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E/ICEF/2017/P/L.2
Nations Unies
Conseil économique et social
Distr. limitée
22 décembre 2016
Français
Original : anglais/espagnol/français
Pour décision
Fonds des Nations Unies pour l’enfance
Conseil d’administration
Première session ordinaire de 2017
7-9 février 2017
Point 8 de l’ordre du jour provisoire*
Descriptif de programme de pays
Haïti
Résumé
Le présent descriptif de programme de pays pour Haïti est soumis au Conseil
d’administration pour examen et adoption selon la procédure d’approbation tacite
lors de la présente session. Le descriptif de programme de pays inclut une
proposition de budget indicatif global pour la période 2017-2021, soit un montant de
23 625 000 dollars à imputer sur les ressources ordinaires, dans la limite des fonds
disponibles, et un montant de 125 000 000 dollars à prélever sur les autres
ressources, sous réserve du versement des contributions à des fins spéciales.
Conformément à la décision 2014/1 du Conseil d’administration, le présent
document reflète les commentaires émis par les membres du Conseil
d’administration sur le projet de descriptif de programme de pays qui a été présenté
12 semaines avant la première session ordinaire de 2017.
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Fondements du programme 1
1.
Selon les estimations, Haïti compterait actuellement 10,9 millions d’habitants,
dont 42 % ont moins de 18 ans et près de la moitié vit en zone urbaine. Dans ce
pays à faible revenu, le produit intérieur brut par habitant s’élève à 1 669 dollars. Il
occupe la 163 e place au classement des 188 pays selon l’indice de développement
humain 2015. Six Haïtiens sur dix (58,5 %) vivent dans la pauvreté monétaire et
23,8 % sont extrêmement pauvres (c.-à-d. vivent avec moins de 1,23 dollar par
jour). Près de 70 % des enfants âgés de moins de cinq ans vivent dans des ménages
pauvres.
2.
Les enfants sont également gravement touchés par la pauvreté
multidimensionnelle. Dans les zones urbaines, 82 % d’entre eux voient au moins un
de leurs besoins fondamentaux non satisfaits, tandis que ce taux atteint 97 % en
zone rurale. Le manque d’accès aux services de base est principalement dû aux
difficultés financières rencontrées par les familles, aux inégalités sociales, aux
capacités limitées des organismes publics et aux dépenses sociales insuffisantes.
3.
En raison de sa situation géographique, Haïti est particulièrement vulnérable
aux catastrophes naturelles et aux effets néfastes du changement climatique. Le pays
est ainsi exposé à une multitude de dangers : séismes, ouragans, inondations et
sécheresses. L’impact récent de l’ouragan Matthew, l’épidémie de choléra et le
tremblement de terre de 2010, qui exigeaient tous des interventions nationales et
internationales de grande envergure, ont prouvé à quel point il était nécessaire de
renforcer les mécanismes de gestion des risques de catastrophes aux niveaux
national et local.
4.
La vision pour le développement à long terme du pays est exposée dans le Plan
stratégique pour le développement d’Haïti, qui vise à en faire un pays émergent à
l’horizon 2030, en mettant l’accent sur l’amélioration de l’accès à la santé et à
l’éducation.
5.
Haïti a fait certains progrès pour s’acquitter de ses obligations internationales
en matière de droits des enfants et des femmes. Le pays a soumis ses rapports
périodiques de suivi au Comité des droits de l’enfant en 2013 et au Comité pour
l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes en 2014. Cette même année,
il a également ratifié le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de
l’enfant concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie
mettant en scène des enfants.
6.
Toutefois, le Comité des droits de l’enfant a noté que la Commission
interministérielle relative à la mise en œuvre de la Convention n’était pas encore
opérationnelle. En outre, Haïti n’a pas encore ratifié deux autres protocoles : celui
concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés et celui établissant une
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Sources des informations citées dans cette section : Institut haïtien de statistique et
d’informatique, Enquête sur les conditions de vie des ménages après séisme (2012); Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, La situation des enfants dans le monde 2016; Groupe
interorganisations des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité juvénile, Levels and trends
in child mortality report 2015; Ministère de la santé publique et de la population, Enquête sur la
mortalité, la morbidité et l’utilisation des services (EMMUS-V) (2012); Centers for Disease
Control and Prevention, Violence Against Children Survey 2012; Organisation panaméricaine de la
santé/Organisation mondiale de la santé, Interactive atlas of cholera outbreak in Hispaniola,
2010-2016.
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procédure de communications et le mécanisme de saisine. Le Comité pour
l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a reconnu les efforts
déployés par le gouvernement pour mettre en place un mécanisme de coordination
interministériel, mais a constaté que la politique nationale en matière d’égalité des
sexes et le plan d’action afférent n’étaient pas dotés d’un financement adéquat.
7.
Même si, globalement, la situation des enfants haïtiens s’est quelque peu
améliorée ces dernières années, les progrès ont été lents et inégaux. De profondes
inégalités et une exclusion systématique, en raison du lieu où ils vivent, de leur sexe
ou de leur statut socioéconomique, empêchent encore de nombreux enfants de
prendre un bon départ dans la vie.
8.
Les taux de mortalité chez les nourrissons et les enfants de moins de cinq ans
ont diminué de 49 et 52 % respectivement depuis 1990. Cependant, Haïti continue
d’afficher le taux de mortalité infantile le plus élevé de tous les pays d’Amérique
latine et des Caraïbes (52 décès pour 1 000 naissances vivantes). Près de la moitié
des décès de nourrissons surviennent dans les 28 premiers jours de la vie et sont
pour la plupart dus à des causes évitables, notamment des complications
obstétricales et néonatales, comme la septicémie, l’asphyxie ou des complications
liées à une naissance prématurée. Le manque de personnel qualifié et le déficit de
fournitures d’urgence pour les nouveau-nés sont deux goulots d’étranglement
majeurs qui contribuent à ces décès précoces.
9.
La mortalité maternelle a diminué de 43 % entre 1990 et 2015, passant de
630 décès pour 100 000 naissances vivantes à 359. Néanmoins, en Haïti, 63 % des
accouchements se déroulent en l’absence de personnel qualifié et seulement 36 %
ont lieu dans un établissement de santé.
10. L’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans demeure critique, d’autant
plus que les catastrophes naturelles se succèdent. La malnutrition chronique affecte
22 % des enfants, tandis que 11 % souffrent d’insuffisance pondérale. Les
mauvaises pratiques prédominent en matière d’alimentation des nourrissons et des
jeunes enfants : 40 % des enfants de moins de six mois bénéficient d’un allaitement
maternel exclusif et seulement 14 % des enfants âgés de 6 à 23 mois reçoivent
l’apport alimentaire minimum acceptable pour leur âge. L’anémie touche 65 % des
enfants de moins de cinq ans et 49 % des femmes en âge de procréer.
11. Le taux de prévalence du VIH/sida au sein de la population n’a presque pas
évolué depuis 2006 (il stagne à 2,2 %). Toutefois, le sida est la principale cause de
décès chez les adolescents haïtiens. Les filles et les jeunes femmes sont les plus
touchées, avec un taux de prévalence de 2,7 % contre 1,7 % pour les garçons et les
jeunes hommes. Bien que la quasi-totalité des adolescents ait entendu parler du
VIH/sida, seul un tiers environ possède des connaissances approfondies sur les
moyens de s’en protéger.
12. En Haïti, 42 % des habitants n’ont pas accès à des sources d’eau améliorées,
soit 52 % dans les zones rurales et 35 % dans les zones urbaines. En milieu urbain,
72 % n’utilisent pas d’installations sanitaires améliorées. Ce taux atteint 81 % dans
les zones rurales. La défécation à l’air libre est encore pratiquée par 19 % de la
population. Seuls 35 % des ménages ont accès à un point de lavage des mains
fonctionnel muni d’eau et de savon.
13. L’accès limité à l’eau potable et à l’assainissement augmente le risque de
maladies d’origine hydrique, en particulier le choléra. En Haïti, plus de
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750 000 personnes ont été infectées par le choléra depuis 2010 et cette maladie a
fait plus de 9 000 morts. Le risque de flambées de choléra dans le pays, récemment
exacerbé par les ravages causés par l’ouragan Matthew, est permanent.
14. Des progrès prometteurs ont été relevés sur le plan de la fréquentation des
écoles primaires et de la parité des sexes. Cependant, malgré les efforts déployés par
le gouvernement pour garantir l’enseignement primaire universel, de profondes
inégalités subsistent. Le taux net de scolarisation dans le primaire est plus faible
dans les zones rurales (73 %) que dans les zones urbaines (86 %) et nettement plus
faible dans certains départements, notamment l’Artibonite (70 %). Seuls 66 % des
enfants issus des ménages les plus pauvres fréquentent l’école primaire contre 92 %
chez les ménages les plus riches. Ces disparités s’expliquent par le fait que les
établissements scolaires sont en grande partie (80 %) privés et payants.
15. Lorsqu’un enfant assiste à l’enseignement préscolaire, il a ensuite plus de
chances de terminer le cycle primaire. Un enfant sur cinq en âge préscolaire ne
fréquente pas d’établissement d’enseignement, tandis que 18 % des enfants âgés de
6 à 11 ans ne vont pas à l’école primaire. Parmi les enfants qui abandonnent leurs
études dès le primaire, 8 sur 10 ont dépassé l’âge requis, soit parce qu’ils ont
commencé l’école tardivement, soit parce qu’ils ont redoublé à plusieurs reprises.
16. Le système éducatif haïtien est confronté à des défis de taille sur le plan de la
qualité de l’enseignement, un problème qui touche particulièrement les
communautés les plus pauvres. De nombreux enseignants n’ont ni les qualifications
ni les compétences élémentaires requises. Les enseignants les plus qualifiés sont
généralement affectés à des postes en zone urbaine plutôt qu’à la campagne. Il
n’existe en effet aucune mesure d’incitation qui les motiverait à travailler dans les
zones reculées.
17. Haïti doit encore s’atteler à la tâche de rétablir et de renforcer ses systèmes
afin de veiller à instaurer un environnement protecteur pour les enfants, dans un
contexte où un mineur sur quatre ne vit pas avec ses parents. Le pays compte plus
de 700 structures d’accueil non réglementées, qui prennent en charge près de
30 000 enfants, dont 80 % ne sont pas des orphelins. Étant donné que 2 enfants sur
10 ne sont pas enregistrés à la naissance, bon nombre d’entre eux risquent de se voir
refuser l’accès à la protection et aux services sociaux élémentaires.
18. L’exposition des enfants à la violence et aux mauvais traitements, y compris
les châtiments corporels et la violence basée sur le genre, est un problème majeur.
Une femme sur quatre et un homme sur cinq sont victimes d’abus sexuels avant
l’âge de 18 ans. En outre, 85 % des enfants de 2 à 14 ans font l’objet de méthodes
disciplinaires violentes chez eux, 79 % sont victimes de châtiments corporels et
16 % de châtiments corporels extrêmes.
19. Parmi les principaux enseignements tirés du programme de pays pour la
période 2012-2016 figure le besoin d’améliorer la coordination entre le travail mené
à l’échelle nationale et celui réalisé au niveau infranational, afin de veiller à ce que
les résultats obtenus au niveau local soient durables sur le plan financier et
institutionnel. Dans les situations d’urgence, l’UNICEF a joué un rôle déterminant
pour cibler les besoins des populations les plus vulnérables et lancer des initiatives
en adéquation avec les priorités nationales. Cependant, le décalage existant entre les
organismes nationaux, régionaux ou municipaux, d’une part, et les structures
locales, d’autre part, met en péril la viabilité des résultats à long terme. Si un
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renforcement des capacités institutionnelles était entrepris aux niveaux national,
régional et municipal, couplé à une mise en œuvre de stratégies au niveau local, le
programme serait plus en mesure de fournir des résultats continus et durables.
Priorités du programme et partenariats
20. Le programme de pays 2017-2021 pour Haïti cible les enfants les plus
défavorisés et exclus afin de garantir leur survie, leur développement, leur
participation et leur protection. À cette fin, l’UNICEF mettra l’accent sur les zones
de convergence programmatiques et géographiques entre les besoins des enfants les
plus démunis et plusieurs composantes sectorielles du programme.
21. À l’appui du Plan stratégique de développement d’Haïti, le programme de
pays aidera le gouvernement à remédier aux principaux goulots d’étranglement qui
entravent la réalisation des droits de l’enfant. Il contribuera directement aux
résultats du Plan-cadre des Nations Unies pour le développement durable (UNSDF)
pour 2017-2021 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
22. Un examen du programme de pays précédent, selon une perspective
sexospécifique, a mis en exergue les priorités et les stratégies à suivre en vue de
parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes pour la période
allant de 2017 à 2021. La question de l’égalité des sexes sera intégrée dans le
programme de pays, et les priorités ciblées dans ce domaine seront la lutte contre la
violence basée sur le genre au sein des familles et des communautés, la prévention
du VIH et l’autonomisation des adolescents.
23. L’UNICEF poursuivra ses efforts de coordination avec les parties prenantes
nationales pour veiller à ce que les interventions et les programmes du
gouvernement tiennent compte de la problématique du genre et soient axés sur
l’égalité des sexes. Étant donné que les multiples privations dont souffrent les
enfants les plus exclus sont généralement associées à des obstacles et à des goulots
d’étranglement communs, le programme reposera sur une approche multisectorielle.
24. Le programme s’appuiera sur six approches complémentaires : a) une
importance accrue accordée à la convergence multisectorielle dans les départements
prioritaires, dont plusieurs ont été touchés par des catastrophes naturelles et le
choléra, en particulier dans les communautés frontalières; b) une approche intégrée
et respectueuse de l’environnement, combinant notamment les interventions en
matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) et les mesures de lutte contre le
choléra, afin de renforcer la complémentarité et la continuité des activités
humanitaires et de développement; c) l’intégration des interventions sur le VIH/sida
dans l’ensemble du programme; d) l’intégration des programmes sur le genre et les
adolescents, en mettant l’accent sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes
et des enfants ainsi que sur la prévention du VIH; e) la prise en compte, dans chaque
composante du programme de pays, de l’atténuation des risques, de la préparation et
de la réponse aux situations d’urgence ; et f) une approche intégrée de la protection
sociale et de l’enfance afin d’atteindre les enfants les plus exclus.
25. La coopération Sud-Sud et la coopération horizontale avec les pays
d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi qu’avec d’autres régions, sera encouragée,
notamment dans les domaines de la justice pour mineurs, la prévention de la
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violence, les alternatives au placement des enfants en structure d’accueil et
l’enregistrement des naissances.
Santé
26. Le programme mettra l’accent sur le renforcement des systèmes de santé, en
soutenant l’élaboration de documents relatifs aux politiques, normes, stratégies et
plans d’action. Le plaidoyer en faveur d’une affectation efficace des ressources dans
le secteur de la santé sera fondé sur les données et les éléments de recherche tirés
d’une série d’enquêtes, l’amélioration des travaux administratifs de routine, et
l’analyse des obstacles et des goulots d’étranglement les plus courants. En étroite
collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF veillera à
ce que la santé des enfants soit prise en compte dans les plans nationaux de
préparation et de réponse aux situations d’urgence. L’UNICEF plaidera en faveur de
l’enregistrement systématique des naissances dans tous les établissements de santé,
tout en préconisant l’adoption et la promulgation d’une loi destinée à garantir aux
adolescents l’accès aux services de prévention du VIH et de santé reproductive.
27. L’UNICEF soutiendra la prestation de services de vaccination équitables en
appliquant l’approche « Atteindre chaque district » dans 70 communes à faible
couverture vaccinale. En étroite collaboration avec les interventions réalisées dans
les domaines de l’alimentation, du secteur EAH, de l’éducation et de la protection
de l’enfance, le programme soutiendra la prestation des soins de santé maternelle,
néonatale et infantile (SMNI) ainsi que la prévention de la transmission du VIH de
la mère à l’enfant dans les zones les plus défavorisées. La prise en charge des
enfants et des adolescents victimes de violence sera renforcée. Pour cela, les cas de
mauvais traitements infligés aux enfants seront relevés et consignés par les
établissements de santé. Par ailleurs, un ensemble complet de services liés au VIH
sera offert aux adolescents, y compris ceux vivant avec le VIH.
28. Le programme appuiera le renforcement des capacités du personnel de santé et
des départements sanitaires des différentes autorités, en vue d’assurer la prestation
intégrée des services et la bonne gestion de la chaîne d’approvisionnement, y
compris dans les situations d’urgence. Le programme vise notamment à mettre en
place une chaîne du froid reposant entièrement sur les énergies renouvelables dans
le cadre du programme élargi de vaccination (PEV) d’ici à 2021.
29. La mobilisation, la participation et l’implication des communautés en vue
d’encourager les normes sociales favorables seront assurées grâce à l’établissement
la mise en place de partenariats entre organisations de la société civile,
professionnels des médias, chefs religieux, traditionnels ou autres afin de
promouvoir la SMNI, en adoptant des approches novatrices pour diffuser les
informations de manière optimale.
30. L’UNICEF poursuivra sa collaboration avec l’OMS en tant qu’organisme chef
de file de l’élaboration des politiques en matière de santé, des lignes directrices et
des outils à utiliser, ainsi que de la surveillance des maladies. Le Fonds des Nations
Unies pour la population prendra la tête du renforcement des capacités
professionnelles pour la santé maternelle et des adolescents, tandis que le
Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida dirigera la coordination des
programmes de lutte contre le VIH.
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Nutrition
31. Dans le cadre de l’initiative « Renforcer la nutrition », l’UNICEF fournira un
appui technique pour accroître la capacité de coordination et de direction de l’Unité
de coordination du Programme national pour l’alimentation et la nutrition, dans les
interventions multisectorielles visant à traiter la malnutrition aiguë, et en particulier
concernant la mobilisation des ressources financières nationales, la production de
données pour étayer les programmes de nutrition et l’intégration du système
d’information sur la nutrition, ainsi que l’identification des acteurs et la réalisation
d’enquêtes auprès de ces derniers, à savoir la Mesure de la Mortalité, du Statut
Nutritionnel (et de la Sécurité Alimentaire) en Situations de Crise (SMART) et les
Connaissances, attitudes et pratiques (CAP).
32. L’UNICEF veillera à ce que les efforts déployés en matière de nutrition
accordent la priorité à la période de 1 000 jours comprise entre la conception et le
deuxième anniversaire de l’enfant, de sorte que les enfants bénéficient, à ce stade de
leur vie, d’interventions spécifiques destinées à améliorer leur alimentation et leur
développement, comme la prévention et le contrôle des carences en
micronutriments, et les pratiques en matière de soin et d’alimentation appropriées
aux nourrissons et aux jeunes enfants. D’autres approches multisectorielles prenant
en compte la nutrition seront également mises en avant, notamment celles portant
sur le développement de la petite enfance; l’autonomisation des femmes, la
scolarisation, la santé et les services de planification familiale; la protection sociale;
la santé mentale de la mère; la protection de l’enfance; et le secteur EAH.
33. Dans les communes les plus touchées par la malnutrition, l’UNICEF veillera à
ce que les établissements de santé et les acteurs communautaires aient la capacité de
fournir aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de cinq ans un
ensemble de services nutritionnels de qualité et peu onéreux. L’UNICEF apportera
un soutien technique à la mise en place de la stratégie des « cartons rouges »
élaborée par l’Unité de coordination dans les communes les plus touchées par la
malnutrition et renforcera la gestion de la chaîne d’approvisionnement en
suppléments nutritionnels vitaux.
34. Afin d’améliorer les bonnes pratiques d’alimentation et de soins des enfants
chez les personnes qui s’en occupent, ainsi que d’encourager le recours aux services
préventifs et curatifs en matière de nutrition, l’UNICEF axera son travail sur le
changement des comportements. Le programme s’efforcera ainsi de sensibiliser les
communautés et de prodiguer des conseils aux personnes qui s’occupent d’enfants,
en informant notamment sur l’alimentation optimale des enfants en bas âge et sur
d’autres pratiques nutritionnelles essentielles pour les enfants.
Eau, assainissement et hygiène
35. L’UNICEF veillera à ce que la Direction nationale de l’eau potable et de
l’assainissement (DINEPA), ainsi que les partenaires d’exécution du programme,
élaborent des stratégies, des plans opérationnels et des outils de suivi prenant en
compte les besoins des enfants dans le secteur EAH. Le programme appuiera le
renforcement des capacités du gouvernement et des divers intervenants. L’UNICEF
plaidera en faveur d’une augmentation des budgets affectés au secteur et
encouragera la poursuite du processus de réforme, du secteur que l’établissement de
partenariats public-privé.
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36. En relation avec les volets consacrés à la santé, à la nutrition et à l’éducation,
l’UNICEF contribuera à étendre la couverture des services EAH et à renforcer les
systèmes de gestion durable dans 15 communes constamment touchées par le
choléra et n’ayant qu’un accès limité à ces services. Les enseignements tirés des
programmes en cours permettront de renforcer les liens entre les systèmes
nationaux, régionaux, municipaux et communautaires ainsi que d’élaborer des
modèles réplicables à grande échelle.
37. Afin que les femmes, les enfants et leurs familles assimilent toute l’importance
de mettre fin à la pratique de la défécation à l’air libre et sachent à quels moments il
est impératif de se laver les mains avec du savon, l’UNICEF va mettre en œuvre,
aux côtés de ses partenaires, une stratégie globale en faveur d’un changement de
comportement, reposant notamment sur une mobilisation sociale, et la participation
et l’implication des communautés. Cette initiative contribuera à l’élimination du
choléra et sera menée parallèlement au développement des infrastructures
d’approvisionnement en eau et d’assainissement.
38. Pour veiller à ce que la DINEPA et ses partenaires aient la capacité de
répondre de manière coordonnée et efficace au choléra et à d’autres situations
d’urgence, l’UNICEF renforcera les systèmes de chloration et les installations de
traitement des eaux. Ces initiatives permettront à l’UNICEF de réagir rapidement en
cas de crise, d’atténuer les dommages causés à l’environnement et de renforcer la
résilience des communautés. Les interventions de l’UNICEF pour répondre aux
besoins urgents s’inscriront dans le cadre de ses Principaux engagements pour les
enfants dans l’action humanitaire.
39. L’UNICEF mettra sur pied des partenariats stratégiques par le biais de
l’alliance « Assainissement et eau pour tous », en promouvant notamment une
approche sectorielle destinée à garantir la cohérence et la complémentarité des
interventions parmi les principaux acteurs. La coordination avec le gouvernement et
les systèmes d’information seront deux piliers pour la gestion efficace du secteur.
Éducation
40. L’UNICEF appuiera l’accès à une éducation gratuite et à un apprentissage de
qualité à un âge adéquat pour tous les enfants, quel que soit leur profil
socioéconomique, en accordant une attention particulière aux plus défavorisés,
c’est-à-dire ceux vivant dans les zones rurales, souffrant d’un handicap ou ayant des
difficultés d’apprentissage. Le programme soutiendra la mise en œuvre des
politiques gouvernementales visant à ce que les enfants entrent dans le système
éducatif à l’âge requis, fréquentent assidument l’école, acquièrent les connaissances
voulues et terminent six années d’études du cycle d’enseignement primaire.
41. Le programme accordera la priorité à la préparation à l’école, à l’accès aux
études et au maintien de la fréquentation des établissements scolaires, à travers des
initiatives telles que le soutien aux campagnes de retour à l’école consistant à faire
du porte-à-porte pour recenser les enfants non scolarisés, en accordant une attention
particulière aux problèmes transfrontaliers. L’éducation parentale, destinée à inciter
les communautés à soutenir la scolarisation des enfants, favorisera l’inscription à
temps de ces derniers à l’école et contribuera à faire cesser la pratique des
châtiments corporels. Du matériel scolaire sera fourni aux nouveaux arrivants afin
de réduire le coût indirect des études pour les familles. La gestion participative des
écoles en collaboration avec les autorités locales augmentera également la
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scolarisation. Le travail effectué auprès des établissements préscolaires aura pour
vocation de garantir le passage à l’école primaire à l’âge requis.
42. Dans les écoles primaires, l’UNICEF contribuera à instaurer un environnement
d’apprentissage de qualité dans les trois premières années d’études, en renforçant
les méthodes de lecture, d’écriture et de calcul, en améliorant les compétences
pédagogiques des enseignants et des inspecteurs, en appuyant la certification des
enseignants, en introduisant un système d’alerte précoce en cas d’absentéisme des
élèves et en soutenant la création de clubs scolaires pour encourager les bonnes
pratiques. Pour répondre aux besoins des enfants ayant dépassé l’âge requis, le
programme contribuera à la mise au point de formules d’apprentissage alternatives
et de programmes pédagogiques adaptés à l’intention des adolescents et des enfants
à risque d’exclusion scolaire plus âgés que l’âge requis.
43. L’UNICEF continuera à produire des données et des études portant sur les
enfants non scolarisés et sur la violence à l’école, en vue de faciliter la prise de
décisions. Le programme soutiendra l’élaboration de nouveaux plans éducatifs et
renforcera les systèmes d’information administratifs, d’analyse et de planification
au niveau des départements. Par ailleurs, l’UNICEF cherchera à dialoguer et à
plaider en faveur de l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs
concernés, y compris les enfants.
Protection de l’enfant
44. Afin de réduire l’incidence de la violence à l’égard des enfants et de lutter
contre la maltraitance, la négligence et l’exploitation dont ils sont victimes,
l’UNICEF continuera de soutenir la décentralisation des services essentiels de
protection de l’enfance, y compris au sein même de l’organisme national compétent
en la matière, l’Institut du bien-être social et de recherches. Le programme appuiera
le renforcement des capacités de cet institut en vue de l’aider à diriger l’élaboration
et la mise en œuvre de protocoles intersectoriels pour la notification et la prise en
charge des cas de maltraitance d’enfants, en accordant une attention particulière aux
violences basées sur le genre touchant les enfants, aussi bien au niveau national
qu’au niveau départemental. Le programme contribuera à l’adoption de lois portant
sur la réforme de l’Institut et le code de protection de l’enfance. En outre, il
renforcera les cadres politiques, réglementaires et budgétaires, ainsi que la
coordination sectorielle. Par ailleurs, il promouvra d’autres normes nationales de
prise en charge, reposant sur les soins parentaux.
45. Une approche convergente avec d’autres composantes du programme sera
mise en œuvre pour réduire l’incidence de certaines formes de violence à l’égard
des enfants. Les familles et les enfants les plus exposés seront identifiés à l’aide
d’évaluations intersectorielles harmonisées de la vulnérabilité. La question des
normes sociales qui perpétuent la violence, y compris la violence sexuelle et basée
sur le genre, sera adressée à travers le dialogue social. Le programme promouvra en
outre les pratiques communautaires et parentales visant à favoriser et à protéger
l’enfant. Les travailleurs sociaux seront formés dans le cadre d’initiatives visant à
améliorer l’accès des enfants et des communautés vulnérables à des services sociaux
de qualité, en mettant l’accent sur les foyers dirigés par des femmes et sur les
enfants les plus exposés.
46. L’UNICEF soutiendra les démarches entreprises par le gouvernement en vue
de limiter le nombre d’enfants placés en structures d’accueil. Les principales
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stratégies en ce sens consisteront à éviter que les enfants soient séparés de leur
famille, à aider les familles à assumer leurs responsabilités en matière d’éducation
des enfants, à mettre au point des mécanismes de prise en charge alternatifs et à
faciliter la transition entre le placement en structure d’accueil et la prise en charge
par la famille. Le programme s’attaquera également en priorité au travail
domestique des enfants, à la fois en empêchant leur placement et en veillant à
l’établissement de mécanismes pour les soustraire au monde du travail.
47. L’attention particulière accordée à la justice pour mineurs vise à réduire le
taux de détention préventive prolongée de mineurs et à améliorer le travail social
mené auprès des enfants en conflit avec la loi. Pour ce faire, le programme appuiera
les interventions préventives et la réinsertion sociale des enfants, ainsi que le
renforcement des capacités des services de police et du secteur judiciaire, à travers
notamment la création de tribunaux pour mineurs, l’assistance juridique et la
nomination de juges spécialisés.
48. L’UNICEF renforcera la dynamique et les mécanismes communautaires de
protection de l’enfance dans les zones ciblées. Une plate-forme nationale de
communication, conçue en étroite collaboration avec les ministères concernés, se
penchera notamment sur l’éducation parentale, afin de mieux faire comprendre au
public l’impact de la violence et le rôle protecteur qui incombe aux détenteurs
d’obligations, ainsi que d’améliorer l’aptitude des adultes à éduquer les enfants. Le
programme vise à développer les compétences pratiques chez les enfants et les
adolescents, à travers l’éducation par les pairs, les modèles masculins de
socialisation et le dialogue social, notamment par le biais d’activités pertinentes au
niveau local, comme le théâtre et les arts.
49. Le programme réduira les goulots d’étranglement relatifs à l’enregistrement
des naissances en appuyant l’amélioration du cadre institutionnel, ainsi qu’en
perfectionnant les chaînes d’approvisionnement, la sensibilisation des communautés
et l’intégration au sein du système de santé. Il testera le recours à la technologie
mobile en vue d’améliorer la prestation des services et le suivi de l’enregistrement
des naissances.
50. La création de partenariats stratégiques avec des programmes de protection
sociale ou des acteurs de la microfinance en vue d’assurer l’inclusion, dans les
évaluations, des critères de ciblage de la protection de l’enfance, contribuera à
remédier aux situations socioéconomiques défavorables, principal facteur de
séparation des familles. En tirant parti du soutien des bailleurs de fonds pour la mise
sur pied d’un système intégré de gestion des dossiers, l’UNICEF préconisera et
soutiendra l’intégration, au sein des systèmes d’information de routine existants, de
la collecte et de la gestion des données relatives à la protection de l’enfance.
Efficacité du programme
51. À l’appui des cinq composantes programmatiques, cette composante garantit
l’efficacité de l’exécution du programme, y compris dans les situations d’urgence.
Elle sert également à assurer la coordination et la cohérence entre les différents
volets du programme, à gérer les relations extérieures et les communications
institutionnelles, à entreprendre le suivi et l’évaluation du programme, et à
promouvoir l’intégration de la problématique de l’égalité des sexes.
52. Un appui sera fourni aux composantes du programme afin de renforcer les
capacités statistiques et d’assurer la production régulière de données, notamment sur
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la pauvreté des enfants. Au niveau local, en particulier dans les départements
prioritaires, l’amélioration des données permettra le repérage et le suivi des enfants
exclus et de leur famille. En outre, le programme facilitera le suivi des dépenses
sociales destinées aux enfants, en vue d’améliorer l’efficacité, l’efficience, l’équité,
la transparence et la viabilité de ces dépenses sociales.
53. Dans les situations d’urgence, l’UNICEF est appelé à jouer un rôle de premier
plan pour soutenir les interventions du Ministère de la santé, de la Direction
nationale de l’eau potable et de l’assainissement, de l’Institut du bien-être social et
de recherches et du Ministère de l’éducation. Il soutiendra la prise en charge
intégrée des cas de malnutrition aiguë et favorisera la convergence des composantes
consacrées à la nutrition, à la santé, au secteur EAH et à la protection sociale afin de
répondre rapidement à la crise. Les stratégies reposeront sur la promotion de la
réduction des risques de catastrophe au niveau de l’école, en mettant notamment
l’accent sur les enjeux du changement climatique et la riposte aux crises graves pour
éviter l’interruption des cours.
Tableau récapitulatif du budget
(En milliers de dollars des États-Unis)
Ressources
ordinaires
Autres
ressources
Total
Santé
4 000
22 500
26 500
Nutrition
2 250
15 000
17 250
EAH
1 750
50 000
51 750
Éducation
3 500
15 000
18 500
Protection de l’enfance
1 750
10 000
11 750
Efficacité du programme
10 375
12 500
22 875
23 625
125 000
148 625
Composante du programme
Total
Programme et gestion des risques
54. Le présent descriptif de programme de pays souligne les contributions de
l’UNICEF aux résultats nationaux et constitue le premier outil/support de reddition
de comptes au Conseil d’administration concernant l’alignement des résultats et les
ressources attribuées au programme au niveau du pays. La responsabilité des
dirigeants aux niveaux du pays, de la région et du siège vis-à-vis des programmes
de pays est inscrite dans le programme de l’organisation et dans les politiques et
procédures opérationnelles.
55. Le programme de pays, qui sera coordonné par le Ministère de la planification
et de la coopération externe, est conforme au Plan stratégique de développement
d’Haïti, au Plan-cadre des Nations Unies pour le développement durable (UNSDF)
et aux objectifs de développement durable, en ce qu’il promeut la bonne
gouvernance et la cohésion sociale, ainsi que le renforcement de l’équité et de
l’accès des populations les plus vulnérables aux services sociaux de base et à la
protection sociale.
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56. Le programme est confronté à trois risques majeurs, à savoir : le déclin
continu des ressources accordées à l’aide en raison de l’évolution des priorités des
bailleurs de fonds; la capacité limitée des partenaires en matière de gestion et de
communication d’informations axées sur les résultats; et la forte exposition du pays
aux catastrophes. Pour atténuer ces risques, les partenariats associés au programme
seront diversifiés, tandis que les capacités du gouvernement seront renforcées dans
le domaine de la planification, du suivi et de l’évaluation des politiques et des
programmes sociaux, tout comme dans celui de la réduction des risques de
catastrophe, la préparation et la réponse aux situations d’urgence.
57. L’UNICEF améliorera la qualité, l’efficience et l’efficacité du programme en
renforçant l’accent mis sur la gestion axée sur les résultats et le suivi des indicateurs
programmatiques et opérationnels dans les plans de travail. Un suivi régulier de ces
activités sera effectué, afin de détecter tout éventuel retard de mise en œuvre et d’y
remédier rapidement. Pour gérer les risques financiers et les risques liés aux
programmes
avec
les
partenaires
d’exécution,
l’UNICEF
appliquera
scrupuleusement le cadre de la politique harmonisée concernant les transferts de
fonds dans son travail avec les autres organismes des Nations Unies.
58. L’UNICEF poursuivra son travail à partir de son bureau de pays à Port-auPrince ainsi que deux sous-bureaux aux Cayes et à Jérémie, et deux antennes à
Hinche et Gonaïves. Les détachements dans certaines zones du pays permettront
d’améliorer la convergence programmatique et la programmation conjointe des
Nations Unies.
Suivi et évaluation
59. Les résultats globaux du programme de pays seront suivis à l’aide du cadre de
résultats et de ressources et du plan d’évaluation chiffré. Au nombre des moyens de
vérification figureront les enquêtes auprès des ménages, les résultats du
recensement et les données administratives, ainsi que les rapports de suivi sur les
droits de l’homme (c.-à-d. les rapports sur la suite donnée aux observations du
Comité des droits de l’enfant et du Comité pour l’élimination de la discrimination à
l’égard des femmes, ainsi que sur les progrès accomplis dans la réalisation des
objectifs de développement durable). Le programme renforcera les capacités
institutionnelles afin d’inclure progressivement la question de l’égalité des sexes
dans les principaux domaines du programme, tel que préconisé par l’examen
sexospécifique.
60. Pour surveiller l’élimination des principaux goulots d’étranglement qui
empêchent les enfants de faire valoir leurs droits, des examens annuels permettront
de suivre régulièrement les progrès réalisés en ce qui concerne les produits du
programme, d’identifier les obstacles, de tirer des enseignements, et de suggérer des
modifications nécessaires. Une attention particulière sera accordée au suivi des
enjeux transversaux, tels que ceux liés à l’égalité des sexes et aux adolescents.
61. Compte tenu de son alignement sur l’UNSDF, le programme s’appuiera sur le
cadre de suivi et d’évaluation de ce dernier, ainsi que sur les mécanismes nationaux
de suivi et d’évaluation. Il viendra compléter les systèmes existants de gestion des
données administratives aux niveaux national et local. Dans les communes ciblées
par les activités convergentes, le programme soutiendra un système renforcé de
gestion des données afin de permettre le suivi en temps réel des vulnérabilités des
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familles, ainsi que des progrès accomplis dans l’élimination des obstacles et des
goulots d’étranglement.
62. L’UNICEF travaillera en partenariat avec l’Institut haïtien de statistique et
d’informatique ainsi que d’autres institutions compétentes pour renforcer la capacité
du pays à surveiller la situation des enfants et des femmes et à détecter les inégalités
et les vulnérabilités. Une enquête démographique et de santé sera menée à l’échelle
nationale sur la mortalité, la morbidité et l’utilisation des services (EMMUS-VI).
Elle fournira des données de référence pour le programme de pays et pour
l’établissement de rapports sur les progrès accomplis dans la réalisation des
objectifs de développement durable.
63. Des initiatives novatrices seront lancées pour améliorer le suivi de la situation
des enfants, qui sera soigneusement documentée afin d’étayer efficacement
l’amélioration continue des stratégies et des approches adoptées.
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Annexe
Cadre de résultats et de ressources
Programme de coopération entre le gouvernement de Haïti et l’UNICEF, 2017-2021
Convention relative aux droits de l’enfant : articles 3, 6 à 13, 15, 18 à 26, 28 et 29, 31 et 32, 34, 36 à 37, 39 et 40.
Priorités nationales : Plan stratégique de développement d’Haïti : 1. La refondation territoriale : 1.8 Étendre les services d’alimentation en eau
potable et d’assainissement; 3. La refondation sociale : 3.2 Accroître l’accès à l’éducation préscolaire, fondamentale et secondaire, 3.3 Accroître
l’accès aux services de santé, 3.9 Assurer l’égalité de genre, 4. La refondation institutionnelle : 4.1 Réviser le cadre légal, 4.5 Décentraliser,
4.6 Renforcer la société civile, 4.7 Renforcer l’administration de la justice et de la sécurité.
Objectifs de développement durable : 1 à 6, 8, 10, 16 et 17
Résultats attendus du Plan-cadre des Nations Unies pour le développement durable (UNSDF) impliquant l’UNICEF. Résultat 2 : la population,
en particulier les groupes vulnérables, est davantage en mesure d’accéder à des services sociaux de qualité et de les utiliser, sur un pied d’égalité, y
compris les services d’éducation et de santé universels. Résultat 3 : les organismes publics adoptent et mettent en œuvre des politiques axées sur
l’égalité, ainsi que des mesures préventives, curatives et de protection contre la violence et la discrimination, fondées sur les droits de l’homme, en
faveur des groupes vulnérables.
Résultats associés au plan stratégique de l’UNICEF : santé; VIH/sida; eau, assainissement et hygiène (EAH); nutrition; éducation; protection de
l’enfant; inclusion sociale
Résultats de l’UNICEF
1. D’ici à fin 2021, les
femmes enceintes, les
nouveau-nés, les enfants
et les adolescents utilisent
les services de santé
destinés aux interventions
à fort impact et des soins
de qualité qui favorisent
les comportements sains.
Principaux indicateurs de
progrès, données de référence
(DR) et cible (C)s
Pourcentage de naissances
vivantes assistées par un
personnel de santé qualifié
(médecin, infirmière, sagefemme ou sage-femme
auxiliaire)
DR : 36 %
C : 50 %
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Pourcentage d’enfants âgés
de moins d’un an qui
reçoivent un vaccin contre la
rougeole au niveau national
Ressources indicatives par résultat du
programme de pays
(en milliers de dollars des États-Unis)
Ressources ordinaires (RO)
Autres ressources (AR)
Moyens de vérification
Produits indicatifs du programme de pays
Enquête sur la
mortalité, la
morbidité et
l’utilisation des
services (EMMUSVI), Système
d’information
sanitaire national
unique (SISNU)
Le Ministère de la santé et ses
entités décentralisées possèdent des
outils pour assurer une santé
maternelle, néonatale et infantile
fondée sur des données et pour
faciliter l’accès des adolescents aux
services, y compris dans les
situations d’urgence.
EMMUS-VI,
SISNU, rapports du
programme élargi
de vaccination
Un ensemble intégré de services de
santé de qualité est disponible pour
les nouveau-nés, les enfants et les
femmes, en particulier les plus
Partenaires principaux,
cadres de partenariat
Ministère de la santé
publique et de la
population
Ministère de la
jeunesse et des
sports
Administration
centrale et locale et
autorités
administratives
RO
AR
Total
4 000
22 500
26 500
16-22845
Résultats de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, données de référence
(DR) et cible (C)s
Ressources indicatives par résultat du
programme de pays
(en milliers de dollars des États-Unis)
Ressources ordinaires (RO)
Autres ressources (AR)
Moyens de vérification
DR : 38 % (2012)
C : à déterminer en 2017
Pourcentage de jeunes
EMMUS-VI
femmes et de jeunes
hommes (âgés de 15 à
24 ans) ayant des
connaissances complètes sur
le VIH et le sida
Produits indicatifs du programme de pays
Partenaires principaux,
cadres de partenariat
défavorisés, dans les communes
ciblées.
Organismes des
Nations Unies
Les responsables des enfants dans
les communes ciblées connaissent
les principales pratiques à adopter
en ce qui concerne les soins de
santé et les services disponibles.
Organisations non
gouvernementales
(ONG)
La Direction nationale de l’eau
potable et de l’assainissement
(DINEPA) et les partenaires
disposent de politiques, de
stratégies, de plans, de budgets et
d’outils de suivi du secteur EAH
appropriés.
DINEPA
RO
AR
Total
1 750
50 000
51 750
Société civile et
communautés
DR :
Femmes : 35 % (2012)
Hommes : 28 % (2012)
C:
Femmes : 50 %
Hommes : 50 %
2. D’ici à fin 2021, les
enfants, les femmes et
leur famille en milieu
rural et urbain utilisent
des services EAH
améliorés, équitables et
durables, ce qui contribue
à la réduction de
l’incidence du choléra en
Haïti.
Pourcentage de la
population utilisant une
source d’eau améliorée dans
les zones rurales et urbaines
DR :
Zones rurales : 48 % (2015)
Zones urbaines : 65 %
(2015)
C:
Zones rurales : 56 %
Zones urbaines : 71 %
Pourcentage de population
pratiquant la défécation à
l’air libre dans les zones
rurales et urbaines
Programme
commun
OMS/UNICEF de
surveillance de
l’eau et de
l’assainissement,
EMMUS-VI
Dans 15 communes rurales et
urbaines touchées par les épidémies
de choléra, les enfants, les femmes
et leur famille ont accès à des
services d’eau et d’assainissement
améliorés et durables.
Ministère de la santé
publique et de la
population
Ministère de
l’économie et des
finances
Ministère de
l’éducation
Organismes des
Nations Unies
Dans 15 communes rurales touchées ONG
par les épidémies de choléra, les
enfants, les femmes et leur famille
Société civile et
sont conscients de l’importance de
communautés
mettre fin à la pratique de la
défécation à l’air libre et savent
quand il faut impérativement se laver
les mains au savon.
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DR :
Zones rurales : 35 % (2015)
Zones urbaines : 8 % (2015)
C:
Zones rurales : 15 %
Zones urbaines : 2 %
Programme
commun
OMS/UNICEF de
surveillance de
l’eau et de
l’assainissement,
EMMUS-VI,
rapport de
cartographie des
points d’eau, 2016
Pourcentage de ménages
disposant d’un poste de
lavage des mains avec de
l’eau et du savon dans les
zones rurales et urbaines
Moyens de vérification
Produits indicatifs du programme de pays
Partenaires principaux,
cadres de partenariat
RO
AR
Total
2 250
15 000
17 250
EMMUS-VI
La DINEPA et ses partenaires sont
davantage en mesure d’intervenir
efficacement et de manière
coordonnée face aux situations
d’urgence liées au secteur EAH, y
compris le choléra.
DR :
Zones rurales : 28 % (2012)
Zones urbaines : 44 %
(2012)
C:
Zones rurales : 48 %
Zones urbaines : 60 %
Taux d’incidence du choléra Direction
d’épidémiologie, de
DR : 0,5 %
laboratoire et de
C : 0,1 %
recherches
3. D’ici à fin 2021, les
femmes enceintes et
allaitantes, et les garçons
et les filles de moins de
cinq ans, les plus touchés
par la malnutrition aiguë
et chronique ont accès sur
un pied d’égalité à un
ensemble de services
nutritionnels intégrés,
essentiels et de qualité.
Pourcentage d’enfants (âgés
de 6 à 59 mois) ayant reçu
deux doses annuelles de
suppléments en vitamine A
EMMUS-VI,
compte rendu de la
campagne nationale
DR : 44 % (2012)
C : 60 %
Pourcentage d’enfants (âgés
de 0 à 5 mois) nourris
exclusivement au sein
EMMUS-VI
DR : 40 % (2012)
C : 60 %
Pourcentage de femmes
enceintes ayant reçu des
doses de fer et d’acide
folique pendant au moins
90 jours
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DR : 30 % (2012)
C : 50 %
Les organismes chargés de la
nutrition disposent des outils et des
connaissances nécessaires pour
élaborer une politique nutritionnelle
et assurer des interventions
coordonnées et intégrées en matière
de nutrition, y compris dans les
situations d’urgence.
EMMUS-VI,
SISNU
Dans les 22 communes les plus
touchées par la malnutrition, les
établissements de santé et les
structures communautaires
possèdent les outils requis pour
fournir aux femmes enceintes et
allaitantes et aux enfants de moins
de cinq ans un ensemble
d’interventions préventives
essentielles de qualité et pour traiter
les cas de malnutrition aiguë sévère.
Ministère de la santé
publique et de la
population
Ministère de la
planification et de la
coopération externe
Organismes des
Nations Unies
ONG
Société civile et
communautés
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Résultats de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, données de référence
(DR) et cible (C)s
Ressources indicatives par résultat du
programme de pays
(en milliers de dollars des États-Unis)
Ressources ordinaires (RO)
Autres ressources (AR)
16-22845
Résultats de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, données de référence
(DR) et cible (C)s
Pourcentage d’enfants
souffrant de malnutrition
chronique
Ressources indicatives par résultat du
programme de pays
(en milliers de dollars des États-Unis)
Ressources ordinaires (RO)
Autres ressources (AR)
Moyens de vérification
Produits indicatifs du programme de pays
EMMUS-VI
Dans les 22 communes les plus
touchées par la malnutrition, les
femmes enceintes et allaitantes,
ainsi que les responsables d’enfants
de moins de cinq ans, connaissent
les pratiques d’alimentation
appropriées.
DR : 22 % (2012)
C : 18 %
4. D’ici à fin 2021, les
filles et les garçons sont
intégrés dans un système
éducatif inclusif de
qualité.
Nombre de filles et de
Étude sur les
garçons non scolarisés (âgés enfants non
de 6 à 14 ans)
scolarisés,
EMMUS VI
DR : 321 947 (2015)
C : moins de 220 000
Score moyen des élèves de
4e année aux épreuves de
lecture
Études fondées sur
des échantillons et
évaluations
nationales
DR : 40
C : > 60
Dans les communes sélectionnées
de cinq départements ciblés, le
personnel scolaire et les
communautés sont parvenus à
accroître les possibilités d’accès à
l’éducation préscolaire et au
premier cycle de l’éducation de
base à l’âge requis, en particulier
chez les enfants exclus.
Dans cinq départements ciblés, les
écoles publiques des communes
sélectionnées sont équipées pour
faciliter l’apprentissage et
l’achèvement des études chez les
filles et les garçons inscrits dans
l’enseignement préscolaire et à
l’école primaire.
Partenaires principaux,
cadres de partenariat
Ministère de
l’éducation
RO
AR
Total
3 500
15 000
18 500
1 750
10 000
11 750
Ministère des
affaires sociales
Instituts officiels de
formation
Organismes des
Nations Unies
ONG
Société civile et
communautés
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5. D’ici à fin 2021, les
enfants les plus exposés
au risque de violences ont
accès à des services de
prévention et
d’intervention de qualité
Pourcentage d’enfants en
détention préventive
prolongée parmi les enfants
en conflit avec la loi
DR : 73 %
Informations
fournies par les
tribunaux pour
mineurs et
l’administration
pénitentiaire
L’administration nationale,
départementale et locale est équipée
d’instruments, de ressources et de
processus intersectoriels destinés à
prévenir et à traiter la violence, la
maltraitance et la négligence, y
Ministère des
affaires sociales,
Division du bienêtre social
E/ICEF/2017/P/L.2
À l’échelle nationale et locale, le
Ministère de l’éducation a accru
leur capacité à identifier et à traiter
les goulots d’étranglement qui
entravent l’accès des enfants au
système éducatif, en particulier les
enfants non scolarisés ou qui
dépassent l’âge requis, y compris
dans des situations d’urgence.
et à des mécanismes de
protection au niveau de la
famille et de la
communauté.
Moyens de vérification
C : 40 %
Produits indicatifs du programme de pays
Partenaires principaux,
cadres de partenariat
compris dans les situations
d’urgence.
Ministère de la
justice
Nombre d’enfants (âgés de Enquêtes auprès des
0 à 17 ans) placés en structures d’accueil, Dans les départements ciblés, les
structures d’accueil
Institut du bien-être prestataires de services sociaux
social et de
(protection sociale, justice, sécurité,
DR : 32 000
recherches (IBESR) éducation et santé) ont la capacité,
C : 25 000
en collaboration avec la société
civile et les dirigeants
Nombre d’enfants (âgés de
Décisions de
communautaires, de prévenir et de
0 à 17 ans) privés de soins
placement en
signaler les cas de violence,
parentaux placés en familles famille d’accueil,
d’exploitation et de maltraitance à
d’accueil
IBESR
l’égard des enfants et de repérer,
d’orienter et de prendre en charge
DR : 11
les enfants qui en sont victimes.
C : 500
RO
AR
Total
10 375
12 500
22 875
Ministère de
l’intérieur, Direction
de l’administration
pénitentiaire
Organismes des
Nations Unies
ONG
Société civile et
communautés
Les communautés, les parents, les
enfants et les adolescents
comprennent les avantages que
procure la protection des enfants
contre les violences, et font preuve
d’une plus grande capacité à assurer
cette protection, y compris dans la
petite enfance.
Dans les zones ciblées, les services
d’état civil sont en mesure
d’enregistrer les naissances
déclarées conformément aux
normes nationales et en
coordination avec les services de
santé.
16-22845
6. Le programme de pays
est conçu, coordonné,
géré et soutenu de
manière efficace pour
respecter les normes de
qualité applicables aux
programmes en ce qui
concerne la réalisation des
résultats en faveur des
enfants, y compris dans
Pourcentage des résultats et Rapport annuel
des produits énoncés dans le
descriptif de programme de
pays qui sont présentés dans
les rapports annuels comme
« en bonne voie » ou
pleinement réalisés
DR : 0 % (2017)
C : 100 % (2021)
L’UNICEF et ses partenaires
obtiennent des conseils, des outils
et des ressources pour gérer
efficacement le programme de
pays, y compris dans des situations
d’urgence.
L’UNICEF et ses partenaires
obtiennent des conseils, des outils
et des ressources pour effectuer un
Ministère de la
planification et de la
coopération externe
Ministère de
l’économie et des
finances
Société civile
E/ICEF/2017/P/L.2
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Résultats de l’UNICEF
Principaux indicateurs de
progrès, données de référence
(DR) et cible (C)s
Ressources indicatives par résultat du
programme de pays
(en milliers de dollars des États-Unis)
Ressources ordinaires (RO)
Autres ressources (AR)
16-22845
Résultats de l’UNICEF
les situations d’urgence.
Principaux indicateurs de
progrès, données de référence
(DR) et cible (C)s
Ressources indicatives par résultat du
programme de pays
(en milliers de dollars des États-Unis)
Ressources ordinaires (RO)
Autres ressources (AR)
Moyens de vérification
Pourcentage des
Rapport annuel
recommandations issues des
évaluations qui font l’objet
d’une mise en œuvre, d’un
classement et d’un rapport
dans les 12 mois qui suivent
leur formulation
DR : 54 %
C : 100 %
Pourcentage d’initiatives
conjointes dans le cadre de
l’UNSDF
DR : aucune
C:4%
Total des ressources
Rapports annuels,
rapports annuels de
l’UNSDF
Produits indicatifs du programme de pays
suivi et une évaluation efficace du
programme de pays et la situation
des enfants, y compris dans des
situations d’urgence.
Partenaires principaux,
cadres de partenariat
RO
AR
Total
23 625
125 000
148 625
ONG
Organismes des
Nations Unies
L’UNICEF et ses partenaires
obtiennent des outils, des conseils
et des ressources pour concevoir et
mettre en œuvre des politiques
sociales.
L’UNICEF et ses partenaires
obtiennent des outils, des conseils
et des ressources pour établir un
plaidoyer et des partenariats
efficaces sur les droits de l’enfant.
E/ICEF/2017/P/L.2
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