Mise à jour des messages clés : La Crise (Phase 3 de l'IPC) et l'Urgence (Phase 4 de l'IPC) persistent à mesure que la violence des gangs s'intensifie
- Près de 40 965 personnes ont été déplacées après les attaques du 11 novembre 2024 à Port-au-Prince, Tabarre et au Bas Delmas (OIM).
- Les incidents de sécurité ont augmenté de 107 pour cent au cours des deux premières semaines de novembre par rapport à la même période d'octobre (ACLED).
- Le Premier ministre a été remplacé le 11 novembre 2024 et les gangs ont exploité cette instabilité, Viv Ansanm annonçant la reprise des attaques.
- Des attaques contre des avions commerciaux ont fermé temporairement l'aéroport international jusqu'au 25 novembre ; les vols de l'UNHAS n'ont repris que pour le Cap-Haïtien.
- Les attaques à l'Arcahaie et dans l'Artibonite ont accru les déplacements, l'abandon des terres et la réduction des superficies emblavées dans un bassin agricole clé.
Cette mise à jour des messages clés porte sur novembre 2024. La recrudescence de la violence dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince (ZMPP) et dans l'Artibonite continue de déplacer les populations et de perturber les activités génératrices de revenus ainsi que l'approvisionnement des marchés. Les ménages urbains pauvres dépendants du marché peinent à accéder à la nourriture en raison de l'insécurité accrue, de prix des denrées de base supérieurs à la moyenne quinquennale et de revenus en baisse, en particulier ceux tirés du petit commerce et du travail journalier dans les zones urbaines de Port-au-Prince, la violence des gangs restreignant les déplacements.
Des résultats de Crise (Phase 3 de l'IPC) généralisés persistent, de même qu'une Urgence (Phase 4 de l'IPC) à Cité Soleil ; les personnes déplacées des sites de la ZMPP, ainsi que des poches de ménages à Port-au-Prince, Croix-des-Bouquets, en Grand'Anse et dans le Nord-Ouest, sont également en Urgence (Phase 4 de l'IPC). La ZMPP demeure la zone la plus préoccupante. Les attaques de gangs se sont multipliées depuis octobre 2024, en particulier dans les communes de Port-au-Prince, Tabarre et Bas Delmas, où près de 40 965 personnes ont été déplacées à la suite des attaques du 11 novembre selon l'OIM.
Les données de l'ACLED montrent une hausse de 107 pour cent des incidents de sécurité au cours des deux premières semaines de novembre par rapport à la même période d'octobre, les gangs étendant leurs zones de contrôle dans les quartiers de Port-au-Prince et au-delà de la capitale. Des attaques ont aussi été observées à l'Arcahaie et dans l'Artibonite, augmentant le nombre de déplacés, les terres abandonnées et la réduction des superficies emblavées dans ce bassin agricole important. La dégradation de l'insécurité dans la ZMPP, dans l'Artibonite et sur les axes reliant la capitale aux autres départements restreint la circulation des biens et des personnes et entrave l'approvisionnement des marchés.
L'instabilité politique persistante, illustrée par le remplacement du Premier ministre le 11 novembre 2024, est exploitée par les gangs pour accroître leurs actes de violence : la coalition Viv Ansanm a annoncé son intention de reprendre les attaques, et le chef du gang de Canaan a averti les populations du Nord, du Plateau Central, de l'Artibonite et de l'Ouest de ne pas se rendre à Port-au-Prince, l'accès routier devant être bloqué (PLSO). L'insécurité a également touché le transport international : des attaques contre des avions commerciaux à l'aéroport international ont entraîné une fermeture temporaire jusqu'au 25 novembre, et les vols humanitaires de l'UNHAS ont été suspendus une semaine avant de reprendre pour le Cap-Haïtien seulement. Le transport maritime se poursuit, le port de Port-au-Prince exploité par l'Autorité Portuaire Nationale restant ouvert, mais l'insécurité des voies d'accès limite les opérations.
Texte Intégral du Document
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Comment citer
FEWS NET, 2024, Mise à jour des messages clés : La Crise (Phase 3 de l'IPC) et l'Urgence (Phase 4 de l'IPC) persistent à mesure que la violence des gangs s'intensifie, https://reliefweb.int/node/4116489