Filière mangue et opportunités pour un crédit sécurisé
- Retient des exportations de mangues supérieures en moyenne à 7 millions de dollars américains par an entre 2001 et 2010, atteignant 9 millions en 2006, 9,6 millions en 2008 et 10,51 millions en 2009.
- Trouve le marché d'exportation loin d'être saturé, le marché américain pouvant absorber plus du double des 2 millions de caisses actuellement expédiées et absorbant déjà environ 67 % du volume total des exportations.
- Identifie le taux de rejet comme la fuite de valeur : environ 50 % du volume de fruits est communément rejeté, les rejets perdent de leur valeur et se revendent entre 20 et 50 % du prix, et l'objectif affiché d'un acheteur était d'améliorer la qualité en diminuant le taux de rejet.
- Trace la chaîne de prix du producteur à l'exportateur : sur les marchés ruraux, le producteur reçoit 2,00 gourdes le kilogramme pour les variétés communes et 5,00 pour les variétés de qualité, les madan sara achètent et revendent aux exportateurs entre 35,00 et 55,00 gourdes, et les entreprises d'exportation paient de 4,00 à 8,50 dollars américains selon l'exportateur et la période.
- Chiffre précisément les économies d'échelle de la certification : la FENAPCOM paie environ 18 000 dollars américains par an pour les certifications biologiques et équitables, là où une certification séparée par organisation dépasserait 50 000 dollars par an.
- Retient une opération de crédit qui fonctionne à l'échelle réellement existante : la KFSE gère un portefeuille de 1 331 000 gourdes auprès de 340 clients, avec des prêts de 1 200 à 25 000 gourdes au taux de 3 %.
- Note qu'environ 75 % de la production est écoulée sur le marché local contre environ 6 % exportée et 10 à 20 % autoconsommée : le débat sur l'exportation porte donc sur une petite part de la récolte.
Produite dans le cadre du projet SYFAAH par le MARNDR avec Développement international Desjardins, la FADQDI et l'IICA, cette étude de 84 pages examine la filière mangue précisément sous l'angle du crédit sécurisé : non seulement le fonctionnement de la filière, mais les points où un prêteur pourrait avancer des fonds contre une garantie ou une récolte contractée. Elle expose objectifs généraux et spécifiques, méthodologie, et la filière de la production - dont la mangue cultivée en association avec d'autres cultures comme le piment, comme le montre sa photo de couverture - jusqu'à l'exportation. Elle accompagne les autres diagnostics de filières du SYFAAH sur le riz, la banane et les filières prioritaires. À noter : le fichier porte la mention avril 2013 alors que la couverture est datée de mars 2012 ; c'est la date la plus ancienne qui est retenue ici.
Comment citer
Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR); SYFAAH; Développement International Desjardins (DID); FADQDI; Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), 2012, Filière mangue et opportunités pour un crédit sécurisé, https://agripubhaiti.org/wp-content/uploads/2025/03/Marndr-Syfaah-Etude-filiere-mangue-version-finale-avril-2013.pdf