-vous géré la situation ? Activité 5 : Mythes et rumeurs sur le VIH et le Sida Mythes et rumeurs sur le VIH et le SIDA (20min) ÉTAPE I Vrai ou Faux ? Répartir les participants en 2 groupes. Le jeu consiste à donner la bonne réponse aux faits suivants. Chaque bonne réponse vaut 1 point. Le rôle du facilitateur est non seulement d’animer ce jeu, mais aussi de donner les détails/informations nécessaires à la bonne compréhension des réponses. 84 Questions Vrai On ne sait pas si on est séropositif jusqu'au mo- X ment où l’on passe le test dans un établissement de santé. Certains médecins, prêtres, pasteurs et hougans ont le traitement miracle contre le SIDA. Il existe plusieurs modes de transmission du VIH. X Je dois avoir des rapports sexuels avec plusieurs partenaires pour contracter le virus du VIH. L’abstinence est l’un des moyens de prévention X contre le VIH. Les préservatifs ne sont pas efficaces pour se protéger contre le VIH. Je peux attraper le VIH en utilisant les mêmes toilettes qu’une personne séropositive. Mò SIDA existe en Haïti. Avoir plusieurs partenaires augmente le risque X d’attraper le SIDA X Une mère peut transmettre le VIH à son enfant Je peux éviter le SIDA avec le voudou/fétiches/ médicament traditionnels Quelqu’un peut paraitre en bonne santé mais X être porteur du virus X Le VIH est le virus qui cause le SIDA Seules les prostituées ont le SIDA Les moustiques peuvent transmettre le VIH Faux X X X X X X X 85 Exclusion sans raison (25 min) ETAPE I  Expliquer aux participants que vous allez parler d’un épisode précédent. Il est important d’aborder ce sujet avant de continuer parce que ça va aider à clarifier quelques informations concernant le VIH/SIDA. ETAPE II Demander au groupe : • Vous souvenez-vous de l’épisode dans lequel Antoine interdit Paul de jouer avec Dominique ? Qu’est-ce qui s’est passé dans cet épisode ? ETAPE III  Demander à un volontaire de résumer l’épisode et demander aux autres participants de compléter ce résumé au besoin. Le point clé à faire ressortir dans cet extrait de l’histoire est le suivant : Antoine interdit à Paul de jouer avec Dominique car il y a des rumeurs sur le fait que ses parents ont le SIDA. Il se fâche quand Paul lui demande des questions sur le VIH/SIDA, et lui interdit de lui poser d’autres questions. ETAPE IV  Demander au groupe : • Qu’est-ce que vous pensez de la réaction d’Antoine ? • Pourquoi est-ce qu’il réagit de cette façon ? • Penser-vous qu’Antoine a raison quand il interdit à Paul de jouer avec Dominique ? Demander aux participants d’expliquer leurs réponses. Permettre que les gens s’expriment ouvertement. Il va avoir probablement des opinions différentes sur le bien-fondé de l’interdiction d’Antoine (c’est-à-dire, qu’il lui interdise de jouer avec Dominique). Vous n’êtes pas obligé d’accepter toutes les réponses comme étant bonnes (il va avoir probablement des réponses qui ne sont pas adéquates ou correctes), mais vous devez écouter toutes les opinions avec le même intérêt et respect. 86 Expliquer qu’il y a toute sorte d’idées et de « rumeurs » sur comment le SIDA peut se contracter, mais qu’aujourd’hui les scientifiques, les personnes savantes ont déjà découvert (et on sait avec exactitude) comment le VIH/SIDA est contracté et comment IL N’EST PAS contracté. Activité 6 : Le sac surprise Durée (15 mns) ÉTAPE I  Diviser les participants en sous-groupes de trois ou quatre. Demander à chaque sous-groupe de prendre, sans regarder, un objet du sac (Cf. Annexe 8). Faites tourner le sac dans le groupe jusqu’à ce que tous les objets aient été retirés du sac ÉTAPE II  Demander à chaque sous-groupe de prendre 3-5 minutes pour discuter des objets qu’ils ont choisis et de leur relation avec le VIH. Certains objets peuvent porter sur le risque de transmission du VIH, d’autres peuvent ne pas avoir de liens, mais ils peuvent être liés à un mythe sur VIH. Certains objets peuvent aider à protéger les jeunes contre le VIH. Par exemple, un sousgroupe choisit la poupée et convient que cet objet a un lien avec le VIH, car une femme enceinte qui est infectée par le VIH peut transmettre le VIH à son bébé. ÉTAPE III  Noter les principaux moyens de réduire le risque de transmission du VIH qui decoulent des présentations Étape IV  Une fois la présentation terminée, poser les questions suivanes 87 - Quelles compétences apprises pendant les sessions précédentes ont été mises en pratique dans les jeux de rôle ? - Qu’est-ce qui a été efficace dans la manière dont l’adulte a partagé les informations dans le jeu de rôle et qu’est-ce qui peut être amélioré ? Corriger toute information erronée en utilisant le guide se trouvant en annexe 8 ETAPE V  Remercier les participants et Souligner qu’ils peuvent partager les informations de cette session avec d’autres adultes de confiance qui parleront aux jeunes, tels que les oncles ou les tantes. Assurer-les qu’il est normal de se sentir mal à l’aise ou gêné lorsqu’ils ou elles discutent de ces sujets, mais il est important que les jeunes possèdent des informations correctes sur le VIH. Notes pour le facilitateur (Annexe 8) Activité 7 : Messages liés à la séance Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 8) Activité 8 : Clôture de la séance Clôture de la réunion (5 min) ÉTAPE 1  Informer les participants sur les ressources existantes dans la communauté, comme par exemple les lieux dans lesquels les jeunes peuvent obtenir des informations sur le VIH, où ils peuvent se procurer des préservatifs et se faire dépister pour le VIH 88 Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ÉTAPE 2  Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ÉTAPE 3  Distribuer aux participants l’aide-mémoire « Ce qu’il faut dire à vos enfants à propos du VIH et du SIDA, le cas échéant, le lire et expliquer une a une, les phrases. Après chaque phrase demander aux participants ce qu’ils pensent et corriger les idées erronées au besoin. ÉTAPE 4  Inviter les participants à la prochaine rencontre tout en indiquant le lieu, la date et l’heure et remercier-leur de leur participation. 89 Séance 7 (épisodes 13 et 14) Objectif de la rencontre : Comprendre l’importance du dialogue entre parents et enfants sur des sujets délicats comme la puberté ou encore la sexualité en général.Ceci permet aux parents de : • Prendre conscience qu’il est normal de ne pas avoir toutes les réponses aux questions de leurs enfants. • Comprendre que les parents sont les mieux placés pour conseiller leurs enfants. • Renforcer l’idée que parler de sexualité n’encourage pas forcément les enfants à en faire l’expérience. Durée de la rencontre : 2 heures 30 mn Matériels • Les cassettes du treizième et du quatorzième épisode • Un magnétophone • Des piles pour le magnétophone • Des grandes feuilles (flipchart) • Des marqueurs de différentes couleurs • Aide mémoire « Parler de sexe avec vos enfants » et « Comment discipliner les enfants » 90 Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise-glace (10 min) ÉTAPE 1  Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ÉTAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, raconter une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ÉTAPE 3  Faire un rappel de la session précédente Dans la Session 6, nous avons discuté du rôle des parents et des mythes et rumeurs autour du VIH/SIDA. Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il a une personne qui veut parler de son expérience. Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 13 et 14 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30 min)  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le treizième et le quatorzième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter ou même à re-écouter ces épisodes.  Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin. 91  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 13 et 14 EMISSION 13 : Résumé de L’histoire Mona est confuse en ce qui concerne son mari. Elle n’arrive pas à comprendre pourquoi il refuse d’amorcer une conversation avec sa fille sur la sexualité et les problèmes liés à la puberté. Pierre entend ses réflexions et intervient pour défendre sa position. Il soutient que parler de tels sujets à sa fille l’encouragera à les expérimenter. Il en profite pour annoncer à Mona le décès de la mère de Jean-Bernard, son premier petit ami. Jean-Bernard vit maintenant à New York et n’a jamais eu de contact avec Mona depuis son départ. Antoine souhaite parler à Carole au sujet de la sexualité. Il tente une entrée en matière en la faisant remarquer qu’elle n’avait pas demandé l’argent pour les courses de la semaine. Cela mène à une conversation inconfortable et il lui demande si elle a des questions : en fait, oui, elle en a une – comment savoir à quel moment on est « développé » que ce soit pour un homme ou pour une femme pour avoir quelqu’un dans sa vie. Antoine lui dit qu’il y répondra bientôt. Jeanne se maquille pour aller à la journée de couleur de son école ou elle doit rencontrer Henri mais quand elle le voit avec une autre fille, Angeline, elle est très déçue. EMISSION 14 : Résumé de L’histoire Jeanne porte une minijupe qui attire Henri. Elle lui demande qui était l’autre fille à la journée de couleurs; il répond que ce sont ses oignons. Jeanne se fâche et rompt avec lui. Henri ne sait à quel saint se vouer pour se faire pardonner. C’est trop tard. 92 Antoine demande à Carole pourquoi elle n’a pas demandé de l’argent pour ses serviettes hygiéniques. Carole est dans ses petits souliers. Au même moment, elle sent une petite douleur abdominale. Ce sont ses règles ! Sa joie explose. Paul s’amène et commence à bombarder son père de questions auxquelles il n’a pas de réponse. Il lui parle aussi de façon plus claire de la relation amoureuse de Carole et d’Eric. Antoine réalise qu’il doit absolument s’informer sur la sexualité. Mona croise Jean Bernard, revenant de New York pour les funérailles de sa mère. Ils ont une brève conversation. Jean-Bernard regrette le fait d’avoir coupé tous les ponts entre eux depuis son départ. Mona lui dit de ne pas s’en faire. Elle a fait sa vie. Il a fait la sienne. Paul tombe sur Pascal et, comme à son habitude, il lui repose encore des questions sur le VIH-SIDA, notamment sur les modes de transmission. Pascal y répond. 93 Activité 3 : Résumé des épisodes 13 et 14 Résumé des épisodes par les participants (20 min) ÉTAPE 1  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du treizième et du quatorzième épisode. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? Qu’est ce qui ne vous a pas plu? Que pensez-vous de la discussion entre Antoine et sa fille Carole ? Est-ce que Mona doit s’inquiéter de revoir son premier amour qui revient au village ?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4 : Dialogue dans les famille Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30 min) ÉTAPE 1  Diviser les participants en 3 groupes et donner à chacun d’eux une des situations ci-dessous. Chaque groupe devra préparer un jeu de rôle et choisir 2 à 3 représentants pour l’exécuter en plénière. 1. Maryse qui à 14 ans, s’est faite toute belle pour sortir avec un groupe d’amis ce soir. Ses parents la voient qui s’apprêtent à franchir la porte. Quelle est leur réaction ? 2. Pierre, 13 ans, surprend ses parents en train de se disputer très fort. Cela le bouleverse. Ses parents se sont aperçus que Pierre les avait entendus. Ils décident de parler à Pierre. Comment le font-ils ? 3. Depuis plusieurs semaines, Isabelle, 12 ans, n’est pas en grande forme. Ses parents se sont aperçus que ses notes d’école ont dégringolé et qu’elle ne rit plus autant qu’avant et surtout qu’elle ne voit plus ses camarades de classe. Ses parents ne comprennent pas ce qui se passe avec leur fille. Ils décident de lui en parler. 94 ÉTAPE 1  Demander à chaque groupe de présenter son jeu de rôle. Discuter avec les participants de chaque saynète jouée et à la suite de chacune, reprendre les points principaux et le problème posé au tout début de la conversation, soit entre les époux, soit entre les parent/enfant. ÉTAPE 3  Faire le point sur ce qui est positif en matière de dialogue dans chacune des saynètes et de ce qui mérite d’être amélioré. ÉTAPE 4  Faire un bilan avec les participants des meilleurs moyens de communiquer avec son enfant. Activité 5 : Gestion de la colère La colère et comment la gérer ? (30 mn) Pour cette activité l’animateur peut décider de faire des jeux de rôle (mais la durée de la rencontre sera un peu plus longue que d’habitude) ou tout simplement animer une discussion sur la gestion de la colère. ÉTAPE 1 Mettre les parents en situation et noter leurs réactions : Situation I Imaginez que vos enfants sont en train de se disputer. Dites-leur ce que vous ressentez en utilisant « je ».  Lorsque vous faites…  Je ressens…  Parce que… Situation II Imaginez que votre fille de 14 ans rentre très tard de l’école sans vous avoir prévenu auparavant. Dites-lui ce que vous ressentez en utilisant « je ».  Lorsque tu fais…  Je ressens…  Parce que… 95 Situation III Votre enfant a été pris en train de tricher lors d’un examen par son professeur. Dites-lui ce que vous ressentez en utilisant « je ».  Lorsque tu fais…  Je ressens…  Parce que… Pour gérer sa colère 1. Décrivez à votre enfant ce qu’il fait et qui vous met en colère 2. Décrivez à votre enfant ce que vous ressentez lorsqu’il agit de cette façon 3. Décrivez comment son comportement vous touche en tant que parent ÉTAPE 2  Faire comprendre aux participants qu’il ne faut pas utiliser des messages du genre : « Espèce d’imbécile. Pourquoi est-ce que tu es rentré tard ? » Activité 6 : Faits et Mythes sur la puberté et la sexualité ÉTAPE I  Conserver les mêmes équipes. Pour mettre les participants à l’aise, ces équipes peuvent être composées d’hommes ou de femmes seulement. Expliquer que cette activité est un jeu dans lequel chaque équipe va essayer de donner les réponses les plus appropriées. Pendant le jeu, vous devez lire certaines affirmations sur la puberté ou la sexualité. Chaque équipe doit dire si l’énoncé est vrai (un fait) ou s’il est faux (un mythe). L’équipe qui a le plus de réponses correctes gagne. ÉTAPE II  Lire chaque énoncé figurant sur la Fiche technique sur la puberté (en annexe 9) : Mythes et faits. Demander à chaque équipe de répondre « mythe/faux » ou « fait/vrai ». Une fois que l’équipe a répondu aux questions « Mythe / Faux » ou « Fait / Vrai », lire la réponse et l’explication, puis accorder un point par réponse correcte. 96 ÉTAPE III  Une fois que toutes les réponses aient été lues et discutées, vérifier le score et annoncer les gagnants. Remercier tous les participants pour leur participation à l’activité « Mythe / Fait », puis demander s’il y a des questions. Faire des copies de la Fiche technique n°3 pour chaque participant. ÉTAPE IV  Expliquer les points clés suivants :  Les changements à la puberté sont normaux - ce sont des signes d’un corps sain.  Tous les jeunes sont curieux s’agissant de leur corps et de la sexualité.  Les informations issues de l’activité « Mythes et Faits » vous aideront à répondre aux questions posées par les jeunes.  Même si le fait de partager ces informations peut être gênant pour les adultes et les jeunes, elles permettent aux jeunes de comprendre ce qui se passe avec leur corps afin qu’ils soient en mesure de faire de meilleurs choix. Notes pour le facilitateur (Annexe 9) Activité 7 Messages liés à la séance Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 9) 97 Activité no 8 Clôture de la séance Clôture de la réunion (5 min) ÉTAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ÉTAPE 2  Faire l’évaluation de la séance : demander aux participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ÉTAPE 3  Distribuer l’aide-mémoire « Parler de sexe avec vos enfants », le cas echeant et expliquer le contenu aux participants ÉTAPE 4  Inviter-leur à la prochaine rencontre et remercier-leur de leur participation. 98 Séance 8 (épisodes 15 et 16) Objectif de la rencontre : Faire en sorte que les parents encouragent leurs enfants à prendre de bonnes décisions, des décisions saines. Plus particulièrement, il s’agira de : • Faire comprendre l’importance du dialogue entre les parents eux-mêmes pour qu’ils comprennent les besoins des enfants et adolescents pour les orienter vers les bons choix/décisions, en matière de sexualité par exemple. • Renforcer l’estime de soi de leurs enfants. Durée de la rencontre : 2 heures 45 mn Matériels • Les cassettes du quinzième et du seizième épisode • Un magnétophone • Des piles pour magnétophone • Des grandes feuilles (flipchart) • Des cartes découpées • Des marqueurs de différentes couleurs • Aide-mémoire »Suggestions pour faciliter la communication » « Lorsque vous êtes le seul parent ou gardien » et « Comment rehausser l’estime de soi de votre enfant » 99 Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise-glace (10 min) ÉTAPE 1  Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ÉTAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ÉTAPE 3  Faire un rappel de la session précédente Dans la Session 7, nous avons discuté de comment renforcer le dialogue entre les parents et les enfants, tout en renforçant l’estime de soi des enfants. pliquer ce qu’ils ont appris la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il y a une personne qui veut parler de son expérience. Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 15 et 16 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le quinzième et le seizième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radio romans », ils seront intéressés à écouter ou même à réécouter ces épisodes.  Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin. 100  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 15 et 16 : EMISSION 15 : Résumé de L’histoire Aux funérailles de la mère de Jean-Bernard, Mona le rencontre à nouveau. Ils entament une conversation au cours de laquelle celui-ci parle encore de ses regrets que Mona ne soit pas sa femme car il l’aime toujours. Mona lui dit d’enterrer tout ça. C’est de l’histoire ancienne. Cependant, dans un monologue, Mona se pose des questions sur Jean-Bernard. Serait-il un bien meilleur mari que Pierre ? Elle n’en est pas trop sure. C’est Dieu qui a voulu que Pierre soit son mari. Elle s’en réjouit en espérant quand même qu’un jour il se décidera à aller à la réunion des parents. Carole voit son père qui lui pose des questions sur Eric. Carole nie avoir des relations amoureuses avec lui, mais finalement, elle avoue la vérité sans, toutefois, mentionner sa mésaventure sexuelle. Elle promet à son père de mettre fin à tout. Antoine est content et estime qu’il faut se sentir responsable avant de se lancer dans ces genres de relations. Il propose à sa fille une rencontre hebdomadaire le vendredi à la maison pendant laquelle tout le monde peut poser des questions. Au même moment, Paul arrive. Il est mis au courant de cette décision d’avoir ladite rencontre. Il commence déjà à poser des questions. Eric et Carole se retrouvent et ils veulent parler tous les deux. Eric dit qu’il sait maintenant comment éviter les grossesses et qu’ils peuvent continuer à coucher ensemble. Carole se fâche et refuse catégoriquement arguant qu’elle ne commettra pas la même erreur deux fois. Elle s’en va. Eric est dans ses petits souliers. 101 Carole trouve Jeanne et elles veulent se venger de leurs ex qui ne voient en elles que des objets sexuels. Elles vont leur envoyer des lettres leur fixant un rendez-vous la nuit, sur la place publique dans un endroit clair-obscur mais les filles ne viendront pas. Les deux garçons se retrouveront seuls. Paul et Dominique sont en pleine conversation quand Eric s’amène avec sa bande pour intimer l’ordre à Dominique de ne plus jamais mettre ses pieds sur la place parce que ses parents ont le SIDA. Dominique a la trouille. Couvert de honte, Il s’enfuit en pleurant. EMISSION 16 : Résumé de L’histoire Mona est confuse. Elle n’arrive pas à comprendre l’opiniâtreté de Pierre à ne pas vouloir parler à sa fille qui est en âge de puberté. Pierre écoutait derrière la porte. Il surgit et explique son refus par la peur de ne pas pouvoir trouver les bonnes réponses aux questions de Jeanne. Il n’a pas complété ses études primaires donc il se sent très peu armé pour confronter les questions de Jeanne. Mona lui rappelle que la rencontre des parents est un endroit idéal pour trouver ses réponses. En fin de compte, il promet à sa femme de s’y rendre un de ses quatre. Jeanne livre les lettres aux garçons. Carole regrette de s’être embarquée dans cette aventure craignant de perdre définitivement Eric car elle l’aime toujours. Elle convainc, donc, Jeanne de se rendre chez Eric pour lui dire de ne pas y aller. Jeanne refuse mais fini par accepter parce que Carole est son meilleure amie. Arrivées chez lui, il était déjà parti au rendez-vous avec Henri. Eric et Henri vont sur la place. Les filles ne viennent pas. Quand ils se rendent compte que les filles leur ont posé un lapin, Henri se fâche et part chercher Angeline pour se venger. Eric lui dit de tout abandonner car en fait ils ne sont pas réellement prêts pour se lancer dans des relations sexuelles précoces. Henri réfute cette idée arguant qu’il a 16 ans, il n’est plus un gamin. 102 A la réunion des parents, Antoine et Mona mènent la discussion sur la façon de parler avec les enfants. Pierre intervient à la grande stupéfaction de Mona qui ne s’attendait pas à voir son mari. Il a finalement décidé de participer à la réunion des parents. Brusquement, Pascal annonce qu’il s’en va; tout le monde est choqué. Il est transféré à Dichoton, une autre commune située à quelques kilomètres de Fon Mapou. Il désigne Mona comme son remplaçant en tant qu’animatrice sociale. Mona estime n’être pas encore bien prête pour assumer une telle responsabilité. Les autres parents pensent le contraire. Pierre encourage sa femme à accepter. Pascal promet de faire des démarches auprès de ses supérieurs pour permettre à Mona d’aller suivre un séminaire de formation dans ladite commune car elle y dispose d’un centre de santé avec des infrastructures adéquates. Elle accepte. Jeanne et Carole décident de tout avouer à leurs parents concernant les rendez-vous sur la place publique et le lapin posé à Eric et Henri. Elles les croisent à la sortie de la réunion. Alors que Mona est calme pour écouter les récits des demoiselles, Pierre et Antoine ont la moutarde au nez à chaque fois qu’ils entendent le mot ‘’mennaj’’ sortir de la bouche de leurs filles. Mona apaise leurs colères. 103 Activité 3 : Résumé des épisodes 15 et 16 Résumé des épisodes par les participants (20min) ÉTAPE 1  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du quinzième et du seizième épisode. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4 : Renforcer le dialogue entre les époux Pour renforcer le dialogue entre les époux (45min) ÉTAPE 1  Demander aux participants en petits groupes de préparer des jeux de rôle à partir des situations suivantes et à chaque groupe de déléguer 2 représentants pour les jouer en plénière. Situations 1. Béatrice, mère de 3 enfants, travaille comme secrétaire dans une compagnie privée. Entre son salaire et celui de son mari, Jean-Claude, leur famille peut vivre d’une manière raisonnable. Cependant, Béatrice n’est pas en grande forme, elle se sent un peu déprimée et en rentrant du travail un soir, décide d’acheter une robe magnifique qui lui coûte très cher, sachant que cela aura des conséquences sur leur budget. Son mari remarque cette nouvelle robe et pose des questions. 2. Eli, père de famille, a un travail très physique à l’usine. Après de longues journées, il part au bar avec ses collègues et très souvent rentre à la maison en ayant bu plus que nécessaire. Sa femme, Monique, est fatiguée de cette situation et décide d’en parler à Eli. 104 3. Thomas et sa femme Marie vivent dans une zone reculée du pays. Thomas a rarement du travail et cela devient de plus en plus difficile de subvenir aux besoins de sa famille. Il décide de partir à Port-au-Prince où on lui a promis un travail. Il en discute avec Marie. ÉTAPE 2  Demander à chaque groupe de présenter son jeu de rôle. Discuter avec les participants de chaque saynète jouée et à la suite de chacune, reprendre les points principaux ÉTAPE 3 Faire le point sur ce qui est positif en matière de dialogue dans chacune des saynètes et de ce qui est négatif. ÉTAPE 4 Faire un bilan avec les participants des meilleurs moyens de dialoguer entre époux. Activité 5 : Renforcer le dialogue avec les enfants Comment renforcer le dialogue avec nos enfants?15 mns Insister sur le fait que même quand les parents n’ont pas un niveau élevé d’instruction formelle, cela ne les empêche pas d’être les meilleurs conseillers pour leurs enfants. Parfois les enfants mentent ou bien ne veulent pas aborder les sujets qui leur tiennent à coeur. Avez-vous déjà rencontre ce genre de situation avec vos enfants ? Comment avez-vous réussi à ouvrir le dialogue ? Que s’est-il passé au juste ? Comme nous le voyons dans l’épisode # 15, Antoine décide que désormais lui et ses enfants planifieront une rencontre tous les vendredis. Pendant cette rencontre, la famille réunie peut alors faire le point sur la semaine, certaines choses qui sont problématiques et qui ont besoin d’être « réglées ». 105 Tout comme ces réunions hebdomadaires pour la famille d’Antoine, les réunions de famille lors de fêtes ou autres traditions en place dans votre famille, sont un moment privilégié où les membres se retrouvent et prennent le temps de s’écouter, de faire le point. Parfois, cela se passe mieux que d’autre, mais ces traditions sont importantes pour maintenir le dialogue ouvert entre les membres d’une même famille. Activité 6 : Traditions dans les familles Les traditions dans la famille en tant qu’outils pour ouvrir ou maintenir le dialogue entre ses membres. ÉTAPE 1  Demander aux parents quelles sont les traditions, fêtes religieuses, coutumes qu’ils respectent dans leur famille? Qui sont les membres de la famille ou amis présents lors de ces événements? Pourquoi ? Comparer les différentes réponses et insistez sur le fait que toutes les traditions sont bonnes et ont de la valeur, afin que les familles apprécient leurs différences. ÉTAPE 2  Identifier avec les participants les bénéfices d’avoir des traditions familiales : • apprendre à se connaître • manger ensemble et partager • jouer ensemble • montrer l’exemple • se réconforter et se soutenir… Quelle tradition ou événement familial a le plus d’importance pour vous ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cela apporte aux membres de votre famille ? Pensez-vous que vos enfants continueront certaines de vos traditions ? Lesquelles ? Pourquoi ? 106 Activité 7 : Estime de soi chez les enfants Construire l’estime de soi de ses enfants (20mn) ÉTAPE 1 Demander-les : • Comment avons-nous réussi à développer des sentiments sains d’estime de soi lorsque nous étions plus jeunes ? • Lorsque vous étiez adolescent, comment est-ce que votre estime de vous-même était-elle renforcée ? • Comment est-ce que votre estime de vous-même était-elle heurtée ? • Qu’est-ce que vos années d’expériences vous ont enseigné sur le respect de l’autre ? • Où aviez-vous l’habitude de chercher de l’aide lorsque ça n’allait pas ? • Où est-ce que les jeunes peuvent trouver de l’aide à l’heure actuelle quand ça ne va pas ? Comment est-ce qu’une faible/mauvaise estime de soi de la part d’un adolescent peut-elle mener a des comportements dangereux ? (qui augmentent le risque de contracter le VIH ou encore de tomber enceinte ?) ÉTAPE 2  En reprenant la liste des réponses des participants et en se référant à l’aide mémoire comment rehausser l’estime de soi de votre enfant, faire ressortir les points essentiels qui permettent de construire l’estime de soi des enfants. 107 Activité 8 Suis-je un modèle pour nos adolescent ÉTAPE I  Commencer par poser aux participants les questions suivantes: Qu’est-ce qu’un modèle ? Quels modèles positifs ou négatifs aviez-vous lorsque vous étiez jeunes ? En quoi ces personnes étaient-elles des modèles positifs ou négatifs ? Selon vous, quels modèles ont les jeunes aujourd’hui ? ÉTAPE II Résumer la discussion et donner les informations suivantes :  Les jeunes ont de nombreux modèles.  Les adultes dans leur vie sont leurs modèles, tout comme les sont les amis de leur âge, ainsi que les personnes célèbres, dans les sports ou à la télévision.  Un modèle positif est une personne qui donne un bon exemple pour les jeunes sur la façon dont ils doivent se comporter. Par exemple, il peut s’agir d’aller à l’église ou à la mosquée, d’être fidèle à son/sa partenaire et de traiter les gens avec bonté.  Un modèle négatif est une personne qui affiche un comportement qui peut être nocif pour lui-même, elle-même ou les autres. Par exemple, agir violemment, boire beaucoup d’alcool, etc.  Les adultes peuvent faire beaucoup pour être de bons modèles pour les jeunes. Les jeunes sont plus enclins à accepter les conseils d’un adulte si l’adulte est un bon modèle pour ce comportement. Par exemple, il est difficile pour une jeune personne d’éviter la violence lorsqu’elle voit des adultes qu’elle admire agir violemment.  Les adultes peuvent également aider les jeunes à traiter avec les modèles négatifs qu’ils ou elles ont dans leur entourage. ETAPE III Résumer, puis expliquer que :  Parfois, un adulte décide qu’une jeune personne doit « faire ce que je dis et pas ce que je fais », mais cela rend plus difficile pour la jeune personne de croire l’adulte et de suivre ses conseils. 108  Il est difficile pour un adulte d’être toujours un bon modèle et d’agir comme il ou elle souhaiterait que la jeune personne agisse. Si les adultes veulent être des modèles pour les jeunes, ils/elles doivent s’assurer que : o Leur comportement corresponde aux conseils qu’ils/elles donnent la plupart du temps ; et o D’avoir la volonté de parler ouvertement avec les jeunes sur les raisons pour lesquelles leurs actions ne correspondent pas à ce qu’ils attendent de leur adolescent.  Les jeunes ont tendance à se comporter comme leurs parents ou leurs tuteurs adultes. Par exemple : Si vous ne souhaitez pas que votre adolescent/e abuse de l’alcool ou échange des rapports sexuels contre des biens, il est préférable que vous n’ayez pas ces comportements. Notes pour le facilitateur (Annexe 10) Activité no 9 Messages liés à la séance Faire un rappel des Messages Clés (Annexe 10) 109 Activité 10 Clôture de la séance Clôture de la réunion (5 min) ÉTAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ÉTAPE 2  Faire l’évaluation de la séance : demander au participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ÉTAPE 3  Distribuer les aide-mémoire, « Suggestions pour faciliter la communication – lorsque vous êtes le seul parent ou gardien comment rehausser l’estime de soi de votre enfant» et expliquer leur contenu aux participants. ÉTAPE 4  Inviter-les à la prochaine rencontre et remercier-les de leur participation. 110 Séance 9 : Lutte contre la stigmatisation et le discrimination (épisodes 17 et 18) Objectif de la rencontre : A la fin de cette rencontre, les participants auront : Pris conscience de la nécessité de la communauté d’être impliquée dans l’éducation de sa jeunesse. Plus particulièrement, la communauté :  Est souvent responsable de la stigmatisation de certains de ses membres  Peut encourager/renforcer les comportements sains des jeunes  Peut faire en sorte que l’accès à l’information sur la santé soit disponible pour tous C’est la responsabilité de la communauté de dé stigmatiser certains de ses membres, de renforcer les comportements sains des jeunes dans leur sexualité ou encore de faire en sorte que l’accès à l’information correcte sur la santé de la reproduction soit disponible pour tous et toutes. Durée de la rencontre : 2 heures Matériels •Les cassettes du dix-septième et du dix-huitième épisode • Un magnétophone • Des piles pour le magnétophone • Des grandes feuilles (flipchart) • Des marqueurs de différentes couleurs • Aide-mémoire « Parler à vos enfants de la discrimination associée au VIH et au SIDA » • Carte de la communauté de la séance 2 111 Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise glace (10 min) ÉTAPE 1 Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ÉTAPE 2  Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. ÉTAPE 3  Faire un rappel de la session précédente Dans la Session 8, nous avons discuté de l’importance du dialogue entre époux, du rôle et de l’importance des traditions familiales et enfin du renforcement du dialogue avec les enfants. Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris à la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il n’y a personne qui veut parler de son expérience. Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes 17 et 18 Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min) Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le dix-septième et le dix-huitième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radio romans », ils seront intéressés à écouter ou même à réécouter ces épisodes. Si vous n’avez pas accès a un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin. 112 Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue à la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 17 et 18 : EMISSION 17 : Résumé de L’histoire A la maison, Pierre et Mona parlent du départ soudain de Pascal. Pierre lui fait remarquer qu’il n’a pas abandonné mais plutôt il a été transféré par ses supérieurs dans une autre commune. Il lui dit aussi qu’elle est assez bien informée pour prendre la relève. Mona se sent réconfortée par les propos encourageants de son mari et promet de tout mettre en oeuvre pour maintenir les réunions des parents malgré certaines carences en matière d’information sur le VIH-SIDA et d’autres sujets. Jeanne croise Henri. Ce dernier lui dit être très fâché pour ce rendez-vous manqué d’hier soir. Pour tout effacer, il est allé passer sa rage sur Angeline. Jeanne est dans tous ses états croyant qu’Henri a pu probablement forcer Angeline, une jeune adolescente comme elle, à coucher avec lui. Bouleversée, Jeanne court dare-dare chez Angeline qu’elle trouve en sanglots. Celle-ci affirme qu’Henri a voulu qu’elle ait une relation sexuelle avec lui mais rien ne s’est passé. Henri la traite de bébé et cela l’offusque. Jeanne lui demande d’en parler à sa mère, Madame Eloi. Angeline lui fait comprendre que sa mère n’est pas du genre à lui parler encore moins à l’écoute. En effet, au même moment, sa mère arrive et la somme d’aller se mettre à genoux immédiatement parce qu’elle parlait à Jeanne dans la cour. Jeanne raconte tout à son père et sa mère. Pierre demande à sa femme d’inviter Madame Eloi aux rencontres des parents dans l’espoir qu’elle puisse un jour s’asseoir avec sa fille. 113 Au marché, Antoine entend une dispute entre une marchande et une cliente. Il s’approche pour calmer les esprits. Et la, il tombe sur une belle créole du nom de Jocelyne qui vit à Lison, une commune voisine. Carole croise Eric. Elle essaie de présenter ses excuses pour le faux rendez-vous. Eric accepte et pense qu’effectivement ils sont trop jeunes pour se lancer dans des relations sexuelles précoces. Carole lui parle de son choix de faire une abstinence complète jusqu’à ce qu’elle se sente prête. Eric propose une abstinence partielle. Carole maintient sa position. Abstinence totale. EMISSION 18 : Résumé de L’histoire La réunion des parents se tient. Une vive discussion est entamée sur la nécessité pour les parents de parler clairement de la sexualité, du VIH-SIDA et des questions liées à la puberté à leurs enfants pour éviter qu’ils aillent chercher ces informations ailleurs. Beaucoup de parents réfutent cette argumentation estimant que plus on parle de sexualité à ses enfants, plus ils auront envie d’aller tester le terrain. Mona a du pain sur la planche pour arriver à les convaincre du contraire. Elle prend en exemple le cas d’Angeline et Henri pour illustrer son point de vue. Chez elle, Jeanne, consciente du danger des relations amoureuses précoces, dresse une liste de critères pour choisir un homme quand elle sera prête pour ça. Des critères basés plus sur les qualités intrinsèques de la personne plutôt que sur son apparence physique. Antoine aperçoit au marché une fille qui ressemble beaucoup à Jocelyne. En fait, c’est elle. Antoine l’aborde. Ils parlent de leur vie, leur famille et finalement Antoine l’invite à venir passer la journée du dimanche chez lui, ou elle peut faire la connaissance de ses enfants. Jocelyne hésite un peu mais finit par accepter. 114 Irrésistiblement, Eric se rend chez Carole pour lui demander une dernière chance. Carole lui dit que s’il veut lui parler, il doit le faire en présence de son père. Elle ne veut plus avoir de conversation en catimini avec un garçon. En outre, elle n’entend plus renouer avec son passé. Quand elle sera prête pour avoir un homme dans sa vie, elle le saura par elle-même. Eric en est abasourdi. Dominique déclare à Paul qu’il a l’intention de fuguer. Il ira à Port-au-Prince à cause des rumeurs sur ses parents et le silence de ceux-ci sur leur maladie. De plus, il est mis en quarantaine par tous ses amis sauf Paul. C’est dur de supporter tout ça. Paul le dissuade car vivre à Port-au-Prince n’est pas chose facile pour un enfant surtout qu’il n’a pratiquement pas de famille dans la capitale. Paul lui promet de parler de ça à son père pour qu’il encourage ses parents à aller faire un test de VIH-SIDA 115 Activité 3 : Résumé des épisodes 17 et 18 Résumé des épisodes par les participants (20 min) ÉTAPE 1  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du dix-septième et du dix-huitième épisode. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4 : Rôle de la communauté Le rôle de la communauté dans l’éducation de nos enfants (25min) ÉTAPE 1  Diviser les participants en 2 ou 3 petits groupes et demander-leur de dessiner l’image d’une communauté idéale (réaliste en tenant compte des ressources disponibles), qui s’occupe de ses enfants. Mener une discussion avec les groupes à partir de cette liste de questions pour présenter la communauté idéale 1. Y a-t-il des groupes de parents ? 2. De l’information disponible pour les parents et les jeunes/ enfants ? 3. Des loisirs pour les enfants/jeunes ? 4. Accès au test de dépistage ? 5. Y a-t-il un Pascal dans la communauté ? Etc. 6. Quelles sont les activités en place dans votre communauté pour les jeunes ? 7. Est-ce que les jeunes y participent ? 116 8. Pensez-vous que ces activités pourraient être améliorées ? Dans quelle mesure ? A quel coût ? 9.Est-ce qu’il y a des structures en place spécifiques pour les jeunes dans votre communauté ? Qui les anime ? 10.Existe-t’il des structures semblables pour les PVVIH, les enfants des rues ou encore les orphelins du SIDA ? 11.Est-ce qu’il existe des structures où les parents de votre communauté peuvent se rendre pour avoir accès à de l’information sur la santé de la reproduction, les jeunes... S’il n’y a pas de structures à proprement parler, existe-t’il des réunions, des groupes de parents, tout comme les réunions communautaires dans le feuilleton radio ? 12.Pensez-vous que des réunions communautaires pour les parents autour des jeunes et de leurs besoins spécifiques seraient utiles ? Dans quelle mesure sont-elles faisables ? 13.Faire le lien avec les mythes et les craintes de la communauté par rapport aux populations à risque. Dans quelle mesure si marginalisation il y a, cette dernière peut être évitée ? 14.De mémoire, ou d’expérience, connaissez-vous des endroits en particulier ou les jeunes aiment se retrouver le soir ? Estce que vous considérez ces lieux comme des lieux à haut risque pour les jeunes ? Si oui, dans quelle mesure ? 15.Quels sont les endroits dans votre communauté (bars, sorties des écoles, places publiques) qui peuvent être dangereux pour un garçon ou une jeune fille ? 16.Le rôle de Pascal pour la communauté est extrêmement important. Existe-t’il quelqu’un de semblable dans votre communauté ? 17.Lorsque vous, parents, avez des questions, à qui vous adressez-vous ? Au prêtre, au médecin, à l’infirmière, à de la famille ? Où trouvez-vous le soutien dont vous avez besoin ? 18.Dans votre communauté, existe-t-il un centre de santé pour les jeunes adolescents ? Trouvez-vous cela normal ? 19.Connaissez-vous des jeunes qui y sont déjà allés ? Les participants peuvent en petits groupes ou bien seuls, écrire les réponses aux questions sur des cartes ou sur des feuilles de papier 117 ÉTAPE 2  Alternative : Comparer les images des participants (Communauté « idéale » avec la carte dessinée dans la séance # 5. Pour faciliter cette discussion, se référer à l’activité #6 qui entame le mapping de la communauté. Cet exercice est un complément d’information au mapping précèdent. Le facilitateur dessine une carte de la communauté sur le flipchart et ensuite prend les cartes avec les réponses des participants et les reparties sur la carte de la communauté. Ceci permet d’avoir une vue d’ensemble de la communauté, des services et lieux pour les jeunes. Cet exercice permet aussi de voir où se trouvent les écarts entre ce qui existe (carte séance # 5) et ce qui devrait exister (Communauté idéale), discuter sur comment réduire les écarts et ce que peut faire la communauté. Activité : 5 Stigmatisation et conséquences La stigmatisation et ses conséquences sur l’individu et la communauté (25 min) ÉTAPE 1  Poser aux participants les questions suivantes : • Qu’est-il arrivé à Dominique? Pourquoi? • Pourquoi Antoine, dans l’épisode 8, interdit-il à son fils de jouer avec Dominique? • Pourquoi Éric menace-t-il Dominique? • Avez-vous déjà rencontré des situations semblables dans votre communauté? ÉTAPE 2 Exercice Où se trouve le stigma dans notre communauté? A partir de l’exercice de mapping fait par les participants durant la séance 5, il s’agira pour les participants d’identifier les endroits où la stigmatisation a lieu dans leur communauté. Cet exercice permet à la communauté de commencer à réfléchir aux changements qui devraient avoir lieu en son sein. Le facilitateur doit pour cet exercice reprendre la carte de la communauté que les participants avaient développée. 118 Il faut que les participants reprennent la carte et ajoutent certains éléments qu’ils auraient pu avoir oubliés la toute première fois. Une fois que la carte est complète avec les routes, les institutions et autres, le groupe discute des endroits dans leur communauté où la stigmatisation est monnaie courante. Une fois que le groupe s’est mis d’accord, avec un feutre de couleur différente, ajoutez sur la carte les endroits où l’on stigmatise. Pendant la discussion, il est important de poser les questions suivantes : - Qui est stigmatisé? - Qui sont ceux qui stigmatisent? - Comment se traduit cette stigmatisation et dans quel contexte? - Comment est ce que les personnes stigmatisées sont-elles affectées? ETAPE 3  Discuter avec les participants sur les points suivants : - Comment la stigmatisation et la discrimination mettent les gens à risque de ne pas vivre positivement? - Comment pouvons-nous contribuer à atténuer la stigmatisation et la discrimination contre les PVVIH dans notre communauté? ÉTAPE 4  Demander-leur de réfléchir pendant quelques secondes et de se rappeler des moments où ils ont connu la stigmatisation et la discrimination dans leur vie et d’expliquer comment ils se sont sentis. ÉTAPE 5 - Quand les participants auront répondu aux questions précédentes, faites la synthèse des réponses à partir des points préalablement préparés - Conclure en faisant un rappel sur l’importance de la lutte contre la stigmatisation liée au VIH dans le contrôle de l’épidémie En résumé, il faut mettre l’accent sur le fait que : - La stigmatisation se passe dans des contextes très différents : à la maison, dans le quartier, à l’école, à la clinique, au marché, dans les bars, les bus et autres endroits publics. 119 - Dans chacun de ces différents contextes, la stigmatisation est la même : isolement et rejet, insultes, honte et accusation. - Assurez-vous de mettre en évidence que la stigmatisation et la discrimination font qu’une personne se sent mal et non en égalité avec les autres. Activité 6 : Clôture de la séance Clôture de la réunion (5min) ÉTAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ÉTAPE 2  Faire l’évaluation de la séance et demander aux participants ce qu’ils ont appris, et comment ils comptent l’appliquer. ÉTAPE 3  Distribuer l’aide-mémoire, le cas échéant et expliquer le contenu aux participants. ÉTAPE 4  Inviter-les à la prochaine rencontre et remercier-les de leur participation. 120 Séance 10 : Révision et cloture (épisodes 19 et 20) Objectif de la rencontre : Faire le point sur toutes les séances passées. Durée de la rencontre : 2 heures Matériels • Les cassettes du dix-neuvième et vingtième épisode • Un magnétophone • Des piles pour magnétophone • Des grandes feuilles (flip chart) • Des marqueurs de différentes couleurs • Certificats Déroulement Activité 1 : Objectif de la rencontre Brise glace (10 min) ÉTAPE 1 Expliquer brièvement l’objectif de la rencontre. ÉTAPE 2 Faire un exercice de brise glace pour détendre l’atmosphère. Vous pouvez par exemple inviter les participants à chanter un chant, dire une blague ou bien vous pouvez utiliser un autre exercice de brise glace de votre choix pourvu qu’il convienne aux adultes. 121 ÉTAPE 3  Faireun rappel de la session précédente Dans la Session 9, nous avons discuté la stigmatisation et les conséquences sur l’individu et sur la communauté, et aussi comment encourager une communauté à être responsable de ses enfants. Demander aux participants s’ils avaient eu l’occasion d’appliquer ce qu’ils ont appris la dernière séance pendant la semaine. Demander s’il y a une personne qui veut parler de son expérience. ÉTAPE 4  Demander à chaque participant de se lever à tour de rôle et de citer un domaine de connaissances ou de compétences qu’ils/ elles ont appris ou amélioré au cours de ce programme et, si possible, de partager une histoire personnelle sur la façon dont cette formation les a aidés à construire une bonne relation avec leur adolescent/e. Encourager tous les participants à applaudir bien fort et à se féliciter de cette expérience positive ÉTAPE 5  Passer en revue les compétences de communication couvertes pendant ce programme Activité 2 : Écoute ou lecture des épisodes Écoute ou lecture de la synthèse des épisodes (30min)  Idéalement, vous devriez faire écouter aux participants le dix-neuvième et le vingtième épisode. Étant donné que les gens aiment les « radios romans », ils seront intéressés à écouter ou même à réécouter ces épisodes. Si vous n’avez pas accès à un magnétophone ou aux cassettes de ces épisodes, vous pouvez lire les synthèses suivantes ou demander aux participants de faire ce résumé et le compléter au besoin. 122  Vous pouvez aussi demander aux participants qui connaissent déjà l’histoire (car ils l’ont entendue a la radio) de résumer les épisodes et vous pouvez compléter leurs récits au besoin. Synthèse des épisodes 19 et 20 : EMISSION 19: Résumé de L’histoire La famille Pierre et d’autres voisins sont en émoi. Ils ont fouillé la commune entière à la recherche de Dominique qui s’est enfui de sa maison. On ignore où il a pu bien se rendre. Seul Paul peut le savoir vu qu’ils sont très copains. Mona, Pierre et Jeanne se rendent donc chez les Antoine. Ils sont encore au lit. Paul avoue les confidences de Dominique sur son intention de fuguer à cause des pressions tous azimuts qui lui tombent dessus. Il connaît un petit coin tout près de la rivière ou ils ont l’habitude de jouer à cache-cache. Arrivés sur les lieux, Dominique y est effectivement. Il y a passé la nuit au pied d’un arbre et a attrapé froid. Mona décide d’encourager ses parents à aller faire un test de dépistage du VIH-SIDA pour mettre un terme à tout ça. Mona veut utiliser l’histoire de Jeanne et de Carole avec leurs copains pour illustrer ses points de vue à une grande réunion de parents qui se tient demain. Elle en parle à Jeanne qui pique une colère bleue. Elle ne veut pas exposer sa vie privée sur les galeries. Cela risque de porter atteinte à sa réputation et à celle de Carole à l’école. Dans un geste irrespectueux, elle tourne le dos à sa mère. Mona n’accepte pas cette impertinence de sa fille et lui demande de s’en excuser tout en prenant soin de lui expliquer le bien fondé de cette démarche. Antoine parle à ses enfants de l’invitation qu’il a faite à Jocelyne de venir passer une journée avec eux dimanche prochain. Carole soupçonne son papa d’être amoureux de cette fille. Embarrassé, Antoine ne veut pas trop en parler. Paul pousse à fond ses questions drôles sur les relations amoureuses. 123 Eric n’entend pas lâcher prise sur Carole. Il l’interpelle en route. En pleine conversation, Paul surgit. Il a une de ses dents contre Eric. Il explique à Carole qu’Eric était le chef de file de la bande qui stigmatisait Dominique sur la prétendue maladie de ses parents. Carole n’en revient pas. Paul en profite pour donner des informations claires et cohérentes à Eric et à Carole sur le SIDA. Les deux restent pantois devant la pertinence de ces informations. Carole arrive à peine à croire que c’est son petit frère qui détient autant d’informations sur le SIDA. Elle demande à Eric d’aller présenter ses excuses à Dominique. Ceci prouvera qu’il est vraiment un homme. Par amour pour Carole, il accepte. EMISSION 20: Résumé de L’histoire Comme promis, Mona réussit à convaincre les parents de Dominique d’aller faire un test de dépistage du virus VIH-SIDA. Contrairement aux rumeurs, aucune trace du virus n’a été détectée dans leur sang. Sur le chemin du retour, elle croise Eric, ses amis, Paul et Carole qui se rendent chez Dominique. Il leur communique la bonne nouvelle. Paul est aux anges. Chez Dominique, les garçons sont dans leurs petits souliers. Ils ne savent par où commencer pour s’excuser de leur mauvais comportement. Ils veulent tous l’avoir dans leur équipe de foot car il est considéré comme le petit Ronaldihno de la ville. Dans une franche conversation, Pierre revient avec Jeanne sur la décision de sa mère. Il a fini par la convaincre d’accepter en prenant un exemple irréfutable. Jeanne aurait bien aimé participer à cette réunion mais elle est réservée aux adultes. Comme prévu, Jocelyne débarque chez les Antoine. Tout le monde l’attendait impatiemment. Elle a tout de suite gagné la sympathie des enfants par son sourire et son entregent facile. Tiré à quatre épingles, Antoine est aux anges. Les enfants réalisent que leur père valse avec le bonheur depuis qu’il a rencontré cette fille. 124 Paul demande à Jocelyne de se marier avec son père. Même Carole lui souffle aussi ça à l’oreille. Jocelyne ne sait quoi répondre. Antoine est embarrassé. Une chose est sure, ils sont attirés l’un vers l’autre. C’est la grande réunion des parents. Mona expose des points de vue sur la sexualité, le VIH-SIDA, l’abstinence chez les jeunes etc. Naturellement, certains parents ont des points de vue contraires liés précisément aux traditions de chez nous. Finalement, ils sont convaincus de l’importance d’établir un dialogue franc et dans le respect mutuel avec leurs enfants. Mona leur parle de son intention d’inviter des infirmières du centre de santé de Dichoton à venir organiser des séances de formations à l’intention des parents. Elle leur promet également de revenir bien armée après le séminaire qu’elle va suivre grâce aux démarches de Pascal. La réunion se termine sur un applaudissement nourri des participants pour Mona et son grand engagement social dans la communauté. 125 Activité 3 : Résumé des épisodes 17 et 18 Résumé des épisodes par les participants (20 min)  Après l’écoute, demander aux participants, de façon informelle (non pas comme s’il s’agissait d’un test de connaissances), de résumer l’histoire du dix-septième et du dix-huitième épisode. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans l’histoire ? Qu’est-ce qu’il y a dans l’histoire qui vous a plu? Qu’est ce qui ne vous a pas plu?  Compléter les histoires au besoin. Activité 4 : Rôle de la communauté Résumé des émissions radio (30 min) ÉTAPE 1 Poser aux participants les questions suivantes : a.Quelles compétences avez-vous utilisées pour la première fois grâce à cette formation ? b.Quelles compétences apprises avez-vous l’intention de pratiquer avec les jeunes dans votre vie ? ÉTAPE 2 Travail en sous-groupes. Diviser les participants en 5 petits groupes et inviter un représentant de chaque groupe à tirer d’un contenant (chapeau, récipient) un morceau de papier avec une ou deux questions portant sur les sujets couverts lors des groupes d’écoute. Par exemple : - Comment aborder les questions liées à la sexualité avec les enfants ? - Comment améliorer la communication du couple afin de mieux se partager l’éducation sexuelle des enfants ? 126 - Etc. ÉTAPE 3  Demander à chaque groupe d’imaginer un feuilleton de 10 minutes sur une personne adulte et un/e adolescent/e à partir de la question trouvée dans le petit papier tiré du contenant. Dans ce feuilleton, l’adulte et l’adolescent rencontrent des difficultés pour communiquer. Quelqu’un donne les conseils à l’adulte sur les compétences de communication (vues dans le programme) qui fonctionnent le mieux avec les jeunes. L’adulte utilise ensuite ces nouvelles compétences pour communiquer avec la jeune personne. Laisser-leur 20 minutes pour se préparer. Encourager les participants à être créatifs et dramatiques. ÉTAPE 4  Demander à chaque petit groupe de discuter et se mettre d’accord pour citer au moins 3 des leçons apprises lors des groupes d’écoute. Donner 15 minutes aux petits groupes pour qu’ils identifient les leçons apprises. Demander à chaque sous-groupe de présenter ses leçons apprises en plénière. Inviter les autres participants à compéter et à donner leurs points de vue. Compléter au besoin, en résumant tout en se référant aux sujets clés couverts lors de la série des rencontres. Utiliser les questions suivantes pour les encourager à partager leurs expériences : • Quels sont les points que vous avez retenus ? • De ce que vous avez appris pendant toutes nos sessions, qu’estce que vous avez utilisé avec vos enfants ? • Avez-vous l’impression que vos rapports avec vos enfants ont quelque peu changés depuis que vous participez à ces réunions? • Qu’est-ce qui a changé ? Donnez des exemples. • Que faites-vous différemment désormais ? 127 • Quelles améliorations avez-vous remarquées chez vos enfants ? Chez votre partenaire ? • Qu’est-ce que vous devez encore améliorer à votre avis et quelles techniques pensez-vous toujours à appliquer ? ÉTAPE 5  Demander à des volontaires de partager avec le groupe leurs progrès dans la résolution des conflits/obstacles identifies au tout début des rencontres. Terminer la conversation sur un ton positif tout en signalant que tout changement prend du temps et que toute tentative ou amélioration doit être considérée comme étant un pas important dans la bonne direction Activité 5 : Mon engagement vis-à-vis de mon adolescent/e ÉTAPE 1 Demander à chaque participant de citer trois compétences qu’elle espère utiliser et comment elle les utilisera. Par exemple : 1. Au lieu de demander à mon adolescent/e de faire quelque chose, je lui poserai des questions. 2. Je partagerai avec lui/elle mes valeurs. 3. Je veillerai à bien l’écouter lorsqu’il ou elle parlera, et je lui poserai des questions actives. ÉTAPE 2 Expliquer aux participants qu’il s’agit de la fin du programme. Demander-leur de s’engager oralement à utiliser les compétences apprises. Si les participants acceptent, demander-leur de répéter la phrase suivante, ensemble ou individuellement : Moi _______________________ je promets d’utiliser les connaissances et compétences acquises au cours de ce programme pour construire une relation forte avec mes enfants et les autres jeunes et les protéger de tout danger Avant de clore la session, faire passer aux participants le post-test du programme 128 Notes pour le facilitateur Activité no 6 Clôture de la séance Clôture de la réunion (5min) ÉTAPE 1  Rappeler aux participants que cette série de rencontres aidera à remplir les vides d’information des parents et à améliorer la communication avec leurs enfants. ÉTAPE 2  Remercier les participants pour leur participation à ce programme de formation et féliciter-les pour tout ce qu’ils/elles ont accompli. Encourager les partenaires à se soutenir mutuellement pendant les sessions et au cours des activités pratiques à la maison. Rappeler aux participants qu’ils/elles sont capables de prendre leurs engagements dans la communauté afin de construire et d’entretenir des relations de soutien avec tous les jeunes. Remettre les certificats et inviter-leur à prendre une collation. 129 130 Annexes 131 Annexe 1 Aide mémoires [par séance] Séance 1 Pourquoi parler de la sexualité avec vos enfants? Séance 2 Comment conseiller vos enfants? Comment devez vous vous comporter en donnant des conseils aux enfants Séance 3 Le rôle des pères Comment élever les filles et les garçons Séance 4 Comment gérer les conflits de façon positive Séance 5 Comment mieux écouter vos enfants Séance 6 Ce qu’il faut dire à vos enfants à propos du VIH et du SIDA Les changements émotionnels de vos enfants Séance 7 Parler de sexe avec vos enfants Comment rehausser l’estime de soi de votre enfant? Comment discipliner les enfants Séance 8 Suggestions pour faciliter la communication Lorsque vous êtes le seul parent ou gardien Séance 9 Parler à vos enfants de la discrimination associée au VIH et au SIDA Séance 10 Certificats Sources [Références] 132 Annexe 2 Quelques exemples de brise-glace Exercice brise glace 1: [rapprochement, ressemblance : ce qu’on a en commun] Faites un cercle avec les chaises dans la sale. Mettez le nombre de chaises nécessaires pour les participants moins une. Demandez aux participants de s’asseoir. La personne qui reste debout devra dire quelque chose qui est une caractéristique des participants. Tous ceux qui sont d’accord avec ce qui est dit doivent se lever de leurs chaises et trouver une autre chaise. La personne qui a émis l’idée doit aussi se chercher une chaise. Il devra y avoir une autre personne sans chaise une fois que tout le monde est assis. Au tour de celui ou celle qui se retrouve sans chaise de donner une caractéristique commune a tous les participants. Faites ceci 5 ou 7 fois jusqu’à ce que tout le monde comprenne qu’ils ont quelque chose en commun. Voici quelques exemples de caractéristiques communes: • J’aime la musique • J’ai plus de 4 frères et soeurs • Mon plat préféré est ____ • J’aime la compagnie des jeunes Choisissez des exemples simples et concrets. Exercice brise glace 2 : images/objets qui nous représentent – Demandez à chaque participant de penser a quelque chose, un objet qui le représente le mieux. Cela peut être un bateau pour ceux qui aiment voyager, une tasse de café pour celui ou celle qui a de l’énergie,… Demandez aux participants de dessiner cela et ensuite de le présenter au reste du groupe. 133 Annexe 3 Séance 1 (épisodes 1 et 2) Notes pour facilitateur Activité 1 : Résumé des épisodes par les participants Voici quelques points clés qui doivent ressortir dans les résumés. Première épisode : • Mona ne sait pas comment répondre aux questions de sa fille Jeanne concernant ses règles car : (a) elle ne sait pas comment aborder ce type de questions avec sa fille ; et (b) elle n’a pas l’information nécessaire. • Jeanne est complètement confuse et triste. Elle commence à se comporter différemment avec ses amis garçons. Deuxième épisode : • Mona cherche activement des réponses à ses questions. • Carole a un petit ami et encourage Jeanne à se faire un copain aussi. • Antoine menace ses enfants de les punir avec la plus grande rigueur s’ils commencent à avoir des relations amoureuses. Activité 2 : Quoi faire ? Le tableau suivant résume quelques pistes de solution qui devraient ressortir lors de la discussion. Ici, il faut mettre l’accent sur les besoins et difficultés rencontrées par les enfants d’aujourd’hui et comment les parents peuvent au mieux y répondre, soit en utilisant leurs propres expériences ou encore en s’inspirant des conseils donnes au cours de cette session par les autres participants ou le facilitateur. 134 Problème Pistes de solution Manque d’information S’informer : chercher des endroits et des personnes qui peuvent fournir de l’information correcte. Dans la deuxième séance, il y aura un exercice de mapping de la communauté, afin de mettre en valeur les lieux ou les parents peuvent trouver du soutien et de l’information Idées erronées L’information fournie par des personnes qui connaissent bien le domaine aidera à corriger nos idées erronées. Sentiments Il est normal d’avoir des sentiments et des craintes. Il faut d’abord se rendre compte que nos propres sentiments et nos expériences passées peuvent nous empêcher d’aborder certaines questions avec nos enfants. Une fois que l’on prend conscience de nos sentiments, on peut chercher des façons pour mieux les gérer. Par exemple : « Mes parents se fâchaient contre moi quand je leur posais des questions sur les changements de mon corps qu’ils trouvaient embarrassantes. J’avais peur d’être puni/e et donc j’ai vite appris à ne pas en parler pour éviter la punition. Maintenant je me rends compte que je fais la même chose avec mon enfant. Je me sens inconfortable de parler de sexualité car ce sont des sujets qui ont été interdits pour moi. » 135 Notes pour le facilitateur (suite) Qu’il s’agisse de manque d’information, d’idées erronées ou de sentiments, si nous voulons apprendre à mieux communiquer avec nos enfants sur des sujets délicats ou difficiles, telle que la sexualité, il faut : • Garder l’esprit ouvert. Ce que nous avons appris dans le passé (de nos parents, dans notre famille) n’est pas nécessairement ce que nous devons faire, à notre tour, avec nos enfants. Les temps changent et les connaissances aussi. On doit être ouvert au changement. Ne pas avoir peur de poser des questions aux personnes ressources (comme le facilitateur de cette rencontre). D’autres participants ont certainement les mêmes questions, sauf que peut-être ils n’osent pas les poser. Activité 3 : Les difficultés des parents Vous n’avez pas besoin de dessiner le tableau suivant pour les participants, mais vous pouvez l’utiliser comme référence pour leur donner des exemples et compléter ce qu’ils ont dit. Faites toujours le lien entre ces exemples et les réponses que les participants ont données. 136 Le manque d’information (bleue) Des idées erronées (rouge) Les sentiments (vert) « On n’a pas les réponses » « On ne sait pas quoi dire » « On ne sait pas ou aller chercher cette information » « Si les parents parlent de la sexualité avec leurs enfants, ceux-ci vont finir par avoir des relations sexuelles plus tôt. » (Faux : Le contraire a été prouvé !!!) « Il faut attendre que l’enfant soit majeur » (Faux : Plus tôt les parents en parlent, plus tôt l’enfant comprend mieux sa sexualité et apprend à se protéger) « Si les enfants se rendent compte que nous n’avons pas l’information nécessaire pour répondre à leurs questions, ils ne vont plus nous respecter» (Faux : Un enfant qui voit que son parent cherche à s’informer afin de lui donner du bon conseil va le respecter et l’admirer davantage. Il va aussi se sentir plus aimé !) « On se sent gêné (e) » « On a peur de se tromper » « Cela nous ramène à de mauvais souvenirs de notre enfance » « On se sent incapable d’aborder des sujets liés à la sexualité avec les enfants » 137 Kreyol Français •Adolesans se yon peryòd panik pou jèn moun paske y ap viv yon seri chanjman nan kò yo ak nan jan yo santi yo. • Jèn moun bezwen bon enfòmasyon sou chanjman y ap viv yo, men, byen souvan, yo wont mande granmoun oubyen enfòmasyon. • Sa enpòtan pou nou asire nou jèn yo jwenn bon enfòmasyon paske se sa yo bezwen pou yo pran bon jan desizyon. • Paran ak granmoun ki reskonsab bezwen korije move enfòmasyon/ ki pa kòrèk pitit yo jwenn yo ak enfòmasyon ki chita sou verite • Devlopman sekyèl se yon peryòd natirèl ki enpòtan anpil nan lavi moun. Se fason sa a Bondye prepare timoun pou yo kòmanse viv tankou granmoun epi pou yo pran reskonsabilite granmoun • Devlopman sekyèl se yon peryòd gwo chanjman pou jèn moun, sa ka lakòz enkyetid ak panik. Paran ak granmoun ki reskonsab dwe bay jèn yo konsèy ak èd pandan peryòd sa a • Paran ak granmoun ki reskonsab dwe esplike jèn yo peryòd devlopman sekyèl la kapab yon moman emosyon tou paske kò yo kòmanse chanje. • Paran ak granmoun ki reskonsab dwe esplike timoun yo se pa nan kò yo chanjman yo fèt sèlman nan peryòd devlopman sekyèl la, gen chanjman nan jan yo santi yo ak nan jan yo panse tou. • L’adolescence est une période de panique pour les jeunes parce qu’ils vivent une série de changements dans leur corps et comment ils se sentent. • Les jeunes doivent être mieux informés sur les changements qu’ils vivent, mais bien souvent, ils sont gênés de demander des informations. • Il est important de veiller à ce que nos jeunes reçoivent une bonne information car ils en ont besoin pour prendre de bonnes décisions. • Les parents et les tuteurs doivent corriger les informations erronées que leurs enfants obtiennent et qui ne sont pas basées sur la vérité • Le développement sexuel est une période naturelle très important de la vie humaine. Voilà comment Dieu prépare les enfants à commencer à vivre comme des adultes et assumer leur responsabilité • Le développement sexuel est une période de grands changements pour les jeunes, ce qui peut mener à l’anxiété et la panique. • Les parents et les tuteurs doivent fournir aux jeunes des conseils et une assistance au cours de cette période • Les parents et les tuteurs doivent expliquer période aux jeunes que cette période de développement sexuel chez les jeunes peut être un moment d’émotion parce que leur corps commence à changer. • Les parents et les tuteurs doivent expliquer aux enfants que ce changement ne se fait pas seulement dans leur corps mais aussi dans la façon dont ils se sentent et comment ils pensent 138 Annexe 4 Séance 2 (épisodes 3 et 4) Mesaj Kle / Message clé Kreyol Français • Paran ak granmoun ki reskonsab dwe kreye yon anviwònman zanmitay kote jèn moun kapab pale libelibè, kote yo kapab santi yo alèz pou yo poze kesyon sou pwoblèm sante ki mare sèks. • Paran ak granmoun ki reskonsab dwe montre yo asepte opinyon jèn yo, kwayans yo, prensip moral yo ak esperyans yo menm si yo diferan ak pa yo, depi yo nòmal, depi yo pa gen gwo danje pou sante yo. • Pou gen bon jan kominikasyon ak jèn yo, sa nesesè pou paran ak granmoun ki reskonsab: o Respekte kalite ak fòs k ap dòmi ki san parèy jèn yo genyen. o Ankouraje yo devlope kapasite yo pou yo pran desizyon ki chita sou bon enfòmasyon pou kont yo. o Ankouraje yo pou yo pran reskonsabilite desizyon yo fè. o Ba yo enfòmasyon ki chita sou reyalite pou ede yo pran desizyon. o Ede yo etidye sa yo santi sou pwoblèm yo oswa sou sa ki enkyete yo. o Fè yo santi nou konprann jan yo santi yo. • Chanjman ki vini pandan peryòd devlopman sekyèl yo natirèl ni pou ti fi ni pou ti gason. • Kèk nan chanjman sa a yo nou wè yo sèlman nan faz devlopman sekyèl la (tankou bay dechay nan dòmi), gen lòt ki kontinye pandan lavi granmoun nou (tankou règ). • Règ la se san ki koule sòti chak mwa nan matris fi ki nan laj pou yo fè pitit epi ki pa ansent. • Les parents et les tuteurs doivent créer un environnement où les jeunes peuvent parler librement, où ils peuvent se sentir à l’aise pour poser des questions sur les problèmes de santé liés au sexe. • Les parents et les tuteurs doivent montrer qu’ils acceptent leurs expériences, même si elles sont différentes des leurs, il suffit qu’ils soient normaux et sans aucun danger pour leur santé. • Pour avoir une bonne communication avec les jeunes, il est nécessaire pour les parents et les tuteurs de: o Respecter la qualité et la force que les jeunes ont o Encouragez-les à développer leur capacité à prendre des décisions seuls, basées sur de bonnes informations. o Encouragez-les à prendre la responsabilité de prendre des décisions. o Donnez-leur l’information basée sur des faits pour les aider à prendre des décisions. o Aider-les à étudier ce qu’ils ressentent à propos des problèmes ou de ce qui les inquiète. o Faites-leur sentir que vous comprenez ce qu’ils ressentent. • Les changements qui viennent au cours du développement sectuel sont naturels tant pour les filles que pour les garçons. • Certains de ces changements ne sont vus que dans la phase de développement seksuel (comme l’ejaculation pendant le sommeil juste parce que le reservoir est plein), d’autres continuent tout au long de notre vie d’adulte (comme les regles par exemple). 139 Kreyol Français • Bay dechay nan dòmi se yon bagay natirèl pou ti gason ki nan peryòd devlopman sekyèl. • Fenomèn sa a rive san ti gason an pa konnen sa. Pandan l ap dòmi, li bay dechay, paske rezèvwa l yo chaje epi li reve li ap fè sèks ak yon fi. • Pou kèk jèn moun, devlopman sekyèl la kapab yon moman difisil. • Paran ak granmoun ki reskonsab ka jwe yon wòl enpòtan nan ede jèn yo jere panik ak defi devlopman sekyèl la pote. Pou yo fè sa, yo dwe dispoze pale avèk yo, reponn kesyon yo san manti, kreye anbyans pou konvèsasyon si jèn yo pa pran desizyon pale ak yo. • La règle est la circulation sanguine de l’implant mensuel de l’âge d’avoir des enfants et ne pas être enceinte. • Pour certains jeunes, le developpement seksuel peut etre un moment difficile • Les parents et les tuteurs peuvent jouer un role important dans la gestion des ces moments de panique et de defi que cette periode apporte dans la vie des jeunes, • Pour le faire, ils doivent parler aux jeunes, leur poser des questions sur ce qu’ils ressentent, créer un climat propice au dialogue si les jeunes ne prennent pas la decision de parler avec eux. 140 Annexe 5 Séance 3 (épisodes 5 et 6) Mesaj kle / Message clé Kreyol Français • Wòl gason ak fi ak sèks fè pati tout lavi nou. • Sèks se tout sa ki fè nou swa « gason », oswa « fi ». • Sèks la pa chanje firanmezi tan ap pase, sa inivèsèl. • Se sosyete a ki kreye wòl gason ak wòl fi. Se sa k fè yo diferan nan chak sosyete. Firanmezi tan ap pase, wòl sa a yo chanje paske sosyete yo chanje. Se pou sa, paran dwe ede pitit yo konprann gen bagay gason oswa fi sèlman te konn fè avan, kounye a, ni gason, ni fi fè yo. • Byen souvan, moun konn gen kwayans ak atitid sou sa fi ka fè ak sou sa gason ka fè ki pa toujou chita sou reyalite. • Chanje lide moun genyen sou wòl gason oswa fi dapre kilti yo ka difisil paske tout kominote kote nou ye a kwè yo epi yo pratike yo. • Wòl yo ban nou kòm gason oswa kòm fi kapab bloke nou jouk yo anpeche nou reyalize rèv nou. • Paran ak granmoun ki reskonsab dwe ankouraje jèn gason ak jèn fi aprann kèlkeswa sa yo ta vle aprann, kèlkeswa prejije sosyete a genyen sou sa yon gason ka fè ak sa yon fi ka fè. • Prejije sou wòl gason ak fi kapab lakòz diskriminasyon pou gason ak fi, men, espesyalman nan epòk jèm SIDA ak maladi SIDA sa a, sa ka fè fi yo vin plis an danje pou yo trape enfeksyon jèm SIDA a. • Les Rôles masculins et féminins et le sexe font partie de notre vie. • Le sexe est tout ce qui fait que nous soyons «mâle/garcon» ou «femelle/ fille». • Le Sexe ne change pas dans le temps, il est universel. • C’est la société qui a créé les rôles pour les hommes et les rôles pour les femmes. C’est pourquoi ils sont différents dans chaque société. Au fur et à mesure que le temps passe, ces roles changent parce que la société change aussi. Par conséquent, les parents doivent aider leurs enfants à comprendre qu’il y a des choses que les garçons ou les filles avaient l’habitude de faire avant et que les deux peuvent faire actuellement. • Très souvent, les gens ont des croyances et des attitudes sur ce que les femmes et les hommes peuvent faire mais qui ne sont pas toujours fondées sur des faits. • Changer la conception des gens sur les rôles mâle ou femelle d’après leur culture peut être difficile parce que les communautés dans lesquelles nous vivons croient en ces roles et les pratiquent. • Les rôles qu’on nous donne en tant qu’hommes ou femmes peuvent nous bloquer jusqu’à nous empecher à réaliser notre rêve. • Les parents et les tuteurs doivent encourager les jeunes garçons et les filles à apprendre tout ce qu’ils désirent, indépendamment des préjugés de la société sur ce qu’un homme peut faire et ce qu’une fille peut faire. 141 Kreyol Français • Prejije sou wòl gason ak fi kapab • Les préjugés concernant les rôles lakòz diskriminasyon pou gason masculins et féminins peuvent conak fi, men, espesyalman nan epòk duire à une discrimination pour les jèm SIDA ak maladi SIDA sa a, sa hommes et les femmes et font que ka fè fi yo vin plis an danje pou yo les filles deviennet plus vulnérables à trape enfeksyon jèm SIDA a. l’infection, surtout à l’ère du VIH et • Paran ak granmoun ki reskonsab du SIDA dwe ankouraje ni jèn gason ni jèn • Les parents et les tuteurs devraient fi pratike prensip pa fè sèks menm encourager les jeunes hommes et nan jiskaske yo marye, kèlkeswa sa jeunes femmes à pratiquer l’abstikilti popilè a oswa kilti tradisyonèl nence jusqu’à ce qu’ils soient mariés, la ka di yo fè. quelle que soit ce que la culture populaire ou la culture traditionnelle leur disent de faire 142 Annexe 6 Séance 4 (épisodes 7 et 8) Notes pour facilitateur Activité 1 : Le parent autoritaire Faire le point sur les éléments suivants : • La communication entre parents et enfants devient plus difficile quand il y a un conflit. • Au fur et à mesure que les enfants grandissent, les parents et les enfants commencent à être en désaccord sur plusieurs choses comme, par exemple, comment les enfants doivent passer leur temps, se laver, s’habiller, être disciplinés… Pourquoi est-ce que parents et enfants sont en désaccord ? Parents et enfants sont souvent en désaccord : • A cause de la différence d’âge entre eux • Parce qu’ils ont des personnalités et des idées différentes • Parce qu’ils ont des valeurs et des comportements différents • Parce que parfois ils ne se comprennent pas mutuellement • A cause des choses qui se sont passées à l’extérieur de la maison. Par exemple, maman a eu des problèmes au marché ou son fils a perdu un objet qu’il aimait particulièrement • Parce que les parents ont de l’autorité et les enfants n’en ont pas • Les enfants pensent qu’ils sont devenus adultes alors que ce n’est pas encore le cas De plus, il faut comprendre que quand les enfants arrivent à l’adolescence, ils ont besoin de se sentir indépendants, et peuvent ne pas toujours être d’accord avec leurs parents. Ceci est tout à fait normal et sain. Si les ados ne se rebellaient pas dans une certaine mesure contre de leurs parents, ils n’arriveraient pas développer leur propre personnalité et devenir des personnes autonomes à l’âge adulte. Il faut donc trouver « la juste mesure » quand on essaie de les guider. 143 Mesaj kle / Message clé Kreyol Français Sa enpòtan pou paran ak granmoun ki responsab yo pale ak pitit yo sou JÈM SIDA ak sou fason yo ka ankouraje moun k ap viv ak jèm maladi a nan san yo. • JÈM SIDA vle di Viris Iminodefisyans nan Moun • Nou jwenn JÈM SIDA nan kretyen vivan. Li fè sistèm defans nou fèb • JÈM SIDA ka soti nan yon moun al nan yon lòt • SIDA vle di Sendwòm Imino Defisyans moun Trape • SIDA se yon sitiyasyon kote yon enfeksyon vin kraze sistèm defans kò a • Pa gen gerizon pou SIDA. Li kapab touye moun ki trape l la • Ou ka mete SIDA anba kontwòl ak medikaman men medikaman yo koute anpil lajan epi ou pa ka jwenn yo tout kote • Moun ki genyen JÈM SIDA bezwen nou renmen yo. Yo bezwen nou kore yo • Se sèlman nan fè sèks, nan bay san, nan sèvi ak menm zegwi, nan fè pitit yo ka transmèt JÈM SIDA a • Nou dwe asire nou nou pa gen prejije sou moun ki trape JÈM SIDA ak SIDA • Sa enpòtan pou nou jwenn bon jan enfòmasyon vou JÈM SIDA ak sou SIDA • Paran ak granmoun ki reskonsab ka jwe yon wòl enpòtan nan edike timoun yo sou JÈM SIDA ak sou SIDA epi yo ka kreye yon anbyans kote yo alèz pou yo Koze • Il est important pour les parents et les tuteurs de parler avec leurs enfants sur le VIH et sur la façon d’encourager les personnes qui vivent avec le virus dans leur sang • VIH signifie Virus Immunodéficience Humaine • Nous trouvons le VIH chez les êtres humains. Il affaiblit notre système immunitaire • Le VIH se transmet d’une personne à l’autre • SIDA signifie Syndrome ImmunoDéficience Acquise • Le SIDA est une situation où l’infection écrase le système de défense de l’organisme • Il n’existe aucun remède pour le Sida. Il peut tuer des gens qui l’attrapent • Vous pouvez mettre le Sida sous contrôle avec des médicaments mais les médicaments sont très chers et vous ne pouvez pas en trouver partout • Les personnes vivant avec le VIH ont besoin de notre amour, de notre soutien à • le VIH se transmet essentiellement d’une personne contaminée à une autre par le sexe, le sang, d’une mère à un enfant • Nous devons nous assurer que nous n’avons pas de préjugés face aux gens qui vivent avec le VIH et le SIDA • Il est important d’obtenir des informations adéquates consacre le VIH et le SIDA • Les parents et les tuteurs peuvent jouer un rôle important dans l’éducation des enfants sur le VIH et le Sida et créer un environnement où ils se sentent à l’aise d’en parler 144 Mesaj kle / Message clé Kreyol Français • Yon zanmi se yon moun ou gen bon jan relasyon avè l epi ki asepte kèk bagay ou asepte tou • Zanmi respekte zanmi. Yo pase tan ansanm epi youn chèche konnen lòt • Yon bon zanmi se yon moun ki toujou ankouraje zanmi l kenbe prensip moral zanmi l lan adopte • Pami kalite nou jwenn nan yon bon relasyon amitye, se : youn respekte lòt, youn fè lòt konfyans, epi youn dispoze ede lòt devlope. Lè amitye a kont prensip moral yo, lè youn sispann respekte lòt, oswa youn sispann apresye lòt, lè toulède vin kon sa, li lè pou yo kraze amitye a • Zanmi kapab enfliyanse zanmi ni bon sans nan ni nan move sans • Kòmannman Bondye bay pou youn renmen lòt la montre nou kòman li ta renmen nou devlope relasyon ak amitye ki bon pou sante nou e ki nan avantaj nou • Paran ak granmoun ki reskonsab dwe ede pitit yo chèche konnen ki kalite amitye ki bon ak ki kalite amitye ki pa bon • Paran yo kapab bay jèn yo konsèy tou lè y ap pran desizyon Un ami est quelqu’un avec qui vous avez une bonne relation et qui accepte quelques chose que vous acceptez aussi Les amis se respectent. Ils passent du temps ensemble et cherchent à se connaitre l’un l’autre Un véritable ami est quelqu’un qui encourage toujours ses amis à tenir/garder les valeurs morales qu’ils adoptent Parmi les qualites qu’on retrouve dans une bonne relation amicale, on peut citer : le respect reciproque, la confiance réciproque, l’entraide. Quand ces qualites ne se tiennent plus, cela signifie que l’amitié est à son bout Un ami peut influencer un autre dna sle bon et le mauvais sens Le commandement de Dieu qui dit de nous aimer les uns les autres nous montre comment il veut que nous developpions des relations d’amitié qui soeint avantageuses et bonnes pour notre santé Les parents et les tuteurs doivent aider leurs enfants à differencier la bonne de la mauvaise amitié • Les parents peuvent fournir conseil aux jeunes lorsqu’ils prennent des décisions 145 Annexe 7 Séance 5 (épisodes 9 et 10) Notes pour le facilitateur Activités 1: Les questions de nos enfants Faire la liste au tableau ou sur le flipchart en 2 colonnes, celle de gauche pour les questions et celle de droite pour les réponses. Des exemples de réponses peuvent être : • Les jeunes filles qui ont leurs règles peuvent tomber enceintes • Les garçons commencent à produire du sperme • Les jeunes filles et garçons peuvent être excités par des gens qu’ils trouvent attirantsEmotionnellement, le jeune commence à ressentir un sentiment d’indépendance par rapport à ses parents Activité 2 : Des changements vers le dialogue Points à faire ressortir durant la discussion en plénière : • Mona n’impose pas ses points de vue • Elle écoute sa fille et se rend compte que si elle parle avec le père de Carole elle n’aidera qu’à empirer la situation… • Mère et fille décident ensemble • Mona et Jeanne évitent un conflit majeur entre Antoine et sa fille, Carole Mesaj kle / Message clé Kreyol Français • Di « NON » fèm se kichòy ki • Dire «non» de facon ferme est enpòtan nan yon moun ki konpòte quelque chose d’important pour l avèk fèmte. Kominikasyon se pa quelqu’un qui se comporte avec fersèlman jès ou fè ak kò w meté • Gen lòt bagay nou ka fè pou n bay La communication n’est pas seulement « NON » an fòs un geste corporel • Paran dwe ankouraje pitit yo di « NON » fèm nan sitiyasyon danje • Il y a d’autres choses que nous pouvons faire pour renforcer le « NON » • Les parents devraient encourager leurs enfants à dire «NON» ferme dans des situations dangereuses 146 Annexe 8 Séance 6 (épisodes 11 et 12) Notes pour le facilitateur Activité 1 : Exclusion sans raison Quelques points à faire ressortir lors de cette discussion: • Antoine ne connaît pas la réponse aux questions de Paul et cela l’énerve Il se laisse influencer par ce qu’il a entendu «VIH/SIDA est contagieux». Étant donné que les parents de Dominique ont le SIDA (Selon les rumeurs qui courent), la solution la plus facile pour lui est d’interdire son fils, Paul, d’être en contact avec Dominique Activite 6 : Le sac surprise Note pour l’animateur : Au cours de cette activité, passez d’un groupe à l’autre pour vous assurer qu’ils ont bien compris la relation entre leur objet et le VIH. Corrigez toute information erronée en utilisant le guide à la fin de la session. Les participants peuvent suggérer leurs propres connaissances. Encourager-les à partager ce qu’ils/elles savent. 147 Mesaj kle / Message clé Kreyol Français • Kominikasyon nesesè nan tout relasyon moun ak moun. Bondye vle moun sèvi ak kominikasyon pou yo viv ansanm, menm jan li vle nou kominike avè l, konnen l e fè volonte l • Kominikasyon vle di asire w moun nan konprann sa w ap di epi ou konprann tou moun w ap kominike avè l la. • Nan kominikasyon, gen « pawòl » ou pale epi gen « pawòl » ou di san pale. Paran ak granmoun ki reskonsab dwe kominike yon fason ki klè, ak fèmte, espesyalman lè yo rankontre sitiyasyon ki pa dakò ak prensip moral yo • Paran dwe pran abitid kominike klè ak pitit yo, yo dwe ede pitit yo aprann kominike klè, avèk fèmte nan tout sitiyasyon • La communication est nécessaire dans toutes les relations humaines. Dieu veut que les gens utilisent la communication pour vivre ensemble, tout comme il veut que nous communiquons avec lui, que nous le connaîssons, faire sa volonté • La communication signifie, s’assurer que les gens comprennent ce que vous dites et comprendre les gens avec qui vous communiquez • Dans la communication, il y a des dits et des non-dits. Les parents et les tuteurs doivent communiquer clairement et fermement, en particulier quand ils rencontrent des situations qui ne sont pas d’accord avec les principes moraux • Les parents doivent prendre l’habitude de communiquer clairement avec leurs enfants, apprendre aux enfants de communiquer clairement, fermement dans toutes les situations 148 Les objets du sac surprise et leur lien avec les IST/le VIH Un verre ; un ballon de football/basketball ; un téléphone - Il n’y a aucun risque de transmission du VIH par le biais d’un verre, d’une poignée de porte, d’un téléphone, d’un sport, etc. Ce sont de simples contacts. Le VIH ne se transmet pas par de simples contacts, - Les fluides qui transmettent le VIH sont : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. La salive ne transmet pas le VIH. Image d’un homme et d’une femme se tenant par la main - Le couple sur l’image réduit considérablement ses risques de contracter le VIH en ayant des rapports sexuels exclusivement l’un avec l’autre. - Avoir plus d’un partenaire sexuel au cours d’une période donnée accroît considérablement le risque de transmission du VIH. Un récipient d’alcool vide - Même lorsqu’une fille souhaite refuser des rapports sexuels, il lui sera plus difficile de faire respecter cette décision à cause de l’alcool. - L’alcool fait courir à une jeune fille le risque de subir des violences sexuelles. Un homme ivre est moins susceptible d’écouter une jeune fille qui lui dit non. - Les adultes et les jeunes qui ont consommé de l’alcool ou peuvent prendre des décisions qu’ils ne prendraient pas lorsqu’ils sont sobres. La consommation d’alcool peut vous faire oublier temporairement des informations sur le VIH ou vous faire oublier d’utiliser un préservatif correctement. - Il est illégal dans notre pays de donner ou de vendre de l’alcool aux filles et aux garçons de moins de 18 ans. Ces lois visent à protéger les jeunes contre les méfaits liés à l’alcool. Abstinence - L’abstinence de toute activité sexuelle est un choix sain et le plus approprié pour les jeunes. - Une abstinence sexuelle complète est efficace à 100% pour prévenir une grossesse et les IST/le VIH. 149 - Les jeunes devraient trouver d’autres jeunes qui soutiennent leur décision de ne pas avoir de rapports sexuels. Les jeunes doivent demander de l’aide lorsque quelqu’un fait pression sur eux pour avoir des rapports sexuels ou adoptent un comportement sexuel non désiré. - Lorsque les jeunes ne souhaitent pas s’abstenir, les adultes doivent leur parler et leur demander d’adopter des comportements sexuels sains, notamment être fidèle à un ou une partenaire, se faire dépister pour le VIH avec leur/e partenaire et utiliser le préservatif en permanence et correctement. Les adultes doivent également les dissuader d’avoir des relations sexuelles et de les remettre à plus tard. Le préservatif masculin - Réduit fortement le risque de transmission des IST/du VIH, lorsqu’il est utilisé correctement du début à la fin, à chaque fois. - Des études montrent que l’utilisation correcte et systématique du préservatif réduit le risque d’infection à VIH de 80 à 90%. - Les préservatifs sont sûrs. La poupée de bébé - Les femmes enceintes doivent se rendre à leur clinique locale afin de s’assurer qu’elles reçoivent les services dont elles ont besoin pour être en bonne santé - y compris le conseil et dépistage du VIH, le cas échéant - La transmission du VIH mère-enfant a lieu lorsqu’une mère séropositive transmet le virus à son bébé. Ceci peut se produire pendant la grossesse, le travail et l’accouchement, ou l’allaitement. La prise de médicaments antirétroviraux par les femmes enceintes réduit le risque que le bébé ne soit infecté par le VIH - La meilleure option qu’a une mère infectée par le VIH pour nourrir son bébé dépend de ses circonstances individuelles, y compris son état de santé et les services locaux. L’allaitement exclusif est recommandé pour les mères infectées par le VIH pendant les 6 premiers mois de la vie du bébé, à moins qu’une alimentation de substitution par du lait maternisé soit acceptable, faisable, abordable, durable et sûre pour elles et leurs nourrissons avant cet âge. 150 Lorsqu’une alimentation de substitution est acceptable, faisable, abordable, durable et sûre, il est recommandé aux femmes infectées par le VIH d’éviter d’allaiter. - Le fait qu’une fille puisse tomber enceinte ne signifie pas qu’elle réunit les conditions physiques pour donner naissance à un enfant en bonne santé et en toute sécurité. - Devenir père implique des responsabilités considérables. Par exemple, un père devra passer moins de temps sur le terrain de football et plus de temps à acheter de la nourriture, un abri, des médicaments, etc. L’argent - Par exemple, une jeune fille peut avoir des rapports sexuels avec un homme plus âgé, des rapports sans préservatif ou échanger des relations sexuelles contre de la nourriture. - Échanger des relations sexuelles contre de l’argent ou tout autre bien (par ex., des vêtements, du savon, une faveur, un travail, etc.) augmente le risque car les différences de pouvoir affectent la capacité à négocier des rapports sexuels protégés. Échanger des relations sexuelles contre un téléphone, de jolies tresses ou de l’alcool n’est pas sans danger. - Les jeunes garçons et les filles doivent être encouragés à parler avec un adulte de confiance s’ils se sentent forcés à avoir des relations sexuelles en échange d’argent ou d’autres biens. Les contraceptifs hormonaux (pilules contraceptives, injectables, etc.) - Ces méthodes sont efficaces pour prévenir les grossesses, mais n’empêchent pas la transmission des IST ou du VIH. Violence - Parfois, une jeune personne n’a pas l’occasion de prendre la décision d’avoir des rapports ou d’utiliser un préservatif en cas de recours à la force ou d’abus d’alcool. - Les jeunes personnes devraient si possible éviter les lieux dangereux ou s’y rendre en groupe. - Les adultes doivent conseiller les jeunes âgés de moins de 18 ans afin d’éviter les bars et les autres lieux où l’alcool est vendu et / ou consommé. 151 - Même s’ils ont vu un homme qu’ils respectent agir violemment contre une jeune fille ou une femme, ils peuvent devenir plus forts encore en rompant le cycle de la violence. - Lorsqu’une jeune personne a peur de quelqu’un ou est abusée, elle doit parler à un adulte de confiance. En cas de viol, la jeune fille doit demander à un adulte de l’emmener au centre de santé. Le diplôme - Tout le monde peut attraper le VIH, même les personnes instruites. - Le fait de rester à l’école ouvre des possibilités d’avenir, permettant de trouver un bon travail et de mener une vie meilleure. - Le VIH, la grossesse ou le fait de devenir père avant d’être prêt peut mettre fin au rêve de poursuivre des études. L’alliance - Le mariage peut protéger du VIH si les deux partenaires ont fait un test de dépistage, s’ils sont séronégatifs et restent fidèles l’un à l’autre. - Pour certains, le fait d’attendre le mariage avant d’avoir des relations sexuelles fait partie de leur religion. D’autres trouveront que les relations sexuelles ont plus de sens lorsqu’elles sont réservées au mariage. - Pour les jeunes filles, un mariage précoce peut signifier la fin de leur scolarité et de leur espoir d’un avenir meilleur, ainsi qu’une exposition précoce au VIH. Le symbole d’initiation - Pour les initiations qui impliquent de se couper, le VIH peut se transmettre par le sang d’un initié à l’autre si le même outil est utilisé et n’est pas stérilisé correctement entre chaque utilisation. - La circoncision masculine, lorsqu’elle est pratiquée correctement, peut réduire la propagation du VIH. Les hommes circoncis peuvent toutefois contracter le VIH. Ils doivent donc se faire dépister, être fidèles à une seule partenaire et utiliser des préservatifs. 152 - Les cérémonies d’initiation qui encouragent les jeunes à avoir des rapports sexuels avec des adultes ou d’autres jeunes ou à prendre des herbes pour accroître le désir sexuel peuvent propager le VIH en encourageant les jeunes à avoir des rapports avant d’être prêts sur les plans émotionnel et physique. Annexe 9 Séance 7 (épisodes 13 et 14) Notes pour le facilitateur Activité : Le dialogue dans la famille Quelques points à faire ressortir lors des discussions : • Parlez à tous les membres de la famille, grands et petits avec respect. • Écoutez l’autre attentivement. Ne faites rien d’autre quand vous écoutez. • Soyez patients • Évitez de parler à un membre de la famille quand vous êtes en colère. La colère vous fait dire des choses que vous ne voulez pas dire. Activite : Mythes et faits sur la sexualite Outre les mythes et les faits de l’a Fiche pratique n° 3, vous pouvez compléter le jeu avec vos propres mythes fondés sur les croyances locales. Par exemple, dans certaines régions, un mythe est que la seule façon d’obtenir de la vitamine K est d’avoir des relations sexuelles. FICHE TECHNIQUE SUR LA PUBERTE: Mythes et faits sur la puberté  La puberté commence au même âge pour tout le monde » MYTHE/FAUX o La puberté commence et se termine à différents âges chez les filles et les garçons. Les jeunes vivent les changements dus à la puberté à leur propre rythme. La différence d’une personne à l’autre est normale et ne peut pas être changée. 153  Les filles connaissent souvent des changements dus à la puberté avant les garçons : FAIT/VRAI  Les filles connaissent souvent des changements dus à la puberté avant les garçons. C’est un processus normal.  Les filles et les garçons exagèrent les hauts et les bas émotionnels dus à la puberté » MYTHE/FAUX o Au cours de la puberté, le corps produit davantage d’hormones qui causent des changements physiques dans le corps ainsi que des changements des sentiments et du comportement. Il est possible de se sentir dynamique et gai/e à un moment, puis fatigué/e et irrité/e à un autre. Les hauts et les bas émotionnels sont normaux.  Pendant la puberté, seuls les garçons éprouvent un désir sexual MYTHE/FAUX o Au cours de la puberté, les filles et les garçons connaissent des désirs sexuels. Ces sentiments peuvent impliquer des changements physiques comme une accélération du rythme cardiaque, une sensation d’échauffement au visage et/ou des organes génitaux. Parfois, les garçons éprouvent une excitation sexuelle pendant leur sommeil et peuvent voir une substance humide dans leur lit. C’est ce qu’on appelle l’éjaculation. Ces sentiments nocturnes surviennent également chez les filles sans produire de substance humide. Il est important de se rappeler que ces sentiments de désir sont normaux et sont des signes d’un corps sain.  Un enfant est conçu lorsque le germe d’un homme rencontre l’ovule d’une femme : FAIT/VRAI  Quand un homme et une femme ont des rapports sexuels ou font l’amour, l’homme introduit son pénis dans le vagin de la femme et libère sa semence (sperme). La grossesse est provoquée lorsque le sperme de l’homme rencontre l’ovule de la femme. 154  Lorsqu’un garçon a une érection sans avoir de relations sexuelles, il peut tomber malade ou devenir stérile : MYTHE/FAUX o Lorsqu’un garçon a une érection, il n’a pas besoin d’avoir des relations sexuelles et ne sera pas malade ni stérile s’il n’a pas de relations sexuelles. Une érection ne signifie pas qu’il faut avoir des relations sexuelles immédiatement.  Pendant la puberté, des changements physiques se produisent dans le corps qui permettent à une fille de tomber enceinte et à un garçon de mettre une fille enceinte FAIT/VRAI  Au cours de la puberté, le corps des garçons et des filles change considérablement. Les filles peuvent tomber enceinte et les garçons peuvent mettre une fille enceinte. Il est très important de se rappeler que le fait d’être prêt physiquement prêt pour la grossesse est très différent du fait d’être prêt émotionnellement.  Chez les filles, les règles sont régulières et sont toujours les mêmes : MYTHE/FAUX o Des règles irrégulières sont fréquentes chez les filles qui commencent à peine leur menstruation. Par exemple, une fille peut avoir le même nombre de jours entre ses règles pendant deux mois, puis avoir un intervalle plus court entre ses deux règles le mois suivant. Son cycle menstruel se régularisera probablement avec le temps, même si elle est susceptible d’avoir des règles irrégulières à l’âge adulte. Il est normal d’avoir de légers saignements pendant un jour ou deux au milieu d’un cycle.  Une jeune fille est plus fertile certains jours du cycle menstruel : FAIT/VRAI  Les filles et les femmes sont les plus fertiles au moment de l’ovulation, environ 14 jours avant leurs prochaines règles.  Une fille peut tomber enceinte, même si le garçon n’éjacule pas FAIT/VRAI  Une très petite quantité de liquide peut s’écouler du pénis avant l’éjaculation. Ce liquide contient des spermatozoïdes ; le sperme se déplace vers l’ovule d’une femme et peut provoquer une grossesse. 155 Sa pou nou sonje Mesaj kle / Message klé Kreyol Français • Lè yon moun ap koute, li fè atansyon e li reflechi sou sa moun nan ap di • Trè souvan, moun tande men yo pa koute • Se aprann ou aprann koute, e toutotan ou pratike sa, ou vin pi fò • Paran bezwen devlope kapasite pou yo koute pou yo ka kominike pi byen ak pitit yo • Quand quelqu’un écoute, il fait attention, il pense sérieusement à ce que les gens disent • Très souvent, les gens entendent, mais n’écoutent pas • Vous devez apprendre à écouter, aussi longtemps que vous pratiquez l’écoute, vous devenez plus apte • Les parents ont besoin de développer la capacité d’écouter pour mieux communiquer avec leurs enfants 156 Annexe 10 Séance 8 (épisodes 15 et 16) Mesaj kle / Message clé Kreyol Français Se pou paran ak granmoun ki reskonsab ede jèn yo konprann: • Se nòmal pou w renmen ak yon moun. Bondye vle pou nou youn renmen lòt. Li vle tout moun ki nan yon relasyon damou pran reskonsabilite yo • Renmen se yon detay kle nan yon relasyon djanm kote ki gen respè, depi lè youn ap file lòt • Souvan sa difisil pou nou konnen si nou renmen yon moun oswa si yon lòt moun renmen nou • Moun kapab konfonn renmen ak lòt bagay tankou atirans ant fi ak gason, anvi fè sèks, renmen kout zèklè, jalouzi ak anvi kontwòle moun. Souvan, yo sèvi avèk yo kòm eskiz pou yo antre nan fè sèks • Lè w avèk yon moun ki renmen w, sa ede w devlope tout kapasite w, men se nou toulède ki pou travay ansanm pou sa rive • Yon moun ki renmen w pa ba w presyon pou l fè w fè sa w pa vle fè Paran ak granmoun ki reskonsab dwe ede jèn yo konprann: o Renmen plis pase fè sèks o Renmen se pale sa w santi, se pale sou sa w vle. o Renmen se youn chèche konnen lòt pi byen, se pran plezi ansanm san n pa bezwen antre nan fè sèks Les parents et les tuteurs doivent aider les jeunes à comprendre: Il est normal que vous aimiez quelqu’un. Dieu veut que nous nous aimions les uns les autres. Il veut que tout un chacun dans une relation d’amour, assume sa responsabilité L’amour est un détail important dans une relation forte, là où il y a le respect, Souvent ll est difficile de savoir si on aime quelqu’un ou si quelqu’un d’autre nous aime Les gens peuvent confondre l’amour à des trucs comme l’affinité, l’envie de faire le sexe, comme le coup de foudre, la jalousie et le désir de contrôler les gens. Souvent, on les utilisent comme une excuse pour entrer en relation sexuelle Lorsque vous utilisez une personne qui vous aime, vous aide à développer votre capacité, mais vous avez tous deux de travailler ensemble pour atteindre cet Une personne qui vous aime ne vous donne pas la pression de faire ce que vous ne voulez pas faire Les parents et les tuteurs doivent aider les jeunes à comprendre: Aimer beaucoup plus que faire du sexe L’amour c’est dire ce que vous ressentez, parler de ce que vous voulez. L’amour c’est chercher à bien se connaître, s’amuser ensemble sans avoir besoin d’entrer en relations sexuelles 157 Annexe 11 FORMULAIRE DE PRE-TEST et POST-TEST Lieu : _____________________________________________ Âge : _____________________________________________ Date : ____________________________________________ Cochez une réponse : Pré-test Post-test Je suis Je ne d’accord sais pas 1. Il est facile pour les adultes de communiquer avec les jeunes 2. Aujourd’hui, j’ai dit à un jeune de mon entourage que je l’aimais 3. Les jeunes n’ont pas besoin de confidentialité. Alors que les jeunes partagent leurs problèmes avec des adultes, les adultes peuvent partager leurs problèmes avec n’importe qui. 4. Il est important pour les adultes de connaître leurs propres valeurs sur la sexualité avant d’en discuter avec les jeunes. 5. Une fille qui a ses règles peut tomber enceinte lors de ses premiers rapports sexuels. 6. Les adultes doivent savoir où se trouve leur adolescent/e en permanence. 7. Il est acceptable pour un adulte de répondre à jeune « Je ne sais pas ». 8. Il est possible de contracter le VIH en partageant un verre avec une personne infectée par le VIH. 9. Cela me gêne de parler aux jeunes sur la façon dont se transmet le VIH. 10. Il n’est pas nécessaire pour les adultes de parler de sexualité avec les jeunes parce qu’ils ou elles apprendront tous ce qu’il faut savoir auprès des autres 11. J’ai partagé avec mon adolescent/e les espoirs et les rêves que j’ai pour lui/elle. 12. Je suis un modèle positif pour les jeunes. 158 Je ne suis pas d’accord 159 No Nom et Prénom Sexe (M/F) Nom du facilitateur : ________________________ Age Présence (veuillez marquer un « x » pour indiquer la présence à chaque session) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Communauté : __________________________ Annexe 12 Registre de présence du programme de formation Paran Pitit An n Pale 160 Didacarts / didacartsa@gmail.com