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(2016-11) Evalyasyon bezwen apre siklòn Matye : sektè Lojman

(2016-11) Evalyasyon bezwen apre siklòn Matye : sektè Lojman

Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP) 2016 42 paj
Rezime — Evalyasyon lojman an mete domaj siklòn nan nan yon sektè rapò a dekri kòm youn ki devlope nan dezòd, san okenn lyen ak planifikasyon iben. Malgre enpòtans lojman nan chèn pwodiksyon abita a ak prezans aktè enstitisyonèl ak prive, otorite piblik yo pa t janm pran l an chaj nèt : rapò a site inisyativ EPPLS nan ane 1980 yo ak repons apre tranblemanntè 2010 la kòm eksepsyon pasyèl ki te amelyore kondisyon kèk fanmi ki gen ti revni nan kapital la ak kèk vil pwovens.
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UNITE DE CONSTRUCTION DE LOGEMENTS ET DE BATIMENTS PUBLICS ÉVALUATION DES BESOINS POST CYCLONE dans le secteur logement Novembre 2016 AVERTISSEMENT L’évaluation des besoins du secteur logement a été préparée par l’Unité de Construction de Logements et de Batiments Publics (UCLBP) et ses partenaires. Le rapport final du secteur a été approuvé par l’Unité de Construction de Logements et de Batiments Publics (UCLBP) et est publié en ligne tel quel, dans sa version non-éditée. Toute divergence avec le rapport global (PDNA) est involontaire. TABLES DES MATIÈRES 1 Résumé 2 C ontexte 5 7 Données de base. ..................................................................................................................................8 Typologie des logements. .............................................................................................................11 Taille et densite des logements. ................................................................................................11 Type et mode d’approvisionnement en eau courante et eau potable. ...........12 Accès aux services de base...........................................................................................................12 3 E 4 P 5 I 6 P 7 D 8 P 9 S 10 M ffets de l’ouragan 17 rincipaux objectifs de relèvement et besoins du secteur 21 mpact humain et social dans le secteur 25 riorités du secteur 27 éfis dans le secteur 29 olitiques sectorielles existantes et programmes majeurs 31 tratégie de mise en œuvre / plan d’action 33 éthodologie d’évaluation du secteur 39 1 RÉSUMÉ Dans le courant de la matinée du mardi 4 octobre 2016, l’ouragan Matthew progressant avec des vents soufflant à plus de 230 km/h, a balayé toute la côte Sud-ouest et le Nord-Ouest de la République d’Haïti. Des pertes en vie humaine et des dégâts considérables sur la flore, la faune, le bâti ainsi que sur les infrastructures routières, EPA, portuaires, touristiques, sanitaires et scolaires ont été enregistrés dans les départements du Sud, de la Grande-Anse, des Nippes, du Sud-Est, du Nord-Ouest, l’Ouest et certaines communes des autres départements1. L’impact de l’ouragan a été catastrophique sur l’ensemble des secteurs et plus particulièrement le secteur du logement. Les dernier chiffres fournis par le MICT (DPC) font état de 175.000,00 personnes sans logement, vivant dans 224 abris temporaires et de 2.066.908 personnes directement et indirectement affectés. Plus de 103.900 logements ont été détruits, 111.475 partiellement et sérieusement endommagés et 21.972 inondés. On estime à plus de 720 millions de dollars américains les dommages physiques incluant le coût de remplacement des biens domestiques détruits et de rétablissement des services liés au logement que nous estimons à environ 15% du coût des dommages physiques et les pertes dans le secteur, à plus de 134 millions de dollars américains. 1 Les évaluations des dommages et pertes ont été effectués à la lumière des données collectées par le SNGRD/DPC après le passage de l’ouragan (voir tableau 1) 5 2 CONTEXTE CONTEXTE Le contexte est celui d’un développement chaotique du secteur sans lien avec la planification urbaine. En Haïti le secteur logement, malgré son importance dans la chaine de production de l’habitat et la présence de plusieurs acteurs (acteurs institutionnels et privés), n’avait jamais été l’objet d’une prise en charge totale par les pouvoirs publics. Assurément il y a eu dans le passé, quelques initiatives faites par l’EPPLS, dans les années 80 et plus près de nous après le séisme de 2010, qui ont en quelque sorte contribué à améliorer le cadre de vie de quelques membres de la population à bas revenus particulièrement à la capitale et dans quelques villes de province. Dans l’intervalle en raison de divers chocs externes et internes, la situation socioéconomique du pays s’est considérablement dégradée, occasionnant ainsi une forte migration de la population rurale vers la capitale et les principales villes. L’urbanisation anarchique qui en résulte entraine une prolifération de quartiers précaires construits très souvent sur des terrains à risque. Pour satisfaire ses besoins en logement la population a donc été obligée de trouver de par elle-même des solutions liées à son niveau de revenu très limité et ayant un fort impact négatif sur l’environnement (pollution des sources d’eau, des nappes phréatique, mitage des terres agricoles etc.). Le pays dispose ainsi et présentement d’un parc de logement vétuste et précaire qui a été développé au fur et à mesure par une grande frange de la population pauvre dans des zones impropres à la construction et dans l’anarchie la plus totale. L’ouragan Matthew est venu une nouvelle fois exposer la vulnérabilité de l’environnement et des ménages et aussi dévoiler la mauvaise qualité de ses logements. Après le séisme du 12 janvier 2010 qui a mis à nu la faible capacité de réponse du pays face aux catastrophes naturelles et également montré le besoin des ménages d’avoir un accès à des logements décents, un effort a été fait par l’UCLBP en collaboration avec ses partenaires pour doter le pays d’une Politique Nationale du Logement et de l’Habitat (PNLH). Cependant en dépit de ce sombre tableau il n’en demeure 7 CONTEXTE pas moins que si la stabilité politique, le climat des affaires sont améliorés et que des investissements substantiels sont consentis dans ce secteur par l’état et le secteur privé, le logement pourrait contribuer au même titre que les autres secteurs à l’augmentation du PIB du pays. DONNEES DE BASE Selon les données produites par l’IHSI, la population haïtienne a subi une croissance estimée de 16,53% passant de 9.364.328 personnes en 2007 à 10.911.819 de personnes en 2015. 50.43% sont des femmes et 49.57% des hommes. Le nombre de ménage estimé en 2015 est de 2.360.771. Plus de 48 % de ces ménages vit en milieu rural soit 1.142.529 et 52% en milieu urbain, soit 1.218.242. Environ 37% des ménages en milieu rural sont dirigés par des femmes. Toujours selon l’IHSI le revenu per capita dans les villes de province est de 5616 HTG et de 2871 HTG en milieu rural. Ce qui indique qu’une grande frange de la population haïtienne est très vulnérable et vit dans la pauvreté extrême. 52,8 % des ménages de la zone métropolitaine sont des locataires alors que dans les autres villes de province ce chiffre atteint les 19 %. 2 Tableau 1 : Logements affectés dans les départements touches Logements affectés par l’ouragan Départements Artibonite Maisons détruites 718 2,415 477 4,234 0 142 344 44 388 Grande-Anse 3,674 0 20,058 67,218 90,950 Nippes 5,936 10.640 28,961 22,664 57,561 Nord 0 0 0 0 0 Nord-Est 0 0 0 0 Nord-Ouest 826 0 11,917 1,098 13,841 Ouest 4,012 17,813 4,681 26,506 Sud 5,741 0 12,147 6,408 24,296 Sud-Est 441 0 6,320 1,377 8,138 21,972 11.500 99,975 103,967 225,914 Total 8 Maisons fortement endommagées Familles sinistrées (avec habitations fortement endommagées / détruites) 1,342 Centre 2 Maisons inondées Maisons faiblement endommagées 0 Ces données ont été tirées de la matrice du SNGRD/DPC, présentant les rapports de situation après la catastrophe et datée du 11 novembre 2016. Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement Graphe 1 : Logements Affectés dans les départements Logement faiblement endommagé Logement fortement endommagé 80000 70000 60000 Logement détruit 50000 40000 30000 20000 10000 0 Sud Grande-Anse Nippes Sud-Est Nord-Ouest Ouest Artibonite Centre Nord-Est Nord Tableau 2 : Nombre de familles affectés dans les départements Departements Urbain Rural ARTIBONITE 4234 2202 2032 CENTRE 388 202 186 NIPPES 57.561 29.932 27.629 GRANDE ANSE 90.950 47.294 43.656 SUD EST 8138 4232 3906 OUEST 26.506 13.783 12.723 SUD 24.296 12.634 11.662 NORD OUEST 13.841 7197 6644 225.914 117.476 108.438 TOTAL A la lumière du tableau ci-dessus, on remarque qu’environ 225.914 familles3 ont été impactés directement par l’ouragan sur l’ensemble du pays, c’est à dire 117.476 familles en milieu urbain et 108.438 dans le milieu rural. 3 47% de ces familles sont dirigés par des femmes soit 106.180 femmes chefs de familles 9 CONTEXTE Graphe 2 : Familles affectes par departements 100000 Total Rural 80000 Urbain 60000 40000 20000 0 Artibonite Centre Nippes Grande-Anse Sud-Est Ouest Sud Tableau 3 : Population affectee dans les departements Hommes Femmes Total ARTIBONITE 14.031 14.274 28.305 CENTRE 1490 1515 3005 NIPPES 161.782 164.589 326.371 GRANDE ANSE 285.531 290.484 576.015 SUD EST 22.873 23.269 46.142 OUEST 74.498 75.791 150.289 SUD 68.287 69.471 137.758 NORD OUEST 38.902 39.576 78.478 667.394 678.969 1.346.363 Departements TOTAL 10 Nord-Ouest Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement Graphe 3 : Population affectee dans les departements 100000 Total Rural 80000 Urbain 60000 40000 20000 0 Artibonite Centre Nippes Grande-Anse Sud-Est Ouest Sud Nord-Ouest TYPOLOGIE DES LOGEMENTS La classification définit par l’IHSI pour réaliser le recensement général de la population et de l’habitat en Haïti (RGPH), fait ressortir 5 types d’habitation qui sont : i) les logements très précaires dont les murs et le toit en chaume ou branche de palmier sont d’un seul tenant, ii) les taudis/Ajoupas, iii) les maisons à un seul niveau, iv) les habitations à étage ou à appartement, v) et les villas, tentes, abris provisoires et autres types de logement.4 Selon les données du RGPH de 2003, la maison basse ou à 1 niveau est le type de logement le plus courant sur l’ensemble du pays. Elle représente 72.5% du bâti. Elle prédomine à 78.3% dans le milieu urbain et a 69.2% dans le milieu rural. L’ajoupas recouvert de chaume ou de tôle ne représente que 17.6% du parc national de logement. 92.5% de ce type de logement se trouve en milieu rural et 7.5% en milieu urbain. Les maisons à étage et les autres types de logement sont les moins représentés et ne représentent respectivement que 4.8% et 5.1% du parc. TAILLE ET DENSITE DES LOGEMENTS Les logements sont plutôt de petite taille. Ils comptent en moyenne 2,7 pièces et 2,1 personne par pièce pour l’ensemble des logements. 4 ECVMAS 2012 ; Manuel de l’Agent Enquêteur 11 CONTEXTE TYPE ET MODE D’APPROVISIONNEMENT EN EAU COURANTE ET EAU POTABLE Les modes d’approvisionnements en eau courante sont les sources ou rivières (46.8%) et le stockage de l’eau de pluie (39.6%), les fontaines publiques (24.7%) et l’achat de seaux d’eau (23.4%) surtout dans l’aire métropolitaine. Pour l’eau potable les modes d’approvisionnement à l’échelle nationale sont les sources ou les rivières (34.7%) et les fontaines publiques (20.5%). ACCES AUX SERVICES DE BASE A l’échelle nationale 31,6% des ménages ont accès à l’électricité tandis que pour les villes de province et le milieu rural le taux d’accès est respectivement de 23,2% et de 10,5%. D’après les données de l’ECVM de 2003, sur les 2.360.771 logements estimés du parc de logement national, près de 60% de ces logements, soit 1.416, 462, sont situés en milieu rural et 81.1% d’entre eux, soit 1.147.335, sont constitués de logements très précaires, de taudis et d’ajoupas. 44,1 % des logements n’ont aucun lieu d’aisance. Selon les caractéristiques et la distribution en % des logements occupés selon le type par milieu de résidence, 6.4% du parc de logement sont constitués de structure précaire en terre battu dont le toit et les murs sont en chaume ou branche de palmier. 13, 5% de ce parc sont constitués de taudis que l’on retrouve dans les villes ou à leur périphérie et d’ajoupas 16.9 % en milieu rural. 61 % du parc sont des maisons ordinaires à un seul niveau et 2,2 % des maisons à étage ou à appartements. Tableau 4 : Type de logement par départements géographiques 12 Départements Géographiques Typologie des logements Artibonite Centre Murs et Toit confondus 14.2 Taudis/Ajoupas Sud-est SUD GRAND’ANSE 4.8 0.8 1.1 5 17.4 27.9 14.1 7.1 Maison à 1 niveau 61 62.8 82.1 8.41.1Maison à Étage/ Appartement 2.2 3.4 1.9 Autres 5.2 1.1 Ouest NIPPES NORD-OUEST 2.7 4.1 34.1 18.3 7.7 15.01 17.7 90.2 66.4 59 54.45 39.9 1.1 1 1.9 20.2 1.56 1.3 1.9 0.6 8.4 10.4 6.89 8.1 Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement Graphe 4 : Typologie des logements par départements géographiques Autres Artibonite Maison à Etage Centre Maison à 1 niveau Nippes Taudis/Ajoupas Grande-Anse Logement précaire Sud-Est Sud Nord-Ouest 0 20 40 60 80 100 Tableau 5 : Type et nombre de logement affecte dans les departements Départements Géographiques SUD-EST SUD OUEST GRANDE ANSE NIPPES NORD-OUEST TOTAL 34 493 1188 1440 5586 3304 833 13.109 487 72 1039 2505 3037 13.219 6969 1757 29.085 Ajoupas 610 90 1301 3136 3802 14.250 8725 2200 34.114 Maison à 1 niveau 2202 323 840 10.519 13.282 57.729 30.491 7939 123.325 72 11 154 371 450 1958 1033 260 4309 3602 530 3827 17.719 22.011 92.742 50.522 12.989 203.942 Type de logement ARTIBONITE CENTRE Murs et Toit confondus (logement très précaire) 231 Taudis Maison à Étage/ Appartement TOTAL 13 CONTEXTE Tableau 6 : Distribution en % des logements occupés selon le type par structure familiale du ménage Structure familiale du ménage Type de logement Personne seule Famille nucléaire Famille monoparentale Couple sans enfant Famille élargie Famille complexe Murs et Toit confondus 8.7 9.5 6.6 4.1 5.2 1.4 Taudis/Ajoupas 19.2 16.2 13.1 23.3 11.5 4.9 Maison à 1 niveau 59.2 63.5 65.2 57.8 64.5 64.6 Maison à Étage/ Appartement 8.2 3.8 6.3 7.3 11.1 23.3 Autres 4.7 7 8.8 7.5 7.7 5.8 Graphe 6 400 Famille Complexe 350 Famille Élargie 300 Couple sans enfant 250 200 Famille Mono-parentale 150 Famille Nucléaire 100 Personne seule 50 0 Murs et Toit confondus Taudis/Ajoupas Maison à 1 niveau Étage/Appartement Autres 5 Tableau 7 : Proportion en % de femmes chefs de menage selon le milieu de residence Milieu de résidence 5 14 Proportion de femme chefs de ménage AIRE METROPOLITAINE 64.1 AUTRE URBAIN 53.2 RURAL 48.7 ENSEMBLE 53 ECVM 2001 IHSI Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement Graphe 7 : Proportion de femme chefs de ménage par milieu Rural Autre Urbain Aire Métrpolitaine Graph 7 A : Chefs de menage en haiti Hommes Femmes 15 3 Effets de l’ouragan EFFETS DE L’OURAGAN Les dommages et pertes occasionnés par l’ouragan Matthew dans le secteur sont considérables. De nombreuse familles se sont retrouvées ainsi du jour au lendemain sans logement. A la lumière des données collectées par le système national pour la gestion des risques et désastres (SNGRD/DPC), le nombre de familles sinistrées s’élève à 225.914. Le nombre de logements privés détruits ou endommagés par départements géographiques est également considérable si on tient compte de la mauvaise qualité des matériaux et des techniques de construction utilisés généralement dans le milieu rural. Pour ce qui est des logements publics, leur nombre peut être estimé à environ une quarantaine, municipalités et vices délégations comprises. Étant donné que la majorité d’entre eux sont logés dans des habitations privés louées le plus souvent par l’état, ils sont censés faire partie du lot des maisons qui ont été évaluées. Si on tient compte de la vitesse et la force des vents de tempête de l’ouragan, on peut affirmer que : 1. 100% des logements vulnérables (logement précaires, taudis), 81% des ajoupas et 28 % des habitations à un seul niveau sont considérés comme étant complètement détruits ; 2. 87% des logements à 1 niveau et à étage ont eu leur toit arraché, leurs murs éventrés et sont donc partiellement ou sérieusement endommagés Ainsi le nombre de logements privé totalement détruits (logement très précaire et taudis) se chiffre à environ 103.967 et la quantité de logements faiblement ou sérieusement endommagés se chiffre à plus de 111.475. Si on se réfère au tableau 3, on peut dire que.1.346.363 personnes ont été affectés par l’ouragan parmi lesquelles 678.969 femmes. En se référant au tableau 2 du document, 106.180 femmes chefs de ménage ont été affectés. 17 EFFETS DE L’OURAGAN Ce nombre de logement détruit ou endommagé s’explique d’une part par la vétusté des logis, la mauvaise qualité des matériaux utilisés, le non-respect des normes de construction paracyclonique, le faible niveau de formation des ouvriers de la construction (charpentiers et couvreurs), l’exposition aux aléas cycloniques., etc. Les dommages et perte subis dans le secteur sont estimés à près de 856.275.141,00 millions de dollars américains. Tableau 7 : Estimation des dommages enregistres dans le secteur Quantité Superficie m2 Coût unitaire USD LOGEMENT PRECAIRE (DETRUIT A 100%) 13.109 144.199 10 1.441.990,00 TAUDIS (DETRUIT A 100%) 29.085 523.530 20 10.470.600,00 AJOUPAS (DETRUIT A 100%) 34.114 614.052 65 39.913.380,00 MAISON A 1 NIVEAU DETRUITE A 100% 27.659 622.328 52 32.361.056,00 MAISON A 1 NIVEAU (ENDOMMAGE A 60%) 95.666 2.152.485 280 602.695.800,00 MAISON A ETAGE (ENDOMMAGE A 60%) 4309 495.535 70 34.687.450,00 Typologie des logements TOTAL Données de base pour les calculs Surface logement précaire : entre 10 et 12 m2 Surface Taudis/ajoupas : entre 16 et 20 m2 Surface logement à un niveau : entre 20 et 25 m2 Surface logement à étage : entre 80 et 150 m2 Coût de reconstruction : $ USD 350 /m2 Coût de réparation d’un logement 80% du coût de reconstruction : $ USD 280 /m2 Coût de réparation toiture ; $ USD 70 / m2 18 Coût Total USD 721.570.276,00 Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement Tableau 8 : Estimation des pertes enregistrees dans le secteur Coût unitaire/ m2/mois USD Coût Total USD Typologie des logements Quantité Superficie m2 LOGEMENT PRECAIRE (DETRUIT A 100%) 13.109 144.199 - N.A TAUDIS (DETRUIT A 100%) 29.085 523.530 - N.A AJOUPAS (DETRUIT A 100%) 2081 37.458 2.44 91.398 MAISON A 1 NIVEAU DETRUIT A 100 % 5504 123.840 2.44 302.170 MAISON A 1 NIVEAU (ENDOMMAGE A 60%) 3617 81.383 6.75* 6.592.023,00 MAISON A ETAGE (ENDOMMAGE A 60%) 858 98.670 3.48* 4.120.459 DEMOLITION ET ENLEVEMENT DES DEBRIS DE CONSTRUCTION 2.807.109,00 m3 98.248.815,00 39.000 25.350.000 HEBERGEMENT PROVISOIRE POUR ENVIRON 39.000 MENAGES ($USD 650/MENAGES) TOTAL PERTES 134.704.865,00 *Montant à multiplié par 12 Indicateurs sur le statut d’occupation des logements : Logement précaire en location : 5.2 % des logements détruits Ajoupas en location : 6.1 % des taudis et ajoupas détruits/ $ USD 44/an Maison à 1 niveau en location : 19.9 % des logements endommagés / $ USD 189 / mois Maison à étage en location : 47.6 % des logements endommagés / $USD 400 / mois 19 % des logements étaient occupés par des locataires Note : Le volume de déblais / logement a été estimé à 30 % du volume de déblais évacué lors du séisme de 2010 et qui se chiffrait à 90 m3 / habitation et à $ USD 70 par m3. Pour l’estimation du coût par m3, 50% de ce montant a été considéré. 19 EFFETS DE L’OURAGAN L’estimation financière des dommages matériels a pris en compte les coûts habituellement pratiqués sur le marché de la construction en Haïti avant l’ouragan pour ces types d’habitations. Pour les réhabilitations et renforcement des maisons réparables 80% de ces couts ont été considérés. Pour ce qui de l’estimation des coûts de reconstruction des logements précaires et des taudis, leurs coûts ont été évalué en considérant le coût estimé des matériaux de récupération utilisés pour ce type de construction. En ce qui a trait aux pertes, a été considéré pour les calculs : ƒƒ Le manque à gagner dû à la perte de revenu des loyers sur une période d’environ 12 mois, correspondant au temps nécessaire pour i) le redémarrage des activités économiques dans les différentes zones, ii) l’approvisionnement régulier en matériaux de construction et autres, iii) la relance du crédit afin de permettre aux propriétaires de se recapitaliser et d’avoir éventuellement accès à du financement devant rendre leurs logements complètement fonctionnels. ƒƒ Le coût des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation indispensable pour permettre aux gens de comprendre les techniques de construction paracyclonique et ainsi de mieux reconstruire 20 4 PRINCIPAUX OBJECTIFS DE RELEVEMENT ET BESOINS DU SECTEUR Pour faire face à la situation et devant l’étendue des dégâts occasionnés par l’ouragan, il est impérieux que les pouvoirs publics aux différents échelons de l’administration, prennent toutes les dispositions pour permettre aux populations qui ont pratiquement tout perdu de se reloger dans de meilleures conditions. Pour ce faire il s’agit de fixer des objectifs de relèvement qui puissent permettre à tous ceux qui ont pratiquement perdu leur logement et moyens de subsistance de se reconstruire au mieux. Les actions à entreprendre devraient tenir compte des spécificités propre au milieu urbain et au milieu rural. Les objectifs de relèvement ainsi identifiés sont les suivants ; À court terme (0 et 6 mois) 1. Relocaliser les 175.000 sans-abris qui vivaient, avant le passage de l’ouragan, dans des logements précaires et conditions insalubres, sur des sites inconstructibles et à risque ; 2. Enlever les débris provenant de la destruction des taudis et nettoyer les sites ; 3. Sécuriser et récupérer les espaces à risque contre toute velléité d’occupation illégale dans l’avenir ; 4. Organiser des programmes de formation aux techniques de construction paracyclonique et parasismique pour les ouvriers des régions touchées en utilisant le matériel didactique déjà produit dans le cadre de certains projets après le séisme de 2010 (ex. projet 16/6) et par certaines institutions (INFP…) 5. Appuyer les ménages vulnérables vivant dans le milieu rural et urbain, dans la réparation de leurs habitations. 21 PRINCIPAUX OBJECTIFS DE RELEVEMENT ET BESOINS DU SECTEUR À moyen terme (6 et 18 mois) 1. Mettre sur pied des programmes d’appui technique et de subvention à l’auto-reconstruction, en accompagnant techniquement et financièrement les ménages vulnérables et à revenus modestes dans la reconstruction de leur logement ; 2. Renforcer les capacités techniques des cadres techniques des municipalités et des directions départementales des départements affectés afin qu’elles puissent être en mesure de conduire et participer à l’élaboration des plans d’urbanisme et plans de développement des communes ; 3. Élaborer et mettre en œuvre dans ses régions des projets d’aménagement et de construction de logements selon l’approche sites et services en vue de faciliter l’accès des ménages vulnérables à des parcelles viabilisées ; 4. Élaborer et mettre en œuvre des programmes de restructuration au niveau des quartiers précaires et de subvention à l’autoreconstruction ; À long terme (18mois à 36 mois) 22 1. Appuyer toutes les communes des départements touchés par l’ouragan dans la réalisation de documents d’urbanisme en vue de leur permettre de mieux planifier et gérer leur territoire et mettre en place des mécanismes de contrôle efficace pour accompagner et faire respecter les normes et règlements d’urbanisme qui seront élaborés pour la planification et la gestion urbaine dans les villes du grand Sud ; 2. Mettre sur pied des programmes d’amélioration de l’habitat rural en s’assurant que la population s’approprie de ces nouvelles techniques de construction de logements ; 3. Élaborer pour les communes du grand Sud qui ne dispose pas déjà de ce document, des plans de prévention des risques ; 4. Élaborer et mettre en place des programmes d’extension planifiée du tissu urbain existant au niveau des bourgs. Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement Tableau 9 : besoins de relevement pour le secteur Départements Court terme Moyen terme Besoin totaux de Long terme relèvement Achat de terrain et viabilisation SUD 468.678 703.018 - 1.171.696 GRANDE ANSE 1.081.536 1.622.303 - 2.703.839 NIPPES 764.696 1.147.045 - 1.911.741 NORD-OUEST 1.483.822 2.225.732 - 3.709.554 SUD-EST OUEST ARTIBONITE CENTRE Enlèvement de débris et nettoyage des sites (HIMO) SUD 4.613.760 3.075.840 - 7.689.600 GRANDE ANSE 48.396.960 32.264.640 - 80.661.600 NIPPES 14.686.272 9.790.848 - 24.477.120 NORD-OUEST 5.801.472 8.702.208 - 14.503.680 SUD-EST OUEST ARTIBONITE CENTRE Programme de formation aux techniques de construction parasismique et paracyclonique et campagne de sensibilisation et communication SUD 90.000 - - 90.000 GRANDE ANSE 90.000 - - 90.000 NIPPES 90.000 - - 90.000 NORD-OUEST 70.000 - - 70.000 SUD-EST 90.000 90.000 OUEST ARTIBONITE CENTRE Programme d’amélioration de l’habitat rural SUD 9.240.000 49.341.600 58.581.600 GRANDE ANSE 13.860.000 77.636.790 91.496.790 NIPPES 7.700.000 87.256.400 94.956.400 NORD-OUEST 8.454.600 8.454.600 16.909.200 SUD-EST OUEST ARTIBONITE CENTRE 23 PRINCIPAUX OBJECTIFS DE RELEVEMENT ET BESOINS DU SECTEUR Tableau 9 : besoins de relevement pour le secteur Départements Court terme Moyen terme Besoin totaux de Long terme relèvement Programme d’aménagement de parcelles viabilisées Sites et services SUD 12.668.400 7.730.640 11.595.960 31.995.000 GRANDE ANSE 29.727.000 17.836.200 26.754.300 74.317.500 NIPPES 21.022.200 12.613.320 18.919.980 52.555.500 NORD-OUEST 16.664.400 24.474.960 36.712.440 77.851.800 SUD-EST OUEST ARTIBONITE CENTRE Programme d’appui à l’auto-reconstruction SUD 7.348.880 11.023.320 - 18.372.200 GRANDE ANSE 16.955.400 25.433.100 - 42.388.500 NIPPES 11.990.440 17.985.660 - 29.976.100 NORD-OUEST 23.266.320 34.899.480 - 58.165.800 SUD-EST OUEST ARTIBONITE CENTRE 30% des 21.662 sur les 41.000 logements ont été considérés pour les calculs Densité des logements : 56 / ha Coût d’achat des terrains : $ USD 2.75/m2 Coût viabilisation $USD 13.500/parcelles Coût appui à l’auto-reconstruction : $ USD 7700 / ménage Volume de débris par maison 30% du volume estimé d’un logement lors du séisme qui était de 90m3/logement Coût par m3 : 50% de $ USD 80 Formation : $ USD 90.000/mois Besoins totaux de relèvement 24 Court terme Moyen terme Long terme TOTAL 256.624.836 211.528.314 316.672.070 784.825.220 5 Impact humain et social dans le secteur IMPACT HUMAIN ET SOCIAL DANS LE SECTEUR Cet ouragan considéré comme l’un des ouragans les plus dévastateurs au cours de ses 20 dernières années a eu des conséquences désastreuses tant sur le plan humain que social. En effet 175.000,00 personnes sont sans logement et vivent présentement dans 224 abris temporaires. Des propriétaires se sont retrouvés, après avoir consacré beaucoup d’effort et de sacrifice dans la construction, l’amélioration ou l’agrandissement de leur logement, dans une situation pour le moins compliqué. Ne disposant plus d’un logement fonctionnel ils devront de toutes les façons remplir leurs obligations auprès de leurs banques. Pour ce qui est des locataires la situation n’est pas différente car n’ayant plus accès à une offre acceptable ils risquent d’aller grossir la population des quartiers précaires, aggravant leur niveau de vulnérabilité particulièrement pour les femmes chefs de ménages. Avec la destruction et l’endommagement des logements, les conditions d’accès à des habitations fonctionnelles se sont gravement détériorés. L’inadéquation entre l’offre et la demande de logement qui en résulte risque de provoquer à court terme une hausse du prix des loyers et conséquemment une diminution de la qualité de vie et une dégradation du cadre et des conditions de vie des populations des régions affectées. 25 6 PrioritÉs du secteur PRIORITES DU SECTEUR Il s’agit d’une part pour le secteur de faire les propositions suivantes visant à améliorer en priorité les conditions de logement et d’habitat dans les zones affectées pour les populations les plus vulnérables en considérant à la fois le milieu urbain et le milieu rural. Pour ce faire les domaines d’action définis dans la Politique Nationale du Logement et de l’Habitat (PNLH), seront exploités et permettront d’apporter une réponse globale et coordonnée dans le secteur. L’accent sera mis en priorité sur : Milieu urbain 1. L’identification à proximité du tissu urbain existant, de terrains propices à l’aménagement et la construction de logement, en utilisant pour ce faire, les différentes cartes d’aléas produites récemment pour certaines communes du département du Sud ; 2. L’évaluation rapide des risques sur des terrains situés dans des communes ne disposant pas encore de ces documents et proposer au besoin les mesures de mitigation appropriées ; 3. La viabilisation de ces terrains en aménageant sommairement une trame viaire et parcellaire et en installant un minimum de services de base (eau, assainissement, éclairage solaire) ; 4. La relocalisation des sans-logis sur ces terrains pré aménagés dans un premier temps avec des tentes, de manière à libérer les écoles et autres bâtiments publics qui servaient d’abris temporaire ; 5. L’accompagnement technique et financier à moyen terme de ces ménages dans la construction d’un noyau de base respectant les normes et qui pourra être agrandi par ces derniers au fur et à mesure à l’avenir ; 27 PRIORITES DU SECTEUR Milieu rural 28 1. L’appui des ménages du milieu rural, en leur fournissant les matériaux de base (tôle, bois, clous, planches, « hurricane tie ») pour la réparation ou la reconstruction de leur logement 2. L’assistance technique dans la construction du logement. Cette assistance sera fournie par des ouvriers du bâtiment (charpentier, maçon etc.) préalablement formés aux techniques de construction parasismique et paracyclonique ; 3. La mise sur pied sur de programmes d’amélioration de l’habitat rural tout en respectant l’architecture vernaculaire. 7 DÉfis dans le secteur DEFIS DANS LE SECTEUR Les défis qui pourraient à la fois aggraver l’impact de l’ouragan et gêner le relèvement du secteur sont de divers ordre. L’on peut citer : 1. Le niveau de revenu très faible de la population qui ne lui permet pas de construire des logements respectant les normes ; 2. L’occupation illégale de terrains conduisant à un étalement urbain et une urbanisation informelle sans que les populations concernées aient accès aux infrastructures et services de base essentiels ; 3. L’augmentation du taux d’occupation des logements aggravant la promiscuité et dû au nombre de personne vivant dans un espace restreint ; 4. L’absence de planification urbaine et la difficulté pour l’état par manque de ressources financières, d’étendre les réseaux aux zones dépourvus de service particulièrement à la périphérie des villes ; 5. La production d’habitat en dehors de tout contrôle effectif de l’état ; 6. La difficulté à reconstruire dans des délais raisonnables les logements détruits par l’ouragan sans un appui de l’état aux populations vulnérables ; 7. Les difficultés d’accès au crédit bancaire pour certaines catégories de personnes ayant perdu leur actif immobilier ; 8. Le manque d’ouvriers qualifiés et la faible capacité de production des entreprises de construction locales et du pays en général ; 29 DEFIS DANS LE SECTEUR Pour relever ces défis, les actions suivantes pourront être entreprises : ƒƒ Favoriser la mise en œuvre de programmes à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) tout au cours du processus de relèvement et de reconstruction en utilisant la main d’œuvre locale (hommes et femmes) ; ƒƒ Mettre sur pied des mécanismes de contrôle efficace pour freiner l’occupation illégale des terres par des populations qui migrent vers les villes, en quête d’emploi, d’opportunités économiques et de meilleures conditions de vie ; ƒƒ Favoriser l’auto-reconstruction en accession ou à des fins locatives sur des terrains préalablement aménagés, à travers des subventions et en facilitant l’accès au crédit immobilier ; ƒƒ Promouvoir et doter toutes les communes de documents d’urbanisme simplifiés (Schémas d’aménagement, PCD et plan de zone), indispensables à une meilleure planification et contrôle du territoire ; ƒƒ Établir des programmes de formation aux techniques de construction parasismique et paracyclonique pour les ouvriers de la construction (contremaitres, charpentiers, maçons) et également les ménages des départements touchés. ƒƒ Augmenter la capacité de production des entreprise en leur facilitant l’accès à des crédits bancaires pour l’acquisition éventuel d’équipements et de matériel ; Par ailleurs il est certain que face au besoin de relogement de la population, il existe le risque que les ménages, comme on le constate présentement sur le terrain, se remettre à reconstruire comme auparavant c’est-à-dire, sans respecter les normes de construction, perpétuant ainsi leur niveau de vulnérabilité face aux aléas naturels. 30 8 Politiques sectorielles existantes et programmes POLITIQUES SECTORIELLES EXmajeurs ISTANTES ET PROGRAMMES MAJEURS Dans un effort pour coordonner et contrôler les interventions qui se faisaient sur le terrain après le séisme du 12 janvier 2010, en matière de construction de logement, le pays s’est doté, d’une politique de logement en lien avec l’habitat. La Politique Nationale du logement et de l’habitat (PNLH) qui a été élaboré par l’UCLBP (octobre 2013) est donc considéré comme un document qui sert depuis lors, de cadre de référence pour toutes les interventions qui ont eu lieu durant ces dernières années et celles en cours actuellement. Parmi les programmes majeurs qui ont vu le jour après le tremblement de terre de 2010 et qui sont soient achevés ou en voie d’achèvement, l’on peut citer : le Programme 16/6, le Programme d’Appui à la Reconstruction et à l’Aménagement de Quartiers (PARAQ), le Programme d’Aménagement Intégré des Quartiers Informels de Port-au-Prince, Martissant et Baillergeau (AIQIP) le PRODEPUR HABITAT, PREKAD et le Programme de Développement Urbain en cours d’approbation auprès de l’UE, pour ne citer que ceux-là. Cette politique s’appuie sur 2 des 4 piliers du PSDH ; à savoir la refondation sociale pour le logement et la refondation territoriale pour l’aménagement, l’habitat et la planification urbaine. Elle s’articule autour des 5 axes stratégiques suivants ; 1. Une stratégie institutionnelle qui vise à raffermir l’autorité de l’état haïtien et clarifier les rôles des principaux acteurs ; 2. Une stratégie technique qui spécifie les moyens techniques de production de logement compatibles avec la protection de l’environnement ; 3. Une stratégie de financement qui cherche à favoriser la mobilisation de ressources financières suffisantes pour la mise en œuvre de programmes adaptés et intégrés ; 4. Une stratégie de gestion des risques qui vise à prévenir et atténuer respectivement les risques naturels et les risques environnementaux ; 31 POLITIQUES SECTORIELLES EXISTANTES ET PROGRAMMES MAJEURS 5. 32 Une stratégie de bonne gouvernance qui vise à garantir la participation de tous les acteurs impliqués dans le développement du secteur et promouvoir les principes de transparence, d’efficacité et d’efficience dans la gestion des ressources ; 9 STRATÉgie de mise en ŒUVRE / plan d’action STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE / PLAN D’ACTION La stratégie pour l’atteinte des objectifs de relèvement se basera exclusivement sur l’implication et la participation active des acteurs institutionnelles locaux des régions affectées (délégations, collectivités territoriales, directions départementales des ministères sectoriels (MEF, MDE, MAST, MICT, MTPTC, MCI, CIAT, UCLBP) et également des acteurs formels et informels du secteur privé local (société civile, associations socio-professionnelles, chambres de commerce, organisations communautaires de base, associations paysannes etc.). Il s’agira de : ƒƒ Renforcer les capacités des collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs locaux en les impliquant dès la phase d’identification des projets afin de s’assurer d’une meilleure prise en charge et mise en œuvre du processus de relèvement et de reconstruction ; ƒƒ Organiser des campagnes de vulgarisation en mettant à la disposition des acteurs clés les ouvrages simples et illustrés sur la reconstruction post-catastrophe du MTPTC ; ƒƒ Réaliser des séances de formation aux techniques de construction parasismique et paracyclonique à l’intention des professionnels du bâtiment au niveau de tous les départements affectés ; ƒƒ Assurer auprès des autorités locales une large diffusion de la Politique Nationale du Logement et de l’Habitat (PNLH) et d’autres documents en rapport avec la reconstruction (cartes de risques, lois sur l’aménagement et l’urbanisme etc.) afin de les sensibiliser sur la cohérence d’une politique de logement avec d’autres politiques publiques en matière d’aménagement, d’emploi, d’environnement etc. ; 33 STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE / PLAN D’ACTION ƒƒ Combattre l’habitat insalubre et l’occupation illégale des terres en aménageant au préalable des espaces destinés à la relocalisation des ménages vulnérables ; ƒƒ Favoriser l’accès à des lotissements de qualité en les dotant d’un minimum d’infrastructure et en appuyant les ménages dans la construction de logements évolutifs. ƒƒ Mettre sur pied des programmes de restructuration dans les quartiers informels en vue d’améliorer durablement le cadre de vie des populations. 34 Court terme relèvement Besoins de Coûts du temporaires installation d’habitations 25.350.000 Communes MTPTC/MAIRIES DINEPA/EDH conditions de meilleures relocalisés dans Les ménages sont ménages relocalisées de femmes chef de et relogés 2-.Nombre ménages relocalisés 1-.Nombre de déblaiement construction Aménagement et les opérations de les nouvelles 2-.Nombre de femmes de débris enlevés embauchées dans MTPTC 1-.Nombre de m3 nettoyés et prêts nouvellement créées de construction de petites entreprises chantiers. 3-. Nombre travaillant sur les Nombre de femmes selon les normes 3- Les sites sont renforcées du bâtiment sont professionnels ou recevoir MAIRIES MTPTC logements construits et nettoyage de sites Communes quartiers communales, techniques des pour être réhabilités 14.851.520 430.000 Communes, sections 2- Nombre de et le MTPTC partenariat avec l’INFP dispensées en séances de formation 1-Nombre de du bâti place pour le contrôle procédures mises en traités selon les Nombre de dossiers résultats Indicateurs de Enlèvement des débris professionnels du bâti de formation pour les Les capacités améliorées municipalités Organisation de séances gouvernance sont de formation pour les matière de INFP Résultats escomptés Organisation de séances MICT Autres intervenants des maires en Communes Responsable Les compétences 150.000 Localité plan de formation et USD relèvement $ Mise sur pied d’un Activités Tableau 10 : plan d’action de relèvement 0 - 6 mois 0 - 6 mois 0 - 6 mois 0 - 6 mois d’achèvement Date probable Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement 35 36 Moyen terme relèvement Besoins de Coûts du Les capacités est amélioré MCFDF/MEF constructibles services) sur des terrains 1200 ménages (sites et MCFDF/GRD/MEF services de base infrastructures et équipés en aménagés sont Les terrains ménages relocalisés Le cadre de vie des MDE/EDH/ DINEPA/MTPTC/ MDE/EDH/ UCLBP UCLBP de lotissement pour Communes Communes DINEPA/MTPTC/ 16.200.000 78.000.000 Réalisation de 3 plans Élaboration et ménages pour environ 39.000 parcelles viabilisées Aménagement de de construction sont renforcées d’aménagement et catastrophe de suivi des dossiers reconstruction post- documents sur la d’administration et MICT Résultats escomptés la PNLH et autres UCLBP/MTPTC Autres intervenants locales en matière Communes Responsable autorités locales de 10.000 Localité des autorités USD relèvement $ Diffusion auprès des Activités Tableau 10 : plan d’action de relèvement (suite) services de base infrastructures et ayant accès aux reconstruction et appuyés dans l’auto- Nombre de ménages meilleurs conditions vivant dans de Nombre de ménages posent problèmes qui se pour résoudre les dispositions prises 2- Nombre de documents distribués 1- Nombre de résultats Indicateurs de 6 - 18 mois 6 - 18 mois 6 - 18 mois d’achèvement Date probable STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE / PLAN D’ACTION Long terme relèvement Besoins de Coûts du TOTAL urbains existant proximité du tissus 466.108.100 Communes UCLBP Autres Résultats mode de vie MARNDR/MCC MCFDF/GRD/MEF services de base infrastructures et équipés en aménagés sont Les terrains en respectant son paysan est améliorée L’habitation du sont améliorés aux services de base La mobilité et l’accès escomptés MCFDF/GRD/ MDE/EDH/ DINEPA/MTPTC/ MCFDF/GRD MDE/EDH/ DINEPA/MTPTC/ intervenants MDE/EDH/ 93.982.680 UCLBP UCLBP Responsable terrains situés à Sections communales Communes Localité DINEPA/MTPTC/ 157.133.900 80.000.000 USD relèvement $ Aménagement de l’habitat rural Amélioration de touchés départements les plus existants dans les 3 de 3 quartiers précaires restructuration au sein d’aménagement et de Réalisation de travaux Activités Tableau 10 : plan d’action de relèvement (suite) une parcelle assainie ménage ayant accès à de femmes chef de ménages 2-.Nombre accessibles pour des parcelles aménagés et 1-.Nombre de amélioré Nombre de logement assainis corridors bétonnés et 2-.Nombre de collectives construites d’infrastructures 1-.Nombre résultats Indicateurs de 18 – 36 mois 18 – 36 mois 18 - 36 mois d’achèvement Date probable Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement 37 10 MÉTHODOLOGIE D’EVALUATION DU SECTEUR MÉTHODOLOGIE D’EVALUATION DU SECTEUR L’évaluation des dommages et des pertes a porté sur les départements les plus touchés ; le Sud, les Nippes, la Grande-Anse, l’Ouest, le Sud-Est et le Nordouest et certaines communes des autres départements. Elle a été réalisée en considérant les dommages et pertes directes et indirectes causées par l’ouragan. La méthodologie utilisée est basée sur des données primaires et secondaires quantitatives tirées des documents officiels qui ont permis à la fois de faire des extrapolations et d’établir certaines corrélations entre la nature et l’ampleur des dommages, la vétusté, la précarité du bâti et le niveau de vulnérabilité de la population face aux catastrophes naturels ; ƒƒ L’ECVM de 2001 ; produit par l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI); ƒƒ L’ECVM de 2003 ; produit par l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) ƒƒ Le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2003 produit par l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI). ƒƒ Le site http://haitidata.org hébergé par le CNIGS ƒƒ Le site www.unitar.org/unosat/maps/HTI ƒƒ La matrice résumant les rapports de situation, produite par le SNGRD/DPC. Toutefois étant donné que ces données datent de plus de 13 ans, il est évident que les informations obtenues ne reflètent pas, dans une certaine mesure, exactement la réalité telles se présentent dans les départements suscités. Cependant la collecte de données plus précises en cours actuellement sur le terrain, pourra permettre un tant soit peu aux acteurs institutionnels 39 MÉTHODOLOGIE D’EVALUATION DU SECTEUR (pouvoir central et autorités locales) et privés (société civile, entreprises, ONG, associations socio-professionnelles, organisation communautaire, la population etc.), d’avoir une idée plus précise des dégâts et conséquemment faciliter le gouvernement à affiner cette évaluation sommaire lors de l’élaboration des programmes de reconstruction. Somme toute, cette évaluation des dommages, pertes et besoins causées par l’ouragan constitue une démarche qui a permis de déterminer non seulement l’ampleur de la catastrophe sur le secteur logement, mais aussi de voir l’effort considérable qu’il faudra entreprendre, pour permettre aux départements affectés de se relever durablement. La démarche utilisée pour impliquer les institutions nationales à travailler avec d’autres partenaires et à participer à l’élaboration de ce PDNA, constitue sans nul doute une décision opportune. Elle aura permis aux différents acteurs nationaux, d’avoir une vision globale des enjeux et problèmes qui se posent au niveau de l’ensemble des secteurs et également sur les défis qu’il faudra nécessairement surmonter pour permettre à la population d’exercer ses droits (droit à un logement décent, droit à la santé et à l’éducation, etc.). En même temps les actions qu’il faudra mettre en place pour commencer à implanter des stratégies efficaces et des politiques publiques efficientes, devront être pilotées et coordonnées par les instances nationales, afin de pouvoir prendre en main le processus de relèvement et de développement qui devra tenir compte et être en cohérence avec les orientations du plan stratégique de développement d’Haïti (PSDH). Odnell David, Ingénieur Architecte 40 Évaluation des besoins post-cyclone mathieu dans le secteur logement 41 UNITE DE CONSTRUCTION DE LOGEMENTS ET DE BATIMENTS PUBLICS