Étude sur la qualité des eaux traitées et conditionnées en vente dans la Région Métropolitaine de Port-au-Prince

Étude sur la qualité des eaux traitées et conditionnées en vente dans la Région Métropolitaine de Port-au-Prince

Résumé: La Direction du Contrôle de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DCQPC) du Ministère du Commerce et de l'Industrie a analysé 109 échantillons d'eau de boisson traitée et conditionnée en vente dans la Région Métropolitaine de Port-au-Prince : bouteilles produites localement et importées, cinq gallons, sachets, kiosques de traitement et kiosques de revente. La collecte s'est déroulée d'août 2025 à janvier 2026 et a porté sur les informations d'emballage, les paramètres organoleptiques, physicochimiques et bactériologiques, ainsi que sur le transport et le stockage. L'étude rapporte 91 échantillons positifs sur 109 à l'analyse bactériologique, confronte les résultats aux normes applicables et se termine par des recommandations aux producteurs, aux vendeurs et aux consommateurs, avec un rappel des dispositions des décrets du 11 mars 2020.
Constats Clés
Description Complète

L'étude de la direction du contrôle de la qualité et de la protection du consommateur sur les eaux de boisson traitées et conditionnées vendues dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, échantillonnées d'août 2025 à janvier 2026. Elle couvre toute la chaîne de vente et non un seul produit : eaux en bouteille produites localement et importées, cinq gallons, eau en sachet, kiosques de traitement sur place et kiosques de revente, testés pour les informations d'emballage, les paramètres organoleptiques, physico-chimiques et bactériologiques, et pour les conditions de transport et de stockage.

Le résultat bactériologique est le constat : 91 des 109 échantillons se sont révélés positifs, contre une norme de 0 UFC pour 100 ml aussi bien pour les coliformes fécaux et totaux que pour les streptocoques fécaux et E. coli. Les résultats individuels dépassent largement le seuil, de nombreux échantillons affichant plus de 200 UFC pour 100 ml sur plusieurs paramètres à la fois, dont des eaux en sachet et des kiosques de traitement comme de revente. Les cinq gallons et les kiosques de traitement présentent 100 % de non-conformité sur les catégories rapportées.

L'étude sépare aussi la conformité physico-chimique de la conformité bactériologique et montre qu'elles ne vont pas de pair : des échantillons à conductivité très faible, largement en dessous de la norme de 1 400 µS/cm, affichent des numérations de coliformes supérieures à 200, tandis que les trois échantillons à conductivité la plus élevée (198, 269 et 600 µS/cm) affichent des numérations inférieures à 1 sur les quatre paramètres bactériologiques. Un bon résultat physico-chimique ne prouve donc rien quant à la sécurité microbiologique. Les constats sur le transport et le stockage donnent le mécanisme : les eaux ensachées circulent dans des camions ouverts, les cinq gallons sont stockés dehors devant les supermarchés au soleil, et les kiosques de revente conservent l'eau dans des châteaux en polyéthylène placés sur des toits exposés au soleil pendant 8 à 15 jours ou plus, conditions qui, selon l'étude, altèrent les emballages et laissent migrer des composés chimiques indésirables dans les eaux.

Entités
Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI)Direction du Contrôle de la Qualité et de la Protection du Consommateur (DCQPC)

Comment citer

Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI), 2026, Étude sur la qualité des eaux traitées et conditionnées en vente dans la Région Métropolitaine de Port-au-Prince, https://mci.gouv.ht/download.php?id=54