(2016-11) Evalyasyon bezwen apre siklòn Matye : sektè Gouvènans
Rezime — Volim gouvènans lan gade administrasyon lokal yo ki te oblije pote repons lan. Li konstate pi fò meri gen anviwon 40 anplwaye, ladan yo apeprè 30 se administratif oswa teknik — plis moun pase nan delegasyon ak vis delegasyon yo, men ak fèb kalifikasyon. Li idantifye enstabilite pèsonèl kòm yon pwoblèm k ap tounen, paske yo souvan chanje tout anplwaye meri yo apre chak eleksyon, epi li note mezi estabilizasyon yo te mete an 2015 fè pi fò meri kenbe anplwaye ki gen omwen kat ane nan pòs yo pou premye fwa.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
Ministère de la Justice et
de la Sécurité Publique
ÉVALUATION
DES BESOINS
POST CYCLONE
SECTEUR Gouvernance
1
Novembre 2016
AVERTISSEMENT
L’évaluation des besoins du secteur de la gouvernance a été préparée
par le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique et ses
partenaires. Le rapport final du secteur a été approuvé par Ministère
de la Justice et de la Sécurité Publique et est publié en ligne tel quel,
dans sa version non-éditée. Toute divergence avec le rapport global
(PDNA) est involontaire.
TABLES DES
MATIÈRES
1 Résumé
2 C
’
3 E
4 P
5 I
6 P
7 D
8 P
9 S
10 M
ontexte
5
7
ffets de l ouragan
13
rincipaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
19
mpact humain et social dans le secteur
25
riorités du secteur
27
éfis dans le secteur
29
olitiques sectorielles existantes et programmes majeurs
31
tratégie de mise en œuvre / plan d’action
33
éthodologie d’évaluation du secteur
41
4
1
RÉSUMÉ
Résumé
L’étude d’impact de l’ouragan Matthew sur la gouvernance locale se focalise sur deux
sous-secteurs en particulier :
1. la gouvernance locale : délégations, vice-délégations, mairies et sections
communales.
2. l’état de droit : justice, police et prisons.
Les dégâts causés par le cyclone Matthew classé catégorie 4 sur l’échelle SaphirSimson, avec des vents de l’ordre de 200 à 250 km/h, lors de son passage sur le pays
du 03 au 05 Octobre 2016, ont eu une allure de catastrophe. C’est le pire cyclone
enregistré dans le pays depuis 12 ans, après le cyclone Jeanne (septembre, 2004). Les
départements au sud du pays et l’extrême ouest du Département du Nord-Ouest
sont sévèrement touchés. Pour des raisons pratiques (manque de moyens) et le
peu de données directes disponibles, l’analyse des effets de cette catastrophe sur
le secteur de la gouvernance se limite aux départements de la Grande-Anse, du Sud
et des Nippes.
Le montant estimé des dommages et pertes sur le secteur (comprenant les soussecteurs de la gouvernance locale1 et de l’état de droit) est de 122 540 472 HTG, dont
les 2/3 incombent à la gouvernance locale et au sein du sous-secteur, aux mairies
à 72%. Les dommages concernent avant tout les bâtiments et représentent 20% du
montant total. Les pertes (80%) concernent avant tout le coût de remplacement
d’équipements vétustes ou d’équipement supplémentaires indispensables pour une
bonne réactivité des institutions de gouvernance locale aux besoins de relèvement
des communautés sinistrées. Même si plus négligeables, les pertes budgétaires au
niveau des mairies (augmentation des besoins en budget de fonctionnement et
pertes de revenus fiscaux) pourraient s’avérer critique dans un proche avenir pour
l’opérabilité de ces institutions.
Les besoins totaux du secteur (hors justice et police) sont estimés à 1 306 473 408
HTG, dont 9% pour le court-terme, 26% pour le moyen-terme et 65% pour le longterme. Cette distribution traduit le fait que les dommages directs sur les institutions
1
Il est à noter cependant que les composantes justice et police n’ont pas encore
été estimées à l’intérieur du sous-secteur Etat de droit par absence de données
chiffrées.
5
Résumé
concernés ont été assez limitées, que le rôle est plus dans l’appui au relèvement et
dans la transition au développement, que dans la phase d’urgence humanitaire, et
aussi que leur capacité d’absorption d’une assistance extérieure est limitée. Cette
assistance doit donc être suffisamment étalée dans le temps.
Pour le secteur de la gouvernance locale, un plan de relèvement pour les trois
départements du Grand Sud est proposé. Il est composé de 7 objectifs comme suit
: (1) Rétablir et renforcer l’opérationnalité des institutions de gouvernance locale
(délégations, collectivités) ; (2) Accroître et renforcer les capacités humaines et
techniques pour plus de réactivité ; (3) Rétablir et améliorer les services communaux
de base ; (4) Mettre en place un cadre hiérarchisé de planification intégrée territoriale
sensible au genre et basée sur l’analyse des risques pour le relèvement ; (5) Limiter la
croissance anarchique des zones urbaines ; (6) Appuyer les autorités locales pour la
coordination efficace et efficiente de l’aide au relèvement ; (7) Instaurer la confiance,
la coresponsabilité et la redevabilité lors du relèvement entre les institutions locales
et les populations affectées
6
2
CONTEXTE
Contexte
2.1. Gouvernance locale
Pour les trois départements considérés dans cette étude, les institutions de
gouvernance locale fonctionnelles au moment du désastre et sur lesquelles s’est
penché l’équipe sectorielle Gouvernance s’établissent comme suit :
Délégation
Vice-Délégation
Mairie
CASEC
Grande-Anse
1
3
12
47
Sud
1
5
18
69
Nippes
1
3
11
36
3
11
41
152
Département
TOTAL
En général, l’état de leurs infrastructures laissaient déjà à désirer. Il est à noter en
particulier que :
• Délégations et Vice-Délégations (D/VD):
Bâtiments: En général, les D/VD sont construites en béton. Etant donné le manque
de budget de fonctionnement des D/VD de manière systémique à travers le
pays, leur état de vétusté est souvent important et peut même présenter des
risques pour le personnel. La délégation de Miragôane, par exemple, n’a pas été
adéquatement réhabilitée suite au séisme de 2010 et présente des problèmes de
structure au niveau du toit qui créent une vulnérabilité accrue aux désastres. Avec
l’appui de la MINUSTAH, un nombre de vice-délégations de la zone considérée
ont été reconstruites ou construites à neuf durant les 5 dernières années, et donc
leur état général était souvent meilleur que celui des délégations avant l’ouragan.
Elles partagent en général un complexe administratif où se trouve aussi d’autres
institutions locales telles que les tribunaux de paix, les services de la DGI, certains
bureaux d’arrondissement de services techniques et parfois aussi la mairie du Cheflieu d’arrondissement. L’accès à l’eau potable et à l’électricité, même auto-générée,
n’est pas systématique.
7
Contexte
Equipements : toutes les D/VD de la zone rapportent des carences en équipement
de bureau, informatique, des problèmes d’approvisionnement électrique et de
transport. Même quand les équipements nécessaires sont disponibles, ils sont
souvent en panne ou en état de délabrement avancé par manque de budget
de fonctionnement pour effectuer les réparations voulues ou les renouveler. Si
le matériel informatique est en général disponible au niveau des Délégations, ce
n’est pas systématique dans les vice-Délégations. Si les délégations sont en général
connectées au réseau téléphonique et internet, ce n’est pas le cas pour la majorité
des vice-délégations.
Personnel : ces institutions sont faiblement pourvues en ressources humaines. Sur
la zone considérée, les Délégations sont pourvues en moyenne de 5 à 9 employés
(dont 2 à 3 cadres) et les vice-délégations de 2 à 5 (dont 1 seul cadre en général)2.
Dans ces conditions, même avant le ouragan, il était difficile, voire illusoire, pour les
D/VD d’assumer leurs trois fonctions principales, à savoir: (i) diriger l’action de l’Etat
à travers ses services techniques dans le département ; (ii) structurer, superviser et
accompagner les collectivités territoriales dans leurs missions propres ; (iii) impulser
le développement du département. Alors que durant la période post-séisme,
pratiquement tous les départements du Grand Sud comptaient avec une Table de
concertation départementale animée par le Délégué et rassemblant tous les acteurs
du développement local pour la coordination de l’aide et l’alignement avec les
programmes gouvernementaux, depuis le départ de la MINUSTAH (qui apportaient
un soutien majeur à ces structures) et l’instabilité des délégués (hautement
tributaires du pouvoir politique en place), ces TCD ont périclitées et ne fonctionnent
plus aujourd’hui.
• Mairies
Bâtiments : les mairies occupent en général des bâtiments publics en dur d’un
seul étage et dotés de peu de pièces. L’état d’entretien des mairies varie et dépend
aussi du niveau de revenus propres de la commune, pour compléter le budget de
fonctionnement alloué par l’Etat. Dans de rares cas, les mairies sont logées dans des
bâtiments privés en location.
Equipements : les mairies de chef-lieu, qui ont des revenus propres plus importants,
sont mieux loties que les petites mairies qui souvent ont à peine assez de mobilier
pour tout le personnel et n’ont pas systématiquement d’équipements informatiques.
L’accès à l’électricité est le plus souvent autonome (génératrice et/ou panneaux
solaires) en dehors des chefs-lieux mais présente de sérieux problèmes. Encore plus
que pour les vice-délégations, les moyens de communication fixes et internet sont
limités.
Elus : toutes les mairies de la zone ont vu leur conseil municipal renouvelé lors des
élections d’octobre 2015, sauf la Mairie de Fonds-des-nègres dans le département
des Nippes, pour lequel une élection partielle doit avoir lieu bientôt (scrutin de 2015
invalidé). Les cartels municipaux de la zone comptent environ un tiers de femmes,
comme dans le reste du pays, et en application du quota imposée aux listes en lice.
Personnel : Les mairies de première catégorie (chef-lieu de département) ont
en général une cinquantaine d’employés dont 2/3 de personnel technique et
administratif et 1/3 d’agents de voirie, excepté pour la mairie des Cayes qui a un
2
8
La Vice-Délégation de Miragôane en l’occurrence n’est pas fonctionnelle suite à
l’abandon de poste de son vice-délégué.
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
personnel plus de 4 fois supérieur à celle de Jérémie et Miragôane. Les autres
mairies ont en général 40 employés dont 30 administratifs / techniques. Le niveau
de personnel dans les mairies est donc supérieur à celui des D/VD mais le niveau
de qualifications faible. D’autre part, un problème récurrent dans les mairies est
l’instabilité du personnel, qui est souvent renouvelé entièrement après chaque
élection. Pour la première fois en 2015, grâce à des mesures de stabilisation des
agents municipaux, la plus grande partie des mairies ont conservé les employés
qui étaient en poste depuis au moins 4 ans et devraient donc bénéficier a priori de
ressources humaines bien expérimentées et d’une meilleure capacité institutionnelle
qu’à l’accoutumée au lendemain d’une élection municipale.
Personnel
Département
Admin / Technique
Voirie
Total
Sud (hors Chef-lieu)
26
12
38
Les Cayes
242
35
277
Nippes (hors Chef-lieu)
33
12
45
Miragôane
63
7
70
Grande Anse (hors Chef-lieu)
24
15
38
Jérémie
54
?
28
13
Général
41
Ressources financières : les ressources disponibles aux mairies proviennent de :
(i) leurs ressources propres ; (ii) les subventions de l’Etat ; (iii) les dons d’organismes
privés ou d’acteurs de la coopération internationale. Les ressources propres des
mairies consistent en : les redevances pour services communaux et les taxes
diverses (mais principalement la CFPB, ou taxe foncière, et la patente). Les mairies
dans les zones touristiques touchent aussi une taxe de séjour perçues auprès des
établissements hôteliers. Les subventions de l’Etat consistent très majoritairement
dans la contribution du FGDCT, géré par le MICT, qui alimentent avant tout le
budget de fonctionnement des mairies. Les capacités d’investissement de cellesci sont faibles à très faibles. En ce qui concerne les dons externes, hors FGDCT3, ils
sont souvent effectués en nature pour des actions ou équipements particuliers et
pratiquement jamais sous forme d’appui budgétaire.
En moyenne sur la zone considérée, les mairies disposaient avant l’ouragan, selon
des chiffres de 2014 (MICT), d’un budget de 7,5 m HTG financé à près de 70% par
le FGDCT. Ramené par habitant, cela représente seulement 194 HTG. Les budgets
des chefs-lieux de département sont beaucoup plus élevés que toutes les autres
communes, à savoir 38 m HTG pour les Cayes, 28 m HTG pour Miragôane et 21 m
HTG pour Jérémie. Les budgets sont équilibrés, les mairies haïtiennes n’ayant pas la
possibilité légale d’emprunter. Les retards de paiement du FGDCT sont récurrents,
mettant la trésorerie des mairies sous pression et limitant grandement donc leurs
capacités de réactivité immédiate en situation de besoins urgents. Du côté des
dépenses, plus des deux-tiers des budgets communaux passent dans les frais de
fonctionnement (en majeure partie pour les frais de personnel) et les dépenses
d’investissements, à 28% en moyenne. Cela représente cependant tout juste en
moyenne sur la zone moins de 120 HTG/hab/an (ou moins de 2 USD), ce qui en
fin de compte rend l’impact de l’investissement municipal sur les dynamiques de
développement local encore largement marginal.
3
Fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales.
9
Contexte
Le tableau ci-dessous donne une idée générale des ressources financières des
communes de la zone considérée :
Recettes HTG
Département
Moyenne par
commune
Propres
Dépenses HTG
FGDCT
Budget moyen
/ Habitant
Fonctionnement
Investissements
Grande Anse
6 495 917
11%
77%
166
69%
31%
Sud
7 874 709
18%
68%
183
75%
25%
Nippes
7 958 560
16%
61%
256
69%
31%
7 493 657
15%
69%
72%
28%
Moyenne
Source : MICT, 2014.
Il est aussi intéressant de noter que les communes du département des Nippes sont les
mieux dotées dans la région en budget par habitant (256 HTG), suivi du département
du Sud (183 HTG) et de la Grande-Anse (166 HTG). Par contre, c’est dans le Sud que
les communes collectent le plus de ressources propres proportionnellement (en
particulier les communes à haut potentiel touristique).
Les mairies en Haïti sont censées fournir un certain nombre de services publics
et organiser le développement de leur territoire, tant par le biais de planification
stratégique (Plan Communal de Développement) et spatiale (Plan d’urbanisme,
plan d’aménagement rural) que par la mobilisation de ressources propres et
externes devant permettre de le soutenir. Du côté des services publics, les Mairies se
concentrent en priorité sur les services dit urbains, à savoir la collecte des déchets,
l’entretien de la voirie, des espaces publics, des cimetières et la gestion des marchés.
Les mairies délivrent aussi divers certificats administratifs. Elles sont censées réguler
leur croissance urbaine par le biais de la délivrance de permis de construire, permis
de lotir et de la perception de la taxe d’alignement. Cependant, peu de mairies
remplissent cette tâche de manière efficace, ce qui explique la prolifération urbaine
anarchique que connaissent toutes les villes, petites ou grandes, en Haïti.
Les données de niveau de service fournis par les mairies du Grand Sud n’étaient pas
disponibles au moment de la rédaction de ce rapport. Le nombre de communes
dans cette région ayant un PCD récent n’est pas non plus connu, mais au niveau
national, seul 50% des communes en sont équipées à ce jour.
• CASEC et ASEC
Les CASEC et ASEC sont a priori en place dans toutes les sections communales de
la zone du Grand Sud depuis les dernières élections de 2006, mais des données
récentes à ce sujet sont manquantes. Les ASEC ne se réunissent que 4 fois par an et
jouent un rôle limité dans la gestion des affaires locales en l’absence de tout budget
et autres moyens d’action publique au niveau des sections communales en général
en Haïti.
Les CASEC ne disposent pas non plus de moyens propres, sauf un local consistant
en une maison privée en location et de très maigres moyens de fonctionnement.
Les CASEC n’ont pas de budget de développement. Le rôle des CASEC restent avant
tout dans le maintien d’un registre de la population et la collecte d’autres données
sur demande des maires, le contrôle de l’utilisation du territoire, le maintien de la
paix sociale, l’organisation des distributions des différentes aides extérieures et,
10
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
de manière générale, la représentation des intérêts de la population de la section
communale auprès des décideurs aux niveaux administratifs supérieurs.
Des données statistiques plus précises sur l’état des ressources et des fonctions des
CASEC au moment d’écrire ce rapport n’étaient pas disponibles.
II.2 Etat de droit
Les données sur l’état des lieux des institutions du sous-secteur de l’Etat de droit
avant l’ouragan Matthew n’ont pas été communiquées à l’équipe de rédaction du
rapport Gouvernance.
11
12
3
Effets de l’ouragan
Effets de l’ouragan
Tableau récapitulatif des dommages et pertes partielles estimées pour le secteur de
la gouvernance.
Sous-secteur
Dommages (HTG)
Pertes (HTG)
TOTAL
Gouvernance locale
11 478 679
69 136 792
80 615 472
Etat de droit
12 577 500
29 347 500
41 925 000
TOTAL HTG
24 056 179
92 484 292
122 540 472
TOTAL USD
370 095
1 422 835
1 885 238
III.1. Gouvernance locale
Le tableau ci-dessous donne un aperçu condensé des effets économiques
(dommages et pertes) de l’ouragan sur le secteur de la gouvernance locale. Ces
effets économiques sont constitués à 86% de pertes et 14% de dommages directs,
traduisant en cela la relative résistance aux désastres des bâtiments de l’administration
territoriale (bâtiments en dur le plus souvent), mais surtout les conséquences
importantes du désastre sur ces institutions en termes de surcroit d’activités généré,
qui nécessite des ajustements critiques de leurs ressources humaines, logistiques et
financières.
Dommages et pertes pour le sous-secteur de la gouvernance locale
Département
Dommages
Pertes
TOTAL
Grande Anse
5 764 500
39 450 449
45 214 949
Sud*
3 795 644
25 089 260
28 884 903
Nippes*
1 918 536
4 597 084
6 515 619
TOTAL
11 478 679
69 136 792
80 615 472
TOTAL USD
176 595
1 063 643
1 240 238
* Calculé par extrapolation à partir des données disponibles pour la Grande Anse
13
Effets de l’ouragan
Il est à noter que le niveau de dommages et pertes de manière directe par commune
n’est connue à ce stade que pour la Grande Anse. Les dégâts et pertes sur les D/VD
sont aussi basée sur une évaluation directe pour la Grande-Anse et les Nippes. Pour
toutes les autres évaluations, elles viennent d’une extrapolation à partir des données
disponibles pour le Grande-Anse, en appliquant des coefficients modérateurs basés
sur :
Les différents niveaux de destruction des bâtiments dans chaque
département, en utilisant les données disponibles au niveau des sections
communales fournies dans le DaLa (p.36).
Le différentiel en termes de nombre de communes par département.
L’évaluation du coût des dégâts et pertes s’est faite en grande partie sur les
déclarations des personnels des administrations concernées et ne reposent donc
pas non plus sur une évaluation professionnelle. Ces chiffres sont donc à considérer
avec précaution et devront être affinés ensuite après qu’un inventaire détaillé sur le
terrain ait été effectuée.
Analyse des dommages
Le montant total des dommages du sous-secteur de la gouvernance locale
s’élèverait donc à 11.478.679 HTG (ou 176.595 USD).
Dommages par catégorie et par institutions de gouvernance locale
Dommages
Département
Catégorie
Délégations et
Vice-Délégations
Mairies
CASEC
Bâtiments
1 050 000
4 240 000
0
5 290 000
Equipement
474 500
0
0
474 500
Sous-Total
1 524 500
4 240 000
0
5 764 500
Bâtiments
325 000
340 936
0
665 936
Equipement
1 252 600
0
0
1 252 600
Sous-Total
1 577 600
340 936
0
1 918 536
Bâtiments
693 000
2 789 474
0
3 482 474
Equipement
313 170
0
0
313 170
Sous-Total
1 006 170
2 789 474
0
3 795 644
TOTAL HTG
4 108 270
7 370 409
0
11 478 679
TOTAL USD
63 204
113 391
0
176 595
Grande Anse
Nippes
Sud
Les dommages sur les institutions de gouvernance locale concernent avant tout les
mairies (64%) et des dégâts sur les bâtiments (82%). Pas un seul cas de destruction
totale n’a cependant été recensé sur le département de la Grande-Anse, qui est le
plus touché. Les dégâts concernent avant tout la perte des portes, fenêtres, des
châteaux d’eau, des cas d’inondation majeure. Pour les équipements, il s’agit avant
tout des systèmes de génération et d’accumulation électriques et dans quelques cas,
de matériels de bureaux et informatiques. Aucun véhicule n’a été totalement rendu
inutilisable par l’ouragan mais plusieurs nécessitent des réparations conséquentes. Il
est à noter qu’aucun dégât direct sur les équipements n’a été rapporté de la part des
14
TOTAL
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
mairies de la Grande-Anse (et par extrapolation des mairies des autres départements),
ce qui peut paraître étonnant, mais pourrait être une conséquence du grand
dénuement en équipement de ces mairies en général. Il peut aussi s’agir d’un défaut
de collecte de données, donc cela devra être vérifié par une enquête de terrain plus
poussée. Au niveau de D/VD, les dommages ont avant tout été enregistrés sur les
bâtiments et équipement de vice-délégation, plus exposés à l’ouragan car dans des
villes plus petites.
Les CASEC n’utilisant que des bureaux loués, la destruction éventuelle de ces locaux (aucune
donnée disponible) ne peut être de toute façon enregistré comme dommage.
Analyse des pertes
Le montant total des pertes attendues du sous-secteur de la gouvernance locale s’élèverait
donc à 69.136.792 HTG (ou 1.063.643 USD).
Les pertes comptabilisées consistent en :
Bâtiments : coûts de réparation pour des dommages antérieurs à
l’ouragan qui doivent être maintenant réparés afin de permettre une plus
grande efficacité de l’administration en question dans sa réponse aux
conséquences de l’ouragan. Dans le cas des CASEC, la perte considérée
correspond au coût de fourniture d’un bureau temporaire de construction
locale pour les CASEC des communes moyennement à fortement
touchés (plus de 25% de destruction du bâti). Il est considéré que dans
ces communes-là, la disponibilité de logements non détruits par l’ouragan
pouvant être loués par le CASEC est soit nulle, soit à des prix trop élevés
pour le budget de fonctionnement alloué aux CASEC.
Equipements : il s’agit d’équipements considérés comme essentiels à la
mission de l’administration en question, mais qui sont soit défectueux (sans
lien avec le cyclone) ou absents. Sans ces équipements, le fonctionnement
de base de l’administration en question est fortement entravé et donc
son efficacité dans la réponse à la crise post-Matthew diminuée. Ainsi, la
plupart des mairies nécessitent de manière urgente des engins et matériels
d’entretien de la voirie.
Personnel : il s’agit du recrutement de personnels jugés essentiels
pour la capacité de l’administration locale en question pour répondre
aux conséquences de la crise (dans le cadre de ses missions de base).
Ces personnels correspondent soit à des postes laissés vacants depuis
longtemps ou de nouveaux postes nécessaires à l’administration pour faire
face au surcroit de travail. Ainsi, de nombreuses mairies ont besoin d’agents
de voirie supplémentaires pour aider à remettre en état les rues, espaces
publics et routes rapidement et pour les plus décimées, des ingénieurs
municipaux et des techniciens en urbanisme sont aussi indispensables. Les
coûts de personnel sont considérés pour une année.
Frais de fonctionnement (hors salaires): ces pertes correspondent au
surcroit de frais de fonctionnement générés par la crise, soit à cause de
l’augmentation de l’approvisionnement des consommables utilisés par les
administrations, ou par la consommation accrue de ceux-ci générée par le
surcroit d’activité. Ainsi, les frais de carburant sont les plus affectés par la
crise, à la fois pour la génération d’électricité et pour les déplacements de
responsables territoriaux sur le terrain.
15
Effets de l’ouragan
Revenus fiscaux : ceci ne concerne que les mairies. L’évaluation des
pertes dans ce domaine prend pour hypothèse que pour les mairies les
plus touchées, une année fiscale blanche s’annonce durant laquelle leurs
principales sources de revenus, dont la CFPB et la patente, ne pourront être
perçues vu l’état de crise humanitaire de la population et la destruction
d’un grand nombre de propriétés. Le MICT a déjà prévu une augmentation
de la subvention du FGDCT pour ces communes afin de compenser en
partie la chute importante de leurs revenus propres.
Tableau des pertes subies et futures du secteur de la gouvernance locale dans le Grand Sud
Pertes (HTG)
Département
Catégorie
Délégations et
Mairies
Vice-Délégations
Bâtiments
TOTAL
0
750 000
2 665 000
3 415 000
Equipement
1 293 500
16 900 000
0
18 193 500
Personnel
732 000
774 000
0
1 506 000
Fonctionnement
2 170 000
5 607 000
3 550 000
11 327 000
Revenus fiscaux
0
5 008 949
0
5 008 949
Sous-Total
4 195 500
29 039 949
6 215 000
39 450 449
Bâtiments
325000
60 307
65 000
450 307
Equipement
455 000
1 358 918
0
1 813 918
Personnel
492 000
62 237
0
554 237
Fonctionnement
900 000
450 855
25 000
1 375 855
Revenus fiscaux
0
402 766
0
402 766
Sous-Total
2 172 000
2 335 084
90 000
4 597 084
Bâtiments
0
493 421
1 365 000
1 858 421
Equipement
853710
11 118 421
0
11 972 131
Personnel
483 120
509 211
0
992 331
Fonctionnement
1432200
3 688 816
1 850 000
6 971 016
Revenus fiscaux
0
3 295 361
0
3 295 361
2 769 030
19 105 230
3 215 000
25 089 260
TOTAL HTG
9 136 530
50 480 262
9 520 000
69 136 792
TOTAL USD
140 562
776 619
146 462
1 063 643
Grande Anse
Nippes
Sud
Sous-Total
16
CASEC
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
Les pertes encourues par les mairies sont les plus importantes (73%), suivant presque
à égalité des CASEC et des D/VD (environ 14% chacun). Au niveau des catégories, les
plus grandes pertes sont générées par :
Le besoin accru d’équipements (46%)
L’augmentation des besoins en frais de fonctionnement (33%)
La perte de revenus fiscaux (13%)
Les coûts de personnel additionnels (5%)
Les réparations sur les bâtiments pour des dommages antérieurs à
l’ouragan (3%).
Les pertes de plus long terme, liées en particulièrement aux conséquences sur la vie
économique et le bien-être des populations locales, comme par exemple les pertes
liées au plus faible entretien des marchés par les mairies, à l’arrêt ou au ralentissement
de la collecte des déchets, à l’arrêt ou ralentissement de la délivrance de certificats
administratifs, ou encore au manque de capacités de coordination des services
déconcentrés pour une réponse agile et efficace aux besoins des populations
sinistrées sont nombreuses, mais ne peuvent être chiffrées de manière crédible sans
une étude beaucoup plus approfondie.
III.2 Etat de droit :
Les seules estimations chiffrées concernant ce secteur disponibles sont celles des
dommages et pertes sur les bâtiments des prisons. L’évaluation faite par le Ministère
de la Justice ne donne d’estimation séparée exacte pour chaque catégorie d’effet
(dommages/pertes), mais au lire du compte-rendu de la mission d’évaluation,
l’équipe Gouvernance penche pour un ratio 30 % - 70 %.
Dommages et pertes pour les institutions pénitentiaires du Grand Sud
Département
Institutions
pénitentiaires
Prison civile
Dommages (HTG)
Pertes (HTG)
TOTAL
4 697 100
10 960 250
15 657 350
2 254 680
5 260 920
7 515 600
5 166 974
12 056 275
17 223 249
TOTAL HTG
12 118 754
28 277 445
32 880 599
TOTAL USD
186 442
435 038
645 000
Grande Anse
de Jérémie
Prison civile de
Nippes
l’Anse-à-Veau
Prison civile des
Sud
Cayes
Les dégâts sur les institutions pénitentiaires consistent surtout en toitures, fenêtres
et clôtures arrachées. Les pertes sont là aussi, comme pour les administrations
territoriales, liées à des faiblesses structurelles des bâtiments antérieures à l’ouragan
qui ont été exacerbées par la catastrophe et rendent encore plus difficile le maintien
de l’activité pénitentiaire dans des conditions minimum de dignité et de traitement
humain des prisonniers. Il est à noter qu’aucun détenu ne s’est évadé de ces prisons
durant ou après le passage de l’ouragan.
17
Effets de l’ouragan
Les dommages subis par les tribunaux de paix sont aussi disponibles mais non
quantifiés en termes de coût économique. Ils sont présentés dans le tableau cidessous.
Nombre d’installations judiciaires endommagés par l’ouragan Matthew
Département
Grande Anse
Nippes
Sud
Institution
Niveau de dégâts
Faible
Partiel
Tribunal de première instance
6
Parquet
1
1
4
1
1
Parquet
1
Tribunal de paix
2
1
Office de l’Etat Civil
1
1
Enfin, pour terminer, le Ministère de la Justice n’a pas transmis d’inventaire des dégâts
et pertes subies par les forces de police ni sur les conséquences du désastre sur leur
fonctionnement ou leur efficacité.
18
Total
1
Tribunaux de paix
Tribunal de paix
Important
4
PRINCIPAUX OBJECTIFS DE
RELEVEMENT ET BESOINS
DU SECTEUR
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Récapitulatif Général (partiel) des besoins pour le Secteur Gouvernance
Département
Court-Terme
Moyen-Terme
Long-Terme
TOTAL (HTG)
TOTAL (USD)
Sous-Secteur Gouvernance Locale
Grande Anse
53 894 750
147 501 999
394 525 975
595 922 724
9 168 042
Nippes
12 289 519
40 282 881
110 024 395
162 596 795
2 501 489
Sud
40 428 007
115 906 326
328 732 056
485 066 389
7 462 560
TOTAL
106 612 275
303 691 207
833 282 426
1 243 585 908
19 132 091
1 640 189
4 672 172
12 819 730
19 132 091
TOTAL USD
Sous-Secteur Etat de Droit (Prisons)
Grande Anse
4 062 500
12 187 500
8 125 000
24 375 000
375 000
Nippes
1 950 000
5 850 000
3 900 000
11 700 000
180 000
Sud
4 468 750
13 406 250
8 937 500
26 812 500
412 500
TOTAL
10 481 250
31 443 750
20 962 500
62 887 500
967 500
161 250
483 750
322 500
967 500
TOTAL Secteur HTG
117 093 525
335 134 957
854 244 926
1 306 473 408
TOTAL Secteur USD
1 801 439
5 155 922
13 142 230
20 099 591
TOTAL USD
4 .1 Gouvernance locale
L’objectif à long-terme pour le relèvement du sous-secteur de la gouvernance
locale est d’améliorer les capacités des collectivités territoriales et de l’administration
déconcentrée (délégations, vice-délégations) à contribuer à un retour dans les
meilleures conditions et délais possibles des populations à la normalité de la vie.
Les objectifs spécifiques poursuivis sont :
1.
Rétablir et renforcer l’opérationnalité des institutions de gouvernance
locale (délégations, collectivités)
19
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
2.
Accroître et renforcer les capacités humaines et techniques pour plus de
réactivité
3.
Rétablir et améliorer les services communaux de base
4.
Mettre en place un cadre hiérarchisé de planification intégrée territoriale
sensible au genre et basée sur l’analyse des risques pour le relèvement
5.
Limiter la croissance anarchique des zones urbaines
6.
Appuyer les autorités locales pour la coordination efficace et efficiente de
l’aide au relèvement
7.
Instaurer la confiance, la coresponsabilité et la redevabilité lors du
relèvement entre les institutions locales et les populations affectées
Ces objectifs se déclinent sur le temps comme suit :
Court terme
Moyen terme
Long terme
•• Réparer les bâtiments endommagés
/ fournir des installations temporaires,
et fournir les équipements essentiels
manquants.
•• Renforcer les capacités logistiques des
institutions locales pour une plus grande
efficacité de services.
•• Formation continue pour les D/VD,
maires et personnels de mairie sur la
gestion administrative et financière
•• Compenser les pertes fiscales des mairies
pour l’année 2016/2017
•• Relancer et renforcer graduellement
la mobilisation fiscale locale
•• Recruter des nouveaux personnels pour
les mairies et D/VD pour accompagner le
relèvement.
•• Renforcer l’expertise et les capacités
des ATL
•• Fournir le supplément de budget de
fonctionnement aux mairies et D/VD.
•• Déployer des ressources humaines
temporaires supplémentaires
•• Etablir les Agences Techniques
Locales de Département
•• Fournir les équipements et moyen
financiers pour redémarrer les
services communaux
•• Réaliser les stratégies de relèvement
départementales
•• Mesures d’urgence pour contrôler
l’urbanisation sauvage
•• Etablir la coordination
départementale du relèvement
•• Etablir une communication régulière
entre population et institutions
locales
•• Remettre en route les radios
communautaires
•• Formations rapides pour les mairies et
cadres communaux, en particulier pour
le leadership, la planification, la maîtrise
d’ouvrage et la coordination.
•• Fournir une expertise technique spécialisée
aux mairies et D/VD par le biais des ATL
•• Stabiliser la fourniture des services
communaux
•• Réaliser les plans communaux de
relèvement
•• Rétablir et renforcer les services
d’urbanisme des mairies
•• Etablir la coordination communale du
relèvement
•• Etablir les Conseils Communaux de
Développement / Relèvement
•• Etablir un système de traitement des
doléances au niveau des mairies.
NB : les interventions de court-terme et moyen-terme ne se terminent pas forcément
durant la période considérée mais peuvent s’étendre dans les périodes suivantes. De
même, les interventions de moyen et long terme peuvent devoir démarrer dans le
court-terme pour fournir des résultats ultérieurement.
20
•• Renforcer la maintenance des
services communaux et y associer les
populations
•• Réaliser les PAEE et plans d’urbanisme
pour les chefs-lieux
•• Renforcer les services d’urbanisme
des mairies
•• Installer les Systèmes d’Information
Communale (SIC) pour suivre les
projets de relèvement
•• Campagnes d’information sur les
plans de relèvement
•• Impliquer les organisations locales
dans le suivi-évaluation des projets de
relèvement
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
Le tableau détaillé des besoins de relèvement pour le sous-secteur Gouvernance Locale est présenté en page suivante.
Département
Dommages
Court-Terme
Moyen-Terme
Long-Terme
TOTAL (HTG)
TOTAL (USD)
1) Rétablir et renforcer l’opérationnalité des institutions locales: remise en état des bâtiment ou construction de nouveaux
en remplacement, en intégrant les besoins de résilience aux désastres, remplacement ou réparation des équipements de base et
véhicules, subventions du FGDCT pour répondre aux hausses de frais de fonctionnement. Remplacement des revenus propres
municipaux perdus et remise sur pied de la mobilisation fiscale au long-terme.
Grande Anse
23 939 750
20 298 199
22 922 175
67 160 124
1 033 233
Nippes
3 963 729
2 064 247
16 880 760
22 908 736
352 442
Sud
15 125 638
10 614 624
20 640 354
46 380 617
713 548
Total Obj. 1
43 029 118
32 977 070
60 443 289
136 449 477
2 099 223
2) Accroître et renforcer les capacités humaines et techniques pour plus de réactivité: déploiement de 3 cadres de
l’administration centrale par arrondissement pour venir en aide aux mairies et délégations (court-terme); recrutement de personnel
supplémentaire nécessaire à la phase de relèvement pour les administrations départementales et locales (pendant un an); formation
des personnels de délégations et communaux.
Grande Anse
8 505 000
10 186 600
10 186 600
28 878 200
444 280
Nippes
2 835 000
7 110 718
7 110 718
17 056 437
262 407
Sud
8 505 000
8 629 765
8 629 765
25 764 531
396 377
Total Obj. 2
19 845 000
25 927 084
25 927 084
71 699 167
1 103 064
3) Rétablir et améliorer les services communaux de base (gestion des déchets solides, voirie, entretien des parcs et
cimetières, gestion des marchés publics, éclairage public, gestion des équipements collectifs, services administratifs):
remplacement des équipements manquants pour la fourniture de services, supplément de budget de fonctionnement pour cause
de besoins accrus, renforcement des capacités institutionnelles d’opération et de maintenance des services communaux; formations
pour la prise en compte de la dimension genre et de la résilience aux désastres.
Grande Anse
11 700 000
25 683 600
25 683 600
63 067 200
970 265
Nippes
940 789
7 699 316
7 699 316
16 339 422
251 376
Sud
7 697 368
21 578 337
21 578 337
50 854 042
782 370
Total Obj. 3
20 338 158
54 961 253
54 961 253
130 260 664
2 004 010
4) Mettre en place un cadre hiérarchisé de planification intégrée territoriale sensible au genre et basée sur l’analyse des
risques pour le relèvement: appui technique et financier pour la réalisation de Plans Départementaux de Relèvement, de Plans
Communaux de Relèvement (version accélérée du PCD dans sa réalisation); autres outils de planification territoriale sur les bassins
versants et les zones sensibles aux désastres; renforcement des capacités des services déconcentrés et des collectivités territoriales.
Grande Anse
0
65 000 000
195 000 000
260 000 000
4 000 000
Nippes
0
13 000 000
39 000 000
52 000 000
800 000
Sud
0
52 000 000
156 000 000
208 000 000
3 200 000
Total Obj. 4
0
130 000 000
390 000 000
520 000 000
8 000 000
5) Gérer la croissance de l’espace urbain dans l’urgence et pour un relèvement durable et résilient des territoires: appui
technique aux directions départementales des travaux publics et aux mairies pour l’utilisation des outils réglementaires d’urbanisme;
réalisation de plans d’urbanisme et de PAEE (projets d’aménagement, d’extension et d’embellissement des villes; appui et formation
aux mairies pour la mise en oeuvre.
Grande Anse
3 250 000
16 250 000
113 750 000
133 250 000
2 050 000
Nippes
650 000
3 250 000
22 750 000
26 650 000
410 000
Sud
2 600 000
13 000 000
91 000 000
106 600 000
1 640 000
Total Obj. 5
6 500 000
32 500 000
227 500 000
266 500 000
4 100 000
21
Principaux objectifs de relèvement et besoins du secteur
Département
Dommages
Court-Terme
Moyen-Terme
Long-Terme
TOTAL (HTG)
TOTAL (USD)
6) Appuyer les autorités locales pour la coordination efficace et efficiente de l’aide au relèvement: appui technique
et logistique aux structures de coordination des secteurs et des partenaires au niveau départemental (Tables de concertation
départementales) et aux Conseils de Développement Communaux; mise en place de Système d’Information Communal pour le suiviévaluation des initiatives de relèvement au niveau de chaque commune sinistrée.
Grande Anse
3 250 000
6 183 600
13 983 600
23 417 200
360 265
Nippes
3 250 000
6 183 600
13 333 600
22 767 200
350 265
Sud
3 250 000
6 183 600
17 883 600
27 317 200
420 265
Total Obj. 6
9 750 000
18 550 800
45 200 800
73 501 600
1 130 794
7) Instaurer la confiance, la coresponsabilité et la redevabilité lors du relèvement entre les institutions locales et les
populations affectées: appui technique et logistique pour la tenue de réunions publiques au niveau communal sur le processus de
relèvement; appui aux radios communautaires pour la diffusion de l’information sur le relèvement et l’interaction avec les décideurs
publiques; campagnes d’information et de sensibilisation; appui à l’Office de Protection des Citoyens pour la mise sur pied dans
les trois départements d’un mécanisme de traitement des doléances sur l’accès aux aides aux communautés et ménages pour le
relèvement.
Grande Anse
3 250 000
3 900 000
13 000 000
20 150 000
310 000
Nippes
650 000
975 000
3 250 000
4 875 000
75 000
Sud
3 250 000
3 900 000
13 000 000
20 150 000
310 000
Total Obj. 7
7 150 000
8 775 000
29 250 000
45 175 000
695 000
22
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
4.2 Etat de droit
L’objectif à long-terme pour le relèvement du sous-secteur de l’Etat de droit est de
garantir un retour durable à la paix sociale, au maintien de l’ordre public respectueux
des droits humains et à la protection des droits des populations sinistrées, et en
particulier les plus vulnérables en leur sein (mineurs, femmes, personnes âgées).
Les objectifs spécifiques poursuivis sont :
1.
Rétablir et renforcer l’opérationnalité des institutions locales de l’état de
droit (tribunaux, prisons, police, Office de Protection du Citoyen – OPC).
2.
Accroître et renforcer les capacités humaines et techniques pour plus de
réactivité
3.
Rétablir et améliorer les services de justice et d’état civil
4.
Réduire la criminalité opportuniste liée au désastre
5.
Assurer la protection efficace des populations les plus vulnérables, en
particulier dans les situations de déplacement.
Les besoins à court-terme, moyen-terme et long-terme du sous-secteur Etat de droit
dans son ensemble n’étaient pas encore disponibles du Ministère de la Justice lors
de la rédaction de ce rapport. Les seuls éléments fournis concernent la réfection des
prisons et contribuent donc à l’objectif 1. Les données ci-dessous ne couvrent donc
que partiellement les besoins en relation avec cet objectif.
Besoins de la composante pénitentiaire / Etat de Droit
Département
Court-Terme
Moyen-Terme
Long-terme
TOTAL (HTG)
TOTAL (USD)
Grande Anse
4062500
12187500
8125000
20312500
312500
Nippes
1950000
5850000
3900000
9750000
150000
Sud
4468750
13406250
8937500
22343750
343750
TOTAL HTG
10481250
31443750
20962500
52406250
806250
TOTAL USD
161250
483750
322500
806250
23
24
5
Impact humain et social
dans le secteur
Il n’est pas facile de mesurer ou même d’anticiper précisément l’impact social et
humain des effets de l’ouragan sur les structures et mécanismes de gouvernance
parce que ces effets ne se feront sentir qu’à plus long terme et souvent de manière
plus diffuse et difficilement quantifiable que les effets sur les secteurs sociaux et
économiques, ou même environnementaux. Il est cependant certain que le choc subi
par le secteur de la gouvernance dans les zones sinistrées (et même indirectement
au niveau national) aura un impact négatif sur les indicateurs de développement
humain si rien n’est fait pour aider le secteur à se relever. Cet impact vient à la fois des
dommages physiques subis, par exemple sur les bâtiments municipaux, que par les
pertes engendrées, et en particulier l’inadéquation entre les capacités préexistantes
des institutions concernées et les responsabilités qu’elles doivent assumer dans
la phase de relèvement, qui demanderaient des moyens humains, logistiques et
financiers bien supérieurs.
Les principaux impacts attendus, qui peuvent être mitigés de manière plus ou moins
efficace en fonction de l’importance donnée au relèvement du secteur Gouvernance
dans stratégie de relèvement, sont comme suit :
Mauvaise adéquation entre besoins et réponse apportée: les
structures de gouvernance locale, au niveau départemental, communal
ou section communale, sont des intermédiaires essentiels pour faire le lien
entre les populations affectées et les pourvoyeurs d’aide (gouvernement,
coopération internationale). Elles connaissent mieux que quiconque
les besoins des communautés, les défis mais aussi les opportunités de
relèvement sur leur territoire et peuvent informer et mobiliser efficacement
les bénéficiaires de l’aide externe. Si ces structures sont faiblement opérantes
du fait de la catastrophe et ne sont pas renforcées par les pourvoyeurs
d’aide, les plans de relèvement resteront fortement dirigés depuis le haut,
sectoriels plutôt qu’intégrés sur une base territoriale et la gestion de l’aide
restera au niveau central. En conséquence, il est hautement probable
que ces plans de relèvement, et les aides qu’ils aideront à diriger vers les
communautés sinistrées, ne seront pas suffisamment en adéquation avec
les besoins de chaque communauté affectée. Certains services sociaux
ou besoins économiques ou certains groupes vulnérables, risquent d’être
négligés.
25
Impact humain et social dans le secteur
26
Détérioration persistante du cadre de vie et risques pour l’état
sanitaire et l’économie: les mairies fournissent peu de services en Haïti,
mais ils sont importants pour le cadre de vie des populations et leurs
moyens de subsistance. Des mairies affaiblies par l’impact du cyclone,
en particulier par la perte d’équipements et de revenus fiscaux, auront
encore plus de mal à assurer la gestion des déchets solides, avec toutes les
conséquences sanitaires que cela peut avoir. L’espace public restera dans
un état de délabrement avancé une fois les débris causés par l’ouragan
enlevé. Les marchés publics et les abattoirs risquent d’être gérés de manière
encore plus aléatoire qu’avant le cyclone entraînant des risques sanitaires
et pour la sécurité alimentaire, ainsi que ralentissant la reprise des activités
commerciales locales. Certaines mairies gèrent aussi les équipements
sportifs et culturels et leur absence de capacités à reprendre la gestion
de ces équipements aura des conséquences sur la cohésion sociale, en
particulier pour les jeunes.
Perte de cohésion sociale et violences : la période post-désastre a déjà
été marquée par de graves violences et les tensions persistent à ce jour.
D’une part, l’absence de réponse humanitaire et de relèvement, ou une
réponse partielle (qui peut aussi être due à la faible implication dans cellesci des structures locales – voir plus haut), engendre des tensions au sein
et entre les communautés. D’autre part, le choc subi également par les
institutions de justice et de maintien de l’ordre, laisse le champ à l’explosion
de la petite criminalité qui est une des conséquences habituelles de telles
situations de destruction totale de l’habitat et de mouvements massifs
de population. Sans un renfort rapide de la police, des tribunaux et la
réfection des prisons endommagées, la criminalité et les trafics illégaux en
tout genre, y compris la prostitution, vont se développer rapidement dans
les régions sinistrées. Les femmes et les enfants seront particulièrement
vulnérables. L’insécurité grandissante peut aussi ralentir les échanges
commerciaux nécessaires à la reprise économique, et l’accès aux services
sociaux de base.
Accès plus difficiles aux droits civiques : les administrations locales
et les services de l’Etat civil permettent aux populations de profiter de
leurs droits civiques et d’accéder aux services publics en délivrant papiers
d’identité et certificats divers et variés nécessaires à la vie de tous les jours.
Si ces services ne sont pas remis rapidement sur pied, une large frange de
la population sinistrée, surtout celle déplacée, qui est susceptible d’avoir
perdu tous ces documents personnels, aura plus de mal à accéder aux
services dont elle a besoins. De plus, l’accès aux droits civiques se fait aussi
par l’accès à la justice, et donc à la possibilité de faire valoir ses droits et de
chercher la protection de l’Etat. Sans assistance pour remettre le système
judiciaire sur pied rapidement, les populations les plus vulnérables, et en
partie les femmes, risquent de se voir encore plus marginalisées et sans
recours pour faire valoir leurs droits inhérents à bénéficier de l’assistance
fournie par l’Etat et les partenaires de la coopération. D’autre part, des
institutions judiciaires défaillantes dans la période post-désastre entraînera
aussi des risques accrus de spoliation foncière des personnes les plus
vulnérables, et particulièrement les femmes de nouveau, car il est bien
connu que les périodes de crise aigüe sont propices à de tels pratiques.
6
PrioritÉs du secteur
6 .1. Gouvernance Locale
Les priorités du sous-secteur Gouvernance Locale, organisées par période, sont
comme suit :
1.
Ramener rapidement les institutions de gouvernance locale (D/VD, collectivités
territoriales) à un niveau d’opérationnalité tant au niveau logistique, humain
que financier, suffisant pour pouvoir assurer leurs fonctions de base à un
niveau plus adéquat en relation aux besoins de relèvement de la population.
2.
Renforcer rapidement et manière priorisée et stratégique les capacités
techniques administratives et techniques des institutions concernées
pour qu’elles puissent assurer un rôle important dans la planification, la
coordination, le suivi et la communication autour de la phase de relèvement.
3.
Mettre en place le cadre de planification et d’aménagement du territoire
pour le relèvement à différents niveaux (département / communes), en
recherchant l’intégration des planifications sectorielles et l’appropriation par
les bénéficiaires, ainsi que la sensibilité aux besoins spécifiques des femmes.
4.
Rendre les mairies et les pouvoirs publics capables de maîtriser l’expansion
des villes et d’éviter l’apparition de nouvelles vulnérabilités.
5.
Assurer une gestion efficace et localement appropriée de l’aide sur les
territoires sinistrés, qui implique aussi une plus grande transparence envers
les bénéficiaires.
6.2. Etat de droit
[A compléter]
27
28
7
Défis DANS LE SECTEUR
7.1 Gouvernance locale
Défis dans le secteur
Le fonctionnement et le renforcement du système de gouvernance locale et
d’aménagement du territoire en Haïti fait face à des défis structurels importants et la
capacité de celui-ci à contribuer à un accès égal à toutes et tous aux opportunités de
développement humain et à assurer la protection des plus faibles, restent immenses.
Ainsi, la décentralisation en Haïti (au sens large donc comprenant la déconcentration
administrative et l’autonomisation des collectivités territoriales) reste un vaste
chantier à peine entamé et l’action publique au niveau local est désordonnée et en
grande partie inefficace à livrer les services de base et à impulser des processus de
développement durable. Les principaux défis qui risquent d’entraver l’efficacité de
l’appui proposé le relèvement du secteur dans les régions affectées par l’ouragan
Matthew sont:
Une légitimité démocratique fragile des exécutifs locaux et la faible
confiance des citoyens dans leurs institutions territoriales et dans l’Etat de
manière générale ;
Le manque de clarté du cadre juridique et de consensus entre les acteurs
institutionnels sur le partage des compétences entre administration
centrale, administration territoriale et collectivités territoriales (et entre
celles-ci).
Le mauvais état chronique des installations des institutions de gouvernance
locale et le peu de moyens de fonctionnement dont elles disposent ;
Les capacités de gestion administrative et financière transparente et
redevable limitées des administrations communales ;
Le faible appui dont jouissent les collectivités de la part des directions
départementales techniques, qui tendent à négliger le rôle actuel et
potentiellement plus important de celles-ci dans la fourniture de services
et le développement local ;
Un niveau de services à la population extrêmement faible, voire inexistant
dans certaines localités, accentué par des inégalités de développement
territorial entre rural et urbain ;
29
Défis dans le secteur
Une faiblesse dans la planification et la mise en œuvre de stratégies et
d’initiatives de développement territorial et dans la prise en compte des
facteurs de risques naturels et d’urbanisation dans l’aménagement du
territoire;
Un plafonnement dans la mobilisation fiscale des communes, conditionné
par le manque de transparence dans la gestion et l’affectation des
ressources et le manque de lien entre impôts et services ;
L’intervention de nombreux acteurs nationaux ou internationaux sur les
territoires des collectivités mais souvent en substitution de celles-ci plutôt
qu’en appui, et la préférence des bailleurs et acteurs de la coopération pour
le partenariat d’exécution avec les ONG plutôt qu’avec les autorités locales.
7.2 Etat de droit :
[A compléter]
30
8
Politiques sectorielles
existantes et programmes
majeurs
8.1. Gouvernance locale
Les politiques sectorielles en Haïti en matière de déconcentration administrative, de
décentralisation et d’aménagement du territoire, sont encore peu mises en œuvre,
bien qu’en grande partie définie dans la Constitution, dans divers documents de
politique générale et dans des cadres juridiques. Depuis 2012, le Programme Cadre
de Réforme de l’Etat, piloté par l’Office de Management des Ressources Humaines
(OMRH), est censé encadrer la déconcentration de l’administration centrale, et la
décentralisation concomitante du pouvoir politique, administratif et financier de l’Etat
vers les collectivités territoriales. Dans la réalité, ces réformes sont au point mort, même
si certaines avancées ont été enregistrées, en particulier dans la professionnalisation
des administrations communales. Pour ce qui concerne l’aménagement du territoire,
le cadre juridique reste là aussi en attente d’évolution, alors que des expériences
encourageantes de meilleure prise en compte des déterminants environnementaux
dans la planification du développement économique et social ont vu les jours ces
dernières années dans différentes régions du pays, et en particulier dans les Grand
Sud.
Dans l’immédiat, le programme de l’Etat le plus pertinent pour l’appui à la restauration
des fonctions de gouvernance locale dans les zones touchées par le séisme est le
PMAC (Programme de modernisation des administrations communales) conçu et
mis en œuvre par le MICT. Ce programme prévoit :
1.
Le renforcement des capacités des mairies par le recrutement et
le subventionnement de personnel qualifié aux postes clés des
administrations communales, ainsi que leur formation continue dans le
temps.
2.
La mise en place dans chaque département d’Agences Techniques
Locales, entièrement vouée à l’appui technique et de gestion aux
collectivités territoriales et aux Délégations / Vice-délégations,
comme pour par exemple, l’évaluation des besoins de la population,
la planification stratégique, la conception de projets (y compris
d’infrastructure), l’appui à la maîtrise d’ouvrage, la mobilisation de
ressources, etc. Ces ATL-D, conçues au départ pour accueillir de 5 à 10
31
Politiques sectorielles existantes et programmes majeurs
cadres, seront entièrement subventionnées par l’Etat dans un premier
temps, avant d’être financés par des contributions des communes. Le
MICT s’attend à ce que les partenaires techniques et financiers appuient
la mise en place et le fonctionnement des ATL-D par de la formation, du
coaching et de l’expertise complémentaire sur les sujets pointus. Suite
à l’ouragan Matthew, le MICT a décidé d’accélérer la mise en place des
premières ATL-D pour les départements de la Grande-Anse, du Sud et
des Nippes.
Le lancement du PMAC peu de temps avant le passage de Matthew en 2016 est un
gage sérieux d’implication du gouvernement haïtien dans le renforcement du rôle
des institutions locales dans la gestion du développement local du pays et donc, en
temps de crise, dans le relèvement des communautés affectées également.
8.2 : Etat de droit
[A compléter]
32
9
STRATÉgie de mise en ŒUVRE
/ plan d’action
9.1. Gouvernance locale
Tableau: Plan d’action de Relèvement du sous-secteur de la gouvernance locale
(Légende : IGL = Institutions de gouvernance locale, à savoir les Délégations, Vicedélégations, mairies et CASEC, SC = Section Communale).
33
34
Sous total
1. Rétablir
et renforcer
l’opérationnalité
des institutions
locales
Besoins de
relèvement
25 147 351
60 883 059
33 088 619
13 235 448
48 750 000
Réparer et améliorer les
bâtiments endommagés
Remplacer/fournir les
équipements essentiels
manquants (mobilier,
informatique, alimentation
électrique, moyens de
transport).
Allouer une rallonge de
budget de fonctionnement
pour 2016/2017
Compenser les pertes
fiscales des mairies (FGDCT)
pour 2016/2017
Relancer graduellement la
mobilisation fiscale locale
(2018)
185 199 477
4 095 000
Coût total
HTG
Fournir des installations
temporaires (containers
ou kit shelter) pour les
installations totalement
détruites
Activités
Communes
Communes
Département,
Arrondissement, communes,
SC
Département,
Arrondissement, communes
Département,
Arrondissement, communes
Département,
Arrondissement, communes,
SC
Niveau auquel cette activité
devrait être entreprise
MICT / DGI / Mairies
MEF
MICT / MEF
MICT
MICT / MTPTC
MICT
Partie responsable
(gouv national /
local /autre)
MICT / PTF
MICT
MINUSTAH
MINUSTAH
Initiatives
existantes
Nombre de
communes
bénéficiant d’un
plan de relance
fiscale
% de rallonge
pour les budgets
communaux
2016/2017
Quantité et type
d’équipements
fournis
Nombre de
bâtiments réparés
Nombre de kits
ou containers
fournis
Indicateur de
Progrès
Nombre de communes
retrouvant le niveau
de revenus 2015 après
3 ans
% de budgets communaux 2016/2017 en
baisse de moins de 10%
% d’IGL ayant accès à
l’électricité au moins 4h
par jour
% d’IGL fortement limité
dans ses activités par
le manque de matériel
après 1 an
% d’IGL utilisant des
bureaux inaptes après
1 an.
% d’institutions locales
sans aucun bureau
après 6 mois.
Suggestion Indicateur
de résultat
Stratégie de mise en œuvre / plan d›action
services communaux
les services
Sous total
base
y associer les populations
des services communaux et
Renforcer la maintenance
pour le redémarrage des
et améliorer
communaux de
techniques nécessaires
moyens financiers et appuis
Fournir les équipements,
tâches attendus
138 211 007
54 448 862
83 762 145
71 699 167
Communes, SC
Communes, SC
SC
Arrondissement, communes,
aux responsabilités et
Départements
Département,
11 700 000
37 101 600
Arrondissement, communes
Former les élus et cadres
Département (ATL-D)
Techniques Locales de
3. Rétablir
Sous total
réactivité
pour plus de
maintenir les Agences
Etablir, appuyer et
techniques
humaines et
des IGL dans le relèvement
assurer un rôle significatif
MICT (PMAC)
Mairies, ATL-D
MICT, ATL-D
MICT, PTF, ATL-D
MICT, PTF
MINUSTAH
PTF,
MINUSTAH
PTF,
MICT, PTF
MNUSTAH,
MICT (PMAC)
Nombre
commune
l’assistance par
Montant de
réalisées
formations
Nombre de
installées
Nombre d’ATL
genre
par catégorie et
personnel recruté
MICT, IGL
cadres déployés
Nombre de
3 052 567
MICT
personnel manquant pour
Département,
MICT
Nombre de
Indicateur de
Progrès
Recruter et installer le
touchées
Arrondissement
Initiatives
existantes
Suggestion Indicateur
de résultat
après 3 ans
communes sinistrées
des habitants des
Indice de satisfaction
mois
régulièrement après 6
sont fournis
2 services communaux
sinistrées où au moins
Nombre de communes
de base
maîtrise des fonctions
amélioration dans la
% d’IGL montrant une
d’une ATL
bénéficiant de l’appui
Nombre de communes
postes-clés remplis
% d’IGL ayant leurs
après le désastre
direct durant les 6 mois
bénéficiant d’un appui
aux mairies les plus
19 845 000
Partie responsable
(gouv national /
local /autre)
Nombre de communes
Niveau auquel cette activité
devrait être entreprise
MICT en soutien temporaire
Coût total
HTG
Déployer des cadres du
Activités
les capacités
et renforcer
2. Accroître
Besoins de
relèvement
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
35
36
520 000 000
MCFDF, MPCE, MICT,
ATL-D
Département,
MICT, PTF
Arrondissement, communes
territoire et la gestion urbaine dans les zones sinistrées).
* L’estimation globale du coût des actions pour les objectifs 4 et 5 viennent du DaLa (10 m de USD prévus pour l’aide à l’aménagement du
Sous total
sensible au genre
risques et la planification
résultats de l’analyse des
personnes
relèvement
thème)
(désagrégé par
formées
mois
Nombre de
lancé après 6
départemental
planification
les élus et cadres sur les
ATL-D
MPCE, PTF
Sensibiliser et former
Communes
processus de
Nombre de
mois
lancé après 3
départemental
planification
processus de
Nombre de
Indicateur de
Progrès
risques pour le
26 000 000
338 000 000
Mairies, MPCE, MICT,
CIAT
MPCE, CIAT
Initiatives
existantes
sur l’analyse des
participative et sous l’égide
Relèvement de manière
Communaux de
Réaliser les Plans
acteurs concernés
participation de tous les
déconcentrés, MPCE,
Partie responsable
(gouv national /
local /autre)
Relèvement avec la
Départements
Niveau auquel cette activité
devrait être entreprise
Délégations, Services
156 000 000
Coût total
HTG
Départementales de
Réaliser les Stratégies
Activités
des mairies
genre et basée
sensible au
territoriale
intégrée
planification
hiérarchisé de
place1 un cadre
4. Mettre en
Besoins de
relèvement
et la dimension genre
la réduction des risques
incluant explicitement
relèvement territoriaux
Nombre de plans de
disponibles à 18 mois
départementales
Nombre de stratégies
disponibles à 12 mois
départementales
Nombre de stratégies
Suggestion Indicateur
de résultat
Stratégie de mise en œuvre / plan d›action
Sous total
la réalisation de PAEE et
zones urbaines
département
d’arrondissement et de
273 000 000
ATL-D
sinistrées
dans les zones
travaillant
d’urbanistes
Mairies, MICT, MTPTC,
Augmentation
premiers mois
durant les 18
urbaine initiée
CIAT, ATL-D
processus de
Nombre de
premiers mois
durant les 12
l’urbanisation
pour guider
municipaux pris
et décrets
ministériels
de décrets
Nombre
Indicateur de
Progrès
planification
Initiatives
existantes
Mairies, MICT, MTPTC,
Mairies, MICT, MTPTC
Partie responsable
(gouv national /
local /autre)
d’urbanisme des chefs-lieux
Communes
Communes
Arrondissements, Communes
Départements,
Niveau auquel cette activité
devrait être entreprise
du nombre
79 950 000
136 550 000
56 500 000
Coût total
HTG
Renforcer les services
plans d’urbanisme
Appui aux communes pour
aléatoire des villes sinistrées
contrôler l’urbanisation
Mesures d’urgence pour
Activités
anarchique des
croissance
5. Limiter la
Besoins de
relèvement
autorisation municipale
bénéficiant d’une
nouveaux lotissements
constructions et de
% de nouvelles
de leur espace urbain
un PAEE pour la gestion
plan d’urbanisme et/ou
utilisant après 3 ans un
% de communes
dans les villes sinistrées
apparues en 12 mois
colonies non autorisées
Nombre de nouvelles
Suggestion Indicateur
de résultat
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
37
38
Communes
Mairies, MICT, MPCE,
Working
MICT
PARLOQ
Group
Sector
Early Recovery
Initiatives
existantes
Délégations, MPCE,
Partie responsable
(gouv national /
local /autre)
Sous total
relèvement
de l’aide au
efficiente
efficace et
coordination
arrondissement
Communaux dans chaque
d’Information
Installer des Systèmes
relèvement (CDC)
de coordination de l’aide au
plateformes communales
110 603 200
57 568 000
pilotage des SIC)
Arrondissement (niveau de
ATL-D
Mairies, MPCE, MICT,
ATL-D
2014)
(terminé en
un SIC
couvertes par
communes
Nombre de
après 18 mois
ou CDC établies
communales
plateformes
Nombres de
mois après 1 an
moins tous les
réunissant au
plateformes se
Nombre de
Indicateur de
Progrès
département
dans chaque
tables de coordination
participant pas aux
de la coopération ne
Nombre d’acteurs
Suggestion Indicateur
de résultat
projets de relèvement
l’avancement des
exécutifs locaux sur
en temps réel des
Niveau de connaissance
Communaux
Plans de Relèvement
prévues dans les
partie des interventions
par les PTF faisant
relèvement financées
30 918 000
Département
Niveau auquel cette activité
devrait être entreprise
locales pour la
Etablir et appuyer les
22 117 200
Coût total
HTG
% des initiatives de
relèvement
coordination de l’aide au
départementales de
les plateformes
Etablir et appuyer
Activités
les autorités
6. Appuyer
Besoins de
relèvement
Stratégie de mise en œuvre / plan d›action
Total
Sous total
affectées
populations
locales et les
institutions
19 012 500
Communes, SC
Société civile, MICT
en place
leurs communes
projets de relèvement sur
sociale en lien avec les
activités de redevabilité
locales pour mener des
Appuyer les ONG et OCB
les plans de relèvement
1 343 887 851
45 175 000
9 506 250
Communes
Société civile
appuyées
d’initiatives
Nombre
réalisées
campagnes
relèvement
doléances mises
Citoyen
d’initiatives de
Nombre
publiques tenues
réunions
Nombre de
appuyées
communautaires
Nomre de radios
Indicateur de
Progrès
traitement des
Initiatives
existantes
de Protection du
MICT, Mairies, Office
Communes
Délégations,
Médias locaux
Partie responsable
(gouv national /
local /autre)
d’information publique sur
département
Communes
SC
Arrondissement, communes,
Département,
Communes
Niveau auquel cette activité
devrait être entreprise
Nombre de
au niveau des mairies et
lors du
9 506 250
3 575 000
3 575 000
Coût total
HTG
Réaliser des campagnes
traitement des doléances
et la redevabilité
entre les
Etablir des systèmes de
la phase de relèvement
publiques d’information sur
régulièrement des réunions
Appuyer les IGL pour tenir
radios communautaires
Remettre en route les
Activités
coresponsabilité
confiance, la
7. Instaurer la
Besoins de
relèvement
dans leur commune
projets de relèvement
la population sur les
Taux de satisfaction de
leur commune
plans de relèvement de
de la population sur les
Niveau de connaissance
recueillies et traitées
Nombre de doléances
relèvement
sur les initiatives de
de la population
Niveau de connaissance
radios
Taux d’audience des
Suggestion Indicateur
de résultat
Évaluation des besoins post-cyclone mathieu
dans le secteur gouvernance
39
40
10
MÉTHODOLOGIE
D’EVALUATION DU SECTEUR
Trois départements ont été pris en compte dans cette étude : Grande Anse,
Sud et Nippes.
Les données primaires ont été collectées au niveau des mairies uniquement
sur la Grande Anse, pour les D/VD pour la Grande Anse et le Sud par le
MICT. Les données ayant trait à l’Etat de droit viennent de la MINUSTAH.
Au niveau des données secondaires, le DaLa a été consulté et a fourni
quelques chiffres étayant l’analyse des effets de l’ouragan sur le secteur
de la gouvernance, mais en général, peu de données et éléments
d’analyse spécifiques à ce secteur ont été trouvés dans ce document. Les
documents produits par le MICT ayant trait à son nouveau programme
PMAC (Programme de Modernisation des Administrations Communales)
ainsi que des documents de programmation spécifique sur les ATL-D ont
aussi été utilisés pour l’analyse.
Méthode d’analyse des données : Afin de pouvoir extrapoler les données
primaires disponibles au niveau des mairies de la Grande Anse à toute
la région, une estimation a été faite à partir du taux de destruction du
bâti relevé durant le DaLa. La Grande Anse étant le département le plus
touché, le taux de destruction estimé pour l’ensemble de son territoire
a été considérée comme la base 100. A partir des estimations de dégâts
disponibles pour les autres départements, il a été attribué un coefficient
modérateur de 0,44 au Sud et de 0,09 pour les Nippes. Ainsi, un dommage
de niveau communal d’une valeur 100 pour la Grande Anse a été
comptabilisé avec une valeur 44 pour le Sud et 9 pour les Nippes.
Limitations de la méthodologie: le manque de données primaires fiables
et exhaustives sur les trois départements diminuent la fiabilité de l’analyse
quantitative des effets et des besoins. Le manque d’interaction directe avec
les Délégués, services déconcentrés, maires et CASEC, les organisations de
base et de la société civile, les institutions de l’Etat de droit dans les zones
sinistrées durant la rédaction de ce rapport et lors de sa finalisation, limitent
également le niveau d’appropriation de la stratégie de relèvement et des
recommandations par les principaux intéressés.
41
Ministère de la Justice et
de la Sécurité Publique
MJSP