(2002) Plan kontab nasyonal pou antrepriz komèsyal, endistriyèl ak agrikòl
Rezime — Plan kontab nasyonal Ayiti pou antrepriz komèsyal, endistriyèl ak agrikòl, ki soti nan Konsèy Nasyonal Kontablite. Li fikse konsèp ak prensip kontab yo, lis kont yo ak fason yo fonksyone, metòd evalyasyon, ak dokiman sentèz yo mande.
Deskripsyon Konple
Se zouti referans pou kontablite prive an Ayiti, ki soti nan Konsèy Nasyonal Kontablite anba ministè ki te rele Ministè Ekonomi, Finans ak Endistri. Li gen sis chapit : konsèp ak prensip kontab; dispozisyon jeneral sou kontablite, nòmalizasyon, liv yo ak enfòmasyon; plan kontab la menm, ak lis kont yo ak fason yo fonksyone; kontablite jeneral, ak metòd evalyasyon, evalyasyon aktif ak pasif, detèminasyon rezilta, konsolidasyon bilan, dokiman sentèz ak yon anèks sou kontabilizasyon nan pri istorik; kontablite nasyonal; ak yon tèminoloji. Yon avi nan kòmansman an di plan an ap chanje detanzantan dapre bezwen, epi se sèlman paj ki chanje yo k ap mete ajou - konsa konplè yon kopi depann de mizajou moun lan te mete ladan l.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
CONSEIL NATIONAL DE LA COMPTABILITE
REPUBLIQUE D’HAITI
MINISTERE DE L’ECONOMIE,
DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE
Plan Comptable
National
POUR LES ENTREPRISES COMMERCIALES,
INDUSTRIELLES ET AGRICOLES
TABLES DES MATIERES
Avis…………………..
Cadre Légal…………
Introduction
CHAPITRE I
Concepts et Principes Comptables……..
CHAPITRE II
Dispositions Générales……..
- Relatives à la Comptabilité……
- Relatives à la Normalisation
- Relatives aux Livres……..
- Relatives à l’information…..
CHAPITRE III
Plan Comptable……….
- Liste des Comptes…..
- Fonctionnement des Comptes…………………..
CHAPITRE IV
Comptabilité Générale…………………
-
Introduction…..
Méthodes d’Evaluation……
Evaluation des Eléments Actifs et Passifs……..
Détermination du Résultat….
Consolidation des Bilans………..
Documents de Synthèse……….
Annexe sur la Comptabilisation en coût historique
CHAPITRE V
Comptabilité Nationale……
CHAPITRE VI
Terminologie…………………..
AVIS
Ce plan sera modifié de temps en temps en fonction des besoins. Dans
ce cas, seules les pages modifiées feront l’objet d’une mise à jour.
Chaque utilisateur du Plan devra procurer les modifications.
Les Avis de modifications seront publiés dans le Moniteur.
CADRE LEGAL
Loi cadre portant sur l’Etablissement du Plan comptable National pour les
entreprises, commerciales et agricoles sur la création d’un Conseil National de
Comptabilité et sur l’exercice de la profession de comptable.
Vu les articles 93, 146, 162, 163, 166 et 176 de la Constitution ;
Vu la loi du 27 mars 1826, modifiée par le Décret-Loi du 22 décembre 1944,
régissant les activités commerciales ;
Vu le Décret-Loi du 24 septembre 1943, réformant l’enseignement
commercial privé ;
Vu l’Arrêté du 23 octobre 1952, réglementant et unifiant l’enseignement
commercial ;
Vu le Décret du 16 décembre 1960 créant l’Université d’Etat ;
Vu le Décret du 26 septembre 1971 sur l’Impôt sur le Revenu ;
suspendant les garanties prévues aux articles 17, 18,19,20,25,31,34,48,70,
72,93(7ème alinéa) 97, 109, 110, 119 (2ème alinéa), 147, 148, 151, 190 et 195
de la Constitution et accordant pleins Pouvoirs au Chef du Pouvoir Exécutif,
pour Lui permettre de prendre jusqu’au deuxième Lundi d’avril 1981, par
Décrets ayant force de Lois toutes les mesures qu’il aura jugées utiles à la
sauvegarde de l’intégrité du Territoire et de la Souveraineté de l’Etat, à la
consolidation de l’ordre et de la paix, au maintien de la stabilité politique,
économique et financière de la Nation, à l’approfondissement du bien-être
des populations, à la Défense des intérêts généraux de la République :
Considérant qu’un système de comptabilité uniforme est de nature à favoriser
le contrôle fiscal ;
Considérant que l’expansion du secteur prive nécessite des comptables
professionnels d’un haut niveau ;
Considérant que la formation des comptables professionnels, des comptables
et des teneurs de livres doit obéir à des exigences académiques très strictes ;
Considérant que la profession de comptable doit être exercée dans le cadre de
normes intellectuelles, légales et morales ;
Considérant qu’il incombe à l’Etat d’encourager la formation de cadres dans
tous les domaines de l’activité nationale, de favoriser l’expansion de toutes les
catégories d’entreprises, de protéger les professionnels et de prendre toutes les
mesures susceptibles de promouvoir le développement économique et social ;
Sur le rapport des Secrétaires d’Etat des Finances et des Affaires
Economiques, du Commerce et de l’Industrie, de l’Education Nationale et de
la Justice ;
Et après délibération en Conseil des Secrétaires d’Etat ;
Décrète
CHAPITRE I
DU PLAN COMPTABLE NATIONAL
ARTICLE 1er.- Les entreprises industrielles, commerciales et agricoles
exerçant une activité en Haïti, quels que soient leur forme, leur statut
juridique ou leur nationalité doivent tenir une comptabilité, en langue
française et dans l’une des monnaies ayant cours légal dans le pays, suivant le
Plan Comptable dont la teneur et les modalités d’application seront fixées par
Arrêté Présidentiel.
ARTICLE 2.- Les Entreprises Etrangères, établies sur le territoire national
sous forme de succursales, agences ou autres, seront soumises aux dispositions
du Plan Comptable National, pour la partie de leurs activités exercées en
Haïti.
ARTICLE 3.- Les Entreprises arrêteront leur comptabilité à la date de clôture
de leur année financière. Elles remettront les documents comptables à
l’Administration Générale des Contributions dans le délai imparti par la Loi
sur l’Impôt sur le Revenu.
CHAPITRE II
DU CONSEIL NATIONAL DE LA COMPTABILITE
ARTICLE 4.- Il est créé le Conseil National de la Comptabilité, organisme
décentralisé fonctionnant sous la tutelle de la Secrétairerie d’Etat des Finances
et des Affaires Economiques.
ARTICLE 5.- Le Conseil National de la Comptabilité est chargé de
l’élaboration et de la gestion du Plan Comptable National. Il propose à la
Secrétairerie d’Etat des Finances et des Affaires Economiques toutes
modifications à la nomenclature et au contenu des comptes ainsi que toutes
solutions aux problèmes d’interprétation et d’application du dit Plan. Il
donne son avis sur toute matière de nature à protéger l’intérêt public dans le
secteur de l’expertise comptable.
ARTICLE 6.- Le Conseil National de la Comptabilité (CONACO) présidé
par le représentant de la Secrétairerie d’Etat des Finances et des Affaires
Economiques est composé :
D’un représentant de la Secrétairerie d’Etat du Commerce
D’un représentant de la Secrétairerie d’Etat du Plan ;
D’un représentant de la Secrétairerie d’Etat de la Justice ;
D’un représentant de la Cour Supérieure des Comptes;
D’un représentant de l’Université d’Etat d’Haïti ;
D’un représentant de l’Ordre des Comptables Professionnels Agréés
d’Haïti, créé à l’article 8 de la présente Loi ;
- D’un représentant de la Chambre de Commerce d’Haïti ;
-
ARTICLE 7.- Les modalités de fonctionnement du Conseil National de la
Comptabilité seront fixées par Arrêté Présidentiel.
CHAPITRE III
DE L’ORDRE DES COMPTABLES PROFESSIONNELS AGREES
D’HAITI
ARTICLE 8.- Il est créé l’Ordre des Comptables Professionnels Agréés
d’Haïti (OCPAH) qui jouit de la capacité juridique.
ARTICLE 9.- L’Ordre des Comptables Professionnels Agréés d’Haïti est
constitué en vue :
- De déterminer les conditions d’accès à l’exercice de la profession de
comptable ;
- De veiller au respect des règles de l’éthique professionnelle ;
- De protéger les intérêts du public dans le domaine de l’expertise
comptable ;
- De favoriser le développement et l’avancement de la profession
comptable en Haïti ;
- De contribuer au développement de la science comptable.
ARTICLE 10.- Sont considérés comme comptables professionnels agréés, les
comptables professionnels reconnus par l’Ordre des Comptables
Professionnels Agrées d’Haïti.
ARTICLE 11.- Seuls les comptables professionnels agrées sont habilités :
- A signer les documents comptables ayant force probante ;
- A offrir ou rendre des services de comptabilité au public,
moyennant rémunération à l’exception de la tenue des livres.
- A utiliser la désignation CPAH (Comptable Professionnel Agréé
d’Haïti) qui offre des services de comptabilité au public.
ARTICLE 12.- Tout contrevenant aux dispositions de l’article 11 ci-dessus
sera passible des sanctions prévues par le code Pénal pour exercice illégal
d’une profession et usurpation de titre.
ARTICLE 13.- Pour devenir membre de l’Ordre, il faut :
- Etre titulaire d’un diplôme de comptabilité délivré par l’Université
d’Etat d’Haïti ou de tout autre diplôme reconnu valide par celle-ci ;
- Avoir satisfait aux exigences des stages de formation professionnelle
requis par l’Ordre ;
- Etre citoyen Haïtien ;
- Avoir subi avec succès les examens professionnels requis par l’Ordre
ou être exempté des dits examens dans les cas prévus par les
règlements internes de l’Ordre ;
- Avoir rempli les conditions légales exigées pour l’exercice d’une
profession libérale ;
- Avoir versé les frais relatifs à l’inscription aux examens ainsi que
toute cotisation prévue par les règlements internes de l’Ordre.
ARTICLE 14.- Les modalités de fonctionnement de l’Ordre des Comptables
Professionnels Agréés d’Haïti seront fixés par Arrêté Présidentiel.
CHAPITRE IV
DISPOSITIONS TRANSITOIRES
ARTICLE 15.- Durant une période de neuf mois suivant l’adoption de ce
Décret, peut devenir membre de l’Ordre, tout citoyen Haïtien qui :
- Est membre d’une association professionnelle étrangère reconnue,
pratique la comptabilité et réside en Haïti ;
- Est détenteur du diplôme de comptabilité délivré par la Secrétairerie
d’Etat de l’Education Nationale et pratique la comptabilité depuis
au moins cinq ans ;
- Est détenteur d’un diplôme de comptabilité délivré par une école
reconnue et fait la preuve de sa compétence professionnelle, soit en
soumettant sa pratique professionnelle à une inspection et à une
évaluation par un comité formé par le Conseil National de la
Comptabilité.
Les personnes visées au présent article soumettront une demande écrite au
Conseil National de la Comptabilité avec le dossier complet de leurs
qualifications à la satisfaction du Conseil National de la Comptabilité.
ARTICLE 16.- Huit mois après la publication de ce Décret, le Conseil
National de la Comptabilité convoquera une Assemblée Générale des
membres de l’Ordre. Cette Assemblée aura pour objet l’élection d’un
bureau provisoire de l’Ordre composé d’un Président, d’un Secrétaire
Général, d’un Trésorier et cinq conseillers. Le bureau Provisoire sera
chargé de préparer les statuts de l’Ordre.
ARTICLE 17.- Le présent Décret abroge toutes Lois ou dispositions de
Lois, Tous Décrets ou dispositions de Décrets-Lois qui lui sont contraires
et sera publié et exécuté à la diligence des Secrétaires d’Etat des Finances et
des Affaires Economiques, du Commerce et de l’Industrie, de l’Education
Nationale, de la Justice, chacun en ce qui le concerne.
Décret mettant le Plan Comptable National en application
JEAN CLAUDE DUVALIER
Président à Vie de la République
Vu les articles 110, 112, 126, 127, 216, 223 de la Constitution ;
Vu le décret du 28 août 1960 sur les Sociétés Anonymes ;
Vu le décret du 16 avril 1981 instituant le Plan Comptable National, le
Conseil National de la Comptabilité et l’Ordre des Comptables
Professionnels Agréés d’Haïti ;
Considérant qu’il y a lieu de fixer les modalités d’application du Plan
Comptable National conformément au vœu du dit décret ;
Sur l’avis du Ministère d’Etat de l’Economie, des Finances et de
l’Industrie ;
Et après délibération en Conseil des Ministres :
DECRETE
ARTICLE 1.- Le Plan Comptable National dont la teneur figure en
annexe du présent décret rentre en application à partir du 1er octobre
1983.
ARTICLE 2.- Les Entreprises industrielles, commerciales et agricoles
exerçant une activité en Haïti disposent d’un délai d’une (1) année à partir
de la date de clôture de leur année financière en cours pour satisfaire aux
exigences du Plan Comptable National. Toutefois, le délai pour la
soumission des états financiers à l’Administration Générale des
Contributions (AGD) suivant les normes du Plan Comptable National ne
peut excéder vingt-trois (23) mois.
Tout contrevenant à cette disposition sera passible d’une amende de dix
mille gourdes (G. 10.000,00).
ARTICLE 3.- Les entreprises industrielles, commerciales et agricoles
établies en Haïti et qui débutent leur année financière avant le 1er octobre
1983 doivent faire une déclaration appropriée à l’Administration Générale
des Contributions dans un délai de soixante (60) jours au plus à partir de
la publication du présent décret. Cette déclaration sera inscrite dans un
registre spécial lequel sera tenu selon les normes prescrites par la Loi.
ARTICLE 4.- Les Entreprises qui commencent leur année financière en
même temps que l’année fiscale, c’est-à-dire le 1er octobre ou encore celles
qui auront négligé de faire connaître la date de leur année financière dans
le délai de soixante (60) jours doivent soumettre leurs états financiers à
l’A.G.C. selon les normes du Plan comptable National dans les douze (12)
mois, à partir de la misse en application de celui-ci.
ARTICLE 5.- Tous états financiers destinés à l’Administration Générale
des Contributions, aux Banques et Institutions de Crédit fonctionnant en
Haïti doivent être présentés selon les normes du Plan Comptable et signés
par un membre de l’Ordre des Comptables Professionnels Agréés d’Haïti.
Ces documents financiers seront préparés conformément à l’article 51 de
la Loi du 28 septembre 1981.
Tout contrevenant aux dispositions du présent article sera passible d’une
amende de quinze mille gourdes (G. 15.000,00). En cas de récidive,
l’amende sera doublée.
ARTICLE 6.- Le comptable professionnel agréé qui prête ses services à une
Entreprise établie en Haïti à titre d’employé régulier ne peut en aucun cas
signer des documents comptables ayant force probante en faveur de cette
même Entreprise dans le cas où celle-ci présente l’une des caractéristiques
suivantes :
a) Chiffre d’affaire : G 2.000.000 au plus ;
b) Nombre d’employés : G 150 au plus ;
c) Actif : G 1.000.000 ou plus.
Tout contrevenant aux dispositions du présent article sera passible d’une
amende de cinq mille gourdes (G. 5.000,00).
ARTICLE 7.- Les opérations comptables réalisées avec l’intention
délibérée de léser les intérêts du Fisc seront récusées dès lors qu’elles
seront décelées par les autorités fiscales haïtiennes.
Les comptables professionnels agréés ainsi que leurs complices qui se
seront rendus coupables d’opérations frauduleuses seront, outre les
poursuites qui seront engagées contre eux, conformément à la Loi, déchus
du droit de participer, signer ou présenter tous documents financiers. En
outre, ils seront rayés de l’Ordre des Comptables Agréés.
ARTICLE 8.- Le Conseil National de Comptabilité donne un avis motivé
de toute contestation ou controverse relative à l’interprétation et à
l’application du Plan Comptable National. Les parties intéressées aviseront
le Conseil par lettre recommandée avec avis de réception sans frais.
Le Conseil National de la Comptabilité a un délai de trente (30) jours
maximum pour statuer et faire connaître son avis sur les espèces qui lui
seront soumises.
DISPOSITIONS TRANSITOIRES
ARTICLE 9.- Dans les vingt-trois (23) mois qui suivent la publication du
présent décret, toute Entreprise qui aura rencontré une difficulté
quelconque dans l’exécution du Plan Comptable National est autorisée à
présenter une requête y relative, par écrit, par devant le Directeur Général
des Contributions en vue d’obtenir une éventuelle prorogation de délai si
le cas y échet.
Au cas où la requête porterait sur des problèmes à caractère purement
technique, les avis du Conseil National de la Comptabilité seront
sollicités.
ARTICLE 10.- Le présent décret abroge toutes Lois ou dispositions de
Lois, tous décrets ou dispositions de décrets tous décrets-lois ou
dispositions de décrets-lois qui lui sont contraires et sera publié et exécuté
à la diligence des Ministres d’Etat de l’Economie, des Finances et de
l’Industrie, de la Présidence, de l’Information et des Relations Publiques et
du Ministre du Commerce, chacun en ce qui le concerne.
Donné au Palais National, à Port-au-Prince, le 11 Octobre 1983, An 180ème
de l’Indépendance.
Jean-Claude Duvalier
Par le Président :
Le Ministre d’Etat de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Frantz
Merceron ;
Le Ministre d’Etat de la Présidence, de l’Information et des Relations
Publiques, Jean-Marie Chanoine ;
Le Ministre d’Etat de l’Intérieur et de la Défense Nationale, Roger
Lafontant ;
Le Ministre d’Etat des Affaires Sociales Théodore E. Achille ;
Le Ministre d’Etat des Travaux Publics, Transports et Communications,
Alix Cinéas ;
Le Ministre du Plan, Claude Weil ;
Le Ministre des Affaires Etrangères et des Cultes, Jean Robert Estimé ;
Le Ministre du Commerce, Jacques B. Siméon ;
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports Robert Germain ;
Le Ministre de la Santé Publique et de la Population, Arty Bordes ;
Le Ministre de l’Education Nationale, Franck St-Victor ;
Le Ministre de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du
Développement Rural, Nicot Julien ;
Le Ministre de la Justice, Rodrigue Casimir ;
Le Ministre des Mines et des Ressources Energétiques, Claude Monpoint.
INTRODUCTION
Le Développement de l’Economie Haïtienne a mis en évidence le besoin
sans cesse croissant de disposer rapidement d’informations nombreuses,
précises et exactes. C’est pourquoi, la normalisation des méthodes
comptables est aujourd’hui liée à ces besoins croissants d’information de
formation économiques. Sa nécessité est ressentie à tous les niveaux qu’il
s’agisse de l’Entreprise, de l’Etat ou des tiers.
En septembre 1979, le Gouvernement Haïtien a chargé le Conseil
National de Comptabilité d’établir le Plan Comptable adapté aux
exigences de la gestion de l’Entreprise et de la population Nationale de
Développement.
C’est dans cet esprit qu’à été élaboré le Plan Comptable National ; sa
conception, sa réalisation et son adaptation sont l’œuvre de la
collaboration de techniciens nationaux et étrangers.
D’une manière générale, la comptabilité est un système d’organisation de
l’information financière permettant :
- de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées.
- de fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations
conforme aux besoins des divers utilisateurs intéressés.
Pour garantir la qualité et la compréhension de l’information, toute
comptabilité implique :
- le respect des principes ;
- une organisation répondant aux exigences du contrôle et de
vérification ;
- la mise en œuvre de méthodes et de procédures ;
- l’utilisation d’une terminologie commune.
Les dispositions qui suivent concernent la comptabilité de toute entité à
laquelle s’applique le Plan Comptable ; cette entité sera par la suite
dénommée «Entreprise».
Le Plan Comptable distingue :
- Les dispositions générales, la terminologie et le plan de comptes ;
- La comptabilité générale.
- la comptabilité analytique.
La Comptabilité générale fait apparaître périodiquement :
- la situation active et passive du patrimoine ;
- Le résultat de la période considérée.
La Comptabilité analytique d’exploitation a notamment pour fonction ;
- La connaissance des conditions d’exploitation de l’entreprise,
- l’évaluation de certains éléments du patrimoine ;
- l’explication des résultats.
2.- Ces données de base sont enregistrées sans retard afin qu’elles puissent être
traitées en temps opportun.
3.- Les informations comptables doivent donner à leurs utilisateurs une
description adéquate, loyale, claire, précise et complète des opérations,
événements et situation.
4.- La cohérence des informations comptables au cours de périodes successives
implique la permanence dans l’application des règles et procédures.
Toute exception à ce principe de permanence doit être justifiée par la
recherche d’une meilleure information.
En cas de modification, il convient pour la période de transition, de
communiquer, avec les informations établies selon la nouvelle méthode,
toutes précisions utiles sur les incidences comptables résultant du
changement.
B.- Organisation de la Comptabilité.
La comptabilité doit être organisée de telle sorte qu’elle permette :
- La saisie complète, l’enregistrement chronologique
conservation des données de base ;
et
la
- La disponibilité des informations élémentaires et l’établissement en
temps opportun d’états dont la préparation est prévue ou requise.
- Le contrôle de l’exactitude des données et des procédures de
traitement. L’organisation comptable se concrétise par l’adoption
d’un plan de comptes, l’agencement des supports et l’établissement
des procédures de traitement.
Le plan de comptes de l’entreprise est établi par référence à celui du Plan
Comptable National.
On appelle « Supports », les documents, livres comptables et, d’une manière
générale, tout ce qui permet, dans les conditions de conservation prescrites,
d’enregistrer les données de base et de prendre connaissance des
informations.
Les procédures de traitement sont les méthodes et moyens utilisés par
l’entreprise pour que les opérations nécessaires à la tenue des comptes et à
l’obtention des états prévus ou requis soient effectuées dans les meilleures
conditions d’efficacité et au moindre coût.
Néanmoins l’organisation de la comptabilité ne doit pas faire obstacle au
respect des obligations légales ou réglementaires de l’entreprise.
II.- DISPOSITIONS GENERALES RELATIVES
A LA NORMALISATION COMPTABLE.
A.- La Normalisation.
1.- La normalisation comptable a pour objet :
- L’amélioration de la comptabilité ;
- La compréhension des comptabilités et leur contrôle ;
- La comparaison des informations comptables (dans le temps et dans
l’espace).
- La consolidation des comptabilités dans le cadre élargi des groupes
de secteurs d’activité, de régions ou de la nation.
- L’élaboration de statistiques économiques et sociales
2.- La normalisation comptable recouvre, d’une part, la définition de normes,
et d’autre part, leur application en vue de l’harmonisation des comptabilités.
3.- Conformément à la mission qui lui est confiée et application des
procédures en vigueur, le Conseil National de la Comptabilité établit les
normes comptables et donne son avis sur les applications qui en sont faites.
B.- Normes Comptables.
1.- D’une manière générale, une norme est une donnée de référence résultant
d’un choix collectif raisonné en vue de servir à la solution de problèmes
répétitifs.
2.- Les normes comptables procèdent des principes généraux de la
comptabilité. Elles en sont le dispositif d’application et doivent répondre aux
besoins d’une amélioration constante de l’outil comptable.
3.- Les dispositions du Plan comptable National et les compléments rendus
nécessaires par l’évolution juridique, économique, sociale et technique
constituent les normes communes de caractère général.
4.- Des normes particulières peuvent être élaborées afin d’adapter les normes
communes à des structures ou à des opérations spécifiques.
C.- Harmonisation comptable.
1.- L’harmonisation comptable est obtenue par l’application des normes
communes et particulières.
2.- Les normes communes énoncent un ensemble de prescriptions relatives :
- à la terminologie ;
- aux critères successifs de classement d’éléments regroupés dans des
nomenclatures ;
- à la comptabilisation de ces éléments et de leurs mouvements dans
un plan de comptes caractérisés au moyen d’une codification établie
suivant le système décimal ;
- aux modes d’évaluations ;
- à l’utilisation des données comptables afin de dresser des situations,
suivre leur évolution, mesurer des résultats.
3.- Les nécessités d’adaptation liées aux particularités de structure ou d’activité
des entreprises conduisent, à partir de normes communes, à l’établissement
des plans particuliers.
III.- DISPOSITIONS GENERALES RELATIVES AUX LIVRES DE
COMPTABILITE ET A LA TENUE DES COMPTES.
A.- Livres de comptabilité.
1.- Toute entreprise tient :
- un ou des journaux enregistrant ses opérations (Ex : journal général,
de caisse de vente, etc.).
- soit au jour le jour ;
- soit par récapitulation au moins mensuelle des totaux de ces
opérations, à la condition de conserver, dans ce cas, tous documents
permettant de vérifier ces opérations au jour le jour.
- Un grand livre pour l’ouverture et le suivi de ces comptes.
2.- Toute entreprise fait au moins une fois par un inventaire de ces éléments
actifs et passifs et arrête tous ses comptes en vue d’établir son bilan et son
compte de résultat.
La récapitulation de l’inventaire ainsi que le bilan et le compte de résultat
sont transcrits sur un livre d’inventaire.
3.- Les journaux et le grand livre sont détaillés en autant de livres auxiliaires
ou documents y tenant lieu, que l’importance et les besoins de l’entreprise
l’exigent.
4.- Les données enregistrées dans les journaux sont une fois par mois
centralisées dans le grand livre.
5.- Les livres ou documents ci-dessus peuvent être tenus par tous moyens ou
procédés appropriés conférant un caractère d’authenticité aux écritures et
compatibles avec les nécessités de contrôle de la comptabilité.
Les journaux et le livre d’inventaire sont établis dans la forme prescrite par la
réglementation en vigueur.
6.- Il est recommandé de tenir un répertoire de l’ensemble des livres de
comptabilité ou documents y tenant lieu.
B.- Tenue des comptes
1.- La comptabilité est tenue en français.
2.- Les écritures rappellent les numéros et/ou les intitulés des comptes.
Chaque écriture s’appuie, sauf exception valable, sur une pièce justificative
datée et susceptible d’être présentée à toute demande.
3.- Le plan ce comptes de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé
pour permettre l’enregistrement des opérations conformément aux normes
comptables.
4.- Lorsque les comptes prévus par les normes comptables ne suffisent pas à
l’entreprise pour enregistrer distinctement toutes ses opérations, elle peut
ouvrir toutes subdivisions nécessaires.
Inversement, si les comptes prévus par les normes comptables sont trop
détaillés par rapport aux besoins de l’entreprise, elle peut regrouper les
comptes dans un compte global de même niveau ou de niveau plus contracté,
conformément aux possibilités ouvertes par le plan de comptes.
5.- Les opérations sont enregistrées dans les comptes dont l’intitulé
correspond à leur nature.
IV.- DISPOSITIONS GENERALES RELATIVES À L’UTILISATION
DE TRAITEMENTS AUTOMATISES.
A.- Traitements automatisés.
1.- L’Organisation du système de traitement doit garantir toutes les possibilités
d’un contrôle éventuel.
2.- Le système de traitement doit établir, sur papier ou éventuellement sur
tout support offrant les conditions de garantie et de conservation définies en
matière de preuve, des états périodiques numérotés et datés récapitulant dans
un ordre chronologique toutes les données qui y sont entrées, sous une forme
interdisant toutes insertions intercalaires ainsi que toutes suppressions ou
additions ultérieures.
3.- L’origine, le contenu et l’imputation de chaque donnée doivent être
indiqués en clair. En outre, chaque donnée doit s’appuyer sur une pièce
justificative constituée par un document écrit.
Lorsque les données sont prises en charge par un procédé qui, autrement ne
laisserait aucune trace, elles doivent être également constatées par un
document écrit directement intelligible.
4.- Il doit être possible à tout moment, de reconstituer à partir des données
définies ci-dessus, les éléments de comptes, états renseignements soumis à la
vérification ou, à partir de ces comptes, états et renseignements , de retrouver
les données entrées.
C’est ainsi que tout solde de compte doit pouvoir être justifié par un relevé
des écritures dont il procède à partir d’un autre solde de ce même compte.
Chacune de ces écritures doit comporter une référence permettant
l’identification des données correspondantes.
5.- L’exercice de tout contrôle doit comporter le droit d’accès à la
documentation relative aux analyses, à la programmation et à l’exécution des
traitements en vue de procéder notamment aux vérifications nécessaires.
6.- Les procédures de traitement automatisés des comptabilités doivent être
organisées de manière à permettre de contrôler si les exigences de sécurité et
de fiabilité requises en la matière ont bien été respectées.
CHAPITRE 3
PLAN COMPTABLE
Le Plan comptable comporte un plan de comptes utilisant la classification
décimale. Ce Plan de comptes est divisé en 10 classes numérotées de 1 à 0.
Chaque classe est subdivisée en comptes de niveaux successifs de plus en plus
détaillés, identifiés par des numéros à 2 chiffres, 3 chiffres, 4 chiffres.
On a ainsi par exemple, pour la classe 1 :
- Les comptes à 2 chiffres : 10, 11, 12…19
- Pour chacun des comptes précédents une subdivision à 3 chiffres,
par exemple pour le compte : 10 : 101, 102, 103.
Chaque classe récapitule les comptes suivants :
Classe 1.- Comptes de disponibilités.
Classe 2.- Comptes de stocks et d’en cours.
Classe 3.- Comptes d’Immobilisations
Classe 4.- Comptes d’exigibilités
Classe 5.- Comptes de capitaux.
Classe 6.- Comptes de produits.
Classe 7.- Comptes de charges.
Classe 8.- Comptes spéciaux.
Classe 9.- Comptes analytiques d’exploitation.
Classe 0.- Comptes utilisés pour la comptabilité nationale.
Le cadre comptable ci-après présente, par classe, la liste des comptes.
LISTE DES COMPRES
CLASSE I
COMPTES DE DISPONIBILITES ET DE VALEURS REALISABLES
10. CAISSE
11. BANQUE
12. PLACEMENTS TEMPORAIRES
13. CREANCES A COURT TERME
14. AVANCE AU PERSONNEL
17. DEBITEURS DIVERS
18. FRAIS PAYES D’AVANCES
10. Caisse
101. Caisse Siège Social
102. Caisse Succursale (ou usine) A.
103. Caisse Succursale (ou usine) B.
109. Petite Caisse
11. Banque
111. Banque Haïti
1111. Banque Siège Social
1112. Banque Succursale A.
1113. Banque Succursale B.
112. Banque étrangère.
1121. Banque Pays A.
1122. Banque Pays B.
12. Placements temporaires
121. Actions (à court terme)
122. Obligations (à court terme)
123. Bons du Trésor et bons de caisse à court terme
124. Certificats de dépôts.
125. Autres valeurs mobilières de placements.
13. Créances à court terme
131. Clients – Ventes de biens ou de prestations de services.
1311. Clients à Haïti
1312. Clients à l’étranger.
132. effets à recevoir
133. Fournisseur débiteur
1331. Fournisseurs – Avances et comptes versés sur commandes
d’exploitation
1332. Fournisseurs- créances pour emballage et matériels à n
rendre.
1333. Rabais, remises et escomptes à recevoir.
134. Comtes courants.
139. Provisions pour mauvaises créances.
14. Avance au personnel
141. Avance aux employés
142. Avance aux dirigeants
17. Débiteurs divers
171. Créances sur cessions d’immobilisations.
172. Créances sur cessions de valeurs mobilières de placement.
173. Autres comptes débiteurs.
174. Garantie droits de douane
175. Garantie droits consulaires et autres
176. Réclamation à recevoir
177. Avance à régulariser
178. T.C.A à récupérer.
18. Frais payés d’avance.
181. Assurance payée d’avance
182. Loyer payé d’avance
183. Impôts fonciers.
184. Impôts forfaitaires.
185. Patente et autres taxes payées d’avance.
CLASSE 2
COMPTES DE STOCKS
20. STOCK DE MARCHANDISES
21. STOCK DE PRODUITS FINIS
22. STOCK DE PRODUITS EN FABRICATION
23. MATIERES PREMIERES
24. FOURNITURES
25. EMBALLAGE
26. DECHETS ET REBUTS
27. MARCHANDISES EN TRANSIT.
20. Stock de marchandises
200. Stock de marchandises (compte global)
2001. Prix d’achat
2008. Frais sur achat
20081. Transport
20082. Commissions et courtages
20083. Assurance transport.
20084. Rémunérations des transitaires
20085. Droit de douane
20086. Droit consulaire.
2009. Rabais, remise et escomptes sur achats.
201. Marchandises A.
202. Marchandises B.
21. Stock de produits finis.
210. Stock de produits finis (compte global) Même nomenclature que
le compte 200.
211. Produit fini A.
212. Produit fini B.
22. Stock de produits en cours.
220. Stock de produits en cours (compte global)
2201. Produit en cours P1.
2202. Produit en cours P2.
23. Matières premières.
230. Matières premières (compte global)
Même nomenclature que le compte 200.
231. Matière A.
232. Matière B.
24. Fournitures
241. Combustibles
242. Produits d’entretien
243. Fournitures d’ateliers et d’usines
244. Fournitures de magasin
245. Fournitures de bureau
248. Frais sur achats de fournitures
Même nomenclature que le compte 2008.
249. Rabais, remises et escomptes sur achats de fournitures.
25 Emballage
251. Emballages perdus.
252. Emballages récupérables non identifiables.
253. Emballages à usage mixte
258. Frais sur achats d’emballages
Même nomenclature que le compte 2008
259. Rabais, remises et escomptes sur achats de fournitures.
26. Déchets et rebuts
261. Déchets
262. Rebuts
263. Matières de récupération.
27. Marchandises en transit
CLASSE 3
COMPTES D’IMMOBILISATIONS.
30. TITRES DE PARTICIPATION
31. DEPOT ET CAUTIONNEMENT
33. TERRAINS
34. IMMEUBLES
35. EQUIPEMENTS
36. MATERIELS DE BUREAU
37. IMMOBILISATIONS INCORPORELLES.
38. AUTRES VALEURS ACTIVES.
39. AMORTISSEMENTS ACCUMULE – IMMOBILISATIONS.
30. Titres de participation
301. Placements à long terme
3011. Actions de A. Ltée
3012. Actions de B. Ltée.
302. Terrain
303. Usine ou matériel
31. Dépôts et cautionnement
33. Terrains
331. Terrains siège social
332. Terrains succursales (ou usine) A.
333. Terrains succursales (ou usine) B.
34. Immeubles
341. Immeubles Industriels.
3411. Immeubles siège social.
3412. Immeubles succursale (ou usine) A.
3113. Immeubles succursale (ou usine) B.
342. Immeubles administratifs et commerciaux (A, B…)
35. Equipements
351. Machine et outillage industriel
352. Machine et outillage agricole
353. Equipement d’emballage
354. Matériel de transport
36. Matériels de bureau
360. Matériel de Bureau (A, B…)
37. Immobilisations Incorporelles.
371. Frais d’établissement
3711. Frais de constitution
3712. Frais de premier établissement
37121. Frais de prospection
3713. Frais d’augmentation de capital et d’opérations diverses.
372. brevets d’invention.
373. Frais de recherche et développement
374. Concessions, marques de commerce, procédés secrets de
fabrication, licences.
375. Achalandage.
38. Autres valeurs actives
381. Constructions en cours.
3811. Bâtiments (A, B…)
3812. Installations générales.
3813. Ouvrages d’infrastructures.
382. Immobilisations animales.
39. Amortissement accumulé – Immobilisations.
394. Amortissement accumulé – Immeubles
395. Amortissement accumulé –Equipements.
396. Amortissement accumulé – Matériels de Bureau
398. Amortissement accumulé - Autres valeurs actives.
CLASSE 4
COMPTES D’EXIGIBILITES
40. IMPOTS ET TAXES A PAYER
41. FORUNISSEURS ET COMPTES RATTACHES
42. PRETS A PAYER
48. DIVERSES CHARGES À PAYER
40. Impôts et taxes à payer
401. Impôts sur le bénéfice à payer.
4011. Bénéfice ordinaire
4012. Bénéfice extraordinaire
402. Impôts fonciers à payer
403. Taxe sur dividende à payer
404. Taxe sur action à payer
405. T.C.A. à payer
406. Taxes et obligations sur salaire.
4061. IRI
4062. Solidarité
4063. TLE
4064. CAU
4065. Taxe d’apprentissage
4066. ONA
41. Fournisseurs et comptes rattachés
410. Fournisseurs d’approvisionnements.
4100. Fournisseurs d’approvisionnements locaux
4101. Fournisseurs d’approvisionnements étrangers
4103. Retenues de garantie
411. Fournisseurs d’Immobilisations
4110. Fournisseurs d’Immobilisations
4113. Retenues de garantie
412. Client créditeur
4121. Clients- avances et acomptes reçus sur commandes en
cours.
4122. Clients – Dettes pour emballages et matériels consignés.
4123. Rabais remises et escomptes à accorder.
413. Main d’œuvre à payer
414. Salaire à payer
415. Boni à payer
416. Congé à payer
42. Prêts à payer
420. Prêts à coût terme en gourdes
4201. Prêts Banque (A, B…)
421. Prêts à court terme en devises
4211. Prêts – Devises (A, B…)
48. Diverses charges à payer
481. Dividendes à payer
4811. Dividendes sur actions ordinaires
4812. Dividendes sur actions privilégiées.
482. Intérêts à payer
4821. Intérêts sur prêts en gourdes
4822. Intérêts sur prêts en devises
483. Revenus reportés (non gagnés)
4831. Revenus reportés en gourdes
4832. Revenus reportés en devises.
CLASSE 5
COMPTES DE CAPITAUX
50. DETTES A LONG TERME
54. CAPITAL
55. BENEFICES NON REPARTIS
56. RESERVES
59. SOMMAIRE DES REVENUS ET DEPENSES.
50. Dettes à long terme
500. Dettes à long terme
5001. Dettes à long terme en gourdes
5002. Dettes à long terme en devises (A, B…)
501. Obligation à payer
5011. Obligations en gourdes
5012. Obligations en devise (A, B…)
502. Hypothèques à payer (A, B…)
503. Indemnités de retraite.
504. Actionnaires compte de prêts.
54. capital
540. Capital individuel
5401. Capital - A
5402. Capital – B
541. Capital Social
5411. Capital – Actions privilégiées
5412. Capital – Actions ordinaires.
544. Surplus d’apport
5441. Surplus d’apport – Actions privilégiées.
5442. Surplus d’apport – Actions ordinaires.
5445. Surplus d’apport – Terrain reçu à titre gratuit.
547. Compte de l’Exploitant
5470. Opérations courantes
5471. Rémunérations
5472. Impôts personnels.
55. Bénéfices non repartis
550. Bénéfices non repartis (solde créditeur)
551. Bénéfices non repartis (solde débiteur)
56. Réserves.
560. Réserves statuaires.
561. Réserves légale
562. Réserves réglementées.
59. Sommaire des revenus et dépenses.
590. Bénéfices net de l’exercice.
591. Perte nette de l’exercice.
CLASSE 6
COMPTES REVENUS
60. VENTES DE MARCHANDISES
61. PRODUCTION VENDUE ET PRESTATIONS DE SERVICES
65. AUTRES REVENUS
66. REVENUS EXTRAORDIANAIRES.
60. Ventes de marchandises
600. Vente de marchandises
6001. Marchandises (ou groupe A)
60011. Ventes à Haïti
60012. Ventes à l’étranger
6002. Marchandises (ou groupe B)
606. Vente d’emballages récupérables.
609. Rendus, rabais, remises et escomptes accordés par l’entreprise.
61. Production vendue et prestation de services
610. Prestation de services
611. Production vendue
6111. Vente à crédit
6112. Vente à l’étranger
612. Divers
6120. Revenues de services exploités dans l’intérêt du personnel.
6121. Location diverses.
6129. Autres.
616. Ventes d’emballages récupérables.
619. Rabais, remises et escomptes accordés par l’entreprise.
6190. Sur prestation de services
6191. Sur production vendue.
65. Autres revenus
650. Revenus financiers
6501. Revenus de participation
6503. Revenus des valeurs mobilières de placement
6505. Gains de change
65051. Sur opérations courantes
65052. Sur opérations en capital
6507. Autres revenus financiers
651. Autres revenus
6510. Redevances pour concessions, brevets, licences, marques
procédés, droits et valeurs similaires.
6511. Quote part des opérations faites en commun.
68. Revenus extraordinaires
681. Revenus extraordinaires sur opérations de gestion de l’exercice.
684. Revenus extraordinaires sur opérations de gestion concernant des
exercices antérieurs.
685. Revenus des Cessions d’éléments d’actifs.
6851. Immobilisations corporelles.
6852. Immobilisations incorporelles.
6855. Immobilisations financières.
6858. Autres éléments d’actif.
687. Autre revenus sur opérations extraordinaires en capital.
CLASSE 7
COMPTES DE DEPENSES
70. ACHATS DE STOCKS
72. MARCHANDISES VENDUES
73. FRAIS DE VENTE
74. FRAIS D’ADMINISTRATION
75. AUTRES FRAIS
76. IMPOT SUR LE REVENU
78. PERTES EXTRAORDIANIRES.
N.B. Les Entreprises de fabrication doivent se référer aux comptes analytiques
d’exploitation de la classe 9.
70. Achats de stocks
701/702 Achats d’approvisionnements.
7020. Achats d’autres approvisionnements
7021. Matières consommables
70211. Matières (ou Groupe) A.
70212. Matières (ou Groupe) B.
7025. Emballages
70251. Emballages perdus
70252. Emballages récupérables non identifiables.
70253. Emballages à usage mixte.
707. Achats de marchandises
7071. Marchandises (ou Groupe) A.
7072. Marchandises (ou Groupe) B.
708. Frais accessoires d’achat.
7082. Sur achats d’autres approvisionnements à stocker.
7087. Sur achats de marchandises.
709. Rabais, remises et escomptes obtenus sur achats.
71. Marchandises vendues
710. Marchandises
711. Produits finis
716. Emballages récupérables vendus.
73. Frais de vente
730. Salaires vendeurs
7301. Salaires vendeurs (AB…)
731. Publicité et promotion
7311. Publicité et promotion (AB…)
732. Livraison
7321. Livraison usine (ou magasin) A.
7322. Livraison usine (ou magasin) B.
733. Entretien
7331. Entretien (AB…)
734. Amortissement
7344. Amortissement – Immeubles administratifs et
commerciaux
7347. Amortissement- Immobilisations Incorporelles
74371. Amortissement – Achalandage
73472. Amortissement – Brevets d’inventions
7348. Amortissements – Autres valeurs actives administratives et
commerciales
735. Loyer -Services des ventes.
74. Frais d’administration
740. Salaires administrateurs
7401. Salaires administrateurs siège social
7402. Salaires administrateurs succursale A
7403. Salaires administrateurs succursale B
741. Impôts et Taxes divers
742. Amortissement
7424. Amortissement – Matériel de Bureau
7428. Amortissement – Autres valeurs actives administratives et
commerciales.
743. Assurances
746. Fournitures de bureau utilisées (A, B…)
747. Autres frais d’administration
7471. Téléphone
7472. Electricité
7473. Loyer
748. Frais Divers
75. Autres frais
751. Frais financiers
7510. Intérêts
75101. Intérêts des emprunts et dettes.
75102. Intérêts des comptes courants.
75103. Intérêts des obligations.
75104. Intérêts des autres dettes.
7515. Pertes de change
75151. Sur opérations courantes.
75152. Sur opérations en capital.
752. Autres Frais
7521. Redevances pour cessions, brevets, licences, marques,
procédés,droits et valeurs similaires.
7522. Quote part sur opérations faites en commun.
76. Impôts sur le revenu
760. Impôts sur le revenu
7601. Revenu ordinaire
7602. Revenu extraordinaire.
78. Pertes extraordinaires.
781. Pertes extraordinaires sur opérations de gestion de l’Exercice.
784. Pertes extraordinaires sur opérations de gestion concernant des
exercices
antérieurs.
785. Pertes des cessions d’éléments d’actifs
7851. Immobilisations corporelles.
7852. Immobilisations incorporelles.
7855. Immobilisations financières
7858. Autres éléments d’actif.
787. Autres pertes extraordinaires sur opérations en capital.
CLASSE 9
COMPTES COMPTABILITE ANALYTIQUE
90. COUTS DIRECTS
91. COUTS INDIRECTS
92. COUTS DES PRODUITS MANUFACTURES
93. CPOUTS DES PRODUITS VENDUS
90. Coûts directs
901. Achats matières premières directes
9011. Matières premières A.
9012. Matières premières B.
902. Main d’œuvre directe et obligations sur main œuvre indirecte.
9021. Main d’œuvre produit P1.
9022. Main d’œuvre produit P2.
903. Emballages.
904. Achats fournitures directes de fabrication.
91. Coûts indirects
910. Main d’œuvre indirecte et obligations sur main-d’œuvre indirecte.
911. Electricité
912. Entretien et réparation (machine et équipement)
913. Entretien et réparation immeuble.
914. Carburant et Lubrifiant
915. Assurances
916. Amortissement Immeuble.
917. Amortissement machinerie
92. Coût des produits manufacturés
93. Coût des produits vendus
IV- FONCTIONNEMENT DES COMPTES
Les écritures sont passées selon le système dit « en partie double ». Dans ce
système, toute écriture établit une équivalence entre le total de sommes
portées au débit et celui des sommes portées au crédit des différents comptes
affectés par cette écriture.
CLASSE I
COMPTES DE
DISPONIBILITES
ET DE
VALEURS REALISABLES
CLASSE I
Comptes de Disponibilités et de Valeurs réalisables
Définition :
Les comptes de la classe I enregistrent les actifs à court terme qui sont de
liquidité immédiate.
A l’intérieur de cette classe, on retrouve :
LA CAISSE
LA BANQUE
LES PLACEMENTS TEMPORAIRES
LES AVANCES AU EPRSONNEL
LES COMPTES CLIENTS
LES DEBITEURS DIVERS
LES FRAIS PAYES D’AVANCE
Remarques Générales
Le compte « Créances à court terme » est présenté à sa valeur de réalisation
nette. Pour ce faire, on soustrait du compte « Créances à court terme » une
provision pour mauvaises créances.
Aucune compensation ne doit être établie au bilan entre les soldes des
comptes de l’actif à court terme et ceux du passif à court terme.
CAISSE
10
CASH
Est débité
Est crédité
Toutes les entrées de fonds par le Toutes les entrées de fonds par le
crédit des comptes intéressés de la débit des comptes intéressés de la
comptabilité de l’entreprise.
comptabilité de l’entreprise.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
101. Caisse Siège Social
102. Caisse succursale (ou usine) A
103. Caisse succursale (ou usine) B
109. Petite caisse
Commentaire :
Le solde du compte caisse doit toujours correspondre exactement à la somme
disponible réellement. il ne peut jamais être créditeur.
11
BANQUE
Est débité
Est crédité
Des mouvements de fonds en faveur
du compte Banque par le crédit des
comptes intéressés de la comptabilité
de l’entreprise.
Des mouvements de fonds en faveur
du compte Banque par le débit des
comptes intéressés de la comptabilité
de l’entreprise.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
111. Banque Haïti
1111. Banque siège social
1112. Banque succursale A.
1113. Banque succursale B.
112. Banque étrangère
1121. Banque Pays A
1122. Banque Pays B.
Commentaires :
Il y a lieu de distinguer les avoirs en monnaie nationale, des avoirs en devises
étrangères ; parmi les premiers on séparera les avoirs liquides des avoirs
soumis à restriction.
En fin de période, les avoirs en monnaies étrangères sont évalués au dernier
coût officiel de change connu à la date du bilan.
Les comptes bancaires dont le solde apparaît créditeur en fin de période
comptable sont inscrits au passif du bilan, sans compensation possible avec
ceux des comptes bancaires dont le solde est débiteur.
L’entreprise doit établir périodiquement un état de rapprochement entre les
soldes comptable et bancaire.
12
PLACEMENTS TEMPORAIRES
Est débité
Est crédité
Du prix coûtant, par le crédit des De la valeur d’acquisition par le débit
comptes de tiers ou des comptes des comptes de tiers ou des comptes
financiers intéressés.
financiers intéressés.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
121. Actions (court terme)
Les titres de participation
122. Obligations (court terme)
enregistrer au compte 30.
123. Bons du trésor et bons de
caisse à
court terme
124. Certificats de dépôts.
125. Autres valeurs mobilières de
placements.
à
Commentaires :
Les placements temporaires sont des titres cessibles acquis en vue d’en retirer
un revenu direct ou plus value. ils sont réalisables immédiatement, sont
productifs d’intérêts, constituent des placements financiers et sont détenus
que pour une courte période.
Il faut comptabiliser les placements temporaires au prix coûtant ; soit la valeur
marchande des titres ce jour-là, plus certains frais accessoires s’il y a lieu.
13
CREANCES A COURT TERME
Est débité
- du montant des facturations
par le crédit des comptes de
produits intéressés de la
classe 6.
Nomenclature
Est crédité
- des règlements ou avances
reçus par le débit des
comptes financiers.
- par le montant des biens
retournés par le client.
Ne pas inscrire dans ce compte
131. Clients vente de biens ou de
prestations de services.
1311. Clients à Haïti.
1312. Clients à l’étranger
132. Effets à recevoir.
133. Fournisseurs débiteurs.
1331. Fournisseurs avances ou
acomptes versés sur
commandes d’exploitation.
1332.Fournisseurs - créances
pour emballages et matériels
à rendre
Commentaires :
Les clients sont les tiers auxquels l’entreprise vend les biens ou services objet
de son activité d’où en résultent les créances à court terme.
Si un tiers a, en outre, avec l’entreprise d’autres relations (de fournisseurs par
ex), seules les opérations relatives aux ventes doivent figurer dans le compte
« Créances à court terme ».
Les comptes des clients dont le solde est créditeur doivent figurer au passif du
bilan.
Le compte 139 « Provisions pour mauvaises créances, est un compte de
contrepartie du poste Compte -clients.
A la fin d’un exercice, on procède à une analyse des comptes individuels des
clients et on tente d’évaluer la probabilité de recouvrement ou de défaillance
de chacun de ces comptes ; on passe ensuite l’écriture nécessaire pour les
ajuster.
13
CREANCES A COURT TERME (Suite)
Nomenclature
1333. Rabais, remises et es comptes à recevoir.
134. Comptes courants
139. Provisions pour mauvaises
créances
Commentaires :
Ne pas inscrire dans ce compte
14
AVANCE AU PERSONNEL
Est débité
Est crédité
du montant de l’avance ou prêt fait
aux employées ou dirigeants.
- du montant des valeurs
remboursées par l’employé
ou dirigeant.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
141. Avance aux employés – avances
sur
salaire ou prêt à court terme
142. Avance aux dirigeants – Prêt à
court terme.
Les avances ou prêts faits aux associés
ou propriétaires.
La partie des créances portant sur une
période de plus d’un an.
Commentaires :
17
DEBITEURS DIVERS
Est débité
Est crédité
Des créances sur les tiers par le crédit Des remboursements de créances par
des comptes intéressés de la le débit des comptes 10 et 11.
comptabilité de l’entreprise.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
171. Créances sur cession d’immobilisations.
172. Créances sur cessions de valeurs
mobilières de placement.
173. Autres comptes débiteurs.
174. Garantie droit de douane.
175. Garantie droit consulaire
et autres.
176. Réclamation à Recevoir.
177. Avance à régulariser.
179. T.C.A. à récupérer.
Commentaires :
Le compte 17 enregistre tous les actifs disponibles (à court terme) non
affectables aux autres comptes de la classe I.
18
FRAIS PAYES D’AVANCE
Est débité
Est crédité
Des sorties de fonds relatives au Du montant équivalent aux Services
paiement pour des services non reçus reçus déjà payés par le débit des
par le crédit des comptes financiers.
comptes intéressés de la classe 7 et 9.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
181. Assurances payées d’avance
182. Loyer payé d’avance
183. Impôts fonciers
184. Impôt forfaitaire
185. Patente et autres taxes payées
d’avance.
Commentaires :
C’est en fin d’exercice que l’on reconnaît la portion des frais qui a permis à
l’entreprise de réaliser des revenus, et ainsi, à travers les écritures de
régularisation, créditer le compte « Frais payés d’avance à ce montant».
CLASSE 2
COMPTES DE STOCKS
ET D’EN COURS
CLASSE 2
Comptes de Stocks et d’en Cours
Définition :
Les stocks sont formés de l’ensemble des marchandises, des produits finis,
des produits en cours, des matières premières, des fournitures et des
déchets et rebuts qui sont la propriété de l’entreprise à la date de
l’inventaire.
Entrent aussi dans les stocks, les emballages commerciaux qui ne sont pas
récupérables ou qui, étant récupérables ne sont pas identifiables par
nature.
Les marchandises importées sont prises en stock lors du dédouanement.
Généralement, le moment à prendre en considération sera la date
d’enregistrement de la déclaration au bureau de douane.
Méthode d’inventaire :
1.- Tenue pratique des comptes.
Les stocks sont des éléments du patrimoine de l’entreprise qui doit avoir
une connaissance constante de leur situation. La tenue d’un inventaire
permanent, physique et comptable, constitue donc le principe sur lequel
repose la comptabilisation des stocks. Toutefois, les entreprises qui n’ont
pas les moyens de tenir cet inventaire, peuvent recourir au système de
l’inventaire périodique.
2.- Inventaire Physique.
L’inventaire extra comptable, c'est-à-dire le recollement matériel des
existants, est effectué au moins une fois pendant l’exercice. Il comporte
deux opérations.
- L’établissement de la liste complète, par groupe de marchandises,
matières et produits correspondant à la classification des comptes,
des divers éléments composant les stocks.
- L’évaluation des existants réels constatés par l’opération précédente.
3.- Méthodes d’inventaire comptable
A. Inventaire permanent :
Cette méthode permet à l’entreprise de connaître à chaque instant :
- le montant de ses stocks
- le coût d’achat des marchandises vendues (compte 7 « Marchandises
vendues).
Les écritures traduisent au niveau de la comptabilité, les deux principes
précédents.
Achats :
Débit : 71 « Marchandises vendues » ou 72 « Matières premières »
Crédit : Comptes de tiers ou financiers.
Consommation :
Débit : 71 « Marchandises vendues »
Crédit : 20 ou 23
B.- Inventaire périodique :
Les entreprises pratiquant l’inventaire périodique ne peuvent connaître qu’au
moment de l’inventaire extra-comptable généralement fait en fin d’exercice, le
montant des existants.
D’autre part, les consommations et le coût des marchandises vendues sont
obtenus par reconstitution à posteriori, du compte 71.
Les écritures sont les suivantes :
Achats :
Débit : 70 « Achats de stocks »
Crédit : Comptes de tiers ou financier.
A la clôture de l’exercice :
a) Annulation du stock d’ouverture
Débit : 71
Crédit : 20 ou 23
b) Constatation du stock de clôture :
Débit : 20 ou 23
Crédit : 71
c) Virement des achats.
Débit : 71
Crédit : 70 « Achats de stocks »
Ces trois dernières écritures permettent d’obtenir au débit des comptes de 20
et 23, les stocks de clôture et au débit des comptes 71 les « consommations de
la période (Achats + stock d’ouverture – Stock de clôture).
4.- Evaluation des Entrées et des Sorties de stocks.
A.- Les Entrées
La valeur des entrées en stocks est, en principe, déterminée de la manière
suivante :
- Pour les marchandises, matières premières, fournitures et
emballages achetés au prix d’achat majoré éventuellement de frais
accessoires d’achat (coût direct d’achat) sous déduction des
escomptes, rabais et remises obtenus des fournisseurs lorsque leur
affectation aux stocks est possible.
Le coût direct d’achat comprend :
a) Le coût d’achat arrivée frontière (valeur CAF) auquel s’ajoutent les frais
accessoires pour services rendus en dehors du territoire national, tels que :
frais de transport maritime, frais d’assurances-transport, frais de transit,
commissions courtages dûs à des entreprises situées à l’étranger.
b) Les frais accessoires d’achat postérieurs à l’entrée sur le territoire national,
tels que : droits de douane, frais de transport et d’assurance de la frontière au
magasin, frais de transit, commissions et courtages dûs à des entreprises
situées à Haïti.
- Les déchets, rebuts sont comptabilisées au cours du marché au jour
de l’entrée en stock ou à la valeur probable de réalisation. Dans les
deux cas, on les réduit des frais de distribution.
- Les produits en cours, au coût de production au jour de l’inventaire.
Le coût de production comprend tous les frais engagés jusqu’à la
mise en stock dans le magasin (produits finis, emballages) ou
jusqu’au jour de l’inventaire (produits en cours – c’est-à-dire, le coût
d’achat des matières consommées plus les frais de fabrication.
B.- Les Sorties :
La valeur des sorties de stock est, en principe, déterminée de la manière
suivante :
- S’il s’agit des biens fongibles, au coût unitaire moyen des biens en
stock, au moment de la sortie (coût unitaire moyen pondéré
effectif) ;
- S’il s’agit de corps certains, à leur coût d’achat ou de production
(majoré éventuellement des frais d’entreposage).
Lorsque les entreprises ne tiennent pas d’inventaire permanent, elles peuvent
évaluer leurs stocks au coût unitaire moyen pondéré déterminé comme suit :
Valeur des stocks au début de la période+coût des achats
Quantités en stocks au début de la période+quantités achetées
Toutefois, la valeur ainsi déterminée ne doit pas trop s’écarter de la valeur de
principe définie par l’inventaire permanent et les sorties au coût moyen. En
particulier, la formule n’est plus applicable, pour telle ou telle catégorie au
cours de l’exercice. La valeur à appliquer est alors le coût moyen des entrées
depuis la dernière annulation du stock.
D’autres méthodes peuvent être employées par l’entreprise qui pratique
l’inventaire permanent :
- méthode de l’épuisement successif (FIFO : First in first out)
- méthode du prix moyen pondéré
- méthode du prix de remplacement (les sorties sont comptabilisées
en coût d’entrée du jour même).
- méthode de l’épuisement à rebours (LIFO : last in first out).
L’Entreprise doit indiquer dans l’annexe au bilan, la méthode retenue. En cas
de changement de méthode, elle doit en estimer l’incidence sur le résultat de
l’exercice.
20
STOCKS DE MARCHANDISES
Est débité
Est crédité
- En
cas
d’inventaire
- En
cas
d’inventaire
permanent, par le crédit du
permanent, par le débit du
compte 41 « fournisseurs »
compte 71 « Marchandises
et comptes rattachés (prix
vendues ».
d’achat et frais accessoires).
- En
cas
d’inventaire
- En
cas
d’inventaire
périodique,
en
fin
périodique,
en
fin
d’exercice, de la valeur du
d’exercice, de la valeur du
stock initial, par le débit du
stock final déterminé par
compte 71 « Marchandises
un
inventaire
extravendues »
comptable et évalué selon
les normes prescrites par le
crédit du compte 71 «
Marchandises vendues ».
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
200. Stock de marchandises
(compte global)
2001. Prix d’achat
2008. Frais s/Achats
20081. Transport
20082. Commissions et
courtages
20083. Assurance –
transport
20084. Rémunérations
des transitaires.
20085. Droit de douane
Commentaires :
Les marchandises sont les objets, matières et fournitures acquis par
l’entreprise et destinés à être revendus en l’état.
Il est recommandé à l’entreprise de prévoir une classification des achats par
provenance géographique.
L’ouverture par l’entreprise pour chaque type de biens, de compte de frais
accessoires d’achat doit lui permettre de mieux appréhender les coûts directs
d’achat.
20
STOCK DE MARCHANDISES (Suite)
Est débité
Nomenclature
20086. Droit consulaire
2009. Rabais, remises et escomptes sur achats.
201. Marchandises A.
202. Marchandises B.
Est crédité
Ne pas inscrire dans ce compte
21
STOCK DE PRODUITS FINIS
Est débité
- En cas d’inventaire permanent, du
coût de production des produits finis
entrés en stock, par le crédit du
compte « Stock de produits en
cours ».
- en cas d’inventaire périodique, de la
valeur du stock final déterminé par
un inventaire extra-comptable et
évalué au coût de production par le
crédit du compte 71 « Marchandises
vendues ».
Nomenclature
Est crédité
- En
cas
d’inventaire
permanent du coût de
production des produits
finis sortis de magasin, par
le débit du compte 71
« Marchandises vendues ».
- en
cas
d’inventaire
périodique, de la valeur du
stock initial par le débit du
compte 71 « Marchandises
vendues ».
Ne pas inscrire dans ce compte
210. Stocks de produits finis (compte
global)
Même nomenclature que le
compte 200.
211. Produit fini
212. Produit fini B.
Commentaires :
Les produits finis sont les produits fabriqués par l’entreprise et qui sont
destinés à être vendus ou fournis.
Lorsque l’entreprise vend concurremment et indistinctement des produits
achetés à l’extérieur et des produits fabriqués par elle-même, en tous points
semblables et ne se distinguant que par leur origine, elle peut n’ouvrir qu’un
seul compte pour cette marchandise et ce produit, évalués respectivement
selon le coût d’achat et le coût de production.
22
STOCK DE PRODUITS EN COURS
Est débité
Est crédité
En fin d’exercice, du montant du En fin d’exercice, du montant du
stock de produits en cours déterminé stock initial par le débit du compte 59
en comptabilité analytique.
« sommaire des revenus et dépenses ».
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
200. Stock de produits en cours
(compte global)
2201. Produits en cours P1
2202. Produits en cours P2.
Commentaires :
Les produits en cours dont des produits en voie de formation ou
transformation à la clôture de l’exercice ; ils ne sont pas inscrits à un compte
de magasin.
23
MATIERES PREMIERES
Est débité
- En
cas
d’inventaire
permanent par le crédit du
compte 41 « Fournisseurs »
et comptes rattachés « prix
d’achat et frais accessoires ».
- en
cas
d’inventaire
périodique
en
fin
d’exercice, de la valeur du
stock final déterminé par
un
inventaire
extracomptable.
Nomenclature
Est crédité
- en cas d’inventaire permanent du
montant de sorties vers le processus
de fabrication.
- en cas d’inventaire périodique en fin
d’exercice de la valeur du stock initial.
Ne pas inscrire dans ce compte
230. Matières premières (compte
global)
Même nomenclature que le
compte 200.
231. Matières A.
232. Matière B.
Commentaires :
Elles sont constituées des objets ou matières acquis par l’entreprise et destinés
à être incorporés aux produits fabriqués ou à encourir au processus de
fabrication.
24
FOURNITURES
Est débité
Est crédité
Du prix d’achat par le crédit des En fin d’exercice par le débit des
comptes de tiers ou des comptes comptes 736 et 756 « fournitures
financiers.
utilisées ».
Nomenclature
241. Combustibles
242. Produits d’entretien
243. Fournitures d’ateliers et
d’usines.
244. Fournitures de magasin
245. Fournitures de bureau
248. Frais s/Achats de fournitures
Même nomenclature que le
compte 2008.
249. Rabais, remises et escomptes
s/achats de fournitures.
Commentaires :
Ne pas inscrire dans ce compte
C’est en fin d’exercice que l’on procède à un dénombrement des fournitures
de façon à établir la valeur des fournitures en main à une telle date et à
reconnaître les fournitures utilisées au cours de l’exercice lors des écritures de
régularisation.
25 EMBALLAGES
Est débité
Est crédité
- en
cas
d’inventaire - encas d’inventaire permanent par le
permanent par le crédit du débit du compte 71 « marchandises
compte 41 « fournisseur et vendues » (activité commerciale)
compte rattachés » à la date
de l’achat.
- en cas d’inventaire périodique, en
- en
cas
d’inventaire fin d’exercice de la valeur du stock
périodique,
en
fin initial, par le débit du compte 71
d’exercice, de la valeur du « marchandises vendues ».
stock final déterminé par
un
inventaire
extracomptable et évalué selon
les normes prescrites par le
crédit du compte 71
« marchandises vendues »
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
251. Emballages perdus
- les emballages récupérables
252. Emballages récupérables non
à immobiliser (destinés à
identifiables.
être utilisés d’une manière
253. Emballages à usage mixte
durable comme instrument
258. Frais sur achats emballages
de travail) à porter au
Même nomenclature que le
compte 35.
compte 2008.
- les matières destinées à la
259. Rabais, remises et escomptes
fabrication des emballages
s/Achats d’emballages.
qui sont inscrites au compte
23 ou 24.
Commentaires :
Les emballages sont les objets destinés à contenir les produits ou
marchandises qui sont livrés à la clientèle en même temps que leur contenu.
Les emballages à vendre non récupérables et communément appelés
emballages perdus, sont destinés à être vendus à la clientèle soit
distinctement, soit par incorporations de la valeur dans le prix du contenu.
Les emballages récupérables sont ceux dont la durée est généralement
inférieure à un an et qui sont destinés à être, ou qui sont déjà prêtés ou
consignés aux clients.
Les emballages d’usage mixte sont comptabilisés dans un compte de passage
en attendant leur affection définitive aux emballages perdus ou aux
emballages récupérables.
26
DECHETS ET REBUTS
Est débité
- Par le crédit des comptes
d’immobilisations corporelles pour
les produits de la récupération
(matière et matériaux) provenant
d’immobilisations, dans la mesure où
ils ne sont pas affectables aux comptes
20,23 et 24.
Est crédité
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
261. Déchets
262. Rebuts
263. Matières de récupération.
Les produits de la récupération
d’immobilisations démontées ou
mises hors service, qui peuvent être
affectés aux comptes 20,23 et 24.
Commentaires :
Les déchets et rebuts sont des résidus de toutes natures (produits ouvrés ou
semi-ouvrés) impropres à une utilisation ou à un écoulement normal.
Les produits de la récupération sont les matières récupérées à la suite de la
mise hors service de certaines immobilisations.
27
MARCHANDISES EN TRANSIT
Est débité
Est crédité
- Par le crédit du compte 41
« Fournisseurs et comptes
rattachés »
- Par le crédit du compte 11
« Banque ».
Nomenclature
Commentaires :
Ne pas inscrire dans ce compte
CLASSE 3
COMPTES
D’IMMOBILISATIONS
CLASSE 3
Comptes d’Immobilisations
Définition :
Les comptes de la classe 3 enregistrent les biens ou valeurs destinés à rester
durablement sous la même forme dans l’entreprise.
Trois critères permettent de déterminer si un bien doit être classé dans
l’actif immobilisé ou dans l’actif circulant :
- l’affection ou la destination ;
- la durée de son séjour dans l’entreprise ;
- la liquidité
Remarques Générales :
1) Les entreprises dressent au moins à la fin de chaque exercice, un inventaire
détaillé de leurs immobilisations ;
2) Les comptes d’immobilisations doivent comprendre toutes les
immobilisations corporelles ou incorporelles, existant dans l’entreprise,
qu’elles soient affectées ou non aux opérations professionnelles, même si elles
sont entièrement amorties du moment qu’elles n’ont pas disparu, sont encore
en service ou sont susceptibles d’être cédées ;
3) Les comptes de valeurs immobilisées sont assortis de comptes
d’amortissement accumulés.
Même en cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfices, il est procédé aux
amortissements et provisions nécessaires pour que le bilan soit sincère.
La dépréciation de la valeur d’actif des immobilisations, qu’elle résulte de
l’usure , du changement des techniques ou de toute autre cause, doit être
constatée par des amortissements.
4) Règles d’évaluation des immobilisations :
Lors de leur immobilisation dans le patrimoine de l’entreprise, leur valeur
d’entrée est déterminée comme suit :
a) Les biens acquis à titre onéreux (avec ou sans subvention) sont
comptabilisés à leur coût d’acquisition.
Il est déterminé par l’addition des éléments suivants :
- Le prix d’achat après déduction des taxes légalement récupérables,
c’est-à-dire le montant résultant de l’accord des parties à la date de
l’opération.
- Les frais accessoires, après déduction, de taxes légalement
récupérables c’est-à-dire les frais directement liés à l’acquisition et à
la mise en état d’utilisation du bien dans la mesure où ils ont accru
sa valeur vénale (frais de transport, droits de douane, frais
d’installation et de montage).
b) Les biens produits par l’entreprise (avec ou sans subvention) sont
comptabilisés à leur coût de production. Il est déterminé par l’addition des
éléments suivants :
- Le coût d’acquisition des matières et fournitures consommées ;
- Les charges directes de production ;
- Les charges indirectes de production dans la mesure où elles
peuvent être rattachées à la production du bien.
c) Les biens acquis à titre gratuit sont comptabilisés à leur valeur vénale.
On entend par valeur vénale, le prix qui pourrait être obtenu d’un acquéreur
d’un bien déterminé, soit en cas de cession isolée de ce bien, soit en cas de
cession globale d’un ensemble dans la mesure où le bien ne pourrait pas être
vendu séparément.
d) Les Immobilisations qui naissent de l’activité de l’entreprise sans nécessiter
de dépenses propres ne peuvent être inscrites que pour mémoire.
e) Les Immobilisations sorties de l’actif, par disparition, destruction donnant
lieu à indemnité ou cession, cessent de figurer aux comptes
d’immobilisations, qui sont crédités de leur valeur d’entrée dans le
patrimoine.
Les amortissements accumulés correspondant à ces immobilisations sont euxmêmes éliminés de leurs comptes respectifs.
Les immobilisations mises hors de service, ou au rebut et non susceptibles
d’être cédées seront, après amortissement complet, sorties de l’actif par
annulation avec les amortissements accumulés correspondants.
30
TITRES DE PARTICIPATION
Est débité
- en cas d’achat de titres, de
la valeur d’acquisition par le
crédit du compte 54 «
Capital », des comptes à
payer ou des comptes caisse
et Banque.
- en cas d’achat de terrains,
de la valeur d’acquisition
par le crédit des comptes 10
et 11 ou des comptes à
payer.
- en cas de mise au rancart
d’immobilisations
de la
valeur au livre par le crédit
du compte de la classe 3.
Nomenclature
Est crédité
- en cas de cession de titres,
par le débit des comptes
intéressés dans la classe 1 ;
- en cas de vente ou
utilisation de terrains de la
valeur marchande par le
débit des comptes intéressés
à la classe 1 ou du compte
33 ;
- en de vente ou utilisation
d’immobilisations,
de la
valeur au livre par le débit
des comptes intéressés à la
Classe 3.
Ne pas inscrire dans ce compte
301. Placements à long terme
3011. Actions de A.
3012. Actions de B.
302. Terrain
303. Usine ou Matériel.
- Les titres à court terme, à
enregistrer au compte 12.
- Les
immobilisations
utilisées pour l’exploitation
de l’entreprise.
Commentaires :
Par titres de participations, on entend, les titres, négociables ou non, cotés ou
non incessibles ou non, qu’il n’est pas dans les intentions de l’entreprise de
céder dans un délai inférieur à un an, et dont la possession durable est
estimée utile à l’activité de l’entreprise.
L’achat de terrains à des fins spéculatives ou en vue d’expansion future ainsi
que tout usine ou équipement mis au rancart et gardé par l’entreprise sont
considérés comme des titres de participation.
33
TERRAINS
Est débité
Est crédité
de la valeur d’apport ou d’acquisition En cas de cession, par le débit des
des terrains, par le crédit des comptes comptes des tiers et financiers.
50 « dettes à long terme », 54
« Capital », des comptes de tiers et
financiers.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
311. Terrains siège social
Les terrains détenus à titre de
332.Terrains succursales (ou usine) A placement spéculatif.
333.Terrains succursales (ou usine) B
Commentaires :
Le coût d’acquisition d’un terrain inclut le prix d’achat, els frais engagés pour
conclure l’opération, les frais de viabilisation (défrichage, drainage, irrigation,
etc.…) et les frais engagés pour apporter des améliorations à un terrain
viabilisé.
34
IMMEUBLES
Est débité
Est crédité
De la valeur d’apport d’acquisition ou
de création par l’entreprise des
immeubles, par le crédit des comptes
50 « Dettes à long terme », 54 «
Capital », des comptes de tiers et
financiers.
En cas de cession, disposition ou
destruction donnant lieu à indemnité
par le montant de la valeur
d’acquisition de l’immeuble en
question.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
341. Immeubles Industriels
3411. Immeubles Sièges social
3412. Immeubles succursales
(ou Usine) A
3413. Immeubles succursale
(ou Usine) B
342. Immeubles administratifs et
commerciaux (A et B…)
Commentaires :
La valeur du terrain n’est pas comprise dans celle des immeubles ; elle doit
être, dans la mesure du possible, évaluée séparément. les transformations si
améliorations des bâtiments résidentiels sont considérées comme un
investissement en habitation. sont compris dans la valeur des immeubles le
coût de la peinture extérieure et intérieure des bâtiments neufs, celui de tous
les aménagements permanents, tels qu’appareils de chauffage, de
conditionnement d’air de climatisation, conduites d’eau, de gaz, d’électricité
ainsi que le coût du matériel normalement installé avant que le logement soit
occupé.
35
EQUIPEMENTS
Est débité
de la valeur d’apport, d’acquisition ou
de création par l’entreprise des
équipements par le crédit des
comptes 50 « Dettes à long terme » 54
« Capital » des comptes de tiers et
financiers.
Est crédité
- en
cas
de
cession,
disparition ou destruction
donnant lieu à indemnité
par le montant de la valeur
d’acquisition
de
l’équipement en question ;
- en cas de mise au rapport,
de la valeur d’acquisition
par le débit du compte 30
« Titres de participation ».
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
351. Machine et outillage industriel
352. Machine et outillage agricole
Les équipements mis au rancart ou
gardés à des fins de sécurité ne
353. Equipement d’emballage
354. Matériel de transport
servant pas
l’entreprise.
à
l’exploitation
de
Commentaires :
Les équipements sont constitués par l’ensemble des objets et instruments avec
ou par lesquels on extrait, transforme ou façonne les matières ou fournitures.
36
MATERIELS DE BUREAU
Est débité
Est crédité
de la valeur d’apport, d’acquisition ou
de création par l’entreprise du
matériel de bureau, par le crédit des
comptes 50 « Dettes à long terme » 54
« Capital » des comptes de tiers et
financiers.
- en
cas
de
cession,
disparition ou destruction
donnant lieu à indemnité
par le montant de la valeur
d’acquisition du matériel de
bureau en question.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
360. Matériel de Bureau (A, B…)
Le matériel de bureau disparaissant
par le premier usage ou dont la durée
d’utilisation est inférieure à un an.
Commentaires :
Le matériel de bureau est constitué par l’ensemble des objets ou instruments
avec ou par lesquels ont fournit les services qui font l’objet même de la
profession exercée.
Ils comprennent notamment le gros matériel de calcul.
37
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Est débité
de la valeur d’apport, d’acquisition ou
de création par l’entreprise de
l’immobilisation incorporelle, le
crédit des comptes 50 « Dettes à long
terme » 54 « Capital » des comptes de
tiers et financiers.
Nomenclature
Est crédité
- l’amortissement relatif aux
immobilisations
incorporelles égal à la
dépense portée par le débit
du
compte
7347
« AmortissementImmobilisation
incorporelles » ;
- en
cas
de
cession,
disparitions ou destruction
donnant lieu à indemnité
par le débit de la valeur au
livre de l’immobilisation
incorporelle en question ;
Ne pas inscrire dans ce compte
371. Frais d’établissement
Les
frais
de
recherches
et
3711. Frais de constitution
développements à porter aux
3712. Frais de premier
dépenses de la classe 7.
Etablissement
37121. Frais de
prospection.
3713. Frais d’augmentation de
Capital et d’opérations
diverses.
372. Brevets d’invention.
Commentaires :
Les immobilisations incorporelles sont des biens acquis ou crées par
l’entreprise, non pour être vendus ou transformés, mais pour être utilisés
d’une manière durable, directement, pour la réalisation des opérations
professionnelles ou non.
Les frais d’établissement sont les frais de constitution, les frais de protection
concernant des activités nouvelles ou des perfectionnements d’activité.
Les brevets, concessions, marque de commerce, procédés secrets de
fabrication et licences (compte 372 et 374) représentent des éléments
incorporels correspondant aux dépenses faites pour l’obtention de l’avantage
que constitue la protection accordée sous certaines conditions à l’inventeur, à
l’auteur ou au bénéficiaire du droit d’exploitation d’un brevet, d’une marque,
de modèles, dessins, droits de propriété littéraire et artistique.
37 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES (suite)
Est débité
Est crédité
Nomenclature
373. Frais de recherche et
Ne pas inscrire dans ce compte
développement
374. Concessions, marques
de commerce,
procédés secrets de
fabrication, licences.
375. Achalandage.
Commentaires :
38
AUTRES VALEURS ACTIVES
Est débité
De la valeur d’apport, d’acquisition
ou de création par l’entreprise de tout
actif immobilisé ne se qualifiant pas
dans les autres comptes de la classe 3
par le crédit des comptes 50 « Dette à
long terme » 54 « Capital » des
comptes de tiers et financiers.
Nomenclature
381. Constructions
Est crédité
- En
cas
de
cession,
disparition ou destruction
donnant lieu à indemnité,
par le montant de la valeur
d’acquisition des autres
valeurs actives en question.
Ne pas inscrire dans ce compte
3811. Bâtiments (A, B)
3812. Installations générales
3813. Ouvrages d’infrastructures.
382. Immobilisations animales.
Commentaires :
Les immobilisations animales comprennent les animaux
reproduction, les animaux de trait, les animaux de la laiterie.
39
pour
la
AMORTISSEMENT ACCUMULE - IMMOBILISATIONS
Est débité
Est crédité
En cas de cession, disparition ou Par le débit des comptes de dépenses
destruction
donnant
lieu
à 734 ou 742.
indemnité, du solde du compte en
question par le crédit du compte
d’immobilisation.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
394. Amortissement accumuléImmeubles.
395. Amortissement accumuléEquipements
396. Amortissement accumuléMatériel de bureau
398. Amortissement accumulé –
autres valeurs actives.
Commentaires :
L’amortissement accumulé est constitué des dépenses d’amortissement des
exercices antérieurs.
L’amortissement accumulé est un compte de contrepartie des postes
d’immobilisations corporelles.
La valeur comptable d’un élément d’actif immobilisé est son coût
d’acquisition diminué de l’amortissement accumulé qui s’y rapporte.
CLASSE 4
COMPTES
D’EXIGIBILITES
CLASSE 4
Comptes d’exploitation
Définition :
Les comptes de la classe 4 enregistrent le passif à court terme.
Le passif à court terme doit comprendre les sommes à payer au cours de
l’année qui suit la date du bilan ou au cours du cycle normal
d’exploitation s’il excède un an ; ce cycle doit être celui qui sert à
déterminer l’actif à court terme. Le passif à court terme doit comprendre
également le solde créditeur des reports d’impôts à court terme.
Seule la tranche de la dette à long terme échéant dans l’année qui suit la
date du bilan doit figurer dans le passif à court terme.
Entrent dans le passif à court terme, les sommes versées par les clients ou
qui auraient dû être versées, à valoir sur les marchandises à livrer et sur les
services à fournir au cours de l’année qui suit la date du bilan, à moins
qu’elles ne soient défalquées d’un élément d’actif correspondant
Remarques générales :
Aucune compensation ne doit être établie au bilan entre les soldes des
comptes de passif à court terme et ceux des comptes de l’actif à court
terme.
40
IMPOTS A PAYER
Est débité
Est crédité
Des débours effectués par le crédit De la valeur à débourser aux entités
des comptes financiers intéressés.
gouvernementales par le débit des
comptes de dépenses.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
401. Impôts sur le bénéfice à payer
4011. Bénéfice ordinaire
4012. Bénéfice extraordinaire
402. Impôts fonciers à payer
Commentaires :
41 FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHES
Est débité
Est crédité
- des règlements effectués par
le crédit des comptes du montant des Factures des
financiers ;
Fournisseurs par le débit des comptes
- des rabais, remises et intéressés des classes 2, 3 ou 6.
escomptes obtenus par le
crédit des comptes des
stocks ;
- des avances et acomptes
versés par le crédit des
comptes
financiers
intéressés.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
410. Fournisseurs d’approvisionnements.
4100. Fournisseurs d’approvisionnements.
4103. Retenues de garantie
411. Fournisseurs d’immobilisations
4110. Fournisseurs d’immobilisations.
4113. Retenues de garantie
412. Clients – créditeurs
4121. Clients – Avances et acomptes versés sur commandes d’exploitation.
Commentaires :
Les fournisseurs sont les tiers auxquels a recours l’entreprise pour ses achats
d’immobilisations, de fournitures de toutes natures et de services.
Si un tiers fournisseur a, en outre, avec l’entreprise d’autres relations (de
client par exemple), seules les opérations relatives aux achats (factures, avoirs,
règlements) doivent figurer dans le compte 41, les autres opérations étant
imputées aux comptes particuliers qu’elles concernent.
Les avances et acomptes versés sur commandes d’exploitation, les créances
pour emballages et matériels à rendre, ainsi que les rabais, remises et
escomptes à recevoir (comptes 4121, 4123) doivent figurer à l’actif du bilan,
même si les comptes des fournisseurs correspondants sont créditeurs.
41 FOURNISSEURS COMPTES RATTACHES (suite)
Est débité
Est crédité
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
4122. Clients – Dettes pour
emballages et matériels
à rendre.
4123. Rabais, remise et escomptes
à payer.
Commentaires :
42
PRETS A PAYER
Est débité
Est crédité
de la valeur de remboursement du de la valeur à rembourser du prêt par
prêt consenti à moins d’un an par le le débit des comptes financiers
crédit des comptes financiers.
intéressés.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
420. Prêts à court terme en goures
4201. Prêts Banque (A, B)
421. Prêts à court terme en devises
4211. Prêts – Devises (A, B)
Commentaires :
La part des dettes à long terme venant à échéance à moins d’un an doit être
soustraire des dettes à long terme et inscrite comme prêts à payer (Compte
42). Il est utile de différencier les prêts selon les différentes devises étrangères.
Ainsi en fin d’exercice, les prêts en monnaies étrangères sont évalués au
dernier cours officiel de change connu à la date du bilan.
48
DIVERSES CHARGES À PAYER
Est débité
- Du débours relatif aux charges à
payer par le crédit des comptes
financiers intéressés ;
- dans le cas des revenus reportés, de
la valeur du service rendu par le crédit
du compte 60.
Est crédité
- De la valeur à débourser des charges
par le débit du compte 55 «
bénéfices non repartis » des comptes
de dépenses intéressés ;
- dans le cas des retenus
reportés, de la valeur des
revenus encaissés mais non
Nomenclature
481. Dividendes à payer
4811. Dividendes sur actions
Ordinaires.
4812. Dividendes sur actions
privilégiées.
482. Intérêts à payer
4821. Intérêts s/prêts en gdes
4822. Intérêts s/prêts en devises
483. Revenus reportés
4831. Revenus reportés en gdes
4832. Revenus reporté en
devises.
rendus par le débit des
comptes financiers.
Ne pas inscrire dans ce compte
Commentaires :
Les intérêts sur prêts sont calculés selon les différentes devises étrangères.
Ainsi en fin d’exercice, les intérêts sur prêts en monnaies étrangères sont
évalués au dernier cours officiel de chaque connu à la date du bilan.
Un revenu reporté existe dans le cas où une entreprise reçoit de l’argent pour
des marchandises qu’elle n’a pas encore livrées ou des services qu’elle n’a pas
encore rendus.
CLASSE 5
COMPTES DE CAPITAUX
CLASSE 5
Comptes de Capitaux
Définition :
Les comptes de la classe 5 enregistrent les capitaux à long et à moyen terme
mis à la disposition de l’entreprise, c’est-à-dire les moyens de financement
utilisés par elle de façon durable et permanente.
A l’intérieur de cette classe, on trouve le capital, les surplus d’apport, les
bénéfices mis en réserve ou non repartis et le résultat de l’exercice.
50
DETTES A LONG TERME
Est débité
A
la
date
d’échéance
de
remboursement des emprunts ou des
dettes par le crédit des comptes
financiers ou des comptes de tiers
intéressés.
Est crédité
De la valeur à rembourser des
emprunts émis ou dettes contractées
pour une durée supérieure à un an
par le débit des comptes financiers.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
500. Dettes à long terme
Les emprunts venant à échéance à
5001. Dettes à long terme en moins d’un an.
gourdes.
5002. Dettes à long terme en
devises (A, B…)
501. Obligations à payer
5011. Obligations en
gourdes
5012. Obligations en devises
(A, B…)
502. Hypothèques à payer (A, B…)
503. Indemnités de retraite
Commentaires :
Les comptes de dettes à long terme comprennent les emprunts à échéance
initiale de plus d’un an.
Les emprunts doivent être classés en fonction de l’agent auprès duquel ils sont
émis. les entreprises sont tenues de présenter au bilan une classification de
l’origine géographique des emprunts à long et moyen terme en :
- zone gourde
- autres zones.
A la clôture de la période, il conviendra de distinguer dans le bilan, le
montant des sommes échéant à moins d’un an et de les porter au passif à
court terme.
Les garanties particulières accordées par l’entreprise peuvent être indiquées
dans l’annexe au bilan « Engagements donnés ».
540 CAPITAL INDIVIDUEL
Est débité
- du solde débiteur du compte 547
« Compte de l’exploitant » ;
- des résultants de l’exercice antérieur
(perte) par le crédit du compte 591
« perte nette de l’exercice ».
Est crédité
- des apports effectués à titre
définitif par l’exploitant par
le débit des comptes
intéressés ;
- du solde créditeur du
compte 547 « compte de
l’exploitant »,
- des résultats de l’exercice
antérieur (bénéfice) par le
crédit du compte 590
« bénéfice
net
de
l’exercice ».
Nomenclature
5401. Capital A
5402. Capital B.
Ne pas inscrire dans ce compte
Les prélèvements et les versements
effectués par l’exploitant au cours de
l’exercice qui s’enregistrent au compte
547.
Commentaires :
Lorsque le solde de ce compte est débiteur, il apparaît au Passif du bilan en
négatif.
Le virement du compte de l’exploitant et l’affectation des résultats au compte
540 « Capital individuel » constituent des flux internes comptables.
541 CAPITAL SOCIAL
Est débité
Est crédité
Des réductions de capital décidées par des émissions d’actions à leur valeur
les Assemblées générales par le crédit nominale.
des comptes intéressés.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
5411. Capital – actions privilégiées
5412. Capital - actions ordinaires
Commentaires :
Le capital action ne représente que la valeur nominale des actions.
544 SURPLUS D’APPORT
Est débité
Est crédité
- pour éliminer ou réduire un déficit, Lors des augmentations du capital par
du montant décidé par les le débit des comptes de capital ou des
actionnaires, par le crédit du compte comptes financiers.
59 « sommaire des revenus et
dépenses ».
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
5441. Surplus d’apport actions
privilégiées.
5442. Surplus d’apport actions
ordinaires.
5445. Surplus d’apport Terrain
reçu à titre gratuit.
Commentaires :
Le surplus d’apport sur le capital actions représente l’excédent du prix
d’émission sur la valeur nominale des actions.
Le surplus d’apport pour les immobilisations reçues à titre gratuit représente
la valeur marchande des immobilisations reçues.
547 COMPTE DE L’EXPLOITANT
Est débité
des prélèvements par l’exploitant
Est crédité
(opérations courantes, rémunérations, Des versements effectués par
impôts et charges personnelles l’exploitant par le débit d’un compte
acquittés par l’entreprise) par le crédit financier.
des comptes intéressés (banque caisse,
achats et comptes de dépenses).
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
5470. Opérations courantes
5471. Rémunérations
5472. Impôts personnels.
Commentaires :
Le solde de ce compte, s’il est débiteur, apparaît isolément au bilan, en
diminution du capital individuel. A l’ouverture de l’exercice suivant ce solde
est viré au compte 540 « Capital individuel », il s’agit alors d’un flux interne
comptable.
55
BENEFICES NON REPARTIS
Est débité
Est crédité
Lors de l’affectation des résultats par Lors de la répartition des résultats du
le crédit ;
montant non affecté à un compte de
- du compte 591 « Perte nette de réserves, par le débit du compte 590
l’exercice « ;
« Bénéfices nets de l’exercice ».
- du montant des dividendes
déclarés.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
550. Bénéfices non repartis
(solde créditeur)
551. Bénéfices non repartis
(solde débiteurs)
Commentaires :
Le bénéfice non reparti est constitué :
- par les bénéfices des exercices antérieurs qui n’ont pas été distribué,
ni affectés à un compte de réserves ou au capital.
- ou par les pertes qui n’ont pas été compensées par des prélèvements
opérés sur les bénéfices, les réserves ou le capital.
Ce compte fonctionne après décision de l’Assemblée générale sur l’affectation
des bénéfices ou sur le sort de pertes laissées jusque là en instance. Il s’agit
alors de flux internes comptables. Le bénéfice non reparti augmente ou
diminue la situation nette suivant qu’il est créditeur ou débiteur. Lorsqu’il est
débiteur, le solde apparaît au passif du bilan, en négatif.
56
RESERVES
Est débité
Est crédité
- des incorporations directes au
capital ;
- des distributions aux associés.
Nomenclature
du montant affecté aux réserves par le
débit du compte 59 « sommaire des
revenus et dépenses ».
Ne pas inscrire dans ce compte
560. Réserves statuaires
561. Réserve légale
562. Réserves réglementées.
Commentaires :
Les réserves sont constituées par les bénéfices conservés à la disposition de
l’entreprise et non incorporés au capital.
59
SOMMAIRE DES REVENUS ET DEPENSES
Est débité
Est crédité
- par le crédit des comptes de - par le débit des comptes de réserves
dépenses de la classe 7 pour le solde
de ces comptes.
- par le crédit du compte 50 «
bénéfices non repartis » dans le cas
d’un bénéfice net.
de la classe 6 pour le solde de ces
comptes.
- par le débit du compte 50 «
Bénéfices non repartis » dans le cas
d’une perte nette.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
590. Bénéfice net de l’exercice
591. Perte nette de l’exercice
Commentaires :
Le compte 59 « Sommaire des revenus et dépenses » est soldé après la décision
d’affectation du résultat par l’assemblée générale ordinaire des actionnaires.
Les montants non distribués ou non affectés à un compte de réserves sont
virés au compte 550 « Bénéfices non repartis solde créditeurs » ou 551
« Bénéfices non repartis » solde débiteur.
CLASSE 6
COMPTES DE REVENUS
CLASSE 6
Comptes de revenus
Définition :
La classe 6 est destinée à recevoir les revenus :
A- Les revenus :
Les revenus sont constitués des ressources qui se rapportent à l’exploitation et
à l’exercice en cours. Ils résultent de la vente de biens ou services de la
production de biens ou services non encore vendue ou livrée à soi-même, et
d’opérations diverses.
Les revenus sont classés en 2 groupes : les ventes de marchandises achetées et
revendues en l’état (compte 60) et la production vendue et prestation de
service (compte 71).
Doivent être rattachés à l’exercice, tous les revenus le concernant et ceux-là
seulement. En fin d’exercice, ils donnent lieu éventuellement à régularisation.
B.- Les revenus extraordinaires :
Ils correspondent à des opérations qui ne se rapportent pas à l’exploitation
courante, ou qui se rattachent à des exercices antérieurs.
Ils constituent des éléments du résultat hors exploitation.
La différenciation des produits d’exploitation et hors exploitation est
explicitée dans les commentaires relatifs aux comptes de gestion.
C.- Virement des comptes de la classe 6 au compte sommaire :
En fin d’exercice, tous les comptes de la classe 6, sont virés aux comptes 59
« Sommaire des revenus et dépenses ».
60 VENTES DE MARCHANDISES
Est débité
Est crédité
Du montant des rendus, revenus et Du montant des facturations par le
escomptes accordés par l’entreprise.
débit compte 13 « Créances à court
terme » ou par le débit d’un compte
financier.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
600. Ventes de marchandise
6001. Marchandises
La production vendue enregistrée au
(ou groupe) A.
compte 61.
60011. Vente à
Haïti
60012. Ventes à
l’étranger
6002. Marchandises (ou
groupe) B.
606. Ventes d’emballages
récupérables.
609. Rendus, rabais, remises et
escomptes accordés par
l’entreprise.
Commentaires :
Le compte 60 est obligatoirement ouvert par les entreprises purement
commerciales. En principe, les entreprises qui sont seulement une activité
industrielle ne l’utilisent pas.
Il est nécessaire que les entreprises ayant simultanément une activité
commerciale est une activité industrielle distinguent la marge brute de la
valeur ajoutée, dont tiennent une comptabilité par type d’opération.
Le compte 609 « rendus, rabais, remises et escomptes accordés par
l’entreprise » est soustrait des ventes brutes pour donner les ventes nettes de
l’exercice, dans sa présentation à l’état des revenus et dépenses.
61 PRODUCTION VENDUE ET PRESTATIONS DE SERVICE
Est débité
Est crédité
Du montant des rabais, remises et - du montant des facturations par le
escomptes accordés par l’entreprise.
débit du compte 13 « Créances à
court terme » ou par le crédit d’un
compte financier.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
610. Prestation de service
611. Production vendue
612. Divers
Commentaires :
61
PRODUCTION VENDUE ET PRESTATION DE SERVICE (suite)
Est débité
Est crédité
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
619. Rabais, remises et
escomptes accordés
par l’entreprise
6190. Sur prestation
de service
6191. Sur production
vendue
Commentaires :
CLASSE 7
COMPTES DE DEPENSES
701/702
Est débité
ACHATS D’APPROVISIONNEMENTS
Est crédité
Du prix d’achat, par le crédit d’un En fin d’exercice, par le débit des
compte de tiers ou financier.
comptes 71 «Marchandises vendues »
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
7020. Achats d’autres approvisionnements
7021. Matières consommables
70211. Matière (ou groupe) A
70212. Matière (ou groupe) B
Commentaires :
Les achats sont comptabilisés au prix net, c’est-à-dire en ne tenant pas compte
des escomptes et rabais obtenus lors de l’achat.
Le prix d’achat s’entend généralement du prix brut auquel s’ajoutent
notamment les droits de douane afférents aux biens acquis.
Les frais accessoires d’achat sont comptabilisés dans un compte à part (compte
708). De la même façon, les rabais, remises et escomptes obtenus sur achats
sont comptabilisés au compte 709.
Des subdivisions des comptes d’achat permettent d’identifier les achats à
Haïti et à l’importation.
707 ACHATS DE MARCHANDISES
Est débité
Du prix d’achat, par le crédit d’un
Est crédité
compte de tiers ou financier.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
7071. Marchandises (ou groupe) A
7072. Marchandises (ou groupe) B
Commentaires :
Les achats sont comptabilisés au prix brut, c’est-à-dire en ne tenant pas
compte des escomptes et rabais obtenus lors de l’achat.
Le prix d’achat s’entend généralement du prix brut auquel s’ajoutent
notamment les droits de douanes afférents aux biens acquis.
Des subdivisions des comptes d’achat permettent d’identifier les achats à
Haïti et à l’importation.
709 RABAIS, REMISES ET ESCOMPTES OBTENUS SUR ACHATS
Est débité
Est crédité
du montant des dites sommes par le
débit d’un compte de tiers ou d’un
compte financier.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
7091. de matières premières
7092. d’autres approvisionnements
à stocker
7097. de marchandises
Commentaires :
Ce compte enregistre les rabais, remises et escomptes obtenus des
fournisseurs.
71
MARCHANDISES VENDUES
Est débité
- en
cas
d’inventaire
permanent, par le crédit des
Est crédité
- par le crédit du compte 59
« Sommaire de revenus et
comptes 20 « Stocks de
marchandises » 21 « Stocks
de produits finis » ou 25
« Emballages », du coût des
achats revendus en l’état ou
ayant fait l’objet d’une
légère transformation ;
- en
cas
d’inventaire
périodique par le crédit du
compte 70 « Achats de
stocks pour le solde de
compte ».
dépenses » ;
- en
cas
d’inventaire
périodique, par le débit des
comptes 20 « Stocks de
marchandises, 21 « Stock de
produits finis » et 25 «
Emballage de la valeur du
stock » évalués en fin de
période.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
710. Marchandises
711. Produits finis
716. Emballages récupérables
vendus
Les achats de la période qui
s’enregistrent en compte de stocks
(classe 2).
Commentaires :
Les marchandises vendues sont les marchandises ou produits vendus, évalué
au coût d’achat.
La détermination des marchandises vendues au cours de la période est
fonction de la méthode d’inventaire retenue :
- Si l’entreprise tient un inventaire permanent, le compte 71 est
débité directement du coût d’achat des marchandises vendues par le
crédit des comptes 20, 21 et 25.
- si l’entreprise tient un inventaire périodique, le compte 71 est
reconstitué à posteriori à partir du compte 70 (cf. commentaires
relatifs aux comptes de la classe 2)
73
FRAIS DE VENTE
Est débité
Nomenclature
734. Amortissement
7344. Amortissement- Immeubles administratifs et
commerciaux
7347.Amortissement- mmobilisations Incorporelles.
73471. Amortissementachalandage
73472. Amortissement –
Brevets d’inventions.
Commentaires :
73
FRAIS DE VENTE (suite)
Est crédité
Ne pas inscrire dans ce compte
Est débité
Nomenclature
Est crédité
Ne pas inscrire dans ce compte
7348. Amortissement-Autres
valeurs actives administratives et commerciales.
735. Loyer service des ventes.
Commentaires :
74
FRAIS D’ADMINISTRATION (suite)
Est débité
Est crédité
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
7426. Amortissement- matériel
de bureau.
7428. Amortissement- autres
valeurs actives administrative et commerciales.
743. Assurances.
7431. Assurances siège social.
7432. Assurances succursale
(ou usine A)
7433 Assurances succursales
(ou usine B).
Commentaires :
74
FRAIS D’ADMINISTRATION (suite)
Est débité
Nomenclature
746. Fournitures de bureau utilisées
7461. Fournitures de bureau
utilisées (A, B…)
747. Autres frais d’administration
Commentaires :
75
AUTRES FRAIS (suite)
Est crédité
Ne pas inscrire dans ce compte
Est débité
Est crédité
7515. Pertes de change
75251. sur opérations
courantes.
75152. sur opérations en
Capital.
752. Autres frais
7521. Redevances pour
concessions,
brevets, licences,
marques, procédés,
droits et valeurs
similaires.
7522. Quote part sur opérations
faites en commun.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
Commentaires :
78
PERTES EXTRAORDINAIRES
Est débité
Est crédité
- du montant des charges
extraordinaires
sur
opérations de gestion de
l’exercice et ceux des
exercices antérieurs, par le
crédit
des
comptes
intéressés ;
- lors des cessions d’éléments
d’actifs, de la différence
entre la valeur au livre et la
valeur marchande de ces
éléments, par le crédit des
comptes de tiers ou
financiers.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
781. Pertes extraordinaires sur
opérations de gestions
de l’exercice.
784. Pertes extraordinaires sur
opérations de gestion
concernant des exercices
antérieurs.
785. Pertes de cessions d’éléments
d’actifs.
7851. Immobilisations
corporelles.
7852. Immobilisations
incorporelles.
Commentaires :
Lors des cessions d’éléments d’actifs, si la valeur au livre de l’élément d’actif
est plus élevée que sa valeur marchande, on considère la différence entre les
deux valeurs comme une perte extraordinaire.
78 PERTES EXTRAORDINAIRES (suite)
Est débité
Est crédité
7855. Immobilisations financières.
7858. Autres éléments d’actif.
Nomenclature
Commentaires :
Ne pas inscrire dans ce compte
78
PERTES EXTRAORDINAIRES (suite)
Est débité
Nomenclature
787. Autres pertes extraordinaires
sur opérations en capital.
Commentaires :
Est crédité
Ne pas inscrire dans ce compte
CLASSE 9
COMPTES ANALYTIQUES D’EXPLOITATION
1- Définition et Objectifs de la comptabilité analytique d’exploitation
La comptabilité analytique d’exploitation est un mode de traitement de
données dont les objectifs essentiels sont les suivants :
D’une part :
- connaître les coûts des différentes fonctions assumées par
l’entreprise.
- déterminer les bases d’évaluation de certains éléments au bilan de
l’entreprise.
- expliquer les résultats en calculant les coûts des produits (biens et
services), pour les comparer aux prix de vente correspondants ;
D’autre part :
- établir les budgets (coûts préétablis et budgets d’exploitation par
exemple).
- évaluer les performances et expliquer les écarts qui en résultent
(contrôle des coûts et des budgets, par ex.). D’une manière générale,
elle doit fournir tous les éléments de nature à éclairer les prises de
décision.
Pour atteindre ces objectifs, le système de comptabilité analytique
d’exploitation d’une entreprise doit être adapté exactement à sa structure
organique et aux activités d’exploitation particulières qu’elle exerce.
Il s’ensuit que si les dispositions de la comptabilité analytique d’exploitation
intéressent les entreprises autant que celles de la comptabilité générale leur
présentation est différente.
Celles de la comptabilité générale sont pratiquement uniformes ; celles de la
comptabilité analytique d’exploitation sont constituées par un éventail de
techniques entre lesquelles l’entreprise doit opter et combiner en fonction de
ses particularités.
Ainsi, pour faciliter les entreprises, le Plan comptable national réserve la classe
« 9 » à la comptabilité analytique d’exploitation. Une nomenclature adaptée
de la classe 9 est présentée et peut être élargie suivant les besoins
d’information et les moyens d’enregistrement comptable de l’entreprise.
901 ACHATS DE MATIERES PREMIERES
COUT-DIRECT – FRAIS ET ACCESSOIRE D’ACHAT
Est débité
- Par le prix d’achat net, des
frais et accessoires d’achat
par le crédit d’un compte de
tiers ou financier.
Nomenclature
Est crédité
- Par le débit du compte coût
de produits manufacturés.
- Par le débit des comptes de
stock en fin d’exercice.
Ne pas inscrire dans ce compte
9011. Matières premières A
9012. Matières premières B
Commentaires :
Les achats doivent être comptabilisés au prix net. L’entreprise doit maintenir
un livre d’achat pour mieux comptabiliser le coût et les frais et accessoires
d’achat de chacune de ses matières premières.
- Un livre de Prix de Revient doit être maintenu pour mieux
documenter le prix des matières utilisées ainsi que la valuation du
stock en fin d’exercice.
- Un livre d’inventaire
permanent doit être maintenu pour
enregistrer les mutations des matières premières vers le compte de
fabrication.
- La valeur du stock en fin d’exercice sera déterminée par un
inventaire physique.
902 COUT DIRECT – MAIN D’ŒUVRE DIRECTE
Est débité
Est crédité
Par le crédit du compte « Main Par le Débit du compte « Coût des
d’œuvre à payer « 413 »
produits manufacturés ».
Par le crédit du compte taxes et
obligations sur salaire ainsi que des
comptes Boni, congés accumulés y
afférents.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
9021. Main d’œuvre directe produit
P1.
9022. Main–d’œuvre indirecte produit P2.
Commentaires :
- Il est entendu que les allocations des coûts de la main-d’œuvre sont établies
au niveau de la préparation du Payroll.
903 COUTS DIRECTS EMBALLAGES
Est débité
- Par le prix d’achat net et
frais d’achat par le crédit
d’un compte de tiers ou
financier.
Nomenclature
9031. Emballage A
9032. Emballage B
9033. Emballage C
Commentaires :
Est crédité
- par le débit du compte
« coût
des
produits
manufacturés ».
- par le débit d’un compte de
stock en fin d’exercice.
Ne pas inscrire dans ce compte
Même recommandation que pour les comptes 901.
904 COUT DIRECTS – FOURNITURES ET AUTRES PRODUITS
DIRECTS DE FABRICATION
Est débité
- Par le prix d’achat net et
frais d’achat, par le crédit
d’un compte de tiers ou
financier.
Nomenclature
9041. Emballage A
9042. Emballage B
9043. Emballage C
Commentaires :
Est crédité
- par le débit du compte coût
des produits manufacturés.
- par le débit d’un compte de
stock en fin d’exercice.
Ne pas inscrire dans ce compte
Même recommandation que pour les comptes 901.
91 COUTS INDIRECTS DE FABRICATION
Est débité
Est crédité
- Par des crédits de compte Par le débit du compte « Coût des
de tiers ou financiers, des produits manufacturés ».
comptes d’immobilisation
ou de salaires à payer.
Nomenclature
910. Main-d’œuvre indirecte et obligations sur main-d’œuvre
indirecte.
911. Electricité
912. Entretien et réparation
(machinerie et équipement).
913. Entretien et réparation
immeuble.
914. Carburant et lubrifiant
915. Assurances
916. Amortissement Immeuble.
917. Amortissement machinerie.
Commentaires :
Ne pas inscrire dans ce compte
92
COUT DE PRODUITS MANUFACTURES
Est débité
Est crédité
Des crédits des comptes
90. Coûts directs
91. Coûts indirects
- En fin de période
- Par les débits des comptes
Stock de produits finis
Stock de travaux en cours et coût des
produits vendus.
Nomenclature
Ne pas inscrire dans ce compte
Commentaires :
Des comptes 90 et 91, on peut choisir d’enregistrer les écarts dus à
l’inefficience, à l’augmentation des coûts, des pertes au poids ou avariés, etc.…
qu’un inventaire physique extra comptable ou une analyse des coûts pourrait
révéler.
- La valuation de l’inventaire de produits finis se fera selon les
principes comptables généralement reconnus au plus bas du coût ou
du marché.
- La valuation de la production en cours se fera par identification des
coûts ou par l’établissement d’unité équivalente de production.
93
COUT DES PRODUITS VENDUS
Est débité
Est crédité
- Par le crédit des comptes de Par le débit du compte « Pertes et
stock du début de l’exercice Profits » en fin période.
(matières premières/travaux
en cours).
- Par le crédit du compte
« Coût
des
produits
manufacturés ».
Nomenclature
Commentaires :
Ne pas inscrire dans ce compte
V. DOCUMENTS DE SYNTHESE
A.- Règles de présentation et d’établissement des documents de synthèse.
Les normes suivantes régissent l’établissement et la présentation des comptes
annuels.
1- Les documents de synthèse forment un tout qui comprend :
- Le bilan
- L’Etat de revenus et dépenses ;
- L’Etat de sources et d’emplois de fonds ;
- L’annexe.
Ils sont établis en conformité avec les dispositions du plan comptable général ;
ils doivent, en toutes circonstances, donner une image fidèle du patrimoine,
de la situation financière ainsi que des résultats de l’entreprise même si, pour
y parvenir, il est nécessaire, dans des cas exceptionnels de déroger à ces
dispositions. Lorsque de telles dérogations interviennent elles doivent être
mentionnées dans l’annexe et faire l’objet d’explications détaillées (1).
2.- S’il n’est pas fait mention des hypothèses retenues pour l’établissement de
documents de synthèse celles-ci sont supposées être les suivantes :
-continuité de l’exploitation ;
- permanence des méthodes comptables d’un exercice à l’autre ;
- indépendance des exercices.
Si d’autres hypothèses sont retenues, elles doivent être mentionnées dans
l’annexe et faire l’objet d’explications détaillées.
3- Pour permettre une comparaison avec les éléments correspondants de la
période précédente (2), la présentation du bilan et de l’état des revenus et
dépenses en forme de compte (juxtaposition de crédits et de débits) ou en liste
(superposition de crédits et de débits) doit être identique d’un exercice à
l’autre.
Les documents de synthèse sont détaillés en rubriques et en postes pour
autant que ce détail est nécessaire en vue de répondre aux exigences d’une
bonne information. C’est ainsi que ces documents doivent mettre en évidence
tout fait pouvant avoir une influence sur le jugement que les destinataires de
l’information peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et les
résultats de l’entreprise.
D’une manière générale, toute compensation au niveau de la présentation des
postes d’actif et de passif ou entre des postes de charges et de produits est
interdite.
4.- Les documents de synthèse ont pour objet :
- de faire apparaître la situation patrimoniale de l’entreprise ;
- de présenter le résultat net global de l’exercice à partir des éléments qui
interviennent dans sa formation.
(1) L’obligation de parvenir à cette image fidèle peut, en outre, conduire à fournir des informations
complémentaires à cet effet.
(2) Dans la présentation des comptes annuels, cette comparaison est assurée par l’ouverture d’une colonne
« Exercice précédent » placé avant ou après celle correspondant à l’exercice en cours. Dans le cas de
présentation en liste du compte de résultat de l’exercice, elle est placée avant.
- de montrer comment les activités de l’entreprise ont été financées durant
l’exercice et à qui ont servi ses ressources financières.
Le bilan est pour une entreprise, l’état à une date donnée de ses éléments
actifs, de ses éléments passifs et de ses capitaux.
Il présente à la date de son établissement :
- la situation des droits et obligations de l’entreprise.
- La description de moyens qu’elle met en œuvre.
L’Etat des revenus et dépenses est établi à partir de comptes généraux de
gestion organisés de telle sorte qu’ils permettent de calculer directement le
bénéfice brut réalisé par l’entreprise et l’excédent brut d’exploitation. Ces
comptes distinguent pour une période donnée (en principe un exercice).
- Les mouvements constatant les charges ;
- Les mouvements constatant les produits ;
L’Etat des revenus et dépenses pour la même période, dégage le solde
provenant de l’enregistrement de ces mouvements (bénéfice ou perte).
L’Etat des sources et d’emplois de fonds est l’état qui fournit des informations
sur tous les aspects du financement de l’entreprise et de l’investissement de
ses ressources. Il fait connaître la marge d’autofinancement ou le montant des
fonds que l’exploitation a générés, il révèle l’usage que l’entreprise a fait de ce
fonds et il fait connaître les causes et les montants de tous les autres
changements survenus dans la situation financière d’une entreprise au cours
de l’exercice.
L’annexe est un état qui comporte les explications nécessaires pour une
meilleure compréhension des autres documents de synthèse et complète pour
autant que de besoin ou présente sous une autre forme, les informations
qu’ils contiennent.
En principe aucune inscription dans l’annexe ne peut se substituer à une
inscription normalement prévue par le Plan comptable général dans les autres
documents de synthèse.
5.- Les comptes annuels sont présentés tels que suggérés dans les états
financiers schématiques qui suivent (3).
(3) Sous réserve de leurs obligations légales ou réglementaires, les entreprises peuvent introduire dans le
système dont elles relèvent des éléments tirés d’un système plus élaboré
CHAPITRE 4
COMPTABILITE GENERALE
Introduction
La comptabilité générale a pour objet d’enregistrer toutes les opérations
affectant le patrimoine de l’entreprise.
Elle permet :
- de dégager le résultat à la fin de l’exercice ou de toute autre
période ;
- de présenter la situation comptable des éléments actifs et passifs à la
fin de l’exercice ou de toute autre période.
A cet effet, elle respecte un ensemble de dispositions relatives :
- Aux méthodes d’évaluation et à la détermination du résultat ;
- Au fonctionnement des comptes et aux documents de synthèse ;
- A certaines situations, à certaines opérations et à l’établissement de
comptes consolidés.
1.- METHODES D’EVALUATION
Ces méthodes peuvent se référer à diverses notions : coût historique, coût
historique indexé, valeur actuelle, etc.
La méthode de base retenue par le plan comptable National pour l’évaluation
des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques.
Elle est fondée sur le prix d’acquisition ou le coût de revient de ces éléments
dans les conditions prévues ci-dessous.
A.- Règles générales
a.- A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, les biens sont
comptabilisés conformément aux prescriptions suivantes :
- Les biens acquis à titre onéreux sont comptabilisés à leur coût d’acquisition ;
- Les biens produits par l’entreprise sont comptabilisés à leur coût de
production ;
- Les biens acquis à titre gratuit son comptabilisés en les estimant à leur valeur
vénale.
1.- le coût d’acquisition d’un bien est déterminé par l’addition des éléments
suivants :
- le prix d’achat (après déduction des taxes légalement récupérables)
c’est-à-dire le montant résultant de l’accord des parties à la date de
l’opération ;
- Les frais accessoires, c’est-à-dire, les charges directement liées à
l’acquisition et à la mise en état d’utilisation du bien ainsi que les
charges indirectes dans la mesure où elles peuvent être rattachées à
cette acquisition.
2.- Le coût de production d’un bien est déterminé par l’addition des éléments
suivants :
- le coût d’acquisition des matières et fournitures consommées évalué comme
indiqué ci-dessus ;
- les charges directes de production ;
- les charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être
rattachées à la production du bien.
3.- La valeur vénale d’un bien est le prix présumé qu’accepterait d’en donner
un acquéreur éventuel de l’entreprise dans l’état et le lieu où se trouve le dit
bien. La valeur vénale doit être appréciée en fonction de la situation de
l’entreprise du moment de la comptabilisation du bien ; l’hypothèse retenue
sera le plus souvent celle d’une continuité économique ou justifiée de
l’exploitation.
Cas particuliers
Les biens acquis moyennant paiement de rentes viagères sont comptabilisés
pour le montant qui résulte d’une stipulation de prix, ou à défaut, d’une
estimation.
Les biens reçus à titre d’apports en nature sont comptabilisés aux valeurs
respectives figurant dans l’acte d’apport.
Les biens acquis par voie d’échange sont comptabilisés à la valeur vénale de
celle des deux prestations dont l’estimation est la plus sûre.
Les biens pour le financement desquels l’entreprise a reçu une subvention
d’équipement sont comptabilisés à leur coût d’acquisition ou de production.
b.- A l’inventaire, l’entreprise procède au recensement et à l’évaluation de ses
éléments actifs et passifs.
1.- L’évaluation est faite à la valeur actuelle de ces éléments.
2.- La valeur actuelle d’un bien compris dans ces éléments est sa valeur vénale
à l’inventaire.
Pour l’établissement de cette valeur, l’entreprise utilise ces références ou les
techniques les mieux adaptées à la mesure du bien (Prix du marché, barèmes,
mercuriales, indices spécifiques, etc.)
3.- En principe, l’entreprise doit conserver les mêmes règles d’évaluation d’un
inventaire à l’autre. Lorsqu’il n’en est pas ainsi, les dispositions du paragraphe
(4) des principes généraux s’appliquent.
c.- Pour l’arrêté des comptes, la valeur comptable des biens est déterminée
conformément aux prescriptions suivantes :
1.- La valeur d’entrée des biens dans le patrimoine est maintenue en écriture
en tant que valeur brute.
2.- Cette valeur est comparée à la valeur actuelle des biens.
- Pour les éléments actifs, les plus-values constatées entre valeur actuelle et
valeur d’entrée ne sont pas comptabilisées. Par contre, les moins-values
interviennent en comptabilité dans les conditions indiquées dans la soussection B paragraphe a ci-après (éléments actifs) ;
Pour les éléments du passif externe, seules les augmentations de valeur sont
comptabilisés dans les conditions indiquées dans la sous-section B, paragraphe
(b) ci-après (éléments du passif réel) ;
3.- Par dérogation aux règles ci-dessus, les entreprises peuvent être amenées à
procéder à des ajustements de valeur dans le cadre d’une réévaluation de leurs
comptes (réévaluation légale, éventuellement réévaluation libre) ;
B.- Application des règles générales d’évaluation
Ces dispositions concernent l’évaluation des éléments actifs et des éléments
du passif figurant au bilan de l’entreprise.
a.- Evaluation des éléments actifs.
Les règles générales d’évaluation s’appliquent dans les conditions suivantes
aux immobilisations corporelles et incorporelles, aux titres et aux stocks.
I. Immobilisations corporelles et incorporelles
Pour l’arrêté des comptes :
1.- Les plus-values constatées entre valeur actuelle et valeur d’entrée ne sont
pas comptabilisées.
2.- Les moins-values constatées entre les dites valeurs sont prises en compte
dans les conditions suivantes :
Pour les biens dont le potentiel des services attendus s’amoindrit
normalement d’une manière jugée irréversible avec le temps, l’usage, le
changement des techniques ou toute autre cause, l’entreprise établit un plan
d’amortissement éventuellement révisable. A chaque arrêté des comptes, la
valeur comptable nette du bien résulte de l’application du plan
d’amortissement à la valeur d’entrée.
Cette valeur comptable nette n’est pas affectée par la valeur actuelle du bien
sauf si celle-ci est inférieure.
Dans ce dernier cas, il est procédé à la constitution :
- soit d’un amortissement exceptionnel si la dépréciation est jugée
irréversible, le reliquat du plan d’amortissement étant modifié en
conséquence ;
- soit d’une provision si la dépréciation n’est pas jugée irréversible ;
- pour les autres biens dont la valeur actuelle est inférieure à la valeur
comptable, il est procédé, pour le montant de la différence
constatée ;
- soit à un amortissement exceptionnel lorsque la dépréciation n’est
pas jugée irréversible.
3.- Les comptes de provisions sont éventuellement ajustés à la fin de chaque
exercice par dotations complémentaires ou reprises dans les résultats.
4.- La comparaison entre les valeurs actuelles et les valeurs comptables nette
est, en principe, effectuée par élément.
II Titres
L’évaluation des titres concerne :
-Les titres de participation ;
- Les titres immobilisés et les valeurs mobilières de placement.
Evaluation des titres de participation.
1.- A la date d’entrée des titres de participation dans le patrimoine de
l’entreprise, le montant porté en comptabilité est le prix pour lequel ils ont
été acquis ou la valeur déterminée par les termes du contrat d’acquisition.
2.- Que les titres soient côtés ou non, la valeur d’une participation à toute
autre date est ce qu’un chef d’entreprise prudent et avisé accepterait alors de
décaisser pour obtenir cette participation s’il avait à l’acquérir, c’est-à-dire sa
valeur d’usage, laquelle est fonction de l’utilité que la participation présente
pour l’entreprise.
3.- A condition que leur évolution ne résulte pas de circonstances
accidentelles, les éléments suivants peuvent notamment être prise en
considération pour cette estimation : cours de bourse, rentabilité et
perspective de rentabilité actif net, perspectives de réalisation, conjoncture
économique ainsi que les motifs d’appréciation sur lesquels repose la
transaction d’origine.
4.- La comparaison entre le montant comptabilisé à l’entrée dans le
patrimoine et la valeur actuelle telle qu’elle est définie aux points 2 et 3 cidessus, peut faire apparaître des plus-values ou des moins-values.
Les plus-values ou moins-values dont il s’agit sont des plus-values ou des
moins-values globales par catégories de titres de même nature et conférant les
mêmes droits.
Seules les moins-values affectent les résultats de l’exercice et doivent être
comptabilisées sous forme d’une provision pour dépréciation. Aucune
compensation n’est, en principe pratiquée avec les plus-values des titres en
hausse.
Lorsqu’une cession porte sur la fraction d’un ensemble de titres de même
nature, conférant les mêmes droits, la valeur d’entrée de la fraction cédée est,
en principe, estimée au coût d’achat moyen pondéré. Lorsque la fraction
vendue fait perdre aux assemblées générales soit la majorité des voix, soit la
minorité de blocage, la valeur de la fraction conservée doit être corrigée en
conséquence.
Evaluation des titres immobilisés et des valeurs mobilières de placement
1.- A la date d’entrée des titres immobilisés et des valeurs mobilières de
placement, dans le patrimoine de l’entreprise, le montant porté en
comptabilité est le prix pour lequel ils ont été acquis ou la valeur déterminée
par les termes du contrat d’acquisition.
2.- A la clôture de chaque exercice, il est procédé pour ces titres à une
estimation à la valeur d’inventaire.
- Les titres côtés sont évalués au cours moyen du dernier mois ;
- Les titres non côtés sont estimés à leur valeur actuelle (valeur probable de
négociation).
3.- La comparaison entre le montant comptabilisé à l’entrée dans le
patrimoine et la valeur d’inventaire telle qu’elle est définie ci-dessus peut faire
apparaître des plus-values ou des moins-values.
Les plus-values ou moins- values dont il s’agit sont des plus-values ou des
moins-values globales par catégories de titres de même nature et conférant les
mêmes droits.
Seules les moins-values affectent les résultats de l’exercice et doivent être
comptabilisées sous forme d’une provision pour dépréciation.
Aucune compensation n’est en principe, pratiquée avec les plus-values des
titres en hausse.
4.- Pour l’évaluation des titres côtés libellés en monnaie étrangères on retient
les cours étrangers, si les titres sont côtés seulement à l’étranger et, dans ce cas,
on applique le cours du change à la date de l’évaluation.
5.- Toutefois, en cas de baisse anormale de certains titres côtés apparaissant
comme momentanée, l’entreprise a, sous la responsabilité de ses dirigeants, la
faculté de ne pas comprendre dans la provision tout ou partie de la moinsvalue constatée sur ces titres, mais seulement dans la limite des plus-values
normales constatées sur d’autres titres.
Lorsqu’une cession porte sur la fraction d’un ensemble de titres de même
nature, conférant les mêmes droits, la valeur d’entrée de la fraction cédée est,
en principe estimée au coût d’achat moyen pondéré.
III. Stocks et production en cours.
1.- A la date d’entrée des stocks et productions en cours dans le patrimoine de
l’entreprise, le montant porté en comptabilité est égal aux coûts d’acquisition
augmentés, s’il y a lieu, des coûts qui ont été engagés pour les amener à
l’endroit et dans l’état où ils se trouvent.
Le coût d’acquisition est déterminé par application des règles générales
relatives aux méthodes d’évaluation (cf. s. sect. A ci-dessus).
Le coût d’entrée ne comprend que les seuls éléments qui interviennent
normalement dans sa formation. Les pertes et gaspillage en sont exclus.
L’imputation des frais fixes de production au coût de transformation est basée
sur la capacité normale de production (imputation rationnelle). La part de
frais fixes non imputés en raison de la sous-activité (production inférieure à la
capacité normale) constitue une charge de l’exercice.
Cette capacité normale est pour chaque entreprise définie en fonction des
moyens dont elle dispose et de la production qu’elle peut raisonnablement en
attendre.
Pour les articles ou catégories individualisés genre de choses qui ne sont pas
interchangeables, ainsi que pour ceux qui sont matériellement identifiés et
affectés à des projets spécifiques (corps certains), le coût d’entrée est
déterminé article par article ou catégorie par catégorie.
Pour les articles interchangeables (genre de choses) qui, à l’intérieur de chaque
catégorie, ne peuvent être unitairement identifiés après leur entrée en
magasin, le coût d’entrée est considéré comme égal au total formé par :
- le coût des stocks à l’arrêté du précédent exercice, considéré comme
un coût d’entrée dans les comptes de l’exercice ;
- Le coût d’entrée des achats de l’exercice.
Ce total est réparti entre les articles consommés et les existants par application
de la méthode « premier sorti » ou une méthode de coût moyen pondéré.
2.- A l’inventaire, l’évaluation des stocks et productions en cours est faite à
leur valeur actuelle.
Les stocks et production en cours doivent être évalués unité par unité.
L’unité d’inventaire est la plus petite partie qui peut être inventoriée sous
chaque article de la nomenclature de l’entreprise.
3.- Pour l’arrêté des comptes, la valeur comptable des stocks et productions en
cours est déterminée comme suit :
- L’évaluation est faite distinctement en comparant leur coût d’entrée et leur
valeur actuelle. C’est la plus basse des deux valeurs comparées qui est prise en
compte. Si la valeur prise en compte est la valeur actuelle, celle-ci est présentée
à partir du coût d’entrée par application à ce dernier d’une provision pour
dépréciation :
Toutefois, le coût d’entrée comparé à la valeur actuelle lorsqu’il est plus élevé
que celle-ci, est maintenu pour les stocks et productions en cours qui ont fait
l’objet d’un contrat de vente ferme dont l’exécution doit intervenir
ultérieurement, dès lors que le prix de vente stipulé couvre à la fois ce coût et
la totalité des frais restant à supporter pour la bonne exécution du contrat.
b.- Evaluation des éléments du passif externe.
Les éléments du passif externe sont les éléments ayant une valeur économique
négative pour l’entreprise.
1.- L’augmentation de valeur d’un élément du passif externe jugée irréversible
est un complément de dette comptabilisé comme tel.
Lorsque cette augmentation de valeur n’est pas jugée irréversible, elle est
constatée sous forme de protection.
2.- La diminution de valeur d’un élément du passif externe devenue
irréversible est une réduction de dette comptabilisée comme telle.
Lorsque cette diminution de valeur n’est pas irréversible, elle n’affecte pas
l’évaluation du dit élément qui est maintenu en comptabilité pour sa valeur
initiale.
C.- Evaluation des éléments actifs et passifs dont la valeur dépend des
fluctuations des monnaies étrangères.
Les dispositions à suivre pour la comptabilisation de ces éléments sont les
suivantes :
I. Immobilisations.
Les immobilisations situées à l’étranger sont comptabilisées pour leur valeur
d’entrée dans le patrimoine. Si le coût de ces immobilisations est exprimé en
monnaie étrangère, il est converti en gourdes ou dollars au cours du jour de
l’opération.
Les amortissements et, s’il y a lieu, les provisions pour dépréciation sont
calculés sur cette valeur.
Dans tous les cas, c’est seulement au moment où les immobilisations sortant
de l’actif que le bénéfice (ou la perte résultant des fluctuations des monnaies
étrangères) est définitivement dégagé et porté aux comptes de charges ou de
produits financiers concernés.
II. Créances et Dettes
1.- Les créances et les dettes en monnaies étrangères sont converties et
comptabilisés en gourdes ou dollars sur le bas du dernier cours du change.
2.- Lorsque l’application du taux de conversion à la date de l’arrêté des
comptes a pour effet de modifier les montants en gourdes ou en dollars
précédemment comptabilisés les différences de conversion sont inscrites à des
comptes transitoires, en attente de régularisations ultérieures :
-A l’actif du bilan, lorsque la différence correspond à une perte latente.
- au passif du bilan, lorsque la différence correspond à un gain latent.
3.- Les pertes ou gains latents compensés par une couverture de change sont
inscrits distinctement au bilan sous ces comptes transitoires.
4.- Les gains latents n’interviennent pas dans la formation du résultat.
5.- Les pertes latentes entraînent, par contre, la constitution d’une provision
pour risques (pertes de change)
6.- Dans les cas visés ci-dessous, où la constitution d’une provision pour le
montant des pertes latentes ne permet pas de donner une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière ou des résultats de l’entreprise, celle-ci
procède aux ajustements nécessaires :
a.- Lorsque l’opération traitée en devises est assortie par l’entreprise d’une
opération parallèle destinée à couvrir les conséquences de la fluctuation du
change (couverture de change), la provision n’est constituée qu’à concurrence
du risque non couvert ;
b.- Lorsqu’un emprunt en devises, sur lequel est constaté une perte latente, est
affecté à l’acquisition d’immobilisations situées dans le pays ayant pour unité
monétaire la même devise que celle de l’emprunt, ou a l’acquisition des titres
représentatifs de telles immobilisations, il n’est pas, en principe, constitué de
provision globale pour la perte latente attachée à l’emprunt affecté.
Dans ce cas, il est procédé, selon la méthode la mieux appropriée à la
régularisation sur la durée la plus courte soit de l’emprunt, soit de la vie utile
du bien.
c.- Lorsque pour des opérations dont les termes sont suffisamment voisins, les
pertes et les gains latents peuvent être considérés comme concourant à une
position globale de change, le montant de la dotation peut être limité à
l’excédent des pertes sur les gains.
d.- Lorsque les charges financières liées à un emprunt en devises sont
inférieures à ce qu’elles auraient été si l’emprunt avait été contracté en
gourdes, le montant de la dotation annuelle au compte de provision peut être
limité à la différence entre ces charges calculées et les charges réellement
supportées.
e.- Lorsque des pertes latentes sont attachées à une opération affectant
plusieurs exercices, l’entreprise peut procéder à l’étalement de ces pertes selon
les méthodes dont elle doit justifier le bien-fondé.
7.- La méthode de comptabilisation des écarts de conversion doit être précisée
dans les commentaires accompagnant les comptes ; elle ne peut être modifiée
que sur justification.
8.- Les montants de tous profits ou pertes de conversion différés à la date
d’arrêté des comptes doivent être indiqués en annexe.
III. Titres de Participation, Titres immobilisés et valeurs mobilières de
placement.
La conversion en gourdes ou dollars de la valeur des titres libellés en
monnaies étrangères et côtés seulement à l’étranger est faite au cours du
change à la date de chaque opération les concernant.
IV- Stocks
La valeur en devises de stocks détenus à l’étranger est convertie en gourdes ou
dollars en fin d’exercice, à un cours déterminé pour chaque nature de
marchandises, matières et produits en stocks, par la moyenne pondérée des
cours pratiqués à la date d’achat ou d’entrée en magasin des éléments
considérés. En cas de difficulté d’application de cette méthode de calcul,
l’entreprise peut utiliser une autre méthode dans la mesure où elle n’est pas
susceptible d’affecter sensiblement les résultats.
Des provisions pour dépréciation sont constituées si la valeur au jour de
l’inventaire compte tenu du cours de change au dit jour, est inférieure à la
valeur d’entrée en compte.
V. Disponibilités
Les liquidités ou exigibilités immédiates en devises existant à la clôture des
comptes sont converties en gourdes sur la base du dernier cours du change.
Les écarts de conversion constatés sont comptabilisés dans les résultats de
l’exercice.
II.- DETERMINATION DU RESULTAT
A.- Détermination du résultat de l’exercice.
1.- En comptabilité générale, le résultat se rapporte à une période dénommée
exercice.
2.- Le résultat de l’exercice est théoriquement égal à la différence entre les
produits et les charges qu’à la variation des capitaux propres entre le début et
à la fin de cet exercice.
En fait, souvent l’intervention d’opérations enregistrées dans les comptes
dérogatoires ou affectant directement le montant des capitaux propres sans
transiter par le résultat ne permet pas de constater cette équivalence. Chaque
fois que la variation des capitaux propres ne correspond pas au résultat
déterminé par la différence entre les produits et les charges, une information
est donnée en annexe sur les causes de cette divergence en distinguant au
moins entre :
-les apports reçus ou les répartitions d’actif net.
- les écarts de réévaluation ;
- les mouvements des comptes dérogatoires ;
-les autres variations, le cas échéant.
3.- Les produits comprennent les sommes ou valeurs reçues ou à recevoir.
-soit en contrepartie de la fourniture par l’entreprise de biens, travaux, services
ainsi que des avantages qu’elle a consentis ;
-soit en vertu d’une obligation légale, existant à la charge d’un tiers.
- soit exceptionnellement sans contrepartie.
Ils comprennent également, pour la détermination du résultat de l’exercice :
La production stockée au cours de l’exercice
La production immobilisée
Les reprises sur amortissements et provisions ;
Le prix de cession des éléments d’actif cédés ;
Les transferts de charges.
4.- Les charges comprennent les sommes ou valeurs versées ou à verser :
-soit en contrepartie de marchandises, matières, fournitures, travaux et
services consommés par l’entreprise ainsi que des avantages qui lui ont été
consentis ;
- soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise doit remplir ;
- soit, exceptionnellement sans contrepartie.
Elles comprennent également, pour la détermination du résultat de
l’exercice ;
-Les dotations aux amortissements et aux provisions.
-La valeur comptable des éléments d’actif cédés détruits ou disparus.
5.- Le résultat est calculé par différence entre les produits et les charges de
l’exercice.
Pour ce calcul, sont rattachés à l’exercice :
- Les produits acquis à cet exercice, auxquels s’ajoutent
éventuellement les produits acquis normalement à des exercices
précédents mais, qui par erreur ou omission, n’ont pas alors fait
l’objet d’un enregistrement comptable.
- Les charges supportées par l’exercice, auxquelles s’ajoutent
éventuellement les charges afférentes normalement à des exercices
précédents mais qui, par erreur ou omission, n’ont pas alors fait
l’objet d’un enregistrement comptable.
6.- Le résultat dépend des méthodes retenues pour la détermination des
valeurs comptables de tous les éléments qui interviennent directement ou
indirectement dans sa formation.
7.- En application de la méthode des coûts historiques, la plus-value dégagée
par une opération de réévaluation constitue une variation positive de l’actif
net mais cette variation ne doit pas intervenir dans le calcul de résultat, car,
elle ne constitue pas un produit.
III. DISPOSITIONS RELATIVES A LA CONSOLIDATION
DES BILANS ET DES RESULTATS.
Les principes généraux et méthodes pour la consolidation des bilans et les
résultats feront l’objet de dispositions publiées dans un fascicule distinct.
BILAN SCHEMATIQUE
Actif
Actif à cour terme
Participation permanente
Immobilisations corporelles
Immobilisations incorporelles
Autres valeurs actives
Passif et Avoir des Actionnaires
Passif
Passif à court terme
Passif à long terme
Avoir des Actionnaires
Capital- Actions
Surplus d’apport
Bénéfices non répartis
ACTIF
Classe
Actif à court terme
10
11
12
13
14
17
18
20
24
25
Caisse
Banque
Placements temporaires
Créances à court terme
Avance au personnel
Débiteurs Divers
Frais payés d’avance
Stock de marchandises
Fournitures
Emballage
30
Total de l’actif à court terme (A)
Titres de participations (B)
33
34
35
Immobilisations corporelles :
Terrains
Immeubles
Equipements
X
X
36
371
375
38
Matériel de bureau
Total des amortissements corporels (C)
Total des amortissements accumulés
X
(X) +
Immobilisations incorporelles
Frais d’établissement
Achalandage
Total des immobilisations Incorporelles (D)
X
Autres valeurs actives
Total de l’Actif
(F= A+B+C+D+E)
(E)
X
_______
XXX
ETAT DES REVENUS ET DEPENSES SCHEMATIQUES
Revenus (A)
Coût des marchandises vendues (B)
Bénéfice brut (C = A - B)
Frais d’exploitation (D)
Bénéfice d’exploitation (E = C - D)
Autres Revenus (F)
Autres frais (G)
Bénéfice avant impôts sur le revenu, compte non tenu des postes
extraordinaires
(H = E + B - G)
Provision pour impôts sur le revenu (I)
Bénéfice compte non tenu des postes extraordinaires (J=H-I)
Postes extraordinaires (K)
Résultat de l’exercice (L = J + K)
ETAT DES REVENUS ET DEPENSES
Classe
Revenus :
600 Ventes de marchandises
609 Moins : rabais, remises et escomptes sur ventes
Revenus nets (A)
Coût des marchandises vendues (produits vendus) 1 :
20 (21) Stock initial de marchandises (produits finis)
707 + Achats
7097 Moins : rabais, remises et escomptes sur achats
708 Plus : frais accessoires à l’achat
Achats nets (coût des produits fabriqués) 2
20 (21) – Stock final de marchandises (produits finis)
71 (71) Coût des marchandises vendues (produits vendus) (B)
Benefice brut (C = A - B)
Frais d’exploitation
Frais de vente :
730 Salaires des vendeurs
731 Publicité et promotion
732 Livraison
7344 Amortissement – Immeubles administratifs
X
X
_____
X
737
Mauvaises créances
Total des frais de vente (D)
1.- Il est important de noter la différence entre le coût des marchandises
vendues (entreprise commerciale) et coût des produits vendus (Entreprise
industrielle). Pour cette section seulement, les comptes utilisés par les
entreprises commerciales sont ceux indiqués dans le corps du schéma tandis
que ceux utilisés par les entreprises industrielles sont inscrits entre
parenthèses.
2.- Le compte « Coût des produits fabriqués » remplace le compte « Achats
nets » dans les entreprises industrielles. Le solde de ce compte est tiré de l’état
du coût de fabrication.
Frais d’administration
741 Salaires des administrateurs
741 Impôts fonciers
7426 Amortissement – Matériel de bureau
747 Fournitures de bureau utilisées
Total des frais d’administration (E)
Total des frais d’exploitation (F = D + E)
Bénéfice d’exploitation (G = C - F)
X
Autres Revenus
6501 Revenus de participation
6505 Gain de change
Total des autres revenus (H)
Autres frais
7510 Intérêts
7522 Quote part sur opérations faites en commun
Total des autres frais (I)
Bénéfice avant impôts sur le revenu compte non tenu
Des postes extraordinaires (J = G + H – I)
Impôt sur le revenu (K)
76
Bénéfice, compte non tenu des postes extraordinaires
(L= J-K)
Postes Extraordinaires :
68
Revenus extraordinaires (M)
X
X
X
X
X
X
X
X
78
690
Pertes extraordinaires (N)
Bénéfice net (L + M – N)
ETAT DES REVENUS ET DEPENSES (MANUFACTURES)
Période………………………………………..
Revenus :
600 Ventes
609 Moins rabais remises et Escomptes
Revenu net
93
Coût des produits vendus
21
Inventaire Produits finis (début)
92
Coût des produits manufacturés
21
Moins inventaire Produits fini (fin)
Bénéfice (Pertes) Brut
Frais de vente :
730 Salaires des vendeurs
731 Publicité et promotion
732 Livraison
7344 Amortissement – Immeubles administratifs
737 Mauvaises créances
Total des Frais de vente (D)
Frais d’Administration :
741 Salaires des administrateurs
741 Impôts fonciers
X
X
7426 Amortissement – Matériel de bureau
747 Fournitures de bureau utilisées
Total des frais d’administration (E)
X
Total des frais d’exploitation (F = D + E)
Bénéfice d’exploitation (G = C –F)
Autres Revenus
6501 Revenus de participation
6505 Gain de change
Total des autres revenus (H)
Autres frais
7510 Intérêts
7522 Quote part sur opérations faites en commun
Total des autres frais (I)
Bénéfice avant impôts sur le revenu compte non tenu
des postes extraordinaires (J = G + H – I)
76
Impôt sur le revenu (K)
Bénéfice, compte non tenu des postes extraordinaires
(L = J – K)
Postes Extraordinaires
68
Revenus extraordinaires (M)
78
Pertes extraordinaires (N)
690 Bénéfice net (L+M – N)
X
X
X
X
X
X
X
X
=======
ETAT DE COUTS DE PRODUITS MANUFACTURES
Période allant de …………………. A ……………….
90
901
902
903
904
Coûts directs
Achats matières premières
Main d’œuvre directe
Emballages
Achat fournitures Directe de Fabrication
_______
Total………………………………………………………..…………………
91
910
911
912
913
914
915
916
917
Coûts indirects
Main-d’œuvre indirecte
Electricité
Entretien et réparation Machinerie et Equipement
Entretien et réparation Immeuble
Carburant
Assurances
Amortissement Immeuble
Amortissement Machinerie et Equipement
_______
Total………………………………………………………………………….
Coût total de production
Inventaire début de Période
Matières premières
Travaux en cours
_______
Total…………………………………………………………………………
Moins inventaire en fin de période
Matières premières
Travaux en cours
_______
Coût des produits manufacturés
== = = = =
ETAT DE SOURCES ET D’UTILISATION DE FONDS
Provenance de fonds :
Fonds provenant de l’exploitation
Bénéfice net
Pus : frais hors-fonds Amortissement
Fond provenant de l’exploitation
X
Emission d’actions
Emprunt à long terme
Total de la provenance des fonds (A)
X
Utilisation des Fonds :
Acquisition de machines
Achat de terrain
Expansion des bâtiments
Dividendes distribués
Remboursement d’emprunt
Total de l’utilisation des fonds (B)
X
Augmentation (diminution) du fonds de roulement (C= A - B)
XX
== =
ANNEXE
Pour que les documents annuels d’une entreprise donnent une image fidèle
de son patrimoine, de sa situation financière et de ses résultats, l’annexe est
établie dans les conditions précisées par les présentes dispositions.
1.- Les éléments d’information chiffrés doivent être établis selon les mêmes
principes et dans les mêmes conditions que ceux du bilan et de l’état de
revenus et dépenses. Ils doivent en particulier :
- être vérifiables par rapprochement avec les documents attestant leur
exactitude ;
-être comparables d’un exercice à l’autre et d’une entreprise à l’autre par
l’application de méthodes de calcul et de présentation semblables.
II.- Leur production n’est en principe, requise que pour autant qu’ils ont une
importance significative par rapport aux données des autres comptes annuels.
III.- Lorsque des informations requises ont déjà été portées au bilan ou à l’état
de revenus et dépenses, elles n’ont pas à être reprises dans l’annexe.
LISTE DES ELEMENTS D’INFORMATION
1.- Dérogations (à motiver avec indication de leur influence sur le patrimoine,
la situation financière et les résultats) :
- aux règles générales d’établissement et de présentation des comptes annuels.
- aux hypothèses de base sur lesquelles sont fondés les comptes annuels ;
- à la méthode des coûts historiques.
2.- Modes d’évaluation appliqués aux divers postes des comptes annuels.
3.- Etat de l’actif immobilisé en indiquant pour chaque poste :
- Les entrées, sorties et virements de poste à poste.
4.- Etat des amortissements avec indication sur les méthodes de calcul
utilisées.
5.- En cas de comptabilisation en valeurs réévaluées :
-variation au cours de l’exercice de l’écart de réévaluation (à ventiler)
-rétablissement des informations en coûts historiques pour les
immobilisations réévaluées par la mise en évidence des compléments de valeur
et des amortissements supplémentaires qui s’y rapportent.
6.Montants des engagements de l’entreprise en matière de crédit bail.
7.Etat des échéances des créances et des dettes à la clôture de l’exercice.
8.Etat des dettes garanties par des sûretés réelles données par la société.
9.Précisions sur la nature, le montant et le traitement comptable des
postes suivants :
Frais d’établissement :
Produits à recevoir et charges à payer au titre de l’exercice ;
Gains ou pertes de conversion différés sur créances et dettes libellées en
monnaies étrangères.
Produits et charges imputables à un autre exercice (charges et produits
constatés d’avance, charges à repartir sur plusieurs exercices, charges et
produits sur exercices antérieurs) ;
Revenus extraordinaires et pertes extraordinaires.
10.- Montant des intérêts, éventuellement inclus dans le coût de fabrication
d’immobilisations, dès lors que ces intérêts se rapportent à des capitaux
empruntés pour le financement de cette fabrication et qu’ils se rattachent à la
période de fabrication.
11.- Pour chaque poste d’éléments fongibles de l’actif circulant, indication
lorsqu’elle est importante, de la différence entre :
- D’une part, l’évaluation des stocks selon la méthode comptable pratiquée par
la société ;
- D’autre part, leur évaluation sur la base du dernier prix du marché connu
avant la date de clôture du bilan.
12.- Dans la mesure où il est utile à l’appréciation de la situation financière,
montant global des engagements financiers qui ne figurent pas au bilan, avec
indication distincte de ceux pris :
- à l’égard d’entreprises liées ;
- en matière de pension ou d’indemnités assimilées.
13.- Liste des sociétés dans lesquelles la société détient plus de 10% du capital.
14.- Nombre et valeur nominale des actions émises pendant l’exercice.
15.- Montant global pour chaque catégorie, des avances et des crédits alloués
aux membres des organes d’administration, de direction ou de surveillance,
avec indication des conditions consenties et des remboursements opérés
pendant l’exercice, ainsi que le montant des engagements pris pour leur
compte.
16.- Parts bénéficiaires, obligations convertibles et titres similaires émis par la
société avec indication de leur nombre et de l’étendue des droits qu’ils
confèrent.
17.- Nombre et valeur nominale des actions composant le capital social ventilé
entre catégories différentes d’actions le cas échéant.
18.- Effectif moyen employé pendant l’exercice, ventilé par catégorie.
19.- Montant global pour chaque catégorie des rémunérations allouées
pendant l’exercice aux membres des organes d’administration, de direction ou
de surveillance ainsi que les montants des engagements contractés pour
pensions de retraite à leur profit.
TABLEAU DES AMORTISSEMENTS
A
B
Situation et Montant des amor- Dotation
Rubrique mouvements tissements accude l’exercice
(1)
mulés à la fin de
l’exercice
Immobilisations Incorporelles
Immobilisations corporelles
Immobilisations financières
Total……………………
C
D
Diminution
d’amortis.
de l’exercice
Montant des amortissements accumulés à la clôture
de l’exercice. (2) (3)
1) A développer pour autant que de besoin.
2) Les diminutions qui ne sont pas liées à des cessions d’actifs sont portées de façon
distincte.
3) Ce montant est égal à la somme algébrique des montants portés dans les trois autres
colonnes (D= A + B - C)
CHAPITRE 5
COMPTABILITE NATIONALE
Le chapitre 5 sur les informations relatives à la comptabilité nationale qui
doivent être fournies par chaque entreprise fera l’objet de dispositions
publiées dans un fascicule distinct.
CHAPITRE 6
TERMINOLOGIE
Le présent chapitre du Plan comptable national récapitule suivant l’ordre
alphabétique, les définitions relatives aux mots et expressions utilisés.
Actifs
Eléments du patrimoine ayant une valeur économique positive pour
l’entreprise
Actif circulant
Ensemble des actifs correspondant à des éléments du patrimoine qui,
en raison de leur destination ou de leur nature, n’ont pas vocation à
rester durablement dans l’entreprise, sauf exceptions le plus souvent
liées à des particularités d’activité.
Activité d’exploitation
Division de l’unité comptable pour laquelle il peut être tenu en compte
d’exploitation élémentaire distinct.
Affectation Comptabilité analytique)
Inscription « Immédiate » sans calcul intermédiaire, d’une charge à un
compte de coût.
Par extension, le mot affectation est également employé lorsque des
charges peuvent être prises en compte par des centres d’analyse sans
répartition préalable.
Agencements et aménagements
Travaux destinés à mettre en état d’utilisation, les diverses
immobilisations de l’entreprise, essentiellement les terrains et les
bâtiments.
Amortissement
Réduction jugée irréversible, répartie sur une période déterminée du
montant porté à certains postes du bilan par ex : amortissement pour
dépréciation d’élément d’actif, amortissement d’emprunt.
Amortissement pour dépréciation
Constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un
élément d’actif résultant de l’usage, du temps, de changement de
technique et de toute autre cause dont les effets sont jugés irréversibles.
En raison des difficultés de mesure de cet amoindrissement,
l’amortissement consiste, généralement, dans l’étalement de la valeur
des biens amortissables sur leur durée probable de vie. Cet étalement
prend la forme d’un plan d’amortissement. Il peut être calculé suivant
diverses modalités :
Amortissements dérogatoires
Amortissements ou fractions d’amortissements ne correspondant pas à
l’objet normal d’un amortissement pour dépréciation et comptabilisés
en application de textes particuliers.
Associés
Pour l’application des dispositions du Plan comptable, sont réputés
associés les membres des sociétés de capitaux, des sociétés de
personnes, des sociétés de fait et des associations.
Avances consolidables
Fonds ayant pour l’entreprise qui les a reçus, le caractère de capitaux
permanents et qui ont vocation à être incorporés au capital social.
Bâtiments
Sont considérés comme tels : les fondations et leurs appuis, les murs,
les planchers, les toitures, ainsi que les aménagements faisant corps
avec eux, à l’exclusion de ceux qui peuvent être facilement détachés ou
encore de ceux qui, en raison de leur nature et de leur importance,
justifient une inscription distincte en comptabilité.
Bilan
Etat des éléments actifs, des éléments passifs et de leur différence qui
correspond aux capitaux propres.
Budget
Prévision chiffrée de tous les éléments correspondant à un programme
déterminé. Un budget d’exploitation est la prévision chiffrée de tous les
éléments correspondant à une hypothèse d’exploitation donnée pour
une période déterminée.
Cadre comptable
Résumé du plan de comptes présentant, pour chaque classe, la liste des
comptes à deux chiffres.
Cadre Individuel
A la création de l’entreprise exploitée sous la forme individuelle, le
capital initial est égal à la différence entre la valeur des éléments actifs
et la valeur des éléments passifs que l’exploitant à défaut de règle de
droit, décide d’inscrire au bilan de son entreprise.
Le capital initial est modifié ultérieurement par les apports et les
retraits de capital et par l’affectation des résultats.
Les apports ou les retraits personnels de l’exploitant peuvent être
enregistrés en cours d’exercice dans un compte spécial dénommé
« Compte de l’exploitant ». Le solde de ce compte est viré au
compte « Capital individuel » au début de l’exercice suivant.
Capitaux propres
Du point de vue de l’analyse du bilan, les capitaux propres sont
déterminé par la différence entre l’expression comptable, d’une part, de
l’ensemble des éléments actifs de l’entreprise et, d’autres part, de
l’ensemble des éléments passifs (passif externe).
Certains éléments des capitaux propres sont susceptibles d’être grevés
d’une dette fiscale latente, d’autres peuvent engendrer des créances
fiscales latentes.
Dans une optique fonctionnelle, les capitaux propres participent,
concurremment avec les éléments du passif externe, au financement de
l’entreprise.
Charges constatées d’avance
Charges enregistrées au cours de l’exercice mais qui correspondent à
des achats de biens ou services dont la fourniture ou la prestation doit
intervenir ultérieurement.
A ce titre, l’entreprise dispose d’une créance en nature.
Ces charges reviennent au compte de même intitulé que celui d’où elles
ont été extraites.
Charges opérationnelles
Charges liées au fonctionnement de l’entreprise.
L’évolution de ces charges dépend étroitement du degré d’utilisation,
de l’intensité et du rendement dans l’emploi des capacités et moyens
disponibles. Ces charges sont, le plus généralement, variables, avec le
volume d’activité, sans que cette variation lui soit nécessairement
proportionnelle.
Charges à répartir sur plusieurs exercices
Elles comprennent les charges différées et certains frais affectant
plusieurs exercices tels que les frais d’émission d’un emprunt qui
peuvent être répartis sur la durée de cet emprunt.
Chiffres d’Affaires
Il comprend le montant des affaires réalisées avec les tiers dans
l’exercice des activités correspondant à l’exploitation normale et
courante de l’entreprise.
Comptes
Plus petite unité retenue par le classement et l’enregistrement des
éléments de la nomenclature comptable.
Par extension, on emploie également le mot compte pour désigner des
regroupements de comptes.
Comptes dérogatoires
Comptes ouverts en application de lois ou de règlements et dont
l’intitulé, le contenu ou le fonctionnement ne sont pas conforme aux
dispositions générales du plan comptable.
Par exemple : Provisions réglementées et amortissements dérogatoires.
Compte de régularisation
Comptes utilisés pour répartir les charges et les produits dans le temps
de manière à rattacher à un exercice déterminé toutes les charges et
tous les produits le concernant effectivement et ceux-là seulement.
Entrent dans cette catégorie de comptes »
Les comptes de charges :
- à répartir sur plusieurs exercices ;
- constatées d’avance
- à payer
Les comptes de produits :
- constatées d’avance
- à recevoir
Des comptes de régularisation sont inscrits dans les rubriques appropriées du
bilan. C’est ainsi que les comptes de charge à payer et de produits à recevoir
sont respectivement rattachés aux comptes de tiers concernés.
Concessions et droits similaires, brevets, licences, marques, procédés, droits
et valeurs similaires.
Dépenses faites pour l’obtention de l’avantage que constitue la
protection accordée sous certaines conditions à l’inventeur, à l’auteur
ou au bénéficiaire du droit d’exploitation d’un brevet, d’une licence,
d’une marque, d’un procédé de droits de propriété littéraire et
artistique ou au titulaire d’une concession.
Concours bancaires courants
Dettes à l’égard des banques contractées en raison de besoins de
trésorerie résultant :
De l’exploitation courante ;
ou des autres opérations d’exploitation de l’entreprise.
Constructions
Elles comprennent essentiellement les bâtiments, les installations,
agencements, aménagements et les ouvrages d’infrastructure.
Coût
Somme de charges relatives à un élément défini au sein du réseau
comptable. Un coût est défini par les trois caractéristiques suivantes :
- Le champ d’application du calcul : un moyen d’exploitation, un
produit, un stade d’élaboration du produit.
- Le contenu : les charges retenues en totalité ou en partie pour une
période déterminée :
- Le moment de calcul : antérieur (coût préétabli) ou postérieur (coût
constaté) à la période considérée.
Coût d’achat
Montant figurant sur les factures d’achat des marchandises, matières et
fournitures, majoré de tous les frais d’achat et éventuellement des frais
d’approvisionnement jusqu’au stade ultime de leur entrée dans
l’entreprise.
Coût ajouté
Coût des activités propres de l’entreprise ajouté par celle-ci aux achats
de biens et services utilisés.
Coûts directs
Coûts directement affectables, sans calcul intermédiaire à un produit,
une opération ou un centre de coûts ou des charges spécifiques qui
peuvent être rattachées à un produit sans ambiguïté.
Coûts indirects
Charges qui ne peuvent être directement rattachées à un produit, à une
opération ou un centre de coût par une procédure simple d’affectation
sur la base notamment d’unités physiques de consommation.
Coût approprié
Coût employé en cours de période de calcul pour des raisons de
commodité et non pas en vue d’analyse de gestion. Ce coût est obtenu
par des moyens divers (référence à la période précédente, prix de vente
corrigé par une réfaction forfaitaire…) Son caractère principal est de ne
présenter avec les coûts réels que des différences relativement faibles.
Coût de cession
Valeur conventionnelle, différente du coût de revient, qui est choisie
par l’entreprise pour céder des produits (biens et services) d’un
établissement de l’entreprise à un autre.
Coût complet
Coût constitué par la totalité des charges qui peuvent lui être
rapportées par tout traitement analytique approprié : affectation,
répartition, imputation….
Coût de distribution
Coût comprenant exclusivement les charges directes et indirectes
afférentes à l’exercice de la fonction de distribution.
Coût fonctionnel
Coût total des charges concernant :
-soit l’ensemble d’une fonction de l’entreprise (approvisionnement,
production…)
- soit certaines parties de l’entreprise concourant à l’exercice d’une
fonction (magasin X, atelier Y….).
Coût nominal
Coût exprimé en gourdes courantes.
Créances d’exploitation
Créances nées à l’occasion du cycle d’exploitation et créances
assimilées.
Dépôts et cautionnements versés
Sommes versées à des tiers à titre de garantie d’exécution de contrat ou
à titre de cautionnement et indisponibles jusqu’à la réalisation d’une
condition suspensive.
Cette rubrique ne couvre pas les titres déposés en garantie. Ceux-ci sont
compris dans les immobilisations financières qui les concernent.
Dépréciation
Différence en moins entre la valeur brute et la valeur nette comptable
d’un élément actif. Elle est constatée, selon les cas, par des provisions
ou des amortissements pour dépréciation.
Dettes d’exploitation
Dettes nées à l’occasion du cycle d’exploitation et dettes assimilées.
Dettes provisionnées (ou charges à payer)
Dettes potentielles évaluées à l’arrêté des comptes, nettement précisées
quant à leur objet, amis dont l’échéance ou le montant est incertain.
Elles ont vocation irréversible à se transformer ultérieurement en dette.
Ces dettes provisionnées sont portées aux diverses rubriques
correspondantes du Bilan.
Documents comptables de Synthèse
Etats périodiques présentant la situation et les résultats de l’entreprise.
Ils comprennent au moins le bilan, le compte de résultat et l’annexe. Ils
peuvent être complétés par un tableau de financement de l’exercice. La
présentation du bilan et du compte de résultat est ordonnée en
rubriques et en postes. Le poste correspond à la position la plus
détaillée.
Elément comptable
Unité d’inventaire ou groupement d’unités d’inventaire qui, pour la
valorisation au bilan, est considéré comme indissociable. C’est au
niveau de cet élément que s’opère la comparaison entre la valeur portée
en écriture et la valeur d’inventaire.
Emballages
Objets destinés à contenir les produits ou marchandises et livrés à la
clientèle en même temps que leur contenu.
Par extension : tous objets employés dans le conditionnement de ce qui
est livré.
Emballages perdus
Emballages destinés à être livrés avec leur contenu sans consignation ni
reprise.
Emballages récupérables
Emballages susceptibles d’être provisoirement conservés par les tiers et
que le livreur s’engage à reprendre dans des conditions déterminées.
Ces emballages constituent normalement des immobilisations.
Toutefois lorsqu’ils ne sont pas commodément identifiables unité par
unité, ils peuvent, compte tenu de leur nature et des pratiques, être
assimilés à des stocks et comptabilisés comme tels.
Emprunts
Expression comptable de la dette résultant de l’octroi de prêts
remboursables à terme.
Dans une optique fonctionnelle, les emprunts participent
concurremment avec les capitaux propres, à la couverture des besoins
de financement durables de l’entreprise.
Engagements
Droits et obligations non inscrits dans le bilan mais dont la réalisation
conditionnelle peut modifier la valeur ou la consistance du patrimoine
de l’entreprise.
Filiales et sociétés mères
Pour l’application des dispositions du Plan comptable, toute société qui
se trouve placée sous la dépendance ou la direction d’une ou plusieurs
autres sociétés mères constitue une filiale.
Flux d’exploitation
Ensemble de mouvements, portant d’un ou plusieurs points à
destination d’un ou plusieurs autres points, mesures pour une période
déterminée.
En comptabilité analytique d’exploitation, le terme de flux est appliqué
aux valeurs correspondant au processus d’exploitation : charges, coûts,
produits d’exploitation.
Dans le réseau d’analyse :
- l’amont est l’origine du processus (exemple : entrée des
marchandises à négocier ou de matières à transformer).
- L’aval est l’aboutissement du processus (ex : sortie des marchandises
ou des produits).
Fonctions
Subdivisions des activités professionnelles ou non professionnelles
selon le rôle qu’elles jouent dans l’entreprise.
Exemple : - Fonction de production, de distribution, de recherche,
d’administration, de financement, d’approvisionnement, de gestion du
personnel, de gestion du matériel, etc.
Fonds d’associés
Fonds mis ou laissés à leur compte par les associés.
Ces fonds appellent une analyse en :
- Comptes bloqués
- Comptes courants
- Autres comptes
Fonds commercial
Le fonds commercial est constitué par les éléments incorporels y
compris le droit au bail qui ne font pas l’objet d’une évaluation et
d’une comptabilisation séparées au bilan et qui concourent au
maintien ou au développement du potentiel d’activité de l’entreprise.
Frais d’établissement
Frais attachées à des opérations qui conditionnent l’existence, l’activité
ou le développement de l’entreprise mais dont le montant ne peut être
rapporté à des productions de biens ou services déterminés.
Ils sont amortis systématiquement dans un bref délai. Ce délai ne peut,
en tout état de cause, excéder cinq ans.
Aussi longtemps que cet amortissement n’est pas achevé, l’entreprise
lorsqu’elle est en forme de société, ne peut procéder à une distribution
de dividendes sauf qu’il existe des réserves libres dont le montant est au
moins égal à la valeur nette de ces frais d’établissement.
Gestion
Mise en œuvre des ressources de l’entreprise en vue d’atteindre les
objectifs préalablement dans le cadre d’une politique déterminée.
Gestion budgétaire
Mode de gestion consistant à traduire en programmes d’actions chiffrés
appelés « Budgets », les décisions prises par la direction avec la
participation des responsables.
Gestion prévisionnelle
Mode de gestion qui repose sur un modèle représentatif des activités
futures de l’entreprise. Ce modèle exprime le choix des moyens retenus
pour atteindre les objectifs fixés.
Immobilisations
Eléments corporels et incorporels (non financiers) destinés à servir de
façon durable à l’activité de l’entreprise. Ils ne se consomment pas par
le premier usage.
Certains biens de peu de valeur ou dont la consommation est très
rapide peuvent être considérés comme entièrement consommés au
moment de leur mise en service, et par conséquent, ne pas être classés
dans les immobilisations.
Il est utile de distingues :
- Les immobilisations professionnelles, c'est-à-dire celles qui sont
utilisées (ou destinés à être utilisées) par l’entreprise pour la
production de biens oud e services ;
- les immobilisations non professionnelles.
Immobilisations corporelles
Droits réels sur des choses corporelles (droit de propriété, nue
propriété, usufruit, usage, emphytéose, bail à construction, servitude).
Ces Immobilisations se repartissent au bilan, lorsqu’elles sont
terminées sous les rubriques suivantes :
- terrains (y compris agencements et aménagements des terrains)
- constructions ;
- installations techniques, matériels industriels et outillages ;
- autres immobilisations corporelles
Et lorsqu’elles ne sont pas déterminées, sous la rubrique :
- immobilisations en cours.
Immobilisations incorporelles
Immobilisations autres que les immobilisations corporelles.
Impôts, Taxes et Versements assimilés
Charges correspondantes :
- d’une part, à des versements obligatoires, à l’Etat et aux collectivités
légales pour subvenir aux dépenses publiques ;
- d’autre part, à des versements institués par l’autorité notamment
pour le financement d’actions d’intérêt économique et social.
Remarque.- Les impôts sur les bénéfices ne sont pas comptabilisés sous
ce poste.
Installations à caractère spécifique
Installations qui, dans une profession sont affectées à un usage
spécifique et dont l’importance justifie une gestion comptable distincte.
Installations complexes spécialisées
Unités complexes fixes d’usage spécialisé, pouvant comprendre
constructions, matériels ou pièces qui, même séparables par nature,
sont techniquement liés pour leur fonctionnement et que cette
incorporation de caractère irréversible rend passibles du même rythme
d’amortissement.
Installation générale
Ensemble d’éléments dont la liaison organique est la condition
nécessaire de leur utilisation et qui sont distincts des unités techniques
annexées à des installations d’exploitation ou de transport par
canalisation.
Il est ainsi par exemple :
- des installations téléphoniques dont la mise en place incombe à
l’entreprise :
- des installations de climatisation du siège et des bureaux
administratifs ;
- des installations de douche pour le personnel, etc.
Inventaire comptable permanent
Organisation des comptes de stocks qui, par l’enregistrement des
mouvements, permet de connaître de façon constante, en cours
d’exercice, les stocks existants chiffrés en quantités et en valeurs.
Liquidités
Espèces ou valeurs assimilables à des espèces, et d’une manière
générale, toutes valeurs qui, en raison de leur nature, sont
immédiatement convertibles en espèces pour leur montant nominal.
Sont également compris dans les liquidités, les bons qui, dès leur
souscription, sont remboursables à tout moment ainsi que les comptes
bancaires à terme lorsqu’il est possible d’en disposer par anticipation.
Marchandises
Tout ce que l’entreprise achète pour revendre en l’état
Marge
Différence entre un prix de vente et un coût.
Une marge est généralement qualifiée à partir du coût annuel auquel
elle correspond.
Exemple : Marge sur coût d’achat, marge sur le coût variable, marge sur
coût de production, marge sur coût direct etc. (la marge sur coût direct
est aussi une marge dite contributive).
Matériel
Ensemble des équipements et machines utilisées pour :
-l’extraction, la transformation, le façonnage, le conditionnement des
matières ou fournitures ;
- ou les prestations de services.
Matériel de bureau et informatique
Machines et instruments tels que machine à écrire, machine
comptables, ordinateurs, etc.… utilisés par les différents services.
Matière et fournitures consommables
Objets et substances plus ou moins élaborés, consommés au premier
usage ou rapidement, et qui concourent au traitement, à la fabrication
ou à l’exploitation, sans entrer dans la composition des produits traités
ou fabriqués.
Matière et fournitures d’emballages
Objets et substances destinés à la fabrication des emballages ou à leur
achèvement.
Matières premières
Objets et substances plus ou moins élaborés destinés à entrer dans la
composition des produits traités ou fabriqués.
Mobilier
Meubles et objets tels que tables, chaises, classeurs et bureaux utilisés
dans l’entreprise.
Nomenclatures comptables
Liste méthodique des éléments entrant dans le champ de la
comptabilité.
Outillage
Instruments (outils, machines, matrices, etc.) dont l’utilisation
concurremment avec un matériel, spécialise ce matériel dans un
emploi déterminé.
Ouvrages d’infrastructure
Ouvrages destinés à assurer les communications par voie terrestre,
maritime et ferroviaire ainsi que les barrages pour la retenue des eaux et
les pistes d’aérodromes.
Parts ou Actions de sociétés immobilières d’attribution
Parts ou actions représentatives de droits sur les sociétés ayant pour
objet la construction ou l’acquisition d’immeubles en vue de leur
division par fractions destinées à être attribuées aux associés en
propriété ou en jouissance.
L’objet de ces sociétés comprend la gestion et l’entretien des immeubles
jusqu’à la mise en place d’une organisation.
Sont, le cas échéant, compris dans cette rubrique, les appels de fonds
supplémentaires nécessités par l’acquisition, la construction et
l’aménagement de l’immeuble social.
Participations
Les participations sont constituées par :
- des titres de participation ;
- des titres créant des liens d’associations avec d’autres sociétés ;
- d’autres moyens aux effets analogues.
Passifs
Eléments du patrimoine ayant une valeur économique négative pour
l’entreprise. L’ensemble de ces éléments est couramment dénommé
Passif Externe.
Pièces de rechange
Pièces destinées à l’entretien ou à la réparation des immobilisations de
l’entreprise.
Remarque.- Les pièces de rechange sont affectées aux immobilisations
ou classées en stocks en fonction des critères qui distinguent ces deux
catégories.
Plan d’amortissement
Tableau prévisionnel de réduction des valeurs inscrites au bilan sur une
période déterminée et par tranches successives.
Dans le cas de l’amortissement pour dépréciation d’une
immobilisation, il est tenu compte, notamment lorsque la durée
d’utilisation du bien dans l’entreprise est nettement inférieure à sa
durée probable de vie, d’une valeur résiduelle raisonnablement
appréciée au moment de l’établissement du plan d’amortissement et
pour autant que cette valeur est susceptible de modifier de façon
sensible le calcul des annuités.
Dans le cas d’amortissement du plan d’amortissement et pour autant
que cette valeur est susceptible de modifier de façon sensible le calcul
des annuités.
Dans le cas d’amortissement d’un emprunt, la prévision de
remboursement est établie en fonction des engagements souscrits par
l’entreprise.
Le plan d’amortissement peut être établi :
- par élément
- par catégorie d’éléments
- ou pour un ensemble d’éléments constitutifs d’une unité complexe
spécialisée.
Plan de comptes
Liste méthodique des comptes
Primes d’émission, de fusion et d’apport
Partie des apports purs et simples non représentés dans le capital social,
par exemple, la prime d’émission est constituée par l’excédent du prix
d’émission sur la valeur nominale des actions ou des parts sociales
attribuées à l’apporteur.
Prix
Le mot « prix » s’applique aux transactions d’une entreprise avec
l’extérieur : « PRIX D’ACHAT », prix de vente. Un prix implique une
notion de résultat.
Provisions évaluées à l’arrêté des comptes, destinées à couvrir des
risques et des charges que des événements survenus ou en cours
rendent probables, nettement précisés quant à leur objet mais dont la
réalisation est incertaine.
Réduction sur ventes (rabais, remises et ristournes accordés)
Diminutions de prix pratiquées hors factures ; elles comprennent les
rabais, les remises et les ristournes hors factures.
RABAIS : réductions pratiquées exceptionnellement sur le prix de
vente préalablement convenu, pour tenir compte, par exemple, d’un
défaut de qualité ou de conformité des objets vendus.
Remises : réductions pratiquées habituellement sur le prix courant de vente,
en considération, par exemple, de l’importance de la vente ou de la profession
du client et généralement calculées par application d’un pourcentage au prix
courant de vente.
Ristournes : réductions de prix calculées sur l’ensemble des opérations avec le
même tiers – client ou fournisseur pour une période déterminée.
Répartition
Travail de classement des charges aboutissant à l’inscription dans les
comptes de reclassement et les centres d’analyse, des éléments qui ne
peuvent pas être affectés faute de moyens de mesure. Une répartition
s’effectue à l’aide d’une clé de répartition fondée sur des relevés
statistiques ou des raisonnements techniques et économiques
appropriés.
Report à nouveau bénéficiaire
Bénéfice dont l’affectation est renvoyée par l’Assemblée générale
ordinaire, statuant sur les comptes de l’exercice, à la décision de
l’Assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les résultats de
l’exercice suivant.
Produits constatés d’avance
Produits perçus ou comptabilisés avant que les prestations et
fournitures les justifiant aient été effectuées ou fournies.
A ce titre, l’entreprise devra s’acquitter d’une dette en nature.
Ces produits reviennent au compte de même intitulé que celui d’où ils
ont été extraits.
Produit d’exploitation
Contre-valeur monétaire d’une marchandise ou d’un produit (bien ou
service créé par l’entreprise).
Un produit d’exploitation s’exprime en prix de vente lorsqu’il
correspond à une marchandise ou à un produit vendu à un tiers.
Il s’exprime en coût, calculé à un nouveau approprié s’il correspond à
un produit créé par l’entreprise pour elle-même ou s’il entre dans la
variation de la production stockée.
Une subvention d’exploitation est assimilée à un produit
d’exploitation.
Provision pour dépréciation
Constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un
élément d’actif résultant de causes dont les effets ne sont pas
nécessairement irréversibles et non susceptibles d’être affectés à un ou
plusieurs postes de bilan.
Provisions
pour
renouvellement
des
immobilisations
(Entreprises
concessionnaires).
Provisions constituées par les entreprises concessionnaires qui sont
tenues, en vertu d’obligations contractuelles, d’assurer le
renouvellement des immobilisations.
Provisions pour risques et charges
Provisions évaluées à l’arrêté des comptes, destines à couvrir des risques
et des charges que des événements survenus ou en cours rendent
probables, nettement précisés quant à leur objet mais dont la
réalisation est incertaine.
Report à nouveau bénéficiaire
Pertes constatées à la clôture d’exercices antérieurs qui n’ont pas été
imputées sur des réserves ni résorbées par une réduction du capital
social et qui devront être réduites du bénéfice de l’exercice suivant ou
ajoutées au déficit dudit service.
Réseau d’analyse comptable
Ensemble de compte d’analyse et leur articulation.
Réserves
Les réserves sont, en principe, les bénéfices affectés durablement à
l’entreprise jusqu’à décision contraire des organes compétents. Elles
peuvent exceptionnellement avoir pour origine le virement d’un
élément de la situation nette fait en application de dispositions légales
réglementaires, statutaires ou contractuelles, Exemples :
- primes d’émission affectées, susceptibles de revenir ultérieurement
aux obligations dans l’attente de la conversion d’obligations en
actions ;
- primes d’apports proprement dits en vue de la conversion d’actions
amorties (totalement ou partiellement) en actions de capital.
Résultat
Le résultat de l’exercice est théoriquement égal tant à la différence entre
les produits et les charges qu’à la variation des capitaux propres entre le
début et la fin de l’exercice.
En fait, souvent, l’intervention d’opérations enregistrées dans les
comptes dérogatoires ou affectant directement le montant des capitaux
propres sans transiter par le résultat, ne permet pas de constater cette
équivalence sans analyse préalable.
Résultat (comptabilité analytique).
Différence entre un prix de vente et le coût complet correspondant. En
comptabilité analytique, un résultat est la marge sur coût complet.
Sections
Subdivision ouverte à l’intérieur d’un centre de travail lorsque la
précision recherchée dans le calcul des coûts de produits conduit à
effectuer l’imputation du coût d’un centre de travail au moyen de
plusieurs unité d’œuvre (et non d’une seule).
Une section ouverte en dehors des centres de travail avec pour seul
objectif de faciliter des opérations de répartition, de cession entre
centres d’analyse ou d’imputation est dite fictive ou de calcul.
Les sections sont couramment appelées « Homogènes » du fait de
l’homogénéité des charges qui les constituent par rapport au mode
d’imputation choisi.
Situation nette
Apres l’affectation du résultat, la situation nette correspond à la somme
algébrique :
-des apports ;
- des écarts de réévaluation
- des bénéfices autres que ceux pour lesquels une décision de
distribution est intervenue.
- et des pertes reportées
Stocks et productions en cours
Ensemble de biens ou des services, qui interviennent dans le cycle
d’exploitation de l’entreprise pour être »
- soit vendus en l’état ou au terme d’un processus de production à
venir ou en cours ;
- soit consommés au premier usage.
On distingue les stocks proprement dits des productions en cours.
Les stocks proprement dits comprennent :
- les marchandises ;
- les
approvisionnements :
matières
premières,
matières
consommables et fournitures consommables ;
- les produits : produits intermédiaires, produits finis, produits
résiduels.
Les stocks peuvent être directement inventoriés par rapport à une
nomenclature.
Les productions en cours sont des biens (ou des services) en cours de
formation au travers d’un processus de production. Ils peuvent être
inventoriés par assimilation conventionnelle à d’autres biens de la
nomenclature ou par inscription sous une rubrique « non ventilable »
de cette nomenclature.
N.B. 1- Les biens pour lesquels une décision d’immobilisation a été
prise ne figurent pas dans les stocks. Ils sont comptabilisés dans la
classe des immobilisations.
2.- Suivant leur degré et leur origine, les emballages sont classés sous
l’une ou l’autre des catégories énumérées ci-dessus.
Subvention d’exploitation
Subvention reçue par l’entreprise pour lui permettre de composer
l’insuffisance de certains produits d’exploitation, ou de faire face à
certaines charges d’exploitation.
Subvention d’équilibre
Subvention reçue par l’entreprise pour lui permettre de composer en
tout ou partie la perte globale qu’elle aurait constatée si cette
subvention ne lui avait pas été accordée.
Subvention d’investissement
Subvention reçue par l’entreprise en vue d’acquérir ou de créer des
valeurs immobilisées (subvention d’équipement) ou de financer des
activités à long terme.
Tableau de financement
Tableau des emplois et des ressources qui explique les variations du
patrimoine de l’entreprise au cours de la période de référence.
Terrains
Expression utilisée lorsque l’entreprise est propriétaire des trois
éléments : sol, sous-sol, sur-sol ; il y a lieu de distinguer dans des
comptes particuliers :
- les terrains sans construction
- les terrains supportant une construction propre ;
- les terrains supportant une construction d’autrui.
Terrains de gisement
Terrains d’extraction que les titres de participation, que l’entreprise a
l’intention de conserver durablement. Ils sont représentatifs de parts de
capital ou de placements à long terme.
Titres immobilisés
Titres, autres que les titres de participation, que l’entreprise a
l’intention de conserver durablement. Ils sont représentatifs de parts de
capital ou de placements à long terme.
Titres de participation
Constituent des titres de participation, les titres dont la possession
durable est estimée utile à l’activité de l’entreprise, notamment parce
qu’elle permet d’exercer une influence sur la société émettrice des titres
ou d’en assurer le contrôle.
Sauf preuve contraire, sont présumés être des titres de participation :
- Les titres acquis en tout ou partie par offre publique d’achat ou par
offre publique d’échange ;
- les titres représentant au moins 10% du capital d’une entreprise.
Unité comptable d’exploitation
Unité d’exploitation dont la comptabilité est tenue de façon
autonome : ensemble de l’entreprise ou division d’entreprise,
établissement par exemple.
Unité d’inventaire
Plus petite partie inventoriée sous chaque article de la nomenclature de
l’exercice.
Valeur ajoutée (brute)
Valeur ajoutée brute produite par l’entreprise. Elle exprime la création
ou l’accroissement de valeur apportée par l’entreprise dans l’exercice de
ses activités professionnelles courantes, aux biens et services en
provenance des tiers. Elle est mesurée par la différence entre la
production de la période et les consommations de biens et services
fournis par des tiers pour cette production.
Valeur d’inventaire
Valeur vénale d’un bien à la date de l’inventaire, c’est-à-dire le prix
présumé qu’accepterait d’en donner un acquéreur éventuel de
l’entreprise dans l’état et le lieu où se trouve le dit bien. La valeur
vénale doit être appréciée en fonction de la situation de l’entreprise ; au
moment de la comptabilisation du bien, l’hypothèse retenue sera le
plus souvent, celle d’une continuité économiquement justifiée de
l’exploitation.
Valeurs mobilières
Ensemble des valeurs mobilières immobilisées et de placement.
Valeurs mobilières de placement
Titres acquis en vue de réaliser un gain en capital à brève échéance.
Ventilateurs
Mise en œuvre des opérations d’affectation, de répartition et
d’imputation permettant de traduire les charges en coûts.
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