Projet de renforcement des services scolaires : rapport de base
- Ne trouve que 34 % des 200 écoles dotées d'un point d'eau potable et 14 % seulement d'une bibliothèque ou d'une salle de livres consultable par les élèves.
- Retient des comités de gestion dans 71 % des écoles : les structures de gouvernance sont donc plus répandues que les équipements de base.
- Concentre les qualifications des enseignants au baccalauréat, 30 % à la première partie et 31 % à la deuxième, tandis que 66 % des directeurs détiennent au moins la deuxième partie et 43 % ont poursuivi des études universitaires.
- Retient que dans 15 % des écoles, c'est le secrétaire ou une autre personne, et non le directeur, qui suit la présence des enseignants, ce qui compte pour toute réforme du suivi passant par les directeurs.
- Tire lui-même le constat central : l'absentéisme des élèves est élevé à 24 % alors que celui des enseignants est bien moindre, et cette présence favorable des enseignants ne se traduit pas par de meilleures performances des élèves, l'explication se situant donc dans la classe, dans la pédagogie et le temps d'instruction.
- Retient la base côté ménages : 57 % des élèves bénéficient d'aide à la maison, 76 % ont fait une forme de maternelle et 74 % viennent de ménages dont le chef est lettré dans au moins une langue.
- Trouve 91 % des élèves se rendant à l'école à pied, 4 % à vélo ou à moto et 5 % en voiture, ce qui borne les hypothèses d'une intervention fondée sur les aires de recrutement.
La ligne de base de l'évaluation d'impact du projet de renforcement des services scolaires en Haïti, qui testait si une technologie portable pouvait faire fonctionner l'inspection et le suivi scolaires. Elle couvre 200 écoles du Nord et du Nord-Est, réparties en groupes de traitement et de contrôle de 100 chacun, et sa valeur est l'état de ces écoles avant toute intervention.
Le socle matériel est sévère : sur les 200 écoles, 34 % seulement disposent d'un point d'eau potable et 14 % seulement d'une bibliothèque ou d'une salle de livres consultable par les élèves. Les structures de gestion sont plus présentes que les équipements, avec des comités de gestion dans 71 % des écoles. Les qualifications des enseignants se concentrent au niveau du baccalauréat, 30 % à la première partie et 31 % à la deuxième, tandis que 66 % des directeurs détiennent au moins la deuxième partie et 43 % ont poursuivi des études universitaires. Dans 15 % des écoles, c'est le secrétaire ou une autre personne, et non le directeur, qui assure le suivi de la présence des enseignants.
Le constat déterminant pour l'action publique est celui que le rapport tire lui-même. L'absentéisme des élèves est élevé, à 24 %, comparable à beaucoup de pays en développement, mais l'absentéisme des enseignants est bien moindre, et le rapport relève que cette présence favorable des enseignants ne se traduit pas par de meilleures performances des élèves. Il en déduit que l'explication se situe à l'intérieur de la classe, dans la pédagogie autant que dans le temps d'instruction, et non dans la présence. Du côté des ménages, 57 % des élèves déclarent avoir de l'aide scolaire à la maison, 76 % déclarent avoir fait une forme d'école maternelle, 74 % viennent de ménages dont le chef est lettré dans au moins une langue, et 91 % se rendent à l'école à pied contre 4 % à vélo ou à moto et 5 % en voiture.
Comment citer
Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP); Banque mondiale, 2014, Projet de renforcement des services scolaires : rapport de base, https://microdata.worldbank.org/index.php/catalog/3933