Rapport Trimestriel sur la Situation des Droits de l'Homme en Haïti
Resume — Ce rapport du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) couvre la situation des droits de l'homme d'octobre à décembre 2025. Il détaille la violence généralisée, y compris les meurtres, les blessures, les enlèvements et la violence sexuelle, principalement attribués aux gangs, aux groupes d'autodéfense et aux forces de sécurité. Le document examine également le fonctionnement du système judiciaire et les efforts de soutien aux institutions nationales et à la société civile.
Constats Cles
- Au moins 1 523 personnes ont été tuées et 806 blessées par des gangs, des groupes d'autodéfense et les forces de sécurité entre octobre et décembre 2025, portant le total pour 2025 à 5 915 tués et 2 708 blessés.
- La violence sexuelle liée aux gangs a persisté, avec au moins 301 victimes documentées en octobre-novembre 2025, contribuant à un total de 1 753 cas pour l'année.
- Les opérations des forces de sécurité, parfois soutenues par la Force de suppression des gangs (GSF), ont empêché les gangs d'étendre leur contrôle sur la capitale, mais les abus ont persisté dans les zones sous leur contrôle.
- Le système judiciaire a fait face à des contraintes persistantes, avec des progrès limités dans les enquêtes sur les massacres et les violations graves des droits de l'homme, malgré quelques actions positives comme les certifications de magistrats.
- Le trafic et l'exploitation des enfants par les gangs sont restés une préoccupation majeure, forçant les enfants à participer à des activités criminelles et les exposant à une violence sévère.
Description Complete
Ce rapport trimestriel du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) offre un aperçu complet de la situation des droits de l'homme en Haïti d'octobre à décembre 2025. Il documente une violence généralisée, incluant 1 523 meurtres et 806 blessés durant cette période, principalement attribués aux activités des gangs, aux opérations des forces de sécurité et aux groupes d'autodéfense. Le rapport détaille l'impact de la violence des gangs sur les droits économiques, sociaux et culturels, y compris les déplacements forcés, l'extorsion et la destruction de biens, ainsi qu'un nombre significatif d'enlèvements (156) et de cas de violence sexuelle (301).
En outre, le rapport examine les défis au sein du système judiciaire, notant des contraintes persistantes en matière de ressources et des progrès limités dans les enquêtes sur les violations graves des droits de l'homme et les massacres. Il souligne quelques développements positifs, tels que la certification des magistrats et l'inauguration de nouveaux tribunaux, mais aussi des problèmes persistants comme la détention provisoire prolongée et les conditions de détention inhumaines. Le document conclut en décrivant le soutien apporté aux institutions nationales et à la société civile, y compris la formation de la police et de la Force de suppression des gangs, ainsi que les efforts de lutte contre l'exploitation des enfants et la violence sexuelle.