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PROGRAMME EAU, ASSAINISSEMENT ET HYGIENE DANS LES ZONES
URBAINES, PERIURBAINES ET RURALES DE LA REGION NORD D´HAITI
PROGRAMME BID HA-L1135
CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
(CGES)
Rapport final
Rédigé par Aude Archambault
aude.archambault@gmail.com
OREPA NORD, HAITI
Novembre 2018
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
ACRONYMES
AEPA
Alimentation en Eau Potable et Assainissement
AES
Analyse Environnementale et Sociale
ANARHY
Agence Nationale des Ressources Hydriques
APP
Association Publique Privée
ASEC
Assemblée de la Section Communale
AZE
Alliance pour Zéro Extinction
BID
Banque Interaméricaine de Développement
BM
Banque mondiale
BNEE
Bureau National d´Evaluation Environnementale
CAEPA
Comité d´Alimentation en Eau Potable et Assainissement
CASEC
Conseil d´Administration de la Section Communale
CECI
Centre d´Etude et de Coopération International
CEP
Comité d´Eau Potable
CES
Cellule Environnementale et Sociale
CGES
Cadre de Gestion Environnemental et Social
CIAT
Comité Interministériel d´Aménagement du Territoire
CTE
Centre technique d´Exploitation
DCPR
Direction de la Circulation et de la Police Routière
DINEPA
Direction Nationale de l´Eau Potable et de l´Assainissement
EdH
Electricité d´Haïti
EE
Evaluation Environnementale
EIES
Etude d´Impact Environnemental et Social
EIE
Etude d´Impact Environnemental
EPA
Eau Potable assainissement
IRATAM
Institut de recherche et d’appui technique en aménagement du milieu
ISPAN
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National
MARNDR
Ministère de l´agriculture, des ressources naturelles et du développement
rural
MAST
Ministère des Affaires Sociales et du Travail
MDE
Ministère de l´Environnement
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
MPCE
Ministère de la planification et de la coopération externe
MSPP
Ministère de la Santé Publique et de la Population
MTPTC
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
OCB
Organisation Communautaire de Base
OHS
Occupational, health, and safety
OP
Politique Opérative
OREPA
Office Régional d’Eau Potable et d’Assainissement
PC
Plan de Compensation
PDPP
Plan d´Engagement des Parties Prenantes
PGES
Plan de Gestion Environnemental et Social
PGRN
Plan de Gestion des Risques Naturels
PPU
Plan de préparation et de réponse aux urgences
PR
Plan de Réinstallation
PRME
Plan de Restauration des Moyens d´Existence
SAEP
Système d´Alimentation en Eau Potable
TEPAC
Technicien Eau Potable et Assainissement Communal
TDRs
Termes de Référence
UICN
International Union for the Conservation nature
URD
Unité Rurales Départementales
UTE
Unité Technique d´Exécution
UTES
Unité Technique Environnementale Sectorielle
ZCB
Zones Clefs de la Biodiversité
ZICO
Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux
ZIP
Zones Importantes pour les Plantes
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
Sommaire
1
INTRODUCTION ............................................................................................. 7
1.1
Présentation du Cadre de Gestion Environnemental et Social ................................... 8
1.2
Objectifs du CGES .................................................................................................... 9
1.3
Portée du CGES...................................................................................................... 10
3
DESCRIPTION DES CARACTERISTIQUES PRINCIPALES DU PROGRAMME ........ 11
3.1
Description du programme .................................................................................... 11
3.2
Eligibilité des investissements ................................................................................ 13
3.3
Critères de non éligibilité ....................................................................................... 14
4
STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET NORMATIVE POUR L'EXÉCUTION DU
PROGRAMME............................................................................................................ 16
4.1
Arrangements institutionnels pour l´exécution du programme ............................... 16
4.1.1
DINEPA .................................................................................................................... 16
4.1.2
OREPA NORD et UTE ............................................................................................... 16
4.1.3
CELLULE ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DE L´UTE ............................................... 18
4.3
Politiques Opérationnelles de la BID ...................................................................... 21
4.4
Cadre Juridique Haïtien.......................................................................................... 27
4.4.1
Synthèse de la législation haïtienne ....................................................................... 27
4.4.2
Acteurs institutionnels et responsabilités .............................................................. 31
5
RESUME DES PRINCIPAUX IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX
PREVISIBLES POUR LES PROJETS ................................................................................ 35
5.1
Phase de construction............................................................................................ 36
5.2
Phase d´exploitation .............................................................................................. 37
6
EVALUATION ET GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU PROGRAMME
45
6.1
Gestion environnementale et sociale du cycle des projets ...................................... 45
6.1.1
Etape 1 : Identification et classification des projets. .............................................. 45
6.1.2
Etape 2 : Evaluation Environnementale des projets (EE) ....................................... 46
6.1.3
Etape 3 : Avant-projet détaillé – Bases de l´appel d´offre de conception et
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construction ............................................................................................................ 48
6.1.4
Etape 4 : Appel d´offre, adjudication et contrat de construction des ouvrages .... 48
6.1.5
Etape 5 : Suivi de l´exécution des travaux .............................................................. 48
6.1.6
Etape 6 : Réception des travaux – Fermeture administrative ................................ 51
6.2
Gestion Environnementale et Sociale du Programme.............................................. 75
6.2.1
Activités transversales ............................................................................................ 75
6.2.2
Instruments de la gestion environnementale et sociale du programme ............... 75
6.2.3
Indicateurs de suivi de la gestion environnementale et sociale du programme ... 76
6.2.4
Estimation budgétaire de la gestion environnementale et sociale du Programme77
Tableaux
Tableau 3-1 : Composantes du Programme................................................................................. 13
Tableau 4-1 : Politiques et Directives de la BID applicables au projet ......................................... 26
Tableau 4-2 : Législation Haïtienne pour les projets de l´opération, pour les phases de
préparation, exécution et exploitation ............................................................................................. 30
Tableau 4-3 : Acteurs et responsabilités institutionnelles ........................................................... 34
Tableau 5-1 : Possibles impacts positifs et négatifs des projets du programme HA-L1135 durant
les phases de construction et d´opération déterminés sur la base des deux AES réalisées pour
l´échantillon rural et urbain .............................................................................................................. 44
Tableau 6-1 : Etape de classification des projets ......................................................................... 46
Tableau 6-2 : Coûts du PGES pour le Programme ........................................................................ 77
Tableau 6-3 : Indicateurs de suivi du CGES pour le programme.................................................. 78
Figures :
Figure 4-1 : Structure de la Cellule environnementale et sociale dans l´UTE .............................. 17
Figure 6-1 : Procédures de suivi des projets ................................................................................ 75
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Département Nord, Haïti
Annexes
Annexe 1 : Cadre légal haïtien
Annexe 2 : Fiche d´éligibilité environnementale et sociale des projets
Annexe 3 : Lignes directrices pour les TdRs des Analyses Environnementales et Sociales des projets
Annexe 4 : Lignes directrices pour la rédaction du Plan de Gestion Environnemental et Social
Annexe 5 : Cadre de réinstallation et de restauration des moyens d´existence
Annexe 6 : Lignes directrices des consultations publiques
Annexe 7 : Plan d´Engagement des Parties Prenantes (PDPP) et Mécanisme de gestion des griefs
Annexe 8 : Lignes directrices pour le Plan de gestion et d´adaptation aux risques naturels
Annexe 9 : Lignes directrices pour la supervision de l´OREPA
Annexe 10 : Bonnes pratiques pour les projets dans les écoles et centres de santé
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
1 INTRODUCTION
Fondée en 1959, la Banque Interaméricaine de Développement (BID ou « Banque » ) est la principale
source de financement du développement économique, social et institutionnel en Amérique latine et
dans les Caraïbes. La Banque fournit des prêts, des subventions, des garanties, des conseils stratégiques
et une assistance technique aux secteurs public et privé.
L´OREPA Nord est l´Office Régional d’Eau Potable et d’Assainissement de la Région Nord d´Haïti, il a
été établi comme entité décentralisée de la DINEPA (Direction Nationale de l´Eau Potable et de
l´Assainissement), avec pour responsabilité l’application de stratégies d’eau et d’assainissement au
niveau régional. Il existe quatre OREPA (Ouest, Nord, Centre et Sud). Les OREPA sont propriétaires des
infrastructures d’eau et d’assainissement, et sont responsables de l’application des politiques du
secteur, du monitoring des ressources, et de la supervision des opérateurs du secteur de l’eau et de
l’assainissement dans leurs divisions territoriales respectives. Ce sont les maitres d´ouvrages délégués
au niveau régional.
Le présent document correspond au Cadre de Gestion Environnemental et Social (CGES) du
programme « eau, assainissement, et hygiène des zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti ».
La BID ne finance que les opérations et activités conformes à ses politiques de sauvegardes
environnementales et sociales. Ce document a pour but de répondre à la politique opérationnelle OP703 de la BID où sont décrites les exigences en terme d´évaluation et de suivi environnemental et social
des projets à financer par la Banque ; et à la politique OP-706 de la BID, qui définit la nécessité de mettre
en œuvre un cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) applicable à l'ensemble du
programme.
Le programme HA-L1135 est un projet d´ouvrages multiples en phase de préparation, avec une
mission d´analyse prévue en septembre 2018. Selon la politique de la BID, l´évaluation d´impact doit
représenter l´étude d´un échantillon d´ouvrages qui prend en compte toutes les situations complexes
et caractéristiques du projet d´ouvrages multiples qui sera mis en place. Dans le cas du programme HAL1135 il a été choisi de réaliser l´évaluation environnementale (EE) sur la ville du Cap Haïtien qui
représente plus de 30% du financement total du programme et qui représente les niveaux d´analyses
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Nord, Haïti
environnementales et sociales les plus complexes ; et sur deux sections communales rurales
caractéristiques des projets qui seront réalisés en milieu rural.
L’emprunteur (le Gouvernement Haïtien) est responsable du respect des exigences d’évaluation
environnementale et de préparer, ou de faire préparer, les évaluations environnementales requises
(étude d’impact, analyses environnementales, plan de gestion environnementale et sociale, etc.) selon
le type de projet étudié et sa catégorie (catégorie A, B ou C). Selon la Directive B.5 de la BID, le projet a
été classé comme étant un projet de catégorie B : « une opération pouvant entraîner principalement
des impacts environnementaux négatifs localisés et de court terme, y compris des impacts sociaux
associés, et pour lesquels des mesures d'atténuation efficaces sont déjà disponibles » (BID, 2006). Selon
la même directive, une analyse environnementale et sociale est requise pour les projets de catégorie
B.
Les impacts environnementaux et sociaux positifs et négatifs générés par les projets définis dans
l´échantillon rural et urbain ont été identifiés et évalués dans toute la zone d'étude, dans la zone
d'influence directe et indirecte, durant les différentes phases du projet ; réhabilitation et/ou
construction, exploitation et maintenance des ouvrages.
Le Cadre de Gestion Environnemental et Social (CGES) présenté dans ce document complète ces
analyses, il établit les procédures et les structures nécessaires pour assurer le respect des sauvegardes
environnementales et sociales de la Banque lors de l'exécution du programme. Le CGES présente les
exigences environnementales et sociales pour l'approbation du financement des projets non inclus
dans l'échantillon de projets lors de la préparation du Programme HA-L1135.
1.1 Présentation du Cadre de Gestion Environnemental et Social
Le programme a été classé comme catégorie B, car les impacts négatifs sociaux et
environnementaux sont principalement localisés et de court terme. Les mesures d'atténuation
permettent que tous les impacts d´importance moyenne identifiés soient réduits à des impacts
mineurs.
Dans le cadre de la politique OP-706 de la BID, il a été défini qu'il était nécessaire de mettre en
œuvre un cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) applicable à l'ensemble du programme.
Dans le cadre du CGES, la gestion socio-environnementale peut être définie et organisée tout au long
du cycle de développement des interventions prévues (depuis sa conception, son évaluation et sa
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Nord, Haïti
construction jusqu'à son exploitation et sa maintenance) afin de garantir la durabilité
environnementale et sociale du Programme, en appliquant les réglementations locales et les politiques
de sauvegarde pertinentes de la BID. Le CGES comprend les critères d'éligibilité environnementale et
sociale des projets, détermine une série de principes et de procédures à suivre pour l'évaluation des
impacts environnementaux et sociaux et contient les guides et des lignes directrices pour établir les
mesures visant à réduire, atténuer et / ou compenser les impacts négatifs et renforcer les impacts
positifs des projets.
1.2 Objectifs du CGES
Les objectifs généraux du CGES sont :
i. Fournir une méthodologie et un ensemble de procédures pour assurer la durabilité
environnementale et sociale des projets financés par le programme ;
ii. Se conformer à la législation environnementale et sociale applicable ; et
iii. Se conformer aux politiques opérationnelles environnementales et sociales de la BID.
Les objectifs spécifiques du CGES sont :
i. Identifier les réglementations environnementales et sociales les plus pertinentes ainsi que les
institutions qui seront impliquées dans le programme, en tant que cadre de référence dans lequel les
opérations seront développées ;
ii. Inclure les exigences des politiques opérationnelles de la BID qui permettent d'identifier et de
traiter les risques et impacts environnementaux et sociaux pendant l'exécution et le fonctionnement
des projets financés dans le cadre du programme, en veillant à leur durabilité ;
iii. Établir les critères d'éligibilité environnementale et sociale qui régissent le programme.
iv. Mettre en place une méthode simple pour l'admissibilité et la catégorisation des projets en
fonction de leur niveau de risque environnemental et social, selon le cadre politique de la BID OP-703,
aux fins d'identifier les études et les mesures nécessaires de gestion pertinentes pour répondre à la fois
aux réglementations nationales, provinciales et municipales applicables ainsi qu´aux politiques
opérationnelles de la Banque ;
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v. Définir les responsabilités institutionnelles et les procédures de gestion environnementale et
sociale à appliquer tout au long du cycle des projets, afin de garantir une conception et une gestion
adéquates pendant l’exécution des travaux ;
vi. Établir des lignes directrices pour la mise en œuvre des mesures structurelles et non structurelles
dans le cadre du programme, afin d'assurer la qualité des projets d´eau, d´assainissement et d´hygiène
dans les zones urbaines, périurbaines et rurales de la Région Nord d´Haïti.
1.3 Portée du CGES
Le CGES será partie du Règlement Opératif du Programme (ROP) et a été conçu pour un usage
interne de l'agence d'exécution du programme (OREPA NORD). Il est souligné que le respect du CGES
inclut, par extension, toutes les organisations provinciales et autres institutions ayant des
responsabilités et / ou des compétences dans l'exécution du programme.
Cet instrument est élaboré sur un principe de flexibilité et d’amélioration continue, afin de
permettre des ajustements et / ou mises à jour, en fonction des besoins et / ou des exigences qui
résultent éventuellement des processus de consultation et des besoins spécifiques requis pour la mise
en œuvre des projets à financer dans le cadre du programme.
En ce sens, le CGES peut être périodiquement mise à jour en incorporant des éléments visant à
améliorer continuellement la gestion environnementale et sociale. Cependant, toute modification de
fond doit faire l’objet d’une non-objection de la part de la Banque, sauf indication contraire dans les
sections de cette version du CGES.
Le présent CGES est rédigé uniquement pour cette opération.
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Nord, Haïti
3 DESCRIPTION
DES
CARACTERISTIQUES
PRINCIPALES
DU
PROGRAMME
3.1 Description du programme
L'objectif du projet est d'améliorer les conditions de vie en matière d'environnement et de santé de
la population rurale et urbaine du Nord d'Haïti par : (i) l'amélioration durable de l'accès à l'eau potable
et des pratiques d'assainissement et d'hygiène dans les zones urbaines du nord d’Haïti ; et (ii)
l'amélioration durable de l'accès à l'eau potable et des pratiques d'assainissement et d'hygiène dans
les zones rurales du Nord d'Haïti.
Les composantes du programme sont les suivantes :
Composante I : Amélioration de la gestion technique et commerciale et travaux à impact rapide dans
les entreprises d’eau potable et d’assainissement (10,02 millions de dollars).
Le projet financera les activités suivantes: (i) structuration et mise en œuvre d'une Association
Public-Privée (APP) pour la compagnie des eaux du Cap Haïtien; (ii) mise à jour du cadastre de clients;
(iii) acquisition de connexions à domicile; (iv) petite extension et densification des réseaux; (iv)
acquisition de matériaux pour la mesure de la production; (v) un système d´APP de faible montant pour
améliorer la gestion des excréments; et (vi) des campagnes de communication pour améliorer la
transparence et augmenter le nombre de clients. Le modèle d'APP prévu dans le cas de la ville de Cap
Haïtien est celui d'un contrat par résultats où les professionnels occuperont des postes de
responsabilité de l'entreprise (directeur de l'entreprise, directeur technique, ressources humaines) tout
en assurant la formation du personnel local. En outre, un soutien technique sera fourni pour soutenir
tous les CTE en Haïti, visant avant tout à accroître le nombre de clients et leur viabilité financière.
Composante II : Investissements prioritaires dans l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène dans
les zones urbaines du nord d’Haïti (95,08 millions de dollars).
Le projet financera : (i) des travaux de construction de réservoirs de stockage et de réseaux d'eau
potable ; (ii) des ouvrages de renforcement de la production d'eau potable ; (iii) les connexions à
domicile et les réseaux condominiaux et kiosques dans les zones marginales ; (iv) des campagnes de
changement de comportement pour améliorer les pratiques d'hygiène ; et (v) l'adaptation des
installations d'assainissement et d'hygiène dans les écoles, les marchés et les centres de santé. Le projet
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Nord, Haïti
d’eau potable dans la ville du Cap Haïtien (48 millions de dollars) optimise les infrastructures existantes
en se concentrant sur la construction de réseaux d’approvisionnement (256 km) pour atteindre un
nombre total de ménages bénéficiaires de près de 50 000. Le reste des infrastructures serait orienté
vers des travaux d'approvisionnement urbains similaires à ceux du Cap-Haïtien. L’échantillon sera
composé du projet Cap Haïtien. Pour le reste de cette composante, il existe une liste préliminaire qui
sera confirmée avec DINEPA. La liste a été établie en fonction de la population bénéficiaire totale, de
la disponibilité d’une source d’approvisionnement, des coûts des investissements et des opérations
préliminaires, et des synergies avec l'exploitation des déchets solides HA-L1106.
Composante III : Investissements prioritaires dans l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène dans
les zones rurales du nord d´Haïti (14 millions $ US).
Le projet financera : (i) la protection des sources et la réhabilitation des petits réseaux gravitaires en
milieu rural ; (ii) la construction et la réhabilitation de puits à l'aide de pompes à motricité humaines
(PMH) ; (iii) campagnes de promotion de l´amélioration de l'accès à l'assainissement et l'hygiène; (iv)
l'adéquation de l'assainissement et de l'hygiène dans les écoles et les centres de santé; et (v) l'appui
pour renforcer les capacités des unités rurales décentralisées de la DINEPA (URD). D'après les
estimations réalisées il a été calculé que 30 sections communales pourront être inclues au programme
pour améliorer l'accès à l'eau, l'assainissement et les pratiques d'hygiène.
Gestion du projet (5,9 millions de dollars).
Le projet financera l'Unité Technique d'Exécution (UTE) qui se trouvera au sein de l´OREPA Nord et
qui bénéficiera de personnel technique avec des capacités techniques, administratives et fiduciaires
pour la bonne exécution du programme.
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Nord, Haïti
Composantes
Budget (millions US$)
Composante I : Amélioration de la gestion technique et commerciale
et travaux à impact rapide dans les entreprises d’eau potable et
d’assainissement
10,02
Composante II : Investissements prioritaires dans l’eau potable,
l’assainissement et l’hygiène dans les zones urbaines du nord d’Haïti
95,08
Composante III : Investissements prioritaires dans l'eau potable,
l'assainissement et l'hygiène dans les zones rurales du nord d´Haïti
14,0
Gestion du projet
5,9
Tableau 3-1 : Composantes du Programme
3.2 Eligibilité des investissements
Le Programme a été conçu comme un projet d´ouvrages multiples basé sur un échantillon 1
représentatif de projets.
La OREPA NORD sera l´institution qui priorisera les projets d'investissement à financer dans le cadre
du programme, conformément aux critères d'éligibilité techniques, financiers et économiques définis
dans le Manuel d´Opération du Programme et aux critères d'éligibilité environnementale et sociale
établis dans le présent CGES.
Pour les critères d'éligibilité généraux, les projets doivent répondre aux exigences suivantes :
i)
pour les ouvrages urbains : ils seront sélectionnés en fonction de la population bénéficiaire
totale, disponibilité d’une source d’approvisionnement, coûts des investissements et des
opérations préliminaires, et synergies avec l'exploitation des déchets solides HA-L1106 ;
ii)
pour les sections communales : seront pris en compte pour la priorisation les résultats de
l´enquête sur les foyers réalisée par la OREPA NORD en 2017, en particulier les critères
suivants seront pris en compte : nombre d´habitants ; taux de défécation à l'air libre ; taux
d’accès à un service d’eau élémentaire; coûts des investissements.
iii)
pour les ouvrages urbains et les sections communales : les projets doivent être classifiés B
ou C selon la politique environnementale OP-703 de la BID, voir Tableau 6-1.
1
Les projets analysés dans l´échantillon sont le projet du Cap Haitien (urbain et périurbain) y les projets ruraux
des sections communales de Mapou (Plaisance)et Bas-Quartier (Port Margot).
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3.3 Critères de non éligibilité
Les projets sont considérés non éligibles dans le cadre du financement du présent Programme quand
ils présentent des risques et des impacts associés aux projets de catégorie A, c'est-à-dire tout projet
susceptible d'avoir des impacts environnementaux négatifs importants et des effets sociaux associés,
ou bien qui ait des implications profondes qui affectent les ressources naturelles (OP-703 BID).
En ce sens, les projets présentant au moins l'une des caractéristiques suivantes ne seront PAS
éligibles :
1. Impacts négatifs irréversibles : lorsque les projets génèrent des impacts pour lesquels une période
« significative » 2 est nécessaire pour inverser3 les effets.
2. Impacts sans précédent : en raison du manque de connaissance ou du manque d'expérience sur
la technologie et / ou les actions du projet, un niveau élevé d'incertitude est généré concernant les
risques environnementaux réels ou potentiels que cette technologie / action implique.
3. Impacts de nature diverse : projets qui exacerbent les impacts naturels potentiels et / ou les
risques de catastrophes naturelles potentielles.
4. Habitats naturels critiques : Projets qui signifient la perte ou la dégradation significative d'habitats
naturels critiques et / ou importants. Par dégradation significative on entend une diminution grave de
l'intégrité d'un habitat essentiel ou naturel causé par un changement radical d'utilisation à long terme
des terres ou de l'eau. Cependant, dans certains cas, avant l'exécution d´un ouvrage il est possible de
mettre en place un Plan de gestion de l´habitat naturel pour atténuer les impacts.
6. Réinstallation involontaire de communautés : Projets qui entraînent la réinstallation et / ou la
perte d’habitations et / ou de moyens de subsistance d’un nombre important de personnes.
7. Sites et / ou patrimoine culturel critique : Projets ayant des impacts négatifs, non atténuants, qui
affectent de manière significative le patrimoine et / ou les biens culturels critiques, y compris les sites
archéologiques et historiques, etc.
2
La définition de la période "significative" doit être analysée et déterminée dans chaque cas, en fonction des
caractéristiques du projet et des caractéristiques / portée des effets et des impacts associés. A priori, tout facteur
nécessitant un terme supérieur à 10 ans pour retrouver son état naturel doit être considéré comme un "impact
irréversible".
3
La réversibilité est considérée comme la possibilité que le facteur affecté puisse retourner à l'état naturel
initial par des moyens naturels, une fois que l'action cesse d'agir sur le facteur ou sur l'environnement.
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8. Traités et / ou accords internationaux : Projets contraires aux obligations contractées dans le
cadre d’accords, de traités ou de conventions environnementaux internationaux signés par le pays et
liés aux activités du projet ou à ses impacts.
9. Aménagement du territoire : Projets qui interfèrent avec les directives spécifiques de planification
territoriale, les zones prévues pour l'urbanisation et / ou l'expansion urbaine.
10. Risques d´effondrement sur l'infrastructure et / ou les services existants : Projets qui génèrent
des risques d'effondrement sur l'infrastructure et / ou les services existants dans une zone donnée, et
dont les risques / impacts associés ne peuvent être atténués par des mesures d'atténuation adéquates.
En Annexe 2, est présenté le document qui résume les critères d'éligibilité décrits précédemment
qui seront utilisés par l´Unité Technique d´Exécution (UTE) de l´OREPA NORD et / ou par les cabinets de
conseil (ou consultant) en charge de préparer les études environnementales correspondantes afin de
déterminer l’éligibilité des nouveaux projets à prendre en considération pour l’incorporation et le
financement dans le cadre du programme.
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4 STRUCTURE
ORGANISATIONNELLE
ET
NORMATIVE
POUR
L'EXÉCUTION DU PROGRAMME
4.1 Arrangements institutionnels pour l´exécution du programme
L’Organisme d’exécution du Programme HA-L1135 sera la DINEPA. Cependant, dans l’objectif
d’appuyer la DINEPA à se recentrer sur ses fonctions de régulation, la gestion du Programme sera
transférée à l’OREPA Nord, maître d’ouvrage délégué des systèmes d’eau potable et d’assainissement
dans le Département du Nord. Un plan de renforcement de l’OREPA Nord sera mis en œuvre en ce sens
et une Unité Technique d´Exécution (UTE) sera mise en place pour la durée du programme.
Les activités relatives et les responsabilités pour chaque composante du programme et durant
l’opération des services seront définies dans le Manuel d´Opération du Programme.
Un protocole d’accord régissant le rôle et les responsabilités de la DINEPA, de l’OREPA Nord et de
l´UTE dans le cadre de l’exécution du programme sera établie et son entrée en vigueur constituera une
condition préalable à son éligibilité au premier décaissement.
4.1.1 DINEPA
La DINEPA sera responsable in fine de l’exécution et de l’administration du projet.
4.1.2 OREPA NORD et UTE
Une Unité Technique d´Exécution (UTE) sera constituée au niveau de l’OREPA Nord et sera en charge
de l’exécution du Programme.
L’équipe de projet sera dirigée par un Chef de projet lequel sera placé sous la supervision du
Directeur de l’OREPA Nord et s’insèrera à l’organigramme de la OREPA NORD. La Figure 4-1 présente
les différentes unités qui conformeront l´Unité Technique d´Exécution (UTE) au sein de l´OREPA NORD.
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Figure 4-1 : Structure de la Cellule environnementale et sociale dans l´UTE
Les responsabilités fondamentales de l’UTE sont les suivantes :
i. Accompagner les contrats d´acquisitions de travaux, biens et services.
ii. Présenter à la Banque les documents et les plans opérationnels du programme.
iii. Présenter les rapports à la Banque (y compris les rapports d'audit, de suivis et d´évaluations).
iv. Coordonner l'identification et la hiérarchisation des projets à financer avec les ressources du
programme.
v. Accompagner la supervision et l'inspection des travaux et des contrats de service.
vi. Accompagner la gestion des sauvegardes environnementales et sociales et les régulations et
normatives haïtiennes applicables au projet, le cas échéant.
vii. Agir comme interlocuteur auprès de la Banque.
Les responsabilités spécifiques de l'UTE en termes de sauvegardes environnementales et sociales
comprennent :
i. Vérifier le respect des sauvegardes environnementales et sociales, découlant des politiques de la
Banque et du pays.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
ii. Agir comme interlocuteur officiel auprès de la Banque en ce qui concerne les aspects
environnementaux et sociaux.
iii. Coordonner l'échange d'informations et de leçons apprises entre les différentes unités
techniques qui travaillent en gestion des sauvegardes environnementales et sociales des projets avec
un financement externe.
iv. Soutenir la formation et renforcer les besoins des domaines techniques mentionnés.
v. Accompagner la rédaction des procédures, y compris la section environnementale et sociaux dans
le Document d’appel d’offres, pour la mise en œuvre de la gestion environnementale et sociale
des programmes, et vérifier que ces procédures sont respectées.
vii. Dans la mesure du possible et dans la pratique, avancer dans la normalisation des différents
documents liés à la sauvegarde environnementale et sociale.
ix. Accompagner les visites d'ouvrages en cours d'exécution ou d'exploitation afin de suivre et
surveiller les sauvegardes environnementales et sociales des entrepreneurs.
xi. Suivi du respect des accords relatifs aux aspects environnementaux et sociaux des projets.
xii. Suivi des indicateurs de gestion environnementale et sociale du programme.
xiii. Coordonner l'inclusion des aspects environnementaux et sociaux dans les rapports de suivi
demandés par la Banque.
4.1.3 CELLULE ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DE L´UTE
La Cellule Environnementale et Sociale (CES) de l´UTE de l´OREPA NORD sera conformé au début de
l´exécution du Programme sur la base du personnel actuel de l´OREPA NORD. Actuellement il existe une
responsable sociale, un ingénieur environnement junior est en cours d´embauche et il est prévu de
renforcer la cellule par l´embauche de deux facilitateurs sociaux. La CES sera située au Cap Haïtien, dans
les locaux de l´UTE.
La Cellule Environnementale et Sociale de l´UTE sera conformé des professionnels suivants :
Un(e) coordinateur(trice) de la CES.
Un(e) spécialiste environnemental et social junior.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
Deux facilitateurs(trices) sociaux(les).
Les responsabilités de la CES de l´UTE comprennent des activités de préparation de documents et
des activités de supervision de second niveau4:
Préparation de documents :
Préparer, en interne ou avec des consultants spécialisés externes, les analyses environnementales
et sociales (AES) des projets conformément aux lignes directrices figurant en annexe 3 et les plans de
gestion environnementale et sociale (PGES) préliminaires5 conformément aux directives en annexe 4.
Préparer, en interne ou avec des consultants spécialisés externes, les plans de réinstallation / plans
de restauration des moyens d´existence (PR / PRME), le plan de gestion et d´adaptation aux risques
naturels (PGRN), et les autres plans pertinents (annexes 5 et 8).
Identifier la nécessité d'engager des consultants externes pour soutenir et renforcer la gestion
environnementale et sociale du programme.
Préparer et exécuter les plans de communication annuels sur la base du Plan d´Engagement des
Parties Prenantes (PDPP) présenté en annexe 7.
Organiser les consultations publiques, y participer et rédiger les documents conformément aux
directives et aux exigences du présent CGAS (annexe 6).
Exécuter le mécanisme de gestion des griefs (annexe 7)
Approuver ou élaborer les termes de référence pour recruter les consultants externes requis pour
soutenir (suivi et supervision) et renforcer la gestion environnementale et sociale des projets du
programme.
Coordonner la présentation des EIES devant les autorités compétentes.
Envoyer les EIES au Ministère de l´Environnement (chapitre 4.3 et annexe 1).
Coordonner avec la cellule de passation des marchés de l´UTE pour inclure dans les dossiers d'appel
d'offres des travaux les aspects environnementaux et sociaux pertinents et les PGES préliminaires des
4
Les activités de supervision de premier niveau sont réalisées par un superviseur externe, consultant ou
bureau d´étude. La supervision externe des travaux doit fournir un professionnel spécialiste des aspects
environnementaux et sociaux.
5
Le PGES complet est préparé par l´entrepreneur en charge des travaux. Au niveau de l´AES est préparé un
PGES préliminaire.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
projets, qui constituent les spécifications techniques socio-environnementales à respecter par
l´entrepreneur.
Fournir à l'agence d'exécution et à la Banque toutes les informations requises relatives à
l'avancement et au suivi des actions socio-environnementales et en particulier préparer les rapports
trimestriels de suivi environnemental, social, sécurité et hygiène.
Tenir à jour les dossiers et toute la documentation environnementale et sociale pertinente, et
collaborer aux demandes des auditeurs indépendants.
Suivi, approbation des rapports partiels et / ou finaux des consultants engagés par le Programme
pour accompagner et renforcer la gestion environnementale et sociale des projets.
Supervision :
i. Superviser la gestion environnementale et sociale des travaux à exécuter, en s'appuyant sur le
contrat de supervision des ouvrages.
ii. Superviser le respect des termes de référence des contrats de supervision et de construction pour
les aspects environnementaux et sociaux.
iii. Superviser les activités du superviseur qui sera chargé, entre autres, d'approuver et de surveiller
la mise en œuvre des PGES présentés par les entrepreneurs.
iv. Réviser les rapports d'inspection environnementale et sociale du superviseur des travaux.
vii. Superviser l'ensemble du processus de mise en œuvre des plans de réinstallation / plans de
restauration des moyens d´existence (PR/PRME), le cas échéant.
viii. Visites périodiques sur le site des travaux pour vérifier le respect des clauses environnementales
et sociales des documents d’appel d’offres, y compris la mise en œuvre du PGES, dès le début du contrat
de travaux et jusqu’à leur réception.
ix. Rapporter à la BID, périodiquement (trimestriellement) les aspects de non-conformité dans les
projets du programme – conformément à l´ANNEXE 9.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
4.3 Politiques Opérationnelles de la BID
Le CGES est élaboré en appliquant les politiques et directives de la BID. Ces directives de sauvegarde
s’appliquent à l’ensemble des activités financées par cette institution. À travers l’application de ses
politiques, la BID cherche notamment à s’assurer que le projet n’aura aucun impact environnemental
et socio-économique négatif et/ou qu´il permettra d´atténuer les impacts négatifs à un niveau
acceptable. La politique environnementale et sociale de la BID est associée à toutes les étapes du cycle
du projet dès la pré-identification jusqu`à la fermeture de l´opération. Le Tableau 4-1 présente les
diverses politiques de sauvegarde environnementale et leur application pour l´Opération, à savoir :
OP 703 Politique environnementale et de sauvegarde environnementale
OP 102 Politique de divulgation de l’information
OP 704 Politique sur la gestion des risques et désastres
OP 761 Politique sur l’égalité de genres
OP 710 Politique sur la réinstallation involontaire
OP 765 La Politique sur les peuples autochtones
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
POLITIQUE/DIRECTIVE DE LA BID
APPLICABILITE
FONDEMENTS PERTINENTS POUR LA POLITIQUE OU LA DIRECTIVE
ACTIONS NECESSAIRES DURANT LA PREPARATION ET
ANALYSE DE L´OPERATION ET DURANT L´EXECUTION DE
L´OPERATION6
TOUTES LES DIRECTIVES ET POLITIQUES APPLICABLES SONT SUIVIES ET
VOIR CI-DESSOUS
POLITIQUE DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE O.P.703
DIRECTIVE B1 : VERIFIER LA PRISE EN COMPTE
OUI
DES POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES ET
EXPLIQUEES DANS CE DOCUMENT
SOCIALES DE LA BID
DIRECTIVE B2 : LOIS ET REGULATIONS DU PAYS
OUI
L´OPERATION SUIVRA LES REGLEMENTATIONS ACTUELLEMENT EN VIGUEUR EN
HAÏTI, EN PARTICULIER DECRET PORTANT SUR LA GESTION DE
L’ENVIRONNEMENT ET LA REGULATION DE LA CONDUITE DES CITOYENS ET
CITOYENNES POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE - CHAPITRE IV
DIRECTIVE
OUI
TEL QUE LE STIPULE LA DIRECTIVE, LES OPERATIONS QUI SONT SUSCEPTIBLES
B3
:
PRE-EVALUATION
ET
CLASSIFICATION DES OPERATIONS
DE CAUSER DES IMPACTS SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX NEGATIFS
PRINCIPALEMENT AU NIVEAU LOCAL ET A COURT TERME ET POUR LESQUELLES
DES MESURES D'ATTENUATION EFFICACES SONT FACILEMENT DISPONIBLES
SONT CLASSES EN CATEGORIE B.
DIRECTIVE B4 : AUTRES FACTEURS DE RISQUES
DIRECTIVE B.5 : EXIGENCE EN TERME
D´EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
OUI
OUI
LA BID A IDENTIFIE D´AUTRES RISQUES QUI PEUVENT NUIRE A LA DURABILITE
ENVIRONNEMENTALE DES OPERATIONS : RISQUES LIES A LA CAPACITE DE
GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA OREPA NORD POUR CETTE
IMPORTANTE OPERATION, AINSI QUE LES RISQUES LIES AUX OPERATIONS SUR
LA MEME ZONES SUPPORTEES PAR D´AUTRES BAILLEURS DE FOND (AECID).
SELON LA DIRECTIVE B3, LE PROJET A L’ETUDE A ETE CLASSE PAR LA BID
COMME PROJET DE CATEGORIE B. LES OPERATIONS PEUVENT CAUSER
PRINCIPALEMENT DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX ASSOCIES
NEGATIFS, LOCAUX ET DE COURTE DUREE, LES MESURES D’ATTENUATION
EFFICACES SONT AISEMENT DISPONIBLES (CATEGORIE B).
6
Les actions qui devront être réalisées durant l´exécution du Programme sont présentées en gras
CGES HA-L1135
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PREPARATION DES ANALYSES ENVIRONNEMENTALES ET
SOCIALES (AES) DE L´ECHANTILLON (REALISE DURANT
LA PHASE DE PREPARATION).
PREPARATION
DES
EVALUATIONS
ENVIRONNEMENTALES (EE) A REALISER POUR CHAQUE
NOUVEAU PROJET :
PREPARATION DES ANALYSES ENVIRONNEMENTALES ET
SOCIALES DE L´ECHANTILLON (REALISE DURANT LA
PHASE DE PREPARATION).
CLASSIFICATION A REALISER POUR CHAQUE NOUVEAU
PROJET.
PREPARATION
DES
EVALUATIONS
ENVIRONNEMENTALES A REALISER POUR CHAQUE
NOUVEAU PROJET.
LA CAPACITE INSTITUTIONNELLE DE LA OREPA NORD
SERA EVALUEE DURANT LA PHASE DE PREPARATION DE
L´OPERATION. LES OPERATIONS DE AECID SERONT
EVALUEES.
SONT REALISEES LES DEUX AES ET LES DEUX PGES (CAP
HAÏTIEN ET ECHANTILLON RURAL) ET LE CADRE DE
GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (CGES) AVANT
LA MISSION D´ANALYSE PREVUE LA 3IEME SEMAINE DE
SEPTEMBRE 2018.
UN CADRE DE REINSTALLATION ET D´AFFECTATION
D´ACTIFS DE PETITE TAILLE EST PRESENTE DANS LE CGES.
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
POLITIQUE/DIRECTIVE DE LA BID
APPLICABILITE
FONDEMENTS PERTINENTS POUR LA POLITIQUE OU LA DIRECTIVE
ACTIONS NECESSAIRES DURANT LA PREPARATION ET
ANALYSE DE L´OPERATION ET DURANT L´EXECUTION DE
L´OPERATION6
POUR CHAQUE NOUVEAU PROJET DE CATEGORIE B :
REALISER AES, PGES, PLAN DE GESTION DES RISQUES
NATURELS (PGRN) ET PLAN DE REINSTALLATION
INVOLONTAIRE (PRI)/PLAN DE RESTAURATION DES
MOYENS DE SUBSISTANCE (PRME) SI UNE
AFFECTATION ECONOMIQUE EST PREVUE POUR CES
DEUX
DERNIERS.
PUBLIQUE.
DIRECTIVE B6 : NECESSITE DE CONSULTATIONS
OUI
PUBLIQUES
DIRECTIVE B7 : SUPERVISION ET CONFORMITE
OUI
TEL QUE L’EXIGE LA DIRECTIVE B.5 EN TERMES D’EVALUATION
ENVIRONNEMENTALE, LES PROJETS DE CATEGORIES A ET B NECESSITENT
D’ENTREPRENDRE DES CONSULTATIONS AUPRES DES PARTIES PRENANTES
AFFECTEES PAR LE PROJET. POUR LES PROJETS DE CATEGORIE B, UN MINIMUM
D’UNE CONSULTATION PUBLIQUE EST REQUIS.
REALISER UNE CONSULTATION
POUR CHAQUE NOUVEAU PROJET DE CATEGORIE C :
REALISER UN PGES.
LA CONSULTATION PUBLIQUE POUR L´ECHANTILLON
RURAL ET POUR CAP HAÏTIEN SERA REALISEE EN
OCTOBRE 2018
POUR CHAQUE NOUVEAU PROJET DE CATEGORIE B, IL
SERA NECESSAIRE DE REALISER UNE CONSULTATION
PUBLIQUE.
TEL QUE L’EXIGE LA DIRECTIVE, LES EXIGENCES DE SAUVEGARDE, TELS QUE
CELLES DU PGES DOIVENT ETRE INTEGREES DANS LES DOCUMENTS DE
CONTRAT DU PROJET ET EN PARTICULIER DANS LE MANUEL D´OPERATION. LES
LES NECESSITES ENVIRONNEMENTALES ET SOCIALES
SERONT INCLUSES DANS LE MANUEL D´OPERATION HAL1135. UN BUDGET DOIT ETRE ASSURE POUR FAIRE LE
INDICATEURS DE SAUVEGARDE DOIVENT ETRE CLAIREMENT DEFINIS DANS LE
SUIVI ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DES ACTIVITES
PGES, SUIVIS DANS LES RAPPORTS DE SUIVI DU PROJET ET EXAMINES DANS LES
EVALUATIONS A MI-PARCOURS ET LES RAPPORTS D'ACHEVEMENT DE PROJET.
DIRECTIVE B8 : IMPACTS TRANSFRONTALIERS
CGES HA-L1135
NON
NON
PAS D´ACTION REQUISE
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
POLITIQUE/DIRECTIVE DE LA BID
APPLICABILITE
FONDEMENTS PERTINENTS POUR LA POLITIQUE OU LA DIRECTIVE
DIRECTIVE B9 : HABITATS NATURELS ET SITES
OUI
DANS LE CAS DU CAP HAÏTIEN, LE MILIEU D’INSERTION DU PROJET A ETE
CULTURELS
FORTEMENT
MODIFIE
PAR
LES
ACTIVITES
HUMAINES
SUITE
AUX
DEFRICHEMENTS ET A L´URBANISATION NON CONTROLEE.
CE TYPE
D’ECOSYSTEME (HABITATS NATURELS/HABITATS NATURELS CRITIQUES) N’EST
PAS OBSERVE DANS LA ZONE D’IMPACT DU PROJET DU CAP HAÏTIEN. MEME SI
AUCUN ELEMENT DE PATRIMOINE CULTUREL N’EST A PRIORI CONNU SUR LES
SITES D'INTERVENTION OU A PROXIMITE, LES TRAVAUX IMPLIQUANT DES
EXCAVATIONS PEUVENT REVELER DES VESTIGES POUR LESQUELS LA DIRECTIVE
B.9 DEVRA, LE CAS ECHEANT, S’APPLIQUER.
CEPENDANT LES PROJETS DE L’ECHANTILLON RURALE : MAPOU ET BAS
QUARTIER DECLENCHENT DES ZONES DE BIODIVERSITE CLES, POUR LESQUELLES
LE PROJET AURA DES MESURES DE MITIGATION APPROPRIES.
DIRECTIVE B10 : PRODUITS DANGEREUX
OUI
DURANT LA CONSTRUCTION ET L´OPERATION IL POURRA ETRE UTILISE DES
PRODUITS DANGEREUX
DIRECTIVE B11 : PREVENTION ET REDUCTION
OUI
TEL QUE L’EXIGE LA DIRECTIVE, LES OPERATIONS FINANCEES PAR LA BANQUE
COMPRENDRONT, LE CAS ECHEANT, DES MESURES POUR PREVENIR, REDUIRE
OU ELIMINER LA POLLUTION EMANANT DE LEURS ACTIVITES. TOUTEFOIS, LE
PRESENT PROJET N’AURA QUE PEU D’EFFETS POLLUANT.
NON
NON
DE POLLUTION
DIRECTIVE B12 : PROJETS EN CONSTRUCTION
CGES HA-L1135
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ACTIONS NECESSAIRES DURANT LA PREPARATION ET
ANALYSE DE L´OPERATION ET DURANT L´EXECUTION DE
L´OPERATION6
LES POTENTIELS IMPACTS ET LES MESURES
D´ATTENUATION SUR LES HABITATS NATURELS, LE
PATRIMOINE
CULTUREL
ET
LES
VESTIGES
ARCHEOLOGIQUES SONT INCLUS AUX ETUDES D´AES ET
PGES DE L´ECHANTILLON.
POUR CHAQUE NOUVEAU PROJET DE CATEGORIE B IL
SERA NECESSAIRE D´EVALUER LES POTENTIELS IMPACTS
SUR LES HABITATS NATURELS ET LES SITES CULTURELS.
POUR LES PROJETS DE CATEGORIES B ET C, INCLURE DES
MESURES D´ATTENUATION DANS LE PGES.
LES POTENTIELS IMPACTS ET LES MESURES
D´ATTENUATION LIES AUX PRODUITS DANGEREUX SONT
INCLUS AUX ETUDES D´AES ET PGES.
POUR CHAQUE NOUVEAU PROJET DE CATEGORIE B IL
SERA NECESSAIRE D´EVALUER LES POTENTIELS IMPACTS
LIES AUX PRODUITS DANGEREUX. POUR LES PROJETS DE
CATEGORIES B ET C, INCLURE DES MESURES
D´ATTENUATION DANS LE PGES.
LES POTENTIELS IMPACTS ET LES MESURES
D´ATTENUATION LIES AUX POTENTIELLES POLLUTIONS
SONT INCLUS AUX ETUDES D´AES ET PGES.
POUR CHAQUE NOUVEAU PROJET DE CATEGORIE B IL
SERA NECESSAIRE D´EVALUER LES POTENTIELS RISQUES
DE POLLUTION. POUR LES PROJETS DE CATEGORIES B ET
C, INCLURE DES MESURES D´ATTENUATION DANS LE
PGES.
PAS D´ACTION REQUISE
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
POLITIQUE/DIRECTIVE DE LA BID
APPLICABILITE
FONDEMENTS PERTINENTS POUR LA POLITIQUE OU LA DIRECTIVE
DIRECTIVE B13 : PRETS SANS INVESTISSEMENT
NON
NON
ACTIONS NECESSAIRES DURANT LA PREPARATION ET
ANALYSE DE L´OPERATION ET DURANT L´EXECUTION DE
L´OPERATION6
PAS D´ACTION REQUISE
NON
NON
PAS D´ACTION REQUISE
NON
NON
PAS D´ACTION REQUISE
DIRECTIVE B16 : SYSTEMES NATIONAUX
NON
LE PRESENT DOCUMENT MONTRE QU´EN SUIVANT LA POLITIQUE
ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BID, TOUTES LES EXIGENCES DE LA
POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE HAÏTIENNE SONT COUVERTES.
PAS D´ACTION REQUISE
DIRECTIVE B17 : ACQUISITIONS
OUI
LES CRITERES ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DOIVENT ETRE INTEGRES AUX
PROCEDURES D´ACQUISITION
POUR CHAQUE PROJET, DANS LES TERMES DE
REFERENCE ET LES APPELS D´OFFRE DES OUVRAGES A
CONSTRUIRE, LES ELEMENTS DU PGES ET DU CGES
DOIVENT ETRE INTEGRES.
LES EIE ET/OU AUTRES ANALYSES ENVIRONNEMENTALES PERTINENTES
DOIVENT ETRE MISES A LA DISPOSITION DU PUBLIC SUIVANT LA POLITIQUE OP102 DE LA BID
DIVULGATION DE L´INFORMATION AVANT LA MISSION
D´ANALYSE EN SEPTEMBRE 2018.
LES AUTRES ETUDES ENVIRONNEMENTALES POUR LES
PROJETS DE CATEGORIE B DEVRONT ETRE MISES A
ET INSTRUMENTS DE PRET FLEXIBLES
DIRECTIVE B14 : PHASES MULTIPLES ET PRETS
REPETES
DIRECTIVE B15 : CO-FINANCEMENT DES
OPERATIONS
AUTRES POLITIQUES OPERATIONNELLES DE LA BID
OP-102 : DIVULGATION DE L´INFORMATION
OUI
DISPOSITION DU PUBLIC AVANT LA CONSULTATION
PUBLIQUE.
OP-704 : GESTION DES RISQUES ET DESASTRES
CGES HA-L1135
OUI
LE PRESENT PROJET COMPRENDRA DES MESURES POUR REDUIRE LES RISQUES
DE CATASTROPHE A DES NIVEAUX ACCEPTABLES, CE PROJET EST SITUE DANS
UNE ZONE DE RISQUES NATURELS PARTICULIERE, ET DES ACTIONS
PONCTUELLES POURRAIENT EXACERBER LES RISQUES NATURELS.
page 25/127
UNE ETUDE DES RISQUES NATURELS ET DES MESURES
D´ATTENUATION AUX RISQUES SONT INCLUS AUX AES ET
AUX PGES. LE BENEFICIAIRE DEVRA S´ASSURER QU´UN
PLAN D´INTERVENTION D´URGENCE SOIT DEVELOPPE ET
EXECUTE PAR L´ENTREPRENEUR ET L´OPERATEUR
POUR LES PROJETS DE CATEGORIE B : INCLURE UN
PGRN ET UN PLAN D´INTERVENTION D´URGENCE AU
SEIN DE L´AES/PGES.
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
POLITIQUE/DIRECTIVE DE LA BID
APPLICABILITE
FONDEMENTS PERTINENTS POUR LA POLITIQUE OU LA DIRECTIVE
OP-710 : REINSTALLATION INVOLONTAIRE
OUI
SUR LA BASE DE L´ECHANTILLON ANALYSE DANS LE CADRE DES AES RURAL ET
CAP HAÏTIEN, LES OPERATIONS NE GENERERONT PAS DE REINSTALLATION
INVOLONTAIRE MAIS UN DEPLACEMENT ECONOMIQUE TEMPORAIRE AU CAP
HAÏTIEN. CEPENDANT, IL EST ATTENDU DE REINSTALLATIONS POTENTIELS
INVOLONTAIRES SUR LE RESTE DE L´OPERATION.
ACTIONS NECESSAIRES DURANT LA PREPARATION ET
ANALYSE DE L´OPERATION ET DURANT L´EXECUTION DE
L´OPERATION6
UN CADRE DE REINSTALLATION ET DE RESTAURATION DES
MOYENS D´EXISTENCE EST PRESENTE DANS LE CGES, UN
PLAN DE RESTAURATION DES MOYENS D´EXISTENCE
(PRME) EST PRESENTE DANS L´AES DU CAP HAÏTIEN.
POUR LES AUTRES PROJETS DE CATEGORIE B QUI
ENTRAINENT UN DEPLACEMENT TEMPORAIRE OU
PERMANENT IL EST NECESSAIRE DE PRESENTER UN PRI
OU PRME.
OP-761 : EGALITE DES GENRES
OUI
CONFORMEMENT A LA POLITIQUE DE LA BID, CE PROJET PROMEUT L´EGALITE
DES GENRES EN PHASE D´EXECUTION ET D´OPERATION. LES CONSULTATIONS
IMPACTS DU PROJET SUR LES FEMMES SERONT ETUDIES DANS LE CADRE DES
LES AES INCLUENT LES POTENTIELS IMPACTS SUR LES
FEMMES. LES PGES DONNENT LES MESURES
D´ATTENUATION. LES CONSULTATIONS DOIVENT
PERMETTRE AUX FEMMES DE DONNER LEUR OPINION.
DE CETTE MANIERE PRENDRE EN COMPTE LE GENRE
DANS TOUS LES NOUVEAUX PROJETS.
AES
PAS DE POPULATION INDIGENE PRESENTE SUR LA ZONE DE L´OPERATION
PAS D´ACTION REQUISE
DOIVENT ETRE REALISEES DE MANIERE A PERMETTRE AUX FEMMES DE DONNER
LEUR POINT DE VUE ET OPINION QUI SERONT INTEGREES DANS LES
DIMENSIONNEMENTS DES OUVRAGES, CONSTRUCTION ET OPERATION. LES
OP-765 : POPULATIONS INDIGENES
NON
Tableau 4-1 : Politiques et Directives de la BID applicables au projet
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
4.4 Cadre Juridique Haïtien
4.4.1 Synthèse de la législation haïtienne
La législation Haïtienne pour le projet et en particulier pour l´eau, l´environnement et les normes et
permis de construction et d´exploitation des ouvrages, en vigueur à la date du document, est détaillée
en Annexe 1 et synthétisée dans le Tableau 4-2.
Ce tableau présente les autorisations, licences, ou permis qu´il sera nécessaire d´obtenir pour les
phases de construction et d´exploitation des ouvrages des différents projets auprès du Ministère de
l´Environnement, Ministère de l´Agriculture, des Ressources Naturelles, et du Développement Rural
(MARNDR) et auprès des Municipalités ou Sections communales.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DATE D´ADOPTION
LEGISLATION
APPLICABILITE POUR
L´OPERATION BID
CHACUNE
DES
PHASES
DE
ACTIONS NECESSAIRES
INSTITUTIONS IMPLIQUEES
PERMIS
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
EVALUATION ENVIRONNEMENTALE QUI DETERMINERA LA
NECESSITE D´ETABLIR OU NON UNE ETUDE D´IMPACT
ENVIRONNEMENTALE
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
OREPA NORD/RESPONSABLE DE LA
NON-OBJECTION : MINISTERE DE
L´ENVIRONNEMENT
OUI : NON-OBJECTION
A
L´EVALUATION
DECRET DU 12.10.2005,
EVALUATION ENVIRONNEMENTALE QUI DETERMINERA LA
NECESSITE D´ETABLIR OU NON UNE ETUDE D´IMPACT
ENVIRONNEMENTALE.
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
OREPA NORD/RESPONSABLE DE LA
NON-OBJECTION : MINISTERE DE
L´ENVIRONNEMENT
(BUREAU
NATIONAL
D´EVALUATION
ENVIRONNEMENTALE-BNEE)
-
OREPA NORD
OUI :
A L´EGARD DU MINISTERE DE L´ENVIRONNEMENT (MDE)
12.10.2005
DECRET PORTANT SUR LA GESTION DE
L’ENVIRONNEMENT ET LA REGULATION DE LA
OUI : PHASE DE PREPARATION DE L´OPERATION, PHASE
D´EXECUTION DE L´OPERATION
CONDUITE DES CITOYENS ET CITOYENNES POUR UN
DEVELOPPEMENT DURABLE - CHAPITRE IV
2015
AVANT-PROJET DE LOI RELATIF A L´EVALUATION
OUI : CET AVANT-PROJET DE LOI N´A PAS ETE ADOPTE A LA
ENVIRONNEMENTALE
DATE DU PRESENT DOCUMENT MAIS IL PERMET DE GUIDER LES
PROCEDURES D´EVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES QUI
DOIVENT ETRE REALISEES SELON LE DECRET DU 12.10.2005
(LIGNE PRECEDENTE)
18.03.1968
DECRET SUR LES PARCS NATIONAUX ET SITES
NATURELS
OUI SI PROJET LOCALISE DANS UNE ZONE PROTEGEE : PHASE
DE PREPARATION DE L´OPERATION
PRENDRE EN COMPTE DANS L´EVALUATION ENVIRONNEMENTALE.
A NOTER LES PROJETS ETUDIES DANS L´ECHANTILLON NE SONT PAS
SITUES DANS LES LIMITES D´UN PARC NATIONAL. CEPENDANT
D´AUTRES PROJETS DE L´OPERATION PEUVENT ETRE SITUES DANS LE
PARC NATIONAL DES TROIS BAIES OU DANS LE PARC NATIONAL
CITADELLE
SANS-SOUCI-RAMIERS,
ET
NECESSITENT
L´APPROBATION DU MINISTERE DE L´ENVIRONNEMENT POUR
ENVIRONNEMENTALE
AVANT-PROJET DE LOI RELATIF A L´EVALUATION
ENVIRONNEMENTALE PRESENTE EN 2015 (NON
ADOPTE).
REFERENTIEL METHODOLOGIQUE DE L´EIE EN
HAÏTI (SEPTEMBRE 2015)
LES
ARRETE DU 13.02.2014 DECLARANT D´"AIRE
PROJETS
PROTEGEE DE RESSOURCES NATURELLES GEREES
POUR
POSSIBLES
LOCALISES
DANS
LE
DES TROIS BAIES" LE COMPLEXE MARIN, COTIER
ET TERRESTRE SITUE DANS LA MOITIE EST DE LA
PARC NATIONAL
COTE SEPTENTRIONALE D´HAÏTI.
ARRETE DU 08.01.2014 DELIMITANT LE PARC
NATIONALE HISTORIQUE DE CITADELLE SANSSOUCIS-RAMIERS.
ARRETE DU 15 MARS 1947 DECLARANT ETRE
POUVOIR ETRE MISE EN SERVICE
FORETS NATIONALES RESERVEES LES SECTIONS
RURALES ET HABITATIONS FAISANT PARTIE DE LA
MONTAGNE APPELEE "MORNES DU CAP"
A L´EGARD DU MINISTERE DE L´AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES, ET DU DEVELOPPEMENT RURAL (MARNDR)
24.05.1962
CODE RURAL
OUI SI PRISE D´EAU SUPERFICIELLE : APPLIQUER EN PHASE DE
POUR LES PRISES D´EAU DANS LE LIT DES COURS D´EAU :
DEMANDER UNE AUTORISATION ECRITE AU MINISTERE DE
L´AGRICULTURE (CE N´EST PAS LE CAS DU CAP HAÏTIEN MAIS PEUT
ETRE LE CAS POUR D´AUTRES PROJETS DE L´OPERATION)
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
OREPA NORD/RESPONSABLE DE
L´AUTORISATION : MINISTERE DE
L´AGRICULTURE
OUI :
OUI SI EXPLOITATION DES EAUX SOUTERRAINES : APPLIQUER
EN PHASE DE PREPARATION DU PROJET
POUR TOUT FORAGE SUR LES EAUX SOUTERRAINES : DEMANDER
UNE AUTORISATION ECRITE AU MINISTERE DE L´AGRICULTURE
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
OREPA NORD/RESPONSABLE DE
L´AUTORISATION : MINISTERE DE
L´AGRICULTURE
OUI :
POUR LE PRELEVEMENT
SOUTERRAINES
OUI SI NECESSITEE OBLIGATOIRE DE COUPER UN ARBRE
D´ESSENCE PRECIEUSE : APPLIQUER EN PHASE DE
INTERDICTION
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
OREPA NORD/RESPONSABLE DE
L´AUTORISATION : MINISTERE DE
L´AGRICULTURE
OUI :
AUTORISATION
LOI DU 24.03.1962, ARTICLES 202 ET 203
POUR
COUPER
DINEPA/OREPA NORD
-
PREPARATION DU PROJET
12.06.1974
LOI
DU
12.06.1974
SOUTERRAINES
24.03.1962
PROTECTION DES ARBRES.
SUR
LES
EAUX
D´ABATTRE DES ESSENCES PRECIEUSES SANS
AUTORISATION PREALABLE DU MINISTERE DE L´AGRICULTURE
PREPARATION ET DE CONSTRUCTION DU PROJET
AUTORISATION
LOI DU 24 MAI 1962 DU CODE RURAL
POUR LE PRELEVEMENT
AUTORISATION
ARBRE
LOI
DU
12.06.1974
SUR
LES
UN
D´ESSENCE
PRECIEUSE
A L´EGARD DES LEGISLATIONS SUR L´EAU (MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS-MTPTC ET PRIMATURE)
11.03.2009
LOI CADRE SUR L´EAU
OUI : TOUTES LES PHASES
LA LOI DEFINIT LA DINEPA COMME UN ORGANISME D´ETAT
AUTONOME QUI A LE ROLE DE REGULATEUR DU SECTEUR
(DEVELOPPEMENT, REGULATION, CONTROLE)
CGES HA-L1135
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LOI CADRE SUR L´EAU DU 11.03.2009
EAUX
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DATE D´ADOPTION
LEGISLATION
01.06.2005
DECRET DU CODE DE LA ROUTE
APPLICABILITE POUR CHACUNE DES PHASES DE
L´OPERATION BID
OUI : PHASE DE CONSTRUCTION SUR LES VOIRIES ET
REPARATIONS SUR LES VOIRIES EN PHASE D´EXPLOITATION
ACTIONS NECESSAIRES
INSTITUTIONS IMPLIQUEES
PERMIS
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
DEMANDER AUTORISATION AU MTPTC DU CAP HAÏTIEN POUR
TRAVAILLER SUR LES VOIRIES. LES PLANS DOIVENT PREALABLEMENT
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
DINEPA/OREPA NORD
RESPONSABLE DE L´AUTORISATION :
MTPTC ET COMMUNE
OUI :
PERMIS
D´OUVRIR LES VOIRIES
(PERMIS
DE
CONSTRUCTION)
DECRET DU CODE DE LA ROUTE, 01.06.2005
LOI DU 29 MAI 1963 ETABLISSANT DES REGLES
SPECIALES RELATIVES A L’HABITATION ET A
L’AMENAGEMENT DES VILLES ET DES CAMPAGNES
EN VUE DE DEVELOPPER L’URBANISME.
LOIS ET REGLEMENTS D´URBANISME, CIAT 2013
DURANT NOTRE REUNION DU 23.07.2018, LA
OREPA INDIQUE QU´ILS DOIVENT DEMANDER UN
ETRE SOUMIS AU SERVICE COMPETENT POUR RECEVOIR SON
APPROBATION.
PERMIS DE CONSTRUCTION A LA MUNICIPALITE
19.04.2017
PROJET DE LOI REGISSANT LE SECTEUR DE L´EAU
ET PORTANT CREATION, ORGANISATION ET
FONCTIONNEMENT DE L´ANARHY
NON : PHASE DE PREPARATION DE L´OPERATION (PROJET DE
LOI EN PHASE D´APPROBATION PAR LE SENAT A LA DATE DE
CE DOCUMENT)
AUCUNE POUR LE MOMENT.
APRES ADOPTION DE LA LOI : ANARHY EST LE REGULATEUR DES
RESSOURCES HYDRIQUES ET DOIT DONNER SA NON-OBJECTION
POUR TOUT USAGE DE L´EAU DEPUIS SON PRELEVEMENT SUR LA
RESSOURCE JUSQU`A SA COMMERCIALISATION.
ANARHY : RESPONSABLE DE DONNER :
1-AUTORISATION POUR LE PRELEVEMENT SUR LA RESSOURCE
2-LICENCE DE PRODUCTION D´EAU POTABLE
3-LICENCE DE TRANSPORT D´EAU POTABLE
4- LICENCE DE DISTRIBUTION D´EAU POTABLE
5- LICENCE DE COMMERCIALISATION D´EAU POTABLE
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
DINEPA/OREPA NORD
RESPONSABLE DE L´AUTORISATION :
ANARHY
NON
OUI : TOUTES LES PHASES
NECESSAIRE
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
DINEPA/OREPA NORD
DELIBERE ET DECIDE : ASEC
OUI,
UNE
LOI PORTANT SUR
DELIBERATION
EST
COLLECTIVITE
NECESSAIRE
AU
COMMUNALE, DU 28.03.1996
POUR
LE
MOMENT, OUI QUAND
ADOPTION DE LA LOI
PROJET DE LOI REGISSANT LE SECTEUR DE L´EAU
ET PORTANT CREATION, ORGANISATION ET
FONCTIONNEMENT DE L´ANARHY ADOPTE LE
19.04.2017
A L´EGARD DE LA MUNICIPALITE ET LA COLLECTIVITE TERRITORIALE
01.02.2006
DECRET FIXANT LES MODALITES D´ORGANISATION
ET
LE
FONCTIONNEMENT
COMMUNALES
DES
CONFORMEMENT
A
PROJET DE LOI PORTANT REVISION DU DECRET DU
01.02.2006 FIXANT L´ORGANISATION ET LE
FONCTIONNEMENT
DE
LA
L´ASSEMBLEE
DE
LA
SECTION
SECTION COMMUNALE (CASECS) QUI ONT LA FONCTION DE
DECIDER SUR TOUS LES SUJETS D´INTERET LOCAL.
L´ASEC DELIBERE SUR LES PROJETS PUBLICS PRESENTES PAR LE
CASEC
LA
CONSTITUTION
30.08.2017
D´INFORMER
COMMUNALE (ASEC) ET LES CONSEILS D´ADMINISTRATIONS DE LA
SECTIONS
OUI : TOUTES LES PHASES, INCLUS LA GESTION
L´ASSEMBLEE
COMMUNALE
APPROUVE
LES
PLANS
D´AMENAGEMENT DE LA COMMUNE ET FIXE LES MODALITES DE
COLLECTIVITE
GESTION DES BIENS COMMUNAUX
MUNICIPALE DITE COMMUNE OU MUNICIPALITE.
01.07.2006
DECRET FIXANT LES MODALITES D´ORGANISATION
ET LE FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITE
DEPARTEMENTALE CONFORMEMENT A LA
CONSTITUTION
L´ASSEMBLEE
DEPARTEMENTALE
APPROUVE
LES
PLANS
D´AMENAGEMENT DU DEPARTEMENT ET FIXE LES MODALITES DE
GESTION DES BIENS DEPARTEMENTAUX
DE
SECTION
NIVEAU DES SECTIONS
DECRET FIXANT LES MODALITES D´ORGANISATION
COMMUNALES
ET
LE
FONCTIONNEMENT
COMMUNALES
DES
CONFORMEMENT
SECTIONS
A
LA
CONSTITUTION, DU 01.02.2006
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
DINEPA/OREPA NORD
RESOLUTION
:
ASSEMBLEE
NON
RESPONSABLE DE LA SOUMISSION :
DINEPA/OREPA NORD
RESOLUTION :
ASSEMBLEE
PROJET DE LOI PORTANT REVISION DU DECRET DU
01.02.2006 FIXANT L´ORGANISATION ET LE
FONCTIONNEMENT
DE
LA
COLLECTIVITE
MUNICIPALE DITE COMMUNE OU MUNICIPALITE.
MUNICIPALE
OUI : TOUTES LES PHASES, INCLUS LA GESTION
L´ORGANISATION DE LA
TERRITORIALE
NON
DECRET FIXANT LES MODALITES D´ORGANISATION
ET LE FONCTIONNEMENT DE LA COLLECTIVITE
DEPARTEMENTALE CONFORMEMENT A LA
CONSTITUTION, DU 01.07.2006
OREPA NORD
-
DECRET DU 24.02.1984 ACTUALISANT LE CODE
DU TRAVAIL DU 12.09.1961
OREPA NORD
-
DIVERS TEXTES LEGISLATIFS DONT LA LOI DU
23.04.1940
DEPARTEMENTALE
AUTRES LOIS ET REGLEMENTS APPLICABLES AU PROJET
24.02.1984
CODE DU TRAVAIL
OUI : PHASE D´EXECUTION DE L´OPERATION
23.04.1940
LOI SUR LE PATRIMOINE HISTORIQUE
OUI : PHASE DE PREPARATION DE L´OPERATION, PHASE
D´EXECUTION DE L´OPERATION
PRENDRE EN COMPTE DANS LES APPELS D´OFFRE POUR LA
CONSTRUCTION DES OUVRAGES.
RESPECT DE LA LOI EN TERMES DE POLITIQUE D´EMBAUCHE ET DE
SECURITE EU TRAVAIL ENTRE AUTRES.
PRENDRE EN COMPTE DANS LES APPELS D´OFFRE POUR LA
CONSTRUCTION DES OUVRAGES.
RESPECT DE LA LOI LORS DES EXCAVATIONS ET DE LA MISE A JOUR
DE VESTIGES HISTORIQUES OU BIEN LORS DE L´INSTALLATION DE
CANALISATION SUR DES STRUCTURES DU PATRIMOINE HISTORIQUE
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DATE D´ADOPTION
LEGISLATION
05.09.1979
LOI SUR L´EXPROPRIATION
APPLICABILITE POUR CHACUNE DES PHASES DE
L´OPERATION BID
OUI SI LE PROJET DEFINIT UNE EXPROPRIATION : PHASE DE
PREPARATION DU PROJET
ACTIONS NECESSAIRES
INSTITUTIONS IMPLIQUEES
PERMIS
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
SUIVRE LES PROCEDURES DE LA LOI DU 1979 ET DE DECRET DE
1979 (ANNEXE 5) :
LA LOI DE 1979 FIXE LES PROCEDURES D´EXPROPRIATION :
1- ARRETE OU DECRET DU CHEF DE L´ETAT QUI EN
CONFIRME LA NECESSITE ET DECLARE L´UTILITE
CHEF
DE
L´ETAT,
COMITE
D´EXPROPRIATION DU MTPTC, DGII,
OREPA NORD
OUI
CONSTITUTION DE 1987
LOI SUR L´EXPROPRIATION ET L´UTILITE PUBLIQUE
DU 05.09.1979
DECRET DU 03.09.1979 FIXANT LES MODALITES
D’INDEMNISATIONS ET DE COMPENSATIONS, ET
PUBLIQUE
23-
GESTION DU MTPTC POUR INFORMER LA DGII
GESTION DE LA DGII AVEC LES PROPRIETAIRES DES
TERRAINS
LE DECRET DU 3 SEPTEMBRE 1979 FIXE LES MODALITES
D’INDEMNISATIONS ET DE COMPENSATIONS, ET REGIT LA
PROCEDURE DE REINSTALLATION.
Tableau 4-2 : Législation Haïtienne pour les projets de l´opération, pour les phases de préparation, exécution et exploitation
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REGIT LA PROCEDURE DE REINSTALLATION
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
4.4.2 Acteurs institutionnels et responsabilités
Le secteur de l´eau est géré par plusieurs institutions et services publics dépendants de 6
ministères dont le ministère de l’Environnement qui est responsable de la gestion des ressources
et contrôle la qualité de l’eau exploitée par la DINEPA.
Le Tableau suivant synthétise les rôles des différents acteurs relatifs à l´eau et à la planification
en Haïti, ainsi que les acteurs de la Gouvernance locale au Cap Haïtien, chef-lieu du département
du Nord.
INSTITUTION
NIVEAU
ROLES ET RESPONSABILITES
LES ACTEURS PRINCIPAUX DU SECTEUR DE L´EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT (EPA)
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, NATIONAL
LE MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORTS ET
TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS
COMMUNICATIONS (MTPTC) EST RESPONSABLE DE LA
(MTPTC) ET DINEPA
REGLEMENTATION DE L’ALIMENTATION EN EAU, DE L’ASSAINISSEMENT ET
DE L’HYGIENE VIA SA DIRECTION NATIONALE DE L’EAU POTABLE ET DE
L’ASSAINISSEMENT (DINEPA). LA DINEPA EST CHARGEE D’APPLIQUER
LA LOI CADRE DE 2009 SUR L’ALIMENTATION EN EAU, DE COORDONNER
L’ASSISTANCE EXTERNE, DE REGLEMENTER LES PRESTATAIRES DE SERVICES
D’EAU, ET DE FACILITER LA DECENTRALISATION DE LA GESTION DE
L’ALIMENTATION EN EAU.
IL EXISTE UNE ANTENNE DU MTPTC A CAP HAÏTIEN, ILS SONT EN CHARGE
ENTRE AUTRES DES TRAVAUX ACTUELS SUR LE RESEAU D´EAU PLUVIAL ET
DU BETONNAGE DU CENTRE-VILLE.
OREPA
REGIONAL
ET
LES OREPAS ONT ETE ETABLIS EN TANT QU’ENTITES DECENTRALISEES DE
MUNICIPAL
LA DINEPA, AVEC POUR RESPONSABILITE L’APPLICATION DE STRATEGIES
D’EAU ET D’ASSAINISSEMENT AU NIVEAU REGIONAL. IL EXISTE QUATRE
OREPA (OUEST, NORD, CENTRE ET SUD). LES OREPA SONT
PROPRIETAIRES DES INFRASTRUCTURES D’EAU ET D’ASSAINISSEMENT, ET
SONT RESPONSABLES DE L’APPLICATION DES POLITIQUES DU SECTEUR, DU
MONITORING DES RESSOURCES, ET DE LA SUPERVISION DES OPERATEURS
DU SECTEUR DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT DANS LEURS DIVISIONS
TERRITORIALES RESPECTIVES. CE SONT LES MAITRES D´OUVRAGES
DELEGUES AU NIVEAU REGIONAL ET LES RESPONSABLES DE LA
PLANIFICATION AU NIVEAU REGIONAL.
CENTRE
(CTE)
TECHNIQUE
UNITE
(URD)
RURALES
D´EXPLOITATION
MUNICIPAL (URBAIN)
LES CTE ASSURENT L´EXPLOITATION DU SYSTEME D´ALIMENTATION EN
EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT (AEPA).
C’EST UNE STRUCTURE A VOCATION COMMERCIALE QUI A POUR MISSION
D’ENTRETENIR ET DE GERER LES ACTIFS DU MAITRE D’OUVRAGE. IL PEUT
ETRE UNE ENTITE PUBLIQUE, PRIVEE OU MIXTE. IL FONCTIONNE SOIT EN
REGIE OU EN GESTION DELEGUEE
DEPARTEMENTALES
RURAL
CE SONT DES UNITES DECONCENTREES DES OREPA AU NIVEAU
DEPARTEMENTAL. ELLES SONT ETABLIES DANS LE BUT D’ACCOMPAGNER
ET
DE
SUPERVISER
LES
OPERATEURS
RURAUX
DES
SERVICES
D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT, MAIS AUSSI DE
CONTROLER LEUR PERFORMANCE
COMITE D´ALIMENTATION EN EAU
POTABLE ET ASSAINISSEMENT (CAEPA)
CGES HA-L1135
RURAL
LES CAEPA ASSURENT LA GESTION ET L´ENTRETIEN DES RESEAUX
RURAUX. ILS SONT ELUS PAR LES USAGERS, ET/OU PAR LES OPERATEURS
SOUS LA TUTELLE DES OREPA. ILS SONT SOUS L´AUTORITE
ADMINISTRATIVE DES OREPA VIA LES URD.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
INSTITUTION
TEPAC
CELLULES
COMMUNALES
TECHNIQUES
FUTURE AGENCE NATIONALE DES
RESSOURCES HYDRIQUES (ANARHY)
NIVEAU
COMMUNES
NATIONAL
ROLES ET RESPONSABILITES
ELLE EST COMPOSEE D´UN OU DEUX TECHNICIENS EN AEPA ET
REPRESENTENT LA DINEPA AU NIVEAU COMMUNAL, ILS SONT SOUS LA
RESPONSABILITE DES URD.
CREE PAR LE PROJET DE LOI REGISSANT LE SECTEUR DE L´EAU ET PORTANT
CREATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE L´AGENCE
NATIONALE DES RESSOURCES HYDRIQUES (ANARHY), ADOPTE LE
19.04.2017.
DEPEND DE LA PRIMATURE D´HAÏTI.
PROJET DE LOI EN PHASE D´APPROBATION PAR LE SENAT A LA DATE DE CE
DOCUMENT
LES ACTEURS DE LA GOUVERNANCE LOCALE AU CAP HAÏTIEN
MAIRIES
COMMUNES
CASEC/ASEC
CONSEIL D´ADMINISTRATION DE LA
SECTION COMMUNALE
ASSEMBLEE DE LA SECTION COMMUNALE
COMMUNES
DIRECTION GENERALE DES IMPOTS (DGI)
NATIONAL
CE SONT LES FUTURS MAITRES D´OUVRAGES DES SYSTEMES D´AEPA
SELON LES MODALITES DEFINIES PAR L´ARTICLE 20 DE LA LOI CADRE SUR
L´EAU (2009) EN CONFORMITE AVEC LE DECRET (2006) SUR LA
DECENTRALISATION (ARTICLE 40)
AU NIVEAU DES SECTIONS COMMUNALES LES REPRESENTANTS ELUS SONT
LES CASEC ET ASEC QUI PRENNENT PART AUX DISCUSSIONS LIEES AUX
PROBLEMATIQUES DE L´EAU ET DE L´ASSAINISSEMENT.
SELON LA LOI PORTANT SUR L´ORGANISATION DE LA COLLECTIVITE
TERRITORIALE (1996), LES ASEC DOIVENT VEILLER A LA SALUBRITE DES
SOURCES, RUISSEAUX ET RIVIERES ET A LA PROTECTION DES BASSINS
VERSANTS.
LES CASEC DOIVENT VEILLER AU BON FONCTIONNEMENT ET A
L´ENTRETIEN DES STRUCTURES ETABLIES PAR L´ETAT ET EN PARTICULIER
DES SYSTEMES D´ADDUCTION D´EAU POTABLE.
LA DGI GERE L´UTILISATION DES TERRAINS APPARTENANT A L´ETAT
HAÏTIEN. IL EXISTE UNE ANTENNE DE LA DGI A CAP HAÏTIEN.
AUTRES INSTITUTIONS ET MINISTERES EN CHARGE DE LA GESTION DE L´EAU
MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT (MDE) NATIONAL
LE MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT EST LEGALEMENT RESPONSABLE DE
LA MAJORITE DES ASPECTS DE LA GESTION DES RESSOURCES HYDRIQUES
EN HAÏTI, Y COMPRIS LA REGLEMENTATION DE LA QUALITE DE L’EAU,
L’ELABORATION DES POLITIQUES, LE MONITORING ET L’EVALUATION, LA
INTERMINISTERIELLE,
LA
CONSERVATION
ET
LE MINISTERE DE L’ENVIRONNENT MANQUE DE
CAPACITES (RESSOURCES HUMAINES ET COMPETENCES, OUTILS ET
RESSOURCES) NECESSAIRES POUR REMPLIR SON MANDAT.
UNE PERSONNE DESIGNEE PAR CE MINISTERE EST MEMBRE DU CONSEIL
D´ADMINISTRATION DE LA DINEPA.
DISPOSANT DE NOMBREUSES RESSOURCES HUMAINES ET FINANCIERES, LE
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU
DEVELOPPEMENT RURAL (MARNDR) EXERCE UN CONTROLE SUR LES
DECISIONS RELATIVES A LA GESTION DES RESSOURCES HYDRIQUES,
PARTICULIEREMENT EN CE QUI CONCERNE L’IRRIGATION ET L’OCCUPATION
DES SOLS. LE MARNDR A RECEMMENT TENTE D’ELARGIR SON CHAMP
D’ACTION EN Y INCLUANT LA GESTION DES BASSINS VERSANTS EN
GENERAL. BIEN QUE PEU DE DISPOSITIONS STATUTAIRES ASSIGNENT AU
MARNDR UN ROLE DANS L’ETABLISSEMENT DE POLITIQUES RELATIVES
AUX RESSOURCES HYDRIQUES, IL A UNE GRANDE INFLUENCE DANS LE
SECTEUR, COMPTE TENU DE SES RESSOURCES HUMAINES ET FINANCIERES
ET DE L’IMPORTANCE DE L’AGRICULTURE POUR L’ECONOMIE EN HAÏTI.
UNE PERSONNE DESIGNEE PAR CE MINISTERE EST MEMBRE DU CONSEIL
D´ADMINISTRATION DE LA DINEPA.
A CAP HAÏTIEN, IL EXISTE UNE REPRESENTATION DE CE MINISTERE.
LE MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA POPULATION EST CHARGE
DE LA FORMULATION ET DE L’APPLICATION DE LA POLITIQUE NATIONALE
DE SANTE PUBLIQUE. L’UN DES OBJECTIFS PRIMAIRES DU MSPP EST
COORDINATION
L’APPLICATION.
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES
RESSOURCES NATURELLES ET DU
DEVELOPPEMENT RURAL (MARNDR)
NATIONAL
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA
POPULATION (MSPP)
NATIONAL
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
INSTITUTION
NIVEAU
ROLES ET RESPONSABILITES
L’ETABLISSEMENT D’UN SYSTEME DE SANTE CAPABLE D’ASSURER LA
COUVERTURE SANITAIRE TOTALE DU PAYS ET LA SATISFACTION DES
BESOINS ESSENTIELS DE LA POPULATION EN TOUT CE QUI CONCERNE LA
SANTE.
UNE PERSONNE DESIGNEE PAR CE MINISTERE EST MEMBRE DU CONSEIL
D´ADMINISTRATION DE LA DINEPA.
A CAP HAÏTIEN, IL EXISTE UNE REPRESENTATION DE CE MINISTERE.
MINISTERE DE L´INTERIEUR ET DES NATIONAL
UNE PERSONNE DESIGNEE PAR CE MINISTERE EST LE VICE-PRESIDENT DU
COLLECTIVITES
CONSEIL D´ADMINISTRATION DE LA DINEPA.
A CAP HAÏTIEN, IL EXISTE UNE REPRESENTATION DE CE MINISTERE.
LA DIRECTION DE LA CIRCULATION ET DE LA POLICE ROUTIERE (DCPR)
FAIT PARTIE DE CE MINISTERE.
MINISTERE DE L´ECONOMIE ET DES NATIONAL
UNE PERSONNE DESIGNEE PAR CE MINISTERE EST MEMBRE DU CONSEIL
FINANCES
D´ADMINISTRATION DE LA DINEPA
CHAMBRE DE COMMERCE ET D´INDUSTRIE NATIONAL
UNE PERSONNE DESIGNEE FAIT PARTIE DU CONSEIL D´ADMINISTRATION
D´HAÏTI
DE LA DINEPA.
A CAP HAÏTIEN, IL EXISTE UNE REPRESENTATION DE CE MINISTERE.
AUTRES INSTITUTIONS ET MINISTERES EN CHARGE DE LA PLANIFICATION TERRITORIALE DANS LE NORD
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA NATIONAL
REALISATION D´UN APPUI INSTITUTIONNEL EN AMENAGEMENT DU
COOPERATION EXTERNE (MPCE)
TERRITOIRE (PROJET PNUD), EN PARTICULIER POUR LE DEPARTEMENT
DU NORD (19 COMMUNES).
A CAP HAÏTIEN, IL EXISTE UNE REPRESENTATION DE CE MINISTERE.
SECRETARIAT
TECHNIQUE DEPARTEMENTAL
CREE DANS LE CADRE DU PROJET D´APPUI INSTITUTIONNEL EN
D´AMENAGEMENT (SETA)
AMENAGEMENT DU TERRITOIRE MPCE-PNUD, IL SE COMPOSE DE LA
DIRECTION
DEPARTEMENTALE
DES
MINISTERES
SECTORIELS
ET
ORGANISMES AUTONOMES ET EST COORDONNE PAR CELLE DU MPCE.
COMITES CONSULTATIFS COMMUNAUX
COMMUNE
LES ROLES REMPLIS PAR LE SETA DANS LA DEMARCHE DU PROJET FURENT
DE :
- SERVIR DE CADRE TECHNIQUE A LA PARTICIPATION DES INTERVENANTS
EN MATIERE D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ;
- INITIER L`ELABORATION D`ORIENTATIONS D`AMENAGEMENT REGIONAL
; ET
- INTEGRER LES RESULTATS.
CREES DANS LE CADRE DU PROJET MPCE-PNUD D´AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE POUR PRENDRE DES DECISIONS AU NIVEAU DE CHACUNE DES
COMITE
INTERMINISTERIEL
D´AMENAGEMENT DU TERRITOIRE (CIAT)
DE LA PRIMATURE
NATIONAL
19 SECTIONS COMMUNALES.
LE CIAT A POUR MISSION DE DEFINIR LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT
EN MATIERE D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, DE PROTECTION ET DE
GESTION DES BASSINS VERSANTS, DE GESTION DE L’EAU, DE
L’ASSAINISSEMENT, DE L’URBANISME ET DE L’EQUIPEMENT. CETTE
INSTITUTION A ETE CREEE EN REPONSE A UN CONSTAT ALARMANT ET A LA
NECESSITE D’ACTIONS COHERENTES ET COORDONNEES EN MATIERE
D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE. CREE PAR ARRETE DU PREMIER
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
DU MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS
CGES HA-L1135
NATIONAL
MINISTRE EN DATE DU 30 JANVIER 2009, LE CIAT EST PRESIDE PAR LE
PREMIER MINISTRE.
DECRET DU 18 OCTOBRE 1983 QUI DECOULE DU CADRE FIXE PAR LA
LOI DU 6 SEPTEMBRE 1982 SUR L'ADMINISTRATION PUBLIQUE
NATIONALE ET PAR LA LOI DU 3 NOVEMBRE 1982 SUR
L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.
ARTICLE 26.- LA DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS EST L'ENTITE
CHARGEE D'AIDER LA DIRECTION GENERALE DANS L'INTERPRETATION
DES DIRECTIVES DU MINISTRE CONCERNANT LES ACTIVITES DU
DEPARTEMENT DANS CE SECTEUR. DE PLUS, IL LUI INCOMBE LA
RESPONSABILITE D'EN CONCRETISER LA POLITIQUE. […] LA
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS COMPREND LES SERVICES
SUIVANTS : LE SERVICE DE PLANIFICATION URBAINE, LE SERVICE DE
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
INSTITUTION
NIVEAU
SERVICE DE PLANIFICATION URBAIN (SPU)
NATIONAL
DU MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS
ROLES ET RESPONSABILITES
GENIE URBAIN, LE SERVICE D'ENTRETIEN DES EQUIPEMENTS
URBAINS ET RURAUX.
ARTICLE 27.- LE SERVICE DE PLANIFICATION URBAINE EST
RESPONSABLE DE LA FORMULATION DES STRATEGIES ET DES OBJECTIFS
CONCERNANT LE DEVELOPPEMENT DES AGGLOMERATIONS URBAINES
ET RURALES EN RAPPORT AVEC LE PLAN DE DEVELOPPEMENT
NATIONAL. IL ELABORE LES SCHEMAS D'AMENAGEMENT DETAILLES,
AINSI QUE LES PLANS DIRECTEURS POUR LES CENTRES URBAINS ET
RURAUX, A PARTIR DES ETUDES DE PLANIFICATION ECONOMIQUE ET
PHYSIQUE PREPAREES PAR D'AUTRES INSTANCES. IL ETABLIT, POUR
CES CENTRES, LES REGLEMENTS D'URBANISME APPROPRIES ET LES
NORMES TECHNIQUES DE CONSTRUCTION DE TOUS BATIMENTS :
COMMERCIAUX,
INDUSTRIELS,
RESIDENTIELS,
RECREATIFS,
CULTURELS ET AUTRES, QU'ILS SOIENT DU SECTEUR PRIVE OU DU
SECTEUR PUBLIC. IL APPRECIE LES RAPPORTS DES DIRECTIONS
REGIONALES SUR LE DEVELOPPEMENT DES VILLES ET, LE CAS
ECHEANT, PROPOSE DES MESURES DE RENFORCEMENT OU DE
RECTIFICATION DES PROCEDURES DE CONTROLE DANS CE DOMAINE.
IL A LA RESPONSABILITE DE LA PREPARATION DE TOUS DOCUMENTS
CONTRACTUELS RELATIFS AUX ETUDES, SOIT D'AMELIORATION, SOIT
DE CONSTRUCTION DES EQUIPEMENTS URBAINS.
AUTRES MINISTERES
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DU
TRAVAIL (MAST)
NATIONAL
LE MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DU TRAVAIL EST
L’AUTORITE NATIONALE COMPETENTE EN MATIERE DE SECURITE ET
SANTE AU TRAVAIL, ET L’ENTITE RESPONSABLE DE TOUTES LES
NORMES RELATIVES A LA MAIN-D’ŒUVRE, Y COMPRIS L’APPLICATION
DES POLITIQUES ET PROCEDURES DE LA SANTE ET DE LA SECURITE AU
TRAVAIL (OHS). PARMI LES LOIS IMPORTANTES, SE TROUVENT LE
CODE DU TRAVAIL ACTUALISE (1984) CONTENANT DES
DISPOSITIONS RELATIVES A L’OHS. TOUTES LES ASSOCIATIONS OU
ORGANISATION COMMUNAUTAIRE DE BASE (OCB) DOIVENT ETRE
ENREGISTREES AU MAST POUR ETRE LEGALEMENT RECONNUES.
Tableau 4-3 : Acteurs et responsabilités institutionnelles
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
5 RESUME DES PRINCIPAUX IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET
SOCIAUX PREVISIBLES POUR LES PROJETS
Ce chapitre décrit les principaux impacts socio-environnementaux pouvant être générés par les
différents projets du programme. L'identification des impacts environnementaux et sociaux est
abordée en tenant compte des activités de la phase "construction", d'une part, et des activités de
la phase "exploitation", d'autre part. Pour le développement de l'analyse de cette section, les
impacts environnementaux et sociaux négatifs et positifs seront pris en compte, car il est tout aussi
important de gérer les premiers que d'améliorer les derniers. Les impacts inclus dans ce chapitre
ont été identifiés en tenant compte des ouvrages inclus dans l'échantillon de projets et des
objectifs du programme.
Les impacts identifiés dans ce chapitre doivent être considérés comme des lignes directrices
car pour chaque ouvrage, une analyse particulière des impacts doit être effectuée sur la base de
laquelle le PGES spécifique sera développé. Il est crucial que tous les impacts identifiés comme
pertinents aient des mesures associées dans le PGES. En ce qui concerne la génération d'impacts
socio-environnementaux, il convient de mentionner en premier lieu que le principal objectif du
programme est d'améliorer l'accès à l'eau. C'est pourquoi le programme lui-même générera
d'importants impacts socio-environnementaux positifs. Compte tenu des caractéristiques des
travaux inclus dans le programme, les impacts négatifs devraient être de faible ampleur, localisés,
de courte durée associés au temps d'exécution des travaux, réversibles et évitables ou atténués
par l'application de pratiques et de mesures appropriées.
Cependant, les impacts négatifs dépendront dans une large mesure de l'emplacement des
travaux à financer, que ce soit dans une zone rurale ou bien dans une zone urbaine. Dans ce dernier
cas, les travaux génèreront des impacts conséquents sur la qualité de vie (trafic, bruit, poussières,
etc.) et sur les activités commerciales (marchands ambulants et boutiques).
Les possibles impacts positifs et négatifs des projets du programme HA-L1135 durant les phases
de construction et d´opération sont présentés dans le Tableau 5-1 en distinguant les projets en
milieu rural et les projets en milieu urbain.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
5.1 Phase de construction
Pendant la phase de construction, des modifications défavorables peuvent être générées à la
suite des activités des travaux à réaliser. Les impacts socio-environnementaux négatifs attendus
sont, en général, liés au mouvement et au fonctionnement des véhicules et des machines, aux
mouvements des sols et à la manutention des matériaux. Comme on peut le voir plus en détail
dans le Tableau 5-1, ces impacts potentiels comprennent, lorsque les travaux sont effectués dans
les zones urbaines ou leurs environs, un inconfort pour la population en raison des effets sur
l'utilisation quotidienne des espaces publics, de la présence du personnel de construction tel que
le transport et la machinerie, la remise en suspension de matières particulaires, les émissions
gazeuses, les bruits gênants et les vibrations.
D'autre part, la production de déchets et d'effluents pendant la phase de construction et les
déversements possibles d'huiles ou de combustibles peuvent entraîner une contamination des sols
et des eaux, dégradant leur qualité. De la même manière, les accidents avec des machines ou des
équipements peuvent provoquer des rejets accidentels qui entraînent la contamination du milieu.
Le mouvement des matériaux durant l'excavation entraînera le transport potentiel des particules
vers les cours d'eau, modifiant ainsi les paramètres physiques de qualité de l´eau tels que la
transparence et la turbidité. Ces impacts sont jugés négligeables après l´application des mesures
d´atténuations et du plan de gestion des déchets.
Les impacts négatifs jugés plus importants durant l´étape de construction en milieu urbain et
périurbain sont les impacts liés au trafic routier et à la destruction des réseaux souterrains
existants (en particulier drainage pluvial), la pose des canalisations se faisant sur les chaussées. Il
devrait également se produire des interférences avec les activités productives dans la zone
d'influence des travaux, en particulier pour les commerces et les marchands ambulants en milieu
urbain (excavation sur les voiries, circulation des machines, du personnel).
D´autre part, il sera important de bien gérer la main-d´œuvre qui sera choisi pour la
construction et l´exploitation des Systèmes d´Alimentation en Eau Potable (SAEP), tant en milieu
rural qu´en milieu urbain. Le fort intérêt d’une certaine partie de la population pour un bénéfice
direct (génération de revenu par un emploi sur le chantier) ou indirect (augmentation de
l’influence, etc.) va générer des tensions autour des travaux.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
Enfin, bien que le besoin d´expropriation et de relogement physique de la population dans le
cadre du programme n'ait pas été identifié a priori, des réinstallations mineures peuvent être
requises. Dans ce cas, la politique opérationnelle de réinstallation involontaire 710 (OP-710) de la
BID sera prise en compte, ainsi que la législation nationale. Pour cette raison, le cadre de
réinstallation (CdR) est préparé et présenté en annexe 5 du présent CGES.
5.2 Phase d´exploitation
Pendant la phase d'exploitation des interventions planifiées, la survenue d'impacts positifs de
grande ampleur est estimée, générant une amélioration de la qualité de vie de la population. Les
interventions prévues permettent d´améliorer les conditions de vie des habitants, et en particulier
la santé, en leur fournissant un service en eau potable plus sûre que le service actuel qui est un
service totalement informel et non contrôlé.
Les impacts positifs attendus incluent l´amélioration des indicateurs de santé, de la qualité de vie
et de l’économie locale. Les femmes et les enfants qui sont généralement ceux qui sont
responsables de la tâche d´approvisionnement en eau du foyer pourront bénéficier de meilleures
conditions d´accès. Les campagnes d´hygiène et de promotion de construction de latrines
permettront de diminuer les maladies liées aux pollutions hydriques et d´améliorer les conditions
d´hygiène des foyers.
Un aspect à souligner est que les impacts positifs pourraient être conditionnés ou minimisés si le
projet n´est pas correctement géré au cours de leurs différentes étapes. Par exemple, en milieu
rural la conception de l´ouvrage doit être travaillée avec les communautés pour ne pas que
l´ouvrage soit saboté après sa construction, l´aspect de communication sociale est très important
pour expliquer le projet, son fonctionnement et son entretien. Le manque de maintenance des
ouvrages pourrait diminuer l'impact positif de leur utilisation et même annuler les impacts positifs
du projet.
En milieu urbain il est important de prendre en compte la perte partielle d´activité et de revenu
des vendeurs d´eau par camion après la mise en service du SAEP : pour les vendeurs ne pouvant
compenser leurs activités par une délocalisation et faisant la demande d’accompagnement, une
compensation financière sous forme d’aide pour transformer les camions (transformation du
camion-citerne en camion à bascule pour le transport de matériaux) sera proposée.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
D´autre part, pour maintenir les impacts positifs du projet, il est important en phase
d´exploitation de faire le suivi de la qualité et de la quantité (débits, niveau piézométrique) des
ressources en eau exploitées. Les caractéristiques des ressources en eau doivent être étudiées dès
la conception des ouvrages de prélèvement.
On souligne que ces impacts ont été identifiés pour l´échantillon des projets. Durant le
programme, l´OREPA Nord devra préparer les AES spécifiques pour déterminer précisément les
impacts des projets non inclus dans l´échantillon.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DÉCLARATION DE L'IMPACT
Importance Urbain Importance Rural
Construction
urbain
Opération
urbain
Construction Opération
Rural
Rural
MILIEU PHYSIQUE
Phy1,
Phy2,
Phy3
Pollutions atmosphériques (gaz, particules) générées par
les engins de chantier et par les stockages de matériaux Impact Mineur
fins. Mauvaises odeurs
Impact Mineur
X
X
Phy4
Bruits générés par les engins de chantiers et par les
Impact Mineur
équipements électriques ou mécaniques.
Impact Mineur
X
X
Phy5
Dégradations de la structure du sol provoquées par les
travaux d´excavation : érosion, compactage, stabilité des
Impact Mineur
talus, effondrement ou tassement des sols durant ou
postérieur à la construction.
Impact Mineur
X
X
Phy6
Pollution des sols provoquées par des fuites ou
déversements accidentels de produits hydrocarburés
utilisés pour les machines et de produits chimiques stockés Impact Mineur
(solvants, peintures, colle, etc) ou par les déchets produits
sur le site de travaux ou les boues de forage
Impact Mineur
X
Phy7
Dégradation de la qualité des eaux superficielles par les
pollutions décrites antérieurement sur les sols et par la
Impact Mineur
mise en suspension de particules fines issues des matériaux
du chantier
Impact Mineur
X
CGES HA-L1135
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X
X
X
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DÉCLARATION DE L'IMPACT
Importance Urbain Importance Rural
Construction
urbain
Opération
urbain
Construction Opération
Rural
Rural
Rejet additionnel d´eaux grises dans les eaux superficielles,
Impact
Phy 7, ravines et réseau d´eau pluviale en milieu urbain ou
d´importance
Phy 8 pollution des eaux superficielles et de la source en milieu
moyenne
rural
Impact
d´importance
moyenne
X
X
Phy 8
Diminution des niveaux des rivières par pompage et
Impact
rabattement des eaux souterraines en milieu urbain ou
d´importance
diminution des débits des ruisseaux par prélèvement sur
moyenne
les sources
Impact Mineur
X
X
Phy9
Dégradation de la qualité des eaux souterraines par les
pollutions décrites antérieurement sur les sols et par les
méthodes de nettoyage et entretient des forages ainsi que
Impact Mineur
l´alimentation en Energie (groupe), ce dernier en milieu
urbain (en milieu rural les pompes sont à motricité
humaine)
Impact Mineur
X
X
Phy9,
Phy10
Dégradation de la qualité et de la quantité de la ressource
Impact
en eau souterraine par pompage dans l´aquifère (intrusion
d´importance
saline et abaissement du niveau de la nappe) et/ou par les
moyenne
pollutions de surface
Impact
d´importance
moyenne
X
X
X
MILIEU BIOLOGIQUE
Bio1
La mise à nu des sols peut se traduire par une perte du
Impact Mineur
couvert végétal
Impact Mineur
Bio 2
Modification de la qualité de l´habitat par l´augmentation
des niveaux de bruits, vibrations et génération de particules Non
et gaz durant la construction
Non
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X
X
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DÉCLARATION DE L'IMPACT
Bio 3
Importance Urbain Importance Rural
Altération du fond aquatique local par modification des
niveaux de turbidité, vibrations et possibles fuites Non
d´hydrocarbures
Construction
urbain
Opération
urbain
Construction Opération
Rural
Rural
Non
MILIEU ANTHROPIQUE
Ant 1
L´accumulation de déchets et matériaux peut provoquer la
Impact Mineur
dégradation du paysage
Impact Mineur
X
Ant 2
L´excavation et le passage des ponts et des réseaux de Impact
drainage peuvent endommager des ouvrages coloniaux d´importance
historiques
moyenne
Non
X
Ant 3
Les activités de construction influencent la qualité de vie
Impact
d’une population, entre autres par les conditions de
d´importance
circulation ou d'accès, le bruit, la poussière, le rejet possible
moyenne
de contaminants dans l’environnement
Impact Mineur
X
X
Ant 4
La pose des canalisations aura lieu sur les voiries ce qui Impact
entrainera des difficultés de circulation, surtout dans le d´importance
centre urbain
moyenne
Négligeable
X
X
Ant 5
Impact
Les excavations peuvent entrainer la destruction du
d´importance
système de drainage des eaux pluvial existant
moyenne
Non
X
Ant 6
Modification des indicateurs de santé de la population qui
Impact positif
habite dans l´aire d´influence du projet
Impact positif
Ant 7
Impact
Les travaux et la circulation des engins de chantier peuvent
d´importance
entraîner des accidents
moyenne
Impact
d´importance
moyenne
X
X
X
Ant 8
L´installation des canalisations sur des parcelles cultivées Impact
ou la destruction éventuelle d´ouvrages privés peut d´importance
entrainer des tensions/conflits
moyenne
Impact
d´importance
moyenne
X
X
X
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X
X
X
X
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DÉCLARATION DE L'IMPACT
Importance Urbain Importance Rural
Construction
urbain
Opération
urbain
Construction Opération
Rural
Rural
Ant 9
Les excavations peuvent détruire des réseaux existants Impact
souterrains et les voiries générant des perturbations locales d´importance
(inondations, etc.)
moyenne
Non
Ant 10
Modification de l´indicateur de la couverture d´eau potable Impact positif
Impact positif
X
X
Ant 11
Diminution du prix de l'eau et du poids du prix de l'eau au
Impact positif
niveau des ménages
Impact positif
X
X
Ant 12
La gestion des recrutements et de l'emploi locale génère
Impact Majeur
des tensions/protestations et blocages/arrêts des chantiers
Impact Majeur
X
Ant 12
Augmentation de l´emploi local grâce aux travaux et à
Impact positif
l´alimentation en eau de la zone
Impact positif
X
Ant 13
Des protestations sur le chantier entrainent le
Impact
ralentissement ou le blocage des activités sur le chantier
d´importance
pour des raisons autres que l'emploi (accident,
moyenne
communication, etc.)
Impact
d´importance
moyenne
X
Ant 14
Mise en cause de la légitimité d'un acteur par le projet (en
particulier OREPA Nord) en milieu urbain ou contestations
Impact Mineur
entre institutions qui a pour origine le paiement de l´eau en
milieu rural
Impact
d´importance
moyenne
X
Ant 15
Les marchand(e)s doivent se déplacer pour libérer l'espace
Impact Mineur
nécessaire pour les travaux
Non
X
Ant 16
Les travaux limitent et réduisent l'accès aux commerces
Impact Mineur
X
Impact Mineur
L'amélioration de l'accès à l'eau diminue le besoin
Ant 17 précédent (avant-projet) de recourir au service d'un
Impact Majeur
et 18
fournisseur d'eau par camion. Ces fournisseurs voient leurs
revenus diminuer
CGES HA-L1135
Non
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X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DÉCLARATION DE L'IMPACT
Importance Urbain Importance Rural
Construction
urbain
Opération
urbain
Ant 19 Le manque de confiance des usagers dans la qualité de l'eau Impact
et
fournie fait que l'eau n'est pas consommée pour la boisson. d´importance
Ant 20 Les usagers ont recours aux kiosques d'eau traité pour cela. moyenne
Non
Ant 21
Les caractéristiques techniques du réseau ne permettent
Impact
pas l'alimentation de certains secteurs et/ou des
d´importance
habitations à proximité d'ouvrage, notamment réservoir,
moyenne
ne sont pas alimentées
Non
Ant 22
Impact
Des piquages et des connexions illégales sont faites et
d´importance
diminuent le rendant du réseau
moyenne
Impact Majeur
X
Ant 23
L’Electricité d’Haïti (EdH) ne dispose pas de la capacité
Impact
suffisante pour satisfaire la demande en électricité et un
d´importance
rationnement est effectué. Les horaires et fréquences de
moyenne
pompages sont tributaires des heures de distribution d'EdH
Non
X
Ant 24
Les activités de construction influencent la qualité de vie Impact
des femmes, entre autres par les poussières et d´importance
accumulation de débris à proximités des habitations et par moyenne
la présence de travailleurs masculins
Impact
d´importance
moyenne
Ant 24
Durant l´opération les conditions de vie des femmes sont
améliorées (temps de parcours pour chercher l´eau réduite, Impact positif
eau de meilleure qualité pour les usages du foyer)
Impact positif
Ant 25
Le périmètre de protection de la source n'est pas respecté
Non
et la source ou le point d'eau est contaminé
Impact Majeur
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Construction Opération
Rural
Rural
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
DÉCLARATION DE L'IMPACT
Importance Urbain Importance Rural
Construction
urbain
Opération
urbain
Construction Opération
Rural
Rural
Ant 26
Conflit foncier sur le linéaire projeté du réseau. Le tracé
Non
étudié doit être modifié durant les travaux.
Impact
d´importance
moyenne
Ant 27
Absence de trop plein sur captage soit car non prévu ou non
construit met en charge la source et entraine son Non
déplacement irrémédiable
Impact Majeur
Ant 28
Impact
La profondeur de fouille pour les tranchées n'est pas
d´importance
respectée et entraine une usure prématurée du réseau
moyenne
Impact
d´importance
moyenne
X
X
Ant 29
Mauvaise gestion des eaux de drainage issues des points Impact
d'eau provoquant une stagnation des eaux autour de ces d´importance
points d´eau (fontaine ou autre)
moyenne
Impact
d´importance
moyenne
X
X
Ant 30
Le travail social fait en vue d'une bonne gestion du réseau Impact
/ point d'eau est insuffisant et limite le fonctionnement du d´importance
réseau
moyenne
Impact
d´importance
moyenne
X
X
X
X
X
Tableau 5-1 : Possibles impacts positifs et négatifs des projets du programme HA-L1135 durant les phases de construction et d´opération déterminés sur la base des deux AES
réalisées pour l´échantillon rural et urbain
En vert : impacts spécifiques générés par la construction du réseau et des réservoirs.
En bleu : impact spécifiques générés par la construction des forages et l´aménagement des sources.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
6 EVALUATION ET GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
DU PROGRAMME
Afin de compléter les directives d'application précédemment présentées et de gérer
correctement les impacts potentiels décrits au chapitre 5, il est nécessaire d'établir un système de
gestion définissant les procédures, instruments et/ou activités nécessaires en fonction du cycle du
projet ainsi que les rôles et responsabilités. Ce système de gestion est décrit dans ce chapitre et
synthétisé sur la Figure 6-1.
6.1
Gestion environnementale et sociale du cycle des projets
6.1.1 Etape 1 : Identification et classification des projets.
- En premier lieu, la Cellule Environnementale et Sociale (CES) de l´UTE appliquera la "Fiche
d'éligibilité des projets environnementaux et sociaux" (voir annexe 2) qui permettra d´indiquer :
i) si le projet est éligible sur le plan socio-environnemental, ii) la catégorie du projet selon la
politique de la BID, iii) les plans / études qui devront être menés et ceux qui être passés en contrat
avec des consultants externes.
- La CES de l´UTE enverra la "Fiche d'éligibilité environnementale et sociale" au chef de projet de
l´UTE.
- En cas d’identification de la nécessité de contracter d’autres études environnementales et
sociales pour renforcer la gestion environnementale et sociale du projet, la CES de l´UTE
coordonnera avec le chef de projet son inclusion dans le programme.
- Si le projet est considéré comme éligible, la CES de l´UTE préparera l'Evaluation
Environnementale (EE) par elle-même ou en faisant appel à un consultant externe auquel il
assurera le suivi (Figure 6-1).
Dans le cas où la sous-traitance de consultants externes est requise, la CES de l´UTE préparera
les termes de référence et les enverra au chef de projet de l´UTE (voir Etape 2).
Le Tableau 6.1 résume les exigences environnementales par catégorie de projet conformément à
la politique de la BID relative à la sauvegarde environnementale et sociale (OP-703).
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
Catégorie
du projet
Catégorie A
Catégorie B
Exigences OP-703 BID
Toute opération susceptible d'avoir des impacts
environnementaux négatifs importants et des effets
sociaux associés, ou ayant de profondes implications
pour les ressources naturelles. Une évaluation
environnementale (EE) sera nécessaire, en particulier
une étude d'impact sur l'environnement (EIE) dans le
cas de projets d'investissement ou d'autres études
environnementales telles que les évaluations
environnementales stratégiques (EAE) pour les
programmes ou opérations financiers impliquant des
plans et des politiques. On considère que ces
opérations nécessitent des mesures de protection à
haut risque. Dans le cas de certaines opérations à haut
risque qui, de l'avis de la Banque, génèrent une
complexité et une sensibilité particulières dans leurs
aspects environnementaux, sociaux ou sanitaires,
l'emprunteur devrait généralement créer un panel
d'experts pour conseiller la conception et / ou
l'exécution de l'opération en matière de processus
d'EE, y compris la santé et la sécurité.
Opérations pouvant entraîner principalement des
impacts environnementaux négatifs et à court terme, y
compris les impacts sociaux associés, et pour lesquels
des mesures d'atténuation efficaces sont déjà
disponibles.
Ces
opérations
nécessiteront
normalement une analyse environnementale et sociale
(AES) axée sur des problèmes spécifiques identifiés lors
du processus de sélection, ainsi qu'un plan de gestion
environnementale et sociale (PGES).
Pour les opérations de la catégorie "B", des
consultations doivent avoir lieu avec les parties
concernées au moins une fois, de préférence pendant
la préparation ou la révision du PGES, comme convenu
avec l'emprunteur.
Catégorie C
Projets qui ne provoquent pas d'impacts
environnementaux et sociaux négatifs, ou dont les
impacts sont minimes. Ces opérations ne nécessitent
pas d'analyse environnementale ou sociale au-delà de
ce que leur présélection et leur délimitation impliquent
pour déterminer leur classification. Toutefois, si cela
est considéré comme pertinent, des exigences de
sauvegarde ou de supervision seront établies. De
même, il faudra élaborer un PGES.
Tableau 6-1 : Etape de classification des projets
Exigences
environnementales pour les
projets du programme
Non éligible
Programme
pour
le
1. Réaliser leur classification
(fiche d'éligibilité des projets
environnementaux
et
sociaux)
2. Réaliser une AES et un
PGES détaillés
3. Réaliser une évaluation
des risques naturels et PGRN
4. Réaliser l´évaluation de
réinstallation involontaire ou
perte de moyen d´existence
et éventuellement le PRI ou
PRME
5. Réaliser une consultation
publique
Réaliser leur classification
(fiche d'éligibilité des
projets environnementaux
et sociaux)
Réaliser
un
PGES
préliminaire qui sera inclut
à l´appel d´offre de
l´exécution du projet
6.1.2 Etape 2 : Evaluation Environnementale des projets (EE)
Selon la catégorie B ou C du projet, l´EE varie comme suit :
- L´EE des projets de catégorie B (risque moyen) sera composée des études suivantes : une analyse
environnementale et sociale (AES) conformément au contenu minimal spécifié à l'annexe 3 du
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
présent CGES. Cette AES comportera un PGES préliminaire qui devrait être élaboré en tenant
compte des lignes directrices figurant à l'annexe 4, qui fera partie du dossier d'appel d'offres.
Devront être réalisés un Plan de Gestion des Risques Naturels (PGRN) (annexe 8) et une évaluation
des possibles réinstallations involontaires ou pertes de moyen d´existence. Dans le cas de
réinstallation ou de pertes de moyen d´existence, l´EE devra être complétée par un PRI ou PRME
(annexe 5).
- Les projets de catégorie C (à faible risque) ne nécessiteront pas d’évaluation d’impact
environnemental et social, mais un PGES préliminaire devra toujours être élaboré pour être inclus
à l´appel d´offre (selon les lignes directrices de l´annexe 3).
- L´élaboration de l´EE sera à la charge de la CES de l´UTE qui pourra la sous-traiter à un consultant
ou bureau d´étude externe. Après avoir été élaborée et révisée l´EE sera remise au chef de projet
de l´UTE avec le dossier technique.
- En cas de sous-traitance, les termes de référence pour chaque type d´Evaluation
Environnementale (EE) seront intégrés au plan de passation des marché et envoyé par l´UTE à la
Banque pour non-objection.
- La cellule de passation des marchés de l´UTE lance l´appel d´offre, les offres sont évaluées et le
contrat passé.
- La CES de l´UTE est en charge du suivi des études environnementales.
- L´UTE remettra l´EE et l´ensemble du dossier technique, avec les demandes de paiement pour
non-objection des paiements à la Banque. La Banque pourra formuler des commentaires à prendre
en compte par la CES.
- Pour les projets de catégorie B, la CES de l´UTE réalisera une consultation publique qui prendra
en compte les lignes directrices présentées en annexe 6.
- l´UTE devra remettre l´EE au Ministère de l´Environnement.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
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6.1.3 Etape 3 : Avant-projet détaillé – Bases de l´appel d´offre de conception et
construction
- Pour les projets de catégories B et C, l´UTE préparera les dossiers d'appel d'offres en veillant
à ce qu'ils intègrent les PGES préliminaires ainsi que les autres plans correspondant aux
spécifications environnementales et sociales du projet (Figure 6-1).
- L´UTE enverra le dossier d´appel d´offre à la BID. La Banque révisera et émettra des
commentaires qui seront considérés par l´UTE. Les documents d´appel d´offre seront remis de
nouveau à la BID,
- La Banque donnera sa non-objection aux documents d’appel d’offres avant sa publication.
6.1.4 Etape 4 : Appel d´offre, adjudication et contrat de construction des ouvrages
- Le soumissionnaire doit remplir dans son offre une série d'exigences socio-environnementales
spécifiées dans le dossier d'appel d'offres, parmi lesquelles la présentation de la proposition du
personnel clé affecté à la mise en œuvre du PGES.
- Le comité évaluateur des offres doit vérifier si les exigences socio-environnementales
correspondantes ont été remplies et les noter dans le rapport d'évaluation.
- Dans le cas de négociation de contrats, il est possible d'incorporer des précisions ou des exigences
en matière socio-environnementale.
- Avant le début des travaux, l'entrepreneur doit présenter le PGES complet des travaux, il doit
prendre en compte les lignes directrices établies dans l´appel d´offre et dans son offre.
- La CES de l´UTE évaluera, révisera et approuvera le PGES présenté par l´entrepreneur.
6.1.5 Etape 5 : Suivi de l´exécution des travaux
La supervision de la gestion environnementale et sociale des travaux se réalisera à trois niveaux :
1- Superviseur externe qui réalise la supervision de premier niveau des travaux de manière
journalière.
2- La Cellule de Supervision des Travaux (CST) de l´UTE qui est en charge de la supervision de
second niveau des travaux dans sa totalité incluant les aspects environnementaux et
sociaux (une visite hebdomadaire minimum).
CGES HA-L1135
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3- La CES de l´UTE qui est également en charge d´une supervision de second niveau de la
gestion environnementale et sociale des travaux, supervision indépendante à celle de la
cellule de supervision (une visite hebdomadaire minimum un jour aléatoire de la semaine).
L´objectif de ces supervisions de différents niveaux est d´assurer la mise en œuvre du PGES pour
chacun des projets. Les activités de suivi et de supervision de la gestion environnementale et
sociale pour chaque acteur sont les suivantes :
Activités de l´entrepreneur
- Rédiger et mettre en place de manière continue le PGES.
- Chaque mois, et en correspondance avec chaque contrat de construction, l´entrepreneur doit
soumettre un rapport de surveillance environnemental et social (RSES-entrepreneur) au
superviseur qui vérifiera sa conformité avec le PGES. Ces rapports devront être remis à l´UTE pour
révision et approbation.
Activités du superviseur externe :
- Le superviseur externe des travaux devra fournir du personnel spécialisé pour superviser les
aspects environnementaux et sociaux et la mise en œuvre du PGES.
- Le superviseur des travaux devra établir chaque semaine une fiche de suivi des aspects
environnementaux et sociaux. Cette fiche doit être disponible pour la visite hebdomadaire de la
CES et de la CST.
- Le superviseur des travaux doit réviser le RSES-entrepreneur et vérifier sa conformité avec le
PGES.
- En cas de non-conformité le superviseur doit notifier la non-conformité à l´entrepreneur qui
devra prendre des mesures immédiates.
- Le superviseur des travaux doit soumettre à la CES de l´UTE un rapport de surveillance
environnemental et social mensuel (RSES-superviseur) et/ou en correspondance avec chaque
certificat d´avancement des travaux. Ces rapports doivent montrer le degré d'avancement du
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PGES, les difficultés observées et les violations ou non-conformités au PGES et aux autres plans
correspondants. Le rapport de surveillance environnementale et sociale du superviseur
recommandera à l´UTE l'approbation, le rejet ou l'approbation conditionnelle du RSESentrepreneur.
- Si le superviseur détecte une non-conformité, il devra informer immédiatement la UTE qui devra
informer dans un délai inférieur à 10 jours la Banque.
Activités de la Cellule de Supervision des Travaux (CST) de l´UTE :
- Assurer une supervision des travaux de second niveau et le suivi du superviseur des travaux.
- Réaliser des visites de chantier hebdomadaire au minimum ou chaque fois que cela est
nécessaire.
- Rédiger une fiche de suivi de chantier hebdomadaire incluant les aspects du PGES à suivre.
- Superviser, par le biais du superviseur, les progrès et la conformité des travaux, sur la base des
rapports mensuels du superviseur et de ses visites de surveillance des travaux. La CST pourra
approuver, rejeter ou approuver avec conditions les rapports de l´entrepreneur et les certificats
des travaux. Pour les aspects environnementaux et sociaux la CST prendra en compte les
commentaires de la CES.
- La CST remet au chef de projet de l´UTE pour révision et approbation les demandes de paiement
accompagnées du rapport d´avancement des travaux de la CST (RAT-MO), des certificats des
travaux et des RSES-entrepreneur et superviseur.
- Le chef de projet de l´UT après révision, envoie les demandes de non-objection à la BID pour les
paiements des différentes phases des travaux, accompagné du RAT-MO, des certificats des
travaux et des RSES-entrepreneur et superviseur.
CGES HA-L1135
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Activités de la CES de l´UTE :
- Réaliser des visites de chantier hebdomadaire au minimum ou chaque fois que cela est
nécessaire, et de manière aléatoire7.
- Etablir de manière hebdomadaire et sur la base de ces visites, une fiche de suivi des aspects
environnementaux et sociaux.
- Superviser, par le biais du superviseur, les progrès et la conformité du PGES, sur la base des
rapports mensuels du superviseur et de ses visites de surveillance des travaux. La CES pourra
approuver, rejeter ou approuver avec conditions les RSES-entrepreneur. L´approbation des RSESentrepreneur sera une condition nécessaire pour approuver les certificats des travaux et le
paiement. Les approbations ou rejet des rapports seront remis à la CST de l´UTE qui sera en charge
de la communication au superviseur et à l´entrepreneur.
- Préparer un rapport trimestriel sur la surveillance du PGES et des éventuels autres plans
correspondants, sur la base des rapports de surveillance environnementale et sociale et de ses
visites de surveillance des travaux (RGES trimes.).
- Le rapport de supervision trimestriel du PGES sera envoyé à la Banque par le chef de projet.
- Si la Banque demande des rapports de surveillance supplémentaires à ceux indiqués ci-dessus,
ils seront préparés par la CES de l´UTE qui les enverra ensuite à la Banque au travers de son chef
de projet.
- La BID peut accompagner l´UTE dans les visites de supervision des travaux qu'il effectue.
6.1.6 Etape 6 : Réception des travaux – Fermeture administrative
Les activités liées à la supervision de la gestion environnementale et sociale durant la réception
des travaux et la fermeture administrative sont les suivantes, pour chaque acteur :
7
De manière aléatoire : visites surprises, jour et lieu non connu préalablement des autres acteurs du
chantiers.
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Entrepreneur :
- L´entrepreneur préparera un rapport de surveillance environnemental et social final qui fera
partie du Rapport de Réception des Travaux (RSESF-RRT-entrepreneur), en correspondance avec
la réception provisoire des travaux.
Superviseur des travaux :
- Le superviseur révisera le RSESF-RRT-entrepreneur et rédigera son propre rapport de surveillance
environnemental et social et rapport de réception des travaux (RSESF-RRT-superviseur), et
recommandera l'approbation, le rejet ou l'approbation conditionnelle du RSESF-RRT-entrepreneur
pour la réception provisoire des travaux.
CES de l´UTE :
- En tenant compte du rapport du superviseur, la CES de l´UTE décidera s'il approuve, rejette ou
approuve de manière conditionnelle les aspects de gestion environnementale et sociale du RSESFRRT-entrepreneur. L´approbation ou le rejet sera communiquée à la CST de l´UTE.
- Une fois la réception des travaux approuvée, la CSE de l´UTE rédigera la partie environnementale
et sociale du rapport de réception des travaux de l´UTE (RRT-MO).
CST de l´UTE :
- En tenant compte du rapport du superviseur, de ses propres visites et des commentaires de la
CES de l´UTE, la CST transmettra à l´entrepreneur son approbation ou rejet du RSESF-RRTentrepreneur.
- Si le RSESF-RRT-entrepreneur est approuvé, la CST rédigera et enverra le RRT-MO au chef de
projet de l´UTE qui le révisera et l´enverra à la Banque pour demande de non-objection
accompagné du rapport de l´entrepreneur et du superviseur.
D´autre part, après l'acceptation finale de la construction, l'entretien, l'exploitation et la
surveillance des ouvrages seront entrepris par l´opérateur mandaté par l´OREPA NORD. En milieu
urbain, l´opérateur devra élaborer et appliquer un PGES pour la phase d´exploitation des ouvrages.
En milieu rural, l´opérateur est un comité de gestion local, dans ce cas, l´entrepreneur est celui qui
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales,
Département Nord, Haïti
rédigera le PGES pour la phase d´exploitation des ouvrages. Dans tous les cas les PGES en phase
d´exploitation doivent être révisé et approuvés par la CES de l´UTE.
La Figure 6.1 présente de manière schématique les procédures de suivi de la gestion
environnementale et sociale entre l´entrepreneur, le superviseur et le maitre d´ouvrage.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département Nord, Haïti
Le projet fait-il parti
de l'échantillon de
projets analysés lors
de la préparation du
programme ?
ETAPES 1, 2, 3, 4
Preclasification
(identification du
niveau A/B/C et
des plans
néccesaires)
Non
Préparation
du rapport
final
Exécution
Categ. B/C
TDR, méthode
PPM1, budget,
justification,
etc.
ETAPE 6
ETAPE 5
MAITRE D'OUVRAGE
Elaboration
de l'EE2
RGES4 entre
preneur
(mens.)
NOB3
RGES
supervision
(mens)
Fiche (hebd.)
Supervision
de l'EE et
finalisation
Supervisión
chantiers
(heb. min )
Fiches
chantier
(heb.min)
1. Supervisión:
chantiers
(aleat.heb. min)
2. Mise en place
PDPP et
mécanisme griefs
Fiche suivi (hebd.)
et RGES trimest.
Consultation
publique
Oui
NOB
ENTREPENEUR
Figure 6-1 : Procédures de suivi des projets
CGES HA-L1135
Évaluation finale
RRT-MO 6
Évaluation
finale et
preparation
du rapport
final
Supervision:
chantiers
(jour)
Preparation
DAO pour les
travaux
(PGES inclus)
Réception
travaux,
préparation
rapport final
RSEF-RRT
supervision
RAT-MO5
NOB3
Categ. B
RSEF-RRT
entrepeneur
MAITRE D'OUVRAGE
NOB
NOB
Poursuite du
processus
PPM travaux
SUPERVISION
CELLULE
PASSATION
MARCHÉ (UTE)
UNITE
SUPERVISION
(UTE)
CELLULE
ENVIRO.
SOCIALE (UTE)
1. PPM: Plan de Passation des Marchés
2. EE: Evaluation Environnementale. Trois niveaux d'études selon la catégorie de projet (A, B, C). Dans le cadre de HA-L1135, catégorie A non éligible. Catégorie B: EE= AES+PGES+PGRN+si nécessaire PRME. Catégorie C: EE=PGES
3. Non-Objection pour la demande de financement (PPM) et pour les demandes de paiements (finalisation EE, RAT-MO ou RRT-MO)
4. RGES: Rapport de Gestion Environnemental et Social
5. RAT-MO: Rapport d´Avancement des Travaux du Maitre d´Ouvrage
6. RRT-MO: Rapport de Réception des Travaux du Maitre d´Ouvrage
jour.: journalier, heb. Min: Hebdomadaire minimum, Aleat.: Aleatoire, mens.: mesuel, trimest: trimestrielle, semes.:semestrielle
AES: Analyse Environnementale et sociale
PGES: Plan de Gestion Environnemnetal et Social
PRME: Plan de Restauration des Moyens d´Existence
PGRN: Plan de Gestion des Risques naturels
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
6.2 Gestion Environnementale et Sociale du Programme
6.2.1 Activités transversales
La CES de l´UTE sera en charge de la gestion environnementale et sociale transversale du Programme
et en particulier devra mettre en place les activités suivantes :
Rédiger et actualiser les Plans D’engagement des Parties Prenantes (PDPP) de manière
annuelle en incluant les aspects de communication et de gestion des griefs (annexe 7).
Préparer et participer aux consultations publiques (annexe 6).
Suivre les indicateurs des PDPP et des mécanismes de gestion des griefs (annexe 7) et les
indicateurs transversaux au programme (chapitre 6.2.3)
Préparer le chapitre de suivi environnemental et social des rapports semestriels de suivi de
l´avancement du Programme pour la Banque.
6.2.2 Instruments de la gestion environnementale et sociale du programme
Les principaux instruments de la gestion environnementale et sociale du projet sont présentés en
Annexe sous forme de lignes directrices. Au début du Programme et sur la base de ces lignes directrices
il sera rédigé des documents types tels que TdRs, contrats, rapports de suivi, etc. Ces documents type
devront recevoir la Non-objection de la BID.
Annexe 1 : Cadre légal haïtien
Annexe 2 : Fiche d´éligibilité environnementale et sociale des projets
Annexe 3 : Lignes directrices des Analyses Environnementales et Sociales des projets (AES)
Annexe 4 : Lignes directrices pour la rédaction des PGES
Annexe 5 : Lignes directrices du cadre de réinstallation et affectation d´actifs
Annexe 6 : Lignes directrices des consultations publiques
Annexe 7 : Lignes directrices pour le PDPP et Mécanisme de gestion des griefs
Annexe 8 : Lignes directrices pour le Plan de gestion et d´adaptation aux risques naturels
Annexe 9 : Lignes directrices pour la supervision de l´OREPA
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
6.2.3 Indicateurs de suivi de la gestion environnementale et sociale du programme
La Cellule Environnementale et Sociale de l´UTE supervisera la gestion environnementale et sociale
des travaux en réalisant au minimum une visite aléatoire hebdomadaire sur chaque projet. Un suivi du
programme sera établi (au-delà des programmes de surveillance de chaque projet) pour mesurer
l'adéquation et l'efficacité des mesures d'atténuation et des autres mesures établies dans les PGES du
Programme. L'objectif est d'analyser les indicateurs du point de vue de l'ensemble du programme.
Le suivi du programme sera conçu sur la base des Plans d´Opération Annuel (POA) et reporté dans
les rapports semestriels du bénéficiaire. Il sera nécessaire d'inclure des indicateurs spécifiques de
gestion sociale et environnementale pour l´ensemble du programme, ces indicateurs qui seront
reportés de manière semestrielle sont présentés dans le Tableau 6-3.
Il est noté que d´autres plans ont leurs propres indicateurs (les PGES, PDPP et plan de gestion des
griefs, etc.) qui seront aussi pris en compte dans le rapport de suivi environnemental et social trimestriel
pour chaque projet.
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
6.2.5 Estimation budgétaire de la gestion environnementale et sociale du Programme
Les coûts suivants (Tableau 6-2) sont calculés pour un programme de 6 ans d´exécution.
Ligne budgétaire
1- Cellule Environnementale et Sociale (CES) de l´UTE
USD
1.063.767
Ressources humaines
412.517
Equipement pour la CES
45.000
Plan de Gestion des Parties Prenantes (PDPP) et mécanisme de gestion des
griefs
Consultation publique initial pour l´échantillon des projets
300.000
6.250
Plan de Restauration des Moyens d´Existence
300.000
2- Coûts de la supervision externe des travaux
220.000
Projets urbains
100.000
Projets ruraux
120.000
3- Coûts du PGES intégrés à la construction des ouvrages
2.145.000
TOTAL
3.428.767
Tableau 6-2 : Coûts du PGES pour le Programme
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
Indicateur
Ventilés par
Régularité
Source d´information
Nombre de fiches de classification
de projets
Urbain/rural
Semestriel
RGES trimest. dont les fiches
de classification seront
annexées
Semestriel
RGES trimest. dont les AES
seront annexées
Semestriel
RGES trimest. dont les PGES
préliminaires
seront
annexées
Semestriel
RGES trimest. dont les
rapports de consultation
publique seront annexés
RGES trimest. dont les PGES
seront annexés
Nombre d´AES
Nombre de PGES établis de manière
préliminaire au niveau de la
conception
Nombre de consultations publiques
Etablies par la UTE
Etablies par des consultants
externes
Urbain/rural
Etablies par la UTE
Etablies par des consultants
externes
Urbain/rural
Etablies par la UTE
Etablies par des consultants
externes
Urbain/rural
Nombre de PGES remis par
l´entrepreneur au niveau de la
construction
Urbain/rural
Semestriel
Nombre de non-conformité au
PGES
Par projets
Urbain/rural
Semestriel
Nombre de plaintes enregistrées
Nombre de plaintes traitées
Nombre d´accidents enregistrés
Nombre de formations relatives au
PGES menées par les entrepreneurs
sur les travailleurs
Par projets, nombre
femmes/hommes
Urbain/rural
Par projets, nombre
femmes/hommes
Urbain/rural
Par projets
Urbain/rural
Par projets, nombre
femmes/hommes
Urbain/rural
de
Semestriel
de
Semestriel
Semestriel
de
Semestriel
Coûts planifiés des mesures
environnementales et sociales
Par projet
Urbain/rural
Semestriel
Coûts exécutés des mesures
environnementales et sociales
Par projet
Urbain/rural
Semestriel
RGES trimest. dont les suivis
des non-conformités au
PGES seront annexés
RGES trimest. dont le suivi
des plaintes enregistrées
sera annexé
RGES trimest. dont le suivi
des plaintes traitées sera
annexé
RGES trimest. dont le suivi
des accidents sera annexé
RGES trimest. dont le suivi
des formations sera annexé
RGES trimest. dont les
planifications budgétaires
seront annexées (offre
sélectionnée)
RGES trimest. dont les
demandes de paiement
seront annexées.
Tableau 6-3 : Indicateurs de suivi du CGES pour le programme
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
ANNEXES DU CADRE DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL – HA-L1135
SOMMAIRE
1
Annexe 1 : Cadre Légal Haitien
81
1.1
A l´égard du Ministère de l´environnement ...................................................................... 84
1.2
A l´égard du MARNRD (Ministère de l´Agriculture) ......................................................... 887
1.3
A l´égard de la municipalité ............................................................................................. 91
1.4
Autres lois et règlements haïtiens applicables au projet ................................................... 91
2
ANNEXE 2 : Fiche d´éligibilité environnementale et sociale des projets
92
3
ANNEXE 3 : Lignes directrices pour les TDRs des Analyses Environnementales et
Sociales des projets (AES)
94
4
ANNEXE 4 : Lignes directrices pour la rédaction des PGES
95
4.1
Objectifs, definition ......................................................................................................... 95
4.2
PGES en phase travaux .................................................................................................... 97
4.3
PGES en phase d´exploitation ........................................................................................ 107
5
Annexe 5 : CADRE DE REINSTALLATION et de restauration des moyens d´existence
110
5.1
Introduction .................................................................................................................. 110
5.2
Cadre Juridique haitien.................................................................................................. 110
5.3
Cadre de reinstallation involontaire de la BID................................................................. 113
5.4
Lignes directrices pour l´Elaboration et l´approbation d´un plan de reinstalation involontaire
ou de restauration des moyens d´existence ............................................................ 113113
5.4.1 Responsabilités et approbation .................................................................................... 113113
5.4.2 Etudes préliminaires nécessaires et description du PRI et/ou du PRME ............................ 113
6
5.5
Execution du PRI /PRME ................................................................................................ 114
5.6
Suivi et supervision du PRI /PRME ................................................................................. 114
Annexe 6 : Lignes directrices des consultations publiques
CGES HA-L1135
116
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
6.1
Objectif et portée .......................................................................................................... 116
6.2
Organisation générale de la consultation ....................................................................... 116
6.2.1 Préparation des consultations ............................................................................................ 116
6.2.2 Milieu urbain ....................................................................................................................... 117
6.2.3 SECTIONS RURALES ............................................................................................................. 118
6.3
Contenu et animation d’une réunion publique ............................................................... 118
6.3.1 Lancement des invitations .................................................................................................. 119
6.3.2 Présentation ........................................................................................................................ 119
6.3.3 Questions/réponses ............................................................................................................ 119
6.4
Documents à produite à l’issue de la phase de consultation ........................................... 119
6.5
Budget nécessaire pour la consultation .......................................................................... 120
7
Annexe 7 : Plan d´Engagement des Parties Prenantes (PDPP) et Mécanisme de gestion
des griefs
121
7.1
PDPP............................................................................................................................. 121
7.1.1 Préambule ........................................................................................................................... 121
7.1.2 Objectifs .............................................................................................................................. 123
7.1.3 Cartographie des acteurs et des communautés affectées ................................................. 124
7.1.4 Strategie d’engagement globale pour les acteurs et groupes prioritaires ......................... 128
7.1.5 Niveaux d’engagement et outils associés ........................................................................... 130
7.1.6 Stratégie particulière pour Ameliorer la durabilite des ouvrages ...................................... 132
7.1.7 Surveillance ......................................................................................................................... 133
7.1.8 Contenu des PDPP Annuel .................................................................................................. 135
7.2
Plan de gestion des griefs .............................................................................................. 135
7.2.1 Préambule ........................................................................................................................... 135
7.2.2 Principes géneraux .............................................................................................................. 136
7.2.3 Description du mécanisme.................................................................................................. 137
7.2.4 Surveillance ......................................................................................................................... 141
7.2.5 Informations essentielles pour le Formulaire des plaintes ................................................. 143
8
Annexe 8 : Lignes directrices pour le Plan de gestion et d´adaptation aux risques
naturels
144
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
Figures
Figure 7-1: Diagramme de classification des acteurs – inspiré de Castillo ........................................ 125
Figure 7-2 : Stratégie globale d'engagement ..................................................................................... 129
Figure 7-3 : Schéma résumant la procédure du mécanisme de gestion des griefs ........................... 141
Tableaux :
Tableau 4-1 : PGES et responsabilités durant la construction............................................................. 98
Tableau 4-2 : PGES et responsabilités durant l´exploitation en milieu rural ..................................... 107
Tableau 4-3 : PGES et responsabilités durant l´exploitation en milieu urbain .................................. 109
Tableau 7-1 : Liste et caractérisation des groupes identifiés à ce stade. D'autres acteurs peuvent
apparaître au cours du temps. Il convient de mettre à jour chaque année cette liste et les stratégies
associées ................................................................................................................................................. 126
Tableau 7-2 : Indicateurs pour évaluer le PDPP annuel .................................................................... 133
Tableau 7-3 : Indicateurs pour évaluer le mécanisme de gestion des griefs. ................................... 142
CGES HA-L1135
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
1 Annexe 1 : Cadre Légal Haïtien
1.1 A l´égard du Ministère de l´environnement
Le Ministère de l’Environnement, créé en 1995, est l’acteur principal chargé de la gestion et de la
protection de l’environnement. Plusieurs autres institutions du pays sont impliquées de près ou de loin
dans la protection de l’environnement. C’est le cas des institutions gouvernementales ayant dans leurs
attributions l’agriculture, les ressources naturelles, les carrières, la santé, les travaux publics, les
transports, les communications et la planification.
Le gouvernement haïtien a adopté le 12 octobre 2005, le Décret portant sur la gestion de
l’environnement et la régulation de la conduite des citoyens et citoyennes pour un développement
durable (paru le 26 janvier 2006 dans le Moniteur, journal officiel de la République d’Haïti).
Ce décret est le principal document légal existant ayant comme objet la protection de
l’environnement. Ce décret fixe le cadre général de la gestion de l’environnement en Haïti. Il établit 11
principes de base pour la gestion du milieu naturel, dont l’intégration de l’environnement dans tout
projet de développement, la séparation des responsabilités dans ce secteur et le droit de la
communauté à l’information sur les activités effectuées dans sa collectivité. Le chapitre IV du décret
porte plus précisément sur l’évaluation environnementale et il comporte les articles suivants :
Article 56. Les politiques, plans, programmes, projets ou activités susceptibles d'avoir un impact sur
l’environnement doivent obligatoirement faire l'objet d'une évaluation environnementale à charge de
l’institution concernée. Le processus d’évaluation environnementale couvre l’étude d’impact
environnemental (EIE), la déclaration d’impact environnemental, le permis environnemental et les
audits environnementaux.
Article 57. La liste des projets et activités devant faire l'objet d'évaluation environnementale ainsi
que les normes et procédures relatives à la mise en route des Études d'impact environnemental (EIE)
sont établies par voie réglementaire à la charge du ministère de l'Environnement.
Article 58. La déclaration d’impact environnemental est soumise, par la personne intéressée, à la
non-objection du ministère de l’Environnement selon les procédures établies par ce dernier. De telles
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
procédures tiendront compte en particulier de la nécessité d’institutionnaliser les audiences publiques
en vue d’assurer la plus large participation de la population.
Article 59. La non-objection environnementale est délivrée par le Ministère de l’Environnement
pour les projets et activités qui requièrent une évaluation d’impact environnemental.
Article 60. Les UTES ont pour obligation d'acheminer, par voie célère au registre du ministère de
l'Environnement, une notification de tous les processus d'examen de dossiers enclenchés dans le cadre
d'évaluations environnementales et une copie de tous les avis émis. Pour chaque document transmis,
il leur sera délivré un numéro d'enregistrement à inscrire dans leur dossier. En cas de contestation ou
pour les besoins d'évaluation des performances du système, le Service d'Inspection générale de
l'Environnement du ministère de l'Environnement peut intervenir et réviser un ou des cas traités par
une UTES.
Article 61. Le ministère de l’Environnement réalisera, en temps opportun, des audits
environnementaux afin de s’assurer que les fins pour lesquelles les non-objections environnementales
ont été accordées ont été respectées. Il publiera périodiquement la liste des non-objections accordées
et refusées et celle des personnes privées et morales qui ont été sanctionnées par voie administrative
ou judiciaire. Ces personnes privées et morales ont un droit de recours devant les juridictions
concernées.
Plus récemment, un guide a été produit par le Ministère de l’Environnement afin de fournir aux
promoteurs de projets les principales orientations et directives à suivre pour la réalisation d’une étude
d’impact environnemental, c´est le Référentiel méthodologique de l´étude d´impact environnement en
Haïti (septembre 2015).
Ce document concerne spécifiquement l’opérationnalisation de la procédure d’évaluation
environnementale prévue au chapitre IV (articles 56, 57 et 58) du décret du 12 octobre 2005.
En octobre 2015 a été inauguré le Bureau National des Évaluations Environnementales (BNEE) du
Ministère de l´Environnement. Un avant-projet de loi relatif à l´évaluation environnementale a été
présenté en 2015 sans avoir été approuvé à la date du présent document. Cet avant-projet de loi
officialise la création du BNEE et les procédures d´élaboration et d´approbation des études d´impacts
décrites dans le référentiel méthodologique et présentées ci-après.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
Procédure d´évaluation environnementale en Haïti
Le Guide général de réalisation d’une étude d’impact (2015) précise la liste des projets à soumettre
à l’évaluation environnementale ainsi que le type d’étude à produire (étude d’impact environnemental
approfondie ou étude d’impact environnemental simplifiée).
La procédure administrative d’évaluation environnementale contenue dans ce Guide comporte les
8 étapes suivantes résumées ci-après et sur la Figure 1 :
Étape 1 Dépôt de l’avis de projet au BNEE (Ministère de l’Environnement) par le promoteur.
Cette étape permet au BNEE, en collaboration avec l’Unité technique environnementale sectorielle
(UTES) du ministère sectoriel de tutelle du projet, de vérifier, d’une part que le projet est effectivement
assujetti à une EIES et d’autre part de déterminer l’importance de cette étude à réaliser. Pour les projets
ou activités assujettis, le BNEE détermine la portée de l’analyse environnementale à faire, qui peut être
une notice d’impact environnemental et social, une étude d’impact environnemental et social
simplifiée ou une étude d’impact environnemental et social détaillée.
Étape 2 Préparation et approbation des termes de référence (TdRs).
Sur la base du guide général et de la directive sectorielle correspondante au projet et des indications
sur le contenu minimum des termes de référence, le promoteur, élabore un projet de termes de
référence de l’étude d’impact simplifiée ou de l’étude d’impact détaillée selon les spécificités du projet
soumis qu’il transmet au Bureau national d’évaluation environnementale (BNEE) pour validation.
Étape 3 Réalisation de l’EIES et dépôt du rapport.
La responsabilité de la réalisation de l’étude d’impact environnemental et social incombe au
promoteur et/ou pétitionnaire.
Étape 4 Recevabilité de l´étude.
La procédure et les critères de vérification des informations contenues dans l’étude par le groupe
d’experts sont fournis en annexe du référentiel méthodologique de 2015. En résumé elle consiste en
une visite de terrain et le rendu d´un rapport d´évaluation menée par le groupe d´expert conduit par le
BNEE.
Étape 5 Organisation des audiences publiques.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
Les audiences publiques sont organisées par le BNEE qui en définit les modalités. Elles sont réalisées
à la charge du promoteur du projet. À la fin des audiences publiques, un comité ad hoc dresse sous
trentaine un mémorandum adressé au MDE qui fait partie intégrante du dossier d’évaluation de l’étude
d’impact.
Étape 6 Approbation de l’étude et délivrance du certificat de conformité environnementale
Le Bureau national d’évaluation environnementale (BNEE) prépare le dossier de l’étude jugée
recevable. La procédure et les critères d’examen, sont décrits en annexe du référentiel méthodologique
de 2015.
Étape 7 Surveillance et suivi environnemental
L’étude d’impact environnemental et social approuvée et son plan de gestion environnemental et
social (PGES), valent cahier des charges environnementales et sociales pour le promoteur.
L’exécution du plan de gestion environnemental et social est au frais et sous la responsabilité du
promoteur qui adresse des rapports périodiques de l’exécution du plan de gestion environnemental et
social (PGES) et de l’évolution des paramètres environnementaux et sociaux au ministre chargé de
l’environnement.
Dans tous les cas, les autorités locales des lieux d’implantation de ces projets seront associées aux
travaux de suivi et de contrôle.
Étape 8 Achèvement du projet
Avant la fermeture du projet, le promoteur doit procéder à un audit environnemental dont les
modalités de mise en œuvre seront définies par le ministère de l’Environnement dans des directives
techniques environnementales.
À ce jour, le Ministère de l’Environnement (MDE) ne semble pas avoir pu pleinement mettre en
œuvre ces procédures d’évaluation environnementale. Du fait d’un manque de financement, le
Ministère de l’Environnement n’a pas abordé les problèmes d’évaluation environnementale et n’a pas
réellement étudié l’impact des politiques, plans et programmes sectoriels au cœur de sa mission.
Les activités du Ministère de l’Environnement se sont principalement limitées à la mise en œuvre
de projets ayant reçu un financement externe.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
Nord, Haïti
Enfin, il importe de mentionner que les pratiques courantes de gestion des projets en Haïti prennent
généralement peu en compte les lois, règlements et normes relatifs à l’environnement. En effet, même
si dans certains cas des études d’impact environnementales et sociales sont menées avant les travaux,
le suivi du respect des mesures à prendre pour limiter ou compenser les impacts négatifs des projets
est généralement insuffisant.
Figure 1 : Procédure d´évaluation environnementale, présentation du BNEE 2016
Actuellement le BNEE bénéficie du support du PNUD pour sa mise en œuvre, mais nécessitera
d’autres financements pour arriver à assumer pleinement ses attributions. Ses attributions seront
officialisées dans une nouvelle loi qui viendra compléter le décret du 12 octobre 2005, à la date de ce
document le projet de loi n´a pas encore été approuvé.
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Programme Eau, Assainissement et Hygiène dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, Département
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1.2 A l´égard du MARNRD (Ministère de l´Agriculture)
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant l´exploitation des ressources en eau sont les suivants :
La Loi du 24 mai 1962 du Code rural établissant le régime des eaux, de l’irrigation et du drainage
(amendée le 26 juin 1986) stipule dans
o
son article 137 qu’ « aucune prise, soit sur berge, soit au moyen de barrage provisoire
ou permanent, soit au moyen de pompe, ne peut être établie sur les cours d’eau, aucun
ouvrage d’art, de quelque nature que ce soit, ne peut être construit dans leur lit sans
une autorisation écrite du Département de l’Agriculture ou de tout autre organisme
compétent, cette autorisation ne sera accordée qu’après visite des lieux et enquête
démontrant que la prise ou la dérivation n’est pas contraire à l’intérêt public»;
o
dans ses articles 146 et 147 la loi indique les éléments suivants sur l´exploitation des
eaux souterraines : « Aucune maison d´habitation, aucune fosse d´aisance, etc, ne peut
être érigé au bassin d´alimentation d´une source à l´intérieur du périmètre de protection
qui sera fixé par les départements de l´agriculture et des travaux publics » et « aucun
puits artésien ne peut être creusé pour usage agricole ou industriel sans une autorisation
écrite du département de l´Agriculture ou de tout autre organisme compétent » ;
o
dans son article 172 : « Les services compétents de l´Etat et leurs agents autorisés
pourront entreprendre tout travaux de drainage que les besoin de l´agriculture, et de
l´élevage ou de la salubrité publique rendraient nécessaires, même sans l´assentiment
des propriétaires fonciers, après un avis d´un mois aux intéressés ».
La Loi du 24 mai 1962 du Code rural établissant le régime des eaux, de l’irrigation et du drainage,
stipule que les autorisations de prélèvement devaient être accordées par le Département de
l´Agriculture (maintenant MARNDR).
Loi du 12 juin 1974 sur les eaux souterraines octroyant au Département de l´Agriculture, des
Ressources Naturelles et du Développement Rural le contrôle de l´exploitation des eaux
souterraines (maintenant Ministère de l´agriculture, des ressources naturelles et du
développement rural-MARNDR). Selon cette loi toute personne, institution ou entreprise qui
veut réaliser un forage doit solliciter l´autorisation au DARNDR (actuellement Ministère) et
présenter toutes les caractéristiques de l´ouvrage et toute description nécessaire pour juger des
potentiels impacts de l´ouvrage.
1- A l´égard de la législation sur l´eau et l´assainissement
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant l´exploitation des ressources en eau, l’eau potable et
l’assainissement sont les suivants :
Loi cadre de 2009 portant sur l´organisation du secteur de l’eau potable et de l’assainissement :
création de la DINEPA.
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La Loi Cadre sur l´eau, adoptée début 2009 (11.03.2009), fixe le cadre d'organisation du secteur de
l'eau potable et de l'assainissement en Haïti, dans la perspective de son développement, et pour
améliorer l'efficacité dans la prestation des services fournis.
La loi cadre définit la DINEPA comme un organisme d´état autonome qui a le rôle de régulateur du
secteur (développement, régulation, contrôle).
Projet de Loi régissant le secteur de l´eau et portant création, organisation et fonctionnement
de l´Agence Nationale des Ressources Hydriques (ANARHY), adopté le 19.04.2017 :
Les Permis nécessaires pour la construction et l´exploitation des ouvrages du système d´EPA sont
principalement définis dans le projet de loi régissant le secteur de l´eau et portant création,
organisation et fonctionnement de l´Agence Nationale des Ressources Hydriques (ANARHY), adopté le
19.04.2017 par le Conseil des Ministres. Ce projet de Loi doit ensuite être examiné et voté dans les
mêmes termes par les deux chambres du Parlement : l’Assemblée nationale et le Sénat. A la date du
présent document le projet de loi a été adopté par la Chambre des députés le 18.04.2018 et est en
phase de ratification par le Sénat.
Ce projet de loi stipule dans son article 12 que « Les prélèvements dans les eaux du domaine public
hydraulique et la réalisation d’aménagements ou d’ouvrages hydrauliques sont soumis, selon les cas, à
autorisation ou à déclaration préalable. »
Article 14 : « L’autorisation est accordée, sous réserve du droit des tiers, pour une durée déterminée
et le cas échéant après enquête publique. »
Article 26 : « Les eaux de source peuvent être utilisées par celui qui a une source dans son fonds
privé de terre, sous réserve du respect des dispositions prévues aux articles 17, 18 et 30 de la présente
loi. »
Article 27 : « Les aménagements et ouvrages hydrauliques soumis au régime d’autorisation font
l’objet d’une étude d’impact environnemental préalable. »
Article 29 : « Sont soumis à autorisation préalable, les installations, aménagements, ouvrages,
travaux et activités, susceptibles d’entraver la navigation, de présenter des dangers pour la santé et la
sécurité publique, de nuire au libre écoulement des eaux, de dégrader la qualité et la quantité des
ressources en eau, d’accroître notablement le risque d’inondation, de porter gravement atteinte à la
qualité ou à la diversité du milieu aquatique. Sont soumis à déclaration préalable, les installations,
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ouvrages, travaux et activités qui, n’étant pas susceptibles de présenter de tels dangers, doivent
néanmoins respecter les prescriptions édictées par la législation en vigueur. »
Article 32 : « La protection des ressources en eau, des aménagements et ouvrages hydrauliques est
assurée au moyen :
1) De mesures de police ;
2) De normes ;
3) De périmètres de protection ;
4) De mesures de classement et de déclassement ;
5) Du régime d’utilité publique. »
Article 44 : « Les points de prélèvement des eaux destinées à la consommation humaine doivent
être entourés d’un périmètre de protection. Il est interdit dans ces périmètres de protection d’effectuer
tout acte ou activité de nature polluante. »
Articles 56 à 60 : création de l´ANARHY comme autorité de régulation du secteur de l´eau, sous la
tutelle de la Primature et attributions.
Articles 108 : « L’eau destinée à la consommation humaine doit être conforme aux normes de
potabilité fixées par arrêtés pris en Conseil des ministres sur proposition de l’Autorité chargée de l’eau,
du ministre chargé de l’Environnement et du ministre chargé de la Santé publique. »
Article 132 à 134 : définition de la requête pour obtenir la License de production d´eau potable
auprès de l´ANARHY.
Article 135 : « L’octroi de la licence de production d’eau potable fait l’objet d’un Contrat de
production à intervenir entre l’opérateur et la Direction nationale de l’eau potable et de
l’assainissement (DINEPA) après approbation du dossier du requérant ou du soumissionnaire, le cas
échéant. »
Articles 139 à 141 : conditions pour l´octroi de la Licence de transport d´eau potable auprès de
l´ANARHY et du Contrat de transport d´eau potable avec la DINEPA.
Articles 144 à 147 : conditions pour l´octroi de la Licence de distribution d´eau potable auprès de
l´ANARHY et du Contrat de distribution d´eau potable avec la DINEPA.
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Article 148 : « La licence pour la commercialisation de l'eau potable, en vue de couvrir les besoins
d'un périmètre géographique donné, est octroyée par l’ANARHY, après la signature du contrat de
commercialisation à intervenir entre l’opérateur et la Direction nationale de l’eau potable et de
l’assainissement (DINEPA). »
Article 151 : Toute entreprise souhaitant produire, transporter, distribuer et commercialiser l’eau
potable doit au préalable obtenir de l’ANARHY un droit d’exploitation d’un périmètre à cet effet.
Les permis d´exploitation des ressources en eau établis par le Projet de Loi du 19.04.2017 sont
synthétisés dans le Tableau suivant, mais ils ne sont pas encore en application à la date du document :
ARTICLES 12 A 29
LES PRELEVEMENTS DANS LES EAUX DU DOMAINE PUBLIC DOIVENT ETRE SOUMIS A AUTORISATION OU
A DECLARATION PREALABLE.
ARTICLE 32
ARTICLES 132 A 134
ARTICLE 135
ARTICLES 139 A 140
ARTICLE 141
ARTICLES 144 A 146
ARTICLE 147
ARTICLE 148
ARTICLE 148
ARTICLE 151
L´AUTORISATION EST ACCORDEE POUR UNE DUREE DETERMINEE ET APRES ENQUETE PUBLIQUE .
LES AMENAGEMENTS SOUS REGIME D´AUTORISATION FONT L´OBJET D´UNE ETUDE D´IMPACT
ENVIRONNEMENTALE PREALABLE.
SELON LA CLASSIFICATION PROPOSEE, LE PRESENT PROJET DEVRAIT ETRE SOUMIS A AUTORISATION
CAR IL EST SUSCEPTIBLE DE DEGRADER LA QUANTITE DES EAUX SOUTERRAINES .
REGIME D´UTILITE PUBLIQUE ET DE PERIMETRES DE PROTECTION
DEFINITION DE LA REQUETE POUR OBTENIR LA LICENSE DE PRODUCTION D´EAU POTABLE AUPRES DE
L´ANARHY
CONTRAT DE PRODUCTION A INTERVENIR ENTRE L´OPERATEUR ET LA DINEPA
CONDITIONS POUR L´OCTROI DE LA LICENCE DE TRANSPORT D´EAU POTABLE AUPRES DE L´ANARHY
CONTRAT DE TRANSPORT D´EAU POTABLE A INTERVENIR ENTRE L´OPERATEUR ET LA DINEPA
CONDITIONS POUR L´OCTROI DE LA LICENCE DE DISTRIBUTION DE L´EAU POTABLE AUPRES DE
L´ANARHY
CONTRAT DE DISTRIBUTION D´EAU POTABLE A INTERVENIR ENTRE L´OPERATEUR ET LA DINEPA
DEMANDE DE LA LICENCE DE COMMERCIALISATION DE L´EAU POTABLE AUPRES DE L´ANARHY
CONTRAT DE COMMERCIALISATION D´EAU POTABLE A INTERVENIR ENTRE L´OPERATEUR ET LA
DINEPA
TOUTE ENTREPRISE SOUHAITANT PRODUIRE, TRANSPORTER, DISTRIBUER ET COMMERCIALISER L’EAU
POTABLE DOIT AU PREALABLE OBTENIR DE L’ANARHY UN DROIT D’EXPLOITATION D’UN PERIMETRE
A CET EFFET.
Plan Hydraulique et d´Assainissement National de 2018 (non approuvé à la date de la présente
étude).
Ce document décrit la situation du pays au niveau de la ressource en eau superficielle et
souterraines, l´eau potable et l´assainissement et définit la vision à 30 ans et les priorités à court terme.
Dans ce cadre la ville de Cap Haïtien est définie comme prioritaire pour l´alimentation en eau pour la
période 2018-2021.
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Avec la DINEPA, le MSPP et d’autres acteurs essentiels ont lancé le Plan national d’éradication
du choléra d’ici 2022 (MSPP et DINEPA 2013). Le Plan National est centré sur des activités dans
quatre grands domaines : l’eau et l’assainissement, les services et la gestion de la santé,
l’épidémiologie et la surveillance, et la promotion de la santé et de l’hygiène. A noter que le
développement du plan d’élimination du choléra dans sa phase moyen terme (MSPP et DINEPA
2016) cible la ville du Cap-Haïtien comme l’une des 8 communes prioritaires pour le pays dans la
lutte contre le choléra.
1.3 A l´égard de la municipalité
Au niveau local, pour le permis de construction il est nécessaire d´avoir un permis au niveau de la
mairie du Cap Haïtien, et à la Direction Générale des Impôts (DGI) si le terrain appartient à l´Etat Haïtien.
Dans la première phase du projet décrite au chapitre 2, tous les terrains appartiennent à la DINEPA, il
n´y a pas d´acquisition de terrain à faire.
D´autre part, l´OREPA Nord doit informer le Ministère des travaux publics du Cap Haïtien qui est en
charge de la construction du système d´eau pluviale et des routes ainsi que la Police (DCPR) pour
l´organisation du trafic routier durant les travaux.
1.4 Autres lois et règlements haïtiens applicables au projet
Outre le décret du 12 octobre 2005 et son référentiel méthodologique de 2015, plusieurs autres lois
et règlements interviennent de près ou de loin en matière d’environnement. Elles sont décrites ci-après
:
La Constitution de 1987 qui garantit les libertés et les droits fondamentaux du citoyen haïtien :
L’État doit assurer la santé, l’éducation, la protection et la sécurité de la population et garantir le
droit à la propriété individuelle et collective acquise conformément à la loi. Selon l’article 36.1,
l’expropriation pour cause d’utilité publique ne peut intervenir qu’en vertu d’un règlement prévoyant
le versement préalable d’une indemnité équitable. L’article 253 stipule que « l’environnement étant le
cadre de vie de la population, les pratiques susceptibles de perturber l’équilibre écologique sont
formellement interdites ». L’article 254 de la Constitution y mentionne que tous les Haïtiens ont droit
à un environnement sain et propice à leur épanouissement et que le pouvoir public et les citoyens ont
le devoir d’en assurer la protection. L’article 257 précise que la loi détermine les conditions de
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protection de la faune et de la flore et sanctionne les contrevenants. La Constitution d’Haïti de 1987 a
également sept articles consacrés à l’environnement, à l’exploitation rationnelle des sols et terrains en
pente, aux sites naturels, à la couverture végétale, aux déchets toxiques ainsi qu’à la mise au point de
formes d’énergie propres ;
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant le droit foncier (divers textes législatifs) ;
Le code du travail (décret du 24 février 1984 actualisant le Code du travail du 12 septembre 1961).
Le code a pour rôle d'harmoniser les rapports des patrons et des travailleurs et d'assurer le bien-être,
la santé et la sécurité de ces derniers sur les chantiers ;
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant la protection du patrimoine culturel mobilier (divers
textes législatifs, dont la Loi du 23 avril 1940, sur le patrimoine historique, artistique, naturel et
archéologique) ;
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant l’expropriation ;
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant les aires protégées : divers textes législatifs dont le
Décret du 18 mars 1968 dénommant « Parcs Nationaux », « Sites Naturels » toutes étendues de terres
boisées ou pas sur lesquelles sont établis des monuments historiques ou naturels, l’Arrêté du 9 août
1944 défendant la création ou l'extension des zones réputées marécageuses et la Loi du 3 février 1926
sur les Forêts nationales réservées.
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant le secteur forestier et notamment la Loi du 24 mai
1962 sur la protection des arbres dont les articles 202 et 203 qui mentionnent l’interdiction d’abattre
sur les fonds ruraux et le long des voies publiques, les essences dites précieuses, telles qu’ébène,
acajou, chêne, tavernon, amandier à petites feuilles, bois marbré, laurier, gaïac et toutes autres espèces
qui seront déterminées dans la suite par le service compétent, sans une autorisation préalable du
département de l’Agriculture ou de tout autre organisme compétent, laquelle stipulera les conditions
sous lesquelles se fera l’abattage ;
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant les espèces envahissantes et le secteur agraire ;
Les lois, décrets et textes législatifs encadrant la pêche (divers textes législatifs, dont le Décret
réglementant l'exercice du droit de pêche en Haïti (1987)).
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2 ANNEXE 2 : Fiche d´éligibilité environnementale et sociale des
projets
PROJET (compléter le nom)
Délimitation préliminaire de la zone d´influence du projet
Caractérisation du site
Zone rurale ou urbaine
Caractéristiques principales
Sections communales et commune
Photo de la zone
Localisation
Coordonnées GPS
Délimitation de la zone d´influence du projet (carte)
Etudes existantes
Expliquer s´il existe des étude environnementales et sociales existantes, source d´information, date.
Identification des actions du projet qui peuvent avoir un possible impact environnemental ou social
Principales actions du projet
Principaux impacts environnementaux identifiés
Principaux impacts sociaux identifiés
.
Considérer les
positifs et négatifs
Considérer les
positifs et négatifs
impacts
impacts
Principales mesures d´atténuation pré-identifiées
Indiquer s´il y a une relation, incidence ou impact possible avec le projet.
Sujet
OUI/NON - Observations
Habitats naturels critiques : Impacts sur les habitats naturels et /
ou les habitats naturels critiques (zones protégées ou zones de
conservation du biotope).
Réinstallation involontaire de familles : Projets qui génèrent la
réinstallation ou la perte d´actifs de familles ou un déplacement
économique temporaire (indiquer une estimation du nombre de
personnes impliquées)
Sites du patrimoine : Impacts sur une zone de patrimoine
protégée ou de patrimoine culturel important
Planification du territoire : Projets qui interfèrent sur des zones
pour lesquelles il existe un plan d´aménagement du territoire
Projets situés en zone ou les risques naturels sont connus ou
supposés : ex Projets situés en zone inondable. Expliquer quels
risques sont connus ou supposés
AUTRES OBSERVATIONS OU COMMENTAIRES
CATÉGORIE A, B ou C :
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Justification de la catégorie choisie :
Eligibilité :
Conclure si le projet est éligible ou non d´un point de vu socio-environnemental
Expliquer si l´éligibilité est sujette à une étude complémentaire nécessaire.
Nécessité d´analyses environnementale ou sociale, plan de réinstallation, PGES, PGRN, etc :
Enumérer les études nécessaires en fonction de la catégorie choisie.
Identifier les besoins de consultants externes :
Nom et poste de la personne qui a fait l´analyse :
Date :
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3 ANNEXE 3 : Lignes directrices POUR LES tDrS des Analyses
Environnementales et Sociales des projets (AES)
Compte tenu des échantillons de projets étudiés pour préparer le présent CGES, le contenu
minimum des analyses environnementales et sociales (AES) des projets à financer dans le cadre du
programme est présenté ci-après. Ces lignes directrices peuvent servir pour établir les TdRs des AES
des projets à financer dans le cadre du Programme.
CHAPITRE I : INTRODUCTION (identifier le projet qui sera évalué et expliquer les modalités
d'exécution)
CHAPITRE II : CONTEXTE ET PROJET : Description du programme, Objectifs. Description du projet de
travaux, phase de construction et d´opération, propositions d´alternatives si possibles.
CHAPITRE III : CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL : Cadre institutionnel, cadre juridique national,
provincial et municipal, législation nationale, législation provinciale, législation municipale, politiques
opérationnelles de la Banque interaméricaine de développement. Identifier les politiques
opérationnelles de la Banque qui seront appliquées pour les activités du projet.
Décrire les lois, réglementations et normes pertinentes régissant le projet ainsi que
l'environnement, la santé et la sécurité, la protection des zones sensibles, la protection des espèces
menacées et de leurs habitats, les sites, le contrôle de l'utilisation des terres, etc. La description devrait
mettre en évidence son applicabilité pour le projet.
Décrire les parties prenantes institutionnelles et les permis et autorisations nécessaires pour la
phase de construction et d´exploitation.
CHAPITRE IV : DESCRIPTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE BASE : Description de
l'environnement naturel, caractéristiques générales de la zone d´étude : climat, géologie,
hydrogéologie, hydrologie, littoral, données sur la qualité de l´eau, zones protégées, espèces menacées,
patrimoine et activités culturelles. Description de l'environnement social : caractéristiques générales
de la zone d'influence directe et indirecte du projet, caractéristiques sociodémographiques, conflits
socio-environnementaux, parties prenantes, usage des terres, emploies, pauvreté, accès aux services
publics de base, santé.
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CHAPITRE V : IDENTIFICATION ET ÉVALUATION DES IMPACTS DU PROJET. Évaluation des impacts en
phase de travaux et d´exploitation, matrice d´impacts associée au projet, détermination de
l´importance des impacts négatifs, description des impacts négatifs associés au projet, conclusions.
Faisabilité environnementale et sociale du projet.
CHAPITRE VI : PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PGES) : Détermination des
mesures d'atténuation pour chaque impact négatif, responsabilité et indicateur de suivi.
Développement du plan de gestion environnementale et sociale (PGES) pour atténuer les impacts
négatifs et améliorer les impacts positifs. Recommander des mesures réalisables et rentables pour
prévenir ou réduire les impacts négatifs significatifs à des niveaux acceptables et améliorer les impacts
positifs. Estimer les impacts et les coûts de ces mesures, et les exigences institutionnelles et de
formation pour les mettre en œuvre. Une compensation devrait être envisagée pour les parties
concernées pour les impacts qui ne peuvent être atténués. Préparer les lignes directrices du PGES à
développer en détail par l'entrepreneur. Insérer un calendrier des activités du projet et un calendrier
du PGES. Estimer les coûts associés. Déterminer les responsabilités en phase de construction et
d´opération.
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4 ANNEXE 4 : Lignes directrices pour la rédaction des PGES
4.1 Objectifs, definition
Le PGES est l'outil méthodologique conçu pour répondre aux risques et impacts potentiels identifiés
pour une intervention spécifique. Le PGES devrait viser à atteindre les objectifs suivants :
1. Faciliter et contrôler le respect des règlements en vigueur dans le pays et les garanties de
sauvegardes socio-environnementales de la BID, ainsi que la disponibilité de l'information, la santé et
la sécurité.
2. Superviser le suivi et le contrôle de la mise en œuvre des mesures d´atténuations identifiées et toute
autre nécessaire pour les travaux et l'exploitation des ouvrages.
3. Constituer un véritable instrument de gestion qui suit des plannings de construction et d'exploitation,
dans un cadre d'équilibre avec l'environnement et les communautés.
Le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) doit contenir les mesures d´atténuation, de
prévention ou de compensation, afin de prévenir, atténuer et / ou compenser les impacts potentiels
négatifs sur l'environnement et promouvoir les impacts positifs de la construction.
Il doit présenter :
1. le calendrier de mise en œuvre des mesures.
2. le budget des mesures et le budget global du PGES.
3. Responsabilités et schéma de mise en œuvre institutionnelle.
Tous les plans du PGES devront contenir :
Identification et type de mesure (prévention, atténuation du contrôle, compensation).
Impacts à prévenir ou à corriger et indicateur.
Description technique (spécifications et caractéristiques) au niveau du projet, y compris
informations, formation et besoins en personnel.
Lieu et heure d'application.
Responsable de l'application. Description du schéma institutionnel nécessaire à sa bonne mise
en œuvre.
Coûts.
4.2 PGES en phase travaux
Le PGES est en fait conformé de divers plans de gestion environnementaux et sociaux durant la
construction, ils sont spécifiés dans le Tableau 4-1. Le PGES doit être établi pour la phase de
construction. Certaines mesures du PGES ne font parties d´aucun plan classique de gestion car elles
sont caractéristiques du projet et de ses spécificités, elles sont regroupées dans une ligne de « mesures
d´atténuation additionnelle », ces mesures seront fournies par l´AES qui aura été élaborée en phase de
conception du projet.
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Le PGES sera suivi par le superviseur des travaux et par l’OREPA Nord. Chacune des mesures
d´atténuation et chacun des plans doit avoir des indicateurs qui seront suivis de manière
hebdomadaire. Il est demandé à l´entrepreneur de remettre une fiche de suivi de la gestion
environnementale et sociale de manière hebdomadaire au superviseur et à l´OREPA Nord et un rapport
de suivi mensuel.
Plans et mesures
Responsable de
la préparation et de
l´application
Responsable de la
révision
et
de
l´approbation du plan
Nomenclature
Plan
Plan de gestion de la main
d´œuvre
Entrepreneur
Superviseur
travaux8
des
PG-MO
Plan de santé et sécurité
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
PSS
Plan de gestion des déchets et
matières résiduelles
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
PG-déchets
Plan de gestion de l´érosion et
des eaux de surface
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
PG-érosion
Plan
de
gestion
des
hydrocarbures, des matières
dangereuses et de prévention des
déversements
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
PGhydrocarbures
Plan de
circulation
la
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
PG-circulation
Plan de préparation et de
réponse au urgences liées aux
risques naturels
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
PPR
Plan de fermeture des travaux
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
PF
Mesures
d´atténuation
additionnelle hors des plans
précédents (voir AES du projet)
Entrepreneur
Superviseur
travaux
des
MAA
gestion
de
Tableau 4-1 : PGES et responsabilités durant la construction
Les lignes directrices de ces plans sont présentées ci-après.
Plan de gestion de la main d´œuvre
8
Le superviseur des travaux fait une supervision détaillée de 1 er niveau. La UTE de l´OREPA NORD est en charge
d´une supervision plus générale de 2ième niveau.
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Le plan de gestion de la main d’œuvre devra préciser la politique d’embauche et les moyens à mettre
en œuvre pour assurer la gestion de la main d’œuvre. Ce plan devra inclure un calendrier de
recrutement qui présentera le nombre de personne par activité et par jour, semaine ou quinzaine au
maximum. Ce calendrier sera préparé par l’entrepreneur dès la phase de la proposition technique et
financière et sera approuvé par le superviseur des travaux.
Plus particulièrement, un pourcentage minimum de main d’œuvre non-qualifiée devra être issue
des zones de proximité immédiates avec les travaux et ce pourcentage sera inscrit au contrat (Cahier
des Clauses Techniques Particulières). Un pourcentage de main-d’œuvre qualifié pourra également être
proposé par l’entreprise et pourront faire l’objet de point additionnel dans l’évaluation de l’offre
technique. Celui-ci ne doit cependant pas être imposé à l’entreprise pour des raisons de responsabilité
quant à la qualité de réalisation des ouvrages.
Ce plan devra être inclus dans le Dossier de Consultation des Entreprise afin que les entreprises
puissent inscrire ces éléments dans leur proposition technique. Ce plan a pour objectif de rendre
contractuel et opposable cet aspect en cas de litige, par exemple, en cas de conflit ou manifestation sur
le chantier en lien l’emploi et si le pourcentage minimum n’est pas respecté la clause de cas de force
majeur ne pourra pas être utilisée.
Le calendrier de recrutement pourra ensuite être mis à jour lors réunion de chantier et soumis à
approbation du superviseur.
Les clauses contractuelles de l’entrepreneur doivent comprendre une série de mesures visant à
prioriser, à compétence égale, l’embauche des travailleurs locaux en visant une équité entre le nombre
d’emplois de mêmes conditions offerts aux hommes et aux femmes. Une communication doit être faite
dans ce sens auprès de la population durant la phase chantier. Un contrôle rigoureux devra être fait
par le superviseur et l’OREPA NORD afin de s’assurer que le recrutement de main d’œuvre féminine ne
fait l’objet d’aucun chantage ou sévices sexuel.
Des opportunités égales devront être offertes sans discrimination aucune sur la base de l’âge, de
l’état de santé, du groupe social, de l’origine, du genre, des croyances religieuses, de l’orientation
sexuelle ou des opinions politiques.
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Le plan de gestion et la gestion de la main d’œuvre devront se faire en respect de lois locales, des
directives de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et des conventions des Nations-Unies
applicables.
La main-d’œuvre qualifiée que l’on trouve dans la zone d’étude devra bénéficier des opportunités
d’emploi qui seront offertes. La population devra être informée sur les emplois disponibles au fur et à
mesure de l’évolution du projet. Les autorités locales seront contactées pour identifier la main-d’œuvre
qualifiée disponible. Les principales organisations de femmes de la zone d’étude seront contactées afin
de déterminer la meilleure manière de faire bénéficier les femmes des retombées du projet.
La gestion du recrutement est un élément important de tension sur les chantiers. Il est conseillé de
s’appuyer sur la légitimité et/ou autorité des institutions (Sénateur, Député, Mairie, ASEC/CASEC, etc.)
et autres groupes sociaux influents des différentes zones. Cet appui pourra être sollicité à travers un
« comité » ou toute autre forme d’organisation de représentant ou leader local. Il est en effet important
que la forme et l’organisation puisse rester flexible afin de s’adapter et répondre aux différentes
situations pouvant être rencontrées mais doit respecter les principes suivants :
-
L’entrepreneur est seul responsable du recrutement final, de l’emploi et de la qualité du travail
de cette main-d’œuvre à l’intérieur de cette liste.
Le superviseur contrôle que l’entrepreneur respect ses engagements contractuels (calendrier de
recrutement, nombre de personne bénéficiant d’un emploi).
Les indicateurs de suivi devront être précisés sur la base de l´AES du projet.
Les coûts de préparation de ce plan et les coûts relatifs à la mise en place des mesures sont intégrés
aux coûts de construction du projet.
Plan de santé et sécurité
Le plan de santé et sécurité permettra de s'assurer que la réalisation du projet ne nuit pas à la santé
et à la sécurité des travailleurs et du public en général. Il doit permettre de prévenir les accidents, les
blessures et les décès associés à l’ensemble des travaux à réaliser. Ce plan doit être rédigé et mis en
application par l’entrepreneur, puis révisé et approuvé par le superviseur des travaux.
Le plan de santé et sécurité doit comprendre, sans s’y limiter, les exigences suivantes :
Sécuriser la circulation locale de la machinerie lourde notamment en utilisant une signalisation
adéquate, en prévoyant des aires de circulation pour piétons et motocyclistes, en évitant les
zones sensibles (fortement achalandées ou résidentielles), en réalisant au besoin des travaux
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particuliers (dos d'âne, voie de contournement, etc.) et en réduisant la vitesse des véhicules et
camions à 30 km/h.
Sécuriser les aires de construction en y restreignant l'accès aux travailleurs, en utilisant des
barrières de protection, en interdisant l'installation de personnes (en particulier commerçant) à
proximité du chantier.
Mettre en œuvre le plan de communication destiné à la population locale et concernant les
travaux et les dangers inhérents au chantier.
Sécuriser les travaux en eaux ou pouvant nuire à la qualité de l'eau en utilisant le matériel
adéquat pour éviter toute chute de débris ou fuite de liquide dans les eaux de surface, prévoir
les périmètres de sécurité.
Implanter des mesures de prévention des maladies infectieuses et du VIH-SIDA en sensibilisant
la population et les travailleurs aux risques encourus et en mettant en application une politique,
avec la participation de la CASEC, sur le contrôle de ces maladies.
Au besoin, assurer la présence en nombre suffisant de personnels de sécurité sur les sites, et ce,
24 heures par jour.
Fournir aux employés l’équipement de protection individuelle adéquat (chaussures de sécurité,
masque, protection auditive, vêtements de protection et lunettes de sécurité) et un
environnement de travail sécuritaire (systèmes de ventilation, installations sanitaires, etc.).
Signaler dans chaque zone du projet, à l’aide d’un écriteau bien lisible et visible, le genre
d’équipement de sécurité requis.
Mettre en application les actions courantes de prévention incendie (interdiction de fumer dans
les zones à risques, entreposage approprié des produits inflammables, etc.).
Fournir les équipements de lutte contre les incendies (extincteurs, etc.) et les fournir de façon
bien visible dans tous les bureaux du chantier.
Organiser des séances d’accueil pour tout travailleur du chantier afin de les sensibiliser aux
bonnes pratiques de travail et aux exigences en santé et sécurité énumérer dans le plan de santé
et sécurité.
S’assurer de la conformité aux normes applicables de santé, sécurité et environnement.
Mettre en place un programme de suivi des incidents et des accidents.
Les indicateurs de suivi devront être précisés sur la base de l´AES du projet.
Les coûts de préparation de ce plan et les coûts relatifs à la mise en place des mesures sont intégrés
aux coûts de construction du projet.
Plan de gestion des déchets et des matières résiduelles
Les travaux de construction vont générer des matières résiduelles et déchets tout au long des
travaux.
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Des installations devront être prévues pour en disposer dans un endroit identifié à cette fin. Dans la
mesure du possible, des efforts devront être déployés pour réutiliser ou recycler les matières. Quant
aux déchets, ils seront dirigés vers un dépotoir désigné à cette fin.
Parmi les matières visées ici mentionnons les débris de démolition de la chaussée actuelle. Une
quantité pourra certainement être récupérée et réutilisée à d’autres fins sur les lieux mêmes du
chantier.
Aux fins du présent projet, la gestion des déchets est sous la responsabilité de l’entrepreneur.
Ce plan doit être rédigé et mis en application par l’entrepreneur, puis révisé et approuvé par le
superviseur. La réalisation des travaux devra être réalisée par des entrepreneurs expérimentés et
qualifiés.
Les indicateurs de suivi devront être précisés sur la base de l´AES du projet.
Les coûts de préparation de ce plan et les coûts relatifs à la mise en place des mesures sont intégrés
aux coûts de construction du projet.
Plan de gestion de l´érosion et des eaux de surface
Ce plan vise à minimiser les impacts négatifs du projet sur l’érosion et sur la qualité de l’eau. Ce plan
doit être rédigé et mis en application par l’entrepreneur, puis révisé et approuvé par le superviseur. La
réalisation des travaux devra être réalisée par des entrepreneurs expérimentés et qualifiés.
Le plan de gestion de l’érosion et des eaux de surface doit comprendre, sans s’y limiter, les exigences
suivantes :
L’emprise des travaux devra être au strict minimum, en procédant à la réhabilitation des aires
perturbées par les travaux, en réutilisant les matériaux et en planifiant les activités.
Restreindre le nombre de voies de circulation et limiter le déplacement de la machinerie aux
aires de travail et aux accès balisés.
Interdire la circulation à l’extérieur des zones délimitées et notamment sur les berges et dans le
lit des rivières.
Limiter les interventions sur les sols sensibles à l’érosion, en pente ou peu portants.
Réaliser les travaux en période sèche et de basses eaux, éviter d’entreprendre des travaux dans
les zones sujettes aux inondations ou en période de crue, organiser les travaux de manière à
réduire les risques d’érosion des sols lors des périodes pluvieuses.
Stabiliser de façon temporaire ou permanente et à l’aide de méthode appropriée les surfaces
dénudées au fur et à mesure de la réalisation des travaux.
Remettre en état les sites perturbés, aussitôt les travaux complétés dans un secteur, en
réutilisant les matériaux du site.
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Les indicateurs de suivi devront être précisés sur la base de l´AES du projet.
Les coûts de préparation de ce plan et les coûts relatifs à la mise en place des mesures sont intégrés
aux coûts de construction du projet.
Plan de gestion des hydrocarbures, des matières dangereuses et de prévention des déversements
Ce plan vise à gérer, transporter, entreposer, manipuler et éliminer les hydrocarbures et les matières
dangereuses en toute sécurité et empêcher tout rejet de matières dangereuses dans l’environnement.
Pour respecter ces exigences, il est essentiel d'entreposer et manipuler les hydrocarbures et les
matières dangereuses conformément aux normes nationales et internationales applicables.
L’entrepreneur devra rédiger et mettre en application le plan de gestion des hydrocarbures, des
matières dangereuses et de prévention des déversements qui comprendra, sans s’y limiter, les points
suivants :
Former le personnel à la manipulation, l’entreposage et au confinement des hydrocarbures et
des matières dangereuses ;
Mettre en place des mesures de surveillance et de contrôle pour le transport, la manipulation et
l’entreposage des matières dangereuses.
Approuver les matières dangereuses avant leur arrivée sur le site. Les fiches signalétiques
devront être classées dans un registre, au bureau administratif (ou au chantier lors de la
construction) et dans les installations d’entreposage de matières dangereuses. Des registres
seront tenus sur les inventaires existants, les lieux d’entreposage, la formation du personnel et
les modes d’élimination des matières dangereuses utilisées sur le site (ex. : huiles usées).
L’entrepreneur devra tenir à jour et revoir ce registre régulièrement.
Utiliser de la machinerie et des équipements en bon état de fonctionnement. L’état de la
machinerie devra être vérifié quotidiennement pour identifier toute fuite d’huile.
Interdire le lavage des véhicules et des équipements dans la rivière.
Ravitailler et entretenir la machinerie et les équipements dans les lieux spécialement aménagés
et prévus à cette fin, et ce, à une distance minimale de 50 m de tout milieu humide ou cours
d’eau ;
Disposer sur le chantier, à proximité des aires de ravitaillement et des travaux d’une trousse de
récupération d’hydrocarbures en cas de fuites et de déversements accidentels.
Interdiction de laisser des bidons ou des contenants d’hydrocarbures ou de matières
dangereuses sans surveillance ou déposés directement sur le sol.
Entreposer les bidons et les contenants d’hydrocarbures et de matières dangereuses à l’intérieur
d’une enceinte verrouillée munie d’une base étanche d’une capacité égale au plus élevé des
volumes suivants : 25 % de la capacité totale de tous les contenants entreposés ou 125 % de la
capacité du plus gros contenant.
Se débarrasser des huiles usées (huiles de vidange des moteurs) par l’intermédiaire d’un soustraitant certifié.
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Fournir des systèmes de protection incendie et des moyens de confinement secondaires pour
les installations d’entreposage, afin d’empêcher les effets domino et le rejet de matières
dangereuses dans l’environnement.
Entreposer les matières dangereuses dans des contenants ou des récipients clairement
identifiés.
Séparer les matières dangereuses et les entreposer en tenant compte de leur compatibilité.
Élaborer un plan des mesures d’urgence. Ce plan doit énoncer clairement la chaîne de
communication en cas d’incident environnemental, les actions à prendre pour arrêter la fuite ou
le déversement, les étapes de nettoyage et la méthode de gestion des eaux et des sols
contaminés.
S’assurer de la disponibilité d’équipement et d’ouvriers formés pour intervenir en cas de
déversement accidentel.
Nettoyer immédiatement et de façon appropriée tout déversement. Collecter et traiter ou
éliminer les eaux de ruissellement contaminées et le sol contaminé selon une méthode
approuvée.
Récupérer et confiner tout sol contaminé suite à une fuite d’hydrocarbures ou de tout autre
matière dangereuse.
À proximité de l’aire des travaux nécessitant du béton, prévoir une aire pour le nettoyage des
bétonnières avec un bassin de décantation muni d’une géomembrane et rempli d’un lit de sable.
Les résidus de béton séchés devront être enlevés et éliminés dans un site autorisé à la fin des
travaux. L’eau sera ensuite dirigée vers une autre section du bassin moins profonde permettant
l’évaporation maximale. L’eau résiduelle, s’il y en a, pourra être neutralisée et rejetée dans le
milieu récepteur. Avant rejet, le pH de l’eau résiduelle sera mesuré et celui-ci sera maintenu
entre 6,0 et 9,5 par l’ajout au besoin d’acide dilué.
Tous les déchets, sol contaminé à la suite d’une fuite d’hydrocarbures, matières dangereuses
ainsi que leurs contenants générés par le projet devront être récupérés et disposés dans un
dépotoir désigné ou un site adéquat à recevoir chacun de ces types de déchet.
Les indicateurs de suivi devront être précisés sur la base de l´AES du projet.
Les coûts de préparation de ce plan et les coûts relatifs à la mise en place des mesures sont intégrés
aux coûts de construction du projet.
Plan de gestion de la circulation
L'objectif de ce plan est de minimiser les impacts négatifs du transport et du trafic sur le milieu pour
assurer la sécurité de la population avoisinante et des travailleurs. Entre autres, ce plan devra proposer
des mesures pour :
Évaluer l’état initial de la route d'évitement et du réseau routier local et au besoin, y apporter
des correctifs et assurer son entretien. Lorsque requis, sécuriser certains secteurs avec par
exemple l'installation de dos d'âne ;
Planifier les déplacements du chantier dans le but d'éviter les nuisances aux populations
résidentes et les secteurs à risque d'accident (marché, école, zones résidentielles). Dans les zones
sensibles, limiter la vitesse à 30 km/h ;
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Informer à l’avance du démarrage du chantier dans une rue/un secteur donné afin de laisser aux
résidents et commerçant le temps nécessaire pour s’organiser ;
Prévoir et appliquer des pénalités de retard à l’entrepreneur en cas de dépassement des délais
prévus pour les travaux par section ;
Maintenir la circulation locale les jours de marchés ;
Ne pas bloquer complétement la circulation (travail simultané sur les deux côtés de la chaussée)
sur les axes principaux (voir carte des axes principaux de circulation)
S’assurer d’obtenir les approbations requises avant d’utiliser les voies publiques, en particulier
contacter et informer la police locale ;
Planifier les horaires de déplacements des charges hors-norme sur la RN-1 et RN-6 en prenant
en considération les périodes de haute fréquentation de la route (jours de marché) ;
Minimiser les risques lors du transport de matières en évitant les heures de pointe ;
Assurer l’inspection de l’état des routes et réparer tout dommage causé par le projet au fur et à
mesure ;
Assurer l’entretien régulier des véhicules ;
Assurer le respect des charges maximales établies en fonction du type de route et du nombre de
roues et d’essieux requis par charge ;
Dans la mesure du possible, effectuer les livraisons par camion le jour ;
S’assurer que les véhicules ne dépassent les limites de vitesse permises et qu’ils sont en bon état
mécanique ;
Installer des panneaux indicateurs d’arrêt aux intersections de routes.
Les indicateurs de suivi devront être précisés sur la base de l´AES du projet.
Les coûts de préparation de ce plan, que devra préparer l’entrepreneur, et les coûts relatifs à la mise
en place des mesures sont intégrés aux coûts de construction du projet.
Plan de fermeture des travaux
Le plan de fermeture poursuit l’objectif de remettre en état les zones affectées par la construction
pour éviter tout impact négatif sur l’environnement. Les lieux des travaux devront être propres et remis
en état de façon à permettre à la population locale de se déplacer.
Ce plan vise également à démobiliser le camp de construction, les équipements et le personnel en
évitant les impacts négatifs sur le milieu. Les mesures suivantes seront incluses dans ce plan de
fermeture :
Refaire les routes et le réseau de drainage des eaux pluviales qui ont été impactées par la
construction.
Maximiser la réutilisation des déblais lors de la remise en état des zones affectées afin de réduire
les volumes à éliminer.
S’assurer que la remise en état des sites soit en harmonie avec le milieu tout en favorisant la
récupération des usages ayant court avant la construction.
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S’assurer de rétablir le drainage des voies.
S’assurer que les sites démobilisés ne comportent aucun risque pour la population et ne sont pas
susceptibles d’entraîner des impacts sur l’environnement par la présence par exemple de
contaminants dans les sols ou par la présence de matières résiduelles.
Les indicateurs de suivi devront être précisés sur la base de l´AES du projet.
Les coûts de préparation de ce plan, que devra préparer l’entrepreneur, et les coûts relatifs à la mise
en place des mesures sont intégrés aux coûts de construction du projet.
Plan de Préparation et réponses aux urgences
De plus, et dans le cadre des mesures de prévention des risques, des plans devraient être adoptés
pour assurer la préparation et la réponse aux urgences.
Pendant la phase de construction, l’Entreprise de Construction devrait élaborer un Plan de
Préparation et Réponse aux Urgences décrivant les procédures à appliquer en cas d’alerte
météorologique (i.e. cyclone ou tempête tropicale) ou d’événement imprévisibles (i.e., séisme). Cela
impliquerait d’assurer la sécurité de l’équipement et des matériaux, de stabiliser les aires perturbées,
et d’autres actions similaires.
Pendant la phase d’exploitation, l’opérateur du système hydrique devrait lui aussi élaborer un Plan
de Préparation et de Réponse aux Urgences décrivant les procédures à appliquer en cas d’alerte
météorologique et de désastre naturel imprévu.
Les éléments qui constituent un plan de préparation et de réponses aux urgences (PPU) sont les
suivants :
1. Objectifs du PPU
2. Portée du PPU
3. Responsabilités du PPU
4. Méthodologie
a. Organisation pour une intervention d'urgence
b. Protocoles de communication
c. Classification de l'urgence et notification
i. Événements météorologiques extrêmes (ouragans, tempêtes de vent extrêmes, inondations, etc.)
ii. Événements sismiques
iii. Urgences médicales
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iv. Déversement / Déversement chimique
v. Feu / explosion
vi. Conflit social
d. Protocole de coordination du plan d'intervention d'urgence
i. Rôles du personnel, lignes d'autorité
ii. Formation et communication.
iii. Reconnaissance d'urgence et prévention
iv. Distances de sécurité et lieux de refuge
v. Sécurité et contrôle du site
vi. Décontamination
5. Inventaire et disponibilité de l'équipe d'intervention
6. Directives pour le personnel en gestion des interventions d'urgence
a. Téléphones d'urgence : agences locales, entreprises et externes
b. Coordination avec les autorités, centres médicaux les plus proches
c. Procédure détaillée de l'équipe d'intervention d'urgence
4.3 PGES en phase d´exploitation
En phase d´exploitation il existe deux cas à distinguer :
En milieu rural, le comité de gestion de l´eau sera en charge de l´exploitation du réseau. Ce comité
est conformé la plupart du temps par des personnes de la communauté. Dans ce cas, un PGES simplifié
doit être rédigé par l´entrepreneur qui aura été en chargé de l´exécution des travaux. L´entrepreneur
rédigera le PGES au même titre que le manuel d´opération et de maintenance du réseau ou des
ouvrages. Dans ce cas le PGES aura la forme suivante :
Plan et mesures
Responsable
de
la
préparation
Plan
de
communication et de
gestion des plaintes
Entrepreneur
CGES HA-L1135
Responsable
de
la
l´application
Comité
gestion
de
Responsable
de la révision et
de l´approbation
du plan
OREPA NORD
Nomenclature
Plan Tableau 6-4
PDPP
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Plan et mesures
Responsable
de
la
préparation
Plan de gestion de
la qualité de l’eau
potable
et
de
protection
des
sources/ pompes à
bras
Entrepreneur
Programme
de
suivi et surveillance
environnemental et
social 9
OREPA NORD
Responsable
de
la
l´application
Responsable
de la révision et
de l´approbation
du plan
Nomenclature
Plan Tableau 6-4
de
OREPA NORD
PG-protection
OREPA NORD
OREPA NORD
-
Comité
gestion
Tableau 4-2 : PGES et responsabilités durant l´exploitation en milieu rural
En milieu urbain où un Opérateur est formellement mis en place, le PGES en phase d´exploitation
sera rédigé par l´Opérateur sur la base des éléments suivants :
Plan et mesures
Responsable de
la préparation et de
l´application
Responsable de la
révision
et
de
l´approbation du plan
Nomenclature
Plan Tableau 6-4
Plan de communication et de
gestion des plaintes
Opérateur
OREPA NORD
PDPP
Programme de suivi et
surveillance environnemental et
social
OREPA NORD
OREPA NORD
-
Plan de gestion de la qualité de
l’eau potable
Opérateur
OREPA NORD
PG-QE
Plan de gestion de la main
d´œuvre
Opérateur
OREPA NORD
PG-MO
Plan de santé et sécurité
Opérateur
OREPA NORD
PSS
Plan de gestion des déchets et
matières résiduelles
Opérateur
OREPA NORD
PG-déchets
Plan de gestion de l´érosion et
des eaux de surface
Opérateur
OREPA NORD
PG-érosion
Plan
de
hydrocarbures,
Opérateur
OREPA NORD
PGhydrocarbure
gestion
des
des matières
9
Le Programme de suivi et de surveillance environnemental et social est la supervision du PGES par l´OREPA
NORD durant l´exploitation.
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Plan et mesures
Responsable de
la préparation et de
l´application
Responsable de la
révision
et
de
l´approbation du plan
Nomenclature
Plan Tableau 6-4
dangereuses et de prévention des
déversements
Plan de
circulation
gestion
la
Opérateur
OREPA NORD
PG-circulation
Plan de préparation et de
réponse au urgences liées aux
risques naturels
Opérateur
OREPA NORD
PPR
Mesures
additionnelle
précédents
Entrepreneur
hors
de
d´atténuation
des plans
Superviseur
travaux
des
MAA
Tableau 4-3 : PGES et responsabilités durant l´exploitation en milieu urbain
Les plans du PGES présentent dans ce cas les mêmes lignes directrices que pour le PGES construction
(chapitre 4.1). Sont ajoutés le Plan de communication et de gestion des plaintes (voir Annexe 7) et le
plan de suivi de la qualité de l´eau potable et de la ressource en eau qui se fera conformément aux
Normes de la DINEPA et aux recommandations de la OREPA Nord.
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5 Annexe 5 : CADRE DE REINSTALLATION involontaire et de
restauration des moyens d´existence
5.1 Introduction
Bien que les Analyses Environnementales et Sociales (AES) des projets de l´échantillon n´ont pas montré
de nécessité de réinstallation involontaire, les actions des autres projets du Programme pourraient
impliquer des restrictions totales ou partielles sur le domaine privé. D´autre part, l´échantillon en milieu
urbain a montré qu´il pouvait y avoir un déplacement d´activités de manière temporaire associée à une
perte économique temporaire, pour cela il a été proposé un plan de compensation ou plan de
restauration des moyens d´existence (PRME). Pour réglementer ce type d'affectations et définir les
procédures à suivre, il faut tenir compte de la réglementation nationale en matière d'expropriation et
de compensation (chapitre 5.2) et de la politique opérationnelle de la BID (chapitre 5.3).
Quand la fiche d´éligibilité (annexe 12 et/ou l´analyses environnementale et sociale (annexe 3) du
projet identifient la nécessité d´expropriation ou de déplacement économique temporaire, il sera
nécessaire de préparer un plan de réinstallation involontaire (PRI) et/ou de restauration des moyens
d´existence (PRME) sur la base des lignes directrices présentées au chapitre 5.4.
5.2 Cadre Juridique haitien
Le cadre juridique haïtien présenté ci-dessous est tiré de la législation haïtienne en vigueur
(constitution de 1987, loi sur l´expropriation et l´utilité publique du 05.09.1979 et décret du 03.09.1979
fixant les modalités d´indemnisation et de compensation, et régit la procédure de réinstallation) et du
Cadre politique de réinstallation du 31.05.2017 (projet MTPTC-BM).
Le droit haïtien, dans sa constitution de 1987, reconnaît aux particuliers (personnes physiques et/ou
morales) le droit de propriété sur certains biens qui s’acquièrent, d’une façon générale, selon les
modalités prévues par la constitution. La loi du 18 septembre 1979 traite le déplacement et la
réinstallation involontaire par le biais de l’expropriation.
La Commission d’Expropriation (CE) du Ministère des Travaux Publics, Transports, et Communications
(MTPTC) est chargée de procéder à l’indemnisation des biens, meubles et immeubles en cas
d’expropriation dans le cadre d’un projet public. La CE travaille en étroite collaboration avec la Direction
Générale des Impôts (DGI) et le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF). Par contre, la CE
n’intervient généralement pas dans des cas de dommages aux biens immeubles, terrains, terres de
cultures ou autres qui peuvent survenir en dehors d’expropriation pour cause d’utilité publique. Dans
ces cas, par exemple lorsque des dommages sont causés lors des travaux de construction, la
Commission d’Evaluation n’est pas impliquée.
La Direction Générale des Impôts (DGI) pilote les procédures d’évaluation et de compensation des
terres et autres structures situées dans l’emprise des projets. La procédure commence par une
Déclaration d’Utilité Publique (DUP), où l’Etat Haïtien demande aux détenteurs de propriétés de
déposer leur titre auprès de la DGI. Après avoir établi le bien-fondé des titres, la DGI nomme un Comité
d’Evaluation qui entre en contact avec les notaires pour se renseigner sur les prix en cours dans la zone
concernée et fixer le montant des indemnisations.
Une fois la DUP en place, la Commission d’Expropriation prend les dispositions pour matérialiser les
droits de l’Etat à l’intérieur des terrains convoités. Des contacts sont ensuite établis sur le terrain avec
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les personnes dont les propriétés sont concernées. Jusqu'à maintenant, il n’y a jamais eu de mécanisme
particulier de consultation, ce qui n’exclut pas que l’équipe de travail rencontre les autorités locales ou
les élus locaux pour s’assurer de leur soutien dans la campagne de sensibilisation. En l’absence de toute
règlementation formelle en la matière, la pratique courante consiste à rencontrer sur place toutes les
personnes dont les biens sont affectés par le projet, et à les inviter à faire valoir leurs droits à la
compensation.
Les trois principales tâches réalisées lors de cette étape sont :
1. La détermination du nombre et des superficies des parcelles individuelles : L’objet de cette
opération est de déterminer les superficies et, accessoirement, l’utilisation des parcelles affectées. Il
est nécessaire que soient présents sur les lieux les propriétaires ou occupants des terrains et bâtisses
concernés. Il est préférable, quoique non contraignant, que cette opération se termine par un procèsverbal signé par les responsables de l’État (représentant de la CE et de la DGI) et contresigné par la ou
les personne(s) concernée(s).
2. L’examen des titres de propriétés : Profitant de leur présence sur les lieux, lors des opérations
d’arpentage, l’équipe chargée de l’expropriation, ou bien collecte les titres de propriété, ou bien
requiert que les dits titres soient soumis avant le règlement des compensations correspondantes.
L’examen des titres de propriété est de la responsabilité de la Commission d’Expropriation (CE) du
MTPTC qui coordonne cette activité avec la DGI.
L’expertise des titres permet d’identifier :
• Les propriétaires légaux en possession de titres valides ;
• Les fonds et bâtisses appartenant au domaine privé ou au domaine public de l’État, occupés ou non,
de manière illégale ou non ;
• Les fonds et bâtisses dont la propriété est contestée ou qui sont objets de litiges ;
• Les terres en friche dont les propriétaires ou héritiers sont absents ou inconnus.
3. L’évaluation financière des biens meubles et immeubles : La CE du MTPTCE utilise un cadre de prix
intégrés s’appliquant aux fonds et bâtisses, en fonction de leur localisation (zone urbaine ou non), de
leur utilisation (agricole ou non) et de leur nature (maison en murs de blocs avec toiture en béton ou
non). Le barème financier est actualisé périodiquement.
Pour les propriétaires ayant un titre valide, l’indemnisation se fait sur la base des prix réels et actualisés,
en concertation avec les propriétaires qui peut saisir les juridictions en cas de non-entente. En cas de
recours, l’Etat dépose le montant proposé par le Comité d’Evaluation à la Caisse des Dépôts et
Consignations jusqu’à ce qu’une entente soit trouvée ou à ce que décision de justice soit prise à laquelle
les Parties doivent se conformer. En principe les personnes sans titre ne peuvent bénéficier de
compensations. Cependant l’Etat Haïtien « par souci humanitaire » a eu à effectuer des compensations
à des personnes sans titre lors de l’installation de certains projets (Usine de production d’électricité ou
construction de routes). Toutefois les compensations ne concernent que les structures ou immeubles,
mais pas la terre. En ce qui concerne les cas de remboursements sur les productions agricoles de
champs situés sur les axes routiers c’est « le principe du prix de la marmite » qui a été appliqué en
tenant compte de la zone.
La Loi sur le Code d’Investissement de 2002 (Journal Officiel du 26 novembre 2002), modifiant le Décret
du 30 octobre 1989 relatif au Code d’Investissement, prescrit dans son Article 42 : « Toute entreprise
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de production de biens ou de services qui opère dans un secteur déclaré prioritaire pour le
développement économique ou qui compte utiliser dans son processus de production de nouvelles
techniques ou des sources d’énergie qui aident à la protection ou à la Conservation de l’environnement
peut, dans les conditions arrêtées par le Gouvernement, conclure une convention ou un contrat avec
l’Etat Haïtien dans la mesure où elle présente les qualifications et les garanties financières suffisantes».
Le Comité d’Evaluation est en général composé des structures suivantes (Loi du 18 Septembre 1979) :
• La Commission d’Expropriation (CE) du Ministère des Travaux Publics Transports et Communications
(MTPTC) ;
• La Direction Générale des Impôts (DGI) ;
• Le Ministère de l’Economie et des Finances ;
• Les sections communales de la zone d’intervention du Projet par le biais de leur Conseil Administratif
de la Section Communale (CASEC).
Pour rappel la section communale qui est une collectivité territoriale a des attributions importantes
dans la gestion foncière et dans la Gouvernance locale. Les CASEC exercent dans leur territoire les
attributions suivantes, entre autres :
• Créer et organiser ses services administratifs et techniques ;
• Préparer et exécuter le budget de la collectivité territoriale ;
• Animer les processus participatifs de planification stratégique du développement ;
• Tenir le registre de la population résidente et les registres connexes ;
• Procéder à l'inventaire des biens meubles et immeubles composant le patrimoine de la collectivité
territoriale ;
• Administrer le patrimoine de la collectivité territoriale, gérer les infrastructures et les services de la
compétence de la collectivité territoriale ;
• Passer, conformément à la loi, des actes de vente, échange, acquisition de biens de la collectivité
territoriale approuvés par l'assemblée.
5.3 Cadre de réinstallation involontaire de la BID
Selon la politique opérationnelle de la BID OP-710, l'objectif général de la réinstallation (compris dans
un sens large, à savoir le déplacement physique de la population, temporaire ou permanente) doit
permettre l´amélioration de la vie, de la sécurité physique, de la capacité de production et des revenus
de toutes les populations touchées dans un délai raisonnable.
Les principes selon lesquels un programme de réinstallation doit être orienté sont les suivants :
• Toutes les mesures possibles seront prises pour éviter ou minimiser la nécessité d’une réinstallation
involontaire. Il faut procéder à une analyse approfondie des solutions d´alternatives du projet pour
trouver des solutions viables du point de vue économique et technique, tout en éliminant ou en
réduisant au minimum la nécessité de réinstallation.
• Lorsque le déplacement est inévitable, il doit être préparé un plan de réinstallation pour faire en sorte
que les personnes touchées soient indemnisées de manière équitable et correctement. L'indemnisation
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et la réinstallation sont considérées comme justes et adéquates lorsqu'elles garantissent que, dès que
possible, les populations réinstallées :
atteindront un niveau de vie et un accès à la terre, aux ressources naturelles et aux services
(selon le cas) équivalant au minimum à ce qu’ils avaient auparavant;
récupéreront toutes les pertes causées par des difficultés transitoires;
subiront un démantèlement minimum de leurs réseaux sociaux, des opportunités de travail ou
de production et un accès aux ressources naturelles et aux services publics; et
auront des opportunités de développement social et économique.
Pour sa part, l'OP-710 BID indique que « l'absence de titres fonciers ou d'autres ressources ne devrait
pas être un obstacle pour la compensation, bien que dans de nombreux pays, les normes juridiques
d'expropriation et d'indemnisation ne sont applicables qu'à ceux qui ont des droits de propriété
complets en ce qui concerne la terre et le logement. "
5.4 Lignes directrices pour l´Elaboration et l´approbation d´un plan de réinstallation
involontaire ou de restauration des moyens d´existence
Les études suivantes doivent être effectuées si les projets réalisés dans le cadre du programme
impliquent un déplacement physique ou économique de la population, de manière temporaire ou
permanente. Ces études feront partie d'un plan de réinstallation involontaire (PRI) et/ou de
restauration des moyens d´existence (PRME).
5.4.1 Responsabilités et approbation
La formulation du plan de réinstallation involontaire (PRI) et/ou de restauration des moyens
d´existence (PRME) est sous la responsabilité de l´Unité Technique d´Exécution du Programme qui
pourra si nécessaire faire appel à un consultant externe. La formulation du plan se fera durant la phase
de conception, en même temps ou juste après l´AES. Le Plan pour pouvoir être approuvé doit recevoir
la Non-objection de la BID.
Pour l'approbation du PRI et/ou du PRME, les éléments suivants seront évalués :
La démonstration par une analyse d´alternatives qu´il n`y a pas d´autres solutions possibles que
celle du déplacement temporaire économique ou de la réinstallation involontaire ;
La volonté et la capacité du promoteur d'appliquer l’instrument ;
La faisabilité des mesures proposées pour améliorer ou restaurer les moyens de subsistance et
les conditions socioéconomiques de la population touchée ;
La disponibilité de fonds suffisants pour les activités de réinstallation ou d´indemnisation ;
Les risques, y compris les risques d'appauvrissement en raison d'une mauvaise application de
l'instrument de réinstallation
La compatibilité de l'instrument de réinstallation proposé avec le plan d'exécution du
programme.
5.4.2 Etudes préliminaires nécessaires et description du PRI et/ou du PRME
La préparation du PRI et/ou du PRME comprend une évaluation rapide de l'ampleur et de la complexité
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de la réinstallation ou de la perte d´actifs, l'identification du type et du niveau d'impact et d´autres
aspects qui aident à définir son champ d'application et à évaluer la nécessité des ressources techniques,
physiques et financières pour le développer.
Le PRI et/ou le PRME comprendra au minimum les éléments suivants :
- Description des actions du projet qui vont conduire à la réinstallation, déplacement économique ou à
la perte d´actifs.
- Identification de la zone du projet, indiquant également la zone d’impact, l’emplacement des
propriétés requises par le projet. Des outils tels que la cartographie, etc. seront utilisés.
- Les Objectifs du PRI/PRME : type de réinstallation et de compensation (permanent, temporaire,
activités commerciales, etc.).
- Portée : description de la population cible.
- Description des impacts qui généreront une réinstallation (ou pertes économiques) et des alternatives
étudiées pour minimiser la réinstallation (pertes économiques) et de leur faisabilité.
- Définition du type de réinstallation (individuelle ou collective) ou du type de restauration des moyens
d´existence (permanente, temporaire).
- Résultats des études socio-économiques, de recensement des familles ou propriétés touchées et de
topographie des propriétés (si nécessaire), et titres (le cas échéant).
- Définition du délai pour la reconnaissance du droit et recevoir une assistance.
- Cadre juridique et institutionnel applicable.
- Catégories et critères d’éligibilité concernés pour recevoir une compensation ou tout autre type
d’assistance.
- Description des impacts que subira la population affectée (économique, socioculturelle, socioenvironnementale, etc.).
- Description des compensations et autres aides à la réinstallation ou à la compensation d´actifs et de
la mise en place.
- Processus de consultation des personnes déplacées sur des solutions de remplacement acceptables.
- Description des procédures et mécanismes d’exécution du PRI et/ou PRME et des procédures de
gestion des griefs/plaintes.
- Structure organisationnelle chargée de l'exécution du PRI et/ou PRME, identifiant les ressources
physiques et humaines et les responsabilités institutionnelles de chacune des entités participantes.
Cela comprend les instruments par lesquels chaque organisme participant est responsable des accords
conclus avec les familles déplacées.
- Dispositions sur le suivi et l'évaluation de la mise en œuvre du PRI et/ou PRME (indicateurs de suivi).
- Calendrier et budget détaillé de toutes les actions à mettre en œuvre et sources de financement.
5.5 Execution du PRI /PRME
L'exécution du PRI /PRME sera effectuée par l´entrepreneur en charge de la construction.
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L´entrepreneur réalisera des fiches hebdomadaires et des rapports mensuels d´exécution du PRI/PRME.
Dans ces rapports, l´équipe en charge de l´exécution du PRI /PMRE évaluera les progrès, identifiera les
problèmes et proposera des solutions, laissant ainsi toutes les étapes, procédures et actualités
enregistrées par ce processus.
5.6 Suivi et supervision du PRI /PRME
Le superviseur des travaux et la cellule environnementale et sociale de l´UTE sera en charge du suivi et
de la supervision du PRI /PMRE. Le superviseur des travaux effectuera un suivi journalier des travaux
(supervision de premier niveau) et la cellule environnementale et sociale de l´UTE un suivi
hebdomadaire (supervision de second niveau). Le superviseur des travaux aura les responsabilités
suivantes :
- Effectuer l'accompagnement des processus de relocalisation de chaque famille ou de chaque activité
commerciale, en veillant à ce qu'ils soient réalisés dans le cadre du PRI et des accords entre les parties
(similaire pour PRME).
- Réaliser des fiches hebdomadaires et des rapports mensuels de suivi du PRI et/ou PRME.
- Effectuer un suivi mensuel de la mise en œuvre du plan de réinstallation, en apportant les ajustements
nécessaires au plan et au calendrier, qui permettent de maintenir les objectifs généraux et spécifiques
du PRI/PMRE.
- Surveiller la mise en œuvre des programmes de soutien prévus dans chacun des plans.
- Evaluer à 3 et 6 mois la situation d'amélioration ou de restitution des conditions socio-économiques
de la population touchée.
La cellule environnementale et sociale de l´UTE soumettra trimestriellement à la BID un rapport sur le
respect des dispositions du PRI/PRME, comme partie du rapport trimestriel de suivi des aspects,
environnementaux, sociaux, santé, sécurité.
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6 Annexe 6 : Lignes directrices des consultations publiques
6.1 Objectif et portée
Ce document expose les principes de base qui va guider les consultations publiques et la mobilisation
des parties prenantes dans le cadre du programme HA-L1135 (“projet” ou “programme”) financé par
la Banque Intéramericaine Developpement (“BID” ou “Banque”). L’Agence d’Exécution, la Direction
Nationale de l’Eau Potable et l’Assainissement (DINEPA) à travers l’Office Régionale de l’Eau Potable et
l’Assainissement du département Nord (OREPA Nord) est responsable de planifier et d’exécuter ce
programme de consultation et de mobilisation des parties prenantes. La BID s’assure de que sa mise
en œuvre soit faite selon ses politiques.
La consultation publique est un temps de communication réciproque en l’agence d’exécution et les
autres parties prenantes afin de les informer sur la nature exacte du projet et ses répercussions,
positives et négatives, à venir puis de recueillir les observations, questions, de répondre aux éventuelles
craintes exprimées et de donner la possibilité aux parties prenantes de proposer des mesures
d’amélioration ou d’adaptation du projet.
Cela signifie déployer tous les efforts possibles pour s’assurer que les gens comprennent réellement les
objectifs, la portée et les répercussions possibles du projet. De même, cela signifie avoir recours aux
moyens et au langage appropriés pour présenter de l’information, à l’heure et au lieu où les personnes
concernées peuvent écouter, regarder et lire ce qui leur est présenté. Le processus prend en compte la
langue : supports écrits en français et présentation orale en créole. Les lieux de consultation doivent
également être neutre et au plus proche des populations invitées.
La consultation publique est un élément clé du projet. C’est la première étape de mobilisation et des
activités d’ingénierie sociale spécifiques. Elle permet également d’obtenir l’adhésion de la population,
regagner la confiance des habitants vis-à-vis de l’agence d’exécution, prévenir et anticiper les conflits
sociaux, etc.
Ces consultations offrent une tribune permettant d’expliquer les objectifs et la portée réelle du projet,
donnent à l’agence d’exécution la chance de dissiper la peur des gens et de s’assurer que les personnes
touchées reçoivent de l’information exacte et objective. Ces temps de communication sont importants
pour dissiper les éventuelles rumeurs pouvant exister autours du projet.
6.2 Organisation générale de la consultation
Une bonne consultation a essentiellement pour but de veiller à ce que toutes les personnes pouvant
être touchées par un projet sentent que leurs préoccupations et leurs opinions peuvent être
entendues. Cela signifie d’abord donner la priorité aux personnes directement concernées et déployer
des efforts pour les contacter directement. A cette fin, l’organisation suivante est faite. Elle est basée
sur l’analyse faite et présentée dans le Plan d’Engagement des Parties Prenantes (annexe 7).
6.2.1 Préparation des consultations
En vue de la consultation à organiser, une préparation de l’OREPA NORD est nécessaire. Cette
préparation consistera en :
la mise à disposition par la BID des supports de communication à utiliser durant les réunions:
présentation du projet sous forme de power point et carte du réseau en grand format;
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Une formation préalable du personnel de l’OREPA NORD impliqué dans les consultations afin
d’harmoniser la connaissance de ceux-ci du projet de l’analyse environnementale et sociale ainsi
que des impacts identifiés et des mesures d’atténuation associées.
6.2.2 Milieu urbain
6.2.2.1
Consultations en cascades
Il est prévu de commencer les consultations publiques par la population. Pour cela il est proposé une
méthodologie de consultation en cascade qui permettra de surcroit un engagement successif et
important des parties prenantes engagées.
La méthodologie consiste en l’organisation d’une réunion avec les présidents et un membre des
CASEC10 de chacune des sections communales de la ville. Cette réunion définit le 1er niveau
d’engagement. Une salle sera louée à cet effet et un déjeuner est prévu.
A l’issue de cette réunion il est demandé à chacun des CASEC d’organiser une réunion dans leur propre
section communale avec les leaders de leurs zones à raison de 10 personnes. Ces réunions constituent
le 2ème niveau et sont animées par les CASEC avec le soutien de l’OREPA Nord. Un lieu sera proposé
par le CASEC et si nécessaire loué pour l’occasion. Une simple collation est proposée aux participants.
Un 3ème niveau d’engagement, sera alors organisée avec 40 habitants dans des différentes sections
de la ville et avec 40 marchandes de rue (ou autre population vulnérable). Ces personnes seront choisies
aléatoirement parmi les ménages ayant été interrogées lors de l’enquête menée par l’OREPA NORD en
2017 ou parmi les différents espaces sensibles définis dans l´AES. Une proportion équivalente d’homme
et de femme sera idéalement respectée. Ces réunions seront animées par l’OREPA avec le soutien du
CASEC. Une simple collation est proposée aux participants et un lieu est loué pour l’occasion.
Niveau
Public cible
Nombre
personne
de
Invitation/recrutement
Orateur
1er
CASEC
(allié
stratégique)
1 réunion de 10
personnes
Invitation
courrier
lancée par OREPA
NORD
Dir.
OREPA
NORD
Resp. CTE
URD Social
2ème
3ème
10
Leader
(respecté, fort
et/ou
dominant)
3 réunions de
10 personnes
par réunion)
Invitation libre par les
CASEC
Resp. CTE
Ménages
et
populations
vulnérables
2 réunions de
40 personnes
par réunion
Invitation
téléphonique pour les
ménages et invitation
en personne pour les
marchandes
ou
population vulnérable,
lancée par OREPA
URD Social
URD Social
Conseil d’Administration de la Section Communale
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Nord, Haïti
NORD
Au total 6 réunions seront tenues à cette étape et environ 120 personnes11 sont prévues à ce stade.
6.2.2.2
Grands consommateurs et groupes importants
Les groupes importants sont déterminés lors de l´AES. Les grands consommateurs constituent un
groupe important selon l’analyse sociale faite au Cap-Haïtien. Pour cela une réunion spécifique sera
organisée et animée par le Dir. de l´OREPA NORD. Une salle louée pour l’occasion et un repas sera
proposé au participant à l’issue de la réunion.
1 réunion et 25 personnes.
6.2.2.3
Institutions publiques et ONG
Il est indispensable de rencontrer les acteurs identifiés comme Alliés stratégiques, influent, fort et
respecté au stade de la consultation publique.
Il s’avère que l’OREPA NORD organise trimestriellement une table sectorielle eau potable,
assainissement et hygiène avec l’ensemble de ces acteurs identifiés. Il est idéal d’utiliser cette table
pour organiser la consultation de l’ensemble de ces parties prenantes. Une réunion sera donc organisée
spécifiquement à cette fin et animée par le Dir. de l’OREPA NORD.
Les ONG peuvent parfois jouer un rôle important dans le cadre des consultations publiques et elles
seront donc invités à cette réunion.
Une salle louée pour l’occasion et un repas sera proposé au participant à l’issue de la réunion.
1 réunion et 50 personnes.
6.2.3 SECTIONS RURALES
Il est proposé l’organisation d´une réunion communautaire dans chacune des sections communales
rurales.
Les invitations, papiers, à ces réunions seront envoyés par les TEPACS. Tous les acteurs identifiés
lors de l’AES seront invités. Aucun support de communication particulier n’est prévu pour ces réunions.
Deux réunions et 40 personnes au total.
6.3 Contenu et animation d’une réunion publique
Une consultation est un exercice à deux sens, donc l’information doit être présentée de manière à être
facilement comprise, et qu'il faut prévoir suffisamment de temps pour que les gens puissent réagir à
11
Le dénombrement comprenant un double et triple comptage pour les CASEC et leader mais permet
d’estimer le nombre de repas à prévoir
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l'information reçue et exprimer leurs doutes, leurs préoccupations et leurs opinions. Cela signifie
également donner une rétroaction et prendre note des questions qui sont abordées. Le temps dédié
pour chaque réunion est de 1h pour la présentation et 1h à 1h30 pour les échanges et réponse aux
questions.
6.3.1 Lancement des invitations
Les invitations doivent être lancées suffisamment à l’avance afin de permettre aux invités de
s’organiser pour être présent.
Pour les réunions « officielles » une invitation sera lancée par le Directeur de l’OREPA Nord huit jours
à l’avance.
Les invitations pour les réunions dans les sections rurales seront lancées par les TEPACs de chaque
section.
6.3.2 Présentation
L’objectif d’une présentation est d’expliquer la nature du projet, ses étapes et, surtout, les problèmes,
risques et répercussions associés à chaque étape de la conception et de la mise en œuvre du projet. Le
ou les orateurs doivent faire particulièrement attention à veiller que chaque personne puisse participer
et que le débat ne soit pas monopolisé par quelques personnes.
Le support utilisé une présentation succincte du projet et du calendrier global du projet ainsi qu’un jeu
de carte des ouvrages projetés.
Dans le cadre du processus de consultation le Directeur de l’OREPA l’orateur principal lors des réunions,
preuve de l’engagement dans le désir de nouer un dialogue avec les personnes touchées. Il sera
accompagné du représentant du CTE et de l’URD social. Le principe du mécanisme de gestion des griefs
est également présenté dès ce stade.
Les rencontres communautaire (2ème niveau) pourront être animées par les CASEC avec le soutien
de l’URD Sociale et/ou d’un Responsable Technique OREPA et/ou d’un TEPAC et réciproquement.
Les rencontres communautaires en milieu rural seront animées par l’URD Technique et/ou l’URD
Sociale et/ou d’un TEPAC.
6.3.3 Questions/réponses
Il est prévu pour chacune des consultations un temps de questions réponses après la présentation. Les
questions seront également notées afin de produire une réponse écrite ultérieures, cf. chapitre 6.4.
6.4 Documents à produite à l’issue de la phase de consultation
Un document de consultation sera produit à l’issue de la consultation publique. Celui-ci sera composé
des éléments suivants :
La présente note d’organisation hormis chapitre 6.4 ;
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Un compte pour chacune des réunions réalisées comprenant :
La date et le lieu ;
La liste des personnes présences – feuille de présence ;
La liste des questions posées durant la réunion et les réponses qui ont été faites.
Une note de synthèse des différents points soulevés et réponses apportées.
6.5 Budget nécessaire pour la consultation
A titre indicatifs les coûts suivants pour la consultation du Cap Haïtien, échantillon urbain, sont
présentés :
ITEM
QUANTITE
PRIX UNITAIRE
TOTAL
LOCATION SALLE - CAP
5
500 USD
2500 USD
LOCATION ESPACE - CAP
3
100 USD
300 USD
REPAS PARTICIPANT
75
30 USD
2250 USD
COLLATION PARTICIPANT
120
10 USD
1200 USD
TOTAL
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6 250 USD
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7 Annexe 7 : Plan d´Engagement des Parties Prenantes (PDPP) et
Mécanisme de gestion des griefs
7.1 PDPP
7.1.1 Préambule
Ce document constitut le Plan D’engagement des Parties Prenantes, ou Plan de Dialogue avec
les Parties Prenantes (PDPP) pour la partie rurale du projet eau, assainissement et hygiène dans
les zones urbaines, péri-urbaines et rurales dans la région nord d’Haïti, HA-L1135
(« programme ») dont l’agence d’exécution est la Direction National d’Eau et d’Assainissement
(DINEPA) à travers l’Office Régionale de l’Eau Potable et de l’Assainissement Nord (OREPA NORD).
Le programme est financé par la Banque Interaméricaine de Développement (« BID » ou
« Banque »). Ce programme est en cours de préparation.
Selon la Directive B.5 de la Politique OP-703 de la BID, le programme a été classé comme étant
un programme de catégorie B : « opération pouvant entraîner principalement des impacts
environnementaux négatifs localisés et de court terme, y compris des impacts sociaux associés, et
pour lesquels des mesures d'atténuation efficaces sont déjà disponibles » (Inter-American
Development Bank, 2006). Dans le cas d'un programme de travaux multiples une analyse
environnementale et sociale (AES), y inclus le Plan de Gestion Environnemental et Social (PGES),
sont préparés pour un échantillon de projets à financer par le programme.
Le programme prévoit la réhabilitation et/ou la construction de système d’adduction en eau
potable (SAEP), la construction de pompe à bras, de bloc sanitaire et de campagne pour le
développement de l’assainissement individuel.
Le PDPP fait partie du PGES du projet et est une mesure de mitigation des impacts négatifs
du projet. Il comprend une cartographie d’acteurs et des parties prenantes du projet ainsi que
leurs relations, attentes et positions par rapport au projet. Des outils et une stratégie globale
d’engagement associée est proposée aux regards des principaux impacts sociaux identifiés dans
l’AES. La stratégie globale servira de base pour définir les activités annuelles de dialogue
spécifique.
Deux documents viennent compléter et participer au présent PDPP. Il s’agit du :
Plan de consultation publique (annexe 6) : La consultation publique est un temps de
communication réciproque en l’agence d’exécution et les autres parties prenantes afin de
les informer sur la nature exacte du projet et ses répercussions, positive et négative, à venir
puis de recueillir les observations, questions, de répondre aux éventuelles craintes
exprimées et de donner la possibilité aux parties prenantes de proposer des mesures
d’amélioration ou d’adaptation du projet. La consultation publique est un élément clé du
projet. Le détail est donné dans le document « Plan de consultation publique » annexé au
présent rapport.
Mécanisme de gestion des griefs (annexe 7 chapitre 7.2) : Le mécanisme de gestion des
griefs est un processus permettant à un individu ou à un groupe d'émettre des griefs à
l’encontre du projet et/ou de son exécution et d'y trouver une solution. Le mécanisme de
gestion des griefs est décrit dans le document du même nom annexé au présent rapport.
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7.1.2 Objectifs
Le PDPP poursuit plusieurs objectifs généraux:
Le PDPP est un outil permettant d’identifier puis de mobiliser l’ensemble des personnes,
collectifs, institutions publiques et privées touchées par le projet. Le PDPP est conçu comme
de communication durant phase d'exécution du projet et afin de prévenir d’éventuels
blocages liés à celle-ci.
Le PDPP vise à appuyer la durabilité du projet durant l'exploitation par l'appropriation du
projet par les communautés affectées au travers des activités d’engagement de différents
niveaux du plan allant jusqu’ à des activités favorisant un changement de comportement.
Plus spécifiquement il permet de :
Améliorer l’atteinte des objectifs du projet en ce qui concerne la qualité, la pertinence,
l’impact, l’efficacité, l’efficience et la durabilité en saisissant et mobilisant les acteurs
stratégiques pour la réussite du projet.
Réduire les risques préjudiciables attendus en fournissant les mesures d’atténuation
adéquates en temps opportun compte et tenu des intérêts et de la capacité des parties
prenantes.
Améliorer la redevabilité du projet en faisant remonté les revendications sur les difficultés
ou plaintes susceptibles de porter atteinte à l’environnement et/ou aux personnes
impactées.
Résoudre les griefs découlant des activités liées au projet au moyen d'un mécanisme de
réclamation approprié.
Promouvoir le développement de relations transparentes et respectueuses entre les
communautés affectées, la DINEPA, la Banque et les autres parties prenantes.
Garantir la conformité à la législation haïtienne et aux politiques de la Banque.
Le PDPP est un outil qui doit être actualisé annuellement par la production de PDPP annuel
(PDPP-A) par l’agence d’exécution. Les PDPP-A permettront d’actualiser la réalité changeante des
communautés et de leurs dynamiques influencer par le projet, positivement ou négativement.
Leur révision annuelle permettra également d’intégrer les leçons apprises de l’année dans le but
d’améliorer l’engagement des communautés affectées ou d’autres parties prenantes plus
largement.
Le PDPP du projet est élaboré pour couvrir les différents niveaux d’engagement des parties
prenantes du projet. En outre, le PDPP couvre les stratégies et les outils d’engagement à considérer
tout au long de la réalisation des travaux, selon la catégorie d’acteur et l'objectif d'engagement
souhaité. Les interactions quotidiennes ne sont pas incluses dans le PDPP qui ne cherche pas à
décrire les activités détaillées à développer. Celles- ci seront définies dans les PDPP annuels.
7.1.3 Cartographie des acteurs et des communautés affectées
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Les procédures de la BID indique que la manière dont les individus et les groupes sont organisés,
que ce soit par le biais de structures organisationnelles formelles telles que les agences
gouvernementales ou les organisations de la société civile, ou d'institutions plus informelles doit
être analyse afin de déterminer dans quelle mesure ils sont pertinents pour le projet (InterAmerican Development Bank, 2018).
Comment définir les acteurs et groupes d’acteurs du projet ?
L'un des défis est que ces identités et structures ne sont pas fixes et immuables (Inter-American
Development Bank, 2018).
Il s’agit donc de décrire les acteurs ou groupes d’acteurs, pouvant également parfois (mais pas
nécessairement) correspondre à des groupes sociaux, directement ou indirectement affectés par
le projet. Seule l’échelle locale est concernée ici.
Comment décrire les groupes / acteurs / parties prenantes ?
Pour répondre à la question, à savoir décrire les acteurs vis-à-vis du projet, il est proposé
d’utiliser la caractérisation (Castillo, 2014) suivante qui comprend trois critères de description :
Le Pouvoir. En contexte urbain, la lutte pour le pouvoir est complexe et intense. Reconnaitre
l’importance de ces enjeux de pouvoir et tenter de les décrypter est primordial. La stratégie
d’engagement du projet doit se baser sur la compréhension et la gestion de ces luttes de
pouvoirs et ne doit pas déstabiliser l’organisation sociale existante.
L’Intérêt peut être analysé en considérant les objectifs personnels de l'acteur considéré au
regard du projet (un gain économique, plus de pouvoir, …), la compatibilité entre les
objectifs personnels de l’acteur et ceux du projet et enfin la relation entre la couverture
territoriale de l'acteur et celle du projet.
La légitimité est évaluée au regard de la crédibilité de l'acteur auprès des autres groupes
et/ou acteurs. La formalité d’un acteur est également un critère de légitimé, exemple : un
maire élu par rapport à un maire nommé.
Chaque critère est ensuite gradué sur une échelle à 5 niveaux : faible, faible à moyen, moyen,
moyen à fort et fort. Les acteurs ont été évalués en tenant compte des situations habituelles à
l’égard de l’expérience des personnes qui ont réalisé ce tableau. Ces niveaux ont été fixés en atelier
le 23 aout 2018 au Cap-Haïtien par l’OREPA NORD, la BID et le consultant.
Ces niveaux devront être réévalués dans chaque PDPP annuel, en les ajustant à la réalité de
chaque contexte local où le projet intervient et éventuellement à la lumière de nouveaux acteurs
s’étant manifestés durant le projet.
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Des trois critères précédents (pouvoir, légitimité et intérêt) il est possible de catégoriser les
acteurs (Castillo, 2014) :
Les alliés stratégiques sont les acteurs centraux pour le projet. Ils disposent à la fois d’un
important pouvoir, d’un fort intérêt pour le projet et disposent d’une légitimité ou peuvent
faire valoir une autorité vis-à-vis du projet.
Les acteurs forts ou influents sont des acteurs importants devant être satisfaits au regard
du projet. Il s’agira ici plus du besoin d’informer ces acteurs, c’est-à-dire que le projet
propose des espaces de dialogue afin, éventuellement de profiter de leur influence
(alliance) sur des aspects spécifiques du projet par exemple en cas de médiation.
Les acteurs vulnérables sont des acteurs sociaux sans grand pouvoir mais reconnus sur le
territoire et qui s'intéressent au projet. Il sera intéressant pour le projet de donner un
espace ou prévoir des moyens d’informer et consulter ces acteurs tout au long du projet.
Les acteurs dominants présentes des caractéristiques proches des acteurs Fort ou Influent
mais sans réel intérêt ou de légitimité vis-à-vis du projet. Les mêmes mécanismes
(information, médiation) peuvent être envisagé avec ces acteurs à leur demande.
Les acteurs respectés et les acteurs marginalisés ne sont pas une priorité pour le projet,
certaines actions spécifiques devront être adaptées à leurs intérêts par le projet.
POUV
F
Domin
Margi
Intérêt
naux
Alliés
stratégiqu
Influe
Vulnér
Respec
Légitimité
Figure 7-1: Diagramme de classification des acteurs – inspiré de Castillo
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Le Tableau 7-1 présente les parties prenantes identifiées pour l´échantillon de projets en milieu rural. L’identification de ces types d’acteurs ou groupe
d’acteurs permettront de définir et de détailler dans les PDPP-A des activités adaptées à chacun en termes d’outils et d’objectifs spécifiques.
Tableau 7-1 : Liste et caractérisation des groupes identifiés à ce stade. D'autres acteurs peuvent apparaître au cours du temps. Il convient de mettre à jour chaque année cette liste et les
stratégies associées
ACTEUR OU GROUPE
TYPE
P
I
L
COUVERTURE
ZONE D’INFLUENCE
ASPECTS D'INTERET OU DE PREJUDICE DU POINT DE VUE DE L'ACTEUR
CATEGORIE
ASSEMBLEE
GENERALE
USAGERS
COMMUNAUTE
MOYEN
FORT
MOYEN
SECTION
ILS SERONT LES PREMIERS BENEFICIAIRES DU PROJET. LES GENS PARTICIPENT PEU DANS LES RENCONTRES
EN ASSEMBLEE. ILS SOUHAITENT QUE L'EAU SOIT ACCESSIBLE. ILS SOUHAITENT PARTICIPER DANS LA
MAIN D’ŒUVRE LORS DE L’EXECUTION DES TRAVAUX.
FAIBLE
SI LE RESEAU PASSE A PROXIMITE DE LEURS HABITATIONS SANS LES ALIMENTER, ILS ONT UNE CAPACITE
DE BLOCAGE.
INFLUENT
ILS SONT FONCTIONNELS ET OPERATIONNELS QUAND ILS ONT DES PROJETS A EXECUTER.
EN OUTRE, ILS SONT ECOUTES PAR LA POPULATION QUAND ILS ONT DE L’ARGENT POUR EXECUTER CES
PROJETS. ILS ONT UNE CAPACITE DE MOBILISATION.
ILS ONT UN GRAND POUVOIR SUR LE SYSTEME D'APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE. ILS ONT UNE
CAPACITE DE MOBILISATION. ILS ONT UN INTERET POUR QUE CE PROJET SOIT REALISE, CAR IL Y AURA
PLUS DE GENS QUI SERONT INFORMES DE LA NECESSITE DE PAYER L'EAU
REPRESENTANTS LOCAUX, ILS SONT IMPORTANTS DANS LA FACILITATION ET LA MISE EN PLACE DU
PROJET AVEC LA POPULATION. ILS CONNAISSENT LES GENS. ILS SONT INTERESSES A PROPOSER DES
GENS/TRAVAILLEURS POUR LES CHANTIERS. VISIBILITE POLITIQUE
IDEM CAEPA MAIS A PLUS PETITE ECHELLE
ALLIES
POUR CEUX QUI VENDENT DE L'EAU (BOUTEILLE ET SACHET), LA REALISATION DU PROJET VA
PROVOQUER UNE BAISSE DE LEUR RECETTE. CE GROUPE PEUT ETRE CONSIDERE COMME VULNERABLE
POUR TOUS LES AUTRES, LE PROJET EST VUE TRES POSITIVEMENT CAR L'ACCES ET LE PRIX DE L’EAU
SERONT AMELIORES.
LES GENS N'ONT PLUS DE CONFIANCE DANS LES COOPERATIVES MAIS CERTAINES GARDENT LA CAPACITE
DE REUNIR LES PLANTEURS DANS LES DIFFERENTES SECTION COMMUNALES.
PEU D'INTERETS POUR LE PROJET MAIS PEUT SAPER LES FONDEMENTS DU SYSTEME SAEP (PROMESSES
DANS LEURS ECHANGES AVEC LA POPULATION POUR TROUVER L'EAU GRATUITEMENT)
FAIBLE
EL
INFLUENT
DES
ASSOCIATION
AFFECTEE
COMMUNALE
SOCIETE CIVILE
MOYEN
MOYEN
FORT
PAYSANS
BUREAU AGRICOLE
COMMUNALE
(AGENT)
CAEPA
CASEC/ASEC
INSTITUTION
MOYEN
FORT
FORT
FORT
SECTION
COMMUNALE
INSTITUTION
MOYEN
FORT
MOYEN A FORT
FORT
SECTION
COMMUNALE
ETATIQUE
LOCALE
SOCIETE CIVILE
A
FAIBLE
FORT
ETATIQUE
COMMUNE
SECTION
COMMUNALE
LOCALE
COMITE
D'EAU
COMMERCE
POINT
SOCIETE CIVILE
MOYEN
A
FORT
FAIBLE
COMMUNE
FAIBLE
SECTION
STRATEGIQUES
ALLIES
STRATEGIQUES
ALLIES
STRATEGIQUES
MARGINAL
FAIBLE
ET
SECTEUR PRIVE
FAIBLE
ET
MOYEN
A
BOUTIQUE
FORMEL
INFORMEL
FAIBLE
COMMUNALE
COOPERATIVE
SOCIETE CIVILE
FAIBLE
FAIBLE
FAIBLE
QUARTIER
DEPUTE
INSTITUTION
FORT
MOYEN
FORT
ARRONDISSEMENT
MOYEN
FAIBLE
MOYEN
SECTION
ETATIQUE
MARGINAL
FORT
LOCALE
ECOLE
SOCIETE CIVILE
COMMUNALE
CGES HA-L1135
page 126/127
ACTEUR OU GROUPE
TYPE
P
I
L
COUVERTURE
ZONE D’INFLUENCE
ASPECTS D'INTERET OU DE PREJUDICE DU POINT DE VUE DE L'ACTEUR
CATEGORIE
LES ONT UNE CAPACITE DE DIFFUSION D'INFORMATION AVEC LES ELEVES ET LES PARENTS.
EGLISE
ET
SOCIETE CIVILE
MOYEN
FAIBLE
FORT
ELLE ONT UNE CAPACITE DE MOBILISATION ET DE SENSIBILISATION
INFLUENT
IL Y A PLUSIEURS ETUDIANTS DANS LA SECTION MAIS ILS NE SE SONT JAMAIS REGROUPES EN
ASSOCIATION OU ORGANISATION.
ILS ONT UNE RELATION MYSTIQUE AVEC CERTAINES SOURCES. EN CE SENS ILS PEUVENT ETRE DES
ACTEURS INCONTOURNABLES A CONSULTER POUR L'AMENAGEMENT DE SOURCE
RETOMBEES ECONOMIQUES DURANT LA PHASE DES TRAVAUX (EMPLOI). RISQUE DE BLOCAGE
MARGINAL
LA REALISATION DU PROJET PEUT CONCORDER AVEC UNE PROMESSE DE CAMPAGNE DU MAIRE : LA
COMMUNE
A
DE
L'EAU.
LA MAIRIE VA VOULOIR PARTICIPER DANS LA MAIN D'ŒUVRE POUR GAGNER EN VISIBILITE.
IL N'EXISTE PAS REELLEMENT DE MARCHAND DE RUE AU SENS URBAIN DU TERME
ALLIES
MARGINAL
QUARTIER
LES RADIOS NE FONCTIONNENT QUE RAREMENT A CAUSE DE L’ELECTRICITE . LES GENS N'ECOUTENT PAS
LES RADIOS.
AMELIORATION DE L'ACCES A L'EAU. ELLES NE VONT PLUS PARCOURIR PLUSIEURS KILOMETRES POUR
ALLER CHERCHER L'EAU CEPENDANT PEUT AVOIR UN IMPACT SUR LES TEMPS D'INTERACTION
LES FEMMES SONT IDENTIFIEES COMME UN GROUPE VULNERABLE
QUARTIER
LES NOTABLES DISPOSENT D'UNE CERTAINE ECOUTE DANS LA COMMUNAUTE MEME S'ILS NE SONT PLUS
RESPECTE
SECTION
ASSOCIATION
RELIGIEUSE
COMMUNALE
ETUDIANT
SOCIETE CIVILE
FAIBLE
FAIBLE
FAIBLE
SECTION
COMMUNALE
HOUNFO
SOCIETE CIVILE
MOYEN
MOYEN
MOYEN
QUARTIER
MAIN
SOCIETE CIVILE
MOYEN A FORT
FORT
FAIBLE
QUARTIER
INSTITUTION
MOYEN
FAIBLE
FORT
FORT
COMMUNE
D’ŒUVRE
QUALIFIEE ET NON-
RESPECTE
FORT
QUALIFIEE
MAIRIE
ETATIQUE
A
LOCALE
MARCHAND(E)
DE
RUE
SECTEUR PRIVE
FORMEL
FAIBLE
FAIBLE
FAIBLE
QUARTIER
FAIBLE
FAIBLE
FAIBLE
SECTION
STRATEGIQUES
MARGINAL
ET
INFORMEL
MEDIA
(RADIO,
JOURNAUX, ETC.)
MENAGES ET PLUS
SECTEUR PRIVE
COMMUNALE
SOCIETE CIVILE
FAIBLE
FORT
FAIBLE
SOCIETE CIVILE
FAIBLE
FAIBLE
MOYEN
PARTICULIEREMENT
LES FEMMES DANS
FAIBLE
LES MENAGES
NOTABLE
A
FAIBLE
AUSSI INFLUENT QUE PAR LE PASSE
OCB
SOCIETE CIVILE
MOYEN A FORT
MOYEN A FORT
FAIBLE
QUARTIER
ONG ET ONGI
SOCIETE CIVILE
FAIBLE
FAIBLE
FAIBLE
QUARTIER
SENATEUR
INSTITUTION
FAIBLE
FAIBLE
MOYEN
DEPARTEMENT
ETATIQUE
LES OCB ONT LA CAPACITE DE BLOQUER LES PROJETS S'ILS SE SENTENT EXCLU DES ACTIVITES. POUR EUX,
UN PROJET A TOUJOURS DE L'ARGENT. ILS SOUHAITENT PARTICIPER DANS LE CHOIX DE LA MAIN
D'ŒUVRE ET TRAVAILLER SUR LES CHANTIERS
LA SITUATION DEPEND DES SECTIONS MAIS GENERALEMENT PEU D'ONGS SONT ACTIVES DANS CES
ZONES LA .
COMME LE DEPUTE MAIS L'ELOIGNEMENT DES SECTIONS ET LEURS DIFFICULTES D'ACCES REDUISE
L’INTERET POUR CES ZONES HORMIS DURANT LES ELECTIONS
LOCALE
CGES HA-L1135
page 127/127
INFLUENT
MARGINAL
RESPECTE
7.1.4 Strategie d’engagement globale pour les acteurs et groupes prioritaires
La stratégie globale d’engagement est élaborée pour atteindre les résultats attendus du
projet, en tenant compte des impact sociaux attendus et des mesures d’atténuation proposées
aux regards des différents jeux d’acteurs et groupes prioritaires. La stratégie globale ne détaille
pas les activités à mener mais préconise un certains nombres thèmes qui devront être traités
pour la réussite du projet.
La stratégie globale repose sur une consultation publique préalable, la mise en œuvre des
activités prévues chaque année dans le PDPP annuel et le mécanisme de gestion des griefs. La
consultation publique et le mécanisme de gestion des griefs sont décrits dans les annexes
correspondantes.
Les PDPP annuels seront construits par rapport à l’AES ainsi que les différents plans de
gestion inclus pour plus détail. A chaque acteurs, activités ou plan de gestion seront associés
des niveaux d’engagement, ainsi que les outils associés, par rapport aux objectifs spécifiques
voulu.
CGES HA-L1135
page 128/127
Comité de suivi
interinstitutionnel, Réunions
de consultation, Focus group,
Visites à domicile, Réseau
sociaux, Site web, Forum de
discussion
Réunions internes (l'agence
d'exécution et le bailleur de
fonds), campagnes de
changement de comportement
Réunions
internes
(l'agence
d'exécutio
n et le
bailleur de
fonds),
Mécanisme
de gestion campagne
s de
des griefs,
réunions de changeme
nt de
médiation
Réunion de
comporte
résolution
des
conflicts,
Comité
d'appui aux
activités
Entrevues, enquêtes, sensibilisation
de masse à traveres des
mégaphones, théâtre, musique en
direct, la participation d'artistes
locaux à la publicité du projet,
communication de à travers de la
radio, la TV ou le teléphone, journée
des portes ouvertes, Affiches dans
les lieux publics, les églises ou dans
les marchés, courrier électronique,
présentations standard
Réunion de
concertation
Cogestion ou changement
de comportement
Médiation
Négociation
Concertation
Consulter
Cogestion:
DINEPA,
OREPA
NORD, CTE
Écoles, centres de santé, Églises,
Grands marchands privés ou informels
d'eau tel que les camions et les pick
up, Petits marchands privés ou
informels d'eau tel que les vendeurs
de sachets et les foyers qui vendent
l'eau stokée dans leurs citernes,
femmes des foyers dans les zones des
travaux, des foyers dans les zones des
travaux, BNEE, Main-d'œuvre non
qualifiée, Marchands ambulants dans
les rues dans les rues des travaux
Changment
de c.: foyers
CASEC
et Mairie
AECID,
Entreprises organismes
des travaux universit.,
, OCB,ASEC,artistes des
autres
quartiers
leaders
Information,
communication
OUTIL D'ENGAGEMENT
DEGRÉ D'ENGAGEMENT
Figure 7-2 : Stratégie globale d'engagement
CGES HA-L1135
page 129/127
ACTEURS OU COLECTIF TOUCHÉ
BAC, médias, Ass. de
transport, PNH, EDH,
Commerces dans les
zones des travaux
7.1.5 Niveaux d’engagement et outils associés
Quatre niveaux d’engagement sont généralement relevés (Calogero et al., 2017) auxquels il est possible d’en rajouter deux :
NIVEAU
L’INFORMATION
DEFINITION
NIVEAU DE PARTICIPATION PAR LEQUEL UNE
UTILISATION DANS LE PROJET
L’INFORMATION SUR LE PROJET DOIT
POPULATION REÇOIT DES INFORMATIONS
ETRE DISPONIBLE POUR TOUS LES
SUR UN PROJET A VENIR OU EN COURS. DANS
ACTEURS CIBLES
TOUS LES ACTEURS DU PROJET.
CF. CARTOGRAPHIE DES
ACTEURS SUR TOUTE LA DUREE DU
ACTEURS
CE CADRE-LA, L’INFORMATION NE VA QUE DU
PROJET.
HAUT VERS LE BAS. DIFFERENTS SUPPORTS
PEUVENT
ETRE
UTILISES
ET
SOUVENT
COMBINES POUR PERMETTRE D’ATTEINDRE
UNE PLUS GRANDE VARIETE D’ACTEURS. ON
ASSOCIE
SOUVENT
L’INFORMATION
A
D’AUTRES MECANISMES DE PARTICIPATION
DONT ELLE DEVIENT LA PREMIERE ETAPE.
PROCESSUS QUI PERMET DE CONNAITRE
DISPONIBLE SUR LE CHANTIER ET DANS
CE NIVEAU EST ENVISAGE EN TOUT
PREMIER POUR LA CONSULTATION
LA POPULATION. ELLE SERT A DEMANDER
PUBLIQUE INITIALE.
SANS QU’ELLE NE SOIT ASSOCIEE A LA
ULTERIEUREMENT A CHAQUE FOIS
L’AVIS DE LA POPULATION SUR UN PROJET
CONSTRUCTION ET A LA DEFINITION DU
ALLIES STRATEGIQUE, FORTS,
DOMINANTS,
RESPECTES,
MARGINAUX ET VULNERABLES
CE NIVEAU POURRA ETRE ENVISAGEE
HEBDOMADAIRE OU MENSUEL POUR
PREFERES SONT : LE SOUND TRACK POUR LES
COMMUNICATIONS LARGES ET LE PORTE-APOUR
LES
D’AUTRES OUTILS EXISTENT ET PEUVENT
ETRE DEVELOPPES DANS LES PDPP-A :
MEGAPHONE MAN
AFFICHE DANS LES QUARTIERS
BANDEROLE
RESEAUX SOCIAUX
REUNION COMMUNAUTAIRE
TELEPHONE, THEATRE, PARTICIPATION
D’ARTISTE, CAMPAGNE DE PUBLICITE
ETC.
LA CONSULTATION PUBLIQUES
REUNION
REUNION COMMUNAUTAIRE ET FOCUS
GROUPS
QUE NECESSAIRE.
PROJET . CE PROCESSUS CONTRIBUE A LA
TRANSPARENCE DU PROJET.
CGES HA-L1135
ET CONSULTATION).
COMMUNICATIONS
LES COMMUNICATIONS DE MASSE
TOUS.
L’OPINION, LES ATTENTES ET LES BESOINS DE
COMMUNICATIONS CIBLEES (INFORMATION
PERIODICITE
SUR TOUTE LA DUREE DES TRAVAUX.
A CHAQUE FOIS QUE CELA EST JUGE
NECESSAIRE PAR L’EQUIPE SOCIALE DU
PROJET.
AU
MINIMUM
UN
POINT
DE
PORTE/ANIMATEUR
DES ACTIVITES SPECIFIQUES PEUVENT
ETRE PREVUES DURANT LE PROJET.
LA CONSULTATION PUBLIQUE EST UNE
PREMIERE ETAPE.
DURANT TOUTE LA DUREE DES
TRAVAUX, L’INFORMATION DOIT ETRE
CERTAINS POINTS FIXES CONNUS DE
LA CONSULTATION
OUTILS
LES CANAUX
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(EMISSION
EXEMPLE).
DE
RADIO/TELE
PAR
A CHAQUE FOIS QUE CELA EST JUGE
NECESSAIRE PAR L’EQUIPE SOCIALE DU
PROJET.
AU MINIMUM AU DEMARRAGE DU
PROJET PAR LA CONSULTATION
PUBLIQUE, VOIR DOCUMENT ASSOCIE.
NIVEAU
LA CONCERTATION
DEFINITION
PROCESSUS QUI PERMET DE SOLLICITER LA
UTILISATION DANS LE PROJET
CE NIVEAU CONCERNE
CONNAISSANCE ET LES COMPETENCES DES
SPECIFIQUEMENT LES ACTEURS QUI
ACTEURS POUR PERMETTRE DE METTRE EN
COMPOSERONT
RELATION LES ACTEURS ET D’ABOUTIR A UNE
PILOTAGE DU PROJET.
STRATEGIE LOCALE POUR LE PROJET. L’AVIS
LE
PLUS
COMITE
DE
POUR
LE
ACTEURS CIBLES
ALLIES STRATEGIQUES
OUTILS
TABLE SECTORIELLE
L’OREPA NORD
ORGANISEE
PAR
PERIODICITE
MENSUELLE
OU
AU
MAXIMUM
TRIMESTRIELLE
RESTE CONSULTATIF, MAIS SON ASSOCIATION
DES L’EMERGENCE DU PROJET PERMET DE
PESER SUR LE PROCESSUS DECISIONNEL. LA
MISE EN PLACE D’UN
PROCESSUS DE
CONCERTATION PERMET DE CREER UN
ESPACE DE DIALOGUE CONTINUE QUI SE
PROLONGE
SOUVENT
JUSQU’A
LA
REALISATION
POUR
OPERER
UN
CONTROLE/SUIVI DES PROJETS.
L’IMPLICATION
LA CO-GESTION,
CO-PRODUCTION,
ETC.
DEGRE
LE
PARTICIPATION
PLUS
INTENSE
PUISQUE
LES
DE
LA
ACTEURS
NIVEAU
SOUHAITE
DEVELOPPEMENT
DES
ACTIVITES.
DE L’ACTION MAIS AUSSI A SA MISE EN PLACE.
UTILISER POUR LE CHANGEMENT DE
COMPORTEMENT DES MENAGES VISA-VIS DES OUVRAGE CONSTRUIT AFIN
C’EST LE NIVEAU DE PARTICIPATION QUI
DE LES MAINTENIR EN ETAT DANS LE
INTERESSES SONT NON SEULEMENT INTEGRES
A LA PRISE DE DECISION ET A LA DEFINITION
NECESSITE LE PLUS DE TRANSFERT DE
COMPETENCES,
DE
MOYENS
ET
MENAGES
CAEPA
CPE
REUNION
FOCUS GROUPS,
A DEFINIR ULTERIEUREMENT
FORMATION
ET
SENSIBILISATION BASE SUR LE CHANGEMENT
DE COMPORTEMENT
TEMPS.
DE
RESPONSABILITES DE LA PART DE L’AUTORITE
A LA POPULATION.
LA FORMATION
LA MEDIATION
LES PROCESSUS PEDAGOGIQUES DOIVENT ETRE MIS EN PLACE AFIN DE PERMETTRE
L’EMERGENCE DE COMPETENCES SOCIALES AINSI QUE DES CAPACITES TECHNIQUES
POUR PARTICIPER EFFICACEMENT AUX NIVEAUX D’ENGAGEMENT SOUHAITE (ROSALESMONTANO, 2009). PLUS LE DEGRE D’ENGAGEMENT ATTENDU EST ELEVE PLUS LA
FORMATION A ASSOCIER POUR METTRE LES ACTEURS En capacité sera importante
LA MISE EN PLACE D’UN MECANISME DE GESTION GRIEF EFFICACE, PERMET D’ACQUERIR
UN DEGRE ELEVE D’ENGAGEMENT AUTOURS DU PROJET
MENAGES
CAEPA
CPE
TOUS LES ACTEURS
REUNION, FOCUS GROUPS, FORMATION ET
SENSIBILISATION BASE SUR LE CHANGEMENT
A CHAQUE FOIS QUE CELA EST JUGE
NECESSAIRE PAR L’EQUIPE PROJET .
DE COMPORTEMENT
LE DETAIL EST DONNE DANS LE MECANISME
SUR TOUTE LA DUREE DES TRAVAUX
DE GESTION DES GRIEFS
Ils existent de nombreuses autres façons de communiquer tout à fait pertinente pour le projet. Les outils cités ne doivent pas contraindre l’utilisation d’autres
moyens pour l’exécution des PDPP-A.
CGES HA-L1135
page 131/127
7.1.6 Stratégie particulière pour Ameliorer la durabilite des ouvrages
Ce chapitre est proposé aux regards des impacts sociaux identifiés dans l’AES de l´échantillon de
projets en milieu rural afin de développer certaines mesures d’atténuation. Ces points viennent en
complément du fascicule 1.2.1 DIT 1 Conception de Captage (référentiel technique DINEPA) et
approfondissent la partie sociale. Une formation initiale des animateurs recrutés est indispensable.
Un consultant devra être recruté pour animer cette formation.
Le travail préalable d’animation sociale peut être chronophage. Il faut compter 6 mois au minimum
si un plan d’animation est clairement défini. Chaque activité d’animation doit avoir un objectif (ex :
1ère animation pour recensement, etc.). A ce stade du projet il est important de garder en tête que
l’objectif n’est pas de construire coute que coute le captage mais d’assurer un engagement
communautaire pour la gestion future de ce point d’eau. Il est important que le travail de l’animateur
soit lancée par le TEPAC de la zone ou l’OREPA NORD au travers des URD.
1. Identification de la source à aménager : Il arrive que les gens mentent parfois sur les capacités de
la source en pensant que l’intervention améliorera la production de la source.
Attention, en milieu rural Toute intervention au niveau des sources doit trouver l’approbation
préalable des gardes de ces sources. Il n’est pas nécessaire de prévoir de compensation particulière
pour obtenir cette autorisation. Prévoir un ou deux postes d’employés sur le chantier pour des
personnes choisies par le garde de la source est une mesure suffisante de compensation.
La communauté doit être intégrée dès le départ afin de décider de la localisation du point d’eau
(pompe ou fontaine). Il est important de trouver un consensus.
2. Estimer la population à desservir : Il est nécessaire de faire un recensement complet, avec une liste,
et l’utiliser pour le dimensionnement du réseau (consommation et débit d’alimentation). Outre les
aspects techniques, cette étape est importante car elle permet un premier temps d’échange et donc
d’engagement avec la population. Le recensement doit permettre d’identifier et de faire émerger
les futurs leaders pour la gestion du système. Il est important de faire attention aux regroupements
ponctuels que peuvent générer les projets et arriver à en extraire les leaders réels pour une
recherche de durabilité.
Cette étape permet d’ouvrir le schéma de communication à la population et est un moyen de
diffuser largement l’information sans se focaliser sur le CAEPA ou CPE, au moins au départ. Cette
ouverture peut aussi permettre CAEPA ou CPE de s’affirmer davantage dans son rôle. Enfin, cette
étape permet de démarrer précocement le point suivant.
3. Mobiliser activement la population et les différents groupes : Dans la mesure du possible et il faut
favoriser le travail volontaire et bénévole, identifier et définir ce que chacun dans la communauté
pourra apporter en termes de force de travail, transport, accompagnement (préparation
nourriture), etc. Il est important d’inscrire dans ce pack ce qui peut fait et de manière nominative.
L’individualisation de la charge de travail est une bonne solution de partage des activités et
potentiellement, gage de durabilité. Exemple : la répartition la fouille de la tranchée pour la
CGES HA-L1135
page 132/127
conduite d’adduction – matérialiser la distance que chaque famille devra creuser afin de discuter de
la réalité du travail à faire.
Il est important que ce pack soit écrit et devienne contractuelle, Faire un contrat clair sur la
participation qui, quoi où comment ? exemple: protocole ou autre nom compréhensible par tous,
signé et éventuellement avec une photo de tout le monde (et où tout le monde est facilement
identifiable) le jour de la « signature ».
Les piquages clandestins sont des sources courantes de dégradation accélérées des réseaux.
Il est nécessaire de demander et d’obtenir l’autorisation de chaque propriétaire pour le passage de
la canalisation dans le jardin ou dans les terrains privés. Un plan d’implantation avec le tracé du
réseau doit être préparer pour chaque réseau. Le passage du réseau peut également être
matérialisé sur le terrain (ficelle, etc.).
Il est important de communiquer sur les possiblités du réseau: qui ne pourra pas être alimenté.
4. Mettre le CAEPA ou CPE en compétence : Il est important de former les CAEPA ou CPE autours
d’exemple concret. La gestion des effluents/surplus d’eau/eau de drainage au niveau des points
d’eau est un bon exemple. Il s’agit dans ce cas de définir une modalité d’utilisation de cette eau
correcte (irrigation d’un jardin par exemple) et de prévenir de comportement impropre (abreuvage
du bétail). Ce type de formation améliore l’appropriation et donc l’entretien de ces ouvrages par la
communauté.
La gestion de ces types d’ouvrages étant systématiquement « à la panne », c’est-à-dire qu’une
collecte est organisée pour financer un problème spécifique survenu, il est également important de
former les usagers pour assurer la durabilité du système.
Dans le cas des pompes à bras, le responsable doit nécessairement où acheter/trouver les pièces de
rechanges et doit savoir démontrer et remonter la pompe.
5. Transmettre officiellement le réseau ou le point d’eau au CAEPA ou au CPE : Il est important de
remettre officiellement le réseau, idéalement avec notables, institutions, etc. – il n’y pas
d’obligation de cérémonie, cela peut être plus simple – par exemple avec un certificat de réception
/ attestation – transférant officiellement la responsabilité d’entretien des captages, réseaux, bornes
fontaines etc. au CAEPA ou CPE.
7.1.7 Surveillance
Chaque PDPP annuel sera évalué par la cellule environnementale et sociale de l'Unité Technique
d'Exécution du projet (UTE) grâce aux indicateurs présentés dans le Tableau 7-2. L’évaluation sera
incluse dans les rapports de conformité Environnementale, Sociale, Santé et Sécurité (EEES). D'autres
indicateurs pourront être aussi ajoutés au cours du temps.
Tableau 7-2 : Indicateurs pour évaluer le PDPP annuel
CGES HA-L1135
page 133/127
Indicateur
Nombre d’outils d’engagement mis en place
par l’agence d’exécution
Nombre d’outils d’engagement envisagés,
mais qui finalement n’ont pas été finalisés
Nombre d’outils d’engagement externalisés
Coût destiné à la mise en place de PDPP
Coût par femme mobilisée
Coût par homme mobilisé
Nombre des femmes de l’agence d’exécution
impliquées dans la mise en place ou la
surveillance des PDPP
Quantité et pourcentage de personne qui ont
participé dans des activités d’engagement,
désagrégé par femme et homme
Quantité de personnes qui a utilisé le
mécanisme de réclamation, désagrégé par
femme et homme et par plainte ou question
Nombre de questions/réponses inclus dans
la « FAQ » Foire Aux Questions/ Frequently
Asked Questions
Autre indicateur dans le mécanisme de
gestion des griefs
Quantité d’OCB, d’OCB de femmes, ou dont
la présidente est une femme qui ont participé
régulièrement tout au long du projet (c.-à-d.
à au moins 75% des activités dans leurs zones
d’influence)
Pourcentage de ménages qui connaissent
l’existence du mécanisme de réclamation
Pourcentage de ménages qui savent
comment soumettre une plainte
Pourcentage de ménages qui connaissent
l’existence d’une activité de mobilisation
prévue dans un quartier particulier
CGES HA-L1135
Ventilés par
Régularité
Source
d´information
- Zone ou marché
- Acteur
Niveau
d’engagement
souhaité
- Zone ou marché
- Acteur concerné
Niveau
d’engagement
souhaité
- Activité
Chaque 3 mois
dès
le
lancement de
la signature de
chaque
marché.
Liste
de
présence, base
des données du
système
de
réclamation,
rapport
PDPP
annuels
Chaque 6 mois
dès
le
lancement de
l’AO
de
chaque
marché. Les
résultats
seront inclus
dans
les
Rapport
de
conformité en
matière
de
ESSS (ESCR)
Rapport
d’activité,
Enquêtes auprès
les foyers
- Marché et lot
- Zone ou marché
Niveau
d’engagement
souhaité
- Activité concrète
page 134/127
7.1.8 Contenu des PDPP Annuel
Les PDPP annuels seront composés au minimum des chapitres suivants :
1. Antécédentes. Leçons apprises des PDPP antérieurs
2. Portée
3. Cartographie des acteurs
4. Stratégies d’engagement par type d’acteur et les objectifs d’engagement souhaités.
4.1. Diffusion des informations
5. Calendrier pour la mise en place du PDPP et de sa surveillance
6. Budget pour la mise en place du PDPP et de sa surveillance
7. Structure en charge de la mise en place du PDPP et de sa surveillance
7.2 Plan de gestion des griefs
7.2.1 Préambule
Ce document constitut le mécanisme de gestion des griefs du projet eau, assainissement et hygiène
dans le département Nord d’Haïti, dont l’agence d’exécution est la Direction National d’Eau et
d’Assainissement (DINEPA) à travers l’Office Régionale de l’Eau Potable et de l’Assainissement Nord
(OREPA NORD).
Selon la Directive B.5 de la Politique OP-703 de la BID, le programme a été classé comme étant un
programme de catégorie B : « opération pouvant entraîner principalement des impacts
environnementaux négatifs localisés et de court terme, y compris des impacts sociaux associés, et pour
lesquels des mesures d'atténuation efficaces sont déjà disponibles » (Inter-American Development
Bank, 2006). Dans le cas d'un programme de travaux multiples, comme c'est le cas de ce programme,
une analyse environnementale et sociale (AES), y inclus le Plan de Gestion Environnemental et Social
(PGES), sont préparés pour un échantillon de projets à financer par le programme.
Ce document fait partie du Plan d’Engagement de Parties Prenantes (PDPP), lui-même inclus dans
le PGES du projet. Le présent mécanisme est une mesure de mitigation des impacts négatifs du projet.
CGES HA-L1135
page 135/127
7.2.2 Principes géneraux
Le mécanisme doit être gratuit, d'accès facile et facile à comprendre.
Il est nécessaire de faire savoir qu'il existe et comment l'utiliser. Pour cela, il faut fournir des
informations pratiques à plusieurs endroits et informer régulièrement, pas uniquement au
démarrage. Il est nécessaire d’informer les parties prenantes de leur droit de poser des questions ou
porter plainte et des moyens pour le faire. Des activités spécifiques doivent être développée avant le
début des travaux. Il sera également important de convaincre que l’institution souhaite sincèrement
connaitre les questions et commentaires et qu'elle les valorise car bon nombre de personnes n'ont
pas l'habitude de profiter d'un tel droit. Il faudra insister sur le fait que l’institution souhaite que les
questions et les plaintes soient déposées avant que les problèmes ne deviennent plus graves et assurer
que les plaintes ne donneront pas lieu à des répercussions ou de de mauvaises conséquences. Les
plaintes seront traitées de façon anonyme. Ce principe sera connu de tous et pourra faire l'objet de
sanction interne (faute professionnelle grave).
Proposer plusieurs mécanismes. Il est important d’affecter du personnel exclusivement chargé de
gérer les plaintes et les réponses mais, afin de protéger tout comportement abusif, la possibilité doit
être donnée aux personnes de pouvoir contourner cette personne spécifique pour déposer une plainte.
Il est pour cela important de prévoir des « guichets » de dépôt de plainte. La meilleure façon de
s'assurer que toutes les personnes ont accès au mécanisme de gestion des plaintes est de leur proposer
plusieurs façons de déposer une question ou de déposer plainte.
Miser sur la simplicité. Tout personne qui a recours à un mécanisme de plainte doit pouvoir y
accéder facilement. Pour cela, le mécanisme ne devrait pas comprendre des étapes multiples ou
compliquées et exiger des connaissances techniques poussées. Il faut éviter d'imposer aux personnes
les contraintes suivantes :
Savoir lire ou écrire pour accéder au moins un mécanisme de règlement de plaintes ;
Voir plusieurs personnes ou employer plusieurs moyens pour contacter celles-ci ;
Poser une question plusieurs fois pour obtenir une réponse ou assurer eux-mêmes le suivi de leur
propre plainte ;
Employer un langage qu'ils ne connaissent pas (langage technique ou dans une langue autre que leur
langue maternelle) pour se plaindre ;
Employer des moyens techniques qu'ils ne connaissent pas pour se plaindre.
Réagir rapidement. L’institution devrait s'efforcer de réagir aussi rapidement que possible aux
questions et plaintes. Le délai maximal acceptable pour enregistrer la plainte est de 2 jours ouvré. Le
délai maximum de traitement de la plainte est de 22 jours ouvré et le délai pour transmettre la réponse
CGES HA-L1135
page 136/127
est de 2 jours ouvrés maximum. Prévoir une procédure d'escalade. Description du déroulement du
processus d'escalade des plaintes portant sur des problèmes graves aux hauts responsables et des
catégories dans lesquelles elles sont regroupées en fonction de leur gravité.
Automatiser le système et l’archivage. Concevoir un système informatique (interface et base de
données) que l’institution soit en mesure d’utiliser afin de compiler et de traiter facilement les plaintes
en les regroupant par catégorie. Enregistrer une plainte dans une base de données, consigner le
processus de résolution de la plainte et l'analyse de la base de données des plaintes pour y déceler des
tendances et des problèmes à dimensions institutionnelles. Il faut automatiser ce système autant que
possible. Utiliser les analyses pour améliorer les activités. Produire des rapports régulièrement. Un
rapport trimestriel doit être produit. Préparer et diffuser une Foire Aux Questions (FAQ).
Vérifier l'efficacité du mécanisme et l’adapter au besoin.
7.2.3 Description du mécanisme
7.2.3.1
Diffusion de l’existence du système
La Consultation publique sera la première occasion d’informer le public de la mise en place d’un
mécanisme de gestion des griefs. Les moments prévus dans la consultation seront propices à fournir la
diffusion des principes généraux du mécanisme ainsi que des procédures. Le mécanisme pourra être
amendé suites aux consultations afin de mieux répondre aux attentes ou craintes éventuellement
soulevées lors des réunions.
Il est important qu’une campagne d’information soit menée tout au long des travaux afin d’assurer
une diffusion optimale de l’information. Les modalités pratiques de diffusion doivent être définies par
l’Agence d’Exécution dans le 1er Plan Annuel du Plan d’Engagement des Parties Prenantes (PDPP), ciaprès quelques exemples : spot d’information radio ou Sound truck, affichage/banderole, etc.
7.2.3.2
Procédure
Le dépôt de la plainte ou de la question et l’enregistrement
Le projet et les travaux associés toucheront toute la ville. Il est donc important que plusieurs points de
réception des plaintes ou questions soient disséminés dans la ville tout en restant à proximité des zones
d’activités. En lien avec le PDPP, il semble important pour certains « Alliés stratégiques » de participer
aux activités et au regard des principes généraux du mécanisme, aux demandeurs de pouvoir déposer
une plainte/question à des personnes différentes que celle du projet directement. A ce titre, le
mécanisme de gestion des griefs peut également reposer en partie sur ces alliés. Il s’agit plus
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spécifiquement des CASEC12 et de la Mairie.
Des formulaires papiers sont donc à prévoir et à numéroter (code unique pour chaque formulaire
papier imprimé) pour permettre la réception de la plainte/question et son suivi. Un accusé réception
avec date de dépôt, « à qui s’adresser » : numéro tel, mail, adresse de réception, etc. est fourni
systématiquement. Les informations principales sur ces formulaires et accusés de réception associée
sont proposés en annexe.
Par exemple, pour la ville du Cap-Haïtien, les points possibles pour déposer une plainte ou une question
sont :
Le bureau de l’OREPA NORD. Un formulaire papier est disponible à la réception du bureau afin de
pouvoir recevoir la plainte/question. Un Accusé de réception est immédiatement fourni à la
personne.
Le bureau du CTE. Procédure identique à l’OREPA NORD.
Le bureau de chaque président de CASEC. Procédure identique à OREPA NORD.
La Mairie. Procédure identique à OREPA NORD.
Sur le chantier. Les animateur/trices seront constamment présents sur les différents sites
d’exécution des travaux. Etant donné le nombre élevé de site, le cas échéant, l’entreprise ou la
supervision contactent un des animateur/trices pour venir recueillir la plainte/question. La
supervision peut être habilité à recevoir les plaintes.
La mise en place d’un numéro de téléphone gratuit et d’une adresse mail. Ce numéro est important
car il devra aussi être inscrit sur les accusés de réception afin de permettre aux demandeurs de faire
le suivi de la plainte/question s’ils le souhaitent.
En complément de ces points de dépôt et en lien avec le PDPP d’autres modalités de dépôt pourront
être proposés comme par exemple la tenue d’une émission radio ou télévision une fois par semaine
permettant un échange en direct la population. Les questions ou plaintes sont ensuite enregistrées
dans le système.
L’enregistrement et catégorisation
L’enregistrement consiste à l’inscription de la plainte ou de la question dans le système informatique.
Les animateur/trices passent régulièrement ou à la demande de la réception pour récupérer le
formulaire et l’enregistrer dans le système informatique afin de démarrer le traitement de la
plainte/question.
Les plaintes/questions reçues sont par les animateur/trices sont immédiatement enregistrées sur le
système informatique au moyen de tablette informatique et un reçu papier est immédiatement
imprimé par l’animateur/trice au moyen d’une imprimante thermique portable. Ce reçu est fourni au
demandeur.
Un critère de priorité sera associé par l’animateur à la plainte (selon sa propre analyse ou
recommandation de sa hiérarchie) : urgente ou normale. En cours de traitement ce statut pourra être
changé, soit par le niveau supérieur de traitement soit parce que le délai de traitement normal est
dépassé.
Le délai maximal acceptable entre la réception de la plainte et l’enregistrement est de deux jours
ouvrés entre la date de dépôt (accusé de réception) et la date d’enregistrement dans le système faisant
12
Conseil d’Administration de la Section Communale
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foi.
Le fichier ainsi enregistré est anonymisé pour la suite du traitement. Le format définitif sera décidé
ultérieurement avec la conception du système informatique.
Le traitement et la procédure d’escalade
Le traitement des plaintes se fait chronologiquement par date de réception. Les plaintes
étiquetées « urgente » sont traitées en priorité. Attention, celui qui enregistre la plainte n’est pas
nécessairement celui qui traite la plainte.
Le niveau de traitement de la plainte/question dépend de la nature ou de la gravité de la plainte.
Celle-ci est évaluée par la personne en charge du traitement en lien avec le niveau supérieur. Si la
personne traitant la plainte/question estime que le niveau supérieur est nécessaire, celle-ci transfère
la plainte/question au niveau supérieur et le renseigne le système informatique. Pour un meilleur suivi,
le transfert du dossier se fait informatiquement au travers du système informatique.
La réponse est nécessairement écrite et elle doit être signée par le chef de projet ou son
représentant habilité. Ainsi le niveau de direction sera systématiquement informé des
plaintes/questions et réponses faites.
Le traitement et la procédure d’escalade :
1er niveau : Le receveur. Dans le cas où la demande est une question contenue dans la FAQ (voir
paragraphe FAQ) celui qui reçoit la question peut répondre directement à la personne sur la des
réponses contenues dans le « flyer FAQ », le flyer peut être fourni à la personne. La demande et la
réponse sont tout de même enregistrées pour assurer le suivi du mécanisme.
2ème niveau : L’animateur/trice. Pour les questions ou les plaintes simples l’animateur/trice prépare
la réponse et la soumet au niveau supérieur pour validation puis signature. Les questions/plaintes
complexes sont transmises au niveau supérieur.
3ème niveau : Le/La coordonnateur/trice social(e). Même principe que l’animateur/trice.
4ème niveau : Le chef de projet. La réponse est nécessairement signée par le chef de projet ou son
représentant habilité. Le représentant habilité peut être par exemple le/la coordonnateur/trice
social(e).
Dans l’attente de la réponse officielle toute personne en faisant la demande, peut demander où en
est le traitement de sa plainte. Le système informatique doit permettre de savoir si la plainte a été
enregistrée, à quel niveau de traitement elle en est. Pour cela la personne communique le numéro de
référence indiqué sur l’accusé de réception de dépôt de plainte/question. Lors du processus de
recherche seul le statut de la demande est accessible. Les informations personnelles et le contenu de
plainte/demande ne sont pas accessible.
Le délai de traitement d’une plainte/question ne doit pas dépasser 22 jours ouvrés.
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Si à tout moment il doit être possible de suivre la plainte/question dans la base de données,
l’anonymat n’est jamais dévoilé dans le processus de traitement. La personne en charge du traitement
n’a pas accès aux informations personnelles du demandeur ou plaignant mais uniquement au contenu
de la plainte/question.
La transmission de la réponse et l’archivage
L’anonymat sur la demande ne peut être levé qu’après enregistrement de la réponse dans le
système. Seuls les niveau 3 et 4 de la procédure ont accès au nom de la personne associé au code à la
plainte ou à la question mais celui-ci n’est pas communiqué pour le traitement.
La réponse est transmise par l’animateur/trice dans un délai de 2 jours ouvrés maximum après
traitement. Les réponses, écrites, sont toujours signées par le chef du projet ou par son représentant
habilité.
La réponse est remise contre accusé de réception par la personne. La réponse transmise et reçue
est enregistrée dans le système informatique. Le système doit prévoir la date à laquelle la réponse est
signée (la date de signature faisant foi) et la date à laquelle la réponse est reçue par le demandeur (la
date de l’accusé de réception faisant foi). La plainte/question est alors close et est archivée dans la base
de données.
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7.2.3.3
Synthèse
Figure 7-3 : Schéma résumant la procédure du mécanisme de gestion des griefs
7.2.3.4
Cas particulier
Le cas échéant si les mesures des atténuations prévues ne sont pas suffisantes, l'agence d’exécution
devra élaborer un Plan de restauration des moyens d'existence (PRME) avant le commencement des
travaux, tel que stipulé dans l’Analyse Environnementale et Sociale (AES) du projet.
7.2.3.5
La FAQ
La Foire aux questions (FAQ) est une liste faisant la synthèse des questions récurrentes et des
réponses associées. Cette liste est ensuite imprimée sous forme de flyer et un stock est disponible à
chacun des points fixes identifiés pour soumettre une plainte/question.
Ce système permettra de répondre très efficacement à certaines questions. Pour cela, la liste des
questions doit régulièrement être mise à jour afin de la compléter tout au long des travaux. Cette sera
donc basée sur l’analyse du système. Elle sera préparée par le/la coordonnateur/trice social(e) et
soumis à validation du chef de projet.
Les questions et réponses faites doivent tout de même être enregistrées dans la base de données
pour assurer un suivi général du mécanisme. Un enregistrement simplifié peut être prévu.
7.2.4 Surveillance
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Le mécanisme de gestion des griefs sera évalué sur la base des indicateurs présentés dans le 0.
Un rapport d’analyse sera produit trimestriellement par le/la coordinateur/trice social(e) de l’OREPA
Nord. Ce rapport permettra de proposer des améliorations sur le mécanisme et/ou sur les structures
du personnel impliqué dans la mise en œuvre du mécanisme. Cette analyse permettra également de
mettre à jour la FAQ.
Outre l’utilisation et l’efficacité du système, les indicateurs doivent également permettre de suivre
la diffusion et la connaissance du mécanisme de gestion des griefs. A cette fin, une enquête sera menée
auprès de ménage sélectionné aléatoirement et devra permettra de test ces personnes sur leur
connaissance d’un système (savent-ils si un mécanisme existe ?) et de son fonctionnement (où déposer
une plainte/question ?). Cette enquête sera menée par les animateurs/trices sous la supervision de
coordinateur/trice social(e) de l’OREPA Nord. Il n’est pas nécessaire de mener une enquête quantitative
pour cet indicateur. Deux échantillons seront choisis pour estimer cet indicateur :
Une enquête de proximité : échantillon de 50 ménages choisi aléatoirement dans un rayon de 200m
autours d’un chantier et ;
Une enquête téléphonique : échantillon de 50 ménages choisi aléatoirement dans la liste ayant été
interrogés lors de l’enquête par l’OREPA NORD en 2017.
Tableau 7-3 : Indicateurs pour évaluer le mécanisme de gestion des griefs.
INDICATEUR
VENTILES PAR
REGULARITE
NOMBRE DES DOSSIERS (QUESTION OU PLAINTE)
- MARCHE DU PROJET ET
CHAQUE 3 MOIS
SOURCE
D´INFORMATION
SYSTEME
ENREGISTRES
LOT
DES
LE
INFORMATIQUE
NOMBRE DE FLYER IMPRIME ET DISTRIBUE
TEMPS TOTAL MOYEN POUR ENREGISTRER LE DOSSIER
TEMPS MAXIMUM POUR ENREGISTRER LE DOSSIER
TEMPS MOYENNE POUR TRAITER LE DOSSIER
TEMPS MAXIMUM TRAITER LE DOSSIER
TEMPS MOYENNE POUR TRANSMETTRE LA REPONSE
TEMPS MAXIMUM POUR TRANSMETTRE LA REPONSE
POURCENTAGE DES DOSSIERS TRAITES DANS LES DELAIS
PRESCRITS ( < 22 JOURS OUVRABLES)
POURCENTAGE DES DOSSIERS NON TRAITES DANS LES
DELAIS PRESCRITS ( > 22 JOURS OUVRABLES)
POURCENTAGE DE MENAGES QUI DEMONTRENT AVOIR
- LIEU DE RECEPTION DE LA
LANCEMENT
DE
DU MECANISME
PLAINTE
L’AO DE CHAQUE
CONNAISSANCE
DU
MECANISME
ET
DE
-
TYPE
(PLAINTE
OU
MARCHE.
QUESTIONS)
LES
- NIVEAU DE TRAITEMENT
ANIMATEUR/TRICE
(ENREGISTREMENT
ET
TRANSMISSION REPONSE)
SERONT
RESULTATS
INCLUS
DANS
UN
RAPPORT
TRIMESTRIEL
SON
FONCTIONNEMENT (DEPOT)
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Il sera nécessaire de prévoir un audit externe chaque année par la BID ou un consultant/firme
indépendant. Afin de déterminer l’efficacité qualitative du mécanisme mis en place, un échantillon de
plaintes sera sélectionné par l’auditeur afin de réaliser une visite de suivi chez les personnes et de
vérifier si oui ou non le problème a été réglé, dans quels délais mais aussi de déterminer si la prise en
charge de la question/plainte a été satisfaisant afin de proposer des mesures correctives du
mécanisme.
7.2.5 Informations essentielles pour le Formulaire des plaintes
Informations générales :
Un numéro unique identifiant le formulaire
Plainte ou d’une question?
Date
Nom de la personne recevant la plainte/question
Lieu
Information sur la personne :
Nom, prénom de la personne
Numéro de téléphone
Adresse
Email
Si ni téléphone ni adresse mail, un moyen de contacter la personne pour remettre la réponse
Le descriptif de la plainte ou la question
L’accusé de réception contenant :
Une copie de la plainte/question
Les informations sur les délais maximums de traitement et un numéro de téléphone, une adresse
mail et une adresse où trouver des informations sur le suivi de la plainte/question et les
informations nécessaires à avoir pour cela (numéro unique d’identification)
La signature de la personne déposant la plainte/question.
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8 Annexe 8 : Lignes directrices pour le Plan de gestion et d´adaptation
aux risques naturels
En plus du Plan de Préparation et réponses aux urgences (PPU) qui devra être réalisés dans le cadre
du PGES par l´entrepreneur des travaux sur la base des lignes directrices présentées en Annexe 4, il
sera nécessaire de préparer, pour chaque projet, durant la phase de conception, en parallèle à l´AES,
un plan de gestion et d´adaptation aux risques naturels (PGRN). Ce PGRN sera inclus à l´AES.
L´objectif du PGRN est de fournir une description des risques naturels de la zone d´étude et leur
récurrence et de proposer des mesures de mitigation sur la conception des ouvrages et durant la
construction et l´opération qui permettront d´augmenter la durabilité des ouvrages face aux risques
naturels et de limiter les impacts négatifs des ouvrages sur la vulnérabilité naturelle de la zone d´étude
face aux catastrophes.
Pour les projets classifiés B ou C, cette étude sera réalisée sous la supervision de la cellule
environnementale et sociale de l´UTE qui généralement externalisera sa réalisation à des experts
géologues. Elle comprendra les éléments suivants :
1-
Objectifs de l´étude, description du projet et de la zone d´étude
2-
Description des phénomènes naturels, récurrence et historique des catastrophes
Risques sismiques et leur conséquences (tremblements, mobilisation de failles,
liquéfaction des sols, tsunami)
Glissement de terrain
Inondation et érosion
Eaux souterraines (risques d´affaissement des sols par pompage)
3-
Evaluation et classification des risques pour le projet (faible, moyen, fort)
4-
Possibles aggravations des risques par le projet
5Mesures d´atténuation durant la conception des ouvrages, la construction et l´opération,
classifiés par risques et par secteurs.
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9 Annexe 9 : Lignes directrices pour la Supervision de l´OREPA NORD
La Cellule Environnementale et Social de l´UTE devra établir :
1- De manière hebdomadaire un rapport de suivi qui présentera les visites de supervision de
chantiers et l´état d´avancement du PDPP et du mécanisme de gestion des griefs.
2- De manière trimestrielle un rapport de gestion environnementale et sociale (RGES).
Le RGES trimestriel devra prendre en compte comme minimum les éléments suivants pour chaque
projet.
Date du rapport :
Nom de la personne responsable du rapport :
Nom du projet :
Classification du projet selon critères BID :
1 - Visites réalisées par la CES
Nombre de visites réalisées par la CES de l´UTE
Dates des visites
Dates des rapports de visite
Personnes de la CES ayant participé à la visite
Observations importantes :
2 - Evaluation des rapports mensuels de l´entrepreneur et du superviseur (RGES)
(Pour chacun des points suivants, sur la base des informations présentées par l´entrepreneur et le superviseur, évaluez au moins: i) s’il
existe des incohérences par rapport à ce qui a été trouvé lors des visites sur site, ii) si les informations de l´entrepreneur/superviseur ou
l’analyse des résultats ne sont pas claires, iii) s’il existe des écarts non détectés par l´entrepreneur/superviseur. Proposer des améliorations
et inclure des exigences pour améliorer la gestion si nécessaire.)
Exécution des plans et programmes identifiés dans le PGES :
________________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________________
Non Conformités et Résolution des Non Conformités :
________________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________________
Résultat de la mise en œuvre du PGES, indicateurs de suivi du PGES :
________________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________________
• Evaluation de la performance de l'équipe de gestion socio-environnementale et de gestion de l'hygiène et de la
sécurité :
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________________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________________
3- Parties Prenantes, suivi et résolution des griefs :
________________________________________________________________________________________
________________________________________________________________________________________
4- Conclusions y recommandations :
(Détaillez les aspects pour améliorer et évaluer la gestion en général : Détaillez les exigences obligatoires découlant du rapport
d’évaluation avec les responsables et le type de suivi qui sera donné par l’inspection, dans le cas où une amende/sanction devrait être
appliquée à l’entrepreneur, il sera nécessaire de le détailler dans cette section.)
Vous trouverez ci-dessous un résumé des propositions d’amélioration formulées tout au long du rapport,
expliquant s’il s’agit là d’une suggestion ou d’une exigence obligatoire, qui sera le responsable de sa mise en
œuvre et de quelle manière le contrôle sera effectué.
Description de
l´amélioration a
mettre en place
Suggérée ou
obligatoire
Responsable
Méthode de Suivi
Modifications éventuelles du PGES
En Annexe :
Tableau des indicateurs de suivi
Compte-rendu des visites hebdomadaires et additionnelles
PGES actualisé
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Annexe 10 : Bonnes pratiques pour les projets dans les écoles et
centres de santé
Toute intervention dans les Centres Educatifs doit comporter les éléments suivants (UNICEF,
201213) :
Des points d’approvisionnement en eau salubre, des points de lavage des mains et des
installations d’assainissement durables ;
Une formation aux compétences pratiques totalement intégrée, portant sur les pratiques
d’hygiène essentielles pour les élèves et s’appuyant sur des modalités pédagogiques
participatives ;
La sensibilisation des familles et des communautés en général.
Pour cela il est important d´établir avec le centre éducatif une stratégie de communication où seront
définis :
les partie prenantes (âge, sexe),
un programme de formation en hygiène avant, pendant et après la construction,
une conception participative des ouvrages,
des horaires de construction en adéquation avec le programme scolaire.
Pour les centres de santé, il est recommandé d´établir également une stratégie de communication
pour pouvoir définir :
les partie prenantes (âge, sexe),
un programme d´hygiène,
une conception des ouvrages participative avec le personnel médical,
des horaires de construction en adéquation avec l´ouverture du centre de santé, et respectant le repos.
13
UNICEF 2012 : Eau, Assainissement et Hygiène dans les écoles
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