Mise à jour des messages clés : L'insécurité persistante continue d'exacerber les déplacements de population et l'insécurité alimentaire en Haïti

Mise à jour des messages clés : L'insécurité persistante continue d'exacerber les déplacements de population et l'insécurité alimentaire en Haïti

Résumé: Les affrontements dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince se sont poursuivis en septembre, et l'OIM a fait état de plus de 2 300 personnes ayant dû fuir Cité Soleil et le Bas Delmas entre le 10 et le 11 septembre seulement. Cité Soleil demeure en Urgence (Phase 4 de l'IPC) et le reste du pays en Crise (Phase 3 de l'IPC), avec des poches d'Urgence, dont une partie des personnes déplacées, à Croix-des-Bouquets, au Bas Delmas, à Port-au-Prince et dans les communes du bas Nord-Ouest. Les conditions dans les sites d'accueil de la région métropolitaine sont extrêmement précaires. La Mission multinationale d'appui à la sécurité n'avait reçu que moins de 20 pour cent de ses effectifs prévus, soit 426 sur 2 500.
Constats Clés
Description Complète

Cette mise à jour des messages clés porte sur septembre 2024. La commune de Cité Soleil, particulièrement affectée par les affrontements entre groupes armés qui perturbent significativement les sources de revenus et de nourriture, est encore confrontée à une insécurité alimentaire aiguë d'Urgence (Phase 4 de l'IPC). Le reste du pays demeure en Crise (Phase 3 de l'IPC) en raison de revenus inférieurs à la moyenne dans un contexte de prix élevés des produits alimentaires et non alimentaires, avec des poches de ménages, y compris une partie des personnes déplacées, en Urgence (Phase 4 de l'IPC) dans des zones comme Croix-des-Bouquets, le Bas de Delmas, Port-au-Prince et les communes du Bas-Nord-Ouest, à savoir Bombardopolis, Baie de Henne et Môle Saint Nicolas.

En septembre, les affrontements dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, à Cité Soleil, au Bel-Air et à Solino, se sont poursuivis, augmentant le nombre de personnes déplacées à travers la capitale : selon l'OIM, entre le 10 et le 11 septembre, plus de 2 300 personnes ont dû fuir en raison de la nouvelle vague de violences armées à Cité Soleil et au Bas Delmas. Cela a accru la pression sur les ménages pauvres qui accueillent ces personnes ainsi que sur le nombre de sites d'accueil, dans un contexte où les fonds reçus jusqu'ici sont insuffisants pour répondre aux besoins humanitaires du moment.

Pour celles et ceux qui se trouvent dans les camps de déplacés de la région métropolitaine, les conditions d'accessibilité à la nourriture sont extrêmement précaires et aggravent leur insécurité alimentaire mois après mois, ce qui a conduit à des situations d'Urgence (Phase 4 de l'IPC) pour un grand nombre de ces ménages. Selon l'ACLED, le niveau élevé de violence observé en juillet, en nombre d'événements violents (batailles, explosions, violences contre les civils), s'est maintenu en août, avec même une augmentation d'environ 6 pour cent par rapport à juillet ; selon le PLSO, cette tendance est aussi observée en septembre et est susceptible de persister en octobre.

Parallèlement, l'accès aux principales routes nationales reste contrôlé par les gangs, qui y érigent des postes de péage, entravant la circulation normale des personnes et des biens. Les retards et les difficultés logistiques dans le déploiement de la Mission multinationale d'appui à la sécurité comptent parmi les facteurs limitant l'effort des forces de l'ordre pour contenir et prévenir les cas de violence dans la capitale : jusqu'ici, la mission n'avait reçu que moins de 20 pour cent de ses effectifs prévus, soit 426 sur 2 500.

Comment citer

Famine Early Warning Systems Network (FEWS NET), 2024, Mise à jour des messages clés : L'insécurité persistante continue d'exacerber les déplacements de population et l'insécurité alimentaire en Haïti, https://reliefweb.int/node/4097568