MINUHA - Rapport du Secrétaire général sur la question concernant Haïti (S/1995/46)
- Les violations des droits de l'homme ont reculé après l'arrivée de la force multinationale, mais la criminalité a augmenté avec l'effondrement des FADH.
- Quatre menaces pour la stabilité : soldats démobilisés et réseaux paramilitaires, justice faible, progrès économiques lents, élections.
- La Force de sécurité publique intérimaire n'a ni véhicules, ni radios, ni téléphones.
- La composante de police passe de 567 à 900 agents.
- Mandat prorogé de six mois jusqu'au 31 juillet 1995, relais vers le 31 mars.
Le rapport compte 17 pages et est présenté en application des paragraphes 8, 9 et 14 de la résolution 940 (1994) du Conseil de sécurité. Les violations des droits de l'homme ont reculé depuis l'arrivée de la force multinationale le 19 septembre 1994, mais l'effondrement des Forces armées d'Haïti (FADH) a laissé un vide sécuritaire : des meurtres sont signalés presque chaque jour à Port-au-Prince et un ou deux décès criminels par jour dans les campagnes, souvent le fait de bandes armées de fusils automatiques. Le rapport nomme quatre menaces : les soldats démobilisés et les réseaux paramilitaires, une justice incapable de traiter les abus passés et la criminalité actuelle, la lenteur de l'amélioration économique et les élections à venir.
La Force de sécurité publique intérimaire n'a ni véhicules, ni radios, ni téléphones, et la nouvelle Police nationale ne commencera à sortir de l'Académie de police qu'en juin 1995, au rythme d'environ 375 agents par mois. Le Secrétaire général recommande de porter la composante de police de 567 à 900 agents, de proroger le mandat de six mois et d'opérer le relais avec la force multinationale vers le 31 mars 1995.
Comment citer
Conseil de sécurité des Nations Unies, MINUHA - Rapport du Secrétaire général sur la question concernant Haïti (S/1995/46), https://documents.un.org/api/symbol/access?s=S%2F1995%2F46&l=en&t=pdf
- Titulaire des droits
- United Nations