(2008-2015) Plan de développement local de la commune de Kenscoff, 2008-2015
Resume — Plan de développement local 2008-2015 pour Kenscoff dans le département de l'Ouest. Préparé avec l'appui méthodologique du GAFE, il combine planification participative, diagnostic communal, enquêtes par section communale et tables sectorielles afin de définir des interventions stratégiques pour gouvernance locale, agriculture, environnement, santé, éducation, infrastructures, eau, assainissement, jeunesse et accès territorial.
Constats Cles
- Définit un plan de développement local de sept ans pour Kenscoff couvrant 2008-2015.
- Utilise des structures de planification participative, dont comités locaux de coordination, comité de gestion communal, réunions publiques et tables sectorielles.
- Diagnostique les cinq sections communales de Kenscoff sur environnement, gouvernance municipale, population, éducation, agriculture, santé, eau, assainissement, énergie, communications et transport.
- Souligne les risques d'érosion sévères sur environ deux tiers de la commune, les glissements de terrain, la pression démographique et le déboisement comme contraintes territoriales majeures.
- Traduit le diagnostic en axes stratégiques et fiches de projets pour les services, les infrastructures, la gouvernance locale, la gestion environnementale et l'accès territorial.
Description Complete
Ce plan est un document de planification du développement à l'échelle de la commune de Kenscoff. Il a été préparé après un processus engagé en 2004, lorsque la mairie et le GAFE ont travaillé avec les élus locaux, les représentants des CASEC et ASEC, les organisations communautaires, les églises, les groupes de producteurs et d'autres acteurs locaux. La méthodologie décrit l'identification des acteurs, la création de comités locaux de coordination et d'un comité de gestion communal, une enquête de trois mois menée par 25 enquêteurs dans les cinq sections communales, des réunions publiques, des tables sectorielles et la validation d'actions prioritaires. Le diagnostic couvre le milieu physique de cette commune de montagne, l'érosion, les glissements de terrain, les carrières, la pression démographique, le déboisement, l'organisation et les finances municipales, la population, l'éducation, l'agriculture, la santé, l'eau, l'assainissement, l'énergie, les communications et les transports. La partie stratégique transforme ce diagnostic en axes d'intervention et en fiches de projets touchant les services publics, l'environnement, l'agriculture, les infrastructures, les routes et pistes, le renforcement institutionnel et la mobilisation locale. Pour HaitiDocs, il comble une lacune de planification dans l'aire métropolitaine de l'Ouest pour une commune de montagne sensible sur le plan environnemental et liée fonctionnellement à Port-au-Prince.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
Mairie de Kenscoff
République d’Haïti
PLAN DE DÉVELOPPEMENT
LOCAL DE LA COMMUNE
DE KENSCOFF
2008 - 2015
Département de l’Ouest, Haïti
Août 2008
Table des matières
Liste des abréviations
Liste des cartes
p.7
p.8
Avant-propos
Introduction
p.9
p.11
Partie I : Méthodologie
I - ETAPES DE LA DÉMARCHE
I.1 – Identification des acteurs locaux
I.2 – Constitution des comités locaux de coordination (CLC)
I.3 – Constitution du comité de gestion communal (CGC)
I.4 – Réalisation du diagnostic interne
I.4.1 - Élaboration du formulaire d'enquête
I.4.2 - Choix des enquêteurs
I.4.3 - Formation des enquêteurs
I.4.4 - Réalisation de l'enquête
I.4.5 - Suivi des enquêteurs
I.4.6 - Traitement de l'enquête
I.4.7 - Analyse des résultats
I.5 – Réalisation du diagnostic externe
I.5.1 - Collecte des données
I.5.2 - Audit de la mairie de Kenscoff
I.6 – Renforcement des capacités des membres du CGC
I.7 – Organisation de réunions publiques trimestrielles
I.8 – Animation de tables sectorielles
I.9 – Sectorisation et priorisation des actions
I.10 – Validation des actions
I.11 – Rédaction du document final
I.12 – Présentation publique du plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.13 – Médiatisation et communication
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II – APPUI MÉTHODOLOGIQUE
II.1 – Stratégie d’intervention
II.1.1 – Interventionnisme minimum
II.1.2 – Responsabilisation des autorités locales
II.1.3 – Volontarisme
II.1.4 – Neutralité
II.2 – Mise en place de structures de suivi et de mise en œuvre du plan
II.2.1 - Les comités locaux de coordination
II.2.2- Le comité de gestion communal
II.2.3 - Les tables sectorielles
II.3 – Des compétences acquises
II.4 – Un espace démocratique de concertation
p.23
p.23
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p.23
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p.24
p.24
p.24
p.25
p.25
III – SPÉCIFICITÉS DE LA DÉMARCHE
III.1 – NENCO (Négociations – Enjeux – Constructions)
III.2 – Construction d’un partenariat
III.3 – Un accompagnement sur mesure
III.4 – Le passage de témoin entre deux équipes municipales
III.5 – Des espaces de concertation démocratique
III.6 – Implication des élus locaux
III.7 – Transparence
III.8 – Approche marketing
III.9 – Acquisition de compétences nouvelles
III.10 – Les femmes à l’honneur
p.26
p.26
p.26
p.27
p.27
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p.27
p.27
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p.28
IV – APPROCHE STRATÉGIQUE DU GAFE DANS LE DOMAINE DU DÉVELOPPEMENT LOCAL
IV.1 – D’une impulsion individuelle à une appropriation collective
IV.2 – Processus de mobilisation de la population dans une dynamique de développement local
IV.3 – Le développement local, un projet de territoire
p.29
p.29
p.29
p.30
Partie II : Contexte et diagnostic
I – CARACTÉRISTIQUES DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
I.1 – Localisation de la commune de Kenscoff
I.2 – Caractéristiques topographiques
I.3 – Données géologiques
I.4 – Indications climatiques
I.5 – Donnés pluviométriques
I.6 – Réseau hydrographique
I.7 – Sites naturels
I.8 – Menaces sur l’environnement
I.8.1 – Erosion
I.8.2 - Glissements de terrain
I.8.3 – Exploitation anarchique des carrières de sable
I.8.4 – Pression démographique
I.8.5 – Déboisement
p.33
p.33
p.34
p.34
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p.35
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p.36
p.37
p.37
p.37
p.37
II – STRUCTURE ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
II.1 – Naissance de la commune de Kenscoff
II.2 – Statut administratif de la commune de Kenscoff
II.3 – Structure administrative de la commune de Kenscoff
II.4 – Fonctionnement de la mairie de Kenscoff
II.4.1 – Organigramme
II.4.1.1. – Le Conseil
II.4.1.2 – Le Directeur Général
II.4.1.3 – Le Directeur Administratif et Comptable
II.4.1.4 – Le service administratif
II.4.1.5 – Le service fiscalité
II.4.1.6 – Génie municipal
II.4.2 – Fonctionnement : procédures, décisions
II.4.3 – Budget communal
II.4.3.1 – Analyse budgétaire de l’exercice fiscal 2007/2008
II.4.3.2 – Circuit de la fiscalité
II.5 – Gestion des sections communales
II.6 – Acteurs non étatiques
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p.38
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III – SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
III.1 – Population de la commune de Kenscoff
III.1.1 – Structure par âge et par sexe
III.1.2 – Répartition spatiale de la population
III.1.3 – Religion
III.1.4 – Statut matrimonial
III.1.5 – Éducation
III.1.5.1 – Etablissements scolaires
III.1.5.2 – Niveau d’études atteint
III.1.5.3 – Scolarisation
III.1.5.4 – Priorités relatives à l’éducation identifiées par les habitants de Kenscoff
III.1.6 – Loisirs
III.2 – Caractéristiques économiques de la commune de Kenscoff
III.2.1 – Types d’activités économiques
III.2.2 – Boutiques alimentaires et boulangeries
III.2.3 – Artisanat
III.2.4 – Marchés locaux
III.2.5 – Tourisme
III.2.6 – Agriculture
III.2.6.1 - Occupation des sols
III.2.6.2 – Production agricole
III.2.6.3 – Mode de production
III.2.6.4 – Commercialisation des produits agricoles
III.2.6.5 – Maladies et calamités agricoles
III.2.6.6 - Ressources humaines agricoles
III.2.6.7 – Priorités relatives à l’agriculture et à l’élevage définies
par les habitants de Kenscoff
p.49
p.49
p.49
p.50
p.51
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p.52
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p.53
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p.57
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p.58
p.59
p.60
p.60
p.61
p.61
IV – SITUATION SANITAIRE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
IV.1 – Etablissements de santé
IV.2 – Ressources humaines
IV.3 – Accueil et fréquentation
IV.4 – Prise en charge des femmes : accouchement
IV.5 – Soins bucco-dentaires
IV.6 – Planning familial
IV.7 – Prise en charge de l’enfant
IV.8 – Communication et éducation à la santé
IV.9 – Examens de laboratoire
IV.10 – Maladies
IV.11 – Accès aux soins
IV.12 – Accès aux médicaments
IV.13 – Acteurs non étatiques
IV.14 – Priorités relatives à la santé définies par la population de Kenscoff
p.63
p.63
p.66
p.66
p.67
p.67
p.67
p.67
p.68
p.68
p.68
p.69
p.70
p.70
p.71
V – ENVIRONNEMENT DOMESTIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
V.1 – Approvisionnement en eau
V.1.1 – Origine de l’eau des ménages
V.1.2 – Distance à la source d’approvisionnement en eau
V.1.3 – Usages de l’eau
V.1.4 – Traitement de l’eau de boisson
V.1.5 – Priorités relatives au domaine de l’eau définies par les habitants de Kenscoff
V.2 – Type de lieux d’aisances
V.3 – Mode de gestion des déchets ménagers
V.4 – Energie utilisée pour la cuisson
V.5 – Priorités relatives à l’environnement définies par les habitants de Kenscoff
p.72
p.72
p.72
p.72
p.73
p.73
p.73
p.74
p.74
p.75
p.76
p.62
VI – INFRASTRUCTURES ET COMMUNICATION
VI.1 – Voies de communication
VI.2 – Adduction en eau potable
VI.3 – Electricité
VI.4 – Télécommunications
VI.5 – Historique des projets d’infrastructures
VI.6 – Priorités relatives aux infrastructures définies par les habitants de Kenscoff
p.77
p.77
p.79
p.80
p.80
p.81
p.82
VII – ENGAGEMENT CITOYEN
p.83
Partie III : Axes stratégiques de développement
I – ANALYSE DES PROBLÈMES
I.1 – Forces et faiblesses de la commune de Kenscoff
I.2 – Opportunités et menaces
I.3 – Identification des problèmes
p.87
p.87
p.89
p.90
II – AXES STRATÉGIQUES DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
p.93
II.1 – Inscription du plan de développement local de la commune de Kenscoff
dans la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté
II.2 – Vision globale de la commune à l’horizon 2033
II.3 – Axes stratégiques d’intervention
II.4 – Actions définies comme prioritaires pour le développement de Kenscoff
II.4.1 – Éducation
II.4.2 – Santé
II.4.3 – Agriculture
II.4.4 – Activités économiques
II.4.5 – Environnement
II.4.6 – Eau et assainissement
II.4.7 – Jeunesse / Loisirs
II.4.8 – Infrastructures
II.4.9 – Appui institutionnel
p.93
p.93
p.94
p.94
p.95
p.97
p.98
p.100
p.101
p.103
p.105
p.107
p.110
III – DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SUIVI DU PLAN DE DÉVELOPPEMENT LOCAL
DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
p.111
III.1 – Dispositif d’accompagnement et de suivi
III.1.1 - Le Conseil Municipal
III.1.2 – Les Conseils d’Administration des Sections Communales (CASEC)
III.1.3 - Les comités locaux de coordination
III.1.4- Le comité de gestion communal
III.1.5 - Les tables sectorielles
III.2 – Dispositif financier
p.111
p.111
p.111
p.111
p.112
p.113
p.113
Annexes
p.115
Liste des abréviations
ASEC
AMDLK
BAC
BME
CASEC
CFPB
CGC
CLC
CNIGS
DGI
DSO
DSNCRP
EDH
FGDCT
FNUAP
FAES
GAFE
IHSI
MARNDR
MICT
MJSAC
MPCE
MSPP
NENCO
OMS
ONG
OPS
RGPH
SNEP
7
Assemblée de Section Communale
Appui Méthodologique au Développement Local de la Commune de Kenscoff
Bureau Agricole Communal
Bureau des Mines et de l’Energie
Conseil d’Administration de Section Communale
Contribution Foncière des Propriétés Bâties
Comité de Gestion Communal
Comité Local de Coordination
Centre National de l’Information Géo-Spatiale
Direction Générale des Impôts
Direction Sanitaire de l’Ouest
Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté
Electricité d’Haïti
Fonds de Gestion et de Développement des Collectivités Territoriales
Fonds des Nations Unies pour la Population
Fonds d’Assistance Economique et Sociale
Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement
Institut Haïtien de Statistique et d’Information
Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
Ministère de la Santé Publique et de la Population
Négociations-Enjeux-Constructions
Organisation Mondiale de la Santé
Organisation Non Gouvernementale
Organisation Panaméricaine de la Santé
Recensement Général de la Population et de l’Habitat
Service National d’Eau Potable
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Liste des cartes
Carte 1 :
Carte 2 :
Carte 3 :
Carte 4 :
Carte 5 :
Carte 6 :
Carte 7 :
Carte 8 :
Carte 9 :
Carte 10 :
Carte 11 :
8
Localisation de la commune de Kenscoff dans le département de l’Ouest
Départements d’Haïti
Risques d’érosion
Commune de Kenscoff
Limites administratives de la commune de Kenscoff
Indice de masculinité
Densité de population de l’aire métropolitaine
Occupation des sols de la commune de Kenscoff
Localisation des centres de santé de la commune de Kenscoff
Localisation des pharmacies de la commune de Kenscoff
Axes routiers menant à Kenscoff
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Avant-Propos
« Pourquoi c'est que la concorde suffit à entretenir un bon ordre parmi quelques animaux irraisonnables,
et pourquoi c'est qu'elle n'a pas le même pouvoir parmi les hommes »
(Hobbes)
Le plan de développement local de la commune de Kenscoff se veut un réveil de la
conscience des forces vives de la commune de Kenscoff: Mairie, CASEC, ASEC, jeunes, organisations
paysannes, organisations socioprofessionnelles, églises, vodouisants, pour la mise en valeur des
richesses de la commune et la mise en commun des idées en vue d'un développement durable.
C'est un acte visant à sortir de l'action ponctuelle pour arriver à l'action planifiée et
ordonnée dans le temps. Ce plan se veut le cadre de référence des actions à mener dans la commune en
matière de développement.
Il définit les actions prioritaires, spécifiques, finançables par les bailleurs de fonds
nationaux et internationaux au niveau de l'ensemble de la commune.
Pour assurer sa mise en œuvre, la collaboration de chaque citoyen, des ONG, des bailleurs
de fond est importante et vitale.
Nous tenons à remercier tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ont contribué à
l'élaboration de ce plan combien vital pour la commune de Kenscoff, en particulier, la Délégation de la
Commission européenne en Haïti, Le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de
France, le Conseil Régional de Basse Normandie, le Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement,
les élus locaux, les organisations paysannes, les organisations socioprofessionnelles, l'Ex-Maire de la
commune Pierre Richard VALÉUS, initiateur du plan et la population de Kenscoff dans son ensemble.
Jean-Paul FRANÇOIS
Agro forestier
Maire titulaire de la commune de Kenscoff
9
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Introduction
Le développement local, c’est la démarche de ceux qui ne veulent pas que l’avenir leur tombe sur la tête.
E. Chassagne
Le défi le plus important du développement local c’est sa capacité à changer les mentalités, à passer des
mentalités d’échecs et d’assistés à des mentalités d’acteurs économiques et sociaux, à des mentalités de
créateurs.
P. Nardin
11
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Le projet d’appui au développement local de la commune de Kenscoff par le Groupe
d’Action Francophone pour l’Environnement (GAFE) ne s’est pas fait au hasard. Il est l’aboutissement
d’un long processus qui a commencé en 2004, bien avant la date officielle de démarrage du projet, à la
demande de Pierre-Richard Valéus, Maire titulaire de l’époque.
Pendant les deux années qui suivirent, une série de réunions et de formations aux enjeux
du développement local a été organisée pour les acteurs locaux de Kenscoff, dans le but de les informer
sur leurs rôles et leurs responsabilités s’ils décidaient d’entrer dans une dynamique de développement
local. Finalement une convention de partenariat a été signée entre la mairie et le GAFE pour doter la
commune d’un plan de développement local.
Insuffler une dynamique de développement local sur un territoire est un processus très
long et très exigeant qui demande l’adhésion des acteurs locaux. L’identification des acteurs fut donc la
première phase du projet, sachant que toutes les actions de mobilisation passent systématiquement par
les autorités locales. Le GAFE propose une méthodologie, un fil conducteur, mais il ne se substitue pas
aux responsables et élus locaux. Il propose un squelette, aux acteurs locaux de lui donner corps.
Accompagner une dynamique de développement local revient à responsabiliser les
acteurs locaux mais aussi à leur donner les outils et les connaissances adéquats. Des structures ont donc
été mises en place comme les comités locaux de coordination et le comité de gestion communal. Des
formations ont été dispensées, traitant tantôt des enjeux du développement local, tantôt de la stratégie
des acteurs, de la gestion de projet ou encore du marketing et de la communication.
Accompagner une dynamique de développement local c’est aussi être à l’écoute et
observer les acteurs, le contexte pour comprendre mieux, pour conseiller mieux.
Accompagner une dynamique de développement local, c’est être humble, pour faire
passer ses ambitions personnelles après les ambitions de la collectivité. Parfois, il est naturel d’avoir
envie de prendre les choses en mains parce qu’on trouve qu’elles n’avancent pas assez vite, parce qu’on
a un agenda à respecter. Mais, en s’adaptant au rythme des acteurs locaux, on offre une garantie
supplémentaire que la dynamique n’est pas simulée, mais qu’elle est stimulée par des acteurs du cru.
Enfin, accompagner une dynamique de développement local c’est être ouvert à tout
courant de pensée et tout courant politique en sachant rester objectif. La prise de recul est souvent
indispensable pour ne pas se trouver embarqué dans des considérations qui n’ont souvent rien à voir
avec le projet en cours mais plutôt avec des conflits locaux.
Le présent document est loin d’être parfait. Le lecteur sera libre d’apprécier sa valeur et
de le critiquer à sa guise. C’est de cette façon que le plan de développement local de la commune de
Kenscoff évoluera, en s’enrichissant des commentaires des uns et des autres.
12
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Le plan de développement local de la commune de Kenscoff se divise en trois parties. La
première partie reprend la méthodologie mise en œuvre par le GAFE tout au long du projet. La seconde
partie présente le contexte d’intervention et les résultats d’une enquête menée pendant trois mois par
25 enquêteurs, sur les cinq sections communales de Kenscoff. Enfin la troisième partie aborde les axes
stratégiques de développement pour la commune de Kenscoff.
Le choix a été fait délibérément et stratégiquement de n’indiquer ni échéance ni ordre de
priorité pour les actions définies comme prioritaires. Pourquoi ? Par respect pour les acteurs qui ont
contribué aux travaux et qui ont permis la définition des priorités. Par souci de ne pas juger les priorités
définies, qui pourraient paraître superficielles aux yeux de certains. Par souplesse et accessibilité du
document, pour ne pas en rendre la lecture rébarbative et technique. Par opportunisme enfin car le
choix de cette présentation invite les investisseurs, les financeurs et les opérateurs à entrer dans la
démarche sans contrainte.
Le plan de développement local de la commune de Kenscoff offre une vision globale du
territoire et son évolution idéale pour les 25 prochaines années. Il est prévu pour une durée de 7 ans
avec des révisions régulières pour rester en conformité avec l’actualité.
Le plan de développement local de la commune de Kenscoff se veut être un support de
réappropriation du territoire par ses habitants et de revendication d’une identité local basée sur une
histoire commune, un territoire commun. Le plan se veut également être un vecteur de restructuration,
c’est-à-dire qu’il permet aux groupes de population du territoire de déterminer leurs objectifs au regard
des moyens techniques, humains et financiers dont ils disposent. Enfin il est un document de référence ;
il sert de contrat entre les différentes parties concernées par les actions réalisées à Kenscoff.
Avec son plan de développement local, la commune de Kenscoff détient un outil de
négociations, de communication, de planification, un espace ouvert de dialogue et de concertation.
13
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
MÉTHODOLOGIE
Vue panoramique de la section communale de Belle Fontaine
I – ÉTAPES DE LA DÉMARCHE
I.1 - Identification des acteurs locaux
L'identification des acteurs locaux commence bien avant le démarrage proprement dit du projet. Depuis
2004 le GAFE rencontre les autorités locales et les représentants de la société civile.
Une fois le projet engagé, cette tâche revient directement aux comités locaux de coordination (CLC). En
effet il est demandé aux Présidents des CASEC, qui coordonnent les CLC, d'intégrer l'ensemble des
courants de pensées au sein des CLC afin de garantir leur représentativité outre les divergences
politiques, religieuses, collectives et individuelles.
Par ailleurs, il est demandé aux Présidents des CASEC de veiller à ce que les acteurs influents (notables,
représentants d'églises, entrepreneurs...) soient invités à participer aux échanges des réunions
trimestrielles qui se déroulent dans chaque section communale.
I.2 - Constitution des comités locaux de coordination (CLC)
Un comité local de coordination est mis en place dans chaque section communale. Le Président du
CASEC en est le coordonnateur. Le CLC est composé de sept membres dont au moins deux femmes.
Les membres du CLC sont choisis à l'occasion de la première réunion publique trimestrielle. Pour être
membre du comité local de coordination, il faut :
•
•
•
Etre représentatif d’un groupe d’individus ou d’un secteur
Etre disponible
Etre impliqué au niveau local
Les localités doivent être équitablement représentées au sein du comité.
Les membres ne sont pas rémunérés pour leurs actions au sein du comité local de coordination.
Le CLC accompagne le processus de développement local au niveau de la section communale.
I.3 - Constitution du comité de gestion communal (CGC)
Le comité de gestion communal est formé de 25 personnes:
•
•
•
•
•
Le Maire titulaire
Les deux maires adjoints
Sept cadres de la mairie (et Délégués de Ville)
Les Présidents des CASEC des cinq sections communales
Deux membres des cinq CLC
17
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Le CGC est piloté par le Maire titulaire. Le CGC est chargé de la définition et de la mise en œuvre du plan
de développement local.
I.4 - Réalisation du diagnostic interne
I.4.1 - Élaboration du formulaire d'enquête
Le formulaire d'enquête répond à plusieurs exigences: simplicité du format, accessibilité, facilité de
lecture, clarté. Le formulaire est en créole. Il comporte plusieurs rubriques:
1. Identification de l'enquêté(e)
2. Volet éducation
3. Volet santé
4. Volet eau
5. Volet environnement
6. Volet loisirs
7. Volet activités économiques
8. Volet agriculture et élevage
9. Volet infrastructures
10. Volet vie communale
L'originalité du formulaire tient au fait qu'il est demandé aux enquêtés de choisir, pour chaque volet, une
priorité parmi cinq propositions. Par ailleurs il leur est demandé d’indiquer leur engagement dans la vie
de la commune et surtout s'ils sont prêts à payer les taxes pour la mise en œuvre des actions qu'ils
auront définies comme prioritaires.
I.4.2 - Choix des enquêteurs
Les CLC choisissent cinq enquêteurs par section communale, soit 25 enquêteurs au total. Les enquêteurs
sont des hommes et des femmes qui:
•
•
•
•
•
•
•
Savent lire et écrire le créole et le français
Sont disponibles
Sont originaires de la zone d’intervention
Ne sont pas membres du comité local de coordination
N'ont pas de lien de parenté avec les membres du CLC
Sont capables de remplir au moins 250 formulaires par mois
...
I.4.3 - Formation des enquêteurs
L’enquête de proximité vise à identifier les besoins exprimés directement par les habitants. Les
enquêteurs sont formés afin de collecter les données requises en vue d’une exploitation aisée et
optimale des résultats.
18
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
A l’issue de la formation, les enquêteurs sont capables :
•
•
•
De comprendre les enjeux du développement local
De communiquer pour sensibiliser les habitants
De remplir le formulaire d’enquête
Les futurs enquêteurs autour de NENCO
I.4.4 - Réalisation de l'enquête
Chaque enquêteur remplit au moins 250 questionnaires par mois pendant une période de trois mois.
L’ensemble du territoire des sections communales est couvert par les enquêteurs.
I.4.5 - Suivi des enquêteurs
L'enquêté signe le formulaire, l'enquêteur signe le formulaire. La conformité des formulaires est
contrôlée par le CLC qui vise chaque formulaire. Le CLC veille à ce que l'ensemble de la section
communale soit couverte, que les enquêteurs remplissent leur quota de formulaires, qu'ils n'ont pas
interrogé plusieurs fois une même personne, que le formulaire est correctement rempli...
I.4.6 - Traitement de l'enquête
L'enquête est traitée sur le logiciel statistique Sphinx par trois opérateurs de saisie formés.
I.4.7 - Analyse des résultats
Les résultats sont analysés statistiquement et graphiquement sur Excel.
19
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.5 - Réalisation du diagnostic externe
I.5.1 - Collecte des données
La collecte des informations concerne:
•
•
•
•
•
Les statistiques (démographie, habitat, éducation, santé...)
Les supports cartographiques du territoire (limites administratives, risques environnementaux,
production agricole...)
Les projets passés, présents et futurs
Le contexte d'intervention
...
La collecte des informations se fait auprès:
•
•
•
•
•
•
•
•
De la mairie
Des ministères
Des services déconcentrés de l'Etat
Des institutions spécialisées (CNIGS, IHSI...)
Des organisations non gouvernementales
Des centres de recherches et universitaires
Des individus
...
I.5.2 - Audit de la mairie de Kenscoff
L'étude prend en compte :
•
•
•
•
La formation des personnels et des élus de la commune
L’organisation interne de la mairie (organigramme, procédures…)
Les moyens (budget de fonctionnement, gestion, matériel…)
La communication : Les relations institutionnelles et les partenariats
Elle s’attache à l’analyse du système actuel de fonctionnement de la mairie.
I.6- Renforcement des capacités des membres du CGC
Des formations sont organisées régulièrement pour le CGC afin qu'il soit en mesure d'assumer ses
responsabilités futures à l'issue du projet.
Les formations portent sur:
•
•
La méthodologie mise en œuvre pour l’élaboration du plan de développement local
Les fonctions du plan de développement local
20
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Les enjeux du développement local
Le développement local et la décentralisation
La stratégie des acteurs
La gestion des conflits
La coopération décentralisée
La gestion de projet
Les financements du développement local
La communication
Le marketing
Les relations publiques
...
Travaux en ateliers
I.7 - Organisation de réunions publiques trimestrielles
Chaque trimestre, une réunion est organisée dans chaque section communale à l'initiative des CLC. Les
CLC sont chargés de planifier, organiser et animer les réunions.
Les réunions visent à informer les habitants de l'avancement du projet et à les impliquer dans la
dynamique.
Section communale de Sourçailles
Section communale de Nouvelle Touraine
I.8 - Animation de tables sectorielles
Des tables sectorielles sont mises en place pour aborder les problèmes de la commune. Elles sont
composées de personnes ressources de la commune dans des secteurs spécifiques tels que
l’environnement, la santé, l’éducation, l’agriculture, le tourisme…
Les objectifs des tables sectorielles sont multiples :
•
•
•
•
Définir l’objectif général du secteur en question
Formuler les objectifs spécifiques du secteur en question pour atteindre l'objectif général
Fixer les résultats attendus (quantitativement et qualitativement)
Définir les activités à mettre en œuvre pour atteindre les résultats attendus
21
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.9 - Sectorisation et priorisation des actions
Les CLC définissent les priorités d'action pour les sections communales. Les tables sectorielles définissent
les priorités d'action par secteurs d'activité. La mairie définit les priorités plutôt au niveau de la gestion
communale et institutionnel.
I.10 - Validation des actions
Le CGC reçoit l'ensemble des documents produits et en fait la synthèse. Le CGC valide les actions. Puis les
CLC les soumettent à validation par les habitants à l'occasion d'une des réunions trimestrielles.
Une fois rédigé, le plan de développement local dans sa version finalisée est soumis au CGC pour
validation de la forme et du fond, avant reproduction.
I.11 - Rédaction du document final
Le plan de développement local comporte trois parties:
1. La méthodologie mise en œuvre
2. Le diagnostic et l'analyse des résultats de l'enquête
3. Les axes stratégiques de développement
I.12 - Présentation publique du plan de développement local de la commune de Kenscoff
Le plan de développement local de la commune de Kenscoff fait l'objet d'une présentation publique
devant la presse, les partenaires institutionnels et les acteurs locaux impliqués dans la dynamique.
I.13 - Médiatisation et communication
Le plan est présenté dans les sections communales par les CLC.
La communication tout comme la médiatisation autour du plan reviennent au CGC et aux CLC. Il s'agit de
promouvoir le plan afin d'attirer les financeurs, les investisseurs, d'encourager les initiatives locales,
maintenir la dynamique de territoire et faire de Kenscoff un territoire de référence.
22
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
II - APPUI MÉTHODOLOGIQUE
II.1 - Stratégie d'intervention
L'objectif spécifique du projet est de doter la commune de Kenscoff d’outils permettant la conception et
la mise en oeuvre du développement concerté, participatif et autogéré de la commune.
A Kenscoff, le GAFE intervient selon les principes suivants :
•
•
•
•
•
•
Interventionnisme minimum
Responsabilisation des autorités locales
volontarisme
Neutralité
Concertation
Participation
II.1.1 – Interventionnisme minimum
Le GAFE apporte un appui méthodologique au développement local de la commune de Kenscoff. Le
GAFE accompagne la commune dans le processus de développement local en apportant des outils et des
compétences.
Les autorités locales sont les coordinateurs sur le terrain. A titre d’exemple, dans le cas où une activité
concerne une section communale en particulier, il revient au Président du CASEC et au CLC de planifier
et d’organiser l’activité sur le plan logistique. Dans le cas où une réunion concerne l’ensemble du
territoire, c’est à la mairie de planifier et d’organiser l’activité.
Le GAFE propose une méthodologie, un squelette. Il revient aux acteurs locaux de donner corps à
l’armature.
II.1.2 – Responsabilisation des autorités locales
Le GAFE part du principe que les élus locaux sont les représentants légitimes du territoire. Cette
démarche a pour but de responsabiliser les élus locaux et les conforter dans le rôle et les fonctions qui
leur incombent, notamment la création d’un espace de concertation pour le développement du
territoire au-delà des clivages quels qu’ils soient.
II.1.3 – Volontarisme
Le GAFE ne paie pas les acteurs locaux pour leur participation au projet, il collabore avec les acteurs
locaux sur la base du volontariat. C’est pour le GAFE une garantie de pérennité de l’action et cela
contribue à la responsabilisation des acteurs de terrain. Surtout, il s’agit de sortir d’une logique perverse
23
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
selon laquelle une organisation paie les bénéficiaires pour mettre en place une action à leur profit, une
logique d’assistanat.
Le volontarisme est la contribution des intéressés pour le bon déroulement d’une action dont ils sont les
bénéficiaires finaux. Le rôle du GAFE est de faire comprendre à chacun la stratégie des acteurs et les
enjeux du projet.
II.1.4 – Neutralité
Le GAFE ne s’exprime pas sur la politique menée au niveau local. Le GAFE collabore avec l’ensemble des
acteurs motivés et volontaires. Le GAFE ne s’immisce pas dans des polémiques. Le GAFE encourage les
parties à négocier et à se concerter. Le dialogue est la seule issue de secours possible aux conflits,
d’autant que les conflits permettent la construction d’une démocratie locale valable.
II.2 - Mise en place de structures de suivi et de mise en œuvre du plan
II.2.1 - Les comités locaux de coordination
Les CLC ont pour rôle majeur de veiller à la mise en œuvre des actions définies comme prioritaires pour
les sections communales. Ils accompagnent le processus de développement local au niveau des sections
communales. Ils catalysent toutes les activités, ils identifient les besoins, ils coordonnent les acteurs au
niveau local.
Les CLC sont des structures de concertation et d'échanges au niveau des sections communales.
II.2.2- Le comité de gestion communal
Le CGC a pour rôles de :
•
•
•
•
•
•
•
•
Administrer le plan de développement local de la commune
Assurer la mise en valeur du plan
Gérer les projets inscrits dans le plan
Veiller tout ce qui vient de l’extérieur et qui ne se trouve pas dans le plan
Vulgariser le plan
Assurer la mise en application du plan
Travailler en étroite collaboration avec les CLC
Chercher les financements pour exécuter les projets du plan
II.2.3 - Les tables sectorielles
Les tables sectorielles pourront être maintenues à l'issue du projet pour conseiller le CGC.
24
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
II.3 - Des compétences acquises
Les membres du CGC ont acquis des compétences techniques dans les domaines de:
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
La conception et la mise en œuvre d'un plan de développement local
Les fonctions du plan de développement local
Les enjeux du développement local
Le développement local et la décentralisation
La stratégie des acteurs
La gestion des conflits
La coopération décentralisée
La gestion de projet
Les financements du développement local
La communication
Le marketing
Les relations publiques
II.4 - Un espace démocratique de concertation
Les CLC et le CGC sont des espaces de dialogue et de concertation visant au renforcement du lien social
et du sentiment d'appartenance pour le développement concerté et autogéré du territoire.
25
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III – SPÉCIFICITÉS DE LA DEMARCHE
III.1 - NENCO (Négociations-enjeux-constructions)
NENCO est un outil pédagogique d'appui au développement local créé par le GAFE qui s'apparente à un
jeu de rôles. NENCO permet aux acteurs locaux de comprendre les enjeux du développement local, la
stratégie des acteurs, la gestion des conflits, la planification et l'aménagement du territoire.
NENCO se joue à 15 autour d'un territoire vierge fictif. Aux acteurs, en fonction des ressources dont ils
disposent, de s'organiser et de négocier pour aménager le territoire.
Les élus locaux de Kenscoff autour de NENCO
NENCO, un outil d’appui au développement local
III.2 - Construction d'un partenariat
Le GAFE et la mairie de Kenscoff construisent un partenariat depuis 2004 avant de monter ensemble le
projet d’appui méthodologique au développement local de Kenscoff en 2006 pour une mise en œuvre de
mars 2007 à août 2008, soit 18 mois.
La mairie de Kenscoff a fait appel au GAFE pour ses compétences en développement local afin de
l'accompagner dans sa démarche.
Une convention lie les deux partenaires jusqu’à la rédaction du plan, en août 2008.
26
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.3 - Un accompagnement sur mesure
Le GAFE est une structure d'accompagnement et d'appui. Il propose une méthodologie, aux acteurs
locaux de donner corps au projet en fonction de leurs propres objectifs. Le GAFE reste disponible mais il
ne se substitue jamais aux acteurs locaux. Chacun assume ses responsabilités qui sont définies au
préalable.
Le GAFE collabore sur la base des informations qui lui sont transmises par ses interlocuteurs au niveau
local, ce qui implique un haut niveau de responsabilisation, qui s'acquiert au fur et à mesure.
III.4 - Le passage de témoin entre deux équipes municipales
Le projet est né de l'équipe municipale sous le gouvernement de transition en 2004. Le GAFE a fait en
sorte de mobiliser l'ensemble des candidats engagés dans les élections de décembre 2006 pour assurer
la continuité de l'action engagée. En 2007, une nouvelle équipe municipale a pris ses fonctions. Elle a
naturellement pris le relais et le projet s'est poursuivi comme prévu.
III.5 - Des espaces de concertation démocratique
Le projet accorde une grande importance aux échanges d'idées et aux débats. La création d'espaces de
concertation démocratique comme les CLC et le CGC permet d'aborder les questions fondamentales
pour le développement de la commune dans un esprit de dialogue. Cet apprentissage démocratique est
un pilier fondamental de la dynamique et de sa pérennisation.
III.6 - Implication des élus locaux
Les élus locaux sont les interlocuteurs directs du projet sur le terrain. Un Président de CASEC qui ne
s'implique pas, c'est une section communale sacrifiée.
III.7 - Transparence
Que ce soit sur le plan administratif ou financier, le projet est géré en toute transparence. Les
informations sont accessibles aux autorités locales qui les souhaitent.
III.8 - Approche marketing
Le plan de développement local est un produit marketing à promouvoir auprès des services de l'Etat, des
financeurs et des investisseurs. L'élaboration et la rédaction du plan resteront sans suite si le plan n'est
pas valorisé. La communication et la médiatisation du plan sont primordiales pour la mise en œuvre des
actions inscrites dans le plan.
27
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.9 - Acquisition de compétences nouvelles
Les formations dispensées par le GAFE dans le cadre du projet visent à autonomiser les structures de
suivi et de gestion du plan telles que les CLC et le CGC. La gestion de projet, les relations avec les
bailleurs de fonds et les partenaires, la communication sont autant d'outils qui garantissent la pérennité
de la dynamique.
III.10 - Les femmes à l'honneur
Le projet fait une place de choix aux femmes déterminées à s'impliquer pour le changement et
l'avancement du territoire.
28
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
IV - APPROCHE STRATÉGIQUE DU GAFE DANS LE DOMAINE DU
DÉVELOPPEMENT LOCAL
IV.1 – D’une impulsion individuelle à une appropriation collective
Une dynamique de développement local concerne un territoire et une population particuliers. Même si
l’impulsion peut revenir à un individu, la gestion et la conduite des activités doivent être confiées à un
groupe qui s’approprie le projet afin, à son tour, de mobiliser d’autres partenaires, d’autres alliés. Le
projet n’est alors plus un projet individuel mais un projet collectif pour la collectivité.
Appropriation collective
Groupe informel
Impulsion
individuelle
D’une idée individuelle à une concrétisation collective
IV.2 – Processus de mobilisation de la population dans une dynamique de développement
local
Il n’y a pas de dynamique locale sans mobilisation des habitants et des élus du territoire. La fondation
d’un projet suit le rythme des acteurs et des activités locaux. La mobilisation est la phase la plus
déterminante puisqu’elle garantit l’appropriation du projet par la communauté.
L’objectif est d’amener les habitants à se mobiliser autour d’enjeux reconnus par tous, même s’ils ne
sont pas tous communs.
La mobilisation s’adresse à tous les habitants et non à une tranche bien ciblée de la population. L’enjeu
est de mettre en perspective les intérêts et les besoins de chacun dans le cadre d’un projet collectif dans
un but commun.
29
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Le processus de mobilisation passe par la constitution d’un noyau dur qui regroupe des porteurs d’initiatives.
C’est le noyau dur qui porte la dynamique de développement local.
IV.3 – Le développement local, un projet de territoire
Le développement local repose sur un territoire, un espace donné dans lequel les acteurs se retrouvent
sur des bases de solidarité et d’identité (histoire, culture, valeurs, ...).
L’espace de développement local a plusieurs dimensions géographique, économique, sociale, politique,
administrative, écologique.
Les connexions endogènes contribuent à la construction d’une identité de territoire et au renforcement
du lien social. Parallèlement le territoire ne peut se satisfaire de fonctionner en circuit fermé au risque
de scléroser le projet. Il a donc tout intérêt à engager des échanges avec l’extérieur.
Modélisation des échanges dans le système territorial
30
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
CONTEXTE
ET
DIAGNOSTIC
I - CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
I.1 – Localisation de la commune de Kenscoff
La commune de Kenscoff est située à 12 km de Pétion-Ville et 24 km de Port-au-Prince, dans le
département de l’Ouest, en Haïti.
Carte 1 : Localisation de la commune de Kenscoff dans le département de l’Ouest
(Source : IHSI, Atlas censitaire 2003)
Elle occupe une superficie de 208.23 km2. Elle est limitée au nord par Pétion-Ville, au sud par Belle-Anse
et Marigot, à l’ouest par Carrefour et Jacmel et à l’est par Croix-des-Bouquets.
Située au versant nord du massif de la Selle, entre 600 mètres (Morne Calvaire aux environs de PétionVille) et à plus de 2.000 mètres d’altitude (Morne La Visite), la commune de Kenscoff est la plus pentue
et la plus montagnarde du département de l’Ouest.
Par son relief et sa situation géographique Kenscoff offre par endroit de superbes vues panoramiques sur
la baie de Port-au-Prince et sur la plaine du Cul-de-Sac.
Carte 2 : Départements d’Haïti
33
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.2 – Caractéristiques topographiques
La zone de Kenscoff fait partie de l’unité morphologique du Massif de la Selle qui culmine au Pic la Selle à
2.680 m d’altitude et qui constitue la partie orientale de la Presqu’île du Sud. Les chaînons de ce massif
ont une orientation générale Est-Ouest, on y rencontre deux types morphologiques principaux :
• une morphologie karstique où affleurent les calcaires cristallins,
• une morphologie caractérisée par des crêtes étroites, des pentes ravinées, un relief accidenté,
ciselé par des vallées en V, dans les régions volcaniques.
I.3 – Données géologiques
A Kenscoff, les basaltes et andésites prédominent. Les calcaires durs et calcaires massifs existent aussi.
Les séries sédimentaires forment la majeure partie du Massif, elles correspondent à deux ensembles qui
se succèdent de bas en haut :
• Un ensemble de base détritique constitué de conglomérat, de grès volcanogènes, d’argile et de
calcaires impurs. Cet ensemble est daté du Paléocène supérieur à l’Eocène,
• Une épaisse série calcaire, soit crayeux, à silex, en lits réguliers et minces, soit massif et cristallin,
soit broyé par les mouvements tectoniques, datant de l’Eocène inférieur.
I.4 – Indications climatiques
Le climat est de type montagnard. Il y fait très frais en décembre et doux au mois de juin. La température
moyenne varie entre 15 °C en février et 18,6 °C en septembre, avec un gradient de température de 0,75
°C par 100 m.
I.5 – Données pluviométriques
D’une manière générale, les précipitations moyennes annuelles sont de 1.638 mm. De 1.600 à 2.000
mm/an : A l’est de la ville et dans une partie du sud-est de la commune. Plus de 2.000 mm/an : A l’ouest
de Kenscoff et au sud de la commune.
Kenscoff connaît deux saisons principales :
• Une saison pluvieuse, d’avril à novembre, durant laquelle tombe 86.6 % du total pluviométrique
annuel,
• Une saison sèche, de novembre à mars, durant laquelle on observe des précipitations variant de
76.8 mm (novembre) à 18 mm (janvier).
Le tableau ci-dessous montre les variations mensuelles des précipitations en mm de la région de Kenscoff.
Jan
18
Fév
37
34
Mars
54
Avr
185
Mai
Juin
Juil
Août
Sept
Oct
Nov
Déc
Moy ann
323
177
107
179
220
228
76
34
1638
Précipitations mensuelles en mm de la zone de Kenscoff
(Source : M. Simonot, Les ressources en eau souterraine de la région de PAP, sept 1982)
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.6 – Réseau hydrographique
Eaux de surface :
Grande Rivière
Rivière Galette
Rivière Couleuvre
Rivière Redoute
Rivière Gribiche
Rivière Grise
La rivière Momance prend sa source sur la commune de Kenscoff. Il en est de même pour la rivière
Froide qui se jette dans la baie de Port-au-Prince, à Carrefour.
Du côté de Kenscoff, on dénombre plus d’une dizaine d’affluents dont les plus importants sont :
La ravine Gran Motte
La ravine Tojour
La ravine La Jontière
La ravine Lali
La ravine Tête de l’Eau
La rivière Redoute
La ravine Feça I
La ravine Feça II
La ravine Derivière
La ravine Grenier
La rivière Grise prend naissance sur les hauteurs du Massif de la Selle et se jette non loin de Jammeau
dans la baie de Port-au-Prince. Elle reçoit les eaux de plusieurs sources dont la source Cresson de
Kenscoff.
I.7 – Sites naturels
Section communale
Nouvelle Touraine
Nouvelle Touraine
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Belle Fontaine
Belle Fontaine
Sourçailles
Sourçailles
Sourçailles
Nom
Grand rivière
Tourine
Rivière Bawèt
Morne La Selle
Bassin bleu
Rivière
Thébault
Type
Bassin
Rivière
Grotte
Rivière
Grottes
Forêt
Mare
Bassin
Rivière
Rivière
Localité
Rebejo
Vitry
Roche plate
Exploitation/utilisation
Baignade
Déboisement
Opak
Souprande
Mahotière
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
35
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.8 – Menaces sur l’environnement
I.8.1 - Erosion
La carte des risques d’érosion ci-dessous traduit une cruelle réalité ; Kenscoff est soumise à de très
graves risques d’érosion sur environ 2/3 de son territoire. Aucune section communale n’est à l’abri.
Devant un tel constat, autant dire que l’érosion constitue une menace sérieuse à prendre en compte
dans les plans d’aménagement de la commune, notamment au niveau des constructions.
Carte 3 : Risques d’érosion
36
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.8.2 - Glissements de terrain
Le plus spectaculaire s’est produit dans la zone de Mahotière/Robin en 2006. A l’époque le Bureau des
Mines et de l’Energie (BME) estimait à 27 hectares la surface occupée par le mouvement, formant un
rectangle de 900 m environ de long dans le sens Nord-Sud et 300 m environ de large dans le sens EstOuest. Selon le rapport du BME, le mouvement n’a pas débuté effectivement en août 2006 avec
l’apparition des fissures sur la route. Il s’agit d’un mouvement assez lent qui a débuté depuis plusieurs
années et qui s’est manifesté en août.
Conséquences du glissement de terrain : Environ 250 personnes sinistrées, une vingtaine de maisons
détruites, 16 carreaux de terre plantés et des routes hors d’usage.
(Source : BME, 2006)
I.8.3 – Exploitation anarchique des carrières de sable
Deux grandes carrières de sable sont en exploitation sur la route menant à Robin, elles présentent des
fronts de taille assez élevés.
I.8.4 – Pression démographique
Par sa localisation en périphérie de Port-au-Prince, Pétion-Ville, Delmas et Carrefour, la commune de
Kenscoff est soumise à une pression démographique importante qui se traduit notamment par la
construction anarchique et sans contrôle.
I.8.5 - Déboisement
La commune de Kenscoff n’échappe pas à la règle. Le bois est utilisé comme source d’énergie
domestique. Les conséquences sur l’environnement et donc en finalité sur l’homme se traduisent
notamment par le tarissement des sources, l’érosion des sols, la perte de fertilité des sols…
37
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
II – STRUCTURE ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
II.1 - Naissance de la commune de Kenscoff
Plusieurs hypothèses se contredisent quant à l’origine du nom de la commune.
L’une d’entre elles veut qu’en 1797 un Anglais répondant au nom de Kerenskoff ait été cerné par Pétion
dans les hauteurs de Pétion-Ville. Après quelques heures de combat, il fut enlevé et déporté sous les
ordres du général haïtien. C’est la déformation du nom de cet étranger qui aurait valu à cette région le
nom de Kenscoff.
Selon Sémexan Rouzier, le nom de Kenscoff viendrait d'un aventurier polonais braconnier, répondant au
nom de Kerenskoff. Il aurait hanté la région, tant et si bien que l'armée dut le poursuivre et le mettre
hors d'état de nuire durant la guerre de l'Indépendance.
II.2 – Statut administratif de la commune de Kenscoff
Le quartier de Kenscoff fut fondé en 1930. Il élevé au rang de commune sous le gouvernement de Sténio
Vincent (décret du 03 juillet 1933).
II.3 – Structure administrative de la commune de Kenscoff
Kenscoff compte cinq sections communales :
Section communale
2
aire (km )
1
ère
2
ème
Sourçailles
43,52
3
ème
Grand Fond
38,32
4
ème
Belle Fontaine
37,45
5
ème
Bongars
37,68
Centre bourg
1,46
Nouvelle Touraine
44,33
(Source : Extrait RGPH 2003)
Kenscoff est la cinquième commune de l’arrondissement de Port-au-Prince.
38
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Carte 4 : Commune de Kenscoff
Carte 5 : Limites administratives de la commune de Kenscoff
II.4 – Fonctionnement de la mairie de Kenscoff
II.4.1 – Organigramme
(Source : Enquête AMDLK, 2008)
Le service action sociale qui a été supprimé comme le service éducation. La suppression du service action
sociale fait suite au manque de moyens financiers de la commune et de compétences suffisantes par
rapport aux missions souhaitées pour ce service.
II.4.1.1. – Le Conseil
Trois Maires, un titulaire et deux adjoints formant le Conseil, ont été élus le 22 mars 2007 avec la volonté
de faire de Kenscoff « une ville modèle ».
41
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Un plan présenté aux habitants lors de la campagne comportait des améliorations pour le secteur de la
santé, de l’éducation, des infrastructures, de la voirie et du marché communal avec le projet d’une
chambre froide, d’espaces de loisirs, une place publique, un cyber café communal…
Jean-Paul François, Maire principal, titulaire est l’ordonnateur. Il préside le conseil et est chargé de
représenter la commune auprès des instances étatiques (les différents ministères et la direction de
l’Ouest notamment).
Le Conseil prend des décisions concernant la vie de la commune (marché, écoles, …). Les décisions
politiques sont transmises au Directeur Général par voie orale quand cela concerne des décisions
ponctuelles et à l’écrit quand cela concerne des décisions de politique globale.
Deux Maires adjoints, Philogène Loubeltot et Saint-Surin Jumel, sont chacun en charge de secteurs
particuliers répartis comme suit :
- Génie municipal et relation avec les CASEC et la police
- Administratif et organisation
II.4.1.2 – Le Directeur Général
Son rôle est basé sur l’exécution des décisions des Maires par le Conseil. Il transmet les demandes du
Conseil au Directeur Administratif et Comptable qui vérifie la faisabilité de la mise en œuvre des
décisions du Conseil. Le Directeur Général cherche des solutions pour faciliter et garantir cette mise en
œuvre.
D’autre part, le Directeur Général reçoit et compile les rapports mensuels de chaque service et les
transmet au Conseil.
II.4.1.3 – Le Directeur Administratif et comptable
Le Directeur Administratif est en charge de la gestion du personnel, de la gestion des ressources
matérielles et des fonds de la commune. Il regarde la faisabilité de la mise en œuvre des décisions du
Conseil (faisabilité financière, humaine et matérielle).
Il est responsable du suivi budgétaire. Le budget 2008 a été voté en décembre 2007 par le Conseil. Ce
budget a ensuite été envoyé au MICT (Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales) et à la
Cours des Comptes pour validation.
Chaque mois, le Directeur Administratif effectue un rapport sur les travaux effectués pour le Conseil et
un rapport financier pour le MICT.
Il paie les salaires du personnel de la commune et est garant de la répartition des tâches du personnel.
II.4.1.4 – Le service administratif
La réceptionniste accueille les personnes se présentant à la mairie et transmet les demandes à la
secrétaire.
La secrétaire accompagne des contribuables auprès du service demandé après avoir vérifié la
disponibilité de la personne.
42
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
La secrétaire est en charge de la gestion des agendas des membres du Conseil et des responsables de
service. Elle rédige les correspondances pour le Conseil et est en charge d’enregistrer les lettres entrant
et sortant de la mairie.
II.4.1.5 – Le service fiscalité
Les missions de ce service sont basées essentiellement sur la perception de la fiscalité de la commune. Le
responsable est chargé de suivi du personnel (10 inspecteurs partagés avec le service Génie municipal).
Les impôts et taxes gérées par ce service sont :
- Les patentes
- La CFPB (Contribution Foncière des Propriétés Bâties)
- Les inhumations
- Les taxes des marchés communaux
- Le droit d’affichage (en préparation, cette taxe n’est pas encore appliquée)
Le circuit pour la perception des différentes taxes et impôts est le suivant :
-
Le responsable établit une convocation à l’attention d’un contribuable,
Un inspecteur porte cette convocation au contribuable concerné,
Le contribuable vient au service fiscalité,
Le responsable établit une facture indiquant le montant que le contribuable doit payer,
Le contribuable se rend à la DGI et s’acquitte de sa taxe,
Le contribuable revient à la mairie avec le récépissé de paiement qu’il remet au responsable
fiscalité,
Le responsable enregistre alors les informations concernant le contribuable et le montant de
la taxe dans un cahier de suivi,
La DGI reverse le montant perçu à la commune (tous les mois sur un compte bancaire pour les
versements effectués en cash, tous les 6 mois environ pour les versements effectués en
chèque).
II.4.1.6 – Génie municipal
L’ingénieur municipal est en charge du bon fonctionnement de ce service. Ce dernier comprend quatre
(4) secteurs : les marchés publics, les chantiers (urbanisme), la voirie, le cimetière.
Marchés publics
Les inspecteurs (10) sont chargés de contenir le marché dans l’espace réservé à cet effet. Ils récoltent
aussi les taxes d’utilisation des tables du marché. Ils sont aussi responsables de la propreté du marché et
de la gestion du dépôt loué aux marchandes qui le souhaitent.
Les principales difficultés résident en la gestion de l’espace du marché et à la perception des taxes.
43
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Urbanisme, chantiers
Ce secteur est chargé de :
- faire le contrôle des constructions privées
- réaliser des chantiers
Concernant le suivi des constructions privées, une procédure d’acceptation de construction est suivie :
-
-
Dépôt d’un dossier par le contribuable qui souhaite construire. Le dossier doit comprendre le
titre de propriété, le plan des terres, le plan de la construction et/ou de son développement,
le plan de localisation,
Le dossier est étudié par l’Ingénieur municipal,
L’ingénieur accepte ou non le dossier. En cas d’acception, l’Ingénieur établit un bordereau
(facture),
Le contribuable se rend à la DGI pour s’acquitter de la taxe,
Le contribuable se rend au service fiscalité de la mairie avec le récépissé de paiement.
Les éléments qui peuvent amener au refus du dossier sont : l’absence d’un document dans le dossier,
une implantation dans une zone forestière, une construction pour une activité polluante.
L’autorisation est délivrée par l’Ingénieur. Si ce dernier à besoin d’informations complémentaires, il peut
en référer à un Maire qui peut donner son avis.
Concernant les chantiers, à noter la réhabilitation du commissariat de Kenscoff et la réalisation d’un
kiosque. Ces chantiers sont supervisés par l’Ingénieur municipal. Compte tenu des moyens humains de la
commune, des personnes sont salariées spécialement pour ce type de chantiers.
Voirie
Ce secteur est divisé en deux zones :
- Centre ville
- Fermathe
Chaque zone dispose d’un responsable et de personnel (7 pour le centre ville et 8 pour Fermathe). Ils
sont chargés d’entretenir les voies à l’aide de balais et de brouettes.
L’Ingénieur municipal établit les plannings et les responsables de zone font le suivi du personnel, par les
feuilles de présence notamment.
Cimetière
Une personne est chargée à la fois du gardiennage, de l’entretien, des frais administratifs pour les
inhumations et les exhumations, les concessions.
Pour des travaux d’entretien important, des ouvriers sont embauchés spécialement.
44
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
II.4.2 – Fonctionnement : procédures, décisions
Le fonctionnement de la mairie est basé sur une instance décisionnelle et une instance exécutive.
Le schéma ci-dessous présente le circuit de la décision à la mise en œuvre.
(Source : Enquête AMDLK, 2008)
Lorsque le Conseil prend une décision, il la transmet au Directeur Général par voie orale ou écrite. Ce
dernier la transmet au Directeur Administratif qui en vérifie la faisabilité financière et humaine puis
attribue les tâches à réaliser aux services concernés afin d’exécuter la décision.
Chaque service établit des rapports mensuels afin de rendre compte des activités réalisées. Ces rapports
sont compilés par le Directeur Général qui les transmet au Conseil.
II.4.3 – Budget communal
Deux prés requis sont à noter avant d’aborder cette analyse budgétaire. Le premier concerne le fait que
ce budget prévisionnel, au moment de l’étude, n’a pas été validé par les instances compétentes (MICT et
Cours des Comptes). Le second concerne le fait que c’est une prévision.
45
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
II.4.3.1 – Analyse budgétaire de l’exercice fiscal 2007/2008
Recettes prévisionnelles
Les recettes de la commune sont réparties en deux catégories :
-
les impôts et taxes qui sont les recettes directes de la commune,
les subventions à l’investissement.
Les subventions couvrent 34% des recettes de la commune, ce qui montre une dépendance importante
des aides extérieures.
Répartition des recettes prévisionnelles
(Source : Enquête AMDLK, 2008)
Trois principales sources de financement de la commune sont identifiées :
- CFPB pour 63%
- Patentes pour 16 %
- Permis de construire pour 9%
Les autres recettes se répartissent des pourcentages allant de 0,10% (cimetière, matériaux, certificat
d’abattage) à 3,47% (droit d’alignement).
46
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Dépenses prévisionnelles pour l’exercice fiscal 2007/2008
Répartition des dépenses
(Source : Enquête AMDLK, 2008)
II.4.3.2 – Circuit de la fiscalité
Le dernier versement de la DGI que la commune a obtenu date de décembre 2007. Il prenait en compte
les perceptions des taxes et impôts de janvier à avril 2007. Les conséquences d’un tel retard sont
importantes. Cela entraîne les retards sur le versement des salaires du personnel ainsi que certains
travaux prévus.
II.5 – Gestion des sections communales
Les sections communales sont administrées par un organe exécutif collégial formé par un cartel de trois
membres appelé Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC). Le CASEC se compose d’un
Président et de deux Assesseurs. Le Président est l’ordonnateur de la section. Il exécute les décisions du
conseil et coordonne l’activité des membres.
Les organes exécutifs et délibératifs de la section communale, respectivement le CASEC et l’Assemblée
de la Section Communale (ASEC) s’associent dans la cohabitation administrative pour la gestion de la
section communale. L’ASEC assiste et contrôle.
La section communale perçoit une allocation mensuelle de fonctionnement à partir du Fonds de Gestion
et de Développement des collectivités territoriales (FGDCT).
Le CASEC élabore et exécute le budget de la section selon les normes comptables. Il prépare le plan
d’investissements publics et le plan de développement de la section. Il poursuit des projets d’intérêt
local.
47
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Section communale
1 Nouvelle Touraine
2ème Sourçailles
3ème Grand Fond
4ème Belle Fontaine
5ème Bongars
ère
Président du CASEC
Reynold Lamour
Alté Berthony
François Duvalis
Nicolas Alciné
Edner Nazaire
II.6 - Acteurs non étatiques
Quelques organisations non gouvernementales interviennent sur le territoire la commune de Kenscoff.
La liste ci-dessous est loin d’être exhaustive. Un recensement de l’ensemble des organisations de la
commune est en cours de réalisation par les services de la mairie.
-
-
Le Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement : Appui méthodologique au
développement local de la commune,
Le Service Chrétien d’Haïti : Environnement, le reboisement, les loisirs.
FACN : ils ont un bureau à Miami et ne font que passer sur la commune,
L’Ambassade de Taiwan : sont en train de planter des bambous sur la commune.
Save the Children : Education
Concern World Wide : Santé
Programme Alimentaire Mondial : Santé, nutrition
YMCA : Loisirs, jeunesse
Association des Jeunes pour le Développement de Jacquette : Infrastructures, eau potable
…
48
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
-
III – SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
Dans le cadre du projet d’appui au développement local conduit entre mars 2007 et août 2008, et qui a
abouti à la production du plan de développement local de la commune, une enquête a été réalisée sur le
terrain.
25 enquêteurs, issus des cinq sections communales, ont été formés par le GAFE avant d’être envoyés sur
le terrain pendant trois mois. Chaque enquêteur a rempli 250 fiches enquête par mois soit un total global
de 18.750 fiches enquête qui ont été traitées statistiquement.
Les résultats qui figurent dans le présent document sont en grande partie issus de cette enquête auprès
des habitants des cinq sections communales de Kenscoff.
Selon la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004), Kenscoff est classée au 75ème rang (sur 133) pour
l’accès aux services sociaux de base. Sur une échelle de moins faible à extrêmement faible, Kenscoff est
classée parmi les communes ayant un accès faible aux services sociaux de base.
III.1 – Population de la commune de Kenscoff
III.1.1 – Structure par âge et par sexe
(Source : FNUAP, 2005)
Kenscoff est une commune jeune, à l’image du pays. Elle a donc devant elle un enjeu de taille, celui de
l’intégration sociale et économique de cette jeunesse.
49
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Kenscoff
Carte 6 : Indice de masculinité
(Source : IHSI, Atlas censitaire 2003)
Les femmes sont majoritaires. Elles représentent 51,2% de la population (RGPH 2003). A Kenscoff,
l’indice de masculinité est au-dessus de la moyenne nationale.
III.1.2 – Répartition spatiale de la population
Comparativement aux communes qui l’entourent, Kenscoff est relativement peu peuplée.
Densité de population (hab/km2)
Nouvelle Touraine
161,7268
Sourçailles
350,5533
Grand Fond
188,077
Belle Fontaine
110,5097
Bongars
193,5966
Centre Bourg
3188,756
(Source : IHSI, RGPH 2003)
Au Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2003 (RGPH), le département de l’Ouest,
avec ses 18 communes, compte une population de 3.096.967 habitants. Près d’un quart de cette
population (24%) habite la commune de Port-au-Prince. Delmas (20%) et Carrefour (13%) représentent
après la capitale les communes les plus peuplées du département.
La commune de Kenscoff est placée au 14ème rang (sur 18) en termes de population avec 45.731
habitants, dont 4.665 en milieu urbain et 41.066 en milieu rural.
50
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
La pression démographique qui pèse sur l’aire métropolitaine aura sans aucun doute un impact sur la
densité de population de la commune de Kenscoff qui a l’avantage d’offrir une qualité de vie (climat…)
plus agréable qu’à Port-au-Prince et dans sa périphérie proche (Pétion-Ville, Delmas…).
Kenscoff
Carte 7 : Densité de population de l’aire métropolitaine
(Source : IHSI, Atlas censitaire 2003)
III.1.3 – Religion
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
La religion catholique semble prédominante sur la majorité des sections communales devant les
protestants excepté à Grand Fond.
Lieux de culte
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Sourçailles
Grand Fond
51
Péristyles
10
20
0
Nombreux
Nombreux
Eglises catholiques
3
3
5
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
5
Temples protestants
11
13
7
15 à 20
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
III.1.4 – Statut matrimonial
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Globalement, à l’échelle de la commune, il y a équilibre des proportions de célibataires, de personnes
placées et mariées, autour de 30 %. Ceci dit, il existe de profondes distinctions entre les sections
communales.
III.1.5 – Éducation
Dans le domaine de l’éducation, la commune de Kenscoff est considérée par la carte de pauvreté d’Haïti
(version 2004) pour son accès extrêmement faible à l’éducation de base.
III.1.5.1 – Etablissements scolaires
1er et 2ème cycle
Localisation
Centre bourg
Sourçailles
Grand Fond
Belle Fontaine
Ecoles publiques
3
2
1
Ecoles privées
17
13
4
1
(Source : MENJS, mars 2005)
Secondaire
Localisation
Centre bourg
Sourçailles
Ecoles publiques
1
-
Ecoles privées
5
3
(Source : MENJS, mars 2005)
Ces données, qui sont à prendre au conditionnel car elles ne prennent pas en compte les écoles
communautaires, montrent néanmoins les inégalités qui existent entre les sections communales. Belle
Fontaine, Nouvelle Touraine et Bongars sont vraiment démunies en termes d’infrastructures scolaires,
surtout quand on tient compte des enjeux d’intégration sociale et économique de la jeunesse.
52
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.1.5.2 – Niveau d’études atteint
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
La répartition des niveaux d’études par section communale met en évidence le décalage entre la section
plutôt urbaine de Grand Fond et les autres sections plutôt rurales comme Belle Fontaine et Nouvelle
Touraine. Les résultats sont à mettre en corrélation avec le manque ou l’inexistence d’infrastructures
adaptées répondant aux enjeux de demain d’insertion sociale et économique de la jeunesse.
III.1.5.3 – Scolarisation
% enfants scolarisés
Belle Fontaine
38%
Bongars
70%
Grand Fond
84%
Nouvelle Touraine Sourçailles
50%
55%
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Globalement 60% des enfants de la commune fréquentent un établissement scolaire. Grand Fond
marque sa différence avec un taux de scolarisation de 84 %. Les sections communales les plus reculées
sont les plus mal loties : Belle Fontaine (38%), Nouvelle Touraine (50%). D’autant que ce tableau
n’apporte pas d’éléments d’informations qualitatives sur l’enseignement prodigué.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
53
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Les enfants scolarisés de Belle Fontaine passent en moyenne 1h30 sur la route pour se rendre à l’école.
Les enfants de Bongars, Grand Fond ou Nouvelle Touraine y passent environ 1h00 de temps.
III.1.5.4 – Priorités relatives à l’éducation identifiées par les habitants de Kenscoff
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
La construction d’écoles rencontre l’assentiment de la majeure partie des personnes interrogées. Elle est
suivie loin derrière par l’amélioration des conditions de transport et la réparation des écoles déjà
existantes.
III.1.6 – Loisirs
La « distraction » principale est l’église.
Loisirs
Discothèque
Bibliothèque
Terrain de football
Radio communautaire
Groupes musicaux/théâtre
Télévision
Gaguerre
Restaurants
Rara
Nouvelle Touraine
0
0
0
Belle Fontaine
Bongars
Grand Fond
Sourçailles
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
1
TNH
0
0
0
0
0
0
1
A Belot
2
0
0
Toutes
Environ 10
0
0
0
2
4
3 (Le Refuge,
Godet, Furcy)
0
1 (Sous
mache)
Environ 5
Environ 15
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Il est à noter que la pratique du sport se résume au football qui est surtout joué à Grand Fond, Bongars
et Sourçailles, c’est-à-dire là où il existe des infrastructures (terrain de football).
Les mêmes sections communales ressortent d’ailleurs nettement en ce qui concerne les autres loisirs.
Etant d’ailleurs les trois seules à placer la lecture en tête des loisirs. Ce sont également les trois sections
qui sont plus facilement en contact avec le centre urbain, et donc avec les infrastructures de loisirs.
54
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
C’est donc sans surprise que les deux priorités qui ressortent en termes de loisirs sont l’aménagement
d’un terrain de football et d’une bibliothèque. On peut noter toutefois la demande relativement
importante pour un cinéma. L’importance relative de la demande d’un cybercafé dans les sections
communales de Grand Fond et de Sourçailles que l’on ne retrouve pas dans les trois autres témoignent
également du décalage important entre ces deux sections (ou au moins leurs parties urbaines) et le reste
de la commune.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Au niveau de la commune, 54% des personnes interrogées souhaitent l’aménagement d’un terrain de
football, 22% l’aménagement d’une bibliothèque, 11% la création d’un cinéma, 9% celle d’un cybercafé
et 4% une discothèque.
55
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.2 – Caractéristiques économiques de la commune de Kenscoff
III.2.1 – Types d’activités économiques
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
La répartition des métiers des enquêtés montre sans surprise une importante population d’agriculteurs
et de marchands. Mais cette répartition dessine également le paysage de la commune, et son centre
« urbain » : Grand Fond.
III.2.2 – Boutiques alimentaires et boulangeries
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Sourçailles
Grand Fond
Boulangerie
0
0
0
5
5
Boutiques alimentaires
50 à 60
0
Nombreuses
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
III.2.3 – Artisanat
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Grand Fond
Artisanat
Latanier, bambou, calebasse
Macoute, natte, poterie, bois
Alfort, macoute, panier
Peinture artistique, bambou,
broderie
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Les artisans manquent d’encadrement.
56
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.2.4 – Marchés locaux
Section communale
Nouvelle Touraine
Belle Fontaine
Sourçailles
Grand Fond
Localité
Doplaton
Barèt
Kòd gad
Ti Pyè Lwi
Kajak
Jour
Lundi/jeudi
Samedi/mercredi
Chaque jour
Chaque jour
Chaque jour
Pas de marché
Mardi/vendredi
Mardi/vendredi
Jeudi/vendredi
Mardi/vendredi
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Godet
Fermathe
Robin
Coteau
III.2.5 – Tourisme
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Sourçailles
Grand Fond
Structures touristiques
0
Le Montcel
Le Florville
Mission baptiste
Wynne Farm
Gardère Lodge
Sesanet
Mission baptiste Fermathe
Village en montagne
Soisson la Montagne (en partie)
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Le tourisme devrait constituer une manne pour la commune dans la mesure où les visiteurs, nationaux et
étrangers, sont nombreux le week-end à venir profiter de l’air frais et des paysages de Kenscoff.
Plusieurs structures touristiques de qualité et renommées attirent les visiteurs. Parmi elles, le Montcel à
Belot, Village en Montagne à Fermathe, le Florville à Kenscoff, la Mission baptiste à Fermathe et Soisson
la Montagne (que Kenscoff partage avec Pétion-Ville) où sont réunis les artistes peintres du mouvement
Saint-Soleil.
La Wynne Farm propose des activités d’éducation à l’environnement pour les enfants et les adultes.
Le Plan Directeur du Tourisme révisé prévoit le développement de l’écotourisme dans les montagnes de
Kenscoff et Furcy.
Ranch Le Montcel, Auberge en Montagne
Le Montcel est un complexe écologique qui s'étend sur 13 carreaux de terre et qui offre
40 chambres confortables, reparties dans des Chalets de style Espagnol et Canadien.
(Source : http://www.montcelhaiti.com)
57
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Le point faible du tourisme à Kenscoff est le manque de communication et de promotion. Seul le
Montcel disposerait d’un site internet.
III.2.6 – Agriculture
III.2.6.1 - Occupation des sols
La commune de Kenscoff est majoritairement couverte par des cultures agricoles moyennement denses.
Sur Bongars et Sourçailles, il est à noter deux zones de cultures agricoles denses.
La section communale de Grand Fond est en grande partie occupée par des pâturages. Enfin, la forêt est
localisée à la frontière de la commune avec Marigot.
Carte 8 : Occupation des sols de la commune de Kenscoff
(Source : CNIGS)
58
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.2.6.2 – Production agricole
La relative fraîcheur du climat et la faible amplitude thermique annuelle sont favorables à la culture de
légumes de type tempéré : oignon, betterave, pomme-de-terre, carotte, chou, laitue.
Les cultures maraîchères occupent une place dominante dans la plupart des zones d’altitude supérieure
à 1200 mètres. Les cultures vivrières qui sont associées, soit en rotation ou en combinaison, sont
principalement le maïs, le haricot et, secondairement, la patate et l’igname. L’arachide est aussi cultivée
en dessous de la zone de Robin.
Les cultures de légumes en plein champ se font sous régime pluvial, mais les pépinières sont souvent
arrosées à partir d’eau de source lorsqu’elles ne se situent pas à plus d’une heure et demie de marche.
Les différentes zones de la région Kenscoff peuvent, du point de vue de l'exploitation de l'espace, se
caractériser de la manière suivante :
- Sur l’axe Fermathe-Fort Jacques-Duvier, les surfaces maraîchères occupent plus de 60% de
l’assolement et une grande diversité de cultures est observée (laitue, tomate, oignon, maïs en vert,
poireau..);
- Sur le plateau de Belot dominent le poireau, l'oignon et la carotte sur sols minces ; les sols profonds
conviennent à la production de pomme de terre mais appartiennent souvent à des urbains absentéistes;
- Dans la zone Kenscoff-Robin, plus sèche, les espèces maraîchères occupent environ 30% des surfaces,
avec le poireau et le chou comme cultures importantes;
- La zone allant de Furcy aux contreforts du plateau de Seguin est à dominante chou-pomme de terre sur
des sols volcaniques relativement profonds ; les cultures vivrières pourraient y occuper jusqu’à 50% des
surfaces.
(Source : Etude de faisabilité d’un projet d’appuis à l’agriculture de Port-au-Prince, IRAM/Agrisud, 2002)
Kenscoff produit également du bétail : bovin, porcin, caprin, ovin, équin, volaille.
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Sourçailles
Grand Fond
Production agricole
Pois, maïs, canne à sucre, manioc, petit mil, arachide, café,
maraichage sauf échalotes
Poireaux, pomme-de-terre, maïs, pois
Pois congo, petit mil, poireaux, arachide, banane, café
Pomme-de-terre, carotte, chou, cresson, poireau
Chou, tomate, laitue, pomme-de-terre, poireau
Elevage
Toutes les bêtes sauf les bourriques
Tout type d’élevage
Cabris, cheval, cochon, poule…
Familial
Bœuf, cabris, cochon, poule, lapin
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Le Bureau Agricole Communal (BAC) constate une baisse de la production liée à la baisse de la fertilité
des sols due à l’érosion.
Sur place les arachides peuvent être transformées en mamba et les pêches en confiture mais la
transformation n’est pas systématique.
59
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.2.6.3 – Mode de production
Les paysans produisent de façon rudimentaire en utilisant des outils tels que la dérapine ou la serpette…
Il n’y a pas d’outillage ou de matériel lourd (tracteur…).
Les habitudes agricoles diffèrent également grandement. Seule une étude approfondie de la situation
dans chaque section communale permettrait d’établir des stratégies efficaces. Tout de même, on peut
relever que l’utilisation importante d’engrais chimiques et la faible production locale de semences
renforce l’idée exprimée de la nécessité de développer une agriculture de type biologique.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
III.2.6.4 – Commercialisation des produits agricoles
Kenscoff échange ses produits agricoles avec Pétion-Ville, Croix Bossale, Saint-Marc et Gonaïves. Les
produits agricoles de la commune de Kenscoff sont vendus localement (en faible proportion), à Kenscoff,
à Pétion-Ville et à Port-au-Prince. Aucun produit maraîcher ou fruitier de cette zone n’est exporté vers la
République Dominicaine contrairement à la zone maraîchère frontalière de la Forêt des Pins.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
60
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.2.6.5 – Maladies et calamités agricoles
74% des producteurs et éleveurs de Kenscoff interrogés affirment que leur production est touchée par
les maladies avec une petite nuance pour Grand Fond (60%).
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Parmi les maladies les plus fréquentes, on compte le charbon, la diarrhée, la fièvre. Les sections
communales ne sont pas touchées de façon identique par ces maladies. Alors que l’élevage à Belle
Fontaine est affecté par la diarrhée (40% des éleveurs interrogés), seulement 3% des éleveurs interrogés
le sont à Sourçailles.
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Grand Fond
Maladies/culture
Champignons, chenilles
Flétrissement des
pomme-de-terre
Rouille, pichon
Maroka, chenille
Maladies/élevage
Charbon, plasmose, peste porcine, diarrhée, tique, gale
Charbon, diarrhée, tique
Charbon, diarrhée, poux, fièvre
Diarrhée, mort-nés
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
A Bongars, chaque année les cochons et les bœufs sont vaccinés.
III.2.6.6 - Ressources humaines agricoles
Le bureau agricole communal
Les missions du BAC :
•
•
•
•
•
•
•
•
Conseiller les élus locaux
Réaliser une étude du milieu
Rédiger un programme et des projets en accord avec les élus et les paysans
Contribuer à la recherche de financement
Assister techniquement la réalisation des projets
Former les élus locaux, les paysans et les organisations
Encadrer les organisations de producteurs
Collaborer avec les institutions et les organisations
61
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
• Coordonner, suivre et évaluer les projets
• Collaborer aux démarches de protection de l’environnement
Pour réaliser ses missions, le BAC de Kenscoff repose sur 1 agronome responsable, 1 secrétaire, 1 agent
vétérinaire, 1 gardien et 1 agent agricole.
Normalement chaque section communale dispose de 2 agents vétérinaires formés.
Le BAC de Kenscoff n’a pas vraiment les moyens de fonctionner dans la mesure où il ne dispose pas de
véhicule, ni de fournitures de bureau si ce n’est une machine à écrire.
Les agents agricoles
Aux dires des CASEC des sections communales de Kenscoff, il n’y a pas d’agents agricoles sur la
commune.
Les agents vétérinaires
Selon les CASEC, ils seraient au nombre de 1 à Nouvelle Touraine, 3 à Bongars, 6 à Sourçailles, 1 à Grand
Fond.
Les organisations paysannes
Elles seraient 13 à Nouvelle Touraine, environ 5 à Grand Fond. L’estimation est difficile à faire dans la
mesure où les organisations virtuelles sont nombreuses.
Projets/acteurs non étatiques
Organisation
Service chrétien
Action
Education à l’environnement
Pépinières
(Source : BAC, 2007)
III.2.6.7 – Priorités relatives à l’agriculture et à l’élevage définies par les
habitants de Kenscoff
Parmi les priorités exprimées par la population lors de l’enquête dans les domaines de l’agriculture et de
l’élevage :
67% des personnes interrogées se prononcent pour la création d’un magasin agricole
11% pour la formation d’agents vétérinaires
10% pour le développement de l’agriculture biologique
7% pour l’organisation de coopératives agricoles
5% pour l’organisation des filières
62
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
IV – SITUATION SANITAIRE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
Considérant la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) Kenscoff fait partie des communes les moins
faibles en termes d’accès aux services primaires de santé du fait de la proximité avec la capitale.
IV.1. – Etablissements de santé
Selon une étude de la Direction Sanitaire de l’Ouest, en 2006 Kenscoff comptait 1 hôpital, 5 centres de
santé, 1 clinique/polyclinique, 5 pharmacies, 1 laboratoire.
La même étude montre que Kenscoff ne dispose pas de centre de physiothérapie, ni de cabinet dentaire
ni de centre de psychologie.
Kenscoff ne dispose pas d’ambulance. A noter en termes de communication que l’hôpital de Fermathe
dispose d’un système de radio et d’une connexion Internet.
L’hôpital de Fermathe dispose d’une salle d’opération (OPS/OMS, 2004), de 100 lits et d’un appareil de
radiologie fonctionnel.
Le centre de santé de Kenscoff est le premier centre de santé de 1er échelon.
Institutions
Centre de Santé de Kenscoff
Dispensaire de Bolosse
Hôpital de Fermathe
Dispensaire de Greffin
Dispensaire de Robin
Dispensaire de Bongars
Disp. Notre Dame Perpétuel Secours (Furcy)
Dispensaire d’Athis
Dispensaire Godey
Dispensaire Dumisseau
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Sourçailles
Grand Fond
63
Hôpital
0
0
0
0
Fermathe (1)
catégorie
Type
CSL
public
Disp
Privé
Hop
Privé
Disp
Privé
Disp
Privé
Disp
Privé
Disp
Privé
Disp
Privé
Disp
Privé
Disp
Privé
(Source : Service d’épidémiologie et de statistiques, DSO, 2006)
Dispensaire
0
Bolosse (1)
0
Furcy(1), Godet (1)
Robin (1)
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Centre de santé
0
Pharmacie
0
Bolosse (1)
0
0
0
Godet (1)
0
Fermathe (1)
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Carte 9 : Localisation des centres de santé de la commune de Kenscoff
Carte 10 : Localisation des pharmacies de la commune de Kenscoff
IV.2 - Ressources humaines
Bureau communal sanitaire de
Kenscoff
1 directeur communal
1 administrateur communal
1 infirmière communale
1 officier sanitaire
Hôpital de Fermathe
Ressources humaines
1 administrateur
1 médecin en chef
5 médecins
1 dentiste
2 anesthésistes
1 pharmacienne en chef
1 pharmacienne
2 comptables
2 techniciens de radiologie
4 techniciennes de laboratoire
3 archivistes
1 infirmière en chef
15 infirmières
1 sage-femme
2 infirmières
1 aide en soin
10 agents de maintenance
1 SANA
Moyens matériels
Centre de santé de Kenscoff
1 directrice
1 pédiatre
3 auxiliaires
2 techniciens de laboratoire
1 messager
1 gardien
1 pompiste (delco)
1 ménagère
3 archivistes
2 médecins résidents en service social
1 médecin (Cubain)
Il n’y a pas d’infirmières
Pas de véhicule
Pas de dentiste
Pas de salle d’accouchement
Problème d’eau courante
Manque d’espace pour les archives
pas de transport
insécurité
(Source : Bureau communal sanitaire de Kenscoff, 2007)
Le bureau communal forme les matrones et les agents de santé à l’hôpital de Fermathe. Il a élaboré un
plan communal cadre de santé pour la commune de Kenscoff pour l’exercice fiscal 2007/2008.
A Bongars 6 agents de santé interviennent lors des campagnes de vaccination.
IV.3 - Accueil et fréquentation
Le centre de santé de Kenscoff accueille plutôt des femmes de 25 à 49 ans issues des 5 sections
communales.
Une étude de l’OPS/OMS, en date de février 2004 indique que seul l’hôpital de Fermathe accueille les
indigents.
Le centre de santé de Kenscoff et l’hôpital de Fermathe assurent la prise en charge des urgences
médicales. Cependant pour les urgences chirurgicales, il faut se rendre au moins à Pétion-Ville.
66
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Pour l’année 2005, la Direction Sanitaire de l’Ouest (DSO) a enregistré des cas d’urgence dont la cause
était :
• Des accidents de la route (18 cas)
• Des accidents domestiques (25 cas)
• Des accidents du travail (16 cas)
IV.4 - Prise en charge des femmes : accouchement
21 mort-nés et 2 décès maternels ont été constatés à Kenscoff en 2005 par la DSO.
9% des mères qui ont accouché en 2005 avaient moins de 15 ans et 5% entre 15 et 19 ans.
Le nombre de décès en couche est à revoir à la hausse car les statistiques ne prennent pas forcément en
compte la situation des sections communales reculées.
IV.5 - Soins bucco-dentaires
En 2005 la DSO rapporte que 3.386 patients ont été vus à Kenscoff pour des soins bucco-dentaires. 2.965
extractions ont été pratiquées.
IV.6 - Planning familial
En termes de contraception, le tableau ci-dessous reprend les contraceptifs distribués en 2005 ainsi que
les opérations réalisées. 154.407 préservatifs masculins et 14.915 tablettes vaginales ont été distribués à
Kenscoff.
Contraceptifs distribués
Opérations de CCV
Tablettes
Lo Femenal Ovrette Depo-provera Noristérat Norplant Stérilets
Condoms Ligature Vasectomie
vaginales
5836
626
4627
943
26
0
14915
154407
1
0
(Source : DSO)
IV.7 - Prise en charge de l’enfant
Poids des enfants
En 2005, 2% des enfants pesés, de moins de 1 an et d’un an à 4 ans, présentaient un poids très faible
pour leur âge.
Vaccination
En 2005, 842 enfants de moins de 1 an et 86 enfants âgés de 1 à 4 ans ont été vaccinés à Kenscoff.
Âge
< 1 an
1 - 4 ans
5 ans et
plus
BCG dose
unique
1436
62
1
DTP
Rappel
DTP 3
Polio
Rappel
Polio 3
1233
113
0
835
981
111
0
0
0
Rougeole
dose unique
0
1162
612
351
Autre
vaccin
Vaccination
0
0
842
86
(Source : DSO)
67
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
IV.8 - Communication et éducation à la santé
En 2005, plusieurs activités de communication et d’éducation à la santé ont été organisées à Kenscoff.
Parmi les plus nombreuses, on notera les causeries sur les maladies transmissibles.
Thèmes
Prise en charge de l'enfant
Santé reproductive
Hygiène personnelle
Hygiène de l'environnement
Maladies transmissibles
Autres thèmes
Discussion
Causeries
de groupes
0
2
0
7
0
0
0
0
0
20
0
0
Assistance
conseil
Forum
0
0
0
0
0
0
Réunions
Autres
communautaires
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
1
0
0
1
0
0
0
0
(Source : DSO)
IV.9 - Examens de laboratoire
En 2005, les examens suivants ont été pratiqués à Kenscoff. Le tableau ci-dessous montre les résultats.
Malaria Test
Bacilloscopie
VIH
RPR
Total
Positifs
Total
Positifs
Total
Positifs
Total
Positifs
463
36
142
63
1065
152
845
58
(Source : DSO)
Depuis juin 2007, le centre de santé de Kenscoff est devenu un « centre de dépistage volontaire » du
VIH/SIDA. L’hôpital de Fermathe offre aussi un service de dépistage du VIH/SIDA.
Par exemple, en août 2007, sur 57 dépistages réalisés au centre de santé, 6 cas se sont révélés positifs.
IV.10 - Maladies
En 2005, les maladies les plus fréquentes à Kenscoff ont été :
Maladies/Symptômes
Infections Resp. Aigues
Diarrhée
Anémie
Malaria (Rx chloroquine)
Parasitose intestinale
Pertes vaginales
Sarcoptose
Malaria (cas confirmés)
Typhoïde (clinique)
Pneumonie
<= 1 an
12,012
11,211
2,386
1,555
1,31
219
1,997
484
199
1,344
1 - 4 ans
14,214
10,263
3,966
3,245
5,448
652
2,876
1,187
824
1,43
5 - 14 ans
4,756
2,993
3,487
3,459
4,145
1,405
2,091
1,239
1,205
617
15-49 ans 50+ ans
5,412
3,401
10,323
6,469
4,424
12,252
2,578
2,875
3,241
898
1,066
701
2,017
1,397
686
850
608
397
379
265
Total
37,46
28,569
22,179
16,125
16,013
15,378
10,15
6,182
5,848
4,554
% Total Total
Cas
Décès
16.6%
12.7%
4
9.9%
7.2%
7.1%
6.8%
1
4.5%
2.7%
2.6%
2.0%
(Source : DSO)
Par exemple, le centre de santé de Kenscoff a dénombré 54 cas d’infection respiratoire aigüe en août
2007, 3 cas de malnutrition, des cas de dermatose, d’anémie, d’hypertension…
68
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
IV.11 – Accès aux soins
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Ici se dessinent clairement deux profils : un profil « moderne » (Grand Fond et Bongars) et un profil
« traditionnel » (Belle Fontaine et Nouvelle Touraine) avec une situation intermédiaire à Sourçailles. Ce
qui recoupe tout à fait le recensement des dispensaires et des centres de santé. Un effort sur le secteur
de la santé semble donc devoir se concentrer sur les deux sections de Belle Fontaine et Nouvelle
Touraine, notamment en termes d’infrastructures.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
69
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
En cas d’urgence, la différence reste marquée entre les sections communales de Belle-Fontaine et
Nouvelle Touraine, qui feront plutôt appel à un médecin feuille, et celles de Bongars et Grand Fond qui
se rendront au dispensaire ou à l’hôpital.
IV.12 – Accès aux médicaments
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Le constat fait plus haut reste valable pour l’accès aux médicaments. Les habitants des sections
communales de Belle Fontaine et Nouvelle Touraine utilisent plutôt les feuilles alors que les habitants de
Bongars et Grand Fond utilisent les médicaments.
IV.13 – Acteurs non étatiques
Organisation
Partenaires sur le terrain
Montant engagé (USD) au 9/30/2007
Décaissement (USD) au 9/30/2007
Date de signature de l’accord
Date de fermeture de l’accord
Objet
Département/commune
70
USAID
MSH – Management Sciences for Health
12.936.754
1.365.200
8/3/2007
8/2/2010
Le projet de services de santé de base compte fournir des services à
approximativement 50 % de la population haïtienne sur la période de 2007-2010.
Ces types de services incluent le dépistage du virus HIV et de la maladie du SIDA,
le traitement et la prise en charge, le traitement et la détection de la
Tuberculose, la prise en charge de la mère et de l'enfant, et la fourniture de
services liés à la planification familiale.
Département du Nord (Acul du Nord, Borgne, Cap-Haïtien, Dondon, La Victoire,
Pignon, Plaine du Nord, Ranquitte, St-Raphaël)
Département du Nord-Est (Fort-Liberté, Capotille, Ouanaminthe, MombinCrochu, Mont-Organisé, Ste-Suzanne, Vallières)
Département du Nord-Ouest (Anse-à-Foleur, Baie de Haine, Port-de-Paix)
Département du Sud (Les Anglais, Ile-à-Vache, Les Cayes, Cavaillon, Plaisance du
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Sud)
Département du Sud-Est (Bainet, Thiotte)
Département de l'Ouest (Arcahaie, Cornillon, Thomazeau, Cité Soleil, PétionVille, Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Kenscoff, Léogane, Cabaret, Croix-desBouquets)
Département de l'Artibonite (Gonaïves, St-Michel, Grande-Saline, Verrettes,
Petite Rivière de l'Artibonite, Marchand Dessalines, St-Marc)
Plateau Central (Belladère, Cerca-La-source, Savanette, Mirebalais, Maïssade)
Département de la Grand'Anse (Jérémie, Abricots, Corail, Dame-Marie)
Département des Nippes (l'Azile, Petit trou de Nippes, Anse-à-Veau)
L’organisation internationale Concern World Wide, en accord avec le MSPP, appui le centre de santé de
Kenscoff, à travers l’aménagement du local, la formation du personnel IST, le don de matériel…
Le Programme alimentaire mondial (PAM) collabore avec le centre de santé de Kenscoff à la mise en
œuvre d’un programme pour les enfants malnutris et les femmes enceintes.
IV.14 – Priorités relatives à la santé définies par la population de Kenscoff
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
La nuance se lit une fois de plus à Grand Fond. Alors que les habitants des autres sections communales
s’expriment nettement pour la construction d’infrastructures de santé, Grand Fond présente des
réponses plus mitigées.
A l’échelle de la commune, l’enquête révèle que :
59% des habitants souhaitent la construction d’un dispensaire
16% la création d’une pharmacie
13% la formation du personnel de santé
8% l’éducation à l’hygiène
4% se prononcent pour la réalisation d’une campagne de vaccination pour les enfants
71
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
V – ENVIRONNEMENT DOMESTIQUE DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
V.1 – Approvisionnement en eau
Selon la carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) Kenscoff est une commune dont l’accès à l’eau courante
est modérément faible.
V.1.1 – Origine de l’eau des ménages
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Les habitants de Bongars, Nouvelle Touraine et Sourçailles s’approvisionnement quasiment
exclusivement en eau aux sources. Les habitants de Belle Fontaine s’alimentent tout aussi bien aux
sources qu’aux rivières. Grand Fond dispose d’infrastructures telles que fontaines et canalisations.
V.1.2 – Distance à la source d’approvisionnement en eau
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Retenons comme hypothèse que Nouvelle Touraine soit bien lotie en sources, cela expliquerait la faible
distance parcourue. En moyenne les habitants de Belle Fontaine, Sourçailles et Bongars parcourent une
distance de 30 minutes pour accéder au point d’approvisionnement en eau.
72
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
V.1.3 – Usages de l’eau
Les ménages utilisent l’eau pour boire, faire la cuisine, se laver, faire la lessive, arroser…
V.1.4 – Traitement de l’eau de boisson
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Le traitement de l’eau de boisson n’est pas une pratique courante surtout à Belle Fontaine et Nouvelle
Touraine. A Grand Fond et Sourçailles, la chloration s’inscrit quand même dans les habitudes même si
elle reste insuffisante.
V.1.5 – Priorités relatives au domaine de l’eau définies par les habitants de Kenscoff
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Les priorités identifiées dans chaque section communale diffèrent ici grandement, et dépendent sans
doute des réalités physiques du terrain. Certaines sections communales ont besoin de réservoirs pour
disposer d’eau régulièrement tandis que d’autres focalisent leur attention sur l’aménagement d’un
73
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
système de distribution. La demande importante de formation au traitement de l’eau dans certaines
sections montre que le manque actuel de traitement n’est pas dû qu’à un manque de volonté mais à un
manque de connaissance, voire de moyens.
Au niveau de la commune, l’enquête révèle que :
45% des habitants s’expriment pour l’aménagement d’un système d’adduction d’eau
31% pour la construction de réservoirs
16% pour la formation au traitement de l’eau
6% pour la protection des sources et bassins versants
2% pour une campagne de sensibilisation contre le gaspillage de la ressource en eau
V.2 – Type de lieux d’aisances
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
L’écart se confirme entre les sections communales rurales comme Belle Fontaine et Nouvelle Touraine
où les besoins physiologiques se font dans la nature et Grand Fond où les latrines sont utilisées dans 75%
des cas. Bongars et Sourçailles sont sur la voie de la latrinisation si on peut dire.
V.3 – Mode de gestion des déchets ménagers
La carte de pauvreté d’Haïti (version 2004) montre que Kenscoff bénéficie d’un accès très faible à
l’assainissement de base.
Si l’on part du principe que jeter les déchets dans la nature ou ne pas les gérer revient au même, alors la
route est encore longue pour assainir l’environnement. Dans la mesure où aucune solution valable et
satisfaisante n’est offerte, les ménages se prennent en charge dans la mesure de leurs moyens et de
leurs connaissances.
74
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
A l’échelle de la commune, 48% des ménages interrogés jettent les déchets dans la nature, 27%
déclarent ne rien en faire, 18% produisent du fumier, 5% les brûlent, 1% les stockent, 1% les enterre.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
V.4 – Energie utilisée pour la cuisson
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Grand Fond se démarque largement par l’utilisation du charbon alors que les autres sections
communales utilisent principalement voire exclusivement le bois. Seuls 5% des ménages interrogés se
servent du gaz comme énergie de cuisson. Ils habitent Grand Fond.
75
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
V.5 – Priorités relatives à l’environnement définies par les habitants de Kenscoff
La construction de latrines remporte l’unanimité quelque soit la section communale. Vient ensuite le
reboisement puis l’organisation d’une campagne de protection de l’environnement.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Ces priorités se retrouvent à l’échelle de la commune puisque :
66% des personnes interrogées demandent la construction de latrines
20% une campagne de reboisement
8% une campagne de sensibilisation à la protection de l’environnement
4% la gestion des déchets ménagers solides
2% la formation d’agents de surveillance
76
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
VI – INFRASTRUCTURES ET COMMUNICATION
VI.1 – Voies de communication
Accès au centre bourg
Un unique axe routier de 15,6 km mène à Kenscoff depuis Pétion-Ville. La route est dangereuse et
encombrée à cause des camions qui transportent le sable et les roches des carrières de Boutilliers et de
Kenscoff.
Carte 11 : Axe routier menant à Kenscoff
(Source : IHSI, Atlas censitaire 2003)
Accès aux sections communales
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Sourçailles
Grand Fond
77
Accès
Carrefour – Rivière Froide – Nouvelle Touraine
Jacmel – La Gossine – Nouvelle Touraine
Kenscoff – Belot – Bongars
Kenscoff – Godet – Carrefour Berthe
Kenscoff – Robin
Fermathe – Côteau
Kenscoff - Gerlain
Kenscoff – Dourette – Le Refuge – Obléon – Carrefour Konbit – Sourçailles
Carrefour Konbit – Brouette – Diraisin – Carrefour Badjyo – Morne La Selle
Carrefour Dourette – Deyè Savann (Robin)
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Transport en commun
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Sourçailles
Grand Fond
Station de départ
Carrefour Dourèt
Port-au-Prince
Kenscoff
Carrefour Dourette
Station d’arrivée
Carrefour Badjyo
Belot
Carrefour Badjyo
Deyè Savann
Tarif
25 gourdes
50 gourdes
30 gourdes
25 gourdes
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Au niveau des sections communales, l’accès se poursuit généralement à pied. Pour Belle Fontaine, il faut
traverser Rivière Grise qui, lorsqu’elle est en crue, provoque la mort de plusieurs personnes qui sont
emportées par le courant en tentant de la traverser.
Le faible maillage des voies de communication entrave non seulement le quotidien des habitants de la
commune mais limite aussi les échanges commerciaux et économiques, et notamment l’écoulement de
la production agricole locale.
Modes de déplacement
A l’échelle de la commune, 89% des personnes interrogées déclarent se déplacer à pied et 10% utilisent
les transports en commun.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Au niveau des sections communales, on note le démarcage de Grand Fond où le réseau de transport en
commun est mieux développé. En milieu rural, les déplacements se font à pied ou à cheval car le réseau
routier est inexistant ou la configuration topographique n’en permet pas le développement.
78
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Durée moyenne des déplacements quotidiens
Les habitants de Belle Fontaine passent en moyenne 3h00 dans les déplacements quotidiens, contre
1h30 pour les habitants de Grand Fond.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
VI.2 – Adduction en eau potable
Système d’adduction en eau potable
Le système géré par le Service National de l’Eau Potable (SNEP) couvre le bourg de Kenscoff et Fermathe,
soit environ 43.000 habitants et concerne 3.500 abonnés. Les sections communales rurales ne sont pas
desservies.
Deux sources sont captées pour alimenter le système qui compte un réservoir de 120 m3 et deux
conduites, l’une vers Kenscoff, l’autre vers Fermathe, une station de pompage et des bornes fontaines.
L’eau est traitée au HTH. La chloration se fait en continu, chaque jour. Une désinfection a lieu deux fois
par an.
Zone
Kenscoff (bourg)
Fermathe (bourg)
Fréquence de distribution
Mardi/jeudi/samedi
Lundi/jeudi/samedi
Durée
1 à 2 heures
1 à 2 heures
(Source : SNEP, 2007)
Le bureau du SNEP localisé à Thomassin 25 fonctionne avec 1 ingénieur départemental, 3 vanniers, 1
opérateur (station de pompage), 1 gardien (station de pompage), 1 messager (distribution des
bordereaux), 1 secrétaire, 1 administrateur, 1 ménagère, 1 chef de réseau, 3 plombiers et 4 manœuvres.
Le département de l’Ouest dispose d’un seul véhicule.
Le réseau est sous-dimensionné, la capacité de stockage est trop faible, la pression est trop forte, ce qui
provoque le gaspillage en eau.
Les prises clandestines constituent un manque à gagner important.
79
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Sources
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Sourçailles
Sources
183
+ de 25
Nombreuses
Nombreuses
Grand Fond
+ de 8
Captage
0
0
0
Source Obléon
Source Pénaud
Nan gwo roch
Jacquette
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
Citernes
Bongars dispose de 5 citernes (Belot). Sourçailles compte plusieurs citernes privées. Il y a quelques
citernes à Grand Fond.
VI.3 – Electricité
Les sections communales rurales n’ont pas accès au réseau d’EDH. Seul le centre bourg de Kenscoff et
Fermathe peuvent se prévaloir d’une alimentation électrique aléatoire.
VI.4 – Télécommunications
Le bureau de la Téléco situé à Kenscoff est officiellement fermé pour causes de restructuration et de
réparations.
Selon la Téléco, jusqu’en juillet 2007, il y avait 1.965 lignes téléphoniques pour Laboule et Fermathe
(indicatif : 255).
Section communale
Nouvelle Touraine
Bongars
Belle Fontaine
Sourçailles
Grand Fond
Digicel
X
X
0
X
X
Voilà
X
X
X
X
X
Téléco
0
0
0
0
0
Cybercafé
0
0
0
4
2
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
A l’échelle de la commune, environ 38% des personnes interrogées ont au moins un téléphone portable.
2,25% des personnes interrogées utilisent internet. Elles habitent préférentiellement Grand Fond,
Sourçailles.
80
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
VI.5 – Historiques des projets d’infrastructures
#
Projet
Localité
Engagement
(Gourdes)
Agriculture
Eau Potable
Sourçailles (3e Sect.)
1 967 625
Eau Potable
Grand Fond (4e Sect.)
197 712,90
Eau Potable
Grand Fond (4e Sect.)
2 824 470
Eau Potable
Grand Fond (4e Sect.)
218 492,40
Eau Potable
Education
Grand Fond (4e Sect.)
3 121 320
Sourçailles (3e Sect.)
94 227,08
Sourçailles (3e Sect.)
1 884 541,51
Kenscoff
1 841 336,72
Kenscoff
92 066,84
Secteur
Agriculture
Projet de Mobilisation des Enfants des
Ecoles dans la lutte pour la sauvegarde
1 de l'Environnement
Construction de 30 Citernes Familiales à
2 Corail/Kenscoff
Construction de 30 Citernes Familiales à
3 Corail/Kenscoff
Construction de 30 citernes familiales à
4 Lefèvre/Kenscoff
Construction de 30 citernes familiales à
5 Lefèvre/Kenscoff
Réhabilitation de l'Ecole Nationale
Education
6 Technique de Kenscoff
Réhabilitation de l'Ecole Nationale
7 Technique de Kenscoff
Education
Réhabilitation de l'Ecole Nationale Marie
8 Louise de Jésus
Education
Réhabilitation de l'Ecole Nationale Marie
9 Louise de Jésus
Education
Réhabilitation de l'Ecole Communautaire
Education
10 de Robin
Réhabilitation de l'Ecole Communautaire
11 de Robin
Education
Mobilier pour Ecole Nationale Technique
12 de Kenscoff
Education
Mobilier pour Ecole Marie Louise de
13 Jésus
Education
Mobilier pour Ecole Communautaire de
Education
14 Robin
Mobilier pour Ecole Nationale de Galette
Education
15 Chambon
Transport
Réhabilitation de 5 km de Routes
Carrefour Godé-Carrefour Berthe
16 /Kenscoff
Transport
Grand Fond (4e Sect.)
2 796 919,53
Grand Fond (4e Sect.)
139 845,98
Kenscoff
185 912
Kenscoff
324 624
Kenscoff
482 890
Kenscoff
336 024
Bongars (2e Sect.)
17 786
165,95
(Source : FAES, 2007)
81
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
VI.6 – Priorités relatives aux infrastructures définies par les habitants de Kenscoff
A l’échelle de la commune :
66% des personnes interrogées souhaitent l’aménagement de routes
25% l’électrification de leur zone d’habitation
6% le développement des transports en commun
3% la création de cybercafés
Au niveau local, Grand Fond se distingue en mettant la priorité sur l’électrification alors que les autres
sections communales privilégient la construction de routes.
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
82
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
VII – ENGAGEMENT CITOYEN
(Source : Enquête AMDLK, 2007)
L’engagement citoyen se traduit à travers le devoir électoral. Peu d’habitants interrogés sont membres
d’organisation même s’ils participents volontiers à des réunions.
Payer ses impôts comme l’impôt locatif par exemple n’est pas une habitude bien ancrée même si 94%
des personnes interrogées se disent prêtes à payer les taxes pour financer les actions qu’elles ont ellesmêmes définies comme prioritaires.
83
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
AXES STRATÉGIQUES
DE DÉVELOPPEMENT
I – ANALYSE DES PROBLÈMES
Les forces, faiblesses, opportunités et menaces ont été définies par le Comité de Gestion Communal à
l’occasion d’une session de formation.
I.1 – Forces et faiblesses de la commune de Kenscoff
On entend ici par forces le potentiel à valoriser sur la commune. Les faiblesses sont au contraire les
contraintes endogènes qui constituent un obstacle au développement de la commune.
Forces
Faiblesses
Environnement
Climat frais
Exploitation anarchique des carrières de sable
Paysages de qualité
Déboisement
Conscience que la protection de l’environnement est Erosion
Urbanisation non maîtrisée
indispensable
Pollution de l’eau, du sol et de l’air
Population
Population jeune
Intégration sociale et économique de la jeunesse non
planifiée
Incivilités, maque d’éducation civique
Education
er
ème
Existence d’établissements préscolaires, 1 et 2
Fort taux d’analphabétisme
cycle, secondaires
Etablissements scolaires en quantité insuffisantes
Manque de formation des maîtres
Nombreux établissements précaires et non aménagés
Répartition inégale des établissements scolaires sur le
territoire
Manque de centres de formation professionnelle
Faible taux de scolarisation en milieu rural
Faible niveau d’études en milieu rural
Loisirs
Existence de quelques terrains de football
Absence de bibliothèque
Absence de cinéma
Absence de théâtre
Activités économiques
Artisans
Manque d’encadrement des artisans
Existence de plusieurs marchés locaux
Peu de diversification des activités économiques
Tourisme
Existence de structures d’accueil touristique de qualité Manque de communication et de promotion du territoire
Climat frais et agréable
Absence de structure d’informations touristiques
Potentiel touristique : circuits de randonnées, bassins, Pas de maîtrise du flux touristique
points de vue, panoramas…
Artistes peintres
Boutiques d’artisanat
87
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Forces
Faiblesses
Agriculture
Climat favorable à l’agriculture maraîchère
Techniques agricoles archaïques et inadaptées
Production agricole diversifiée
Main d’œuvre agricole peu qualifiée
Marché existant pour l’écoulement des produits Utilisation massive d’engrais et pesticides
agricoles (métropole)
Pas de conservation ou de transformation de la production
agricole
Existence d’organisations de base dynamiques
Existence de plusieurs marchés locaux
Outillage insuffisant et inadapté
Existence de compétences et de savoir-faire
Manque de boutiques agricoles
Proximité des institutions liées à l’agriculture Insuffisance du nombre d’agents vétérinaires formés
(MARNDR, INARA…)
Absence de pharmacies vétérinaires
Pas d’agents agricoles
Pauvreté des paysans
Baisse de la fertilité des sols
Dégradation des sols
Cultures et élevage touchés par les maladies et parasites
Pas de vaccination systématique du bétail
Gaspillage dû aux mauvaises conditions de transport des
marchandises périssables
Recul marqué des superficies cultivées au profit de la
construction de résidences
Accès à l’eau difficile
Pas de gestion organisée de l’espace (plan d’occupation des
sols)
Accès au crédit limité
Absence de structures de stockage des produits agricoles
Spéculation foncière
Pénibilité du travail
Approvisionnement en intrants irrégulier
Mauvaise qualité des semences
Santé
Existence d’infrastructures de santé
Accès limité aux soins surtout en milieu rural reculé
Existence d’un plan communal cadre pour la santé
Peu d’agents de santé formés
Pas de service d’urgences chirurgicales
Nombreux cas d’infection respiratoire aigüe
Accès limité aux médicaments
Lieux d’aisances
La majorité des habitants satisfait ses besoins
physiologiques dans la nature
Peu de latrines
Gestion des déchets ménagers
Production de fumier
Pas de gestion des déchets
Infrastructures
Voies de communication insuffisantes
Isolement des sections communales les plus reculées
Ecart marqué entre le centre urbain et le milieu rural
Alimentation électrique aléatoire en milieu urbain
88
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Forces
Faiblesses
Approvisionnement en eau
Nombreuses sources
Accès à l’eau potable insuffisant
Réseau hydrographique important
Peu de traitement de l’eau de boisson
Peu de citernes
Réseau inadapté
Prises clandestines sur le réseau
Faible capacité de stockage
Communication
Bonne couverture du réseau téléphonique mobile
Accès limité à l’information et aux nouvelles technologies
Absence de radio communautaire
Individualisme
Peu de cybercafés
Gestion communale
Les élus locaux et la société civile sont impliqués dans Assiette fiscale
une dynamique de développement local
Pas de maîtrise foncière
Formation de CLC et d’un CGC
Communication aléatoire entre la mairie et les CASEC
Formation du CGC aux enjeux du développement Manque de moyens matériels
local, la gestion de projets, le marketing, la Marché foncier intense qui se manifeste par des niveaux
communication…
très élevés des prix
Mobilisation des acteurs locaux autour du plan de
développement local
I.2 – Opportunités et menaces
Les opportunités sont définies comme les éléments exogènes positifs pouvant avoir un impact positif sur
le développement de Kenscoff. A contrario les menaces sont les éléments exogènes négatifs pouvant
constituer un obstacle au développement de la commune.
Opportunités
Politique nationale de relance de la production
nationale
Coopération bilatérale entre Haïti et le Brésil dont un
volet intéresse Kenscoff (banque d’intrants…)
Coopération décentralisée
Décentralisation
Ouverture vers l’extérieur
Mise en réseau avec des partenaires locaux et
internationaux
Projet de l’USAID « Management Sciences for
Health »
Intervention de l’organisation internationale Concern
Worldwide au centre de santé de Kenscoff
Intervention du PAM auprès des enfants malnutris et
des femmes enceintes
Interventions du FAES pour l’amélioration des
infrastructures
Proximité des centres décisionnels (capitale)
89
Menaces
Pression démographique de la métropole
Déboisement
Erosion des sols
Glissements de terrain
Insécurité
Exode rural
Cyclones
Inondations
Sècheresse
Maladies des cultures et du bétail
Perte des repères culturels des jeunes
Concurrence des produits agricoles importés
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
I.3 – Identification des problèmes
Les travaux des tables sectorielles, du CGC et des CLC et l’analyse des résultats du diagnostic ont permis
d’identifier les problèmes principaux de la commune qui sont présentés dans le tableau synthétique
suivant.
Domaines
Problèmes
Pas de transformation des
produits agricoles
Pas de conservation des
produits agricoles
Utilisation massive d’engrais
et de pesticides
Manque de formation des
producteurs
Utilisation limitée de fumier et
engrais naturel
Faible rendement des
surfaces agricoles
Dégradation de l’environnement
Baisse de la fertilité des sols
Outillage insuffisant et inadapté
Techniques archaïques et
inadaptées
Maladies et parasites
Mauvaise qualité des semences
Accès à l’eau difficile
Pression démographique
Pas de gestion organisée de
l’espace
Pas de structures de crédit
Pas de garantie
Agriculture
Spéculation foncière
Accès au crédit limité
Accès aux intrants difficile
90
Causes
Pas d’infrastructures de
transformation
Manque de connaissances sur les
techniques de transformation
Manque de connaissance sur les
débouchés potentiels et les
marchés existants
Manque de dynamique de
recherches et développement du
secteur agricole au niveau local
Manque de connaissance sur les
techniques de conservation
Conditions climatiques
défavorables
Pas de capacité de stockage (type
chambre froide, unité de
séchage…)
Approvisionnement irrégulier
Manque de boutiques agricoles
Transport
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Conséquences
Gaspillage des produits
agricoles sur place ou lors du
transport
Saisonnalité
Prix bas
Production peu
concurrentielle
Marché restreint
Faible revenu des producteurs
Gaspillage des produits
agricoles sur place ou lors du
transport
Saisonnalité
Prix bas
Production peu
concurrentielle
Marché restreint
Faible revenu des producteurs
Pollution des sols et des cours
d’eau
Dépenses importantes pour
les producteurs
Baisse de la rentabilité de
l’exploitation
Faible revenu des producteurs
Pénibilité du travail
Recul des superficies cultivées
au profit de la construction de
résidences
Limite du développement
agricole
Pas d’investissement
Faible rendement des surfaces
agricoles
Faible revenu des producteurs
Pénibilité du travail
Domaines
Problèmes
Maladies et parasites
Agriculture
Nombre insuffisant
d’établissements scolaires
Education
Nombre insuffisant
d’enseignants
Manque de compétences des
maîtres
Accès limité aux soins,
surtout en milieu rural
Santé
Faible accès aux
médicaments
Manque d’infrastructures de
santé en milieu reculé
Manque de moyens
Manque d’infrastructures
routières
Manque de formation du
personnel de santé
Distance
Coût
Urbanisation non maîtrisée
Pas de gestion de l’espace
Manque d’autorité
Précarité
Impunité
Exploitation illégale des
ressources naturelles
Précarité
Absence d’autorité
Impunité
Absence de conscience éco
citoyenne
Pas d’éducation à
l’environnement
Pas d’application des lois sur
l’environnement
Environnement
91
Causes
Insuffisance du nombre d’agents
vétérinaires formés
Manque d’agents agricoles
Absence de pharmacie
vétérinaire
Manque de formation des
producteurs
Manque de planification
Manque de moyens
Manque de mobilisation des
responsables et parents d’élèves
Faible attractivité de la zone
Faible motivation salariale
Peu de compétences locales
Manque de moyens
Manque de formation
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Conséquences
Baisse de la qualité de la
production
Baisse de la rentabilité de
l’activité
Découragement
Faible taux de scolarisation
Augmentation du risque de
délinquance juvénile
Exode rural
Faible qualité de
l’enseignement
Faible qualité de
l’enseignement
Nombreux cas d’infection
respiratoire aigüe
Mortalité en couche
Peu de connaissance sur
l’hygiène de base
Pas de prise en charge des
urgences
Utilisation des techniques
traditionnelles
Achat de médicaments
périmés dans la rue
Spéculation foncière
Augmentation des risques
d’érosion et de glissement de
terrain
Manque à gagner pour la
commune en impôt locatif
Dégradation de
l’environnement
Taxes non perçues
Augmentation des risques
d’accidents du travail et
routiers
Augmentation du nombre
d’actes d’incivilité
Délinquance
Dégradation du cadre de vie
Maladies
Pollutions
Domaines
Eau et
assainissement
Problèmes
Accès à l’eau potable
insuffisant
Pas de gestion des déchets
solides ménagers
Nombre de latrines
insuffisant
Transport
Isolement des localités les
plus reculées
Faibles revenus fiscaux
Gestion
communale
Manque de communication
entre la mairie et les CASEC
Production artisanale non
valorisée
Activités
économiques
Loisirs
92
Pas de structures d’accueil,
de rencontres, de
divertissements et de
connaissances
Causes
Non captage des sources
Système d’adduction d’eau
potable inadapté
Manque de formation à l’hygiène
et au traitement de l’eau
Faible capacité de stockage
(citernes)
Pas de planification
Manque de sensibilisation des
habitants
Manque de moyens
Manque de sensibilisation des
habitants
Insuffisance et mauvais état des
infrastructures routières
Manque de concertation
Manque de planification
Manque de moyens
Manque de mobilisation des
habitants
Pas de maîtrise foncière
Manque de ressources humaines
Manque de planification
Manque d’autorité
Faible recouvrement du paiement
des impôts et taxes
Manque de planification
Divergences politiques
Manque de motivation
Manque de formation
Manque d’encadrement des
artisans
Manque d’outillage
Manque de formation
Eloignement des sites de
production
Pas de planification
Pas de mobilisation des acteurs
locaux
Manque de moyens
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Conséquences
Maladies (diarrhée,
dermatoses…)
Corvée d’eau pour les femmes
et les enfants
Pollutions
Maladies
Dégradation du cadre de vie
Erosion de la dignité humaine
Maladies
Pollutions
Enclavement économique,
social et sanitaire
Difficultés
d’approvisionnement en
produits de première
nécessité
Pénibilité des transports de
marchandises à dos d’homme,
de femme et d’enfant
Accidents
Assiette fiscale déséquilibrée
Faible capacité
d’investissement
Faible autonomie financière
de la mairie
Déresponsabilisation des
autorités locales
Perte de cohérence des
actions engagées
Faible capacité à faire
pression sur l’Etat et les
habitants pour revendiquer et
engager des actions
d’envergure
Faible qualité de la production
Faible commercialisation
Manque à gagner pour les
artisans
Pas de création d’emplois
Faible sentiment
d’appartenance
Délinquance
Incivilités
II – AXES STRATÉGIQUES DE DÉVELOPPEMENT DE LA COMMUNE DE
KENSCOFF
II.1 – Inscription du plan de développement local de la commune de Kenscoff dans la
stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté
Le plan de développement local de la commune de Kenscoff tient compte de la carte de pauvreté d’Haïti
(version 2004) et s’inscrit en plein dans la stratégie nationale de croissance et de réduction de la
pauvreté dans la mesure où le plan de développement local de la commune de Kenscoff repose sur :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
La valorisation de la production agricole locale, de la production à la commercialisation,
La promotion du territoire et des ressources locales,
Le développement du tourisme respectueux de l’environnement,
Le développement des infrastructures (routes, électricité),
L’amélioration de l’accès aux services sociaux de base : éducation, santé, eau potable et
assainissement,
L’intégration sociale et économique de la jeunesse,
L’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication,
La protection de l’environnement,
L’encouragement de la création d’emplois et des initiatives entrepreneuriales,
Le renforcement des capacités de la commune à gérer le territoire
…
II.2 – Vision globale de la commune à l’horizon 2033
En 2033, Kenscoff sera une commune de référence, ouverte sur l’extérieur, accueillante,
harmonieuse, paisible, propre, où les habitants ont accès aux services sociaux de base,
où la jeunesse est force de création et d’innovation, où les touristes viennent profiter
avec plaisir d’une nature préservée qui côtoie une agriculture productive et durable.
93
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
II.3 – Axes stratégiques d’intervention
Les axes d’intervention sont transversaux. Ils déterminent l’orientation des actions à entreprendre pour
dénouer la situation actuelle de la commune.
Axe 1 :
Axe 2 :
Axe 3 :
Axe 4 :
Axe 5 :
Axe 6 :
Axe 7 :
Axe 8 :
Valoriser les ressources locales
Faciliter l’accès aux services sociaux de base pour tous les habitants de la commune
Favoriser l’intégration sociale et économique des jeunes de la commune
Promouvoir le territoire
Améliorer les voies de communication
Encourager la création d’emplois et l’initiative entrepreneuriale
Améliorer l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication
Restaurer l’environnement naturel
II.4 – Actions définies comme prioritaires pour le développement de Kenscoff
Les objectifs (généraux et spécifiques) ont été définis par les tables sectorielles.
Les actions ont été définies par les tables sectorielles et les CLC (sources). Elles ont ensuite été validées
par le CGC.
Les coûts ont été partiellement estimés en gourdes par les tables sectorielles et les CLC en fonction des
projets qu’ils envisagent pour la commune (ampleur, localisation, détails…). Les coûts estimatifs sont
donnés à titre strictement indicatif. Ils ne doivent en aucun cas être considérés comme la base d’un
budget prévisionnel.
Certains coûts ne sont pas indiqués afin de ne pas induire le lecteur en erreur, car de trop nombreux
paramètres techniques entrent en ligne de compte. Ils pourront être définis avec précision
ultérieurement au moment de l’élaboration du projet proprement dit.
94
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
II.4.1 – Éducation
Objectif général
Objectifs spécifiques
Promouvoir l’éducation de base des enfants de 6 à 15 ans au cours des 10 prochaines années, dans toute la commune.
Augmenter de 20% l’an le nombre d’alphabétisés de 16 à 34 ans.
1. Identifier et encadrer les écoles existantes dans chacune des 5 sections communales ;
2. Construire au moins un complexe éducatif dans chacune des 5 sections communales ce, pour résoudre les problèmes liés
à l’inaccessibilité des enfants dans les écoles existantes, en raison de l’éloignement et l’éparpillement des habitations ;
3. Augmenter le nombre de maîtres dans les écoles de la commune de Kenscoff ;
4. Organiser des séances de formation continue pour les maîtres d’écoles en vue d’améliorer la qualité de l’enseignement
dans les sections communales et au centre ville ;
5. Standardiser la qualité de l’enseignement au niveau de toutes les écoles de la commune de Kenscoff ;
6. Renforcer la capacité des collectivités territoriales (Mairie, CASEC) aux fins de contrôler, superviser la qualité de
l’enseignement dispensé dans les écoles de la commune de Kenscoff et promouvoir des rapports harmonieux entre
écoles, parents et enseignants ;
7. Instituer dans les écoles de la commune des cours sur l’appréciation des valeurs spécifiques à la collectivité de Kenscoff
(artistique, culturelle, morale, géographique, historique et environnementale) ;
8. Mettre graduellement à la disposition des élèves les nouvelles technologies de l’information ;
9. Elaborer des curricula susceptibles de contribuer à la formation des enfants (dans les salles de classe) et des jeunes (dans
les centres d’alphabétisation) sur les spécificités de la commune dans les domaines de l’environnement et du tourisme ;
10. Multiplier les centres d’alphabétisation qui fonctionnent dans la commune de concert avec la Secrétairerie d’Etat
Titre et description de l'action
Construction d'une école fondamentale
Construction de 9 écoles primaires
Section communale
Localité
Grand Fond
Robin
Grand Platon (1), Bois Lance
Belle Fontaine (3)
(1), Gélin (1)
Grand Fond (2)
Bernard (1), Coteau (1)
Nouvelle Touraine
Caille Chemin (1), Dissainte
(3)
(1), Doplaton (1)
Sourçailles (1)
Obissa-Bourette
1
CLC : Comité local de coordination
TS : Table sectorielle
2
Coût estimatif : en gourdes
95
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Groupes ciblés
1.200 enfants
300 + 250 + 500
enfants
400 + 300 enfants
1.800 + 1.200 +
1.500 élèves
240 élèves
Partenaires
CASEC
1
Source
CLC
Coût estimatif
58.400.000
CLC
179.550.000
CASEC
CLC
79.800.000
Elus locaux
CLC
227.500.000
OCDB, CASEC
CLC
13.680.000
2
Titre et description de l'action
Section communale
Bongars (2)
Construction de 6 écoles secondaires
Réhabilitation de 10 écoles communautaires
Nouvelle Touraine
(3)
Sourçailles (1)
Bongars
Réparation de l'école nationale des Orangers Sourçailles
Localité
Bongars (1), Carrefour Berthe
(1)
Doplaton (1), Caille Chemin
(1), Dissainte (1)
Furcy (1)
96
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
900 + 900 + 600
enfants
1.500 élèves
Thébaud
10.000 jeunes
Belle Fontaine (75)
Bongars (100)
6.000 écoliers
Qui Croit, Carrefour Berthe,
Source Roseau, Perdu Temps,
Plaisir, Palmiste Obio, Invité, 6.000 écoliers
Roche Legoi, Barrouette,
Tête Morne
Création d'une école professionnelle agricole Centre ville
Programme de formation pédagogique pour
175 enseignants
Groupes ciblés
Partenaires
Elus locaux,
mairie
Source
Coût estimatif
CLC
74.100.000
Elus locaux
CLC
222.300.000
CUJEF, CASEC
CLC
85.500.000
Autorités
locales
CLC
38.000.000
CLC
4.200.000
TS
76.000.000
CLC
2.000.000
CLC
2.500.000
COODES,
CASEC
Mairie
75 enseignants
Carrefour Berthe, Bongars
100 enseignants
Autorités
locales
II.4.2 – Santé
Objectif général
Objectifs spécifiques
Titre et description de l'action
Construction d'un hôpital
Construction de 5 dispensaires
Améliorer l’accès aux soins de référence à l’ensemble de la population de Kenscoff
Améliorer la qualité de l’offre de soins médicaux
Réhabiliter et construire des infrastructures sanitaires dans les zones les plus reculées
Améliorer la formation du personnel de santé
Faciliter l’accès aux médicaments
Section communale
Centre ville (1)
Partenaires
Mairie
Cateno (1)
5.000 habitants
CASEC
Bongars (1)
Rezencourt (1)
15.000 habitants
CASEC
Nouvelle Touraine (2)
Lamarque (1), Caille Chemin (1)
10.000 habitants
Elus locaux
Sourçailles (1)
Mangoyette (1)
3.000 habitants
COODES, OCDB,
CASEC
Source
TS
CLC
TS
CLC
CLC
Carrefour Berthe (1), Roche
Legoi (1)
Mahotière (1), Lefèvre (1), Siwèl
(1)
Bongars (1), Carrefour Berthe
(1)
15.000 habitants
CASEC
1.500 + 1.000 +
1.000 habitants
CASEC, MOJAK
4000 habitants
ODAI, autorités
locales
CLC
Nouvelle Touraine (2)
Lamarque (1), Caille Chemin (1)
10.000 habitants
Elus locaux
CLC
Sourçailles (1)
Belle Fontaine (2)
Belle Fontaine (50)
Caille Blain (1)
Grand Platon (1), Cateno (1)
3.000 habitants
10.000 habitants
COODES, OPF
CASEC
CLC
15.000 habitants
CASEC
Construction de 5 centres de santé
Grand Fond (3)
Bongars (2)
Bongars (50)
Formation de 170 agents de santé
Nouvelle Touraine (20)
Sourçailles (50)
97
Groupes ciblés
40.000 habitants
Belle Fontaine (1)
Bongars (2)
Création de 7 pharmacies
Localité
Qui Croit, La Hatte, Platon
Bongars, Rezencourt, Bois
Major, Carrefour Berthe, Petite
Place, Bolosse
Lamarque, Barret, Coupin,
Doplaton, Sonice, Trou d'Eau,
Méçant, Rebejo, Bienvenue,
Cafort
Furcy
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
TS
CLC
CLC
CLC
CLC
CLC
10.000 habitants
Elus locaux
CUJEF, OPF,
COODES, CASEC
CLC
Coût estimatif
II.4.3 – Agriculture
Objectif général
Objectifs spécifiques
Augmenter les revenus des agriculteurs de Kenscoff par l’optimisation des systèmes de production et de commercialisation des
produits
Développer une agriculture respectueuse de l’environnement
Renforcer les capacités des producteurs en gestion
Faciliter l’accès aux intrants
Faciliter l’accès au crédit
Limiter les maladies sur les cultures et l’élevage
Valoriser la production agricole par des techniques adaptées de conservation et de transformation
Titre et description de l'action
Sélection semencière ou production
artisanale de semences améliorées
Introduction de 100 petits poulaillers
modernes de production d'œufs de table en
milieu rural
Recherche et développement de nouvelles
techniques de production, de conservation
et de commercialisation des produits
agricoles
Construction d'une chambre froide pour la
conservation des produits maraîchers
Promotion de l'agriculture biologique
Section communale
5 sections
communales
5 sections
communales
Localité
Groupes ciblés
Producteurs
100 familles
Source
COFRADEP
CLC
GATAPHY
CLC
5 sections
communales
CLC
Producteurs
maraîchers
3.000 producteurs
Nouvelle Touraine
Caille Chemin
Grand Fond
Corail
Nouvelle Touraine
Nouvelle Touraine
Belle Fontaine (1)
Bakey (1)
6.000 producteurs
Bongars (1)
Carrefour Berthe (1)
9.000 producteurs
Centre ville (1)
Grand Fond (2)
Robin (1), Guibert (1)
Nouvelle Touraine (2)
Doplaton (1), Caille
Chemin (1)
Création de 9 boutiques d’intrants agricoles
3.000 + 2.000
producteurs
10.000
producteurs
Sourçailles (2)
Obléon (1), Caille Blain (1) 3.200 producteurs
Mise en place d'un crédit agricole
Belle Fontaine
Cateno
Création d'une coopérative agricole
Centre ville
98
Partenaires
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Elus locaux
CLC
COFRADEP
Elus locaux,
COFRADEP
CLC
CLC
CLC
CASEC
CLC
Mairie
TS
MOJAK
CLC
Elus locaux
CLC
KFO, APF,
CUJEF,
COODES,
ADKB, OCDB
CLC
8.000 producteurs
CLC
COFRADEP
TS
Coût estimatif
Titre et description de l'action
Création d'un centre de transformation des
produits agricoles et d'artisanat
Création d'un atelier de transformation des
fruits (pêches, prunes)
Installation d'un moulin à pistaches
Installation d'un moulin à maïs
Section communale
Localité
Groupes ciblés
Partenaires
Source
TS
Centre ville
Centre ville
COFRADEP
Sourçailles
Furcy
CUJEF
Belle Fontaine
Cateno
8.000 habitants
CLC
Belle Fontaine
Cateno
8.000 habitants
CLC
Belle Fontaine (10)
Bongars (20)
Formation de 50 agents vétérinaires
Grand Fond (10)
Nouvelle Touraine
(10)
Création d'une pharmacie vétérinaire
99
Nouvelle Touraine
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
CLC
CLC
Qui-Croit, Barouette,
Rezencourt, Pélicier, La
Hatte, Platon Bongars,
Carrefour Berthe
Robin
Barret, Doplaton,
Messant, Lamarque,
Rebejo, Bienvenue
Doplaton
10.000 éleveurs
CLC
CLC
CLC
Elus locaux
CLC
Coût estimatif
II.4.4 – Activités économiques
Objectif général
Objectifs spécifiques
Dynamiser la vie économique locale
Favoriser l’accès des jeunes au marché du travail
Encourager les initiatives locales et la création d’entreprises
Promouvoir les produits locaux et le territoire
Faciliter la commercialisation des produits locaux
Titre et description de l'action
Construction de 2 centres d'apprentissage
(ébénisterie, cuisine, couture…)
Section communale
Belle Fontaine (1)
Localité
Cateno (1)
Groupes ciblés
2.000 jeunes
Bongars (1)
Bolosse (1)
800 jeunes
Formation de 10 guides écotouristiques
Réhabilitation du marché communal de
Kenscoff
Construction d'un marché communautaire
5 sections communales
Partenaires
CASEC, UJAC,
ORPABO,
ODAI
Source
CLC
Coût estimatif
CLC
GAFE
1.365.000
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
Bongars
Bolosse
Elus locaux
CLC
Construction d'un parc à bestiaux
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
Construction d'un marché de légumes
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
Construction d'un marché public
Création du site internet de la commune +
formation webmaster
Grand Fond
Fermathe
CASEC
CLC
Mairie
GAFE
150.000
GAFE
1.950.000
GAFE
975.000
Création de supports de communication et
de promotion du territoire et du terroir
(dépliants, brochures thématiques…)
Création d'un office de tourisme +
formation du personnel
100
Centre ville
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Centre ville
Mairie,
opérateurs
du tourisme,
producteurs,
entreprises
Mairie,
opérateurs
du tourisme
II.4.5 – Environnement
Objectif général
Objectifs spécifiques
Améliorer les conditions de vie de la population de la commune de kenscoff par la création d'un cadre de vie qui soit,
écologiquement sain, socialement équilibré et économiquement viable.
Accompagner les CASECs, ASECs et la mairie dans l'application des lois relatives à la protection de l'environnement.
Renforcer et encadrer les groupes et les assocuiations locaux de protection et de réhabilitation de l'environnement.
Créer un réseau d'organisations locales oeuvrant dans le domaine de l'environnement;
Sensibiliser la population à l'education environnementale, au civisme et à la citoyenneté.
Rendre effective l'éducation environnementale dans le curriculum des écoles de la commune.
Inciter la mairie à prendre des arrêtés minicipaux obligeant les planteurs et les éleveurs à respecter les techniques culturales et
d’élevage.
Gérer les déchets solides, ménagers et les eaux usées de la commune.
Promouvoir les énergies renouvelables sur tout le terrritoire de la commune.
Préparer un plan de latrinisation pour la commune.
Réintroduire dans la commune les gardes et agents forestiers.
Créer des centres d’éducation à l’environnement sur le territoire de la commune.
Créer des espaces verts dans la commune.
Concevoir et réaliser des projets de protection de l’environnement : reboisement, protection des espèces indigènes et
introduites, aménagements de bassins versants des rivières et des ravines, conservation des sols agricoles, protection des
cultures organiques, protection de la biodiversité.
Titre et description de l’action
Organisation d’une campagne de sensibilisation à
la protection de l’environnement
Organisation de 3 jours de sensibilisation sur la
protection de la ressource en eau
Diffusion d’une émission éducative
environnementale
Création d’un réseau d’écoles vertes
Mise en réseau des organisations
communautaires travaillant dans le domaine de
l’environnement
Création d’un centre d’éducation à
l’environnement
Création d'une forêt communale
Promotion des énergies renouvelables
Projet pilote de gestion des déchets solides
ménagers
101
Section communale
Localité
Groupes ciblés
Partenaires
5 sections communales
Sourçailles
Source
TS
Furcy
150 membres associatifs
OPF, MDJ
CLC
5 sections communales
TS
5 sections communales
TS
5 sections communales
TS
Sourçailles
Viard
Scolaires, parascolaires,
visiteurs…
Wynne Farm
5 sections communales
5 sections communales
Centre ville
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Coût estimatif
TS
TS
TS
GAFE, Oxfam
Québec, mairie
TS
5.479.828
Titre et description de l'action
Aménagement d'un centre d'enfouissement
technique des déchets ménagers solides
Mise en place d'une unité de fabrication de
briquette en papier
Construction de deux lacs collinaires
Formation de 200 animateurs en environnement
Section communale
Centre ville
Formation des producteurs et des éleveurs aux
techniques agricoles respectueuses de
l'environnement
Belle Fontaine
Implantation de huit pépinières d'arbres forestiers
Bongars
et fruitiers
Reboisement de 1.500 hectares en arbres fruitiers
Nouvelle Touraine
et arbres forestiers (pin, grivilia, arocaya, siprè…)
102
Partenaires
Mairie
Centre ville
TS
TS
TS
Carrefour
Berthe, Pelicier,
Platon Bongars,
La Hatte,
Rezencourt
Elus locaux,
UJAC, ODAI,
ORPABO
200
producteurs
Qui Croit (1), La
Hatte (1),
Barouette (1),
Platon Bongars
(1), Prévitaire
(1), Roche Legoi
(1), Rezencourt
(1), Petite Place
(1)
Bienvenue,
Cafort, Rébejo,
Coupin,
Lamarque
Sourçailles
Sourçailles
Belle Fontaine
Bois Lance (6),
Dilavoir (5),
Bakey (10),
Grand Platon
(10), Derrière
Morne (10),
Fatigue (5)
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Source
TS
Belle Fontaine (1)
Nouvelle Touraine (1)
5 sections communales
Bongars
Reboisement de 46 carreaux
Groupes ciblés
5 sections communales
Formation de 100 agents environnementaux
Reboisement de 25 carreaux en arbres fruitiers
(chadèques, oranges, citrons)
Localité
CLC
CLC
Elus locaux,
ODAI, UJAC,
ORPABO
CLC
Elus locaux
CLC
CUJEF, OPF,
COODES, OCDB,
CASEC
CLC
CLC
Coût estimatif
II.4.6 – Eau et assainissement
Objectif général
Objectifs spécifiques
Titre et description de l'action
Améliorer l’environnement sanitaire des familles de Kenscoff
Augmenter le nombre de sources captées sur la commune de Kenscoff
Augmenter le nombre de latrines sur la commune de Kenscoff
Augmenter la capacité de stockage de l’eau sur la commune
Réduire la pénibilité de la corvée d’eau, surtout pour les femmes et les enfants
Réduire le temps consacré à la corvée d’eau
Section communale
Belle Fontaine (600)
Bongars (400)
Construction de 2.850 latrines
familiales
Grand Fond (250)
Nouvelle Touraine
(1.400)
Construction de 310 citernes
familiales
Groupes ciblés
Partenaires
Source
Coût estimatif
600 familles
CASEC, élus
locaux
CLC
15.960.000
400 familles
Elus locaux
CLC
9.120.000
250 familles
MOJAK
CLC
5.700.000
1.400 familles
Elus locaux
CLC
34.580.000
CLC
4.560.000
Sourçailles (200)
Ti Boucan (50), Thébaud (50),
Mahotière (50), Nan Tousen (50)
200 familles
CUJEF, OPF,
NKT,
COODES,
CASEC
Belle Fontaine (70)
Dilavoir (30), Flandrin (30), Gélin (10)
70 familles
Elus locaux
CLC
8.699.390
240 familles
ODAI, UJAC,
Elus locaux
CLC
27.114.960
80 familles
CASEC,
MOJAK
CLC
9.120.000
48 familles
COODES,
OCDB, CUJEF,
NTK
CLC
5.472.000
Bongars (240)
Grand Fond (80)
Construction de 128 réservoirs
familiaux
Sourçailles (48)
103
Localité
Dilavoir (100), Place Nègre (100),
Grand Platon (100), Grand Rivière
(100), Bois Lance (100), Gélin (100)
La Hatte (50), Carrefour Berthe (100),
Petite Place (50), Barouette (30),
Perdu Temps (20), Platon Bongars
(30), Rezencourt (50), Bois Major (40),
Source Roseau (30)
Robin, Guibert, Lefèvre
Caille Chemin (200), Lamarque (200),
Doplaton (200), Béthel (50), Barret
(200), Sonice (150), Dissainte (250),
Coupin (150)
Carrefour Berthe (100), Barouette
(10), Palmiste Obio (10), Rezencourt
(50), Rosier (50), La Source (10)
Mahotière (10), Bernard (10), Siwèl
(10), Derrière Savane (10), Guibert
(10), Fermathe (10), Lefèvre (10),
Dumusseau (10)
Satier (12), Carrefour Badio (12), Parc
Mouton (12), Mahotière (12)
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Titre et description de l'action
Construction de 12 réservoirs
communautaires
Section communale
Nouvelle Touraine
Belle Fontaine (50)
Bongars (180)
Captage de 383 sources
Grand Fond (40)
Nouvelle Touraine (70)
Sourçailles (43)
104
Localité
Coupin (2), Vitrie (2), Doplaton (2),
Rebejo (2), Barret (2), Caille Chemin
(2)
Dilavoir (5), Place Nègre (5), Grand
Rivière (5), Cribiche (10), Douillard
(5), Gélin (10), Cateno (4), Fatigue
(1), Grand Platon (2), Grand Place (3)
Carrefour Berthe, Bongars, Palmiste
Obio, Rezencourt, Petite Place,
Perdu Temps
Les orangers (7), Duplain (13),
Mahotière (10), Dumusseau (10)
Messant (10), Bienvenue (10), Béthel
(10), Sonice (10), Dissainthe(10),
Lamarque (10)
Viard (8), Mahotière (7), Thébaud
(7), Obissa (7), La Chèvre (7),
Parignol (7)
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Groupes ciblés
Habitants des
localités
Partenaires
Source
Coût estimatif
CLC
6.840.000
CLC
19.000.000
CLC
45.000.000
CLC
15.200.000
Elus locaux
CLC
26.600.000
COODES,
OCDB, CUJEF,
OPFF, APF,
OPF, ADKB,
NTK
CLC
16.340.000
Elus locaux
15.000 habitants Elus locaux
Habitants des
localités
II.4.7 – Jeunesse / Loisirs
Objectifs généraux
Objectifs spécifiques
Promouvoir l’émancipation de la jeunesse à travers un encadrement du système associatif, l’animation socioéducative et
l’insertion professionnelle
Travailler au développement physique et psychomoteur des jeunes et moins jeunes en mettant à leur disposition une structure
logistique, technique et administrative
Travailler à la formation civique des jeunes citoyens et des citoyens en devenir
Répertorier, former et encadrer les associations de jeunesse pour les orienter vers un processus de développement
Organiser des activités de récréation et d’animation socioculturelle indispensables à l’équilibre des jeunes
Mettre en place des projets pouvant insérer économiquement les jeunes
Faire la promotion et la vulgarisation des activités physiques comme vecteur de santé et d’équilibre psychologique
Construire des installations sportives pouvant répondre aux entrainements du sport d’élite et du sport de masse
Former des cadres techniques et administratifs pour gérer les activités physiques et sportives
Encourager l’éducation à la citoyenneté et à la prise en charge des affaires de la commune
Former des brigades d’action civique pouvant aider la population dans les travaux de prévention et de secours
Titre et description de l'action
Création d'une maison de la jeunesse
(bibliothèque, auditorium, centre
d'apprentissage et d'informations)
Création d'un parc d'attraction
Centre ville
Construction d'un parc sportif
Grand Fond
Fermathe
Aménagement d'un terrain multi-sports
Sourçailles
Dourette
Belle Fontaine (1)
Grand Platon
Centre ville (1)
Le Refuge
Grand Fond (1)
Robin
1.000 jeunes
Cafort (1), Dissainte (1),
2.000 jeunes
Lamarque (1), Barret (1)
Aménagement de 8 terrains de football
Section communale
Sourçailles
Nouvelle Touraine (4)
Sourçailles (1)
Réhabilitation de deux terrains de sport
Création de 3 bibliothèques
Aménagement de la bibliothèque de l'école
nationale de Furcy
105
Localité
Dourette
Groupes ciblés
Mairie
CLC/TS
10.000 jeunes
Mairie
CLC
1.500 jeunes
CLC
2.000 jeunes
MJSAC
CLC/TS
15.000 usagers
Mairie, MJSAC
CLC/TS
Furcy
3.000 jeunes
Nouvelle Touraine (1)
Doplaton
5.000 usagers
Belle Fontaine (1)
Cateno
5.000 usagers
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Furcy
CLC/TS
Mairie
Grand Fond (1)
Sourçailles
Source
10.000 jeunes
Carrefour Berthe (1), La
Hatte (1)
Guibert
Bongars
Partenaires
3.500 usagers
CLC
MJSAC
CUJEF, OPF,
COODES, OCDB,
CASEC
Elus locaux,
MJSAC
CASEC
CLC/TS
CLC
CLC/TS
CLC
CLC
CLC
CUJEF, OPF,
COODES
CLC
Coût estimatif
2.280.000
Titre et description de l'action
Création de 2 cybercafés
Aménagement de 2 salles de cinéma
Aménagement de 3 places publiques
Création d'une discothèque
106
Section communale
Belle Fontaine (1)
Localité
Groupes ciblés
Sourçailles (1)
Furcy
Fermathe
Nouvelle Touraine (1)
5.000 usagers
Centre ville (1)
Doplaton
Qui-Croit (1), Des
Chapelles (1)
Kenscoff 78
Belle Fontaine
Cateno
5000 habitants
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Source
CLC
CUJEF, COODES
CLC
Cateno
Grand Fond (1)
Bongars (2)
Partenaires
6.000 usagers
Coût estimatif
CLC
2.000 usagers
Elus locaux
CLC
Elus locaux
CLC
380.000
Mairie
CLC
1.520.000
CLC
II.4.8 – Infrastructures
Objectif général
Objectifs spécifiques
Faire de Kenscoff une commune unifiée où les habitants ont un accès facilité aux services de base
Rompre l’isolement des sections communales
Favoriser l’accès aux services de base à l’ensemble des habitants de la commune de Kenscoff
Renforcer le lien social et le sentiment d’appartenance
Lutter contre l’insécurité
Faciliter la commercialisation des produits locaux
Diminuer la pénibilité des tâches quotidiennes
Promouvoir les énergies renouvelables
Titre et description de l'action
Section communale
Localité
Groupes ciblés
Partenaires
Source
Coût estimatif
CLC
92.340.000
Elus locaux
CLC
27.360.000
Elus locaux
CLC
20.520.000
CONSTRUCTION DE ROUTES ET DE SENTIERS
Construction de 27 km de route secondaire
entre Dèyè Savann et Cateno
Construction de 8 km de route secondaire
entre Carrefour Berthe et Bongars
Construction de 6 km de route secondaire
entre Carrefour Berthe et Barouette
Construction de 5 km de route secondaire
entre Bolosse et Rezencourt
Construction de 4 km de route secondaire
entre Bolosse et Rosier
Construction de 2 km de route secondaire
entre Bolosse et la Hatte
Construction de 3 km de route secondaire
entre Bolosse et Platon Bongars
Construction de 4 km de route secondaire
entre Carrefour Berthe et Petite Place
Construction de 4 km de route entre Guibert
et Descharles
Construction de 5 km de route entre Cajak et
Barret en passant par Coupin
Construction de 35 km de route entre Caille
Chemin et Lamarque
Construction de 50 km de route de Ti Musca,
en passant par Cajacques jusqu'à Barret
107
Belle Fontaine
Bongars
Bongars
Cateno
5.000 habitants
Carrefour Berthe,
Bongars
Carrefour Berthe,
Barouette
Bongars
Bolosse, Rezencourt
Elus locaux
CLC
17.100.000
Bongars
Bolosse, Rosier
Elus locaux
CLC
13.680.000
Bongars
Bolosse, La Hatte
Elus locaux
CLC
6.840.000
Bongars
Platon Bongars
Elus locaux
CLC
10.260.000
Bongars
Carrefour Berthe, Petite
Place
Elus locaux
CLC
13.680.000
Grand Fond
Guibert
CASEC,
MOJAK
CLC
13.680.000
Nouvelle Touraine
Cajak, Barret, Coupin
Elus locaux,
mairie
TS
17.100.000
Nouvelle Touraine
Caille Chemin, Lamarque
Elus locaux,
mairie
TS
119.700.000
Elus locaux
CLC
171.000.000
Nouvelle Touraine
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
8.000 habitants
10.000 habitants
Titre et description de l'action
Construction de 35 km de route de marché Ti
Pierre Louis en passant par Caille Chemin
jusqu'à Lamarque
Section communale
Nouvelle Touraine
Construction d'un tronçon de route de 10 km
Sourçailles
de Carrefour Dourette à Furcy/Carrefour Badio
Inventaire des anciens sentiers et routes
Réhabilitation des anciens sentiers et routes
Aménagement de 500 mètres de route entre
Kenscoff 78 et Villiers
Aménagement d'un km de route entre Pont
Eugène et Villiers
Aménagement de 500 mètres de route entre
Kenscoff 76 et Platon Café
Aménagement d'un km de route entre Mare
Bois Neuf et Pont Pierre
Aménagement d'un km de route entre
Kenscoff 76 et Morne Myrtille
Aménagement de 3 km de route entre
Dourette et Kenscoff 97
Réhabilitation du tronçon de route de Tèt Dlo
à Terre-Rouge
Aménagement du tronçon de route de 25 km
entre Robin et Cateno
Réhabilitation de 7 km de route entre Godet et
Carrefour Berthe
Réhabilitation de 13 km de route entre Godet
et Bongars
Aménagement de 7 km de route entre Robin
et Lefèvre
Aménagement d'un sentier de 10 km de Caille
Blain à Mahotière en passant par Obissa
Brouette
108
Localité
Groupes ciblés
5.000 habitants
Partenaires
Source
Coût estimatif
Elus locaux
CLC
119.700.000
TS
34.200.000
Dourette, Tête Bois Pin,
Obléon, Furcy, Carrefour
Badio
AMÉNAGEMENT ET RÉHABILITATION DE ROUTES ET DE SENTIERS
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
1.710.000
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
3.420.000
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
1.710.000
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
3.420.000
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
3.420.000
Centre ville
Centre ville
Mairie
Mairie
10.260.000
Centre ville
Centre ville
Mairie
TS
8.000 habitants
CASEC, OPKB
CLC
85.500.000
15.000 usagers
Elus locaux
CLC
23.940.000
Elus locaux
CLC
44.460.000
Belle Fontaine
Bongars
Carrefour Berthe, Godet
Bongars
Godet, Bongars
Grand Fond
Robin, Lefèvre, Coteau
4.000 habitants
Sourçailles
Caille Blain, Obissa,
Mahotière
6.000 familles
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
CLC
CASEC, OCDB,
OCDB,
COODES
TS
23.940.000
19.000.000
Titre et description de l'action
Aménagement d'un sentier de 9 km de
Carrefour Badio à Orangers
Section communale
Localité
Groupes ciblés
Partenaires
ADKB,
COODES,
L'Union la
force, CASEC,
COODES
Source
Coût estimatif
TS
17.100.000
Platon Furcy, Frayo, Satié,
50 familles
Cimetière Bourette
CASEC
CLC
13.300.000
Fouyen, Furcy, Anrodo
CASEC
CLC
7.600.000
CASEC, OPKB
CLC
11.400.000
TS
15.200.000
Carrefour Badio, Nan
Tousen, Badio, Ti Boucan, 5.000 familles
Orangers
Sourçailles
Aménagement d'un sentier de 7 km de Furcy
Sourçailles
Satié à cimetière Bourette
Aménagement d'un sentier de 4 km de Furcy à
Sourçailles
Fouyen
30 familles
CONSTRUCTION D’OUVRAGES D’ART
Construction d'un pont dalot sur la rivière
Grise
Construction d'un pont sur la Grande Rivière
reliant Grand Fond à Belle Fontaine
Construction d'une usine hydraulique sur la
rivière Dlo Bawèt
Construction d'une usine hydraulique sur la
rivière Bois Major
Eclairage des rues du centre ville
Electrification
Belle Fontaine
Belle Fontaine,
Grand Fond
Roche Legoi
Bongars
Carrefour Berthe
Centre ville
ÉLECTRIFICATION
Centre ville
Grand Fond
Robin, Lefèvre, Jacquette
Nouvelle Touraine
Caille Chemin
Furcy, Badio, Obléon, La
Chèvre, Derrière Cayes
Carrefour Berthe
Cateno
Sourçailles
109
Bongars
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
8.000 habitants
8.000 habitants
Bongars
Bongars
Belle Fontaine
Aménagement de 20 gares routières (abris)
Cateno
AUTRE
Source Roseau, Carrefour
Berthe, Qui-Croit,
Débauché, Bolosse, Belot
Elus locaux,
ODAI
Elus locaux,
ODAI
CLC
CLC
Mairie
TS
CLC
1.500 familles
Elus locaux
CLC
7.000 familles
CASEC
Elus locaux
TS
CLC
CLC
Elus locaux
CLC
1.000 familles
II.4.9 – Appui institutionnel
Objectif général
Objectifs spécifiques
Permettre aux élus et aux citoyens d’assumer pleinement leurs responsabilités pour le bien-être de la collectivité
Doter le personnel municipal d’outils méthodologiques et techniques de gestion
Favoriser la communication entre les élus et les citoyens
Améliorer les conditions d’accès aux services administratifs municipaux et déconcentrés
Augmenter le taux de recouvrement fiscal
Maîtriser l’aménagement du territoire
Titre et description de l'action
Section communale
Formation des élus locaux et des cadres de la mairie
à la gestion administrative et financière de la
collectivité territoriale
Partenaires
Source
Coût estimatif
5 sections communales
Elus, cadres de la Mairie,
mairie
CASEC, ASEC
GAFE
1.220.000
Formation des élus locaux et des cadres de la mairie
à la communication avec les sections communales et 5 sections communales
avec la population (+ gestion des conflits)
Mairie,
Elus, cadres de la
CASEC, ASEC,
mairie
MICT
GAFE
610.000
GAFE
720.000
GAFE
780.000
Mairie
GAFE
4.875.000
Mairie,
CASEC
GAFE
1.560.000
Mairie
GAFE
30.400.000
CASEC, MICT
CLC
570.000
Mairie
GAFE
1.092.000
Formation sur les enjeux de la fiscalité et son
utilisation dans la gestion communale, (être en
capacité de transmettre aux contribuables ces
informations, se présenter aux contribuables).
Formation en urbanisme et aménagement du
territoire
Localité
Groupes ciblés
Inspecteurs et
responsables de
la fiscalité au
Mairie
sein de la mairie,
élus
Ingénieur
municipal,
Mairie
cadres
municipaux, élus
Définition du plan local d'urbanisme de la commune
+ carte communale
Education civique des habitants de Kenscoff pour les
Habitants de
informer sur le fonctionnement des collectivités 5 sections communales
kenscoff
territoriales et sur les droits et devoirs (impôts)
Construction et aménagement d'un complexe
administratif abritant les services de la mairie et les Centre ville
Centre ville
services déconcentrés de l'Etat
Aménagement de deux bureaux pour loger les élus
Bongars, Carrefour
Bongars
Elus locaux
locaux
Berthe
Informatisation de la mairie (matériel + logiciels +
formations)
110
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Services
municipaux
III – DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT ET DE SUIVI DU PLAN DE
DÉVELOPPEMENT LOCAL DE LA COMMUNE DE KENSCOFF
III.1 – Dispositif d’accompagnement et de suivi
III.1.1 – Le Conseil Municipal
La Constitution haïtienne de 1987 dans ses articles 66 et 66.1 prévoit un Conseil de trois membres
chargé d’assurer la gestion des intérêts de la commune. Il est composé d’un Président et de deux Maires
adjoints.
Le Conseil Municipal est partie prenant de la dynamique de développement local dans la mesure où il est
intégré dans le Comité de Gestion Communal.
Le Conseil Municipal, en vertu de ses prérogatives est chargé d’élaboré le budget municipal en tenant
compte des actions inscrites dans le plan de développement local et planifiées par le CGC.
III.1.2 – Les Conseils d’Administration des Sections Communales (CASEC)
L’article 5 de la loi du 28 mars 1996 indique que « Chaque section communale est dirigée par un Conseil
d’Administration de la Section Communale (CASEC) et une Assemblée de la Section Communale (ASEC).
L’Assemblée prend les décisions, le Conseil les exécute ».
Les CASEC des cinq sections communales de Kenscoff sont représentés au sein du CGC par leur
Président.
III.1.3 - Les comités locaux de coordination
Le Comité Local de Coordination est une structure mixte. Le Président du CASEC en est le coordonnateur.
Le CLC est composé de sept membres dont au moins deux femmes. Il regroupe les autorités locales de la
Section Communale et les représentants de la société civile (notables, représentants d’organisations,
d’églises, commerçants..).
Les CLC ont pour rôle majeur de veiller à la mise en œuvre des actions définies comme prioritaires pour
les sections communales. Ils accompagnent le processus de développement local au niveau des sections
communales. Ils catalysent toutes les activités, ils identifient les besoins, ils coordonnent les acteurs au
niveau local.
Les CLC sont des structures de concertation et d'échanges au niveau des sections communales.
111
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.1.4- Le comité de gestion communal
Le comité de gestion communal est formé de 25 personnes:
•
•
•
•
•
Le Maire titulaire
Les deux maires adjoints
Sept cadres de la mairie et Délégués de Ville
Les Présidents des CASEC des cinq sections communales
Deux membres des cinq CLC
Il est piloté par le Maire titulaire.
Le CGC a pour rôles de :
•
•
•
•
•
•
•
•
Administrer le plan de développement de la commune
Assurer la mise en valeur du plan
Gérer les projets inscrits dans le plan
Veiller tout ce qui vient de l’extérieur et qui ne se trouve pas dans le plan
Vulgariser le plan
Assurer la mise en application du plan
Travailler en étroite collaboration avec les CLC
Chercher les financements pour exécuter les projets du plan
Les membres du CGC ont suivi plusieurs sessions de formation afin qu’ils soient en mesure d’assumer
leurs responsabilités.
Les membres du CGC ont acquis des compétences dans les domaines suivants :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Les fonctions du plan de développement local
Les enjeux du développement local
Le développement local et la décentralisation
La stratégie des acteurs
La gestion des conflits
La coopération décentralisée
La gestion de projet
Les financements du développement local
La communication
Le marketing
Les relations publiques
...
112
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
III.1.5 - Les tables sectorielles
Les tables sectorielles mises en place à l’occasion de l’élaboration du plan de développement local de la
commune de Kenscoff pourront être maintenues pour conseiller le CGC. Elles sont composées de
personnes ressources de la commune dans des secteurs spécifiques tels que l’environnement, la santé,
l’éducation, l’agriculture, le tourisme…
III.2 – Dispositif financier
Il revient au CGC en particulier et aux acteurs locaux (élus, société civile, organisations…) en général de
s’approprier les actions qu’ils ont eux-mêmes définies comme prioritaires, de les promouvoir, et de
rechercher les financements pour leur mise en œuvre.
Le plan de développement local est un produit marketing à promouvoir auprès des services de l'Etat, des
financeurs et des investisseurs. L'élaboration et la rédaction du plan resteront sans suite si le plan n'est
pas valorisé. La communication et la médiatisation du plan sont primordiales pour la mise en œuvre des
actions inscrites dans le plan.
Les organisations qui souhaitent mettre en œuvre des projets sur le territoire de la commune n’ont qu’à
se manifester auprès des autorités compétentes et vérifier que leur action est définie comme prioritaire
dans le plan. D’autre part, avec ce plan, les acteurs locaux disposent d’un catalogue d’actions et de
projets à soumettre à des partenaires financiers.
Le plan est donc un outil à double entrée pour les acteurs locaux et les acteurs extraterritoriaux.
Le plan sera financé par :
•
•
•
•
•
•
Les recettes fiscales de la commune,
Des subventions de l’Etat,
Des bailleurs de fonds,
La diaspora,
Des prêts,
…
113
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
ANNEXES
Annexe 1
Annexe 2
Annexe 3
Annexe 4
Annexe 5
Annexe 6
Annexe 7
115
Références bibliographiques
Sites internet consultés
Liste des enquêteurs
Liste des membres des comités locaux de coordination
Liste des membres du comité de gestion communal
Liste des participants aux tables sectorielles
Carte de pauvreté
Plan de développement local de la commune de Kenscoff
Annexe 1 : Références bibliographiques
ADAM Pierre, Évaluation des systèmes de gestion des déchets solides dans les villes de PétionVille/Pernier, Croix-des-Bouquets, Arcahaie, Cabaret, Gressier et Kenscoff, MSPP, OPS/OMS, 39 pages,
Haïti, février 2002
Biney Isabelle, Analyse du fonctionnement de la Mairie de Kenscoff, Renforcement institutionnel de la
mairie de Kenscoff, Haïti, 2008
Bureau communal sanitaire de Kenscoff, Plan communal cadre de la santé pour Kenscoff pour
l’exercice fiscal 2007/2008, Haïti, décembre 2007
Bureau des mines et de l’énergie, Direction de la géologie et des mines, Rapport de reconnaissance
géologique sur le glissement de terrain survenu à Mahotière (Kenscoff) ,Haïti , Décembre 2006
CEDH, Constitution de la République d’Haïti, 29 mars 1987, Port-au-Prince, 1997
Dictionnaire géographique et administratif d’Haïti
GAILLARD Serge, Le village de Kenscoff, 358 pages, Haïti, 1997
GRIEL, Kout je sou lwa 28 mas 1996 la, 3ème édition, février 2005
HOLLY Gérard, Les problèmes environnementaux de la région métropolitaine de Port-au-Prince,
Collection du 250ème anniversaire, 221 pages, Haïti, 1999
IHSI, Ministère de l’Economie et des Finances, Résultats définitifs, 4ème recensement général de la
population et de l’habitat, département de l’Ouest, Haïti, 2003
Initiatives Développement, Elaboration du plan de développement communal de Bombardopolis
2007/2009, Haïti, octobre 2006
IRAM/Agrisud, Etude de faisabilité d’un projet d’appuis à l’agriculture de Port-au-Prince, MARNDR,
Haïti, janvier 2002
MICT, Guide de gestion municipale, Haïti, juin 2007
Ministère du Tourisme, Le Tourisme : Vecteur de croissance, Une stratégie partagée pour la
croissance et la réduction de la pauvreté à l’horizon 2010, Haïti, janvier 2008
MPCE, Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et pour la Réduction de la Pauvreté
(DSNCRP), Haïti, novembre 2007
MPCE, Carte de la pauvreté, Haïti, 2004
OPS/OMS, Résultats préliminaires de l'enquête rapide sur l'état des institutions sanitaires vis à vis de
la prise en charge des urgences et la garantie des services essentiels, Port-au-Prince, Haïti, février
2004
Profil des communes du département de l’Ouest, MPCE, Direction régionale de l’Ouest, février 1989
Profil des communes, département de l’Ouest, version révisée en 2004, DDO/MPCE
Répertoire des écoles préscolaires, fondamentales et secondaires d’Haïti, DPCE/MENJS, mars 2005
USAID/SECID, Haïti productive land use systems projet south-east consortium for international
development and Auburn University, Five Year Results of the Pinus Trial near Kenscoff, Haïti,
December 1996
Annexe 2 : Sites internet consultés
www.alliance-haiti.com/societe/ville/kenscoff.htm
www.montcelhaiti.com
www.ihsi.ht
www.mpce.gouv.ht/
www.gafe-haiti.org
http://gride.org/
www.projetdeterritoire.com
www.cliohaiti.org
www.ciedel.org
www.crbn.fr
www.ambafrance-ht.org
www.delhti.ec.europa.eu
Annexe 3 : Liste des enquêteurs
Nom
Prénom
Localité
Section communale
Profession
BEAUVILLE
FRANCIUS
LOUBEJOU
BELLE FONTAINE
CULTIVATEUR
BREVIL
CASSIS
PLAISIR
BONGARS
MÉCANICIEN
DESILUS
MARIE GUERDA
TI PYÈ LWI
NOUVELLE TOURAINE
ETUDIANTE
ETIENNE
LOVANIS
LACHEVRE
SOURÇAILLES
ENSEIGNANT
EXIL
BISELY
FERMATHE
GRAND FOND
SECRÉTAIRE
EXILUS
CLAREL
COUPIN
NOUVELLE TOURAINE
FANFAN
ERNST
DUPONT
SOURÇAILLES
FORMATEUR
FANFAN
ALBERT
FERMATHE
GRAND FOND
COMPTABLE
ISMOND
LESLAINE
FERMATHE
GRAND FOND
ETUDIANT
JOSELUS
JEAN-MICHEL
BOURETTE
SOURÇAILLES
ETUDIANT
JOSEPH
REGINALD
GUIBERT
GRAND FOND
JOURNALISTE
LOUIS
MARIE CLAUDETTE
COFIE
BELLE FONTAINE
COMMERÇANTE
MERIGENE
MILOT
GRIBICHE
BELLE FONTAINE
CULTIVATEUR
MIRACLE
FRITZNER BELLIARD
DOURETTE
SOURÇAILLES
TECHNICIEN EN CHIMIE
ORINEL
DIEUFAITE
DOPLATON
NOUVELLE TOURAINE
AGENT AGRICOLE
ORISSAINT
JEAN-BAPTISTE
LABOU
BELLE FONTAINE
CULTIVATEUR
PAUL
ERNSO
BOIS DAVRIL
BONGARS
ENSEIGNANT
PAULIMÉ
CHRISTMANUEL
BETHEL
NOUVELLE TOURAINE
ELEVE
PETIT HOMME
CARLINE
LEFEVRE
GRAND FOND
JARDINIÈRE
RAYMOND
WILFRID
LIBERFE
BELLE FONTAINE
CULTIVATEUR
REVILUS
WILLY
QUI CROIT
BONGARS
ENSEIGNANT
ROSILUS
SAINT-BONHEUR
QUI CROIT
BONGARS
MENUISIER
SENAT
JEAN-MARY
BOURETTE
SOURÇAILLES
PHOTOGRAPHE
SERANT
NICOLAS
TRIPANT
NOUVELLE TOURAINE
FERRAILLEUR
ZULMÉ
SAMUEL
BOLLOSSE
BONGARS
ETUDIANT
Annexe 4 : Liste des membres des comités locaux de coordination
SECTION COMMUNALE DE BONGARS
Nom et prénom
Organisation
1 - Nazaire Edner
CASEC
2 - Filéus Médéus
Karitas
3 - Excellent oxcellus
ORPABO
4 - Paul Génésia
UJAC
5 - Philistin Dieudonné
UJAC
6 - Philip Villedrouin
Le Montcel
Fonction
Président
Membre
Délégué
Membre
Membre
Manager général
Coordonnées
486-7694
Localité
Carrefour Berthe
429-2376
486-7695
925-5579
510-4777 / 511-3265 /
513-7244 / 454-7937
La Hatte
Kicroit
Carrefour Berthe
Belot
Coordonnées
411-0136
487-6412
477-4226
481-5657/766-2447
469-7784
410-6505
467-1372
Localité
Sourçailles
Brouette
Sourçailles II
Dourette
Sourçailles
Sourçailles
Sourçailles
Coordonnées
474-0019
480-1959
670-4847
416-0811
451-6422
471-7401
Localité
Doplaton
Bois Café
Baret
Nan Pont
Bissainte
Cusac
Nan citron
7 – Anite Inouse
SECTION COMMUNALE DE SOURÇAILLES
Nom et prénom
Organisation
1 - Berthony Alté
CASEC
2 - Jean-Marc François
OPB
3 - Dérilus Bernard
OJG
4 - Amilcar Gertha
Mairie de Kenscoff
5 - Joselus Alice
CUJEF
6 - Emmanuel Nicolas
GOODES
7 - Gilbert Jérôme
MODEJEP
Fonction
Président
Membre
Membre
Représentante
Membre
Secrétaire général
Coordonnateur
SECTION COMMUNALE DE NOUVELLE TOURAINE
Nom et prénom
Organisation
Fonction
1 – Lamour Reynold
CASEC
Président
2 – Saint-Hélène Paul
Institutrice
3 – Andrénor Exavier
Kan oganize
ASEC
4 – Sonnia Orvil
Core femme
Commerçante
5 – Olius Cophy
Charpente
6 – Lemetre Fils Orélus Inite CUSAK
Cultivateur
7 – Harris Jules
Maçon
SECTION COMMUNALE DE GRAND FOND
Nom et prénom
Organisation
1 – François Duvalis
CASEC
2 – Laurent Pierre Jean Robert
URCID
3 – Karl Jolibois
4 – Fanfan Jean Wilser
5 – Martha Jeannaccin
6 – Estimé Bélony
PLH
7 – Simone Alvarez
SECTION COMMUNALE DE BELLE FONTAINE
Nom et prénom
Organisation
1 – Nicolas Alciné
CASEC
2 – Aléus Alexis
3 – Loristain Valmond
OMPB
4 – Méralus Lubin
5 – Mme Rémilus Dufresne
6 – Milfien Jean-Baptiste
Fanmi Lavalas
7 – Alcimène Pourtoute
Fonction
Président
Président
Ingénieur
Ingénieur municipal
Professeur
Coordonnées
744-5803
794-0746
558-3318
468-5583/789-3851
644-0397
779-4924
Fonction
Président
Coordonnées
481-9346
Délégué
420-9275
Délégué
607-8155
Localité
Robin
Fermathe
Fermathe
Guibert
Guibert
Localité
Grand Platon
Delavoir
Gerlin
Annexe 5 : Liste des membres du comité de gestion communal
Nom et prénom
Fonction
Section communale
ALTE BERTHONY
CASEC
Sourçailles
ARIUS AMBROISE
MOJAK
Grand Fond
CHARLES TONY
MOJAK
Grand Fond
CHERY JORES
Responsable fiscalité
EDNER NAZAIRE
CASEC
Bongars
EMMANUEL NICOLAS PIERRE
CLC
Sourçailles
ESTIME BELONY
CLC
Grand Fond
EXAVIER ANDRENOR
CLC
Nouvelle Touraine
EXCELLENT OXELLUS
ASEC
Bongars
FRANCOIS DUVALIS
CASEC
Grand Fond
GEROME GILBERT MICHEL
CLC
Sourçailles
JEAN STÉPHANE
Génie municipal
JEANNACCIN MARTHA
CLC
Grand Fond
LAMOUR RELUS REYNOLD
CASEC
Nouvelle Touraine
LUBIN PIERRE MERALUS
CLC
Belle Fontaine
MASSILLON CHRISTOPHE
Directeur Général
MASSILLON JEAN
Administrateur
NICOLAS ALCINE
CASEC
Belle Fontaine
OLUIS COPHY
CLC
Nouvelle Touraine
PAUL GENECIA
CLC
Bongars
PAUL PIERRE RICHARD
Conseille juridique
PHILOGENE LOUBELTOT
Maire adjoint
SAINT SURIN JUMEL
Maire adjoint
Annexe 6 : Liste des participants aux tables sectorielles
Nom et prénom
Profession/Organisation
Table sectorielle
LAMOUR REYNOLD
CASEC NOUVELLE TOURAINE
INFRASTRUCTURES
FRANCOIS DUVALIS
CASEC GRAND FOND
JEUNESSE
VALEUS PIERRE RICHARD
ENSEIGNANT
EDUCATION
ESTIME JAMES LAMARRE
AGRONOME
ENVIRONNEMENT
DELEGUE DE VILLE
INFRASTRUCTURES
NICOLAS ALCINE
CASEC BELLE FONTAINE
AGRICULTURE
ORVILUS EDOME
TECHNICIEN INFORMATIQUE
EDUCATION
ALTE BERTHONY
CASEC SOURCAILLES
JEUNESSE
METELLUS DADY
DELEGUE DE VILLE
INFRASTRUCTURES
NAZAIRE EDNER
CASEC BONGARS
ENVIRONNEMENT
CORIOLAN ELISABETH
ADMINISTRATRICE
ENVIRONNEMENT
CHRISTOPHE MASSILLON
DIRECTEUR GÉNÉRAL
EDUCATION
JEUNE EBEL
JEUNESSE
JEANNACCIN MARTHA
JEAN STÉPHANE
CADRE MAIRIE
JEUNESSE
SADRACE LIRA
GENIE INFORMATIQUE
AGRICULTURE
BERTRAND LIRA
TECHNICIEN EN ORGANISATION
AGRICULTURE
PLOMBIER
ENVIRONNEMENT
ADMINISTRATRICE
ENVIRONNEMENT
DDO JEUNESSE ET SPORT
JEUNESSE
COORDINATEUR JEUNESSE ET SPORT KENSCOFF
JEUNESSE
DAVID GUYARD
INFORMATICIEN
JEUNESSE
NONCIREL CHENET
ANIMATEUR SPORTIF
INFRASTRUCTURES
GUIRAND MARTINE
INGENIEUR CIVIL
AGRICULTURE
BRETOUS LUC
AGRONOME
ENVIRONNEMENT
DORLUS WILSON JUNIOR
ENSEIGNANT
EDUCATION
SAMUEL ORISME ROC
ENSEIGNANT
EDUCATION
DANIEL ORISME ROC
EDUCATEUR
EDUCATION
JEAN JOHNY JUNIOR
JANE WYNNE
ELIACIN EMMANUEL
JEAN PIERRE JEAN MARCEL
Annexe 7 : Carte de pauvreté
Appui méthodologique au développement local de la commune de Kenscoff
Groupe d’Action Francophone pour l’Environnement – GAFE
Rue François, Impasse Burr #4, Musseau
Tél : (00.509)34.01.96.41 / 36.03.18.94
Mél : gafe_haiti@yahoo.fr / contact@gafe-haiti.org
Site Internet : www.gafe-haiti.org
Projet réalisé avec le concours financier de: