Dyagnostik sosyo-ekonomik plèn Aken ak Bakonwa
Rezime — Dyagnostik sosyo-ekonomik plèn Aken ak Bakonwa, nan depatman Sid, pa R. Saint-Dic, mas 2017, ki chita sou ankèt nan eksplwatasyon ak nan agro-transfòmatè.
Deskripsyon Konple
R. Saint-Dic te prepare l nan mas 2017. Metòd li chita sou de ankèt, youn nan eksplwatasyon yo ak lòt nan agro-transfòmatè yo, epi li bay kontèks sosyo-ekonomik komin pa komin: pou Aken, demografi, repatisyon popilasyon an, repatisyon pa laj echantiyon an, ak nivo etid popilasyon an.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
DIAGNOSTIC SOCIO-ECONOMIQUE
DES PLAINES D’AQUIN ET DE BACONNOIS
R. SAINT DIC
Mars 2017
TABLE DES MATIERES
LISTE DES TABLEAUX 4
I. METHODOLGIE 5
1.1 Contexte 5
1.2 Démarche générale 5
1.3 L’enquête exploitation 5
1.4 L’enquête agro transformateurs 6
II. LES CONTEXTES SOCIO-ECONOMIQUES GLOBAUX 7
2.1 Commune d’Aquin 7
2.1.1 Démographie d’Aquin 7
2.1.2 Répartition de la population Aquinoise 8
2.1.3 Répartition de l’échantillon étudié en fonction de l’âge-Aquin 9
2.1.4 Niveau d’étude de la population d’Aquin et des sections communales d’intérêt 9
2.1.5 Des services sociaux de base 10
2.1.6 Quelques atouts et contraintes de la Plaine d’Aquin 11
2.2 Plaine de Baconnois 12
2.2.1 Démographie des Nippes 12
2.2.2 Répartition de la population nippoise et de Baconnois 13
2.2.3 Répartition de l’échantillon étudié en fonction de l’âge 14
2.2.4 Niveau d’étude de la population de Baconnois 15
2.2.5 Des services sociaux de base 15
2.2.6 Quelques atouts et contraintes de la Plaine de Baconnois 20
III. ECONOMIE DE LA PRODUCTION AGRICOLE 21
3.1 Production agricole de la Plaine d’Aquin 22
3.1.1 Principales occupations de la population de la Commune d’Aquin et de la Plaine d’Aquin 22
3.1.2 Principales cultures dans la Plaine d’Aquin 1
3.1.3.Superficie des parcelles, superficie agricole utile (SAU) et taux d’occupation des terres dans la Plaine d’Aquin selon le RGA 3
3.1.4 Nombre de parcelles constitutives des EA et répartition des EA selon le nombre de parcelles 3
3.1.5 Taille, typologie des exploitations agricoles de la Plaine d’Aquin 4
3.1.6 Calendriers culturaux 5
3.1.7 La question de la main-d’œuvre 5
3.1.8 Rendements et rentabilité des cultures Aquin 3
3.1.9 L’élevage dans la plaine d’Aquin 0
3.1.10 Production de charbon de bois dans la Plaine d’Aquin 1
3.1.11 Financement des activités agricoles dans la Plaine d’Aquin 2
3.1.12 Transferts de fonds de l’étranger 2
3.1.13 Fréquences des inondations et des sécheresses 3
3.1.14 Insécurité alimentaire 4
3.2 Production agricole de la Plaine de Baconnois 5
3.2.1 Principales occupations de la population Pl Baconnois 5
3.2.2 Principales cultures de la Plaine de Baconnois 1
3.2.3 Superficie (ha) moyenne des parcelles dans la Plaine de Baconnois 2
3.2.4 Nombre de parcelles constitutives des EA et répartition des EA selon le nombre de parcelles 2
3.2.5 Taille, typologie des exploitations agricoles de la Plaine de Baconnois 5
3.2.6 Calendriers culturaux Baconnois 6
3.2.7 La question de la main-d’œuvre à Baconnois 6
3.2.8 Rendements et rentabilité des cultures Baconnois 3
3.2.9 Elevage à Baconnois 4
3.2.10 Production de charbon de bois dans la Plaine de Baconnois 6
3.2.11 Financement des activités agricoles à Baconnois 6
3.2.12 Transferts de fonds de l’étranger 6
3.2.13 Fréquences des inondations et des sécheresses 7
3.2.14 Insécurité alimentaire dans la Plaine de Baconnois 9
IV. STOCKAGE, TRANSFORMATION DE PRODUITS AGRICOLES, COMMERCIALISATION ET PRIX 10
4.1 Dans la Plaine d’Aquin 10
4.1.1 Utilisation des produits après récolte, opérations post récolte et stockage dans la Plaine d’Aquin 10
4.1.2 Transformation de produits agricoles Aquin 12
4.1.3 Commercialisation de produits agricoles dans la Plaine d’Aquin 14
4.1.4 Variations de prix de quelques produits agricoles dans la Plaine d’Aquin 0
4.2 Dans la Plaine de Baconnois 2
4.2.1 Utilisation des produits après récolte, opérations post récolte et stockage dans la Plaine de Baconnois 2
4.2.2 Transformation de produits agricoles Baconnois 4
4.2.3 Commercialisation de produits agricoles dans la Plaine de Baconnois 6
4.2.4 Variations de prix de quelques produits agricoles dans la Plaine de Baconnois 0
V. TENURE DES TERRES 1
5.1 Tenure des terres dans la Plaine d’Aquin 1
5.1.1 Situation juridique des parcelles dans la Plaine d’Aquin 1
5.1. 1 Modes de tenure dans la Plaine d’Aquin 2
5.1.2 Existence de conflits sur les terres dans la Plaine d’Aquin 3
5.2 Tenure des terres dans la Plaine de Baconnois 4
5.2.1 Situation juridique des parcelles dans la Plaine de Baconnois 4
5.2.2 Tenure des terres dans la Plaine de Baconnois selon notre enquête 0
5.2.3 Existence de conflits sur les terres dans la Plaine de Baconnois 1
BIBLIOGRAPHIE 3
LISTE DES SIGLES
LISTE DES TABLEAUX
1. Population et Densité Démographique des Départements Géographiques du Pays
2. Répartition de Population : Territoriale, Sexe, tranche d’Age
I. METHODOLGIE
1.1 Contexte
Ce travail se situe dans le cadre de l’élaboration d’un Plan Directeur d’Aménagement et de Développement des Plaines d’Aquin et de Baconnois commandité par le Projet de Développement de la Petite Irrigation PPI-II du Ministère de l’Agriculture.
Plus particulièrement, il doit traiter le volet socio-économique de l’étude. Les questions en rapport avec la démographie, les principales occupations de la population, l’économie de la production agricole, la transformation et la commercialisation de produits agricoles, la tenure des terres, la main d’œuvre, doivent être étudiées dans les détails.
1.2 Démarche générale
Une double démarche :
• une revue des textes publiés ou non sur les départements du Sud et des Nippes en général et sur les plaines d’Aquin et de Baconnois en particulier,
• une collecte de données primaires sur le terrain en vue de mieux cerner les caractéristiques socio-économiques de ces plaines.
La collecte des données primaires a été réalisée en deux (2) phases : une phase d’enquête exploitation et une d’enquête agro transformateurs et commerçants (es) de produits agricoles.
1.3 L’enquête exploitation
L’enquête exploitation a été menée auprès de 100 producteurs chefs de ménage : 50 pour chaque plaine. Le choix final des ménages a été fait de manière raisonnée à travers des associations paysannes dont les listes ont été communiquées par le BAC d’Aquin et les CASEC des sections communales 1ère Baconnois (Anse à Veau) et 1ère Raymond (Petit Trou de Nippes). A l’intérieur de chaque association six (6) agriculteurs ont été retenus : deux (2) grands, deux (2) moyens et deux (2) petits. Cette classification a été faite sur une base empirique à partir des informations dont disposent les dirigeants d’associations sur les membres.
La sélection des associations a été réalisée de manière à ce que les habitations les plus représentatives du point de vue agricole ne soient pas négligées. Les tableaux 1 et 2 présentent les associations retenues pour les deux (2) plaines.
Tableau 1: Liste des Associations Retenues dans la Plaine d’Aquin
Organisation Section communale Localité
LIJE/DEPSCA/ODDA, GMCPI Marseillan Baptiste, Démarré, Passable
OFDM Bellevue Miran
OPM, MPDB Brodequin Mont-Séjour, Boisrond
MAHAMA, AJDFA Flamand Dumoulin, Passe Bois d’Orme
CODEPROD Marre-à-Coiffe Perrin
Source : Elaboration propre
Tableau 2: Liste des Associations Retenues dans la Plaine de Baconnois
Organisation Section communale Localité
MOFAC Baconnois Grand Fond/Berthe
AIBAC Baconnois Baconnois
FANM VANYAN Baconnois Corail
KORE FANM Baconnois Laval
OPPT-NIPPES Raymond Chevalier
OPLKPB Raymond Ti-Bab
TAN Raymond Carrefour Lundi
AJPPNZ Raymond Nan Zable
Source : Elaboration propre
1.4 L’enquête agro transformateurs
Après l’identification des opérateurs, une dizaine de responsables ont été interviewés :
• quatre (4) dans la Plaine d’Aquin : 2 moulins à maïs et 2 moulins à manioc ;
• 12 à Baconnois : 3 moulins à maïs, 4 moulins à canne et 5 moulins d’arachide.
Par la même occasion, des rencontres avec des commerçants (es) de divers produits ont été tenues en vue de cerner la problématique de la commercialisation agricole des deux (2) zones sous étude : cinq (5) commerçants (es) par plaine ont été interviewés (es).
Atelier 1ère Raymond 1ère Baconnois
Traction Traction
Animale Mécanique Animale Mécanique
Moulin à canne 22 1 2 1
Moulin à maïs - 3 - 3
Moulin à manioc - 1 - 1
Moulin d'arachide > 50 - > 40 -
II. LES CONTEXTES SOCIO-ECONOMIQUES GLOBAUX
2.1 Commune d’Aquin
2.1.1 Démographie d’Aquin
Après la commune des Cayes, la commune d’Aquin est la plus peuplée dans le Département du Sud. C’est la plus grande commune en termes de superficie (24% de la superficie totale de ce département). Avec Tiburon, c’est la commune avec la plus faible densité démographique. Voir tableau 4 ci-après.
Tableau 3: Population et Densité Démographique du Département du Sud
Commune Superficie en Km2 2015
Population Densité
Cayes 316 151 696 480
Torbeck 190 76 083 400
Chantal 160 34 121 213
Camp-Perrin 134 45 043 336
Maniche 28 23 934 855
Ile à Vache 46 15 399 335
Port-Salut 90 19 098 212
Saint Jean du Sud 69 25 567 371
Arniquet 18 29 180 1.621
Aquin 634 104 216 164
Saint Louis du Sud 186 64 924 349
Cavaillon 234 48 687 208
Côteaux 74 21 302 289
Port-à-Piment 60 18 922 315
Roche à Bateau 47 18 394 391
Chardonnières 117 25 240 216
Anglais 118 29 891 253
Tiburon 147 23 279 158
TOTAL 2.668 774.976
Source : IHSI (2009 et 2015)
La Plaine d’Aquin a aussi une densité très faible. Pour une population de 38971habitants et une superficie de 319 Km², elle accuse une densité de 122 habitants au Km². En comparaison la Plaine des Cayes a une densité de 207 habitants au Km².
2.1.2 Répartition de la population Aquinoise
En Haїti, 52% de la population vivent en milieu urbain (IHSI, 2015). Dans le Sud, ce chiffre descend à 23%. Pour la commune d’Aquin qui intéresse ce travail, la situation est encore plus marquée, seulement 9% de la population vivent en milieu urbain. Voir tableau 4.
Tableau 4: Répartition de Population Aquinoise : Territoriale, Sexe, tranche d’Age
Lieu Milieu Total Masculin Féminin 18 ans et +
Haїti - 10 911 819 5 408 465 5 503 354 6 296 351
Ville Urbain 5 247 704 2 546 055 2 701 649 3 020 481
Quartier Urbain 419 982 209 302 210 680 228 781
Sections communales Rural 5 244 133 2 653 108 2 591 025 3 047 089
Département Sud - 774 976 400 672 374 304 472 419
Ville Urbain 160 959 78 932 82 027 102 293
Quartier Urbain 15 526 7 862 7 664 9 460
Sections communales Rural 598 491 313 878 284 613 360 666
Commune d’Aquin - 104 216 53 125 51 091 65 070
Ville Urbain 13 847 6782 7 065 8 670
Sections communales Rural 90 369 46 343 44 026 56 400
Plaine d’Aquin Rural 38 941 19 969 18 972 24 313
Source : IHSI (2015)
La répartition de la population du Sud entre hommes et femmes semble être différente de celle de la République : 48% de femmes dans le département versus 50,4% pour le pays. Dans le cas de la commune d’Aquin, c’est 49% de femmes qui composent la population.
En milieu urbain, il y a plus de femmes 51% dans le département, et dans. En milieu rural les pourcentages de femmes sont pratiquement identiques dans ces différents territoires.
Là où il y a de notables différences c’est au niveau de l’importance numérique de la population de jeunes de moins de 18 ans : dans le pays, ils sont de 42%, tandis que dans le Sud, ils sont 39%. Pour Aquin, ce pourcentage baisse à 38%. Est-ce à dire que la fécondité des femmes du Sud et d’Aquin est moins élevée que dans le reste du pays ?
En milieu urbain, la tendance est la même : 37% de la population urbaine a moins de 18 ans dans le département et dans la commune d’Aquin.
2.1.3 Répartition de l’échantillon étudié en fonction de l’âge-Aquin
Le tableau 5 donne la répartition de l’échantillon des chefs d’exploitation interviewés
Tableau 5 : Répartition de l’échantillon en fonction de l’âge- PL Aquin
Tranche d'âge Effectifs Pourcentage Pourcentage valide
0 à 5 ans 13 5,6 5,6
6 à 23 ans 92 39,8 39,8
24 ans et plus 126 54,5 54,5
Total 231 100,0 100,0
Source : Elaboration propre
On remarque la jeunesse de la population, 45% ont moins de 23 ans.
2.1.4 Niveau d’étude de la population d’Aquin et des sections communales d’intérêt
Les informations présentées au tableau 6 sont relatives à l’ensemble de la commune d’Aquin et des cinq (5) sections communales dans lesquelles la Plaine d’Aquin est délimitée : Macéan, Bellevue, Brodequin, Flamands et Marre à Coiffe. Toutes les fois qu’on parle de la Plaine d’Aquin, on se réfère à ses sections et vice versa.
Tableau 6: Niveau d’Etude de la Population de la Commune d’Aquin et de la Plaine d’Aquin
Lieu Lire/Ecrire Primaire Secondaire Professionnel Universitaire Aucun
Commune d'Aquin 24% 22% 9% 1% 0,3% 44%
1ère Sect. Macéan 19% 26% 13% 0% 0,29% 42%
2ème Sect. Bellevue 16% 51% 12% 1% 0% 20%
3ème Sect. Brodequin 17% 14% 11% 0% 0,26% 58%
4ème Sect. Flamands 12% 31% 9% 1% 0,5% 47%
5ème Sect. Mare à Coiffe 29% 14% 6% 5% 0% 47%
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
On remarque que la 3ème Brodequin avait en 2009, le taux d’analphabétisme le plus élevé, tandis que la 2ème Bellevue avait le taux le plus faible.
2.1.5 Des services sociaux de base
Education :
La population de la Plaine d’Aquin est desservie par un ensemble d’institutions à caractère éducatif :
• Ecoles fondamentales :
◦ 15 de la 1ère année à la 6ème année,
◦ six (6) de la 1ère année à la 9ème année,
◦ une (1) de la 1ère année à la 7ème année ;
• Ecoles secondaires :
◦ Six (6) jusqu’à la philo,
◦ Trois (3) jusqu’à la 3ème,
◦ Une jusqu’à la 4ème ;
• Ecoles professionnelles : six (6) en informatique, santé cosmétologie, ébénisterie, pâtisserie et couture.
Les écoles fondamentales ont en moyenne 250 élèves et les écoles secondaires en moyenne 550. Une des écoles secondaires a jusqu’à 1200 élèves.
Santé :
Le tableau 7 présente la liste des institutions sanitaires desservant la population de la Plaine d’Aquin. On remarque la prédominance des institutions privées sur l’ensemble des neuf (9) identifiées.
Tableau 7 : Institutions sanitaires desservant la population de la Plaine d’Aquin
Section communale Institution Catégorie Statut
Macéan Charles Pasqua CAL Privé à but non Lucratif
Macéan Vieux Bourg Dispensaire Mixte
Macéan Clinique Santé Familiale CAL Privé à but Lucratif
Macéan Centre de récupération de TK CAL Privé à but Lucratif
Marre-à-Coiffe Ste Hélène Dispensaire Privé à but Lucratif
Brodequin HCR d’Aquin (CDI) HCR Public
Flamands Mouillage Fouquet (NF) Dispensaire Public
La Colline CS Sunlight La Colline CAL Mixte
Fonds des Blancs Hôpital Saint Boniface Hôpital Privé à but non Lucratif
Source : MSPP (Avril 2015)
Hôtellerie:
Dans le voisinage de la Plaine d’Aquin, on trouve cinq (5) hôtels totalisant près d’une centaine de chambres. Trois (3) offrent une salle de conférence, et deux (2) ont une piscine.
2.1.6 Quelques atouts et contraintes de la Plaine d’Aquin
La Plaine d’Aquin présente des atouts et des contraintes qu’on résume au tableau 8.
Tableau 8: Quelques Atouts et Contraintes de la Plaine d’Aquin
Atouts Contraintes
Disponibilité de terres cultivables, non cultivées et en jachère Déficience en approvisionnement en eau
Possibilité de développer la culture du riz (cultivé en petite quantité à Morisseau) Difficultés d’accéder à des intrants agricoles en quantité et en qualité
Présence d’institutions financières (BNC, FONKOZE, ACME) Taux d’intérêt élevés pratiqués par les IMF
Présence de nombreux ateliers de transformation privés et communautaires (mais, riz, sorgho) Majorité des ateliers de transformation non fonctionnels et certains ateliers sont très anciens (au moins 40 ans) ; état hygiénique des ateliers de transformation lamentable
Présence de nombreuses associations d’agriculteurs Coût élevé de la main d’œuvre agricole
Possibilité d’intensification agricole Moins de 1000 mm de pluie par an
Possibilité d’irriguer une partie de la plaine par pompage Sous valorisation des eaux de surface (rivière) disponibles et problème de drainage à certains endroits
Potentialités en pêche non négligeables (méthode de DCP) Difficultés de nourrir le bétail en saison sèche
Possibilité d’introduire la mécanisation agricole Elevage libre (même au centre-ville) rendant difficile l’intensification des cultures
Présence d’importants marchés régionaux peu éloignés (Fonds-des-Nègres, Pemerl, Cavaillon, Saint-Michel) Moyens de stockage inefficients
Possibilité de développer la filière de la mangue (Francisque) Manque d’accompagnement technique
Accès facile à trois (3) grandes villes du pays (Port-au-Prince, Cayes, Miragoâne) grâce à la Nationale No 2 ; Routes de desserte mal entretenues
Traversée par une route secondaire en bon état
Existence d’un réseau de transport (bus, camionnettes et motocyclettes) très dense
Secteur de la construction en plein développement
Une diaspora très proche de sa communauté d’origine
Transformation des ligneux en charbon de bois pour Port-au-Prince
Source : Elaboration propre
2.2 Plaine de Baconnois
2.2.1 Démographie des Nippes
Le Département des Nippes est le département le moins peuplé de la République, 342.525 habitants (IHSI, 2015). Il est aussi parmi ceux ayant la plus faible densité démographique. (Tableau 9)
Tableau 9: Population et Densité Démographique du Département des Nippes
Commune Superficie en Km2 2015
Population Densité
Miragoâne 161 62.528 388
Petite Rivière de Nippes 94 28.553 304
Fonds des Nègres 104 33.413 321
Paillant 69 17.332 251
Anse à Veau 139 34.613 249
Petit Trou de Nippes 153 29.990 196
Asile 154 41.073 267
Arnaud 42 20.718 493
Plaisance du Sud 90 27.245 303
Baradères 193 41.245 214
Grand-Boucan 44 5.815 132
TOTAL 1243 342.525 276
Source : Elaboration propre à partir chiffres IHSI (2009 et 2015)
La densité démographique des Nippes représente 68% de celle d’Haїti et 35% de celle du département de l’Ouest. La densité de la Plaine de Baconnois est encore plus faible, 118 km² pour une population de 13.500 habitants, soit une densité de 114 Hab au km². La partie Ouest de cette Plaine Population (1ère Raymond de Petit Trou de Nippes, 53 km²) est plus peuplée: 114 Hab au km². La densité de la partie Est (1ère Baconnois, 65 km²) est de 89 Hab au km².
2.2.2 Répartition de la population nippoise et de Baconnois
Tableau 10: Répartition de Population Nippes: Territoriale, Sexe, tranche d’Age
Lieu Milieu Total Masculin Féminin 18 ans et +
Haїti - 10 911 819 5 408 465 5 503 354 6 296 351
Ville Urbain 5 247 704 2 546 055 2 701 649 3 020 481
Quartier Urbain 419 982 209 302 210 680 228 781
Sections communales Rural 5 244 133 (48%) 2 653 108 2 591 025 3 047 089
Département Nippes - 342 525 179 657 162 868 209 370
Ville Urbain 43 323 22 073 21 250 26 903
Quartier Urbain 18 888 9 812 9 076 11 970
Sections communales Rural 280 314 (82%) 147 772 132 542 170 497
Commune d’Anse à Veau - 34 613 18 320 16 293 21 023
Ville Urbain 6 691 3 539 3 152 4 495
Sections communales Rural 27 922 (81%) 14 781 13 141 16 528
1ère Baconnois Rural 5.816 3 079 2 737 3 443
Commune Petit Trou de Nippes - 29 990 16 391 13 599 18 392
Ville Urbain 8 171 2 144 1 838 5 006
Sections communales Rural 21 819 (73%) 11 994 9 825 13 386
1ère Raymond Rural 7,661 4 210 3 451 4 700
Source : IHSI (2015)
Il faut remarquer le pourcentage élevé de la population rurale des Nippes et des communes qui intéressent ce travail : entre 73% et 81%.
La répartition de la population des Nippes entre hommes et femmes semble être différente de celle de la République : 48% de femmes dans le département versus 50,4% pour le pays. La commune d’Anse à Veau compte 47% de femmes et celle de Petit Trou de Nippes, 45% de femmes.
En milieu urbain, il y a plus d’hommes que de femmes (49%) dans le département des Nippes. En milieu rural, la tendance est encore plus forte, 47% de femmes.
Là où il y a de notables différences c’est au niveau de l’importance numérique de la population de jeunes de moins de 18 ans : dans le pays, ils sont de 42%, tandis que dans les Nippes, ils sont 39% comme pour le Sud. Pour Anse à Veau et pour Petit Trou de Nippes, le pourcentage de 39% n’a pas changé.
En milieu urbain, la tendance est la même : 38% de la population urbaine a moins de 18 ans dans le département, et dans les communes d’Anse à Veau et de Petit Trou, c’est respectivement 33% et 39% qui ont moins de 18 ans. En milieu rural, le pourcentage de jeunes est 41% à Anse à Veau et 39% à Petit Trou de Nippes.
2.2.3 Répartition de l’échantillon étudié en fonction de l’âge
Le tableau 11 présente les chiffres.
Tableau 11 : Répartition de l’échantillon en fonction de l’âge- PL Baconnois
Tranche d'âge Effectifs Pourcentage Pourcentage valide
0 à 5 ans 27 12,8 12,8
6 à 23 ans 79 37,4 37,4
24 ans et plus 105 49,8 49,8
Total 211 100,0 100,0
Source : Elaboration propre
2.2.4 Niveau d’étude de la population de Baconnois
Le tableau 12 fournit des données sur le niveau d’éducation des membres des ménages étudiés
Tableau 12: Niveau d’Etude de la Population de Baconnois
Lieu Lire/Ecrire Primaire Secondaire Professionnel Universitaire Non Applicable Aucun
1ère Sect. Baconnois-Grand-Fond 16% 23% 10% 0,08% 1% 0,16% 50%
Quartier de Baconnois 16% 8% 19% 0% 2% 0% 55%
1ère Sect. Raymond 4% 35% 7% 2% 0,16% 0% 52%
Total 10% 28% 9% 1% 0,49% 0,07% 51%
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
Près de 50% des habitants de la Plaine de Baconnois savent au moins lire et écrire. Très peu de professionnels sont disponibles.
2.2.5 Des services sociaux de base
Education :
Les tableaux 13 3t 14 présentent les écoles des sections communales Baconnois et de Raymond.
Tableau 13: Liste des Ecoles de la 1ère Section Baconnois
Nom de l’école Niveau Effectif Salle Classe Enseignant Etat physique établissement
École Nle Grand Fond Primaire 125 3 7 7 Sous 2 tentes et 1 tonnelle
École communautaire moderne, Laval Primaire 345 7 7 7 Mauvais
École MEBSH, Laval Primaire 75 1 7 5 Bâtiment complètement détruit
École Baptiste Bon Berger, Baconnois Primaire 156 7 9 8 Toiture éventrée, bancs en mauvais état, murs fissurés
École Bon Berger, Baconnois Primaire, 3ème cycle et secondaire P: 302
3ème cycle : 127
S: 13 6 11 19 Murs fissurés, bâtiment non sécurisé, bancs et tableaux en mauvais état
École Nle Mixte de l’Anse-à-Veau Primaire 322 7 7 8 Murs fissurés, bâtiments non sécurisé, portes en mauvais état
École Nationale Sainte-Ange de l’Anse-à-Veau Primaire 176 6 6 6 Clôtures en mauvais état, vol de matériels
École Nationale de Baconnois Primaire 166 7 7 7 Problème au niveau de la barrière, des bancs et du terrain de sport
Source : Elaboration propre
Tableau 14: Liste des Ecoles de la 1ère Section Raymond
Nom de l’école/Localité Niveau Effectif Salle Classe Enseignant État physique de l’établissement
AMI-BERTHO/Carrefour Cadet Primaire et secondaire 421 11 15 18 Problème Toiture, murs.
Collège nouvelle vision/Carrefour Cadet-Gardère Primaire et secondaire P: 52
S: 122 P:7
S: 7 P: 8
S: 7 22 Construction inachevée.
École Bon Berger de Raymond/K-Dlon Primaire 149 6 7 6 Problème bancs, Fissures etc.
École Assemble de Dieu/Carrefour Bourjen Primaire 205 6 7 7 Problèmes au niveau des murs, du bBâtiment, de la toiture, des bancs, des tableaux, des portes et de la clôture
École Nationale et communautaire/Carrefour Lundi Primaire et 3ème Cycle 375 10 10 17 Parfait (Construit récemment/
École Nationale Raymond Primaire 162 7 7 7 Très mauvais et non-respect des normes de construction.
Source : Elaboration propre
Généralement les écoles rencontrées au niveau de la plaine de Baconnois ne sont pas en bon état. Dans la majorité des cas, les toitures sont complètement enlevées par le vent lors de passage du cyclone Mathieu. Ces toitures sont remplacées temporairement par d’autres structures imperméables. Certains établissements ont des murs fissurés et dépourvus de clôtures, d’autres ont été complètement détruits par le cyclone.
Toutefois, certaines écoles disposent de structures intéressantes pour les élèves, par exemple au niveau de l’école nationale de Baconnois, il y a un terrain de basketball. Pour ajouter à cela, l’école nationale de Baconnois et l’école nationale sainte Ange de l’Anse-à-Veau disposent de cantine scolaire pour les élèves.
Santé :
Tableau 15 : Institutions Sanitaires de la Plaine de Baconnois
Commune Section communale Institution Catégorie Statut
Anse à Veau 3ème Sault du Baril SSPE de Javel
Dispensaire Mixte
Anse à Veau Centre-Ville CAL Jules Fleury
HCR Public
Anse à Veau 3ème Grande- Rivière-Jolly SSPE de Félix Mathieu
Dispensaire Privé
Anse à Veau 3ème Sault du Baril SSPE de Saint Yves
Dispensaire Mixte
Petit-Trou-de-
Nippes 1ère Raymond CAL de Petit-Trou-de- Nippes CAL Public
Source : Liste des Institutions Sanitaires du pays, MSPP, avril 2015
L’hôpital Jules Fleury dispose de six (6) médecins, 11 infirmières, 13 auxiliaires et de nombreux agents de santé. Les consultations sont gratuites. Le CAL de Petit Trou de Nippes a pour sa part deux (2) médecins, quatre (4) infirmières, cinq (5) auxiliaires et 17 agents de santé. Les consultations sont ou bien gratuites ou bien coûtent 25 gourdes.
L’hôpital Jules Fleury fournit des soins de natures diverses à la communauté anse-à-velaise (consultation, observation, analyse de laboratoire, intervention chirurgicale simple, injection, soins de blessures, maternité, morgue, etc..). Ces nombreux agents de santé de concert avec les médecins, les infirmières et les auxiliaires interviennent particulièrement au niveau des différentes sections communales de l’Anse-à-Veau.
Cependant, il y a une carence en matériels et équipements qui empêchent le bon fonctionnement de l’hôpital. C’est la raison pour laquelle, les patients qui nécessitent des interventions chirurgicales complexes (césarienne, graves fractures) sont souvent transférés à Miragoâne ou à Fond-des-Nègres.
Selon l’administrateur du CAL de Petit-Trou de Nippes (Centre de Santé à lit), les modes de fonctionnement de ce centre de santé sont similaires à ceux de l’hôpital de l’Ans-à-Veau. La seule différence, le coût de consultation est généralement fixé à 25 gdes. Toutefois, elle peut être aussi gratuite si des subventions fournies par certains ONG sont disponibles.
Hôtellerie et loisirs
On trouve trois (3) hôtels dans les zones avoisinantes de la Plaine de Baconnois : un (1) à l’Anse à Veau et deux (2) à la Petite Rivière de Nippes. Ils totalisant 50 chambres. Il y a aussi bien des chambres simples que des chambres doubles équipées de ventilateurs ou de climatiseurs. Une nuitée coûte entre 1.500 à 8.000 gourdes.
Les infrastructures de loisirs sont présentées au tableau 16.
Tableau 16 : Présentation des lieux et activités de loisirs de la région de Baconnois
Section Communale Localité Plage Gaguère Night-club Terrain de Foot Terrain de Basket Ball
Nbre État Nbre État Nbre État Nbre État Nbre État
1ère Petit-Trou de Nippes Carrefour Bambou - - 1 Passable - - - - -
1ère Petit-Trou de Nippes Ti Katich - - 1 Mauvais - - - - - -
1ère Petit-Trou de Nippes Ti- Zans 1 Bon - - 2 Bon et très bon 1 Mauvais 1 Mauvais
1ère Anse-à-Veau Baconnois - - 1 Très bon - - 1 Mauvais 1 Bon
1ère Anse-à-Veau K- Berth - - 2 Bon - - 1 Mauvais - -
1ère Anse-à-Veau Grand Fond - - 1 Bon - - 1 Très mauvais - -
1ère Anse-à-Veau Tibakadè 1 - 2 Bon 1 Mauvais 2 Passable 1 Bon
Source : Elaboration propre
Les activités de loisir les plus pratiquées par les gens de la plaine de Baconnois sont le football et le combat de coq (gaguère). Ils organisent au niveau de chaque gaguère une grande activité dénommée couramment « Dezafi », qui implique la présence de « DJ » de la zone et de nombreuses personnes provenant des localités avoisinantes, des participants aux jeux de hasard, des petits commerçants, etc.
Il y a une plage à Petit-Trou de Nippes appelée « Ti Zans » dont l’accès un peu difficile, si l’on ne sait pas nager ; dans ce cas, il faut louer un flyboat pour y accéder plus facilement.
On trouve des terrains de Basketball, bien repartis sur les deux (2) communes ; toutefois, celui de Baconnois est sous-utilisé.
D’autres espaces culturels (Night-club) existent également au niveau des villes de l’Ans-à-Veau et de Petit-trou de Nippes. Deux (2) de ces espaces qui sont fortement affectés par le cyclone Mathieu : les toitures sont presque totalement enlevées, et on observe de nombreuses fissures dans les murs.
aH
Autres infrastructures
Au cours des dernières années, de nombreuses structures (fontaines, kiosques) ont été mises en place par la DINEPA pour garantir l’approvisionnement en eau potable de la population de la Plaine de Baconnois. Malheureusement, quelque mois après ces constructions, tous les robinets n’étaient plus alimentés en eau. Ce qui oblige les gens à aller s’approvisionner dans des robinets publics (kiosques) que l’on rencontre principalement de Laval jusqu'à la ville de l’Anse-à-Veau. Ces robinets sont alimentés par un captage effectué dans une localité dénommée « Nan Pi ». Dans les autres localités, on a foré des puits en vue d’installer des pompes à bras pour assurer la disponibilité de l’eau. Il faut souligner la teneur en sel très élevée dans l’eau provenant de ces puits, ce qui oblige les gens à parcourir de longues distances à la recherche d’une eau de meilleure qualité.
2.2.6 Quelques atouts et contraintes de la Plaine de Baconnois
En dépit de ces nombreux problèmes, la Plaine de Baconnois comporte atouts importants qu’on résume au tableau 17.
Tableau 17: Quelques Atouts et Contraintes de la Plaine de Baconnois
Atouts Contraintes
Présence d’un nombre importants d’ateliers de transformation de produits agricoles (céréales, canne à sucre, guildives) Technologie obsolète des ateliers d’agro-transformation
Importantes surface de terres cultivables, non cultivées et en jachères Manque d’accompagne technique - Le BAC d’Anse-à-Veau n’existe presque pas et ne fait aucune action dans la commune
Possibilité de mécaniser l’agriculture Elevage libre
Présence d’IMF à Anse-à-Veau Moyens de stockage rudimentaires
Possibilité d’intensification agricole (canne à sucre et autres cultures) et de mettre sur le marché de nouveaux produits (alcool) Difficultés d’accès à des d’intrants agricoles en quantité et en qualité
Présence d’un petit système d’irrigation à Lapont bien que non fonctionnel Faible débit de la rivière Lapont en période d’étiage
Possibilité d’irriguer la plaine (pompage ou autres techniques) Sous valorisation des eaux de surface disponibles et problème de drainage dans certaines localités en saison pluvieuse
Possibilité de développer le secteur de la pêche Difficultés de nourrir le bétail en période de sécheresse - Absence d’agents vétérinaires
Possibilité de développer la culture de riz Marchés publics peu développés
Excellent état du tronçon de la route Petit Trou de Nippes – Miragoâne en partie asphalté Très mauvais état (en certains endroits) du tronçon de la route Petite-Rivière de Nippes-Petit Trou de Nippes
Offre de services de labour à traction motorisée par la DDA de Nippes à un prix abordable Routes de desserte non entretenues
III. ECONOMIE DE LA PRODUCTION AGRICOLE
3.1 Production agricole de la Plaine d’Aquin
3.1.1 Principales occupations de la population de la Commune d’Aquin et de la Plaine d’Aquin
Cette question est abordée via deux (2) sources des données : celle du Recensement Général Agricole (RGA, 2009) et celle de la présente étude. La première source concerne la commune d’Aquin et l’ensemble des sections communales où se localise la Plaine d’Aquin. La deuxième se focalise essentiellement sur des exploitants évoluant dans la Plaine d’Aquin. Aussi, certains chiffres seront différents, différence due principalement à l’absence de la catégorie « Etudiant » dans la quête du RGA. Voir tableau 18.
Tableau 18: Occupations principales de la Population de la Commune d’Aquin et de la Plaine d’Aquin (Selon le RGA)
Lieu Agriculture Pêche Elevage Bâtiments et travaux publics Administration Mines et carrières Transformation Commerce Services Artisanat
Commune d'Aquin 76% 2% 7% 3% 1% 0,009% 0,07% 12% 3% 1%
1ère Sect. Macéan 57% 2% 9% 10% 0% 0% 0,10% 22% 8% 1%
2ème Sect. Bellevue 99% 0,25% 0,25% 0% 0% 0% 0% 0,25% 0% 0%
3ème Sect. Brodequin 65% 1% 7% 1% 0% 0% 0% 20% 5% 8%
4ème Sect. Flamands 75% 6% 4% 2% 1% 0% 0,06% 15% 2% 0%
5ème Sect. Mare à Coiffe 92% 2% 2% 0,42% 0% 0% 0% 4% 0,10% 0%
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
Sans surprise, l’agriculture et l’élevage sont les principales activités des populations à l’étude : 69% à 99%. On remarque l’importance du commerce à Macéan (22%) et à Brodequin (20%). Le secteur de la construction est aussi important dans la section de Macéan (10%), ce qui est probablement liée à l’importance de sa diaspora.
Tableau 19 : Occupations principales de l’échantillon étudié
Occupation Effectifs Pourcentage Pourcentage valide
Etudiant 93 40,3 42,7
Travail agricole dans l'exploitation du ménage (agriculture et/ou élevage) 88 38,1 40,4
Petit commerce / commerce de détails (inclus vente/de repas/nourriture) 20 8,7 9,2
Pas de travail / sans emploi 9 3,9 4,1
Travail domestique 2 0,9 0,9
Construction/maçonnerie 1 0,4 0,5
Artisanat/petits métiers (ébéniste, couturier, mécanicien, cordonnier, charpentier) 1 0,4 0,5
Profession libérale (enseignant, médecin, informaticien…) 3 1,3 1,4
Travail dans l’administration publique 1 0,4 0,5
Total 218 94,4 100,0
Manquante 13 5,6 -
Total 231 100,0 -
Source : Elaboration propre
On remarque l’importance du nombre de ceux qui font des études dans l’échantillon. Ceci est normal puisqu’il s’agit d’une population jeune à près de 40%, pourcentage très semble à celui de l’échantillon à l’étude.
3.1.2 Principales cultures dans la Plaine d’Aquin
Ces cultures se présentent au tableau 20.
Tableau 20 : Principales Cultures de la Plaine d’Aquin
En Termes de Superficie (Cx) de l’Echantillon Etudié
Culture Superficie Pourcentage
Maïs 35,64 34,5%
Sorgho 22,16 21,4%
Pois de souche 17,70 17,1%
Haricot 14,32 13,8%
Pois Inconnu 5,42 5,2%
Banane plantain 4,97 4,8%
Gombo/okra 1,00 1,0%
Manioc 0,75 ,7%
Pois 0,59 ,6%
Pistache 0,50 ,5%
Tomate 0,15 ,1%
Pois Congo 0,26 ,3%
Total 103,46 100,0%
Source : Elaboration propre
3.1.3. Superficie des parcelles, superficie agricole utile (SAU) et taux d’occupation des terres dans la Plaine d’Aquin selon le RGA
Les données du RGA se trouvent au tableau 21.
Tableau 21 : Superficie (ha) des Parcelles, SAU (ha) et Occupation des Terres et Superficie Moyenne (ha) des Parcelles
Lieu Nombre de parcelles Superficie Totale des parcelles SAU Taux d'occupation Superficie moyenne des parcelles (SAU)
1ère Sect. Macéan 2013 711,06 705,7 1445,52 0,350561
2ème Sect. Bellevue 755 274,21 266 537,01 0,352305
3ème Sect. Brodequin 648 287,54 259,8 388,29 0,400895
4ème Sect. Flamands 2527 1198,91 1101 2184,89 0,435782
5ème Sect. Mare à Coiffe 2269 416,97 396,6 710,7 0,174773
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
Les chiffres du RGA laissent supposer les terres sont utilisées plus d’une fois au cours de l’année, malgré certaines difficultés météologiques. On remarque aussi que ce sont de très petites parcelles, moins d’un hectare en moyenne.
3.1.4 Nombre de parcelles constitutives des EA et répartition des EA selon le nombre de parcelles
La répartition des exploitations agricoles selon le nombre de parcelles est présentée au tableau 22.
Tableau 22 : Répartition des Exploitations Agricoles Selon Nombre de Parcelles à Aquin
Nombre de parcelles Effectifs Pourcentage
1 25 46,3
2 22 40,7
3 à 4 4 7
Plus de 4 3 6
Total 54 100
Source : Elaboration propre
Près de 50% des exploitants n’ont qu’une parcelle dans la Plaine d’Aquin, et près de 90% ont moins de trois (3) parcelles. En moyenne, une exploitation a 1,81 parcelle. Le nombre maximum de parcelles que compte une exploitation est de 6.
En termes de superficie les parcelles sont très petites. Le tableau 23 donne des chiffres.
Tableau 23 : Superficie en hectare des parcelles
Minimum Maximum Moyenne
0,04 2,60 0,90
Source : Elaboration propre
3.1.5 Taille, typologie des exploitations agricoles de la Plaine d’Aquin
Les exploitations agricoles sont petites. Leur taille moyenne est de 1,2 Ha. Les plus petites sont de loin plus nombreuses : 50% ont moins d’un ha, et 83% ont moins de 2 ha. Le tableau 24 permet de voir leur répartition en fonction de la superficie.
Tableau 24 : Répartition des Exploitations Agricoles Selon leur Taille
Type Taille en Hectare Pourcentage
I 0,32-1 50
II 1,01-2 33,33
III Plus de 2 16,67
Total - 100
Source : Elaboration propre
3.1.6 Calendriers culturaux
Ci-après sont présentés les calendriers culturaux de la Plaine d’Aquin.
Tableau 25 : Calendrier Cultural de la Plaine d’Aquin
Culture J F M A M J Jl A S O N D
Pois de souche P P P R R R
Pois inconnu P P P/R R R
Sorgho P P
Tomate R R P P
Pois congo R P P R
Manioc R P/R P/R
Maïs
Haricot
Source : Elaboration propre
3.1.7 La question de la main-d’œuvre
Dans la Plaine d’Aquin la totalité des agriculteurs interviewés savent utiliser de la main d’œuvre externe à l’exploitation. Voir tableau 26.
Tableau 26 : Rareté de main d’œuvre en période de pointe
Rareté de MO Effectifs Pourcentage
Toujours 23 42,6
Parfois 26 48,1
Jamais 5 9,3
Total 54 100,0
Source : Elaboration propre
Les cultures grandes consommatrices de main d’œuvre externe sont présentées au tableau 27. Le maïs, le haricot et le sorgho occupent les premières places.
Tableau 27 : Cultures Grandes Consommatrices de Main d’œuvre Externe
Culture Nombre de réponses Pourcentage
Maïs 51 32,5
Haricot 34 21,7
Sorgho 32 20,4
Pois de souche 16 10,2
Pois Inconnu 8 5,1
Banane plantain 6 3,8
Manioc 4 2,5
Autres 6 3,8
Total 157 100
Source : Elaboration propre
Les mois de plus grandes consommations de main d’œuvre sont ci-dessous. (Tableau 28).
Tableau 28 : Mois de plus grandes utilisations de main d’œuvre externe selon les cultures
Source: Elaboration propre
C’est au cours des mois de février, de mars, de juin et de septembre que les exploitants sollicitent davantage une main d’œuvre externe. Pour le maïs, c’est surtout en mars et en mai ; pour le haricot, c’est en février/mars, en mai, en septembre et en novembre ; pour le sorgho, c’est en mars, en mai et en juin.
Comme on devrait s’y attendre, ce sont au cours des mois de préparation des sols et de plantations que les exploitants utilisent le plus de main d’œuvre externe.
Les variations de prix de la main d’œuvre en fonction de la culture se présentent comme le montre le tableau 29.
Tableau 29 : Variations prix en gourde d’une journée de travail de huit (8) heures
Culture Minimum Maximum Moyenne
Banane plantain 125 525 388
Gombo/okra 250 250 250
Maïs 100 350 268
Malanga 350 350 350
Manioc 125 500 306
Papayes 200 200 200
Sorgho 50 350 266
Haricot 125 525 363
Pois de souche 35 358 265
Pois Inconnu 135 350 242
Pistache 200 200 200
Tomate 200 200 200
Pois Congo 350 350 350
Total 35 525 292
Source : Elaboration propre
Le prix de la main d’œuvre pour une journée de travail de (8) heures varie énormément : d’une culture à une autre, d’une opération culturale à une autre, d’une période à une autre (voir tableau). La fourchette va de 35 gourdes à 525 gourdes. Ce sont la banane et le haricot qui enregistrent les maxima les plus élevé. Le prix moyen pour l’ensemble des cultures est de 300 gourdes.
En dépit du fait que 42% des exploitants reconnaissent que souvent il y a des raretés de main d’œuvre, les prix ne varient pas énormément au cours de l’année comme le tableau et le graphique ci-après le montrent. (Tableau 30)
Tableau 30 : Variations annuelles du prix (HTG) de la main d’œuvre
Mois Prix Moyen en HTG
Janvier 311
Février 317
Mars 302
Avril 274
Mai 297
Juin 317
Juillet 282
Août 332
Septembre 316
Octobre 313
Novembre 306
Décembre 311
Source : Elaboration propre
Figure 1
Ce sont les mois d’avril et de juillet qui accusent les prix de main d’œuvre les plus faibles. Tandis que les mois d’août, de février et de juin enregistrent les prix les plus élevés.
3.1.8 Rendements et rentabilité des cultures Aquin
Les données recueillies au cours des enquêtes ont permis d’estimer les rendements de quelques cultures :
• Riz : 2,5 et 3,4 tonnes/carreau respectivement au Haut et au Bas Maribaroux ;
• Maїs : 500 et 750 kilos/carreau respectivement au Haut et au Bas Maribaroux ;
• Pois inconnu (vigna) : 625 kilos/carreau Bas Maribaroux ;
• Banane : 450 et 1.400 régimes/carreau respectivement au Haut et au Bas Maribaroux.
On remarque :
• Même à titre indicatif, dans tous les cas, les rendements sont moins élevés au Haut Maribaroux.
• Les rendements du riz sont légèrement supérieurs aux moyennes nationales, tandis que ceux du maїs sont comparables.
• Les densités de la banane sont très faibles. Ce sont des cultures associées et en fin de cycle.
Relativement à la rentabilité de ces cultures, le Tableau 31 fait une synthèse des comptes d’exploitation.
Tableau 31 : Rentabilité des Différentes Cultures Pratiquées dans la Plaine d’Aquin (Gourdes/Hectare)
ITEM BANANE GOMBO MAIS MANIOC HARICOT SORGHO POIS DE SOUCHE POIS INCONNU ARACHIDE TOMATE POIS CONGO
Superficie en Hectare 1,07 1,29 0,94 0,50 0,86 0,89 0,88 0,77 0,65 0,19 0,34
Préparation sol 16668 5000 8465 3850 7064 5538 11640 1539 1125 495 1500
Achat semences 35748 500 516 1125 3328 510 1926 451 450 500 400
Semis/Plantation 13420 500 2623 300 1891 1587 1912 428 700 500 400
Fertilisation Achat engrais . . . . . . . . . .
Fertilisation-Application engrais . . . . . . . . . .
Traitement phytosanitaire-Achat produit(s) . . . . . . . . 100 .
Traitement phytosanitaire-Application produit(s) . . . . . . . . 100 .
Sarclages 33621 1875 11576 3975 8228 4502 9900 769 1000 1200 900
Arrosages 125217 . 1693 . 14119 1211 7580 . . 1000 .
Récolte 1970 4000 1193 575 1822 1643 1777 722 500 100 300
Autres Dépenses 6700 . . . . . . . . .
Transport 4000 2000 439 300 311 292 361 500 . 200
Total dépenses 237.344 13.875 26.506 10.125 36.452 15.302 35.027 4.270 4.275 3.995 3.700
Valeur de la production 1.102.875 250.000 21.553 30.000 79.974 23.242 85.956 32.306 18.000 18.000 4.000
Marge Brute 865.531 236.125 - 4.952 19.875 43.522 7.940 50.929 28.035 13.725 14.005 300
Marge Brute à l'hectare 808.908 183.043 - 5.268 39.750 50.607 8.922 57.874 36.410 21.115 73.711 882
Source : Elaboration propre
Si on devait faire un classement par ordre de mérite, on aurait la banane, le gombo/okra, la tomate, le pois de souche et le haricot. En queue du peloton, ce serait le pois congo et le maïs. Le sorgho a été intéressant pour les rares exploitants qui ont pu récolter à cause de prix qui ont subi de fortes hausses.
On remarque, pour toutes les cultures, l’absence totale de fertilisation et quasi-totale de traitements phytosanitaires.
Il est aussi intéressant de fournir quelques données sur d’autres denrées cultivées dans des systèmes de cultures non paysans. Les cas du chou et du piment sont présentés ci-après.
Tableau 32 : Rentabilité du chou et du piment dans la Plaine d’Aquin (Gourdes/hectare).
ITEM CHOU PIMENT
Superficie en Hectare 0,03 0,17
Préparation sol 1.000 1.500
Achat semences 200 1.875
Fertilisation 750 750
Traitement phytosanitaire 350 350
Sarclages 300 750
Arrosages 600 3.500
Transport - 2.000
Total dépenses 3.200 10.725
Valeur de la production 8.200 46.750
Marge Brute 5.000 36.025
Marge Brute à l'hectare 166.667 211.912
Source : Elaboration propre
La rentabilité de ces cultures est comparable à celle du Gombo cultivé en milieu paysan.
3.1.9 L’élevage dans la plaine d’Aquin
Dans la Plaine d’Aquin, la grande majorité des exploitants agricoles sont aussi des éleveurs. Ils sont 85% (Tableau 33) dans ce cas.
Tableau 33 : Possession ou non de bétail
Possession ou non de bétail Effectifs Pourcentage
Oui 46 85,2
Non 8 14,8
Total 54 100,0
Source : Elaboration propre
Le tableau ci-après montre l’importance numérique des animaux sur les exploitations.
Tableau 34 : Importance de l’Elevage sur les Exploitations Agricoles de la Plaine d’Aquin
Espèce Adulte Jeune
Minimum Maximum Moyenne Minimum Maximum Moyenne
Caprin 1 30 6 2 17 5
Ovin 4 4 4 . . .
Porcin . . . 1 1 1
Bovin 1 20 4 1 12 4
Equin 1 3 2 2 2 2
Volailles 3 15 8 2 123 31
Source : Elaboration propre
En valeur, les animaux représentent des actifs de plusieurs centaines de milliers de gourdes sur les exploitations. Le tableau 35 en atteste.
Tableau 35 : Valeur des animaux sur les exploitations agricoles
Espèce Valeur moyenne en HTG
Caprin 172.614
Ovin 40000
Porcin 1.500
Bovin 785.191
Equin 28.375
Volailles 59.783
Source : Elaboration propre
On rencontre trois (3) types de conduite des animaux dans la Plaine d’Aquin: à la corde, en pâturage et en liberté. Cette dernière mode de conduite est une contrainte sérieuse à l’intensification agricole.
Les animaux souffrent des maux de toutes sortes. Les plus fréquents sont le charbon et la diarrhée.
L’activité élevage permet aux exploitants de dégager des revenus annuels de l’ordre 25.000 gourdes dans la Plaine d’Aquin.
3.1.10 Production de charbon de bois dans la Plaine d’Aquin
Près de 40% (tableaux 36 et 37) des exploitants de la Plaine d’Aquin tirent une partie de leurs revenus de la fabrication du charbon de bois.
Tableau 36 : Fabrication ou non de charbon de bois
Production ou non de charbon de bois Effectifs Pourcentage
Oui 21 38,9
Non 33 61,1
Total 54 100,0
Source : Elaboration propre
Tableau 37 : Quantité de charbon fabriquée au cours d’une saison agricole
Contenant Moyenne Minimum Maximum
Petit sac de charbon 21 6 50
Gros sac de charbon 101 3 600
Source : Elaboration propre
En moyenne un exploitant charbonnier vend au cours d’une saison agricole 56.500 gourdes de charbon de bois.
Il y a aussi ceux qui utilisent le bois pour la fabrication et la ventes de planches, de gaules et de poteaux. Sur une saison agricole, ils gagnent en moyenne 23.000 gourdes (tableau ci après).
Tableau 38 : Autres produits dérivés du bois et valeur en gourdes
Produit Douzaine Centième/Lot de bois Valeur moyenne en gourdes
Planche 3 - 15.000
Gaule 240 - 14.510
Bois 25 15.000
Poteau 250 - 75.000
Total - - 23.291
Source : Elaboration propre
3.1.11 Financement des activités agricoles dans la Plaine d’Aquin
L’échantillon des exploitants enquêtés ne bénéficie d’aucune source de financement pour leurs activités agricoles. Sur 54 interviewés 98% n’ont utilisé aucune source de financement externe au cours des 12 derniers mois.
3.1.12 Transferts de fonds de l’étranger
Au cours des 12 derniers mois, 50% des interviewés ou un membre de leurs ménages ont reçu un ou plusieurs transferts venus de l’étranger. Le montant moyen reçu est de 37.000 gourdes sur l’année. Le tableau 39 indique la répartition entre différentes utilisations.
Tableau 39 : Utilisations des transferts reçus de l’étranger
Source : Elaboration propre
On remarque le pourcentage élevé consacré à l’alimentation.
3.1.13 Fréquences des inondations et des sécheresses
Les chiffres du tableau 40 sont édifiants : les terres de la Plaine d’Aquin sont rarement inondées, alors que 75% sont affectées par la sécheresse chaque année.
Tableau 40 : Fréquences des inondations et des sécheresses sur les parcelles
Fréquence Inondations Sécheresse
Effectifs Pourcentage Effectifs Pourcentage
Chaque année 1 1,0 74 75,5
Parfois 12 12,2 14 14,3
Rarement 25 25,5 3 3,1
Jamais 60 61,2 7 7,1
Total 98 100,0 98 100,0
Source : Elaboration propre
Le tableau 41 montre les conséquences des sécheresses annuelles sur les cultures
Tableau 41 : Conséquences des sécheresses annuelles sur les cultures
Conséquences Effectif N % colonne
Perte des plantations 45 60,8%
Pas de production 16 21,6%
Diminution du rendement 8 10,9%
Difficultés à travailler 2 2,7%
Autres conséquences 3 4,2%
Total 74 100,0%
Source : Elaboration propre
3.1.14 Insécurité alimentaire
Près de 60% des enquêtés de la Plaine d’Aquin disent qu’au cours des 12 derniers, ils ont eu à confronter une situation de manque de nourriture pour les membres de leurs familles.
Les mois où l’insécurité alimentaire semble être la plus préoccupante sont octobre, novembre, décembre, janvier et février. (Tableau 42)
Tableau 42 : Mois de plus grande sécurité alimentaire
Mois Nombre de réponses Pourcentage
Janvier 4 4,5%
Février 9 10,2%
Mars 5 5,7%
Avril 3 3,4%
Mai 7 8,0%
Juin 7 8,0%
Juillet 2 2,3%
Août 3 3,4%
Septembre 3 3,4%
Octobre 11 12,5%
Novembre 19 21,6%
Décembre 15 17,0%
Total 88 100,0%
Source : Elaboration propre
Les causes les plus importantes de l’insécurité alimentaire apparaissent au tableau 43.
Tableau 43 : Causes de l’insécurité alimentaire
Cause Nombre de réponses Pourcentage
Sécheresse 26 30,6%
Inondation /problème de drainage 17 20,0%
Perte de production à cause de l’levage en liberté 17 20,0%
Prix élevés des produits alimentaires 12 14,1%
Pluies irrégulières/problème d’accès à l’eau 3 3,5%
Pestes, ravageurs et maladies des cultures 5 5,9%
Prix élevés des intrants agricoles 4 4,7%
Vol de ressources productives 1 1,2%
Total 85 100,0%
Source : Elaboration propre
3.2 Production agricole de la Plaine de Baconnois
3.2.1 Principales occupations de la population Pl Baconnois
Cette question est abordée via deux (2) sources des données : celle du Recensement Général Agricole (RGA, 2009) et celle de la présente étude. La première source concerne la commune d’Aquin et l’ensemble des sections communales où se localise la Plaine d’Aquin. La deuxième se focalise essentiellement sur des exploitants évoluant dans la Plaine de Baconnois. Aussi, certains chiffres seront différents, différence due principalement à l’absence de la catégorie « Etudiant » dans la quête du RGA.
Le tableau 13 résume les données du RGA
Tableau 44: Principales occupations des habitants de la Plaine de Baconnois (Selon le RGA)
Lieu Agriculture Pêche Elevage Bâtiments et travaux publics Administration Mines et carrières Transformation Commerce Services Artisanat
1ère Sect. Baconnois-Grand-Fond 74% 1% 6% 0,08% 0,47% 0,08% 0,23% 17% 1% 0,08%
Quartier de Baconnois 75% 1% 6% 0,76% 2% 0% 2% 14% 1% 0%
1ère Sect. Raymond 85% 1% 3% 0% 0,32% 0% 1% 10% 0% 0,24%
Total 79% 1% 4% 0,07% 0,45% 0,037% 1% 14% 1% 0,15%
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
83% des habitants de la Plaine de Baconnois s’adonnent à l’agriculture et à l’élevage ; pour la 1ère Section Raymond, c’est 88%. Les activités commerciales avec 14% viennent très loin après.
Tableau Occupations principales de l’échantillon étudié –Baconnois
Source : Elaboration propre
On remarque la différence entre les pourcentages d’individus qui s’adonnent à l’agriculture comme activité principale. Ceci est du au fait dans le travail du RGA, la catégorie « Etudiant » n’a pas été prise en compte.
3.2.2 Principales cultures de la Plaine de Baconnois
L’enquête réalisée au cours de ce travail a permis d’apprécier la répartition des terres entre les principales cultures dans la Plaine de Baconnois (Tableau bbb.
Principales Cultures de la Plaine de Baconnois
En Termes de Superficie (Cx)
Culture Superficie Pourcentage
Maïs 21,42 27,9%
Sorgho 19,69 25,6%
Pois Congo 19,39 25,3%
Manioc 15,02 19,6%
Tabac 0,75 1,0%
Canne à sucre 0,50 0,7%
Total 76,77 100,0%
Source : Elaboration propre
On peut remarquer la faible superficie consacrée à la canne à sucre dans la Plaine de Baconnois malgré la présence de nombreux ateliers de transformation de ce produit (moulin à canne et guildives). Ceci est dû au fait que cette culture, à cause des sécheresses à répétition la rendant moins attrayante en termes de rentabilité pour les agriculteurs, est pratiquement en voie de disparition dans cette Plaine. Les exploitants la délaissent au profit des cultures à cycle court plus à même de valoriser les courtes périodes où l’eau de pluie est disponible.
Concernant les ateliers de transformation de la canne, leur matière vient des habitations situées à l’ouest de la Plaine (Tiby, Gran Ravin et Titwou).
3.2.3 Superficie (ha) moyenne des parcelles dans la Plaine de Baconnois
Tableau 45: Superficie moyenne des parcelles dans la Plaine de Baconnois
Lieu Nombre Superficie totale des parcelles (ha) SAU/ha Taux d'occupation Superficie moyenne des parcelles (SAU)/ha
1ère Sect. Baconnois-Grand-Fond 2093 617,33 570,13 995,12 0,27
Quartier de Baconnois 204 86,58 71,99 110,27 0,35
1ère Sect. Raymond 2226 750,61 714,06 1120,48 0,32
Total 4523 1454,52 1356,18 2225,87 0,30
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
De très petites parcelles de moins d’hectare : 0,3 ha en moyenne.
3.2.4 Nombre de parcelles constitutives des EA et répartition des EA selon le nombre de parcelles
Tableau : Répartition des Exploitations Agricoles
Selon le Nombre de Parcelles (Baconnois)
Nbre de parcelles Effectifs Pourcentage
1 17 34
2 28 56
3 à 4 5 10
Total 50 100
Source : Elaboration propre
34% des exploitants n’ont qu’une parcelle dans la Plaine de Baconnois, et 90% n’ont pas trois (3) parcelles.
Selon Duret (2010), « en plaine, les cultures annuelles les plus rencontrées sont par ordre d’importance décroissante : l’arachide, 30.000 ha ; le manioc 10.000 ha ; le pois nègre/Vigna sinensis, 10.000 ha ; et le riz, 1500 ha ». Le pois congo (Cajanus cajan) est aussi une culture importante : 4.902 ha (LAREHDO, 2008)
Toujours, selon le même auteur, les terres de plaine sont recouvertes de 60.000 ha environ de forets sèches de bayahonde, exploités pour la fabrication de charbon de bois par près 10.000 familles, plus du tiers du total des ménages de la région.
Dans les zones basses de la plaine comme en piedmont, la noix de cajou est une production importante ; le Nord’Est est considéré comme la première zone de culture d’anacardiers, selon Duret (2010).
Pour l’ensemble du département, le tableau ci-après donne une indication sur l’importance des autres cultures pratiquées.
Tableau 7 : Distribution (%) des Parcelles Cultivées selon le Type de Culture
Dans le département du Nord’Est
Culture Pourcentage de parcelles
Maїs 46.4
Riz 44.9
Petit Mil 36.2
Banane, figue banane 9.6
Igname 1.6
Malanga 0.6
Manioc 5
Patate douce 9.7
Haricot 32.7
Canne à sucre 2.7
Autres 14.1
Sources: GHRAP/ECVH-2001, IHSI, cités par Duret (2010)
L’enquête réalisée au cours de ce travail a permis d’apprécier la répartition des parcelles cultivées selon le type de culture dans la Plaine de Maribaroux (Tableau 8).
Tableau 8 : Distribution (%) des Parcelles Cultivées selon le Type de Culture
Dans la Plaine de Maribaroux
Culture Haut Maribaroux Bas Maribaroux
Nombre de parcelles Pourcentage Nombre de parcelles Pourcentage
Riz 20 21 22 39
Mais 11 12 10 17,5
Maїs-Haricot 6 6 - -
Maїs-Vigna 2 2 - -
Haricot 9 9 6 10
Arachide 8 9 1 2
Banane 4 4,5 2 3,5
Manioc 3 3 2 3,5
Pois Congo 2 2 2 3,5
Canne à sucre 2 2 - -
Patate - - 1 2
Pâturage/Elevage 5 5,5 4 7
Jachère 22 24 7 12
Total Total 100.00 57 100
Source : Elaboration propre
Le riz et le maїs sont les deux (2) principales cultures de la plaine avec respectivement 20 et 20% (Haut Maribaroux) et 39% et 17,5% (Bas Maribaroux) en termes de nombre de parcelles occupées. Au point de vue des superficies occupées, ces deux (2) cultures comptent pour 42% du total, avec le riz en tête avec 28% (Tableau 9).
Selon Guerrier (2009), « les exploitants-es pratiques deux (2) systèmes de cultures : la monoculture de riz en plaine inondée, et les cultures vivrières généralement en association au niveau des sols relativement humides ».
Les types d’association les plus connus sont:
• riz en plaine inondée,
• pistache-pois inconnu-maïs,
• canne à sucre-mais-gombo,
• manioc-maїs-pois inconnu,
• banane-haricot-pois inconnu-gombo. (CHM/VP, 2007).
3.2.5 Taille, typologie des exploitations agricoles de la Plaine de Baconnois
Les exploitations agricoles sont petites. Leur taille moyenne est de 0,84 hectare. Les plus petites sont de loin plus nombreuses : plus de 72% ont moins d’un hectare, et tous ont moins de 2 ha. Le tableau 9 permet de voir leur répartition en fonction de la superficie (Tableau 10).
Tableau 10 : Répartition des Exploitations Agricoles Selon leur Taille
Type Taille en hectare Pourcentage
I 0,31-0,5 30
II 0,51-0,99 42
III 1,01-1,99 28
Total - 100
Source : Elaboration propre
3.2.6 Calendriers culturaux Baconnois
Ci-après sont présentés les calendriers culturaux de la Plaine de Baconnois.
Tableau 13 : Calendrier Cultural de Baconnois
Culture J F M A M J Jt A S O N D
Canne à sucre R P/R
Maïs P P P R R R
Manioc R P/R P/R
Pois congo R R P P P
Sorgho R P P P
Tabac R R P P
Source : Elaboration propre
3.2.7 La question de la main-d’œuvre à Baconnois
La totalité des agriculteurs interviewés savent utiliser de la main d’œuvre externe à l’exploitation Tableau .
Utilisation de la Main d’œuvre Externe par les Exploitants Agricoles
Utilisation de la MO externe Effectifs Pourcentage
Régulièrement 19 38
Parfois 28 56
Rarement 3 6
Total 50 100
Source : Elaboration propre
Tab Rareté de main d’œuvre en période de pointe
Rareté de MO Effectifs Pourcentage
Toujours 26 52,0
Parfois 4 8,0
Jamais 20 40,0
Total 50 100,0
Source : Elaboration propre
Les cultures grandes consommatrices de main d’œuvre externe sont présentées au tableau 19. Le maïs, le pois congo, le manioc et le sorgho occupent les premières places.
Tableau 19 : Cultures Grandes Consommatrices de Main d’œuvre Externe-Baconnois
Culture Effectifs/Nbre de réponses Pourcentage
Pois Congo 50 24,9
Maïs 50 24,9
Manioc 46 22,9
Sorgho 49 24,4
Canne à sucre 3 1,5
Tabac 3 1,5
Total 201 100,0
Tableau : Mois de plus grandes utilisations de main d’œuvre externe selon les cultures
Source : Elaboration propre
C’est au cours des mois de mars, d’avril et de mai que les exploitants sollicitent davantage une main d’œuvre externe. Et ceci, pour les trois (3) principales cultures : maïs, pois congo, manioc et sorgho. Il faut remarquer que pour la canne à sucre, l’une des principales de la plaine de Baconnois, les exploitants font peu d’appel à la main d’œuvre externe.
Comme on devrait s’y attendre, ce sont au cours des mois de préparation des sols et de plantations que les exploitants utilisent le plus de main d’œuvre externe.
Tableau 12 Variations prix en gourde d’une journée de travail de huit (8) heures
Culture Minimum Maximum Moyenne
Canne à sucre 200 200 200
Maïs 200 225 202
Manioc 200 250 205
Sorgho 200 225 201
Tabac 200 200 200
Pois Congo 200 225 202
Total 200 250 202
Source : Elaboration propre
Le prix moyen d’une journée de travail varie peu en fonction de la culture. Il y a surtout des variations en fonction de la période.
Toutefois, sur une base annuelle les prix moyens varient peu d’un mois à un autre. Le tableau et le graphique en attestent.
Tableau Variations annuelles du prix (HTG) de la main d’œuvre
Mois Prix Moyen en HTG
Janvier 200
Février 203
Mars 203
Avril 203
Mai 205
Juin 201
Juillet 200
Août 200
Septembre 200
Octobre 200
Novembre 200
Décembre 200
Source : Elaboration propre
Graphique Variations mensuelles des prix moyen de la main d’œuvre
Tableau 21 : Comparaison de Coûts de Préparation de Sols au Bas Maribaroux (Gourdes/Hectare)
Opération Préparation manuelle Traction animale Traction mécanique
Labourage 10.000 - -
Collation 1 3.200 - -
Ameublissement 6.000 - -
Collation 2 1.920 - -
Labourage (retournement) - 4.800 5.600
Hersage - 4.800 5.600
Ameublissement - 4.800 -
Sarclage Manuel - 3.200 -
Nivellement - - 2.400
Sarclage Manuel - - 4.800
Total 21.120 gdes 17.600 gdes 18.400 gdes
Source : Guerrier (2009)
Pour labourer un hectare manuellement, 128 H/J étaient nécessaires, soit 165 gourdes par homme/jour. Aujourd’hui, avec les nouveaux prix de la main d’œuvre, la préparation d’un hectare devrait coûter au moins 25.600 gourdes.
Les petits exploitants n’achètent pas toujours de la main d’œuvre externe lorsque celle du ménage n’est pas suffisante pour effectuer tous les travaux agricoles. Les échanges de travail entre eux deviennent la règle en période de pointe au Haut comme au Bas Maribaroux. Au Haut Maribaroux, on parle de « Bout kòd », « rampono » et « asosye ».
« Le travail au contrat ou « tare », est une forme d’organisation de travail réservée aux travaux les plus difficiles : buttes de manioc et /ou de patate, trouaison de banane, « rache chouk » etc.…. Les femmes et parfois les enfants se louent pour les récoltes et autres travaux légers. Ils reçoivent en guise de salaire un cinquième (1/5) d’unités de mesure des denrées récoltées, et un montant qui varie entre 50 à 75 gourdes par jour pour les autres travaux légers » (CM/VP, 2007)
Au Bas Maribaroux, la main d’œuvre est surtout familiale (plus de 50% de cas). La main d’œuvre externe est rare sur le périmètre rizicole en période de pointe (préparation de sol, récolte, etc.).
Selon Guerrier (2009), les travailleurs agricoles proviennent généralement de Vallières (30%), Carice (24%), Mombin Crochu (15%), Perches et Savane Longue (9%).
3.2.8 Rendements et rentabilité des cultures Baconnois
Les données recueillies au cours des enquêtes ont permis d’estimer les rendements de quelques cultures :
• Riz : 2,5 et 3,4 tonnes/carreau respectivement au Haut et au Bas Maribaroux ;
• Maїs : 500 et 750 kilos/carreau respectivement au Haut et au Bas Maribaroux ;
• Pois inconnu (vigna) : 625 kilos/carreau Bas Maribaroux ;
• Banane : 450 et 1.400 régimes/carreau respectivement au Haut et au Bas Maribaroux.
On remarque :
• Même à titre indicatif, dans tous les cas, les rendements sont moins élevés au Haut Maribaroux.
• Les rendements du riz sont légèrement supérieurs aux moyennes nationales, tandis que ceux du maїs sont comparables.
• Les densités de la banane sont très faibles. Ce sont des cultures associées et en fin de cycle.
Relativement à la rentabilité de ces cultures, le Tableau 22 fait une synthèse des comptes d’exploitation qui se trouvent en annexe avec tous les détails.
Tableau 22 : Rentabilité des Différentes Cultures Pratiquées dans la Plaine de Baconnois (Gourdes/Hectare)
ITEM CANNE A SUCRE MAIS MANIOC SORGHO TABAC POIS CONGO
Superficie en Hectare 0,32 0,55 0,48 0,55 0,32 0,52
Préparation sol 1500 849 857 983 1967 1169
Semences 250 161 245 164 583 284
Semis/Plantation 100 290 250 290 167 283
Fertilisation-Achat engrais . . . . . -
Fertilisation-Application engrais . . . . . .
Traitement phytosanitaire-Achat produit(s) . . 2 . . .
Traitement phytosanitaire-Application produit(s) . . . . . .
Sarclages 2000 1045 1063 1000 2033 728
Arrosages . 367 252 250 . 333
Récolte . 359 315 376 150 384
Autres Dépenses . 100 . . . .
Transport 50 . . . . .
Total dépenses 3900 3170 2985 3064 4900 3181
Valeur de la production 7.375 2.782 9.936 320 30.667 5.899
Marge Brute 3.475 - 389 6.951 - 2.744 25.767 2.718
Marge Brute à l'hectare 10.859 - 707 14.481 - 4.990 80.521 5.226
Source : Elaboration propre
La culture la plus intéressante semble être le tabac ; viennent ensuite le manioc et la canne à sucre. Le maïs et le sorgho avec des marges négatives apparaissent comme des activités peu attractives.
3.2.9 Elevage à Baconnois
Dans la Plaine de Baconnois, la grande majorité des exploitants agricoles sont aussi des éleveurs. Ils sont 96% (Tableau) dans ce cas.
Tableau Possession ou non de bétail
Possession ou non de bétail Effectifs Pourcentage
Oui 48 96,0
Non 2 4,0
Total 50 100,0
Source : Elaboration propre
Le tableau ci-après montre l’importance numérique des animaux sur les exploitations.
Tableau : Importance de l’Elevage sur les Exploitations Agricoles de la Plaine de Baconnois
Espèce Adulte Jeune
Minimum Maximum Moyenne Minimum Maximum Moyenne
Caprin 1 8 3 1 11 4
Ovin 1 10 3 1 8 3
Porcin 1 2 1 1 3 2
Bovin 1 15 3 1 4 2
Equin 1 3 1 1 10 4
Volailles 2 12 6 2 17 7
Source : Elaboration propre
En valeur, les animaux représentent des actifs de plusieurs centaines de milliers de gourdes sur les exploitations. Le tableau en atteste.
Tableau Valeur des animaux sur les exploitations agricoles
Espèce Valeur moyenne en HTG
Caprin 63.746
Ovin 39.365
Porcin 15.477
Bovin 337.769
Equin 14.262
Volailles 14.295
Source : Elaboration propre
On rencontre trois (3) types de conduite des animaux dans la Plaine de Baconnois: à la corde, en pâturage et en liberté. Cette dernière mode de conduite est une contrainte sérieuse à l’intensification agricole.
Les animaux souffrent des maux de toutes sortes. Les plus fréquents sont le charbon et la diarrhée.
Les revenus annuels générés par l’activité élevage sont de l’ordre de 10.000 gourdes.
3.2.10 Production de charbon de bois dans la Plaine de Baconnois
La majorité des exploitants tirent une partie de leurs revenus de la fabrication du charbon de bois. Les charbonniers sont plus de 65% (tableau).
Tableau Fabrication ou non de charbon de bois
Production ou non de charbon de bois Effectifs Pourcentage
Oui 33 66,0
Non 17 34,0
Total 50 100,0
Source : Elaboration propre
Le nombre de sacs (gros sac) vendus au cours d’une saison agricole est en moyenne de 17 pour une valeur d’environ 6.000 gourdes.
Ceux qui utilisent le bois pour la fabrication et la vente de planches et de poteaux ou d’étais, font aussi un peu d’argent. Sur une saison agricole, ils gagnent en moyenne 3.000 gourdes environ (tableau ci après).
Tableau bbb Autres produits dérivés du bois et valeur en gourdes
Produits Douzaine Valeur moyenne en gourdes
Planche 1,42 3094
Etais 1,50 2400
Poteau 1,09 2483
Total 1,31 2797
Source : Elaboration propre
3.2.11 Financement des activités agricoles à Baconnois
Sur 50 interviewés 96% n’ont utilisé aucune source de financement externe au cours des 12 derniers mois. Les 4% ont eu un financement de FONKOZE et de SEKANI (une petite organisation locale). Les taux d’intérêt, entre 8 et 10% par mois, sont très élevés. Comme garantie ces deux (2) structures réclament des titres de propriété.
3.2.12 Transferts de fonds de l’étranger
Au cours des 12 derniers mois, 16% des interviewés ou un membre de leurs ménages ont reçu un ou plusieurs transferts de l’étranger. Le montant moyen reçu sur une base annuelle est de 6.000 gourdes. Le tableau mmm montre l’utilisation qui en est faite.
Tableau Utilisation des transferts reçus de l’étranger
Utilisation Nombre de réponses % réponses tableau
Alimentation 7 43,8%
Ecole 5 31,3%
Santé 3 18,8%
Construction 1 6,3%
Total 16 100,0%
Source : Elaboration propre
L’alimentation est le poste le plus important en termes d’utilisation des montants reçus.
3.2.13 Fréquences des inondations et des sécheresses
Les chiffres du tableau sont édifiants : les terres de la Plaine de Baconnois ne pas souvent inondées, alors que près de 100% sont affectées par la sécheresse chaque année.
Tableau Fréquences des inondations et des sécheresses sur les parcelles
Fréquence Inondations Sécheresse
Effectifs Pourcentage Effectifs Pourcentage
Chaque année 4 4,5 88 98,9
Parfois 26 29,2 1 1,1
Rarement 4 4,5
Jamais 55 61,8
Total 89 100,0 89 100,0
Source : Elaboration propre
Le tableau montre les conséquences des sécheresses annuelles sur les cultures
Tableau Conséquences des sécheresses annuelles sur les cultures
Conséquences Sécheresse Inondations
Effectif N % colonne Effectif N % colonne
Perte des plantations - - 34 100%
Pas de production - - - -
Diminution du rendement 83 94,30% - -
Difficulté à travailler - - - -
Autres conséquences 5 5,70% - -
Total 88 100,00% 34 100%
Source : Elaboration propre
Au Haut-Maribaroux, on rencontre trois (3) types de conduite des animaux : à la corde, au pâturage et en liberté. Selon CHM/VP (2007), l’élevage libre se pratique surtout à Mamoulé, Bassin Grand Chemin, Courgeolle, Depe et Lamatrie. L’élevage à la corde est davantage présent sur les habitations Tallas, Rivière Sable, Pitobert, Dilaire et Corail.
Les animaux élevés en liberté ont beaucoup de difficultés pour s’abreuver. Durant les périodes de sécheresse, ils parcourent de longues distances à la recherche de l’eau. Ils sont parfois égarés dans d’autres endroits. Parfois, leurs propriétaires ne les retrouvent pas.
Les produits de l’élevage sont vendus au moment des événements importants intéressant l’exploitation ou la communauté : ouverture des classes, mariages, communion, baptême, décès et fêtes (CHM/VP, 2007).
Dans le cadre de ce travail, on a pu apprécier l’importance de l’élevage sur les exploitations (Tableau 23).
Tableau 23 : Importance de l’Elevage sur les Exploitations Agricoles de Maribaroux
Espèce Nombre de têtes de bétail par exploitant
Haut Maribaroux Bas Maribaroux
Bovins 2,34 2,2
Caprins 2,22 1
Porcins 1 0,5
Equins 0,10 0,3
Volailles 29 1,2
Source : Elaboration propre
On remarque le nombre peu élevé d’animaux par exploitation. Ces chiffres apparaissent faibles par rapport à la réalité du Nord’Est. Il faut aussi souligner le peu d’équins qu’on trouve sur les exploitations. Ceci aide à mieux comprendre les difficultés qu’elles ont pour transporter les produits agricoles. Le nombre de volailles sur les EA de Bas Maribaroux apparait extrêmement faible.
Dans la plaine de Maribaroux, les animaux souffrent des maux de toutes sortes. Les plus fréquents sont le charbon et la diarrhée. En annexe on présente deux (2) tableaux (Bas Maribaroux et Haut Maribaroux) qui fournissent les informations sur le « calendrier » de ces maladies.
Face à ces fléaux, les éleveurs ont peu d’alternatives : à part les 15 agents vétérinaires formés par VETERIMED (Haut Maribaroux) qui apportent des soins élémentaires (déparasitage, appui aux éleveurs lors des mises bas difficiles), l’accompagnent technique est inexistant. Par ailleurs, les médicaments ne sont pas disponibles sur place. L’utilisation de certaines feuilles pour lutter contre les parasites et d’autres maladies est courante à Maribaroux.
3.2.14 Insécurité alimentaire dans la Plaine de Baconnois
Près de 80% des enquêtés de la Plaine de Baconnois disent qu’au cours des 12 derniers, ils ont eu à confronter une situation de manque de nourriture pour les membres de leurs familles.
Les mois où l’insécurité alimentaire semble être la plus prenante sont décembre, janvier, février et mars. (Tableau )
Tableau Mois de plus grande sécurité alimentaire
Source : Elaboration propre
Les causes les plus importantes de l’insécurité alimentaire apparaissent au tableau
Tableau Causes de l’insécurité alimentaire
Cause Nombre de réponses Pourcentage
Sécheresse 39 36,1%
Pluies irrégulières/problème d’accès à l’eau 21 19,4%
Pestes, ravageurs et maladies des cultures 17 15,7%
Inondation /problème de drainage 2 1,9%
Prix élevés des produits alimentaires 1 ,9%
Autres 28 25,9%
Total 108 100,0%
Source : Elaboration propre
IV. STOCKAGE, TRANSFORMATION DE PRODUITS AGRICOLES, COMMERCIALISATION ET PRIX
4.1 Dans la Plaine d’Aquin
4.1.1 Utilisation des produits après récolte, opérations post récolte et stockage dans la Plaine d’Aquin
Le tableau bbbb permet de voir la grande majorité des répondants stockent après la récolte. Il permet aussi de constater que la banane plantain est fortement consommée immédiatement après la récolte.
Tableau Utilisation des produits après récolte
Source : Elaboration propre
Pour les grains (maїs et sorgho) et les légumineuses (haricot, pois de souche et pois inconnu), trois (3) opérations post récolte classiques sont effectuées : le séchage, le stockage et la transformation dans certains cas (sorgho et maїs).
Les séchages se font directement au soleil : à même le sol, sur des aires bétonnées (glacis) et des bâches en plastique (prélat).
Les produits les stockés sont les céréales (maïs, sorgho), les légumineuses (haricot, pois de souche, pois inconnu) et la cassave.
Les modalités de stockage sont présentées au tableau xxx.
Tableau 27 : Modalités de stockage
Modalité de stockage Maïs Sorgho Haricot Pois de souche Pois inconnu
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
Drum 1 2% 2 12%
Sac 41 95% 26 81% 15 88% 7 88%
Silo 1 2% 0% 30 97%
Gouane 5 16% 1 3% 1 13%
Kay/Kolonbye 1 3%
Total 43 100% 32 100% 31 100% 17 100% 8 100%
Source : Elaboration propre
Entre 81 et 95% d’exploitants qui stockent du maïs, du sorgho, du pois de souche ou du pois inconnu utilisent des sacs. Pour le haricot, le moyen de stockage est essentiellement des silos.
Les taux de pertes au stockage dans des sacs sont élevés :
• 86% de ceux qui stockent du pois inconnu dans des sacs perdent entre 16 et 30% de leurs produits ;
• Entre 83 etb100% des stockeurs du maïs, du sorgho et du haricot perdent entre 1 et 15% de leurs productions.
Voir tableau
Tableau Stockage dans des sacs et taux de pertes
Pertes Maïs Sorgho Haricot Pois de souche Pois inconnu
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
1-15% 34 83% 26 100% 28 93% 9 60% 1 14%
16-30% 7 17% 1 3% 5 33% 6 86%
31-50% 1 3% 1 7%
Total 41 100% 26 100% 30 100% 15 100% 7 100%
Source : Elaboration propre
La durée du stockage après récolte va deux (2) jusqu’à 12 mois.
Tableau Durée de stockage en mois
Maïs Sorgho Haricot Pois de souche Pois Inconnu Pistache
2 3,5 2.5 6 4 12
Source : Elaboration propre
4.1.2 Transformation de produits agricoles Aquin
Dans la Plaine d’Aquin, en matière de transformation agricole, on y trouve :
• trois (3) ateliers à céréales : un à maïs et sorgho en ville, un à Brodequin dans la localité de Morisseau transformant du riz, du sorgho et du maïs, un moulin à maïs à la 5ème section, localité Jean Jacques,
• trois (3) ateliers à manioc : un (1) en fonctionnement, un (1) fermé, un (1) en construction. Deux (2) ateliers à manioc sont des ateliers communautaires.
Les ateliers à caractère communautaire sont financés avec des fonds externes, tandis que les ateliers à propriété individuelle sont financés exclusivement avec des fonds propres.
Les investissements peuvent aller de quelques milliers de gourdes à plus d’un million. Le tableau bbb montre les chiffres.
Tableau bbbb. Importance des investissements dans les ateliers de transformation dans la Plaine d’Aquin
Atelier 1 Equipement Investissement en HTG
Moteur 25.000
Moulin à maïs 15.000
Moulin à sorgho 20.000
Total 60.000
Atelier 2 Platine-cuisson de cassave 1.000
Bâtiment 2.500
Table 750
Total 4.250
Atelier 3 Bâtiment 200.000
Batterie 7.500
Moteur 210.000
Moulin à riz 600.000
Moulin à maïs et à sorgho 480.000
Total 1.497.500
Source : Elaboration propre
L’établissement d’une petite cassaverie demande très peu d’investissement. L’Atelier 1 de décorticage/broyage de céréales date de plus de 40 ans.
Faute de matières premières, les taux d’utilisation de la capacité installée dépassent rarement 50%. Dans le cas du sorgho, l’année le taux d’utilisation était proche de 0 suite à la perte quasi-totale de la production.
Malheureusement, les données fournies par les propriétaires n’ont pas permis d’apprécier la rentabilité de ces unités.
La majorité des propriétaires de ces ateliers (66%) ne sont pas membres d’associations formelles.
4.1.3 Commercialisation de produits agricoles dans la Plaine d’Aquin
Pour appréhender la problématique dc la commercialisation des produits agricoles de la Plaine d’Aquin, 11 opérateurs ont été interviewés. Ce sont de petits commerçants ayant
• un fonds de roulement assez faible évalué autour de 11.000 gourdes en moyenne; rarement, le fonds de roulement peut atteindre 25.000 gourdes.
• un espace de stockage de grains pouvant contenir en moyenne 15 et 20 sacs de maïs et de haricot respectivement, soit 2,25 TM et 3,25 TM.
Ils travaillent essentiellement sur fonds propres (64%) ; un faible pourcentage (14%) a pu bénéficier de prêts qu’ils rémunèrent entre 15% et 20% l’an ; les 22% trouvent des avances non rémunérées de la part de leurs amis.
Leurs relations avec leurs fournisseurs se basent sur une forme de clientélisme, mais ils paient toujours au comptant. C’est le même type de relations qu’ils ont avec leurs propres acheteurs qui sont des consommateurs finals (58%) et des détaillants plus petits (42%).
Circuits de commercialisation ?
Marge ?
Problèmes fondamentaux ?
Marge
Les commerçants interviewés au de l’enquête réalisent des marges confortables. Le tableau bbbb présente les chiffres
Tableau Marge brute en HTG des commerçants de la Plaine d’Aquin
Produit Achat
Transport
Transformation
Embarquement
Autres frais
Total Dépenses (TD)
Vente
Marge Brute
Banane/régime Producteur Petit Commerçant Valeur MB/Vente MB/TD
Igname/sac 1500 - 75 - 30 25 1630,00 2500 870 0,35 0,53
Igname de guinée/sac 1500 - 15 - 10 10 1535,00 1800 265 0,15 0,17
Patate/sac 1150 - 25 - 15 25 1215,00 1700 485 0,29 0,40
Maïs/marmite 50 - 0,92 5,67 0,22 0,42 57,23 125 68 0,54 1,18
Pois noir/marmite - 312,50 0,92 - 0,31 0,38 314,11 388 73 0,19 0,23
Sorgho/marmite - 150 0,86 7 0,21 0,36 158,43 200 42 0,21 0,26
Source : Elaboration propre
4.1.4 Variations de prix de quelques produits agricoles dans la Plaine d’Aquin
Pour certains produits, maïs et sorgho, les prix ne varient pas fortement au cours de l’année dans la Plaine d’Aquin : des variations de 33 à 50% pour les prix plafond et les prix plancher. Pour d’autres, haricot et pois de souche, les variations sont plus prononcées : 82 et 93% entre prix plafond et prix plancher. Le tableau 28 et le graphique 4 en attestent.
Tableau 28 : Prix des Produits Agricoles au Cours d’une Année (Gourdes/Marmite)
Source : Elaboration propre
Graphique 4 : Variations de prix de Produits Agricoles au Cours d’une Année-Plaine d’Aquin
Source : Tableau 28
Le graphique montre que les variations de prix pour le maïs et le sorgho sont plus maitrisables parce que suivant une certaine tendance au cours l’année. Tandis que pour le haricot et particulièrement pour le pois de souche d’un mois à un autre le prix peut passer du simple au double.
4.2 Dans la Plaine de Baconnois
4.2.1 Utilisation des produits après récolte, opérations post récolte et stockage dans la Plaine de Baconnois
Le tableau bbbb permet de voir que:
• 65% des répondants stockent du maïs et du sorgho après récolte,
• 98 et 100% stockent du pois congo et du tabac après récolte respectivement,
• entre 10 et 35% transforment leur manioc, leur maïs et leur sorgho,
• 100% transforment leur canne à sucre,
• 62% consomment leur manioc immédiatement après récolte.
Tableau bbbb Utilisation des produits après récolte
Produit Transformation Stockage Consommation Vente Total
Réponses % réponses ligne Réponses % réponses ligne Réponses % réponses ligne Réponses % réponses ligne
Canne à sucre 2 100,0% 0 0,0% 0 0,0% 0 0,0% 2
Maïs 25 33,3% 50 66,7% 0 0,0% 0 0,0% 75
Manioc 4 10,3% 0 ,0% 24 61,5% 11 28,2% 39
Sorgho 25 34,7% 47 65,3% 0 0,0% 0 0,0% 72
Tabac 0 0,0% 3 100,0% 0 0,0% 0 0,0% 3
Pois Congo 1 2,0% 48 98,0% 0 0,0% 0 0,0% 49
Total 57 23,8% 148 61,7% 24 10,0% 11 4,6% 240
Source : Elaboration propre
Pour les grains (maїs et sorgho) et les légumineuses (pois congo) et le tabac, trois (3) opérations post récolte classiques sont effectuées : le séchage, le stockage et la transformation dans certains cas (sorgho et maїs).
A l’exception du tabac, les séchages se font directement au soleil : à même le sol, sur des aires bétonnées (glacis) et des bâches en plastique (prélat). Le séchage du tabac est effectué à l’ombre à l’intérieur des maisons.
De nombreux exploitants stockent (Tableau 27). Les modalités de conservation sont présentées au tableau xxx.
Tableau xxx Modalités de stockage dans la Plaine de Baconnois
Modalité de stockage Maïs Sorgho Pois Congo Tabac
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
Gouane 50 100% 24,00 50% - - - -
Sac - - 2 4% 25,00 0,52 3 100%
Kapay - - - - - - - -
Kay/Kolonbye - - 22 46% 23 48% - -
Total 50 100% 48 100% 48 100% 3 100%
Source : Elaboration propre
Pour le maïs et le sorgho, entre 50 et 100% d’exploitants stockent dans des gouanes. Les sacs sont utilisés par 52% et 100% des répondants pour le stockage du sorgho et du tabac respectivement. Le sorgho et le pois congo sont également stockés par les exploitants dans des colombiers à 46% et 48% respectivement.
Quel que soit la modalité de stockage, les taux de pertes sont élevés :
• 90% de ceux qui stockent du maïs dans des guanes perdent entre 16 et 30% de leurs produits ;
• Entre 83% et 100% des stockeurs de sorgho et de pois congo perdent entre 1 et 15% de leurs productions mises dans des guanes, des colombiers ou des sacs.
Tableau Taux de pertes selon la modalité de stockage et selon le produit
Pertes Guane Guane Kolonbye Sac Kapay
Maïs Sorgho Sorgho Pois Congo
Pois Congo
Effectif % Effectif % Effectif % Effectif % Effectif %
1-15% 5 10% 24 100% 21 95% 25 100% 19 83%
16-30% 45 90% 1 5% 4 17%
31-50%
Total 50 100% 24 100% 22 100% 25 100% 23 100%
Source : Elaboration propre
La durée du stockage après récolte va cinq (5) jusqu’à 9 mois :
• maïs, sorgho et pois congo: 5-5,5 mois,
• tabac : 9 mois.
4.2.2 Transformation de produits agricoles Baconnois
Dans la Plaine de Baconnois, on trouve de nombreuses petites unités de transformation de produits agricoles. Le tableau vvvv montre l’importance numérique de ces unités
Tableau 46: Ateliers de Transformation Agricole à Baconnois
Source : Elaboration propre
On remarque :
• 92% des moulins à canne sont à traction animale,
• les guildives n’utilisent que du bois comme source d’énergie,
• le nombre élevé de moulins d’arachide qui n’utilise que l’énergie humaine pour fonctionner.
La mise en place d’un petit atelier de transformation demande des investissements peuvent aller de quelques milliers à plus de 600.000 gourdes. Le tableau bbb montre des chiffres moyens.
Tableau bbbb. Importance des investissements dans les ateliers de transformation dans la Plaine de Baconnois
Source : Elaboration propre
Ces investissements sont financés sur fonds propres dans 86% des cas ou via des amis à l’étranger ou en Haïti.
Ce sont des ateliers qui fonctionnent en dessous de 50% de leur capacité installée. A ce point de vue, les ateliers de transformation de la canne seraient les plus performants ; ils travaillent jusqu’à 72% de leur capacité installée. Les unités de transformation du maïs et de l’arachide travaillent seulement à 36% de leur capacité installée.
Un pourcentage non négligeable (42%) de propriétaires de ces ateliers font partie d’organisations formelles de leurs communautés
4.2.3 Commercialisation de produits agricoles dans la Plaine de Baconnois
La problématique dc la commercialisation des produits agricoles de la Plaine d’Aquin, a été appréhendée à travers le prisme de 18 opérateurs qui ont été interviewés. Ce sont de petits commerçants ayant
• un fonds de roulement assez faible évalué autour de 8.000 gourdes en moyenne; dans certains cas, le fonds de roulement peut atteindre 75.000 gourdes.
• un espace de stockage de grains pouvant contenir en moyenne 200 sacs, soit 22,5 TM.
Leurs sources de financement sont présentées ci-après:
• fonds propres, 64% ;
• prêt, 17% ;
• parent en Haïti, 8,1 ;
• parent à l’étranger, 8,1% ;
• ami en Haïti, 2,8%.
Les de prêts sont rémunérés entre 10% et 20% l’an.
Leurs relations avec leurs fournisseurs se basent sur une forme de clientélisme, mais ils paient toujours au comptant : ils sont 100% dans cette formule. C’est le même type de relations qu’ils ont avec leurs propres acheteurs (92% de cas) qui sont des consommateurs finals (56%) et des détaillants plus petits (44%).
Circuits de commercialisation ?
Marge ?
Problèmes fondamentaux ?
Les commerçants interviewés au cours de l’enquête réalisent des marges non négligeables. Le tableau renseigne.
Tableau Marge brute en HTG des commerçants de la Plaine de Baconnois
Produit Achat
Transport
Transformation
Embarquement
Autres frais Total Dépenses (TD)
Vente
Marge Brute
Producteur Grossiste Valeur MB/Vente MB/TD
Maïs/marmite 38 1,83 8 ,63 2,50 51 86 35 0,41 0,69
Pois congo/marmite 109 1,03 ,63 2,5 113 156 43 0,28 0,38
Sorgho/marmite 62 2,50 10 ,55 2,50 77 109 32 0,29 0,41
Banane/Régime 300 . 6,25 3,1 4,2 314 500 186 0,37 0,59
Citron/Sac 1075 . 54 29 50 1208 5000 3792 0,76 3,14
Kokoye/douzaine 300 . 16 6,25 8 330 500 170 0,34 0,51
Source : Elaboration propre
On réalise la marge très élevée réalisée sur la vente du citron.
4.2.4 Variations de prix de quelques produits agricoles dans la Plaine de Baconnois
Pour cinq (5) produits agricoles étudiés, les prix varient modérément ou faiblement. Le cas de la canne à sucre est particulièrement intéressant à signaler : seulement une variation de 11% sur cinq (5) mois. Le tableau 28 et le graphique 4 illustrent.
Tableau 28 : Prix des Produits Agricoles au Cours d’une Année (Gourdes)
Mois Marmite Marmite Charge Gros Sac Marmite
Maïs Sorgho Canne à Sucre Manioc Pois Congo
Janvier 50 60 - 450 151
Février - 65 - 517 152
Mars - 66 - 533 144
Avril - 61 180 520 208
Mai - 57 180 430 176
Juin - 55 190 396 154
Juillet - - 200 394 154
Août 53 - 200 - -
Septembre 52 - - - -
Octobre 59 - - - -
Novembre 64 - - - -
Décembre 67 - - - -
Source : Elaboration propre
Graphique 4 : Variations de prix de Produits Agricoles au Cours d’une Année
Source : Tableau 28
V. TENURE DES TERRES
5.1 Tenure des terres dans la Plaine d’Aquin
5.1.1 Situation juridique des parcelles dans la Plaine d’Aquin
Tableau 47: Situation Juridique des Parcelles de la Pl. d’Aquin
Lieu Titre/ Achat Titre/ Héritage Mineur/ Partage Mineur/ Collectif Terre de l'église Terre de l’Etat Non déclaré
1ère Sect. Macéan 37% 54% 2% 5% 0% 1,29% 0,05%
2ème Sect. Bellevue 43% 24% 11% 4% 0,13% 0% 19%
3ème Sect. Brodequin 42% 23% 8% 5% 0,15% 0,15% 22%
4ème Sect. Flamands 45% 15% 2% 33% 0% 0,32% 5%
5ème Sect. Mare à Coiffe 47% 39% 9% 4% 0,04% 1,0% 0,18%
Total 43% 33% 5% 13% 0,04% 0,69% 5%
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
Pour l’ensemble de la Plaine, la tenure des terres offre un niveau intéressant en termes de sécurité : 76% des parcelles sont occupés à titre de propriétaire. Le taux élevé (33%) d’occupation des terres sur une base collective de la section de Flamands est à signaler.
5.1. 1 Modes de tenure dans la Plaine d’Aquin
Les terres sont exploitées dans 50% des cas à titre de propriétaire. Dans ce cas, la terre peut être achetée ou héritée. Le tableau 29 présente la répartition des parcelles selon les modes de tenure sur lesquelles elles sont exploitées.
Tableau 29 : Répartition des Parcelles Selon Modes de Tenure
Tenure Effectifs Pourcentage
Achat 23 23,5
Héritage 26 26,5
Métayage / de moitié 30 30,6
Fermage 19 19,4
Total 98 100,0
Source : Elaboration propre
Le graphique illustre cette répartition
Graphique Répartition des parcelles selon le mode de tenure
Tableau Superficie moyenne des parcelles selon mode de tenure
Tenure Moyenne (Ha)
Achat 0,41
Héritage 0,88
Métayage / de moitié 0,80
Fermage 0,53
Total 0,68
Source : Elaboration propre
Les parcelles les plus grandes sont celles héritées et celles prises en métayage.
L’utilisation actuelle des parcelles se fait comme le montre le tableau .
Tableau Utilisation actuelle des parcelles
Utilisation Effectifs Pourcentage
En Culture 96 98,0
En Jachère 2 2,0
Total 98 100,0
Source : Elaboration propre
5.1.2 Existence de conflits sur les terres dans la Plaine d’Aquin
En général, il y a très peu de conflits terriens dans la plaine d’Aquin. Sur les 54 personnes qui ont répondu à la question, sept (7), soit 13%, ont reconnu qu’il a eu des conflits terriens dans la zone (Tableau) . Lorsqu’il s’agit de leurs propres parcelles le pourcentage est nul.
Tab : Existence de conflits terriens
Existence de conflits Effectifs Pourcentage
Oui 7 13
Non 47 87
Total 54 100,0
En fait, malgré quelques cas isolés de conflits terriens, le problème foncier n’apparaît pas comme un problème important dans la plaine d’Aquin. Selon, toutes les personnes ressources rencontrées, ces cas isolés ne sauraient constituer un frein au développement agricole de cette plaine.
5.2 Tenure des terres dans la Plaine de Baconnois
5.2.1 Situation juridique des parcelles dans la Plaine de Baconnois
Tableau 48: Tenure des parcelles de la Plaine de Baconnois
Lieu Titre/ Achat Titre/ Héritage Mineur/ Partage Mineur/ Collectif Terre de l'Eglise Terre de l’Etat Bien rural de famille Non déclaré
1ère Sect. Baconnois-Grand-Fond 35% 5% 26% 1% 0,24% 0,2% 0% 33%
Quartier de Baconnois 40% 22% 29% 1% 0% 0% 0,5% 8%
1ère Sect. Raymond 63% 1% 35% 0,27% 0,1% 0,2% 0% 0%
Total 49% 4% 31% 0,42% 0,2% 0,2% 0,02% 16%
Sources : RGA (2009) et Elaboration propre
En moyenne, 79% des parcelles sont exploités avec titre de propriété. Toutefois, à Grand-Fond, avec 33% de parcelles de situation juridique « Non déclaré », la situation foncière semble être peu claire, et non rassurante.
5.2.2 Tenure des terres dans la Plaine de Baconnois selon notre enquête
Les terres sont exploitées dans 51,6% des cas à titre de propriétaire. Dans ce cas, la terre peut être achetée ou héritée. Le tableau xx présente la répartition des parcelles selon les modes de tenure sur lesquelles elles sont exploitées.
Tableau 29 : Répartition des Parcelles Selon Modes de Tenure
Tenue Effectifs Pourcentage
Achat 19 21,3
Héritage 27 30,3
Hypothèque/plane 19 21,3
Métayage / de moitié 20 22,5
Fermage 2 2,2
Usufruit 2 2,2
Total 89 100,0
Source : Elaboration propre
On remarque que les parcelles en héritage sont les plus nombreuses.
Le graphique illustre cette répartition
Graphique Répartition des parcelles selon le mode de tenure
Tableau Superficie moyenne des parcelles selon mode de tenure
Tenure Moyenne en Ha
Achat 0,50
Hypothèque/plane 0,50
Héritage 0,41
Métayage / de moitié 0,52
Fermage 0,15
Usufruit 0,49
Total 0,48
Source : Elaboration propre
A l’exception des parcelles en fermage, la taille des parcelles varie peu en fonction du mode de tenure.
L’utilisation actuelle des parcelles se fait comme le montre le tableau .
Tableau Utilisation actuelle
Utilisation Effectifs Pourcentage
En Culture 58 65,2
En Jachère 31 34,8
Total 89 100,0
Source : Elaboration propre
Le nombre de parcelles en jachère apparait très élevé.
5.2.3 Existence de conflits sur les terres dans la Plaine de Baconnois
En général, il y a très peu de conflits terriens dans la plaine d’Aquin. Sur les 54 personnes qui ont répondu à la question, sept (7), soit 13%, ont reconnu qu’il a eu des conflits terriens dans la zone (Tableau) . Lorsqu’il s’agit de leurs propres parcelles le pourcentage est nul.
Tab : Existence de conflits terriens
Existence de conflits Effectifs Pourcentage
Oui 7 13
Non 47 87
Total 54 100,0
En fait, malgré quelques cas isolés de conflits terriens, le problème foncier n’apparaît pas comme un problème important dans la plaine d’Aquin. Selon, toutes les personnes ressources rencontrées, ces cas isolés ne sauraient constituer un frein au développement agricole de cette plaine.
BIBLIOGRAPHIE
.
IHSI. 2015. Population totale, population de 18 ans et plus. Ménages et densités estimés en 2015. IHSI.
MARNDR, 2009. Recensement Général de l’Agriculture. 2009. MARNDR.