Vingt-huitième anniversaire de l'institution policière : le RNDDH dénonce les conditions de travail des agents-tes de la PNH
- Cinquante-huit policiers ont été assassinés entre juin 2022 et juin 2023, dont vingt-neuf depuis janvier 2023.
- Au moins treize attaques armées ont visé des postes de police, chacune consignée avec sa date et son lieu.
- Des policiers ont aussi été chassés de leur domicile et enlevés contre rançon, et des embuscades ont été tendues aux patrouilles.
- Le réseau affirme que des membres de la hiérarchie entretiennent des liens avec des groupes armés et que le haut commandement ne peut passer d'ordre.
- Il demande la certification des agents par une équipe associant une structure indépendante, l'Inspection générale et l'académie de police.
Le rapport couvre juin 2022 à juin 2023 en sept parties : le contexte de travail des policiers, les policiers assassinés, les postes de police attaqués par les groupes armés, les conditions de fonctionnement de ces postes, la gestion du personnel policier et les recommandations. Le réseau décrit une situation sécuritaire déjà préoccupante avant l'arrivée du gouvernement de fait et devenue explosive depuis 2022, faite d'assassinats, de vols et de viols dont des viols collectifs, avec des groupes armés bien structurés, bien implantés dans leur communauté et assurés de l'appui inconditionnel des autorités. Au cours de l'année, des policiers ont été assassinés, chassés de leur domicile et enlevés contre rançon, des postes de police ont été attaqués et des embuscades tendues aux patrouilles et aux opérations.
Les décomptes sont de cinquante-huit policiers assassinés entre juin 2022 et juin 2023, dont vingt-neuf de janvier à juin 2023, et d'au moins treize attaques armées contre des postes de police, chacune consignée avec sa date, son lieu et, lorsque des agents sont morts, leurs noms. Sur l'institution, le réseau soutient que la hiérarchie telle qu'elle est constituée risque de causer d'énormes torts à la police si elle reste inchangée : il est de notoriété publique que des membres de cette hiérarchie entretiennent des liens avec des bandits armés et que le haut commandement ne peut pas passer d'ordre aux policiers, de sorte qu'une hiérarchie ayant perdu toute crédibilité auprès de ses propres agents ne peut continuer à conduire l'institution. Il demande aux autorités de meilleures conditions de travail, la construction et le réaménagement des locaux selon les besoins déjà identifiés par les responsables des commissariats et sous-commissariats, la révision des salaires et des avantages sociaux dont l'assurance maladie, la certification des agents par une équipe associant une structure indépendante, l'Inspection générale et l'Académie nationale de police, des changements dans la hiérarchie, et la fin de l'utilisation des ressources de l'Etat au profit des groupes armés alors que les policiers sont dans le dénuement.
Comment citer
Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), 2023, Vingt-huitième anniversaire de l'institution policière : le RNDDH dénonce les conditions de travail des agents-tes de la PNH, https://web.rnddh.org/wp-content/uploads/2023/06/6-Rap-PNH-12Jun2023-FR.pdf.pdf
- Titulaire des droits
- Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)