(2016-11) Évaluation des besoins post-cyclone : secteur gestion des risques et des désastres (PDNA Matthew)
Resume — Volume gestion des risques et des désastres de l'évaluation des besoins post-catastrophe pour l'ouragan Matthew, préparé et approuvé par le ministère sectoriel et publié en version non éditée en novembre 2016. Les dommages y sont moindres que dans le logement ou l'agriculture, et le volume soutient que le relèvement du secteur compte pour ce qu'il apporte aux autres : cartes de risques, normes et indicateurs, outre le remplacement du matériel et des stocks d'urgence perdus pendant et après le passage du cyclone..
Description Complete
L'un des treize volumes sectoriels qui sous-tendent l'évaluation des besoins post-catastrophe pour l'ouragan Matthew, passé sur la presqu'île de Tiburon le 4 octobre 2016. Les dommages y sont moindres que dans le logement ou l'agriculture, et le volume soutient que le relèvement du secteur compte pour ce qu'il apporte aux autres : cartes de risques, normes et indicateurs, outre le remplacement du matériel et des stocks d'urgence perdus pendant et après le passage du cyclone. Le volume suit la structure PDNA habituelle : contexte, effets de l'ouragan, objectifs de relèvement et besoins du secteur, impact humain et social, priorités du secteur, politiques sectorielles et contraintes pesant sur le relèvement. Il est publié tel qu'approuvé par le ministère, avec un avertissement indiquant que toute divergence avec le rapport consolidé du 31 janvier 2017 est involontaire, ce qui en fait la source à consulter pour comprendre la construction des chiffres sectoriels.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
Ministère de l'Intérieur et
des Collectivités
Territoriales
ÉVALUATION
DES BESOINS
POST CYCLONE
secteur GRD
1
Novembre 2016
AVERTISSEMENT
L’évaluation des besoins du secteur de la gestion des risques et
de des désastres a été préparée par le Ministère de l’Intérieur et
des Collectivités Territoriales et ses partenaires. Le rapport final
du secteur a été approuvé par le Ministère de l’Intérieur et des
Collectivités Territoriales et est publié en ligne tel quel, dans sa
version non-éditée. Toute divergence avec le rapport global (PDNA)
est involontaire.
TABLES DES
MATIÈRES
1 Résumé
2 C
3 G
’
4 E
5 P
6 P
7 D
8 P
9 S
10 M
5
ontexte
7
estion de la crise par la dpc
9
ffets de l ouragan
11
rincipaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
13
riorités du secteur
21
éfis dans le secteur
23
olitiques sectorielles existantes et programmes majeurs
25
tratégie de mise en œuvre / plan d’action
27
éthodologie d’évaluation du secteur
33
4
1
RÉSUMÉ
Résumé
Bien que les dommages et pertes affectant le secteur de la GRD ne soient pas
aussi importants que ceux d’autres secteurs tels que le logement ou l’agriculture,
la GRD n’en demeure pas moins un secteur essentiel pour un relèvement durable
des zones touchées par l’ouragan Matthew. Le relèvement du secteur passe par le
remplacement du matériel/équipement et des stocks d’urgence perdu pendant ou
après le passage de Matthew et par le renforcement des capacités dans des aspects
clef de la GRD tels que la connaissance des risques, la préparation aux désastres, la
gouvernance locale de la GRD. Ceci permettra au pays de renforcer ses acquis en
matière de surveillance, d’alerte précoce et de réponse aux urgences sur l’ensemble
du territoire national. Enfin, de par sa transversalité, le relèvement du secteur GRD
fournira des outils de planification (cartes de risques, normes, indicateurs, etc.) et
des espaces de coordination aux autres secteurs et assurera ainsi une réduction des
risques dans chacun de ces secteurs.
5
6
2
CONTEXTE
Contexte
a) Exposition et vulnérabilité du pays face aux risques
Séismes, cyclones, glissements de terrain ou simples pluies, Haïti est un pays
régulièrement affecté par des menaces naturelles. La dégradation environnementale,
économique et sociale du pays, ainsi que son manque de capacités adaptatives et
réactives, rendent le pays fortement vulnérable aux risques naturels qui ont des
conséquences dramatiques sur la population et l’économie du pays. La fréquence
de ces évènements plus ou moins extrêmes ne permet pas à la population de se
relever correctement et contribue à entrainer le pays dans un cercle vicieux de
paupérisation, décapitalisation et fragilisation généralisé à tous les niveaux.
b) Historique et structure du SNGRD
Pour faire face à cette situation, le pays s’est doté en 2001 d’un Système National
de Gestion des Risques et Désastres (SNGRD), basé sur une approche proactive par
rapport aux risques, et ayant pour but de renforcer la réduction transversale des
risques dans les secteurs ; les capacités de préparation et réponse aux désastres, et
de relèvement aux niveaux communautaire, communal, départemental et national.
Depuis la création de ce système le pays s’est efforcé, avec l’appui de la communauté
international, de développer le cadre institutionnel prévu par le Plan National de
Gestion des Risques et Désastres (PNGRD) et de renforcer les capacités d’action des
différentes institutions impliquées dans la gestion des risques et désastres.
Si d’importants progrès ont été réalisés depuis la création du SNGRD, la tâche est telle
que beaucoup reste à faire afin de limiter l’impact des aléas naturels sur la population
et les institutions du pays. Cette tâche est d’autant plus grande que la situation du
pays aux cours des 15 dernières années a été particulièrement instable, tant aux
niveaux politique, social, économique et environnemental.
c) Capacités de préparation et réponse
La stratégie du gouvernement Haïtien en matière de gestion des risques et désastres
a été établie en 2001 à travers le Plan national de gestion des risques et désastres
(PNGRD). Ce document définit les grandes orientations politiques et stratégiques du
pays en décrivant des arrangements institutionnels du Système national de gestion
des risques.
7
Contexte
D’autres documents comme le Plan national d’intervention et les plans de
contingences cycloniques qui en découlent fixent les responsabilités et les lignes
opérationnelles d’intervention spécifiques de chaque acteur et chaque secteur en
lien avec les différents évènements.
La réduction des risques de catastrophes est institutionnelle et transversale.
Donc nécessite des bases sectorielles et territoriales fortes. La faiblesse des cadres
normatifs, la connaissance des risques et la problématique de la gouvernance
territoriale, l’inadéquation des ressources sont autant de facteurs limitants tant en
prévention qu’en réponse.
A ce niveau des avancées significatives ont été constaté en termes de coordination,
de sensibilisation du public et de renforcement de réseau de protection civile,
de gestion de l’alerte et d’information du public. En matière de coordination on
comptait un réseau de près de 10000 volontaires, 10 centres d’opération d’urgence
départementaux munis de d’entrepôt, les mairies abritant les centres d’Operations
d’urgence communaux. Le système national se dotait progressivement de moyens
d’opération et prépare chaque année sa contingence pour la saison cyclonique. Le
plan de contingence cyclonique 2016 avait révélé les limites d’intervention du pays
pour faire face à un cyclone de catégorie 3.
Les capacités de préparation et de réponse du SNGRD ont fait l’objet d’une
vaste analyse en 2013 qui détermine les principales avancées, défis, besoins et
recommandations en matière de préparation et réponse. Cette analyse qui reste
valable aujourd’hui a identifié les priorités de renforcement et chiffres le cout de ce
se renforcement sur 5 ans à plus de 125 millions de dollars US sur lesquels plus de
100 millions restaient à mobiliser.
Figure 1 : Axes d’intervention prioritaires identifiés par l’analyse des capacités de
préparation et réponse en 2013.
8
3
Gestion de la crise
par la DPC
Effets de l’ouragan dans le grand
Sud et le Nord-ouest
a) Alerte
La surveillance relative à l’ouragan Matthew a commencé dès la création du
phénomène au large de l’arc Antillais dans l’océan atlantique. Les modèles de
prédiction climatiques ont poussé les autorités Haïtiennes à mener des actions
d’information et de sensibilisation du public à partir du 28 septembre et, au fur et
à mesure de l’avancée de l’ouragan sur les côtes Haïtiennes, les étapes de l’alerte
ont été suivies, les structures territoriales du SNGRD ainsi que l’ensemble des media
(radios, télévisions, media sociaux) ont été mobilisés pour diffuser l’alerte et les
mesures à prendre afin de se protéger face au danger imminent. Au même moment,
des mesures telles que l’interdiction de navigation et cabotage en mer étaient prises
et les premiers centres d’hébergement ouverts. Au total, ce sont 234 abris d’urgences
du grand sud qui ont été ouvert préventivement afin de faciliter les évacuations des
personnes les plus vulnérables.
b) Operations
Les opérations d’urgences ont démarrés dès les premiers effets de Matthew et
continuent toujours aujourd’hui. Ces opérations ont consisté à :
Coordonner les différents secteurs et les différents acteurs nationaux et
internationaux impliqués dans la réponse a Matthew.
Produire et communiquer de l’information relative à la situation humanitaire
des zones affectées et aux actions de réponses
Assurer le cheminement et la distribution de l’aide d’urgence
Gérer les abris d’urgence et appuyer la relocalisation ou le retour chez eux
des personnes affectées
Communiquer sur les risques et les effets de Matthew auprès de la
population
9
Effets de l’ouragan dans le grand Sud et le Nord-ouest
Contribuer à la planification du relèvement
c) Analyse des faiblesses et opportunités
Si la réaction face à Matthew et la situation humanitaire qui en découle a montré
des progrès importants dans la réponse aux urgences par rapport à la situation preseisme de 2010, le passage de Matthew a mis en exergue les nombreuses faiblesses
du SNGRD et de sa capacité à répondre à un désastre majeur.
Les principales faiblesses sont les suivantes :
Manque d’équipement logistique approprié pour véhiculer l’aide d’urgence
Manque de personnes formées et entrainées pour répondre aux urgences
Manque de personnes capables de coordonnées des opérations d’urgence
de grande échelle
Manque de capacités des secteurs pour la réponse aux urgences
Manque de connaissance des risques par les secteurs
Manque de connaissance des risques par les autorités locales et nationales
Manque de connaissance du SNGRD et du fonctionnement du plan
d’intervention par les autorités nationales et locales
Manque d’information sur les risques par la population
Faible capacité à gérer l’information sur les risques et les désastres
Manque de capacités des autorités à faire appliquer les consignes relatives
aux risques et à l’alerte
Manque d’abris aux normes SPHERE
Manque de capacités pour motiver et appuyer les personnes impliquées
dans les opérations de réponse
Manque de source d’énergie sure pour les Centres d’opération d’urgence
Malgré ces faiblesses, le pays possède des atouts important sur lesquels il peut
s’appuyer afin de mieux gérer les risques et désastres. Parmi ces atouts il convient
de souligner :
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Une population jeune et dynamique
Un système de GRD décentralisé en place
Des cadres supérieurs formés et capable d’assurer l’encadrement des
jeunes
Une conscience nationale que la GRD est une composante incontournable
du développement du pays
Une communauté internationale prête à accompagner le pays pour
réduire sa vulnérabilité
Des outils de GRD disponible et prêt à être vulgarisés
Capacité à mobiliser des personnes venant de zones non-touchées pour
venir en appui à des zones touchées par une urgence et faire ainsi jouer la
solidarité nationale
4
Effets de l’ouragan
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
a) Analyse des dommages et des pertes
L’envergure de la catastrophe qui a fait près de 1,4 millions de victimes a également
affaibli les capacités des institutions et de la protection civile :
En termes de ressources humaines et sociales, le système national repose en grande
partie sur le volontariat. Durant cette urgence des pertes en vie humaines n’ont pas
été dénombré parmi le personnel d’urgence. Cependant au niveau des régions
touchées les volontaires estimés à environ 3,000 (membres CCPC, CLCC, Brigadiers,
EIC) dont l’apport a été capital dans la gestion de l’alerte, l’information du public
et les interventions de secours, sont fortement affectés dans leurs habitats, moyens
d’existence et bien être psychosocial. De ce fait une déperdition de volontaires est à
craindre dans les semaines qui viennent. Ceci est accentue par le fait que les effectifs
des comités locaux, communaux et départementaux les plus touchés sont pour
le moment sans rotation effective donc épuisés. Ils travaillent sans transition de la
crise sécheresse de mars en passant par la crise migratoire en Juin jusqu’à ce jour sur
l’urgence causée par Matthew
Une quinzaine de cadres techniques des projets d’appui et une dizaine de cadres de
la protection civile ont dû se désengager durant ce mois sur les activités régulières
pour se consacrer à l’urgence ce qui va engendrer des retards dans la remise de
certains livrables programmés sur 2016
Les cinq 5 centres d’opération d’urgences départementaux du grand sud et du
Nord’ouest ont vu leurs clôtures de sécurités fortement endommagées par les vents
violents et ne sont actuellement plus sécurisés. Les dégâts sont estimés à 50,000
USD en moyenne soit 250,000 USD.
Les bâtiments de mairies hébergeant les Centres d’opération d’urgence communaux
ont été affectés également dans les 5 départements les plus affectés. Près de 57
communes ont subi des dommages et le matériel et équipement bureautique
dédié au fonctionnement des COU communaux est soit détruit, soit endommagé.
Les couts de remplacement du matériel et de réaménagement des salles de travail
s’élèvent en moyenne à 25 000 dollars par mairie, soit 1,425,000 USD.
11
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Le matériel et l’équipement d’intervention contenu dans les Dispositifs
d’intervention de premiers secours (DIPS) ont été utilisés pour les
interventions post Matthew. Ces dispositifs contiennent de l’équipement
pour (i) le secours et sauvetage de personnes (Tenues de travail, outillage,
matériel de sauvetage, matériel de ventilation, bandages, hygiène, etc.) ;
(ii) le sauvetage-déblaiement (Outillage, systèmes d’extraction, matériel de
levage et de découpage, tenues spécifiques, etc.), et ; (iii) les inondationscyclones (tenues spécifiques aux inondations, embarcations, matériel de
sauvetage nautique, etc.). Les couts de remplacement de ces équipements
dans l’ensemble des zones touchées est estimé 1,860,000 USD.
Les stocks d’urgence sont épuisés pour le moment tandis que la saison
cyclonique n’est pas encore terminée : On estime les couts de remplacement
des stock alimentaires et non alimentaires pour soutenir une période
d’urgence de 30 jours pour 200000 familles au cout de 10,000,000 USD.
Les fonds d’urgence ont été dépensés à hauteur de 1,574,800 USD.
Tableau récapitulatif des dommages et pertes
Pertes estimées
Dommages
en USD
estimés en USD
Centre d’opération d’urgence
250,000.00
départementaux
Equipement de premiers secours
1,860,000.00
Centre d’opération d’urgence
250,000.00
1,860,000.00
1,425,000.00
communaux
TOTAL
1,425,000.00
Remplacement des Fonds d’urgence
1,574,800.00
1,574,800.00
Stock d’urgence
10,000,000.00
10,000.000.00
TOTAL
12
13,424,800.00
1,675,000.00
15,109,800.00
5
Principaux objectifs de
relèvement et besoins du
secteur
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Sur la base des dommages, des pertes et des faiblesses observées dans le secteur,
et compte tenu de la vulnérabilité du pays face aux désastres, les objectifs de
relèvement du secteur s’articulent autour de 3 points principaux qui sont :
Rétablir et renforcer au plus vite les capacités de réponses aux désastres
dans les zones affectées afin de (i) pouvoir se préparer et répondre de la
façon la plus rapide et la plus efficace possible aux prochaines urgences ;
(ii) avoir un système national et local d’alerte fiable et articulé avec les
services d’intervention, et ; (iii) assurer la continuité de la coordination des
opérations de réponses dans une période de probable renouvellement des
autorités.
Réduire la vulnérabilité aux désastres des zones affectées à travers les
opérations de relèvement, en produisant de l’information et des outils
de réduction des risques appliques au relèvement et en communicant
cette information auprès de la population en générale et des acteurs du
relèvement en particulier.
Réduire la pression et le cercle vicieux que constituent les désastres sur les
ménages et ainsi, renforcer leur résilience, en initiant des mécanismes de
transferts de risques dans les zones affectées.
Pour atteindre ces objectifs, 4 besoins de relèvement ont été identifiés :
1. Assurer une connaissance approfondie des risques multiples
Ceci doit d’une part servir de socle à la reconstruction, la réhabilitation et la remise
en marche des activités économiques et sociales afin de ne pas reproduire la
vulnérabilité, et d’autre part ; appuyer la préparation et la réponse aux désastres tant
comme outil de planification, que pour le développement d’une culture du risque
chez la population et ainsi assurer l’adoption de comportements adéquates face aux
désastres. Ce besoin sera couvert par la mise en œuvre d’actions (i) d’identification, de
surveillance et de cartographie de l’information sur les risques ; (ii) de communication
et de sensibilisation du public sur les risques, et ; (iii) de renforcement spécifiques à
au secteur des media.
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Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Activité
Coût unitaire
Total
Identification, surveillance et cartographie
Réalisation de Plans de Prévention des risques dans les zones affectées par le cyclone
4 500 000 USD
Développement d’un système de gestion de l’information sur les risques et désastres
600 000 USD
(Equipement/matériel, formation, appui technique)
Formation départementales des observateurs du CNM (300 personnes sur l’ensemble du
territoire)
10 000 USD
100 000 USD
Sensibilisation du public
Renforcement de la communication collaborative et interactive (réunions, ateliers)
452 000 USD
Production de matériel et évènementiels
644 000 USD
Sensibilisation dans les écoles
331 200 USD
Renforcement secteur media
Renforcement des capacités des journalistes et des medias
433 500 USD
TOTAL
7 060 700 USD
2. Développer les capacités de réponse à l’urgence
La réponse a l’urgence demande un travail de préparation important afin non
seulement de rétablir les capacités pré-Matthew mais également de renforcer
ces capacités sur la base des faiblesses observées avec Matthew. Une meilleure
préparation et des capacités renforcées assureront une réponse plus rapide
et plus efficace en cas de désastre. Les activités à mettre en œuvre ici son (i) le
renforcement de la planification de la réponse à tous les niveaux (départemental,
communal, communautaire, familial) ; (ii) le remplacement et la mise à jour des
équipements et matériel d’intervention ; (iii) la formation et l’entrainement des
personnes impliques dans les opérations de réponse aux urgences ; (iv) la mise à jour
du système de communication d’urgence (formation, équipement, maintenance) ;
(v) le renflouement des stocks et l’amélioration de la gestion des entrepôts, et ; (vi)
la mise à jour des abris d’urgence aux normes SPHERE (évaluation, réhabilitation,
formation, etc.). Ici, les besoins des activités liées aux dommages et pertes ont été
calculés sur la base des 57 communes les plus touchées dans 6 départements, alors
que les besoins liés à des faiblesses qui se retrouvent sur l’ensemble du territoire, ont
été calculés pour l’ensemble des communes et départements du pays. Pour chacune
de ces activités les besoins identifiés sont les suivants :
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Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur réduction des risques et de desastres
a) Planification de la réponse à tous les niveaux
Activité
Coût unitaire
Total
Appui à la planification au
niveau national
Révision du plan de contingence national pour 2 années
Appui technique au développement de plans de contingences dans 4 secteurs clés
(Agriculture, infrastructures, santé, éducation)
Atelier de révision et validation du plan de contingence national et des plans
sectoriels pour 2 années
10,000 USD
20 000 USD
10,000 USD
40 000 USD
30,000 USD
60 000 USD
7500 USD
75 000 USD
7500 USD
75 000 USD
3 000 USD
171 000 USD
2 000 USD
114 000 USD
Appui à la planification au
niveau départemental
2 ateliers de planification (réalisation et révision ou validation) dans chaque
département
Appui à la révision du plan de contingence départemental (3 jours par départements
(3 X 10 départements)
Appui à la planification au niveau communal
2 ateliers de planification dans chaque commune des zones affectées (15 personnes :
CCPC, brigadiers, CRH, autres acteurs – 57 communes)
Appui à la préparation ou à la révision du plan de contingence communal (2 jours par
commune)
TOTAL
555 000 USD
b) Equipement et matériel d’intervention et de coordination de l’urgence
Activité
Coût unitaire
Total
Appui à la planification au
niveau national
Révision du plan de contingence national pour 2 années
Appui technique au développement de plans de contingences dans 4 secteurs clés
(Agriculture, infrastructures, santé, éducation)
Atelier de révision et validation du plan de contingence national et des plans sectoriels pour 2
années
10,000 USD
20 000 USD
10,000 USD
40 000 USD
30,000 USD
60 000 USD
7500 USD
75 000 USD
7500 USD
75 000 USD
3 000 USD
171 000 USD
2 000 USD
114 000 USD
Appui à la planification au
niveau départemental
2 ateliers de planification (réalisation et révision ou validation) dans chaque département
Appui à la révision du plan de contingence départemental (3 jours par départements (3 X 10
départements)
Appui à la planification au niveau communal
2 ateliers de planification dans chaque commune des zones affectées (15 personnes : CCPC,
brigadiers, CRH, autres acteurs – 57 communes)
Appui à la préparation ou à la révision du plan de contingence communal (2 jours par
commune)
TOTAL
555 000 USD
15
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
c) Formation et entraînement
Activité
Coût unitaire
Total
Formation départementale
8 ateliers de formation pour 30 personnes (3 formateurs + 2 conducteurs + 25 personnes à
former) 3 jours x 8. Personnel cible CDPC.
2 ateliers recyclage
7 500 USD
60 000 USD
5 000 USD
10 000 USD
2 500 USD
60 000 USD
2 500 USD
17 500 USD
55 000 USD
1 320 000 USD
9 500 USD
817 000 USD
4 000 USD
576 000 USD
10 000 USD
720 000 USD
Formations communales (CCPC)
1 session de formation par groupes de 6 communes (14 jours de formation (2 jours par
secteur). Personnel cible, CCPC. Ensemble du territoire
1 atelier recyclage (1 jour pour chacun des 7 secteurs)
Total formation communale : forfait de 6 communes
pour 22 jours / 24 sessions pour 144 communes
Formations communales (brigadiers)
1 session de formation dans une thématique spécialisé à l’intention des brigadiers
volontaires sur l’ensemble du territoire (86 sessions / 25 brigadiers par formation)
Recrutement et induction des nouveaux brigadiers volontaires de la DPC dans les 144
communes du pays
Formation en premiers secours des nouveaux brigadiers de la DPC (1 formation pour 2
communes soit 72 formations – 35 h)
Entraînements nationaux, départementaux et communaux
Mise en place d’une unité à la DPC pour la préparation, la coordination et l’appui technique
300,000 USD
des entrainements et exercices de simulation
10 simex départementaux de table (1 par département)
20 000 USD
200 000 USD
10 simex départementaux terrain + table (1 par département+ 3 communes)
60 000 USD
600 000 USD
2 simex nationaux terrain + table (gestion de 3 départements impactés + 3 communes)
130 000 USD
260 000 USD
30 000 USD
300 000 USD
Préparation et organisation de 10 SIMEX au niveau communal (CCPC, brigadiers, CRH, Scouts,
Sapeurs- Pompiers)
TOTAL
d) Système de communication d’urgence (formation, équipement,
maintenance).
Le COUN, ainsi que les 10 COUD du pays seront équipés d’un kit complet (bureau
mobile connecté composé d’un BGAN, d’un téléphone ISAT, d’un routeur wifi, d’un
GPS, d’une imprimante et d’un scanner portable, d’un ordinateur portable, d’une
caisse de transport). Chaque COUD aura la possibilité de mettre à disposition aux
différents arrondissements des téléphones satellites, afin de favoriser la remontée
d’information.
16
5 240 500 USD
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur réduction des risques et de desastres
25 personnes cible: COUN + 10 COUD + 42 arrondissements. Chaque
personne formée devient formateur au niveau départemental. Appui des
scouts.
1 formation initiale (court terme ou moyen terme) et 2° et 3° session
(moyen terme et long terme).
3 exercices / an : vérification des matériels et qualification des personnels.
Coût total : 350,000 USD
e) Remplacement des stocks
Cout total dans les 5 départements les plus touchés : 10,000,000 USD
f ) Mise aux normes SPHERE des abris
3. Renforcer la gouvernance de la gestion des risques et désastres
La gouvernance reste l’un des besoins les plus importants si l’on veut réduire les
risques de désastres et répondre de manière efficace aux désastres. (i) la formation et
l’information des autorités nationales, départementales, communales et locales ; (ii)
le renforcement des capacités de coordination et de gestion (espace de rencontre,
outils de coordination, termes de références, déplacements, formation, etc.), et ; (iii)
le renforcement du cadre normatif lie à la GRD aux niveaux national (PNGRD, cadre
légal, etc.) et territorial (zonage, arrêtés, etc.), et son application.
Activité
Coût unitaire
Total
Formation départementale
8 ateliers de formation pour 30 personnes (3
formateurs + 2 conducteurs + 25 personnes à
7 500 USD
60 000 USD
5 000 USD
10 000 USD
2 500 USD
60 000 USD
2 500 USD
17 500 USD
55 000 USD
1 320 000 USD
former) 3 jours x 8. Personnel cible CDPC.
2 ateliers recyclage
Formations communales (CCPC)
1 session de formation par groupes de 6
communes (14 jours de formation (2 jours par
secteur). Personnel cible, CCPC. Ensemble du
territoire
1 atelier recyclage (1 jour pour chacun des 7
secteurs)
Total formation communale : forfait de 6
communes
pour 22 jours / 24 sessions pour 144
communes
Formations communales (brigadiers)
1 session de formation dans une thématique
spécialisé à l’intention des brigadiers
volontaires sur l’ensemble du territoire (86
9 500 USD
817 000 USD
sessions / 25 brigadiers par formation)
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Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Activité
Coût unitaire
Total
Recrutement et induction des nouveaux
brigadiers volontaires de la DPC dans les 144
4 000 USD
576 000 USD
10 000 USD
720 000 USD
communes du pays
Formation en premiers secours des nouveaux
brigadiers de la DPC (1 formation pour 2
communes soit 72 formations – 35 h)
Entraînements nationaux, départementaux et communaux
Mise en place d’une unité à la DPC pour
la préparation, la coordination et l’appui
300,000 USD
technique des entrainements et exercices de
simulation
10 simex départementaux de table (1 par
département)
10 simex départementaux terrain + table (1 par
département+ 3 communes)
2 simex nationaux terrain + table (gestion de 3
départements impactés + 3 communes)
20 000 USD
200 000 USD
60 000 USD
600 000 USD
130 000 USD
260 000 USD
30 000 USD
300 000 USD
Préparation et organisation de 10 SIMEX au
niveau communal (CCPC, brigadiers, CRH,
Scouts, Sapeurs- Pompiers)
TOTAL
5 240 500 USD
4. Accroitre le financement et le transfert de risques
Les mécanismes de financements et de transferts de risques (tels que les assurances)
sont encore très limites en Haïti, pourtant le développement de tel mécanismes est
essentiel afin de limiter la charge que représente les catastrophes naturelles sur la
résilience des ménages et le développement durable du pays. Il s’agit ici d’une part
de renflouer les fonds d’urgence utilisés pour répondre à Matthew et d’élargir se
fond à la préparation, et d’initier le développement de mécanismes de transferts de
risques. Les activités proposées sont les suivantes : (i) réaliser une analyse relative
à la vulgarisation des services financiers de transfert de risques (assurances, micro
assurances, etc.) ; (ii) le développement de mécanismes pilotes de transfert de
risques dans le département de la Grande Anse ; (iii) l’utilisation pilote des nouvelles
technologies dans le transfert de risques ; (iv) le réapprovisionnement du fond
d’urgence, et ; (v) la mise en place d’un fond de préparation aux urgences.
18
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur réduction des risques et de desastres
Activité
Cout unitaire
Total
75 000 USD
75 000 USD
Promotion de mécanismes financiers de transferts de risques
Analyse du secteur des services financiers et transferts de risques
Développement d’un mécanisme dans un département pilote
400 000 USD
Utilisation de nouvelles technologies dans un département pilote
125 000 USD
125 000 USD
Fonds de préparation et réponse
Renflouement du fond d’urgence
1 574 800 USD
Mise en place d’un fond de préparation aux urgences
500 000 USD
TOTAL
2 674 800 USD
Tableau récapitulatif des besoins de relèvement pour le secteur GRD
Besoin de relèvement
Activité
Court terme
Moyen terme
Long terme
Total
1 950 000
2 800 000
450 000
5 200 000
293 000
408 200
726 000
1 427 000
318 500
46 000
69000
433 500
Identification, surveillance et
cartographie de l’information
Assurer une
sur les risques
connaissance
Communication et
approfondie des risques
sensibilisation du public
multiples
Renforcement du secteur des
media
TOTAL (USD)
Renforcement de la
planification de la réponse
2 561 500
3 254 200
1 245 000
7 060 700
265 000
290 000
555 000
640 000
610 000
610 000
1 860 000
447 500
1 916 000
2 877 000
5 240 500
Remplacement et mise à jour
des équipements et matériel
d’intervention
Développer les
capacités de réponse à
l’urgence
Formation et entrainement
Mise à jour du système de
communication d’urgence
Renflouement des stocks
350 000
350 000
10 000 000
10 000 000
Mise à jour des abris d’urgence
125 000
aux normes SPHERE
TOTAL (USD)
11 702 500
2 816 000
3 612 000
125 000
18 130 500
Formation et information
des autorités nationales,
départementales et
Renforcer la
gouvernance de la
gestion des risques et
désastres
36,000.00
851 760
1 000 000
425 000
25 000
912 760
communales
Renforcement des capacités de
coordination et de gestion
Renforcement du cadre
5750 000
normatif lie à la GRD
TOTAL (USD)
1 425 000
1 000 000
1 276 760
600 000
575 000
2 912 760
19
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Besoin de relèvement
Activité
Court terme
Moyen terme
Long terme
Total
75 000
400 000
475 000
50 000
75 000
125 000
Développement de
mécanismes de transfert de
risques
Utilisation des nouvelles
technologies dans le transfert
Accroitre le
financement et le
de risques
transfert de risques
Réapprovisionnement du fond
1 574 000
d’urgence
1 574 000
Mise en place d’un fond de
préparation aux urgences.
500 000
1 574 000
125 000
975 000
2 674 000
16 873 500
7 471 960
6 432 000
30 777 960
TOTAL (USD)
GRAND TOTAL (USD)
500 000
Tableau récapitulatif par zones géographiques
Département
Court terme
Moyen terme
Long terme
Besoins totaux de
relèvement
Assurer une connaissance approfondie des risques multiples
Grande Anse
241,200.00
111,600.00
195,600.00
548,400.00
Sud
1,136,800.00
167,400.00
293,400.00
1,597,600.00
Nippes
981,600.00
90,300.00
163,300.00
1,235,200.00
Sud Est
2,000.00
962,000.00
16,000.00
994,000.00
Ouest
3,200.00
769,200.00
35,600.00
808,000.00
195,900.00
998,900.00
84,700.00
1,279,500.00
250,000.00
350,000.00
600,000.00
3,254,200.00
1,245,000.00
7,060,700.00
Nord-Ouest
National
TOTAL
2,561,500.00
Développer les capacités de réponse aux urgences
Ensemble du
territoire national
11,702,000.00
2,816,000.00
3,612,000.00
18,130,500.00
Renforcer la gouvernance de la gestion des risques et désastres
Grande Anse
307,000.00
67,000.00
374,000.00
Sud
457,000.00
97,000.00
554,000.00
Nippes
257,000.00
57,000.00
314,000.00
15,000.00
1,055,760.00
600,000.00
1,670,760.00
1,036,000.00
1,276,760.00
600,000.00
2,912,760.00
Reste départements+
national
TOTAL
Accroitre le financement et le transfert de risques
National
GRAND TOTAL
20
1,574,000.00
125,000.00
975,000,00
2,674,000.00
16,873,500
7,471,960.00
6,432,000.00
30,777,960.00
6
PrioritÉs du secteur
Impact humain et social dans le secteur
La priorité du secteur est dans un premier temps de rétablir les capacités physiques
de préparation et de réponse dans les zones les plus affectés (remplacement des
équipements/matériels et stocks) et de fournir une information détaillée à la
reconstruction/réhabilitation dans les départements de la Grande Anse, du Sud et
des Nippes.
Dans un deuxième temps, le relèvement du secteur consistera à accroitre les
capacités de préparation et de réponse par la formation, la connaissance des risques
et la gouvernance de la GRD sur les zones moins touchées par Matthew.
Enfin, une action de moindre priorité sera l’initiation de mécanismes de transferts de
risques dans un département pilote.
21
22
7
Défis DANS LE SECTEUR
Défis dans le secteur
La mise en œuvre des interventions de relèvement et l’atteinte des objectifs fixés
font face à 4 défis majeurs :
Le manque de ressources nécessaire à la mise en œuvre de l’ensemble des
activités prévues par le plan de relèvement.
Démobilisation des structures de réponse aux urgences (volontaires,
membres des comités, pompiers, etc.)
Le détournement d’une partie des capacités de mise en œuvre du plan
sur la réponse à d’autres urgences qui pourraient frapper Haïti pendant la
période de relèvement. Cela avait déjà été le cas dans la période qui a suivi
le séisme de 2010 avec le passage sur Haïti de nombreuses intempéries
climatiques ainsi que l’épidémie de choléra.
Le niveau de rotation des autorités nationales, des partenaires
internationaux, ainsi que des fonctionnaires territoriaux fragilise la
continuité des activités et favorise le recommencement infini des actions
lies au renforcement des capacités, a la planification ainsi qu’au suivi des
actions entreprises.
Le manque de coordination qui est l’une des conséquences du point
précédent et qui fait l’objet d’actions de renforcement dans ce plan de
relèvement.
Le manque de réactivité du a la faible perception des risques par la
population
Accessibilité de certaines zones reculées dû au manque d’infrastructure
23
24
8
Politiques sectorielles
existantes et programmes
majeurs
La réforme institutionnelle lancée depuis 1999 a abouti à l’élaboration d’un Plan
national de gestion des risques et désastres (PNGRD) en 2001 et la mise en place d’un
système national de gestion des risques et désastres (SNGRD). Bien que la plupart des
politiques publiques élaborées après le tremblement de terre en 2010 notamment
le plan de reconstruction de Haïti, le plan de transition (TAP) et la stratégique de
développement d’Haïti (PSDH), aient érigé la gestion des risques et désastres en
priorité nationale, le PNGRD demeure le seul cadre de référence en matière de
gestion des risques et désastres en Haïti. L’évolution de l’environnement politique
et institutionnel national et l’adoption de nouveaux instruments de coopération
internationale en matière de réduction des risques de catastrophes notamment
le cadre Sendai, ont amené le Gouvernement haïtien a amorcé la révision du
PNGRD en 2014. Le processus de révision du PNGRD qui recherche un consensus
et adhésion de toutes les parties prenantes à travers les concertations à tous les
niveaux devra permettre de relever les défis importants du secteur. Les programmes
et projets majeurs qui découlent du PNGRD s’articulent autour de quatre grands
axes d’intervention : 1. Le renforcement de capacités institutionnelles de préparation
et réponses aux désastres; 2. L’amélioration de la connaissance et stratégies de
réduction des risques à travers le développement des outils méthodologiques et
cartographiques, 3. L’appui à la coordination intersectorielle notamment la table
sectorielle et thématique, le forum de gestion des risques et des désastres, éducation
et sensibilisation du public et, 4. La réduction des risques au niveau communautaire.
Il s’agit entre autres de : (i) programme d’appui au système national de gestion des
risques et désastres, (ii) programme de renforcement décentralisé du SNGRD ; (iii)
projet de réduction de risques en zone urbain, (iv) programme de reconstruction et
de gestion des risques et désastres.
25
26
9
STRATÉgie de mise en ŒUVRE
/ plan d’action
La mise en œuvre du plan d’action de relèvement dans le secteur de la gestion
des risques et désastres s’appuiera sur les mécanismes existants de coordination
et de gestion de désastres (Secrétariat permanent du SNGRD, Table sectorielle et
thématique GRD, Forum des ONG en GRD). En effet, le Ministère de l’intérieur et
des collectivités territoriales à travers ses structures techniques au niveau central et
décentralisé, assurera la coordination de la mise en œuvre des activités planifiées en
GRD. Au niveau sectoriel, les points focaux des secteurs au sein SNGRD appuieront la
mise en œuvre des activités relevant de leur secteur respectif. La déconcentration des
activités et la responsabilisation des acteurs locaux seront privilégiées. Ainsi, les élus
locaux à travers les cadres de concertation au niveau départemental et communal
(comités départementaux et communaux de protection civile), assureront la
coordination de la mise en œuvre de l’ensemble des activités de relèvement dans
leur ressort territorial. L’approfondissement de la connaissance sur les risques dans les
zones affectées et le développement d’une base de données cartographique seront
déterminants et orienteront toutes la phase du relèvement et de reconstruction
post-Matthew. Le transfert de compétences et de ressources aux acteurs nationaux
ainsi que leur responsabilisation et redevabilité sont les principes qui guideront
toutes les interventions du relèvement. Le programme de relèvement ciblera non
seulement les zones les plus affectées (département de la Grande Anse, Sud, Sud-est,
Nippes, ouest et nord-ouest) mais également le reste des départements pour ce qui
est de la formation à la réponse et au niveau central en appuyant les mécanismes de
coordination et de gestion des désastres.
27
Stratégie de mise en œuvre / plan d›action
Tableau: Plan d’action de Relèvement – Court terme
Besoins de
relèvement
Activités
Cartographie
des risques
Coût
1 950 000
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
(département/
village)
Partie
responsable
(gouv
national /
local /autre)
Indicateur de
Progrès
Nbre de
Nbre de plans de
Départemental,
MPCE, MICT,
départements
développements
communal, quartier
Mairies
et mairies
ayant utilisés ces
cartographies
cartes
Suggestion
Indicateur de
résultat
Nbre de supports
Assurer une
produits
connaissance
approfondie
Sensibilisation
des risques
du public
293 000
Départemental,
communal,
DPC, CDGRD
multiples
Nombre de
Nbre de spots
personnes
diffusés
atteintes par la
Nbre d’actions
sensibilisation
menées
Renforcement
des media
318 500
Départemental,
communal,
DPC, CDGRD
Nbre d’actions
menées
Nbre de
journalistes
formés
Nbre de plans de
contingence et
Renforcement
de la
planification de
National,
230 000
départemental,
DPC, CDGRD
communal,
la réponse
Nbre d’actions
d’urgence réalisés
menées
Nbre de ménages
disposant d’un
plan d’urgence
Remplacement
des
équipements
Nbre de
1 860 000
Départemental,
communal,
DPC, CDGRD
Nbre d’équipement
fourni
d’intervention
disposant de
matériel adéquat
Développer
Nbre de
les capacités
de réponse à
l’urgence
commune
Nbre d’actions
Formation et
l’entrainement
447 500
Départemental,
communal,
menées
DPC, CDGRD
Unité technique
créée
personnes
formées
Nbre
d’entrainement
organises par
l’unité technique
Mise à jour du
système de
communication
Nbre de
National,
350 000
départemental,
DPC, CDGRD
communal,
d’urgence
Renflouement
10 000
des stocks
000
Départemental
Nbre de matériel
département
fournit
disposant de
matériel adéquat
DPC, CDGRD
Nbre d’actions
menées
Nbre d’entrepôt
disposant de
stocks adéquat
28
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur réduction des risques et de desastres
Besoins de
relèvement
Activités
Coût
Niveau auquel cette
activité devrait être
entreprise
(département/
village)
Renforcer la
gouvernance
de la gestion
des risques et
désastres
Partie
responsable
(gouv
national /
local /autre)
Indicateur de
Progrès
Nbre de CCPC
Renforcement
des capacités
de coordination
Suggestion
Indicateur de
résultat
1 425 000
Communal
CCPC
Nbre d’équipement
disposant
fourni
d’équipement
adéquat pour
et de gestion
assurer la
coordination
Accroitre le
financement
et le transfert
de risques
Nbre de
Renflouement
des fonds
d’urgence
1 574 000
Départemental
MEF, MICT
Montant total du
département
Fond d’urgence
disposant d’un
fond d’urgence
29
Stratégie de mise en œuvre / plan d›action
Tableau: Plan d’action de Relèvement – Moyen terme
Besoins de
relèvement
Activités
Coût
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
(département/
village)
Cartographie
des risques
et gestion de
l’information
Assurer une
connaissance
approfondie des
risques multiples
2 800 000
Départemental,
communal,
quartier
Partie
responsable
(gouv
national /
local /autre)
MPCE, MICT,
Mairies
Indicateur de
Progrès
Nbre de
départements
et mairies
cartographies
Système de gestion
de l’information
créé
Suggestion
Indicateur de
résultat
Nbre de plans de
développements
ayant utilisés ces
cartes
Nbre de supports
produits
Sensibilisation
du public
408 200
Départemental,
communal,
DPC, CDGRD
Nbre de spots
diffusés
Nombre de
personnes atteintes
par la sensibilisation
Nbre d’actions
menées
Renforcement
des media
Développer
les capacités
de réponse à
l’urgence
Renforcement de
la planification
de la réponse
325 000
Départemental,
communal,
National,
départemental,
communal
DPC, CDGRD
DPC, CDGRD
Nbre d’actions
menées
Nbre d’actions
menées
Nbre de journalistes
formés
Nbre de plans de
contingence et
d’urgence réalisés
Nbre de ménages
disposant d’un plan
d’urgence
Nbre de personnes
formées
Formation et
l’entrainement
Renforcer la
gouvernance
de la gestion
des risques et
désastres
46 000
Formation et
information des
autorités
1 916 000
887 760
Départemental,
communal,
National,
départemental,
communal
DPC, CDGRD
Nbre d’actions
menées
Nbre
d’entrainements
organisés par l’unité
technique
Nbre de membre
du gouvernement
ayant reçu une
formation
CNGRD,
CDGRD. CCPC
Nbre d’actions
menées
Nbre de CDGRD
ayant reçu une
formation
Nbre de CCPC ayant
reçu une formation
Accroitre le
financement et
le transfert de
risques
30
Développement
de mécanismes
de transfert de
risques
Analyse réalisée
125 000
National
MICT, MEF
Nbre d’applications
mobiles
développées
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur réduction des risques et de desastres
Tableau: Plan d’action de Relèvement – Long terme
Besoins de
relèvement
Activités
Cartographie,
surveillance,
gestion de
l’information des
risques
Coût
450 000
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
(département/
village)
Départemental,
communal,
quartier
Partie
responsable
(gouv
national /
local /autre)
Indicateur de
Progrès
Suggestion
Indicateur de
résultat
MPCE, MICT,
Mairies
Nbre de
départements
et mairies
cartographies
Nbre de plans de
développements
ayant utilisés ces
cartes
Système de gestion
de l’information
fonctionnel
Nbre d’observateurs
formés
Nombre de
personnes atteintes
par la sensibilisation
Nbre de journalistes
formés
Assurer une
connaissance
approfondie des
risques multiples
Sensibilisation du
public
726 000
Départemental,
communal,
DPC, CDGRD
Nbre de
supports
produits
Nbre de spots
diffusés
Nbre d’actions
menées
Renforcement des
media
69 000
Départemental,
communal,
DPC, CDGRD
Nbre d’actions
menées
DPC, CDGRD
Nbre d’actions
menées
DPC, CDGRD
Nbre d’actions
menées
Nbre de personnes
formées
Nbre d’abris aux
normes SPHERE
Nbre d’actions
menées
Nbre de membre du
gouvernement ayant
reçu une formation
Nbre de CDGRD ayant
reçu une formation
Nbre de CCPC ayant
reçu une formation
Nbre de
textes légaux
proposés
aux maires et
délégués
Avant-projet
de loi révisé
Nbre de mairies et
délégations ayant
pris des dispositions
légales
Nbre de
formations
réalisées
Nbre de personnes
formées
Formation et
entrainement
Développer
les capacités
de réponse à
l’urgence
Mise à jour des
abris d’urgence aux
normes SPHERE
Formation et
information des
autorités
Renforcer la
gouvernance
de la gestion
des risques et
désastres
2 877 000
Renforcement du
cadre normatif
Formation SPGRD
sur le relèvement
Départemental,
communal
Départemental
125 000
National,
départemental,
communal
CNGRD,
CDGRD. CCPC
575 000
National,
départemental,
communal
MICT,
primature,
parlement,
délégation,
mairie
25 000
National
MICT, MPCE
Nbre de personnes
formées
Nbre d’entrainement
organises par l’unité
technique
31
Stratégie de mise en œuvre / plan d›action
Besoins de
relèvement
Accroitre le
financement et
le transfert de
risques
32
Activités
Coût
Niveau auquel
cette activité
devrait être
entreprise
(département/
village)
Mise en place
d’un fond de
préparation aux
urgences
500 000
National,
départemental
MICT, MEF
Mécanisme en
place
Fond disponible
Développement
d’un mécanisme
de transfert de
risque dans un
département pilote
475 000
National,
départemental
MICT, CDGRD.
MEF
Mécanisme en
place
Nbre de personnes
bénéficiant du
mécanisme
Partie
responsable
(gouv
national /
local /autre)
Indicateur de
Progrès
Suggestion
Indicateur de
résultat
10
MÉTHODOLOGIE utilisÉe
pour l’EVALUATION
DU SECTEUR
Méthodologie utilisée pour l’evaluation du secteur
L’analyse du secteur de gestion des risques et désastres a porté essentiellement
sur les zones les plus affectées par l’ouragan Matthew. Il s’agit des départements
de la Grande Anse, Sud, Sud-est, Nippes, Ouest (région des Palmes et Gonâve) et
Nord-ouest. Les données primaires et secondaires utilisées sont celles qui ont été
collectées par les acteurs humanitaires dans les zones affectées et centralisées au
niveau du centre d’opération de secours d’urgence (COUN) dans un système de
collecte de données. La méthodologie de collecte et traitement des données est
basée sur : les missions d’observation héliportées, la collecte directe sur le terrain
à travers les entretiens individuels, l’analyse des cartes multirisques, des photos
aériennes et des images satellitaires. Les documents suivant ont été consultés dans
le cadre de l’analyse : le rapport DALA post-Matthew, les rapports de situation de
la Direction de la protection civile, les rapports d’évaluation des autres secteurs,
l’analyse des capacités de préparation et réponse, le Plan national de gestion des
risques et désastres, le Plan national d’intervention, le Plan de contingence national
2016. La méthodologie de collecte des données n’a pas montré de limite en dehors
du temps relativement court pour approfondir la collecte de certaines données
spécifiques (genre, handicap) en lien avec la gestion des risques et désastres.
33
Ministère de l'Intérieur et
des Collectivités
Territoriales