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(2008-2015) Plan de développement local de la commune de Kenscoff, 2008-2015

(2008-2015) Plan de développement local de la commune de Kenscoff, 2008-2015

Mairie de Kenscoff, Groupe d'Action Francophone pour l'Environnement (GAFE), European Commission, Embassy of France in Haiti, Conseil Régional de Basse-Normandie 2008 133 pages
Resume — Plan de développement local 2008-2015 pour Kenscoff dans le département de l'Ouest. Préparé avec l'appui méthodologique du GAFE, il combine planification participative, diagnostic communal, enquêtes par section communale et tables sectorielles afin de définir des interventions stratégiques pour gouvernance locale, agriculture, environnement, santé, éducation, infrastructures, eau, assainissement, jeunesse et accès territorial.
Constats Cles
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Ce plan est un document de planification du développement à l'échelle de la commune de Kenscoff. Il a été préparé après un processus engagé en 2004, lorsque la mairie et le GAFE ont travaillé avec les élus locaux, les représentants des CASEC et ASEC, les organisations communautaires, les églises, les groupes de producteurs et d'autres acteurs locaux. La méthodologie décrit l'identification des acteurs, la création de comités locaux de coordination et d'un comité de gestion communal, une enquête de trois mois menée par 25 enquêteurs dans les cinq sections communales, des réunions publiques, des tables sectorielles et la validation d'actions prioritaires. Le diagnostic couvre le milieu physique de cette commune de montagne, l'érosion, les glissements de terrain, les carrières, la pression démographique, le déboisement, l'organisation et les finances municipales, la population, l'éducation, l'agriculture, la santé, l'eau, l'assainissement, l'énergie, les communications et les transports. La partie stratégique transforme ce diagnostic en axes d'intervention et en fiches de projets touchant les services publics, l'environnement, l'agriculture, les infrastructures, les routes et pistes, le renforcement institutionnel et la mobilisation locale. Pour HaitiDocs, il comble une lacune de planification dans l'aire métropolitaine de l'Ouest pour une commune de montagne sensible sur le plan environnemental et liée fonctionnellement à Port-au-Prince.
Sujets
GouvernanceDéveloppement urbainAgricultureEnvironnementÉducationSantéInfrastructureWASHDEC
Geographie
Ouest, Kenscoff, Nouvelle Touraine, Sourçailles, Grand Fond, Belle Fontaine, Bongars
Mots-cles
Kenscoff, plan de développement local, PDLK, développement local, diagnostic communal, planification participative, sections communales, Nouvelle Touraine, Sourçailles, Grand Fond, Belle Fontaine, Bongars, environnement, agriculture, santé, éducation, infrastructures, gouvernance municipale, décentralisation, GAFE, Mairie de Kenscoff, series:hti-plans-territoriaux, admin1:HT01, admin2:kenscoff
Entites
Mairie de Kenscoff, GAFE, Jean-Paul François, Pierre Richard Valéus, Commission européenne en Haïti, Service de Coopération et d'Action Culturelle de l'Ambassade de France, Conseil Régional de Basse-Normandie, CASEC, ASEC, Comité de gestion communal, Comités locaux de coordination
Texte Integral du Document

Texte extrait du document original pour l'indexation.

Mairie de Kenscoff République d’Haïti PLAN DE DÉVELOPPEMENT LOCAL DE LA COMMUNE DE KENSCOFF 2008 - 2015 Département de l’Ouest, Haïti Août 2008 Table des matières Liste des abréviations Liste des cartes p.7 p.8 Avant-propos Introduction p.9 p.11 Partie I : Méthodologie I - ETAPES DE LA DÉMARCHE I.1 – Identification des acteurs locaux I.2 – Constitution des comités locaux de coordination (CLC) I.3 – Constitution du comité de gestion communal (CGC) I.4 – Réalisation du diagnostic interne I.4.1 - Élaboration du formulaire d'enquête I.4.2 - Choix des enquêteurs I.4.3 - Formation des enquêteurs I.4.4 - Réalisation de l'enquête I.4.5 - Suivi des enquêteurs I.4.6 - Traitement de l'enquête I.4.7 - Analyse des résultats I.5 – Réalisation du diagnostic externe I.5.1 - Collecte des données I.5.2 - Audit de la mairie de Kenscoff I.6 – Renforcement des capacités des membres du CGC I.7 – Organisation de réunions publiques trimestrielles I.8 – Animation de tables sectorielles I.9 – Sectorisation et priorisation des actions I.10 – Validation des actions I.11 – Rédaction du document final I.12 – Présentation publique du plan de développement local de la commune de Kenscoff I.13 – Médiatisation et communication p.17 p.17 p.17 p.17 p.18 p.18 p.18 p.18 p.19 p.19 p.19 p.19 p.20 p.20 p.20 p.20 p.21 p.21 p.22 p.22 p.22 p.22 p.22 II – APPUI MÉTHODOLOGIQUE II.1 – Stratégie d’intervention II.1.1 – Interventionnisme minimum II.1.2 – Responsabilisation des autorités locales II.1.3 – Volontarisme II.1.4 – Neutralité II.2 – Mise en place de structures de suivi et de mise en œuvre du plan II.2.1 - Les comités locaux de coordination II.2.2- Le comité de gestion communal II.2.3 - Les tables sectorielles II.3 – Des compétences acquises II.4 – Un espace démocratique de concertation p.23 p.23 p.23 p.23 p.23 p.24 p.24 p.24 p.24 p.24 p.25 p.25 III – SPÉCIFICITÉS DE LA DÉMARCHE III.1 – NENCO (Négociations – Enjeux – Constructions) III.2 – Construction d’un partenariat III.3 – Un accompagnement sur mesure III.4 – Le passage de témoin entre deux équipes municipales III.5 – Des espaces de concertation démocratique III.6 – Implication des élus locaux III.7 – Transparence III.8 – Approche marketing III.9 – Acquisition de compétences nouvelles III.10 – Les femmes à l’honneur p.26 p.26 p.26 p.27 p.27 p.27 p.27 p.27 p.27 p.28 p.28 IV – APPROCHE STRATÉGIQUE DU GAFE DANS LE DOMAINE DU DÉVELOPPEMENT LOCAL IV.1 – D’une impulsion individuelle à une appropriation collective IV.2 – Processus de mobilisation de la population dans une dynamique de développement local IV.3 – Le développement local, un projet de territoire p.29 p.29 p.29 p.30 Partie II : Contexte et diagnostic I – CARACTÉRISTIQUES DE LA COMMUNE DE KENSCOFF I.1 – Localisation de la commune de Kenscoff I.2 – Caractéristiques topographiques I.3 – Données géologiques I.4 – Indications climatiques I.5 – Donnés pluviométriques I.6 – Réseau hydrographique I.7 – Sites naturels I.8 – Menaces sur l’environnement I.8.1 – Erosion I.8.2 - Glissements de terrain I.8.3 – Exploitation anarchique des carrières de sable I.8.4 – Pression démographique I.8.5 – Déboisement p.33 p.33 p.34 p.34 p.34 p.34 p.35 p.35 p.36 p.36 p.37 p.37 p.37 p.37 II – STRUCTURE ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF II.1 – Naissance de la commune de Kenscoff II.2 – Statut administratif de la commune de Kenscoff II.3 – Structure administrative de la commune de Kenscoff II.4 – Fonctionnement de la mairie de Kenscoff II.4.1 – Organigramme II.4.1.1. – Le Conseil II.4.1.2 – Le Directeur Général II.4.1.3 – Le Directeur Administratif et Comptable II.4.1.4 – Le service administratif II.4.1.5 – Le service fiscalité II.4.1.6 – Génie municipal II.4.2 – Fonctionnement : procédures, décisions II.4.3 – Budget communal II.4.3.1 – Analyse budgétaire de l’exercice fiscal 2007/2008 II.4.3.2 – Circuit de la fiscalité II.5 – Gestion des sections communales II.6 – Acteurs non étatiques p.38 p.38 p.38 p.38 p.41 p.41 p.41 p.42 p.42 p.42 p.43 p.43 p.45 p.45 p.46 p.47 p.47 p.48 III – SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF III.1 – Population de la commune de Kenscoff III.1.1 – Structure par âge et par sexe III.1.2 – Répartition spatiale de la population III.1.3 – Religion III.1.4 – Statut matrimonial III.1.5 – Éducation III.1.5.1 – Etablissements scolaires III.1.5.2 – Niveau d’études atteint III.1.5.3 – Scolarisation III.1.5.4 – Priorités relatives à l’éducation identifiées par les habitants de Kenscoff III.1.6 – Loisirs III.2 – Caractéristiques économiques de la commune de Kenscoff III.2.1 – Types d’activités économiques III.2.2 – Boutiques alimentaires et boulangeries III.2.3 – Artisanat III.2.4 – Marchés locaux III.2.5 – Tourisme III.2.6 – Agriculture III.2.6.1 - Occupation des sols III.2.6.2 – Production agricole III.2.6.3 – Mode de production III.2.6.4 – Commercialisation des produits agricoles III.2.6.5 – Maladies et calamités agricoles III.2.6.6 - Ressources humaines agricoles III.2.6.7 – Priorités relatives à l’agriculture et à l’élevage définies par les habitants de Kenscoff p.49 p.49 p.49 p.50 p.51 p.52 p.52 p.52 p.53 p.53 p.54 p.54 p.56 p.56 p.56 p.56 p.57 p.57 p.58 p.58 p.59 p.60 p.60 p.61 p.61 IV – SITUATION SANITAIRE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF IV.1 – Etablissements de santé IV.2 – Ressources humaines IV.3 – Accueil et fréquentation IV.4 – Prise en charge des femmes : accouchement IV.5 – Soins bucco-dentaires IV.6 – Planning familial IV.7 – Prise en charge de l’enfant IV.8 – Communication et éducation à la santé IV.9 – Examens de laboratoire IV.10 – Maladies IV.11 – Accès aux soins IV.12 – Accès aux médicaments IV.13 – Acteurs non étatiques IV.14 – Priorités relatives à la santé définies par la population de Kenscoff p.63 p.63 p.66 p.66 p.67 p.67 p.67 p.67 p.68 p.68 p.68 p.69 p.70 p.70 p.71 V – ENVIRONNEMENT DOMESTIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF V.1 – Approvisionnement en eau V.1.1 – Origine de l’eau des ménages V.1.2 – Distance à la source d’approvisionnement en eau V.1.3 – Usages de l’eau V.1.4 – Traitement de l’eau de boisson V.1.5 – Priorités relatives au domaine de l’eau définies par les habitants de Kenscoff V.2 – Type de lieux d’aisances V.3 – Mode de gestion des déchets ménagers V.4 – Energie utilisée pour la cuisson V.5 – Priorités relatives à l’environnement définies par les habitants de Kenscoff p.72 p.72 p.72 p.72 p.73 p.73 p.73 p.74 p.74 p.75 p.76 p.62 VI – INFRASTRUCTURES ET COMMUNICATION VI.1 – Voies de communication VI.2 – Adduction en eau potable VI.3 – Electricité VI.4 – Télécommunications VI.5 – Historique des projets d’infrastructures VI.6 – Priorités relatives aux infrastructures définies par les habitants de Kenscoff p.77 p.77 p.79 p.80 p.80 p.81 p.82 VII – ENGAGEMENT CITOYEN p.83 Partie III : Axes stratégiques de développement I – ANALYSE DES PROBLÈMES I.1 – Forces et faiblesses de la commune de Kenscoff I.2 – Opportunités et menaces I.3 – Identification des problèmes p.87 p.87 p.89 p.90 II – AXES STRATÉGIQUES DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE DE KENSCOFF p.93 II.1 – Inscription du plan de développement local de la commune de Kenscoff dans la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté II.2 – Vision globale de la commune à l’horizon 2033 II.3 – Axes stratégiques d’intervention II.4 – Actions définies comme prioritaires pour le développement de Kenscoff II.4.1 – Éducation II.4.2 – Santé II.4.3 – Agriculture II.4.4 – Activités économiques II.4.5 – Environnement II.4.6 – Eau et assainissement II.4.7 – Jeunesse / Loisirs II.4.8 – Infrastructures II.4.9 – Appui institutionnel p.93 p.93 p.94 p.94 p.95 p.97 p.98 p.100 p.101 p.103 p.105 p.107 p.110 III – DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SUIVI DU PLAN DE DÉVELOPPEMENT LOCAL DE LA COMMUNE DE KENSCOFF p.111 III.1 – Dispositif d’accompagnement et de suivi III.1.1 - Le Conseil Municipal III.1.2 – Les Conseils d’Administration des Sections Communales (CASEC) III.1.3 - Les comités locaux de coordination III.1.4- Le comité de gestion communal III.1.5 - Les tables sectorielles III.2 – Dispositif financier p.111 p.111 p.111 p.111 p.112 p.113 p.113 Annexes p.115 Liste des abréviations ASEC AMDLK BAC BME CASEC CFPB CGC CLC CNIGS DGI DSO DSNCRP EDH FGDCT FNUAP FAES GAFE IHSI MARNDR MICT MJSAC MPCE MSPP NENCO OMS ONG OPS RGPH SNEP 7 Assemblée de Section Communale Appui Méthodologique au Développement Local de la Commune de Kenscoff Bureau Agricole Communal Bureau des Mines et de l’Energie Conseil d’Administration de Section Communale Contribution Foncière des Propriétés Bâties Comité de Gestion Communal Comité Local de Coordination Centre National de l’Information Géo-Spatiale Direction Générale des Impôts Direction Sanitaire de l’Ouest Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté Electricité d’Haïti Fonds de Gestion et de Développement des Collectivités Territoriales Fonds des Nations Unies pour la Population Fonds d’Assistance Economique et Sociale Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement Institut Haïtien de Statistique et d’Information Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique Ministère de la Planification et de la Coopération Externe Ministère de la Santé Publique et de la Population Négociations-Enjeux-Constructions Organisation Mondiale de la Santé Organisation Non Gouvernementale Organisation Panaméricaine de la Santé Recensement Général de la Population et de l’Habitat Service National d’Eau Potable Plan de développement local de la commune de Kenscoff Liste des cartes Carte 1 : Carte 2 : Carte 3 : Carte 4 : Carte 5 : Carte 6 : Carte 7 : Carte 8 : Carte 9 : Carte 10 : Carte 11 : 8 Localisation de la commune de Kenscoff dans le département de l’Ouest Départements d’Haïti Risques d’érosion Commune de Kenscoff Limites administratives de la commune de Kenscoff Indice de masculinité Densité de population de l’aire métropolitaine Occupation des sols de la commune de Kenscoff Localisation des centres de santé de la commune de Kenscoff Localisation des pharmacies de la commune de Kenscoff Axes routiers menant à Kenscoff Plan de développement local de la commune de Kenscoff Avant-Propos « Pourquoi c'est que la concorde suffit à entretenir un bon ordre parmi quelques animaux irraisonnables, et pourquoi c'est qu'elle n'a pas le même pouvoir parmi les hommes » (Hobbes) Le plan de développement local de la commune de Kenscoff se veut un réveil de la conscience des forces vives de la commune de Kenscoff: Mairie, CASEC, ASEC, jeunes, organisations paysannes, organisations socioprofessionnelles, églises, vodouisants, pour la mise en valeur des richesses de la commune et la mise en commun des idées en vue d'un développement durable. C'est un acte visant à sortir de l'action ponctuelle pour arriver à l'action planifiée et ordonnée dans le temps. Ce plan se veut le cadre de référence des actions à mener dans la commune en matière de développement. Il définit les actions prioritaires, spécifiques, finançables par les bailleurs de fonds nationaux et internationaux au niveau de l'ensemble de la commune. Pour assurer sa mise en œuvre, la collaboration de chaque citoyen, des ONG, des bailleurs de fond est importante et vitale. Nous tenons à remercier tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ont contribué à l'élaboration de ce plan combien vital pour la commune de Kenscoff, en particulier, la Délégation de la Commission européenne en Haïti, Le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, le Conseil Régional de Basse Normandie, le Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement, les élus locaux, les organisations paysannes, les organisations socioprofessionnelles, l'Ex-Maire de la commune Pierre Richard VALÉUS, initiateur du plan et la population de Kenscoff dans son ensemble. Jean-Paul FRANÇOIS Agro forestier Maire titulaire de la commune de Kenscoff 9 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Introduction Le développement local, c’est la démarche de ceux qui ne veulent pas que l’avenir leur tombe sur la tête. E. Chassagne Le défi le plus important du développement local c’est sa capacité à changer les mentalités, à passer des mentalités d’échecs et d’assistés à des mentalités d’acteurs économiques et sociaux, à des mentalités de créateurs. P. Nardin 11 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Le projet d’appui au développement local de la commune de Kenscoff par le Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement (GAFE) ne s’est pas fait au hasard. Il est l’aboutissement d’un long processus qui a commencé en 2004, bien avant la date officielle de démarrage du projet, à la demande de Pierre-Richard Valéus, Maire titulaire de l’époque. Pendant les deux années qui suivirent, une série de réunions et de formations aux enjeux du développement local a été organisée pour les acteurs locaux de Kenscoff, dans le but de les informer sur leurs rôles et leurs responsabilités s’ils décidaient d’entrer dans une dynamique de développement local. Finalement une convention de partenariat a été signée entre la mairie et le GAFE pour doter la commune d’un plan de développement local. Insuffler une dynamique de développement local sur un territoire est un processus très long et très exigeant qui demande l’adhésion des acteurs locaux. L’identification des acteurs fut donc la première phase du projet, sachant que toutes les actions de mobilisation passent systématiquement par les autorités locales. Le GAFE propose une méthodologie, un fil conducteur, mais il ne se substitue pas aux responsables et élus locaux. Il propose un squelette, aux acteurs locaux de lui donner corps. Accompagner une dynamique de développement local revient à responsabiliser les acteurs locaux mais aussi à leur donner les outils et les connaissances adéquats. Des structures ont donc été mises en place comme les comités locaux de coordination et le comité de gestion communal. Des formations ont été dispensées, traitant tantôt des enjeux du développement local, tantôt de la stratégie des acteurs, de la gestion de projet ou encore du marketing et de la communication. Accompagner une dynamique de développement local c’est aussi être à l’écoute et observer les acteurs, le contexte pour comprendre mieux, pour conseiller mieux. Accompagner une dynamique de développement local, c’est être humble, pour faire passer ses ambitions personnelles après les ambitions de la collectivité. Parfois, il est naturel d’avoir envie de prendre les choses en mains parce qu’on trouve qu’elles n’avancent pas assez vite, parce qu’on a un agenda à respecter. Mais, en s’adaptant au rythme des acteurs locaux, on offre une garantie supplémentaire que la dynamique n’est pas simulée, mais qu’elle est stimulée par des acteurs du cru. Enfin, accompagner une dynamique de développement local c’est être ouvert à tout courant de pensée et tout courant politique en sachant rester objectif. La prise de recul est souvent indispensable pour ne pas se trouver embarqué dans des considérations qui n’ont souvent rien à voir avec le projet en cours mais plutôt avec des conflits locaux. Le présent document est loin d’être parfait. Le lecteur sera libre d’apprécier sa valeur et de le critiquer à sa guise. C’est de cette façon que le plan de développement local de la commune de Kenscoff évoluera, en s’enrichissant des commentaires des uns et des autres. 12 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Le plan de développement local de la commune de Kenscoff se divise en trois parties. La première partie reprend la méthodologie mise en œuvre par le GAFE tout au long du projet. La seconde partie présente le contexte d’intervention et les résultats d’une enquête menée pendant trois mois par 25 enquêteurs, sur les cinq sections communales de Kenscoff. Enfin la troisième partie aborde les axes stratégiques de développement pour la commune de Kenscoff. Le choix a été fait délibérément et stratégiquement de n’indiquer ni échéance ni ordre de priorité pour les actions définies comme prioritaires. Pourquoi ? Par respect pour les acteurs qui ont contribué aux travaux et qui ont permis la définition des priorités. Par souci de ne pas juger les priorités définies, qui pourraient paraître superficielles aux yeux de certains. Par souplesse et accessibilité du document, pour ne pas en rendre la lecture rébarbative et technique. Par opportunisme enfin car le choix de cette présentation invite les investisseurs, les financeurs et les opérateurs à entrer dans la démarche sans contrainte. Le plan de développement local de la commune de Kenscoff offre une vision globale du territoire et son évolution idéale pour les 25 prochaines années. Il est prévu pour une durée de 7 ans avec des révisions régulières pour rester en conformité avec l’actualité. Le plan de développement local de la commune de Kenscoff se veut être un support de réappropriation du territoire par ses habitants et de revendication d’une identité local basée sur une histoire commune, un territoire commun. Le plan se veut également être un vecteur de restructuration, c’est-à-dire qu’il permet aux groupes de population du territoire de déterminer leurs objectifs au regard des moyens techniques, humains et financiers dont ils disposent. Enfin il est un document de référence ; il sert de contrat entre les différentes parties concernées par les actions réalisées à Kenscoff. Avec son plan de développement local, la commune de Kenscoff détient un outil de négociations, de communication, de planification, un espace ouvert de dialogue et de concertation. 13 Plan de développement local de la commune de Kenscoff MÉTHODOLOGIE Vue panoramique de la section communale de Belle Fontaine I – ÉTAPES DE LA DÉMARCHE I.1 - Identification des acteurs locaux L'identification des acteurs locaux commence bien avant le démarrage proprement dit du projet. Depuis 2004 le GAFE rencontre les autorités locales et les représentants de la société civile. Une fois le projet engagé, cette tâche revient directement aux comités locaux de coordination (CLC). En effet il est demandé aux Présidents des CASEC, qui coordonnent les CLC, d'intégrer l'ensemble des courants de pensées au sein des CLC afin de garantir leur représentativité outre les divergences politiques, religieuses, collectives et individuelles. Par ailleurs, il est demandé aux Présidents des CASEC de veiller à ce que les acteurs influents (notables, représentants d'églises, entrepreneurs...) soient invités à participer aux échanges des réunions trimestrielles qui se déroulent dans chaque section communale. I.2 - Constitution des comités locaux de coordination (CLC) Un comité local de coordination est mis en place dans chaque section communale. Le Président du CASEC en est le coordonnateur. Le CLC est composé de sept membres dont au moins deux femmes. Les membres du CLC sont choisis à l'occasion de la première réunion publique trimestrielle. Pour être membre du comité local de coordination, il faut : • • • Etre représentatif d’un groupe d’individus ou d’un secteur Etre disponible Etre impliqué au niveau local Les localités doivent être équitablement représentées au sein du comité. Les membres ne sont pas rémunérés pour leurs actions au sein du comité local de coordination. Le CLC accompagne le processus de développement local au niveau de la section communale. I.3 - Constitution du comité de gestion communal (CGC) Le comité de gestion communal est formé de 25 personnes: • • • • • Le Maire titulaire Les deux maires adjoints Sept cadres de la mairie (et Délégués de Ville) Les Présidents des CASEC des cinq sections communales Deux membres des cinq CLC 17 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Le CGC est piloté par le Maire titulaire. Le CGC est chargé de la définition et de la mise en œuvre du plan de développement local. I.4 - Réalisation du diagnostic interne I.4.1 - Élaboration du formulaire d'enquête Le formulaire d'enquête répond à plusieurs exigences: simplicité du format, accessibilité, facilité de lecture, clarté. Le formulaire est en créole. Il comporte plusieurs rubriques: 1. Identification de l'enquêté(e) 2. Volet éducation 3. Volet santé 4. Volet eau 5. Volet environnement 6. Volet loisirs 7. Volet activités économiques 8. Volet agriculture et élevage 9. Volet infrastructures 10. Volet vie communale L'originalité du formulaire tient au fait qu'il est demandé aux enquêtés de choisir, pour chaque volet, une priorité parmi cinq propositions. Par ailleurs il leur est demandé d’indiquer leur engagement dans la vie de la commune et surtout s'ils sont prêts à payer les taxes pour la mise en œuvre des actions qu'ils auront définies comme prioritaires. I.4.2 - Choix des enquêteurs Les CLC choisissent cinq enquêteurs par section communale, soit 25 enquêteurs au total. Les enquêteurs sont des hommes et des femmes qui: • • • • • • • Savent lire et écrire le créole et le français Sont disponibles Sont originaires de la zone d’intervention Ne sont pas membres du comité local de coordination N'ont pas de lien de parenté avec les membres du CLC Sont capables de remplir au moins 250 formulaires par mois ... I.4.3 - Formation des enquêteurs L’enquête de proximité vise à identifier les besoins exprimés directement par les habitants. Les enquêteurs sont formés afin de collecter les données requises en vue d’une exploitation aisée et optimale des résultats. 18 Plan de développement local de la commune de Kenscoff A l’issue de la formation, les enquêteurs sont capables : • • • De comprendre les enjeux du développement local De communiquer pour sensibiliser les habitants De remplir le formulaire d’enquête Les futurs enquêteurs autour de NENCO I.4.4 - Réalisation de l'enquête Chaque enquêteur remplit au moins 250 questionnaires par mois pendant une période de trois mois. L’ensemble du territoire des sections communales est couvert par les enquêteurs. I.4.5 - Suivi des enquêteurs L'enquêté signe le formulaire, l'enquêteur signe le formulaire. La conformité des formulaires est contrôlée par le CLC qui vise chaque formulaire. Le CLC veille à ce que l'ensemble de la section communale soit couverte, que les enquêteurs remplissent leur quota de formulaires, qu'ils n'ont pas interrogé plusieurs fois une même personne, que le formulaire est correctement rempli... I.4.6 - Traitement de l'enquête L'enquête est traitée sur le logiciel statistique Sphinx par trois opérateurs de saisie formés. I.4.7 - Analyse des résultats Les résultats sont analysés statistiquement et graphiquement sur Excel. 19 Plan de développement local de la commune de Kenscoff I.5 - Réalisation du diagnostic externe I.5.1 - Collecte des données La collecte des informations concerne: • • • • • Les statistiques (démographie, habitat, éducation, santé...) Les supports cartographiques du territoire (limites administratives, risques environnementaux, production agricole...) Les projets passés, présents et futurs Le contexte d'intervention ... La collecte des informations se fait auprès: • • • • • • • • De la mairie Des ministères Des services déconcentrés de l'Etat Des institutions spécialisées (CNIGS, IHSI...) Des organisations non gouvernementales Des centres de recherches et universitaires Des individus ... I.5.2 - Audit de la mairie de Kenscoff L'étude prend en compte : • • • • La formation des personnels et des élus de la commune L’organisation interne de la mairie (organigramme, procédures…) Les moyens (budget de fonctionnement, gestion, matériel…) La communication : Les relations institutionnelles et les partenariats Elle s’attache à l’analyse du système actuel de fonctionnement de la mairie. I.6- Renforcement des capacités des membres du CGC Des formations sont organisées régulièrement pour le CGC afin qu'il soit en mesure d'assumer ses responsabilités futures à l'issue du projet. Les formations portent sur: • • La méthodologie mise en œuvre pour l’élaboration du plan de développement local Les fonctions du plan de développement local 20 Plan de développement local de la commune de Kenscoff • • • • • • • • • • • Les enjeux du développement local Le développement local et la décentralisation La stratégie des acteurs La gestion des conflits La coopération décentralisée La gestion de projet Les financements du développement local La communication Le marketing Les relations publiques ... Travaux en ateliers I.7 - Organisation de réunions publiques trimestrielles Chaque trimestre, une réunion est organisée dans chaque section communale à l'initiative des CLC. Les CLC sont chargés de planifier, organiser et animer les réunions. Les réunions visent à informer les habitants de l'avancement du projet et à les impliquer dans la dynamique. Section communale de Sourçailles Section communale de Nouvelle Touraine I.8 - Animation de tables sectorielles Des tables sectorielles sont mises en place pour aborder les problèmes de la commune. Elles sont composées de personnes ressources de la commune dans des secteurs spécifiques tels que l’environnement, la santé, l’éducation, l’agriculture, le tourisme… Les objectifs des tables sectorielles sont multiples : • • • • Définir l’objectif général du secteur en question Formuler les objectifs spécifiques du secteur en question pour atteindre l'objectif général Fixer les résultats attendus (quantitativement et qualitativement) Définir les activités à mettre en œuvre pour atteindre les résultats attendus 21 Plan de développement local de la commune de Kenscoff I.9 - Sectorisation et priorisation des actions Les CLC définissent les priorités d'action pour les sections communales. Les tables sectorielles définissent les priorités d'action par secteurs d'activité. La mairie définit les priorités plutôt au niveau de la gestion communale et institutionnel. I.10 - Validation des actions Le CGC reçoit l'ensemble des documents produits et en fait la synthèse. Le CGC valide les actions. Puis les CLC les soumettent à validation par les habitants à l'occasion d'une des réunions trimestrielles. Une fois rédigé, le plan de développement local dans sa version finalisée est soumis au CGC pour validation de la forme et du fond, avant reproduction. I.11 - Rédaction du document final Le plan de développement local comporte trois parties: 1. La méthodologie mise en œuvre 2. Le diagnostic et l'analyse des résultats de l'enquête 3. Les axes stratégiques de développement I.12 - Présentation publique du plan de développement local de la commune de Kenscoff Le plan de développement local de la commune de Kenscoff fait l'objet d'une présentation publique devant la presse, les partenaires institutionnels et les acteurs locaux impliqués dans la dynamique. I.13 - Médiatisation et communication Le plan est présenté dans les sections communales par les CLC. La communication tout comme la médiatisation autour du plan reviennent au CGC et aux CLC. Il s'agit de promouvoir le plan afin d'attirer les financeurs, les investisseurs, d'encourager les initiatives locales, maintenir la dynamique de territoire et faire de Kenscoff un territoire de référence. 22 Plan de développement local de la commune de Kenscoff II - APPUI MÉTHODOLOGIQUE II.1 - Stratégie d'intervention L'objectif spécifique du projet est de doter la commune de Kenscoff d’outils permettant la conception et la mise en oeuvre du développement concerté, participatif et autogéré de la commune. A Kenscoff, le GAFE intervient selon les principes suivants : • • • • • • Interventionnisme minimum Responsabilisation des autorités locales volontarisme Neutralité Concertation Participation II.1.1 – Interventionnisme minimum Le GAFE apporte un appui méthodologique au développement local de la commune de Kenscoff. Le GAFE accompagne la commune dans le processus de développement local en apportant des outils et des compétences. Les autorités locales sont les coordinateurs sur le terrain. A titre d’exemple, dans le cas où une activité concerne une section communale en particulier, il revient au Président du CASEC et au CLC de planifier et d’organiser l’activité sur le plan logistique. Dans le cas où une réunion concerne l’ensemble du territoire, c’est à la mairie de planifier et d’organiser l’activité. Le GAFE propose une méthodologie, un squelette. Il revient aux acteurs locaux de donner corps à l’armature. II.1.2 – Responsabilisation des autorités locales Le GAFE part du principe que les élus locaux sont les représentants légitimes du territoire. Cette démarche a pour but de responsabiliser les élus locaux et les conforter dans le rôle et les fonctions qui leur incombent, notamment la création d’un espace de concertation pour le développement du territoire au-delà des clivages quels qu’ils soient. II.1.3 – Volontarisme Le GAFE ne paie pas les acteurs locaux pour leur participation au projet, il collabore avec les acteurs locaux sur la base du volontariat. C’est pour le GAFE une garantie de pérennité de l’action et cela contribue à la responsabilisation des acteurs de terrain. Surtout, il s’agit de sortir d’une logique perverse 23 Plan de développement local de la commune de Kenscoff selon laquelle une organisation paie les bénéficiaires pour mettre en place une action à leur profit, une logique d’assistanat. Le volontarisme est la contribution des intéressés pour le bon déroulement d’une action dont ils sont les bénéficiaires finaux. Le rôle du GAFE est de faire comprendre à chacun la stratégie des acteurs et les enjeux du projet. II.1.4 – Neutralité Le GAFE ne s’exprime pas sur la politique menée au niveau local. Le GAFE collabore avec l’ensemble des acteurs motivés et volontaires. Le GAFE ne s’immisce pas dans des polémiques. Le GAFE encourage les parties à négocier et à se concerter. Le dialogue est la seule issue de secours possible aux conflits, d’autant que les conflits permettent la construction d’une démocratie locale valable. II.2 - Mise en place de structures de suivi et de mise en œuvre du plan II.2.1 - Les comités locaux de coordination Les CLC ont pour rôle majeur de veiller à la mise en œuvre des actions définies comme prioritaires pour les sections communales. Ils accompagnent le processus de développement local au niveau des sections communales. Ils catalysent toutes les activités, ils identifient les besoins, ils coordonnent les acteurs au niveau local. Les CLC sont des structures de concertation et d'échanges au niveau des sections communales. II.2.2- Le comité de gestion communal Le CGC a pour rôles de : • • • • • • • • Administrer le plan de développement local de la commune Assurer la mise en valeur du plan Gérer les projets inscrits dans le plan Veiller tout ce qui vient de l’extérieur et qui ne se trouve pas dans le plan Vulgariser le plan Assurer la mise en application du plan Travailler en étroite collaboration avec les CLC Chercher les financements pour exécuter les projets du plan II.2.3 - Les tables sectorielles Les tables sectorielles pourront être maintenues à l'issue du projet pour conseiller le CGC. 24 Plan de développement local de la commune de Kenscoff II.3 - Des compétences acquises Les membres du CGC ont acquis des compétences techniques dans les domaines de: • • • • • • • • • • • • La conception et la mise en œuvre d'un plan de développement local Les fonctions du plan de développement local Les enjeux du développement local Le développement local et la décentralisation La stratégie des acteurs La gestion des conflits La coopération décentralisée La gestion de projet Les financements du développement local La communication Le marketing Les relations publiques II.4 - Un espace démocratique de concertation Les CLC et le CGC sont des espaces de dialogue et de concertation visant au renforcement du lien social et du sentiment d'appartenance pour le développement concerté et autogéré du territoire. 25 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III – SPÉCIFICITÉS DE LA DEMARCHE III.1 - NENCO (Négociations-enjeux-constructions) NENCO est un outil pédagogique d'appui au développement local créé par le GAFE qui s'apparente à un jeu de rôles. NENCO permet aux acteurs locaux de comprendre les enjeux du développement local, la stratégie des acteurs, la gestion des conflits, la planification et l'aménagement du territoire. NENCO se joue à 15 autour d'un territoire vierge fictif. Aux acteurs, en fonction des ressources dont ils disposent, de s'organiser et de négocier pour aménager le territoire. Les élus locaux de Kenscoff autour de NENCO NENCO, un outil d’appui au développement local III.2 - Construction d'un partenariat Le GAFE et la mairie de Kenscoff construisent un partenariat depuis 2004 avant de monter ensemble le projet d’appui méthodologique au développement local de Kenscoff en 2006 pour une mise en œuvre de mars 2007 à août 2008, soit 18 mois. La mairie de Kenscoff a fait appel au GAFE pour ses compétences en développement local afin de l'accompagner dans sa démarche. Une convention lie les deux partenaires jusqu’à la rédaction du plan, en août 2008. 26 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.3 - Un accompagnement sur mesure Le GAFE est une structure d'accompagnement et d'appui. Il propose une méthodologie, aux acteurs locaux de donner corps au projet en fonction de leurs propres objectifs. Le GAFE reste disponible mais il ne se substitue jamais aux acteurs locaux. Chacun assume ses responsabilités qui sont définies au préalable. Le GAFE collabore sur la base des informations qui lui sont transmises par ses interlocuteurs au niveau local, ce qui implique un haut niveau de responsabilisation, qui s'acquiert au fur et à mesure. III.4 - Le passage de témoin entre deux équipes municipales Le projet est né de l'équipe municipale sous le gouvernement de transition en 2004. Le GAFE a fait en sorte de mobiliser l'ensemble des candidats engagés dans les élections de décembre 2006 pour assurer la continuité de l'action engagée. En 2007, une nouvelle équipe municipale a pris ses fonctions. Elle a naturellement pris le relais et le projet s'est poursuivi comme prévu. III.5 - Des espaces de concertation démocratique Le projet accorde une grande importance aux échanges d'idées et aux débats. La création d'espaces de concertation démocratique comme les CLC et le CGC permet d'aborder les questions fondamentales pour le développement de la commune dans un esprit de dialogue. Cet apprentissage démocratique est un pilier fondamental de la dynamique et de sa pérennisation. III.6 - Implication des élus locaux Les élus locaux sont les interlocuteurs directs du projet sur le terrain. Un Président de CASEC qui ne s'implique pas, c'est une section communale sacrifiée. III.7 - Transparence Que ce soit sur le plan administratif ou financier, le projet est géré en toute transparence. Les informations sont accessibles aux autorités locales qui les souhaitent. III.8 - Approche marketing Le plan de développement local est un produit marketing à promouvoir auprès des services de l'Etat, des financeurs et des investisseurs. L'élaboration et la rédaction du plan resteront sans suite si le plan n'est pas valorisé. La communication et la médiatisation du plan sont primordiales pour la mise en œuvre des actions inscrites dans le plan. 27 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.9 - Acquisition de compétences nouvelles Les formations dispensées par le GAFE dans le cadre du projet visent à autonomiser les structures de suivi et de gestion du plan telles que les CLC et le CGC. La gestion de projet, les relations avec les bailleurs de fonds et les partenaires, la communication sont autant d'outils qui garantissent la pérennité de la dynamique. III.10 - Les femmes à l'honneur Le projet fait une place de choix aux femmes déterminées à s'impliquer pour le changement et l'avancement du territoire. 28 Plan de développement local de la commune de Kenscoff IV - APPROCHE STRATÉGIQUE DU GAFE DANS LE DOMAINE DU DÉVELOPPEMENT LOCAL IV.1 – D’une impulsion individuelle à une appropriation collective Une dynamique de développement local concerne un territoire et une population particuliers. Même si l’impulsion peut revenir à un individu, la gestion et la conduite des activités doivent être confiées à un groupe qui s’approprie le projet afin, à son tour, de mobiliser d’autres partenaires, d’autres alliés. Le projet n’est alors plus un projet individuel mais un projet collectif pour la collectivité. Appropriation collective Groupe informel Impulsion individuelle D’une idée individuelle à une concrétisation collective IV.2 – Processus de mobilisation de la population dans une dynamique de développement local Il n’y a pas de dynamique locale sans mobilisation des habitants et des élus du territoire. La fondation d’un projet suit le rythme des acteurs et des activités locaux. La mobilisation est la phase la plus déterminante puisqu’elle garantit l’appropriation du projet par la communauté. L’objectif est d’amener les habitants à se mobiliser autour d’enjeux reconnus par tous, même s’ils ne sont pas tous communs. La mobilisation s’adresse à tous les habitants et non à une tranche bien ciblée de la population. L’enjeu est de mettre en perspective les intérêts et les besoins de chacun dans le cadre d’un projet collectif dans un but commun. 29 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Le processus de mobilisation passe par la constitution d’un noyau dur qui regroupe des porteurs d’initiatives. C’est le noyau dur qui porte la dynamique de développement local. IV.3 – Le développement local, un projet de territoire Le développement local repose sur un territoire, un espace donné dans lequel les acteurs se retrouvent sur des bases de solidarité et d’identité (histoire, culture, valeurs, ...). L’espace de développement local a plusieurs dimensions géographique, économique, sociale, politique, administrative, écologique. Les connexions endogènes contribuent à la construction d’une identité de territoire et au renforcement du lien social. Parallèlement le territoire ne peut se satisfaire de fonctionner en circuit fermé au risque de scléroser le projet. Il a donc tout intérêt à engager des échanges avec l’extérieur. Modélisation des échanges dans le système territorial 30 Plan de développement local de la commune de Kenscoff CONTEXTE ET DIAGNOSTIC I - CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DE LA COMMUNE DE KENSCOFF I.1 – Localisation de la commune de Kenscoff La commune de Kenscoff est située à 12 km de Pétion-Ville et 24 km de Port-au-Prince, dans le département de l’Ouest, en Haïti. Carte 1 : Localisation de la commune de Kenscoff dans le département de l’Ouest (Source : IHSI, Atlas censitaire 2003) Elle occupe une superficie de 208.23 km2. Elle est limitée au nord par Pétion-Ville, au sud par Belle-Anse et Marigot, à l’ouest par Carrefour et Jacmel et à l’est par Croix-des-Bouquets. Située au versant nord du massif de la Selle, entre 600 mètres (Morne Calvaire aux environs de PétionVille) et à plus de 2.000 mètres d’altitude (Morne La Visite), la commune de Kenscoff est la plus pentue et la plus montagnarde du département de l’Ouest. Par son relief et sa situation géographique Kenscoff offre par endroit de superbes vues panoramiques sur la baie de Port-au-Prince et sur la plaine du Cul-de-Sac. Carte 2 : Départements d’Haïti 33 Plan de développement local de la commune de Kenscoff I.2 – Caractéristiques topographiques La zone de Kenscoff fait partie de l’unité morphologique du Massif de la Selle qui culmine au Pic la Selle à 2.680 m d’altitude et qui constitue la partie orientale de la Presqu’île du Sud. Les chaînons de ce massif ont une orientation générale Est-Ouest, on y rencontre deux types morphologiques principaux : • une morphologie karstique où affleurent les calcaires cristallins, • une morphologie caractérisée par des crêtes étroites, des pentes ravinées, un relief accidenté, ciselé par des vallées en V, dans les régions volcaniques. I.3 – Données géologiques A Kenscoff, les basaltes et andésites prédominent. Les calcaires durs et calcaires massifs existent aussi. Les séries sédimentaires forment la majeure partie du Massif, elles correspondent à deux ensembles qui se succèdent de bas en haut : • Un ensemble de base détritique constitué de conglomérat, de grès volcanogènes, d’argile et de calcaires impurs. Cet ensemble est daté du Paléocène supérieur à l’Eocène, • Une épaisse série calcaire, soit crayeux, à silex, en lits réguliers et minces, soit massif et cristallin, soit broyé par les mouvements tectoniques, datant de l’Eocène inférieur. I.4 – Indications climatiques Le climat est de type montagnard. Il y fait très frais en décembre et doux au mois de juin. La température moyenne varie entre 15 °C en février et 18,6 °C en septembre, avec un gradient de température de 0,75 °C par 100 m. I.5 – Données pluviométriques D’une manière générale, les précipitations moyennes annuelles sont de 1.638 mm. De 1.600 à 2.000 mm/an : A l’est de la ville et dans une partie du sud-est de la commune. Plus de 2.000 mm/an : A l’ouest de Kenscoff et au sud de la commune. Kenscoff connaît deux saisons principales : • Une saison pluvieuse, d’avril à novembre, durant laquelle tombe 86.6 % du total pluviométrique annuel, • Une saison sèche, de novembre à mars, durant laquelle on observe des précipitations variant de 76.8 mm (novembre) à 18 mm (janvier). Le tableau ci-dessous montre les variations mensuelles des précipitations en mm de la région de Kenscoff. Jan 18 Fév 37 34 Mars 54 Avr 185 Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Moy ann 323 177 107 179 220 228 76 34 1638 Précipitations mensuelles en mm de la zone de Kenscoff (Source : M. Simonot, Les ressources en eau souterraine de la région de PAP, sept 1982) Plan de développement local de la commune de Kenscoff I.6 – Réseau hydrographique Eaux de surface : Grande Rivière Rivière Galette Rivière Couleuvre Rivière Redoute Rivière Gribiche Rivière Grise La rivière Momance prend sa source sur la commune de Kenscoff. Il en est de même pour la rivière Froide qui se jette dans la baie de Port-au-Prince, à Carrefour. Du côté de Kenscoff, on dénombre plus d’une dizaine d’affluents dont les plus importants sont : La ravine Gran Motte La ravine Tojour La ravine La Jontière La ravine Lali La ravine Tête de l’Eau La rivière Redoute La ravine Feça I La ravine Feça II La ravine Derivière La ravine Grenier La rivière Grise prend naissance sur les hauteurs du Massif de la Selle et se jette non loin de Jammeau dans la baie de Port-au-Prince. Elle reçoit les eaux de plusieurs sources dont la source Cresson de Kenscoff. I.7 – Sites naturels Section communale Nouvelle Touraine Nouvelle Touraine Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Belle Fontaine Belle Fontaine Sourçailles Sourçailles Sourçailles Nom Grand rivière Tourine Rivière Bawèt Morne La Selle Bassin bleu Rivière Thébault Type Bassin Rivière Grotte Rivière Grottes Forêt Mare Bassin Rivière Rivière Localité Rebejo Vitry Roche plate Exploitation/utilisation Baignade Déboisement Opak Souprande Mahotière (Source : Enquête AMDLK, 2007) 35 Plan de développement local de la commune de Kenscoff I.8 – Menaces sur l’environnement I.8.1 - Erosion La carte des risques d’érosion ci-dessous traduit une cruelle réalité ; Kenscoff est soumise à de très graves risques d’érosion sur environ 2/3 de son territoire. Aucune section communale n’est à l’abri. Devant un tel constat, autant dire que l’érosion constitue une menace sérieuse à prendre en compte dans les plans d’aménagement de la commune, notamment au niveau des constructions. Carte 3 : Risques d’érosion 36 Plan de développement local de la commune de Kenscoff I.8.2 - Glissements de terrain Le plus spectaculaire s’est produit dans la zone de Mahotière/Robin en 2006. A l’époque le Bureau des Mines et de l’Energie (BME) estimait à 27 hectares la surface occupée par le mouvement, formant un rectangle de 900 m environ de long dans le sens Nord-Sud et 300 m environ de large dans le sens EstOuest. Selon le rapport du BME, le mouvement n’a pas débuté effectivement en août 2006 avec l’apparition des fissures sur la route. Il s’agit d’un mouvement assez lent qui a débuté depuis plusieurs années et qui s’est manifesté en août. Conséquences du glissement de terrain : Environ 250 personnes sinistrées, une vingtaine de maisons détruites, 16 carreaux de terre plantés et des routes hors d’usage. (Source : BME, 2006) I.8.3 – Exploitation anarchique des carrières de sable Deux grandes carrières de sable sont en exploitation sur la route menant à Robin, elles présentent des fronts de taille assez élevés. I.8.4 – Pression démographique Par sa localisation en périphérie de Port-au-Prince, Pétion-Ville, Delmas et Carrefour, la commune de Kenscoff est soumise à une pression démographique importante qui se traduit notamment par la construction anarchique et sans contrôle. I.8.5 - Déboisement La commune de Kenscoff n’échappe pas à la règle. Le bois est utilisé comme source d’énergie domestique. Les conséquences sur l’environnement et donc en finalité sur l’homme se traduisent notamment par le tarissement des sources, l’érosion des sols, la perte de fertilité des sols… 37 Plan de développement local de la commune de Kenscoff II – STRUCTURE ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF II.1 - Naissance de la commune de Kenscoff Plusieurs hypothèses se contredisent quant à l’origine du nom de la commune. L’une d’entre elles veut qu’en 1797 un Anglais répondant au nom de Kerenskoff ait été cerné par Pétion dans les hauteurs de Pétion-Ville. Après quelques heures de combat, il fut enlevé et déporté sous les ordres du général haïtien. C’est la déformation du nom de cet étranger qui aurait valu à cette région le nom de Kenscoff. Selon Sémexan Rouzier, le nom de Kenscoff viendrait d'un aventurier polonais braconnier, répondant au nom de Kerenskoff. Il aurait hanté la région, tant et si bien que l'armée dut le poursuivre et le mettre hors d'état de nuire durant la guerre de l'Indépendance. II.2 – Statut administratif de la commune de Kenscoff Le quartier de Kenscoff fut fondé en 1930. Il élevé au rang de commune sous le gouvernement de Sténio Vincent (décret du 03 juillet 1933). II.3 – Structure administrative de la commune de Kenscoff Kenscoff compte cinq sections communales : Section communale 2 aire (km ) 1 ère 2 ème Sourçailles 43,52 3 ème Grand Fond 38,32 4 ème Belle Fontaine 37,45 5 ème Bongars 37,68 Centre bourg 1,46 Nouvelle Touraine 44,33 (Source : Extrait RGPH 2003) Kenscoff est la cinquième commune de l’arrondissement de Port-au-Prince. 38 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Carte 4 : Commune de Kenscoff Carte 5 : Limites administratives de la commune de Kenscoff II.4 – Fonctionnement de la mairie de Kenscoff II.4.1 – Organigramme (Source : Enquête AMDLK, 2008) Le service action sociale qui a été supprimé comme le service éducation. La suppression du service action sociale fait suite au manque de moyens financiers de la commune et de compétences suffisantes par rapport aux missions souhaitées pour ce service. II.4.1.1. – Le Conseil Trois Maires, un titulaire et deux adjoints formant le Conseil, ont été élus le 22 mars 2007 avec la volonté de faire de Kenscoff « une ville modèle ». 41 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Un plan présenté aux habitants lors de la campagne comportait des améliorations pour le secteur de la santé, de l’éducation, des infrastructures, de la voirie et du marché communal avec le projet d’une chambre froide, d’espaces de loisirs, une place publique, un cyber café communal… Jean-Paul François, Maire principal, titulaire est l’ordonnateur. Il préside le conseil et est chargé de représenter la commune auprès des instances étatiques (les différents ministères et la direction de l’Ouest notamment). Le Conseil prend des décisions concernant la vie de la commune (marché, écoles, …). Les décisions politiques sont transmises au Directeur Général par voie orale quand cela concerne des décisions ponctuelles et à l’écrit quand cela concerne des décisions de politique globale. Deux Maires adjoints, Philogène Loubeltot et Saint-Surin Jumel, sont chacun en charge de secteurs particuliers répartis comme suit : - Génie municipal et relation avec les CASEC et la police - Administratif et organisation II.4.1.2 – Le Directeur Général Son rôle est basé sur l’exécution des décisions des Maires par le Conseil. Il transmet les demandes du Conseil au Directeur Administratif et Comptable qui vérifie la faisabilité de la mise en œuvre des décisions du Conseil. Le Directeur Général cherche des solutions pour faciliter et garantir cette mise en œuvre. D’autre part, le Directeur Général reçoit et compile les rapports mensuels de chaque service et les transmet au Conseil. II.4.1.3 – Le Directeur Administratif et comptable Le Directeur Administratif est en charge de la gestion du personnel, de la gestion des ressources matérielles et des fonds de la commune. Il regarde la faisabilité de la mise en œuvre des décisions du Conseil (faisabilité financière, humaine et matérielle). Il est responsable du suivi budgétaire. Le budget 2008 a été voté en décembre 2007 par le Conseil. Ce budget a ensuite été envoyé au MICT (Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales) et à la Cours des Comptes pour validation. Chaque mois, le Directeur Administratif effectue un rapport sur les travaux effectués pour le Conseil et un rapport financier pour le MICT. Il paie les salaires du personnel de la commune et est garant de la répartition des tâches du personnel. II.4.1.4 – Le service administratif La réceptionniste accueille les personnes se présentant à la mairie et transmet les demandes à la secrétaire. La secrétaire accompagne des contribuables auprès du service demandé après avoir vérifié la disponibilité de la personne. 42 Plan de développement local de la commune de Kenscoff La secrétaire est en charge de la gestion des agendas des membres du Conseil et des responsables de service. Elle rédige les correspondances pour le Conseil et est en charge d’enregistrer les lettres entrant et sortant de la mairie. II.4.1.5 – Le service fiscalité Les missions de ce service sont basées essentiellement sur la perception de la fiscalité de la commune. Le responsable est chargé de suivi du personnel (10 inspecteurs partagés avec le service Génie municipal). Les impôts et taxes gérées par ce service sont : - Les patentes - La CFPB (Contribution Foncière des Propriétés Bâties) - Les inhumations - Les taxes des marchés communaux - Le droit d’affichage (en préparation, cette taxe n’est pas encore appliquée) Le circuit pour la perception des différentes taxes et impôts est le suivant : - Le responsable établit une convocation à l’attention d’un contribuable, Un inspecteur porte cette convocation au contribuable concerné, Le contribuable vient au service fiscalité, Le responsable établit une facture indiquant le montant que le contribuable doit payer, Le contribuable se rend à la DGI et s’acquitte de sa taxe, Le contribuable revient à la mairie avec le récépissé de paiement qu’il remet au responsable fiscalité, Le responsable enregistre alors les informations concernant le contribuable et le montant de la taxe dans un cahier de suivi, La DGI reverse le montant perçu à la commune (tous les mois sur un compte bancaire pour les versements effectués en cash, tous les 6 mois environ pour les versements effectués en chèque). II.4.1.6 – Génie municipal L’ingénieur municipal est en charge du bon fonctionnement de ce service. Ce dernier comprend quatre (4) secteurs : les marchés publics, les chantiers (urbanisme), la voirie, le cimetière. Marchés publics Les inspecteurs (10) sont chargés de contenir le marché dans l’espace réservé à cet effet. Ils récoltent aussi les taxes d’utilisation des tables du marché. Ils sont aussi responsables de la propreté du marché et de la gestion du dépôt loué aux marchandes qui le souhaitent. Les principales difficultés résident en la gestion de l’espace du marché et à la perception des taxes. 43 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Urbanisme, chantiers Ce secteur est chargé de : - faire le contrôle des constructions privées - réaliser des chantiers Concernant le suivi des constructions privées, une procédure d’acceptation de construction est suivie : - - Dépôt d’un dossier par le contribuable qui souhaite construire. Le dossier doit comprendre le titre de propriété, le plan des terres, le plan de la construction et/ou de son développement, le plan de localisation, Le dossier est étudié par l’Ingénieur municipal, L’ingénieur accepte ou non le dossier. En cas d’acception, l’Ingénieur établit un bordereau (facture), Le contribuable se rend à la DGI pour s’acquitter de la taxe, Le contribuable se rend au service fiscalité de la mairie avec le récépissé de paiement. Les éléments qui peuvent amener au refus du dossier sont : l’absence d’un document dans le dossier, une implantation dans une zone forestière, une construction pour une activité polluante. L’autorisation est délivrée par l’Ingénieur. Si ce dernier à besoin d’informations complémentaires, il peut en référer à un Maire qui peut donner son avis. Concernant les chantiers, à noter la réhabilitation du commissariat de Kenscoff et la réalisation d’un kiosque. Ces chantiers sont supervisés par l’Ingénieur municipal. Compte tenu des moyens humains de la commune, des personnes sont salariées spécialement pour ce type de chantiers. Voirie Ce secteur est divisé en deux zones : - Centre ville - Fermathe Chaque zone dispose d’un responsable et de personnel (7 pour le centre ville et 8 pour Fermathe). Ils sont chargés d’entretenir les voies à l’aide de balais et de brouettes. L’Ingénieur municipal établit les plannings et les responsables de zone font le suivi du personnel, par les feuilles de présence notamment. Cimetière Une personne est chargée à la fois du gardiennage, de l’entretien, des frais administratifs pour les inhumations et les exhumations, les concessions. Pour des travaux d’entretien important, des ouvriers sont embauchés spécialement. 44 Plan de développement local de la commune de Kenscoff II.4.2 – Fonctionnement : procédures, décisions Le fonctionnement de la mairie est basé sur une instance décisionnelle et une instance exécutive. Le schéma ci-dessous présente le circuit de la décision à la mise en œuvre. (Source : Enquête AMDLK, 2008) Lorsque le Conseil prend une décision, il la transmet au Directeur Général par voie orale ou écrite. Ce dernier la transmet au Directeur Administratif qui en vérifie la faisabilité financière et humaine puis attribue les tâches à réaliser aux services concernés afin d’exécuter la décision. Chaque service établit des rapports mensuels afin de rendre compte des activités réalisées. Ces rapports sont compilés par le Directeur Général qui les transmet au Conseil. II.4.3 – Budget communal Deux prés requis sont à noter avant d’aborder cette analyse budgétaire. Le premier concerne le fait que ce budget prévisionnel, au moment de l’étude, n’a pas été validé par les instances compétentes (MICT et Cours des Comptes). Le second concerne le fait que c’est une prévision. 45 Plan de développement local de la commune de Kenscoff II.4.3.1 – Analyse budgétaire de l’exercice fiscal 2007/2008 Recettes prévisionnelles Les recettes de la commune sont réparties en deux catégories : - les impôts et taxes qui sont les recettes directes de la commune, les subventions à l’investissement. Les subventions couvrent 34% des recettes de la commune, ce qui montre une dépendance importante des aides extérieures. Répartition des recettes prévisionnelles (Source : Enquête AMDLK, 2008) Trois principales sources de financement de la commune sont identifiées : - CFPB pour 63% - Patentes pour 16 % - Permis de construire pour 9% Les autres recettes se répartissent des pourcentages allant de 0,10% (cimetière, matériaux, certificat d’abattage) à 3,47% (droit d’alignement). 46 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Dépenses prévisionnelles pour l’exercice fiscal 2007/2008 Répartition des dépenses (Source : Enquête AMDLK, 2008) II.4.3.2 – Circuit de la fiscalité Le dernier versement de la DGI que la commune a obtenu date de décembre 2007. Il prenait en compte les perceptions des taxes et impôts de janvier à avril 2007. Les conséquences d’un tel retard sont importantes. Cela entraîne les retards sur le versement des salaires du personnel ainsi que certains travaux prévus. II.5 – Gestion des sections communales Les sections communales sont administrées par un organe exécutif collégial formé par un cartel de trois membres appelé Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC). Le CASEC se compose d’un Président et de deux Assesseurs. Le Président est l’ordonnateur de la section. Il exécute les décisions du conseil et coordonne l’activité des membres. Les organes exécutifs et délibératifs de la section communale, respectivement le CASEC et l’Assemblée de la Section Communale (ASEC) s’associent dans la cohabitation administrative pour la gestion de la section communale. L’ASEC assiste et contrôle. La section communale perçoit une allocation mensuelle de fonctionnement à partir du Fonds de Gestion et de Développement des collectivités territoriales (FGDCT). Le CASEC élabore et exécute le budget de la section selon les normes comptables. Il prépare le plan d’investissements publics et le plan de développement de la section. Il poursuit des projets d’intérêt local. 47 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Section communale 1 Nouvelle Touraine 2ème Sourçailles 3ème Grand Fond 4ème Belle Fontaine 5ème Bongars ère Président du CASEC Reynold Lamour Alté Berthony François Duvalis Nicolas Alciné Edner Nazaire II.6 - Acteurs non étatiques Quelques organisations non gouvernementales interviennent sur le territoire la commune de Kenscoff. La liste ci-dessous est loin d’être exhaustive. Un recensement de l’ensemble des organisations de la commune est en cours de réalisation par les services de la mairie. - - Le Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement : Appui méthodologique au développement local de la commune, Le Service Chrétien d’Haïti : Environnement, le reboisement, les loisirs. FACN : ils ont un bureau à Miami et ne font que passer sur la commune, L’Ambassade de Taiwan : sont en train de planter des bambous sur la commune. Save the Children : Education Concern World Wide : Santé Programme Alimentaire Mondial : Santé, nutrition YMCA : Loisirs, jeunesse Association des Jeunes pour le Développement de Jacquette : Infrastructures, eau potable … 48 Plan de développement local de la commune de Kenscoff - III – SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF Dans le cadre du projet d’appui au développement local conduit entre mars 2007 et août 2008, et qui a abouti à la production du plan de développement local de la commune, une enquête a été réalisée sur le terrain. 25 enquêteurs, issus des cinq sections communales, ont été formés par le GAFE avant d’être envoyés sur le terrain pendant trois mois. Chaque enquêteur a rempli 250 fiches enquête par mois soit un total global de 18.750 fiches enquête qui ont été traitées statistiquement. Les résultats qui figurent dans le présent document sont en grande partie issus de cette enquête auprès des habitants des cinq sections communales de Kenscoff. Selon la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004), Kenscoff est classée au 75ème rang (sur 133) pour l’accès aux services sociaux de base. Sur une échelle de moins faible à extrêmement faible, Kenscoff est classée parmi les communes ayant un accès faible aux services sociaux de base. III.1 – Population de la commune de Kenscoff III.1.1 – Structure par âge et par sexe (Source : FNUAP, 2005) Kenscoff est une commune jeune, à l’image du pays. Elle a donc devant elle un enjeu de taille, celui de l’intégration sociale et économique de cette jeunesse. 49 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Kenscoff Carte 6 : Indice de masculinité (Source : IHSI, Atlas censitaire 2003) Les femmes sont majoritaires. Elles représentent 51,2% de la population (RGPH 2003). A Kenscoff, l’indice de masculinité est au-dessus de la moyenne nationale. III.1.2 – Répartition spatiale de la population Comparativement aux communes qui l’entourent, Kenscoff est relativement peu peuplée. Densité de population (hab/km2) Nouvelle Touraine 161,7268 Sourçailles 350,5533 Grand Fond 188,077 Belle Fontaine 110,5097 Bongars 193,5966 Centre Bourg 3188,756 (Source : IHSI, RGPH 2003) Au Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2003 (RGPH), le département de l’Ouest, avec ses 18 communes, compte une population de 3.096.967 habitants. Près d’un quart de cette population (24%) habite la commune de Port-au-Prince. Delmas (20%) et Carrefour (13%) représentent après la capitale les communes les plus peuplées du département. La commune de Kenscoff est placée au 14ème rang (sur 18) en termes de population avec 45.731 habitants, dont 4.665 en milieu urbain et 41.066 en milieu rural. 50 Plan de développement local de la commune de Kenscoff La pression démographique qui pèse sur l’aire métropolitaine aura sans aucun doute un impact sur la densité de population de la commune de Kenscoff qui a l’avantage d’offrir une qualité de vie (climat…) plus agréable qu’à Port-au-Prince et dans sa périphérie proche (Pétion-Ville, Delmas…). Kenscoff Carte 7 : Densité de population de l’aire métropolitaine (Source : IHSI, Atlas censitaire 2003) III.1.3 – Religion (Source : Enquête AMDLK, 2007) La religion catholique semble prédominante sur la majorité des sections communales devant les protestants excepté à Grand Fond. Lieux de culte Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Sourçailles Grand Fond 51 Péristyles 10 20 0 Nombreux Nombreux Eglises catholiques 3 3 5 Plan de développement local de la commune de Kenscoff 5 Temples protestants 11 13 7 15 à 20 (Source : Enquête AMDLK, 2007) III.1.4 – Statut matrimonial (Source : Enquête AMDLK, 2007) Globalement, à l’échelle de la commune, il y a équilibre des proportions de célibataires, de personnes placées et mariées, autour de 30 %. Ceci dit, il existe de profondes distinctions entre les sections communales. III.1.5 – Éducation Dans le domaine de l’éducation, la commune de Kenscoff est considérée par la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) pour son accès extrêmement faible à l’éducation de base. III.1.5.1 – Etablissements scolaires 1er et 2ème cycle Localisation Centre bourg Sourçailles Grand Fond Belle Fontaine Ecoles publiques 3 2 1 Ecoles privées 17 13 4 1 (Source : MENJS, mars 2005) Secondaire Localisation Centre bourg Sourçailles Ecoles publiques 1 - Ecoles privées 5 3 (Source : MENJS, mars 2005) Ces données, qui sont à prendre au conditionnel car elles ne prennent pas en compte les écoles communautaires, montrent néanmoins les inégalités qui existent entre les sections communales. Belle Fontaine, Nouvelle Touraine et Bongars sont vraiment démunies en termes d’infrastructures scolaires, surtout quand on tient compte des enjeux d’intégration sociale et économique de la jeunesse. 52 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.1.5.2 – Niveau d’études atteint (Source : Enquête AMDLK, 2007) La répartition des niveaux d’études par section communale met en évidence le décalage entre la section plutôt urbaine de Grand Fond et les autres sections plutôt rurales comme Belle Fontaine et Nouvelle Touraine. Les résultats sont à mettre en corrélation avec le manque ou l’inexistence d’infrastructures adaptées répondant aux enjeux de demain d’insertion sociale et économique de la jeunesse. III.1.5.3 – Scolarisation % enfants scolarisés Belle Fontaine 38% Bongars 70% Grand Fond 84% Nouvelle Touraine Sourçailles 50% 55% (Source : Enquête AMDLK, 2007) Globalement 60% des enfants de la commune fréquentent un établissement scolaire. Grand Fond marque sa différence avec un taux de scolarisation de 84 %. Les sections communales les plus reculées sont les plus mal loties : Belle Fontaine (38%), Nouvelle Touraine (50%). D’autant que ce tableau n’apporte pas d’éléments d’informations qualitatives sur l’enseignement prodigué. (Source : Enquête AMDLK, 2007) 53 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Les enfants scolarisés de Belle Fontaine passent en moyenne 1h30 sur la route pour se rendre à l’école. Les enfants de Bongars, Grand Fond ou Nouvelle Touraine y passent environ 1h00 de temps. III.1.5.4 – Priorités relatives à l’éducation identifiées par les habitants de Kenscoff (Source : Enquête AMDLK, 2007) La construction d’écoles rencontre l’assentiment de la majeure partie des personnes interrogées. Elle est suivie loin derrière par l’amélioration des conditions de transport et la réparation des écoles déjà existantes. III.1.6 – Loisirs La « distraction » principale est l’église. Loisirs Discothèque Bibliothèque Terrain de football Radio communautaire Groupes musicaux/théâtre Télévision Gaguerre Restaurants Rara Nouvelle Touraine 0 0 0 Belle Fontaine Bongars Grand Fond Sourçailles 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 TNH 0 0 0 0 0 0 1 A Belot 2 0 0 Toutes Environ 10 0 0 0 2 4 3 (Le Refuge, Godet, Furcy) 0 1 (Sous mache) Environ 5 Environ 15 (Source : Enquête AMDLK, 2007) Il est à noter que la pratique du sport se résume au football qui est surtout joué à Grand Fond, Bongars et Sourçailles, c’est-à-dire là où il existe des infrastructures (terrain de football). Les mêmes sections communales ressortent d’ailleurs nettement en ce qui concerne les autres loisirs. Etant d’ailleurs les trois seules à placer la lecture en tête des loisirs. Ce sont également les trois sections qui sont plus facilement en contact avec le centre urbain, et donc avec les infrastructures de loisirs. 54 Plan de développement local de la commune de Kenscoff (Source : Enquête AMDLK, 2007) C’est donc sans surprise que les deux priorités qui ressortent en termes de loisirs sont l’aménagement d’un terrain de football et d’une bibliothèque. On peut noter toutefois la demande relativement importante pour un cinéma. L’importance relative de la demande d’un cybercafé dans les sections communales de Grand Fond et de Sourçailles que l’on ne retrouve pas dans les trois autres témoignent également du décalage important entre ces deux sections (ou au moins leurs parties urbaines) et le reste de la commune. (Source : Enquête AMDLK, 2007) Au niveau de la commune, 54% des personnes interrogées souhaitent l’aménagement d’un terrain de football, 22% l’aménagement d’une bibliothèque, 11% la création d’un cinéma, 9% celle d’un cybercafé et 4% une discothèque. 55 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.2 – Caractéristiques économiques de la commune de Kenscoff III.2.1 – Types d’activités économiques (Source : Enquête AMDLK, 2007) La répartition des métiers des enquêtés montre sans surprise une importante population d’agriculteurs et de marchands. Mais cette répartition dessine également le paysage de la commune, et son centre « urbain » : Grand Fond. III.2.2 – Boutiques alimentaires et boulangeries Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Sourçailles Grand Fond Boulangerie 0 0 0 5 5 Boutiques alimentaires 50 à 60 0 Nombreuses (Source : Enquête AMDLK, 2007) III.2.3 – Artisanat Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Grand Fond Artisanat Latanier, bambou, calebasse Macoute, natte, poterie, bois Alfort, macoute, panier Peinture artistique, bambou, broderie (Source : Enquête AMDLK, 2007) Les artisans manquent d’encadrement. 56 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.2.4 – Marchés locaux Section communale Nouvelle Touraine Belle Fontaine Sourçailles Grand Fond Localité Doplaton Barèt Kòd gad Ti Pyè Lwi Kajak Jour Lundi/jeudi Samedi/mercredi Chaque jour Chaque jour Chaque jour Pas de marché Mardi/vendredi Mardi/vendredi Jeudi/vendredi Mardi/vendredi (Source : Enquête AMDLK, 2007) Godet Fermathe Robin Coteau III.2.5 – Tourisme Section communale Nouvelle Touraine Bongars Sourçailles Grand Fond Structures touristiques 0 Le Montcel Le Florville Mission baptiste Wynne Farm Gardère Lodge Sesanet Mission baptiste Fermathe Village en montagne Soisson la Montagne (en partie) (Source : Enquête AMDLK, 2007) Le tourisme devrait constituer une manne pour la commune dans la mesure où les visiteurs, nationaux et étrangers, sont nombreux le week-end à venir profiter de l’air frais et des paysages de Kenscoff. Plusieurs structures touristiques de qualité et renommées attirent les visiteurs. Parmi elles, le Montcel à Belot, Village en Montagne à Fermathe, le Florville à Kenscoff, la Mission baptiste à Fermathe et Soisson la Montagne (que Kenscoff partage avec Pétion-Ville) où sont réunis les artistes peintres du mouvement Saint-Soleil. La Wynne Farm propose des activités d’éducation à l’environnement pour les enfants et les adultes. Le Plan Directeur du Tourisme révisé prévoit le développement de l’écotourisme dans les montagnes de Kenscoff et Furcy. Ranch Le Montcel, Auberge en Montagne Le Montcel est un complexe écologique qui s'étend sur 13 carreaux de terre et qui offre 40 chambres confortables, reparties dans des Chalets de style Espagnol et Canadien. (Source : http://www.montcelhaiti.com) 57 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Le point faible du tourisme à Kenscoff est le manque de communication et de promotion. Seul le Montcel disposerait d’un site internet. III.2.6 – Agriculture III.2.6.1 - Occupation des sols La commune de Kenscoff est majoritairement couverte par des cultures agricoles moyennement denses. Sur Bongars et Sourçailles, il est à noter deux zones de cultures agricoles denses. La section communale de Grand Fond est en grande partie occupée par des pâturages. Enfin, la forêt est localisée à la frontière de la commune avec Marigot. Carte 8 : Occupation des sols de la commune de Kenscoff (Source : CNIGS) 58 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.2.6.2 – Production agricole La relative fraîcheur du climat et la faible amplitude thermique annuelle sont favorables à la culture de légumes de type tempéré : oignon, betterave, pomme-de-terre, carotte, chou, laitue. Les cultures maraîchères occupent une place dominante dans la plupart des zones d’altitude supérieure à 1200 mètres. Les cultures vivrières qui sont associées, soit en rotation ou en combinaison, sont principalement le maïs, le haricot et, secondairement, la patate et l’igname. L’arachide est aussi cultivée en dessous de la zone de Robin. Les cultures de légumes en plein champ se font sous régime pluvial, mais les pépinières sont souvent arrosées à partir d’eau de source lorsqu’elles ne se situent pas à plus d’une heure et demie de marche. Les différentes zones de la région Kenscoff peuvent, du point de vue de l'exploitation de l'espace, se caractériser de la manière suivante : - Sur l’axe Fermathe-Fort Jacques-Duvier, les surfaces maraîchères occupent plus de 60% de l’assolement et une grande diversité de cultures est observée (laitue, tomate, oignon, maïs en vert, poireau..); - Sur le plateau de Belot dominent le poireau, l'oignon et la carotte sur sols minces ; les sols profonds conviennent à la production de pomme de terre mais appartiennent souvent à des urbains absentéistes; - Dans la zone Kenscoff-Robin, plus sèche, les espèces maraîchères occupent environ 30% des surfaces, avec le poireau et le chou comme cultures importantes; - La zone allant de Furcy aux contreforts du plateau de Seguin est à dominante chou-pomme de terre sur des sols volcaniques relativement profonds ; les cultures vivrières pourraient y occuper jusqu’à 50% des surfaces. (Source : Etude de faisabilité d’un projet d’appuis à l’agriculture de Port-au-Prince, IRAM/Agrisud, 2002) Kenscoff produit également du bétail : bovin, porcin, caprin, ovin, équin, volaille. Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Sourçailles Grand Fond Production agricole Pois, maïs, canne à sucre, manioc, petit mil, arachide, café, maraichage sauf échalotes Poireaux, pomme-de-terre, maïs, pois Pois congo, petit mil, poireaux, arachide, banane, café Pomme-de-terre, carotte, chou, cresson, poireau Chou, tomate, laitue, pomme-de-terre, poireau Elevage Toutes les bêtes sauf les bourriques Tout type d’élevage Cabris, cheval, cochon, poule… Familial Bœuf, cabris, cochon, poule, lapin (Source : Enquête AMDLK, 2007) Le Bureau Agricole Communal (BAC) constate une baisse de la production liée à la baisse de la fertilité des sols due à l’érosion. Sur place les arachides peuvent être transformées en mamba et les pêches en confiture mais la transformation n’est pas systématique. 59 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.2.6.3 – Mode de production Les paysans produisent de façon rudimentaire en utilisant des outils tels que la dérapine ou la serpette… Il n’y a pas d’outillage ou de matériel lourd (tracteur…). Les habitudes agricoles diffèrent également grandement. Seule une étude approfondie de la situation dans chaque section communale permettrait d’établir des stratégies efficaces. Tout de même, on peut relever que l’utilisation importante d’engrais chimiques et la faible production locale de semences renforce l’idée exprimée de la nécessité de développer une agriculture de type biologique. (Source : Enquête AMDLK, 2007) III.2.6.4 – Commercialisation des produits agricoles Kenscoff échange ses produits agricoles avec Pétion-Ville, Croix Bossale, Saint-Marc et Gonaïves. Les produits agricoles de la commune de Kenscoff sont vendus localement (en faible proportion), à Kenscoff, à Pétion-Ville et à Port-au-Prince. Aucun produit maraîcher ou fruitier de cette zone n’est exporté vers la République Dominicaine contrairement à la zone maraîchère frontalière de la Forêt des Pins. (Source : Enquête AMDLK, 2007) 60 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.2.6.5 – Maladies et calamités agricoles 74% des producteurs et éleveurs de Kenscoff interrogés affirment que leur production est touchée par les maladies avec une petite nuance pour Grand Fond (60%). (Source : Enquête AMDLK, 2007) Parmi les maladies les plus fréquentes, on compte le charbon, la diarrhée, la fièvre. Les sections communales ne sont pas touchées de façon identique par ces maladies. Alors que l’élevage à Belle Fontaine est affecté par la diarrhée (40% des éleveurs interrogés), seulement 3% des éleveurs interrogés le sont à Sourçailles. Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Grand Fond Maladies/culture Champignons, chenilles Flétrissement des pomme-de-terre Rouille, pichon Maroka, chenille Maladies/élevage Charbon, plasmose, peste porcine, diarrhée, tique, gale Charbon, diarrhée, tique Charbon, diarrhée, poux, fièvre Diarrhée, mort-nés (Source : Enquête AMDLK, 2007) A Bongars, chaque année les cochons et les bœufs sont vaccinés. III.2.6.6 - Ressources humaines agricoles Le bureau agricole communal Les missions du BAC : • • • • • • • • Conseiller les élus locaux Réaliser une étude du milieu Rédiger un programme et des projets en accord avec les élus et les paysans Contribuer à la recherche de financement Assister techniquement la réalisation des projets Former les élus locaux, les paysans et les organisations Encadrer les organisations de producteurs Collaborer avec les institutions et les organisations 61 Plan de développement local de la commune de Kenscoff • Coordonner, suivre et évaluer les projets • Collaborer aux démarches de protection de l’environnement Pour réaliser ses missions, le BAC de Kenscoff repose sur 1 agronome responsable, 1 secrétaire, 1 agent vétérinaire, 1 gardien et 1 agent agricole. Normalement chaque section communale dispose de 2 agents vétérinaires formés. Le BAC de Kenscoff n’a pas vraiment les moyens de fonctionner dans la mesure où il ne dispose pas de véhicule, ni de fournitures de bureau si ce n’est une machine à écrire. Les agents agricoles Aux dires des CASEC des sections communales de Kenscoff, il n’y a pas d’agents agricoles sur la commune. Les agents vétérinaires Selon les CASEC, ils seraient au nombre de 1 à Nouvelle Touraine, 3 à Bongars, 6 à Sourçailles, 1 à Grand Fond. Les organisations paysannes Elles seraient 13 à Nouvelle Touraine, environ 5 à Grand Fond. L’estimation est difficile à faire dans la mesure où les organisations virtuelles sont nombreuses. Projets/acteurs non étatiques Organisation Service chrétien Action Education à l’environnement Pépinières (Source : BAC, 2007) III.2.6.7 – Priorités relatives à l’agriculture et à l’élevage définies par les habitants de Kenscoff Parmi les priorités exprimées par la population lors de l’enquête dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage : 67% des personnes interrogées se prononcent pour la création d’un magasin agricole 11% pour la formation d’agents vétérinaires 10% pour le développement de l’agriculture biologique 7% pour l’organisation de coopératives agricoles 5% pour l’organisation des filières 62 Plan de développement local de la commune de Kenscoff IV – SITUATION SANITAIRE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF Considérant la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) Kenscoff fait partie des communes les moins faibles en termes d’accès aux services primaires de santé du fait de la proximité avec la capitale. IV.1. – Etablissements de santé Selon une étude de la Direction Sanitaire de l’Ouest, en 2006 Kenscoff comptait 1 hôpital, 5 centres de santé, 1 clinique/polyclinique, 5 pharmacies, 1 laboratoire. La même étude montre que Kenscoff ne dispose pas de centre de physiothérapie, ni de cabinet dentaire ni de centre de psychologie. Kenscoff ne dispose pas d’ambulance. A noter en termes de communication que l’hôpital de Fermathe dispose d’un système de radio et d’une connexion Internet. L’hôpital de Fermathe dispose d’une salle d’opération (OPS/OMS, 2004), de 100 lits et d’un appareil de radiologie fonctionnel. Le centre de santé de Kenscoff est le premier centre de santé de 1er échelon. Institutions Centre de Santé de Kenscoff Dispensaire de Bolosse Hôpital de Fermathe Dispensaire de Greffin Dispensaire de Robin Dispensaire de Bongars Disp. Notre Dame Perpétuel Secours (Furcy) Dispensaire d’Athis Dispensaire Godey Dispensaire Dumisseau Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Sourçailles Grand Fond 63 Hôpital 0 0 0 0 Fermathe (1) catégorie Type CSL public Disp Privé Hop Privé Disp Privé Disp Privé Disp Privé Disp Privé Disp Privé Disp Privé Disp Privé (Source : Service d’épidémiologie et de statistiques, DSO, 2006) Dispensaire 0 Bolosse (1) 0 Furcy(1), Godet (1) Robin (1) Plan de développement local de la commune de Kenscoff Centre de santé 0 Pharmacie 0 Bolosse (1) 0 0 0 Godet (1) 0 Fermathe (1) (Source : Enquête AMDLK, 2007) Carte 9 : Localisation des centres de santé de la commune de Kenscoff Carte 10 : Localisation des pharmacies de la commune de Kenscoff IV.2 - Ressources humaines Bureau communal sanitaire de Kenscoff 1 directeur communal 1 administrateur communal 1 infirmière communale 1 officier sanitaire Hôpital de Fermathe Ressources humaines 1 administrateur 1 médecin en chef 5 médecins 1 dentiste 2 anesthésistes 1 pharmacienne en chef 1 pharmacienne 2 comptables 2 techniciens de radiologie 4 techniciennes de laboratoire 3 archivistes 1 infirmière en chef 15 infirmières 1 sage-femme 2 infirmières 1 aide en soin 10 agents de maintenance 1 SANA Moyens matériels Centre de santé de Kenscoff 1 directrice 1 pédiatre 3 auxiliaires 2 techniciens de laboratoire 1 messager 1 gardien 1 pompiste (delco) 1 ménagère 3 archivistes 2 médecins résidents en service social 1 médecin (Cubain) Il n’y a pas d’infirmières Pas de véhicule Pas de dentiste Pas de salle d’accouchement Problème d’eau courante Manque d’espace pour les archives pas de transport insécurité (Source : Bureau communal sanitaire de Kenscoff, 2007) Le bureau communal forme les matrones et les agents de santé à l’hôpital de Fermathe. Il a élaboré un plan communal cadre de santé pour la commune de Kenscoff pour l’exercice fiscal 2007/2008. A Bongars 6 agents de santé interviennent lors des campagnes de vaccination. IV.3 - Accueil et fréquentation Le centre de santé de Kenscoff accueille plutôt des femmes de 25 à 49 ans issues des 5 sections communales. Une étude de l’OPS/OMS, en date de février 2004 indique que seul l’hôpital de Fermathe accueille les indigents. Le centre de santé de Kenscoff et l’hôpital de Fermathe assurent la prise en charge des urgences médicales. Cependant pour les urgences chirurgicales, il faut se rendre au moins à Pétion-Ville. 66 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Pour l’année 2005, la Direction Sanitaire de l’Ouest (DSO) a enregistré des cas d’urgence dont la cause était : • Des accidents de la route (18 cas) • Des accidents domestiques (25 cas) • Des accidents du travail (16 cas) IV.4 - Prise en charge des femmes : accouchement 21 mort-nés et 2 décès maternels ont été constatés à Kenscoff en 2005 par la DSO. 9% des mères qui ont accouché en 2005 avaient moins de 15 ans et 5% entre 15 et 19 ans. Le nombre de décès en couche est à revoir à la hausse car les statistiques ne prennent pas forcément en compte la situation des sections communales reculées. IV.5 - Soins bucco-dentaires En 2005 la DSO rapporte que 3.386 patients ont été vus à Kenscoff pour des soins bucco-dentaires. 2.965 extractions ont été pratiquées. IV.6 - Planning familial En termes de contraception, le tableau ci-dessous reprend les contraceptifs distribués en 2005 ainsi que les opérations réalisées. 154.407 préservatifs masculins et 14.915 tablettes vaginales ont été distribués à Kenscoff. Contraceptifs distribués Opérations de CCV Tablettes Lo Femenal Ovrette Depo-provera Noristérat Norplant Stérilets Condoms Ligature Vasectomie vaginales 5836 626 4627 943 26 0 14915 154407 1 0 (Source : DSO) IV.7 - Prise en charge de l’enfant Poids des enfants En 2005, 2% des enfants pesés, de moins de 1 an et d’un an à 4 ans, présentaient un poids très faible pour leur âge. Vaccination En 2005, 842 enfants de moins de 1 an et 86 enfants âgés de 1 à 4 ans ont été vaccinés à Kenscoff. Âge < 1 an 1 - 4 ans 5 ans et plus BCG dose unique 1436 62 1 DTP Rappel DTP 3 Polio Rappel Polio 3 1233 113 0 835 981 111 0 0 0 Rougeole dose unique 0 1162 612 351 Autre vaccin Vaccination 0 0 842 86 (Source : DSO) 67 Plan de développement local de la commune de Kenscoff IV.8 - Communication et éducation à la santé En 2005, plusieurs activités de communication et d’éducation à la santé ont été organisées à Kenscoff. Parmi les plus nombreuses, on notera les causeries sur les maladies transmissibles. Thèmes Prise en charge de l'enfant Santé reproductive Hygiène personnelle Hygiène de l'environnement Maladies transmissibles Autres thèmes Discussion Causeries de groupes 0 2 0 7 0 0 0 0 0 20 0 0 Assistance conseil Forum 0 0 0 0 0 0 Réunions Autres communautaires 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 (Source : DSO) IV.9 - Examens de laboratoire En 2005, les examens suivants ont été pratiqués à Kenscoff. Le tableau ci-dessous montre les résultats. Malaria Test Bacilloscopie VIH RPR Total Positifs Total Positifs Total Positifs Total Positifs 463 36 142 63 1065 152 845 58 (Source : DSO) Depuis juin 2007, le centre de santé de Kenscoff est devenu un « centre de dépistage volontaire » du VIH/SIDA. L’hôpital de Fermathe offre aussi un service de dépistage du VIH/SIDA. Par exemple, en août 2007, sur 57 dépistages réalisés au centre de santé, 6 cas se sont révélés positifs. IV.10 - Maladies En 2005, les maladies les plus fréquentes à Kenscoff ont été : Maladies/Symptômes Infections Resp. Aigues Diarrhée Anémie Malaria (Rx chloroquine) Parasitose intestinale Pertes vaginales Sarcoptose Malaria (cas confirmés) Typhoïde (clinique) Pneumonie <= 1 an 12,012 11,211 2,386 1,555 1,31 219 1,997 484 199 1,344 1 - 4 ans 14,214 10,263 3,966 3,245 5,448 652 2,876 1,187 824 1,43 5 - 14 ans 4,756 2,993 3,487 3,459 4,145 1,405 2,091 1,239 1,205 617 15-49 ans 50+ ans 5,412 3,401 10,323 6,469 4,424 12,252 2,578 2,875 3,241 898 1,066 701 2,017 1,397 686 850 608 397 379 265 Total 37,46 28,569 22,179 16,125 16,013 15,378 10,15 6,182 5,848 4,554 % Total Total Cas Décès 16.6% 12.7% 4 9.9% 7.2% 7.1% 6.8% 1 4.5% 2.7% 2.6% 2.0% (Source : DSO) Par exemple, le centre de santé de Kenscoff a dénombré 54 cas d’infection respiratoire aigüe en août 2007, 3 cas de malnutrition, des cas de dermatose, d’anémie, d’hypertension… 68 Plan de développement local de la commune de Kenscoff IV.11 – Accès aux soins (Source : Enquête AMDLK, 2007) Ici se dessinent clairement deux profils : un profil « moderne » (Grand Fond et Bongars) et un profil « traditionnel » (Belle Fontaine et Nouvelle Touraine) avec une situation intermédiaire à Sourçailles. Ce qui recoupe tout à fait le recensement des dispensaires et des centres de santé. Un effort sur le secteur de la santé semble donc devoir se concentrer sur les deux sections de Belle Fontaine et Nouvelle Touraine, notamment en termes d’infrastructures. (Source : Enquête AMDLK, 2007) 69 Plan de développement local de la commune de Kenscoff En cas d’urgence, la différence reste marquée entre les sections communales de Belle-Fontaine et Nouvelle Touraine, qui feront plutôt appel à un médecin feuille, et celles de Bongars et Grand Fond qui se rendront au dispensaire ou à l’hôpital. IV.12 – Accès aux médicaments (Source : Enquête AMDLK, 2007) Le constat fait plus haut reste valable pour l’accès aux médicaments. Les habitants des sections communales de Belle Fontaine et Nouvelle Touraine utilisent plutôt les feuilles alors que les habitants de Bongars et Grand Fond utilisent les médicaments. IV.13 – Acteurs non étatiques Organisation Partenaires sur le terrain Montant engagé (USD) au 9/30/2007 Décaissement (USD) au 9/30/2007 Date de signature de l’accord Date de fermeture de l’accord Objet Département/commune 70 USAID MSH – Management Sciences for Health 12.936.754 1.365.200 8/3/2007 8/2/2010 Le projet de services de santé de base compte fournir des services à approximativement 50 % de la population haïtienne sur la période de 2007-2010. Ces types de services incluent le dépistage du virus HIV et de la maladie du SIDA, le traitement et la prise en charge, le traitement et la détection de la Tuberculose, la prise en charge de la mère et de l'enfant, et la fourniture de services liés à la planification familiale. Département du Nord (Acul du Nord, Borgne, Cap-Haïtien, Dondon, La Victoire, Pignon, Plaine du Nord, Ranquitte, St-Raphaël) Département du Nord-Est (Fort-Liberté, Capotille, Ouanaminthe, MombinCrochu, Mont-Organisé, Ste-Suzanne, Vallières) Département du Nord-Ouest (Anse-à-Foleur, Baie de Haine, Port-de-Paix) Département du Sud (Les Anglais, Ile-à-Vache, Les Cayes, Cavaillon, Plaisance du Plan de développement local de la commune de Kenscoff Sud) Département du Sud-Est (Bainet, Thiotte) Département de l'Ouest (Arcahaie, Cornillon, Thomazeau, Cité Soleil, PétionVille, Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Kenscoff, Léogane, Cabaret, Croix-desBouquets) Département de l'Artibonite (Gonaïves, St-Michel, Grande-Saline, Verrettes, Petite Rivière de l'Artibonite, Marchand Dessalines, St-Marc) Plateau Central (Belladère, Cerca-La-source, Savanette, Mirebalais, Maïssade) Département de la Grand'Anse (Jérémie, Abricots, Corail, Dame-Marie) Département des Nippes (l'Azile, Petit trou de Nippes, Anse-à-Veau) L’organisation internationale Concern World Wide, en accord avec le MSPP, appui le centre de santé de Kenscoff, à travers l’aménagement du local, la formation du personnel IST, le don de matériel… Le Programme alimentaire mondial (PAM) collabore avec le centre de santé de Kenscoff à la mise en œuvre d’un programme pour les enfants malnutris et les femmes enceintes. IV.14 – Priorités relatives à la santé définies par la population de Kenscoff (Source : Enquête AMDLK, 2007) La nuance se lit une fois de plus à Grand Fond. Alors que les habitants des autres sections communales s’expriment nettement pour la construction d’infrastructures de santé, Grand Fond présente des réponses plus mitigées. A l’échelle de la commune, l’enquête révèle que : 59% des habitants souhaitent la construction d’un dispensaire 16% la création d’une pharmacie 13% la formation du personnel de santé 8% l’éducation à l’hygiène 4% se prononcent pour la réalisation d’une campagne de vaccination pour les enfants 71 Plan de développement local de la commune de Kenscoff V – ENVIRONNEMENT DOMESTIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF V.1 – Approvisionnement en eau Selon la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) Kenscoff est une commune dont l’accès à l’eau courante est modérément faible. V.1.1 – Origine de l’eau des ménages (Source : Enquête AMDLK, 2007) Les habitants de Bongars, Nouvelle Touraine et Sourçailles s’approvisionnement quasiment exclusivement en eau aux sources. Les habitants de Belle Fontaine s’alimentent tout aussi bien aux sources qu’aux rivières. Grand Fond dispose d’infrastructures telles que fontaines et canalisations. V.1.2 – Distance à la source d’approvisionnement en eau (Source : Enquête AMDLK, 2007) Retenons comme hypothèse que Nouvelle Touraine soit bien lotie en sources, cela expliquerait la faible distance parcourue. En moyenne les habitants de Belle Fontaine, Sourçailles et Bongars parcourent une distance de 30 minutes pour accéder au point d’approvisionnement en eau. 72 Plan de développement local de la commune de Kenscoff V.1.3 – Usages de l’eau Les ménages utilisent l’eau pour boire, faire la cuisine, se laver, faire la lessive, arroser… V.1.4 – Traitement de l’eau de boisson (Source : Enquête AMDLK, 2007) Le traitement de l’eau de boisson n’est pas une pratique courante surtout à Belle Fontaine et Nouvelle Touraine. A Grand Fond et Sourçailles, la chloration s’inscrit quand même dans les habitudes même si elle reste insuffisante. V.1.5 – Priorités relatives au domaine de l’eau définies par les habitants de Kenscoff (Source : Enquête AMDLK, 2007) Les priorités identifiées dans chaque section communale diffèrent ici grandement, et dépendent sans doute des réalités physiques du terrain. Certaines sections communales ont besoin de réservoirs pour disposer d’eau régulièrement tandis que d’autres focalisent leur attention sur l’aménagement d’un 73 Plan de développement local de la commune de Kenscoff système de distribution. La demande importante de formation au traitement de l’eau dans certaines sections montre que le manque actuel de traitement n’est pas dû qu’à un manque de volonté mais à un manque de connaissance, voire de moyens. Au niveau de la commune, l’enquête révèle que : 45% des habitants s’expriment pour l’aménagement d’un système d’adduction d’eau 31% pour la construction de réservoirs 16% pour la formation au traitement de l’eau 6% pour la protection des sources et bassins versants 2% pour une campagne de sensibilisation contre le gaspillage de la ressource en eau V.2 – Type de lieux d’aisances (Source : Enquête AMDLK, 2007) L’écart se confirme entre les sections communales rurales comme Belle Fontaine et Nouvelle Touraine où les besoins physiologiques se font dans la nature et Grand Fond où les latrines sont utilisées dans 75% des cas. Bongars et Sourçailles sont sur la voie de la latrinisation si on peut dire. V.3 – Mode de gestion des déchets ménagers La carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) montre que Kenscoff bénéficie d’un accès très faible à l’assainissement de base. Si l’on part du principe que jeter les déchets dans la nature ou ne pas les gérer revient au même, alors la route est encore longue pour assainir l’environnement. Dans la mesure où aucune solution valable et satisfaisante n’est offerte, les ménages se prennent en charge dans la mesure de leurs moyens et de leurs connaissances. 74 Plan de développement local de la commune de Kenscoff A l’échelle de la commune, 48% des ménages interrogés jettent les déchets dans la nature, 27% déclarent ne rien en faire, 18% produisent du fumier, 5% les brûlent, 1% les stockent, 1% les enterre. (Source : Enquête AMDLK, 2007) V.4 – Energie utilisée pour la cuisson (Source : Enquête AMDLK, 2007) Grand Fond se démarque largement par l’utilisation du charbon alors que les autres sections communales utilisent principalement voire exclusivement le bois. Seuls 5% des ménages interrogés se servent du gaz comme énergie de cuisson. Ils habitent Grand Fond. 75 Plan de développement local de la commune de Kenscoff V.5 – Priorités relatives à l’environnement définies par les habitants de Kenscoff La construction de latrines remporte l’unanimité quelque soit la section communale. Vient ensuite le reboisement puis l’organisation d’une campagne de protection de l’environnement. (Source : Enquête AMDLK, 2007) Ces priorités se retrouvent à l’échelle de la commune puisque : 66% des personnes interrogées demandent la construction de latrines 20% une campagne de reboisement 8% une campagne de sensibilisation à la protection de l’environnement 4% la gestion des déchets ménagers solides 2% la formation d’agents de surveillance 76 Plan de développement local de la commune de Kenscoff VI – INFRASTRUCTURES ET COMMUNICATION VI.1 – Voies de communication Accès au centre bourg Un unique axe routier de 15,6 km mène à Kenscoff depuis Pétion-Ville. La route est dangereuse et encombrée à cause des camions qui transportent le sable et les roches des carrières de Boutilliers et de Kenscoff. Carte 11 : Axe routier menant à Kenscoff (Source : IHSI, Atlas censitaire 2003) Accès aux sections communales Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Sourçailles Grand Fond 77 Accès Carrefour – Rivière Froide – Nouvelle Touraine Jacmel – La Gossine – Nouvelle Touraine Kenscoff – Belot – Bongars Kenscoff – Godet – Carrefour Berthe Kenscoff – Robin Fermathe – Côteau Kenscoff - Gerlain Kenscoff – Dourette – Le Refuge – Obléon – Carrefour Konbit – Sourçailles Carrefour Konbit – Brouette – Diraisin – Carrefour Badjyo – Morne La Selle Carrefour Dourette – Deyè Savann (Robin) (Source : Enquête AMDLK, 2007) Plan de développement local de la commune de Kenscoff Transport en commun Section communale Nouvelle Touraine Bongars Sourçailles Grand Fond Station de départ Carrefour Dourèt Port-au-Prince Kenscoff Carrefour Dourette Station d’arrivée Carrefour Badjyo Belot Carrefour Badjyo Deyè Savann Tarif 25 gourdes 50 gourdes 30 gourdes 25 gourdes (Source : Enquête AMDLK, 2007) Au niveau des sections communales, l’accès se poursuit généralement à pied. Pour Belle Fontaine, il faut traverser Rivière Grise qui, lorsqu’elle est en crue, provoque la mort de plusieurs personnes qui sont emportées par le courant en tentant de la traverser. Le faible maillage des voies de communication entrave non seulement le quotidien des habitants de la commune mais limite aussi les échanges commerciaux et économiques, et notamment l’écoulement de la production agricole locale. Modes de déplacement A l’échelle de la commune, 89% des personnes interrogées déclarent se déplacer à pied et 10% utilisent les transports en commun. (Source : Enquête AMDLK, 2007) Au niveau des sections communales, on note le démarcage de Grand Fond où le réseau de transport en commun est mieux développé. En milieu rural, les déplacements se font à pied ou à cheval car le réseau routier est inexistant ou la configuration topographique n’en permet pas le développement. 78 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Durée moyenne des déplacements quotidiens Les habitants de Belle Fontaine passent en moyenne 3h00 dans les déplacements quotidiens, contre 1h30 pour les habitants de Grand Fond. (Source : Enquête AMDLK, 2007) VI.2 – Adduction en eau potable Système d’adduction en eau potable Le système géré par le Service National de l’Eau Potable (SNEP) couvre le bourg de Kenscoff et Fermathe, soit environ 43.000 habitants et concerne 3.500 abonnés. Les sections communales rurales ne sont pas desservies. Deux sources sont captées pour alimenter le système qui compte un réservoir de 120 m3 et deux conduites, l’une vers Kenscoff, l’autre vers Fermathe, une station de pompage et des bornes fontaines. L’eau est traitée au HTH. La chloration se fait en continu, chaque jour. Une désinfection a lieu deux fois par an. Zone Kenscoff (bourg) Fermathe (bourg) Fréquence de distribution Mardi/jeudi/samedi Lundi/jeudi/samedi Durée 1 à 2 heures 1 à 2 heures (Source : SNEP, 2007) Le bureau du SNEP localisé à Thomassin 25 fonctionne avec 1 ingénieur départemental, 3 vanniers, 1 opérateur (station de pompage), 1 gardien (station de pompage), 1 messager (distribution des bordereaux), 1 secrétaire, 1 administrateur, 1 ménagère, 1 chef de réseau, 3 plombiers et 4 manœuvres. Le département de l’Ouest dispose d’un seul véhicule. Le réseau est sous-dimensionné, la capacité de stockage est trop faible, la pression est trop forte, ce qui provoque le gaspillage en eau. Les prises clandestines constituent un manque à gagner important. 79 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Sources Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Sourçailles Sources 183 + de 25 Nombreuses Nombreuses Grand Fond + de 8 Captage 0 0 0 Source Obléon Source Pénaud Nan gwo roch Jacquette (Source : Enquête AMDLK, 2007) Citernes Bongars dispose de 5 citernes (Belot). Sourçailles compte plusieurs citernes privées. Il y a quelques citernes à Grand Fond. VI.3 – Electricité Les sections communales rurales n’ont pas accès au réseau d’EDH. Seul le centre bourg de Kenscoff et Fermathe peuvent se prévaloir d’une alimentation électrique aléatoire. VI.4 – Télécommunications Le bureau de la Téléco situé à Kenscoff est officiellement fermé pour causes de restructuration et de réparations. Selon la Téléco, jusqu’en juillet 2007, il y avait 1.965 lignes téléphoniques pour Laboule et Fermathe (indicatif : 255). Section communale Nouvelle Touraine Bongars Belle Fontaine Sourçailles Grand Fond Digicel X X 0 X X Voilà X X X X X Téléco 0 0 0 0 0 Cybercafé 0 0 0 4 2 (Source : Enquête AMDLK, 2007) A l’échelle de la commune, environ 38% des personnes interrogées ont au moins un téléphone portable. 2,25% des personnes interrogées utilisent internet. Elles habitent préférentiellement Grand Fond, Sourçailles. 80 Plan de développement local de la commune de Kenscoff VI.5 – Historiques des projets d’infrastructures # Projet Localité Engagement (Gourdes) Agriculture Eau Potable Sourçailles (3e Sect.) 1 967 625 Eau Potable Grand Fond (4e Sect.) 197 712,90 Eau Potable Grand Fond (4e Sect.) 2 824 470 Eau Potable Grand Fond (4e Sect.) 218 492,40 Eau Potable Education Grand Fond (4e Sect.) 3 121 320 Sourçailles (3e Sect.) 94 227,08 Sourçailles (3e Sect.) 1 884 541,51 Kenscoff 1 841 336,72 Kenscoff 92 066,84 Secteur Agriculture Projet de Mobilisation des Enfants des Ecoles dans la lutte pour la sauvegarde 1 de l'Environnement Construction de 30 Citernes Familiales à 2 Corail/Kenscoff Construction de 30 Citernes Familiales à 3 Corail/Kenscoff Construction de 30 citernes familiales à 4 Lefèvre/Kenscoff Construction de 30 citernes familiales à 5 Lefèvre/Kenscoff Réhabilitation de l'Ecole Nationale Education 6 Technique de Kenscoff Réhabilitation de l'Ecole Nationale 7 Technique de Kenscoff Education Réhabilitation de l'Ecole Nationale Marie 8 Louise de Jésus Education Réhabilitation de l'Ecole Nationale Marie 9 Louise de Jésus Education Réhabilitation de l'Ecole Communautaire Education 10 de Robin Réhabilitation de l'Ecole Communautaire 11 de Robin Education Mobilier pour Ecole Nationale Technique 12 de Kenscoff Education Mobilier pour Ecole Marie Louise de 13 Jésus Education Mobilier pour Ecole Communautaire de Education 14 Robin Mobilier pour Ecole Nationale de Galette Education 15 Chambon Transport Réhabilitation de 5 km de Routes Carrefour Godé-Carrefour Berthe 16 /Kenscoff Transport Grand Fond (4e Sect.) 2 796 919,53 Grand Fond (4e Sect.) 139 845,98 Kenscoff 185 912 Kenscoff 324 624 Kenscoff 482 890 Kenscoff 336 024 Bongars (2e Sect.) 17 786 165,95 (Source : FAES, 2007) 81 Plan de développement local de la commune de Kenscoff VI.6 – Priorités relatives aux infrastructures définies par les habitants de Kenscoff A l’échelle de la commune : 66% des personnes interrogées souhaitent l’aménagement de routes 25% l’électrification de leur zone d’habitation 6% le développement des transports en commun 3% la création de cybercafés Au niveau local, Grand Fond se distingue en mettant la priorité sur l’électrification alors que les autres sections communales privilégient la construction de routes. (Source : Enquête AMDLK, 2007) 82 Plan de développement local de la commune de Kenscoff VII – ENGAGEMENT CITOYEN (Source : Enquête AMDLK, 2007) L’engagement citoyen se traduit à travers le devoir électoral. Peu d’habitants interrogés sont membres d’organisation même s’ils participents volontiers à des réunions. Payer ses impôts comme l’impôt locatif par exemple n’est pas une habitude bien ancrée même si 94% des personnes interrogées se disent prêtes à payer les taxes pour financer les actions qu’elles ont ellesmêmes définies comme prioritaires. 83 Plan de développement local de la commune de Kenscoff AXES STRATÉGIQUES DE DÉVELOPPEMENT I – ANALYSE DES PROBLÈMES Les forces, faiblesses, opportunités et menaces ont été définies par le Comité de Gestion Communal à l’occasion d’une session de formation. I.1 – Forces et faiblesses de la commune de Kenscoff On entend ici par forces le potentiel à valoriser sur la commune. Les faiblesses sont au contraire les contraintes endogènes qui constituent un obstacle au développement de la commune. Forces Faiblesses Environnement Climat frais Exploitation anarchique des carrières de sable Paysages de qualité Déboisement Conscience que la protection de l’environnement est Erosion Urbanisation non maîtrisée indispensable Pollution de l’eau, du sol et de l’air Population Population jeune Intégration sociale et économique de la jeunesse non planifiée Incivilités, maque d’éducation civique Education er ème Existence d’établissements préscolaires, 1 et 2 Fort taux d’analphabétisme cycle, secondaires Etablissements scolaires en quantité insuffisantes Manque de formation des maîtres Nombreux établissements précaires et non aménagés Répartition inégale des établissements scolaires sur le territoire Manque de centres de formation professionnelle Faible taux de scolarisation en milieu rural Faible niveau d’études en milieu rural Loisirs Existence de quelques terrains de football Absence de bibliothèque Absence de cinéma Absence de théâtre Activités économiques Artisans Manque d’encadrement des artisans Existence de plusieurs marchés locaux Peu de diversification des activités économiques Tourisme Existence de structures d’accueil touristique de qualité Manque de communication et de promotion du territoire Climat frais et agréable Absence de structure d’informations touristiques Potentiel touristique : circuits de randonnées, bassins, Pas de maîtrise du flux touristique points de vue, panoramas… Artistes peintres Boutiques d’artisanat 87 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Forces Faiblesses Agriculture Climat favorable à l’agriculture maraîchère Techniques agricoles archaïques et inadaptées Production agricole diversifiée Main d’œuvre agricole peu qualifiée Marché existant pour l’écoulement des produits Utilisation massive d’engrais et pesticides agricoles (métropole) Pas de conservation ou de transformation de la production agricole Existence d’organisations de base dynamiques Existence de plusieurs marchés locaux Outillage insuffisant et inadapté Existence de compétences et de savoir-faire Manque de boutiques agricoles Proximité des institutions liées à l’agriculture Insuffisance du nombre d’agents vétérinaires formés (MARNDR, INARA…) Absence de pharmacies vétérinaires Pas d’agents agricoles Pauvreté des paysans Baisse de la fertilité des sols Dégradation des sols Cultures et élevage touchés par les maladies et parasites Pas de vaccination systématique du bétail Gaspillage dû aux mauvaises conditions de transport des marchandises périssables Recul marqué des superficies cultivées au profit de la construction de résidences Accès à l’eau difficile Pas de gestion organisée de l’espace (plan d’occupation des sols) Accès au crédit limité Absence de structures de stockage des produits agricoles Spéculation foncière Pénibilité du travail Approvisionnement en intrants irrégulier Mauvaise qualité des semences Santé Existence d’infrastructures de santé Accès limité aux soins surtout en milieu rural reculé Existence d’un plan communal cadre pour la santé Peu d’agents de santé formés Pas de service d’urgences chirurgicales Nombreux cas d’infection respiratoire aigüe Accès limité aux médicaments Lieux d’aisances La majorité des habitants satisfait ses besoins physiologiques dans la nature Peu de latrines Gestion des déchets ménagers Production de fumier Pas de gestion des déchets Infrastructures Voies de communication insuffisantes Isolement des sections communales les plus reculées Ecart marqué entre le centre urbain et le milieu rural Alimentation électrique aléatoire en milieu urbain 88 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Forces Faiblesses Approvisionnement en eau Nombreuses sources Accès à l’eau potable insuffisant Réseau hydrographique important Peu de traitement de l’eau de boisson Peu de citernes Réseau inadapté Prises clandestines sur le réseau Faible capacité de stockage Communication Bonne couverture du réseau téléphonique mobile Accès limité à l’information et aux nouvelles technologies Absence de radio communautaire Individualisme Peu de cybercafés Gestion communale Les élus locaux et la société civile sont impliqués dans Assiette fiscale une dynamique de développement local Pas de maîtrise foncière Formation de CLC et d’un CGC Communication aléatoire entre la mairie et les CASEC Formation du CGC aux enjeux du développement Manque de moyens matériels local, la gestion de projets, le marketing, la Marché foncier intense qui se manifeste par des niveaux communication… très élevés des prix Mobilisation des acteurs locaux autour du plan de développement local I.2 – Opportunités et menaces Les opportunités sont définies comme les éléments exogènes positifs pouvant avoir un impact positif sur le développement de Kenscoff. A contrario les menaces sont les éléments exogènes négatifs pouvant constituer un obstacle au développement de la commune. Opportunités Politique nationale de relance de la production nationale Coopération bilatérale entre Haïti et le Brésil dont un volet intéresse Kenscoff (banque d’intrants…) Coopération décentralisée Décentralisation Ouverture vers l’extérieur Mise en réseau avec des partenaires locaux et internationaux Projet de l’USAID « Management Sciences for Health » Intervention de l’organisation internationale Concern Worldwide au centre de santé de Kenscoff Intervention du PAM auprès des enfants malnutris et des femmes enceintes Interventions du FAES pour l’amélioration des infrastructures Proximité des centres décisionnels (capitale) 89 Menaces Pression démographique de la métropole Déboisement Erosion des sols Glissements de terrain Insécurité Exode rural Cyclones Inondations Sècheresse Maladies des cultures et du bétail Perte des repères culturels des jeunes Concurrence des produits agricoles importés Plan de développement local de la commune de Kenscoff I.3 – Identification des problèmes Les travaux des tables sectorielles, du CGC et des CLC et l’analyse des résultats du diagnostic ont permis d’identifier les problèmes principaux de la commune qui sont présentés dans le tableau synthétique suivant. Domaines Problèmes Pas de transformation des produits agricoles Pas de conservation des produits agricoles Utilisation massive d’engrais et de pesticides Manque de formation des producteurs Utilisation limitée de fumier et engrais naturel Faible rendement des surfaces agricoles Dégradation de l’environnement Baisse de la fertilité des sols Outillage insuffisant et inadapté Techniques archaïques et inadaptées Maladies et parasites Mauvaise qualité des semences Accès à l’eau difficile Pression démographique Pas de gestion organisée de l’espace Pas de structures de crédit Pas de garantie Agriculture Spéculation foncière Accès au crédit limité Accès aux intrants difficile 90 Causes Pas d’infrastructures de transformation Manque de connaissances sur les techniques de transformation Manque de connaissance sur les débouchés potentiels et les marchés existants Manque de dynamique de recherches et développement du secteur agricole au niveau local Manque de connaissance sur les techniques de conservation Conditions climatiques défavorables Pas de capacité de stockage (type chambre froide, unité de séchage…) Approvisionnement irrégulier Manque de boutiques agricoles Transport Plan de développement local de la commune de Kenscoff Conséquences Gaspillage des produits agricoles sur place ou lors du transport Saisonnalité Prix bas Production peu concurrentielle Marché restreint Faible revenu des producteurs Gaspillage des produits agricoles sur place ou lors du transport Saisonnalité Prix bas Production peu concurrentielle Marché restreint Faible revenu des producteurs Pollution des sols et des cours d’eau Dépenses importantes pour les producteurs Baisse de la rentabilité de l’exploitation Faible revenu des producteurs Pénibilité du travail Recul des superficies cultivées au profit de la construction de résidences Limite du développement agricole Pas d’investissement Faible rendement des surfaces agricoles Faible revenu des producteurs Pénibilité du travail Domaines Problèmes Maladies et parasites Agriculture Nombre insuffisant d’établissements scolaires Education Nombre insuffisant d’enseignants Manque de compétences des maîtres Accès limité aux soins, surtout en milieu rural Santé Faible accès aux médicaments Manque d’infrastructures de santé en milieu reculé Manque de moyens Manque d’infrastructures routières Manque de formation du personnel de santé Distance Coût Urbanisation non maîtrisée Pas de gestion de l’espace Manque d’autorité Précarité Impunité Exploitation illégale des ressources naturelles Précarité Absence d’autorité Impunité Absence de conscience éco citoyenne Pas d’éducation à l’environnement Pas d’application des lois sur l’environnement Environnement 91 Causes Insuffisance du nombre d’agents vétérinaires formés Manque d’agents agricoles Absence de pharmacie vétérinaire Manque de formation des producteurs Manque de planification Manque de moyens Manque de mobilisation des responsables et parents d’élèves Faible attractivité de la zone Faible motivation salariale Peu de compétences locales Manque de moyens Manque de formation Plan de développement local de la commune de Kenscoff Conséquences Baisse de la qualité de la production Baisse de la rentabilité de l’activité Découragement Faible taux de scolarisation Augmentation du risque de délinquance juvénile Exode rural Faible qualité de l’enseignement Faible qualité de l’enseignement Nombreux cas d’infection respiratoire aigüe Mortalité en couche Peu de connaissance sur l’hygiène de base Pas de prise en charge des urgences Utilisation des techniques traditionnelles Achat de médicaments périmés dans la rue Spéculation foncière Augmentation des risques d’érosion et de glissement de terrain Manque à gagner pour la commune en impôt locatif Dégradation de l’environnement Taxes non perçues Augmentation des risques d’accidents du travail et routiers Augmentation du nombre d’actes d’incivilité Délinquance Dégradation du cadre de vie Maladies Pollutions Domaines Eau et assainissement Problèmes Accès à l’eau potable insuffisant Pas de gestion des déchets solides ménagers Nombre de latrines insuffisant Transport Isolement des localités les plus reculées Faibles revenus fiscaux Gestion communale Manque de communication entre la mairie et les CASEC Production artisanale non valorisée Activités économiques Loisirs 92 Pas de structures d’accueil, de rencontres, de divertissements et de connaissances Causes Non captage des sources Système d’adduction d’eau potable inadapté Manque de formation à l’hygiène et au traitement de l’eau Faible capacité de stockage (citernes) Pas de planification Manque de sensibilisation des habitants Manque de moyens Manque de sensibilisation des habitants Insuffisance et mauvais état des infrastructures routières Manque de concertation Manque de planification Manque de moyens Manque de mobilisation des habitants Pas de maîtrise foncière Manque de ressources humaines Manque de planification Manque d’autorité Faible recouvrement du paiement des impôts et taxes Manque de planification Divergences politiques Manque de motivation Manque de formation Manque d’encadrement des artisans Manque d’outillage Manque de formation Eloignement des sites de production Pas de planification Pas de mobilisation des acteurs locaux Manque de moyens Plan de développement local de la commune de Kenscoff Conséquences Maladies (diarrhée, dermatoses…) Corvée d’eau pour les femmes et les enfants Pollutions Maladies Dégradation du cadre de vie Erosion de la dignité humaine Maladies Pollutions Enclavement économique, social et sanitaire Difficultés d’approvisionnement en produits de première nécessité Pénibilité des transports de marchandises à dos d’homme, de femme et d’enfant Accidents Assiette fiscale déséquilibrée Faible capacité d’investissement Faible autonomie financière de la mairie Déresponsabilisation des autorités locales Perte de cohérence des actions engagées Faible capacité à faire pression sur l’Etat et les habitants pour revendiquer et engager des actions d’envergure Faible qualité de la production Faible commercialisation Manque à gagner pour les artisans Pas de création d’emplois Faible sentiment d’appartenance Délinquance Incivilités II – AXES STRATÉGIQUES DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE DE KENSCOFF II.1 – Inscription du plan de développement local de la commune de Kenscoff dans la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté Le plan de développement local de la commune de Kenscoff tient compte de la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) et s’inscrit en plein dans la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté dans la mesure où le plan de développement local de la commune de Kenscoff repose sur : • • • • • • • • • • • La valorisation de la production agricole locale, de la production à la commercialisation, La promotion du territoire et des ressources locales, Le développement du tourisme respectueux de l’environnement, Le développement des infrastructures (routes, électricité), L’amélioration de l’accès aux services sociaux de base : éducation, santé, eau potable et assainissement, L’intégration sociale et économique de la jeunesse, L’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, La protection de l’environnement, L’encouragement de la création d’emplois et des initiatives entrepreneuriales, Le renforcement des capacités de la commune à gérer le territoire … II.2 – Vision globale de la commune à l’horizon 2033 En 2033, Kenscoff sera une commune de référence, ouverte sur l’extérieur, accueillante, harmonieuse, paisible, propre, où les habitants ont accès aux services sociaux de base, où la jeunesse est force de création et d’innovation, où les touristes viennent profiter avec plaisir d’une nature préservée qui côtoie une agriculture productive et durable. 93 Plan de développement local de la commune de Kenscoff II.3 – Axes stratégiques d’intervention Les axes d’intervention sont transversaux. Ils déterminent l’orientation des actions à entreprendre pour dénouer la situation actuelle de la commune. Axe 1 : Axe 2 : Axe 3 : Axe 4 : Axe 5 : Axe 6 : Axe 7 : Axe 8 : Valoriser les ressources locales Faciliter l’accès aux services sociaux de base pour tous les habitants de la commune Favoriser l’intégration sociale et économique des jeunes de la commune Promouvoir le territoire Améliorer les voies de communication Encourager la création d’emplois et l’initiative entrepreneuriale Améliorer l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication Restaurer l’environnement naturel II.4 – Actions définies comme prioritaires pour le développement de Kenscoff Les objectifs (généraux et spécifiques) ont été définis par les tables sectorielles. Les actions ont été définies par les tables sectorielles et les CLC (sources). Elles ont ensuite été validées par le CGC. Les coûts ont été partiellement estimés en gourdes par les tables sectorielles et les CLC en fonction des projets qu’ils envisagent pour la commune (ampleur, localisation, détails…). Les coûts estimatifs sont donnés à titre strictement indicatif. Ils ne doivent en aucun cas être considérés comme la base d’un budget prévisionnel. Certains coûts ne sont pas indiqués afin de ne pas induire le lecteur en erreur, car de trop nombreux paramètres techniques entrent en ligne de compte. Ils pourront être définis avec précision ultérieurement au moment de l’élaboration du projet proprement dit. 94 Plan de développement local de la commune de Kenscoff II.4.1 – Éducation Objectif général Objectifs spécifiques Promouvoir l’éducation de base des enfants de 6 à 15 ans au cours des 10 prochaines années, dans toute la commune. Augmenter de 20% l’an le nombre d’alphabétisés de 16 à 34 ans. 1. Identifier et encadrer les écoles existantes dans chacune des 5 sections communales ; 2. Construire au moins un complexe éducatif dans chacune des 5 sections communales ce, pour résoudre les problèmes liés à l’inaccessibilité des enfants dans les écoles existantes, en raison de l’éloignement et l’éparpillement des habitations ; 3. Augmenter le nombre de maîtres dans les écoles de la commune de Kenscoff ; 4. Organiser des séances de formation continue pour les maîtres d’écoles en vue d’améliorer la qualité de l’enseignement dans les sections communales et au centre ville ; 5. Standardiser la qualité de l’enseignement au niveau de toutes les écoles de la commune de Kenscoff ; 6. Renforcer la capacité des collectivités territoriales (Mairie, CASEC) aux fins de contrôler, superviser la qualité de l’enseignement dispensé dans les écoles de la commune de Kenscoff et promouvoir des rapports harmonieux entre écoles, parents et enseignants ; 7. Instituer dans les écoles de la commune des cours sur l’appréciation des valeurs spécifiques à la collectivité de Kenscoff (artistique, culturelle, morale, géographique, historique et environnementale) ; 8. Mettre graduellement à la disposition des élèves les nouvelles technologies de l’information ; 9. Elaborer des curricula susceptibles de contribuer à la formation des enfants (dans les salles de classe) et des jeunes (dans les centres d’alphabétisation) sur les spécificités de la commune dans les domaines de l’environnement et du tourisme ; 10. Multiplier les centres d’alphabétisation qui fonctionnent dans la commune de concert avec la Secrétairerie d’Etat Titre et description de l'action Construction d'une école fondamentale Construction de 9 écoles primaires Section communale Localité Grand Fond Robin Grand Platon (1), Bois Lance Belle Fontaine (3) (1), Gélin (1) Grand Fond (2) Bernard (1), Coteau (1) Nouvelle Touraine Caille Chemin (1), Dissainte (3) (1), Doplaton (1) Sourçailles (1) Obissa-Bourette 1 CLC : Comité local de coordination TS : Table sectorielle 2 Coût estimatif : en gourdes 95 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Groupes ciblés 1.200 enfants 300 + 250 + 500 enfants 400 + 300 enfants 1.800 + 1.200 + 1.500 élèves 240 élèves Partenaires CASEC 1 Source CLC Coût estimatif 58.400.000 CLC 179.550.000 CASEC CLC 79.800.000 Elus locaux CLC 227.500.000 OCDB, CASEC CLC 13.680.000 2 Titre et description de l'action Section communale Bongars (2) Construction de 6 écoles secondaires Réhabilitation de 10 écoles communautaires Nouvelle Touraine (3) Sourçailles (1) Bongars Réparation de l'école nationale des Orangers Sourçailles Localité Bongars (1), Carrefour Berthe (1) Doplaton (1), Caille Chemin (1), Dissainte (1) Furcy (1) 96 Plan de développement local de la commune de Kenscoff 900 + 900 + 600 enfants 1.500 élèves Thébaud 10.000 jeunes Belle Fontaine (75) Bongars (100) 6.000 écoliers Qui Croit, Carrefour Berthe, Source Roseau, Perdu Temps, Plaisir, Palmiste Obio, Invité, 6.000 écoliers Roche Legoi, Barrouette, Tête Morne Création d'une école professionnelle agricole Centre ville Programme de formation pédagogique pour 175 enseignants Groupes ciblés Partenaires Elus locaux, mairie Source Coût estimatif CLC 74.100.000 Elus locaux CLC 222.300.000 CUJEF, CASEC CLC 85.500.000 Autorités locales CLC 38.000.000 CLC 4.200.000 TS 76.000.000 CLC 2.000.000 CLC 2.500.000 COODES, CASEC Mairie 75 enseignants Carrefour Berthe, Bongars 100 enseignants Autorités locales II.4.2 – Santé Objectif général Objectifs spécifiques Titre et description de l'action Construction d'un hôpital Construction de 5 dispensaires Améliorer l’accès aux soins de référence à l’ensemble de la population de Kenscoff Améliorer la qualité de l’offre de soins médicaux Réhabiliter et construire des infrastructures sanitaires dans les zones les plus reculées Améliorer la formation du personnel de santé Faciliter l’accès aux médicaments Section communale Centre ville (1) Partenaires Mairie Cateno (1) 5.000 habitants CASEC Bongars (1) Rezencourt (1) 15.000 habitants CASEC Nouvelle Touraine (2) Lamarque (1), Caille Chemin (1) 10.000 habitants Elus locaux Sourçailles (1) Mangoyette (1) 3.000 habitants COODES, OCDB, CASEC Source TS CLC TS CLC CLC Carrefour Berthe (1), Roche Legoi (1) Mahotière (1), Lefèvre (1), Siwèl (1) Bongars (1), Carrefour Berthe (1) 15.000 habitants CASEC 1.500 + 1.000 + 1.000 habitants CASEC, MOJAK 4000 habitants ODAI, autorités locales CLC Nouvelle Touraine (2) Lamarque (1), Caille Chemin (1) 10.000 habitants Elus locaux CLC Sourçailles (1) Belle Fontaine (2) Belle Fontaine (50) Caille Blain (1) Grand Platon (1), Cateno (1) 3.000 habitants 10.000 habitants COODES, OPF CASEC CLC 15.000 habitants CASEC Construction de 5 centres de santé Grand Fond (3) Bongars (2) Bongars (50) Formation de 170 agents de santé Nouvelle Touraine (20) Sourçailles (50) 97 Groupes ciblés 40.000 habitants Belle Fontaine (1) Bongars (2) Création de 7 pharmacies Localité Qui Croit, La Hatte, Platon Bongars, Rezencourt, Bois Major, Carrefour Berthe, Petite Place, Bolosse Lamarque, Barret, Coupin, Doplaton, Sonice, Trou d'Eau, Méçant, Rebejo, Bienvenue, Cafort Furcy Plan de développement local de la commune de Kenscoff TS CLC CLC CLC CLC CLC 10.000 habitants Elus locaux CUJEF, OPF, COODES, CASEC CLC Coût estimatif II.4.3 – Agriculture Objectif général Objectifs spécifiques Augmenter les revenus des agriculteurs de Kenscoff par l’optimisation des systèmes de production et de commercialisation des produits Développer une agriculture respectueuse de l’environnement Renforcer les capacités des producteurs en gestion Faciliter l’accès aux intrants Faciliter l’accès au crédit Limiter les maladies sur les cultures et l’élevage Valoriser la production agricole par des techniques adaptées de conservation et de transformation Titre et description de l'action Sélection semencière ou production artisanale de semences améliorées Introduction de 100 petits poulaillers modernes de production d'œufs de table en milieu rural Recherche et développement de nouvelles techniques de production, de conservation et de commercialisation des produits agricoles Construction d'une chambre froide pour la conservation des produits maraîchers Promotion de l'agriculture biologique Section communale 5 sections communales 5 sections communales Localité Groupes ciblés Producteurs 100 familles Source COFRADEP CLC GATAPHY CLC 5 sections communales CLC Producteurs maraîchers 3.000 producteurs Nouvelle Touraine Caille Chemin Grand Fond Corail Nouvelle Touraine Nouvelle Touraine Belle Fontaine (1) Bakey (1) 6.000 producteurs Bongars (1) Carrefour Berthe (1) 9.000 producteurs Centre ville (1) Grand Fond (2) Robin (1), Guibert (1) Nouvelle Touraine (2) Doplaton (1), Caille Chemin (1) Création de 9 boutiques d’intrants agricoles 3.000 + 2.000 producteurs 10.000 producteurs Sourçailles (2) Obléon (1), Caille Blain (1) 3.200 producteurs Mise en place d'un crédit agricole Belle Fontaine Cateno Création d'une coopérative agricole Centre ville 98 Partenaires Plan de développement local de la commune de Kenscoff Elus locaux CLC COFRADEP Elus locaux, COFRADEP CLC CLC CLC CASEC CLC Mairie TS MOJAK CLC Elus locaux CLC KFO, APF, CUJEF, COODES, ADKB, OCDB CLC 8.000 producteurs CLC COFRADEP TS Coût estimatif Titre et description de l'action Création d'un centre de transformation des produits agricoles et d'artisanat Création d'un atelier de transformation des fruits (pêches, prunes) Installation d'un moulin à pistaches Installation d'un moulin à maïs Section communale Localité Groupes ciblés Partenaires Source TS Centre ville Centre ville COFRADEP Sourçailles Furcy CUJEF Belle Fontaine Cateno 8.000 habitants CLC Belle Fontaine Cateno 8.000 habitants CLC Belle Fontaine (10) Bongars (20) Formation de 50 agents vétérinaires Grand Fond (10) Nouvelle Touraine (10) Création d'une pharmacie vétérinaire 99 Nouvelle Touraine Plan de développement local de la commune de Kenscoff CLC CLC Qui-Croit, Barouette, Rezencourt, Pélicier, La Hatte, Platon Bongars, Carrefour Berthe Robin Barret, Doplaton, Messant, Lamarque, Rebejo, Bienvenue Doplaton 10.000 éleveurs CLC CLC CLC Elus locaux CLC Coût estimatif II.4.4 – Activités économiques Objectif général Objectifs spécifiques Dynamiser la vie économique locale Favoriser l’accès des jeunes au marché du travail Encourager les initiatives locales et la création d’entreprises Promouvoir les produits locaux et le territoire Faciliter la commercialisation des produits locaux Titre et description de l'action Construction de 2 centres d'apprentissage (ébénisterie, cuisine, couture…) Section communale Belle Fontaine (1) Localité Cateno (1) Groupes ciblés 2.000 jeunes Bongars (1) Bolosse (1) 800 jeunes Formation de 10 guides écotouristiques Réhabilitation du marché communal de Kenscoff Construction d'un marché communautaire 5 sections communales Partenaires CASEC, UJAC, ORPABO, ODAI Source CLC Coût estimatif CLC GAFE 1.365.000 Centre ville Centre ville Mairie TS Bongars Bolosse Elus locaux CLC Construction d'un parc à bestiaux Centre ville Centre ville Mairie TS Construction d'un marché de légumes Centre ville Centre ville Mairie TS Construction d'un marché public Création du site internet de la commune + formation webmaster Grand Fond Fermathe CASEC CLC Mairie GAFE 150.000 GAFE 1.950.000 GAFE 975.000 Création de supports de communication et de promotion du territoire et du terroir (dépliants, brochures thématiques…) Création d'un office de tourisme + formation du personnel 100 Centre ville Plan de développement local de la commune de Kenscoff Centre ville Mairie, opérateurs du tourisme, producteurs, entreprises Mairie, opérateurs du tourisme II.4.5 – Environnement Objectif général Objectifs spécifiques Améliorer les conditions de vie de la population de la commune de kenscoff par la création d'un cadre de vie qui soit, écologiquement sain, socialement équilibré et économiquement viable. Accompagner les CASECs, ASECs et la mairie dans l'application des lois relatives à la protection de l'environnement. Renforcer et encadrer les groupes et les assocuiations locaux de protection et de réhabilitation de l'environnement. Créer un réseau d'organisations locales oeuvrant dans le domaine de l'environnement; Sensibiliser la population à l'education environnementale, au civisme et à la citoyenneté. Rendre effective l'éducation environnementale dans le curriculum des écoles de la commune. Inciter la mairie à prendre des arrêtés minicipaux obligeant les planteurs et les éleveurs à respecter les techniques culturales et d’élevage. Gérer les déchets solides, ménagers et les eaux usées de la commune. Promouvoir les énergies renouvelables sur tout le terrritoire de la commune. Préparer un plan de latrinisation pour la commune. Réintroduire dans la commune les gardes et agents forestiers. Créer des centres d’éducation à l’environnement sur le territoire de la commune. Créer des espaces verts dans la commune. Concevoir et réaliser des projets de protection de l’environnement : reboisement, protection des espèces indigènes et introduites, aménagements de bassins versants des rivières et des ravines, conservation des sols agricoles, protection des cultures organiques, protection de la biodiversité. Titre et description de l’action Organisation d’une campagne de sensibilisation à la protection de l’environnement Organisation de 3 jours de sensibilisation sur la protection de la ressource en eau Diffusion d’une émission éducative environnementale Création d’un réseau d’écoles vertes Mise en réseau des organisations communautaires travaillant dans le domaine de l’environnement Création d’un centre d’éducation à l’environnement Création d'une forêt communale Promotion des énergies renouvelables Projet pilote de gestion des déchets solides ménagers 101 Section communale Localité Groupes ciblés Partenaires 5 sections communales Sourçailles Source TS Furcy 150 membres associatifs OPF, MDJ CLC 5 sections communales TS 5 sections communales TS 5 sections communales TS Sourçailles Viard Scolaires, parascolaires, visiteurs… Wynne Farm 5 sections communales 5 sections communales Centre ville Plan de développement local de la commune de Kenscoff Coût estimatif TS TS TS GAFE, Oxfam Québec, mairie TS 5.479.828 Titre et description de l'action Aménagement d'un centre d'enfouissement technique des déchets ménagers solides Mise en place d'une unité de fabrication de briquette en papier Construction de deux lacs collinaires Formation de 200 animateurs en environnement Section communale Centre ville Formation des producteurs et des éleveurs aux techniques agricoles respectueuses de l'environnement Belle Fontaine Implantation de huit pépinières d'arbres forestiers Bongars et fruitiers Reboisement de 1.500 hectares en arbres fruitiers Nouvelle Touraine et arbres forestiers (pin, grivilia, arocaya, siprè…) 102 Partenaires Mairie Centre ville TS TS TS Carrefour Berthe, Pelicier, Platon Bongars, La Hatte, Rezencourt Elus locaux, UJAC, ODAI, ORPABO 200 producteurs Qui Croit (1), La Hatte (1), Barouette (1), Platon Bongars (1), Prévitaire (1), Roche Legoi (1), Rezencourt (1), Petite Place (1) Bienvenue, Cafort, Rébejo, Coupin, Lamarque Sourçailles Sourçailles Belle Fontaine Bois Lance (6), Dilavoir (5), Bakey (10), Grand Platon (10), Derrière Morne (10), Fatigue (5) Plan de développement local de la commune de Kenscoff Source TS Belle Fontaine (1) Nouvelle Touraine (1) 5 sections communales Bongars Reboisement de 46 carreaux Groupes ciblés 5 sections communales Formation de 100 agents environnementaux Reboisement de 25 carreaux en arbres fruitiers (chadèques, oranges, citrons) Localité CLC CLC Elus locaux, ODAI, UJAC, ORPABO CLC Elus locaux CLC CUJEF, OPF, COODES, OCDB, CASEC CLC CLC Coût estimatif II.4.6 – Eau et assainissement Objectif général Objectifs spécifiques Titre et description de l'action Améliorer l’environnement sanitaire des familles de Kenscoff Augmenter le nombre de sources captées sur la commune de Kenscoff Augmenter le nombre de latrines sur la commune de Kenscoff Augmenter la capacité de stockage de l’eau sur la commune Réduire la pénibilité de la corvée d’eau, surtout pour les femmes et les enfants Réduire le temps consacré à la corvée d’eau Section communale Belle Fontaine (600) Bongars (400) Construction de 2.850 latrines familiales Grand Fond (250) Nouvelle Touraine (1.400) Construction de 310 citernes familiales Groupes ciblés Partenaires Source Coût estimatif 600 familles CASEC, élus locaux CLC 15.960.000 400 familles Elus locaux CLC 9.120.000 250 familles MOJAK CLC 5.700.000 1.400 familles Elus locaux CLC 34.580.000 CLC 4.560.000 Sourçailles (200) Ti Boucan (50), Thébaud (50), Mahotière (50), Nan Tousen (50) 200 familles CUJEF, OPF, NKT, COODES, CASEC Belle Fontaine (70) Dilavoir (30), Flandrin (30), Gélin (10) 70 familles Elus locaux CLC 8.699.390 240 familles ODAI, UJAC, Elus locaux CLC 27.114.960 80 familles CASEC, MOJAK CLC 9.120.000 48 familles COODES, OCDB, CUJEF, NTK CLC 5.472.000 Bongars (240) Grand Fond (80) Construction de 128 réservoirs familiaux Sourçailles (48) 103 Localité Dilavoir (100), Place Nègre (100), Grand Platon (100), Grand Rivière (100), Bois Lance (100), Gélin (100) La Hatte (50), Carrefour Berthe (100), Petite Place (50), Barouette (30), Perdu Temps (20), Platon Bongars (30), Rezencourt (50), Bois Major (40), Source Roseau (30) Robin, Guibert, Lefèvre Caille Chemin (200), Lamarque (200), Doplaton (200), Béthel (50), Barret (200), Sonice (150), Dissainte (250), Coupin (150) Carrefour Berthe (100), Barouette (10), Palmiste Obio (10), Rezencourt (50), Rosier (50), La Source (10) Mahotière (10), Bernard (10), Siwèl (10), Derrière Savane (10), Guibert (10), Fermathe (10), Lefèvre (10), Dumusseau (10) Satier (12), Carrefour Badio (12), Parc Mouton (12), Mahotière (12) Plan de développement local de la commune de Kenscoff Titre et description de l'action Construction de 12 réservoirs communautaires Section communale Nouvelle Touraine Belle Fontaine (50) Bongars (180) Captage de 383 sources Grand Fond (40) Nouvelle Touraine (70) Sourçailles (43) 104 Localité Coupin (2), Vitrie (2), Doplaton (2), Rebejo (2), Barret (2), Caille Chemin (2) Dilavoir (5), Place Nègre (5), Grand Rivière (5), Cribiche (10), Douillard (5), Gélin (10), Cateno (4), Fatigue (1), Grand Platon (2), Grand Place (3) Carrefour Berthe, Bongars, Palmiste Obio, Rezencourt, Petite Place, Perdu Temps Les orangers (7), Duplain (13), Mahotière (10), Dumusseau (10) Messant (10), Bienvenue (10), Béthel (10), Sonice (10), Dissainthe(10), Lamarque (10) Viard (8), Mahotière (7), Thébaud (7), Obissa (7), La Chèvre (7), Parignol (7) Plan de développement local de la commune de Kenscoff Groupes ciblés Habitants des localités Partenaires Source Coût estimatif CLC 6.840.000 CLC 19.000.000 CLC 45.000.000 CLC 15.200.000 Elus locaux CLC 26.600.000 COODES, OCDB, CUJEF, OPFF, APF, OPF, ADKB, NTK CLC 16.340.000 Elus locaux 15.000 habitants Elus locaux Habitants des localités II.4.7 – Jeunesse / Loisirs Objectifs généraux Objectifs spécifiques Promouvoir l’émancipation de la jeunesse à travers un encadrement du système associatif, l’animation socioéducative et l’insertion professionnelle Travailler au développement physique et psychomoteur des jeunes et moins jeunes en mettant à leur disposition une structure logistique, technique et administrative Travailler à la formation civique des jeunes citoyens et des citoyens en devenir Répertorier, former et encadrer les associations de jeunesse pour les orienter vers un processus de développement Organiser des activités de récréation et d’animation socioculturelle indispensables à l’équilibre des jeunes Mettre en place des projets pouvant insérer économiquement les jeunes Faire la promotion et la vulgarisation des activités physiques comme vecteur de santé et d’équilibre psychologique Construire des installations sportives pouvant répondre aux entrainements du sport d’élite et du sport de masse Former des cadres techniques et administratifs pour gérer les activités physiques et sportives Encourager l’éducation à la citoyenneté et à la prise en charge des affaires de la commune Former des brigades d’action civique pouvant aider la population dans les travaux de prévention et de secours Titre et description de l'action Création d'une maison de la jeunesse (bibliothèque, auditorium, centre d'apprentissage et d'informations) Création d'un parc d'attraction Centre ville Construction d'un parc sportif Grand Fond Fermathe Aménagement d'un terrain multi-sports Sourçailles Dourette Belle Fontaine (1) Grand Platon Centre ville (1) Le Refuge Grand Fond (1) Robin 1.000 jeunes Cafort (1), Dissainte (1), 2.000 jeunes Lamarque (1), Barret (1) Aménagement de 8 terrains de football Section communale Sourçailles Nouvelle Touraine (4) Sourçailles (1) Réhabilitation de deux terrains de sport Création de 3 bibliothèques Aménagement de la bibliothèque de l'école nationale de Furcy 105 Localité Dourette Groupes ciblés Mairie CLC/TS 10.000 jeunes Mairie CLC 1.500 jeunes CLC 2.000 jeunes MJSAC CLC/TS 15.000 usagers Mairie, MJSAC CLC/TS Furcy 3.000 jeunes Nouvelle Touraine (1) Doplaton 5.000 usagers Belle Fontaine (1) Cateno 5.000 usagers Plan de développement local de la commune de Kenscoff Furcy CLC/TS Mairie Grand Fond (1) Sourçailles Source 10.000 jeunes Carrefour Berthe (1), La Hatte (1) Guibert Bongars Partenaires 3.500 usagers CLC MJSAC CUJEF, OPF, COODES, OCDB, CASEC Elus locaux, MJSAC CASEC CLC/TS CLC CLC/TS CLC CLC CLC CUJEF, OPF, COODES CLC Coût estimatif 2.280.000 Titre et description de l'action Création de 2 cybercafés Aménagement de 2 salles de cinéma Aménagement de 3 places publiques Création d'une discothèque 106 Section communale Belle Fontaine (1) Localité Groupes ciblés Sourçailles (1) Furcy Fermathe Nouvelle Touraine (1) 5.000 usagers Centre ville (1) Doplaton Qui-Croit (1), Des Chapelles (1) Kenscoff 78 Belle Fontaine Cateno 5000 habitants Plan de développement local de la commune de Kenscoff Source CLC CUJEF, COODES CLC Cateno Grand Fond (1) Bongars (2) Partenaires 6.000 usagers Coût estimatif CLC 2.000 usagers Elus locaux CLC Elus locaux CLC 380.000 Mairie CLC 1.520.000 CLC II.4.8 – Infrastructures Objectif général Objectifs spécifiques Faire de Kenscoff une commune unifiée où les habitants ont un accès facilité aux services de base Rompre l’isolement des sections communales Favoriser l’accès aux services de base à l’ensemble des habitants de la commune de Kenscoff Renforcer le lien social et le sentiment d’appartenance Lutter contre l’insécurité Faciliter la commercialisation des produits locaux Diminuer la pénibilité des tâches quotidiennes Promouvoir les énergies renouvelables Titre et description de l'action Section communale Localité Groupes ciblés Partenaires Source Coût estimatif CLC 92.340.000 Elus locaux CLC 27.360.000 Elus locaux CLC 20.520.000 CONSTRUCTION DE ROUTES ET DE SENTIERS Construction de 27 km de route secondaire entre Dèyè Savann et Cateno Construction de 8 km de route secondaire entre Carrefour Berthe et Bongars Construction de 6 km de route secondaire entre Carrefour Berthe et Barouette Construction de 5 km de route secondaire entre Bolosse et Rezencourt Construction de 4 km de route secondaire entre Bolosse et Rosier Construction de 2 km de route secondaire entre Bolosse et la Hatte Construction de 3 km de route secondaire entre Bolosse et Platon Bongars Construction de 4 km de route secondaire entre Carrefour Berthe et Petite Place Construction de 4 km de route entre Guibert et Descharles Construction de 5 km de route entre Cajak et Barret en passant par Coupin Construction de 35 km de route entre Caille Chemin et Lamarque Construction de 50 km de route de Ti Musca, en passant par Cajacques jusqu'à Barret 107 Belle Fontaine Bongars Bongars Cateno 5.000 habitants Carrefour Berthe, Bongars Carrefour Berthe, Barouette Bongars Bolosse, Rezencourt Elus locaux CLC 17.100.000 Bongars Bolosse, Rosier Elus locaux CLC 13.680.000 Bongars Bolosse, La Hatte Elus locaux CLC 6.840.000 Bongars Platon Bongars Elus locaux CLC 10.260.000 Bongars Carrefour Berthe, Petite Place Elus locaux CLC 13.680.000 Grand Fond Guibert CASEC, MOJAK CLC 13.680.000 Nouvelle Touraine Cajak, Barret, Coupin Elus locaux, mairie TS 17.100.000 Nouvelle Touraine Caille Chemin, Lamarque Elus locaux, mairie TS 119.700.000 Elus locaux CLC 171.000.000 Nouvelle Touraine Plan de développement local de la commune de Kenscoff 8.000 habitants 10.000 habitants Titre et description de l'action Construction de 35 km de route de marché Ti Pierre Louis en passant par Caille Chemin jusqu'à Lamarque Section communale Nouvelle Touraine Construction d'un tronçon de route de 10 km Sourçailles de Carrefour Dourette à Furcy/Carrefour Badio Inventaire des anciens sentiers et routes Réhabilitation des anciens sentiers et routes Aménagement de 500 mètres de route entre Kenscoff 78 et Villiers Aménagement d'un km de route entre Pont Eugène et Villiers Aménagement de 500 mètres de route entre Kenscoff 76 et Platon Café Aménagement d'un km de route entre Mare Bois Neuf et Pont Pierre Aménagement d'un km de route entre Kenscoff 76 et Morne Myrtille Aménagement de 3 km de route entre Dourette et Kenscoff 97 Réhabilitation du tronçon de route de Tèt Dlo à Terre-Rouge Aménagement du tronçon de route de 25 km entre Robin et Cateno Réhabilitation de 7 km de route entre Godet et Carrefour Berthe Réhabilitation de 13 km de route entre Godet et Bongars Aménagement de 7 km de route entre Robin et Lefèvre Aménagement d'un sentier de 10 km de Caille Blain à Mahotière en passant par Obissa Brouette 108 Localité Groupes ciblés 5.000 habitants Partenaires Source Coût estimatif Elus locaux CLC 119.700.000 TS 34.200.000 Dourette, Tête Bois Pin, Obléon, Furcy, Carrefour Badio AMÉNAGEMENT ET RÉHABILITATION DE ROUTES ET DE SENTIERS Centre ville Centre ville Mairie TS Centre ville Centre ville Mairie TS Centre ville Centre ville Mairie TS 1.710.000 Centre ville Centre ville Mairie TS 3.420.000 Centre ville Centre ville Mairie TS 1.710.000 Centre ville Centre ville Mairie TS 3.420.000 Centre ville Centre ville Mairie TS 3.420.000 Centre ville Centre ville Mairie Mairie 10.260.000 Centre ville Centre ville Mairie TS 8.000 habitants CASEC, OPKB CLC 85.500.000 15.000 usagers Elus locaux CLC 23.940.000 Elus locaux CLC 44.460.000 Belle Fontaine Bongars Carrefour Berthe, Godet Bongars Godet, Bongars Grand Fond Robin, Lefèvre, Coteau 4.000 habitants Sourçailles Caille Blain, Obissa, Mahotière 6.000 familles Plan de développement local de la commune de Kenscoff CLC CASEC, OCDB, OCDB, COODES TS 23.940.000 19.000.000 Titre et description de l'action Aménagement d'un sentier de 9 km de Carrefour Badio à Orangers Section communale Localité Groupes ciblés Partenaires ADKB, COODES, L'Union la force, CASEC, COODES Source Coût estimatif TS 17.100.000 Platon Furcy, Frayo, Satié, 50 familles Cimetière Bourette CASEC CLC 13.300.000 Fouyen, Furcy, Anrodo CASEC CLC 7.600.000 CASEC, OPKB CLC 11.400.000 TS 15.200.000 Carrefour Badio, Nan Tousen, Badio, Ti Boucan, 5.000 familles Orangers Sourçailles Aménagement d'un sentier de 7 km de Furcy Sourçailles Satié à cimetière Bourette Aménagement d'un sentier de 4 km de Furcy à Sourçailles Fouyen 30 familles CONSTRUCTION D’OUVRAGES D’ART Construction d'un pont dalot sur la rivière Grise Construction d'un pont sur la Grande Rivière reliant Grand Fond à Belle Fontaine Construction d'une usine hydraulique sur la rivière Dlo Bawèt Construction d'une usine hydraulique sur la rivière Bois Major Eclairage des rues du centre ville Electrification Belle Fontaine Belle Fontaine, Grand Fond Roche Legoi Bongars Carrefour Berthe Centre ville ÉLECTRIFICATION Centre ville Grand Fond Robin, Lefèvre, Jacquette Nouvelle Touraine Caille Chemin Furcy, Badio, Obléon, La Chèvre, Derrière Cayes Carrefour Berthe Cateno Sourçailles 109 Bongars Plan de développement local de la commune de Kenscoff 8.000 habitants 8.000 habitants Bongars Bongars Belle Fontaine Aménagement de 20 gares routières (abris) Cateno AUTRE Source Roseau, Carrefour Berthe, Qui-Croit, Débauché, Bolosse, Belot Elus locaux, ODAI Elus locaux, ODAI CLC CLC Mairie TS CLC 1.500 familles Elus locaux CLC 7.000 familles CASEC Elus locaux TS CLC CLC Elus locaux CLC 1.000 familles II.4.9 – Appui institutionnel Objectif général Objectifs spécifiques Permettre aux élus et aux citoyens d’assumer pleinement leurs responsabilités pour le bien-être de la collectivité Doter le personnel municipal d’outils méthodologiques et techniques de gestion Favoriser la communication entre les élus et les citoyens Améliorer les conditions d’accès aux services administratifs municipaux et déconcentrés Augmenter le taux de recouvrement fiscal Maîtriser l’aménagement du territoire Titre et description de l'action Section communale Formation des élus locaux et des cadres de la mairie à la gestion administrative et financière de la collectivité territoriale Partenaires Source Coût estimatif 5 sections communales Elus, cadres de la Mairie, mairie CASEC, ASEC GAFE 1.220.000 Formation des élus locaux et des cadres de la mairie à la communication avec les sections communales et 5 sections communales avec la population (+ gestion des conflits) Mairie, Elus, cadres de la CASEC, ASEC, mairie MICT GAFE 610.000 GAFE 720.000 GAFE 780.000 Mairie GAFE 4.875.000 Mairie, CASEC GAFE 1.560.000 Mairie GAFE 30.400.000 CASEC, MICT CLC 570.000 Mairie GAFE 1.092.000 Formation sur les enjeux de la fiscalité et son utilisation dans la gestion communale, (être en capacité de transmettre aux contribuables ces informations, se présenter aux contribuables). Formation en urbanisme et aménagement du territoire Localité Groupes ciblés Inspecteurs et responsables de la fiscalité au Mairie sein de la mairie, élus Ingénieur municipal, Mairie cadres municipaux, élus Définition du plan local d'urbanisme de la commune + carte communale Education civique des habitants de Kenscoff pour les Habitants de informer sur le fonctionnement des collectivités 5 sections communales kenscoff territoriales et sur les droits et devoirs (impôts) Construction et aménagement d'un complexe administratif abritant les services de la mairie et les Centre ville Centre ville services déconcentrés de l'Etat Aménagement de deux bureaux pour loger les élus Bongars, Carrefour Bongars Elus locaux locaux Berthe Informatisation de la mairie (matériel + logiciels + formations) 110 Plan de développement local de la commune de Kenscoff Services municipaux III – DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SUIVI DU PLAN DE DÉVELOPPEMENT LOCAL DE LA COMMUNE DE KENSCOFF III.1 – Dispositif d’accompagnement et de suivi III.1.1 – Le Conseil Municipal La Constitution haïtienne de 1987 dans ses articles 66 et 66.1 prévoit un Conseil de trois membres chargé d’assurer la gestion des intérêts de la commune. Il est composé d’un Président et de deux Maires adjoints. Le Conseil Municipal est partie prenant de la dynamique de développement local dans la mesure où il est intégré dans le Comité de Gestion Communal. Le Conseil Municipal, en vertu de ses prérogatives est chargé d’élaboré le budget municipal en tenant compte des actions inscrites dans le plan de développement local et planifiées par le CGC. III.1.2 – Les Conseils d’Administration des Sections Communales (CASEC) L’article 5 de la loi du 28 mars 1996 indique que « Chaque section communale est dirigée par un Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC) et une Assemblée de la Section Communale (ASEC). L’Assemblée prend les décisions, le Conseil les exécute ». Les CASEC des cinq sections communales de Kenscoff sont représentés au sein du CGC par leur Président. III.1.3 - Les comités locaux de coordination Le Comité Local de Coordination est une structure mixte. Le Président du CASEC en est le coordonnateur. Le CLC est composé de sept membres dont au moins deux femmes. Il regroupe les autorités locales de la Section Communale et les représentants de la société civile (notables, représentants d’organisations, d’églises, commerçants..). Les CLC ont pour rôle majeur de veiller à la mise en œuvre des actions définies comme prioritaires pour les sections communales. Ils accompagnent le processus de développement local au niveau des sections communales. Ils catalysent toutes les activités, ils identifient les besoins, ils coordonnent les acteurs au niveau local. Les CLC sont des structures de concertation et d'échanges au niveau des sections communales. 111 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.1.4- Le comité de gestion communal Le comité de gestion communal est formé de 25 personnes: • • • • • Le Maire titulaire Les deux maires adjoints Sept cadres de la mairie et Délégués de Ville Les Présidents des CASEC des cinq sections communales Deux membres des cinq CLC Il est piloté par le Maire titulaire. Le CGC a pour rôles de : • • • • • • • • Administrer le plan de développement de la commune Assurer la mise en valeur du plan Gérer les projets inscrits dans le plan Veiller tout ce qui vient de l’extérieur et qui ne se trouve pas dans le plan Vulgariser le plan Assurer la mise en application du plan Travailler en étroite collaboration avec les CLC Chercher les financements pour exécuter les projets du plan Les membres du CGC ont suivi plusieurs sessions de formation afin qu’ils soient en mesure d’assumer leurs responsabilités. Les membres du CGC ont acquis des compétences dans les domaines suivants : • • • • • • • • • • • • Les fonctions du plan de développement local Les enjeux du développement local Le développement local et la décentralisation La stratégie des acteurs La gestion des conflits La coopération décentralisée La gestion de projet Les financements du développement local La communication Le marketing Les relations publiques ... 112 Plan de développement local de la commune de Kenscoff III.1.5 - Les tables sectorielles Les tables sectorielles mises en place à l’occasion de l’élaboration du plan de développement local de la commune de Kenscoff pourront être maintenues pour conseiller le CGC. Elles sont composées de personnes ressources de la commune dans des secteurs spécifiques tels que l’environnement, la santé, l’éducation, l’agriculture, le tourisme… III.2 – Dispositif financier Il revient au CGC en particulier et aux acteurs locaux (élus, société civile, organisations…) en général de s’approprier les actions qu’ils ont eux-mêmes définies comme prioritaires, de les promouvoir, et de rechercher les financements pour leur mise en œuvre. Le plan de développement local est un produit marketing à promouvoir auprès des services de l'Etat, des financeurs et des investisseurs. L'élaboration et la rédaction du plan resteront sans suite si le plan n'est pas valorisé. La communication et la médiatisation du plan sont primordiales pour la mise en œuvre des actions inscrites dans le plan. Les organisations qui souhaitent mettre en œuvre des projets sur le territoire de la commune n’ont qu’à se manifester auprès des autorités compétentes et vérifier que leur action est définie comme prioritaire dans le plan. D’autre part, avec ce plan, les acteurs locaux disposent d’un catalogue d’actions et de projets à soumettre à des partenaires financiers. Le plan est donc un outil à double entrée pour les acteurs locaux et les acteurs extraterritoriaux. Le plan sera financé par : • • • • • • Les recettes fiscales de la commune, Des subventions de l’Etat, Des bailleurs de fonds, La diaspora, Des prêts, … 113 Plan de développement local de la commune de Kenscoff ANNEXES Annexe 1 Annexe 2 Annexe 3 Annexe 4 Annexe 5 Annexe 6 Annexe 7 115 Références bibliographiques Sites internet consultés Liste des enquêteurs Liste des membres des comités locaux de coordination Liste des membres du comité de gestion communal Liste des participants aux tables sectorielles Carte de pauvreté Plan de développement local de la commune de Kenscoff Annexe 1 : Références bibliographiques ADAM Pierre, Évaluation des systèmes de gestion des déchets solides dans les villes de PétionVille/Pernier, Croix-des-Bouquets, Arcahaie, Cabaret, Gressier et Kenscoff, MSPP, OPS/OMS, 39 pages, Haïti, février 2002 Biney Isabelle, Analyse du fonctionnement de la Mairie de Kenscoff, Renforcement institutionnel de la mairie de Kenscoff, Haïti, 2008 Bureau communal sanitaire de Kenscoff, Plan communal cadre de la santé pour Kenscoff pour l’exercice fiscal 2007/2008, Haïti, décembre 2007 Bureau des mines et de l’énergie, Direction de la géologie et des mines, Rapport de reconnaissance géologique sur le glissement de terrain survenu à Mahotière (Kenscoff) ,Haïti , Décembre 2006 CEDH, Constitution de la République d’Haïti, 29 mars 1987, Port-au-Prince, 1997 Dictionnaire géographique et administratif d’Haïti GAILLARD Serge, Le village de Kenscoff, 358 pages, Haïti, 1997 GRIEL, Kout je sou lwa 28 mas 1996 la, 3ème édition, février 2005 HOLLY Gérard, Les problèmes environnementaux de la région métropolitaine de Port-au-Prince, Collection du 250ème anniversaire, 221 pages, Haïti, 1999 IHSI, Ministère de l’Economie et des Finances, Résultats définitifs, 4ème recensement général de la population et de l’habitat, département de l’Ouest, Haïti, 2003 Initiatives Développement, Elaboration du plan de développement communal de Bombardopolis 2007/2009, Haïti, octobre 2006 IRAM/Agrisud, Etude de faisabilité d’un projet d’appuis à l’agriculture de Port-au-Prince, MARNDR, Haïti, janvier 2002 MICT, Guide de gestion municipale, Haïti, juin 2007 Ministère du Tourisme, Le Tourisme : Vecteur de croissance, Une stratégie partagée pour la croissance et la réduction de la pauvreté à l’horizon 2010, Haïti, janvier 2008 MPCE, Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), Haïti, novembre 2007 MPCE, Carte de la pauvreté, Haïti, 2004 OPS/OMS, Résultats préliminaires de l'enquête rapide sur l'état des institutions sanitaires vis à vis de la prise en charge des urgences et la garantie des services essentiels, Port-au-Prince, Haïti, février 2004 Profil des communes du département de l’Ouest, MPCE, Direction régionale de l’Ouest, février 1989 Profil des communes, département de l’Ouest, version révisée en 2004, DDO/MPCE Répertoire des écoles préscolaires, fondamentales et secondaires d’Haïti, DPCE/MENJS, mars 2005 USAID/SECID, Haïti productive land use systems projet south-east consortium for international development and Auburn University, Five Year Results of the Pinus Trial near Kenscoff, Haïti, December 1996 Annexe 2 : Sites internet consultés www.alliance-haiti.com/societe/ville/kenscoff.htm www.montcelhaiti.com www.ihsi.ht www.mpce.gouv.ht/ www.gafe-haiti.org http://gride.org/ www.projetdeterritoire.com www.cliohaiti.org www.ciedel.org www.crbn.fr www.ambafrance-ht.org www.delhti.ec.europa.eu Annexe 3 : Liste des enquêteurs Nom Prénom Localité Section communale Profession BEAUVILLE FRANCIUS LOUBEJOU BELLE FONTAINE CULTIVATEUR BREVIL CASSIS PLAISIR BONGARS MÉCANICIEN DESILUS MARIE GUERDA TI PYÈ LWI NOUVELLE TOURAINE ETUDIANTE ETIENNE LOVANIS LACHEVRE SOURÇAILLES ENSEIGNANT EXIL BISELY FERMATHE GRAND FOND SECRÉTAIRE EXILUS CLAREL COUPIN NOUVELLE TOURAINE FANFAN ERNST DUPONT SOURÇAILLES FORMATEUR FANFAN ALBERT FERMATHE GRAND FOND COMPTABLE ISMOND LESLAINE FERMATHE GRAND FOND ETUDIANT JOSELUS JEAN-MICHEL BOURETTE SOURÇAILLES ETUDIANT JOSEPH REGINALD GUIBERT GRAND FOND JOURNALISTE LOUIS MARIE CLAUDETTE COFIE BELLE FONTAINE COMMERÇANTE MERIGENE MILOT GRIBICHE BELLE FONTAINE CULTIVATEUR MIRACLE FRITZNER BELLIARD DOURETTE SOURÇAILLES TECHNICIEN EN CHIMIE ORINEL DIEUFAITE DOPLATON NOUVELLE TOURAINE AGENT AGRICOLE ORISSAINT JEAN-BAPTISTE LABOU BELLE FONTAINE CULTIVATEUR PAUL ERNSO BOIS DAVRIL BONGARS ENSEIGNANT PAULIMÉ CHRISTMANUEL BETHEL NOUVELLE TOURAINE ELEVE PETIT HOMME CARLINE LEFEVRE GRAND FOND JARDINIÈRE RAYMOND WILFRID LIBERFE BELLE FONTAINE CULTIVATEUR REVILUS WILLY QUI CROIT BONGARS ENSEIGNANT ROSILUS SAINT-BONHEUR QUI CROIT BONGARS MENUISIER SENAT JEAN-MARY BOURETTE SOURÇAILLES PHOTOGRAPHE SERANT NICOLAS TRIPANT NOUVELLE TOURAINE FERRAILLEUR ZULMÉ SAMUEL BOLLOSSE BONGARS ETUDIANT Annexe 4 : Liste des membres des comités locaux de coordination SECTION COMMUNALE DE BONGARS Nom et prénom Organisation 1 - Nazaire Edner CASEC 2 - Filéus Médéus Karitas 3 - Excellent oxcellus ORPABO 4 - Paul Génésia UJAC 5 - Philistin Dieudonné UJAC 6 - Philip Villedrouin Le Montcel Fonction Président Membre Délégué Membre Membre Manager général Coordonnées 486-7694 Localité Carrefour Berthe 429-2376 486-7695 925-5579 510-4777 / 511-3265 / 513-7244 / 454-7937 La Hatte Kicroit Carrefour Berthe Belot Coordonnées 411-0136 487-6412 477-4226 481-5657/766-2447 469-7784 410-6505 467-1372 Localité Sourçailles Brouette Sourçailles II Dourette Sourçailles Sourçailles Sourçailles Coordonnées 474-0019 480-1959 670-4847 416-0811 451-6422 471-7401 Localité Doplaton Bois Café Baret Nan Pont Bissainte Cusac Nan citron 7 – Anite Inouse SECTION COMMUNALE DE SOURÇAILLES Nom et prénom Organisation 1 - Berthony Alté CASEC 2 - Jean-Marc François OPB 3 - Dérilus Bernard OJG 4 - Amilcar Gertha Mairie de Kenscoff 5 - Joselus Alice CUJEF 6 - Emmanuel Nicolas GOODES 7 - Gilbert Jérôme MODEJEP Fonction Président Membre Membre Représentante Membre Secrétaire général Coordonnateur SECTION COMMUNALE DE NOUVELLE TOURAINE Nom et prénom Organisation Fonction 1 – Lamour Reynold CASEC Président 2 – Saint-Hélène Paul Institutrice 3 – Andrénor Exavier Kan oganize ASEC 4 – Sonnia Orvil Core femme Commerçante 5 – Olius Cophy Charpente 6 – Lemetre Fils Orélus Inite CUSAK Cultivateur 7 – Harris Jules Maçon SECTION COMMUNALE DE GRAND FOND Nom et prénom Organisation 1 – François Duvalis CASEC 2 – Laurent Pierre Jean Robert URCID 3 – Karl Jolibois 4 – Fanfan Jean Wilser 5 – Martha Jeannaccin 6 – Estimé Bélony PLH 7 – Simone Alvarez SECTION COMMUNALE DE BELLE FONTAINE Nom et prénom Organisation 1 – Nicolas Alciné CASEC 2 – Aléus Alexis 3 – Loristain Valmond OMPB 4 – Méralus Lubin 5 – Mme Rémilus Dufresne 6 – Milfien Jean-Baptiste Fanmi Lavalas 7 – Alcimène Pourtoute Fonction Président Président Ingénieur Ingénieur municipal Professeur Coordonnées 744-5803 794-0746 558-3318 468-5583/789-3851 644-0397 779-4924 Fonction Président Coordonnées 481-9346 Délégué 420-9275 Délégué 607-8155 Localité Robin Fermathe Fermathe Guibert Guibert Localité Grand Platon Delavoir Gerlin Annexe 5 : Liste des membres du comité de gestion communal Nom et prénom Fonction Section communale ALTE BERTHONY CASEC Sourçailles ARIUS AMBROISE MOJAK Grand Fond CHARLES TONY MOJAK Grand Fond CHERY JORES Responsable fiscalité EDNER NAZAIRE CASEC Bongars EMMANUEL NICOLAS PIERRE CLC Sourçailles ESTIME BELONY CLC Grand Fond EXAVIER ANDRENOR CLC Nouvelle Touraine EXCELLENT OXELLUS ASEC Bongars FRANCOIS DUVALIS CASEC Grand Fond GEROME GILBERT MICHEL CLC Sourçailles JEAN STÉPHANE Génie municipal JEANNACCIN MARTHA CLC Grand Fond LAMOUR RELUS REYNOLD CASEC Nouvelle Touraine LUBIN PIERRE MERALUS CLC Belle Fontaine MASSILLON CHRISTOPHE Directeur Général MASSILLON JEAN Administrateur NICOLAS ALCINE CASEC Belle Fontaine OLUIS COPHY CLC Nouvelle Touraine PAUL GENECIA CLC Bongars PAUL PIERRE RICHARD Conseille juridique PHILOGENE LOUBELTOT Maire adjoint SAINT SURIN JUMEL Maire adjoint Annexe 6 : Liste des participants aux tables sectorielles Nom et prénom Profession/Organisation Table sectorielle LAMOUR REYNOLD CASEC NOUVELLE TOURAINE INFRASTRUCTURES FRANCOIS DUVALIS CASEC GRAND FOND JEUNESSE VALEUS PIERRE RICHARD ENSEIGNANT EDUCATION ESTIME JAMES LAMARRE AGRONOME ENVIRONNEMENT DELEGUE DE VILLE INFRASTRUCTURES NICOLAS ALCINE CASEC BELLE FONTAINE AGRICULTURE ORVILUS EDOME TECHNICIEN INFORMATIQUE EDUCATION ALTE BERTHONY CASEC SOURCAILLES JEUNESSE METELLUS DADY DELEGUE DE VILLE INFRASTRUCTURES NAZAIRE EDNER CASEC BONGARS ENVIRONNEMENT CORIOLAN ELISABETH ADMINISTRATRICE ENVIRONNEMENT CHRISTOPHE MASSILLON DIRECTEUR GÉNÉRAL EDUCATION JEUNE EBEL JEUNESSE JEANNACCIN MARTHA JEAN STÉPHANE CADRE MAIRIE JEUNESSE SADRACE LIRA GENIE INFORMATIQUE AGRICULTURE BERTRAND LIRA TECHNICIEN EN ORGANISATION AGRICULTURE PLOMBIER ENVIRONNEMENT ADMINISTRATRICE ENVIRONNEMENT DDO JEUNESSE ET SPORT JEUNESSE COORDINATEUR JEUNESSE ET SPORT KENSCOFF JEUNESSE DAVID GUYARD INFORMATICIEN JEUNESSE NONCIREL CHENET ANIMATEUR SPORTIF INFRASTRUCTURES GUIRAND MARTINE INGENIEUR CIVIL AGRICULTURE BRETOUS LUC AGRONOME ENVIRONNEMENT DORLUS WILSON JUNIOR ENSEIGNANT EDUCATION SAMUEL ORISME ROC ENSEIGNANT EDUCATION DANIEL ORISME ROC EDUCATEUR EDUCATION JEAN JOHNY JUNIOR JANE WYNNE ELIACIN EMMANUEL JEAN PIERRE JEAN MARCEL Annexe 7 : Carte de pauvreté Appui méthodologique au développement local de la commune de Kenscoff Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement – GAFE Rue François, Impasse Burr #4, Musseau Tél : (00.509)34.01.96.41 / 36.03.18.94 Mél : gafe_haiti@yahoo.fr / contact@gafe-haiti.org Site Internet : www.gafe-haiti.org Projet réalisé avec le concours financier de: