(2012) Ak atelye sou idantifikasyon sit lekòl yo
Rezime — Ak yon atelye 2012 sou idantifikasyon ak sekirizasyon sit lekòl: kesyon tè ki dèyè konstriksyon lekòl.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP)
Avec le support de FAES, UNICEF, Coopération Suisse, BID, BM, AECID, ACDI
Sélection des sites scolaires :
Vers une stratégie concertée
Actes de l’atelier organisé aux Côtes-Des-Arcadins
par le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle
(MENFP)
les 14 et 15 février 2012
J. Reid, consultant rapporteur
Port-au-Prince, avril 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
RÉSUMÉ
La disponibilité des infrastructures nécessaires à tous les niveaux est l’une des conditions sine qua non de la
scolarisation universelle des enfants prônée par le gouvernement haïtien. Sur le plan quantitatif comme au
niveau de la qualité des locaux, l’état actuel du bâti scolaire est loin de répondre à cette mission du système
éducatif.
Les interventions sur le terrain, visant à pallier cette situation butent sur divers obstacles, notablement
renforcés dans les départements touchés par le séisme de janvier 2010. Au nombre de ces écueils se détachent
l’absence d’archives des constructions existantes, la méconnaissance du patrimoine de l’éducation nationale et
des domaines de l’État haïtien en général, la méconnaissance ou/et l’inapplication des prescrits légaux à
différents niveaux, l’absence de planification territoriale, etc. Alors que la planification et la réalisation d’un
chantier scolaire suppose efficacité et interaction proactive de plusieurs entités, l’on relève plutôt lenteurs,
accumulation de retards dans la conduite des constructions, contestation fréquente des droits de propriété de
l’État, perte de crédits d’investissements, entre autres conséquences du présent état de choses.
La conscience de la situation a amené le MENFP et ses partenaires bailleurs de fonds à organiser cet atelier de
réflexion et de concertation sur la problématique de la sélection et de l’opérationnalisation des sites de
constructions scolaires. Un triple objectif a été visé :
- Faire le point de la situation et en dégager une compréhension commune des problèmes;
- Définir les attributions et procédures d’intervention des différents partenaires ;
-
Identifier et partager les points d’interdépendance, de complémentarité et de coopération
entre tous les stakeholders.
L’agenda de cette rencontre a été organisé dans deux grandes directions :
- Un brainstorming de mise en contexte et la discussion autour des constats de terrain ;
- Des interventions sur des aspects spécifiques.
L’ensemble des travaux a été clôturé par une proposition de cadre d’action immédiate.
Avec le brainstorming qui a été suivi d’un atelier de discussion, les DDE, les ingénieurs départementaux et les
autres participants ont fait le constat des problèmes communs rencontrés sur le terrain : absence de titres de
propriété dans les écoles publiques, limitation de l’espace physique disponible dans la plupart des écoles
urbaines, absence de procédures communes pour le choix des sites, manque de prévision des besoins en locaux,
manque d’arpenteurs de l’Etat dans les départements, etc.
Des perspectives de solution ont été évoquées, dont certaines ont été retenues comme faisables (par exemple,
prise en compte des risques, sollicitation de l’arpenteur de la DGI, validation des titres de propriété), tandis que
d’autres n’ont paru moins certaines (déclaration de l’utilité publique par les maires, par exemple)
Les principales interventions spécifiques ont été les suivantes :
-
Environnement, prévention des risques et des désastres : M. G. VIVO, expert de la banque
Mondiale ; M. D. FRANÇOIS, directeur au FAES ; Mme A. ADAM, responsable de projets au
FAES ;
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
-
Évaluation géotechnique de sols : Ing. F. JOSEPH, directeur du LNBTP ; Ing. S. JEAN-FRANÇOIS,
cadre au LNBTP ; MM. Thierry DESORMEAUX et Fabrice NZODOUM, représentants de la firme
GEOTECHSOL ;
-
Normes architecturales : Ing. J. L. ACCOU, directeur du génie scolaire ;
-
Exigences légales et réalité foncière du bâti scolaire : Me. Lesly, assisté de Me Marie-Alice
CORADIN-BEAULIEU BÉLISAIRE ; Me Gracia JEAN, Conseiller juridique du MENFP
Au terme des divers exposés et des débats, il ressort que, par rapport à la sélection des sites, la construction de
bâtiments scolaires, à Port-au-Prince ou ailleurs dans le pays, confronte 3 grands problèmes: Primo, l’obligation
de faire face aux nombreuses conséquences, tant au niveau administratif que sur le terrain technique, des
défaillances de la gestion publique. Secundo, la nécessité devenue impérieuse de tenir compte des contraintes
environnementales liées aux risques et désastres. Tertio, la prolongation des délais aboutissant d’une part à
l’augmentation des coûts et à la perte de financement, d’autre part.
La recherche de solutions a conduit à la formulation de diverses recommandations, dont les plus générales
portent sur les points suivants :
1) D’abord, une clarification permet de définir la notion de sélection de sites scolaires comme un
processus en trois phases d’activités successives consacrées à la localisation, l’identification et
la sélection proprement dite de terrains destinés à l’édification d’établissements scolaires.
Autour de ces trois phases s’organiseront les interactions de différentes structures du MENFP
avec les autres ministères, les mairies, les organisations et communautés locales, les bailleurs
de fonds ;
2) La planification à court, moyen et long terme de la sélection des sites de manière à dépasser le
stade de la gestion d’urgence et agir de manière prévisionnelle ;
3) L’élaboration d’un manuel de procédures et son transfert aux directions centrales et aux DDE
en vue de s’assurer de l’introduction et la permanence dans les mœurs de la gestion
rationnelle des sites scolaires ;
4) La prise des textes officiels instituant les nouvelles dispositions de travail et le manuel de
procédures comme outils règlementaires du fonctionnement des structures visées.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
PRÉFACE
2. Depuis l’adoption de la Réforme Bernard (1982) et l’adhésion aux principes de l’éducation pour tous (EPT,
1990), le gouvernement haïtien s’est engagé dans une perspective de généralisation de l’accès universel à
l’éducation de base. Le problème n’ayant pas été résolu au cours des 3 décennies écoulées, aujourd’hui
encore, il est question d’organiser l’accès de tous les enfants à l’école, avec en plus une volonté politique
plus affirmée d’y arriver. Il demeure, toutefois, que la disponibilité des infrastructures nécessaires à tous
les niveaux est une condition sine qua non de la solution.
3. Selon les données du recensement scolaire de 2003, moins du tiers du patrimoine bâti de l’enseignement
Fondamental des 1er et 2ème cycles était construit à des fins scolaires. Dans le secteur public, cette
proportion représentait moins de 3% des locaux scolaires, ce qui indiscutablement dénote l’absence
constante d’une politique publique soutenue de construction d’écoles. Et la situation s’est empirée en
2010 dans les départements frappés par le séisme où environ 80% des infrastructures scolaires auraient été
détruits.
4. Face à ce désastre, la solution immédiate a été, dans un premier temps, de construire des tentes scolaires
et autres locaux provisoires. Mais, au moment de passer, dans un deuxième temps, à la réalisation de
constructions durables, les interventions se sont révélées suffisamment compliquées pour différentes
raisons : absence d’archives des constructions existantes, absence de coordination opérationnelle des
autorités légales en ce qui concerne la gestion cadastrale et foncière, méconnaissance du patrimoine de
l’éducation nationale en particulier et des domaines de l’État haïtien en général, méconnaissance des
prescrits légaux par des représentants de l’éducation nationale à différents niveaux, contournement de
l’autorité publique, faiblesse de l’État alliée à un manque absolu d’efficacité, inexistence de classification
préalable des territoires, insoumission aux normes quand elles existent, indéterminations du recours légal,
manque de répartition fonctionnelle des rôles entres les opérateurs. Autant de caractéristiques et de
conséquences d’un état de choses incompatible avec la solution des problèmes singuliers des constructions
scolaires. En effet, la planification et la réalisation d’un chantier scolaire supposerait, dans les conditions
normales, l’interaction proactive de plusieurs entités : les mairies, le MENFP, le MTPTC, le MICTDN, le MEF,
le ME, le MPCE et, dans certains cas, le MAEC. Quand rien de tout cela n’est formellement établi et
palpable, il est évident que construire ou reconstruire une école est une affaire compliquée, c’est-à-dire
faisant perdre du temps et de l’argent.
5. Depuis au moins 2 décennies, la construction des écoles est en Haïti entièrement redevable de l’aide
étrangère qui dans l’ensemble soutient plus des ¾ du budget d’investissement de l’Etat ! A travers divers
programmes et projets, c’est donc la coopération internationale qui finance la construction et la
reconstruction de nombre d’écoles. En vue de limiter les cas, assez courants, de contestation des droits de
propriété, les bailleurs de fonds, dont l’Etat, sont obligés d’être de plus en plus exigeants sur les conditions
d’implantation des bâtiments scolaires qu’ils financent.
6. De l’ensemble de cette situation s’est ainsi constitué un champ de relations inopérantes et conflictuelles
dont la prise de conscience s’est manifestée par le besoin d’organiser un atelier de réflexion et de
concertation entre les différents partenaires de l’éducation nationale sur la problématique de sélection et
d’opérationnalisation des sites scolaires. Cette rencontre devait débattre des principales questions
auxquelles butent le ministère de l’éducation nationale et ses partenaires, en particulier : la définition et la
localisation des besoins ; l’identification, le choix et l’acquisition des sites de construction ; l’état du bâti
scolaire et les procédures de légalisation foncière ; les normes de construction scolaire ; la commodité et la
sécurité technique des bâtiments ; les études techniques et la maîtrise d’œuvre; la circulation fonctionnelle
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
(input/output) de l’information entre les opérateurs. Les questions d’assurance et de surveillance étant
laissées à une autre opportunité.
7. Dans l’optique d’un dépassement de la situation, l’atelier (Cf. annexe 1) devait dégager entre les acteurs un
consensus minimum permettant d’orienter leurs interventions et faciliter en même temps leur inévitable
interaction. Cela sous entendait donc un triple objectif consistant: à :
-
Premièrement, faire le point de la situation et en dégager une compréhension commune des
problèmes;
-
Deuxièmement, définir les attributions des uns et des autres ainsi que les procédures
d’intervention requises ;
-
Troisièmement, identifier et partager les points d’interdépendance et de complémentarité des
acteurs, établissant ainsi les fondements d’une harmonieuse coopération entre tous les
stakeholders.
8. Avec l’appui de divers partenaires dont le FAES, l’UNICEF, la coopération suisse, la BID, la BM, l’AECID,
l’ACD, l’atelier s’est tenu les 14 et 15 février 2012, sous les auspices du ministère de l’éducation nationale
(MENFP, voir discours à l’annexe 2)
9. Des inputs ont été obtenus de la part d’acteurs importants dans le domaine des constructions scolaires et
dans les secteurs connexes : planification scolaire, études des sols et gestion du territoire, gestion des
risques et des désastres, architecture et bâti scolaire, gestion du patrimoine foncier. La possibilité a été
donnée à tous les partenaires des constructions scolaires de s’écouter directement et de poser les
questions qui les préoccupent, d’identifier ensemble différents points de vue sur les problèmes rencontrés
dans la pratique, de rechercher une meilleure compréhension réciproque et de construire des relations de
travail.
10. Au terme des exposés et des débats, il ressort que, par rapport à la sélection des sites, la construction de
bâtiments scolaires, à Port-au-Prince ou ailleurs dans le pays, confronte 3 grands problèmes: Primo,
l’obligation de faire face aux nombreuses conséquences, tant au niveau administratif que sur le terrain
technique, des défaillances de la gestion publique. Secundo, la nécessité devenue impérieuse de tenir
compte des contraintes environnementales liées aux risques et désastres. Tertio, la prolongation des délais
aboutissant d’une part à l’augmentation des coûts et à la perte de financement, d’autre part.
11. Les défaillances de la gestion publique concernent particulièrement la méconnaissance par de nombreux
fonctionnaires du domaine public et du domaine privé de l’Etat, des pratiques publiques surannées
aboutissant à des conflits récurrents avec des particuliers (cas par exemple des écoles reconstruites par
l’Etat et revendiquées par les propriétaires du terrain), l’absence de prévision à moyen et long termes des
besoins de construction, le manque de communication et de coordination entre les entités impliquées dans
la sélection des sites (par exemple, l’information sur les sites rejetés par le FAES n’est pas automatiquement
communiquée aux intéressés tandis que les critères des choix proposés au FAES par le MENFP demeurent
toujours impénétrables), l’absence de planification territoriale (urbaine ou rurale), l’insoumission aux
normes quand elles existent, l’absence ou la limitation des procédures écrites et leur méconnaissance par
les personnes responsables de leur application, les rigidités des dispositions légales (exemple : il n’y a pas
e
d’arpenteur de l’État dans la 2 ville du pays ( !!). Il faut tout un processus pour en faire venir un de Port-auPrince, la loi ne déterminant pas ce qu’il faut faire quand il n’y a pas d’arpenteur d’État quelque part !)
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
12. La nécessité de tenir compte des contraintes environnementales est devenue impérieuse après le séisme
du 12 janvier et les dégâts qui l’ont accompagné. Cependant, l’élaboration et l’application de nouvelles
normes de construction prennent du temps. En attendant, le nouveau cadre opérationnel à mettre en
place fait défaut, alors que des constructions sont déjà engagées ou programmées... le plus souvent à la
traditionnelle !
13. En ce qui concerne la prolongation des délais, elle découle de plusieurs causes entrainant le rallongement
des temps alloués et le report des planifications initiales. Il s’agit notamment :
- De l’absence de démarche proactive (plan cadastral et autre) conduisant souvent à rejeter les
terrains ‘inappropriés’ qui sont proposés pour la construction et à recommencer la recherche
de sites plus conformes ;
- De la méconnaissance des procédures qui aboutit souvent à la reprise des démarches en vue
d’établir les titres de propriété dont l’existence constitue une condition préalable à
l’intervention de certains bailleurs ;
- De l’insuffisance des arpenteurs d’État et de la concentration excessive des décisions sur la
capitale.
14. Les recommandations issues de l’atelier ont été regroupées en deux catégories : les recommandations
générales et les recommandations spécifiques.
14.1Recommandations générales
i)
La notion de sélection de sites scolaires : De l’ensemble des interventions et des débats de l’atelier, la
notion de sélection de site se dégage comme un processus englobant trois phases successives d’activités
consacrées à la localisation, l’identification et le choix de terrains destinés à l’édification d’établissements
scolaires. Ce processus aboutit au transfert aux opérateurs et agences d’exécution de sites constructibles
répondant aux différentes exigences techniques et administratives. Le dispositif est dans l’ensemble
susceptible de favoriser la coordination de l’action des ONG et autres intervenants.
a. Localisation : Il s’agit de l’inventaire des espaces non occupés qui pourraient éventuellement faire
l’objet d’un site scolaire. Ce travail est de la responsabilité de l’inspecteur de zone qui exécute un
repérage visuel du site visé. Cette première investigation doit fournir les éléments suivants : nom du
lieu ou du quartier, désignation exacte de l’emplacement (par exemple, nom de rue(s) et numéros des
parcelles attenantes en milieu urbain), indication de la forme et estimation approximative de la
surface, description de l’environnement immédiat, pré identification du site basée sur une petite
enquête rapide auprès des voisins sur l’existence d’un éventuel propriétaire et sur l’histoire du terrain
(existence de litiges, inondations en saison de pluies, etc.) Ce petit dossier comprend une
photographie de l’emplacement visé et est envoyé au directeur départemental via l’inspecteur de
district qui en prend connaissance. Le DDE en tire une photocopie pour ses archives et envoie
l’original à la DGS.
b. Identification : L’identification du terrain reprend et approfondit les éléments de la localisation. Elle
étudie et documente tous les aspects fondamentaux liés aux volets scolaire, physique,
environnemental et légal de la démarche. Chacun de ces volets est à la charge d’une structure
particulière, la coordination de l’ensemble étant assurée par la DGA au niveau central et la DDE au
niveau local. Une fois complet, le dossier de localisation est déposé au Directeur Général via la DGA.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
1°)
Volet scolaire : Il consiste en l’analyse de la situation scolaire de la zone et aboutit aux
résultats suivants : identification des besoins de scolarisation, projection des effectifs et des
ressources, définition des besoins en locaux et bâtiments, formulation d’éléments de carte scolaire
permettant de localiser la clientèle, de définir l’aire de recrutement. Ce travail constitue un aspect
fondamental de l’orientation de la recherche de sites. Il faut aussi tenir compte des normes (si elles
existent) ou des facteurs relatifs à la distance maximale et à la pénibilité du parcours jusqu’à l’école.
L’inspecteur de zone est responsable de ce volet et l’exécutera avec l’appui de l’inspecteur de district
et du service de planification scolaire de la DDE, lui-même soutenu par la DPCE. Dans les conditions
normales, les résultats du volet scolaire devraient pouvoir être disponibles bien avant le démarrage
des autres volets. Par exemple, pour une petite école devant ouvrir ses portes en septembre, la
construction devant démarrer par exemple en janvier, le dossier scolaire serait apprêté au plus tard
en décembre de l’année précédente. Les dossiers de zone seront disponibles auprès du district, de la
DDE et de la DPCE qui les communiquera éventuellement à la DGS et aux autres structures
concernées.
2°)
Volet évaluation physique : Il s’agit d’approfondir et compléter les données élémentaires
fournies par la localisation : forme, nature et dimensions du terrain ; identification du terrain dans les
archives du service domanial de la DGI et détermination de son statut foncier ; rencontre du
propriétaire éventuel ; documentation de l’action à entreprendre en vue de l’acquisition (même s’il
s’agit d’un terrain de l’État) ; évaluation de l’état des bâtiments (écoles existantes) ; études
géotechniques éventuelles avec formulation des recommandations pour les éventuelles mesures
d’accompagnement et pour les fondations appropriées, arpentage et PV d’arpentage par l’arpenteur
d’État, concertation avec les autorités et les organisations locales ; plans de masse correspondant aux
caractéristiques du type d’école à venir. Le dossier d’identification qui comprendra des pièces de
natures différentes sera mis en œuvre par toutes les structures visées, chacune dans sa sphère de
compétence. Il s’agit notamment des suivantes : la DGS et son service départemental, l’inspecteur de
zone aidé au besoin par l’inspecteur de district et la DDE, le FAES, le LNBTP. La DGS assure la
coordination technique des travaux de ce volet.
3°)
Volet environnemental : Les travaux de ce domaine visent à remplir toutes les obligations par
rapport à la prise en compte des risques et menaces venant de l’environnement mais aussi en ce qui a
trait à l’impact éventuel des travaux sur le site. Il s’agira notamment de clarifier l’adéquation du site
par rapport aux facteurs de risques (rivière, eaux pluviales, autres obstacles naturels ou/et sociaux,
proximité d’une grande route ou de sources d’énergie, traitement des résidus et déchets de l’école)
Les mesures d’accompagnement et les recommandations de conformité seront formulées. La DGS
sera aussi responsable de ce dossier technique qui sera établi en étroite synergie avec le ministère de
l’environnement, le FAES, le LNBTP, le ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales
(direction de la protection civile) et, le cas échéant, avec d’autres opérateurs du domaine.
4°)
Volet légal : Il s’agit de procéder à la vérification des titres de propriétés, à la préparation des
actes garantissant l’acquisition légale du site : projet de nouveau titre transférant la propriété du site
à l’école, projets d’accords et ententes avec les organisations locales, autorisation de construire. Les
services légaux du cabinet du MENFP sont responsables de ces démarches et s’appuieront sur les
travaux réalisés dans le cadre des autres volets et sur l’aide de la DGI et des autorités locales (mairies,
CASEC, ASEC, DDE, inspections scolaires)
c. Sélection : La sélection proprement dite du site sous entend la consolidation administrative du dossier
d’ensemble et comprend: la signature des contrats, ententes et accords préparés à l’étape
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
ii)
d’identification ; l’établissement des nouveaux titres de propriété, du permis de construire et,
éventuellement, d’un avis de non opposition du ministère de l’environnement. L’ensemble du
dossier, technique et administratif, ainsi constitué est transféré par le Directeur Général aux agences
d’exécution et aux bailleurs concernés avec copie officielle à la DGS. Les pièces qui doivent l’être sont
enregistrées et publiées au journal officiel ou/et dans d’autres média.
Planification de la mise en œuvre : Vu l’importance de la sélection des sites et de ses implications
pratiques à différents niveaux, la matérialisation des résultats de l’atelier commanderait d’en planifier la
mise en œuvre à court, moyen et long terme, en définissant les objectifs et les actions et en indiquant les
1
acteurs impliqués . Après la période de transition de l’état actuel à une situation régularisée, l’ensemble
du processus de sélection ponctuelle d’un site ne devrait pas normalement dépasser les 3 mois.
iii) Manuel de procédures : Dans la mesure où les résultats de l’atelier visent à influer sur la pratique des
administrations et services techniques du ministère et à introduire de nouvelles méthodes de travail, il va
de soi que ces améliorations, pour être durables, méritent de constituer la matière d’un manuel de
procédures. Cet outil servira de support de référence permanente des nouvelles manières de faire et des
normes de gestion de la sélection des sites scolaires. Pour les fonctionnaires actuellement en charge de la
question comme pour leurs successeurs. Ce manuel de procédures devrait, une fois établi, donner lieu à
des sessions de transfert aux inspections, aux DDE et aux directions centrales.
iv) Textes réglementaires : Les nouvelles dispositions de travail inspirées par l’atelier ainsi que le manuel de
procédures devront faire l’objet de textes officiels les instituant comme outils règlementaires du
fonctionnement des structures visées.
14.2Recommandations spécifiques
Planification des besoins et la sélection des sites de construction
i) Etablir la liste des écoles à réhabiliter ou à construire ;
ii) Consulter le Maire à propos des terrains libres dans la zone ;
iii) Prendre attache avec les communautés et les impliquer tant à l’étape de la planification qu’à celle de
la construction ;
iv) Veiller à obtenir des superficies suffisantes (au moins 1 ha en milieu rural) et plutôt accessibles dans
un souci de réduction des coûts ;
v) Tout en veillant à ne pas contourner la direction générale du MENFP, renforcer la communication
entre le FAES et les DDE, d’habitude insuffisamment informées de la sélection finale des sites ;
vi) S’entendre sur la liste des documents à transmettre au FAES ;
vii) Engager dès maintenant l’inventaire des sites disponibles dans chaque DDE ;
viii) Prendre connaissance des plans d’aménagement du territoire établis par le MICTDN et le MTPTC ;
ix) Identifier les procédures rapides permettant de déclarer un terrain d’utilité publique.
Gestion des risques et des désastres et le choix des sites de constructions scolaires
i)
Instituer une check-list d’appréciation des facteurs d’exposition et de vulnérabilité du site par rapport
aux différents types de risques et menaces ;
ii) Identifier les mesures d’atténuation des risques à inclure comme mesures d’accompagnement du
projet de construction ;
1
Le tableau développé en conclusion (cf. point 4. En guise de conclusion) est une proposition, validée par l’atelier, de
planification de court terme.-
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
iii) Obtenir et utiliser la cartographie des menaces établies par les services spécialisés ;
iv) Obtenir et utiliser les cartes de micro zonage et d’analyses spectrales des sols ;
v) Réunir des informations sur la récurrence des risques ;
vi) Etablir les zones d’exclusion couvrant des endroits trop à risque ;
vii) Ajuster le projet de construction de l’école au cadre plus global des initiatives de planification urbaine ;
viii) Vérifier la présence de l’école sur plusieurs listes d’aide ou/et de financement ;
ix) Vérifier l’existence de camp de déplacés dans les écoles existantes.
Aspects légaux et fonciers de la sélection des sites scolaires
i) Veiller à la légalisation foncière lors de l’acquisition des sites de construction ;
ii) Dans tous les cas (terres vacantes ou non), faire établir les titres de propriété de l’école ;
iii) Elever le mur de clôture dès l’acquisition du site et ne pas attendre la fin des travaux de construction ;
iv) Mettre à jour les archives des établissements existants (titres de propriété, plans de masse et autres) ;
v) En vue de garantir l’observation des normes, instituer un système d’incitation pour conformité aux
prescrits légaux par les établissements privés ;
vi) Suppléer à l’insuffisance d’arpenteurs d’État dans les départements ;
vii) A travers le DDE, le DG du MENFP sollicite de la DGI l’intervention d’un arpenteur d’État ;
viii) Trouver de nouveaux espaces constructibles dans les grandes villes ;
ix) Dresser le tableau des terrains publics et privés réservés aux constructions et reconstructions ;
x) Dans les cas de donation à l’Etat (MENFP), il faut obtenir l’autorisation du conseil des ministres avant
d’accepter ;
xi) Pour pouvoir satisfaire les besoins en bâtiments liés à la scolarisation universelle, obtenir plus
d’allocations budgétaires au titre des investissements.
Renforcement des capacités
i) En ce qui concerne les actions de renforcement des DDE, prévoir des formations certifiantes dans le
cadre de structures formelles de formation (universités et autres) ;
ii) Mettre au point un tableau de bord pour le suivi des activités construction ;
iii) Adjoindre aux actes un tableau des restrictions et des exigences (Cf. annexe16) résumant les
propositions techniques présentées à l’atelier
iv) Dresser des formulaires (Cf. annexe 17) de suivi pour la localisation et les autres aspects de la sélection
des sites ;
v) Envisager l’exploitation des possibilités offertes par la coopération mexicaine en vue d’édifier à la DGS
un laboratoire de BTP ;
vi) En attendant la concrétisation de cette perspective (Laboratoire DGS), mettre en place un protocole
d’accord MENFP/MTPTC pour la réalisation des études de sol ;
15. Tous les aspects visés ont été traités et ont contribué à une meilleure compréhension commune de la
question centrale du choix et du contrôle des sites de constructions scolaires. Des personnes compétentes
2
de différents horizons ont pris part aux travaux et aux discussions. Par la qualité de leurs interventions et
des interactions pour clarifier les défis rencontrés et élaborer les propositions d’amélioration, il est évident
que l’atelier fut un succès. Il est permis de considérer l’état d’esprit manifesté par tous au cours de cette
rencontre comme un indice de la satisfaction des participants (Voir annexe 15) Évidemment, ces résultats
sont redevables aux efforts consentis par le groupe d’organisation et aux financeurs qui ont compris le bienfondé de la rencontre.
2
Administrateurs et gestionnaires de l’éducation ; formateurs ; techniciens du bâtiment ; praticiens du droit ;
spécialistes de l’environnement, des risques et désastres ou de la géotechnique, etc.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
16. Avec la réalisation de l’atelier, il existe désormais un ensemble cohérent de propositions en vue de résoudre
le problème d’harmonisation de l’intervention des différents acteurs. Ceux-ci ont par ailleurs fait montre
de bonnes dispositions individuelles en ce sens. Il reste à souhaiter que les actes de l’atelier soient utilisés
par les opérateurs publics et privés, nationaux et internationaux, en vue de s’accorder sur des éléments
d’agenda et engager les décisions pratiques attendues.
17. Le présent document regroupe les travaux de l’atelier sous 3 principaux thèmes. Le premier, consacré à la
planification des besoins et la sélection des sites de construction, présente les résultats du brainstorming
d’ouverture et les conclusions de l’atelier qui l’a suivi. Le deuxième thème porte sur l’interaction entre la
gestion des risques et des désastres et le choix des sites de constructions scolaires. Le troisième thème
traite des aspects légaux et fonciers de la sélection des sites scolaires ainsi que des implications pour les
bailleurs de fonds. En guise de conclusion sont présentés les résultats de la concertation sur une répartition
des rôles et des responsabilités administratives et techniques à court terme, servant de la sorte de
dispositions transitoires vers la modification de la présente réalité. Un bref résumé de chaque thème
précède les supports des interventions qui sont eux-mêmes fournis en annexe.
18. Le document des actes de l’atelier sera distribué aux différents participants sous forme imprimé et sur
compact CD. Pour tous les intéressés, il sera aussi disponible sur le site internet du MENFP :
eduhaiti.gov.ht
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
1. LA PLANIFICATION DES BESOINS ET LA SELECTION DES SITES DE
CONSTRUCTION
La première question débattue par l’atelier a porté sur la planification des besoins et la sélection des sites de
construction (Cf. annexe 3) Une double approche a caractérisé ce débat :
D’abord un brainstorming des directions départementales de l’éducation (DDE) sur les problèmes
rencontrés et les pratiques courantes ;
Ensuite des travaux en atelier et en plénière pour la discussion et l’adoption des mesures
proposées.
1.1 Du brainstorming se sont dégagés des constats assez communs :
-
i)
Quand il faut construire une nouvelle école ou en reconstruire une ancienne, se pose la question des
titres de propriété qui, dans la majorité des cas, n’existent pas dans le secteur public. Or, en vue
d’éviter les risques de perte ou de détournement d’investissements, les bailleurs de fonds se refusent
d’intervenir sur un site si la propriété n’en est pas clairement établie. Le grand obstacle à ce niveau
est celui de la méconnaissance du patrimoine public et de la distinction entre domaine public et
domaine privé de l’État.
ii) Les écoles publiques existantes, sauf peut-être les plus récentes, n’ont pas d’archives relatives au site
(plan de masse, plans détaillés, titres de propriété)
iii) L’existence physique d’espace est une autre dimension de la question. En général, en milieu rural et
dans la plupart des communes, la terre existe. Une parcelle de terrain est fournie soit par la mairie,
soit concédée ou achetée par ’la communauté’ soit encore volontairement aliéné de son patrimoine
par un particulier aux fins de faciliter la construction l’école. Dans les grandes villes, notamment à
Port-au-Prince et au Cap-Haïtien, quelques écoles existantes ont un peu d’espace (parfois squattérisé
à Port-au-Prince depuis le séisme de 2010), mais en général, il y est difficile de trouver de nouveaux
espaces constructibles.
iv) Même quand il s’agit de terrain concédé au MENFP par la mairie, par la section communale ou par
des particuliers, il convient de faire établir régulièrement (voir plu loin) le changement de position du
bien.
v) Dans l’ensemble, comment s’y prennent jusqu’ici les directions départementales pour trouver de
l’espace pour la construction des écoles ? D’abord, il n’y a pas de procédure communément établie
et connue de toutes les DDE. Cependant, malgré la grande variation des pratiques à travers les
directions départementales, on peut dégager des pratiques importantes : Dans plusieurs cas, le
travail commence par les inspecteurs qui sont chargés de localiser des terrains vides et de consulter
les maires à ce propos. Dans les zones rurales, ils prennent aussi attache avec ‘les communautés’ en
vue de voir la possibilité d’acquérir un terrain. Pour ceux qui sont au courant de la nécessité d’avoir
un arpenteur d’État, les DDE écrivent au directeur général de l’éducation nationale en vue de
solliciter l’intervention de la direction générale des impôts. Dans un cas, le DDE a fait mention de
critères relatifs à l’environnement du site.
vi) A la base de tout, il n’existe pas de définition territoriale, à court, moyen ou long termes, des besoins
en locaux.
1.2 Vu l’importance et l’apparente complexité du problème, la question a été posée en plénière de savoir s’il
ne convenait pas d’instituer une commission nationale d’identification des sites. Par ailleurs, ont aussi
été formulées, au cours des travaux en atelier, les solutions résumées dans le tableau ci-après.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Propositions de solutions issues des travaux d’atelier
DDE
Procédures et normes
Planification
Communication
Nippes/Grande
Anse
- Dresser le tableau des terrains publics et des n/a
- Méconnaissance des sites et des
terrains privés pour chaque type de
critères
constructions (construction nouvelle,
- Manque technique en termes de
reconstruction, réhabilitation)
compétences
- Solution : que la DGI permette l’utilisation
- Problème de maintien des sites
des arpenteurs généraux qui seraient
accrédités.
Sud et Artibonite
Archivage des documents Base de données
Centre et Ouest - Identification de la demande
- Réunion préalable des - Les DDE à travers les inspecteurs
- Justification des besoins à la base de la
DDE avec les
(inspecteurs principaux -IP,
demande
inspecteurs de zones
inspecteurs de zone -IZ,
- Disponibilité du terrain [questionner la
pour faire la
coordonnateur départemental)
mémoire de la zone (Carte scolaire)]
planification des sites
- Engager les procédures pour obtenir le
- Collecter les
terrain
informations
- Arbitrage des DDE (statut légal)
- Évaluation technique du terrain par la DGS
de concert avec l’ingénieur départemental
pour vérifier l’adéquation aux normes
- Grande importance de l’implication de la
communauté
- DDE a travers les inspecteurs principaux
/coordonateurs départementaux
Sud-est / Nord- 5 étapes :
- Évaluation de l’état
- Rapport de l’ingénieur
ouest
- Identification des besoins d’éducation de la
physique des bâtiments départemental à la DDE évaluant la
population (soit par la DDE, soit par la
scolaires
demande
communauté)
- Liste des écoles à
- DDE communique la demande à la
- Evaluation environnementales des lieux en
réhabiliter ou à
DGS via la DGA/DDE
vue de détecter les risques d'inondation, de
reconstruire
glissement de terrain, de tsunami; la
- Transmission de cette
proximité de source de pollution sonore, etc.
liste à la DGS via la
- Identification du rayon de dispersion de la
DGA/DDE
clientèle en vue de placer l’école au bon
endroit
- Vérification des titres de propriété
- Détermination des modalités d’acquisition du
terrain
Nord / Nord-est Processus
1) Etude géotechnique
1) La communauté adresse la
- Identification des besoins
par le laboratoire
demande à la DDE par
- Identification des sites
national (LNBTP)
l’intermédiaire des inspecteurs des
- Validation des sites en tenant compte des
2) Validation du titre de
zones
risques
propriété
2) Les DDE analysent la pertinence
3) Attestation de la
des requêtes
Critères
mairie
3) Les DDE achemine les requêtes à
- Zone de forte concentration d’enfants d’âges
4) Implication de la
la direction centrale
scolaires non scolarisés
communauté sur la
4) La direction générale analyse les
- Ecoles publiques sans bâtiment
planification et la
requêtes
- Propriété avec des titres de propriété
construction
5) L’état dispose des fonds ou
- Risques environnementaux et naturels
5) Exécution du projet /
sollicite des bailleurs des fonds
- Intervention de tous les acteurs
Construction si tout est 6) Le bailleur concerné contacte le(s)
- Légalisation (titre de propriété etc.)
OK
DDE pour plus d’information et
Intervenant(s)
collaboration
- DDE & inspecteurs, en travaillent avec la
communauté, les directeurs des écoles, les
CASEC, ASEC, Maires
- Etat ou communauté
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
2. LA GESTION DES RISQUES ET DES DESASTRES ET LE CHOIX DES SITES DE
CONSTRUCTIONS SCOLAIRES
e
Le dernier tremblement de terre dévastateur de forte magnitude ayant eu lieu au 19 siècle, la nécessité avait
entre temps disparu de la conscience collective d’inclure dans nos plans de construction des paramètres relatifs
à l’environnement. Mais, depuis le séisme du 12 janvier 2010, la question est à l’ordre du jour à tous les
niveaux, surtout quand il s’agit de constructions destinées à de grands groupes de gens, comme c’est le cas
er
avec les établissements scolaires. L’atelier a de ce fait accordé une importance de 1 ordre à l’intégration des
risques et désastres dans l’ordre de réflexion des décideurs des constructions scolaires. Sept interventions,
suivies de larges discussions, matérialisent cette préoccupation.
1ère partie : INTERVENTIONS
i)
Intégrer la prévention des risques de catastrophes dans le secteur de l’éducation ;
par M. Gaetano VIVO, spécialiste des risques et désastres, bureau de la Banque Mondiale à Portau-Prince (Voir support à l’annexe 4)
M. VIVO a d’abord procédé à un rappel des notions de base dans le domaine de la gestion des risques et
désastres ainsi que des critères de choix et des facteurs de vulnérabilité d’un site de construction. M. VIVO a
présenté quelques cartes et photographies illustrant certains cas de risques et menaces en Haïti.
M. VIVO souligne que l’établissement de la cartographie des menaces demande beaucoup de travail et qu’il
faut très souvent réactualiser les cartes. Sur la base des données topographiques existantes et de la simulation
informatique, 2 à 3 mois après le séisme de janvier 2010, les cartes étaient déjà disponibles. Le site
www.haitidata.org centralise toutes les informations sur les données géo spatiales et sur les menaces.
Par rapport au secteur de l’éducation, il convient, selon M. VIVO, de réunir une expertise multidimensionnelle
impliquant les DDE, le génie scolaire, le MTPTC, le LNBTP ainsi que la protection civile. D’après M. VIVO, on
doit pouvoir établir des zones d’exclusion dans les endroits trop à risques.
ii) Le processus de pré qualification des sites scolaires : Cas des sites écartés par le FAES ;
par M. Ducarmel FRANÇOIS, Directeur des projets sociaux au Fonds d’assistance économique et
sociale (FAES) ; (Voir support à l’annexe 5)
M. FRANÇOIS présente le processus de pré qualification par le FAES des sites scolaires soumis par le MENFP.
L’intervention du directeur précise la nature du travail du FAES, les outils utilisés, les principes de
hiérarchisation des risques et les facteurs de vulnérabilité des sites de construction.
La plupart du temps, les documents soumis par le ministère sont, selon l’intervenant, de simples listes sans
aucun document et aucunes données d’appui, ce qui ne facilite pas le travail technique du FAES qui comprend
une évaluation environnementale, une évaluation sociale, et une évaluation technique.
iii) L’évaluation environnementale dans le choix des sites scolaires ;
par Mme Arabela ADAM, Responsable des projets environnementaux au Fonds d’assistance
économique et sociale (FAES) ; (Voir support à l’annexe 6)
Mme ADAM complète la description de l’évaluation pratiquée par le FAES dans le cadre de la pré qualification
des sites. L’outil de l’évaluation sociale couvre des informations générales sur l’école et le site (par exemple,
les révélations de la mémoire collective pour apprécier la récurrence des menaces et l’identification des sites
historiques) Les données suivantes sont aussi importantes pour apprécier le site : figuration éventuelle de
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
l’école sur une autre liste d’aide, existence d’un autre financement sur le site, existence d’un camp de déplacés,
type de propriété du terrain.
Un mauvais choix de site a des conséquences sur le temps et les coûts.
D’autres exemples complètent les cas de sites écartés pour diverses raisons : superficie insuffisante, problème
d’accessibilité, problèmes fonciers (voir Annexe 7)
iv) L’évaluation géotechnique des sols;
par l’Ingénieur Fritz Joseph, Directeur du Laboratoire national de bâtiments et travaux publics
(LNBTP) ; (voir support à l’annexe 8)
En réponse aux effets du récent séisme de 2010, il y aura bientôt un code national de construction. Des
problèmes ont été observés auxquels il faut trouver solution : inquiétudes sur la qualité du béton, problèmes de
fers mous et d’aciers corrodés ou/et d’aciers inadéquats, insuffisance d’acier dans notre mode de construction,
liquéfaction au niveau des ports à cause de la proximité des nappes de la surface, etc.
Les constructions scolaires ont été le plus frappées par les effets de sites. Il faut retenir que tous les sites en
Haïti sont à haut risque sismique et peuvent essuyer un séisme à tout moment. Dans le Nord par exemple, vu
les menaces, il faut se tenir prêt et la construction des écoles et des hôpitaux doit retenir nôtre attention.
Construire parasismique c’est facile pour de petites constructions comme les écoles, allant jusqu’à 2-3 niveaux.
Les dispositions constructives en cours suffisent, si elles sont appliquées de manière rigoureuse: Il faut
seulement surveiller les problèmes de glissements de terrain, de stabilité de pentes, de liquéfaction.
Concernant l’identification proprement dite des sites scolaires, Il n’y a pas qu’un seul endroit où l’on peut
construire. On sait faire une fondation dans n’importe quelles conditions. Le projet de micro zonage est en
cours, particulièrement dans la région de Port-au-Prince. On va disposer de cartes fournissant les spectres de
réponse du sol (fréquences, accélération, vitesse des ondes de cisaillement,…) que l’on saura utiliser sans
nécessairement faire appel au laboratoire.
3
Par rapport au code de construction, il convient de proposer un Conseil permanent de rationalisation (CPR) ,
dans le but que les intérêts individuels arrêtent de se confronter, mais convergent vers l’intérêt global du pays,
avec, sans doute, une perspective, lointaine, de devenir, comme les autres organismes du genre, membre de
l’association international de normalisation -ISO.
v) Spectre conçu par le LNBTP pour l’analyse des sols ;
par l’Ingénieur Stanley Jean François du Laboratoire national de bâtiments et travaux publics
(LNBTP) ; (Voir support à l’annexe 9)
[Cette présentation n’a pas été prononcée. En revanche, le support est disponible à l’annexe 9.]
vi) Les normes architecturales;
par M. Joseph Lazarre ACCOU, Directeur du génie scolaire (voir support à l’annexe 10)
L’idée de normes est qu’il ne faut pas construire n’importe comment, mais de façon sécuritaire.
3
Comprenant le ministère de l’industrie, le ministère du commerce, le ministère des travaux publics du transport
et des communications, le ministère de l’agriculture, du développement rural et des ressources naturelles, le
ministère de la sante et de la population, les laboratoires sous tutelle, le collège des ingénieurs haïtiens,
l’association des entrepreneurs, les chambres de commerce et d’industrie, les universités, etc.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Immédiatement après le séisme, mandat a été donné à la DGS de parfaire les normes de construction des
écoles. La DGS distingue les normes architecturales des normes structurelles. La DGS travaille sur le 1er volet
et le MTPTC est responsable du second volet.
Un premier travail de la DGS sur les normes a été distribué aux partenaires. La version finale est en préparation
et sera déposée au directeur général du MENFP d’ici une semaine. Une rencontre de validation sera ensuite
organisée, suivie d’une présentation à tous les acteurs.
M. Accou définit par normes architecturales la réglementation de l’espace scolaire comprenant:
- Les locaux d’enseignement général (salles de classe),
- Les locaux spéciaux (bibliothèque, locaux d’informatique, locaux pour handicapés, etc.
- Les locaux administratifs (bureau de la direction, local des archives, secrétariat, salle d’attente, salle des
professeurs
- Les locaux sanitaires,
- La cantine scolaire,
- Le local technique (salle des équipements),
- L’aménagement extérieur de l’espace scolaire et la clôture.
vii) L’évaluation géotechnique des sites : présentation de la firme GEOTECHSOL ;
par MM. Thierry DESORMEAUX et Fabrice NZODOUM, représentants de la firme (voir support à
l’annexe 11)
La firme GEOTECHSOL est une entreprise spécialisée dans l’ingénierie géotechnique et environnementale.
Société haïtienne crée depuis 2 ans, elle intervient dans les domaines de la géotechnique de l’environnement
et de la géotechnique des infrastructures.
En matière d’expérience du terrain, elle a déjà desservi en deux ans de gros clients sur des chantiers
importants. Concernant la construction de bâtiments, la firme fournit des services d’évaluation de sites
(contexte géologique et hydrogéologique, drainage de sites et stabilité de terrain, etc.), d’analyse (essais de
laboratoire, mesures géophysiques), de recommandations pour fondations.
L’entreprise dispose d’un laboratoire à Port-au-Prince et d’une direction technique déportée à Bordeaux,
servant d’éventuel recours technique.
2ème partie : RESUME DES DEBATS
Le tableau suivant résume l’essentiel des échanges ayant accompagné les différentes interventions.
Thème
Conclusions / Recommandations
01
Logiciel d’évaluation
des risques et banques
de données
Le logiciel d’évaluation et de réduction des risques est le Geonautes open source
software
Coopération
FAES/MENFP
Le FAES a réalisé avec les DDE les évaluations dans le cadre du PURES. Les outils
de pré qualification des sites sont communs à la DGS et au FAES qui a organisé la
formation sur ces outils.
02
La Banque Mondiale (BM) partage ses données à travers le site www.haitidata.org
Beaucoup de travail a été déjà fait avec les DDE. Le FAES se rend compte que les
DDE ne sont pas toujours informées. En vue de renforcer la communication entre
elles et le FAES, il s’agira d’en faire part à la DG du FAES, tout en veillant à ne pas
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Thème
Conclusions / Recommandations
substituer le FAES à la DGS dans les relations avec les DDE
Il faut, d’une part, s’entendre sur la liste des documents à transmettre au FAES
avec titres de propriété et localisation des écoles. En même temps, il faut assurer
la rétro information des DDE sur les raisons de rejet des sites proposés.
03
Rejet de site pour non
accessibilité
Si pour sa part, le FAES estime que des sites sans voie d’accès carrossable ne
peuvent être retenus, le ministère considère insoutenable le critère
d’inaccessibilité pour rejeter un site parce qu’avec l’avancement de la scolarisation
universelle, il va falloir aller partout.
Inventaire des sites
Au lieu d’attendre les demandes du MENFP, il conviendrait d’anticiper et
commencer dès maintenant l’inventaire des sites disponibles dans chaque DDE
Normes
Par rapport aux normes d’implantation des établissements qui pourraient sousentendre le regroupement des populations, il est apparu qu’à la base il n’existe pas
de plan d’aménagement du territoire.
Le FAES ne peut pas remplacer la DGS et définir ses propres normes. Au mieux, ils
doivent le faire de concert. Mais, c’est en principe une responsabilité du
ministère, le FAES n’étant qu’une agence d’exécution.
Délais d’identification
des terrains et
d’établissement des
titres de propriété
Pour la coopération suisse, par exemple, 6 mois c’est trop long pour faire établir
les papiers pour la reconstruction de l’école de Ravine Normande. Les fonds
prévus à cet effet (650 mille US$) ne pourront pas être utilisés.
A court terme, on pourrait envisager la solution consistant à demander au maire
concerné de déclarer le terrain d’utilité publique.
Il convient d’impliquer les maires dans la sélection des sites en vue d’accélérer
l’entente avec la communauté et la prise d’un arrêté communal.
Une solution pourrait consister à fixer à la communauté un délai pour trouver un
terrain qui pourrait ensuite être déclaré d’utilité publique.
3. ASPECTS LEGAUX ET FONCIERS DE LA SELECTION DES SITES SCOLAIRES,
IMPLICATIONS POUR LES BAILLEURS DE FONDS
i)
La réalité du système foncier dans le bâti scolaire et les exigences légales en Haïti ;
par Me. Lesly Alfonse, Président de l’association des Notaires d’Haïti, Assisté de Me Marie-Alice
CORADIN-BEAULIEU BÉLISAIRE, Membre de l’ASNOP, Notaire titulaire; (Voir support à l’annexe
12)
Cette intervention a été accompagnée d’un modèle d’acte notarié (cf. annexe 13) et suivi, par la suite, d’un
guide à l’usage des cadres du ministère chargés de l’identification des sites de constructions scolaires (Cf.
annexe 14)
Les aspects légaux et fonciers de la sélection des sites de constructions scolaires ont été décrits sous l’angle des
spécificités du patrimoine de l’Etat, de la vérification des titres de propriété et du minimum requis pour les
constructions par les bailleurs sur un bien de l’État.
Les notions de domaine public et de domaine privé de l’Etat ont été clarifiées. Le projecteur a aussi été porté
sur les conditions de transfert régulier d’un bien immobilier d’un propriétaire à un autre et notamment d’un
particulier à l’État (sous-entendu au MENFP), les caractéristiques des titres de propriété et les exigences légales
liées à leur établissement. A partir du point important fait sur les exigences des bailleurs de fonds, il a été
donné de constater que le minimum requis allait largement au-delà des points jusqu’ici considérés par l’atelier.
Les intervenants ont fortement recommandé de recourir aux services d’un notaire qualifié.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
ii) Remarques sur les procédures foncières et légales ;
Intervention de Me Gracia JEAN, Conseiller juridique du MENFP
Me Gracia JEAN a apporté les précisions suivantes :
Dans une donation à l’Etat, le MENFP doit être autorisé par le conseil des ministres à accepter ladite
donation. Le donateur se dépouille actuellement et de manière irrévocable.
La petite prescription est de 10 ou de 15 ans (si le propriétaire vit à l’étranger) La prescription est la
sanction de la non-utilisation du droit d’action pendant un temps donné.
Dans un acte notarié, c’est la partie constatée par le notaire qui jouit de l’authenticité.
Des sommations sont parfois faites au ministère relativement à des édifices loués depuis longtemps
pour des prix minables. Le ministère est dans ces cas-là sommé de vider les lieux. Pour faire face au
problème du manque d’espace, une solution, à court terme, consisterait à s’associer à d’autres
secteurs en vue de pouvoir bénéficier de certaines opportunités. A long terme, le ministère doit
trouver plus d’allocations budgétaires pour pouvoir faire face aux besoins étendus avec la scolarisation
universelle.
4. EN GUISE DE CONCLUSION : REPARTITION DES ROLES ET PLANIFICATION
DES ACTIONS A COURT ET MOYEN TERMES
Intervention de Jeannie C. ZAUGG, Ingénieure de Formation et des Systèmes d'Emploi, Spécialiste en
Education, Consultante de la coopération suisse à Port-au-Prince.
Le ministère attend une feuille de route. Il s’agit de trouver, de manière concrète et à court terme, les
étapes permettant d’obtenir des sites rapidement et déterminer qui seraient responsables de ce travail.
On a identifié 6 étapes: Identification des besoins, identification de l’espace, détermination des priorités en
matière d’écoles, l’acquisition des titres de propriété, le transfert des dossiers, la constitution de
l’inventaire des sites disponibles par département.
L’adoption du tableau ci-après de répartition des rôles et responsabilités a constitué la substance
technique de la dernière plénière, avec une participation prioritaire des DDE. Il est le résultat d’une
réflexion collective comportant l’adhésion de l’ensemble des participants. Il fait office de proposition de
dispositions transitoires répondant aux exigences du court terme.
Rôles et responsabilités A COURT TERME des différentes instances dans le choix des sites
Étapes
1
Définition des besoins en
écoles de la communauté
Identification de la population
scolarisable et scolarisée dans
chaque section communale
Etat des lieux des écoles
existantes nécessitant
Responsable
Structure MENFP
FAES/Bailleurs
DPCE, Service
départemental de
planification
[recensement des
enfants hors
système scolaire
du PSUGO]
DPCE, Service
départemental de
Besoins en
Ressources
1 ou 2 planificateurs par DDE
1 poste informatique
opérationnel par Service
départemental de
planification
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Étapes
interventions. (réhabilitation)
Détermination des besoins
nets en places assises et en
écoles par section communale
(nouvelles constructions)
2
Identification de l’espace
d’implantation des écoles
Localisation d’espaces
‘disponibles’
Visites des terrains localisés et
application de check-lists
(scolaire, physique,
environnemental, foncier et
légal) d’appréciation
Identification des terrains
dans les archives publiques :
terres vacantes, domaine
public, propriété privée
(DGI/Service domanial)
Identification (localisation,
vérification des titres,
évaluation physique) des
écoles à réhabiliter ou
reconstruire
3
Harmonisation des outils
d’évaluation (évaluation
physique et gestion des
risques et désastres)
Études géo techniques
Détermination des priorités
en matière de construction
d’écoles
Définition et adoption des
critères d’établissement des
priorités
Projection des constructions à
moyen terme (3 ou 4 ans) par
département
Responsable
Structure MENFP
FAES/Bailleurs
Besoins en
Ressources
planification,
inspections
[Recensement
2011 à fournir par
département]
Planificateur
départemental,
inspections,
organisations et
populations
locales
Fournitures de bureau
Inspecteurs de
zone
Inspecteurs (de
zone et de
district),
Ingénieurs des
DDE,
DGS
Notaire commis
du MENFP et
Service domanial
de la DGI
Frais de
transport/déplacement
Accompagnement
du FAES sur les
visites de terrain
Frais de transport
Inspecteurs (zone,
district,
département),
ingénieur
départemental,
Direction des
affaires juridiques
du MENFP, notaire
commis
Spécialistes GDR
de la DGS, du
LNBTP, du FAES,
DU ME
LNBTP
Frais de
transport/déplacement
DG du MENFP ;
Ingénieurs,
inspecteurs et
planificateurs
départementaux
et centraux
Service
départemental de
planification,
DPCE, CASEC,
Organisations
Nomination de planificateurs
dans 4 DDE : Grande Anse,
Nord, Nord Ouest, Nordeste.
Frais divers (lunches, pauses
cafés), frais de transport
Frais d’études
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Étapes
Responsable
Structure MENFP
Besoins en
Ressources
FAES/Bailleurs
locales
4
Acquisition des titres de
propriété
Rencontres et négociations
avec la communauté (maires
et autres autorités locales,
organisations locales) ou/ et
particuliers pour identification
des titres aux fins
d’acquisition (donation, achat
ou autre)
Arpentage et PV d’arpentage
Acquisition du site par achat,
donation, réintégration du
domaine public ou autre
Enregistrement et publication
des actes notariés
5
6
Transfert des dossiers à
l’agence d’exécution du
projet de construction
Constitution du dossier à
transférer (contenant : fiche
de présentation du site, fiche
d’évaluation, copie de titre de
propriété et d’arpentage)
Lettre de transfert du dossier
(contenant : fiche de
présentation du site avec
affectation prévue, fiche
d’évaluation, copie de titre de
propriété et copie du PV
d’arpentage)
Attestation de réception
Inventaire départemental
des sites disponibles pour la
construction d'écoles
Ingénieur
départemental,
inspecteurs et
directeur des DDE,
Direction des
affaires juridiques
du MENFP
Frais de
transport/déplacement
Directeur des DDE,
Direction des
affaires juridiques
du MENFP,
Arpenteur d’État
Directeur
départemental,
Direction des
affaires juridiques
du MENFP
Direction des
Affaires
Juridiques, Bureau
de presse du
MENFP
Frais d’arpentage
DGS, DDE
Fournitures et autres frais de
bureau
Direction générale
du MENFP
Néant
Fonds d’acquisition
Frais
d’enregistrement/publication
Direction Générale
du FAES
Responsable de
coopération
DDE, Mairie, DGS,
LNBTP, ME,
MICTDN
Néant
Frais de
transport/déplacement
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
ANNEXES
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 1 : Séance d’ouverture (ClicRevenirAPage3)
1.1
Mot de présentation de l’atelier par M. Jean-Michel CHARLES, maître de cérémonie
Après de cordiales salutations, le maître de cérémonie présente le contexte de l’organisation de l’atelier qui se tient plus
de deux ans après le séisme de janvier 2010 qui entrainé la destruction d’une bonne partie des infrastructures scolaires
dans les départements touchés. Pour faire face aux dégâts enregistrés, le ministère et ses partenaires techniques et
financiers ont durant le laps de temps écoulé, édifié des structures scolaires provisoires et semi-provisoires. Il est question
aujourd’hui de passer à des constructions durables : réhabilitations et constructions nouvelles. Au moment d’engager cette
action, il est constaté l’existence de divers problèmes dans l’identification des sites de construction : absence de critères de
sélection et de procédures, lenteur du processus de sélection, manque de pertinence des sites proposés, situation légale
souvent confuse, capacités limitées de certaines instances et manque de partage clair de responsabilités. Dans ces
circonstances, l’organisation de cet atelier s’est révélée indispensable en vue de faire le point des difficultés et y trouver des
solutions.
Objectifs : Dresser un état des lieux aboutissant à la proposition d’une stratégie d’intervention du MENFP dans une
perspective d’amélioration des procédures et des réductions des délais de sélection des sites de construction.
Cet atelier préparé par la Direction Générale du MENFP espère aboutir à trois résultats explicites : une compréhension
commune des problèmes et de leurs voies de solution, la maîtrise des outils méthodologiques de diagnostic des sites ainsi
que des mécanismes d’analyse, une meilleure orientation des équipes techniques chargées de la sélection des sites
destinées à la construction des écoles.
1.2
Mot de bienvenue par M. Pierre-Michel LAGUERRE, Directeur général du MENFP
Le Directeur général salue le directeur de cabinet, la directrice générale adjointe, les partenaires du ministère, les collègues
(directeurs centraux, directeurs départementaux de l’éducation et ingénieurs) les invités. Il s’agit pour lui d’amener les
enfants à aller à l’école et se retrouver dans des espaces où ils doivent apprendre sans peur. Ce besoin résulte des
multiples problèmes confrontés par le secteur de l’éducation: parc scolaire haïtien très mal connu, ministère méconnaissant
son patrimoine espace, constructions sur des sites sans titres de propriété et conduisant à des conflits terriens et
d’incessantes discussions devant les tribunaux, travaux arrêtés pour cause de litige, etc. Outre l’important aspect juridique
et foncier des problèmes rencontrés, il s’affirme de plus que la Terre est fragile et que le séisme de 2010 n’en serait qu’un
avant-goût. Il faut donc, selon le directeur général, maîtriser les éléments pour permettre à la population de vivre sans
peur. Par ailleurs, il faut aussi tenir compte des caractéristiques géodésiques des terrains (existence limitrophe de rivière,
de montagne, etc.) Ce sont des aspects techniques à discuter dans l‘atelier d’où nous devons sortir avec des éléments
positifs. Soyons engagés comme fonctionnaires et comme citoyens ayant la grande responsabilité de travailler au
développement durable du pays. L’éducation, c’est la plus grande force du futur et nous en sommes les témoins, dit le
directeur général pour terminer.
1.3
Propos d’ouverture de l’atelier par M. Frantz CASSEUS, Directeur de cabinet du MENFP
M. le Directeur de cabinet a lu le mot du ministre empêché. A près les salutations d’usage, l’intervention a souligné le fait
que les ingénieurs de la direction du génie scolaire (DGS) devaient tous suivre une formation en génie para sismique et para
cyclonique avec des éléments sur l’évaluation des risques environnementaux.
Pour le titulaire de l’Éducation nationale, la question du choix de sites est préoccupante, parce qu’elle « constitue l’un des
principaux facteurs de blocage pour les différentes interventions dans le secteur. » C’est un problème qui interpelle tous
ceux qui ont un rôle quelconque à jouer dans le domaine. » Pour procéder de manière rationnelle dans le choix des sites
d’écoles, le ministre propose d’adopter une démarche rationnelle définissant un nouveau code de conduite fondé sur :
-
-
L’établissement des normes et la définition des responsabilités ;
La prise en compte des paramètres de quantité (élargissement du parc scolaire dans le cadre du programme de
scolarisation universelle, gratuit et obligatoire – PSUGO), de qualité ( ) et de coût (construire à des coûts
raisonnables) ;
Le réaménagement de la carte scolaire, surtout en milieu urbain ;
Le cadre légal, aspect essentiel du problème foncier ;
La mise en place de «moyens et procédures pour l’identification des sites scolaires de manière rapide, efficace et
moins coûteuse »
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 2: Intervention du titulaire du MENFP, M. Réginald Paul, à l’occasion de l’Atelier de travail sur le choix des sites
scolaires ; Club Indigo, 14 février 2012 (ClicRevenirAPage3)
Monsieur le représentant du ministre de l’intérieur,
Monsieur le représentant du ministre des travaux publics,
Monsieur le Directeur général du MENFP,
Madame la directrice générale adjointe,
Monsieur le Directeur de cabinet,
Monsieur le représentant de la Direction générale des impôts,
Monsieur le représentant du Laboratoire national de bâtiments,
Partenaires de la coopération bi et multilatérales,
Représentants des associations socioprofessionnelles évoluant dans le domaine,
Représentants des ONG, partenaires du ministère,
Messieurs les directeurs techniques et départementaux du MENFP,
Cadres et techniciens du ministère,
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Moins d’une semaine après avoir lancé la rencontre de travail relative à la finalisation d’un Plan opérationnel qui doit servir
de guide d’orientation et d’intervention au développement du secteur de l’éducation, je me réjouis d’ouvrir ce matin un
nouveau chantier important pour la refondation du système éducatif : les sites scolaires.
En effet, la nouvelle école haïtienne en construction doit passer par la mise en place d’un environnement scolaire approprié
et sécuritaire pour le bon déroulement du processus enseignement apprentissage. Cela suppose l’érection d’établissements
disposant de bâtis respectant les normes en matière de génie scolaire, ainsi que les normes para sismiques et para
cycloniques, dans le strict respect légal du cadre foncier.
Mesdames et Messieurs,
L’organisation de cet Atelier de deux jours participe de la volonté du MENFP de sensibiliser les différents acteurs du système
éducatif sur la problématique du choix des sites de construction d’écoles afin de trouver des solutions durables quant aux
problèmes rencontrés sur le terrain. En effet, avant et après le séisme du 12 Janvier 2010, la question du choix de sites a
toujours été au centre des préoccupations des différents acteurs et constitue l’un des principaux facteurs de blocage pour les
différentes interventions dans le secteur.
Aujourd’hui encore, le problème reste entier et nous interpelle tous qui ont un rôle quelconque à jouer dans le domaine. Il
e
devient urgent d’agir afin de répondre aux exigences de l’école du 21 siècle et au développement de notre pays qui passe
inévitablement par l’éducation et par la construction d’infrastructures répondant aux normes définies par l’Etat.
Les conséquences catastrophiques du séisme du 12 janvier en disent long : plus de 80 % du parc scolaire dans l’Ouest, le Sud
et les Nippes ont été soit détruites ou endommagées. Avec tous les risques sismiques, cycloniques, environnementales qui
pèsent sur le pays pour les années à venir, nous ne pouvons plus continuer à fonctionner dans l’à peu près en mettant en
danger nos enfants. Il faut dès maintenant s’engager dans une nouvelle démarche responsable afin d’établir les normes et
de fixer les responsabilités.
En ce sens, rien ne doit être négligé. Il s’agit avant tout de procéder de manière rationnelle dans le choix de sites d’écoles.
Plusieurs raisons majeures l’expliquent :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Le nombre d’enfants et d’adultes fréquentant une école,
Les écoles servent d’abris provisoires au besoin,
Le coût consenti pour construire une école,
La durée de vie d’une école,
Le délai de construction d’une école,
La responsabilité de l’Etat comme garant des vies et des biens.
Si le choix des sites suscite tant de préoccupations chez nous, il s’avère important de tenir compte de ces trois paramètres
clés : quantité, qualité et coût quand nous parlons de construction. En effet, la politique éducative de l’Etat nécessite un
élargissement du parc scolaire en vue de répondre aux besoins en éducation des jeunes, surtout avec la mise en œuvre du
Programme de scolarisation universelle, gratuit et obligatoire qui suppose la création de nouvelles écoles, aptes à accueillir
les nouvelles cohortes d’élèves.
Cela dit, compte tenu des faibles ressources, il faut construire à des coûts raisonnables afin d’augmenter la quantité des
écoles sans en négliger la qualité.
C’est dans cette perspective, suite au séisme, que le MENFP a arrêté des mesures visant la formation des ingénieurs de la
Direction du génie scolaire en génie para sismique et para cyclonique avec d’autres séances sur l’évaluation des risques
environnementaux auxquels sont exposées nos constructions.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Par ailleurs, il s’avère important de repenser à un réaménagement de la carte scolaire surtout en milieu urbain où les écoles
ne sont pas implantées selon l’importance des quartiers en population scolarisable. Les conséquences se traduisent alors
dans les difficultés qu’éprouvent les élèves à trouver un service de transport adéquat entre leur résidence respective et
l’école. Il faut aussi prendre en compte la question du cadre légal, un aspect essentiel lié au problème foncier.
Mesdames et Messieurs,
Ce sont autant d’éléments qui doivent alimenter nos réflexions au cours de ces deux journées de travail en vue de permettre
à la communauté éducative, engagée dans la construction du parc scolaire de disposer de moyens et de procédures pour
l’identification des sites scolaires de manière rapide, efficace et moins coûteuse. Nous comptons sur l’apport de tout un
chacun pour l’élaboration de ce nouveau code de conduite qui doit nous guider en matière d’infrastructures scolaires. Ce
sera là une contribution majeure dans le cadre des actions envisagées pour la refondation du système éducatif.
Je vous remercie déjà de votre apport citoyen pour cette nouvelle école républicaine au bénéfice de nos enfants. Nous
saluons déjà l’appui de nos partenaires financiers, déterminant pour l’élargissement et la réhabilitation du parc scolaire.
Sur ce, je déclare ouverts les travaux de l’Atelier sur les stratégies d’identification des sites scolaires.
Merci
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 3 : La planification des besoins et la sélection des sites de construction : Brainstorming des DDE
(ClicRevenirAuTexte)
Cette première session plénière consiste en un brainstorming des directions départementales de l’éducation (DDE) sur les
problèmes rencontrés, les pratiques courantes et des propositions de mesures d’atténuation.
i)
Denis Cadeau, DDE des nippes
Au département des Nippes, on ne dispose pas de terrain pour construire certaines écoles Toutefois, dans le cas de la
construction de l’EFACAP de Miragoâne par exemple, la DDE a d’abord procédé à l’identification de 3 sites (1 au centre ville,
les 2 autres à la première section communale de Miragoâne) Ensuite, le DDE s’est rapproché du Maire de Miragoâne qui a
donné l’autorisation d’entrer en possession d’un terrain situé à Bertin, au pied du morne Préval en sortant vers PAP.
Le processus a été plus ou moins compliqué. D’abord, il a fallu rencontrer le Maire pour se mettre d’accord sur le site.
Ensuite, celui-ci a écrit au commissaire du gouvernement qui lui-même a fait injonction à un arpenteur pour procéder à la
délimitation des bornes. Le premier PV d’arpentage ainsi obtenu a été jugé incorrect pour avoir été établi par un arpenteur
de la région et non par l’arpenteur d’État délégué par la DGI. Il a fallu recommencer. D’abord, le DDE a adressé une
correspondance au directeur général du MENFP qui, à son tour, a écrit à son collègue de la DGI pour solliciter la mise à la
disposition de la DDE d’un arpenteur capable de délimiter le terrain. C’est ce qui a abouti à la visite de l’arpenteur d’État
er
vendredi dernier. Dans les jours, la DDE devrait être en possession du PV d’arpentage. Tout ceci a concerné le 1 terrain.
Quant au second terrain, propriété de l’église catholique, il a été identifié dans la région de Chalon, 1ère section
communale de Miragoâne. La coopération suisse qui finance la construction de l’EFACAP a visité le terrain et tout le monde
semble satisfait de ce choix. Le père Y. Voltaire, responsable pour l’église catholique de l’éducation dans la zone, est
d’accord pour accorder le terrain à condition que l’EFACAP soit géré par des religieux. C’est un marché (deal) Le DEF en est
au courant. On a le PV d’arpentage ; il reste le titre de propriété qui devrait être prêt à la fin du mois en cours.
Concernant ce premier terrain, c’était un véritable dilemme que la démarcation entre le domaine prive et le domaine public
de l’État.
En coutre, il faut distinguer entre un arpenteur travaillant dans une région et un arpenteur d’État délégué par la direction
générale des impôts (DGI)
ii) Ivalan ESPERANCE ; DDE de l’Ouest
La situation est extrêmement difficile dans l’Ouest. Les sites sont tous déjà identifies.
Le secteur public confronte toutes sortes de problèmes. Certaines écoles ont un peu d’espace ; mais après le séisme [12
janvier 2010], cet espace est occupé par des sinistrés. C’est le cas par exemple à l’école nationale République d’Argentine
(Carrefour Péan) ou au Lycée Toussaint Louverture où pour pouvoir assurer la rentrée des classes, il a fallu laisser aux
sinistrés une partie de l’espace, après négociations. Quant à l’école Esther Honorat, on a pu y construire les 4 salles de
classes offertes par l’UNICEF en ne respectant pas les normes de la DGS (construction de salles plus petites que les
dimensions standard)
Pour ce qui est des titres de propriété, c’est de la responsabilité des hommes de loi et non des DDE. Un travail est en cours
d’identification de la propriété (privée ou publique) des bâtiments. Mais, les DDE ne peuvent pas acheter au nom de l’Etat.
Même le ministre ne le peut pas. Un problème préoccupant est celui de l’occupation d’un terrain par l’Etat pendant plus de
25 ans, 30 ans sans qu’aucun propriétaire ne se soit manifesté ni sans rien payer à personne. Que dit la loi par rapport à la
prescription ? Peut-être qu’au bout de ce temps, la propriété revient à l’Etat. Le problème est celui des titres de propriété.
A Léogane ou aux champs de mars, à l’école Ch. S. Villevaleix, l’Etat n’a pas de titre de propriété. On dit que c’était un don
de tel président. Mais il n’y a pas de papier.
iii) J. Hautier, Responsable de l’éducation à la BID
Chacun raconte ses problèmes et un petit peu ce qui se fait dans son département. Il serait bien de passer à une approche
plus structurée. Il faut dépasser un peu l’anecdote pour prendre un cas particulier et amplifier. En essayant de distinguer
ce qui a trait aux problématiques du foncier, aux capacités, etc. Par rapport aux titres de propriété, c’est complexe. L’idée
est d’essayer de trouver la solution du problème en essayant de s’adresser au niveau concerné. Mais s’il n’y a pas de
solution, alors pour les bailleurs la question est de savoir qu’est-ce qu’on fait d’autre que la construction. Il faut nous
orienter par rapport à ce qu’on peut faire.
iv) Julsaint MULAIRE ; DDE du Centre
En premier lieu, organisation d’échanges constructifs avec les inspecteurs principaux, puis avec l’ingénieur départemental
aux fins d’identifier les sites. Dix (10) écoles ont été ainsi identifiées et tout est fin prêt pour leur construction. Ensuite
choix de 10 écoles supplémentaires à reconstruire. Il s’agit d’établissements fonctionnant dans des hangars ou dans des
bâtiments vétustes. Dans tous ces cas, les terrains sont disponibles et ont été soit acquis par l’Etat soit concédés par la
population, tel que résumé dans le tableau ci-après.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Ecole
Situation
Origine du terrain pour la reconstruction
1
École nationale de Biassou
(Commune de Cerca-LaSource)
8 salles de classes fonctionnent sous un
hangar
Terrain d’1/4 de carreau de terre donné en
bonne et due forme par la communauté
construction éventuelle
2
École nationale de la Guanabie
(Commune de Cerca-LaSource)
Fonctionne aussi sous une tonnelle
½ carreau de terre achetée par la
communauté avec titre de propriété
3
École nationale d’Atonié
(Commune de Tomassique)
fonctionne sous tonnelle
1/2 carreau donné par la communauté
4
École nationale de Layaye
(Commune de Belladères)
École nationale de Layaye2
(Commune de Savanette)
fonctionne sous un abri en paille
1/2 carreau de terre achetée par la
communauté
5
fonctionne aussi sous un hangar
6
École nationale T. Louverture
(Commune de Lascahobas)
7
École nationale de Chatulé
(Commune de Mirebalais)
8
École nationale de Dufailly
(Commune de Mirebalais)
fonctionne dans une ancienne construction
délabrée
9
École nationale Louis
Lamartinière de Haty
(Commune de Maïssade)
8 salles de classes fonctionnent dans une
ancienne construction. A agrandir pour
e
accueillir le 3 cycle.
10
École nationale d’A. Firmin de
Bassin Cave (Commune de
Maïssade)
fonctionne dans une construction méritant
réparations
v)
fonctionne dans une ancienne construction
délabrée
1 carreau de terre acheté par le MENFP
fonctionne aussi sous un hangar
1/2 carreau donné par la communauté
¼ de carreau de terre acheté par le
ministère
Hilaire THEODORE; DDE Nord
Il ya des bâtiments qu’on dit appartenant à l’Etat, mais on ne peut rien prouver. Il arrive même au Cap-Haïtien qu’une
école, construite il y a 1 an ou 2 par l’OIM/USAID, soit réclamée par des gens. On n’arrive pas à dire si le terrain appartient
e
à l’Etat ou non. Une 2 catégorie d’écoles, dans la zone du Cap, est celle des écoles existant sur des terrains envahis par des
gens. On a aussi créé des écoles dans des locaux de fortune et qui demandent à être reconstruites. Des collectivités
territoriales apportent leur concours en mettant certains terrains à la disposition de la DDE ; mais, ce sont des terrains sans
titre.
Dans le Nord actuellement, il n’y a pas d’arpenteur d’État. Il faut donc s’adresser à la DGI à Port-au-Prince qui doit
commettre un arpenteur d’État au Cap-Haïtien. Cela demande beaucoup de formalités. Dans les autres communes du
Nord, ce sont surtout les communautés qui s’en occupent avec les inspecteurs. Assez souvent, ce sont les parents qui
offrent un morceau de terre. S’il en a les moyens, l’inspection paie les frais d’arpentage et de notariat. En milieu rural
donc, c’est facile d’avoir des titres parce que c’est quelqu’un qui doit donner un morceau de terre. Ainsi, c’est la mairie qui
a fait cadeau d’un terrain pour la construction de l’école nationale Sans Souci de Milot. Jusqu’à présent on n’arrive pas à
l’arpenter par manque d’arpenteur d’État. De toute façon, la DDE s’engage à faire tout son possible pour faciliter les
constructions. Avec les particuliers, pas de problèmes. Les difficultés commencent avec le domaine public et le domaine
prive de l’ETAT.
vi) Régelomme JOSEPH (DDE Sud) et Daniel CAYARD (Assistant DDE de l’Artibonite)
(Intervention commune des DDE du Sud et de l’Artibonite)
Pour le DDE du Sud, il doit y a voir une carte scolaire même quand ce n’est pas celle souhaitée.
Selon le DDE de l’Artibonite, ont été identifiées certaines écoles qui méritent d’être construites et d’autres d’être
réhabilitées. Les difficultés manifestes dans l’identification des sites scolaires sont :
1.
2.
3.
Insuffisance de données relatives aux propriétés relevant du domaine de l’État dans les représentations du
ministère de l’intérieur (mairies pour les villes et CASEC pour les sections communales)
Inadéquation des terrains mis à la disposition des 2DDE par des particuliers pour la construction d’une école de
qualité
Assujettissement aux aléas naturels de certains terrains offerts par les habitants (Cas de la construction de l’école
e
nationale de Dubédou, 1 section des Gonaïves)
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
4.
Terrains accidentés dans le Sud et impropres à construire une école de qualité.
Les DDE sont disposés à se battre pour affronter les difficultés et obtenir les terrains nécessaires à la construction des
écoles.
vii) Louis Charles SINCERE; DDE Nord-Ouest
Le maire de Port-de-Paix ainsi que les membres des CASEC et des ASEC ont été consultés, mais pas encore de réponse
positive. Selon les inspecteurs principaux, des terrains sont disponibles dans différentes communes ; mais, ce ne sont pas
des terres du domaine public de l’Etat.
Pour construire une école à Port-de-Paix, il faut déplacer les élèves soit dans une école ne fonctionnant pas à 2 temps soit
dans une maison privée.
Port-de-Paix et le Nord-Ouest constituent un cas particulier : beaucoup d’écoles sont à construire, mais pas de sites
disponibles.
viii) Louis-Marie CADOR; DDE de Nord-est
Dans le Nord-est, l’identification des sites dépend de la zone. S’il s’agit d’un BDS qui couvre plusieurs communes, ou bien
l’inspecteur principal ou bien l’inspecteur de zone s’adresse aux élus locaux ou aux notables de la zone pour identifier un
terrain et s’arrêter sur le choix du site. Si dans le temps, on ne prêtait pas suffisamment d’attention aux aléas naturels, aux
inondations, etc. ; depuis le 12 janvier 2010, même si un responsable local fait don d’un terrain, la DDE doit vérifier s’il n’est
pas exposé. Ainsi, quant il faut construire une école, instruction est passée à l’inspecteur principal qui, à son tour, passe
instruction à l’inspecteur de zone pour rencontrer les notables, les élus locaux et toutes les personnes responsables de la
conduite de l’action. C’est cette démarche que la DDE entend suivre pour les nouveaux besoins de construction au niveau
du Nord-est.
ix) Philippe GERMAIN ; Coordonnateur du Fondamental, DDE du Sud-est
Le parc scolaire est moins dense que dans les autres départements.
Le choix des sites est fait en fonction de 2 critères
1. L’existence ou non de risques environnementaux : rivières, glissements de terrain, cyclones, etc.
2. Le nombre d’enfants à scolariser dans la zone.
A partir de ces 2 critères, la DDE a procédé à la soumission d’une liste de 10 écoles à construire.
x)
Jean Marcel JEANTY ; DDE de la Grande Anse
La plupart des écoles sont des réhabilitations.
Processus de sélection des sites : Pour les constructions nouvelles, la DDE recourt à une analyse des sols pour vérifier que ce
n’est pas une zone à risque.
Il y a le problème de 2 écoles à reconstruire à Jérémy (Catherine Flon et Père Fouquet) qui n’ont pas assez d’espace.
Un autre cas est celui du conflit avec le Ministère des sports concernant un parking informel pour les matchs de foot.
En général, le problème spécifique en milieu rural est celui de l’accessibilité, notamment des rivières à traverser, joint à la
difficulté d’identifier les terrains.
xi) Reynold TELFORT ; Directeur de l‘enseignement fondamental
M. TELFORT se demande s’il ne faudrait pas instituer une commission nationale d’identification des sites. Il propose de
classer ainsi les problèmes :
1) Problèmes d’archives inexistantes (pas de titres de propriétés) ;
2) Problèmes de statuts des terrains loues ;
3) Problèmes d’ignorance des procédures : On ne sait pas comment l’Etat peut acheter des terres, ni comment
intégrer les donations communautaires dans le domaine de l’Etat ;
4) Problème des écoles à réhabiliter exigeant un déplacement des élèves pendant le temps de la construction ;
5) Problème de carte scolaire : Comment choisir un terrain en fonction des besoins de scolarisation ;
6) Problèmes de coordination : plusieurs acteurs se retrouvent sur le même terrain ;
xii) Carole BERNADEL ; Directrice générale adjointe
On n’identifie les propriétaires des terrains des écoles que quand elles brulent ou s’effondrent. La plupart du temps, on est
dans l’illégalité mais on l’ignore.
xiii) Lazare ACCOU ; Directeur du génie scolaire
Le DGS spécifie que c’est possible de construire seulement 5 ou 6 classes dans les régions à faible densité (faible population
scolarisable) et de « tendre » vers un cycle complet à plus long terme. C’est dans les normes de la DGS.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
xiv) Synthèse du brainstorming : Problèmes identifiés et alternatives de solution
A)
Problèmes identifiés
a)
Définition des besoins et normes de constructions scolaires
Comment placer une école en fonction des distances à couvrir par les enfants (carte scolaire)
Le FAES exige 1 ha pour construire une école ; chose impossible en milieu urbain ;
b)
Disponibilité de l’espace et caractéristiques des terrains
Selon la zone (ville ou autre lieu), l’inspecteur s’adresse aux élus locaux en vue d’identifier des sites ;
Certaines écoles sont occupées par les sinistrés du séisme de janvier 2010 ;
Pas d’espace pour construire (Ouest) ; zone très difficile et pas beaucoup de terrains (Grande Anse) ;
Manque d’espace à ce point crucial qu’à l’école Esther Honorat (Port-au-Prince), pour avoir le nombre de
salles de classe voulu, on a dû ne pas respecter les normes du ministère
c)
Cadastre et Arpentage
Dans le Nord actuellement, pas d’arpenteur d’État
Manque de données relatives aux terrains (statut) appartenant à l’Etat
d)
Titre de propriété (établissement et acquisition)
Enlisement dans la démarcation entre domaine prive de l’Etat et domaine public de l’Etat ;
C’est la DGI qui peut acheter ou accepter au nom de l’Etat, pas le MENFP ;
Il arrive que l’Etat, à travers une école publique, a occupé un espace pendant 25-30 ans, sans rien payer au
propriétaire ni a personne ;
On ne peut pas savoir à qui s’adresser ou à qui appartient le terrain. Il n’y a pas de papier/titre de
propriété ;
Parfois ce sont des propriétés de l’Etat, mais là aussi on n’a pas de papier/titre ;
Des écoles construites au Cap-Haïtien sont ensuite réclamées par les propriétaires du terrain ;
Dans beaucoup de cas, ce sont les gens ou la communauté ou la Mairie qui donne le terrain pour construire
l’école ;
e)
Coordination interministérielle
Beaucoup de structures sont impliquées dans la question : d’où besoin de coordination ;
f)Vulgarisation des procédures
Ignorance des procédures d’acquisition des terres. On ne sait pas comment l’Etat acquiert une propriété.
B)
Solutions proposées
Utiliser l’arpenteur d’État délégué par la DGI ;
Faire établir un PV d’arpentage ;
Obtenir l’accord du maire sur le site choisi ou pressenti ;
S’adresser (via le DG du MENFP) à la DGI pour solliciter l’intervention de l’arpenteur de l’État ;
Faire établir le titre de propriété ;
Pour l’obtention d’un titre de propriété, on peut envisager les cas suivants :
1er) Une école publique avec titre procède par le biais de la DDE à un rafraichissement de lisières ;
2e)
3e)
Une école publique obtient d’un particulier la cession d’un terrain ;
A travers la DDE qui prend contact avec un arpenteur pour délimiter le terrain et ;
A travers un notaire qui au vu du PV d’arpentage établit le titre de propriété.
La DDE obtient un terrain concédé par la mairie. Dans ce cas, en accord avec celle-ci, il faut entrer
en contact avec la DGI en vue de mettre un arpenteur à la disposition de la DDE ou de la
communauté ;
Mettre la DDE au courant de toutes les activités concernant la construction d’une école ;
Établir par inspection l’inventaire et la liste des écoles et de leurs bâtiments ;
Établir l’inventaire du domaine de l’État et du cadastre en général ;
Spécifiquement au secteur de l’éducation, établir au niveau de chaque DDE un inventaire de l’infrastructure
scolaire ;
Réduire le délai allant jusqu’à 2 ans, observé entre l’attribution d’un terrain et le début des travaux de
construction ;
Organiser la coordination de l’action des ONG en vue d’éviter les empiètements ;
Bien établir la coordination de tous les acteurs en spécifiant les responsabilités explicites (qui fait quoi) ;
Établir les clôtures du terrain dès son acquisition et ne pas attendre pour ce faire la fin des travaux de
construction.
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 4 : Intégrer la prévention des risques de catastrophes dans le secteur de l’éducation ; intervention
de M. Gaetano VIVO, spécialiste des risques et désastres, bureau de la Banque Mondiale à Port-au-Prince
(ClicRevenirAPage10)
Ecole de Grand Gosier (DGS/MENFP 2011)
Intégrer la prévention des risques de catastrophe
dans le secteur éducation
Gaetano VIVO
E-mail: gvivo@worldbank.org
1
1. Rappel des fondamentaux de PRC
Risque = Menace X Vulnérabilité
Menaces naturelles
o Géotechniques
o Hydrométéorologiques
Menaces anthropiques
o Industrielles/technologiques
o Biologiques/sanitaires
o autres
2. Mesurer le risque
Evaluer les menaces
o Méthodologies scientifiques (données de base, historique, modèles probabilistes)
o Méthodologies participatives/communautaires
Evaluer la vulnérabilité
o Collecter les données (éléments exposés; facteurs environnementaux, socio-économiques; etc.)
o Déterminer la vulnérabilité face à une menace
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
3. Prendre en compte les risques
Cartographier les enjeux (ex. écoles) et les menaces pour faciliter la prise de décisions
Cibler les décideurs a différents niveaux, outils
Systèmes de collecte et gestion des données
Formation, appropriation, mise à jour
Mouvements de terrains
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Carte multi-menaces
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Données de Base: MNT 1 mètre LIDAR
Méthodologie d’analyse de la menace Delmas 32
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Identification de l’exposition
Plan d’actions correctives de mitigation
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Morne Rosa (Port-au-Prince)
Instabilité des pentes
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Exemple de gestion et dissémination de la donnée géo-spatiale:
http://www.haitidata.org
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
4. Critères de choix d’un site
Première étape pour prévenir la perte des vies humaine et protéger l’investissement
Différents expertise nécessaire (ingénieurs + secteur éducation + protection civile + communauté) implique un
travail de coordination interministérielle (coopération avec MTPTC et DPC)
Evaluation des menaces + vulnérabilité du site
Méthodologie scientifique (analyse du sol; micro zonage sismique/inondations; stabilité des pentes; cohésion etc.)
ou méthodologie participatif (pour les événements récurrents) ou un mélange des deux
Question des couts, intégrer en amont l’évaluation des menaces + vulnérabilité dans le cycle des projets
5. Vulnérabilité d’un site
Inondations
o Elévation
Distance de la mer (tsunami; houle cyclonique; raz de marée; etc.) ou une rivière
o Niveau de la nappe
Tremblements de terre
o Nature du sol peut amplifier les effets de l’onde sismique;
o Menaces secondaires (tsunami; liquéfaction; éboulement;)
Vent
o Présence de ‘barrières naturelles’ à l’impact des vents
o Menaces secondaires (e.g. objets ou structures menaçants l’école)
Mouvements de terrain
o Pente; nature du sol; déboisement;
6. Vulnérabilité d’un site (2)
Menaces environnementales et anthropiques
e.g. lignes électriques; structures/objets qui puissent toucher l’école; arbres; incendies; contamination chimique
ou biologique…
Menaces spécifiques liées au changement climatique
Ex. sites en proximité de la mer/ liens ACC - RRD
Aspects fonctionnels
e.g. accessibilité; problèmes de sécurité routière; bruits/nuisance aux activités scolaires; possibilité d’expansion
de l’école sans rendre le bâtiment plus vulnérable
Protection civile
e.g. écoles qui servent d’abris d’urgence (refuges); évacuation et accès aux secouristes, etc.
7. Questions à aborder
Check-list pour l’évaluation de la vulnérabilité des sites + formation
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Critères d’exclusion d’un site
Atténuation des risques:
o Structurelle (travaux de protection; construction sur pilotis, digues, etc.)
o Non-structurelle (standards construction/Code National/ législation; planification urbaine; application
des lois déjà en vigueur; gouvernance…)
Préparation aux désastres
8. Zones non aedificandi selon les lois en vigueur (Martissant)
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
9. On ne peut pas oublier
Bâtiments existants
o Critères d’évaluation, réhabilitation, renforcement
o Incitations (subventions pour conformité aux normes…)
En amont: planification urbaine
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 5 : Le processus de pré qualification des sites scolaires : Cas des sites écartés par le FAES ; (ClicRevenirAPage10DF)
Intervention de M. Ducarmel FRANÇOIS, Directeur des projets sociaux au Fonds d’assistance économique et sociale (FAES)
•
•
Contexte
Origine (liste fournie par le MENFP
Critères de Ciblage non connus
Ligne de base (données non existantes);
Les premières Étapes des programmes
Réalisation des visites de pré-qualification :
•
•
Evaluation Environnementale
Evaluation Sociale
Evaluation Technique
Évaluation Environnementale: Outils Utilisés
•
Grille d’évaluation environnementale
•
Guide d’analyse des risques
•
Cartes d’aléas sismique et cyclonique
•
GPS et autres matériels
•
Documentation disponible
Analyse des Risques
•
La hiérarchisation des menaces selon un score variant de 1 à 5, de la plus petite menace à la plus
dangereuse pour le site.
•
Analyse des Risques
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
•
A.- Analyse des risques
•
•
Visite des lieux
Quatre (4) aspects ont été examinés : les dangers potentiels ou les situations potentiellement
dangereuses, la vulnérabilité, la fréquence d’occurrence des menaces potentielles et les conséquences
de l’impact.
Évaluation Environnementale:
Une classification en catégorie A, B ou C
Type C : Pas de travail environnemental,
Type B : Simples mesures de mitigation,
Type A : Etude d’Impact Environnemental ou rejet du terrain.
•
Carte d’aléas sismiques
•
Ci-dessus aléa sismique. Considérer les zones rouge à vert (valeurs supérieures à 56) comme « très forte
sismicité », turquoise (valeurs entre 40 et 56) comme forte sismicité et bleues (inférieures à 40) comme sismicité
modérée
•
Carte de vents cycloniques
•
Ci-dessus vents
la zone de I, la plus faible à IV, la plus forte.
•
Facteurs de vulnérabilité de l’Ecole
cycloniques. Préciser
Pente supérieure à 30%
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
•
Risques de glissement de terrain par sapement à la base et autres facteurs prépondérants;
Site à moins de 50 m d’une rivière ou d’une ravine (dépendant de l'état du bassin versant, dénivelé du
site par rapport au cours d’eau);
Proximité du site à la mer (dépendant de l’altitude, risque de tsunami connu, absence de mangroves et
autres structures de protection);
Proximité à la falaise;
Site à moins de 100 m d’une usine chimique ou autres pollutions sonores.
EXEMPLES DE SITES ECARTES
ECOLE NATIONALE DE BEL-AIR (LES IROIS)
•
Position: 18°24’16.3’’N et 74°25’01.9’’W
Altitude: 410 m
Superficie : 3894 m2
Un premier site a été écarté car la pente varie de 40 à 60 % avec un accès difficile.
Le second site est choisi plus en aval avec une pente moyenne.
Mais il faudrait déambuler la pente de 60 % pour accéder a l’école
Présence de falaise qui représente une menace pour la sécurité des enfants.
Risques de glissement avec la possibilité de sapement à la base de la falaise à partir des eaux de
ruissellement du thalweg adjacent.
EXEMPLES D’ÉCOLES ECARTÉES
Zone de très forte sismicité avec une valeur supérieure à 56.
Zone III de la carte des vents cycloniques.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
EXEMPLES D’ECOLES ECARTÉES
ÉCOLE NATIONALE HAUT PETIT BORGNE
Position: 19°45’48.3’’N et 72°28’25.4’’W
Altitude: 135 m
Superficie: 4565 m2
Abattage systématique d’arbres (cacaoyers surtout);
Proximité de la rivière par rapport au site constitue un danger énorme au cas de débordement des
crues.
•
EXEMPLES D’ECOLES ECARTÉES
•
EXEMPLES D’ECOLES ECARTEES
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Zone à forte sismicité avec une valeur comprise entre 40 et 56.
Zone I de la carte des vents cycloniques.
Un premier site a été écarté (espace trop restreint);
Le nouveau terrain choisi pourrait être inondé par le débordement de la rivière sur la rive droite;
Une distance de 50 m est requise entre la route qui loge les berges de la rivière et le site;
Stabilisation des berges de la rive droite sur au moins 100 m en face du site, soit avec du gabion
renforcé par le vétiver ou avec des murs de soutènement en maçonnerie afin de diminuer le risque
d’inondations sur l’école;
Aménagement du versant surplombant le site par la plantation d’arbres fruitiers et forestiers ou du
vétiver en courbes de niveau;
Donc un coût très élevé des mesures de mitigation.
ÉCOLE NATIONALE CACIQUE HENRY D’ANSE A FOLEUR
Position: 19°53’24.5’’N et 72°36’46.3’’W
Altitude: 35 m
Superficie: 4913 m2
Distance à la mer: 300 m
Risque de tsunami
Situé en flanc de montagne (mais pente < à 30% pour le site)
Risque d’éboulis
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
o
Zone de très forte sismicité avec une valeur supérieure à 56;
Zone I de la carte des vents cycloniques.
EXEMPLES D’ECOLES ECARTEES
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
•
Dans la partie amont du site, il faudra construire des fossés ou des terrassements suivant la courbe de
niveau puis les renforcer par un écran d’arbres afin de protéger la construction et les usagers contre
l’éboulement.
Le terrain est un peu parsemé de roches et de massifs rocheux qui pourraient en toute éventualité
compliquer le travail des ingénieurs.
Inexistence de voies accessibles pour arriver au site.
Site protégé si les vagues causées par le tsunami n’atteignent pas les 40 mètres de haut.
Conclusions
o
L’Unité Environnementale:
-
Prend en charge l’aspect environnemental des différents programmes;
-
Veille au respect des normes pendant la phase d’exécution du projet;
-
Sensibilise les élus locaux sur la nécessité de protéger l’environnement et les riverains, et faire
respecter les lois en vigueur.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 6(ClicRevenirAPage10AD) : Intervention d’Arabela ADAM, Responsable des projets environnementaux, Fonds
d’assistance économique et sociale (FAES)
•
Évaluation Sociale
Pré-qualification
•
Réception des listes d’écoles retenues par le MENFP
Vérification de la liste afin d’éviter les cas de duplication (autres interventions du FAES ou autres
sources de financement)
Vérification de l’existence de camps de déplacés sur le site proposé
État des lieux sur la question foncière (donation/ titre de propriété ou non
Bref coup d’œil sur la situation physique du bâtiment (construction ancienne ou récente)
Estimation rapide sur le fonctionnement et la fréquentation du site
Proximité par rapport à d’autres structures
Collecte d’information sur les ressources disponibles et le niveau d’organisation de la communauté
Niveau d’implication de la communauté dans le choix du site
Informations sur les structures de gestion participative pour la maintenance
Identification des besoins en renforcement de capacité des structures identifiées
Critères de Pré-qualification
Dimension standard
Superficie du terrain (≥ 3,000 m2)
Forme régulière
Carrée ou rectangle
Topographie du terrain
•
Pente admissible ≤ 10 %
Outil Utilisé
Fiche Technique du site
Informations générales sur l’école, le site
Accessibilité au site
Référence Géo spatiale
Nature du sol
d’implantation
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
•
•
Conséquences des mauvais choix de site
Perte de temps et d’argent
Déficit budgétaire (non atteinte des résultats)
Retard sur la programmation
Quelques Exemples de Sites Écartés par le FAES
Superficie insuffisante (< 3,000 m2) :
École Nationale de Fermathe (Structures Semi Permanentes)
École Nationale Lemarque / ACDI (structures à réhabiliter)
Mauvais contrôle du Secteur:
École Nationale Charlotin Marcadieu (Structures Permanentes) (financement World Vision)
École Nationale Mamon (Structures Permanentes) (Financement GOH – Trésor Public)
École Nationale de Caite (Structures Permanentes) (Financement World Vision)
Problème d’Accessibilité :
École Nationale Haut Petit Borgne (Financement BID)
École Nationale de Sillègue (Financement PURES)
Question Foncière: Propriété Privée – Location:
Ex: École Nationale Claire Heureuse (Structures Semi Permanentes)
École Nationale de Cité Lumière
Titres de Propriété non Disponibles – Terrain Insuffisant (Structures Semi Permanentes)
École Nationale Communautaire Louverture (Structures à réhabiliter - ACDI) (Camp de sinistrés)
MERCI
de votre Attention
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 7 : FAES / EXPLICATIONS SUR LE REJET DES SITES(ClicRevenirAPage11)
PREMIERE PARTIE : QUELQUES STATISTIQUES ELOQUENTES
Exemple de cas concret : celui du projet de la BID/ARSE - donc qui inclut les constructions scolaires de la BID (reconstruction
et semi-permanentes), de l’ACDI (réhabilitations), et HRF
En moyenne : Plus de 40% des sites sont rejetés
105 transmis du MENFP au FAES en plusieurs listes [P1] [P1]
40 sites écartés
45 sites valides
18 sites seulement ont vu les travaux commences
25 terrains encore à visiter de la liste de sites
oi d’une demande de liste complémentaire et l'obtention de ladite liste : Plusieurs mois
au minimum.
Temps moyen entre la réception de la liste par le MENFP au FAES et la visite d’évaluation : il peut s’écouler
jusqu'à un an…
*****
DEUXIEME PARTIE: TYPOLOGIE GENERALE DES RAISONS POUR LESQUELLES LES SITES SONT ECARTES PAR LE FAES
Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser le FAES à écarter un certain nombre de site. Ici une tentative de classification
avec des exemples précis (toujours tires de la liste des écoles ARSE (BID/ACDI/HRF)
1.
CATEGORIE 1 : SITES QUI NE CORRESPONDENT PAS AUX CRITERES DES BAILLEURS
Sites trop petits pour les écoles du programme ARSE qui sont des écoles complètes de 9 salles + 2 préscolaire –
3 sites
NB : une des conditions des écoles de la BID est la construction d’écoles complètes de 3 cycles avec 2
classes préscolaires pour une population scolarisation d’environ 800 élèves – surface minimale de l’école
1400 m2 (pré-requis du FAES 3000 m2)
Localisation
Type
d’intervention
Date de
visite par le financement
FAES
Raisons du rejet
Ecole nationale de Bel
Grande Anse
Air
Irois
Reconstruction
Juin 2011
BID/ARSE
Terrain trop petit pour
une école complète
Ecole nationale Père
Fouquet
Grande Anse
Source
Damage
Reconstruction
Nov 2011
BID/ARSE
Terrain trop petit pour
une école complète
Ecole Nationale de
Mariaman
Ouest
Petionville
Semipermanente
Déc. 2010
BID/ARSE
Superficie insuffisante
Noms de l’Ecole
Département
Sites localisés dans les « mauvais » départements pour les fonds de l’ACDI. - 12 sites
NB : Les fonds de l’ACDI sont conditionnes aux interventions en réponse au tremblement de terre du 12
janvier. Leur intervention se limitent donc aux 3 départements affectes par le séisme. Les sites identifies dans
les autres départements ne conviennent pas a ce financement la.
Localisation
Type
d’intervention
Date de
financement
visite par le
FAES
Raisons du rejet
Ecole nationale Capois
Centre
de selpetre
Maissade
Rehabilitation
Non visite ACDI
Pas situe dans les 3
departements affectes
par le Seisme
Ecole Nationale de
Boucan carre
Centre
Boucan carre
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole Nationale de
Flande
Centre
Lascahonas
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole nationale de
Lospalis
Centre
Lospalis
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Noms de l’Ecole
Département
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Noms de l’Ecole
Département
Localisation
Type
d’intervention
Date de
financement
visite par le
FAES
Raisons du rejet
Ecole Nationale
Dufailly
Centre
Boucan carre
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole nationale de
Saut d’eau
Centre
Saut d’eau
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole Nationale
Madame Joie
Centre
Maissade
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole Nationale
d’Anse a Mason
Grande Anse
Corail
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole Nationale de
Didon
Grande Anse
Jeremy
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole Nationale de
Baliverne
Grande Anse
Dame Marie
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole Nationale de
Campagne
Grande Anse
Roseau
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
Ecole nationale
congreganiste notre
dame de Saint Esprit
Grande Anse
n/a
Rehabilitation
Non visite ACDI
Idem
CATEGORIE 2 : SITES ECARTES POUR CAUSE DE GESTION DES RISQUES ET DESASTRES - 3 SITES
Noms de l’Ecole
Departement
Localisation
Type
d’intervention
Date de
financement
visite par le
FAES
Raisons du rejet
Ecole nationale Père
Fouquet
Grande Anse
Source
Damage
Reconstruction
Nov 2011
BID/ARSE
très forte pente, risque
de glissement de
terrain
Ecole nationale haut
petit borgne
Nord
Port Margot
Reconstruction
Dec 2010
BID/ARSE
proximité rivière, risque
d’inondations
Ecole Nationale
Cacique Henry
Nord’Ouest
Anse a Foleur
Reconstruction
Dec 2010
BID/ARSE
proximité de la mer,
risque de Tsunami
CATEGORIE 3 : SITE ECARTES POUR CAUSE DE MAUVAIS CONTROLE DU SECTEUR.
Dans un certains nombre de cas, il existe déjà des ONGs présentes sur le site, ou un autre financement identifies
pour ce terrain - 13 sites
NB : La question reste encore de savoir si ces autres financeurs etaient presents sur le site avant la mise du site sur la liste
des sites pour les reconstruction (c'est-à-dire un probleme de moyens des DDE qui n’ont pas les ressources materielles,
physiques ou financieres d’aller verifier la disponibilite du site) ou bien si c’est le délai entre la transmission de la liste de site
et la visite de pre-qualification du site par le FAES qui est trop longue (i.e un ONGs ou un autre financeur s’est implante sur le
site entre temps… )
Il est important d'agir sur tous les fronts, si besoin. (i) capacitation/renforcement des DDE, (ii) acceleration de la procedure
depuis l'identificaiton jusqu'au debut des travaux, (iii) Importance de détermination une strategie de conservation des sites
vierges une fois identifies (via l’information de la communaute, la mise en place de cloture, le contrôle par les mairies,
l’affiche de permis de construire et de plans, etc)
Noms de l’Ecole
Departement
Localisation
Type
d’intervention
Date de
financement
visite par le
FAES
Raisons du rejet
Ecole nationale de
Mamon
Artibonite
Petit riviere de
l’Artibonite
Reconstruction
Janv 2011
BID/ARSE
Autre financement sur
le site
Ecole nationale
Lamartiere de Hatty
Centre
Maissade
Rehabilitation
n/a
ACDI
Save the children
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Noms de l’Ecole
Departement
Localisation
Type
d’intervention
Date de
financement
visite par le
FAES
Raisons du rejet
Ecole nationale de
Caite
Centre
Cerca Carjaval
Reconstruction
Janv 2011
BID/ARSE
presence de World
Vision
Ecole Nationale Com
de chalon
Nippes
Miragoane
Rehabilitation
n/a
ACDI
UNICEF déjà present
sur le site
Ecole nationale de
Lebrun
Nippes
Paillant
Rehabilitation
n/a
ACDI
Banque mondiale déjà
presente
Ecole nationale de
Pemerle
Nippes
Fonds des
negres
Rehabilitation
n/a
ACDI
Banque mondiale déjà
presente
Ecole Nationale de
Baron
Nippes
Fonds des
negres
Rehabilitation
n/a
ACDI
MINUSTAH et UNICEF
déjà presents sur le site
Ecole Nationale
Tifrancois
Nippes
Plaisance
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
UNICEF déjà present
sur le site
Ecolae Nationale de
Baquet
Nippes
Arnaud
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
UNICEF déjà present
sur le site
Ecole nationale trou
Louis Jeune
Ouest
La Gonave
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
Banque mondiale
finance déjà
Ecola Nationale
Emerante Papailler
Ouest
Port-au-Prince
Rehabilitation
n/a
ACDI
PNUD l’a déjà
restaurée
Ecole Nationale de
Fabre
Ouest
Port-au-Prince
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
Ecole déjà en cours de
reconstruction par OIM
Ecole national Esther
beaubrun Honorat
Ouest
Port-au-Prince
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
Presence de structures
semi-permanentes sur
le site
Ecole National Celie
Livalois
Ouest
Port-au-Prince
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
Presence de structures
semi-permanentes sur
le site
Ecole Nationale
Charles Lassegue
Sud
Les cayes
Reconstruction
n/a
BID/ARSE
Autre financement
2.
écoles déjà reconstruite quelques années plus tôt ou tout juste reconstruite par le FAES – 3 sites
Noms de l’Ecole
Departement
Localisation
Type
d’intervention
Date de
financement
visite par le
FAES
Raisons du rejet
Ecole nationale de
Savane Halaine
Centre
Hinche
Reconstruction
Janv 2011
BID/ARSE
Ecole en bon etat
Ecole Nationale
Charlemagne Peralte
Centre
Maissade
Reconstruction
Janv 2011
BID/ARSE
Ecole en bon etat
Ecole Nationale de
Fessard
Ouest
Fessard
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
Ecole construite
recemment par le FAES
Ecole nationale
Argentine Bellegarde
Ouest
Port-au-Prince
Semipermanentes
n/a
BID/ARSE
A déjà beneficie d’une
intervention FAES en
2010
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
4.
CATEGORIE 4 : SITE ECARTES POUR QUESTION FONCIERE ET D’OCCUPATION DES SOLS :
NB : absence des titres de propriété, occupation du site (camp de refugies sur le site, voir même un cimetière dans le cas
d’une école du PURES) – 2 sites.
II ne faudrait pas déduire que le faibles nombres de sites écartes pour cette raison reflète nécessairement la
réalité : tout d’abord parce que les sites ARSE ne sont pas forcement représentatifs de l’ensemble des problèmes,
et deuxièmement parce que les problèmes de Validité des titres de propriété se pose une fois que tous les autres
critères sont physiques valides (pas de rivière trop proche, par d’autres structures, etc).
Nom de l’Ecole
Departement
Localisation
Type
d’intervention
Date de
financement
visite par le
FAES
Ecole nationale de
Perodin
Artibonite
Petite Rivière
de l'Artibonite
Reconstruction
jan.2011
École Nationale
Republique
d'Argentine
Ouest
Sanfil
semipermanente
n/a
BID 2/ ARSE
BID 2/ ARSE
Raisons du rejet
site inaccessible.
Conflit de terrain
camp de deplaces
sur le site
[P1]Peut-etre meme plus si on inclut les listes recemment transmises mais qui n’ont pas ete authentifiees.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 8 : L’EVALUATION GEOTECHNIQUE DES SOLS ; (ClicRevenirAPage11-a)
Intervention de l’Ingénieur Fritz Joseph, Directeur du Laboratoire national de bâtiments et travaux
publics (LNBTP)
[Ce support, pourtant très important, n’a pas pu être obtenu.]
Annexe 9 : SPECTRE CONÇU PAR LE LNBTP POUR L’ANALYSE DES SOLS (ClicRevenirAPage11-b)
Intervention de l’Ingénieur Stanley Jean François du Laboratoire national de bâtiments et travaux
publics (LNBTP)
Spectre de réponse
Suivant l’IBC (International Building Code)
•
•
•
Etape 1: Localisation du site
o Coordonnées du site
Etape 2: Détermination des accélérations spectrales Ss et S1
o Ss: accélération spectrale pour une période de 0.2s avec une probabilité de dépassement de 2% en 50
ans
o S1: accélération spectrale pour une période de 1.0s avec une probabilité de dépassement de 2% en 50
ans
Carte de Ss
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
•
Carte de S1
•
Etape 3: Classe du site
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
•
Etape 4: Détermination des coefficients d’amplification du site
•
Etape 5: Calcul de SMS et SM1
•
Etape 6: Calcul de SDS et SD1
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Etape 7: Le spectre de réponse
Exemple d’application : Construction d’un bâtiment à Pétion-Ville
o
Etape 1: Localisation du site
Latitude: 18°30’40.1’’N
Longitude: 72°17’18.3’’ W
o
Etape 2: Détermination des accélérations spectrales Ss et S1
Ss=1.79g
S1=0.67g
o
Etape 3: Classe du site
VS30=790.1m/s
Classe C
o
Etape 4: Détermination des coefficients d’amplification du site
Fa=1.0
Fv=1.3
o
Etape 5: Calcul de SMS et SM1
SMS=1.0x1.79g=1.79g
SM1=1.3x0.67=0.871g
o
Etape 6: Calcul de SDS et SD1
SDS=2x1.79g/3=1.193g
SD1=2x0.871/3=0.581g
o
Etape 7: Le spectre de réponse
T0=0.2x0.581/1.193=0.097s
Ts=0.581/1.193=0.487s
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
o
Etape 7: Le spectre de réponse
Spectre conçu par le LNBTP
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 10 : NORMES DES BATIMENTS SCOLAIRES ; (ClicRevenirAPage11-c)
Intervention de M. Joseph Lazarre ACCOU, Directeur du génie scolaire
1.-But
Le but, en établissent ces normes, est d'améliorer la qualité des bâtiments scolaires et les conséquences qui en découlent
sont d’assurer la sécurité des occupants, d’améliorer l’accessibilité physique de tous les enfants dans les écoles, de permettre
une meilleure condition de travail, de réduire les disparités entre les écoles se trouvant dans les zones rurales et les écoles
situées dans les villes et dans des parties du pays facilement accessibles. Ces normes sont applicables à tous les bâtiments en
cas de travaux de construction, de réhabilitation ou d'amélioration des bâtiments existants pour lesquels la demande de
permis de bâtir est introduite auprès du ministère après le 31 mars 2012.
2.- Programme des locaux
Taille d’une école
En milieu urbain, pour ne pas renforcer la tendance à avoir des écoles de grande taille, L'effectif d'un groupe complet ne
ième
er
ième
devra pas dépasser 840 élèves, savoir : 120 en 3
cycle, 240 en 1 et 2
cycle, et 120 enfants pour l'école maternelle.
En milieu rural, afin de rapprocher les écoles des apprenants, les unités à deux cycles devraient être au maximum composées
de 6 classes, pour un effectif de 240 élèves. Il est possible de créer des écoles en commençant avec seulement 2 ou 3 classes
tout en réservant l’espace nécessaire à la construction de l’école complète, ceci afin de combler le manque aux premiers
niveaux. Une école à cycle complet incluant le préscolaire a un effectif de 420 élèves.
3. Paquet minimum d’infrastructures pour une école
On désigne par paquet minimum les éléments essentiels devant constituer un établissement scolaire pour assurer un
minimum d’apprentissage de qualité.
a) Unité de préscolaire :
- entrée - accueil
- salles de cours accessibles correspondant au trois niveaux concernés (petite, moyenne et grande section)
incluant, zones de repos (surtout pour les plus petits) équipées d’étagères accessibles pour les enfants
permettant de poser les boîtes à lunch et les sacs à dos, de tables et de chaises adaptables à la taille des
enfants) et de rangements,
- des sanitaires pour enfants.
- un accès à l’eau ,
- une cour de récréation séparée de celle des grands comprenant au moins une surface avec revêtement
accessible par tous les temps, une zone gazonnée avec des arbres, une zone couverte (0,5 m2 par élève
au minimum) équipé de sièges et de bancs pouvant servir aussi de salle à manger, des jeux et des agrès
de plein air
- un bureau de direction,
- un dépôt pour le rangement du matériel,
- un sanitaire pour adulte,
- un local d’entretien,
- une salle de service avec bloc de cuisine permettant occasionnellement de cuire et stocker les aliments
destinés aux enfants et de laver les ustensiles,
- une boîte à pharmacie bien équipée.
b)
er
ième
1 et 2
cycle
- salles de classe accessibles correspondant au six niveaux concernés équipées en matériel didactique, en manuels
scolaires et en mobilier adapté au degré d'enseignement et à la taille des élèves (répondant aux normes du
MENJS),
- des sanitaires répondant à la norme minimum
- un accès à l’eau ,
- un local administratif comprenant un bureau pour la direction et un dépôt pour le rangement du matériel,
- une cour de récréation clôturée avec, autant que possible, des zones ombragées,
- un local d’entretien,
- une boîte à pharmacie bien équipée.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
c)
ème
3 cycle
- salles de classe en dur accessibles correspondant aux neuf niveaux concernés et équipées en mobilier adapté, en
meuble de bibliothèque, en matériel didactique et manuels scolaires,
- des sanitaires répondant à la norme minimum
- un accès à l’eau
- l’éclairage artificiel (branchement au réseau, batteries photovoltaïques, groupe électrogène…),
- un local administratif ayant : un secrétariat, une direction, une salle des professeurs, une toilette et un dépôt
pour le rangement du matériel,
- une cour de récréation clôturée avec mini-terrain de sport,
- un local d’entretien,
- une boîte à pharmacie bien équipée.
4- Normes applicables aux terrains d’école
Le terrain doit remplir un minimum de conditions acceptables, pour assurer la sécurité et le bien-être des enfants et du corps
enseignant et permettre le déroulement des activités. Le choix du terrain est aussi un élément extrêmement important pour
la réussite d’un projet, tant du point de vue économique, que de la qualité de la réalisation.
5- Localisation
Emplacement de l’école
En zone rurale, l’emplacement choisi devra être d’accès facile pour tous les élèves qui fréquentent l’école. Ils ne devraient
pas traverser ni longer de routes nationales, de rivières dangereuses. On évitera de choisir des lieux situés à proximité de
toutes autres situations particulières considérées (localement) comme constituant un risque physique.
Dans les villes, on devra éviter que les poussières, les gaz, les odeurs et les bruits ne gênent les écoliers. A cette fin, les écoles
ne devront pas être situées trop près des usines, aéroports, stations d’essence ou artères trop fréquentées.
6-. Normes relatives à la pollution (odeur, fumée, poussière, bruit)
Les terrains scolaires doivent être situées à au moins 400 m des nuisances : odeurs (abattoir, poulailler, porcherie, tanneries,
raffineries de sucre, distilleries, station d’essence…), fumée (usines), poussière (cimenteries, minoteries, artères trop
fréquentées), bruit (marché, usines, places publiques, route à grande circulation, églises, aéroport).
6.1 Positionnement de l’école par rapport aux milieux insalubres
La distance minimale à respecter entre écoles et milieux insalubres (décharges sauvage, ou publique, hôpital, cimetière,
garage, mares d’eau …) est de 100 m environ.
6.2. Zones non constructibles pour les écoles
Les emplacements prévus pour les établissements scolaires doivent être en dehors des zones de risque. Dans le choix d’un
terrain d'implantation de nouveaux projets d'écoles, les constructions sont interdites dans les endroits suivants :
a) Sites trop exposés aux vents
- sommet des falaises
- montagnes isolées ou élevées et certains cols,
- entre les gorges et ravins (vallées étroites) où les vents peuvent s’engouffrer
Fig. 1.1.5 a
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
b)
c)
Zones inondables:
dans une ravine
entre de grandes pentes susceptibles d'acheminer de l'eau et de noyer l’emplacement
- à moins de 300 m d’un lit de cours d’eau
- à moins de 10 m d’un canal d’irrigation
Fig. 1.1.5 b
Zones sujettes au risque de glissement de terrain, chutes de blocs, de coulées boueuses à cause de la saturation
du sol en cas de cyclone, d’effondrement de falaise ou éboulement rocheux en cas de séisme :
sur des terrains en pente (plus de 15%),
à proximité des sommets des collines et montagnes et en contrebas, sur une distance égale à moins de 3 fois la
hauteur de la colline. La distance étant mesurée horizontalement à partir du pied de talus.
Fig.1.1.5 c (à corriger).
ou à une distance proche amont (de moins de 10 mètres) d’un rebord ou d’un pied de crête dont les pentes sont
réputées stables ;
en bords de falaises, sur une distance inférieure à 8 fois la hauteur de la falaise en projection horizontale ou à une
distance inférieure à 20 m par rapport au bord de la falaise si les pentes sont réputées stables ;
au voisinage immédiat de failles reconnues actives (moins de 100m de large de part et d’autre de la trace de la
faille
d)
Zones exposée aux risques, en général :
sous une ligne électrique qui peut rompre en cas de cyclone et entrainer des risques d’électrocution et d’incendie,
(la distance entre le poteau et le bâtiment est entre 25 à 30 m minimum),
au voisinage de la mer à moins de 800 m du littoral
à proximité de grands arbres. La distance entre les arbres et les bâtiments doit être égale au moins à 1,5 de la
hauteur de l’arbre adulte
sur des dépotoirs : risques d'explosion, d'incendie ou de contamination,
e)
Sur certains types de sols
terrains présentant des risques de liquéfaction: sols susceptibles de se tasser (vases, tourbes, argiles, sables fins…)
gorgés d’eau, mal drainés ou inondables,
terrains instables tels que : remblais non compactés, présence de cavités souterraines, rives et berges sujettes à
l’affouillement,
- présence d’alluvions d’épaisseur variable en pied de pente ou d’épaisseur importante en milieu de vallées
(susceptible d’amplification). ;
à la limite entre des sols rocheux et des sols mous (le sol va se tasser inégalement, on parle de tassement
différentiel)
sol hétérogène fait de poches d’argiles compressibles noyées au milieu d’un sol graveleux.
En règle générale, il est recommandé de faire une étude de sols avant tout projet de construction d’école
Les écoles existantes doivent être évaluées de manière approfondie par des ingénieurs géotechniques et on donnera la
préférence à un déplacement de l’école sur un site plus sûr.
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
7 - . Superficie minimum de terrain prescrite
Le terrain doit être suffisamment vaste pour contenir les infrastructures scolaires et permettre une extension future du
bâtiment, c’est à dire au minimum son doublement. La superficie totale du terrain d’implantation d’une école, hors
installations sportives, est à calculer sur la base minimale de :
- 25 m²/élève en milieu rural. Le terrain bénéficiera d'une surface plane suffisante pour la construction de
bâtiments et pour des aires de jeux.
- 12.5 m²/élève en milieu urbain (Le terrain étant peu disponible, la construction en étage permet de réduire la
surface totale nécessaire.)
- 15 à 20 m² par enfant selon la forme et le modèle du terrain y compris les installations de jeux, pour le
préscolaire.
Tableau 2. Norme de superficie des terrains
Superficie des terrains conseillée (m²)
Nombre d'élèves
Milieu
Urbain*
Rural
20 et 240
3,000
6,000
241 et 360
4,500
9,000
361 et 480
6,000
12,000
plus de 480
6,000 + 12,5 m ²/élève
12,000 + 25 m ²/élève
La cour de récréation a une surface de 5 m²/élève pour le fondamental et 2m²/élèves pour le secondaire.
La cour de récréation pour le préscolaire sera évaluée à raison de 8 m² environ par élève ; elle ne pourra toutefois être
inférieure à 400 m².
Les surfaces réservées aux installations sportives ne sont pas prises en compte. Elément optionnel, elles doivent être fixées
d'entente avec la secrétairerie d’Etat de la Jeunesse et des Sports suivant les ressources locales.
La norme de superficie doit être contrôlée en cas de nouvelle construction ou de reconstruction. Elle n’est pas d’application
en cas de travaux de réparation mineure.
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Annexe 11 : L’EVALUATION GEOTECHNIQUE DES SITES : PRESENTATION DE LA FIRME GEOTECHSOL ; (ClicRevenirAPage12)
Intervention de MM. Thierry DESORMEAUX et Fabrice NZODOUM, représentants de la firme
Atelier MENFP
Stratégies d’identification de sites scolaires
www.geotechsol.com
Prélever , Analyser, Diagnostiquer
En cours de certification ISO 9001
1
Qui Sommes nous?
Un des leader en Haiti de l’ingénierie Géotechnique et environnementale
Géotechnique
Environnement / Gestion des déchets
Forage d’eau
Assistance technique à maitrise d’ouvrage
Formulation et contrôle qualité de Béton
Domaine d’intervention
En géotechnique de l'environnement (réhabilitation de décharges, sites industriels…),
En géotechnique des infrastructures (études des sols, projets de terrassements, contrôle technique de travaux),
- pour la stabilité des pentes, les sols compressibles,
- les fondations des ouvrages d'art,
- les grands murs de soutènement (en béton armé, ancrés ou cloués, massifs en sol renforcé…),
- les ouvrages souterrains ou pour les risques naturels (falaises, cavités, souterraines…).
Principaux clients
Ambassade des Etats-Unis (annexes de l’immeuble existant).
Agence Universitaire de la Francophonie.
Banque Interaméricaine de Développement (BID).
Banque Nationale de Crédit (BNC).
Caribbean Cement.
Caribbean Market – Pétion-Ville.
Caritas (Suisse).
Croix Rouge Luxembourgeoise.
Croix Rouge Suisse.
Dinepa.
Fond de Développement Industriel (FDI).
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Hotel Communal de Jacmel.
Hotel Marriott.
ICM Architecture.
Nation-Unies (UNOPS).
Nouvelle Ambassade de France – Port-au-Prince.
Nouvelle Ambassade de la Communauté Européenne – Pétion-Ville.
Nouveau Parlement provisoire Haitien.
Quisqueya Université.
Secosa.
USAID (Shelter Program – 11,000 maisons).
Normes en vigueur
Notre équipe d’ingénieurs, forte d’une expérience et d’un esprit d’initiative, apporte le conseil et
l’optimisation des projets dans le strict respect de la norme AFNOR NF P 94 500.
Etapes types:
Missions géotechniques
o Faisabilité géotechnique
o Projet géotechnique
o Etude d’exécution
o Suivi géotechnique d’exécution : supervision
o Diagnostic et expertise géotechnique.
Selon le type de construction
Evaluation
o Le contexte Géologique et Hydrogéologique
o Le drainage du site
o La stabilité du terrain
o Le risque de liquéfaction (déstabilisation brutale d’un sol sableux gorgé d’eau)
Analyse
o Données In situ
> Portance du sol
o Essais de laboratoire
o Mesures géophysiques par sismique/réfraction
Recommandations Pour fondations adéquates
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Quelques images
Quelques images
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Bien qu’encore en pleine effervescence, l’aspect géotechnique et environnemental avant construction gagne du terrain
dans les meurs, cependant il ya encore beaucoup à faire
Merci de votre attention
‘‘prélever, analyser,
diagnostiquer’’
12
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Annexe 12 : ASPECTS FONCIERS ET LEGAUX ; (ClicRevenirAPage13-a)
Intervention de Me. Lesly Alfonse, Président de l’association des Notaires d’Haïti, Assisté de Me Marie-Alice
CORADIN-BEAULIEU BÉLISAIRE, Membre de l’ASNOP, Notaire titulaire
1.- Spécificités du patrimoine de l’Etat
Le patrimoine de l’Etat est organisé par le décret du 22 Septembre 1964 publié dans « Le Moniteur » # 95 du 24
er
Septembre 1964 qui prévoit en son article 1 . Deux sortes de biens sont comprises dans ce patrimoine :
Les biens du Domaine Public qui sont inaliénables et imprescriptibles.
Ce sont toutes les choses qui sans appartenir à personne sont, par une jouissance en commun, affectés au service
de la société en général. Seule une loi peut autoriser un changement de destination susceptible de transformer des
parties du domaine public. La manière d’en jouir est soumise à des lois spéciales et aux règlements particuliers de
Police.
Il est important de souligner que les biens qui ont été l’objet d’une expropriation pour cause d’utilité publique,
comme le cas s’est présenté depuis le séisme du 12 janvier 2010 font partie intégrante du Domaine Public de l’Etat.
Il ne peut donc en disposer.
Les biens du Domaine Privé qui sont imprescriptibles
Les biens du Domaine Privé qui sont imprescriptibles et se composent notamment :
1.- Edifices et autres biens meubles ou immeubles affectés ou réservés au service du Gouvernement et des
différentes administrations publiques.
2.- Tous les biens vacants ou sans maîtres.
3.- Biens meubles ou immeubles qui reviennent à l’Etat à défaut d’héritiers au degré successible, ou de légataire
institué ou d’époux survivant.
4.- Des parties du domaine public qui, par les changements de destination, rentrent dans le domaine privée de
l’Etat.
5.- Enfin les biens dont l’Etat s’est rendu propriétaire par acquisition, échange ou autrement.
2.- Vérification des Titres de propriété
La propriété immobilière s’établit par titre. Le titre est par définition l’acte juridique réalisant un transfert du droit
de propriété. Il est opposable aux tiers sitôt les formalités de publicité foncières accomplies et peut revêtir
différentes formes:
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Il peut être sous signatures privées, c’est-à-dire dressé par les parties elles-mêmes et signées par elles, en privé.
Ce type d’acte souffre de plusieurs limitations :
o
Il n’a de date certaine qu’à l’occurrence de l’un des évènements suivants :
o
o
Accomplissement des formalités de la publicité foncière
Décès de l’une des parties
Mention du dit acte dans un acte authentique.
Son contenu ne fait pas foi par lui-même. En effet l’une des parties peut contester sa participation à
son élaboration et nier la signature supposée être la sienne au bas du document.
Œuvre de profanes, il peut souffrir de l’absence d’éléments essentiels à sa validité comme titre de
propriété.
Vérification peu probable des titres qui ont servi de base à son élaboration
L’acte sous signatures privées ayant été établi par les parties entre elles, elles sont les seules personnes
capables de confirmer l’entente et l’accord intervenus entre elles. Ce qui encore met en évidence les limites d’un
tel acte. L’une des parties peut nier avoir apposé sa signature. La participation ou non de témoins en matière de
vente de bien immobilier est sans secours car la preuve testimoniale n’est pas recevable au-delà de seize
gourdes. Tandis que même si, cette partie appose au bas d’un acte notarié une signature dont le graphe est
différent de l’ordinaire, la présence du notaire au moment ou il a exécuté cette « écriture » lui confère
l’authenticité.
Il est à noter que l’acte sous signatures privées n’est pas opposable à la partie qui n’a pas su ou n’a pas pu et qui
par conséquent ne l’a pas signé. Ce qui enlève toute valeur à un acte de vente sous signatures privées dans
lequel l’une des parties est analphabète.
Il peut être authentique, c’est-à-dire, fait par-devant notaire. Les avantages de pareil document sont les
suivants:
Il a date certaine au jour de sa signature
Son contenu est cru jusqu’à inscription de faux. C’est-à-dire que seule la preuve contraire établie devant
un Tribunal peut l’infirmer.
Les titres ayant servi à son élaboration sont supposés avoir été vérifiés par le Notaire et ce, sous sa
responsabilité professionnelle.
Les parties ont bénéficié du devoir de conseil du Notaire qui a vérifié leur consentement librement
exprimé.
Dans la catégorie des titres, se rangent :
L’acte d’Acquisition (ou de vente)
C’est l’acte par lequel un propriétaire, vendeur, cède à un moment déterminé à un acquéreur un bien déterminé
en échange d’une somme d’argent déterminée. Cet acte doit, pour sa validité, présenter les caractéristiques
suivantes :
Identité des parties
- L’on doit pouvoir identifier sans ambages, à partir du texte, le ou les vendeurs ainsi que le ou les
acquéreurs.
Capacité des parties
- La question de la capacité des parties est extrêmement importante. Sont-ils majeurs ? Sont-ils sains
d’esprits au moment où ils établissent l’acte ?
Qualité des parties
- Ont-ils le droit de vendre ? Ce droit est une prérogative exclusive du propriétaire et dans les cas où le
bien appartient à plusieurs personnes, chacune d’entre elles est réputée propriétaire à la fois du tout
et d’une partie du tout. Seule l’universalité constatée de ses propriétaires indivis peut valablement
vendre « en toute et pleine propriété »
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
- Ont-ils le droit d’acquérir ? La question de qualité se pose aussi en ce qui concerne le ou les acquéreurs.
Certains peuvent souffrir du déficit de cette qualité. A titre d’exemple :
L’époux commun en biens ne peut acquérir sans la participation de son conjoint
La vente entre époux est interdite. De sortes qu’un époux ne peut acquérir le bien de son conjoint.
Le tuteur ou curateur ne peut acquérir le bien de son pupille
Nature de la transaction
- Il doit être établi sans équivoque qu’il s’agit d’une vente. Aussi étonnant que cela puisse sembler,
l’évidence n’est pas toujours au rendez-vous. Des formules comme : « nous avons fait une affaire entre
nous », que l’on rencontre assez souvent dans les actes sous signatures privées, n’ont pas de valeur
juridique.
Désignation du bien vendu
-Le bien objet de la vente doit être défini avec précision. A la lecture du document, l’on doit être en mesure de
connaître :
La localisation géographique du bien, en spécifiant les habitations et commune dont il dépend.
Ses spécificités physiques savoir :
Ses dimensions
Sa forme
Son orientation
Ses abornements. En général, ses informations se retrouvent dans le procès-verbal d’arpentage
préalable indispensable à toute vente notariée. Ce qui n’est pas le cas pour les actes sous
signatures privées.
Historique sur au moins 20 ans depuis le dernier acte translatif de propriété
Le prix de la Vente doit être précisé, ce tant au niveau de la somme d’argent que de la monnaie utilisée.
Ce qui bannit absolument les formules lapidaires comme : « … pour un prix convenu entre nous. »
Le paiement de ce prix doit être constaté et la quittance donnée. En cas de vente à crédit, le montant de
la balance due doit être déterminé et tant et aussi longtemps que cette balance n’aura été payée,
l’acquéreur n’en sera pas libéré et un privilège sera reconnu au vendeur sur le bien pour cette créance
Le lieu de sa passation est un élément essentiel à la validité de l’acte. Ce document donne naissance à un
nouvel état de droit et l’on doit pouvoir connaître le lieu géographique où l’événement s’est produit.
La date de l’acte est évidemment incontournable et pour cause. Cet élément, considéré en relation avec
le lieu, peut servir à établir la possibilité ou l’impossibilité matérielle pour l’une des parties de participer à
la transaction
La signature des parties est l’élément qui doit apporter la preuve de la participation des parties à une
transaction. Le fait de signer un contrat quelconque a plusieurs effets :
- C’est la preuve de la participation physique de la personne à l’élaboration du contrat.
- C’est l’expression du consentement de cette personne quant aux dispositions stipulées dans le
contrat. Et c’est là l’une des différences majeures entre l’acte sous signatures privées et l’acte
authentique. Les conditions d’obtention de cette signature ne sont pas connues lorsqu’il s’agit d’acte
sous seing privé. Sachant que toute forme de pression infirme la sincérité de ce consentement et peut
mener à l’annulation de l’acte, l’on se rend compte des vertus en ce sens de l’acte notarié.
Echange
Dans cet acte, les mêmes conditions de formes que pour l’acte de vente sont appliquées, à la différence qu’il
s’agit alors de deux biens (2) et de deux propriétaires.
Donation
De la donation et de ses conditions de validité.
La donation est un acte solennel exigeant des conditions de formes et de fonds spécifiques, notamment :
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
- L’acte doit obligatoirement être dressé par 2 Notaires ou un Notaire et 2 témoins instrumentaires
- Il doit contenir l’acceptation Expresse du Donataire. Le cas échéant, cette acceptation doit être faite
dans les mêmes formes que l’acte de donation.
- Une évaluation de base est faite pour la perception des droits du fisc.
En dehors de ces actes translatifs de propriété qui réalisant le transfert du droit de propriété sont des titres,
d’autres documents peuvent apporter la preuve du droit de propriété. Parmi les plus courants, on peut citer :
Décision de justice ayant acquis l’autorité de la chose souverainement jugée
a)
Tranchant une action en revendication
b)
Reconnaissant l’usucapion au profit d’un possesseur
Procès-verbal d’arpentage dans lequel l’arpenteur affirme avoir travaillé à partir d’un titre correct qui lui a
été communiqué
Acte de partage à condition de pouvoir établir à partir de cet acte une translation de propriété en faveur du
patrimoine dont dépend le bien partagé
Testament à condition de pouvoir établir le titre du de cujus
3.- Minimum Requis pour les Constructions par les bailleurs sur un bien de l’Etat
Identification du site
Procès-verbal d’arpentage dressé par un arpenteur de la Direction Générale des Impôts s’il s’agit d’un bien
dépendant du Domaine Privé de l’Etat.
Documentation de mise en possession. Avis de l’Assemblée Municipal. (Art.74 de la Constitution de 1987).
Soumission du plan
Autorisation de Construire
4.- Conclusion
Dans tous les cas de figure, il est fortement recommandé de consulter un notaire pour l’analyse approfondie des
titres.
Merci!
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 13 : EXEMPLE D’ACTE NOTARIE (ClicRevenirAPage13-b)
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 14 : GUIDE DU CADRE CHARGE DE L’IDENTIFICATION DES SITES SUR LESQUELS SERONT ERIGES LES CENTRES
D’ENSEIGNEMENT ; (ClicRevenirAPage13-c)
Me. Lesly Alfonse, Président de l’association des Notaires d’Haïti, Assisté de Me Marie-Alice CORADIN-BEAULIEU
BÉLISAIRE, Membre de l’ASNOP, Notaire titulaire
Condition de base
Ces sites doivent faire partie du domaine privé de l’Etat.
Sont réputés biens du domaine privé de l’Etat les biens cadastrés c’est-à-dire identifiés comme tels dans les registres du
service du domaine de la DGI.
Les autres biens sont :
Des biens vacants
Des biens appartenant à des personnes privées.
Formalités à remplir dans les différents cas
1.
Biens du domaine privé
1.1 Lettre à la Direction Générale des Impôts (DGI) sollicitant la mise à la disposition du Ministère de l’Education
Nationale du bien en question
1.2 Réponse Favorable de la Direction Générale des Impôts
1.2.1 Opération d’arpentage par un arpenteur de la DGI
1.2.2 Mise en possession par la DGI
2.
3.
Biens Vacants
2.1
Lettre à la DGI pour se porter soumissionnaire du bien
2.2
Expertise par la DGI constatant que le bien n’est pas cadastré et qu’il semble être vacant
2.3
Publication pendant 90 jours par la DGI dénonçant le bien à la vacance
2.4
A l’échéance de ce délai, si personne ne revendique la propriété du bien, la DGI peut mettre le soumissionnaire en
possession
Biens appartenant à des personnes privées
3.1
3.2
3.3
Prise de connaissance des titres de propriété qui peuvent être :
3.1.1
Des actes d’acquisition
3.1.2
Des actes de partage
3.1.3
Des actes de donation
3.1.4
Des actes d’échange
3.1.5
Des procès-verbaux d’arpentage
3.1.6
Des décisions de justice au moins en première instance
Identification des propriétaires
3.2.1
Carte d’identité Nationale
3.2.2
Numéro Immatriculation Fiscale
3.2.3
Capacité des Propriétaires
3.2.4
Personnes Majeures
3.2.5
Personnes Saines d’Esprit
Vérification de la qualité des propriétaires
3.3.1
Acquéreurs du bien
3.3.2
Héritiers de l’auteur du bien
3.3.3
Légataires de l’auteur du bien
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
3.3.4
3.4
Conjoint survivant lorsqu’il n’y a pas d’héritier au degré successible.
Formalités à remplir
3.4.1
Consultation d’un Notaire pour évaluation professionnelle du dossier
3.4.2
Opération d’arpentage par un arpenteur d’État commissionné pour la commune dans laquelle se trouve
le bien
3.4.3
Soumission des titres à l’arpenteur
3.4.4
Obtention par ce dernier de L’ordonnance du Doyen du Tribunal de Première Instance où se situe le bien
3.4.5
Citation des voisins
3.4.6
Opération d’arpentage proprement dite huit jours francs, soit dix jours ordinaires, au moins après la
citation aux voisins
3.4.7
Livraison de l’expédition du procès-verbal d’arpentage assortie du plan figuratif
-
Acquisition par l’Etat ou donation en faveur de l’Etat par-devant le Notaire
-
Le bien faisant partie désormais du domaine privé :
3.4.8
Lettre à la DGI
3.4.9
Arpentage par un arpenteur de la DGI
3.4.10
Mise en possession par la DGI
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 15 : LISTE DES PARTICIPANTS (ClicRevenirAPage9)
N°
1
Institution
MENFP
Fonction
Directeur Général
2
MENFP
3
MENFP
4
MENFP/PRONEI
Membre Cabinet du
Ministre
Directeur Général
adjoint aux DDE
Coordonnateur
5
6
7
MENFP/DG
MENFP/DGS
MENFP/DGS
8
Prénom et Nom
Pierre-Michel
LAGUERRE
Gaby Antonelli GILLES
Email
pimila@hotmail.fr
Coordonnées
28 13 02 75
gantonellig@yahoo.fr
37 45 64 65
Carole H. Bernadel
carolehbernadel@yahoo.fr
34 43 91 87
David R. Batista
reynaldodavidbatistahaiti@g
mail.com
nehe17@yahoo.fr
mthys2010@hotmail.com
lazareja@yahoo.fr
Néhémie Boursiquot
Miaud Thys
Joseph Lazarre ACCOU
MENFP/DGS
Technicienne
Ingénieur
Directeur du Génie
Scolaire
ingénieur
9
MENFP/DPCE
Chef de Service
10
11
12
13
MENFP/UEP
MENFP/DES
MENFP/DEF
MENF/BUGEP
Chef de Service
Directeur
Directeur
Chef de Service
Jean Gaspard
Desruisseaux
Josselin Val
Jackson Pleteau
Rénold Telfort
Irlande Valery Dorceus
14
15
ingénieur
Avocat
Simon Guerby
Gracia jean
16
17
18
19
20
MENF/INFP
MENFP/Cellule
Technique/DG
DDE Grand Anse
DDE Grand Anse
DDE Sud
DDE Sud
DDE Nippes
Directeur
Ingénieur
Directeur
Ingénieur
Directeur
21
DDE Nippes
Ingénieur
22
DDE Sud-est
23
24
25
26
27
28
29
DDE Sud-est
DDE Ouest
DDE Ouest
DDE Artibonite
DDE Artibonite
DDE Centre
DDE Centre
Coordonnateur du
Fond
Ingénieur
Directeur
Ingénieur
Assistant Directeur
Ingénieur
Directeur
Ingénieur
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
DDE Nord
DDE Nord
DDE Nord-est
DDE Nord-est
DDE Nord-Ouest
DDE Nord-Ouest
MTPTC/LNBTP
MTPTC/LNBTP
Direction
générale des
impôts
MTPTC/LNBTP
FAES
41
FAES
Ernst Bonnefil
3615-7934 / 34789468
36 17 9795
37 26 83 12
34 64 44 51 / 35
89 46 40
Sandra.Berberi@international 39 94 47 06
.gc.ca
jgasdes@yahoo.fr
34 53 88 97
josselinval@hotmail.com
plet48@hotmail.com
retelf@hotmail.com
valerychantepourlesenfants2
@yahoo.fr
guerbysimon@yahoo.com
38 06 39 45
37 10 46 85
37 41 72 88
38 55 64 69
Jean Marcel Jeanty
Clymfordt Aristomene
Régelhomme Joseph
Gerlin Dominique
Denis Cadeau
jeanmarcely@yahoo.fr
aclymfordt@yahoo.fr
jregelhomme@yahoo.fr
gdominique72@hotmail.com
deniscadeau2007@yahoo.fr
Pierre Jackson
Louissaint
Philippe Germain
jacky107@yahoo.fr
37 02 21 73
37 77 13 51
38 43 83 34
36 95 68 59
36 95 55 77/ 37 02
21 89
31 06 73 76
philipegermain@yahoo.fr
37 05 09 15
Alex Michel Leroy
Ivalan Espérance
Hérold Sarrazin
Daniel Cayard
Aendel Berthaud
Julsaint Mulaire
Max Theodore
axe502003@yahoo.fr
ivalanesperance@gmail.com
37 98 22 04
37 24 89 42
dcayard@yahoo.fr
betesgonaives@yahoo.fr
demarmet@yahoo.fr
maxtheodort@rocket.mail.co
m
ddenord2010@yahoo.fr
37 02 21 81
37 24 89 44
37 02 21 79
38 75 86 63
Directeur
Ingénieur
Directeur
Ingénieur
Directeur
Ingénieur
Directeur Général
ingénieur
Ingénieur
Hilaire Theodore
Louis Schmidt Itremus
Louis Marie Cador
Robert Jean
Louis Charles Sincère
Ruben Henry
Yves Fritz Joseph
Stanley Jean François
Berthony Pierre-Louis
MTPTC / Laboratoire
Direction des projets
Sociaux
Direction des projets
environnementaux
Fritz Clozaire
Ducarmel François
ducyfrancois@yahoo.com
Arabela Adam
adamarabela@gmail.com
37 80 24 46
34 43 87 99
37 02 21 83
39 94 45 74
37 84 07 10
34 74 84 73
37 21 07 35
37 92 34 06
lmc1962@hotmail.fr
ingenieur.robert@yahoo.f
lcsince75@yahoo.fr
tidhenry@yahoo.fr
yjoseph2000@yahoo.com
tistanley007@yahoo.fr
37 14 83 11
berthonypierrelouis@yahoo.fr
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
N°
42
Institution
FAES
43
44
45
46
FAES
FAES
FAES
FAES
47
ACDI
48
49
BM
BM
50
BID
51
52
53
BID
DDC
DDC
54
55
AECID
AECID
56
57
UNICEF
UNICEF
58
59
60
Expertise externe
Expertise externe
Expertise externe
61
Expertise externe
62
MENFP/Radio
éducative
MENFP/Radio
éducative
MENFP/Bureau
de Presse
63
64
Fonction
Direction des projets
environnementaux
Suivi Evaluation
Suivi Evaluation
Promoteur / DPRI
Assis Directeur
Promotion et RI
Spécialiste Education
Prénom et Nom
Regina Charles
Email
regicha@yahoo.fr
Coordonnées
37 01 92 96
Hugues Heriveaux
Joubert Junior Pollas
Johnny Estor
Lys Espérance
ugerivo@yahoo.fr
34 32 70 70
jj_pollas@yahoo.fr
estor.johnny@gmail.com
31 25 04 54
esperancejoseph@yahoo.com 36 96 69 79
Sandra Berbéris
Spécialiste Education
Spécialiste en
Gestion des risques
et désastres
Education / Suivi
Evaluation
Spécialiste Education
Responsable PARIS
Conseillère Education
Axelle LATORTUE
Gaetano VIVO
Sandra.Berberi@international 37 02 99 40
.gc.ca
alatortue1@worldbank.com
31 22 00 39
Gvivo@worldbank.org
37 01 51 96
Antine LEGRAND
Antinel@iadb.org
37 02 60 02
Julien HAUTIER
Christian Ubertini
Jeannie Claude Zaugg
Julienh@iadb.org
Christian.ubertini@sdc.net
janiklodzog@hotmail.com
Conseillère Education
Conseiller
Construction/Archite
cte
Consultant
Spécialiste en
Education
GEOTECHSOL
GEOTECHSOL
Consultant
modérateur
Consultant
rapporteur
MENFP/Radio
éducative
Caméraman
Alma Martin
Rafael Ruiperez
Alma.martin@AECID.ht
rafael.ruiperez@AECID.ht
37 01 52 64
37 02 58 36
37 25 70 74 / 34
64 05 90
34 88 44 35
34 91 20 46
Ginette P. Mathurin
Naoko Imoto
mgmathurin@unicef.org
nimoto@unicef.org
36 57 39 49
37 65 95 51
Fabrice Nzodoum
Thierry DESORMEAUX
Jean Michel Charles
fnzodoum@geotechsol.com
38 67 03 06
jnmichel01@yahoo.fr
37 41 13 05
Jacques REID
jaquesreid202@yahoo.com
32 93 28 80
Attaché de Presse
Robenson Bernard
MENFP/Radio
éducative
Mario Momperousse
36 63 10 55
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 16 : TABLEAU DES RESTRICTIONS ET DES EXIGENCES (ClicRevenirAPage9a)
Volet
Champ
Question/Item/
Identification du projet de
construction
Planification des structures
minimales
Faisabilité
Vérification des cas de duplication
Vérification de l’existence de camps de déplacés sur le site proposé
-Entrée - accueil
-Salles de cours accessibles, correspondant aux trois niveaux concernés (petite, moyenne et grande section) incluant, zones de repos (surtout
pour les plus petits) équipées d’étagères accessibles pour les enfants permettant de poser les boîtes à lunch et les sacs à dos, de tables et de
chaises adaptables à la taille des enfants) et de rangements,
-Sanitaires pour enfants
-Un accès à l’eau,
-Une cour de récréation séparée de celle des grands, comprenant au moins une surface avec revêtement accessible par tous les temps, une zone
gazonnée avec des arbres, une zone couverte (0,5 m2 par élève au minimum) équipé de sièges et de bancs pouvant servir aussi de salle à
manger, des jeux et des agrès de plein air
-Un bureau de direction,
-Un dépôt pour le rangement du matériel,
-Un sanitaire pour adulte,
-Un local d’entretien,
-Une salle de service avec bloc de cuisine permettant occasionnellement de cuire et stocker les aliments destinés aux enfants et de laver les
ustensiles,
-Une boîte à pharmacie bien équipée
-Salles de classe accessibles, correspondant aux six niveaux concernés, équipées en matériel didactique, en manuels scolaires et en mobilier
adapté au degré d'enseignement et à la taille des élèves (répondant aux normes du MENJS),
-Des sanitaires répondant à la norme minimale,
-Un accès à l’eau,
-Un local administratif comprenant un bureau pour la direction et un dépôt pour le rangement du matériel,
-Une cour de récréation clôturée avec, autant que possible, des zones ombragées,
-Un local d’entretien,
-Une boîte à pharmacie bien équipée.
Salles de classe en dur accessibles, correspondant aux neuf niveaux concernés et équipées en mobilier adapté, en meuble de bibliothèque, en
matériel didactique et manuels scolaires,
Des sanitaires répondant à la norme minimale
Un accès à l’eau
L’éclairage artificiel (branchement au réseau, batteries photovoltaïques, groupe électrogène…),
Un local administratif ayant : un secrétariat, une direction, une salle des professeurs, une toilette et un dépôt pour le rangement du matériel,
Une cour de récréation clôturée avec mini-terrain de sport,
Un local d’entretien,
Une boîte à pharmacie bien équipée.
Préscolaire
1er et 2ième cycle
fondamental
3ème cycle
fondamental
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Volet
Champ
Question/Item/
Identification du site
Emplacement
En zone rurale, l’emplacement choisi devra être d’accès facile pour tous les élèves qui fréquentent l’école. Ceux-ci ne devraient pas être amenés
à traverser ni longer de routes nationales, de rivières dangereuses. On évitera de choisir des lieux situés à proximité de toutes autres situations
particulières considérées (localement) comme constituant un risque physique.
Dans les villes, on devra éviter que les poussières, les gaz, les odeurs et les bruits ne gênent les écoliers. A cette fin, les écoles ne devront pas
être situées trop près des usines, aéroports, stations d’essence ou artères très fréquentées.
Les terrains scolaires doivent être situées à au moins 400 m des nuisances : odeurs (abattoir, poulailler, porcherie, tanneries, raffineries de
sucre, distilleries, station d’essence, …), fumée (usines), poussière (cimenteries, minoteries, artères très fréquentées), bruit (marché, usines,
places publiques, route à grande circulation, églises, aéroport)
La distance minimale à respecter entre écoles et milieux insalubres (décharges sauvage, ou publique, hôpital, cimetière, garage, mares d’eau
…) est de 100 m environ.
Les emplacements prévus pour les établissements scolaires doivent être en dehors des zones de risque. Dans le choix d’un terrain
d'implantation de nouveaux projets d'écoles, les constructions sont interdites dans les endroits suivants :
a) Sites trop exposés aux vents
Sommet des falaises
Montagnes isolées ou élevées et certains cols,
Entre les gorges et ravins (vallées étroites) où les vents peuvent s’engouffrer
b) Zones inondables:
Dans une ravine
Entre de grandes pentes susceptibles d'acheminer de l'eau et de noyer l’emplacement
- A moins de 300 m d’un lit de cours d’eau
- A moins de 10 m d’un canal d’irrigation
c) Zones sujettes au risque de chutes de blocs, de coulées boueuses à cause de la saturation du sol en cas de cyclone, d’effondrement de
falaise ou éboulement rocheux en cas de séisme :
Sur des terrains en pente (plus de 15%),
A proximité des sommets des collines et montagnes et en contrebas, sur une distance égale à moins de 3 fois la hauteur de la colline.
La distance étant mesurée horizontalement à partir du pied du talus.
Ou à une distance proche amont (de moins de 10 mètres) d’un rebord ou d’un pied de crête dont les pentes sont réputées stables
En bords de falaises, sur une distance inférieure à 8 fois la hauteur de la falaise en projection horizontale ou à une distance
inférieure à 20 m par rapport au bord de la falaise si les pentes sont réputées stables ;
Au voisinage immédiat de failles reconnues actives (moins de 100m de large de part et d’autre de la trace de la faille)
d) Zones exposée aux risques, en général :
Sous une ligne électrique qui peut rompre en cas de cyclone et entrainer des risques d’électrocution et d’incendie, (la distance entre
le poteau et le bâtiment est entre 25 à 30 m minimum),
Au voisinage de la mer à moins de 800 m du littoral
A proximité de grands arbres. La distance entre les arbres et les bâtiments doit être égale au moins à 1,5 de la hauteur de l’arbre
adulte
Sur des dépotoirs : risques d'explosion, d'incendie ou de contamination,
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Volet
Champ
Question/Item/
e)
Besoins en espace
Sur certains types de sols
Terrains présentant des risques de liquéfaction: sols susceptibles de se tasser (vases, tourbes, argiles, sables fins…) gorgés d’eau, mal
drainés ou inondables,
Terrains instables tels que : remblais non compactés, présence de cavités souterraines, rives et berges sujettes à l’affouillement,
Présence d’alluvions d’épaisseur variable en pied de pente ou d’épaisseur importante en milieu de vallées (susceptible
d’amplification). ;
A la limite entre des sols rocheux et des sols mous (le sol va se tasser inégalement, on parle de tassement différentiel)
Sol hétérogène fait de poches d’argiles compressibles noyées au milieu d’un sol graveleux.
Zones non aedificandi (restrictions légales, loi du 6 janvier 1982, arrêté du 8 octobre 1992, décret du 18 mars 1968)
Ne pas construire si la pente du terrain est supérieure à 50%
Ne pas construire si le terrain est exposé à inondation, éboulement, affaissement
Ne pas construire dans les zones agricoles et forestières, surtout s’il y a production de denrées rares, de qualité supérieure
Ne pas construire si la dimension de la route est inférieure à 13m pour les voies locales, à 15m pour les voies de liaison et les voies industrielles,
à 27m pour les artères principales, à 32m pour les autoroutes
Ne pas construire s’il n’est pas prévu de réseau de distribution d’eau potable et de bouches d’incendies
Ne pas construire à moins de 5m des voies de circulation si elles sont inférieures à 5m
Ne pas construire si les voies sans issues ne sont pas dotées de ronds points permettant les manœuvres des camions d’incendies
Ne pas construire si le système de drainage et des eaux usées n’est pas relié au circuit existant
Ne pas construire si la pente minimale du système de drainage est inférieur à 0,5%
Ne pas construire si la déclivité des axes est supérieure à 12%
Ne pas construire dans une zone d’utilité publique ou réservée
Ne pas construire à moins de 30m des cimetières, des berges d’une rivière, d’un fleuve ou d’un ravin
Ne pas construire à moins de 16m du littoral
Ne pas construire dans les zones de protection des ravins
Ne pas construire
Ne pas construire à l’intérieur des périmètres de protection des sources
Interdiction de construire dans les zones réservées (à proximité des sources, des monuments historiques ou naturels, 200m autour des lacs et
des étangs
Le terrain doit être suffisamment vaste pour contenir les infrastructures scolaires et permettre une extension future du bâtiment, c’est à dire au
minimum son doublement
Jusqu’à240 élèves
- Milieu urbain : 3 000 m2
2
- Milieu rural : 6 000 m
Entre 241 et 360 élèves
- Milieu urbain : 4 500 m2
- Milieu rural : 9 000 m2
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Volet
Champ
Question/Item/
Entre 361 et 480 élèves
- Milieu urbain : 6 000 m2
- Milieu rural : 12 000 m2,
Plus de 480 élèves
- Milieu urbain : 6 000 m2 + 12 m2/ élève
- Milieu rural : 12 000 m2+ 25 m2/ élève
-
Ratios espaces
GRD
Prendre en compte
les risques et
menaces de
désastres
La cour de récréation a une surface de 5 m²/élève pour le fondamental et 2m²/élèves pour le secondaire.
La cour de récréation pour le préscolaire sera évaluée à raison de 8 m² environ par élève ; elle ne pourra toutefois être inférieure à 400 m².
Les surfaces réservées aux installations sportives ne sont pas prises en compte. Elément optionnel, elles doivent être fixées d'entente avec
la secrétairerie d’Etat de la Jeunesse et des Sports suivant les ressources locales.
25 m²/élève en milieu rural. Le terrain bénéficiera d'une surface plane suffisante pour la construction de bâtiments et pour des aires de
jeux.
12.5 m²/élève en milieu urbain (Le terrain étant peu disponible, la construction en étage permet de réduire la surface totale nécessaire.)
15 à 20 m² par enfant selon la forme et le modèle du terrain y compris les installations de jeux, pour le préscolaire.
Inondation :
Elévation du sol
Distance de la mer (tsunami; houle cyclonique; raz de marée; etc.) ou une rivière
Niveau de la nappe
Tremblements de terre
Nature du sol peut (amplifier les effets de l’onde sismique; Menaces de; liquéfaction)
Vent
Présence de ‘barrières naturelles’ à l’impact des vents
Menaces secondaires (par exemple : objets ou structures menaçant l’école : lignes électriques; structures/objets qui puissent toucher l’école;
arbres; incendies; contamination chimique ou biologique)
Mouvements de terrain
Pente; nature du sol; déboisement; glissements, éboulements
Aspects fonctionnels
. accessibilité; problèmes de sécurité routière; bruits/nuisance aux activités scolaires; possibilité d’expansion de l’école sans rendre le bâtiment
plus vulnérable
Fréquence d’occurrence des menaces potentielles
Protection civile
Écoles qui servent d’abris d’urgence (refuges); modalités d’évacuation et accès aux secouristes, etc.
Atténuation des risques
Structurelle (travaux de protection; construction sur pilotis, digues, etc.)
Non-structurelle (standards construction/Code National/ législation; planification urbaine; application des lois déjà en vigueur; gouvernance,…)
Prévention
Existe-t-il dans la zone un système ou une structure de collecte et gestion des données sur les risques et désastres
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Volet
Champ
Question/Item/
Les écoles de la zone ont-elles l’habitude de recevoir des sessions de formation en GRD
Cadre légal
Minimum requis
par les bailleurs
pour les
constructions sur
un bien de l’Etat
Identification du site
Procès-verbal d’arpentage dressé par un arpenteur de la Direction Générale des Impôts s’il s’agit d’un bien dépendant du Domaine Privé
de l’Etat.
Documentation de mise en possession. Avis de l’Assemblée Municipal. (Art.74 de la Constitution de 1987).
Soumission du plan
Autorisation de Construire
Formalités à
remplir dans les
différents cas
Biens du domaine privé de l’Etat
Lettre à la Direction Générale des Impôts (DGI) sollicitant la mise à la disposition du Ministère de l’Education Nationale du bien en question
Réponse Favorable de la Direction Générale des Impôts
- Opération d’arpentage par un arpenteur de la DGI
- Mise en possession par la DGI
Biens Vacants
Lettre à la DGI pour se porter soumissionnaire du bien
Expertise par la DGI constatant que le bien n’est pas cadastré et qu’il semble être vacant
Publication pendant 90 jours par la DGI dénonçant le bien à la vacance
A l’échéance de ce délai, si personne ne revendique la propriété du bien, la DGI peut mettre le soumissionnaire en possession
Biens appartenant à des personnes privées
Prise de connaissance des titres de propriété qui peuvent être :
- Des actes d’acquisition
- Des actes de partage
- Des actes de donation
- Des actes d’échange
- Des procès-verbaux d’arpentage
- Des décisions de justice au moins en première instance
Identification des propriétaires
- Carte d’identité Nationale
- Numéro Immatriculation Fiscale
- Capacité des Propriétaires
- Personnes Majeures
- Personnes Saines d’Esprit
Vérification de la qualité des propriétaires
- Acquéreurs du bien
- Héritiers de l’auteur du bien
- Légataires de l’auteur du bien
- Conjoint survivant lorsqu’il n’y a pas d’héritier au degré successible.
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Volet
Champ
Question/Item/
Formalités à remplir
- Consultation d’un Notaire pour évaluation professionnelle du dossier
- Opération d’arpentage par un arpenteur d’État commissionné pour la commune dans laquelle se trouve le bien
- Soumission des titres à l’arpenteur
- Obtention par ce dernier de L’ordonnance du Doyen du Tribunal de Première Instance où se situe le bien
- Citation des voisins
- Opération d’arpentage proprement dite huit jours francs, soit dix jours ordinaires, au moins après la citation aux voisins
- Livraison de l’expédition du procès-verbal d’arpentage assortie du plan figuratif
Acquisition par l’Etat ou donation en faveur de l’Etat par-devant le Notaire
Le bien faisant partie désormais du domaine privé :
- Lettre à la DGI
- Arpentage par un arpenteur de la DGI
- Mise en possession par la DGI
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Annexe 17 : FORMULAIRES DE SUIVI (ClicRevenirAPage9b)
Formulaire 1 : LOCALISATION DES SITES POTENTIELS
ère
Définition : C’est la 1 étape de la sélection d’un site de construction scolaire. Elle consiste en un repérage visuel du site
ème
visé au niveau d’une zone scolaire. Ce repérage prépare le travail approfondi d’équipes spécifiques dans le cadre de la 2
étape : l’identification des sites. Il est à la charge de l’inspecteur de zone. Ce travail une fois réalisé sera expédié au
directeur départemental via l’inspecteur de district qui en prend connaissance. Le DDE en tire une photocopie pour ses
archives et envoie l’original au DGS.
Contenu : FICHE DE LOCALISATION DES SITES POTENTIELS
1. DDE : ____________________
Code __/__/__/__/__/__/
2. District scolaire : __________________________________
3. Zone scolaire : _______________________________________
4. Limites (Description des limites de la zone scolaire) :
_________________________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________
5. Nom du lieu ou du quartier : ____________________________________________________
6. Désignation de l’emplacement (exemple, position cardinale et nom des rues, numéros des parcelles attenantes)
_________________________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________
7. Forme du terrain : ________________________________________
8. Surface (estimation approximative) : ____________________
9. Description de l’environnement immédiat : ______________________________________________
_____________________________________________________________________________________
10. Existence d’un éventuel propriétaire4 :
11. Histoire du terrain (existence de litiges, inondation en saison de pluies, etc.)1
12. Photographie de l’emplacement visé : (Cocher si photo jointe)
Fait à ___________________, le _________________
________________________ (Prénom (&) Nom),
Inspecteur de zone
4
Petite enquête rapide dans le voisinage.-
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Actes de l’atelier sur les stratégies de sélection des sites scolaires, Port-au-Prince, 14-15 février 2012
Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
Formulaire 2 : IDENTIFICATION DES SITES
Définition : L’étape de l’identification fait suite à celle de la localisation dont elle approfondit les éléments. La démarche
est documentée sous quatre aspects interdépendants (Fondement scolaire, évaluation physique, adéquation
environnementale et légal) qui représentent autant de volets du dossier technique d’identification. Chaque volet est à la
charge d’une structure particulière et la coordination de l’ensemble est assurée par la DGA au niveau central. Une fois
complet, le dossier global d’identification, qui se compose des dossiers sectoriels relatifs aux quatre volets spécifiques, est
expédié au Directeur Général via la DGA-DDE. La check-list ci-après permet de suivre l’état d’avancement du dossier
global.
Contenu : CHECK-LIST DE VÉRIFICATION DU DOSSIER GLOBAL D’IDENTIFICATION
Code __/__/__/__/__/__/
1. DDE : ____________________
2. District scolaire : __________________________________
3. Zone scolaire : _______________________________________
4. Sous-dossier « Volet scolaire »
4.1 Responsable : L’inspecteur de zone aidé de l’inspecteur de district et du chef du service de planification scolaire de
la DDE, lui-même soutenu par la DPCE
4.2 Délai : Au plus tard décembre de l’année en cours pour la planification de la prochaine année scolaire.
4.3 Disponibilité du dossier : Inspection de district, Service de planification de la DDE, DPCE qui l’adressera au DGS et
aux autres entités intéressées.
4.4 Contenu [Cocher la case si le document correspondant est joint]
N°
Document
1
Analyse de la situation scolaire de la zone
2
Projection des effectifs d’élèves
3
Identification des besoins de scolarisation
4
Projection des ressources en écoles, bâtiments et locaux
5
Définition des besoins en espace (écoles, bâtiments, locaux)
6
Éléments de carte scolaire (localisation de la clientèle, définition de l’aire de recrutement, application
des normes d’accessibilité -distance maximale et pénibilité du parcours jusqu’à l’école-, emplacement
éventuel de l’école en fonction des normes de positionnement géographique)
1
2
3
4
5
6
5. Sous-dossier « Volet évaluation physique »
5.1 Responsable : La DGS assure la coordination technique des travaux de ce volet qui fera intervenir des structures de
différentes orientations : Architecture/génie civil, géophysique et géodésie, gestion publique
(administration/planification scolaire et autre, gestion des risques et des désastres), etc.
5.2 Délai : Début mars
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
5.3 Contenu [Cocher la case si le document correspondant existe]
N°
Document
1
Description du terrain : localisation, forme, relief, dimensions, délimitations précises, numéro
d’identification du terrain dans les archives du service domanial/cadastral de la DGI (SJ)
2
Évaluation de l’état des bâtiments (écoles existantes) *DGS+
3
Études géotechniques éventuelles avec formulation des recommandations pour les éventuelles
mesures d’accompagnement et pour les fondations appropriées [LNBTP]
3
4
PV de concertation avec les autorités locales (Mairies, CASEC, ASEC) [DDE]
4
5
PV de concertation ou d’entente avec les communautés ou/et les organisations locales *DDE+
5
6
Plan de masse
6
1
2
Note : SJ = Service juridique du MENFP ; DGS = Direction du génie scolaire ; LNBTP = Laboratoire national de bâtiments et de
travaux publics.-
6. Sous-dossier « Volet environnemental»
6.1 Responsable : La DGS sera aussi responsable de ce dossier technique qui nécessitera l’apport de différentes
structures, dont le ministère de l’environnement, le FAES, le LNBTP, le ministère de l’intérieur et des collectivités
territoriales (direction de la protection civile) et, le cas échéant, les autres opérateurs du domaine.
6.2 Contenu [Cocher la case si le document correspondant existe]
N°
Document
1
Rapport d’évaluation du site par rapport aux menaces de risques et désastres
2
Rapport d’évaluation de l’impact de la future école sur le site
7. Sous-dossier « Volet légal»
7.1 Responsable : Le service juridique du MENFP.
7.2 Contenu [Cocher la case si le document correspondant existe]
N°
Document
1
Procès-verbal de rencontre du propriétaire éventuel du terrain
2
Certificat de la DGI établissant le statut foncier du terrain
3
Documentation de l’action à entreprendre en vue de l’acquisition (même s’il s’agit d’un terrain de
l’État)
4
Vérification des titres de propriété
5
Projets d’accords ou/et ententes avec les autorités locales (Mairies, CASEC, ASEC) *DDE+, les
communautés ou/et les organisations locales
6
PV d’arpentage par l’arpenteur d’État
7
Projet d’établissement du nouveau titre de propriété
1
2
3
4
5
6
7
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
8. Sous dossier « Sélection »
8.1 Responsable : Le Directeur général
8.2 Contenu [Cocher la case si le document correspondant existe]
N°
Document
1
Signature des projets d’accords ou/et ententes avec les autorités locales (Mairies, CASEC, ASEC) *DDE+,
les communautés ou/et les organisations locales
2
Demande et obtention d’enregistrement du nouveau titre de propriété
3
Demande et obtention de l’avis de non opposition ou d’autorisation du ministère de l’environnement à la 3
réalisation de la construction
4
Demande et obtention du permis de construire
1
2
4
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Construction d’écoles : Stratégies de sélection des sites
SOMMAIRE
1.
LA PLANIFICATION DES BESOINS ET LA SELECTION DES SITES DE CONSTRUCTION ------------------ 11
2.
LA GESTION DES RISQUES ET DES DESASTRES ET LE CHOIX DES SITES DE CONSTRUCTIONS
SCOLAIRES-------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 13
ère
partie : INTERVENTIONS ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 13
i)
Intégrer la prévention des risques de catastrophes dans le secteur de l’éducation ; par M. Gaetano
VIVO, spécialiste des risques et désastres, bureau de la Banque Mondiale à Port-au-Prince (Voir
support à l’annexe 4) ------------------------------------------------------------------------------------------------------- 13
1
ii) Le processus de pré qualification des sites scolaires : Cas des sites écartés par le FAES ; par M.
Ducarmel FRANÇOIS, Directeur des projets sociaux au Fonds d’assistance économique et sociale
(FAES) ; (Voir support à l’annexe 5) ------------------------------------------------------------------------------------- 13
iii) L’évaluation environnementale dans le choix des sites scolaires ; par Mme Arabela ADAM,
Responsable des projets environnementaux au Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) ;
(Voir support à l’annexe 6) ------------------------------------------------------------------------------------------------ 13
iv) L’évaluation géotechnique des sols; par l’Ingénieur Fritz Joseph, Directeur du Laboratoire national de
bâtiments et travaux publics (LNBTP) ; (voir support à l’annexe 8) -------------------------------------------- 14
v) Spectre conçu par le LNBTP pour l’analyse des sols ; par l’Ingénieur Stanley Jean François du
Laboratoire national de bâtiments et travaux publics (LNBTP) ; (Voir support à l’annexe 9) ----------- 14
vi) Les normes architecturales; par M. Joseph Lazarre ACCOU, Directeur du génie scolaire (voir support
à l’annexe 10) ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 14
vii) L’évaluation géotechnique des sites : présentation de la firme GEOTECHSOL ; par MM. Thierry
DESORMEAUX et Fabrice NZODOUM, représentants de la firme (voir support à l’annexe 11) --------- 15
2ème partie : RESUME DES DEBATS --------------------------------------------------------------------------------------------- 15
3.
ASPECTS LEGAUX ET FONCIERS DE LA SELECTION DES SITES SCOLAIRES, IMPLICATIONS POUR LES
BAILLEURS DE FONDS ----------------------------------------------------------------------------------------------- 16
i)
La réalité du système foncier dans le bâti scolaire et les exigences légales en Haïti ; par Me. Lesly
Alfonse, Président de l’association des Notaires d’Haïti, Assisté de Me Marie-Alice CORADINBEAULIEU BÉLISAIRE, Membre de l’ASNOP, Notaire titulaire; (Voir support à l’annexe 12) ------------- 16
ii) Remarques sur les procédures foncières et légales ; Intervention de Me Gracia JEAN, Conseiller
juridique du MENFP --------------------------------------------------------------------------------------------------------- 17
4.
EN GUISE DE CONCLUSION : REPARTITION DES ROLES ET PLANIFICATION DES ACTIONS A COURT
ET MOYEN TERMES -------------------------------------------------------------------------------------------------- 17
ANNEXES ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 20
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LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES
ACDI
AECID
AFNOR
ARSE
ASEC
ASNOP
BDS
BID
BM
BUGEP
CASEC
DDC
DDE
DEF
DES
DG
DGA
DGI
DGS
DPC
DPCE
EFACAP
EPT
FAES
GPS
GRD
HRF
INFP
LNBTP
MAEC
MENFP
MTPTC
MICTDN
MEF
ME
MPCE
OIM
ONG
PSUGO
PURES
PV
UEP
Agence canadienne pour le développement international
Agence espagnole de coopération internationale pour le développement
Association française de normalisation
Appui à la restructuration du secteur de l'éducation en Haïti
Assemblée des sections communales
Association syndicale des notaires professionnels de Port-au-Prince
Bureau de district scolaire
Banque inter américaine de développement
Banque mondiale
Bureau de gestion de l’éducation préscolaire
Conseil d’administration des sections communales
Direction pour le développement et la coopération
Direction départementale d’éducation
Direction de l’enseignement fondamental
Direction de l’enseignement secondaire
Direction générale
Direction générale adjointe
Direction générale des impôts
Direction du génie scolaire
Direction de la protection civile
Direction de la planification et de la coopération externe
Ecole fondamentale d’application centre d’application pédagogique
Education pour tous
Fonds d’assistance économique et sociale
Global positioning system
Gestion des risques et désastres
Haiti reconstruction fund
Institut national de la formation professionnelle
Laboratoire national de bâtiments et travaux publics
Ministère des affaires étrangères et des cultes
Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle
Ministère des travaux publics, transports et communications
Ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale
Ministère de l’économie et des finances
Ministère de l’environnement
Ministère de la planification et de la coopération externe
Organisation internationale de la migration
Organisation non gouvernementale
du programme de scolarisation universelle, gratuit et obligatoire
Programme d’urgence de reconstruction des établissements scolaires
Procès verbal
Unité d’études et de programmation
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