Odit espesifik jesyon fon PetroCaribe: jesyon pwojè fon an te finanse, rapò 1 (janvye 2019)
Rezime — The first of the court's three reports on the management of the PetroCaribe fund, published in January 2019. It examines the projects the fund financed, contract by contract, and documents the irregularities found in how they were awarded and carried out. It is the report that opened the inquiry the second and third reports continued.
Deskripsyon Konple
The first of the court's three reports on the management of the PetroCaribe fund, published in January 2019. It examines the projects the fund financed, contract by contract, and documents the irregularities found in how they were awarded and carried out. It is the report that opened the inquiry the second and third reports continued.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
9
République d’Haïti
AUDIT SPÉCIFIQUE DE GESTION DU FONDS PETROCARIBE
GESTION DES PROJETS FINANCÉS PAR LE FONDS PETROCARIBE
RAPPORT 1
JANVIER 2019
COUR SUPÉRIEURE DES COMPTES ET DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF
CSCCA
RESUME EXECUTIF ET RECOMMANDATIONS
Résumé exécutif
Objectif des travaux
Méthodologie
Le présent rapport émane d’une
résolution en date du 1er février
2018 de l’Assemblée sénatoriale
qui demande à la CSCCA
d’effectuer un audit de gestion
des ordonnateurs du fonds
Petrocaribe sur la période allant
de septembre 2008 à septembre
2016, conformément à l’article
200 de la Constitution et du
décret du 23 novembre 2005
modifiant celui du 4 novembre
1983.
Pour se faire, le CSCCA a mené
des travaux d’audit dans le but
de s‘assurer de la saine gestion
des programmes et projets de
développement financés par le
fonds Petrocaribe. En fonction de
cet objectif, la Cour s’est
attachée à :
apprécier les résultats obtenus
et l’efficacité des dépenses
publiques consenties dans ce
cadre ;
procéder à un examen
minutieux des procédures de
passation de marchés,
d’engagements contractuels et
de gestion des projets et/ou
activités financés à partir de
Petrocaribe;
identifier d’éventuelles failles
dans l’exécution des projets et
activités financés à l’aide de
ces fonds ;
relever les écarts
administratifs, irrégularités et
anomalies touchant à la mise
en œuvre de ces projets et des
activités correspondantes ;
relever le niveau de
conformité, de légalité, de
validité et de sincérité des
opérations entreprises dans le
cadre de ce financement ;
Dans le cadre de cette mission d’envergure, la Cour a structuré sa
démarche méthodologique autour des points qui suivent :
2
D’abord, elle a mis en place plusieurs commissions de vérification.
Celles-ci avaient pour mandat de réaliser des entrevues auprès de
gestionnaires et/ou de professionnels des institutions auditées dans
leur processus de récolte des informations sur chaque projet financé à
partir du fonds Petrocaribe, et ce, pour la période allant de septembre
2008 à septembre 2016.
De plus, la Cour a analysé divers documents ainsi que des données
provenant de différents systèmes d’information des institutions
impliquées dans la gestion des fonds Petrocaribe. Il s’agit notamment :
Des résolutions de décaissement autorisées par le Conseil
d’administration du Bureau de Monétisation des Programmes
d’Aide au Développement (BMPAD).
Des virements provenant des comptes bancaires du fonds
PetroCaribe domiciliés à la Banque de la République d’Haïti
(BRH) et à la Banque Nationale de Crédit (BNC).
Des projets de développement élaborés par les ministères
sectoriels et les organismes autonomes ainsi que les contrats
afférents à ces projets.
Les décaissements autorisés par le Ministère de l’Économie et
des Finances (MEF) vers les ministères sectoriels ainsi que les
organismes autonomes pour mettre en œuvre les projets.
Enfin, les commissions ont comparé la gestion des projets des
institutions auditées avec les bonnes pratiques reconnues en matière
de gestion de projet.
Limites du travail
La CSCCA s’était engagée à procéder à une analyse approfondie de
l’ensemble des projets d’investissement et des contrats y afférents
financés à partir du fonds Petrocaribe pour la période allant de
septembre 2008 à septembre 2016.
Outre les projets autorisés par les quatorze (14) résolutions prises en
Conseil des Ministres sous six (6) gouvernements différents, la Cour a
décidé d’analyser aussi les projets d’investissement et les contrats liés
au fonds Petrocaribe, mais non autorisés par une résolution. Ainsi, dès
contrôler et indiquer la
destination, la sincérité et la
réalité des décaissements faits
à partir des fonds Petrocaribe;
identifier à partir des
mécanismes de gestion des
projets à financement
Petrocaribe les niveaux de
responsabilités des
gestionnaires des fonds en
question ;
mettre éventuellement à la
disposition d’autres organes
juridictionnels et administratifs
des données d’appréciation
objectives sur la gestion des
ressources du Programme
Petrocaribe;
proposer des
Recommandations propres à
renforcer l’efficacité et la
transparence des dépenses
publiques.
le 20 avril 2018, elle a sollicité du Gouvernement des informations y
relatives. Sans résultat.
Des lettres avaient été adressées aux institutions ayant bénéficié des
fonds de Petrocaribe et à la Banque de la République d’Haïti (BRH) et
des Commissions de vérificateurs avaient été déployées dans la
plupart de ces institutions. Mais très peu d’informations avaient été
fournies à la Cour pour les deux types de projets. Suite à des lettres de
rappel et à des rencontres avec les principaux responsables des entités
publiques concernées par la gestion du fonds Petrocaribe, un nombre
important de documents ont été rendus disponibles en décembre 2018
et en janvier 2019.
Face à la lenteur et à la difficulté d’obtenir la majorité des documents
en lien avec lesdits projets, la Cour a choisi d’auditer et de produire un
rapport concernant systématiquement tous les projets pour lesquels les
dossiers complets lui ont été soumis par les institutions concernées.
Les autres documents et données qui avaient été transmis à la Cour
après le 15 janvier 2019 font l’objet de traitement présentement. La
CSCCA, par des lettres de relance et d’autres moyens, continue sans
relâche de requérir des institutions concernées par ces projets
communication de tous les dossiers y relatifs pour pouvoir les analyser
tous et présenter en avril un deuxième rapport afin que l’audit couvre
toute la période allant de septembre 2008 à septembre 2016.
De même, la Cour se donne pour tâche de produire, en juin 2019 au
plus tard, un rapport portant sur la gouvernance du Fonds Petrocaribe
et la dette de la République d’Haïti envers le Vénézuela au 30
septembre 2016 afin de favoriser une plus grande transparence dans
la gestion publique.
Résultats de l’audit
Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre axes, soit la
gestion de projet, le processus d’octroi des contrats, l’exécution des
travaux et la fermeture du projet. Toutefois, la Cour a présenté les
résultats par institutions afin de circonscrire les responsabilités des uns
et des autres.
La Cour présente ci-dessous les principaux constats faits lors de l’audit.
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Bureau de
Monétisation du Programme d'Aide au Développement
(BMPAD). La Cour a procédé à l’analyse des 2 projets du BMPAD.
Il appert que ces projets n’ont pas été mis en œuvre de facon
efficiente, efficace et économique. En effet, plusieurs irrégularités ont
été constatées, notamment celles ayant causées des préjudices au
projet et à la communauté, celles au cadre réglementaire et aux
bonnes pratiques et enfin des irrégularités de nature administrative.
Exemples d’irrégularités ayant causé des préjudices au projet et
à la communauté :
3
Le décaissement d’un montant supérieur à la valeur réelle
des prestations fournies dans le cas d’un contrat, a causé
un préjudice évalué à 22 429 577,61 Gdes dans le cadre du
projet « d’électrification par lampadaires solaires », (#2.1.1).
La non documentation et l’absence de justification
pertinente sur l’utilisation des frais de gestion relatifs au suivi
et évaluation du projet « d’électrification par lampadaires
solaires », (#2.1.1).
Exemples d’irrégularités au cadre réglementaire de gestion :
L’absence d’estimation rigoureuse des besoins et des coûts
démontrant une mauvaise planification du projet. C’est le cas avec
le projet « d’électrification par lampadaires solaires », (#2.1.1) ainsi
que le projet sur la « construction de silos de stockage pour sécurité
alimentaire » (#2.1.2).
Exemples d’irrégularités de nature administrative :
Le non-respect des dispositions de la loi du 10 juin 2009 fixant les
règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions
d’ouvrage de service public a été observé dans le cas du projet
« d’électrification par lampadaires solaires » (#2.1.1), et le projet sur
la « construction de silos de stockage pour sécurité alimentaire »
(#2.1.2).
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Ministère des
Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC). La
Cour a analysé 20 projets sur 142 représentant une valeur de 218
129 224,98 USD, soit plus de 31 % des budgets révisés des 14
résolutions. Il appert que ces projets n’ont pas été mis en œuvre de
façon efficiente, efficace et économique. En effet, plusieurs
irrégularités ont été constatées, notamment celles ayant causé des
préjudices au projet et à la communauté, celles au cadre
réglementaire et aux bonnes pratiques et enfin des irrégularités de
nature administrative.
Exemples d’irrégularités ayant causé des préjudices au projet et
à la communauté :
4
Des paiements sans justification des factures sans justification,
c’est le cas dans la mise en œuvre des projets suivants : «
Réhabilitation des rues au Cap-Haïtien : phases 1 et 2 » (#2.1.1
; #2.1.2 et #2.13); «Construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache»
(#2.2.5); «Construction d’un pont sur la rivière Grande à Marigot
et Pérédo» (#2.2.13); Construction du pont sur la rivière
Voldrogue (#.2.15) et du «Drainage/Nord-Est» (#2.2.24).
Arrêts des travaux non justifiés, et ce, malgré les paiements
effectués, c’est le cas dans les projets suivants : Construction de
l’Aéroport international des Cayes (#2.2.4) ; Construction de
l’Aérogare de l’Île-à-Vache (#2.2.5) ; Réhabilitation et
construction de la route Cayes-Jérémie (#2.2.6).
Absence des acomptes progressifs permettant d’établir si les
délais d’exécution ont été respectés et, s’il y a lieu, d’établir en
cas de retard des pénalités à payer, c’est le cas dans les phases
1 et 2 de la « Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien », de la «
Réhabilitation et construction de la route Cayes-Jérémie »
(#2.2.6) et de la « Réhabilitation route Laboule 12 – KenscoffOuest » (#2.2.8).
Une utilisation des soldes restants questionnable, C’est le cas
dans le projet de « Construction d’un pont sur la rivière Grande à
Marigot et Pérédo » (#2.2.13).
Exemples d’irrégularités au cadre réglementaire de gestion :
Document de réception provisoire ou de réception définitive du
chantier inexistant, c’est le cas lors de la mise en œuvre des
projets suivants : « Réhabilitation des rues au Cap-Haïtien
(Phase 1 et 2) » (#2.1.1/2.1.2); la «Construction de l’Aéroport
international des Cayes» (#2.2.4); la «Réhabilitation route
Laboule 12 – Kenscoff-Ouest« (#2.2.16) et de la «Réhabilitation
de la route Miragoane–Petite-Rivière de Nippes» (#2.2.16).
Dépassement de délai de livraison, c’est le cas dans les projets
suivants : « Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 1) »
(#2.1.1); la «Réhabilitation et construction de la route CayesJérémie» (#2.2.6).
Non-application des règles coercitives prévue dans les contrats
(pénalités, délai, remboursement des avances, etc.), c’est le cas
dans les projets suivants : Construction du pont Roseaux
(#2.2.12) ; Construction d’un pont sur la rivière Grande à Marigot
et Pérédo (#2.2.13); Construction du pont sur la rivière Voldrogue
(#2.15); Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien et ses environs
(#2.2.3);
Exemples d’irrégularités de nature administrative :
Dossiers mal archivés : c’est le cas dans la mise en œuvre de la
« Réhabilitation des rues au Cap-Haïtien (Phase 2) » (# 2.1.1) ;
de la « Réhabilitation et construction de la route Cayes-Jérémie
» (#2.2.6)
; Réparation du Port des Cayes (# 2.2.7);
Réhabilitation route Laboule 12 – Kenscoff-Ouest.
Information de gestion déficiente : la « Construction de l’Aéroport
international des Cayes » (2.2.4); Réhabilitation et construction
de la route Cayes-Jérémie (#2.2.16); Réhabilitation de la route
Miragoane–Petite-Rivière de Nippes (#2.2.8).
Absence de procédure de contrôle notamment dans les
approbations des paiements des factures (Réhabilitation du
tronçon Miragoane – Petite-Rivière de Nippes) (#2.2.8) et la «
Réhabilitation et construction de la route Cayes-Jérémie »
(#2.3.16).
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Ministère de la
Planification et de la Coopération Externe (MPCE). La Cour a
procédé à l’analyse des 17 projets. Il appert que ces projets n’ont
pas été mis en œuvre de façon efficiente, efficace et économique.
En effet, plusieurs irrégularités ont été constatées, notamment celles
ayant causé des préjudices au projet et à la communauté, celles au
cadre réglementaire et aux bonnes pratiques et enfin des
irrégularités de nature administrative.
Exemples d’irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à
la communauté :
5
Mauvaise définition des besoins des projets par le MPCE, ce
qui a un impact sur les coûts des travaux qui augmentent soit
directement par des avenants soit indirectement par les retards
occasionnés dans l’exécution des projets.
La signature du contrat et certains décaissements ont été faits
bien avant le vote de la résolution, c’est notamment le cas du
projet « Réhabilitation Route Hasco / La Saline / Base Navale
Amiral Killik » (#2.3.1); la « Construction du Lycée Alexandre
Pétion » (#2.3.3), ou la « Rénovation urbaine de la ville des
Gonaïves » (#2.3.7).
Exemples d’irrégularités au cadre réglementaire de gestion :
Dans le cadre du projet « Réhabilitation Route Hasco / La
Saline / Base Navale Amiral Killik » (#2.3.1), la Cour a relevé
que le dossier du prestataire ne comporte pas les éléments
exigés par le cadre règlementaire, notamment les statuts et de
la société, la résolution de la nomination des dirigeants et la
composition des actionnaires ainsi que le Quitus Fiscal.
Exemples d’irrégularités de nature administrative :
6
Manque criard d’organisation concernant l’archivage des
dossiers relatifs aux projets exécutés par le MPCE. Il n’est
pas aisée de retracer la documentation contenue dans les
dossiers des projets et contrats supportant la démarche
d’analyse technique et financière.
Par rapport aux projets le Ministère de l'Agriculture, des
Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR).
La Cour a procédé à l’analyse de 9 projets. Il appert que nombre de
ces projets n’ont pas été mis en œuvre de facon efficace et
économique. Plusieurs irrégularités ont été constatées, notamment
des irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques
ainsi que des irrégularités de nature administrative.
Exemples d’irrégularités ayant porté un préjudice au projet et à la
communauté :
Augmentation surprenante du budget pour la mise en œuvre du
projet, c’est le cas notamment lors de la mise en œuvre de la «
Réhabilitation des Infrastructures de drainage de la
Rouyonne/Léogane (# 2.5.3)»;
Utilisation questionnable des fonds prévus pour la mise en œuvre
d’un projet, c’est le cas dans les projets suivants : Réhabilitation
du système d'irrigation de la plaine du Cul de sac (#2.5.2) ;
Réhabilitation des Infrastructures de drainage de la
Rouyonne/Léogane (# 2.5.3);
Attribution de contrat non adéquate et parfois soupçon de
favoritisme dans l’octroi du contrat, c’est le cas dans les projets
suivants : Réhabilitation du système d'irrigation de la plaine du
Cul de sac (#2.5.2) ; Appui à la mécanisation de l’agriculture
(#2.5.4);
Exemples d’irrégularités au cadre réglementaire de gestion :
La non-application des règles coercitives prévu dans les contrats
(pénalités, délai, remboursement des avances, prélèvement de
l’acompte de 2%, etc.) c’est le cas dans les projets suivants :
Relance de la Production Agricole (#2.5.1) ; « Réhabilitation des
Infrastructures de drainage de la Rouyonne/Léogane (# 2.5.3);»
Réhabilitation du système d'irrigation de la plaine du Cul de sac
(#2.5.2) Appui à la mécanisation de l’agriculture (#2.5.4);
Exemples d’irrégularités de nature administrative :
Réhabilitation des Infrastructures de drainage de la
Rouyonne/Léogane (# 2.5.3) ; Réhabilitation du système d'irrigation
de la plaine du Cul de sac (#2.5.2) Appui à la mécanisation de
l’agriculture (#2.5.4);
Par rapport aux projets mis en œuvre par le Ministère du
Tourisme. La Cour a procédé à l’analyse des 9 projets composant
le Plan spécial des Cayes. Il appert que ce projet n’a pas été mis en
œuvre de facon efficace et économique. Plusieurs irrégularités ont
été constatées, notamment des irrégularités au cadre réglementaire
et aux bonnes pratiques ainsi que des irrégularités de nature
administrative.
7
Exemples des irrégularités ayant porté un préjudice au projet et à la
communauté
Attribution de contrat non adéquate et parfois soupçon de
favoritisme dans l’octroi du contrat, c’est le cas dans les projets
suivants : Construction d’une gare routière » (2.6.1); projet de
«Construction d’un Port Touristique des Cayes» (2.6.2); Travaux
de BBQ- Centre Sportif-Marché jeudi (2.6.3); Parc de stockage
du marché Container» (2.6.4); «Construction École
Fondamentale de Débouchette » (2.6.5); Préparation de Sol à
Vernet (#2.6.6); «l’installation de 20 lampadaires dans le
département du Sud» (2.6.7);
Absence des acomptes progressifs permettant d’établir si les
délais d’exécution ont été respectés et, s’il y a lieu, d’établir en
cas de retard des pénalités à payer, c’est le cas dans projet de «
Construction d’une gare routière » (#2.6.1); Travaux de BBQCentre Sportif-Marché jeudi (#2.6.3); Parc de stockage du
marché Container» (#2.6.4); «Construction École Fondamentale
de Débouchette » (2.6.5); Préparation de Sol à Vernet (#2.6.6)
«l’installation de 20 lampadaires dans le département du Sud»
(#2.6.7) l’Aménagement du marché Touristique des Cayes
(#2.6.8);
Exemples d’irrégularités au cadre réglementaire de gestion :
Le non-application des règles coercitives prévu dans les contrats
(pénalités, délai, remboursement des avances, etc.) c’est le cas
dans les projets suivants : Construction d’une gare routière
(#2.6.1) ; Construction d’un Port Touristique des Cayes (#2.6.2) ;
Construction École Fondamentale de Débouchette (#2.6.5);
Préparation de Sol à Vernet (#2.6.6) «l’installation de 20
lampadaires dans le département du Sud (#2.6.7)
l’Aménagement du marché Touristique des Cayes (#2.6.8).
Exemples d’irrégularités de natures administratives :
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Les dossiers mal archivés, c’est le cas dans les projets suivants
: Travaux de BBQ- Centre Sportif-Marché jeudi (#2.6.3) ; Parc de
stockage du marché Container (#2.6.4) ; Construction École
Fondamentale de Débouchette » (#2.6.5) ; Préparation de Sol à
Vernet (#2.6.6), Installation de 20 lampadaires dans le
département du Sud (#2.6.7); Aménagement du marché
Touristique des Cayes (#2.6.8);
Recommandations
La CSCCA a formulé des
Recommandations aux
entités audités. Celles-ci
sont présentées en partie
ci-contre.
Recommandation(s) au Bureau de Monétisation du Programme d'Aide au
Développement (BMPAD)
Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de savoir
s’il y a matière à poursuite pour des irrégularités ayant causés des
préjudices aux projets et à la communauté. Notamment pour le projet
« d’électrification par lampadaires solaires ».
❶
Que la Direction générale du BMPAD se dote de mécanismes lui
permettant de planifier adéquatement ses projets. Ceci passe par une
évaluation des besoins et une estimation rigoureuse des coûts de sorte
que ces projets bénéficient de tout l’encadrement et du suivi qui
s’imposent à l’étape de leur planification.
❷
❸ La Direction générale du BMPAD doit revoir sa gestion contractuelle
afin que, conformément à la réglementation sur les Marchés publics, le
recours à l’appel d’offres ouvert soit privilégié lorsque des situations
d'urgence ne s'appliquent pas.
Recommandations en lien avec les projets exécutés par le Ministère des
Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
❶ Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de
savoir s’il y a matière à poursuite pour des irrégularités ayant
causés des préjudices aux projets et à la communauté. Notamment
pour les projets suivants :
Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 1; Phase 2, et
extension)
Travaux de reconstruction de l’Aérogare des Cayes et ceux de
l’Aérogare de l’Île-à-Vache
Réhabilitation et la construction de la route Cayes-Jérémie
Réhabilitation de la route de Kenscoff (tronçon Laboule 12 –
Kenscoff/ tronçon Pétion-Ville – Laboule 12)
Construction du pont sur la rivière Grande à Mérigot et Pérédo
Construction du pont sur la rivière Gauche
Construction du pont sur la rivière Voldrogue
Réhabilitation du tronçon Miragoane–Petite-Rivière de Nippes
Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) –
Bigot (Gonaïves)
❷Que le MTPTC améliore son suivi des éléments figurant dans un
contrat à l’égard de :
la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci
correspondent à ceux qui étaient prévus dans le contrat ;
l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du
fournisseur ;
la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
❸Que le MTPTC obtienne toujours les autorisations nécessaires auprès
des instances concernées avant d’engager des dépenses relatives à
un projet, et avoir la confirmation du financement par Résolution
(s’il y a lieu).
❹Que le MTPTC améliore son contrôle de qualité lors de la reception des
ouvrages.
9
Recommandation(s) au Ministère de la Planification et de la Coopération
Externe (MPCE)
❶ Dans le but de favoriser la mise en œuvre des projets qui respectent
les principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que les saines
pratiques de gestion, le Ministère de la planification et de la cooperation
externe (MPCE) doit :
❷ mettre en place des mécanismes considérant la gestion de projet
comme un exercice intégré de l'identification des besoins jusqu'à la
réception définitive, sur base d'une planification rigoureuse tenant
compte de toutes les exigences et contraintes pouvant être
raisonnablement identifiées et anticipées.
❸ appliquer en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet
en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des
dossiers ainsi que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des
échéanciers, tout en portant une attention particulière au budget
prévisionnel établi par résolution.
Recommandations au Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et
du Développement Rural (MARNDR)
❶ D’améliorer son suivi des éléments figurant dans un contrat et sur
son trôle de qualité lors de la réception des ouvrages Texte
recommandation troisième bloc.
❷ De respecter la réglementation lors de l’attribution des contrats, et ce,
même en situation d’urgence.
❸ Qu’une enquête soit ouverte pour connaitre l’utilisation d’un surplus
resté dans le projet après sa mise en œuvre complète
❹ Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour savoir
si les prêts accordés à même le budget du projet avaient été
remboursés.
Recommandations au Ministère du Tourisme (MTIC)
❶ Que le MTIC respecte la réglementation lors de l’attribution des
contrats, et ce, même en situation d’urgence.
❷ Que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion
de projet notamment en faisant un suivi des budgets et des
échéanciers, tout en portant une attention particulière au budget
prévisionnel établi par résolution.
10
11
ABRIÉVATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
CEA :
Commission Éthique et Anti-Corruption
CSSE :
Commission Sénatoriale Spéciale d’Enquête
BMPAD :
Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement
MEF :
Ministère de l’Économie et des Finances
MARNDR : Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural
MDE :
Ministère de l’Environnement
MSPP :
Ministère de la Santé Publique et de la Population
ULCBP :
Unité de Logements et de Construction des Bâtiments Publics
MPCE :
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
MTPTC :
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
MJSP :
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique
DINEPA :
Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement
CNE :
Centre National des Équipements
SEMANAH : Service Maritime et de Navigation d’Haïti
EDH :
Électricité d’Haïti
MCI :
Ministère du Commerce et de l’industrie
MENFP :
Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation Professionnelle
PNH :
Police Nationale d’Haïti
UEH :
Université d’État d’Haïti
MJSAC :
Ministère de la Jeunesse et des Sports et de l’Action Civique
12
LNBTP :
Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics
MT :
Ministère du Tourisme
ISPAN :
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National
RTNH :
Radio-Télévision Nationale d’Haïti
MAST :
Ministère des Affaires Sociales et du Travail
FAES :
Fonds d’Assistance Économique et Sociale
MICT :
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
CSCCA :
Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
DAO :
Dossier d’Appel d’Offres
CNMP :
Commission Nationale des Marchés Publics
BMSE :
Bureau du Ministre de la Sécurité Energétique
CA :
Conseil d’Administration
LNBT :
Laboratoire National des Batiments des travaux publics
SEEUR :
Service d’entretien des équipements urbains.
13
TABLE DES MATIERES
1
MISE EN CONTEXTE .................................................................................................................20
1.1. Objectif et portée de la vérification de la Cour .............................................................. 21
1.2. Obstacles rencontrés dans l’élaboration de ce rapport d’audit ..................................... 23
1.3. Méthodologie ................................................................................................................. 24
1.4. Accord Petrocaribe ......................................................................................................... 25
1.4.1. Ressources générées par le programme Petrocaribe (2008 à 2018).................. 28
1.4.2. Utilisations des ressources générées par le programme Petrocaribe................. 29
1.4.3. Fonds alloués au financement des projets de développement ........................... 30
1.5. Contexte environnemental et lois d’urgence ................................................................. 30
1.5. Contexte Sociopolitique de 2008 à 2016 ........................................................................ 33
1.6. Rôles et responsabilités des parties prenantes dans l’exécution des fonds Petrocaribe 35
1.7. Portrait des projets financés par le fonds Petrocaribe ................................................... 37
1.8. Irrégularités relevées dans la gestion des projets et contrats financés par le fonds
Petrocaribe ..................................................................................................................... 40
1.8.1. Les irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté .............. 41
1.8.2. Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion ........... 41
1.8.3. Les irrégularités de nature administrative.................................................................. 41
2
RÉSULTATS DE L’AUDIT ............................................................................................................42
2.1. Bureau de Monétisation du Programme d'Aide au Développement (BMPAD) ................ 42
2.1.1 Projet d'électrification par lampadaires solaires « Ban’m Limyè Ban’m Lavi » (BLBL) 43
Recommandations ..................................................................................................................... 49
2.1.2 Projet de construction de silos de stockage pour sécurité alimentaire ..................... 49
Recommandation ....................................................................................................................... 52
2.2. Ministère des travaux publics, transports et communication (MTPTC)............................ 52
2.2.1 Réhabilitation des rues au Cap-Haïtien (Phase 1) ......................................................... 57
Recommandations ..................................................................................................................... 59
2.2.2 Réhabilitation de rues du Cap-Haïtien (Phase 2) ........................................................... 59
Recommandations ..................................................................................................................... 61
2.2.3 Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien et ses environs .................................................. 62
Recommandations ..................................................................................................................... 65
2.2.4 Construction de l’Aéroport international des Cayes ..................................................... 66
14
Recommandations ..................................................................................................................... 71
2.2.5 Construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache ................................................................. 71
Recommandations ..................................................................................................................... 77
2.2.6 Réhabilitation et construction de la route Cayes-Jérémie ............................................. 77
Recommandations ..................................................................................................................... 82
2.2.7 Réparation du Port des Cayes ...................................................................................... 82
Recommandations ..................................................................................................................... 87
2.2.8 Réhabilitation route Laboule 12 – Kenscoff-Ouest ........................................................ 87
Recommandations ..................................................................................................................... 88
2.2.9 Entretien du tronçon Petion-Ville – Laboule 12 ............................................................ 89
Recommandations ..................................................................................................................... 90
2.2.10
Construction du pont Roseaux (170 ml) ................................................................ 90
Recommandations ..................................................................................................................... 92
2.2.11
Construction d’un pont sur la rivière Grande à Marigot et Pérédo ......................... 92
Recommandations ..................................................................................................................... 94
2.2.12
Construction d’un pont sur la rivière Gauche ........................................................ 95
Recommandations ..................................................................................................................... 96
2.2.13
Construction du pont sur la rivière Voldrogue ...................................................... 97
Recommandations ..................................................................................................................... 98
2.2.14
Réhabilitation de la route Miragoane–Petite-Rivière de Nippes ............................. 99
Recommandations ................................................................................................................... 102
2.2.15
Réhabilitation du Tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) de la
Route Nationale # 1 ........................................................................................................... 102
Recommandations ................................................................................................................... 113
2.2.16
Acquisition d’Équipements pour le Service d’Entretien des Équipements Urbains et
Ruraux (SEEUR) ................................................................................................................. 114
Recommandations ................................................................................................................... 118
2.2.17
Acquisition d’Équipements pour le centre National d’Équipements(CNE) ............ 118
Recommandations ................................................................................................................... 122
2.2.18
Publics.
Acquisition d’équipements pour le Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux
122
Recommandations ................................................................................................................... 125
2.2.19
Réhabilitation du Tronçon Route Borgne / Petit Bourg de Borgne ....................... 125
2.3. Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) ............................... 128
15
Recommandation ..................................................................................................................... 133
2.3.1 Démolition /enlèvement et gestion de décombre/débris dans le périmètre pilote de
reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince............................................................. 134
Recommandation ..................................................................................................................... 136
2.3.2. Construction du Lycée Alexandre Pétion ............................................................... 136
Recommandation ..................................................................................................................... 141
2.3.3. Travaux de construction du marché public de Jacmel ................................................ 141
Recommandation ..................................................................................................................... 143
2.3.4. Construction marché public Fontamara................................................................. 143
Recommandations ................................................................................................................... 145
2.3.5. Rénovation urbaine de la ville des Gonaïves .......................................................... 145
Recommandation ..................................................................................................................... 147
2.3.6. Réhabilitation d’urgence de la route Colladère-Cerca-Cavajal............................... 147
Recommandation ..................................................................................................................... 150
2.3.7. Rénovation urbaine a Hinche (phases I & II) drainage et adoquinage de la Ville de
Hinche .............................................................................................................................. 151
Recommandations ................................................................................................................... 154
2.3.8. Rénovation des Routes/Village Artistique Noailles Croix Des Bouquets ................ 155
Recommandation ..................................................................................................................... 157
2.3.9. Rénovation urbaine de la ville de Ennery ............................................................... 158
Recommandation ..................................................................................................................... 160
2.3.10. Construction Gare Routière et Marché Public à Miragoane (incluant la supervision)
160
Recommandations ................................................................................................................... 163
2.3.11. Travaux de Réhabilitation construction du tronçon reliant la route de Fort-Jacques
(Fermathe) à la route de Frères, via Duplan, Soisson, Meyotte, Girardeau ..................... 164
Recommandation ..................................................................................................................... 170
2.3.12. Construction du Marché Public de la Ville de l'Arcahaie ...................................... 170
Recommandation ..................................................................................................................... 172
2.3.13. Rénovation Urbaine Limbé (Financement Partiel) ............................................... 172
Recommandation ..................................................................................................................... 174
2.3.14. Réhabilitation/Construction et Aménagement d'Infrastructures sportives (Phase II)
(financement partiel) ....................................................................................................... 174
Recommandation ..................................................................................................................... 176
2.3.15. Reconstruction du Lycée Toussaint Louverture (incluant supervision) ................ 176
16
Recommandations ................................................................................................................... 179
2.4. Unité de la Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP) ..................... 180
2.5. Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
(MARNDR)..................................................................................................................... 181
2.5.1.
Relance de la Production Agricole ................................................................... 184
2.5.2.
Réhabilitation du système d'irrigation de la plaine du Cul de sac .................... 186
2.5.3.
Réhabilitation des Infrastructures de drainage de la Rouyonne/Léogane ....... 188
2.5.4.
Appui à la mécanisation de l’agriculture .......................................................... 191
2.6 Ministère du Tourisme et des industries créatives (MTIC)............................................... 195
2.6.1. Construction d'une Gare routière .......................................................................... 196
Recommandation ..................................................................................................................... 199
2.6.2. Construction du Port Touristique des Cayes .......................................................... 199
Recommandation ..................................................................................................................... 201
2.6.3. Travaux de BBQ-Centre Sportif-Marché jeudi ........................................................ 201
Recommandation ..................................................................................................................... 203
2.6.4. Parc de Stockage (Marché Container) .................................................................... 203
Recommandation ..................................................................................................................... 205
2.6.5. Construction École Fondamentale de Débouchette .............................................. 205
Recommandation ..................................................................................................................... 207
2.6.6. Préparation de Sol à Vernet ................................................................................... 207
Recommandation ..................................................................................................................... 209
2.6.7. Installation de 20 lampadaires dans le département du Sud ................................. 209
Recommandation ..................................................................................................................... 211
2.6.8. Aménagement du marché Touristique des Cayes .................................................. 211
Recommandation ..................................................................................................................... 213
2.6.9. Installation d’un Laboratoire Informatique dans les Cayes .................................... 213
Recommandations ................................................................................................................... 215
2.7 Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) ............................................................ 215
2.8 Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) ..................................................... 218
2.9 Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) ........................................................ 219
2.10
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) ............................................ 220
2.7 Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) ............................................................ 221
2.8 Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST)........................................................ 222
17
2.9 Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) ........................................................ 222
2.10 Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) ................................................ 223
2.
2.11
Ministère du Commerce et de l’industrie (MCI) ........................................................ 224
2.12
Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP/SEFP)224
2.13
Ministère de la Jeunesse et des Sports et de l’Action Civique (MJSAC) ..................... 224
2.14
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) ...................................... 224
2.15
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP).......................................... 225
2.16
Police Nationale d’Haïti (PNH) .................................................................................. 225
2.17
Centre National des Équipements (CNE)................................................................... 225
2.18
Électricité d’Haïti (EDH) ............................................................................................ 225
2.19
Radio-Télévision Nationale d’Haïti (RTNH) ................................................................ 226
2.20
SMCRS ...................................................................................................................... 226
2.21
Université d’État d’Haïti (UEH).................................................................................. 226
2.22
PRIMATURE .............................................................................................................. 226
2.23
MINISTÈRES .............................................................................................................. 226
ANNEXES ...............................................................................................................................227
ANNEXE 1
OBJECTIF DE L’AUDIT ET PORTÉE DES TRAVAUX .......................................... 227
Objectifs de l’audit................................................................................................................ 227
Portée des travaux ................................................................................................................ 229
Projets audités dans le cadre du présent rapport ................................................................. 229
Principales techniques d’audit utilisées ................................................................................ 229
Période de réalisation des travaux ........................................................................................ 230
ANNEXE 2 : MONTANT BUDGÉTISÉ ET BUDGET RÉVISÉ PAR RÉSOLUTION .......................... 231
ANNEXE 3 : SITUATION GLOBALE DES FONDS TRANSFÉRÉS AU COMPTE DU TRÉSOR DANS LE
CADRE DES PROJETS À FINANCEMENT PETROCARIBE, D'OCTOBRE 2007 AU 31 DÉCEMBRE
2016 (MONTANT EXPRIMÉ EN DOLLARS AMÉRICAINS)................................................ 232
ANNEXE 4 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 20-09-2008 ................................................... 233
ANNEXE 5 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-02-2010 ................................................... 235
ANNEXE 6 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 24-08-2010 ................................................... 237
ANNEXE 7 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 12-05-2011 ................................................... 239
ANNEXE 8 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-02-2012 ................................................... 242
ANNEXE 9 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 18-07-2012 ................................................... 246
18
ANNEXE 10 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 21-12-2012 ................................................. 250
ANNEXE 11 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-12-2013 ................................................. 259
ANNEXE 12 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 23-07-2014 ................................................. 264
ANNEXE 13 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 10-09-2014 ................................................. 267
ANNEXE 14 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 15-04-2015 ................................................. 268
ANNEXE 15 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 22-07-2015 ................................................. 275
ANNEXE 16 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 06-01-2016 ................................................. 281
ANNEXE 17 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-09-2016 ................................................. 285
19
1 MISE EN CONTEXTE
1.
Le présent rapport émane d’une résolution du 1er février 2018 de l’Assemblée sénatoriale qui
demande à la CSCCA d’effectuer un audit approfondi de la gestion du fonds Petrocaribe sur la
période allant de septembre 2008 à septembre 2016, conformément aux dispositions
constitutionnelles, légales relatives à sa mission.
2.
Donnant suite à la Correspondance (Réf. SRH/JL/P/50/079) du Président du Sénat de la
République du 26 février 2018 au Président du CSCCA lui transférant officiellement la résolution
du 1er février 2018, la Cour s’est déclarée compétente pour auditer la gestion des fonds Petrocaribe
conformément aux dispositions des articles 200 et 223, paragraphe 2 de la Constitution de la
République d’Haïti du 29 mars 19871, et de l’article 5 du décret du 23 novembre 2005 établissant
son organisation et son fonctionnement2.
3.
La République d’Haïti, à travers la Constitution du 29 mars 1987 amendée en mai 2011, fait
de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) son Institution
Supérieure de Contrôle des Finances publiques (ISC), et ce, en harmonie avec l’esprit de la
Déclaration de Lima d’octobre 1977 de l’Organisation internationale des institutions supérieures
de contrôle des finances publiques (INTOSAI), relative au contrôle indépendant des finances
publiques en vue de la réalisation efficace et crédible d’un examen minutieux de l’intendance et
de l’utilisation des deniers publics.
1
Au regard des dispositions de l’article 200, de la Constitution de 1987, la Cour « est une juridiction
financière, administrative, indépendante et autonome. Elle est chargée du contrôle administratif et
juridictionnel des recettes et des dépenses de l’État, de la vérification de la comptabilité des
entreprises d’État ainsi que de celles des collectivités territoriales ». Quant à l’article 223, paragraphe
2 de la Constitution, il se lit comme suit : « Le contrôle de l’exécution de la loi des finances est assuré
par le Parlement, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif et toutes autres
institutions prévues par la loi ».
Aux termes des dispositions de l’alinéa 13, de l’article 5 de ce décret, la CSCCA a notamment pour
attributions de « conduire toutes missions d’enquête, d’encadrement, de conseil et de consultation qui
lui sont confiées par les Pouvoirs publics ».
2
20
C’est donc en conformité avec les dispositions de l’article 200 précité de la Constitution que
4.
la CSCCA participe à la défense du droit fondamental de demander compte à tout agent public de
son administration tant comme juridiction financière que comme organe de contrôle administratif.
1.1.
5.
Objectif et portée de la vérification de la Cour
L’audit porte sur les fonds de Petrocaribe alloués au financement de projets de
développement. La période couverte par l’audit (septembre 2008 à septembre 2016) a vu se
succéder trois (3) présidents de la République. De René PREVAL (mai 2006 à mai 2011) en
passant par Michel Joseph MARTELLY (mai 2011 à février 2016) jusqu’à Jocelerme PRIVERT
(février 2016 à février 2017), les ressources générées par le programme Petrocaribe ont été utilisées
pour le financement de projets dans pratiquement tous les ministères et quelques organismes
autonomes.
6.
Les travaux d’audit menés par la CSCCA visent à s’assurer de la saine gestion des projets
d’investissement et les contrats y afférents financés à partir des fonds Petrocaribe pour la période
allant de septembre 2008 à septembre 2016. D’une part, la cour entend faire la lumière et situer
les responsabilités sur la gestion du fonds Petrocaribe en s’affirmant comme institution garante de
la surveillance du bon emploi des ressources et autres biens publics. D’autre part, son intention
première est de susciter des améliorations en matière de gestion publique et accroître la
transparence de l’Administration. Enfin, elle souhaite œuvrer pour l’instauration d’une culture de
reddition des comptes – condition essentielle pour une administration publique nationale
transparente et au service des citoyens.
7.
En fonction de cet objectif, les travaux de la Cour consistent à vérifier que :
les rôles et les responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion de ces projets sont
clairement définis et adéquatement communiqués;
les projets à financer sont sélectionnés sur la base de critères objectifs et les autorisations de
financement ont été demandées et obtenues en temps opportun;
l’évaluation des besoins, des coûts, des risques, de la rentabilité des projets et du financement
requis est documentée de façon rigoureuse;
21
le processus d’attribution et de gestion des contrats est conforme à la réglementation et aux
saines pratiques de gestion. Il favorise l’obtention de plusieurs soumissions, le traitement
intègre et équitable des concurrents, la transparence et l’économie des ressources;
les déboursés sur chaque projet respectent les clauses contractuelles et ont été effectuées en
temps opportun et les rapports y afférents sont fiables;
le suivi des projets est fait sur une base régulière et la reddition de comptes est appropriée.
8.
En d’autres termes, la Cour s’est attachée à :
a. apprécier les résultats obtenus et l’efficacité des dépenses publiques consenties dans ce
cadre ;
b. procéder à un examen minutieux des procédures de passation de marchés, d’engagements
contractuels et de gestion des projets et/ou activités financés à partir de Petrocaribe;
c. identifier d’éventuelles failles dans l’exécution des projets et activités financés à l’aide de ce
fonds ;
d.
relever les écarts administratifs, irrégularités et anomalies touchant à la mise en œuvre de
ces projets et des activités correspondantes ;
e.
relever le niveau de conformité, de légalité, de validité et de sincérité des opérations
entreprises dans le cadre de ce financement ;
f.
contrôler et indiquer la destination, la sincérité et la réalité des décaissements faits à partir
des fonds Petrocaribe;
g. identifier à partir des mécanismes de gestion des projets à financement Petrocaribe ; les
niveaux de responsabilités des gestionnaires des fonds en question ;
h. proposer des Recommandations propres à renforcer l’efficacité et la transparence des
dépenses publiques. Identifier les acteurs et les firmes la mise en œuvre des projets touchant
les fo
9.
Pour tous les gestionnaires publics autres que les ministres concernés par la gestion du fonds
Petrocaribe, la CSCCA auditera complètement leur gestion et jugera leurs comptes.
10. La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) tient à souligner à l’encre
forte dans ce rapport que certaines infractions relèvent du champ de compétence d’autres institutions
établies par la loi. De ce fait, elle n’entend pas se substituer à d’autres instances administratives et
juridictionnelles. Toutefois, à travers ce rapport, elle mettra à leur disposition des données d’appréciation
objectives sur les irrégularités relevées dans la gestion des ressources du Programme PetroCaribe.
22
11. Ce n’est donc pas à la CSCCA qu’incombe la responsabilité de se prononcer sur les infractions liées
au blanchiment de capitaux, l’enrichissement illicite, la passation illégale des marchés publics, la
surfacturation, les pots-de-vin, les commissions illicites, le trafic d’influence, le népotisme ou de réprimer
les infractions y relatives. Il s’agit d’infractions qui relèvent de la compétence d’autres institutions.
1.2.
Obstacles rencontrés dans l’élaboration de ce rapport d’audit
12. La CSCCA s’était engagée à procéder à une analyse approfondie de l’ensemble des projets
d’investissement et des contrats y afférents financés à partir du fonds Petrocaribe pour la période
allant de septembre 2008 à septembre 2016.
13. Outre les projets autorisés par les quatorze (14) résolutions prises en Conseil des Ministres
sous six (6) gouvernements différents, la Cour a décidé d’analyser aussi les projets
d’investissement et les contrats liés au fonds Petrocaribe, mais non autorisés par une résolution.
Ainsi, dès le 20 avril 2018, elle a sollicité du Gouvernement des informations y relatives. Sans
résultat.
14. Des lettres avaient été adressées aux institutions ayant bénéficié des fonds de Petrocaribe ; et
à la Banque de la République d’Haïti (BRH) et des Commissions de vérificateurs avaient été
déployés dans la plupart de ces institutions. Mais très peu d’informations avaient été fournies à la
Cour pour les deux types de projets. Suite à des lettres de rappel et à des rencontres avec les
principaux responsables des entités publiques concernées par la gestion du fonds Petrocaribe, un
nombre important de documents ont été rendus disponibles en décembre 2018 et en janvier 2019.
15. Face à la lenteur et à la difficulté d’obtenir la majorité des documents en lien avec lesdits
projets, la Cour a choisi d’auditer et de produire un rapport concernant les projets pour lesquels
les dossiers lui ont été soumis par les institutions concernées.
16. Les autres documents et données qui avaient été transmiss à la Cour après le 15 janvier 2019
font l’objet de traitement présentement. La CSCCA, par des lettres de relance et d’autres moyens,
continue sans relâche de requérir des institutions concernées par ces projets communication de
23
tous les dossiers y relatifs pour pouvoir les analyser tous et présenter en avril un deuxième rapport
afin que l’audit couvre toute la période allant de septembre 2008 à septembre 2016.
17. De même, la Cour se donne pour tâche de produire, en juin 2019 au plus tard, un rapport
portant sur la gouvernance du Fonds Petrocaribe et la dette de la République d’Haïti envers le
Venezuela au 30 septembre 2016 afin de favoriser une plus grande transparence dans la gestion
publique.
1.3.
Méthodologie
18. La Cour a structuré sa démarche méthodologique autour des points qui suivent :
1) Les différentes commissions mises en place par la Cour dans le cadre de ce mandat ont
réalisé des entrevues auprès de gestionnaires et/ou de professionnels des institutions
auditées dans leur processus de récolte des informations sur chaque projet financé à partir
du fonds Petrocaribe, et ce, pour la période allant de septembre 2008 à septembre 2016.
2) De plus, la Cour a analysé divers documents ainsi que des données provenant de différents
systèmes d’information des institutions impliquées dans la gestion de fonds Petrocaribe.
Il s’agit notamment :
1) Des résolutions de décaissement autorisées par le Conseil d’administration du
Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
composé de sept (7) membres : le Ministre de l’Économie et des Finances ; le
Ministre de la Planification et de la Coopération externe ; le Ministre du Commerce
et de l’Industrie, le Ministre des Travaux publics Transports et Communication, le
Ministre des Affaires étrangères, le Gouverneur de la Banque de la République et le
Directeur général du BMPAD.
2) Des virements provenant des comptes bancaires du fonds Petrocaribe domiciliés à la
Banque de la République d’Haïti (BRH) et à la Banque Nationale de Crédit (BNC). Ces
virements sont autorisés au préalable par le Bureau de Monétisation des Programmes
d’Aide au Développement (BMPAD), institution responsable de la gestion du fonds
Petrocaribe.
24
3) Des projets de développement élaborés par les ministères sectoriels et les organismes
autonomes ainsi que les contrats afférents à ces projets. Il en va de même de toute
autre information de gestion issue de la mise en œuvre des projets, car une fois ces
projets sont autorisés par résolution du Conseil des ministres, les ministères sectoriels
et les organismes autonomes s’assurent du suivi des procédures de passation de
marché à travers la Commission Nationale de Passation de Marché et de la Cour
Supérieur des Comptes et du Contentieux administratif pour le recrutement des firmes
d’exécution et de supervision.
4) Les décaissements autorisés par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
vers les ministères sectoriels ainsi que les organismes autonomes pour mettre en
œuvre les projets. Le MEF autorise les décaissements dans le cadre des résolutions
prises en Conseil des ministres. Tous les paiements sont traités par sa Direction
générale du Budget et sa Direction générale du Trésor et sont soumis à la signature
du Ministre des Finances.
5) Les commissions ont comparé la gestion des projets des institutions auditées avec les
bonnes pratiques reconnues en matière de gestion de projet.
1.4.
Accord Petrocaribe
19. Il importe de rappeler que c’est en juin 2005, dans le cadre de l’alliance entre les pays de la
Caraïbe et le Venezuela, qu’est mis en place l’accord Petrocaribe. Les fonds Petrocaribe que gérait
Haïti proviennent de l’accord signé entre la République bolivarienne du Venezuela et la
République d’Haïti le 15 mai 2006 et ratifié par l’Assemblée Nationale le 29 août 2006. Cet
accord, à l’origine, prévoit la fourniture à Haïti d’au moins sept mille (7 000) barils de pétrole par
jour ou leur équivalent énergétique destiné à la consommation locale. Ainsi, les ressources
provenant de la vente des produits pétroliers en provenance du Venezuela ont constitué un levier
financier non négligeable pour les gouvernements successifs entre 2008 et 2016 et même au-delà.
En particulier, elles ont permis de financer différents programmes et projets de développement.
De même, l’utilisation de ces ressources a contribué à accroître le niveau d’endettement du pays,
puisque la portion de la vente revenant à la partie haïtienne constitue un prêt préférentiel selon les
25
termes de l’accord conclu entre Haïti et le Venezuela qui est le principal créancier du pays sur le
plan bilatéral.
20. Il est précisé dans cet accord qu’il reste en vigueur pour une période d’un an et son
renouvellement est automatique pour des périodes égales et successives. Le programme a donc
démarré le 11 août 2007 lorsqu’Haïti a signé avec le Venezuela et d’autres pays membres le traité
de sécurité énergétique (TSE) Petrocaribe.
21. Selon les dispositions dudit accord, le quota dont il est fait mention plus haut peut être
augmenté sur demande du gouvernement haïtien et peut aussi varier par des circonstances
obligeant le gouvernement du Venezuela à changer le quota alloué conformément aux
spécifications de l’accord dont les termes peuvent varier en fonction des prix du cours du pétrole.
Ainsi, suite à la hausse vertigineuse des prix du pétrole en été 2008, le Venezuela décida
d’assouplir les modes de tarification du brut afin d’atténuer l’impact de la hausse des cours. Le
Président vénézuélien proposa que les membres ne paient plus que 40 % de leurs factures
pétrolières dans les quatre-vingt-dix (90) jours suivant la livraison et les 60 % restants dans un
délai de vingt-cinq (25) ans. C’est fort de cette particularité que la quantité de pétrole importée
varie d’en moyenne quatorze mille (14 000) barils par jour à partir de l’année 2008.
22. Pour rendre opérationnel l’accord Petrocaribe, les États parties s’engagent à créer et à
renforcer les sociétés mixtes binationales pour faciliter la gestion du secteur énergétique dans les
différents États. Ainsi, Petroleos de Venezuela S.A. (PDVSA) représente les intérêts de la partie
vénézuélienne et le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement
(BMPAD) créé en décembre 2007 assure la mise en œuvre de l’accord Petrocaribe du côté haïtien.
Le BMPAD sert d’interface entre le fournisseur vénézuélien PDVSA et les compagnies pétrolières
locales en Haïti. Il importe du pétrole et le revend aux dites compagnies. Pour chaque livraison,
PDVSA facture le BMPAD qui, en retour, facture les compagnies pétrolières locales. Ces
dernières doivent payer 100 % des montants facturés dans un délai maximal de 30 jours à partir
de la date de chargement des bateaux transportant les produits en Haïti. Ces paiements s’effectuent
par transfert de fonds sur le compte Petrocaribe logé à la Banque Nationale de Crédit (BNC).
23. Le produit de la vente d’une cargaison de pétrole est réparti suivant deux modalités
distinctes (portion payable immédiatement et portion dont le remboursement est différé et
26
échelonné dans le temps, encore appelée partie financement). Le pourcentage de répartition
varie suivant le prix du baril. Plus ce dernier est élevé, plus la fraction allouée à la partie financée
est élevée et vice versa (tableau 1).
Tableau 1 : Échelle de répartition des ressources financières Petrocaribe
PRIX D’ACHAT (FOB-VZLA) PAR BARIL
PORTION DU FINAN
EN DOLLARS AMÉRICAINS
CEMENT ACCORDÉ À HAÏTI
CONDITION
(Dette à long terme %)
≥ 15
5
≥ 20
10
≥ 22
15
17 ans à un taux d’intérêt de
≥ 24
20
2 % l’an, dont deux (2) années
≥ 30
25
de grâce
≥ 40
30
≥ 50
40
25 ans à un taux d’intérêt de
≥ 80
50
1 % l’an, dont deux (2) années
≥ 100
60
de grâce
≥ 150
70
Source : Accord Petrocaribe
24. En résumé, si le prix du baril de pétrole est supérieur ou égal à 15 $ US, 5 % du produit de la
vente vont alimenter les fonds Petrocaribe (payable dans un an), alors que 95 % sont payables
immédiatement à PDVSA. À l’opposé, si le prix du baril de pétrole est supérieur ou égal à 150 $
US, 30 % sont payables immédiatement à la partie vénézuélienne. Le reliquat de 70 % va
alimenter les fonds Petrocaribe et sera remboursé dans un délai de vingt-cinq (25) ans.
25. La portion payable au comptant doit être versée au Venezuela dans les quatre-vingt-dix (90)
jours conformément au connaissement de la cargaison. Aucun intérêt ne court pendant les trente
(30) premiers jours. Toutefois, un taux d’intérêt annuel de 2 % s’applique sur les soixante (60)
jours restants qui constituent ainsi la fraction dette à court terme envers le Venezuela.
26. En revanche, le paiement du solde constituant la portion restante est différé sur une période
comprise entre dix-sept (17) et vingt-cinq (25) ans, dont deux (2) années de grâce avant les
premiers remboursements assortis d’un taux d’intérêt annuel de 1 %. Cette portion est un prêt du
27
Venezuela consenti au gouvernement d’Haïti. Elle constitue la dette à long terme. C’est donc
cette partie qui sert à alimenter en ressources financières les fonds dits «Petrocaribe ».
1.4.1. Ressources générées par le programme Petrocaribe (2008 à 2018)
27. Il est donc important de déterminer ce que le programme Petrocaribe a généré comme
ressources et les principales utilisations qui en ont été faites.
28. Bien que la portée de l’audit couvre essentiellement la période de septembre 2008 à
septembre 2016, la Cour a jugé utile de s’attacher au montant des ressources générées par ce
programme jusqu’en 2018 afin de donner à l’opinion une information qui reflète la réalité du
moment.
29. Selon les données obtenues du BMPAD, du 5 mars 2008, date de réception de la première
cargaison de pétrole, au 14 avril 2018, date de réception de la dernière, au total 219 cargaisons
totalisant 43,9 millions de barils de carburant ont été livrés et commercialisés en Haïti. À ceci
s’ajoutent six3 (6) cargaisons d’asphalte et trois (3) cargaisons de mazout, donnant lieu à une
accumulation de ressources disponibles de 4,237,598,789. 12 USD répartis comme suit :
portion comptant à payer au Venezuela dans un délai de quatre-vingt-dix (90) jours :
1,978,802,105.56 USD;
portion financement disponible pour l’État haïtien et remboursable sur une période
comprise entre dix-sept (17) et vingt-cinq (25) ans : 2,258,796,683.56 US (tableau 2).
Tableau 2 : Estimation des ressources générées par le programme
Petrocaribe de mars 2008 à avril 2018
Bien que les informations fournies par le BMPAD indiquent la réception de six (6) cargaisons d’aphalte, la Cour a tout de
même constaté que le site internet du BMPAD fait mention d’un total de sept (7) cargaions d’asphalte receptionnées au 31
mars 2014.
3
28
PORTION FINANCEMENT EN
$US
PORTION COMPTANT
TOTAL
EN $US
EN $US
Carburant
2 252 974 036,59
1 969 071 812,30
4 222 045 848,89
Asphalte
1 951 056,74
3 138 581,76
5 089 638,50
Mazout
3 871 590,23
6 591 711,50
10 463 301,73
2 258 796 683,56
1 978 802 105,56
4 237 598 789,12
Total des ressources générées
de 2008 à 2018
Source : Rapport d’importation de pétrole (2008 à 2018) du BMPAD corroboré par les factures des cargaisons de pétrole de PDVSA.
30. Il faut également mentionner que, suite au séisme de 2010, le Venezuela a annulé
officiellement le montant de 395,000,000.00 USD de dette de la République d’Haïti. Cet
allègement de dette doit être considéré comme une ressource additionnelle du fonds
Petrocaribe. En effet, ces fonds qui auraient dû être payés au Venezuela constituent finalement
un apport supplémentaire de ressources destinées au financement des projets pour lequel une
reddition de compte aurait dû être faite.
1.4.2. Utilisations des ressources générées par le programme Petrocaribe
Les principales utilisations des fonds Petrocaribe concernent principalement i) le financement
des projets, ii) le remboursement de la dette, le financement des centrales électriques et les frais
de gestion du BMPAD.
Tableau 3 : Utilisations des ressources financières Petrocaribe
MONTANTS EN $US
Utilisations au 30 septembre 2016
Fonds alloués au financement des projets de développement (2008 à
2016)
Financement Budget BMPAD (cumul 2008 à 2016)
1 738 691 909,70
20 485 789,64
Financement des centrales électriques au 30 septembre 2016
612 161 711,624
Remboursement dette à long terme au 30 septembre 2016
21 882 502,87
Total des utilisations 2008 à 2016
2 393 221 913,83
Source : Données compilées à partir des États financiers obtenus du BMPAD (2008 à 2016).
Ce montant est la somme de deux composantes : la dette d’EDH (425 447 805,13 USD) et celle de SOGENER
(186 713 906,49 USD), situation au 30 septembre 2016.
4
29
1.4.3. Fonds alloués au financement des projets de développement
31. De septembre 2008 à septembre, 2016, la CSCCA a recensé 409 projets provenant des
résolutions prises en Conseil des Ministres pour une valeur de 2,238,164,040.74 milliards de
dollars américains. Suite à une série de désaffectations et de réaffectations, le budget a été
révisé à 1,738,691,909.70 USD. Selon les rapports de décaissement du BMPAD,
1,605,905,287.84 USD ont été décaissés, soit 92,4 % pour le financement des projets (tableau
4).
Tableau 4 : Montant budgétisé par résolutions et par gouvernement
N°
Résolutions
Présidence
Gouvernement signataire
Budget par
résolution en $US
Budget révisé après
affectations et
désaffectations $US
Montants
transférés par le
BMPAD
no 1
20/09/2008 PRÉVAL
Michèle DUVIVIER PIERRELOUIS
$ 197 560 000,00
$ 197 560 000,00
$197560 00,00
o
n 2
11/02/2010 PRÉVAL
Jean Max BELLERIVE
$ 163 287 848,00
$ 157 719 896,18
$157 719 896,18
o
n 3
24/08/2010 PRÉVAL
Jean Max BELLERIVE
$ 107 400 000,00
$ 94 597 097,69
$ 94 357 661,45
o
12/05/2011 PRÉVAL
Jean Max BELLERIVE
$ 108 799 883,00
$ 96 923 836,14
$ 96 923 836,14
o
n 5
28/02/2012 MARTELLY
Garry CONILLE
$ 234 956 000,00
$210 303 222,68
$210 303 222,68
o
n 6
18/07/2012 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$130 000 000,00
$96 195 625,80
$ 96 195 625,80
no 7
21/12/2012 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 374 800 000,00
$329 386 735,04
$329 386 735,05
no 8
11/12/2013 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 210 967 318,33
$164 517 228,97
$164 517 228,97
o
n 9
23/07/2014 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 141 778 568,00
$71 215 839,38
$71 215 839,38
o
n 10
10/09/2014 MARTELLY
Laurent Salvador LAMOTHE
$ 29 697 201,29
$7 000 000,00
$7 000 000,00
o
n 11
15/04/2015 MARTELLY
Evans PAUL
$ 254 423 560,00
$47 525 624,19
$ 47 525 624,90
o
n 12
22/07/2015 MARTELLY
Evans PAUL
$ 193 055 824,56
$174 308 966,07
$101 010 358,99
o
06/01/2016 MARTELLY
Evans PAUL
$ 58 169 108,56
$58 169 108,56
$ 16 204 383,67
o
28/09/2016 PRIVERT
Enex J. JEAN-CHARLES
n 4
n 13
n 14
Total
$ 33 268 729,00
$33 268 729,00
$ 15 984 874,63
2 238 164 040,74
1 738 691 909,70
1 605 905 287,84
Sources : Résolutions du Conseil des Ministres publiées dans le Moniteur, Numéro Extraordinaire (compilations des Textes
relatifs aux Fonds Petrocaribe 2006 -2018) du 24 octobre 2018 et Rapports des transferts du BMPAD.
1.5.
Contexte environnemental et lois d’urgence
32. Il est établi qu’Haïti est sujette régulièrement à des catastrophes naturelles qui causent des
dégâts énormes touchant totalement ou partiellement son territoire. La période allant de 2008 à
2016 n’a pas épargné le pays qui a connu des catastrophes assez rudes. C’est ainsi qu’après
les cyclones meurtriers qui ont frappé le pays au cours de l’été 2008, la loi du 9 septembre 2008
sur l’état d’urgence a été adoptée.
30
33. Suite au séisme de 2010, le gouvernement – se référant à la loi sur l’état d’urgence du
9 septembre 2008, décréta l’état d’urgence pour une période de quinze (15) jours le 16 janvier
2010, renouvelé par l’arrêté du 31 janvier 2010 pour une autre période de quinze (15) jours. Le
gouvernement soumit ensuite à la Chambre des députés et au Sénat de la République, un
amendement à la loi du 9 septembre 2008 qui fut voté le 15 avril 2010. Sous couvert de cette loi,
l’exécutif prit l’arrêté du 21 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour une période de dix-huit (18)
mois. Celui-ci prit fin au cours du mois d’octobre 2011.
34. Subséquemment, le 09 août 2012, un Arrêté déclarant l’état d’urgence sur tout le territoire
fut décrété pour une période d’un (1) mois. Au cours de cette année, notamment au mois
d’octobre, Haïti était frappée par l’ouragan Sandy qui causa d’énormes dégâts au pays. De
même, le 09 octobre 2015, fut signé l’Arrêté déclarant l’état d’urgence dans les Départements
du Sud, du Sud-Est, de la Grande-Anse, des Nippes, de l’Ouest et de l’Artibonite pour une
période d’un (1) mois.
35. La principale caractéristique du recours à l’état d’urgence est qu’elle permet aux
gouvernements de déroger aux normes en application. Conséquemment, le gouvernement peut,
entre autres, appliquer des procédures célères de déblocage de fonds, faire les dépenses jugées
nécessaires, désaffecter des crédits budgétaires en vue de faire face à la situation et passer des
contrats suivant des procédures diligentes relatives à la réglementation sur les marchés publics.
36. La Cour tient à faire remarquer que, conformément à l’article 7, alinéa 5, de la Loi sur l’état
d’urgence du 9 septembre 2008 et de la Loi du 15 avril 2010 portant amendement de la loi sur
l’état d’urgence du 9 septembre 2008, le gouvernement passe « les contrats qu’il juge
nécessaires selon les procédures célères prévues par la réglementation sur les marchés publics
». La réglementation sur les marchés publics est prévue dans le Décret fixant la réglementation
des marchés publics du 3 décembre 2004 et la Loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public
ainsi que dans les arrêtés d’application, notamment, l’Arrêté du 26 octobre 2009 précisant les
modalités d’application de la loi du 10 juin 2009 fixant les règles relatives aux marchés publics
et aux conventions de concession d’ouvrage de service public et celui du 25 mai 2012 sur les
seuils.
37. Cette réglementation prévoit :
1) Les procédures générales de passation de marchés publics qui sont :
31
a) L’appel d’offres ouvert (AAO) ;
b) L’appel d’offres ouvert précédé d’une pré-qualification ;
c) L’appel d’offres en deux étapes précédé d’une pré-qualification ou non.
2) Les procédures exceptionnelles de passation de marchés publics qui comprennent :
a) L’appel d’offres restreint (AOR) ;
b) Le marché de gré à gré ou par entente directe.
3) Les procédures spécifiques de passation de marchés publics qui sont :
a) Les procédures spécifiques relatives aux marchés de prestations intellectuelles
(MPI) ;
b) Les procédures spécifiques relatives aux marchés à bon de commandes (MBC) et
aux marchés de clientèle (MC).
38. Selon les procédures définies dans la réglementation sur les marchés publics, ce sont les
procédures exceptionnelles d’appels d’offres restreints et gré à gré qui correspondent le mieux
à la célérité à laquelle fait référence l’article 7, alinéa 5, de ces deux lois d’urgence susdites.
Dans le cas des contrats passés sous l’égide de la Loi d’urgence de 2008 précitée, selon l’article
12, ils « sont applicables sans le visa de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif ». De même, les mesures y relatives prises par le gouvernement sont susceptibles
de recours par devant cette dernière en tant qu’instance juridictionnelle.
39. La Cour convient donc qu’un gouvernement, dans le cadre des arrêtés relatifs à cette loi
d’urgence, puisse utiliser les procédures exceptionnelles définies dans les articles 33 à 34-3 de
la Loi du 10 juin 2009 susmentionnée. Elle souligne aussi que l’article 3, alinéa 2 de la Loi du 10
juin 2009 susdite a été abrogé par l’article 7 alinéa 5 de la Loi du 15 avril 2010 portant
amendement de la loi sur l’état d’Urgence du 9 septembre 2008 qui renvoie « aux procédures
célères prévues par la réglementation sur les marchés publics ». À noter que l’article 3, alinéa 2
de la loi de 2009 se lit comme suit : « Sont exempts des dispositions de la présente loi : 2.- les
marchés découlant de l’application de la loi sur l’état d’urgence ».
40. Toutefois, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) est
d’avis que les procédures célères auxquelles renvoie l’article 7, alinéa 5 de ces deux lois sur
l’état d’urgence, n’autorisent pas les entreprises qui ne répondent) pas aux critères définis par la
loi à accéder à la commande publique.
32
1.5. Contexte Sociopolitique de 2008 à 2016
41. Le programme Petrocaribe a été mis au service de trois Présidents : René Préval, Michel
Martelly et Jocelerme Privert, pour un total de six gouvernements. Cependant, l’accord
Petrocaribe a été signé sous la présidence de René Préval. La Cour a observé que les fonds
relatifs à Petrocaribe apparaissent pour la première fois au budget rectificatif de l’année 2009.
Cependant, selon les informations qu’elle a obtenues, avant 2012, les décisions de
décaissement sur les fonds Petrocaribe étaient exécutées de manière autonome et séparée par
rapport au programme d’investissement public (PIP). C’est à partir de l’exercice 2011-2012 que
les projets à financer sont intégrés progressivement dans le budget de la République. Depuis
2012-2013, ils sont systématiquement intégrés dans le programme d’investissement public (PIP)
établi par le Ministère de la Planification Économique et de la Coopération Extérieure (MPCE) et
au budget général. Par ailleurs, l’exécution de certains projets s’échelonne au-delà d’un exercice
budgétaire. Ceci a eu pour effet, dans de nombreux cas, qu’un même projet a souvent pu
bénéficier de rallonge budgétaire supplémentaire votée ultérieurement par le Conseil des
Ministres à travers d’autres résolutions.
42. Le tableau ci-après résume les principaux lois, arrêtés et résolutions adoptés sous les
gouvernements successifs.
Tableau 5 : Principaux lois, arrêtés et résolutions adoptés d’octobre 2008
à mars 2017
Président
Premier Ministre
Période
Principales actions législatives en lien avec l’utilisation des
ressources issues des fonds Petrocaribe.
René
PREVAL
Michèle
DUVIVIER
PIERRELOUIS
Septembre
2008 à
octobre 2009
René
PREVAL
33
Jean Max
BELLERIVE
Novembre
2009 à mai
2011
9 septembre 2008 : Adoption de la loi d’urgence.
20 septembre 2008 : Adoption de la première résolution pour un
montant budgétisé de $197 560 000.
09 septembre 2008 : Adoption de la Loi sur l’État d’urgence suite
au passage de la tempête Fay et des cyclones Gustav, Hanna et
Ike pour une période maximale de quinze (15) jours.
20 Septembre 2008 : Signature de l’Arrêté prolongeant l’état
d’urgence pour une période de quinze (15) jours allant du
26 septembre au 10 octobre 2008.
10 juin 2009 : Adoption de la Loi fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession
d’ouvrage de service public.
Ce Gouvernement a eu la responsabilité de gérer l’après-séisme du
12 janvier 2010. Ainsi, les décisions ci-après ont été prises au cours
de cette période :
16 janvier 2010 : Vote de l’Arrêté décrétant l’état d’urgence sur
toute l’étendue du territoire pour une durée de quinze (15) jours.
Président
Premier Ministre
Période
Principales actions législatives en lien avec l’utilisation des
ressources issues des fonds Petrocaribe.
Michel
MARTELLY
Jean Max5
BELLERIVE
Mai 2011 à
octobre 2011
Michel
MARTELLY
Gary CONILLE
Octobre
2011 à mai
2012
31 janvier 2010 : Vote de l’Arrêté prolongeant l’état d’urgence
déclaré le 16 janvier 2010 pour une durée complémentaire de
quinze (15) jours.
15 avril 2010 : Adoption de la Loi portant amendement de la Loi
sur l’État d’urgence du 9 septembre 2008.
20 avril 2010 : Vote de l’Arrêté prolongeant l’état d’urgence pour
une période complémentaire de dix-huit (18) mois.
11 février 2010 : Adoption d’une résolution pour un montant de
$157 719 896,18.
24 août 2010 : Adoption d’une résolution pour un montant de
$94 597 097,69.
12 mai 2011 : Vote de la résolution du 12 mai 2011 pour un
montant de $96 923 836,14.
12 mai 2011 : Vote de la résolution du 12 mai 2011 pour un
montant de $96 923 836,14.
28 février 2012 : Adoption d’une résolution pour un montant de
$210 303 222,68.
Remarques
La CSCCA a fait le constat que, pour cette résolution, c’est
le Ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR), M. Hebert DOCTEUR,
qui a signé sous le nom du Premier Ministre Gary CONILLE.
La CSCCA ne dispose pas d’informations démontrant qu’il
s’agissait d’interim, encore moins si le Premier Ministre était
absent lors de ce Conseil des Ministres.
Michel
MARTELLY
Laurent Salvador
LAMOTHE
Mai 2012 à
décembre
2014
Adoption des cinq (5) résolutions suivantes :
18 juillet 2012 : $96 195 625,80.
21 décembre 2012 : $329 386 735,04.
11 décembre 2013 : $164 517 228,97.
23 juillet 2014 : $71 215 839,38.
10 septembre 2014 : $7 000 000,00.
Les décisions ci-après ont été prises au cours de cette période :
9 août 2012 : Arrêté déclarant l’état d’urgence sur tout le
territoire national pour une durée d’un (1) mois.
Arrêté du 25 mai 2012 fixant les seuils de passation des
marchés publics et les seuils d’intervention de la Commission
Nationale des Marchés publics (CNMP).
Michel
MARTELLY
Evans PAUL
Janvier 2015
à février
2016
Adoption de trois (3) résolutions :
15 avril 2015 : $47 525 624,19.
22 juillet 2015 : $174 308 966,07.
06 janvier 2016 : $58 169 108,56.
Jocelerme
PRIVERT
Enex J.
JEANCHARLES
Mars 2016 à
mars 2017
5
28 septembre 2016 : Adoption d’une résolution pour un montant
de $33 268 729,00.
Après l’investiture du Président Michel Martelly le 14 Mai 2011, le Premier Ministre Jean Max Bellerive est
resté en fonction jusqu’au mois d’octobre 2011.
34
Graphique 1 : Montant total des résolutions budgétisées par gouvernement
Série1; ; 0; 0%
Enex J. JEAN-CHARLES
33 268 729,00
Série1; ; 0; 0%
Série1; ; 0; 0%
Série1; ; 0; 0%
Evans PAUL
280 003 698,82
Michèle DUVIVIER
PIERRE-LOUIS 197 560
000,00
Jean Max BELLERIVE
349 240 830,01
Garry CONILLE 210 303
222,68
Laurent Salvador
LAMOTHE
668 315 429,19
Série1; ; 0; 0%
Série1; ; 0; 0%
Série1; ; 0; 0%
Série1; ; 0; 0%
1.6. Rôles et responsabilités des parties prenantes dans l’exécution des fonds
Petrocaribe
43. La CSCCA distingue les instances opérationnelles, c’est-à-dire, l’ensemble des entités
ayant exercé une responsabilité ou pris des décisions dans la mise en œuvre des projets
financés à même les ressources Petrocaribe et les instances de contrôle dont le rôle consiste à
35
s’assurer que les intérêts de l’État ne sont pas lésés dans la gestion de ces fonds. Voici les
principaux rôles et responsabilités des institutions intervenant dans le cadre de Petrocaribe,
d’après les différents textes légaux et réglementaires en vigueur.
Tableau 6 : Rôles et responsabilités
Institutions
Ministères sectoriels
(Tous les ministères ont
exécuté des projets de leur
secteur)
Ministère de la Planification et
de la Coopération Externe
(MPCE)
Ministère de l’Économie et des
Finances (MEF)
Bureau de Monétisation de
Programmes
d’Aide
au
Développement (BMPAD)
36
Responsabilités en lien avec l’utilisation des ressources issues des fonds
Petrocaribe
Dans son secteur, chaque ministre :
Évalue les besoins de son secteur et fait le choix de son projet à soumettre au
Ministre de la Planification.
Participe aux conférences budgétaires avec le MEF et le MPCE afin d’arbitrer
les sommes à allouer aux projets.
Fait des arbitrages afin de distribuer les fonds entre différents projets
concurrents dans son secteur.
Passe des marchés publics et signe les contrats conformément aux lois et
règlements en vigueur.
S’assure du suivi des procédures de passation des marchés à travers la CNMP
et la CSCCA pour le recrutement des firmes d’exécution et de supervision.
Est personnellement responsable des actes qu’il signe ou contresigne en vertu
du Décret du 17 mai 2005.
Assure la gestion des projets de son secteur en tant que Maître d’ouvrage.
Réceptionne les factures des firmes d’exécution, analyse, contrôle et soumet
une requête accompagnée d’un bordereau de paiement au MPCE.
Étudie la cohérence des projets présentés par les ministères et organismes
autonomes avec le programme d’investissement public (PIP).
Participe aux conférences budgétaires avec le MEF et les ministères sectoriels
afin d’arbitrer les sommes à allouer aux projets.
Prépare le projet de résolution comprenant la liste consolidée des projets
retenus sur financement Petrocaribe à présenter en Conseil des Ministres.
Réceptionne les requêtes de paiement des ministères sectoriels (Maîtres
d’ouvrage).
Analyse le rapport d’exécution des travaux qui lui est soumis et vérifie sa
conformité. S’il se révèle non conforme, il le retourne au secteur. Si le dossier
est conforme, il soumet la requête au MEF.
Assure la Vice-présidence du Conseil du BMPAD.
Assure la tutelle ainsi que la Présidence du CA du BMPAD.
Ordonne les décaissements de fonds au BMPAD sur requête présentée du
ministre de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE).
Vérifie que le projet est régulièrement inscrit dans le budget de la République à
travers la Direction Générale du Budget (DGB).
Vérifie la conformité des montants inscrits dans la facture comparativement au
montant retenu dans le budget (DGB).
Vérifie la régularité des pièces comptables fournies (DGB).
Effectue les contrôles comptables d’usage préalables aux paiements
demandés en faveur de la firme bénéficiaire (Direction du Trésor).
Placé sous la tutelle du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et
fonctionne sous l’égide d’un Conseil d’Administration (CA) de sept (7)
membres :
Le Ministre de l'Économie et des Finances, Président
Le Ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Vice-président
Le Ministre des Affaires Étrangères et des Cultes, Membre
Le Ministre du Commerce et de l'Industrie, Membre
Le Ministre de l'Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural, Membre
Le Ministre des Travaux Publics, Transports, Communications et Énergies,
Membre
Responsabilités en lien avec l’utilisation des ressources issues des fonds
Petrocaribe
Institutions
Commission Nationale des
Marchés publics (CNMP)
Cour Supérieure des
Comptes et du Contentieux
Administratif (CSCCA)
Unité de Lutte contre la
Corruption (ULCC)
Le Gouverneur de la Banque de la République d'Haïti, Membre
Intermédiaire entre le fournisseur vénézuélien Petróleos de Venezuela S.A.
(PDVSA) et les compagnies pétrolières locales.
Exécute et supervise aussi certains des projets financés par ce prêt, mais pas
tous.
Contrôle les revenus, jusqu’à la demande de décaissement du Ministère des
Finances.
Effectue le suivi régulier et minutieux de chaque projet pour lequel il est
demandé par le MEF de transférer les fonds au compte du Trésor.
Ordonne les décaissements des projets après approbation par le MEF par
notification écrite, et cela sur la base d’une requête qui lui est présentée par le
ministre de la Planification.
Coordonne, contrôle et assure le suivi de toutes les activités relatives à la
passation des marchés publics.
Veille à la bonne utilisation des deniers publics dans le processus de passation
des marchés et de l’exécution des contrats de l’État.
Fait enregistrer à la CSCCA tous les contrats de marchés publics afin d’obtenir
l’avis de conformité de celle-ci sur lesdits contrats.
Assure la régulation et le contrôle du système de passation des marchés publics
et des conventions de concession d’ouvrage de service public.
Veille à garantir l’égalité d’accès à la commande publique et l’égalité de
traitement des dossiers de soumission à toutes les personnes physiques et
morales.
Fait rapport au Parlement de la régularité des transactions financières de l’État;
ce rapport devra être publié.
Donne son avis motivé sur tous les projets de contrats, accords et conventions
à caractère financier, commercial ou industriel auxquels l’État est partie.
Exerce le contrôle administratif et juridictionnel des ressources publiques.
Conduit toutes missions d’enquête, d’encadrement, de conseil et de
consultation qui lui sont confiées par les Pouvoirs publics.
Selon le décret du 08 septembre 2004 et son article 2, l’Unité de Lutte contre la
Corruption a pour mission de travailler à combattre la corruption et ses
manifestations sous toutes les formes au sein de l’administration publique afin
de :
Protéger les biens publics et collectifs;
Assurer l’efficacité des mesures et actions afin de prévenir, dépister,
sanctionner et éliminer les actes de corruption et infractions assimilées;
Favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique;
Moraliser l’Administration publique et la vie publique en général.
1.7. Portrait des projets financés par le fonds Petrocaribe
44. Pour rappel, un projet de développement financé par les fonds Petrocaribe devrait suivre
les étapes suivantes :
Les différents secteurs fournissent au Conseil d’Administration du BMPAD une liste de
propositions de projets à soumettre pour approbation au Conseil des Ministres.
Les projets approuvés font partie intégrante d’une résolution prise en Conseil des
Ministres. Cette résolution, une fois signée, est publiée dans Le Moniteur.
37
Pour sélectionner une firme d’exécution, le secteur portant le projet doit suivre la
procédure de passation de marchés en faisant un appel d’offres lorsque les montants
sont supérieurs ou égaux aux seuils requis par les arrêtés d’application– à moins que
ce soient des projets auxquels s’appliquent les procédures exceptionnelles d’appels
d’offres restreints ou de gré à gré prévues par les articles 33-1 et 34-2 de la Loi du 10
juin 2009 fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions
de concession d’ouvrage de service public. Pour des montants en-dessous des seuils,
l’autorité contractante peut recourir à la procédure de consultation des fournisseurs ou
de sollicitation des prix moyennant le respect des principes d’égalité de traitement des
candidats, de concurrence, de transparence, de l’éthique, d’efficacité des dépenses
publiques ainsi que des règles de la comptabilité publique (article 27-1 de cette loi et 6,
paragraphe 1, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils). Dans le cas des montants
inférieurs à huit (8) millions de gourdes, les achats publics sont effectués sur simple
mémoire ou facture tout en respectant les principes et règles susmentionnés (Article 6,
paragraphe 1, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils).
Après avoir sélectionné la firme d’exécution, le secteur signe un contrat avec celle-ci.
Les projets de contrats doivent être soumis à la CSCCA pour avis de conformité et
validés par la CNMP pour des contrats dont les montants sont supérieurs ou égaux aux
seuils.
Afin d’être payée, la firme d’exécution envoie les bordereaux au secteur avec lequel
elle a signé le contrat.
Les requêtes de décaissement sont transmises par le secteur au Ministère de la
Planification et de la Coopération Externe (MPCE).
Le MPCE fait ensuite une demande de décaissement au Ministère de l’Économie et
des Finances (MEF).
Le MEF transmet une requête de décaissement au BMPAD. Seul le MEF est autorisé
à envoyer une telle requête au BMPAD.
Le BMPAD réalise le transfert des montants requis des comptes Petrocaribe logés à la
BNC ou à la BRH à celui du Trésor Public logé à la BRH. C’est le Trésor Public qui
instruit la BRH d’effectuer les décaissements.
Tableau 7 : Nombre de projets par institution
#
38
Institutions
Nombre de
Rapport 1
Rapport 2
projets
identifiés
1
2
3
4
5
Ministère des Travaux publics, Transports et Communications
(MTPTC)
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
(MPCE)
Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics
(UCLBP)
Bureau de Monétisation du Programme d’Aide au
Développement (BMPAD)
Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR)
142
20
122
91
17
74
12
1
11
2
2
0
11
9
2
6
Ministère du Tourisme et de l’industrie (MTIC)
1
1
0
7
Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
7
0
7
8
Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST)
2
0
2
9
Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES)
2
0
2
10
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
1
0
1
11
Ministère du Commerce et de l’industrie (MCI)
4
0
4
1
0
1
3
0
3
12
13
Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation
Professionnelle (MENFP)
Ministère de la Jeunesse et des Sports et de l’Action Civique
(MJSAC)
14
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)
3
0
3
15
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP)
1
0
1
16
Police Nationale d’Haïti (PNH)
2
0
2
17
Centre National des Équipements (CNE)
1
0
1
18
Électricité d’Haïti (EDH)
2
0
2
19
Radio-Télévision Nationale d’Haïti (RTNH)
1
0
1
20
SMCRS
1
0
1
21
Université d’État d’Haïti (UEH)
2
0
2
22
Primature
1
0
1
23
Fonds d’expropriation des Ministères
1
0
1
N.B : Le tableau ci-dessus reproduit les informations figurant dans les différentes résolutions, cependant les désaffectations
renvoient à la présentation d’un autre tableau qui apparaitra dans le 2 ème rapport. De plus certaines résolutions n’indiquent
pas les noms des Institutions bénéficiaires.
45. Pour se doter d’infrastructures de qualité tout en respectant les budgets établis, les bonnes
pratiques en la matière suggèrent de suivre certaines étapes clés de la gestion de projet et de la
gestion contractuelle.
46. D’abord, il est nécessaire d’élaborer un plan d’affaires comportant entre autres les éléments
suivants :
39
la définition des besoins et leur justification;
le recensement et l’appréciation des risques;
la définition claire des rôles et des responsabilités de chacune des parties prenantes;
l’évaluation rigoureuse des coûts et de la rentabilité du projet;
l’échéancier et la structure de financement envisagés.
47. Ensuite, toutes les autorisations nécessaires doivent être obtenues en temps opportun, et
ce, en ce qui concerne tant le projet initial que les modifications qui y sont apportées. Enfin, un
suivi régulier des paramètres prévus dans le plan d’affaires doit être effectué et communiqué aux
instances appropriées.
48. De plus, il importe de respecter la réglementation en matière de passation des marchés
publics et de la gestion contractuelle. Celle-ci prévoit certains principes fondamentaux, comme
la transparence du processus de gestion contractuelle, le traitement intègre et équitable des
concurrents ainsi que la reddition de comptes fondée sur l’imputabilité des dirigeants
d’organismes publics et sur la bonne utilisation des fonds publics.
49. La réglementation énonce aussi des exigences claires, dont l’obligation de procéder à une
procédure d’appels d’offres ouverts (AOO) pour les contrats dont les montants sont supérieurs
ou égaux aux seuils. Elle prévoit toutefois des cas d’exceptions, qui permettent alors à un
organisme public de conclure un contrat de gré à gré ou par appels d’offres restreints. Il peut être
recouru à la procédure de consultation de fournisseurs ou de sollicitation directe lorsque les
montants sont en-dessous des seuils.
1.8. Irrégularités relevées dans la gestion des projets et contrats financés par le
fonds Petrocaribe
50. La Cour examine la légalité et la régularité des recettes et dépenses et s’assure de la bonne
gestion financière. Ce faisant, elle signale en particulier toute irrégularité.
Le contrôle des recettes s’effectue sur la base des constatations comme des
versements des recettes au Trésor Public.
Le contrôle des dépenses s’effectue sur la base des engagements comme des
paiements.
51. Le manuel d’audit de la CSCCA définit l’irrégularité comme toute violation d’une disposition
du droit résultant d’un acte ou d’une omission d’un opérateur économique qui a ou aurait pour
effet de porter préjudice au budget général ou à des budgets spéciaux soit par la diminution ou
la suppression de recettes provenant des ressources propres, soit par une dépense indue.
40
52. Dans le cadre de la présente mission d’audit, la CSCCA a regroupé les irrégularités
constatées en trois (3) catégories :
Les irrégularités administratives.
Les irrégularités réglementaires et aux bonnes pratiques de gestion.
Les irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté.
1.8.1. Les irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
53. Il s’agit des cas d’irrégularités ayant causé un préjudice à un projet, aux fonds Petrocaribe
et à la collectivité. À titre d’exemples :
L’attribution d’un contrat sans appel d’offres;
Les contrats conclus en situation d’urgence sans justification pertinente;
Les projets ne respectant pas un ou plusieurs des paramètres initiaux que constituent
la nature et l’ampleur des travaux, l’estimation des coûts et l’échéancier;
L’attribution des projets sans avoir recours à des critères précis et évaluables
objectivement;
Le non-suivi des étapes clés liées à la saine gestion de projets.
1.8.2. Les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
54. Il s’agit des écarts de conformité, d’une part aux textes législatifs et réglementaires,
conventions, ainsi qu’aux autres lois, règlements et conventions applicables, y compris aux lois
budgétaires, et d’autre part aux principes généraux de bonne gestion financière du secteur public
et de bonne conduite des fonctionnaires. À titre d’exemples :
Le non-respect des directives prévues par la réglementation;
L’acceptation des dossiers de soumissionnaire incomplet;
La documentation insuffisante des dossiers d’analyse technique qui conduit au choix
de la solution;
L’analyse non rigoureuse des soumissions;
La capacité d’analyse et de traitement des organismes centraux déficiente.
1.8.3. Les irrégularités de nature administrative
55. Il s’agit des cas d’erreurs involontaires ou non intentionnelles. À titre d’exemples :
41
Les dossiers mal archivés;
L’information de gestion déficiente;
L’absence de procédure de contrôle;
Les prestataires n’ayant pas fourni tous les documents prouvant de leur existence réelle
au moment de la signature des contrats.
2 RÉSULTATS DE L’AUDIT
1.
Les travaux d’audit se sont articulés autour de quatre axes, soit la gestion de projet, le
processus d’octroi des contrats, l’exécution des travaux et la fermeture du projet. Toutefois, nous
avons présenté les résultats par institutions afin de circonscrire les responsabilités des uns et
des autres.
2.1. Bureau de Monétisation du Programme d'Aide au
Développement (BMPAD)
2.
Le BMPAD gestionnaire du fonds Petrocaribe a été exécuteur des projets. Dans quatre
résolutions prises en Conseil des Ministres entre septembre 2008 et septembre 2016, il avait été
identifié comme institution responsable de l’exécution de deux (2) Projets. Le tableau 8 ci-après
fait l’état de ces projets.
Tableau 8 : Programmes et Projets du BMPAD financés par les fonds
Petrocaribe
1
2
Institution
Budget prévu par les résolutions
responsable
PROJETS
Résolutions
selon les
HTG
résolutions $US
Projet d'électrification par lampadaires 28-02-2012
11 280 000,00
BMPAD
solaires
11 -12-2013
2 500 000.00
Construction de silos de stockage pour
21-12-2012
BMPAD
6 000 000,00
sécurité alimentaire
TOTAL
19 780 000,00
3.
La Cour avait pour objectif de faire l’audit de quatre (4) projets du BMPAD initialement
identifiés. Toutefois, la Cour s’est résolue à analyser la moitié, car le BMPAD a fourni des
informations démontrant qu’il a géré seulement deux (2) projets à savoir le projet
« d’électrification par lampadaires solaires » et celui sur la « construction de silos de stockage
pour sécurité alimentaire ».
42
S’agissant des deux (2) autres projets, le premier d’un montant de 3 500 000 USD (trois
4.
millions cinq cent mille dollars américains) avait été désaffecté par résolution du 15 avril 2015,
soit le projet « Construction de dépôts pouvant servir d’abri provisoire ». Quant au dernier, soit
le projet « Augmentation de la capacité de génération électrique-carrefour I), la Cour a obtenu
deux correspondances du Secrétaire d’État aux Finances (Ronald Grey DECEMBRE) en dates
du 20 juin 2014 et 20 août 2014, ordonnant au BMPAD de virer au Compte spécial du Trésor
respectivement 2 248 050,00 et 12 751 950,00 USD pour un total de 15 000 000,00 USD.
5. Par ailleurs, les analyses menées sur les deux (2) projets gérés par le BMPAD ont permis à
la Cour de relever les principales irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
- Décaissement d’un montant supérieur à la valeur réelle des prestations fournies dans le cas d’un
contrat, créant ainsi un préjudice évalué à 22 429 577,61 Gdes dans le cadre du projet
« d’électrification par lampadaires solaires », (#2.1.1).
- Non documentation et absence de justification pertinente sur l’utilisation des frais de gestion
relatifs au suivi et évaluation du projet « d’électrification par lampadaires solaires », (#2.1.1).
Irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
- Absence d’estimation rigoureuse des besoins et des coûts démontrant une mauvaise planification
du projet. C’est le cas avec le projet « d’électrification par lampadaires solaires », (#2.1.1) ainsi que
le projet sur la « construction de silos de stockage pour sécurité alimentaire » (#2.1.2).
Irrégularités de nature administrative
- Non respect des dispositions de la loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales relatives aux
marchés publics et aux conventions d’ouvrage de service public. C’est le cas en ce qui concerne le
projet « d’électrification par lampadaires solaires » (#2.1.1), et le projet sur la « construction de silos
de stockage pour sécurité alimentaire » (#2.1.2).
La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ses travaux d’audit sur les deux (2)
6.
projets du BMPAD.
2.1.1 Projet d'électrification par lampadaires solaires « Ban’m Limyè Ban’m Lavi »
(BLBL)
61 À l’origine, le projet BLBL a eu comme maître d’ouvrage le Ministère des Travaux Publics,
des Transports et des Communications (MTPTC). Son exécution a été confiée ensuite au
BMPAD et au Bureau du Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de la Sécurité
Énergique (BMSE). La documentation obtenue par la Cour ne lui a pas permis de
43
comprendre le bien-fondé d’une telle décision. La Cour estime qu’une telle façon de faire va
à l’encontre des bonnes pratiques, car il est recommandé qu’un gestionnaire de fonds ne
soit pas lui-même exécuteur de projets.
62 Pour la Cour, l’importance que revêtait ce projet recommandait la rigueur dans sa mise en
œuvre. Or, en analysant ce dossier, elle a constaté des irrégularités ne permettant pas une
mise en œuvre efficiente, efficace et économique de ce projet.
63 D’abord, la Cour a fait le constat qu’il n’y a pas eu d’estimation rigoureuse des besoins et
du coût. D’ailleurs, le BMPAD a eu recours à deux (2) résolutions pour rassembler
l’enveloppe de ce programme d’électrification totalisant treize millions sept cent quatrevingt mille dollars américains ($US 13 780 000,00) répartis sur deux (2) résolutions : 28
février 2012 ($US 11 280 000,00) et 11 décembre 2013 ($US 2 500 000,00), soit un
budget équivalent de six cent millions soixante-huit mille gourdes et 00/100
(600 068 000,00 HTG), dont les dépôts ont été répartis en deux (2) phases, comme suit :
phase 1 (tableau 9) et phase 2 (tableau 10).
Tableau 9 : Répartition des contrats par firme
Phase
1
Date du
contrat
1
ND
2
Firmes adjudicatrices
BUROCAD
29-05-2012 GPL SOLAR
Quantité de
lampadaires
Quantité
installée
Montant du
contrat (HTG)
Montant
décaissé
%
décaissé
259
259
17 783 263,75
17 516 514,79
98,5 %
260
260
18 868 200,00
18 868 200,00
100,0 %
3
13-06-2012 ENSTRAP
158
154
10 693 440,00
10 219 680,00
95,6 %
4
12-07-2012 ENERSA
108
108
6 938 200,00
6 938 200,00
100,0 %
5
17-08-2012 SUNTECH SOLAR HAITI
54
54
3 715 200,00
3 715 200,00
100,0 %
6
12-07-2012 SUNTECH SOLAR HAITI
28
28
1 926 400,00
1 926 400,00
100,0 %
7
08-11-2012 ENSTRAP
155
155
11 225 100,00
11 225 100,00
100,0 %
135
135
11 037 600,00
10 872 036,00
98,5 %
165
165
12 372 937,50
12 372 937,50
100,0 %
25
25
1 881 250,00
1 881 250,00
100,0 %
8
9
10
04-12-2012 ESOLAR- HAITI
28-12-2012 MAXITECH S.A.
04-01-2013 SUNTECH SOLAR HAITI
11
11-01-2013 COMPHENER S.A.
65
65
4 949 389,25
4 875 148,41
98,5 %
12
26-01-2013 ENSTRAP
155
155
11 225 100,00
11 225 100,00
100,0 %
13
27-03-2013 GREEN SOLAR
170
170
12 920 000,00
12 920 000,00
100,0 %
14
17-06-2013 ESOLAR- HAÏTI
105
105
8 410 500,00
7 989 975,00
95,0 %
1 842
1 838
133 946 580,50 132 545 741,70
98.95%
TOTAL
Source : Compilation à partir des contrats examinés et des rapports de décaissements
Tableau 10 : Répartition des contrats par firme
44
Phase
2
Date du
contrat
Firmes adjudicatrices
Quantité de
lampadaires
1
11-01-2013
BESUCO S.A/ SUNTECH
SOLAR HAÏTI
1 200
2
5-02-2013
BUROCAD
400
3
7-02-2013
GK IMPORT-EXPORT
S.A.
1 200
4
8-02- 2013
ELMECEN S.A.
600
5
5-09- 2013
ENERSA
6
29-04- 2014
ELMECEN S.A.
TOTAL
Quantité installée
Montant du
contrat (HTG)
Montant
décaissé
%
décaissé
88 024 000,00
88 024 776,00
100,0 %
33 982 750,80
28 889 586,07
85,0 %
98 112 000,00
96 885 600,00
98,8 %
600
44 520 000,00
43 852 200,00
98,5 %
1 200
716
81 400 430,00
70 998 500,84
87,2 %
1 000
1 000
89 100 000,00
77 558 195,00
87,0 %
5 600
5 080
435 139 180,80
406 208 857,91
93.35%
1 200
379
1 185
Source : Compilation à partir des contrats examinés et des rapports de décaissements
64 Cette enveloppe était destinée à l’installation de lampadaires à travers les dix (10)
départements du pays. La Cour relève qu’au lieu d’en faire dix (10) lots pour la réalisation
de ce programme, le BMPAD a plutôt donné vingt (20) contrats aux firmes suscitées.
65 Pour la première phase, quatorze (14) contrats ont été signés de gré à gré entre le BMPAD
et douze (12) firmes ayant été choisies au préalable pour un montant total de cent trentetrois millions neuf cent quarante-six mille cinq cent quatre-vingts gourdes et 50/100
(133 946 580,50 HTG). Pour la Cour, il s’agit d’un fractionnement, du marché réalisé en
violation de l’art. 5.1 de la loi sur la passation de marchés publics, contrat ayant permis au
BMPAD de contourner l’obligation d’aller en appel d’offres ouvert.
66 Par ailleurs, la Cour a constaté qu’au cours de la deuxième phase du projet les six (06)
autres contrats ont été l’objet d’un appel d’offres ouvert ayant reçu l’approbation de la CNMP
et l’avis favorable de la Cour. Un attributaire provisoire pour les lots 7 et 8 (respectivement
Sud et Sud-Est – Consortium SunTech Solar/BESUCO), et 5 (Ouest – ELMECEN) a été
désigné. Il faut toutefois faire remarquer que les lots 10 6 (Grand’Anse – BUROCAD) et 4 7
(respectivement Artibonite et Centre – GK Import-Export) ont été attribués sur la base de
l’appel d’offres mais la conclusion des contrats a été faite suite à une renégociation avec
les firmes pour conclure les marchés de gré à gré. Les lots 1 (Nord), 2 (Nord-Est), 6 (Nippes)
et 9 (Nord-Ouest) ont été déclarés infructueux, et le BMPAD a lancé un appel d’offres
restreint pour attribuer deux lots aux firmes SunTech Solar/BESUCO et ELMECEM et les
deux autres lots ont été attribué par entente directe ce qui constitue une violation des articles
6
Le BMPAD a décidé de renégocier la durée des travaux avec la firme et passer le marché de gré à gré.
7
Le comité d’évaluation des offres a estimé que le coût unitaire fourni par GK Import-Export pour les lots 3 et 4 était trop
élevé et a décidé de renégocier avec la firme pour une baisse de prix unitaire. Ensuite, il accordé le contrat de gré à gré.
45
34-1, 44-2 et 56 de la loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales relatives aux marchés
publics et aux conventions d’ouvrage de service public.
67 La Cour a constaté que la firme ENERSA avait eu un contrat pour l’installation de mille deux
cent (1200) lampadaires dans les départements du Nord-Est et des Nippes. Cependant, elle
n’a pu installer que 60% des quantités commandées (716) représentant la valeur de
48 568 923,23 Gdes, alors que dans le même temps, elle a décaissé l’équivalent de 87.2%
du montant du contrat (70 998 500,84 Gdes), créant ainsi un préjudice de 22 429 577,61
Gdes au projet et à la communauté.
68 De même, la Cour constate que le Bureau du Ministre Délégué auprès du Premier Ministre
chargé de la Sécurité Énergique (BMSE) a signé une entente dite « Accord de
Rétrocession » pour le financement du suivi technique et l’évaluation du projet BLBL en vue
d’effectuer le suivi technique de l’évaluation des projets financés.
69 De l’examen de ces vingt (20) contrats, il appert que six (6) ont été régulièrement passés,
c’est-à-dire qu’il y a eu un appel d’offres dans les règles. Pour les quatorze (14) autres, les
contrats ont été signés de gré à gré entre le BMPAD et douze (12) firmes ayant été choisies
au préalable pour un montant total de cent trente-trois millions neuf cent quarante-six mille
cinq cent quatre-vingts gourdes et 50/100 (133 946 580,50 HTG).
70 Pour la Cour, il s’agit d’un fractionnement de contrat ayant permis au BMPAD de contourner
l’obligation d’aller en appel d’offres ouvert pour un projet d’une telle envergure.
71 Par ailleurs, la Cour constate que le Bureau du Ministre Délégué auprès du Premier Ministre
chargé de la Sécurité Énergique (BMSE) a signé une entente dite « Accord de Rétrocession »
pour le financement du suivi technique et l’évaluation du projet BLBL en vue d’effectuer le suivi
technique de l’évaluation des projets financés.
72 Le BMPAD a mis à la disposition du BMSE une somme de 20 483 930,00 HTG pour ses
frais de gestion. La Cour note que cette dotation a été majorée de deux (2) avenants au coût
additionnel de 9 079 150,00 HTG, portant ainsi le coût total à 29 563 080,00 HTG. En outre, elle
déplore l’absence de justification documentée démontrant clairement la pertinence de ces rajouts
qui, de surcroît, ont entraîné une augmentation de l’ordre de 44,32 % par rapport au contrat
initial, dotation devenant de ce fait supérieure aux 30 % requis par les dispositions de la Loi du
10 juin 2009 fixant les Règles Générales Relatives aux Marchés Publics et aux Conventions de
Concession d’Ouvrage de Service Public.
46
Tableau 11 : Frais de gestion BMSE
Date
Entité
Montant
initial
6-09-2012
BMSE
20 483 930,00
Montant de
l'avenant
no 1
Montant de
l'avenant
no 2
Total
8 379 150,00
700 000,00
29 563 080,00
Montant
décaissé
% décaissé
29 484 777,00
99,7 %
Source : Accord de Rétrocession signé entre le BMPAD et le BMSE
73 Ensuite, la Cour a procédé à une analyse fine de l’utilisation du budget alloué au BMSE
dans le cadre de ce projet. Ce budget a été réparti en quatre (4) postes de dépenses : direction
(25 %), opérations (34 %), frais généraux (12 %) et investissements (29 %). La Cour a observé
que le BMSE s’est doté d’une structure administrative et opérationnelle assez étoffée. Ceci a
engendré des frais de fonctionnement qui paraissent excessifs en rapport avec la nature des
services réalisés (suivi et évaluation du programme) et le temps moyen consacré à réaliser ces
activités (6 mois). On parle ici de l’installation d’environ sept mille sept cent quarante-deux
(7 742) lampadaires solaires dans dix (10) régions par des firmes. À titre d’exemple, le poste
direction à lui seul, doté de neuf (9) employés (1 directeur de programme, 1 consultant juridique,
2 consultants en développement d’affaires, 1 secrétaire de direction, 1 contrôleur financier, 1
chauffeur et 2 personnels de soutien), a absorbé le quart du budget en rémunération. Pourtant,
dans un souci d’économie et d’efficience, l’équipe de coordination opérationnelle (36 personnes),
dédiée au travail sur le terrain, aurait dû être la structure la plus appropriée pour faire ce travail.
De plus, aucun rapport de suivi ou bilan du projet n’a pu être fourni à la Cour.
74 Enfin, la Cour a relevé des irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de
gestion. À cet égard, au cours de la deuxième phase du projet, six (6) contrats supplémentaires
ont été accordés à quatre (4) firmes (SunTech Solar/ Besuco, Elmecen, Burocad et GK Import
Export) qualifiées dans le cadre d’un appel d’offres restreint. Au lieu d’accorder les contrats sur
cette base, le BMPAD a procédé différemment en attribuant deux (2) contrats dans le cadre de
l’appel d’offres restreint aux firmes (SunTech Solar/ Besuco et Elmecen ) et par négociation
directe (gré à gré) avec les deux autres firmes (Burocad et GK Import Export), et ce, en violation
des articles 34-1, 44-2, et 56 de la Loi fixant les Règles Générales Relatives aux Marchés Publics
et aux Conventions de Concession d’Ouvrage de Service Public du 10 juin 2009.
75 La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
47
INSTITUTION AUDITÉE
Bureau de Monétisation de Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
NOM DU PROJET
Électrification par lampadaires solaires « Ban’m Limyè Ban’m Lavi »
RÉSOLUTIONS
28 février 2012 : 11 280 000,00 USD
11 décembre 2013 : 2 500 000,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI
Le BMPAD agissait à titre de maître d’ouvrage délégué dans le cadre de
DES CONTRATS
l’exécution de ce projet.
Au préalable, le 15 juin 2012, il y a eu signature d’un protocole d’accord
entre le Ministère des Travaux Publics, Transports, Énergie et
Communication (MTPTEC) et le BMPAD, fixant les conditions de
financement et d’exécution des activités du projet exécuté en deux (2)
phases.
Dans la phase 1, quatorze (14) contrats totalisant un montant de cent
trente-trois millions neuf cent quarante-six mille cinq cent quatre-vingts
gourdes (133 946 580,00 HTG) ont été signés entre le BMPAD et plusieurs
entreprises. Les firmes ont été contractées dans le cadre d’une négociation
directe, puisqu’il y a eu un fractionnement de contrats.
Dans la phase 2, il y a eu publication d’un avis d’appel d’offres dans le
journal Le Nouvelliste suivi de l’ouverture des plis.
Après évaluation, le comité d’analyse composé de quatre (4) membres
issus du BMPAD a désigné les soumissionnaires suivants comme
adjudicataires provisoires : SunTech Solar/Besuco, Elmecen, Burocad et
GK Import-Export pour un total de six (6) lots.
Signature de six (6) contrats totalisant quatre cent trente-cinq millions cent
trente-neuf
mille
cent
quatre-vingts
et
80/100
gourdes
(435 139 180,80 HTG).
Un Accord de Rétrocession est également intervenu entre le BMPAD et le
Bureau du Ministre auprès du Premier Ministre chargé de la sécurité
énergétique (BMSE) pour un montant de vingt millions quatre-vingt-trois
mille neuf cent trente et 00/100 gourdes (20 083 930,00 HTG). Cette
dotation avait pour but le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du
programme.
Les contrats ayant reçu l’avis favorable de la CSCCA :
Elmecen S.A : contrat visé par Nonie H. MATHIEU
Burocad : contrat visé par Nonie H. MATHIEU
GK Import : contrat visé par Nonie H. MATHIEU
Elmecen : contrat visé par Fritz Robert ST-PAUL
Besuco S.A : contrat visé par Nonie H. MATHIEU
Enersa : contrat visé par Nonie H. MATHIEU
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Pour les vingt (20) contrats accordés, excepté pour deux (2) (GK Import
Export S.A. et Green Solar), la Cour a constaté que les cautionnements de
bonne exécution et d’achèvement des travaux n’ont pas été déposés au
moment de la signature des contrats comme stipulé dans les clauses
contractuelles.
La Cour constate que le projet n’a pas été géré dans un souci d’efficience.
De plus, elle n’a pu obtenir aucun bilan de suivi en dépit des sommes
affectées au BMSE pour cette activité.
Dans l’exécution de ce projet, la Cour relève aussi le non-respect des
dispositions de la Loi du 10 juin 2009 fixant les Règles Générales Relatives
aux Marchés Publics et aux Conventions de Concession d’Ouvrage de
Service Public.
Les différents contrats ont été attribués sur la période allant du 29 mai 2012
au 17 juin 2013, et les délais de réalisation des travaux sont variables en
fonction des quantités de lampadaires à installer par chaque prestataire.
BILAN DU PROJET
L’enveloppe globale allouée à ce Programme est de treize millions sept cent quatre-vingt mille dollars
américains ($US 13 780 000,00) répartie sur deux (2) résolutions. Aucun bilan du projet n’a été fourni et
encore moins les rapports de suivi évaluation. De même la Cour a relevé que :
48
INSTITUTION AUDITÉE
Bureau de Monétisation de Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
NOM DU PROJET
Électrification par lampadaires solaires « Ban’m Limyè Ban’m Lavi »
1. La firme Enersa, qui avait un contrat pour l’installation de 1200 lampadaires, seulement 60% ont été
installé tandis que 87.2% du montant du contrat a été décaissé.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Responsables de
l'administration centrale
Deuxième niveau
Responsables du comité
d’évaluation des
soumissions de l’appel
d’offres
Troisième niveau
Responsables des firmes
ENERSA
GPL SOLAR LLC
ENSTRAP
ELMECEN
BUROCAD
BESUCO S.A/ SUNTECH
SOLAR HAITI
GK IMPORT-EXPORT
S.A.
SUNTECH SOLAR HAITI
COMPHENER S.A.
ESOLAR HAITI
GREEN SOLAR
SPECIALIS
MAXITECH S.A
1.
Michael LECORPS, Directeur Général (BMPAD), Ordonnateur principal
des dépenses.
2. René JEAN-JUMEAU, Ministre (BMSE)
3. Marie Carmelle JEAN-MARIE (MEF)
4. Léonidas Pierre DAVOUST (MTPTC)
5. Pierre D. Carlo LAFOND (MSE)
6. Joseph Jonas LABADY (MSE)
7. Annecy SAINT HILAIRE (BMPAD)
8. Charly LAGUERRE (BMPAD).
9. Gregory SENATUS (ENSTRAP)
10. Romel POITEVIEN (ESOLAR HAÏTI)
11. Steeves CHARLES (ELMECEN)
12. Joseph Pierre LOUIS (SUNTECH SOLAR HAITI)
13. Jean Renel NOËL (ENERSA)
14. Bernard SCHETTINI (BUROCAD)
15. Cantave Jacques MENDES (MAXITECH S.A)
16. Wedsky CYPRIEN GARRAND (GREEN SOLAR SPECIALIS)
17. Farah BLAIN (GK IMPORT-EXPORT S.A.)
18. Jovenel MOISE (COMPHENER S.A)
19. Non identifié (GPL SOLAR LLC)
Recommandations
La CSCCA recommande à la Direction générale du BMPAD :
1) de se doter de mécanismes lui permettant de planifier adéquatement ses projets. Ceci
passe par une évaluation des besoins et une estimation rigoureuse des coûts de sorte que
ces projets bénéficient de tout l’encadrement et du suivi qui s’imposent à l’étape de leur
planification.
2) de revoir sa gestion contractuelle afin que, conformément à la réglementation sur les
Marchés publics, le recours à l’appel d’offres ouvert soit privilégié lorsque des situations
d'urgence ne s'appliquent pas.
3) Enfin la CSCCA recommande aux instances appropriées de prendre des mesures en vue
de réparer le préjudice causé au projet et à la communauté par les firmes Enersa et le
consortium Besuco S.A / Suntech Solar.
2.1.2 Projet de construction de silos de stockage pour sécurité alimentaire
Ce projet a fait l’objet de cinq contrats differents intervenus entre le BMPAD et des
contractuels specifiques. Ces contrats n’ont pas tous été signés dans les mêmes
conditions et compte tenu de leur dimension ne sont pas tous régis par les mêmes
49
dispositions de la loi sur la passation des marchés publics. Les partenaires du BMPAD
dans ces marchés sont :
Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP) pour la définition
des modalités et des stratégies de réalisation de la campagne de reconnaissance,
d’études géotechniques et géophysiques pour une durée de vingt (20) jours. Cet
accord est financé pour un montant de deux millions vingt-neuf mille six cent
cinquante-quatre et 45/100 gourdes (2 029 654,45 HTG).
MVF CONSTRUCTION pour la réalisation de travaux de clôture du centre de
stockage de denrées et autres produits à Lafiteau pour un montant de neuf millions
neuf cent quarante-six mille deux cent cinq et 00/100 gourdes (9 946 205,00 HTG);
attribution faite en dehors des dispositions de la loi sur la passation des marchés
publics;
EXACO S.A. (firme d’execution) pour un montant de cent quarante-neuf millions neuf
cent soixante-neuf mille cent trente-deux et 63/100 gourdes (149 969 132,63 HTG)
, attribution regulierement faite dans le cadre d’un appel d’offres ouvert;
ARCHIVOLT pour un montant de 9 millions quatre cent quarante-huit mille
cinquante-cinq et 36/100 gourdes (9 448 055,36 HTG) en qualite de superviseur,
attribution faite en dehors des normes de passation des marchés publics;
EXACO S.A., entreprise responsable du contrat principal pour des travaux
additionnels au Centre de stockage de Lafiteau pour un montant de quarante-trois
millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille neuf cent vingt-six et 00/100 gourdes
(43 998 926,00 HTG) , attribution de gré à gré en dehors des dispositions de la loi
sur la passation des marchés publics.
La procédure a été validée par la CNMP. Ces contrats dont certains ne sont pas
datés ont reçu l’avis favorable de la CSCCA.
76 À l’issue de l’examen de la documentation disponible, la Cour a relevé les irrégularités
suivantes au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion.
77 D’abord, le projet a été approuvé en Conseil des Ministres le 21 décembre 2012 pour un
montant de quatre millions de dollars américains ($US 4 000 000,00), ensuite il y a eu une
désaffectation dans la résolution du 15 avril 2015 de deux millions deux cent soixante et un mille
cent dix-huit et 96/100 dollars américains ($US 2 261 118,96), suivi d’une affectation d’un million
deux cent soixante et un mille cent dix-neuf et 00/100 dollars américains ($US 1 261 119,00)
dans la même résolution. Enfin, une ultime résolution en date du 22 juillet 2015 allouait une
somme de trois millions vingt-quatre mille sept cent trente-deux et 27/100 dollars américains
($US 3 024 732,27) au projet.
78 Dans ces conditions, il appert qu’il n’y a pas eu d’estimation rigoureuse des besoins et du
coût. De plus, ceci est la résultante d’une planification déficiente
50
79 Par ailleurs, la Cour a constaté que, outre le contrat d’exécution signé entre le BMPAD et la
firme EXACO S.A. ainsi que le contrat de supervision attribué à la firme ARCHIVOLT, la firme
EXACO S.A. (entreprise responsable du contrat principal) s’est vue octroyer un deuxième contrat
pour des travaux additionnels de construction du Centre de stockage à Lafiteau pour un montant
de quarante-trois millions neuf cent quatre-vingt-dix-huit mille neuf cent vingt-six et 45/100
gourdes (43 998 926, HTG) accordé de gré à gré.
80 Dans le cas d’espèces, la Cour a observé qu’au lieu de signer un avenant de l'ordre de
29,3 % du contrat initial, le BMPAD a opté pour un nouveau contrat pour couvrir des travaux
additionnels d'aménagements extérieurs. De plus, ce contrat déroge à l’article 14 du contrat
initial. En effet, dans son deuxième alinéa, il est stipulé que : « Dans ce Marché, le montant des
travaux ne dépassera pas quatorze millions neuf cent quatre-vingt-seize mille neuf cent treize et
26/100 gourdes (14 996 913,26 HTG) », équivalent à dix pour cent (10 %) du montant du
Marché. Pourtant les travaux additionnels valent presque trois fois plus que ce qui a été prévu.
81 La fiche ci-après présente les principaux faits relevés par la Cour dans le cadre de l’examen
de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
Bureau de Monétisation de Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
NOM DU PROJET
Construction de silos de stockage pour sécurité alimentaire
RÉSOLUTIONS
21 décembre 2012 : $US 4 000 000,00
15 avril 2015 : désaffectation de $US 2 261 118,96
15 avril 2015 : $US 1 261 119,00
22 juillet 2015 : $US 3 024 732,27
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI
12 juin 2013 : Accord de collaboration signé entre Laboratoire National
DES CONTRATS
du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP) et le BMPAD, pour la
définition des modalités et des stratégies de réalisation de la campagne
de reconnaissance, d’études géotechniques et géophysiques pour une
durée de vingt (20) jours. Cet accord est financé pour un montant de
deux millions vingt-neuf mille six cent cinquante-quatre et 45/100
gourdes (2 029 654,45 HTG).
2013 (contrat non daté) : Contrat d’un montant de neuf millions neuf
cent quarante-six mille deux cent cinq et 00/100 gourdes
(9 946 205,00 HTG) entre le BMPAD et MVF CONSTRUCTION pour la
réalisation de travaux de clôture du centre de stockage de denrées et
autres produits à Lafiteau.
22 août 2014 : Contrat octroyé à EXACO S.A. (firme d’exécution) pour
un montant de cent quarante-neuf millions neuf cent soixante-neuf mille
cent trente-deux et 63/100 gourdes (149 969 132,63 HTG) dans le cadre
d’un appel d’offres ouvert. Selon le rapport d’évaluation des offres,
EXACO S.A. est la seule sur dix firmes qui ont participé à avoir présenté
l’offre conforme la mieux-disant.
18 septembre 2014 : Contrat de supervision conclu en accord direct (gré
à gré) avec la firme ARCHIVOLT pour un montant de 9 millions quatre
cent quarante-huit mille cinquante-cinq et 36/100 gourdes
51
INSTITUTION AUDITÉE
Bureau de Monétisation de Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
NOM DU PROJET
Construction de silos de stockage pour sécurité alimentaire
(9 448 055,36 HTG). C’est elle qui a établi les études et la conception du
projet.
3 novembre 2015 : Accord de gré à gré avec EXACO S.A., entreprise
responsable du contrat principal pour des travaux additionnels au Centre
de stockage de Lafiteau pour un montant de quarante-trois mille neuf
cent quatre-vingt-dix-huit mille neuf cent vingt-six et 00/100 gourdes
(43 998 926,00 HTG). Il s’agit d’un nouveau contrat pour couvrir des
travaux additionnels d'aménagements extérieurs.
La procédure a été validée par la CNMP.
Le contrat a également reçu l’avis favorable de la CSCCA.
1.
2.
3.
4.
5.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Michaël LECORPS, Directeur Général (BMPAD)
Eustache SAINT-LOT, Directeur Général (BMPAD)
Yves-Fritz JOSEPH, Représentant (LNBTP)
Florient JEAN MARIE, Coordonnateur (CNMP)
Marie Nelta FETHIERE, Présidente (CSCCA)
Paiements faits au prorata de l'avancement des travaux 30 %, 40 % et
30 %.
Le délai d'exécution est porté à neuf (9) mois plus douze (12) mois de
garantie. Alors que le délai d’exécution du contrat des travaux
additionnels a été d’environ 4,5 mois.
BILAN DU PROJET
Le projet s’est achevé et les décaissements ont atteint le seuil de 100 %.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
6. Michaël LECORPS, Directeur Général (BMPAD)
Responsables de
7. Eustache SAINT-LOT, Directeur Général (BMPAD)
l'administration centrale
8. Yves-Fritz JOSEPH, Représentant (LNBTP)
Deuxième niveau
Responsables du comité
d’analyse et d’évaluation
des soumissions de l’appel
d’offres
Troisième niveau
Responsables des firmes
9. Oneste CIVIL, Spécialiste en BPTP (BMPAD)
10. Lesly NELSON, Ingénieur civil (BMPAD)
11. Jean Marc DONGERVIL, Analyste financier (BMPAD)
12. René LAURENT, Représentant, Président Directeur (EXACO S.A.)
13. Nesly MONCHERY, Président Directeur Général (MVF
CONSTRUCTION)
14. Représentant de la firme ARCHIVOLT S.A. (non identifié).
Recommandation
La CSCCA recommande à la Direction générale du BMPAD de revoir sa gestion
contractuelle afin de se conformer en tout temps aux dispositions des textes régissant la
réglementation sur les Marchés publics.
2.2. Ministère des travaux publics, transports et communication
(MTPTC)
82 De septembre 2008 à septembre 2016, les 6 gouvernements qui se sont succédés ont voté
14 résolutions dans lesquelles le MTPTC est identifié comme étant l’entité responsable de la
52
mise en œuvre de 142 projets financés par les fonds Petrocaribe. L’ensemble des résolutions
votées durant cette période (Septembre 2008-Septembre 2016) totalise un montant global de
702 025 394 54 $US.
83 La Cour a audité 20 projets sur les 142 identifiés d’une valeur totale de 218 129 224 .98 $US
représentant plus de 31 % des budgets révisés des 14 résolutions. Les informations pertinentes
les concernant sont présentées au tableau suivant :
Tableau 12 : Projets audités du MTPTC financés par les fonds Petrocaribe
No
1
2
3
4
5
6
Projets
Réhabilitation de rues au Cap-Haitien (phase I)
Réhabilitation de rues au Cap-Haitien (phase
II)
Réhabilitation de rues au Cap-Haitien et ses
environs
Construction de l'Aéroport International des
Cayes
Construction de l'Aéroport International de l'Île-à-Vache
Réhabilitation de la route Cayes – Jérémie
7
Réparation Port des Cayes
8
Rehabilitation route Laboule 12 – Kenskoff
9
Entretien du troncon Pétion-Ville – Laboule 12
10
Travaux complémentaires route Laboule 12 –
Kenskoff
11
Extention de la route de Kenscoff (Tronçon
Kenscoff-Furcy/Thomassin 25-27
12 Construction du pont Roseaux (170 ml)
13
Construction d'un pont sur la Rivière Grande à
Marigot
14 Construction d'un pont sur la Rivière Gauche
15 Construction du pont Voldrogue
53
Résolutions
Budget
$ US
11 février 2010
7 390 216,00
28 février 2012
1 012 500,00
21 décembre 2012
4 500 000,00
11 décembre 2013
2 500 000,00
21 décembre 2012
7 242 448,64
21 décembre 2012
4 989 241,96
15 avril 2015
5 235 705,32
22 juillet 2015
8 764 294,68
28 septembre 2016
5 835 867,00
21 décembre 2012
1 677 021,87
24 août 2010
6 548 429,22
6 janvier 2016
249 277,81
12-mai-11
1 787 775,08
06-janv-16
74 006,31
12 mai 2011
1 937 849,37
6 janvier 2016
84 645,94
Hors résolution
21 décembre 2012
4 314 662,09
11 décembre 2013
804 288,34
21 décembre 2012
4 500 000,00
11 décembre 2013
1 402 102,81
22 juillet 2015
335 111,00
6 janvier 2016
653 545,10
21 décembre 2012
5 000 000,00
11 décembre 2013
1 884 011,74
22 juillet 2015
3 126 962,55
21 décembre 2012
4 000 000,00
No
16
Projets
Rehabilitation de la route Miragoane – PetiteRivière de Nippes
Réhabilitation de la route Freycineau (SaintMarc) – Bigot (Gonaives)
Résolutions
$ US
11 décembre 2013
809 881,84
11 février 2010
21 831 472,00
28 février 2012
12 880 974,26
6 janvier 2016
1 503 355,83
28 septembre 2016
541 255,00
11 décembre 2013
721 606,79
6 janvier 2016
1 923 076,92
11 février 2010
41 542 397,00
28 février 2012
17 671 200,83
Construction route Bigot Carrefour Joffre (By
pass Gonaives)
Biennac – Rue Clerveaux
Budget
6 902 286,04
24 août 2010
3 110 774,46
6 680 179,79
17
22 juillet 2015
672 379,00
6 janvier 2016
1 058 390,23
28 septembre 2016
1 250 000,00
Travaux additionnels sur Freycineau – Bigot
28 février 2012
7 074 814,59
Construction de la Brettelle PK3 à Gatereau
Hors résolution
S.O
Travaux de construction sur la route Carrefour
Puilboreau – Marmelade
12 mai 2011
3 735 711,44
11 février 2010
6 259 450,00
11 février 2010
2 167 000,00
18 juillet 2012
1 000 000,00
RN1 – Marchand
Acquisition d'équipement pour le Service
d'entretien des équipements urbains (SEEURMTPTC) : 20 camions, 2 graders, 2 backhoe
18 loaders, 2 rouleaux 10 à 15t, 3 rouleaux 3t à
7t, 2 camions citerne à eau, 1 camion à
essence, 5 excavatrices, 1 bulldozer, 2 fardiers
(lowboy), 2 camions tracteurs)
Acquisition d'équipement pour le Centre
National des équipements (CNE-MTPTC) : 3
19
fardiers (loboy), 3 camions (tracteurs), 3
concasseuses mobiles
Réhabilitation route Borgne/petit Bourg de
20
Borgne
Total
218 129 224,98
Source : MTPTC (SO/ Sans objet)
84 Dans le cadre des infrastructures routières (routes, ponts et rues) et des infrastructures
portuaires et aéroportuaires, nous avons examiné et analysé les documents soutenant ou
encadrant l’exécution des projets, entre autres :
Pour le cadre réglementaire et légal :
-
54
Les contrats d’exécution;
-
Les propositions financières présentées par les entrepreneurs;
-
Les devis estimatifs et les bordereaux des prix;
-
Le cahier des clauses administratives;
-
Les spécifications techniques.
Pour la gestion des fonds publics :
-
Les décomptes progressifs;
-
Les approbations et les autorisations;
-
Les retenues réglementaires.
Pour la gouvernance des projets et sa gestion :
-
Les rôles et responsabilités;
-
Les notifications particulières;
-
Les documents spécifiques à la réception du projet (lettres de réception
provisoire, rapports des déficiences à corriger et lettres de réception définitive).
85
Pour certains contrats, la Cour a procédé à des vérifications sur le terrain en vue d’évaluer
l’état physique des lieux des chantiers abandonnés ou l’avancement des travaux dans le cas des
chantiers en cours. Il s’agit des projets suivants :
L’aéroport international des Cayes (construction)*8
L’aéroport international de l’Île-à-Vache (construction)*
Le port des Cayes (réhabilitation)*
La route Pétion-Ville – Kenscoff (réhabilitation)*
La route Carfour Kanz Camp Perrin (construction)
La route Cayes-Jérémie (réhabilitation)*
86 Ces examens ont permis à la Cour de relever les principales irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
- Dans le cadre du projet de « Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 1) », des factures
non documentées totalisant 45 179 538 HTG ont entraîné un dépassement de 18 % des
coûts du projet.
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 2) », le marché a
dépassé le délai prévu au contrat de 12 mois par rapport aux 36 mois prévus.
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien et ses environs », la Cour
constate que la valeur du contrat signé entre le MTPTC et la firme V & F Construction SA est
8
* Projet ayant fait l’objet d’une visite de terrain et dont l’audit documentaire a été exécuté.
55
plus élevée de 7 199 139 $US par rapport à la Résolution autorisant la mise en œuvre de ce
projet.
- Dans le cadre du projet « Construction de l’Aéroport international de l’Île-à-Vache », la Cour
a constaté que les travaux de construction de l’aérogare se sont arrêtés après avoir utilisé
38 % de l’enveloppe budgétaire prévue, soit 10 088 137,63 $US. Aucune règle formelle
n’encadre la décision de réaliser ou d’arrêter un projet. Le projet a été lancé sans être
encadré par un plan de réalisation complet.
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation du tronçon Miragoane – Petite-Rivière de Nippes »,
la Cour a constaté que le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications
(MTPTC), M. Jacques Gabriel, a contourné la réglementation en vigueur, car il voulait coûte
que coûte octroyer un contrat à la firme V&F Construction S.A.
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation et entretien d’infrastructures de transport, de
drainage et d’assainissement dans la zone métropolitaine du P-A-P », la Cour a constaté que
ce projet a été financé par les fonds Petrocaribe sans une autorisation officielle obtenue par
une résolution en bonne et due forme. Une telle irrégularité ouvre la voie à des
enrichissements personnels à travers des décaissements non approuvés et à une
augmentation de la dette de la République d’Haïti vers la République bolivarienne du
Venezuela.
Irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation et entretien d’infrastructures de transport, de
drainage et d’assainissement dans la zone métropolitaine du P-A-P », la Cour constate que
27 contrats ont été donnés de gré à gré pour des contrats variant entre 4 900 000,00 HTG et
9 700 000,00 HTG sans un avis de non-objection de la Commission Nationale des Marchés
Publics (CNMP) comme le stipule l’arrêté du 26 octobre 2009 (par. 20).
Irrégularités de nature administrative
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 1) », 5 factures sur
14 n’étaient pas accompagnées d’un devis indiquant les quantités justifiant les montants des
factures. De plus, la Cour n’a pas pu retracer aucun document de réception provisoire ou de
réception définitive du chantier, et ce, bien que le projet ait été réalisé.
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation du tronçon Miragoane – Petite-Rivière de Nippes »,
la Cour constate qu’il n’y a aucune observation ni commentaire démontrant que les firmes
de supervision ont effectivement fait un contrôle justifiant les approbations des paiements
des décomptes.
88 La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ces travaux d’audit en fonction de
chaque projet analysé.
56
2.2.1 Réhabilitation des rues au Cap-Haïtien (Phase 1)
89 Pour s’assurer de la saine gestion de ce projet de développement financé par les fonds
Petrocaribe, la Cour a audité son élaboration, ses autorisations, les contrats relatifs, sa mise en
œuvre et la fermeture du projet. Il apparaît clairement que plusieurs actions posées par le
MTPTC ne lui ont pas permis de mettre en œuvre ce projet de manière efficiente, efficace et
économique, car des irrégularités ont été commises
90
D’abord, la réalisation de ce projet a nécessité deux résolutions sur deux ans, soit la
résolution du 11 février 2010 et celle du 28 février 2012, totalisaient un montant global de
8 402 716 $US,
soit
respectivement
7 390 216 $US
pour
la
première
résolution
et
1 012 500 $US pour la seconde. La Cour trouve cette décision surprenante, car la documentation
mise à sa disposition démontre que l’évaluation du projet avait été bien faite. En effet, en se
basant sur les décomptes progressifs et le projet ayant été réalisé sur une période de 21 mois, il
apparaît qu’au terme de ce délai (21 mois), le degré de réalisation du projet avait atteint 103 %
du budget, soit 265 269 757 HTG en incluant le paiement de l’avance de démarrage. Or, le
contrat signé le 10 février 2010 entre le MTPTC et la firme V&F Construction SA était de
270 714 157,77 HTG incluant un montant destiné aux travaux de Laboratoire National, à la
supervision des travaux par le MTPTC et aux déplacements. Au terme des 21 mois, il restait
dans ce contrat un reliquat de 5 444 400,77 HTG. Ainsi, la CSCCA questionne le montant
additionnel de 1 012 500 $US à partir de la résolution du 28 février 2012 sur un projet qui a eu
déjà trop d’argent.
91 D’ailleurs, l’inquiétude de la Cour d’une utilisation abusive des fonds se vérifie, car par la
suite, une somme totalisant 45 179 538 HTG s’est ajoutée à travers une facture non documentée
ainsi que des paiements de factures par syndication. Ainsi, le projet aurait coûté finalement
320 010 212 HTG, soit 118 % du montant prévu.
92 La Cour observe aussi des irrégularités de nature administrative commises lors des activités
de suivi. En effet, 5 factures sur 14 n’étaient pas accompagnées d’un devis indiquant les
quantités justifiant les montants des factures. De plus, la Cour n’a pu retracer de document de
réception provisoire ou de réception définitive du chantier, et ce, bien que le projet ait été réalisé.
De ce fait, en absence de ces documents relatifs à la réception provisoire, la Cour ne peut
conclure si la firme V&F Construction SA avait respecté son cahier de charges.
93 Pour plus de détails dans l’analyse de ce projet, la fiche suivante présente les principales
constatations de la Cour en lien avec ce projet.
57
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 1)
RÉSOLUTION ET
11 février 2010: 7 390 216,00 $ US
FINANCEMENT
28 février 2012: 1 012 500,00 $ US
Total
: 8 402 716,00 $ US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
Sollicitation pour une proposition financière pour la réhabilitation de
CONTRATS
8,01 kilomètres de rues au Cap-Haïtien, un (1) kilomètre de route sur
la Route Nationale No. 1 et un entretien périodique de 1,5 kilomètre
du Pont Neuf à l’Aéroport du Cap-Haïtien.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Montant du contrat : 270 714 157,77 HTG
Contrat signé le 10 février 2010 par :
-Le Maître d’ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-L’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V&F Construction
SA
Contrat approuvé par M. Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et
des Finances.
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission du Certificat de réception
provisoire.
Avance de démarrage : 20 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Délai de réalisation des travaux : 8 mois
Date de démarrage : 18 mars 2010. Date de fin contractuelle : 14 mai
2011.
Soumis au contrôle de la qualité par le LNBTP du Ministère et à la
charge de l’exécutant du contrat. Un montant de 20 000 000,00 GDR
a été transféré à cet effet.
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, l’exécution du projet d’un montant de 8 402 716,00 $US adopté par les
Résolutions du 11 février 2010 et 28 février 2012 a été totalement réalisée à travers les transferts Ex- 0910, Ex-10-11, Ex-11-12 et Ex-13-14.
Le montant attribué dans ce contrat, soit 270 714 157,77 HTG dont l’équivalent correspond à
7 390 216 $US, est inférieur au montant global accordé par les résolutions. Aucune documentation n’a été
produite pour expliquer cet état.
La réalisation de ce projet a accusé un retard qui a nécessité une prolongation formelle de la part du
MTPTC. Le projet s’est réalisé en 21 mois.
Le projet s’est réalisé avec un dépassement budgétaire de 49 296 054 HTG, soit 18 % de plus.
Certains documents, comme les devis de quantités consommées, les lettres d’acceptation provisoire et
définitive, n’ont pas été fournis par le MTPTC.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1) Jacques GABRIEL, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
Responsables
de
dépenses
l'administration centrale
2) Frantz LOUIS CHARLES, Comptable en Chef
3) Michel DELAURIER, Comptable
Deuxième niveau
4) Yves Fritz JOSEPH, Ing. Directeur général
Responsables du Laboratoire
5) Pierre-Paul RAPHAEL, Ing. Responsable du dossier
National du Bâtiment et des
6) Sainlo SAINT-VICTOR, Ing. Directeur technique
travaux publics
Troisième niveau
7) Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Responsables de la firme
Construction SA
V&F Construction SA
58
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 1)
8) Fritz A. LEGER, Ing. Directeur technique, V&F Construction
S.A.
Recommandations
Considérant les irrégularités constatées lors de l'analyse du projet « (Réhabilitation de rues
au Cap-Haïtien (Phase 1) », la Cour recommande :
1) Que le MTPTC améliore sa gestion des contrats attribués en situation d’urgence,
particulièrement pour permettre un meilleur contrôle des coûts, et que, ultimement, les
fonds publics soient utilisés adéquatement.
2) Que le MTPTC documente et conserve adéquatement dans ses dossiers d’éléments
essentiels à la gestion d'un projet de développement tel que les documents soutenant
les factures, les quantités par rapport aux cahiers des charges, les documents relatifs à la
supervision et au contrôle.
3) Qu'une enquête soit ouverte par les autorités compétences pour indiquer l’utilisation
des fonds prévus ou octroyés dans le cadre du présent projet.
2.2.2 Réhabilitation de rues du Cap-Haïtien (Phase 2)
94 La Cour a examiné la gestion du projet de Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien (Phase 2).
Il en ressort que le projet n’a pas été géré selon les règles et normes approuvées ainsi que les
principes de saine gestion. Les principales constatations en lien avec ce projet sont présentées
ci-après.
95 Un manque de structure de la documentation caractérise ce projet. À titre d’exemple, la Cour
n’a pu retracer les factures soutenant les dépenses relatives à ce marché, à l’exception de deux
lettres adressées les 15 et 17 janvier 2014 à M. Laurent Salavador LAMOTHE, Ministre de la
Planification et de la Coopération Externe (MPCE), par M. Jacques ROUSSEAU, Ministre des
TPTC, lui demandant le paiement des factures 11 (36 657 034,83 HTG) et 15 (17 166
790,48 HTG) produites par V&F Construction SA.
96 Néanmoins, la Cour a pu reconstituer les dépenses relatives à ce marché à partir de la
documentation sous la forme d’un tableau fourni par le Ministère de l’Économie et des Finances.
Celles-ci totalisent une dépense de 399 192 797,24 HTG pour un montant autorisé de
404 349 372,37 HTG.
97 Selon le tableau de reconstitution des dépenses, la réalisation de ce marché a dépassé le
délai prévu au contrat (12 mois par rapport à 36 mois). Notons que tous les projets de
construction sont constitués de trois éléments étroitement liés et qui sont en interaction entre
59
eux. Il s’agit de la nature et de l’ampleur des travaux, de l’estimation des coûts et de l’échéancier.
Ces trois paramètres sont interdépendants et ne doivent pas être traités séparément, autrement
un tel dépassement de 12 mois des délais a une incidence directe sur les coûts.
98 L’absence d’une structure d’information se caractérise également par le manque au dossier
de documents exigés par les clauses des cahiers réglementaires (CCAG, CCTP et CCAP). Il
s’agit, par exemple, de l’absence des acomptes progressifs indiquant les périodes, ce qui ne
nous permet pas d’établir nécessairement si les délais d’exécution ont été respectés et, s’il y a
lieu, d’établir, le cas échéant , dans les cas de retard si des pénalités ont été signifiées.
99 Les autres documents exigés par les clauses des cahiers réglementaires (CCAG, CCTP et
CCAP) sont :
Proposition de l’entrepreneur incluant le devis estimatif et le bordereau des prix;
Lettre de démarrage des travaux;
Facture et lettre de transmission de l’avance de démarrage (20 %);
Lettres d’acceptation provisoire et d’acceptation définitive;
Cahier des déficiences s’il y a lieu.
100 La Cour a noté que le titre ou la désignation identifiant ce projet peut porter à confusion et
par conséquent peut potentiellement induire des erreurs quant au suivi et au contrôle :
Dans l’attendu, il est indiqué « Le Maître d’ouvrage a obtenu financière pour la
réalisation de travaux de réhabilitation de 9,7 KM de rues au Cap-Haïtien »;
Dans le contrat, il est désigné sous la rubrique objet du marché « réhabilitation de 12,5
kilomètres de rues dans la ville du Cap-Haïtien »;
Dans le document de facturation, V&F Construction SA le désigne comme « Contrat de
réhabilitation de rues (Phase 2) et de 5 KM de route au Cap-Haïtien ».
101 Enfin, la Cour n’a retracé aucun décompte progressif indiquant les quantités justifiant les
factures comptabilisées par le MEF (18 factures).
102 Ci-après, la fiche synthèse des principales constatations réalisées par la Cour lors de
l’analyse de ce projet.
60
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation de rues du Cap-Haïtien (Phase 2)
RÉSOLUTIONS
21-12-2012 : 4 500 000,00 $ US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Sollicitation pour une proposition financière pour la réhabilitation de 12,5
kilomètres de rues au Cap-Haïtien.
Montant du contrat : 404 349 372,37 HTG
Contrat signé le 23 septembre 2010 par :
-Le Maître d’ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-L’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F Construction
SA
Contrat approuvé par M Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des
Finances
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : 12 mois suite à l’émission du Certificat de réception
provisoire.
Avance de démarrage : 20 %. Retenue de Garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 12 mois
Décomptes mensuels
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
ministère
BILAN DU PROJET
Budget respecté selon le tableau de reconstitution du Ministère de l’Économie et des Finances, soit
407 005 489,44 HTG.
Délai de réalisation inconnu dû à l’absence de documentation pertinente.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Responsables de
l'administration centrale
1.
Jacques GABRIEL, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
2.
Jean-Marie VORBE,
Construction SA
Deuxième niveau
Responsables
Troisième niveau
Responsables de la firme
V&F Construction SA
Recommandations
61
Président
Directeur
général,
V&F
Considérant les irrégularités constatées lors de l'analyse du projet « (Réhabilitation de rues
au Cap-Haïtien (Phase 2) », la Cour recommande :
1) Que le MTPTC améliore sa gestion des contrats attribués en situation d’urgence,
particulièrement pour permettre un meilleur contrôle des coûts, et que, ultimement, les
fonds publics soient utilisés adéquatement.
2) Que le MTPTC documente et conserve adéquatement dans ses dossiers d’éléments
essentiels à la gestion d'un projet de développement tel que les documents soutenant
les factures, les quantités par rapport aux cahiers des charges, les documents relatifs à la
supervision et au contrôle.
3) Qu'une enquête soit ouverte par les autorités compétences pour indiquer l’utilisation
des fonds prévus ou octroyés dans le cadre du présent projet.
2.2.3 Réhabilitation de rues au Cap-Haïtien et ses environs
103 La Cour a examiné la gestion de ce projet. Il apparaît que plusieurs actions posées par le
MTPTC n’ont pas permis de réaliser ce projet de manière efficiente, efficace et économique. En
effet, le manque de rigueur dans la gestion du projet a poussé le MTPTC à commettre plusieurs
irrégularités.
104 Par exemple, selon les termes de références du marché conclu, un montant de
9 699 139,30 $US, soit l’équivalent de 407 383 850,66 HTG est indiqué, alors que la résolution
du 21 décembre 2012 a autorisé un montant de 2 500 000 $US, soit un écart de 7 199 139 $US.
La documentation en possession de la Cour n’apporte aucune justification viable pour un tel
écart. Or, une telle façon de faire est une irrégularité qui peut causer des préjudices au projet et
à la communauté. En effet, le non-respect de la résolution permettant le financement du projet à
2 500 000 $US, laisse la porte ouverte à une utilisation abusive du trop versé qui totalise
7 199 139 $US des fonds alloués pour la réalisation du projet. De plus, la CSCCA n’a pas trouvé
de documents prouvant que ces fonds payés en trop sont retournés au Trésor public
105 De même, en analysant les factures physiques et les décomptes progressifs, la Cour a
décelé une autre irrégularité pouvant causer des préjudices au projet et à la communauté. Par
exemple, face à l’absence d’un grand nombre de factures physiques et des décomptes
progressifs, la Cour a procédé à la reconstitution chronologique des dépenses à partir d’un
tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances. Cette reconstitution est
présentée au tableau 12 suivant :
Tableau 13 : Reconstitution du tableau des décaissements
Modalités
62
N° de
facture
Période
Montant
(HTG)
Travaux
contingents
(HTG)
Avance de démarrage
Supervision
Facture 2 (2e tranche)
Facture 2 (2e tranche)
Facture 3 (1re tranche)
Facture 3 (2e tranche)
Paiement par syndication
Supervision
Paiement par syndication
Paiement par syndication
Paiement par syndication
Total
1
28-fév-13
101 840 962,67
2a
2b
3a
3b
4
5
6
7
8
04-fév-13
21-fév-13
21-fév-13
21 fév-13
43 132 500,00
47 574 723,56
6 940 905,43
54 504 952,37
44 971 652,98
14 271 201,00
26-sept-13
17-janv-13
10 574 722,06
69 009 069,00
28 456 001,37
407 005 489,44
4 345 000,00
18 616 201,00
Source : Ministère de l’Economie et des Finances
106 Ainsi, cette reconstitution confirme que le montant alloué dans le cadre de ce marché a été
totalement exécuté. Toutefois, dans la mise en œuvre de ce projet, le MTPTC a commis des
irrégularités pouvant causer des préjudices au projet et à la communauté. Par exemple, les
dépenses ont été réalisées sur une courte période impliquant ainsi des sommes significatives.
Or, la documentation mise à la disposition de la Cour pour soutenir ces dépenses suscite des
interrogations sérieuses sur leur validité, car il n’y avait que 3 factures (Trois) transmises dans le
cas de ce contrat qui était accompagné de bordereaux indiquant les quantités réalisées.
Pourtant, dans le document contractuel soutenant l’octroi de ce contrat, les longueurs des
tronçons de rues/routes étaient explicitement indiquées et classées par lots accompagnés des
détails estimatifs des quantités.
107 Enfin, la Cour a relevé une dernière irrégularité pouvant causer des préjudices au projet et
à la communauté. Il s’agit du fait que la Cour n’a pu retracer de document de réception provisoire
ou de réception définitive du chantier. Pourtant, le MTPTC avait accordé 18 616 201 HTG au
Laboratoire National du Bâtiment et des travaux publics pour la supervision et le contrôle de la
qualité des travaux réalisés par la firme V & F Construction SA. Une telle absence a poussé la
Cour à mener un contrôle visuel de ce chantier. Il est apparu dans cette visite que les travaux
ont été réalisés, mais la Cour ne peut conclure sur le respect des termes des attributions vu le
long délai entre la date de fin des travaux et la date de notre audit.
108 De plus, la Cour a relevé des irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques
de gestion. Par exemple, l’absence de documentation n’a pas permis à la Cour de confirmer si
les directives prévues par les cadres réglementaire et contractuel ont été respectées, notamment
quant aux retenues prévues comme les retenues de garantie (5 %), de bonne exécution (5 %)
et des acomptes provisionnels (2 %).
63
109 Quant aux irrégularités de nature administratives, la Cour en a relevé deux lors de la mise
en œuvre de ce projet. D’abord, l’examen du contrat encadrant la passation de ce marché a
permis à la Cour de constater qu’aucune signature et date de signature n’apparaissent dans ce
contrat bien que les noms du ministre du MTPTEC, M. Jacques ROUSSEAU, agissant à titre de
Maître d’ouvrage, et de l’Entrepreneur M. Jean Marie VORBE, agissant à titre d’entrepreneur
exécutant du contrat, soient nommés. Ainsi, l’absence de signature du contrat entre les parties,
le MTPTEC et l’Entrepreneur, semble être passée inaperçue par l’ensemble des intervenants.
Une telle irrégularité de nature administrative est à proscrire dans un tel contrat. D’ailleurs, la
Cour s’interroge sur la gestion de ce projet et les moyens mis en place pour le contrôle et le suivi
des coûts, le suivi de l’exécution du projet et surtout si la prestation de services a été optimale et
complète.
110 Ensuite, la Cour a constaté dans le dossier l’existence de plusieurs ordres de paiements
transmis qui incluent des factures concernant la phase 2 relative à la réhabilitation des rues et
de 5 km de route au Cap-Haïtien. Cette façon de faire crée ainsi une confusion quant à la
prestation de services et aux demandes de paiement.
111 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour en lien avec ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation d’urgence de rues au Cap-Haïtien et des environs
(7.6 KM)
RÉSOLUTIONS
21-12-2012 : 2 500 000,00 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation pour une proposition financière pour la réhabilitation de rues
CONTRATS
au Cap-Haïtien et de certaines routes avoisinantes, soit environ
7.6 kilomètres.
Montant du contrat : 9 699 130,30 $US, soit 407 363 850,66 HTG.
Contrat pas signé, cependant indication :
- du Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, ministre des TPTC
- et de l’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F
Construction SA
Aucune approbation du Ministre de l’Économie et des Finances.
LA GESTION
Délai de garantie : 10 mois suite à l’émission du Certificat de
CONTRACTUELLE ET
réception provisoire
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 12 mois
Décomptes mensuels
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
Ministère ou par une tierce firme.
64
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation d’urgence de rues au Cap-Haïtien et des environs
(7.6 KM)
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, l’exécution du montant 2 500 000,00 $US adopté par la Résolution du 21
décembre 2012 a été totalement décaissé (Ex-13-14).
Le montant attribué dans ce contrat, soit 9 699 139, 30 $US, ne correspond pas à la résolution autorisant
le projet. Aucune documentation n’a été produite pour justifier un financement supplémentaire.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques
de gestion de projets.
L’absence significative de documents justifiant les dépenses et la livraison des quantités prévues dénote
une grave déficience dans les moyens de contrôle.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
Responsables
de
dépenses
l'administration centrale
2. Signature illisible (pour le MO délégué)
3. Signature illisible (pour le MO ingénieur-superviseur)
4. Frantz LOUIS CHARLES, Comptable en Chef
5. Michel DELAURIER, Comptable
Deuxième niveau
6. Yves Fritz JOSEPH, Ing. Directeur général
Responsables
du 7. Pierre-Paul RAPHAËL, Ing., Responsable du dossier
Laboratoire
National
du 8. Sainlo SAINT-VICTOR, Ing., Directeur technique
Bâtiment et des travaux
publics
Troisième niveau
9. Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F Construction
Responsables de la firme
SA
V&F Construction SA
10. Réginald M. J. VORBE, Vice- Président, V&F Construction SA
11. Fritz A. LEGER, Ing., Directeur technique, V&F Construction SA
Recommandations
Considérant les irrégularités constatées lors de l'analyse du projet de « Réhabilitation
d’urgence de rues au Cap-Haïtien et des environs (76 KM) », la Cour recommande :
1) Que le MTPTC améliore sa gestion des contrats attribués en situation d’urgence,
particulièrement pour permettre un meilleur contrôle des coûts, et que, ultimement, les
fonds publics soient utilisés adéquatement.
2) Que le MTPTC documente et conserve adéquatement dans ses dossiers d’éléments
essentiels à la gestion d'un projet de développement tel que les documents soutenant
les factures, les quantités par rapport aux cahiers des charges, les documents relatifs à la
supervision et au contrôle.
3) Qu'une enquête soit ouverte par les autorités compétences pour approfondir l’utilisation
des fonds prévus ou octroyés dans le cadre du présent projet.
65
2.2.4 Construction de l’Aéroport international des Cayes
112 La Cour a examiné la gestion de ce projet. Il apparaît que plusieurs actions posées par le
MTPTC n’ont pas permis de mettre en œuvre ce projet de manière efficiente, efficace et
économique.
113 La Cour a relevé des irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté.
Par exemple, le projet s’est arrêté sans aucune documentation explicative après avoir utilisé
38 % du budget prévu, soit 10 088 137,63 $US. Au moment de l’arrêt des travaux, 46 % de
l’avance pour démarrage a été récupéré. Il reste un solde à récupérer de 3 582 805,00 $US.
Ainsi, en tenant compte de l’avance (25 %) non encore récupérée et des factures déjà payées
pour la réalisation des travaux, nous estimons que le MTPTEC a payé une somme globale de
13 166 535,75 $US, soit 49,8 % du marché. De plus, la dernière facture reçue couvre la période
(allant de juillet à août 2015); le projet était à son 17 e mois sur les 18 mois prévus au contrat
114 La Cour a aussi constaté que le MPTCE a posé des gestes irréguliers par rapport au cadre
réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion. Par exemple, bien que toute la documentation
réglementaire relative au suivi des décomptes progressifs afin de soutenir les factures reçues
(10) a été produite, il n’y a pas eu de production de documents prouvant la réception provisoire
ou définitive. De ce fait, la Cour n’a pas pu confirmer si des pénalités ont été appliquées.
115 Ensuite, la Cour a relevé des irrégularités de nature administrative, notamment l’absence
de justification de l’arrêt des travaux. La Cour s’attendait à trouver dans le dossier des
justifications techniques et administratives pour justifier cet arrêt des travaux qui a eu des impacts
sur le délai et le coût total du projet.
116 La Cour a fait les observations suivantes à la suite de la visite du chantier :
1) Selon l’information obtenue du Directeur de l’actuel aéroport (ancien), il reste des
terrains à exproprier.
2) Par rapport au « nouvel Aéroport international des Cayes », nous nous interrogeons
sur les travaux faits qui ont grugé environ 40 % du coût initial du projet.
3) Les travaux effectués à date concernent la mise en place de la base de vie, le
débroussaillage, la préparation partielle du terrain et la mise en place d’au moins 15
à 20 % de pistes avec une « assise de base » enduite d’asphalte liquide.
4) Le constat des lieux visités nous indique :
66
que la « piste » réalisée est en état de dégradation avec une invasion de la
végétation;
qu’il n’y a aucune clôture délimitant les terrains acquis et ne limitant pas ainsi
l’accès au lieu;
que le terrain est traversé par des ruisseaux, dont un est assez important qui
nécessiterait la construction ou l’aménagement d’un pont-chaussée permettant le
prolongement de la piste;
qu’il n’y a aucune infrastructure (guérite, salle d’attente et autres bâtiments de
services);
qu’une reprise des travaux nécessiterait un budget plus élevé que le solde restant
du budget initialement accordé (environ 16 millions $US);
que des paysans exploitent des parcelles à des fins agricoles et de pâturage pour
les animaux.
117 Voici quelques photos illustrant l’état des lieux actuels :
67
Photos 1 et 2 : Piste actuelle et entrave naturelle
68
Photos 3 et 4 : Entraves ruisseau et cours d’eau
69
118 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Travaux de construction de l’Aéroport international des Cayes
RÉSOLUTIONS
21 décembre 2012 : 7 242 448,64 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation d’une proposition technique et financière pour les travaux de
CONTRATS
construction de l’Aérogare des Cayes.
Montant du contrat : 26 436 985,19 $US soit 1 110 353 378,00 HTG
Contrat signé le 27 décembre 2012 par :
- le Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
- l’Entrepreneur : José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
- la Ministre de l’Économie et des Finances : Marie Carmelle JEANMARIE
Visé par: Nomie Mathieu, Présidente CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : 13 mois suite à l’émission du Certificat de
CONTRACTUELLE ET
réception provisoire
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis aux Cahier des clauses administratives générales, particulières
et techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 18 mois
Supervision des travaux confiée à la firme Louis Berger Group Inc. –
CECOM Consultants (Groupement LBI-CECOM Consultats)
Contrat de supervision des travaux pour l’Aéroport des Cayes et
l’Aérogare Île-à-Vache aux Cayes, valeur de 4 296 037,50 $US, dont
2 347 795,50 $US pour l’Aéroport des Cayes.
Contrat signé le 27 décembre 2012 par :
- le Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
- le Consultant : Ariel Frank, Représentant légal de LBI-Cecom
Consultants
- la Ministre de l’Économie et des Finances : Marie Carmelle JEANMARIE
BILAN DU PROJET
Projet arrêté à son 17e mois d’exécution sans justification documentée.
Le budget utilisé à son arrêt représentait 38 % du budget prévu, soit 10 088 137,63 $US.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
Responsables de
dépenses
l'administration centrale
2. Garry JEAN, Coordonnateur UCE du MTPTEC (pour le MO
délégué)
3. Coréga DORISMOND, Ing. (pour le MO ingénieur-superviseur)
4. Frantz DUROSEAU, Directeur du Transport
Deuxième niveau
5. The Louis Berger Group Inc. – CECOM Consultants
Responsables de la
6. Ariel Frank, Représentant légal de LBI-Cecom Consultants
supervision des travaux
7. Mario ALDANA,, Ing. Superviseur, LBI-Cecom Consultants
Troisième niveau
8. José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
Responsables de la firme
9. J. Alejandro ADAMES, Directeur de projet ESTRELLA Haïti
ESTRELLA Haïti
10. Marlenin MEIJA, Directeur technique, ESTRELLA Haïti
11. Raul MARTINEZ, Directeur du Sud Projets Haïti, ESTRELLA Haïti
12. Harlem LORA, Ing. ESTRELLA Haïti
70
Recommandations
Pour le projet sur les « Travaux de construction de l’Aéroport International des Cayes », la
CSCCA recommande :
1) Que le MTPTC améliore son suivi des éléments figurant dans un contrat à l’égard de :
- la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci correspondent à ceux qui étaient
prévus dans le contrat ;
- l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du fournisseur ;
- la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
- l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
2) Que ce projet fasse l’objet d’autre examen en vue d’obtenir des explications sur l’arrêt des
travaux, les traitements des soldes restants, la récupération de l’avance et l’application des
pénalités, le devenir des retenues (garantie de bonne exécution) et s’il y a matière à
poursuite pour non-exécution du marché.
2.2.5 Construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache
119 La Cour a examiné la gestion du projet relatif aux travaux de construction de l’Aérogare de
l’Île-à-Vache. Il en ressort que le projet n’a pas été géré selon les règles et normes reconnues
ainsi que les principes de saine gestion.
120 La Cour constate qu’en dépit de la nature du projet relatif à la construction d’un aéroport
international, des étapes clés liées à la saine gestion de projets immobiliers n’ont pas été suivies
par le MTPTC. Le fournisseur a été sélectionné par sollicitation d’une proposition technique et
financière sans faire d’appel de propositions de la concurrence, ce qui représente une lacune
importante dans la gestion de projet compte tenu de la complexité du projet.
121 La Cour a constaté que les travaux de construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache se sont
arrêtés après avoir utilisé 38 % de l’enveloppe budgétaire prévue, soit 10 088 137,63 $US.
Aucune règle formelle n’encadre la décision de réaliser ou d’arrêter un projet. Le projet a été
lancé sans être encadré par un plan de réalisation complet.
122 La documentation réglementaire relative au suivi des décomptes progressifs afin de soutenir
les factures reçues (10) a été produite. Cependant, aucune documentation justifiant l’arrêt des
travaux n’a été fournie à la Cour. De la même façon, la Cour n’a pas reçu de documents prouvant
la réception provisoire ou définitive des travaux et n’est donc pas en mesure de confirmer si des
71
pénalités ont été appliquées. Le manque d’une structure de la documentation complète relative
à un projet aussi important amène la Cour à conclure que ce projet a été géré de façon informelle.
123 Au moment de l’arrêt des travaux, 46 % de l’avance pour démarrage a été récupéré. Il reste
un solde à récupérer de 3 582 805,00 $US.
124 En tenant compte de l’avance (25 %) non encore récupérée et des factures déjà payées sur
la réalisation des travaux, nous estimons que le MTPTEC a payé une somme globale de
13 166 535,75 $US, soit 49,8 % du marché. La dernière facture reçue couvre la période (allant
de juillet à août 2015), le projet étant à son 17 e mois sur les 18 mois prévus au contrat.
125 La Cour a fait les observations suivantes à la suite de la visite des lieux du chantier :
1)
Les travaux effectués à date concernent la mise en place de la base de vie et des
installations opérationnelles (atelier mécanique, dortoir, etc.), le débroussaillage, la
préparation partielle du terrain et la mise en place de la piste avec une « assise de
base » enduite d’asphalte liquide (15 m sur 1,5 km).
2)
L’avancement des travaux a grugé environ 26 % du coût initial du projet.
3)
Le constat des lieux visités nous indique :
que la piste réalisée est en état de dégradation plus prononcé que l’aéroport des
Cayes;
qu’il n’y a aucune infrastructure (guérite, salle d’attente et autres bâtiments de
services);
que, vu la dégradation des lieux, une reprise des travaux nécessiterait un budget
supérieur
au
solde
restant
du
budget
initialement
accordé
(environ
14 millions $US);
que, vu son isolement, il ne semble pas que l’installation soit exploitée par les
habitants de l’île, sauf à côté de la base de vie qui a été laissée à l’abandon.
126 La Cour a également visité les places publiques qui ont été construites ou aménagées sur
l’île. Celles-ci sont non fonctionnelles dans la majorité des cas; seules les structures en béton
ont été exécutées. Leur aménagement reste à faire et le mobilier ludique prévu éventuellement
n’existe pas.
127 Voici quelques photos illustrant l’état des lieux actuels :
72
Photos 1 et 2 : Piste actuelle
73
Photos 3, 4 et 5 : Atelier, dortoir et équipement à l’abandon
74
Photos 6,7, 8 et 9 : Places publiques à l’abandon et non fonctionnelles
75
128 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Travaux de construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache
RÉSOLUTIONS
21-12-2012 : 4 989 241,96 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Sollicitation d’une proposition technique et financière pour les travaux de
construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache.
Montant du contrat : 19 525 143,21 $US, soit 820 056 014,80 HTG
Contrat signé le 27-12-2012 par :
- Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
- L’Entrepreneur : José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
- Ministre de l’Économie et des Finances : Marie Carmelle JEAN-MARIE
Visé par: Nomie H. MATHIEU, Présidente CSCCA
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de garantie : 24 mois suite à l’émission du Certificat de
réception provisoire
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 24 mois
Supervision des travaux confiée à The Louis Berger Group Inc. –
CECOM Consultants (Groupement LBI-CECOM Consultats).
Contrat de supervision des travaux pour l’Aéroport des Cayes et
l’Aérogare de l’Île-à-Vache aux Cayes, valeur de 4 296 037,50 $US,
dont 2 347 795,50 $US pour l’Aéroport des Cayes.
Contrat signé le 27-12-2012 par :
Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
- Le Consultant : Ariel Frank, Représentant légal de LBI-Cecom
Consultants
- Ministre de l’Économie et des Finances : Marie Carmelle JEAN-MARIE.
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis aux Cahier des clauses administratives générales, particulières
et techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
BILAN DU PROJET
Projet exécuté dans le respect du budget révisé : 2 597 238, 17 $US.
Projet exécuté dans le délai révisé : 19 mois
Date de la réception provisoire : 2014-11-18
Réception définitive adressée vers : 2016-092-12
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Responsables de
l'administration centrale
1.
2.
3.
76
Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Garry JEAN, Coordonnateur UCE du MTPTEC (pour le MO
délégué)
Coréga DORISMOND, Ing. (pour le MO ingénieur- superviseur)
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Travaux de construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache
4.
Frantz DUROSEAU, Directeur du Transport
Deuxième niveau
Responsables de la
supervision des travaux
5.
The Louis Berger Group Inc. – CECOM Consultants
6.
7.
Ariel Frank, Représentant légal de LBI-Cecom Consultants
Mario ALDANA,, Ing., Superviseur, LBI-Cecom Consultants
Troisième niveau
Responsables de la firme
ESTRELLA Haïti
8. José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
9. J. Alejandro ADAMES, Directeur de projet ESTRELLA Haïti
10. Marlenin MEIJA. Directeur technique, ESTRELLA Haïti
11. Raul MARTINEZ,. Directeur du Sud Projets Haïti, ESTRELLA Haïti
12. Harlem LORA, Ing., ESTRELLA Haïti
Recommandations
Dans le cadre du projet « Construction de l’Aérogare de l’Île-à-Vache », la Cour
recommande :
1) Que le MTPTC améliore son suivi des éléments figurant dans un contrat à l’égard de :
- la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci correspondent à ceux qui étaient
prévus dans le contrat ;
- l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du fournisseur ;
- la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
- l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
2) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de savoir s’il y a matière à
poursuite pour non-exécution du marché, notamment en obtenant des explications
précises sur :
- les raisons de l’arrêt des travaux ;
- les traitements des soldes restants ;
- la récupération de l’avance et l’application des pénalités ;
- le devenir des retenues (garantie de bonne exécution).
2.2.6
Réhabilitation et construction de la route Cayes-Jérémie
129 La Cour a examiné la mise en œuvre du projet relatif à la réhabilitation et à la construction de la
route Cayes-Jérémie. Il appert que le MTPTC n’a pas mis en œuvre ce projet de façon efficience et
économique, car plusieurs irrégularités ont été commises.
130 En effet, un contrat est intervenu entre le MTPTC et la firme ESTRELLA pour la poursuite dees
travaux de réhabilitation et de construction de la route Cayes-Jérémie – Tronçon Camp Perrin
– Jérémie. Ce contrat, d’un montant de 47 225 250,08 $US, fut signé le 9 mai 2014 de gré a gré
à la suite d’une sollicitation d’une proposition technique et financière. Il a été attribué à
ESTRELLA à la suite de la sollicitation d’une proposition technique et financière.
77
131 D’abord, la Cour a constaté que le MTPTC a commis des irrégularités ayant causé des
préjudices au projet et à la communauté. Par exemple, le projet s’est arrêté, pendant un certain,
sans aucune documentation explicative après avoir utilisé 60 % du budget prévu, soit
132 Il convient de faire remarquer que 75 % de l’avance de démarrage a été récupéré. Il restait
un solde à récupérer de 2 353 342,99 $US. Mais la documentation mise à la disposition de la
Cour ne lui a pas permis de savoir si cette somme avait été récupérée par le MTPTC et si elle
avait été remise aux fonds Petro-Caribe.
133 Par ailleurs, en tenant compte de l’avance (25 %) non encore récupérée et des factures déjà
payées pour la réalisation des travaux, la Cour estime que le MTPTEC a payé une somme
globale de 29 301 829,72 $US, soit 62 % du marché.
134 Enfin, la Cour constate que la réalisation de ce projet avait pris trop de retard, soit 5 mois.
Par exemple, la dernière facture reçue couvrait la période allant d’août 2016 à septembre 2016.
À cette date, le projet était déjà à son 23e mois sur les 18 mois prévus pour sa réalisation.
135 Outre ces irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté, la Cour a
aussi constaté qu’il y a eu des irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de
gestion. D’abord, bien que toute la documentation réglementaire relative au suivi des décomptes
progressifs afin de soutenir les factures reçues (10) ait été produite, il n’y a pas eu de production
de documents prouvant la réception provisoire ou définitive. Ainsi, la Cour ne pouvait pas
confirmer si des pénalités ont été appliquées.
136 La Cour a fait les observations suivantes à la suite de la visite des lieux du chantier :
L’audit documentaire s’est fait à partir des documents produits entre le 9 août 2014 et le
28 septembre 2016. Durant cette période, l’avancement des travaux se situe à environ
60 % du coût initial du projet.
Le constat de notre visite des lieux du 10 janvier 2019 indique :
•
Que, les travaux suivent leur cours, mais la Cour n’est pas en mesure d’évaluer
si le calendrier a été ajusté par rapport au retard déjà accumulé au 28 septembre
2016 (23 mois pour un délai prévu de 18 mois, soit 5 mois de retard);
•
78
que les infrastructures routières déjà construites semblent conformes aux devis;
•
que la firme exécutante semble maîtriser les ouvrages réalisés, notamment
l’élargissement de la voie et la construction d’un remblai sécurisant un passage
réputé dangereux.
137 Voici quelques photos illustrant l’état des lieux actuels :
79
Photos : 1, 2 et 3 : Ouvrage de consolidation d’un passage étroit et zone à dynamiter pour élargir
la voie
Photos 4, 5, et 6 : Voie en attente des couches d’asphaltage, stabilisation de la route et du canal
d’évacuation des eaux et déficiences à reprendre
80
138 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Travaux de réhabilitation et de construction de la route CayesJérémie – Tronçon Camp Perrin – Jérémie
RÉSOLUTIONS
15 avril -2015 : 5 235 705,32 $US
12 juillet 2015 : 8 764 294,68 $US
28 septembre 2016 : 5 835 867,00 $US
Total : 19 835 867,00 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro-Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Contrat gré à gré en vue d’une sollicitation d’une proposition technique
CONTRATS
et financière pour la poursuite des travaux de réhabilitation et de la
construction de la route Cayes-Jérémie.
Montant du contrat : 47 225 250,08 $US
Contrat signé le 09 mai 2014 par :
- le Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
- l’Entrepreneur : José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
- la Ministre de l’Économie et des finances : Marie Carmelle JEANMARIE
Approuvé par :
Fritz Robert ST-PAUL, Président de la CSC/CA
Lucien MOISE, Coordonnateur Commission Nationale des Marchés
Publics
LA GESTION
Délai de garantie : 18 mois
CONTRACTUELLE ET
Le prix du contrat est hors taxes (voir PV des négociations des parties)
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 20 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (impôt sur le revenu)
sur les acomptes provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales, particulières
et techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 13 mois.
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
Ministère ou par une tierce firme.
BILAN DU PROJET
Projet arrêté à son 23e mois d’exécution sans justification documentée.
Projet accusant un retard de 5 mois sur le délai prévu au contrat.
Le budget utilisé à son arrêt représentait 60 % du budget prévu, soit 28 366 828,13 $US.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Responsables
l'Administration centrale
1.
3.
Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Garry JEAN, Coordonnateur UCE du MTPTEC (pour le MO
délégué)
Paul SALVERT, Ing., (pour le MO)
4.
5.
José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
J. Alejandro ADAMES, Directeur de projet ESTRELLA Haïti
de
2.
Deuxième niveau
Responsables du
Troisième niveau
Responsables de la firme
81
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Travaux de réhabilitation et de construction de la route CayesJérémie – Tronçon Camp Perrin – Jérémie
ESTRELLA Haïti
6. Marlenin MEIJA. Directeur technique, ESTRELLA Haïti
7. Cesar BONILLA,. Directeur du Projet , ESTRELLA Haïti
8. Guillermo PÉREZ, Coordonnateur commercial
Recommandations
Dans le cadre du projet de « réhabilitation et la construction de la route Cayes-Jérémie», la
Cour recommande :
1) Que le MTPTC améliore son suivi des éléments figurant dans un contrat à l’égard de :
- la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci correspondent à ceux qui étaient
prévus dans le contrat ;
- l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du fournisseur ;
- la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
- l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
2) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de savoir s’il y a matière à
poursuite pour non-exécution du marché, notamment en obtenant des explications
précises sur :
- les raisons de l’arrêt des travaux ;
- les traitements des soldes restants ;
- la récupération de l’avance et l’application des pénalités ;
- le devenir des retenues (garantie de bonne exécution).
2.2.7
Réparation du Port des Cayes
139 La Cour a examiné la mise en œuvre du projet relatif à la réparation du Port des Cayes. Il
appert que le MTPTC a surtout causé des irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes
pratiques de gestion.
140 D’abord, toute la documentation réglementaire a été produite, notamment le procès-verbal
des visites (2) pour l’inspection provisoire et la liste des déficiences
141 Ensuite, il y a eu un retard dans l’exécution du projet, cependant le MTPTEC a reconnu que
celui-ci n’était pas de la responsabilité de l’exécutant.
142 Par ailleurs, la Cour a réalisé une visite des lieux le 10 janvier 2019. Le constat des lieux
visités est le suivant :
82
Les ouvrages touristiques ont complètement été détruits.
Tous les travaux, à part le quai éventuellement, sont à refaire.
Les installations de services et les murs de protection sont en ruine.
Le mur de protection (voir photos) ne semble pas avoir été construit avec une base
profonde dans la terre afin d’avoir une bonne résistance vu que la région est sujette à
des tornades fréquentes.
143 Selon les personnes interrogées sur les lieux et qui ont travaillé dans ce chantier, les travaux
réalisés semblent être minimes et non complétés.
144 Voici quelques photos illustrant l’état des lieux actuels :
83
Photos 1, 2 et 3 : Le quai (la jetée), un bâtiment de services et le mur de protection en ruine
84
Photos 4, 5 et 6 : Mur de protection en ruine qui na pas résisté à la tornade
85
145 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Travaux de réhabilitation du Port des Cayes
RÉSOLUTIONS
21-12-2012 : 1 677 021,87 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation d’une proposition technique et financière pour la
CONTRATS
réhabilitation du Port des Cayes.
Montant du contrat : 2 597 238,17 $US, soit 109 084 003,14 HTG
Contrat signé le 07-12-2012 par :
- le Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTEC
- l’Entrepreneur : José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
- la Ministre de l’Économie et des Finances : Marie Carmelle JEANMARIE
Visé par: Nonie MATHIEU, Présidente CSCCA
LA
GESTION Délai de Garantie : 13 mois suite à l’émission du Certificat de
CONTRACTUELLE
ET réception provisoire
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales, particulières
et techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 13 mois. Avenant 1 au contrat ajustant
le délai à 19 mois. L’avenant est signé par M. Jacques ROUSSEAU,
Ministre, par J.A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti et
Avenant 1 ajuste le montant du contrat à 2 578 994,13 $US au lieu de
2 597 238,17 $US.
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
Ministère ou par une tierce firme.
BILAN DU PROJET
Projet exécuté dans le respect du budget révisé : 2 597 238, 17 $US.
Projet exécuté dans le délai révisé : 19 mois
Date de la réception provisoire : 2014-11-18
Réception définitive adressée vers le : 2016-septembre
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
9. Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
Responsables
de
dépenses
l'Administration centrale
10. Garry JEAN, Coordonnateur UCE du MTPTEC (pour le MO
délégué)
11. Coréga DORISMOND, Ing., (pour le MO ingénieursuperviseur)
12. Frantz DUROSEAU, Directeur du Transport
Deuxième niveau
Troisième niveau
Responsables de la firme
ESTRELLA Haïti
86
13. José A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
14. J. Alejandro ADAMES, Directeur de projet ESTRELLA Haïti
15. Marlenin MEIJA, Directeur technique, ESTRELLA Haïti
16. Raul MARTINEZ,. Directeur du Sud Projets Haïti, ESTRELLA
Haïti
17. Guillermo PÉREZ, Coordonnateur commercial
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Travaux de réhabilitation du Port des Cayes », la Cour
recommande que le MTPTC améliore son suivi des éléments figurant dans ce contrat et sur
son contrôle de qualité lors de la réception des ouvrages.
2.2.8 Réhabilitation route Laboule 12 – Kenscoff-Ouest
146 La Cour a examiné la mise en œuvre du projet relatif à la réhabilitation de la route de
Kenscoff (tronçon Laboule 12 – Kenscoff). Il en ressort que le projet n’a pas été géré selon les
règles et normes reconnues ainsi que les principes de saine gestion.
147 D’abord, la Cour a constaté que des irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes
pratiques de gestion ont été commises. Par exemple, toute la documentation réglementaire a été
produite, notamment les décomptes progressifs et le rapport de la commission recommandant
la délivrance du certificat de réception définitive. De plus, la Cour a constaté que le délai de la
réalisation des travaux de réhabilitation du tronçon Laboule 12 – Kenscoff n’avait pas été
respecté. Prévus en 4 mois, les travaux ont été exécutés en 17 mois.
148 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation de la route de Kenscoff (tronçon Laboule 12 –
Kenscoff)
RÉSOLUTIONS
24-08-2010 : 6 348 429,22 $US
06-01-2016 : 249 277,81 $US
Total : 6 797 707,03 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Appel d’offres sur invitation auprès de 3 entreprises pour la réhabilitation
CONTRATS
de 10,4 kilomètres sur la route Pétion-Ville – Kenscoff (tronçon Laboule
12 – Kenscoff)
Montant du contrat : 258 309 389,60 HTG
Contrat signé le 23 septembre 2010 par :
- le Maître d’ouvrage : Jacques GABRIEL, Ing., Ministre des TPTC
-et l’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F Construction
SA
Approuvé par Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des Finances
LA
GESTION Délai de Garantie : 10 mois
CONTRACTUELLE
ET Avance de démarrage : 20 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
GESTION DE PROJET
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
87
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation de la route de Kenscoff (tronçon Laboule 12 –
Kenscoff)
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Contrat non visé par la CSCCA.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 4 mois
Décomptes mensuels
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
Ministère ou par une tierce firme.
Composition de la Commission formée par circulaire en date du 19 août
2013 chargée d’apprécier la réception des travaux :
- Magali B. JUSSOME, Ing., Représentant la Direction générale;
- Jean Ernest Leslie AUGUSTIN, Ing., Représentant la Direction
générale;
- Pierre André LORISCA, Ing., Représentant du service du Génie urbain;
- Wisler DYROGÉNE, Ing., Représentant du service du Génie urbain;
- Ronald BEAUZILE,,Ing., Représentant du service du Génie urbain.
BILAN DU PROJET
Projet exécuté dans le respect du budget prévu, soit 258 309 475,63 HTG.
Projet exécuté dans un délai de 17 mois alors que le contrat prévoyait 4 mois.
Réception définitive recommandée par la commission suite à la visite du 30 août 2013.
Réception définitive adressée vers le 2016 Septembre.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques GABRIEL, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
Responsables
de
dépenses
l'Administration centrale
2. Signature illisible (pour le MO délégué)
3. Signature illisible (pour le MO ingénieur- superviseur)
4. Frantz LOUIS CHARLES, Comptable en Chef
5. Michel DELAURIER, Comptable
Deuxième niveau
Responsables
Troisième niveau
Responsables de la firme
V&F Construction SA
1.
2.
3.
Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Construction SA
Réginald M. J. VORBE, Vice-Président, V&F Construction SA
Fritz A. LEGER, Ing., Directeur technique, V&F Construction
SA
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Réhabilitation de la route de Kenscoff (tronçon Laboule 12 –
Kenscoff) », la Cour recommande
1) Que le MTPTC d’améliorer ses mécanismes de suivi de chaque projet et en rendre
compte régulièrement et en temps opportun aux instances concernées, sur la base
d’une information complète et fiable, en mettant l’accent sur le respect du budget et
de l’échéancier.
88
2.2.9
Entretien du tronçon Petion-Ville – Laboule 12
149 La Cour a examiné la mise en œuvre du projet relatif à l’entretien du ttronçon Pétition-Ville
– Laboule 12. Il appert que le MTPTC a surtout causé des irrégularités au cadre réglementaire
et aux bonnes pratiques de gestion.
150 D’abord, toute la documentation réglementaire a été produite, notamment les décomptes
progressifs ainsi que le rapport de la commission recommandant la délivrance du certificat de
réception définitive.
151 De plus, l’exécution du projet s’est réalisée sur 2 mois comparativement aux 4 mois prévus.
152 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation de la route de Kenscoff (tronçon Pétion-Ville –
Laboule 12)
RÉSOLUTIONS
12-05-2011 : 1 937 849,37 $US
06-01-2016 : 84 645,94 $US
Total :
2 022 495,31 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Appel d’offres sur invitation auprès de 3 entreprises pour l’entretien de
CONTRATS
5,6 kilomètres sur la route Pétion-Ville – Kenscoff. (Tronçon PétionVille – Laboule 12).
Montant du contrat : 77 230 610 HTG
Contrat signé le 18 avril 2011 par :
- le Maître d’ouvrage : Jacques GABRIEL, Ing., Ministre des TPTC
(pour le contrat).
-et l’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F
Construction SA
Approuvé par Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des
Finances.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
89
Contrat non visé par la CSCCA
Délai de Garantie : 10 mois
Avance de démarrage : 20 %. Retenue de Garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Délai de réalisation des travaux : 4 mois
Décomptes mensuels
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
Ministère ou par une tierce firme.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation de la route de Kenscoff (tronçon Pétion-Ville –
Laboule 12)
Composition de la Commission formée par circulaire en date du
19 août 2013 chargée d’apprécier la réception des travaux :
- Magali B. JUSSOME, Ing., Représentant la Direction générale ;
- Jean Ernest Leslie AUGUSTIN, Ing., Représentant la Direction
générale;
- Pierre André LORISCA, Ing., Représentant du service du Génie
urbain;
- Wisler DYROGÉNE, Ing., Représentant du service du Génie urbain;
- Ronald BEAUZILE, Ing., Représentant du service du Génie urbain.
BILAN DU PROJET
Projet exécuté dans le respect du budget prévu, soit 76 966 431,09 HTG.
Projet exécuté dans un délai de 2 mois alors que le délai prévu était de 4 mois.
Réception définitive recommandée par la commission suite à la visite du 30 août 2013.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques GABRIEL, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Responsables
de
2. Signature illisible (pour le MO délégué)
l'Administration centrale
3. Signature illisible (pour le MO ingénieur-superviseur)
4. Frantz LOUIS CHARLES, Comptable en Chef
6. Michel DELAURIER, Comptable
Deuxième niveau
Responsables du
Troisième niveau
Responsables de la firme
V&F Construction SA
7.
8.
9.
Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Construction SA
Edwig SAINT MARTIN, V&F Construction SA
Fritz A. LEGER, Ing., Directeur Technique, V&F Construction
SA
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Réhabilitation de la route de Kenscoff (tronçon Pétion-Ville –
Laboule 12) », la Cour recommande qu’une enquête soit ouverte pour approfondir
l’utilisation de l’avance de16,4 millions HTG prévue dans le contrat avec la firme exécutant
les travaux.
2.2.10 Construction du pont Roseaux (170 ml)
153 La Cour a procédé à l’examen de ce projet dans le but de vérifier si le MPTC et les autres
parties prenantes ont géré ce projet de façon efficace efficience et économique. Il appert qu’il y
a eu des irrégularités lors de la mise en œuvre de ce projet.
154 Ci-après les principales irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la
communauté que la Cour a recensé lors de ses travaux :
90
Le coût du projet terminé est de 8 871 582,40 $US, en dépassement des résolutions
adoptées, soit 5 118 950,43 $US.
Aucune justification n’est produite par le MTPTC.
Résolutions totalement réalisées à travers les encaissements (Ex 12-13 et Ex 1214).
155 Ci-après les principales irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de
gestion que la Cour a constaté lors de ses travaux :
Toute la documentation réglementaire a été produite, notamment les décomptes
progressifs et les tableaux des quantités.
L’exécution du projet s’est réalisée sur 33 mois comparativement aux 10 mois
prévus.
156 Ci-après les principales irrégularités de nature administrative que la Cour a constaté lors de
ses travaux :
Aucune indication démontrant si des pénalités ont été appliquées.
Absence de la documentation relative à l’acceptation provisoire et définitive
157 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière Roseaux
RÉSOLUTIONS
21-12-2012 : 4 314 662,09 $US
11-12-2013 : 804 288,34 $US
Total : 5 118 950,43 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petr-Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation pour une proposition financière pour la construction du pont
CONTRATS
sur la rivière Roseaux.
Montant du contrat de 8 469 885,83 $US, soit 355 735 735 294,86 HTG
Avenant no 1 au contrat : 401 696,57 $US (à valider)
Contrat signé par :
- le Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTC
- l’Entrepreneur : M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING
HONGYAN
Approbation de :
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des Finances
- Nonie MATHIEU, Présidente du CSCCA
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
91
Délai de Garantie : 10 mois suite à l’émission du Certificat de
réception provisoire
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière Roseaux
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 10 mois
Décomptes mensuels
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
Ministère ou par une tierce firme.
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible, l’exécution du montant 5 118 950,43 $US adopté par la Résolution du 21
décembre 2012 et celle du 11 décembre 2013 a été totalement réalisée (Ex- 13-14).
Le montant attribué dans ce contrat, incluant l’avenant no 1 et totalisant 8 871 582,40 $US, ne correspond
pas à la résolution autorisant le projet. Aucune documentation n’a été produite pour justifier un financement
supplémentaire.
Coûts du projet : 8 469 885,83 $US.
Délai : réalisé en 33 mois au lieu des 10 mois prévus.
Absence de documentation relative à l’acceptation provisoire et définitive.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
Responsables
de
dépenses
l'Administration centrale
Deuxième niveau
Responsables
Troisième niveau
Responsables de la firme
WENLING HONGYAN
2.
M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING HONGYAN
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Construction du pont sur la rivière Roseaux », la Cour
recommande au MTPTC d’appliquer en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet
en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2.2.11 Construction d’un pont sur la rivière Grande à Marigot et Pérédo
158 La Cour a examiné la mise en œuvre du projet relatif à la construction d’un pont sur la rivière
Grande à Marigot et Pérédo. Il appert que le MTPTC a surtout causé des irrégularités au cadre
réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion.
159 Voici, les irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté que la Cour
a décelé lors de ses travaux :
92
Le coût du projet terminé est de 9 662 423,57 $US, en dépassement des résolutions
adoptées, soit 6 890 758,91 $US, et du montant autorisé au contrat, soit
8 557 634,32 $US.
Aucune justification n’est produite par le MTPTC.
Résolutions totalement réalisées à travers les encaissements (Ex 12-13, Ex 12-14 et
Ex 14-15).
Cependant, il reste un solde sur les résolutions de 961 538,46 $US.
Il n’y a aucune explication au paiement de 2 factures totalisant 2 978 257,75 $US, alors
que le projet est à 86 % de réalisation.
Avec le paiement de ces factures, le dépassement du montant autorisé pour ce marché
est de 25 %.
160 Quant aux irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion, la Cour
a constaté celles-ci :
Toute la documentation réglementaire a été produite, notamment les décomptes
progressifs et les tableaux des quantités.
L’exécution du projet s’est réalisée sur 31 mois comparativement aux 10 mois prévus.
161 Enfin, pour ce qui est des irrégularités de nature administrative, la Cour a observé celles-ci :
Aucune indication démontrant si des pénalités ont été appliquées.
Absence de la documentation relative à l’acceptation provisoire et définitive.
162 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière Grande à Mérigot et Pérédo
21-12-2012 : 4 500 000,00 $US
RÉSOLUTIONS
11-12-2013 : 1 402 102,81 $US
21-07-2015 : 335 111,00 $US
28-09-2016 : 653 545,10 $US
Total : 6 890 758,91 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation pour une proposition financière pour la construction du pont sur la
rivière Grande à Marigot et Pérédo
CONTRATS
Montant du contrat : 8 557 634,32 $US, soit 359 420 641,44 HTG.
Contrat signé le : 5 novembre 2012
- Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTC
- Entrepreneur : M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING HONGYAN
Approbation de :
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des Finances
- Nonie MATHIEU, Présidente du CSCCA
93
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière Grande à Mérigot et Pérédo
LA GESTION
Délai de Garantie : 10 mois suite à l’émission du Certificat de
CONTRACTUELLE ET
réception provisoire
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Délai de réalisation des travaux : 10 mois
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Décomptes mensuels
Contrat sous la supervision de The Louis Berger Group Inc. – CECOM
Consultants – pour un montant de 2 061 440 $US pour les projets Pont sur la
rivière Grande à Marigot et Pérédo et Pont de la rivière Gauche.
BILAN DU PROJET
Projet terminé avec un retard significatif de 31 mois.
Projet ayant dépassé le coût autorisé au marché de 25 %.
Absence de documentation relative aux acceptations provisoire et définitive.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Responsables
l'Administration centrale
1.
2.
Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Gaetan YOUANCE, Coordonnateur de l’UCEA (MTPTCr)
3.
4.
The Louis Berger Group Inc. – CECOM Consultants
Ariel FRANK, Représentant légal de LBI-Cecom Consultants
Mario ALDANA,, Ing., Superviseur, LBI-Cecom Consultants
5.
6.
M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING HONGYAN
M Yinkai DENG, Directeur du projet, WENLING HONGYAN
de
Deuxième niveau
Responsables du The Louis
Berger Groupe inc. – CECOM
Consultants pour la supervision
et le contrôle technique
Troisième niveau
Responsables de la firme
WENLING HONGYAN
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Construction du pont sur la rivière Grande à Mérigot et Pérédo
», la Cour recommande
1 ) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2 ) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour approfondir l’utilisation qui
a été faite :
- du solde sur les résolutions de 961 538,46 $US.
- du paiement de 2 factures sans justification totalisant 2 978 257,75 $US, alors que le
projet est à 86 % de réalisation.
94
2.2.12 Construction d’un pont sur la rivière Gauche
163 La Cour a examiné la mise en œuvre du projet relatif à la construction d’un pont sur la rivière
Gauche. Il appert que le MTPTC a surtout causé des irrégularités au cadre réglementaire et aux
bonnes pratiques de gestion.
164 D’abord, voici les principales irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la
communauté que la Cour a observée :
Le coût du projet terminé : 9 180 505,19 $US. Dans le respect des résolutions adoptées,
soit 10 010 974,29 $US, mais en dépassement par rapport au montant autorisé au
contrat, soit 8 682 772,00 $US.
Aucune justification n’est produite par le MTPTC pour ce dépassement.
Cependant, les encaissements (Ex 12-13, Ex 12-14 et Ex 14-15) indiquent un solde de
1 604 131,25 $US.
Il n’y a aucune explication quant au paiement de 4 factures totalisant 1 064 977,06 $US,
alors que le projet est à 102 % de réalisation.
Avec le paiement de ces factures, le dépassement du montant autorisé pour ce marché
est de 17,5 %.
165 Ensuite, voici les irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
que la Cour a constaté lors de ses travaux :
Toute la documentation réglementaire a été produite, notamment les décomptes
progressifs et les tableaux des quantités.
L’exécution du projet s’est réalisée sur 21 mois comparativement aux 10 mois prévus.
166 Enfin, ci-après, les principales irrégularités de nature administrative constatées :
Aucune indication démontrant si des pénalités ont été appliquées.
Absence de documentation relative aux acceptations provisoire et définitive.
167 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière Gauche
RÉSOLUTIONS
21-12-2012: 5 000 000,00 $US
11-12-2013: 1 884 011,74 $US
21-07-2015: 3 126 962,55 $US
Total : 10 010 974,29 $US
95
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière Gauche
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation pour une proposition financière pour la construction du pont sur la
CONTRATS
rivière Grande à Marigot.
Montant du contrat : 8 682 772,00 $US, soit 364 676 424,00 HTG
Contrat signé le 27 décembre 2012
- Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTC
- Entrepreneur : M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING HONGYAN
Approbation de :
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des Finances
- Nonie Mathieu, Présidente du CSCCA
LA GESTION CONTRACTUELLE Délai de garantie : 10 mois suite à l’émission du Certificat de réception
ET GESTION DE PROJET
provisoire.
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de bonne
exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier des
techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception provisoire et
définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 10 mois
Décomptes mensuels
Contrat sous la supervision de The Louis Berger Group Inc. – CECOM
Consultants. Pour un montant de 2 061 440 $US pour les projets « Pont sur la
rivière Grande à Marigot et Pont de la rivière Gauche ».
BILAN DU PROJET
Projet terminé avec un retard de 11 mois.
Projet a dépassé le budget autorisé de 17,5 %.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1. Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des dépenses
2. Garry JEAN, Coordonnateur de l’UCEA (MTPTCr)
Responsables
de
3. À compléter, Comptable en Chef
l'Administration centrale
4. À compléter, Comptable
Deuxième niveau
5. The Louis Berger Group Inc. – CECOM Consultants
6. Ariel FRANK, Représentant légal de LBI-Cecom Consultants
Responsables du The Louis
7. Mario ALDANA, Ing., Superviseur, LBI-Cecom Consultants
Berger Groupe inc. – CECOM,
Consultants pour la supervision
et le contrôle technique
Troisième niveau
8. M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING HONGYAN
9. M Junjian WU, Directeur du projet, WENLING HONGYAN
Responsables de la firme
WENLING HONGYAN
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Construction du pont sur la rivière Gauche», la Cour
recommande :
1 ) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2 ) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour approfondir le
paiement sans justification de 4 factures totalisant 1 064 977,06 $US, alors que le
projet était à 102 % de réalisation.
96
2.2.13 Construction du pont sur la rivière Voldrogue
168 La Cour a procédé à l’examen de ce projet dans le but de vérifier si le MPTC et les autres
parties prenantes ont géré ce projet de façon efficace efficience et économique. Il appert qu’il y
a eu des irrégularités lors de la mise en œuvre de ce projet.
169 Ci-après les principales irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la
communauté :
Le coût du projet terminé est de 7 614 763,39 $US, en dépassement des résolutions
adoptées, soit 4 809 881,84 $US, et du montant autorisé au contrat, soit
6 905 777,42 $US.
Aucune justification n’est produite par le MTPTC pour ces dépassements.
Les résolutions ont été totalement exécutées à travers les encaissements (Ex 12-13
et Ex 12-14). Il ne reste aucun solde.
Il n’y a aucune explication au paiement de 2 factures totalisant 791 763,37 $US, alors
que le projet est à 97 % de réalisation.
Avec le paiement de ces factures, le dépassement du montant autorisé pour ce
marché est de 10 %.
170 Ci-après les principales irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de
gestion :
Toute la documentation réglementaire a été produite, notamment les décomptes
progressifs et les tableaux des quantités.
L’exécution du projet s’est réalisée sur 23 mois comparativement aux 10 mois prévus.
171 Ci-après les principales irrégularités de nature administrative :
Aucune indication démontrant si des pénalités ont été appliquées.
Absence de documentation relative aux acceptations provisoire et définitive.
172 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet.
97
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Construction du pont sur la rivière Voldrogue
RÉSOLUTIONS
21-12-2012 : 4 000 000,00 $US
11-12-2013 : 809 881,84 $US
Total : 4 809 881,84 $US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation pour une proposition financière pour la construction du pont
CONTRATS
sur la rivière Voldrogue.
Montant du contrat : 8 469 885,83 $US, soit 290 038 451,64 HTG
Contrat signé le : Absence de signature sur le contrat fourni
- Maître d’ouvrage : Jacques ROUSEAU, Ministre des TPTC
- Entrepreneur : M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING
HONGYAN
Approbation de :
- Marie Carmelle JEAN-MARIE, Ministre de l’Économie et des Finances
- Nonie MATHIEU, Présidente du CSCCA
LA GESTION
Délai de Garantie : 10 mois suite à l’émission du Certificat de
CONTRACTUELLE ET
réception provisoire
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 10 mois
Décomptes mensuels
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité par le LNBTP du
Ministère ou par une firme externe.
BILAN DU PROJET
Projet terminé en retard de 13 mois.
Projet terminé avec un dépassement des coûts de 10 %.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Responsables de
l'Administration centrale
Deuxième niveau
Responsables du
Laboratoire National du
Bâtiment et des Travaux
Publics
Troisième niveau
Responsables de la firme
WENLING HONGYAN
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Jacques ROUSSEAU, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
Jean GARRY, Coordonnateur de l’UCEA (MTPTCr)
Wilbert AUGUSTE, Directeur Départemental Jeremie
À compléter, Comptable
M. Wang WENTIAN, Représentant de WENLING HONGYAN
M. Xianchun ZHANG, Directeur du projet, WENLING
HONGYAN
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Construction du pont sur la rivière Voldrogue », la Cour
recommande :
1 ) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
98
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2 ) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour approfondir le
paiement sans justification de 2 factures totalisant 791 763,37 $US, alors que le projet
est à 97 % de réalisation.
2.2.14 Réhabilitation de la route Miragoane–Petite-Rivière de
Nippes
173 La Cour a procédé à l’examen du projet « Réhabilitation du tronçon Miragoane–PetiteRivière de Nippes », le but étant de vérifier si le MPTC et les autres parties prenantes ont géré
ce projet de façon efficace, efficience et économique. Il appert que que dans la mise en œuvre
de celui-ci les irrégularités suivantes ont été constatées par la Cour.
174 D’abord, pour un tel projet, la Cour a fait le constat de l’inexistence d’étude de projet devant
permettre d’évaluer les besoins réels et une estimation des coûts en bonne et due forme. À la
place d’un tel travail, la Cour a retracé une demande de proposition financière adressée par le
Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), M. Jacques Gabriel, au
Président Directeur General de V&F Construction S.A., Jean Marie Vorbe. Pourtant, aucune
urgence ne se faisait ressentir, car la demande de proposition financière adressée par le MTPTC
a ete produite le 6 janvier 2010, soit bien avant le tremblement de terre qui a frappé Haïti le12
janvier 2010.
175 Ensuite, le contrat entre le MTPTC et la firme V&F Construction S.A. a été signé avant même
l’adoption de la Résolution prise en Conseil des Ministres autorisant la mise en œuvre de ce
projet. En effet, le contrat a été signé le 2 février 2010, soit neuf (9) jours avant la date de mise
en œuvre de la résolution du 11 février 2010. De plus, la Cour constate un écart de
6 000 000,00 $US entre le montant du contrat (27 831 472,26 $US) et celui prévu dans la
résolution (21 831 472,00 $US). La documentation mise à la disposition de la Cour ne lui a pas
permis de justifier cet écart.
176 De plus, la Cour a noté que le contrat a été accordé de gré à gré bien que la valeur du
contrat soit de 27 831 472,26 $US. La raison donnée pour contourner la réglementation en
vigueur fut l’urgence. Or, cette raison est discutable pour appuyer cette décision du Ministre des
Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Jacques Gabriel, de conclure un
contrat de gré à gré avec un fournisseur qu’il avait lui-même contacté au préalable. D’ailleurs, la
séquence chronologique des décisions prises dans ce dossier permet à la Cour de soupçonner
99
qu’il y avait une volonté au départ d’accorder cet important contrat de gré à gré en violation des
règles de passation des marchés publics. Il appert aussi que le Ministère a simplement profité
de la situation créée par le séisme du 12 janvier 2010 pour finaliser le projet et octroyer le contrat
dans le cadre des dispositions de la Loi d’urgence décrétée le 16 janvier. Autrement dit, à la date
du 6 janvier, ce contrat aurait dû faire l’objet d’un appel d’offres public afin de mettre en
concurrence plusieurs firmes. Pour rappel, le contrat est signé le 2 février 2010, soit neuf (9)
jours avant la date de mise en œuvre de la résolution du 11 février 2010. De plus, la demande
de proposition financière adressée par le Ministre des Travaux Publics, Transports et
Communications, Jacques Gabriel, au Président Directeur General de V&F Construction S.A.,
Jean Marie Vorbe, est datée du 6 janvier 2010. La lettre de proposition financière adressée par
Jean Marie Vorbe au Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications, Jacques
Gabriel, est datée du 11 janvier 2010, soit un jour avant le séisme du 12 janvier 2010.
177 La Cour constate également que la mauvaise planification de ce projet a eu pour
conséquence un dépassement des coûts et un dépassement de délai. En effet, prévu pour être
livré dans un délai de 12 mois, le projet a été réalisé après 3 ans (date de démarrage, 22 mars
2010 ; date de fin contractuelle 1 er août 2014). Quant au coût du projet, celui-ci est passé de
27 831 472,26 $US (valeur initiale du contrat) à 32 117 487,23 $US (valeur initiale du contrat +
deux (2) avenants). De plus, la Cour constate qu’il y a eu au total 18 décaissements effectués
entre le 3 mars 2010 et le 10 octobre 2013, soit un total de 31 434 453,66 $US alloués à la firme
V&F Construction S.A.
178 La Cour constate que le MTPTC a eu recours à deux (2) firmes pour assurer la supervision
des travaux. Trente-six (36) décaissements ont eu lieu entre le 12 juin 2010 et le 16 juillet 2014,
totalisant 3 635 142,86 $US au profit de ces deux firmes. Tous les décomptes présentés par la
firme d’exécution des travaux portent la signature de la firme de supervision des travaux.
Toutefois, la Cour constate qu’il n’y a aucune observation ni aucun commentaire démontrant que
cette firme a effectivement fait un contrôle justifiant son approbation du paiement des décomptes.
179 Enfin, en comparant la durée du marché prévue au contrat (15 mois), la date de signature
du contrat (2 février 2010) et le certificat de réception provisoire des travaux (1 er août 2014), la
Cour constate qu’il existe des écarts énormes dans l'exécution du contrat. L’offre technique de
la firme étant absente, la commission ne dispose pas d’informations concernant le personnel qui
ont exécuté ce projet.
180 Finalement, la Cour présente la fiche synthèse ci-après de ses principales constatations.
100
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
Réhabilitation du tronçon Miragoane – Petite-Rivière de Nippes
NOM DU PROJET
RÉSOLUTION
FINANCEMENT
ET
TOTAL FINANCEMENT
11-02-2010 : 21 831 472,00 $US (budget initial)
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Demande de proposition financière adressée par le Ministre des Travaux
Publics, Transports et Communications (MTPTC), Jacques Gabriel, au
Président Directeur Géneral de V&F Construction S.A., Jean Marie
VORBE
-
Montant du contrat : 27,831,472.26 $US
Contrat signé le 10 février 2010 par :
Le Maître d’ouvrage : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
L’Entrepreneur : M. Jean-Marie VORBE, PDG de V & F
Construction S.A.
Contrat approuvé par M. Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des
Finances.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de garantie : 12 mois suite à l’émission du Certificat de réception
provisoire
Avance de démarrage : 20 %. Retenue de garantie : 5 %. Retenue de
bonne exécution : 5 %. Retenue de 2 % à la source (acomptes
provisionnels).
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au 30e jour
de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà.
Soumis au Cahier des clauses administratives générales et au Cahier
des techniques relatives aux retenues et aux certificats de réception
provisoire et définitive.
Contrat non visé par la Cour.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 8 mois
Date de démarrage 22 mars 2010
Date de fin contractuelle 1er août 2014
Soumis au contrôle de la qualité par le LNBTP du Ministère et à la charge
de l’exécutant du contrat. Un montant de 20 000 000,00 GDR a été
transféré à cet effet.
BILAN DU PROJET
6 janvier 2010 : Demande de proposition financière adressée par le Ministre des Travaux Publics,
Transports et Communications (MTPTC), Jacques Gabriel, au Président Directeur Géneral de V&F
Construction S.A., Jean Marie Vorbe
12 janvier 2010 : Tremblement de terre survenu à Haïti d’une magnitude de 7,0 à 7,34
16 janvier 2010 : Loi d’urgence décrétée par le gouvernement BELLERIVE-PREVAL
2 février 2010 : Signature du contrat avec la firme d’exécution (ENTREPRISE V&F CONSTRUCTION S.A.)
pour la RÉHABILITATION DU TRONÇON MIRAGOANE – PETITE-RIVIÈRE DE NIPPES
11 février 2010 : Adoption de la résolution autorisant la mise en route des travaux de RÉHABILITATION
DU TRONÇON MIRAGOANE – PETITE-RIVIERE DE NIPPES
22 mars 2010 : Date de démarrage des travaux
Écarts énormes, mais qui sont expliqués par deux avenants donnés à la firme pour prolonger le délai initial
prévu dans le contrat à 36 mois et 23 jours.
101
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ÉNERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
Réhabilitation du tronçon Miragoane – Petite-Rivière de Nippes
NOM DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Responsables
l'Administration centrale
Deuxième niveau
Responsables de la firme
V&F Construction SA
1)
Jacques GABRIEL, Ing., Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
2)
Jean-Marie VORBE, Président Directeur général, V&F
Construction SA
Fritz A. LEGER, Ing., Directeur Technique, V7F Construction SA
de
3)
Troisième niveau
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Réhabilitation du tronçon Miragoane–Petite-Rivière de Nippes
», la Cour recommande :
1 ) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2 ) Que le MTPTC respecte la réglementation lors de l’attribution des contrats, et ce,
même en situation d’urgence.
3 ) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour le contrat passé entre
le MTPTC et la firme V&F Construction S.A. Celui-ci a été signé avant même
l’adoption de la Résolution prise en Conseil des Ministres autorisant la mise en œuvre
de ce projet. De plus un écart non justifier de 6 000 000,00 $US entre le montant du
contrat octroyé (27 831 472,26 $US) et celui prévu dans la résolution (21 831 472,00
$US).
2.2.15 Réhabilitation du Tronçon Carrefour Freycineau (Saint
Marc) – Bigot (Gonaïves) de la Route Nationale # 1
181 Dans la les resolutions 24 août 2010 ; 11 décembre 2013 et celui 6 janvier 2016, s’un projet
initial auxquel s’st ajouté plusieurs des travaux additionnels (Voir dans le tableau X, les numéros
# 26, 27 et 30).
102
Projet de Réhabilitation du Tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot
(Gonaïves) de la Route Nationale (Avenant # 1)
Travaux additionnels sur Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves
182 La Cour a procédé à l’examen du projet de « Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau
(Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) ». Le but étant de vérifier si les acteurs impliqués dans la gestion
de ce projet l’ont géré de manière efficace efficience et économique. L’analyse de ce projet a
permis à la Cour de constater qu’il n’a pas été mis en œuvre de manière inefficiente.
183 La Cour constate que dans le cadre de l’exécution de ce projet, 3 contrats dont un avenant
ont été signés entre le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
et le groupement Ingeneria ESTRELLA & EATT pour un montant total de soixante dix huit millions
huit cent soixante quinze mille huit cent trois et 43/100 ($ 78,875,803.43) durant une période
allant janvier 2010 à Mars 2011. Tous ces contrats ont été accordés de gré à gré sur proposition
financière du groupement. Selon la réglementation sur les passations de marché en Haïti, ces
contrats auraient dû faire l’objet d’un appel d’offre ouvert. La raison évoquée pour contourner la
règlementation en vigueur est l’urgence. Cette raison est discutable pour expliquer la décision
du Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (Jacques GABRIEL) de
conclure des contrats de gré à gré avec une firme qu’il a lui-même contacté auparavant.
184 D’ailleurs, la séquence chronologique des décisions prises dans l’attribution du contrat initial
du projet de « Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) »
pour un montant de cinquante et un millions quatre cent cinq deux mille six cent quarante-cinq
et 35/100 dollars américains ($ 51,452,645.35) permet à la Cour de soupçonner qu’il y avait une
volonté au départ d’accorder cet important contrat de gré à gré en violation des règles de
passation des marchés publics. Il appert aussi que le ministère a simplement profité de la
situation créée par le séisme du 12 janvier 2010 pour finaliser le projet et octroyer le contrat dans
le cadre des dispositions de l’état d’urgence décrété le 16 janvier 2010.
185 Autrement dit, à la date du 22 décembre 2009, ce contrat aurait dû faire l’objet d’un appel
d’offres public afin de mettre en concurrence plusieurs firmes. Pour rappel, le contrat est signé
le 28 janvier 2010 soit quinze (15) jours avant la date de mise en œuvre de la résolution du 11
février 2010. De plus, la demande de proposition financière adressée par le ministre des Travaux
Publics Transports et Communications, Jacques Gabriel au Mandataire du groupement,
Ingeneria ESTRELLA & EATT, Manuel ESTRELLA est datée du 22 décembre 2009. La lettre de
proposition financière adressée par Manuel ESTRELLA au Ministre des Travaux Publics
103
Transports et Communications, Jacques Gabriel est datée du 29 décembre 2009 soit quinze
jours avant le séisme du 12 janvier 2010.
186 La décision d’accorder le contrat initial du projet de « Réhabilitation du tronçon Carrefour
Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) » au groupement Ingeneria ESTRELLA & EATT n’est
pas non plus liée à la résolution du 11 février 2010, car le contrat est signé 15 jours avant
l’adoption de la résolution. Il est important de rappeler que le contrat a été signé le 28 janvier
2010. De plus, le montant du contrat est supérieur à celui de la résolution de neuf millions neuf
cent dix mille deux cent quarante-huit et 35/100 dollars américains ($ 9,910,248.35). Le montant
approuvé pour le projet dans la résolution du 11 février 2010 est de quarante et un millions cinq
cent quarante deux mille trois cent quatre vingt dix sept dollars américains ($ 41,542,397.00)
tandis que celui du contrat est de cinquante et un millions quatre cent cinq deux mille six cent
quarante-cinq et 35/100 dollars américains ($ 51,452,645.35). Il est donc évident qu’une
mauvaise évaluation des besoins du projet a été effectuée puisque le montant autorisé dans la
résolution du 11 février 2010 ne permettra pas d’honorer le contrat. C’est la raison pour laquelle
le projet « Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) » a
été inscrit dans la résolution du 28 février 2012 pour un montant de dix sept millions six cent
soixante-onze mille deux cent et 83/100 dollars américains ($ 17, 671,200.83). Le montant total
alloué à ce projet à travers les résolutions du 11 février 2010 et 28 février 2012 est de cinquanteneuf millions deux cent treize mille cinq cent quatre-vingt-dix-sept et 83/100 dollars américains
($ 59, 213,597.83). Ce qui entraine un surplus de sept millions sept cent soixante mille neuf cent
cinquante deux et 48/100 dollars américains ($ 7,760,952.48) du montant de l’ensemble des
résolutions par rapport au contrat. La documentation mise à la disposition de la Cour ne lui
permet de se prononcer sur l’utilisation de ce surplus.
187 De même, en analysant les factures physiques et les décomptes progressifs, la Cour a
décelé une autre irrégularité pouvant causer des préjudices au projet et à la communauté. Par
exemple, face à l’absence d’un grand nombre de factures physiques et des décomptes
progressifs, la Cour a procédé à la reconstitution chronologique des dépenses à partir d’un
tableau global transmis par le Ministère de l’Économie et des Finances. Cette reconstitution est
présentée au tableau suivant :
Tableau 14 : Décomptes progressifs des factures du groupement
Ingeneria ESTRELLA & EATT
Modalité
104
No
Facture
Période
(base mensuelle)
Montant
$ US
Avance de démarrage
Facture # 2
Facture # 3
Facture # 4
Facture # 5
Facture # 6
Facture # 7
Facture # 8
Facture # 9
Facture # 10
Facture # 11
Facture # 12
Facture # 13
Facture # 14
Facture # 15
Facture # 16
Facture # 17
Facture # 18
Facture # 19
Facture # 20
Facture # 21
Facture # 22
Facture # 23
Facture # 24
Facture # 25
Facture # 26
Facture # 27
Facture # 28
Facture # 29
Facture # 30
Facture # 31
Retenue de garantie
Total
188
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
28 octobre 2010
6 décembre 2010
26 décembre 2010
3 mai 2011
7 juin 2011
10 novembre 2011
16 mai 2012
16 mai 2012
16 mai 2012
13 juillet 2012
6 aout 2012
26 septembre 2012
26 septembre 2012
14 décembre 2012
14 décembre 2012
17 avril 2013
22 aout 2013
22 aout 2013
26 décembre 2013
10 février 2014
10,290,529.07
3,609,438.49
1,631,811.42
960,508.34
1,198,817.67
1,433,409.19
4,137,207.53
2,579,970.54
911,973.67
2,477,482.32
2,125,220.62
1,110,637.75
1,280,014.63
1,773,260.23
1,808,878.80
731,920.19
1,450,080.01
1,164,009.27
487,498.55
2,077,541.72
1,470,242.65
621,094.75
598,587.51
802,131.75
1,135,441.29
1,255,971.84
1,192,901.56
716,083.32
1,618,601.07
1,099,254.18
1,331,932.40
1,221,103.55
56,303,555.88
La reconstitution des factures a permis de constater un écart de quatre millions huit cent
cinquante mille neuf cent dix et 53/100 dollars américains ($ 4,850,910.53) entre le montant de
la totalité des factures cinquante six millions trois cent trois mille cinq cent cinquante cinq et
88/100 dollars américains ($ 56,303,555.88) et le montant du contrat initial cinquante et un
millions quatre cent cinq deux mille six cent quarante-cinq et 35/100 dollars américains ($
51,452,645.35). Ce qui traduit un dépassement de 9% des décaissements par rapport au contrat.
189 Le délai d’exécution des travaux prévu dans le contrat était de douze (12). La dernière
facture inscrit dans le tableau ci-dessus est datée du 10 février 2014 ce qui correspond à 47 mois
105
depuis la signature du contrat le 28 janvier 2010. Par conséquent, l’exécution des travaux a
accusé un retard de 35 mois.
190 Sept mois après le contrat initial soit le 28 septembre 2010, l’avenant # 1 résulte du désire
du Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) d’étendre le projet
de « Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) » par
l’exécution des travaux suivant pour un montant total de vingt millions cent soixante six mille cent
quarante huit et 13 dollars américains ($ 20,166,148.13) :
Réhabilitation de la Bretelle : Route Nationale No 1 – Marchand
Construction d’une variante de la RN1 : contournement de la ville des Gonaïves de
Bigot a Carrefour Joffre
Réhabilitation de la Bretelle : Route Nationale No 1 (Bienac) / K-Soleil)
191 L’avenant # 1 totalisant vingt millions cent soixante six mille cent quarante huit et 13 dollars
américains ($ 20,166,148.13) représente 39 % du contrat initial équivalent à cinquante et un
millions quatre cent cinq deux mille six cent quarante-cinq et 35/100 dollars américains ($
51,452,645.35). Ce qui est contraire à la règlementation sur les passations de marché public.
L’article 21 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi du 10
juin 2009 sur les marchés publics stipule que : l’avenant ne peut en aucun cas être supérieur à
trente pour cent (30%) du marché initial, après application des éventuelles clauses
d’actualisation et de révision.
192 Le montant du contrat est supérieur à celui de la résolution de trois millions quatre cent
soixante douze mille neuf cent sept et 84/100 ($ 3,472,907.84). Le montant approuvé pour le
projet dans la résolution du 24 aout 2010 après désaffectation est de seize millions six cent
quatre vingt treize mille deux cent quarante et 29/100 dollars américains ($ 16,693,240.29) tandis
que celui du contrat est de vingt millions cent soixante six mille cent quarante huit et 13/100
dollars américains ($ 20,166,148.13). Il est donc évident qu’une mauvaise évaluation des
besoins du projet a été effectuée puisque le montant autorisé dans la résolution du 24 août 2010
ne permettra pas d’honorer le contrat. Dans cette optique, trois autres résolutions ont été
adoptées pour le financement des projets exécutés dans le cadre de l’avenant (22 juillet 2015, 6
janvier 2016 et 28 septembre 2016). Malgré tout, il manque un besoin de financement de quatre
cent quatre-vingt-douze mille cent trente-huit et 61/100 dollars américains ($ 492,138.61) pour
couvrir les besoins de l’avenant # 1.
106
193 Un deuxième avenant a été signé le 2 aout 2015 prolongeant le délai initial de dix (10) mois
à dix-huit (18) mois et dix-sept (17) jours parce que les travaux de réhabilitation de la route de
contournement de la ville des Gonaïves compris dans le premier avenant, n’ont pas pu être
achevés dans le délai prévu au contrat. Des visites effectuées sur le terrain ont permis à la Cour
de constater que les travaux sont toujours inachevés. Le raccordement de la route de
contournement de la ville des Gonaïves à la Route Nationale #1 n’est pas effectué en raison de
l’absence d’un pont. De nombreux tronçon de la route sont en terre battues.
194
Le 3 mai 2011, un contrat de travaux additionnels a été signé entre le Ministère des
Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) et le groupement Ingeneria
ESTRELLA & EATT sur le tronçon Freycineau (Saint-Marc) – Bigot (Gonaïves) pour un montant
total de sept millions deux cent cinquante sept mille neuf et 95/100 dollars américains ($
7,257,009.95) pour la construction des raccordements des ponts Gaudin et Mapou a la Route
Nationale No 1 et le drainage de Freycineau (Partie C du contrat du 28 janvier 2010). Le fait de
d’effectuer des travaux additionnels sur une route déjà réalisée traduit un manque de planification
des travaux et une mauvaise évaluation des besoins.
195
Le contrat de supervision signé entre le Ministère des Travaux Publics, Transports et
Communications (MTPTC) et le groupement BEJV-METRIC pour un montant de deux millions
quatre cent six mille huit cent vingt cinq dollars américains ($ 2,406.825) n’est pas conforme à la
législation en vigueur car il contient une clause d’exonération d’impôt sur le revenu en dehors
des prescriptions légales. Pourtant l’article 2 du présent contrat stipule que Le montant des
services ne comprend pas les impôts, droits et taxes haïtiennes sur les prestations de METRIC
Engineering et sur celles du personnel expatrié. Des prélèvements de l’acompte provisionnel de
2% sur les factures 15 à 21 totalisant quatorze mille cinq cent quatre vingt dix et 73/100 dollars
américains ($ 14,590.73) avait été effectués par le Ministère de l’Économie et des Finances lors
du paiement de ces factures. Le groupement BEJV-METRIC a demandé et obtenu que ce
montant lui soit remboursé. La facture # 22 totalisant deux cent trente trois mille cent soixante
trois et 3/100 dollars américains ($ 233,163.03) correspondant aux paiements des services du 1
au 31 mars 2012 contient ce montant à rembourser. Une correspondance datée du 12 octobre
2012 du Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications Jacques ROUSSEAU
adressée au Ministre de l’Économie et des Finances, Marie Carmelle JEAN-MARIE lui demande
d’honorer cette facture. Cette facture a été payé par le trésor public le 16 octobre 2012. Tout
contrat signé entre deux parties, ou entre un représentant d’un pouvoir public et un particulier,
contenant des clauses d’exonération d’impôt sur le revenu en dehors des prescriptions légales,
107
rend le responsable de la partie qui verse le revenu directement redevable du paiement dudit
impôt.
196 La reconstitution des factures a permis de constater un écart d’un million deux cent quatre
vingt seize mille neuf cent vingt quatre et 24/100 dollars américains ($ 1,296,924,24) entre le
montant de la totalité des factures trois millions sept cent trois mille sept cent quarante neuf et
24/100 dollars américains ($ 3,703,749.24) et le montant du contrat additionnels deux millions
quatre cent six mille huit cent vingt cinq dollars américains ($ 2,406.825). Ce qui traduit un
dépassement de 54% des décaissements par rapport au contrat. Ce qui constitue une violation
flagrante de la règlementation en vigueur.
Tableau 15 : Décomptes progressifs des factures du groupement
groupement BEJV-METRIC
Modalité
Avance de démarrage
Facture # 2
Facture # 3
Facture # 4
Facture # 5
Facture # 6
Facture # 7
Facture # 8
Facture # 9
Facture # 10
Facture # 11
Facture # 12
Facture # 13
Facture # 14
Facture # 15
Facture # 16
Facture # 17
Facture # 18
Facture # 19
Facture # 20
Facture # 21
Facture # 22
Total
Facture
No
Période
(base mensuelle)
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
31 mars 2010
8 juin 2010
25 novembre 2010
1 décembre 2010
3 juillet 2012
17 mai 2012
17 mai 2012
17 mai 2012
17 mai 2012
17 mai 2012
17 mai 2012
17 mai 2012
12 octobre 2012
Montant
$ US
722,047.50
125,156.75
191,550.63
87,279.65
133,008.65
129,024.85
181,179.55
192,683.00
170,575.00
189,638.51
133,070.20
293,832.40
132,032.40
59,970.20
110,962.50
87,007.22
134,376.20
114,841.60
91,904.70
102,075.00
88,369.70
233,163.03
3,703,749.24
197 La Cour a parcouru l’ensemble de la route de Kenscoff afin d’effectuer un contrôle visuel.
Notre visite des lieux s’est effectuée le 3 janvier 2019. Le constat des lieux visités est le suivant :
108
quelques déficiences ont apparu, mais non les moindres, après la livraison des travaux (3 ou 4
ans se sont écoulés).
198 Voici quelques photos illustrant l’état des lieux actuels :
199 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
109
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ENERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
CONTRAT INITIAL
NOM DU PROJET
Réhabilitation du Tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves)
INITIAL
de la Route Nationale # 1
RÉSOLUTIONS
Résolution
Montant Initial Désaffectation Montant Révisé
11-02 2010
41, 542,397
41,542,397.00
28-02-2012
19,750,000
2,078,799.17
17,671,200.83
Total
61,292,397
2,078,799.17
59,671,200.83
TOTAL
FINANCEMENT
PROCESSUS
D’OCTROI DES
CONTRATS
Fonds Petrocaribe
Sollicitation d’une proposition financière du Groupement INGENERIA ESTRELLA &
EATT pour la réalisation des travaux de la réhabilitation du tronçon Carrefour
Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) sur la base des prix unitaires du contrat
signe pour l’exécution des travaux sur le tronçon Titanyen – Hôtel Xaragua de la route
Nationale No 1.
Montant du contrat : Cinquante et un millions quatre cent cinquante-deux mille six
cent quarante-cinq dollars américains et 35/100 ($ 51,452,645.35)
La date de signature n’est pas visible dans le contrat. Toutefois, l’avenant No 1 fait
mention du 28 janvier 2010 pour la date de signature du contrat initial.
Contrat signe par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL Ministre des TPTC
L’Entrepreneur
: Manuel ESTRELLA, Mandataire du Groupement Ingenieria
ESTRELLA & EATT
Contrat approuvé par Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des Finances;
Contrat non visé par la Cour.
LA GESTION
CONTRACTUELLE
ET GESTION DE
PROJET
Objet du marché : Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) –
Bigot (Gonaïves) de la route Nationale No 1 consistant essentiellement en la mise en
place d’une couche de fondation en graves naturelles, d’une couche de base en
grave bitume, la mise en place d’un revêtement en béton bitumineux, la protection en
gabions du lit de la Ravine Léocan et de l’entrée de la ville de Saint Marc.
Contrôle des prix unitaires : exigences de l’article 34-3 de la Loi du 10 juin 2009
fixant les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de
concession d’ouvrages de service public sur le contrôle des prix spécifiques durant
l’exécution des prestations.
Obligation de l’Entrepreneur de présenter ses bilans, comptes pertes et profits et
compte d’exploitation ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation.
Entrée en vigueur : Date à laquelle l’entrepreneur aura reçu notification de
commencer les travaux.
Avance de démarrage : 20% du montant total du contrat
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y relatives
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception
du certificat de réception provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception
du certificat de réception définitive des travaux
Garantie de bonne exécution : 5% du montant du marché
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source sur
tous les montants versés sur les contrats selon les dispositions du décret du 29
septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalité quotidienne pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <=
10% du montant du marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/100eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Intérêt moratoire : Calculés selon les prescriptions de l’article 101.3 du CCAG : Le
taux applicable pour le calcul des intérêts moratoires est le taux d’escompte de la
Banque de la République d’Haïti (BRH) majoré de deux points.
110
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ENERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
EXÉCUTION DES
Délai d’exécution des travaux : 12 mois qui commence à courir le jour ouvrable qui
TRAVAUX
suit celui de la date de réception de l’ordre de démarrer les travaux
Délai de garantie : 12 mois commençant à courir à partir de la date d’émission du
certificat de réception provisoire des travaux.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Jacques GABRIEL Ministre des Travaux Publics Transports et
Communications, Ordonnateur principal des dépenses
Jacques ROUSSEAU Ministre des Travaux Publics Transports et
Communications, Ordonnateur principal des dépenses
Troisième niveau
Manuel ESTRELLA, Mandataire du Groupement Ingenieria ESTRELLA &
EATT
Ing Alejandro ADAMES : Directeur du contrat du Groupement Ingenieria
ESTRELLA & EATT
AVENANT 1
NON DE
Avenant # 1 Réhabilitation du Tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) –
L’AVENANT 1
Bigot (Gonaïves) de la Route Nationale # 1 :
- Construction d’une variante de la Route Nationale No 1 (Contournement de la
ville des Gonaïves de Bigot a Carrefour Joffre)
- Réhabilitation de la bretelle : Route Nationale No 1 / Marchand (Dessalines)
-Réhabilitation de la bretelle : Route Nationale No 1 (Bienac) / K-Soleil
RÉSOLUTIONS
24 aout 2010 :
Montant Initial
Désaffectation
Montant Révisé
$ 14,000,000.00
(7.097,713.96)
$ 3,600,000.00
( 489,225.54)
$ 3,110,774.46
$ 7,300,000.00
( 619,820.21)
$ 6,680,179.79
$ 24,900,000.00
(8,206,759.71)
$ 16,693,240.29
22 juillet 2015
Montant Initial
Désaffectation
Montant Révisé
$
672,379.00
$ 672,379.00
6 janvier 2016
Montant Initial
Désaffectation
Montant Révisé
$ 673,774.85
$ 673,774.85
$ 384,615.38
$ 384,615.38
$ 1,058,390.23
$ 1,058,390.23
28 septembre 2016
Montant Initial
Désaffectation
Montant Révisé
$ 1,250,000.00
$ 1,250,000.00
$ 1,250,000.00
RESPONSABLES
NON DE
L’AVENANT 2
RÉSOLUTIONS
RESPONSABLES
111
Résolution
24 aout 2010
22 juillet 2015
6 janvier 2016
28 septembre 2016
Total Résolutions
Première niveau
-
$ 1,250,000.00
Montant Total
$ 16,693,240.29
$
672,379.00
$ 1,058,390.23
$ 1,250,000.00
$ 19,674,009.52
Jacques GABRIEL Ministre des Travaux Publics Transports et Communications,
Ordonnateur principal des dépenses
Troisième niveau
Manuel ESTRELLA, Mandataire du Groupement Ingenieria ESTRELLA & EATT
AVENANT 2
Avenant # 2 Réhabilitation du Tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) –
Bigot (Gonaïves) de la Route Nationale # 1
Première niveau
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ENERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
Jacques ROUSSEAU Ministre des Travaux Publics Transports et Communications,
Ordonnateur principal des dépenses
Troisième niveau
Jose A. ADAMES : Directeur ESTRELLA Haïti
TRAVAUX ADDITIONNELS
NOM DU PROJET
Travaux additionnels de la Route Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot
(Gonaïves) de la Route Nationale # 1
RÉSOLUTIONS
RESPONSABLES
Résolution
28-02-2012
06-01-2016
Montant Initial
$ 7,450,000
231,506.76
7,681,506.76
Désaffectation
375,185.41
375,185.41
Montant Révisé
7,074,814.59
231,506.76
7,306,321.35
Première niveau
Jacques ROUSSEAU Ministre des Travaux Publics Transports et Communications,
Ordonnateur principal des dépenses
Troisième niveau
Jose Alejandro ADAMES B. : Mandataire du Groupement Ingenieria ESTRELLA &
EATT
BILAN DU PROJET
Propositions financière du groupement ESTRELLA, de cinquante et un millions quatre cent cinq deux mille
six cent quarante-cinq et 35/100 dollars américains ($ 51,452,645.35) adressée le 29 décembre 2009 au
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
28 janvier 2010, signature d’un contrat entre le Groupement Ingeneria ESTRELLA & EATT et le Ministère des
Travaux Publics, Transports et Communications pour le même montant de la proposition financière de la firme
soit cinquante et un millions quatre cent cinq deux mille six cent quarante-cinq et 35/100 dollars
américains ($ 51,452,645.35)
11 février 2010, Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant un prélèvement de quarante
et un millions cinq cent quarante-deux mille trois cent quatre-vingt-dix-sept dollars américains ($ 41,
542,397) sur le fonds Petrocaribe pour financer le projet Réhabilitation du tronçon Freycineau (Saint Marc) –
Bigot (Gonaïves).
28 février 2012, Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant un prélèvement de dix-neuf
millions sept cent cinquante mille dollar américains ($ 19,750,000) sur le fonds Petrocaribe pour financer le
projet Réhabilitation du tronçon Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves).
15 avril 2015, Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant une désaffectation de deux
million soixante-dix-huit mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf et 17/100 dollars américains ($ 2,078,799.17) de la
résolution du 28 février 2012 du fonds Petrocaribe alloués pour financer le projet Réhabilitation du tronçon
Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves). De ce fait, les fonds allouent à cette résolution sont de dix-sept
millions six cent soixante-onze mille deux dollars américains ($ 17, 671,200.83).
BILAN AVENANT 1
24 aout 2010, adoption de la résolution prise en conseil des Ministres autorisant un prélèvement de vingt
quatre millions neuf cent mille dollars américains ($ 24,900,000) pour financer trois projets qui constitue
l’avenant # 1 du projet de la Réhabilitation du tronçon Carrefour Feycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves) de
la route Nationale # 1 :
Construction d’une variante de la Route Nationale No 1 (Contournement de la ville des Gonaïves de
Bigot a Carrefour Joffre)
- Réhabilitation de la bretelle : Route Nationale No 1 / Marchand (Dessalines)
-Réhabilitation de la bretelle : Route Nationale No 1 (Bienac) / K-Soleil
28 septembre 2010, signature de l’avenant # 1 de la Réhabilitation du tronçon Carrefour Feycineau (Saint
Marc) – Bigot (Gonaïves) de la route Nationale # 1
-15 avril 2015, Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant une désaffectation de huit
millions deux cent six mille sept cent cinquante neuf et 71/100 dollars américains ($ 8,206,759.71) de la
résolution du 24 aout 2010 du fonds Petrocaribe alloués pour financer l’avenant # 1 du projet Réhabilitation du
tronçon Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves). De ce fait, les fonds alloues a cette résolution sont de dixsept millions six cent soixante-onze mille deux dollars américains ($ 16,693,240.29).
22 juillet 2015, Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant un prélèvement de six cent
soixante douze mille trois cent soixante dix neuf dollar américains ($ 672,379) sur le fonds Petrocaribe pour
financer l’avenant # 1 du projet Réhabilitation du tronçon Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves).
6 janvier 2016, Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant un prélèvement de un million
cinquante huit mille trois cent quatre vingt dix et 23/100 dollar américains ($ 1,058,390.23) sur le fonds
112
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ENERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
Petrocaribe pour financer l’avenant # 1 du projet Réhabilitation du tronçon Freycineau (Saint Marc) – Bigot
(Gonaïves).
28 septembre 2016, Adoption de la résolution prise en Conseil des Ministres autorisant un prélèvement de un
million deux cent cinquante mille dollar américains ($ 1,250,000) sur le fonds Petrocaribe pour financer
l’avenant # 1 du projet Réhabilitation du tronçon Freycineau (Saint Marc) – Bigot (Gonaïves).
BILAN AVENANT 2
Compte tenu de la volonté du Maitre d’Ouvrage que les travaux soit exécuté dans leur totalité et que les travaux
de réhabilitation de la route de contournement de la ville des Gonaïves n’ont pas pu être achevés dans le délai
prévu pour des raisons indépendantes de la volonté de l’Entrepreneur, une prolongation du délai d’exécution
des travaux a été acceptée par le Maitre d’Ouvrage.
Contrat signé le 12 aout 2015 par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques ROUSSEAU Ministre des TPTC
L’Entrepreneur
: Jose A. ADAMES, Directeur ESTRELLA Haïti
Contrat non Visé parla Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
Dispositions du contrat initial et de l’Avenant No 1 non modifiées par le présent Avenant No 2 et qui ne leur
sont pas contradictoires restent inchangées
Délai de réalisation des travaux : 18 mois 17 jours incluant les dix (10) mois fixé par l’avenant No 1 en date
du 28 septembre 2010.
BILAN TRAVAUX ADDITIONNELS
Sollicitation d’une proposition financière du Groupement INGENERIA ESTRELLA & EATT pour la construction
des raccordements des ponts Gaudin et Mapou a la Route Nationale No 1 et le drainage de Freycineau (Partie
C du contrat du 28 janvier 2010
Montant du contrat : Sept Millions Deux Cent Cinquante Sept Mille Neuf Dollars Américains et 95/100
(7,257,009.95 $ US)
Contrat signé le 3 mai 2011 par :
Le Maitre d’Ouvrage : Jacques GABRIEL Ministre des TPTC
L’Entrepreneur
: Jose Alejandro ADAMES B., Ing., Mandataire du Groupement
Ingenieria ESTRELLA & EATT
Contrat approuvé par Ronald BAUDIN, Ministre de l’Économie et des FinancesAvance de démarrage : 20%
du montant total du contrat
Modalités de paiement : décomptes mensuels accompagnés de factures y relatives
Retenue de Garantie : 5% sur chaque décompte mis en paiement
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception du certificat de réception
provisoire des travaux
50% de la retenue de garantie remboursée après la réception du certificat de réception
définitive des travaux
Garantie de bonne exécution : 5% du montant du marché
Acompte provisionnel non inclus dans le contrat : 2% appliqué à la source sur tous les montants versés
sur les contrats selon les dispositions du décret du 29 septembre 2005 sur l’Impôt sur le Revenu.
Pénalité quotidienne pour retard dans l’exécution des travaux (montant maximum <= 10% du montant du
marché) :
1/3000eme du montant du marché du 1er au 30e jour de retard
1/100eme du montant total du marché au-delà du 30e jour de retard
Intérêt moratoire : Calculés selon les prescriptions de l’article 101.3 du CCAG.
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) –
Bigot (Gonaïves) », la Cour recommande :
1) Que le MTPTC respecte la réglementation lors de l’attribution des contrats, et ce,
même en situation d’urgence
113
…2) Obtenir les autorisations nécessaires auprès des instances concernées avant
d’engager des dépenses supplémentaires
3) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
4) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes dans l’attribution du contrat
initial du projet de « Réhabilitation du tronçon Carrefour Freycineau (Saint Marc) – Bigot
(Gonaïves) » pour un montant de cinquante et un millions quatre cent cinq deux mille six
cent quarante-cinq et 35/100 dollars américains ($ 51,452,645.35). En effet, la Cour
soupçonne qu’il y avait une volonté dès le départ d’accorder cet important contrat de gré
à gré au Groupement INGENERIA ESTRELLA & EATT.
2.2.16 Acquisition d’Équipements pour le Service d’Entretien
des Équipements Urbains et Ruraux (SEEUR)
200 La Cour a procédé à l’examen de ce projet dans le but de vérifier si le MTPTC et les autres
parties prenantes ont géré ce projet de façon efficace efficience et économique. Il appert qu’il y
a eu des irrégularités lors de la mise en œuvre de ce projet.
201 D’abord, la date de signature du contrat et la date de réception des demandes de cotation
dénote une certaine entente préalable entre l’autorité contractante et les fournisseurs invités à
prendre part au marché. Cela nous porte à conclure que le principe de la transparence des
procédures n’a pas été respecté. Notre assertion est justifiée par le fait que les accusés de
réception versés au dossier indiquent que toutes les entreprises sélectionnées ont reçu leur lettre
d’invitation le 11 février 2010 et la date de signature du contrat entre le MTPTC et l’Entreprise
HAYTRAC, l’attributaire du marché est également le 11 février 2010.
202 L’examen du premier et du deuxième Attendu que du contrat encadrant la passation de ce
marché nous a permis de constater que le marché a été lancé dans le but d’équiper le CNE en
matériels et équipements de génie civil en vue de renforcer sa capacité d’intervention suite au
séisme du 12 janvier 2010, tandis que l’objet dudit contrat précise que l’acquisition des matériels
et équipements a été faite pour le compte du SEEUR.
114
203 L’examen de l’article VIII relatif au règlement de l’avance nous a permis de constater que le
MTPTC avait donné possibilité au fournisseur de garantir l’avance reçue par un bon á
présentation signé par les personnes dûment autorisées à engager la société. Cette assertion
inscrite dans l’article n’est pas conforme aux prescrits de l’article181de l’arrêté du 26 octobre
2009 précisant les modalités d’application de la Loi fixant les règles générales relatives aux
marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public. Cet article (181)
énonce ce qui suit : <<La caution personnelle et solidaire doit être choisie parmi les banques et
établissements financiers agréés par l’Etat ou les tiers agréés á cet effet par le Ministre chargé
des Finances>>. Donc, en aucun cas, il ne peut être question d’une garantie signée par le ou les
responsables du vendeur. Selon les prescrits de cet article, pour être valide, la garantie doit être,
ipso facto, délivrée par une banque ou une Institution financière autorisée par l’Etat.
204 Il n’est prévu nulle part dans le contrat le prélèvement de l’acompte provisionnel de 2% ce
qui représente une dérogation à l’article 76 du décret du 29 Septembre 2005 sur l’impôt sur le
revenu disant : “Un acompte de deux pour cent (2%) sera également appliqué à la source sur
les montants effectivement versés sur tous contrats de prestations de service passés entre l’État,
les entreprises publiques, les projets financés par l’État, les organismes autonomes, les
entreprises commerciales, industrielles ou artisanales, les Organisations Non Gouvernementales
d’aide au développement, et les institutions religieuses avec des tiers. Le montant retenu sera
versé à la Direction Générale des Impôts, entre le 1er et le 15 de chaque mois pour le mois
précédent, sous peine des sanctions prévues par le présent décret. ‘’
205 Devant l’absence des bordereaux de décaissements et d’avis de crédits certifiant le
paiement du vendeur HAYTRAC, nous avons tenté de reconstituer la chronologie des dépenses
afférentes au contrat à partir des factures, des requêtes de paiements du MTPTC et un tableau
global de décaissements transmis á la CSCCA par le Ministère de l’Économie et des Finances.
Cette reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 16 : Décompte des paiements au fournisseur HAYTRAC
Modalités
No Facture
Date de décaissement
Montant
Avance de démarrage
1
24 /03/2010
821,382.00
Facture
2
15/04/2010
490,000.00
Facture
3
12/07/2010
727,363.00
Facture
4
18/08/2010
220,167.50
115
Facture
Facture
5
6
Total
19/08/2010
23/12/2010
305,567.50
173,460.00
2, 737,940.00
Source : Tableau de décaissements du MEF et Factures de l’Entreprise HAYTRAC
206 Le tableau global de décaissement transmis à la Cour par le MEF nous a permis de
constater que l’avance de démarrage de 30% du montant global du marché (821,382.00 USD)
prévue á l’article VIII du contrat a été versée au vendeur sans aucune garantie bancaire. L’octroi
de ce versement est non seulement effectué en marge des dispositions de l’article VIII du contrat,
il constitue également une violation flagrante de l’article 78 de la Loi fixant les règles générales
relatives aux Marchés Publics et aux Conventions de Concessions d’Ouvrage de service Publics
du 12 juin 2009. Cet article se lit comme suit : < <Lorsque le marché prévoit des avances, le
titulaire d’un marché est tenu de fournir une garantie de restitution des avances. Cette garantie
est libérée au fur et à mesure que les avances ont été remboursées >>. Et, pour s’assurer
davantage de la protection des intérêts de l’Etat, l’article 130-3 de l’arrêté du 26 octobre 2009
précisant les modalités d’application de la Loi fixant les regèles Générales relatives aux Marchés
Publics et aux conventions d’Ouvrage de Service Public précise que l’avance de démarrage doit
être intégralement garantie c’est-à-dire elle doit être cautionnée á cent pour cent (100%).
207 Les directives prévues par les cadres réglementaire et contractuel n’ont pas été suivies au
niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie (5%), de bonne exécution (5%),
car aucun document prouvant l’existence d’une telle garantie n’est versée au dossier soumis à
la CSCCA dans le cadre de cet Audit.
208 La résolution (Résolution du 11 février 2010) permettant le financement du projet á hauteur
de 2, 737,940.00 USD a été adoptée á la même date que celle de la signature du contrat (11
février 2010). Cela nous parait paradoxal d’autant que le 5eme attendu que du Contrat a précisé
que l’acheteur a demandé et a obtenu une cotation de trois entreprises commerciales reconnues
sur le marché pour leur activité dans la vente et l’entretien de matériel et d’équipement de génie
civil. Ce qui sous-entend que le principe de la concurrence devrait être respecté. Or, le traitement
de ce dossier par le MTPTC nous laisse perplexe au regard du critère éthique qui devrait guider
la passation de ce marché.
209 Au demeurant, de telle pratique pourrait entrainer l’inefficacité et l’inefficience des dépenses
publiques.
116
210 Ce contrat n’est pas visé par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif (CSCCA), ce qui est une dérogation à l’article 200-4 de la Constitution du 29 Mars
de 1987 qui précise que : La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
participe à l’élaboration du budget et est consultée sur toutes les questions relatives à la
législation sur les Finances Publiques et sur tous les projets de Contrats, Accords et Conventions
a caractère financier et commercial auxquels L’Etat est partie. Elle a le droit de réaliser des audits
dans toutes administrations publiques.
211 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ET COMMUNICATION (MTPTC)
SERVICE D’ENTRETIEN DES EQUIPEMENTS URBAINS ET RURAUX (SEEUR)
NOM DU PROJET
Acquisition d’équipements pour le SEEUR
RÉSOLUTIONS
11-02-2010 : 2 ,737 940,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Gré á Gré pour l’acquisition des équipements ci-dessous décrits pour le
CONTRATS
compte du SEEUR :
Une (1) Excavatrice M322 sur Roues ;
Une (1) Excavatrice 325 D á long bras ;
Deux (2) Excavatrices;
Deux (2) Niveleuses;
Deux (2) Backhoe Loader;
Trois (3) Compacteurs de 3 á 7 tonnes ;
Deux (2) Compacteurs de 10 á 15 tonnes ;
Deux (2) Remorqueurs;
Deux (2) Fardiers de 70 tonnes.
Montant du contrat : 2, 737,940.00 USD
Contrat signé le 11 février 2010 par :
-Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-et Reynold BONNEFIL, Directeur General de l’Entreprise HAYTRAC
Contrat approuvé par :
Ronald BAUDIN, Ministre de l’Economie et des Finances;
LA GESTION
Délai de Garantie : 12 mois à compter de la date d’émission du certificat
CONTRACTUELLE ET
d’admission.
GESTION DE PROJET
Délai de réparation : Le délai de réparation ou de remplacement des
pièces défectueuses est de huit (8) jours calendaires
Avance de démarrage : 821,382 us dollars
Pénalité quotidienne prévue : Deux (2) pour cent par semaine du
montant du marché.
FOURNITURE DES
MATERIELS ET
EQUIPEMENTS
117
Délai de livraison des matériels et équipements prévu dans le contrat :
Cent Vingt (120) jours
Délai réel de livraison des équipements : 120 jours
Donc, le délai de livraison a été respecté.
Vérification des Équipements
Lors de la livraison, la vérification des Matériels et équipements est
effectuée par une commission composée de :
Deux (2) représentants de la Direction Générale du MTPTC
Deux (2) représentants de la Direction des Travaux Publics du
MTPTC.
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible l’exécution du montant 2,737, 940,00 USD adopté par la Résolution du 1102-2010 a été intégralement réalisé.
Le montant attribué dans ce contrat soit 2,737, 940,00 USD correspond à la résolution autorisant
le projet.
Cependant, aucune documentation n’a été produite pour garantir l’avance de
821,382.00 USD octroyée, sur le montant global du contrat
L’acompte provisionnel de 2% sur le montant du marché n’a pas été prévu dans le contrat
Tenant compte des irrégularités entachant le processus de passation de ce marché, il va sans dire que
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques
de gestion de projets.
L’absence significative de documents tels que procès-verbal d’ouverture des plis, rapport d’évaluation des
offres dénotent une déficience dans les moyens de contrôle susceptibles de favoriser l’attribution du marché
au fournisseur le mieux disant.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
20. Jacques GABRIEL, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
Noms, prénoms et titres des
dépenses
responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
21. Ronald BAUDIN, Ministre de l’Economie et des Finances
Les responsables du
Ministere de l’Economie et
des finances
Troisième niveau
Les responsables de la firme
Recommandations
Dans le cadre du projet de « l’Acquisition d’Équipements pour le Service d’Entretien des
Équipements Urbains et Ruraux (SEEUR) », la Cour recommande :
1) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour comprendre la raison
pour laquelle le MTPTC n’a pas systématiquement protégé les intérêts de l’État dans
l’exécution du contrat avec l’Entreprise HAYTRAC lors de « l’Acquisition d’Équipements
pour le Service d’Entretien des Équipements Urbains et Ruraux (SEEUR) »
2.2.17 Acquisition d’Équipements pour le centre National
d’Équipements(CNE)
212 La Cour a procédé à l’examen de ce projet dans le but de vérifier si le MTPTC et les autres
parties prenantes ont géré ce projet de façon efficace, efficience et économique. Il appert que
dans la mise en œuvre de ce projet les irrégularités suivantes ont été constatées.
118
213 La date de signature du contrat et la date de réception des demandes de cotation dénote
une certaine entente préalable entre l’autorité contractante et les fournisseurs invités à prendre
part au marché. Cela nous porte à conclure que le principe de la transparence des procédures
n’a pas été respecté. Notre assertion est justifiée par le fait que les accusés de réception versés
au dossier indiquent que toutes les entreprises sélectionnées ont reçu leur lettre d’invitation le
11 février 2010 et la date de signature du contrat entre le MTPTC et l’Entreprise HAYTRAC,
l’attributaire du marché est également le 11 février 2010.
214 L’examen du premier et du deuxième Attendu que du contrat encadrant la passation de ce
marché nous a permis de constater que le marché a été lancé dans le but d’équiper le CNE en
matériels et équipements de génie civil en vue de renforcer sa capacité d’intervention suite au
séisme du 12 janvier 2010, tandis que l’objet dudit contrat précise que l’acquisition des matériels
et équipements a été faite pour le compte du SEEUR.
215 L’examen de l’article VIII relatif au règlement de l’avance nous a permis de constater que le
MTPTC avait donné possibilité au fournisseur de garantir l’avance reçue par un bon á
présentation signé par les personnes dûment autorisées à engager la société. Cette assertion
inscrite dans l’article n’est pas conforme aux prescrits de l’article181de l’arrêté du 26 octobre
2009 précisant les modalités d’application de la Loi fixant les règles générales relatives aux
marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public. Cet article (181)
énonce ce qui suit : <<La caution personnelle et solidaire doit être choisie parmi les banques et
établissements financiers agréés par l’Etat ou les tiers agréés á cet effet par le Ministre chargé
des Finances>>. Donc, en aucun cas, il ne peut être question d’une garantie signée par le ou les
responsables du vendeur. La garantie doit être, ipso facto, délivrée par une banque ou une
Institution financière autorisée par l’Etat.
216 Il n’est prévu nulle part dans le contrat le prélèvement de l’acompte provisionnel de 2% ce
qui représente une dérogation à l’article 76 du décret du 29 Septembre 2005 sur l’impôt sur le
revenu disant : “Un acompte de deux pour cent (2%) sera également appliqué à la source sur
les montants effectivement versés sur tous contrats de prestations de service passés entre l’État,
les entreprises publiques, les projets financés par l’État, les organismes autonomes, les
entreprises commerciales, industrielles ou artisanales, les Organisations Non Gouvernementales
d’aide au développement, et les institutions religieuses avec des tiers. Le montant retenu sera
versé à la Direction Générale des Impôts, entre le 1er et le 15 de chaque mois pour le mois
précédent, sous peine des sanctions prévues par le présent décret. ‘’
119
217 Devant l’absence des bordereaux de décaissements et d’avis de crédits certifiant le
paiement du vendeur HAYTRAC, nous avons tenté de reconstituer la chronologie des dépenses
à partir des factures, des requêtes de paiements du MTPTC et un tableau global de
décaissements transmis á la CSCCA par le Ministère de l’Économie et des Finances. Cette
reconstitution est présentée au tableau suivant :
Tableau 16 : Décompte des paiements au fournisseur HAYTRAC
Modalités
Avance de démarrage
Facture
Facture
Facture
Total
Date de
décaissement
1 24 /03/2010
12/07/2010
18/08/2010
19/08/2010
No Facture
2
3
4
Montant
173,700.00
184,800.00
92,400.00
128,100.00
579,000.00
Source : Tableau de décaissements du MEF et des factures de l’Entreprise HAYTRAC
218 Le tableau global de décaissement transmis à la Cour par le MEF nous a permis de
constater que l’avance de démarrage de 30% du montant global du marché (173,700.00 USD)
prévue á l’article VIII du contrat a été versée au vendeur sans aucune garantie bancaire. L’octroi
de ce versement est non seulement effectué en marge des dispositions de l’article VIII du contrat,
il constitue également une violation flagrante de l’article 78 de la Loi fixant les règles générales
relatives aux Marchés Publics et aux Conventions de Concessions d’Ouvrage de service Publics
du 12 juin 2009. Cet article se lit comme suit : « Lorsque le marché prévoit des avances, le
titulaire d’un marché est tenu de fournir une garantie de restitution des avances. Cette garantie
est libérée au fur et à mesure que les avances ont été remboursées ». Et, pour s’assurer
davantage de la protection des intérêts de l’Etat, l’article 130-3 de l’arrêté du 26 octobre 2009
précisant les modalités d’application de la Loi fixant les regèles Générales relatives aux Marchés
Publics et aux conventions d’Ouvrage de Service Public précise que l’avance de démarrage doit
être intégralement garantie c’est-à-dire elle doit être garantie á cent pour cent (100%) par le
bénéficiaire.
219 Les directives prévues par les cadres réglementaire et contractuel n’ont pas été suivies au
niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie (5%), de bonne exécution (5%).
220 La résolution (Résolution du 11 fevrier 2010) permettant le financement du projet á hauteur
de 2, 167,000.00 USD a été adoptée á la même date que celle de la signature du contrat (11
120
février 2010). Cela nous parait paradoxal d’autant que le 5eme attendu que du Contrat a précisé
que l’acheteur a demandé et a obtenu une cotation de trois entreprises commerciales reconnues
sur le marché pour leur activité dans la vente et l’entretien de matériel et d’équipement de génie
civil. Ce qui sous-entend que le principe de la concurrence devrait être respecté. Or, le traitement
de ce dossier par le MTPTC nous laisse perplexe au regard de l’éthique qui devrait guider la
passation de ce marché. Au demeurant, de telle pratique pourrait entrainer l’inefficacité des
dépenses publiques.
221 Ce contrat n’est pas visé par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif (CSCCA), ce qui est une dérogation à l’article 200-4 de la Constitution du 29 Mars
de 1987 qui précise que : La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
participe à l’élaboration du budget et est consultée sur toutes les questions relatives à la
législation sur les Finances Publiques et sur tous les projets de Contrats, Accords et Conventions
a caractère financier et commercial auxquels L’Etat est partie. Elle a le droit de réaliser des audits
dans toutes administrations publiques.
222 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ET COMMUNICATION (MTPTC)
CENTRE NATIONAL D’EQUIPEMENTS (CNE)
NOM DU PROJET
Acquisition d’équipements pour le CNE
RÉSOLUTIONS
11-02-2010 : 2 ,167 000,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Gré á Gré pour l’acquisition d’équipements pour le CNE :
CONTRATS
Trois (3) remorqueurs
Trois (3) Fardiers de 70 tonnes
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
FOURNITURE DES
MATERIELS ET
EQUIPEMENTS
121
Montant du contrat : 579,000.00 USD
Contrat signé 11 février 2010 par :
-Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
-et Reynold BONNEFIL, Directeur General de l’Entreprise HAYTRAC
Contrat approuvé par :
Ronald BAUDIN, Ministre de l’Economie et des Finances;
Délai de Garantie : 12 mois á compter de la date d’admission du
certificat d’admission
Délai de réparation : Le délai de réparation ou de remplacement des
pièces défectueuses est de huit (8) jours calendaires.
Avance de démarrage : 173,900 us dollars
Pénalité quotidienne prévue : Deux (2) pour cent par semaine du
montant du marché.
Pas de Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des
clauses techniques
relatives aux matériels et équipements
réquisitionnés.
Délai de livraison des matériels et équipements prevu dans le contrat :
Cent Vingt (120) jours
Délai réel de livraison des équipements : 150 jours
Vérification des Équipements
La vérification des Matériels et équipements est effectuée par une
commission composée de :
Deux (2) représentants de la Direction Générale du MTPTC
Deux (2) représentants de la Direction des Travaux Publics
du MTPTC
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible l’exécution du montant 2,167, 000,00 USD adopté par la Résolution du 1102-2010 a été partiellement réalisée.
Le montant attribué dans ce contrat soit 579, 000,00 USD correspond à la résolution autorisant le
projet. Cependant, aucune documentation n’a été produite pour garantir l’avance de 179,700
USD octroyée, sur le montant global du contrat.
Les intérêts de retard n’ont pas été appliqués comme prevu dans le contrat.
L’acompte provisionnel de 2% sur le montant du marché n’a pas été prévu dans le contrat
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques
de gestion de projets.
L’absence significative de documents tels que procès-verbal d’ouverture des plis, rapport d’évaluation des
offres dénotent une déficience dans les moyens de contrôle susceptibles de favoriser l’attribution du
marché au fournisseur le mieux disant.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables
de
l'administration Centrale
22. Jacques GABRIEL, Ing, Ministre, Ordonnateur principal des
dépenses
23. Ronald BAUDIN, Ministre de l’Economie et des Finances
Deuxième niveau
Troisième niveau
Les responsables de la firme
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Acquisition d’Équipements pour le centre National
d’Équipements (CNE) », la Cour recommande :
1) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour comprendre la raison
pour laquelle le MTPTC n’a pas systématiquement protégé les intérêts de l’État dans
l’exécution du contrat avec l’Entreprise HAYTRAC lors de « l’Acquisition
d’Équipements pour le centre National d’Équipements(CNE) »
2.2.18 Acquisition d’équipements pour le Laboratoire National
du Bâtiment et des Travaux Publics.
223 La Cour a procédé à l’examen de ce projet dans le but de vérifier si le MTPTC et les autres
parties prenantes ont géré ce projet de façon efficace efficience et économique. Il appert que
dans la mise en œuvre de ce projet les irrégularités suivanyes ont été constatées par la Cour.
122
224 Le Contrat remis aux auditeurs de la CSCCA dans le cadre de cet Audit est rédigé en
anglais. Cela sous-entend qu’il est rédigé dans une langue autre que celles reconnues par la
Constitution de la République d’Haïti. De plus, il n’est traduit ni en Français ni en créole, les deux
langues officielles du Pays selon l’article 5 de la Constitution du 29 mars de 1987.
225 En conséquence, au regard de la législation Haïtienne et en vertu du principe de la
hiérarchie des normes, ce contrat est nul et de non effet.
226 Le contrat est rédigé sur le papier á en- tête du Laboratoire National du Bâtiment et des
Travaux Publics (LNBTP). Cela nous a permis de conclure que la signature de ce contrat est un
acte administratif. Il est adopté par le Directeur Général de la LNBTP en vertu de la compétence
discrétionnaire qui lui est allouée par la législation Haïtienne en sa qualité d’ordonnateur délégué
du MTPT. Donc, en aucun cas, cet acte, appelé à faire l’objet de l’examen des Institutions de
contrôle d’Etat ne devrait être rédigé dans une langue étrangère.
227 A côté des irrégularités relevées plus haut, l’examen du contrat révèle qu’il n’est pas
approuvé par le Ministre de l’Economie et des Finances.
228 L’examen du dossier révèle également que le contrat est signé bien avant la préparation de
la cotation. Pour preuve, le contrat est paraphé le 11 février 2010, par les deux parties, tandis
que la cotation porte la date du 14 février 2010.
229 Il n’est prévu nulle part dans le contrat le prélèvement de l’acompte provisionnel de 2% ce
qui représente une dérogation à l’article 76 du décret du 29 Septembre 2005 sur l’impôt sur le
revenu disant : “Un acompte de deux pour cent (2%) sera également appliqué à la source sur
les montants effectivement versés sur tous contrats de prestations de service passés entre l’État,
les entreprises publiques, les projets financés par l’État, les organismes autonomes, les
entreprises commerciales, industrielles ou artisanales, les Organisations Non Gouvernementales
d’aide au développement, et les institutions religieuses avec des tiers. Le montant retenu sera
versé à la Direction Générale des Impôts, entre le 1er et le 15 de chaque mois pour le mois
précédent, sous peine des sanctions prévues par le présent décret. ‘’
230 Ce contrat n’est pas visé par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif (CSCCA), ce qui est une dérogation à l’article 200-4 de la Constitution du 29 Mars
de 1987 qui précise que : La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
participe à l’élaboration du budget et est consultée sur toutes les questions relatives à la
législation sur les Finances Publiques et sur tous les projets de Contrats, Accords et Conventions
123
a caractère financier et commercial auxquels L’Etat est partie. Elle a le droit de réaliser des audits
dans toutes administrations publiques.
231 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ET COMMUNICATION (MTPTC)
CENTRE NATIONAL D’EQUIPEMENTS (CNE)
NOM DU PROJET
Acquisition d’équipements pour le LNBTP
RÉSOLUTIONS
11-02-2010 : 787, 000,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS
Gré á Gré pour l’acquisition d’équipements pour le LNBTP :
D’OCTROI DES
Two (2) drills fitted with accessories ;
CONTRATS
One (1) flatbed truck.
Montant du contrat : 749,417.00 USD
Contrat signé le 11 février 2010 par :
-Yves Fritz JOSEPH, Directeur General de LNBTP
-et Wayne W. WISE, Président de l’Entreprise Acker Drill Inc.
Contrat approuvé par : Jacques GABRIEL, Ministre des TPTC
LA GESTION
Durée du contrat : 11 mois à compter de la signature du contrat par les deux
CONTRACTUELLE ET
parties.
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : 12 mois à compter de la date de réception.
Délai de réparation : Le délai de réparation ou de remplacement des pièces
défectueuses est de trente (30) jours calendaires.
Avance de démarrage : Pas d’avance de démarrage.
Pénalité de retard prévue : 1/2 (0.5) pour cent par semaine du montant du
marché.
Pas de Cahier des clauses Administratives Générales et Cahier des clauses
techniques relatives aux matériels et équipements réquisitionnés.
FOURNITURE DES
Délai de livraison des matériels et équipements prévu dans le contrat : Deux
MATERIELS ET
Cent Quarante (240) jours, après la signature du contrat. Le délai commence à
EQUIPEMENTS
encourir à compter de la notification au fournisseur de la lettre de crédit irrévocable
couvrant le prix du marché.
Vérification des Équipements : Les auditeurs n’ont retracé aucun rapport de
réception au dossier
La vérification des Matériels et équipements est effectuée par une commission
composée de :
BILAN DU PROJET
Selon l’information disponible l’exécution du montant 787, 000,00 USD adopté par la Résolution du 11-022010 a été partiellement réalisée.
Le montant attribué dans ce contrat soit 749, 417,00 USD correspond à la résolution autorisant le
projet. Un tableau de décaissement transmis à la Cour par le MEF montre que ledit montant a été
totalement décaissé. Cependant, les vérificateurs n’ont retrouvé dans le dossier aucun rapport qui
pourrait certifier la réception effective des équipements faisant l’objet de ce contrat.
L’acompte provisionnel de 2% sur le montant du marché n’a pas été prévu dans le contrat
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de
gestion de projets.
L’absence significative de documents tels que procès-verbal d’ouverture des plis, rapport d’évaluation des
offres dénotent une déficience dans les moyens de contrôle susceptibles de favoriser l’attribution du marché
au fournisseur le mieux disant.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
24. Jacques GABRIEL, Ing, Ministre des TPTC
Noms,
prénoms
et
25. Yves Fritz JOSEPH, Directeur General de LNBTP
titres des responsables
de
l'administration
Centrale
124
Deuxième niveau
Les responsables
Troisième niveau
Les responsables de la
firme
Wayne W.WISE, President de Acker DrillInc.
Recommandations
Dans le cadre du projet de « l’Acquisition d’Équipements pour le Laboratoire National du
Bâtiment et des Travaux Publics », la Cour recommande :
1) Que le MTPTC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2) Qu’une enquête soit ouverte par les autorités compétentes pour comprendre la raison
pour laquelle le MTPTC n’a pas systématiquement protégé les intérêts de l’État dans
l’exécution du contrat avec l’Entreprise Acker Drill Inc lors de « l’Acquisition
d’Équipements pour le Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics »
2.2.19 Réhabilitation du Tronçon Route Borgne / Petit Bourg
de Borgne
232 La Cour s’est penchée sur l’examen de ce projet sur la base des fragments d’informations
dont elle dispose. L’absence des documents essentiels tels que le contrat, les ordres de
décaissements, les décomptes progressifs ou les rapports financiers n’ont pas permis à la Cour
de mener une analyse approfondie afin de se prononcer sur la régularité de la gestion de ce
projet.
233 Selon les informations obtenues par la Cour, le projet Réhabilitation de la Route Borgne /
Petit Bourg de Borgne a été autorisé par la résolution votée le 18 juillet 2012 pour un montant
d’Un Million de dollars américains (USD 1 000 000,00). Cependant, par résolution du 15 avril
2015, le gouvernement a effectué une désaffectation jusqu’à concurrence de Trois cent soixante
six mille huit cent dollars et quarante huit centimes (USD 366 800,48), ramenant ainsi l’enveloppe
125
budgétaire dédié à ce projet à hauteur de Six cent trente trois mille cent quatre vingt dix neuf
dollars et cinquante deux centimes (USD 633 199,52).
234 En rapport avec ce projet, la Cour a examiné une correspondance datée du 20 Mai 2015,
signée du Ministre de l’économie et des finances, Wilson LALEAU, ordonnant le BMPAD de virer
au compte « 121207472/ Compte Spécial du Trésor pour le Développement », la somme de
Cinquante millions huit cent six mille six cent quarante six et 25/100 de gourdes (Gdes
50 806 646,25) dont une partie a servi à honorer les bordereaux présentés par la firme
AGRITRANS S.A.dans le cadre de l’exécution des projets ci-après :
Bénéficiaires
Montant de la
requête
Acomptes
DGI en Gdes
(2%)
Montant à
verser en Gdes
Réhabilitation du tronçon route : Carrefour
Trois/ Cotes -de-Fer (Localité de la Ville de
Port de Paix) (Bordereau 1)
AGRITRANS
S.A
20 783 143,15
415 662,86
20 367 480,29
Réhabilitation du Tronçon Route Borgne /
Petit Bourg de Borgne (Borderau 2)
AGRITRANS
S.A
15 378 893,00
307 577,86
15 071 315,14
36 162 036,15
723 240,72
35 438 795,43
Libellé des projets
Total
235 Les informations du tableau ci-dessus sont reprises dans une correspondance du 22 mai
2015 signée du Directeur Général du BMPAD Monsieur Eustache SAINT-LOT et Madame
Guecheline Fleurantin SOUFFRANT (Chef comptable) ordonnant à la BNC de transférer les
sommes indiquées ci-dessus, à partir du compte No. 1660020244 intitulé « Bureau de
Monétisation/Partie Financée/Petrocaribe » au profit du compte No. « 121207472/ Compte
Spécial du Trésor pour le Développement », domicilié à la BRH.
236 La Cour a également examiné le rapport de suivi des décaissements Petrocaribe émanant
de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique exercice 2014-2015. Ce
document mentionne que le projet Réhabilitation de la Route Borgne / Petit Bourg de Borgne a
bénéficié d’un décaissement de 15 071 315,14 USD en faveur de la firme AGRITRANS S.A, viré
au compte numéro 2760-000357 domicilié à la BNC, suivant correspondance du MEF
DT/CC/PIP-PETRO055/05-15 du 26 mai 2015.
237 Sur la base de ces informations, la Cour observe qu’il existe une confusion sur la nature de
la devise (Gourdes ou Dollars américains) ayant servi de référence au paiement des décomptes
présentés par la firme AGRITRANS puisque le montant est identique dans les deux documents
qui en font mention. Toutefois, la Cour est d’avis que cette confusion est susceptible de créer un
126
doute sur le montant réel décaissé dans le cadre de l’exécution de ce projet. De même, elle
précise que le montant total autorisé par résolutions prises en Conseil des ministres s’établit à
USD 633 199,52.
238 En définitive, l’absence significative de documents contractuels permettant de faire la
synthèse des paramètres légaux, réglementaires et opérationnels liés à ce projet et justifiant les
dépenses effectuées, ne permet pas à la Cour de tirer des conclusions objectives. Pour atteindre
cet objectif, la Cour devra solliciter la collaboration des responsables du MTPTC en vue d’obtenir
le contrat et tous les documents y afférents en vue de parachever l’examen de ce projet dont les
conclusions seront publiées dans le cadre du second rapport.
239 La fiche suivante fait la synthèse des informations relatives à ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT, ENERGIE ET COMMUNICATION (MTPTEC)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS (DTP)
NOM DU PROJET
Réhabilitation du Tronçon Route Borgne / Petit Bourg de Borgne
RÉSOLUTIONS
18-07-2012 : 1 000 000,00 USD
15-04-2012 : 366 800,48 USD (Désaffectation du solde)
Total : 633 199,52 USD
127
2.3. Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
(MPCE)
240 De septembre 2008 à septembre 2016, les 6 gouvernements qui se sont succédés ont voté
14 résolutions dans lesquelles le ministre de MPCE est identifié comme entité responsable pour
la mise en œuvre des 42 Programmes et Projets financés par les fonds PETROCARIBE. Dans
le cadre de ce premier rapport, nous avons audité 17 projets du MPCE. Le tableau 1 fait état des
17 projets analysés.
Tableau 28 : Projets audités du MPCE financés par les fonds Petrocaribe
PROJETS
1
Réhabilitation Route Hasco / La Saline / Base Navale
Amiral Killik
2
Démolition / Enlèvement et Gestion de Décombres /
Débris dans le Périmètre de Port-au-Prince ou dans
Tout Autre Zone Indiquée par le Gouvernent
3
Contrat de construction du Lycée Alexandre Pétion
4
Travaux de réhabilitation d'urgence Route de JacmelLa Vallée 19 Km
5
Travaux de construction du marché public de
JACMEL
Construction du marché public de Fontamara
6
7
8
Rénovation urbaine Gonaïves (Phase 1) 14 Km
Réhabilitation de la route Colladere Cerca Carvajal
(13kms)
9
Rénovation Urbaine Hinche (Phases I & II ) Financement Partiel
10
Rénovation des routes du Village Artistique Nouailles
de Croix des Bouquets (financement partiel)
11
Rénovation urbaine Ennery (financement partiel)
128
Numéros
des
résolutions
24-08-2010
12-05-2011
28-02-2015
24-08-2010
12-05-2011
11-12-2013
15-04-2015
31-12-2012
11-12-2013
23-07-2014
6-01-2016
12-05-2011
28-02-2012
21-12-2012
21-12-2012
22-07-2015
6-01-2016
28-02-2012
21-12-2012
11-12-2013
Budget prévu
par les
résolutions
$US
38 000 000,00
25 000 000,00
6 562 018.00
16 589 473.13
4 100 100.00
11 774 035.29
20 250 000.00
21-12-2012
11-12-2013
6-01-2016
28-09-2016
12-05-2011
18-07-2012
21-12-2012
6-01-2016
18-07-2012
21-12-2012
11-12-2013
18-07-2012
21-12-2012
19 712 240.00
18 538 462.00
4 500 000.00
2 902 363.00
11-12-2013
23-07-2014
12
13
Réhabilitation du tronçon Fermathe-Frères via
Soisson, Duplan, Girardeau, Meyotte et des
Collectivités reliant la route principale à la rue
Métellus, à Thomassin 25 et à fermathe 45, Meyotte à
la route de Frères
Construction du Marché Public de la Ville de
l'Arcahaie
14
Rénovation Urbaine Limbé (Financement Partiel)
15
Reconstruction du Lycée Toussaint Louverture
(incluant supervision)
16
Réhabilitation/Construction et Aménagement
d'Infrastructures sportives (Phase I) (financement
partiel)
17
Construction Gare Routière et Marche Public a
Miragoane (incluant la supervision)
TOTAL
11-02-2010
15-04-2015
12-05-2011
18-02-2012
12-05-2011
18-07-2012
21-12-2012
21-12-2013
15-04-2015
22-07-2015
6-01-2016
18-07-2012
11-12-2013
15-04-2015
15-04-2015
25 180 000.00
4 000 000.00
7 500 000,00
12 204 526.90
16 200 000.00
8 600 000.00
241 613 118.32
241 Les travaux de la Cour visaient à s’assurer que le MPCE gère, conformément aux principes
d’efficacité, d’efficience, d’économie, à la réglementation et aux saines pratiques, certains
risques importants relativement aux projets et contrats qu’il accorde. Cet examen a permis
de relever les principales irrégularités suivantes :
Les irrégularités ayant porté un préjudice au projet et à la communauté
- La Cour réitère, comme dans ses précédents rapports sur la situation financière et l’efficacité des
dépenses de l’Etat, que la mauvaise définition des besoins des projets par le MPCE a un impact sur
les coûts des travaux qui augmentent soit directement par des avenants soit indirectement par les
retards occasionnés dans l’exécution des projets. (Parag. 324).
Dans le cadre du projet « Réhabilitation Route Hasco / La Saline / Base Navale Amiral Killik » la Cour
a constaté d’une part que les travaux ont démarré sans qu’un plan complet des besoins et travaux
soient préalablement définis, et de l’autre que le contrat a été signé et des décaissements effectués
bien avant le vote de la résolution. (Parag. 322).
- Dans le cadre du projet « Démolition /enlèvement et gestion de décombre/débris dans le périmètre
pilote de reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince » la Cour constaté le contrat a été signé
suivant le mode gré à gré sept (07) mois avant la date de la résolution, le non prélèvement des
acomptes de 2%, ainsi que l’absence des certificats de réception provisoires et définitifs du projet
129
- Dans le cadre du « contrat de construction du lycée ALEXANDRE PETION », la Cour a constaté d’une
part que le contrat a été signe douze (12) avant la résolution et de l’autre que le montant est
supérieur de 6 562 018,00USD au montant des résolutions y a afférentes (Parag. 345).
- Dans le cadre du « contrat de construction du lycée ALEXANDRE PETION », la Cour n’a pas obtenu
la documentation relative au bilan de clôture ou encore la reddition de comptes du projet. (Parag.
346).
- Dans le cadre du projet « Rénovation urbaine de la ville des Gonaïves » la Cour constaté d’une part
que le contrat a été signé suivant le mode gré à gré cinq (05) mois avant la date de la résolution et
de l’autre le paiement d’une dépense supplémentaire de USD 1 310 532.75 sans justification (Parag.
372). Par ailleurs, la Cour a constaté que les certificats de réception provisoires et définitifs du projet
ne sont pas disponibles dans la documentation (Parag. 375) et enfin la non déduction de l’acompte
de 2% au profit de la DGI (Parag. 376).
Les irrégularités au cadre règlementaire et aux bonnes pratiques de gestion :
- Dans le cadre du projet « Réhabilitation Route Hasco / La Saline / Base Navale Amiral Killik » la Cour
a relevé que le dossier du prestataire ne comporte pas les éléments exigés par le cadre règlementaire,
notamment les statuts et de la société, la résolution de la nomination des dirigeants et la composition
des actionnaires ainsi que le Quitus fiscal.
Les irrégularités de nature administrative
- La Cour a constaté un manque criard d’organisation concernant l’archivage des dossiers relatifs aux
projets exécutés par le MPCE. Compte tenu de l’importance des sommes en cause, la documentation
contenue dans les dossiers des projets et contrats supportant la démarche d’analyse technique et
financière est largement déficiente.
242 La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ses travaux d’audit se rapportant à
chaque projet analysé.
2.3.1 Réhabilitation Route Hasco / La Saline / Base Navale Amiral Killik
243 Afin de s’assurer de la saine gestion de ce projet de développement financé par le Fonds
Petro Caribe, la Cour a examiné son élaboration, les autorisations afférentes, les contrats y
relatifs, sa mise en œuvre et la fermeture du projet. Il apparait clairement que plusieurs actio ns
posées par le MPCE ne lui ont pas permis de mettre en œuvre le projet en respectant les
principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que les saines pratiques de gestion.
244 Tout d’abord, en ce qui a trait à l’évaluation des besoins et l’estimation des coûts, le projet
a été engagé sans qu’un plan complet des besoins et travaux soient préalablement définis. En
130
dépit de l’importance du projet, des Termes de références (TDRs) n’ont pas été produits pour
encadrer la bonne exécution des travaux. En conséquence les coûts y afférents n’ont pas été
évalués de façon détaillée, ce qui constitue des irrégularités au projet et à la communauté compte
tenu de la complexité des travaux.
245 L’évaluation des besoins est une étape importante du processus de gestion des projets et
contrats. Une mauvaise définition des besoins d’un projet conduit à l’utilisation d’estimations
incomplètes, à une analyse insuffisante des risques, à l’ajout de travaux jugés utiles, mais non
indispensables à la réalisation du projet prévu au départ, et au fait que des estimations de coûts
ne se s’appuient pas sur les paramètres réels du projet. Le lancement du projet à la suite du
séisme du 12 janvier 2010 afin de procéder immédiatement à la réinstallation des populations
victimes dans les zones à moindre risque ne saurait être une excuse acceptable pour justifier
une telle lacune.
246 La Cour constate qu’en tant qu’Institution publique, le MPCE n’a pas défini les travaux de
construction requis de façon à permettre à l’Entrepreneur d’avoir une compréhension commune
et précise des besoins et d’évaluer adéquatement les coûts inhérents au projet. Ceci constitue
des irrégularités au projet et à la communauté.
247 La Cour a constaté que le contrat pour la réalisation des travaux relatifs à ce projet a été
signé suivant le mode gré à gré entre le MPCE et le fournisseur CONSTRUCTORA HADOM
E.I.R.L, le 8 Novembre 2010. En conséquence, la valeur liée à ce contrat n’a pas fait l’objet d’une
estimation avec la plus grande précision possible. Dans le cas d’un projet d’une telle envergure
et en dépit de la Loi d’urgence, la Cour estime que le recours à un appel d’offres ouvert aurait
été adéquat et nécessaire compte tenu de la nature du projet.
248 Le montant du contrat et de l’avenant : 37 507 587,64 USD ou HTG 1 507 918 119 est
supérieur au seuil de passation de marchés publics qui appelle à un appel d’offre ouvert. Ce qui
est contraire à l’article 1er de l’arrêté du 5 septembre 2009 fixant les seuils de Passation des
Marchés Publics et d’Intervention de la Commission Nationale des Marchés Publics.
249 Des décaissements sucessifs totalisant un montant de USD 37 827 572,94 ont eu lieu
jusqu’au 13 mai 2014. A cet effet, la Cour constate que des acomptes de 2% n’ont pas été
prélevés et reversés à la DGI dans le cadre du contrat pour l’exécution des travaux. Le processus
de gestion contractuelle est basé sur une législation et une réglementation rigoureuse et précise.
Le MPCE a privé la communauté d’un montant de 756 551,46 USD représentant la non
déduction de cet acompte.
131
250 La Cour a constaté que les certificats de réception provisoires et définitifs du projet ne sont
pas disponibles dans la documentation qu’elle a reçue, ce qui ne permet pas de conclure si le
contrat est achevé ou abandonné et constitue par le fait même un préjudice au projet et à la
communauté.
251 Enfin la Cour a relevé des irrégularités administratives car le dossier analysé dans le cas de
ce projet, ne comporte pas les éléments suivants :
Le dossier du prestataire et les statuts et de la société (CONSTRUCTORA
HADOM E.I.R.L)
La résolution de la nomination des dirigeants et la composition des actionnaires
Le certificat d’accomplissement Quitus fiscal.
252 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE
MPCE
NOM DU PROJET
REHABILITATION DE LA ROUTE BLD DE LA SALINE/BASE NASALE
Amiral Killik
RÉSOLUTION
24 août 2010 : 25 000 000 USD
12 mai 2011 : 7 000 000 USD
28 février 2012 : 6 000 000 USD
FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS
GESTION DE PROJET
MPCE
PROCESSUS
D’OCTROI
Mode d’attribution : GRÉ À GRÉ
DES CONTRATS
Montant du contrat : USD 31 701 272,00 USD
Avenant : 5 806 315, 64 USD
Total contrat : 37 507 587,64 USD
Total décaissements : 37 827 572,94 USD
Ecart (dépassement) : 319 985,30 USD
Date de signature : 08 novembre 2010
Avenant : 17 aout 2011
Délai d'exécution: 30 mois
La Loi durgence du 15 avril 2010
Avis favorable de la CSCCA signé par Nonie H. MATHIEU
EXÉCUTION
TRAVAUX
DES
Aucune analyse préalable n’est faite en amont à ce projet.
Les informations relatives à la description des travaux n’ont pas été
fournies.
Absence du rapport d’avancement des travaux.
Aucune description des travaux, aucun échéancier et les obligations
des fournisseurs n’ont été précisés dans le contrat.
Aucun acompte de 2% n’a été appliqué comme prévu.
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
132
MINISTRE :
Jean Max BELLERIVE (MPCE)
Judes Hervey DAY (MPCE)
Noms, prénoms et titres
des
responsables
de
l'administration Centrale
Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Ronald BAUDIN (MEF)
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
CONTRACTANT :
Félix RAMON BAUTISTA ROSARIO Ing. : PDG CONSTRUCTORA
HADOM E.I.R.L
Recommandation
Dans le but de favoriser la mise en œuvre des projets qui respectent les principes
d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que les saines pratiques de gestion, la CSC/CA
recommande au Ministère de la planification et de la cooperation externe (MPCE) de mettre
en place des mécanismes considérant la gestion de projet comme un exercice intégré de
l'identification des besoins jusqu'à la réception définitive, sur base d'une planification
rigoureuse tenant compte de toutes les exigences et contraintes pouvant être
raisonnablement identifiées et anticipées. La qualité de chaque étape affectera les
conditions d'exécution de la suivante et pour ce qui concerne la gestion contractuelle, la
qualité des dossiers techniques, la passation de marchés sous des conditions de
compétition adéquates et transparentes, et l'assurance des conditions de financement,
seront les objectifs majeurs de chaque phase du processus.
133
2.3.1 Démolition /enlèvement et gestion de décombre/débris dans le
périmètre pilote de reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince.
253
La Cour a procédé à l’examen du projet du projet de démolition, enlèvement et gestion
de décombre financé par le Fonds Petro Caribe. Le but étant de vérifier si le MPCE et les autres
parties prenantes ont géré ce projet de façon efficace, efficience, économique, en respectant le
cadre règlementaire ainsi que les saines pratiques de gestion.
254
En ce qui concerne la sélection du fournisseur, il s’agit de trois (03) contrats conclus de
gré à gré entre le MPCE et le fournisseur CONSTRUCTORA HADOM E.I.R.L. La Cour a constaté
qu’aucun autre soumissionnaire n’a fait l’objet d’une sollicitation dans le cadre de ce projet. Le
MPCE n’a pas évalué la possibilité de procéder par appel d’offres public ou par appel d’offres
sur invitation.
255
La Cour a constaté que les trois contrats pour la réalisation des travaux de démolition et
enlèvement des décombres ont été signés suivant le mode gré à gré respectivement le 08
novembre 2011, le 11 mai 2011 et le 17 juin 2011. En conséquence, les valeurs liées à ces
contrats n’ont pas fait l’objet d’une estimation avec la plus grande précision possible. Par ailleurs,
les contrats ne fournissent pas des précisions essentielles quant à la description des travaux,
l’échéancier et les obligations des fournisseurs, ce qui constitue un préjudice au projet et à la
communauté.
256
Cette pratique est contraire au cadre réglementaire en vigueur ainsi qu’aux saines
pratiques de gestion, ce qui engendre des risques de mauvaise utilisation des ressources
publiques. La Cour n’a pas obtenu la documentation pertinente attestant du caractère
exceptionnel de cette pratique contractuelle et que les autorisations et justifications ont été
adéquatement approuvées par les responsables habiletés du MPCE.
257
Le montant total initial des contrats a été adopté pour 21 142 000 $USD, soit
respectivement USD 10 000 000.00; USD 5 000 000.00 et USD 6 142,000.00. Le montant
accordé par résolution est de 25 000 000,00 $USD. La Cour n’a pas obtenu la documentation en
appui à l’estimation des coûts, l’analyse des écarts entre les résolutions et la valeur du contrat,
ce qui constitue un préjudice au projet et à la communauté.
258
Le montant du marché (21 142 000, 00 $USD) ou (850 527,813.40 HTG) est supérieur
au seuil de passation de marchés publics (8 000 000,00 gourdes) qui requiert un appel d’offres
ouvert. Ce qui est contraire à l’article 1er de l’arrêté du 05 septembre 2009 fixant les seuils de
134
Passation des Marchés Publics et les seuils d’intervention de la Commission Nationale des
Marchés Publics suivant la nature des marchés. Il s’agit d’une irrégularité au cadre réglementaire.
Au plan règlementaire, la Cour constate que la déduction des acomptes de 2% n’a pas
259
été prélevée et reversée à la DGI dans le cadre du contrat pour l’exécution des travaux. Le
processus de gestion contractuelle est basé sur une législation et une réglementation rigoureuse
et précise. Le MPCE a privé la communauté d’un montant de 200 000,00 USD représentant la
non déduction de cet acompte.
260
Enfin la Cour a relevé des irrégularités administratives sur le plan de la documentation
car le dossier analysé dans le cas de ce projet ne comporte pas les éléments suivants :
Le dossier du prestataire et les statuts et de la société (CONSTRUCTORA
HADOM E.I.R.L);
La résolution de la nomination des dirigeants et la composition des actionnaires;
Le certificat d’accomplissement Quitus fiscal.
261
La Cour constate que les certificats de réception provisoires et définitifs du projet ne
sont pas disponibles, ce qui ne permet pas de conclure si le contrat est terminé ou abandonné.
262
La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce
projet.
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE
MPCE
NOM DU PROJET
Démolition /enlèvement et gestion de décombre/débris :
Reconstruction Port au Prince
RÉSOLUTION
24 août 2010 : 10 000 000 USD
12 Mai 2011 : 15 000 000 USD
Total résolutions : 25 000 000,00 USD
FINANCEMENT
GESTION DE PROJET
PROCESSUS D’OCTROI
DES CONTRATS
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
135
Fonds Petro Caribe
RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS
MPCE
Mode d’attribution : GRÉ À GRÉ
Trois contrats signés
Signature des contrats :
o contrat #1 : 08 Novembre 2010 pour 10 000 000USD
o contrat #2 : 11 Mai 2011 pour 5 000 000 USD
o contrat #3 : 17 Juin 2011 pour 6 142 000 USD
Montant du contrat : 21 142 000, 00 $USD
Délais d'exécution: 4 mois (contrat #1), 4 mois (contrat #2), 4
mois (contrat #3);
Arrêté du 20 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour 18 mois
Avis favorable de la CSCCA signé par Nonie H. MATHIEU
Aucune analyse préalable n’est faite en amont à ce projet
Les informations relatives à la description des travaux n’ont pas été
fournies.
Absence du rapport d’avancement des travaux.
Contrats accordés de gré à gré et sans avis de non objection du
CNMP.
Aucune description des travaux,
Aucun échéancier et les obligations des fournisseurs n’ont été
précisés dans les contrats.
Aucun acompte de 2% n’a été appliqué comme prévu.
BILAN DU PROJET
Un seul décaissement de 10 000 000,00 USD a eu lieu le 29 Juillet 2011, soit un mois après la signature
du troisième contrat. La cour n’a retracé aucun autre décaissement pour ce projet. Elle se questionne sur
le fondement de la signature des trois contrats. Elle n’a pas également été en mesure de préciser si le
projet est arrivé à terme, vu l’absence de rapport du MPCE sur l’achèvement des travaux.
Premier niveau
Noms, prénoms et titres
des responsables de
l'administration Centrale
RESPONSABILITÉS
MINISTRE :
Jean Max BELLERIVE, MPCE
Ronald BAUDIN (MEF)
CONTRACTANT :
Félix RAMON BAUTISTA ROSARIO : PDG CONSTRUCTORA
HADOM E.I.R.L (signature Contrat #1)
Sandy TAVERA, Vice-président : CONSTRUCTORA HADOM E.I.R.L
(Signature contrat #2 & #3).
Recommandation
Dans le cadre du projet « Démolition /enlèvement et gestion de décombre/débris dans le
périmètre pilote de reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince », la Cour
recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans
l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.2. Construction du Lycée Alexandre Pétion
263 La Cour a examiné l’élaboration, les autorisations afférentes, les contrats y relatifs, sa mise
en œuvre et la fermeture du projet de Construction du Lycée Alexandre Pétion. Il apparait
clairement que plusieurs actions posées par le MPCE ne lui ont pas permis de mettre en œuvre
le projet en respectant les principes d’efficience, d’efficacité, d’économie ainsi que les saines
pratiques de gestion.
264 Tout d’abord, en ce qui a trait à l’évaluation des besoins et l’estimation des coûts, les
informations relatives à la description des travaux n’ont pas été fournies. La Cour constate
136
qu’aucune analyse préalable des besoins n’a été faite en amont du projet. Le MPCE, en tant
qu’Institution publique doit planifier de façon rigoureuse les projets qui seront réalisés sous sa
responsabilité. Les besoins doivent être bien définis et le projet doit être conçu de façon à
répondre à ces besoins. Si cette étape n’est pas suivie de façon rigoureuse, il y a plus de risques
que le projet soit modifié en cours d’exécution, ce qui entraîne des dépenses supplémentaires
parfois importantes et constitue un préjudice au projet et à la communauté.
265 La Cour réitère, comme dans ses précédents rapports sur la situation financière et l’efficacité
des dépenses de l’Etat, que la mauvaise définition des besoins des projets par le MPCE a un
impact sur les coûts des travaux qui augmentent soit directement par des avenants soit
indirectement par les retards occasionnés dans l’exécution des projets.
266 La Cour a constaté que le contrat pour la réalisation des travaux relatifs à ce projet a été
signé suivant le mode gré à gré en novembre 2012, soit douze (12) mois avant la date de la
résolution du 11 décembre 2013. En conséquence, la valeur liée à ce contrat n’a pas fait l’objet
d’une estimation avec la plus grande précision possible. Dans le cas d’un contrat de gré à gré,
une telle estimation permet d’être en mesure de le négocier adéquatement. La Cour n’a pas
obtenu d’autorisation préalable d’une autorité de tutelle approuvant une signature anticipée avant
la résolution encore moins un dépassement du plafond autorisé par qui constitue un préjudice
au projet et à la communauté.
267 La Cour n’a pas obtenu la documentation relative au bilan de clôture ou encore la reddition
de comptes du projet. En l’absence de spécifications techniques et du bilan de clôture, la Cour
n’est pas en mesure de se prononcer sur les écarts éventuels et surtout sur le risque probable
de dépassement de la durée de livraison. Ces manquements graves en matière de gestion
contractuelle par le MPCE ont engendré un risque que les fonds publics ne soient pas alloués
aux travaux pertinents, que les budgets soient dépassés et que les objectifs ne soient pas
atteints, causant de ce fait un préjudice au projet et à la communauté.
268 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet :
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE
MPCE
NOM DU PROJET
Construction du Lycée Alexandre Pétion
RÉSOLUTION
11 Décembre 2013 : USD 2 000 000
15 avril 2015 : USD 4 562 018
FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS
GESTION DE PROJET
MPCE
137
PROCESSUS
D’OCTROI
DES CONTRATS
EXÉCUTION
TRAVAUX
DES
Mode d’attribution : gré à gré
La date de signature du contrat Novembre 2012
Montant du contrat : 7 696 012 $USD
Délai d'exécution: 18 mois
Arrêté du 20 avril 2010 décrétant l’état d’urgence pour 18 mois;
Avis favorable de la CSC/CA signé par Arol ELIE
Des décaissements ont eu lieu le 21 Mars 2014, soit quinze (15) mois
après la signature du contrat.
Aucune analyse préalable n’est faite en amont à ce projet
Les informations relatives à la description des travaux n’ont pas été
fournies.
Absence du rapport d’avancement des travaux.
Aucune description des travaux.
Total des décaissements : USD 6 021 346,51.
BILAN DU PROJET
Aucune analyse préalable des besoins n’a été faite en amont du projet. Les rapports de livraison et de l’état
d’avancement des travaux n’ont été fournis dans le dossier.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Noms, prénoms et titres
des
responsables
de
l'administration Centrale
MINISTRE :
Monsieur Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Monsieur Yves Germain JOSEPH (MPCE)
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification
Marie Carmelle JEAN Marie (MEF)
Wilson LALEAU (MEF)
ABEL METELLUS (Directeur Général du Budget au MEF)
CONTRACTANT :
Gianfranco FIORENZA Directeur IBT, LLC
Recommandation
Dans le cadre du projet de Construction du Lycée Alexandre Pétion, la Cour
recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans
l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.3. Travaux de réhabilitation d’urgence de la route Jacmel-La Vallée
269 La Cour a examiné la mise en œuvre des travaux de réhabilitation d’urgence de la route
Jacmel-La Vallée et constate que plusieurs actions posées par le MPCE n’ont pas permis de
respecter le cadre règlementaire applicable ainsi que les saines pratiques de gestion.
270 Selon les saines pratiques, le processus de gestion contractuelle comporte plusieurs étapes,
notamment :
138
l’évaluation des besoins;
l’estimation des coûts;
la préparation des documents d’appel d’offres ou l’invitation des soumissionnaires;
la réception des soumissions;
l’examen des soumissions;
l’évaluation de la qualité, le cas échéant;
la sélection de l’adjudicataire;
la conclusion du contrat;
la publication des renseignements liés au contrat;
la gestion du contrat;
la fin du contrat et la conservation des documents.
271 En ce qui a trait à l’évaluation des besoins et l’estimation des coûts, la Cour a constaté que
ce projet ne détenait aucune documentation sur les spécifications techniques du projet. Le projet
a été engagé sans qu’un plan complet des besoins et travaux soient préalablement définis. En
dépit de l’importance du projet, des Termes de références (TDRs) n’ont pas été produits pour
encadrer la bonne exécution des travaux. En conséquence, les coûts y afférents n’ont pas été
évalués de façon détaillée, ce qui constitue une irrégularité au projet et à la communauté compte
tenu de la complexité des travaux.
272 La Cour est d’avis que les besoins doivent être bien définis et le projet doit être conçu de
façon à répondre à ces besoins. Si cette étape n’est pas suivie de façon rigoureuse, il y a plus
de risques que le projet soit modifié en cours d’exécution, ce qui peut entraîner des dépenses
supplémentaires parfois importantes.
273 La Cour réitère, comme dans ses précédents rapports sur la situation financière et l’efficacité
des dépenses de l’Etat, que la mauvaise définition des besoins des projets par le MPCE a un
impact sur les coûts des travaux qui augmentent soit directement par des avenants soit
indirectement par les retards occasionnés dans l’exécution des projets.
274 En ce qui concerne la gestion du contrat, la Cour a constaté que la valeur du contrat
(23 212 146,00 USD) signé le 20 octobre 2011 ne correspond pas aux quatre résolutions
(16 589 473,00 USD) votées à cet effet. Il faut préciser que le montant des résolutions représente
un financement partiel sur fonds Petro Caribe, le reliquat étant supporté par les fonds (PIP) du
MPCE. Cependant, l’avis de non objection de la Commission Nationale des Marchés publics
139
(CNMP) n’a pas été obtenu préalablement à la signature du contrat. Il s’agit d’une irrégularité au
cadre réglementaire.
275 La Cour a également relevé des cas d’irrégularités de nature administrative du fait de
l’absence d’une structure d’information se caractérisant également par l’absence au dossier de
documents exigés par les clauses des cahiers réglementaires, ce qui a rendu impossible
d’inspecter toutes les factures émises par le fournisseur ainsi que les paiements effectués.
276 De plus, la Cour n’a pu retracer aucun document de réception provisoire ou de réception
définitive du chantier, et ce, bien que le projet ait été réalisé. En l’absence de ces documents
contractuels, la Cour ne peut conclure que le fournisseur a respecté son cahier de charges dans
le cadre de ce contrat conclu de gré à gré. Par ailleurs, le MEF n’a pas prélevé l’ensemble des
acomptes liés à ces décaissements. Il s’agit dans les deux cas des irrégularités portant un
préjudice au projet et à la communauté.
277 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Réhabilitation d’urgence de la route Jacmel-La Vallée
RÉSOLUTIONS
Quatre résolutions :
21 décembre 2012 : 9 000 000.00 USD
11 décembre 2013 : 3 000 000,00 USD
23 juillet 2014: 3 500 000,00 USD
15 avril 2015: (16 295,87 USD) (désaffectation)
6 janvier 2016: 1 105 769,00 USD
Total résolution : 16 589 473.00 USD
FINANCEMENT
FONDS PETRO CARAIBE
FIRME D’EXÉCUTION : L’exécution a été effectuée par la firme Supervision Études et Construction S.A
(SECOSA)
PROCESSUS D’OCTROI DES
GRE À GRE (Date de signature : le 20 octobre 2011)
Valeur du contrat : USD 23 212 146,00
CONTRATS
Contrat est signé sans avis de non objection de la Commission
Nationale des Marchés publics (CNMP)
Contrat a reçu un avis favorable de la CSC/CA signé par Arol
ELIE.
GESTION CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DU PROJET
L’échéancier du projet n’est pas précisé.
Le MEF n’a pas prélevé tous les acomptes liés à ces
décaissements, soit un manque à gagner de 209 645,00 USD.
Le montant initial du contrat : USD 23 212 146.00, mais la
portion financée par les fonds Petro Caribe est 16 589 473.00
USD.
Les versements totalisent USD 16 403 252 USD, soit un taux
de décaissement de 98,7%.
RESPONSABILITÉS
MINISTRES :
Laurent Salvador LAMOTHE, (MPCE)
140
Yves Germain JOSEPH, Ministre (MPCE)
Michel PRESUME, Secrétaire d’État à la Planification
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
Wilson LALEAU (MEF)
CONTRACTANT :
Firme d’exécution : Supervision Études et Construction S.A
(SECOSA) représentée par Jean Émile LAFERIERE.
Recommandation
Dans le cadre du projet « Travaux de réhabilitation d’urgence de la route Jacmel-La Vallée
», la Cour recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion
de projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi
que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.3. Travaux de construction du marché public de Jacmel
278 La Cour a examiné les travaux de construction du marché public de JACMEL. Des
irrégularités au cadre réglementaire et ayant porté un préjudice au projet et à la communauté ont
été constatées.
279 Tout d’abord, la Cour n’est pas en mesure de conclure en ce qui concerne l’évaluation des
besoins et l’estimation des coûts car le dossier ne contient pas d’information sur les spécifications
techniques du projet.
280 En ce qui concerne la gestion contractuelle, la Cour a constaté les irrégularités suivantes au
cadre réglementaire :
Le mode de sollicitation n’est pas adéquat en fonction de l’estimation des coûts, car
le coût initial prévu pour la réalisation du projet est de 2, 400, 000,00 USD équivalent
à 95 906 640.00 HTG. Or, les dispositions de l’article 1er de l’arrêté du 05 septembre
2009 fixant les seuils de passation de marchés publics pour les travaux à 8
000 000,00 HTG, ne sont pas respectés.
Le
contrat
entre
le
MPCE
et
le
CONSORTIUM
AMACA-DISCONSA
CONSTRUCTIONS avait été signé sans l’avis de non objection de la Commission
Nationale des Marchés Publics (CNMP). Ce qui est en contradiction avec l’Arrêté du
26 octobre 2009.
141
Une avance de démarrage d’USD 900 000,00 représentant 37,50% du montant
initial a été payée à l’Entrepreneur alors que l’avance de démarrage prévue dans le
contrat est de USD 6 00 000,00 représentant 25% du coût initial. Mis à part les
37,50% versés comme avance consentie, il y a eu 2 autres versements (USD
900 000,00 et USD 1 153 481,07) qui ont été faits successivement après une année
chacune. La Cour n’a pas pu vérifier le pourcentage de réalisation des travaux.
281 Enfin, la Cour a identifié une dernière irrégularité pouvant causer des préjudices au projet
et à la communauté. En effet, l’analyse du dossier met en exergue le fait que ce projet a bénéficié
d’un avenant de USD 503 454,67 et d’un dépassement de USD 50 026,40 portant ainsi le total
des décaissements du projet à USD 2 953 481,07 comparé à la valeur du contrat qui s’établissait
à USD 2 400 000,00. La Cour n’a obtenu aucune justification de ce paiement supérieur à la
valeur du contrat.
282 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Travaux de construction du marché public de Jacmel
RÉSOLUTIONS
12 Mai 2011 : 1 700 000 USD
28 février 2012 : 400 000 USD
21 décembre 2012 : 2 000 000 USD
Total : 4 100 000 USD
FINANCEMENT
FONDS PETRO CARAIBE
FIRME D’EXÉCUTION : «CONSORTIUM AMACA-DISCONSA CONSTRUCTIONS»
PROCESSUS D’OCTROI DES
Gré à gré
Date de signature du contrat : 13 octobre 2010
CONTRATS
Contrat conclut ou la loi d’urgence du 15 avril 2010 et
l’Arrêté du 20 avril 2010
Montant du contrat : 2 400 000,00 USD ou 95 906 640,00
HTG
Montant de l’avenant : 503 454,67 USD ou
21 451
347.62 HTG
Montant total : 2 903 454,67 USD ou 117 357 987,62
HTG
Avis favorable de la CSCCA signé par Nonie H. MATHIEU
PRINCIPAUX CONSTATS
RESPONSABILITÉS
MINISTRE :
Jean Max BELLERIVE (MPCE)
Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
Wilson LALEAU (MEF)
CONTRACTANT :
Manuel
Adriano
AMARANTE
DIEZ
Consortium Amaca-Disconsa Constructions)
142
(représentant
du
Recommandation
Dans le cadre du projet « Travaux de construction du marché public de Jacmel », la Cour
recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans
l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.4. Construction marché public Fontamara
283 La Cour a procédé à l’examen du projet de construction du marché public Fontamara financé
par le Fonds Petro Caribe. Le but étant de vérifier si le MPCE et les autres parties prenantes ont
géré ce projet de façon efficace, efficiente, économique, en respectant le cadre règlementaire
ainsi que les saines pratiques de gestion.
284 La Cour n’est pas en mesure de conclure en ce qui concerne l’évaluation des besoins et
l’estimation des coûts car le dossier ne contient pas d’information sur les spécifications
techniques du projet.
285 La Cour constate que dans le quatrième visa de ce contrat, il est fait référence à l’arrêté du
5 décembre 2012 sur la prolongation de l’état d’urgence pour une période d’un mois, alors que
la date de signature du contrat est novembre 2012. Donc, il est anormal qu’un contrat signé en
novembre 2012 fasse référence à un arrêté pris ultérieurement en date du 5 décembre 2012. De
plus, la première résolution relative au financement de ce projet a été adoptée le 21 décembre
2012, soit près d’un mois après la signature du contrat.
286 L’examen et l’analyse des documents soumis à la Cour a permis de certifier que les
montants prévus au contrat n’ont pas totalement été versés à la firme d’exécution et que le projet
n’est pas arrivé à terme. Il est a été abandonné. En revanche, les décaissements qui s’élèvent à
USD 6 164 385,12 ont été effectués, soit 39,4% par rapport au montant du contrat.
287 La visite effectuée par l’équipe technique de la Cour a permis de constater qu’une grande
partie des travaux reste encore à réaliser. Les poutres sont restées sans coffrés, les halles en
structure métallique n’ont pas été effectuées, les aménagements des voies principales et
accessoires ne sont pas montés, les aménagements d’aires de stationnement de quais de
débarquement pour les différents types de véhicules ne sont pas réalisés.
143
288 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
144
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Construction marché public Fontamara
RÉSOLUTIONS
21 décembre 2012 : USD 6 500 000,00
22 juillet 2015 : USD 4 974 035,29
6 janvier 2016 : USD 300 000,00
FINANCEMENT
FONDS PETRO CARAIBE
CONTRAT AVEC LA FIRME «IBT, LLC »
PROCESSUS D’OCTROI DES Gré à gré
CONTRATS
Valeur du contrat : 15 647 900,00 USD
Contrat a reçu un avis favorable de la CSCCA /signé par Nonie
MATHIEU.
Absence de l’avis de non objection de la CNMP
La date de signature du contrat (novembre 2012).
Le contrat est à cheval sur deux arrêtés d’urgence
PRINCIPAUX CONSTATS
RESPONSABILITÉS
MINISTRE :
Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Yves Germain JOSEPH (MPCE)
Michel PRESUME, Secrétaire d’État (MPCE)
Wilson LALEAU (MEF)
CONTRACTANT :
Firme d’exécution : Gianfranco FIORENZA (IBT, LLC).
Natacha BREA, (CSA CENTRAL Inc.)
Gino CHARLES CSA CENTRAL Inc. )
Recommandations
Dans le cadre du projet de Construction marché public Fontamara, la Cour recommande :
1) Que le MPCE améliore son suivi des éléments figurant dans un contrat à l’égard de :
- la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci correspondent à ceux qui étaient
prévus dans le contrat ;
- l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du fournisseur ;
- la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
- l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
2) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de savoir s’il y a matière à
poursuite pour non-exécution du marché, notamment en obtenant des explications
précises sur :
- les raisons de l’arrêt des travaux ;
- les traitements des soldes restants ;
- la récupération de l’avance et l’application des pénalités ;
- le devenir des retenues (garantie de bonne exécution).
2.3.5. Rénovation urbaine de la ville des Gonaïves
289 A l’issue de l’examen de la documentation disponible en lien avec la rénovation urbaine de
la ville des Gonaïves, la Cour a relevé les irrégularités ci-après ayant porté un préjudice au projet
145
et à la communauté ainsi que des irrégularités au cadre règlementaire et aux bonnes pratiques
de gestion.
290 Tout d’abord, la Cour n’est pas en mesure de conclure en ce qui concerne l’évaluation des
besoins et l’estimation des coûts car le dossier ne contient pas d’information sur les spécifications
techniques du projet.
291 En ce qui concerne le mode de sollicitation, le contrat de 17 308 638,25 USD a été attribué
de gré à gré, car il a bénéficié de la loi d’urgence du 15 avril 2010. Cependant, le premier
versement a été effectué le 24 septembre 2012, soit près de 12 mois après la signature du contrat
le 20 octobre 2011. La Cour constate que la situation d’urgence a été invoquée de façon abusive,
ce qui constitue une irrégularité portant préjudice au projet et à la communauté.
292 En ce qui concerne la conclusion du contrat, la Cour a constaté que le contrat a été signé
de gré à gré le 20 octobre 2011, soit cinq (05) mois avant la date du vote de la première résolution
du 28 février 2012, par le Conseil des ministres relative à l’autorisation du projet.
En
conséquence, la valeur liée à ce contrat n’a pas fait l’objet d’une estimation avec la plus grande
précision possible. Dans le cas d’un contrat de gré à gré, une telle estimation permet d’être en
mesure de le négocier adéquatement. La Cour n’a pas obtenu d’autorisation préalable d’une
autorité de tutelle approuvant une signature anticipée avant la résolution, ce qui constitue un
préjudice au projet et à la communauté.
293 En ce concerne les décaissements, les travaux de la Cour ont révélé qu’une dépense
supplémentaire de USD 1 310 532,75 représentant 7% environ du montant initial, a été effectuée
au niveau des décaissements. Aucun avenant ou autre justificatif de cette dépense n’a été fourni.
Ce décaissement non justifié constitue un préjudice au projet et à la communauté.
294 La Cour a constaté que les certificats de réception provisoires et définitifs du projet ne sont
pas disponibles dans la documentation qu’elle a reçue, ce qui ne permet pas de conclure si le
contrat est terminé ou abandonné et constitue par le fait même in préjudice au projet et à la
communauté.
295 Au plan règlementaire, la Cour constate que la déduction des acomptes de 2% n’a pas été
prélevée et reversée à la DGI dans le cadre du contrat pour l’exécution des travaux. Le
processus de gestion contractuelle est basé sur une législation et une réglementation rigoureuse
et précise. Le MPCE a privé la communauté d’un montant de 346 172,77 USD représentant la
non déduction de cet acompte.
296 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
146
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Rénovation urbaine de la ville des Gonaïves
RÉSOLUTIONS
Trois résolutions :
28/02/2012 : 5 000 000 USD
21/12/2012 : 6 000 000 USD
11/12/2013 : 9 250 000 USD
FINANCEMENT
FONDS PETRO CARAIBE
CONTRAT AVEC LA FIRME «INGENIERA ESTRELLA»
PROCESSUS D’OCTROI DES
Mode d’attribution : gré à gré
Montant du contrat : USD 17 308 638,25
CONTRATS
Date de signature : 20 octobre 2011
Délai d'exécution: 24 mois
La loi d’urgence du 15 avril 2010
Avis favorable de la CSCCA signé par Arol ELIE
PRINCIPAUX CONSTATS
RESPONSABILITÉS
Les informations relatives à la description des travaux n’ont pas
été fournies.
Une dépense supplémentaire d’USD 1 310 532,75 représentant
7% environ du montant initial, a été constatée au niveau des
décaissements.
Contrat a été accordé de gré à gré bien avant que le conseil des
ministres vote la première résolution concernant ce projet
Aucun échéancier et aucune des s obligations des fournisseurs
n’ont été précisés dans le contrat;
Aucun acompte de 2% n’a été appliqué comme prévu
MINISTRE :
Jude Hervey DAY (MPCE)
Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Marie Carmelle Jean Marie (MEF)
Wilson LALEAU (MEF)
CONTRACTANT :
J. Alejandro ADAMES B, (PDG de la firme INGENIERIA
ESTRELLA );
Recommandation
Dans le cadre du projet « Rénovation urbaine de la ville des Gonaïves », la Cour recommande
que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en respectant
des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans l’élaboration et
les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention particulière au budget
prévisionnel établi par résolution.
2.3.6. Réhabilitation d’urgence de la route Colladère-Cerca-Cavajal
297 La Cour a examiné les travaux de réhabilitation d’urgence de la route Colladère-CercaCavajal. Des irrégularités au cadre réglementaire et ayant porté un préjudice au projet et à la
communauté ont été constatées.
147
298 La Cour n’est pas en mesure de conclure en ce qui concerne l’évaluation des besoins et
l’estimation des coûts car le dossier ne contient pas d’information sur les spécifications
techniques du projet.
299 Tout d’abord en ce qui concerne le mode de sollicitation, le contrat de USD 20 894 909,00
a été attribué de gré à gré, car il a bénéficié de la loi d’urgence du 15 avril 2010. Il aurait dû être
l’objet d’un appel d’offres ouvert vu les dispositions de l’article 2 de l’arrêté du 25 mai 2012 fixent
le seuil de passation de marchés publics pour les travaux à quarante millions de gourdes (40 000
000,00 Gdes). Le contrat est signé par le Maitre d’œuvre en date du 22 février 2013, donc ce
contrat n’entre donc pas dans l’intervalle de la loi d’urgence qui a été décrétée soit du 05
novembre 2012 au 05 janvier 2013. Dans ce cas, l’article 34.2 de la loi fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et conventions de concessions d’ouvrages de services publics et
l’article 107 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant
les règles générales relatives aux marchés publics et conventions de concessions d’ouvrages
de services publics.
300 Ensuite, la Cour a également constaté que le premier versement a été effectué le 24
septembre 2012, soit près de 12 mois après la signature du contrat le 20 octobre 2011. La Cour
constate que la situation d’urgence a été invoquée de façon abusive, ce qui constitue une
irrégularité portant préjudice au projet et à la communauté.
301 La Cour a constaté que l’acompte provisionnel de 2% exigé par l’article 4 du dernier
paragraphe du contrat conclu entre le MPCE et la firme HONGUYAN CONSTRUCTION
COMPANY LIMITED et l’article 76 du décret du 29 septembre 2005 (moniteur du 5 octobre 2005,
spécial no. 10) sur l’impôt sur le revenu, équivalant à USD 501,979.08 USD n’a pas été prélevé.
302 Ce contrat est signé sans l’avis de non objection de la Commission Nationale des Marchés
publics (CNMP), vu qu’il n’est pas couvert par la période de la loi d’urgence. Ce qui est encore
en contradiction avec l’article 107 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités
d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux marchés publics et conventions de
concessions d’ouvrages de services publics.
148
Couche de surface en béton armé c35 (0,22m d’épaisseur) rayure de gavage au pk5+000 au pk
s6+000*7m, du pk11+000 au pk13+000*3,5m.
303 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Réhabilitation d’urgence du tronçon de route Colladere- Cerca Carvajal
(13 Km +2 Km)
RÉSOLUTIONS
21 décembre 2012 : USD 9 000 000,00
11 décembre 2013 : USD 2 750 000,00
6 janvier 2016 : USD 2 586 538,00
28 septembre 2016 : USD 5 375 702,00
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
Contrat gré à gré
CONTRATS
Montant initial : USD 20 894 909,00
Avenant : USD 2 703 776,73
Contrat de supervision : USD 1 044 545,45
Date de signature du contrat: 22 février 2013
Début des travaux : 26 mars 2013 (date du premier décaissement)
Maitre d’Ouvrage : MPCE
149
Maitre d’œuvre : HONGUYAN CONSTRUCTION COMPANY
LIMITED
Supervision : CSA Central INC.
Avis favorable de la CSCCA pour le premier contrat, visé par
Nonie H. MATHIEU.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Réhabilitation d’urgence du tronçon de route Colladere- Cerca Carvajal
(13 Km +2 Km)
LA
GESTION
Avance de démarrage : 25%.
Retenue de Garantie : 5%.
CONTRACTUELLE
ET
Retenue de bonne exécution : 5%.
GESTION DE PROJET
Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Délai de Garantie : 10 mois suite à l’émission du Certificat de
réception provisoire;
Pénalité quotidienne : 1/3000 du montant du marché du 1er au
30ieme jour de retard et 1/1000 du montant du marché au-delà
.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Total décomptes : USD 25 098 953,96
Dépassement : USD 1 500 268,23, non justifié
Acompte non prélevé : USD 501,979.08
Absence de rapports de la firme de supervision
Décaissements effectués par la firme de supervision : USD
992 508,12
BILAN DU PROJET
Le projet a été identifié par le conseil d’administration du BMPAD et approuvé par résolution prise en conseil
des ministres le 21 décembre 2012. Son coût total (contrat initial et avenant) est d’USD 23 598 685,73
(USD 20 894 909,00+2 703 776,73).
Le projet a été totalement réalisé. Sa réalisation n’a pas obéi aux bonnes pratiques et à la saine gestion
de projet. Aucune étude n’a été préalablement effectuée, aucun document de projet n’a été présenté et
l’évaluation des besoins, des coûts, des risques, de la rentabilité du projet et du financement requis n’est pas
documentée de façon rigoureuse.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
Les responsables de la firme
d’exécution et de
supervision
Laurent Salvador LAMOTHE, (MPCE)
Yves Germain JOSEPH, (MPCE)
Aviol FLEURANT, (MPCE)
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
Wilson LALEAU (MEF)
Yve Romain BASTIEN (MEF)
Dong Zheng Dong, Directeur de projet de la firme d’exécution
Gino Charles, CSA Central INC. (firme de supervision)
Recommandation
Dans le cadre du projet « Réhabilitation d’urgence de la route Colladère-Cerca-Cavajal », la Cour
recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans
l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
150
2.3.7. Rénovation urbaine à Hinche (phases I & II) drainage et adoquinage de
la Ville de Hinche
304 La Cour a procédé à l’examen du projet de rénovation urbaine Hinche (phases I & II)
drainage et adoquinage de la Ville de Hinche financé par le Fonds Petro Caribe. Le but étant de
vérifier si le MPCE et les autres parties prenantes ont géré ce projet de façon efficace, efficience,
économique, en respectant le cadre règlementaire ainsi que les saines pratiques de gestion.
305 La Cour n’est pas en mesure de conclure en ce qui concerne l’évaluation des besoins et
l’estimation des coûts car le dossier ne contient pas d’information sur les spécifications
techniques du projet. La Cour constate que le contrat signé le 20 décembre 2012 entre l’État
Haïtien représenté par le Ministre de la Planification et de la Coopération Externe Monsieur
Laurent Salvador LAMOTHE et la firme SECOSA représentée par Jean-Émile LAFERIERE ne
comporte aucune description des travaux et aucun échéancier. La Cour est d’avis que l’absence
de tels paramètres fondamentaux dans le contrat constitue un risque que les fonds publics ne
soient pas alloués aux travaux pertinents, que les budgets soient dépassés et que les objectifs
ne soient pas atteints, causant de ce fait un préjudice au projet et à la communauté.
306 Les intérêts de l’État ne sont pas protégés. La Cour constate que les contractants n’ont pas
tenu compte des dispositions de l’article 76 du décret du 29 septembre 2005 (Moniteur du 5
octobre 2005, spécial no. 10) sur l’impôt sur le revenu.
307 L’équipe technique de la Cour a effectué une visite sur le terrain dans le cadre de ce projet.
Les documents techniques (Plans et relevés topographiques) fournis par le MPCE ne permettent
pas de faire la démarcation entre les travaux qui devraient être réalisés à partir du Contrat de
chacune des phases (I &II). Cependant, la visite des lieux montre que les travaux de drainage
des rues Véronique 1 à Véronique 6, toutes perpendiculaires à la rue Rivage (zone hôtel
Maguana), n’ont pas été exécutés. De plus, les rues 10A, B1 à B6 ne sont pas identifiées par la
Cour.
151
Caniveau les 2 bords de la rue, rue Paul E Magloire, près de 100m non adoquiné
Rue Dessalines près de 200m non adoquiné.
308 En définitive, la Cour constate que les rues ne sont pas terminées. En effet, les axes
perpendiculaires entre la rue Pétion et la rue rivage de la rue Véronique 1 à la rue Véronique 6
sont en terre battue et ne contiennent pas de drainage et de dalot. Il faut préciser que la rue
rivage est totalement en terre battue et sans caniveau. La Cour conclut que le projet est
inachevé.
152
309 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Rénovation urbaine de la ville de Hinche (Phase I & II)
RÉSOLUTION
12-05-2011 : USD 8 000 000,00
18-07-2012 : USD 4 000 000,00
21-12-2012 : USD 5 000 000,00
06-01-2016 : USD 1 538 462,00
Totral :
USD 18 538 462,00
TOTAL FINANCEMENT
PetroCaribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS
Montant du Contrat Initial (phase I) : USD 13 064 601,88
D’OCTROI DES
Montant de l’Avenant :
USD 1 786 045,88 USD
CONTRATS
Montant du Contrat (phase II) :
USD 6 979 305,48 USD
Total :
USD 21 829 953, 24 USD
Contrat de gré à gré
Date de signature du contrat : 20 décembre 2012
Maitre d’Ouvrage (contrat Phase I) : MPCE
Maitre d’Ouvrage (Avenant) : MPCE
Maitre d’Ouvrage (Phase II) : MPCE
Firme d’exécution (Phase I & II) : SECOSA
Supervision (Phase I) : J & J Construction S.A
Supervision (Phase II) : Unité Technique d’Exécution (UTE) / MPCE
Avis favorable de la CSC/CA pour Contrat initial, Avenant et Phase II
, visé par Nonie H. MATHIEU.
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : non prévu
Avance de démarrage : 40%
Retenue de Garantie : non prévue
Retenue de bonne exécution : non prévu
Acompte provisionnel : non prévu
Pénalité de retard : 1/1000 par jour sur le montant des travaux qui n’auront
pas été réceptionnés avant cette date sans dépasser 10% du montant du
marché.
Délai d’exécution : vingt-quatre (24) mois ;
EXÉCUTION DES
TRAVAUX
Total décomptes (Phase I) : 13 427 748,30 USD
Total décomptes (Phase II) : USD 2 652 135,90 USD
Acompte non prélevé (Phase I) : USD 297 012,96
Acompte non prélevé (Phase II) : USD 53 042,72
BILAN DU PROJET
Les montants attribués lors de la signature des Contrats (phase I & II y compris
l’Avenant) soient Vingt-et-un Millions Huit Cent Vingt-neuf Mille Neuf Cent
Cinquante-trois gourdes et 24/100 (21 829 953,24 USD) ne correspondent pas
aux montants prévus à travers les différentes résolutions, soit 18, 538 462, 00
USD. De plus, le MPCE ne fournit aucun document permettant de justifier un tel
écart (3 291 491, 24 USD).
En vertu de l’article 83 de la Loi fixant les Règles Générales de Passation,
d’Exécution et de Règlement des Marchés Publics dont la Valeur est Egale ou
153
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Rénovation urbaine de la ville de Hinche (Phase I & II)
Supérieure aux Seuils de Passation des Marchés Publics, le montant total des
avances accordées ne peut en aucun cas excéder 30% du montant initial du
marché. Alors que, dans le cas d’espèces, une avance de démarrage de 40% a
été accordée à la firme SECOSA.
Le montant de l’acompte provisionnel non prélevé est de 297 012,96 USD
(phase I) et USD 53 042,72 (Phase II).
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Noms, prénoms et
titres des responsables
de l'administration
Centrale
Jean Max BELLERIVE : MPCE, Ordonnateur Principal (Phase I) ;
Jude Hervey DAY : Ministre du MPCE, Ordonnateur Principal (Phase
I) ;
Joséfa R. GAUTHIER : MPCE, Ordonnateur Principal (Phase I) ;
Laurent Salvador LAMOTHE : MPCE, Ordonnateur Principal (Phase
I) ;
Aviol FLEURANT : MPCE, Ordonnateur Principal (Phase II) ;
Ronald BAUDIN : Ministre de l’Economie et des Finances ;
Marie Carmelle JEAN-MARIE : Ministre de l’Economie et des
Finances ;
Wilson LALEAU : Ministre de l’Economie et des Finance ;
Yves Romain BASTIEN : Ministre de l’Economie et des Finances ;
Giovanni DORELIEN : Directeur Général du MPCE ;
Pierre GASTON, Ing : UEP / MPCE ;
Herntz SAINT-MARC, Ing : UEP/PRU /MPCE
Francillon GHEUTHEWANNHA, Ing : Coordonnateur UTE/PRU
/MPCE ;
Deuxième niveau
Responsables firmes
de supervision J & J
Construction S.A
Troisième niveau
Nicolas Ernst ACHILLE, Ing. Architecte : Directeur Général ;
Jean Emmanuel JOSEPH, Arch. : Administrateur.
Jean-Emile LAFERIERE, Ing. : Président Directeur Général ;
Les responsables de la
firme d’exécution :
SECOSA
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Rénovation urbaine a Hinche (phases I & II) drainage et
adoquinage de la Ville de Hinche », la Cour recommande :
1) Que le MPCE améliore son suivi des éléments figurant dans un contrat à l’égard de :
- la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci correspondent à ceux qui étaient
prévus dans le contrat ;
154
- l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du fournisseur ;
- la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
- l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
2) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de savoir s’il y a matière à
poursuite pour non-exécution du marché, notamment en obtenant des explications
précises sur :
- les raisons de l’arrêt des travaux ;
- les traitements des soldes restants ;
- la récupération de l’avance et l’application des pénalités ;
- le devenir des retenues (garantie de bonne exécution).
2.3.8. Rénovation des Routes/Village Artistique Noailles Croix Des Bouquets
310 La Cour a examiné la mise en œuvre des travaux de rénovation des routes/village artistique
Noailles Croix Des Bouquets du point de vue de l’économie, l’efficience, l’efficacité et du respect
du cadre réglementaire applicable ainsi que les saines pratiques de gestion. Les irrégularités ciaprès ont été constatées.
311 En ce qui a trait à l’évaluation des besoins et l’estimation des coûts, la Cour a constaté que
les études techniques, les études des intersections, les études environnementales, les
documents d’études, ainsi que le profil du personnel d’études ne sont pas documentés dans le
présent projet. Les coûts y afférents n’ont pas été évalués de façon détaillée, ce qui constitue
une irrégularité au projet et à la communauté compte tenu de la complexité des travaux.
312 La Cour est d’avis que les besoins doivent être bien définis et le projet doit être conçu de
façon à répondre à ces besoins. Si cette étape n’est pas suivie de façon rigoureuse, il y a plus
de risques que le projet soit modifié en cours d’exécution, ce qui peut entraîner des dépenses
supplémentaires parfois importantes. La Cour constate que l’absence de ces analyses s’observe
par les 4 résolutions que les différents gouvernements ont votées pour finaliser la réalisation de
ce projet. Il s’agit notamment de la :
Résolution du 18 Juillet 2012 pour un montant de 2 000 000,00 USD
Résolution du 21 décembre 2012 pour un montant de 1 500 000,00 USD
Résolution du 11 décembre 2013 pour un montant de 1 000 000 USD
o
Soit un total : 4 500 000,00 USD.
313 Le contrat signé le 07 octobre 2011 entre l'État Haïtien représenté par le Ministre de la
Planification et de la Coopération Externe Monsieur Jean Max BELLERIVE et la firme
Contractante ECCO S.A représentée par Franck Richard CAVE a été conclu de gré à gré sans
155
avis de non objection de la Commission Nationale des Marchés publics (CNMP). La Cour a
constaté des irrégularités au cadre réglementaire, car le dossier présenté par le prestataire
ECCO S.A ne comporte pas les éléments de base lui permettant de soumissionner. Il s’agit
notamment :
Les Statuts pour la société ECCO S.A
La résolution sur la nomination des dirigeants
Le certificat d’accomplissement Quitus fiscal date de l’année du 12 mai 2009. On
ne peut s’assurer que la société est à jour ou active au moment de la signature
contractuelle le 07 Octobre 2011.
314 Également sur le plan des irrégularités au cadre réglementaire, la Cour a constaté que le
décaissement accordé pour le montant de l’avance à la firme ECCO S.A n’a pas été respecté et
s’établit à 57%, soit plus du double de ce qui était initialement prévu prévu dans le contrat. Bien
plus, l’article 7 du contrat sur les modalités de paiement précise qu’un montant de 40% sera payé
à l’entrepreneur à la signature du contrat, soit 890,000 USD. Au contraire, l’avance de démarrage
a été de 1 278 804, 00 USD soit une différence de 388 804,00 USD.
315 La Cour a constaté des irrégularités ayant causé un préjudice au projet et à la communauté
que des clauses importantes permettant de protéger les intérêts de la République d’Haïti n’ont
pas été consigné dans le contrat signé entre le Ministre de la Planification et de la Coopération
Externe et a firme ECCO S.A, notamment :
la retenue à la source des 2% dans le contrat;
le mode de remboursement des avances l’acompte provisionnel non prélevé dans
le cadre de ce contrat d’un montant de 10 172,66 USD.
316 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet.
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Rénovation des routes/village artistique Noailles Croix Des
Bouquets
RÉSOLUTIONS
Résolution 18-07-2012 : 2000,000 USD
Résolution 21-12-2012 : 1500,000 USD
Résolution 11-12-2013 : 1000,000 USD
Total : 4 500 000,00 USD
FINANCEMENT
FONDS PETRO CARAIBE
CONTRAT AVEC LA FIRME «ENTREPRISE CARAIBEENNE DE CONSTRUCTION S.A (ECCO S.A)»
PROCESSUS D’OCTROI DES GRE À GRE (Date de signature : 07 Octobre 2011)
CONTRATS
Valeur du contrat : 2 225 088,00 USD
Contrat signé sans l’avis de non objection de la Commission
Nationale des Marchés publics (CNMP)
156
PRINCIPAUX CONSTATS
RESPONSABILITÉS
Contrat a reçu un avis favorable de la CSCCA visé par Arol
ELIE.
Le dossier présenté par le prestataire ECCO S.A, ne
comporte pas les éléments suivants :
Pas de Statuts pour la société ECCO S.A
Pas de résolution sur la nomination des dirigeants
Pas d’information sur la composition des actions
Le certificat d’accomplissement Quitus fiscal date de l’année
du 12 mai 2009. La Cour n’a pas la certitude que la société
est à jour ou active au moment de la signature contractuelle
le 07 Octobre 2011.
Convention de subvention de Financement avec 1804
DESIGN = 2 342 685,32 USD
Coût total du projet = 4 567 773,32 USD
Pas de précision sur la Retenue à la source des 2% dans le
contrat.
Pas de précision sur la Retenue à la source de 2% dans le
contrat.
Pas de précision sur le Mode de remboursement des
avances.
Aucune Attestation ou Certificat de garantie pour l’avance n’a
été présenté dans le dossier.
Le pourcentage des 30 % initialement prévu dans le contrat
n’a pas été respecté. Il a été décaissé 57% à la place des
30%, soit 1 278 804 USD Contre 556 272 USD.
MINISTRE :
Jean Max BELLERIVE (MPCE)
Joséfa R. GAUTHIER (MPCE)
Ronald BAUDIN (MEF)
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
CONTRACTANT :
Franck Richard CAVE : PDG ECCO SA.
Pascal THEARD représentant de la firme 1804 DESIGN
Recommandation
Dans le cadre du projet « Rénovation des Routes/Village Artistique Noailles Croix Des Bouquets
», la Cour recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion
de projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi
que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
157
2.3.9. Rénovation urbaine de la ville de Ennery
317 Afin de s’assurer de la saine gestion des travaux de rénovation urbaine de la ville de Ennery
financés par le Fonds Petro Caribe, la Cour a examiné son élaboration, ses autorisations, les
contrats y relatifs, sa mise en œuvre et la fermeture du projet. Il apparaît clairement que plusieurs
actions posées par le MPCE ne lui ont pas permis de mettre en œuvre ce projet de manière
efficiente, efficace et économique, car des irrégularités ont été commises.
318 En ce qui a trait à l’évaluation des besoins et l’estimation des coûts, la Cour a constaté que
les études techniques, les études des intersections, les études environnementales, les
documents d’études, ainsi que le profil du personnel d’études ne sont pas documentés dans le
présent projet. Les coûts y afférents n’ont pas été évalués de façon détaillée, ce qui constitue
une irrégularité au projet et à la communauté compte tenu de la complexité des travaux.
319 La Cour a également constaté qu’aucune analyse préalable des besoins n’a été effectuée
en amont du projet. Le devis estimatif élaboré par la firme INGENIERIA ESTRELLA s’établit à
3 281 097 USD alors le gouvernement à travers 4 résolutions a établi un budget de 2 902 363.00
USD, et ce, sans termes de références (TDRs). Le MPCE, en tant qu’Institution publique doit
planifier de façon rigoureuse les projets qui seront réalisés sous sa responsabilité. Les besoins
doivent être bien définis et le projet doit être conçu de façon à répondre à ces besoins. Si cette
étape n’est pas suivie de façon rigoureuse, il y a plus de risques que le projet soit modifié en
cours d’exécution, ce qui entraîne des dépenses supplémentaires parfois importantes et
constitue un préjudice au projet et à la communauté. La Cour réitère, comme dans ses
précédents rapports rapport sur la situation financière de l’état et l’efficacité des dépenses que
mauvaise définition des besoins des projets par le MPCE a un impact sur les coûts des travaux
qui augmentent soit directement par des avenants soit indirectement par les retards occasionnés
dans l’exécution des projets.
320 En ce qui concerne le contrat, il a été signé le 20 octobre 2011 le MPCE, Monsieur Jude
Hervey DAY et la firme INGENIERIA ESTRELLA représentée par J. Alejandro ADAMES B. Tel
que relevé aux paragraphes ci-avant, la Cour constate qu’aucune durée, aucune description des
travaux et aucun échéancier n’ont été précisés dans le contrat.
321 La Cour a constaté des irrégularités à la réglementation car que des clauses importantes
suivantes qui auraient permis de protéger les intérêts de la République d’Haïti n’ont pas été
consigné dans le contrat signé entre le Ministre de la Planification et de la Coopération Externe,
158
Monsieur Jude Hervey DAY (MPCE) et le PDG de la firme INGENIERIA ESTRELLA, Monsieur
J. Alejandro ADAMES B :
la retenue à la source des 2% dans le contrat;
le Mode de remboursement des avances.
322 Enfin, la Cour a constaté en ce qui concerne les irrégularités à la réglementation que le
pourcentage des 25 % initialement prévu dans le contrat pour le montant de l’avance à accorder
à la firme INGENIERIA ESTRELLA n’a pas été respecté. Il a été décaissé 30% à la place des
25%, soit 984,000 USD contre 820 000 USD.
323 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITEE
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
RENOVATION URBAINE DE LA VILLE DE ENNERY - HAITI
RÉSOLUTIONS
18 Juillet 2012 : USD 2.000.000
21 décembre 2012 : USD 300 000.
11 décembre 2013 : 268 263 USD
23 juillet 2014 : 334 100 USD
FINANCEMENT
FONDS PETRO CARAIBE
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS
D’OCTROI
Valeur du contrat : 3 281 093,27 USD
Contrat est signé sans avis de non objection de la Commission
DES CONTRATS
Nationale des Marchés publics (CNMP)
Gré-à-gré
Absence de TDRs
Date de signature : 20 octobre 2011
Délai d'exécution: 12 mois
La Loi d’urgence du 15 avril 2010
L’avis favorable de la CSCCA signé par Arol ELIE.
PRINCIPAUX CONSTATS
RESPONSABILITÉS
RESPONSABILITÉS
Pas de précision sur la Retenue à la source des 2% dans le contrat.
Pas de précision sur le Mode de remboursement des avances.
Aucune Attestation ou Certificat de garantie pour l’avance n’a été
présenté dans le dossier.
Le pourcentage des 25 % initialement prévu dans le contrat n’a pas été
respecté. Il a été décaissé 30% à la place des 25%;
Les montants facturés et ceux réellement payés par rapport au montant
initial du contrat (3 281 093,27 $USD ), ne correspond pas au total des
décaissements (3 404 638,82 USD) d’où un écart de 123 545,55 USD.
MINISTRE :
Jude Hervey DAY (MPCE)
Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
CONTRACTANT :
. Alejandro ADAMES B, représentant la firme INGENIERIA ESTRELLA
159
Recommandation
Dans le cadre du projet « Rénovation urbaine de la ville de Ennery », la Cour recommande que
le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en respectant des
standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans l’élaboration et les
suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention particulière au budget
prévisionnel établi par résolution.
2.3.10. Construction Gare Routière et Marché Public à Miragoane (incluant
la supervision)
324 La Cour a examiné la mise en œuvre des travaux de Construction Gare Routière et Marche
Public a Miragoane du point de vue de l’économie, l’efficience, l’efficacité et du respect du cadre
réglementaire applicable ainsi que les saines pratiques de gestion. Les irrégularités ci-après ont
été constatées.
325 La Cour a constaté des irrégularités au cadre réglementaire en ce qui a trait au mode de
sollicitation en rapport avec l’estimation des coûts. Le coût initial prévu pour la réalisation du
projet est de 7 735 135,00 USD équivalent à 331, 598,275.83 Gdes. Ce contrat aurait dû faire
l’objet d’un appel d’offre ouvert (référence article 2 de l’arrêté du 25 mai 2012) fixant le seuil de
passation de marchés publics pour les travaux à quarante millions de gourdes (40 000 000,00
gdes). Par ailleurs, l’avis de non objection de la CNMP n’a pas été obtenu, ce qui est une violation
de l’article 106 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi fixant
les règles générales relatives aux marchés publics et conventions de concessions d’ouvrages
de services publics.
326 Des clauses de pénalités ont été prévues au contrat en cas de dépassement des délais
d'exécution par le cocontractant. Une pénalité de 1/3000 du montant du contrat du premier au
trentième jour de retard, et le cas échéant 1/1000 du montant du contrat au-delà du trentième
jour de retard. Il est prévu que les pénalités seront applicables après la mise en demeure
préalable sur les décomptes des sommes qui lui sont dues. Le montant des pénalités seront sera
plafonné à 5% du montant du marché (art.12). Cependant, bien que ce contrat n’ait pas été
exécuté dans les délais contractuels prescrits cette clause n’a jamais été appliquées. En effet, la
durée des travaux prévus dans le contrat est de 24 mois et sa signature remonte à novembre
2012. Cependant les travaux ont démarré seulement au mois de septembre 2014 avec 17 mois
de retard et abandonné par la suite pour des raisons non fournies à la Cour par les responsables.
Ce manquement grave constitue une irrégularité au projet et à la communauté.
160
327 Concernant l’avancement physique des travaux, la durée prévue est de vingt-quatre (24)
mois. L’avance de démarrage a été effectuée le 22 avril 2013, suite aux problèmes liés à
l’expropriation du terrain, les travaux ont finalement débuté en septembre 2014. Cependant,
l’équipe technique de la Cour s’est rendue sur place et a constaté que la firme d’exécution a
réalisé les travaux d’aménagement extérieur, terrassement, mur de soutènement, drainage et
voirie. Toutefois, certains socles ont été préparés pour la construction du marché et d’autres
restent au stade de fondation. Il faut signaler que le dernier versement a eu lieu en février 2016.
Durant cette période, les travaux ont atteint un degré d’avancement de 35,27% suivant
l’évaluation comparative du Groupe Trame, la firme de supervision.
Socle pour l’installation du marché inachevé
161
Drainage et voirie
328 En définitive, la Cour constate que les travaux de construction du marché public et de la
gare routière de Miragoane ont été abandonnés. Les responsables du MPCE n’ont pas précisé
les motifs de cet échec et pourtant, la population attend l’ouvrage avec impatience.
329 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE
NOM DU PROJET
Construction du marché public de Miragoane et d’une gare routière
RÉSOLUTIONS
15-04-2015: 8 600 000,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Petro Caribe & Trésor Public
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation pour une proposition technique et financière de gré à gré
CONTRATS
Montant du contrat : 7 735 135,00 USD
Date de signature du contrat : novembre 2012 (imprécise)
Maitre d’Ouvrage : MPCE ;
Firme d’exécution : La Générale Construction et Distribution S.A.
Firme de supervision : Groupe TRAME
LA GESTION
Délai de garantie : 12 mois à partir de la réception provisoire des
CONTRACTUELLE ET
travaux ;
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25%.
Retenue de garantie : 5%. Retenue de bonne exécution : 5%.
162
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE
NOM DU PROJET
Construction du marché public de Miragoane et d’une gare routière
Retenue à la source 2% sur acompte provisionnel (impôt sur le
revenu).
Retard et pénalités journalières : 1/3000 du montant du contrat du
premier trentième jour de retard ; et le cas échéant 1/1000 du montant
du contrat au-delà du trentième jour de retard.
Montant des pénalités plafonnées à 5% du montant du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 24 mois
Total décomptes : 3 550 801,66 USD
Aucune indication concernant le contrôle de qualité par une firme.
BILAN DU PROJET
Suivant les informations recueillies, l’exécution du montant 8 600 000,00 USD adopté par la résolution du
15 avril 2015 a été décaissée en partie.
Le montant attribué au contrat soit 7 735 135,00 USD ne correspond pas à la résolution autorisant le projet.
Il convient de signaler que le montant payé pour les travaux réalisés représente 46% soit 3 550 801,66
USD. Toutefois, 20 des 46% a été décaissé le 22 avril 2013 à titre d’avance de démarrage sur le compte
numéro 121 252 214 intitulé programme d’investissement public du MPCE alors que le projet n’avait pas
encore été identifié par le conseil d’administration du BMPAD. En effet, 26% a été décaissé sur la résolution
adoptée le 15 avril 2015. Donc, Herntz ST MARC le coordonnateur adjoint de l’UTE a fait remarquer que
suite au problème lié à l’expropriation, les travaux ont démarré en septembre 2014 avec dix-sept (17) mois
de retard à compter de la date du premier versement.
L’analyse de la gestion financière du projet montre qu’il n’y avait aucune planification préalable pour réaliser
la construction du marché public et de la gare routière de Miragoane, mais les responsables ont profité
uniquement de la loi d’urgence pour dérober l’obligation de recourir à la concurrence.
L’analyse de la gestion financière du projet montre qu’il n’y avait aucune planification préalable pour réaliser
la construction du marché public et de la gare routière de Miragoane mais les responsables ont profité
uniquement de la loi d’urgence pour dérober l’obligation de recourir à la concurrence.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
1.
2.
3.
4.
Deuxième niveau
Responsables
firme
de
supervision
Troisième niveau
Responsables des firmes
d’exécution
Laurent Salvador LAMOTHE, Ministre Ordonnateur principal
des dépenses
Yves Germain JOSEPH, Ministre Ordonnateur principal des
dépenses
Giovanni DORELIEN, Directeur Général Adjoint
Sabine C. DALICE, Directrice Administrative Adjointe.
1.
2.
Elisabeth COICOU, Directrice Générale (Groupe TRAME)
Nathalie ABRAHAM, Directrice Administratrice (Groupe
TRAME)
1.
Patrice MILFORT, Directeur Général
Recommandations
Dans le cadre du projet de « Construction Gare Routière et Marché Public à Miragoane
(incluant la supervision) », la Cour recommande :
1) Que le MPCE améliore son suivi des éléments figurant dans un contrat à l’égard de :
- la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci correspondent à ceux qui étaient
prévus dans le contrat ;
- l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du fournisseur ;
- la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
163
- l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
2) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de savoir s’il y a matière à
poursuite pour non-exécution du marché, notamment en obtenant des explications
précises sur :
- les raisons de l’arrêt des travaux ;
- les traitements des soldes restants ;
- la récupération de l’avance et l’application des pénalités ;
- le devenir des retenues (garantie de bonne exécution).
2.3.11. Travaux de Réhabilitation construction du tronçon reliant la route de
Fort-Jacques (Fermathe) à la route de Frères, via Duplan, Soisson,
Meyotte, Girardeau
330 Afin de s’assurer de la saine gestion des Travaux de Réhabilitation construction du tronçon
reliant la route de Fort-Jacques (Fermathe) à la route de Frères financés par le Fonds Petro
Caribe, la Cour a audité son élaboration, les autorisations afférentes, les contrats y relatifs, sa
mise en œuvre et la fermeture du projet.
331 Tout d’abord, la Cour a rencontré des difficultés pour obtenir des dossiers de projets et
contrats clairs et complets auprès du MPCE. Elle n'a pas pu disposer (immédiatement) de
dossiers complets et bien structurés, ce qui a sensiblement compliqué et retardé l'audit.
332 La Cour a constaté que le mode de sollicitation du marché n’est pas approprié. Selon les
termes de références du marché conclu, un montant de 22 694 900,00 USD équivalent à 910
869 123,34 Gdes a été identifié pour ce projet, ce qui est supérieur au seuil de passation de huit
millions de gourdes (8 000 000,00 Gdes) pour les marchés publics. Il aurait dû être l’objet d’un
appel d’offres ouvert vu les dispositions de l’article 1 de l’arrêté du 5 septembre 2009 fixant le
seuil de passation de marchés publics pour les travaux. La Cour a constaté que marché a été
passé de gré à gré suite à une utilisation abusive de la loi d’urgence du 15 avril 2010. Ce
manquement constitue une irrégularité au projet et a la communauté.
333 En ce qui concerne la gestion contractuelle et suite au rapport technique présenté par le
MPCE, la Cour arrive à reconstituer le sommaire financier du projet qui montre que le montant
alloué dans le cadre de ce marché n’a pas été décaissé dans sa totalité. Cependant, les
décaissements ont été effectués sur une période allant de mars 2010 à septembre 2014 soit une
durée de quarante-deux (42) mois. Il s’agit de douze (12) mois de plus que la durée prévue de
164
ce projet fixée à trente (30) mois. En conséquence, la valeur liée à ce contrat n’a pas fait l’objet
d’une estimation avec la plus grande précision possible. Cette pratique est contraire au cadre
réglementaire en vigueur ainsi qu’aux saines pratiques de gestion, ce qui engendre des risques
de mauvaise utilisation des ressources publique et constitue un préjudice au projet et à la
communauté.
334 La Cour réitère, comme dans ses précédents rapports sur la situation financière et l’efficacité
des dépenses de l’Etat, que la mauvaise définition des besoins des projets par le MPCE a un
impact sur les coûts des travaux qui augmentent soit directement par des avenants soit
indirectement par les retards occasionnés dans l’exécution des projets.
335 En fin des irrégularités au cadre règlementaire ont été observées par la Cour car les intérêts
de l’État ne sont pas sauvegardés à travers les clauses du contrat. Le MEF n’a pas prélevé la
retenue de 2% pour reverser à la Direction Générales des Impôts eu égard à l’article 76 du décret
du 29 septembre 2005 sur l’impôt sur le revenu.
336 Construction du tronçon de la route Fermathe –Frère via Duplan, Soisson, Meyotte,
Girardeau.
337 Le nombre de kilomètres prévus dans le contrat est de 18,2 km. Cependant, l’évaluation
effectuée par la Cour a permis de déterminer qu’ont été effectivement réalisés
seulement 9 km, soit 49,45 % de la quantité des travaux qui devaient être réalisés.
Donc, 9.02 kilomètres de route reste à être construite. Pourtant, le montant du contrat
qui s’élève à vingt-deux millions six cent quatre-vingt-quatorze mille neuf cents dollars
(22 694 900.00 USD) a été décaissé à hauteur de 92,86%, soit 21 075 724.64 USD.
Les tronçons évalués se répartissent ainsi :
165
Fermathe 45
–
Duplan :
0.95 Km
Thomassin 25
–
Eglise St Jacques (Zone Soisson)
4 00 Km
Montagne Noire
–
Rue Metellus
2 00 Km
Rue Metellus
–
Girardeau
1.20 Km
Meyotte
–
Frères
1.00 Km
Fermathe 45
–
Duplan :
0.95 Km
Chaussées dégradée ayant des cuvettes
Thomassin 25
166
–
Eglise St Jacques (Zone Soisson)
4 00 Km
–
Rue Metellus
Meyotte
167
–
Frères
Girardeau
1.20 Km
1.00 Km
168
338 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE
NOM DU PROJET
Travaux de Réhabilitation construction du tronçon reliant la route de
Fort-Jacques (Fermathe) à la route de Frères.
RÉSOLUTIONS
11-02-2010: 23 500 000,00 USD
15-04-2015 : 1 680 000
Total : 25 180 000,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation pour une proposition financière de gré à gré pour la
CONTRATS
Réhabilitation, construction du tronçon reliant la route de Fort-Jacques
(Fermathe) à la route de Frères, via Duplan, Soisson, Meyotte,
Girardeau.
Montant du contrat : 22 694 900,00 USD
Indication :
Maitre d’Ouvrage : MPCE ;
Firme d’exécution : Groupe de Travaux et de Construction (GTC).
Firme de supervision :
LA GESTION
Avance de démarrage : 40%. Remboursement de l’avance : 25%.
CONTRACTUELLE ET
Retenue de garantie est remplacée par retenue bancaire.
GESTION DE PROJET
Retard et pénalités journalières : 0,03% du montant du contrat pour
chaque jour de retard, sans dépasser 10% du montant du contrat.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 30 mois
Décomptes périodiques
Contrôle de qualité effectué par le LNBTP du MTPTC (sous-traitant).
BILAN DU PROJET
Suivant les informations recueillies le montant du projet, soit 22 694 900,00 USD a été décaissée à 92,87%,
soit 21 002 962,00 USD. Le montant attribué au contrat ne correspond à celui de la résolution autorisant
le projet. Toutefois, le premier versement à titre d’avance partiel a été décaissé suite à un contrat signé le
11 février 2010 et qui a été remplacé ensuite par un autre contrat signé le15 décembre 2010 suite à une
décision prise par les responsables pour diminuer le montant du premier contrat.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables
de
l'administration Centrale
5.
Jean Max BELLERIVE (MPCE), Ordonnateur principal des
dépenses.
6. Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE), Ordonnateur principal
des dépenses.
7. Yves Robert JEAN, Directeur Général (MPCE)
8. Winer VALCIN, Directeur Général Adjoint (MPCE)
9. Giovanni DORELIEN, Directeur Général Adjoint (MPCE)
10. Sabine C. DALICE, Directrice Administrative Adjointe (MPCE).
Deuxième niveau
Les responsables de la firme
de Supervision
3.
4.
5.
Bernard CHANCY, Directeur Général
Philippe LAROUCHE, Chet de mission et de contrôle.
Guy DIONNE, Directeur Technique
Troisième niveau
Les responsables de la firme
Groupe de Travaux de
Construction
2.
3.
Ing. Yves COLES, Directeur Général
Ing. Madame Marie Jose JOSEPH
169
Recommandation
Dans le cadre du projet « Travaux de Réhabilitation construction du tronçon reliant la route de
Fort-Jacques (Fermathe) à la route de Frères, via Duplan, Soisson, Meyotte, Girardeau », la
Cour recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de
projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.12. Construction du Marché Public de la Ville de l'Arcahaie
339 Afin de s’assurer de la saine gestion de ce projet de Construction du Marché Public de la
Ville de l'Arcahaie financé par le Fonds Petro Caribe, la Cour a examiné les mesures prises par
le MPCE en vue d'exercer un contrôle adéquat de son élaboration, les autorisations afférentes,
les contrats y relatifs, sa mise en œuvre et la fermeture du projet.
340 Tout d’abord, la Cour a rencontré des difficultés pour obtenir des dossiers de projets et
contrats clairs et complets auprès du MPCE. Elle n'a pas pu disposer (immédiatement) de
dossiers complets et bien structurés, ce qui a sensiblement compliqué et retardé l'audit. En
conséquence, la Cour n’est pas en mesure de conclure en ce qui concerne l’évaluation des
besoins et l’estimation des coûts car le dossier ne contient pas d’information sur les spécifications
techniques du projet.
341
Ensuite, le document supportant l’octroi de ce contrat de construction de marché de
l’Arcahaie ainsi que les détails estimatifs des quantités ne sont pas identifiés, aucune facture
transmise dans le cas de ce contrat. Aucun bordereau n’est identifié pour la validation du niveau
d’exécution. Les coûts y afférents n’ont pas été évalués de façon détaillée, ce qui constitue une
irrégularité au projet et à la communauté compte tenu de la complexité des travaux.
342
De plus, la Cour n’a pas pu retracer aucun document de réception provisoire ou de
réception définitive du chantier, et ce, bien que le projet ait été réalisé. En l’absence de ces
documents contractuels, la Cour ne peut conclure que le fournisseur a respecté son cahier de
charges dans le cadre de ce contrat conclu de gré à gré. Il s’agit de cas d’irrégularités portant un
préjudice au projet et à la communauté.
343
Par ailleurs l’absence de documentation ne permet pas à la Cour de confirmer si les
directives prévues par les cadres réglementaire et contractuel ont été respectées notamment au
niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie (5%), de bonne exécution (5%) et
170
des impôts (2%). Ce ci constitue des irrégularités portant un préjudice au projet et à la
communauté.
344 De plus, la Cour n’a pas pu retracer aucun document de réception provisoire ou de réception
définitive du chantier, et ce, bien que le projet ait été réalisé. En absence de ces documents
contractuels, la Cour ne peut conclure que le fournisseur a respecté son cahier de charge dans
le cadre de ce contrat conclu de gré à gré. Il s’agit de cas des irrégularités portant un préjudice
au projet et à la communauté
345 Par ailleurs l’absence de documentation ne nous permet pas de confirmer si les directives
prévues par les cadres réglementaire et contractuel ont été respectées notamment au niveau
des retenues prévues comme les retenues de garantie (5%), de bonne exécution (5%) et des
impôts (2%). Ceci constitue des irrégularités portant un préjudice au projet et à la communauté.
346 Il est à noter que les deux résolutions prises pour ce projet totalisant 4 000 000,00 USD,
datent de mai 2011 et février 2012, mais la signature du contrat est intervenue le 10 mai 2010
alors que le projet était déjà en exécution lors du vote des deux résolutions. La Cour constate
que le projet avait bénéficié du financement du Trésor public via le programme d’investissement
public (PIP). Ainsi, le montant décaissé pour le projet avant le vote des résolutions est de 2
163,500 USD. Le montant décaissé pour ce même projet via les deux résolutions est de 4
000 000,00 USD. En plus de ce montant, la Cour a constaté qu’une valeur additionnelle de
100 000,00 USD non justifiée a été versée à l’ordre d’un Particulier répondant au nom de Gilbert
CHENET. Au total c’est 4 100 000 USD qui ont décaissés des fonds Petro Caribe causant un
préjudice au projet et à la communauté de l’ordre de 100 000USD.
347 La fiche suivante présente les principales constatations de la Cour par rapport à ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Construction du Marché de l’Arcahaie
RÉSOLUTIONS
12-05-2011 : 2 000 000,00 USD
28-02-2012 : 2 000 000,00 USD
Total : 4 000 000 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Gré-a-gré alors que le montant est au-dessus du seuil.
CONTRATS
Montant du contrat 5 566 775 USD
Pas de Termes de références
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Firme d’exécution : Groupe de Travaux et de Construction (GTC)
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
171
Délai de Garantie : Inexistant dans le contrat.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Construction du Marché de l’Arcahaie
Avance de démarrage : 30%.
Pas de Retenue de Garantie : 5%.
Pas de Retenue de bonne exécution : 5%.
Pas de Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat par journée calendaire de
retard. Le montant sera plafonné à 10% du montant du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 26 mois
Décomptes Mensuels : Non fournis
BILAN DU PROJET
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion
de projets. L’absence significative d’un rapport financier justifiant les dépenses prévues dénote une grave déficience
dans les moyens de contrôle.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de l'administration
Centrale
1
234567-
Jean Max BELLERIVE, Ordonnateur principal (MPCE)
Judes Hervey DAY, (MPCE)
Joséfa R. GAUTHIER (MPCE)
Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Ronald BAUDIN (MEF)
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
Wilner VALCIN : Directeur Général Adjoint (MPCE)
Deuxième niveau
Troisième niveau
Les responsables de la firme
d’exécution
3
Yves COLES Directeur général, GTC
Recommandation
Dans le cadre du projet « Construction du Marché Public de la Ville de l'Arcahaie », la Cour
recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans
l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.13. Rénovation Urbaine Limbé (Financement Partiel)
348 L’examen du contrat encadrant la passation de ce marché nous a permis à la Cour de
constater toutes les dispositions contractuelles ne sont pas respectées dans l’exécution de la
sélection du contractant. Au regard du montant de ce projet, un appel d’offres ouvert aurait dû
être lancé afin de recruter le contractant. Les informations contenues dans le TDRs ne permettent
pas d’anticiper les événements pouvant avoir un impact négatif sur les objectifs poursuivis et
172
surtout de prendre les meilleures décisions pour atténuer la probabilité que ces événements ne
se reproduisent plus.
349 Le document contractuel supportant l’octroi de ce contrat de rénovation urbaine de la ville
du Limbe n’est pas émis après une étude approfondie portant sur le besoin. Aucune facture
transmise dans le cas de ce contrat. Aucun bordereau n’est identifié pour la validation du niveau
d’exécution.
350 Les entités qui assument la supervision et le contrôle de la qualité sont désignés et identifiés
dans les documents de la supervision pour un montant contractuel de 18 000 000 Gdes. Aucun
document de réception provisoire ou de réception définitive n’a été fourni dans le dossier.
351 L’absence de documentation ne nous permet pas de confirmer si les directives prévues par
les cadres réglementaire et contractuel ont été respectées notamment au niveau des retenues
prévues comme les retenues de garantie (5%), de bonne exécution (5%) et des impôts (2%).
352 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
RÉSOLUTIONS
Rénovation Urbaine Limbé
LA GESTION CONTRACTUELLE
ET GESTION DE PROJET
Délai de Garantie : Inexistant dans le contrat.
Avance de démarrage : 40%.
Pas de Retenue de Garantie : 5%.
Pas de Retenue de bonne exécution : 5%.
Pas de Retenue de 2% à la source (impôt sur le revenu) sur les acomptes
provisionnels.
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat par journée calendaire de
retard. Le montant sera plafonné à 10% du montant du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 18 mois
Décomptes : 251 556 500,00 HTG
Aucune indication concernant le contrôle de la qualité du ministère.
12 mai 2011 : 3 500 000,00 USD
18 juillet 2012 : 2 000 000,00 USD
21 décembre 2012 : 2 000 000 USD
Total : 7 500 000 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Gré-a-gré alors que le montant est au-dessus du seuil.
Montant du contrat 251 826 500 Gdes
- Maitre d’Ouvrage : MPCE
- Firme d’exécution : BECA ENGINEERING
- Firme de supervision : J & J Construction
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de l'administration
Centrale
173
123-
Jean Max BELLERIVE, Ing, Ministre, Ordonnateur principal
(MPCE)
Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
Jude Hervey DAY (MPCE)
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Rénovation Urbaine Limbé
45678-
Aviol FLEURANT (MPCE)
Ronald BAUDIN (MEF)
Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
Wilson LALEAU (MEF)
André Lemercier GEORGES (MEF)
Deuxième niveau
9-
Hérode THELUSMA (J & J Construction)
Firme de supervision
Troisième niveau
Les responsables de la firme
d’exécution
10- Paul-Erick
BRUNO,
ENGINEERING)
Directeur
Exécutif
(BECA
Recommandation
Dans le cadre du projet « Rénovation Urbaine Limbé (Financement Partiel) », la Cour
recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans
l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention
particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.14. Réhabilitation/Construction et Aménagement d'Infrastructures
sportives (Phase II) (financement partiel)
353 L’examen de ce dossier laisse constater qu’il y a un contat signé le 6 septembre 2011, d’un
montant de 10 150 023,31 USD, soit 11 mois avant le vote de la première résolution sur un total
de trois. Un décaissement total de 11 808 646,01USD a été versé à la firme SECOSA. Toutefois,
un montant de 4 593 678,64 USD a été décaissé au nom de UEOGRASS INC. pour achat de
gazon synthétique et 582 749,90 USD pour le compte de UCLBP ce qui porte le total du projet à
16 985 074,55 USD.
354 Les entités qui assument la supervision et le contrôle de la qualité sont désignées et
identifiées. Aucun document de réception provisoire ou de réception définitive n’a été fourni dans
le dossier. Les rapports de fin de travaux incomplets ont été fournis mais avec des photos de
différents sites ne permettent pas d’identifier chaque site de travail. Les travaux ne sont pas
terminés.
355 L’absence la Cour n’a pas retracé de documentation ne nous permet pas de confirmer si les
directives prévues par les cadres réglementaire et contractuel ont été respectées notamment au
174
niveau des retenues prévues comme les retenues de garantie (5%), de bonne exécution (5%) et
des impôts (2%).
356 La Cour s’interroge sur la gestion de ce projet et les moyens mis en place pour le contrôle
et le suivi des coûts, le suivi de l’exécution du projet et surtout si la prestation de services a été
optimale et complète. Il faut surtout vérifier si le contrat est terminé ou pas.
357 Travaux non achevés, décaissements au-delà du montant du contrat.
358 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
RÉSOLUTIONS
Aménagement d’Infrastructures de sport phase II.
18-07-2012 : 5 000 000 USD
11-12-2013 : 3 000 000 USD
15-04-2015 : 8 200 000 USD
Total : 16 200 000,00 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Gré-a-gré alors que le montant est au-dessus du seuil.
Signature du contrat : 6 septembre 2011
Montant du contrat : 10 150 023,31 USD
Avenant : 3 044 016,67 USD
Total : 13 194 039,98 USD
Contrat de supervision : 1 015 040,70 USD
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Firme d’exécution : Supervision Etudes Construction S.A. (SECOSA)
Visa de la CSCCA par Nonie H. MATHIEU.
Firme de supervision : J&J Construction
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
Délai d’exécution : 12 mois.
Avance de démarrage : 35% supérieur au seuil prévu par la Loi du 12
juin 2009, art. 83 fixant l’avance de démarrage à 30%.
Aucune Approbation de la CNMP pour l’exécution du projet.
Retenue de Garantie : 5%.
Retenue de bonne exécution : 5%.
Pénalité quotidienne : 1/1000 du montant du contrat par journée
calendaire de retard. Le montant sera plafonné à 5% du montant du
marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Délai de réalisation des travaux : 12
Décomptes Mensuels : Aucun décompte et factures ne sont fournis.
Payés à SECOSA : USD 11 808 646,01 avec un écart de USD
1 658 622,70.
BILAN DU PROJET
Les travaux effectués dans le cas de ce projet n’ont pas été achevés. A titre d’exemple, on peut citer le
parc de Gressier dans l’Ouest, ou le parc de Leogane.
Aucune documentation n’a été produite pour justifier un financement supplémentaire (avenant).
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques
de gestion de projets.
175
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPÉRATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
Aménagement d’Infrastructures de sport phase II.
L’absence significative de documents justifiant les dépenses dénotent une grave déficience dans les
moyens de contrôle.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
1- Jean Max BELLERIVE, Ministre, Ordonnateur principal
Noms, prénoms et titres des
(MPCE)
responsables de
2- Laurent Salvador LAMOTHE (MPCE)
l'administration Centrale
3- Yves Germain JOSEPH (MPCE)
4- Marie Carmelle JEAN MARIE (MEF)
5- Wilson LALEAU (MEF)
Deuxième niveau
Firme de supervision
6-
Nicolas Ernst ACHILLE, Directeur Général (J&J Construction)
Troisième niveau
Les responsables de la firme
d’exécution
7-
Jean-Émile LAFERIERE, Directeur Général de la SECOSA
Recommandation
Dans le cadre du projet « Réhabilitation/Construction et Aménagement d'Infrastructures sportives
(Phase II) », la Cour recommande que le MPCE applique en tout temps les bonnes pratiques
de gestion de projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des
dossiers ainsi que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant
une attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.3.15. Reconstruction du Lycée Toussaint Louverture (incluant supervision)
359 Les principales constatations en lien avec ce projet sont les suivantes :
Le montant du marché (8 029 900,00 USD) ou (341,400, 031.39 Gdes) est supérieur
au seuil de passation de marchés publics qui requiert un appel d’offres ouvert compte
tenu de l’article 2 de l’Arrêté du 25 mai 2012 fixant les Seuils de Passation des Marchés
Publics et les Seuils d’Intervention de la Commission Nationale des Marchés Publics
pour les marchés des travaux à Quarante Millions et 0/100 gourdes (40,000,000.00
Gdes). Le projet a bénéficié de la période de la Loi d’urgence.
176
Dans le cadre de l’exécution du contrat de Construction du lycée Toussaint Louverture,
la Cour a constaté l’existence de deux firmes à travers les dossiers du Marché en
question :
-
La Firme International Business and Trade LLC (réf : dossier d’existence de la
firme). Cette firme a été utilisée lors de la signature du contrat.
-
IBT HAITI. SA. Cette firme a été utilisée pour recevoir les fonds.
360 Cependant, la Cour n’a pas retrouvé les documents légaux suivants :
Le numéro du journal officiel d’Haïti (le Moniteur) publiant l’existence de la Firme
« IBT HAITI. SA » ou le droit de fonctionnement de « IBT, LLC » en Haïti;
Le statut notarié de la firme ainsi que la liste de son Actionnariat;
Le Certificat de constitution de son capital social émis par la Banque Nationale de
Crédit (BNC) représentant 25% du Capital social.
361 Quant à la Firme étrangère IBT LLC, la Cour a constaté que la signature du Consul d’Haïti
à Miami n’a pas été authentifiée par le Ministère des Affaires Étrangère de la République d’Haïti
lors de l’enregistrement des dossiers de ladite firme comme le veut la loi sur les sociétés
anonymes.
362 Le montant décaissé représente 6 654 069,24 USD.
363 La Cour a constaté qu’une première phase a été inaugurée. Toutefois, le montant du contrat
a été épuisé à plus de 80% donc, pour exécuter les travaux restants, il devrait avoir un nouveau
contrat. Cependant, le MPCE n’a communiqué aucune information à la communauté estudiantine
et aux usagers sur l’interruption de la deuxième phase du projet.
177
364 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
RECONSTRUCTION DU LYCEE TOUSSAINT LOUVERTURE
RÉSOLUTIONS
21 DEC 2013 :
2 00 000,00 USD
15 AVRIL 2015 : 5 544 708.00 USD
22 JUILLET 2015 : 1 816 427,65 USD
06 janvier 2016 : 2 843 391,25 USD
Total
12 204 526, 90 USD
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÊTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Montant du Contrat : 8, 029, 900.00 USD
Contrat signé en novembre 2012 (date imprécise)
Maitre d’Ouvrage : MPCE
Maitre d’œuvre : IBT, LLC
Firme de supervision : CSA CENTRAL INC.
Avis favorable de la CSCCA signé par Nonie H. MATHIEU
LA GESTION
Délai de Garantie : 10 ans à compter de la réception définitive des
CONTRACTUELLE ET
travaux ;
GESTION DE PROJET
Avance de démarrage : 25%
Retenue de Garantie : 5%
Retenue de bonne exécution : 5%
Acompte provisionnel : 2%
Pénalité de retard : 1/3000 du montant du marché au 30ieme jour de
retard et 1/1000 du montant du marché au-delà sans dépasser 5% du
montant du marché.
EXÉCUTION DES TRAVAUX
178
Délai pour la conception et la réalisation des travaux : 18 mois.
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA COOPERATION EXTERNE (MPCE)
NOM DU PROJET
RECONSTRUCTION DU LYCEE TOUSSAINT LOUVERTURE
Paiement par décomptes mensuels après approbation du Maitre
d’Ouvrage.
-
BILAN DU PROJET
Le projet n’est pas achevé pour manque de fonds, ce qui traduit une mauvaise planification.
Quant aux dossiers de la firme IBT, LLC & ou IBT HAITI S.A, aucune publication de leur existence
dans le journal officiel « le Moniteur » n’a été retracée comme le veut la loi;
Enfin, le montant de l’acompte provisionnel qui devrait être prélevé soit 146 588,74 USD n’a pas
été totalement prélevé pour le compte de la Direction Générale des Impôts (DGI).
Première niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration Centrale
-
RESPONSABILITÉS
Laurent Salvador LAMOTHE : Ordonnateur Principal (MPCE)
Yves Germain JOSEPH : MPCE, Ordonnateur Principal (MPCE)
Michel PRÉSUMÉ : Secrétaire d’État à la Planification ;
Giovanni DORELIEN : Directeur Général Adjoint du MPCE ;
Sabine C. DALICE : Assistant Directeur du MPCE
Marie Carmelle JEAN-MARIE : (MEF)
Wilson LALEAU (MEF)
Ghammald FRANCILLON : Coordonnateur UTE/PRU du
MPCE ;
Deuxième niveau
Les responsables de la Firme
de Supervision : CSA
CENTRAL INC.
Troisième niveau
Les responsables de la firme
IBT HAITI S.A
-
Natacha BREA : Administratrice du Projet ;
Gino Y. CHARLES : Directeur de Projet ;
Ernesto J. MARIN : Gestionnaire de Projet.
-
Gianfranco FIORENZA : Directeur Général de la firme IBT, LLC
Luiz A. GOMEZ, Ing. : Directeur des Operations (IBT HAITI
S.A) ;
Victor VELAZCO, Ing. : Directeur Technique (IBT HAITI S.A)
-
Recommandations
Dans le cadre du projet « Reconstruction du Lycée Toussaint Louverture », la Cour
recommande :
1) Que le MPCE améliore son suivi des éléments figurant dans un contrat à l’égard de :
- la réalisation des travaux, pour s’assurer que ceux-ci correspondent à ceux qui étaient
prévus dans le contrat ;
- l’application des taux prévus dans le contrat lors du paiement du fournisseur ;
- la réalisation des travaux par le personnel désigné ;
- l'application des pénalités pour non réalisation des travaux.
2) Que les autorités compétentes diligentent une enquête afin de savoir s’il y a matière à
poursuite pour non-exécution du marché, notamment en obtenant des explications
précises sur :
- les raisons de l’arrêt des travaux ;
- les traitements des soldes restants ;
- la récupération de l’avance et l’application des pénalités ;
- le devenir des retenues (garantie de bonne exécution).
179
2.4. Unité de la Construction de Logements et de Bâtiments
Publics (UCLBP)
365 De septembre 2008 à septembre 2016, les six (6) gouvernements qui se sont succédés ont
voté 14 résolutions dans lesquelles l’UCLBP est identifié comme entité responsable pour la mise
en œuvre de 12 Projets financés par les fonds Petro Caribe. Le tableau ci-après fait l’état de ces
Projets.
Tableau 29 : Projets audités du UCLBP financés par les fonds Petro Caribe
PROJETS
Numéros
des
résolutions
$US
1
Réhabilitation Rex (financement
partiel)
18-07-2012
Désaffecté
2
Construction Ministère du
Commerce et de l'Industrie
(financement partiel)
18-07-2012
10 000 000,00
3
Construction Ministère des
Affaires Étrangères (financement
partiel)
18-07-2012
10 000 000,00
4
Rénovation Gymnasium Vincent
18-07-2012
500 000,00
5
Intervention en matière d'habitat
dans le quartier de Jalousie
18-07-2012
2 000 000,00
6
Réalisation des Études des
bâtiments publics (financement
partiel)
18-07-2012
4 000 000,00
7
Construction de Bâtiments et de
Logements publics
11-12-2013
15 082 245,84
8
Bâtiments Publics/Logements
23-07-2014
Désaffecté
9
Appui à L’UCLBP
10-09-2014
Désaffecté
10
Construction de bâtiments et de
logements publics-UCLBP
15-04-2015
12 000 000,00
11
Hébergement Post Tremblement
De Terre du 12 Janvier 2010
21-12-2012
5 000 000,00
Aucune
Non indiqué
12 Projets spéciaux
180
366 Dans le cadre de ce premier rapport, la Cour avait pour objectifs d’analyser l’ensemble des
projets pilotés par l’UCLBP. Toutefois, selon les informations obtenues de l’UCBL elle-même,
sur les 12 projets identifiés, seulement trois auraient été effectivement implémentés; il s’agit des
projets:
Intervention en matière d'habitat dans le quartier de Jalousie
Appui à L’UCLBP
Projets spéciaux
367 Pour les neuf (9) autres projets, l’UCLBP n’a fourni aucune documentation ni preuve
démontrant qu’il ne les avait exécutés. L’objectif de la Cour étant d’analyser l’entièreté des projets
financés par Petro-Caribe, elle continue donc ses démarches auprès du MPCE et de l’UCLBP
en vue de disposer des éléments d’informations pertinents lui permettant de compléter son travail
d’audit. La Cour s’engage de continuer d’informer les parlementaires des résultats de ses travaux
d’audit à travers la publication dans les prochains mois de deux autres rapports dont l’un portera
sur l’analyse des autres projets ayant bénéficié d’un financement du fonds Petro Caribe ne
figurant pas dans le présent rapport et l’autre, le dernier, sur la gouvernance du fonds Petro
Caribe et la dette de la République d’Haïti envers la République bolivarienne du Venezuela. De
ce fait, et compte tenu des retards enregistrés dans la communication des documents de la
gestion du financement mis à la disposition de l’UCLBP, les projets qu’elle a pilotés seront traité
dans le rapport 2.
2.5. Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR)
368 De septembre 2008 à septembre 2016, les 7 gouvernements qui se sont succédés ont voté
14 résolutions dans lesquelles le ministre de MARNDR est identifié comme entité responsable
pour la mise en œuvre des 11 Programmes et Projets financés par les fonds Petrocaribe. Le
tableau 1 fait l’état de ceux-ci.
Tableau 21 : Programmes et Projets du MARNDR financés par les fonds Petrocaribe
PROJETS
181
Résolutions
Entité
responsable
selon les
résolutions
Budget prévu par les résolutions
$US
Gourdes
1
2
3
4
5
6
Relance de la Production Agricole
20-08-2008
MARNDR
36 750 000,00
1 463 285 775,00
Réhabilitation du système d'irrigation de la plaine
du Cul de sac
Réhabilitation des Infrastructure de drainage de
la Rouyonne/Léogane
Réhabilitation du système d'irrigation de
Latannerie ( phase 1: étude) et
opérationnalisation 2014
Recalibrage & dragage du chenal salée
Floodway sur 4 kms
Aménagement bassins versants dans le
département de l'ouest (la Rouyonne, petit
Goave, etc.)
28-02-2012
22-07-2015
MARNDR
8 497 775,86
382 399 913,70
28-02-2012
MARNDR
7 828 162,29
325 110 625,25
21-12-2012
MARNDR
988 024,24
42 098 033,23
21-12-2012
11-12-2013
MARNDR
9 000 000,00
388 669 500,00
21-12-2012
11-12-2013
MARNDR
4 163 623,41
177 617 413,06
MARNDR
5 340 030,01
227 971 197,65
MARNDR
4 907 982,77
218 220 734,47
MARNDR
-
-
15-04-2015
22-07-2015
MARNDR
-
-
15-04-2015
MARNDR
188 113,12
11 077 097,51
77 663 711,70
3 216 988 610,32
7
Appui à la mécanisation agriculture
8
Achat d'engrais
Construction de 50 serres dans 5 départements
(N, NO, GA, SE)
Construction de structures d'irrigation a Saut du
10 Baril (Nippes), Marion (Sud-Est) et Trois-Rivières
(nord-Ouest) et construction de lac collinaires
Subvention de fertilisant et amélioration de la
productivité des cultures et des sols (St-Marc,
11
Plaine des Cayes, St-Raphael, Kenskoff, Ferrier)
achat d'engrais
TOTAL
9
21-12-2012
11-12-2013
11-12-2013
23-07-2014
15-04-2015
22-07-2015
Source : MARNDR
369 Dans les onze projets, deux ont été désaffectés au MPCE. Dans le présent rapport, la Cour
présente les résultats de quatre (4) projets. Les résultats des cinq autres projets seront présentés
dans un autre rapport.
370 La Cour a procédé à l’analyse de ces 4 projets sous la responsabilité du MARNDR. Cet
examen a permis de relever les principales irrégularités suivantes :
Les irrégularités ayant porté un préjudice au projet et à la communauté
- Les procédures de sélections sont conduites sans qu'un délai d'exécution ne soit imposé pour
l'exécution des travaux.
- Toutes les procédures relatives à des contrats de travaux sont conduites de façon assez informelle
sur un mode de demandes de cotations sans dossier technique qui serait bien défini avec
spécifications, plans, et bordereaux fiables.
- La répétition de contrats pour travaux additionnels atteste d'études incomplètes avec des
bordereaux de quantités incomplets, ou bien un choix délibéré d'éviter des contrats aux montants
au-dessus des seuils nécessitant des procédures plus formelles avec des revues préalables de la
CNMP.
182
- Le MARNDR a fractionné ses besoins relatifs à des services d’expertise en gestion de projet. De
cette façon, six contrats totalisant 266 000 dollars ont été accordés de gré à gré et de façon
simultanée à la même firme d’experts en gestion de projet.
- Certaines actions du MARNDR n’ont pas favorisé le traitement équitable des concurrents lors d’un
appel d’offres public ayant mené à l’attribution de plusieurs contrats
- Les rapports afférents aux déboursés n'étaient pas toujours fiables et cohérents.
- Les acomptes non prélevés et non versés à la DGI dans certains équipements et distribués
Les irrégularités au cadre règlementaire et aux bonnes pratiques de gestion :
- Non-respect des résolutions lors de la signature du contrat : Montant du contrat signé avec la
firme 410 millions alors que les 2 résolutions totalisaient 397,448,314.34HTG (Recalibrage et
Dragage du Chenal Salee Floodway dans la Vallée de l’Artibonite)
- Dans la 9/11 projets analysés, la Cour a constaté qu’il y avait une fiche technique mais que
l’estimation des coûts et de l’échéancier n’étaient rigoureux. En effet les 9 projets analysé 100% de
ceux-ci ont vu les délais prévus ont été dépassé. Dans X% l'estimation des couts étaient loin de la
réalité. Par exemple, la période d'exécution prévu : 5 mois (5 mai 2012 au 5 octobre 2012).
Finalement les travaux ont été réalisés d'août 2012 à septembre 2015 (+ de 3 ans)
- La planification des projets ne prévoit pas des événements pouvant avoir un impact négatif sur les
objectifs poursuivis. Dans aucun projet analysé, le MARNDR n’a pris en compte des risques
importants liés à sa situation financière, au délai de réalisation du projet et à l’attribution des
contrats. Or, la bonne gestion des risques requiert de prévoir, dès la planification d’un projet, les
événements pouvant avoir un impact négatif sur les objectifs poursuivis et de prendre les
meilleures décisions afin d’atténuer la probabilité que ces événements se produisent et l’impact de
ceux-ci.
- Les 2% n’est pas toujours prélevés par la DGI, car la plupart des transactions par la DAAF pour
l'acquisition de fournitures dans le cadre de frais de fonctionnement ou d'acquisition de petits
outillages, résultent d'accords directs.
- La justification apportée pour cette pratique est rapportée être causée par les modalités de
paiements réduisant les caractéristiques de concurrence. Le fournisseur acceptant un paiement
tardif est retenu ; ou bien un accord est seulement formalisé lorsque le paiement est disponible.
- Aucune évaluation technique effectuée par les directions techniques du MARNDR sur le terrain
pour le suivi et l'information des interventions en cours
- Les différents paiements ne correspondent pas toujours avec le rythme d’avancement des travaux
ou de livraison des prestations
- Bien qu'un Bilan ait été fait, il y a aucune véritable analyse de la rentabilité et l’impact social du
projet pourtant la Fiche technique l'avait prévu
Les irrégularités de nature administrative
- Absence des documents d'éligibilité (Patente, Quitus, etc.) pas présent dans certains contrats
- Dans X projets, la Cour n'a pas pu vérifier la concordance de plusieurs factures et de l'offre, parce
que les factures contenaient des frais ou prestations supplémentaires ou mentionnaient un prix
183
unitaire erroné ou parce que le procès‐verbal de réception provisoire ou les relevés des heures de
travail faisaient défaut.
- Le contrat signé après l’autorisation gouvernementale. C’est le cas du programme d’achat
d’engrais, le deuxième contrat a été signé le 19 mai 2014 trois jours (23 avril 2014) avant
l’autorisation préalable de l’adoption de la 2e résolution par le conseil des ministres.
- Certains contrats ne font pas mention d’acompte provisionnel. C’est le cas de X contrats analysés
au MARNDR :
- Certains contrats ont reçu un avis favorable de la CSCCA même si ceux-ci présentaient certaines
incohérences administratives.
- Il n’existe pas non plus de service d’audit interne au sein du Ministère qui interviendrait pour
contrôler la qualité des dossiers de marchés.
371 La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ses travaux d’audit en fonction de
chaque projet analysé
2.5.1. Relance de la Production Agricole
372 Il s’agit d’un projet d’une valeur de 36 750 000,00 $USD instauré à partir de la résolution du
20 septembre 2008 à la suite de 4 cyclones ayant frappé le pays entre le 16 août et 8 septembre
2008. Ce projet a déjà fait l’objet d’un audit de la part de la Cour dans son rapport de Septembre
2011 portant sur la vérification de tous les comptes utilisés dans le programme d’urgence 2008.
373 La CSCCA ne constate aucune faute de gestion, ni autres indices particuliers qui pourraient
engager les responsabilités civiles ou pénales des responsables de l’Administration Centrale du
Ministère de l’Agriculture dans la gestion de ce projet. En effet, les dépenses réelles du ministère
tant en dollars américains pour une valeur de 11,549,841.67 $ USD et celles en gourdes pour
un montant de 894,562,924,70 HTG sont complètement justifiées selon les normes constituant
les fondements légaux de la vérification. De même, aucune irrégularité ayant porté un préjudice
au projet et à la communauté n’avait été révélé.
374 Néanmoins l’analyse d’information mis à la disposition de la Cour dans le cadre du présent
mandat révèle quelques irrégularités de nature administrative lors de la mise en œuvre de ce
projet. Par exemple, la Cour n’a pas pu s’assurer que les acomptes de 2% ont été prélevés et
versés à la DGI sur les achats de certains équipements. C’est le cas des achats ci-après :
Tableau 31 : Exemple de quelques achats
184
Firme
Bien acquis
Universal
Hinoto SA
Haytrac
Compagnie Haitienne de
Moteur
Total
4 véhicules
Coût d’acquisition
(Dollars US)
127 200,00
844 095,00
2 594 900,00
Montant de 2% non
prélevé
2 544,00
16 881,90
51 898,00
810 110,00
16 202,20
4 376 305,00
87 526,10
4 bus, 2 camions citernes
et 8 L tonnes
375 De même, la Cour n’a pas pu retracé aucune une analyse de la rentabilité et l’impact social
du projet, Pourtant le document présentant le « Programme d'urgence Post-Cyclone de Relance
de la Production Agricole Nationale » le prévoyait.
376 La fiche ci-après présente les principaux constations de la Cour dans le cadre de l’examen
de ce projet :
INSTITUTION AUDITEE
MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DEVELOPPEMENT RURAL
(MARNDR)
DIRECTION DES INFRASTRUCTURES AGRICOLES (DIA)
NOM DU PROJET
Relance de la Production Agricole
RÉSOLUTION
20-08-2008
FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS
GESTION DE PROJET
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
EXÉCUTION DES TRAVAUX
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration Centrale
Deuxième niveau
Les responsables du Service
Semencier National
Troisième niveau
Les responsables de la firme
185
Joanas GUE, Ministre, Ordonnateur principal des dépenses
Hermane AUGUSTIN, Responsable de la Coordination de
l'administration et la direction des Ressources Humaines
James NOEL, Directeur du contrôle financier
Gabriel PIERRE-LOUIS, Directeur Administratif et financier
Sony DORCELUS, comptable Public
Dominique SILAGES, Comptable en chef
Laronne LETANG, Responsable des opérations financières
Emmanuel PROPHETE, Directeur
Jocelyn Francois BRUN, Administrateur
Serge MILIUS, Directeur général
Smith AMAZAN, Directeur Administratif et financier
Jean Thierry TOUSSAINT, Comptable en chef
2.5.2. Réhabilitation du système d'irrigation de la plaine du Cul de sac
377 La Cour a examiné la gestion du projet relatif à la « réhabilitation du système d'irrigation de
la plaine du Cul de sac ». Il s’agit d’un projet qui a été autorisé par deux résolution, celle du 2802-2012 et celle du 22-07-2015 pour un total de $ 8 497 775,86, soit 382 399 913,70 HTG. Il
appert que ce projet n’a pas été mis en œuvre par le MARNDR de façon efficiente et économique,
car plusieurs irrégularités ont été constaté dans l’élaboration et la mise en œuvre de celui-ci.
378 D’abord, la Cour a constaté que le MARNDR a commis des irrégularités ayant causé des
préjudices au projet et à la communauté. Par exemple la Cour a constaté que le Directeur
départemental agricole de l'ouest avait demandé un prêt de 18,675,750.09 HTG au Ministre
Thomas JACQUES (Voir rapport 1/1 - M-A/DDAO/MARNDR(T-N18) 09-13 : 295 date : 30-092013) pour réaliser des activités pas forcement en lien avec travaux du projet. La documentation
obtenue par la Cour ne lui a pas permis de savoir si ce prête avait été remboursé à temps
opportun pour éviter par exemple le long délai dans la mise en œuvre du projet.
379 Ensuite, la Cour a été grandement surpris de constater qu’un paiement par chèque de
5,000,000,00 HTG avait été fait à Mme Linda THOMAS à titre de prêt dans le cadre des activités
de la foire organisée par le MARNDR (M-A/DG/DIA/B(T-n3) 04-13 :0014. Or, Mme Linda
THOMAS n'avait aucun lien d’affaire avec la Direction départementale agricole de l'ouest (DDAO)
pour mériter une telle somme d’argent. La Cour estime qu’une telle irrégularité a causé des
préjudices au projet et à la communauté.
380 Par ailleurs, la Cour a relevé aussi quelques des irrégularités au cadre règlementaire et aux
bonnes pratiques de gestion. D’abord, la Cour constate qu’une fiche de projet a été élaboré par
la Direction infrastructures agricoles (DIA) et par la Direction départementale agricole de l'ouest
(DDAO). Le budget prévisionnel établi dans la fiche technique est de 328,000,000.00 HTG et la
période d'exécution prévu est de 5 mois, soit du 5 mai 2012 au 5 octobre 2012. Or, ce délai n’a
jamais été respecté, car les travaux ont été réalisés plutôt sur une période de plus de 3 ans soit
du mois d'aout 2012 au mois de septembre 2015. Notons que le non-respect des délais peut
avoir des conséquences sur le cout du projet mais également sur la qualité finale du système
d’irrigation. Pour la Cour des telles irrégularités aux bonnes pratiques de gestion sont à proscrire
pour des projets d’une telle envergure.
381 De plus, la Cour constate que le MARNDR a donné dix (10) contrats pour la réalisation de
ce projet. De ces contrats deux l’ont été sur appel d'offres restreint : Firme ANAPAAAH dont le
186
responsable est M. Jerry MOURRA et la firme SECA dont le responsable est M. Nazaire Israël.
Les huit (8) autres contrats ont été donné de gré à gré (voir fiche ci-dessous). Pour la Cour cette
façon se faire n’est pas optimal car il s’agit du fractionnement des contrats qui pouvaient être
passé soit par appel d’offre public ou soit par appel d’offres restreint.
382 La Cour a aussi constaté qu’étaient à la fois réalisé de l’interne et par des firmes privées.
Pour la Cour cette façon de faire n’est pas économique. Pour un projet d’une valeur de 382 399
913,70 HTG, il s’agit là d’une irrégularité pouvant avoir un impact à la communauté.
383 Par ailleurs, la Cour estime qu’un montant de 54,406,743.93 HTG est resté en surplus par
rapport montant d’argent versé pour la réalisation de ce projet. En effet, selon le bilan réalisé en
décembre 2014 par le DIA, les dépenses totales du projet se sont arrêté à 327,993,169.77 HTG.
Toutefois, la documentation mis à la disposition de la Cour n’a pas pu déterminer comment le
MARNDR a utilisé cette somme d’argent.
384 La fiche ci-après présente les principaux constations de la Cour dans le cadre de l’examen
de ce projet :
INSTITUTION AUDITEE
MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DEVELOPPEMENT
RURAL (MARNDR)
DIRECTION DES INFRASTRUCTURES AGRICOLES (DIA)
NOM DU PROJET
Réhabilitation du système d'irrigation de la plaine du Cul de sac
RÉSOLUTIONS
28-02-2012 :
22-07-2015 :
FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS
PROCESSUS D’OCTROI DES Contrat suite à un appel d'offres restreint
CONTRATS
Firme ANAPAAAH (responsable : M. Jerry MOURRA)
Contrat signé d’une valeur de de 30,000,000.00 HTG
Plusieurs contrats de gré à gré (soupçon de fractionnement des
contrats)
Contrat de 40,000.00 HTG (3 mois du 01/10/2012 au 31/12/2012)
signé le 1e octobre 2012 avec Mme Manoucheka CHARLESCAR,
ing. Agr, consultant
Contrat de 20,000.00 HTG (3 mois du 01/10/2012 au 31/12/2012),
signé le 1e octobre 2012 avec M, Fred MATHIAS, consultant
Contrat de 90,000.00 HTG (3 mois du 01/10/2012 au 31/12/2012),
signé le 1e octobre 2012 avec M. Henry Ronald MYRVILLE,
consultant
Contrat de 45,000.00 HTG (1 mois du 09/12/2013 au 09/01/2014),
signé avec Clermont CELESTIN, Consultant le 9 décembre 2013
avec Célestin LEMENT, consultant
Contrat de 45,000.00 HTG (1 mois du 09/12/2013 au 09/01/2014),
signé le 9 décembre 2013
Firme HEDS
Contrats pour le suivi réalisé des travaux
ABBF CONSTRUCTION S.A
187
GESTION DE PROJET ET
GESTION CONTRACTUELLE
ET
Firme SECA : supervision des travaux de curage exécutés par
HEDS et SECA (20,500,00 HTG) avec Mme Linda THOMAS
Suivi réalisé à l'interne et par les firmes privées
Des rapports périodiques présentés par l'OPS
Suivis de l'avancement des activités sur la base d'un calendrier
d'exécution réalisés par l'ensemble des structures du MARNDR
(Secrétaires d'État, DG, DG adjoint, la DDAA, la Directions des
infrastructures agricoles)
Firme privée ABBF CONSTRUCTION S.A
Firme privée SECA
Firme privée HEDS
EXÉCUTION DES TRAVAUX
BILAN DU PROJET
Réception d'un chèque de 5,000,000 HTG à titre de prêt dans le cadre des activités de la foire
organisée par le MARNDR (M-A/DG/DIA/B(T-n3) 04-13 :0014
RESPONSABILITÉS
Première catégorie
1) Tomas Jacques, Ministre, Ordonnateur principal des
Noms, prénoms et titres des
dépenses
responsables de
2) Lyonel VALBRUN, Directeur général
l'administration Centrale
3) Pierre-Guy LAFONTAINE, Directeur général
4) Martine Tanis EUGENE, comptable Public
5) Jean Francis PIERRE, comptable public
Deuxième niveau
6) Montes CHARLES, Ing Directeur DIA
Direction des infrastructures
7) Mme Emilie R. DELINOIS, Administrateur DIA
agricoles (DIA)
8) Isaac XAVIER, Coordonnateur Ajoint
Troisième niveau
9) Arnoux SEVERIN, Directeur départemental agricole de l'ouest
Direction départemental
agricole de l'ouest (DDAO)
Troisième niveau
10) Mme Manoucheka CHARLESCAR, ing. Agr, consultant
Les responsables de la firme
11) M, Fred MATHIAS, consultant
12) M. Henry Ronald MYRVILLE, consultant
13) Mme Linda THOMAS
14) Jean Claude RENELUS, ing (ABBF CONSTRUCTION S.A)
15) Célestin LEMENT, consultant
16) HEDS
17) Nazaire Israel, SECA
18) Clermont CELESTIN, Consultant
19) M. Odibert COTHIERE, Consultant
20) Rodolphe JAAR, Directeur general ANAPAAH
2.5.3. Réhabilitation des Infrastructures de drainage de la
Rouyonne/Léogane
385 La Cour a examiné la gestion du projet relatif à la « réhabilitation des infrastructures de
drainage de la Rouyonne ». Il s’agit d’un projet qui a été autorisé par la résolution du 28-02-2012
pour un total de $ 7 828 162,29 ; soit 325 110 625,25HTG. Vu l’ampleur du travail, ce projet a
été subdivisé en deux lots :
188
Lot 1: Approches dalot s/RN2 avec drains
Lot 2: Rectification/dérivation du lit de la Rouyonne
386 Il appert que ce projet n’a pas été mis en œuvre par le MARNDR de façon efficiente et
économique, car plusieurs irrégularités ont été constatées dans l’élaboration et la mise en œuvre
de celui-ci.
387 D’abord des irrégularités pouvant causé des préjudices au projet et à la communauté ont
été observé par la Cour. Par exemple, au cours de la mise en œuvre de ce projet, les actions
suivantes ont étés posées :
Deux prêts ont été accordés qui totalisent 10 millions de Gourdes dans le cadre d’un
autre projet (Travaux de drainage de Drain)
Le MARNDR a utilisé l’argent du projet, soit 400,000 HTG pour subventionner
l’organisation APOLECT à l’occasion de la fête patronale de Désarmes, commune
de Verrettes.
Le MARNDR a utilisé l’argent du projet, soit 497,400 HTG pour organiser une foire à
OASIS à l’occasion de la réunion de Ministre de Petrocaribe
Le MARNDR a accordé un prêt de 18,675,750.09 HTG pour financer les activités en
liens avec les protection « bassin versant de l’ouest »
Le MARNDR a fait un virement de 97,783,449.85 HTG à titre de prêt au compte du «
programme de subvention de fertilisants chimiques ».
388 La Cour constate que l’octroi des contrats pour les deux lots a été fait en conformité avec la
réglementation, car les contrats ont été accordé à la suite à un appel d’offre restreint sur mode
de demande de cotations :
Lot 1: Approches dalot s/RN2 avec drains : Contrat accordé à la firme AAA (valeur
du contrat = 23,884,885.79 HTG)
Lot 2: Rectification/dérivation du lit de la Rouyonne : Contrat accordé à la SOTECH
(valeur du contrat : 38, 958,250.13)
389 Toutefois, la Cour que le MARNDR a commis une irrégularité au cadre règlementaire et aux
bonnes pratiques de gestion en accordant un contrat additionnel à la firme SOTECH pour la
réalisation des travaux additionnels au Lot 2. En effet, le montant du contrat est de 11,
738,507.25, Or, il a été à la firme SOTECH de Gré à Gré de type avenant de l'ordre de 30.1%
du montant du contrat initial.
189
390 De plus, d’autres irrégularités au cadre règlementaire et aux bonnes pratiques ont été
observé. Par exemple, dans les deux lots, les rapports d'évaluation étaient non documentés et
le délai d'exécution étaient non imposé. Ce qui n’est pas conforme aux bonnes pratiques en
matière de gestion contractuelle. En effet, celles-ci recommande que le contrat contienne des
règles serrées afin de permettre au fournisseur de livrer à temps faute de sanction .
391 De même, la Cour constate que tous les travaux n’ont pas été payés à 100 % notamment
pour ceux du Lot 1, dont le marché a été résilié à un état d’avancement physique d’à peu près
50% et un payement total vers 50% du montant contractuel. De plus, aucune pénalité de retard
n’a été appliquée.
392 La fiche ci-après présente les principaux constations de la Cour dans le cadre de l’examen
de ce projet :
INSTITUTION AUDITEE
MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DEVELOPPEMENT RURAL
(MARNDR)
DIRECTION DES INFRASTRUCTURES AGRICOLES (DIA)
NOM DU PROJET
RÉSOLUTIONS
Réhabilitation des Infrastructure de drainage de la Rouyonne/Léogane
28-02-2012
FINANCEMENT
Fonds Petrocaribe
RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
GESTION DE PROJET ET
GESTION CONTRACTUELLE
Lot 1: Approches dalot s/RN2 avec drains : Contrat accordé à la
firme AAA (valeur du contrat = 23,884,885.79 HTG)
Lot 2: Rectification/dérivation du lit de la Rouyonne : Contrat
accordé à la SOTECH (valeur du contrat : 38, 958,250.13)
EXÉCUTION DES TRAVAUX
BILAN DU PROJET
RESPONSABILITÉS
Première catégorie
Noms, prénoms et titres des
responsables de l'administration
Centrale
Deuxième catégorie
Les responsables du Service
Semencier National
Troisième catégorie
Les responsables de la firme
190
2.5.4. Appui à la mécanisation de l’agriculture
393 Il s’agit d’un projet d’appui à la mécanisation agricole qui a été autorisé par deux résolutions,
celui du 21-12-2012 et celui du 11-12-2013 pour un total de $ 5 340 030,01 US ; soit
227 971 197,65 HTG. La Cour a procédé à son l’analyse afin de s’assurer si sa mise en œuvre
s’est faite de manière économique, efficiente et efficace. Il appert que MARNDR a posé certaine
irrégularité n’ayant pas permis de mettre en œuvre ce projet de manière économique et efficiente.
394 D’abord, l’estimation de cout du projet prévu dans la fiche technique (214,250,000.00 HTG)
est inférieure au montant prévu dans les résolution (227,971,197.65 HTG). La Cour a été surpris
par une telle décision, car pour qu’un projet soit financé par les Fonds Petrocaribe c’est le
ministre sectoriel qui doit évaluer les besoins de son secteur et fait le choix de son projet à
soumettre pour financement.
Tableau 23 : Budget estimé dans la fiche technique du projet
Structure
Montant
Structuration de la mécanisation agricole
20,000,000.00 HTG
Promotion de la mécanisation agricole
180,000,000.00 HTG
Exécution de campagne agricole
14,250,000.00 HTG
Total du budget
214,250,000.00 HTG
395 Ensuite, la Cour a constaté que six (6) contrats ont été octroyés pour la mise en œuvre de
ce projet. D’une valeur total 167,520,245.50 HTG, quatre (4) contrat d'entre eux ont été signés
le 4 janvier 2013, un le 25 janvier 2013 et finalement un 26 aout 2015 entre le Ministre de MARND
(Thomas Jacques, ministre) et les différents responsables des firmes. La Cour note que ces
contrats ne reprennent qu'en partie les conditions prévues dans la Fiche technique (durée,
échéancier, description des travaux). De plus, dans les six contrats octroyés aucune durée
d’exécution n’est prévu. Ce qui est une irrégularité aux bonnes pratiques.
396 Par ailleurs, la Cour constate que dans la mise en œuvre de ce contrat, le Ministère a payé
19,755,598.99 HTG de plus que les montants prévus dans les 2 résolutions. Pour la Cour, il s’agit
d’une mauvaise utilisation des fonds publics, car le MARNDR a dépensé plus que le montant
prévu dans la résolution (247,726,795.99 GTH).
397 De plus, le ministère a dépensé pour le projet 14,324,259.99 HTG de plus que les
décaissements reçus du MEF. Ce qui est une irrégularité à la règlementation et aux bonnes
pratiques, D’ailleurs, la Cour a observé que le MARNDR a eu besoin d’un prêt non remboursable
191
de 31,303,375.54 HTG. En effet, ce « Prêt avait été octroyé au projet « Appui à la Mécanisation
Agricole » par le « Projet de Réhabilitation des infrastructures de Drainage de la
Rouyone/Léogane». Cette irrégularité peut avoir un impact négatif sur la réalisation du Projet de
Réhabilitation des infrastructures de Drainage de la Rouyone/Léogane at ainsi sur la
Communauté.
398 La Cour a constaté également que le MARNDR a transférer un montant de $ 1,239,000.00
US dans un compte d'une firme cubaine (Fideicommis) à la Havane pour acquérir du matériel de
rechange pour l'ODVA du MARNDR(DT/CC/TPD/P-439). Cependant, selon le tableau
récapitulatif des pièces de rechange seulement un montant de $987,092.91US ont été utilisés
pour ces pièces de rechange. Toutefois, la Cour n'a pas pu retracer les réquisitions, le contrat
d'acquisition de matériels de rechanges entre la firme et le MARNDR. De plus, la Cour a constaté
que cette firme cubaine avait bénéficié d’une exonération de tous droits de douane et taxes à
l'importation
399 Ci-après les autres lacunes observées par la Cour :
Des primes qui ont été accordées a certains employés du MARNDR totalisant la
somme de 545,550 HTG sans aucune justification.
Des achats divers de 486,000 HTG sans un lien direct avec le projet.
Trois paiements (3) d’une valeur de 150,000 HTG sur des factures anonymes (
Paiement de 40,500.00 GTH aux employés du ministère pour des visites de
prospection. Or, la Cour n’a trouvé aucun rapport de visite
Un montant de 100,000.00 GTH a été accordé à Mommus F. Dominique pour la
préparation de reportage. Or, la Cour n’a trouvé aucun rapport de la transmission de
reportage."
400 Enfin, la Cour a constaté que les différents paiements ne correspondent pas avec le rythme
d’avancement des travaux ou de livraison des prestations. Par exemple pour :
la firme HAYTRAC : une Avance initiale de 50% du montant du marché a été versé
à la signature du contrat. le reste 50% n'a pas été mentionné dans le contrat et
refuse de payer l'acompte de 2%
la firme AUTOMECA : une Avance initiale de 50% du montant du marché a été versé
à la signature du contrat. La deuxième tranche sera versée a la livraison des
192
matériels de mécanisation agricole. Cependant, il a payé l'acompte de 2% mais elle
a réclamé la fiche pour sa comptabilité
la firme GRADES : une Avance initiale de 50%du montant du marché a été versé à
la signature du contrat. La deuxième tranche sera versée à la livraison des matériels
de mécanisation agricole. Une retenue de garantie de 930,000.GHT.
la firme TRANSAGRI, une Avance initiale de 50%du montant du marché sera verse
à la signature du contrat. La deuxième tranche sera versée a la livraison des
matériels de mécanisation agricole.
la firme SORECO, 30%; 40%; 30% et acompte de 2% comme a été prévu dans le
contrat. Cependant dans l'exécution c'est de 30%; 40%; 20% et une retenu de
garantie de 10%
401 La fiche suivante présente nos principales constatations par rapport à ce projet
INSTITUTION AUDITEE
MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DEVELOPPEMENT RURAL
(MARNDR)
DIRECTION DES INFRASTRUCTURES AGRICOLES (DIA)
NOM DU PROJET
Appui à la mécanisation agriculture
RÉSOLUTIONS
21-12-2012
11-12-2013
Fonds Petrocaribe
FINANCEMENT
RÉCAPITULATIF DES RÉSULTATS
GESTION DE PROJET
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
Signature du contrat: 4 janvier 2013 (Contrat)
les avances ont ete effectuees au 31 janvier 2013
signature du contrat: 26/aout 2014 et l’avance a ete effectuee le 11 novembre
2014
EXÉCUTION DES TRAVAUX
"Voici les principales clauses du contrat :
Acompte de 2% non indique dans les contrats mais preleve dans les paiements
sauf HAYTRAC
Caution de garantie non indique dans la clause du contrat mais retenu dans les
paiements de bonne exécution
le firmes ont garanti les materiels livres et installes contres tous vices de
fabrication et installation dans des conditions normales d'utilisation durant une
periode de 12 mois a compter de la date de livraison. vior art-9"
BILAN DU PROJET
Montant du contrat =162,992,830.00 Gdes
TOTAL PAYÉ aux firmes = 247,726,795.99 gdes(166,289,887.72+81436908.27)
Cependant d'autres depenses ont ete effectuees au cours de la realisation des travaux et le
montant s'eleve a 81,436,908.27 gdes
RESPONSABILITÉS
Première catégorie
Noms, prénoms et titres des
responsables de l'administration
Centrale
193
Thomas JACQUES, Ministre, Ordonnateur principal du MARNDR
Fresner DORCIN Ministre Ordonnateur principal du MARNDR
Pierre Guy LAFONTANT, Directeur général
Phito BLEMUR, coordonnateur UEP/signataire du Compte Invest Public
#121257453
Martine Tanis EUGENE, comptable Public
Jean Francis PIERRE, comptable public/signataire du Compte Invest Public
#121257453
SENAT ANTOINE AMERLIN Comptable en chef
JAMES NOEL Controleur financier
Deuxième catégorie
direction des Infrastructures
Agricoles
Montes CHARLES, Ing Directeur DIA ET Mme Emilie R. DELINOIS,
Adminitrateur DIA/ Signataire du compte Projet Sectoriel Irrigation PSI
121256043
Troisième catégorie
Reynold BONNEFIL President HAYTRAC vendeur
Les responsables de la firme
Didier TOLEDANO Directeur General AUTOMECA Vendeur
Arnoux GOURDET SAE/DIA
Guito REGIS Mandataire de GRADES Vendeur
Maurois FRANCOIS President TRANSAGRI Vendeur
Ebens Eugene CHARLES Directeur d'OMEGA Vendeur
Joseph Lifaite FRANCIN le PDG du SORECO
Dominique F. MOMMUS coordonnateur URPC
Leonard Astrel BERNARD Dispatcher
Marc Édouard Dieujuste Direction des Equipements Electromécaniques (DEEM)
194
2.6 Ministère du Tourisme et des industries créatives (MTIC)
402 De septembre 2008 à septembre 2016, le MTIC a été responsable de la « conception et
mise en œuvre des projets de Développement territorial encore appelé Plan spécial des
Cayes ». Comprenant 9 projets qui ont été financés par les fonds Petro Caribe à travers
cinq résolutions, 22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016, et ce pour
un total de $ 49,649,394.81 US.
403 En tenant compte de l’urgence et de la disponibilité de la documentation, la Cour a procédé
à l’analyse des 9 projets :
Tableau 24 : Projets composant le Plan spécial des Cayes
PROJETS
1
Construction d'une Gare routière
2
Construction du Port Touristique des Cayes
Travaux de BBQ- Centre Sportif-Marché
jeudi
Parc de Stockage (Marché Container) : :
Construction École Fondamentale de
Débouchette
Préparation de sol à Vernet : département
du Sud
3
4
5
6
7
Installation de 20 lampadaires
8
Aménagement du Marché Touristique de
Vernet (Cayes)
9
Installation d’un Laboratoire
informatique (Cayes)
TOTAL
Firme
d’exécution
GB DESIGN &
CONSTRUCTION
S.A
BONHOMME
CONSTRUCTION
Valeurs des projets
$ US
HTG
33, 424,875.00
14, 101,362.50
PÉRIMÈTRE
34, 174,593.75
SDECO S.
27,045,480.00
CYRUS
25,575,870.37
BONHOMME
CONSTRUCTION
GK IMPORTEXPORT
GB DESIGN &
CONSTRUCTION
S.A
ATALOU MICRO
SYSTÈME
5,999,334.00
2,000,000.00
7,498,513.00
3,125,000.00
404 Ces analyses ont permis à la Cour de relever les principales irrégularités suivantes :
Irrégularités ayant causé des préjudices au projet et à la communauté
- Attribution de contrat non adéquate et parfois soupçon de favoritisme dans l’octroi du contrat,
c’est le cas dans les projets suivants : Construction d’une gare routière » (2.6.1); projet de
«Construction d’un Port Touristique des Cayes» (2.6.2); Travaux de BBQ- Centre Sportif-Marché
jeudi (2.6.3); Parc de stockage du marché Container» (2.6.4); «Construction École Fondamentale
de Débouchette » (2.6.5); Préparation de Sol à Vernet (#2.6.6); «l’installation de 20 lampadaires
dans le département du Sud» (2.6.7)
195
- Absence des acomptes progressifs permettant d’établir si les délais d’exécution ont été respectés
et, s’il y a lieu, d’établir en cas de retard des pénalités à payer, c’est le cas dans projet de «
Construction d’une gare routière » (#2.6.1); Travaux de BBQ- Centre Sportif-Marché jeudi
(#2.6.3); Parc de stockage du marché Container» (#2.6.4); «Construction École Fondamentale de
Débouchette » (2.6.5); Préparation de Sol à Vernet (#2.6.6) «l’installation de 20 lampadaires
dans le département du Sud» (#2.6.7) l’Aménagement du marché Touristique des Cayes (#2.6.8)
Irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
- Le non-application des règles coercitives prévu dans les contrats (pénalités, délai, remboursement
des avances, etc.) c’est le cas dans les projets suivants : Construction d’une gare routière
(#2.6.1) ; Construction d’un Port Touristique des Cayes (#2.6.2) ; Construction École
Fondamentale de Débouchette (#2.6.5); Préparation de Sol à Vernet (#2.6.6) «l’installation de
20 lampadaires dans le département du Sud (#2.6.7) l’Aménagement du marché Touristique des
Cayes (#2.6.8)
Irrégularités de nature administrative
- Les dossiers mal archivés, c’est le cas dans les projets suivants : Travaux de BBQ- Centre SportifMarché jeudi (#2.6.3) ; Parc de stockage du marché Container (#2.6.4) ; Construction École
Fondamentale de Débouchette » (#2.6.5) ; Préparation de Sol à Vernet (#2.6.6), Installation de
20 lampadaires dans le département du Sud (#2.6.7) ; Aménagement du marché Touristique des
Cayes (#2.6.8)
405 La Cour présente ci-après les résultats détaillés de ses travaux d’audit sur les deux projets
du MTIC.
2.6.1. Construction d'une Gare routière
406 La Cour a procédé à l’audit du projet de « Construction d’une gare routière » dans le but de
savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente et efficace. Il apparaît que
plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois critères.
196
407 D’abord, des irrégularités qui ont porté préjudice au projet et à la communauté ont été
constatées. Lors de l’examen des dossiers, hors mis le premier décaissement, aucun document
relatif à autre paiement n’a été trouvé. Il en est de même des rapports sur l’état d’avancement
des travaux. Ainsi, la Cour n’a pas été à mesure de savoir si l'avance de démarrage de 30% (soit
9, 325,540.13 HTG) encaissé par la firme GB Design & Construction S.A a été récupérée. De
plus, aucun rapport de réception des travaux n’a été trouvé dans la documentation reçue. Une
telle irrégularité peut avoir un impact sur la réalisation même du projet et donc sur l’utilisation
judicieuse des fonds publics et sur la Communauté.
408 Pour la Cour, la façon de gérer la documentation en lien avec les déboursés rend très difficile
le contrôle de l’utilisation des fonds relatifs à ce projet.
409 Ensuite, plusieurs irrégularités au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion
ont été constatées par la Cour. Par exemple, le contrat de 33, 424,875.00 HTG a été passé gré
à gré le 2 juillet 2015 sans aucune justification documentée. Or, pour un tel montant, le mode de
passation de ce marché n’est pas approprié car il n’est pas établi que le MTIC avait recouru à la
procédure de consultation de fournisseurs ou de sollicitation de prix conformément aux
dispositions de l’article 27-1de la Loi du 12 juin 2009 sur la passation des marchés publics
l’article 115-3 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 qui précise les modalités d’application de la loi fixant
les règles générales relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage
de service public. Cet arrêté exige, pour les montants en-dessous des seuils, que le marché soit
attribué à la suite de la comparaison d’au moins 3 propositions.
410 De plus, la signature du contrat a précédé l'avis de crédit de la BRH notifiant le MICT du
virement sur son compte 121 252 331 pour l'exécution de ce projet.
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes / Construction d'une Gare routière
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016
Totalisant: $ 49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation directe pour la construction d'une gare routière dans la ville
CONTRATS
des Cayes, département du Sud.
197
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes / Construction d'une Gare routière
Montant du contrat : 33, 424,875.00 HTG.
Le contrat a été signé le 2 juillet 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maître d'ouvrage Et GB Design &
Construction S.A représenté par Monsieur Erick DORVILUS, firme
exécutante.
LA GESTION
Avance de démarrage : 30%
CONTRACTUELLE ET
Deuxième versement : 60%
GESTION DE PROJET
3e versement :
10%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause prévue en cas de retard dans l’exécution des travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 90 jours à compter de la date du
premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 16 octobre 2015 pour un montant de 9,
325,540.13 HTG a été reçu à cette même date par Erick DORVILUS,
le mandataire du GB design. Cependant, le reçu de GB design
accusant la réception du chèque du premier versement pour le montant
susmentionné date du 21 décembre 2015.
Aucune indication concernant la préparation du terrain/parking (gravier)
qui devrait être faite par le Centre National des Équipements
(CNE)/MTPTC.
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre du
MEF: DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU TOURISME".
Pour la construction de la gare routière, un contrat d'un montant de 33, 424,875.00 HTG a été signé entre
le MTIC et le GB design construction S.A.
Seulement l'avance de démarrage de 30%, soit 9, 325,540.13 HTG a été décaissée selon les dossiers
reçus et examinés par les auditeurs.
le contrat signé le 2 juillet 2015 a une durée de 90 jours à compter de la date du premier décaissement (
16 octobre 2015).
Le premier décaissement a eu lieu le 21 décembre 2015 selon le reçu de la Firme GB Design &
Construction S.A,
le délai de livraison prévu est de 16 janvier 2016 tel que stipulé en son article 12 du contrat. Les travaux
de construction devaient être exécutés conjointement entre la Firme GB Design & Construction S.A et
CNE/MTPTC.
Aucun rapport de réception des travaux n’a été constaté. Lors de l’examen des dossiers, hors mis le
premier décaissement aucun autre paiement n’a été trouvé ni de rapport d’avancement des travaux.
Premier niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration centrale
Deuxième niveau
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
Troisième niveau
Les responsables de la firme
GB Design & Construction
S.A
198
RESPONSABILITÉS
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC)
Remy MERLIN (Comptable public MEF)
Gerard Berret Junior (President GB Design & Construction S.A)
Alexandra Sabbat Mc Intosh (Trésorière GB Design & Construction
S.A)
Erick DORVILUS (mandataire délégué GB Design & Construction
S.A)
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes / Construction d'une Gare routière
Visa de la CSCCA,
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandation
Dans le cadre du projet « Construction d'une Gare routière », la Cour recommande que le MTIC
applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en respectant des standards
de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans l’élaboration et les suivis des
budgets et des échéanciers, tout en portant une attention particulière au budget prévisionnel
établi par résolution.
2.6.2. Construction du Port Touristique des Cayes
411 La Cour a procédé à l’audit du projet de « Construction d’un Port Touristique des Cayes »
dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente et efficace. Il
appert que plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois critères.
412 D’abord, le contrat d’une valeur de 14, 101,362.50 HTG a été passé gré à gré le 21 mai
2015 sans aucune justification. Or, pour un tel montant, le mode de passation de ce marché n’est
pas approprié car il n’est pas établi que le MTIC avait recouru à la procédure de consultation de
fournisseurs ou de sollicitation de prix conformément aux dispositions de l’article 27-1de la Loi
du 12 juin 2009 sur la passation des marchés publics l’article 115-3 de l’Arrêté du 26 octobre
2009 qui précise les modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux
marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public.. Cet arrêté exige,
pour les montants en-dessous des seuils, que le marché soit attribué à la suite de la comparaison
d’au moins 3 propositions.
413 Outre cette irrégularité au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion, la Cour
a constaté que les modalités de facturation et de paiement sont inadéquates en référence à
l’article 83 de la Loi du 12 juin 2009 sur les marchés publics. En effet, selon les dispositions de
cet article, l’avance de démarrage ne peut en aucun cas excéder 30% du marché initial. Or, dans
la mise en œuvre du présent projet, le MTIC a donné une avance de démarrage de 40%. Pour
la Cour, une telle irrégularité peut avoir un impact sur la Communauté d’autant que le contrat ne
prévoit aucune clause de pénalité en cas de retard dans l’exécution des travaux.
199
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Construction du Port Touristique des
Cayes
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012; 23/07/2014; 15/04/2015; 22/07/2015; 6/01/2016
Totalisant: $49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation directe pour la construction du Port Touristique des Cayes,
CONTRATS
département du Sud.
Montant du contrat : 14, 101,362.50 HTG.
Le contrat a été signé le 21 mai 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maître d'ouvrage Et Bonhomme Construction
représentée par Monsieur Joseph Jama BONHOMME, firme
exécutante.
LA GESTION
Avance de démarrage : 40%
CONTRACTUELLE ET
Deuxième versement : 30%
GESTION DE PROJET
3e versement :
30%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans l’exécution des
travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 90 jours à compter de la date du
premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 28 août 2015 pour un montant de 5,
527,734.10 HTG a été reçue en date 4 septembre 2015 par Joseph
Jama BONHOMME
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre du MEF
: DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme BONHOMME CONSTRUCTION pour un
montant de 14, 101,362.50 HTG pour la construction du port touristique des Cayes.
La totalité du contrat a été payée selon les dossiers reçus et examinés par les auditeurs, cependant, 7%
du contrat a été retenu selon les clauses contractuelles soient 2% d’acompte et 5% pour la garantie du
parfait achèvement et ces montants n’ont pas été retracés à travers les dossiers examinés.
le contrat signé le 21 mai 2015 a une durée de 90 jours à compter de la date du premier décaissement
effectué le 28 août 2015.
L’avance de démarrage a eu lieu le 4 septembre 2015 selon le reçu de la Firme BONHOMME
CONSTRUCTION, le délai de livraison prévu est le 4 décembre 2015 tel que stipulé à l’article 12 du contrat.
La réception des travaux a été constatée en date du 19 novembre 2015 par un consultant du MTIC
dénommé Ing. Jean Taylor PIERRE
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Noms, prénoms et titres des
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
responsables de
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
l'administration centrale
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
Jean Taylor PIERRE (consultant)
Deuxième niveau
Remy MERLIN (Comptable public MEF
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
200
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Construction du Port Touristique des
Cayes
Troisième niveau
Joseph Jama BONHOMME
Les responsables de la firme
BONHOMME
CONSTRUCTION
Visa de la CSCCA
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandation
Dans le cadre du projet « Construction du Port Touristique des Cayes », la Cour
recommande que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de
projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers
ainsi que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant
une attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2.6.3. Travaux de BBQ-Centre Sportif-Marché jeudi
414 La Cour a procédé à l’audit du projet de « Travaux de BBQ- Centre Sportif-Marché jeudi
dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente et efficace. Il
appert que plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois critères.
415 D’abord, le contrat d’une valeur de 34,174,593.75 HTG a été passé gré à gré le 3 juillet 2015
sans aucune justification documentée. Le mode de passation de ce marché n’est pas approprié
car il n’est pas établi que le MTIC avait recouru à la procédure de consultation de fournisseurs
ou de sollicitation de prix conformément aux dispositions de l’article 27-1de la Loi du 12 juin 2009
sur la passation des marchés publics l’article 115-3 de l’Arrêté du 26 octobre 2009 qui précise
les modalités d’application de la loi fixant les règles générales relatives aux marchés publics et
aux conventions de concession d’ouvrage de service public. Cet arrêté exige, pour les montants
en-dessous des seuils, que le marché soit attribué à la suite de la comparaison d’au moins
3 propositions.
416 Enfin, la Cour n’a retracé dans les documents fournis par le MTIC aucun rapport sur l’état
d’avancement des travaux. Or, pour un tel projet, une telle irrégularité administrative peut avoir
un impact sur la réalisation même du projet et donc sur l’utilisation judicieuse des fonds publics
et sur la Communauté.
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
201
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des cayes/ Travaux de BBQ- Centre Sportif-Marché
jeudi
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016
Totalisant: 49,649,394.81
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation directe pour la construction du BBQ- Centre Sportif-Marché
CONTRATS
jeudi, département du Sud.
Montant du contrat : 34, 174,593.75 HTG.
Le contrat a été signé le 3 juillet 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maître d'ouvrage et PÉRIMÈTRE représenté
par Monsieur Darley ST FLEUR, firme exécutante.
LA GESTION
Avance de démarrage : 30%
CONTRACTUELLE ET
Deuxième versement : 60%
GESTION DE PROJET
3e versement :
10%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans l’exécution des
travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 90 jours à compter de la date du
premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 17 septembre 2015 pour un montant de
9.534.711.66 HTG
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre
du MEF : DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU
TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme PERIMETRE pour un montant de 34,
174,593.75 HTG Pour la construction de BBQ- Centre Sportif-Marché jeudi dans le département du
Sud.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des Fonds Publics ni aux bonnes
pratiques de gestion de projets.
Seulement l'avance de démarrage de 30%, soit 9, 534,711.66 HTG a été décaissée selon les dossiers
reçus et examinés par les auditeurs.
Le contrat signé le 3 juillet 2015 a une durée de 90 jours à compter de la date du premier décaissement
effectué (17 septembre 2015).
Le délai de livraison prévu est le 17 décembre 2015 tel que stipulé à l’article 12 du contrat, aucun rapport
de réception des travaux n’a été constaté. Lors de l’examen des dossiers, hors mis le premier
décaissement aucun autre paiement n’a été trouvé ni de rapport d’avancement des travaux.
RESPONSABILITÉS
Première niveau
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Noms, prénoms et titres des
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
responsables de
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
l'administration centrale
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
Deuxième niveau
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
Troisième niveau
Les responsables de la firme
PÉRIMÈTRE
Visa de la CSCCA
202
Remy MERLIN (Comptable public MEF
Darley ST FLEUR
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandation
Dans le cadre du projet « Travaux de BBQ-Centre Sportif-Marché jeudi », la Cour
recommande que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de
projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers
ainsi que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant
une attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2.6.4. Parc de Stockage (Marché Container)
417 La Cour a procédé à l’audit du projet de «Parc de stockage du marché Container» dans le
but de savoir dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente et
efficace. Il appert que plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois critères.
418 D’abord, le contrat d’une valeur de 27, 045,480.00 HTG a été passé gré à gré le 3 juillet
2015 sans aucune justification documentée. Or, pour un tel montant, le mode de passation de
ce marché n’est pas approprié car il n’est pas établi que le MTIC avait recouru à la procédure de
consultation de fournisseurs ou de sollicitation de prix conformément aux dispositions de l’article
27-1de la Loi du 12 juin 2009 sur la passation des marchés publics l’article 115-3 de l’Arrêté du
26 octobre 2009 qui précise les modalités d’application de la loi fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public. Cet
arrêté exige, pour les montants en-dessous des seuils, que le marché soit attribué à la suite de
la comparaison d’au moins 3 propositions.
419 Enfin, la Cour n’a retracé dans les documents fournis par le MTIC aucun rapport sur l’état
d’avancement des travaux pour 90% de financement ni de procès-verbal de restitution des
travaux. Or, pour un tel projet, une telle irrégularité administrative peut avoir un impact sur la
réalisation même du projet et donc sur l’utilisation judicieuse des fonds publics et sur la
Communauté.
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
203
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Parc de Stockage (Marché Container)
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016
Totalisant: $49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation directe pour la construction du parc de Stockage (Marché
CONTRATS
Container), département du Sud.
Montant du contrat : 27, 045,480.00 HTG.
Le contrat a été signé le 3 juillet 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maître d'ouvrage et SDECO S.A représenté
par Monsieur David Philippe FRANÇOIS, firme exécutante.
LA GESTION
Avance de démarrage : 30%
CONTRACTUELLE ET
Deuxième versement : 60%
GESTION DE PROJET
3e versement :
10%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans l’exécution des
travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 90 jours à compter de la date du
premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 24 juillet 2015 pour un montant de
7.545.668.95 HTG reçu le même jour par Lola Hélien Ing. Pour la firme
SDECO S.A reçu y est annexé
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre
du MEF : DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU
TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme SDECO S.A pour un montant de 27, 045,480.00
HTG Pour la construction Du Parc de Stockage (Marché Container) dans le département du Sud.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des Fonds Publics ni aux bonnes
pratiques de gestion de projets.
Deux versements ont été effectués sur le contrat équivaux à 90% soit 22, 961,592.55 HTG selon les
dossiers reçus et examinés par les auditeurs.
le contrat signé le 3 juillet 2015 a une durée de 90 jours à compter de la date du premier décaissement
effectué le (10 septembre 2015). Le délai de livraison prévu est le 10 décembre 2015 tel que stipulé à
l’article 12 du contrat, aucun rapport de réception des travaux n’a été constaté. Lors de l’examen des
dossiers aucun autre paiement n’a été trouvé ni de rapport d’avancement des travaux.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Noms, prénoms et titres des
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
responsables de
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
l'administration centrale
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
Deuxième niveau
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
Troisième niveau
Les responsables de la firme
SDECO S.A
204
Remy MERLIN (Comptable public MEF
David Philippe FRANÇOIS
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Parc de Stockage (Marché Container)
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Visa de la CSCCA
Recommandation
Dans le cadre du projet « Parc de Stockage (Marché Container) », la Cour recommande
que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en
respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que
dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2.6.5. Construction École Fondamentale de Débouchette
420 La Cour a procédé à l’audit du projet de «Construction École Fondamentale de Débouchette
» dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente et efficace. Il
appert que plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois critères.
421 D’abord, le contrat d’une valeur de 25, 575,870.37 HTG a été passé gré à gré le 6 juillet
2015 sans aucune justification documentée. Or, pour un tel montant. le mode de passation de
ce marché n’est pas approprié car il n’est pas établi que le MTIC avait recouru à la procédure de
consultation de fournisseurs ou de sollicitation de prix conformément aux dispositions de l’article
27-1de la Loi du 12 juin 2009 sur la passation des marchés publics l’article 115-3 de l’Arrêté du
26 octobre 2009 qui précise les modalités d’application de la loi fixant les règles générales
relatives aux marchés publics et aux conventions de concession d’ouvrage de service public. Cet
arrêté exige, pour les montants en-dessous des seuils, que le marché soit attribué à la suite de
la comparaison d’au moins 3 propositions.
422 Enfin, la Cour n’a retracé dans les documents fournis par le MTIC aucun rapport sur l’état
d’avancement des travaux pour 90% de financement ni de procès-verbal de restitution des
travaux. Or, pour un tel projet, une telle irrégularité administrative peut avoir un impact sur la
réalisation même du projet et même sur donc sur l’utilisation judicieuse des fonds publics et par
conséquent sur la Communauté.
205
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/ Construction École Fondamentale de
Débouchette
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016
Totalisant:$ 49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
CONTRATS
LA GESTION
CONTRACTUELLE ET
GESTION DE PROJET
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Sollicitation directe pour la construction de l’École Fondamentale de
Débouchette, département du Sud.
Montant du contrat : 25, 575,870.37 HTG
Le contrat a été signé le 6 juillet 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maître d'ouvrage et CYRUS représenté par
MADAME Nathalie CRAAN, firme exécutante.
Avance de démarrage : 30%
Deuxième versement : 60%
3e versement :
10%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans l’exécution des
travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
Durée de réalisation des travaux : 90 jours à compter de la date du
premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 27 août 2015 pour un montant de
7.135.667.83 HTG
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre
du MEF : DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU
TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme CYRUS pour un montant de 25, 575,870.37
HTG Pour la construction Du Parc de Stockage (Marché Container) dans le département du Sud.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des Fonds Publics ni aux bonnes
pratiques de gestion de projets.
Deux versements ont été effectués sur le contrat équivaux à 90% soit 21, 560,458.71 HTG selon les
dossiers reçus et examinés par les auditeurs, aucun rapport d’avancement ni de restitution des travaux
n’a été trouvé.
le contrat signé le 6 juillet 2015 a une durée de 90 jours à compter de la date du premier décaissement
effectué le (27 août 2015).
Premier niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de
l'administration centrale
206
RESPONSABILITÉS
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC)
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/ Construction École Fondamentale de
Débouchette
Deuxième niveau
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
Troisième niveau
Les responsables de la firme
CYRUS
Visa de la CSCCA
Remy MERLIN (Comptable public MEF)
Nathalie CRAAN
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandation
Dans le cadre du projet « Construction École Fondamentale de Débouchette », la Cour
recommande que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de
projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers
ainsi que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant
une attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2.6.6. Préparation de Sol à Vernet
423 La Cour a procédé à l’audit du projet sur la «Préparation de Sol à Vernet» dans le but de
savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente et efficace. Il appert que
plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois critères.
424 D’abord, le contrat d’une valeur de 5, 999,334.00 HTG a été passé gré à gré, le 6 juillet 2015 sans
aucune justification documentée. Le mode de passation de ce marché n’est pas approprié. En effet,
le montant y relatif est inférieur à huit (8) millions de gourdes alors que le MTIC n’a pas établi qu’i
l’avait passé sur simple mémoire ou facture tout en respectant les principes d’égalité de traitement des
candidats, de concurrence, de transparence, de l’éthique, d’efficacité des dépenses publiques ainsi que
des règles de la comptabilité publique (article 27-1 de la Loi du 10 juin 2009 sur les marchés publics et 6,
second paragraphe, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils).
425 Enfin, la Cour n’a retracé dans les documents fournis par le MTIC aucun procès-verbal de
restitution des travaux ni de rapport sur l’état d’avancement des travaux. Or, pour un tel projet,
une telle irrégularité administrative peut avoir un impact sur la réalisation même du projet et
même sur donc sur l’utilisation judicieuse des fonds publics et par conséquent sur la
Communauté.
207
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Préparation de sol à Vernet : département
du Sud
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ;
6/01/2016
Totalisant:$ 49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET
OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES
Sollicitation directe pour les travaux de préparation de Sol
CONTRATS
à Vernet (Cayes), département du Sud.
Montant du contrat : 5, 999,334.00 HTG
Le contrat a été signé le 21 mai 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du
Tourisme et des Industries Créatives, maître d'ouvrage et
BONHOMME CONSTRUCTION représentée par
Monsieur Joseph Jama BONHOMME, firme exécutante.
LA GESTION CONTRACTUELLE
Avance de démarrage : 30%
ET GESTION DE PROJET
Deuxième versement : 60%
3e versement :
10%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans
l’exécution des travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue
dans le contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 60 jours à partir de la
date du premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 30 novembre 2015 pour un
montant de 1.673.814.19 HTG
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI"
réf., lettre du MEF : DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP /
MINISTÈRE DU TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme BONHOMME
CONSTRUCTION pour un montant de 5, 999,334.00 HTG Pour la Préparation de Sol
à Vernet (Cayes).
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des Fonds Publics ni
aux bonnes pratiques de gestion de projets.
RÉSOLUTIONS
le contrat signé le 12 août 2015 a une durée de 60 jours à compter de la date du premier
décaissement effectué (30 novembre 2015).
208
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Préparation de sol à Vernet : département
du Sud
Seulement l'avance de démarrage de 30%, soit 1, 673,814.19 HTG a été décaissée
selon les dossiers reçus et examinés par les auditeurs.
Le délai de livraison prévu est le 30 janvier 2015 tel que stipulé à l’article 12 du contrat ;
Or, aucun rapport de réception des travaux n’a été constaté. Lors de l’examen des
dossiers, hors mis le premier décaissement aucun autre paiement n’a été trouvé ni de
rapport d’avancement des travaux.
Premier niveau
Noms, prénoms et titres des
responsables de l'administration
centrale
Deuxième niveau
Les représentants du MEF, le
comptable public affecté au
MTIC
Troisième niveau
Les responsables de la firme
BONHOMME CONSTRUCTION
RESPONSABILITÉS
Les personnes ayant participées à la gestion
contractuelle sont :
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
Remy MERLIN (Comptable public MEF)
Joseph Jama BONHOMME
Visa de la CSCCA
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandation
Dans le cadre du projet « Préparation de Sol à Vernet », la Cour recommande que le
MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet en respectant des
standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers ainsi que dans l’élaboration
et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant une attention particulière au
budget prévisionnel établi par résolution
2.6.7. Installation de 20 lampadaires dans le département du Sud
426 La Cour a procédé à l’audit du projet de «l’installation de 20 lampadaires dans le
département du Sud» dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique,
efficiente et efficace. Il appert que plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces
trois critères.
209
427 D’abord, le contrat d’une valeur de 2.000.000.00 HTG a été passé gré à gré le 6 juillet 2015
sans aucune justification documentée. Le mode de passation de ce marché n’est pas approprié.
En effet, le montant y relatif est inférieur à huit (8) millions de gourdes alors que le MTIC n’a pas établi
qu’i l’avait passé sur simple mémoire ou facture tout en respectant les principes d’égalité de traitement
des candidats, de concurrence, de transparence, de l’éthique, d’efficacité des dépenses publiques ainsi
que des règles de la comptabilité publique (article 27-1 de la Loi du 10 juin 2009 sur les marchés publics
et 6, second paragraphe, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils).
428 De plus, les modalités de facturation et de paiement sont inadéquates en référence à
l’article 83 de la loi du 12 juin 2009 sur la passation des marchés publics. En effet, selon les
dispositions de cet article, l’avance de démarrage ne peut en aucun cas excéder 30% du marché
initial. Or, dans la mise en œuvre du présent projet, le MTIC a donné une avance de démarrage
de 50%. Pour la Cour, une telle irrégularité peut avoir un impact sur la Communauté d’autant que
le contrat ne prévoit pas aucune clause de pénalité en cas de retard dans l’exécution des travaux.
429 Enfin, la Cour n’a retracé dans les documents fournis par le MTIC aucun procès-verbal de
restitution des travaux ni de rapport sur l’état d’avancement des travaux. Or, pour un tel projet,
une telle irrégularité administrative peut avoir un impact sur la réalisation même du projet et donc
sur l’utilisation judicieuse des fonds publics et sur la Communauté.
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Installation de 20 lampadaires
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016
Totalisant: $49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation directe pour les travaux d’éclairage par l’installation de
CONTRATS
20 lampadaires dans le département du Sud.
Montant du contrat : 2.000.000.00 HTG
Le contrat a été signé le 28 août 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maître d'ouvrage et GK IMPORT-EXPORT
représenté par Madame Marie Farah Wawa BLAIN, firme exécutante.
LA GESTION
Avance de démarrage : 50%
CONTRACTUELLE ET
Deuxième versement : 50%
GESTION DE PROJET
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans l’exécution des
travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 30 jours à partir de la date du
premier décaissement.
210
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Installation de 20 lampadaires
Décompte : par versement
1er versement effectué le 16 octobre 2015 pour un montant de 930.000
HTG
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre
du MEF : DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU
TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme G K IMPORT-EXPORT pour un montant de
2.000.000.00 HTG pour effectuer l’installation de 20 lampadaires dans le Sud.
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des Fonds Publics ni aux bonnes
pratiques de gestion de projets.
Seulement l'avance de démarrage de 50% soit 930.000.00 HTG a été décaissée selon les dossiers reçus
et examinés par les auditeurs.
le contrat signé le 28 août 2015 a une durée de 30 jours à compter de la date du premier décaissement
effectué (16 octobre 2015).
le délai de livraison prévu est le 16 novembre 2015 tel que stipulé à l’article 12 du contrat, aucun rapport
de réception des travaux n’a été constaté. Lors de l’examen des dossiers, hors mis le premier
décaissement aucun autre paiement n’a été trouvé ni de rapport d’avancement des travaux.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Noms, prénoms et titres des
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
responsables de
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
l'administration centrale
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
Deuxième niveau
Remy MERLIN (Comptable public MEF)
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
Troisième niveau
Marie Farah Wawa BLAIN
Les responsables de la firme
BONHOMME
CONSTRUCTION
Visa de la CSCCA
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandation
Dans le cadre du projet « Installation de 20 lampadaires dans le département du Sud », la
Cour recommande que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion
de projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers
ainsi que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant
une attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2.6.8. Aménagement du marché Touristique des Cayes
430 La Cour a procédé à l’audit du projet portant sur « l’Aménagement du marché Touristique
des Cayes » dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente et
efficace. Il appert que plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois critères.
211
431 D’abord, le contrat d’une valeur de 7.498.513.00 HTG a été passé gré à gré 31 août 2015
sans aucune justification documentée. Le mode de passation de ce marché n’est pas approprié.
En effet, le montant y relatif est inférieur à huit (8) millions de gourdes alors que le MTIC n’a pas établi
qu’i l’avait passé sur simple mémoire ou facture tout en respectant les principes d’égalité de traitement
des candidats, de concurrence, de transparence, de l’éthique, d’efficacité des dépenses publiques ainsi
que des règles de la comptabilité publique (article 27-1 de la Loi du 10 juin 2009 sur les marchés publics
et 6, second paragraphe, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils).
432 Enfin, la Cour a constaté que la restitution des travaux a été faite le 21 décembre 2015, soit
un mois en retard par rapport au délai de livraison prévu dans le contrat.
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/ Aménagement du Marché Touristique de
Vernet (Cayes)
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016
Totalisant:$ 49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation directe pour les travaux d’Aménagement du Marché
CONTRATS
Touristique de Vernet (Cayes).
Montant du contrat : 7.498.513.00 HTG
Le contrat a été signé le 31 août 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maitre d'ouvrage et GB DESIGN &
CONSTRUCTION représentée par Monsieur Erick DORVILUS, firme
exécutante.
LA GESTION
Avance de démarrage : 30%
CONTRACTUELLE ET
Deuxième versement : 50%
GESTION DE PROJET
3e versement :
10%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans l’exécution des
travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 30 jours à compter de la date du
premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 16 octobre 2015 pour un montant de 2,
789,446.84 HTG
BILAN DU PROJET
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre
du MEF : DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU
TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme G B DESIGN & CONSTRUCTION pour un
montant de 7.498.513.00 HTG Pour l’Aménagement du Marché Touristique de Vernet (Cayes).
La totalité du contrat a été payée selon les dossiers reçus et examinés par les auditeurs, cependant, 7%
du contrat a été retenu selon les clauses contractuelles soient 2% d’acompte et 5% pour la garantie du
parfait achèvement et ces montants n’ont pas été retracés à travers les dossiers examinés.
212
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/ Aménagement du Marché Touristique de
Vernet (Cayes)
le contrat signé le 31 août 2015 a une durée de 30 jours à compter de la date du premier décaissement
effectué le 16 octobre 2015.
L’avance de démarrage a eu lieu le 16 octobre 2015, le délai de livraison prévu est le 16 novembre 2015
tel que stipulé à l’article 12 du contrat. La réception des travaux a été constatée en date du 21 décembre
2015 par un consultant du MTIC dénommé Ing. Jean Taylor PIERRE, soit un mois en retard par rapport
à la date de livraison prévue dans le contrat.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Noms, prénoms et titres des
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
responsables de
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
l'administration centrale
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
. Jean Taylor PIERRE (consultant)
Deuxième niveau
Remy MERLIN (Comptable public MEF)
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
Troisième niveau
Gerard Berret Junior (President GB Design & Construction
Les responsables de la firme
S.A)
GB Design & Construction
Alexandra Sabbat Mc Intosh (Trésorière GB Design &
S.A
Construction S.A)
Erick DORVILUS (mandataire délégué GB Design &
Construction S.A)
Visa de la CSCCA
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandation
Dans le cadre du projet « Aménagement du marché Touristique des Cayes », la Cour
recommande que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de
projet en respectant des standards de qualité élevés dans la préparation des dossiers
ainsi que dans l’élaboration et les suivis des budgets et des échéanciers, tout en portant
une attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution
2.6.9. Installation d’un Laboratoire Informatique dans les Cayes
433 La Cour a procédé à l’audit du projet portant sur « l’installation d’un Laboratoire Informatique
dans les Cayes » dans le but de savoir s’il a été mis en œuvre de manière économique, efficiente
et efficace. Il appert que plusieurs actions posées par le MTIC n’ont pas respecté ces trois
critères.
434 D’abord, le contrat d’une valeur de 3, 125,000.00 HTG a été passé gré à gré le 21 août 2015
sans aucune justification documentée. Le mode de passation de ce marché n’est pas approprié.
En effet, le montant y relatif est inférieur à huit (8) millions de gourdes alors que le MTIC n’a pas établi
213
qu’i l’avait passé sur simple mémoire ou facture tout en respectant les principes d’égalité de traitement
des candidats, de concurrence, de transparence, de l’éthique, d’efficacité des dépenses publiques ainsi
que des règles de la comptabilité publique (article 27-1 de la Loi du 10 juin 2009 sur les marchés publics
et 6, second paragraphe, de l’Arrêté du 25 mai 2012 sur les seuils).
435 Enfin, la Cour a retrouvé dans la documentation reçue du MTIC une correspondance datée
2 février 2016 signée par Athanase LOUIS (le contractuel) attestant de la restitution des travaux.
Cependant, le projet a été livré avec un retard de plus de 45 jours par rapport au délai de livraison
prévu dans le contrat.
La fiche suivante présente les principales constatations faites par la Cour dans le cadre de
l’examen de ce projet :
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Installation d’un Laboratoire
informatique (Cayes)
RÉSOLUTIONS
Conception et mise en œuvre de projet de développement
22/12/2012 ; 23/07/2014 ; 15/04/2015 ; 22/07/2015 ; 6/01/2016
Totalisant: $49,649,394.81 US
TOTAL FINANCEMENT
Fonds Petro Caribe
SYNTHÈSE DES PARAMÈTRES LÉGAUX, RÉGLEMENTAIRES ET OPÉRATIONNELS
PROCESSUS D’OCTROI DES Sollicitation directe pour les travaux d’installation de laboratoire
CONTRATS
d’informatique (Cayes), département du Sud.
Montant du contrat : 3, 125,000.00 HTG
Le contrat a été signé le 21 août 2015
par Madame Stéphanie Balmir VILLEDROUIN, Ministre du Tourisme et
des Industries Créatives, maître d'ouvrage et ATALOU MICRO
SYSTÈME représenté par Monsieur Athanase LOUIS, firme
exécutante.
LA GESTION
Avance de démarrage : 30%
CONTRACTUELLE ET
Deuxième versement : 50%
GESTION DE PROJET
3e versement :
20%
Acompte de 2% prévu dans le contrat
Pas de clause de pénalité prévue en cas de retard dans l’exécution des
travaux,
Retenue de garantie de parfait achèvement de 5% prévue dans le
contrat
EXÉCUTION DES TRAVAUX
Durée de réalisation des travaux : 30 jours à partir de la date du
premier décaissement.
Décompte : par versement
1er versement effectué le 24 juillet 2015 pour un montant de
871.875.00 HTG reçu le 16 novembre 2015 dont reçu a été annexé.
BILAN DU PROJET
214
INSTITUTION AUDITÉE
MINISTERE DU TOURISME ET DES INDUSTRIES CREATIVES (MTIC))
NOM DU PROJET
Plan spécial des Cayes/Installation d’un Laboratoire
informatique (Cayes)
Un montant total de 139,135,500.00 HTG a été viré du compte 121252221 "PIP / MCI" réf., lettre
du MEF : DGTCP/DCP/PIP-PETRO006/05/15 au compte 121252331 "PIP / MINISTÈRE DU
TOURISME".
Un contrat gré à gré a été signé entre le MTIC et la firme ATALOU MICRO SYSTÈME pour un montant
de 3, 125,000.00 HTG Pour l’Installation d’un Laboratoire informatique (Cayes).
La réalisation de ce projet ne semble obéir ni à la saine gestion des Fonds Publics ni aux bonnes
pratiques de gestion de projets.
Deux versements ont été effectués sur le contrat équivaux à 80% soit 2, 325,000.00 HTG selon les
dossiers reçus et examinés par les auditeurs.
Le contrat a été signé le 21 août 2015 pour une durée de 30 jours à compter de la date du premier
décaissement effectué le 13 novembre 2015 dont la firme a accusé réception le 16 novembre 2015. La
restitution des travaux était prévue pour le 16 décembre 2015, une correspondance datée 2 février 2016
signée par Athanase LOUIS attestant la restitution des travaux a été trouvée dans le dossier ce qui implique
un retard par rapport au délai de livraison prévu dans le contrat.
RESPONSABILITÉS
Premier niveau
Les personnes ayant participé à la gestion contractuelle sont :
Noms, prénoms et titres des
Stéphanie B. VILLEDROUIN (Ministre MTIC)
Maryse François NOËL (Directeur General MTIC)
responsables de
Renel SINOUS (Directeur administratif MTIC)
l'administration centrale
Daniel Nine Djerry (Comptable en Chef MTIC
Deuxième niveau
Remy MERLIN (Comptable public MEF)
Les représentants du MEF,
le comptable public affecté
au MTIC
Troisième niveau
Athanase LOUIS
Les responsables de la firme
ATALOU MICRO SYSTÈME
Visa de la CSCCA
Fritz Robert St Paul, Président du Conseil
Recommandations
La Cour recommande ce qui suit:
1) Que le MTIC respecte la réglementation lors de l’attribution des contrats, et ce, même
en situation d’urgence
2) Que le MTIC applique en tout temps les bonnes pratiques de gestion de projet
notamment en faisant un suivi des budgets et des échéanciers, tout en portant une
attention particulière au budget prévisionnel établi par résolution.
2.7
Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
436 De Septembre 2008 à septembre 2016, les 7 gouvernements qui se sont succédé ont voté
14 résolutions dans lesquelles le MEF est identifié comme étant l’entité responsable pour la mise
en œuvre des 7 Projets financés par les fonds Petro Caribe.
215
Tableau 32 : Projets audités du MEF financés par les fonds Petro Caribe
Nbre
1
2
3
4
5
6
7
PROJETS
Résolution
initiale
14ème mois de salaires aux Agents
20-08-2008
de la Fonction Publique
Construction
du
complexe 21-12-2012
administratif
frontalier
de
15-04-2015
ouanaminthe
Mise en place des structures de 21-12-2012
gestion et d'opération dans le
domaine de la loterie & des jeux de 15-04-2015
hasard
21-12-2012
programme de stabilisation des prix
15-04-2015
Projet de développement frontalier
23-07-2014
(3 régions)
Construction de silos de stockage
15-04-2015
pour sécurité alimentaire
Intervention d'urgence
TOTAL
15-04-2015
Montant
($US)
Projet
Désaffectation
23 800 000,00
Montant
Projet
révisé ($US)
23 800 000,00
3 000 000,00
(3 000 000,00)
-
5 000 000,00
(2 485 328,64)
2 514 671,36
20 000 000,00
(3 771 477,78)
16 228 522,22
2 000 000,00
(2 000 000,00)
1 261 119,00
(465 954,77)
6 200 000,00
(6 200 000,00)
61 261 119,00
(17 922 761,19)
795 164,23
43 338 357,81
437 Selon les résolutions du 20-08-2008, du 21-12-2012, du 23-07-2014 et de celui du 15-042015, le MEF aurait bénéficié d’un montant global de 43 338 357,81 dollars US des fonds de
Petro Caribe pour mettre en œuvre les sept (7) projets. Ainsi, la Cour a organisé une rencontre
avec le MEF à la suite des correspondances infructueuses pour la collectes des informations. Au
moment de nos travaux, le MEF nous a déjà acheminé plusieurs informations sur les déboursés
et les correspondances sur l’ensemble des projets mis en œuvre par les autres institutions.
Toutefois, aucune documentation nous a été remis par le MEF sur les sept (7) projets, car selon
le MEF, il ‘a jamais mis en œuvre les 7 projets pour lesquels les résolutions ministérielles l’avaient
désigné comme institution responsable.
438 Le but de la Cour étant celui d’analyser l’entièreté des projets financés par Petro-Caribe, la
Cour poursuit ses recherches des documents sur ces sept (7) projets auprès du MEF mais
également auprès des autres institutions pour savoir les institutions qui les auraient réellement
mis en œuvre.
439 La Cour s’engage d’obtenir la collaboration de toutes les Institutions ayant bénéficié des
fonds de Petro Caribe afin de favoriser une plus grande transparence et d’accroître l’efficacité
du contrôle parlementaire. Par conséquent la Cour s’engage de continuer d’informer les
parlementaires de l’évolution de la situation dans un deuxième rapport portant sur le reste des
216
projets et dans un troisième rapport qui portera sur la gouvernance des fonds Petro Caribe et la
dette de la république d’Haïti auprès de la république bolivarienne du Venezuela.
217
2.8
Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST)
440 De septembre 2008 à septembre 2016, les 7 gouvernements qui se sont succédé ont voté
2 résolutions dans lesquelles le MAST est identifié comme étant l’entité responsable pour la mise
en œuvre des 2 Projets financés par les fonds Petro Caribe.
Tableau 26 : Projets audités du MAST financés par les fonds Petro Caribe
INSTITUTION
Montant Projet
Montant
Projet
Désaffectation
($US)
révisé ($US)
Sous-programme de lutte contre la
28-02-2012
pauvreté et l'exclusion sociale
MAST
30 000 000,00
(1 073 619,83) 28 926 380,17
Projet pilote sécurité sociale
MAST
3 000 000,00
3 000 000,00
33 000 000,00
(1 073 619,83) 31 926 380,17
PROJETS
TOTAL
Résolution
initiale
28-02-2012
441 Ainsi, selon la résolution du 21-12-2012 le MAST aurait bénéficié d’un montant global de
31 926 380,17 dollars US des fonds de Petro Caribe pour mettre en œuvre les 2 projets. Ainsi,
la Cour a fait parvenir au MAST pour l’obtention des documents en liens avec ces 2 projets. Au
moment de publier ce premier rapport, les équipes de la Cour poursuivent les analyses de ces
deux projets dont les résultats seront publiés dans un prochain rapport.
442 Rappelons ici que le but de la Cour étant celui d’analyser l’entièreté des projets financés par
Petro-Caribe, la Cour s’engage d’obtenir la collaboration de toutes les Institutions ayant bénéficié
des fonds de Petro Caribe afin de favoriser une plus grande transparence et d’accroître
l’efficacité du contrôle parlementaire. Par conséquent la Cour s’engage de continuer d’informer
les parlementaires de l’évolution de la situation dans un deuxième rapport portant sur le reste
des projets dont les travaux sont en cours et dans un troisième rapport qui portera sur la
gouvernance des fonds Petro Caribe et la dette de la république d’Haïti auprès de la république
bolivarienne du Venezuela.
218
2.9
Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES)
443 De Septembre 2008 à septembre 2016, les six (6) gouvernements qui se sont succédé ont
voté 14 résolutions dans lesquelles le FAES est identifié comme étant l’entité responsable pour
la mise en œuvre des 3 Projets financés par les fonds Petro Caribe.
Tableau 33 : Projets audités du FAES financés par les fonds Petro Caribe
INSTITUTION
Montant Projet
Montant
Projet
Désaffectation
($US)
révisé ($US)
FAES
28 500 000,00
28 500 000,00
FAES
30 000 000,00
(1 073 619,83) 28 926 380,17
FAES/MPCE
10 000 000,00
10 000 000,00
Projet Pilote de Sécurité Sociale
3 000 000,00
3 000 000,00
Programme « TI MANMAN CHERI »
15 000 000,00
15 000 000,00
Projet « KORE ETIDYAN »
15 072 800,00
15 072 800,00
TOTAL
101 572 800
PROJETS
Résolution
initiale
Programme de lutte contre la
11-12-2013
pauvreté
Sous-programme de lutte contre la
28-02-2012
pauvreté et l'exclusion sociale
Soutien de la sécurité Alimentaire
pour les familles défavorisées
(1 073 619,83) 100 499 180,17
444 Ainsi, selon les résolutions du 28-02-2012 et celui du 11-12-2013, FAES aurait bénéficié
d’un montant global de 100 499 180 dollars US des fonds de Petro Caribe pour mettre en œuvre
les 2 projets. Ainsi, la Cour a fait parvenir au FAES plusieurs correspondances pour l’obtention
des documents en liens avec ces 2 projets. Finalement, les dossiers ont été déposés à la Cour
en début de semaine du 21 janvier 2019, soit une semaine avant la publication du présent
rapport. Au moment de publier ce premier rapport, les équipes de la Cour poursuivent donc les
analyses de ces deux projets dont les résultats seront publiés dans un prochain rapport.
445 Rappelons ici que le but de la Cour étant celui d’analyser l’entièreté des projets financés par
Petro-Caribe, la Cour s’engage d’obtenir la collaboration de toutes les Institutions ayant bénéficié
des fonds de Petro Caribe afin de favoriser une plus grande transparence et d’accroître
l’efficacité du contrôle parlementaire. Par conséquent la Cour s’engage de continuer d’informer
les parlementaires de l’évolution de la situation dans un deuxième rapport portant sur le reste
des projets dont les travaux sont en cours et dans un troisième rapport qui portera sur la
gouvernance des fonds Petro Caribe et la dette de la république d’Haïti auprès de la république
bolivarienne du Venezuela.
219
2.10 Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
446 De Septembre 2008 à septembre 2016, six (6) gouvernements qui se sont succédé ont voté
14 résolutions dans lesquelles le ISPAN est identifié comme étant l’entité responsable pour la
mise en œuvre un seul projet financés par les fonds Petro Caribe.
Tableau 28 : Projets audités du ISPAN financés par les fonds Petro Caribe
PROJETS
Restauration Palais Sans Souci
Résolution
initiale
11-12-2013
15-04-2015
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
1 000 000,00 (514 559,02)
Montant
Projet
révisé ($US)
485 440,98
447 Ainsi, selon les résolutions du 11-12-2013 et celui du 15-04-2015, l’ISPAN aurait bénéficié
d’un montant global de 485 440 dollars US des fonds de Petro Caribe pour mettre en œuvre d’un
projet. Ainsi, la Cour a fait parvenir au SPAN plusieurs correspondances pour l’obtention des
documents en liens avec ces 2 projets. Finalement, les dossiers ont été déposé à la Cour en
début de semaine du 21 janvier 2019, soit une semaine avant la publication du présent rapport.
Au moment de publier ce premier rapport, les équipes de la Cour poursuivent donc es analyses
de ces deux projets dont les résultats seront publiés dans un prochain rapport.
448 Rappelons ici que le but de la Cour étant celui d’analyser l’entièreté des projets financés par
Petro-Caribe, la Cour s’engage d’obtenir la collaboration de toutes les Institutions ayant bénéficié
des fonds de Petro Caribe afin de favoriser une plus grande transparence et d’accroître
l’efficacité du contrôle parlementaire. Par conséquent la Cour s’engage de continuer d’informer
les parlementaires de l’évolution de la situation dans un deuxième rapport portant sur le reste
des projets dont les travaux sont en cours et dans un troisième rapport qui portera sur la
gouvernance des fonds Petro Caribe et la dette de la république d’Haïti auprès de la république
bolivarienne du Venezuela.
449
450 De septembre 2008 à septembre 2016, les sept ( 7) gouvernements qui se sont succédé
ont voté quatorze (14) résolutions dans lesquelles les Ministères de l’Economie et de Finances
(MEF), des Affaires sociales et du Travail (MAST), du Commerce et de l’Industrie (MCI), de
l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), de la Jeunesse, des Sports
et de l’Action Civique (MJSAC), de la Santé Publique et de la Population (MSPP), de la Justice
et de la Sécurité Publique (MJSP), ainsi que les institutions suivantes: le Fonds d’Assistance
220
Economique et Sociale (FAES), l’Institut de Sauvegarde et du Patrimoine National (ISPAN), la
Police Nationale d’Haiti (PNH), le Centre National des Equipements (CNE), l’Electricité d’Etat
d’Haiti (EDH), la Radio Télévision Nationale d’Haiti (RTNH), le Service Métropolitain de Collecte
des Résidus Solides (SMCRS), l’Université d’Etat d’Haiti (UEH) et la Primature sont identifiés
comme étant les entités responsables pour la mise en œuvre des Projets financés par les fonds
Petrocaribe.
451 Selon les quatorze (14) Résolutions, ces ministères et institutions publiques auraient
bénéficié d’un montant global de deux cent quarante-huit millions cent trente-huit mille trois cent
douze et 16/100 (248,138,312.16) dollars US du fonds Petrocaribe pour mettre en œuvre les
projets pour lesquels ils ont la responsabilité de leur gestion . Ainsi, la Cour a fait parvenir à ces
entités des demandes formelles pour l’obtention des documents en liens avec ces projets cidessus identifiés dans les tableaux référencés aux dites entités. Au moment de publier ce
premier rapport, les équipes de la Cour poursuivent les analyses des documents reçus
tardivement de certaines de ces institutions pour des projets dont elles avaient la charge et les
resultats y relatifs seront publiés dans un prochain rapport.
452 Rappelons ici que le but de la Cour étant celui d’analyser l’entièreté des projets financés par
Petrocaribe. Aussi, continue-t-elle donc à solliciter la collaboration de toutes les Institutions ayant
bénéficié des fonds Petrocaribe et réitère son engagement à produire des rapports de qualité
qui feront la lumière sur la gestion de ces Fonds alloués aux projets afin de favoriser une plus
grande transparence et d’accroître l’efficacité du contrôle parlementaire. Par, conséquent la Cour
s’engage à continuer d’informer les parlementaires de l’évolution de la situation dans un
deuxième rapport portant sur le reste des projets dont les travaux sont en cours et dans un
troisième rapport qui traitera de la gouvernance du fonds Petrocaribe et de la dette de la
république d’Haïti auprès de la république bolivarienne du Venezuela.
2.7
221
Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
Résolution
initiale
Montant
($US)
Projet
Désaffectation
Montant Projet révisé
($US)
Nbre
PROJETS
1
14ème mois de salaires aux Agents de la
20-08-2008
Fonction Publique
23 800 000,00
2
Construction du complexe administratif 21-12-2012
frontalier de ouanaminthe
15-04-2015
3 000 000,00
(3 000 000,00)
-
3
Mise en place des structures de gestion et 21-12-2012
d'opération dans le domaine de la loterie &
des jeux de hasard
15-04-2015
5 000 000,00
(2 485 328,64)
2 514 671,36
4
programme de stabilisation des prix
20 000 000,00
(3 771 477,78)
16 228 522,22
23 800 000,00
21-12-2012
15-04-2015
5
Projet de développement frontalier (3
23-07-2014
régions)
2 000 000,00
(2 000 000,00)
6
Construction de silos de stockage pour
15-04-2015
sécurité alimentaire
1 261 119,00
(465 954,77)
7
Intervention d'urgence
6 200 000,00
(6 200 000,00)
61 261 119.00
17 922 761.19
15-04-2015
TOTAL
2.8
795 164,23
43,338,357.81
Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST)
INSTITUTION
Montant Projet
Montant
Projet
Désaffectation
($US)
révisé ($US)
Sous-programme de lutte contre la
28-02-2012
pauvreté et l'exclusion sociale
MAST
30 000 000,00
(1 073 619,83) 28 926 380,17
Projet pilote sécurité sociale
MAST
3 000 000,00
3 000 000,00
33 000 000,00
31 926 380,17
PROJETS
Résolution
initiale
28-02-2012
TOTAL
2.9
Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES)
PROJETS
Résolution
initiale
Programme de lutte contre la
11-12-2013
pauvreté
Sous-programme de lutte contre la
28-02-2012
pauvreté et l'exclusion sociale
Soutien de la sécurité Alimentaire
pour les familles défavorisées
INSTITUTION
Montant Projet
Montant
Projet
Désaffectation
($US)
révisé ($US)
FAES
28 500 000,00
28 500 000,00
FAES
30 000 000,00
(1 073 619,83) 28 926 380,17
FAES/MPCE
10 000 000,00
10 000 000,00
Projet Pilote de Sécurité Sociale
3 000 000,00
Programme « TI MANMAN CHERI »
15 000 000,00
Projet « KORE ETIDYAN »
15 072 800,00
TOTAL
222
2.10 Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
PROJETS
Restauration du Palais Sans Souci
223
Résolution
initiale
11-12-2013
15-04-2015
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
1 000 000,00 (514 559,02)
Montant
Projet
révisé ($US)
485 440,98
2.11 Ministère du Commerce et de l’industrie (MCI)
PROJETS
1
2
3
4
Résolution
initiale
Par industriel Morne à Cabrit
28-02-2012
Rénovation
urbaine
et
Développement
résidentiel 18-07-2012
Morne à Cabri (financement
15-04-2015
partiel)
Appui à la création et à la 21-12-2012
gestion des entreprises
15-04-2015
Appui à la formalisation et
capitalisation
de
20000
23-07-2014
microentreprises recensées sur
l'ensemble du territoire
Montant Projet
Montant Projet
Désaffectation
($US)
révisé ($US)
10 000 000,00
(2 000 000,00) 8 000 000,00
27 000 000,00
(290 337,68)
26 709 662,32
5 000 000,00
(2 179 357,73)
2 820 642,27
3 500 000,00
(57 377,05)
3 442 622,95
2.12 Ministère de l’éducation Nationale et de la Formation
Professionnelle (MENFP/SEFP)
PROJETS
Résolution
initiale
CONSTRUCION DU CENTRE DE 21-12-2012
FORMATION
PROFESSIONNELLE DE PIGNON 15-04-2015
INSTITUTION
Montant
Montant
Désaffectation Projet révisé
Projet ($US)
($US)
MENFP/
SEFP
1 000 000,00 (77 740,37)
922 259,63
2.13 Ministère de la Jeunesse et des Sports et de l’Action Civique
(MJSAC)
PROJETS
Résolution
Montant Projet
INSTITUTION
Désaffectation
initiale
($US)
Sous-programme
d'Infrastructures
sportives 28-02-2012 MJSAC
(sports pour changement)
Infrastructures sportives
23-07-2014 MJSAC
Sous-programme
d'Infrastructures
sportives 28-02-2012
(sports pour changement)
Montant
Projet révisé
($US)
6 200 000,00
(304 550,72)
5 895 449,28
2 000 000,00
(1 403 402,00)
596 598,00
2.14 Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)
224
Résolution
initiale
PROJETS
LOCALISATION
Santé
20-08-2008
CONSTRUCTION
ET
21-12-2012
REHABILITATION D'HOPITAUX
Centre de Traumalogie
23-07-2014
Montant Projet ($US)
NATIONAL
24 375 000,00
NATIONAL
20 000 000,00
OUEST
5 000 000,00
2.15 Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP)
Résolution
initiale
PROJETS
1
Réhabilitation Prisons, Commissariat de
20-08-2008
Police et Tribunaux
INSTITUTION
Montant Projet ($US)
MJSP
2 000 000,00
2.16 Police Nationale d’Haïti (PNH)
PROJETS
Résolution initiale
Montant
($US)
Projet
Appui à la PNH
11-12-2013
1 500 000,00
Appui à la PNH
10-09-2014
4 000 000,00
Désaffectation
-
Montant
Projet
révisé ($US)
1 500 000,00
(4 000 000,00)
-
Montant
($US)
Projet
TOTAL
2.17 Centre National des Équipements (CNE)
1
PROJETS
Résolution
initiale
INSTITUTION
Appui au fonctionnement du CNE
28-02-2012
CNE
8 000 000,00
2.18 Électricité d’Haïti (EDH)
Résolution
initiale
Montant
Projet ($US)
18-07-2012
1 230 000,00
du 21-12-2012
15-04-2015
35 000 000,00
PROJETS
1
Électrification de la
Marchand Dessalines
2
Appui au développement
secteur de l'énergie
TOTAL
225
ville
de
Désaffectation
Montant Projet
révisé ($US)
1 230 000,00
(64 101,11)
34 935 898,89
36 165 898,89
2.19 Radio-Télévision Nationale d’Haïti (RTNH)
PROJETS
1
Appui à la RTNH
Résolution
initiale
11-12-2013
15-04-2015
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Montant Projet
révisé ($US)
500 000,00
(500 000,00)
0$
2.20 SMCRS
PROJETS
Résolution
initiale
Secteur d'activité
Montant Projet ($US)
Support au SMCRS
28-02-2012
EAU
&
ASSAINISSEMENT
10 000 000,00
2.21 Université d’État d’Haïti (UEH)
PROJETS
Résolution
initiale
Projet de construction et
d'équipements de dortoirs et de 15-04-2015
résidences pour professeurs
Renforcement de structures
des bâtiments de l'Université de 15-04-2015
Limonade
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Montant
Projet
révisé ($US)
1 000 000,00
(1 000 000,00)
-
2 000 000,00 (2 000 000,00)
-
2.22 PRIMATURE
PROJETS
Résolution
initiale
Interventions Diverses et Frais de
20-08-2008
gestion
Montant Projet
Montant Projet
Désaffectation
($US)
révisé ($US)
17 960 000,00
(5 000 000,00)
12 960 000,00
2.23 MINISTÈRES
PROJETS
Résolution Secteur
initiale
d'activité
Fonds d'expropriation pour les
INFRASprojets
à
financement 28-02-2012
TRUCTURE
Petrocaribe et autres
226
INSTITUTION
MINISTERES
Montant
($US)
Projet
4 000 000,00
2. ANNEXES
ANNEXE 1
OBJECTIF DE L’AUDIT ET PORTÉE DES TRAVAUX
Objectifs de l’audit
La responsabilité de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
(CSCCA) consiste à fournir une conclusion sur les objectifs propres au présent audit de
performance. Pour ce faire, nous avons recueilli les éléments probants suffisants et
appropriés pour fonder raisonnablement notre conclusion et pour obtenir un niveau élevé
d’assurance. Notre évaluation est basée sur les critères que nous avons jugés valables
dans les circonstances et qui sont exposés ci-après.
Ces critères émanent principalement des résolutions prises en Conseil des Ministres, de la
réglementation en matière de passation des marchés publics et de la gestion contractuelle
en République d’Haïti, de divers documents publiés par le journal officiel de la République
d’Haïti (Le Moniteur), édition extraordinaire compilant tous les textes relatifs aux fonds
Petrocaribe (2006-2018), ainsi que des principes reconnus de saine gestion.
Les travaux d’audit dont traite ce rapport ont été menés en vertu de l’article 204 de la Constitution
qui stipule que la CSCCA participe à la défense de ce droit fondamental tant comme juridiction
financière que comme organe de contrôle administratif. Dans cette optique, elle peut conduire
toutes missions d’enquête, d’encadrement, de conseil et consultation qui lui sont confiées par
les pouvoirs publics (art. 5 alinéa 13 du décret du 23 septembre 2005 portant son organisation
et son fonctionnement). Ces travaux respectent les normes des missions d’audit édictées par
l’Organisation Internationale des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances
Publiques (INTOSAI).
Objectifs de l’audit
Critères d’évaluation
S’assurer de la saine gestion
des programmes et projets de
développement financés par le
fonds Petrocaribe
(Rapports 1 et 2)
Les rôles et les responsabilités des acteurs impliqués dans la
gestion des fonds Petrocaribe sont clairement définis et
adéquatement communiqués.
Les projets à financer sont sélectionnés sur la base de critères
objectifs, et les autorisations de financement ont été demandées
et obtenues en temps opportun.
L’évaluation des besoins, des coûts, des risques, de la rentabilité
des projets et du financement requis est documentée de façon
rigoureuse.
Le processus d’attribution et de gestion des contrats est conforme
à la réglementation et aux saines pratiques de gestion. Il favorise
l’obtention de plusieurs soumissions, le traitement intègre et
équitable des concurrents, la transparence et l’économie des
ressources.
Les déboursés sur chaque projet respectent les clauses
contractuelles et ont été effectuées en temps opportun, et les
rapports y afférents sont fiables.
Le suivi des projets est fait sur une base régulière et la reddition
227
de comptes est appropriée.
S’assurer que la structure
organisationnelle et les
mécanismes en place favorisent
une bonne gouvernance des
activités du fonds Petrocaribe,
notamment celles en lien avec
les dépenses exécutées pour
financer les projets de
développement
(Rapport 3)
Le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au
Développement (BMPAD) s'est doté de procédures pour encadrer
la gestion de ses activités, plus particulièrement les dépenses
exécutées pour financer les projets de développement
(planification, approbation, estimation des coûts et des bénéfices,
évaluation des risques et des besoins, paiements, etc.) et il veille
strictement à leur application.
Critère 2 : Les ministères sectoriels (institutions), en tant que
responsables des projets de développement, gèrent les ressources
mises à leur disposition de façon responsable, transparente et dans
le respect des lois et règlements, et les rapports y afférents sont
fiables, notamment :
Ils déterminent des critères d’admissibilité des projets de
développement ;
Ils évaluent, priorisent et sélectionnent les projets sur la base
de ces critères ;
Ils s’assurent que les ressources allouées aux firmes sont
gérées avec un souci d’efficience et d’efficacité, qu’elles
servent aux fins auxquelles elles sont destinées et que les
conditions d’attribution sont respectées ;
Ils analysent les résultats du projet afin de s’assurer du respect
des contrats et de minimiser les risques financiers ;
Ils effectuent une reddition de comptes complète et régulière
aux parties prenantes (conseil des ministres, ministère des
finances et BMPAD).
Le Ministre des Finances ainsi que le Ministère de la Planification,
instances supérieures qui autorisent et contrôlent le financement et
l’exécution des projets de développement par le fonds Petrocaribe,
ont mis en place des mécanismes pour favoriser globalement la
bonne gouvernance des projets et veillent que la planification à long
terme à l’égard de ces projets s’effectue en fonction des besoins
recensés sur l’ensemble du territoire, de ses objectifs stratégiques,
des orientations gouvernementales et du cadre financier prévu.
Évaluer le montant de la dette
de la République d’Haïti
envers la République
bolivarienne du Venezuela au
30 septembre 2016
(Rapport 3)
Déterminer le solde de la dette au 30 septembre 2016 dans les états
financiers du BMPAD.
Évaluer les intérêts cumulés de la dette.
Établir un tableau d’évolution de la dette pour la période allant de
septembre 2008 à septembre 2016.
Déterminer l’encours de la dette au 30 septembre 2016.
La Cour a mené ses travaux d’audit conformément à son manuel de procédures (volet contrôle
et audit) et conformément aux méthodes de travail en vigueur dans les Institutions Supérieures
de Contrôle (ISC) et recommandées par l’INTOSAI. De même, la CSCCA a utilisé des méthodes
de travail qui respectent les normes ISSAI (Normes internationales des Institutions Supérieures
de Contrôle des Finances publiques) pertinentes, notamment 3000 à 3999 et 4000 à 4999.
De même, au cours de cet audit spécifique, la Cour s’est conformée aux règles sur
l’indépendance et aux autres règles de déontologie prévues dans son code de déontologie.
228
Portée des travaux
Le présent rapport a été achevé le 21 janvier 2019.
La volonté de la CSCCA est de faire l’analyse de l’ensemble des projets d’investissement et les
contrats y afférents financés à partir du fonds Petrocaribe, et ce, pour la période allant de
septembre 2008 à septembre 2016. Pendant cette période, la CSCCA a recensé 409 projets
provenant des résolutions prises en Conseil des ministres pour une valeur de 2 238 164 040,74 $
(budget initial).
Outre les projets autorisés par les quatorze (14) résolutions prises en Conseil des ministres sous
six (6) gouvernements différents, la Cour a décidé d’analyser aussi les projets d’investissement
et les contrats y afférents financés à partir du fonds Petrocaribe, mais non autorisés par une
résolution. Pour ce dernier type des projets, la CSCCA ne dispose que de peu d’informations
pour en déterminer le nombre et la valeur de ceux-ci. Ainsi, la CSCCA continue de procéder à la
collecte des informations auprès de la BRH et auprès des institutions ayant bénéficié des fonds
Petrocaribe. D’ailleurs, plusieurs rencontres ont été menées à ce jour et un nombre important de
documents ont été rendus disponibles récemment et font présentement l’objet des analyses
nécessaires.
Projets audités dans le cadre du présent rapport
La Cour s’était fixé comme objectif d’analyser l’ensemble des projets financés par les fonds
Petrocaribe dans le cadre du présent rapport. Des demandes d’informations et des lettres de
relance subséquentes ont été adressées aux différents responsables des institutions concernées
par ces projets.
Face à la lenteur et à la difficulté d’obtenir la majorité des documents en lien avec lesdits projets,
la Cour a choisi d’auditer et de produire un rapport concernant systématiquement tous les projets
pour lesquels les dossiers complets lui ont été soumis par les institutions concernées.
Le but de la CSCCA n’a pas changé : il s’agit toujours d’analyser l’entièreté des projets
d’investissement et des contrats y afférents financés à partir du fonds Petrocaribe, et ce, pour la
période allant de septembre 2008 à septembre 2016. La CSCCA continue sans relâche d’obtenir
de toutes les institutions la collaboration qui lui permettra de respecter l’esprit de la résolution du
Sénat et, par conséquent, de favoriser une plus grande transparence et d’accroître l’efficacité du
contrôle parlementaire. Ainsi, la CSCCA continuera d’informer les parlementaires de l’évolution
de ses travaux à travers un deuxième rapport qui portera sur les projets non traités dans le
présent rapport (objectif d’audit 1), mais également dans un troisième rapport qui portera sur la
gouvernance du fonds Petrocaribe et la dette de la République d’Haïti envers la République
bolivarienne (objectifs d’audit 2 et 3).
Principales techniques d’audit utilisées
Les différentes commissions mises en place par la Cour dans le cadre de ce mandat ont réalisé
des entrevues auprès de gestionnaires et/ou de professionnels des institutions audités dans leur
processus de récolte des informations sur chaque projet financé à partir du fonds Petrocaribe, et
ce, pour la période allant de septembre 2008 à septembre 2016
De plus, la Cour a analysé divers documents ainsi que des données provenant de différents
229
systèmes d’information des institutions impliquées dans la gestion de fonds Petrocaribe. Il
s’agit notamment :
Des résolutions de décaissement autorisées par le Conseil d’administration du
Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD)
composé de sept (7) membres : le Ministre de l’Économie et des Finances ; le
Ministre de la Planification et de la Coopération externe ; le Ministre du Commerce
et de l’Industrie, le Ministre des Travaux publics Transports et Communication, le
Ministre des Affaires étrangères, le Gouverneur de la Banque de la République et le
Directeur général du BMPAD.
Des virements provenant des comptes bancaires du fonds Petrocaribe domiciliés à la
Banque de la République d’Haïti (BRH) et à la Banque Nationale de Crédit (BNC). Ces
virements sont autorisés au préalable par le Bureau de Monétisation des
Programmes d’Aide au Développement (BMPAD), institution responsable de la
gestion du fonds Petrocaribe.
Des projets de développement élaborés par les ministères sectoriels et les
organismes autonomes ainsi que les contrats afférents à ces projets. Il en va de
même de toute autre information de gestion issue de la mise en œuvre des
projets, car une fois ces projets sont autorisés par résolution du Conseil des
ministres, les ministères sectoriels et les organismes autonomes s’assurent du suivi
des procédures de passation de marché à travers la Commission Nationale de
Passation de Marché et de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux
administratif pour le recrutement des firmes d’exécution et de supervision.
Les décaissements autorisés par le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF)
vers les ministères sectoriels ainsi que les organismes autonomes pour mettre en
œuvre les projets. Le MEF autorise les décaissements dans le cadre des résolutions
prises en Conseil des ministres. Tous les paiements sont traités par sa Direction
générale du Budget et sa Direction générale du Trésor et sont soumis à la signature
du Ministre des Finances.
Enfin, les commissions ont comparé la gestion des projets des institutions auditées avec les
bonnes pratiques reconnues en matière de gestion de projet.
Période de réalisation des travaux
Nos travaux se sont déroulés principalement du mois de novembre 2018 au mois de janvier
2019.
La période visée par les travaux d’audit s’étend sur une période de huit (8) années, soit la
période allant de septembre 2008 à septembre 2016 en se référant aux quatorze (14)
résolutions prises en Conseil des ministres sous six (6) gouvernements différents.
230
ANNEXE 2 : MONTANT BUDGÉTISÉ ET BUDGET RÉVISÉ PAR RÉSOLUTION
MONTANT
RÉSOLUTION
MONTANT BUDGETISE
1 20-sept-08
2 11-févr-10
3 24-août-10
4 12-mai-11
5 28-févr-12
6 18-juil-12
7 21-déc-12
8 11-déc-13
9 23-juil-14
10 10-sept-14
11 15-avr-15
12 22-juil-15
13 06-janv-16
14 28-sept-16
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
197 560 000,00
163 287 848,00
107 400 000,00
108 799 883,00
234 956 000,00
130 000 000,00
374 800 000,00
210 967 318,33
141 778 568,00
29 697 201,29
254 423 560,00
193 055 824,56
58 169 108,56
33 268 729,00
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
197 560 000,00
163 287 848,00
107 400 000,00
108 799 883,00
234 956 000,00
130 000 000,00
374 800 000,00
210 967 318,33
141 778 568,00
29 697 201,29
254 423 560,00
193 055 824,56
58 169 108,56
33 268 729,00
SITUATION GLOBALE
$ 2 238 164 040,74
$
RESOLUTIONS
Source : BUREAU DE MONETISATION
231
DESAFECTATION
AFFECTATION
MONTANT BUDGET REVISE
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
($US)
(80 000 000,00) $ 80 000 000,00
(5 567 951,82)
(12 802 902,31)
(55 876 046,86) $ 44 000 000,00
(24 652 777,32)
(33 804 374,20)
(45 413 264,96)
(46 450 089,36)
(70 562 728,62)
(22 697 201,29)
(206 897 935,81)
(18 746 858,49)
-
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
$
($US)
197 560 000,00
157 719 896,18
94 597 097,69
96 923 836,14
210 303 222,68
96 195 625,80
329 386 735,04
164 517 228,97
71 215 839,38
7 000 000,00
47 525 624,19
174 308 966,07
58 169 108,56
33 268 729,00
2 238 164 040,74 $
(623 472 131,04) $ 124 000 000,00
$
1 738 691 909,70
ANNEXE 3 : SITUATION GLOBALE DES FONDS TRANSFÉRÉS AU COMPTE DU TRÉSOR DANS LE CADRE DES PROJETS À
FINANCEMENT PETROCARIBE, D'OCTOBRE 2007 AU 31 DÉCEMBRE 2016 (MONTANT EXPRIMÉ EN
DOLLARS AMÉRICAINS)
RESOLUTIONS
MONTANT
BUDGET
REVISE
20 SEPTEMBRE-2008
197 560 000
11 FEVERVIER 2010
157 719 896
24 AOUT 2010
94 597 098
12 MAI 2011
96 923 836
28 FEVRIER- 2012
210 303 223
18 JUILLET- 2012
96 195 626
21 DECEMBRE-2012
329 386 735
11 DECEMBRE-2013
164 517 229
23 JUILLET-2014
71 215 839
10 SEPTEMBRE-2014
7 000 000
15 AVRIL 2015
47 525 624
22 JUILLET 2015
174 308 966
6 JANVIER 2016
58 169 109
28-sept-16
33 268 729
SITUATION GLOBALE 1 738 691 910
Exercice
2007-2008
Exercice
2008-2009
51 000 000
146 560 000
51 000 000
Source : BUREAU DE MONETISATION
232
146 560 000
Exercice
2009-2010
Exercice
2010-2011
Exercice
2011-2012
Exercice
2012-2013
Exercice
2013-2014
63 697 701
6 469 050
67 553 482
55 740 479
76 864 190
17 880 840
10 245 843
15 210 473
115 456 178
77 153 145
4 738 471
6 996 148
4 184 959
75 572 754
13 605 787
227 996 183
3 849 402
13 066 863
664 214
19 274 291
3 838 805
93 308 605
158 973 629
29 958 043
70 166 751 200 158 151 235 946 478
333 094 302
322 933 852
Exercice
2014-2015
Exercice
2015-2016
Exercice
2016-2017
1 597 890
8 081 946
5 543 600
41 257 796
7 000 000
47 525 624
78 425 382 22 584 977
9 200 373
7 004 011
191 271 517 31 785 350
7 004 011
1 839 278
ANNEXE 4 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 20-09-2008
PROJETS
SECTEUR D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Acquisition d'Équipements
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
Autres Appuis Humanitaires
SOCIAL
MICT
NATIONAL
550 000,00
Rétablissement Réseau Routier
INFRASTRUCTURE
MTPTC/CNE
NATIONAL
2 000 000,00
Réhabilitation des Infrastructures
Hydrauliques
EAU &
ASSAINISSEMENT
MTPTC
NATIONAL
2 000 000,00
Réhabilitation Prisons,
Commissariat de Police et
Tribunaux
SECURITE
MJSP
NATIONAL
2 000 000,00
Approvisionnement en Eau &
Nourriture
EAU &
ASSAINISSEMENT
MICT
NATIONAL
2 250 000,00
(1 000 000,00)
Assainissement
EAU &
ASSAINISSEMENT
MTPTC/CNE
NATIONAL
3 750 000,00
(1 000 000,00)
Réhabilitation des Infrastructures
Electriques
ENERGIE
MTPTC/EDH
NATIONAL
7 000 000,00
(200 000,00)
Appui aux Communes
COLLECTIVITES
TERRITORIALES
MICT
NATIONAL
17 750 000,00
233
-
-
AFFECTATION
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
80 000 000,00
80 000 000,00
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
550 000,00
2 000 000,00
2 000 000,00
2 000 000,00
1 250 000,00
2 750 000,00
6 800 000,00
17 750 000,00
PROJETS
SECTEUR D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
Interventions Diverses et Frais de
gestion
AUTRES
PRIMATURE
NATIONAL
17 960 000,00 (5 000 000,00)
14ème mois de salaires aux
Agents de la Fonction Publique
AUTRES
MEF
NATIONAL
23 800 000,00
(23 800 000,00)
Santé
SANTE
MSPP
NATIONAL
24 375 000,00
(19 000 000,00)
Rentrée Scolaire
EDUCATION
MENFP
NATIONAL
37 375 000,00
(10 000 000,00)
Relance de la Production Agricole
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
56 750 000,00
(20 000 000,00)
197 560 000,00
(80 000 000,00)
TOTAL RESOLUTION 20 SEP2008
234
AFFECTATION
-
-
-
80 000 000,00
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
12 960 000,00
-
5 375 000,00
27 375 000,00
36 750 000,00
197 560 000,00
ANNEXE 5 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-02-2010
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTIO
N
LOCALISATIO
N
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
Acquisition d'équipement pour le
laboratoire national du batiment et
des travaux publics (LNBTP)
SANTE
MTPTC
NATIONAL
787 000,00
-
Acquisition d'équipement pour le
Centre National des équipements
(CNE-MTPTC) - 3 fardiers (loboy),
3 camions (tracteurs), 3
concasseuses mobiles
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
2 167 000,00
-
Renforcement de l'Université d'Etat
EDUCATION
d'Haiti
RUEH
OUEST
2 958 333,00
(925 980,23)
Réhabilitation de l'Hopital de
l'Université d'Etat d'Haiti
SANTE
MSPP
OUEST
3 223 885,00
(23 885,00)
Réhabilitation urbaine à
Lascahobas et à Mirbalais
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
3 279 452,00
-
Acquisition de cent (100) véhicules
tout terrain
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 600 000,00
-
Acquisition d'équipement pour le
Service d'entretien des
équipements urbains (SEEURMTPTC) - 20 camions, 2 graders, 2
backhoe loaders, 2 rouleaux 10 à
INFRASTRUCTURE
15t, 3 rouleaux 3t à 7t, 2 camions
citerne à eau, 1 camion à essence,
5 excavatrices, 1 bulldozer, 2
fardiers (lowboy), 2 camions
tracteurs)-
MTPTC
NATIONAL
6 444 250,00
(184 800,00)
Réhabilitation de rues au Cap
Haitien
MTPTC
NORD
7 390 216,00
-
235
INFRASTRUCTURE
AFFECT
ATION
-
-
-
-
-
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
787 000,00
2 167 000,00
2 032 352,77
3 200 000,00
3 279 452,00
3 600 000,00
6 259 450,00
7 390 216,00
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTIO
N
LOCALISATIO
N
MONTANT
PROJET ($US)
Hébergement Post Tremblement
de terre du 12 janvier 2010
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
MPCE/MICT
NATIONAL
11 561 905,00
-
Réhabilitation tronçon: Carrefour
Kanz/Camp-Perrin
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
12 900 000,00
-
Réhabilitation de la Route
Miragoane-Petite Rivière de
Nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
21 831 472,00
-
Construction de 15 ponts dans le
Nord-Ouest (axe Carrefour Joffre /
Port-de-Paix)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE/N
ORD-OUEST
22 101 938,00
(1 618 748,40)
Réhabilitation du tronçon
Fermathe-Frères via Soisson,
Duplan, Girardeau, Meyotte et des
Collectivités reliant la route
principale à la rue Métellus, à
Thomassin 25 et à fermathe 45,
Meyotte à la route de Frères
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
23 500 000,00
(2 814 538,19)
Réhabilitation tronçon RN1:
Frecyneau/Saint-Marc/Bigot
(Gonaïves)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
41 542 397,00
-
163 287 848,00
(5 567 951,82)
PROJETS
TOTAL
236
DÉSAFFECTATION
AFFECT
ATION
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
-
11 561 905,00
-
12 900 000,00
-
21 831 472,00
-
20 483 189,60
-
20 685 461,81
-
41 542 397,00
-
157 719 896,18
ANNEXE 6 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 24-08-2010
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Adoquinage des rues Fort-Liberté
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
400 000,00
(400 000,00)
-
-
Adoquinage des rues
Ouanaminthe
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
1 000 000,00
-
-
1 000 000,00
Construction Rue espagnole
CODEVI
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
Drainage/Nord-Est
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
-
-
Expropriation Route Vers
CODEVI et Drainage
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
3 000 000,00
(57 683,16)
-
2 942 316,84
Construction Réseau Electrique
Trou du Nord / Terrier Rouge /
Fort Liberté et Centrale Elect.
Carrefour Chevry
ENERGIE
MTPTC
NORD-EST
3 000 000,00
(1 455 938,66)
-
1 544 061,34
Construction Pont Hyppolite /
Cap-Haïtien
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
3 600 000,00
(489 225,54)
-
3 110 774,46
Réhabilitation de la route Baie de
l'Acul / Milot
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
237
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
PROJETS
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
INSTITUTION
LOCALISATION
Construction Bigot-Carrefour
Joffre / Gonaïves
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
6 500 000,00
(30 950,00)
-
6 469 050,00
Biennac-Rue Clerveaux
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
7 200 000,00
(651 570,78)
-
6 548 429,22
RN1 Marchand
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
7 300 000,00
(619 820,21)
-
6 680 179,79
Provision pour expropriation et
déplacement de Réseaux /
Artibonite
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
10 000 000,00
-
-
10 000 000,00
Hasco-La Saline Base Navale /
Port-au-Prince / Ouest
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
14 000 000,00
(7 097 713,96)
-
6 902 286,04
Réhabilitation route Laboule 12 /
Kenscoff / Ouest
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
17 400 000,00
-
-
17 400 000,00
Gestion des Débris / Ouest
EAU &
ASSAINISSEMENT
MTPTC
OUEST
25 000 000,00
-
-
25 000 000,00
107 400 000,00
(12 802 902,31)
-
94 597 097,69
TOTAL
238
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
ANNEXE 7 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 12-05-2011
INSTITUTION
LOCALISATION
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
-
-
2 500 000,00
2 500 000,00
Construction du Ministère de
INFRASTRUCTURE
l'Intérieur (note no. 1)
MPCE
OUEST
-
-
15 000 000,00
15 000 000,00
Construction de parcs sportifs
SPORT
(voir note no.1)
MJSAC
NATIONAL
-
-
4 500 000,00
4 500 000,00
Construction de 1,500 maisons
BATIMENTS ET
et d'Infrastructures à Morne à
LOGEMENTS
Cabri (note no. 2)
MPCE
OUEST
-
-
22 000 000,00
22 000 000,00
Travaux
Complémentaire
Mirebalais
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
1 000 000,00
(487 499,75)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD/GRAND'ANSE
1 500 000,00
-
Construction du Marché Public
ECONOMIE
de la Ville de Jacmel
MPCE
OUEST
1 700 000,00
-
Entretien du Tronçon Pétion-Ville
INFRASTRUCTURE
/ Laboule 12
MTPTC
OUEST
1 930 800,00
(143 024,92)
Réhabilitation Tronçon Fermathe
- Frères Via Soison, Duplan,
INFRASTRUCTURE
Girardeau,
Meyotte
et
collectrices
Rue
Métellus,
MPCE
OUEST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Réhabilitation
de
la
d'Accueil (voir note no.1)
Villa
Expropriation Cayes / Jérémie
239
à
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
512 500,25
-
1 500 000,00
1 700 000,00
-
1 787 775,08
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
INSTITUTION
LOCALISATION
Construction du Marché Public
ECONOMIE
de la Ville de l'Arcahaie
MPCE
OUEST
2 000 000,00
-
Travaux Complémentaire sur le
INFRASTRUCTURE
Tronçon Laboule 12 / Kenscoff
MTPTC
OUEST
2 100 000,00
(162 150,63)
-
1 937 849,37
Supervision des Travaux de
EAU &
Démolition / Enlèvement et
ASSAINISSEMENT
Gestion de Décombres / Débris
MPCE
NATIONAL
2 800 000,00
(2 800 000,00)
-
-
Appui à la Restructuration du
AUTRES
Système de Passeport
MPCE
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000 000,00
Rénovation
Urbaine
(Financement Partiel)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
3 500 000,00
-
-
3 500 000,00
Travaux de Construction sur la
Route Carrefour Puilboreau / INFRASTRUCTURE
Marmelade
MTPTC
NORD
5 769 083,00
(2 033 371,56)
-
3 735 711,44
Réhabilitation Route Hasco / La
INFRASTRUCTURE
Saline / Base Navale Amiral Killik
MPCE
OUEST
7 000 000,00
-
-
7 000 000,00
Construction de la Route
INFRASTRUCTURE
Carrefour Kans / Camp Perrin
MTPTC
SUD
7 500 000,00
-
-
7 500 000,00
Rénovation Urbaine
(Financement Partiel)
MPCE
CENTRE
8 000 000,00
-
-
8 000 000,00
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
Meyotte - Frères, Thomassin 25
et Fermathe 45
240
Limbé
Hinche
INFRASTRUCTURE
2 000 000,00
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
Démolition / Enlèvement et
Gestion de Décombres / Débris
EAU &
dans le Périmètre de Port-auASSAINISSEMENT
Prince ou dans Tout Autre Zone
Indiquée par le Gouvernent
Rénovation
Urbaine
et
Développement Résidentiel à INFRASTRUCTURE
Bowenfield
Rénovation
Urbaine
et
Développement Résidentiel à INFRASTRUCTURE
Fort National
TOTAL
241
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
MPCE
NATIONAL
15 000 000,00
(4 250 000,00)
-
10 750 000,00
MPCE
OUEST
22 000 000,00
(22 000 000,00)
-
-
MPCE
OUEST
22 000 000,00
(22 000 000,00)
-
-
108 799 883,00
(55 876 046,86)
44 000 000,00
96 923 836,14
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
ANNEXE 8 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-02-2012
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Affectation
Montant Projet
révisé ($US)
Construction du marché public de la ville de
ECONOMIE
Jacmel
MPCE
SUD-EST
400 000,00
Construction de 15 ponts dans le Nord-ouest
INFRASTRUCTURE
(axe Carrefour Joffre/Port-de-Paix)
MTPTC
NORD-OUEST
863 500,00
Réhabilitation des rues du Cap Haitien
MTPTC
NORD
1 012 500,00
-
-
1 012 500,00
Construction du marché public de la ville de
ECONOMIE
l'Arcahaie
MPCE
OUEST
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
Réhabilitation du warf de Petit-Goave
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
2 300 000,00
-
-
2 300 000,00
Réhabilitation warf Jérémie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
2 700 000,00
-
-
2 700 000,00
Hebergement post-tremblement de terre du BATIMENTS ET
12 janvier
LOGEMENT
MPCE
NATIONAL
3 000 000,00
(1 816 728,29)
-
1 183 271,71
Rehabilitation et entretien de la route Baie de
l'Acul/Barrière battant/Milot(rn3) et barrière INFRASTRUCTURE
battant/Sans Souci (ville Milot)
MTPTC
NORD
3 000 000,00
(1 566 500,89)
-
1 433 499,11
Réhabilitation de la piste d'attérissage de
Jérémie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
3 000 000,00
(3 000 000,00)
-
-
Réhabilitation de la piste d'attérissage de
Port-de-Paix
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
3 000 000,00 (3 000 000,00)
-
-
242
INFRASTRUCTURE
-
(863 500,00)
-
400 000,00
-
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
Renforcement des capacités de la Police Nationale
SECURITE
(PNH)
PNH
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000 000,00
Projet pilote sécurité sociale
SOCIAL
MAST
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000 000,00
Réhabilitation de la route de Frères
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
3 500 000,00
(1 945 633,90)
-
1 554 366,10
MINISTERES
NATIONAL
4 000 000,00
-
-
4 000 000,00
Fonds d'expropriation pour les projets à financement
INFRASTRUCTURE
petrocaribe et autres
Renovation urbaine de St Marc
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
Rénovation urbaine de Gonaives (phase 1) (14km)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
Réhabilitation de la route Hasco/Boulevard la
INFRASTRUCTURE
Saline/base navale Amiral Killick
MPCE
OUEST
6 000 000,00 (132 427,06)
-
5 867 572,94
Alphabetisation
MENFP
NATIONAL
6 000 000,00
(2 164 562,82)
- 3 835 437,18
Sous-programme d'Infrastructures sportives (sports
SPORT
pour changement)
MJSAC
NATIONAL
6 200 000,00
(304 550,72)
- 5 895 449,28
Travaux additionnels sur Frecyneau/St Marc
MTPTC
ARTIBONITE
7 450 000,00
(375 185,41)
-
243
EDUCATION
INFRASTRUCTURE
7 074 814,59
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Rehabilitation du système d'irrigation de la plaine du
AGRICULTURE
Cul de sac
MARNDR
OUEST
8 000 000,00
Rehabilitation des Infrastructure de drainage de la
AGRICULTURE
rouyonne/Léogane
MARNDR
OUEST
8 000 000,00 (171 837,71)
(171 837,71)
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
-
7 828 162,29
-
7 828 162,29
Appui au fonctionnement du CNE
INFRASTRUCTURE
CNE
NATIONAL
8 000 000,00
-
-
8 000 000,00
Support au SMCRS
EAU &
ASSAINISSEMENT
SMCRS
NATIONAL
10 000 000,00
-
-
10 000 000,00
Par industriel Morne à Cabrit
INFRASTRUCTURE
MCI
OUEST
10 000 000,00 (2 000 000,00)
-
8 000 000,00
Projet d'électrification par lampadaires solaires
ENERGIE
BMPAD
NATIONAL
11 280 000,00
-
-
11 280 000,00
Rehabilitation route Carrefour 44/Cote de fer (36 km)
INFRASTRUCTURE
(couche fondation, bicouche, 8.0 m)
MTPTC
SUD-EST
12 500 000,00
-
-
12 500 000,00
Construction de la route Miragoane-Petit-Trou de
INFRASTRUCTURE
Nippes (lot 1: Miragoane-Petite Riviere de Nippes
MTPTC
NIPPES
13 000 000,00
-
12 880 974,26
Sous-programme de réhabilitation et d'entretien
INFRASTRUCTURE
d'Infrasructures de transport et d'équipements urbains
MTPTC
NATIONAL
14 000 000,00
-
-
14 000 000,00
Rehabilitation RN1: Carrefour Frecyneau (St-Marc)INFRASTRUCTURE
Bigot (Gonaives)
MTPTC
ARTIBONITE
19 750 000,00
(2 078 799,17)
-
17 671 200,83
244
(119 025,74)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant
Projet ($US)
Désaffectation
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
Sous-projet de renovation urbaine de la ville de Jacmel INFRASTRUCTURE
MPCE/MTIC
SUD-EST
20 000 000,00 (3 868 568,07)
-
16 131 431,93
Sous-programme de lutte contre la pauvreté et
SOCIAL
l'exclusion sociale
MAST/FAES
NATIONAL
30 000 000,00
(1 073 619,83)
-
28 926 380,17
234 956 000,00
(24 652 777,32)
-
210 303 222,68
TOTAL
245
ANNEXE 9 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 18-07-2012
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
NATIONAL
500 000,00
(62 841,53)
MPCE
SUD
500 000,00
(500 000,00)
SPORT
UCLBP
OUEST
500 000,00
(336 542,57)
SECURITE
PNH
NATIONAL
500 000,00
(41 500,00)
Réhabilitation de la route BorgneINFRASTRUCTURE
Petit Bourg de Borgne
MTPTC
NORD
1 000 000,00
(366 800,48)
Rénovation urbaine de la Grande
INFRASTRUCTURE
Rivière du Nord
MTPTC
NORD
1 000 000,00
-
Travaux de protection de la ville de
Borgne contre les crues de la rivière INFRASTRUCTURE
du Borgne
MTPTC
NORD
1 000 000,00
-
Electrification de la
Marchand Dessalines
EDH
ARTIBONITE
1 230 000,00
-
PROJETS
INSTITUTION
LOCALISATION
Sous-Programme de Réhabilitation
et de Construction d'Infrastructures SANTE
sanitaires
MSPP
Electrification du Stade Land des
ENERGIE
Gabions des Cayes
Rénovation Gymnasium Vincent
Motocyclettes pour la DCPR
246
Secteur d'activité
ville
de
ENERGIE
Affectation
-
-
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
437 158,47
-
163 457,43
458 500,00
633 199,52
1 000 000,00
1 000 000,00
1 230 000,00
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Réaménagement de Carrefour
INFRASTRUCTURE
Desruisseaux (financement partiel)
MTPTC
NIPPES
2 000 000,00
(172 999,29)
Rénovation
urbaine
(financement partiel)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
2 000 000,00
-
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
2 000 000,00
(334 207,92)
Rénovation des routes du Village
Artistique Nouailles de Croix des INFRASTRUCTURE
Bouquets (financement partiel)
MPCE
OUEST
2 000 000,00
-
Travaux de protection de la ville de
Grande Rivière du Nord contre les INFRASTRUCTURE
crues de la grande Rivière du Nord
MTPTC
NORD
2 000 000,00
-
Intervention en matière d'habitat BATIMENTS ET
dans le quartier de Jalousie
LOGEMENTS
UCLBP
OUEST
2 000 000,00
-
Rénovation
Malary
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
3 270 000,00
-
Protection des villes de la cote sud
contre les risques d'inondation et INFRASTRUCTURE
des intempéries
MPCE
SUD
3 500 000,00
(1 500 000,00)
PROJETS
Rénovation urbaine
(financement partiel)
de
Secteur d'activité
Ennery
de
Limbé
l'Aéroport
Rénovation urbaine des Cayes
247
Guy
Affectation
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
1 827 000,71
2 000 000,00
1 665 792,08
2 000 000,00
2 000 000,00
2 000 000,00
-
3 270 000,00
2 000 000,00
Secteur d'activité
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
4 000 000,00
-
Réalisation
des
Etudes
des
bâtiments publics (financement INFRASTRUCTURE
partiel)
UCLBP
NATIONAL
4 000 000,00
-
Appui à l'ULCBP
AUTRES
UCLBP
NATIONAL
4 000 000,00
(26 225,35)
Protection Sociale dans les zones
SOCIAL
urbaines
MAST
NATIONAL
4 000 000,00
-
Réhabilitation
(financement partiel)
CULTURE
UCLBP
OUEST
5 000 000,00
(5 000 000,00)
CULTURE
UCLBP
OUEST
5 000 000,00
(5 000 000,00)
Réhabilitation/Construction
et
Aménagement
d'Infrastructures
SPORT
sportives (Phase I) (financement
partiel)
MPCE
NATIONAL
5 000 000,00
-
Démolition enlèvement et gestion
des débris dans le périmètre pilote EAU ET
de reconstruction du centre-ville de ASSAINISSEMENT
Port-au-Prince (financement partiel)
MPCE
OUEST
5 000 000,00
(5 000 000,00)
Réhabilitation/Construction
et
Aménagement
des
places
SOCIAL
publiques (Phase I) (financement
partiel)
MPCE
NATIONAL
5 000 000,00
(3 064 914,78)
PROJETS
Rénovation urbaine
(financement partiel)
Réhabilitation
partiel)
248
Rex
de
Hinche
Triomphe
(financement
Affectation
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
4 000 000,00
4 000 000,00
3 973 774,65
4 000 000,00
-
-
5 000 000,00
-
1 935 085,22
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
PNH
NATIONAL
5 000 000,00
(108 004,60)
Construction
Ministère
du
Commerce
et
de
l'Industrie INFRASTRUCTURE
(financement partiel)
UCLBP
OUEST
10 000 000,00
-
Construction Ministère des Affaires
INFRASTRUCTURE
Etrangères (financement partiel)
UCLBP
OUEST
10 000 000,00
-
Réhabilitation des Routes et des
Systèmes de drainage du CentreINFRASTRUCTURE
Ville de Port-au-Prince (Phase I)
(financement partiel)
DINEPA
OUEST
10 000 000,00
(10 000 000,00)
MCI
OUEST
27 000 000,00
(290 337,68)
130 000 000,00
(33 804 374,20)
PROJETS
Renforcement PNH
Secteur d'activité
SECURITE
Rénovation
urbaine
et
BATIMENTS ET
Développement résidentiel Morne à
LOGEMENTS
Cabri (financement partiel)
TOTAL
249
Affectation
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
4 891 995,40
10 000 000,00
10 000 000,00
-
26 709 662,32
96 195 625,80
ANNEXE 10 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 21-12-2012
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
SUD
-
-
-
-
MTPTC
SUDGRAND'ANSE
-
3 327 500,00
-
3 327 500,00
TOURISME
MTIC
OUEST
-
400 000,00
-
400 000,00
ILA-A-VACHE
INFRASTRUCTURE
MTIC
SUD
-
5 969 695,65
-
5 969 695,65
RÉNOVATION URBAINE DE ENNERY
(RUE TOUSSAINT LOUVERTURE (3KMS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
300 000,00
-
-
300 000,00
RÉAMÉNAGEMENT PLACE CARREFOUR
DESRUISSEAUX
INFRASTRUCTURE
MPCE
NIPPES
500 000,00
(398
500,00)
-
101 500,00
CONSTRUCTION WHARF DE PETIT
GOAVE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
500 000,00
(500
000,00)
-
-
RÉNOVATION URBAINE DE SAINT MARC
(PHASE 1) (5KMS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
1 000 000,00
-
1 000 000,00
CONSTRUCTION GARE ROUTIÈRE DU
SUD À GRESSIER
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 000 000,00
(500
000,00)
-
500 000,00
REHABILITATION DU SYSTEME
D'IRRIGATION DE LATANNERIE ( PHASE
1: ETUDE) ET OPERATIONNALISATION
2014
AGRICULTURE
MARNDR
NORD
1 000 000,00
(11
975,76)
-
988 024,24
CONSTRUCION DU CENTRE DE
FORMATION PROFESSIONNELLE DE
PIGNON
EDUCATION
MENFP/ SE
FP
NORD
1 000 000,00
(77
740,37)
-
922 259,63
PROJETS
Secteur d'activité
DEVELOPPEMENT TERRITORIAL ILE A
VACHE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ROUTE CAYES-JEREMIE
INFRASTRUCTURE
ECOLE HOTELIERE & TOURISTIQUE
250
INSTITUTION LOCALISATION
-
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
ÉQUIPEMENTS DE NAVIGATION
MARITIME (Construction de 4 Phares : 1 à
Pointe à Baguette (Jacmel), 1à Port à
Gravois (Port Salut), 2 à Tortue Est et
Tortue Ouest (Ile de La Tortue))
INFRASTRUCTURE
SEMANAH
NATIONAL
1 000 000,00
-
CONSTRUCTION DU WHARF DE LA
VILLE DE JÉRÉMIE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAMD'ANSE
1 200 000,00
RÉNOVATION & RÉHABILITATION DES
ROUTES DU VILLAGE ARTISTIQUE DE
NOAILLES À CROIX DES BOUQUETS
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
1 500 000,00
RÉPARATION MATÉRIELS ET
ÉQUIPEMENTS LOURDS (Mise en place
de l'Usine de Concassage et d'Asphalt
Plant)
INFRASTRUCTURE
CNE
NATIONAL
1 500 000,00
CONSTRUCTION PONT (60ML) SUR LA
RIVIERE DES BARRES RELIANT SAINT
LOUIS DU NORD ET ANSE A FOLEUR
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
CONSTRUCTION DU MARCHÉ PUBLIC
DE LA VILLE DE JACMEL
ECONOMIE
MPCE
RÉNOVATION URBAINE DE LIMBÉ
INFRASTRUCTURE
Remise en État & Construction des SAEP
(Nord, Sud-Est, Nippes, Artibonite, Centre,
Sud, Ouest, Nord-Est, Nord-Ouest, Grande
Anse
REPARATION PORT DES CAYES
251
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
-
1 000 000,00
-
924 825,75
-
1 500 000,00
(28
688,52)
-
1 471 311,48
2 000 000,00
(245
309,30)
-
1 754 690,70
SUD-EST
2 000 000,00
(760
565,75)
-
1 239 434,25
MPCE
NORD
2 000 000,00
(1 428
316,69)
-
571 683,31
EAU &
ASSAINISSEMENT
DINEPA
NATIONAL
2 000 000,00
(57
364,69)
-
1 942 635,31
INFRASTRUCTURE
BMPAD/MEF
SUD
2 700 000,00
(1 022
978,13)
-
1 677 021,87
(275
174,25)
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
DRAINAGE & PROTECTION DE LA VILLE
DE OUANAMINTHE CONTRE LES CRUES INFRASTRUCTURE
DE LA RIVIÈRE MASSACRE
MDE
NORD-EST
3 000 000,00
(120
589,77)
-
2 879 410,23
REHABILITATION DES PLACES
PUBLIQUES
SOCIAL
MTPTC
OUEST
3 000 000,00
(20
157,87)
-
2 979 842,13
RÉHABILITATION ROUTE DU CANAPÉ
VERT
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
3 000 000,00
-
3 000 000,00
CONSTRUCTION DU COMPLEXE
ADMINISTRATIF FRONTALIER DE
OUANAMINTHE
INFRASTRUCTURE
MEF
NORD-EST
3 000 000,00
(3 000
000,00)
-
-
CONSTRUCTION PONT SUR LA RIVIERE
DU HAUT DU CAP
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
3 200 000,00
(1 181
246,56)
-
2 018 753,44
IMPLANTATION DE SITES ET SERVICES
POUR UN DEVELOPPEMENT ORDONNE
DE L’HABITAT URBANISATION)
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
3 500 000,00
-
-
3 500 000,00
AMÉNAGEMENT BASSINS VERSANTS
DANS LE DÉPARTEMENT DE L'OUEST
(LA ROUYONNE, PETIT GOAVE, ETC.)
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
4 000 000,00
-
-
4 000 000,00
CONSTRUCTION PONT VOLDROGUE
(170ML)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAMD'ANSE
4 000 000,00
-
-
4 000 000,00
MISE EN PLACE DE 9 CENTRES DE
TRANSIT POUR LES ENFANTS DE RUE
SOCIAL
UCLBP
NATIONAL
4 500 000,00
(4 500 000,00)
-
-
252
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
CONSTRUCTION VIADUC MARINE
HAÏTIENNE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 500 000,00
(1 091 067,59)
-
3 408 932,41
CONSTRUCTION PONT SUR LA RIVIÈRE
MARIGOT/ PEREDO
INFRASTRUCTURE
MPTPTC
SUD-EST
4 500 000,00
-
-
4 500 000,00
RÉHABILITATION DE RUES AU CAP
HAITIEN
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
4 500 000,00
-
-
4 500 000,00
CONSTRUCTION PONT ROSEAUX
(170ML)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAMD'ANSE
4 500 000,00
-
4 314 662,09
APPUI À LA MÉCANISATION
AGRICULTURE
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
RECALIBRAGE & DRAGAGE DU CHENAL
SALÉE FLOODWAY SUR 4 KMS
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
PROGRAMME DE PROTECTION
SOCIALE
ECONOMIE
MEF
NATIONAL
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
CONSTRUCTION PONT SUR LA RIVIÈRE
GAUCHE SUR LA ROUTE JACMEL / LA
VALLÉE )
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
253
(185 337,91)
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
5 000 000,00
(10 758,04)
-
4 989 241,96
(464 728,54)
-
4 535 271,46
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
CONSTRUCTION DE L'AEROPORT
INTERNATIONAL DE L'ILE A VACHE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
RÉNOVATION URBAINE DE HINCHE
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
5 000 000,00
RÉNOVATION URBAINE À LASCAHOBAS
ET À MIREBALAIS
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
RENFORCEMENT DES CAPACITES DE
LA POLICE NATIONALE ( PNH )
SECURITE
MJSP
NATIONAL
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
CONSTRUCTION
D'INFRASTRUCTURETRUCTURES
SOCIO-COMMUNAUTAIRES AU WHARF
DE JÉRÉMIE À CITÉ SOLEIL (MARCHÉ
PUBLIC, ECOLE PROFESSIONNELLE ET
TECHNIQUE, PARKING, AMENAGEMENT
DE ROUTE DE CONTOURNEMENT DU
MARCHE, AMENAGEMENT PAYSAGER,)
SOCIAL
MPCE
OUEST
5 000 000,00
-
-
5 000 000,00
MISE EN PLACE DES STRUCTURES DE
GESTION ET D'OPÉRATION DANS LE
DOMAINE DE LA LOTERIE & DES JEUX
DE HASARD
ECONOMIE
MEF
NATIONAL
5 000 000,00
(2 485 328,64)
-
2 514 671,36
254
PROJETS
Secteur d'activité
APPUI A LA CRÉATION ET A LA GESTION
ECONOMIE
DES ENTREPRISES
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
MCI
NATIONAL
5 000 000,00
(2 179 357,73)
-
2 820 642,27
MISE EN PLACE AU NIVEAU DES
DÉPARTEMENTS DES SHELTERS POUR
BESOINS D'INTERVENTION D'URGENCE
BATIMENTS
ETLOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
5 400 000,00
(3 807 733,74)
-
1 592 266,26
AMÉLIORATION DE LA ROUTE ENNERYCAP HAITIEN
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
5 500 000,00
-
-
5 500 000,00
RÉHABILITATION ET ENTRETIEN DES
RUES DANS LA ZONE MÉTROPOLITAINE INFRASTRUCTURE
DE P-AU-P (Réparation de Nids de Poule)
MTPTC
OUEST
6 000 000,00
11 000 000,00
-
17 000 000,00
CONSTRUCTION DE SILOS DE
STOCKAGE POUR SECURITE
ALIMENTAIRE
ECONOMIE
BMPAD
NATIONAL
6 000 000,00
(4 261 118,96)
-
1 738 881,04
RÉNOVATION URBAINE DE GONAIVES
(PHASE 1) (14KMS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
6 000 000,00
-
-
6 000 000,00
CONSTRUCTION ROUTE ENTRÉE
MINOTERIE A LA NOUVELLE ZONE
INDUSTRIELLE LAFITO (7KMS À 4
VOIES)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
6 000 000,00
(20 566,87)
-
5 979 433,13
255
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
CONSTRUCTION DU MARCHÉ PUBLIC
DE FONTAMARA
ECONOMIE
MPCE
OUEST
6 500 000,00
(2 397 120,12)
-
4 102 879,88
RÉNOVATION URBAINE DANS LE NORDOUEST (11.7KMS) (PORT DE PAIX &
MOLE ST-NICOLAS)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD-OUEST
7 000 000,00
(3 559 191,69)
-
3 440 808,31
FONDS D'EXPROPRIATIONS POUR LES
PROJETS À FINANCEMENT
PÉTROCARIBE ET AUTRES
INFRASTRUCTURE
MINISTERES
NATIONAL
7 500 000,00
-
-
7 500 000,00
CONSTRUCTION VIADUC DELMASNAZON
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
8 000 000,00
-
-
8 000 000,00
CONSTRUCTION DE L'AEROPORT
INTERNATIONAL DES CAYES
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
8 000 000,00
(757 551,36)
-
7 242 448,64
CONSTRUCTION DU CAMPUS
UNIVERSTAIRE DU SUD
EDUCATION
MPCE
SUD
8 000 000,00
(8 000 000,00)
-
-
SOUS PROJET DE RÉNOVATION
URBAINE DE JACMEL
INFRASTRUCTURE
MPCE/MT
SUD-EST
8 000 000,00
(2 391 349,06)
-
5 608 650,94
RÉHABILITATION DE LA ROUTE
INFRASTRUCTURE
COLLADERE CERCA CARVAJAL (13KMS)
MPCE
CENTRE
9 000 000,00
(1 518 767,94)
-
7 481 232,06
CONSTRUCTION ROUTE JACMEL LA
VALLÉE DE JACMEL (20KMS)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
9 000 000,00
(16 295,87)
-
8 983 704,13
RÉHABILITATION ROUTE PETITE TROU
DE NIPPES-PETITE RIVIÈRE DE NIPPES
(30KMS)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
9 000 000,00
-
-
9 000 000,00
256
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Résolution 15
avril 2015
Montant Projet
révisé ($US)
Affectation
PROJET DE DÉVELOPPEMENT
TERRITORIAL
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
10 000 000,00
(5 000 000,00)
-
5 000 000,00
RÉHABILITATION DE LA ROUTE
CARREFOUR 44 À COTE DE FERS
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
10 000 000,00
-
-
10 000 000,00
SOUS PROGRAMME DE
RÉHABILITATION ET D'ENTRETIEN
D'INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
12 000 000,00
-
-
12 000 000,00
DRAGAGE DES EXUTOIRES ET DE LA
BAIE DE PORT-AU-PRINCE
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
12 500 000,00
-
-
12 500 000,00
HÉBERGEMENT POST TREMBLEMENT
DE TERRE DU 12 JANVIER 2010
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
MPCE/
UCLBP
NATIONAL
15 000 000,00
(10 000 000,00)
-
5 000 000,00
CONSTRUCTION ET REHABILITATION
D'HOPITAUX
SANTE
MSPP
NATIONAL
20 000 000,00
-
-
20 000 000,00
PROGRAMME DE STABILISATION DES
PRIX
ECONOMIE
MEF
NATIONAL
20 000 000,00
(3 771 477,78)
-
16 228 522,22
APPUI AU DÉVELOPPEMENT DU
SECTEUR DE L'ÉNERGIE
ENERGIE
EDH/MTPTC
NATIONAL
35 000 000,00
(64 101,11)
-
34 935 898,89
374 800 000,00
(45 413 264,96)
-
329 386 735,04
TOTAL RESOLUTION 21 DEC-12
257
258
ANNEXE 11 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 11-12-2013
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
OUEST
500 000,00
(376 490,17)
-
123 509,83
MTPTC
GRAND'ANSE
500 000,00
(500 000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
500 000,00
(32 903,02)
-
467 096,98
Appui à la RTNH
COMMUNICATION
RTNH
NATIONAL
500 000,00
(500 000,00)
-
-
Adoquinage des rues à Fort
Liberté
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
537 500,00
(537 500,00)
-
-
Réhabilitation Route du
Canapé Vert
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
750 000,00
(159 735,37)
-
590 264,63
Construction du Pont sur la
Rivière des Barres
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
750 000,00
(750 000,00)
-
-
Réhabilitation Urbaine à
Grande Rivière du Nord
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
750 000,00
(7 042,10)
-
742 957,90
Réhabilitation de la Route Baie
de l'Acul/Barrière Battant
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
1 000 000,00
(278 393,21)
-
721 606,79
Construction viaduc Marine
Haïtienne
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 000 000,00
(1 000 000,00)
-
-
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Réhabilitation wharf de PetitGoâve
INFRASTRUCTURE
MTPTC
Réhabilitation wharf de Jérémie INFRASTRUCTURE
Amélioration de la route
Ennery-Cap Haïtien
259
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
Construction du Pont Roseaux
(170ml)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
1 000 000,00
(195 711,66)
-
804 288,34
Construction Pont Hyppolite
(Pont à l'embouchure de la
rivière du Haut du Cap)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
1 000 000,00
(544 911,83)
-
455 088,17
MTPTC
NORD
1 000 000,00
-
-
1 000 000,00
MPCE
OUEST
1 000 000,00
(245 078,87)
-
754 921,13
MARNDR
OUEST
1 000 000,00
(836 376,59)
-
163 623,41
Travaux de protection de la ville
de Grande Rivière du Nord
INFRASTRUCTURE
contre les crues
Rénovation & Réhabilitation
des routes du village artistique
INFRASTRUCTURE
des Noailles à Croix des
Bouquets
Aménagement Bassins
Versants dans le Département AGRICULTURE
de l’Ouest
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
Réhabilitation du Système
d’Irrigation de Latannerie
AGRICULTURE
MARNDR
NORD
1 000 000,00
(1 000 000,00)
-
-
Réhabilitation du Système
d’Irrigation de la Plaine du Cul
du Sac
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
1 000 000,00
(1 000 000,00)
-
-
Restauration Palais Sans Souci CULTURE
ISPAN
NORD
1 000 000,00
(514 559,02)
-
485 440,98
Réhabilitation Route de Frères
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
1 250 000,00
(1 250 000,00)
-
-
Construction pont sur la rivière
Marigot/Peredo
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
1 500 000,00
(97 897,19)
-
1 402 102,81
Appui à la PNH
SECURITE
PNH
NATIONAL
1 500 000,00
-
-
1 500 000,00
260
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
SUD
2 000 000,00
(635 562,16)
-
1 364 437,84
MTPTC
SUD-EST
2 000 000,00
(115 988,26)
-
1 884 011,74
ENVIRONNEMENT
ME
NATIONAL
2 000 000,00
(98 153,51)
-
1 901 846,49
Lycée Toussaint Louverture
EDUCATION
MPCE
OUEST
2 000 000,00
(483 541,89)
-
1 516 458,11
Renovation urbaine à Hinche
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
2 000 000,00
(2 000 000,00)
-
-
Lycée Alexandre Pétion
EDUCATION
MPCE
OUEST
2 000 000,00
(130 460,50)
-
1 869 539,50
Finalisation de la Construction
des CASC
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
2 000 000,00
(325,87)
-
1 999 674,13
Projets d'assainissement
ENVIRONNEMENT
MPCE
NATIONAL
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
2 000 000,00
(1 659 969,99)
-
340 030,01
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
2 500 000,00
-
-
2 500 000,00
Ban’m Limye Ban’m La Vi
ENERGIE
BMPAD
NATIONAL
2 500 000,00
-
-
2 500 000,00
Réhabilitation route Colladère Cerca Cavajal 13 km + 2Km
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
2 750 000,00
(2 750 000,00)
-
-
PROJETS
Réhabilitation urbaine aux
Cayes
Construction pont sur la rivière
Gauche sur la route Jacmel/La
Vallée de Jacmel
Protection de l'Environnement
(note no 2)
Appui à la Mécanisation
AGRICOLE
Réhabilitation de rues au Cap
Haïtien, Phase 2 et
Réhabilitation de rues au Cap
Haïtien et environs
261
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
INFRASTRUCTURE
MTPTC
INFRASTRUCTURE
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
CENTRE
3 000 000,00
(269 948,55)
-
2 730 051,45
MPCE
SUD-EST
3 000 000,00
-
-
3 000 000,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
3 000 000,00
(380 969,90)
-
2 619 030,10
Réhabilitation/Construction et
Aménagement d'Infrastructures
Sportives
SPORT
MPCE
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000 000,00
Achat d'engrais
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
3 000 000,00
-
-
3 000 000,00
Construction pont Voldrogue
(170 ml)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
3 429 818,33
(2 619 936,49)
-
809 881,84
ECONOMIE
BMPAD
NATIONAL
3 500 000,00
(3 500 000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 000 000,00
(99 304,73)
-
3 900 695,27
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
OUEST
4 000 000,00
(2 000 000,00)
-
2 000 000,00
AGRICULTURE
MARNDR
ARTIBONITE
4 000 000,00
-
-
4 000 000,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
4 500 000,00
(9 322,03)
-
4 490 677,97
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
5 000 000,00
(169 875,81)
-
4 830 124,19
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Rénovation urbaine à
Mirebalais & Lascahobas
INFRASTRUCTURE
MPCE
Travaux de réhabilitation
d'urgence Route de Jacmel-La
Vallée 19 Km
INFRASTRUCTURE
Rénovation urbaine Saint Marc
PROJETS
Construction de dépôts pouvant
servir d’abri provisoire / Un
dépôt par département
Construction viaduc de
Delmas-Nazon
Appui au fonctionnement de
l’Unité de Construction de
Logements et de Bâtiments
Publics (UCLBP)
Recalibrage et Dragage du
Chenal Salée Floodway
Construction
d'infratructures
Socio-communautaires au Warf
de Jérémie à cité Soleil (Marché
Public, Ecole professionelle et
technique,
Parking,
Aménagement
route
de
contournement du Marché,
Aménagement paysager…)
Dragage des exutoires et de la
baie de Port au Prince
262
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION 15
AVRIL 2015
Rénovation Urbaine de Port-deINFRASTRUCTURE
Paix
MPCE
NORD-OUEST
5 000 000,00
(2 169 746,40)
-
2 830 253,60
Rénovation Urbaine Jérémie
INFRASTRUCTURE
MPCE
GRAND'ANSE
5 000 000,00
(1 416 138,51)
-
3 583 861,49
Sous Programme de
Réhabilitation et d'Entretien
d'Infrastructure de Transports
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
6 500 000,00
-
-
6 500 000,00
Développement Territorial
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
8 000 000,00
(41 763,92)
-
7 958 236,08
Construction et réhabilitation
d'hôpitaux
SANTE
MSPP
NATIONAL
8 500 000,00
(1 795 812,40)
-
6 704 187,60
Rénovation urbaine Gonaïves
(Phase 1) 14 Km
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
9 250 000,00
(1 630 829,25)
-
7 619 170,75
TOURISME
MTIC
SUD
10 000 000,00
(7 876 777,80)
-
2 123 222,20
ENERGIE
BMPAD
OUEST
10 000 000,00
-
-
10 000 000,00
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
13 000 000,00
(851 308,20)
-
12 148 691,80
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
19 000 000,00
(3 917 754,16)
-
15 082 245,84
SOCIAL
FAES
NATIONAL
28 500 000,00
-
-
28 500 000,00
210 967 318,33
(46 450 089,36)
-
164 517 228,97
PROJETS
Développement des
Infrastructures de Ile-à-Vache
Augmentation de la capacité de
génération électrique-Carrefour
I
Bouche Twou / Réhabilitation
urbaine à Port-au-Prince
(Pétion-ville)
Construction de Batiments et
de Logements publics
Programme de lutte contre la
pauvreté
TOTAL RESOLUTION 11
DEC-13
263
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
AFFECTATION
MONTANT
PROJET
RÉVISÉ ($US)
ANNEXE 12 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 23-07-2014
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Affectation
Mise en place de la plateforme de
logiciel pour le psugo
EDUCATION
MENFP
OUEST
300 000,00
Reforme de la formation professionnelle
EDUCATION
MENFP
NATIONAL
444 444,00
(444 444,00)
Projet Soins de Santé pour les Policiers
de la PNH selon accord entre le MPCE,
la PNH et l’Hopital Bernard Mevs
SANTE
MSPP
NATIONAL
687 500,00
(687 500,00)
Construction du barrage des trois (3)
rivieres (études)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
1 000 000,00
(1 000 000,00)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
1 000 000,00
(1 000 000,00)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
1 000 000,00
(1 000 000,00)
Protection contre incendie
SECURITE
PNH
NATIONAL
1 000 000,00
(791 350,00)
Amelioration de la securite routiere
SECURITE
PNH
NATIONAL
1 000 000,00
(1 000 000,00)
Mise en place de laboratoires scolaires
expérimentaux
EDUCATION
MENFP
NATIONAL
1 000 000,00
(1 000 000,00)
Programme e-gouvernance
TECHNOLOGIE
MPCE
NATIONAL
1 000 000,00
(1 000 000,00)
Projet de developpement frontalier (3
regions)
NATIONAL
MEF
NATIONAL
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Construction d'un systeme de cabotage
au niveau des presqu'iles du sud, nordouest, nord et d'un systeme de ferry
(mariani / port-au-prince) (etudes)
Construction d'une centrale
hydroelectrique dans les nippes (saut
baril) (phase 1 etudes)
264
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
300 000,00
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
208 650,00
-
-
-
-
-
-
-
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Affectation
Infrastructures sportives
SPORT
MJSAC
NATIONAL
2 000 000,00
(1 403 402,00)
Achat d’Engrais
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
2 000 000,00
(92 017,23)
Projet de construction et d'equipements
de dortoirs et de residences pour
professeurs et extension du campus
henry christophe de l'universite d'etat
d'haïti a limonade
EDUCATION
UEH
NORD
3 000 000,00
(49 180,33)
Sous-programme de collecte des
ordures
SANTE
MPCE
NATIONAL
3 000 000,00
(3 000 000,00)
ECONOMIE
MCI
NATIONAL
3 500 000,00
(57 377,05)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
3 500 000,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
3 800 000,00
Augmentation de la capacite de
generation electrique-carrefour 1
ENERGIE
BMPAD
OUEST
5 000 000,00
Centre de Traumalogie
SANTE
MSPP
OUEST
5 000 000,00
Rehabilitation route petite riviere de
nippes-petit-trou de nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
5 646 624,00
(264 088,02)
Appui a la PNH
SECURITE
PNH
NATIONAL
6 000 000,00
(3 469 034,27)
Plans Spéciaux de Développement
Territorial
NATIONAL
MPCE
NORD
8 900 000,00
(8 900 000,00)
Appui a la formalisation et capitalisation
de 20000 micro-entreprises recensees
sur l'ensemble du territoire
Rehabilitation de la route jacmel / la
vallee de jacmel
Construction du Local du Corps
d’Intervention et de Maintien de l’Ordre
(CIMO)
265
(3 800 000,00)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
596 598,00
1 907 982,77
2 950 819,67
3 442 622,95
3 500 000,00
5 000 000,00
5 000 000,00
5 382 535,98
2 530 965,73
-
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION LOCALISATION
Montant Projet
($US)
Désaffectation
Rehabilitation du troncon de route
carrefour 44/cote de fer
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
11 000 000,00
(4 612 033,26)
Programme Lutte Contre Pauvrete
Extreme et Exclusion Socaile
SOCIAL
MAST
NATIONAL
15 000 000,00
(4 177 697,48)
Batiments Publics/Logements
BATIMENTS ET
LOGEMENTS
UCLBP
NATIONAL
20 000 000,00
(20 000 000,00)
Sous-programme de conception et mise
en oeuvre de projets de developpement
territorial
NATIONAL
MPCE
NATIONAL
34 000 000,00
(10 814 604,98)
141 778 568,00
(70 562 728,62)
TOTAL RESOLUTION 23 JUIL-2014
266
Affectation
-
-
-
Montant Projet
révisé ($US)
6 387 966,74
10 822 302,52
23 185 395,02
71 215 839,38
ANNEXE 13 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 10-09-2014
PROJETS
Secteur d'activité
INSTITUTION
LOCALISATION
Montant Projet ($US)
Désaffectation
Affectation
Sous-Programme de Collecte
des Ordures
SANTE
MPCE
NATIONAL
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Programme de Lutte Contre
Pauvreté et Exclusion Sociale
SOCIAL
MAST
NATIONAL
3 000 000,00
(3 000 000,00)
MPCE
NATIONAL
3 500 000,00
(3 500 000,00)
PNH
NATIONAL
4 000 000,00
(4 000 000,00)
MTPTC
OUEST
4 197 201,29
(4 197 201,29)
UCLBP
NATIONAL
6 000 000,00
(6 000 000,00)
MTPTC
OUEST
7 000 000,00
-
29 697 201,29
(22 697 201,29)
Plans Spéciaux de
Développement Territorial
INFRASTRUCTURE
Appui à la PNH
SECURITE
Construction Viaduc de Delmas
INFRASTRUCTURE
Appui à L’UCLBP
AUTRES
Réhabilitation Route de
Tabarre
INFRASTRUCTURE
TOTAL RESOLUTION 10
SEPTEMBRE-2014
267
Montant Projet
révisé ($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
7 000 000,00
7 000 000,00
ANNEXE 14 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 15-04-2015
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
MONTANT
PROJET ($US)
INSTITUTION
LOCALISATION
MPCE
ARTIBONITE
30 000,00
(30 000,00)
MPCE
ARTIBONITE
33 476,00
(33 476,00)
MTPTC/MPCE
SUD-EST
50 000,00
(50 000,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
70 466,00
(70 466,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
180 851,00
(180 851,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
180 851,00
(180 851,00)
Soukri-Souvenance-Badio-La Ville
au Camp
CULTURE
MC-BE
NATIONAL
260 000,00
(260 000,00)
Rehabilitation place publique
"Canape Vert"
Construction d'un pont sur la riviere
Marigot/ Peredo
INFRASTRUCT
URE
INFRASTRUCT
URE
MPCE-UCLBP
OUEST
319 149,00
(319 149,00)
MTPTC
SUD-EST
335 111,00
(335 111,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
NORD-OUEST
361 702,00
(361 702,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
NORD-OUEST
425 532,00
(425 532,00)
Construction marche public des
Gonaives
Renovation urbaine des Gonaives
Gare routiere de Jacmel
Renovation des routes du Village
Artistique Noailles de Croix des
Bouquets
Rehabilitation place publique "Sainte
Anne"
Rehabilitation place publique
"Geffrard"
Construction de mediatheque a Jean
Rabel
Construction de mediatheque a Portde-Paix
268
INFRASTRUCT
URE
INFRASTRUCT
URE
INFRASTRUCT
URE
DÉSAFFECTATI
ON
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
-
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Rehabilitation et construction
d'infrastructure sanitaire
INFRASTRUCT
URE
MSPP
NATIONAL
425 532,00
(425 532,00)
Pont Lahaie Dame Marie
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
GRAND'ANSE
500 000,00
(500 000,00)
SPORT
MPCE
OUEST
500 000,00
(500 000,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
CENTRE
636 466,00
(636 466,00)
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
ARTIBONITE
672 379,00
(672 379,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
NORD-OUEST
702 128,00
(702 128,00)
SANTE
MPCE
OUEST
787 234,00
ECONOMIE
MCI
NATIONAL
864 502,00
(864 502,00)
Rehabilitation Place publique
"Occide Jeanty"
INFRASTRUCT
URE
MPCE-UCLBP
OUEST
1 000 000,00
(300 544,20)
699 455,80
Rehabilitation Carrefour DufortJacmel
Renforcement de la PNH/ soins de
Sante a la Police Nationale d'Haiti
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
SUD-EST
1 000 000,00
(446 089,12)
553 910,88
SECURITE
MJSP-PNH
OUEST
1 000 000,00
(134 621,58)
865 378,42
PROJETS
Rehabilitation Terrain de Football
Delmas 2
Renovation urbaine de la ville de
Hinche
Rehabilitation troncon RN1Freycineau/ St-Marc/ Bigot-Carrefour
Joffre, Biennac-Rue Clerveau et
RN1-Marchand (4)
Construction de mediatheque a Saint
Louis du Nord
Collecte des ordures
Mise en oeuvre d'activites de
renforcement a la creation et a la
gestion des entreprises
269
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
DÉSAFFECTATI
ON
-
-
-
-
-
787 234,00
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Projet de construction et
d'equipements de dortoirs et de
residences pour professeurs
INFRASTRUCT
URE
UEH
NORD
1 000 000,00
(1 000 000,00)
Construction d'un pont sur la Riviere
Gauche (Rte Jacmel-La Vallee de
Jacmel)
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
SUD-EST
1 106 020,00
(1 106 020,00)
Rehabilitation route Petite Riviere de
Nippes/ Petit Trou de Nippes
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
NIPPES
1 242 294,00
(425 015,00)
817 279,00
Construction de silos de stockage
pour securite alimentaire
INFRASTRUCT
URE
MEF-BMPAD
NATIONAL
1 261 119,00
(465 954,77)
795 164,23
Implantation de sites et de services
pour un developpement ordonne de
l'habitat (Urbanisation)
INFRASTRUCT
URE
UCLBP
NATIONAL
1 500 000,00
(1 500 000,00)
Construction de 50 serres dans 5
departements (N, NO, GA, SE)
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
1 500 000,00
(1 500 000,00)
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
1 561 400,00
(1 561 400,00)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
1 680 000,00
(1 680 000,00)
MPCE
NATIONAL
1 680 851,00
(1 680 851,00)
PROJETS
Subvention de fertilisant et
amelioration de la productivite des
cultures et des sols (St-Marc, Plaine
des Cayes, St-Raphael, Kenskoff,
Ferrier) achat d'engrais
Rehabilitation troncon FermatheFreres via Soisson, Duplan,
Girardeau et collectrices Rue
Mettelus, Meyotte-Freres,
Thomassin 25, Fermathe 45 et
Montagne Noire
Rehabilitation des places publiques
270
INFRASTRUCT
URE
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
DÉSAFFECTATI
ON
-
-
-
-
-
-
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Renforcement de structures des
batiments de l'Universite de
Limonade
INFRASTRUCT
URE
UEH
NORD
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Developpement des Infrastructures
de l'Ile a Vache
INFRASTRUCT
URE
MT
SUD
2 123 222,00
(2 123 222,00)
Debarcadere Faucault
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
SUD
2 250 000,00
(2 250 000,00)
Rehabilitation place publique
"Aeroport Hugo Chavez"
Debarcaderes de Saint Louis du
Nord
INFRASTRUCT
URE
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
2 313 365,00
(2 065 145,00)
MTPTC
NORD-OUEST
2 500 000,00
(2 500 000,00)
PROJETS
MONTANT
PROJET ($US)
DÉSAFFECTATI
ON
Appui a l'UCLBP
AUTRES
UCLBP
OUEST
3 000 000,00
(1 000 000,00)
Appui a la Cooperation Cubaine
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 070 000,00
(3 070 000,00)
Renovation urbaine de la ville des
Cayes
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
SUD
3 500 000,00
(3 404 838,48)
Programme de Stabilisation des prix
ECONOMIE
MEF-BMPAD
NATIONAL
3 771 478,00
(3 771 478,00)
271
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
-
248 220,00
-
2 000 000,00
-
95 161,52
-
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Amenagement du Bord de Mer de la
Ville du Cap-Haitien
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
NORD
4 000 000,00
(4 000 000,00)
Construction de structures
d'irrigation a Saut du Baril (Nippes),
Marion (Sud'Est) et Trois-Rivieres
(nord-Ouest) et construction de lac
collinaires
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
4 500 000,00
(4 500 000,00)
Reconstruction du Lycee Alexandre
Petion (incluant supervision)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
4 562 018,00
(4 349 962,30)
Renovation urbaine a Mirbalais et
Lascahobas
INFRASTRUCT
URE
MPCE
CENTRE
4 951 433,00
Reconstruction du Lycee Toussaint
Louverture (incluant supervision)
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
5 544 708,00
(4 761 527,65)
Rehabilitation de la Route 9
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
OUEST
6 000 000,00
(6 000 000,00)
Rehabilitation de la route de Pernier
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
OUEST
6 000 000,00
(6 000 000,00)
Intervention d'urgence
AUTRES
MEF
NATIONAL
6 200 000,00
(6 200 000,00)
Fonds de supervision des travaux
relatifs aux projets d'infrastructures
AUTRES
MPCE
NATIONAL
6 357 666,00
(5 992 368,86)
272
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
DÉSAFFECTATI
ON
-
-
-
212 055,70
4 951 433,00
783 180,35
-
365 297,14
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Rehabilitation de la route de Tabarre
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
OUEST
7 000 000,00
(7 000 000,00)
Rehabilitation du troncon Port-dePaix Port Margot
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
NORD-OUEST
7 000 000,00
(5 936 994,93)
1 063 005,07
Appui a la PNH: Renforcement des
capacites d'intervention de la Police
Nationale (PNH)
SECURITE
MJSP-PNH
NATIONAL
8 147 778,00
(7 136 066,14)
1 011 711,86
INFRASTRUCT
URE
MPCE
NATIONAL
8 200 000,00
(6 061 526,91)
2 138 473,09
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
8 222 000,00
(4 974 035,29)
3 247 964,71
INFRASTRUCT
URE
MPCE
NIPPES
8 600 000,00
(8 455 739,74)
144 260,26
INFRASTRUCT
URE
MPCE
OUEST
9 000 000,00
(7 187 127,97)
1 812 872,03
Dette SECOSA
AUTRES
MPCE
NATIONAL
9 000 000,00
(9 000 000,00)
Lutte contre la pauvrete et l'exclusion
sociale
SOCIAL
MAST/FAES
NATIONAL
10 000 000,00
(8 158 379,37)
1 841 620,63
Construction Viaduc Delmas/ Nazon
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
OUEST
10 709 660,00
(4 740 243,03)
5 969 416,97
Construction de batiments et de
logements publics-UCLBP
INFRASTRUCT
URE
UCLBP
OUEST
12 000 000,00
(5 945 100,00)
6 054 900,00
Rehabilitation, construction et
amenagement d'infrastructures
sportives (installation de gazon
synthetique, Hinche, Saint Louis du
Nord et Thomassin)
Construction du marche public de
Fontamara
Construction Gare Routiere et
Marche Public a Miragoane (incluant
la supervision)
Construction d'infrastructure sociocommunautaire au Warf de Jeremie
a Cite Soleil
273
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
DÉSAFFECTATI
ON
-
-
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Conception et mise en oeuvre de
projets de developpement territorial
AUTRES
MPCE
NATIONAL
12 702 373,00
(6 870 448,79)
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
SUD-EST
15 000 000,00
(15 000 000,00)
INFRASTRUCT
URE
MSPP
NATIONAL
16 330 796,00
(16 330 796,00)
INFRASTRUCT
URE
MTPTC
NATIONAL
17 000 000,00
(11 764 294,68)
5 235 705,32
254 423 560,00
(206 897 935,81)
47 525 624,19
Rehabilitation du troncon de Route
Carrefour 44/ Cote de Fer
Construction et rehabilitation
d'hopitaux (HUEH, St Michel de
Jacmel, Simbi Continental de
Martissant, Hopital Sans-Fil, Centre
de Trauma, Hopital de Bon Repos…)
Rehabilitation de la route CayesJeremie-A033178-001-Source
MTPTC
TOTAL RESOLUTION 15 Avril
2015
274
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
DÉSAFFECTATI
ON
5 831 924,21
-
-
ANNEXE 15 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 22-07-2015
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
Renovation urbaine de la ville de Hinche
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
Renovation urbaine des Gonaives
INFRASTRUCTURE
MPCE
ARTIBONITE
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
INFRASTRUCTURE
UCLBP
NATIONAL
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
Renovation urbaine de la ville des Cayes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
Mise en oeuvre d'activites de
renforcement a la creation et a la gestion
des entreprises
ECONOMIE
MCI
NATIONAL
MTIC
SUD
PNH
OUEST
BMPAD
NATIONAL
Renovation des routes du Village
Artistique Noailles de Croix des Bouquets
Implantation de sites et de services pour
un developpement ordonne de l'habitat
(Urbanisation)
Subvention de fertilisant et amelioration
de la productivite des cultures et des sols
(St-Marc, Plaine des Cayes, St-Raphael,
Kenskoff, Ferrier) achat d'engrais
Developpement des Infrastructures de l'Ile
INFRASTRUCTURE
a Vache
Renforcement de la PNH/ soins de Sante
SECURITE
a la Police Nationale d'Haiti
Programme de Stabilisation des prix
275
ECONOMIE
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
MONTANT
PROJET ($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
AUTRES
MPCE
NATIONAL
Construction marche public des Gonaives
INFRASTRUCTURE
MPCE
Gare routiere de Jacmel
INFRASTRUCTURE
Rehabilitation place publique "Sainte
Anne"
PROJETS
Dette SECOSA
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
MONTANT
PROJET ($US)
-
-
ARTIBONITE
30 000,00
(30 000,00)
MPCE
SUD-EST
50 000,00
(50 000,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
180 851,06
-
Rehabilitation place publique "Geffrard"
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
180 851,06
Debarcadere Faucault
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
250 000,00
-
CULTURE
MC
NATIONAL
260 000,00
(260 000,00)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
300 544,20
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
319 148,94
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
335 111,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD-OUEST
361 702,13
(32 712,75)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD-OUEST
425 531,91
(38 485,58)
-
387 046,33
Rehabilitation et construction
d'infrastructure sanitaire
INFRASTRUCTURE
MSPP
NATIONAL
425 531,91
(425 531,91)
-
-
Rehabilitation Carrefour Dufort-Jacmel
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
446 089,12
(49 456,23)
Debarcaderes de Saint Louis du Nord
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
500 000,00
-
Soukri-Souvenance-Badio-La Ville au
Camp
Rehabilitation Place publique "Occide
Jeanty"
Rehabilitation place publique "Canape
Vert"
Construction d'un pont sur la riviere
Marigot/ Peredo
Construction de mediatheque a Jean
Rabel
Construction de mediatheque a Port-dePaix
276
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
180 851,06
180 851,06
250 000,00
300 544,20
319 148,94
335 111,00
328 989,38
396 632,89
500 000,00
PROJETS
Pont Lahaie Dame Marie
Rehabilitation Terrain de Football Delmas
2
Rehabilitation du Systeme d'irrigation de
la Plaine du Cul de Sac
Rehabilitation troncon RN1-Freycineau/
St-Marc/ Bigot-Carrefour Joffre, BiennacRue Clerveau et RN1-Marchand (4)
Construction de mediatheque a Saint
Louis du Nord
Rehabilitation des places publiques
Projet de construction et d'equipements
de dortoirs et de residences pour
professeurs
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
500 000,00
-
SPORT
MPCE
OUEST
500 000,00
(500 000,00)
AGRICULTURE
MARNDR
OUEST
669 613,57
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
INFRASTRUCTURE
MPCE
INFRASTRUCTURE
INFRASTRUCTURE
Construction de 50 serres dans 5
AGRICULTURE
departements (N, NO, GA, SE)
Construction de structures d'irrigation a
Saut du Baril (Nippes), Marion (Sud'Est) et
AGRICULTURE
Trois-Rivieres (nord-Ouest) et
construction de lac collinaires
Rehabilitation troncon Fermathe-Freres
via Soisson, Duplan, Girardeau et
collectrices Rue Mettelus, Meyotte-Freres, INFRASTRUCTURE
Thomassin 25, Fermathe 45 et Montagne
Noire
-
500 000,00
-
-
(669 613,57)
-
-
672 379,00
-
-
672 379,00
NORD-OUEST
702 127,66
(63 501,21)
-
638 626,45
MPCE
NATIONAL
840 425,53
(840 425,53)
-
-
UEH
NORD
1 000 000,00
-
-
1 000 000,00
MARNDR
NATIONAL
1 000 000,00
(1 000 000,00)
-
-
MARNDR
NATIONAL
1 500 000,00
(1 500 000,00)
MPCE
OUEST
1 680 000,00
-
-
1 680 000,00
-
-
Collecte des ordures
SANTE
MPCE/
SMCRS
NATIONAL
1 800 000,00
(1 203 573,42)
-
596 426,58
Intervention dans les zones a risque/ CNE
AUTRES
CNE
OUEST
1 800 000,00
(1 800 000,00)
-
-
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
1 816 427,65
-
-
1 816 427,65
Reconstruction du Lycee Toussaint
Louverture (incluant supervision)
277
INSTITUTION
LOCALISATION
AUTRES
UCLBP
OUEST
2 000 000,00
(2 000 000,00)
Renforcement de structures des batiments
INFRASTRUCTURE
de l'Universite de Limonade
UEH
NORD
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
Amenagement du Bord de Mer de la Ville
du Cap-Haitien
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
2 000 000,00
-
-
2 000 000,00
Rehabilitation place publique "Aeroport
Hugo Chavez"
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
2 065 145,00
-
-
AUTRES
MTIC
SUD
2 500 000,00
-
-
2 500 000,00
INFRASTRUCTURE
BMPAD
NATIONAL
3 024 732,27
-
-
3 024 732,27
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 070 000,00
(3 070 000,00)
-
-
Construction d'un pont sur la Riviere
INFRASTRUCTURE
Gauche (Rte Jacmel-La Vallee de Jacmel)
MTPTC
SUD-EST
3 126 962,55
-
-
3 126 962,55
Rehabilitation route Petite Riviere de
Nippes/ Petit Trou de Nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
3 212 283,00
-
-
3 212 283,00
Travaux de rehabilitation et de reparation
des rues
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
3 600 000,00
(124 452,41)
-
3 475 547,59
Fonds de supervision des travaux relatifs
aux projets d'infrastructures
AUTRES
MPCE
NATIONAL
3 675 720,61
-
-
3 675 720,61
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
4 000 000,00
-
-
4 000 000,00
AUTRES
MTPTC
NATIONAL
4 100 000,00
(141 737,46)
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
4 349 963,30
Appui a l'UCLBP
Plan special des Cayes
Construction de silos de stockage pour
securite alimentaire
Appui a la Cooperation Cubaine
Renovation urbaine a Mirbalais et
Lascahobas
Curage mecanique et manuel
Reconstruction du Lycee Alexandre
Petion (incluant supervision)
278
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
-
-
-
-
2 065 145,00
3 958 262,54
4 349 963,30
INSTITUTION
LOCALISATION
Rehabilitation de la Route 9
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 636 364,00
-
Rehabilitation de la route de Pernier
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 636 364,00
-
Construction Viaduc Delmas/ Nazon
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
4 740 243,00
-
MTPTC
SUD
4 947 368,42
(4 947 368,42)
MPCE
OUEST
4 974 035,29
MPCE
OUEST
5 000 000,00
Construction du terminal de l'aeroport des
INFRASTRUCTURE
Cayes (Antoine Simon)
Construction du marche public de
INFRASTRUCTURE
Fontamara
Construction d'infrastructure sociocommunautaire au Warf de Jeremie a Cite INFRASTRUCTURE
Soleil
MONTANT
PROJET ($US)
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
PROJETS
Construction de batiments et de
logements publics-UCLBP
INFRASTRUCTURE
UCLBP
OUEST
5 000 000,00
Rehabilitation du troncon Port-de-Paix
Port Margot
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
5 000 000,00
Appui a la PNH: Renforcement des
capacites d'intervention de la Police
Nationale (PNH)
SECURITE
PNH
NATIONAL
6 000 000,00
Rehabilitation, construction et
amenagement d'infrastructures sportives
INFRASTRUCTURE
(installation de gazon synthetique, Hinche,
Saint Louis du Nord et Thomassin)
MPCE
NATIONAL
6 061 526,91
Rehabilitation de la route de Tabarre
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
7 000 000,00
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
7 224 066,52
INFRASTRUCTURE
MPCE
NIPPES
8 455 739,74
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NATIONAL
8 764 294,68
Rehabilitation du troncon de Route
Carrefour 44/ Cote de Fer
Construction Gare Routiere et Marche
Public a Miragoane (incluant la
supervision)
Rehabilitation de la route Cayes-JeremieA033178-001-Source MTPTC
279
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
4 636 364,00
4 636 364,00
4 740 243,00
4 974 035,29
5 000 000,00
5 000 000,00
5 000 000,00
6 000 000,00
6 061 526,91
7 000 000,00
7 224 066,52
8 455 739,74
8 764 294,68
PROJETS
Intervention d'urgence
Construction et rehabilitation d'hopitaux
(HUEH, St Michel de Jacmel, Simbi
Continental de Martissant, Hopital SansFil, Centre de Trauma, Hopital de Bon
Repos…)
Lutte contre la pauvrete et l'exclusion
sociale
Conception et mise en oeuvre de projets
de developpement territorial
TOTAL RESOLUTION 22 JUILLET 2015
280
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION
LOCALISATION
MONTANT
PROJET ($US)
AUTRES
MPCE
NATIONAL
INFRASTRUCTURE
MSPP
NATIONAL
SOCIAL
MAST/ FAES
NATIONAL
12 344 680,53
AUTRES
MPCE
NATIONAL
15 000 000,00
10 000 000,00
12 000 000,00
193 055 824,56
MONTANT
DÉSAFFECTATION
PROJET RÉVISÉ
AFFECTATION
RÉSOLUTION
($US)
-
-
-
-
-
-
-
-
(18 746 858,49)
-
10 000 000,00
12 000 000,00
12 344 680,53
15 000 000,00
174 308 966,07
ANNEXE 16 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 06-01-2016
PROJETS
Travaux additionnels sur
Freycineau (St-Marc) -Bigot
(Gonaives), Construction
raccordement pont Gaudin et
Mapou a RN1
Réhabilitation des rues a
Ouanaminthe
Reconstruction Rues CODEVI et
Liberte
Entretien Route Petion Ville Laboule 12
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION LOCALISATION
MONTANT
PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
39 199,07
-
-
39 199,07
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
52 821,50
-
-
52 821,50
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-EST
68 548,40
-
-
68 548,40
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
74 006,31
-
-
74 006,31
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
84 645,94
-
-
84 645,94
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
152 096,32
-
-
152 096,32
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
155 961,54
-
-
155 961,54
Rehabilitation de la route CanapeVert Sainte Marie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
169 255,44
-
-
169 255,44
Subvention de fertilisant et
amélioration de la productivite des
cultures et des sols (St-Marc,
Plaine des Cayes, St-Raphael,
Kenskoff, Ferrier) achat d'engrais
AGRICULTURE
MARNDR
NATIONAL
188 113,12
-
-
188 113,12
Extension Laboule 12 - Kenskoff
Construction Viaduc Delmas/
Nazon
Réhabilitation tronçon FermatheFreres via Soisson, Duplan,
Girardeau et collectrices Rue
Mettelus, Meyotte-Freres,
Thomassin 25, Fermathe 45 et
Montagne Noire
281
PROJETS
Travaux additionnels sur
Freycineau Bigot (Gonaives),
Drainage de Freycineau a Pont
Pierre
Réhabilitation de la route de
Tabarre (incluant drainage vers la
Riviere Grise)
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION LOCALISATION
MONTANT
PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
192 307,69
-
-
192 307,69
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
247 964,03
-
-
247 964,03
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD
249 175,42
-
-
249 175,42
MTPTC
OUEST
249 277,81
-
-
249 277,81
MCI
NATIONAL
275 836,69
-
-
275 836,69
MTPTC
SUD
288 461,54
-
-
288 461,54
MTPTC
OUEST
384 615,38
-
-
384 615,38
Réhabilitation urbaine de Jeremie
MTPTC
GRAND'ANSE
384 615,38
-
-
384 615,38
Réhabilitation route Bigot Carrefour
INFRASTRUCTURE
Joffre (By pass Gonaives)
MTPTC
ARTIBONITE
384 615,38
-
-
384 615,38
Travaux de construction du Pont
Lahaie Dame Marie
INFRASTRUCTURE
MTPTC
GRAND'ANSE
459 716,56
-
-
459 716,56
Finalisation de la construction des
CASC
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
500 000,00
-
-
500 000,00
Réhabilitation, construction et
aménagement d'infrastructures
sportives (installation de gazon
INFRASTRUCTURE
synthétique, Hinche, Saint Louis du
Nord et Thomassique)
MPCE
NATIONAL
513 806,41
-
-
513 806,41
Construction d'un pont sur la rivière
INFRASTRUCTURE
Marigot/ Peredo
MTPTC
SUD-EST
653 545,10
-
-
653 545,10
Débarcadère Faucault
Réhabilitation route Laboule 12 INFRASTRUCTURE
Kenskoff
Mise en œuvre d'activite de
renforcement a la creation a la
ECONOMIE
gestion des entreprises
Réhabilitation urbaine de la ville
INFRASTRUCTURE
des Cayes
Réhabilitation de la route de Freres INFRASTRUCTURE
282
MONTANT
PROJET
($US)
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
Réhabilitation tronçon RN1Freycineau/ St-Marc/
Bigot(Gonaives)-Construction
raccordement Gaudin et Mapou a
RN1
INFRASTRUCTURE
MTPTC
ARTIBONITE
673 774,85
-
-
673 774,85
Réhabilitation place publique
"Aéroport Hugo Chavez"
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
685 394,99
-
-
685 394,99
AUTRES
MPCE
NATIONAL
712 133,42
-
-
712 133,42
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
777 346,79
-
-
777 346,79
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
795 195,48
-
-
795 195,48
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 000 000,00
-
-
1 000 000,00
Réhabilitation de la route Jacmel La Vallée de Jacmel
INFRASTRUCTURE
MTPTC
SUD-EST
1 105 769,23
-
-
1 105 769,23
Réhabilitation route Miragoane Petite Rivière de Nippes
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
1 503 355,83
-
-
1 503 355,83
Rénovation urbaine de la ville de
Hinche
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
1 538 461,54
-
-
1 538 461,54
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NIPPES
1 857 255,33
-
-
1 857 255,33
INFRASTRUCTURE
MTPTC
OUEST
1 923 076,92
-
-
1 923 076,92
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD
1 923 076,92
-
-
1 923 076,92
Intervention d'urgence du
gouvernement
Reconstruction du Lycée
Alexandre Petion (incluant
supervision)
Construction du marché public de
Fontamara
Réhabilitation et entretien des rues
dans la zone métropolitaine de
Port-au-Prince (Petion-Ville)
Réhabilitation route Petite Rivière
de Nippes/ Petit Trou de Nippes
Construction Viaduc Marine
Haïtienne
Réhabilitation et entretien de la
route Baie de l'Acul/ Barriere
Battant-Milot (RN1) et Barriere
Battant Milot
283
INSTITUTION LOCALISATION
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
PROJETS
Construction du marche public de
Pignon
Réhabilitation du tronçon Port-dePaix Port Margot
Réhabilitation de la route
Colladere-Cerca Carvajal
Reconstruction du Lycée Toussaint
Louverture (incluant supervision)
Conception et mise en œuvre de
projets de développement territorial
Construction et réhabilitation
d'Hôpitaux (HUEH,St Michel de
Jacmel, Simbi Continental de
Martissant, Hopital Sans-Fil,
Centre de Trauma, Hopital de Bon
Repos, Port-de-Paix, Ouanaminthe
Construction de bâtiments et de
logements publics-UCLBP
TOTAL RESOLUTION 6 JUILLET
2016
284
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
INSTITUTION LOCALISATION
MONTANT
PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION AFFECTATION
MONTANT
PROJET RÉVISÉ
($US)
INFRASTRUCTURE
MPCE
NORD
1 923 076,93
-
-
1 923 076,93
INFRASTRUCTURE
MTPTC
NORD-OUEST
2 500 000,00
-
-
2 500 000,00
INFRASTRUCTURE
MPCE
CENTRE
2 586 538,46
-
-
2 586 538,46
INFRASTRUCTURE
MPCE
OUEST
2 843 391,25
-
-
2 843 391,25
AUTRES
MPCE
NATIONAL
6 196 715,17
-
-
6 196 715,17
SANTE
MSPP
NATIONAL
9 932 958,46
-
-
9 932 958,46
INFRASTRUCTURE
MPCE
NATIONAL
11 923 001,96
-
-
11 923 001,96
58 169 108,56
-
-
58 169 108,56
ANNEXE 17 – PROJETS DE LA RÉSOLUTION DU 28-09-2016
PROJETS
SECTEUR
D'ACTIVITÉ
MONTANT PROJET
($US)
DÉSAFFECTATION
RÉSOLUTION
MONTANT PROJET
RÉVISÉ ($US)
Réhabilitation de la Route Cayes-Jeremie-A033178-001
INFRASTRUCTURE
5 835 867,00
-
5 835 867,00
Réhabilitation Route Petite Rivière de Nippes/ Petit Trou de
Nippes
INFRASTRUCTURE
5 000 000,00
-
5 000 000,00
Réhabilitation d'urgence de la route Colladere Cerca Carvajal
INFRASTRUCTURE
5 375 702,00
-
5 375 702,00
Rénovation urbaine de Chansolme
INFRASTRUCTURE
1 000 000,00
-
1 000 000,00
Réhabilitation Route Meyotte/ Freres
INFRASTRUCTURE
2 000 000,00
-
2 000 000,00
Construction du Marche public de Grande Rivière du Nord
INFRASTRUCTURE
800 000,00
-
800 000,00
Construction du Lycée National Francois Capois/ Chansolme
EDUCATION
1 000 000,00
-
1 000 000,00
Réhabilitation troncon RN1-Freycineau/ St-Marc/ BigotCarrefour Joffre, Biennac-Rue Clerveau et RN1-Marchand
INFRASTRUCTURE
1 250 000,00
-
1 250 000,00
Réhabilitation de la route de Frères
INFRASTRUCTURE
766 722,00
-
766 722,00
Construction Viaduc Delmas/ Nazon
INFRASTRUCTURE
541 255,00
-
541 255,00
Aménagement du Bord de Mer de la Ville du Cap-Haitien
INFRASTRUCTURE
2 619 183,00
-
2 619 183,00
Réhabilitation de la Villa d'Accueil
INFRASTRUCTURE
1 080 000,00
-
1 080 000,00
Construction de la route Jacmel/ La Vallée de Jacmel
INFRASTRUCTURE
6 000 000,00
-
6 000 000,00
33 268 729,00
-
33 268 729,00
TOTAL RESOLUTION 20 SEP-2008
285
286