Étude sur les échecs possibles de l'aide internationale : le cas d'Haïti
- Retient le Rwanda comme comparateur, les deux économies étant de taille voisine : celle du Rwanda représentait 72 % de celle d'Haïti en 2019.
- Suit l'aide publique au développement en part du PIB pour les deux pays de 1999 à 2019.
- Situe la République dominicaine à environ 7 % et lit ce chiffre plus faible comme une moindre dépendance à l'aide extérieure à un stade de développement plus avancé.
- Distingue l'aide humanitaire de l'aide au développement dans l'enveloppe, retenant 10,4 % du total pour l'humanitaire sur une période et suivant cette part sur les cinq années suivantes.
Une étude de mai 2022 qui se demande où l'aide internationale à Haïti a pu échouer, construite comme une comparaison plutôt que comme une évaluation d'Haïti seule. Le Rwanda sert de comparateur, choisi parce que les deux économies sont de taille voisine : en 2019, celle du Rwanda représentait 72 % de celle d'Haïti, ce qui rend la dépendance à l'aide comparable entre elles comme peu de paires de pays le permettent.
La série centrale est l'aide publique au développement en part du PIB pour le Rwanda et Haïti de 1999 à 2019. La République dominicaine y figure à environ 7 %, et l'étude lit ce chiffre bas comme le reflet d'une moindre dépendance à l'aide extérieure, ce pays ayant atteint un stade de développement plus avancé. Elle distingue aussi l'aide humanitaire de l'aide au développement à l'intérieur de l'enveloppe, retenant une aide humanitaire à 10,4 % du total sur une période et suivant l'évolution de cette part sur les cinq années suivantes. Cette distinction est le cœur analytique : deux pays peuvent recevoir des volumes d'aide comparables au regard du PIB et différer néanmoins par la destination de cet argent.
Comment citer
Université Quisqueya; Inter-American Dialogue, 2022, Étude sur les échecs possibles de l'aide internationale : le cas d'Haïti, consulté via HaitiDocs, https://www.haitidocs.org/doc/tth-2022-where-international-aid-may-have-failed