Protéger qui? La politique de tolérance zéro des Nations Unies face à l'exploitation et aux abus sexuels
- Les décomptes d'allégations de l'ONU sous-estiment le phénomène : 111 soldats de la paix sri-lankais ont été rapatriés d'Haïti en 2007 alors que 19 allégations seulement ont été enregistrées contre le personnel de la MINUSTAH sur l'année.
- Le taux de corroboration est faible : 21 allégations corroborées sur 371 en 2006.
- L'orientation disciplinaire interne de la politique s'accorde mal avec la protection des populations concernées, question posée par le titre du rapport.
- La perception haïtienne de la mission est marquée par ces affaires, résumée par le dicton local selon lequel la MINUSTAH est touriste.
Rapport de politique de Fafo, rédigé par Kathleen M. Jennings, qui examine les premiers effets et les implications de la politique de tolérance zéro de l'ONU en matière d'exploitation et d'abus sexuels, à partir de deux cas : la MINUSTAH en Haïti et la MINUL au Liberia. Haïti y est traité en profondeur et non comme une simple ligne d'un panorama mondial. Le rapport montre notamment comment les statistiques d'allégations de l'ONU sous-estiment le phénomène : le rapatriement massif de soldats de la paix sri-lankais d'Haïti en 2007 n'apparaît que comme une poignée d'allégations, les cas d'un groupe entier n'ayant été comptés qu'une fois.
Comment citer
Fafo Institute for Applied International Studies, 2008, Protéger qui? La politique de tolérance zéro des Nations Unies face à l'exploitation et aux abus sexuels, https://fafo.no/publikasjoner/fafo-rapporter/protecting-whom