Étude d'impact du financement basé sur les résultats en Haïti : étude de base 2016
- Ne trouve que 10 % des institutions sanitaires disposant du panier de médicaments de base, pour une disponibilité moyenne de 65 % sur les médicaments traceurs pris un par un : l'écart porte donc sur la complétude et non sur un produit particulier.
- Retient la disponibilité médicament par médicament, du paracétamol en comprimés à 81 % jusqu'à la pommade ophtalmique à la tétracycline à 27 %, avec les sels de réhydratation orale à 49 % et les antibiotiques autres que l'amoxicilline à 51 %.
- Retient une marge bénéficiaire moyenne de 14 % appliquée par les établissements sur le prix des médicaments, ce qui place le coût à côté du stock comme obstacle.
- Trouve une disponibilité du transport qui s'effondre dans trois départements, l'Artibonite à 14 %, le Nord à 11 % et le Nord-Ouest à 6 %.
- Trouve la planification annuelle quasi absente là où elle est le plus nécessaire, à 20 % dans le Nord-Ouest et le Centre, 15 % dans le Sud-Est et 5 % dans l'Artibonite.
- Retient des systèmes d'information plus répandus dans les dispensaires (62 %) et les centres de santé sans lit (69 %) que dans les centres de santé avec lits (44 %) ou les hôpitaux communautaires de référence (50 %), à l'inverse de la hiérarchie de référence.
- Retient des boîtes sécurisées pour objets tranchants dans 78 % des institutions, plus souvent en milieu rural (83 %) qu'urbain (60 %), l'un des rares indicateurs où l'offre rurale est en tête.
L'étude de base 2016 de l'évaluation d'impact du financement basé sur les résultats dans la santé haïtienne, conduite par l'Unité de Contractualisation du MSPP avec l'appui de l'USAID, du projet LMG et de la Banque mondiale. Elle combine une enquête auprès des ménages et une enquête auprès des établissements, de sorte que l'état de l'offre et l'expérience de son utilisation sont mesurés au même moment, avant que le mécanisme de financement ne modifie quoi que ce soit.
Les résultats côté établissements sont les plus contraignants. La disponibilité des médicaments de base est le point le plus faible : 10 % des institutions disposent du panier de médicaments de base, contre 81 % pour le paracétamol en comprimés, 79 % pour la vitamine A, 78 % pour l'acide folique, 77 % pour le fer en comprimés, 74 % pour l'amoxicilline en sirop, 72 % pour l'amoxicilline en comprimés ou gélules, 66 % pour le mébendazole, 51 % pour les antibiotiques autres que l'amoxicilline, 49 % pour les sachets de sels de réhydratation orale et 27 % pour la pommade ophtalmique à la tétracycline, soit une moyenne de 65 %. Les établissements appliquent une marge bénéficiaire moyenne de 14 % sur le prix des médicaments : disponibilité et accessibilité financière évoluent donc ensemble.
L'étude mesure aussi la capacité de gestion dont dépend le mécanisme. La disponibilité du transport est très faible dans l'Artibonite (14 %), le Nord (11 %) et le Nord-Ouest (6 %). Les plans de travail annuels sont rares dans le Nord-Ouest et le Centre (20 % chacun), le Sud-Est (15 %) et l'Artibonite (5 %). Les systèmes d'information sont plus répandus dans les dispensaires (62 %) et les centres de santé sans lit (69 %) que dans les centres de santé avec lits (44 %) ou les hôpitaux communautaires de référence (50 %), soit l'inverse de ce que la hiérarchie de référence laisserait attendre. Des boîtes sécurisées pour objets tranchants sont présentes dans 78 % des institutions, plus souvent en milieu rural (83 %) qu'urbain (60 %).
Comment citer
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP); Banque mondiale, Étude d'impact du financement basé sur les résultats en Haïti : étude de base 2016, https://microdata.worldbank.org/index.php/catalog/2840