Étude sur la qualité des eaux traitées et conditionnées en vente dans la Région Métropolitaine de Port-au-Prince
- Trouve 91 des 109 échantillons positifs à l'analyse bactériologique, contre une norme de 0 UFC pour 100 ml pour les coliformes fécaux, les coliformes totaux, les streptocoques fécaux et E. coli.
- Retient les cinq gallons et les kiosques de traitement à 100 % de non-conformité sur les catégories rapportées : la défaillance ne se limite donc pas à l'eau en sachet informelle.
- Rapporte des numérations individuelles très au-delà du seuil, de nombreux échantillons dépassant 200 UFC pour 100 ml sur plusieurs paramètres à la fois, pour les eaux en sachet, les kiosques de traitement et les kiosques de revente.
- Montre que les conformités physico-chimique et bactériologique évoluent indépendamment : des échantillons à conductivité très faible, largement sous la norme de 1 400 µS/cm, affichent des numérations de coliformes supérieures à 200, tandis que les trois échantillons les plus conducteurs (198, 269 et 600 µS/cm) affichent des numérations inférieures à 1 sur les quatre paramètres.
- Établit qu'un bon résultat physico-chimique ne prouve donc rien quant à la sécurité microbiologique, ce qui importe car la conductivité et les TDS sont les paramètres qu'un vendeur peut mesurer à faible coût.
- Identifie le mécanisme dans la manipulation plutôt que dans le traitement : eaux ensachées transportées dans des camions ouverts, cinq gallons stockés dehors au soleil sur les lieux de vente, et kiosques de revente conservant l'eau dans des châteaux en polyéthylène sur des toits exposés au soleil pendant 8 à 15 jours ou plus.
- Énonce que ces conditions altèrent les emballages et laissent migrer des composés chimiques indésirables dans les eaux : la durée de stockage est donc une voie de contamination à part entière.
- Qualifie la situation d'alarmante tant sur le plan physico-chimique que bactériologique, et se termine par des recommandations aux producteurs, aux vendeurs et aux consommateurs.
L'étude de la direction du contrôle de la qualité et de la protection du consommateur sur les eaux de boisson traitées et conditionnées vendues dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, échantillonnées d'août 2025 à janvier 2026. Elle couvre toute la chaîne de vente et non un seul produit : eaux en bouteille produites localement et importées, cinq gallons, eau en sachet, kiosques de traitement sur place et kiosques de revente, testés pour les informations d'emballage, les paramètres organoleptiques, physico-chimiques et bactériologiques, et pour les conditions de transport et de stockage.
Le résultat bactériologique est le constat : 91 des 109 échantillons se sont révélés positifs, contre une norme de 0 UFC pour 100 ml aussi bien pour les coliformes fécaux et totaux que pour les streptocoques fécaux et E. coli. Les résultats individuels dépassent largement le seuil, de nombreux échantillons affichant plus de 200 UFC pour 100 ml sur plusieurs paramètres à la fois, dont des eaux en sachet et des kiosques de traitement comme de revente. Les cinq gallons et les kiosques de traitement présentent 100 % de non-conformité sur les catégories rapportées.
L'étude sépare aussi la conformité physico-chimique de la conformité bactériologique et montre qu'elles ne vont pas de pair : des échantillons à conductivité très faible, largement en dessous de la norme de 1 400 µS/cm, affichent des numérations de coliformes supérieures à 200, tandis que les trois échantillons à conductivité la plus élevée (198, 269 et 600 µS/cm) affichent des numérations inférieures à 1 sur les quatre paramètres bactériologiques. Un bon résultat physico-chimique ne prouve donc rien quant à la sécurité microbiologique. Les constats sur le transport et le stockage donnent le mécanisme : les eaux ensachées circulent dans des camions ouverts, les cinq gallons sont stockés dehors devant les supermarchés au soleil, et les kiosques de revente conservent l'eau dans des châteaux en polyéthylène placés sur des toits exposés au soleil pendant 8 à 15 jours ou plus, conditions qui, selon l'étude, altèrent les emballages et laissent migrer des composés chimiques indésirables dans les eaux.
Texte Intégral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
Comment citer
Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI), 2026, Étude sur la qualité des eaux traitées et conditionnées en vente dans la Région Métropolitaine de Port-au-Prince, https://mci.gouv.ht/download.php?id=54