(FY2015) Odit Pwosedi Akizisyon Piblik nan Sis Enstitisyon ak Inite Pwojè pou Ane Fiskal 2014-2015 - Rezime Egzekitif
Rezime — Rapò final sa a prezante yon rezime egzekitif odi pwosedi akizisyon piblik nan sis enstitisyon ak inite pwojè ayisyen pou ane fiskal 2014-2015 la. Odi a, ki te fèt pa Daniel Thirion International, te vize evalye konfòmite ak règleman yo, idantifye non-konfòmite, epi bay rekòmandasyon pou amelyore gouvènans ak ranfòse kapasite fèm odi lokal yo. Li revele anpil non-konfòmite, sitou konsènan planifikasyon, achiv, ak itilizasyon akò dirèk.
Dekouve Enpotan
- 9% nan kontra yo te odit (33 sou 71) pa t konfòm ak règleman yo, sa ki montre pratik jesyon kalite yo pa t ase bon.
- Anpil inite pwojè pa gen Komisyon Espesyalize Mache Piblik (CSMP/CMMP), sa ki fè yo pa respekte dispozisyon Lwa a.
- Planifikasyon akizisyon yo pa regilye e pa konplè nan enstitisyon yo, sa ki anpeche CNMP gen enfòmasyon fyab sou nivo nasyonal la.
- Achiv dosye akizisyon yo gen anpil defisyans, manke pwosedi ofisyèl, pèsonèl ki fòme ak espas dedye, sa ki rann li difisil pou jwenn dokiman ki nesesè pou odi yo.
- Yon gwo pousantaj akò dirèk (37.5%) ak pwosedi ijans ki pa jistifye konpwomèt prensip ekonomi, transparans ak ekite.
Deskripsyon Konple
Rezime egzekitif sa a prezante konsta ak rekòmandasyon ki soti nan yon odi pwosedi akizisyon piblik nan sis enstitisyon ak inite pwojè ayisyen pou ane fiskal 2014-2015 la. Odi a, ki te komisyone pa Komisyon Nasyonal Mache Piblik (CNMP) e ki te fèt pa Daniel Thirion International, te gen de objektif: verifye regilarite pwosesis akizisyon yo ak ranfòse kapasite fèm kontablite lokal yo. Dimansyon odi a te gen ladan l revizyon estrikti òganizasyonèl yo, pwosedi akizisyon detaye, ak jesyon kontra, ak enspeksyon fizik machandiz yo te resevwa oswa travay yo te fini.
Odi a te idantifye yon gwo non-konfòmite ak règleman yo, mank nan planifikasyon ak achiv, ak yon gwo itilizasyon akò dirèk ki pa konpetitif. Li te tou mete aksan sou pwoblèm ak dosye teknik ki pa konplè, resous jesyon pwojè ki pa adekwat, ak yon mank de direktiv klè pou kontra ki anba sèten papòt. Rekòmandasyon yo konsantre sou estandadizasyon pwosedi yo, amelyorasyon planifikasyon ak achiv, ranfòsman kontwòl entèn yo, ak ogmantasyon kapasite otorite kontra yo ak òfè sektè prive yo.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
REPUBLIQUE DE HAITI
MINISTÈRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES
COMMISSION NATIONALE DES MARCHÉS PUBLICS
UNITÉ DE COORDINATION DE PROJETS
AUDIT DES PROCEDURES DE PASSATION DE MARCHES
DANS SIX INSTITUTIONS ET UNITES DE PROJETS
POUR L'EXERCICE 2014 – 2015
Sommaire Exécutif
Rapport Final
Novembre 2016
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TABLE DES MATIERES
AUDIT DES PROCEDURES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
Exercice 2014-2015
I. INTRODUCTION
II. LES STRUCTURES DE GESTION DES PASSATIONS DE MARCHES
2.1. Sommaire des Constats
2.2. Recommandations portant sur l'Organisation Structurelle
III. LES PROCEDURES DE PASSATIONS
3.1. Sommaire des Constats
3.2. Recommandations relatives à la Conduite des Procédures
IV. LA GESTION CONTRACTUELLE
4.1. Sommaire des Constats
4.2. Recommandations relatives aux Conditions de Gestion Contractuelle
V. LA COMPOSANTE DE FORMATION DES FIRMES D'AUDIT LOCALES
5.1. Introduction
5.2. Constats
5.3. Recommandations et Suggestion d'Actions Futures
VI. LISTE DES ANNEXES
Annexe 1: Acronymes
Annexe 2: Liste des Personnes Rencontrées
Annexe 3: Qualifications d’un Consultant Auditeur en PDM
Annexe 4 : Liste des Contrats Revus
Annexe 5 : Statistiques et Echantillons
Annexe 6 : Termes de Référence
Annexe 7: Méthodologie de la Proposition Technique acceptée
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Préambule
Le présent rapport a pour objet de servir de sommaire des résultats des audits des procédures de
passations de marchés telles qu'appliquées dans six institutions de la République d'Haïti durant
l'exercice fiscal 2014-2015. Les audits ont été conduits par la firme Daniel Thirion International
(DTI Inc.) entre les 11 et 30 juillet 2016 dans le cadre de son contrat ED-07-16-
UCP/CNMP/PRU2I2/PPM-C.17 avec l'Unité de Coordination de Projets du Ministère de
l'Economie et des Finances. Les six institutions auditées sont: l'Unité de Construction de Logements
et de Bâtiments Publics (UCLBP); le Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural (MARNDR); le Ministère des Travaux Publics, des Transports et
Communications (MTPTC); le Bureau de Monétisation des Projets de l'Aide au Développement
(BMPAD); le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP); le Ministère de
l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).
L’exécution du mandat de DTI, financée par la Banque Mondiale, a été coordonnée par la
Commission Nationale des Marchés publics (CNMP) l’organe de régulation des marchés publics en
Haïti et à ce titre, responsable de mettre en œuvre les procédures d’audits indépendants des marchés
(article 10, par. 13 de la loi). La CNMP a créé un Comité de Suivi, de Supervision et Évaluation
pour l’assister dans l’appui à la mission DTI. DTI remercie chaleureusement les membres de la
CNMP pour leur rôle de conseil lors de l’exécution de la mission et les membres du Comité de
Suivi pour leur assistance lors des rencontres et séances de travail avec les entités auditées de même
que lors de l’exécution de la mission y compris lors des visites sur site.
Chacun des audits couvrant ces institutions fait l'objet d'un rapport spécifique complémentant le
présent sommaire. En outre le présent rapport de couverture inclut aussi des considérations traitant
de thèmes d'ordre général pouvant découler des constats des audits, dans l'objectif d'appuyer les
progrès vers un solide système de passation de marchés publics de standard international, et
d'assister au renforcement de la CNMP dans ses fonctions d'autorité de régulation.
4
I. INTRODUCTION
L'audit de chaque institution comporte trois composantes: une prise de connaissance et évaluation
de la structure organisationnelle dans le processus de passation au sein de chaque institution, une
revue détaillée des procédures de passation proprement dites, et pour un échantillon déterminé, une
revue des procédures de gestion contractuelle avec inspections physiques de fournitures livrées ou
de travaux en cours ou achevés.
La mission dans son ensemble avait aussi une composante de formation de firmes d'audit locales
intéressées à s'associer à l'exercice et à acquérir un savoir-faire grâce à un accompagnement et une
collaboration active avec la firme DTI dans chaque phase de l'audit.
Plus spécifiquement et selon les termes de de la proposition technique du 6 juin 2016, les objectifs
ont été de vérifier la conformité des procédures utilisées, exprimer une opinion sur l'adéquation des
procédures utilisées en vérifiant leur conformité avec les principes fondamentaux d'équité,
d'économie, de transparence et d'efficacité, ainsi qu'avec la réglementation en vigueur, d'identifier
les cas de non-conformité et/ou d'irrégularités, et de dégager de ces constats une opinion sur les
pratiques des autorités contractantes, sur la qualité des conditions d'appels d'offres et des contrats.
Sur le plan organisationnel, l'audit permet de vérifier la bonne gestion de la planification, de la
capacité des gestionnaires des passations à s'acquitter de leurs responsabilités, et de vérifier que
l'archivage permet les actions de contrôle. Sur le plan de la gestion contractuelle, un contrôle limité
a porté sur l'application des dispositions contractuelles et la conformité des biens et services.
L'audit a couvert les procédures d'attribution d'un total de 71 contrats représentant des engagements
de 5,798,187,672 Gourdes, ou l'équivalent de l'ordre de $128,848,615 USD
1
.
DTI a essentiellement exécuté la mission conformément à sa proposition technique. La mission
d’audit a connu des retards dus en grande partie à la mise à disposition tardive des listes de contrats
et à la difficulté d’obtenir les documents relatifs aux procédures de passation. L’archivage déficient
des dossiers est à l’origine de cette difficulté. Notons par ailleurs que la présence au sein des
institutions auditées de gestionnaires ayant des souvenirs assez précis des dossiers a permis de
combler certaines lacunes dans la tenue des dossiers. On pourrait proposer que les prochains audits
ne débutent qu’après avoir obtenu des institutions auditées l’assurance que tous les dossiers de
marchés sont disponibles et complets. Ainsi, les auditeurs pourront se concentrer sur leur travail
d’examen des dossiers (leur domaine d’expertise) et non sur la recherche d’informations qui ne
requiert pas leur niveau d’expertise.
Malgré les difficultés rencontrées, en considération du contexte particulier de l'audit et de sa
fonction dans le cadre des efforts de réforme des pratiques de gouvernance par les autorités
contractantes, comme par les institutions de contrôle et de régulation, les auditeurs ont fait le
nécessaire pour mettre un accent particulier sur la définition de recommandations pratiques
couvrant autant que possible les aspects d'organisation, de gestion des procédures de passation, et
du contrôle de conformité des biens et services avec les conditions contractuelles.
1
Pour l’objectif de définir l’échantillon de contrats, un taux moyen de $1.00 USD= 45 Gourdes Haïtiennes a été utilisé.
5
Le présent sommaire va donc s'attacher à rassembler les constats établis dans chaque institution
pour les rassembler en familles qui permettront de définir et de prioriser des axes principaux
d'actions correctives au niveau national et des recommandations couvrant le domaine plus large des
fonctions de régulation. De manière à faire le lien entre ce rapport de synthèse et les rapports
individuels portant sur les 6 institutions auditées, il apparaît utile de rappeler la méthodologie de la
mission DTI de même que les principes ayant servi à la confection de l’échantillon.
Méthodologie
La méthodologie d’intervention s’est articulée comme suit :
Étapes de l’intervention:
Réunion préparatoire de DTI avec la CNMP au cours de laquelle des informations ont été
échangées et les attentes précisées en vue du démarrage de la mission;
Réunion d’ouverture de la mission, coordonnée par la CNMP, à laquelle ont participé les
auditeurs de DTI, les auditeurs des firmes d’expertise comptable locales, les membres de la
CNMP et du Comité de Suivi au cours de laquelle la méthodologie, le manuel de
procédures, le programme de travail et autres éléments ont été présentés;
Réunion d’introduction coordonnée par la CNMP dans chacune des institutions à auditer en
vue d’une part de présenter les auditeurs des firmes locales et de DTI, et d’autre part de
rappeler les objectifs et les étapes de l’audit de même que les attentes en termes de
documents à produire et informations à fournir aux auditeurs pour assurer le succès de la
mission. Les visites d’introduction de DTI coordonnées par la CNMP et effectuées en
compagnie des membres de la CNMP et du Comité de Suivi, de Supervision et de
Validation auprès des autorités contractantes auditées ont eu pour effet de démontrer le
niveau élevé de professionnalisme des instances de pilotage de la mission et assurer un
maximum de coopération de la part des autorités contractantes;
Les auditeurs, au cours de la mission, ont examiné les documents et tenu des réunions
formelles et informelles avec les responsables de la passation des marchés afin d’obtenir les
précisions nécessaires à leur bonne compréhension de la situation;
En cours d’audit, les auditeurs accompagnés des représentants du Comité de Suivi et
assistés de représentants des institutions auditées ont également effectué des visites sur site
afin de mieux évaluer la gestion physique des marchés;
A la fin de l’intervention dans chacune des institutions auditées, les auditeurs de DTI ont
rencontré les responsables de la passation des marchés afin de faire le point sur le
déroulement de la mission et partager leurs observations préliminaires;
En fin de mission, et dans le cadre des efforts de formation des firmes locales, une série de
réunions se sont tenues entre les représentants de DTI et des firmes, récapitulant les
constats et commentaires, et pour celles qui étaient déjà préparées par les firmes, révisant
les fiches de revue détaillée établies à titre provisoire;
A la fin de la mission, c’est-à-dire lorsque toutes les sessions d'audit dans chaque institution
ont été terminées, la CNMP a coordonné avec DTI une réunion générale de synthèse à
laquelle ont participé les membres de la CNMP et les directions techniques, ainsi que les
membres du Comité de Suivi, de Supervision et de Validation. Une réunion de restitution
s'est aussi tenue avec les représentants de l’UCP. L’objectif de la réunion de synthèse était
de rendre compte du déroulement de l’intervention, de restituer les constats les plus
importants, de faire le point sur les prochaines étapes;
6
DTI a finalement rencontré chacune des firmes locales afin de communiquer ses
commentaires sur le déroulement de la mission, indiquer les points forts et les points à
améliorer au cours des prochaines missions d’audit qui pourraient leur être confiées.
Résolution des difficultés rencontrées :
Le calendrier de démarrage et d’exécution de la phase de la mission sur le terrain s'est
accommodé en fonction de la disponibilité des listes de marchés sollicitées des autorités
contractantes.
Concernant ces listes, il est à noter que les retards enregistrés dans leur transmission ont
impacté la date de démarrage de la mission et ont rendu difficile l’établissement d’un
calendrier d’intervention globale. D’où un décalage dans les dates initialement prévues
pour le démarrage et une planification de très court terme dans le déroulement des
différentes interventions sur place de la mission.
La mise en œuvre de la méthodologie d’Audit :
La méthodologie s'est attachée à respecter fidèlement les phases de travail et leur structure telles
qu'elles sont exprimées dans le manuel des procédures d'audit adopté par la CNMP et qui avait
servi de support aux séances de formation qui s'étaient tenues en avril 2015. Les phases
principales de l'audit ont donc consisté en les étapes suivantes.
La phase d'audit débute à partir de la réception des listes de contrats de la part de chaque
institution afin de définir un échantillon représentatif des procédures et types de contrats conclus
durant la période sous audit. L’échantillon a été validé par le Comité de Suivi, de Supervision et
de Validation et dans plusieurs cas le Comité a ajouté des contrats en plus de ceux recommandés
par DTI. Le résultat de ces ajouts a été bien évidemment d’augmenter le nombre de contrats à
revoir et d’accroître ainsi le degré de représentativité de l’échantillon dans toutes ses
composantes;
Après validation de ces listes par le comité de suivi de la mission, et la mise à disposition des
archives relatives à ces contrats par les institutions concernées, l'audit s'est déroulé par la
collecte méthodique des informations requises pour l'établissement des fiches de revue détaillées
couvrant spécifiquement la procédure de passation depuis la phase de publication ou d'invitation
jusqu'à la signature du contrat. La liste des contrats revus est présentée dans l'Annexe 4a du
présent rapport.
Les informations couvrant les phases de gestion contractuelle ainsi que les constats résultant de
visites d'inspection, sont également rassemblées sur des fiches de revue composées à partir de
données de gestion administrative de projet typiquement menée à la suite de la gestion des
passations de marchés. La liste des contrats revus est présentée dans l'Annexe 4b du présent
rapport.
Au terme de chaque revue détaillée dans chaque institution auditée, les consultants de DTI,
accompagnés de représentants de firmes d'audit locales, ont guidé la préparation d’un document
de synthèse.
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Nous référons le lecteur au manuel des procédures d'audit des passations de marchés qui aura
servi de référence pour structurer le programme d'audit, autant que pour composer le présent
rapport. Il est aussi entendu que, dans la mesure où les documents mis à disposition par les
institutions auditées, le permettaient, des considérations plus larges ont été abordées telles que
l'appréciation de niveaux de risques de gestion défaillante ou irrégulière sur base des procédures
revues et des conditions de l'organisation structurelle telles que constatées.
En considération du contexte particulier de l'audit et de sa fonction dans le cadre des efforts de
réforme des pratiques de gouvernance par les autorités contractantes, comme par les institutions
de contrôle et de régulation, un accent particulier a été marqué sur la définition de
recommandations pratiques couvrant autant que possible les aspects d'organisation, de gestion
des procédures de passation, et du contrôle de conformité des biens et services avec les
conditions contractuelles.
Échantillon
La définition des échantillons a suivi l’approche préconisée dans la Proposition Technique DTI du 6
juin 2016 (voir point 1.2.2 de la proposition, page 4).
Sur la base des listes de contrats de chacune des institutions à auditer, disposant des informations
minimales en accord avec les TDR (Par. 7), le consultant a établi son échantillon par institution
avec l'objectif de couvrir de façon représentative toutes les méthodes de passation, les types et les
montants des contrats. Conformément aux TDR, l'échantillon représente de l'ordre de 50% des
marchés de montants élevés (au-dessus des seuils de revue préalable), 20% des marchés dont les
montants sont sous les seuils de publication (Par. 5.a) afin d'assurer une représentativité fiable avec
l'audit de 30% de l'ensemble des contrats signés pendant la période sous audit. D'autres critères sont
intervenus en fonction du contenu des listes de contrats, avec par exemple le nombre d'avenants
concédés, de procédures de compétitivité restreinte, etc...
Conformément à la proposition technique, les sélections d'échantillons ont été transmises par le
consultant à l’agent de la CNMP désignée comme point focal, au fur et à mesure de leur
établissement. Comme précisé plus haut, l’échantillon a été validé par le Comité de Suivi, de
Supervision et de Validation et dans plusieurs cas le Comité a ajouté des contrats en plus de ceux
recommandés par DTI. Le résultat de ces ajouts a été bien évidemment d’augmenter le nombre de
contrats à revoir et d’accroître ainsi le degré de représentativité de l’échantillon dans toutes ses
composantes.
Tel qu’annoncé dans sa proposition technique, le consultant a adapté les outils d'audit que sont les
fiches de revue détaillée telles que présentée en format générique dans le manuel d'audit.
L'adaptation ou si l’on préfère la personnalisation des fiches en fonction de l’entité à auditer a pour
principal objectif d'assurer la collecte des informations permettant de couvrir les tâches telles que
décrites dans le Par. 3 des TDR tout en respectant l’individualité de chacune des entités.
L'échantillon des contrats qui ont fait l’objet de visites d'inspection sur site, a été établi sur
proposition de DTI approuvée par la CNMP sur la base du type de marché, de son importance
financière et des risques perçus. L’échantillon a également tenu compte du lieu d’exécution du
contrat afin de limiter la durée de la visite permettant un aller-retour en une journée depuis Port-au-
Prince. Chaque visite a donné lieu à l'établissement d'une fiche de visite avec une brève description
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des conditions d'exécution ou de livraison. Comme il était mentionné dans la proposition technique,
« même si le consultant proposé par DTI est un ingénieur civil expérimenté dans les travaux publics
et la construction, telle démarche dans le cadre de cet audit ne saurait se substituer à un audit
technique proprement dit portant sur la qualité des concepts et des phases d'exécution ». Dans
d’autres cas, comme celui du MENFP, le consultant a proposé de visiter des sites suite à
l’identification de situations apparemment problématiques.
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II. LES STRUCTURES DE GESTION DES PASSATIONS DE MARCHES
2.1. Sommaire des Constats
En matière des organisations internes, l'audit a porté sur un contrôle de la normalité à la
réglementation pour ce qui est des structures en place, avec une évaluation des dispositifs de gestion
tels que la planification, les moyens de contrôle interne, et l'archivage supportant les décisions
d'attribution.
Les Structures Organisationnelles
C01 Les unités de projets tels que BMPAD et UCLBP ne disposent pas de Commission
Spécialisées des Marchés Publics (CSMP). Les activités reposent sur des cellules de
passations de marchés dont les fonctions sont limitées pour l'UCLBP aux marchés de
montants au-dessus des seuils de revue préalable par la CNMP. Les directeurs de projet
sont les Personnes Responsables du Marché (PRM) et prennent sur eux le pouvoir des
décisions d'attribution. Il s’agit de situations non-conformes aux dispositifs de la Loi ;
MENFP n'est pas structuré avec une Commission Ministérielle des Marchés Publics
(CMMP) et dispose, pour les marchés sous financement du budget national, d'une cellule
de passation de passation de marchés. Les unités de projets avec financements externes
disposent de leurs propres structures. L’absence d’une CMMP rend l’organisation du
MENFP non conforme aux dispositifs de la Loi.
Les autres ministères audités disposent de leur CMMP avec toutefois des degrés
variables dans leur implication selon la présence ou non de cellule de gestion, et selon la
source des financements.
Les auditeurs n’ont pas évalué les CMMP/CSMP pour les raisons suivantes : dans 3 des
6 institutions, elles n’existent pas (UCLBP, BMPAD, MENFP). Dans 2 institutions, elles
ne jouent pas leur rôle : MTPTC et MSPP. Dans ces 2 ministères, elles agissent comme
unités de passation des marchés puisque le Ministre n’a pas nommé son représentant et
qu’il/elle est toujours la PRM. Seul le MARNDR a une CMMP (pour les marchés sous
financement national) et une unité de passation des marchés. Même dans ce cas, les
marchés sont très souvent passés directement par les services et départements concernés
sans l’intervention de la CMMP.
Les procédures internes de gestion des passations sont hétérogènes permettant des
mécanismes décisionnels aux modalités variables.
La Planification
C02 L'établissement des plans de passations et des plans prévisionnels annuels est aléatoire,
ne couvrant pas nécessairement les contrats de montants sous les seuils, les activités sous
financements externes, et n'étant pas non plus toujours validés par une CMMP/CSMP.
Les rapports trimestriels ou annuels d'activités ne sont pas, ou irrégulièrement transmis à
la CNMP
Les plans de passation des marchés reflètent plutôt une expression des besoins. Ces
besoins sont convertis en plan de passation des marchés comme si les fonds allaient être
disponibles.
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La planification n'est utilisée dans aucune Autorité Contractante (AC) auditée comme
un outil de gestion ayant un lien avec une programmation budgétaire.
L'irrégularité et/ou le manque d'exhaustivité des plans ne permet pas à la CNMP de
disposer d'une information fiable sur les activités de passations sur le plan national.
L'Archivage et la Gestion des Dossiers
C03 Il n'existe pas de procédures officielles ni de personnel spécifiquement formé pour
l'archivage des dossiers de passation et d'exécution des marchés. Cette situation reflète
les lacunes dans les contrôles de qualité des documents et des procédures de passation.
Les procédures d'appel d'offres portent généralement un numéro séquentiel.
Les questions d'archivage sont traitées dans chacun des rapports individuels rappelons
que l’archivage est en règle générale déficient en termes des procédures à suivre, de
personnel dédié et bien formé, d’équipement et d’espace disponible. Il n’y a pas de
système organisé et la recherche des dossiers est habituellement une question de
compétences et de connaissances ou de mémoire de certains membres du personnel. La
mission a connu des difficultés plus ou moins grandes dans toutes les institutions pour
obtenir les dossiers à vérifier.
2.2. Recommandations portant sur l'Organisation Structurelle
Les constats forcément limités sur le thème de l'organisation des phases de gestion, conduisent aux
recommandations suivantes:
Les Structures Organisationnelles
R01 o Une homogénéité dans les méthodes de gestion nécessite d'assurer la mise en application
des rôles réglementaires attribués aux CMMP/CSMP dans les structures de chaque AC.
Leur constitution leur permettrait d'assurer un contrôle interne sur le processus de
passation et d'avoir le pouvoir de décision d'attribution pour les marchés de montants
sous les seuils. En fait, la loi est claire. Elle prévoit qu’une CMMP est formée dans
chacun des ministères et qu’une CSMP est formée au sein de chacune des autres
institutions (art.6). L’article 7 définit les pouvoirs de la CMMP et de la CSMP.: Chaque
AC devrait compter sur une cellule compétente de passation de marchés qui représente
la personne responsable du marché alors que la CMMP et la CSMP sont des organes
administratifs qui sont placés auprès de la PRM.
o On retrouve dans chacun des rapports individuels une description détaillée de la situation
en ce qui concerne les structures organisationnelles. Pour mémoire, rappelons ici que les
dispositions de la loi relatives à l’organisation de la fonction « passation des marchés »
sont substantiellement en place au MARNDR, au MTPTC et au MSPP. Ces entités ont
une CMMP. Au MTPTC et au MSPP, il n’y a pas de délégation du Ministre à une
personne qui serait en charge des marchés publics, celui-ci étant toujours la PRM. Ceci a
pour conséquence que la CMMP joue, de fait, le rôle d’unité de passation des marchés.
Le MENFP, le BMPAD et l’ULCBP ont une structure non conforme puisque qu’une
CMMP n’a pas été formée au MENFP et qu’une CSMP n’a pas été formée au BMPAD
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et à l’UCLBP.
La Planification
R02 o La prise en considération de la planification dans la préparation budgétaire est un thème
qui, pour sa résolution, dépasse le cadre des enseignements de l'audit. Les
recommandations ci-dessous reprennent les propositions du rapport suite à l'Evaluation
du Système des PPM d'Octobre 2013:
(i) confier aux UEP des ministères la préparation du budget pour chaque
programme sectoriel d’investissement, en liaison avec leur cellule de gestion des
marchés publics ;
(ii) développer la capacité de programmation de l’exécution budgétaire au moyen de
fiches Programmes d’Investissements avec un plan simplifié de passation de
marchés ;
(iii) former les services de l’administration centrale et des projets à la maîtrise des
plans de passation de marchés, y compris la maîtrise des estimations de coûts et
des projections de décaissements à courts et moyens termes.
o En tout état de cause, l'établissement et la tenue à jour, des plans de passation sont une
nécessité dans la bonne pratique de gestion, et une obligation selon la réglementation,
par les cellules de passation.
o Les rapports trimestriels à la CNMP avec les listes de contrats attribués et leurs
caractéristiques (objet, méthode de passation, titulaire, montant, date,...) sont à tenir
systématiquement.
L'Archivage et la Gestion des Dossiers
R03 o Les normes pour un archivage effectif sont établies dans le manuel des procédures
d'audit, et elles pourraient constituer la référence pour établir un guide à l'adresse des
AC.
o La formation à l'archivage nécessaire et suffisant peut faire l'objet d'une assistance
technique ponctuelle, ou bien se concevoir comme partie d'un programme de
renforcement plus général des capacités des gestionnaires de passations des AC.
o L'archivage doit aussi bénéficier d'un espace dédié à cet effet où les documents
originaux et confidentiels sont soigneusement conservés et disponibles ;
o Toutes les autorités contractantes devraient bénéficier d’allocations budgétaires leur
permettant d’investir dans (a) une infrastructure de base pour obtenir et aménager les
locaux d’entreposage des dossiers en cours ou achevés, pour acheter les filières ou
étagères nécessaires à la conservation des dossiers ; (b) la mise en place de systèmes
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simples et efficaces de conservation et archivage des dossiers ; et, (c) du personnel
compétent et dédié à a fonction.
Il est rappelé que si cette situation n’est pas corrigée en priorité, les audits futurs
souffriront du même problème que celui rencontré lors de cet audit.
Actions Suggérées
Face aux défaillances en matière de respect de la réglementation en vigueur relative à la
mise en place du cadre organisationnel, la production des plans de passation, et les
rapports périodiques d'activités, la CNMP aurait à informer la Primature en vue d'un
rappel à tous les membres du Conseil des Ministres, des dispositions de la loi et de la
nécessité de s’y conformer dans un délai donné;
Etablir un relais administratif de collecte des informations requises des AC pour les
transmettre à la CNMP en même temps que les états d'avancement des progrès de la
mise en conformité
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III. LES PROCEDURES DE PASSATION DE MARCHES
Sur un total de 71 contrats audités dans les six institutions, un nombre de 33 contrats sont jugés non
conformes, soit une proportion supérieure à 47.9%, attestant de pratiques de gestion de qualité
insuffisante et, pour un certain nombre d'entre elles, irrégulières.
Dépassant le cadre des constats établis par institution, et pour lequel nous référons le lecteur aux
rapports individuels, le regroupement des constats est présenté ici par famille qualifiant les
caractéristiques de conformité à la réglementation, de la qualité dans la mise en œuvre des
procédures et la recherche de la meilleure application des principes fondamentaux d'économie,
équité, transparence, et efficacité.
De manière générale, l’auditeur n’a pu faire d’analyse précise sur les temps moyens de traitements
de dossiers car les étapes de passation de marché sont rarement documentées au complet (i.e. de la
soumission à la mise en vigueur).
En prenant le cas de temps de traitement de la CNMP, un dossier peut contenir la date du rapport
d’analyse ainsi que la date de signature du contrat, mais manquer la date du rapport d’Evaluation du
COPEO et/ou des éventuelles échanges de commentaires entre l’autorité contractante et la CNMP,
ne permettant pas alors de connaître le réel délai de temps entre chaque étape.
Pour les mesures qui ont pu être faites, DTI a constaté que la CNMP reste constant dans son temps
de réponses aux autorités contractantes. En moyenne, la CNMP donne son avis conforme sur un
DAO dans les 10 jours. La moyenne de temps pour une validation de rapport d’évaluation se trouve
aux alentours de 19 jours.
3.1. Sommaire des Constats
Les constats majeurs sont regroupés dans les familles suivantes constituant les "questions d'audit"
les plus pertinentes aux cas audités.
Au niveau de la Gestion
C01 Conséquence des défaillances dans la tenue des documents et dans l'absence de lien entre
les procédures de passation, le contrôle budgétaire, et la gestion contractuelle, les listes de
contrats ne présentent pas l'assurance d'être exhaustives
C02 Au MSPP, BMPAD et, dans une moindre mesure, au MTPTC (où certains dossiers
archivés étaient parfois incomplets) les documents archivés ont toutefois permis aux
auditeurs d’effectuer un contrôle effectif. Dans les autres institutions, le pourcentage de
procédures insuffisamment ou non-documentées atteint 27% des procédures ce qui
constitue une proportion très importante de l’ensemble à auditer.
Au niveau de l'adéquation des procédures
C03
Les Accords de Gré à Gré
Le nombre élevé d'accords directs, avec une proportion globale de 37.5% atteste des
lacunes dans le souci du respect de la réglementation mais aussi des principes
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fondamentaux d'économie, de transparence et d'équité, susceptibles de relever la
confiance du secteur privé dans la commande publique. La pauvreté des dossiers
techniques contractuels contribuent aussi largement à l'attribution d'avenants ou de
contrats additionnels par accords directs.
Les raisons le plus souvent invoquées pour justifier l'usage de l'accord de gré à gré sont
l'efficacité pour faire face à des situations urgentes, le manque de fournisseurs intéressés
aux conditions de paiement, la nécessité de travaux additionnels à un programme et sous
un contrat donné. Les principaux cas rencontrés lors de l'audit, contestent le plus souvent
ces justifications avec, à titre d'exemple:
- A l'UCLBP, la référence à un appel à manifestation d'intérêt ne peut s'appliquer à des
contrats de travaux, à moins que de servir à établir des listes courtes pour des procédures
de demandes de cotations
- Au MTPTC, l'extension du concept de la situation de l'Etat d'Urgence pour des avenants
ou des nouveaux contrats avec des entreprises initialement engagées sous ces conditions
ne sont plus justifiées. De même que des travaux en régie par l'usage de multiples contrats
de gré à gré correspondent davantage à des interventions d'extrême urgence
- A la Direction des Affaires Administratives et Financières (DAAF) du MARNDR, les
accords directs pour l'acquisition de fournitures sont supposés se justifier par le nombre
restreint de fournisseurs acceptant les conditions de paiement. Cependant, les accords ne
font pas suite à des procédures compétitives qui auraient été jugées infructueuses;
- Au MENFP, l'urgence qui a conduit à l'attribution de contrats de montants importants
paraît davantage due au manque de planification étant donné que les dates butoir que sont
les rentrées de classe ne font pas partie de données imprévisibles.
- Au MSPP et MARNDR, les pratiques d'acquisition par accords directs de fournitures
et/ou pour l'addition de travaux complémentaires à certains contrats initiaux sont abusives
et peuvent être considérées comme des fractionnements pour éviter l'adoption de
procédures réglementaires.
De façon généralisée, l'importance d'avenants et de contrats pour travaux additionnels,
résultent aussi de la pauvreté des dossiers techniques contractuels, aussi bien que de
l'imprécision des bordereaux de quantités estimées, nécessitant des prises de décisions sur
le tas et des ajustements forcés affectant toute tentative de contrôle des coûts.
Il est noté qu'une proportion importante d'accords de gré à gré est néanmoins validé, le
plus souvent à titre exceptionnel, par la Cours Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif (CSC/CA).
Cette pratique suscite des préoccupations majeures de la part des auditeurs. En effet, il faut se
référer au Rapport diagnostique d’octobre 2014 (page 3 et 4) qui note que "Le rôle de la
CSC/CA en matière de passation des marchés est subordonné à son rôle d’audit des comptes
de l‘Administration. En outre, le visa des contrats entre l’Administration et les tiers,
essentiellement une revue de la forme des contrats et non de leur substance et/ou modalités de
conclusion, le rôle de la CSC/CA est de s’assurer que les règles de la comptabilité publique
ont été respectées;" et de plus "La CSC/CA a pour mission de certifier les comptes de
l’Administration et elle s’intéresse à la passation des marchés que de manière incidente
notamment lors des vérifications relatives au paiement des biens et services livrés. La
15
CSC/CA ne possède pas – tout comme l’IGF – les ressources nécessaires pour s’investir dans
l’audit des marchés.
Les auditeurs ont été confrontés à une situation très particulière : dans plusieurs cas, malgré le
fait que les procédures prévues de passation des marchés n’ont pas été suivies, le marché a
reçu le visa de la CSC/CA. Il n’appartient pas aux auditeurs de déclarer non-conforme une
procédure qui a été visée par la CSC/CA. Par contre, les auditeurs constatant la
situation,formule des recommandations (voir R03 ci-dessous) que la CSC/CA pourrait
adopter et mettre en œuvre.
C04
Les Appels d'Offres Restreints
Une variante dans la réduction des qualités des procédures compétitives, est l'abus
d'appels d'offres restreints (AOR), dans le but erroné de conduire à des procédures plus
expéditives. Compte tenu que ces AOR, tels qu'appliqués, ne reposent pas sur un véritable
contrôle des qualifications, l'expérience montre en outre que l'efficacité de ces procédures
est très variable et aléatoire avec des délais d'attribution de plusieurs mois, et que, dans le
cas du MARNDR, les sous-qualifications d'un titulaire, pourtant pré-qualifié, a conduit à
un arrêt de chantier et une résiliation de fait.
Le concept d'adopter des périodes de soumission réduites, parfois jusqu'à 7 jours, pour des
AOR, n'est pas conforme.
Au niveau des Documents et des Conditions d'Appel d'Offres
C05 L'absence de standards pour les passations de contrats sous les seuils
Le manque de réglementation et de documents d'application couvrant les procédures de
passation de marchés sous les seuils, permet l'usage de documents d'appel d'offres ou de
demandes de prix non standardisés, variables d'une institution à l'autre, et dont la qualité
des conditions d'appel d'offres et critères de sélection ne sont pas adéquates pour des
procédures compétitives de sélection transparentes.
L'usage de documents ou de procédures inadéquates, et/ou les abus pour éviter un
contrôle de qualité a priori, ont conduit à réduire la compétition par le manque d'intérêt de
firmes qualifiées.
C06 La qualité des dossiers techniques
Comme mentionné plus haut, une première conséquence de dossiers techniques
incomplets ou incohérents, est de conduire à des avenants et des contrats pour travaux
additionnels dans les conditions très défavorables d'accords directs. Les cas les plus
patents se révèlent au MTPTC, MARNDR, mais ceux à l'impact le plus important sont
vraisemblablement à l'UCLBP pour les chantiers de la cité administrative pour lesquels
les dossiers techniques n'avaient pas subi de contrôle de qualité dans une phase de
validation fiable.
D'autres situations aux conséquences similaires, sont des contrats revus sans dossier
technique (MSPP : Fiches MS05, MS06, MS07) ou bien disposant seulement d'un rapport
d'étude, sans plan ou levé topographique, associée à un bordereau sommaire de quantités
16
estimées (MARNDR : Fiches MA01, MA02, MA04, MA07, MA08).
C07 Les critères de qualifications ou autres critères de sélection d'offres
Pratiquement dans chaque institution, et spécialement pour des procédures relatives à des
marchés de travaux de montants sous le seuil applicable, les critères de qualifications des
soumissionnaires sont confus et/ou mal adaptés, avec par exemple,
- pour les critères d'ordre financier, des conditions sur chiffres d'affaires sans effet car
trop basses mais des conditions de crédit/liquidités beaucoup trop strictes;
- pour les critères techniques, des mesures de qualifications de personnel pouvant ne
pas être considéré comme personnel-clé, des impositions sur l'équipement peu en
rapport avec les objectifs de rendement ou de qualité des opérations.
L'usage de grille de qualification par points tel qu'appliqué pour les AOO de travaux,
combinant des facteurs mal proportionnés, des critères non pertinents ou incluant des
critères-clé d'expérience, ne conduisent pas à des évaluations transparentes. Par exemple,
la recevabilité du dossier administratif est en fait une condition pure et simple de la
considération de l'offre, et les considérations de l'"esthéticité" et de l'exhaustivité de
l'offre qui sont pour l'une, une ouverture à la subjectivité des évaluations, et pour l'autre,
une condition sine qua non de la recevabilité de l'offre. Ces conditions peuvent être mal
comprises par les soumissionnaires et forcément jugées non crédibles par les
soumissionnaires écartés.
Dans certains cas (MSPP), les évaluations pour contrats de travaux, se basent sur un
rapport (T/F = 70/30) entre les qualifications et le coût à la manière des évaluations de
propositions de consultants.
Lors de demandes de cotations (BMPAD) ou sollicitations de prix, la qualité de
fournitures offertes est aussi jugée sur base d'une grille conduisant à une évaluation
combinée (T s/45 pts, F s/55 pts) sujette à des considérations subjectives et non
transparentes, contraires aux règles de telles procédures.
Un exemple de spécifications au MENFP, impose une marque pour l'acquisition
d'équipements de large distribution, rendant ainsi les conditions de concurrence
insuffisantes.
C08 Les délais de livraison ou d'exécution
Dans la plupart des procédures compétitives, les délais d'exécution de travaux ou de
livraison de fournitures, ne sont pas imposés alors qu'ils constituent une composante
essentielle des coûts du fait du niveau de ressources à mobiliser, et donc du montant d'une
soumission.
Lorsque les qualifications sont mesurées à l'aide de grille par points, le délai proposé est
évalué comme une donnée pouvant varier alors qu'un délai inacceptable pourrait bien être
associé à une offre jugée globalement "mieux-disante".
17
Dans d'autres situations (MTPTC, UCLBP) où les délais sont imposés, ceux-ci sont
irréalistes et inadéquats aux programmes de travaux, beaucoup trop courts et finalement
sans conséquence dans les conditions de gestion contractuelle.
C09 Les clauses contractuelles
En conséquence de l'absence de normes ou de documents modèles pour traiter des
procédures sous les seuils, les formulaires de contrats et le contenu lui-même des
documents contractuels varient largement avec des situations où, outre les cas mentionnés
plus haut d'absence de dossier technique, certains contrats ne disposent ni de CCAG, ni de
CCAP, et dans un cas revu, le document contractuel inclut le rapport d'analyse des offres,
supposé confidentiel.
Différents contrats revus (UCLBP) prévoit des avances non cautionnées de 50% jusqu'à
70% du montant contractuel.
Sauf dans les cas de contrats de montants au-dessus des seuils, les conditions de
cautionnement bancaire de bonne exécution, ne sont jamais appliquées en dépit des
dispositions contractuelles faisant partie des DAO. Dans plusieurs cas revus, les cautions
de BE faisant partie des documents contractuels, sont établies et signés par les titulaires
eux-mêmes, rendant le document sans valeur.
Au niveau de la Participation et des qualifications des soumissionnaires
C10 La participation du secteur privé
En dépit des relativement mauvaises conditions de procédures de passation, on note, dans
les procédures ouvertes, une participation satisfaisante en nombre d'offres avec une
moyenne de 6.58 soumissionnaires par procédure.
Pour les procédures couvrant des contrats de montants correspondant le mieux à des
appels d'offres nationaux, soit entre 25 et 50 millions de Gourdes, les prix offerts tels que
lus à l'ouverture, sont relativement compétitifs avec des écarts assez réduits pour la
majorité des offres. La même observation se fait pour les procédures restreintes.
Les capacités et qualifications des soumissionnaires
Les causes combinées de conditions d'appel d'offres confuses ou inadéquates, et le
manque patent des soumissionnaires à déposer des offres recevables et qualifiées, ont
pour résultat d'affecter les conditions de compétition de manière démesurée. En effet, de
façon globale, on observe que sur les procédures compétitives, sur un ensemble de 77
soumissions reçues, 57 (74.0%) sont jugées non conformes ou non recevables, et parmi
celles-ci, 36 offres (63.15%) sont écartées pour raisons administratives (quitus, CIF,
statuts, cautionnement provisoire non soumis ou non conforme, ...).
Il existe deux problèmes distincts :
(a) les faibles capacités des privés à répondre aux appels d’offres : il existe parfois un
grand nombre de conditions administratives à remplir de sorte que certaines sont oubliées
ou ne sont pas remplies. Les prestataires de services ne sont pas toujours des gens
d’affaires sophistiqués et il arrive que leurs offres soient rejetées pour des raisons
18
purement administratives.
(b) le second problème est plus important et procède des faibles compétences et
qualifications du secteur privé. Le gouvernement est conscient de la situation et a lancé
une démarche en vue de favoriser la participation des nationaux à la commande publique.
Abaisser les qualifications et les compétences ne permettra pas d’améliorer la qualité de
la commande publique. Il faut plutôt envisager de renforcer les capacités des privés à
fournir des prestations de qualité soit en favorisant les partenariats avec des prestataires
étrangers, soit en organisant les appels d’offres sur la base des prestations qui
correspondent aux capacités, compétences et qualifications des privés haïtiens. La CNMP
devrait reprendre à son compte et poursuivre les travaux déjà entrepris sous ce titre.
3.2. Sommaire des Recommandations relatives à la Conduite des Procédures
R01, R02: L'exhaustivité des listes de contrats
o Les mesures suggérées pour l'amélioration de l'archivage des documents de procédures
devraient globalement permettre d'établir des listes plus fiables quant à l'exhaustivité des
contrats conclus durant une période donnée. Toutefois, les moyens de contrôle pourront
utilement s'accompagner de:
- (i) la conduite coordonnée d'audits comptables et financiers avec l'audit des procédures
de passation, et/ou bien,
- (ii) disposer avant l'initiation des audits de passations de marchés, de registres qui
pourraient être établis au niveau de la CSC/CA.
R03: Les Accords de Gré à Gré
S'agissant des contrats de montants inférieurs aux seuils, l'instance de contrôle est la CSC/CA qui
pourra se montrer plus stricte dans l'imposition de la réglementation qui est très claire en la matière,
et limiter au maximum les validations accordées à titre exceptionnel. Ceci nécessite que la CSC/CA
adopte une procédure interne qui préciserait les conditions et modalités d’exercice de ses
attributions en matière de visa des marchés publics. Il s’agirait plus précisément de définir les
objectifs, l’étendue et les modalités d’octroi du visa de la CSC/CA. De plus, si la CSC/CA décidait
d’exercer un contrôle réel sur les marchés publics, elle devra être dotée des moyens humains et
financiers qui lui permettront de renforcer ses capacités ce qui lui permettra de jouer un rôle plus
significatif dans le secteur des marchés publics et une capacité améliorée pour intervenir en tant que
de besoin lors de mandats spéciaux.
o Pour ces mêmes contrats de montants inférieurs aux seuils, la CSC/CA pourra se montrer
attentive aux tentatives de fractionnement de procédures en vue d'éviter l'application de la
réglementation.
o Dans le cadre des fonctions de suivi et de contrôle interne, par les CMMP/CSMP confirmées
dans leurs rôles, celles-ci devraient mettre en œuvre un stade obligatoire de contrôle de la
qualité et de l'exhaustivité des dossiers techniques en vue de limiter les imprévus en
s'assurant que les programmes de travail tels que définis, couvrent bien l'ensemble des
19
objectifs cherchés, évitant au maximum l'attribution d'avenants et de contrats pour travaux
complémentaires.
o La référence à l'appel à manifestation d'intérêt de 2012 invoquée par l'UCLBP ne peut
s'appliquer à l'attribution de contrats de travaux, sauf pour l'établissement de listes courtes
d'usage pour les demandes de cotations dans le cadre de petits travaux.
o L'implémentation contrôlée des planifications de gestion recommandée dans les efforts de
meilleure organisation, évitera des situations d'urgence "créées" ou résultant de négligences
de la part des gestionnaires.
o La pratique d'accords directs avec des fournisseurs supposés être seuls à accepter des
conditions de paiements à crédit, ne pourrait se concevoir qu'après une procédure
compétitive ouverte qui aurait valablement été déclarée infructueuse.
o Des mesures réalistes devraient être envisagées pour adapter les règles de la comptabilité
publique à la passation de très petits achats, tels que ceux relatifs à des frais de
fonctionnements inférieurs à 8 millions de Gourdes. Ceci pourrait se concevoir comme le
résultat d'une concertation d'un groupe de travail comprenant le MEF, la CNMP, la CSC/CA
afin d’élaborer un projet de politique réaliste à cet effet.
R04: Du Bon usage des Appels d'Offres Restreints
o A raison, la procédure AOR est selon la réglementation, considérée exceptionnelle et
réservée lorsque les biens et services ne sont disponibles qu'auprès d'un nombre limité de
prestataires, ou bien suite à un appel d’offre infructueux. Quel que soit le montant estimé du
contrat, ces principes de bonne concurrence, restent évidemment valables, et même dans ces
cas, la pré-sélection ne tenant pas lieu de pré-qualification, les critères de recevabilité et de
qualification, comme la durée des périodes de soumission, doivent s'appliquer au même titre
que selon un appel d'offres ouvert.
o L'incompréhension de ce concept est à lever auprès des AC par une formation adéquate,
mais l'origine du malentendu est bien entendu causée par l'absence totale dans la
réglementation, de textes applicables aux contrats de montants sous les seuils.
o Ces textes, couvrant des procédures allégées et actuellement validés par la CNMP, sont à
l'état de projet, et leur officialisation par arrêtés, permettra de clarifier les procédures de
bonne pratique applicables dans ces conditions.
R05: L'absence de standards pour les passations de contrats sous les seuils
o Une raison fondamentale des cas de non-conformité affectant les procédures relatives aux
contrats de montants sous les seuils de revue préalable, est le manque de guidance
disponible aux AC sur la bonne pratique capable de répondre aux exigences de concurrence
prescrite dans la Loi. Il apparaît donc primordial de mettre en application les outils
nécessaires pour remplir cette lacune et du même coup définir des méthodes uniformes au
service de tous les AC.
20
R06: La Qualité des Dossiers Techniques
o C'est une condition essentielle pour les projets de construction et de génie civil de disposer
d'études complètes et bien adaptées aux objectifs. Avant d'entamer une procédure de
passation, les CMMP/CSMP se doivent d'exiger des directions techniques une revue
responsable des dossiers techniques incluant des plans sans ambiguïté, des bordereaux
établis sur des mètrés fiables et précis, et des spécifications techniques claires s'appuyant sur
des CCTG et CCTP bien développés.
o Les directions techniques doivent assumer ces responsabilités et répondre de toute source
d'avenant ou contrat pour "travaux additionnels", justifiant les dispositions du dossier
technique initial.
o Pour être en mesure de remplir ce rôle, les directions techniques devront être constituées des
capacités et ressources nécessaires pour assumer un véritable contrôle de qualité des études
ou pour des dossiers plus complexes, ne pas négliger de sous-traiter ce service de contrôle
par une expertise extérieure.
R07: Les critères de qualifications ou autres critères de sélection d'offres
o Les meilleurs principes pour des participations et sélections transparentes reposent sur des
critères mesurables de façon objective permettant aux soumissionnaires eux-mêmes de juger
de leurs qualifications pour le programme de travail en objet. A cet effet, les grilles par
points pour la mesure de qualifications des entreprises de travaux, n'apportent pas cette
assurance de transparence et sont dès lors à éviter.
o A titre d'exemple, des termes mesurables qui restent à établir selon les contraintes
spécifiques liées au programme de travail, à l'estimation budgétaire, et au délai d'exécution
pourraient être les suivantes:
pour les qualifications financières:
- la condition sur le chiffres d'affaires moyen minimum des 3 ou 5 dernières années
devrait au moins couvrir l'équivalent du volume des travaux annuels correspondant à
l'estimation budgétaire sur 12 mois (CdA > n x (E x 12/d) où n est un coefficient
multiplicateur entre 1.0 et 1.5, E= estimation, d = délai d'exécution imposé en mois);
- la condition sur le niveau de crédit/liquidités disponibles doit être limité à couvrir 2 à
3 mois d'activités sur chantier (soit E x (2 à 3)/d), les liquidités se mesurant à l'actif
liquide du dernier bilan augmenté si nécessaire, d'une ligne de crédit mise à
disposition d'une banque reconnue.
Pour les qualifications techniques, en plus des critères d'expérience générales et
spécifiques de projets similaires (en montant et complexité):
- seuls le gestionnaire de projet (pour (i) son niveau académique, (ii) expérience
professionnelle, (iii) expérience à un poste similaires) et, le ou les conducteurs de
travaux (pour leur expérience professionnelle et spécifique) sont les personnel-clés
pertinents
21
- les conditions sur la disponibilité d'équipements ne devraient porter que sur
l'assurance de rendements compatible avec les délais imposés et/ou sur les niveaux
de qualité imposée pour des prestations spécifiques.
o Pour les appels d'offres internationaux, comme la mesure des qualifications associée à des
groupements d'entrepreneurs, les documents types devraient s’inspirer des dispositions des
DAO standards du type de la Banque Mondiale ou de la BID qui utilisent des normes et un
vocabulaire connu par les entrepreneurs qui participent aux appels d’offres internationaux. Il
s’agit ici d’adopter une approche pratique.
o L'efficacité des évaluations sera optimale en procédant aux contrôle des qualifications limité
successivement aux offres classées moins disantes sur base des offres corrigées et établies
sur la monnaie de référence.
o Dans les cas de demandes de cotations pour travaux, comme pour les sollicitations de prix
pour fournitures, le prix offert est le seul critère d'attribution. Ce système doit donc reposer
sur des spécifications détaillées et ne concerner que des soumissionnaires reconnus
qualifiés ;
o En 2013, la CNMP a demandé à DTI de produire un ensemble de documents-type pour les
marchés égaux ou inférieurs aux seuils d’intervention qu’elle a approuvé et transmis aux
autorités pour adoption. Il existe des documents-types pour ces contrats qui devraient être
approuvés par les autorités et utilisés pour tous ces marchés. Les documents-type en
possession de la CNMP pourraient le cas échéant, faire l’objet d’ajustements mineurs pour
répondre aux éventuels commentaires. La mission recommande donc aux autorités
d’examiner et d’approuver l’utilisation des documents-types qui ont été adoptés par la
CNMP.
R08: Les délais de livraison ou d'exécution
o Compte tenu que les délais d'exécution ou de livraison sont une composante du coût, il est
indispensable que ces délais soient imposés dans les conditions d'appel d'offres.
o Les délais doivent être définis de façon réaliste en évitant d'imposer sans raison spécifique
des délais trop courts. Par contre, cette condition sera un critère de qualification définissant
la conformité substantielle d'une offre, et donc une cause de rejet si elle n'était pas satisfaite
selon les termes de la soumission.
R09: Les clauses contractuelles
o Outre la condition de délai, la disponibilité d'avance de démarrage est une autre clause
contractuelle contribuant à la définition des coûts. La bonne pratique en la matière,
confirmée par le cadre légal lui-même, est qu'elle ne dépasse pas 20% du montant
contractuel et qu'elle soit cautionnée à 100% par une banque reconnue. Cette disposition est
donc à faire respecter par les autorités contractantes
22
o Une approche supplémentaire et acceptable pour limiter les coûts financiers de
l'entrepreneur, est de permettre le paiement partiel (40% par exemple) de matériaux stockés
mais non encore installés.
R10: La Participation et les Qualifications des soumissionnaires
o Constatant la bonne participation des PME Haïtiennes aux appels d'offres ouverts nationaux,
ce type de procédure est à promouvoir avec des volumes de travail et des conditions
adaptées.
o Cependant, il est aussi vrai que le taux de rejets d'offres durant les évaluations, atteste, si non
de qualifications limitées, plutôt du manque de capacités à organiser et composer des
soumissions satisfaisant tous les critères de recevabilité administrative. Pour atténuer
l'impact du manque général de capacités des soumissionnaires, et spécialement, dans le
cadre attendu de l'adoption de procédures allégées standardisées pour les montants sous les
seuils on pourrait envisager de fournir une formation ciblée portant sur la méthodologie à
suivre, comment obtenir les documents à produire, etc. Les séances d’information et les
séances de formation pourraient être organisées par la CNMP et la Chambre de Commerce,
ou les associations professionnelles ou industrielles par exemple;
o Entretemps, il est aussi de bonne pratique, d'organiser une réunion d'information en période
de soumission pour un contrat donné dans le but tout d'abord de répondre formellement aux
questions des soumissionnaires, et d'exposer de façon claire et détaillée, ce qui est attendu en
terme de dossier de soumission pour que celle-ci soit jugée recevable et qualifiée. Telle
réunion, sous la présidence du CMMP/CSMP, doit faire l'objet d'un procès-verbal reprenant
les questions et réponses, et ce procès-verbal tiendra lieu d'addendum au DAO.
Actions Suggérées
L'implémentation de ces recommandations se fera le plus utilement dans le cadre de
l'accomplissement des actions suivantes
Officialisation d'une révision des seuils à la baisse, telle que proposée par ailleurs, et en
cours d'approbation;
Adoption officielle de textes de procédures allégées, avec leurs manuels, applicables aux
procédures pour montants contractuels inférieurs aux seuils prescrits par la
réglementation, ainsi qu'aux situations d'Etat d'Urgence proclamé;
Programme de formation des gestionnaires des autorités contractantes aux procédures
allégées et documents standardisés correspondants;
Poursuite d'audits périodiques des procédures de passation de marchés;
Programme de formation et d'information à l'adresse des PME Haïtiennes, en vue du
renforcement de leurs capacités à participer avec plus de succès aux procédures de la
23
commande publique ;
Prise en charge par la CNMP et poursuite des travaux déjà en marche pour favoriser la
participation des opérateurs privés nationaux à la commande publique.
24
IV. LES CONDITIONS DE GESTION CONTRACTUELLE
4.1. Sommaire des Constats
C01 : Les Conditions à l'Exécution
Un premier constat est que, lorsque pris individuellement, les écarts par rapport aux bonnes
pratiques de gestion semblent limités, mais une fois mis dans le contexte de l'ensemble du
processus de la passation des marchés et la gestion contractuelle, leur impact s'avère
significatifs. A ce titre, les lacunes de planification qui conduisent à des décisions urgentes
si non bâclées, avec des mises en exécution sur des dossiers techniques incomplets, des
financements aléatoires, des engagements par accords négociés avec des titulaires peu
qualifiés et/ou sans garantie.
Les conséquences des dossiers techniques incomplets ou incohérents, outre leur impact sur
la qualité des passations, se répercutent tout au long de la phase d'exécution, soit en
permettant des exécutions de qualité insuffisantes, soit en provoquant des coûts
supplémentaires.
Aggravant ces conditions citées, la faiblesse des ressources en gestion de projets avec les
moyens de supervision directe par les AC ou de gestion des bureaux de supervision, ajoute
aux risques associés à des travaux de faible qualité, de titulaires défaillants, ou de budgets
insuffisants.
En dépit de ces conditions, l'audit a constaté que généralement, la qualité des travaux
paraissait satisfaisante, mais c'est une opinion qui reste à confirmer par un audit technique
proprement dit.
C02: L'impact des passations
Les conséquences de passations de marchés non conformes se sont le plus souvent révélées
par des surcoûts en cours d'exécution et un nombre de chantiers arrêtés en raison de titulaires
n'ayant pas les qualifications suffisantes notamment sur le plan financier.
Cette situation ajoute à la charge des gestionnaires de l'AC chargés de l'exécution de projet.
Cette capacité de gérer des titulaires défaillants n'est pas assurée par l'encadrement existant
et est une cause additionnelle de faiblesse des AC qui finissent par partager les
conséquences de projets mal gérés.
C03: Les prévisions budgétaires
Nombre de projets, spécialement au MSPP, sont arrêtés, par faute de trésorerie des AC.
Cette situation de mise en suspens de projets équivaut à un échec total car une reprise ne
pourra se faire que dans les conditions difficiles de remobilisation (ou de relancement de
procédures selon le volume des travaux restants), de réparation de dégradations, de
remplacement d'équipements disparus ou rendus inopérants. Ces défauts de trésorerie
25
résultent de l'absence de lien entre la planification et la gestion budgétaire, mais aussi
malheureusement, de changements de priorité de l'AC.
La dévaluation de la Gourde a un impact important sur les projets incluant des matériels et
équipements importés. Deux marchés importants de l'UCLBP (Fiches UC06, UC07) ont été
modifiés pour être totalement exprimés en Dollars Américains.
C04: Les négligences dans l'application des dispositions contractuelles
De façon générale, pour les marchés de montants sous les seuils, les conditions de
cautionnement bancaire d'avance ou de garantie de bonne exécution, ne sont pas appliquées,
causant une situation de risque important pour l'AC.
Quels que soient la raison, les arrêts de travaux ne sont pas associés à des états des lieux
établis contradictoirement, ni de procédures formelles de résiliation avec solde de compte.
Des factures pour travaux additionnels non formellement engagés sur contrat, restent sans
suite ouvrant la porte à des disputes difficiles dans le futur.
On a vu plus haut que les délais d'exécution imposés ne sont souvent pas définis de façon
cohérente avec le volume ou la complexité des travaux. Cette situation a progressivement
rendu cette condition contractuelle obsolète et sans véritable contrôle. Il s'en suit qu'il
apparaît à présent que le suivi des délais est négligé et qu'aucun cas d'application de
pénalités de retard n'ait été constaté.
Il a été constaté que les procédures de réception ne présentent pas le formalisme requis
associé avec une prise en charge du projet par son institution bénéficiaire. Au MENFP,
d'importants contrats de fournitures livrées ne disposent d'aucun document attestant de
l'effectivité des livraisons, des procédures de réception attestant de la conformité de leurs
qualité et quantités.
4.2. Recommandations relatives aux Conditions de Gestion Contractuelle
R01: Les conditions d'exécution
o Il est nécessaire de concevoir pour une autorité contractante, la gestion de projet comme un
exercice intégré depuis l'identification des besoins jusqu'aux réceptions définitive, sur base
d'une planification qui tienne compte de toutes les exigences et contraintes pouvant être
raisonnablement identifiées. La qualité de chaque étape affectera les conditions d'exécution
de la suivante et pour ce qui concerne la gestion contractuelle, la qualité des dossiers
techniques, la passation de marchés sous des conditions de compétition adéquates et
transparentes, et l'assurance des conditions de financement, seront les objectifs majeurs de
chaque phase du processus.
o Les AC assureront que leurs directions techniques ou autres services en charge des
opérations, aient les moyens matériels et les ressources appropriées d'un personnel
compétent et en nombre pour gérer et faire appliquer les dispositions nécessaires à
26
l'établissement d'études complètes et à la supervision des travaux et/ou des bureaux de suivi
qui en ont la charge en sous-traitance.
R02: L'impact des procédures de passations
o L'amélioration des conditions des passations de marchés au service de la gestion
contractuelle, passe par une coordination entre les gestionnaires techniques et les
CMMP/CSMP pour définir le plus adéquatement les critères de qualifications techniques et
financiers qui apporteront le plus de chance de bonne réussite dans l'exécution et le bon
achèvement des travaux.
o Pour faire face à des titulaires défaillants, les gestionnaires de projet auront à acquérir les
capacités d'être particulièrement proactifs à utiliser toutes les dispositions contractuelles qui
permettent de rectifier de façon formelle, les situations inacceptables par les moyens de
réunions de chantier suivies, des notes de service, des mises en demeure, l'application de
pénalités et si nécessaire, des résiliations claires pour des réattributions rapides.
R03: Les prévisions budgétaires
o L'intégration des prévisions budgétaires dans la planification des passations de marchés et la
programmation des travaux est un objectif majeur dans la réforme de la gouvernance
économique. Cet objectif ne saurait être atteint immédiatement, mais sa prise en compte par
le souci permanent d'assurer le financement préalablement à tout engagement dont on aura
par ailleurs limité le risque des imprévus, sera le meilleur atout pour parvenir à cette fin.
o Compte tenu des fluctuations du taux de change de la Gourdes spécialement par rapport au
Dollar américain, il est suggéré que les soumissions puissent s'exprimer en distinguant les
coûts locaux (matériaux, main d'œuvre locale, sous-traitance, frais généraux, ...) en Gourdes,
des coûts en devises, isolant les matériaux importés et les expertises étrangères, en USD ou
Euros, par exemple. cette méthode éviterait la nécessité de révision par avenant ou par
formule de révision sur un montant total par trop défavorable à l'AC.
R04: Les négligences dans l'application des dispositions contractuelles
o Dès lors que le cautionnement bancaire de garantie de bonne exécution est une clause
contractuelle réglementaire, cette disposition doit être valablement appliquée.
o Face aux difficultés de cautionnement bancaire sur le marché Haïtien, et si l'Administration
tend, comme il est constaté, à négliger cette obligation, les seules alternatives pouvant être
prises à titre provisoire, seraient les suivantes:
- il est indispensable pour vérifier que la gestion de trésorerie du titulaire puisse se
substituer à une avance de démarrage, qu'un contrôle des qualifications financières
s'applique en vue de s'assurer d'un niveau de crédit ou de liquidités compatible avec deux
à trois mois de travaux. La définition judicieuse d'un délai d'exécution adéquat, pourra
aussi aider les entreprises à limiter leurs dépenses mensuelles courantes.
- quant à l'absence de caution de bonne exécution, elle ne peut se substituer qu'avec
l'application d'une retenue de garantie supérieure.
27
o Les situations d'arrêts ou d'abandons de travaux doivent se résoudre administrativement par
des mesures administratives de résiliation et de solde de tout compte avec le titulaire tout en
tenant compte des retenues de garantie accumulées, des remboursements d'avance, et de
réalisation des cautions en place.
o On assurera que moyennant la définition d'un délai d'exécution raisonnable, tout
dépassement sera sanctionné par l'application des pénalités de retard prévues au contrat. Le
cas échéant ces pénalités pourront se calculer sur des délais partiels préalablement convenus
avec le titulaire, déterminé sur le planning contractuel des travaux.
o Le plus grand formalisme devra s'établir dans la conduite des procédures de réception en
commençant par des inspections pouvant impliquer des membres des CMMP/CSMP et des
représentants des institutions bénéficiaires ou des usagers. Les certificats sont à établir sur
format imposés avec la compréhension qu'ils correspondent à une prise en charge des
travaux achevés par le bénéficiaire tout en dégageant l'entrepreneur ou le fournisseur de ses
responsabilités d'entretien ou de gardiennage. Les documents tels que bons de livraison, PV
d'inspection, liste de travaux correctifs, certificats de conformité et de réception, doivent
obligatoirement être soigneusement archivés afin de pouvoir attester de la bonne gestion
contractuelle.
28
V. LA COMPOSANTE DE FORMATION DES FIRMES D'AUDIT LOCALES
5.1. INTRODUCTION
Le mandat de la firme DTI inclut une composante de formation d'une sélection de firmes d'audit
locales intéressées à fournir dans le futur les services d'audits des procédures de passation de
marchés publics. Cette composante de la mission a pour objet de renforcer les capacités des firmes
d’expertise comptable haïtiennes en vue de les rendre aptes à mener des missions similaires dans les
prochaines années.
Les firmes locales sélectionnées par la CNMP sont les firmes Thomas Bois et Associés, Turnier
S.A., Domond et Associés, FARUD.
Il est essentiel de mentionner ici que DTI n’avait aucune responsabilité par rapport aux firmes, à
l’exception de celle de « (faire) tous les efforts nécessaires pour intégrer les représentants des firmes
locales d'audit et représentants de l'IGF dans le but du plus grand succès de la mission et de sa
composante de transfert de savoir-faire durant le séjour de l'équipe de DTI en Haïti ». Voir
proposition technique page 29. DTI a proposé dans sa proposition une fiche standard (page 11) qui a
été discutée avec les experts tout en faisant ressortir que le format de la fiche doit être conforme à la
situation sous examen. Il est très fréquent que 2 auditeurs utilisent des fiches qui comportent des
variations l’une par rapport à l’autre étant entendu que les fiches doivent couvrir toute la réalité. Il
est également normal que des auditeurs moins expérimentés utilisent des fiches moins sophistiquées
que celles utilisées par des auditeurs plus expérimentés. Toutes les fiches préparées par les experts
des firmes locales ont été revues par les experts DTI et il n’a été noté aucune incohérence entre les
conclusions des uns et des autres.
On doit ajouter qu’il peut y avoir des variations produites par les experts DTI. Ces variations ne
portent que sur la forme et sont de nature très mineure. Elles sont souvent nécessaires en raison du
manque de documents dans les différents dossiers archivés. Finalement, il arrive que l’auditeur
devant une situation quelconque décide de personnaliser la fiche afin de mieux communiquer ses
observations, constats, conclusions et recommandations.
Dans la conduite des audits, les représentants de FARUD ont accompagné DTI lors des missions à
l'UCLBP, le BMPAD, et le MTPTC.
DTI avec la firme Domond et Associés ont exécuté l'audit dans les deux directions DIA et DAAF
du MARNDR.
La firme Turnier au MSPP et la firme Thomas Bois au MENFP, ont assisté DTI dans les audits de
ces deux institutions.
Dans le cadre de ce mandat, DTI a consacré ses efforts de renforcement de capacités de ces firmes
en conduisant tout d'abord une réunion de formation rappelant les grands axes du manuel des
procédures d'audit qui avait supporté l'atelier de formation de mars/avril 2015, en détaillant
spécifiquement les étapes pour la constitution des fiches de revue et la structure d'un rapport d'audit.
29
Deux autres journées ont été consacrées à rassembler et commenter les constats et résultats
intermédiaires.
5.2. CONSTATS
Les représentants des firmes désignées ont accompagné assidument et attentivement les
membres de l'équipe de DTI dans la conduite des trois composantes de l'audit: l'examen des
structures organisationnelles, la revue des procédures de passation de marchés, et la revue
des conditions de gestion contractuelle.
Bien que ces firmes avaient été sélectionnées parce qu'ayant participé au programme de
formation de mars/avril 2015, tous leurs représentants désignés pour accompagner DTI au
cours de cet audit, n'avaient pas effectivement bénéficié de cette formation. Certains d'entre
eux découvraient, à l'occasion de cet audit, les principes même des documents et procédures
de passation.
Les représentants des firmes ont établi ou ont été activement impliqué dans l'établissement
de fiches de revue détaillée de procédures.
Il a été constaté que pris individuellement et, considérant leur approche analytique qui est
celle de leur fonction de base, les participants des firmes disposaient des compétences et les
qualifications pour poursuivre l'apprentissage aux techniques d'audit des passations de
marchés.
5.3. APPRECIATION ET ACQUIS DE L'EXERCICE DE FORMATION
Cette première expérience de transfert de savoir-faire peut être considérée comme un succès et s'est
avérée appropriée aux difficiles circonstances associées à l'audit de six institutions qui avaient remis
tardivement leurs listes de contrats forçant ainsi une programmation de court terme pour la
définition des échantillons, les visites préliminaires couvrant les aspects organisationnels, les revues
proprement dites des procédures, et les visites d'inspections physiques avec des représentants
gestionnaires techniques des AC. La décomposition en équipes a permis de couvrir tous les aspects
du mandat et d'associer effectivement les firmes locales dans toutes ses phases.
Les représentants des firmes ont exprimé leur satisfaction quant aux enseignements acquis au terme
cet exercice de trois semaines et c'est l'opinion de DTI que la méthodologie de l'accompagnement
s'est avérée la plus adéquate pour une session de formation bénéfique.
Il reste que le domaine des audits de passations de marchés publics réclame non seulement
l'apprentissage de techniques mais aussi la formation à un discernement et à un jugement qui ne
peuvent s'acquérir que par la pratique soit en gestionnaire, soit même en tant que soumissionnaire,
soit en accumulant l'expérience d'auditeur dans la variété des projets, des types de contrats, et des
procédures auditées. A titre d'exemple, et pour affirmer ces considérations dans un format de
déclaration des qualifications requises, nous soumettons en annexe un document établissant
sommairement le profil requis pour la conduite indépendante de ce type d'audit.
30
5.4. RECOMMANDATIONS ET SUGGESTIONS POUR FUTURES ACTIONS
o Afin d'accélérer les efforts de formation, de nouvelles séances pourraient s'organiser en
s'orientant exclusivement sur des exercices couvrant des cas pratiques de complexité
variable pour tous types de procédures et nature de contrats.
o Une revue détaillée des rapports d'audit (dans leur état final) de chaque institution pourrait
être conduite sous les auspices de la CNMP, suscitant les questions, échanges et
commentaires sur les constats et recommandations.
o Prenant compte du fait que l'exercice d'audit proprement dit est un travail dont les
qualifications individuelles de l'auditeur sont primordiales, il est suggéré que les bénéfices
de la formation soient personnalisés aux individus eux-mêmes, mettant possiblement sur
pied un système national de certification ou d'agréation attestant de leurs qualifications
propres, plutôt que celles de leur firme.
31
ANNEXE 1
LISTE DES ACRONYMES
AC Autorité Contractante
AOO Appel d’Offres Ouvert
AOR Appel d’Offres Restreint
BID Banque Interaméricaine de Développement
BMPAD Bureau de Monétisation des Projets de l’Aide au Développement
CCAG Cahier des Clauses Administratives Générales
CCAP Cahier des Clauses Administratives Particulières
CMMP Commission Ministérielle des Marchés Publics
CNMP Commission Nationale des Marchés Publics
COPEO Commission d’Ouverture des Plis et d’Évaluation des Offres
CSMP Commission Spécialisées des Marchés Publics
CSC/CA Cours Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif
DAAF Directions des Affaires Administratives et Financières
DAO Document d’Appel d’Offres
DIA Directions des Infrastructures Agricoles
DTI Daniel Thirion International
MARNDR Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
MEF Ministère de l’Economie et des Finances
MENFP Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
MSPP Ministère de la Santé Publique et de la Population
MPCE Ministère de la Planification et de la Coopération Externe
MTPTC Ministère des Travaux Publics, des Transports et de la Communication
PPM Plan Prévisionnel Annuel de Passation des Marchés
PRM Personne Responsable du Marché
SBQC Sélection Basée sur la Qualité et le Cout
UEP Unité des Etudes et de la Programmation
UCLBP Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics
UCP Unité de Coordination de Projets
UPMP Unité de Passation des Marchés Publics
ANNEXE 2
LISTE DES PERSONNES RENCONTREES
COMMISSION NATIONALE DES MARCHES PUBLIC (CNMP)
4, Rue Coutilien
Musseau, Delmas 60
Nom Prénom Titre Tel Email
JEAN MARI Florient Coordonnateur 4895-2575 jeanmarieflorient@yahoo.fr
MOISE Lucien Membre 2943 0545
3748 8451
Jlmoise87@yahoo.com
Jlmoise87@gmail.com
FAROUL Esther Membre 3701-9201 Efaroul233@hotmail.com
LAGUERRE Noel Membre 4895-2778 Noel05laguerre@yahoo.co
m
CLAUDE Dalberg Service Technique
Principal
2943 0545
3701 9059
Dalberg.claude@yahoo.co
m
JOSEPH Edlin Secrétariat Technique,
Comité de Suivi
4891-5566 edlinhaiti@gmail.com
JEANELUS Ingrid Secrétariat Technique,
Comité de Suivi
4820 9974 Delva_mirlanda@yahoo.fr
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
UNITE DE COORDINATION DE PROJETS (UCP)
19, Rue Armand Holly, Turgeau
Nom Prénom Titre Tel Email
FAUCHER Lys Coordonnateur (509)2517 0772
(509) 2943 6633
Lys_faucher@yahoo.fr
METELLUS Frantz Consultant 3713-9718 Metellus.frantz@yahoo.com
SAINTIL Marie Rose
Lamothe
Assistante Administrative (509) 2943 2044
(509) 3701 8762
mrsaintil@ucp.gouv.ht
lamothesaintil@yahoo.fr
ucpmefhaiti@yahoo.fr
BENOIT Frantz Responsable de Passation
de Marchés
(509) 3701 3283 Frantzbenoit@yahoo.fr
INSPECTION GENERALE DES FINANCES (IGF)
5, Avenue Charles Sumner
Nom Prénom Titre Tel Email
MICHEL Jean Ronald Inspecteur, Comité de
Suivi
4711-0808 jeanronaldmiche@yahoo.fr
MORENCY
JEAN LOUIS
Goethie
Varnelle
Inspecteur General II 3704-9062 Varnelle80@yahoo.fr
BANQUE MONDIALE
7 Rue Ogé, Pétionville
Nom Prénom Titre Tel Email
DEME Mamadou Sr. Financial Management
Specialist
3442 8385 Mdeme1@worldbank.org
CADET Rose rcadet@worldbank.org
FIRME THOMAS BOIS & ASSOCIES
15 bis, Rue Nissage Saget, Delmas 31
Nom Prénom Titre Tel Email
BOIS Jean
Emmanuel
Associé, CPAH (509) 3464 6501 Janbwa@hotmail.com
SAINTILUS Fabiola P. Auditeur Sr. 3732-0258 iolepier@hotmail.com
PIERRE Marie Yolene D Vérificateur/Compt 3784-2720 yoledominiquepierre@yaho
33
o.com
DORCILY Maria D Vérificateur/Compt. 3464-2821 Mardas_fr@yahoo.fr
DELAROSE Delile Verificateur/Compt. 3178-8040 deliledelarose@yahoo.fr
FIRME TURNIER
60, Rue Merisier, Delmas 48
Nom Prénom Titre Tel Email
TURNIER Lionel Associé Directeur (509)2231-1516
(509)3650-1515
lturnier@firmeturnier.ht
SALOMON Migee Auditeur 3142-2809 msalomon@firmeturnier.ht
OVIL Alexandre Auditeur 3378-3304 oalexandre@firmeturnier.ht
RIZIEN Maxime Auditeur 3766-0765 mrizien@firmeturnier.ht
FIRME DOMOND ET ASSOCIES
6, Rue Tertulien Guilbaud, Bourdon
RODOLPH Paul Manager 3715 3121 Rpaul@domondassocie.co
m
GUILLAUME Jean Vérificateur/Compt. 3718 6945 Guillaume197328@yahoo.f
r
DORVAL Cathia Vérificateur/Compt. 3687 5545 cathiadorval@yahoo.fr
FIRME FARUD/ CONSULTANTS INDEPENDENTS
MENTOR Joseph Administrateur Associé 3894 0199 Mentor2jb@gmail.com
DOMOND Reynald Vérificateur/Jr. 3382 6631 reydomond@gmail.com
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE (MENFP)
5, Avenue Jean Paul
Nom Prénom Titre Tel Email
MEXIL Emmanuel (509)4653 6649 Emexil406@gmail.com
SONEY AIME
PAUL Eliccel Directeur du Cabinet 3726 1073 eliccel@gmail.com
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIC ET DE LA POPULATION (MSPP)
1 Angle Avenue Mais Gaté et Rue Jacques Roumain
Nom Prénom Titre Tel Email
KESSLER Guillaume Comptable, CMMP (509) 3426-7852
PELLERIN Agathe Assistance Technique UEP 3413 9260
UNITE DE CONSTRUCTION DE LOGEMENTS ET BATIMENTS PUBLICS (UCLBP)
32, rue Faubert, Pétion-Ville, Haïti
Nom Prénom Titre Tel Email
BARTOLI M. Dir. Cellule Passation des
Marchés
3161 4444
CAJEMITTE Pascal Architecte 4898 0442 Pascalcayemitte.culp@gma
il.com
GUILLAUME Innocent Directeur Adjoint 3893 7677
PHILIPPE Jean Pierre Chargé de Projet 4894 9947 Pierrephilippejean.uclbp@
email.com
EMMANUEL Breau Représentant 3176 7015
CLEMENT Marc-Antoine ESC (Bureau de Suivi)
MALVORSIN Archange ESC (Bureau de Suivi)
FONTIN Yves Frantzy ESC (Bureau de Suivi)
MARC Jean Michel ESC (Bureau de Suivi)
Camille M. Assistant Cellule
Passation des Marchés
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DEVELOPPEMENT
RURAL (MARNDR)
Route Nationale No. 1, Damien
34
GOURDET Anoux Ingénieur 3720 9693
SAINT
GERMAIN
Mme. Coordinatrice UMPM
BRUNET Georges Ingénieur 3845 3998
3999 3998
MONTES Charles Ingénieur, Juriste DIA
Coordonnateur CMMP
3766 3232
3995 5975
Montes.charles@yahoo.co
m
RICCARDY Brice Comptable 4896 2083 bjriccardy@gmail.com
Senat 3843 9139
MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS, TRANSPORT ET COMMUNICATION (MTPTC)
29 Rue Toussaint Louverture, Delmas 33
PIERRE Charles
Raymond
Directeur General 3435 2792 Crp5304@yahoo.com
JUSSOME Magali Attaché Direction
Générale
4640 8982 mbjussome@gmail.com
VIXAMAR Raoul Cellule de Passation 3110 4322 rvixamar@yahoo.com
CASSAGNOL Marguerite Cellule de Passation 3717 8170 margueritecassagnol@hot
mail.com
BUREAU DE MONETISATION DES PROGRAMMES D’AIDES AU DEVE LOPPEMENT (BMPAD )
12 bis, Boulevard Harry Truman, Bicentenaire
CHERIE Joanne Responsable Service des
Marchés Publics
3949 5824
35
ANNEXE 3
QUALIFICATIONS POUR LA FONCTION D'AUDITEUR NATIONAL EN
PASSATION DES MARCHES
A. Fonction
Dans le cadre de ses attributions d'entreprendre et de faire entreprendre des audits de procédures de
passations des marchés gérées par les autorités contractantes du Secteur Public, la Commission
Nationale des Marchés Publics (CNMP), fait appel à des experts indépendants afin de conduire ces
missions d'audit.
A la demande de la CNMP, l'Auditeur en passation de marchés à la mission de procéder à une revue
des procédures de passation des marchés et de gestion contractuelle en termes de leur conformité
aux dispositions légales et réglementaires et leur compatibilité aux principes fondamentaux de
bonne gouvernance en la matière. Selon les besoins établis par l'CNMP et des objectifs spécifiques
définis par elle-même, l'Auditeur peut être requis de procéder à des revues ou enquêtes spécifiques,
ainsi qu'à des missions d'assistance ou de formation, dans le cadre de ses attributions et
qualifications.
B. Responsabilités
En qualité de consultant indépendant, l'Auditeur assume les responsabilités correspondantes
aux droits et obligations définis dans un contrat spécifique conclus avec la CNMP.
L'Auditeur exécutera les prestations et remplira ses obligations de façon diligente, efficace et
économique;
L'Auditeur utilisera dans l'exercice de sa mission, des techniques de pointe appropriées et
des équipements et procédés sûrs et efficaces;
L'Auditeur se comportera toujours en conseiller loyal et défendra en toutes circonstances les
intérêts légitimes de la CNMP, évitant notamment toute situation de possible conflit d'intérêt
avec d'autres missions ou autres institutions. A cet effet, l'Auditeur s'interdira entre autres de
s'engager directement ou indirectement dans des activités commerciales ou professionnelles
qui pourraient être incompatibles avec la conduite d'audit au sein d'autorités contractantes
institutionnelles.
L'Auditeur s'engage à garder la plus grande confidentialité et à ne divulguer en aucune
circonstance, quelque information sur les documents ou procédures, ou toute autre
information qu'il aurait pris connaissance dans l'exercice de ses prestations;
L'Auditeur a la responsabilité de se tenir informé et d'appliquer les dernières dispositions
légales et réglementaires relatives aux procédures de passation des marchés et de gestion
contractuelle par l'Administration publique de la République de Haïti.
36
C. Critères de Performance
Qualité et précision des rapports d'audit;
Respect des délais d'exécution des audits programmés et de production des rapports;
Fiabilité totale des constats établis lors des revues de procédures de passation et de gestion
de contrat, ainsi que des inspections physiques;
Clairvoyance et discernement dans les opinions et recommandations énoncées et rapportées;
Professionnalisme dans les relations avec les représentants des Autorités Contractantes
auditées.
D. Profil Requis
Formation
Niveau de Maîtrise, de préférence en administration publique, gestion des affaires,
ingénierie, finances ou droit.
Expérience
10 ans au moins dans une position de responsable, dont au moins 5 années à un niveau
exécutif dans une institution publique ou une entreprise privée, en charge de la gestion de
projets au budget important, incluant la gestion des acquisitions et/ou des soumissions.
Connaissances techniques
Connaissance approfondie du milieu et des procédures administratives officielles nationales.
Connaissance des principes et techniques associées à la gestion des passations de marchés
publics, y compris de programmes à financement externe.
Personnalité
Capacité d'organiser son propre travail de façon indépendante;
Capacité d'exercer un jugement indépendant sous les meilleures caractéristiques d'honnêteté
professionnelle;
Capacité de communiquer effectivement avec les représentants des autorités contractantes
auditées et de maintenir un devoir de réserve dans toutes les interactions avec les parties
impliquées dans les procédures de gestion contractuelle et de passation des marchés.
ANNEXE 4
4a. LISTE DES CONTRATS REVUS
PASSATION DES MARCHÉS
# Objet de la transaction Nature Montant USD Montant HTG Mode de
passation
Entreprise
attributaire
Opinion
BM01 Travaux d'electrification: Fort Jacques, Formont Guillaume T 3,342,285 AOR ERECOM C
BM02 Travaux d'electrification: Tiberard, Sanois, Dobeille T 4,248,285 AOR INGECO C
BM03 Construction Lycée Bocozelle de St Marc T 44,764,452 AOO DELTA ENG. C
BM04 Constructon Lycée Mirebalais T 45,392,828 AOO CONSTRUTEC C
BM05 Construction Lycee Stenio Vincent de Cerca-la-Source T 48,443,324 AAO EXTRACO NC
BM06 Construction Bibliotheque de Hinche T 24,778,671 AAO EXTRACO C
BM07 Construction du Centre stockage Lafiteau T 149,969,133 AOO EXECO C
BM08 Travaux additionnels Centre de stockage Lafiteau T 43,998,926 Gré à Gré EXECO C
BM09 Acquisition 140 Motos PNH & Presidence F 41,510,994 AOR AUTOPLAZA C
BM10 Acquisition de materiels d'ameublement pour le Lycee Peralte
de Belladeres
F 3,163,300 DP JOCA C
BM11 Acquisition de materiels de Labo Informatique Lycée
Charlemagne Péralte de Belladeres
F 1,227,600 DP BITS C
BM12 Supervision trvx du centre de stockage de Lafiteau S 9,448,055 AD ARCHIVOLT C
BM13 Supervision trvx du Lycée Mirebalais S 6,200,000 SBQC SAINT GILLES C
MS01 Construction d’un CSL à Bras de Gauche T 23,678,522 AOR AEC C
MS02 Construction d’un CSL à Tozia T 25,830,850 AOR BACEE C
MS03 Construction Centre d’isolement EBOLA T 28,920,886 AOR JMN
Constructions
C
MS04 Réhabilitation Hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours Phase
2
T 37,675,787 AOR ETRAMEC SA C
MS05 Réhabilitation Bloc opératoire (Bon Repos) T 37,553,592 AOR ETRAMEC SA NCA
MS06 Construction Buanderie, chambre froide, réfectoire & cuisine T 32,336,565 AOR EC (Engineering
Corps)
NCA
MS07 Acquisition 8 véhicules ambulance pour le Centre ambulancier F $ 432,000.00 19,440,000 DC Hinoto C
38
du Sud
Acquisition 4 véhicules fermés modèle 2015 (type ambulance) F $ 216,000.00 9,720,000 DC Hinoto NCA
MS08 Matériels de Bureaux Hôpital Notre Dame du Perpétuel
Secours à Bon Repos
F 10,991,937 DC General
Engineering
Services
NCA
MA01 Lot (1) : Travaux de réaménagement des approches du dalot de
franchissement de RN2 par les drains BINO LESTER (amont
et aval) et MOUREL (amont et aval) dans le département de
l’Ouest, à Léogane
T 23,884,886 AOR AAA C
MA02 Lot (2) : Travaux de Rectification de lit et d’aménagement de
dérivation partielle à Deslandes dans le département de
l’Ouest, à Léogane
T 38,958,250 AOR SOTECH C
MA03 Travaux additionnels pour reconstituer la berge sur plus de 600
mètres en amont de l’aménagement en gabions exécuté et pour
corriger aussi la zone de rejet de la ravine Balizier dans la
Rouyonne
T 11,738,507 Gré à gré SOTECH NCA
MA04 Travaux de renforcement de la berge droite du tronçon des
Trois Rivières longeant la ville de Pilate
T 16,497,094 AOR HEDS C
MA05 Travaux de construction de Trente Cinq (35) micro-retenues en
amont de la rivière Rouyonne, à Léogane
T 19,000,000 AOR GTACC NC
MA06 Lot (2) : Construction d’un déversoir plan, d’un bassin de
dissipation et d’un mur bajoyer au niveau du barrage de
Dubreuil, dans la Rivière L’Acul, à Chantal
T 28,067,685 AOR SOCAP SA C
MA07 Travaux additionnels au niveau des rives droite et gauche de la
rivière l’Acul, au voisinage immédiat du barrage Dubreuil
T 4,500,000 AOR SOCAP SA C
MA08 Lot (1) : Construction d’un mur de soutènement et d’un mur de
pied en maçonnerie de moellons au niveau du barrage de
Dubreuil, dans la Rivière L’Acul, à Chantal
T 18,543,070 AOR ENCOTRA C
MA09 Acquisition d'un Inverter F 916,105 Gré à gré Halissa Ram NC
MA10 Acquisition de 70, brouettes, derapine F 1,017,922 Gré à gré Haiti Equipement NC
MA11 Acquisition d'outils agricoles F 2,256,090 Gré à gré X Depot NC
MA12 Paiement pour installation d'un système de pointage S 2,824,317 Gré à gré Instal & Repairs NC
MA13 Paiement pour location de véhicules S 2,657,120 Gré à gré Zenith Rent a Car NA
MA14 Acquisition de 600 dérapines, 600 pioches, 600 râteaux, 600
pelles, 750 brouettes, 500 serpettes, 500 machettes, 500 houes.
F 5,085,455 Cotation
de prix
Express Transport NC
MA15 Acquisition de divers matériels de bureau F 2,638, 162.45 Cotation
de prix
Halissa Ram NC
MA16 Acquisition de 250 brouettes, 150 pelles, 150 houes, 150 F 1,736,350 Cotation Carribean NC
39
machettes, 150 serpettes, 150 râteaux, 150 ioches, 150 déra
ines.
de prix Products &
Services
MA17 Achat de fournitures et matériels de bureau F 2,420,468 Cotation
de prix
Global Home &
Office
C
UC01 Réhab. Pl. Canapé Vert T 29,562,500 Gré à Gré TECINA NCA
UC02 Réhab. Commissariat Cité Soleil T 534,650 Gré à Gré Ficones NCA
UC03 Réhab. 80 maisonnettes Port-de-Paix T 8,100,000 Gré à Gré Mieux construire NCA
UC04 Rep. et embellissement façades maison St Anne T 800,000 Gré à Gré Ficones NCA
UC05 Aménagement Terrains Delmas2, Linthau2, Thom25 T 34,961,891 Gré à Gré FBC Construction NCA
UC06 Construction Complexe Admin. MEF, ADG, DGI T $61,928,980.00 2,786,804,100 AOO Hongyuan C
UC07 Construction Cour Supérieur des Comptes T $27,725,863.23 1,247,663,845 AOO Hongyuan C
UC08 Etudes Palais de Justice, Parquet, Barreau E $ 799,837.00 35,992,665 AOO Millet/More
Arquitectos
C
UC09 Etudes Rue Mgr. Guilloux et Ch de Mars E $ 444,227.50 19,990,238 AAO SGS C
UC10 Etudes Sismique MCI E 5,895,500 Gré à Gré Philippe Lauture NCA
UC11 Etudes Sismique MICT E 5,895,500 Gré à Gré Philippe Lauture NCA
UC12 Audit technique et financière des projets C $ 90,901.00 4,407,482 Gré à Gré Génie conseil NC
MT01 Travaux de réparation et de protection du Pont situé sur les
Trois Rivières à l’entrée de Gros Mornes
T 27,846,363 AOR CESA NCA
MT02 Projet d’Entretien au Projet d’Entretien Périodique de la Rue
Chavannes à Pétion Ville (Ouest)
T 9,005,755.00 AOR FICOSA C
MT03 Contrat d’Exécution de Travaux de Drainage & Voirie Rue
Moïse et d’Aménagement de l’Intersection Route de Kenscoff
T 39,891,265 Gré à Gré Ingenieria
Estrella S.A.
C
MT04 Curage d'Ouvrage de Drainage T 6,000,000 Gré à Gré GBF NCA
MT05 Curage d'Ouvrage de Drainage T 6,000,000 Gré à Gré APEC NCA
MT06 Curage d'Ouvrage de Drainage T 6,000,000 Gré à Gré ENCOTRA NCA
ME01 Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 27,653,077 AOO Office Star C
ME02 Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 27,653,077 AOO Office Star C
ME03 Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 34,452,611 AOO Fourniture Expo C
ME04 Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 34,452,611 AOO Fourniture Expo C
ME05 Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 27,499,832 AOO GS Distribution C
ME06 Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 27,499,832 AOO GS Distribution C
ME07 Dotation des manuels scolaires F 24,948,000 Gré à Gré Éditions
Pédagogie
NCA
40
Nouvelle
ME08 Dotation des manuels scolaires F 10,852,380 Gré à Gré Edition Canape
Vert
NCA
ME09 Dotation des manuels scolaires F 129,873,296 Gré à Gré Editions Henri
Deschamps
NCA
ME10 Subvention des manuels scolaires F 319,606,858 Gré à Gré Editions Henri
Deschamps
NCA
ME11 Subvention des manuels scolaires F 13,256,338 Gré à Gré Kopivit-l'Action
Sociale
NCA
ME12 Achat de 28 Laptop dans le cadre de la remise des primes aux
Laureats Nationaux
F 1,119,580 Cotation
de prix
Galaxie Office NC
ME13 Achat d'Alcool en faveur du magasin dans le cadre des
Examens d'Etat 2014
F 3,456 Cotation
de prix
Roi des Rois
Market
NC
ME14 Versement Final (80%) pour l'acquisition de Fournitures dans
le cadre des examens d'Etat 2014.
F 8,587,500 AOO Pressmax C
41
4b. CONTRATS DONT LA PHASE D'EXÉCUTION A ÉTÉ INSPECTÉE
GESTION CONTRACTUELLE
# Objet de la transaction Nature Montant USD Montant HTG Mode de
passation
Entreprise attributaire
BM03G Construction Lycée Bocozelle de St Marc T 44,764,452 AOO DELTA ENG.
BM07G Construction du Centre stockage Lafiteau T 149,969,133 AOO EXECO
BM08G Travaux additionnels Centre de stockage Lafiteau T 43,998,926 Gré à Gré EXECO
MS04G Réhabilitation Hôpital Notre Dame du Perpétuel Secours
Phase 2
T 37,675,787 AOR ETRAMEC SA
MS05G Réhabilitation Bloc opératoire (Bon Repos) T 37,553,592 AOR ETRAMEC SA
MA01G Lot (1) : Travaux de réaménagement des approches du dalot
de franchissement de RN2 par les drains BINO LESTER
(amont et aval) et MOUREL (amont et aval) dans le
département de l’Ouest, à Léogane
T 23,884,886 AOR AAA
MA02G Lot (2) : Travaux de Rectification de lit et d’aménagement de
dérivation partielle à Deslandes dans le département de
l’Ouest, à Léogane
T 38,958,250 AOR SOTECH
MA05G Travaux de construction de Trente Cinq (35) micro-retenues
en amont de la rivière Rouyonne, à Léogane
T 19,000,000 AOR GTACC
UC01G Réhab. Pl. Canapé Vert T 29,562,500 Gré à Gré TECINA
UC06G Construction Complexe Admin. MEF, ADG, DGI T $
61,928,980.00
2,786,804,100 AOO Hongyuan
MT02G Projet d’Entretien au Projet d’Entretien Périodique de la Rue
Chavannes à Pétion Ville (Ouest)
T 9,005,755 AOR FICOSA
MT03G Contrat d’Exécution de Travaux de Drainage & Voirie Rue
Moïse et d’Aménagement de l’Intersection Route de
Kenscoff
T 39,891,265 Gré à Gré Ingenieria Estrella S.A.
ME03G Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 34,452,611 AOO Fourniture Expo
ME04G Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 34,452,611 AOO Fourniture Expo
ME05G Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 27,499,832 AOO GS Distribution
ME06G Acquisition de 6 lots de kits scolaires F 27,499,832 AOO GS Distribution
ME10G Subvention des manuels scolaires F 319,606,858 Gré à Gré Editions Henri Deschamps
ME11G Subvention des manuels scolaires F 13,256,338 Gré à Gré Kopivit-l'Action Sociale
ANNEXE 5
STATISTIQUES DE CONFORMITE PAR PROCEDURE
Tableau 1:
Type de Contrat
Nbre
Echant.
Montants
(Gourdes)
Conforme
(C)
Non-
Conforme
Acceptable
(NCA)
Non-
Conforme
(NC)
TRAVAUX
Montant au-dessus du seuil 7 4,367,036,608 6 0 1
Montant sous le seuil 28 548,257,359 15 12 1
Total 35 4,915,293,967 21 12 2
FOURNITURES
Montant au-dessus du seuil 10 670,202,187 7 2 1
Montant sous le seuil 17 119,380642 5 5 7
Total 27 789,582,829 12 7 8
CONSULTANTS, SERVICE, ETUDE
Montant au-dessus du seuil 1 35,992,665 1 0 0
Montant sous le seuil 8 57,318,211 4 2 2
Total 9 93,310,876 5 2 2
TOTAL 71 5,798,187,672 38 21 12
Le résultat de cet exercice démontre que la majorité des cas de non-conformités se trouvent en
dessous des seuils (32 non-conforme/non-conforme acceptable, dont 3 procédures validées a
titre exceptionnelle par la CSC/CA).
Définitions :
Procédure conforme : celle qui suit, en tous points, les dispositions de la réglementation en vigueur ;
Procédure non conforme : celle qui dévie des dispositions de la réglementation en vigueur, qu’il
s’agisse de déviations majeures ou de déviations considérées mineures ;
Procédure non conforme mais acceptable : Il s’agit des cas où les procédures ont été validées par la
CNMP et par la CSCCA. Le cas des manuels scolaires est un exemple frappant : la CNMP a
été forcée d’accepter la procédure de gré à gré, sans quoi les classes auraient débuté sans que
les élèves puissent disposer des manuels en questions.
On pourrait utiliser les termes « non conforme mais acceptées ». En effet, il n’appartient pas
au consultant de revoir la décision d’un organisme dont la décision est finale.
43
Tableau 2:
Type de Marché
Nbre
Echant.
Montants
(Gourdes)
Conforme (C)
Non-
Conforme
Acceptable
(NCA)
Non-
Conforme
(NC)
GRE A GRE
Montant au-dessus du seuil 12 597,176,628 43,998,926 553,177,702 -
Montant sous le seuil 12 114,818,018 42,548,385 60,847,718 11,421,915
Total 24 711,994,647 86,547,311 614,025,420 11,421,915
APPEL D’OFFRE OUVERT/RESTREINT
Montant au-dessus du seuil 14 4,579,752,378 4,531,309,055 - 48,443,324
Montant sous le seuil 21 442,694,339 325,957,819 97,736,520 19,000,000
Total 35 5,022,446,718 4,857,266,874 97,736,520 67,443,324
DEMANDE DE COTATION
Montant au-dessus du seuil - - - - -
Montant sous le seuil 11 57,546,308 26,251,368 20,711,937 10,583,003
Total 11 57,546,308 26,251,368 20,711,937 10,583,003
AUTRES
Montant au-dessus du seuil - - - -
Montant sous le seuil - - 6,200,200 - -
Total 1 6,200,000 6,200,000 - -
TOTAL 71 5,798,187,673 4,976,265,553 732,473,877 89,448,242
Sur un total de 71 procédures auditées, il y avait 38 procédures conformes, 21 procédures non-conformes
acceptables, et 12 procédures non-conformes.
Tableau 3 :
9%
13%
36%
14%
88%
64%
AOO/AOR Gré à Gré Demande de
Cotation
Conformité par type de marché
Conforme
Non-conforme/non-
conforme acceptable
Tableau 4 : Justifications de Non-Conformité
2%
2%
4%
4%
5%
5%
7%
9%
14%
21%
27%
Rejet abusif d’offres
Non-validé par la CSC/CA
Avenant > 25%
Expertise non-démontrée
Procédure informelle, pas de concurrence
Avance Excessive
Suspicion de manipulation afin de rester en dessous des seuils, Fractionnement
Manque de descriptif (Ex. pas de bordereau et/ou spécifications techniques)
Procédure Urgence non-justifié
Procédure non-documentée, pas d’archives
Gré à Gré non-justifié
Tableau 5 : Justifications de Non-Conformité par Institution
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
7 contrats non-conformes
Ministère de la Santé Publique et de la Population
4 contrats non-conformes
Ministère des Travaux Publics, des Transports et de la Communication
4 contrats non-conformes
9%
45%
45%
Procédure informelle, pas de concurrence
Procédure Urgence non-justifié
Gré à Gré non-justifié
43%
29%
14%
14%
Procédure non-documentée, pas d’archives
Suspicion de manipulation afin de rester…
Procédure informelle, pas de concurrence
Manque de descriptif (Ex. pas de…
13%
13%
38%
38%
Avenant > 25%
Manque de descriptif (Ex. pas de…
Procédure Urgence non-justifié
Procédure non-documentée, pas d’archives
Gré à Gré non-justifié
46
Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics
8 contrats non-conformes
Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
9 contrats non-conformes
Bureau de Monétisation des Projets de l’Aide au Développement
1 contrat non-conforme
30%
15%
15%
15%
10%
10%
5%
Gré à Gré non-justifié
Avance Excessive
Manque de descriptif (Ex. pas de…
Procédure non-documentée, pas d’archives
Expertise non-démontrée
Suspicion de manipulation afin de rester…
Non-validé par la CSC/CA
44%
33%
11%
11%
Gré à Gré non-justifié
Procédure non-documentée, pas d’archives
Procédure informelle, pas de concurrence
Avenant > 25%
100% Rejet abusif d’offres
47
ANNEXE 6
TERMES DE REFERENCE POUR L’AUDIT DES PROCEDURES DE
PASSATION DES MARCHES PUBLICS
Exercice 2014-2015
1. CONTEXTE
L’efficacité, la transparence, l’équité et l’économie sont les caractéristiques de tout bon système de
passation des marchés publics. Dans le but de conférer ces attributs au système national, le
Gouvernement de la République d’Haïti s’est lancé depuis décembre 2004 dans la réforme de ce
dernier. Cette refonte du secteur a conduit à la promulgation de nouveaux textes légaux et
règlementaires, tels la loi du 10 juin 2009 fixant les règles générales relatives aux marchés publics
et aux conventions de concession d’ouvrage de service public et près d’une vingtaine d’arrêtés,
notamment l’arrêté d’application de ladite loi, les arrêtés sanctionnant le manuel de procédures et
les documents d’appels d’offres.
Cette loi confie à la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP), l’Organe de régulation et
de contrôle du système, la charge de veiller à l’application, lors de la passation et de l’exécution des
marchés publics, des dispositions prônées par le cadre réglementaire. Pour ce, en vertu de l’article
221 de l’arrêté du 26 octobre 2009 précisant les modalités d’application de la loi du 10 juin 2009,
elle a l’autorité de mener des audits indépendants sur les différents marchés conclus par les autorités
contractantes, qu’ils se trouvent en dessous ou au-dessus des seuils de passation de marchés.
Dans le but de pouvoir disposer des moyens pour remplir cette mission, la CNMP a réalisé au mois
de mars 2015 avec l’assistance technique de la Banque Mondiale une session de formation en Audit
des marchés publics. A cette formation ont pris part des professionnels venant de cabinets privés
d’audit et des institutions publiques de contrôle. Contribuant à développer au niveau local une
capacité de mener des audits de passation de marchés publics pouvant répondre à une demande de
réalisation de mission de ce genre.
La CNMP, depuis sa création, a, outre son rôle de régulation, effectué le contrôle à priori des
marchés publics. Elle veut aussi mettre l’accent sur le contrôle à postériori. Ainsi à partir du don de
la Banque Mondiale, dans le cadre de l’appui aux réformes de la gouvernance économique, elle
compte utiliser les services d’une firme d’audit des marchés publics pour conduire une revue des
procédures d’élaboration, de passation et d’exécution de marchés publics de l’exercice fiscal 2014-
2015 au niveau de six (6) institutions publiques indiquées à l’annexe 1 des présents termes de
référence.
48
2. OBJECTIFS DE L’AUDIT
2-1- Objectif général
La mission d’audit vise deux (2) objectifs :
Vérifier la régularité des processus de passation, d’exécution et de contrôle des marchés publics
conclus entre le 1
er
octobre 2014 et le 30 septembre 2015, afin de mesurer le degré de respect,
par les autorités contractantes visées à l’annexe 1 des dispositions et procédures prescrites par la
réglementation relative aux marchés publics ;
Renforcer les capacités des firmes d’expertise comptable haïtiennes en vue de les rendre aptes à
mener des missions similaires dans les prochaines années.
2-2- Objectifs spécifiques
Dans le cadre de cette mission, les objectifs spécifiques suivants sont assignés à l’auditeur:
(i). Exprimer son opinion sur l'adéquation des procédures de passation de marchés adoptées pour les
contrats sélectionnés par échantillonnage ;
(ii). Vérifier la conformité des procédures aux principes généraux d’économie, efficacité, équité et
transparence édictés par la loi relative aux marchés publics;
(iii). Fournir autant que possible, une opinion sur la qualité des contrats, incluant les aspects
techniques et économiques;
(iv). Identifier les cas de non-conformité des procédures en regard des dispositions réglementaires,
et le cas échéant des Directives applicables. Examiner en particulier les cas de rejet d’offres moins-
disantes, d’altération des conditions d'appel d'offres lors de l'évaluation, ou des conditions
contractuelles lors de l'attribution;
(v). Vérifier que les procédures respectent une planification compatible avec les objectifs
d'efficacité de gestion;
(vi). Vérifier que les listes de contrats et les archives relatives aux procédures permettent une
gestion exécutive et un contrôle externe effectifs.
(vii). Vérifier et évaluer la capacité des gestionnaires de l'autorité contractante auditée à s'acquitter
de leurs responsabilités dans la gestion des procédures, en déterminant spécialement si les
procédures en matière de planification, mise en œuvre des procédures, suivi et tenue des données de
gestion, sont respectées;
(viii). Pour un échantillon de contrats, vérifier par inspections physiques, que les travaux,
fournitures ou services ont été livrés en accord avec les termes contractuels et que les documents
attestant de la conformité des livraisons (bons de livraison) ou travaux (certificats de réception
provisoire) sont correctement établis ;
(ix). Dans la mesure du possible émettre une opinion sur les prix unitaires rencontrés dans les
procédures revues en regard de prix couramment rencontrés sur le marché national.
(x). Etablir des recommandations pour le futur ;
L'Auditeur pourra être requis de procéder à une sélection de visites de terrain afin de conduire des
inspections physiques et de conclure sur la conformité des biens fournis et des travaux achevés en
49
référence avec les dispositions contractuelles. L’évidence et la conformité de services rendus seront
établies pour leur part, sur base des rapports de consultants, acceptés par les autorités contractantes.
3. TÂCHES PRINCIPALES DU CONSULTANT
Les services requis du consultant portent principalement sur la vérification, au sein des autorités
contractantes indiquées à l’annexe 1, de l’application des dispositions prônées par la réglementation
en vigueur dans le cadre de la passation et de l’exécution des marchés, la formulation de
recommandations tant au niveau organisationnel qu’au niveau de la passation et de l’exécution des
marchés.
A cet égard, il devra notamment :
a) en début de mission et en rapport avec la CNMP, sélectionner et valider un échantillon
représentatif des marchés en tenant compte du type, montant et mode de passation des marchés ;
b) vérifier la procédure de passation des marchés sur cet échantillon (publicité préalable, dossier
d’appel à concurrence, validité de la méthode de passation choisie, couverture budgétaire, rapports
d'évaluation des offres, délais de passation, délais de publication des attributions, contenu des
contrats signés avec les titulaires des marchés, délais des paiements, respect des délais d’exécution,
respect des procédures de réception, taux de décaissement, etc.) ; examiner et analyser le respect de
certaines dispositions particulièrement importantes du cadre réglementaire telles que, l’attribution
aux soumissionnaires moins-disant qualifiés, le non fractionnement de marchés, les conditions
préalables de mise en concurrence, l’approbation des marchés par les autorités compétentes, les
éléments constitutifs des cahiers des charges, les cas de résiliation des contrats, etc.
c) établir des statistiques sur les marchés ; procéder, en particulier, à une analyse comparative de
l’utilisation de méthodes non (ou peu) compétitives (marchés par entente directe, appels d’offres
restreints, consultations restreintes ; etc) ;
d) analyser l’organisation en général et les structures (ressources humaines, procédures, système de
suivi et de contrôle, système de classement et d’archivage des dossiers ….) intervenant dans le
processus de passation et d’exécution des marchés en particulier ; diagnostic approfondi des
commissions de passation et de contrôle des marchés et faire des recommandations pour leur
renforcement ;
e) faire des vérifications sur :
- la production des cautions d’avance de démarrage et de garantie de bonne exécution ;
- l’émission des ordres de service s’agissant des travaux ;
- la réception par les commissions ad-hoc des travaux et fournitures ;
- la tenue des registres de marchés côtés et paraphés, mis à jour ;
- l’application des pénalités de retard prévues ;
f) examiner globalement la qualité, la transparence et l’efficacité des opérations de passation des
marchés de l’autorité contractante, de même que son organisation institutionnelle pour la gestion
des marchés ;
50
g) déterminer le temps moyen de traitement des dossiers par les Commissions Ministérielles des
Marchés Publiques (CMMP), les Commissions Spécialisées des Marchés Publiques (CSMP)
CPMP et le Secrétariat Technique de la CNMP ;
h) faire la répartition des marchés audités par rapport à la nationalité des titulaires ;
j) formuler des recommandations pour une application rigoureuse des dispositions du cadre
réglementaire.
Le consultant s’occupera personnellement du recensement de l’ensemble des marchés des autorités
contractantes et de la validation des listes qui lui seront transmises par confrontation avec les
données qu’il aura recueillies, à cet effet auprès des services compétents. Le Consultant pourra
demander à l’autorité contractante tous les documents pouvant lui permettre de contrôler
l’exhaustivité et l’exactitude des informations communiquées (états d’exécution budgétaires,
balances auxiliaires des comptes fournisseurs, extraits de grands livres….).
Conformément aux principes d’audit, le consultant devra également procéder aux recoupements et
confirmations d’informations des autorités contractantes par rapport à d’autres sources.
Le consultant organisera des séances de restitution de son rapport provisoire au niveau de chacune
des autorités contractantes concernées. Un cadre de la CNMP participera aux séances.
Cette liste d’activités n’est pas exhaustive et le Consultant devra faire appel à son expérience pour
proposer toute activité pertinente susceptible de contribuer à l’accomplissement satisfaisant des
objectifs de la mission.
Enfin, la mission doit être exécutée conformément aux normes d’audit internationalement
reconnues.
4. DISPOSITIONS PARTICULIERES POUR L’AUDIT DE L’EXECUTION PHYSIQUE
Tous les marchés sélectionnés ne pouvant pas faire l’objet d’un contrôle physique (travaux de
reprofilage, nettoyage, désherbage, gardiennage, fournitures fongibles à consommation immédiate
etc.), le Consultant procèdera à un deuxième échantillonnage de marchés devant être soumis à une
vérification physique approfondie. A ce propos, l’audit de contrôle physique portera sur 15% des
marchés en cours d’exécution ou déjà exécutés par l’autorité contractante pour l’exercice concerné
par l’audit, en excluant les contrats non éligibles au contrôle physique, auxquels s’ajouteront tous
les marchés ayant fait l’objet de litiges et ceux passés par entente directe.
Le contrôle physique portera pour chaque marché sélectionné, sur les aspects suivants, sans que
cette énumération ne soit limitative :
- contrôle de la matérialité des dépenses effectuées ;
- diagnostic sur l’état des ouvrages, équipements, fournitures, ou rapports (pour des prestations
intellectuelles) par référence à leur prix, à leur description dans le marché et à leur état actuel,
compte tenu de leur âge et leurs conditions d’utilisation ;
- conformité de la réception de la livraison ou de l’achèvement des travaux, biens ou services avec
les spécifications du marché et normes techniques ;
- justification technique et financière des avenants et ordres de services signés.
Plus précisément pour les marchés de travaux, les expertises pourraient porter sur :
51
- la conformité physique des travaux avec les PV de réception provisoire et définitive ;
- la qualité, la véracité et la sincérité des rapports de contrôle des bureaux d’étude par rapport aux
constatations physiques pouvant être faites sur site ;
- l’état de fonctionnement des ouvrages ;
- les prix unitaires pratiqués pour les principales rubriques par rapport à ceux du marché ;
- la cohérence des quantités ;
- la mise à jour des malfaçons ;
- les dangers éventuels pouvant découler de certains ouvrages ;
- autres défaillances non négligeable sur l’ouvrage.
Pour les marchés par entente directe le consultant prendra les dispositions pour s’assurer le contrôle
des prix de revient de même qu’une étude comparative de leurs prix unitaires avec ceux résultant
des procédures de droit commun.
Le consultant prendra toutes les dispositions dans sa proposition pour assurer l’exécution de ce
volet important de la mission.
Dans ses recommandations, le Consultant donnera des indications claires sur les marchés dans
lesquels il y a des indices de fraudes et de corruption afin de permettre à la CNMP de faire les
investigations appropriées.
Le Consultant accordera une importance particulière aux recommandations que lui inspire la
revue effectuée au niveau de chaque autorité contractante.
Ces recommandations seront formulées de manière explicite avec des indications précises sur
leur mise en œuvre.
Un cadre de la CNMP désigné par le Coordonnateur de la CNMP va accompagner ponctuellement
la mission sur les sites des autorités contractantes afin de faciliter l’introduction auprès desdites
autorités et de les appuyer dans le cadre de la constitution de la documentation.
5. ORIENTATION METHODOLOG IQUE
Sur la base des indications méthodologiques ci-dessous, le consultant devra proposer une
méthodologie détaillée d’exécution de cette mission. Mais en tout état de cause, cette méthodologie
doit comprendre, entre autres éléments, les principales parties suivantes :
a- L’échantillonnage
Le consultant définira une méthode d’échantillonnage et sélectionnera un échantillon représentatif
de l’ensemble des marchés de chaque autorité contractante indiquée à l’annexe 1 à examiner, de
façon à se faire une opinion fiable de la régularité, de l’efficience et de l’efficacité de l’ensemble
des opérations.
Sélection de l'échantillon
L'auditeur doit sélectionner un échantillon représentatif des marchés passés par l’autorité
contractante au titre de l’exercice 2014-2015.
A titre indicatif, les critères de sélection peuvent être l’un des suivants :
52
- La fréquence du contentieux : il sera procédé à la revue systématique de tous les marchés ayant
fait l’objet de réclamations soumise à l’autorité contractante et/ ou au Comité de règlement des
Différends placé auprès de la CNMP et / ou à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux
Administratif (CSC/CA) ;
- Un échantillon représentatif des marchés passés par modes dérogatoires dont le gré à gré, sera
audité ;
- Le seuil financier du marché : le consultant peut sélectionner les marchés à auditer en se basant sur
leur montant élevé (50% des marchés à auditer). Ce critère cadre avec la nécessité de proportionner
les investigations aux enjeux financiers. Cependant, dans la mesure où les actes d'irrégularités
peuvent également se produire dans la gestion des marchés de montant en dessous des seuils de
publication (consultations de fournisseurs), il convient également de procéder à une sélection
aléatoire de quelques-uns de ces derniers (20% des marchés à auditer) ;
- La spécificité, la complexité, et le degré de sensibilité : le consultant peut également utiliser ce
critère pour sélectionner les marchés à auditer car ils concernent les procédures qui, en raison des
dérogations qu’elles comportent ou de la complexité des règles qui les gouvernent, comportent des
risques d’agissements illégaux difficilement décelables (marchés d’entente directe, marchés de
sécurité et de défense nationales, les appels d’offres restreints, etc.). Ces marchés représenteront
40% de l’échantillon à auditer;
Le consultant peut proposer toute autre méthode d’échantillonnage qui serait à même de couvrir les
opérations essentielles du marché et les risques d’irrégularités qui les caractérisent.
Quelle que soit, la méthode de sélection utilisée par le Consultant, l’échantillon constitué doit
représenter, conformément aux termes de référence de la mission, au moins 15% du nombre total
des marchés passés par l’autorité contractante concernée.
Évaluation des résultats de la sélection de l’échantillon
Après avoir effectué des tests de procédures et des contrôles substantifs sur un échantillon, le
consultant doit :
- analyser toutes les erreurs détectées dans l'échantillon ;
- projeter ces erreurs à l'ensemble des opérations sélectionnées dans l’échantillon ;
- réévaluer le risque d'échantillonnage.
b- La cartographie des risques
Dans la méthodologie qu’il proposera et en parallèle avec la définition des échantillons, le
consultant fera une présentation d’une cartographie des risques d’irrégularités qu’il va vérifier.
Cette cartographie des risques devra couvrir les phases de préparation du marché, du déroulement
de la procédure de passation, du suivi de l’exécution, de la réception des prestations et du paiement.
Pour plus de clarté et par souci de rationalité, ces phases devront être subdivisées en rubriques avec,
pour chacune d’elles, les risques identifiés.
Pour chaque risque identifié, le consultant pourra mettre en place des signaux d’alerte constitués par
des indicateurs dont la présence dans le marché public peut signifier que l’irrégularité à laquelle ces
derniers se rapportent s’est produite.
53
c- L’analyse de l’existant
Le consultant fera une présentation de la méthode d’analyse de l’existant, et notamment des
pratiques d’achat de l’autorité contractante comparées à la cartographie des risques. Cette analyse
de l’existant peut se faire au moyen de la vérification des documents du marché, qu’ils soient
juridiques, financiers ou techniques. La méthodologie d’analyse de l’existant pourrait aussi inclure
des entretiens avec les agents de l’autorité contractante, le personnel du titulaire et toute autre
personne impliquée dans la préparation, la passation et l’exécution du marché.
Avec cette analyse, la plupart des dossiers à risques devront être identifiés et feront l’objet d’une
étude minutieuse de la part du consultant.
d- La définition des « questions d’audit »
Dans la méthodologie qu’il proposera, le consultant fera une présentation d’un aperçu des questions
d’audit et de leurs destinataires. Ces questions vont le guider dans ses investigations et analyses.
Elles devront couvrir tous les risques d’irrégularités susceptibles d’affecter le marché examiné. La
liste des questions proposées par le consultant ne peut être qu’indicative ; celui-ci devra les
compléter et les réadapter selon les éléments administratifs, juridiques, financiers, architecturaux,
etc. du marché à auditer.
Si plusieurs questions sont formulées, il est indispensable qu'elles aient un lien thématique, qu'elles
soient complémentaires, qu'elles ne chevauchent pas les unes sur les autres.
e- Formulation des constats
Au moyen des réponses apportées à ses questions d’audit, le consultant effectuera des constats sur
le marché examiné. Le consultant évitera de formuler des constats en des termes trop généraux, ne
livrant aucune information probante sur le marché.
A titre d’exemple, pour les constats négatifs, il s’agira de faire état des faits et agissements qui ne
répondent pas aux exigences prévues par les référentiels externes (dispositifs réglementaires,
normes, cahiers des charges, etc.) et internes (compétence, procédure décisionnelle, modalités de
contrôles, etc.).
Le consultant veillera à la cohérence de ses constats. Pour ce faire, il pourra les regrouper en
différentes rubriques selon les étapes du marché et / ou la nature des questions, (administrative,
financière, juridique, technique, etc.).
Chaque constat pourra être assorti d’une note (dont le barème sera défini par le consultant) qui
renseignera sur la performance de telle ou telle autre opération du marché audité.
6. PROFIL RECHERCHE
La mission sera accomplie par un Consultant individuel, disposant d’une solide expérience générale
en matière d’audits des marchés publics et ayant conduit au moins cinq (5) missions d’audit des
marchés publics au cours des 10 dernières années. Il doit justifier, par les attestations de bonne fin
ou de membre d’équipe, de ces missions d’audit.
Le consultant individuel, chef de l’équipe, s’adjoindra trois (3) autres experts ayant les compétences
techniques suivantes :
54
1. Deux (2) Experts seniors en passation des marchés, justifiant d’une expérience d’au moins
cinq (5) ans en marchés publics et ayant participé à la réalisation de trois (3) missions d’audits
des marchés publics au moins, au cours des 10 dernières années (attestation du Cabinet
employeur ou attestation de bonne fin d’exécution);
2. Un expert en audit d’exécution des marchés, ingénieur génie civil (BAC + 5 au moins)
spécialiste en surveillance d’exécution des marchés publics, ayant participé au moins à 3
missions d’audits d’exécution des marchés publics au cours de 10 dernières années. Toutes ces
trois missions seront prouvées par les attestations de participation ou de bonne fin d’exécution.
L’équipe du consultant doit avoir une expérience avérée dans l’encadrement d’une équipe et le
renforcement des capacités ainsi que le transfert des connaissances dans le cadre des missions
similaires.
Tout le personnel clé doit :
Avoir une bonne connaissance des procédures d’audits interne et externe suivant les standards
relatifs à cette profession ;
Avoir une bonne maitrise des logiciels et outils informatiques de base (MS Excel, Word, Power
point…) ;
Maitriser la langue française : des compétences considérables dans l’efficacité des
communications verbales et écrites y compris des techniques d’écoute et de rédaction des
conclusions et recommandations.
Il est à noter que : Le Consultant doit réaliser la mission d’audit en étroite
collaboration avec des firmes locales en vue du renforcement des capacités de celles-ci.
Les noms des cadres des firmes à intégrer dans l’équipe seront communiqués au
Consultant.
7. DONNEES, DOCUMENTS, ET SERVICES FOURNIS PAR LA CNMP ET LES
AUTORITES CONTRACTANTES AUDITEES
Au plus tard une (1) semaine après la signature du contrat pour les services d’audit, la CNMP
remettra à l'Auditeur un Ordre de Commencer la mission en même temps que lui sera remis la liste
des contrats sujets à audit, conclus par l’Autorité Contractante durant la période définie plus haut.
Cette liste de contrats inclura au minimum les informations suivantes par contrat :
- un numéro identifiant le contrat
- l'objet du contrat
- la nature du contrat (travaux, fournitures, services)
- le nom du titulaire
- la date de signature du contrat
- le montant contractuel, distinguant les attributions d'avenants avec leur montant si applicable
- le type de procédure ayant été utilisé
- les dates d'approbation de revues préalables (CNMP), si applicables
- la date de réception
Les autorités contractantes devront mettre à disposition pour les besoins de l’audit le premier jour
de la revue dans l’institution, les documents archivés selon le type de procédure de sélection,
55
nécessaires à la conduite de l'audit. La liste de ces documents est reprise dans le Manuel d'Audit des
procédures de passation des marchés.
L'Auditeur est considéré travailler en toute indépendance et couvrir ses besoins logistiques en
relation avec l’exécution de sa mission.
Durant sa mission de revue au sein de l’institution auditée, l'Auditeur travaillera en constante
coordination avec le staff de l’Autorité Contractante, en vue d’accéder à toutes les informations
pertinentes à l’exécution de sa mission considérant que les constats, opinions et recommandations
devront être fondés sur une documentation vérifiée.
Ainsi, les Autorités Contractantes auront à désigner un agent qui aura pour mission de fournir tous
les documents requis par l'Auditeur, de coordonner la mise à disposition des locaux et autres
facilités, de répondre ou d’obtenir les réponses aux demandes de l'Auditeur dans le cadre de
l’exécution de sa mission.
8. COMITE DE SUIVI, VALIDATION ET SUPERVISION DE LA MISSION
Au cours de la réalisation des tâches susmentionnées, le Consultant aidé des firmes d’expertise
locales sera accompagné de deux (2) cadres de la Commission Nationale des Marchés Publics
(CNMP) et de deux (2) Inspecteurs et Vérificateurs qui proviendront de l’Inspection Générale des
Finances (IGF).
Les personnes désignées par la CNMP et l’Inspection Générale des Finances constitueront le
Comité de suivi, validation et supervision de la mission d’audit et auront pour tâche, la revue du
rapport d’audit. Ce Comité constitue l’interface entre l’auditeur et la CNMP.
9. RAPPORTS ATTENDUS ET DUREE DE LA MISSION
La mission est étalée sur une période de travail effectif de soixante (60) jours. Par suite, il sera
requis du consultant de remettre son rapport final à la CNMP dans un délai de 60 jours
calendaires à partir de la date de signature de l’Ordre de Commencer la mission d’audit
correspondant à la remise des listes de contrats, postérieurement à la signature du contrat de
services entre la CNMP et le cabinet/firme.
Le rapport préliminaire devra être transmis en imprimé et version électronique à la CNMP dans
un délai de trente (30) jours calendaires. Les commentaires sur le rapport préliminaire seront
remis à l'Auditeur dans un délai de 15 jours calendaires après la réception de ce rapport.
Outre une description des procédures d’audit utilisées, les rapports du consultant doivent contenir,
au moins, une section ou paragraphe sur la qualité des structures de passation des marchés
(notamment la personne responsable des marchés, les membres des commissions de passation et de
contrôle des marchés) comprenant une analyse des insuffisances et une section de synthèse sur le
degré de respect des dispositions du cadre réglementaire par les autorités contractantes.
Le Consultant fera pour chaque autorité contractante auditée, une analyse approfondie des
indicateurs de suivi et contrôle et formulera une opinion sur les performances des autorités
contractantes par rapport auxdits indicateurs. Il devra également mesurer le progrès de l’application
des procédures de passation, de contrôle et d’exécution au niveau de chaque autorité contractante.
56
Le rapport final, incluant les commentaires et recommandations de la CNMP et de l’autorité
contractante, devra mettre en évidence, les conclusions et recommandations du consultant, les
détails de la méthodologie, des procédures suivies et les éléments qui soutiennent ses conclusions.
Le rapport final de la mission doit respecter les standards en vue de sa publication. Il sera remis
dans les deux semaines suivant la remise des commentaires en cinq (5) exemplaires reliés et rédigés
en français, sous format Word. Le rapport sera délivré aussi sur support informatique CD, USB.
10. INTRANTS FOURNIS PAR LA CNMP
11.
La CNMP mettra à la disposition du Consultant :
- un bureau qui servira au Consultant de lieu de travail ;
- la liste complète mais non exhaustive des marchés à auditer ;
- la liste et adresse physique, électronique et numéros des téléphones des institutions à auditer ;
- toutes autres informations et documentations jugés utiles par le Consultant.
12. ANNEXE 1-
LISTE DES AUTORITES CONTRACTANTES RETENUES AU TITRE DE CETTE
MISSION.
Liste des autorités contractantes à auditer :
Liste des institutions
MARNDR ;
MENFP ;
MSPP
MTPTC
UCLBP
BMPAD.
57
ANNEXE 7
MÉTHODOLOGIE DE LA PROPOSITION TECHNIQUE ACCEPTÉE
1.1. Compréhension du Mandat
La mission s'inscrit dans le cadre de la loi de 2009 et de ses modalités d'application désignant la
Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP) comme ayant l'autorité de mener des audits
indépendants sur les marchés conclus par les autorités contractantes. Les autorités contractantes
(AC) retenues au titre de cette mission sont les MARNDR, MENFP, MSPP, MTPTC, UCLBP, et
BMPAD. L'audit porte sur les marchés conclus entre le 01/10/14 et le 30/09/15.
Dans ce cadre, les textes de référence de l'audit seront ceux associés à la loi et à ses textes
d'application tandis que l'exercice d'audit couvrira aussi la mesure du degré de respect des principes
fondamentaux d'économie, d'efficacité, de transparence, et d'équité dans la pratique des procédures
et l'organisation interne des autorités contractantes.
L'insertion dans l'équipe de consultants d'auditeurs indépendants nationaux, atteste d'une mission
parallèle de transfert de savoir-faire.
1.2. Organisation et Méthodologie
1.2.1. Organisation
La mission sera accomplie par une équipe de consultants chevronnés dans les domaines des revues
de procédures de passation des marchés, leur organisation, la gestion contractuelle, et le transfert de
savoir-faire dans le cadre d'une assistance effective aux agences de régulation, aux gestionnaires et
aux auditeurs en passation de marchés. La mission est conçue pour travailler en étroite collaboration
avec des représentants de firmes locales d'audit et des inspecteurs et vérificateurs de l'Inspection
Générale des Finances (IGF). L'accompagnement permanent de représentants de la CNMP au cours
de la mission, assurera de plus un niveau optimal de suivi et de validation de la mission.
Compte tenu du volume de travail imposé par les objectifs de la mission dans les six institutions, la
conduite de visites d'inspection, et le haut niveau requis de coordination entre les responsables des
institutions à auditer, les firmes locales d'audit, l'IGF, et la CNMP, nous comptons sur la
désignation, avant l’arrivée de la mission à Port-au-Prince d'un agent de la CNMP servant de point
focal permettant relayer et coordonner efficacement les informations entre les acteurs. Il sera dès
lors possible de coordonner notre plan d’action avec cet agent et d’en suivre la progression.
Un plan de travail détaillant une planification des phases de travail, est présenté plus loin. Il sera
convenu que la date du début effectif de la mission sera définitivement fixée après la date de la
signature du Client. Le délai entre la date de l'Ordre de Commencer et le début de la mission ne
pouvant être inférieur à 7 jours selon les TDR.
58
1.2.2. Méthodologie
L'approche méthodologique proposée aura le souci de couvrir fidèlement les objectifs spécifiques,
les tâches et l'orientation méthodologique exposés dans les Termes de Référence tout en respectant
les phases de travail et leur structure telles qu'elles sont exprimées dans le manuel des procédures
d'audit qui avait servi de support aux séances de formation qui s'étaient tenues en avril 2015. A ce
titre il est demandé aux représentants des firmes d'audit locales, aux agents de l’IGF et ceux de la
CNMP de consacrer le temps nécessaire, avant le début de la mission à se re-familiariser avec le
manuel des procédures et de toujours participer aux séances de travail muni du manuel afin d'en
posséder les méthodologies et de s'y référer aux commentaires pour toute instance de constats
discutables.
Phase 1. Définition des Echantillons
La première opération est relative à la réception par le consultant des listes de contrats de chacune
des institutions à auditer et de l'Ordre de Commencer, marquant le début du délai d'exécution de la
mission de 60 jours calendaires.
Dès réception des listes de contrats disposant des informations minimales en accord avec les TDR
(Par. 7), le consultant établira son échantillon par institution avec l'objectif de couvrir de façon
représentative toutes les méthodes de passation, les types et les montants des contrats. Selon les
TDR, l'échantillon représentera de l'ordre de 50% des marchés de montants élevés (au-dessus des
seuils de revue préalable), 20% des marchés dont les montants sont sous les seuils de publication
(Par. 5.a) afin d'assurer une représentativité fiable avec l'audit de 30% de l'ensemble des contrats
signés pendant la période sous audit. D'autres critères pourront intervenir selon le contenu des listes
de contrats, avec par exemple le nombre d'avenants concédés, de procédures de compétitivité
restreinte, etc...
Afin de permettre une collecte efficace par la CNMP des archives des Autorités Contractantes (AC)
nécessaires aux audits, les sélections d'échantillons seront transmises par le consultant à l’agent de
la CNMP désignée comme point focal, au fur et à mesure de leur établissement. L'objectif est de
pouvoir disposer dès le 8ième jour du délai (le 1er jour de la 2ème semaine) des jeux d'archives d'au
moins les deux premières AC et ainsi initier la revue des documents dès le premier jour de mission
sur place.
Durant cette phase 1, l'équipe de consultants DTI se familiarisera de nouveau avec les dispositions
réglementaires nationales ainsi qu'avec les mécanismes d'évaluation et d'attribution au sein des AC.
Durant cette phase, le consultant adaptera les outils d'audit que sont les fiches de revue détaillée
telles que présentée en format générique dans le manuel d'audit. L'adaptation aura pour principal
objet d'assurer la collecte des informations permettant de couvrir les tâches telles que décrites dans
le Par. 3 des TDR.
Phase 2. Prise de Contact entre Participants, Réunion de Coordination
La mission sur place débutera par une réunion de coordination au siège de la CNMP, rassemblant,
outre le Comité de suivi (point focal et représentants de la CNMP et de l'IGF), les représentants des
firmes d'audit locales et des cadres désignés de la CNMP qui feront partie de l'équipe d'audit.
59
Outre la phase de prise de contact entre les participants, la réunion aura notamment pour objet les
thèmes suivants:
- survol du Manuel des procédures en insistant sur l’approche globale et ensuite sur chacune des
étapes. Il s’agira de rappeler les notions essentielles de l’audit. C’est pourquoi, il est demandé aux
participants de faire au préalable un travail de reprise de contact avec le Manuel des procédures
- rappel de la description du mandat selon les TDR;
- présentation des listes de contrats reçus et des échantillons sélectionnés;
- organisation pratique et calendrier des revues de procédures aux sièges des AC;
- standardisation des supports (fiches de revue) suivant le manuel;
- rappel des points-clé de contrôle;
- organisation pratique des visites d'inspection;
- moyens de collecte des résultats en format synoptique en vue des restitutions;
- ainsi que tout autre sujet jugé opportun pour un déroulement régulier de mission et optimiser les
objectifs recherchés par la CNMP dans son rôle d'autorité de régulation et de contrôle.
Phase 3. Conduite des Audits
A moins que l'organisation pratique générale ne soit affectée par le contenu des listes de contrats qui
seront soumises par les AC à la CNMP (nombre de contrats, répétition de situations exceptionnelles
telles les cas de résiliations, accords directs répétés, etc...), le plan de travail est de couvrir les
procédures des six (6) institutions sélectionnées en trois (3) semaines. Compte tenu des exigences
exprimées dans les TDR et des contraintes de délai de la mission, il s'agit d'un programme dont le
caractère ambitieux dépendra d'une part, du nombre de contrats sujets à audit et d'autre part, du
nombre de contrats éligibles aux inspections physiques. A titre d'information, une moyenne
journalière du nombre de contrats audités par un auditeur expérimenté serait de l'ordre de 4 à 5
procédures régulières sans pré-qualification et adéquatement archivées. De plus, la méthodologie
prévoit jusqu'à 10 jours qui seront consacrés aux inspections physiques dans la région de Port-au-
Prince permettant des visites ne dépassant pas une journée.
La méthodologie proposée respectera strictement les phases et procédures exprimées dans le manuel
des procédures d'audit (Juin 2015) avec son guide d'utilisation. L'accent sera spécialement mis sur la
liste des tâches principales telles qu'elles sont formulées dans les TDR (Par. 3, 4, et 5). Ces tâches
principales se définissent par rapport à deux objectifs majeurs:
(i) le contrôle de l'application conforme de la réglementation en vigueur;
(ii) l'expression de recommandations portant d'une part, sur la conduite des procédures de passation,
et d'autre part, sur le renforcement organisationnel de leur gestion.
Outre la conduite de l'audit dans l'esprit d'un contrôle externe suivant les modalités du manuel des
procédures d'audit, les tâches suivantes seront particulièrement développées:
1. La sélection judicieuse d'un échantillon représentatif répondant aux exigences du Par. 5. a. des
TDR. Cet aspect est couvert par la Phase 1 décrite plus haut.
2. La vérification du déroulement conforme des procédures contrat par contrat. Cette vérification est
menée suivant une collecte méthodique des informations requises pour l'établissement des fiches de
revue détaillées telles qu'elles sont présentées dans le Chapitre III du manuel des procédures d'audit.
60
Ces fiches de revue détaillée ont été établies sur base d'une expérience exceptionnelle dans la
conduite d'audits indépendants de telles procédures. L'attention sera attirée aussi sur des
dispositions spécifiques de la réglementation relatives notamment aux attributions aux
soumissionnaires moins-disants qualifiés, au non-fractionnement, à la conformité des cahiers de
charge, etc... Il faut noter que ces fiches de revue détaillées couvrent spécifiquement la procédure de
passation depuis la phase de publication ou d'invitation jusqu'à la signature du contrat. Les
informations couvrant les phases de gestion contractuelle (telles que le respect de délais d'exécution,
délais de paiement, conduite des procédures de réception, etc...) seront rassemblées sur un tableau
spécifique composé à partir de données de gestion administrative de projet typiquement menée en
dehors de la gestion des passations de marchés. Il faut souligner que la qualité des informations
rapportées sur les fiches de revue détaillées dépend à la fois de la qualité des services de l’auditeur
et aussi de la disponibilité effective des informations archivées. Les défaillances dans le domaine de
l'archivage sont au titre de la réglementation, une cause de non-conformité de procédure, mais le
manque à ce jour de pratique systématique de contrôles peut laisser présager cette éventualité qui
conduirait naturellement à limiter les enseignements sur la bonne application des principes
fondamentaux de transparence, équité, économie, et efficacité.
3. La distribution statistique des procédures de passation des marchés sera établie sur base de leur
nombre et de leur valeur contractuelle. Cet exercice sera fait sur base des listes de contrats signés
durant la période sous audit. En conformité avec la condition des TDR, les listes de contrats, ou à
tout le moins les contrats de l'échantillon soumis à audit si l'information n'était pas directement
disponible, les marchés seront aussi répertoriés suivant la nationalité des titulaires.
4. Le diagnostic sur l'adéquation des organisations en place au sein des AC pour certifier de
l'efficacité et de la régularité des procédures et des décisions d'attribution. La première source
d'information reste l'ensemble des données des fiches de revue détaillée qui permettront de guider la
collecte de renseignements auprès des gestionnaires et des commissions impliquées dans les
évaluations et les décisions d'attribution. Corollairement, l'évaluation des temps de traitement par
les entités en charge permettra de juger du niveau d'efficacité des mécanismes de décision (CMMP,
CSMP, CPMP, CNMP,..).
5. L'évaluation des modalités de gestion contractuelle pourra se faire dans le cadre de visites
d'inspection, réunissant au préalable les informations relatives à la bonne application des conditions
de contrat avec pour les marchés de travaux: cautions, respect des délais, procédure d'avenant,
certification des états d'avancement, niveaux de décaissement, procédures de réception,...; et pour
les marchés de fournitures, les attestations par bons de livraison et les certificats de conformité lors
des procédures de réception. Chaque visite donnera lieu à l'établissement d'une fiche de visite avec
une brève description des conditions d'exécution ou de livraison. Il faut toutefois signaler que,
même si le consultant proposé par DTI est un ingénieur civil expérimenté dans les travaux publics
et la construction, telle démarche dans le cadre de cet audit ne saurait se substituer à un audit
technique proprement dit portant sur la qualité des concepts et des phases d'exécution.
6. L’expérience de DTI couvrant l'audit de plus de 120 projets au niveau international conduira
particulièrement à:
(i) estimer de façon fiable les caractéristiques de gestion en regard des exigences de la
réglementation et des critères de qualité associés avec les objectifs établis par les principes
fondamentaux d'un système solide de gestion des passations de marchés publics;
61
(ii) définir des recommandations pratiques répondant le plus judicieusement et efficacement aux
conditions de gestion qui auront été dégagées des revues détaillées des procédures.
7. Au terme de chaque revue détaillée dans chaque institution auditée, les consultants de DTI
guideront la préparation d’un document de synthèse par les participants des firmes locales d’audit,
les agents de l’IGF et de la CNMP. Il est important de mettre les experts Haïtiens en situation réelle
puisque lors des audits qu’ils réaliseront dans l’avenir, ils auront à préparer un tel document de
synthèse et à en communiquer les conclusions aux gestionnaires de l’entité auditée. Avec l’appui
des experts de DTI, ils feront une restitution succincte aux gestionnaires de l'institution,
récapitulant les principaux constats et leur signification, et présentant des premiers axes de
recommandations tout en recueillant autant que possible, les premières réactions des gestionnaires
et/ou des membres des commissions impliquées.
La Question de la Cartographie des Risques d'Irrégularités
L'approche méthodologique dans la revue détaillée des procédures et la collecte des informations de
gestion, est conçue pour dégager toute source de non- conformité, d'irrégularité, et de déceler les
situations susceptibles de résulter de cas de fraude, de corruption, de collusion, ou de coercition.
Chaque situation peut se révéler par l'examen entraîné par lequel le consultant qualifié applique son
expertise à traduire par exemple les conditions de compétition, la disparité des prix offerts, la
répétition de conditions similaires, la durée ou les changements apportés à des évaluations, etc...
Une mesure des risques ou circonstances affectant spécifiquement la qualité de la gestion des
passations de marchés, peut s'établir suivant les points de vue et critères suivants:
Le système de gestion
o Cadre légal et réglementaire: adéquation des lois et textes d'application aux impératifs des
autorités contractantes;
o Organisation et encadrement: organisation et séparation des fonctions au sein des unités de
gestion des passations de marchés encadrées par un personnel compétent;
o Effectivité des contrôles et existence de manuel de procédures: qualité des pratiques
administratives internes incluant la mise en place d'initiatives de lutte contre la corruption,
l'existence de procédures de recours et de résolution de différends, existence de manuel de
procédures et d'un code d'éthique, effectivité de contrôles externes;
o Archivage: disponibilité, qualité et exhaustivité des documents de gestion des passations de
marchés.
Les Procédures
o Planification des procédures: Evaluation de la qualité de la planification mise en place et de
son suivi par les mises à jour rapprochées;
o Publications: Evaluation de la qualité et de l'effectivité des publications des avis de mise en
concurrence (Avis d'Appel d'Offres, Appel à Manifestation d'Intérêt, etc...), et si applicable,
de la publication des résultats de procédures;
o Dossiers d'Appel d'Offres: Evaluation de l'adéquation des impositions associées à la
participation et à la qualification des soumissionnaires lors des mises en concurrence ainsi
que la qualité du dossier technique décrivant les biens et services faisant l'objet des DAO;
62
o Evaluation: Contrôle du strict respect par les commissions d'évaluation des conditions de
participation et de qualification telles qu'elles sont explicitement définies dans les conditions
d'appel d'offres sans considération subjective;
o Attribution: Contrôle de l'adéquation entre la décision d'attribution et les considérations et
résultats objectifs concluant les phases d'évaluation des offres.
La gestion contractuelle
o Exécution des contrats: Evaluation de la qualité des mesures mises en place pour certifier la
conformité et la bonne exécution des conditions contractuelles telles qu'elles étaient définies
dans les conditions d'appel d'offres ou suivant des modifications formellement approuvées
par avenant;
o Paiements: Vérification de la promptitude des paiements en accord avec les délais établis
dans les conditions contractuelles;
o Conformité: Vérification de la matérialité des acquisitions et de leur conformité au dossier
technique qui fait partie intégrante du DAO et des conditions contractuelles.
La mesure globale des risques peut se concevoir suivant une échelle objective de valeurs permettant
de classer comme:
Conditions de risque faible lorsque le système national, les procédures, et la gestion contractuelle
sont de la plus haute qualité, fiabilité, promptitude, sous des mécanismes transparents de gestion
Conditions de risque modéré lorsque le système national, les procédures, et la gestion contractuelle
sont généralement de bonne qualité, fiabilité, efficacité sous des mécanismes transparents ne
requérant que des corrections mineures.
Conditions de risque substantiel lorsque les faiblesses du système ou les défaillances dans les
procédures et/ou la gestion contractuelle affectent la promptitude ou l'achèvement effectif des
objectifs de passation, mais que la résolution par l'application de mesures correctives est
vraisemblable.
Conditions de risque élevé lorsque les constats de faiblesses du système ou les défaillances dans les
procédures et/ou la gestion contractuelle affectent la promptitude ou l'achèvement effectif des
objectifs de passation, alors que la mise en place des mesures correctives est incertaine ou peu
vraisemblable dans le contexte de gestion.
L'Analyse de l'Existant
La méthodologie de l'analyse de l'existant repose en premier lieu sur la compilation méticuleuse et
précise des données de chaque procédure dans la fiche de revue détaillée. Toute incohérence ou
insuffisance de données serait d'abord questionnée auprès du ou des gestionnaires de l'AC.
Parallèlement, le Consultant s'entretiendra avec le gestionnaire désigné de l'AC afin d'obtenir une
compréhension aussi précise que possible des mécanismes et pratiques de l'organisation depuis la
définition des acquisitions (dossier technique avec spécifications, descriptif, plans, estimation et
disponibilité budgétaire, contraintes de délais, etc...).
Pour mémoire, une fiche de revue détaillée de type générique applicable à un appel d'offres ouvert,
est présentée ci-après. Ce modèle est celui faisant partie du manuel d'audit.
Les "Questions d'Audit"
63
Les TDR suggèrent de faire une présentation thématique des questions d'audit. Ces questions sont
inhérentes aux thèmes présentés plus haut dans la cartographie des risques d'irrégularités. Le
manuel des procédures d'audit présente une liste dans le but de constituer un aide-mémoire utile à
l'auditeur pour s'assurer du caractère complet de sa revue.
L'expérience montre que des thèmes récurrents constituent une cartographie d'une sélection des
risques de base devant être spécifiquement examinés:
au niveau de la gestion
les conditions d'archivage sont un premier signe de gestion appropriée
la cohérence entre les informations des plans de passation si ils existent, les listes de
contrats, et les documents revus eux-mêmes;
au niveau des documents d'appel d'offres ou de demandes de proposition
les conditions d'appel à la concurrence et leur adéquation avec la qualité ou les
caractéristiques des biens et services à acquérir (conditions administratives d'éligibilité du
soumissionnaire, de recevabilité d'offre, de qualifications technique et financière du
soumissionnaire);
l'adéquation du type de procédure appliquée et sa conformité aux termes de la législation;
au niveau des conditions en période de soumission
le formalisme des relations avec les soumissionnaires
la durée de la période de soumission
les conditions de dépôt et d'ouverture des offres
au niveau des phases d'évaluation
mesure de la stricte cohérence des critères de sélection avec les conditions d'appel d'offres
telles que publiées
respect formel des phases vérification de la conformité des offres et de leur classement sur
base des critères objectifs de qualification et de coût;
cohérence de la recommandation d'attribution avec les considérations certifiées par les
évaluateurs;
caractère exhaustif du rapport d'évaluation; etc...
au niveau de la décision d'attribution
cohérence ou non avec les conclusions du rapport d'évaluation
au niveau des documents contractuels
strict respect des conditions contractuelles telles qu'annoncées dans les documents de mise
en concurrence.
Il s'agit ici d'un énoncé non exhaustif des axes de contrôle sur base des données qui seront rendues
explicites dans les fiches de revue détaillée. La structure de ces fiches est explicite dans le manuel
des procédures qui offre également un aide-mémoire pratique en vue de guider les commentaires de
l'auditeur.
Formulation des Constats
Chaque fiche de revue détaillée inclura en commentaire une appréciation de la procédure auditée
indiquant explicitement si la procédure est jugée conforme (C) ou non conforme, auquel cas la ou
les raisons de non-conformité seront clairement exposées avec référence au constat rendu évident
par l'annotation des données recueillies à partir des documents revus. Si un constat résulte d'un
64
commentaire d'un représentant de l'AC, ce constat sera identifié comme tel. Le rapport d'audit
présentera un tableau synoptique des cas de non-conformité par AC, soulignant ainsi par leur
fréquence, l'importance des manquements, des insuffisances, irrégularités, ou autres, permettant dès
lors de guider dans la définition et la priorisation des recommandations.
65
Format générique de Fiche de Revue Détaillée
(applicable, dans ce cas, à un appel d'offres ouvert)
1 AUTORITE CONTRACTANTE SPECIMEN
OBJET DU CONTRAT
SERVICE BENEFICIAIRE
MONTANT CONTRACTUEL
PROCEDURE DE PASSATION AOO
DOCUMENTS D'APPEL D'OFFRES
I. Avis d'Appel d'Offres Date de Publication
Date de remise annoncée
Caution de Soumission
Qualifications requises
II. Instructions aux
Soumissionnaires
suivant DAO standards
III. Cahier des Clauses
Particulières
Conformité administrative
Capacité financière
Capacité technique
Délai de livraison
Formulaires de Soumission Formulaire de l'Offre
Formulaires de Capacité
Technique
Formulaires de Capacité
Financière
Présentation des Expériences
(Autorisation du fabricant)
Formulaire Caution de
Soumission
IV. Clauses Administratives
Générales
suivant DAO standard
V. Clauses Contractuelles
Particulières
Délai d'Exécution/Livraison
Caution BE
Base PU ou Forfait
VIa. Spécifications
Techniques, Plans
VIb. Bordereau des Quantités
Avis CNMP sur DAO
Date de la demande
Date de la non objection
PV D'OUVERTURE
Date
Nombre d'Offres
66
Offre moins disante à l'ouverture
Rapport d'Evaluation
Date du rapport, signatures
Contrôle de recevabilité
administrative
Classement des offres corrigées
Contrôle des qualifications
Recommandation
COPEO
Date
PV d'Attribution du COPEO
Avis CNMP sur Attribution
Date de la demande
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Date de mise en vigueur
Commentaires
Phase 4. Restitution et Rapport Préliminaire
Au terme de la phase de conduite des audits au sein des AC, l'équipe de consultants DTI présentera
à la CNMP, et en coordination avec les autres membres de l'équipe d'auditeurs (firmes d’audit
locales, agents de l’IGF et de la CNMP) une synthèse des résultats préliminaires de la mission,
indiquant le volume et les caractéristiques des procédures revues, des principaux constats dégagés
pour chaque AC.
Des axes de recommandations seront proposés en vue de rassembler un consensus sur leur
faisabilité dans le cadre des conditions courantes de gestion et de disponibilité de ressources des
autorités contractantes nationales.
Un troisième thème de la restitution traitera du niveau d'appréciation des efforts et des acquis dans
le transfert de savoir-faire en matière d'audit des procédures de passation de marchés publics vers
les représentants des firmes d’audit locales et les agents de l’IGF et de la CNMP..
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De retour au siège de DTI, l'équipe préparera sous la direction de Daniel Thirion, un rapport dont la
structure et la composition suivra le modèle de manuel des procédures d'audit. Le rapport présentera
un chapitre distinct pour chacune des autorités contractantes auditées pour une "personnalisation"
effective des conditions d'audit, des constats, et des recommandations adaptées aux pratiques
rencontrées et à l'organisation spécifique de l'AC. Selon les cas et la nature des recommandations,
l'auditeur pourra être appelé à proposer un plan d'actions de court et de moyen termes, en relation
avec les axes de recommandations du rapport. La qualité des recommandations contribue
grandement à l'effort de formation qui est associé à la mission de contrôle. En conformité avec les
TDR, une copie imprimée du rapport sera soumise à la CNMP simultanément à son envoi sous
format électronique en version Word 2010.
Phase 5. Examen et Commentaires par CNMP
Le rapport préliminaire sera envoyé dans les 10 jours calendaires suivant la mission d'audit sur
place, soit au plus tard 40 jours après réception de l'Ordre de Commencer la mission en accord avec
les dispositions confirmées par courrier électronique au consultant en date du 02 mars 2016. L'Ordre
de Commencer fera suite à la réception par le consultant des listes de contrats incluant les
informations reprises au Paragraphe 7 des TDR.
Suivant les dispositions convenues entre le consultant et la CNMP, la CNMP disposera alors de 10
jours calendaires pour émettre ses observations et commentaires sur le rapport préliminaire et les
transmettre au consultant par voie électronique (dti_consulting@yahoo.com).
Phase 6. Finalisation du Rapport d'Audit
Dès réception des commentaires et observations de la CNMP, DTI entreprendra la composition
finale du rapport d'audit en tenant compte des observations et/ou en complétant si nécessaire
certaines déclarations du rapport. Il est de bonne pratique dans la composition du rapport final
d'audit indépendant que le Consultant ne soit pas attendu ou requis de changer ses constats mais
qu'il adresse les commentaires qui ont trait à des mises au point tendant à améliorer la qualité ou à
compléter le rapport. Si un désaccord existait entre le client ou les AC et la position du Consultant,
le Consultant pourrait maintenir ses constats et recommandations, mais devrait alors incorporer les
commentaires, verbatim, dans le rapport final clarifiant la position du client ou de l'AC sur le sujet.