Actes de l'atelier sur l'identification des sites scolaires
- Retient que la construction conforme représentait moins de 3 % des locaux scolaires avant le séisme, ce que les actes lisent comme l'absence de normes appliquées et non comme une malchance.
- Situe les dommages en regard : plus de 80 % du parc scolaire dans l'Ouest et le Sud affecté, et environ 80 % des infrastructures scolaires endommagées dans les départements frappés.
- Rapporte que plus de 40 % des sites scolaires proposés sont rejetés en moyenne, débit que tout programme de construction doit anticiper.
- Énonce les critères de site en seuils et non en préférences : pente inférieure à 30 % même en flanc de montagne, et superficie de terrain d'au moins 3 000 m², tout ce qui est en dessous étant défini comme insuffisant.
- Documente de véritables décisions de site, un premier écarté pour des pentes de 40 à 60 % et un accès difficile, un second retenu plus en aval bien qu'il faille encore franchir une pente de 60 % pour accéder à l'école.
- Précise les données d'entrée du dimensionnement sismique en termes d'ingénierie, accélération spectrale pour des périodes de 0,2 et 1,0 seconde avec une probabilité de dépassement de 2 % en 50 ans, et exige une reconnaissance des sols conforme à la norme AFNOR NF P 94 500.
- Demande que les dispositions soient rendues permanentes plutôt que répétées, par un manuel de procédures transféré aux directions centrales et départementales et des textes officiels instituant les nouvelles dispositions.
Les actes d'un atelier de 2012 sur l'identification et la sécurisation des sites scolaires, qui en Haïti constitue d'ordinaire la contrainte déterminante de la construction scolaire. La prémisse de l'atelier est que le choix des sites avait été traité comme une gestion d'urgence et devait devenir prévisionnel, avec un manuel de procédures transféré aux directions centrales et aux directions départementales de l'éducation afin que la gestion rationnelle des sites scolaires s'installe dans les mœurs, et des textes officiels instituant les nouvelles dispositions.
L'argument en est tiré du séisme. Plus de 80 % du parc scolaire dans l'Ouest et le Sud a été affecté, et dans les départements frappés par le séisme environ 80 % des infrastructures scolaires auraient été endommagées, alors que la construction conforme représentait auparavant moins de 3 % des locaux scolaires, ce que les actes lisent comme la preuve de l'absence de normes appliquées et non d'une malchance.
L'atelier traite ensuite de véritables évaluations de sites, ce qui fait l'utilité du document. Un premier site est écarté parce que sa pente varie de 40 à 60 % avec un accès difficile ; un second, plus en aval, est retenu avec une pente moyenne, même s'il faut encore franchir une pente de 60 % pour accéder à l'école. Les critères sont énoncés en seuils : un site en flanc de montagne mais avec une pente inférieure à 30 %, une superficie de terrain d'au moins 3 000 m², l'insuffisance étant définie en dessous. En moyenne, plus de 40 % des sites proposés sont rejetés. Les paramètres sismiques sont précisés en termes d'ingénierie, accélération spectrale pour des périodes de 0,2 et 1,0 seconde avec une probabilité de dépassement de 2 % en 50 ans, et la reconnaissance des sols doit respecter la norme AFNOR NF P 94 500.
Comment citer
Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), 2012, Actes de l'atelier sur l'identification des sites scolaires, https://menfp.gouv.ht/#/documents/official