Pauvreté et Inondations à Cap-Haïtien
- Les inondations créent des perturbations importantes dans la vie des ménages avec des interruptions dans l'école des enfants et des destructions aux routes et chemins.
- Les ménages pauvres et ceux vivant dans des zones à haut risque souffrent plus des inondations que la population moyenne de Cap-Haïtien.
- Les ménages affectés par les inondations subissent une diminution de la consommation par habitant de 12 pour cent bien que statistiquement non significatif.
- Près de la moitié des ménages affectés par les inondations rapportent ne pas pouvoir restaurer leur consommation aux niveaux d'avant l'inondation.
- Deux ménages sur trois utilisent leurs économies pour faire face aux inondations tandis que les réductions de la consommation alimentaire constituent un autre mécanisme d'adaptation commun parmi les ménages pauvres.
Ce rapport de la Banque mondiale analyse la relation complexe entre la pauvreté et les inondations à Cap-Haïtien, en Haïti, en utilisant les données de l'Enquête sur les Risques Climatiques et la Pauvreté (CRPS) collectées entre octobre et novembre 2018. Cap-Haïtien, nichée dans une baie et abritant un grand bassin fluvial, fait face à des inondations dévastatrices pendant la saison des pluies en raison d'une urbanisation rapide et incontrôlée, d'installations illégales le long des berges, et d'une capacité de rétention des bassins versants réduite.
L'étude examine cette relation à travers trois dimensions clés : l'exposition (la mesure dans laquelle les ménages pauvres sont affectés par les inondations), la vulnérabilité (l'ampleur des effets des inondations sur les ménages pauvres), et la résilience (la capacité des ménages pauvres à se préparer, faire face et récupérer des inondations). La recherche révèle que les catastrophes naturelles fréquentes et sévères peuvent augmenter la vulnérabilité des ménages de Cap-Haïtien à tomber dans des pièges de pauvreté, affectant particulièrement les populations les plus pauvres.
L'analyse montre que les inondations créent des perturbations importantes dans la vie des ménages, y compris des interruptions de la scolarisation des enfants et la destruction des routes et chemins. Les ménages pauvres et ceux vivant dans des zones à haut risque souffrent de manière disproportionnée plus des inondations que la population moyenne. L'étude révèle que les ménages affectés par les inondations subissent une diminution de 12 pour cent de la consommation par habitant, bien que cet effet soit statistiquement non significatif.
Les ménages démontrent une résilience très limitée, avec près de la moitié des ménages affectés par les inondations rapportant une incapacité à restaurer leur consommation aux niveaux d'avant l'inondation. Pour faire face aux inondations, deux ménages sur trois utilisent leurs économies, tandis que de manière inquiétante, les réductions de la consommation alimentaire servent comme autre mécanisme d'adaptation commun, particulièrement parmi les ménages pauvres.
Comment citer
Banque mondiale, 2020, Pauvreté et Inondations à Cap-Haïtien, consulté via HaitiDocs, https://www.haitidocs.org/doc/wb-2020-poverty-floods-cap-haitien