Code National du Batiment d'Haiti
Resume — Le Code National du Batiment d'Haiti, edition 2025, publie par le MTPTCE.
Constats Cles
- Code national officiel de construction retenu lors du tri MTPTCE du 2026-07-29.
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Texte extrait du document original pour l'indexation.
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SOMMAIRE GENERAL
PARTIE 0 : PREFACE
PARTIE 1 : DOCUMENT D’APPLICATION DU CODE POUR L’IBC 2021
PARTE 2 : DIRECTIVES POUR LES PETITS BÂTIMENTS
Chapitre 1 : Nouvelle construction en maçonnerie
Chapitre 2 : Renforcement de petits bâtiments en maçonnerie
Chapitre 3 : Extension et construction progressive de petits bâtiments
en maçonnerie
Chapitre 4 : Service du bâtiment
Chapitre 5 : Sécurité sur le chantier
Chapitre 6 : Nouveaux logement en ossature porteuse en bois et
remplissage ou habillage
ANNEXES
2
3
Code National du Bâtiment d'Haïti
2025
PARTIE 0
PRÉFACE
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
4
5
Table des matières
INTRODUCTION
CONTEXTE
MISES À JOUR DU CNBH 2012
UTILISATION ET STRUCTURE
PARTIE 1 : DOCUMENT D'APPLICATION DU CODE POUR L'IBC 2021
PARTIE 2 : DIRECTIVES PRESCRIPTIVES POUR LES PETITS BÂTIMENTS
DÉVELOPPEMENT ET MISE À JOUR
REMERCIEMENTS
6
4
4
5
5
7
7
8
9
INTRODUCTION
Haïti est fréquemment confronté à des catastrophes naturelles, notamment de violents séismes et de puissants
cyclones. En outre, la fréquence accrue des inondations causées par des précipitations intenses et la hausse des
températures exacerbée par le changement climatique posent des défis pour le confort et la viabilité de nombreux
bâtiments, soulignant la nécessité d’adopter des approches de construction résilientes et adaptées aux nouvelles
réalités climatiques.
Le parc immobilier haïtien, en particulier dans le secteur résidentiel, présente un niveau élevé d'informalité, avec de
nombreuses habitations construites en dehors des normes établies, augmentant ainsi leur vulnérabilité. Ces
bâtiments, souvent construits avec des matériaux de mauvaise qualité et sans supervision qualifiée, sont fortement
exposés aux risques d’effondrement en cas de catastrophes naturelles. Dans les zones urbaines comme
Port-au-Prince, les maisons résidentielles sont principalement construites en blocs de béton creux, souvent sans
éléments de liaison structurels et avec des toits légers. En zones rurales, les constructions traditionnelles, telles que
les structures en bois remplies de maçonnerie en pierre prédominent, mais manquent de la rigueur nécessaire pour
faire face aux risques naturels, laissant la majorité de la population exposée aux catastrophes naturelles.
Bien que plus formelle, la construction non résidentielle n’assure pas toujours le respect des normes de sécurité, les
contraintes budgétaires poussant les concepteurs et les entrepreneurs à privilégier des choix plus économiques au
détriment de la qualité. Associée aux vulnérabilités du secteur résidentiel, cette situation crée un niveau de risque
accru pour Haïti face aux aléas naturels et aux effets du changement climatique.
Conscient de ces défis, le gouvernement haïtien , à travers le Ministère des Travaux Publics,Transports et
Communications (MTPTC) et le Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), a activement soutenu
l'élaboration de codes et de réglementations de construction pour réduire la vulnérabilité, améliorer les pratiques de
construction et optimiser les solutions techniques. D’importants efforts ont également été réalisés pour renforcer la
sécurité des structures existantes, notamment par l'adoption de manuels de renforcement développés en partenariat
avec les organisations internationales sous l’égide du MTPTC. L’aboutissement de ces efforts a été marqué par la
publication du Code National du Bâtiment d’Haïti (CNBH) en 2013.
Les codes du bâtiment constituent des outils essentiels pour garantir la sécurité et la résilience des structures face
aux risques naturels. En définissant des normes minimales pour la conception et l'exécution des travaux, ces codes
contribuent à protéger les vies humaines, à préserver les biens et à garantir la capacité des structures à résister aux
forces auxquelles elles seront exposées tout le long de leur cycle de vie. Ils offrent aux professionnels du secteur un
cadre précis, imposant l’usage de matériaux et de techniques adaptés. Dans un pays comme Haïti, confronté aux
effets du changement climatique, à une activité sismique intense et à des vents violents, un code du bâtiment à jour
est indispensable pour réduire les risques de catastrophe et soutenir le développement durable.
Reconnaissant l'importance d’aligner les codes sur les données et expériences les plus récentes, le gouvernement
haïtien a fait de la révision et de la mise à jour régulière du Code National du Bâtiment d'Haïti une priorité.
L’intégration de nouvelles évaluations des risques, les progrès des matériaux et les leçons issues des programmes
de mise en œuvre et de modernisation ont motivé la révision du CNBH 2012. Cette version mise à jour intègre des
extensions et des modifications substantielles, rendant le code plus complet et plus accessible. Elle vise à orienter
les pratiques de construction actuelles et à contribuer à la réduction des vulnérabilités pour un avenir plus sûr et plus
résilient en Haïti .
7
CONTEXTE
Le CNBH est la propriété du gouvernement haïtien. Il a été élaboré pour le compte du Ministère des Travaux Publics,
Transports et Communications (MTPTC), et commandité par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
(MICT).
La première édition du Code National du Bâtiment d'Haïti (CNBH 2012) a été publiée en janvier 2013 par le MTPTC.
Elle s’appuie sur les informations consultatives du 15 février 2011, intitulées « Règles de calcul provisoires pour les
bâtiments en Haïti, Surcharges dues à l'utilisation, considérations liées au vent et aux séismes », élaborées en
réponse au tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010.
Les dispositions de l’International Residential Code pour les maisons unifamiliales et bifamiliales (IRC, 2009) et de
l’International Building Code (IBC, 2009) ont été reconnues comme les principales références pour le CNBH 2012.
Dans certains cas exceptionnels, le MTPTC pouvait autoriser l'utilisation d'autres codes nationaux (Sections 0.2.1 à
0.2.4 du CNBH 2012).
Le CNBH 2012 comprenait trois parties principales. La Partie 0 établissait les exigences générales et les critères de
conception pour orienter les Parties 1 et 2. La Partie 1 couvrait la « construction, la rénovation, la réhabilitation et
l’extension de bâtiments conventionnels, de petite taille et principalement résidentiels », et s’appuyait sur l'IRC 2009
pour des mesures complémentaires détaillées. La Partie 2, bien que partiellement développée, visait à réglementer
la construction, la rénovation, la réhabilitation et l'extension de tous types de bâtiments et structures, en prenant l'IBC
2009 comme référence.
Ces mises à jour fourniront des orientations plus claires et plus complètes, en particulier pour la Partie 2, qui
nécessitait un développement approfondi . L’objectif principal de ces révisions est de garantir que le CNBH propose
des directives détaillées, harmonisées et actualisées pour les bâtiments non résidentiels et les structures
complexes, tout en se conformant aux dernières normes internationales. Cela contribuera également à améliorer la
conformité , la sécurité et l’efficacité des pratiques de construction, en fournissant des lignes directrices précises pour
les projets de nature conventionnelle et complexe.
MISES À JOUR DU CNBH 2012
Pour répondre aux changements apportés, le CNBH 2013 a été restructuré dans l'édition 2025 :
i
Les sections Introduction et Exigences Générales de la Partie 0 du CNBH 2012 ont été consolidées dans une
nouvelle Partie 0 intitulée Préface. Les autres dispositions de la Partie 0 du CNBH 2012, incluant les critères
de conception (niveaux de risque, charges, aléas, etc.), ont été déplacées vers la Partie 1 : Document
d'application du Code IBC du CNBH 2025. Notons que la Partie 2 : Petits Bâtiments comporte également un
sous-ensemble des mêmes informations sur les aléas, présentées et appliquées différemment.
ii
La Partie 2 du CNBH 2012, qui était en grande partie incomplète a été entièrement remplacée dans le CNBH
2025 par la Partie 1 : Document d'application du Code IBC, qui sert de Document d'application du Code
(DAC) en Haïti pour l’International Building Code (IBC 2021). Le DAC résume les ajustements par rapport à
l'IBC 2021 et doit être utilisé en complément de celui-ci, , car il ne s’agit pas d’une copie complète. Cette
révision marque une première étape vers le développement futur d'une version personnalisée de l'IBC pour
Haïti. Ce document est expliqué plus en détail ci-dessous.
iii
La Partie 1 : Petits Bâtiments du CNBH 2012 est devenue la Partie 2 : Petits Bâtiments du CNBH 2025. Ce
changement s’explique par son application à un sous-ensemble de bâtiments, tel que référencé dans la
Partie 1 (Article iii). Cette section a été largement révisée et élargie pour inclure des informations sur de
nouveaux systèmes (toitures légères résistantes aux ouragans, constructions traditionnelles en ossature bois
avec remplissage en pierre) et de nouvelles techniques (renforcement, extension de logement). Ces
évolutions sont détaillées ci-dessous.
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UTILISATION ET STRUCTURE
Trois voies de conformité sont désormais établies :
1. CNBH 2025 Partie 1 : IBC 2021 et Document d'Application du Code (DAC) :
L'IBC 2021 s'applique à tous les nouveaux bâtiments et autres structures de toute occupation autorisée, y compris les
petits bâtiments mentionnés dans les voies de conformité aux points (2) et (3) ci-dessous. Le CNBH 2025 comprend
une nouvelle Partie 1, le Document d'Application du Code (DAC) qui fourni des indications supplémentaires sur
l’application de l'IBC 2021 en Haïti.
2. CNBH 2025 Partie 2 : Directives Prescriptives pour Petits Bâtiments :
Cette partie constitue un ensemble étendu et actualisé de dispositions prescriptives autonomes pour les petits
bâtiments d’un à deux étages, construits selon des techniques typiquement haïtiennes. Elle est conforme, en grande
partie, aux exigences de performance de l'IBC et de l'IRC, tout en étant adaptée aux pratiques et conditions locales.
La partie 2 du CNBH 2025 couvre la majorité des habitations en Haïti. Cependant, les bâtiments, composants ou
systèmes non traités dans la Partie 2 du CNBH 2025 peuvent être conçus selon la Partie 1 du CNBH 2025 (Point 1
ci-dessus) ou l'IRC 2021 (Point 3 ci-dessous). En cas de conflit, la Partie 2 du CNBH 2025 prévaut.
3. International Residential Code (IRC 2021) :
L'IRC 2021 est référencé pour les habitations unifamiliales ou bifamiliales via l'exception de la Section 101.2 du DAC
de l'IBC. Il peut être utilisé pour des types de construction résidentielle ou des éléments non couverts par la Partie 2
du CNBH.
Les dispositions de la Partie 2 du CNBH 2025 sont considérées comme plus utiles lorsqu’elles sont appliquées sous
forme de directives prescriptives indépendantes adaptées à la construction en Haïti. Cependant, l'IRC demeure une
référence complémentaire précieuse pour les types de construction et systèmes non inclus dans la Partie 2 du
CNBH 2025. Les projets utilisant l'IRC, partiellement ou en totalité, doivent obtenir l'approbation du MTPTC sur les
critères de conception du projet avant la délivrance d'un permis de construire. La Partie 1 du CNBH 2025 s'applique à
tous les bâtiments et structures, constituant ainsi le principal code de référence. Les dispositions particulières qui
permettent l'utilisation de la Partie 2 du CNBH 2025 et de l'IRC 2021 pour les petits bâtiments sont traitées comme
des exceptions dans la Section 101.2 de l'IBC via le Document d’Application du Code (DAC).
L'IBC, ainsi que d’autres codes ICC et leurs normes de référence, incluent de nombreuses exigences qui ne sont
pas systématiquement adoptées ou appliquées en Haïti. Dans certains cas, des alternatives locales peuvent satisfaire
l’objectif de l’exigence sans en respecter la formulation stricte. Certaines de ces variations sont tout simplement
incommodantes pour les occupants, tandis que d'autres peuvent présenter un risque significatif pour la sécurité des
personnes.
Pour gérer ces divergences, les projets se référant à la Partie 1 du CNBH 2025 (Point 1 ci-dessus) ou à l'IRC 2021
(Point 3 ci-dessus) doivent identifier clairement toute variation par rapport aux exigences de l'IBC ou de l'IRC dans la
section des critères de conception du projet des documents de construction soumis pour examen au MTPTC. Ces
variations seront examinées et, le cas échéant, approuvées par le MTPTC au cas par cas. Toutes les variations de
critères de conception approuvées par le MTPTC seront prises en compte pour les révisions des futures éditions du
CNBH 2025, incluant des mises à jour du DAC de l'IBC, de nouveaux DAC ICC (tels que l’IRC), et, éventuellement, la
création d'un ensemble complet de codes et normes ICC adaptés pour Haïti. En attendant, le MTPTC peut publier
ces variations sous la forme d’ « Avis et conseils sur l’utilisation du code » pour aider les futurs demandeurs de
permis de construire. Les projets utilisant la Partie 1 du CNBH ou l'IRC 2021 sont encouragés à contacter le MTPTC
dès la phase de conception pour obtenir un accord préalable sur les critères de conception proposés, y compris les
variations éventuelles. Cela permettra d’éviter des retards lors de l'examen et de l'approbation des permis de
construire.
Une variation fréquemment demandée pour les projets relevant de la Partie 1 consiste à se référer aux exigences de
la Partie 2 pour des composants ou des systèmes de bâtiment spécifiques, plutôt qu’à l'IBC, l'IRC ou un autre code
ICC. La Partie 2 propose en effet des exigences couvrant les Systèmes Mécaniques, de Plomberie, d’installations
de Gaz Combustible, d’installations électriques et de Sécurité sur le Site de Construction, qui peuvent être suffisantes
pour de nombreux projets. Pour les projets plus importants ou complexes, il est recommandé de se référer aux
codes ICC spécifiques, d’indiquer les éventuelles exceptions aux dispositions, et de les documenter dans les
critères de conception du projet.
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La deuxième édition du CNBH, 2025, n'a pas révisé les exigences relatives aux Systèmes Mécaniques, de
Plomberie, d’installations de Gaz Combustible, d’installations Électriques, ni aux dispositions de Protection et de
sécurité incendie incluses dans l’édition 2012 du CNBH. Par conséquent, certaines exigences peuvent comporter
des inexactitudes, des incohérences ou être obsolètes.
Dans des situations exceptionnelles, le Ministère des Travaux Publics, Transports et des Communications (MTPTC)
de la République d'Haïti peut autoriser l'utilisation de codes et guides internationaux alternatifs pour la conception et
la construction de nouveaux bâtiments, ou pour la réparation ou le renforcement de bâtiments existants, à condition
que les objectifs de la Partie 1 du CNBH 2025 soient intégralement respectés.
PARTIE 1 : DOCUMENT D'APPLICATION DU CODE POUR L'IBC 2021
Le CNBH 2025 fait référence au Code du bâtiment international de 2021 (IBC 2021). Ce Document d'Application du
Code (DAC) résume les variations par rapport au code modèle IBC 2021 développé par l'ICC pour une utilisation en
Haïti. Il est destiné à être une étape intermédiaire vers le développement d'un code IBC spécifique à Haïti. Il permet
aux utilisateurs de se familiariser avec la structure et le contenu de l'IBC, avant d'entreprendre l'effort substantiel de
développer un IBC spécifique au pays.
À l'heure actuelle, seul un DAC d’IBC a été élaboré. Des DAC pour les autres codes ICC, par exemple, ceux relatifs à
la construction résidentielle (IRC), aux bâtiments existants (IEBC), aux exigences mécaniques (IMC), etc., pourraient
être développés ultérieurement. Haïti a déjà élaboré une version spécifique au pays du Code international de
plomberie (IPC).
La structure du DAC d’IBC est parallèle à celle de l'IBC, de sorte que tous les titres de chapitres, noms de sections et
dispositions suivent le même système de numérotation. Lorsque de nouvelles sections sont ajoutées, un système de
numérotation différent est adopté pour éviter tout conflit potentiel avec les futures versions de l'IBC. Le format à deux
colonnes traditionnellement utilisé dans l'IBC a été abandonné, tout comme les barres latérales et les marquages de
l'IBC 2021 pour les insertions et suppressions.
En général, les DAC n'incluent que les dispositions qui ont été modifiées par rapport au code de référence, ce qui
peut nuire à leur utilité. Dans ce cas, l'ICC a permis que certaines portions sélectionnées de l'IBC 2021 soient
traduites et incluses dans ce document pour en faciliter l'utilisation. Cependant, il est important de noter qu'il ne s'agit
pas d'une copie complète de l'IBC, donc les utilisateurs doivent également consulter l'IBC 2021 chaque fois qu'ils
utilisent ce DAC. Tout le matériel fourni par l'ICC est soumis à l'avis de droits d'auteur de l'ICC indiqué dans la Partie
1.
Le Code international du bâtiment (IBC) 2021 est disponible gratuitement dans un format interactif en ligne
uniquement sur le site Web de l'ICC (https://codes.iccsafe.org/). Des versions téléchargeables ou imprimées sont
disponibles via la boutique ICC. Ce code, ainsi que d'autres codes de construction haïtiens, sont également
disponibles gratuitement en téléchargement via :
MTPTC : https://www.mtptc.gouv.ht/accueil/publications/code-construction.html ou
CCI : https://codes.iccsafe.org/codes/haiti
PARTIE 2 : DIRECTIVES PRESCRIPTIVES POUR LES PETITS BÂTIMENTS
La Partie 2 du CNBH 2025 contient des directives prescriptives applicables aux petits bâtiments de moins de 500 m² ,
en particulier ceux destinés à un usage résidentiel. Elle s'appuie sur la Partie 1 originale du CNBH 2012, mais
introduit plusieurs mises à jour clés :
-
-
-
Le champ d'application a été élargi pour couvrir les maisons en maçonnerie jusqu'à trois étages (par rapport à
la limite de deux étages dans l'édition 2013), y compris la réhabilitation et l'extension des maisons existantes
en maçonnerie. De plus, de nouvelles typologies structurelles ont également été ajoutées, notamment des
maisons vernaculaires avec des structures en bois et des remplissages en pierre.
Les directives pour renforcer la résilience face aux risques naturels, tels que les vents violents et les
inondations, ont été encore affinées. Cela offre aux utilisateurs une gamme plus large de solutions pratiques à
adopter dans des projets réels, répondant à une plus grande variété de besoins.
Toutes les directives ont été alignées avec la Partie 1 du CNBH 2025. Les niveaux de risque et autres
paramètres de conception ont été révisés en conséquence, sauf dans les cas où des pratiques de
construction spécifiques, propres à Haïti, ont nécessité une adaptation au contexte local.
Poursuivant la stratégie principale de la Partie 1 originale du CNBH 2012, ces directives visent à offrir des solutions
simples, pratiques et prêtes à l'emploi adaptées au secteur de la construction de logements en Haïti. Cependant, les
10
utilisateurs de la Partie 2 ne sont pas tenus d'adopter les solutions prescriptives proposées. Ils peuvent plutôt choisir
de développer des solutions sur mesure conformément à la Partie 1 du CNBH 2025, en suivant ses normes de
référence et ses objectifs de performance pour chaque aspect spécifique de la conception.
La Partie 2 intègre également des dispositions essentielles pour la construction de logements et les interventions
précédemment couvertes dans des guides clés que le gouvernement haïtien a adoptés au fil des ans (post-séisme de
2010). Ces guides sont devenus des références importantes pour la construction de maisons locales, mais étaient en
dehors du CNBH 2012. Désormais, ces informations ont été intégrées dans ce document unique.
DÉVELOPPEMENT ET MISE À JOUR
Le Code National du Bâtiment d'Haïti (CNBH) est un code évolutif qui vise à assurer la santé et la sécurité des
usagers. Le comité chargé de sa mise à jour et de son développement est composé de représentants des différents
secteurs impliqués dans la construction en Haïti. Les sections et sous-sections actuelles seront améliorées et de
nouvelles parties ou sections ou sous-sections seront ajoutées au fil des années avec pour résultat final attendu un
code national spécifique à Haïti.
La révision du Code National du Bâtiment Haïtien est placée sous la responsabilité du MTPTC, mais le contenu est
confié à un Comité de Pilotage National, présidé par le MTPTC, qui regroupe des représentants nationaux des
différents secteurs publics et privés impliqués dans la construction en Haïti ainsi que des représentants des
utilisateurs du code.
Les membres du Comité de Pilotage National sont les suivants :
●
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
●
Unité de Construction de Logements et Bâtiments Publics (UCLBP)
●
Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI)
●
Université d'État d’Haïti (FDS)
●
Conférence des Recteurs, Présidents d’Universités et Dirigeants d’Institutions d’Enseignement Supérieur
Haïtiennes (CORPUHA
●
Collège National des Ingénieurs et Architectes Haïtiens (CNIAH)
●
Association Haïtienne des Entreprises de Construction (AHEC)
●
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT)
●
Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP)
Les utilisateurs de ces directives peuvent également contribuer à leur processus d’élaboration en soumettant toute
demande de modification au Comité de Pilotage National. Ces demandes seront accompagnées de commentaires sur
les amendements proposés dans le cadre des consultations publiques qui doivent précéder la publication de chaque
nouvelle édition du CNBH.
11
REMERCIEMENTS
La première version du CNBH a été réalisée par le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
(MTPTC) et le Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriale (MITC) avec le soutien financier de l’Etat Haïtien
La révision du Code National du Bâtiment d’Haïti (CNBH 2025) a été rendue possible grâce au soutien de la Coalition
pour des Infrastructures Résilientes aux Désastres (CDRI), appuyée par les gouvernements de l’Inde, de l’Australie,
du Royaume-Uni, ainsi que par l’Union Européenne. Cette initiative a été pilotée par le Ministère des Travaux Publics,
Transports et Communications (MTPTC) sous la supervision de la Direction des Travaux Publics (DTP) du MTPTC,
avec le soutien technique de Build Change, CRAterre, et de nombreux experts et organisations.
Nous adressons nos sincères remerciements au Comité Technique et à l’ensemble des ingénieurs, architectes,
techniciens, représentants des secteurs public et privé, du monde académique, ainsi que de la société civile, pour leur
participation active à travers des consultations, des ateliers et des revues techniques.
Nous remercions, en particulier, l’International Code Council, qui nous a permis d’utiliser une partie de ses ressources
et nous a soutenu dans la rédaction de la Partie 1 de ce code.
Nos remerciements vont également aux membres du Comité de Pilotage National, dont l’engagement et le leadership
ont été essentiels pour adapter les normes de construction aux réalités haïtiennes, en tenant compte des impératifs
de sécurité, de durabilité, d’accessibilité et de résilience face aux aléas naturels.
Avec la mise à jour du CNBH, nous attendons construire autrement pour une Haïti plus forte et plus résiliente.
Membre du Comité de Pilotage
Membre du Comité Technique
Berthoumieux Junior JEAN, LNBTP
Jacques BIEN-AIMÉ, UCLBP
Raymond CADET, MICT
Christopher CALIXTE, FDS de l’UEH
Karl JOLIBOIS,CNIAH
Wilnet PAUL, CORPUHA
Charles Hygin RAYMOND, MTPTC
Fausta RAYMOND, CORPUHA
Pierre Wilfrid SANON, AHEC
Schedler FANFAN, MCI
Peguy PIERRE, MTPTC
Kesnel CHARLES, MTPTC
Anna PAVAN, Build Change
Marc SINCLAIR, Build Change
Lizzie COLLINS, Build Change
Louise FOULKES, Build Change
Nicolas ORTEGA, Build Change
Asma YAHIAOUI , Build Change
Chiara McKenney, Build Change
Pierre PAYA, Build Change
Christian BELINGA, CRAterre
Carolyn GARCIA, CRAterre
Yadav Santoch YADAV, CRAterre
Jean Marc PHILIUS
Sadrac ST FLEUR
Autres experts et organisations participantes
International Code Council (ICC)
American Wood Council (AWC)
American Society for Testing and Materials (ASTM)
Pan American Health Organization (PAHO)
Institut National de la Formation Professionnelle (INFP)
United States Geological Survey (USGS)
Bureau du Secrétaire d’Etat à l'Intégration des
Personnes Handicapées (BSEIPH)
Le cluster Abris
Le cluster WASH
Les auteurs du CNBH 2012
Degenkolb
ATProCoM
Ateco
Catholic Relief Services (CRS)
Misereor
Mark JOHNSON, ICC
Heather STEGNER, AWC
Tony GIBBS
Fenel BELLEGARDE (BSEIPH)
12
Code National du Bâtiment d'Haïti
2025
PARTIE 1
DOCUMENT D’APPLICATION DU
CODE POUR L’IBC 2021
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
13
14
Table des matières
Table des matières
Liste des figures et tableaux
3
11
AVIS DE DROIT D'AUTEUR
INTRODUCTION
PRÉFACE (IBC)
DÉVELOPPEMENT (IBC) [R]
TERMES EN ITALIQUE (IBC) [R]
DISPOSITION ET FORMAT (IBC)
CHAPITRE 1 CHAMP D'APPLICATION ET ADMINISTRATION
13
14
15
15
15
15
16
PARTIE 1—PORTÉE ET APPLICATION
16
SECTION 101 CHAMP D'APPLICATION ET EXIGENCES GÉNÉRALES
101.1 Titre
101.2 Portée
[H] 101.2 Portée
16
16
16
16
101.2.1 Annexes [R]
16
101.2.2 Annexes adoptées
16
[H] 101.2.2 Annexes adoptées
16
101.3 Objet [R]
101.4 Codes référencés [R]
[H] 101.4 Codes référencés
101.4.1 Gaz [R]
101.4.2 Mécanique [R]
101.4.3 Plomberie
101.4.4 Entretien de la propriété [R]
101.4.5 Prévention des incendies [R]
101.4.6 Énergie [R]
SECTION 102 APPLICABILITÉ
102.1 Généralités [R]
102.2 Autres lois
102.3 Application des références [R]
102.4 Codes et normes référencés [R]
17
17
17
17
17
17
17
18
18
18
18
18
18
18
102.4.1 Conflits [R]
18
102.4.2 Dispositions des codes et normes référencés [R]
102.5 Invalidité partielle [R]
102.6 Structures existantes [R]
102.6.1 Bâtiments non occupés antérieurement [R]
102.6.2 Bâtiments précédemment occupés [R]
PARTIE 2 – ADMINISTRATION ET EXÉCUTION
[H] PARTIE 2 – ADMINISTRATION ET APPLICATION
SECTIONS 103 à 116
CHAPITRE 2 DÉFINITIONS
SECTION 201 GÉNÉRALITÉS
18
18
18
18
19
19
19
19
20
20
15
201.1 Portée [R]
201.2 Interchangeabilité [R]
201.3 Termes définis dans d'autres codes [R]
201.4 Termes non définis [R]
SECTION 202 DÉFINITIONS
[H] SECTION 202 DÉFINITIONS
CHAPITRE 3 CLASSIFICATION DE L’ USAGE ET DE L'OCCUPATION
SECTION 301 CHAMP D'APPLICATION [R]
301.1 Généralités [R]
[H] 301.1 Généralités
SECTION 302 CLASSIFICATION D'OCCUPATION ET DÉSIGNATION D'USAGE [R]
302.1 Classe d'occupation [R]
[H] 302.1 Classe d'occupation [R]
302.2 Utiliser la désignation [R]
SECTION 304 BUREAUX / ACTIVITÉS COMMERCIALE B
304.1 Groupe d'activités B [R]
304.2 Tours de contrôle de la circulation aéroportuaire [R]
304.3 Établissements de soins ambulatoires [R]
304.4 Laboratoires d'enseignement supérieur [R]
SECTION 310 GROUPE RÉSIDENTIEL R [R]
310.1 Groupe résidentiel R [R]
310.2 Groupe résidentiel R-1 [R]
310.3 Groupe résidentiel R-2 [R]
310.4 Groupe résidentiel R-3 [R]
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20
20
20
20
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21
21
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22
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23
23
23
23
23
23
23
310.4.1 Établissements de soins à l'intérieur d'un logement [R]
310.4.2 Maisons d'hébergement [R]
24
24
310.5 Groupe résidentiel R-4 [R]
24
310.5.1 Condition 1 [R]
24
310.5.2 Condition 2 [R]
CHAPITRE 4 EXIGENCES PARTICULIÈRES DÉTAILLÉES BASÉES SUR L'USAGE ET L'OCCUPATION
SECTION 401 CHAMP D'APPLICATION [R]
401.1 Exigences détaillées en matière d'occupation et d'utilisation [R]
[H] 401.1 Exigences détaillées en matière d'occupation et d'utilisation [R]
SECTION 420 GROUPES I-1, R-1, R-2, R-3 ET R-4 [R]
420.1 Généralités [R]
420.2 Murs de séparation [R]
420.3 Séparation horizontale [R]
420.4 Système de gicleurs automatique [R]
420.5 Systèmes d'alarme incendie et avertisseurs de fumée [R]
420.6 Barrière coupe-fumée du groupe I-1, condition 2 [R]
420.6.1 Zone de refuge [R]
420.7 Logements de résidence-services du groupe I-1 [R]
420.8 Installations de cuisine du groupe I-1 [R]
420.9 Appareils de cuisson domestiques [R]
420.10 Installations de cuisine du groupe R [R]
420.11 Équipements de cuisine en dortoir du groupe R-2 [R]
420.11.1 Appareils de cuisson [R]
24
25
25
25
25
25
25
25
25
26
26
26
26
26
26
27
27
27
27
16
420.11.2 Appareils de cuisson dans les chambres à coucher [R]
CHAPITRE 5 HAUTEURS ET SUPERFICIES GÉNÉRALES DES BÂTIMENTS
SECTION 501 GÉNÉRALITÉS [R]
501.1 Portée [R]
SECTION 502 ADRESSE DU BÂTIMENT
SECTION 503 LIMITES GÉNÉRALES DE HAUTEUR ET DE SURFACE DES BÂTIMENTS
503.1 Généralités [R]
27
28
28
28
28
28
28
503.1.1 Établissements industriels spéciaux [R]
503.1.2 Bâtiments sur un même lot [R]
503.1.3 Construction de type I [R]
503.1.4 Toits occupés [R]
503.1.4.1 Éléments de clôture des zones de toit occupées [R]
28
28
29
29
29
SECTION 504 HAUTEUR DU BÂTIMENT ET NOMBRE D'ÉTAGES [R]
504.1 Généralités [R]
29
29
504.1.1 Bâtiments à superficie illimitée [R]
504.1.2 Dispositions particulières [R]
29
29
504.2 Occupation mixte [R]
504.3 Hauteur en pieds [R]
504.4 Nombre d'étages [R]
SECTION 505 MEZZANINES ET PLATEFORMES D'ÉQUIPEMENT
SECTION 506 SURFACE DES BÂTIMENTS [R]
506.1 Général [R]
506.1.1 Bâtiments à surface illimitée [R]
506.1.2 Dispositions particulières [R]
506.1.3 Sous-sols [R]
506.2 Détermination de la superficie autorisée [R]
506.2.1 Bâtiment à occupation unique [R]
506.2.2 Bâtiments à usage mixtes [R]
506.3 Augmentation de la façade [R]
506.3.1 Pourcentage minimum du périmètre [R]
SECTION 507 BÂTIMENTS À SURFACE ILLIMITÉE
SECTION 508 USAGE MIXTE ET OCCUPATION
SECTION 509 UTILISATIONS ACCESSOIRES
CHAPITRE 6 TYPES DE CONSTRUCTION
601.1 Portée [R]
SECTION 602 CLASSIFICATION DES CONSTRUCTIONS [R]
602.1 Généralités [R]
602.1.1 Exigences minimales [R]
29
29
30
33
33
33
33
33
33
33
33
33
34
34
37
37
37
38
38
38
38
38
602.2 Types I et II [R]
602.3 Type III [R]
602.4 Type IV
[H] 602.4 Type IV
602.5 Type V [R]
SECTION 603 MATÉRIAUX COMBUSTIBLES DANS LES CONSTRUCTIONS DE TYPES I ET II [R]
38
38
38
38
38
38
TABLEAU 601
39
EXIGENCES EN MATIÈRE DE RÉSISTANCE AU FEU POUR LES ÉLÉMENTS DE BÂTIMENT
17
(HEURES)
39
CHAPITRE 7 CARACTÉRISTIQUES DE PROTECTION CONTRE LE FEU ET LA FUMÉE
CHAPITRE 8 FINITIONS INTÉRIEURES
CHAPITRE 9 SYSTÈMES DE PROTECTION INCENDIE
CHAPITRE 10 MOYENS D'ÉVACUATION
CHAPITRE 11 ACCESSIBILITÉ
CHAPITRE 12 ENVIRONNEMENT INTÉRIEUR
CHAPITRE 13 EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
CHAPITRE 14 MURS EXTÉRIEURS
CHAPITRE 15 ASSEMBLAGES DE TOITURE ET STRUCTURES EN TOITURE
CHAPITRE 16 CONCEPTION STRUCTURELLE
SECTION 1601 GÉNÉRALITÉS [R]
1601.1 Portée [R]
[H] Chapitre 16 Conception structurelle
SECTION 1602 NOTATIONS [R]
1602.1 Notations
SECTION 1603 DOCUMENTS DE CONSTRUCTION [R]
40
40
40
40
41
41
41
42
42
43
43
43
43
43
43
44
SECTION 1604 EXIGENCES GÉNÉRALES DE CONCEPTION [R]
44
1604.1 Généralités [R]
1604.2 Capacité de charge [R]
1604.3 Capacité d'entretien (Déflexion) [R]
1604.3.1 Déflexions [R]
1604.3.2 Béton armé [R]
1604.3.3 Acier [R]
1604.3.4 Maçonnerie [R]
1604.3.5 Aluminium [R]
1604.3.6 Limites de déflexion [R]
1604.3.7 Support de verre dans la charpente [R]
1604.4 Analyse [R]
1604.5 Catégorie de risque [R]
1604.5.1 Locaux à usages multiples [R]
1604.6 Essais de charge in situ [R]
1604.7 Essais de charge avant construction [R]
1604.8 Ancrage [R]
1604.8.1 Généralités [R]
1604.8.2 Murs porteurs [R]
1604.8.3 Balcons / Terrasses [R]
1604.9 Détails relatifs au vent et aux séismes [R]
1604.10 Charges sur les abris de protection contre les intempéries [R]
SECTION 1605 COMBINAISONS DE CHARGES [R]
[H] Section 1605 Combinaisons de charges
1605.1 Généralités [R]
1605.1.1 Stabilité [R]
1605.2 Combinaisons alternatives de charges de calcul de contraintes admissibles [R]
SECTION 1606 CHARGES PERMANENTES [R]
1606.1 Généralités [R]
1606.2 Poids des matériaux de construction [R]
1606.3 Poids des équipements de service fixe [R]
44
44
44
44
44
44
44
44
44
44
45
45
45
45
45
45
46
46
46
46
46
50
50
50
50
50
51
51
51
51
18
1606.4 Systèmes de panneaux photovoltaïques [R]
1606.5 Toitures végétalisées et paysagères [R]
SECTION 1607 CHARGES D’EXPLOITATION
[H] Section 1607 Charges d'exploitation
1607.1 Généralités [R]
1607.2 Charges non spécifiées [R]
1607.3 Charges D'exploitation uniformes [R]
1607.4 Charges d'exploitation concentrées [R]
1607.5 Charges des cloisons [R]
1607.6 Héliports
1607.7 Garages pour véhicules de tourisme
1607.8 Chargements de véhicules lourds
1607.9 Charges sur les mains courantes, garde-corps, barres d'appui et sièges [R]
1607.9.1 Mains courantes et garde-corps [R]
1607.9.1.1 Charge concentrée [R]
1607.9.1.2 Charges des éléments de protection [R]
1607.9.2 Barres d'appui, sièges de douche et bancs accessibles [R]
1607.10 Barrières pour véhicules
1607.11 Charges d'impact
51
51
51
51
51
52
52
52
52
52
52
52
52
52
52
52
52
53
53
1607.12 Réduction des charges uniformes [R]
53
1607.12.1 Réduction uniforme de base des surcharges [R]
1607.12.1.1 Dalles unidirectionnelles [R]
1607.12.1.2 Charges d’exploitation [R]
1607.12.1.3 Garages pour véhicules de tourisme [R]
1607.12.2 Autre réduction uniforme des charges
1607.13 Répartition des charges au sol [R]
1607.14 Charges sur les toits [R]
53
53
54
54
54
54
54
1607.14.1 Répartition des charges sur le toit [R]
1607.14.2 Réduction des charges uniformes de toiture [R]
1607.14.2.1 Toits, auvents et marquises standards [R]
1607.14.2.2 Toits accessibles [R]
1607.14.3 Auvents et marquises
1607.14.4 Systèmes de panneaux photovoltaïques
1607.15 Charges de grue.
1607.16 Murs et cloisons intérieurs [R]
1607.16.1 Cloisons en tissu [R]
1607.16.2 Murs coupe-feu [R]
1607.17 Échelles fixes
1607.18 Salles de pile de bibliothèque
1607.19 Sièges pour usages d'assemblage
1607.20 Trottoirs, allées de véhicules et cours soumis au camionnage
1607.21 Marches d'escalier
1607.22 Greniers (attique) résidentiels
SECTION 1608 CHARGES DE NEIGE
[H] Section 1607 Charges de neige
SECTION 1609 CHARGES DE VENT [R]
54
54
54
55
55
55
55
55
55
56
56
56
56
56
56
56
60
60
60
19
[H] Section 1609 Charges de vent
60
1609.1 Exigences [R]
60
1609.1.1 Détermination des charges de vent [R]
1609.1.1.1 Applicabilité [R]
[H] Section 1609.1.1 Détermination des charges de vent
1609.2 Protection des ouvertures [R]
1609.2.1 Persiennes [R]
1609.2.2 Application de la norme ASTM E1996 [R]
1609.2.3 Portes de garage [R]
1609.3 Vitesse de base du vent de conception [R]
1609.3.1 Conversion de la vitesse du vent [R]
1609.4 Catégorie d'exposition [R]
1609.4.1 Directions et secteurs de vent [R]
1609.4.2 Catégories de rugosité de surface [R]
1609.4.3 Catégories d'exposition [R]
1609.5 Systèmes de toiture [R]
1609.5.1 Support de toit [R]
1609.5.2 Couvertures de toit [R]
1609.5.3 Tuile rigide
SECTION 1610 CHARGES DU SOL ET PRESSION HYDROSTATIQUE [R]
1610.1 Pressions latérales [R]
1610.2 Charges de soulèvement dues aux pressions hydrostatiques et aux sols expansifs [R]
SECTION 1611 CHARGES DE PLUIE [R]
1611.1 Charges de pluie de calcul [R]
1611.2 Instabilité stagnante [R]
1611.3 Drainage contrôlé [R]
SECTION 1612 CHARGES D'INONDATION [R]
1612.1 Généralités [R]
1612.2 Conception et construction [R]
1612.3 Établissement de zones inondables
1612.3.1 Élévations de crue de conception
1612.3.2 Détermination des impacts [R]
1612.4 Documentation sur les risques d'inondation [R]
SECTION 1613 CHARGES SISMIQUES
[H] Section 1613 Charges sismiques
1613.1 Portée [R]
1613.2 Valeurs des mouvements sismiques du sol [R]
1613.2.1 Paramètres d'accélération cartographiés [R]
1613.2.2 Définitions de classe de site [R]
1613.2.3 Coefficients de site et paramètres de spectre de réponse en accélération ajustés [R]
60
60
61
61
61
61
61
62
67
67
67
67
67
68
68
68
68
68
68
68
69
69
70
70
70
70
70
70
70
70
70
72
72
72
72
72
72
72
[H] 1613.2.3 Coefficients de site et paramètres d'accélération spectrale maximale [R]
73
1613.2.4 Paramètres de spectre de réponse de conception [R]
1613.2.5 Détermination de la catégorie de conception sismique [R]
1613.2.5.1 Détermination d'une catégorie de conception sismique alternative [R]
1613.2.5.2 Procédure de conception simplifiée [R]
1613.3 Systèmes de panneaux photovoltaïques lestés [R]
SECTION 1614 CHARGES DE GLACE ATMOSPHÉRIQUE
20
73
73
74
74
74
77
[H] Section 1614 Charges de glace atmosphérique
SECTION 1615 CHARGES TSUNAMI
SECTION 1616 INTÉGRITÉ STRUCTURELLE [R]
[H] Section 1616 Intégrité structurelle
1616.1 Généralités [R]
1616.2 Structures à ossature [R]
1616.2.1 Structures à ossature en béton [R]
1616.2.2 Structure en acier, poutrelles ou structures composites acier-béton [R]
1616.2.2.1 Colonnes [R]
1616.2.2.2 Poutres [R]
1616.3 Structures de murs porteurs [R]
77
77
77
77
77
77
77
78
78
78
78
1616.3.1 Structures de murs en béton [R]
1616.3.2 Autres structures de murs porteurs [R]
1616.3.2.1 Liens longitudinaux [R]
1616.3.2.2 Liens transversaux [R]
1616.3.2.3 Attaches de périmètre [R]
1616.3.2.4 Attaches verticales [R]
CHAPITRE 17 ESSAIS STRUCTURELS ET INSPECTIONS SPÉCIALES
[H] Chapitre 17 Essais structurels et inspections spéciales
CHAPITRE 18 SOLS ET FONDATIONS
CHAPITRE 19 BÉTON
CHAPITRE 20 ALUMINIUM
CHAPITRE 21 MAÇONNERIE
CHAPITRE 22 ACIER
CHAPITRE 23 BOIS
CHAPITRE 24 VERRE ET VITRAGE
CHAPITRE 25 PLAQUES DE PLÂTRE ET PLÂTRE
CHAPITRE 26 PLASTIQUE
CHAPITRE 27 ÉLECTRIQUE
CHAPITRE 28 SYSTÈMES MÉCANIQUES
CHAPITRE 29 SYSTÈMES DE PLOMBERIE
CHAPITRE 30 ASCENSEURS ET SYSTÈMES DE TRANSPORT
CHAPITRE 31 CONSTRUCTION SPÉCIALE
CHAPITRE 32 EMPIÈTEMENTS SUR L'EMPRISE PUBLIQUE
CHAPITRE 33 MESURES DE SAUVEGARDE PENDANT LA CONSTRUCTION
CHAPITRE 34 STRUCTURES EXISTANTES
CHAPITRE 35 NORMES DE RÉFÉRENCE
21
78
78
78
79
79
79
81
81
85
86
86
86
86
87
87
87
87
88
88
88
89
89
89
89
89
90
Liste des figures et tableaux
TABLEAU 504.3
30
HAUTEUR ADMISSIBLE DU BÂTIMENT EN PIEDS AU-DESSUS DU NIVEAU DU SOLa
30
TABLEAU 504.4
31
NOMBRE ADMISSIBLE D’ÉTAGES AU-DESSUS DU PLAN DE RÉFÉRENCEa,b
31
TABLEAU 504.4—suite NOMBRE ADMISSIBLE D’ÉTAGES AU-DESSUS DU PLAN DE
RÉFÉRENCEa,b
32
TABLEAU 506.2 FACTEUR DE SURFACE ADMISSIBLE (A,= NS, S1, S13R, S13D ou SM, selon le
cas) EN PIEDS CARRÉESa,b
35
TABLEAU 506.2-suite
36
FACTEUR DE LA SUPERFICIE ADMISSIBLE (A,= NS, 51, S13R, S13D ou SM, selon le cas) EN
PIED CARRÉESa,b
36
TABLEAU 506.3.3 FACTEUR D'AUGMENTATION DE LA FAÇADEa
37
TABLEAU 506.3.3.1SECTION 507 BÂTIMENTSa
37
TABLEAU 1604.3 LIMITES DE FLÈCHEa,b,c,h,iI
46
TABLEAU 1604.5 CATÉGORIE DE RISQUE DES BÂTIMENTS ET AUTRES STRUCTURES
48
TABLEAU 1607.12.1 FACTEUR D'ÉLÉMENT DE CHARGE D’EXPLOITATION, KL.L.
53
TABLEAU 1607.1 CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES UNIFORMÉMENT RÉPARTIES, L0,57
ET CHARGES D’EXPLOITATION CONCENTRÉES MINIMALES
57
TABLEAU 1607.1-suite CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES UNIFORMÉMENT RÉPARTIES,
L0, ET CHARGES D’EXPLOITATION CONCENTRÉES MINIMALES
58
TABLEAU 1607.1-suite CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES UNIFORMÉMENT RÉPARTIES,
L0, ET CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES CONCENTRÉES
59
TABLEAU 1609.2 SCHÉMA DE FIXATION DE LA PROTECTION CONTRE LES DÉBRIS
TRANSPORTÉS PAR LE VENT POUR LES PANNEAUX STRUCTURAUX EN BOISa,b,c,d
62
Figure 1609.3(1) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres
structures de catégorie de risque I - Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de
retour de 300 ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île
d’Hispaniola.
63
Figure 1609.3(2) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres
structures de catégorie de risque II -Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de
retour de 700 ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île
d’Hispaniola.
64
Figure 1609.3(3) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres
structures de catégorie de risque III -Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de
retour de 1700 ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île
d’Hispaniola.
65
Figure 1609.3(4) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres
structures de catégorie de risque IV-Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de
retour de 3000 ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île
d’Hispaniola.
66
TABLEAU 1609.3.1 CONVERSIONS DE LA VITESSE DU VENTa,b,c
67
TABLE 1610.1 CHARGE LATÉRALE DU SOL
69
22
TABLEAU 1613.2.3(1) VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE Faa
75
TABLEAU 1613.2.3(2) VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE FVa
75
TABLEAU 1613.2.5(1) CATÉGORIE DE CONCEPTION SISMIQUE FONDÉE SUR
L'ACCÉLÉRATION DE LA RÉPONSE EN COURTE PÉRIODE (0,2 SECONDE)
75
TABLEAU 1613.2.5(2) CATÉGORIE DE CONCEPTION SISMIQUE BASÉE SUR L'ACCÉLÉRATION
DE LA RÉPONSE À LA PÉRIODE D'UNE SECONDE
75
Figure 1613.2.1(1) Accélérations de réponse spectrale (Ss) amorties à 5 %, 0,2 seconde pour une
probabilité de dépassement de 2 % dans 50 ans pour Haïti pour un site de classe B
76
Figure 1613.2.1(2) Accélération spectrale (S1) avec un amortissement de 5 % et une période de
1,0 seconde, pour une probabilité de dépassement de 2 % dans 50 ans, concernant un site de
classe B en Haïti.
77
Figure 1616.3, Attaches longitudinales, périmétrale, transversales et verticales
80
TABLEAU 1705.2.3 INSPECTIONS SPÉCIALES REQUISES POUR LES POUTRELLES EN ACIER
À ÂME AJOURÉE ET LES POUTRES À TREILLIS
81
TABLEAU 1705.3 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX EXIGÉS POUR LES CONSTRUCTIONS
EN BÉTON
82
TABLEAU 1705.7 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX REQUIS POUR LES ÉLÉMENTS DE
FONDATIONS PROFONDES ENFONCÉES
83
TABLEAU 1705.8 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX REQUIS POUR LES ÉLÉMENTS DE
FONDATIONS PROFONDES COULÉS EN PLACE
83
TABLEAU 1705.5.3 INSPECTIONS SPÉCIALES REQUISES POUR LES CONSTRUCTIONS EN
BOIS MASSIF
84
TABLEAU 1705.6 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX REQUIS POUR LES SOLS
84
TABLEAU 1705.13.7 INSPECTIONS REQUISES POUR LES SYSTÈMES DE RAYONNAGES DE
STOCKAGE
84
TABLEAU 1806.2 VALEURS PORTANTES PRÉSUMÉES
85
23
AVIS DE DROIT D'AUTEUR
TOUS DROITS RÉSERVÉS. Le Code national du bâtiment d'Haïti : Partie 1 (CNBH Partie 1) consiste en un
document d'application du code qui décrit l'application du Code international du bâtiment® 2021 (IBC®) en Haïti.
Cette Partie 1 contient des parties substantielles du 2021 International Building Code (Code International du
Bâtiment), qui est une œuvre enregistrée et protégée par droit d’auteur appartenant à l’International Code Council,
Inc. (ICC – Conseil International du Code).
Le matériel protégé par droit d’auteur de l’ICC a été obtenu et reproduit avec permission. Sans l’autorisation écrite
préalable de l’ICC, aucune partie du matériel protégé par l’ICC ne peut être reproduite, distribuée ou transmise,
sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, y compris, sans limitation, par voie électronique, optique ou
mécanique (par exemple, mais sans s’y limiter, photocopie, impression ou enregistrement dans un système de
stockage et de récupération d’informations).
Pour toute information concernant l’autorisation d’utilisation ou de reproduction des matériaux de l’ICC, veuillez
contacter : Publications, 4051 West Flossmoor Road, Country Club Hills, IL 60478. Téléphone : 1-888-ICC-SAFE
(422-7233).
Marques déposées : « International Code Council » (Conseil International du Code), « International Building Code »
(Code International du Bâtiment) ainsi que les sigles « ICC », « IBC » et le logogramme ICC sont des marques
commerciales et de service de l’ICC.
24
INTRODUCTION
Les dispositions de la Partie 1 du Code National du Bâtiment d’Haïti (CNBH) pour tous les bâtiments et structures
comprennent ce Document d'Application du Code IBC d'Haïti (DAC) et le Code International du Bâtiment de 2021
(IBC). Il s'applique à tous les nouveaux et anciens bâtiments et autres structures, de toute occupation autorisée.
Les dispositions qui sont incluses, exclues, modifiées, reproduites ou commentées sont identifiées comme suit :
1. « IBC S'applique » indique que la disposition s'applique sans modification. C'est la règle par défaut, donc
elle s'applique même lorsqu'une disposition est omise - cela évite des entrées excessives. Les entrées «
IBC S'applique » redondantes sont généralement incluses pour plus de clarté, lorsque des sous-sections
adjacentes ont été modifiées.
2. « IBC Ne S'applique Pas » est utilisé pour désigner les dispositions qui ont été supprimées sans
remplacement ou modification. Cela ne se produit pas très souvent. Lorsque des dispositions IBC (ou des
codes/références standards IBC) ne sont pas appropriées pour une utilisation en Haïti, ou qu'elles doivent
être ignorées ou modifiées, les concepteurs doivent clairement identifier ces changements dans la section
des critères de conception des documents de construction du projet.
3. Le contenu protégé par le droit d'auteur de l'IBC (dispositions, tableaux, figures, équations, etc.) qui a été
reproduit à partir de l'IBC pour des raisons de commodité, pour faciliter la référence facile est désigné par
un [R] placé à la fin du titre de la disposition ou à la fin du titre du tableau/figure. La décision de reproduire
une section de l'IBC était qualitative, visant uniquement à fournir une référence rapide pour les dispositions
couramment utilisées. Cela ne change pas l'importance relative ou l'applicabilité d'autres dispositions de
l'IBC non incluses. La version reproduite en français constitue une traduction destinée à en faciliter l’accès ;
en cas de divergence ou d’incertitude technique, la version originale de l’IBC prévaut.
4. Lorsque des dispositions supplémentaires spécifiques à Haïti sont ajoutées, elles sont ajoutées à la fin du
chapitre ou de la section concernée. Pour éviter des duplications conflictuelles dans les futures versions de
l'IBC, elles sont numérotées différemment. Par exemple, une hypothétique section DAC IBC d’Haïti «
Section 2115 Maçonnerie Chaînée » pourrait entrer en conflit avec une future section IBC 2115. Ainsi, elle
devient « Section H2101 Maçonnerie Chaînée », qui apparaîtra toujours après la dernière section du
Chapitre 21 de l’IBC dans les futures versions DAC d’Haïti ou IBC.
5. Des commentaires spécifiques à Haïti pour le DAC de l'IBC sont fournis en lien avec certaines dispositions.
Ces commentaires sont indiqués par un [H] précédant le numéro du chapitre/section/figure/titre et sont
inclus dans la table des matières du DAC. Ces commentaires sont séparés des commentaires de l'IBC
2021, qui sont indiqués par un [C].
6. Les dispositions de l'IBC modifiées par ce DAC sont donc celles qui ne portent pas de modificateur,
c'est-à-dire sans [R], [H] ou modificateur de section H2101.
7. Du matériel source sélectionné provenant de l'ASCE/SEI 7-16 avec le Supplément 1 : Charges de
Conception Minimales et Critères Associés pour les Bâtiments et Autres Structures (ASCE 7-16) a été
traduit et inclus comme matériel de référence.
8. De même, du matériel source sélectionné provenant de l'ANSI/AWC WFCM-2018: Wood Frame
Construction Manual for One- and Two-Family Dwellings (2018 WFCM) a été traduit et converti au système
métrique et inclus comme matériel de référence. Le DAC IBC et certaines dispositions de la Partie 2 pour
les petits bâtiments font référence au WFCM 2018. Ainsi, ce matériel est fourni en tant que document de
référence distinct. Ce n'est pas une version complète du WFCM 2018, et les utilisateurs doivent également
consulter le WFCM 2018 lorsqu'ils se réfèrent à la Partie 2 ou à l'IBC 2021.
Les DAC ou les codes ICC personnalisés développés pour une utilisation dans d'autres pays ont généralement
constitué une traduction complète du code dans la langue locale et une conversion des unités américaines
habituelles en unités métriques. L'IBC comprend déjà des unités métriques alternatives pour la plupart de son
contenu, sauf pour quelques tableaux, donc la conversion métrique consiste principalement à supprimer les unités
américaines habituelles et à arrondir pour plus de clarté. Cette tâche substantielle n'a pas été réalisée ici, car elle
est mieux effectuée lors du développement de codes ICC personnalisés. L'IBC et tous les codes ICC incluent à la
25
fois des unités américaines habituelles et des unités métriques, ou fournissent des instructions pour la conversion
métrique. Des tableaux de conversion sont inclus à la fin de ce document.
Ce DAC est basé sur l'IBC 2021. L'IBC 2024 a été publié mais n'est pas encore largement utilisé aux États-Unis.
L'utilisation de l'IBC 2021 a permis d'inclure un plus grand nombre de contenus de référence prêts à l'emploi. Cela
permet également un accès plus large aux normes de référence telles que l'ASCE 7-16 et l'AWC 2018 WFCM.
PRÉFACE (IBC)
DÉVELOPPEMENT (IBC) [R]
Cette édition 2021 présente le code tel qu'il a été publié initialement, avec des modifications reflétées dans les
éditions de 2003 à 2018 et d'autres modifications approuvées par le processus d'élaboration du code de l'ICC
jusqu'en 2019. Une nouvelle édition comme celle-ci est promulguée tous les 3 ans.
Ce code vise à établir des dispositions qui protègent adéquatement la santé, la sécurité et le bien-être du public ;
qui n’augmentent pas inutilement les coûts de construction ; qui ne restreignent pas l'utilisation de nouveaux
matériaux, produits ou méthodes de construction ; et qui n'accordent pas de traitement préférentiel à des types ou
classes particuliers de matériaux, produits ou méthodes de construction.
TERMES EN ITALIQUE (IBC) [R]
Les termes en italique dans le texte du code, autres que les titres des documents, sont définis au chapitre 2. Les
termes sélectionnés pour être mis en italique ont des définitions que l'utilisateur doit lire attentivement pour mieux
comprendre le code. Lorsqu'elle est en italique, la définition du chapitre 2 s'applique. Si elles ne sont pas en
italique, les définitions d’usage courant s’appliquent.
Remarque : Dans les sections 1903 à 1905, les italiques indiquent des dispositions qui diffèrent de l'ACI 318.
DISPOSITION ET FORMAT (IBC)
L'IBC, comme les autres codes publiés par ICC, est disposée et organisée pour suivre des étapes séquentielles qui
se produisent généralement lors d'un examen ou d'une inspection d'un plan.
Le tableau suivant montre comment l'IBC est divisé. L'IBC contient des tableaux récapitulatifs supplémentaires de
corrélation IFC, IMC et IPC. Le synopsis de chaque chapitre du CIB a été incorporé au début de chaque chapitre
dans le DAC.
Résumé des sujets du chapitre IBC
Chapitres
Sujets
1–2
Administration et définitions
3
Classifications d'utilisation et d'occupation
4, 31
Exigences particulières pour des occupations ou des éléments spécifiques
5-6
Limites de hauteur et de superficie en fonction du type de construction
7-9
Exigences de résistance au feu et de protection
10
Conditions requises pour l'évacuation
11
Exigences spécifiques pour permettre l'utilisation et l'accès à un bâtiment pour les
personnes handicapées
12-13, 27-30
Systèmes du bâtiment, tels que l'éclairage, la CVC, les appareils de plomberie, les
ascenseurs
14-26
Composants structurels : performances et stabilité
32
Empiètement en dehors des limites de propriété
33
Mesures de sécurité pendant la construction
35
Normes référencées
Annexes A à O
Annexes
26
CHAPITRE 1 CHAMP D'APPLICATION ET ADMINISTRATION
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 1 établit les limites d'applicabilité du code et décrit comment le code doit
être appliqué et respecté. Le chapitre 1 est composé de deux parties : Partie 1 — Portée et application (sections
101 à 102) et Partie 2 — Administration et application (sections 103 à 116). la section 101 identifie les bâtiments et
les structures qui relèvent de sa compétence et fait référence à d'autres codes I, le cas échéant. Les normes et les
codes sont couverts dans la mesure indiquée (voir la section 102.4).
Ce code est destiné à être adopté en tant que document juridiquement exécutoire et il ne peut être efficace sans
des dispositions adéquates pour son administration et son application. Les dispositions du chapitre 1 établissent
l'autorité et les devoirs du responsable du code nommé par l'autorité compétente et établissent également les droits
et privilèges du concepteur professionnel, de l'entrepreneur et du propriétaire foncier. Le chapitre 1 concerne en
grande partie le maintien d'une « procédure régulière » dans l'application des critères de performance des
bâtiments contenus dans le corps du code.
PARTIE 1—PORTÉE ET APPLICATION
SECTION 101 CHAMP D'APPLICATION ET EXIGENCES GÉNÉRALES
101.1 Titre
Ce document d'application du code IBC Haïti (DAC), pris conjointement avec la version 2021 du Code international
du bâtiment, sera dénommé Partie 1 du Code national du bâtiment d'Haïti, ci-après dénommé « ce code » ou «
CNBH Partie 1 ». ».
101.2 Portée
Les dispositions de ce code s'appliquent à la construction, la modification, le déplacement, l'agrandissement, le
remplacement, la réparation, l'équipement, l'utilisation et l'occupation, l'emplacement, l'entretien, l'enlèvement et la
démolition de tout bâtiment ou structure ou de tout accessoire connecté ou attaché à ces bâtiments ou structures. .
Exceptions :
1 Maison individuelle ou bifamiliale logements et maisons de ville pas plus de trois étages au-dessus du
niveau du sol en hauteur avec un séparé moyens de sortie, et leurs structures accessoires pas plus de
trois étages au-dessus du niveau du sol en hauteur, doit être conforme à ce code ou au Code résidentiel
international.
2
Bâtiments résidentiels et commerciaux détachés d’au plus deux étages au-dessus du niveau du sol de
hauteur, et leurs structures accessoires ne dépassant pas deux étages au-dessus du niveau du sol en
hauteur, doit être conforme à ce code ou aux exigences de CNBH Partie 1.
[H] 101.2 Portée
Toutes les restrictions sur l'utilisation de la partie 2 ne sont pas décrites ici. Par exemple, la partie 2 limite le rapport
longueur/largeur du plan et les types d'occupation, restreint les irrégularités telles que les porte-à-faux ou les
exigences complexes en matière d'électricité, de plomberie ou de système d'égouts. Ces restrictions sont couvertes
dans la partie 2 et ne sont donc pas reproduites ici.
La préface décrit les trois voies vers la conformité, la partie 1 pour tous les bâtiments, ou la partie 2 ou l'IRC pour
les petits bâtiments. Notez les différentes restrictions sur le nombre d'étages pour les exceptions Partie 2 et IRC.
L'avant-propos permet également de concevoir des composants ou des systèmes de bâtiment individuels qui ne
répondent pas aux limites de la partie 2 à l'aide de la partie 1 ou à l'aide de l'IRC si cela est autorisé.
101.2.1 Annexes [R]
Les dispositions des annexes ne s’appliquent pas sauf si elles sont spécifiquement adoptées.
101.2.2 Annexes adoptées
Les annexes A à O sont adoptées avec les modifications reflétées dans le présent document de candidature.
[H] 101.2.2 Annexes adoptées
Toutes les annexes ont été adoptées dans cette version de l'IBC DAC. Les versions ultérieures peuvent
sélectionner un nombre limité ou inclure des modifications.
27
101.3 Objet [R]
Le but de ce code est d'établir les exigences minimales pour assurer un niveau raisonnable de sécurité, de santé et
de bien-être général grâce à la résistance structurelle, aux moyens d'évacuation, à la stabilité, à l'assainissement, à
l'éclairage et à la ventilation, aux économies d'énergie, et pour assurer un niveau de vie raisonnable. la sécurité et
la protection des biens contre les risques d'incendie, d'explosion ou de conditions dangereuses, et pour assurer un
niveau raisonnable de sécurité aux pompiers et aux intervenants d'urgence pendant les opérations d'urgence.
101.4 Codes référencés [R]
Les autres codes spécifiés dans les sections 101.4.1 à 101.4.7 et référencés ailleurs dans ce code doivent être
considérés comme faisant partie des exigences de ce code dans la mesure prescrite de chacune de ces
références.
[H] 101.4 Codes référencés
Il est reconnu que l'ensemble des codes ICC contiennent de nombreuses dispositions qui ne sont pas applicables
en Haïti. Cependant, il n'est pas approprié de dire simplement que tous ces éléments « ne s'appliqueront pas », ou
devront être « volontairement respectés », ou utilisés comme « éléments consultatifs », puisque certains projets
devraient s'y conformer. Par exemple, un futur nouvel hôtel de luxe en cours de conception devrait probablement
être conforme à la plupart, sinon à la plupart, des codes ICC puisque ces systèmes sont présents.
Comme décrit dans l'avant-projet, les projets non conformes aux codes ICC ou à certaines parties de l'IBC doivent
l'indiquer dans leurs critères de conception qui font partie des documents de construction en vue d'un permis de
construire. Le changement le plus courant consisterait à faire référence à la section appropriée des dispositions de
la partie 2 lorsque celles-ci fournissent des indications suffisantes. La partie 2 contient des exigences relatives aux
systèmes mécaniques, aux systèmes de plomberie, aux installations de gaz combustible, aux systèmes électriques
et à la sécurité des chantiers de construction.
La section 101.4.3 a été modifiée pour faire référence au Code national de plomberie d'Haïti, qui est basé sur l'IPC.
101.4.1 Gaz [R]
Les dispositions du Code international du gaz combustible s'appliquent à l'installation des conduites de gaz à
partir du point de livraison, des appareils à gaz et des accessoires associés tels que couverts par ce code.
Ces exigences s'appliquent aux systèmes de tuyauterie de gaz s'étendant du point de livraison jusqu'aux
connexions d'entrée des appareils ainsi qu'à l'installation et au fonctionnement des appareils à gaz
résidentiels et commerciaux et des accessoires associés.
101.4.2 Mécanique [R]
Les dispositions du Code mécanique international s'appliquent à l'installation, aux modifications, aux
réparations et au remplacement des systèmes mécaniques, y compris les équipements, appareils,
installations, accessoires et accessoires, y compris les systèmes de ventilation, de chauffage, de
refroidissement, de climatisation et de réfrigération, les incinérateurs et autres systèmes liés à l’énergie.
101.4.3 Plomberie
Les dispositions du Code National de Plomberie d'Haïti (CNPH) 2019 s'appliquent à l'installation, la
modification, la réparation et le remplacement des systèmes de plomberie, y compris les équipements,
appareils, accessoires, accessoires et accessoires, et lorsqu'ils sont connectés à un système d'eau ou
d'égouts et à tous. aspects d’un système de gaz médicaux. Les dispositions du Code international
d'évacuation des eaux usées privées s'appliquent aux réseaux privés d'évacuation des eaux usées pour
lesquels la CNPH reste silencieuse.
101.4.4 Entretien de la propriété [R]
Les dispositions du Code International de l'Entretien des Propriétés s'appliquent aux ouvrages et locaux
existants ; équipements et installations; l'éclairage, la ventilation, le chauffage des locaux, l'assainissement,
28
les risques liés à la vie et à la sécurité incendie ; responsabilités des propriétaires, des exploitants et des
occupants ; et l'occupation des locaux et des structures existants.
101.4.5 Prévention des incendies [R]
Les dispositions du Code international de prévention des incendies s'appliquent aux questions affectant ou
liées aux structures, processus et locaux contre les risques d'incendie et d'explosion résultant du stockage,
de la manipulation ou de l'utilisation de structures, matériaux ou dispositifs ; des conditions dangereuses pour
la vie, la propriété ou le bien-être public lors de l'occupation de structures ou de locaux ; et de la construction,
de l'extension, de la réparation, de la modification ou de l'enlèvement des systèmes d'extinction d'incendie,
des systèmes de gicleurs automatiques et des systèmes d'alarme ou des risques d'incendie dans la structure
ou dans les locaux d'occupation ou d'exploitation.
101.4.6 Énergie [R]
Les dispositions du Code international de conservation de l'énergie s'appliquent à toutes les questions
régissant la conception et la construction de bâtiments destinés à l'efficacité énergétique.
101.4.7 Bâtiments existants [R]
Les dispositions de l’International Existing Building Code (IEBC) s’appliquent aux questions régissant la
réparation, la modification, le changement d’usage, l’extension et le déplacement des bâtiments existants,
sauf pour les prescriptions modifiées concernant le renforcement sismique au chapitre 34.
SECTION 102 APPLICABILITÉ
102.1 Généralités [R]
En cas de conflit entre une exigence générale et une exigence spécifique, l’exigence spécifique sera applicable.
Lorsque, dans un cas spécifique, différentes sections de ce code spécifient différents matériaux, méthodes de
construction ou autres exigences, la plus restrictive prévaudra.
102.2 Autres lois
Les dispositions de ce code ne seront pas considérées comme annulant les dispositions de la loi haïtienne.
102.3 Application des références [R]
Les références aux numéros de chapitre ou de section, ou à des dispositions non spécifiquement identifiées par un
numéro, doivent être interprétées comme faisant référence à ce chapitre, section ou disposition de ce code.
102.4 Codes et normes référencés [R]
Les codes et normes référencés dans ce code doivent être considérés comme faisant partie des exigences de ce
code dans la mesure prescrite de chacune de ces références et comme réglementé plus en détail dans les sections
102.4.1 et 102.4.2.
102.4.1 Conflits [R]
En cas de conflits entre les dispositions de ce code et les codes et normes référencés, les dispositions de ce
code s'appliquent.
102.4.2 Dispositions des codes et normes référencés [R]
Lorsque l'étendue de la référence à un code ou à une norme référencé inclut un sujet qui entre dans le
champ d'application de ce code ou des codes internationaux spécifiés à la section 101.4, les dispositions de
ce code ou des codes internationaux spécifiés à la section 101.4, selon le cas, doivent ont préséance sur les
dispositions du code ou de la norme référencé.
102.5 Invalidité partielle [R]
Dans le cas où une partie ou une disposition de ce code serait jugée illégale ou nulle, cela n’aura pas pour effet de
rendre nulle ou illégale l’une des autres parties ou dispositions.
102.6 Structures existantes [R]
L'occupation légale de toute structure existant à la date d'adoption de ce code sera autorisée à se poursuivre sans
changement, sauf dans les cas spécifiquement couverts par ce code, ou si cela est jugé nécessaire par le
représentant de la municipalité locale pour la sécurité et le bien-être général de la population. les occupants et le
public.
102.6.1 Bâtiments non occupés antérieurement [R]
Un bâtiment ou une partie de bâtiment qui n'a pas été précédemment occupé ou utilisé aux fins prévues
conformément aux lois en vigueur au moment de son achèvement doit être conforme aux dispositions du
29
présent code ou du Code résidentiel international, selon le cas, pour nouvelle construction ou avec tout
permis en cours pour une telle occupation.
102.6.2 Bâtiments précédemment occupés [R]
L'occupation légale de tout bâtiment existant à la date d'adoption de ce code doit être autorisée à se
poursuivre sans changement, sauf disposition contraire spécifiquement prévue dans ce code, le Code
international de prévention des incendies ou le Code international d'entretien des propriétés, ou si cela est
jugé nécessaire par le bâtiment. responsable de la sécurité générale et du bien-être des occupants et du
public.
PARTIE 2 – ADMINISTRATION ET EXÉCUTION
IBC s'applique pas
[H] PARTIE 2 – ADMINISTRATION ET APPLICATION
Le processus d'obtention, de délivrance et d'application des permis de construire en Haïti varie de celui décrit dans
l'IBC.
Un permis de construire doit être obtenu par le demandeur auprès de la municipalité. La municipalité assure que les
informations requises, dont le titre de propriété, sont fournies dans le dossier de demande, que la construction est
conforme au code du bâtiment et que le terrain n'est pas situé dans une zone à risque ou protégée.
La municipalité doit transmettre le dossier de demande au Ministère des Travaux Publics, des Transports et de la
Communication (MTPTC) et obtenir un avis technique positif avant de délivrer le permis de construire.
Aucune construction ne peut débuter avant que le permis de construire, comprenant l'avis technique positif du
MTPTC, n'ait été délivré et que les redevances fixées par la loi n'aient été payées.
La démarche est décrite dans la partie 2 (section 0.5) du CNBH pour les petits bâtiments mais il sera aussi
approprié de se référer à cette même section de la Partie 2 (Section 0.5) pour de nombreux bâtiments. En
revanche, pour certains grands projets, les dispositions IBC peuvent être plus appropriées, même si celles-ci n'ont
pas été révisées dans l'édition CNBH 2025.
Les projets utilisant le CNBH Partie 1 ou l'IRC 2021 doivent contacter la municipalité ou le MTPTC pendant la
conception pour obtenir un accord sur les exigences spécifiques en matière d’administration et d'application.
SECTIONS 103 à 116
Ne s'applique pas
30
CHAPITRE 2 DÉFINITIONS
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Les codes, de par leur nature même, sont des documents techniques. Chaque mot,
terme et signe de ponctuation peut ajouter ou modifier le sens d’une exigence technique. Il est nécessaire de
maintenir un consensus sur la signification spécifique de chaque terme contenu dans le code. Le chapitre 2 remplit
cette fonction en indiquant clairement ce que signifient des termes spécifiques aux fins du code.
SECTION 201 GÉNÉRALITÉS
201.1 Portée [R]
Sauf indication expresse contraire, les mots et termes suivants auront, aux fins de ce code, la signification indiquée
dans ce chapitre.
201.2 Interchangeabilité [R]
Les mots utilisés au présent incluent le futur ; les mots exprimés au masculin incluent le féminin et le neutre ; le
nombre singulier comprend le pluriel et le pluriel, le singulier.
201.3 Termes définis dans d'autres codes [R]
Lorsque les termes ne sont pas définis dans ce code et sont définis dans le International Energy Conservation
Code (Code international de conservation de l'énergie), International Fuel Gas Code (le Code international du gaz
combustible), International Fire Code (le Code international de prévention des incendies), International Mechanical
Code (le Code mécanique international) or International Plumbing Code ( le Code international de plomberie), ou,
ces termes auront la signification qui leur est attribuée dans ces codes.
201.4 Termes non définis [R]
Lorsque les termes ne sont pas définis par les méthodes autorisées par la présente article, ces termes auront des
significations habituellement acceptées telles que celles que le contexte implique.
SECTION 202 DÉFINITIONS
IBC s'applique
[H] SECTION 202 DÉFINITIONS
Il faut se reporter au code IBC 2021 complet si des termes définis ne sont pas clairs. Il est recommandé que les
futures révisions du CNBH envisagent un examen approfondi des définitions du CIB dans cette section, y compris
leur traduction française et leur équivalent haïtien le cas échéant.
31
CHAPITRE 3 CLASSIFICATION DE L’ USAGE ET DE L'OCCUPATION
Note utilisateur :
À propos de ce chapitre : Le chapitre 3 prévoit la classification des bâtiments, structures et parties de ceux-ci
selon le ou les usages auxquels ils sont destinés. La section 302 identifie les groupes dans lesquels tous les
bâtiments, structures et parties de ceux-ci doivent être classés. Les sections 303 à 312 identifient les
caractéristiques d’occupation propres à chaque groupe de classification. Dans certaines sections, des
classifications spécifiques ayant des exigences communes sont organisées collectivement de sorte qu’un terme
s’applique à toutes. Par exemple, les groupes A-1, A-2, A-3, A-4 et A-5 sont des groupes individuels pour les
bâtiments de type assemblée. Le terme général « Groupe A » inclut toutefois chacun de ces groupes individuels.
Les autres groupes comprennent : Bureaux / Activités commerciales (B – Business), Établissements éducatifs (E –
Educational), Usines / Industries légères et lourdes (F-1, F-2 – Factory), Risque élevé (H-1, H-2, H-3, H-4, H-5 –
High Hazard), Institutions / Établissements institutionnels (I-1, I-2, I-3, I-4 – Institutional), Commerces / Espaces
marchands (M – Mercantile), Résidentiel (R-1, R-2, R-3, R-4 – Residential), Stockage / Entrepôts (S-1, S-2 –
Storage) et Services / Utilités (U – Utility).
Dans certaines occupations, un chiffre plus petit signifie un risque plus élevé, mais ce n’est pas toujours le cas.
La définition de l’usage des bâtiments est très importante car elle fixe le cadre pour les chapitres restants du code.
L’occupation fonctionne avec les exigences de hauteur, de superficie et de type de construction des chapitres 5 et
6, ainsi que les dispositions spéciales du chapitre 4, pour déterminer le « risque équivalent », c’est-à-dire fournir
un niveau raisonnable de protection ou de sécurité des occupants des bâtiments. La détermination du risque
équivalent implique trois considérations interdépendantes : (1) le niveau de danger d’incendie associé à
l’occupation spécifique de l’établissement ; (2) la réduction du risque d’incendie par la limitation de la superficie et
de la hauteur du bâtiment selon la charge combustible (contenus combustibles et composants constructifs
inflammables) ; et (3) le niveau de résistance globale au feu fourni par le type de construction utilisé pour le
bâtiment. Plus les dangers d’incendie potentiels sont élevés selon le groupe, moins les limites de hauteur et de
superficie autorisées pour un type de construction particulier sont élevées.
La classification des occupations joue également un rôle clé dans l’organisation et la prescription des mesures de
protection appropriées. Ainsi, les exigences seuils pour la protection contre l’incendie et les systèmes d’évacuation
sont basées sur la classification des occupations (voir chapitres 9 et 10). D’autres sections du code contiennent
également des exigences relatives à la classification des groupes de bâtiments. Par exemple, la section 706
spécifie les exigences de résistance au feu des murs coupe-feu liées à la classification des bâtiments, et la section
803.11 contient les exigences relatives aux finitions intérieures dépendant de la classification d’occupation. L’usage
de l’espace, plutôt que l’occupation du bâtiment, est utilisé pour déterminer la charge d’occupation (section 1004) et
les charges d’exploitation (section 1607).
Au cours de la vie utile d’un bâtiment, les activités dans le bâtiment évolueront et changeront. Lorsque les
dispositions du code traitent différemment certains usages, passer d’une activité à une autre ou d’un niveau
d’activité à un autre constitue, par définition, un changement d’occupation. La nouvelle occupation doit être
conforme aux dispositions applicables.
SECTION 301 CHAMP D'APPLICATION [R]
301.1 Généralités [R]
Les dispositions de ce chapitre contrôlent la classification de tous les bâtiments et structures quant à leur
occupation.
et utilisation. Différentes classifications d'occupation et d'utilisation représentent différents niveaux de danger et de
risque pour les occupants du bâtiment et les propriétés adjacentes.
[H] 301.1 Généralités
Les classifications d'occupation constituent une partie importante des codes IBC et ICC et apparaissent tout au long
du document. Les informations sur les classes d’occupation résidentielle sont reproduites ici car elles sont les plus
courantes.
Les dispositions CNBH Partie 2 autorisent une utilisation commerciale limitée des zones du rez-de-chaussée.
32
SECTION 302 CLASSIFICATION D'OCCUPATION ET DÉSIGNATION D'USAGE [R]
302.1 Classe d'occupation [R]
La classe d’occupation est la désignation formelle du but principal du bâtiment, de la structure ou d’une partie de
celle-ci. Les structures doivent être classées dans un ou plusieurs des groupes d'occupation spécifiés dans cette
section, en fonction de la nature des dangers et des risques pour les occupants du bâtiment généralement associés
à l'objectif prévu du bâtiment ou de la structure. Une zone, une pièce ou un espace destiné à être occupé à
différents moments pour des fins différentes doit respecter toutes les exigences applicables associées à ce potentiel
d’utilisation multiple. Les structures contenant plusieurs groupes d’occupation doivent se conformer à la section
508. Lorsqu'une structure est proposée à un but qui n'est pas spécifié dans cette section, cette structure doit être
classée dans l’occupation qui lui ressemble le plus, en fonction de la sécurité incendie et du risque relatif. Les toits
occupés doivent être classés dans le groupe dont l'occupation ressemble le plus, selon la sécurité incendie et le
risque relatif, et doivent se conformer à la section 503.1.4.
1. Assemblée (voir section 303) : Groupes A-1, A-2, A-3, A-4 et A-5.
2. Bureaux / Activités commerciales (voir la section 304) : Groupe B.
3. Établissements éducatifs (voir la section 305) : Groupe E.
4. Usines / Industries légères et lourdes (voir section 306) : groupes F-1 et F-2.
5. Risque élevé (voir la section 307) : Groupes H-1, H-2, H3, H-4 et H-5.
6. Institutions / Établissements institutionnels (voir section 308) : Groupes I-1, I-2, I-3 et I-4.
7. Commerces / Espaces marchands(voir la section 309) : Groupe M.
8. Résidentiel (voir section 310) : Groupes R-1, R-2, R-3 et R-4.
9. Stockage / Entrepôts (voir section 311) : Groupes S-1 et S-2.
10. Services / Utilités (voir la section 312) : Groupe U.
[H] 302.1 Classe d'occupation [R]
L'occupation du groupe Résidentiel R (section 310) et l'occupation du groupe Commerce B sont répliquées à partir
de l'IBC. Ce sont les occupations autorisées dans CNBH Partie 2 pour une partie du niveau d'entrée du
rez-de-chaussée.
302.2 Utiliser la désignation [R]
Les groupes d'occupation comprennent des usages subordonnés présentant des dangers et des risques similaires
pour les occupants des bâtiments. Les usages incluent, mais ne se limitent pas à, ces désignations fonctionnelles
spécifiées dans les descriptions de groupes d'occupation à la section 302.1. Certains usages nécessitent des
limitations et des contrôles spécifiques conformément aux dispositions du chapitre 4 et ailleurs dans ce code.
SECTION 304 BUREAUX / ACTIVITÉS COMMERCIALE B
304.1 Groupe d'activités B [R]
L'occupation du groupe Bureaux / Activités commerciales B comprend, entre autres, l'utilisation d'un bâtiment ou
d'une structure, ou d'une partie de celui-ci, pour des transactions de bureau, professionnelles ou de type service, y
compris le stockage de dossiers et de comptes. Les occupations professionnelles doivent inclure, sans s'y limiter,
les éléments suivants :
Tours de contrôle du trafic aéroportuaire
Établissements de soins ambulatoires
Cliniques vétérinaires, chenils et fourrières
Banques
Salons de coiffure et de beauté
Lavage de voiture
Administration civique
Clinique, ambulatoire
Pressing et blanchisseries : stations de retrait et de livraison et libre-service
Occupations éducatives pour les étudiants au-dessus de la 12e année, y compris laboratoires d'enseignement
supérieur
Traitement électronique des données
33
Établissements de transformation des aliments et cuisines commerciales non associés à des restaurants, cafétérias
et établissements de restauration similaires d'une superficie maximale de 2 500 pieds carrés (232 m2) dans la zone
Laboratoires : essais et recherche
Salles d'exposition de véhicules automobiles
Bureaux de poste
Imprimeries
Services professionnels (architectes, avocats, dentistes, médecins, ingénieurs, etc.)
Stations de radio et de télévision
Centraux téléphoniques
Formation et développement des compétences en dehors d'une école ou d'un programme académique (cela doit
inclure, sans toutefois s'y limiter, les centres de tutorat, les studios d'arts martiaux, la gymnastique et les utilisations
similaires, quel que soit l'âge servi, et lorsqu'ils ne sont pas classés comme occupation du groupe A)
304.2 Tours de contrôle de la circulation aéroportuaire [R]
Les tours de contrôle de la circulation aéroportuaire doivent être conformes à la section 412.2.
304.3 Établissements de soins ambulatoires [R]
Les établissements de soins ambulatoires doivent être conformes à la section 422.
304.4 Laboratoires d'enseignement supérieur [R]
Les laboratoires d'enseignement supérieur doivent être conformes à la section 428.
SECTION 310 GROUPE RÉSIDENTIEL R [R]
310.1 Groupe résidentiel R [R]
Le groupe résidentiel R comprend, entre autres, l'utilisation d'un bâtiment ou d'une structure, ou d'une partie de
celui-ci, à des fins de couchage lorsqu'il n'est pas classé comme groupe institutionnel I ou lorsqu'il n'est pas
réglementé par le Code résidentiel international. Les usages du groupe R non construits conformément aux Code
résidentiel international tel que permis par les sections 310.4.1 et 310.4.2 doivent être conformes à la section 420.
310.2 Groupe résidentiel R-1 [R]
Occupations résidentielles du groupe R-1 contenant des unités de couchage où les occupants sont principalement
transitoire dans la nature, notamment :
Pensions (transitoire) avec plus de 10 occupants
Installations de vie collective (transitoire) avec plus de 10 occupants
Hôtels (transitoire)
Motels (transitoire)
310.3 Groupe résidentiel R-2 [R]
Occupations résidentielles du groupe R-2 contenant des unités de couchage ou plus de deux unités d'habitation où
les occupants sont principalement de nature permanente, notamment :
Immeubles d'appartements
Installations de vie collective (non transitoire) avec plus de 16 occupants
Pensions (non transitoire)
Couvents
Dortoirs
Fraternités et sororités
Hôtels de monastères (non transitoires)
Unités de vie/travail
Motels et hôtel (non transitoires)
Propriétés de vacances en multipropriété
310.4 Groupe résidentiel R-3 [R]
Usages résidentiels du groupe R-3 dont les occupants sont principalement de nature permanente et non classés
dans les groupes R-1, R-2, R-4 ou I, notamment :
34
Bâtiments ne contenant pas plus de deux unités d'habitation
Établissements de soins qui offrent un hébergement à cinq personnes ou moins recevant des soins
Installations de vie collective (non transitoire) avec 16 occupants ou moins
Pensions (non transitoire)
Couvents
Dortoirs
Fraternités et sororités
Monastères
Installations de vie collective (transitoire) avec 10 occupants ou moins
Pensions (transitoire)
Maisons d'hébergement (transitoire) avec cinq ou moins chambres d'hôtes et 10 occupants ou moins
310.4.1 Établissements de soins à l'intérieur d'un logement [R]
Les établissements de soins pour cinq personnes ou moins recevant des soins et situés dans une habitation
unifamiliale sont autorisés à se conformer aux Code résidentiel international à condition qu'un système de gicleurs
automatique installé conformément à la section 903.3.1.3 ou à la section P2904 du Code résidentiel international
(IRC).
310.4.2 Maisons d'hébergement [R]
Occupé par le propriétaire maisons d'hébergement avec cinq ou moins chambres d'hôtes et 10 occupants au total
ou moins doivent être autorisés à être construits conformément aux Code résidentiel international, à condition qu'un
système de gicleurs automatique soit installé conformément à la section 903.3.1.3 ou à la section P2904 du Code
résidentiel international (IRC).
310.5 Groupe résidentiel R-4 [R]
L'occupation résidentielle du groupe R-4 doit inclure les bâtiments, les structures ou des parties de ceux-ci pour
plus de cinq mais pas plus de 16 personnes, à l'exclusion du personnel, qui résident sur un Base de 24 heures
dans un environnement résidentiel surveillé et recevoir soins de garde. Les bâtiments du groupe R-4 doivent être
classés selon l'une des conditions d'occupation spécifiées à la section 310.5.1 ou 310.5.2. Ce groupe comprendra,
sans toutefois s'y limiter, les éléments suivants :
Centres d'alcoolisme et de toxicomanie
Résidences-services
Établissements de soins collectifs
Foyers de groupe
Maisons de transition
Pensions et établissements de soins
Centres de réinsertion sociale
Les usages du groupe R-4 doivent répondre aux exigences de construction telles que définies pour le groupe R-3,
sauf disposition contraire du présent code.
310.5.1 Condition 1 [R]
Cette condition d'occupation comprend les bâtiments dans lesquels toutes les personnes recevant soins de garde,
sans aucune aide, sont capables de répondre à une situation d'urgence pour terminer l'évacuation du bâtiment.
310.5.2 Condition 2 [R]
Cette condition d'occupation comprend les bâtiments dans lesquels se trouvent des personnes recevant soins de
garde qui ont besoin d’une assistance verbale ou physique limitée pour répondre à une situation d’urgence afin de
terminer l’évacuation du bâtiment.
35
CHAPITRE 4 EXIGENCES PARTICULIÈRES DÉTAILLÉES BASÉES SUR L'USAGE ET
L'OCCUPATION
Note utilisateur :
À propos de ce chapitre : Le chapitre 4 contient les exigences pour la protection des utilisations et occupations
spéciales, qui sont complémentaires au reste du code. Le chapitre 4 contient des dispositions qui peuvent modifier
les exigences trouvées ailleurs dans le code ; cependant, les exigences générales du code s'appliquent toujours,
sauf si elles sont modifiées dans le chapitre. Par exemple, les limitations de hauteur et de superficie établies dans le
chapitre 5 s'appliquent à toutes les occupations spéciales, à moins que le chapitre 4 ne contienne des limitations de
hauteur et de superficie. Dans ce cas, les limitations du chapitre 4 remplacent celles des autres sections. Un
exemple de cela est les limitations de hauteur et de superficie pour les garages de stationnement ouverts données
dans la section 406.5.4, qui remplacent les limitations données dans les sections 504 et 506.
Dans certains cas, il peut ne pas être nécessaire d'appliquer les dispositions du chapitre 4. Par exemple, si un
bâtiment de centre commercial couvert respecte les dispositions du code pour le groupe M, la section 402 ne
s'applique pas ; cependant, d'autres sections qui traitent d'une utilisation, d'un processus ou d'une opération doivent
être appliquées à cette occupation spécifique, telles que les scènes et plateformes, les bâtiments de loisirs spéciaux
et les matériaux dangereux (sections 410, 411 et 414).
Le chapitre comprend des exigences pour les bâtiments et les conditions qui s'appliquent à un ou plusieurs
groupes, tels que les bâtiments de grande hauteur, les bâtiments souterrains ou les atriums. Les utilisations
spéciales peuvent également impliquer des occupations et opérations spécifiques, telles que pour le groupe H,
matériaux dangereux, application de finitions inflammables, salles de séchage, revêtements organiques et stockage
combustible ou salles de gaz combustible d'hydrogène, toutes coordonnées avec l'IFC. Une attention particulière
est accordée aux zones d'utilisation spéciale, telles que les bâtiments de centre commercial couvert, les
occupations liées aux véhicules à moteur, les bâtiments de loisirs spéciaux et les occupations liées à l'aviation. Des
installations spéciales au sein d'autres occupations sont également prises en compte, telles que les scènes et
plateformes, les salles de projection de films, les structures de jeux pour enfants et les refuges anti-tempête. Enfin,
afin que l'ensemble des caractéristiques de protection soit facilement compris, des considérations uniques pour des
occupations spécifiques sont abordées : groupes I-1, I-2, I-3, R-1, R-2, R-3 et R-4 ; ainsi que les établissements de
soins ambulatoires et les unités de vie/travail.
SECTION 401 CHAMP D'APPLICATION [R]
401.1 Exigences détaillées en matière d'occupation et d'utilisation [R]
En plus des exigences d'occupation et de construction de ce code, les dispositions de ce chapitre s'appliquent aux
occupations et aux usages décrits ici.
[H] 401.1 Exigences détaillées en matière d'occupation et d'utilisation [R]
Les exigences de classification professionnelle constituent une partie importante des codes IBC et ICC. Les
informations sur l’occupation résidentielle sont reproduites ici car elles sont les plus courantes.
SECTION 420 GROUPES I-1, R-1, R-2, R-3 ET R-4 [R]
420.1 Généralités [R]
Les occupations des groupes I-1, R-1, R-2, R-3 et R-4 doivent être conformes aux dispositions des sections 420.1 à
420.11 et aux autres dispositions applicables de ce code.
420.2 Murs de séparation [R]
Les murs séparant les unités d'habitation dans le même bâtiment, les murs séparant les unités de couchage dans le
même bâtiment et les murs séparant les unités d'habitation ou de couchage des autres usages qui leur sont
contigus dans le même bâtiment doivent être construits comme cloisons coupe-feu conformément à la section 708.
420.3 Séparation horizontale [R]
Les planchers séparant les logements dans les mêmes bâtiments, les planchers séparant les unités de couchage
dans le même bâtiment et les planchers séparant les logements ou les couchages des autres usages qui leur sont
36
contigus dans le même bâtiment doivent être construits comme des assemblages horizontaux conformément à la
section 711.
420.4 Système de gicleurs automatique [R]
Les usages du groupe R doivent être équipés partout d'un système de sprinkleurs automatique conformément à la
section 903.2.8. Les usages du groupe I-1 doivent être équipés partout d'un système de sprinkleurs automatique
conformément à la section 903.2.6. Des sprinkleurs automatiques à réponse rapide ou résidentielle doivent être
installés conformément à la section 903.3.2.
420.5 Systèmes d'alarme incendie et avertisseurs de fumée [R]
Des systèmes d'alarme incendie et des détecteurs de fumée doivent être fournis dans les usages des groupes I-1,
R-1 et R-2 conformément aux sections 907.2.6, 907.2.8 et 907.2.9, respectivement. Des avertisseurs de fumée à
poste unique ou multiple doivent être fournis dans les groupes I-1, R-2, R-3 et R-4 conformément à la section
907.2.11.
420.6 Barrière coupe-fumée du groupe I-1, condition 2 [R]
Des barrières coupe-fumée doivent être fournis dans le groupe I-1, condition 2 pour subdiviser chaque étage utilisé
par les personnes recevant des soins, des traitements ou dormant et pour fournir d'autres étages pouvant accueillir
50 personnes ou plus, en au moins deux compartiments anti-fumée. Ces étages doivent être divisés en
compartiments anti-fumée d'une superficie maximale de 22 500 pieds carrés (2 092 m2) et la distance parcourue
depuis n'importe quel point d'un compartiment anti-fumée jusqu'à une barrière coupe-fumée ne doit pas dépasser
200 pieds (60 960 mm). Le pare-fumée doit être conforme à la section 709.
420.6.1 Zone de refuge [R]
Des zones de refuge doivent être prévues dans chaque compartiment de fumée. La taille de la zone de refuge doit
accueillir les occupants et les bénéficiaires de soins du compartiment de fumée attenant. Lorsqu'un compartiment
de fumée est attenant à deux ou plusieurs compartiments de fumée, la superficie minimale de la zone de refuge doit
accueillir le plus grand nombre d'occupants des compartiments adjacents. La taille de la zone de refuge doit fournir
les éléments suivants :
1. Au moins 15 pieds carrés nets (1,4 m2) pour chaque bénéficiaire de soins.
2. Pas moins de 6 pieds carrés nets (0,56 m2) pour les autres occupants.
Les zones ou espaces pouvant être inclus dans le calcul de la zone de refuge sont les couloirs, les salons ou les
salles à manger et autres zones à faible risque.
420.7 Logements de résidence-services du groupe I-1 [R]
Dans les établissements du groupe I-1, où un couloir coupe-feu est prévu dans les zones où sont hébergés des
résidents de résidences-services, les espaces de vie partagés, les espaces de réunion de groupe ou les espaces
thérapeutiques polyvalents ouverts sur le couloir doivent être conformes à tous les critères suivants :
1. Les murs et les plafonds de l'espace sont construits selon les besoins des couloirs.
2. Les espaces ne sont pas occupés comme chambres de résidents, salles de traitement, utilisations
accessoires conformément à la section 509 ou utilisations dangereuses.
3. L'espace ouvert est protégé par un système de détection automatique d'incendie installé conformément à la
section 907.
4. Dans le groupe I-1, condition 1, les couloirs sur lesquels s'ouvrent les espaces sont protégés par un
système de détection automatique d'incendie installé conformément à la section 907, ou les espaces sont
équipés partout de gicleurs à réponse rapide conformément à la section 903.3.2.
5. Dans le groupe I-1, condition 2, les couloirs sur lesquels ouvrent les espaces, dans un même compartiment
de fumée, sont protégés par un système de détection automatique d'incendie installé conformément à la
section 907, ou le compartiment de fumée dans lequel se trouvent les espaces est équipé partout avec des
gicleurs à réponse rapide conformément à la section 903.3.2.
6. L'espace est aménagé de manière à ne pas gêner l'accès aux sorties requises.
420.8 Installations de cuisine du groupe I-1 [R]
Dans les usages du groupe I-1, les pièces ou espaces qui contiennent une installation de cuisine avec des
appareils de cuisson domestiques doivent pouvoir être ouverts sur le couloir lorsque tous les critères suivants sont
remplis :
1. Dans les établissements du groupe I-1, condition 1, le nombre de bénéficiaires de soins desservis par une
installation de cuisine ne doit pas dépasser 30.
37
2. Dans les établissements du groupe I-1, condition 2, le nombre de bénéficiaires de soins desservis par une
installation de cuisine et dans le même compartiment de fumée ne doit pas être supérieur à 30.
3. L'espace contenant les équipements de cuisine doit être aménagé de manière à ne pas gêner l'accès à la
sortie requise.
4. Les appareils de cuisson doivent être conformes à la section 420.9.
420.9 Appareils de cuisson domestiques [R]
Dans les usages du groupe I-1, l'installation des appareils de cuisson utilisés dans les installations de cuisine
domestiques doit être conforme à tous les éléments suivants :
1. Les types d'appareils de cuisson autorisés doivent être limités aux fours, tables de cuisson, cuisinières,
réchauds et micro-ondes.
2. Les hottes de cuisson domestiques installées et construites conformément à la section 505 du Code
mécanique international doivent être placées au-dessus des tables de cuisson ou des cuisinières.
3. Les tables de cuisson et les cuisinières doivent être protégées conformément à la section 904.14.
4. Une coupure de l'alimentation en carburant et en électricité de l'équipement de cuisson doit être prévue
dans un endroit auquel seul le personnel a accès.
5. Une minuterie doit être prévue pour désactiver automatiquement les appareils de cuisson dans un délai ne
dépassant pas 120 minutes.
6. Un extincteur portatif doit être fourni. L'installation doit être conforme à la section 906 et l'extincteur doit être
situé à une distance de 30 pieds (9 144 mm) de chaque appareil de cuisson domestique.
Exceptions :
1. Les installations de cuisine fournies dans les logements individuels des bénéficiaires de soins ne sont pas
tenues de se conformer à cette section.
2. Les tables de cuisson et les cuisinières utilisées pour la formation des bénéficiaires de soins ou les conseils
nutritionnels ne sont pas tenues d'être conformes au point 3 de cette section.
420.10 Installations de cuisine du groupe R [R]
Dans les occupations du groupe R, les appareils de cuisson utilisés pour les opérations de cuisson domestiques
doivent être conformes à la section 917.2 du Code mécanique international.
420.11 Équipements de cuisine en dortoir du groupe R-2 [R]
Les appareils de cuisson domestiques destinés à être utilisés par les résidents des dortoirs universitaires du groupe
R-2 doivent être conformes aux sections 420.11.1 et 420.11.2.
420.11.1 Appareils de cuisson [R]
Lorsqu’ils sont situés dans les dortoirs universitaires du groupe R-2, les appareils de cuisson domestiques
destinés à être utilisés par les résidents doivent être conformes à tous les éléments suivants :
1. Les types d'appareils de cuisson domestiques doivent être limités aux fours, tables de cuisson,
cuisinières, réchauds, cafetières et micro-ondes.
2. Les appareils de cuisson domestiques doivent être limités aux emplacements approuvés.
3. Les tables de cuisson et les cuisinières doivent être protégées conformément à la section 904.14.
4. Les tables de cuisson et les cuisinières doivent être équipées d'une hotte de cuisson domestique
installée et construite conformément à la section 505 du Code mécanique international.
420.11.2 Appareils de cuisson dans les chambres à coucher [R]
Les tables de cuisson, cuisinières et fours ne doivent pas être installés ou utilisés dans les chambres à coucher.
38
CHAPITRE 5 HAUTEURS ET SUPERFICIES GÉNÉRALES DES BÂTIMENTS
Note de l'utilisateur :
À propos de ce chapitre : Le chapitre 5 contient les dispositions qui régulent le type minimum de construction pour
les limites de surface et de hauteur en fonction de l'occupation du bâtiment. Des augmentations de hauteur et de
surface (y compris des tolérances pour les sous-sols, les mezzanines et les plateformes d'équipement) sont
autorisées en fonction de l'accès ouvert pour les interventions des pompiers, de la séparation et du type de
protection par gicleur fourni (Sections 503-506, 510). Ces seuils sont réduits pour les bâtiments de plus de trois
étages, conformément aux Sections 506.2.1 et 506.2.2. Les dispositions incluent la protection et/ou la séparation
des usages accessoires (Tableau 509.1), des occupations accessoires (Section 508.2) et des usages mixtes dans
le même bâtiment (Sections 506.2.2, 508.3, 508.4 et 510). Des bâtiments à surface illimitée sont autorisés dans
certaines occupations lorsqu'ils respectent des dispositions spécifiques (Section 507). Les unités de vie/travail sont
prévues à la Section 508.5.
Les tableaux 504.3, 504.4 et 506.2 sont essentiels pour établir les seuils de taille des bâtiments en fonction de leur
utilisation et des matériaux avec lesquels ils sont construits. En consultant les tableaux 504.3, 504.4 et 506.2, la
relation entre la classification des groupes, les hauteurs et surfaces autorisées et les types de construction devient
évidente. Pour chaque classification de groupe, plus la résistance au feu des éléments structurels, représentée par
le type de construction, est élevée, plus les tolérances de surface et de hauteur sont grandes. Plus les dangers
d'incendie potentiels indiqués en fonction du groupe sont élevés, plus les tolérances de hauteur et de surface pour
un type de construction particulier sont réduites. À partir de l'édition de 2015, le tableau qui contenait autrefois à la
fois la hauteur et la surface a été séparé, et ces trois nouveaux tableaux traitent les sujets individuellement. De plus,
les tableaux énumèrent les critères pour les bâtiments avec et sans systèmes de gicleurs automatiques.
SECTION 501 GÉNÉRALITÉS [R]
501.1 Portée [R]
Les dispositions de ce chapitre contrôlent la hauteur et la superficie des structures désormais érigées ainsi que les
ajouts aux structures existantes.
SECTION 502 ADRESSE DU BÂTIMENT
IBC s'applique
SECTION 503 LIMITES GÉNÉRALES DE HAUTEUR ET DE SURFACE DES BÂTIMENTS
503.1 Généralités [R]
Sauf dispositions contraires précisées au chapitre 4 ou dans le présent chapitre, la hauteur du bâtiment, le nombre
d’étages et la surface de plancher ne doivent pas dépasser les limites définies aux sections 504 et 506, en fonction
du type de construction déterminé à la section 602 et des catégories d’occupation définies à la section 302, sauf
modifications ultérieures prévues. Les dispositions relatives à la hauteur, au nombre d’étages et à la surface de
plancher sont appliquées de manière indépendante.
Aux fins de la détermination des limitations de surface, de hauteur et du type de construction, chaque portion d’un
bâtiment séparée par un ou plusieurs murs coupe-feu conformes aux exigences de la section 706 doit être
considérée comme un bâtiment distinct.
503.1.1 Établissements industriels spéciaux [R]
Bâtiments et structures conçus pour abriter des processus industriels spéciaux qui nécessitent de grandes surfaces
et des hauteurs de bâtiment pour accueillir des ponts roulants ou des machines et équipements spéciaux, y
compris, entre autres, des laminoirs ; des ateliers de fabrication de structures métalliques et de fonderies ; ou la
production et la distribution d'énergie électrique, à gaz ou à vapeur, sont exemptées de l'application des hauteur du
bâtiment, nombre d'étages et zone de construction limitations spécifiées dans les sections 504 et 506.
503.1.2 Bâtiments sur un même lot [R]
Deux bâtiments ou plus situés sur une même parcelle doivent être considérés comme des bâtiments distincts, ou
être assimilés à des parties d’un même bâtiment, à condition que la hauteur, le nombre d’étages de chaque
bâtiment et la surface de plancher cumulée respectent les limites définies aux sections 504 et 506. Dans ce cas, les
39
dispositions du présent code applicables à l’ensemble du bâtiment doivent s’appliquer à chacun des bâtiments pris
séparément.
503.1.3 Construction de type I [R]
Les bâtiments de construction de type I peuvent avoir une forme tabulaire illimitée dont les hauteurs et superficies
des bâtiments ne sont pas soumises aux exigences particulières qui autorisent les bâtiments à superficie illimitée
dans la section 507 ou les bâtiments illimités. Hauteurs du bâtiment aux sections 503.1.1 et 504.3 ou augmentés
hauteurs et superficies des bâtiments pour d'autres types de construction.
503.1.4 Toits occupés [R]
Un niveau de toit ou une partie de celui-ci peut être utilisé comme un toit occupé, à condition que l'occupation du
toit soit une occupation autorisée par le Tableau 504.4 pour l'étage immédiatement en dessous du toit. La surface
des toits occupés ne sera pas incluse dans la surface du bâtiment telle que réglementée par la Section 506. Un toit
occupé ne sera pas inclus dans la hauteur du bâtiment ou le nombre d'étages tel que réglementé par la Section
504, à condition que les toits-terrasses et autres structures de toit fermées soient conformes à la Section 1511.
Exceptions :
1. L'espace surchargé d'un toit ne sera pas limité aux occupations autorisées à l'étage immédiatement en
dessous du toit lorsque le bâtiment est entièrement équipé d'un système de sprinkleur automatique
conformément à la Section 903.3.1.1 ou 903.3.1.2 et que la notification des occupants conforme aux
Sections 907.5.2.1 et 907.5.2.3 est fournie dans la zone du toit occupé. Une notification du système de
communication vocale/d'alarme d'urgence selon la Section 907.5.2.2 doit également être fournie dans
la zone du toit occupé lorsque ce système est requis ailleurs dans le bâtiment.
2. Les occupations d'assemblage sont autorisées au niveau des toits des espaces de stationnement
ouverts de construction de Type I ou Type II, conformément à l'exception à la Section 903.2.1.6.
503.1.4.1 Éléments de clôture des zones de toit occupées [R]
Les éléments ou structures clôturant les zones de toit occupées ne doivent pas dépasser 48 pouces (1220 mm)
au-dessus de la surface du toit occupé. Exception : les toits construits conformément à la section 1511.2 et les
tours, dômes, flèches et coupoles construites conformément à la section 1511.5.
SECTION 504 HAUTEUR DU BÂTIMENT ET NOMBRE D'ÉTAGES [R]
504.1 Généralités [R]
La hauteur, en pied, et le nombre d’étages d'un bâtiment doivent être déterminés en fonction du type de
construction, de la classification d'occupation et de l'existence ou non d'un système d'arrosage automatique installé
dans tout le bâtiment.
Exception : La hauteur des bâtiments d'un étage, tels que les hangars d'avions, les hangars de peinture d'avions et
les bâtiments utilisés pour la fabrication d'avions, n'est pas limitée lorsque le bâtiment est doté d'un système
d'arrosage automatique ou d'un système d'extinction automatique d'incendie conformément au chapitre 9 et est
entièrement entouré de voies publiques d'une largeur d'au moins une fois et demie la hauteur du bâtiment.
504.1.1 Bâtiments à superficie illimitée [R]
La hauteur des bâtiments à superficie illimitée doit être conçue conformément à la section 507.
504.1.2 Dispositions particulières [R]
Les dispositions particulières de la section 510 permettent le recours à des conditions particulières qui exemptent
ou modifient les exigences spécifiques de ce chapitre concernant les hauteurs autorisées des bâtiments en fonction
de la classification d'occupation et du type de construction, à condition que la condition particulière soit conforme
aux dispositions. spécifié à la section 510.
504.2 Occupation mixte [R]
Dans un bâtiment destiné à des usages mixtes conformément à la section 508, aucune occupation individuelle ne
doit dépasser la hauteur et le nombre d’étage limites spécifiées dans cette section pour les occupations applicables.
504.3 Hauteur en pieds [R]
La hauteur maximale d’un bâtiment, exprimée en pieds, ne doit pas dépasser les limites indiquées au tableau
504.3.
40
Exception: les tours, flèches, clochers et autres structures au toit doivent être réalisées avec des matériaux
conformes au type de construction requis pour le bâtiment, sauf disposition contraire prévue à la section
1510.2.4. Ces structures ne doivent pas être utilisées pour l’habitation ou le stockage.
Elles peuvent être sans limitation de hauteur si elles sont en matériaux incombustibles, et ne doivent pas
dépasser davantage 20 pieds (6 096 mm) au-dessus de la hauteur maximale autorisée lorsque ces structures
sont réalisées en matériaux combustibles (voir le chapitre 15 pour les exigences complémentaires)..
504.4 Nombre d'étages [R]
Le nombre maximum de étages au-dessus du niveau du sol d'un bâtiment ne doit pas dépasser les limites spécifié
dans le tableau 504.4.
TABLEAU 504.3
HAUTEUR ADMISSIBLE DU BÂTIMENT EN PIEDS AU-DESSUS DU NIVEAU DU SOLa
TYPE DE CONSTRUCTION
CLASSE
D’OCCUPATION
A, B, E, F, M, S, U
Type 1
Type Il
Type Ill
A
B
A
B
A
B
A
B
C
HT
A
B
NSb
UL
160
65
55
65
55
65
65
65
65
50
40
S
UL
180
85
75
85
75
270
180
85
85
70
60
UL
160
65
55
65
55
120
90
65
65
50
40
NSc,d
UL
160
65
55
65
55
65
65
65
65
50
40
S
UL
180
85
75
85
75
140
100
85
85
70
60
NS
UL
160
65
55
65
55
65
65
65
65
50
40
75
85
75
180
120
85
85
70
60
55
65
55
65
65
65
65
50
40
Voir
Notes
bas de
page
Type IV
Type V
c,d
H-1,H-2, H-3,H-5
H-4
NS
S
d,e
I-1 Condition 1. I-3
I-1 Condition 2,I-2
I-4
Rh
S
UL
180
85
NSd,e,f
UL
160
65
S
UL
180
85
NSd,g
UL
160
65
55
65
55
65
65
65
65
50
40
S
UL
180
85
75
85
75
180
120
85
85
70
60
NSd,
UL
160
65
55
65
55
65
65
65
65
50
40
Sl3D
60
60
60
60
60
60
60
60
60
60
50
40
Sl3R
60
60
60
60
60
60
60
60
60
60
60
60
S
UL
180
85
75
85
75
270
180
85
85
70
60
Pour SI : 1 pied = 30/4,8 mm.
UL= Illimité ; NS= Bâtiments non équipés d'un système d'extinction automatique : S= Bâtiments équipés d'un système d'extinction automatique
installé conformément à la section 903.3.1.1 ; S13R= Bâtiments équipés d'un système d'extinction automatique installé conformément à la
section 903.3.1.2 ; S13D= Bâtiments équipés d'un système d'extinction automatique installé conformément à la section 903.3.1.3.
a.Voir chapitre 4 et 5 pour les exceptions spécifiques à la hauteur autorisée dans ce chapitre
b.Voir section 903.2 pour les seuils minimaux de protection par un système d'extinction automatique pour des locaux spécifiques.
c.Les nouveaux locaux du groupe H doivent être protégés par un système d'extinction automatique conformément à la section 903.2.5.
d.La valeur NS n'est utilisée que pour l'évaluation de la hauteur des bâtiments existants conformément au Code International des
Bâtiments Existants (International Existing Building Code).
e.Les nouveaux usages des groupes I-1 et I-3 doivent être protégés par un système de gicleurs automatiques conformément à la section
901.2.6. Pour les nouveaux usages du groupe 1, condition 1, voir l'exception I de la section 903.2.6.
Condition 1, voir l'exception I de la section 903.2.6.
f. Les usages nouveaux et existants du groupe 1-2 doivent être protégés par un système d'extinction automatique par eau diffusée
conformément à la section 903.2.6 et à la section 1103.5 du International Fire Code (Code international de prévention des incendies).
g.Pour les nouveaux usages du groupe I-4, voir les exceptions 2 et 3 de la section 903.2.6.
h.Les nouveaux usages du groupe R doivent être protégés par un système de gicleurs automatiques conformément à la section 903.2.8.
41
TABLEAU 504.4
NOMBRE ADMISSIBLE D’ÉTAGES AU-DESSUS DU PLAN DE RÉFÉRENCEa,b
CLASSE
D’OCCUPATION voir note
de bas de
page
NS
A-l
S
A-2
A-3
A-4
A-5
B
E
F-l
F-2
Type 1
TYPE DE CONSTRUCTION
Type III
A
B
A
A
B
Type II
A
B
UL
5
3
3
2
UL
6
4
3
4
3
NS
UL
11
3
2
3
2
3
3
2
S
UL
12
4
3
4
NS
UL
11
3
2
3
4
S
UL
12
4
3
NS
UL
11
3
2
S
UL
12
4
3
NS
UL
UL
UL
S
UL
UL
UL
NS
UL
11
S
UI.
12
NS
UL
H-2
H-3
H-4
H-5
I-1 Condition 1
I-1 Condition 2
I-2
I-3
1-4
M
HT
Type V
A
B
3
3
3
2
1
6
4
4
3
2
3
3
3
2
1
18
12
6
4
3
2
3
3
3
3
2
1
9
2
3
18
12
6
4
3
9
2
3
3
3
3
2
1
4
3
18
12
6
4
3
2
UL
UL
UL
1
1
1
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
5
3
5
3
5
5
5
5
3
2
6
4
6
4
18
12
9
6
4
3
5
3
2
3
2
3
3
3
3
1
1
3
S
UL
6
4
3
3
9
6
4
4
2
2
NS
UL
11
4
2
3
4
2
3
3
3
4
2
1
S
UL
12
5
3
4
3
10
7
5
5
3
2
NS
UL
11
5
3
4
3
5
5
5
5
3
2
S
UL
12
6
4
5
4
12
8
6
6
4
3
1
1
1
NP
NP
NP
1
1
1
1
1
NP
1
1
1
2
1
1
4
2
1
c,d
H-l
3
Type IV
B
c
NS
S
NSc,d
1
1
UL
3
2
1
2
1
UL
6
4
2
4
2
NSc,d
UL
7
5
3
5
S
UL
S
6
4
6
S
NSc,d
S
NS' '
S
4
2
2
2
3
3
3
4
4
4
3
5
5
5
5
3
2
4
8
6
6
4
3
3
3
2
4
3
3
3
3
7
2
2
2
3
3
3
NSd,e
UL
9
4
3
4
3
4
4
4
4
3
2
S
UL
10
5
4
5
4
10
7
5
5
4
3
NSd,e
UL
9
4
3
3
3
S
UL
10
5
10
6
4
4
3
2
NSd,f
UL
4
2
NP
NP
NP
S
UL
5
3
7
5
1
1
1
NP
NSd,e
UL
4
S
UL
5
d,g
NS
UL
S
UL
NS
s
3
4
3
1
1
NP
2
1
2
1
2
2
2
2
2
1
3
2
3
2
7
5
3
3
3
2
5
3
2
3
2
3
3
3
3
1
1
6
4
3
4
3
6
4
4
2
2
UL
11
4
2
4
2
4
4
4
4
3
1
IT,
12
5
3
5
3
12
8
6
5
4
2
(à suivre)
42
9
TABLEAU 504.4—suite NOMBRE ADMISSIBLE D’ÉTAGES AU-DESSUS DU PLAN DE RÉFÉRENCEa,b
CLASSE
Voir note
D’OCCUPATION de bas de
page
NSd
R-1h
R-2h
R-3h
R-4h
S-l
S-2
U
Type 1
A
B
TYPE DE CONSTRUCTION
Type III
Type II
Type IV
Type V
A
B
A
B
A
B
c
HT
4
4
4
4
4
4
4
4
5
5
5
18
12
8
5
4
4
4
4
4
4
4
UL
11
S13R
4
4
S
UL
12
5
d
NS
UL
11
4
S13R
4
4
4
S
UL
12
5
5
5
5
18
12
8
5
d
NS
UL
11
SI 3D
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
S13R
4
4
S
UL
12
5
5
5
5
18
12
5
5
NSd
UL
II
SI3D
4
4
S13R
4
4
S
UL
12
5
5
5
5
NS
UL
II
4
2
3
S
UL
12
5
4
4
NS
UL
11
5
3
4
S
UL
12
6
4
5
NS
UL
5
4
2
S
UL
6
5
3
4
4
4
4
4
4
4
4
A
B
3
2
4
3
4
3
3
2
4
3
4
3
3
3
3
3
4
4
4
4
3
2
3
2
4
3
18
12
5
5
4
3
2
4
4
4
4
3
1
4
10
7
5
5
4
2
3
4
4
4
5
4
2
4
12
8
5
6
5
3
3
2
4
4
4
4
2
1
4
3
9
6
5
5
3
2
UL = Illimité ; NP = Non Permis ; NS = bâtiments non équipés intégralement d’un système d’extinction automatique ;
S = bâtiments équipés intégralement d’un système automatique d’extinction conforme à la Section 903.3.1.1 ;
S13R = bâtiments équipés intégralement d’un système automatique d’extinction conforme à la Section 903.3.1.2 ;
S13D = bâtiments équipés intégralement d’un système automatique d’extinction conforme à la Section 903.3.1.3.
a. Voir les Chapitres 4 et 5 pour les exceptions spécifiques à la hauteur admissible dans ce chapitre.
b. Voir la Section 903.2 pour les seuils minimaux de protection par un système automatique d’extinction pour certaines utilisations spécifiques.
c. Les nouvelles occupations du Groupe H doivent être protégées par un système automatique d’extinction conformément à la Section 903.2.5.
d. La valeur NS est uniquement utilisée pour l’évaluation de la hauteur des bâtiments existants conformément à l’International Existing Building
Code.
e. Les nouvelles occupations des Groupes T-1 et I-3 doivent être protégées par un système automatique d’extinction conformément à la Section
903.2.6. Pour les nouvelles occupations du Groupe I-1, Condition 1, voir l’Exception 1 de la Section 903.2.6.
f. Les occupations nouvelles et existantes du Groupe I-2 doivent être protégées par un système automatique d’extinction conformément aux
Sections 903.2.6 et 1103.5 de l’International Fire Code.
g. Pour les nouvelles occupations du Groupe I-4, voir les Exceptions 2 et 3 de la Section 903.2.6.
h. Les nouvelles occupations du Groupe R doivent être protégées par un système automatique d’extinction conformément à la Section 903.2.8.
43
SECTION 505 MEZZANINES ET PLATEFORMES D'ÉQUIPEMENT
IBC s'applique
SECTION 506 SURFACE DES BÂTIMENTS [R]
506.1 Général [R]
La superficie de plancher d'un bâtiment doit être déterminée en fonction du type de construction, du type
d'occupation, de l'existence ou non d'un système de gicleur automatique installés dans tout le bâtiment et la
quantité de façade du bâtiment sur voie publique ou un espace ouvert.
506.1.1Bâtiments à surface illimitée [R]
Les bâtiments à surface illimitée doivent être conçus conformément à la section 507.
506.1.2Dispositions particulières [R]
Les dispositions particulières de la section 510 permettent le recours à des conditions particulières qui
exemptent ou modifient les exigences spécifiques de ce chapitre concernant les superficies autorisées des
bâtiments en fonction de la classification d'occupation et du type de construction, à condition que la condition
particulière soit conforme aux dispositions. spécifié à la section 510.
506.1.3Sous-sols [R]
Il n'est pas nécessaire d'inclure la superficie totale autorisée d'un bâtiment à condition que la superficie totale
de ce bâtiment au sous-sols ne dépasse pas la superficie autorisée pour un étage au-dessus du niveau du sol.
506.2 Détermination de la superficie autorisée [R]
La superficie permise d'un bâtiment doit être déterminée conformément aux dispositions applicables des sections
506.2.1, 506.2.2 et 506.3.
506.2.1Bâtiment à occupation unique [R]
L’aire autorisée de chaque étage d’un bâtiment à usage unique doit être déterminée conformément à l’équation
5-1 :
Aa = At + (NS × If)
(Equation 5-1)
où:
Aa = Aire autorisée (en pieds carrés)
At = Facteur tabulaire d’aire autorisée (valeur NS, S1, S13R ou S13D, selon le cas) conformément au Tableau
506.2.
NS = Facteur tabulaire d’aire autorisée conformément au Tableau 506.2 pour un bâtiment non protégé par
sprinkleurs (quelle que soit la présence de gicleurs).
If = Augmentation du facteur de surface due à la façade (en %) calculée conformément à la Section 506.3.
L’aire autorisée par étage d’un bâtiment à usage unique de trois étages maximum au-dessus du plan de référence
doit être déterminée par l’équation 5-1. L’aire totale autorisée d’un bâtiment à usage unique de plus de trois étages
au-dessus du plan de référence doit être déterminée conformément à l’équation 5-2 :
Aa = [At + (NS × If)] × Sa
où:
(Equation 5-2)
Aa = Aire autorisée (en pieds carrés)
At = Facteur tabulaire d’aire autorisée (valeur NS, S1, S13R ou S13D, selon le cas) conformément au Tableau
506.2.
NS = Facteur tabulaire d’aire autorisée conformément au Tableau 506.2 pour un bâtiment non protégé par
sprinkleurs (quelle que soit la présence de gicleurs).
If = Augmentation du facteur de surface due à la façade (en %) calculée conformément à la Section 506.3.
Sa = 3 lorsque le nombre réel d’étages au-dessus du plan de référence excède trois, ou
Sa = 4 lorsque le bâtiment est entièrement équipé d’un système de sprinkleurs automatiques conforme à la
Section 903.3.1.2.
L’aire réelle de tout plancher individuel ne doit pas dépasser l’aire autorisée calculée par l’équation 5-1.
506.2.2Bâtiments à usage mixtes [R]
L’aire autorisée de chaque étage d’un bâtiment à usages mixtes doit être déterminée conformément aux dispositions
applicables :
44
● Section 508.3.2 pour les usages non séparés.
● Section 508.4.2 pour les usages séparés.
Pour les bâtiments de plus de trois étages au-dessus du plan de référence, l’aire totale du bâtiment doit être telle que
la somme des rapports entre l’aire réelle de chaque étage et l’aire autorisée de ces étages, déterminée selon
l’équation 5-3 et les dispositions de la Section 508.1, ne dépasse pas 3 :
Aa = [At + (NS × If)]
(Equation 5-3)
où
Aa = Aire autorisée (en pieds carrés)
At = Facteur tabulaire d’aire autorisée (valeur NS, S1, S13R ou S13D, selon le cas) conformément au Tableau
506.2.
NS = Facteur tabulaire d’aire autorisée conformément au Tableau 506.2 pour un bâtiment non protégé par un
système d'extension automatique(quelle que soit la présence de gicleurs).
If = Augmentation du facteur de surface due à la façade (en %) calculée conformément à la Section 506.3.
Exception: Pour les bâtiments conçus comme des usages séparés (Section 508.4) et entièrement équipés d’un
système de gicleurs automatiques conforme à la Section 903.3.1.2, la somme des rapports ci-dessus ne doit pas
dépasser quatre.
506.2.2.1 Occupations mixtes du groupe H-2 ou H-3 [R]
Pour un bâtiment contenant des usages du groupe H-2 ou H-3, la superficie autorisée doit être déterminée
conformément à la section 508.4.2, l'augmentation du système de gicleurs s'appliquant uniquement aux
parties du bâtiment non classées dans le groupe H-2 ou H. -3.
506.3 Augmentation de la façade [R]
Tout bâtiment doit jouxter ou avoir accès à une voie publique pour bénéficier d’une augmentation du facteur de
surface liée à la façade. L’augmentation du facteur de surface doit être déterminée conformément aux Sections
506.3.1 à 506.3.3.
506.3.1Pourcentage minimum du périmètre [R]
Pour être éligible à une augmentation du facteur de surface liée à la façade, un bâtiment doit avoir au moins 25
% de son périmètre donnant sur une voie publique ou un espace ouvert. Un tel espace ouvert doit être situé sur
la même parcelle ou être dédié à un usage public, et doit être accessible depuis une rue ou une voie d’accès
incendie approuvée
45
TABLEAU 506.2 FACTEUR DE SURFACE ADMISSIBLE (A,= NS, S1, S13R, S13D ou SM, selon le cas) EN
PIEDS CARRÉESa,b
VOIR
CLASSE
NOTES DE
D’OCCUPATION BAS DE
PAGE
NS
S1
A-1
SM
A-2
A-3
A-4
TYPE DE CONSTRUCTION
Type I
Type II
A
Type III
B
A
Type IV
B
A
B
C
Type V
A
B
HT
A
B
UL
UL
UL
UL
15.500 8,500 14,000 8,500 45,000 30,000 18,750 15.000 11,500 5.500
62,000 34,000 56,000 34,000 180,000 120,000 75,000 60,000 46,000 22,000
UL
UL
46,500 25,500 42,000 25,500 135,000 90,000 56,250 45,000 34,500 16,500
NS
S1
UL
UL
UL
UL
15,500 9,500 14,000 9,500 45,000 30,000 18,750 15,000 11,500 6,000
62,000 38.000 56,000 38,000 180,000 120,000 75,000 60,000 46,000 24,000
SM
UL
UL
46,500 28,500 42.000 28,500 135,000 90,000 56,250 45,000 34,500 18,000
NS
S1
SM
UL
UL
UL
UL
UL
UL
15,500 9,500 14,000 9,500 45,000 30,000 18,750 15.000 11,500 6,000
62,000 38,000 56,000 38,000 180,000 120,000 75,000 60,000 46,000 24,000
46,500 28,500 42,000 28,500 135,000 90,000 56,250 45,000 34,500 18,000
NS
UL
UL
15,500 9,500
SJ
UL
UL
62,000 38,000 56.000 38,000 180,000 120,000 75,000 60,000 46,000 24,000
SM
UL
UL
46,500 28,500 42,000 28,500 135,000 90,000 56,250 45,000 34,500 18,000
UL
UL
UL
NS
SJ
UL
UL
UL
UL
37,500 23,000 28,500 19,000 108,000 72,000 45,000 36,000 18,000 9,000
150,000 92,000 114,000 76,000 432,000 288,000 180,000 144.000 72,000 36,000
SM
UL
UL
112,500 69,000 85,500 57,000 324,000 216,000 135,000 108,000 54,000 27,000
NS
SI
UL
UL
UL
UL
26,500 14,500 23,500 14,500 76,500 51,000 31,875 25,500 18,500 9,500
106,000 58,000 94,000 58,000 306.000 204,000 127,500 102,000 74,000 38,000
SM
UL
UL
79,500 43,500 70,500 43,500 229,500 153,000 95,625 76,500 55,500 28,500
NS
SJ
UL
UL
UL
UL
25,000 15,500 19,000 12,000 100,500 67,000 41,875 33,500 14,000 8,500
100,000 62.000 76,000 48,000 402,000 268,000 167,500 134,000 56,000 34,000
SM
UL
UL
75,000 46,500 57.000 36,000 301,500 201,000 125,625 100,500 42,000 25,500
NS
SI
SM
UL
UL
UL
UL
UL
UL
37.500 23,000 28,500 18,000 151,500 101,000 63,125 50,500 21,000 13.000
150,000 92,000 114,000 72,000 606,000 404,000 252,500 202,000 84,000 52,000
112,500 69,000 85,500 54,000 454,500 303,000 189,375 151,500 63,000 39,000
14,000 9,500
45,000 30,000 18,750 15,000 11,500 6,000
NS
A-5
B
E
F-1
F-2
H-1
H-2
S1
SM
NSc
S1
NSc
S1
SM
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
21,000 16,500 11,000 7,000
9,500
7,000
10,500 10,500 10,500 10,500 7,500
NP
21,000 16,500 11,000 7,000
9,500
7,000
10,500 10,500 10,500 10,500 7,500
3,000
NSc
H-3
H-4
H-5
S1
SM
UL
NSc,d
UL
UL
37,500 17,500 28,500 17,500 72,000 54,000 40,500 36,000 18,000 6,500
S1
UL
UL
150,000 70,000 114,000 70,000 288,000 216,000 162,000 144,000 72,000 26.000
SM
UL
UL
112,500 52,500 85,500 52,500 216,000 162,000 121,500 108,000 54,000 19,500
NSc,d
UL
UL
37,500 23,000 28,500 19,000 72,000 54,000 40,500 36,000 18,000 9,000
S1
UL
UL
150,000 92,000 114,000 76,000 288,000 216,000 162,000 144,000 72,000 36,000
SM
UL
UL
112,500 69.000 85.500 57,000 216,000 162,000 121,500 108000 54,000 27,000
60,000 26,500 14,000 17,500 13,000 25,500 25,500 25,500 25,500 10,000 5,000
(suite)
46
TABLEAU 506.2-suite
FACTEUR DE LA SUPERFICIE ADMISSIBLE (A,= NS, 51, S13R, S13D ou SM, selon le cas) EN PIED
CARRÉESa,b
VOIR
CLASSE
NOTES DE
D’OCCUPATI
BAS DE
ON
PAGE
NSd,e
I-1
I-2
I-3
I-4
M
TYPE DE CONSTRUCTION
Type I
Type II
A
B
A
Type III
B
A
B
Type IV
A
B
C
Type V
HT
A
B
UL
55,000
S1
UL
220,000 76,000 40,000 66,000 40,000 216,000 144,000 72,000 72,000 42,000 l8,000
19,000 10,000 16,500 10,000 54,000 36,000 18,000 18,000 10,500 4,500
165,000 57,000 30,000 49,500 30,000 162,000 108,000 54,000 54,000 31,500 13,500
SM
UL
NSd,f
UL
UL
15,000 11,000
S1
UL
UL
60,000 44,000 48,000 NP
144,000 96,000 48,000 48,000 38,000 NP
12,000 NP
36,000 24,000 12,000 12,000 9,500
NP
SM
UL
UL
45,000 33,000 36,000 NP
108,000 72,000 36,000 36,000 28,500 NP
NSd,e
UL
UL
15,000 10,000 10,500 7,500
36,000 24,000 12,000 12,000 7,500
S1
UL
UL
60,000 40,000 42,000 30,000 144,000 96,000 48,000 48,000 30,000 W,000
45,000 30,000 31,500 22,,500 108,000 72,000 36,000 36,000 22,500 l,5,000
5,000
SM
UL
UL
NSd,g
UL
60,500
S1
UL
121,000 106,000 52,000 94,000 52,000 306,000 204,000 102,000 I 02,000 74,000 36,000
SM
UL
181,500 79,500 39,000 70,500 39,000 229,500 153,000 76,500 76,500 55,500 27,000
NS
UL
UL
21,500 12,500 18,500 12,500 61,500 41,000 26,625 20,500 14,000 9,000
S1
UL
UL
86,000 50,000 74,000 50,000 246,000 164,000 102,500 82,000 56,000 36,000
SM
UL
UL
64,500 37,500 55,500 37,500 184,500 123,000 76,875 61,500 42,000 27,000
UL
UL
24,000 16,000 24,000 16,000 61,500 41,000 25,625 20,500 12,000 7,000
S1
UL
UL
CJ6,000 64,000 96,000 64,000 246,000 164,000 102,500 82,000 48,000 28,000
SM
NSd
UL
UL
72,000 48,000 72,000 48,000 184,500 123,000 76,875 61,500 36,000 21,000
UL
UL
24,000 16,000 24,000 16,000 61,000 41,000 25,625 20,500 12,000 7,000
UL
UL
UL
UL
96,000 64,000 96,000 64,000 246,000 164,000 102,500 82,000 48,000 28,000
72,000 48,000 72,000 48,000 184,500 123,000 76,875 61,500 36,000 21,000
UL
UL
UL
UL
24,000 16,000 24,000 16,000 61,500 41,000 25,625 20,500 12,000 7,000
S1
UL
UL
96,000 64,000 96,000 64,000 246,000 164,000 102,500 82,000 48,000 28,000
SM
UL
UL
72,000 48,000 72,000 48,000 184,500 123,000 76,875 61,500 36,000 21,000
NS
UL
48,000
26,000 17,500 26,000 17,500 76,500 51,000 31,875 25,500 14,000 9,000
S1
UL
192,000 104,000 70,000 104,000 70,000 306,000 204,000 I 27,500 102,000 56,000 36,000
SM
UL
144,000 78,000 52,500 78,000 52,500 229,500 153,000 95,625 76,500 42,000 27,000
NS
UL
79,000
S1
UL
316,000 156,000 104,000 156,000 104,000 462,000 308,000 192,500 154,000 84,000 54,000
SM
NSi
S1
UL
UL
UL
237,000 117,000 78,000 117,000 78,000 346,500 231,000 ]44,375 115,500 63,000 40,500
35,500
19,000 8,500
14,000 8,500
54,000 36,000 22,500 18,000 9,000 ,5,500
142,000 76,000 34,000 56,000 34,000 216,000 144,000 90,000 72,000 36,000 22,000
SM
UL
106,500 57,000 25,500 42,000 25,500 162,000 108,000 67,500 54,000 27,000 16,500
26,500 13,000 23,500 [3,000
76,500 51,000 25,500 25,500 18,500 9,000
d
NS
S13R
R-1h
S13R
R-2h
S1
SM
NSd
S13D
S13R
h
R-3
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
UL
S1
SM
NSd
S13D
R-4h
S-1
S-2
U
S13R
39,000 26,000 39,000 26,000 115,500 77,000 48,125 38,500 21,000 13,500
Pour SI : 1 pied carré = 0,0929 m2,
UL= Illimité ; NP= Non autorisé ; NS = Bâtiments non équipés d'un système d'extinction automatique ; S1 = Bâtiments d'un étage au
maximum au-dessus du niveau du sol équipés d'un système d'extinction automatique installé conformément à la section 903,3.1.1 ; SM
= Bâtiments de deux étages ou plus au-dessus du niveau du sol équipés d'un système d'extinction automatique installé conformément à
la section 903.3.1.1 ; S13R = Bâtiments équipés d'un système d'extinction automatique installé conformément à la section 903.3.1.2 ;
47
S13D = Bâtiments équipés d'un système d'extinction automatique installé conformément à la section 903.3,1.3.
a. Voir les chapitres 4 et 5 pour les exceptions spécifiques à la surface autorisée dans ce chapitre.
b, Voir la section 903.2 pour les seuils minimaux de protection par un système de gicleurs automatiques pour des usages spécifiques.
c, Les nouveaux usages du groupe H doivent être protégés par un système de gicleurs automatiques conformément à la section 903.2.5,
d.La valeur NS n'est utilisée que pour l'évaluation de la surface des bâtiments existants conformément à l'International Existing Building
Code.
e.Les nouveaux usages des groupes I-1 et I-3 doivent être protégés par un système de gicleurs automatiques conformément à la
section 903.2.6. Pour les nouveaux usages du groupe 1-1, condition 1, voir l'exception I de la section 903.2.6.
f. Les usages nouveaux et existants du groupe 1-2 doivent être protégés par un système de gicleurs automatiques conformément à la
section 903.2.6 et à la section 1103.5 de l'International Fire Code.
g.Pour les nouveaux usages du groupe I-4, voir les exceptions 2 et 3 de la section 903.2.6.
h.Les nouveaux usages du groupe R doivent être protégés par un système de gicleurs automatiques conformément à la section 903.2.8.
i. La superficie maximale permise pour une serre du groupe U d'un seul étage sans gicleurs est de 9 000 pieds carrés, ou la superficie
permise doit être conforme au tableau Cl02.l de l'annexe C.
TABLEAU 506.3.3 FACTEUR D'AUGMENTATION DE LA FAÇADEa
POURCENTAGE DU
PÉRIMÈTRE DU BÂTIMENT
ESPACE OUVERT (pieds)
0 à moins de 20
20 à moins de 25
25 à moins de 30
30 ou plus
de 0 à moins de 25
0
0
0
0
de 25 à moins de 50
0
0.17
0.21
0.25
de 50 à moins de 75
0
0.33
0.42
0.50
de 75 à 100
0
0.50
0.63
0.75
TABLEAU 506.3.3.1SECTION 507 BÂTIMENTSa
ESPACE OUVERT (pieds)
POURCENTAGE DU
PÉRIMÈTRE DU
BÂTIMENT
de 0 à moins de 25
30 à moins
de 35
0
0
0
0
0
0
de 25 à moins de 50
0.29
0.33
0.38
0.42
0.46
0.50
de 50 à moins r à 75
0.58
0.67
0.75
0.83
0.92
1.00
de 75 à 100
0.88
1.00
1.13
1.25
1.38
1.50
35 à moins
de 40
40 à moins
de 45
45 à moins
de 50
a. L'interpolation est autorisée.
SECTION 507 BÂTIMENTS À SURFACE ILLIMITÉE
IBC s'applique
SECTION 508 USAGE MIXTE ET OCCUPATION
IBC s'applique
SECTION 509 UTILISATIONS ACCESSOIRES
IBC s'applique
48
50 à moins
de 55
55 à moins
de 60
CHAPITRE 6 TYPES DE CONSTRUCTION
Remarque utilisateur :
À propos de ce chapitre : Le chapitre 6 établit cinq types de construction dans lesquels chaque bâtiment doit être
catégorisé. Ce chapitre examine les matériaux utilisés dans le bâtiment (combustibles ou incombustibles) et la
mesure dans laquelle les éléments du bâtiment tels que la charpente, le toit, les murs et le plancher peuvent
résister au feu. Selon le type de construction et l'élément de construction spécifique, une résistance au feu de 1 à 3
heures est spécifiée.
601.1 Portée [R]
Les dispositions du présent chapitre régissent la classification des bâtiments selon le type de construction.
SECTION 602 CLASSIFICATION DES CONSTRUCTIONS [R]
602.1 Généralités [R]
Les bâtiments et les constructions érigés ou à ériger, modifiés ou agrandis en hauteur ou en superficie doivent être
classés dans l'un des cinq types de construction défini aux sections 602.2 à 602.5. Les éléments de construction
devront avoir un degré de résistance au feu pas moins que celui spécifié dans le tableau 601 et les murs
extérieurs devront avoir un degré de résistance au feu pas moins que celui spécifié dans le tableau 705.5.
Lorsqu'il est nécessaire d'avoir un degré de résistance au feu par le tableau 601, les éléments de construction
doivent se conformer aux dispositions applicables de la section 703.2. La protection des ouvertures, des conduits
et des ouvertures de transfert d'air dans les éléments de construction ne seront pas requis à moins que d’autres
dispositions du présent code ne l’exigent.
602.1.1 Exigences minimales [R]
Un bâtiment ou une partie de bâtiment ne doit pas être tenu de se conformer aux détails d'un type de
construction supérieur à celui qui répond aux exigences minimales basées sur l'occupation, même si certaines
caractéristiques d'un tel bâtiment sont effectivement conformes à un type de construction supérieur.
602.2 Types I et II [R]
Les constructions de types I et II sont les types de construction dans lesquels les éléments de construction
spécifiés dans le tableau 601 sont constitués de matériaux incombustibles, sauf dans les cas autorisés dans la
section 603 et ailleurs dans ce code.
602.3 Type III [R]
La construction de type III est le type de construction dans lequel les murs extérieurs sont constitués de matériaux
incombustibles et à l'intérieur les éléments de construction sont constitués de tout matériau autorisé par ce code.
Bois traité ignifugé la charpente et le revêtement conformes à la section 2303.2 doivent être autorisés dans mur
extérieur assemblées d’une durée de 2 heures ou moins.
602.4 Type IV
IBC s'applique
[H] 602.4 Type IV
Remarque : La construction de type IV est le type de construction dans lequel les éléments de construction sont
en bois massif ou de matériaux incombustibles et a des indices de résistance au feu conformément au tableau
601.0
602.5 Type V [R]
La construction de type V est le type de construction dans lequel les éléments structurels, murs extérieurs et
intérieurs, sont constitués de tous les matériaux autorisés par ce code.
SECTION 603 MATÉRIAUX COMBUSTIBLES DANS LES CONSTRUCTIONS DE TYPES I ET II [R]
IBC s'applique
49
TABLEAU 601
EXIGENCES EN MATIÈRE DE RÉSISTANCE AU FEU POUR LES ÉLÉMENTS DE BÂTIMENT (HEURES)
TYPE Ill
TYPE I
TYPE II
A
B
A
B
3a,b
a;b;c
1b,c
c
O
2
1
TYPE IV
TYPE V
ÉLÉMENT DU BÂTIMENT
Cadre structurel primaire (voir section
202)
2
A
B
A
B
C
HT
A
B
1b,c
0
a
3
a
2
a
2
HT
1b,c
0
0
2
2
3
2
2
2
1
0
0
I
1
0
0
0
Murs porteurs
Extérieure,f
Intérieur
3
a
3
a
2
1
Murs et cloisons non porteurs
Extérieur
Murs et cloisons non porteurs
Intérieur
0
3
2
2
g
1/HT
Voir tableau 705.S
Voir
section
2304.11,
2
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Construction de planchers et éléments
structurels secondaires associés (voir
section 202)
2
2
I
0
I
0
2
2
2
HT
1
0
Construction de la toiture et éléments
structurels secondaires associés (voir
section 202)
1½b
1b,c
1b,c
Oc
1b,c
0
1 1/2 1
1
HT
1b,c
0
Pour SI : 1 pied = 304,8 mm.
a.Supports de toiture : Les degrés de résistance au feu de l'ossature primaire et des murs porteurs peuvent être réduits de 1 heure lorsqu'ils
supportent le toit uniquement
b.Sauf dans les établissements des groupes F-1, H, M et S-1, la protection contre l'incendie des éléments structuraux de la construction du toit
n'est pas exigée, y compris la protection des éléments structuraux primaires de l'ossature, de la charpente du toit et du platelage lorsque
chaque partie de la construction du toit est située à 20 pieds ou plus au-dessus de tout plancher situé immédiatement au-dessous. Des
éléments en bois traité ignifuge peuvent être utilisés pour ces éléments non protégés.
c.Dans tous les usages, le bois lourd conforme à la Section 2304.11 doit être autorisé pour la construction du toit, y compris les éléments de la
structure primaire, lorsqu'un degré de résistance au feu de 1 heure ou moins est exigé.
d.Pas moins que le degré de résistance au feu exigé par d'autres sections du présent code.
e.Pas moins que le degré de résistance au feu basé sur la distance de séparation (voir le tableau 705.5).
f. Pas moins que le degré de résistance au feu mentionné dans la section 704.JO.
g. Les murs porteurs en bois lourd supportant plus de deux planchers ou plus d'un plancher et d'un toit doivent avoir un degré de résistance au
feu d'au moins 1 heure.
50
CHAPITRE 7 CARACTÉRISTIQUES DE PROTECTION CONTRE LE FEU ET LA FUMÉE
IBC s'applique
Note de l'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 7 fournit des exigences détaillées pour les constructions résistantes au feu,
y compris les éléments de structure, les murs, les cloisons et les assemblages horizontaux. D'autres parties du
code décrivent les endroits où certains éléments résistant au feu sont requis. Ce chapitre précise comment ces
éléments sont construits, comment sont protégées les ouvertures dans les murs et les cloisons et comment sont
protégées les pénétrations de ces éléments.
CHAPITRE 8 FINITIONS INTÉRIEURES
IBC s'applique.
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 8 contient les exigences de performance pour contrôler la croissance du feu
et la propagation de la fumée dans les bâtiments en limitant les finitions intérieures et les matériaux décoratifs. Les
dispositions de ce chapitre exigent que les matériaux utilisés comme finitions et décorations intérieures répondent à
certains critères d'indice de propagation des flammes ou de propagation des flammes et à des critères de
développement de fumée basés sur le risque d'incendie relatif associé à l'occupation. Les performances du
matériau sont évaluées sur la base de normes de test.
CHAPITRE 9 SYSTÈMES DE PROTECTION INCENDIE
IBC s'applique
Note de l'utilisateur :[R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 9 prescrit les exigences minimales pour les systèmes d'équipement de
protection active contre l'incendie pour remplir les fonctions de détection d'un incendie, d'alerte aux occupants ou
aux pompiers d'une urgence d'incendie, de notification de masse, de détection de gaz, de contrôle de la fumée et
de contrôle ou d'extinction de l'incendie. Généralement, les exigences sont basées sur l'occupation, la hauteur et la
superficie du bâtiment, car ce sont les facteurs qui affectent le plus les capacités de lutte contre l'incendie et le
risque relatif d'un bâtiment spécifique ou d'une partie de celui-ci. Ce chapitre est parallèle et est en grande partie
reproduit dans le chapitre 9 de l'International Fire Code®.
CHAPITRE 10 MOYENS D'ÉVACUATION
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 10 fournit les critères généraux de conception des moyens d'évacuation
établis comme principale méthode de protection des personnes dans les bâtiments en permettant la relocalisation
ou l'évacuation en temps opportun des occupants du bâtiment. Un langage à la fois prescriptif et performant est
utilisé dans ce chapitre pour fournir une approche de base dans la détermination d'un système de sortie sûr pour
tous les usages. Il couvre toutes les parties du système de sortie (accès aux sorties, sorties et déchargement des
sorties) et comprend des exigences de conception ainsi que des dispositions réglementant les composants
individuels. Les exigences détaillent la taille, la disposition, le nombre et la protection des composants des moyens
d’évacuation. Les caractéristiques fonctionnelles et opérationnelles qui permettront une utilisation sûre des
composants sans connaissances ni efforts particuliers sont spécifiées.
Les exigences en matière de protection contre les sorties fonctionnent en coordination avec d'autres sections du
code, telles que la protection des ouvertures verticales (voir chapitre 7), la finition intérieure (voir chapitre 8), les
systèmes d'extinction et de détection d'incendie (voir chapitre 9) et bien d'autres. tous ayant un impact sur la
sécurité des personnes. Le chapitre 10 est subdivisé en quatre sections principales : général (sections 1003 à
1015), accès à la sortie (sections 1016 à 1021), sortie (sections 1022 à 1027) et décharge de sortie (sections 1028
à 1029). Des allocations spéciales pour les exigences particulières relatives aux espaces de rassemblement
(section 1030) et aux ouvertures d'évacuation et de sauvetage d'urgence (section 1031) complètent le chapitre. Le
51
chapitre 10 de ce code est dupliqué dans le chapitre 10 de l'International Fire Code® ; cependant, le Code
international de prévention des incendies contient une section supplémentaire sur l'entretien des moyens
d'évacuation dans les bâtiments existants.
La section 1010 a été largement réorganisée pour l'édition 2021. Pour des informations complètes, consultez le
tableau des sections déplacées dans la préface du Code international du bâtiment.
CHAPITRE 11 ACCESSIBILITÉ
IBC s'applique.
Note de l'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 11 contient des dispositions qui définissent les exigences en matière
d'accessibilité des bâtiments et de leurs sites et installations associés pour les personnes handicapées physiques.
La philosophie fondamentale du code en matière d'accessibilité est que tout doit être accessible. Cela se reflète
dans l’exigence d’applicabilité de base (voir la section 1103.1). Les exigences de portée du code abordent ensuite
les conditions dans lesquelles l’accessibilité n’est pas requise en termes d’exceptions à ce mandat général. Alors
que l'IBC contient des dispositions de portée pour l'accessibilité (par exemple, quoi, où et combien), ICC A117.1,
Bâtiments et installations accessibles et utilisables, est la norme de référence pour les dispositions techniques (en
d'autres termes, comment). Les critères d’accessibilité pour les bâtiments existants sont abordés dans
l’International Existing Building Code®. L'International Residential Code® fait référence au chapitre 11 pour les
dispositions en matière d'accessibilité ; par conséquent, ce chapitre peut être applicable aux logements couverts
par le Code résidentiel international. Les dispositions des I-Codes sont destinées à satisfaire ou dépasser les
exigences de l'exigence fédérale américaine en matière d'accessibilité trouvée dans l'Americans with Disabilities
Act et le Fair Housing Act.
Il existe de nombreux problèmes d’accessibilité qui profitent non seulement aux personnes handicapées, mais qui
apportent également un avantage tangible aux personnes non handicapées. Ce type d’exigence peut être énoncé
dans le code comme généralement applicable sans nécessairement l’identifier spécifiquement comme une question
liée à l’accessibilité. Une telle exigence serait alors considérée comme ayant été « intégrée ». Par exemple, les
alarmes visibles sont situées au chapitre 9 et les exigences en matière de moyens de sortie accessibles et de
rampes sont abordées au chapitre 10.
CHAPITRE 12 ENVIRONNEMENT INTÉRIEUR
IBC s'applique
Note de l'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 12 fournit des dispositions minimales pour l'intérieur des bâtiments –
l'environnement occupé. La ventilation, l'éclairage et le chauffage des locaux sont directement réglementés dans ce
chapitre et en conjonction avec l'International Mechanical Code® et l'International Energy Conservation Code®. La
taille minimale de la pièce, la transmission sonore maximale d’une pièce à l’autre et l’acoustique de la salle de
classe sont définies pour les établissements éducatifs.
CHAPITRE 13 EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : L'objectif du chapitre 13 est de fournir des exigences minimales de conception qui
favorisent une utilisation efficace de l'énergie dans les bâtiments. Les exigences portent sur l'enveloppe thermique
du bâtiment, la sélection des équipements de CVC et d'éclairage, ainsi que l'installation de commandes qui dictent
un fonctionnement efficace. L'utilisation efficace de l'énergie pour fournir de l'eau et de l'éclairage aux utilisateurs de
l'espace est également encouragée. Rappel sur l'élaboration du code : les propositions de modification du code de
ce chapitre seront examinées par le Comité international d'élaboration du code de conservation de l'énergie au
cours du cycle d'élaboration du code 2022 (groupe B).
52
CHAPITRE 14 MURS EXTÉRIEURS
IBC s'applique.
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 14 traite des exigences relatives aux murs extérieurs des bâtiments. Des
normes minimales pour les matériaux de revêtement mural, telles que la performance des matériaux et la
résistance au feu, l'installation des revêtements muraux et la capacité du mur à fournir une protection contre les
intempéries sont fournies. Ce chapitre contient également des limites sur les superficies et les hauteurs des
revêtements muraux combustibles en fonction des distances de séparation coupe-feu, de l'exposition à la chaleur
radiante et des caractéristiques de combustion des surfaces.
CHAPITRE 15 ASSEMBLAGES DE TOITURE ET STRUCTURES EN TOITURE
IBC s'applique.
Notes d'utilisateur :
À propos de ce chapitre : Le chapitre 15 fournit les exigences minimales pour la conception et la construction des
toitures et des structures de toiture. Les critères portent sur la barrière de protection contre les intempéries sur le
toit et, dans la plupart des cas, sur une barrière résistante au feu. Le chapitre est en grande partie de nature
normative et s'appuie sur des décennies d'expérience avec divers matériaux traditionnels, mais il reconnaît
également des produits plus récents. la section 1511 traite des structures sur les toits, qui comprennent les
penthouses, les réservoirs, les tours et les flèches. Les penthouses sur le toit plus grands que ceux prescrits dans
ce chapitre doivent être traités comme un étage en vertu du chapitre 5.
53
CHAPITRE 16 CONCEPTION STRUCTURELLE
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 16 fixe des exigences minimales de conception pour que les composants
structurels des bâtiments soient dimensionnés afin de résister aux charges qu’ils pourraient subir. De plus, ce
chapitre classe les bâtiments et les structures dans des catégories de risque correspondant à leur usage prévu. Les
charges spécifiées ainsi que les combinaisons de charges requises reposent sur des recherches et des analyses
de la performance de service des bâtiments et structures en service. L'application de ces charges, combinée au
respect des critères de performance, renforce la protection des personnes et des biens.
SECTION 1601 GÉNÉRALITÉS [R]
1601.1 Portée [R]
Les dispositions de ce chapitre régissent la conception structurelle des bâtiments, des structures et de leurs
éléments, conformément aux exigences du présent code.
[H] Chapitre 16 Conception structurelle
Le chapitre 16 de l'IBC constitue le cadre principal pour les critères de conception structurelle, avec des
références fréquentes à l’ASCE 7-16, notamment pour les exigences liées aux charges de vent et sismiques.
Cependant, l’IBC adapte ou remplace parfois l’ASCE 7 dans certains domaines, notamment la conception
structurelle générale (sections 1601 et 1604), les exigences relatives aux documents de construction (1603), les
combinaisons de charges (1605), et les charges permanentes et d'exploitation (sections 1606 et 1607), les
charges de vent (1609), les charges sismiques (1613) et autres. Le recours à l'ASCE 7 varie selon le type de
charge.- Par exemple, les surcharges sont traitées principalement dans la section 1607 de l’IBC, tandis que les
charges de vent sont couvertes par les chapitres 26 à 30 de l'ASCE 7 référencées par la section 1609.1 de l’IBC).
Les principales références sont répertoriées dans les commentaires. Les tables de référence importantes sont
présentées dans ce chapitre ; mais, il est recommandé de consulter l’IBC pour les dispositions complètes. Une
demande d’autorisation est en cours pour inclure un sous-ensemble courant de l’ASCE 7 dans le DAC.
SECTION 1602 NOTATIONS [R]
1602.1 Notations
Les notations suivantes sont utilisées dans ce chapitre :
D
Di
E
7.
F
Fa
H
= Charge permanente.
= Poids de la glace conformément au chapitre 10 de l'ASCE 7.
= Effet combiné des forces sismiques horizontales et verticales, comme défini dans la section 12.4 de l'ASCE
= Charge due aux fluides, avec pressions et hauteurs maximales bien définies.
= Charge de crue, conformément au chapitre 5 de l'ASCE 7.
= Charge due aux pressions latérales des terres, à la pression des eaux souterraines ou à la pression des
matériaux en vrac.
L = Charge d’exploitation.
Lr = Charge utile appliquée au toit.
R = Charge due à la pluie.
S = Charge de neige.
T = Effets cumulatifs des forces dues à l’autodéformation.
Vasd = Vitesse de vent de conception admissible (en mph km/h ), le cas échéant.
V = Vitesses de vent de conception de base (en mph ou km/h ) déterminées selon les figures 1609.3(1) à
1609.3(12) ou ASCE 7.
W = Charge due à la pression du vent.
Wi = Vent sur glace conformément au chapitre 10 de l'ASCE 7.
54
SECTION 1603 DOCUMENTS DE CONSTRUCTION [R]
IBC s'applique.
[H] Section 1603 Documents de construction
Comme indiqué dans l'avant-projet, il est prévu que les projets en Haïti utilisant l'IBC 2021 avec ce DAC puissent,
dans des cas raisonnables, déroger à certaines exigences de l'IBC. Cela est acceptable à condition que toutes les
exceptions et variations soient clairement mentionnées dans les documents de construction, y compris les critères
de conception structurelle décrits dans la section 1603 et dans tous les autres chapitres du DAC. Ces informations
peuvent également figurer dans la section Notes générales ou dans les critères de conception des plans pour
d'autres disciplines telles que l'architecture, la mécanique, l'électricité, etc.
SECTION 1604 EXIGENCES GÉNÉRALES DE CONCEPTION [R]
1604.1 Généralités [R]
Le bâtiment, les structures et leurs composants doivent être conçus et construits conformément aux méthodes de
conception par résistance, de facteurs de charge et de résistance, de contraintes admissibles, de conception
empirique ou de construction conventionnelle, comme le permettent les chapitres sur les matériaux applicables et
les normes de référence.
1604.2 Capacité de charge [R]
Les bâtiments et autres structures, ainsi que leurs parties, doivent être conçus et construits de manière à résister en
toute sécurité aux charges majorées dans les combinaisons de charges définies dans le présent code, sans dépasser
les états limites ultimes appropriés pour les matériaux de construction.
À titre alternatif, les bâtiments et autres structures, ainsi que leurs parties, peuvent être conçus et construits de
manière à résister en toute sécurité aux charges nominales dans les combinaisons de charges définies dans le présent
code, sans dépasser les contraintes admissibles spécifiées pour les matériaux de construction.
Les charges et forces liées aux occupations ou aux usages non prévus dans le présent chapitre doivent être soumises
à l’approbation de l’autorité compétente en matière de construction.
1604.3 Capacité d'entretien (Déflexion) [R]
Les systèmes structurels et leurs composants doivent être conçus avec une rigidité suffisante pour limiter les
déflexions (flèches), conformément au tableau 1604.3.
1604.3.1 Déflexions [R]
Les déflexions des éléments structurels ne doivent pas excéder les limites les plus strictes définies dans les
sections 1604.3.2 à 1604.3.5 ou celles spécifiées dans le tableau 1604.3.
1604.3.2 Béton armé [R]
La déflexion des éléments béton armé doit respecter les limites fixées par l'ACI 318.
1604.3.3 Acier [R]
La déflexion des éléments en acier ne doit pas dépasser celle autorisée par les normes AISC 360, AISI S100,
ASCE 8, SJI 100 ou SJI 200, selon les cas.
1604.3.4 Maçonnerie [R]
La flèche des éléments en maçonnerie doit être conforme aux valeurs maximales autorisées par le TMS 402.
1604.3.5 Aluminium [R]
La déflexion des éléments en aluminium ne doit pas excéder celle permise par le AA ADM.
1604.3.6 Limites de déflexion [R]
Les limites de déflexion de la section 1604.3.1 doivent être appliquées, sauf si des normes référencées
imposent des limites de déflexion plus restrictives pour certains éléments ou matériaux de finition.
1604.3.7 Support de verre dans la charpente [R]
La déflexion des éléments de charpente supportant le verre, sous une charge de vent correspondant à 0.6 fois
la pression des « composants et revêtements » ne doit pas dépasser les valeurs suivantes :
1. 1/175 de la portée de l'élément de charpente, pour les portées ne dépassant pas 13 pieds 6 pouces (4 115
mm).
2. 1/240 de la portée de l'élément de charpente + 1/4 de pouce (6,4 mm), pour les portées ayant une
longueur supérieure à 13 pieds 6 pouces (4 115 mm).
55
1604.4 Analyse [R]
Les effets des charges sur les éléments structurels et leurs connexions doivent être déterminés par des méthodes
d'analyse structurelle tenant compte de l'équilibre, de la stabilité générale, de la compatibilité géométrique et des
propriétés des matériaux à court et à long terme.
Les éléments susceptibles de subir des déformations résiduelles sous charges répétées doivent intégrer, dans leur
analyse, les effets des déformations supplémentaires prévues durant leur cycle de vie.
Tout système ou méthode de construction employé doit être basé sur une analyse rationnelle et fondée sur des
principes mécanique bien établis. Cette analyse doit aboutir à un schéma de descente de charge complet
permettant de transférer les charges depuis leur point d'application jusqu'aux éléments résistants.
La force latérale totale doit être répartie entre les différents éléments verticaux du système résistant aux forces
latérales, proportionnellement à leurs rigidités respectives, en tenant compte de la rigidité du système de
contreventement horizontal ou diaphragme. Des éléments rigides, non considérés comme partie intégrante du
système résistant aux forces latérales, peuvent être inclus dans les bâtiments à condition que leur impact sur le
système soit pris en compte et prévu dans la conception. Aux fins de la distribution des moment de cisaillement et
de torsion par étage, un diaphragme est considéré rigide si sa déformation latérale est inférieure ou égale à deux
fois la dérive moyenne par étage. Lorsque l'ASCE 7 l'exige, des dispositions doivent être prises pour les forces
accrues dues à la torsion provoquée par l'excentricité entre le centre d'application des forces latérales et le centre
de rigidité du système résistant aux forces latérales.
Chaque structure doit être conçue pour résister aux effets des forces spécifiées dans ce chapitre, y compris le
renversement, le soulèvement et le glissement. Lorsque le glissement est utilisé pour isoler les éléments, les effets
de friction entre les éléments coulissants doivent être inclus comme force dans l’analyse.
1604.5 Catégorie de risque [R]
Chaque bâtiment et structure se voit attribuer un catégorie de risque conformément au tableau 1604.5. Lorsqu'une
norme référencée spécifie une catégorie d'occupation, la catégorie de risque ne doit pas être inférieure à celle
indiquée pour cette occupation. Si une norme stipule que la catégorie de risque doit être conforme au tableau
1.5-1 de l'ASCE 7,, le tableau 1604.5 doit être utilisé à la place.
Exception: Les bâtiments et structures classés dans les Catégories de risque III et IV pour les tsunamis
peuvent être conformes à la section 6.4 de l'ASCE 7.
1604.5.1 Locaux à usages multiples [R]
Lorsqu'un bâtiment ou une structure accueille plusieurs usages appartenant à différentes catégories de risque,
il doit être classé selon la catégorie la plus élevée de ces usages. Pour les bâtiments ou structures
comportant des parties structurellement distinctes, chaque partie doit être classée indépendamment. Si une
partie séparée fournit un accès requis, une sortie, ou partage des éléments de sécurité avec une autre partie
ayant une catégorie de risque supérieure, les deux parties doivent être attribuées à cette catégorie de risque
plus élevée.
Exception: Lorsqu’un abri anti-tempête conçu et construit conformément à l'ICC 500, est présent dans un
bâtiment ou une structure normalement utilisé à d'autres fins, la catégorie de risque du bâtiment reste
applicable, sauf si l’abri anti-tempête est désigné comme refuge d'urgence, conformément au tableau 1604.5.
1604.6 Essais de charge in situ [R]
Le responsable du bâtiment peut exiger une analyse technique ou un essai de charge, ou les deux, pour toute
construction, lorsqu’il existe des raisons de douter de sa sécurité pour l'usage prévu. Les analyses et tests de
charge doivent être effectués conformément à la section 1708.
1604.7 Essais de charge avant construction [R]
Les matériaux et méthodes de construction qui ne peuvent pas être conçus par une analyse technique approuvée,
ou qui ne sont pas conformes aux normes référencées applicables, doivent être soumis à des essais de charge
conformément à la section 1709 ou des procédures d'essai alternatives conformes à la section 1707,.
1604.8 Ancrage [R]
Les bâtiments, autres structures, et leurs composants, doivent être dotés d'un ancrage conforme
1604.8.1 à 1604.8.3, selon les cas.
56
aux sections
1604.8.1 Généralités [R]
L'ancrage du toit aux murs et aux colonnes, ainsi que des murs et colonnes aux fondations, doit être
dimensionné pour résister aux forces de soulèvement et de glissement résultant des charges prescrites.
1604.8.2 Murs porteurs [R]
Les murs offrant une résistance verticale ou une résistance au cisaillement latéral doivent être ancrés au toit
ainsi qu’aux planchers et autres éléments de support latéral. Les connexions doivent pouvoir résister aux
forces horizontales spécifiées dans la section 1.4.4 de l'ASCE 7 pour les structures de Catégorie de
conception sismique A, et dans la section 12.11 de l'ASCE 7 pour toutes les autres catégories sismiques. Les
ancrages dans les murs en maçonnerie creuse doivent être intégrés dans des éléments renforcés du mur
avec du coulis. Voir les sections 1609 et 1613 pour les exigences relatives aux charges de vent et séismes,
respectivement.
1604.8.3 Balcons / Terrasses [R]
Lorsque les terrasses sont fixées à un mur extérieur, elles doivent être solidement ancrées à la structure
principale et conçus pour supporter les charges verticales et latérales. Les fixations doivent éviter l’usage de
clous de pied ou d’attaches amovibles. Si une fixation fiable à la structure principale du bâtiment ne peut être
vérifiée lors de l'inspection, les terrasses doivent être conçues comme autoportantes. Les fixations entre les
terrasses et les éléments en porte-à-faux des murs extérieurs doivent être conçues pour supporter :
1. Les réactions dues aux charges permanentes et d’exploitation spécifiées dans le tableau 1607.1, ou les
charges de neige spécifiées dans la section 1608, en tenant compte de la section 1605 pour toutes les
parties de la terrasse.
2. Les réactions dues aux charges permanentes et d’exploitation spécifiées dans le tableau 1607.1, ou les
charges de neige spécifiées dans la section 1608, en tenant compte de la section 1605 pour la partie en
porte-à-faux de la terrasse, et sans charge sur les autres parties de la terrasse.
1604.9 Détails relatifs au vent et aux séismes [R]
Les systèmes résistants aux forces latérales doivent satisfaire aux exigences sismiques et aux limitations
prescrites par ce code et les chapitres 11, 12, 13, 15, 17 et 18 de l'ASCE 7, même si les charges dues au vent
dépassent ceux dus aux séismes.
Exception: Les références au chapitre 14 de l'ASCE 7 ne s'appliquent pas, sauf indication contraire dans le
présent document.
1604.10 Charges sur les abris de protection contre les intempéries [R]
Les charges et combinaisons de charges appliquées aux abris de protection contre les intempéries doivent être
déterminées conformément à la norme ICC 500.
TABLEAU 1604.3 LIMITES DE FLÈCHEa,b,c,h,iI
L ou Lr
S ou Wf
D + Ld,g
Soutenant un plafond en plâtre ou stuc
l / 360
l / 360
l / 240
Soutenant un plafond sans plâtre
l / 240
l / 240
l / 180
Ne soutenant pas de plafond
l / 180
l / 180
l / 120
l / 360
-
l / 240
Avec finitions en plâtre ou stuc
-
l / 360
-
Avec d'autres finitions fragiles
-
l / 240
-
Avec des finitions souples
-
l / 120
-
Avec finitions en plâtre ou en stuc
l / 360
-
-
Avec d'autres finitions fragiles
l / 240
-
-
Avec des finitions souples
l / 120
-
-
Bâtiments agricoles
-
-
l / 180
Serres
-
-
l / 120
CONSTRUCTION
e
Éléments de toiture:
Éléments de plancher
Murs extérieurs :
b
Cloisons intérieures
Pour SI : 1 pied= 304,8 mm.
57
a. Pour les toitures et les bardages en tôle formée, la déviation de la charge totale ne doit pas dépasser l / 60. Pour les éléments de structure de
toiture secondaire supportant une toiture en tôle formée, la déviation de la charge utile ne doit pas dépasser / /150. Pour les éléments de murs
secondaires supportant un bardage métallique formé, la déviation de la charge de vent de calcul ne doit pas dépasser l / 90. Pour les toitures,
cette exception ne s'applique que lorsque les tôles ne sont pas recouvertes d'une couverture.
b. Les cloisons flexibles, pliantes et mobiles ne sont pas régies par les dispositions de la présente section. Le critère de flèche pour les cloisons
intérieures est basé sur la charge horizontale définie dans la section 1607.16.
c. Voir la section 2403 pour les supports de verre.
d. La limite de déflexion pour la combinaison de charges D+ (L+ Lr) ne s'applique qu'à la déflexion due à la composante de fluage de la déflexion
de la charge morte à long terme plus la déflexion de la charge d’exploitation à court terme. Pour le bois d'œuvre, le bois lamellé-collé structurel,
les solives en I préfabriquées en bois et les éléments en bois composite structurel qui sont secs au moment de l'installation et utilisés dans des
conditions sèches conformément à la norme ANSI/AWC NDS, la composante de fluage de la flèche à long terme peut être estimée comme
étant la flèche de la charge morte immédiate résultant de 0,5D. Pour les éléments en bois d'œuvre et en bois lamellé-collé installés ou utilisés
dans toutes les autres conditions d'humidité ou pour le bois lamellé-croisé et les panneaux structuraux en bois qui sont secs au moment de
l'installation et utilisés dans des conditions sèches conformément à la norme ANSI/AWC NDS, la composante de fluage de la déformation à long
terme peut être estimée comme la déformation immédiate sous charge morte résultant de D. La valeur de 0,5D ne doit pas être utilisée en
combinaison avec les dispositions de la norme ANSI/A WC NDS relatives à la charge à long terme.
e. Les déflexions précédentes ne garantissent pas l'absence de formation de flaques d'eau. Les toits qui n'ont pas une pente ou une cambrure
suffisante pour assurer un drainage adéquat doivent faire l'objet d'une enquête sur la formation de flaques d'eau. Voir le chapitre 8 de l'ASCE 7.
f. La charge de vent peut être égale à 0,42 fois les charges "composants et bardage" ou calculée directement en utilisant la vitesse du vent à
intervalle de retour moyen de 10 ans pour déterminer les limites de déflexion dans le tableau 1604.3. Lorsque les éléments d'ossature
supportent du verre, la limite de flèche ne doit pas dépasser celle spécifiée dans la section 1604.3.7.
g. Pour les éléments de structure en acier, la flèche due à la composante de fluage de la charge permanente à long terme peut être considérée
comme nulle.
h. Pour les éléments de structure en aluminium ou les panneaux en aluminium utilisés dans les lanterneaux et les vitrages inclinés, les toits ou les
murs des vérandas ou des couvertures de terrasse ne supportant pas le bord du verre ou des panneaux sandwich en aluminium, la déviation de
la charge totale ne doit pas dépasser l / 60. Pour les éléments structurels continus en aluminium supportant le bord du verre, la déviation de la
charge totale ne doit pas dépasser / /175 pour chaque verre ou 1/60 pour toute la longueur de l'élément, la valeur la plus stricte étant retenue.
Pour les panneaux sandwich en aluminium utilisés dans les toits ou les murs des vérandas ou des couvertures de terrasse, la déviation totale
de la charge ne doit pas dépasser l / 120.
i. I = Longueur de l'élément entre les supports. Pour les éléments en porte-à-faux, I est égal à deux fois la longueur du porte-à-faux.
58
TABLEAU 1604.5 CATÉGORIE DE RISQUE DES BÂTIMENTS ET AUTRES STRUCTURES
CATÉGORIE
DE RISQUE
NATURE DE L'OCCUPATION
I
Bâtiments et autres structures qui présentent un faible risque pour la vie humaine en cas de défaillance, y
compris, mais sans s'y limiter :
•Les installations agricoles.
•Certaines installations temporaires.
•Installations de stockage mineures.
II
Bâtiments et autres structures, à l'exception de ceux énumérés dans les catégories de risques I, III et IV.
III
Bâtiments et autres structures qui présentent un risque important pour la vie humaine en cas de défaillance,
y compris, mais sans s'y limiter :
•Les bâtiments et autres structures dont l'occupation principale est l'assemblée publique et dont le
nombre d'occupants est supérieur à 300.
•Bâtiments et autres structures contenant un ou plusieurs espaces de réunion publique, chacun ayant un
nombre d'occupants supérieur à 300 et un nombre cumulé d'occupants dans les espaces de réunion
publique supérieur à 2 500.
•Bâtiments et autres constructions abritant des établissements du groupe E ou du groupe I-4, ou une
combinaison de ces établissements, dont le nombre d'occupants est supérieur à 250.
•Bâtiments et autres structures abritant des établissements d'enseignement destinés à des élèves de
plus de la douzième année, dont le nombre d'occupants est supérieur à 500.
•Établissements du groupe I-2, condition 1, comptant au moins 50 bénéficiaires de soins.
•Établissements du groupe I-2, condition 2, ne disposant pas d'installations de chirurgie d'urgence ou de
traitement d'urgence.
•Établissements du groupe I-3.
•Tout autre établissement dont le nombre de personnes est supérieur à 5 000.
• Centrales électriques, installations de traitement de l'eau potable, installations de traitement des eaux
usées et autres installations de services publics non incluses dans la catégorie de risque IV.
•Bâtiments et autres structures non inclus dans la catégorie de risque IV contenant des quantités de
matières toxiques ou explosives qui :
•dépassent les quantités maximales autorisées par zone de contrôle conformément au tableau
307.1(1) ou 307.1(2) ou par zone de contrôle extérieure conformément au code international de
prévention des incendies ; et
•sont suffisants pour constituer une menace pour le public s'ils sont libérés.b
IV
Bâtiments et autres structures désignés comme installations essentielles, y compris, mais sans s'y limiter,
les établissements du groupe I-2, condition 2, ayant des installations de chirurgie d'urgence ou de
traitement d'urgence :
•Établissements du groupe I-2, condition 2, ayant des installations de chirurgie d'urgence ou de
traitement d'urgence.
•Établissements de soins ambulatoires disposant d'installations de chirurgie d'urgence ou de traitement
d'urgence.
•Postes de pompiers, de secours, d'ambulances et de police et garages pour véhicules d'urgence.
•Abris désignés en cas de tremblement de terre, d'ouragan ou d'autres situations d'urgence.
• Centres de préparation aux situations d'urgence, de communication et d'opérations et autres
installations nécessaires aux interventions d'urgence.
•Centrales électriques et autres installations de services publics nécessaires comme installations de
secours d'urgence pour les structures de la catégorie de risque IV.
•Bâtiments et autres structures contenant des quantités de matières hautement toxiques qui :
•dépassent les quantités maximales autorisées par zone de contrôle, comme indiqué dans le tableau
307.1(2), ou par zone de contrôle extérieure, conformément au Code international de prévention
des incendies ; et
•sont suffisantes pour constituer une menace pour le public si elles sont libéréesb
•Tours de contrôle de l'aviation, centres de contrôle du trafic aérien et hangars d'aviation d'urgence.
•Bâtiments et autres structures ayant des fonctions critiques pour la défense nationale.
•Installations de stockage d'eau et structures de pompage nécessaires au maintien de la pression de
l'eau pour l'extinction des incendies.
a.Aux fins du calcul du nombre d'occupants, les usages pour lesquels le tableau 1004.5 exige des calculs de surface de
plancher brute doivent être remplacés par des surfaces de plancher nettes pour déterminer le nombre total
d'occupants.
b.Lorsque cela est approuvé par le responsable de la construction, la classification des bâtiments et autres structures
dans la catégorie de risque III ou IV sur la base de leurs quantités de matières toxiques, hautement toxiques ou
explosives peut être ramenée à la catégorie de risque II, à condition qu'il puisse être démontré, par une évaluation des
dangers conforme à la section 1.5.3 de l'ASCE 7, qu'un rejet de matières toxiques, hautement toxiques ou explosives
n'est pas suffisant pour constituer une menace pour le public.
59
60
SECTION 1605 COMBINAISONS DE CHARGES [R]
[H] Section 1605 Combinaisons de charges
L'IBC propose
des combinaisons de charges basées sur la contrainte admissible, qui peuvent être
particulièrement pertinentes dans certains cas, par exemple pour évaluer les exigences de renversement des
fondations. La section 1605 de IBC, ainsi que certaines parties du chapitre 2 de l’ASCE 7, sont fournies à titre de
référence.
1605.1 Généralités [R]
Les bâtiments, autres structures, et leurs composants doivent être conçus pour résister aux combinaisons de
charges de résistance définies dans la section 2.3 de l'ASCE 7, aux combinaisons de charges en contraintes
admissibles spécifiées dans la section 2.4 de ASCE 7, ou aux combinaisons de charges alternatives en
contraintes admissibles décrites dans la section 1605.2.
Exceptions :
1.
Les modifications apportées aux combinaisons de charges spécifiées dans les sections 2.3 et 2.4 de
l’ASCE 7 et dans la Section 1605.2 de l’IBC, telles qu’indiquées dans les chapitres 18 et 19 de l’ASCE 7,
s'appliquent.
2.
Lorsque les combinaisons de charges de contraintes admissibles de la section 2.4 de l'ASCE 7 sont
utilisées, les charges de neige sur un toit plat de 30 lb/pi2 (1,44 kN/m2) et des surcharges de toit de 30
lb/pi2 (1,44 kN/m2) ou moins ne nécessitent pas d’être combinées avec une charge sismique. Si la charge
de neige dépasse 30 lb/pi2 (1,44 kN/m2), 20% de cette charge doivent être combinés avec les charges
sismiques.
3.
Pour les combinaisons de charges de contraintes admissibles de l'ASCE 7, Section 2.4, les charges au
crochet de grue n'ont pas besoin d'être combinées avec les charges d'exploitation de toiture ni avec plus de
trois quarts de la charge de neige ou la moitié des charges de vent.
1605.1.1 Stabilité [R]
Quel que soit le type de combinaisons de charges utilisées pour la conception en résistance, la stabilité
globale de la structure (contre le renversement, le glissement et la flottabilité) doit est vérifiée. L'utilisation des
combinaisons de charges spécifiées dans les sections 2.3 et 2.4 de l'ASCE 7, ainsi que dans la section 1605.2
de l’ IBC est autorisée. Lorsque les combinaisons de charges spécifiées dans la section 2.3 de l’ASCE 7 sont
utilisées, les facteurs de réduction de résistance du sol doivent être établis par un professionnel agréé. La
stabilité des murs de soutènement doit être vérifiée conformément aux exigences de la section 1807.2.3.
1605.2 Combinaisons alternatives de charges de calcul de contraintes admissibles [R]
En remplacement des combinaisons de charges de la section 2.4 de l'ASCE 7, les structures et leurs composants
peuvent être conçues pour les effets les plus critiques résultant des combinaisons suivantes. Lors de l’utilisation de
ces combinaisons alternatives de charges de contrainte admissibles incluant les charges de vent ou sismiques, il
est possible d’augmenter les contraintes admissibles ou de réduire les charges, si autorisé par les chapitres sur les
matériaux de ce code ou les normes référencées.. Pour les combinaisons de charges incluant les effets combinés
des charges mortes et de vent, seuls deux tiers de la charge permanente minimale présente lors d'un événement
de vent de conception doivent être pris en compte. Lors de l’utilisation de ces combinaisons de charges
alternatives pour évaluer le glissement, le renversement et la portance à l'interface sol-structure, la réduction de
renversement des fondations spécifiée dans la section 12.13.4 de l'ASCE 7 ne doit pas être appliquée. En utilisant
ces combinaisons pour dimensionner les fondations en tenant compte des charges sismiques, l’effet de charge
sismique vertical , ETv, dans l'équation 12.4-4 de l'ASCE 7, peut être considéré nul. Lorsque l'ASCE 7 (chapitres 12,
13 et 15) l'exige, les combinaisons de charges intégrant la surrésistance de la section 2.3.6 de l'ASCE 7 doivent
être utilisées.
D + L + (Lr ou S ou R)
D + L + 0.6W
(Equation 16-1)
(Equation 16-2)
D + L + 0.6W + S/2
(Equation 16-3)
D + L + S + 0.6W/2
(Equation 16-4)
D + L + S + E/1.4
(Equation 16-5)
0.9D + E/1.4
(Equation 16-6)
61
Exceptions :
1. Les charges au crochet de grue ne doivent pas être combinées avec les charges d'exploitation de toiture
ni avec plus de trois quarts de la charge de neige ou la moitié de la charge de vent.
2. Les charges de neige sur toit plat de 30 lb/pi2 (1,44 kN/m2) ou moins, ainsi que les charges d'exploitation
de toiture de 30 lb/pi2 (1,44 kN/m2) ou moins, ne doivent pas être nécessairement combinées avec les
charges sismiques. Si les charges de neige sur un toit plat dépassent 30 lb/pi2 (1,44 kN/m2), 20% de
cette charge doivent être combinées avec les charges sismiques.
SECTION 1606 CHARGES PERMANENTES [R]
[H] Section 1606 Charges permanentes
Toute la section 1606 du DAC a été incluse. Cependant, elle manque de spécificité, c'est pourquoi des informations
supplémentaires sur les poids des matériaux de construction courants sont fournies en l'annexe 3. A noter que la
section 1606 de l’IBC ne fait pas spécifiquement référence à l'ASCE 7 pour les charges permanentes.
1606.1 Généralités [R]
Les Charges permanentes sont définies comme les charges spécifiées au chapitre 2 de ce code. Elles doivent
être considérées comme constantes.
1606.2 Poids des matériaux de construction [R]
Aux fins de conception, les poids réels des matériaux de construction doivent être utilisés. En l'absence
d'informations précises, les valeurs retenues doivent être approuvées par le responsable du bâtiment.
1606.3 Poids des équipements de service fixe [R]
Lors de la détermination des charges permanentes pour la conception, le poids de l'équipement de service fixe, y
compris le poids maximum de son contenu, doit être inclus. Les éléments variables de l'équipement, tels que le
contenu liquide et les plateaux mobiles, ne doivent pas être utilisés pour contrecarrer les forces entraînant des
conditions de renversement, de glissement et de soulèvement conformément à la section 1.3.6 de l'ASCE 7.
Exceptions :
1. Lorsque les effets de charge sont causés par des éléments variables, ceux-ci peuvent être utilisés pour
contrebalancer ces effets. Dans ce cas, la structure doit être conçue pour résister aux effets de charge
avec et sans ces éléments variables.
2. Pour le calcul des effets des charges sismiques , les éléments variables des équipements de service
fixes, tels que le contenu liquide et les plateaux mobiles, ne doivent pas excéder les niveaux attendus en
fonctionnement normal.
1606.4 Systèmes de panneaux photovoltaïques [R]
Le poids des systèmes de panneaux photovoltaïques, y compris leur support et tout lest, doit être considéré
comme une charge permanente.
1606.5 Toitures végétalisées et paysagères [R]
Le poids de tous les matériaux utilisés pour les toitures végétalisées et paysagères doit être considéré comme
charge permanente. Ce poids doit être calculé en tenant compte à la fois des matériaux de sol et de drainage
saturés et secs afin de déterminer les effets de charge les plus contraignants sur la structure.
SECTION 1607 CHARGES D’EXPLOITATION
[H] Section 1607 Charges d'exploitation
La section 1607 de l'IBC ne fait pas référence à l'ASCE 7 pour les charges d’exploitation, à l'exception de la section
1607.9 (charges sur les mains courantes, garde-corps, barres d'appui et sièges), la section 1607.10 (barrières de
véhicules) et la section 1607.17 (échelles fixes). La plupart des dispositions de la section 1607 sont incluses, sauf
lorsque l'IBC est spécifiquement requis.
1607.1 Généralités [R]
Les charges d'exploitation sont définies au chapitre 2 de ce code.
62
1607.2 Charges non spécifiées [R]
Pour les occupations ou utilisations non couvertes par la section 1607, la charge d'exploitation doit être déterminée
conformément à une méthode approuvée par l'autorité en charge des bâtiments.
1607.3 Charges D'exploitation uniformes [R]
Les charges d'exploitation utilisées dans la conception de bâtiments et autres structures doivent correspondre aux
charges maximales prévues pour l’usage ou l'occupation, mais ne doivent pas être inférieures aux charges
minimales uniformément réparties indiquées dans le tableau 1607.1.
1607.4 Charges d'exploitation concentrées [R]
Les planchers, toits et autres surfaces similaires doivent être conçus pour supporter soit les charges d'exploitation
prescrites à la section 1607.3, soit les charges d'exploitation concentrées indiquées dans le tableau 1607.1, selon
celle qui génère les effets de charge les plus importants. Sauf indication contraire, la charge concentrée doit être
supposée uniformément répartie sur une surface de 2,5 pi x 2,5 pi (762 mm sur 762 mm) et placée de manière à
maximiser les effets de charge sur les éléments structurels.
1607.5 Charges des cloisons [R]
Dans les immeubles de bureaux et autres bâtiments où les cloisons peuvent être déplacées, le poids des cloisons
doit être pris en compte, que celles-ci soient ou non indiquées sur les plans de construction, sauf si la charge
d'exploitation spécifiée est de 80 psf (3,83 kN/m2) ou plus. La charge des cloisons ne doit pas être inférieure à une
charge d'exploitation répartie uniformément de 15 psf (0,72 kN/m2).
1607.6 Héliports
IBC s'applique
1607.7 Garages pour véhicules de tourisme
IBC s'applique
1607.8 Chargements de véhicules lourds
IBC s'applique
1607.9 Charges sur les mains courantes, garde-corps, barres d'appui et sièges [R]
Les mains courantes et gardes-corps doivent être conçus pour répondre aux conditions de charge structurelle
spécifiées à la section 1607.9.1. Les barres d'appui, sièges de douche et bancs accessibles doivent être conçus et
construits selon les conditions de charge structurelle énoncées dans la section 1607.9.2.
1607.9.1 Mains courantes et garde-corps [R]
Les mains courantes et gardes-corps doivent être conçus pour résister à une charge linéaire de 50 lb/pi (0,73
kN/m), conformément à la section 4.5.1.1 de l'ASCE 7. Les gardes-corps et rampes en verre doivent respecter
les dispositions de la section 2407.
Exceptions :
1. Pour les habitations unifamiliales et bifamiliales, seule la charge concentrée requise par la section
1607.9.1.1 doit être appliquée.
2. Dans les établissements des groupes I-3, F, H et S, pour les espaces non accessibles au public et
comptant moins de 50 occupants, la charge minimale doit être de 20 lb/pi (0,29 kN/m).
1607.9.1.1 Charge concentrée [R]
Les mains courantes et gardes-corps doivent être conçus pour résister à une charge concentré de 200 lb (0,89
kN) conformément à la section 4.5.1 de l'ASCE 7.
1607.9.1.2 Charges des éléments de protection [R]
Les balustres, panneaux de remplissage et autres éléments de protection, à l'exception de la main courante et
du rail supérieur, doivent être dimensionnés pour résister à une charge concentrée de 50 lb (0,22 kN)
conformément aux exigences de la section 4.5.1.2 de l'ASCE 7.
1607.9.2 Barres d'appui, sièges de douche et bancs accessibles [R]
Les barres d'appui, sièges de douche et bancs accessibles doivent être conçus pour résister à une charge
concentrée de 250 lb (1,11 kN) appliqué dans n'importe quelle direction en tout point, de façon à produire les
effets de charge maximaux e.
63
1607.10 Barrières pour véhicules
IBC s'applique
1607.11Charges d'impact
IBC s'applique
1607.12 Réduction des charges uniformes [R]
A l’exception des charges d'exploitation uniformes appliquées aux toits, toutes les autres charges minimales
uniformes , Lo, définies dans le tableau 1607.1 peuvent être réduites conformément aux sections 1607.12.1 et
1607.12.2. Les charges d'exploitation uniformes sur les toits peuvent être réduites conformément à la section
1607.14.2.
1607.12.1 Réduction uniforme de base des surcharges [R]
Sous réserve des limitations des sections 1607.12.1.1 à 1607.12.1.3 et du tableau 1607.1, les éléments de
structure ayant une surface contributive, .KLLAT , de 400 pi2 (37,16 m2) ou plus peuvent être dimensionnés
comme une charge d’exploitation uniformément répartie réduite, L, selon l'équation suivante :
où:
L = Charge d’exploitation réduite par pied carré de la surface soutenue par l’élément de structure .
Lo= Charge d’exploitation non réduite par pied carré de la surface soutenue par l’élément de structure (voir
tableau 1607.1).
KL.L. = Facteur de charge d’exploitation (voir tableau 1607.12.1).
AT = Surface contributive , en pieds carrés (pi2).
L ne doit pas être inférieure à 0,50Lo pour les éléments supportant un seul étage, et L ne doit pas être
inférieure à 0,40Lo pour les éléments supportant deux étages ou plus.
TABLEAU 1607.12.1 FACTEUR D'ÉLÉMENT DE CHARGE D’EXPLOITATION, KL.L.
Element
Colonne intérieure
Colonne extérieure sans dalle à porte-à-faux
Colonnes de rive avec dalles en porte-à-faux
Colonnes d'angle avec dalles en porte-à-faux
Poutres de rive sans dalles en porte-à-faux
Poutres intérieures
Éléments non identifiés précédemment, y
compris :
Poutres de rive avec dalles en porte-à-faux
Poutres en porte-à-faux
Dalles unidirectionnelles
KL.L
4
4
3
2
2
2
1
Dalles à double sens
Éléments ne prévoyant pas de transfert de
cisaillement continu par rapport à leur portée
1607.12.1.1 Dalles unidirectionnelles [R]
La surface tributaire, AT, à utiliser dans l'équation 16-7 pour les dalles unidirectionnelles ne doit pas
dépasser une surface définie par la portée de la dalle multipliée par une largeur perpendiculaire à cette
portée, égale à 1,5 fois la portée de la dalle.
64
1607.12.1.2 Charges d’exploitation [R]
Les charges d'exploitation dépassant 100 psf (4,79 kN/m2) ne doivent pas être réduites.
Exceptions :
1. Les charges d'exploitation pour les éléments supportant deux étages ou plus peuvent être réduites
jusqu’à un maximum de 20%, mais la charge d'exploitation ne doit pas être inférieure à L tel que
calculé dans la section 1607.12.1.
2. Pour des utilisations autres que le stockage, des réductions supplémentaires des charges
d’exploitation sont autorisées, sous réserve d’approbation, lorsque le professionnel agréé démontre
qu'une approche rationnelle a été appliquée et que ces réductions sont justifiées.
1607.12.1.3 Garages pour véhicules de tourisme [R]
Les charges d'exploitation ne doivent pas être réduites dans les garages de véhicules de tourisme.
Exception: Les charges d'exploitation pour les éléments supportant deux étages ou plus peuvent être
réduites d'au plus 20% , mais la charge d’exploitation ne doit pas être inférieure à L, tel que calculé dans
la section 1607.12.1.
1607.12.2 Autre réduction uniforme des charges
IBC s'applique
1607.13 Répartition des charges au sol [R]
Lorsque des charges d'exploitation uniformes sont appliquées d sur des éléments structurels disposés de manière
à créer une continuité, les charges minimales appliquées doivent inclure les charges permanentes totales sur
toutes les travées, combinées avec les charges d'exploitation sur certaines travées pour produire l’effet de
charge maximal à chaque emplacement concerné. Les charges d'exploitation au sol peuvent être réduites
conformément à la section 1607.12.
1607.14 Charges sur les toits [R]
Les supports structurels des toits et autres éléments exposés doivent être conçus pour résister aux charges de
vent et, le cas échéant, aux charges de neige et de tremblement de terre, en plus des charges permanentes et
des charges d'exploitation appropriées spécifiées dans cette section ou dans le tableau 1607.1. Les charges
d'exploitation appliquées sur une surface inclinée sont supposées agir verticalement sur la projection horizontale
de cette surface.
1607.14.1 Répartition des charges sur le toit [R]
Lorsqu’une charge uniforme de toiture est réduite à moins de 20 psf (0,96 kN/m2) conformément à la section
1607.14.2.1 et appliquée aux éléments de charpente disposés de manière continue, , la charge d’exploitation
de toiture réduite doit être appliqué soit aux travées adjacentes, soit à des travées alternées, en fonction de
l’option produisant l’effet de charge le plus défavorable. Voir la section 1607.14.2 pour les réductions minimales
des charges d’exploitation de toiture et la section 7.5 de l'ASCE 7 pour le chargement partiel dû à la neige.
1607.14.2 Réduction des charges uniformes de toiture [R]
Les charges d'exploitation minimales uniformément réparties pour les toits et les chapiteaux, Lle, dans le tableau
1607.1, peuvent être réduites conformément à la section 1607.14.2.1.
1607.14.2.1 Toits, auvents et marquises standards [R]
Les toits standards (plats, inclinés et courbes), ainsi que les auvents et marquises autres que ceux en tissu
supportés par une structure à ossature, peuvent être conçus pour une charge uniforme réduite de toiture, Lr,
comme spécifié dans les équations suivantes ou dans d'autres combinaisons de charges conformes à la section
1605, selon l’option produisant l’effet de charge le plus élevé.
Pour des structures telles que les serres, où un échafaudage spécial est utilisé comme plateforme pour les
travailleurs et les matériaux lors des opérations de maintenance et de réparation, une charge de toiture
inférieure à celle spécifiée dans les équations suivantes ne doit pas être utilisée sans l’approbation de l’autorité
en charge des bâtiments. Ces structures doivent être conçues pour supporter une charge minimale de toiture
de 12 psf (0,58 kN/m2).
Lr = LoR1R2
où: 12 ≤ Lr ≤ 20
Pour SI: Lr = LoRlR2
(Equation 16-10)
où: 0.58 ≤ Lr ≤ 0.96
Lo = Charge d’exploitation de toiture non réduite par pied carré (m²) de projection horizontale supportée par
65
l’élément (voir Tableau 1607.1). “
Lr = Charge d’exploitation de toiture réduite par pied carré (m²) de projection horizontale supportée par
l’élément.
Les facteurs de réduction R1 et R2 doivent être déterminés comme suit.:
R1= 1 pour At ≤ 200 pieds carrés (18.58 m2)
(Equation 16-11)
R1 = 1.2 -0.001At pour
200 pieds carrés <At< 600 pieds carrés
(Equation 16-12)
Pour SI: R1 = 1.2 - 0.011 At pour
18.58 mètres carrés < At < 55.74 mètres carrés
R1 = 0.6 pour
At ≥ 600 mètres carrés (55.74 m2)
(Equation 16-13)
où:
At = Aire de tributaires (longueur de portée multipliée par la largeur effective) en pieds carrés (m²) supportée par
l’élément, et
R2 = 1 pour F ≤ 4
(Equation 16-14)
R2 = 1.2 - 0.05 F pour 4 < F < 12
(Equation 16-15)
R2 = 0.6 pour F ≥ 12
(Equation 16-16)
où:
F = Pour une toiture inclinée, le nombre de pouces de elèvement par pied (pour le SI : F = 0,12 × la pente, avec
la pente exprimée en pourcentage), ou, pour une arche ou un dôme, le rapport flèche-portée multiplié par 32.
1607.14.2.2 Toits accessibles [R]
Les surfaces de toits accessibles, telles que les toitures végétalisées, les toits paysagers ou utilisés pour
assemblage ou à d'autres fins similaires, ainsi que les chapiteaux, peuvent bénéficier d’une réduction des
charges d'exploitation uniformes conformément à la section 1607.12.
1607.14.3 Auvents et marquises
IBC s'applique
1607.14.4 Systèmes de panneaux photovoltaïques
IBC s'applique
1607.15 Charges de grue.
IBC s'applique
1607.16 Murs et cloisons intérieurs [R]
Les murs et cloisons intérieurs de plus de 6 pieds (1 829 mm) de hauteur, y compris leurs finitions, doivent
avoir une résistance et une rigidité adéquates pour résister aux charges auxquelles ils sont exposés, avec une
charge horizontale minimale de 5 psf (0,240 kN/m2).
1607.16.1 Cloisons en tissu [R]
Les Cloisons en tissu de plus de 6 pieds (1 829 mm) de hauteur, y compris leurs matériaux de finition, doivent
avoir une résistance et une rigidité suffisantes pour supporter les conditions de charge suivantes :
1. La charge horizontale doit être appliquée uniquement à la structure de la cloison. La superficie totale
utilisée pour calculer cette charge correspond à la face du tissu entre les éléments de structure auxquels
il est fixé. La charge totale distribuée doit être appliquée uniformément aux éléments de charpente,
proportionnellement à la longueur de chacun.
2. Une charge concentrée de 40 livres (0,176 kN) doit être appliquée sur une zone de 8 pouces de diamètre
(203 mm), soit une surface de 50,3 pouces carrés (32 452 mm)2), sur la face du tissu, à une hauteur de
54 pouces (1 372 mm) au-dessus du sol.
66
1607.16.2 Murs coupe-feu [R]
Afin de répondre aux exigences de stabilité structurelle de la section 706.2, les , murs coupe-feu et leurs
supports doivent être conçus pour résister à une charge horizontale admissible minimale de 5 psf (0,240
kN/m2) lorsque la structure de chaque côté du mur est effondrée.
1607.17 Échelles fixes
IBC s'applique
1607.18 Salles de pile de bibliothèque
IBC s'applique
1607.19 Sièges pour usages d'assemblage
IBC s'applique
1607.20 Trottoirs, allées de véhicules et cours soumis au camionnage
IBC s'applique
1607.21 Marches d'escalier
IBC s'applique
1607.22 Greniers (attique) résidentiels
IBC s'applique
67
TABLEAU 1607.1 CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES UNIFORMÉMENT RÉPARTIES, L0,
ET CHARGES D’EXPLOITATION CONCENTRÉES MINIMALES
UNIFORME
(psif)
OCCUPATION OU USAGE
1.
Appartements (voir résidentiel)
-
-
-
50
2.000
-
Utilisation informatique
100
2,000
2.
3.
Armureries et salle d’exercice
150b
Projecteur suiveur, projection, salle de contrôle
50
Halls d'entrée
100a
Sièges mobiles
100a
Plancher de scène
150b
Plates-formes (assemblée)
Gradins, sièges pliants et télescopiques et
tribunes
Stades et arènes avec sièges fixes (attaché au
sol)
Autres lieux de rassemblement
5.
Balcons et terrasses
6.
Passerelles pour l'entretien et l'accès aux services
7.
Corniches
300
-
-
-
Logements (voir résidentiel)
-
11
Grillage de salle de machine d'ascenseur (sur une surface de 2
pouces par 2 pouces)
-
15.
16.
17.
18.
19.
-
-
-
-
-
-
300
Construction de plancher léger fini (sur une zone de 1 pouce par 1
pouce)
Échelles de secours
-
-
200
-
-
-
100
40
Uniquement pour les habitations unifamiliales
Art. 1607.17
Les coussins de fixation
40'
Véhicules de tourisme uniquement
Garages
-
60
Salles à manger et restaurants
14.
-
-
9.
13
-
-
10.
Couloirs
Autres étages
12.
-
100a
100a
(voir section
1607.19)
60a
(voir section
1607.19)
100a
1,5 fois la charge du
plancher pour
l'occupation
desservie. Non
requis pour
dépasser 100 psf
40
100
Identique à
l'occupation servie,
sauf indication
contraire
100a
Rez-de-chaussée
8.
-
60a
Sièges fixes (fixés au sol)
Espace
d’assemblée
VOIR AUSSI LA
SECTION
Utilisation de bureaux
Systèmes
de plancher
surélevés
4.
CONCENTRÉES
(pound - livre)
Voir section 1607.7
-
Voir section 1607.8
Camions et autobus
Mains courantes, garde-corps et barres d'appui
Voir la section 1607.9
-
Héliport
Voir la section 1607.6
-
Hôpitaux
Couloirs des étages supérieurs
80
1,000
Salles d'opération, laboratoires
60
1,000
Chambres de patients
40
1,000
-
-
Hôtels (voir résidentiel)
68
-
-
TABLEAU 1607.1-suite CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES UNIFORMÉMENT RÉPARTIES, L0, ET
CHARGES D’EXPLOITATION CONCENTRÉES MINIMALES
UNIFORME
(psi)
OCCUPATION OU USAGE
20.
Bibliothèques
Couloirs des étages supérieurs
80
Salles de lecture
60
1,000
Lourde
250h
3,000
Légere
125b
2,000
22.
Marquises, à l'exception des habitations unifamiliales et bifamiliales
Couloirs au-dessus du premier étage
24.
25.
Établissements
pénitentiaires
Utilisations
récréatives
Section 1607.18
1607.18
]50b
Industrie
manufacturière
Immeubles de
bureaux
l,000
Salles d'archive
21.
23.
CONCENTRÉ
VOIR AUSSI LA
ES
SECTION
(pound livres)
1,000
-
75
-
80
2,000
-
Les salles d'archives et d'ordinateurs doivent être conçues pour
des charges plus lourdes en fonction de l'occupation prévue
Hall et couloirs du rez-de-chaussée
Bureaux
Blocs cellulaires
-
-
100
50
40
2,000
2,000
Couloirs
100
-
-
-
-
Salles de bowling, salles de billard et usages similaires
75'
Salles de danse et de bal
100'
Gymnases
100'
Patinoires
Patinoires à roulettes
250b
100'
-
Habitations unifamiliales et bifamiliales :
26.
Habitations
Combles non habitables sans stockage
10
Combles non habitables avec stockage
20
Combles habitables et espaces de couchage
30
Auvents, y compris les marquises
20
Toutes les autres zones
40
Section 1607.22
Maisons et habitations multifamiliales :
Salles privées et couloirs les desservant
40
Pièces publiques" et couloirs les desservant
100
(suite)
69
-
TABLEAU 1607.1-suite CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES UNIFORMÉMENT RÉPARTIES, L0, ET
CHARGES D’EXPLOITATION MINIMALES CONCENTRÉES
UNIFORME
(psi)
OCCUPATION OU USAGE
Toits ordinaires, en pente et incurvés (non occupable
20
-
Toitures utilisées à des fins de rassemblement
100a
-
Surfaces de toit utilisées pour des usages autres que
rassemblement
Identique à
l'occupation
desservie
Toitures végétalisées et paysagées :
Toitures
20
-
100a
-
-
Section
1607.15.2
-
2,000
Section
1607.15.2
300
-
300
40
1,000
80
1,000
100
1,000
-
200
-
250
8,000
Section 1607.20
Habitations unifamiliales et bifamiliales
40
300
Section 1607.21
Ali autres
100
300
Zones de stockage au-dessus des plafonds
Entrepôts de
Lourd
stockage (doive
être conçus pou
des charges plu
lourdes s'ils son
nécessaires po Léger
le stockage
anticipé)
Commerce de détail :
20
250b
-
Section 1607.21
1607.21
-
125b
-
-
Au rez-de-chaussée
100
1,000
Étages supérieurs
Commerce de gros, tous les niveaux
75
125b
1,000
1,000
Écoles
Couloirs au-dessus du premier étage
Couloirs du premier étage
30.
Trottoirs, allées pour véhicules et cours soumis à la circulation de
camions
31.
Escaliers et
sorties
34.
-
-
Toutes surfaces de toiture soumises aux travailleurs d
maintenance
Salles de classe
Volets, nervures de lanterneaux et plafonds accessibles
33.
Identique à
l'occupation
desservie
Auvents et marquises :
Construction en tissu soutenue par une structure
5a
squelettique
Toute autre construction, à l'exception des habitations
20
unifamiliales et bifamiliales
Éléments de toiture primaire exposés à un plancher de travail :
Panneau unique : point de la membrure inférieure du
toit ou tout point le long des éléments de structure
primaires soutenant les toits au-dessus des ateliers d
fabrication, des entrepôts de stockage et des garages
de réparation
29.
32.
-
Toitures utilisées à des fins de rassemblement
Tous les autres éléments principaux de la toiture
28.
-
Toitures non destinées à être occupées
Toitures utilisées pour d'autres usages
27.
CONCENTRÉE VOIR AUSSI LA
(livres)
SECTION
Magasins
b
-
-
35.
Barrières pour véhicules
Voir section 1607.10
-
36.
Passerelles et plates-formes surélevées (autres que les voies de sortie
60
-
-
-
-
37.
a
Cours et terrasses piétonnes
100
Pour le SI : 1 pouce= 25,4 mm, 1 pouce carré= 645,16 mm2, 1 pied carré= 0,0929 m2, 1 livre par pied carré= 0,0479 kN/m2, 1 livre= 0,004448 kN, 1
livre par pied cube= 16 kg/m3a. La réduction de la résistance à la traction n'est pas autorisée.
b. La réduction des charges d’exploitation n'est autorisée que conformément à la section 1607.12.1.2 ou à la section 1 de la section 1607.12.2.
c. La réduction des charges d’exploitation n'est autorisée que conformément à la section 1607.12.1.3 ou à la section 2 de la section 1607.12.2.
70
SECTION 1608 CHARGES DE NEIGE
IBC s'applique
[H] Section 1607 Charges de neige
Il n’y a pas de charge de neige en Haïti, mais la disposition IBC demeure pour assurer la cohérence du document
.
SECTION 1609 CHARGES DE VENT [R]
[H] Section 1609 Charges de vent
L'IBC se réfère aux Chapitres 26 à 30 de l’ASCE 7 pour les charges de vent via la section 1609.1.1. Certaines
parties des chapitres 26, 28, 29 et 30 de l'ASCE-7 ont été reproduites ici pour référence, en incluant uniquement
les sections les plus fréquemment utilisées. Seule la procédure d'enveloppe du chapitre 28 est incluse, excluant
la procédure directionnelle du chapitre 27. La section 1609 de l’IBC comporte des exigences essentielles, et
l’ensemble de ses dispositions a donc été reproduit.
Les vitesses du vent par catégorie de risque proviennent du rapport suivant :
L. A. Mudd, A. Liu et P. J. Vickery (Applied Research Associates, Inc.), « Développement de cartes de vitesse du
vent de conception pour les Caraïbes en application avec les dispositions sur la charge de vent de l'ASCE 7-16 et
versions ultérieures », projet ARA n° 003449, préparé par l'Organisation panaméricaine de la santé, 28 mai 2019,
figures 3-17 à 3-20, pages 34-37.
https://www.paho.org/en/documents/development-design-wind-speed-maps-caribbean-application-wind-load-provi
sions-asce-7
1609.1 Exigences [R]
Les bâtiments, structures et leurs composants doivent être conçus pour résister aux charges minimales du vent
spécifiées dans cette section. Les réductions de charges dues au vent ne doivent pas tenir compte de l’effet
protecteur éventuel d’autres structures.
1609.1.1 Détermination des charges de vent [R]
Les charges de vent sur chaque bâtiment ou structure doivent être déterminées conformément aux chapitres
26 à 30 de l'ASCE 7. La protection des ouvertures, la vitesse de base du vent (V), et la catégorie d'exposition
pour un site peuvent être établies selon la section 1609 ou à l'ASCE 7. Le vent est supposé pouvoir provenir
de toute direction horizontale, et les pressions exercées doivent être considérées comme perpendiculaires à
la surface concernée.
Exceptions :
1. Sous réserve des limitations de la section 1609.1.1.1, les dispositions de l'ICC 600 sont autorisées
pour les bâtiments des groupes R-2 et R-3 applicables.
2. Sous réserve des limitations
de la section 1609.1.1.1, les structures résidentielles utilisant les
dispositions de l'AWC WFCM.
3. Sous réserve des limitations
de la section 1609.1.1.1, les structures résidentielles utilisant les
dispositions de l'AISI S230.
4. Conceptions basées sur le NAAMM FP 1001.
5. Conceptions utilisant le TIA-222 pour les structures de support d'antenne et les antennes, en
respectant que la portée horizontale des escarpements de catégorie topographique 2 (section
2.6.6.2 du TIA-222) soit 16 fois la hauteur de l'escarpement.
6. Essais en soufflerie conformément à l'ASCE 49 et aux sections 31.4 et 31.5 de l'ASCE 7.
Les vitesses de vent indiquées dans les figures 1609.3(1) à 1609.3(4) sont des vitesses de base (V) et
doivent être converties, conformément à la section 1609.3.1, en vitesses de calcul de contrainte admissibles,
Vasd, pour les normes référencées dans les exceptions 4 et 5.
1609.1.1.1 Applicabilité [R]
Les dispositions de l'ICC 600 s'appliquent uniquement aux bâtiments situés dans les zones d'exposition B
ou C, définies dans la section 1609.4. Les normes ICC 600, AWC WFCM et AISI S230 ne sont pas
71
applicables aux bâtiments situés sur la moitié supérieure d'une colline, d'une crête ou d'un escarpement
isolé répondant à toutes les conditions suivantes :
1. La colline, la crête ou l'escarpement mesure au moins 60 pieds (18 288 mm) s'il est en exposition B
ou au moins 30 pieds (9 144 mm) s'il est en exposition C.
2. La pente moyenne maximale de la colline dépasse 10%.
3. La colline, la crête ou l'escarpement n'est pas protégé contre le vent par d'autres formations
topographiques similaires sur une distance, à partir du point culminant, équivalente à 50 fois la
hauteur de la formation ou de 2 miles (3,22 km), selon la plus grande valeur.
[H] Section 1609.1.1 Détermination des charges de vent
Cette section traite de l'applicabilité des normes IBC, ASCE 7, ICC 60, AWC WFCM et autres normes de
référence. Ces directives doivent être coordonnées avec la partie 1 du CNBH en ce qui concerne les charges
de vent et les facteurs topographiques (section 1609.1.1.1).
L'autorisation de reproduire certaines parties du WFCM 2018 relatives à la structure du toit a été demandée
à l'AWC pour inclusion dans le CNBH comme ressource pour ce DAC IBC et la partie 1.
1609.2 Protection des ouvertures [R]
Dans les zones exposées aux débris transportés par le vent, les vitrages des bâtiments doivent être résistants
aux impacts ou protégés par un revêtement conforme à une norme de résistance aux chocs reconnue, comme
ASTM E1996 référencée ici comme suit :
1. Les ouvertures vitrées situées à moins de 30 pieds (9 144 mm) du sol doivent respecter les critères de
l’essai de grand missile de la norme ASTM E1996.
2. Les ouvertures vitrées situées à plus de 30 pieds (9 144 mm) au-dessus du sol doivent répondre aux
dispositions de l'essai de petit missile de la norme ASTM E1996.
Exceptions :
1. Des Panneaux structurels en bois de 7/16 pouce (11,1 mm) d’épaisseur minimum et une portée maximale
de 8 pieds (2 438 mm) sont autorisées pour protéger les ouvertures dans les bâtiments du groupe R-3
ou R-4 avec une hauteur moyenne de toit de 33 pieds (10 058 mm) ou moins. Ces panneaux doivent
être prédécoupés, percés et fixés à l'encadrement entourant l'ouverture vitrée. Les ancrages et fixations
résistant à la corrosion doivent être conformes aux charges de l’ASCE 7 et installés en permanence. Des
fixations conformes au tableau 1609.2 sont autorisées pour les bâtiments avec une hauteur de toit de
45 pieds (13 716 mm) ou moins lorsque Vasd ne dépasse pas 140 mph (63 m/s).
2. Le vitrage dans les bâtiments de catégorie de risque I, y compris les serres non accessibles au public,
peut être non protégé.
3. Le vitrage des bâtiments de Catégorie de risque II, III ou IV situés à plus de 60 pieds (18 288 mm) du
sol et à plus de 30 pieds (9 144 mm) au-dessus de toits en agrégat situés dans un rayon de 1 500 pieds
(458 m) du bâtiment, peut également être non protégé.
1609.2.1 Persiennes [R]
Les persiennes pour les conduits de ventilation d'admission et d'échappement non supposés ouverts et situés
à moins de 30 pieds (9 144 mm) du sol doivent respecter la norme AMCA 540.
1609.2.2 Application de la norme ASTM E1996 [R]
La section 6.2.2 de la norme ASTM E1996 doit être modifié comme suit :
6.2.2 Sauf indication contraire, sélectionner la zone de vent en fonction de la vitesse de vent de conception
de base , V, comme suit :
6.2.2.1 Zone de vent 1—130 mph ≤ vitesse de vent de conception de base , V < 140 mph.
6.2.2.2 Zone de vent 2—140 mph ≤ vitesse de vent de conception de base , V < 150 mph à plus d'un mile
(1,6 km) du littoral. Le littoral est défini à partir du niveau moyen des hautes eaux.
6.2.2.3 Zone de vent 3—150 mph (67 m/s) ≤ vitesse de vent de conception de base , V ≤ 160 mph (72 m/s)
ou 140 mph (63 m/s) ≤ vitesse de vent de conception de base , V ≤ 160 mph (72 m/s) à moins d'un mile (1,6
km) du littoral. Le littoral est défini à partir du niveau moyen des hautes eaux.
6.2.2.4 Zone de vent 4— vitesse de vent de conception de base , V > 160 mph (72 m/s).
1609.2.3 Portes de garage [R]
Les vitrages des portes de garage exposés aux débris transportés par le vent doivent répondre aux exigences
de résistance aux impacts d’une norme approuvée, comme ANSI/DASMA 115.
72
1609.3 Vitesse de base du vent de conception [R]
La vitesse de vent de conception de base (V), exprimée en mph, pour le calcul des charges de vent doit être
déterminée à partir des figures 1609.3(1) à 1609.3(4).
La vitesse de vent de conception de base (V) pour les bâtiments et structures de catégorie de risque I doit être
obtenue à partir des figures 1609.3(1).
La vitesse de vent de conception de base (V) pour les bâtiments et structures de catégorie de risque II b doit
être obtenue à partir des figures 1609.3(2).
La vitesse de vent de conception de base (V) pour les bâtiments et structures de catégorie de risque III doit
être obtenue à partir des figures 1609.3(3).
La vitesse de vent de conception de base (V) pour les bâtiments et structures de catégorie de risque IV doit
être obtenue à partir des figures 1609.3 (4).
Pour les zones spéciales exposées au vent, notamment près de terrains montagneux ou de gorges, la vitesse de
vent de conception de base (V) doit être conforme aux exigences locales. Toute vitesse de vent de
conception établie par la juridiction locale doit respecter le chapitre 26 de l'ASCE 7.
Dans les régions non soumises aux ouragans, lorsque la vitesse de vent de conception est estimée à partir de
données climatiques régionales, celle-ci doit être déterminée conformément aux dispositions du chapitre 26 de
l’ASCE 7.
TABLEAU 1609.2 SCHÉMA DE FIXATION DE LA PROTECTION CONTRE LES DÉBRIS TRANSPORTÉS
PAR LE VENT POUR LES PANNEAUX STRUCTURAUX EN BOISa,b,c,d
Espacement des fixations {pouces)
Portée du panneau 4 pieds < Panneau Span 6 pieds < Portée du
≤ 4 pieds
≤ 6 pieds
panneau ≤ 8 pieds
TYPE DE FIXATION
Ancrage à base de vis à bois n° 8 avec une longueur
d'encastrement de 2 pouces
16
10
8
Ancrage à base de vis à bois No. JO avec une longueur
d'encastrement de 2 pouces
16
12
9
16
16
16
Ancrage à base de tire-fond de diamètre
longueur d'encastrement de 2 pouces
(1) /
4 pouces avec
Pour SI : 1 pouce= 25,4 mm, 1 pied= 304,8 mm, 1 livre= 4,448 N, 1 mile par heure= 0,447 m/s.
a.Ce tableau est basé sur des vitesses de vent de 140 mph et une hauteur de toit moyenne de 45 pieds.
b.Les fixations doivent être installées aux extrémités opposées du panneau structurel en bois. Les fixations ne doivent pas être situées à
moins d'un pouce du bord du panneau.
c.Les ancres doivent pénétrer à travers le revêtement mural extérieur avec une longueur d'encastrement d'au moins 2 pouces dans
l'ossature du bâtiment. Les fixations doivent être
\Les fixations doivent être placées à au moins 2(1) /2pouces du bord du bloc de béton ou du béton.
d.Lorsque les panneaux sont fixés à la maçonnerie ou à la maçonnerie/stuc, ils doivent être fixés à l'aide d'ancrages résistants aux
vibrations ayant une capacité de retrait ultime d'au moins 1 500 livres.
73
Figure 1609.3(1) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres structures
de catégorie de risque I - Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de retour de 300
ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île d’Hispaniola.
Remarques :
1. Les valeurs indiquées représentent des vitesses nominales de rafales de vent sur 3 secondes, en miles par
heure (mph), mesurées à une hauteur de 33 pieds (10 m) au-dessus du sol pour la catégorie d'exposition C.
2. Une interpolation linéaire est effectuée entre les contours.
3. Pour les îles, zones côtières, et limites terrestres situées en dehors du dernier contour, la dernière valeur de
vitesse du vent doit être utilisée.
4. Les terrains montagneux, les gorges, les promontoires océaniques et les zones spéciales exposées au vent
doivent être analysés pour détecter d’éventuelles conditions de vent particulières.
5. Ces vitesses de vent correspondent à une probabilité de dépassement d'environ 15 % sur une période de
50 ans (probabilité annuelle de dépassement = 0,00333, IRM = 300 ans).
74
Figure 1609.3(2) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres structures
de catégorie de risque II -Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de retour de 700
ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île d’Hispaniola.
Remarques :
1. Les valeurs indiquées représentent des vitesses nominales de rafales de vent sur 3 secondes, en miles par
heure (mph), mesurées à une hauteur de 33 pieds (10 m) au-dessus du sol pour la catégorie d'exposition C..
2. Une interpolation linéaire est effectuée entre les contours.
3. Pour les îles, zones côtières, et limites terrestres situées en dehors du dernier contour, la dernière valeur de
vitesse du vent doit être utilisée.
4. Les terrains montagneux, les gorges, les promontoires océaniques et les zones spéciales exposées au vent
doivent être analysés pour détecter d'éventuelles conditions de vent particulières.
5. Ces vitesses de vent correspondent à une probabilité de dépassement d'environ 7 % sur une période de 50
ans (probabilité annuelle de dépassement = 0,00143, IRM = 700 ans).
75
Figure 1609.3(3) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres structures
de catégorie de risque III -Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de retour de
1700 ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île d’Hispaniola.
Remarques :
1. Les valeurs indiquées représentent des vitesses nominales de rafales de vent sur 3 secondes, en miles par
heure (mph ), mesurées à une hauteur de 33 pieds (10 m) au-dessus du sol pour la catégorie d'exposition C.
2. Une interpolation linéaire est effectuée entre les contours.
3. Pour les îles, zones côtières, et limites terrestres situées en dehors du dernier contour, la dernière valeur de
vitesse du vent doit être utilisée.
4. Les terrains montagneux, les gorges, les promontoires océaniques et les zones spéciales exposées au vent
doivent être analysés pour détecter d’éventuelles conditions de vent particulières.
5. Ces vitesses de vent correspondent à une probabilité de dépassement d'environ 3 % sur une période de 50
ans (probabilité annuelle de dépassement = 0,00143, IRM = 700 ans).
76
Figure 1609.3(4) Vitesses de vent de conception de base (V), pour les bâtiments et autres structures
de catégorie de risque IV-Courbes de prévision de la vitesse du vent pour une période de retour de
3000 ans (mi/h), à 10 m de hauteur au-dessus d’un terrain plat et dégagé de l’île d’Hispaniola.
Remarques :
1. Les valeurs indiquées représentent des vitesses nominales de rafales de vent sur 3 secondes, en miles par
heure (mph), mesurées à une hauteur de 33 pieds (10 m) au-dessus du sol pour la catégorie d'exposition C.
2. Une interpolation linéaire est effectuée entre les contours.
3. Pour les îles, zones côtières, et limites terrestres situées en dehors du dernier contour, la dernière valeur de
vitesse du vent doit être utilisée.
4. Les terrains montagneux, les gorges, les promontoires océaniques et les zones spéciales exposées au vent
doivent être analysés pour détecter d’éventuelles conditions de vent particulières.
5. Ces vitesses de vent correspondent à une probabilité de dépassement d'environ 1,6 % sur une période de
50 ans (probabilité annuelle de dépassement = 0,00033, MRI = 3 000 ans).
77
1609.3.1 Conversion de la vitesse du vent [R]
Si nécessaire, les vitesses de vent de conception de base, fournies dans les figures 1609.3(1) à 1609.3(12),
doivent être converties en vitesses de vent pour le calcul des contraintes admissibles (Vasd) en utilisant le
tableau 1609.3.1 ou l'équation 1617.
Vasd = V
0,6
(Équation 16-17)
où:
Vasd Représente la vitesse de vent pour le calcul des contraintes admissibles, applicable aux méthodes
spécifiées dans les exceptions 4 et 5 de la section 1609.1.1.
V correspond aux Vitesses de vent de conception de base, déterminées à partir des figures 1609.3(1) à
1609.3(12).
TABLEAU 1609.3.1 CONVERSIONS DE LA VITESSE DU VENTa,b,c
V
100
110
120
130
140
150
160
170
180
190
200
Vasd
78
85
93
101
108
116
124
132
139
147
155
Pour le SI : 1 mile par heure= 0,44 m/s.
a.L'interpolation linéaire est autorisée.
b.Vasd = vitesse de vent de calcul des contraintes admissibles applicable aux méthodes spécifiées dans les exceptions I à 5 de la section
1609.1.1.
c.V = vitesses de vent de calcul de base déterminées à partir des figures 1609.3(1) à 1609.3(12).
1609.4 Catégorie d'exposition [R]
Pour chaque direction de vent considérée, il est nécessaire de déterminer une catégorie d'exposition qui reflète
de manière adéquate les caractéristiques de la surface du sol du site sur lequel le bâtiment ou la structure sera
construit. Cette analyse prend en compte les variations de rugosité de la surface du sol dues à la topographie
naturelle, la végétation et les constructions environnantes.
1609.4.1 Directions et secteurs de vent [R]
Pour chaque direction de vent sélectionnée pour l’évaluation des charges de vent, l'exposition du bâtiment ou
de la structure doit être déterminée pour les deux secteurs de vent s'étendant sur un angle de 45 degrés
(0,79 rad) de chaque côté de cette direction. Les expositions de ces deux secteurs doivent être déterminées
conformément aux sections 1609.4.2 et 1609.4.3, et la catégorie d’exposition correspondant à la charge de
vent la plus élevée doit être retenue pour cette direction.
1609.4.2 Catégories de rugosité de surface [R]
La rugosité de la surface du sol dans chaque secteur de 45 degrés (0,79 rad) doit être évaluée pour une
distance spécifique en amont du site, définie dans la section 1609.4.3, selon les catégories suivantes :
Rugosité B : Zones urbaines, suburbaines, boisées ou autres, avec de nombreux obstacles de taille
équivalente à une maison unifamiliale ou plus.
Rugosité C : Terrain ouvert avec des obstacles espacés et d’une hauteur inférieure à 30 pieds (9 144
mm), y compris les prairies et terrains plats.
Rugosité D : Zones plates dégagées et plans d'eau, comme les vasières lisses, les salines et les surfaces
de glace intactes.
1609.4.3 Catégories d'exposition [R]
L'exposition doit être déterminée comme suit :
Exposition B : Applicable aux bâtiments avec une hauteur moyenne de toit inférieure ou égale à 30 pieds
(9 144 mm) lorsque la rugosité de surface B prédomine sur au moins 1500 pieds (457 m) dans la direction
du vent. Pour les bâtiments dépassant cette hauteur, l'exposition B s'applique si cette rugosité prédomine sur
2 600 pieds (792 m) ou 20 fois la hauteur du bâtiment, selon la valeur la plus élevée.
Exposition C: Applicable dans tous les cas où ni l’exposition B ni l’exposition D ne s’appliquent.
78
Exposition D : Applicable lorsque la rugosité D prédomine sur une distance d'au moins 5 000 pieds (1 524
m) ou 20 fois la hauteur du bâtiment, selon la plus grande des deux valeurs. Si la surface immédiate en amont
du site présente une rugosité B ou C et se trouve à une distance de 600 pieds (183 m) ou 20 fois la hauteur
du bâtiment d’une zone de rugosité D, l’exposition D s’applique également.
1609.5 Systèmes de toiture [R]
Les systèmes de toiture doivent être conçus et installés conformément aux sections 1609.5.1 à 1609.5.3, selon le
cas.
1609.5.1 Support de toit [R]
Le support de toit doit être conçu pour résister aux pressions de vent calculées conformément à l’ASCE 7.
1609.5.2 Couvertures de toit [R]
Les couvertures de toit doivent respecter les exigences de la section 1609.5.1.
Exception: Les couvertures de toit en tuiles rigides, perméables à l'air et installées sur un support
conforme à la section 1609.5.1 peuvent être conçues selon la section 1609.5.3.
Les bardeaux d'asphalte installés sur un support conforme à la section 1609.5.1 doivent respecter les
exigences de résistance au vent de la section 1504.2.
1609.5.3 Tuile rigide
IBC s'applique
SECTION 1610 CHARGES DU SOL ET PRESSION HYDROSTATIQUE [R]
1610.1 Pressions latérales [R]
Les murs de fondation et de soutènement doivent être conçus pour résister aux charges latérales exercées par
le sol adjacent. Les charges de sol spécifiées dans le tableau 1610.1 doivent être utilisées comme charges
latérales minimales, sauf indication contraire d’une étude géotechnique conforme à la section 1803. Les murs
de fondation et autres murs dont le mouvement horizontal est limité au sommet doivent être conçus pour résister
à la pression au repos. Les murs de soutènement libres de bouger et de tourner au sommet doivent être conçus
pour supporter la pression active. Toute charge supplémentaire doit être ajoutée aux charges latérales du sol. La
pression latérale doit être augmentée si des sols expansifs sont présents sur le site. Les murs de fondation
doivent être conçus pour supporter la pression hydrostatique totale du remblai non drainé, à moins qu'un système
de drainage conforme aux sections 1805.4.2 et 1805.4.3 soit installé.
Exception: Les murs de fondation situés à moins de 8 pieds (2 438 mm) sous le niveau du sol et supportés
latéralement au sommet par des diaphragmes flexibles peuvent être conçus pour une pression active.
1610.2 Charges de soulèvement dues aux pressions hydrostatiques et aux sols expansifs [R]
Les planchers de sous-sol, dalles sur sol, fondations et autres éléments horizontaux similaires situés sous le
niveau du sol doivent être conçus pour résister aux charges de soulèvement, si applicables. La pression
ascendante de l’eau doit être calculée comme la pression hydrostatique totale appliquée sur toute la surface. La
charge hydrostatique doit être déterminée à partir du dessous de la face intérieure de l’élément en question. Les
charges ascendantes dues aux sols expansifs doivent être conformes à la section 1808.6.
79
TABLE 1610.1 CHARGE LATÉRALE DU SOL
DESCRIPTION DU MATÉRIAU DE REMBLAI
CLASSIFICATION
UNIFIÉE DES SOLS
Graviers propres et bien calibrés ; mélanges
gravier-sable
Graviers propres mal calibrés ; mélanges gravier-sable
Graviers limoneux, mélanges gravier-sable mal
calibrés
Graviers argileux, mélanges gravier-argile mal calibrés
Sables propres bien calibrés ; mélanges de sables
graveleux
Sables propres mal calibrés ; mélanges sable-gravier
Sables limoneux, mélanges de sable et de limon à
faible granulométrie
Mélanges sable-limon-argile avec fines plastiques
Sables argileux, mélanges sable-argile mal calibrés
Limons inorganiques et limons argileux
Mélange de limon inorganique et d'argile
Argiles inorganiques de plasticité faible à moyenne
Limons organiques et argiles limoneuses de faible
plasticité
Limons inorganiques de haute plasticité (limons
élastiques)
Argiles inorganiques à haute plasticité
Argiles organiques et argiles limoneuses
PRESSION LATÉRALE DE CALCUL DU
SOLa,b,c
(livre par pied carré par pied de profondeur)
Pression active
Pression au repos
GW
30
60
GP
30
60
GM
40
60
GC
45
60
SW
30
60
SP
30
60
SM
45
60
SM-SC
45
100
SC
ML
ML-CL
CL
60
45
60
60
100
100
100
100
OL
Note b
Note b
MH
Note b
Note b
CH
OH
Note b
Note b
Note b
Note b
Pour SI : 1 livre par pied carré par pied de profondeur= 0.157 kPa/m, l pied= 304.8 mm.
a.Les pressions latérales de calcul sont données pour des conditions humides aux densités optimales des sols spécifiés. Les conditions
réelles de terrain doivent prévaloir. Les pressions des sols saturés ou submergés doivent inclure le poids effectif du sol (sol subissant
la flottabilité) plus les pressions hydrostatiques.
b.Non approprié comme matériau de fondation
c.La définition et la classification des matériaux du sol doivent être conformes à la norme ASTM D2487.
SECTION 1611 CHARGES DE PLUIE [R]
1611.1 Charges de pluie de calcul [R]
Chaque section d'un toit doit être conçue pour supporter les charges de pluie conformément aux exigences du
chapitre 8 de l'ASCE 7. Les précipitations de conception doivent correspondre à un événement de 15 minutes de
durée pour une période de retour de 100 ans, ou être basées sur d'autres taux de précipitations déterminés à
partir de données météorologiques locales approuvées. Alternativement, une pluviométrie de conception égale à
deux fois le taux de précipitation horaire pour une période de retour de 100 ans, tel qu’indiqué à la figure
1611.1(1) peut être utilisée.
R. = 5,2(ds + dh)
(Équation 16-19)
Pour SI : R. = 0,0098(ds + dh) où:
dh = Profondeur d'eau supplémentaire sur le toit non défléchi au-dessus de l'entrée du système de drainage
secondaire à son débit de conception (hauteur hydraulique), en pouces (mm).
ds = Profondeur d'eau sur le toit non défléchi jusqu'à l'entrée du système de drainage secondaire lorsque le
système de drainage primaire est obstrué (hauteur statique), en pouces (mm).
R. = Charge de pluie sur le toit non défléchi, en psf (kN/m2). Lorsque l’expression « toit non défléchi » est utilisée,
les déflexions dues aux charges (y compris les charges permanentes) ne doivent pas être prises en compte
pour déterminer la quantité de pluie sur le toit.
80
1611.2 Instabilité stagnante [R]
Les zones sensibles des toits doivent être évaluées pour l’instabilité des flaques d’eau conformément aux
chapitres 7 et 8 de l’ASCE 7.
1611.3 Drainage contrôlé [R]
Les toits équipés de dispositifs pour contrôler le taux de drainage doivent disposés d'un système de drainage
secondaire situé à une élévation supérieure, afin de limiter l'accumulation d'eau sur le toit au-dessus de cette
élévation. Ces toits doivent être conçus pour supporter les charges de pluie accumulées jusqu'au niveau du
drainage secondaire, ainsi que la charge supplémentaire due à l’eau qui monte au-dessus de l’entrée du
système de drainage secondaire à son débit de conception, conformément à la section 1611.1. Une vérification
de la formation des flaques d’eau doit être effectuée pour ces toits, conformément à la section 1611.2.
SECTION 1612 CHARGES D'INONDATION [R]
1612.1 Généralités [R]
Dans zones à risque d'inondation tel qu'établi à la section 1612.3, toute nouvelle construction de bâtiments, de
structures et de parties de bâtiments et de structures, y compris amélioration substantielle et la restauration de
dégâts importants aux bâtiments et aux structures, doivent être conçus et construits pour résister aux effets des
risques d'inondation et inondation charges. Pour les bâtiments situés dans plus d'un zone inondable, les
dispositions associées aux dispositions les plus restrictives zone inondable s’applique.
1612.2 Conception et construction [R]
La conception et la construction de bâtiments et de structures situés dans zones à risque d'inondation, y compris
zones côtières à haut risque et zones côtières A, doit être conforme au chapitre 5 de l’ASCE 7 et de l’ASCE 24.
1612.3 Établissement de zones inondables
Pour établir des zones à risque d'inondation, l'autorité compétente doit adopter une carte des risques d'inondation
et des données à l'appui.
1612.3.1 Élévations de crue de conception
Où concevoir des élévations d'inondation ne sont pas inclus dans le zones à risque d'inondation établi à la section
1612.3, ou lorsque canaux de dérivation ne sont pas désignés, les agent du bâtiment est autorisé à exiger du
demandeur qu’il fasse l’une des choses suivantes :
1. Obtenir et utiliser raisonnablement tout élévation de crue de conception et canal de dérivation données
disponibles auprès d’une source reconnue.
2. Déterminer l' élévation de crue de conception ou canal de dérivation conformément aux pratiques
acceptées d'ingénierie hydrologique et hydraulique utilisées pour définir des zones à risque d'inondation.
Les déterminations seront effectuées par un professionnel du design enregistré qui doit documenter que
les méthodes techniques utilisées reflètent les pratiques d'ingénierie actuellement acceptées.
1612.3.2 Détermination des impacts [R]
En rivière zones à risque d'inondation où concevoir des élévations d'inondation sont précisés mais canaux de
dérivation n'ont pas été désignés, le demandeur doit fournir un canal de dérivation analyse démontrant que les
travaux proposés n’augmenteront pas la élévation de crue de conception plus de 1 pied (305 mm) en tout point
relevant de la juridiction de l'autorité compétente.
1612.4 Documentation sur les risques d'inondation [R]
La documentation suivante doit être préparée et scellée par un professionnel du design enregistré et soumis au
agent du bâtiment:
1. Pour construction en zones à risque d'inondation autre que zones côtières à haut risque ou zones côtières
A:
1.1. L'élévation du étage le plus bas, y compris le sous-sol, comme l'exige l'inspection de l'élévation du
plancher la plus basse de la section 110.3.3 et pour l'inspection finale de la section 110.3.12.1.
1.2. Pour les zones entièrement fermées situées sous le élévation de crue de conception lorsque les
dispositions permettant l'entrée et la sortie automatiques des eaux de crue ne répondent pas aux
81
exigences minimales de la section 2.7.2.1 de l'ASCE 24, documents de construction doit inclure
une déclaration selon laquelle la conception prévoira l'égalisation des forces d'inondation
hydrostatiques conformément à la section 2.7.2.2 de l'ASCE 24.
1.3. Pour à sec, protégé contre les inondations les bâtiments non résidentiels, documents de
construction doit inclure une déclaration selon laquelle le protection contre les inondations à sec
est conçu conformément à l’ASCE 24 et doit inclure le plan d’urgence en cas d’inondation spécifié
au chapitre 6 de l’ASCE 24.
2. Pour construction en zones côtières à haut risque et zones côtières A:
2.1. L'élévation du bas de l'élément structurel horizontal le plus bas, comme l'exige le étage le plus
bas pour l'inspection en élévation à la section 110.3.3 et pour l'inspection finale à la section
110.3.12.1.
2.2. Documents de construction doit inclure une déclaration selon laquelle le bâtiment est conçu
conformément à l'ASCE 24, y compris que la fondation sur pieux ou en colonnes et le bâtiment ou
la structure qui y est attaché sont conçus pour être ancrés pour résister à la flottaison, à
l'effondrement et aux mouvements latéraux dus aux effets du vent et inondation charges agissant
simultanément sur tous les composants du bâtiment, et autres charger exigences du chapitre 16.
2.3. Pour murs séparables conçus pour avoir une résistance supérieure à 20 psf (0,96 kN/m2)
déterminé à l'aide calcul des contraintes admissibles, documents de construction doit inclure une
déclaration selon laquelle le mur séparable est conçu conformément à l'ASCE 24.
2.4. Pour les murs séparables où les dispositions permettant l'entrée et la sortie automatiques des
eaux de crue ne répondent pas aux exigences minimales de la section 2.7.2.1 de l'ASCE 24, les
documents de construction doivent inclure une déclaration selon laquelle la conception prévoira
l'égalisation des forces de crue hydrostatiques conformément à Section 2.7.2.2 de l'ASCE 24.
82
SECTION 1613 CHARGES SISMIQUES
IBC s'applique
[H] Section 1613 Charges sismiques
La section 1613 du BAC fait référence aux chapitres 11, 12, 13, 14, 15, 17 et 18 de l’ASCE via la section 1631.1
pour les charges sismiques. Des extraits des chapitres 11, 12, 13 et 14 de l’ASCE sont inclus ici pour une
référence rapide. Les utilisateurs doivent cependant consulter l'ASCE 7 pour l'ensemble complet des dispositions.
1613.1 Portée [R]
Chaque structure et toutes ses parties, y compris les éléments non structurels fixés de manière permanente et
leurs supports, doit être conçue et construite pour résister aux effets des mouvements sismiques, conformément
aux chapitres 11, 12, 13, 15, 17 et 18 de ASCE 7, si applicable. Le catégorie de conception sismique d’une
structure peut être déterminée en vertu de la section 1613 ou de l'ASCE 7.
Exceptions :
1. Maisons individuelles unifamiliales et bifamiliales de catégorie de conception sismique A, B ou C, ou
situées dans des zones où l'accélération de réponse spectrale à courte période, SS, est inférieur à 0,4 g.
2.
Bâtiments à ossature de bois conformes aux dispositions de la section 2308, dont le système de
résistance aux forces sismiques n’a pas besoin d’être analysé selon cette section.
3. Structures de stockage agricole ne prévoyant qu’une occupation humaine occasionnelle.
4. Structures nécessitant une prise en compte particulière de leur réponse et de leur environnement, non
couverts par ce code ou par l'ASCE 7, et pour lesquelles d'autres réglementations s’appliquent, comme
les ponts routiers, pylônes de transmission électrique, structures hydrauliques, lignes électriques
souterraines, réacteurs nucléaires et leurs installations associées.
5. Les références
document.
au chapitre 14 de l’ASCE ne s'appliquent pas, sauf mention
spécifique
dans ce
1613.2 Valeurs des mouvements sismiques du sol [R]
Les valeurs des mouvements sismiques du sol doivent être déterminées conformément à cette section.
1613.2.1 Paramètres d'accélération cartographiés [R]
Les paramètres SS et S1 doivent être établis à partir des accélérations de spectre de réponse pour des
périodes de 0,2 et 1 seconde, telles qu’indiquées dans les figures 1613.2.1(1) à 1613.2.1(10). Si S1 est
inférieur ou égal à 0,04 et SS est inférieur ou égal à 0,15, la structure peut être classée dans la Catégorie
de conception sismique A.
1613.2.2 Définitions de classe de site [R]
En fonction des propriétés du sol, le site peut être classé comme Classe de site A, B, C, D, E ou F,
conformément au chapitre 20 de l'ASCE 7.
Lorsque les caractéristiques du sol ne sont pas suffisamment détaillées pour déterminer la classe de site,
la Classe de site D doit être utilisée, sous réserve des exigences de la section 1613.2.3, sauf si des
données géotechniques ou une évaluation du responsable du bâtiment indiquent que les sols de Classe E
ou F sont présents.
Lorsque les études de site effectuées conformément au chapitre 20 de l'ASCE 7 révèlent des conditions
rocheuses conformes à Classe de site B, mais les mesures de vitesse spécifiques au site ne sont pas
effectuées, les coefficients de site Fun et Fv doivent être pris à l’unité (1,0).
1613.2.3 Coefficients de site et paramètres de spectre de réponse en accélération ajustés [R]
Les accélérations de spectre de réponse maximales ajustées pour les effets de classe de sol de courtes
périodes, SMS, et à 1 seconde, SM1, doivent être déterminées avec les équations 16-20 et 16-21 suivantes :
SMS = FaSS
(Équation 16-20)
SM1 = Fv S1
(Équation 16-21)
Cependant SMS ne doit pas être inférieur à SM1, sauf lors de la détermination de la catégorie de conception
sismique conformément à la section 1613.2.5.
83
où:
Fa = Coefficient de site défini, dans le tableau 1613.2.3(1).
Fv = Coefficient de site défini, dans le tableau 1613.2.3(2).
SS = Accélérations spectrales cartographiées pour de courtes périodes, définies à la section 1613.2.1.
S1 = Accélérations spectrales cartographiées pour une période d'une seconde, définies à la section
1613.2.1.
Si la Classe de site D est utilisée par défaut conformément à la section 1613.2.2, la valeur de Fun ne doit
pas être inférieure à 1,2. Lors de l’utilisation de la méthode de conception simplifiée de l'ASCE 7, Section
12.14, Fa doit être déterminé conformément à la section 12.14.8.1 de l'ASCE 7, et il n’est pas nécessaire
de déterminer les valeurs de Fv, SMS et SM1.
[H] 1613.2.3 Coefficients de site et paramètres d'accélération spectrale maximale [R]
Les figures 1613.2.1(1) et (2), correspondant aux probabilités de dépassement de 5 % d'amortissement et
de 2 % sur 50 ans, fournissent les accélérations spectrales (Ss et S1) pour Haïti pour un site de classe B,
issues de la même étude de l'USGS citées dans les dispositions provisoires de 2010 et le CNBH 2013.
Cette étude utilise la moyenne géométrique, tandis que l'ASCE 7-16 exige la prise en compte de la
direction maximale. Les paramètres d'accélération spectrale doivent donc être ajustés selon la procédure
de la section 21.2 de l'ASCE 7, comme suit :
« Si les accélérations spectrales prédites par les relations d'atténuation ne représentent pas la réponse
maximale dans le plan horizontal, elles doivent être ajustées à l’aide de facteurs d’échelle pour atteindre la
réponse maximale. Lorsque les relations d'atténuation prévoient la moyenne géométrique des deux
composantes horizontales, les facteurs d'échelle doivent être de 1,1 pour les périodes inférieures ou égales
à 0,2 s, de 1,3 pour une période de 1,0 s et de 1,5 pour les périodes comprises entre 0,2 s. et 5,0 s, à
moins que des facteurs d'échelle différents ne soient démontrés comme étant plus représentatifs. Les
facteurs d’échelle entre ces périodes doivent être obtenus par interpolation linéaire.
Pour l’analyse statique, cela revient à augmenter Ss d’un facteur de 1,1 et S1 d’un facteur de 1,3. Se référer
à l’Annexe A.8.2, tableau A.8.2-1, pour les valeurs tabulées de PGA, Ss et S1 par ville. Il est permis
d’appliquer les valeurs tabulées dans les limites juridictionnelles de la ville, même si les valeurs de la carte
sont plus élevées.
Au lieu d’appliquer ces facteurs, une analyse spécifique du danger sismique peut être réalisée
conformément au chapitre 21 de l’ASCE 7. La prise en compte des facteurs d’ajustement du risque n’est
pas requise.
1613.2.4 Paramètres de spectre de réponse de conception [R]
L’accélération spectrale de conception, avec un amortissement de 5%, sur de courtes périodes, SDS et à
une période de 1 seconde, SD1, doit être déterminé à l’aide des équations suivantes :
2
SDS = /3 SMS
2
SD1 = /3 SM1
(Équation 16-22)
(Équation 16-23)
où:
SMS = Accélération spectrale maximale pour courte période, telles que déterminées à la section 1613.2.3.
SM1 = 0 Accélération spectrale maximale pour une période d'une seconde, telle que déterminée à la section
1613.2.3.
1613.2.5 Détermination de la catégorie de conception sismique [R]
Les structures classées en Catégorie de risque I, II ou III et situées dans des zones où l'accélération
spectrale cartographiée pour une période de 1 seconde, S1, est supérieur ou égal à 0,75 doivent être
attribuées à la Catégorie de conception sismique E. Les structures de Catégorie de risque IV situées dans
ces mêmes zones doivent être attribuées à la Catégorie de conception sismique F. Les autres structures
seront assignées à une catégorie de conception sismique en fonction de leur catégorie de risque et les
paramètres d'accélération spectrale de conception, SDS et SD1, déterminés conformément à la section
84
1613.2.4 ou aux procédures spécifiques de l'ASCE 7. Chaque bâtiment et structure doit être affecté à la
catégorie de conception sismique la plus contraignante selon les tableaux 1613.2.5(1) ou 1613.2.5(2),
indépendamment de la période fondamentale de vibration de la structure, T.
1613.2.5.1 Détermination d'une catégorie de conception sismique alternative [R]
Lorsque S1 est inférieur à 0.75, la catégorie de conception sismique peut être déterminée en se basant
uniquement sur le tableau 1613.2.5(1) si toutes les conditions suivantes sont remplies :
1.
Dans chaque direction orthogonale, la période fondamentale approximative de la structure, Tun,
déterminée conformément à la section 12.8.2.1 de l'ASCE 7, est inférieure à 0.8 Ts tel que calculé
conformément à la section 11.8.6 de l’ASCE 7.
2.
Dans chaque direction orthogonale, la période fondamentale de la structure utilisée pour calculer le
déplacement en hauteur est inférieure à Ts.
3.
L'équation 12.8-2 de l'ASCE 7 est utilisée pour déterminer le coefficient de réponse sismique, Cs.
4.
Le diaphragmes sont rigides ou peuvent être idéalisés comme rigides conformément à la section
12.3.1 de l'ASCE 7 ou, pour les diaphragmes pouvant être idéalisés comme flexibles, la distance entre
les éléments verticaux du système résistant aux forces sismiques ne dépasse pas 40 pieds (12 192 mm).
1613.2.5.2 Procédure de conception simplifiée [R]
Lorsque la procédure de conception simplifiée alternative de l'ASCE 7 est utilisée, le catégorie de
conception sismique doit être déterminé en suivant les prescriptions de l’ASCE 7.
1613.3 Systèmes de panneaux photovoltaïques lestés [R]
Les systèmes de panneaux photovoltaïques lestés, installés sur des toits, ne nécessitent pas de fixation rigide
au toit ou à la structure porteuse. Ces systèmes non pénétrants doivent être conçus et installés uniquement sur
des toits avec une pente ne dépassant pas une unité verticale pour 12 unités horizontales. Ils doivent être
conçus pour résister au glissement et au soulèvement dus aux forces latérales et verticales, conformément à la
section 1605, en utilisant un coefficient de frottement basé sur des principes d'ingénierie acceptés. Pour les
structures en Catégorie de conception sismique C, D, E ou F, les systèmes lestés non pénétrants doivent être
conçus pour s'adapter aux déplacements sismiques, déterminés par une analyse de réponse non linéaire, une
analyse approuvée, ou des essais sur table vibrante, en utilisant des mouvements sismiques conformes aux
forces latérales et verticales spécifiées dans l'ASCE 7 pour les composants non structurels des toits.
85
TABLEAU 1613.2.3(1) VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE Faa
RISQUE CARTOGRAPHIÉ CIBLÉ SÉISME MAXIMAL CONSIDÉRÉ (MCER) RÉPONSE SPECTRALE PARAMÈTRE
D'ACCÉLÉRATION À COURTE PÉRIODE
CLASSE DE SITE
Ss ≤ 0,25
Ss = 0.50
Ss = 0.75
Ss = 1.00
Ss = 1,25
Ss ≥ 1.5
A
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
B
0.9
0.9
0.9
0.9
0.9
0.9
C
1.3
1.3
1.2
1.2
1.2
1.2
D
1.6
1.4
1.2
I.I
1.0
1.0
E
2.4
1.7
1.3
Note b
Note b
Note b
F
Note b
Note b
Note b
Note b
Not eb
Note b
a.Utiliser l'interpolation linéaire pour les valeurs intermédiaires de l'accélération de la réponse spectrale cartographiée à courte période, Ss .
b.Les valeurs doivent être déterminées conformément à la section 11.4.8 de l'ASCE 7.
TABLEAU 1613.2.3(2) VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE FVa
CLASSE DE SITE
RISQUE CARTOGRAPHIÉ SÉISME MAXIMAL ENVISAGÉ (MCER) RÉPONSE SPECTRALE PARAMÈTRE D'ACCÉLÉRATION À
UNE PÉRIODE DE 1 SECONDE
S1 ≤ 0,1
S1 = 0.2
S1 = 0.3
S1 = 0.4
S1 = 0.5
S1 ≥ 0.6
A
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
B
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
C
1.5
1.5
1.5
1.5
1.5
1.4
D
2.4
2.2c
2.0c
1.9c
1.8c
1.7c
E
4.2
3.3c
2.8c
2.4c
2.2c
2.0c
F
Note b
Note b
Note b
Note b
Note b
Note b
a.Utiliser l'interpolation linéaire pour les valeurs intermédiaires de l'accélération de la réponse spectrale cartographiée à une période de 1
seconde, S1
b.Les valeurs doivent être déterminées conformément à la section 11.4.8 de l'ASCE 7.
c.Voir les exigences relatives aux mouvements du sol spécifiques au site dans la section 11.4.8 de l'ASCE 7.
TABLEAU 1613.2.5(1) CATÉGORIE DE CONCEPTION SISMIQUE FONDÉE SUR L'ACCÉLÉRATION DE
LA RÉPONSE EN COURTE PÉRIODE (0,2 SECONDE)
VALEUR DE SDS
SDS≤ 0.167g
I ou II
CATÉGORIE DE RISQUE
I ou II
IV
A
A
A
0.167g ≤ SDS< 0.33g
B
B
C
0.33g ≤ SDS< 0.50g
C
C
D
0.50g ≤ SDS
D
D
D
TABLEAU 1613.2.5(2) CATÉGORIE DE CONCEPTION SISMIQUE BASÉE SUR L'ACCÉLÉRATION DE LA
RÉPONSE À LA PÉRIODE D'UNE SECONDE
VALEUR DE SD1
SD1≤ 0.067g
I ou II
CATÉGORIE DE RISQUE
I ou II
IV
A
A
A
0.067g ≤ SD1< 0.133g
B
B
C
0.133g ≤ SD1< 0.20g
C
C
D
0.20g ≤ SD1
D
D
D
86
Figure 1613.2.1(1) Accélérations de réponse spectrale (Ss) amorties à 5 %, 0,2 seconde pour une
probabilité de dépassement de 2 % dans 50 ans pour Haïti pour un site de classe B
87
Figure 1613.2.1(2) Accélération spectrale (S1) avec un amortissement de 5 % et une période de 1,0
seconde, pour une probabilité de dépassement de 2 % dans 50 ans, concernant un site de classe B en
Haïti.
SECTION 1614 CHARGES DE GLACE ATMOSPHÉRIQUE
IBC s'applique
[H] Section 1614 Charges de glace atmosphérique
Il n’y a pas de charge de glace atmosphérique en Haïti, mais la disposition IBC demeure pour assurer la
cohérence du document .
SECTION 1615 CHARGES TSUNAMI
IBC s'applique
SECTION 1616 INTÉGRITÉ STRUCTURELLE [R]
[H] Section 1616 Intégrité structurelle
L’intégralité de la section 1616 du BAC est reproduite ici à titre de référence.
1616.1 Généralités [R]
Les immeubles de grande hauteur classés en Catégorie de risque III ou IV doivent être conformes aux exigences
de la section 1616.2 pour les structures à ossature ou de la section 1616.3 pour les structures à murs porteurs.
1616.2 Structures à ossature [R]
Les structures à ossature doivent être conformes aux exigences de cette section.
1616.2.1 Structures à ossature en béton [R]
Les structures à ossature construites principalement en béton armé ou précontraint, qu’elles soient coulées
sur place, préfabriquées ou une combinaison des deux, doivent être conformes aux exigences de la section
88
4.10 de l'ACI 318. Lorsque l'ACI 318 exige que l'acier d'armature non précontraint ou de précontrainte
traverse la région entourée par l'armature longitudinale du poteau, cet acier d'armature ou de précontrainte
doit avoir une résistance à la traction nominale d’au moins deux tiers de la résistance verticale
unidirectionnelle nécessaire à la liaison du plancher ou de la toiture au poteau, dans chaque direction
traversant le poteau.
Exception: Lorsque des dalles de béton armé continu, avec une section d'au moins 0,0015 fois la surface
de béton dans chaque direction orthogonale, sont présentées et sont soit monolithiques ou reliées de
manière équivalente à des poutres ou poteaux, l'acier d'armature longitudinale traversant l'armature du
poteau doit avoir une résistance nominale de traction équivalente à un tiers de la résistance verticale
unidirectionnelle nécessaire à la liaison du plancher ou de toiture au poteau, dans chaque direction
traversant le poteau.
1616.2.2 Structure en acier, poutrelles ou structures composites acier-béton [R]
Les structures en acier, qu’elles soient composées de poutrelles à âme ouverte, de poutres à poutrelles ou
de cadres mixtes en acier, poutres à poutres avec ou sans autres éléments de construction en acier et béton
armé, doivent se conformer aux exigences de cette section.
1616.2.2.1 Colonnes [R]
Chaque joint de colonne doit avoir une résistance de conception minimale en traction pour transmettre les
charges permanentes et les charges d’exploitation entre le joint et l’élément situé immédiatement en
dessous.
1616.2.2.2 Poutres [R]
Les assemblages d'extrémité de toutes les poutres et poutrelles doivent avoir une résistance nominale à la
traction axiale minimale égale à la résistance en cisaillement vertical requise pour le calcul des contraintes
admissibles (ASD) ou les deux tiers de la résistance au cisaillement requise pour la conception aux facteurs
de charge et de résistance (LRFD), avec un minimum de 10 kips (45 kN). Dans le cadre de cette section, il
n’est pas nécessaire de considérer que la force de cisaillement et la force de traction axiale agissent
simultanément.
Exception: Lorsque les poutres, poutrelles, solives à âme ouverte et poutres à poutrelles supportent une
dalle de béton ou une dalle de béton sur un tablier métallique, fixée par des goujons de cisaillement d'au
moins 3/8 de pouce de diamètre (9,5 mm) espacés en moyenne de 12 pouces (305 mm) au centre, ou par
une fixation de résistance équivalente, et que la dalle contient un renforcement réparti dans chaque
direction orthogonale avec une surface minimale de 0,0015 fois celle du béton, la résistance nominale en
traction axiale des assemblages d'extrémité peut être prise comme la moitié de la résistance au
cisaillement vertical requise pour ASD ou un tiers de celle pour LRFD, avec un minimum de 10 kips (45
kN).
1616.3 Structures de murs porteurs [R]
Les structures de murs porteurs doivent avoir des liens verticaux dans tous les murs porteurs, ainsi que des
attaches longitudinales, transversales et périmétriques à chaque niveau de plancher, conformément à la
présente section et comme illustré dans la figure 1616.3.
1616.3.1 Structures de murs en béton [R]
Les structures de murs porteurs préfabriqués, construits uniquement en béton armé ou précontraint, ou
avec une combinaison des deux, doivent respecter les exigences des sections 16.2.4 et 16.2.5 de l'ACI
318.
1616.3.2 Autres structures de murs porteurs [R]
Les attaches pour les structures de murs porteurs autres que celles couvertes par la section 1616.3.1
doivent suivre les prescriptions de cette section.
1616.3.2.1 Liens longitudinaux [R]
Les attaches longitudinales doivent être constituées de renforcement continu dans les dalles, de ponts
ou revêtements continus ou épissés, d’éléments continus ou raccordés encadrant les murs (à l'intérieur
89
ou à travers les murs), ou des connexions d'éléments de charpente continus aux murs. Elles doivent
s'étendre sur les murs porteurs intérieurs et être reliées aux murs porteurs extérieurs, avec un
espacement maximal de 10 pieds (3 038 mm) au centre. Ces attaches doivent avoir une résistance
nominale en traction, TT, définie par l'équation 16-24. Pour l'ASD, la résistance nominale minimale en
traction
doit être égale à 1,5 fois la contrainte de traction admissible, multipliée par la surface de
l'attache.
L = Portée de l'élément horizontal dans la direction de l'attache, entre murs porteurs, en pieds (m).
w = Poids par unité de surface du plancher ou toit attachée au mur, en psf (N/m2).
S = Espacement entre les attaches, en pieds (m).
aT = Coefficient de 1 500 lb/ft (2,25 kN/m) pour les structures en maçonnerie et 375 lb/ft (0,6 kN/m)
pour les structures avec murs porteurs en acier formé à froid.
1616.3.2.2 Liens transversaux [R]
Les attaches transversales doivent avoir du renforcement continu dans les dalles, ponts ou revêtements
continus ou épissés, des éléments continus ou raccordés encadrant les murs (à l'intérieur ou à travers
les murs), ou des connexions d'éléments de charpente continus aux murs. Les attaches transversales ne
doivent pas être placées plus loin que l'espacement des murs porteurs. Les attaches transversales
doivent être espacées au maximum à la distance entre les murs porteurs. Elles doivent présenter une
résistance nominale minimale en traction TT, définie par l'équation 16-24. Pour l'ASD, cette résistance
doit être égale à 1,5 fois la contrainte de traction admissible, multipliée par la surface de l'attache.
1616.3.2.3 Attaches de périmètre [R]
Les attaches de périmètres doivent être composées de renforts continu dans les dalles, de ponts ou de
revêtements continus ou épissés, d’éléments continus ou raccordés encadrant les murs (à l'intérieur ou à
travers les murs), ou des connexions d'éléments de charpente continus aux murs. Ces attaches doivent
être placées à moins de 4 pieds (1 219 mm) du bord de chaque plancher et toit et fournir une résistance
nominale en traction d'au moins Tp, définie par l'équation 16-25. Pour l'ASD, la résistance nominale
minimale en traction doit être égale à 1,5 fois la contrainte admissible en traction, multipliée par la
surface de l'attache.
Tp = 200w ≤ βT
For SI: Tp = 90.7w < βT
où:
w est défini dans la section 1616.3.2.1.
βT= Coefficient d'une valeur de 16 000 lb (7 200 kN) pour les structures à murs porteurs en maçonnerie
et 4 000 lb (1 300 kN) pour les structures à ossature légère en acier formé à froid.
1616.3.2.4 Attaches verticales [R]
Les attaches verticales doivent être constituées de renforts continus ou épissés, d'éléments continus ou
épissés, de revêtements muraux ou d'autres systèmes techniques. Des attaches de tension verticales
doivent être prévues dans les murs porteurs et être continues sur toute la hauteur du bâtiment. La
résistance nominale minimale en traction des attaches verticales dans un mur porteur doit être égale au
poids du mur dans cet étage, plus le poids du diaphragme supporté par le mur de l’étage inférieur. Au
moins deux attaches doivent être installées pour chaque mur, et la résistance de chaque attache ne doit
pas excéder 3 000 lb/ft (450 kN/m) pour les murs en maçonnerie, ou 750 lb/ft (140 kN/m) pour les murs
dans les constructions en acier léger formé à froid.
90
Figure 1616.3, Attaches longitudinales, périmétrale, transversales et verticales
91
CHAPITRE 17 ESSAIS STRUCTURELS ET INSPECTIONS SPÉCIALES
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 17 fournit une variété de procédures et de critères pour tester les
matériaux et les assemblages, ainsi que pour l'étiquetage des matériaux et des assemblages. Ses principaux
objectifs sont d'établir où des inspections/observations et tests supplémentaires doivent être effectués, ainsi que
les soumissions et vérifications qui doivent être fournies au responsable du bâtiment. Ce chapitre développe les
inspections du chapitre 1 en exigeant une inspection spéciale par une personne qualifiée lorsque cela est indiqué
et, dans certains cas, une observation structurelle par un professionnel de la conception agréé. Les mesures
d'assurance qualité qui vérifient le bon assemblage des composants structurels et la pertinence des matériaux
installés visent à fournir un bâtiment qui, une fois construit, est conforme aux exigences minimales des codes de
structure et de résistance au feu ainsi qu'à la conception approuvée. Pour déterminer cette conformité, il faut
souvent des inspections et des tests fréquents à des étapes spécifiques de la construction.
[H] Chapitre 17 Essais structurels et inspections spéciales
Les inspections et tests spéciaux constituent un chapitre important du IBC. La candidature en Haïti devra
probablement se faire au cas par cas pour les projets utilisant l'IBC. Seuls les tableaux du chapitre 17 ont été
inclus à titre de référence. Les utilisateurs sont renvoyés à la section 1.2 Administration de CNBH pour connaître
les exigences applicables aux petits bâtiments qui peuvent être potentiellement utiles dans l'élaboration
d'exigences spécifiques au projet
.
TABLEAU 1705.2.3 INSPECTIONS SPÉCIALES REQUISES POUR LES POUTRELLES EN ACIER À ÂME
AJOURÉE ET LES POUTRES À TREILLIS
INSPECTION INSPECTION
SPÉCIALE
SPÉCIALE
CONTINUE PÉRIODIQUE
l. Installation de poutrelles en acier à âme ajourée et de poutres treillis
TYPE
a. Raccords d'extrémité - soudés ou boulonnés.
-
X
b .Entretoises – horizontales ou diagonales
l. Entretoises standard.
-
X
2. Entretoises qui diffèrent des prescriptions du SJI énumérées à la section 2207.1
X
Pour SI :1 inch= 25,4 mm.
a. Le cas échéant, voir la section 1705. 13.
92
NORME RÉFÉRENCÉEa
Spécifications SJI listées dans la section
2207.1.
Spécifications SJI énumérées à la section
2207.l.
-
TABLEAU 1705.3 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX EXIGÉS POUR LES CONSTRUCTIONS EN
BÉTON
TYPE
1. Inspection des armatures, y compris les câbles de
précontrainte, et vérification de leur position.
Inspection
spéciale
continue
Inspection
spéciale
périodique
Norme de
référence
Référence IBC
—
X
ACI 318 : Ch. 20,
25.2, 25.3,
26.6.1–26.6.3
—
2. Soudage des armatures :
a. Vérification de la soudabilité des aciers autres
que ASTM A706 ;
X (a, b) ;
AWS D1.4 ;
—
—
b. Inspection des soudure d’angle en passe simple,
X (c)
ACI 318 : 26.6.4
maximum 5/16″ ;
c. Inspection de toutes les autres soudures.
3. Inspection des ancrages coulés dans le béton.
—
X
ACI 318 : 17.8.2
—
4. Inspection des ancrages installés après
durcissement du béton :
ACI 318 : 17.8.2.4
a. Ancrages adhésifs installés horizontalement ou
(a) ;
inclinés vers le haut pour résister à des charges de
X (a)
—
—
ACI 318 : 17.8.2
traction soutenues ;
(b)
b. Ancrages mécaniques et adhésifs non définis en
4a.
5. Vérification de l’utilisation du mélange de béton
ACI 318 : Ch. 19,
—
X
1904.1, 1904.2
spécifié.
26.4.3, 26.4.4
6. Avant la mise en place du béton : fabrication
ASTM C31 ;
d’éprouvettes pour essais de résistance, essai
ASTM C172 ;
d’affaissement, essai de teneur en air et de masse
X
—
—
ACI 318 : 26.5,
volumique, et détermination de la température du
26.12
béton.
7. Inspection du béton et du béton projeté pour
vérifier l’utilisation de techniques d’application
X
—
ACI 318 : 26.5
—
appropriées.
8. Vérification du maintien des conditions et
ACI 318 :
—
X
—
techniques de cure prescrites.
26.5.3–26.5.5
9. Inspection du béton précontraint pour :
ACI 318 :
X (a, b)
—
—
a. Application des forces de précontrainte ;
26.10
b. Injection des tendons liés (bondés).
10. Inspection du montage des éléments en béton
—
X
ACI 318 : 26.9
—
préfabriqué.
11. Pour les connexions de diaphragme en béton
préfabriqué ou les armatures aux joints classés
comme éléments de déformabilité modérée ou
élevée (MDE ou HDE) dans les structures
ACI 318 :
relevant des catégories de conception sismique
26.13.1.3 ;
X (a, b, c)
—
—
C, D, E ou F, inspection sur site des connexions et
ACI 550.5
armatures pour :
a. Mise en place des éléments intégrés ;
b. Continuité des armatures entre éléments
c. Acheminement des connexions sur site.
12. Inspection des tolérances de montage des
ACI 318 :
connexions de diaphragme en béton préfabriqué
26.13.1.3 ;
—
X
—
pour conformité à ACI 550.5.
ACI 550.5
13. Vérification de la résistance in situ du béton
ACI 318 :
avant la mise en tension des câbles dans le béton
—
X
—
26.11.2
post-tendu et avant le décoffrage des poutres et
dalles portantes.
14. Inspection des coffrages afin de vérifier leur
ACI 318 :
conformité générale aux plans approuvés en
—
X
—
26.11.1.2(b)
termes de taille, forme, position et dimensions des
éléments en béton formés.
Notes :
Pour unités SI : 1 pouce = 25,4 mm.
a. Le cas échéant, voir Section 1705.13.
b. Les exigences spécifiques d’inspection spéciale doivent être incluses dans le rapport de recherche relatif à l’ancrage délivré par une source
approuvée conformément à la section 17.8.2 de l’ACI 318, ou selon une autre procédure de qualification. Si aucune exigence spécifique n’est
donnée, le professionnel concepteur agréé doit définir les exigences d’inspection spéciale, lesquelles doivent être approuvées par l’autorité
compétente avant le début des travaux.
93
TABLEAU 1705.7 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX REQUIS POUR LES ÉLÉMENTS DE
FONDATIONS PROFONDES ENFONCÉES
TYPE
1. Vérifier que les matériaux, les dimensions et les longueurs des éléments sont conformes
aux exigences.
INSPECTION
SPÉCIALE
CONTINUE
X
2. Déterminer la capacité des éléments d'essai et effectuer des essais de charge
supplémentaires, le cas échéant.
3. Inspecter les opérations de battage et tenir des registres complets et précis pour chaque
élément.
4. Vérifier les emplacements de mise en place et l'aplomb, confirmer le type et la taille du
marteau, enregistrer le nombre de coups par pied de pénétration, déterminer les
pénétrations nécessaires pour atteindre la capacité de conception, enregistrer les
élévations de pointe et d'extrémité et documenter tout dommage à l'élément de fondation.
5. Pour les éléments en acier, effectuer des inspections spéciales supplémentaires
conformément à la section 1705.2.
X
-
X
-
X
-
Conformément à la section
1705.2
6. Pour les éléments en béton et les éléments remplis de béton, effectuer des essais et des
inspections spéciales supplémentaires conformément à la section 1705.3.
7. Pour les éléments spécialisés, effectuer des inspections supplémentaires selon les
directives du professionnel de la conception agréé responsable.
INSPECTION
SPÉCIALE
PÉRIODIQUE
-
Conformément à la section
1705.3
Conformément à l'énoncé des
inspections spéciales
TABLEAU 1705.8 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX REQUIS POUR LES ÉLÉMENTS DE
FONDATIONS PROFONDES COULÉS EN PLACE
INSPECTION
SPÉCIALE
CONTINUE
TYPE
1. Inspecter les opérations de forage et tenir un registre complet et
précis pour chaque élément.
2. Vérifier l'emplacement et l'aplomb de la mise en place, confirmer les
diamètres des éléments, les diamètres des cloches (le cas échéant),
les longueurs, l'enfoncement dans le substratum rocheux (le cas
échéant) et la capacité portante adéquate des strates d'extrémité.
Enregistrer les volumes de béton ou de coulis.
3. Pour les éléments en béton, effectuer des essais et des inspections
spéciales supplémentaires conformément à la section 1705.3.
94
INSPECTION
SPÉCIALE
PÉRIODIQUE
X
-
X
-
Conformément à la section
1705.3
TABLEAU 1705.5.3 INSPECTIONS SPÉCIALES REQUISES POUR LES CONSTRUCTIONS EN BOIS
MASSIF
INSPECTION
SPÉCIALE
CONTINUE
TYPE
INSPECTION
SPÉCIALE
PÉRIODIQUE
1.
Inspection de l'ancrage et des connexions des constructions en bois massif
aux systèmes de fondations profondes.
-
X
2.
Inspection du montage de la construction en bois massif.
-
X
3.
Inspection des assemblages lorsque des méthodes d'installation sont
requises pour satisfaire aux charges de conception.
-
X
Vérifier l'utilisation du matériel
d'installation approprié.
Fixations filetées
Vérifier l'utilisation de trous pré-percés
lorsque cela est nécessaire.
Inspecter les vis, y compris le diamètre, la
longueur, le type de tête, l'espacement,
l'angle d'installation et la profondeur
X
-
X
Ancres adhésives installées dans une orientation horizontale ou inclinée
vers le haut pour résister à des charges de tension soutenues.
X
-
Ancres adhésives non définies dans la cellule précédente.
-
X
Assemblages boulonnés.
-
X
Raccords dissimulés.
-
X
TABLEAU 1705.6 INSPECTIONS ET ESSAIS SPÉCIAUX REQUIS POUR LES SOLS
TYPE
1. Vérifier que les matériaux situés sous les fondations peu profondes permettent
d'atteindre la capacité portante prévue.
2. Vérifier que les excavations sont étendues à la profondeur appropriée et qu'elles
ont atteint le matériau adéquat.
3. Effectuer la classification et l'essai des matériaux compactés.
4. Pendant la mise en place, vérifier l'utilisation de matériaux et de procédures
appropriés conformément aux dispositions du rapport géotechnique approuvé.
Vérifier les densités et les épaisseurs de couches pendant la mise en place et le
compactage du remblai compacté.
5. Avant la mise en place du remblai compacté, inspecter l'infrastructure et vérifier
que le site a été préparé correctement.
INSPECTION INSPECTION
SPÉCIALE
SPÉCIALE
CONTINUE PÉRIODIQUE
X
-
X
-
X
X
-
X
TABLEAU 1705.13.7 INSPECTIONS REQUISES POUR LES SYSTÈMES DE RAYONNAGES DE
STOCKAGE
TYPE
INSPECTION
CONTINUE
1. Matériaux utilisés, pour vérifier la conformité avec un
ou plusieurs des rapports d'essai des matériaux
conformément aux documents de construction
approuvés.
INSPECTION
NORME
RÉFÉRENCE
PÉRIODIQUE RÉFÉRENCÉE
DU CODE
X
-
-
2. Éléments des rayonnages de stockage fabriqués.
-
X
3. Installation des ancrages des rayonnages de
stockage.
-
X
4. Système de rayonnages de stockage achevé, pour
vérifier la conformité avec les documents de
construction approuvés.
-
X
95
ANSI/MH1
6.l
Section
7.3.2
-
Section
1704.2.5
-
-
CHAPITRE 18 SOLS ET FONDATIONS
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 18 fournit des critères pour les considérations géotechniques et
structurelles dans la sélection, la conception et l'installation de systèmes de fondation pour supporter les charges
imposées par la structure ci-dessus. Ce chapitre comprend les exigences relatives à l'étude des sols et à la
préparation du site pour recevoir une fondation, y compris les valeurs portantes des sols et la protection des
fondations contre le gel et l'intrusion d'eau. La section 1808 traite des exigences de base pour tous les types de
fondations, tandis que les sections suivantes traitent des exigences de fondation spécifiques aux fondations peu
profondes et aux fondations profondes.
TABLEAU 1806.2 VALEURS PORTANTES PRÉSUMÉES
RÉSISTANCE AU GLISSEMENT
LATÉRAL
Coefficient de
Cohésion (psf)b
frottementa
0.70
-
PRESSION VERTICALE
DES FONDATIONS
(psf)
PRESSION LATÉRALE
(psf/ft sous le niveau
naturel)
1. Socle rocheux cristallin
12,000
1,200
2. Roches sédimentaires et foliacées
4,000
400
0.35
3. Gravier et sable graveux
3,000
200
0.35
2,000
150
0.25
-
1,500
100
-
130
CLASSE DE MATÉRIAUX
4. Sables, sables limoneux, sables
argileux, graviers limoneux et graviers
argileux (SW, SP, SM, SC, GM et GC)
5. Argiles, argiles sableuses, argiles
limoneuses, limons argileux, limons et
limons sableux (CL, ML, MH et CH)
Pour SI : 1 livre par pied carré = 0,0479kPa, 1 livre par pied carré par pied = 0,157 kPa/m.
a.Coefficient à multiplier par la charge permanente.
b.La valeur de cohésion doit être multipliée par la surface de contact, conformément à la section 1806.3.2.
96
-
CHAPITRE 19 BÉTON
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 19 fournit des ex pratiques minimales acceptées pour la conception et la
construction de bâtiments et d'éléments structurels utilisant du béton, à la fois ordinaire et renforcé. Le chapitre 19
s'appuie principalement sur la référence à la norme 318 de l'American Concrete Institute (ACI), Building Code
Requirements for Structural Concrete. Le béton structurel doit être conçu et construit pour se conformer à ce code
et à toutes les normes répertoriées. Il existe également des dispositions spécifiques concernant les dalles en
béton et le béton projeté.
CHAPITRE 20 ALUMINIUM
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 20 contient des normes pour l'utilisation de l'aluminium dans la
construction de bâtiments. Seules les applications structurelles de l'aluminium sont abordées, de sorte que cela ne
s'appliquerait pas à l'utilisation de l'aluminium dans des produits spécialisés tels que les vitrines ou les
encadrements de fenêtres ou la quincaillerie architecturale. L'utilisation de l'aluminium dans les systèmes de
chauffage, de ventilation ou de climatisation est abordée dans l'International Mechanical Code®. Ce chapitre fait
référence aux normes nationales de l'Aluminum Association pour l'utilisation de l'aluminium dans la construction
de bâtiments, AA ASM 35, Aluminum Sheet Metal Work in Building Construction, et AA ADM, Aluminum Design
Manual.
CHAPITRE 21 MAÇONNERIE
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 21 établit les exigences minimales pour les constructions en maçonnerie.
Les dispositions portent sur : les spécifications des matériaux et les méthodes d'essai ; types de construction de
murs; critères pour les conceptions techniques et empiriques ; et les détails requis de la construction, y compris
l'exécution de la construction. Les dispositions fournissent un cadre pour l'application des normes applicables à la
conception et à la construction de structures en maçonnerie. Les méthodologies de conception de maçonnerie, y
compris la conception aux contraintes admissibles, la conception en résistance et la conception empirique, sont
couvertes par les dispositions de ce chapitre. Sont également abordés les foyers et cheminées en maçonnerie, les
poêles en maçonnerie et la maçonnerie des éléments vitrés.
CHAPITRE 22 ACIER
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 22 fournit les exigences minimales pour la conception et la construction de
structures en acier (y compris les constructions composites), d'acier laminé à froid, de poutres en acier, de
structures en câbles d'acier et de supports de stockage en acier. Ce chapitre spécifie les normes de conception et
de construction appropriées pour ces types de structures. Il fournit également une feuille de route des exigences
techniques applicables aux structures en acier. Le chapitre 22 exige que la conception et l'utilisation des structures
et composants en acier soient conformes aux spécifications et normes applicables de l'American Institute of Steel
Construction, de l'American Iron and Steel Institute, du Steel Joist Institute et de l'American Society of Civil
Engineers.
97
CHAPITRE 23 BOIS
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 23 fournit des exigences minimales pour la conception de bâtiments et de
structures utilisant du bois et des produits à base de bois. Le chapitre est organisé autour de trois méthodologies
de conception : la conception aux contraintes admissibles (ASD), la conception aux facteurs de charge et de
résistance (LRFD) et la construction à ossature légère conventionnelle. De plus, il permet l’utilisation du manuel
de construction à ossature de bois de l’American Wood Council pour une gamme limitée de structures. Ce
chapitre contient des références aux normes de conception et de fabrication de divers produits en bois et à base
de bois ; exigences générales de construction ; critères de conception pour les systèmes résistant aux forces
latérales et exigences spécifiques pour l'application des trois méthodes de conception.
CHAPITRE 24 VERRE ET VITRAGE
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 24 établit des réglementations relatives au verre et aux vitrages utilisés
dans les bâtiments et les structures. Les exigences d'ingénierie et de conception sont incluses dans le chapitre
pour les vitrages soumis aux charges de vent et de neige. Une autre préoccupation de ce chapitre concerne le
verre et les vitrages utilisés dans les zones où ils sont susceptibles d'être impactés par les occupants. La section
2406 identifie les emplacements dangereux où le vitrage doit être soit un vitrage de sécurité, soit protégé pour
éviter les impacts des occupants. Les vitrages de sécurité doivent répondre à des normes strictes et être
correctement marqués ou identifiés. Des exigences supplémentaires sont prévues pour le verre et le vitrage des
garde-corps, des mains courantes, des cages d'ascenseur et des cabines d'ascenseur, ainsi que dans les
installations sportives.
CHAPITRE 25 PLAQUES DE PLÂTRE ET PLÂTRE
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 25 contient les dispositions et les normes référencées qui régissent la
conception, la construction et la qualité des plaques de plâtre, des produits en panneaux de gypse et du plâtre et,
en outre, traite du béton de gypse armé. Ces matériaux font partie des matériaux de finition intérieure et extérieure
les plus couramment utilisés dans l’industrie du bâtiment. Ce chapitre traite principalement des questions liées au
contrôle qualité en ce qui concerne les spécifications des matériaux et les exigences d'installation. La plupart des
produits sont fabriqués conformément aux normes de l'industrie. L'agent du bâtiment ou l'inspecteur doit vérifier
que le produit approprié est utilisé et correctement installé pour l'utilisation et l'emplacement prévus. Une
conception et une installation appropriées de ces matériaux sont nécessaires pour assurer la résistance aux
intempéries et la protection incendie requise pour les composants structurels et non structurels du bâtiment.
CHAPITRE 26 PLASTIQUE
IBC s'applique
Note de l'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : L'utilisation des plastiques dans la construction et les composants des bâtiments est
abordée au chapitre 26. Ce chapitre fournit des normes concernant l'isolation en mousse plastique, les mousses
plastiques utilisées comme finition et garniture intérieures et autres placages en plastique utilisés à l'intérieur ou à
l'extérieur d'un bâtiment. Ce chapitre aborde l'utilisation de plastiques transmettant la lumière dans diverses
configurations telles que les murs, les panneaux de toit, les lucarnes, les panneaux et les vitrages. Les exigences
relatives à l'utilisation de polymères renforcés de fibres, de polymères renforcés de fibres de verre et d'isolants
98
réfléchissants en plastique sont également contenues dans ce chapitre. De plus, des exigences spécifiques à
l'utilisation de composites bois-plastique et de bois d'œuvre plastique sont contenues dans ce chapitre.
CHAPITRE 27 ÉLECTRIQUE
IBC s'applique
Note de l'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Les systèmes et composants électriques font partie intégrante de la plupart des
structures ; il est donc nécessaire que le code traite de leur installation et de leur protection. Les structures
dépendent de l’électricité pour le fonctionnement de nombreux systèmes de sécurité des personnes, notamment
les systèmes d’alarme incendie, de contrôle et d’évacuation des fumées, d’extinction d’incendie, de commande
d’incendie et de communication. L'alimentation électrique de ces systèmes étant essentielle, le chapitre 27 traite
des endroits où l'alimentation de secours et de secours doit être fournie.
CHAPITRE 28 SYSTÈMES MÉCANIQUES
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Les systèmes mécaniques sont un élément clé de tout bâtiment. Le chapitre 28
réglemente ces systèmes en établissant un lien avec l'International Mechanical Code® et l'International Fuel Gas
Code®, où des détails sur les exigences des systèmes mécaniques sont fournis.
CHAPITRE 29 SYSTÈMES DE PLOMBERIE
IBC ne s'applique pas
Notes d'utilisateur :
À propos de ce chapitre : Les systèmes de plomberie sont un autre élément clé de tout bâtiment. Le chapitre 29
fournit le nombre nécessaire d'appareils de plomberie, y compris les toilettes, les toilettes, les baignoires et les
douches. La qualité et la conception de chaque luminaire doivent être conformes au Code National de Plomberie
Haïtien 2019 CNPH, basé sur l'International Plumbing Code®.
Alternativement, le Référentiel Technique National Eau Potable et Assainissement1 de la Direction Nationale de
l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) peut être utilisé. Ce référentiel développé en 2012 fournir
documents réglementaires, nationaux, techniques et sectoriels comme :
● Livrets Techniques (FAT) : Ceux-ci indiquent des principes obligatoires et des exigences communes
pour un sous-thème technique spécifique.
● Directives techniques (DIT) : Ceux-ci prescrivent les règles minimales requises pour la conception,
l'exécution et la gestion des travaux spécifiques. Chaque propriétaire et/ou entrepreneur doit au moins
respecter les exigences qui y sont spécifiées. Tout écart doit être préalablement approuvé par écrit par la
DINEPA.
Les documents de support informatifs et complémentaires comprennent :
● Fiches techniques et guides techniques qui présentent ou décrivent des œuvres ou des actions dans
les différents thèmes ;
● Modèle de règlement d’exploitation ou de gestion;
● Modèle de clauses techniques particulières, qui peuvent être utilisés comme modèles standard pour
les propriétaires de projets et les concepteurs ;
● Différents types de documents modèles tels que procès-verbaux de phases de projet, modèles de contrat
ou de règlement, contrôle qualité des travaux, etc.
1
https://dinepa.gouv.ht/lereferentieltechnique/
99
CHAPITRE 30 ASCENSEURS ET SYSTÈMES DE TRANSPORT
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 30 contient les dispositions qui réglementent les systèmes de transport
vertical et horizontal et de manutention installés dans les bâtiments. Ce chapitre fournit également plusieurs
éléments qui protègent les occupants et aident les intervenants d'urgence en cas d'incendie.
CHAPITRE 31 CONSTRUCTION SPÉCIALE
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Le chapitre 31 fournit des réglementations pour les bâtiments et éléments de
construction uniques. Il s’agit notamment de bâtiments tels que des structures à membrane, des serres et des
bâtiments déménageables. Les éléments spéciaux comprennent des passerelles et des tunnels pour piétons, des
auvents, des auvents et des chapiteaux, des portails pour véhicules, des systèmes d'énergie solaire, des toilettes
publiques dans les zones à risque d'inondation et des conteneurs d'expédition intermodaux.
CHAPITRE 32 EMPIÈTEMENTS SUR L'EMPRISE PUBLIQUE
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : De temps à autre, il est nécessaire ou opportun qu'une partie d'un bâtiment empiète
sur une emprise publique attenante. Le chapitre 32 établit les paramètres de ces empiètements non seulement au
niveau du sol mais également au-dessus et au-dessous du niveau du sol.
CHAPITRE 33 MESURES DE SAUVEGARDE PENDANT LA CONSTRUCTION
IBC s'applique
Notes d'utilisateur : [R]
À propos de ce chapitre : Alors que le reste des chapitres de ce code précisent comment un bâtiment doit être
conçu et construit afin d'être conforme au code, le chapitre 33 se penche sur le processus de construction
lui-même. Des paramètres sont fournis pour la démolition et pour la protection des propriétés adjacentes pendant
la démolition et la construction. Ce chapitre aborde également la nécessité d'une surveillance incendie en dehors
des heures de travail pour certains bâtiments une fois que la construction a progressé de manière significative.
Des questions telles que la manière d'assurer l'évacuation pendant la croissance du bâtiment, le calendrier
d'installation des bornes fontaines et des gicleurs et la protection des piétons sont abordées.
CHAPITRE 34 STRUCTURES EXISTANTES
L’évaluation sismique et la conception du renforcement des petits bâtiments en maçonnerie doivent être réalisées
conformément au CNBH 2025, Partie 2, Chapitre 2, ou à l’IEBC. L’évaluation sismique et le renforcement des autres
types de bâtiments (y compris les bâtiments en maçonnerie qui ne satisfont pas aux critères d’applicabilité de la
Partie 2, Chapitre 2) doivent être conçus conformément à l’IEBC.
L’IEBC renvoie à la norme ASCE 41-17, Seismic Evaluation and Retrofit of Existing Buildings, comme référence pour
l’évaluation et le renforcement sismiques. L’ASCE 41-17 identifie deux niveaux de danger sismique : le Basic Safety
Earthquake (BSE)-1E, qui correspond à une intensité de mouvement ayant une probabilité de dépassement de 20 %
100
en 50 ans, et le BSE-2E, qui correspond à une intensité ayant une probabilité de dépassement de 5 % en 50 ans.
Les accélérations spectrales en Haïti pour le BSE-1E et le BSE-1N sont fournies dans l’Annexe A.8.4.
Dans tous les autres projets portant sur des bâtiments existants, l’IEBC s’applique.
CHAPITRE 35 NORMES DE RÉFÉRENCE
IBC s'applique
Les normes référencées par l'IBC dans ce chapitre doivent être considérées comme faisant partie du Code
national du bâtiment d'Haïti.
101
Code National du Bâtiment
d'Haïti
2025
PARTIE 2 - DIRECTIVES
POUR LES PETITS
BÂTIMENTS
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
102
2
103
104
Introduction
Ces directives constituent des exigences minimales prescriptives pour la conception et la construction
des formes les plus courantes de petits bâtiments en bois et en maçonnerie en Haïti. Ces directives
viennent en complément de la Partie 1 du CNBH 2025 et s’inscrivent dans la stratégie suivante :
● Proposer des solutions prescriptives de conception et de construction pour l’habitat, adaptées
aux conditions locales et alignées avec la Partie 1 du CNBH 2025. Certains éléments peuvent
avoir été modifiés et ne sont donc pas strictement conformes au code, mais ils garantissent des
performances équivalentes.
● Les conceptions prescriptives visent à couvrir les scénarios les plus courants en Haïti, en tenant
compte du niveau d’expertise des concepteurs et des artisans, ainsi que de la disponibilité des
matériaux de construction courants. Toutefois, dans tous les cas, les hypothèses de conception
sont clairement indiquées afin de permettre aux ingénieurs de proposer des solutions
alternatives, à condition qu’elles assurent la sécurité et la performance de l’ouvrage proposé.
Le contenu de la Partie 2 du CNBH 2025 est basé sur la Partie 1 du CNBH 2012, avec un certain nombre
de mises à jour majeures et de nouveaux contenus comme suit :
● Actualisation de l'aléa sismique et cyclonique utilisant les données cartographiques les plus
récentes de l'aléa éolien
● Conception parasismique révisée et améliorée basée sur les calculs de pourcentage de murs
requis
● Directives pour les bâtiments jusqu'à 3 niveaux, incluant l'option d'un rez-de-chaussée
commercial
● Critères d'accessibilité actualisés avec des considérations de genre
● Révision des éléments structuraux dans les systèmes de maçonnerie confinée et options de
conception élargies
● Conception de toitures légères
● Réhabilitation des structures de maçonnerie existantes
● Expansion horizontale et verticale des structures de maçonnerie
La révision n’a pas pris en compte les sujets suivants, dont le contenu a été repris sans modification
depuis l’édition 2012 du CNBH. Dans les cas où les dispositions prescriptives de cette Partie 2 du CNBH
2025 diffèrent des exigences de la Partie 1 du CNBH 2025, les dispositions de la Partie 2 prévalent :
●
●
●
●
●
Sécurité incendie (chapitre 1.4.4)
Permis de construire et administration (chapitre 0.5)
Équipements techniques du bâtiment (chapitre 4)
Sécurité pendant la construction (chapitre 5)
Bâtiments en maçonnerie armée (Annexe 4)
4
105
Organisation de ces directives
Ce document est organisé en six chapitres principaux :
Chapitre 0, Principes Généraux, s'applique à toutes les interventions des bâtiments couvertes
par les directives de la Partie 2. Le chapitre décrit la performance attendue des bâtiments
conçus selon ces dispositions, les limitations d'applicabilité, les exigences en matière de
permis de construire, les définitions des termes clés, la désignation des zones de conception
aux aléas, les procédures pour définir les conditions de sol et autres considérations liées au
site.
Chapitre 1, Nouveaux bâtiments en Maçonnerie Chaînée, couvre la conception de nouveaux
petits bâtiments en maçonnerie chaînée. La construction de toiture peut être en dalle de béton
ou en toiture légère en bois. Le chapitre décrit les spécifications des matériaux, les exigences
de configuration et la conception des fondations, des murs en maçonnerie confinée, des
dalles suspendues, des toitures légères, des escaliers, des parapets et des patios couverts.
Chapitre 2, Directives pour le renforcement de petits bâtiments existants en maçonnerie,
couvre la conception de réhabilitation parasismique pour les petits bâtiments de maçonnerie
existants.
Chapitre 3, Directives pour l'Extension et la Construction Progressive de petit bâtiment en
maçonnerie, couvre la conception de l'expansion verticale et horizontale des bâtiments de
maçonnerie existants.
Chapitre 4, Services du Bâtiment, couvre les exigences en matière de plomberie, de
mécanique et d'électricité pour les petits bâtiments.
Chapitre 5, Lignes Directrices de Construction et Sécurité du Chantier, fournit les exigences
relatives à l'étayage et à la protection individuelle pendant la démolition et la construction.
Chapitre 6, Nouveaux Logements à Ossature Porteuse en Bois avec Remplissage ou
Bardage, couvre la conception de bâtiments à ossature bois. Le chapitre décrit les
spécifications des matériaux, les exigences de configuration et la conception des fondations,
des murs, des dalles et des toitures.
Les annexes du CNBH 2025 présentent des informations plus détaillées sur des éléments spécifiques et
sont référencées dans les dispositions. La conception de nouveaux bâtiments en maçonnerie confinée
est traitée à l'Annexe 4.
106
Code National du Bâtiment
d'Haïti
2025
PARTIE 2 - Chapitre 0
Principes généraux
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
6
107
108
Table des matières
0.1 OBJECTIFS DES DIRECTIVES
9
0.2 CRITÈRES DE PERFORMANCE ATTENDUES
9
0.2.1 PERFORMANCE FACE AUX SÉISMES
9
0.2.2 PERFORMANCES FACE AU VENT
10
0.2.3 PERFORMANCE FACE AUX INONDATIONS
10
0.3 CHAMP D’APPLICATION
11
0.3.1 Petit bâtiment en maçonnerie
11
0.3.2 Construction à ossature porteuse en bois et remplissages ou habillages
12
0.3.3 CODES DE RÉFÉRENCE ET NORMES
12
0.3.4 UTILISATION DU BÂTIMENT ET CATÉGORIES DE RISQUES
13
0.4 UTILISATEURS DE CES DIRECTIVES
13
0.5 PERMIS DE CONSTRUIRE & ADMINISTRATION
14
0.5.1 PERMIS DE CONSTRUIRE
14
0.5.2 DOSSIER D’APPLICATION
14
0.5.3 VISITES D’INSPECTION
14
0.5.4 SERVICES PUBLICS
15
0.5.5 APPROBATION
15
0.5.6 PERMIS D’OCCUPATION
15
0.5.7 CONFORMITÉ
15
0.6 DÉFINITIONS
15
0.7 ZONES POUR LA CONCEPTION
27
0.7.1 CHARGES DÛES AU VENT ET ZONE POUR LA CONCEPTION
28
0.7.1.1 Zones pour la conception
29
0.7.1.2 Catégories d'exposition
31
0.7.1.3 Autres paramètres de conception du vent pris en compte dans la conception
prescriptive proposée :
32
0.7.2 RISQUE SISMIQUE ET ZONES DE CONCEPTION
33
0.7.2.3 Accélération sismique de calcul
37
0.7.2.4 Autre paramètre sismique de calcul
39
0.7.3 RISQUE D'INONDATION ET ZONES DE CONCEPTION
39
0.7.4 CRITÈRES DE CALCUL
40
0.8 DÉFINITION DES CONDITIONS DU SOL
40
0.8.1 SÉLECTION DE LA CATÉGORIE DU SOL
40
0.8.2 ESSAIS MINIMAUX POUR L'ÉVALUATION D’UN SOL (APPLICABLE POUR LES
MAISONS DE 1 OU 2 NIVEAUX)
42
0.8.3 INVESTIGATION MINIMALE POUR L'ÉVALUATION DU SOL (MAISONS À TROIS
NIVEAUX)
45
0.9 CONSIDÉRATIONS LIÉES AU SITE
46
109
0.9.1 ZONES À ÉVITER
Cas d'exception
0.9.2 IDENTIFICATION DES CONTRAINTES URBAINES
0.9.3 COMMENT DÉTERMINER LES CONDITIONS DE SITE
0.9.4 ÉVALUATION DES SITES EN PENTE ET DES TALUS
0.9.5 CONDITION DE DRAINAGE DU SITE
0.9.6 DÉFINITION DES CONDITIONS DU SOL ET DES NIVEAUX DE LA NAPPE
PHRÉATIQUE
0.9.7 PROTECTION CONTRE LES TERMITES
110
46
47
47
47
48
49
50
50
Liste des figures et tableaux
FIGURE 0.3-1 Configuration typique des niveaux des bâtiments résidentiels applicable en vertu de ces
directives.
14
FIGURE 0.3-2 Limitation des dimensions en plan définie dans ses directives.
15
Tableau 0.3.4-1 Catégories de risques et de facteurs d'importance pour la conception (développé à partir
d’ASCE 7-16, tableaux 1.5-1 et -2)
16
L'ingénieur doit attribuer des zones de calcul pour le vent, le séisme et les inondations au projet en
fonction de l'emplacement. Les zones de calcul pour le vent, le séisme et les inondations sont définies
aux sections 0.7.1, 0.7.2 et 0.7.3. L'ingénieur doit également attribuer une catégorie d'exposition au vent
au bâtiment conformément à la section 0.7.1.2.
31
Tableau 0.7-1 Zone de conception
31
FIGURE 0.7.1.1-1 Contours des vitesses de vent prédites pour une période de retour de 700 ans (mph) à
une hauteur de 33 pieds (10 m) au-dessus d'un terrain plat et dégagé (Catégorie d'Exposition C) pour l'île
d'Hispaniola. Extrait de l'étude PAHO 2019.
33
Figure 0.7.1.1-2 Zones de conception de vent pour Haïti.
33
Tableau 0.7.1-2.1 Vitesses du vent de référence par zone de vent pour la conception, catégories
d'exposition C
34
FIGURE 0.7.2-1 Spectre d'accélération pour une période de 0,2 s, avec une probabilité de dépassement
de 2 % dans 50 ans. Valeurs de dimensionnement (données USGS, extraites de CNBH 2012 Section
0.4.5). Exprimé en %g.
36
FIGURE 0.7.2-2 Spectre d'accélération de conception simplifiée pour une période de 0,2 s, avec une
probabilité de dépassement de 2 % dans 50 ans.
37
Tableau 0.7.2-1 Accélération de période courte de référence par zone sismique de conception
38
Tableau 0.7.2-2: Coefficients de site en période courte sélectionnés, Fa
39
Tableau 0.7.2.3-1: 2025 CNBH Partie II – Dispositions : Paramètres de conception sismique par ville 41
Tableau 0.7.3-1 Zones de risque d’inondation pour la conception basées sur le niveau d'eau prévu.
43
Tableau 0.8.1-1 Catégories Simplifiées de charge du sol pour la conception.
43
Tableau 0.8.2-1 Consistance du sol
45
Tableau 0.8.2-2 Teneur en humidité
46
Tableau 0.8.2-3 Densité du sol basée sur un test de pénétration des barres.
46
Tableau 0.8.2-4 Type de sol basé sur le temps de sédimentation.
47
111
0.1 OBJECTIFS DES DIRECTIVES
Cette directive fixe les exigences minimales pour la réalisation des objectifs suivants :
-
-
Pour les utilisateurs : sécurité, santé et bien-être général ;
Pour le bâtiment : c’est d’assurer l’accessibilité, la fonctionnalité, l’éclairage, la ventilation,
l’efficacité énergétique, la protection en cas d’ incendie, la solidité et la stabilité structurelles,
quelles que soient les contraintes et aléas considérés.
0.2 CRITÈRES DE PERFORMANCE ATTENDUES
0.2.1 PERFORMANCE FACE AUX SÉISMES
En cas de séisme de niveau de conception tel que défini dans la Section 1613 de la Partie 1 du CNBH
2025 et de la Section 0.8.2 de ce document, il est attendu que les petits bâtiments conçus conformément
à ces directives se comportent comme suit :
Performance structurelle : La performance du bâtiment comprend les dommages aux composants
structurels pendant le séisme pris en compte dans la conception, de sorte que : (a) il reste une marge
suffisante avant un effondrement partiel ou total de la structure, et (b) des blessures peuvent survenir,
mais le risque global de blessures mortelles résultant des dommages structurels est jugé faible.
Performance non structurelle : État des dommages après séisme dans lequel les composants non
structurels peuvent être endommagés, mais ces dommages ne présentent pas de risque mortel.
Ce niveau de performance est défini par le code de référence comme "Performance de sécurité des
vies".
Note concernant les petits bâtiments existants en maçonnerie : La plupart des bâtiments existants
réhabilités en suivant les directives spécifiées dans le chapitre 2 de la Partie 2 du CNBH 2025 devraient
atteindre les niveaux de performance souhaités lorsqu'ils sont soumis à des séismes du niveau de
conception. Cependant, le suivi de ces directives ne garantit pas la performance ; il reflète plutôt l'état
actuel de la pratique en matière de conception pour atteindre ce niveau de performance. Le domaine de
l'ingénierie sismique évolue rapidement, et notre compréhension du comportement des bâtiments lors de
forts séismes, ainsi que notre capacité à prédire ce comportement, ne cessent de progresser. À l'avenir,
de nouvelles connaissances et technologies augmenteront la probabilité d'atteindre ces objectifs de
performance.
Lors de la mise en œuvre d’interventions pour réduire progressivement la vulnérabilité des logements
existants, comme indiqué à la Section 2.6 de ce document, ces interventions ne permettent pas
nécessairement d’atteindre un niveau de performance défini, car elles ne traitent que certaines des
défaillances identifiées lors de la phase d'évaluation. Toutefois, les interventions priorisées doivent être
conçues pour assurer des améliorations structurelles immédiates et une réduction de la vulnérabilité
existante du logement dans son état initial.
112
0.2.2 PERFORMANCES FACE AU VENT
Les bâtiments en Haïti doivent être conçus pour résister aux effets des vents violents, des débris
transportés par l'air et des fortes pluies. Assurer qu'un bâtiment puisse résister à ces forces est essentiel
pour son intégrité et sa sécurité.
Pour résister efficacement aux forces du vent et à l'impact des débris, la conception structurelle du
bâtiment doit intégrer une résistance et une stabilité suffisantes. Des éléments clés tels que les murs, les
toits et les fondations doivent être renforcés pour contrer les contraintes directes et indirectes causées
par des vents violents. Afin d'éviter ou de limiter l'intrusion d'eau pendant de fortes pluies, il est
nécessaire de s'assurer que le toit, les murs, les fenêtres et les portes soient bien scellés et en bon état.
Les matériaux de couverture et les systèmes de gestion des eaux pluviales (par exemple, gouttières,
descentes d’eau, drains) doivent être bien entretenus et dégagés de toute obstruction. Les murs
extérieurs devraient être enduits de plâtre pour prévenir l'infiltration d'eau. Un nivellement adéquat du site
est également crucial, en veillant à ce que le terrain soit en pente pour éloigner l'eau du bâtiment et éviter
qu'elle ne s'accumule près des fondations.
Les murs doivent être solidement ancrés à la fondation, tant verticalement que latéralement, pour
prévenir tout soulèvement ou déplacement latéral lors d'événements de vents intenses. Les toits, en
particulier, sont très vulnérables aux dommages causés par le vent et doivent être fixés aux supports
verticaux en dessous pour éviter leur détachement. Une fixation correcte des matériaux de couverture,
comme les tôles ou les bardeaux, à leurs structures de support est essentielle pour réduire le risque de
défaillance du toit.
Les portes et les fenêtres doivent être équipées de volets robustes capables de résister à l'impact à
grande vitesse des débris. Si les fenêtres ou les portes cèdent pendant un cyclone, la pression interne du
bâtiment peut augmenter de manière significative, compromettant ainsi l'intégrité de l'ensemble de la
structure. Protéger ces ouvertures est donc crucial pour maintenir la résistance globale du bâtiment face
au vent.
0.2.3 PERFORMANCE FACE AUX INONDATIONS
Bien que la construction dans les zones inondables doit être évitée autant que possible, la réalité en Haïti
est que l’urbanisation s'étend dans des zones vulnérables. Par conséquent, la Partie 2 du CNBH 2025
inclut des directives essentielles visant à atténuer les risques liés aux inondations pour les bâtiments
situés, malgré tout, dans ces zones.
Les systèmes structurels des bâtiments et des constructions doivent être conçus, connectés et ancrés
pour résister à la flottabilité, à l'effondrement ou aux déplacements latéraux permanents dus aux charges
structurelles et aux contraintes causées par des inondations atteignant le niveau de la crue de
conception. Les bâtiments et les structures érigés dans des zones sujettes aux inondations doivent être
construits en utilisant des méthodes et des pratiques qui minimisent les dommages causés par les
inondations.
Il existe de nombreux types de dommages pouvant être causés par les inondations :
● dommages directs causés par des écoulements à grande vitesse, des vagues, de l'érosion, des
sédimentations et des débris transportés par l'eau ;
● dégradation des matériaux pendant ou quelque temps après les inondations ;
● contamination du bâtiment par des substances transportées par l'eau.
113
Un bâtiment qui se comporte bien lors d'inondations doit présenter les caractéristiques suivantes une fois
que l'eau s'est retirée :
●
●
●
●
des dommages mineurs faciles à réparer ;
des fondations intactes et fonctionnelles ;
une enveloppe du bâtiment non endommagée ;
des raccordements aux utilités intacts ou facilement réparables, ainsi qu'un accès facile au
bâtiment et à ses installations
0.3 CHAMP D’APPLICATION
Ce document inclut des directives contraignantes pour les constructions neuves ou existantes et est
applicable à l'ensemble du territoire haïtien.
0.3.1 Petit bâtiment en maçonnerie
Ces directives s'appliquent aux bâtiments résidentiels dont la surface d’emprise au sol ne dépasse pas
500 m², jusqu'à trois niveaux au total pour les nouvelles constructions, et jusqu’à deux niveaux pour les
maisons existantes qui doivent être renforcées (y compris les niveaux entièrement souterrains,
partiellement souterrains et au-dessus du sol), construites en maçonnerie, avec une toiture légère ou une
dalle. Elles s'appliquent également aux bâtiments résidentiels avec un usage commercial au
rez-de-chaussée.
FIGURE 0.3-1 Configuration typique des niveaux des bâtiments résidentiels applicable en vertu de
ces directives.
La longueur du bâtiment ainsi que sa largeur ne doivent pas dépasser 18.2m . Pour les bâtiments non
rectangulaires, les dimensions du plus petit rectangle qui inscrit l'empreinte du bâtiment doivent être
prises en compte pour ces limitations.
114
FIGURE 0.3-2 Limitation des dimensions en plan définie dans ses directives.
Les constructions typiques auxquelles ce document s'applique peuvent être décrites comme suit :
-
-
-
-
Fondations : Réalisées avec semelles filantes en béton armé ou fondations en roche et/ou
semelles isolées sous des colonnes de confinement en béton et/ou poutres en béton armé.
Murs : Porteurs, construits en blocs de maçonnerie de béton, avec ou sans (dans le cas des
maisons existantes) colonnes en béton ou autres éléments de confinement.
Dalles de plancher et de toit : Dalles pleines en béton armé ou dalles alvéolées avec poutrelles
en béton armé et blocs creux.
Toiture légère : Systèmes de toiture constitués de structures légères en métal ou en bois avec
des revêtements métalliques.
0.3.2 Construction à ossature porteuse en bois et remplissages ou habillages
Le chapitre 6 de ces directives fournit les dispositions techniques minimales pour la conception et la
construction de nouveaux bâtiments à ossature bois porteuse et remplissages ou habillages, limités à un
maximum d'un (1) niveau en rez-de-chaussée.
Le système constructif des constructions à ossature porteuse en bois et remplissage ou habillage, se
compose de murs en ossature bois, contreventés sur les plans verticaux (murs) et horizontaux (plafonds,
planchers). Les murs sont remplis entre les poteaux, ou habillés par des planches ou panneaux fixés à
l’extérieur et/ou à l’intérieur de l’ossature.
Le charpente en bois de la toiture est contreventée et fixée sur la ceinture haute des murs.
Les matériaux de couverture sont fixés sur les lattes, elles-mêmes fixées sur les fermes de charpente.
0.3.3 CODES DE RÉFÉRENCE ET NORMES
Ces directives sont conformes aux prescriptions de la Partie 1 du CNBH 2025 (Document d’application
du Code pour l’IBC 2021), qui constitue la principale référence.
L’Annexe 7 – Références rassemble des documents identifiés comme codes et normes de construction
de référence.
115
0.3.4 UTILISATION DU BÂTIMENT ET CATÉGORIES DE RISQUES
Pour déterminer les niveaux spécifiés de charges liées aux inondations, aux vents et aux
séismes à appliquer au bâtiment, chaque bâtiment doit être attribué à une catégorie de
risque, en fonction du risque pour la vie humaine, la santé et le bien-être associé à leur
endommagement ou à leur défaillance, ainsi que de l'usage prévu, conformément au Tableau
0.3.4-1 ci-dessous.
Les charges minimales de conception pour les structures doivent inclure les facteurs
d'importance applicables indiqués dans le Tableau 0.3.4-1.
Les bâtiments couverts par ces directives peuvent être inclus dans la Catégorie de Risque II Normale. Les autres catégories de risque sont incluses dans le tableau à titre de référence
uniquement et ne s’appliquent pas dans ces directives.
Tableau 0.3.4-1 Catégories de risques et de facteurs d'importance pour la conception
(développé à partir d’ASCE 7-16, tableaux 1.5-1 et -2)
CATÉGORIE
DE RISQUE
FACTEUR
D’IMPORTANCE
SISMIQUE Ie
Les bâtiments dont l’effondrement représente un risque faible de
pertes de vies humaines : bâtiments à faible occupation humaine,
petits bâtiments de stockage, bâtiments de ferme, étables.
I - Faible
1,00
Tous les bâtiments sauf ceux des trois autres catégories
II - Normale
1,00
Les bâtiments susceptibles d’être utilisés comme refuge de protection
civile : écoles, centres communautaires. Les installations contenant des
produits toxiques, explosifs ou dangereux en quantité suffisante pour
représenter un danger : entrepôts, usines de fabrication.
III - Élevé
1,25
IV – Protection
Civile
1,50
UTILISATION DU BÂTIMENT
Les bâtiments de protection civile où sont fournis les services essentiels en
cas de catastrophe : hôpitaux, centrales téléphoniques, centrales
électriques et sous-stations de distribution, centres de contrôle pour tout
type de transport public, stations de pompage, de traitement et de
stockage de l’eau, bâtiments qui remplissent des fonctions de défense
nationales critiques, installations d’intervention en cas d’urgence (postes
de pompiers, postes de police, poste de sauvetage et installations qui
abritent leurs véhicules), installations de communications (stations de radio
et de télévision).
0.4 UTILISATEURS DE CES DIRECTIVES
Ces directives ont été préparées pour être utilisées par des professionnels qualifiés et autorisés par le
décret-loi présidentiel créant le Collège National des Ingénieurs et Architectes haïtiens (CNIAH) date du
25 mars 1974 (paru au Moniteur en date du 8 avril 1974). Il n'est pas approprié de les utiliser sans
respecter strictement leurs instructions et limitations, ni d'utiliser les informations présentées de manière
isolée, en dehors du contexte dans lequel elles sont fournies.
La conception d'un bâtiment techniquement solide dépend de nombreux facteurs qui vont au-delà de la
simple conformité aux règlements de construction, y compris la disponibilité de professionnels
116
compétents ayant reçu une formation appropriée, possédant l'expérience et les connaissances
nécessaires des règles de l'art et étant familiers avec l'utilisation des codes de conception, manuels,
documents de référence et guides techniques.
0.5 PERMIS DE CONSTRUIRE & ADMINISTRATION
0.5.1 PERMIS DE CONSTRUIRE
Pour toute nouvelle construction, un permis de construire doit être obtenu de la municipalité par le
requérant. La municipalité s’assure que les informations requises, y compris le titre de propriété, sont
fournies au dossier d’application, que la construction est conforme au code de construction et que le
terrain n’est pas localisé dans une zone à risque ou protégée.
La municipalité doit transmettre le dossier d’application au MTPTC et obtenir un avis technique positif
avant d’émettre le permis de construire.
Aucune construction ne doit débuter avant l’émission du permis de construire incluant l’avis technique
positif du MTPTC et le paiement des frais fixés par la loi.
0.5.2 DOSSIER D’APPLICATION
Un dossier d’application en trois copies doit être déposé à la municipalité par le requérant. Ce dossier
doit contenir:
1. les renseignements concernant la localisation du terrain ;
2. les renseignements concernant la maison à construire ;
3. les renseignements concernant les pentes du site ;
4. les renseignements sur la nature du sol ;
5. les renseignements concernant les risques sismiques, cycloniques et d’inondation ;
6. les photos du terrain prises sous différents angles ;
7. les plans d’ingénierie de la maison pour chaque niveau à construire ;
8. une copie du titre de propriété et du plan d’arpentage ;
9. une copie de la patente de l’ingénieur ou de l’architecte le cas échéant.
0.5.3 VISITES D’INSPECTION
Lors de l’émission du permis de construire, la municipalité doit prévoir une série de visites d’inspection
pour:
1. la vérification de la localisation du site;
2. la vérification de l’implantation et des fondations;
3. la vérification des murs, des poteaux et de la qualité des matériaux;
4. la vérification du dimensionnement et de l’emplacement des ouvertures;
5. la vérification des accès et des dispositifs d’aérations;
6. la vérification des dalles et de la toiture;
7. la vérification générale et finale, y compris la mécanique, la plomberie, l’électricité et le drainage
du site.
L’acier d’armature ou quel qu’autre élément structural ne doit pas être couvert avant d’avoir été inspecté.
117
0.5.4 SERVICES PUBLICS
Le constructeur n’est pas autorisé à effectuer des branchements aux services publics avant d’en avoir
obtenu l’autorisation de la municipalité.
0.5.5 APPROBATION
L’inspecteur mandaté par la municipalité doit approuver chaque composante du bâtiment au terme de ses
visites et doit aviser sans délai le constructeur des correctifs à apporter.
0.5.6 PERMIS D’OCCUPATION
Un permis d’occupation ne doit pas être émis par la municipalité tant que l’ensemble des travaux n’ont
pas été dûment approuvés.
0.5.7 CONFORMITÉ
La conformité avec le CNBH 2025 est la responsabilité du détenteur du permis de construire. Après
l’émission du permis d’occupation, cette responsabilité est celle du propriétaire.
0.6 DÉFINITIONS
Les termes suivants sont définis pour leur emploi dans le présent Code et leurs définitions sont
majoritairement celles de la Partie 1 du CNBH et sont complémentaires à celles de l’IRC. Les définitions
propres aux installations de gaz combustible sont présentées au chapitre 4.
Accessibilité : ensemble des qualités d'un lieu où l'on peut facilement pénétrer et circuler ; cette notion
s'applique également aux moyens de transport ; prise en compte, elle doit permettre aux personnes
âgées ou handicapées un accès et un usage facile de ces lieux.
Accréditation : reconnaissance officielle qui émane d’un organisme tiers relative à la compétence d’une
société.
Acier d’armature : barres d’acier incorporées dans le béton pour en renforcer la résistance à certaines
contraintes.
Adent : Joint entre deux éléments de construction assurant un assemblage solide au moyen d'un tenon
et d'une mortaise.
Agrégat : assemblage de matériaux inertes ou granulats entrant dans la composition des mortiers et des
bétons ; l’agrégat est généralement composé de sable, de gravier, de pierre concassée, de galets ou de
cailloux.
Aire de bâtiment: la plus grande surface horizontale du bâtiment au-dessus du niveau moyen du sol,
calculée entre les faces externes des murs extérieurs.
Aire de plancher : sur tout étage d'un bâtiment, surface horizontale délimitée par les murs extérieurs et
les murs coupe-feu exigés et comprenant l'espace occupé par les murs intérieurs et les cloisons, mais
non celui des issues et des vides techniques verticaux ni des constructions qui les cloisonnent.
Aléa sismique : probabilité en un lieu donné qu'au cours d'une période de référence, une secousse
sismique atteigne ou dépasse en ce site une certaine valeur.
118
Allège : partie d'un mur située entre le plancher et l’appui d'une fenêtre ; terme de maçonnerie désignant
la partie de mur ou de panneau située sous une fenêtre, ou une baie vitrée.
À ventilation directe : se dit d'un générateur de chaleur ou d'un chauffe-eau à combustion ; appareil et
système de ventilation connexe dont la totalité de l'air de combustion provient directement de l'extérieur
et qui évacue les produits de combustion directement à l'extérieur par l'entremise de gaines
indépendantes totalement fermées et directement raccordées à l'appareil.
À ventilation mécanique: se dit d'un générateur de chaleur ou d'un chauffe-eau à combustion ; appareil
et système de ventilation connexe dont les produits de combustion sont totalement évacués à l'extérieur
au moyen d'un dispositif mécanique comme un ventilateur soufflant ou aspirant, en amont ou en aval de
la zone de combustion de l'appareil et par l'entremise de gaines indépendantes totalement fermées et
directement raccordées à l'appareil.
Appareillage électrique : ensemble d’appareils électriques et d’accessoires divers disposés pour un
certain usage.
Approbation : déclaration faite par un organisme investi de l'autorité nécessaire et selon laquelle un
ensemble de critères publiés a été satisfait.
Arbalétrier : Pièce oblique d’une ferme, placée dans le sens de la pente de la toiture et sur laquelle sont
fixées les liteaux (lattes).
Arêtier : Pièce de bois formant un angle saillant à l’intersection de deux pans de toiture (charpente ou
couverture).
Autorité compétente : organisme gouvernemental responsable de l'application du CNBH 2025 ou de
toute partie du CNBH 2025, ou mandataire ou agence désigné par cet organisme pour exercer cette
fonction.
Avant-toit : partie d'un toit qui fait saillie au-delà de la face du mur.
Avertisseur de fumée : système avec sonnerie incorporée conçu pour donner l’alarme dans la pièce
dans laquelle il est installé, grâce à un détecteur de fumée.
Avis professionnel : conseil ou opinion obtenu d’un professionnel dans le but de procéder à une
meilleure pratique.
Baie : ouverture pratiquée dans un mur ou dans un assemblage de charpente pour y recevoir
généralement une porte ou une fenêtre.
Bande parasismique : bande horizontale de béton armé ou chaînage horizontal intermédiaire.
Bâtiment : toute construction utilisée ou destinée à être utilisée pour abriter, recevoir, ou protéger des
personnes, des animaux, des biens individuels ou collectifs, ou des biens industriels, des intempéries..
Bâtiment conventionnel : bâtiment dont les formes et les règles de construction préétablies sont
strictement observées ; sa conception et sa réalisation peuvent ne pas nécessiter l’intervention de
professionnels de la construction.
Bâtiment irrégulier : bâtiment dont les formes et les règles de construction préétablies ne sont pas
respectées ; sa conception et sa réalisation nécessitent obligatoirement l’intervention de professionnels
de la construction.
119
Bâtiment résidentiel : construction utilisée ou destinée à être utilisée pour loger des personnes.
Béton : matériau de construction fabriqué à partir d’un mélange de granulats (sables, graviers),
agglomérés par un liant (ciment) qui fait prise par hydratation (eau).
Bloc d’appoint ou blocage : Pièce utilisée pour caler, protéger du percement ou ajuster une position.
Bloc jumelé : Pièce de bois servant à doubler un élément de charpente.
Boutique : magasin ou commerce ; bâtiment, ou partie de bâtiment, utilisé pour l'étalage ou la vente de
marchandises ou de denrées au détail.
Branchement aérien : ensemble de conducteurs posés par un distributeur d’électricité entre ses fils
principaux et le branchement du consommateur.
Cadre de béton armé : charpente de béton armé de conception plus ou moins rigide, constituée de
poutres et de poteaux.
Carie du bois (ou pourriture du bois) : état de décomposition du bois résultant des processus de
décomposition du bois par des champignons et autres microorganismes.
Solive de plafond: élément structurel horizontal qui supporte les charges du plafond
Certificat de conformité : document qui est délivré conformément aux règles d'un système de
certification et qui indique avec un niveau suffisant de confiance qu'un produit, un processus ou un
service est conforme à une norme précise ou à d'autres documents reconnus.
Chaînage : ceinturage en béton armé, incorporé à la construction de l'ensemble des murs d'un bâtiment
pour éviter l'écartement. Le chaînage peut être horizontal (poutres, bandes parasismiques) ou vertical
(colonnes, renforcements vertical)
Chape : couche de béton ou de mortier, de faible épaisseur, de composition et de finition appropriées,
destinée à améliorer l'état de surface d'un plancher ; revêtement ou enduit lissé au mortier de ciment
exécuté sur la face supérieure d'une dalle de béton armé.
Chape d’étanchéité : voir Membrane imperméable.
Charge de gravité : charge verticale exercée sur un élément de construction.
Charge horizontale : charge de vent ou de séisme qui sollicite une structure ou un élément de structure
horizontalement.
Charge permanente: poids de tous les éléments permanents d'un bâtiment, qu'ils soient structuraux ou
non.
Charpente : Ossature porteuse d’un bâtiment constituée de membrures assemblées (poteaux, poutres,
solives, etc.).
Chevron : Élément principal de l’ossature supportant les charges de toiture.
Chevron de croupe : chevron qui s'étend d'un arêtier ou d'une noue jusqu'à une sablière ou un faîtage,
respectivement.
120
Chevron de débord (Avant-toit) : Chevrons perpendiculaires aux murs pignons permettant de soutenir
un débord de toit.
Ciment : matériau composé principalement de chaux, de silice et d'alumine ; malaxé avec de l'eau, le
ciment fait prise assez rapidement, puis acquiert sa résistance définitive au bout d'une période de
durcissement assez longue.
Circuit de dérivation (ou Dérivation) : partie du câblage situé entre le dernier dispositif de protection
contre les surintensités du circuit et la ou les sorties.
Clapet : soupape qui se lève ou se ferme pour permettre ou empêcher le passage d’un fluide.
Clapet anti-retour (clapet de non-retour) : dispositif permettant de contrôler le sens de circulation d'un
fluide quelconque. Il permet le passage d'un liquide, d'un gaz, d'air comprimé, etc. dans un sens et
bloque le flux si celui-ci venait à s'inverser.
Clé en bois ou épine : Pièce insérée dans un assemblage bois pour bloquer mécaniquement la
connexion et éviter l’arrachement.
Cloison : mur intérieur non porteur s'élevant sur toute la hauteur ou une partie de la hauteur d'un étage.
Clou à boîte (box nail): Clou fabriqué à partir d’un fil plus léger, avec une tête légèrement plus large que
le clou ordinaire.
Clou ordinaire (common nail): Clou standard fabriqué à partir d’un fil de référence.
Clouage en biais : Clouage incliné améliorant la résistance à l’arrachement.
Code : document à caractère obligatoire décrivant les règles à suivre en matière de conception, de
fabrication, d'installation, d'entretien ou d'utilisation d'équipements, de structures ou de produits,
généralement en vue de la sécurité du public.
Coffrage : moule provisoire destiné à recevoir le béton lors de son coulage de manière à lui donner une
forme et à le soutenir pendant la prise ; le coffrage, constitué le plus souvent de planches de bois ou de
métal, est retiré après la prise du béton.
Comble ou vide sous toit : partie d'un bâtiment limitée par le plafond du dernier étage et le toit, ou par
un mur bas et un toit incliné.
Concepteur : personne responsable de la conception d’un ouvrage.
Condition dangereuse : toute condition pouvant créer un risque excessif susceptible de provoquer
l'incapacité, la mutilation ou la mort de toute personne autorisée ou appelée à se trouver sur les lieux ou
aux alentours.
Conformité : fait d'être conforme aux lois, à la réglementation, aux normes ou aux politiques internes en
vigueur.
Connecteur : organe d'assemblage utilisé dans les charpentes pour relier les éléments structuraux entre
eux.
121
Construction combustible: type de construction qui ne répond pas aux exigences établies pour une
construction incombustible.
Construction incombustible : type de construction dans laquelle un certain degré de sécurité incendie
est assuré grâce à l'utilisation de matériaux incombustibles pour les éléments structuraux et autres
composants.
Contre-fiche : Pièce oblique empêchant la flexion des arbalétriers.
Contreventement : dispositif assurant la stabilité d'un bâtiment, d'une ossature et s'opposant à la
déformation, au déversement ou au renversement des constructions sous l'action des forces horizontales
de vent, de choc ou de séisme.
Coulis : mélange fluide de liants, de granulats fins et d'eau qui durcit après application, et qui est utilisé
pour boucher des fissures ou des trous.
Coyau : Pièce fixée en bas de pente pour créer une cassure (« queue de vache »).
Critère de calcul : caractéristique servant d'hypothèse pour la conception d'un ouvrage.
Croix de Saint-André : Contreventement formé de deux pièces disposées en croix diagonale pour
rigidifier un mur ou une toiture.
Dalle alvéolée (dalle à hourdis ou dalle à corps creux) : élément porteur de plancher fabriqué en
béton armé, comportant longitudinalement des alvéoles (hourdis).
Dalle pleine : dalle de plancher construite sans vides ni matériaux d'apport.
Dalle sur sol : plaque de béton armé de grande surface, servant de plancher et reposant directement sur
le sol.
Dalle suspendue : plaque de béton armé de grande surface, reposant sur des appuis continus (murs) ou
isolés (poteaux), employée comme plancher ou comme couverture.
Degré de résistance au feu : temps en minutes ou en heures pendant lequel un matériau ou une
construction empêche le passage des flammes et la transmission de la chaleur dans des conditions
déterminées d'essai et de comportement.
Dérivation : voir Circuit de dérivation.
Détecteur de chaleur : détecteur d'incendie conçu pour se déclencher à une température ou à un taux
d'augmentation de température prédéterminé.
Détecteur de fumée : détecteur d'incendie conçu pour se déclencher lorsque la concentration de
produits de combustion dans l'air dépasse un niveau prédéterminé.
Détecteur d'incendie : dispositif qui décèle un début d'incendie et transmet automatiquement un signal
électrique qui déclenche un signal d'alerte ou un signal d'alarme; comprend les détecteurs de chaleur et
les détecteurs de fumée.
Diaphragme : structure plane offrant une grande résistance à la déformation dans son plan.
Dimension (ou valeur) nominale : valeur officielle ou apparente d’une grandeur qui ne correspond pas
nécessairement à la valeur réelle de cette grandeur.
122
Drainage : ensemble des opérations ayant pour objectif d'évacuer l'eau ou de la canaliser, selon le cas ;
technique d'évacuation de l'eau retenue en excès dans le sol et le sous-sol, par tout procédé et dispositif
approprié (drain).
Échantignolle : pièce de charpente permettant la fixation des pannes intermédiaires sur l'arbalétrier.
Efficacité énergétique : capacité de maximiser un rendement énergétique tout en utilisant un minimum
d'énergie.
Égout : Bord bas du versant de la toiture légère d’où s'écoule l’eau.
Électrode de terre : conducteur métallique enfoui dans le sol et destiné à établir une liaison électrique
avec celui-ci.
Élément de fondation : l'un des éléments structuraux des fondations d'un bâtiment, comme les
semelles, radiers ou pieux.
Employeur : personne physique ou morale qui fait exécuter, contre rémunération, un travail par un ou
des salariés pour son compte et sous sa subordination.
Enchâssure : ce dans quoi une chose est encastrée ou enchâssée.
Enduit : couche composée de ciment, de sable et de chaux qu'on applique à l'état plastique, le plus
souvent pour couvrir et protéger les murs extérieurs ; on applique généralement l’enduit sur un treillis de
métal fixé au parement extérieur ; l’enduit peut également être appliqué sur des murs intérieurs ou des
plafonds, parfois dans un but décoratif (crépis).
Enrobage : épaisseur de béton entre l'armature et le parement ; épaisseur de béton qui recouvre une
barre d’armature ; partie d'un élément de couverture ou de bardage qui vient recouvrir, à la pose,
l'élément du rang inférieur et aussi l'élément latéralement voisin, de manière à assurer l'étanchéité d'une
toiture ou d'une paroi.
Entrait : Pièce horizontale d’une ferme travaillant en tension et empêchant l’écartement des arbalétriers
ou chevrons parallèle à la pente au niveau de la faîtière..
Entretoise : Élément placé entre chevrons ou lattes pour rigidifier l’assemblage.
Entrepreneur : personne qui entreprend, en vertu d'un contrat, des travaux pour le compte d'un
propriétaire ou de son mandataire autorisé.
Équerre d’angle : Pièce posée dans un angle droit pour renforcer la fixation de deux éléments de bois
entre eux.
Étage : partie d'un bâtiment délimitée par la face supérieure d'un plancher et celle du plancher situé
immédiatement au-dessus ou, en son absence, par le plafond au-dessus.
Étaiement : ensemble de pièces de charpente assemblées, destinées à soutenir, provisoirement,
diverses parties d'une construction menaçant ruine.
État limite d’utilisation (ou état limite d’usage ou de service) : point auquel une structure cesse de
remplir la fonction pour laquelle elle a été conçue ; les états limites d’utilisation se rapportent à l’usage
123
prévu du bâtiment et concernent les flèches, les vibrations, la déformation permanente et les dommages
structuraux locaux comme la fissuration.
Évaluation sismique : Elle est définie dans ces directives comme une méthode approuvée pour évaluer
les déficiences d'un bâtiment qui l'empêchent d'atteindre un niveau de performance souhaité.
Excavation : cavité formée par l’enlèvement de sol, de roche ou de remblai en vue de construire.
Faîtage de couverture ou faîtière : Élément assurant l’étanchéité entre deux pans de toiture.
Ferme : Assemblage triangulaire indéformable supportant la couverture..
Fiche : (terme utilisé en charpente). La contrefiche est une pièce de bois oblique placée entre les
arbalétriers et l'entrait.
Flèche : amplitude de la courbe que prend une pièce sous ou à la suite de l'influence du poids d'une
unité de charge.
Fluage : déformation lente et progressive d’un matériau comme le béton, soumis à une charge constante
pendant une longue durée.
Feuillards métalliques : Connecteurs perforés permettant l’assemblage des éléments en bois entre eux
ou avec les chaînages en béton armé.
Feuillard au niveau du faîtage: Un connecteur métallique qui fixe les chevrons opposés ensemble pour
résister aux charges de soulèvement du toit au faîtage.
Fondation : ensemble des éléments de fondation qui transmettent les charges d'un bâtiment à la roche
ou au sol sur lequel il s'appuie.
Fondation superficielle : élément de fondation appuyé sur la roche ou le sol situé à proximité de la
partie la plus basse du bâtiment.
Garde-corps : barrière de protection placée autour des ouvertures dans un plancher, ou sur les côtés
ouverts d'un escalier, d'un palier, d'un balcon, d'une mezzanine, d'une galerie ou d'un passage piéton
surélevé ou à tout autre endroit afin de prévenir une chute accidentelle dans le vide. Le garde-corps peut
comporter ou non des ouvertures.
Gaz combustible : tout fluide aériforme qui a la propriété de brûler ; nom générique d'une grande variété
de gaz dérivés de combustibles naturels (pétrole, charbon) incluant le gaz naturel, utilisés dans les
appareils à chauffage, les fours et systèmes de cuisson et dans l'industrie.
Goulotte : conduit ou canal incliné permettant de guider la descente de matériaux liquides, pâteux,
pulvérulents ou granuleux entraînés par gravité.
Hauteur de bâtiment : (en étages) nombre d'étages compris entre le plancher du premier étage et le toit.
Hourdis : bloc creux de béton dont on se sert pour former un plancher entre des poutrelles de béton
armé.
Inspection : examen attentif dans un but d'enquête, de contrôle, de surveillance en vue de déceler des
anomalies par rapport aux normes en vigueur.
124
Installation de plomberie : réseaux d'évacuation, d’évent, de ventilation, et d'alimentation en eau ou
toute partie de ceux-ci.
Installation individuelle d’assainissement : installation privée d'épuration et d'évacuation des eaux
usées (par exemple une fosse septique avec champ d'épandage).
Issue : partie d'un moyen d'évacuation, y compris les portes, qui conduit de l'aire de plancher qu'il
dessert à une voie de circulation publique ou à un endroit extérieur à découvert non exposé au feu
provenant du bâtiment et ayant un accès à une voie de circulation publique.
Jambage : pilier simple ou poteau soutenant le linteau d'une porte ou d’une fenêtre.
Jambe de force : Pièce diagonale servant à renforcer la stabilité latérale et reprendre des charges
verticales.
Label de qualité : signe distinctif apposé sur un produit ou qui accompagne un service, et qui en garantit
la qualité, l'origine ou la conformité à certaines caractéristiques définies.
Latte / panne : Pièce horizontale fixée sur chevrons supportant la couverture.
Latte d’arêtier : Latte fixée le long de l’arêtier pour supporter la couverture.
Latte périphérique : Latte continue entourant le toit aux égouts et pignons.
Ligne de faîtage :Ligne horizontale située au sommet d’une toiture, là où se rencontrent les deux
versants du toit.
Lisse basse : Pièce horizontale fixée en pied d’ossature, support des montants et assurant l’ancrage
avec le soubassement..
Lisse haute : Pièce horizontale en tête d’ossature assurant la liaison avec le niveau supérieur des
poteaux.
Linteau : élément de charpente horizontal supportant les charges au-dessus d'une fenêtre ou d'une
porte.
Liteau : tringle ou baguette de bois, de section rectangulaire ou carrée, employée dans certains travaux
en remplacement de la latte, en raison de sa régularité de section, posée notamment sur les chevrons
pour recevoir les matériaux de couverture (tôles ou tuiles).
Logement : partie d’un bâtiment servant ou destinée à servir de domicile à une ou plusieurs personnes
et qui comporte généralement des installations sanitaires et des installations pour préparer et consommer
des repas et pour dormir. Une ou plusieurs pièces servant de domicile à une ou plusieurs personnes et
où l’on peut préparer et consommer les repas, vivre et dormir.
Maçonnerie : ouvrage en blocs de béton employés à sec ou réunis par un liant ; dans une maçonnerie
brute, ces unités sont de formes irrégulières, tandis que dans une maçonnerie à joints réglés, elles sont
de hauteur égale et les joints horizontaux sont de niveau.
Maître d’œuvre : personne physique ou morale chargée de concevoir des travaux de construction pour
le maître d'ouvrage, son client, et de contrôler leur exécution; cette personne est souvent un architecte ou
un ingénieur.
125
Membrane imperméable ou chape d’étanchéité : film mince ou feuille d'un matériau étanche et
flexible, souvent adhésif, utilisé pour divers travaux d'imperméabilisation.
Membrure ou membre: élément constitutif d’une structure, par exemple, l’élément constitutif d’une
poutre elle-même élément de structure d’un bâtiment. Pour les charpentes en bois, la membrure désigne
tout élément massif et rigide qui les constitue. En revanche, pour les charpentes métalliques, elle désigne
les éléments constituant une ferme ou une poutre en treillis. La poutre, tout comme la ferme, est
composée de deux membrures qui sont reliées par des éléments généralement verticaux et obliques
s'articulant entre eux pour former une triangulation. La ferme désigne uniquement la partie triangulaire
non déformable qui supporte la couverture d'un bâtiment dont le toit est à pente alors que la poutre est un
élément de structure du bâtiment.
Mezzanine : niveau entre le plancher et le plafond d'une pièce ou d'un étage quelconque, ou balcon
intérieur.
Mise à la terre : connexion d'une partie d'un circuit électrique à une masse conductrice dont le potentiel
est pris comme référence ; la terre est une masse conductrice dont le potentiel est par convention égal à
zéro.
Mortier : mélange de ciment et de sable, dans un rapport approximatif de 1 partie pour 3 ou 4 parties,
délayé dans un minimum d'eau et utilisé comme liant pour les ouvrages de maçonnerie.
Mur coupe-feu : type de séparation coupe-feu de construction incombustible qui divise un bâtiment ou
sépare des bâtiments contigus afin de s'opposer à la propagation du feu, et qui offre le degré de
résistance au feu exigé tout en maintenant sa stabilité structurale lorsqu’elle est exposée au feu pendant
le temps correspondant à sa durée de résistance au feu.
Mur de cisaillement : mur conçu pour résister efficacement aux charges horizontales s’exerçant dans
son plan.
Mur de cisaillement : mur porteur placé dans la structure, le plus souvent transversal, formant ainsi le
contreventement en contrefort interne de cette dernière.
Mur de refend : mur porteur placé dans la structure, le plus souvent transversal, formant ainsi le
contreventement en contrefort interne de cette dernière.
Mur de toiture : Mur au-dessus du chaînage supérieur, supportant la toiture. Il peut être triangulaire ou
rectangulaire, à l'intérieur ou à l'extérieur du bâtiment.
Mur de toiture pignon ou mur pignon : Mur de toiture triangulaire situé en façade du bâtiment.
Mûrissement du béton : maturation contrôlée du béton après la coulée.
Nappe phréatique : masse d'eau souterraine libre.
Niveau de la nappe phréatique : surface supérieure d'une nappe souterraine.
Niveau moyen du sol : (pour déterminer la hauteur de bâtiment) plus bas des niveaux moyens définitifs du
sol le long de chaque mur extérieur d'un bâtiment.
Noue : La noue est la ligne d’intersection rentrante entre deux versants de toiture qui se rejoignent en
formant un angle concave
126
Norme : ensemble de règles fonctionnelles ou de prescriptions techniques relatives à des produits, à des
activités ou à leurs résultats, établies par consensus de spécialistes et consignées dans un document
produit par une autorité légitime.
Panne faîtière : Élément sommital recevant arbalétriers ou chevrons.
Panneau : dans une distribution électrique, ensemble de barres omnibus (ou jeux de barres) et de
connexions, de dispositifs de protection contre les surintensités et de commande, avec ou sans
interrupteurs, ou d’autres appareils, construits pour être installés dans un coffret.
Panneau de dérivation : ensemble de barres omnibus (ou jeux de barres) et de connexions, de dispositifs
de protection contre les surintensités et de commande, avec ou sans interrupteurs, ou d’autres appareils,
construits pour être installés dans un coffret.
Pare-vapeur : élément destiné à empêcher la diffusion de la vapeur d'eau.
Pente : Inclinaison du toit.
Pénétration / longueur d’ancrage du clou : Profondeur du clou dans le bois.
Permis de construire : arrêté administratif autorisant la construction d'un immeuble ; sauf exception, il est
obligatoire et précède la mise en chantier ; certificat qui doit généralement être obtenu de la mairie par le
propriétaire ou le constructeur d'une maison avant de commencer les travaux de construction ou de
réparation, et qui doit être gardé affiché en un endroit bien en vue jusqu'à ce que le travail soit terminé et
accepté par l'inspecteur de construction.
Permis d’occupation : autorisation accordée à un propriétaire d’exploiter ou d’occuper un bâtiment suite à
une inspection démontrant la conformité de l’ouvrage.
Pieu : élément de fondation profonde de forme allongée, fait de matériaux comme le bois, l'acier, le béton ou
une combinaison de ces matériaux, qui est soit préfabriqué et mis en placepar battage, fonçage au vérin,
lançage ou vissage, soit coulé sur place dans un trou fait par pilonnage, creusage ou forage.
Plain-pied : bâtiment situé sur un seul niveau.
Plancher : élément de construction portant la surface inférieure de tout espace d'un bâtiment.
Plan de zonage : plan accompagné des textes du règlement de zonage, donnant la répartition d'un territoire
en zones affectées à une occupation ou une utilisation du sol définie.
Planche de rive : Planche fixée en bout de chevrons, recevant gouttières et assurant la finition du bord
de toiture.
Planche faîtière : Planche non porteuse utilisé au faîtage d'un toit pour fournir une surface de clouage
commune et un point d'appui pour les chevrons opposés.
Plaque d’assemblage (contreplaqué) : Plaque renforçant une jonction.
Plomberie : ensemble des installations sanitaires ou domestiques assurant l'alimentation en eau ou en gaz,
de même que l'évacuation des eaux usées d'un bâtiment.
127
Poinçon : pièce centrale verticale d’une ferme reliant l'entrait et les arbalétriers. Son rôle est de
suspendre le centre de l'entrait (la poutre basse horizontale), ce qui permet de pouvoir le charger sans
qu'il fléchisse.
Porte-à-faux : toute partie d'un assemblage, d'un montage ou d’un bâtiment hors d'aplomb des éléments
porteurs.
Portée : distance libre entre des appuis, tels des murs, des poteaux, des poutres ou des fermes.
Portée du toit : Distance entre l'extérieur des murs extérieurs supportant l'assemblage toit/plafond ou
ferme.
Portée simple : Portée formée par un élément structurel entre deux appuis.
Porteur : se dit d'un élément de construction qui est soumis à une charge ou conçu pour supporter une
charge en plus de sa charge permanente ; ne s'applique pas à un mur soumis seulement aux charges
dues au vent et aux secousses sismiques en plus de sa charge permanente.
Poutre de toiture : Poutre ou chaînage horizontal supérieur du mur de toiture.
Poutre faîtière : Poutre porteuse horizontale située au faîtage.
Premier étage : étage situé au-dessus du rez-de-chaussée, et dont le plancher se trouve à au plus 2 m
au-dessus du niveau moyen du sol.
Prise de courant : dispositif muni d'alvéoles destinées à recevoir les broches d'une fiche d'alimentation et
relié de façon permanente au réseau électrique ; généralement, le terme prise de courant désigne la partie
femelle d'une connexion électrique, alors que la partie mâle est désignée par le terme fiche d'alimentation
électrique.
Professionnel de la construction : personne qui exerce régulièrement une profession, un métier, par
opposition à un amateur ; personne qui, à titre de membre d'un ordre professionnel, exerce une activité à
caractère intellectuel ou technique reposant sur une formation poussée exigeant des connaissances
particulièrement vastes qu'elle doit tenir à jour.
Propriétaire : toute personne physique ou morale à qui appartiennent les biens considérés.
Rafale de trois secondes : vitesse du vent, vitesse maximale du vent à une hauteur et une exposition
données, calculée en moyenne sur 3 secondes (mph).
Reconnaissance du sol : évaluation de l'état général du sol en profondeur à l'emplacement projeté pour la
construction d'un bâtiment par l'analyse des données obtenues grâce à des relevés géologiques, des essais
sur place, des sondages avec prélèvement d'échantillons, un examen visuel, des essais en laboratoire sur
les échantillons prélevés ainsi que l'observation et le relevé de la nappe souterraine.
Recouvrement : se dit d'une extrémité d'une armature qui en recouvre une autre sur une longueur qui peut
être calculée suivant le diamètre nominal de l’armature, son type, et la contrainte à laquelle elle est soumise.
Remblai : sol, roche, débris de matériaux de construction et déchets industriels comme les scories et les
matières organiques, ou combinaison de ces matériaux rapportés à la surface naturelle du sol, de la roche
ou du terrain organique; peut-être compacté ou non.
128
Renforcement sismique : Il est défini dans ce manuel comme le renforcement des performances
sismiques des éléments structurels et/ou non structurels d'un bâtiment par la correction des déficiences
identifiées lors d'une évaluation sismique.
Réseau sanitaire d'évacuation : réseau d'évacuation pour l'acheminement des eaux usées.
Réservoir sous pression : réservoir fermé dans lequel règne une surpression par rapport à la pression
atmosphérique ambiante.
Rez-de-chaussée : Niveau d'un bâtiment qui est à la hauteur ou à peu près du niveau moyen du sol. Ce
terme ne s’emploie que pour des bâtiments comprenant plusieurs étages, on parle sinon de bâtiment de
plain-pied.
Rive : Bord latéral d’un versant de toiture.
Rive du mur pignon : Rive située le long du mur pignon.
Roche : partie de la croûte terrestre solidifiée, cohérente et relativement dure, consistant en une masse
naturelle solide de minéraux qui ne peut être facilement brisée à la main.
Sanitaire : ensemble des installations d'hygiène nécessaires à la vie courante tels que éviers, lavabos,
W.C., douches, baignoires, etc.
Semelle filante : socle continu de béton armé à la base d'un mur de fondation.
Schéma d’installation : représentation symbolique d'une installation, qui en montre la structure et le mode
de fonctionnement.
Séparation coupe-feu : construction, avec ou sans degré de résistance au feu, destinée à retarder la
propagation du feu.
Sol : partie de la croûte terrestre qui est fragmentaire ou telle que des particules individuelles d'un
échantillon séché peuvent être facilement séparées par agitation dans l'eau ; comprend les blocs rocheux,
les cailloux, le gravier, le sable, le limon, l'argile et la matière organique.
Solins : dispositifs visant à assurer l'étanchéité, en différents endroits d'une construction et selon différentes
modalités.
Soupape : obturateur mobile généralement maintenu en position fermée qu’une pression peut ouvrir
momentanément pour limiter les surpressions et protéger les équipements.
Sous-sol : un ou plusieurs étages d’un bâtiment situés au-dessous du rez-de-chaussée
Stabilité : propriété d’une construction ou d’un ouvrage de se maintenir dans un état d'équilibre stable en
résistant au glissement, au renversement ou à l'effondrement.
Surface habitable : surface de plancher construit occupée ou destinée à être occupée.
Système d’évacuation : système qui permet l'évacuation de l'atmosphère gazeuse contenue dans un
réservoir, un trou, une tuyauterie ; charpente de tubes et de raccords utilisés pour les lignes d'évacuation
d'égouts et de ventilation qui transportent les eaux usées dans des endroits où elles peuvent être éliminées.
129
Taloche : outil de maçon qui permet la manipulation et l’application d’un mortier ou d’un enduit sur le support
souhaité. La taloche est composée d’une planche munie d’une poignée sur une de ses faces et permet
d’étendre un enduit et également de lisser les supports.
Talweg : ligne de fond qui joint les points les plus bas d'une vallée et suivant laquelle s'écoule l'eau.
Tenon-mortaise : Assemblage traditionnel composé d’un tenon (mâle) et d’une mortaise (femelle),
assurant une liaison solide.
Toiture légère : élément de construction autre que le béton couvrant un bâtiment ; les toitures légères sont
généralement des toitures à charpente de bois recouvertes de tôles.
Topographie : configuration de la surface du terrain.
Vide sanitaire : espace vide de faible hauteur compris entre le sol naturel et le plancher du rez-de-chaussée
d'un bâtiment sans cave ou sous-sol.
Voie publique : voie ouverte à la circulation publique appartenant ou non au domaine public ; trottoir, rue,
route, place ou tout autre endroit extérieur à découvert auquel le public a droit d'accès ou est invité à aller,
expressément ou implicitement.
Zone à risque : Zone géographique identifiée susceptible de combiner la survenue d’un Alea naturel ou
industriel (danger défini par sa nature, son niveau, sa probabilité, ou son occurrence) avec des enjeux
(ouvrages, occupation, population).
Zone inondable : territoire généralement situé en bordure de mer, d’un plan d’eau ou d’un cours d’eau,
susceptible d’être inondé.
0.7 ZONES POUR LA CONCEPTION
L'ingénieur doit attribuer des zones de calcul pour le vent, le séisme et les inondations au projet en
fonction de l'emplacement. Les zones de calcul pour le vent, le séisme et les inondations sont définies
aux sections 0.7.1, 0.7.2 et 0.7.3. L'ingénieur doit également attribuer une catégorie d'exposition au vent
au bâtiment conformément à la section 0.7.1.2.
Les zones de calcul pour le vent et le séisme par municipalité sont fournies au TABLEAU 0.7-1. Pour les
emplacements non inclus dans le Tableau 0.7-1, les zones de calcul pour le vent et le séisme doivent être
déterminées à l'aide de la Figure 0.7.1.1-2 et de la Figure 0.7.2-2.
L'exposition d'une commune au risque d'inondation est indiquée dans le Tableau 0.7-1. Les sites situés
dans des communes exposées au risque d'inondation (« Y ») et ceux non répertoriés dans le Tableau
0.7-1 nécessitent une étude complémentaire pour déterminer le niveau de risque d'inondation du site
spécifique. Les sites situés dans des communes non significativement exposées au risque d'inondation («
N ») ne nécessitent pas d'étude complémentaire. Le niveau de risque d'inondation du site spécifique peut
avoir une incidence sur l'acceptabilité du site pour la construction ou déclencher des exigences de
conception résistante aux inondations. Voir la Section 0.7.3 pour plus d'informations.
Dans certains cas, l'ingénieur peut choisir d'utiliser les valeurs de vitesse du vent et d'accélération
sismique pour concevoir directement les composants ou pour effectuer une interpolation à l'aide des
tableaux de conception fournis. Dans ces cas, il est permis d'utiliser la valeur réelle pour le site
spécifique, plutôt que la valeur maximale indiquée dans le tableau pour la zone de conception. Les
130
valeurs de vitesse du vent peuvent être déterminées à partir de la figure 0.7.1.1-1. Les valeurs
d'accélération sismique peuvent être déterminées à partir du tableau 0.7.2.2-1.
Des informations plus détaillées sur les risques sont présentées dans l'Annexe 8.
Tableau 0.7-1 Zone de conception
LATITUDE (N)
LONGITUDE
(W)
ZONE DE
CONCEPTION
DU VENT
ZONE DE
CONCEPTION
SISMIQUE
ZONE DE
CONCEPTION
D'INONDATION
Cap-Haïtien
19.7366
-72.2088
I
B
Y
Gonaives
19.4472
-72.6845
I
A
Y
Hinche
19.1408
-72.0113
II
A
N
Jacmel
18.2364
-72.5383
IV
A
Y
Jérémie
18.6412
-74.1144
III
A
Y
Léogane
18.5121
-72.6335
III
B
Y
Les Cayes
18.2069
-73.7595
IV
A
Y
Mirebalais
18.8431
-72.1141
II
C
N
Miragoâne
18.4410
-73.0849
IV
C
N
Pétion-Ville
18.5135
-72.2852
III
C
Y
Port-au-Prince
18.5380
-72.3253
III
B
Y
Port-de-Paix
19.9397
-72.8307
I
B
Y
St. Marc
19.1060
-72.6957
I
B
Y
Saint-Raphaël
19.4386
-72.1987
I
A
Y
VILLE
0.7.1 CHARGES DÛES AU VENT ET ZONE POUR LA CONCEPTION
Les charges dûes au vent et de conception ont été déterminés en utilisant l’ASCE 7-16, Charges de
calcul minimales et critères associés pour les bâtiments et autres structures, le Manuel pour la
construction en structure bois 2018 (WFCM) de l'American Wood Council (AWC), et la Spécification de
conception nationale en bois 2018 (NDS) de l'AWC.
Les valeurs de référence des vitesses de vent de base ont été extraites de l'étude de 2019 de la Pan
American Health Organization (PAHO) « Development of Design Wind Speed Maps for the Caribbean for
Application with the Wind Load Provisions of ASCE 7-16 and Later » , qui cartographie la période de
retour de 700 ans pour les bâtiments de catégorie de risque II, rapportée dans la Figure 0.7.1-1.
L'ingénieur utilisant ces solutions qui figure dans ce directive doit sélectionner :
131
1. La zone de Conception au Vent, en fonction de la géolocalisation du site (Tableau 0.7-1 et/ ou
Figure 0.7.1.1-2 );
2. La catégorie d'Exposition B, C ou D, en fonction des descriptions incluses dans la section 0.7.1.2.
0.7.1.1 Zones pour la conception
Pour les besoins de ces directives, cette carte a été divisée en quatre zones de vent, reflétant les
contours du CNBH 2012 précédent, ajustés aux courbes de vitesse de vent les plus récentes.
En utilisant les vitesses de vent rapportées dans l'étude PAHO 2019 pour la Catégorie d'Exposition C, la
vitesse de vent de base de conception a été établie pour chaque zone. Cela a été effectué en
sélectionnant la valeur de vitesse de vent maximale indiquée sur la carte à l'intérieur des limites de
contour de chaque zone.
L'Annexe 8 contient des cartes de vitesses de vent supplémentaires incluant des contours superposés
sur une carte d'Haïti pour faciliter la détermination des vitesses de vent du site. Un tableau de valeurs est
également fourni pour les villes listées ci-dessus.
132
FIGURE 0.7.1.1-1 Contours des vitesses de vent prédites pour une période de retour de 700 ans
(mph) à une hauteur de 33 pieds (10 m) au-dessus d'un terrain plat et dégagé (Catégorie
d'Exposition C) pour l'île d'Hispaniola. Extrait de l'étude PAHO 2019.
Figure 0.7.1.1-2 Zones de conception de vent pour Haïti.
133
0.7.1.2 Catégories d'exposition
Chacune des quatre zones de conception au vent illustrées à la Figure 0.7.1.1-2 peut inclure des
bâtiments situés en Exposition B, C ou D. Sélectionner la catégorie d'exposition appropriée pour chaque
projet, en suivant la description ci-dessous. Les Catégories d'Exposition au Vent proviennent du Wood
Frame Construction Manual (WFCM) 2018, le document de référence principal pour la conception des
toitures.
Exposition B:
Zones urbaines et suburbaines, zones boisées ou autres terrains comportant de nombreux obstacles
rapprochées ayant la taille d'habitations unifamiliales ou plus. L'Exposition B doit être présumée sauf si le
site répond à la définition d'un autre type d'exposition.
Exposition C:
Terrain ouvert avec des obstacles dispersés incluant des ondulations de surface ou autres irrégularités
ayant généralement des hauteurs inférieures à 9 mètres (30 pieds) s'étendant sur plus de 460 mètres
(1500 pieds) depuis le site du bâtiment dans tout quadrant complet. L'Exposition C s'applique dans un
terrain de type Exposition B où des zones ouvertes de type Exposition C sont directement adjacentes à
l'habitation sur une distance de plus de 180 mètres (600 pieds). Cette catégorie inclut les terrains
découverts et les prairies, ainsi que l'exposition à l'eau libre sur moins d'un mile.
Exposition D:
Zones plates et dégagées exposées au vent circulant au-dessus d'eau libre, de vasières lisses, de marais
salants et de glace intacte sur une distance d'au moins 1,6 kilomètre (1 mille). Cette exposition s'applique
uniquement aux bâtiments et autres structures exposés au vent provenant de la zone dégagée.
L'Exposition D s'étend vers l'intérieur à partir du bord de la zone dégagée sur une distance de 180 mètres
(600 pieds) ou 20 fois la hauteur du bâtiment ou de la structure, la valeur la plus grande étant retenue.
Le WFCM utilise la Catégorie d'Exposition B comme catégorie par défaut sauf si le site correspond à la
définition de C ou D. Ceci diffère de la norme ASCE 7-16 Section 26.7 qui stipule que l'Exposition C doit
s'appliquer dans tous les cas où les Expositions B ou D ne s'appliquent pas. Les Catégories d'Exposition
déterminées selon les deux documents sont censées être identiques ; ainsi, si des directives
supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la Catégorie d'Exposition appropriée, consulter la
norme ASCE 7-16 Section 26.7.
Tableau 0.7.1-2.1 Vitesses du vent de référence par zone de vent pour la conception,
catégories d'exposition C
Catégorie d'exposition
Catégorie d'exposition C
Zone de vent pour la conception
ZONE I
ZONE II
ZONE III
ZONE IV
Vitesse de vent de conception de référence (mph)
130
135
150
165
134
Vitesse de vent de conception de référence (km/h)
210
217
241
265
Vitesse du vent de conception de référence (m/sec)
58
60
67
74
Notes pour le tableau :
● Les valeurs correspondent à des vitesses de rafales de vent de 3 secondes à 33 pieds (10 m)
au-dessus du sol.
●
Les vitesses du vent correspondent à une probabilité de dépassement de 7 % sur 50 ans
(probabilité annuelle de dépassement = 0,00143, IRM = 700 ans).
● Se référer à l'annexe 8 pour des cartes plus détaillées des vitesses du vent.
0.7.1.3 Autres paramètres de conception du vent pris en compte dans la conception prescriptive
proposée :
Les directives et solutions prescriptives incluses dans ce document ont été élaborées en tenant compte
des charges de vent calculées pour chaque zone de vent pour la conception, en fonction des vitesses de
vent indiquées dans la Figure 0.7.1.1-1 et des paramètres suivants :
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
Catégorie de risque pour les bâtiments II - Résidentiel
Bâtiments fermés
Facteur d'importance = 1,0
Facteur d'élévation du sol Ket = 1,0 (Section 26.9 de l'ASCE 7-16)
Facteur directionnel Kd = 0,85 (Tableau 26.6-1 de l'ASCE 7-16)
Facteur d'effet de rafale G = 0,85 (Section 26.11.1 ASCE 7)
Coefficient de pression interne GPi = +/- 0,18 (Tableau 26.13-1 de l'ASCE 7-16)
Constante d'exposition au terrain α = 9,8 (Tableau 26.11-1 de l'ASCE 7-16)
Constante d'exposition au terrain zg (m) = 750 (Tableau 26.11-1 de l'ASCE 7-16)
Hauteur de référence au-dessus du niveau du sol, z = h = 9,1 m (30 pieds)
Effets topographiques : Le vent peut s’accélérer lorsqu’il rencontre des collines isolées, des crêtes ou
des escarpements constituant des changements abrupts dans la topographie générale. La section
R301.2.5 de l’IRC 2021 recommande une attention particulière aux effets d’accélération topographique
du vent dans les zones où les données historiques locales documentent des dommages structurels
attribués à ces phénomènes.
Actuellement, il n’existe pas de données complètes ou accessibles en Haïti concernant les effets
d’accélération topographique du vent. En conséquence, ces directives confient à l’ingénieur responsable
de la conception la tâche de déterminer si et quand ces effets topographiques doivent être pris en compte
dans la conception structurelle des bâtiments. Le MTPTC examinera et approuvera cette considération
dans le cadre du processus de délivrance des permis.
Ces dispositions prescriptives partent du principe que les effets topographiques ne sont pas applicables.
Dans les cas où de tels effets sont jugés significatifs, les concepteurs doivent se référer à la section
R301.2.1.5 de l’IRC 2021 ou à la section 26.8 de l’ASCE 7-16.
135
0.7.2 RISQUE SISMIQUE ET ZONES DE CONCEPTION
Puisqu'il n'existe pas de données d'accélération spectrale cartographiées plus récentes, les données de
risque sismique fournies dans cette Section 0.7.2 font référence au même rapport de l'USGS que le
CNBH 2012. Ces cartes ont été établies sur la base du rapport USGS 2010–106, Documentation pour les
cartes initiales de risque sismique pour Haïti. Auteurs : Arthur Frankel, Stephen Harmsen, Charles
Mueller, Eric Calais et Jennifer Haase.
Étant donné que ces dispositions sont conçues pour des maisons en maçonnerie jusqu'à niveaux
maximum, la période naturelle de vibration devrait être courte (inférieure à TS) en raison de la rigidité des
structures. Par conséquent, un accent a été mis sur le paramètre de conception à courte période.
Cependant, un ensemble complet de cartes de risque et de données tabulées est disponible en Annexe
8.
FIGURE 0.7.2-1 Spectre d'accélération pour une période de 0,2 s, avec une probabilité de
dépassement de 2 % dans 50 ans. Valeurs de dimensionnement (données USGS, extraites de
CNBH 2012 Section 0.4.5). Exprimé en %g.
Aux fins de ces directives de conception, les accélérations spectrales ont été regroupées en quatre zones
de conception sismique, fournies dans la FIGURE 0.7.2-1 :
136
FIGURE 0.7.2-2 Spectre d'accélération de conception simplifiée pour une période de 0,2 s, avec
une probabilité de dépassement de 2 % dans 50 ans.
L'accélération maximale du sol (PGA) et les accélérations spectrales présentées dans le rapport USGS
de 2010 (et reproduites à la Figure 0.7.2-1) doivent être majorées afin de tenir compte du passage de la
moyenne géométrique à la direction maximale, conformément à l’aléa sismique utilisé dans l’ASCE 7-16.
Voir CNBH 2025 Partie 1, Section 1613, et ASCE 7-16 Section 21.2.
Le facteur de correction pour la direction maximale est défini comme suit : FMD (Maximum Direction
Factor)
FMD= 1,1 pour une augmentation de 10 % des accélérations spectrales ≤ 0,2 seconde. S’applique
à la PGA et à SS.
FMD = 1,3 pour une augmentation de 30 % de l'accélération spectrale à 1,0 seconde. S’applique à
S1.Non utilisé ici.
FMD= 1,5 pour une augmentation de 50 % des accélérations spectrales ≥ 5,0 secondes. Non
utilisé ici.
Le rapport de l’USGS de 2010 n’incluait pas de limite déterministe pour le mouvement du sol, de sorte
que les valeurs maximales de Ss dans certaines zones sont assez élevées (>2,5 g). Une étude d’aléa
spécifique au site pourrait permettre de limiter ces valeurs, mais elle devrait également tenir compte des
nouvelles informations sur l’aléa acquises depuis 2010.
Des informations supplémentaires sont fournies à l'annexe 8.
137
Tableau 0.7.2-1 Accélération de période courte de référence par zone sismique de
conception
Zone
sismique
2012 – Accélération
cartographiée de période
courte
SS (g)
Facteur de correction
de la direction
maximale FMD
2025 Accélération
cartographiée de
période courte
SS (g)
A
1.12
1.1
1.23
B
1.59
1.1
1.75
C
2.05
1.1
2.26
D
2.55
1.1
2.81
Afin de déterminer les coefficients de site à court terme, Fa, la valeur SS pour chaque zone sismique a
été supposée ≥ 1,25 g et la classe de site D a été supposée. Des valeurs Fa spécifiques au site ont été
générées pour chaque ville où les valeurs SS sont inférieures. Des valeurs Fa spécifiques au site peuvent
être requises lorsque la classe de site E est présente ou suspectée, voir la section suivante.
Définition de classe de site
La détermination de la classe de site est facultative. Lorsqu'elle est effectuée, la classe de site doit être
déterminée conformément au Tableau 20.3-1 et à la Section 20.3 de la norme ASCE 7-16, sur la base de
la connaissance des 100 pieds (30 m) supérieurs du profil du site. Lorsque les données spécifiques au
site ne sont pas disponibles jusqu'à une profondeur de 100 pieds (30 m), il est permis d'estimer les
propriétés appropriées du sol par le professionnel concepteur préparant le rapport d'étude des sols, sur la
base des conditions géologiques connues, y compris, mais sans s'y limiter, les informations provenant
des puits d'essai.
L'Annexe 8 comprend une carte de classification des sols pour Port-au-Prince, provenant du CNBH 2012.
Cette information est fournie comme document de référence pour les ingénieurs géotechniciens qualifiés.
Elle ne doit pas être utilisée seule pour déterminer la classe de site à utiliser dans la conception des
bâtiments conformément à la Partie 2 du CNBH.
La Section 0.8.3 exige une étude géotechnique détaillée pour les bâtiments de trois niveaux dans tous
les cas. Pour les bâtiments d'un ou deux niveaux, lorsque les propriétés du sol ne sont pas connues avec
suffisamment de détails pour déterminer la classe de site, la classe de site D peut être assumée de
manière conservatrice avec Fa = 1,2, sous réserve des exigences de la Section 11.4.4 de la norme ASCE
7-16. Cette hypothèse Fa=1,2 a été supposée s'appliquer à tous les sites dans ces dispositions. Si elle
ne s'applique pas, Fa, SDS et la Zone sismique applicable doivent être réévaluées.
Le coefficient de site de courte période (Fa) est déterminé en utilisant l'accélération sismique
cartographiée de courte période SS de 2025, la Section 11.4 et le Tableau 11.4.8-1 de la norme ASCE
7-16, ainsi que les hypothèses du Tableau 0.7.2.1-1.
Lorsqu'une étude de site est effectuée, soit de manière facultative, soit comme requis par la Section 0.8 :
1. Les Classes de site A et B ne doivent pas être attribuées à un site s'il y a plus de 10 pieds (3,1
m) de sol entre la surface rocheuse et le dessous de la semelle isolée ou du radier. L'attribution
138
de la Classe de site A ou B à un site doit faire l'objet d'un examen et d'une approbation du
MTPTC, car cela entraîne Fa < 1,2 et un SDS plus faible.
2. Lorsque la Classe de site E est connue ou suspectée :
a. Pour SS ≥ 1,0, une analyse de l'aléa sismique n'est pas requise, à condition que Fa = 1,2
soit assumé. Si des preuves convaincantes ou des données géotechniques déterminent
que des sols de Classe de site E sont présents sur le site, alors Fa ≤ 1,2 peut être assumé,
sous réserve d'un examen et d'une approbation du MTPTC. b.
b. Pour SS < 1,0 g, les valeurs de Fa dépassent 1,2 et donc SDS doit être recalculé. Cela
n'importe que dans la Zone sismique A, lorsque des valeurs de SDS spécifiques au site sont
utilisées. Pour la valeur maximale de SS=1,23 g pour la Zone sismique A, Fa=1,2
s'applique.
3. Si des sols de Classe de site F sont suspectés sur le site, alors se référer à la Section 20.2 de la
norme ASCE 7-16. L'une des exceptions à la Section 20.3 peut permettre l'attribution d'une
valeur de Fa et Fv, bien qu'une investigation supplémentaire puisse être requise.
Tableau 0.7.2-2: Coefficients de site en période courte sélectionnés, Fa
Étiquette
Classe de site
Fa utilisé ici
Notes
A
Roche dure
1.2
Sans étude de site, il faut supposer la classe D, donc,
so Fa=1.2 for SS.>=0.75g.
Remarque : Fa = 1.0 est la valeur minimale sans
mesures de vitesse (ASCE 7-16 §11.4.3).
B
Roche
1.2
Sans étude de site, il faut supposer la classe D, so
Fa=1.2 for SS.>=0.75g. .
Remarque : Fa = 1.0 est la valeur minimale 1,0 sans
mesures de vitesse (ASCE 7-16 §11.4.3).
C
Sol très dense
et roche tendre
1.2
Courant en Haïti, Fa=1.2 pour SS.>=0.75g.
mais correspond aussi au Fa maximum. Utiliser la
valeur par défaut de la classe D.
D
Sol rigide
1.2
La classe de site D peut être sélectionnée par défaut,
mais dans ce cas, Fa minimal = 1,2 (ASCE 7-16
§11.4.4).
Les sites de classe E ou F doivent être pris en
considération s'ils sont connus ou suspectés.
E
Sol argileux
mou
1.2 pour
SS>=1.0g.
ASCE 7-16 Section 11.4.8 Exception (1) allows use of
Fa=1.2 for Site Class C without site response analysis
for SS>=1.0g.
Interpoler
entre Fa=1.2
pour SS=1.0g
Fa=1.3 pour
SS=0.75
Fa=1.5 pour
SS=0.5
Toutefois, pour les valeurs de SS < 1,0g, Fa dépasse
1,2 et donc si la classe de site E est connue ou
suspectée, SDS doit être recalculé. Cela augmentera
légèrement les valeurs de SDS pour SS < 1,0g.
Cela n'a d'importance que si SDS est calculé pour
l'emplacement du site. Si la Zone sismique A est
139
supposée, SS = 1,23g, donc Fa=1,2.
F
Sols
nécessitant une
analyse de
réponse de site
N/A
La section 11.4.8 peut exiger une analyse de la
réponse du site conformément à la section 21.1, sauf
exemption prévue par la section 20.3.1. Les valeurs
Fa peuvent nécessiter un ajustement.
0.7.2.3 Accélération sismique de calcul
Les zones sismiques et les valeurs correspondantes de SDS sont utilisées dans les tableaux de
conception de la partie II. Si la valeur de SDS pour une ville présentée dans le tableau 0.8.2.3-1
ci-dessous, ou pour une valeur cartographiée, se situe entre ces valeurs, alors soit la valeur
immédiatement supérieure doit être utilisée, soit une interpolation linéaire est permise. La valeur de SDS
pour la zone sismique est également indiquée à titre comparatif afin d’évaluer l’utilité de l’interpolation
pour chaque localisation.
SMS = paramètres d’accélération spectrale ajustés pour le séisme maximal considéré (MCE) ;
SMS = Fa × Ss (Eq. 11.4-1 de l’ASCE 7-16)
SDS = paramètres d’accélération spectrale de calcul ;
SDS = 2/3 SMS (Eq. 11.4-3 de l’ASCE 7-16)
Le tableau 0.7.2.2-1 ci-dessous résume les paramètres de charge sismique de conception par
emplacement utilisés pour ces directives normatives. Voir l'annexe 8 pour les valeurs tabulées de PGA et
S1.
140
Tableau 0.7.2.3-1: 2025 CNBH Partie II – Dispositions : Paramètres de conception sismique par ville
Donnée du CNBH 2012:
Valeurs révisées du CNBH 2025
Zone
2025-SS
Site Coeff,
(g) (1)
Fa
sismique
2025-SMS
(g) (2)
2025-SDS
(g) (3)
2025-SDS pour
Zone (g)
1.20
1.99
1.33
1.40
0.89
1.20
1.07
0.71
0.99
A
0.97
1.20
1.16
0.77
0.99
0.81
A
0.89
1.20
1.07
0.71
0.99
-74.1167
0.62
A
0.68
1.23
0.84
0.56
0.99
18.5108
-72.6339
1.42
B
1.56
1.20
1.87
1.25
1.40
18.2
-73.75
0.99
A
1.09
1.20
1.31
0.87
0.99
18.444889
-73.08925
1.60
C
0.75
1.20
2.12
1.41
1.82
18.8333
-72.1053
2.05
C
2.26
1.20
2.71
1.80
1.82
18.5135
-72.2852
1.79
C
1.97
1.20
2.36
1.58
1.82
18.5393
-72.3364
1.57
B
1.73
1.20
2.07
1.38
1.40
19.9397
-72.8312
1.54
B
1.69
1.20
2.03
1.36
1.40
19.1089
-72.6976
1.44
B
1.58
1.20
1.90
1.27
1.40
19.4392
-72.1997
0.80
A
0.88
1.20
1.06
0.70
0.99
0.60
A
0.66
1.24
0.82
0.54
0.99
1.12
A
1.23
1.20
1.48
0.99
0.99
1.59
B
1.75
1.20
2.10
1.40
1.40
2.07
C
2.28
1.20
2.73
1.82
1.82
2.55
D
2.81
1.20
3.37
2.24
2.24
Ville
Latitude
Longitude
SS (g)
Cap-Haïtien
Gonaives
Hinche
Jacmel
Jérémie
Léogane
Les Cayes
Miragoâne (4)
Mirebalais
Pétion-Ville
Port-au-Prince
Port-de-Paix
St. Marc
Saint-Raphaël
Zone A Min.
Zone A Max.
Zone B Max.
Zone C Max.
Zone D Max.
19.7562
-72.1997
1.51
B
1.66
19.45
-72.6833
0.81
A
19.1434
-72.0039
0.88
18.2381
-72.5341
18.65
Notes:
1.
2025-SS = 2012-SS x (Fmd = 1.1)
3.
2025-SDS = ⅔ x 2025-SMS
2.
4.
2025-SMS = Fa x 2025-SS
Provenant du fichier de données du rapport USGS, pas du CNBH 2012
141
0.7.2.4 Autre paramètre sismique de calcul
Catégorie de risque des bâtiments II (Tableau 1.5-1, ASCE 7)
Facteur d’importance Ie = 1,00 (Tableau 1.5-2, ASCE 7)
Les valeurs suivantes correspondent aux entrées du Tableau 12.2-1 de l’ASCE 7-16 – Coefficients et
facteurs de conception pour les systèmes de résistance aux forces sismiques, fournis dans le tableau
12.2-1 Coefficients de conception de la norme ASCE 7-16.
The following values are based on similarly performing lateral force-resisting systems provided in ASCE
7-16 Table 12.2-1 Design Coefficients.
● Système de résistance aux forces sismiques : Murs porteurs en maçonnerie chaînée
● Coefficient de modification de la réponse, R : 3,0 – utilisé dans la Partie II, Section 1.7.4 et
Annexe III.
● Facteur de sur-résistance, 𝛀₀ : 2,5 – valeur suggérée, non utilisée directement dans la Partie II.
● Facteur d’amplification des déplacements, CD : 2,5 – valeur suggérée, non utilisée directement
dans la Partie II.
Seul le facteur R est utilisé directement dans ces dispositions de la Partie II.
Le facteur CD s’appliquerait si l’on détermine les déplacements du bâtiment selon la procédure de
l’Annexe III, par exemple pour l’écartement requis entre bâtiments adjacents.
Le facteur 𝛀₀ pourrait être utilisé si l’on examine la résistance exigée des éléments de chaînage pour un
autre type de maçonnerie, en supposant que l’objectif soit d’exclure tout comportement en flexion.
Toutefois, 𝛀₀ n’a pas été typiquement utilisé à cette fin, car :
● Les conceptions existantes des éléments de chaînage admettent un certain fluage en flexion
dans certains cas (par ex. murs isolés élancés avec faible charge permanente tributaire).
● Les conceptions présentées ici ont également été approximativement indexées sur les
performances acceptables des conceptions prescriptives antérieures.
● Lorsque des charges de sur-résistance étaient examinées, elles étaient généralement basées sur
« la force maximale que le système peut transmettre » plutôt que sur 𝛀₀.
0.7.3 RISQUE D'INONDATION ET ZONES DE CONCEPTION
Les principales municipalités haïtiennes indiquées dans le Tableau 0.7.2.2-1 ont été affectées à une zone
de conception d'inondation sur la base des données et de la cartographie de l'ONU OCHOA. Se référer à
l'annexe 8 pour plus de détails.
-
-
O = exposé au risque d'inondation
N = Non exposé de manière significative aux risques d’inondation
Les zones soumises au risque d'inondation peuvent être classées davantage au niveau local en fonction
de l'élévation de la crue de conception (niveau d'eau) définie dans les cartes locales des risques
d'inondation. Dans l'annexe 8, nous avons rapporté les cartes actuellement disponibles. Si l’ingénieur
dispose de plus de données, il doit les utiliser pour la conception.
142
Lorsqu’il existe des cartes localisées et à grande échelle des risques d’inondation qui montrent les
niveaux d’inondation de conception, quatre sous-zones de conception différentes sont définies :
Tableau 0.7.3-1 Zones de risque d’inondation pour la conception basées sur le niveau d'eau prévu.
Zone de risque d’inondation
Niveau d'eau (cm)
Nul
0- 5
Faible
5 - 50
Moyen
50 -100
Haut
>100
La construction de bâtiments résidentiels est interdite dans les zones de forte inondation et doit être
évitée dans les zones de faible et moyenne inondation. Exceptionnellement, un permis pour la
construction d'un immeuble d'habitation en zone de faible ou moyenne inondation peut être accordé par
les autorités compétentes.
Ces directives incluent des solutions de conception uniquement pour les maisons en maçonnerie
(Chapitre 1) construites dans des zones inondables présentant un risque d'inondation nul, faible ou
moyen.
0.7.4 CRITÈRES DE CALCUL
Chaque élément de la structure doit être capable de résister aux charges qui lui sont imposées, y compris
les charges mortes, les surcharges dues à l'utilisation, les charges de vent et les charges sismiques telles
que définies dans ce code.
0.8 DÉFINITION DES CONDITIONS DU SOL
0.8.1 SÉLECTION DE LA CATÉGORIE DU SOL
Attribuer une catégorie de sol simplifiée selon le Tableau 0.8.1-1 en se basant sur la documentation
existante et/ou l'étude de site. La détermination de la catégorie de sol simplifiée doit être fondée sur la
documentation existante, telle que les cartes topographiques, les études géologiques et les essais de sol,
lorsqu'ils sont disponibles. Si de tels documents ne sont pas disponibles, une étude minimale doit être
réalisée pour évaluer les conditions du sol pour les constructions résidentielles jusqu'à deux niveaux,
conformément aux directives énoncées à la Section 0.8.2. Pour les maisons de trois niveaux, les études
spécifiées à la Section 0.8.3 doivent être effectuées.
Tableau 0.8.1-1 Catégories Simplifiées de charge du sol pour la conception.
CATÉGORIE
SIMPLIFIÉE
DU SOL
SOL DUR
DESCRIPTION DU SOL
(Correspondance de classification du
sol basée sur l'ASCE 7-16, Tableau
20.3-1)
CAPACITÉ
PORTANTE
POUR LA
CONCEPTION
(kN/m2)
Substrat cristallin
140
143
DESCRIPTION GÉNÉRALE
DES CONDITIONS DU SOL
Consistance : Dure
Densité : élevée
Plasticité : Non plastique
Intermédiaire
Roche sédimentaire et feuilletée
Consistance : Dure à très Dure
Densité : moyenne à élevée
Plasticité : Non plastique.
Graviers sableux et graviers
Consistance : ferme à raide
Densité : moyennement dense à
dense
Plasticité : non plastique
Graviers limoneux et graviers argileux
Consistance : Dure à très dure,
selon le niveau de compactage
et la proportion de fines (limon
ou argile).
Densité : moyennement dense à
dense
Plasticité : Les graviers argileux
peuvent présenter une plasticité
faible à modérée. Les graviers
limoneux sont non plastiques ou
ont une plasticité très faible.
100
Consistance : très molle à dure
selon le compactage.
Densité : lâche à très dense
Plasticité : non plastique
Recommandations : Les sables
meubles ne doivent pas être
utilisés comme sol de fondation,
sauf s’ils sont correctement
compactés.
Sable
Sable limoneux et sable argileux
SOL MOUS
50
Consistance : molle à ferme.
Densité : moyennement dense à
dense
Plasticité : faible à modérée
Recommandations : Les sables
meubles ne doivent pas être
utilisés comme sol de fondation,
sauf s’ils sont correctement
compactés.
Limons argileux
Consistance molle à ferme.
Densité : faible à moyenne
Plasticité : modérée
Mélange de limons et de limons sableux
Consistance : molle à ferme.
Densité : moyennement dense
Plasticité : faible à nulle
Mélange de limon inorganique et d'argile
Consistance: molle à rigide.
Densité : faible à moyennement
dense
Plasticité : plasticité faible à
modérée
144
Limons et argiles limoneuses
organiques, faible plasticité
Consistance : molle à ferme
Densité : faible à moyenne
Plasticité : Faible
Limons argileux inorganiques, limons
élastiques
Consistance: molle à ferme
Densité : moyenne
Plasticité : modérée
SOLS
EXCLUS
Argiles inorganiques de haute plasticité
Argiles organiques et argiles limoneuses
Ne convient pas
au remblai ou
pour la fondation
Consistance : molle à rigide
Densité : moyenne à élevée
Plasticité : Élevée
Consistance : molle à ferme
Densité : faible à moyenne
Plasticité : modérée
Note : La conception des fondations à la Section 1.5 est basée sur les charges admissibles présentées
dans ce tableau. Il convient de noter que les charges admissibles dans ce tableau sont plus
conservatrices que celles du Tableau 1806.2 de l'IBC.
0.8.2 ESSAIS MINIMAUX POUR L'ÉVALUATION D’UN SOL (APPLICABLE POUR
LES MAISONS DE 1 OU 2 NIVEAUX)
En l'absence de tests de sol et d'autres documents, les conditions du sol existant peuvent être
déterminées en effectuant quelques tests simples et minimaux, comme décrit ci-dessous. Ces tests ne
visent pas à représenter une étude géotechnique complète et exhaustive, mais peuvent être utiles en
l'absence d'informations plus détaillées. Ils sont définis dans le but principal de comprendre certaines
caractéristiques et propriétés de base du sol qui peuvent aider l'ingénieur en conception à définir une
solution appropriée et sécuritaire pour le projet de construction.
L'étude de site décrite ici n'a pas pour seul objectif d'établir une classe de site telle que décrite au
Chapitre 20 de l'ASCE 7-16. Elle a pour but de déterminer la pression admissible appropriée pour la
conception des fondations et de vérifier l'absence de dangers évidents. Les informations obtenues des
puits d'essai peuvent être utilisées dans l'étude servant à établir la classe de site.
Fouilles d'exploration pour l'information sur la capacité portante des fondations
La méthode la plus simple pour enquêter et inspecter les sols en surface est de procéder à des fouilles
exploratoires. Au moins deux fouilles doivent être creusées sur le site pour déterminer la stratigraphie et
les conditions d'humidité du sol. Les fouilles doivent être planifiées à des endroits où elles ne perturberont
pas les réseaux hydro-sanitaires, électriques ou hydrauliques, s'ils sont présents. L'excavation doit
mesurer au moins 80 cm x 80 cm, avec une profondeur minimale de 1,0 m et une profondeur maximale
de 2,0 m. Si un creusement plus profond est nécessaire, l'ingénieur sur site doit évaluer tout problème
potentiel de stabilité de l'excavation.
Une fois les fouilles terminées, l'ingénieur responsable de l'enquête doit enregistrer les matériaux
trouvés. Ceux-ci peuvent être classés en fonction de différents tests et inspections :
Inspection visuelle et test de manipulation peuvent être effectués pour confirmer :
145
Tableau 0.8.2-1 Consistance du sol
Cohérence
Très mou
Correspondance de classification du
sol basée sur l'ASCE 7-16, Tableau
20.3-1
Classe de Sol F
Résultats du test de manipulation
Mou
Classe de Sol E ou F
Ferme
Classe de Sol D ou E
Rigide
Classe de Sol D
L'échantillon peut
avec un ongle.
Très rigide
Classe de Sol C
L’échantillon
peut
à peine
fendu/entaillé avec un ongle.
être
Dur
Classe de Sol B ou C
L’échantillon NE PEUT PAS
fendu/marqué avec un ongle.
être
L'échantillon sort entre les doigts
lorsqu'il est pressé.
L’échantillon peut être remodelé par une
légère pression du doigt.
L'échantillon peut être remodelé par une
forte pression du doigt.
être fendu/entaillé
Couleur: La couleur du sol doit être décrite dès que l'échantillon est récupéré, en indiquant son taux
d'humidité. Des couleurs doivent être utilisées pour décrire l'échantillon (marron, gris, noir, vert, jaune,
rouge, blanc) ou des combinaisons de deux d'entre elles pour les sols ayant des nuances différentes.
Tableau 0.8.2-2 Teneur en humidité
Description
Test tactile
Sec
Il n'y a pas de présence d'eau, sec au toucher.
Humide
Signes de présence d’eau ; le sol semble relativement sec au
toucher.
Mouillé
Signes d'eau ; le sol est humide au toucher.
Un test de pénétration d’une barre peut être corrélé avec la densité du sol, comme décrit ci-dessous. Il
s’agit d’un test sur le terrain assez simple, dans lequel une longueur de barre d’armature n° 4 est
enfoncée dans le sol à la main ou grâce à un marteau de 2,3 kg.
Tableau 0.8.2-3 Densité du sol basée sur un test de pénétration des barres.
Densité
Comportement des tests de pénétration
Très lâche
Pénétration facile à la main.
Lâche
Pénétration difficile à la main.
Moyen dense
Pénétration facile avec l'utilisation d'un marteau de 2,3 kg.
Dense
Pénétration de quelques centimètres avec l'utilisation d'un marteau
de 2,3 kg.
Très dense
Pénétration de quelques millimètres avec l'utilisation d'un marteau
de 2,3 kg.
146
Plusieurs tests peuvent être effectués pour confirmer plasticité du sol, notamment pour les sols
limoneux et argileux.
● Test de résistance à sec : Un échantillon de sol est séché et une portion de l'échantillon sec est
pressée entre les doigts. Les fragments de sol qui ne peuvent pas être brisés ou se désintégrer
sont caractéristiques des argiles à haute plasticité. Les fragments qui peuvent se désintégrer
sous une légère pression des doigts sont caractéristiques des limons à faible plasticité.
● Essai de malléabilité du sol Une portion humide de l'échantillon de sol est moulée en une boule
(d'environ 40 mm de diamètre). Ensuite, la boule est travaillée à la main, en la moulant sous
pression pour former une forme plus allongée, en réduisant le diamètre autant que possible avant
que l'échantillon ne se désintègre. Plus le fil de terre créé est petit, plus la plasticité est élevée.
Les sols à haute plasticité s'enroulent en fils de moins de 3 ou 4 mm de diamètre, tandis que les
sols à faible plasticité produiront des fils de plus de 3 mm de diamètre.
● Test de l'étalement : Une portion humide de l'échantillon de sol, compactée à la main, est pressée
entre le pouce et l'index. La douceur et le brillant de la surface fournissent une indication de la
plasticité du sol. Un sol à faible plasticité montrera une surface rugueuse, texturée et terne,
tandis qu'un sol à haute plasticité aura une surface lisse et cireuse.
● Test de sédimentation : Ce test peut être utilisé pour classer les composants du sol en fonction
de la taille des grains. Le test est effectué en plaçant un petit échantillon de sol dans une
bouteille ou un pot transparent. La bouteille ou le pot est rempli d'eau jusqu'à un niveau d'environ
125 mm au-dessus de l'échantillon de sol. Une petite quantité de sel est ajoutée à l'eau, ce qui
empêche les particules d'argile et de limon de s'agglutiner et de se déposer plus rapidement.
L'échantillon de sol est ensuite secoué, mettant en suspension les particules de sol dans l'eau.
Petit à petit, les particules vont se déposer, en commençant par les plus grosses. Après avoir
laissé l'échantillon reposer pendant 24 à 48 heures, des mesures et des calculs des types de sol
respectifs peuvent être effectués.
Tableau 0.8.2-4 Type de sol basé sur le temps de sédimentation.
Type de sol
Temps de sédimentation approximatif dans 125 ml d'eau
Sable
30 secondes – 1 minute
Argile
1 minute – 10 minutes
Limon
10 minutes – 1 heure
Les composants du sol sont définis en fonction de leur texture, en fonction de la taille des particules, et
sont classés comme suit :
○ Gros grains : Sols dont plus de 50 % des particules ont un diamètre supérieur à un tamis
de 0,075 mm (gravier, sable).
○ À grains fins : Sols dont plus de 50 % des particules ont un diamètre inférieur à un tamis
de 0,075 mm (argile, limon).
○ Sols organiques : Sols qui contiennent moins de 50 % en volume de matière organique,
sont de couleur foncée et dégagent une odeur distinctive.
○ Tourbe : Sols qui contiennent plus de 50 % en volume de matière organique, sont de
couleur foncée et dégagent une odeur distinctive.
147
Sur la base de ces tests et des matériaux du sol trouvés, l'ingénieur peut attribuer une catégorie de sol
simplifiée comme décrit dans Tableau 7. Un enregistrement photographique du fond de la fouille est
également conseillé.
0.8.3 INVESTIGATION MINIMALE POUR L'ÉVALUATION DU SOL (MAISONS À
TROIS NIVEAUX)
Pour les bâtiments de trois niveaux, une étude géotechnique détaillée est requise pour évaluer les
propriétés physiques et mécaniques du sous-sol et fournir des recommandations spécifiques pour la
conception et la construction des fondations et des éléments structuraux associés.
L'enquête sur le sol doit être réalisée par un ingénieur géotechnique qualifié ou un professionnel de la
conception enregistré. L'enquête doit respecter les procédures et les exigences énoncées dans la
Section 1803 de l'IBC 2021. Un résumé de la procédure d'enquête géotechnique est fourni ci-dessous à
titre de référence.
1. Informations préliminaires : L'ingénieur géotechnique responsable du projet doit recueillir et évaluer
toutes les données disponibles sur les caractéristiques du site, telles que la géologie, la sismicité, le
climat, la végétation, la proximité des bâtiments et des infrastructures voisines, ainsi que les résultats des
études précédentes. De plus, des informations spécifiques au projet doivent être fournies, notamment :
●
●
●
●
●
●
●
●
●
Un relevé topographique du site.
Le contexte de développement urbain.
Le phasage du projet et les plans de construction.
Le type de bâtiment, le système structural et les niveaux d'excavation.
Les sections architecturales alignées avec les niveaux de terrain existants.
Les sous-sols, les niveaux de construction et les charges imposées.
Les réseaux de services et infrastructures.
Les données sur les bâtiments voisins.
Toute information supplémentaire jugée nécessaire par l'ingénieur géotechnique.
2. Portée de l'enquête : L'enquête géotechnique doit permettre la classification des sols par des
observations et des tests nécessaires des matériaux exposés par des sondages, des fosses d'essai ou
d'autres explorations sous-surface. La portée, y compris le nombre de sondages ou de carottages, les
équipements de forage et d'échantillonnage, ainsi que les équipements de test, est déterminée par
l'ingénieur géotechnique et doit être conforme aux pratiques d'ingénierie généralement acceptées.
3. Niveau de la nappe phréatique : Un problème fréquent lors des excavations et des travaux de
construction est la présence d'eau souterraine libre ou captive. Cela affecte les conditions de contrainte,
réduit la résistance des matériaux et peut provoquer des érosions internes et des flux. L'étude
géotechnique doit déterminer si le niveau de la nappe phréatique est supérieur ou à moins de 1,5 m du
niveau du sol le plus bas, analyser la présence d'eau libre et étudier le potentiel de flux souterrain et
l'existence de paléo-canaux.
4. Investigations supplémentaires : Des études complémentaires peuvent être nécessaires pour évaluer
des conditions spécifiques, telles que l’instabilité des pentes, les sols expansifs, le potentiel de
liquéfaction, les tassements totaux et différentiels.
5. Nombre minimal de sondages exploratoires : Bien que l'IBC 2021 ne définisse pas un nombre minimal
de sondages, l'ingénieur géotechnique est responsable de cette détermination en fonction des exigences
148
du projet. Les sondages ne sont généralement pas requis si la classe de site est D et Fa=1,2 sont
présumées et que le site est reconnu comme n'étant pas de classe de site F. Si la classe de site doit être
déterminée et que des sondages antérieurs ou à proximité ne sont pas disponibles. À titre de ligne
directrice générale, un minimum d’un sondage tous les 200 m² de terrain devrait être effectué dans la
zone du projet, chacun jusqu'à une profondeur minimale de 6 mètres. Cette profondeur est mesurée
depuis le niveau le plus bas de l'excavation pour les sous-sols ou les coupes de nivellement. Pour les
remblais, la profondeur est mesurée depuis le niveau du sol d'origine.
6. Propriétés du sol : Les propriétés de base des sols à déterminer par des tests en laboratoire incluent : le
poids unitaire, la teneur en humidité, la classification complète des sols pour chaque strate ou unité
géologique, y compris les niveaux d'altération, et les propriétés de résistance au cisaillement pour les
matériaux représentatifs trouvés sur site.
De plus, les propriétés mécaniques et hydrauliques du sous-sol, telles que la résistance au cisaillement,
les caractéristiques de déformation (contrainte-déformation), la compressibilité, le potentiel d'expansion et
la perméabilité, doivent être déterminées en fonction des conditions géologiques de la zone.
7. Recommandations pour les structures voisines : Si jugé nécessaire par l'ingénieur géotechnique,
l'étude doit inclure des considérations sur la protection des bâtiments et des propriétés voisines. Par
exemple : estimer les tassements causés par une baisse du niveau de la nappe phréatique et leurs effets
potentiels sur les bâtiments voisins ; concevoir des systèmes de soutien pour garantir la stabilité des
structures adjacentes ; estimer les tassements induits par le poids de la nouvelle construction sur les
propriétés voisines ; calculer les déformations latérales et les tassements causés par les excavations
près des structures adjacentes.
8. Rapport géotechnique : L'enquête géotechnique doit être résumée dans un rapport faisant partie du
dossier de conception. Ce rapport doit inclure, mais sans s'y limiter :
●
●
●
●
Toutes les informations pertinentes sur le site et le projet.
Les processus et méthodologies exécutés.
Les résultats des analyses et des tests.
Des recommandations spécifiques pour la conception des fondations, y compris :
○ Le type de fondation et le niveau de formation.
○ Les capacités portantes.
○ Les tassements estimés (totaux et différentiels).
○ Les propriétés des matériaux de remblais compactés.
0.9 CONSIDÉRATIONS LIÉES AU SITE
0.9.1 ZONES À ÉVITER
Un bâtiment ne doit pas être construit sur des sites présentant des conditions à haut risque résultant de
risques naturels ou de caractéristiques spécifiques du site, notamment :
1. A moins de 50 m de part et d'autre du tracé précis d'une faille active ;
2. Dans des ravins et pentes abruptes (plus de 36 %, soit 20 degrés d'inclinaison) ;
3. Pentes instables dont les glissements de terrain peuvent être provoqués par un tremblement de
terre ou de fortes pluies ;
4. Aux endroits suivants : sols instables, sols meubles, sols liquéfiables, argiles molles, zones
marécageuses ou de mangrove, zones alluviales ;
5. Sur des terrains contaminés (décharges, débris de construction) ;
149
6. Aux zones inondables (à moins 50 m du bord de mer, à moins de 25 m du centre des ravines ou
à moins de 10 m du bord des ravines non canalisées) ;
7. Sur les côtes océaniques de basse altitude qui pourraient être touchées par les tsunamis ou des
ondes de tempête ;
8. Aux zones infestées de termites.
9. Aux zones non constructibles (non aedificandi) pour des raisons stratégiques.
Cas d'exception
Dans les cas où une construction est possible et permise dans une zone à risque, l’avis géotechnique
et/ou structural d’un professionnel doit être sollicité. Ce professionnel devra suivre les recommandations
de l’IRC et de l’IBC qui seront alors appliquées.
0.9.2 IDENTIFICATION DES CONTRAINTES URBAINES
Il est nécessaire de vérifier auprès des autorités locales si le projet de construction ou de réhabilitation du
bâtiment est situé dans des zones soumises à des restrictions d'utilisation du sol telles que définies dans
les plans d'urbanisme, les cartes d'occupation du sol ou d'autres références locales.
De plus,on ne peut intervenir sur une habitation ni la modifier si elle est située dans des zones non
constructibles , dans des zones protégées, dans des zones affectées par des projets de travaux publics
ou dans des zones présentant des risques incontrôlables.
0.9.3 COMMENT DÉTERMINER LES CONDITIONS DE SITE
La compréhension des conditions du site est une étape essentielle dans la conception et la construction
des maisons en maçonnerie confinée. Tous les sites ne sont pas adaptés à la construction en raison de
dangers potentiels, de contraintes environnementales ou de restrictions légales pouvant rendre un projet
irréalisable. Les sites exposés à des risques naturels tels que les glissements de terrain, les inondations
ou l’instabilité du sol nécessitent une évaluation approfondie pour déterminer leur sécurité et leur
adéquation au développement.
De plus, certains sites peuvent présenter des caractéristiques spécifiques – telles que des pentes
abruptes, des nappes phréatiques élevées ou des conditions de sol complexes – qui doivent être
soigneusement prises en compte lors du processus de conception. L'intégration de ces conditions
spécifiques au site dans la conception garantit l'intégrité structurelle, la sécurité et la durabilité de la
maison tout en minimisant les risques pour les occupants.
Les informations sur les conditions du site peuvent être obtenues à partir de multiples sources, comme
indiqué ci-dessous.
Informations cartographiques et rapports : Lorsqu'elles sont disponibles, les évaluations de site
doivent utiliser les données cartographiques et rapport de planification territoriale de la municipalité et les
informations générées par les entités techniques ou les autorités compétentes. Les ressources
pertinentes comprennent :
●
●
●
●
Cartes de zonage géotechniques ;
Cartes des risques de liquéfaction des sols ;
Documents caractérisant les scénarios de dangers et de risques ;
Cartes montrant le zonage des risques naturels classés comme élevés, moyens ou faibles
(cartes de risque) ;
150
●
●
●
Cartes des zones d'exclusion pour les inondations, des zones de protection des cours d'eau,
des sols protégés ou des restrictions similaires ;
Cartes indiquant l'utilisation du territoire et les zones d'activités ;
Études de sol réalisées dans les zones adjacentes au site proposé.
Visite sur le terrain et vérification des conditions du site: Lorsqu'elles sont disponibles, les
évaluations de site doivent utiliser les données cartographiques et rapport de planification territoriale de la
municipalité et les informations générées par les entités techniques ou les autorités compétentes. Les
ressources pertinentes comprennent :
●
●
●
●
●
●
●
●
●
●
Vérification des données d'archives: L'exactitude et l'applicabilité des données
précédemment collectées doivent être confirmées.
Proximité des structures voisines: La relation entre le site et les bâtiments adjacents, y
compris les impacts potentiels, doit être évaluée.
Bâtiments existants à démolir ou à déplacer: Toutes les structures qui doivent être
retirées ou déplacées du site doivent être identifiées.
Définition des limites et accès au site: Les limites de la propriété doivent être clairement
définies et vérifiées, et un accès approprié au site doit être assuré.
Topographie et analyse des pentes: La topographie du site, incluant l'inclinaison et la
stabilité du terrain, sera évaluée.
Conditions de drainage: Les conditions de drainage existantes du site doivent être
évaluées et les besoins d'amélioration doivent être déterminés.
Conditions du sol et niveau de la nappe phréatique: Le type de sol, le compactage et le
niveau de la nappe phréatique doivent être étudiés pour déterminer l'aptitude à la
construction.
Accès aux services publics: La disponibilité des services essentiels tels que l'eau,
l'électricité, les eaux usées et le gaz doit être confirmée.
Présence d'arbres, de termites ou d'obstacles: La présence d'obstacles naturels, de
problèmes de parasites ou d'autres facteurs pouvant affecter la construction doit être
identifiée.
Zones de dépôt de terre meuble et de matériaux de construction: Des emplacements
appropriés pour stocker la terre meuble et les matériaux de construction pendant la
construction du bâtiment doivent être déterminés.
0.9.4 ÉVALUATION DES SITES EN PENTE ET DES TALUS
L'évaluation de la pente du site et des talus est essentielle pour assurer la sécurité d'une maison
proposée et de ses environs. Cette section décrit certaines étapes fondamentales pour évaluer les
conditions des pentes et atténuer les risques associés aux sites instables.
Les conseils fournis dans cette section ne sont pas destinés à servir de protocole complet pour
l’évaluation des pentes ou des murs de soutènement. Ils ont été élaborés pour fournir un cadre de base
pour l'évaluation et l'intervention qui peut être mis en œuvre par les utilisateurs de ce guide en l'absence
de ressources plus détaillées ou d'outils spécialisés. Il établit au minimum les actions et considérations
pour identifier les risques potentiels et soutenir une prise de décision éclairée pour une construction sûre.
Pour une analyse plus détaillée et des conceptions de modernisation, consultez un ingénieur
géotechnique qualifié et suivez les instructions du guide de construction et normes correspondant
(comme IBC 2021 section 1807, 1803, 1610) 1.4.3.1 Conditions sur les pentes
151
1. Examen préliminaire des risques liés aux pentes :
○ Avant la visite sur le terrain, le site doit être localisé sur une carte des risques de
glissement de terrain pour confirmer qu'il ne se trouve pas dans une zone à haut risque.
La construction dans les zones identifiées comme présentant un risque élevé de
glissement de terrain ou d'instabilité des pentes est fortement déconseillée, à moins
qu'une étude géotechnique détaillée juge le site réalisable.
○ Si des preuves cartographiques ou des évaluations des risques de pente ne sont pas
disponibles, une vérification sur le terrain doit être effectuée pour évaluer le potentiel
d'instabilité ou de glissements de terrain sur ou à proximité du site.
2. Évaluation sur le terrain de la pente :
○ Zones à faible pente (<10%) : Les sites avec des pentes inférieures à 10 % sont
généralement considérés comme sûrs pour la construction et présentent un faible risque
de glissement de terrain.
○ Zones à pente modérée (10 à 36 %) : La construction peut être réalisable, mais des
structures de nivellement et de soutènement seront probablement nécessaires pour
stabiliser le site.
○ Zones à forte pente (>36%) : Ces sites peuvent présenter des risques importants et
nécessiter une évaluation par un professionnel géotechnique qualifié pour déterminer
leur faisabilité. Des structures de soutènement et d’autres mesures de stabilisation sont
nécessaires dans de telles conditions.
○ Les zones environnantes doivent également être évaluées pour déterminer les conditions
de pente afin d'identifier les risques qui pourraient affecter indirectement le site.
3. Proximité des talus et tranchées :
○ Lorsqu'il existe des talus et tranchée de hauteur H à proximité du chantier de
construction, la distance horizontale minimale D entre la tranchée et le bâtiment doit
être :
■ D ≥ H/3 : Pour pentes avec inclinaisons ≤15 %.
■ D ≥ H/2 : Pour pentes avec inclinaisons >15 %.
○ Si ces distances ne peuvent être respectées, un professionnel en géotechnique doit
évaluer le site pour déterminer si des murs de soutènement ou d'autres mesures sont
nécessaires. (Certaines conditions géologiques, comme le substrat rocheux calcaire,
peuvent ne pas nécessiter de murs de soutènement).
4. Murs de soutènement
Lorsque la stabilisation du site est nécessaire, de nouveaux murs de soutènement
doivent être conçus et construits conformément aux recommandations présentées dans
la Section 1.5.2.
0.9.5 CONDITION DE DRAINAGE DU SITE
La sélection d'un site pour la construction d'une nouvelle maison doit inclure une évaluation des
conditions d'eau stagnante et du drainage du site. Les sites avec de l'eau stagnante doivent être traités
pour éviter les problèmes liés à l'humidité et les dommages aux fondations.
Un bon drainage du site peut être obtenu par diverses mesures :
● Reclassement du site pour garantir que des pentes appropriées (2 à 5 %) dirigent les eaux de
surface loin de l’empreinte du bâtiment et des autres zones critiques.
152
● Là où il est présent, les systèmes de drainage existants, tels que les conduites d'eaux
pluviales ou les ponceaux, doivent être inspectés et nettoyés pour s’assurer qu'ils ne sont pas
obstrués et fonctionnent efficacement.
● Si des solutions de drainage supplémentaires sont requis, considérez :
- Drains enterré: tuyaux perforés enterrés dans du gravier pour évacuer l'eau loin de
l'empreinte de la maison ;
- Drains de surface : bassins collecteurs ou systèmes similaires pour collecter l'eau des
points bas et la détourner vers un point de rejet désigné ;
- Puit d’infiltration : fossés peu profonds avec des pentes douces pour diriger l'eau vers les
points de drainage ou loin de l'empreinte de la maison.
Dans tous les cas, les solutions de drainage doivent être conçues avec soin afin de ne pas aggraver les
conditions des terrains adjacents.
0.9.6 DÉFINITION DES CONDITIONS DU SOL ET DES NIVEAUX DE LA NAPPE
PHRÉATIQUE
L’ingénieur est responsable de déterminer les conditions du sol et les niveaux de la nappe phréatique du
site. Cela peut se faire par la consultation des études de sols existantes ou en effectuant de de nouvelles
investigations conformément aux exigences minimales définies dans la section 0.9 du présent document.
Une fois les conditions du sol connues, une catégorie de sol simplifiée peut être sélectionnée dans le
tableau 10 et la conception des fondations peut être sélectionnée parmi des solutions prescriptives ou
une nouvelle conception détaillée des fondations peut être réalisée (voir section 1.7.1).
0.9.7 PROTECTION CONTRE LES TERMITES
Les termites souterraines sont les espèces qui causent le plus de dégâts dans les bâtiments. Ils ont
besoin d’une source permanente d’humidité, généralement dans le sol, mais ils sont capables de
transporter l’eau nécessaire dans un bâtiment. Bien qu’ils construisent parfois des nids satellites dans les
bâtiments, leur nid principal est généralement dans le sol ou dans du bois en contact avec le sol. ils
construisent des tunnels qui leur permettent de passer du sol au bois situé au-dessus du sol sans être
exposées à l’air. Leurs tunnels peuvent atteindre plusieurs mètres sur des supports inertes, comme les
murs de fondation en béton.
Les termites peuvent passer à travers des fissures très étroites (1,5 mm). Pour lutter contre les
termites,une ou plusieurs catégories de stratégies doivent être envisagées :
1. l’élimination – tentative de suppression des populations de termites sur un grand territoire, comme
l’identification et l’élimination des nids dans les arbres;
2. la gestion du site – élimination des nids et des tunnels préexistants, et contrôle des nouveaux nids et
tunnels en se débarrassant des souches laissées sur le terrain et en évitant les accumulations de bois,
de débris de bois, de carton ou de produits à base de cellulose;
3. les écrans dans le sol – un insecticide appliqué dans le sol sous la fondation ou un écran physique
sans fissure (sable à granulométrie contrôlée, plaque métallique) que les termites ne peuvent pas franchir
ou qu’ils franchissent en laissant des traces;
4. les détails de la dalle ou de la fondation – surveillance de fissures dans la fondation, revêtements
situés bien au-dessus du sol, vides sanitaires accessibles pour inspection, blocs de béton scellés;
153
5. la durabilité structurale – dommages structuraux minimisés par l’utilisation de bois naturellement
résistant aux termites ou traité ;
6. la surveillance et la restauration – utilisation des services d’un professionnel sur une base régulière,
fumigation ou, encore mieux, utilisation d’appâts chimiques (insecticides) que les termites ramènent au
nid.
154
Code National du Bâtiment
d'Haïti
2025
PARTIE 2 - Chapitre 1
Nouvelle construction en
maçonnerie
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
.
155
156
Table des matières
1.1 CRITÈRES D’APPLICABILITÉ SPÉCIFIQUE
1.2 PROCÉDURE DE CONCEPTION POUR L'UTILISATION DES DIRECTIVES
1.3 MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION POUR LA MAÇONNERIE
1.3.1 BÉTON
1.3.1.1 Ciment
1.3.1.2 Sable
1.3.1.3 Graviers
1.3.1.4 Eau
1.3.1.5 Résistance du béton
1.3.1.6 Mélange permis pour le béton
1.3.1.7 Malaxage
1.3.1.8 Préparation des surfaces
1.3.1.9 Mûrissement - Curage
1.3.2 ACIER D'ARMATURE
1.3.2.1 Barres d’armature
1.3.2.2 Treillis en acier
1.3.2.3 Limite élastique
1.3.2.4 Enrobage des armatures
1.3.2.5 Pliage des barres d'armature
1.3.2.6 Recouvrement des barres d’armature
1.3.3 MORTIER, ENDUITS ET COULIS DE BÉTON
1.3.3.1 Coulis de béton
1.3.3.2 Mortier
1.3.4 BLOCS DE BÉTON
1.3.4.1 Dimension des blocs béton
1.3.4.2 Résistance des blocs
1.3.4.3 Joints
1.3.5 BOIS
1.3.5.1 Essences et caractéristiques physiques
1.3.5.2 Panneaux de contreplaqué
1.3.5.3 Traitement
1.3.6 ACIER STRUCTUREL
1.3.7 PANNEAUX DE TOITURES
1.3.7.1 Dimensions:
1.3.7.2 Caractéristiques Mécaniques:
1.4 CONFIGURATION DES BÂTIMENTS
1.4.1 CONFIGURATION STRUCTURELLE
1.4.1.1 Systèmes structurels
157
21
21
22
22
22
23
23
23
24
24
24
24
25
25
25
25
25
26
27
27
28
28
28
29
29
31
32
33
33
34
34
35
35
35
36
37
37
37
1.4.1.2 Limite de hauteur
41
1.4.1.3 Configuration en plan
41
1.4.2 CONFIGURATION ARCHITECTURALE
54
1.4.2.1 Surface Habitable
54
1.4.2.2 Hauteur de plafond
54
1.4.2.3 Dimensions minimales des passages
54
1.4.2.4 Éclairage
55
1.4.2.5 Ventilation naturelle
55
1.4.2.6 Eau Hygiène et assainissement
55
1.4.2.7 Accessibilité universelle
56
1.4.3 CONSIDÉRATIONS SUPPLÉMENTAIRES POUR LES CONSTRUCTIONS EN
ZONES SUJETTES À INONDATION
57
1.4.4 CONSIDÉRATIONS RELATIVES À LA PROTECTION CONTRE LES INCENDIES
59
1.4.5 CONSIDÉRATIONS RELATIVES AU CONFORT ET A L’EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE
60
1.4.6 PROTECTION DES OUVERTURES
63
1.5 CONCEPTION STRUCTURELLE
64
1.5.1 FONDATIONS
64
1.5.1.1 Semelles filantes en béton armé
64
1.5.1.2 Fondation en maçonnerie chainée de roche
66
1.5.1.3 Semelles isolés
69
1.5.2 FONDATIONS DES MURS DE SOUTÈNEMENT
71
1.5.2.1 Murs de soutènement avec fondations en maçonnerie de roche
71
1.5.2.2 Murs de fondation en maçonnerie renforcée
75
1.5.3 DALLE EN BÉTON ARMÉ SUR SOL
77
1.5.4 MURS EN MAÇONNERIE CHAÎNÉE
79
1.5.4.1 Exigences relatives aux murs de cisaillement en maçonnerie chaînée
81
1.5.4.1.1 Épaisseur et facteur de surface nette
81
1.5.4.1.2 Résistance minimum à la compression de la maçonnerie, f’m
90
1.5.4.1.3 Construction
92
1.5.4.1.4 Continuité verticale support vertical
94
1.5.4.2 Éléments de confinement, localisation et dimensions
97
1.5.4.3 Pourcentage de Surface de Mur
106
1.5.4.3.1 Aperçu
106
1.5.4.3.2 Pourcentage Surface de Mur requis (PSM)
107
1.5.4.3.3 Pourcentage de Surface de Mur fourni
109
1.5.4.3.4 Identification des murs en maçonnerie chaînée structurels (MMC) 115
1.5.4.4 Chaînages verticaux
116
1.5.4.5 Ancrage des chaînages verticaux à la fondation
120
1.5.4.6 Chaînage horizontal inférieur
121
158
1.5.4.7 Bandes sismiques (chaînage horizontal intermediaire)
122
1.5.4.8 Chaînage horizontal supérieur
124
1.5.4.9 Murs de toiture
131
1.5.4.9.1 Poutres de toitures
134
1.5.4.9.2 Colonnes des murs de toiture
138
1.5.4.9.3 Murs de toiture suspendus
144
1.5.4.10 Renforcement de murs non structurels
147
1.5.4.11 Parapets et murs courts
148
1.5.5 DALLES SUSPENDUS
148
1.5.5.1 Dalles pleines suspendues avec renfort bidirectionnel
149
1.5.5.2 Dalles pleines suspendues avec armature unidirectionnelle
151
1.5.5.3 Dalle alvéollée
155
1.5.5.4 Poutres dans les dalles
158
1.5.5.5 Porte-à-faux dans Dalle
161
1.5.5.6 Ouvertures dans les dalles
163
1.5.5.7 Construction de dalles, Matériels & Coffrages
165
1.5.5.8 Directives complémentaires pour les dalles de toiture
166
1.5.6.1 Procédure de conception
169
1.5.6.2 Géométrie du toit
172
1.5.6.3 Murs de toiture en maçonnerie
175
1.5.6.4 Rives, avant-toits et ventilation
179
1.5.6.5 Orientation des chevrons
181
1.5.6.6 Chevrons ou fermes
181
1.5.6.7 Zones de pression du vent
182
1.5.6.8 Charpente pour le soutien des avant-toits et les raccordements aux murs
intérieurs
191
1.5.6.8.1 Avant-toit sur les murs de toiture extérieurs (chevrons ou fermes
parallèles à la pente)
192
1.5.6.8.2 Avant-toits aux murs latéraux extérieurs : Chevrons perpendiculaires à
la pente
202
1.5.6.8.3 Avant-toits aux toitures à croupe
206
1.5.6.8.4 Raccordements aux murs intérieurs
207
1.5.6.9 Éléments de toiture et connexions
209
1.5.6.9.1 Base de conception
209
1.5.6.9.2 Fixations et quincaillerie
211
1.5.6.9.3 Panneaux de toiture ondulés (CGI)
220
1.5.6.9.4 Connexions des panneaux de toiture ondulée
223
Table 1.5.6.9.4-5 Capacité à l’arrachement par poinçonnement des fixations dans
la tôle CGI (kN) pour une tête de fixation de 10 mm de diamètre
230
1.5.6.9.5 Lattes et raccords de lattes
231
1.5.6.9.6 Chevrons
241
1.5.6.9.7 Chevrons de débord et chevrons de rive
256
159
1.5.6.9.8 Connexions des chevrons, des chevrons de débord, des chevrons de
croupe et des planches faîtières
258
1.5.6.9.9 Fermes
289
1.5.6.9.10 Connexions des fermes
302
1.5.6.9.11 Toiture en croupe
309
1.5.6.10 Autres considerations
318
1.5.7 ESCALIERS
319
1.5.8 TERRASSES ET GALERIES COUVERTES
320
1.5.8.1 Directives pour les petites terrasses
321
1.5.8.1.1 Caractéristiques générales
321
1.5.8.1.2 Colonnes
322
1.5.8.1.3 Fondations
322
1.5.8.1.4 Poutres
324
1.5.8.1.5 Terasses avec toiture lourde
325
1.5.8.1.6 Terasses avec toitures légers
326
160
Liste des figures et tableaux
Figure 1.2-1 Organigramme d’application illustrant la procédure de conception pour les
directives prescriptives.
15
Tableau 1.3.1.2-1 : Granulométrie du sable
16
Tableau 1.3.1.6-1 : Proportions recommandées pour la fabrication du béton
17
Tableau 1.3.2.3-1 : Les substitutions de dimensions métriques de barres
19
Tableau 1.3.2.4-1 : Enrobage des armatures
20
Tableau 1.3.2.6-1 : Recouvrement des barres armatures
20
Tableau 1.3.3.2-1 : Mélange enduit, mortier et coulis de béton
21
Tableau 1.3.4.1-1 : Dimensions des blocs de béton
23
Figure 1.3.4.1-1 : Dimensions des blocs de béton
24
Tableau 1.3.5-1 Dimensions des bois usinés
26
Tableau 1.3.7.2-1 Equivalence Jauge (AWG) et Épaisseur du matériau de base (Base Material
Thickness : BMT
29
Tableau 1.4.1.1-1 Composants du système structurel
30
Tableau 1.4.1.3-1 Configuration structurelle horizontale et verticale requise par ces directives.36
Tableau 1.4.3-1 Exigences de configuration supplémentaires pour les maisons construites dans
des zones sujettes aux inondations.
51
Tableau 1.4.6-1 (extrait du tableau 301.2.1.2 de l'IRC 2021 modifié Disposition des fixations de
la protection contre les débris transportés par le vent pour les panneaux structurels en bois a, b,
c, d
56
Tableau 1.5.1.1-1 Spécifications des semelles filantes en béton armé pour les bâtiments à
toiture légère
58
Tableau 1.5.1.1-2 Spécifications des semelles filantes en béton armé pour les bâtiments à
toiture lourde
58
FIGURE 1.5.1.1-1 Semelles filantes
59
Tableau 1.5.1.2-1 Fondation en maçonnerie de roche
60
Figure 1.5.1.2-1 Maçonnerie en roche et connexion avec la colonne
62
Tableau 1.5.1.3-1 Spécifications des semelles isolées
62
FIGURE 1.5.1.3-1 Semelles isolés
63
Tableau 1.5.2.1-1 Spécifications pour les murs de soutènement de fondations en maçonnerie de
roche
64
Figure 1.5.2.1-1 Mur de soutènement fondations trapézoïdale en maçonnerie de roche pour
des hauteurs de sol jusqu'à 0,9 m.(coupe).
65
Figure 1.5.2.1-2 Mur de soutènement fondations trapézoïdale en maçonnerie de roche pour
des hauteurs de sol jusqu'à 0,9 m.(vue de face).
66
Figure 1.5.2.1-3 Mur de soutènement à fondations en maçonnerie de roche pour des hauteurs
de sol jusqu'à 1,5 m. Section rectangulaire sur fondation en poutre en béton armé (coupe). 67
Figure 1.5.2.1-4 Mur de soutènement à fondations en maçonnerie de roche pour des hauteurs
de sol jusqu'à 1,5 m. (vue de face).
67
Figure 1.5.2.2-1 Mur de soutènement de fondation en maçonnerie renforcée
69
FIGURE 1.5.3-1 Fondation d’une dalle sur sol
71
161
FIGURE 1.5.3.1-1 Dalle sur et fondation au sol avec palier
72
Tableau 1.5.4.1.1-1 Dimensions supposées des blocs et exigences minimales (1)(4)
74
Figure 1.5.4.1.1- 1a Plan de pose des blocs de maçonnerie à lits alternés avec décalage de 50
% pour bloc de 20 cm à 2 alvéoles (CORRECT).
76
Figure 1.5.4.1- 1c Plan de pose des blocs de maçonnerie à lits alternés avec décalage de 50 %
pour bloc de 15 cm à 3 alvéoles (INCORRECT).
77
Figure 1.5.4.1.1- 2 Section de mur en maçonnerie montrant l’alignement des âmes et des
alvéoles pour des blocs à 2 alvéoles avec chevauchement de 50 %, une alvéole remplie de
coulis de béton avec renforcement).
78
Figure 1.5.4.1.1- 3 Bloc de maçonnerie illustrant la différence entre le remplissage complet des
joints (obligatoire) et le remplissage limité aux parois extérieures.
79
Tableau 1.5.4.1.1- 2 Rapport de surface nette des blocs (RN) et facteur de surface nette CN 81
Figure 1.5.4.1.1- 3 Remplir complètement les joints de mortiers (parois extérieures et
transversales,joints verticaux) pour augmenter la surface nette.
83
Tableau 1.5.4.1.2- 1 Résistance minimum à la compression de la maçonnerie, f’m
84
Tableau 1.5.4.1.2- 2 – Facteur d’ajustement pour la résistance minimale à la compression de la
maçonnerie, CB
85
Figure 1.5.4.3-1 Élévation typique d'un mur en maçonnerie confinée
86
Figure 1.5.4.3.1- 2 Connexions murales aux colonnes de liaison par goujon
87
Figure 1.5.4.1.4-1 Continuité du mur supporté
87
Figure 1.5.4.1.4-2 Support de mur à chevauchement parallèle
88
Figure 1.5.4.1.4-3. Support isolé pour le mur d'une colonne
88
Figure 1.5.4.1.4-4 Support de mur à chevauchement perpendiculaire.
89
Figure 1.5.4.2-1 Exemple d'emplacement des éléments de confinement des murs
91
Figure 1.5.4.2-2 Exemple de la façon dont les petites ouvertures affectent la longueur effective
du mur pour la résistance au cisaillement.
92
Figure 1.5.4.2-3 Éléments de délimitation pour fenêtres moyennes ou grandes avec linteau et
sans linteau
94
Figure 1.5.4.2-5 : Éléments de délimitation pour les ouvertures hautes situées à moins de 60 cm
d'un angle de bâtiment ou d'une intersection de murs
95
Figure 1.5.4.2-6 : Éléments de délimitation pour les ouvertures hautes situées à moins de 120
cm d'un angle de bâtiment ou d'une intersection de murs
95
Figure 1.5.4.2-7 Éléments de délimitation pour les ouvertures hautes situées à plus de 120 cm
de tout angle de bâtiment ou intersection de murs
96
Tableau 1.5.4.2-1 - Conditions récapitulatives pour les éléments de délimitation aux ouvertures
96
Figure 1.5.4.3.1-1 Variables géométriques considérées dans le calcul du PSM par étage.
99
Tableau 1.5.4.3.2- 1 Pourcentage de Surface de Mur requis (2)
100
a.Tableau 1.5.4.3.3-1 Pourcentage de surface de mur fourni par ligne de trame : exigences
minimales
104
Figure 1.5.4.3.3-1 Détermination de la zone de plancher tributaire par axe de trame
105
Figure 1.5.4.3.4-1 Exemple de segments de murs admissibles pour le calcul du PSM fourni 108
Tableau 1.5.4.4-1 Spécifications des chaînages verticaux
108
Figure 1.5.4.4-1 Chaînage vertical à quatre ou à six barres (colonne).
110
162
Figure 1.5.4.4-2 Distribution des étriers pour une colonne.
111
Figure 1.5.4.5-1 Ancrage des chaînages verticaux à la fondation
113
Figure 1.5.4.6-1 Détails de renforcement de poutre de liaison (libage).
114
Figure 1.5.4.7-1 - Localisation bande sismique
115
Figure 1.5.4.7-2 Détails de la bande sismique.
115
Tableau 1.5.4.8-1 Chaînages supérieurs noyés (25mm ou 40mm d’enrobage)
119
Table 1.5.4.8-2 Chaînages supérieurs apparents (25mm ou 40mm d’enrobage)
120
Figure 1.5.4.8-2 Détails du chaînage horizontal supérieur (poutre de ceinture).
121
Figure 1.5.4.8-4 Connexion entre chaînages horizontaux supérieurs et chaînage verticaux. 123
Tableau 1.5.9.4.1-1 Poutres de toiture
127
Figure 1.5.4.9.1-2 Renforcement des murs de toitures (4 barres)
128
Tableau 1.5.4.9.2-1 Colonnes des murs de toiture (porté des murs de toiture >4.5m)
131
Tableau 1.5.4.9.2-2 Colonnes des murs de toiture (porté des murs de toiture 4.5m)
132
Table 1.5.4.9.2-3 Chaînage supérieurs supportant les colonnes de mur de toiture (porté<=4.5m)
133
Figure 1.5.4.9.2-1: Section Colonne de toiture au niveau de la poutre du toiture pour une portée
> 4,5 m
135
Tableau 1.5.5-1 Organisation de la section 1.5.3 concernant les dalles suspendues
140
Tableau 1.5.5.1-1 Ferraillage typique et épaisseur d'une dalle bidirectionnelle
141
Figure 1.5.5-1 Dalles pleines suspendues avec renfort bidirectionnel.
143
Figure 1.5.5.2-1 Options géométriques pour la travée
144
Tableau 1.5.5.2-1 Ferraillage et épaisseur typiques d'une dalle unidirectionnelle à travée unique
144
Tableau 1.5.5.2-2 Renforcement typique d'une dalle unidirectionnelle à double travée
145
Figure 1.5.5.2-1 Armature d’une dalle de portée simple.
146
Figure 1.5.5.3-1 Caractéristique d’une dalle alvéolée
147
Figure 1.5.5.3-2 Dimensions d’une dalle alvéolée
147
Tableau 1.5.5.3-1 Ferraillage typique d'une dalle alvéolée à poutrelle de portée simple
148
Figure 1.5.5.3-3 Armature des poutrelles de portée simple
149
Figure 1.5.5.3-4 Détail typique de la connexion à la poutre.
149
Tableau 1.5.5.3-2 Ferraillage typique d'une dalle alvéolée à poutrelle de portée double
149
Figure 1.5.5.3-5 Armature des poutrelles de portée double
150
Tableau 1.5.5.4-1 Détails typiques des poutres dans les dalles
151
Figure 1.5.5-1,2,3 Poutre supportant un mur de partition dans une dalle alvéolée
153
Figure 1.5.5.4-4,5 Recouvrement de l’armature dans les poutres.
153
Tableau 1.5.5.5-1 Armatures des dalles en porte-à-faux
154
Figure 1.5.5.5-1 Armature des dalles en porte-à-faux
155
Figure 1.5.6-1 Ouverture dans une dalle bidirectionnelle
156
Figure 1.5.6-2 Ouverture située à côté d’un mur
156
Figure 1.5.5.7-1 Coffrages et étaiement des dalles
158
Tableau 1.5.6-1 Éléments de toiture et connexions à concevoir en fonction de la géométrie de la
toiture
162
163
Figure 1.5.6.2-2 Éléments de toiture pour les toits à une ou deux pentes avec des chevrons
parallèles à la pente.
165
Figure 1.5.6.2-3 Éléments de toiture pour les toits à une ou deux pentes avec des chevrons
perpendiculaires à la pente du toit sans latte.
167
Figure 1.5.6.2-4 Éléments de toiture pour les toits en croupe.
167
Figure 1.5.6.3-1 Configuration des pignons >4.5m avec contreventement des pignons
168
Figure 1.5.6.3-2 Mur de toiture suspendu intermédiaire pour les toitures à chevrons
170
Figure 1.5.6.3-3 Configuration des pignons < 4.5 m avec des colonnes en porte-à-faux
170
Figure 1.5.6.7-1 Définitions des zones de pression des toits à pignon
177
Figure 1.5.6.7-2 Définitions des zones de pression des toits en croupe
177
Figure 1.5.6.7-3 Définitions des zones de pression des toits en appentis
178
Tableau 1.5.6.7-1 Pressions du vent pour les bâtiments d'un niveau à toit en appentis, en
croupe et à pignon dans les sites des catégories d'exposition B, C et D
178
Tableau 1.5.6.7-2 Pressions du vent pour les bâtiments de 2 niveaux à toit en appentis, en
croupe et à pignon dans les sites des catégories d'exposition B, C et D
180
Tableau 1.5.6.7-3 Pressions de vent pour les bâtiments de 3 niveaux à toit en appentis, en
croupe et à pignon dans les sites des catégories d'exposition B, C et D
181
Figure 1.5.6.8-1 : Emplacements des plans partiels des coins, de la ligne de faîtage et de murs
de toiture intérieurs sur un toit à pignon
184
Figure 1.5.6.8-2 : Plan partiel à l'angle du bâtiment avec indication des dimensions clés (Option
1 : Outlookers)
184
Table 1.5.6.8.1-1 Eaves options at exterior gable walls (rafter/trusses parallel to slope)
185
Figure 1.5.6.8.1-1 Option 1: avant-toit maximal (0,6 m)
187
Figure 1.5.6.8.1-2 Option 1 : Chevrons parallèles à la pente
187
Figure 1.5.6.8.1-3 Chevrons parallèles à la pente, option 1 : avant-toit maximal (0,6 m)
188
Figure 1.5.6.8.1-5 Option 2 pour les avant-toits : chevrons parallèles à la pente
191
Figure 1.5.6.8.1-6 Option 3 pour les avant-toits : chevrons parallèles à la pente
193
Figure 1.5.6.8.1-7 Option 4 pour les avant-toits : chevrons parallèles à la pente
194
Tableau 1.5.6.8.2-1 Options d'avant-toit aux murs latéraux extérieurs (chevrons
perpendiculaires à la pente)
194
Figure 1.5.6.8.2-1: Avant-toit Option 1: Chevrons perpendiculaires à la pente
196
Figure 1.5.6.8.2-1 Contd: Avant-toit Option 1: Chevrons perpendiculaires à la pente
197
Table 1.5.6.8.4-1 Options de raccordement toiture-mur aux murs intérieurs
200
Tableau 1.5.6.9.2-1 Tableau de fixation minimal (exigences de l'IRC 2021 pour la charpente de
toiture uniquement)
205
Tableau 1.5.6.9.2-2 Nombre maximum de clous par bande de feuillard
208
Tableau 1.5.6.9.2-3 Tailles des mèches pour les trous dans le feuillard métallique pour les tailles
de clous courantes
209
Figure 1.5.6.9.1-1 Exemple de dimensions de feuillards et de disposition des clous
210
Figure 1.5.6.9.2-2 Raccordement typique d'une toiture à un mur avec des blocs jumelés
211
Tableau 1.5.6.9.4-1 Clous de couverture à tige torsadée TS , taille et espacement pour des
espacements de lattes ou chevrons 0.3m, 0.4m, 0.6m, 0.9m and 1.2m
219
Tableau 1.5.6.9.4-2 Clous de couverture à tige annulaire RS, taille et espacement pour des
164
espacements de lattes ou chevrons 0.3m, 0.4m, 0.6m, 0.9m and 1.2m
219
Tableau 1.5.6.9.4-3 Vis de couverture WS, taille et espacement pour des espacements de lattes
ou chevrons 0.3m, 0.4m, 0.6m, 0.9m and 1.2m
221
Tableau 1.5.6.9.4-4 Capacité à l’arrachement par poinçonnement des fixations dans la tôle CGI
(kN) pour une tête de fixation de 8 mm de diamètre
221
Tableau 1.5.6.9.5-1 Types d'assemblages de lattes
225
Tableau 1.5.6.9.5-2 Portées et connexions des pannes pour des pressions de vent ne
dépassant pas 3,0 kPa
227
Tableau 1.5.6.9.5-3 Portées et connexions des pannes pour des pressions de vent ne
dépassant pas 5,0 kPa
227
Tableau 1.5.6.9.5-4 Portées et assemblages des pannes pour des pressions de vent ne
dépassant pas 9,0 kPa
228
Table 1.5.6.9.5-5 Portées maximales des lattes de 50 x 100 (2 x 4) limitées par la capacité de
connexion
229
Figure 1.5.6.9.5-1 Connexion latte-chevron par feuillard métallique ST1-3
232
Figure 1.5.6.9.5-2 Connexion latte-chevron par bloc + feuillard métallique en U ST4-6
232
Figure 1.5.6.9.6.1-1 Plan montrant un exemple de toit à pignon avec des chevrons parallèles à
la pente et les zones de pression du toit.
236
Figure 1.5.6.9.6.1-2 Exemple illustrant le plan d'un toit à pignon avec des chevrons
perpendiculaires à la pente.
237
Tableau 1.5.6.9.6-1 Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un, deux
et de trois niveaux dans les sites d'exposition B
Limite de déflexion = L/180 Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture
Portée libre en mètres Pente 25% 3:12 (14°)
239
Tableau 1.5.6.9.6-2 Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un, deux
et de trois niveaux dans les sites d'exposition C
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2
et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% 3:12 (14°)
240
Tableau 1.5.6.9.6-3 Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un, deux
et de trois niveaux dans les sites d'exposition D
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2
et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% 3:12 (14°)
241
Tableau 1.5.6.9.6-3A : Interpolation de la zone et de l'espacement des chevrons
243
Table 1.5.6.9.6-3B Ajustement de l'espacement des chevrons pour la pente du pignon
243
Tableau 1.5.6.9.6-4 Facteurs d'ajustement pour les portées de chevrons limitées par le vent 243
Tableau 1.5.6.9.6-5-A Portées maximales des chevrons pour les charges permanentes de 0,5
kPa et les charges d'exploitation de + 1,0 kPa (portée/180)
245
Tableau 1.5.6.9.6-5-A Portées maximales des chevrons pour les charges permanentes de 0,3
kPa et les charges d'exploitation de + 1,0 kPa (portée/120)
245
Tableau 1.5.6.9.6-6 Facteurs d'ajustement pour les portées des chevrons sous charge
permanente et d'exploitation en fonction de la pente
245
Tableau 1.5.6.9.6-7 Exigences relatives à la retenue latérale des chevrons
246
Tableau 1.5.6.9.11-1 Portées maximales des chevrons de débord et des chevrons de rive pour
des pressions de vent de 3,0, 5,0 et 9,0 kPa
249
165
Figure 1.5.6.9.8-2 Connexion perpendiculaire à la poutre (4 barres, inclinée, 2D)
252
Figure 1.5.6.9.8-3 Connexion perpendiculaire à la poutre (4 barres, plates, 2D)
253
Figure 1.5.6.9.8-4 Connexion perpendiculaire à la poutre (2 barres, plates, 2D)
254
Figure 1.5.6.9.8-5 Raccordement parallèle à la poutre (4 barres, plat, 2D)
254
Tableau 1.5.6.9.8-0A Clouage bout à bout maximal suggéré pour les chevrons de rive /
chevrons de mur / chevrons de débord / raccordements de blocage (sans fissuration)
257
Tableau 1.5.6.9.8-0B Clouage en biais maximal suggéré pour les raccordements de chevrons
de rive / chevrons de mur / chevrons de débord / blocage (sans fissuration)
257
Tableau 1.5.6.9.8-1 Nombre total de clous pour les feuillards en V reliant chevrons et murs 258
Figure 1.5.6.9.8-6 Exemple de plan d’un mur de toiture extérieur montrant les zones tributaires
pour le soulèvement des feuillards métalliques
264
Tableau 1.5.6.9.8-3 Nombre total de clous pour les feuillards en V reliant chevrons de débord et
murs
265
Figure 1.5.6.9.8-7 Raccordement des chevrons à une planche faîtière suspendue à l'aide d'un
feuillard métallique (Option 1)
269
Figure 1.5.6.9.8-8 Connexion du chevron à une planche faîtière suspendue à l'aide d'un entrait
(Option 2)
270
Figure 1.5.6.9.8-9 Connexion des chevrons à une planche faîtière de faîtage soutenu par un
mur de toiture (Option 3)
270
Figure 1.5.6.9.8-10 Raccordement des chevrons Chevrons chevauchés à la faîtière sur un mur
de toiture (Option 4)
271
Tableau 1.5.6.9.8-5 Nombre de clous de feuillard pour le soulèvement par chevron pour les
bâtiments d’un étage
273
Tableau 1.5.6.9.8-6 Nombre de clous de feuillard métallique par chevron pour les bâtiments à
un niveau
274
Tableau 1.5.6.9.8-7 Clous en biais chevron–planche faîtière pour charges permanentes et
d’exploitation
275
Figure 1.5.6.9.8-12 Jonction de chevron perpendiculaire à la poutre (4 barres, plate, 2D)
277
Figure 1.5.6.9.8-13 Connexion par feuillard sur la face inférieure du chevron de croupe
279
Figure 1.5.6.9.8-14 Connexion par feuillard sur la face supérieure du chevron de croupe
280
Figure 1.5.6.9.9-1 Nomenclature de la géométrie et des éléments pour les fermes d'une portée
maximale de 4,5 m (mesurée entre les axes des murs). Notez que la portée entre point de
réference est de 4,67 m.
282
Figure 1.5.6.9.9-2 Exemple de configuration de toit à pignon avec des fermes de 9 m de portée
283
Figure 1.5.6.9.9-3 Exemple d'espacement des fermes et de configuration des lattes
284
Tableau 1.5.6.9.9-1 Catégories de pression du vent des fermes P1, P2 et P3
285
Tableau 1.5.6.9.9-2 Type de fermes pour les catégories de pression, les portées et les
espacements
286
Figure 1.5.6.9.9-4 Détail de clouage des plaques d’assemblages des ferme
287
Tableau 1.5.6.9.9-3 Clouage des plaques d’assemblage pour une ferme de 4,5 m (portée
simple) pour P1, P2 et P3
289
Figure 1.5.6.9.9-5 Numéros et dimensions des nœuds de la ferme (ferme de 4,5 m)
289
Tableau 1.5.6.9.9-4 Clouage des plaques d’assemblage pour une ferme de 6,0 m (travées de 2
166
x 3,0 m) pour P1, P2, P3
289
Tableau 1.5.6.9.10-1 Nombre total de clous par feuillard métallique en V entre fermes et mûrs
294
Figure 1.5.6.9.10-2 : Raccordement de la ferme au mur intérieur à mi portée à l'aide d'un
feuillard métallique en V (fermes de 6 m et 9 m)
297
Figure 1.5.6.9.10-3 : Coupe de la ferme au mur de toiture et au poteau (avant-toit Option 1 chevrons)
298
Figure 1.5.6.9.10-4 : Raccordement du contreventement du membre inférieur de la ferme au
mur (élévation en haut, plan en bas)
299
Figure 1.5.6.9.11-1: Vue d’une toiture en croupe (3D)
302
Figure 1.5.6.9.11-2 : Raccordement de l'angle de l'arêtier au mur - plan partiel (2D)
302
Figure 1.5.6.9.11-2 : Raccord au faîtage de l'arêtier - plan partiel (2D)
303
Tableau 1.5.6.9.11 -1 Dimensions des arêtiers ou de noue
304
Figure 1.5.6.9.11-4 - Feuillards de liaison entre la ligne de faîtage et l'arêtier par les lattes de
faîtage
305
Figure 1.5.6.9.11-5 - Connection avec feuillards métallique des arêtiers et du chevron de croupe
central à la ferme de soutien de la croupe (vue depuis le haut)
306
Figure 1.5.6.9.11-6 - Connection avec feuillards métallique des arêtiers et du chevron de croupe
central à la ferme de soutien de la croupe (vue depuis le bas)
307
Tableau 1.5.6.9.11-2 Réactions verticales maximales de l’arêtier pour les cas de charge
gravitaire et de soulèvement au vent
308
Figure 1.5.8.1.3-1 Descente du niveau de la dalle du rez-de-chaussée - Fondation en
maçonnerie.
315
Tableau 1.5.8.3-1 Plaques isolées pour colonnes de patio
315
Figure 1.5.8.1.5-1 Détail de la connexion dalle-toit à la poutre de plafond de la maison.
317
Figure 1.5.8.1.6-1 Toiture légère en configuration terrasse avec raccordement au rebord. 319
Figure 1.5.8.1.6-2 toiture légère en configuration patio avec raccordement au soubassement de
la maison
320
167
1.1 CRITÈRES D’APPLICABILITÉ SPÉCIFIQUE
Le chapitre 1 de ces directives fournit les dispositions techniques minimales pour la conception et la
construction de nouveaux bâtiments résidentiels en maçonnerie chaînée, limités à un maximum de trois
(3) niveaux dont la configuration en plan et vertical est décrite dans la section 1.5. L'usage commercial
est autorisé au rez-de-chaussée.
Pour aider les utilisateurs, des éléments structurels pré-calculés sont fournis par ces directives, avec les
considérations de conception spécifiques utilisées pour leur détermination clairement exposées.
Alternativement, si le concepteur choisit d'effectuer des calculs détaillés au lieu de se fier aux solutions
prescrites, chaque section de conception fournit les méthodologies appropriées à suivre, garantissant la
conformité avec les paramètres de conception spécifiés dans l'IBC, l'IRC et d'autres normes applicables.
1.2 PROCÉDURE DE CONCEPTION POUR L'UTILISATION DES
DIRECTIVES
La procédure suivante doit être suivie pour mettre en œuvre le processus de conception inclus dans ces
directives :
1. Définition de la zone de conception – Déterminer la zone de conception en fonction de
l’emplacement géographique du projet (vent, séisme et inondation, conformément à la Section
0.8). À l’aide du Tableau 2 de la Section 0.8 de la partie 2, l’ingénieur sélectionne la zone de
conception appropriée, ce qui permet l’utilisation des éléments structuraux préconçus présentés
dans les sections suivantes. Si, en revanche, une conception détaillée est réalisée, les charges
applicables doivent être définies à partir des informations contenues dans ces directives et selon
les méthodes d’ingénierie spécifiées par l’IBC 2021 et les normes connexes.
2. Identification des paramètres du site – Comme décrit à la Section 0.10, déterminer les
considérations spécifiques au site et les exigences de conception. Celles-ci peuvent inclure les
conditions de pente, le drainage, les contraintes urbaines ou d’autres facteurs affectant la
faisabilité de la construction.
3. Évaluation du type et de l’état du sol – Suivant les directives de la Section 0.9, évaluer
l’adéquation du sol pour la construction. Cela comprend la détermination de la rigidité ou de la
souplesse du sol, ce qui influencera la sélection des composants spécifiques du bâtiment, tels
que les fondations.
4. Définition de la configuration structurelle – Conformément à la Section 1.6, établir les
exigences relatives à la configuration structurelle : forme en plan, forme en élévation, répartition
des murs et des ouvertures, entre autres. Cela inclut également les considérations
architecturales, la protection contre les incendies, l'accessibilité et le confort des occupants.
5. Conception des éléments structurels – Sur la base des propriétés des matériaux définies à la
Section 1.5 et des procédures de conception présentées à la Section 1.7, les éléments
structurels doivent être conçus. L’utilisateur peut soit sélectionner des éléments préconçus, soit
appliquer les procédures de conception, comme spécifié dans les sections pertinentes, en veillant
à respecter les normes applicables.
6. Intégration des services du bâtiment – Coordonner les services du bâtiment avec les
composants structurels et architecturaux. Le Chapitre 4 précise les exigences pour intégrer
efficacement ces systèmes.
168
Figure 1.2-1 Organigramme d’application illustrant la procédure de conception pour les directives
prescriptives.
1.3 MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION POUR LA MAÇONNERIE
Cette section sur les matériaux de construction présente les principales caractéristiques des bâtiments en
maçonnerie, conformément aux spécifications et lignes directrices détaillées dans le document d’adoption
du code IBC, figurant dans la Partie 1 du CNBH 2025.
Les matériaux spécifiés pour les bâtiments à ossature bois sont décrits au Chapitre 6. Les spécifications
de matériaux du Chapitre 6 peuvent être utilisées pour les éléments non structuraux.
1.3.1 BÉTON
1.3.1.1 Ciment
Le ciment doit être du ciment Portland normal de type 1, conforme aux normes ASTM C150-07. Le
ciment doit être frais et contenu dans des sacs non ouverts qui ont été bien protégés contre l’humidité et
qui ont été entreposés au-dessus du sol (pas plus de 10 sacs en hauteur).
1.3.1.2 Sable
Le sable doit être de préférence du sable de rivière ou du sable manufacturé extrait d’un dépôt autorisé.
La taille des grains ne doit pas excéder 6 mm. Le sable doit être propre et exempt d'impuretés telles que
l'argile, le limon, les matières organiques ou tout autre contaminant. La présence d'impuretés ne doit pas
excéder 5% en poids. Le sable de rivière doit être lavé pour éliminer toute impureté excédentaire et
garantir sa conformité aux exigences de qualité.
169
La granulométrie des granulats fins doit respecter la granulométrie suivante :
Tableau 1.3.1.2-1 : Granulométrie du sable
Tamis
Pourcentage passant
3/8"
100
3/16"
95 - 100
3/64"
50 - 85
3/256"
10 - 30
3/512"
2 à 10
L’utilisation du sable de mer est interdite.
Le sable calcaire blanc, très courant en Haïti, est à éviter pour le béton structurel. Il peut toutefois être
utilisé à condition d’adapter la formulation du béton afin d’atteindre les résistances exigées au chapitre
1.3.1.5. Cette adaptation doit être confirmée par le MTPTC avant utilisation. Pour les ouvrages non
structurels, son emploi reste acceptable.
1.3.1.3 Graviers
Le gravier doit être d'origine naturelle ou fabriqué à partir de pierres concassées, dures et propres.
L’utilisation de gravier concassé est recommandée pour garantir une meilleure adhérence dans le béton.
La granulométrie doit être comprise entre 6 à 25 mm pour la fabrication du béton, avec une taille
maximum de 25 mm.
L’utilisation de gravier roulé et de débris de construction est strictement interdite pour la fabrication de
béton. Toutefois, l’emploi d’agrégats recyclés issus de béton concassé peut être autorisé à condition
qu’ils soient triés, lavés, caractérisés et validés par des essais démontrant qu’ils permettent d’atteindre
les résistances requises.
1.3.1.4 Eau
L’eau doit être de qualité potable, propre, sans matières organiques, sans sels minéraux ou substances
nuisibles, sans graisse. L'utilisation d'eau de mer ou d'eau saumâtre est strictement interdite.
Le rapport eau/ciment pour le béton ne doit pas dépasser 0,6. La quantité d’eau doit être suffisante pour
assurer la consistance fluide du béton.
1.3.1.5 Résistance du béton
Pour les éléments structurels, y compris les fondations, les bases, les murs et les planchers, les poteaux,
les poutres, les escaliers et les dalles structurelles , la résistance minimale à la compression à 28 jours
doit être de 21 MPa (17 MPa après 7 jours), suivant les exigences générales spécifiées par l'ACI 318-19,
chapitre 19.
1.3.1.6 Mélange permis pour le béton
Pour obtenir la résistance nécessaire décrite dans la section 1.3.1.5, les proportions suivantes peuvent
être utilisées: un sac de ciment de 42 kg, 0,056m3 (une brouette de dimension régulière) de sable, 0,084
m3 de gravier (1½ brouette) et 18 litres d’eau.
170
La quantité d’eau doit être réduite lorsque les agrégats sont humides. Les proportions recommandées
pour la fabrication du béton sont présentées au Tableau 1.3.1.6-1
Tableau 1.3.1.6-1 : Proportions recommandées pour la fabrication du béton
Utilisation
Fondations, bases
Dalles sur sol
Dalles suspendues,
poutres, chaînages
Résistance
Mpa
kg/cm2
21
214
Ciment
Sable
humide
Gravier
Eau
1
2
4
0,5
1.3.1.7 Malaxage
Le béton peut être mélangé manuellement, mais préférablement avec un malaxeur mécanique. Pour un
mélange manuel au sol, il faut choisir un endroit pavé, propre exempt de toutes impuretés ou de terre.
Les ingrédients secs doivent d’abord être mélangés jusqu’à obtenir une couleur uniforme. L’eau est
ensuite ajoutée graduellement jusqu’à obtenir un mélange consistant et maniable. Le béton doit être
utilisé dans les 45 minutes suivant l’addition d’eau s’il est réalisé manuellement. Si le béton est préparé
dans une centrale à béton, la durée d’utilisation peut être augmentée à 120 minutes au maximum.
L’affaissement obtenu d’un test au cône métallique (Cône d'Abrams) de 10 x 20 x 30 cm doit
généralement être de 10 cm +/- 2 cm. Dans les zones difficiles d'accès, un affaissement de 12 à 15 cm
est autorisé.
1.3.1.8 Préparation des surfaces
Avant la mise en place du béton, toutes les zones doivent être correctement préparées. Cela inclut le
compactage, le nivellement et l’humidification du sol, ainsi que le nettoyage et l’arrosage des surfaces
rocheuses. Le coffrage doit être propre, étanche et, lorsque cela est possible, humidifié ou enduit d’huile
minérale pour faciliter le décoffrage. Toutes les surfaces doivent être exemptes de déchets, de débris et
d’eau stagnante. Le coffrage et les éléments de support doivent avoir une résistance et une rigidité
suffisantes pour supporter le poids du béton frais, des ouvriers et des équipements sans se déformer.
Lorsqu’un béton frais doit être coulé contre un béton déjà durci, la surface existante doit être nettoyée,
rendue rugueuse et humidifiée. Une fine couche de mortier ou de laitier de ciment doit être appliquée afin
d’assurer une bonne liaison et une continuité monolithique entre les deux couches.
1.3.1.9 Mûrissement - Curage
La résistance optimale du béton doit être obtenue par mûrissement. Le béton fraîchement coulé doit être
maintenu à une humidité ambiante pendant les 7 premiers jours. Il faut donc l’arroser puis le maintenir
humide à l’aide de bâches ou en conservant le coffrage, tout en le protégeant du vent et du soleil. Un
béton non humidifié peut perdre jusqu’à 45% de sa résistance.
Les murs peuvent être décoffrés après 24 heures et les autres éléments après 7 jours, si on remet les
étais en place. Le béton devrait alors avoir atteint 70% de sa capacité. Il est préférable de garder les étais
et le coffrage en place pendant au moins 14 jours après la coulée. Les éléments en porte-à-faux, les
dalles et les poutres suspendues ne peuvent être décoffrés avant 28 jours.
Après le décoffrage, il faut enlever toutes les pièces qui ne font pas partie de l’ouvrage pour le béton. Les
surfaces endommagées et les nids d’abeilles doivent être réparés avec un mortier 1:3, tel que défini dans
171
l’article 1.3. Un crépi peut être appliqué après 7 jours pour protéger la surface de béton, mais il faut
attendre 28 jours avant de peindre ou de poser un revêtement acrylique.
1.3.2 ACIER D'ARMATURE
1.3.2.1 Barres d’armature
Les armatures longitudinales principales doivent être nervurées afin d’augmenter l’adhérence entre les
aciers et le béton et doivent répondre aux exigences de l’ASTM A-706.
Les barres lisses, d’un diamètre de ¼” (6mm), sont autorisées uniquement pour les cadres et les
épingles. Les barres lisses ne doivent pas être utilisées pour d’autres diamètres ni pour les armatures
longitudinales principales.
1.3.2.2 Treillis en acier
Les treillis en acier doivent être conformes aux normes suivantes : ASTM A-185 et ASTM A-497.
1.3.2.3 Limite élastique
Les aciers d’armature doivent être neufs, nervurés et avoir une limite d’élasticité définie par l’ASTM A615.
La limite d’élasticité minimale est Fy = 40 000 psi (276 MPa) pour les barres de diamètre ¼”.
La nuance métrique équivalente est probablement Fy = 280 MPa.
La limite d’élasticité minimale est Fy = 60 000 psi (414 MPa) pour toutes les autres dimensions de barres.
La nuance métrique équivalente est probablement Fy = 420 MPa. Fy = 400 MPa est également
acceptable.
Les substitutions de dimensions métriques de barres indiquées dans le Tableau 1.3.2.3-1 sont
acceptables.
Tableau 1.3.2.3-1 : Les substitutions de dimensions métriques de barres
Diamètre
(pouce, #)
Diamètre
métrique –
conversion
Acceptable Metric
Diameter
Substitution
Notes
¼” (#2)
6.4mm
6mm or 8mm
Uniquement
cisaillement
⅜” (#3)
9.5mm
10mm
½” (#4)
12.7mm
12mm or 13mm
⅝” (#5)
15.9mm
16mm
Non utilisé pour information seulement
¾” (#6)
19.1mm
20mm
Non utilisé pour information seulement
pour
étrier
et
renfort
de
L’utilisation d’aciers corrodés ou déjà utilisés est interdite.
Les barres doivent être correctement liées entre elles à l’aide d’un fil de ligature de qualité standard, d’un
diamètre minimum de 1,2 mm.
172
1.3.2.4 Enrobage des armatures
Les éléments assemblés doivent être soigneusement positionnés dans le coffrage à l’aide de cales de
dimensions appropriées, afin de garantir que les enrobages minimaux spécifiés dans le Tableau 1.5.2.1,
en fonction du type d’exposition, soient respectés. Il convient également de noter les points suivants :
● L’enrobage minimal le plus élevé s’applique à la surface extérieure des éléments exposés aux
intempéries situés à moins de 1 km du littoral, ou à moins de 3 km si le site est non protégé et
régulièrement exposé aux vents marins. Si l’intérieur de la structure n’est pas bien protégé, cette
exigence accrue d’enrobage doit également être appliquée aux surfaces intérieures.
● Il ne faut pas dépasser de manière significative l’enrobage minimal requis, en particulier lorsque
la résistance en flexion est un enjeu. Il convient notamment de se référer aux exigences de
disposition des armatures, y compris l’espacement libre minimal entre les barres longitudinales.
● L’enrobage requis peut varier le long d’un même élément, par exemple pour un élément de bord
de poteau qui s’étend sous le niveau du sol.
● Les armatures longitudinales des poteaux passent généralement à l’intérieur des armatures
longitudinales des poutres ; l’enrobage des poutres sera donc généralement le plus contraignant.
● Un enduit adhérent à base de ciment peut être utilisé pour satisfaire aux exigences d’enrobage
dans les zones côtières. L’enrobage sans tenir compte de l’enduit doit toutefois respecter les
valeurs minimales applicables aux zones non côtières.
● L’augmentation de l’enrobage requise dans les régions côtières peut impliquer une augmentation
de la largeur minimale des poutres et des poteaux afin de répondre aux exigences de disposition
des armatures, y compris l’espacement libre minimal entre les barres longitudinales.
Tableau 1.3.2.4-1 : Enrobage des armatures
Élément
Enrobage en mm
Conditions normales
Environnement côtier
Dalles
25
40
Poutres et poteaux
25
40
Surface en contact avec le sol
75
95
1.3.2.5 Pliage des barres d'armature
Le diamètre minimal du manchon autour duquel les barres d’armature peuvent être pliées est de 4d, pour
les barres d’armature de diamètre d variant de 5 à 16 mm (1/4 à 5/8 po) et de 5d, pour les barres
d’armature de diamètre d variant de 19 à 25 mm (3/4 à 1 po).
1.3.2.6 Recouvrement des barres d’armature
La longueur nécessaire de recouvrement dépend du diamètre des barres d’armatures.
Tableau 1.3.2.6-1 : Recouvrement des barres armatures
Diamètre des barres (in)
Diamètre des barres (mm)
173
Recouvrement minimal (mm)1
¼
⅜
½
⅝
1
6
10
12
16
Treillis / Grillage métallique
300
500
600
800
le plus grand de 150 mm ou un carreau
Chapitre 8 de EC2
1.3.3 MORTIER, ENDUITS ET COULIS DE BÉTON
Les valeurs supposées correspondantes de la résistance minimale à la compression du mortier, f’m, et de
la résistance minimale à la compression du coulis, f’g, sont fournies à titre informatif, au cas où des
vérifications supplémentaires seraient effectuées.
1.3.3.1 Coulis de béton
Deux dosages de coulis sont présentés dans le Tableau 1.3.3.2-1.
Le premier est destiné à la maçonnerie chaînée, où certaines alvéoles d’éléments en béton de 20 cm de
large, à 2 ou 3 alvéoles, ayant une résistance f’unit = 10 MPa, peuvent être remplies de coulis afin
d’augmenter la surface résistante au cisaillement. Cela nécessite que les alvéoles soient alignées et non
obstruées. Le mélange de coulis est le même que celui du mortier afin d’éviter d’avoir deux mélanges
différents sur le chantier. Le coulage du coulis doit être réalisé par couches de hauteur ≤ 40 cm
(correspondant à deux rangées de blocs).
Le coulis doit permettre d’atteindre une résistance minimale à la compression de f’g = 10 MPa.
f’unit = 10 MPa et f’m = 10 MPa, voir Section 1.5.4.3.
Le second mélange est destiné à d’autres applications, y compris la maçonnerie armée, voir Annexe 4.
1.3.3.2 Mortier
Trois dosages de mortier et leurs résistances correspondantes sont présentés dans le Tableau 1.3.3-2,
pour différentes résistances minimales de la maçonnerie, f’m. Ces mélanges sont utilisés dans la
construction en maçonnerie chaînée, voir Section 1.5.4.3.
Exception : le mortier dosé à 1:3,5 peut être supposé atteindre une résistance f’m = 14 MPa avec des
éléments f’unit = 14 MPa, à condition qu’aucune alvéole ne soit remplie de coulis, comme autorisé dans
certains cas de construction en maçonnerie chaînée, voir Section 1.5.4.1.3.
Tableau 1.3.3.2-1 : Mélange enduit, mortier et coulis de béton
Enduit
Proportion
Usage
1 part ciment
4 parts sable
Eau selon besoin
Surface des
murs
Résistance à la
compression
minimale (MPa)
10.0
174
Notes
Épaisseur minimale de
15mm pour les enduits
simples
Épaisseur minimale de
30mm pour les enduits
avec treillis
1 part ciment
4.5 parts sable
Eau selon besoin
Joints pour les
murs pour
f’m=6.9 MPa
7.5
1 part ciment
4.0 parts sable
Eau selon besoin
1 part ciment
3.5 parts sable
Eau selon besoin
1 part ciment
4.0 parts sable
Eau selon besoin
Joints pour les
murs pour
f’m=10 MPa
Joints pour les
murs pour
f’m=12.5 MPa
Maçonnerie
chaînée
10.0
1 part ciment
4 parts sable
Eau selon besoin
Coulage de
coulis dans les
alvéoles de
maçonnerie,
toutes valeurs
de f’m
10.0
Mortier
Coulis de
béton
12.5
10.0
Non applicable aux travaux
de renforcement.
Utilisé avec f’unit = 6.9
MPa
pour
atteindre
f’m=6.9 MPa.
Minimum pour les autres
applications
Utilisé avec f’unit =10.0
MPa pour atteindre
f’m = 6.9 MPa.
Utilisé avec f’unit =10.0
MPa pour atteindre
f’m = 6.9 MPa.
Utilisé pour maçonnerie
chaînée avec blocs de
20cm, f’unit = 10 MPa pour
achever f’m = 10 MPa.
Minimum pour les autres
applications
1.3.4 BLOCS DE BÉTON
1.3.4.1 Dimension des blocs béton
Pour la maçonnerie chaînée, les blocs en béton standards doivent comporter au minimum deux alvéoles,
une longueur nominale de 400 mm, une hauteur nominale de 200 mm, et une épaisseur nominale de 150
ou 200 mm.
La surface pleine nette des blocs, en fonction de différentes configurations d’alvéoles (1x2, 1x3, 2x2, etc.)
et de l’épaisseur des âmes, est fournie dans le Tableau 1.5.4.1.1-1. Ces valeurs sont utilisées
directement dans la méthode de calcul du pourcentage de surface murale décrite à la Section 1.5.4.3.
Les dimensions des blocs et leurs applications sont décrites dans le Tableau 1.3.4.1-1 Le pourcentage
minimal requis de surface pleine est indiqué dans le Tableau 1.5.4.1.1- 2
175
Tableau 1.3.4.1-1 : Dimensions des blocs de béton
Dimension Nominale (mm)
Utilisation
Bloc 10 (100 x 200 x 400)
Ces blocs sont exclusivement réservés aux dalles et
aux cloisons (non destinés à reprendre des charges
verticales ou autres).
Bloc 15 (150 x 200 x 400)
Petits bâtiments en maçonnerie chaînée d’un ou 2
niveaux maximum (8 mètres maximum) ou aux étages
supérieurs des bâtiments de deux ou trois niveaux
(hauteur maximale de 11 mètres).
Bloc 20 (200 x 200 x 400)
Petits bâtiments en maçonnerie chaînée jusqu’à 3
niveaux (11 mètres maximum). Ils peuvent être utilisés
en option dans d’autres applications afin d’augmenter
la surface de mur.
Figure 1.3.4.1-1 : Dimensions des blocs de béton
176
1.3.4.2 Résistance des blocs
La résistance minimale à la compression des éléments de maçonnerie (f’unit) doit être vérifiée par
l’ingénieur pour le fournisseur sélectionné. La valeur minimale par défaut est f’unit = 6,9 MPa. Le
fournisseur doit être rejeté si l’ingénieur soupçonne que les blocs ne respectent pas cette exigence
minimale. La Section 1.5.4.1.2 Résistance minimale spécifiée à la compression, f’m, décrit l’application
de blocs de résistance supérieure.
En l’absence de données d’essai pour les blocs, une évaluation approximative de la résistance peut être
réalisée en laissant tomber le bloc sur une surface rigide. Lors de la première chute, le bloc ne doit pas
se casser. Répéter l’opération ; après la troisième chute, le bloc ne doit pas se briser en plus de trois
morceaux. Plusieurs blocs doivent être testés pour vérifier la régularité. Ce test doit également être
réalisé sur un échantillon de blocs dont la résistance est connue et acceptable, afin de permettre une
comparaison.
La Section 1.5.4.1.2 autorise une réduction de l’exigence en surface murale chaînée lorsque la résistance
de la maçonnerie (f’m) est plus élevée, ce qui nécessite l’utilisation de blocs à plus haute résistance
(f’unit). Toute valeur de f’unit supérieure à 6,9 MPa doit faire l’objet d’une vérification supplémentaire par
l’ingénieur, soit par des essais spécifiques au projet, soit par des résultats d’essais antérieurs
accompagnés de la confirmation de l’existence d’un système de contrôle qualité régulier et acceptable.
À noter : la résistance minimale à la compression exigée pour le rez-de-chaussée des bâtiments de trois
niveaux est de 10 MPa, voir Section 1.5.4.1.2.
1.3.4.3 Joints
L’épaisseur nominale cible des joints horizontaux (lits de mortier) et verticaux (joints de bout) est de 10
mm. Il convient de s'assurer que cela corresponde aux dimensions réelles par rapport aux dimensions
nominales des blocs de maçonnerie, par exemple des blocs de 190 mm de hauteur réelle pour 200 mm
de hauteur nominale et 390 mm de longueur réelle pour 400 mm de longueur nominale.
● L’épaisseur nominale (cible) des joints horizontaux est généralement de 10 mm, avec une plage
autorisée de 10 mm à 15 mm.
● Une variation de ±3 mm par rapport à l’épaisseur nominale est permise, afin de maintenir
l’alignement, le niveau, etc.
● L’épaisseur du joint de la première rangée (au niveau de la base) peut aller jusqu’à 19 mm
(conformément à la Section 3.3.B.1 de la norme TMS 602).
● Les blocs doivent être entièrement posés sur lit de mortier, incluant les faces et les âmes
transversales, sauf indication contraire.
● Les proéminences de maçonnerie dépassant de 12 mm ou plus dans les alvéoles ou cavités
destinées à être remplies de coulis doivent être retirées.
Armatures de lit de mortier
● À noter que les armatures de joint ne sont pas utilisées dans la maçonnerie chaînée car
l’augmentation de la capacité en cisaillement pourrait modifier le comportement prévu du mur.
Elles sont plus couramment utilisées dans la maçonnerie armée.
● Les armatures dans les lits de mortier pourraient être utilisées en remplacement du chaînage
sismique, mais cette option n’est pas décrite ici.
177
● Si des armatures sont utilisées dans les lits de mortier, des joints plus épais peuvent être
nécessaires ; une épaisseur de 13 mm est couramment adoptée.
● Le diamètre de l’armature ne doit pas dépasser la moitié de l’épaisseur du joint de mortier
(conformément à la Section 6.1.2.3 de la norme TMS 402).
● Le recouvrement minimal de l’armature de lit de mortier sur la face extérieure du mur doit être
d’au moins 12 mm (TMS 602 Section 3.4.H).
Joints verticaux
● L’épaisseur nominale (cible) des joints verticaux est de 10 mm, avec une plage autorisée de 10
mm à 16 mm, appliquée sur la largeur et la hauteur du bloc.
● Une variation de ±3 mm par rapport à l’épaisseur nominale est permise pour garantir
l’alignement, le niveau, etc.
1.3.5 BOIS
Les éléments en bois (bois d'œuvre) usinés présentent une différence entre leurs dimensions nominales,
telles qu'indiquées dans les catalogues, et leurs dimensions réelles, qui doivent être utilisées pour les
calculs et la conception de la structure. Les dimensions réelles sont généralement plus petites que les
dimensions nominales en raison de facteurs tels que la taille initiale de la coupe brute, le processus de
séchage qui provoque le retrait et le processus de rabotage qui lisse le bois.
Tableau 1.3.5-1 Dimensions des bois usinés
Dimension nominale
(po)
Dimension Réelle (po)
Dimension nominale
(mm)
Dimension Réelle
(mm)
1x4
0,75 x 3,5
25x100
19x89
1x6
0.75 x 5.5
25 x 150
19 x 139
1x8
0.75 x 7.5
25 x 200
19 x 190
2x2
1,5 x 1,5
50x50
38x38
2x4
1,5 x 3,5
50x100
38x89
2x6
1,5 x 5,5
50x150
38x140
2x8
1,5 x 7,25
50x200
37x184
2x10
1,5 x 9,25
50x250
37x235
2x12
1,5 x 11,25
50x300
37x286
3x4
2,5x3,5
75x100
63x89
4x4
3,5 x 3,5
100x100
89x89
178
1.3.5.1 Essences et caractéristiques physiques
Le bois usiné et importé communément disponible en Haïti est le Southern Pine 2, et doit remplir les
caractéristiques suivantes.Les propriétés du pin du Sud proviennent du supplément NDS 2018 de l'AWC,
Valeurs de conception pour les constructions en bois, Tableau 4B
-
Résistance en flexion : Fb = 7,6 MPa (1 100 psi)
-
Résistance en traction parallèle au fil : Ft = 4,7 MPa (675 psi)
Résistance au cisaillement : Fv = 1,2 MPa (175 psi)
-
Résistance en compression perpendiculaire au grain : Fcperpendicular = 3,9 MPa (565 psi)
-
Résistance en compression parallèle au grain : Fcparallèle = 10,0 MPa (1 450 psi)
-
Module d’élasticité : E = 9 646 MPa (1 400 000 psi)
-
Module d’élasticité minimal : Emin = 3 513 MPa (510 000 psi)
-
Masse volumique apparente : G = 0,55
Le bois usiné et importé doit être raboté, droit et de bonne qualité: Les nœuds doivent être petits – Des
nœuds excessifs ou gros peuvent réduire la résistance. Il ne doit pas y avoir de fissures, de gerçures ou
de déformations car elles pourraient affecter de manière significative les performances.
Il est important de noter que les propriétés du pin du Sud présentées dans le tableau 4B du supplément
NDS incluent déjà le facteur de taille Cf, par conséquent Cf=1,0 s'applique généralement. Cela diffère de
toutes les autres essences de bois présentées dans le tableau 4A, où le facteur de taille est appliqué
séparément.
Des données relatives pour d'autres essences de bois sont également fournies dans le supplément NDS
2018. Lorsque les propriétés diffèrent de celles supposées ci-dessus, les informations de conception
présentées dans la section 1.7.6 devront être ajustées en utilisant des principes d'ingénierie rationnels.
Les essences de bois alternatives, notamment les essences locales, peuvent être utilisées à condition
qu’elles répondent à minima aux mêmes exigences caractéristiques, se référer au chapitre 6.
1.3.5.2 Panneaux de contreplaqué
Les panneaux de contreplaqué mesurent 4'-0" (122 cm) x 8'-0" (244 cm) et sont disponibles en
épaisseurs nominales de 3/16" (0,48 cm), 1/4" (0,64 cm), 3/8" (0,95 cm), 1/2" (1,27 cm) et 3/4" (1,91 cm).
Les panneaux de contreplaqué doivent être classés APA pour exposition 1.
Dans la mesure du possible, le contreplaqué ne doit contenir aucune résine à base d’urée-formaldéhyde
(UF), et sa teneur en formaldéhyde doit être inférieure à 0,06 mg/m³.
1.3.5.3 Traitement
Le bois traité sous pression avec du CCA (Cuivre-Chrome-Arsenic) est interdit pour toute nouvelle
construction, en raison des risques de toxicité liés à la combustion des résidus de bois.
Le bois utilisé dans la construction doit être traité avant la pose ou immédiatement après la mise en
œuvre avec un produit de préservation exempt de CCA et de métaux lourds toxiques, garantissant une
protection contre les termites et la dégradation liée à l’humidité dans les climats tropicaux, tout en
179
assurant la sécurité pour la santé humaine et l’environnement. Le traitement doit répondre aux exigences
suivantes :
● Protection contre les insectes foreurs du bois, y compris les termites ;
● Durabilité dans des conditions climatiques tropicales.
Le chapitre 6.4.9.2 décrit les techniques recommandées, notamment le trempage dans une solution au
sel de bore (DOT, borax, acide borique), l’application de Zincomat (chlorure de zinc) et divers traitements
biologiques.
En complément du traitement préventif, une couche de peinture ou un revêtement de protection approuvé
doit être appliqué sur les surfaces exposées du bois, afin d’assurer une protection contre les intempéries
et les attaques d’insectes.
1.3.6 ACIER STRUCTUREL
Tous les aciers structurels doivent être conformes aux normes applicables de l’AISC et de l’ASTM, telles
que référencées dans le présent Code. Les aciers certifiés selon d'autres normes reconnues au niveau
national peuvent être acceptés, à condition que les propriétés mécaniques essentielles à la performance
structurelle — notamment la limite d’élasticité minimale, la résistance à la traction, l’allongement, la
ténacité et la soudabilité — soient démontrées comme étant équivalentes ou supérieures aux exigences
correspondantes de l’ASTM.
La galvanisation des aciers est encouragée pour assurer une protection contre la corrosion. Les aciers
non galvanisés doivent être peints avec un revêtement anticorrosion approprié.
1.3.7 PANNEAUX DE TOITURES
1.3.7.1 Dimensions:
Les panneaux de toiture en tôle ondulée trapézoïdale doivent être protégés par galvanisation ou tout
autre système de revêtement destiné aux applications de toiture extérieure.
La définition de l 'épaisseur d'acier (gauge) utilisée dans l'industrie de la toiture métallique varie
considérablement. Les épaisseurs utilisées dans ce code correspondent à l’épaisseur minimale du métal
de base (BMT) et excluent l'épaisseur du revêtement. Il s'agit de l'épaisseur structurelle de l'acier
sous-jacent disponible pour résister aux charges gravitaires et aux charges de vent.
Les panneaux de toiture en acier galvanisé ondulé ou des tôles trapézoïdales en acier galvanisées
doivent avoir une épaisseur minimale de 26 gauges (0.455mm) - Épaisseur du matériau de base (Base
Material Thickness : BMT), avant revêtement (galvanisation au zinc).
Cependant, il est recommandé d’utiliser des panneaux de toiture en acier galvanisé ondulé ou des tôles
trapézoïdales en acier galvanisées avec une épaisseur inférieure à 24 gauges (supérieur à 0.614mm
BMT), notamment dans les zones 3 et 4 tels que définies dans le chapitre 0.6 .
La profondeur des ondulations ou des tôles trapézoïdales doit être comprise entre 0,5 et 1,5 pouces (1,5
à 4 cm).
180
1.3.7.2 Caractéristiques Mécaniques:
Les panneaux en acier galvanisé ondulé ou les tôles trapézoïdales (CGI) doivent être fabriqués à partir
d’acier ASTM A653 Grade 33, avec une limite d'élasticité minimale de 33 ksi (228 MPa).
Tableau 1.3.7.2-1 Equivalence Jauge (AWG) et Épaisseur du matériau de base (Base Material
Thickness : BMT
Jauge (AWG)
Épaisseur du
matériau de base
en mm
10
3,416
12
2,657
14
1,897
16
1,613
18
1,214
20
0,914
22
0,758
24
0,614
26
0,455
28
0,376
30
0,315
181
1.4 CONFIGURATION DES BÂTIMENTS
1.4.1 CONFIGURATION STRUCTURELLE
1.4.1.1 Systèmes structurels
Cette section décrit les systèmes et composants structurels (résumés dans le Tableau 1.4.1.1-1
ci-dessous), l'approche de conception structurelle, ainsi que les restrictions de configuration en plan et
élévation qui les régissent (présentées dans le Tableau 1.4.1.3-1). Les exigences détaillées pour chaque
composant structurel sont fournies dans la Section 1.5.
Tableau 1.4.1.1-1 Composants du système structurel
Nom du
composant
Description
Section
Réf.
Limites
Systèmes de fondation
Fondations en
Béton
Armé
(FBA)
Les FBA ont des semelles filantes continues
en béton armé sous le mur de
soubassement mur porteur en Maçonnerie
Chaînée (MMC) ou Murs porteurs en
Maçonnerie Armée MMA sous le niveau du
sol. Le renforcement des murs ou les
chaînages verticaux sont continus dans la
semelle.
1.5.1
Les murs de fondation
peuvent être partiellement
retenus, voir la section
1.5.2.2.
Fondations en
Maçonnerie de
Roche
et
Béton
Armé
(FMR)
Sous le chaînage inférieur, le mur de
soubassement est en maçonnerie de roche
1.5.1
Les parois rocheuses de
fondation peuvent être en
partie confinées
voir la
section 1.5.2.1.
Les renforcements verticaux des MMC sont
continus dans une semelle isolée en BA en
dessous.
Bâtiments à un ou deux
niveaux uniquement.R
Non autorisé pour MMA.
Systèmes verticaux
Murs porteurs
en Maçonnerie
Chaînée
(MMC)
Murs en maçonnerie en blocs de béton
entourés de chaînages verticaux et
horizontaux
1.5.4
Tous les murs porteurs
doivent être en MMC ou
MMR
Utilisé à tous les niveaux
au-dessus
du
sol, y
compris les pignons, et
dans le cadre des CBA
Murs porteurs
en Maçonnerie
Armée(MMA)
Murs maçonnés en blocs de béton avec
renfort interne.
Annexe 4
Tous les murs porteurs
doivent être en MMC ou
MMA
Utilisé à tous les niveaux
182
au-dessus
du
sol, y
compris les pignons, et
dans le cadre des FBA.
Inclus dans ces directives à
titre
de
référence
uniquement (les exigences
de CNBH 2012 ont été
utilisées). Les provisions de
la
sections
1.5.4 ne
s’applique
pas
à
la
maçonnerie armée
Colonnes en
Béton
Armé
(CBA)
Colonnes isolées en béton armé supportant
le plancher, les poutres du toit ou les murs
discontinus au-dessus.
N/A
Celles-ci
doivent
être
conformes aux exigences
de l'IBC.
Les CBA sont continues jusqu'à la semelle
de la fondation.
Extensions de
Murs
en
Maçonnerie
(EMM)
Il s'agit de petites extensions (≤ 0,6 m de
long) adjacentes aux MMA ou MMC
utilisées pour définir une ouverture de porte
ou de fenêtre. Elles peuvent ne pas être
confinées.
1.5.4.2 et
1.5.4.1.0
Le 0,6 m fait référence à la
partie pleine hauteur de la
maçonnerie. Le EMM peut
s'étendre
sous
une
ouverture de fenêtre et
potentiellement se joindre à
un autre EMM pleine
hauteur au-delà.
Cloisons
de
séparation en
Maçonnerie
(CSM)
Murs en maçonnerie en blocs de béton
(généralement 10 cm) ne contribuent pas à
la résistance aux charges verticales ou
latérales.
1.5.4.11
Ne peut pas être utilisé au
périmètre du bâtiment.
Systèmes horizontaux
Dalle en Béton
Armé sur Sol
(DBAS)
Système de plancher avec dalles au niveau
du sol en béton armé.
1.5.3
Un
renforcement
supplémentaire
est
nécessaire pour soutenir
des murs de soutènement
ou des fondations des
CBA.
Dalle Alvéolée
(DA)
Système de dalles et de solives en béton
armé avec unités de remplissage en
maçonnerie en béton.
1.5.5.3
Système
de
plancher
typique. Autorisé à tous les
niveaux de plancher et de
toit, y compris les patios.
Dalle
en
armé,
(DP)
Dalle pleine en béton armé, unidirectionnelle
ou bidirectionnelle
1.5.5.1 et
1.5.5.2
Alternative au système de
plancher. Autorisé à tous
les niveaux de plancher et
de toit, y compris les patios.
Peut nécessiter un calcul
PSM supplémentaire si la
DP est plus lourde que le
Pleine
béton
183
DA par défaut supposé
(voir Section 1.5.4.3).
Chaînage
Horizontal
Supérieur en
béton
armé
(CHS)
Chaînage horizontal supérieur ou poutres de
couronnement ou poutre de ceinture en
béton armé au niveau du plafond et des
murs pignons qui soutiennent un système
de toiture légère (TL), y compris des poutres
s'étendant au-dessus des ouvertures.
1.5.4.6
1.5.4.7
1.5.5.4
1.5.6.5
1.5.7
S'applique
également
aux
poutres
suspendues au niveau des ouvertures des
dalles de plancher.
Toiture Légère
(TL)
Ossature bois et système de toiture en tôle
ondulée.
1.5.6
Autorisé au niveau du toit
et des patios seulement.
Systèmes muraux
Les deux principaux systèmes de résistance aux charges latérales sont les murs porteurs en maçonnerie
chaînée (MMC) et les murs porteurs en maçonnerie renforcée (MMR). Les murs porteurs en maçonnerie
renforcée sont moins courants en Haïti et les dispositions relatives à ce système n’ont pas été revues lors
de l’édition 2025 du CNBH. Se référer à l'Annexe 4 des Directives IBC2021, IRC2021 et aux normes de
référence (notamment TMS 402) pour des informations complémentaires sur la maçonnerie armée.
Systèmes de plancher
Les systèmes de plancher peuvent être des dalles en béton armé à portée simple ou double (DP) ou des
dalles alvéolées (DA), ces dernières étant plus courantes. Celles-ci sont soutenues par les MMC et MMR
avec des colonnes isolées en béton armé (CBA) si nécessaire. Celles-ci servent également de
diaphragmes structurels pour résister et répartir les forces horizontales du vent et des séismes. Des
limites sont fixées sur les tailles d'ouverture dans le tableau 1.4.1.3-1.
Systèmes de toiture
Les toitures peuvent être lourdes et planes (DP ou DA) ou légères et inclinées (ossature bois avec
couverture en tôle ondulée, LR).
Les toitures lourdes sont similaires aux planchers. Les toitures légères sont supportées pour les charges
verticales (permanentes, d’exploitation et de soulèvement dû au vent) par un système complet de
chaînage périphérique en béton armé (CHS). Ce système sert également de diaphragme structurel pour
les charges horizontales au niveau de la toiture.
Une caractéristique importante des toitures légères est que les panneaux de couverture ondulés ne sont
pas utilisés comme diaphragme structurel. En effet, de nombreux composants nécessaires à un tel
diaphragme sont souvent absents dans la construction résidentielle typique en Haïti (contreplaqué, lisse
basse, boulons d’ancrage, entretoises, contreventements, etc.). À la place, les efforts horizontaux dus au
vent et aux séismes sont repris par le système de chaînage périphérique. Deux chaînages peuvent
remplir cette fonction : au niveau plafond (plan horizontal) et au sommet des murs pignons (plan incliné,
appelé ici « poutre de toiture » pour plus de clarté). Ces éléments font également partie du système de
maçonnerie chaînée pour résister aux efforts dans le plan et hors plan. Les poutres de toiture servent
aussi à transmettre les forces d’inertie sismiques de la toiture vers les murs pignons porteurs et à ancrer
la toiture au sommet des murs contre les charges de vent. Cela diffère des systèmes mur en maçonnerie
184
+ diaphragme flexible dans de nombreux pays, où le diaphragme stabilise le mur ; ici, ce sont les murs
qui stabilisent le diaphragme.
Les composants de toiture légère (tôle ondulée, pannes, chevrons, assemblages) reprennent les charges
de gravité (permanentes et d’exploitation) et les charges de vent (en particulier les soulèvements).
Certains efforts dans le plan subsistent (vent sur la profondeur de la toiture et forces d’inertie sismiques
liées à la masse réduite de la toiture), mais ils sont bien inférieurs à ceux d’une toiture conçue comme
diaphragme structurel.
Les toitures légères à pente unique, à deux versants ou à croupes sont autorisées. Des configurations
multiversants ou toiture à redans (à dent de scie) avec chéneaux intérieurs peuvent être nécessaires pour
conserver une pente minimale acceptable sur de grandes portées, mais elles ne sont pas couvertes par
les présentes dispositions.
Des poutres de croupe et d’arêtier sont exigées pour les toitures légères de bâtiments à plans non
rectangulaires (ex. en L), sauf dans le cas d’une pente unique (où il peut être difficile de respecter une
hauteur maximale de pignon de 1,5 m tout en maintenant une pente acceptable). Les assemblages
ossature bois aux intersections faîtière/croupe/arêtier sont complexes et peuvent nécessiter de la
quincaillerie spéciale, notamment sous fortes charges de vent et pour les larges portées. Ces directives
considèrent uniquement les toitures à croupe avec fermes d’une portée inférieure à 4.5m.
Les murs pignons sont construits en maçonnerie confinée (voir Section 1.7.6.5) et la hauteur maximale
autorisée au-dessus du niveau plafond est de 1,5 m (y compris la poutre de toiture et hors épaisseur du
complexe toiture, charpente bois et couverture).
Les pignons légers ne sont pas utilisés ici, car cela impliquerait de contreventer le pignon contre les
efforts latéraux du vent et du séisme au moyen d’une combinaison de diaphragme structural de toiture,
de contreventement/diaphragme au niveau plafond ou de contreventement vertical sous la faîtière. Une
exception est prévue pour les bâtiments rectangulaires avec toiture à croupes aux deux extrémités, la
faîtière étant portée par des fermes. Si un seul pignon en maçonnerie serait normalement requis, il peut
être omis car les forces latérales sont reprises par les croupes. Une cloison légère non-structurale peut
être requise pour diviser les pièces à cet endroit, ainsi que pour séparer des pièces adjacentes dans le
cas des conceptions de fermes de 6 m à 9 m.
1.4.1.2 Limite de hauteur
Les bâtiments en maçonnerie chaînée (MMC) peuvent atteindre une hauteur totale de trois niveaux, avec
un système de toiture légère ou lourde, dans toutes les régions du pays, sous réserve des restrictions de
site présentées au Chapitre 0. La hauteur Moyenne Maximale de la toiture (MRH) est de 11 m et doit être
calculée comme indiqué à la Figure 1.4.1-1 ci-dessous pour les toitures légères et lourdes.
Cette limite peut restreindre les hauteurs d’un niveau et potentiellement limiter le bâtiment à deux
niveaux, en fonction de l’élévation du premier niveau par rapport au terrain naturel, de la pente du site, de
la hauteur du pignon (maximum 1,5 m) et de la profondeur de la charpente de toiture (~0,2 m).
Pour les toitures lourdes, la MRH doit être mesurée jusqu'au sommet de l’acrotère, lorsqu’il est présent,
sinon jusqu’au niveau supérieur de la dalle de toiture.
185
Figure 1.4.1-1 Hauteur moyenne du toit (MRH) (Source : WFCM 2018 - modifié)
1.4.1.3 Configuration en plan
Il n’est pas permis de combiner MMC et MMR dans un même bâtiment. Les ossatures bois avec
remplissage en pierre constituent un système structurel distinct et ne doivent pas être combinées avec un
autre système décrit dans le présent document. Les dispositions spécifiques pour ce système sont
données au Chapitre 6.
La procédure simplifiée d’évaluation utilisée dans ces dispositions exige que le bâtiment ne présente pas
d’irrégularités significatives en plan ou en élévation, telles que retraits, porte-à-faux, discontinuités ou
décalages de murs, ouvertures importantes dans les diaphragmes, etc. Les règles relatives aux détails,
au support et à la continuité des murs sont présentées à la Section 1.5.4.
Les toitures peuvent être lourdes (béton armé, DP ou DA – Section 1.5.5) ou légères (ossature bois avec
couverture métallique ondulée, LR – Section 1.5.6), en configuration monopente, à deux versants ou à
croupe.
Les murs non orthogonaux ne sont pas autorisés. L’Annexe 3 propose des suggestions pour les prendre
en compte.
Les plans rectangulaires ou en L sont autorisés, leurs dimensions maximales (mesurées à l’extérieur des
murs) ne doivent pas excéder 18,2 m. En pratique, la largeur maximale d’un plan rectangulaire ou d’une
aile dans un plan en L est limitée à environ 12 m (deux pièces de 4,5 m plus un couloir central) en raison
des exigences d’évacuation ou d’autres contraintes architecturales. Le rapport maximal des côtés d’un
plan rectangulaire ou de chaque aile d’un plan en L ne doit pas excéder 4.
Les plans plus complexes (formes en C, E, Z, H, etc.) ne sont pas autorisés. Ces configurations peuvent
éventuellement être étudiées en utilisant la procédure de l’Annexe 3 mais, en règle générale, il convient
de se référer aux exigences de l’IBC 2021.
Les exigences de configuration sont résumées dans le Tableau 1.4.1.3-1.
186
Tableau 1.4.1.3-1 Configuration structurelle horizontale et verticale requise par ces directives.
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
Notes
1
Taille
plan
La dimension maximale du plan
ne doit pas dépasser 18,2 m
sur chaque axe
Les dimensions du plan sont mesurées à
partir des faces extérieures des murs de
maçonnerie les plus extérieurs.
Il convient de noter que les grandes
surfaces carrées ne sont probablement
pas envisageables pour les bâtiments
résidentiels en raison de limitations
architecturales.
2
Régularité verticale
Le plan du bâtiment, tel que
défini par les murs d'enceinte,
doit être le même à chaque
niveau
(en
ignorant
les
avant-toits et les terrasses).
La procédure PSM ne prend pas en
compte les variations de la zone de
planification à différents niveaux.
3a
Régularité du plan :
Plans rectangulaires
Le rapport longueur/largeur
global ne doit pas dépasser
quatre.
Le rapport longueur/largeur du plan doit
être le rapport entre la plus grande
dimension du plan perpendiculaire à la
charge sismique considérée et la plus
petite dimension du plan parallèle à la
charge sismique (à l'exclusion des
avant-toits et des patios).
Dans la section 1.5.4.3, le rapport
≥1
longueur/largeur
sera
(longueur/largeur) en considérant les
charges sismiques dans la direction
transversale (dans la direction courte) et
≤1 (largeur/longueur) en considérant les
charges sismiques dans la direction
longitudinale (dans la direction longue).
Le rapport longueur/largeur du plan doit
être le rapport entre la plus grande
dimension du plan et la plus petite
dimension du plan (à l'exclusion des
avant-toits et des patios).
Seuls les plans en L sont autorisés. Voir
l'annexe 3 pour l'examen d'autres formes
de plan, C, E, H, Z, etc.
maximale
en
Un petit angle rentrant est
autorisé, avec des dimensions
en plan allant jusqu'à 15 % de
la
dimension
en
plan
correspondante dans chaque
direction.
3b
Régularité du plan :
Plans en L
Le rapport longueur/largeur
globale de la forme en L ne doit
pas dépasser quatre.
Le rapport longueur/largeur de
chaque aile (y compris la partie
qui se chevauche) ne doit pas
dépasser trois.
La largeur maximale de chaque
187
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
Notes
aile du plan en L ne doit pas
dépasser 12,0 m.
La largeur maximale de l’aile la
plus large des deux ne doit pas
être supérieure de plus de 25 %
à la largeur de l’aile la plus
étroite.
Les grandes ouvertures au
niveau du plancher ou du toit
ne sont pas autorisées dans la
zone de chevauchement des
ailes.
4
Murs orthogonaux
Les
murs
orthogonaux.
doivent
être
Noter que les murs non orthogonaux
présenteront également une complexité de
détails supplémentaires au niveau des
connexions poutre-colonne, etc.
L’annexe 3 fournit des suggestions pour
traiter les murs non orthogonaux.
3
Terrasse (galerie)
Les petites terrasses attenantes
de plain-pied avec des toits
légers ou lourds sont autorisées
sans tenir compte de l'impact
sur le PSM et la distribution
requise.
Petites terrasses: La superficie de la
terrasse ne doit pas dépasser moins de 10
% de la superficie du bâtiment ou 12 m².
La dimension maximale du plan de la
terrasse perpendiculaire à la façade du
bâtiment est de 2,5 m.
Les toitures-terrasses de petite taille
peuvent être lourdes (DP ou DA) ou
légères (TL). Elles doivent être entièrement
situées sur une seule face des bâtiments
rectangulaires et ne doivent pas dépasser
cette face, ni dans une direction ni dans
l'autre.
Les dimensions du plan de la terrasse
sont mesurées de la même manière que
le bâtiment, sur la face extérieure du mur
ou de la colonne de support.
Les avant-toits des terrasses ne doivent
pas dépasser 30 cm.
Les terrasses plus grandes sont
autorisées, mais doivent être
évaluées.
Ce
processus
dépend du nombre de niveaux,
du type de toit de terrasse et du
toit/plancher du bâtiment.
Les toitures-terrasses peuvent être
décalées plus bas que l'élévation du toit
léger adjacent ou du plancher et/ou être
en pente par rapport au toit principal pour
répondre aux besoins de drainage.
Des détails spéciaux (solins, produits
Si la terrasse et le bâtiment
188
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
Notes
sont de plain-pied et ont le
même type de toit, la terrasse
peut être considérée comme
faisant partie du bâtiment. Si
les toits sont différents, ils sont
évalués séparément et les
exigences relatives aux murs
mitoyens sont ajoutées.
Les bâtiments en L peuvent comporter un
petit
patio
par
aile.
Pour
le
dimensionnement et l'emplacement du
patio, chaque aile est considérée comme
un bâtiment rectangulaire distinct (les deux
ailes peuvent inclure la zone de
chevauchement).
d'étanchéité,
etc.)
peuvent
être
nécessaires pour empêcher l'infiltration
d'eau, en particulier la pluie soufflée par
le vent.
Si la surface du plan des avant-toits lourds
dépasse 30 % de la surface du plan du
bâtiment, les valeurs WAP requises
peuvent être invalides. Voir la section 1.5.6
pour plus de détails sur les limites
géométriques des TL.
L'article 1.5.4.3 autorise des avant-toits
lourds jusqu'à 30 % de la surface du toit
sans avant-toit.
Voir la section 1.5.10 pour les détails des
terrasses
et
les
exigences
supplémentaires.
Pour les bâtiments de deux ou
trois niveaux avec terrasses à
toiture légère, la terrasse peut
être évaluée de la même
manière comme une structure
distincte.
4
Avant-toits
Avant-toits lourds : Les largeurs
ne dépassant pas 0,6 m sur
n'importe quelle face du
bâtiment sont autorisées.Dans
ce cas la surface des
avant-toits du bâtiment ne doit
pas dépasser 30 % de la
surface du plan sans avant-toit.
Avant-toit léger : la largeur
maximale
dépend
de
la
charpente, mais ne doit pas
dépasser
0,6 m.
Voir
section 1.5.6.
5
Matériaux des murs,
épaisseur et décalages
hors plan
Les murs structurels doivent
être dans un seul plan et
respecter les normes minimales
Les murs structurels doivent être disposés
dans un plan vertical continu, de la
fondation au niveau supérieur où ils sont
189
Cela n'a pas beaucoup d’effet pour les
bâtiments LTL puisque les avant-toits
sont également légers et les valeurs
PSM des niveaux supérieurs sont
généralement contrôlées par l'exigence
minimale.
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
d'épaisseur et de résistance
des matériaux spécifiées dans
la section 1.5.4.
requis. Les décalages de murs entraînant
des murs discontinus ne sont pas
autorisés.
L'épaisseur des murs doit être ≥ 15 cm
pour les bâtiments à un ou deux niveaux et
≥ 20 cm pour le rez-de-chaussée des
bâtiments à trois niveaux.
La résistance minimale à la compression
de la maçonnerie f’m doit être supérieure à
6,9 MPa, sauf pour les bâtiments de trois
niveaux dont le rez-de-chaussée doit être
construit avec une résistance f’m≥ 10
MPa. Voir section 1.5.4.1.2.
6
Longueur
de
mur,
rapport
hauteur/longueur
et
décalages dans le plan
Les murs doivent respecter les
exigences
minimales
de
longueur, de détails et de
support spécifiées dans la
section 1.5.4.2.
Le
support
mural,
le
rapport
hauteur/longueur et les exigences de
renforcement sont décrits dans la section
1.5.4.2.
La longueur minimale du mur structurel
pour la résistance aux charges verticales et
aux efforts de cisaillement à n'importe quel
niveau est de 1,2 m.
7
Exigences en matière
de pourcentage de
surface murale
Le PSM doit répondre aux
exigences minimales de la
section 1.5.4.3.
Voir la section 1.5.4.3 pour la longueur
minimale des murs à chaque niveau et la
répartition sur le plan.
8
Murs non structurels
en maçonnerie
Les murs non structurels et les
cloisons intérieures (CSM)
doivent satisfaire aux exigences
Les cloisons intérieures doivent avoir une
épaisseur minimale de 10 cm et ne doivent
pas satisfaire aux exigences de continuité
190
Notes
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
de la section 1.5.4.10.
des murs porteurs. Voir la section 1.5.4.10
pour les exigences supplémentaires.
Notes
Les murs non structurels ne sont pas
autorisés sur le périmètre du bâtiment.
Tous les murs doivent être en maçonnerie
chaînée (MMC) ou en maçonnerie
renforcée (MMR).
9.
Murs
de
soubassement et de
soutènement
des
fondations
Doivent être en MMC ou MMA
sur RCF, ou en FMR
Consultez les sections 1.5.1 et 1.5.2 pour
plus de détails.
10
Dalles
rez-de-chaussée
Doit être une dalle sur sol
Des dalles surélevées au rez-de-chaussée
peuvent être nécessaires en raison d'un
vide sanitaire (en raison de conditions de
sol meuble ou en zone inondable), un
niveau partiel en dessous (en raison d'un
site en pente)ou un sous-sol(en dessous
du niveau du sol de tous les côtés).
du
Si le vide sanitaire est continu sur
l'ensemble du plan du bâtiment, il peut
être raisonnable de le considérer comme
un niveau supplémentaire. Cela réduirait
le nombre de niveaux supérieurs
autorisés (deux maximum).
Les valeurs PSMP requises doivent être
révisées comme décrit à l’annexe 3.
En règle générale, il existe une différence
minimale de 0,3 m entre le niveau du sol
fini et le niveau extérieur environnant. Des
différences plus importantes peuvent être
prises en compte à condition que les murs
de fondation soient décrits comme des
murs de soutènement (voir section 1.5.2). Il
est à noter que cette différence (moyenne
autour du bâtiment) s'ajoute à la hauteur
du bâtiment.
11
Plancher
surélevé
-
Les
dalles
de
plancher
Les dalles doivent être planes et continues
191
L'avant-toit de la dalle de plancher peut
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
Notes
Dalles
surélevées doivent être DP ou
DA
sur toute la surface.
dépasser la limite du mur d'enceinte
jusqu'à 0,6 m. Voir la section 1.5.5.5.
Il n'est pas permis d'avoir plusieurs dalles
séparées à un même niveau.
Les décalages verticaux des dalles de
plancher et de toit ne sont pas autorisés.
Les dimensions de l'ouverture ne doivent
pas dépasser la plus petite des valeurs
suivantes : 4,3 m (14,1 pieds) ou 50 % de
la plus petite dimension de la dalle dans
les deux sens et ne doivent pas traverser
une ligne de mur (par exemple, elles
doivent être placées dans une seule baie).
Les avant-toits doivent être inclinés par
rapport aux murs d'au moins 2%.
L'ouverture ne doit pas chevaucher les
murs
transversaux requis à un
espacement ≤4,5 m.
Les ouvertures de dalle doivent être
entourées d'une poutre en béton armé sur
tous les côtés (voir section 1.5.5.6).
Les dalles en porte-à-faux doivent être
dotées d'une poutre continue sur leurs trois
côtés. Ces poutres doivent se prolonger
vers l'intérieur du bâtiment pour soutenir le
porte-à-faux.(voir Section 1.5.5.5).
12
Dalles
lourdes
de
toiture
Les dalles de toiture lourdes
doivent être en DP ou DA
Les dalles doivent être planes et continues
sur toute la surface. Les décalages
verticaux des dalles de toiture sont
interdits.
Il n'est pas permis d'avoir plusieurs dalles
séparées à un même niveau.
192
Des avant-toits en béton armé jusqu'à
0,6 m peuvent être aménagés (voir point
4 de cette section).
Il est recommandé d'incliner les
avant-toits d'au moins 2 % vers
l'extérieur pour le drainage.
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
Notes
Les dalles peuvent être inclinées jusqu'à
1:12 pour le drainage. Les dalles lourdes
peuvent drainer l'eau vers l'intérieur, à
condition qu'un drainage pluvial adéquat
soit assuré conformément au CNPH.
Les ouvertures dans les dalles de toit
lourdes ne sont pas autorisées car cela
implique une cour intérieure avec des
exigences de drainage particulières.
Les avant-toits doivent avoir une pente
minimale de 2 % (¼ : 12) pour permettre le
drainage, le cas échéant.
Les ouvertures ne sont pas autorisées.
13
Toitures légères
Les systèmes de toiture légers
doivent être constitués de bois
et d'un tablier en métal ondulé.
Les
systèmes
de
toiture
mixtes
lourds/légers ne sont pas autorisés.
Les toitures légères doivent toujours
drainer l'eau vers le périmètre du bâtiment.
Les pignons en dents de scie, les pignons
multiples et toute configuration entraînant
des gouttières internes ne sont pas
autorisés. Les gouttières de noue pour les
plans en L sont autorisées.
14
Toiture des terrasses
Les toitures des terrasses
peuvent être DP ou DA ou TL.
Les toitures de terrasses DA ou
DP ne sont autorisées que pour
les bâtiments à toiture lourde
d'un niveau ou les bâtiments à
Les toitures en dalles doivent avoir une
pente d'au moins 2 % (¼ : 12) par rapport
au bâtiment. Un rapport d'au moins 1:12
est recommandé.
La toiture en pente doit être décalée
verticalement (plus bas) que le niveau du
193
L'approche simplifiée de la section 1.5.6,
utilisée pour la conception des toitures
légères, ne s'applique qu'aux toitures à
une seule pente, à pignon ou à quatre
versants. Des configurations plus
complexes en dents de scie ou à pignons
multiples peuvent être prises en compte
en se référant à l'ASCE 7-16, chapitre
30, partie 2.
Il est possible de construire des
bâtiments à toiture légere d'un seul
niveau adjacents à des bâtiments à deux
ou trois niveaux.
Les toitures lourdes des terrasses
peuvent avoir des avant-toits jusqu'à 0,3
m.
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
plusieurs niveaux et ne sont
pas situés plus haut que la
première dalle de plancher
surélevée.
plafond du bâtiment jusqu'à 0,4 m, pour
faciliter le drainage du toit.
Notes
La section 1.5.10 comprend tous les détails
nécessaires pour les petites terrasses..
CONFIGURATION VERTICALE
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
Notes
1
Nombre de niveaux
Deux niveaux pour les MMA,
trois pour les MMC.
Lorsque le rez-de-chaussée est une dalle
suspendue (et non une dalle sur sol), le
nombre maximal de niveaux doit être réduit
d'un.
Les valeurs PSM requises doivent être
déterminées à l’aide de l’annexe 3.
2
Hauteur totale
Hauteur moyenne globale du
toit <= 11 m
La hauteur totale est mesurée à partir de
l'élévation moyenne du sol entourant le
bâtiment.
La hauteur maximale prise en compte
pour les charges de vent dans ces
dispositions est de 11 m (36 pi).
L'élévation de la hauteur du bâtiment
correspond à l'élévation moyenne du toit
pour les bâtiments à toiture légère et au
sommet du parapet du toit (le cas échéant)
pour les bâtiments à toit lourd.Voir la figure
1.4.1-1.
Sur les terrains plats, l'élévation
moyenne du sol est généralement de 0,3
m sous le niveau du sol et l'élévation du
sol finie (également le minimum
recommandé).
3
Rapport
hauteur/longueur
bâtiment
du
Le rapport hauteur/longueur ne
doit pas dépasser trois.
Dans chaque direction du bâtiment, le
rapport hauteur/longueur ne doit pas
dépasser 3.
.
194
Ceci est généralement satisfait par :
Rapport entre la hauteur moyenne du toit
et la plus petite dimension du plan
inférieur à 3.
CONFIGURATION EN PLAN
No
n.
Nom
Exigence principale
Description et exceptions
Notes
4
Hauteur de niveau
La hauteur maximale des
niveaux ne doit pas dépasser
2,9 m (distance entre les faces
supérieures de deux planchers
consécutifs)
Exception : les rez-de-chaussée peuvent
avoir une hauteur de niveau maximale de
3,2 m (distance entre les faces supérieures
de deux planchers consécutifs) pour
permettre un usage commercial.
Pour les bâtiments à toiture légère, la
hauteur du niveau est mesurée jusqu’au
niveau supérieur de la poutre de plafond.
La hauteur minimale du sol au plafond est
déterminée
par
les
exigences
architecturales en matière de hauteur libre
sous plafond.
5
Hauteur des murs de
toitures
La hauteur des murs de toitures
ne doit pas dépasser 1,5 m
Un mur de toiture désigne ici tout mur
porteur en maçonnerie dépassant la poutre
de plafond supérieure, lorsque la toiture est
légère. Il peut être de forme triangulaire,
rectangulaire ou trapézoïdale, selon la
configuration, la pente et l'emplacement du
toit.
La hauteur est mesurée depuis le sommet
de la poutre du plafond jusqu'au sommet
de la poutre du mur de toiture le plus élevé.
La profondeur des éléments de charpente
est exclue.
6
Alignement des murs
et porte-à-faux
Les murs doivent être continus
sur tous les niveaux.
Le
porte-à-faux
maximal
autorisé est de 60 cm, voir
section 1.5.3.5.
60 cm maximum selon la section 1.5.3.5
Les murs supportés par des porte-à-faux
ne doivent pas être comptabilisés dans le
PSM.
195
La hauteur du pignon, la disposition du
toit et les dimensions du plan définissent
la pente du toit.
1.4.2 CONFIGURATION ARCHITECTURALE
En plus des directives présentées dans la section précédente (1.5.1) liées à la structure, les directives
suivantes doivent être appliquées pour une configuration architecturale correcte. Il faudra tenir compte
également de toute autre réglementation basse et locale (urbanisme, Projet d’aménagement,
d’embellissement et d’extension de ville PAEEV, décret national etc. )
1.4.2.1 Surface Habitable
●
●
●
Surface habitable minimale: Chaque bâtiment résidentiel doit avoir au moins une pièce de
surface habitable supérieure à 11 m2.
Surfaces minimales de pièces spécifiques: La surface habitable minimale est de 5 m2 pour un
bureau, 3 m2 pour une salle de bain, 1.5 m2 pour la douche, et 1m2 pour la toilette. Les galeries
doivent avoir une profondeur libre minimum de 1m20.
Surfaces minimales des autres pièces: Les autres pièces du bâtiment doivent posséder une
superficie habitable supérieure à 6.5 m2 et une dimension horizontale minimale mesurée dans
n’importe quelle direction de 2,5 m.
1.4.2.2 Hauteur de plafond
●
●
Hauteur minimale: Les espaces habitables d’un bâtiment résidentiel doivent posséder une
hauteur libre, mesurée entre la partie supérieure du plancher et le point le plus bas du plafond,
égale ou supérieure à 2 200 mm.
Cas particuliers: La hauteur du plafond d’un sous-sol non habité, corridor, salle de bain ou toilette
ne doit jamais être inférieure à 2 000 mm.
1.4.2.3 Dimensions minimales des passages
●
●
●
●
●
●
Dimensions minimales d’une porte extérieure: Au moins une porte donnant accès à l’extérieur
doit posséder une largeur libre de passage de porte de 83 cm minimum et une hauteur
minimale de 2,000 mm.
Autres portes: Les dimensions minimales des autres portes du bâtiment sont 758 x 2 000 mm, à
l’exception des portes de la salle de toilette et de la salle de bain qui peuvent être
réduites à 685 x 2 000 mm. Toutefois, il est recommandé de conserver un passage de porte de
83 cm minimum pour l’ensemble des portes du bâtiment..
La sortie doit permettre un accès direct, sans obstacle, à chaque pièce du bâtiment, que ce soit
par un chemin horizontal ou vertical, sans passer par l’atelier ou le garage. La porte de sortie doit
posséder une largeur libre de passage de porte de 83 cm minimum de 2 000 mm de hauteur et
doit pouvoir être ouverte sans effort et sans clé de l’intérieur.
Corridors: Les corridors ou autres voies de sortie doivent avoir une largeur minimale de 900 mm.
Balcons, perrons et paliers: Les balcons, perrons ou paliers d’escaliers doivent être reliés
solidement à la structure principale au droit des sorties et doivent avoir une dimension minimale
de 900 mm dans le sens de la sortie et une largeur minimale égale à celle de la porte.
Offices: Si la distance mesurée entre la porte de sortie et la porte donnant accès à l’office est
supérieure à 6 m, une deuxième sortie doit être aménagée directement dans l’office.
1.4.2.4 Éclairage
●
Éclairage naturel: Toute pièce habitable doit comporter une ouverture en façade permettant un
éclairage naturel qui représente au moins 8% de sa surface de plancher.
196
●
●
Salles de bain et salles de toilette: La surface d’ouverture en façade minimale des salles de bain
et salles de toilette est de 0,3 m2.
Escaliers: Tous les escaliers intérieurs et extérieurs, ainsi que leurs paliers, doivent être éclairés
naturellement et/ou artificiellement.
1.4.2.5 Ventilation naturelle
●
●
●
Ouvertures: Toute pièce habitable doit comporter des portes, fenêtres ouvrantes, persiennes ou
autres ouvertures permettant à l’air extérieur de circuler librement. La surface des ouvertures
pouvant être contrôlées pour fins de ventilation doit être égale ou supérieure à 4% de la surface
du plancher de la pièce à ventiler.
Dégagement à la base des portes: Un dégagement de 20 à 25 mm dans la partie inférieure des
portes intérieures doit être fourni pour permettre la libre circulation de l’air.
Salles de bain et salles de toilette: La surface de ventilation minimale des salles de bain et salles
de toilette est de 0,3m2.
1.4.2.6 Eau Hygiène et assainissement
●
●
●
●
●
●
●
●
Les bâtiments résidentiels doivent disposer au minimum d’une toilette, d’un lavabo, un bain ou
une douche et un office avec évier.
Les toilettes doivent être situées près d'un point d'eau pour faciliter le lavage des mains.
Les toilettes doivent pouvoir être équipées d’une poubelle et d’un distributeur de papier
hygiénique.
Les toilettes doivent pouvoir se fermer de l'intérieur (avec un verrou, un loquet, etc.).
Il est conseillé de prévoir au moins une toilette accessible aux personnes à mobilité réduite, avec
assez de place pour les manœuvres (en particulier pour les fauteuils roulants) et des barres
d'appui si besoin (section 1.4.2.7).
Alimentation en eau potable: Tous les conduits d’eau potable doivent être branchés sur un
service d’alimentation en eau potable public ou sur une autre source d’alimentation en eau
potable sécurisée et approuvée.
Assainissement: Une solution d’assainissement doit être mise en place. Les conduits sanitaires
doivent être branchés sur un service public d’égouts ou une fosse privée approuvée. La fosse
privée peut être préfabriquée ou construite sur place.
Les normes et standards minimum pour les installations sont décrit dans le référentiel technique1
de la DINEPA et le code national de plomberie haitien.
1.4.2.7 Accessibilité universelle
L'accessibilité universelle repose sur la prémisse que toute société basée sur les principes fondamentaux
de droit, de justice et d'équité, réalise que favoriser la pleine participation de l'ensemble de ses
concitoyens, quelle que soit leur situation, doit relever non pas d'un choix mais bien d'un devoir.
Les dispositions qui suivent sont respectueuses de ce principe général et des dispositions des textes
suivants:
● Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (sanctionnée par
l'Assemblée Nationale le 12 mars 2009) ;
● Politique Nationale du Handicap (Secrétairerie d'État à l'Intégration des Personnes Handicapées
de Haïti, septembre 2009) ;
1
https://dinepa.gouv.ht/lereferentieltechnique/geniecivilethydraulique.html
197
● Loi relative à l'Intégration des Personnes Handicapées (Assemblée Nationale de la République
d'Haïti, 30 décembre 2009).
Les logements destinés aux personnes à mobilité réduite doivent répondre aux spécifications de cet
article :
● La largeur minimale des passages libres (couloirs, allées, …) doit être au minimum de 0.90m
pour faciliter le passage d’un fauteuil roulant. Pour faciliter les croisements, il est recommandé
d'élargir les passages à 1.20m.
● Les portes doivent avoir des poignées béquilles (c'est-à- dire de forme allongée) au lieu de
poignées arrondies pour en faciliter l’utilisation par des personnes avec handicap au niveau des
bras.
● Il est suggéré d’avoir une main courante placée à 1m le long du parcours pour les personnes à
mobilité réduite. Il est recommandé toutefois d’avoir une double main courante (0,70 m et 1,00 m)
selon les normes.
●
Les surfaces minimales de toutes les pièces doivent permettre la manœuvre complète d’un
fauteuil roulant, avec un diamètre de rotation d'au moins 1,50 mètre pour assurer une mobilité
aisée.
●
L’accès principal du logement doit être assuré par une rampe d'accès et une main courante doit
être installée à une hauteur de 1 mètre. La pente de la rampe doit être de 5 % maximum pour les
accès usuels, et de 1:20 pour les longues distances, avec un palier horizontal tous les 9 m. La
largeur minimale de la rampe doit être de 1,20 m, et sa surface doit être antidérapante.
●
Les marches sont interdites à l’intérieur du logement afin de garantir une circulation sans
obstacle pour les personnes à mobilité réduite. Si une marche est toutefois nécessaire, une
rampe avec une pente maximale de 5% doit être installée.
●
Lorsqu’un éclairage est prévu, il doit être supérieur à 200 lux, et les interrupteurs placés à 90 cm.
Les installations d’eau hygiènes et assainissements destinés aux personnes à mobilité réduite doivent
répondre aux spécifications de cet article :
●
●
●
●
Une surface minimale de 1,70 m × 2,20 m, avec une porte s’ouvrant vers l’extérieur.
Une barre d’appui horizontale placée entre 0,75 m et 0,85 m du sol, complétée par une barre
verticale.
Un lavabo accessible installé à une hauteur ≤ 0,85 m, avec un dégagement libre sous lavabo
d’au moins 0,70 m de hauteur et 0,60 m de profondeur.
Un miroir dont la partie inférieure est placée à 1,00 m du sol.
Afin de garantir l’accessibilité du logement à l’ensemble des usagers, des dispositions complémentaires
peuvent être prévues pour les personnes ayant une déficience visuelle, auditive ou cognitive.
Personnes ayant une déficience visuelle
●
●
●
●
Cheminements dégagés et équipés de bandes podotactiles contrastées (0,30 m à 0,60 m) ;
bandes d’éveil de vigilance (≥ 0,60 m) à 0,50 m des obstacles.
Contrastes visuels ≥ 70 % entre murs, sols, portes ; nez de marche contrastés sur 5 cm.
Éclairage uniforme : 100–150 lux dans les circulations, ≥ 150 lux aux escaliers.
Signalétique en braille et relief (1 à 5 mm) placée à 1,40–1,60 m du sol.
Personnes sourdes ou malentendantes
●
●
Tous signaux sonores doivent être doublés d’un signal visuel (alarme lumineuse ≥ 75 cd).
Systèmes d’affichage visuel recommandés (panneaux lumineux, écrans).
198
●
Téléphones et dispositifs d’alerte compatibles avec appareils auditifs ; possibilité de recours à la
messagerie texte.
Personnes ayant une déficience intellectuelle ou cognitive
●
●
●
Signalétique simplifiée utilisant pictogrammes universels et textes courts.
Codes couleur par zone ou étage ; fléchage placé à hauteur uniforme (1,50 m).
Réduction des stimulations excessives (bruit, éclairage clignotant).
1.4.3 CONSIDÉRATIONS SUPPLÉMENTAIRES POUR LES CONSTRUCTIONS EN
ZONES SUJETTES À INONDATION
Les systèmes structurels des bâtiments et des structures doivent être conçus, connectés et ancrés pour
résister à la flottaison, à l'effondrement ou aux mouvements latéraux permanents causés par les forces et
les contraintes associées aux inondations jusqu'au niveau d'inondation de conception.
Ces dispositions supplémentaires s'appuient principalement sur le Code résidentiel international (IRC)
2021, l'article R322 servant de référence principale. Cette section n'a pas pour but de fournir une
méthodologie de conception complète pour la construction dans des zones sujettes aux inondations, mais
plutôt de décrire les actions minimales qui peuvent être intégrées dans la conception pour améliorer les
performances du bâtiment.
Pour des conseils plus détaillés, les concepteurs sont encouragés à consulter l'ASCE 24 et le texte
intégral de l'IRC 2021.
Tableau 1.4.3-1 Exigences de configuration supplémentaires pour les maisons construites dans
des zones sujettes aux inondations.
Exigence
configuration
1
de
Exigences en
élévation
CONCEPTION EN ZONE INONDABLE
Nulle-Faible / Faible
Moyen1
Le rez-de-chaussée doit être surélevé
au minimum de 300 mm au-dessus du
niveau de crue de conception.
Le bas de la dalle au niveau du sol ou
les poutres qui la supportent (le cas
échéant) doivent être surélevés d'au
moins 300 mm au-dessus du niveau
de crue de conception.
Par
conséquent,
le
niveau de
conception pour le rez-de-chaussée
est :
Nul - Faible zone inondable : 300 mm
Faible - zone inondable : 800 mm
(Valable également pour les garages,
abris d'auto, autres appendices et
structures accessoires - qui doivent
avoir une superficie maximale de 55 m2)
2
Sous-sol
et
espaces
souterrains
Non autorisé
199
Par conséquent, le niveau de
conception pour le fond du béton est
d'au moins
1 300 mm.
3
Zone fermée
en dessous
de l'élévation
requise
Autorisé
uniquement
pour
le
stationnement des véhicules, l'accès au
bâtiment ou l'entreposage ;
Autorisé
uniquement
pour
le
stationnement des véhicules, l'accès
au bâtiment ou l'entreposage ;
Autorisé
uniquement
avec
ces
exigences minimales pour la zone des
ouvertures et exigences:
Autorisé avec ces exigences minima
pour les murs et les cloisons :
- La superficie nette totale des
ouvertures ne doit pas être inférieure
à 645 mm2 pour chaque pied carré
(0,093 m2) de zone fermée (la zone
fermée étant mesurée à l'extérieur
des murs d'enceinte).
- Chaque côté d'ouverture ne doit pas
mesurer moins de 76 mm.
- La présence de persiennes, de
lames, d'écrans et de plaques
frontales ou d'autres couvercles et
dispositifs
doivent
permettre
l'écoulement automatique des eaux
de crue dans et hors des zones
fermées et doivent être prises en
compte dans la détermination de la
zone ouverte nette.
- Les murs des espaces clos doivent
avoir des ouvertures installées de
telle sorte qu'il y ait au moins deux
ouvertures sur des côtés différents
de chaque espace clos. Si un
bâtiment comporte plus d'une zone
fermée, chaque zone doit avoir des
ouvertures.
- Le bas de chaque ouverture ne doit
pas être à plus de 300 mm
au-dessus du niveau immédiatement
sous chaque ouverture.
4
Les murs de fondation peuvent être
utilisés pour surélever le bâtiment.
Fondations
- Ils ne font pas partie du support
structurel du bâtiment ou de la
structure.
- Ils sont conçus pour se détacher
ou s'effondrer sans provoquer
d'effondrement, de déplacement
ou d'autres dommages structurels
à la partie surélevée du bâtiment
ou au système de fondations de
support.
- Les ouvertures dans les murs en
dessous du niveau requis doivent
être conformes aux mêmes
dispositions spécifiées pour les
zones de conception à faible crue.
- Interdit dans les zones situées
sous les escaliers et les rampes.
L'utilisation de remblais pour
support structurel est interdite.
le
Le bâtiment doit être soutenu par des
pieux ou des colonnes de conception
basée sur ASCE 24.
5
Escaliers
dessous
en
de
- Conçu et construit avec des
contremarches et des protections
ouvertes
ou
partiellement
ouvertes.
-
200
l'élévation
requise
- Lorsqu'ils font partie du moyen
d'évacuation, ils sont conçus et
construits pour résister aux
charges de crue et minimiser le
transfert des charges de crue vers
le bâtiment ou la structure, y
compris les fondations.
6
Protection
des systèmes
mécaniques,
de plomberie
et
électriques.
Systèmes, équipements et composants électriques ; chauffage, ventilation,
climatisation ; appareils de plomberie et accessoires de plomberie; systèmes de
conduits ; et les autres équipements de service doivent être situés à ou
au-dessus de l'élévation requise au point 1.
7
Protection
des systèmes
d'approvision
nement
en
eau
et
d'égouts
sanitaires.
Les systèmes d’approvisionnement en eau doivent être conçus pour minimiser
ou éliminer l’infiltration des eaux de crue dans les systèmes. Les systèmes
d'égouts sanitaires doivent être conçus pour minimiser ou éliminer l'infiltration
des eaux de crue dans les systèmes et les rejets des systèmes dans les eaux de
crue.
1
Les zones soumises à l'action des vagues à grande vitesse ou à l'érosion induite par les vagues doivent
être conçues conformément aux exigences de la zone de conception à plancher moyen.
1.4.4 CONSIDÉRATIONS
INCENDIES
RELATIVES
À
LA
PROTECTION
CONTRE
LES
Cette partie n'a pas été revue dans le cadre de la mise à jour du CNBH 2025. Par conséquent, les
informations présentées ont été reprises sans modification de l’édition 2012 du CNBH. Pour plus
d’informations, il est recommandé aux utilisateurs de consulter les normes IBC 2021 et IRC 2021.
1.4.4.1 Distance entre bâtiments: La distance séparant deux bâtiments résidentiels dont les murs
offrent une résistance au feu d’une durée minimale d’une heure lorsque exposés de l’intérieur ou de
l’extérieur peut être inférieure à 1,5 m. C’est entre autres le cas des bâtiments avec murs de béton ou de
maçonnerie. Les ouvertures ne doivent pas être permises dans un mur lorsque la distance de protection
incendie est inférieure à 1 m.
L’écart minimal doit être de l’ordre de H/100, où H est la hauteur du plus grand bâtiment, pour éviter que
ces derniers s’entrechoquent et s’autodétruisent lors d’un séisme.
1.4.4.2 Cas particuliers: Si le degré de résistance au feu des murs est inférieur à une heure, la
distance entre les murs doit être supérieure à 1,5 m. L’écart entre les bâtiments de propriété différente
doit respecter une distance minimale de 1,50 m.
1.4.4.3 Unités de logement multiples: Les unités de logement multiples doivent être séparées par
des murs et/ou planchers dont le degré minimal de résistance au feu est d’une heure.
201
1.4.5 CONSIDÉRATIONS
ÉNERGÉTIQUE
RELATIVES
AU
CONFORT
ET
A L’EFFICACITÉ
Le Code régional de l'efficacité énergétique des bâtiments de la CARICOM (CREEBC) de 2018 est
un code modèle qui réglemente les exigences minimales en matière de conservation de l’énergie pour les
nouveaux bâtiments. Il peut constituer une ressource utile pour une application en Haïti.
L'efficacité énergétique est une considération essentielle dans la conception de maisons pour les climats
chauds. La réduction de la consommation d’énergie peut entraîner des économies significatives et un
confort accru, tandis que le maintien d’une température et d’une humidité intérieures confortables
améliore la qualité de vie des occupants.
Les stratégies de conception passive et les mesures rentables peuvent améliorer considérablement
l’efficacité énergétique, rendant les maisons plus fraîches, plus lumineuses et plus confortables. Les
méthodes de refroidissement naturel, telles que l’orientation stratégique du bâtiment, l’ombrage et
l’optimisation de la ventilation naturelle, sont essentielles pour y parvenir. De plus, une conception
d’éclairage efficace et l’accès à la lumière du jour améliorent encore le confort intérieur.
Bien que l’intégration de ces stratégies économes en énergie ne soit pas obligatoire, elle est fortement
recommandée dans la mesure du possible. Vous trouverez ci-dessous des considérations pratiques et
peu coûteuses pour améliorer la performance énergétique des maisons dans les climats chauds :
Orientation du bâtiment : Le positionnement de la maison avec ses côtés plus longs orientés au nord et
au sud minimise l'exposition directe au soleil sur les murs est et ouest, qui reçoivent la lumière du soleil la
plus intense.
On cherchera à orienter le volume du bâtiment à construire de telle sorte qu’il ait sa plus grande
dimension avec des ouvertures face au vent.
Tant qu’il est possible, on peut localiser les chambres à coucher en face du soleil levant et éviter de les
positionner sur la façade Ouest du soleil couchant pour faciliter le roidissement dans l'après-midi des
murs en blocs. Par contre, pour les maisons construites en montagne et soumises à un fort taux
d'humidité, on cherchera plutôt à positionner, le plus que possible, les chambres à coucher face au soleil
couchant afin d’en bénéficier de la chaleur tardive des derniers rayons du soleil. De plus, limiter la taille
des ouvertures sur les façades est et ouest permet de réduire davantage les apports de chaleur solaire.
Ombres: L'ombrage naturel peut être incorporé avec des arbres stratégiquement plantés. Les arbres
peuvent bloquer la lumière directe du soleil, réduire le gain de chaleur et refroidir l’environnement par
l’évapotranspiration.
202
Figure 1.4.5-1 Considération sur l’orientation et l’ombrage du bâtiment
Finitions réfléchissantes des murs et du toit : Des peintures de couleur claire ou blanches sur les
murs et les toits peuvent être utilisées pour réfléchir le rayonnement solaire, réduisant ainsi la
température intérieure. L'isolation du toit peut être améliorée grâce à l’installation d’un faux plafond
intérieur.
Les peintures de teinte claire sont vivement conseillées pour application sur les murs intérieurs, afin d’en
faciliter la clarté surtout des espaces peu ou pas éclairés.
Ventilation et circulation de l'air : Les ouvertures murales (fenêtres et portes) doivent être alignées
pour capter les vents dominants pour une ventilation naturelle. Si ces ouvertures sont placées sur des
murs opposés, ou à défaut sur des murs perpendiculaires, cela permet à l'air de circuler librement dans
la maison et optimise la ventilation transversale.
Des ventilateurs de plafond ou des ventilateurs muraux peuvent être installés pour améliorer la circulation
de l’air.
La surface totale des fenêtres ouvrantes doit être au moins égale à 10 % de la surface au sol de la pièce.
La section ouvrable ne doit pas avoir une largeur inférieure à 50 cm.
Pour optimiser la ventilation et l'éclairage naturels des espaces, les portes-fenêtres et fenêtres hautes,
(dépassant 100 cm) et les impostes ajourées sont vivement conseillées.
203
Figure 1.4.5-2 Considérations pour la ventilation
Masse thermique et isolation : L'enduisage mural peut être utilisé pour minimiser le gain de chaleur et
aider à gérer l’humidité. L’isolation de la toiture peut être renforcée par l’installation d’un plafond intérieur.
Appareils économes en énergie et énergie solaire : Dans la conception, lorsque cela est possible, des
panneaux solaires peuvent être intégrés pour alimenter l’éclairage ou pour alimenter les appareils
électroménagers à faible consommation d'énergie électrique, réduisant ou éliminant ainsi la dépendance
au réseau. Ceux-ci peuvent être installés soit sur le toit du bâtiment, soit comme toiture d’un espace utile
(de récréation), soit au sol, idéalement orientés sud, avec un angle d'inclinaison de 15-20 degrés par
rapport à l'horizontale.
L'utilisation d'un éclairage économe en énergie (par exemple, des ampoules LED) réduit la
consommation d'énergie et la production de chaleur à l'intérieur.
Récupération de l’eau de pluie et efficacité de l’eau : Des systèmes de collecte d'eau de pluie peuvent
être installés pour collecter et stocker l'eau de pluie à des fins non potables comme l'irrigation, le
nettoyage et la chasse d'eau des toilettes. Cela peut réduire la dépendance aux systèmes d’eau
municipaux.
Les réservoirs de stockage en PVC sont recommandés car ils résistent aux températures élevées, à la
rouille et sont légers. Un réservoir d'une capacité de 1 200 litres peut fournir de l'eau à 4 personnes
pendant 15 jours. Des tuyaux en PVC de 3/4 à 1 po (2 à 2,5 cm) de diamètre distribuent l'eau du
réservoir à la maison.
204
Des filtres peuvent être installés sur le système de tuyauteries d’alimentation pour améliorer la qualité de
l’eau récupérée des toits.
Les appareils et accessoires économes en eau, tels que les robinets à faible débit et les toilettes à double
chasse, contribuent à économiser l'eau.
1.4.6 PROTECTION DES OUVERTURES
Les fenêtres vitrées, les portes et les lucarnes doivent être protégées des débris transportés par le vent.
Des panneaux structurels en bois peuvent être utilisés à cet effet. Ils doivent avoir une épaisseur
minimale de 1/2 de pouce (12 mm) et une portée ne dépassant pas 8 pieds (2 438 mm).
Les panneaux doivent être pré-découpés et fixés à l'encadrement entourant l'ouverture vitrée. Les
panneaux doivent être suffisamment grands pour permettre un chevauchement minimum de 10 cm sur
tout le périmètre de l’ouverture.
Les panneaux doivent être pré-percés selon les besoins de la méthode d'ancrage et doivent être fixés
avec le matériel de fixation fourni. Les fixations doivent être conçues pour résister aux charges des
composants et du revêtement déterminées conformément au tableau 1.4.6-1 ci-dessous :
Tableau 1.4.6-1 (extrait du tableau 301.2.1.2 de l'IRC 2021 modifié Disposition des fixations de la
protection contre les débris transportés par le vent pour les panneaux structurels en bois a, b, c, d
Espacement des fixations (mm)
Type de fixation
Portée
du
panneau <= 1,2
m
1,2 m <Portée du
panneau <= 2 m
2m
<Portée
du
panneau <= 2,44m
Ancrage à base de vis à bois
n°8
avec
longueur
d'encastrement de 50 mm ou
similaire
400
250
200
Ancrage à base de vis à bois
n°
10
avec
longueur
d'encastrement de 50 mm ou
similaire
400
300
225
Ancrage à base de vis tire-fond
¼"
avec
longueur
d'encastrement de 50 mm ou
similaire
400
400
400
Remarques:
a. Ce tableau est basé sur une vitesse de vent ultime de conception de 180 mph et une hauteur moyenne de
toit de 14,85 m (45 pieds).
b. Les fixations doivent être installées aux extrémités opposées du panneau structurel en bois. Les fixations
doivent être situées à au moins 25 mm (1 po) du bord du panneau.
c. Les ancrages doivent pénétrer à travers le revêtement mural extérieur avec une longueur d'ancrage d'au
moins 50 mm (2 po) dans la charpente du bâtiment. Les fixations doivent être situées à au moins 63 mm (2
½") du bord du bloc de béton ou du béton.
d. Les panneaux fixés à la maçonnerie ou à la maçonnerie/stuc doivent être fixés à l'aide d'ancrages résistants
aux vibrations ayant une capacité de retrait ultime d'au moins 6,67 kN (1 500 pounds).
205
1.5 CONCEPTION STRUCTURELLE
1.5.1 FONDATIONS
Les murs et poteaux des bâtiments résidentiels doivent reposer sur une fondation continue qui tient
compte de l’ensemble des charges à transmettre au sol, de la capacité portante des sols et des aléas
hydro météorologiques et géologiques anticipés (séisme, cyclone, inondation).
Les maisons à un ou deux niveaux peuvent avoir une fondation en roche (voir section 1.5.1.2).
1.5.1.1 Semelles filantes en béton armé
Ces semelles doivent être continues sous tous les murs et reliées entre elles par les armatures.
Ancrage de la semelle: La profondeur de la semelle s'apprécie en fonction du type de sol :
● Pour les sols durs, la profondeur de l'excavation doit être d'au moins 625 mm sous le niveau du
sol (en garantissant un minimum de deux rangées de blocs pour le mur de soubassement sous le
chaînage horizontal inférieure ;
● Pour les sols mous, une profondeur d’excavation de 1 à 1,5 m sous le niveau naturel du sol est
recommandée. Cette profondeur doit atteindre une couche de sol plus compacte et stable tout en
réduisant les risques de tassement. Si le sol mou s'étend au-delà de 1,5 mètre, il faut compacter,
remplacer le sol ou approfondir l'excavation pour atteindre une couche plus solide. Un remblai
granulaire ou des couches de gravier compacté pour améliorer la capacité portante peuvent être
également envisagés.
● Interpoler pour les sols intermédiaires.
Le sol autour de la maison doit être correctement nivelé pour assurer un drainage efficace et empêcher
l’accumulation d’eau près des fondations. Le sol doit être incliné d'au moins 150 mm par rapport à la
maison sur une distance de 3 000 mm.
206
Largeur, épaisseur et armatures des semelles : les spécifications pour les semelles en béton armé
sont incluses dans le tableau 1.5.1.1-1 ci-dessous.
Tableau 1.5.1.1-1 Spécifications des semelles filantes en béton armé pour les bâtiments à toiture
légère
Bâtiments à toiture légère
Type de sol
Mou
Type
de
bâtiment
Largeur
(mm)
Épaisseur
(mm)
Renforcemen
t
Largeur
(mm)
Épaisseur
(mm)
Renforcement
Un
niveau
450
250
3
x
½"
longitudinal
⅜ » à 200 mm
c/c transversal
450
250
3 x ½" longitudinal
⅜ » à 200 mm c/c
transversal
1000
350
3
x
½"
longitudinal
½" @ 300 mm
c/c transversal
600
250
4 x ½" longitudinal
⅜" à 200 mm c/c
900
300
5 x ½" longitudinal
⅜" à 200 mm c/c
seul
Deux
niveaux
Trois
Niveaux1
Dur
Non fournies
Tableau 1.5.1.1-2 Spécifications des semelles filantes en béton armé pour les bâtiments à toiture
lourde
Bâtiments à toiture lourde
Type de sol
Mou
Type
de
bâtiment
Largeu
r (mm)
Épaisseu
r (mm)
Renforcement
Largeu
r (mm)
Épaisseu
r (mm)
Renforcement
Un
niveau
700
250
4 x ½" longitudinal
⅜" à 200 mm c/c
450
250
3 x ½" longitudinal
⅜" à 200 mm c/c
1400
500
9 x ½" longitudinal
⅜" à 200 mm c/c
700
250
4 x ½" longitudinal
⅜" à 200 mm c/c
1100
400
7 x ½" longitudinal
⅜" à 200 mm c/c
Deux
niveaux
Trois
niveaux1
seul
Dur
Non fournies
1
Pour la construction de maisons à trois niveaux, une étude géotechnique détaillée est requise comme
précisé à la section 0.9.3. Cette étude peut identifier des propriétés spécifiques du sol qui remplacent les
hypothèses de base du tableau référencé. Dans de tels cas, les recommandations et les conclusions de
l’étude détaillée du sol doivent être intégrées à la conception des fondations. Un ingénieur géotechnicien
doit toujours être impliqué dans la conception des fondations des bâtiments de trois niveaux.
207
FIGURE 1.5.1.1-1 Semelles filantes
1.5.1.2 Fondation en maçonnerie chainée de roche
Ces directives comportent des dispositions concernant ce type de fondations uniquement pour les
maisons à un ou deux niveaux. Pour les bâtiments de trois niveaux, une étude détaillée du sol peut
identifier les conditions du sol adaptées à ce type de fondation. Dans de tels cas, l’ingénieur
géotechnicien réalisant l’étude devra évaluer la faisabilité de l’utilisation de fondations à maçonnerie de
roche pour les maisons à trois niveaux.
Les dimensions des fondations varient en fonction du type de sol, comme détaillé dans le tableau
1.5.1.2-1. Les catégories de sols suivantes ont été prises en compte à des fins de conception :
● Sol mou – capacité portante = 50 kN/m²
● Sol intermédiaire – capacité portante minimale = 100 kN/m²
● Sol dur – capacité portante minimale = 140 kN/m²
La catégorie « Sol intermédiaire » a été incluse pour donner aux concepteurs une plus grande flexibilité
dans l'examen des fondations rocheuses, qui sont largement utilisées dans le pays. La section 0.9 fournit
plus de détails sur la détermination de ces caractéristiques à l'aide d'une approche simplifiée.
208
Tableau 1.5.1.2-1 Fondation en maçonnerie de roche
Bâtiments à toiture légère
Type de sol
Mou
Intermédiaire
Dur
Profondeur
minimale
d'excavati
on
Largeur
Profondeur
minimale
d'excavation
Largeur
Profondeur
minimale
d'excavatio
n
Largeur
Un seul niveau
50 cm
60 cm
40 cm
50 cm
40 cm
40 cm
Deux niveaux
Non autorisé
40 cm
60 cm
40 cm
50 cm
Bâtiments à toiture lourde
Type de sol
Mou
Intermédiaire
Dur
Profondeur
minimale
d'excavati
on
Largeur
Profondeur
minimale
d'excavation
Largeur
Profondeur
minimale
d'excavatio
n
Largeur
Un seul niveau
50 cm
90 cm
40 cm
50 cm
40 cm
40 cm
Deux niveaux
Non autorisé
40 cm
80 cm
40 cm
60 cm
Une chape en béton de propreté de 5 cm d'épaisseur doit être coulée au fond de l'excavation pour servir
de base à la fondation rocheuse.
Les colonnes confinant les murs de la maison au-dessus doivent s'étendre jusqu'aux fondations et se
terminer par une semelle en béton armé répondant aux spécifications suivantes :
● Dimensions : 40 cm × 40 cm × 25 cm de profondeur, posé sur une chape béton de 5 cm.
● Armatures : Deux couches orthogonales de barres de 3 × ½", assurant une couverture de béton
minimale de 7,5 cm au fond et sur les côtés de la semelle.
● Renforcement des colonnes: Les barres longitudinales doivent être pliées dans la semelle avec
une longueur d'ancrage minimale de 20 cm. Les étriers des colonnes doivent s'étendre jusqu'au
niveau de la semelle, espacés de 75 mm de centre à centre.
Ces fondations seront construites avec de la roche calcaire ou de la roche de rivière liée au mortier, avec
un mélange ciment-sable dans un rapport 1:3.
209
210
Figure 1.5.1.2-1,2&3 Maçonnerie en roche et connexion avec la colonne
211
1.5.1.3 Semelles isolés
Des semelles isolées sont utilisées pour soutenir des colonnes individuelles et doivent être intégrées
dans le système de fondation global via le chaînage inférieur dans les deux sens. Ils doivent être
encastrés à une profondeur minimale de 750 mm sous le niveau du sol, sur une couche de chape en
béton de 5 cm d'épaisseur.
Le tableau 1.5.1.3-1 résume les dimensions et les capacités de charge des fondations à semelle
isolées.Interpoler pour les sols intermédiaires
Tableau 1.5.1.3-1 Spécifications des semelles isolées
Type de sol
Mou
Dur
Dimensions
B (m)
L (m)
H (h)
P.maximu
m (kN)
Réf (1)
Réf (2)
0,6
0,6
0,3
15
3 x ½" @ 225 mm
3 x ½" à 225 mm
0,7
0,7
0,3
21
3 x ½" à 275 mm
3 x ½" à 275 mm
0,8
0,8
0,3
27
4 x ½" à 217 mm
4 x ½" à 217 mm
0,9
0,9
0,3
35
4 x ½" à 250 mm
4 x ½" à 250 mm
1.0
1.0
0,3
43
5 x ½" à 213 mm
5 x ½" à 213 mm
1.1
1.1
0,3
52
5 x ½" à 238 mm
5 x ½" à 238 mm
1.2
1.2
0,3
62
6 x ½" à 210 mm
6 x ½" à 210 mm
0,6
0,6
0,3
33
3 x ½" à 225 mm
3 x ½" à 225 mm
0,7
0,7
0,3
45
3 x ½" à 275 mm
3 x ½" à 275 mm
0,8
0,8
0,3
59
4 x ½" à 217 mm
4 x ½" à 217 mm
0,9
0,9
0,3
75
4 x ½" à 250 mm
4 x ½" à 250 mm
1.0
1.0
0,3
93
5 x ½" à 213 mm
5 x ½" à 213 mm
1.1
1.1
0,3
112
5 x ½" à 238 mm
5 x ½" à 238 mm
1.2
1.2
0,3
134
6 x ½" à 210 mm
6 x ½" à 210 mm
L'utilisateur doit déterminer la charge axiale non pondérée (Pmax) sur la base de la combinaison de
charges déterminante de l'ASCE 7-16, section 2.3.
212
FIGURE 1.5.1.3-1 Semelles isolés
1.5.2 FONDATIONS DES MURS DE SOUTÈNEMENT
1.5.2.1 Murs de soutènement avec fondations en maçonnerie de roche
Les dispositions incluses dans cette section s'appliquent aux bâtiments à un ou deux niveaux. Les murs
de fondation en maçonnerie de roche doivent être construits avec de la roche de carrière ou des roches
angulaires de rivière liée au mortier. Le mortier est généralement composé d’un mélange ciment/sable
dans un rapport 1:3.
La hauteur du sol retenue ne doit pas dépasser 1,5 mètre (5 pieds) selon les spécifications du tableau
1.5.2.1-1.
213
Tableau 1.5.2.1-1 Spécifications pour les murs de soutènement de fondations en maçonnerie de
roche
Max. Hauteur
du sol retenu
(m)1
Min.
Profondeur
d'encastrem
ent dans le
mur2
Min.
Épaisseur
de paroi
en haut
0,9
0,4 m
0,4 m
Min.
Épaisseur de
paroi en bas3
Spécifications
des poutres de
fondation
Spécifications
de la poutre
supérieure
Chape
inférieure
0,6 m
Non requis - le
mur
peut
reposer
directement sur
la chape en
dessous
Largeur - 0,5 m
Hauteur - 0,3 m
5 cm sous
la
paroi
rocheuse
Renfort
longitudinal - 6 x
½”
Liens - ¼" tous
les 150 mm sur
toute la poutre
1,5
1
0,4 m
0,5 m
0,5 m
Largeur - 0,5 m
Hauteur - 0,3 m
Largeur - 0,5 m
Hauteur - 0,3 m
Renfort
longitudinal - 6 x
½”
Renfort
longitudinal - 6 x
½”
Liens - ¼" tous
les 150 mm sur
toute la poutre
Liens - ¼" tous
les 150 mm sur
toute la poutre
5 cm sous
la poutre
inférieure
Comprend la hauteur de la paroi rocheuse au-dessus du sol et la profondeur de la poutre supérieure.
2
La profondeur d'encastrement se réfère uniquement au mur. Pour les murs de soutènement avec poutre
de fondation, la profondeur de la poutre doit être ajoutée à la profondeur d'encastrement du mur. 5
centimètres supplémentaires seront comptabilisés en dessous comme niveau d'excavation, pour
permettre la réalisation d'une chape en béton.
3
Mur: l'épaisseur est constante lorsqu'une poutre inférieure en béton armé est prévue. Pour les parois
rocheuses reposant directement sur la chape et sans poutres inférieures en béton armé (autorisées pour
un sol retenu maximum de 0,9 m), une forme trapézoïdale est adoptée pour la section de mur qui est plus
épaisse à sa base (voir Figure 1.5.2.1-2 ).
214
Figure 1.5.2.1-1 Mur de soutènement fondations trapézoïdale en maçonnerie de roche pour des
hauteurs de sol jusqu'à 0,9 m.(coupe).
215
Figure 1.5.2.1-2 Mur de soutènement fondations trapézoïdale en maçonnerie de roche pour des
hauteurs de sol jusqu'à 0,9 m.(vue de face).
216
Figure 1.5.2.1-3 Mur de soutènement à fondations en maçonnerie de roche pour des hauteurs de
sol jusqu'à 1,5 m. Section rectangulaire sur fondation en poutre en béton armé (coupe).
Figure 1.5.2.1-4 Mur de soutènement à fondations en maçonnerie de roche pour des hauteurs de
sol jusqu'à 1,5 m. (vue de face).
Lorsque la hauteur du sol retenu est supérieure à 0,9 m, le mur peut être conçu avec une épaisseur
constante et doit reposer sur une poutre de fondation. La poutre a une largeur de 0,5 mètre et une
profondeur de 0,3 mètre, et doit être renforcé par six barres longitudinales de ½" et des étriers de ¼"
espacés de 150 mm centre à centre. La poutre est construite sur une chape en béton de 5 cm
d'épaisseur pour niveler l'excavation.
Au sommet du mur, une poutre de ceinture en béton armé doit toujours être construite, quelle que soit la
hauteur du sol retenu. Cette poutre correspond à l'épaisseur du mur au sommet, a une hauteur de 0,3
mètre et est renforcée par six barres longitudinales de ½" et des étriers de ¼" espacés à 150 mm des
217
centres. Cette poutre est reliée au chaînage inférieur confinant le bas des murs de la maison (voir section
1.5.4.6) et à la dalle du rez-de-chaussée de la maison.
La dalle du rez-de-chaussée de la maison est positionnée au même niveau que le haut du béton de la
poutre de ceinture. Pour éviter un renversement hors plan, la dalle doit être ancrée et reliée en continu à
la poutre de soubassement avec des barres d’armatures de ⅜" espacées de 30 cm sur toute la longueur
du mur de soutènement. De plus, la dalle du rez-de-chaussée doit s'étendre sur au moins 2 × H à
l'intérieur du plan de la maison (où H est la hauteur du mur de soutènement) et être ancrée dans le sol
avec une butée en béton armé.
Les colonnes qui confinent les murs de la maison au-dessus doivent s'étendre jusqu'au niveau inférieur
du mur en roche. Si une poutre de fondation en béton armé est présente, les colonnes doivent s'y ancrer
(barres longitudinales pliées à l'intérieur du chaînage inférieur sur un minimum de 20 cm). Par contre,
pour les murs en pierre reposant directement sur la chape béton, les tirants doivent se terminer par des
semelles en béton armé répondant aux spécifications suivantes :
● Dimensions : 40 cm × 40 cm × 25 cm de profondeur, posé sur une chape béton de 5 cm.
● Armatures de la semelle : Deux couches orthogonales de barres de 3 × ½", un enrobage de
béton minimale de 7,5 cm au fond et sur les côtés de la semelle est nécessaire .
● Armatures des colonnes : Les barres longitudinales doivent être pliées dans la semelle avec une
longueur d'ancrage minimale de 20 cm. Les étriers des colonnes doivent s'étendre jusqu'au
niveau de la semelle, espacés de 75 mm de centre à centre.
Le mur de soutènement en pierre doit être renforcé par des murs en pierre croisés à un intervalle ne
dépassant pas 4,5 mètres. Ces murs transversaux sont généralement alignés avec le bord des murs
porteurs de la maison.
1.5.2.2 Murs de fondation en maçonnerie renforcée
Les murs de fondation en maçonnerie renforcée peuvent être utilisés pour les maisons à un, deux ou trois
niveaux en maçonnerie chaînée et pour des hauteurs de mur de soutènement allant jusqu'à 1,5 mètre.
(Pour la conception des fondations d’un bâtiment à trois niveaux,une étude détaillée doit être effectuée
comme spécifié à la section 0.9.3).
Ces murs sont construits à l'aide de blocs de maçonnerie de 20 cm d'épaisseur, renforcés intérieurement
par des barres verticales de ½” espacées de 40 cm d'axe en axe et noyées dans un coulis de
remplissage à l'intérieur des alvéoles des blocs
À la base, les murs doivent être encastrés dans le sol sur une hauteur minimale de deux rangées de
blocs (40 cm) et reposer sur une semelle filante continue (voir Section 1.5.1). Les barres de renforcement
verticales du mur doivent être ancrées dans cette semelle.
Au sommet, les murs sont confinés par une poutre de ceinture, détaillée conformément à la Section
1.5.4.6, qui est interconnectée avec le chaînage horizontal inférieur des murs de la maison. La dalle du
rez-de-chaussée de la maison est positionnée au même niveau que le béton de la poutre de ceinture.
Afin d’éviter un basculement hors du plan, la dalle doit être ancrée et continuellement connectée à la
poutre de ceinture à l’aide d’un renforcement composé de barres de ⅜” espacées de 30 cm sur toute la
longueur du mur de soutènement.
De plus, les poteaux confinant les murs de la maison doivent s’étendre jusqu’au niveau de la fondation du
mur de soutènement et y être solidement ancrés.
218
Figure 1.5.2.2-1 Mur de soutènement de fondation en maçonnerie renforcée
Le mur de soutènement en maçonnerie armée doit être renforcé par des murs transversaux en
maçonnerie armée, espacés d’au plus 4,5 mètres. Ces murs transversaux sont généralement alignés sur
le bord des murs porteurs de la maison.
Si cette solution de mur de soutènement est utilisée dans des zones inondables de faible à moyenne
intensité, la dalle du rez-de-chaussée doit être une dalle suspendue (voir Section 1.5.5), en portée entre
des murets situés sous les poutres de ceinture à chaque alignement de murs..
1.5.3 DALLE EN BÉTON ARMÉ SUR SOL
La dalle de fondation doit avoir une épaisseur minimale de 75 mm et être placée à une hauteur minimale
de 300 mm au-dessus du niveau du sol.
(Remarque : La section 1.5.3 contient des dispositions spécifiques pour la construction en zones
inondables, notamment les niveaux recommandés pour les dalles du rez-de-chaussée lorsqu'elle est
surélevée pour atténuer les risques d'inondation, la dalle doit être conçue comme une dalle suspendue.)
219
Pour les maisons construites sur des terrains plats, un simple renforcement avec un treillis métallique en
acier de 3 mm de diamètre et de maille 150 mm ou un quadrillage en acier ¼ “ espacé de 150 mm, peut
être utilisé pour réduire le retrait et la fissuration. Il est recommandé d’ancrer ce treillis dans le chaînage
inférieur. Le treillis doit être positionné à 25 mm du sommet de la dalle, et une attention particulière doit
être portée pour éviter son déplacement lors du coulage du béton.
Pour les maisons construites sur des terrains en pente, des barres d’armature de ⅜”, espacées de 30 cm,
doivent être installées sur toute la longueur du mur de soutènement (voir images 1.5.2-1, -2 et -3). Ces
barres doivent être ancrées au chaînage inférieur qui solidarise le sommet du mur de soutènement, ainsi
qu’aux chaînages inférieurs situés sous les murs de la maison.
La surface du sol à l’intérieur des murs de fondation doit être débarrassée de toute végétation, de la
couche arable et des sols inappropriés.
La dalle doit reposer sur une couche de matériau granulaire bien compacté d’au moins 200 mm et d’au
plus 700 mm d’épaisseur, comprenant une couche de 50 mm de sable de surface placée directement
sous la dalle, comme illustré à la figure 1.5.3-1. Le remblai doit être compacté par couches de 100 mm.
Si l’épaisseur du matériau de remblai dépasse 700 mm, la dalle en béton doit être réalisée comme une
dalle suspendue (sous-section 1.9.2), afin d’éviter les fissurations dues à un remblai insuffisamment
compacté. Le matériau de remblai doit être entièrement exempt de terre organique.
FIGURE 1.5.3-1 Fondation d’une dalle sur sol
Une membrane protectrice peut être placée directement sous la dalle pour empêcher l’eau ou l’humidité
de pénétrer dans la dalle ou le mur de fondation. Des feuilles de polyéthylène d'au moins 0,15 mm
d'épaisseur peuvent être posées sur le sable compacté en prenant soin de ne pas les perforer. La
longueur de chevauchement des feuilles individuelles ne doit pas être inférieure à 150 mm.
Alternativement, la membrane imperméable peut être constituée d'une couche d'asphalte ou d'une chape
en béton. Une membrane protectrice n’est pas requise sous les garages, les allées, les patios et les
dalles à ciel ouvert.
220
1.5.3.1 Dalles de rez-de-chaussée en paliers
Sur des sites en pente, la dalle du système de fondation peut nécessiter une configuration en paliers pour
s'adapter aux variations de niveau. Dans ces cas, le chaînage horizontal inférieur doit également être
aménagé en paliers et renforcé comme illustré à la Figure 1.5.3.1-1. La dalle portante doit être renforcée
conformément aux spécifications des sections précédentes, suivre la configuration en paliers du
chaînage horizontal inférieur et y être ancrée à l’aide de barres de ⅜” espacées de 30 cm d’axe en axe.
Le remblai compacté sous la dalle portante peut être façonné pour épouser le changement de niveau tout
en garantissant une épaisseur minimale de 100 mm.
Les murets soutenant le chaînage horizontal inférieur remplissent la fonction de murs de soutènement et
doivent être conformes aux spécifications décrites dans la Section 1.5.2, qu'ils soient réalisés en pierre
ou en maçonnerie armée.
FIGURE 1.5.3.1-1 Dalle sur et fondation au sol avec palier
1.5.4 MURS EN MAÇONNERIE CHAÎNÉE
Les murs en maçonnerie chaînée structurels sont constitués d'unités de maçonnerie (voir section 1.5.4)
reliées par des joints de mortier (voir section 1.5.3) et renforcées par des éléments de confinement en
béton, tels que des chaînages horizontaux inférieur ou supérieur (poutre de couronnement) des
chaînages verticaux (colonnes) et des bandes sismiques (chaînage horizontal intermédiaire), qui
221
améliorent leur résistance et leur ductilité dans le plan. Ces éléments sont également appelés éléments
de confinement (Section 1.5.4.2).
FIGURE 1.5.4-1 Principe de la maçonnerie chaînée
Les bâtiments en maçonnerie chaînée peuvent contenir ces types de murs :
1- Murs structurels ou de cisaillement en maçonnerie chaînée: ce sont des éléments structurels qui
assurent la stabilité du bâtiment en résistant à la fois aux charges verticales (charges permanentes et
d’exploitation) et aux forces latérales (vent, charge sismique, pression des terres et de l'eau).
Les murs de cisaillement doivent s'étendre de manière continue depuis la fondation jusqu'au sommet du
niveau dans lequel ils se trouvent (la figure 1.5.4-5 illustre les règles de continuité). Ils doivent être
disposés aussi symétriquement que possible dans le plan du bâtiment pour fournir une résistance
équilibrée aux forces latérales, voir la section 1.5.4.3.
Afin d'être prise en compte pour la stabilité latérale du bâtiment (Pourcentage de Surface de Mur PSM),
la longueur continue minimale d'un Mur de cisaillement en maçonnerie chaînée doit être 1,2 mètre (4
pieds). Les murs d'une longueur inférieure à 1,2 m sont désignés comme non structurel pour le
cisaillement(c'est-à-dire ne doit pas être pris en compte dans le calcul PSM spécifié à la section 1.5.4.3),
mais ces murs peuvent supporter des charges verticales et doit être construit conformément à la section
1.5.4.2 en utilisant la même taille de bloc que celle utilisée pour les murs de cisaillement.
2- Extensions de murs en maçonnerie : Les courtes longueurs (<=0,6 m) de mur de maçonnerie
peuvent être laissées non renforcées si elles sont adjacentes à un élément de confinement à 4 barres
(colonne) aux coins du bâtiment ou aux intersections de murs. Ceux-ci sont généralement utilisés pour
décaler l’ouverture d’une porte depuis le coin d’une pièce. (Le bord d'ouverture n'a pas besoin d'être
renforcé, sauf si cela est nécessaire à pour installer le matériel, etc.)
3- Cloisons de séparation : Les murs de maçonnerie utilisés principalement pour diviser les espaces
intérieurs ne doivent pas être utilisés pour supporter des charges verticales ou latérales. Ceux-ci sont
222
autorisés uniquement à l'intérieur du bâtiment (pas sur son périmètre) et peuvent être construits à l'aide
de blocs de 10 cm conformément à la section 1.5.4.11.
1.5.4.1 Exigences relatives aux murs de cisaillement en maçonnerie chaînée
1.5.4.1.1 Épaisseur et facteur de surface nette
L’épaisseur nominale minimale des blocs de maçonnerie en béton utilisés pour les murs en maçonnerie
chaînée dans les bâtiments d’un ou deux niveaux est de 15 cm. Pour les bâtiments de trois niveaux,
l’épaisseur nominale minimale au rez-de-chaussée est de 20 cm, et 15 cm peuvent être utilisés aux
niveaux supérieurs. Des blocs comportant deux alvéoles ou plus et présentant des épaisseurs d’âme
différentes peuvent être utilisés. Des blocs de 20 cm peuvent également être employés dans les
bâtiments d’un ou deux niveaux afin de réduire la surface murale requise. Les dimensions retenues pour
le calcul des valeurs Rn et Cn du tableau Tableau 1.5.4.1-1-1 sont fournies dans le Tableau 1.5.4.1-1-2,
avec les tolérances minimales acceptables.
Tableau 1.5.4.1.1-1 Dimensions supposées des blocs et exigences minimales (1)(4)
Dimension
Bloc nominal de 15 cm
Bloc nominal de 20 cm
Largeur nominale, W
15 cm
20 cm
Longueur nominale, L
40 cm
40 cm
Surface horizontale nominale,
Anom = W x L
600 cm2
800 cm2
Hauteur nominale, H
20 cm
20 cm
Largeur réelle
14 cm
supposé, +/- 3,2 mm
19 cm
supposé, +/- 3,2 mm
Longueur réelle
39 cm
supposé, +/- 3,2 mm
39 cm
supposé, +/- 3,2 mm
Hauteur réelle
19 cm
supposé, +/- 3,2 mm
19 cm
supposé, +/- 3,2 mm
2x1 ou 3x1
2x1, 3x1,
ou 2x2 (moins courant)
Âme longitudinale
Épaisseur
25mm
supposé et minimum
25 mm (2) (5)
supposé et minimum
Âme transversal
Épaisseur (3)
(minimum entre
longitudinales)
25 mm supposé
19 mm minimum
25 mm supposé
19 mm minimum
Configurations
autorisées
de
cellules
les
âmes
Notes :
1. Les blocs fournis dont les dimensions réelles varient en dehors de la plage autorisée doivent être
rejetés et remplacés. Des tolérances de ± 3,2 mm (⅛") sur les dimensions globales sont issues
de l’ASTM C90 ; des valeurs alternatives peuvent être proposées par l’ingénieur. L’ingénieur peut
évaluer l’acceptabilité de l’écart en calculant le rapport de surface nette (RN), le facteur de surface
223
nette (CN) et en comparant la valeur requise et la valeur fournie du Poucentage de surface de
Mur (PSM).
2. Deux épaisseurs d’âme de face sont prévues, 25 mm et 30 mm. Les valeurs de RN et de CN sont
fournies pour les deux cas dans le tableau 1.7.4-X. L’âme longitudinale centrale n’existe que
dans la configuration à 2x2 alvéoles.
3. En Haïti, les blocs présentent généralement une épaisseur d’âme transversale de 25 mm, valeur
retenue pour le calcul des surfaces nettes. La limite inférieure de 19 mm provient de la norme
ASTM C90-16 Specification for Loadbearing Concrete Masonry Units. Cette valeur est suffisante
pour satisfaire à la surface d’âme normalisée minimale de 6,5 in²/ft² (45 140 mm²/m²), afin de
réduire le risque de fissuration des âmes. La norme ASTM C140 Standard Test Methods for
Sampling and Testing Concrete Masonry Units and Related Units fournit des informations sur la
manière de mesurer les dimensions des blocs de maçonnerie en béton, y compris la surface
d’âme normalisée.
4. Les valeurs d’épaisseur d’âme indiquées représentent des minima acceptables. Les blocs fournis
dont les dimensions réelles sont inférieures à la valeur retenue doivent être rejetés et remplacés.
À défaut, l’ingénieur peut évaluer l’acceptabilité de l’écart en calculant a minima le rapport de
surface nette (RN), le facteur de surface nette (CN) et la comparaison entre le PSM requis et celui
fourni.
L’alignement des âmes (parois transversales) et le remplissage complet des joints de mortier augmentent
la surface nette des unités de maçonnerie disponible pour résister aux efforts de cisaillement. Cela réduit
la longueur de mur nécessaire pour atteindre le pourcentage de surface de mur requis, tel que décrit à la
Section 1.5.4.3. L’alignement correct est différent pour la maçonnerie à blocs à 2 alvéoles et à 3 alvéoles.
La Figure 1.5.4.1.1-1a montre le chevauchement correct de 50 % (une alvéole) pour l’alignement des
âmes entre les assises adjacentes d’une maçonnerie courante de blocs à 2 alvéoles. La Figure
1.5.4.1.1-1b montre le chevauchement correct d’environ 33 % (une alvéole) pour l’alignement des âmes
entre les assises adjacentes d’une maçonnerie courante de blocs à 3 alvéoles. La Figure 1.5.4.1.1-1c
montre un alignement incorrect de 50 % pour la maçonnerie de blocs à 3 alvéoles.
Les Figures 1.5.4.1.1-1a et 1.1b montrent les blocs à alvéoles remplies de mortier optionnelles (maximum
1:3) qui sont autorisées pour augmenter la surface pleine du mur. L’armature n’est pas requise dans ces
alvéoles.
224
Figure 1.5.4.1.1- 1a Plan de pose des blocs de maçonnerie à lits alternés avec décalage de 50 %
pour bloc de 20 cm à 2 alvéoles (CORRECT).
Figure 1.5.4.1.1- 1b Plan de pose des blocs de maçonnerie à lits alternés avec décalage de 33 %
pour bloc de 15 cm à 3 alvéoles (CORRECT).
225
Figure 1.5.4.1- 1c Plan de pose des blocs de maçonnerie à lits alternés avec décalage de 50 %
pour bloc de 15 cm à 3 alvéoles (INCORRECT).
Un renforcement vertical peut être requis dans les alvéoles remplies de coulis pour les murs pignons
supportés (Section 1.5.4.9.3), les prolongements de renforcements des fenêtres (Section 1.5.4.2) ou les
ancrages de toiture par feuillards (Section 1.5.6.9.7). Dans ces cas, le chaînage vertical relie une poutre
de fondation en partie inférieure à une poutre en partie supérieure. La Figure 1.5.4.1.1-2 montre une
coupe de mur en maçonnerie avec alignement correct des parois et des alvéoles pour un bloc à 2
alvéoles, dont une est remplie de coulis avec un renforcement.
226
Figure 1.5.4.1.1- 2 Section de mur en maçonnerie montrant l’alignement des âmes et des alvéoles
pour des blocs à 2 alvéoles avec chevauchement de 50 %, une alvéole remplie de coulis de béton
avec renforcement).
Un remplissage complet des joints de mortier est requis. Combiné aux exigences de recouvrement (50 %
pour les blocs à deux alvéoles et ~33 % pour les blocs à trois alvéoles), cela maximise la surface nette
disponible pour résister aux efforts de cisaillement. Si le remplissage complet n’est pas assuré (condition
corrective), une plus grande longueur de mur sera alors nécessaire dans le bâtiment. La Figure
1.5.4.1.1-3 illustre la différence entre un joint de mortier limité aux parois extérieures et un remplissage
complet au mortier. À noter que ces directives ne s’appliquent pas aux murs en briques ; la figure est
donnée à titre informatif uniquement.
227
Figure 1.5.4.1.1- 3 Bloc de maçonnerie illustrant la différence entre le remplissage complet des
joints (obligatoire) et le remplissage limité aux parois extérieures.
Le rapport de surface nette à surface nominale (RN = surface nette / surface nominale) est un paramètre
important pour déterminer le nombre et la longueur des murs requis via le pourcentage de surface de mur
de la Section 1.5.4.3. Les valeurs de RN sont fournies dans le Tableau 1.5.4.1.1-2 pour une gamme de
dimensions de blocs couramment disponibles et pour différentes hypothèses concernant le remplissage
des joints de mortier.
Le Tableau 1.5.4.1.1-2 résume le rapport de surface nette des blocs en utilisant les dimensions du
Tableau 1.5.4.1.1-1, pour les types et configurations de blocs suivants :
● Largeurs nominales de 15 cm ou 20 cm (largeurs réelles de 14 cm ou 19 cm)
● Blocs à 2, 3 et 4 alvéoles avec au moins 25 % de recouvrement entre rangs alternés (minimum
pour un appareillage courant)
● Épaisseur des parements extérieurs de 25 mm ou 30 mm. Un parement plus épais contribue
directement à la surface nette et réduit la longueur de mur nécessaire dans le bâtiment
● Que les parois transversales soient entièrement remplies de mortier ou non. Un remplissage
complet est requis mais n’est pas toujours effectué.
228
● Remplissage optionnel des alvéoles (aucun, ou une sur trois). Non autorisé dans les murs
supportant une toiture légère
Le facteur CN est utilisé dans le calcul du pourcentage de surface de mur de la Section 1.5.4.3. Le facteur
CN référence toutes les valeurs de surface nette à 1,0 pour le cas de base : bloc de 15 cm, 3 alvéoles,
parement de 25 mm, sans remplissage de coulis, joints entièrement remplis.
CN = (RN / 0.438) x (W / 15cm)
Les surfaces nominales du Tableau 1.5.4.1.1-1 peuvent être utilisées pour déterminer les surfaces nettes
réelles à vérifier ou pour ajustement dans l’Annexe 3. Les valeurs de surface nette et le ratio CN doivent
être comparés aux valeurs mesurées des blocs fournis pour la construction afin de vérifier leur
acceptabilité.
Les blocs disponibles peuvent présenter des surfaces nettes supérieures à celles indiquées dans le
tableau. Par exemple, les unités respectant les exigences dimensionnelles de la norme ASTM C90-16
(Spécification standard pour unités de maçonnerie en béton porteuses) auront des parements plus épais,
par exemple un minimum de 32 mm (1,25") pour les blocs de largeur nominale 20 cm. De plus, les
valeurs RN du Tableau 1.5.4.1.1-2 supposent que les largeurs des blocs sont de 14 cm et 19 cm pour des
unités nominales de 15 cm et 20 cm. Les valeurs réelles peuvent être supérieures.
Cela peut être utilisé pour réduire la longueur de mur requise. Cependant, RN ne doit pas dépasser 0,63
sauf si les éléments verticaux de limite sont réévalués pour les sollicitations de flexion résultant de la
résistance au cisaillement plus élevée.
Tableau 1.5.4.1.1- 2 Rapport de surface nette des blocs (RN) et facteur de surface nette CN
Largeur nominale du bloc, W (cm)
15
15
15
20
20
20
Longueur nominale du bloc L (cm)
40
40
40
40
40
40
Alvéoles remplies de béton
Non
Non
1 sur 3 (3)
Non
Non
1 sur 3 (3)
Parois transversales alignées avec
mortier
Non
(1)
Oui (2)
Oui
Non (1)
Oui (2)
Oui
Dispositions
alvéoles
Rapport de surface nette des blocs(5) (6)
(RN = Anet / Anominal)
2 alvéoles
(2x1)
3 alvéoles
(3x1)
4 cell (2x2)
Epaisseur paroi
extérieure (4) (cm)
2.5
0.325
0.438
0.595
0.244
0.375
0.559
3.0
0.390
0.490
0.630
0.293
0.414
0.585
2.5
0.325
0.438
0.583
0.244
0.375
0.544
3.0
0.390
0.490
0.619
0.293
0.414
0.571
2.5
N/A
N/A
N/A
0.244
0.473
N/A
229
Dispositions
alvéoles
2 alvéoles
(2x1)
3 alvéoles
(3x1)
4 alvéoles
(2x2)
Epaisseur paroi
extérieure (4) (cm)
Facteur de surface nette (5) (6)
CN = (RN x W) / (0.438 x 15cm)
2.5
0.74
1.00
1.36
0.74
1.14
1.70
3.0
0.89
1.12
1.44
0.89
1.26
1.78
2.5
0.74
1.00
1.33
0.74
1.14
1.66
3.0
0.89
1.12
1.41
0.89
1.26
1.74
2.5
N/A
N/A
N/A
0.74
1.44
N/A
Notes :
1. Si seules les faces extérieures sont maçonnées, alors les parois transversales ne contribuent pas
à la résistance au cisaillement — solution non recommandée. Cela rend la surface nette des
blocs de 15 cm et de 20 cm identique.
2. Pour les blocs à deux alvéoles, le recouvrement des blocs entre lits alternés doit être d’un
demi-bloc (50 %), afin que les trois parois transversales s’alignent et contribuent à la résistance
au cisaillement. Cela permet également de laisser un espace pour le coulage de béton dans les
alvéoles lorsque cela est permis. Pour les blocs à trois alvéoles, le recouvrement doit être d’un
tiers de bloc (33 %), de façon à ce que la première ou la troisième alvéole s’aligne. Cependant,
cela laisse certaines âmes transversales mal alignées, de sorte que seulement 3 sur 4 sont
prises en compte dans la résistance au cisaillement. Ainsi, la surface nette des blocs à deux et
trois alvéoles est la même. Cette hypothèse peut être révisée par l’ingénieur si un bon alignement
des âmes est démontré.
3. Il est permis d’augmenter la surface murale en coulant du béton dans une alvéole sur trois (1:3),
pour les configurations 2x1 et 3x1 (mais pas pour la configuration 2x2), voir Section 1.7.4.3. Les
valeurs de RN pour le coulage d’une alvéole sur trois sont fournies ; RN doit être recalculé si un
coulage moindre est prévu. Le coulage n’est pas autorisé dans les murs supportant une toiture
légère en raison de l’augmentation des sollicitations hors plan sur les chaînages périphériques.
4. Les rapports de surface nette (RN) et facteurs (CN) sont fournis en supposant une épaisseur
d’âme de face de 2,5 cm ou 3,0 cm. L’utilisation d’âmes de face plus épaisses réduit la surface
murale requise.
5. Les dimensions des blocs fournis varieront inévitablement de celles spécifiées par l’ingénieur. S’il
est suspecté que la surface nette des blocs fournis puisse être significativement inférieure à ces
valeurs, un rapport de surface nette plus faible doit être utilisé dans la conception.
6. Les surfaces nettes calculées n’incluent pas la contribution des rayons de congé, etc. Cela
augmente la surface nette et la marge d’environ 1 % à 2 % selon le nombre d’alvéoles. Les
rayons des angles des alvéoles peuvent être supposés égaux à 16 mm (⅝") si une évaluation
complémentaire est effectuée. La surface nette des blocs fournis peut également être déterminée
selon la norme ASTM C140 Standard Test Methods for Sampling and Testing Concrete Masonry
Units and Related Units.
7. Les alvéoles des blocs à quatre cellules sont trop petites pour être correctement coulées en
béton, cette option est donc non applicable (N/A).
230
8. La surface nette des blocs avec un coulage 1:3 des alvéoles est égale à la surface nette non
coulée plus la surface de l’alvéole coulée (⅔ d’une alvéole pour les blocs à deux cellules et une
alvéole pour les blocs à trois cellules).
9. Les surfaces nettes réelles (cm²) peuvent être déterminées en utilisant le rapport RN de ce
tableau, multiplié par la surface nominale d’une unité de 15 cm x 40 cm = 600 cm² et de 20 cm x
40 cm = 800 cm². À noter que les valeurs de RN ont été déterminées à partir des dimensions
réelles du tableau 1.5.4.1.1-1 et excluent le joint horizontal supposé de 1 cm (par ex. 14 cm x 39
cm pour un bloc nominal de 15 cm x 40 cm).
Figure 1.5.4.1.1- 3 Remplir complètement les joints de mortiers (parois extérieures et
transversales,joints verticaux) pour augmenter la surface nette.
1.5.4.1.2 Résistance minimum à la compression de la maçonnerie, f’m
La résistance à la compression minimale de la maçonnerie (f’m) est influencée par la résistance à la
compression minimale des unités (ou blocs, f’unit), du mortier (f’mortar) et du coulis (f’g) lorsqu'ils sont
présents. Pour des valeurs de f’m <= 14 MPa, la résistance à la compression de la maçonnerie est
approximativement égale à la résistance du bloc (f’unit), à condition que la résistance du mortier et du
coulis soit au moins équivalente à celle du bloc.
La résistance à la compression minimale spécifiée de la maçonnerie (f’m) peut être déterminée en
utilisant la méthode de la résistance de l'unité avec les combinaisons du Tableau 1.5.4.1.2-1 Résistance à
la Compression Minimale de la Maçonnerie, f’m. Ces conceptions de mélanges de mortier et de coulis
correspondent à celles de la section 1.5.3. La méthode du prisme peut également être utilisée, voir TMS
602 Section 1.5.
231
Les différentes valeurs de f’m sont utilisées pour déterminer le pourcentage de surface murale requis
dans le bâtiment, voir l’annexe 3 . Une interpolation linéaire est permise entre les valeurs des quatre
premières lignes.
Les informations sur le coulis sont utilisées lorsque certaines alvéoles sont remplies de coulis pour
augmenter la surface de cisaillement au lieu de nécessiter des blocs plus résistants, voir la section
1.5.4.2 et l’Annexe 3.
Tableau 1.5.4.1.2- 1 Résistance minimum à la compression de la maçonnerie, f’m
Résistance
Minimale à la
Compression
de la
Maçonnerie,
f’m
(MPa)
Mélange du
mortier et
résistance à la
compression,
f’mortier
(MPa)
Mélange du
coulis et
résistance à la
compression
f’g
(MPa)
Résistance
minimum à
la
compressio
n des blocs,
f’unit
(MPa)
Remarque
Unité de maçonnerie non remplie avec coulis de béton
6.9
1 part ciment
4.5 parts sable
Eau selon besoin
7.5 MPa
-
6.9
Minimum, excepté pour 3
niveaux,
Valeur de référence pour
les murs
10.0
1 part ciment
4.0 parts sable
Eau selon besoin
10.0 MPa
-
10.0
Nécessite vérification de
f’unit. Minimum pour le
RdC d’un immeuble de 3
niveaux avec blocs de
20cm
12.5
1 part ciment
3.5 parts sable
Eau selon besoin
12.5 MPa
-
12.5
Nécessite vérification de
f’unit
14.0
1 part ciment
14.0
Nécessite vérification de
3.5 parts sable
f’unit
Eau selon besoin
12.5 MPa
Unité de maçonnerie remplie avec coulis de béton (maximum 1 alvéoles sur 3)
6.9
10.0
1 part ciment
4.5 parts sable
Eau selon besoin
7.5 MPa
1 part ciment
4.0 parts sable
Eau selon besoin
10.0 MPa
1 part ciment
4.5 parts sable
Eau selon besoin
7.5 MPa
1 part ciment
4.0 parts sable
Eau selon besoin
10.0 MPa
232
Permis tel que décrit
dans section 1.5.4.3 et
Annexe 3.
10.0
Nécessite vérification de
f’unit. Permis tel que
décrit
dans
section
1.5.4.3 et Annexe3.
Dans la procédure de pourcentage de surface de mur (PSM) de la Section 1.5.4.3, l’avantage lié à
l’utilisation d’une maçonnerie avec une résistance minimale à la compression supérieure à f’m = 6,9 MPa
est exprimé au moyen du facteur CB.
CB = (𝑓'𝑚 / 6. 9 𝑀𝑃𝑎)
Par exemple, si f’m = 10 MPa, alors CB = 1,20.
Les valeurs de CB pour différentes valeurs de f’m sont données dans le Tableau 1.5.4.1.2-2.
Tableau 1.5.4.1.2- 2 – Facteur d’ajustement pour la résistance minimale à la compression de la
maçonnerie, CB
Résistance Minimale à la
Compression de la
Maçonnerie, f’m
(MPa)
Facteur d’ajustement de la
résistance de la
maçonnerie CB
6.9
1.00
10.0
1.20
12.5
1.35
14.0
1.42
CB = (𝑓'𝑚 / 6. 9 𝑀𝑃𝑎)
1.5.4.1.3 Construction
Le mur de blocs structurel doit être construit avant de couler les chaînages.
Les blocs doivent être confinés à leurs extrémités avec les chaînages verticaux. Les extrémités du murs
doivent être dentelées au droit des chaînages verticaux tel qu’illustré dans la Figure 1.5.4.1.3-1. Les blocs
doivent être posés en quinconce en laissant un espace une rangée sur deux entre la colonne et le mur.
Le béton est ensuite coulé jusqu’à la face latérale des blocs, qui sert de coffrage, pour garantir que le
béton remplit correctement l’espace laissé libre entre les blocs et l’armature. Alternativement, le décalage
peut être réalisé en retirant l’âme du demi-bloc adjacent au chaînage vertical, ce qui permet de le remplir
de béton lors du coulage de la colonne.
233
Figure 1.5.4.3-1 Élévation typique d'un mur en maçonnerie confinée
Comme alternative, les murs de maçonnerie peuvent être ancrés aux chaînages adjacents à l'aide de
barres de ¼ de pouce (6 mm de diamètre) s'étendant de la colonne à travers le joint de mortier et
accrochées au premier bloc (barre en forme de U), qui doit être rempli avec un coulis de béton sur toute
la hauteur du mur. Ces barres doivent être placées tous les trois rangs, comme le montre la figure
1.5.4-4. L'épaisseur des joints de mortier doit être comprise entre 12 et 20 mm à l'endroit où se trouvent
ces barres.
234
235
Figure 1.5.4.3.1- 1,2,3 Connexions des murs aux colonnes avec goujon
1.5.4.1.4 Continuité verticale support vertical
Les murs porteurs en maçonnerie chaînée (MMC) qui contribuent à la résistance latérale doivent avoir un
support vertical à chaque extrémité depuis la fondation jusqu'au sommet du niveau le plus élevé dans
lequel ils se produisent. Le support vertical à chaque extrémité peut être fourni dans l’une des conditions
suivantes :
236
1.Les murs continus (par défaut)
Un mur de même longueur et emplacement
est aligné directement en dessous et s'étend
jusqu'au niveau des fondations. Les
chaînages verticaux sont continus depuis le
niveau inférieur jusqu'au mur considéré,
Figure 1.5.4.1.4-1.
Les ouvertures, si présentes, sont situées de
chaque côté du mur continu.
La longueur minimale du mur est de 1,2 m.
Figure 1.5.4.1.4-1 Continuité du mur supporté
2. Chevauchement parallèle
L'extrémité du mur est partiellement soutenue
par un mur situé dans le même plan en
dessous. Le chevauchement doit représenter
au moins 25 % de la longueur du mur
supporté. Figure 1.5.4.1.4-2.
Les deux éléments de délimitation définissant
les bords de chevauchement doivent être
continus et s'étendre vers le haut et vers le
bas dans le mur mitoyen.
La poutre soutenant le mur au-dessus doit
satisfaire aux exigences de la section 1.5.4.2
relatives aux linteaux pour les grandes
ouvertures. Cela limite la largeur de
l'ouverture à 2,2 m.
Figure 1.5.4.1.4-2 Support de mur à
chevauchement parallèle
237
3. Support de colonne uniquement
Une ou les deux extrémités du mur sont
soutenues par une colonne isolée ou une
colonne avec un mur d'un seul côté.
Les poteaux et poutres de support doivent
être conçus séparément selon les exigences
de l'ASCE 7 et de l'ACI 318. Les poteaux
doivent être conçus pour résister aux efforts
de cisaillement sismique et aux sollicitations
de renversement correspondant à la
résistance au cisaillement prévue du ou des
murs supportés au-dessus.
Figure 1.5.4.1.4-3. Support isolé pour le mur d'une
colonne
4. Chevauchement perpendiculaire
L'extrémité du mur est soutenue par un
chaînage vertical qui est encastré dans un
mur dans la direction perpendiculaire ou
parallèle.
Le mur supporté doit s'étendre sur au moins
25 % de la longueur du mur dans deux
directions au-delà du chaînage vertical dans
deux directions perpendiculaires, comme
illustré.
La poutre soutenant le mur au-dessus doit
satisfaire aux exigences de la section 1.5.4.2
relatives aux linteaux pour les grandes
ouvertures. Cela limite la largeur de
l'ouverture à 2,2 m.
Figure 1.5.4.1.4-4 Support de mur à
chevauchement perpendiculaire.
238
Remarque : Extensions de murs en maçonnerie jusqu'à 60 cm ne peuvent pas servir de support mural
pour les conditions (1) à (4) décrites ci-dessus.
Les murs dont une ou les deux extrémités ne sont pas soutenues, c'est-à-dire ne remplissant aucune des
conditions (1) à (4) ci-dessus, ne peuvent pas être utilisés comme mur cisaillement et ne contribuent pas
à la résistance latérale. Voir la figure 1.5.4-5. Ces murs peuvent être détaillés comme cloisons de
séparation (Section 1.5.4.10).
Figure 1.5.4.1.4-5 Mur de partition non supporté. Ce mur ne contribue pas à la résistance
latérale.
1.5.4.2 Éléments de confinement, localisation et dimensions
Pour un mur de cisaillement donné, les éléments de confinement sont divisés en :
○ Chaînages verticaux :
● Colonnes - avec 4 ou 6 barres longitudinales (généralement adjacentes aux portes ou
aux intersections des murs)
● Renforcement à 2 barres (généralement adjacents aux fenêtres ou à toute autre
ouverture à hauteur partielle)
○ Chaînages horizontaux :
● Chaînage horizontal inférieur (Poutre de ceinture basse ou de libage)
● Chaînage horizontal supérieur (Poutre de couronnement ou de ceinture)
● Chaînage horizontal intermédiaire (Bande sismique à mi-hauteur)
● Linteaux au-dessus des ouvertures
L'emplacement de ces éléments doit répondre aux exigences suivantes :
● Un Chaînage horizontal inférieur (Poutre de ceinture basse), un chaînage horizontal supérieur
(Poutre de couronnement ou de ceinture) et un chaînage horizontal intermédiaire (Bande
sismique à mi-hauteur) doivent être présents sur tous les murs. Les chaînages supérieurs
doivent former des anneaux fermés en plan de sorte qu'il n'y ait pas d'extrémités déconnectées.
239
Les spécifications standard des chaînages bas et hauts sont données dans les Sections 1.5.4.6
et 1.5.4.7.
● Des chaînages verticaux (colonnes) à 4 ou 6 barres doivent être placées aux coins du bâtiment,
aux intersections des murs et à côté des portes ou autres ouvertures pleine hauteur (Exception :
les extensions de murs en maçonnerie (MWE) jusqu'à 0,6 m peuvent être laissées non confinées
et non renforcées entre une colonne de liaison et une porte adjacente ou une ouverture pleine
hauteur).
Figure 1.5.4.2-1 Exemple d'emplacement des éléments de confinement des murs
● Renforcements aux ouvertures dépendent des dimensions et de l’emplacement de l’ouverture :
-
Très petites ouvertures : dimensions inférieures ou égales à 20cm x 20cm. Elles peuvent
être intégrées dans un panneau mural sans nécessiter d'éléments de confinement. Leur
présence peut être ignorée lors du calcul de la capacité portante et de la résistance aux
forces latérales du mur. Toutefois, une seule ouverture de ce type est autorisée par panneau
mural.
-
Petites ouvertures : dimensions inférieures ou égales à 0,6m x 0,6m. Elles peuvent être
intégrées dans un panneau mural sans nécessiter d'éléments de confinement. Ces
ouvertures ont un impact sur la longueur effective du mur de cisaillement qui contribue au
système de résistance latérale. La longueur de l’ouverture doit être déduite lors du calcul de
la longueur effective de mur de contreventement contribuant au PSM. Si la longueur de mur
restante de part et d’autre de l’ouverture est inférieure à 0,60 m, elle doit être exclue du
calcul de la longueur effective de mur de contreventement. La longueur totale réduite du mur
doit être au minimum de 1,20 m.
-
240
Figure 1.5.4.2-2 Exemple de la façon dont les petites ouvertures affectent la longueur
effective du mur pour la résistance au cisaillement.
-
Ouvertures moyennes : la largeur (W) est de 0,6 m < W <= 0,9 m ; la hauteur (H) peut
varier. EIles doivent comporter des chaînages horizontaux et verticaux tout autour de leur
périmètre (voir ci-dessous pour les spécifications).
-
Grandes ouvertures : la largeur (W) est de 0,9 m < W <= 2,2 m ; la hauteur (H) peut varier.
EIles doivent comporter des éléments de délimitation horizontaux et verticaux tout autour de
leur périmètre (voir ci-dessous pour les spécifications).
Éléments de confinement horizontaux pour ouvertures moyennes et grandes :
Une bande sismique (chaînage horizontal intermédiaire) est requise sous les fenêtres, comme décrit à la
section 1.5.4.7
Au-dessus des fenêtres et des portes, il faut prévoir un linteau de même épaisseur que le mur et d'une
profondeur/renfort égal à :
● Pour les ouvertures moyennes : profondeur de 200 mm, renforcées par 2 barres longitudinales
de ½" pliées à l'intérieur des éléments de délimitation verticaux et des étriers, espacées de ¼" à
entraxe de 100 mm tout le long du linteau.
● Pour les grandes ouvertures : profondeur de 200 mm, renforcées par 4 barres longitudinales de
½" et des étriers de ¼" à 100 mm c/c pour les premiers 500 mm plus près des extrémités des
ouvertures et 150 mm dans la partie médiane de la travée du linteau.
Alternativement, si l'ouverture s'étend jusqu'au niveau supérieur, les dimensions et le renforcement du
chaînage supérieur doivent dépasser ceux requis pour le linteau.
241
Figure 1.5.4.2-3,4&5 Éléments de délimitation pour fenêtres moyennes
ou grandes avec linteau et sans linteau
242
Éléments de délimitation verticaux pour ouvertures moyennes et grandes :
Si l'ouverture (fenêtre) a une hauteur <= 1,5 m, elle doit être confinée verticalement sur les deux bords
avec un chaînage à deux barres (sauf si un chaînage à 4 barres est requis à peu près au même endroit
dans le niveau supérieur et descend au niveau inférieur).
Il est préférable que les barres longitudinales de l'élément de confinement vertical de la fenêtre soient
raccordées par recouvrement avec des attentes provenant du chaînage supérieur ou de la fondation en
dessous. Une alternative acceptable consiste à prolonger les barres longitudinales de l'élément de
confinement vertical sous l'ouverture de la fenêtre et à les sceller en place par coulis sur au moins trois
assises de blocs (les barres peuvent être pliées et scellées ensemble par coulis). Au sommet de
l'ouverture de la fenêtre, les barres longitudinales doivent être coulées dans le chaînage supérieur au
niveau de l'étage suivant. (Figure 1.5.4.2-4).
FIGURE 1.5.4.2-4 Éléments de délimitation pour fenêtres moyennes ou grandes
d'une hauteur inférieure ou égale à 1,5 m.
Si l'ouverture a une hauteur > 1,5 m (fenêtres ou portes profondes) et est à moins de 60 cm depuis un
coin de bâtiment ou une intersection de murs, ce côté de l’ouverture peut être laissé libre. (Extension de
mur en maçonnerie).
Figure 1.5.4.2-5 : Éléments de délimitation pour les ouvertures hautes situées à moins de 60 cm
d'un angle de bâtiment ou d'une intersection de murs
243
Si l'ouverture a une hauteur >1,5 m (fenêtres ou portes profondes) et est placée à une distance inférieure
à 120 cm d' un coin de bâtiment ou une intersection de murs, il peut être confiné verticalement avec un
renforcement à 2 barres ancré aux chaînages horizontaux supérieure et inférieure.
Figure 1.5.4.2-6 : Éléments de délimitation pour les ouvertures hautes situées à moins de
120 cm d'un angle de bâtiment ou d'une intersection de murs
Si l'ouverture a une hauteur > 1,5 m (fenêtres ou portes profondes) et est placée à 120 cm ou
plus d'un coin de bâtiment ou d'une intersection de murs, des chaînages horizontaux ( colonnes)
à 4 ou 6 barres (dans le cas de bâtiments de 3 niveaux) doivent être fournies sur les deux bords
et reliées aux chaînages supérieurs et inférieurs (jusqu'aux fondations pour les ouvertures du
rez-de-chaussée).
Figure 1.5.4.2-7 Éléments de délimitation pour les ouvertures hautes situées à plus de 120 cm de
tout angle de bâtiment ou intersection de murs
244
Tableau 1.5.4.2-1 - Conditions récapitulatives pour les éléments de délimitation aux ouvertures
Type
d'ouvertur
es
Dimensions
Maximales
Affecte
la
capacité
portante
Affecte
la
capacité
de
cisaillem
ent
Éléments de
confinement
horizontal
requis
Éléments de
confinement vertical
requis
Très petite
20 cm x 20 cm
NON
NON
NON
NON
Petite
60 cm x 60 cm
NON
OUI
NON
NON
Moyenne
Largeur (L)
60 cm <L ≦ 90 cm
OUI
OUI
OUI
OUI
Toutes les valeurs H
sont situées ≤ 60 cm
d'un élément de
confinement renforcé
par 4 barres.
Haut - Linteau ou
chaînage
supérieur
La hauteur (H) varie
Bas- Bande
sismique ou
chaînage
inférieure
Aucun élément de
confinement requis
H ≤ 1,5m renforcement 2 barres
H > 1,5m et placé à
plus de 120 cm des
murs - colonne 4 ou 6
barres
l'intersection/angle des
murs - renforcement 4
ou 6 barres de
renforcement
Grande
Largeur (L)
0,9 m < L ≦ 2,2 m
OUI
OUI
La hauteur (H) varie
OUI
OUI
Haut - Linteau
profond ou
chaînage
supérieur
H≤ 1,5m - renforcement
2 barres
Bas- Bande
sismique ou
chaînage
inférieure
245
H> 1,5m et placé à plus
de 60cm de
l'intersection/angle des
murs - colonne 4 ou 6
barres
H> 1,5m et placé à
moins de 60cm de
l'intersection/angle des
murs - renforcement 2
barres de ce côté
1.5.4.3 Pourcentage de Surface de Mur
1.5.4.3.1 Aperçu
Chaque niveau du bâtiment doit comporter des murs structuraux (ou de cisaillement) en maçonnerie
chaînée suffisants et bien répartis dans chaque direction orthogonale (x et y) pour résister aux forces
latérales appliquées (vent et sismique). L’exigence minimale est qu’au moins un mur de 1,2 m de
longueur soit prévu tous les 4,5 m dans le bâtiment.
Une bonne répartition des murs de cisaillement en maçonnerie chaînée est particulièrement importante
aux niveaux supportant des toitures légères, car le système de chaînage supérieur constitue un
diaphragme flexible qui distribue les charges sismiques aux murs résistants sur la base de leur surface
tributaire.
Aux niveaux supportant une dalle de plancher ou de toit lourde, la répartition des murs doit également
refléter la surface tributaire, mais en privilégiant davantage le périmètre du bâtiment que l’intérieur. Cela
est essentiel pour limiter la réponse torsionnelle sismique du bâtiment, en particulier pour les bâtiments
ayant un rapport longueur/largeur élevé. Le rapport maximal autorisé est de 4, et des murs périphériques
supplémentaires sont requis si le rapport dépasse 3.
L’acceptabilité des murs proposés est évaluée à l’aide de la procédure du Pourcentage de Surface de
Mur (PSM) résumée ici et décrite plus en détail à l’Annexe III. Le PSM est défini comme le rapport entre
la surface nominale des murs ∑ Awi (Longueur × Épaisseur) dans une direction orthogonale donnée,
dans une zone de plan de référence donnée, et cette même surface de plan. La surface de plan de
référence est généralement la surface de plancher du bâtiment, mais le PSM peut également être calculé
pour chaque ligne de murs (ligne de grille) du bâtiment, en utilisant la surface tributaire à ces murs.
Le PSM mesure la densité des murs structurellement utiles pour résister aux charges latérales dans un
plan de bâtiment. Les bâtiments avec de petites pièces et des murs rapprochés comportant peu
d’ouvertures auront un PSM plus élevé que les bâtiments avec des murs espacés et de grandes
ouvertures. De même, l’utilisation des blocs 20 cm au lieu de 15 cm d’épaisseur, ou l’augmentation du
ratio de surface nette des blocs (RN) ou de la résistance à la compression minimale de la maçonnerie
(f’m) augmentera le PSM.
Figure 1.5.4.3.1-1 Variables géométriques considérées dans le calcul du PSM par étage.
246
1.5.4.3.2 Pourcentage Surface de Mur requis (PSM)
Le Pourcentage de Surface de Mur requis (PSM) dans un bâtiment est fonction de la sismicité du site
(zone sismique, SDS), du type de système de toiture (légère ou lourde), et du niveau considéré (par
exemple rez-de-chaussée d’un bâtiment à deux niveaux).
Le PSM requis est défini par rapport à un mur de référence présentant les caractéristiques suivantes à
chaque niveau :
1. Maçonnerie en blocs de béton non remplis de coulis, épaisseur nominale 15 cm, rapport de
surface nette RN = 0,438 (configuration typique à 3 alvéoles), joints de mortier entièrement
remplis ;
2. Résistance de la maçonnerie f’m = 6,9 MPa ;
3. Contribution en cisaillement plan des éléments de bord (chaînages horizontaux et verticaux) en
béton armé négligée, chaque mur étant supposé constitué de mur de référence sur toute sa
longueur ;
4. Contribution de la bande sismique de mi-hauteur incluse (augmentation de capacité de 33 %) ;
5. Résistance augmentée de 10 % au niveau 1 d’un bâtiment à deux niveaux, et au niveau 2 d’un
bâtiment à trois niveaux ; résistance augmentée de +14 % au niveau 1 d’un bâtiment à trois
niveaux.
La résistance du mur de référence (kN/m) est déterminée conformément au TMS 402-16 Building Code
Requirements for Masonry Structures (Section 9.3.4.1.2.1), norme de référence de l’IBC 2021. Si la
résistance du mur construit est supérieure à celle du mur de référence (par ex. bloc plus épais ou plus
résistant), l’amélioration est exprimée en multiplicateurs du mur de référence (par ex. un bloc de 10 MPa
équivaut à 120 % d’un bloc de 6,9 MPa). Cette amélioration est interprétée comme une augmentation
d’épaisseur et non de longueur.
Les efforts tranchants sismiques du niveau ont été pré-calculés selon les dispositions de l’ASCE 7-16
pour des bâtiments d’un à trois niveaux, sur une gamme de valeurs SDS, avec toiture légère ou lourde.
Ces efforts tranchants (kN) sont ensuite convertis en valeurs de PSM requis à l’aide de la résistance du
mur de référence (kN/m) et d’hypothèses simplificatrices (voir Annexe 3).
Le PSM requis constitue ainsi un indicateur de référence cohérent des sollicitations sismiques,
comparable à la force tranchante de base (kN) définie dans l’ASCE 7-16, mais avec un lien plus direct et
intuitif à une caractéristique physique du bâtiment.
Les valeurs de PSM du Tableau 1.5.4.3.2-1 sont exprimées en fonction d’un bloc de 15 cm, 3 alvéoles,
f’m = 6,9 MPa pour chaque niveau. Des majorations sont appliquées au PSM fourni pour tenir compte de
blocs de meilleure performance (par ex. 20 cm, f’m = 10 MPa). Ces ajustements sont obligatoires dans
certains cas, comme au rez-de-chaussée d’un bâtiment de trois niveaux, où un bloc de 20 cm, f’m = 10
MPa est exigé.
Les valeurs de PSM requis du Tableau 1.5.4.3.2-1 sont applicables aux bâtiments répondant aux
prescriptions de la Section 1.4.1.2 et à l’ensemble des conditions suivantes :
1. La surface des avant-toits de toiture lourde ne dépasse pas 30 % de la surface en plan du
bâtiment ;
2. Le retrait d’angle admissible ne doit pas dépasser les dimensions maximales (voir Tableau
1.4.1-2) ;
3. Les galeries/terrasses admissibles ne dépassent pas les dimensions maximales (voir Tableau
1.4.1-2) ;
247
4. Le poids de la dalle ne dépasse pas significativement celui d’une dalle alvéolée de 20 cm ;
5. Les murs de maçonnerie respectent les prescriptions des Sections 1.5.4 et 1.5.4.1.
The required Wall Area Percent in a building is a function of the building site seismicity (seismic zone,
SDS), type of roof system (lightweight or heavy), and the story under consideration (e.g. ground floor of a
two-story building). WAP required is expressed in terms of an area of reference wall that has the following
characteristics at each level:
1. Constructed using ungrouted concrete masonry units, 15cm nominal thickness, net area ratio RN
= 0.438 (typical 3-cell configuration), and fully bedded mortar joints.
2. Masonry strength f’m = 6.9 MPa.
3. The additional in-plane shear strength contributed by the reinforced-concrete boundary elements
is neglected, each wall is assumed to be constructed of reference wall for the whole length.
4. The contribution of the mid-height seismic band is included (increases capacity by 33%).
5. The strength of the wall is increased by 10% for level 1-of-2 or 2-of-3 and 14% for 2-of-3 to
account for axial load in the walls.
Tableau 1.5.4.3.2- 1 Pourcentage de Surface de Mur requis (2)
Zone sismique
Zone A
Zone B
Zone C
Zone D
Sds Maximum (G)
0.99
1.40
1.80
2.24
PSM Minimum (surlignage en vert
ci-dessous)
1.0%
1.0%
1.4%
1.7%
Toiture légère
Type de bâtiment
Niveau
Zone A
Zone B
Zone C
Zone D
1-niveau
1er (RdC)
1.0%
1.0%
1.4%
1.7%
2ème (étage 1)
1.0%
1.3%
1.7%
2.1%
1er (RdC)
2.0%
2.9%
3.7%
4.6%
3ème (étage 2)
1.0%
1.4%
1.8%
2.3%
2ème (étage 1)
2.6%
3.7%
4.8%
5.9%
1er (RdC)
3.4%
4.8%
6.2%
7.7%
2-niveaux
3-niveaux
Toiture lourde
Type de bâtiment
Niveau
Zone A
Zone B
Zone C
Zone D
1-niveau
1er (RdC)
1.3%
1.9%
2.4%
3.1%
2ème (étage 1)
1.8%
2.6%
3.3%
4.1%
1er (RdC)
2.7%
3.8%
4.9%
6.2%
3ème (étage 2)
2.0%
2.9%
3.7%
4.6%
2ème (étage 1)
3.4%
4.8%
6.2%
7.7%
1er (RdC)
4.0%
5.7%
7.4%
9.2%
2-niveaux
3-niveaux
PSM minimum gouverne (voir Annexe 3 pour plus d’information)
Supérieur à 6%, congestion possible des murs sans mesures additionnelles.
248
Notes:
1. Les valeurs de SDS correspondent aux valeurs maximales pour chaque zone sismique. Une
interpolation linéaire est autorisée pour les valeurs réelles de SDS du site, ou bien le PSM requis
peut être recalculé en utilisant l’Annexe 3I.
2. Les valeurs de PSM s’appliquent uniquement aux bâtiments en maçonnerie chaînée (MMC) et ne
sont pas applicables aux bâtiments en maçonnerie renforcée (MMR).
3. Pour les bâtiments à trois niveaux, le PSM exige l’utilisation de blocs de maçonnerie de 10 MPa,
épaisseur 20 cm, 2 ou 3 alvéoles au niveau 1 (voir Section 1.5.4). Des blocs de 6,9 MPa,
épaisseur 15 cm peuvent être utilisés aux niveaux 2 et 3, bien qu’il soit parfois plus simple
d’utiliser un seul type de bloc pour l’ensemble du bâtiment. Si des murs de 15 cm sont employés
aux niveaux supérieurs, la continuité de la surface extérieure de la façade doit être maintenue sur
toute la hauteur du bâtiment.
1.5.4.3.3 Pourcentage de Surface de Mur fourni
Pour déterminer si un niveau donné dispose d’une surface de mur suffisante et bien répartie, le PSM
fourni est calculé à partir de la surface de plancher du bâtiment et doit excéder la valeur de PSM requis
indiquée au Tableau 1.5.4.3.2-1.
Le PSM fourni est calculé deux fois pour chaque niveau du bâtiment, une fois dans chaque direction. Par
exemple, un bâtiment de trois niveaux aura trois valeurs de PSM requis (une par niveau) et six valeurs de
PSM fourni (3 niveaux × 2 directions). Le calcul est également effectué séparément pour chaque axe de
la trame, conformément à la Section 1.5.4.3.4.
La disposition des murs en maçonnerie chaînée (MMC) pour un plan architectural donné relève du
concepteur, mais la procédure suivante est proposée à titre de méthode générale, en utilisant le plan
architectural du bâtiment :
1. Déterminer la sismicité du site selon l’emplacement du bâtiment, SDS.
2. Déterminer la surface de plancher du bâtiment.
3. Identifier les axes de trame de murs dans le bâtiment. Cela inclut les axes de murs extérieurs et
les axes intérieurs espacés d’au maximum 4,5 m.
4. Identifier les murs en maçonnerie chaînée structurels (MMC) potentiels le long de chaque axe,
dans les deux directions et à tous les niveaux (voir Section 1.5.4.3.4 pour l’identification des murs
en maçonnerie chaînée structurels).
a. Coordonner l’implantation des chaînages d’un niveau à l’autre. L’efficacité est améliorée
si les chaînages sont alignés entre les niveaux.
b. Vérifier les exigences de support des murs selon la Section 1.5.4.1.4.
c. Des murs rapprochés peuvent être regroupés sur un seul axe à condition que
l’espacement résultant ne dépasse pas 4,5 m. Cela permet de simplifier l’étape 5.
5. Déterminer la surface de plancher tributaire de chaque axe de trame (voir Figure 1.5.4.3.3-1).
Répéter pour les deux directions (axe de trame i et j) et pour tous les niveaux. La somme des
surfaces tributaires dans chaque direction, à un niveau donné, doit être égale à la surface totale
de plancher.
249
6. Déterminer la longueur totale de mur en mètre le long de chaque axe (axe de trame i) et répéter
dans la direction perpendiculaire (axe de trame j). Convertir en surface de mur de référence
(Amref ) par axe de trame (Amref i et Amref j ) en multipliant les longueurs totales par l’épaisseur du
mur de référence (0,15 m).
7. Pour chaque axe de trame, déterminer le facteur d’ajustement (facteurs C ) pour une épaisseur
de bloc différente (e > 0,15 m), un rapport de surface nette (RN ≠ 0,438) ou une résistance
minimale de la maçonnerie supérieure (f’m > 6,9 MPa) en multipliant par les facteurs
d’ajustement suivants :
a. Facteur de surface nette CN :
du Tableau 1.5.4.1.1-2 ou
CN = (RN / 0.438) x (W / 0.15cm)
Exemple: Pour des blocs de 0.20m avec RN = 0.375.
CN = (0.375 / 0.438) x (0.2m/0.15cm) = 1.14
Noter que CN = 1.14 est nécessaire pour le 1er niveau d’un bâtiment à 3 niveaux.
b. Résistance minimum à la compression de la maçonnerie, f’m au dessus de 6.9MPa:
CB du Tableau 1.5.4.1.2-2 ou
CB = (𝑓'𝑚 / 6. 9 𝑀𝑃𝑎)
Par exemple, si f’m = 10 MPa, alors CB = 1.20.
Noter que CB = 1.20 (bloc de 20 cm avec f’m = 10 MPa) est nécessaire pour le 1er
niveau d’un bâtiment à 3 niveaux.
8. Déterminer la surface de mur ajustée (Amaj pour tous les axes de trame i et j en multipliant pas
les facteurs C applicables :
Amaj-i= Amref-i x CB-i x CN-i et
Amaj-j = Amref-j x CB-j x CN-j
Additionner également Amaj sur les lignes de grille i et j pour obtenir le mur ajusté total (Amaj)
dans chaque direction.
9. Divisez les surfaces murales ajustées par ligne de grille (Amaj-i et Amaj-j) par la surface de
plancher tributaire à chaque ligne de grille pour déterminer la PSM fournie par ligne de grille.
Déterminez de la même manière le PSM fourni pour l’ensemble du niveau de plancher dans
chaque direction.
10. Le PSM fourni pour chaque étage et dans les deux directions doit dépasser les valeurs de PSM
requis correspondantes indiquées dans le Tableau 1.5.4.3.2-2.
11. Le PSM fourni pour chaque ligne de grille doit respecter les limites établies en multipliant les
pourcentages du Tableau 1.5.4.3.3-1 par les valeurs de PSM requis du Tableau 1.5.4.3.2-1.
12. Si le PSM fourni est insuffisant, des longueurs de mur supplémentaires doivent être prévues. À
défaut, on peut utiliser des blocs plus épais (par ex. 20 cm au lieu de 15 cm), plus résistants (par
ex. 10 MPa au lieu de 6,9 MPa), ou à surface nette supérieure (par un bloc différent ou un
250
remplissage au coulis), sur un ou plusieurs murs de l’axe, ou sur tout le niveau/direction.
13. Si le PSM fourni est significativement supérieur aux valeurs requises, certaines longueurs de mur
peuvent être supprimées. Lorsque les murs en maçonnerie chaînée structurels ne sont pas
nécessaires comme murs porteurs, ils peuvent être remplacés par des cloisons de 10 cm aux
emplacements intérieurs uniquement.
14. Des dommages accrus peuvent survenir si le niveau évalué est rendu beaucoup moins rigide ou
plus faible que le niveau supérieur. Ceci est traité par les exigences de régularité verticale du
Tableau 12.3-2 de l'ASCE 7-16 et de la Section 12.3.3. Le PSM fourni ne doit pas être inférieur
aux pourcentages suivants du PSM fourni au niveau supérieur :
a.
Zones sismiques A et B : 65 %:
● S'applique uniquement au rez-de-chaussée des bâtiments à trois niveaux.
b.
Zones sismiques C et D : 80 %
● S'applique aux deux niveaux inférieurs des bâtiments à trois niveaux et au
rez-de-chaussée des bâtiments à deux niveaux avec une toiture lourde.
Tableau 1.5.4.3.3-1 Pourcentage de surface de mur fourni par ligne de trame : exigences
minimales
Rapport longueur
/ largeur du
bâtiment
Axe de trame
PSM fourni
Minimum
PSM fourni (2)
Maximum
Niveau sous une dalle de plancher ou de toiture
Tous
Intérieur
67%
200%(3)
<=3
Extérieur
100%
300%(4)
>3 et <=4
Extérieur
150%
300%(4)
>4
non admissible
Niveau sous une toiture légère
<=4
100%(5)
Tous
Pas de limite
Notes:
1. Le rapport longueur/largeur est > 1 lors de la vérification des murs transversaux du bâtiment
(charges sismiques dans la direction courte) et < 1 lors de la vérification des murs longitudinaux
(charges sismiques dans la direction longue).
2. Un excès de mur par rapport au WAP fourni maximum est autorisé, mais il ne peut pas être pris
en compte dans le calcul du WAP fourni pour le niveau.
3. La limite de 200 % du WAP fourni maximum vise à favoriser les murs extérieurs par rapport aux
murs intérieurs.
251
4. La limite de 300 % du WAP fourni maximum vise à éviter des murs extérieurs excessivement
déséquilibrés. Il faut vérifier les exigences concernant les ouvertures adjacentes aux murs
lorsqu’elles existent.
Figure 1.5.4.3.3-1 Détermination de la zone de plancher tributaire par axe de trame
Observations complémentaires concernant la disposition des murs :
1. Pour les niveaux situés sous une dalle lourde, les exigences de PSM par axe de trame (Tableau
1.5.4.3.3-1) visent à limiter le décalage entre le centre de masse et le centre de rigidité, et à
encourager la présence de murs périphériques pour accroître la rigidité en torsion. Cela peut
généralement être évalué de manière qualitative en équilibrant la disposition des murs dans le
plan et en prévoyant autant de murs périphériques que raisonnablement possible. La procédure
détaillée du PSM figurant à l’Annexe 3 propose des méthodes pour une évaluation plus
approfondie.
2. Pour les niveaux situés sous une toiture légère, les exigences de PSM par axe de trame (Tableau
1.5.4.3.3-1) visent à garantir une surface de mur suffisante sur chaque axe de trame,
correspondant à la surface tributaire. Si la toiture légère se trouve au sommet d’un bâtiment de
deux ou trois niveaux, cela peut entraîner des changements importants dans la répartition des
murs au niveau inférieur. Il convient de coordonner les longueurs de murs et les éléments de
chaînage en conséquence.
3. En règle générale, la surface tributaire est une bande rectangulaire qui traverse tout le bâtiment,
comme indiqué à la Figure 1.5.4.3.3-1. La largeur est définie par le point médian entre les axes
de trame de chaque côté.
a.
Certains ajustements raisonnables peuvent être effectués pour tenir compte des
différences de longueurs de murs sur les axes de trame adjacents. Cela est généralement
nécessaire pour les angles rentrants.
b.
Faire des hypothèses raisonnables sur la surface tributaire de chaque axe de trame.
Éviter des surfaces tributaires très longues et étroites qui obligent à transférer les charges
sismiques à travers tout le bâtiment vers un mur court situé à une extrémité, alors qu’un chemin
252
de charge plus direct est clairement présent. Si ce cas se produit, par exemple dans un bâtiment
avec toiture légère, prévoir une poutre continue le long de l’axe de trame afin qu’elle serve de
poutre de liaison.
c.
Si un axe de trame est à la fois intérieur et extérieur, il doit être subdivisé en chaque type
et une surface tributaire définie pour chaque type. Ce cas se produit fréquemment aux angles
rentrants ou pour des plans en L..
4. La somme des surfaces tributaires doit être égale à la surface de plancher du bâtiment dans
chaque direction. Ne pas oublier de prendre en compte l’épaisseur des murs. Les axes de trame
sont généralement situés sur les axes des murs, et la surface du bâtiment est mesurée jusqu’à la
face extérieure des murs périphériques.
5. Les surfaces tributaires des axes de trame extérieurs sont généralement la moitié de celles des
axes de trame intérieurs. Ainsi, les exigences plus élevées de PSM par axe de trame dans le
Tableau 1.5.4.3.3-1 pour les murs extérieurs se traduiront généralement par des longueurs de
murs extérieurs plus courtes que celles des murs intérieurs adjacents. Cela tient compte du fait
que certaines lignes de murs extérieurs comportent de multiples ouvertures, par exemple une
façade.
6. La procédure décrite ici ne peut pas prendre en compte les retraits dans les bâtiments. Se
reporter à l’Annexe 3 pour plus d’informations.
7. Les murs extérieurs doivent être situés à moins de 1,5 mètre du périmètre du bâtiment.
1.5.4.3.4 Identification des murs en maçonnerie chaînée structurels (MMC)
Les murs en maçonnerie chaînée structurels (MMC) pris en compte dans les calculs du PSM sont
généralement continus depuis les fondations jusqu’au niveau de la toiture. Les conditions de continuité et
d’appui sont définies dans la Section 1.5.4.2. Lorsqu’il existe plusieurs murs distincts sur le même axe de
trame, au moins l’un d’entre eux doit se prolonger jusqu’à la toiture afin de respecter les exigences
d’espacement transversal des murs au dernier niveau.
Il est important de préciser ce qui est considéré comme un MMC contribuant au PSM fourni. Les
extrémités d’un MMC sont généralement définies par un bord de bâtiment ou d’ouverture, et comportent
un élément de confinement vertical armé répondant aux exigences de la Section 1.5.4.3.2.
La longueur minimale d’un mur admissible est de 1,2 m, mesurée sur la face extérieure des éléments de
rive. Cependant, des tronçons courts de mur en maçonnerie (< 0,6 m) sont autorisés sans chaînage à
une extrémité. Ceux-ci permettent de décaler légèrement l’emplacement d’une porte ou d’une fenêtre par
rapport à l’angle d’une pièce, sans exiger d’élément de chaînage supplémentaire.
253
Figure 1.5.4.3.4-1 Exemple de segments de murs admissibles pour le calcul du PSM fourni
1.5.4.4 Chaînages verticaux
Les dimensions minimales requises et le renforcement des chaînages verticaux (colonnes) sont fournis
dans le tableau 1.5.4.4-1.
Tableau 1.5.4.4-1 Spécifications des chaînages verticaux
Épaisseur de
paroi
(cm)
Coupe
transversale
(cmxcm)
Renforcement
longitudinal
Diamètre
des étriers
Espacement
maximum des
étriers (cm)
15 ou 20
15 ou 20 x
8
2 x ½"
¼"
15
15
15x15
4 x ½"
¼"
20
15x20
4 x ½"
¼"
Utilisation
Confinement des fenêtres et
des portes, conformément au
tableau 1.5.4.2.
Bâtiment de un ou deux
niveaux (typique)
15, 7,5
Bâtiment de un ou deux
niveaux (si bloc 20 utilisé)
20
20x20
6 x ½"
¼"
Rez-de-chaussée
d’un
bâtiment de trois niveaux
20
20x20
4 x ½"
¼"
Deuxième et troisième niveau
d'un bâtiment de trois niveaux
15
15x15
4 x ½"
¼"
Deuxième et troisième niveau
d'un
bâtiment de trois
niveaux(si bloc 15 utilisé)
254
255
Figure 1.5.4.4-1 Chaînage vertical à quatre ou à six barres (colonne).
Les étriers seront espacés de 150 mm de centre à centre, sauf aux noeuds avec les poutres, où
l'espacement des étriers sera réduit à 75 mm de chaque côté de la jonction, sur une longueur de 600 mm
(Figure 1.5.4-15 et 1.5.4-16).
Si une colonne de liaison à quatre ou six barres est adjacente à une ouverture de fenêtre, l'espacement
des étriers doit être de 75 mm sur la hauteur de l'ouverture de la fenêtre.
La position des crochets des étriers courbés à 135 degrés doit être alternée le long du chaînage, comme
illustré à la figure 1.5.4-14.
Ces exigences en matière de renforcement vertical des éléments de limite sont généralement cohérentes
avec les dispositions prescriptives antérieures du CNBH ainsi qu’avec les exigences d’autres codes
nationaux du bâtiment comportant des dispositions pour la maçonnerie chaînée.
256
Figure 1.5.4.4-2 Distribution des étriers pour une colonne.
Si des chaînages verticaux sont présents à un niveau supérieur mais ne continuent pas jusqu’au niveau
inférieur en raison d’un mur en retrait avec une longueur plus grande au niveau inférieur, les mesures
suivantes doivent être prises :
● Deux barres longitudinales de l’armature du chaînage vertical doivent traverser le chaînage
horizontal supérieur au niveau du niveau intermédiaire, s’étendre dans les alvéoles du mur
inférieur et continuer sur une profondeur minimale de trois rangées de blocs. Ces barres doivent
être coulées dans les alvéoles pour garantir un bon ancrage.
● Les autres barres longitudinales doivent être repliées à l’intérieur du chaînage horizontal
supérieur et solidement coulées dans celui-ci, avec une longueur d’encastrement minimale de
500 mm.
257
De même, les mêmes mesures doivent être prises si des chaînages verticaux sont présents à un niveau
inférieur mais ne continuent pas jusqu’au niveau supérieur en raison d’un mur en retrait ou d’une
ouverture au niveau inférieur.
Pour des chaînages verticaux avec 6 barres longitudinales placées au rez-de-chaussée d’un bâtiment de
trois niveaux, deux barres longitudinales doivent se plier à l’intérieur du chaînage horizontal supérieur
inter-niveau, tandis qu’un élément de chaînage horizontal supérieur de 4 barres continue et forme des
chaînages verticaux à 4 barres aux niveaux supérieurs.
Pour des panneaux muraux avec des ouvertures, se référer à la section 1.5.4.2 pour les exigences
concernant l’inclusion d’éléments de bordure afin de renforcer le périmètre des ouvertures et la manière
dont cela affecte la longueur du mur qui peut être prise en compte pour la résistance au cisaillement.
Lorsque des ouvertures de fenêtres et/ou de portes sont superposées entre les niveaux et que les
chaînages verticaux sont alignés, l’armature des chaînages verticaux doit être continue à travers le
chaînage horizontal supérieur pour se superposer à l’armature des chaînages verticaux dans le niveau
supérieur.
Un chaînage vertical à 2 barres doit être augmenté à un chaînage vertical à 4 barres s’il existe un
chaînage vertical à 4 barres aligné dans le niveau supérieur.
Tous les chaînages verticaux se terminant au niveau d’une toiture légère doivent s’étendre jusqu’au
chaînage horizontal supérieur confinant les pignons (lorsqu’un pignon est présent), y compris les
chaînages verticaux à 2 barres et à 4 barres.
L’armature des chaînages verticaux au niveau d’une dalle de toit lourd doit être continue à travers le
chaînage horizontal supérieur jusqu’au chapeau du parapet lorsque ces éléments sont nécessaires pour
le support latéral (voir la section 1.5.9), ou pour prévoir une expansion future.
1.5.4.5 Ancrage des chaînages verticaux à la fondation
Les chaînages verticaux avec plus de 4 barres longitudinales doivent être ancrés à la semelle de fondation
comme indiqué sur la Figure 1.5-23. Les dimensions et l’armature des semelles filantes sont décrites aux
sous Sections 1.5.1.
258
Figure 1.5.4.5-1 Ancrage des chaînages verticaux à la fondation
1.5.4.6 Chaînage horizontal inférieur
La hauteur minimale du chaînage horizontal inférieur doit être de 300 mm et la largeur minimale doit être
égale à l'épaisseur des parois des murs (200 mm) ou des murs du premier niveau au-dessus (150 mm
ou 200 mm).
La cage d'armature doit être constituée de quatre barres longitudinales de ½" avec des cadres de 1/4" ou
6 mm Φ à 150 mm d'entraxe sur la longueur et des cadres de 1/4" ou 6 mm Φ à 100 mm d'entraxe à
moins de 600 mm des jonctions.
L’ancrage des barres horizontales des chaînages est illustré sur la Figure 1.5.4-19. Le chaînage repose
sur le mur de fondation dont la rangée supérieure des blocs a été préalablement colmatée à l’aide de
béton.
259
Figure 1.5.4.6-1 Détails de renforcement de poutre de liaison (libage).
1.5.4.7 Bandes sismiques (chaînage horizontal intermediaire)
Une bande sismique doit être placée à hauteur de la base de la fenêtre et s’étendre dans tous les murs
du bâtiment(y compris ceux qui n'ont pas d'ouvertures). (Figure 1.5.4.7-1).
La bande doit être renforcée par deux barres de ½" et des étriers de ¼" à 200 mm c/c. Les barres
d'armature longitudinales seront pliées sur une longueur de 300 mm dans les chaînages verticaux. La
longueur de chevauchement des barres longitudinales de renforcement de la bande sismique ne doit pas
être inférieure à 600 mm.
260
Figure 1.5.4.7-1 - Localisation bande sismique
Figure 1.5.4.7-2 Détails de la bande sismique.
261
1.5.4.8 Chaînage horizontal supérieur
Les chaînages supérieurs horizontaux (poutres de couronnement ou de ceinture) sont des poutres
en béton armé situées à l’élévation du plafond de chaque niveau de plancher. Il existe deux types de
chaînages supérieurs : noyés et apparents.
Chaînages supérieurs noyés : comportent une dalle lourde d’au moins un côté qui leur procure un
appui latéral. Ils n’ont pas besoin de résister aux forces sismiques hors plan ni aux charges de vent et
servent principalement à confiner les murs en maçonnerie pour les charges dans leur plan. Lorsqu’un
chaînage supérieur noyé franchit une ouverture en dessous, il doit reprendre les charges du plancher et
du mur situés au-dessus (le cas échéant). Voir Sections 1.5.1.4.4 et 1.5.5.4. Les dimensions et armatures
des chaînages supérieurs noyés sont fournies au Tableau 1.5.4.8-1.
Chaînages supérieurs apparents : ne disposent d’aucun appui latéral de part et d’autre. Cela peut se
produire dans des dalles lourdes lorsqu’il existe une ouverture dans la dalle ou une façade de bâtiment
des deux côtés (à éviter si possible). Plus fréquemment, ils font partie d’un système combinant chaînage
supérieur et mur de toiture, destiné à supporter une toiture légère.
Les dimensions et armatures des chaînages supérieurs apparents doivent être choisies en fonction de la
portée et de la zone sismique, à partir des Tableaux 1.5.4.8-2 ou 3 ci-dessous, selon l’enrobage de béton
requis (25 mm ou 40 mm). En alternative à l’utilisation du Tableau 1.5.4.8-3, il est parfois possible de
prendre en compte l’enduit ciment pour satisfaire l’enrobage requis (voir Section 1.5.2.4 Enrobage des
armatures).
Ces prescriptions s’appliquent universellement à toutes les zones de vent. Les conceptions de
chaînages supérieurs des Tableaux 1.5.4.8-1 et 2 couvrent deux situations :
● Chaînages supérieurs apparents sur murs intérieurs avec fermes de toit au-dessus et sans mur
de toiture : La masse sismique tributaire est constituée de la moitié supérieure du mur situé en
dessous, du poids propre du chaînage, et du poids d’une largeur tributaire de toiture allant
jusqu’à 4,5 m (sans débords de toit). La condition périphérique correspondante, où le chaînage
supérieur supporte directement la toiture, n’est pas déterminante.
● Chaînages supérieurs apparents sous murs de toiture intérieurs (la condition extérieure n’est pas
déterminante) : La masse sismique tributaire est constituée de la moitié supérieure du mur situé
en dessous, du poids propre du chaînage, et de l’ensemble du poids de la maçonnerie du pignon.
Le poids propre du chaînage de pignon et le poids de la toiture sont exclus, ces charges étant
reprises par le chaînage de pignon.
Les chaînages supérieurs ont été dimensionnés pour 0,4 × SDS, ce qui implique une certaine ductilité
dans le système diaphragme de chaînage. Les chaînages supérieurs ont été conçus en supposant une
fixité partielle aux appuis, et l’espacement des étriers s’applique sur toute leur longueur.
Les chaînages supérieurs au sommet des murs de toiture (chaînages des murs de toitures) sont décrits à
la Section 1.5.4.9. Les chaînages supérieurs qui reprennent des poteaux intermédiaires des murs de
toitures pour des fermes de 4,5 m constituent un cas particulier, voir Section 1.5.4.9.
Note:
Les chaînages supérieurs horizontaux exposés, qui franchissent une grande ouverture (supérieure à 3,5
m) et supportent une toiture, doivent être vérifiés pour les efforts de soulèvement dus au vent. Cette
262
vérification doit être effectuée en utilisant les exigences de l'IBC, en particulier pour les charges de vent
(par exemple, plus que pour un bâtiment de deux niveaux, catégorie d'exposition B, Zone de vent III).
Figure 1.5.4.8-1: Mécanismes de rupture pour les murs en maçonnerie chaînée avec chaînage
supérieur apparent (sous charges sismiques hors plan)
(Source : Guide de conception parasismique pour les bâtiments de faible hauteur en maçonnerie
chaînée, 2011)
263
Tableau 1.5.4.8-1 Chaînages supérieurs noyés (25mm ou 40mm d’enrobage)
Zone de
Section de la poutre
conception
Largeur x
sismique
Profondeur
Renforcement
longitudinal
Renforcement transversal (étriers)
¼" ou Ø6 mm @150 mm axe en axe sur toute la longueur
Toutes
Mur 15cm x 20cm
Mur 20cm x 20cm
4 x 12mm ou 1/2" Φ
¼" ou Ø6 mm @100 mm axe en axe dans une zone de 600 mm autour des jonctions, ou
au-dessus des ouvertures jusqu’à 1,20 m (voir Section 1.5.4.1.4).
Voir Section 1.5.5.4 pour les ouvertures plus grandes.
264
Table 1.5.4.8-2 Chaînages supérieurs apparents (25mm ou 40mm d’enrobage)
Zone de
concepti
on
sismique
A and B
Section de la
poutre
Largeur x
Profondeur
Mur 15cm x 20cm
Mur 20cm x 20cm
Portée
maximum
(m)
4.5
4.5
Renforcement
longitudinal
4 x 12mm ou 1/2" Φ
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm axe en
axe
4 x 12mm ou 1/2" Φ
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @100 mm
axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm axe en
axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm
axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @50 mm axe en
axe
Ou 3/8" ou 10mm Φ @100mm axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm
axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm axe en
axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm
axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @50 mm axe en
axe
Ou 3/8" ou 10mm Φ @100mm axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm
axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm axe en
axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm
axe en axe
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @50 mm axe en
axe
Ou 3/8" ou 10mm Φ @100mm axe en axe
Mur 15cm x 20cm
4.5
4 x 12mm ou 1/2" Φ
Mur 20cm x 20cm
4.5
4 x 12mm ou 1/2" Φ
D
Mur 15cm x 20cm
3.5
4 x 12mm ou 1/2" Φ
Mur 15cm x 20cm
4.5
6 x 12mm ou 1/2" Φ
4.5
Renforcement transversal (étriers) 40
mm d’enrobage
Étriers : ¼" ou Ø6 mm @75 mm
axe en axe
C
Mur 20cm x 20cm
Renforcement transversal
(étriers) 25 mm d’enrobage
4 x 12mm ou 1/2" Φ
265
Figure 1.5.4.8-2 Détails du chaînage horizontal supérieur (poutre de ceinture).
Le chaînage supérieur repose sur le mur de blocs dont la rangée supérieure a été préalablement scellée
avec du coulis.
Pour joindre deux chaînages horizontaux, 4 barres ½" en forme de L doivent être utilisées comme
indiqué dans la figure 1.5.4-21. Les barres doivent se chevaucher sur une longueur de 600 mm.
Pour joindre les chaînages verticaux avec les chaînages horizontaux, 4 barres ½" en forme de L
doivent être utilisées et pliées à l'intérieur des poutres annulaires horizontales, comme indiqué dans la
Figure 1.5.4-22.
Figure 1.5.4.8-3 Connexion entre chaînages horizontaux en T et en L
266
Figure 1.5.4.8-4 Connexion entre chaînages horizontaux supérieurs et chaînage verticaux.
1.5.4.9 Murs de toiture
La configuration des murs de toiture est décrite à la Section 1.5.6.3, et varie selon que des chevrons ou
des fermes soient utilisés. Cette section décrit les composants et le renforcement requis.
Ces dispositions concernent les murs de toiture en maçonnerie d’une hauteur maximale de 1,5 m,
mesurée à partir du haut du chaînage supérieur au niveau plafond, incluant l’épaisseur de la poutre
supérieure de toiture (poutre faîtière en béton armé) et excluant la profondeur des chevrons, lattes et
couverture. La pente et l’élévation des poutres de toiture doivent être coordonnées avec la profondeur
des chevrons, poutres de débord (outlookers) et fermes sélectionnés.
Un mur de toiture suspendu est un mur de toiture situé au-dessus d’une ouverture, pouvant se trouver
entre des murs en maçonnerie pour réduire la portée des chevrons (voir Section 1.5.4.9.3).
267
Un mur de toiture ou un mur de toiture suspendu se compose des éléments suivants :
● Chaînage supérieur apparent ou poutre de ceinture: Chaînage au niveau du plafond du niveau
supérieur d’un bâtiment, sans appui latéral d’une dalle de chaque côté.
● Chaînage ou poutre de toiture : Chaînage situé tout en haut d’un mur de toiture en maçonnerie
confinée supportant une toiture légère. Il peut être à 2 barres ou 4 barres.
● Chaînage vertical de toiture ou colonne de toiture : Élément vertical de liaison définissant les
extrémités du mur de toiture ou de l’élément au-dessus d’une ouverture, typiquement à
l’intersection d’un mur de toiture perpendiculaire. La plupart des colonnes de toiture sont des
prolongements de colonnes des niveaux inférieurs. Certaines sont agrandies pour soutenir des
murs de toiture non contreventés par des murs de toiture perpendiculaires, notamment à la ligne
de faîtage. Les colonnes de toiture supportant la ligne de faîtage d’une ferme de 4,5 m
nécessitent des chaînages spéciaux car il n’y a pas de mur perpendiculaire en dessous.
● Murs de toiture : Maçonnerie chaînée entre chaînages supérieurs, poutres de toiture et colonnes
de toiture. La maçonnerie de toiture doit être armée (ferraillage dans des cellules jointoyées) pour
les murs de toiture au-dessus d’ouvertures et lorsque la poutre de toiture est réalisée avec un
élément à 2 barres.
Toutes les poutres de toiture et les colonnes de toiture ont été calculées pour la hauteur maximale de mur
de toiture autorisée de 1,5 m. Cela correspond à une forte pente de toiture pour les portées courtes. Des
dimensions de poutres et poteaux réduites et/ou une réduction des armatures peuvent être envisagées si
la hauteur du mur de toiture est inférieure.
268
Figure 1.5.4.9-1 Éléments composants les murs de toiture
Lorsque la hauteur du mur de toiture est telle qu’il reste moins d’une rangée de blocs entre le chaînage et
la poutre de toiture, il peut être plus pratique de construire tout ou partie du mur de toiture en béton armé,
sans blocs de maçonnerie. Dans ces zones, les étriers doivent être verticaux et entourer les armatures
longitudinales du chaînage et de la poutre de toiture, en particulier aux extrémités des murs de toiture
triangulaires suspendus (voir Section 1.5.4.9.3).
269
1.5.4.9.1 Poutres de toitures
Les poutres de toiture sont des poutres en béton armé situées au sommet des murs lorsque la toiture est
légère. Elles servent à contenir le mur de toiture, freiner son flambement latéral et ancrer les chevrons ou
les fermes.
Les poutres de toiture doivent être sélectionnées en fonction de la portée et de la zone sismique selon le
Tableau 1.5.4.9.1-1. Ce tableau s’applique pour un enrobage de 25 mm uniquement ; pour un enrobage
de 40 mm, se référer à la Section 1.5.2.4 « Enrobage des armatures ».
Les conceptions des poutres de toiture dans le Tableau 1.5.4.9.1-1 couvrent à la fois les cas inclinés et
horizontaux. Elles peuvent être utilisées pour les murs de toiture intérieurs et extérieurs. Elles ont été
dimensionnées pour les efforts d’inertie sismique provenant du poids propre de la poutre de toiture, plus
4,5 m de toiture. Tous les efforts d’inertie de la maçonnerie de toiture sont repris par les chaînages de
niveau plafond.
Les conceptions à 2 barres sont intrinsèquement non ductiles et ont été calculées pour 0,4 × Ω₀ × SDS ou
1,0 × SDS. L’espacement maximal des étriers est de 150 mm.
Les poutres à 4 barres peuvent être conçues comme non ductiles (efforts de calcul = 0,4 × Ω₀ × SDS),
avec un espacement maximal des étriers de 150 mm, ou pour une ductilité limitée (efforts de calcul = 0,4
× SDS), avec un espacement maximal des étriers de 100 mm. Un espacement plus réduit peut être
nécessaire pour la capacité en cisaillement.
Toutes les poutres ont été conçues en supposant une fixité partielle aux extrémités, donc l’espacement
des étriers s’applique sur toute la longueur, car une déformation plastique peut se produire aux extrémités
comme près du milieu de la portée (voir Figure 1.5.4.8.1-1).
270
Tableau 1.5.9.4.1-1 Poutres de toiture
Zone de
conceptio
n
sismique
A et B
Section de la
poutre
Largeur x
Profondeur
Portée maximum
(m)
Renforcement
longitudinal
Renforcement transversal
(étriers)
Mur 15cm x 10cm
2.5
2 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" or 6mm Φ @150mm
c/c
Mur 15cm x 10cm
3.5
2 x 12mm ou 1/2" Φ
1/4" or 6mm Φ @150mm
c/c
Mur 15cm x 20cm
4.5
4 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" or 6mm Φ @100mm
c/c
Mur 20cm x 10cm
3.25
2 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
2 x 12mm ou 1/2" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
Mur 20cm x 10cm
C
Mur 20cm x 20cm
4.5
4 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @100mm
c/c
Mur 15cm x 10cm
2
2 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
Mur 15cm x 10cm
3
2 x 12mm ou 1/2" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
Mur 15cm x 20cm
4.5
4 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @100mm
c/c
2 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
2 x 12mm ou 1/2" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
Mur 20cm x 10cm
Mur 20cm x 10cm
D
4
2.75
3.5
Mur 20cm x 20cm
4.5
4 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @100mm
c/c
Mur 15cm x 10cm
2
2 x 12mm ou 1/2" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
Mur 15cm x 20cm
4.5
4 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @100mm
c/c
Mur 20cm x 10cm
2
2 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" or 6mm Φ @150mm
c/c
2 x 12mm ou 1/2" Φ
1/4" ou 6mm Φ @150mm
c/c
4 x 10mm ou 3/8" Φ
1/4" ou 6mm Φ @100mm
c/c
Mur 20cm x 10cm
Mur 20cm x 20cm
2.5
4.5
271
Les poutres de toiture à 2 barres nécessitent un renforcement supplémentaire pour résister aux forces de
soulèvement dues aux strappes (ou feuillards métalliques) des chevrons ou des poutres de débord (voir
Section 1.5.6.9.7). Des barres de 10 mm (⅜”) de diamètre doivent être disposées dans des cellules
jointoyées avec un espacement de 80 cm (une tige tous les deux blocs de maçonnerie). Le ferraillage
coulé doit être accroché sur un étrier de 6 mm (¼” de diamètre) du chaînage supérieur et de la poutre de
toiture.
Figure 1.5.4.9.1-2 Renforcement des murs de toitures (4 barres)
272
Figure 1.5.4.9.1-3 Renforcement des murs de toitures (2 barres)
273
Figure 1.5.4.9.1-4 Section d’un mur de toiture avec renforcement interne (poutre de toiture à 4
barres)
Figure 1.5.4.9.1-5 Section d’un mur de toiture avec renforcement interne (poutre de toiture à 2
barres)
1.5.4.9.2 Colonnes des murs de toiture
La plupart des colonnes de toiture situées à l’intersection de deux murs sont des prolongements simples
du chaînage vertical colonne (élément vertical de limite) du mur inférieur et sont détaillées de manière
similaire.
Cependant, deux situations nécessitent qu’une colonne en porte-à-faux située à la ligne de faîtage
supporte le mur de toiture :
1. Lorsqu’une ferme de grande portée (>4,5 m) s’étend au-dessus d’un mur intérieur situé sur la
ligne de faîtage
Le mur intérieur requis le long de la ligne de faîtage s’arrête au niveau du plafond, donc la colonne de
toiture fournit un support en porte-à-faux pour le mur de toiture. L’espacement des fermes adjacentes au
mur de toiture doit prendre en compte l'épaisseur de la colonne. Ces colonnes sont décrites dans le
tableau 1.5.4.9.2-1. Les chaînages et les poutres de toiture restent conformes aux sections 1.5.4.8 et
1.5.4.9.1 respectivement.
Dans les bâtiments de deux ou trois niveaux, la colonne de toiture doit s'étendre
rez-de-chaussée et aux fondations.
jusqu’au
Si des chevrons sont utilisés dans cette situation, des murs de toiture ou des murs suspendus (Section
1.5.4.9.3) sont requis le long de la ligne de faîtage, de sorte qu’une colonne spéciale n’est pas
nécessaire.
2. Lorsque le mur de toiture est utilisé dans un bâtiment d’une seule largeur de pièce (<4,5 m).
Il n’y a pas de mur perpendiculaire le long de la ligne de faîtage, donc le mur de toiture est
contreventé par une colonne en porte-à-faux à la ligne de faîtage. Le chaînage supérieur est à
274
son tour contreventée par le chaînage horizontal au niveau plafond. Cela nécessite un chaînage
plus large que ceux décrits à la Section 1.5.4.8, puisqu’aucun mur perpendiculaire ne contrevente
le mur de toiture. Cette situation peut se produire avec des toitures à chevrons avec planche
faîtière ou à fermes. Ces colonnes sont décrites dans le Tableau 1.5.4.9.2-2 et les chaînages
requis dans le Tableau 1.5.4.9.2-3.
Les poutres et colonnes de mur de toiture indiquées dans les Tableaux 1.5.4.9.2-1, 2 et 3 ont été
dimensionnées pour une ductilité limitée (forces de calcul = 0,4 × SDS), avec un espacement maximal
des armatures de cisaillement de 75 mm dans les zones de rotule plastique potentielles et de 150 mm
ailleurs. L’enrobage de béton supposé était de 25 mm. Augmenter les dimensions des colonnes ou
réévaluer les conceptions si un enrobage de 40 mm est requis.
La largeur tributaire supposée de la masse de toiture était de 4,5 m (en supposant un mur de toiture
intérieur) et la hauteur du mur de toiture était de 1,5 m. Les conceptions proposées sont donc également
adaptées pour des murs de toiture extérieurs avec un enrobage de 40 mm. Des exigences moindres
peuvent être obtenues pour des murs de toiture extérieurs, des murs de toiture plus bas ou des portées <
4,5 m si des conceptions spécifiques au projet sont réalisées.
275
Tableau 1.5.4.9.2-1 Colonnes des murs de toiture (porté des murs de toiture >4.5m)
Zone de
concepti
on
sismique
Colonne
largeur x
épaisseur
6 m de portée
(cm x cm)
Colonne
largeur x
épaisseur
9 m de portée
(cm x cm)
Renforcement
longitudinal
Renforcement
transversal
Colonne de 15cm d'épaisseur avec mur en bloc 15
A
15 x 20
15 x 25
4 x 12mm ou ½”
B
15 x 25
15 x 30
4 x 12mm ou ½”
C
15 x 30
15 x 35
4 x 12mm ou ½”
D
15 x 35
15 x 45
4 x 12mm ou ½”
Colonne de 20 cm d'épaisseur avec mur en bloc 15
A
20 x 15
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
B
20 x 20
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
C
20 x 20
20 x 25
6 x 12mm ou ½”
D
20 x 25
20 x 30
6 x 12mm ou ½”
Étriers de 1/4" ou 6 mm
Espacement de 75 mm
d’axe en axe
600 mm au-dessus et
au-dessous de la jonction
poteau–chaînage
supérieur.
Ailleurs : espacement égal
au plus petit de la moitié
de la profondeur ou de
150 mm d’axe en axe.
Colonne de 20 cm d'épaisseur avec mur en bloc 20
A
20 x 20
20 x 20
4 x 12mm ou ½”
B
20 x 20
20 x 25
6 x 12mm ou ½”
C
20 x 25
20 x 30
6 x 12mm ou ½”
D
20 x 25
20 x 35
6 x 12mm ou ½”
Notes:
1. L’interpolation sur la profondeur et l’armature entre les zones de conception sismique est
autorisée à l’aide de la valeur SDS.
2. Deux options de largeur de poteau sont proposées pour les murs en blocs de 15 cm : 15 cm ou
20 cm. Le poteau de 20 cm de large permet de placer trois barres longitudinales de diamètre 12
mm ou ½” sur chaque face du poteau au lieu de deux, ce qui réduit la profondeur du poteau
Tableau 1.5.4.9.2-2 Colonnes des murs de toiture (porté des murs de toiture ≤ 4.5m)
Zone de
concepti
on
sismiqu
e
Colonne
largeur x
épaisseur
(cm x cm)
Reinforcement
longitudinal
276
Renforcement transversal
Colonne de 15cm d'épaisseur avec mur en bloc 15
A
15 x 20
4 x 12mm ou ½”
B
15 x 20
4 x 12mm ou ½”
C
15 x 25
4 x 12mm ou ½”
D
15 x 25
4 x 12mm ou ½”
Colonne de 20 cm d'épaisseur avec mur en bloc 15
A
20 x 15
6 x 12mm ou ½”
B
20 x 15
6 x 12mm ou ½”
C
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
D
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
Étriers de 1/4" ou 6 mm
Espacement de 75 mm d’axe
en axe
600 mm au-dessus et
au-dessous de la jonction
poteau–chaînage supérieur.
Ailleurs : espacement égal au
plus petit de la moitié de la
profondeur ou de 150 mm
d’axe en axe.
Colonne de 20 cm d'épaisseur avec mur en bloc 20
A
20 x 20
4 x 12mm ou ½”
B
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
C
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
D
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
Notes:
1. L’interpolation sur la profondeur et l’armature entre les zones de conception sismique est
autorisée à l’aide de la valeur SDS.
2. Deux options de largeur de poteau sont proposées pour les murs en blocs de 15 cm : 15 cm ou
20 cm. Le poteau de 20 cm de large permet de placer trois barres longitudinales de diamètre 12
mm ou ½” sur chaque face du poteau au lieu de deux, ce qui réduit la profondeur du poteau.
Table 1.5.4.9.2-3 Chaînage supérieurs supportant les colonnes de mur de toiture (porté ≤ 4.5m)
Zone de
conceptio
n sismique
Chaînage
supérieur
largeur x
hauteur
(cm x cm)
Reinforcement
longitudinal
Renforcement transversal
Mur en bloc 15cm
A
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
B
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
C
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
D
25 x 20
6 x 12mm ou ½”
277
Etrier 1/4" ou 6mm Φ
Espacement de 75 mm d’axe
Mur en bloc 20cm
en axe
A
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
Ou
B
20 x 20
6 x 12mm ou ½”
C
25 x 20
6 x 12mm ou ½”
D
25 x 20
6 x 12mm ou ½”
Étriers 1/4" ou 6 mm Φ, plus
entrejambe horizontal médian
Espacement de 100 mm d'axe
en axe
Notes:
1. L’interpolation sur la profondeur et l’armature entre les zones de conception sismique est
autorisée à l’aide de la valeur SDS.
2. Toutes les poutres de chaînage ont une hauteur de 20 cm, avec trois barres longitudinales de
diamètre 12 mm (½”) sur chaque face (pas sur le dessus ni le dessous), soit un total de six.
3. Les barres de poteau passent généralement juste à l’intérieur des barres de la poutre. Cela peut
nécessiter d’augmenter la largeur de la poutre ou la profondeur du poteau de mur de toiture pour
correspondre.
278
Figure 1.5.4.9.2-1: Section Colonne de toiture au niveau de la poutre du toiture pour une portée >
4,5 m
Figure 1.5.4.9.2-2: Section Colonne de toiture avec chaînage supérieur (poutre de ceinture)
1.5.4.9.3 Murs de toiture suspendus
Les murs de toiture suspendus sont des murs de maçonnerie chaînée situés au-dessus du plafond d’un
niveau, supportant une toiture légère (charpente bois + panneaux de tôle ondulée). On les appelle «
suspendus » car ils franchissent une ouverture de mur située en dessous (portée maximale < 4,5 m).
Un mur de toiture suspendu peut être triangulaire, rectangulaire ou trapézoïdal, selon la configuration du
bâtiment. Il est constitué du chaînage supérieur au niveau du plafond en dessous (Section 1.5.4.8), d’un
chaînage verticale ou colonne à une ou aux deux extrémités (Section 1.5.4.4), et d’une poutre de toiture
au sommet du mur (Section 1.5.4.9.1).
Un mur de toiture suspendu peut être situé sur un axe porteur principal, où il sert à relier des murs de
toiture en maçonnerie chaînée séparés le long de cet axe, ou comme mur de toiture suspendu
intermédiaire fournissant un appui à la toiture légère. Ce dernier peut être utilisé pour réduire la portée
des chevrons et permettre une utilisation plus large des chevrons en bois de section 50×100 mm (2×4).
Les murs de toiture suspendus intermédiaires doivent être contreventés par un chaînage vertical à 4
barres à chaque extrémité, sauf si une vérification supplémentaire est réalisée (voir Section 1.5.4.4). Un
exemple de mur suspendu intermédiaire est présenté dans la Figure 1.5.4.9.3-1.
Les murs de toiture suspendus intégrant une colonne de toiture décrite en Section 1.5.4.9.2 ne doivent
pas interrompre la colonne, qui doit rester continue. Des ouvertures de mur sont autorisées d’un côté ou
279
de l’autre de la colonne de toiture, mais l’espacement maximal des armatures transversales doit être de
75 mm sur toute la hauteur de l’ouverture.
Les murs de toiture suspendus doivent être étayés pendant la construction jusqu’à ce que le mur
suspendu et les murs/poteaux porteurs soient terminés, car le système chaînage
supérieur/maçonnerie/poutre de toiture est supposé fonctionner de manière composite.
Les murs de toiture rectangulaires et triangulaires, ainsi que les murs suspendus, sont présentés dans les
Figures 1.5.4.9.3-2 à 5, adaptés pour des hauteurs de mur de toiture allant jusqu’à 1,5 m (limite
autorisée) et pour des ouvertures de mur suspendu de portée ≤ 4,5 m.
Figure 1.5.4.9.3-1: Mur suspendu intermédiaire
Les différences de détail entre les murs de toiture suspendus et les murs de toiture classiques sont les
suivantes :
● Des étriers spéciaux sont requis à l’extrémité courte d’un mur de toiture triangulaire (voir Figure
1.5.4.9.3-2). Ces étriers doivent enserrer les armatures principales du chaînage et de la poutre
de toiture qui convergent dans le même nœud.
● Des barres verticales de 10 mm (⅜”) de diamètre supplémentaires doivent être disposées dans
des alvéoles remplies de coulis le long du mur de toiture suspendu. L’espacement de ces barres
ne doit pas excéder la profondeur du mur à l’endroit de la barre (maximum 60 cm). Ces
armatures doivent être ancrées par crochets dans le chaînage supérieur (poutre de ceinture) et la
poutre de toiture supérieure. Cette armature doit être coordonnée avec celle requise pour
280
l’ancrage des chevrons et poutres de débord dans le cas des poutres de toiture à 2 barres.
Un exemple de mur de toiture suspendu triangulaire est montré dans la Figure 1.5.4.9.3-2, adapté pour
des hauteurs de mur de toiture allant jusqu’à 1,5 m et des ouvertures ≤ 4,5 m.
Figure 1.5.4.9.3-1 Mur de toiture suspendu triangulaire (poutre de toiture à 4 barres)
281
Figure 1.5.4.9.3-2 Mur de toiture suspendu triangulaire (poutre de toiture à 2 barres)
1. Des étriers (¼” ou 6 mm de diamètre, espacés de 75 mm sur 40 cm) sont requis à l’extrémité
triangulaire des murs de toiture triangulaires et des murs de toiture suspendus triangulaires. Ces
étriers doivent entourer l’armature principale à la fois du chaînage supérieur et de la poutre de
toiture à 2 ou 4 barres.
2. Des barres verticales supplémentaires de ⅜” ou 10 mm de diamètre sont placées dans les
cellules remplies de mortier le long du mur de toiture ou du mur de toiture suspendu comme suit :
a. L’espacement ne doit pas dépasser le plus petit des deux : la moitié de la profondeur du
mur suspendu à l’emplacement de la barre ou 60 cm.
b. Chaque barre doit être ancrée à la fois dans le chaînage supérieur en dessous et dans la
poutre de toiture au-dessus. Utiliser des barres d’attente dans le chaînage si nécessaire.
c. Ces barres sont requises sous toutes les poutres de toiture à 2 barres pour résister aux
efforts de soulèvement dus au vent provenant des feuillards de chevrons ou de chevrons
de débord.
d. Elles sont également requises pour tous les murs de toiture suspendus (pour les poutres
à 2 ou 4 barres) sauf si une évaluation complémentaire montre qu’elles ne sont pas
nécessaires.
1.5.4.10 Renforcement de murs non structurels
Des cloisons de séparation non structurelles peuvent être utilisées à l'intérieur du bâtiment et être
construites avec des blocs de 10 cm d'épaisseur.
Pour réduire le risque d'effondrement, ils seront renforcés par des chaînages verticaux à deux barres,
espacées à un intervalle n'excédant pas 3 mètres sur toute leur longueur. et aux extrémités et coins
libres.
282
Les chaînages à deux barres auront une largeur de 80 mm et une épaisseur adaptée à celle du mur
qu'elles renforcent. Ils doivent être renforcés par deux barres longitudinales de ⅜", solidement ancrées
aux supports muraux horizontaux (dalle ou chaînage horizontal) en haut et en bas sur une longueur
minimale de 300 mm. Le renforcement transversal doit être fourni à l'aide d'étrier de ¼", espacées de
150 mm sur toute la hauteur de la colonne.
De plus, les chaînages verticaux doivent être reliés avec des blocs de maçonnerie soit par des dentures,
soit par des barres de ¼". Les barres doivent être positionnées à intervalles toutes les trois rangées de
blocs, encastrées dans le joint de mortier horizontal et prolongées d'au moins 500 mm dans le mur de
maçonnerie conformément à la section 1.5.2.1.
Les murs de séparation doivent être solidement attachés à leur base à la dalle et à leur sommet soit à
une dalle supérieure, soit à une poutre annulaire.
Ils ne sont pas permis dans le périmètre du bâtiment en raison de leur risque élevé d’effondrement.
Si ces murs ont une hauteur inférieure à 1,2 m, ils peuvent être considérés comme des « murs courts »,
pour lesquels la section 1.5.9 s'applique.
1.5.4.11 Parapets et murs courts
Les parapets (et autres murs courts) qui ne dépassent pas 1,2 mètre de hauteur (y compris le chaînage
supérieur du parapet) peuvent être conçus comme décrit ci-dessous:
● Le mur du parapet doit avoir une épaisseur minimale de 15 cm.
● Un chaînage supérieur de parapet doit être prévu en haut du mur. La largeur de ce chaînage doit
correspondre à l'épaisseur du mur. La hauteur du chaînage doit être d'au moins 80 mm.
Renforcer le chaînage avec deux barres longitudinales de ⅜" et placer des étriers de diamètre ¼"
à intervalles de 100 mm sur toute la longueur du chaînage.
● Incorporer des chaînages verticaux sur toute la longueur du mur du parapet. Ces éléments
doivent avoir une épaisseur correspondant au mur et une largeur de 80 mm. Renforcer les
chaînages verticaux avec deux barres verticales de ½" et placer des étriers de diamètre ¼" à
intervalles de 100 mm. Prolonger tous les éléments de délimitation verticale jusqu'au chaînage du
parapet.
Les parapets et murs courts de plus de 1,2 mètre de hauteur nécessitent une conception par ingénierie.
1.5.5 DALLES SUSPENDUS
Des conceptions prescriptives de dalles ont été développées sur la base de l’ACI 318-14.
Tableau 1.5.5-1 Organisation de la section 1.5.3 concernant les dalles suspendues
Article de conception
Numéro de
sous-section
Dalles pleines suspendues avec renfort bidirectionnel
1.5.3.1
Dalles pleines suspendues avec renfort unidirectionnel
1.5.3.2
Dalle alvéolée
1.5.3.3
283
Poutres dans les dalles
1.5.3.4
Porte-à-faux dans la dalle
1.5.3.5
Ouvertures dans les dalles
1.5.3.6
Construction de dalles, matériaux et coffrages
1.5.3.7
Directives complémentaires pour les dalles de toiture
1.5.3.8
1.5.5.1 Dalles pleines suspendues avec renfort bidirectionnel
Géométrie de la dalle : Le rapport maximum entre les portées longues et courtes devrait être limité à 2.
L'épaisseur (h) de la dalle varie en fonction de la portée (L), mais ne doit jamais être inférieure à 100 mm.
Pour les petits bâtiments résidentiels visés par ces directives, la portée est limitée à 4,5 m.
Lorsque des dalles suspendues sont utilisées pour des rez-de-chaussée qui ne reposent pas directement
sur le sol, le niveau fini du plancher doit être d'au moins 300 mm au-dessus du niveau du sol.
Renforcement de la dalle: Le tableau 1.5.5.1-1 ci-dessous précise le diamètre et l'espacement des
armatures inférieures, placées dans les deux sens, ainsi que des armatures supérieures disposées au
périmètre de la dalle, le long de ses appuis et au niveau des appuis intermédiaires.
L’enrobage des armatures doit suivre les spécifications de la section 1.5.2. Les épaisseurs minima de ce
tableau sont indiquées pour un environnement normal. En environnement côtier, les épaisseurs doivent
être augmenter de 40mm pour satisfaire les conditions d’enrobage, voir la section 1.3.2.4.
Tableau 1.5.5.1-1 Ferraillage typique et épaisseur d'une dalle bidirectionnelle
Utilisation
de la dalle
Résidentiel
Boutique1
Stockage1
Portée
maximal
e (m)
Épaisseur
(mm)
3
120
4
Armature principale
bidirectionnelle
inférieure
Armature supérieure
Armatures
périphériques
Armatures au
niveau des
supports
intermédiaires
⅜" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
125
⅜" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
4.5
150
½" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
½" à 200 mm c/c
3
120
⅜" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
4
125
⅜" à 150 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 150 mm c/c
4.5
150
½" à 200 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
½" à 200 mm c/c
3
125
½" à 200 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
½" à 200 mm c/c
4
125
½" à 200 mm c/c
⅜" à 150 mm c/c
½" à 200 mm c/c
4.5
150
½" à 200 mm c/c
½" à 250 mm c/c
½" à 200 mm c/c
284
Toit
3
120
⅜" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
4
125
⅜" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
4.5
150
½" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
½" à 200 mm c/c
1
Les dalles inter-niveaux doivent être conçues exclusivement pour un usage résidentiel. Les activités de stockage ou
commerciales doivent être limitées au rez-de-chaussée. Ces utilisations, ainsi que d'autres scénarios potentiels, sont
spécifiées dans le tableau pour s'aligner sur les dispositions décrites dans CNBH 2012 et pour aider les utilisateurs à
répondre à toute exigence supplémentaire au-delà des applications résidentielles standard.Les valeurs de PSM
présentées dans le Tableau 1.5.4-1 ont été calculées en supposant une utilisation résidentielle des espaces sur tous
les niveaux. Dans le cas où une utilisation différente de l'utilisation résidentielle est appliquée aux niveaux supérieurs,
l'utilisateur doit recalculer le PSM en se basant sur la procédure détaillée de l'Annexe 3, en considérant la masse
différente et sa distribution entre les niveaux.
Détail C
Détail A
285
Détail B
Figure 1.5.5-1 Dalles pleines suspendues avec renfort bidirectionnel.
Exigences Additionnel pour le ferraillage des dalles
Armature supérieure au périmètre :
L'armature supérieure au périmètre de la dalle doit avoir une longueur minimale de :
Lperimètre= porté de la dalle / 3
L'armature doit inclure un crochet de 200 mm ancré dans la poutre de chaînage périmétrique.
Armature supérieure aux appuis intermédiaires :
L'armature supérieure aux appuis intermédiaires doit avoir une longueur droite minimale de :
Lintermédiaire = (portée de la dalle 1 + portée de la dalle 2) / 3 + épaisseur de l’appui.
1.5.5.2 Dalles pleines suspendues avec armature unidirectionnelle
Dalle Géométrie: Le diamètre et l'espacement des armatures principales (disposé dans le sens de la
portée la plus courte, c'est-à-dire la distance mesurée entre deux murs opposés ; figure 1.5.5-2) et les
armatures secondaires (disposées perpendiculairement à l'armature principale), sont données dans les
tableaux 1.5.5-3 et 1.5.5 en fonction de la portée et de l'utilisation de la dalle (voir annexe A2 et tableau
A2.3 pour la définition des charges d'exploitation et des charges permanentes superposées). Ces
armatures doivent être placées en bas de dalle, en respectant les exigences de couverture minimale
indiquées à la section 1.5.2.1.
286
Figure 1.5.5.2-1 Options géométriques pour la travée
Renfort de dalle : Les solutions prescriptives comprennent des géométries à travée simple et double,
comme indiqué dans la figure 1.5.5.2-1 . Le tableau 1.5.5.2-1 ci-dessous présente les caractéristiques
d'une solution à travée simple.
L’enrobage des armatures doit suivre les spécifications de la section 1.5.2. Les épaisseurs minima de ce
tableau sont indiquées pour un environnement normal. En environnement côtier, les épaisseurs de
l'enrobage en béton doivent être augmentées de 40 mm pour satisfaire les conditions de la section
1.3.2.4..
Tableau 1.5.5.2-1 Ferraillage et épaisseur typiques d'une dalle unidirectionnelle à
travée unique
Utilisation
de la dalle
Portée
maximale
(m)
Épaisseur
(mm)
Armatures principales
Armatures secondaires
Résidentie
l
3
1252
⅜" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
4
1602
⅜" à 150 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
4.5
1602
½" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
3
1252
⅜" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
4
1802
½" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
4.5
1602
½" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
3
160
½" à 200 mm c/c
⅜ » à 250 mm c/c
4
1802
½" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
4.5
2002
½" à 150 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
3
1252
⅜ » à 200 mm c/c
⅜ » à 250 mm c/c
Boutique1
Stockage1
Toit
287
4
1602
⅜" à 150 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
4.5
1602
½" à 200 mm c/c
⅜" à 250 mm c/c
1
Les dalles inter-niveaux doivent être conçues exclusivement pour un usage résidentiel. Les activités de stockage ou
commerciales doivent être limitées au rez-de-chaussée. Ces utilisations, ainsi que d'autres scénarios potentiels, sont
spécifiées dans le tableau pour s'aligner sur les dispositions décrites dans CNBH 2012 et pour aider les utilisateurs à
répondre à toute exigence supplémentaire au-delà des applications résidentielles standard.
2
Ces rapports portées/épaisseurs ne respectent pas les limites définies par l'ACI 318-14 Tableau 7.3.1.1 qui
exigeraient un rapport maximum de :
● Portée / épaisseur <= 20 - pour dalles à travée unique ;
● Portée / épaisseur <= 24 - pour dalles double travée ;
Le tableau 1.5.5.2-2 ci-dessous précise les exigences minimales d'épaisseur et de renforcement des
dalles unidirectionnelles avec travées doubles (ou plus). Dans ces cas, un renfort supérieur doit être
fourni à chaque support de mur intermédiaire, conformément aux exigences de couverture minimale
décrites à la section 1.5.2.1. Le tableau comprend le diamètre, la longueur et l'espacement requis pour ce
renfort supérieur.
Les armatures principales et secondaires (inférieures) doivent s'étendre sur toute la portée de la dalle
dans chaque direction, entre les appuis.
L’enrobage des armatures doit suivre les spécifications de la section 1.5.2. Les épaisseurs minima de ce
tableau sont indiquées pour un environnement normal. En environnement côtier, les épaisseurs doivent
être augmentées de 30 mm pour satisfaire les conditions d’enrobage.
Tableau 1.5.5.2-2 Renforcement typique d'une dalle unidirectionnelle à double travée
Utilisation
de la dalle
Portée
maximale
(m)
Épaisseur
(mm)
Armature
principale
Armature
secondaire
Armature supérieur
Longueur au niveau
des travées3 en (m)
Résidentiel
3
125
⅜" à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
L = 2,2
4
160
⅜" à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
L = 2,9
4.5
1602
⅜" à 150 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 150 mm c/c
L = 3,2
3
125
⅜" à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
L = 2,2
4
160
⅜" à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
L = 2,9
4.5
1602
½" à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
½" à 200 mm c/c
L = 3,2
3
160
⅜" à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
L = 2,2
4
180
½" à 200 mm
⅜" à 250 mm c/c
½" à 200 mm c/c
Boutique
Stockage
288
c/c
Toit
L = 2,9
4.5
1802
½" à 150 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
½" à 200 mm c/c
L = 3,2
3
125
⅜ » à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
L = 2,2
4
160
⅜" à 200 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 200 mm c/c
L = 2,9
4.5
1602
⅜" à 150 mm
c/c
⅜" à 250 mm c/c
⅜" à 150 mm c/c
L = 3,2
3
La longueur du renfort dépend de la portée de la dalle (comme illustré sur la figure X), car elle doit être égale à L/3
de chaque côté du mur. Dans le tableau, nous indiquons la longueur maximale des barres supérieures, en supposant
que les deux travées de dalles atteignent la limite maximale autorisée indiquée dans la deuxième colonne.
Figure 1.5.5.2-1 Armature d’une dalle de portée simple.
La barre d'armature principale est accrochée à une barre d'armature supplémentaire dans le chaînage
horizontal supérieur (poutre de couronnement)
289
1.5.5.3 Dalle alvéollée
Dalle Géométrie: Une dalle alvéolée doit être constituée de poutrelles de béton armé parallèles,
espacées de 500 mm c/c et alignées dans le sens de la plus courte portée mesurée entre deux murs
opposés.
Des blocs de béton creux standards de 390 mm de longueur et de 100 et 150 mm d’épaisseur, appelés
hourdis, doivent être placés entre les poutrelles pour créer des vides (figures 1.5.5.3-1 et figure
1.5.5.3-2). Les hourdis doivent être parfaitement alignés et la dalle doit être à niveau. Une chape de
béton de 50 mm d’épaisseur minimale doit recouvrir le tout.
Au lieu d’avoir recours à des hourdis de béton pour alléger les dalles, il est possible d’utiliser des
coffrages en tôle, en bois récupérable, en plastique recyclé, en polystyrène expansé ou en fibre de verre,
lorsque ces produits sont disponibles.
Figure 1.5.5.3-1 Caractéristique d’une dalle alvéolée
Figure 1.5.5.3-2 Dimensions d’une dalle alvéolée
290
Dalle de renforcement: Les tableaux 1.5.5.3.b et 1.5.5.3.c ci-dessous résument les limites de portée par
rapport à l'épaisseur et le renforcement des poutrelles pour respectivement des dalles alvéolées à portée
simple et à portée double.
Les barres d'armature des poutrelles doivent être liées aux chaînages horizontaux ou chaînages
supérieurs à l’aide de fils à ligaturer, comme illustré à la Figure 1.5.5.7.
Les barres d'armature inférieures des poutrelles ne doivent jamais se chevaucher dans le tiers central de
la portée, là où le moment de fléchissant est maximal.
Pour les barres d'armature de ⅜", la longueur de recouvrement ne doit être inférieure à 500 mm, et pour
les barres d'armature de ½", la longueur de recouvrement ne doit être inférieure à 600 mm.
Pour empêcher la fissuration de la chape de béton due aux effets de température, il faut placer des
barres 1/4" espacées de 250 mm d'axe en axe dans les deux directions horizontales. Parallèlement aux
poutrelles, la barre de ¼" est regroupée avec la barre supérieure de la poutrelle. Alternativement,
l'armature supérieure des poutrelles peuvent être continues. Des barres de ¼" doivent également être
placées à mi-distance entre les poutrelles pour respecter l'espacement de 250 mm.
L’armature secondaire doit être placée à mi-hauteur de la chape de béton, soit à 25 mm du dessus des
hourdis. L’armature secondaire ne doit pas être en contact avec les blocs de béton.
Tableau 1.5.5.3-1 Ferraillage typique d'une dalle alvéolée à poutrelle de portée simple
Utilisation
de la dalle
Portée
maximale
(m)
Épaisseur de
dalle (mm)
Armature
inférieure des
poutrelles
Armature
supérieure des
poutrelles aux
extrémités
Etriers des
poutrelles
Résidenti
el
3
150
1 x ½"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
4
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
4.5
200
2 x ½"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
3
200
1 x ½"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
4
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
4.5
200
2 x ½"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
3
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
4
200
2 x ½"
1x⅜»
¼" à 150 mm c/c
4.5
non autorisé
non autorisé
non autorisé
non autorisé
3
150
1 x ½"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
4
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
4.5
200
2 x ½"
1x⅜»
¼" à 200 mm c/c
Boutique
Stockage
Toit
291
Figure 1.5.5.3-3 Armature des poutrelles de portée simple
Note : Le renforcement secondaire n'est pas représenté).
Figure 1.5.5.3-4 Détail typique de la connexion à la poutre.
Tableau 1.5.5.3-2 Ferraillage typique d'une dalle alvéolée à poutrelle de portée double
Utilisation
de la dalle
Portée
maximale
(m)
Épaisseur
de dalle
(mm)
Armature
inférieure des
poutrelles
Armature
supérieure
des
poutrelles
aux
extrémités
Armature
supérieure des
poutrelles sur
appuis3
Etriers des
poutrelles
Résidentiel
3
150
1 x ½"
1x⅜»
1 x ½"
L = 2,2
¼" à 200 mm c/c
4
200
1 x ½"
1x⅜»
1 x ½"
L = 2,9
¼" à 200 mm c/c
4.5
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1x⅜»
1 x ½" + 1 x ⅜"
L = 3,2
¼" à 200 mm c/c
3
150
1 x ½"
1x⅜»
1 x ½"
L = 2,2
¼" à 200 mm c/c
4
200
1 x ½"
1x⅜»
1 x ½"
L = 2,9
¼" à 200 mm c/c
Boutique
292
Stockage
Toiture
4.5
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1x⅜»
1 x ½" + 1 x ⅜"
L = 3,2
¼" à 200 mm c/c
3
200
1 x ½"
1x⅜»
1 x ½"
L = 2,2
¼" à 200 mm c/c
4
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1x⅜»
1 x ½" + 1 x ⅜"
L = 2,9
¼" à 150 mm c/c
4.5
NA
non autorisé
non autorisé
non autorisé
non autorisé
3
150
1 x ½"
1x⅜»
1 x ½"
L = 2,2
¼" à 200 mm c/c
4
200
1 x ½"
1x⅜»
1 x ½"
L = 2,9
¼" à 200 mm c/c
4.5
200
1 x ½" + 1 x ⅜"
1 x ½" + 1 x ⅜"
L = 3,2
¼" à 200 mm c/c
3
La longueur du renforcement dépend de la portée (comme indiqué sur la Figure 1.5.5-8 ), car elle doit
être égale à L/3 de chaque côté du mur. Dans le tableau, nous indiquons la longueur maximale des
barres supérieures, en supposant que les deux travées de dalles atteignent la limite maximale autorisée
indiquée dans la deuxième colonne.
Figure 1.5.5.3-5 Armature des poutrelles de portée double
Note : Le renforcement secondaire n'est pas représenté).
1.5.5.4 Poutres dans les dalles
Il peut être nécessaire d'inclure des poutres suspendues dans les dalles pour deux raisons principales :
1. Soutenir les murs des niveaux supérieurs qui ne sont pas continus du rez-de-chaussée jusqu'aux
fondations ;
2. Encadrement autour des ouvertures de dalle ;
Pour le cas 1, les recommandations concernant les régularités verticales du bâtiment doivent être prises
en compte en priorité et les murs discontinus entre les niveaux doivent être évités. Cependant, le
concepteur pourrait être amené à inclure des cloisons discontinues supportées par des poutres
suspendues comme exception à cette règle générale de configuration.
293
Pour le cas 2, le calcul des poutres indiqué dans cette section doit être lu conjointement avec les
dispositions relatives aux ouvertures de dalle incluses dans la section 1.5.5.6.
Le tableau 1.5.5.4-1 ci-dessous fournit les dimensions, le renforcement et les limites de portée des
poutres en fonction de leur fonction structurelle et du type de dalle dans laquelle elles sont incluses. Ces
poutres doivent s'étendre entre les murs et être soutenues par des murs à leurs extrémités. Ils doivent
être reliés à des chaînages verticaux et ne pas reposer directement sur des blocs de maçonnerie.
Tableau 1.5.5.4-1 Détails typiques des poutres dans les dalles
POUTRES EN DALLE PLEINE
Cas
Position de la
poutre
Utilisation
1 - Poutres
profonde
supportant des
cloisons
discontinues4
Résidentiel ou
magasin
Dimensions
hors tout de
la poutre
hxb
(mmxmm)
Portée
maximale
(m)
Renforcement
longitudinal
Haut
Bas
300x200
3
2 x ½"
3 x ½"
400 x 200
4
2 x ½"
4 x ½"
Etriers
¼" à 100 mm c/c
50 cm - aux
supports et à
l'extrémité de la
cloison
¼" à 200 mm c/c
le long de la
travée
2A - Poutres
profondes
encadrant
l'ouverture
(Perpendiculair
e à la direction
de la dalle
dans les dalles
unidirectionnell
es)
2B - Poutres
profondes
encadrant
l'ouverture
Toit résidentiel
ou magasin
300x200
3
2 x ½"
2 x ½"
350 x 200
4
2 x ½"
3 x ½"
350 x 200
4.5
2 x ½"
4 x ½"
350 x 200
3
2 x ½"
3 x ½"
400 x 200
4
2 x ½"
4 x ½"
Toit résidentiel
ou magasin
300x200
4.5
2 x ½"
2 x ½"
Stockage
350 x 200
4
2 x ½"
2 x ½"
400 x 200
4.5
2 x ½"
2 x ½"
Stockage
(Parallèle à la
direction de la
dalle dans les
dalles
unidirectionnell
es)
¼" à 100 mm c/c
50 cm - aux
supports
¼" à 200 mm c/c
le long de la
travée
¼" à 100 mm c/c
50 cm - aux
supports
¼" à 200 mm c/c
le long de la
travée
POUTRES POUR DALLES ALVÉOLÉES
1A - Poutres
basses
supportant des
cloisons
discontinus4
Résidentiel,
Toiture,
Magasin,
Entreposage
3
300x200
294
2 x ½"
3 x ½"
¼" à 100 mm c/c
50 cm - aux
supports et à
l'extrémité de la
cloison.
Résidentiel
300x200
4
2 x ½"
4 x ½"
¼" à 200 mm c/c
le long de la
travée.
1B - ¨Poutres
profonde
supportant des
cloisons
discontinues
2 - Poutres
profondes
encadrant
l'ouverture
Résidentiel,
Toiture,
Magasin,
Entreposage
300x200
3
2 x ½"
3 x ½"
Résidentiel,
Toiture,
Magasin,
Entreposage
350x250
4
2 x ½"
4 x ½"
450 x 250
4.5
2 x ½"
4 x ½"
Résidentiel,
Toiture,
Magasin,
Entreposage
300x200
3
2 x ½"
3 x ½"
Résidentiel,
Toiture,
Magasin,
Entreposage
300x200
4
2 x ½"
3 x ½"
350x250
4.5
2 x ½"
4 x ½"
4
¼" à 100 mm c/c
50 cm - aux
supports
¼" à 200 mm c/c
le long de la
travée.
¼" à 100 mm c/c
50 cm - aux
supports.
¼" à 200 mm c/c
le long de la
travée.
Autorisé uniquement si le mur discontinu ne supporte PAS la dalle de toit (portées de toit parallèles au mur
discontinu ou à la toiture légère).
295
Figure 1.5.5-1,2,3 Poutre supportant un mur de partition dans une dalle alvéolée
Le recouvrement des aciers d'armature des poutres doit être situé dans le tiers médian de la travée pour
l'armature supérieure et dans le premier ou le dernier tiers de la travée pour l'armature inférieure. Les
longueurs de recouvrement sont données dans la Section 1.4.2.
Figure 1.5.5.4-4,5 Recouvrement de l’armature dans les poutres.
1.5.5.5 Porte-à-faux dans Dalle
Longueur maximale de porte-à-faux :
● La longueur du porte-à-faux ne doit en aucun cas dépasser 600 mm (2 pieds).
Utilisation autorisée:
296
● Les dalles plates en porte-à-faux sont strictement limitées à un usage résidentiel. L'utilisation de
dalles en porte-à-faux à des fins commerciales, telles que des commerces ou des zones de
stockage, est strictement interdite.
Les dalles en porte-à-faux peuvent être utilisées comme terrasses, balcons ou même comme espaces
occupés au sein du bâtiment. Cependant, ce dernier scénario de conception est fortement déconseillé en
raison de la forte sismicité du territoire haïtien, car il pourrait entraîner des réponses verticales
importantes lors d'un tremblement de terre. Néanmoins, reconnaissant qu’un tel scénario peut se
produire dans la pratique, ces lignes directrices proposent des solutions prescriptives spécifiquement
calculées pour ce cas.
Les dalles en porte-à-faux occupées par des espaces d'habitation ne doivent pas supporter des murs de
façade dépassant un niveau. Les murs de façade sur dalles en porte-à-faux doivent être construits en
maçonnerie chaînée et doivent avoir une épaisseur maximale de 6" (plus des enduits simples, le cas
échéant).
Dans tous les cas, pour ces portions de dalles, il est essentiel de prévoir des armatures supérieures qui
doivent s'étendre sur un tiers de la portée de la dalle, au-delà du mur de soutènement, et qui doivent
chevaucher les armatures inférieures aux extrémités du surplomb.
Tableau 1.5.5.5-1 Armatures des dalles en porte-à-faux
Utilisation de
dalles en
porte-à-faux
Balcon/Terrasse
Espaces occupés
Zone de
conception
sismique
Épaisseur minimale du
porte-à-faux (mm)
Armature supérieure
Dalle pleine
Dalle alvéolée
Dalle pleine
Dalle alvéolée
A et B
125
150
⅜" à 200 mm c/c
1x⅜»
C&D
125
150
⅜" à 150 mm c/c
1x⅜»
A et B
160
200
½" à 150 mm c/c
1x (⅜" + ½")
C
160
200
½" à 125 mm c/c
2 x ½"
D
Non autorisé - Les dalles en porte-à-faux occupées doivent être
supportées sur des poutres profondes. ou des étagères
297
Figure 1.5.5.5-1 Armature des dalles en porte-à-faux
1.5.5.6 Ouvertures dans les dalles
En raison du large éventail d’emplacements et de dimensions possibles pour les ouvertures dans les
dalles, il est de la responsabilité du concepteur de s’assurer que l’intégrité structurelle de la dalle n’est
pas compromise. Cela comprend l’évaluation de l’impact de l’ouverture sur la résistance et la facilité
d’entretien de la dalle. Cependant, ce qui suit décrit certaines exigences minimales de base qui doivent
être respectées :
Dimensions des ouvertures:
● La longueur de chaque côté de l'ouverture (Lw) ne doit pas dépasser 25 % de la longueur totale
du côté parallèle le plus proche du bâtiment.
● De plus, la longueur maximale du côté d'ouverture ne doit pas dépasser :
○ 1,2 mètre pour les ouvertures générales.
○ 3,6 mètres pour les ouvertures d'escalier.
● Dans les dalles alvéolée, la dimension de toute ouverture perpendiculaire aux poutrelles doit être
un multiple de l'espacement des poutrelles, incluant la largeur des poutrelles, afin qu'elles ne
soient pas coupées en deux ou partiellement sur leur largeur.
● Des ouvertures de dimensions 300 mm x 300 mm ou inférieures peuvent être réalisées dans la
dalle sans nécessiter de poutres de cadrage autour d'elles. L'emplacement de ces ouvertures ne
doit pas affecter de manière significative la résistance et la fonctionnalité globale de la dalle. Pour
les dalles unidirectionnelles et bidirectionnelles, un renforcement de bordure supplémentaire
constitué de deux barres #3 doit être placé de chaque côté de l'ouverture, s'étendant sur 300 mm
au-delà des dimensions libres de l'ouverture. Dans le cas de dalles nervurées, les ouvertures
doivent toujours être situées entre les nervures.
Emplacement des ouvertures:
● Dans les dalles bidirectionnelles, le centre de l'ouverture doit être placé à une distance maximale
de Li/3 du coin, où Li sont les longueurs des murs latéraux supportant la dalle où l'ouverture est
située, mesurées parallèlement au côté de l'ouverture considérée.
Figure 1.5.6-1 Ouverture dans une dalle bidirectionnelle
298
● Pour les ouvertures situées au dos d'une dalle en porte-à-faux
conception par ingénierie.
doivent faire l'objet d'une
● Lorsque les ouvertures sont placées à côté d’un mur, le chaînage horizontal supérieur dans le
mur doit rester continu à travers l’ouverture. Au-dessus de l'ouverture, la poutre de chaînage doit
avoir une largeur de 30 cm pour résister aux efforts hors plan imposés par le mur à double
hauteur à cet emplacement, et être renforcée par 6 barres longitudinales de ½ pouce (3 par face
latérale) et des étriers fermés de ¼ pouce espacés de 100 mm.
Figure 1.5.6-2 Ouverture située à côté d’un mur
Ouvertures de petite taille:
Les ouvertures de dimensions égales ou inférieures à 300 mm x 300 mm peuvent être réalisées dans la
dalle sans nécessiter de poutres de cadre autour d'elles. L'emplacement de ces ouvertures ne doit pas
affecter de manière significative la résistance globale ni la fonctionnalité de la dalle.
Pour les dalles unidirectionnelles et bidirectionnelles, un renforcement périphérique supplémentaire
composé de deux barres #3 doit être placé de chaque côté de l'ouverture, s'étendant sur 300 mm au-delà
des dimensions nettes de l'ouverture.
Dans le cas des dalles alvéolées, les ouvertures doivent toujours être situées entre les poutrelles.
Ouvertures dans les dalles pleines unidirectionnelles et les dalles alvéolées :
● Doit être encadré avec des poutres profondes, dimensionnées en fonction des informations
incluses dans les tableaux 1.5.5.4-1;
● Les tuyaux d’eau et de drainage ne doivent pas couper les poutrelles des dalles alvéolées et les
boîtiers d’éclairage doivent être positionnés dans les hourdis plutôt que dans les poutrelles. Si un
tuyau doit nécessairement traverser une poutrelle, il faut doubler la largeur et l’armature de la
poutrelle à cet endroit et faire passer le tuyau dans le tiers central mesuré sur l’épaisseur de la
poutrelle. Le diamètre des tuyaux ne doit jamais excéder la moitié de l’épaisseur de la dalle.
Ouvertures dans des dalles pleines bidirectionnelles :
● Les ouvertures de plus de 1,2 m (par côté) doivent être encadrées avec des poutres profondes
comme spécifié dans le tableau 1.5.5.4-1.
● Pour les ouvertures allant jusqu'à 1,2 m de côté, les poutres profondes peuvent être évitées à
condition qu'un renforcement adéquat soit placé autour des ouvertures de la dalle pour éviter les
299
concentrations de contraintes susceptibles de conduire à des fissures ou à une rupture. Cela se
fait en plaçant des barres d’armatures autour du périmètre des ouvertures.
1.5.5.7 Construction de dalles, Matériels & Coffrages
Les dalles suspendues doivent être construites en utilisant les spécifications du béton conformément à la
section 1.5.1 et de l'acier d'armature conformément à la section 1.5.2 du présent document.
Les dalles alvéolées doivent être coulées sur des planches de contreplaqué de 1/2" (19 mm) minimum de
dimensions minimales de 1" x 6" (25 mm x 150 mm) placées à la base de chaque solive/poutrelle. Les
dalles solides peuvent être coulées sur des planches de contreplaqué de 3/4” d’épaisseur minimum. Les
planches doivent être soutenues par des poutres en bois de dimensions nominales de 2" x 4" (50 mm x
100 mm), qui reposent sur des étaiements constitués d’étais métallique ou alternativement des poteaux
en bois de dimensions minimales de 2" x 2" (50 mm x 50 mm) placés à une distance maximale de 1m
parmi eux. Le bois rond qui n'est pas droit et d'un diamètre inférieur à 60 mm ou les poteaux de bambou
d'un diamètre inférieur à 50 mm ne doivent jamais être utilisés comme étai. L’étaiement de la dalle ne doit
jamais être installé sur un sol non compacté et non nivelé.
Le coulage du béton doit être effectué en une seule étape sur toute la surface de la nouvelle dalle avec le
chaînage supérieur, en évitant les joints. Toutes les surfaces en béton doivent être correctement
protégées du soleil. Le béton frais doit être protégé de la pluie, du ruissellement ou de tout autre élément
extérieur. Le béton doit demeurer humide pendant au moins quinze (15) jours, en utilisant un système
d'arrosage approprié. Les coffrages laissés en place pour la cure doivent être maintenus humides en tout
temps pour éviter que les joints ne s'ouvrent et que le béton ne se dessèche. Le coffrage peut être retiré
au plus tôt 15 jours après le coulage de la dalle.
Figure 1.5.5.7-1 Coffrages et étaiement des dalles
1.5.5.8 Directives complémentaires pour les dalles de toiture
Il est recommandé qu'une chape soit appliquée sur le toit pour créer une pente permettant un bon
drainage et pour empêcher l'accumulation d'eau. La chape doit avoir une pente minimale de 1% et être
orientée vers les points de drainage. En aucun cas la chape ne doit dépasser une épaisseur de 5 cm,
pour éviter d'imposer un poids excessif à la dalle suspendue. Les surfaces en pente doivent être réparties
en conséquence pour maintenir l'uniformité.
300
Le mélange de chape doit être composé de ciment et de sable dans un rapport de 1:4. Le rapport
eau-ciment doit être maintenu entre 0,4 et 0,5 pour minimiser le retrait. Un durcissement adéquat est
crucial pour éviter les fissures de retrait et doit être effectué pendant au moins 7 jours, en garantissant
que la surface reste humide tout au long du processus.
Les dalles de toiture doivent être adéquatement protégées contre les infiltrations d’eau par l’application
d’une membrane imperméable ou d’une peinture asphaltique. Cette protection est essentielle pour
réduire le risque de pénétration de l’eau, qui peut entraîner des dommages structurels, la croissance de
moisissures et une durabilité réduite du bâtiment. La couche d’étanchéité peut être appliquée soit
directement sur la dalle structurelle du toit, soit sur une chape, le cas échéant.
Lorsqu'une chape est appliquée, elle contribue à créer une pente pour le drainage, et la couche
d'étanchéité doit couvrir toute la surface de la chape pour assurer une protection complète. S’il n’y a pas
de chape, l’étanchéité doit être appliquée directement sur la dalle du toit plat, assurant ainsi une barrière
continue et sans joint contre les infiltrations d’eau. Dans les deux cas, une attention particulière doit être
accordée aux joints, aux bords et à toutes les zones où l'eau pourrait potentiellement s'accumuler ou
pénétrer, comme autour des points de drainage ou des ouvertures de toit. Les murs de parapet doivent
être couronnés d’une membrane imperméable incombustible d’au moins l’épaisseur du mur.
Si la toiture n’est pas conçue pour se drainer naturellement sur ses bords, des drains doivent être
installés à chaque point bas de la toiture. Lorsque requis et principalement pour des toits plats, des
déversoirs et des gargouilles doivent être installés aux endroits appropriés, selon les règles de l’art. Les
déversoirs doivent évacuer leurs eaux dans des endroits approuvés et ne doivent pas être branchés aux
drains de la toiture.
301
1.5.6 TOITURE LÉGÈRE
Les procédures de conception décrites dans cette section sont basées sur les normes NDS 2018
(National Design Specification for Wood Construction - Spécification nationale de conception pour les
construction en bois) et le WFCM Edition 2018 (Wood Frame Construction Manual - Manuel de
construction à ossature bois) publiées par l'American Wood Council (AWC), qui servent de références
principales pour ces directives.
Les solutions proposées sont conçues en utilisant comme matériau de référence du bois de pin du Sud
de grade 2 (Southern Pine Grade 2), dont les caractéristiques détaillées sont fournies à la section 1.3.5.
Si un autre type de bois est utilisé, le concepteur doit se référer aux normes pertinentes - en particulier la
NDS et la WFCM - pour développer une solution de conception alternative adaptée aux propriétés
spécifiques du matériau sélectionné.
La conception des toitures légères est principalement régie par les exigences en matière de charge de
vent. Les solutions normatives décrites ici ne tiennent pas compte de tous les cas de vents violents. Des
informations incomplètes sont fournies pour les maisons situées dans la zone de vent IV, exposition D.
En l'absence d'informations, les toits doivent être conçus conformément à la WFCM 2018, à l'IRC 2021, à
l'IBC 2021 ou à l'ASCE 7-16. Il est également possible d'utiliser un toit en dalles (tel que défini à la
section 1.5.5).
302
1.5.6.1 Procédure de conception
La conception d'une toiture basée sur ces directives peut être développée en suivant les étapes
énumérées ci-dessous :
1. Géométrie de la toiture pour le bâtiment à concevoir : il s'agit notamment de choisir entre des formes
à pignon (2 pentes), en croupe (4 pentes) ou en appentis (1 pente). Section 1.5.6.2.
2. Configuration des murs de toiture en maçonnerie : définir l'emplacement et la géométrie des murs de
toiture en maçonnerie. Section 1.5.6.3.
3. Avant-toits et ventilation : déterminer quel(s) côté(s) du bâtiment sera (seront) pourvu(s) d'un
avant-toit, qui peut (peuvent) mesurer jusqu'à 0,6 m. Des détails périmétriques différents sont utilisés
pour les avant-toits plus petits. Différents détails d'avant-toit permettent également de déterminer les
côtés qui resteront ouverts entre les chevrons ou les chevrons débordants pour la ventilation.
Section 1.5.6.4.
4. Chevrons ou fermes : décider si la structure du toit utilise des chevrons ou des fermes. Une
combinaison des deux est possible dans certains cas. Section 1.5.6.6.
a. Orientation des chevrons : choisir entre des chevrons parallèles ou perpendiculaires à la
pente du toit. Cela déterminera le besoin de lattes et l'emplacement des chevrons de
débord (le cas échéant). Section 1.5.6.5.
5. Taille des clous : déterminer les tailles de clous disponibles pour le projet. Plus précisément,
déterminez si des clous courts (<38 mm/1,5" de long) sont disponibles dans les diamètres 8d
ordinaire ou 10d à boite (3,3 mm ou 0,13"). S'ils ne sont disponibles qu'en longueurs de
64mm-76mm (2.5"-3") pour les connexions de feuillards métallique, il peut être nécessaire d'utiliser
des pièces de renforts en bois (blocs jumelés) afin d’éviter le percement (voir les sections 1.5.6.9 et
l'annexe A6 pour les fixations).
6. Zones de pression du vent dans la toiture : définir les différentes zones de pression du vent dans la
toiture (section 1.5.6.7), car cela peut affecter le dimensionnement des éléments en bois et les
solutions de raccordement.
7. Éléments de toiture et connexions : cette étape consiste à déterminer les dimensions et les
spécifications des différents éléments de toiture et les connexions appropriées entre eux pour
assurer la stabilité, le transfert de charge et la résistance aux forces externes telles que le vent et les
charges sismiques. Un chemin de charge continu doit être prévu pour transférer toutes les charges
latérales et verticales de la toiture aux murs. Voir les sections 1.5.6.8, 1.5.6.9. et 1.5.6.10.
303
Tableau 1.5.6-1 Éléments de toiture et connexions à concevoir en fonction de la géométrie de la
toiture
Éléments de toiture et connexions
à concevoir
Formes de toit applicables
En appentis (1 pente)
En pignon (2 pentes)
Chevrons
parallèles
à la pente
(Figure
1.5.6.2-2)
Chevrons
parallèles
à la pente
(Figure
1.5.6.2-2)
Chevrons
perpendi
culaires à
la pente
(Figure
1.5.6.2-3)
CGI - Tôles de toiture
Raccordement aux chevrons
x
Chevrons
perpendic
ulaires à
la pente
En croupe
( 4 pentes)
chevrons
parallèles à la
pente)
(Figure 1.5.6.2-4)
(Figure
1.5.6.2-3)
x
CGI - Tôles de toiture
Raccordement aux lattes
x
x
x
Conception des lattes
x
x
x
Raccordement des lattes aux
chevrons ou aux fermes
x
x
x
Chevrons parallèles à la pente du
toit
x
x
x
Chevrons perpendiculaires à la
pente du toit
Raccordement des chevrons à la
poutre de toiture ou au chaînage
supérieur
x
x
x
Chevrons de débord (outlookers)
sur chaînage superieur (poutre de
ceinture des murs)
Chevrons de débord (outlookers)
sur mur de toiture
x
x
x
x
x
x
x
Panne faîtière
Raccordement des chevrons à la
panne faîtière / poutre
x
x
x
x
Arêtiers et noues
x
x
Fermes
x
x
x
Raccordement de la ferme au
chaînage superieur (poutre de
ceinture des murs)
x
x
x
304
1.5.6.2 Géométrie du toit
En Haïti, les toitures légères sont généralement constituées d'un cadre en bois recouvert d'une
membrane imperméable. Seuls les panneaux métalliques ondulés sont traités ici.
Ces directives de conception traitent de trois géométries principales de toiture : en appentis, à pignon ou
en croupe :
Figure 1.5.6.2-1 Géométries de toiture possibles couvertes par ces directives
1. Toiture en appentis (une pente) : Configuration la plus simple, en particulier pour les plans
rectangulaires simples. L'évacuation des eaux se fait d'un côté du bâtiment. La limite de hauteur du
pignon de 1,5 m et la pente minimale requise de 1,5:12 (12.5%, 7°) limitent la dimension du plan
dans le sens de la pente à environ 12 m, ou 6 m pour la pente cible de 3:12 (25 %, 14°). Les
avant-toits du côté haut des toitures à une pente sont relativement exposés et peuvent ne pas
convenir à la ventilation. Les chevrons peuvent être parallèles à la pente, avec des lattes, ou
perpendiculaires à la pente, sans latte. Tous les murs de toitures (intérieurs et extérieurs) sont en
maçonnerie chaînée, ce qui permet une bonne connexion pour les charges de soulèvement du vent,
la protection extérieure et la séparation des pièces intérieures.
2. Toiture à pignon (deux pentes) : Permet une pente de toit plus forte qu’un toit à une seule pente pour
une même dimension de plan, et assure l’écoulement des eaux sur deux côtés. Les avant-toits sont
moyennement exposés au niveau des pignons. Les toitures à deux versants sont conçues soit avec
des chevrons, soit avec des fermes. Tous les pignons (intérieurs et extérieurs) sont en maçonnerie
confinée, ce qui assure une bonne liaison contre les efforts de soulèvement dus au vent, une
protection extérieure et une séparation des pièces intérieures.
3. Toit en croupe (quatre pentes) : Assurer l’écoulement des eaux de tous les côtés et prévoir des
avant-toits protégés sur toutes les faces. Les toits en croupe sont une conséquence inévitable d’un
toit à deux versants associé à un plan en L (nécessite une panne de croupe et une panne de vallée).
Un toit combiné croupe et à deux versants peut également permettre l’écoulement sur trois côtés.Les
deux extrémités en croupe d’un toit sont généralement reliées par une faîtière ; cette portion peut être
charpentée soit avec des chevrons, soit avec des fermes, comme pour les toits à deux versants. Les
toits en croupe sont parfois préférés car les forces latérales dues au vent sont plus faibles grâce à la
pente du toit orientée dans toutes les directions. Cependant, les forces verticales (soulèvement) sont
similaires à celles des toits à deux versants.Les raccordements des toits en croupe présentent une
géométrie plus complexe, notamment au niveau de la jonction croupe/faîtière, et peuvent nécessiter
des éléments de connexion spéciaux pour de grandes portées dans les zones exposées aux vents
305
forts. Le dispositif de croupe fourni dans ces directives pour des portées allant jusqu’à 4,5 m utilise
des arêtiers et des chevrons de croupe aux extrémités de la croupe, reliés aux fermes principales.
Le choix du type de toit doit tenir compte à la fois de la résistance au vent, du coût et de la faisabilité de la
construction. Les concepteurs doivent évaluer ces facteurs afin de sélectionner la géométrie de toit la
mieux adaptée aux conditions et exigences spécifiques de chaque projet.
Les éléments du toit changent en fonction de la forme du toit, comme décrit ci-dessous :
Figure 1.5.6.2-2 Éléments de toiture pour les toits à une ou deux pentes avec des chevrons
parallèles à la pente.
306
Figure 1.5.6.2-3 Éléments de toiture pour les toits à une ou deux pentes avec des chevrons
perpendiculaires à la pente du toit sans latte.
Figure 1.5.6.2-4 Éléments de toiture pour les toits en croupe.
307
Lorsqu'elles sont disponibles, les recommandations du fabricant du matériau de couverture concernant la
pente minimale et les détails destinés à empêcher l'intrusion de l'eau doivent être suivies. La plupart des
fabricants de bacs métalliques ondulés recommandent une pente minimale de 3:12 (25 %, 14°). Ils
peuvent autoriser une pente minimale plus faible, de l'ordre de 1:8 (12.5%, 7°), si des mesures
d'étanchéité supplémentaires sont prises, telles qu'un chevauchement d'au moins 2 ondes, des
fermetures en mousse au niveau des faîtières, des arêtiers et des noues, ainsi qu'une bande de butyle au
niveau des chevauchements de panneaux. Voir les recommandations du fabricant pour plus
d'informations.
1.5.6.3 Murs de toiture en maçonnerie
Dans le présent document, l'expression mur de toiture en maçonnerie s'applique à tous les murs en
maçonnerie situés au-dessus du chaînage supérieur ou poutre de ceinture du plafond du niveau
supérieur. Les murs de toiture présentés ici sont tous en maçonnerie chaîné. Cette solution est préférable
car elle offre une meilleure protection contre les intempéries, y compris contre les débris volants, et un
bon point de connexion pour les forces du vent et les forces sismiques. Les murs de toiture intérieurs
offrent également une meilleure séparation entre les pièces adjacentes.
Les murs de toiture font partie du système de murs porteurs et doivent être construits avec des blocs de
15 ou 20 cm, correspondant à l'épaisseur des murs du bâtiment au niveau directement inférieur. Ils
doivent être chaînés, en prolongeant les éléments de chaînage verticaux (colonnes de liaison) des murs
situés en dessous et avec un chaînage supérieur à leur sommet. Tous les éléments des murs de toiture
sont décrits au chapitre 1.5.4.9.
Il est possible de concevoir des murs de toiture légers, mais cela nécessite des matériaux et des détails
qui ne sont pas abordés ici (contreplaqué, murs à colombages, plaques d'appui, boulons d'ancrage,
détails d'étanchéité, etc.) Les murs de toiture légers augmentent également les charges sismiques et
éoliennes sur le diaphragme du toit, qui n'est pas détaillé pour fonctionner comme tel (pas de
contreplaqué, d'attaches, de blocages, de plaques d'appui, de boulons d'ancrage, etc.) Les murs de
toiture en maçonnerie utilisés ici sont contreventés soit par des murs transversaux, soit par des colonnes
en porte-à-faux, comme décrit ci-dessous.
Les toits en croupe peuvent nécessiter des cloisons intérieures légères pour assurer la séparation des
pièces, mais ces cloisons ne sont pas abordées ici.
La stabilité hors plan des murs de toiture est un point critique dans leur conception et différentes
configurations peuvent être réalisées :
● Pour les murs de toiture d'une portée supérieure à 4,5 m, l'option la plus simple consiste à
contreventer avec des murs perpendiculaires à des intervalles ne dépassant pas 4,5 m. Cette
option ne fonctionne qu'avec des chevrons. Les murs de toiture pour les toits avec chevrons sont
décrits à la section 1.5.6.9.6.
308
Figure 1.5.6.3-1 Configuration des pignons >4.5m avec contreventement des pignons
Les murs de toiture sont requis sous toutes les lignes de faîtage (y compris le côté haut d'une toiture à
une pente). En fonction de la pente du toit et du nombre de pièces, les murs de toiture peuvent être de
forme triangulaire, rectangulaire ou trapézoïdale et peuvent être intérieurs (entre les pièces) ou faire
partie des murs extérieurs sur le pourtour. Cette configuration assure intrinsèquement la stabilité contre
les charges latérales puisque le système de chaînage supérieur et de murs de toiture est une extension
directe du système maçonnerie chaînée utilisé en dessous.
Il n'est pas toujours nécessaire d'avoir des murs de toiture en dessous, les murs de toiture suspendus
peuvent couvrir des ouvertures allant jusqu'à 4,5m. Les murs de toiture suspendus peuvent être utilisés
pour réduire la portée des chevrons comme le montre la figure 1.5.6.3-2 ci-dessous. Deux options sont
possibles :
1. Chevrons parallèles à la pente (avec pannes) :
Le mur de toiture suspendu sera rectangulaire. Il se trouve généralement au faîtage d'un pignon
à plusieurs pièces, mais il peut être ajouté entre les toitures pour réduire la portée, mais avec une
surface supérieure inclinée pour correspondre à la pente du toit.
2. Les chevrons sont perpendiculaires à la pente (pas de lattes) :
Le mur de toiture suspendu aura une surface supérieure inclinée donc de forme triangulaire ou
trapézoïdale.
Lorsque la hauteur du mur de toiture est faible, il devient une poutre en béton armé qui s'étend entre les
murs transversaux.
309
Figure 1.5.6.3-2 Mur de toiture suspendu intermédiaire pour les toitures à chevrons
● Pour les murs de toiture d'une seule travée (d'une longueur maximale de 4,5 m), les murs de
contreventement perpendiculaires peuvent être omis et la stabilité assurée par une colonne en
porte-à-faux au niveau du faîtage et de la poutre faîtière, qui stabilise le sommet du pignon (figure
1.5.6.3-3). Cette option permet de placer des fermes d'une portée maximale de 4,5 m entre les
murs de toiture (voir section 1.5.6.9.9), des chevrons parallèles à la pente avec une panne
faîtière (voir section 1.5.6.5, 1.5.6.9.6) ou des chevrons perpendiculaires à la pente soutenus par
les murs de toiture(voir sections et 1.5.6.5, 1.5.6.9.6). Voir la section 1.5.4.9.2 pour la conception
des poteaux des murs de toiture.
310
Figure 1.5.6.3-3 Configuration des pignons < 4.5 m avec des colonnes en porte-à-faux
● La même solution de colonnes en porte-à-faux peut être utilisée pour les fermes de plus grande
portée (les conceptions de 6 m et 9 m sont fournies à la section 1.5.6.9.8), mais les colonnes
deviennent plus substantielles et il doit y avoir un mur perpendiculaire sous le niveau du plafond,
parallèle à la ligne de faîtage (figure 1.5.6.3-4).
● Voir la section 1.5.4.9.2 pour la conception des poteaux du mur de toiture. La colonne de
stabilisation doit être détaillée comme indiqué dans le tableau 1.5.4.9.2-1 et son côté le plus
grand doit être placé orthogonalement à la surface du mur qu'elle retient. Cette colonne doit être
continue depuis la ligne de faîtage (sommet du mur de toiture) jusqu'à la fondation.
311
Figure 1.5.6.3-4 Configuration des murs de toiture >4m avec colonnes en porte-à-faux
1.5.6.4 Rives, avant-toits et ventilation
Décider quel(s) côté(s) du bâtiment aura(ont) des avant-toits, et également quels côtés resteront ouverts
entre les chevrons ou les chevrons de débord pour la ventilation. Toutefois, il convient de noter que les
ouvertures sur les côtés du bâtiment avec des pignons, ou le côté haut d'un toit à une pente, sont plus
exposées aux intempéries et l'intrusion d'eau doit être évaluée.
Lorsque des ouvertures entre chevrons ou chevrons de débord sont laissées pour la ventilation, un filet
de protection doit être installé pour minimiser l'intrusion d'animaux et d'insectes tout en maintenant la
circulation de l'air.
Le feuillard métallique utilisé ici remplace la lisse basse qui nécessite des tiges et des boulons d'ancrage
encastrés et des connecteurs spéciaux pour l'ossature en bois. Il faut veiller à aligner les élévations des
chevrons, car ceux-ci s'appuient directement sur le mur. Il est recommandé d'incliner la surface
supérieure en béton de tous les chaînages horizontaux pour qu'elle corresponde à celle du mur de
toiture, ce qui améliorera le soutien des chevrons.
Une couche d'étanchéité doit être prévue à l'interface entre toutes les ossatures en bois et le béton.
Des avant-toits allant jusqu’à 0,6 m sont autorisés sur n’importe quel côté du bâtiment, en utilisant des
prolongements de chevrons ou des chevrons de débord . Des avant-toits plus courts sont également
possibles avec des pannes en porte-à-faux, soit supportés par des blocs d’appoint ou non, depuis les
chevrons situés au sommet du mur de pignon, ce qui élimine la ventilation. Il est possible de supprimer
complètement les avant-toits, mais cela n’est pas recommandé sans mesures spéciales d’étanchéité et
de protection du bois.
312
Lorsque les chevrons sont perpendiculaires à la pente et que les lattes sont omises, la longueur du
chevron de débord est limitée à l'espacement des chevrons requis pour le support des CGI. Il peut en
résulter des chevrons de débord très courts, de petits avant-toits et une mauvaise ventilation. Les
solutions sont les suivantes :
1. Passer à des chevrons parallèles à la pente avec des lattes. Les chevrons de débord et les lattes
fournissent un support CGI, ce qui permet d'augmenter la longueur des fenêtres de toit. Cela
permet à l'une des options de porte-à-faux de latte de soutenir l'avant-toit à la place des chevrons
de débords.
2. Le blocage entre les chevrons au-dessus du mur fournit le support CGI nécessaire, mais élimine
la ventilation.
Dans le sens des chevrons, les débords de toit représentent une continuation relativement simple des
chevrons, avec les extrémités des chevrons reliées par un chevron de rive. Les débords ne doivent pas
dépasser le minimum entre le tiers de la portée du chevron et 0,6 m. Le débord de chevron doit être
mesuré horizontalement, depuis le bord extérieur du mur jusqu’à la face extérieure du chevron de rive. La
portée du chevron doit être mesurée horizontalement, entre les faces des éléments porteurs.
Pour les débords perpendiculaires aux chevrons, quatre options sont possibles;
ci-dessous. Section 1.5.6.8 pour les plans et coupes, et orientations supplémentaires.
comme résumé
Option 1:Chevron de débord : Les débords doivent être mesurés horizontalement, depuis le bord du mur
jusqu'à la face extérieure du porte-à-faux. La longueur des débords résultants ne doit pas dépasser la
moitié de la longueur du chevron de débord (L) ou 0,6 m, le moindre étant retenu. La portée du chevron
de débord doit être mesurée horizontalement, de la face extérieure du chevron de débord jusqu’à la face
intérieure du chevron de rive. Voir Figure 1.5.6.8-2.
Option 2:Latte en porte-à-faux avec entretoises : Au lieu des chevrons de débord, placer un chevron sur
le mur et des entretoises de chaque côté pour supporter la latte en porte-à-faux et transférer les forces du
vent et sismiques de la toiture vers le mur via les feuillards en V du chevron. La dimension maximale du
débord est de 0,25 m.
Option 3:Latte en porte-à-faux sans entretoises : Seules les lattes sont en porte-à-faux, en éliminant le
chevron de rive et la moitié des entretoises. Les extrémités exposées des lattes devront être protégées.
Certaines entretoises restent nécessaires pour transférer les forces du vent et sismiques de la toiture
vers le mur via les feuillards en V du chevron. La dimension maximale du débord est de 0,15 m.
Option 4: Pas de débord : Supprimer complètement le porte-à-faux des débords. Un léger dépassement
peut être possible selon la taille des lattes et la portée des panneaux métalliques ondulés (CGI).
1.5.6.5 Orientation des chevrons
Choisir entre des chevrons parallèles ou perpendiculaires à la pente du toit. Cela déterminera la
nécessité de prévoir des lattes et l'emplacement des chevrons de débord (le cas échéant), soit au niveau
de la panne faîtière, soit au niveau des pignons (Figures 1.5.6.2-2 à 1.5.6.2-4).
Chevrons perpendiculaires à la pente : Cette configuration élimine le besoin de pannes, puisque la
couverture en CGI est fixée directement aux chevrons. Les chevrons se prolongent sur les extrémités des
pignons ou sur les côtés des toitures à une pente. Des chevrons doivent être prévus au niveau de la
poutre de toiture (côté bas des toits), ainsi que sur les côtés hauts d'un toit (toiture à une pente), où le
chaînage supérieur est prévu.
313
Chevrons parallèles à la pente : Cette configuration nécessite des lattes au-dessus des chevrons pour
soutenir les panneaux de couverture. Les chevrons sont prolongés au niveau du chaînage supérieur
(côté bas des toits) et également au niveau de la poutre de toiture (côté haut), dans le cas des toits à une
pente. Des chevrons de débord peuvent être prévus aux extrémités des pignons et sur les côtés inclinés
des toits à une pente pour augmenter la longueur des avant-toits.
1.5.6.6 Chevrons ou fermes
Lors de la conception de la structure du toit, il est essentiel de décider s'il faut utiliser des chevrons ou
des fermes.
Les chevrons sont généralement plus faciles à construire et offrent une simplicité d'installation ;
cependant, ils peuvent être moins efficaces lorsqu'il s'agit de gérer des charges de vent élevées ou de
longues portées. La section 1.5.9.6 présente la conception des chevrons adaptés aux zones de vent en
Haïti, démontrant que si les chevrons peuvent être adaptés à ces conditions, leur performance peut être
limitée dans des scénarios plus exigeants.
En revanche, les fermes - bien que plus complexes dans leur conception et leur construction - offrent une
efficacité supérieure pour des portées plus longues et des charges de vent plus élevées, comme indiqué
dans la section 1.5.6.9. .
Le choix entre chevrons et fermes doit donc reposer sur une évaluation minutieuse des conditions
environnementales locales, des exigences de portée et de la complexité de la construction, afin de
s'assurer que le système choisi offre des performances et une durabilité optimales.
314
1.5.6.7 Zones de pression du vent
Pour les solutions préconçues présentées dans ce chapitre, les zones de pression dues au vent
suivantes sont définies sur la base du WFCM 2018 :
● Zones principales de toiture : toutes les zones indiquées par les numéros 1, 2 et 3.
● Avant-toits et coins : tous les débords (omis du schéma pour plus de clarté) qui dépassent la
toiture principale. Ainsi, des avant-toits existent pour les zones 2 et 3 (2o/h et 3o/h).
Ces zones sont définies dans le Tableau 2.4 du WFCM 2018, relatif aux pressions de succion sur toitures
et murs pour les toits en croupe et à deux versants. Voir Figure 1.5.6.7-1 pour les toits à deux versants,
Figure 1.5.6.7-2 pour les toits en croupe, et Figures 1.5.7.8-3 et 4 pour les toits à une seule pente
(générées séparément). Les valeurs de pression sur les murs ne sont pas applicables ici.
La dimension « a » est mesurée comme 10 % de la plus petite dimension du plan du bâtiment (hors
débords de toiture), mais pas inférieure à 0,9 m. Pour la définition des zones de pression du vent, « a »
est considéré à partir du coin du bâtiment (y compris les débords).
À noter que les exigences de conception des feuillards en V pour chevrons et chevrons de débord
(Section 1.5.6.9.8) utilisent un paramètre similaire à “a” pour définir la zone intérieure de la toiture, où les
sollicitations sur les feuillards sont plus faibles, sauf que la valeur est de 2,4 m (8 pieds), conformément
au WFCM.
Les Tableaux 1.5.6.7-1 et 1.5.6.7-2 fournissent la pression de vent de conception pour chaque zone de
toiture (1, 2, 2o/h, 3 et 3o/h) pour les bâtiments d’un et de trois niveaux, pour les toits en appentis, à
pignon et en croupe , et pour les bâtiments situés dans les catégories d’exposition B, C et D et zones de
vitesse du vent I, II, III et IV. Les pressions tabulées sont adaptées du Tableau 2.4 du WFCM 2018 et
ajustées pour différentes hauteurs et catégories d’exposition selon la Section 2.1.3.1. Les pressions pour
les toits à une seule pente ont été calculées séparément. Les facteurs dans les tableaux représentent le
facteur d’ajustement final de pression par rapport au cas de référence du Tableau 2.4, bâtiment de 3
niveaux, catégorie d’exposition B.
Les tableaux fournissent les pressions de vent pour chaque zone en kPa, et sont également codés par
couleur selon les valeurs de conception supérieures les plus proches (3 kPa, 5 kPa ou 9 kPa). Les
valeurs codées et arrondies sont utilisées dans certains tableaux de conception de composants (par ex.
pannes), les valeurs intermédiaires pouvant être obtenues par interpolation.
Les pressions de vent sont utilisées dans les sections suivantes pour la conception des éléments de
toiture et de leurs raccordements, comme décrit à la Section 1.5.6.9 :
● Panneaux métalliques ondulés (CGI) : Section 1.5.6.9.3
● Raccordements des panneaux métalliques ondulés (CGI) : Section 1.5.6.9.4
● Pannes et raccordements de pannes : Section 1.5.6.9.5
● Chevrons (définition des zones seulement) : Section 1.5.6.9.6
● Chevrons de débord et chevrons de chevrons de rives: Section 1.5.6.9.7
● Chevrons de débord et connections à la planche faîtière : Section 1.5.6.9.8
315
● Fermes (définition des zones seulement) : Section 1.5.6.9.9
Les définitions des zones de pression et les pressions sont utilisées directement pour la conception de
tous les composants, sauf pour les fermes et les chevrons, qui utilisent des paramètres de conception
différents mais conservent les mêmes définitions de zones.
En général, les éléments de toiture conçus avec ces pressions se trouvent entièrement dans une seule
zone de pression de toiture (par ex. portée de panneau CGI, raccord CGI, latte, etc.), auquel cas une
seule pression s’applique. Cependant, certains composants, surtout ceux proches des extrémités et des
coins, peuvent occuper deux ou trois zones. Dans ce cas, la conception doit se baser sur la zone de
pression la plus élevée, ou une interpolation peut être réalisée selon la longueur de l’élément dans
chaque zone, comme décrit dans la section de conception des éléments.
Étant donné que la dimension minimale du plan de la plupart des bâtiments couverts par ces dispositions
est < 9,0 m, la dimension « a » est souvent de 0,9 m. Cela signifie que pour la plupart des toits à deux
pentes et en croupe, la conception des chevrons sera régie par les exigences de la Zone 2. Pour les toits
à une seule pente, à cause des dimensions « 4a » et « 2a », les chevrons seront plus probablement régis
par les exigences de la Zone 3.
Figure 1.5.6.7-1 Définitions des zones de pression des toits à pignon
316
Figure 1.5.6.7-2 Définitions des zones de pression des toits en croupe
Figure 1.5.6.7-3 Définitions des zones de pression des toits en appentis
317
Tableau 1.5.6.7-1 Pressions du vent pour les bâtiments d'un niveau à toit en appentis, en croupe
et à pignon dans les sites des catégories d'exposition B, C et D
Charges de succion sur toits (kN/m²) – Catégorie d’exposition
B, 1 niveau
Zone de
toiture
Minimum
(emplacement
)
120 mph
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
0.81
Zone de vent
IV
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
1.1
1.3
1.4
1.8
2.2
2
1.7
2.0
2.1
2.6
3.2
2 débords
1.9
2.2
2.4
2.9
3.6
3
2.0
2.3
2.5
3.1
3.8
3 débords
2.5
2.9
3.1
3.9
4.7
Charges de succion sur toits(kN/m²) – Catégorie d’exposition
C, , 1 niveau
Zone de
toiture
Minimum
(emplacement
)
120 mph
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
1.20
Zone de vent
IV
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
1.7
2.0
2.1
2.7
3.2
2
2.5
2.9
3.1
3.9
4.7
2 - débords
2.8
3.3
3.6
4.4
5.3
3
2.9
3.5
3.7
4.6
5.6
3 -débords
3.7
4.3
4.6
5.7
6.9
Charges de succion sur toits (kN/m²) – Catégorie d'exposition
D, 1 niveau
Zone de
toiture
Minimum
(emplacement
)
120 mph
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
1.45
Zone de vent
IV
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
2.0
2.4
2.6
3.2
3.9
2
3.0
3.5
3.8
4.7
5.7
2 -débords
3.4
4.0
4.3
5.3
6.4
3
3.6
4.2
4.5
5.6
6.7
3 -débords
4.4
5.2
5.6
6.9
8.4
Légende :
Utiliser les tableaux 3.0kPa
Utiliser les tableaux 5.0kPa
Utiliser les tableaux de 9,0 kPa
318
Au-dessus de 9,0 kPa, les tableaux ne s'appliquent pas.
Tableau 1.5.6.7-2 Pressions du vent pour les bâtiments de 2 niveaux à toit en appentis, en croupe
et à pignon dans les sites des catégories d'exposition B, C et D
Charges de succion sur toits (kN/m²) – Catégorie d’exposition
B, 2 niveaux
Zone de
toiture
Minimum
(emplacement
)
120 mph
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
0.91
Zone de vent
IV
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
1.3
1.5
1.6
2.0
2.4
2
1.9
2.2
2.4
2.9
3.5
2 débords
2.1
2.5
2.7
3.3
4.0
3
2.2
2.6
2.8
3.5
4.2
3 débords
2.8
3.2
3.5
4.3
5.2
Charges de succion sur toits (kN/m²) – Catégorie d’exposition
C, 2 niveaux
Zone de
Minimum
toiture
(emplacement
)
120 mph
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
1.31
Zone de vent
IV
130 mph
135 mph
150 mph
16 5mph
1
1.8
2.2
2.3
2.9
3.5
2
2.7
3.2
3.4
4.2
5.1
2 débords
3.0
3.6
3.9
4.8
5.8
3
3.2
3.8
4.1
5.0
6.1
3 débords
4.0
4.7
5.0
6.2
7.5
Charges de succion sur toits (kN/m²) – Catégorie d'exposition
D, 2 niveaux
Zone de
toiture
Minimum
(emplacement
120 mph
)
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
1.556
Zone de vent
IV
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
2.2
2.6
2.8
3.4
4.2
2
3.2
3.8
4.1
5.0
6.1
2 débords
3.6
4.3
4.6
5.7
6.9
3
3.8
4.5
4.8
6.0
7.2
3 débords
4.7
5.6
6.0
7.4
9.0
Légende :
Utiliser les tableaux 3.0kPa
319
Utiliser les tableaux 5.0kPa
Utiliser les tableaux de 9,0 kPa
Au-dessus de 9,0 kPa, les tableaux ne s'appliquent pas.
Tableau 1.5.6.7-3 Pressions de vent pour les bâtiments de 3 niveaux à toit en appentis, en croupe
et à pignon dans les sites des catégories d'exposition B, C et D
Charges de succion sur toits(kN/m2) - Exposition B, 3 niveaux
Zone de toiture
(emplacement)
Minimum
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
1.00
Zone de vent
IV
120 mph
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
1.4
1.7
1.8
2.2
2.7
2
2.1
2.4
2.6
3.2
3.9
2 - débords
2.3
2.7
3.0
3.6
4.4
3
2.5
2.9
3.1
3.8
4.6
3 - débords
3.1
3.6
3.9
4.8
5.8
Charges de succion sur toits (kN/m2) - Exposition C, 3
niveaux
Zone de toiture
(emplacement)
Minimum
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
1.41
Zone de vent
IV
120 mph
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
2.0
2.3
2.5
3.1
3.8
2
2.9
3.4
3.7
4.5
5.5
2 - débords
3.3
3.9
4.2
5.1
6.2
3
3.5
4.1
4.4
5.4
6.5
3 - débords
4.3
5.0
5.4
6.7
8.1
Charges de succion sur toits(kN/m2) - Exposition D, 3 niveaux
Zone de toiture
(emplacement)
Minimum
Facteur =
Zone de vent
Zone de vent I Zone de vent II III
1.66
Zone de vent
IV
120 mph
130 mph
135 mph
150 mph
165 mph
1
2.3
2.8
3.0
3.7
4.4
2
3.4
4.0
4.3
5.3
6.5
2 - débords
3.9
4.5
4.9
6.0
7.3
3
4.1
4.8
5.2
6.4
7.7
3 - débords
5.1
5.9
6.4
7.9
9.6
Légende :
320
Utiliser les tableaux 3.0kPa
Utiliser les tableaux 5.0kPa
Utiliser les tableaux de 9,0 kPa
Au-dessus de 9,0 kPa, tableaux non applicables
1.5.6.8Charpente pour le soutien des avant-toits et les raccordements aux murs
intérieurs
Cette section décrit la charpente pour le support des avant-toits et les raccordements de toiture aux murs
en fonction des quatre options d'avant-toit présentées à la Section 1.5.6.4. La Figure 1.5.6.8-2 fournit
l'orientation pour les plans partiels présentés dans cette section.
La disponibilité des options d'avant-toit dépend de la longueur d'avant-toit et de la configuration globale
de la charpente de toiture. Les longueurs d'avant-toit sont mesurées depuis le bord du mur extérieur. Voir
Figure 1.5.6.8-2. Les options d’avant-toit présentées dans ce chapitre concernent les murs sur lesquels
les chevrons ne s’appuient pas. Les avant-toits situés le long des murs sur lesquels les chevrons
s’appuient sont formés directement par les chevrons. Pour la charpente de support d'avant-toit avec
chevrons parallèles à la pente (avec lattes), voir Section 1.5.6.8.1. Pour les chevrons perpendiculaires à
la pente, voir Section 1.5.6.8.2. Les avant-toits pour les toitures à croupe sont couverts séparément à la
Section 1.5.6.8.3.
Pour la charpente de raccordement de toiture aux murs de toiture intérieurs, voir 1.5.6.8.4.
Figure 1.5.6.8-1 : Emplacements des plans partiels des coins, de la ligne de faîtage et de murs de
toiture intérieurs sur un toit à pignon
321
Figure 1.5.6.8-2 : Plan partiel à l'angle du bâtiment avec indication des dimensions clés (Option 1 :
Outlookers)
1.5.6.8.1 Avant-toit sur les murs de toiture extérieurs (chevrons ou fermes parallèles à la
pente)
Lorsque les chevrons sont parallèles à la pente du toit, ils peuvent être prolongés jusqu'à 0,6 m pour
former les avant-toits des murs latéraux. Les chevrons de débord, lattes et/ou blocage sont utilisés pour
former les avant-toits le long des murs de toiture en pente pour les toitures en appentis et à pignon.
Quatre options sont fournies pour la projection d'avant-toit du mur de toiture, allant de la plus grande (0,6
m) à la plus petite (aucune). Le Tableau 1.5.6.8.1-1 résume les différentes options d'avant-toit pour les
murs de toiture extérieurs pour les chevrons/fermes parallèles à la pente.
322
Tableau 1.5.6.8.1-1 Options d’avant toit pour les murs de toitures extérieurs (mur pignons)
(chevrons/fermes parallèles à la pente)
Option
Nom
1
Chevron de
débord
Avant-toit
max (m)
0.6
Exigences
Figure(s)
● Prévoir des lattes au-dessus des chevrons
de débord.
● La
longueur d'avant-toit ne doit pas
dépasser la distance de l'axe du mur de
toiture à l'axe du premier chevron plus la
moitié de l'épaisseur du mur de toiture.
1.5.6.8.1-1
(chevrons)
1.5.6.8.1-2
(fermes)
● La distance de l'axe du mur de toiture à
l'axe du premier chevron intérieur ne doit
pas dépasser l'espacement requis des
chevrons dans la Zone 2/3.
2
3
Latte en
porte-à-faux
avec
blocage
(chevron sur
mur)
0.25
Latte en
porte-à-faux
sans
blocage
(chevron sur
mur)
0.15
● Prévoir des chevrons au-dessus des murs
1.5.6.8.1-3
de toiture extérieurs.
● Prévoir un blocage (au niveau du chevron)
sous les lattes qui assurent le support de
l'avant-toit.
● Prévoir des chevrons au-dessus des murs
1.5.6.8.1-4
de toiture extérieurs.
● Prévoir un blocage (au niveau de la latte)
entre les lattes.
● Prévoir un blocage (au niveau du chevron)
entre le chevron du mur de toiture et le
premier chevron.
4
Aucun
avant-toit
(chevron sur
mur)
0
● Prévoir des chevrons au-dessus des murs
1.5.6.8.1-5
de toiture extérieurs.
● Prévoir une latte de rive continue (ou
utiliser un chevron plus profond au mur de
toiture).
● Prévoir un blocage (au niveau du chevron)
entre le chevron du mur de toiture et le
premier chevron.
● Prévoir
des mesures spéciales
protection contre les intempéries.
de
Option 1: Avant-toit maximal (0,6 m), lattes sur chevrons de débord (outlookers). Figure 1.5.6.8-1.
Les chevrons de débord permettent une projection d'avant-toit jusqu'à 0,60 m. Cependant, la projection
d'avant-toit ne peut pas dépasser la contre-portée du chevron de débord jusqu'au premier chevron
323
intérieur. Cela limite effectivement la projection d'avant-toit à l'espacement des chevrons et double la
portée de la latte. Les options sont :
1. Supporter chaque latte avec un chevron de débord, o
2. Prévoir le nombre minimal requis de chevrons de débord selon la Section 1.5.6.9.7 et :
a.
Dimensionner les lattes et les raccordements latte-à-chevron pour la portée plus longue,
b.
Prévoir un bloc d’appoint (ou blocage) entre les chevrons de débord pour supporter les
ou
lattes.
Figure 1.5.6.8.1-1 Option 1: avant-toit maximal (0,6 m)
324
Figure 1.5.6.8.1-2 Option 1 : Chevrons parallèles à la pente
Le plan partiel de l’option 1 est très similaire que l’on utilise des chevrons ou des fermes. La Figure
1.5.6.8.1-2 montre la section de la Figure 1.5.6.8.1-1 pour une toiture à fermes. La configuration et le
raccordement des chevrons de débord sont les mêmes, sauf que le chevron de débord doit être cloué en
biais à la ferme, plutôt qu’en bout.
325
Figure 1.5.6.8.1-3 Chevrons parallèles à la pente, option 1 : avant-toit maximal (0,6 m)
Le raccordement des chevrons, chevrons de débord et lattes à une planche faîtière et au mur de
toiture/colonne est illustré à la Figure 1.5.6.8.1-3. Il existe deux options pour le raccordement du chevron
à la planche faîtière, en utilisant un feuillard métallique ou en utilisant des entretoises, voir Section
1.5.6.9.8.
Figure 1.5.6.8.1-4 : Liaisons entre la ligne de faîtage et le mur de toiture pour les chevrons
parallèles à la pente
Option 2 : Avant-toit moyen (0,25 m), chevron bloqué au mur, aucun chevron de débord, Figure
1.5.6.8.1-5.
326
Cette option élimine les chevrons de débord aux murs de toiture et fournit un chevron directement
au-dessus du mur. La portée de la latte est réduite, mais la ventilation est éliminée. Les chevrons de
débord sont remplacés par un blocage de chaque côté du mur de toiture, situé sous certaines ou toutes
les lattes. Les lattes fournissent un support en porte-à-faux pour les avant-toits.
327
Figure 1.5.6.8.1-5 Option 2 pour les avant-toits : chevrons parallèles à la pente
Option 3 : avant-toit minimal (0,15 m), lattes en porte-à-faux, Figure 1.5.6.9.1-6.
L'Option 3 est une variante de l'Option 2 avec une projection d'avant-toit maximale plus petite de 0,15 m.
Elle élimine le chevron de rive, la latte de rive et le blocage d'avant-toit. Cela laisse potentiellement les
extrémités des lattes exposées, celles-ci devraient donc être protégées (solins,capuchon d'extrémité,
etc.).
Dans cette configuration, toutes les pannes sont en porte-à-faux par rapport au mur, sans fixations de rive
dédiées à la fixation des CGI. Le blocage n'est prévu qu'entre le chevron du pignon et le premier chevron
intérieur. Cette disposition crée une vulnérabilité, car le soulèvement du vent peut pénétrer sous la toiture
métallique. Pour assurer la fixation latérale requise des CGI (voir section 1.5.6.9.4), un "blocage de
panne" supplémentaire peut être nécessaire entre les pannes principales directement au-dessus du
chevron du mur de toiture.
328
Figure 1.5.6.8.1-6 Option 3 pour les avant-toits : chevrons parallèles à la pente
329
Option 4 : Pas d'avant-toit, Figure 1.5.6.8.1-7.
L'Option 4 représente la configuration la moins durable et la plus économique en éliminant entièrement la
projection d'avant-toit. Cette option n'est pas recommandée à moins que des mesures d'étanchéité
spéciales ne soient prises (mastic d'étanchéité, solins/barges, etc.).
330
Figure 1.5.6.8.1-7 Option 4 pour les avant-toits : chevrons parallèles à la pente
1.5.6.8.2 Avant-toits aux murs latéraux extérieurs : Chevrons perpendiculaires à la pente
Pour les chevrons perpendiculaires à la pente, il n'y a pas de lattes et les extensions de chevrons sont le
long des murs de toiture triangulaire au lieu du mur latéral. Il existe des options d'avant-toit similaires à
celles pour les chevrons parallèles à la pente, sauf que les Options 2 et 3 n'existent pas puisqu'il n'y a
pas de lattes.
Le Tableau 1.5.6.8.2-1 résume les différentes options d'avant-toit pour les murs extérieurs supportant les
toitures à pignon et en appentis, pour chaque direction de chevron.
Tableau 1.5.6.8.2-1 Options d'avant-toit aux murs latéraux extérieurs (chevrons perpendiculaires à
la pente)
Option
1
Nom
Avant
-toit
max
(m)
Chevrons de débord
0.6
Description
●La longueur d'avant-toit ne doit pas
dépasser la distance de l'axe du mur
latéral à l'axe du premier chevron
plus la moitié de l'épaisseur du mur
latéral.
●Ta distance de l'axe du mur latéral à
l'axe du premier chevron intérieur ne
doit pas dépasser l'espacement
requis des chevrons dans la Zone
2/3.
● Un blocage entre les chevrons de
débord le long des murs latéraux est
requis à moins que la dimension du
331
Figure
1.5.6.8.2-1
bord du toit au premier chevron
intérieur ne soit inférieure à
l'espacement requis des chevrons
dans la Zone 2/3.
2
Latte en porte-à-faux
avec blocage
(chevron sur mur)
N/A
NA (pas de lattes)
N/A
3
Latte en porte-à-faux
sans blocage
(chevron sur mur)
N/A
N/A (pas de lattes)
N/A
4
No eaves (rafter on
wall)
0
●Prévoir des chevrons au-dessus des
murs latéraux extérieurs.
1.5.6.8.1-5
(similare)
●Prévoir une latte de rive continue (ou
utiliser un chevron plus profond au
mur de toiture).
●Prévoir un blocage (au niveau du
chevron) entre le chevron du mur de
toiture et le premier chevron.
●Prévoir des mesures spéciales de
protection contre les intempéries..
Option 1 : Avant-toits maximaux (0,6 m), chevrons de débord, Figure 1.5.6.8.2-1
La conception pour l'Option d'Avant-toit 1 pour les chevrons perpendiculaires à la pente diffère de celle
décrite pour les chevrons parallèles à la pente car il n'y a pas de lattes. Un blocage est fourni le long du
mur latéral (entre les chevrons de débord) à moins d'être exempté par une courte portée de chevron de
débord (voir Tableau 1.5.6.8.2-1).
Le raccordement des chevrons au mur de toiture est illustré à la Figure 1.5.6.8.2-2.
332
Figure 1.5.6.8.2-1: Avant-toit Option 1: Chevrons perpendiculaires à la pente
333
Figure 1.5.6.8.2-1 Contd: Avant-toit Option 1: Chevrons perpendiculaires à la pente
334
Figure 1.5.6.8.2-2 : Option d'Avant-toit 1 : Raccordement du chevron au mur de toiture au faîte
(chevrons perpendiculaires à la pente
1.5.6.8.3 Avant-toits aux toitures à croupe
Les toitures à croupe peuvent avoir des longueurs d'avant-toit jusqu'à 0,6 m. Voir Figure 1.5.6.8.3-1 pour
la charpente typique aux avant-toits pour les toitures à croupe.
335
Figure 1.5.6.9.1-10 : Plan partiel du coin de toiture à croupe, avant-toits maximaux de 0,6 m
1.5.6.8.4 Raccordements aux murs intérieurs
Les chevrons doivent être raccordés aux murs intérieurs parallèles à ceux-ci. S'il n'y a pas de murs
intérieurs parallèles aux chevrons, ce type de raccordement ne se produit pas. La condition est similaire à
la projection d'avant-toit aux murs extérieurs sauf que seules les Options 1 et 2 sont réalisables.
Le Tableau 1.5.6.8.4-1 résume les conditions pour raccorder les chevrons aux murs intérieurs. Comme
les options de charpente aux murs intérieurs sont similaires aux options d'avant-toit, des noms d'option
similaires sont donnés.
336
Table 1.5.6.8.4-1 Options de raccordement mur toiture au niveau des murs intérieurs
Option
Éléments
Chevrons parallèles à la pente
Chevrons perpendiculaires à la
pente
1
Chevrons de
débord
Prévoir des chevrons de débord
selon la Figure 1.5.6.8.4-1 à
travers les murs de toiture
intérieurs.
Prévoir des chevrons de débord
similaires à la Figure 1.5.6.8.4-1
aux murs transversaux intérieurs, si
des
murs
transversaux
se
produisent (maisons de deux
pièces ou plus seulement).
2
Chevron sur le
mur
Prévoir des chevrons le long des
murs de toiture intérieurs et placer
un blocage sous les lattes entre
les chevrons de part et d’autre du
mur.
Prévoir des chevrons bloqués le
long
des murs transversaux
intérieurs, si des murs transversaux
se produisent (maisons de deux
pièces ou plus seulement).
337
Figure 1.5.6.8.4-1 : Raccordement au mur de toiture intérieur avec chevrons de débord (Option 1)
1.5.6.9 Éléments de toiture et connexions
Cette section propose des solutions de toiture prescriptives, permettant aux utilisateurs de sélectionner
les conceptions appropriées en fonction des paramètres du site et du bâtiment (hauteur, dimensions en
plan, nombre de niveaux, zone de vent, catégorie d'exposition, etc.)
1.5.6.9.1 Base de conception
Les informations relatives à la conception sont basées sur le Wood Frame Construction Manual (2018
WFCM), de l'American Wood Council, une norme de référence pour l'International Residential Code
(2021 IRC). Lorsque cela est indiqué, la National Design Specification for Wood Construction (2018 NDS)
et son supplément (2018 NDS Supplement) sont également référencés. Il s'agit de normes de référence
pour le Code international du bâtiment 2021 (2021 IBC).
Le WFCM couvre l'ensemble de la conception des structures à ossature en bois, de sorte que ce sont
principalement les dispositions relatives aux toits qui s'appliquent ici. Les dispositions et limitations
relatives aux murs, aux planchers, etc. ne s'appliquent pas. Le manuel comprend à la fois des
dispositions relatives à la conception technique (chapitre 2) et à la conception normative (chapitre 3), qui
sont toutes deux citées en référence ici, principalement les dispositions normatives.
Certaines exceptions sont faites aux limites d'applicabilité du WFCM 2018 (tableau 1) et certains
ajustements ont été apportés aux tableaux de conception. Elles sont notées ci-dessous lorsqu'elles se
produisent et comprennent :
1. Pour les bâtiments situés sur la pente maximale autorisée, avec la hauteur maximale autorisée
de l'avant-toit en maçonnerie, la hauteur moyenne du toit (figure 1.4.3-1) peut dépasser 10
mètres.
Par exemple :
(1,5 m + 0,3 m) x ½ + 3,2 m
(1er niveau-RdC) +
2.7m
(2ème niveau) +
2.7m
(3ème Niveau +
(1,5 m + 0,2 m) x ½
(Hauteur maximale du toit léger à mi-hauteur)
Hauteur moyenne totale du toit (MRH) = 10,75 m.
Un processus similaire est utilisé pour fixer les hauteurs maximales pour les bâtiments à un et
338
deux niveaux, respectivement de 5m et 7,9m.
La limite de hauteur de la WFCM de 2018 de 10m (33ft) est révisée à 11m. Cette modification a
été jugée comme ayant un impact négligeable. Pour les portées des chevrons, l'augmentation de
la pression causée par l'augmentation de la hauteur est approximativement compensée par la
diminution de l'espacement qui se produit à partir d'espacements d'arrondi de 12", 16" et 24" à
300mm, 400mm et 600mm.
2. Le nombre d'unités de logement peut être supérieur à deux.
3. Ces dispositions s'appliquent en cas de conflit.
4. La conception prescriptive est autorisée dans toutes les zones de vent pour les catégories
d'exposition B et C et D.
5. La longueur maximale des débords de toit et des chevrons de débord est de 0,6 m, sauf
indication contraire (2018 WFCM est de 2 pieds). Les chevrons 50x100 ne doivent pas être
entaillés s'ils sont utilisés pour soutenir les avant-toits.
6. Le contreplaqué ou le platelage de la toiture n'est pas nécessaire.
7. Les toits ont été conçus et détaillés pour ne pas nécessiter de quincaillerie spéciale de connexion
des éléments en bois autre que des clous et feuillards en acier galvanisé. Si ce matériel est
disponible (par exemple, connecteurs paracyclonique, supports pour chevrons ou solives,
supports ou fixations pour croupes, etc.), d'autres détails peuvent être utilisés, voir les exigences
de la WFCM et du fabricant.
8. Les toitures utilisant une planche de faîtage (et non une panne faîtière porteuse) nécessitent,
selon le WFCM Section 3.5.1.4, des solives de plafond pour résister aux poussées transmises
aux murs extérieurs par les chevrons. Ces solives ne sont pas requises ici, car le chaînage
supérieur fourni est supposé reprendre directement ces poussées. Ce chaînage supérieur est
prévu pour stabiliser les murs en maçonnerie chaînée hors plan en cas de charge sismique, il
peut donc également reprendre les poussées des chevrons dues aux charges permanentes,
d’exploitation et du vent. Il est important de respecter la pente minimale des chevrons de 25 %
(3:12, 14°) pour les toitures avec planche de faîtage, ou alors une panne faîtière porteuse doit
être prévue.
9. Si la charge permanente du toit est élevée, ou si des charges d’exploitation importantes et
continues sont prévues sur la toiture, il convient de prendre en compte le risque de fluage du
béton des chaînages supérieurs sous l’effet des poussées horizontales des chevrons générées
par les charges verticales sur les chevrons.
Les effets topographiques du vent ne sont pas pris en compte. Si des effets topographiques sont connus
ou suspectés d'être présents dans la zone, ils doivent être pris en compte en utilisant les procédures de
l'International Residential Code (2021 IRC), ou de l'ASCE 7-16.
1.5.6.9.2 Fixations et quincaillerie
Fixations
339
Les fixations mentionnées dans ces dispositions proviennent de l’Annexe L de la NDS 2018 (dupliquée
dans l’Annexe 2.2 de ce document, pour référence).
Quatre types de fixations sont spécifiés directement :
1. SN Clous lisses (smooth nails) : ce sont des clous lisses, communs ou de type box, sauf
indication contraire. Le matériau est de l’acier au carbone et doit avoir les résistances minimales
moyennes à la flexion suivantes : 80 ksi pour un diamètre de tige de 0,192 pouce (clou commun
20d), 90 ksi pour des diamètres de tige supérieurs à 0,142 pouce mais n’excédant pas 0,177
pouce, et 100 ksi pour des diamètres de tige de 0,142 pouce ou moins. Applications :
a. Charpente générale.
b. Non recommandé lorsque la résistance à l’arrachement est critique, par exemple pour les
connexions de latte (purlin) aux chevrons.
2. TS Clous à tige déformée (torsadée ou spiralée) : ils ont une tige déformée (torsadée ou spiralée)
qui donne une capacité d’arrachement plus fiable dans le temps par rapport à un clou lisse. La
capacité et les matériaux sont autrement identiques aux clous lisses. Applications :
a. Lorsque la résistance à l’arrachement est critique, par exemple les connexions de latte
aux chevrons.
b. Utilisés avec des tailles de tête supposées, comme des fixations propriétaires supposées
utilisées pour connecter des panneaux de couverture métallique (CGI) aux lattes ou aux
chevrons.
3. RS Clous annelés (ring shank) : ils ont une tige déformée constituée d’anneaux rapprochés sur
une partie ou sur toute la longueur de la tige, répondant aux exigences de l’ASTM F1667. Cela
augmente de manière significative la capacité d’arrachement par rapport aux clous lisses (SN) ou
torsadés/spiralés (TS). Les dimensions des tiges annelées proviennent des annexes L5 (clous
annelés pour structures poteaux-portiques – PSRS) et L6 (clous annelés pour panneaux de
toiture – RSRS) du NDS. Applications :
a. Lorsque la résistance à l’arrachement est critique, par exemple pour les connexions de
latte aux chevrons.
b. Utilisés avec des tailles de tête supposées, comme des fixations propriétaires supposées
utilisées pour connecter des panneaux de couverture métallique (CGI) aux lattes ou aux
chevrons. Dans ce cas, toute la partie de la tige enfoncée est supposée être « annelée ».
4. WS Vis à bois (wood screws) : on suppose qu’il s’agit de vis répondant aux dimensions de
l’annexe L3 du NDS, vis standards #8, #10 et #12. Applications :
a. Lorsque la résistance à l’arrachement est critique, par exemple pour les connexions de
latte aux chevrons.
b. Utilisées avec des tailles de tête supposées, comme des fixations propriétaires
supposées utilisées pour connecter des panneaux de couverture métallique (CGI) aux
lattes ou aux chevrons.
Les connexions utilisant des clous et des agrafes d’autres matériaux, comme l’acier inoxydable, doivent
être conçues selon une pratique d’ingénierie reconnue ou telles que permises dans le IBC ou IRC 2021,
ou le NDS ou WFCM 2018.
Lorsque les clous disponibles localement sont d’un matériau, d’un diamètre et/ou d’une longueur
différents, le nombre de clous doit être ajusté en utilisant des principes rationnels d’ingénierie. Par
exemple, la capacité d’arrachement latéral d’un clou est proportionnelle à son diamètre (NDS 2018,
équation 12.2-C).
340
Tableau minimal de clouage
Le Tableau 1.5.6.9.2-1 présente le schéma minimum de clouage, à appliquer en l’absence d’exigences
spécifiques dans les présentes dispositions. Les sources incluent le Tableau R603.3(1) du IRC 2021 et le
WFCM 2018, limité aux exigences relatives à la couverture. À noter que certaines dimensions de clous
ne correspondent pas à celles indiquées ici ; utiliser la dimension disponible immédiatement supérieure
en remplacement.
341
Tableau 1.5.6.9.2-1 Tableau de fixation minimal (exigences de l'IRC 2021 pour la charpente de toiture uniquement)
ÉLÉMENT
DESCRIPTION DES ÉLÉMENTS DE
CONSTRUCTION
NOMBRE ET TYPE DE FIXATIONS
ESPACEMENT ET
EMPLACEMENT
1
Entretoises entre solives de plafond, chevrons ou
fermes vers la lisse haute ou autre ossature en
dessous
4 clous 8d à boite (2 1/2″ × 0,113″) ; ou 3 clous 8d
ordinaires (2 1/2″ × 0,131″) ; ou 3 clous 10d à boite
(3″ × 0,128″) ; ou 3 clous 3″ × 0,131″
Clouage de biais
Entretoises entre chevrons ou fermes ne se situant
pas sur les lisses hautes, vers chevron ou ferme
2 clous 8d ordinaires (2 1/2″ × 0,131″) ; ou 2 clous
3″ × 0,131″
Clouage de biais à chaque
extrémité
Entretoises plates vers ferme et remplissage d’âme
Clous 16d ordinaires (3 1/2″ × 0,162″) ; ou 3″ ×
0,131″
Clouage en face tous les 6″
axe en axe
2
Solives de plafond vers lisse haute
4 clous 8d à boite (2 1/2″ × 0,113″) ; ou 3 clous 8d
ordinaires (2 1/2″ × 0,131″) ; ou 3 clous 10d à boite
(3″ × 0,128″) ; ou 3 clous 3″ × 0,131″
Par solive, clouage de biais
3
Solive de plafond non fixée à un chevron parallèle,
recouvrant une cloison [voir Section R802.5.2 et
Tableau R802.5.2(1)]
4 clous 10d à boite (3″ × 0,128″) ; ou 3 clous 16d
ordinaires (3 1/2″ × 0,162″) ; ou 4 clous 3″ × 0,131″
Clouage en face
342
4
Solive de plafond fixée à un chevron parallèle
(assemblage au talon) [voir Section R802.5.2 et
Tableau R802.5.2(1)]
Les solives de plafond ne sont pas requises dans
ces dispositions. Voir Tableau R802.5.2(1) ou
WFCM 2018 si prévues.
Clouage en face
5
Entrait et chevron
4 clous 10d à boite (3″ × 0,128″) ; ou 3 clous 10d
ordinaire (3″ × 0,148″) ; ou 4 clous 3″ × 0,131″
Clouage en face de chaque
chevron
6
Chevron ou ferme de toit et lisse
3 clous 16d à boite (3 1/2″ × 0,135″); ou 3 clous
10d ordinaires (3″ × 0,148″) ; ou 4 clous 10d à
boite (3″ × 0,128″) ; ou 4 clous 3″ × 0,131″
2 clous de biais d’un côté et 1
clou de biais du côté opposé
de chaque chevron ou ferme
7
Chevrons de toit à la faîtière, à la noue ou à l'arêtier,
ou chevrons de toit à une poutre faîtière d'au moins
2”
4 clous 16d à boite (3 1/2″ × 0,135″); ou 3 clous
10d ordinaires (3″ × 0,148″) ; ou 4 clous 10d à
boite (3″ × 0,128″) ; ou 4 clous 3″ × 0,131″
3 clous 16d à boite (3 1/2″ × 0,135″); ou 2 clous
10d ordinaires (3″ × 0,162″) ; ou 3 clous 10d à
boite (3″ × 0,128″) ; ou 3 clous 3″ × 0,131″
Pour SI : 1 pouce = 25,4 mm, 1 pied = 304,8 mm, 1 mile par heure = 0,447 m/s ; 1 ksi = 6,895 MPa.
343
Feuillard métallique (strape métallique)
Le principal moyen d’ancrage de la structure de toiture aux murs se fait par l’utilisation de feuillards
métalliques, encastrés dans les éléments en béton et cloués sur les éléments en bois. Les connexions
simples par clouage en bout ou en biais (sans feuillard) ne sont pas autorisées par ces dispositions pour
les connexions de chevrons, sauf indication contraire.
Le feuillard doit être conforme à la norme ASTM A653 ou équivalent, et est supposé avoir une largeur de
32 mm (1,25”). Le matériau d’acier par défaut est de classe 33 avec Fy minimum = 33 000 psi (228 MPa),
Fu = 45 000 psi (310 MPa), et doit être soit de calibre 16 (0,036” ou 0,9 mm) soit de calibre 20 (0,06” ou
1,5 mm). Cela fixe le nombre maximum de clous par bande de feuillard fourni dans le Tableau 1.5.6.9.2-2.
Le nombre maximum de clous par bande est également fourni pour les aciers de classe 40 (Fy = 40 000
psi ou 275 MPa, Fu = 55 000 psi ou 379 MPa) et classe 50 (Fy = 50 000 psi ou 345 MPa, Fu = 65 000 psi
ou 448 MPa) lorsque la capacité du matériau est confirmée.
Un feuillard différent peut être utilisé à condition que le nombre maximum de clous soit recalculé ou
ajusté, que l’épaisseur soit au moins de calibre 20, que la largeur soit d’au moins 25 mm (1”) et que Fy
minimum ≥ 228 MPa (33 000 psi).
Les clous supposés pour la fixation du feuillard sont des 8d ordinaire ou 10d à boîte (0,131”x2,5” ou
0,128”x3,0”) puisque leurs diamètres et capacités sont très similaires. Des clous 10d ordinaires peuvent
être utilisés pour réduire le nombre de clous requis (0,148”x3,0”). Si des clous 10d ordinaires sont
substitués aux 8d ordinaires /10d boîte pour les connexions de feuillards (lorsqu’une capacité 10d
ordinaire n’est pas fournie), alors le nombre de clous du feuillard peut être multiplié par 0,85. Utiliser les
détails et capacités recommandés par le fabricant lorsque disponibles.
Tableau 1.5.6.9.2-2 Nombre maximum de clous par bande de feuillard
Strap
Gauge
Strap
Material
8d common
or 10d box nails
10d common
nails
20
Grade 33
6
5
20
Grade 40
7
6
20
Grade 50
8
7
16
Grade 33
10
8
16
Grade 40
12
9
16
Grade 50
14
11
Notes:
1. L’interpolation de la résistance du matériau et de l’épaisseur est permise.
Les feuillards préfabriqués destinés au clouage sont généralement fournis pré-percés et galvanisés (ou
au moins zingués). Les feuillards en acier brut doivent être évités, en particulier pour les applications en
extérieur. S’ils doivent être utilisés, ils doivent être protégés par une préparation soignée + peinture ou
d’autres mesures.
344
Le diamètre des trous supposé pour déterminer la capacité du feuillard est de 4 mm (0,156”), voir le
Tableau 1.5.6.9.2-3 pour les recommandations lorsque les trous doivent être percés ou poinçonnés. La
galvanisation/le revêtement doit être rétabli si le feuillard est exposé aux intempéries. Le diamètre du trou
doit être égal ou légèrement supérieur à celui du clou, mais pas de plus de 10 % ; les tailles de forets
adaptées aux diamètres de clous communs sont indiquées dans le Tableau 1.5.6.9.2-2.
Tableau 1.5.6.9.2-3 Tailles des mèches pour les trous dans le feuillard métallique pour les tailles
de clous courantes
Taille du clou
Diamètre du clou
(pouces)
Forêt suggéré
Notes
10d à boite
0,128" (3,25 mm)
3,5 mm
+8% plus grand
8d ordinaire
0,131" (3,33 mm)
3,5 mm
+5% plus grand
10d ordinaire
0,148" (3,76 mm)
4,0 mm ou
5/32"
+6% plus grand
+6% plus grand
Pour l’espacement des clous, se référer au NDS 2018 ; un exemple de disposition des trous est montré à
la Figure 1.5.6.9.1-1. Augmenter l’espacement ou sauter des trous en cas de fissuration. En particulier,
une distance au bord (perpendiculairement au fil du bois) d’au moins 4 fois le diamètre doit être
respectée. Ceci inclut les assemblages avec feuillards fixés aux fermes en bois (la plaque de
contreplaqué n’est pas prise en compte pour satisfaire à cette exigence).
Figure 1.5.6.9.1-1 Exemple de dimensions de feuillards et de disposition des clous
345
Les clous standards 8d ou 10d (longueur de 2,5" à 3,0") traverseront un chevron typique (largeur de 1,5").
Pour éviter cela, et pour respecter l’exigence minimale de pénétration (10 × diamètre ou 1,3" / 33 mm),
utiliser l’une des options suivantes :
1. La solution la plus simple consiste à utiliser des clous de 1,5" de long (le diamètre doit cependant
rester de 0,128", 0,131" ou 0,148"). Ceux-ci ne sont pas couramment disponibles en Haïti. Des
clous de 1,5" de long de plus petit diamètre (par ex. 4d) peuvent être disponibles mais ne sont
pas adaptés.
2. Utiliser des blocs d’appoint (“blocs jumelés”) d’un ou des deux côtés pour réduire ou éliminer le
dépassement. Vérifier que la longueur de pénétration requise est respectée. Il est généralement
de 10 × le diamètre hors pointe du clou (la pointe peut être supposée équivalente à 2 × le
diamètre, voir NDS 2018).
Exemples :
a. 2 x blocs d’appoint en contreplaqué nominal de ½”, un de chaque côté, avec des clous
8d communs de 2,5”.
b. 1 x bloc d’appoint en contreplaqué (1x4 / 25x100) avec tolérance d’environ ¼” (6 mm) de
dépassement, cloué avec des 8d communs de 2,5”.
c. 1 x bloc d’appoint en contreplaqué (2x4 / 50x100) avec des clous 10d boîte de 3,0” de
long, voir Figure 1.5.6.9.2-2. Si des clous 8d (2,5” de longueur) sont utilisés, le nombre
de clous requis doit être augmenté afin de compenser la pénétration réduite, voir le NDS
2018. . Cette option est requise pour assembler un chevron au-dessus d’un mur.
d. Installer les chevrons par paires à double espacement de chevron (et portée de latte)
avec des clous 10d boîte de 3,0” de long, et doubler la force de soulèvement requise
pour le feuillard. Les chevrons doivent être reliés à l’aide de deux clous 10d espacés de
400 mm au centre le long de leur longueur, en alternant les côtés.
3. Lors de l’installation des blocs d’appoint :
a. Fournir au moins 4 clous supplémentaires entre chaque bloc et le chevron, en dehors
des clous du feuillard.
b. À noter que, lors du calcul de la pénétration pour la capacité en cisaillement, la longueur
de la pointe du clou doit être exclue (supposée égale à 2 fois le diamètre sauf indication
contraire). Le calcul de la capacité à l’arrachement inclut, quant à lui, la longueur de la
pointe.
Si le dépassement est accepté (non recommandé), veiller lors du rabattage des pointes à ne pas
endommager le bois ni faire ressortir le clou. Il peut être possible de riveter les pointes si le constructeur
maîtrise cette technique.
346
Figure 1.5.6.9.2-2 Raccordement typique d'une toiture à un mur avec des blocs jumelés
Le feuillard galvanisé en rouleau est souvent fourni avec des trous pré-percés pour l’installation des
clous. Vérifier les exigences du fabricant pour les clous acceptables. Le fabricant fournit généralement
également une méthode pour ajuster la capacité en fonction des différentes tailles de clous. Tester un
clou sur un échantillon de feuillard avant de percer tous les trous afin de s’assurer que le feuillard ne se
déforme pas et ne se fende pas. En cas de fente du bois, utiliser un trou sur deux et un feuillard plus
long.
347
1.5.6.9.3 Panneaux de toiture ondulés (CGI)
Les panneaux de toiture doivent être conformes aux spécifications énoncées à la section 1.3.7, aux
recommandations du fabricant en matière de conception et d'installation. et à ce qui suit :
Les conseils sont fournis lorsque les informations du fabricant ne sont pas disponibles:
● Les portées admissibles pour une gamme de valeurs différentes d'épaisseur de métal de base
(BMT) sont fournies dans le tableau 1.5.6.9.3-1. BMT est utilisé au lieu de calibre car l'épaisseur
réelle des panneaux rapportée à un calibre donné varie considérablement. Interpoler entre les
valeurs BMT si nécessaire.
○ Le BMT minimum doit être de 0,455 mm (calibre 26). Toutefois, une épaisseur de 0,614
mm (calibre 24) est recommandée pour une meilleure durabilité. Les portées plus
élevées autorisées pour les CGI plus épais (calibre inférieur) permettent un espacement
plus important des lattes et des connexions plus solides entre les CGI et les lattes.
○ Les épaisseurs de métal de base (BMT) indiquées sont avant revêtement.
○ Les portées admissibles ont été déterminées en utilisant les propriétés approximatives
des sections pour une gamme de valeurs BMT. Interpoler au besoin. Ces valeurs sont
prudentes et les informations sur les portées fournies par le fabricant doivent être
utilisées si elles sont disponibles.
○ Il convient de noter que dans de nombreux cas, la portée autorisée du tablier dépend des
connexions entre le CGI et les lattes (clous ou vis de couverture).
● Matériau : La limite d'élasticité minimale de l'acier est de 228 MPa (33 000 psi, grade 33). Cette
valeur peut être adoptée si aucune autre information n'est disponible. Des informations sur les
portées sont fournies pour plusieurs valeurs de limite d'élasticité, interpoler selon les besoins.
● Profondeur : Les informations sur la portée sont fournies pour deux profils de tablier courants, un
tablier de 16 mm de profondeur avec un espacement de 76 mm entre les ondulations, et un
tablier de ⅞" (22 mm) de profondeur avec un espacement de 2,67" (68 mm) entre les
ondulations.
● Espacement des supports : La portée maximale des CGI et la distance entre les éléments de
soutien (chevrons, pannes, etc.) sont de 1,2 m c/c. Des portées de 0,4 m à 0,9 m sont plus
probables pour les profils de tablier CGI couramment disponibles.
Pour assurer une surface continue d'évacuation de l'eau, il faut tenir compte des chevauchements entre
les feuilles CGI adjacentes. En général, un chevauchement d'environ 75 à 100 mm (ou selon les
spécifications du fabricant) est recommandé pour assurer une étanchéité et un drainage efficaces.
Lors de l'installation des feuilles de toiture CGI, il est essentiel de créer un assemblage de toiture étanche
à l'eau. Des solins doivent être appliqués à toutes les interfaces critiques - le long des périmètres de
toiture, autour des pénétrations et aux intersections des murs - en utilisant des matériaux compatibles
avec les panneaux CGI et résistants à la corrosion.
348
Tableau 1.5.6.9.3 Capacité de portée des panneaux de toiture ondulée (CGI)
Métal de
base
Épaisseur
BMT (mm)
Portées (m)
pour CGI de 16 mm de profondeur
Portées (m)
pour CGI de 22.2mm (7/8") de profondeur
Pression du vent
3kPa
Pression du vent
5kPa
9kPa
3kPa
5kPa
9kPa
Fy = 228 MPa (33 000 psi)
0.35
0.57
0.43
0.33
0.67
0.52
0.39
0.45
0.64
0.50
0.38
0.75
0.58
0.44
0.55
0.71
0.55
0.42
0.84
0.64
0.48
0.65
0.77
0.60
0.44
0.90
0.70
0.53
0.75
0.83
0.64
0.48
1.07
0.75
0.57
Fy = 345 MPa (50 000 psi)
0.35
0.70
0.53
0.40
0.82
0.63
0.47
0.45
0.79
0.61
0.45
0.92
0.72
0.54
0.55
0.86
0.67
0.50
1.03
0.80
0.60
0.65
0.92
0.73
0.55
1.11
0.87
0.64
0.75
0.96
0.79
0.59
1.18
0.92
0.69
Fy = 450 MPa (65 000 psi)
0.35
0.75
0.62
0.46
0.93
0.72
0.54
0.45
0.81
0.78
0.52
1.01
0.82
0.62
Notes:
1. La résistance de l’acier supérieure à 228 MPa (33 000 psi) doit être confirmée.
2. Propriétés approximatives utilisées pour les vérifications en contraintes admissibles, issues des
dispositions de l’Eurocode pour les silos, EN 1993-4-1.
a. Rigidité, I = 0,13 × t × d²
b. Résistance, S = 0,26 × t × d:
3. Pressions uniformes sur travée simple ont été calculées pour différentes portées simples dans
les cas suivants :
a. Résistance en flexion : réduire la pression calculée de 0,6 pour la capacité en flexion de
l’acier en contraintes admissibles.
b. Limite de flèche L/60 : la pression à augmenter d’un facteur 1/0,7 en raison du facteur
additionnel de 0,7 appliqué aux charges de service pour la vérification des déformations
dues au vent (0,7W).
c. Prendre la plus faible valeur entre (a) et (b), puis appliquer un facteur de réduction de
0.67 pour tenir compte des propriétés approximatives, de l’absence de vérification du
flambement local, etc.
d. Ignore la contribution de la charge permanente de 0,6 G pour le poids de la toiture, qui
peut être ajoutée séparément.
e. Les résultats ont été représentés sous forme de courbes de pression des travées pour
chaque profondeur du CGI, BMT et sont présentés à l'annexe 5.
f. Les courbes ont été utilisées pour générer les portées correspondant à des pressions de
vent de 3 kPa, 5 kPa et 9 kPa.
g. La vérification G+Q pour la résistance et la flèche L/120 n’est pas dimensionnante.
349
4. Les tableaux supposent que le CGI est simplement appuyé (une portée). Si le CGI est continu
sur au moins trois portées, les portées tabulées peuvent être augmentées de 10 %.
1.5.6.9.4 Connexions des panneaux de toiture ondulée
L’attache des panneaux de toiture doit se faire avec des clous à tige torsadée (TS), des clous à tige
annelée (RS) ou des vis pour bois (WS) comme décrit à la Section 1.5.6.9.2, les clous lisses (SN) ne sont
pas autorisés. Aucun de ces connecteurs n’est destiné à être utilisé comme fixations de toiture. Il est
supposé que des clous spécifiques au fabricant de dimensions et matériaux équivalents seront utilisés.
Les fixations doivent avoir une tête métallique intégrale d’un diamètre minimum de 8 mm (0,31”) ou 10
mm (0,39”) et être destinés à l’usage comme fixation pour panneaux CGI par le fabricant. Les clous pour
contreplaqué ou bardeaux bitumés ne conviennent pas. Il est recommandé d’utiliser des connecteurs
avec rondelle en néoprène pour limiter les infiltrations d’eau.
Trois types de fixations sont inclus ici, voir Section 1.5.6.9.2 :
1. TS Clous à tige déformée (torsadée ou spiralée): tige torsadée ou spiralée, offrant une capacité
de retrait plus fiable dans le temps que les clous lisses. Les capacités sont déterminées selon le
Tableau 12.2C du NDS 2018.
2. RS Clous annelés (ring shank) : tige déformée ou annelée, comportant des anneaux serrés sur
tout ou partie de la tige. Les dimensions de tige RS sont tirées de l’Annexe L6 du NDS, Roof
Sheathing Ring Shank Nails, en supposant que la tige annelée s’étend sur toute la profondeur
encastrée. Les capacités sont déterminées selon le Tableau 12.2E du NDS 2018.
3. WS Vis à bois (wood screws) : vis pour bois répondant aux dimensions de l’Annexe L3 du NDS
(#8, #10 et #12). Elles ne sont pas non plus destinées à l’attache des panneaux CGI, seule la
dimension du filetage et de la tige s’applique. Les capacités sont déterminées selon le Tableau
12.2B du NDS 2018.
4. Les capacités des fixations sont basées sur les capacités d'arrachement du tableau 12.2B, C et E
du NDS (lb/pouce), modifiées comme suit :
a. G=0,55 pour le Pin du Sud (Southern Pine) #2, et Cd=1,6.
b. Une longueur de pointe assumée de 2 × diamètre a été déduite de la pénétration
effective lorsqu'il n'y avait pas de traversée complète du bois.
c. La longueur filetée des vis pour bois a été considérée comme étant les ⅔ de longueur
totale moins la pointe.
Ces trois types de fixations représentent le minimum acceptable pour chaque type. Il est probable que
des fixations spécifiques au fabricant de taille comparable aient des dimensions et matériaux différents,
avec des performances éventuellement supérieures. Les données du fabricant peuvent être utilisées à la
place de ces valeurs, à condition qu’elles incluent la capacité au soulèvement au vent adaptée aux
panneaux CGI la conception à contrainte admissible (ASD). Les vis spécifiques au fabricant peuvent
avoir une pointe autoforeuse pour utilisation avec une visseuse électrique, ou nécessiter un pré-perçage.
Les exigences en matière de soulèvement par le vent pour les fixations propriétaires ou différents
espacements peuvent être calculées à l'aide de la formule suivante :
Soulèvement / fixation (kN) = pression du vent (kPa) x espacement des chevrons ou des lattes (m) x
espacement des fixations (m)
350
Ces exigences peuvent être comparées aux capacités des fixations propriétaires ou à celles indiquées
dans les tableaux 1.5.6.9.4-1, 2 et 3.
La capacité d’une fixation de panneau CGI à résister aux forces de soulèvement au vent dépend de :
● Type de fixation (TS, RS, WS), dimensions (longueur, diamètre, etc.), encastrement et
espacement le long du panneau.
● Épaisseur du panneau CGI (16 mm ou 22,2 mm), calibre/épaisseur (par ex. 0,45 mm ou calibre
26) et espacement des ondulations : 76 mm pour panneaux de 16 mm, 68 mm pour panneaux de
22 mm. L’espacement des fixations a été calculé pour 22 mm du tablier avec un espacement de
68 mm entre les ondulations, car ce cas était le plus critique dans la plupart des situations.
● Épaisseur des lattes/chevrons/entretoises de support, qui affecte la pénétration des fixations.
Cela va des lattes nominales 1x/25x ou 2x/50x à plat, jusqu’aux chevrons ou entretoises 2x/50x
en vertical. L’essence/qualité supposée est Southern Pine #2 pour toutes les lattes et chevrons
(G=0.55).
Les étapes suivantes sont effectuées :
1. Déterminer la pression de soulèvement du vent pour la zone de toiture concernée à partir de la
Section 1.5.6.7, en arrondissant à 3 kPa, 5 kPa ou 9 kPa pour utilisation avec les tableaux.
2. Utiliser le Tableau 1.5.6.9.4-1, 2 ou 3 pour sélectionner un connecteur du type désiré (TS, RS ou
WS) et l’espacement requis.
a. L’espacement s’exprime en ondulations : 0 = pas de solution, 1 = toutes les ondulations,
2 = toutes les 2ᵉ ondulations, 3 = toutes les 3ᵉ ondulations, ce qui est l’espacement
maximum autorisé.
b. S'il n'y a pas de solution (0), réduisez l'espacement lattes/ chevron, augmentez la
profondeur des lattes ou choisissez une autre taille ou un autre type de fixation.
c. Un connecteur est requis à chaque coin et au niveau des recouvrements de panneau.
d. Le processus nécessite de connaître ou de supposer l’épaisseur du support: 0,75”
(lattes plates 1x4), 1,5” (lattes plates 2x2, 2x3, 2x4) ou >=3,5” (>=chevrons ou
entretoises 2x4).
3. Des fixations supplémentaires sont nécessaires le long des côtés périphériques (c'est-à-dire pas
sur les extrémités libres non ondulés).
a. Les fixations relient les panneaux CGI le long des côtés du toit aux lattes ou aux
chevrons de périphérique entre les autres rangées de fixations.
b. L'espacement maximal entre les fixations dépend de l'espacement utilisé le long des
extrémités ondulés :
I. 300 mm pour les fixations toutes les 3 ondulations
II. 200 mm pour les fixations toutes les 2 ondulations
III. 100 mm pour les fixations toutes les 1 ondulation
4. Les exigences des fabricants peuvent être utilisées lorsqu'elles sont fournies.Vérifier le
connecteur sélectionné pour rupture par cisaillement autour de la tête du clou sous l’effet du
soulèvement au vent à l’aide des Tableaux 1.5.6.9.4-4 et 1.5.6.9.4-5. La capacité de rupture par
cisaillement doit dépasser la capacité de retrait. Des valeurs sont fournies pour deux diamètres
de tête : 8 mm et 10 mm.
351
a. La capacité de traction de la fixation sera déterminante pour les fixations solides (vis
pour bois) avec des CGI faibles et/ou minces.
b. Si la capacité de traction de la fixation est inférieure à la capacité d'arrachement de
la fixation, les options suivantes sont possibles :
I. Utiliser un autre type, une autre taille ou une autre longueur de fixation.
II. Utiliser des CGI plus épais ou réduire l'espacement entre les lattes/chevrons.
III. Utiliser des lattes plus épaisses, c'est-à-dire pour éviter que les fixations ne
traversent les lattes 1x4.
IV. Utiliser les pressions de vent réelles de la section 1.5.6.7. pour la zone de
toiture considérée, multipliée par la surface tributaire de la fixation
(espacement x portée des lattes/chevrons), afin de les comparer aux
capacités des fixations indiquées dans le tableau.
V. Réduire l'espacement des fixations, par exemple de toutes les 3 ondulations à
toutes les 2 ondulations, et recalculer la charge de vent par fixation à partir de
la surface tributaire (espacement des fixations x portée des lattes/chevrons) x
pression du vent.
352
Tableau 1.5.6.9.4-1 Clous de couverture à tige torsadée TS , taille et espacement pour des espacements de lattes ou chevrons 0.3m,
0.4m, 0.6m, 0.9m and 1.2m
Code
éléments
porteurs
TS1
Diamètre
Longueur
Capacité
3 kPa Pression du vent
5 kPa Pression du vent
9 kPa Pression du vent
Référence
(in)
(mm) (mm) (mm)
(lb)
(kN)
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
1x4 plat
8d com./10d box
0.128
3.25
2.5
64
49
0.22
3
2
1
1
0
2
1
1
0
0
1
0
0
0
0
TS2
1x4 plat
10d commun
0.148
3.76
3
76
55
0.25
3
3
2
1
1
2
1
1
0
0
1
1
0
0
0
TS3
2x plat
8d com./10d box
0.128
3.25
2.5
64
90
0.40
3
3
3
2
1
3
2
1
1
0
2
1
1
0
0
TS4
2x plat
10d commun
0.148
3.76
3
76
110
0.49
3
3
3
2
2
3
3
2
1
1
2
2
1
0
0
TS5
2x vert
8d commun
0.131
3.33
2.5
64
89
0.40
3
3
3
2
1
3
2
1
1
0
2
1
1
0
0
TS6
2x vert
10d commun
0.148
3.76
3
76
135
0.60
3
3
3
3
2
3
3
2
1
1
3
2
1
1
0
TS7
2x vert
12d box
0.128
3.25
3.25
83
136
0.60
3
3
3
3
2
3
3
2
1
1
3
2
1
1
0
TS8
2x vert
Boîte 16d
0.135
3.43
3.5
89
158
0.71
3
3
3
3
2
3
3
3
2
1
3
2
1
1
0
Tableau 1.5.6.9.4-2 Clous de couverture à tige annulaire RS, taille et espacement pour des espacements de lattes ou chevrons 0.3m,
0.4m, 0.6m, 0.9m and 1.2m
éléments
Code porteurs
Diamètre
Référence
Longueur
Capacité
3 kPa Pression du vent
5 kPa Pression du vent
9 kPa Pression du vent
(in)
(mm) (mm) (mm)
(lb)
(kN)
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
RS1
1x4 plat
0.113
2.87 2.375
60
74
0.33
3
3
2
1
1
3
2
1
1
0
1
1
0
0
0
RS2
1x4 plat
0.12
3.05
2.5
64
78
0.35
3
3
2
1
1
3
2
1
1
0
1
1
0
0
0
RS3
1x4 plat
0.131
3.33
2.5
64
80
0.36
3
3
2
1
1
3
2
1
1
0
1
1
0
0
0
RS4
2x plat
0.12
3.05
2.5
64
137
0.61
3
3
3
3
2
3
3
3
2
1
3
2
1
1
0
RS5
2x plat
0.131
3.33
3
76
156
0.70
3
3
3
3
2
3
3
3
2
1
3
2
1
1
0
RS6
2x vert
0.12
3.05
2.5
64
148
0.66
3
3
3
3
2
3
3
3
2
1
3
2
1
1
0
RS7
2x vert
0.131
3.33
2.5
64
146
0.65
3
3
3
3
2
3
3
3
2
1
3
2
1
1
0
RS8
2x vert
0.131
3.33
3
76
194
0.86
3
3
3
3
3
3
3
3
2
2
3
3
2
1
1
RS9
2x vert
0.131
3.33
3.5
89
253
1.13
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
3
3
3
2
1
Dimensions du
tableau L5 de
l'annexe NDS,
en supposant
une tige
entièrement
filetée.
353
Tableau 1.5.6.9.4-3 Vis de couverture WS, taille et espacement pour des espacements de lattes ou chevrons 0.3m, 0.4m, 0.6m, 0.9m and
1.2m
Diamètre
Longueur
Capacité
3 kPa Pression du vent
5 kPa Pression du vent
9 kPa Pression du vent
(kN)
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
0.3
0.4
0.6
0.9
1.2
169
0.75
3
3
3
3
3
3
3
3
2
1
3
3
2
1
1
51
194
0.87
3
3
3
3
3
3
3
3
2
2
3
3
2
1
1
2
51
206
0.92
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
3
3
2
1
1
4.17
2.5
64
293
1.30
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
1
0.19
4.83
2.5
64
325
1.45
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
1
#10
0.19
4.83
3
76
446
1.99
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
2x vert
#10
0.19
4.83
3
76
455
2.03
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
2
2x vert
#12
0.216
5.49
3
76
504
2.25
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
3
éléments
Code porteurs
Référence
(in)
(mm) (mm) (mm)
(lb)
WS1
1x4 plat
#8
0.164
4.17
2
51
WS2
1x4 plat
#10
0.19
4.83
2
WS3
1x4 plat
#12
0.216
5.49
WS4
2x plat
#8
0.164
WS5
2x plat
#10
WS6
2x plat
WS7
WS8
Notes sur les tableaux 1.5.6.9.4-1, 2 et 3:
1. Les exigences relatives aux fixations supposent une tôle ondulée (CGI) d’une profondeur de 22 mm (⅞”) et un pas de ondulation de 68
mm (2 ⅔”). Cette hypothèse est conservatrice pour une utilisation avec une tôle CGI de 16 mm de profondeur, avec un tablier profond et
une d'ondulation de 76 mm.
Tableau 1.5.6.9.4-4 Capacité à l’arrachement par poinçonnement des fixations dans la tôle CGI (kN) pour une tête de fixation de 8 mm de
diamètre
Résistance
du CGI
Epaisseur
de base du
métal du
CGI (BTM)
(mm)
Limite d’élasticité (ksi)
33
36
44
50
65
80
(MPa)
228
250
300
345
450
550
Résistance ultime (ksi)
45
47
57
65
80
82
(MPA)
310
323
394
448
552
565
0.25
0.31
0.32
0.39
0.45
0.55
0.57
0.30
0.37
0.39
0.47
0.54
0.66
0.68
0.35
0.43
0.45
0.55
0.63
0.77
0.79
0.45
0.56
0.58
0.71
0.81
0.99
1.02
354
0.55
0.68
0.71
0.87
0.99
1.21
1.24
0.65
0.81
0.84
1.03
1.17
1.43
1.47
0.75
0.93
0.97
1.18
1.34
1.65
1.70
Table 1.5.6.9.4-5 Capacité à l’arrachement par poinçonnement des fixations dans la tôle CGI (kN) pour une tête de fixation de 10 mm de
diamètre
Limite d’élasticité (ksi)
33
36
44
50
65
80
(MPa)
Résistance
Résistance ultime (ksi)
du CGI
(MPA)
228
250
300
345
450
550
45
47
57
65
80
82
310
323
394
448
552
565
0.25
0.39
0.40
0.49
0.56
0.69
0.71
0.3
0.47
0.48
0.59
0.67
0.83
0.85
0.25
0.39
0.40
0.49
0.56
0.69
0.71
0.45
0.70
0.73
0.89
1.01
1.24
1.27
0.55
0.85
0.89
1.08
1.23
1.52
1.55
0.65
1.01
1.05
1.28
1.46
1.79
1.84
0.75
1.16
1.21
1.48
1.68
2.07
2.12
Epaisseur
de base du
métal du
CGI
(mm)
355
1.5.6.9.5 Lattes et raccords de lattes
Dans les toits en croupe, pignon et en appentis, lorsque les chevrons sont positionnés parallèlement à la
pente du toit, des lattes doivent être installées au-dessus des chevrons pour fixer la couverture CGI. Les
solutions préconçues pour les lattes utilisent toutes du pin du Sud (Southern Pine) de classe 2 et utiliser
les pressions dues au vent indiquées à la Section 1.5.6.7. La charge permanente a été négligée, donc la
pression correspondant à 0,6G peut être ajoutée si on le souhaite.
Des solutions préconçues (portée maximale et type de connexion) sont fournies pour quatre dimensions
nominales courantes de lattes : 25 mm x 100 mm (1” x 4”), 50 mm x 50 mm (2” x 2”), 50 mm x 75 mm (2”
x 3”) et 50 mm x 100 mm (2” x 4”). Ces lattes sont toutes posées à plat sur le côté.
Pour chaque conception de latte, jusqu’à quatre options de fixation sont fournies : clous à tige lisse ou
torsadée (SN, TS), clous à tige annelée (RS), vis à bois (WS) et feuillard métallique (ST). Ces fixations
sont décrites à la Section 1.5.6.9.2.
Les types de connecteurs, leur nombre et leur capacité en kN sont résumés dans le Tableau 1.5.6.9.5-1.
En général, la capacité de connexion augmente en fonction du numéro dans la liste pour chaque type.
Les portées maximales des lattes ainsi que le nombre requis de chaque type de fixation sont fournies
dans les Tableaux 1.5.6.9.5-2, 3 et 4 pour des pressions de vent de 3 kPa, 5 kPa et 9 kPa,
respectivement. Les tableaux de conception sont utilisés pour sélectionner les lattes qui répondent à la
pression de vent requise pour la portée et l'espacement cibles, pour chaque zone de pression de vent sur
le toit.
Les connexions de type feuillard métallique (ST) constituent une alternative à plus grande capacité aux
connexions SN qui utilisent également des clous à tige lisses, lorsque ceux-ci sont les seuls éléments de
fixation disponibles. Les connexions RS et WS seront généralement plus efficaces si elles sont
disponibles.
Le tableau 1.5.6.9.5-5 indique des portées plus courtes pour les lattes 50 x 100 (2 x 4) qui sont limitées
par la capacité de connexion SN.
Les lattes doivent être aussi longues que possible et les raccords doivent être évités près des avant-toits.
Les raccords doivent être réalisés entre les chevrons ou les fermes, comme illustré à la figure 1.5.6.9.1-6.
L’espacement requis des lattes est généralement déterminé par la capacité de portée des panneaux CGI
pour chaque zone de pression du vent sur le toit. Les portées requises des lattes correspondront aux
espacements des chevrons ou des fermes déterminés à la Section 1.5.6.9.6; le processus est donc
itératif, mais peut être effectué rapidement avec de l’expérience.
Des informations supplémentaires sont fournies à l'annexe 5, notamment :
1. Courbes de portée en fonction de la pression pour les lattes espacées de 0,4 m, 0,6 m, 0,9 m,
1,2 m et 2,25 m.
2. Les courbes de portée en fonction de la pression sont également fournies pour les lattes
verticales 2x4, 2x6 et 2x8 à titre indicatif uniquement. Les connexions doivent être conçus
séparément. Les lattes verticales peuvent également servir de chevron de débord, mais cela
modifie le profil du mur de toiture.
356
Tableau 1.5.6.9.5-1 Types d'assemblages de lattes
Raccord
Code
No. de fixations
D
L
TL
Résistance au vent (kN)
(po)
(po)
(po)
1x4
2x2
2x3
2x4
1x4
2x2
2x3
2x4
0.131
2.5
-
3
-
-
-
1.53
-
-
-
0.131
2.5
-
4
-
-
-
2.04
-
-
-
0.128
3
-
3
1
2
3
1.92
0.43
0.85
1.28
0.128
3
-
4
2
3
4
2.56
0.85
1.28
1.71
0.148
3
-
3
1
1
3
2.21
0.49
0.49
1.47
0.148
3
-
3
1
2
4
2.21
0.49
0.98
1.96
Clous lisses (SN) (3)
8d
ordinaire
uniquement
1x4
SN1
1x4
SN2
8d
ordinaire.
uniquement (1))
SN3
10d boite 1x4 ou 2x
(1))
SN4
10d boite 1x4 ou 2x
SN5
10d ordinaire. 1x4 ou 2x
(1))
SN6
10d ordinaire. 1x4 ou 2x
SN7
16d boite 1x4 ou 2x
0.135
3.5
-
3
1
2
3
2.47
0.60
1.20
1.79
SN8
16d boite 1x4 ou 2x (1))
0.135
3.5
-
3
2
3
4
2.47
1.20
1.79
2.39
SN9
16d ordinaire 1x4 ou 2x
0.162
3.5
-
3
1
3
3
2.94
0.71
2.14
2.14
0.135
3
2.25
2
-
-
-
2.09
-
-
-
0.135
3
2.25
3
-
-
-
3.13
-
-
-
0.135
3.5
2.25
-
2
3
4
-
1.82
2.73
3.64
0.148
4
2.25
-
1
1
3
-
1.14
1.14
3.41
0.148
4
2.25
-
1
2
4
-
1.14
2.27
4.55
Clous annelé (RS)
RS1
(4)
1x4 uniquement
RS2
1x4 uniquement
RS3
2x uniquement
RS4
2x uniquement
(14)
(1)
RS5
2x uniquement
RS6
2x uniquement
0.148
4.5
3
-
1
2
4
-
1.14
2.27
4.55
RS7
2x uniquement
0.177
4.5
3
-
1
2
3
-
1.64
3.29
4.93
RS8
2x uniquement
0.2
4.5
3
-
1
2
3
-
2.02
4.03
6.05
0.2
5
3
-
1
2
3
-
2.33
4.65
6.98
0.19
2.5
-
2
-
-
-
2.41
-
-
-
0.19
2.5
-
3
-
-
-
3.62
-
-
-
0.216
3.5
-
-
-
1
2
-
-
1.92
3.84
0.216
3.5
-
-
1
2
3
-
1.92
3.84
5.76
0.242
4
-
-
-
1
2
-
-
2.57
5.13
0.242
4
-
-
1
2
3
-
2.57
5.13
7.70
Feuillard
métallique 0.131
torsadé de 20 ga, avec 8d
0.131
ordinaire clous
par
0.131
extrémité de feuillard
2.5
-
-
2
2
2
-
2.05
2.05
2.05
2.5
-
-
3
3
3
-
3.08
3.08
3.08
2.5
-
-
4
5
6
-
4.11
5.13
6.16
0.148
Feuillard métallique de
0.148
forme U de 20ga avec 10
d ordinaire clous, clou fixé
au bloc 2x4 (#A) et bloc
fixé au chevron (#B).
0.148
(#A/#B)
3
-
-
2/2
2/2
2/2
-
1.82
1.82
1.82
3
-
-
2/3
2/3
3/4
-
2.73
2.73
3.64
3
-
-
3/4
3/5
4/6
-
3.64
4.56
5.47
RS9
2x uniquement
Vis à bois (WS)
WS1
(1)
(5)
#10 1x4 uniquement
WS2
#10 1x4 uniquement
WS3
#12 2x uniquement
(1)
WS4
#12 2x uniquement
WS5
#14 2x uniquement
WS6
(1)
#14 2x uniquement
(1)
Feuillard métallique cloué (ST)
ST1
ST2
ST3
ST4
ST5
ST6
(6)
357
Notes sur le Tableau 1.5.6.9.5-1:
1. Deux options fournies avec un nombre différent du même connecteur en cas de fente du bois.
2. Les capacités d’arrachement sont celles du Southern Pine #2 avec G = 0,55 selon le chapitre 12
du NDS 2018 et Cd = 1,6.
3. Les clous lisses (SN) et à tige torsadée (TS):
a. Les tailles sont conformes au tableau L4 du NDS 2018 (Voir Annexe 6, A6.4).
b. La longueur totale enfoncée est utilisée pour la pénétration, sans déduction pour la
longueur de la pointe.
c. Les capacités sont tirées du tableau 12.2C du NDS 2018. Ces valeurs s'appliquent
également aux clous à tige déformée ou « torsadée » conformément à la note de bas de
page 3 du tableau 12.2C du NDS.
d. Les clous à tige torsadée sont préférés aux clous lisses de taille et longueur
équivalentes, mais ont la même capacité d'arrachement.
4. Les clous à tige annelée (RS):
a. Les tailles sont conformes au tableau L5 du NDS 2018 (Voir Annexe 6, A6.5) clous
annelés pour charpente (Post-Frame Ring Shank Nails).
b. TL est la longueur minimale de la tige filetée (ou « annelée »), lorsque celle-ci est
inférieure à la longueur totale du clou.
c. Les capacités sont issues du tableau 12.2E du NDS 2018.
5. Vis à bois (WS):
a. Les dimensions sont conformes au tableau L3 du NDS 2018 pour les vis à bois standard
(Voir Annexe 6, A6.3).
b. Les capacités sont conformes au tableau 12.2B du NDS 2018. La longueur filetée
correspond au maximum entre ⅔ de la longueur totale et 4 fois le diamètre. La pénétration
correspond à la longueur d’ancrage du clou moins une déduction de 2 fois le diamètre pour la
longueur de la pointe.
6. Feuillard métallique:
a. Se référer à la section 1.5.6.9.2 pour les informations sur les Feuillards métalliques
b. Deux types de connexions par feuillard métallique sont proposés, avec une feuillard
métallique torsadée (ST1-3) et une feuillard métallique en U inversé + bloc (ST4-6). Utiliser
les connexions avec feuillard métallique torsadée si le bloc se fend ou risque de se dégrader
avec le temps.
c. Recommandé pour une utilisation avec des lattes 2x3 et 2x4 uniquement.
d. Les feuillards métalliques ST5 et ST6 nécessitent un chevron minimum de 2x6 pour
permettre le clouage des blocs d’appoint.
358
Tableau 1.5.6.9.5-2 Portées et connexions des pannes pour des pressions de vent ne dépassant pas 3,0 kPa
0.6m Latte
0.4m Espacement des lattes Portée Espacement
Portée
maximal
maximale
e des
des lattes
lattes
(m)
(m)
Taille
SN
RS WS
ST
SN
RS
WS
ST
1x4
plat
0.74
1+
1,2
1,2
-
0.60
1+
1,2
1,2
-
2x2
0.97
8
3,7+
4,6
1+
0.79
-
3,7+
4,6
2x3
plat
1.25
8+
3,5+
3+
1+
1.02
9
3,5+
2x4
plat
1.47
6+
3+
3+
1+
1.20
8
3+
Latte
1.2m Lattes
Espacement
0.9m Espacement des lattes
Portée
maximale
des lattes
(m)
Portée
maximale
des lattes
(m)
SN
RS
WS
ST
SN
RS
WS
ST
0.49
1+
1,2
1,2
-
0.43
2+
1,2
1,2
-
1+
0.64
-
3,8+
3+
1+
0.56
-
8
6
1-3,5
,6
3+
1-3,5
,6
0.83
-
3,5+
4+
2,3,5,
6
0.72
-
3,7+
4,6
2,3,5
,6
3+
2,3,5
,6
0.98
-
3+
3+
2,3,5,
6
0.85
-
3+
3+
2,3,5
,6
Tableau 1.5.6.9.5-3 Portées et connexions des pannes pour des pressions de vent ne dépassant pas 5,0 kPa
0,4 m Espacement des
lattes Raccordements
Latte
0.6m Espacement des
lattes Connexions
Portée
maximal
e des
lattes (m)
Taille
0.9m Espacement des
lattes Connexions
Portée
maximale
des lattes
(m)
SN
RS
WS
ST
Portée
maximale
des lattes
(m)
SN
RS
WS
ST
SN
RS
WS
ST
1.2m Espacement des lattes
Connexions
Portée
maximal
e des
lattes
(m)
SN
RS WS
ST
1x4
plat
0.57
1+
1,2
1,2
-
0.47
1+
1,2
1,2
-
0.38
2+
1,2
1,2
-
0.33
2,4+
1,2
1,2
-
2x2
0.75
-
3,7+
4,6
1+
0.61
-
8+
4,6
1-3,5,
6
0.50
-
9
4+
2,3,5
,6
0.43
-
-
-
2,3,5
,6
2x3
plat
0.97
9
3,5+
4+
1-3,5
,6
0.79
-
3,7+
4+
2,3,5,
6
0.64
-
7+
4,6
2,3,6
0.56
-
8+
4,6
3,6
2x4
plat
1.14
8
3+
3+
2,3,5
,6
0.93
-
3+
3+
2,3,5,
6
0.76
-
3,5+
3+
3,5,6
0.66
-
8,9
4+
3,6
359
Tableau 1.5.6.9.5-4 Portées et assemblages des pannes pour des pressions de vent ne dépassant pas 9,0 kPa
Latte
Taille
0,4 m Espacement des lattes
0.6m Espacement des
Raccordements
lattes Connexions
Portée
maximal
Portée
e des
maximale
lattes
des lattes
(m)
(m)
SN
RS WS
ST
SN
RS WS
ST
0.9m Espacement des
lattes Connexions
1.2m Espacement des
lattes Connexions
Portée
maximale
des lattes
(m)
Portée
maximale
des lattes
(m)
SN
RS
WS
ST
SN
RS
WS
ST
1x4
plat
0.43
2+
1,2
1,2
-
0.35
2+
1,2
1,2
-
0.28
4,7+
2
1,2
-
0.25
9
2
2
-
2x2
0.56
-
8+
6
1-3,5,6
0.46
-
-
6
2,3,5
,6
0.37
-
-
-
2,3,6
0.32
-
-
-
3,6
2x3
plat
0.72
-
3,7+
4,6
2,3,5,6
0.59
-
7+
4,6
3,6
0.48
-
8+
6
3,6
0.42
-
9
6
3,6
2x4
plat
0.85
-
3+
3+
2,3,5,6
0.70
-
5+
3+
3,6
0.57
-
7+
4+
3,6
0.49
-
8+
4,6
3,6
Notes sur les tableaux 1.5.6.9.5–3, 4 et 5:
1. Les lattes doivent être continues sur trois travées, sinon réduire les travées de 10 %.
2. Les connexions ont été dimensionnées pour les réactions correspondant à la pression du vent et à la portée maximale des lattes.
L'acceptation d'une portée de latte réduite diminue la réaction de connexion et pourra élargir la gamme d'application des fixations SN. Voir
tableau 1.5.6.9.4-5.
Afin d'élargir la gamme de lattes pouvant être utilisées avec des assemblages cloués, la portée maximale des lattes 50 x 100 (2x4) est indiquée
dans le tableau 1.5.6.9.5-5 lorsqu'elle est limitée par la capacité de l'assemblage cloué (tige lisse ou torsadée).
360
Table 1.5.6.9.5-5 Portées maximales des lattes de 50 x 100 (2 x 4) limitées par la capacité de
connexion
Capacité de connexion (kN)
Portée
Pression maximale
du vent
des lattes
(kPa) 50 x 100 (m)
SN3
SN4
SN5
SN6
SN7
SN8
SN8
3-10d
boite
4-10d
boite
3-10d
ordinaire
4-10d
ordinaire
3-16d
ordinaire
4-16d
ordinaire
3-16d
ordinaire
1.28
1.71
1.47
1.96
1.79
2.39
2.14
0.4m Espacement
3 kPa
1.47
1.07
1.43
1.23
-
-
-
-
5 Kpa
1.14
0.64
0.86
0.74
0.98
0.90
-
1.07
9 kPa
0.85
0.36
0.48
0.41
0.54
0.50
0.66
0.59
0.6m Espacement
3 kPa
1.20
0.71
0.95
0.82
1.09
0.99
-
1.19
5 Kpa
0.93
0.43
0.57
0.49
0.65
0.60
0.80
0.71
0.73
0.66
0.89
0.79
0.54
0.50
0.66
0.59
0.9m Espacement
3 kPa
0.98
0.47
0.63
0.54
1.2m Espacement
3 kPa
0.85
0.36
0.48
0.41
Notes :
1. Se référer au tableau 1.5.6.9.5-1 pour les informations sur les connexions des clous.
2. Les connexions SN1 et SN2 (8d) ne sont pas incluses en raison d'une pénétration insuffisante
dans le chevron avec des lattes 2x.
3. Pour des espacements de lattes plus importants et des pressions de vent plus élevées, il est
généralement plus efficace d'utiliser des lattes 25x100 (1x4) lorsque des connexions SN sont
requises.
4. Les connexions par feuillard métallique (ST) peuvent être utilisées dans les zones de haute
pression pour compléter ces connexions SN.
Notes:
Notes sur le processus de conception des lattes :
1. Une section de latte constante est généralement adoptée pour l’ensemble du bâtiment.
2. L’espacement des chevrons ou des fermes (donnant la portée des lattes) variera le long de la
longueur du bâtiment (plus faible aux extrémités, plus élevé au milieu). Cela peut permettre de
conserver un espacement constant des lattes le long du bâtiment, même si la pression du vent
est plus forte aux extrémités.
361
3. Lorsque les lattes passent au-dessus des murs de toiture ou des murs latéraux, elles peuvent
être supportées par des chevrons de débord ou des entretoises (voir les options de débords de
toit dans les sections 1.5.6.9.1 et 1.5.6.9.
4. Les lattes doivent être placées près de la ligne de faîtage chaque côté pour réduire la portée des
panneaux CGI en port-à-faux et pour soutenir la faîtière de couvrement. De même, les toits en
croupe ou en noue nécessitent des lattes supplémentaires adjacentes et parallèles à la
croupe/noue pour soutenir les panneaux CGI et la faîtière de couvrement.
5. Le type de fixation disponible peut influencer le choix de la section de la latte. La capacité en
retrait des clous lisses est limitée pour les lattes plus épaisses et profondes de 50 mm (2”) en
raison de la pénétration réduite . Des portées réduites pour les lattes 2x4 sont fournies dans le
tableau 1.5.6.9.5-4, limitées par la capacité de la connexion SN3-8 plutôt que par la résistance de
la latte
6. L’utilisation de clous lisses (SN1-8) est déconseillée, car elle sollicite les clous en retrait sous
l’effet des forces de succion du vent, et la capacité dépend de la qualité de la construction, des
propriétés du matériau, de l’humidité et d’autres facteurs. Les clous à tige torsadée (TS) peuvent
être utilisés à la place d'un clou lisse de taille comparable pour la même capacité de connexion
mais avec une plus grande fiabilité..
7. Les clous à tige annelée (RS), les vis à bois (WS) ou les feuillards métalliques (ST) sont
nécessaires pour développer une capacité de soulèvement suffisante pour les lattes 2x avec une
portée/espacement élevé.
8. Les clous lisses peuvent être utilisés en cisaillement en utilisant l’une des deux connexions avec
feuillard métallique (ST), soit la connexion par feuillard torsadé (Figure 1.5.6.9.5-1), soit la
connexion feuillard+entretoise. Ces connexions par feuillard fonctionnent mieux avec des lattes
plus grandes (par ex. 50 mm x 100 mm, 2” x 4”) qui sont généralement utilisées pour des portées
et des espacements plus importants.
a. Pour ST1, ST2 et ST3:
i.
Feuillard torsadée de 20ga avec les clous ordinaires 8d à chaque extrémité.
ii.
Des clous de 1,5” de longueur sont indiqués; voir la Section 1.5.6.9.2 pour les
options permettant de réduire le dépassement de la pointe avec des clous plus
longs.
b. Pour ST4, ST5 and ST6:
i.
Utiliser un bloc 2x4 fixé sur le côté du chevron sous la latte pour toutes les
dimensions de latte, avec le fil du bois orienté vers le haut.
ii.
#B x clous ordinaires 10d indiqués au tableau pour les clous Bloc
d’appoint-chevron. Maintenir une distance d'extrémité de 55 mm par rapport au
bas de la cale. Réduire le nombre de clous si des fentes apparaissent. Le bloc
peut être prolongé sous le chevron si nécessaire.
iii.
Des feuillards métallique en U inversé de 20ga avec #A x clous ordinaires 10d
indiqués au tableau (de préférence 38mm/1,5" de long) à chaque extrémité de la
Feuillarde métalliques vers le bloc d’appoint 2x4. Maintenir une distance
d'extrémité de 55 mm par rapport au haut du bloc d’appoint.
iv.
Utiliser une connexion à feuillard métallique torsadée si la bloc d’appoint se fend.
c Des chevrons 50x150 (2x6) peuvent être requis pour les fixations ST5 et ST6.
362
9. Les lattes continues sont prévues aux extrémités des prolongements de chevrons formant les
débords de toit, juste en retrait des chevrons de périphérique:
a. Supporter les lattes sur les chevrons, pas sur le chevron d'extrémité.
b. Maintenir la distance d'extrémité requise entre les fixations de latte et l'extrémité
du chevron, minimum 50 mm. Si nécessaire, déplacer la latte davantage vers
l'intérieur.
c. Alternativement, augmenter la hauteur du chevron de périphérique (par ex.
chevron de périphérique 50x150 avec chevrons 50x100) pour supporter
directement la tôle ondulée (CGI). Cela nécessite d'augmenter la résistance des
connexions chevron de périphérique vers chevron (conception d'ingénierie).
10. Des lattes de périphérique continues sont prévues directement au-dessus des chevrons de
périphérique au niveau du mur de toiture extérieur pour les options de débord de toit 1 et 2.
a. Les lattes de périphérique sont perpendiculaires aux lattes régulières et sont
connectées directement au chevron de périphérique du mur de toiture.
b. Utiliser la même connexion latte-chevron (SN, RS ou WS) spécifiée le long du
mur latéral, mais répartie uniformément le long de la latte. Prévoir des fixations
supplémentaires aux extrémités et aux jonctions des lattes.
I.
Il n'existe pas de connexion ST équivalente, conception d'ingénierie
requise.
c. Biseauter les lattes en plan aux angles du bâtiment et connecter avec des «
Clouage en biais » horizontaux.
I.
50x100 et 50x75 : 1x16d boite ou ordinaire de chaque côté
II.
50x50 : 1x10d boite ou ordinaire de chaque côté
III.
25x100 : Prévoir une contrevente diagonale plate 50x100 à chaque angle
du bâtiment sous les lattes avec 2-8d clous ordinaires à chaque
extrémité.
d. Alternativement, augmenter la hauteur du chevron de périphérique (par ex.
chevron de périphérique 50x150 avec chevrons 50x100) pour supporter
directement le CGI. Cela nécessite d'augmenter la résistance des connexions
chevron de périphérique vers chevron (conception d'ingénierie).
11. Pour les options de débord de toit 1, 2 et 4, les lattes sont supportées par des chevrons de
débord ou des entretoises, et s'arrêtent avant les lattes de rive.
a. Lorsque les lattes sont connectées uniquement aux chevrons de débord, utiliser
la même connexion latte-chevron (SN, RS ou WS).
b. Lorsque les lattes sont connectées aux entretoises, utiliser le même nombre et
type de connecteur que pour connexion latte-chevron, mais répartir les
connecteurs uniformément sur la longueur de la latte.
363
Figure 1.5.6.9.5-1 Connexion latte-chevron par feuillard métallique ST1-3
Figure 1.5.6.9.5-2 Connexion latte-chevron par bloc + feuillard métallique en U ST4-6
1.5.6.9.6 Chevrons
Cette section indique les portées maximales des chevrons pour les toitures légères y compris les patios.
Deux vérifications doivent être effectuées (1) Charge permanente minimale et soulèvement maximal dû
au vent (combinaison de charges ASD 0,6D + 1,0W) et (2) Charge de gravité (combinaison de charges
ASD D + L). Ces deux vérifications sont intégrées dans la procédure suivante.
Les tableaux de portée sont utilisés différemment selon le type de toiture (en appentis, à pignon, et à
croupe) et selon que les chevrons sont parallèles à la pente du toit (avec lattes) ou perpendiculaires à la
pente (sans lattes, en appentis et à pignon seulement).
Il est à noter que les portées des chevrons sont mesurées horizontalement, et non selon la longueur
inclinée lorsque la toiture est en pente. Toutefois, sur les plans de construction, l'espacement est
généralement mesuré le long de la pente inclinée, par exemple la distance entre les lattes.
364
Pour utiliser les tableaux de portée :
1. Sélectionner la configuration des chevrons parallèles à la pente (avec lattes) ou perpendiculaires
à la pente (sans lattes).
a. Les chevrons dans les toitures en croupe doivent être parallèles à la pente.
Ces dispositions présument que des fermes supportent les poutres d’arêtier et la toiture
entre les extrémités de l’arêtier. Une planche faîtière + chevrons peut être utilisée entre
les fermes supportant l’arêtier, mais la conception de la planche faîtière aux fermes de
support de l’arêtier nécessite une conception technique.
2. Déterminer les portées horizontales requises des chevrons.
a. La portée libre entre les murs est permise à condition que les chevrons soient
continuellement supportés sur les murs (béton ou mortier), que les connexions de
feuillards métalliques soient installées de manière serrée, et que les feuillards métalliques
des chevrons soient conformes à la Figure 1.5.6.9.8-12. Pour les toitures à pignon avec
chevrons parallèles à la pente, la portée du chevron est définie comme la portée libre
entre le mur et la planche faîtière. (Notez que les dimensions d'axe en axe sont utilisées
dans d'autres cas, par exemple pour l'emplacement des chevrons et les mesures des
zones de toiture).
3. Déterminer l'extension requise des chevrons pour les dimensions des rives
a. Pour les toitures en appentis et à pignon, cela s'applique aux murs latéraux pour les
chevrons parallèles et aux murs de toiture pour les chevrons perpendiculaires.
b. Pour les toitures en croupe, cela s'applique à tous les murs latéraux.
c. Les rives peuvent avoir des longueurs différentes de chaque côté. Par exemple, des rives
plus longues peuvent être appropriées du côté haut d'une toiture en appentis.
4. Déterminer les emplacements des jonctions de chevrons (aux murs).
5. Sélectionner l'option de configuration des rives. Voir 1.5.6.9.1.
6. En utilisant les tableaux de portée des chevrons, déterminer la dimension et l'espacement requis
des chevrons dans la Zone de Toiture 2 pour le nombre des niveaux, la Catégorie d'Exposition et
la portée horizontale requise.
a.
Les portées horizontales maximales sont fournies dans les Tableaux 1.5.6.9.6-1, 2 et
3 pour les chevrons en Southern Pine #2 de dimensions nominales de 50x100 et 50x150 (2x4
et 2x6), pour des bâtiments d'un, deux et trois niveaux situés dans des sites d'Exposition B, C
et D respectivement.
b.
Les portées pour des essences, qualités et dimensions supplémentaires sont
fournies à l'Annexe 5.
c.
Les tableaux de portée des chevrons sont pour une pente de 25 % (3:12, 14°) et pour
un critère de flèche de portée/180, convenant lorsqu'il n'y a pas de plafond supporté ou de
finitions. Le Tableau 1.5.6.9.6-4 présente des facteurs d'ajustement de portée pour différentes
pentes de toit et pour des critères de flèche de portée/240 et portée/360.
d.
Il est permis d'extrapoler sur l'espacement de la Zone 2 pour la portée réelle requise.
Si l'espacement de la Zone 2 est ajusté, les valeurs correspondantes des Zones 1 et 3 sont
respectivement 1.33 et 0.8 fois les valeurs de la Zone 2.
365
e.
Il peut être utile de vérifier la portée horizontale maximale pour la charge permanente
+ charge d'exploitation à ce stade.
7. Déterminer les dimensions des Zones de Pression de Toiture comme indiqué dans les Figures
1.5.6.8-1, 2 et 3. Déterminer la dimension 'a' et la largeur de la bande de pression plus élevée
(zones 2 et 3) autour du périmètre du bâtiment et le long des faîtes.
a. Noter que 'a' est mesuré horizontalement depuis le bord de la toiture, et non depuis le
bord du bâtiment. La largeur de la zone de pression plus élevée affectant la
portée/l'espacement des chevrons est réduite par les rives.
8. Déterminer les espacements des chevrons pour les chevrons dans différentes Zones de Pression
de Toiture. La plupart des chevrons s'étendent sur plus d'une zone de Toiture. Utiliser l'une des
méthodes ci-dessous pour déterminer l'espacement :
a. La zone la plus défavorable prévaut :
Utiliser l'espacement pour la zone la plus élevée que le chevron occupe, par exemple Zone 3
pour un chevron dans les Zones 2 et 3.
b. Estimation visuelle :
Estimer visuellement l'étendue du chevron dans chaque zone au 25 % près, de manière
conservatrice. Utiliser le Tableau 1.5.6.9.6-3A pour déterminer l'espacement.
I.
II.
Zone 1,25 = 75 % du chevron est dans la Zone 1, 25 % dans la Zone 2.
Zone 2,75 = 25 % du chevron est dans la Zone 2, 75 % dans la Zone 3.
c. Ratios réels :
Déterminer la longueur réelle du chevron dans chaque zone et utiliser les ratios pour
déterminer l'espacement applicable du chevron.
9. Vérifier les portées horizontales des chevrons pour charge permanente + charge d'exploitation.
a.
Déterminer les portées maximales des chevrons pour les charges permanentes et
d'exploitations pour les espacements sélectionnés en utilisant le Tableau 1.5.6.9.6-5A ou 5B.
b.
La portée maximale pour charge permanente + charge d'exploitation doit dépasser la
portée pour charge de vent dans tous les cas.
10. Corrections de portée et d'espacement :
a.
Pour les chevrons parallèles à la pente, corriger les portées horizontales pour la pente de
toit en utilisant le Tableau 1.5.6.9.6-4.
b.
Pour les chevrons perpendiculaires à la pente :
I.
Utiliser les facteurs du Tableau 1.5.6.9.6-4 pour corriger les portées pour une pente
nulle.
II.
Convertir les espacements horizontaux en espacement réel mesuré le long de la
pente du toit en utilisant le facteur du Tableau 1.5.6.9.6-3 (facteur = 1/cos(pente)).
11. Vérifier les portées et espacements finaux des chevrons :
a.
Fonctionnent-ils avec l'option des rives sélectionnée à l'Étape 5 ?
366
b.
Y a-t-il de la place pour la poteau de support du mur de toiture lorsqu'elle est présente ?
c.
Les chevrons s'alignent-ils au jonction du mur intérieur ?
d.
Y a-t-il de la place pour les chevrons de débord ou le blocage d’appoint pouvant
supporter les rives requises ?
Figure 1.5.6.9.6.1-1 Plan montrant un exemple de toit à pignon avec des chevrons parallèles à la
pente et les zones de pression du toit.
Note : Il existe deux types de chevrons différents. Les chevrons intérieurs se croisent entre les zones 1 et
2. Les chevrons situés près des murs de toiture extérieurs se croisent entre les zones 2 et 3. Noter que
les zones 2o/h et 3o/h n'ont pas besoin d'être prises en compte dans la conception des chevrons.
367
Figure 1.5.6.9.6.1-2 Exemple illustrant le plan d'un toit à pignon avec des chevrons
perpendiculaires à la pente.
Note : Il existe quatre conditions différentes pour les chevrons. Les chevrons à l'intérieur se trouvent soit entièrement
en zone 1, soit entièrement en zone 2. Les chevrons près des murs de toiture extérieurs traversent les zones 1 et 2
ou les zones 2 et 3. Noter que les zones 2o/h et 3o/h n'ont pas besoin d'être prises en compte dans la conception des
chevrons.
368
Tableau 1.5.6.9.6-1 Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un, deux et de trois niveaux dans les sites d'exposition B
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture
Portée libre en mètres - Pente 25% 3:12 (14°)
369
Tableau 1.5.6.9.6-2 Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un, deux et de trois niveaux dans les sites d'exposition C
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% 3:12 (14°)
1.
370
Tableau 1.5.6.9.6-3 Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un, deux et de trois niveaux dans les sites d'exposition D
Limite de déflexion = L/180 Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres Pente 25% 3:12 (14°)
Notes relatives aux Tableaux 1.5.6.9.6-1, 2 et 3 :
1. Les portées des chevrons ont été adaptées à partir du tableau 3.26M du WFCM 2018, avec les modifications décrites à l'annexe 5.
2. Les chevrons sont en pin du Sud n° 2, les dimensions sont nominales. Voir l’Annexe 5 pour d’autres essences, qualités et dimensions. Les
chevrons d'une profondeur supérieure à 50x150 (2x6) peuvent nécessiter un blocage et un contreventement supplémentaires pour
assurer leur stabilité.
371
3. Ces dispositions s'appliquent aux chevrons qui ne dépassent pas 4,5 m de l'axe des murs. Les portées supérieures ne sont données qu'à
titre indicatif.
4. Les chevrons doivent également être vérifiés en termes de portée et d'espacement sous la charge permanente + d'exploitation, qui peut
être déterminante.
5. Interpolation autorisée sur la portée pour les vitesses de vent et les espacements intermédiaires.
6. Le critère de déflexion est L/180 et la pente est de 3:12 (25 % ou 14°). Voir le Tableau 1.5.6.9.6-4 pour ajuster à L/240 et L/360 et pour
d'autres pentes.
7. Les vitesses du vent sont celles de l'exposition C à 10 m de hauteur.
372
Tableau 1.5.6.9.6-3A : Interpolation de la zone et de l'espacement des chevrons
Remarques :
Pour les valeurs d'espacement de la zone 2 non indiquées, l'espacement de la zone 3 correspond à 80 %
de l'espacement de la zone 2 et l'espacement de la zone 1 correspond à 133 % de l'espacement de la
zone 2.
Table 1.5.6.9.6-3B Ajustement de l'espacement des chevrons pour la pente du pignon
Pente
1.5:12
2:12
3:12
4:12
5:12
6:12
7:12
8:12
10:12
12:12
Pente (%)
12.5%
16.7%
25.0%
33.3%
41.7%
50.0%
58.3%
66.7%
83.3%
100%
Pente (degrés)
7.1°
9.5°
14.0°
18.4°
22.6°
26.6°
30.3°
33.7°
39.8°
45°
Facteur
1/cos(Pente°)
1.01
1.01
1.03
1.05
1.08
1.12
1.16
1.20
1.30
1.41
Les portées des chevrons indiquées dans les tableaux 1.5.6.9.6-1, 2 et 3 sont basées sur une pente de
toit de 3:12 (14°) et une limite de déflexion L/180. Pour d'autres pentes de toit et d'autres critères de
déflexion, multiplier les valeurs du tableau par les ajustements du tableau 1.5.6.9.6-4.
Tableau 1.5.6.9.6-4 Facteurs d'ajustement pour les portées de chevrons limitées par le vent
Pente du toit
Plat
12.5
%
16.7
%
25.0
%
33.3
%
41.7
%
50.0
%
58.3
%
66.7
%
75.0
%
83.3
%
0:12
1.5:12
2:12
3:12
4:12
5:12
6:12
7:12
8:12
9:12
10:12 11:12 12:12
0°
7.1°
9.5°
14.0°
18.4°
22.6°
26.6°
30.3°
33.7°
36.9°
39.8°
42.5°
45°
L/180
1.03
1.03
1.02
1.00
0.98
0.95
0.93
1.10
1.06
1.02
0.98
0.94
0.90
L/240
1.00
1.00
0.99
0.97
0.95
0.93
0.90
0.98
0.95
0.91
0.87
0.84
0.80
L/360
0.87
0.87
0.86
0.86
0.84
0.81
0.78
0.83
0.79
0.77
0.73
0.70
0.68
Limite de
déflexion
91.7
%
100%
Notes :
1. Les valeurs à plat ne sont applicables que pour les chevrons perpendiculaires à la pente. Les
pentes de chevrons <7,1° pour les chevrons parallèles à la pente ne sont pas permises.
Tableaux de portée des chevrons pour charges mortes et charges vives
373
Le tableau 1.5.6.9.6-5A fournit les portées maximales en supposant une charge permanente de 0,5 kPa
(10 psf) et une charge d’exploitation de 1,0 kPa (20 psf) avec un critère de portée/180 pour la flèche sous
charge d’exploitation.
Ces portées peuvent prévaloir sur celles des tableaux 1.5.6.9.6-1 à 3. Toutefois, les charges permanentes
réelles sont généralement inférieures à 0,5 kPa, et il peut être possible d'envisager un critère de charge
d’exploitation réduit (portée/120). Le tableau 1.5.6.9.6-5B fournit les portées des chevrons en supposant
une charge permanente de 0,3 kPa (6 psf) et une charge d’exploitation de 1,0 kPa (20 psf) avec un critère
de portée/120 pour la flèche sous charge d’exploitation. Le critère de portée/120 est une dérogation au
IBC 2021 qui peut être adoptée à la discrétion de l'ingénieur. Si le critère inférieur est adopté, l'ingénieur
peut souhaiter considérer les questions de fonctionnalité telles que :
1. Résistance et flèche des chevrons dues à une seule personne au milieu de la portée (charge
ponctuelle d'environ 90 kg). Ceci est plus important pour les toits sans lattes permettant de
redistribuer les charges verticales sur plusieurs chevrons.
2. Affaissement des chevrons et risque d'accumulation d'eau sous charge en service (G+0,5Q) pour
les toitures à faible pente.
Tableau 1.5.6.9.6-5-A Portées maximales des chevrons pour les charges permanentes de 0,5 kPa
et les charges d'exploitation de + 1,0 kPa (portée/180)
Espacement des
chevrons
Taille et portée
50 x 100
50 x 150
50 x 200
50 x 250
200
3.86
5.83
7.35
8.76
300
3.15
4.75
6.00
7.14
400
2.73
4.10
5.19
6.17
475
2.51
3.76
4.77
5.65
600
2.23
3.34
4.24
5.02
800
1.93
2.89
3.67
4.34
Tableau 1.5.6.9.6-5-A Portées maximales des chevrons pour les charges permanentes de 0,3 kPa
et les charges d'exploitation de + 1,0 kPa (portée/120)
Espacement des
chevrons
Taille et portée
50 x 100
50 x 150
50 x 200
50 x 250
200
4.16
6.54
8.62
8.80
300
3.42
5.38
7.09
8.80
400
2.97
4.66
6.14
7.81
374
480
2.71
4.25
5.61
7.15
600
2.42
3.81
5.02
6.40
800
1.96
3.07
4.05
5.17
Les portées des chevrons indiquées dans les tableaux 1.5.6.9.6-5-A s'appliquent à des pentes de toit
allant jusqu'à 33.3%(4:12 18,4°). Pour des pentes de toit plus raides, multiplier les valeurs tabulées par
les ajustements du tableau 1.5.6.9.6-7. Le facteur d'ajustement est de 1,0 pour les chevrons plats
perpendiculaires à la pente.
Tableau 1.5.6.9.6-6 Facteurs d'ajustement pour les portées des chevrons sous charge permanente
et d'exploitation en fonction de la pente
Limite
déflexion
L/180
de Pente du toit
0%
41.7%
50.0% 58.3%
66.7%
75.0%
83.3%
91.7%
100%
Plat
5:12
6:12
7:12
8:12
9:12
10:12
11:12
12:12
0°
22.6°
26.6°
30.3°
33.7°
36.9°
39.8°
42.5°
45°
1.00
1.02
1.04
1.05
1.07
1.10
1.12
1.14
1.17
Notes:
1. Noter que les pentes de chevrons <7,1° pour les chevrons parallèles à la pente ne sont pas
autorisées.
Retenue des chevrons (contreventement latéral)
Les chevrons doivent être retenus contre la rotation pour empêcher le flambage latéral de torsion, en
particulier pour les grandes dimensions (2x8 et plus). Le flambage peut se produire sous l'effet de
charges descendantes (partie supérieure en compression) ou ascendantes (partie inférieure en
compression). La retenue est assurée par :
●
●
●
●
Les chevrons de rive aux extrémités des chevrons.
La ligne de faîtage ou l'arêtier (le cas échéant).
Chevrons de débord (fonction de blocage).
La connexion de la bande en V à l'anneau ou à la poutre métallique à chaque extrémité, à
condition qu'elles soient installées de manière étanche. La jonction des chevrons au niveau de la
connexion murale offre une meilleure retenue en raison du blocage nécessaire.
● Les pannes assurent la retenue des chevrons dans la configuration parallèle à la pente, mais le
CGI est moins efficace pour les chevrons perpendiculaires à la pente.
● Les plafonds fixés à la sous-face des chevrons offrent une bonne retenue, mais ne sont
généralement pas présents.
Les exigences en matière de contreventement latéral décrites ici s'ajoutent au blocage spécifié pour le
soutien des avant-toits ou pour le transfert des charges sismiques/du vent entre le toit et les murs.
En l'absence d'une évaluation plus détaillée, la retenue latérale des chevrons doit être assurée par un
blocage solide continu entre les chevrons (de la même taille que les chevrons), comme décrit dans le
375
tableau 1.5.6.9.6-7. Les pièces de blocage alternées peuvent être légèrement décalées pour permettre le
clouage en bout au lieu du clouage en bout. Se référer à la section 1.5.6.9.2 pour le clouage requis.
Tableau 1.5.6.9.6-7 Exigences relatives à la retenue latérale des chevrons
Taille des chevrons
Espacement des blocages
50x100
Aucun
50x150
Blocage au centre de 1,8 m
Notes :
1. Voir la SDN 2018 ou l'IRC 2021 pour les exigences relatives aux tailles de chevrons supérieures
à 50x200.
1.5.6.9.7 Chevrons de débord et chevrons de rive
Dans les toits à pignon et monopentes, les débords de toit sont formés à l'aide de chevrons (option de
débord de toit 1) ou à l'aide d'un chevron sur la toiture plus un blocage sur un ou les deux côtés (options
de débord de toit 2, 3 et 4). Les bandes en V résistent aux forces de soulèvement du vent, mais sont
également utilisées pour relier le toit aux murs pour les forces latérales du vent et les forces sismiques.
Par conséquent, des chevrons ou des blocages sont nécessaires sur les murs pignons intérieurs et
extérieurs pour les chevrons ou les fermes parallèles à la pente (voir section 1.5.6.9.1 figures 1.5.6.9.1-1
à 7), ainsi que sur les murs latéraux dans le cas correspondant où les chevrons sont perpendiculaires à la
pente (voir section 1.5.6.9.1 figure 1.5.6.9.1-8).
Les liaisons chevron-mur sont traitées dans la section 1.5.6.9.8, de manière similaire à celle utilisée pour
les liaisons chevron-mur. Se référer à la section 1.5.6.9.8 pour le clouage type requis du chevron de
débord au chevron/chevron de rive/ferme.
Voir la figure 1.5.6.8-1 pour un plan indiquant les définitions de l'espacement et des portées pour les
chevrons de débord et les chevrons de périphérique .
Pour utiliser les tableaux de portées :
1. A l'aide du plan de toiture et de la section 1.5.6.7, déterminer les zones de pression du vent
(Zones) pour les composants suivants :
a. Chevrons de débord : Nécessaires pour les toitures à pignon et en appentis uniquement
pour l'option 1 des avant-toits. La portée requise dépend de la présence ou non d'un
blocage entre les chevrons (option 1, 2 ou 3 de la section 1.5.6.9.1). La conception des
chevrons de débord et le premier chevron intérieur La conception des chevrons de
débord est régie par la zone de toiture 2o/h ou 3o/h..
b. Chevrons de débord intérieurs : Lorsque les chevrons sont parallèles à la pente pour les
toitures à pignon et en appentis, des chevrons de débord sont nécessaires sur les murs
de toiture intérieur triangulaire , sauf si un chevron est prévu au-dessus du mur de toiture.
La conception des chevrons de débord intérieurs est régie par les zones de toiture 1, 2
ou 3.
376
c. Chevrons de rive : Ils s'étendent entre les extrémités des chevrons ou des chevrons de
débord extérieurs et se rejoignent aux angles du bâtiment. La pression applicable est
celle de la zone 3o/h.
2. Sélectionner la taille et l'espacement qui répondent à l'exigence de portée pour la zone de toiture
applicable dans le tableau 1.5.6.9.7. :
a. Chevrons extérieurs : Elles soutiennent les avant-toits pour les charges permanentes, les
charges d'exploitation et les charges de vent, et transfèrent également les forces d'inertie
latérales dues au vent et aux séismes du toit vers les murs. La portée requise est la
distance horizontale entre le bord et le premier chevron. La portée chevron extérieurs
correspond à la distance horizontale entre la face extérieure du chevron de périphérique
et l'axe du premier chevron intérieur et ne doit pas dépasser les portées maximales
indiquées dans le tableau 1.5.6.9.7-1.
i.
Les chevrons de débord sont normalement de la même taille que les chevrons
afin de simplifier les connexions et d'éliminer les cales.
ii.
Le premier chevron est toujours situé à l'angle du bâtiment, et un chevron est
requis sous chaque latte lorsqu'il y en a une.
iii.
En l'absence de lattes (chevrons perpendiculaires à la pente), l'espacement entre
chevrons de débord est réglable et ne doit pas dépasser 1,2 m.
b. Chevrons de débord : Semblables aux chevrons de débord. La portée requise est la
distance horizontale entre le bord et le premier chevron (voir chevrons intérieurs). .
i.
Elles peuvent éventuellement être conçues pour des pressions plus faibles et un
espacement différent, à moins qu'elles ne doivent supporter des lattes.
ii.
Lorsqu'il n'y a pas de pannes ou qu'il n'est pas nécessaire de soutenir les
chevrons de débord, l'espacement des chevrons de débord est réglable, sans
dépasser 1,2 m.
c. Chevrons de rive : La portée critique des chevrons de rive se situe généralement à l'angle
du bâtiment. La portée du chevron de rive est le double de la portée du chevron de
débord. L'espacement du chevron de rive est la moitié de la longueur de l'avant-toit et les
pressions de 3/oh s'appliquent La portée est le double de la portée du plus long des deux
porte-à-faux d'angle.
Tableau 1.5.6.9.11-1 Portées maximales des chevrons de débord et des chevrons de rive pour des
pressions de vent de 3,0, 5,0 et 9,0 kPa
Pression
3,0 kPa
5,0 kPa
9,0 kPa
Espacement
(m)
0.4
0.6
0.9
1.2
0.4
0.6
0.9
1.2
0.4
0.6
0.9
1.2
50x100 (2x4)
2.01
1.65
1.34
1.16
1.56
1.27
1.04
0.90
1.16
0.95
0.78
0.67
50x150 (2x6)
3.17
2.59
2.11
1.83
2.45
2.00
1.64
1.42
1.83
1.49
1.22
1.06
50x200 (2x8)
4.17
3.41
2.78
2.64
3.23
2.64
2.16
1.97
2.41
1.97
1.61
1.43
Notes :
1. Les capacités de portée sont pour une hypothèse de portée simple.
Exigences supplémentaires pour les chevrons de rive et les lattes de rive parallèles aux murs latéraux
des toitures à pignon et en appentis :
377
1. Les chevrons de rive sont généralement orthogonaux à la pente des chevrons pour
correspondre à la hauteur du chevron. Cependant, ils peuvent devoir être orientés verticalement
pour supporter une gouttière (si présente). Cela peut nécessiter un chevron de rive plus profond
pour protéger les extrémités des chevrons, ou le parement de la sous-face du chevron pour
éliminer la partie de bois de bout exposée. Se référer aux spécifications des fabricants pour les
exigences d'installation des gouttières
2. Trois options sont possibles pour la configuration et la connexion des lattes de rive :
a. Les lattes de rive peuvent être supportées sur les chevrons en retrait (>50 mm) du
chevron de rive. C'est le meilleur cheminement de charge de la latte de rive au chevron, mais
vérifier que le CGI peut être en porte-à-faux suffisant au bord. De plus, pour l'Option
d'Avant-toit 1, la latte de rive nécessitera un support vertical provenant d'un blocage ajouté en
dessous.
b. Il est possible de supporter la latte de rive sur le chevron de rive, mais cela nécessite un
clouage bout à bout et/ou en biais supplémentaire (conception technique) entre le chevron de
rive et le chevron pour transmettre les forces de soulèvement au vent. Cela peut résulter en
une connexion compliquée selon la dimension de la latte.
c. Si le chevron de rive peut être plus profond que le chevron (par exemple 2x6 versus 2x4),
alors le chevron de rive peut supporter directement le CGI en éliminant entièrement la latte de
rive. Cela nécessite tout de même un clouage bout à bout et/ou en biais supplémentaire
(conception technique) du chevron de rive au chevron.
3. Jonction les lattes de rive de manière similaire aux lattes intérieures typiques, c'est-à-dire à
mi-chemin entre les chevrons supportées par un blocage ou un chevron de débord ou un chevron
de rive en dessous.
4. For all cases, edge purlins will meet at building corners. The connecting purlins should be
bevelled (cut at 45° in plan) to eliminate exposed end-grain, and the purlins nailed together.
5. Dans tous les cas, les lattes de rive se rencontrent aux coins du bâtiment. La connexion des
lattes doit être biseautée (coupées à 45° dans le plan) afin d'éliminer les extrémités exposées,et
les lattes clouées ensemble.
6. Voir les exigences de connexion supplémentaires à la Section 1.5.6.9.8.
1.5.6.9.8 Connexions des chevrons, des chevrons de débord, des chevrons de croupe et
des planches faîtières
Ces éléments doivent être raccordés à chaque poutre de rive ou de pignon qu'ils traversent à l'aide de
sangles métalliques en V coulées dans les poutres et clouées sur chaque face latérale de l'élément
raccordé. Les clous des feuillards sont d'abord placés sur les côtés de l'élément, puis sur le dessus et le
côté opposé si nécessaire.
La poutre porteuse peut être à deux ou quatre barres, mais l'assemblage est similaire dans les deux cas.
Notez que les poutres de toiture à deux barres nécessitent un renforcement vertical supplémentaire dans
le mur de toiture afin de réduire la portée de la poutre de toiture pour les charges de soulèvement du vent
(voir section 1.5.4.9.3).
378
Les connexions entre les chevrons et les planches faîtières sont présentées séparément et les
connexions pour les toits en croupe sont décrites dans les sections 1.5.6.9.11.
Figure 1.5.6.9.8-1 Raccordement perpendiculaire d'un chevron ou d'un chevron de à une poutre (4
barres, incliné, 3D)
Figure 1.5.6.9.8-2 Connexion perpendiculaire à la poutre (4 barres, inclinée, 2D)
379
Le bloc de chevrons illustré à la figure 1.5.6.9.8-2 s'applique aux toits à pignon où les chevrons sont
parallèles à la pente et soutenus par une planche faîtière. Sous l'effet des charges gravitaires
(permanentes + exploitations), il existe une réaction horizontale vers l'extérieur aux extrémités des
chevrons qui doit être supportée par le chaînage supérieur. C'est la raison pour laquelle une pente
minimale est requise pour les toits à pignon soutenus par des planches faîtières.
Prévoir un bloc continu (portée minimale = deux chevrons) de 2 x 4 cloué sous les chevrons comme
illustré, en utilisant des clous à boîte ou des clous ordinaires de 3 x 16 d par connexion. Maintenir une
connexion solide entre le bloc et le chaînage supérieur. Inclinez la surface supérieure du chaînage
supérieur afin d'assurer un soutien continu aux chevrons.
Figure 1.5.6.9.8-3 Connexion perpendiculaire à la poutre (4 barres, plates, 2D)
380
Figure 1.5.6.9.8-4 Connexion perpendiculaire à la poutre (2 barres, plates, 2D)
Figure 1.5.6.9.8-5 Raccordement parallèle à la poutre (4 barres, plat, 2D)
381
Connexion des chevrons au chaînage supérieur ou à la poutre de toiture
Chaque chevron est relié à la poutre porteuse en au moins deux endroits, à chaque extrémité ou à
proximité. Les chevrons peuvent être plats ou inclinés, selon leur direction par rapport à la pente, parallèle
ou perpendiculaire.
Les connexions des chevrons et des chevrons de débord en V sont détaillées de façon similaire et sont
illustrées dans les figures 1.5.6.9.8-1 à 5. Des connexions intermédiaires sont nécessaires si les chevrons
continus s'étendent sur plus de 4,5 m, et sont facultatives pour un espacement <= 4,5 m afin de réduire
les contraintes de soulèvement. Il est recommandé que chaque chevron soit relié à tous les murs
porteurs, à moins qu'ils ne soient très rapprochés.
Le nombre total de clous requis par feuillard métallique est indiqué pour les bâtiments à trois niveaux et
dans le tableau 1.5.6.9.8-1 pour les bâtiments à un niveau. Le clouage des feuillards est adapté du
tableau A3.4 du WFCM 2018 avec les modifications suivantes :
1. Le clouage tabulé est pour les raccordements de murs extérieurs. Le clouage pour les
raccordements intérieurs peut être pris de manière conservatrice comme étant 2 fois le clouage
des attaches extérieures.
a.
Les raccordements extérieurs supportent les pressions de vent du périmètre (Zones 2
et 3) et les pressions d'avant-toit (Zones 2o/h et 3o/h) pour des avant-toits jusqu'à 0,6
m de longueur. Ainsi, 2 fois le clouage pour les feuillards métalliques intérieurs est
conservateur.
b.
À condition que la surface tributaire de l'attache soit principalement en Zone 1, le
clouage des feuillards métalliques peut être pris comme 2 / 1,33 = 1,5 fois le clouage
des feuillards métalliques extérieurs.
c.
Noter que les conceptions du WFCM sont basées sur les pressions du MWFRS et non
sur les pressions des C&C. Les pressions de la Section 1.5.6.7 sont plus élevées et
par conséquent le clouage des feuillards métalliques déterminé en utilisant les
exigences pour les chevrons de débord constitue une limite supérieure.
2. Le nombre de clous est total par feuillard métallique au lieu de par bande
3. Le nombre de clous a été augmenté pour tenir compte de la charge de cisaillement et du fait que
les feuillards ne sont pas verticaux.
4. Les capacités des clous sont tirées du tableau 12P de la norme NDS 2018 pour le pin du Sud n°
2, G=0,55, CD=1,6.
5. Les valeurs pour les clous ordinaires 8d/10d et les clous ordinaires 10d ont été fournies.
6. Les valeurs pour les bâtiments d'un niveau sont bâties à partir des valeurs pour les bâtiments de
trois niveaux en utilisant les facteurs de la section 1.5.6.9.2.
7. Les valeurs de la catégorie d'exposition D sont 1,18 x les valeurs de la catégorie d'exposition C
(d'après les facteurs de la section 1.5.6.9.2).
Lorsqu'un chevron est soutenu de manière continue par un chaînage supérieur ou une poutre de toiture
(options d'avant-toit 2, 3 et 4), des attaches en V doivent être installées à des endroits réguliers le long de
382
la poutre entre les entretoises (blocages) ou les chevrons de débord reliés au chevron.Ceux-ci sont
définis ici comme chevrons de mur :
1. Les feuillards en V doivent raccorder le chevron de mur au chaînage supérieur ou à la poutre de
toiture à chaque coin du bâtiment, et adjacent au faîtage d'une toiture à pignon (chevrons
parallèles).
2. L'espacement, la dimension et le clouage des autres feuillards en V le long des chevrons de mur
peuvent être conçus en utilisant les exigences pour les chevrons de débord, Section 1.5.6.9.7.
L'espacement des feuillards en V ne doit pas dépasser 1,2 m.
3. Un blocage sera présent sous les lattes d'un côté ou des deux côtés du chevron de mur, selon
l'Option d'Avant-toit sélectionnée :
a.
Le blocage devrait être solidement cloué bout à bout et/ou en biais aux chevrons de
raccordement car cela transmet les forces de soulèvement au vent du toit aux feuillards en V du
chevron de mur. Le blocage devrait être situé à moins de 300 mm de toutes les feuillards en V.
b.
Les limites maximales pratiques de clouage bout à bout et en biais pour les dimensions
de 50x100 à 50x250 sont fournies dans les Tableaux 1.5.6.9.8-0A et 0B.
c.
Si le clouage est conçu, la somme des capacités de raccordement du blocage près de
feuillard en V devrait dépasser celle du connexion de feuillards en V.
d.
Les clous bout à bout ne fournissent pas de capacité en cisaillement significative aux
raccordements des chevrons de rive puisque le chevron n'est pas contraint.
I.
Par conséquent, lorsque les chevrons de rive sont chargés directement en soulèvement,
des clous en biais doivent être fournis.
II.
Cela se produit pour tous les chevrons de rive sauf pour l'Option 2.(a) de la Section
1.5.6.9.7.
III.
Les clouages en biais sont difficiles à installer aux chevrons de rive. Les chevrons de rive
peuvent être temporairement fixés avec des serre-joints, feuillards, ou pas plus de 1 à 2
clous bout à bout 16d.
IV.
S'assurer que le chevron de rive reste en contact serré avec les extrémités des
chevrons\chevrons de débord\blocage une fois les clous en biais installés.
V.
Les feuillards en forme de C qui s'enroulent autour du chevron de rive et sur le dessus et
le dessous du chevron/chevron de débord/blocage constituent une bonne alternative de
raccordement, à condition que les raccordements des lattes et du CGI puissent être
maintenus.
4. Les chevrons de rive se rencontrent aux coins du bâtiment. Les lattes de raccordement devraient
être biseautées (coupées à 45° en plan) pour éliminer le bois de bout exposé, et raccordées avec
des clous 10d.
383
Tableau 1.5.6.9.8-0A Clouage bout à bout maximal suggéré pour les chevrons de rive / chevrons
de mur / chevrons de débord / raccordements de blocage (sans fissuration)
Dimension du
membre
Clous boîte 16d
Clous ordinaire 16d
50x100 (2x4)
3
2
50x150 (2x6)
4
3
50x200 (2x8)
5
4
50x250 (2x10)
6
5
Notes :
1. Le clouage bout à bout n'est pas permis pour le raccordement permanent des chevrons de rive
aux chevrons/chevrons de débord/blocage, utiliser des clouage en biais.
2. Prévoir deux rangées et décaler les clous au besoin pour éviter la fissuration.
Tableau 1.5.6.9.8-0B Clouage en biais maximal suggéré pour les raccordements de chevrons de
rive / chevrons de mur / chevrons de débord / blocage (sans fissuration)
Member Size
10d Box Nails
10d Common Nails
50x100 (2x4)
3
3 (2 si fissuration)
50x150 (2x6)
4
3
50x200 (2x8)
5
4
50x250 (2x10)
6
5
Notes:.
1. Installer environ la moitié du total des clouage en biais de chaque côté.
384
Tableau 1.5.6.9.8-1 Nombre total de clous pour les feuillards en V reliant chevrons et murs
Hauteur
Trois niveaux
Espacement des Zone I et II
chevrons (mm)
135 mph
Zone III
150 mph
Un niveau
Zone IV
165 mph
Zones I et II
135 mph
Zone III
150 mph
Zone IV
165 mph
Catégorie d'exposition B
300
3 (4)
4
5
2 (4)
3 (4)
4
400
4
4
5
3 (4)
3 (4)
4
480
4
5
6
3
4
5
600
5
5
8
4
4
6
Catégorie d'exposition C
300
4
5
6
4
5
5
400
5
6
7
5
5
6
480
6
6
8
5
6
7
600
6
8
10
6
7
8
Catégorie d'exposition D
300
4
6
7
4
5
6
400
6
7
8
5
6
7
480
7
7
10
6
7
8
600
7
9
11
7
8
10
Notes :
1. Les valeurs indiquées concernent les connexions des chevrons aux murs extérieurs ;
a. Un clouage double est requis pour les feuillards aux murs intérieurs soutenant des
chevrons des deux côtés.
b. Si la surface tributaire pour le feuillard intérieur est principalement en Zone de Toiture 1
(Section 1.5.6.7), celle-ci peut être réduite à 1,5×.
c.
Le clouage requis ne doit pas dépasser celui requis si le feuillard de chevron est conçu
en utilisant les exigences pour les chevrons de débord.
d.
Aux jonctions de chevrons au-dessus des murs intérieurs, un bloc jumelé est requis.
Celles-ci peuvent empêcher les clous de feuillard de pénétrer le minimum de 10 × diamètre dans
le chevron, voir Section 1.5.6.9.2 et Figure 1.5.6.9.8-12. Deux feuillards peuvent être requis.
2. Il est recommandé de remplir tous les trous disponibles du feuillard de chaque côté de l’élément
connecté, sauf en cas de risque de fissuration.
3. Le nombre total minimal de clous ordinaires 8d ou clous fins 10d par feuillard en V doit être :
a. 50x100 (2x4) = 4 (2 par bande), Indiqué en (4) dans le tableau ci-dessus.
b. 50x150 (2x6) = 6 (3 par bande)
c. 50x200 (2x8) = 8 (4 par bande)
d. 50x250 (2x10) = 8 (4 par bande)
4. L'interpolation est permise pour les espacements intermédiaires. Maintenir le clouage pour un
espacement de 300 mm.
385
5. Utiliser le nombre total requis de clous divisé approximativement de façon égale entre chaque
bande. Se référer au tableau 1.5.6.9.8-3 pour la différence permise dans le nombre de clous par
bande.
6. Se référer au tableau 1.5.6.9.8-4 pour le nombre maximal de clous par bande selon l’épaisseur
du feuillard et la résistance de l’acier. Si nécessaire, prévoir deux feuillards en V à chaque
connexion, sur des côtés alternés du chevron.
7. Enrouler les feuillards par-dessus le chevron de débord et les faire descendre sur la face arrière
si nécessaire pour la résistance. Le feuillard peut être logé dans le dessus du chevron de
l'épaisseur de feuillard pour réduire l'interférence avec le revêtement ddu CGI.
8. Coordonner l’emplacement des feuillards, des lattes, de la tôle ondulée et des fixations pour
éviter les conflits. Ne pas fixer les lattes ni la tôle ondulée à travers le feuillard.
9. Utiliser les espacements des clous, ainsi que les distances aux bords et aux extrémités indiqués
à la figure 1.5.6.9.9-4 Détail de clouage de plaque d’assemblage de ferme.
10. Voir la Section 1.5.6.9.2 pour les fixations supplémentaires et les blocs d’appoint nécessaires afin
d’éviter que les clous ne dépassent.
Connexion des chevrons de débord au chaînage supérieur ou à la poutre de toiture
Les connexions des chevrons de débord sont détaillées de manière similaire aux connexions des
chevrons, voir Figures 1.5.6.9.8-1 à 5. Chaque chevron de débord est connecté à la poutre de support en
un point, généralement près du milieu. Un chevron de débord et un feuillard en V doivent être placés à
chaque angle du bâtiment (ou un chevron continu avec feuillard en V).
Les connexions par feuillard en V doivent être conçues différemment de celles des chevrons, car les
surfaces tributaires sont généralement plus petites que celles des chevrons. Ces connexions sont conçus
selon ASCE 7-16 et des forces du vent sur le revêtement (c'est-à-dire sans tenir compte des forces du
système principal de résistance au vent).
Notez que le clouage des feuillards n’a pas été adapté à partir du Tableau 3.4C du WFCM 2018, car
l’espacement et les détails des chevrons de débord ici sont différents. Les autres hypothèses de la
section des feuillards des chevrons s’appliquent.
En utilisant la disposition proposée des chevrons de débord (Section 1.5.6.9.7), déterminer le nombre de
clous requis pour chaque feuillard en V de chevron de débord à partir du Tableau 1.5.6.9.8-3 comme suit :
1. Pour chaque emplacement de feuillard en V sur les chevrons de débord, déterminer la surface
tributaire – se référer à l’exemple montré à la Figure 1.5.6.9.8-6 et 7. La surface tributaire est
déterminée en utilisant la longueur totale du chevron de débord (approche conservative).
2. Déterminer la pression du vent agissant sur la surface tributaire en utilisant les pressions définies
pour chaque zone dans la Section 1.5.6.7, en prenant la pression maximale lorsque plusieurs
zones sont tributaires, par exemple 3o/h si les zones 3 et 3o/h sont présentes.
3. Déterminer la force (kN) pour chaque connexion de feuillard en V en multipliant la pression par la
surface tributaire.
4. Le nombre total de clous requis pour atteindre la capacité de connexion donnée est indiqué dans
le Tableau 1.5.6.9.8-3.
a. Deux options de clouage des feuillards sont fournies : clous à boite 10d / clous ordinaires
8d (diamètre supposé 0,128”) ou clous ordinaires 10d (diamètre 0,148”).
386
b. Déterminer le nombre maximal de clous par bande du feuillard en utilisant la répartition
permise dans le Tableau 1.5.6.9.8-2. Par exemple, si 10 clous sont requis au total par
feuillard en V, la répartition maximale autorisée est de 4 sur une bande et 6 sur l’autre.
c. Déterminer l’épaisseur et la résistance de l’acier requises pour le feuillard en utilisant le
Tableau 1.5.6.9.8-4 pour le nombre maximal de clous par bande.
5. Si le nombre de clous dépasse ce que permet l’épaisseur et la résistance de l’acier du feuillard :
a. Augmenter le nombre de chevrons de débord ou réduire leur longueur pour diminuer la
surface tributaire et la force de soulèvement par chevron.
b. Deux feuillards peuvent être installés sur des faces opposées du chevron de débord.
Varier l’angle entre les feuillards en V pour réduire le chevauchement des clous.
c. Affiner le calcul de la force de soulèvement en utilisant plusieurs zones de pression de
vent lorsque c’est le cas, par exemple un chevron de débord partiellement dans la Zone 3
et 3o/h.
d. Déduire le poids tributaire de la toiture (60 % de la charge morte présente, maximum 0,3
kPa ou 6 psf).
Ce processus est également utilisé pour concevoir les assemblages supplémentaires suivants de
feuillards métalliques en V :
1. Chevrons supportés en continu sur un mur :
Cela s’applique aux options d’avant-toit 2, 3 ou 4 sur les murs de toiture extérieurs et de manière
similaire aux murs de toiture intérieurs. Un feuillard en V doit être prévu à chaque angle du
bâtiment (lorsque cela se produit) et à un espacement maximal de 1,2 m le long du chevron
(minimum deux).
2. Planche faîtière connectée à une colonne de mur de toiture :
Prévoir au moins un feuillard en V pour chaque connexion entre la planche faîtière et la colonne
de mur de toiture. Ne réaliser la jonction des planches faîtières suspendues qu’aux colonnes de
mur de toiture intérieures, voir le détail de jonction des chevrons. Les forces de connexion
requises utilisées dans le Tableau 1.5.6.9.8-3 doivent être doublées pour les connexions planche
faîtière – colonne de mur de toiture.
Si la planche faîtière est supportée en continu sur le mur de toiture suspendu, prévoir un feuillard
en V supplémentaire tous les 1,5 m, ou selon les besoins pour stabiliser la planche faîtière avant
l’installation des chevrons. La surface tributaire pour ces connexions doit être la même que celle
utilisée pour la connexion planche faîtière – colonne de mur de toiture, mais la force n’a pas
besoin d’être doublée.
387
Figure 1.5.6.9.8-6 Exemple de plan d’un mur de toiture extérieur montrant les zones tributaires
pour le soulèvement des feuillards métalliques
Tableau 1.5.6.9.8-3 Nombre total de clous pour les feuillards en V reliant chevrons de débord et
murs
Nombre total
Maximum
de clous
Différence
(les deux
maximale
bandes)
(entre les bandes)
Capacité totale du
feuillard métallique
8d ordinaire ou 10d à
boite
(kN)
Capacité totale de
l'attache en V
Clous ordinaire 10d
(kN)
4
0
2.2
2.8
5
1
2.8
3.5
6
1
3.3
4.2
7
1
3.9
4.9
8
1
4.4
5.6
9
1
5.0
6.3
10
2
5.5
7.0
12
2
6.6
8.4
388
14
2
7.7
9.8
16
3
8.8
11.2
18
3
9.9
12.6
20
4
11.0
14.0
22
4
12.2
15.4
Notes :
1. Utiliser le nombre total de clous requis, réparti approximativement de manière égale entre chaque
bande. Se référer au Tableau 1.5.6.9.8-3 pour la différence permise de clous par bande.
2. Se référer au Tableau 1.5.6.9.8-4 pour le nombre maximal de clous par bande selon l’épaisseur
du feuillard et la résistance de l’acier. Si nécessaire, prévoir deux feuillards en V par connexion,
sur des côtés alternés du chevron de débord.
3. Enrouler les feuillards sur le dessus du chevron de débord et les faire descendre sur la face
arrière si nécessaire pour la résistance. Le feuillard peut être logé dans une entaille du chevron
réalisée à la profondeur de son épaisseur.
4. Coordonner le positionnement des feuillards, des lattes, de la tôle ondulée et des fixations pour
éviter les conflits. Ne pas fixer les lattes ni la tôle ondulée à travers le feuillard.
5. Se référer à la Figure 1.5.6.9.9-4 ou au NDS 2018 pour les distances aux bords et extrémités.
6. Voir la Section 1.5.6.9.2 pour les exigences supplémentaires concernant les fixations et les blocs
d’appoint afin d’éviter que les clous ne dépassent.
7. Il est recommandé de remplir tous les trous disponibles pour les clous de chaque côté de
l’élément connecté, sauf si le risque de fissuration est préoccupant. Le nombre total minimal de
clous 8d ordinaires / 10d fins par feuillard en V doit être:
a. 50x100 (2x4) = 4 (2 par bande)
b. 50x150 (2x6) = 6 (3 par bande)
c. 50x200 (2x8) = 8 (4 par bande)
d. 50x250 (2x10) = 10 (5 par bande)
8. Le nombre de clous requis pour des espacements de 900 mm et 1200 mm est basé
respectivement sur l’espacement de 600 mm multiplié par 1,5 et par 2 (approche conservative).
Ces valeurs sont fournies pour une utilisation uniquement avec des fermes.
Comme décrit dans la Section 1.5.6.9.2, le matériau par défaut des feuillards doit être considéré comme
de Grade 33 avec Fy minimum = 33 000 psi (228 MPa) et Fu = 45 000 psi (310 MPa), et être soit 16
gauge (0,036” ou 0,9 mm) soit 20 gauge (0,06” ou 1,5 mm). Une résistance plus élevée de l’acier peut
être utilisée si elle est confirmée.
Le nombre maximal de clous par bande de feuillard est indiqué dans le Tableau 1.5.6.9.8-2.
389
Connexion des chevrons à la faîtière
Les options suivantes permettent de raccorder les chevrons à une ligne de faîtage. Ces options sont
différentes des options d'avant-toit décrites à la section 1.5.6.9.1. La faîtière peut être une faîtière en bois
ou une poutre de mur de toiture à 2 ou 4 barres faisant partie d’un mur de toiture ou d’un mur de toiture
suspendu.
Une planche faîtière suspendue peut être soit une planche faîtière, soit une poutre faîtière, voir la Section
15.6.2.
Dans les toits à pignon ou en croupe avec une pente inférieure à 14 degrés, lorsque la planche faîtière
n’est pas supportée par un mur de toiture, une poutre faîtière est requise pour assurer le support vertical
des chevrons. Pour la conception de la poutre faîtière et des connexions associées aux murs, se référer
au WFCM 2018 ou au NDS.
Option 1 – Planche faîtière suspendue et feuillard métallique :
Si la pente du toit est d’au moins 14° (25 % ou 3:12), une planche faîtière suspendue peut s’étendre
jusqu’à 4,5 m entre les murs de toiture. La planche faîtière est supportée sur la colonne au sommet de
chaque mur de toiture à l’aide de feuillards en V.
La connexion chevron – planche faîtière est montrée à la Figure 1.5.6.9.8-2a. Les feuillards métalliques
passent par-dessus la planche faîtière à chaque paire de chevrons pour résister aux forces de
soulèvement dues au vent, les chevrons doivent donc être alignés.
Le nombre requis de clous à chaque extrémité du feuillard de planche faîtière est fourni dans les Tableaux
1.5.6.9.8-5 et 6. Les clous en biais sont utilisés pour résister aux charges gravitaires (D+L), le nombre
requis est fourni dans le Tableau 1.5.6.9.8-6.
La connexion planche faîtière – mur de toiture est réalisée à l’aide de feuillards en V similaires à ceux
utilisés pour les chevrons et les chevrons de débord. Les exigences des chevrons de débord doivent être
utilisées pour déterminer la taille du feuillard et le nombre de clous requis, sauf que la force de connexion
doit être doublée.
Option 2 – Planche faîtière suspendue et entrait :
Un entrait peut être utilisé à la place d’un feuillard pour résister aux forces de soulèvement dues au vent,
comme montré à la Figure 1.5.6.9.8-2b. Cela peut également simplifier la connexion latte – chevron.
Le nombre de clous ordinaires 10d requis à chaque extrémité du lien de panne ne doit pas dépasser le
nombre tabulé de clous 8d ordinaires ou 10d à boîte à chaque extrémité du feuillard métallique (après
application des ajustements et minimums). Si des clous 10d à boite sont utilisés, le nombre de clous doit
être multiplié par 1,18 (1/0,85).
L’entrait doit avoir la même taille et essence/grade que le chevron et doit être placé dans le tiers supérieur
de la longueur du chevron. Un entrait peut être fourni de chaque côté du chevron pour augmenter le
nombre de clous pouvant être connectés sans fendre le bois. Décaler légèrement les entrait (<
profondeur de l’entrait) pour éviter l’interférence des clous. Se référer au NDS 2018 pour l’espacement
des clous et les distances aux bords et extrémités, ou utiliser les distances prévues pour le clouage des
platines de fermes dans la Section 1.5.6.9.9.
Les clous en biais sont utilisés pour résister aux charges gravitaires (D+L), le nombre requis est fourni
dans le Tableau 1.5.6.9.8-6.
390
Option 3 – Planche faîtière supportée en continu :
Supporter la planche faîtière sur un mur de toiture ou un mur de toiture suspendu peut simplifier le
placement des chevrons. Cette option est similaire à l’Option 2. Les feuillards sur le dessus des chevrons
réduisent les charges de soulèvement transmises à la planche faîtière et au mur.
Prévoir des feuillards en V entre la planche faîtière et la poutre de mur de toiture à chaque mur de toiture
perpendiculaire (extérieur et intérieur), à chaque jonction de planche faîtière, et à un espacement maximal
de 1,5 m le long de la poutre faîtière (se référer à la conception des connexions des chevrons de débord).
Si possible, prévoir un appui complet sous la planche faîtière et les chevrons avec béton ou mortier et
assise étanche (DPC). Cela assure le support des chevrons pour les charges permanente et
d’exploitation, ce qui permet que le clouage en biais des chevrons soit nominal (selon Section 1.5.6.9.2)
plutôt que comme prévu pour les planches faîtières suspendues. Cela ne peut pas être possible si la
planche faîtière est plus profonde que les chevrons.
Selon l’espace disponible pour les feuillards, il peut être possible d’utiliser la configuration Option 4 de
feuillards en V ici, ce qui élimine les feuillards sur le dessus des chevrons et simplifie les connexions des
lattes. Des paires de feuillards en V sont recommandées pour la stabilité des chevrons.
Option 4 – Chevrons chevauchés à la faîtière sur un mur de toiture:
Chevaucher les chevrons comme montré à la Figure 1.5.6.9.8-8, de manière similaire à l’option de
jonction des chevrons.
Des entretoises peuvent être fournies pour combler l’espace au sommet du mur et sont requis pour les
chevrons de section supérieure à 2x6 pour la stabilité. Chaque paire de chevrons doit être entièrement
supportée sur un lit de mortier et assise étanche (DPC), ou la surface supérieure du béton de la poutre
doit être inclinée pour correspondre au profil des chevrons.
Cette option complique le placement des feuillards lorsque les chevrons sont supportés en continu sur un
mur de toiture (pour les options d’avant-toit 2, 3 et 4), car l’emplacement des feuillards est différent de
chaque côté de la faîtière.
Prévoir des clous supplémentaires entre les chevrons équivalant à 50 % du total requis pour les
connexions par feuillard, moitié de chaque côté.
Option 5 – Détail de faîtière pour chevrons perpendiculaires à la pente :
Lorsque les chevrons sont parallèles à la faîtière et qu’il n’y a pas de lattes, le détail de la faîtière est
considérablement simplifié, voir Figure 1.5.6.9.8-11.
391
Figure 1.5.6.9.8-7 Raccordement des chevrons à une planche faîtière suspendue à l'aide d'un
feuillard métallique (Option 1)
392
Figure 1.5.6.9.8-8 Connexion du chevron à une planche faîtière suspendue à l'aide d'un entrait
(Option 2)
Figure 1.5.6.9.8-9 Connexion des chevrons à une planche faîtière de faîtage soutenu par un mur de
toiture (Option 3)
393
Figure 1.5.6.9.8-10 Raccordement des chevrons Chevrons chevauchés à la faîtière sur un mur de
toiture (Option 4)
Figure 1.5.6.9.8-11 Détail du faîtage pour chevrons perpendiculaires à la pente et sans lattes
(Option 1: chevron perpendicular)
394
Faîtière (couverture de ligne de faîtage)
Au niveau de la ligne de faîtage, la faîtière est un élément essentiel qui empêche les infiltrations d'eau, le
soulèvement par le vent et l'accumulation de débris.
La faîtière doit être un élément métallique, de préférence de la même épaisseur que les panneaux de
couverture. Chaque segment de ligne de faîtage doit se chevaucher d'au moins 150 mm ou suivre les
instructions du fabricant.
Exigences supplémentaires en matière de raccordement des bandes en V
1. Pour les connexions en V perpendiculaires à une poutre de mur de toiture ou mur de toiture à 4
barres :
a. Le feuillard doit être enroulé autour de l’étrier de 6 mm (¼”) situé immédiatement sous le
chevron ou dans l’épaisseur du chevron (ou du chevron + bloc d’appoint si présent).
b. Le feuillard doit être plié en forme de V inversé à bandes écartées de manière à s’insérer
juste à l’intérieur du ferraillage longitudinal. L’angle des bandes écartées doit être
suffisant pour que le feuillard touche légèrement l’intérieur des deux barres supérieures
de la poutre. Cela empêche que les clous de chaque bande interfèrent et fendent le bois.
2. Pour la connexion perpendiculaire à une poutre de mur de toiture à 2 barres :
a. Le feuillard est enroulé de manière similaire autour d’un des étriers de 6 mm (¼”).
b. Maintenir un angle des bandes écartées d’environ 30° pour éviter l’interférence des clous.
c. Remarque : les poutres de mur de toiture à 2 barres nécessitent un renforcement
supplémentaire du mur de toiture rempli au coulis de béton, voir Section 1.5.4.9.1.
3. Pour les chevrons ou planches faîtières supportés en continu sur un mur :
a. Le feuillard doit être enroulé autour d’une barre longitudinale située immédiatement sous
le chevron ou dans l’épaisseur du chevron (ou du chevron + bloc d’appoint si présent).
Cela peut nécessiter l’ajout d’une troisième barre longitudinale. Alternativement, un
morceau de barre peut être prévu pour chaque chevron, longueur ≥ 20 cm ou suffisante
pour se connecter à au moins trois étriers.
b. Maintenir un angle des bandes écartées d’environ 30° pour éviter toute interférence lors
du clouage.
4. Appui porteur au niveau des feuillards :
a. Lorsque le chevron ou le chevron de débord est parallèle à la pente, la surface
supérieure du béton de la poutre support doit suivre la pente du toit. Cela fournit un appui
solide et permet un serrage plus efficace du feuillard. Il est préférable d’effectuer cette
opération lors du coulage de la poutre, mais elle peut être réalisée séparément au mortier
si nécessaire.
b.
Éviter l’utilisation de cales triangulaires en bois pour le nivellement, car elles se
dégradent rapidement et compliquent un serrage correct du feuillard.
395
5.
Si le rayon de pliage est trop serré, préformer le feuillard autour d’une barre de plus grand
diamètre.
6. Prévoir une assise étanche (DPC) entre le chevron et le béton. L’assise étanche doit être inclinée
pour assurer l’évacuation de l’eau et éviter les flaques (important lorsque l’on utilise un lit de
mortier).
7. Tirer les feuillards avant le clouage. Les feuillards doivent être serrés pour éviter tout mouvement
latéral des clous. Si nécessaire, replier chaque bande du feuillard sur le dessus du chevron et le
long de la face opposée pour installer le nombre requis de clous par bande. Un clou peut être
installé sur le dessus du chevron par bande de feuillards.
8. Si le feuillard est décalé jusqu’à 38 mm (1,5”), un bloc d’appoint peut être utilisé pour corriger
l’alignement. Voir Section 1.5.6.9.2 pour les exigences de clouage avec blocs d’appoint. Pour des
décalages plus importants, l’ingénieur doit recommander l’action corrective.
Chevron à la planche de faîtage
L'assemblage chevron/planche de faîtage est illustré aux figures 1.5.6.9.8-7 et 9. Les tableaux 1.5.6.9.8-5
et 6 indiquent le clouage requis pour les feuillards métalliques au sommet des chevrons, respectivement
pour les bâtiments de trois et un niveaux.
Tableau 1.5.6.9.8-5 Nombre de clous de feuillard pour le soulèvement par chevron pour les
bâtiments d’un étage
Clous
Espacement
des chevrons
(mm)
8d ordinaire ou 10d boîte
Zone I et II
135 mph
Zone III
150 mph
Zone IV
165 mph
10d ordinaire
Zones I et II
135 mph
Zone III
150 mph
Zone IV
165 mph
Catégorie d'exposition B
300
2 (3)
3
3
2 (3)
3
3
400
3
4
4
3
4
4
480
4
5
5
3
4
4
600
4
6
6
4
5
5
Catégorie d'exposition C
300
3
4
5
3
4
4
400
4
6
6
4
5
5
480
5
7
8
4
6
6
600
6
8
9
5
7
8
Catégorie d'exposition D
300
4
5
6
3
4
5
400
5
7
8
4
5
6
480
6
8
9
5
6
7
600
8
10
11
6
8
9
396
Tableau 1.5.6.9.8-6 Nombre de clous de feuillard métallique par chevron pour les bâtiments à un
niveau
Clous
8d commun ou 10d en boîte
Espacement
des chevrons
(mm)
Zone I et II
135 mph
Zone III
150 mph
Zone IV
165 mph
10d commun
Zones I et II
135 mph
Zone III
150 mph
Zone IV
165 mph
Catégorie d'exposition B
300
2 (3)
3
3
2 (3)
2
2(3)(3)
400
3
4
4
2 (3)
3
3
480
3
4
4
3
4
4
600
4
5
5
3
4
4
Catégorie d'exposition C
300
3
4
4
3
3
4
400
4
5
6
3
4
5
480
5
6
7
4
5
5
600
6
7
8
5
6
7
Catégorie d'exposition D
300
4
5
5
3
4
4
400
5
6
7
4
5
5
480
5
7
8
4
6
6
600
7
9
10
5
7
8
Notes sur les tableaux 1.5.6.9.8-5 et 6 :
1. Se référer au Tableau 1.5.6.9.8-4 pour le nombre maximum de clous par bande de feuillard selon
le calibre du feuillard et la résistance de l’acier. Voir la Section 1.5.6.9.2 pour les exigences
relatives aux feuillards.
2. L’interpolation est permise pour différents espacements ou portées de chevrons, vitesses de vent
et pentes de toiture.
3. Les feuillards peuvent interférer avec la connexion latte-chevron. Ne pas fixer les éléments de
latte à travers le feuillard ; prévoir des blocs d’appoint comme montré à la Figure 1.5.6.9.8-7.
4. Se référer à la Figure 1.5.6.9.9-4 ou à la norme 2018 NDS pour les distances au bord et aux
extrémités. La distance minimale au bord doit être d’au moins 4d et la distance minimale à
l’extrémité doit être d’au moins 15d. Tenir compte de la pente du chevron lors de la détermination
de la distance de bout requise puisque le bas du clou est plus proche de l'extrémité du chevron.
5. Le nombre final de clous dans chaque bande de feuillard après tous les ajustements doit être au
moins :
a. 50x100 (2x4) = 3 (Indiqué en (3) ci-dessus lorsqu'il s'applique.)
b. 50x150 (2x6) = 4
397
c.
50x200 (2x8) = 5
d. 50x250 (2x10) = 6
6. Pour les connexions de chevrons secondaires, se référer aux connexions de toit en croupe pour
la configuration des feuillards.
Les connexions chevron–planche faîtière ne supportent généralement pas l’ensemble de la charge
permanente et d’exploitation (D+L), comme c’est requis pour les connexions à une poutre faîtière. Le
Tableau 1.5.6.9.8-7 indique le nombre de clous en biais requis pour les connexions chevron–poutre
faîtière. Cela suppose qu’une poutre faîtière a été conçue séparément.
Il est recommandé de fournir les mêmes clous en biais pour les connexions chevron–planche faîtière
lorsque cela est possible, ou le minimum requis par la Note de bas de page 2 du Tableau 1.5.6.9.8-7.
Tableau 1.5.6.9.8-7 Clous en biais chevron–planche faîtière pour charges permanentes et
d’exploitation
Portée des
chevrons
(m)
Espacement (mm)
300
400
480
600
Clous communs 8d ou clous en boîte 10d
4.5
4
5
5
7
4
3
4
5
6
3.5
3
4
4
5
3
3
3
4
5
2.25
2
3
3
4
4.5
3
4
4
5
Clous communs 10d
4
3
3
4
5
3.5
2
3
4
4
3
2
3
3
4
2.25
2
2
2
3
Notes :
1. Nombre total de clous en biais, installer la moitié de chaque côté.
2. Nombre minimum de clous en biais ordinaire 8d ou de clous à boîte 10d pour les connexions des
lignes de faîtage :
a. 50x100 (2x4) = 3
b. 50x150 (2x6) = 4
c. 50x200 (2x8) = 5
d. 50x250 (2x10) = 6
3. Posez la moitié des clous en biais de chaque côté du chevron.
Jonctions de chevrons
Les jonctions de chevrons se produisent au niveau des murs intérieurs sur une poutre de toiture ou un
mur de toiture ; deux options sont proposées.
398
Option 1 Jonction bout à bout + bloc d’appoint : Voir Figure 1.5.6.9.8-6. Le joint bout à bout du chevron
est situé sur l’axe du mur, et un bloc d’appoint sur un ou les deux côtés s’étend sur au moins 20 cm de
chaque côté du joint (40 cm au total). Les blocs d’appoint sont généralement nécessaires pour éviter que
les clous ne traversent le bois, voir Section 1.5.6.9.2.
Une bande de feuillard est fixée d’un côté de la jonction de chaque côté. Comme la zone contributive est
plus grande que pour les connexions périphériques, deux bandes peuvent être nécessaires. Varier l’angle
des bandes et alterner les faces pour éviter l’interférence des clous. Fournir des clous supplémentaires
entre chaque chevron et les blocs (>50 % du total de clous de la bande, minimum 8, moitié de chaque
côté de la jonction).
Ce détail, sans la bande, peut être utilisé pour relier les chevrons d’extrémité entre chevrons de débord.
Ne pas relier les chevrons d’extrémité au niveau des chevrons de débord.
Les planches faîtières peuvent être reliées de la même manière sur le mur.
Option 2 Chevrons chevauchés : La seconde option (sans figure) consiste simplement à chevaucher les
chevrons sur 40 cm au niveau du mur et à utiliser le même nombre de clous supplémentaires que pour
l'option 1. Cela nécessite des clous 10d (76 mm ou 3”) pour respecter la profondeur minimale d’ancrage
des clous (voir Section 1.5.6.9.2). Cela décale également la ligne des fixations CGI si les chevrons
supportent directement les panneaux CGI (chevrons perpendiculaires à la pente), ce qui peut compliquer
la pose des panneaux et les connexions.
Figure 1.5.6.9.8-12 Jonction de chevron perpendiculaire à la poutre (4 barres, plate, 2D)
399
Jonction des pannes et y compris raccordement des pannes aux blocs d’appoint.
Les exigences suivantes s’appliquent aux jonctions de lattes et aux connexions des lattes aux chevrons
de débord :
1. Il est recommandé que les lattes couvrent au moins trois espacements de chevrons ou de
fermes, en particulier aux murs de toiture extérieurs.
2. Décaler les jonctions de lattes dans la mesure du possible, surtout pour les toits à fermes où
aucun élément faîtier continu n’est présent et où les forces sismiques sont transmises le long des
lattes vers les murs de toiture.
3. Les lattes peuvent être jointes au niveau des chevrons ou des fermes, à condition qu’il y ait un
espacement suffisant et des distances de bord/fin pour tous les fixateurs requis. Cependant, cela
n’est généralement pas possible pour la plupart des options de connexion des lattes, sauf pour
les fermes avec un cordon supérieur double 2x4.
4. Les lattes peuvent être jointes à mi-portée entre chevrons ou fermes :
a. Soutenir la latte jointe sur des blocs entre les cordons supérieurs des fermes ou des
chevrons adjacents.
b. Chaque latte doit être fixée au bloc avec le même nombre, taille et type de fixateurs
utilisés pour la connexion latte-chevron.
c. Ces fixateurs s’ajoutent à ceux requis pour les connexions latte-chevron ou latte-ferme.
5. Lorsque les lattes sont supportées par des chevrons de débord ou des blocs aux murs de toiture,
elles doivent être connectées en continu :
a. Utiliser des clous minimum 10d pour les lattes 50x (2x) et des clous 8d pour les lattes
25x100 (1x4), espacés de 150 mm, minimum 4 clous par chevron de débord ou 2 clous
par bloc.
6. Pour les toits en croupe, les lattes adjacentes au chevron de croupe doivent être soutenues par
des blocs depuis le dessous.
a. Utiliser des clous minimum 10d pour les lattes 50x (2x) et des clous 8d pour les lattes
25x100 (1x4), espacés de 150 mm, minimum 4 par bloc.
b. Les deux lattes adjacentes à la faîtière reçoivent des bandes métalliques reliant chaque
latte à la poutre de croupe, voir Section 1.5.6.9.11. Cette fixation remplace l’item 6.a.
Raccordements des chevrons de croupe (toit à croupe)
Les connexions des chevrons de croupe aux murs et aux fermes sont décrites à la Section 1.5.6.9.11. Les
connexions des chevrons secondaires aux chevrons de croupe doivent respecter les exigences
suivantes :
1. Deux configurations possibles de feuillards sont illustrées aux Figures 1.5.6.9.8-13 et 14. L’option
préférée dépendra de la profondeur relative du chevron de croupe et du chevron secondaire. Un
bloc d’appoint 50x100 (2x4) placé sous le double chevron de croupe peut améliorer la géométrie
du feuillard.
400
2. Déterminer le nombre de clous dans chaque bande de feuillard à l’aide des Tables 1.5.6.9.8-1 et
2, en notant qu’une seule bande est disponible pour chaque connexion de soulèvement du
chevron secondaire.
3. Les connexions par clous en biais doivent être dimensionnées à l’aide de la Table 1.5.6.9.8-7
pour le support des charges permanentes et d’exploitation (G+Q).
Figure 1.5.6.9.8-13 Connexion par feuillard sur la face superieur du chevron de croupe
Figure 1.5.6.9.8-14 Connexion par feuillard sur la face inferieur du chevron de croupe
401
1.5.6.9.9 Fermes
Les fermes peuvent être utilisées à la place des chevrons pour construire la structure du toit. Bien qu'elles
soient plus complexes à construire, elles offrent l'avantage de longues portées, ce qui permet une plus
grande souplesse de conception. Des solutions sont proposées pour un espacement des fermes allant
jusqu'à 120 cm, ce qui nécessite des pannes plus grandes ou plus rapprochées que celles requises pour
les chevrons (espacement maximal de 60 cm).
La coordination des fermes avec les murs de toiture en maçonnerie est essentielle. Comme expliqué à la
section 1.5.6.3, les pignons en maçonnerie peuvent atteindre une portée de 9 mètres (2 travées de 4,5 m)
s'ils sont contreventés hors plan par une colonne et un mur de toiture au niveau de la ligne de faîtage. Le
mur s'arrête à la hauteur de la poutre de ceinture au niveau du plafond pour éviter d'interrompre les
fermes. Cela signifie qu'une cloison légère est nécessaire pour séparer les pièces.
Pour les fermes de 4,5 m, la colonne de toiture est située entre les murs porteurs, il n'y a donc pas de
mur porteur perpendiculaire. Au lieu de cela, la colonne du mur de toiture est soutenue par une poutre de
toiture surdimensionnée au niveau du plafond.
Notez que les fermes de 4,5 m ne sont soutenues qu'aux extrémités, alors que les fermes de 6 m et 9 m
sont également soutenues au milieu. Par rapport aux toits à chevrons, les connexions entre les fermes et
les murs supportent des charges de cisaillement du vent plus importantes dans le plan de la ferme, car il
n'y a pas de planche faîtière le long du faîtage.
Des lattes sont nécessaires pour soutenir et relier les panneaux de toiture. Celles-ci sont soutenues par
des chevrons et/ou des entretoises (blocages) au niveau des murs de toiture extérieurs et intérieurs afin
de transférer les forces sismiques de la toiture aux poutres de toiture.
La figure 1.5.6.9.9-1 présente les différents éléments d’une ferme typique de 4,5 m de portée entre axes
de murs. Remarquez que les points de référence des membres supérieur et inférieur sont décalés vers
l’extérieur des murs, de sorte que la portée entre points de référence est supérieure à 4,5 m. Cette
disposition est nécessaire pour que la ferme repose sur les murs aux extrémités du membre inférieur.
Figure 1.5.6.9.9-1 Nomenclature de la géométrie et des éléments pour les fermes d'une portée
maximale de 4,5 m
402
Note : La portée maximale mesurée entre le centre des axes des mur est de 4.5m, mais la
portée entre point de référence de la ferme est de 4,67 m.
Figure 1.5.6.9.9-2 Exemple de configuration de toit à pignon avec des fermes de 9 m de portée
403
Figure 1.5.6.9.9-3 Exemple d'espacement des fermes et de configuration des lattes
Pour les toits en croupe avec fermes, les extrémités du toit sont encadrées par des chevrons d'arêtier,
des poutres de croupe, un chevron de croupe central, formant les extrémités de croupe du toit. Entre les
toits en croupes (c'est-à-dire le long du faîtage), le toit est semblable à un toit à deux versants typique, à
ceci près que les murs de toiture intérieurs ne sont pas nécessaires pour les bâtiments
La ferme qui supporte les arêtiers est similaire au type de ferme lourde mais utilise un double 2x4 vertical
au poinçon de la ferme sous la connexion de l'arêtier pour la ferme de support de l'arêtier moyenne et des
doubles 2×4’s pour tous les éléments de ferme pour la ferme de support de l'arêtier lourde. Notez que les
deux fermes de support de l'arêtier nécessitent le clouage accru des plaques d’assemblage pour
l'espacement de 1,2 m.
Processus de conception des fermes :
1. Définir la catégorie de pression de la ferme (P1, P2 ou P3) en utilisant la zone de vent du site (I, II, III
ou IV), la catégorie d'exposition (B, C ou D) et le nombre d'étages à l'aide du tableau 1.5.6.9.9-1.
2. Sélectionner le modèle de ferme approprié dans le tableau 1.5.6.9.9-2 en utilisant la catégorie de
pression de la ferme, ainsi que l'espacement et la portée requise.
3. Le tableau 1.5.6.9.9-2 décrit les " poids " de fermes suivants :
a. Légère = 2x4 membres supérieures et inférieures, diagonales et verticales
404
b. Moyenne = 2 (2x4) ou 2x6 membres supérieures, 2x4 membres inférieures, verticales et
diagonales
c. Lourde = 2 (2x4) ou 2x6 membres supérieurs et inférieurs, 2x4 verticales et diagonales
d. Support de croupe moyenne= 2 (2x4) membres supérieures et verticales, 2x4 membres
inférieurs et diagonales
e. Support de croupe lourde= 2 (2x4) tous les éléments
4. Les raccordements entre les éléments de la ferme doivent être effectués à l'aide de plaques
d’assemblage en contreplaqué cloués, d'une épaisseur nominale de ½" (>=15/32", 12 mm), de
chaque côté des éléments de la ferme à raccorder.
a. Déterminer le nombre de clous par nœud pour le modèle de ferme choisi en utilisant les
tableaux 1.5.6.9.9-3, 4 ou 5 pour les modèles de fermes de 4,5 m, 6,0 m et 9,0 m,
respectivement.
b. Déterminer les dimensions des plaques d’assemblage et la disposition des clous à l'aide
de la figure 1.5.6.9.9-4. Coordonner la mise en place des feuillards métalliques le cas
échéant.
5. Les connexions entre la ferme et le mur sont décrites dans la section 1.5.6.9.10.
Tableau 1.5.6.9.9-1 Catégories de pression du vent des fermes P1, P2 et P3
Catégorie
d'exposition
B
C
D
Zone de vent
I
II
III
IV
I
II
III
IV
I
II
III
IV
1 niveau
P1
P1
P1
P2
P1
P1
P2
P3
P2
P2
P3
P3
2 niveaux
P1
P1
P1
P2
P1
P1
P2
P3
P2
P2
P3
P3
3 niveaux
P1
P1
P1
P2
P1
P2
P2
P3
P2
P2
P3
P3
Tableau 1.5.6.9.9-2 Type de fermes pour les catégories de pression, les portées et les
espacements
Catégorie de
pression
Portée
(m)
Espacement
(m) Espacement
maximal (1)
(m)
4.5
Catégories de pression des fermes
P1
P2
P3
0.6
Légère
Légère
Légère
0.9
Légère
Légère
Moyenne
1.2
Légère
Légère
Moyenne
4.5
Soutien de la
croupe
Moyenne
Lourde
Lourde
6.0
(2 x 3.0m)
0.6
Légère
Moyenne
Moyenne
0.9, 1.2
Moyenne
Lourde
Lourde
405
9.0
(2 x 4,5 m)
0.6
Moyenne
Moyenne
Moyenne
0.9
Moyenne
Lourde
Lourde
1.2
Lourde
Lourde
Lourde
Notes :
1. Réduire l'espacement aux deux tiers de la valeur indiquée dans le tableau dans la zone
d'extrémité, c'est-à-dire les zones de toiture 2 et 3 adjacentes aux murs de toitures extérieurs.
2. Coordonner l’espacement entre la ferme et le mur avec la taille du poteau du mur de toiture
(Section 1.5.4.9.2), l’option de rive sélectionnée (1, 2, 3 ou 4, voir Section 1.5.6.9.1), ainsi que la
portée, l’espacement et les connexions des chevrons de débord et des lattes (Sections 1.5.6.9.5,
7 et 8).
Figure 1.5.6.9.9-4 Détail de clouage des plaques d’assemblages des ferme
Exigences supplémentaires en matière de conception et de détails :
⏺
1. Poser la moitié des clous dans la plaque d’assemblage de chaque côté, comme le montre la
figure 1.5.6.9.9-4, où x et
représentent les clous posés depuis les côtés opposés.
2. Les distances de bord, d'extrémité et d'espacement requises dans la figure 1.5.6.9.9-4 sont des
exigences minimales. Augmenter la dimension D proportionnellement à l'élément :
406
a. Pour les éléments 2x4 (profondeur = 89 mm), fixer D ~ 25mm pour des clous 8d
ordinaire/10d à boîte.
b. Pour les éléments 2x6 (profondeur = 140 mm), fixer D ~ 40mm pour des clous 8d
ordinaire/10d à boîte.
3. En cas de fendage du bois:
a. Augmenter l'espacement B et A1 si le fendage se produit sur les bords ou les extrémités.
b. Passer à deux rangées de clous au lieu de trois, en augmentant D selon les besoins.
c. Introduire un léger décalage (~1,0d) le long de chaque rangée de clous parallèlement au
fil, en maintenant les distances de bord et de séparation requises.
d. Prépercez les trous en utilisant un foret dont le diamètre ne dépasse pas 75 % du
diamètre du clou.
4. Les liaisons entre les feuillards métalliques et le mur se font également au niveau des plaques
d’assemblage de la membrane inférieure. Il est recommandé d'installer les clous des plaques
d’assemblage après les feuillards aux endroits où il peut y avoir un chevauchement, voir la
section 1.5.6.9.9-10.
5. Lorsque des 2x4 doublés (76 mm/3" d'épaisseur) se connectent à un élément 2x4 ou 2x6 simple
(38mm/1.5" d'épaisseur), utilisez une entretoise 1 x 4 (19mm/0.75" d'épaisseur) de chaque côté
de l'élément 2x simple pour égaliser l'épaisseur totale des parties connectées.
6. Si les clous des plaques d’assemblage sont trop longs, ils traverseront le côté opposé. Pour éviter
cela :
a. Pour les connexions de plaque d’assemblage entre des éléments simples 2x4 ou 2x6, les
clous doivent être des clous ordinaires 8d (longueur 64mm/2.5" et diamètre
3.3mm/0.131"). Il peut encore y avoir une certaine pénétration en fonction de l'épaisseur
réelle du contreplaqué.
b. Pour les assemblages plus épais, par exemple pour les doubles 2x4, les clous peuvent
également être des clous 10d (longueur 76mm/3" et diamètre 3.3mm/0.128").
c. Des clous ordinaires 10d (longueur 76mm/3" et diamètre 3.8mm/0.148") peuvent être
utilisés pour réduire légèrement le nombre de clous requis.
7. 2 (2x4) indique que la paire de 2x4 (50x100) doit être doublée ou jumelée. Prévoir des paires de
clous 8d tous les 150 mm le long des éléments en dehors des emplacements des plaques
d’assemblage, en alternant les côtés.
8. Les membres supérieurs sont contreventés par les pannes avec un espacement maximum de
1,2m. Les membres inférieures des fermes sont contreventées au niveau du poinçon, voir section
1.5.6.9.10.
9. Il est préférable de prolonger les plaques d’assemblage aux connexions de ferme extérieures
vers l’extérieur, au-dessus du mur afin que le feuillard métallique en V se connecte au plaque en
contreplaqué. (Figure 1.5.6.9.10-1) .
407
Tableau 1.5.6.9.9-3 Clouage des plaques d’assemblage pour une ferme de 4,5 m (portée simple) pour P1, P2 et P3
Espacement
Clouage des plaques d’assemblage
Nœud de la ferme
4
3, 6
2, 7
5
Élément de liaison
4-3 ; 4-6
4-5
3-5 ; 6-5
3, 6
2-3 ; 7-6
2-5 ; 7-5
5-4
5-3 ; 5-6
5-2 ; 5-7
Espacement de 0,6 m
11
9
9
9
16
15
9
9
15
Espacement de 0,9 m
17
9
9
9
24
23
9
9
23
Espacement de 1,2 m
22
12
12
12
32
30
12
12
30
cas de connexion
B
B
B
A
A
B
B
B
A
Notes :
1. Nombre total de clous indiqué, la moitié de chaque côté (+/-1 variation possible). Voir la figure 1.5.6.9.9-4 pour la disposition des plaques
d’assemblage et la définition du type d'assemblage A/B.Utiliser un clouage avec un espacement de 1,2 m pour les fermes supportant la
croupe de type moyen et lourd.
2. Les clous des plaques d’assemblage ont été déterminés pour un espacement de ferme de 1,2 m et ajustés à la baisse de 0,75 pour un
espacement de 0,9 m et de 0,5 pour un espacement de 0,6 m, en arrondissant vers le haut, 9 clous au minimum. Ajuster pour d'autres
valeurs d'espacement en utilisant (espacement/1,2), dans la plage de 0,6 m à 1,2 m, 9 clous au minimum.
3. Une jonction du membre inférieur peut être faite au nœud 5. Un renfort latéral est prévu au nœud 5, voir section 1.5.6.9.10.
Figure 1.5.6.9.9-5 Numéros et dimensions des nœuds de la ferme (ferme de 4,5 m)
408
Tableau 1.5.6.9.9-4 Clouage des plaques d’assemblage pour une ferme de 6,0 m (travées de 2 x 3,0 m) pour P1, P2, P3
Espacement
Clouage des plaques d’assemblage
Nœud de ferme
Raccordement du
membre
4
3, 6
2, 7
5
4-3 ; 4-6
4-5
3-5 ; 6-5
3, 6
2-3 ; 7-6
2-5 ; 7-5
5-4
5-3 ; 5-6
5-2 ; 5-7
Espacement de 0,6 m
9
9
9
9
9
9
9
9
9
Espacement de 0,9 m
9
9
14
14
9
9
9
14
9
Espacement de 1,2 m
12
10
18
18
9
9
10
18
9
cas de connexion
B
B
B
A
A
B
B
B
A
Notes :
1. Nombre total de clous indiqué, la moitié de chaque côté (+/-1 variation possible). Voir la figure 1.5.6.9.9-4 pour la disposition des plaques
d’assemblage et la définition du cas d'assemblage A/B.
2. Les clous des plaques d’assemblage ont été déterminés pour un espacement de ferme de 1,2 m et ajustés à la baisse de 0,75 pour un
espacement de 0,9 m et de 0,5 pour un espacement de 0,6 m, en arrondissant vers le haut, 9 clous au minimum. Ajuster pour d'autres
valeurs d'espacement en utilisant (espacement/1,2), dans la plage de 0,6 m à 1,2 m, 9 clous au minimum.
3. Une jonction du membre inférieur peut être faite au nœud 5. Un renfort latéral est prévu à mi-portée du nœud 5-2 et du nœud 5-7, voir la
section 1.5.6.9.10.
409
Figure 1.5.6.9.9-6 Numéros et dimensions des nœuds de la ferme (ferme de 6,0 m)
Tableau 1.5.6.9.9-5 Clouage des plaques d’assemblage pour ferme de 9,0 m (travées de 2 x 4,5 m)
Espacement
Nœud de ferme
Élément de
liaison
Espacement de
0,6 m
Espacement de
0,9 m
Espacement de
1,2 m
Boîtier de
raccordement
Clouage des plaques d’assemblage
4
2, 5
10, 13
4-2 ; 4-5
4-3
2-3 ; 5-3
2, 5
2-1 ; 5-12
10-1 ;
13-12
10, 13
10-11 ; 13-14
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
16
14
14
14
9
12
12
9
B
B
B
A
B
B
A
B
410
Espacement
Nœud de ferme
Élément de
liaison
Espacement de
0,6 m
Espacement de
0,9 m
Espacement de
1,2 m
Cas de
connexion
Clouage des plaques d’assemblage Suite
8, 6
11, 14
11-10 ;
11, 14
14-13
1-10;1213
1, 12
1-2 ;
12-5
9
9
9
9
9
9
B
B
8-10 ;
6-13
8-11 ;
6-14
9
9
9
9
9
9
A
3
1, 12
3-1 ;
3-12
3-2;3-5
3-4
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
9
12
9
12
9
14
14
A
B
B
A
B
B
B
Notes :
1. Nombre total de clous indiqué, la moitié de chaque côté (+/-1 variation possible). Voir la figure 1.5.6.9.9-4 pour la disposition des plaques
d’assemblage et la définition du cas d'assemblage A/B.
2. Les clous des plaques d’assemblage ont été déterminés pour un espacement de ferme de 1,2 m et ajustés à la baisse de 0,75 pour un
espacement de 0,9 m et de 0,5 pour un espacement de 0,6 m, en arrondissant vers le haut, 9 clous au minimum. Ajuster pour d'autres
valeurs d'espacement en utilisant (espacement/1,2), dans la plage de 0,6 m à 1,2 m, 9 clous au minimum.
3. Le membre inférieur peut être raccordé par jonction au nœud 3, ou aux nœuds 1 et 12 en utilisant le clouage prévu pour le nœud 3 pour le
membre inférieure aux nœuds 1 et 12.
4. Un renfort latéral est prévu à mi-portée de 3-8 et au nœud 3-6, voir la section 1.5.6.9.10.
411
Figure 1.5.6.9.9-7 Numéros et dimensions des nœuds de la ferme (ferme de 9,0 m, travées de 2 x 4,5 m)
412
1.5.6.9.10 Connexions des fermes
Raccordements des fermes aux chaînages supérieurs des murs latéraux et intérieurs
Les fermes sont raccordées aux murs porteurs à chaque extrémité et également au niveau du support
central pour les modèles de 6,0 m et 9,0 m.
La connexion de la ferme au chaînage supérieur suit le même principe que pour les chevrons, en utilisant
un feuillard métallique encastré et coulé dans le chaînage supérieur. Voir la section 1.5.6.9.8 pour plus
d'informations.
Le feuillard est relié aux plaques d’assemblage de la ferme et, si nécessaire, enroulé sur le membre
supérieur et le long du côté opposé, comme le montrent les figures 1.5.6.9.10-1 et 2.
Le nombre total de clous requis par feuillard métallique en V est indiqué dans le tableau 1.5.6.9.10-1. Les
valeurs indiquées dans le tableau s'appliquent aux assemblages intérieurs et extérieurs.
Tableau 1.5.6.9.10-1 Nombre total de clous par feuillard métallique en V entre fermes et mûrs
Hauteur
Trois niveaux
Espacement des Zone I et II
fermes (mm)
135 mph
Zone III
150 mph
Un niveau
Zone IV
165 mph
Zones I et II
135 mph
Zone III
150 mph
Zone IV
165 mph
Catégorie d'exposition B
600
5 (6)
5 (6)
8
4 (6)
4 (6)
6
900
6
7
11
5
6
9
1200
8
9
14
6
7
11
Catégorie d'exposition C
600
6
8
10
6
7
8
900
9
11
14
8
10
12
1200
11
14
18
10
12
16
Catégorie d'exposition D
600
7
9
11
7
8
10
900
10
13
16
9
11
14
1200
13
16
21
12
14
18
Notes :
1. Les valeurs s’appliquent aux connexions des fermes aux murs intérieurs et extérieurs.
Il est recommandé de remplir tous les trous de clous disponibles de chaque côté de la plaque
d’assemblage, sauf si le fendage du bois est un problème.
2. Le nombre total minimum de clous ordinaires 8d / clous de boîte 10d par feuillard métallique en V
par ferme est :
a. Ferme légère : 6 (3/bande) Indiqué en (6) ci-dessus lorsqu'il s'applique ci-dessus.
b. Ferme moyenne : 8 (4/bande)
c. Ferme lourde : 10 (5/bande)
d. Ferme supportant la croupe : 12 (6/bande)
3. Les valeurs tabulées peuvent être multipliées par 0,75 pour les éléments de charpente situés à
plus de 2,4 m (8 pieds) des angles du bâtiment. Maintenir au moins le nombre minimum de clous.
4. L'interpolation est permise pour les espacements intermédiaires. Maintenir le clouage pour un
espacement de 600 mm pour un espacement < 600 mm. Maintenir le nombre minimal de clous.
413
5. Utiliser le nombre total requis de clous divisé approximativement également entre chaque bande.
Se référer au Tableau 1.5.6.9.8-3 pour la différence permise du nombre de clous par bande.
6. Se référer au Tableau 1.5.6.9.8-4 pour le nombre maximum de clous par bande selon l’épaisseur
du feuillard et la résistance de l’acier. Si nécessaire, fournir deux feuillards métalliques en V par
connexion, sur des côtés alternés du chevron.
7. Enrouler la bande du feuillard sur le membre supérieur et la faire descendre de l’autre côté si
nécessaire.
8. Coordonner la position des feuillards / pannes / tôles CGI / fixations pour éviter tout conflit. Ne
pas fixer les pannes ou les tôles CGI à travers le feuillard.
9. Utiliser l’espacement des clous ainsi que les distances aux bords et aux extrémités indiqués dans
la Figure 1.5.6.9.9-4 « Détail de clouage des plaques d’assemblage des fermes ». Les distances
aux bords et aux extrémités doivent être respectées par rapport à la charpente derrière les
plaques d’assemblage, et non par rapport au contreplaqué.
10. Fournir des blocs d’appoint supplémentaires entre les plaques d’assemblage si nécessaire pour
supporter le clouage du feuillard.
11. Le clouage du feuillard s'ajoute au clouage des plaques de la Section 1.5.6.9.9. Éviter l'excès de
clous autour des emplacements de feuillards pour prévenir la fente du bois. Si nécessaire,
agrandir les plaques pour accommoder le clouage du feuillard.
12. Voir Section 1.5.6.9.2 pour les exigences supplémentaires concernant les fixations et les blocs
dappoint (blocs jumelés) afin d’éviter le passage des clous.
414
Figure 1.5.6.9.10-1 : Raccordement d'une ferme à un mur extérieur à l'aide d'un feuillard métallique
en V
415
Figure 1.5.6.9.10-2 : Raccordement de la ferme au mur intérieur à mi portée à l'aide d'un feuillard
métallique en V (fermes de 6 m et 9 m)
Installer les clous du feuillard métallique de bas en haut, en maintenant le feuillard tendu pendant
l’opération. Fournir au moins 4 clous (2 de chaque côté) pour fixer le feuillard au membre inférieur aux
murs de toiture extérieurs. Installer le reste des clous dans le membre supérieur. Si nécessaire, enrouler
le feuillard par-dessus le membre supérieur et le descendre jusqu’à la plaque d’assemblage opposée. Un
clou peut être posé sur la face supérieure de chaque élément 2x du membre supérieur (deux pour un
double 2x4).
Les feuillards métalliques sont posés sur les plaques d’assemblage en contreplaqué. Ajouter des clous du
feuillard aux mêmes emplacements que les clous de la plaque d’assemblage peut provoquer le fendage
du bois. Les clous de la plaque d’assemblage peuvent être omis à l’emplacement du feuillard, en
marquant sur la plaque le plan de clouage et l’emplacement approximatif du feuillard.
Se référer à la section 1.5.6.9.8 sur les exigences supplémentaires pour les connexions par feuillard en V.
Raccordement des fermes aux murs de toiture et aux colonnes
Les fermes sont reliées aux murs de toiture selon l’une des quatre options de rive décrites à la section
1.5.6.9.1. L’option de chevron de débord n°1 est recommandée et est illustrée à la figure 1.5.6.9.10-1
pour le mur de toiture pignon extérieur, et est similaire pour les murs de toiture intérieurs.
416
Si les options d’égout 2, 3 ou 4 sont adoptées, un chevron continu sera nécessaire au-dessus de chaque
mur de toiture. Comme il n’y a pas de poutre faîtière, deux chevrons de débord sont recommandés, un
sous chaque panne adjacente au poteau du mur de toiture.
Connexion des fermes au faîtage
Dans une toiture en ferme, les pannes servent à transférer les forces d’inertie sismiques du toit vers les
murs de toiture, puisqu’il n’y a pas de planche faîtière ni de poutre faîtière. Il est important que les pannes
soient structurellement continues et connectées aux chevrons de débord ou aux entretoises au niveau du
mur de toiture. Voir la section 1.5.6.9.8 sous « Jonctions de pannes et connexion des pannes aux
entretoises/chevrons de débord ».
Figure 1.5.6.9.10-3 : Coupe de la ferme au mur de toiture et au poteau (avant-toit Option 1 chevrons)
Contreventement du membre inférieur de la ferme
Un contreventement latéral est nécessaire au niveau du membre inférieur de la ferme pour assurer la
stabilité. Le renfort est placé au milieu de la ferme simple portée de 4,5 m et au milieu de chacune des
deux portées pour les fermes de 6,0 m et 9,0 m.
Le contreventement de 50 x 100 (2 x 4) est situé juste en dessous du membre inférieur, comme montré à
la figure 1.5.6.9.10-3. Le détail de connexion au poteau de pignon est présenté à la figure 1.5.6.9.10-4
pour le contreventement de la ferme de 4,5 m ; appliquer un concept similaire pour les connexions de
contreventement des fermes de 6,0 m et 9,0 m.
417
Figure 1.5.6.9.10-4 : Raccordement du contreventement du membre inférieur de la ferme au
mur (élévation en haut, plan en bas)
Notes relatives à la figure 1.5.6.9.10-4 :
1. L’élément de contreventement doit être continu entre les murs de toiture et fixé à chaque mur à
ses extrémités.
2. Le contreventement doit être une pièce plate de 50 x 100 (2x4), sauf si une évaluation ultérieure
montre qu’une des sections de panne plus petites est acceptable.
3. Si le contreventement doit être effectué en jonction, utiliser le détail pour joindre une latte de
50×100 mm, c'est-à-dire joindre le contreventement à mi-chemin entre les fermes et prévoir un
418
blocage au-dessus.
4. Fixer le contreventement à chaque membre inférieur de la ferme à l’aide de 2x clous de boîte 10d
ou 10d ordinaires par élément du membre inférieur (certains membres inférieurs de la ferme sont
des doubles 50 x 100).
5. Connecter le contreventement au poteau de pignon à l’aide d’un feuillard métallique incorporé,
similaire aux feuillards de chevron mais positionné horizontalement. Fournir un bloc d’appoint si
nécessaire pour éviter le percement, et au minimum 3 clous ordinaires 8d ou de 2 boîtes 10d
dans chaque bande du feuillard. La distance du premier clou de la bande par rapport à l’extrémité
doit être > 50 mm.
6. Laisser un petit espace (~10mm) entre le contreventement + bloc et le mur ou prévoir une assise
étanche (DPC)
419
1.5.6.9.11 Toiture en croupe
Il existe de nombreuses configurations possibles pour les toits en croupe ; une est présentée ici (voir
Section 1.5.6.2). Une ferme supportant la croupe est utilisée pour soutenir les chevrons de croupe au
niveau de la connexion faîtière, et des chevrons de croupe (ou « jacks ») sont utilisés pour le reste de la
portion en croupe du toit. Les chevrons de croupe sont parallèles à la pente et des pannes sont utilisées
pour soutenir le CGI. Les pannes sont disposées perpendiculairement à la pente et également en
diagonale le long de chaque côté des poutres de croupe pour supporter le CGI.
Voir la Figure 1.5.6.9.11-1 pour une vue 3D d’un exemple de toit en croupe avec une portée de ferme de
4,5 m, et les Figures 1.5.6.9.11-2 et 3 pour des plans partiels 2D des portions croupe-à-angle et
croupe-à-faîtage du toit.
Figure 1.5.6.9.11-1: Vue d’une toiture en croupe (3D)
420
Figure 1.5.6.9.11-2 : Raccordement de l'angle de l'arêtier au mur - plan partiel (2D)
421
Figure 1.5.6.9.11-2 : Raccord au faîtage de l'arêtier - plan partiel (2D)
Notes sur les figures 1.5.6.9.11-1 et 2 :
1. Seule une ferme supportant la croupe de 4,5 m est incluse dans ces dispositions. Pour des toits
en croupe plus grands, il peut être préférable de prévoir des murs de toiture plutôt que des
fermes supportant la croupe, avec des murs perpendiculaires ou des murs suspendus de toiture
supportant la poutre faîtière. Cela nécessiterait des connexions croupe-vers-mur personnalisées
(par ex. plusieurs feuillards métalliques lourds en V).
2. Entre les fermes supportant la croupe, le toit est similaire à un toit à pignon avec des fermes, sauf
422
que les murs de toiture ne sont pas requis pour des bâtiments de moins de 13,5 m de longueur
(par ex. 3 x 4,5 m de pièces). Cette limite est adoptée car le seul chemin de transmission des
forces de vent et sismiques parallèles au faîtage se fait par les extrémités de croupe (c’est-à-dire
le long des pannes et jusqu’aux connexions aux murs d’angle). Il peut être plus pratique de
conserver le mur de toiture en maçonnerie pour séparer les pièces.
3. Une configuration alternative consiste à ne prévoir que des fermes supportant la croupe et à
utiliser un système chevron + planche faîtière entre ces fermes.
4. Des pannes diagonales (pannes d'arêtier) sont disposées parallèlement à chaque côté des
chevrons d’arêtier, supportées par les chevrons de croupe pour être dans le plan correct. C’est la
méthode la plus robuste et directe pour fournir le support requis aux extrémités des panneaux de
couverture CGI. Il est possible de fixer une seule panne 50x100 sur le dessus de chaque arrêtier
double, mais la surface supérieure pourrait devoir être chanfreinée pour correspondre au plan
des panneaux CGI de chaque côté de la croupe.
5. Les chevrons d’arrêtier sont généralement plus profonds que les chevrons de croupe et les
membres supérieurs des fermes (par ex. croupes doubles 2x6 avec chevrons de croupe 2x4 et
membres supérieurs de ferme). Pour éviter un entaillage excessif des poutres de croupe aux
angles, il peut être nécessaire de surélever légèrement les chevrons de croupe et les membres
supérieurs des fermes au-dessus des chaînages supérieurs extérieurs. Cela nécessiterait une
connexion feuillard métallique en V modifiée.
Les chevrons d'arêtier sont décrits dans le tableau 1.5.6.9.11-1. Les chevrons d'arêtier utilisent les
mêmes catégories de pression de vent (P1, P2 et P3) définies à la section 1.5.6.9.9 pour les fermes.
Les liaisons arêtier-mur sont conçues à l'aide de la section 1.5.6.9.8 et les liaisons arêtier-ferme sont
décrites dans cette section.
La ferme d'appui d'arêtier est également décrite à la section 1.5.6.9.9 et les connexions entre la ferme et
le mur sont décrites à la section 1.5.6.9.8.
Les chevrons sont conçus à l'aide de la section 1.5.6.9.6 et les connexions chevron-mur à l'aide de la
section 1.5.6.9.8.
Tableau 1.5.6.9.11 -1 Dimensions des arêtiers ou de noue
Surface de l'arêtier ou de noue
Portée de la
ferme
Charge de toit
Catégories de pression du vent
(pied x pied)
(m x m)
(m)
G=10 psf
Q=20 psf
P1
P2
P3
6.1' x 6.1'
1.85 x 1.85
3.7m
2-2x4 ou
1-2x6
2-2x4 ou
1-2x6
1-2x6
1-2x6
7.4' x 7.4'
2.25 x 2.25
4.5m
2-2x6
2-2x6
2-2x8
2-2x8
9.85' x 9.85'
3.0 x 3.0
6.0m
2-2x8
2-2x8
2-2x8
3-2x8 ou
2-2x10
14.8' x 14.8'
4.5 x 4.5
9.0m
3-2x12
3-2x12
3-2x12
4-2x12
423
Notes :
1. Doubler les chevrons d'arêtier comme décrit pour les chevrons.
Les connexions d'arêtier et de noue au niveau du faîtage sont complexes et, pour les charges de vent
élevées, nécessitent souvent des connecteurs en bois spéciaux qui peuvent ne pas être facilement
disponibles .Une disposition proposée des feuillards au niveau de la connexion arêtier/ferme/chevron de
croupe/faîtage et entre les pannes et les arêtiers est présentée aux Figures 1.5.6.9.11-4, 5 et 6. D'autres
configurations techniques peuvent être acceptables.
Figure 1.5.6.9.11-4 - Feuillards de liaison entre la ligne de faîtage et l'arêtier par les lattes de faîtage
Notes sur la figure 1.5.6.9.11-4 :
1. Entre les fermes supportant la croupe, les deux pannes de faîtage transfèrent les forces
sismiques parallèlement à la faîtière . Prévoir des liteaux 50x100 (2x4) sous les pannes de
faîtage et faire courir un feuillard métallique du dessus de chaque panne jusqu’au côté de l’arêtier
:
a. Portée de ferme ≤ 4,5 m : feuillard 20 gauge (Fy minimum = 33 000 psi)
2. Installer le feuillard tendu et clouer avec 6 x clous ordinaires 10d, 6 x clous de boîte 10d ou 10 x
clous ordinaires 8d à chaque extrémité de chaque feuillard.
424
Figure 1.5.6.9.11-5 - Connection avec feuillards métallique des arêtiers et du chevron de croupe
central à la ferme de soutien de la croupe (vue depuis le haut)
Figure 1.5.6.9.11-6 - Connection avec feuillards métallique des arêtiers et du chevron de croupe
central à la ferme de soutien de la croupe (vue depuis le bas)
Notes sur les connexions d’arêtier (Figures 1.5.6.9.11-5 et 6) :
425
1. Pour faciliter le clouage du feuillard, prévoir un bloc d’appoint 50x100 (2x4) directement sous le
chevron de croupe central comme montré à la Figure 1.5.6.9.11-6.
a. Prolonger le bloc d’appoint vers le bas autant que nécessaire pour l’ajustement et le
clouage du feuillard.
b. Une cale en contreplaqué sera requise entre le bloc d’appoint et le poinçon (membre
vertical) double 50x100 (2x4) de la ferme.
c. Façonner le dessus du bloc d'appoint pour supporter verticalement l’arêtier et le chevron
de croupe central.
d. Prévoir un clouage 10d. Coordonner le blocage avec le clouage de la plaque.
2. Utiliser des clous en biais pour connecter les arêtiers aux plaques d’assemblage de la ferme.
Nombre minimum de clous ordinaires 10d ou clous de boîte 10d par arêtier :
a. 50x100 (2x4) = 3
b. 50x150 (2x6) = 4
c. 50x200 (2x8) = 5
d. 50x250 (2x10) = 6
e. Il peut être nécessaire d’ajuster les chevrons d’arêtier séparément pour clouer chaque
arêtier. Installer la moitié des clous en biais de chaque côté du chevron.
f. Prévoir des blocs d’appoint doubles 50x100 (2x4) supplémentaires entre les plaques
d’assemblage en contreplaqué si nécessaire pour le support des clous en biais
3. Se référer au Tableau 1.5.6.9.11-2 pour les connexions de feuillard de l’arêtier.
426
Tableau 1.5.6.9.11-2 Réactions verticales maximales de l’arêtier pour les cas de charge gravitaire et de soulèvement au vent
Portée
ferme
Charge
Charge
Catégorie de pression au vent de
Portée horizontale de Surface de l'arêtier ou de permanen d'exploita
l’arêtier (même que pour les
te
tion
l'arêtier
la noue
fermes)
(0.5 kPa) (1.0 kPa)
(m)
(ft-in.)
(m)
(ft x ft)
3.7
8-7
2.6
6.1' x 6.1'
4.5
10-2
3.1
7.4' x 7.4'
6
13-9
4.2
9.85' x 9.85'
9
20-9
6.3
14.8' x 14.8'
(m x m)
G (kN)
Q (kN)
P1 (kN)
P2 (kN)
P3 (kN)
0.5
1.0
3.5
4.8
6.9
0.6
1.2
4.2
5.9
8.4
3.0 x 3.0
1.2
2.3
5.2
7.2
10.3
4.5 x 4.5
2.8
5.6
10.8
15.0
21.4
1.85 x
1.85
2.25 x
2.25
Notes:
1. Calculer la réaction maximale appropriée vers le haut au niveau de la connexion arêtier–ferme en utilisant la combinaison de charges
0,6D + 1,0W. Les réactions dues à la charge d’exploitation (LL) sont données à titre indicatif uniquement.
a. Ajuster les réactions des charges permanentes et d’exploitation pour correspondre aux conditions spécifiques du projet, si
nécessaire.
b. Ces réactions concernent la connexion arêtier–ferme, mais peuvent être utilisées de manière conservatrice pour la connexion
arêtier–mur.
2. Calculer le nombre total de clous requis pour chaque extrémité du feuillard (aux deux extrémités du feuillard) en utilisant les valeurs
kN/fastener suivantes (NDS 2018, Tableau 12P, CD = 1,6 appliqué pour la combinaison 0,6D + W) :
a. Clou ordinaire 8d / clou de boîte 10d = 0,69 kN
b. Clou ordinaire 10d = 0,88 kN
3. Exemple : Toit à ferme de 4,5 m, poids 0,3 kPa, situé dans la catégorie de pression de vent P3.
a. 0,6 × (0,3 kPa / 0,5 kPa) × 0,6 kN (vers le bas) + 1,0 × 8,4 kN (vers le haut) = 8,2 kN (vers le haut)
b. Nombre de clous ordinaires 10d dans le feuillard à la ferme au sommet de la faîtière= 8,2 kN / 0,88 kN/clou = 9.3 clous
I.
Clous 10d requis car ils doivent pénétrer à travers le blocage et le contreplaqué. Augmenter de 25 % pour le mauvais
alignement et la rectitude = 9,3 × 1,25 = 11,6 arrondi à 12. Les 25 % sont selon le jugement d'ingénierie ou une évaluation
supplémentaire.
II.
Fournir 12 clous, 6 par la bande du feuillard.
427
III.
Se référer au Tableau 1.5.6.9.8-4 pour le nombre maximal de clous par bande de feuillard et choisir un feuillard 20 gauge,
Grade 40 ou 16 gauge, Grade 33 feuillard.
c. Nombre de clous ordinaires 8d dans dans le feuillard au bas de la faîtière= 8,2 kN / 0,69 kN/clou = 11,9 clous, arrondi à 12:
I.
Fournir 12 clous, 6 par la bande du feuillard.
II.
Se référer au Tableau 1.5.6.9.8-4 pour le nombre maximal de clous par bande de feuillard et choisir un feuillard 20 gauge,
Grade 33 feuillard.
III.
Détail du feuillard au coin du bâtiment similaire à la Figure 1.5.6.9.8-1. Ajouter une barre diagonale de ½ “ ou 12 mm dans
le chaînage pour permettre au feuillard de s’enrouler.
d. Pour le raccordement du chevron commun principal à la ferme de la faîtière (entre les faîtières), utiliser les exigences de la
Section 1.5.6.9.8 et un processus similaire à ce qui précède. Si le feuillard est raccordé au blocage, des clous supplémentaires du
blocage au montant de ferme peuvent être requis.
428
1.5.6.10 Autres considerations
Les toitures et les façades doivent être conçues de manière à être totalement étanches et imperméables,
car les pluies cycloniques sont systématiquement accompagnées de vents violents. Ces vents peuvent
entraîner la pluie horizontalement, voire vers le haut, augmentant ainsi le risque d’infiltration d’eau. Les
pluies à forte vélocité peuvent pénétrer même dans les plus petites fissures et joints, constituant un risque
important pour l’intégrité du bâtiment.
Pour minimiser les vulnérabilités:
●
Éviter les toitures composées de petits éléments, car le nombre accru de joints et de raccords
augmente considérablement le risque d’infiltration.
●
Privilégier, autant que possible, des matériaux de couverture continus et sans joints.
●
Dans les zones exposées aux ouragans, il ne faut pas planter d’arbres de plus de deux mètres à
moins de deux mètres d’un bâtiment. Les arbres existants situés à cette proximité doivent être
élagués ou réduits à une hauteur sécuritaire.
Cette précaution est essentielle, car un sol saturé combiné à des vents violents peut déraciner les arbres
proches, qui risquent alors de tomber et d’endommager les bâtiments. Une planification soignée de
l’aménagement paysager et de la gestion de la végétation peut réduire significativement ce risque.
●
Des solins doivent être installés aux intersections des murs et de la toiture, ainsi qu’à tout
changement de pente ou de direction du toit et autour des ouvertures, afin d’empêcher l’eau ou
l’humidité de pénétrer dans la structure à ces endroits.
●
Les solins métalliques doivent être résistants à la corrosion et avoir une épaisseur minimale de
0,5 mm.
429
1.5.7 ESCALIERS
Ce chapitre fournit uniquement des conseils sur les principaux points à prendre en compte pour la
conception des escaliers dans les bâtiments. Les ingénieurs et concepteurs doivent appliquer de solides
principes d’ingénierie et leur jugement professionnel, et se référer à la Partie 1 ainsi qu’à l’IBC 2021 pour
les exigences détaillées.
Largeur : Pour les habitations unifamiliales et bifamiliales, la largeur libre des escaliers, mesurée à la
hauteur et au-dessous de la main courante, doit être :
○ ≥ 785 mm lorsqu'une main courante est installée d'un côté ;
○ ≥ 700 mm lorsque des mains courantes sont installées des deux côtés ;
Hauteur libre : Minimum 2030 mm, mesuré verticalement à partir de la ligne de pente reliant les nez de
marche ou à partir de la surface du palier/de la plate-forme.
Hauteur des contremarches : Maximum 195 mm, mesuré verticalement entre les bords d'attaque des
marches adjacentes. La plus grande hauteur de contremarche d'une volée ne doit pas dépasser la plus
petite de plus de 9,5 mm.
Profondeur de la bande de roulement : Minimum 254 mm, mesuré horizontalement entre les projections
les plus avancées des filets adjacents, perpendiculairement au bord d'attaque de la bande de roulement.
La plus grande profondeur de marche d'une volée ne doit pas dépasser la plus petite de plus de 9,5 mm.
Paliers : Un palier ou un plancher est requis en haut et en bas de chaque volée. La largeur du palier
(perpendiculaire au sens de la marche) doit être au moins égale à la largeur de la volée qu'il dessert.
Les escaliers illustrés dans les figures 1.7.8-1, -2 et -3 ci-dessous ont été conçus pour être soutenus de
manière indépendante, séparément des murs porteurs qui font partie du système de stabilité de la
maison principale.
Les escaliers doivent respecter les exigences et peuvent être installés en béton armé ou en métal mais
doivent satisfaire à toutes les exigences suivantes :
● Les escaliers doivent être raccordés à chaque niveau à la dalle ou à la toiture du bâtiment par un
palier en béton armé continu.
● Les escaliers ne doivent pas dépendre des murs du bâtiment pour le support vertical.
● Le support vertical des escaliers ou des paliers doit être assuré par des colonnes autoportantes,
ou par des murs de maçonnerie d'au moins 0,6 m de longueur.
● Les composants de fondation des escaliers doivent être construits sur une base de pierre ou une
semelle de béton encastrée à un minimum de 30 cm sous le niveau du sol. Sur les sites en pente
(>7 %) ou les sites meubles, la fondation des escaliers doit être continue avec le reste du
bâtiment.
430
Figure 1.7.8-1 Escalier en U.
1.5.8 TERRASSES ET GALERIES COUVERTES
Ces directives comprennent des exigences détaillées pour les petites terrasses, telles que définies au
point 1.5.9.1.
Les terrasses qui dépassent les limites dimensionnelles des petites terrasses peuvent également être
incorporées dans la conception de la maison. Toutefois, dans ce cas, l'utilisateur doit procéder à une
vérification détaillée du PAT en suivant la procédure décrite à la section 1.7.4.3 et à l'annexe 3. En outre,
les exigences de l'IRC 2021 (en particulier l'appendice AH) et de l'IBC 2021 (appendice I et section
1004.7) doivent être examinées et respectées.
431
1.5.8.1 Directives pour les petites terrasses
De petites terrasses sont autorisées pour les plans de construction rectangulaire et en L décrits aux
sections 1.4.1.2 et 1.4.1.3. Les dimensions des terrasses sont limitées de manière à ne pas avoir
d'impact significatif sur le comportement attendu du bâtiment. Les limites de taille, d'emplacement du plan
et de configuration sont résumées ci-dessous.
1.5.8.1.1
Caractéristiques générales
Une terrasse est considérée comme petite si elle répond aux critères suivants :
●
Taille : La surface du plan doit être ≤10% de la surface du rez-de-chaussée du bâtiment, avec un
maximum absolu de 12 m².
●
Hauteur : Un niveau.
●
Contraintes dimensionnelles : La profondeur maximale, mesurée perpendiculairement à la façade
du bâtiment, ne doit pas dépasser 2,5 m.
●
Implantation : La terrasse doit être entièrement contenue dans une seule façade et ne peut la
dépasser dans aucune direction.
● Alignement sur la trame de la maison : Pour assurer la cohérence structurelle, les extrémités de
la terrasse doivent s'aligner sur la trame du bâtiment de façon à ce que les poutres en béton
armé de la terrasse soient directement reliées aux colonnes de la maison (figure 1.5.8-1).
FIGURE 1.5.8-1 Directives d'alignement de Patio.
●
Colonnes : Les colonnes de soutien détaillées conformément aux exigences ci-dessous sont
suffisantes ; les murs de cisaillement ne sont pas nécessaires .
432
●
Options de couverture : Les toits des patios peuvent être des structures légères ou des dalles en
béton armé (pleines ou nervurées). Les toits en dalles de patio ne sont autorisés que pour les
bâtiments d'un seul niveau avec des toits lourds ou les bâtiments à plusieurs niveaux.
Les petites terrasses peuvent être incorporées dans la conception du bâtiment sans affecter les
exigences du PAT décrites dans la section 1.7.4.3. Ils doivent respecter des exigences spécifiques pour
les colonnes, les fondations, les poutres et les toits, comme indiqué ci-dessous.
1.5.8.1.2
Colonnes
Les petits patios peuvent être délimités et soutenus par des colonnes isolées reflétant ces
caractéristiques :
● Section transversale : 20cm x 20cm ;
● Renforcement longitudinal : 4 x ½" ;
● Attaches: 1/4" @75mm c/c depuis la fondation jusqu'à une hauteur égale à 600 mm au-dessus
du niveau du sol et pour les 600 mm près du joint supérieur avec le soubassement. Liens égaux
à 1/4" @150mm c/c pour le reste de la fondation. @150mm c/c pour le reste de la hauteur de la
colonne.
Si le patio est limité par une balustrade/parapet en maçonnerie reliée aux colonnes, les liens
doivent être espacés de 75 mm de la fondation jusqu'à un niveau situé à 600 mm au-dessus de
la hauteur de la balustrade/parapet. Cette mesure doit également être incorporée dans le cas où
l'installation du parapet pourrait avoir lieu dans une deuxième phase du développement de
l'espace du patio.
Pour une terrasse de 2,5 m x 4,5 m, il faudra prévoir 2 colonnes aux angles de la terrasse.
1.5.8.1.3
Fondations
La fondation du patio peut être une extension de la fondation de la maison principale, lorsque celle-ci est
réalisée soit en maçonnerie de pierre, soit par une semelle continue en béton armé. Dans ce cas, les
colonnes doivent s'étendre jusqu'à la base de la fondation et se terminer par un tampon, conformément
aux directives de 1.7.2.1 (1.5.8.1.3-1).
Figure 1.5.8.1.3-1 Descente du niveau de la dalle du rez-de-chaussée - Fondation en maçonnerie.
433
Alternativement, les colonnes des patios peuvent reposer sur des socles isolés avec les spécifications du
Tableau 1.5.8.3-1, construits au-dessus d'une chape de béton de 5 cm au fond de l'excavation (Figures
1.5.8.1.3-2 et 1.5.8.1.3-2).
Tableau 1.5.8.3-1 Plaques isolées pour colonnes de patio
Type de sol
Raide
Douceur
Toit du
patio
B (m)
Dimensions
L (m)
H (m)
Renforcement (1)
Renforcement (1)
Dalle
0.5
0.5
0.20
3 x ½"@ 225 mm
3 x ½" @ 225 mm
Poids
léger
0.4
0.4
0.20
3 x ½"@ 225 mm
3 x ½" @ 225 mm
Dalle
0.7
0.7
0.25
4 x ½"@ 225 mm
4 x ½" @ 225 mm
Poids
léger
0.5
0.5
0.20
3 x ½"@ 225 mm
3 x ½" @ 225 mm
FIGURE 1.5.9-3 Plaques isolées pour les colonnes du patio.
Les colonnes du patio doivent être reliées au système de fondation de la maison par l'extension de la
poutre de socle. Comme il est de bonne pratique d'abaisser le niveau du rez-de-chaussée du patio afin
d'éviter l'intrusion d'eau, la poutre de socle du patio peut être réduite en hauteur de 50 mm par rapport à
la poutre de socle du bâtiment principal. Les spécifications de renforcement restent les mêmes que celles
de la section 1.7.4.6.
434
FIGURE 1.5.9-4 Descente du niveau de la dalle du rez-de-chaussée - Colonnes sur plots isolés.
1.5.8.1.4
Poutres
Le sommet des colonnes doit être relié par une poutre suspendue présentant ces caractéristiques :
● Section transversale : 30 cm de profondeur x 20 cm de largeur (correspondant aux dimensions
des colonnes) ;
● Portée maximale : 4,5 m, mesurés à l'axe des colonnes ;
● Renforcement longitudinal : 4 x 1/2" ;
● Attaches : 1/4" @75mm c/c pour 600mm au-delà des supports et 1/4" @150mm c/c pour le reste
de la portée. @150mm c/c pour le reste de la portée ;
Note : Si des colonnes supplémentaires sont ajoutées au patio (pour des raisons architecturales),
réduisant la portée de la poutre à un maximum de 3 mètres (mesurée à l'axe des colonnes), la
profondeur de la poutre peut être réduite à 20 cm tout en conservant toutes les autres spécifications
énumérées ci-dessus.
Les poutres de la terrasse doivent être reliées à la poutre de rive du plafond de la maison, comme le
montrent les Figures 1.5.8.1.5-1 et 1.5.8.1.5-2 ci-dessous. En outre, elles doivent s'aligner sur les lignes
d'ossature du bâtiment de manière à ce que les poutres en béton armé de la terrasse soient directement
reliées aux poteaux de la maison.
1.5.8.1.5
Terasses avec toiture lourde
Des dalles plates en béton armé (125 mm d'épaisseur) ou des dalles alvéolées (150 mm d'épaisseur)
peuvent être utilisées comme toits de terrasse (voir la section 1.7.5 pour plus de détails), entre les murs
de la maison et la poutre de la terrasse.
435
Figure 1.5.8.1.5-1 Détail de la connexion dalle-toit à la poutre de plafond de la maison.
La dalle du toit du patio doit être placée plus bas que la dalle de la maison adjacente afin d'assurer un
drainage adéquat (30 mm minimum sont recommandés).
Si nécessaire, pour tenir compte de la différence de niveau du toit, la poutre de plafond de la maison peut
être plus profonde, comme le montre la Figure 1.5.8.1.5-2 .
Figure 1.5.8.1.5-2 Détail de la connexion dalle-toit à la poutre de plafond d'une maison plus
profonde.
Les toits en dalles de patio peuvent également comporter des avant-toits dépassant de 0,3 m l'axe des
colonnes de soutien. Pour faciliter le drainage, les dalles doivent s'éloigner du bâtiment avec une pente
minimale de 2 % (1:50), bien qu'une pente d'au moins 1:12 soit recommandée.
436
1.5.8.1.6
Terasses avec toitures légers
Les terrasses avec toitures légères peuvent être intégrées dans des bâtiments dotés d'une toiture légère
ou d'une toiture en dalles. Toutefois, les terrasses dotées d'une toiture légère ne doivent pas être
construites si la maison est située dans la zone d'exposition D.
Le toit d'une terrasse légère est à une seule pente qui évacue l'eau de la maison et doit être
structurellement indépendant du toit de la maison principale afin d'éviter que les dommages causés par le
vent n'affectent la structure primaire.
Les toitures légères des terrasses doivent être conformes aux spécifications applicables aux toitures en
appentis énoncées au Chapitre 1.5.6. Les options décrites dans ce chapitre se limitent aux méthodes de
raccordement de la toiture de la terrasse à la toiture principale.
Option 1.A - RACCORDEMENT AVEC UN CHEVRON INTERMÉDIAIRE FIXÉ AU CHAÎNAGE
SUPÉRIEUR (recommandée) : Les chevrons sont placés perpendiculairement au mur de la maison, et
les pannes sont installées sur le dessus pour soutenir les éléments de couverture.
L'indépendance structurelle entre les toits est obtenue en attachant les chevrons principaux de la terrasse
à un chevron intermédiaire, qui est ensuite fixé au mur ou à la poutre de ceinture de la maison (Figure
1.5.8.1.6-1 et détail).
Figure 1.5.8.1.6-1 Toiture légère en configuration terrasse avec raccordement au rebord.
La conception du cadre d'appui et le raccordement du cadre d'appui au chaînage supérieur doivent être
déterminés par une conception technique selon l'IBC 2021.
Option 1.B - RACCORDEMENT DIRECT AU CHAÎNAGE SUPÉRIEUR DE LA MAISON : Les chevrons
sont orientés perpendiculairement au mur de la maison et soutenus par le chaînage horizontal, en
alternance avec les chevrons de la toiture principale (voir Figure 1.5.8.1.6-2).
437
Figure 1.5.8.1.6-2 toiture légère en configuration patio avec raccordement au soubassement de la
maison
Cette solution n'assure pas une indépendance totale entre les deux toits et est donc moins recommandée
que l'option précédente. Cependant, elle est incluse en tant qu'alternative viable qui s'aligne sur les
normes de construction locales.
Les pannes sont installées au-dessus des chevrons pour soutenir les panneaux de toiture CGI.
438
Code National du Bâtiment
d'Haïti
2025
PARTIE 2 - Chapitre 2
Renforcement de petits
bâtiments en maçonnerie
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
439
440
Table des matières
2.0 INTRODUCTION
2.1 CRITÈRES D'APPLICABILITÉ SPÉCIFIQUES
2.2 ÉVALUATION ET PROCÉDURE DE CONCEPTION
2.3 BASE DE CONCEPTION
2.4 INTERVENTIONS PROGRESSIVES
2.4.1 Objectif de l'intervention progressive
2.4.1 Description des différents niveaux d’intervention
5
5
6
7
7
7
8
Liste des figures et tableaux
Figure 2.2 -1 : Organigramme du processus d'évaluation et renforcement
3
441
7
2.0 INTRODUCTION
Ce chapitre fournit des directives pour l’évaluation sismique et la conception du renforcement des petits
bâtiments en maçonnerie existants. L’édition 2025 du Manuel de renforcement parasismique et
paracyclonique du MTPTC (« Manuel ») sert de référence principale pour l’évaluation et la conception du
renforcement. Le Manuel est un document distinct du CNBH 2025.
Les bâtiments qui répondent aux critères d’applicabilité résumés à la Section 2.1 peuvent être évalués et
renforcés en utilisant la procédure de conception résumée à la Section 2.2. La base de conception est
fournie à la Section 2.3. La Section 2.4 fournit des conseils pour planifier un renforcement progressif, qui
consiste à renforcer un bâtiment de manière incrémentale afin d’étaler le coût sur une période plus
longue que si le renforcement complet était réalisé en une seule fois.
2.1 CRITÈRES D'APPLICABILITÉ SPÉCIFIQUES
Ces directives s'appliquent aux constructions existantes, de deux niveaux en maçonnerie typiquement
haïtienne.
La construction typique de la maçonnerie haïtienne est définie comme suit :
● Fondations : semelles en roche, en béton ou en maçonnerie ; parquet en béton armé ou non
armé.
● Murs : murs porteurs en maçonnerie en bloc de béton non armé, avec ou sans colonnes en
béton armé et autres armatures de confinement.
● Dalles suspendues et toitures: dalles et poutrelles en béton armé avec des hourdis en bloc de
béton; ou systèmes de toiture légère
Ces directives s’appliquent aux bâtiments qui respectent les limitations dimensionnelles, les rapports
d’aspect et les autres restrictions géométriques intégrées dans le processus d’évaluation fondé sur une
liste d’évaluation décrite dans le Manuel.
Des conditions non autorisées pour les constructions neuves peuvent être acceptées pour les bâtiments
existants si elles satisfont aux critères d’acceptation détaillés spécifiés dans le Manuel.
Les bâtiments qui ne répondent pas aux critères d’applicabilité de cette section doivent être évalués et
renforcés conformément au CNBH 2025, Partie 1, Chapitre 34, qui renvoie à l’IEBC 2021. L’IEBC 2021
adopte l’ASCE 41-17 pour l’évaluation et le renforcement sismiques. Si souhaité, les bâtiments qui
répondent aux critères d’applicabilité du Manuel peuvent être évalués et renforcés selon le CNBH 2025,
Partie 1, Chapitre 34 (au lieu du Manuel). Voir le CNBH 2025, Partie 1, Chapitre 34 pour des informations
supplémentaires, notamment sur la sélection des accélérations spectrales appropriées, qui diffèrent de
celles utilisées dans la procédure de conception décrite dans ce chapitre.
442
2.2 ÉVALUATION ET PROCÉDURE DE CONCEPTION
Le processus d’évaluation et de renforcement sismique est résumé sous forme d’organigramme à la
Figure 2-1. La procédure d’évaluation est basée sur une liste de vérification utilisée pour identifier les
principales déficiences sismiques. Lorsque des déficiences sont identifiées, des mesures de
renforcement doivent être proposées et l’évaluation doit être répétée jusqu’à ce que toutes les
déficiences soient traitées. La procédure de liste de vérification et les mesures de renforcement sont
décrites dans le Manuel.
Le processus d’évaluation est composé de la visite du site, puis de l’évaluation du site et du bâtiment. La
visite du site constitue la première étape du processus d’évaluation. Elle se concentre sur la collecte
d’informations liées aux aléas sismiques spécifiques au site, tels que la sismicité locale, les conditions de
sol et la stabilité du terrain. La procédure de visite du site est décrite dans le Manuel.
L’étape suivante est l’évaluation du site et du bâtiment, qui utilise la Liste des déficiences décrite dans le
Manuel. Cette liste identifie les déficiences structurelles connues pour augmenter la vulnérabilité
sismique. L’évaluation doit utiliser les accélérations spectrales issues du Manuel ou du CNBH 2025,
Partie 2, Section 0.7.2.
Une fois les déficiences structurelles identifiées à travers le processus d’évaluation, des stratégies de
renforcement appropriées doivent être sélectionnées. Les mesures de renforcement sont directement
basées sur les déficiences identifiées dans la Liste des déficiences. L’ingénieur doit sélectionner des
techniques appropriées pour éliminer ou atténuer chaque déficience, en utilisant les exemples et
orientations fournis dans le Manuel. Des mesures de renforcement alternatives peuvent être proposées
par un ingénieur qualifié.
5
443
Figure 2.2 -1 : Organigramme du processus d'évaluation et renforcement
2.3 BASE DE CONCEPTION
Le Manuel est basé sur l’édition 2003 de l’ASCE 31, Seismic Evaluation of Existing Buildings, et sur
l’édition 2006 de l’ASCE 41, Seismic Rehabilitation of Existing Buildings. Voir le Manuel pour les critères
de performance et des informations supplémentaires.
2.4 INTERVENTIONS PROGRESSIVES
2.4.1 Objectif de l'intervention progressive
Lorsqu'un renforcement complet n'est pas possible (en raison du manque de ressources disponibles),
des interventions prioritaires peuvent être mises en œuvre progressivement. L'ingénieur responsable doit
définir les activités clés pour l'intervention spécifique, en suivant les lignes directrices générales définies
par le CNBH avec les objectifs principaux :
-
Assurer une amélioration structurelle par rapport à l'état existant.
-
Réduire la vulnérabilité en améliorant la sécurité générale.
-
Empêcher la création de nouvelles lacunes ou de vulnérabilités supplémentaires.
444
Ces interventions ne garantissent pas un niveau de performance structurelle spécifique. L'accent est mis
uniquement sur la réduction progressive de la vulnérabilité, plutôt que sur l'atteinte d'une norme
structurelle prédéfinie. Les différents paquets d’interventions sont définis comme suit :
-
Niveau 0 : Interventions de réparation
-
Niveau 1 : Renforcement minimal : Réparation de l'existant et atténuation des dommages
basiques et avancés pour les risques cycloniques.
-
Niveau 2 : Renforcement intermédiaire : Configuration et chemin de charge
-
Niveau 3 : Renforcement complet : Résistance et ductilité
2.4.1 Description des différents niveaux d’intervention
Niveau 0 : Les interventions de réparation ne sont pas considérées comme faisant partie du processus
de renforcement, car elles ne font que restaurer la structure dans son état d'avant la catastrophe sans
réduire sa vulnérabilité par rapport à l'état d'avant la catastrophe. Cependant, les interventions de
réparation doivent suivre les techniques décrites dans le manuel sur les techniques de renforcement et
de construction neuve et peuvent être considérées comme la phase initiale avant le renforcement.
Niveau 1 : Renforcement minimal : Réparation de l'existant et atténuation des dommages basiques et
avancés pour les risques cycloniques.
-
-
-
-
-
Démolition et reconstruction des murs endommagés ou structurellement compromis.
Démolition et reconstruction des éléments en béton armé endommagés.
Réparation ou reprise des éléments en béton armé détériorés.
Construction d'un chaînage supérieur ( poutre de ceinture) continue au-dessus de tous
les murs.
Atténuation des risques immédiats liés au terrain (réparation ou construction de murs de
soutènement).
Pour les bâtiments à toitures légères :
-
-
-
Construction d’une nouvelle toiture en bois reliée au nouveau chaînage supérieur. À
noter que le remplacement par une dalle ne peut être envisagé qu’au niveau 3 afin de ne
pas fragiliser davantage la structure.
Démolition et reconstruction des murs pignons en maçonnerie chaînée.
Remplacement des gouttières endommagées.
Pour les bâtiments à toiture lourde :
-
-
Démolition partielle et réparation des dalles existantes 1
Protection de la dalle contre la corrosion et amélioration du drainage
Niveau 2 : Renforcement intermédiaire : Configuration et chemin de charge
-
-
-
Toutes les interventions du niveau 1.
Remplissage ou reconfiguration des ouvertures en façade pour augmenter la surface
murale en façade.
Construction de murs périmétriques indépendants (non mitoyens), avec une longueur
minimale.
1
Si une démolition totale est nécessaire, elle doit être effectuée au niveau 3 pour ne pas mettre
davantage la structure en danger.
7
445
-
-
-
-
-
-
-
-
Construction de murs perpendiculaires pour contreventer les murs pignons.
Support des dalles en porte-à-faux par la construction de nouveaux murs ou colonnes.
En alternative, démolition et reconstruction du mur de façade aligné avec l’axe des
étages inférieurs.
Renforcement des escaliers existants ou construction de nouveaux escaliers.
Création de joints parasismiques pour obtenir une configuration régulière du bâtiment.
Construction de nouveaux murs pour respecter les distances maximales autorisées entre
murs parallèles et améliorer la stabilité hors plan.
Complétion des murs de faible hauteur et connexion correcte à la poutre de chaînage
supérieure.
Renforcement des murs de soutènement intégrés à la structure du logement.
Confinement des parapets et des petits murs pour améliorer la stabilité.
-
Remplacement des fondations de faible performance ou construction de nouvelles
fondations si nécessaire.
-
Atténuation des risques à long terme liés au terrain (drainage adéquat pour protéger les
fondations).
Niveau 3 : Renforcement complet : Résistance et ductilité
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Toutes les interventions des niveaux 1 et 2.
Assurer le respect du Pourcentage de Surface de Murs Minimal requis
Enduits (avec ou sans treillis soudé) pour renforcer les murs en maçonnerie.
Revêtements en béton
Nouveaux murs.
Amélioration du système structurel vers la maçonnerie chaînée si nécessaire.
Confinement des ouvertures murales pour améliorer la stabilité.
Démolition totale et nouvelle dalle de toiture
Remplacement toiture légère par dalle de toiture.
446
Code National du Bâtiment
d'Haïti
2025
PARTIE 1 - Chapitre 3
Extension et construction
progressive de petits bâtiments
en maçonnerie
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
447
2
448
Table des matières
3.1 CRITÈRES D'APPLICABILITÉ SPÉCIFIQUES
5
3.1.1 Construction progressive
5
3.2 PROCÉDURE DE CONCEPTION POUR L'EXTENSION
6
3.3 Extension verticale
6
3.3.1 Implication structurelle pour l'extension verticale
6
3.3.2 Évaluation Considération de l'extension verticale
7
3.3.2.1 Fondations
7
3.3.2.2 Dalles et poutres
7
3.3.2.3 Toiture légere
7
3.3.2.4 Colonnes et murs
7
3.3.3 Considérations de conception pour l'extension verticale
7
3.3.4.1 Poursuite des colonnes au-dessus d'une dalle existante
8
3.3.4.2 Poursuite des colonnes au-dessus d'une nouvelle dalle
9
3.4 EXTENSION HORIZONTALE
11
3.4.1 Considérations relatives à l'évaluation
11
3.4.1.1 Implications structurelles d'une extension horizontale
11
3.4.1.2 Configuration
11
3.4.1.2 Toit
12
3.4.2 Considérations relatives à la conception
12
3.4.2.1 Configuration
12
3.4.2.1 Fondations et murs
12
3.4.2.1 Toit
13
3.4.3 DÉTAILS DES EXTENSIONS HORIZONTALES
13
3.4.3.1 Raccordement d'une nouvelle fondation au chaînage inférieur
13
Figure 3.3.4,e : Raccordement d'une nouvelle fondation au chaînage inférieur,
avec extensions existantes du chaînage inférieur
13
3.4.3.2 Raccordement d'un mur existant à une colonne
14
3.4.3.4 Raccordement des poutres supérieures
16
3.4.3.6 Extension d'une dalle
17
3.5 Construction progressive
19
3.5.1 Phases de construction
19
3.5.1 Continuité des mesures de renforcement et de protection
19
3.5.2- Exigences avant la reprise de la construction
19
3
449
Liste des figures et tableaux
Figure 3.1.2 Schéma des différentes extensions possibles
5
Figure 3.3.4,b : Poursuite des colonnes au-dessus d'une dalle existante, sans extension
existante
9
Figure 3.3.4,c : Poursuite des colonnes au-dessus d'une nouvelle dalle
10
Figure 3.3.4,d : Nouvelle dalle sur un chaînage supérieur existant
11
Figure 3.3.4,e : Raccordement d'une nouvelle fondation au chaînage inférieur,
avec extensions existantes du chaînage inférieur
13
Figure 3.3.4,f : Raccordement d'une nouvelle fondation au chaînage inférieur, sans extension
existante du chaînage inférieur
14
Figure 3.3.4,f : Raccordement d'un nouveau mur à une colonne, avec extensions existantes du
chaînage inférieur
15
Figure 3.3.4,g : Raccordement d'un nouveau mur à une colonne, sans extension existante du
chaînage inférieur
15
Figure 3.3.4,i : Raccordement du chaînage supérieur, avec extension existante du chaînage
supérieur
16
Figure 3.3.4,h : Raccordement du chaînage supérieur, sans extension existante du chaînage
supérieur
17
Figure 3.3.4,j : Raccordement d’une nouvelle dalle à une dalle existante, nouvelles poutrelles
perpendiculaire au chaînage existant
18
Figure 3.3.4,k : Raccordement d’une nouvelle dalle à une dalle existante, nouvelles poutrelles
parallèles au chaînage existant
18
4
450
3.1 CRITÈRES D'APPLICABILITÉ SPÉCIFIQUES
3.1.1 Construction progressive
En Haïti, les logements sont généralement construits par étapes, en fonction de la capacité financière
des propriétaires. Bien que la construction d'une unité de logement complète dès le départ soit l'approche
recommandée pour assurer la durabilité et la rentabilité, ces directives reconnaissent la réalité des
pratiques de construction progressive. Les directives fournissent des conseils spécifiques pour minimiser
les risques et les problèmes généralement associés aux délais de construction prolongés.
Ces directives s'appliquent à tous les bâtiments construits conformément aux dispositions du chapitre 1.
3.1.2 Extension horizontale et verticale
Le logement en Haïti peut être développé par l'ajout d'un espace de vie supplémentaire en agrandissant
une maison existante. Ces directives s'appliquent à l'ajout d'espace de vie supplémentaire aux maisons
en maçonnerie d'un à deux étages.
Les extensions qui augmentent l'empreinte au sol de la maison et la font croître vers l'extérieur sont
considérées comme des extensions HORIZONTALES et sont spécifiées au chapitre 3.3.
Les extensions qui augmentent le nombre de niveaux de la maison et la font croître vers le haut sont
considérées comme des extensions VERTICALES et sont spécifiées au chapitre 3.4.
Lorsqu'un niveau supérieur est agrandi horizontalement au-dessus d'une partie existante de la maison,
on considère qu'il s'agit d'un agrandissement à la fois horizontal et vertical et on parle d'agrandissement
COMBINÉ. L'extension doit respecter les spécifications des chapitres 3.3 et 3.4.
Figure 3.1.2 Schéma des différentes extensions possibles
5
451
3.2 PROCÉDURE DE CONCEPTION POUR L'EXTENSION
Avant toute extension, un ingénieur qualifié doit évaluer la structure existante et les conditions du site afin
de déterminer :
1. La faisabilité structurelle et la sécurité de l'extension.
2. Les mesures de renforcement nécessaires pour que la structure existante puisse supporter
l'extension en toute sécurité.
L'ingénieur doit évaluer l'état de la maison existante et de ses composants à l'aide du chapitre 2 Directives pour le renforcement et des considérations spécifiques à prendre en compte lors de
l'évaluation de l'extension verticale et horizontale dans ce chapitre.
Si l'extension est jugée faisable, l'ingénieur prépare :
● Un projet de renforcement de la structure existante pour supporter l'extension, si nécessaire,
conformément au chapitre 2 - Directives de renforcement.
● Une conception structurelle de l'extension, conformément au chapitre 1 - nouvelles constructions
● Une conception structurelle pour la connexion entre l'existant et l'extension, conformément au
chapitre 2 des directives relatives à l'extension des logements.
L'extension doit suivre le même processus que la nouvelle construction en ce qui concerne l'autorisation
et l'administration.
L'extension horizontale d'un bâtiment en maçonnerie non chaînée chaînée est autorisée en utilisant des
techniques de maçonnerie non chaînée, conformément aux spécifications énoncées au chapitre 1 Directives sur les nouvelles constructions, sans nécessiter l'installation d'éléments de confinement
verticaux.
L'extension horizontale ne nécessite pas la mise en conformité de la maison existante si la surface
ajoutée est inférieure à 12 m² ou représente moins de 50 % de la surface totale de la maison, bien qu'elle
soit recommandée.
3.3 Extension verticale
3.3.1 Implication structurelle pour l'extension verticale
Les extensions verticales sont possibles uniquement sur les bâtiments de un niveau.
Les extensions verticales augmentent le poids de la structure, ce qui accroît les charges gravitaires sur
la maison en conditions normales. Le poids et la taille supplémentaires augmentent également les
charges horizontales sur la maison en cas de tremblement de terre ou de cyclones. Le bâtiment existant
doit donc être évalué afin de déterminer si les murs, les colonnes et les fondations existantes - qui
constituent le système de résistance aux charges verticales - peuvent supporter les charges gravitaires
supplémentaires d'une extension.
Il est nécessaire d'évaluer si des travaux de renforcement sont nécessaires avant de concevoir
l'agrandissement. Les travaux de renforcement au rez-de-chaussée peuvent nécessiter des changements
dans le plan d'étage, ce qui affecte à son tour le plan d'étage de l'extension.
6
452
Il est également nécessaire d'effectuer les travaux de renforcement avant de commencer les travaux
d'extension.
3.3.2 Évaluation Considération de l'extension verticale
3.3.2.1 Fondations
L'ingénieur vérifiera que les fondations existent sous tous les murs et colonnes et qu'elles sont en bon
état, et il évaluera l'état du sol pour savoir quelle doit être la largeur de la semelle pour supporter des
étages supplémentaires et la charge d'une extension verticale (voir chapitre 1.5.1). Si la semelle est en
mauvais état ou n'est pas suffisamment dimensionné, il peut être nécessaire de la remplacer ou de la
renforcer.
3.3.2.2 Dalles et poutres
L'ingénieur devra tenir compte du fait que la transformation d'un toit existant en un plancher dans un
nouveau niveau augmentera la charge sur la dalle et les poutres de soutien si davantage de personnes et
de meubles reposent régulièrement sur la dalle. (Voir le chapitre 1.5.5 du CNBH pour les différentes
charges superposées à prendre en compte pour les planchers résidentiels). L'ingénieur évaluera s'il est
nécessaire de renforcer ou de remplacer la dalle et les poutres existantes.
3.3.2.3 Toiture légere
Si la maison existante possède une toiture légère, il faudra l'enlever et la remplacer par une nouvelle
dalle qui servira de plancher au nouveau niveau ajouté au-dessus.
3.3.2.4 Colonnes et murs
L'ingénieur doit évaluer les colonnes et les murs pour s'assurer qu'ils sont continus jusqu’à la fondation et
en bon état. Des murs et des colonnes trop étroites peuvent ne pas être suffisamment solides pour
supporter les charges verticales supplémentaires dues à une extension, et il peut être nécessaire de les
remplacer ou de les renforcer.
3.3.3 Considérations de conception pour l'extension verticale
La nouvelle extension doit suivre les prescriptions du chapitre 3. La configuration de l'extension et du
bâtiment existant doit respecter la spécification de configuration requise au chapitre 1.3 notamment :
-
-
-
-
-
-
-
-
Elle doit être régulière et respecter la géométrie du plan de l'étage inférieur.
Toutes les colonnes doivent être alignées de manière continue depuis les fondations jusqu'au toit.
Les murs périphériques et intérieurs doivent être alignés sur tous les étages pour réduire l'impact
sur la structure.
Les ouvertures (portes, fenêtres, galeries) doivent être alignées verticalement sur toute la hauteur
du bâtiment.
Il ne doit pas y avoir de parties de plancher en surplomb.
La hauteur de l'étage supérieur ne doit pas dépasser 2,9 m:
Il faut tenir compte de la distance entre l'extension et les structures adjacentes. Il peut y avoir des
surplombs aux niveaux supérieurs des structures adjacentes qui interfèrent avec la forme de
l'extension. La distance entre les bâtiments ne doit pas être inférieure à 1,5 m. La distance
minimale doit être H / 100 où H est la hauteur du bâtiment.
Les toilettes doivent être alignées pour simplifier la plomberie.
7
453
3.3.4.1 Poursuite des colonnes au-dessus d'une dalle existante
Lorsqu'une extension verticale est prévue, les barres de renforcement verticales des colonnes doivent
être prolongées d'au moins 600 mm au-dessus du niveau de la dalle de toit pour permettre le
chevauchement entre les deux colonnes.
Les barres d'armature exposées destinées à une utilisation future doivent être protégées de manière
adéquate afin d'éviter la corrosion et la dégradation de la structure. L'une des mesures de protection
suivantes doit être appliquée :
● Enrobage dans du béton maigre (résistance minimale à la compression : 10 MPa) formant une
colonne provisoire, conçue pour faciliter la démolition future sans endommager l'armature.
● Application d'un revêtement anticorrosion approuvé sur toutes les surfaces d'acier exposées.
Construction d'un béton maigre de 100 mm d'épaisseur à la base des barres d'armature
prolongées pour empêcher les infiltrations d'eau.
Figure 3.3.4,a Poursuite des colonnes au-dessus d'une dalle existante, avec extension
existante
Si le bâtiment existant ne dispose pas d'une extension de 60 cm des barres d'armature au-dessus de la
dalle, le béton autour du poteau sous la dalle doit être enlevé pour exposer l'armature et assurer un
chevauchement minimum de 60 cm avec les nouvelles barres.
8
454
Figure 3.3.4,b : Poursuite des colonnes au-dessus d'une dalle existante, sans extension
existante
3.3.4.2 Poursuite des colonnes au-dessus d'une nouvelle dalle
Lorsque la toiture existante est constituée d’une toiture légère ou que la dalle est trop endommagée, la
dalle doit être démolie et reconstruite conformément aux dispositions du chapitre 1.5.5 Lors de la
démolition, il se peut que les colonnes existantes n'aient pas une extension suffisante des barres
d'armature au sommet. Dans ce cas, le béton doit être enlevé autour du sommet des colonnes afin
d'exposer l'armature et d'assurer une longueur de recouvrement minimale de 60 cm avec les nouvelles
barres.
9
455
Figure 3.3.4,c : Poursuite des colonnes au-dessus d'une nouvelle dalle
S’il existe un chaînage supérieur en bon état, la dalle peut y être raccordée. Dans ce cas, il faut enlever le
béton de la partie supérieure du chaînage pour exposer les deux barres supérieures, puis ajouter deux
barres d’armature longitudinales reliées par des étriers à la partie supérieure du chaînage existant, afin
de constituer un chaînage supérieur à six barres. La poutre de la dalle sera connectée aux quatre barres
d’armature supérieures, qui seront utilisées comme nouveau chaînage supérieur pour soutenir les
poutrelles de la dalle.
10
456
Figure 3.3.4,d : Nouvelle dalle sur un chaînage supérieur existant
3.4 EXTENSION HORIZONTALE
3.4.1 Considérations relatives à l'évaluation
3.4.1.1 Implications structurelles d'une extension horizontale
Les extensions horizontales modifient l'agencement de la structure. Les ajouts à une structure modifient
également les proportions de la maison et son comportement en cas de tremblement de terre.
L'évaluation du bâtiment existant permettra à l'ingénieur de comprendre comment planifier et exécuter au
mieux l'extension.
Concevoir le renforcement (si nécessaire) et l'extension en même temps. Sans joint sismique, le
bâtiment existant et l'extension fonctionnent comme une seule structure. Il faut concevoir le renforcement
et l'extension en même temps afin d'optimiser la trame structurelle, les travées, les espaces et les
espaces de circulation.
Coordonner les travaux de renforcement et d'extension. Par rapport à l'extension verticale, où il est
nécessaire d'achever les travaux de renforcement avant de commencer la construction de l'extension,
dans le cas d'une extension horizontale, il est plus pratique d'exécuter les travaux de renforcement et
d'extension en parallèle. Par exemple, si un chaînage supérieur doit être installé pour le renforcement, il
est plus efficace de la construire en même temps que le chaînage superieur de l'extension.
3.4.1.2 Configuration
Avant de commencer l’extension, il faut évaluer le site suivant les prescriptions du chapitre 0. En
particulier, il faut identifier l’espace disponible, le périmètre du terrain et la distance entre le bâtiment
existant et les bâtiments adjacents, les réservoirs ou les fosses souterraines et les pentes protégées ou
non.
11
457
Lorsque le terrain est en pente, évaluer la possibilité de créer des niveaux de plancher en gradins ou de
surélever les fondations pour que le plancher de la structure existante soit au même niveau que celui de
l'extension. Dans les deux cas, les fondations de la structure existante et de l'extension doivent être
reliées verticalement à la profondeur de la fondation inférieure.
Identifier la trame des murs, des colonnes et des poutres de la structure existante ; identifier les travées
et examiner comment l'extension les compléterait ou les modifierait.
3.4.1.2 Toit
Toiture léger léger : évaluez la configuration actuelle du toit léger (type et géométrie) et planifiez à l'avance
la manière dont la toiture d'extension s'y intégrera, conformément au chapitre 1.
Évaluez l'état de la dalle : le raccordement de la nouvelle dalle de l'extension à une dalle dangereuse
créerait un risque supplémentaire.
3.4.2 Considérations relatives à la conception
3.4.2.1 Configuration
La configuration de l'extension et du bâtiment existant doit être régulière et respecter les spécifications de
configuration requises au chapitre 1.3. Si une configuration régulière n'est pas possible, un joint sismique
doit être envisagé.
Envisager une extension verticale plutôt qu'à horizontale si l'espace disponible pour une extension
horizontale est insuffisant.
Il peut être intéressant de planifier l'ensemble de la configuration terrain/bâtiment même si le budget
disponible ne permet d'en construire qu'une partie.
L'extension horizontale pourrait nécessiter la construction d'une infrastructure d'atténuation des effets du
site sur la parcelle.
Tenez compte des distances minimales requises du chapitre 1 par rapport aux fosses, aux réservoirs
souterrains, aux arbres et aux pentes non protégées.
3.4.2.1 Fondations et murs
Les murs périphériques doivent être alignés sur les murs existants.
Tenez compte de la différence de hauteur due au nouveau chaînageinférieur lorsque vous calculez la
hauteur des murs en maçonnerie.
Lorsque le terrain est en pente, il faut éviter de créer des "poteaux court". Surélever les fondations par
rapport au niveau du sol, tout en respectant la profondeur de fondation prescrite dans le chapitre 1.
Lors de la création d'étages adjacents en gradins, il est convenable de rendre les niveaux d'élévation
égaux au niveau du chaînage inferieurr. Dans ce cas, il faut vérifier que les proportions H/L des
panneaux de maçonnerie confinés sont conformes au chapitre 1.
12
458
3.4.2.1 Toit
Toiture légère : lorsque l'extension est réalisée perpendiculairement à l'inclinaison du toit, le toit peut être
prolongé au-dessus de l'extension. Dans le cas contraire, une modification de la configuration de la
toiture peut s'avérer nécessaire. Assurez-vous que l'ensemble de la toiture est conforme au chapitre
1.5.7.
Les ajouts horizontaux en toiture légère, tels que les vérandas et les galeries, doivent être indépendants
de la toiture légère qui couvre la maison (chapitre 1.7).
3.4.3 DÉTAILS DES EXTENSIONS HORIZONTALES
Deux options sont possible pour les extensions horizontales :
-
-
Séparer les nouvelles structures avec un joint sismique. Dans ce cas, les directives du chapitre 1
s'appliquent. Le minimum du joint sismique doit être H/100 où H est la hauteur du bâtiment.
Connecter la nouvelle structure à la structure existante renforcée conformément au chapitre 2.
3.4.3.1 Raccordement d'une nouvelle fondation au chaînage inférieur
Les nouvelles fondations de l'extension doivent être alignées et reliées aux fondations existantes.
Lorsqu'une extension horizontale future est prévue, les barres d'armature horizontale dans le chaînage
inférieur doivent être prolongées d'au moins 600 mm au-delà du mur extérieur pour permettre le
chevauchement entre les deux chaînages inférieurs.
Figure 3.3.4,e : Raccordement d'une nouvelle fondation au chaînage inférieur,
avec extensions existantes du chaînage inférieur
13
459
Figure 3.3.4,f : Raccordement d'une nouvelle fondation au chaînage inférieur, sans
extension existante du chaînage inférieur
Si le bâtiment existant n'est pas équipé d'un chaînage inférieur ou d’extensions d'armature, la connexion
peut être réalisée directement avec les colonnes existantes. Le béton doit être enlevé pour exposer au
moins deux barres d'armature verticales. Deux nouvelles barres verticales de ½" seront ajoutées et liées
aux barres existantes à l'aide d'étriers de ¼" sur toute la hauteur de la colonne. En outre, quatre barres
en forme de L de ½" seront installées pour assurer une connexion correcte en chevauchant sur au moins
60 cm à la fois l'armature longitudinale de la nouvelle poutre de socle et l'armature de la colonne
existante.
3.4.3.2 Raccordement d'un mur existant à une colonne
Les nouveaux murs doivent être raccordés aux colonnes existantes. Le béton doit être enlevé de manière
à exposer au moins deux barres d’armature verticales de la colonne. Le chaînage intermédiaire doit être
relié aux armatures de la colonne au moyen de deux barres en L de ⅜ʺ, avec un recouvrement minimal
de 50 cm.
14
460
Figure 3.3.4,f : Raccordement d'un nouveau mur à une colonne, avec extensions
existantes du chaînage inférieur
Figure 3.3.4,g : Raccordement d'un nouveau mur à une colonne, sans extension
existante du chaînage inférieur
15
461
3.4.3.4 Raccordement des poutres supérieures
Le nouveau chaînage supérieur de l’extension doit être aligné et relié au chaînage supérieur de l’existant.
Lorsqu’une extension horizontale future est prévue, la barre d’armature horizontale du chaînage
supérieur doit être prolongée d’au moins 600 mm au-delà du mur extérieur afin de permettre le
recouvrement entre les deux chaînages supérieurs.
Figure 3.3.4,i : Raccordement du chaînage supérieur, avec extension existante du
chaînage supérieur
Si le bâtiment existant n’est pas équipé de prolongements du chaînage supérieur, le béton du chaînage
supérieur doit être enlevé de manière à exposer les quatre barres d’armature longitudinales sur une
longueur de 60 cm. Les nouvelles barres longitudinales de ½ʺ du nouveau chaînage doivent être ajoutées
et reliées aux barres existantes à l’aide d’étriers de ¼ʺ disposés sur toute la longueur du chaînage
supérieur, soit 60 cm.
16
462
Figure 3.3.4,h : Raccordement du chaînage supérieur, sans extension existante du
chaînage supérieur
3.4.3.6 Extension d'une dalle
Lorsque le bâtiment existant comporte un plancher ou une toiture en dalle de béton et que l’extension
horizontale attenante comporte également un plancher ou une toiture en dalle de béton, la nouvelle dalle
doit être solidement reliée à la dalle existante. Ceci garantit que la partie existante de la maison et la
partie nouvelle de la maison travaillent ensemble pour résister aux charges sismiques.
Selon la taille et la configuration de l’extension horizontale, l’ingénieur doit déterminer la direction des
poutres de dalle. Il est recommandé que les poutres de dalle portent dans le sens de la plus petite portée.
Si nécessaire, l’ingénieur peut opter pour une dalle à deux sens.
Si les nouvelles poutrelles de dalle sont perpendiculaires au chaînage existant en rive de dalle, il est
nécessaire de démolir partiellement le béton du chaînage existant afin d’y ancrer chaque poutre de dalle
dans le chaînage et la dalle existants. Les barres supérieures sont ancrées dans le nouveau chaînage
créé.
17
463
Figure 3.3.4,j : Raccordement d’une nouvelle dalle à une dalle existante, nouvelles
poutrelles perpendiculaire au chaînage existant
Si les poutres de dalle sont parallèles au chaînage existant, elles doivent être ancrées dans le nouveau
chaînage créé. Seules les barres supérieures doivent être ancrées dans la dalle existante.
Figure 3.3.4,k : Raccordement d’une nouvelle dalle à une dalle existante, nouvelles
poutrelles parallèles au chaînage existant
18
464
3.5 Construction progressive
3.5.1 Phases de construction
Si la construction d'un bâtiment en maçonnerie, tel que défini au chapitre 1, doit être réalisée en plusieurs
phases, les travaux doivent être organisés en étapes clairement définies et complètes dans l'ordre
suivant. Ces phases indiquent les points appropriés où la construction peut être interrompue avant de
passer à l'étape suivante. Dans la mesure du possible, il convient d'exécuter plusieurs phases l'une après
l'autre sans interruption
-
-
-
-
Phase 1 : Fondation
Phase 2 : Chaînage inférieur et dalle de plancher
Phase 3a : Murs, première moitié et chaînage intermédiaire
Phase 3b : Murs, seconde moitié et, éléments de confinement verticaux,
En fonction du type de toiture, la séquence se poursuit comme suit :
Pour une toiture légère :
-
-
Phase 4:a chaînage horizontal supérieur
Phase 4b : Installation de la toiture legere
Si le toit est constitué d'une dalle de béton :
-
Phase 4 : chaînage horizontal supérieur et dalle de toit
3.5.1 Continuité des mesures de renforcement et de protection
Le séquençage décrit permet d'interrompre la construction à des étapes moins critiques, réduisant ainsi
le risque de dommages aux éléments structurels. Cependant, tous les renforts et connecteurs métalliques
de la toiture doivent être détaillés et installés pour assurer une continuité adéquate entre chaque phase,
en totale conformité avec les spécifications décrites au chapitre 1.
Toutes les armatures exposées destinées à être poursuivies ultérieurement doivent être protégées contre
la corrosion dès qu'elles sont exposées et jusqu'à la reprise de la construction. Les mesures de protection
acceptables comprennent l'application d'une peinture anticorrosion ou l'enrobage temporaire dans du
béton maigre qui sera enlevé avant la poursuite des travaux.
En outre, il est fortement recommandé d'utiliser un revêtement temporaire imperméable pour protéger
l'armature exposée et les murs en maçonnerie des intempéries pendant la période d'interruption.
Pour des raisons de sécurité et de sûreté, le site doit rester fermé à tout accès non autorisé pendant les
interruptions de la construction, et des barrières physiques ou des couvertures de protection doivent être
installées pour protéger les éléments structurels partiellement achevés.
3.5.2- Exigences avant la reprise de la construction
Avant de reprendre la construction après une interruption, les vérifications et les travaux préparatoires
suivants doivent être effectués :
19
465
1. Les mesures de protection temporaires sont retirées avec précaution.
2. Toutes les armatures exposées doivent être inspectées pour vérifier qu'elles ne sont pas
corrodées ou endommagées. Le nettoyage, la réparation ou le remplacement sont effectués si
nécessaire pour garantir l'intégrité structurelle.
3. La structure partiellement construite doit être inspectée pour détecter tout signe de tassement, de
fissuration ou de dégradation des matériaux.
4. Tout défaut ou dommage identifié doit être réparé avant la poursuite de la construction.
5. Les surfaces en béton destinées à recevoir une nouvelle coulée doivent être préparées en
nettoyant soigneusement et en rendant la surface rugueuse afin d'exposer les agrégats sains et
d'assurer une bonne adhérence. L'utilisation d'agents de liaison ou de coulis est recommandée.
20
466
Code National du Bâtiment d'Haïti
2025
PARTIE 2 - Chapitre 4
Service du bâtiment
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
T
467
2
468
Table des matières
4.0 INTRODUCTION
4.1 PLOMBERIE
4.2 MÉCANIQUE
4.2.1 ACCRÉDITATION
4.2.2 PERMIS D’INSTALLATION (APPLICABLE LORSQU’IMPOSÉ PAR UNE LOI)
4.2.3 SCHÉMA D’INSTALLATION
4.2.4 DÉFINITIONS
4.2.5 LOCALISATION DES RÉCIPIENTS DE GAZ
4.2.6 PROPANE COMMERCIAL
4.2.7 POSTE DE BOUTEILLES DE PROPANE COMMERCIAL
4.2.7.1 Détendeur-régulateur
4.2.7.2 Détendeur-régulateur directement raccordé à la bouteille
4.2.7.3 Détendeur-régulateur indirectement raccordé à la bouteille
4.2.7.4 Raccordement aux bouteilles
4.2.8 BRANCHEMENT ET DÉBRANCHEMENT DES BOUTEILLES
1.4.2.9 TRANSVASEMENT
1.4.2.10 AMENÉE D’AIR DIRECTE
4.2.11 ÉVACUATION DES PRODUITS DE COMBUSTION
4.2.12 TUBES SOUPLES ET TUYAUX FLEXIBLES
4.2.14 LOCALISATION D’UN APPAREIL NON RACCORDÉ
4.2.15 APPAREILS À CIRCUIT DE COMBUSTION ÉTANCHE
4.2.16 CERTIFICAT DE CONFORMITÉ
4.3 ELECTRICITE
4.3.1 PERMIS, FORMULAIRES ET DEMANDE D’INSPECTION
4.3.1.1 Éligibilité pour l’émission d’un permis (applicable lorsqu’imposé par une loi)
4.3.1.2 Obtention d’un permis d’installation (applicable lorsqu’imposé par une loi)
4.3.1.3 Schéma de câblage
4.3.1.5 Affichage du permis
4.3.1.6 Expiration du permis
4.3.1.7 Inspections
4.3.1.8 Première inspection
4.3.1.10 Permis de mise sous tension (applicable lorsqu’imposé par une loi)
4.3.2 TRAVAUX SUR CÂBLAGE EXISTANT
4.3.3 APPROVISIONNEMENT EN ÉLECTRICITÉ
4.3.4 BRANCHEMENT AÉRIEN
4.3.4.1 Exigences pour le service résidentiel
4.3.4.2 Liste des charges totales pour le branchement et le panneau principal
469
7
7
7
7
7
7
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8
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9
9
9
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15
20
21
21
21
22
22
22
23
23
23
4.3.4.3 Méthode de calcul de la charge totale pour le branchement et le panneau principal
d’un logement individuel
23
4.3.4.4 Électrode de terre
24
4.3.4.5 Hauteur du branchement
24
4.3.4.6 Positionnement du compteur d’électricité
24
4.3.6 INSTALLATION DE L’APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
25
4.3.6.1 Éclairage
25
4.3.6.2 Prises de courant ordinaires doubles à 120 volts
28
4.3.6.3 Prises de courant doubles pour comptoir dans l’office
28
4.3.6.4 Réfrigérateur
29
4.3.6.5 Circuits de dérivation à 120 volts
29
4.3.6.6 Prises de courant doubles dans les chambres à coucher
29
4.3.6.7 Four ou système de cuisson électrique
30
4.3.6.8 Four ou système de cuisson au gaz
30
4.3.6.9 Salles de bain
30
4.3.6.10 Autres prises pour utilisation générale
30
4.3.6.11 Prises de courant doubles situées à l’extérieur
31
4.3.6.12 Buanderie (lave-linge)
31
4.3.6.13 Sèche-linge au gaz
31
4.3.6.14 Sèche-linge à l’électricité
31
4.3.6.15 Chauffe-eau au gaz
32
4.3.6.16 Chauffe-eau à l’électricité
32
4.3.6.17 Four à micro-ondes
32
4.3.6.18 Climatiseurs
32
4.4 MÉCANIQUE
33
4
470
Liste des figures et tableaux
Figure 1.4.2.7.2a - Simple bouteille
9
Figure 1.4.2.7.2b - Bouteilles multiples
9
Figure 1.4.2.10.a - Exemple d’ouvertures directes sur l’extérieur
11
Figure 1.4.2.10.b - Exemple d’ouvertures directes par conduits sur l’extérieur
11
Figure 4.3.1.3 - 1 Schéma de câblage type – premier niveau 79 m2
15
Tableau 4.3.1.3-1 Courants admissibles pour un maximum de trois conducteurs en cuivre dans une
canalisation ou un câble (sur base d’une température ambiante de 30 °C)
19
Tableau 4.3.1.3-2 Nombre maximal de conducteurs de même calibre pour chaque diamètre nominal de
conduit ou de tube
19
Tableau 4.3.1.3-3 Facteurs de correction du courant admissible à appliquer au Tableau 1.14.1.3.a 19
Figure 4.3.5 –1 Puits de mise à la terre
24
Figure 4.3.6.2-1 Prise de courant ordinaire double à 120 V
27
Figure 4.3.6.2-2 Raccordement de prises de courant ordinaires doubles à 120 V
27
Figure 4.3.6.3-1 Prise de courant double à 120 V pour comptoir de l’office
28
Figure 4.3.6.7-1 Prise de courant pour four électrique 120V/240V
29
Figure 4.3.6.14-1 Prise de courant pour sèche-linge électrique à 120V/240V
31
Tableau 4.3.6.18-1 Circuits individuels pour les climatiseurs
32
Figure 1.4.3.6.18.-1 Prise de courant pour climatiseur – configuration 5-20R
32
Figure 1.4.3.6.18-2 Prise de courant pour climatiseur – configuration 14-20R
32
471
4.0 INTRODUCTION
La description des services du bâtiment n'a pas été revue dans le cadre de la mise à jour du CNBH 2025.
Par conséquent, les informations présentées ont été reprises sans modification de l’édition 2012 du CNBH.
Les seules modifications apportées concernent la section relative à la plomberie, qui fait désormais
référence au Code National de Plomberie Haïtien 2019 et au Référentiel Technique de la Direction Nationale
de L’Eau Potable et de L’Assainissement (DINEPA).
Pour des informations plus précises et à jour, il est recommandé aux utilisateurs de consulter les normes IBC
2021 et IRC 2021.
4.1 PLOMBERIE
Le Code National de Plomberie Haïtien 2021 et le Référentiel Technique de la DINEPA sont applicables.
4.2 MÉCANIQUE
Les recommandations qui suivent sont complémentaires à celles du chapitre 24 de l’IRC et ont priorité, en
cas de conflit. Elles s’appliquent aux installations de gaz propane de type réseau ou aux raccordements
individuels à l’appareil pour les petits bâtiments résidentiels couverts par le CNBH.
Pour les installations de gaz butane ou de gaz naturel ou des applications plus spécifiques impliquant le gaz
propane, il faut se référer au chapitre 24 de l’IRC (2009), à l’IBC (2009) ou aux normes pertinentes de la
NFPA.
4.2.1 ACCRÉDITATION
Les entrepreneurs doivent être accrédités par les autorités compétentes haïtiennes (en possédant un
diplôme d’une école de formation professionnelle reconnue ou une licence d’entrepreneur) pour effectuer
des travaux d’installation se rapportant aux installations de gaz combustible.
4.2.2 PERMIS D’INSTALLATION (APPLICABLE LORSQU’IMPOSÉ PAR UNE LOI)
Un permis doit être obtenu avant l’exécution de travaux d’installation de systèmes de gaz combustible.
Seulement et uniquement un entrepreneur accrédité pour ce type de travaux peut demander un permis.
Le permis n’est valide que pour une installation unique identifiée par la localisation des travaux.
4.2.3 SCHÉMA D’INSTALLATION
Pour obtenir ce permis, l’entrepreneur doit présenter un schéma représentant l’installation proposée. Le
schéma doit présenter :
−
une vue latérale simplifiée de l’installation ;
−
le diamètre des canalisations d’alimentation incluant toutes les soupapes et tous les
dispositifs de sûreté ;
−
un descriptif du matériel utilisé ;
−
l’emplacement de chaque appareil ;
6
472
−
les conduits d’évacuation de gaz (si nécessaire).
4.2.4 DÉFINITIONS
Les définitions propres aux gaz sont présentées dans cette sous-section.
Amenée d’air directe : système d’aération dans lequel l’air prélevé dans l’atmosphère extérieure pénètre
directement dans le local où se trouvent le ou les appareils d’utilisation par un conduit ou par des passages
aménagés dans les parois extérieures du local.
Appareil raccordé : appareil raccordé lorsque les produits de la combustion sont évacués vers l’extérieur de
l’immeuble par l’intermédiaire d’un conduit le reliant à un conduit ou à un autre dispositif d’évacuation; le
non-raccordement d’un appareil doit être le fait de sa conception même ou d’une décision d’installation.
Conduit : canalisation guidant l’écoulement d’un fluide déterminé.
Débit calorifique nominal d’un appareil : quantité de combustible exprimée par rapport au pouvoir
calorifique consommé par heure de fonctionnement continu pour cet appareil.
Détendeur-régulateur : appareil servant à contrôler et maintenir une pression uniforme en gaz. Dans ce
code, on retrouve deux types de détendeurs-régulateurs :
1.
de ligne – installé à la source (bouteille) ou à proximité, permettant de contrôler la pression dans la
section de tuyauterie conforme aux normes;
2.
d’appareil – installé au raccordement de l’appareil et pré-ajusté au débit et à la pression d’opération
de l’appareil.
Flexible de sécurité : tuyau d’alimentation en gaz d’un appareil comportant un tuyau flexible à embouts
mécaniques et un dispositif obturateur de sécurité dans le cas de distribution par canalisation, et un tube
souple sur embouts normalisés et un dispositif obturateur de sécurité dans le cas de distribution par
bouteilles.
Pression de distribution (IRC G2413.6 : pression maximale d’opération) : pression maximale de
distribution à l’intérieur du bâtiment qui doit être inférieure à 415 Pa (2 psi).
Robinet d’arrêt : tout appareil desservi par des tuyauteries doit être commandé par un robinet disposé à
proximité immédiate de l’appareil et aisément accessible; les détendeur-régulateurs- déclencheurs
conformes aux normes et alimentant un seul appareil peuvent tenir lieu de robinets de commande.
Tubes souples : tubes souples à base d’élastomère de 6 mm de diamètre intérieur et de 1 800 mm de
longueur maximale pour appareils ménagers au propane.
4.2.5 LOCALISATION DES RÉCIPIENTS DE GAZ
Quel que soit l’hydrocarbure liquéfié distribué et quel que soit le type des récipients employés, ceux-ci ne
doivent pas être placés à proximité ou sous le rayonnement d’une source de chaleur susceptible de les
porter à une température dépassant 50°C.
L’emplacement doit être aménagé de telle sorte que les bouteilles soient en position normale d’utilisation.
473
4.2.6 PROPANE COMMERCIAL
Les bouteilles de propane d’une contenance supérieure à 2,25 kg doivent être placées à l’extérieur des
locaux d’habitation, posées sur une surface stable, horizontale, qui ne doit pas être encastrée dans le sol
environnant sur plus de 75 % de son périmètre.
Une bouteille localisée dans une niche conforme aux codes est considérée comme étant située à l'extérieur.
Quel que soit le niveau où elles sont placées, les bouteilles doivent être éloignées d’au moins 1 m des
ouvertures des locaux situés au même niveau ou en contrebas, ainsi que des bouches d’égout non
protégées par un siphon et de 3 m de toute source d’allumage.
Lorsque cet éloignement n’est pas réalisable, on doit interposer, entre les récipients et les ouvertures à
protéger, un muret faisant une saillie d’au moins 500 mm et dépassant de
200 mm en hauteur l’axe
de la rampe de raccordement ou des raccords d’entrée du coupleur- inverseur. Les raccords du
coupleur-inverseur se trouvent à 200 mm minimum au-dessus des bouteilles.
La paroi doit être en matériaux imputrescibles, résistants aux chocs et non inflammables. Si l’emplacement
ainsi constitué est en plein air, les robinets et autres accessoires du poste de bouteilles doivent être protégés
contre les chocs et les intempéries par un capot ou un auvent.
4.2.7
POSTE DE BOUTEILLES DE PROPANE COMMERCIAL
4.2.7.1
Détendeur-régulateur
Chaque détendeur-régulateur doit être certifié. Il doit présenter un diamètre suffisant pour fournir le débit de
gaz requis aux pressions d’admission extrêmes auxquelles le détendeur- régulateur peut être exposé.
4.2.7.2
Détendeur-régulateur directement raccordé à la bouteille
Lorsque le détendeur-régulateur est directement raccordé à la bouteille, il doit être conforme à l’usage et
donc (figures 1.12.7a et b) :
-
-
être muni d’un raccord de sortie fileté;
comporter un dispositif de déclenchement intégré assurant automatiquement la coupure de
l’alimentation en gaz de l’appareil en cas de sectionnement ou de débranchement du tube souple ou
du tuyau flexible assurant ladite alimentation.
Le raccordement à la canalisation fixe de distribution ou à l’appareil d’utilisation s’effectue à l’aide d’un tuyau
flexible conforme à l’usage et de 1 800 mm de longueur maximale.
8
474
Figure 1.4.2.7.2a - Simple bouteille
Figure 1.4.2.7.2b - Bouteilles multiples
475
4.2.7.3 Détendeur-régulateur indirectement raccordé à la bouteille
En l’absence de détendeur-régulateur directement raccordé à la bouteille, l’installation doit comporter :
-
-
soit un coupleur-inverseur conforme, lequel assure la fonction de première détente ;
soit un détendeur-régulateur de première détente conforme à l’usage, suivi d’un limiteur de pression.
4.2.7.4 Raccordement aux bouteilles
Le raccordement à chaque bouteille s’effectue :
-
-
soit par un flexible de raccordement conforme à l’usage ;
soit par un tuyau métallique cintré, légèrement déformable (hélice, cor de chasse, double cor de
chasse).
4.2.8 BRANCHEMENT ET DÉBRANCHEMENT DES BOUTEILLES
Le branchement et le débranchement des bouteilles d’hydrocarbures liquéfiés doivent se faire en l’absence
de feu ou d’étincelles, après vérification de la fermeture des robinets de ces récipients et, s’il s’agit de
propane commercial, après isolement des tuyauteries.
Avant le raccordement d’une bouteille à l’installation, la présence et le bon état du joint d’étanchéité doivent
être vérifiés.
1.4.2.9 TRANSVASEMENT
Toute opération de transvasement est interdite.
N’est pas considéré comme tel, le remplissage en vrac des récipients fixes effectué par le distributeur selon
les règles en vigueur ainsi que l’opération inverse effectuée dans les mêmes conditions lorsqu’elle est
occasionnée par nécessité.
1.4.2.10 AMENÉE D’AIR DIRECTE
L’amenée d’air directe est obligatoire lorsque l’évacuation par tirage naturel des produits de combustion des
appareils non raccordés n’est assurée que par un passage direct à travers une paroi extérieure du local
(figures 1.12.10a et b).
La sortie d’air ou des produits de combustion doit s’effectuer au moins partiellement par un conduit vertical
(conduit de ventilation à tirage naturel ou extraction mécanique, conduit de fumée en service auquel est
raccordé un appareil d’utilisation de gaz) ou uniquement par un passage à travers une paroi extérieure.
La section libre des passages à travers les parois extérieures et de leurs orifices terminaux est fonction du
mode d’évacuation des produits de la combustion, mais ne doit jamais être inférieure à 100 cm2. Pour cette
valeur de la section libre, la puissance nominale de l’appareil le plus puissant doit être inférieure ou égale à
15 kW.
Toute dimension doit être conforme aux valeurs recommandées par l’IRC.
10
476
Figure 1.4.2.10.a - Exemple d’ouvertures directes sur l’extérieur
Figure 1.4.2.10.b - Exemple d’ouvertures directes par conduits sur l’extérieur
4.2.11 ÉVACUATION DES PRODUITS DE COMBUSTION
L’air du local chargé des produits de la combustion doit être évacué dans l’atmosphère extérieure. Cette
évacuation peut être assurée :
-
-
-
-
-
par un conduit d’évacuation d’air vicié à tirage naturel ou à extraction mécanique, prenant naissance
dans le local ;
par un conduit de fumée à tirage naturel inutilisé prenant naissance dans le local ;
par prise d’air du coupe-tirage d’un appareil à gaz raccordé à un conduit d’évacuation à tirage
naturel ou extraction mécanique des produits de la combustion, installé dans le même local que les
appareils non raccordés ;
par une ouverture en partie haute d’une paroi extérieure du local ;
par un extracteur mécanique individuel.
La partie supérieure de l’orifice de départ doit être située à 1 800 mm au moins au-dessus du sol du local et
présenter une section libre d’au moins 100 cm2. En extraction mécanique, la section de l’orifice est
477
déterminée en tenant compte des caractéristiques de l’extracteur et des débits d’air à extraire. Toute
dimension doit être conforme aux valeurs recommandées par l’IRC.
4.2.12 TUBES SOUPLES ET TUYAUX FLEXIBLES
Les tubes souples et tuyaux flexibles d’alimentation peuvent être utilisés pour relier une tuyauterie fixe à un
appareil d’utilisation.
Les caractéristiques des tubes souples et tuyaux flexibles doivent être adaptées à la nature et au mode de
distribution du gaz utilisé (gaz distribué par réseau ou gaz distribué par récipient) ainsi qu’au diamètre des
embouts de raccordement. Leur longueur ne doit pas dépasser deux mètres et ils doivent être disposés de
façon à éviter tout effort de traction.
Ils doivent être solidement assujettis à leurs deux extrémités, visitables sur toute leur longueur et disposés
de manière à ne pouvoir être atteints par les flammes, ni détériorés par les gaz de combustion, par les
parties chaudes des appareils ou par les débordements de produits chauds.
Ils doivent être renouvelés par l’usager dès que leur état l’exige et, en tout cas, avant leur date limite
d’emploi marquée sur le tube ou le tuyau de façon indélébile.
Tout tube souple d’alimentation d’appareil doit être équipé, lors de son montage, d’un dispositif de serrage
approprié à chacune de ses deux extrémités.
4.2.13 APPAREILS NON RACCORDÉS
Parmi les appareils à circuit non étanche, seuls ceux énumérés ci-après sont dispensés de l’obligation de
raccordement à un conduit de fumée (IRC G2425.8) :
-
-
-
-
appareils ménagers de cuisson ;
réchauds-lessiveuse ;
sécheuse à linge de type 1 (l’installation doit être conforme aux exigences de l’IRC G2439) ;
éfrigérateurs et appareils ménagers de comptoir.
L’ensemble des appareils ne doit pas avoir une capacité supérieure à 207 W/m2 du volume de la pièce dans
laquelle ces appareils sont installés. Dans le cas contraire, un ou plusieurs appareils doivent être pourvus de
conduits d’évacuation de telle sorte que la capacité ne dépasse pas la limite permise.
Les appareils doivent être conformes aux spécifications du fabricant.
4.2.14 LOCALISATION D’UN APPAREIL NON RACCORDÉ
Un appareil non raccordé ne doit en aucun cas être installé dans une salle de bain, dans une salle de
douches, dans une chambre à coucher, dans une salle de séjour ou dans une pièce en communication avec
ces pièces par une ouverture permanente autre que celle prévue pour l’amenée d’air en partie basse. Ces
appareils ne peuvent pas être installés dans un local dans lequel la sortie des produits de combustion a lieu
par ventilation mécanique contrôlée.
12
478
4.2.15 APPAREILS À CIRCUIT DE COMBUSTION ÉTANCHE
L’alimentation en air et l’évacuation des produits de combustion doivent être réalisées selon les instructions
du fabricant de l’appareil.
Les dispositifs d’alimentation en air et d’évacuation des produits de combustion des appareils étanches
prélèvent l’air à l’extérieur et renvoient les gaz brûlés également à l’extérieur.
4.2.16 CERTIFICAT DE CONFORMITÉ
Après réalisation d’une installation de gaz neuve, l’installateur est tenu d’établir des certificats de conformité
de modèles distincts, approuvés par les Autorités compétentes et d’en transmettre copie au Service de
protection incendie.
Le certificat de conformité indique au minimum :
-
-
-
le nom et l’adresse de l’installateur ;
la situation de l’immeuble ou de l’habitation concernée (adresse, étage, numéro du lot, etc.) ;
la situation des tuyauteries fixes installées et des organes annexes qu’elles comportent : organes de
coupure, détendeur-régulateurs, etc. ;
les spécifications et caractéristiques essentielles des conduites et organes annexes susvisés ainsi
que celles des soudures exécutées soit :
les appareils d’utilisation installés ou réglés par l’installateur et leur identité signalétique ;
pour les accessoires de tuyauterie : identité signalétique ;
les appareils d’utilisation alimentés par une tuyauterie fixe installée ou réglés par l’installateur et leur
identité signalétique ;
l’existence du dispositif de sécurité collective et sa conformité aux normes et codes ;
l’attestation de l’installateur que l’installation a été réalisée et éprouvée conformément aux
dispositions du présent code.
-
-
-
-
-
-
Dans le cas des installations intérieures des logements, le certificat de conformité doit être explicite en ce qui
concerne les conditions de ventilation des locaux, le raccordement aux conduits de fumée des appareils pour
lesquels ce raccordement est obligatoire et le montage en circuit étanche des appareils conçus à cet effet.
Lorsque l’installation intérieure comprend des appareils raccordés, le certificat doit porter mention de la
vérification de la vacuité des conduits correspondants et, lorsqu’il s’agit de conduits individuels, de leur
étanchéité. Cette vérification n’est pas exigée si l’usager produit pour ces conduits un certificat
d’entrepreneur datant de moins d’un an.
4.3 ELECTRICITE
Les recommandations qui suivent sont complémentaires à celles des chapitres 34 à 43 de l’IRC et ont
priorité, en cas de conflit. Certaines recommandations sont extraites de CSA (2010).
4.3.1 PERMIS, FORMULAIRES ET DEMANDE D’INSPECTION
4.3.1.1 Éligibilité pour l’émission d’un permis (applicable lorsqu’imposé par une loi)
Un permis d’installation électrique peut être émis par les Autorités compétentes uniquement :
-
-
à une personne qui détient un permis d’entrepreneur en électricité délivré par le gouvernement
d’Haïti ;
au propriétaire d’une unité de logement si celui-ci est la personne qui fera les travaux. Le permis est
479
délivré à un propriétaire seulement si le service des inspections est d’avis que les travaux seront
exécutés de façon compétente.
Une installation non conforme aux recommandations de la présente section est susceptible de mettre la vie
des gens en péril. Il est préférable, voire fortement recommandé, que l’installation soit
effectuée par un électricien agréé.
4.3.1.2 Obtention d’un permis d’installation (applicable lorsqu’imposé par une loi)
Les entrepreneurs et les propriétaires qui doivent faire des travaux d’installation, de changements, de
réparations ou d’extensions doivent, avant de débuter les opérations, obtenir un permis d’installation et
produire une demande d’inspection sur des formulaires fournis par le Service de l’Inspection.
Ils doivent acquitter les frais prescrits par le service de l’Inspection pour l’obtention du permis et pour
l’inspection, et transmettre les schémas et plans correspondant à l’installation à réaliser.
4.3.1.3 Schéma de câblage
Pour obtenir le permis d’installation, le demandeur doit présenter un schéma de câblage de l’installation
proposé où est indiqué l’emplacement des prises de courant, appareils d’éclairage et interrupteurs, ainsi que
de tout autre équipement électrique prévu. Ce schéma doit être comparable aux schémas typiques
présentés aux figures 1.14.1.3.a à d. Les circuits qui ne seront pas modifiés n’ont pas à être représentés.
Les tableaux 1.14.1.3.a à c doivent être utilisés pour diminuer les valeurs des courants admissibles des
conducteurs et pour déterminer le nombre maximal de conducteurs dans les conduits.
14
480
Figure 4.3.1.3 - 1 Schéma de câblage type – premier niveau 79 m2
481
Figure 4.3.1.3 - 2 Panneau principal du premier niveau
16
482
Figure 4.3.1.3 - 3 Panneau principal de dérivation et schéma de raccordement du premier
niveau
483
Figure 4.3.1.3 - 4 Schéma de câblage type - deuxième niveau 79 m2
18
484
Tableau 4.3.1.3-1 Courants admissibles pour un maximum de trois conducteurs
en cuivre dans une canalisation ou un câble (sur base d’une température
ambiante de 30 °C)
Calibre,
Courant admissible
60 °C
75 °C
Types
85 à 90 °C
Types R90, RW90,
14
Types TW
15
RW75, TW75
15
T90 NYLON
15
12
20
20
20
10
8
6
30
40
55
30
45
65
30
45
65
4
3
70
80
85
100
85
105
AWG ou
Kcmil
Tableau 4.3.1.3-2 Nombre maximal de conducteurs de même calibre pour chaque
diamètre nominal de conduit ou de tube
Diamètre du conduit
ou du tube (mm)
16
21
27
35
41
Conducteur
Type
Calibre,
600V
AWG ou
kcmil
14
8
15
25
43
59
Sans
enveloppe
R90XLPE
12
6
11
19
33
45
RW75XLPE
10
5
8
14
24
33
RW90XLPE
8
2
4
7
13
18
6
1
3
5
10
13
4
1
2
4
7
10
3
1
1
3
6
8
Tableau 4.3.1.3-3 Facteurs de correction du courant admissible à appliquer au
Tableau 1.14.1.3.a
Facteur de correction du courant
admissible
Nombre de conducteurs
1à3
1,00
4à6
7 à 24
25 à 42
0,80
0,70
0,60
43 et plus
0,50
485
4.3.1.4 Matériel autorisé
Tout le matériel utilisé pour l’installation électrique doit être approuvé par l’un ou l’autre des organismes
accrédités suivants ou equivalent:
−
Underwriters Laboratories Inc. (UL) ;
−
American Standard of Testing Material (ASTM).
Une liste du matériel utilisé doit accompagner la demande de permis d’installation.
Tous les conducteurs doivent être en cuivre. Les conducteurs en aluminium ne doivent jamais être utilisés.
4.3.1.5 Affichage du permis
Une copie du permis doit être affichée sur le site des travaux dans un endroit apparent et doit y rester
jusqu’à l’inspection finale.
4.3.1.6 Expiration du permis
Le permis d’installation doit expirer après six mois si les travaux n’ont pas été commencés et
raisonnablement avancés dans ce délai compté à partir de la date d’émission du permis. De plus, le service
des inspections peut annuler le permis si, à son avis, il est utilisé à des fins abusives.
Le demandeur doit assumer l’entière responsabilité des travaux d’électricité visés par le permis délivré et il
doit s’assurer que l’installation est en tous points conforme aux exigences du présent code.
4.3.1.7 Inspections
Lorsque tous les travaux ou une partie des travaux sont prêts à être inspectés et avant qu’ils ne soient
exposés à être recouverts, l’entrepreneur avertit par écrit le Service de l’Inspection à cet effet.
Normalement, il faut prévoir deux inspections du câblage des pièces et autres aménagements semblables.
La première inspection doit avoir lieu avant la pose du revêtement mural qui va masquer l’installation
électrique.
La seconde inspection doit se faire au terme des travaux visés par le permis. Si d’autres inspections
s’avèrent nécessaires, des droits d’inspection additionnels peuvent être exigés.
4.3.1.8 Première inspection
Avant d’appeler l’inspecteur pour la première inspection, il faut que :
−
tout le câblage des appareils d’éclairage, interrupteurs et prises de courant soit posé
dans les murs et fixé aux éléments de charpente, chaque circuit se terminant dans une
boîte de sortie ;
−
tous les raccordements, joints et mises à la masse soient terminés dans les boîtes de
sortie, ne laissant que les conducteurs à connecter à l’appareil d’éclairage, la prise de
courant ou l’interrupteur, selon le cas (figures 1.14.1.3.a à d) ;
−
au moins une prise de courant, un appareil d’éclairage et un interrupteur soient
raccordés au câblage ;
−
le câblage et le raccordement des interrupteurs 3 voies exigés pour l’éclairage des
escaliers soient terminés ;
20
486
−
le cas échéant, au moins un appareil d’éclairage encastré soit installé et raccordé ;
−
tous les circuits partent du panneau électrique, le conducteur de continuité des masses
étant connecté à la vis de mise à la terre et le neutre, à la borne neutre. Les fils ne
doivent pas être connectés au disjoncteur avant que le câblage soit complètement
terminé.
Lorsque toutes les étapes énumérées ci-dessus sont terminées, l’inspecteur des travaux d’électricité, dont le
nom et le numéro de téléphone figurent sur le permis d’installation électrique, doit être appelé.
Avant de contacter l’inspecteur des travaux d’électricité pour l’inspection finale, il faut que l’installation
électrique soit complètement terminée, c’est-à-dire que tous les appareils d’éclairage, interrupteurs et prises
de courant soient posés et raccordés à l’alimentation normale.
Les différents circuits électriques doivent être clairement identifiés dans le tableau indicateur du panneau
électrique et les plaques murales et couvercles des prises de courant et interrupteurs doivent être en place.
4.3.1.10 Permis de mise sous tension (applicable lorsqu’imposé par une loi)
Si le résultat de l’inspection finale est positif, l’inspecteur prend les mesures requises et avise le fournisseur
d’électricité pour la mise sous tension.
Aucune installation, changement ou addition ne sera connecté ou reconnecté à un branchement ou à une
source de force motrice ou d’énergie électrique par un fournisseur autorisé, un entrepreneur ou autre
personne avant d’avoir obtenu un permis de mise sous tension du Service de l’Inspection.
Lors de la mise sous tension de l’installation, le compteur d’énergie est installé par le fournisseur d’électricité.
4.3.2 TRAVAUX SUR CÂBLAGE EXISTANT
Toute installation électrique doit être exécutée selon les règles et doit être sécuritaire. Les règles de sécurité
suivantes doivent être observées pour tous travaux exécutés sur câblages existants :
−
il faut s’assurer que les câbles et l’équipement sont hors tension. Le disjoncteur du
circuit sur lequel le travail est effectué doit être fermé, le fusible enlevé ou
l’interrupteur principal fermé. Il ne faut jamais travailler sur un conducteur sous
tension ;
−
avant de commencer à travailler sur un circuit, un test doit être fait pour s’assurer
que c’est le bon circuit qui a été mis hors tension ;
−
si la capacité du service doit être augmentée, il faut demander à Électricité d’Haïti
ou au fournisseur d’énergie de déconnecter le branchement de service. Cette
opération ne doit être effectuée que par un opérateur certifié et il ne faut jamais
apporter des changements quand les lignes sont sous tension.
4.3.3 APPROVISIONNEMENT EN ÉLECTRICITÉ
L’électricité est fournie aux résidences par l’entremise de câbles aériens ou souterrains.
L’électricité est transportée par un branchement à trois fils composé de deux conducteurs
sous-tension et d’un conducteur neutre. Grâce au branchement à trois conducteurs, il est
possible d’installer un branchement à 120/240 volts.
Par la suite, il est possible d’alimenter des circuits et leurs applications :
487
−
120 volts (appareils d’éclairage et prises utilitaires, réfrigérateurs, etc.) ;
−
120/240 volts (fours et sécheuses à linge électriques, etc.) ;
−
240 volts (chauffe-eau électrique, climatiseurs centraux de 240 volts, etc.).
4.3.4 BRANCHEMENT AÉRIEN
4.3.4.1 Exigences pour le service résidentiel
Pour le service résidentiel à 120/240 volts, les exigences typiques sont :
−
60 ampères, si la surface habitable de plancher est inférieure à 80 m2 (figures 1.14.1.3a
et d) ;
−
une canalisation électrique de 27 mm renfermant deux conducteurs en cuivre RW60 de
calibre no6, un conducteur neutre en cuivre de calibre no6 et une autre canalisation
électrique renfermant un conducteur de mise à la terre en cuivre de calibre no6 pour le
raccordement de l’électrode de la prise de terre ;
−
100 ampères, si la surface habitable de plancher est supérieure à 80 m2 ;
−
une canalisation électrique de 35 mm renfermant deux conducteurs en cuivre RW90 de
calibre no3, un conducteur neutre de calibre no3 et une autre canalisation électrique
renfermant un conducteur de mise à la terre de calibre no3 pour le raccordement de
l’électrode de la prise de terre.
4.3.4.2 Liste des charges totales pour le branchement et le panneau principal
La charge de base d’un logement inclut les charges électriques suivantes :
−
l’éclairage et les prises de courant qui sont utilisés pour alimenter les lampes qui sont
munies d’une fiche ;
−
les dérivations alimentant les prises de courant 5-15R et 5-20R à 120 volts auxquelles
sont branchés les appareils munis d’une fiche comme le réfrigérateur, la machine à
laver ou lave-linge, le grille-pain, le lave-vaisselle, le congélateur et le four à microondes ;
−
les dérivations alimentant directement les appareils qui consomment 1 500 watts ou
moins et qui ne servent pas à la climatisation.
Les charges électriques pour la climatisation ne sont pas incluses dans cette charge de base.
4.3.4.3 Méthode de calcul de la charge totale pour le branchement et le panneau principal d’un
logement individuel
Le courant admissible minimal des conducteurs de branchement alimentant un logement individuel doit être
la plus élevée des valeurs prescrites à l’alinéa a) ou b) :
(i) une charge de base de 5 000 W pour les premiers 90 m2 de surface
habitable ;
a)
−
1 000 W supplémentaires pour chaque surface supplémentaire de 90 m2 ou pour
toute partie de surface supplémentaire inférieure à 90 m2 ;
−
toutes les charges prévues pour la climatisation ou le chauffage, avec un facteur
22
488
de demande de 100 % ;
−
toute charge prévue pour chaque four ou système de cuisson électrique calculée
comme suit : 6 000 W par four ou système de cuisson, plus 40 % de la valeur
excédant 12 kW dans le cas d’un four ou système de cuisson de plus de 12 kW ;
−
100 % du facteur de demande prévu pour les chauffe-eau électriques sans
réservoir, les chauffe-eau électriques des saunas, des piscines, des cuves de
relaxation et des bains tourbillons ;
(iv) toutes les charges prévues, autres que celles qui sont déjà énumérées aux
alinéas (i) à (v), calculées à 25 % de leur puissance nominale si elles sont
supérieures à 1 500 W et si l’on prévoit l’installation d’un four ou système de
cuisson électrique; toutefois, si l’on ne prévoit pas l’installation d’un four ou
système de cuisson électrique, ces charges doivent être calculées à 100 % de
leur puissance nominale jusqu’à concurrence de 6 000 W, plus 25 % de la
charge excédant 6 000 W.
−
(i) 60 A, 120/240 volts, puissance maximale 11 520 watts avec un panneau principal
contenant seize espaces pour des dérivations, si la surface du plancher, à l’exclusion
de celle du sous-sol, est inférieure à 80 m2 ;
(ii) 100 A, 120/240 volts, puissance maximale 19 200 watts avec un panneau
principal contenant vingt-quatre espaces pour des dérivations, si la surface de
plancher, à l’exclusion de celle du sous-sol, est d’au moins 80 m2.
La surface habitable dont il est question doit être déterminée selon les dimensions
intérieures et doit comprendre :
−
100 % de la surface du rez-de-chaussée ;
−
100 % de toute surface habitable aux étages supérieurs ;
−
75 % de la surface du sous-sol.
4.3.4.4 Électrode de terre
Les branchements d’entrées de service résidentielles doivent être raccordés à une électrode de terre
appropriée ayant une valeur de résistance plus basse que 25 ohms.
Le raccordement à un tuyau d’entrée d’eau non métallique est formellement interdit.
4.3.4.5 Hauteur du branchement
La tête du branchement qui supporte les conducteurs venant du poteau du fournisseur d’électricité doit se
situer à une hauteur qui est comprise entre au moins 3,5 mètres et au plus 9,0 mètres au-dessus du sol soit :
−
3,5 m, s’il y a seulement un passage pour piéton ;
−
4,0 m, pour une entrée résidentielle d’automobiles ;
−
5,0 m, pour une entrée de véhicules commerciaux ;
−
5,5 m, pour le passage au-dessus d’une rue.
Pour les bâtiments d’un seul niveau, il est possible qu’il soit nécessaire d’installer un mât approprié pour
rehausser la tête de branchement.
4.3.4.6 Positionnement du compteur d’électricité
489
La base du compteur d’électricité ne doit pas être installée de façon que le compteur soit à une hauteur de
moins de 1 200 mm ni à plus de 1 800 mm au-dessus du niveau final du sol ou de la terrasse.
4.3.5 MISE À LA TERRE DU BRANCHEMENT
Toutes les parties métalliques de l’entrée de service y compris le conduit, les raccords du compteur et les
coffrets doivent être mises à la terre conformément aux normes.
La figure 1.4.3.5 illustre une méthode de connexion du conducteur de mise à la terre dans une entrée de
service. Un défaut dans les raccordements de la mise à la terre peut provoquer une tension élevée et
entraîner une électrocution.
Le conducteur de mise à la terre assure la connexion de la barre omnibus neutre dans le coffret de
branchement à l’électrode de mise à la terre.
Il faut utiliser une électrode de mise à la terre artificielle, telle qu’un piquet homologué recouvert de cuivre
(d’au moins 3,0 m x 15,8 mm).
Si le piquet de mise à la terre ne peut être enfoncé sous le niveau du sol près du bâtiment, il faut alors
choisir un endroit où le piquet peut être enfoncé aisément. Le conducteur de mise à la terre nu doit être
connecté au piquet de mise à la terre au moyen d’un collier homologué. La partie supérieure du piquet doit
se trouver sous le niveau du sol selon la figure 1.14.5.
La résistance de l’électrode de terre doit être mesurée et ne doit pas excéder 25 ohms.
1.14.2
−
Figure 4.3.5 –1 Puits de mise à la terre
24
490
4.3.6 INSTALLATION DE L’APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
4.3.6.1 Éclairage
La première étape de l’installation électrique dans une habitation consiste en la localisation des appareils
d’éclairage fixes ou luminaires.
Chaque pièce doit être éclairée par un luminaire. Chaque issue doit être éclairée du côté extérieur du
bâtiment. Chaque appareil d’éclairage fixe doit être contrôlé par un interrupteur mural installé d’une hauteur
de 1 000 mm près de la porte de la pièce du côté de la poignée de la porte.
Chaque escalier qui compte quatre marches et plus doit avoir un appareil d’éclairage contrôlé par deux
interrupteurs muraux à trois directions (3-Way). Un premier interrupteur situé au pied de l’escalier et le
second situé en haut de cet escalier.
Les circuits pour l’éclairage doivent comprendre (tableau 1.14.6.1) :
−
un conducteur sous tension en cuivre # 14 RW90 (fil noir) ;
−
un conducteur neutre en cuivre # 14 RW90 (fil blanc) ;
−
un conducteur de mise à la masse en cuivre # 14 RW90 (fil vert, si dans un conduit
ou fil nu, si dans un câble multiconducteurs).
Ces trois conducteurs sont passés dans un conduit de 16 mm.
La charge maximale raccordée sur un circuit d’éclairage est 12 ampères à 120 volts.
491
Tableau 4.3.6.1–1 Sommaire du raccordement des charges
26
492
4.3.6.2 Prises de courant ordinaires doubles à 120 volts
Les prises de courant ordinaires doubles à 120 volts doivent être à deux pôles, trois fils, avec mise à la terre
(tableau 1.14.6.1). Les prises de courant de 15 ampères de capacité doivent être de configuration (5-15 R)
selon la figure 1.14.6.2a et doivent être installées à une hauteur de 400 mm au-dessus du plancher fini.
Selon la figure 1.14.6.2b, la borne à vis de laiton doit servir à raccorder le conducteur sous tension (fil noir),
la borne à vis blanche ou argentée, le conducteur neutre (fil blanc) et la borne à vis de couleur vert, le
conducteur de continuité des masses (fil vert ou fil nu).
Les circuits pour ces prises de courant doivent avoir une capacité de 12 ampères et être constitués de
conducteurs et de conduits similaires aux circuits de dérivations pour l’éclairage.
Figure 4.3.6.2-1 Prise de courant ordinaire double à 120 V
Figure 4.3.6.2-2 Raccordement de prises de courant ordinaires doubles à 120 V
4.3.6.3 Prises de courant doubles pour comptoir dans l’office
Les prises de courant de 20 ampères de capacité (T-SLOT) utilisées pour les comptoirs de l’office doivent
être installées à une hauteur de 1 050 mm au-dessus du plancher fini ou approximativement 150 mm
au-dessus du comptoir.
Ces prises doivent être alimentées par un circuit de dérivation de 20 ampères qui n’alimente aucun autre
type de prise de courant.
Ces prises de courant (20 ampères) doivent être à deux pôles, trois fils, avec mise à la terre et doivent être
493
de configuration (5-20R) ou (T-SLOT), selon la figure 1.14.6.3 (tableau 1.14.6.1).
Le fil noir doit être raccordé à la borne à vis de laiton, le fil blanc à la borne à vis blanche ou argentée et le fil
vert à la borne à vis verte.
Les caractéristiques du circuit sont similaires au précédent pour l’éclairage, excepté pour le calibre des
conducteurs qui doivent être grossis et être # 12 AWG pour la puissance additionnelle.
Au moins deux prises de courant de 20 ampères (5-20R) doivent être installées pour le comptoir de l’office.
Un circuit pour les prises de comptoir ne peut alimenter que deux prises doubles.
Les prises de courant pour le comptoir situées à moins de 1 500 mm de distance de l’évier, doivent être
protégées par un disjoncteur différentiel de Classe A (GFI) installé dans le panneau principal.
Figure 4.3.6.3-1 Prise de courant double à 120 V pour comptoir de l’office
4.3.6.4 Réfrigérateur
Une prise de courant double (5-15R) distincte et dédiée doit être installée sur le mur à l’arrière du
réfrigérateur et doit être alimentée par un circuit desservant uniquement cette prise de courant (tableau
1.14.6.1).
4.3.6.5 Circuits de dérivation à 120 volts
Un circuit de dérivation de 15 ampères pour l’éclairage et pour les prises de courant (5-15R) duplex
ordinaires ne peut pas accepter plus de 12 sorties électriques (appareils d’éclairage et prises de courant
ordinaires).
Les conducteurs qui doivent être utilisés sont similaires aux conducteurs utilisés pour les prises de courant
ordinaires.
Toutes les sorties d’éclairage ou les prises de courant localisées sur le plan de l’étage et alimentées par ces
circuits doivent indiquer le numéro du circuit qui les alimente (tableau 1.14.6.1).
4.3.6.6 Prises de courant doubles dans les chambres à coucher
Les circuits de dérivation qui alimentent les prises de courant installées dans les chambres à coucher d’une
unité d’habitation doivent être protégés par un interrupteur de circuit sur défaut
d’arc (ICDA). Il s’agit d’un dispositif qui vise à protéger contre les effets des défauts d’arc en reconnaissant
les caractéristiques particulières de l’amorçage d’arc et en mettant hors tension le circuit lorsqu’on a détecté
un défaut d’arc.
28
494
4.3.6.7 Four ou système de cuisson électrique
Pour alimenter un four ou système de cuisson électrique d’une puissance de 6 000 watts (tableau 1.14.6.1),
il faut un disjoncteur de 40 ampères – 240 volts au panneau de dérivation et quatre conducteurs # 8
AWG-RW90 en cuivre qui consistent en deux conducteurs sous tension (fil noir et fil rouge), un conducteur
neutre (fil blanc) et un conducteur de mise à la masse (fil vert). Ces quatre conducteurs doivent passer dans
un conduit 21 mm.
Une prise distincte ayant la configuration 14-50R à 120/240 volts (trois pôles - quatre fils avec mise à la
terre), d’une capacité de 50 ampères doit être placée sur le mur en arrière du four approximativement au
centre de l’emplacement occupé par le four et à une hauteur maximale de 150 mm au-dessus du plancher
fini. Cette prise doit être orientée de façon à ce que la fiche de mise à la terre en « U » soit orientée d’un côté
ou de l’autre, tel qu’illustré sur la figure 1.14.6.7.
Figure 4.3.6.7-1 Prise de courant pour four électrique 120V/240V
4.3.6.8 Four ou système de cuisson au gaz
● Pour un four au gaz naturel, propane ou autre, quand il y a un raccordement pour le gaz, une prise
de courant double ordinaire de 15 ampères (5-15R) doit être installée sur le mur situé à l’arrière,
approximativement au centre de l’espace prévu pour le four et à une hauteur maximale de 150 mm
de la ligne centrale de la prise de courant mesurée par rapport au- dessus du plancher fini (tableau
1.14.6.1).
4.3.6.9 Salles de bain
Dans les salles de bains, une prise de courant double de 15 ampères ou 120 volts (5-15R) doit être installée
pour chaque lavabo (tableau 1.14.6.1).
Ces prises de courant doubles de 15 ampères (GFI) doivent avoir un disjoncteur différentiel intégré donnant
la protection requise contre les courants de fuite à la terre et protégeant contre l’électrocution.
Seulement une prise de courant de lavabo et seulement un ventilateur de chambre de bain doivent être
alimentés sur un circuit.
L’emplacement de cette prise et de ce ventilateur doit être montré sur les plans de l’étage. La prise doit être
installée sur le mur à 150 mm au-dessus du comptoir ou à 910 mm au-dessus du plancher fini.
4.3.6.10 Autres prises pour utilisation générale
495
Au maximum, douze prises doubles pour utilisation générale à l’intérieur de la résidence peuvent être
alimentées par un circuit de 12 ampères à 120 volts (tableau 1.4.3.6.1).
Dans le salon, les chambres et les autres pièces qui ne sont pas l’office avec comptoir, la salle de bain et la
buanderie, les prises de courant (5-15R) ne doivent pas être distancées de plus de 3 600 mm mesuré
horizontalement le long des murs. De cette façon, un cordon d’alimentation long de 1 800 mm est toujours
suffisant.
Les sorties servant à l’éclairage général, aux ventilateurs, aux appareils électroniques et aux appareils de
contrôle doivent être montrées sur le plan de l’étage et les circuits qui les alimentent doivent être précisés.
4.3.6.11 Prises de courant doubles situées à l’extérieur
Pour un balcon ou une véranda, au moins une prise de courant (5-15R) pour usage extérieur à l’épreuve des
intempéries (WP) doit être installée (tableau 1.14.6.1).
Une prise de courant pour usage extérieur, ayant son propre circuit de dérivation, doit être installée sur le
mur extérieur de la maison pour alimenter les appareils électriques qui seront utilisés près du secteur de
l’entrée de l’automobile.
Si cette prise extérieure est située à moins de 2 500 mm au-dessus du niveau du sol, elle doit être protégée
par un disjoncteur différentiel intégré à la prise de courant (GFI).
4.3.6.12 Buanderie (lave-linge)
Une prise de courant double (5-15R) doit être installée pour le lave-linge sur le mur arrière, environ au centre
de l’espace utilisé par l’appareil et à une hauteur de 150 mm au-dessus du plancher fini (tableau 1.14.6.1).
4.3.6.13 Sèche-linge au gaz
Une prise de courant double impliquant une alimentation similaire à l’alimentation du lave-linge électrique
doit être installée.
4.3.6.14 Sèche-linge à l’électricité
Pour alimenter un sèche-linge électrique d’une puissance de 4500 watts (tableau 1.14.6.1), il faut un
disjoncteur 30 ampères - 240 volts au panneau principal et quatre conducteurs # 10 AWG-RW90 en
cuivre, qui consistent en deux conducteurs sous-tension (fil noir et fil rouge), un conducteur neutre (fil blanc)
et un conducteur de mise à la masse (fil vert).
Une prise distincte ayant la configuration 14-30R à 120/240 volts (trois pôles, quatre fils avec mise à terre),
d’une capacité de 30 ampères doit être placée sur le mur en arrière du sèche- linge, approximativement au
centre de l’emplacement occupé par l’appareil et à une hauteur maximale de 150 mm au-dessus du plancher
fini.
Cette prise doit être orientée de façon à ce que la fiche de mise à la terre en « U » soit orientée d’un côté ou
de l’autre, tel qu’illustré sur la figure 1.14.6.14.
30
496
Figure 4.3.6.14-1 Prise de courant pour sèche-linge électrique à 120V/240V
4.3.6.15 Chauffe-eau au gaz
Le raccordement pour l’alimentation d’un chauffe-eau au gaz est similaire au raccordement d’un four au gaz.
4.3.6.16 Chauffe-eau à l’électricité
Pour alimenter un chauffe-eau à l’électricité d’une capacité de 3000 watts à 240 volts au panneau principal
(tableau 1.14.6.1), il faut un disjoncteur 20 A - 240 volts et trois conducteurs # 12 AWG, RW90 en cuivre qui
consistent en deux conducteurs sous-tension (fil noir et fil rouge) et un conducteur de mise à la masse (fil
vert).
Le raccordement direct et permanent doit être fait à travers un dispositif de sectionnement de 20 ampères
(deux pôles), sans fusible à 20 A - 240 volts au lieu d’utiliser une prise de courant. Le sectionneur doit être
installé dans la même pièce que le chauffe-eau sur le mur, à une hauteur égale à celle des interrupteurs pour
l’éclairage.
Si le panneau de dérivation est situé dans la même pièce que le chauffe-eau, le disjoncteur de 20 ampères
dans le panneau tient lieu de sectionnement. Dans ce cas, le sectionneur sans fusible n’est pas requis.
4.3.6.17 Four à micro-ondes
Une prise de courant double (5-15R) distincte doit être installée sur le mur arrière du four à micro-ondes
(tableau 1.14.6.1).
4.3.6.18 Climatiseurs
Une prise de courant distincte et dédiée doit être installée à proximité de chaque climatiseur. Cette prise de
courant servant uniquement pour son climatiseur devra être alimentée par un circuit de dérivation desservant
uniquement cette prise de courant.
Le tableau 1.4.3.6.18 montre la puissance et les caractéristiques des circuits individuels pour les climatiseurs
à 120 volts jusqu’à ¾ HP et les climatiseurs à 120/240 volts jusqu’à 1 ½ HP.
497
Tableau 4.3.6.18-1 Circuits individuels pour les climatiseurs
Figure 1.4.3.6.18.-1 Prise de courant pour climatiseur – configuration 5-20R
Figure 1.4.3.6.18-2 Prise de courant pour climatiseur – configuration 14-20R
4.4 MÉCANIQUE
Les systèmes de chauffage et de ventilation des bâtiments résidentiels sont peu courants à ce jour en Haïti.
Les recommandations contenues dans les chapitres 12 à 23 de l’IRC doivent être considérées lorsqu’elles
s’appliquent.
32
498
Code National du Bâtiment d'Haïti
2025
PARTIE 2 - Chapitre 5
Sécurité sur le chantier
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
499
500
Table des matières
5.0 INTRODUCTION
6
5.1 RAPPORT D’INSPECTION
6
5.2 ÉQUIVALENCES
6
5.3 RESPONSABILITÉS DE L’EMPLOYEUR
6
5.4 RESPONSABILITÉ DU MAÎTRE D’ŒUVRE
6
5.5 SÉCURITÉ DU PUBLIC
7
5.6 PROTECTION CONTRE LES CHUTES
7
5.6 GARDE-CORPS
7
5.7 ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE
7
5.8 INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
8
5.9 ÉTAIEMENT ET PROTECTION PENDANT LA CONSTRUCTION OU LA
DÉMOLITION
8
5.9.1 NOUVEAUX ÉLÉMENTS
8
5.9.2 DEMOLITION
8
5.9.2.1. Soutien des planchers et des toitures au niveau des murs ou des colonnes à
démolir.
9
5.9.2.2. Soutien des murs au niveau de la toiture à démolir.
9
5.9.2.3. Soutien des murs libres pendant la construction.
9
5.9.2.4. Soutien des murs pendant la démolition.
9
5.9.2.5. Soutien des dalles pendant la démolition.
10
5.10 APPAREILS DE LEVAGE
10
5.11 TRANSPORT DES TRAVAILLEURS
10
5.12 CHANTIERS DE CONSTRUCTION
10
5.12.1 ACCÈS AU CHANTIER
10
5.12.2 TENUE DES LIEUX
10
5.12.3 CLOUS ET AUTRES PIÈCES EN SAILLIE
11
5.12.4 OUVRAGES TEMPORAIRES
11
5.12.4 .1 PROTECTION CONTRE L’INCENDIE
11
5.12.4 .2 ÉCHELLES
11
5.12.4 .3 ESCALIERS PROVISOIRES
11
5.12.4 .4 GARDE-CORPS
11
5.12.4 .5 ÉCHAFAUDAGES
12
5.12.5 CREUSEMENTS, EXCAVATIONS ET TRANCHÉES
12
5.12.6 MANUTENTION ET ENTREPOSAGE DES MATÉRIAUX
12
5.13 MODIFICATION DURANT LA CONSTRUCTION
13
501
5.0 INTRODUCTION
La description des directives pour la construction et la sécurité sur le chantier n'a pas été revue dans
le cadre de la mise à jour du CNBH 2025. Par conséquent, les informations présentées ont été
reprises sans modification de l’édition 2012 du CNBH. Les seules modifications apportées
concernent le chapitre 1.5.9 sur les étaiements et protection pendant la démolition ou la construction
Pour des informations plus précises et à jour, il est recommandé aux utilisateurs de consulter les
normes IBC 2021 et IRC 2021.
Les présentes règles, extraites du Code de sécurité pour les travaux de construction, ASP
Construction, 2008, s’appliquent à tout travail effectué sur un chantier de construction d’un petit
bâtiment tel que défini aux Sous Sections 1.1.1, 0.2.3 et 0.2.6.
5.1 RAPPORT D’INSPECTION
L’inspecteur communique le résultat de son inspection à son employeur et au maître d’œuvre.
Pour s’assurer de la solidité d’une construction, l’inspecteur peut exiger une attestation à cet effet
signée par un ingénieur ou un architecte.
5.2 ÉQUIVALENCES
Dans l’application du présent code, la nature, les dimensions et la disposition des matériaux peuvent
différer des règles fixées pour autant que la résistance des matériaux et leur emploi offrent une
sécurité au moins équivalente à celle prescrite.
5.3 RESPONSABILITÉS DE L’EMPLOYEUR
L’employeur doit s’assurer que :
● toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer la sécurité du public et des travailleurs ;
● tout travailleur sur un chantier de construction porte en tout temps des vêtements et des
équipements adaptés aux travaux à exécuter et conçus pour assurer sa protection ;
● tout travailleur n’effectue aucun travail lorsque ses facultés sont affaiblies par l’alcool, la drogue
ou une autre substance similaire ;
● tout travailleur connaît le présent code et les appareils et les machines dont il est responsable,
ainsi que la manière de s’en servir efficacement ;
● tout travailleur est prévenu des risques propres à son travail.
5.4 RESPONSABILITÉ DU MAÎTRE D’ŒUVRE
Sur un chantier de construction, le contrôle de la circulation, l’installation électrique temporaire, la
tenue des lieux, la sécurité du public, l’accès au chantier, la protection contre l’incendie, les rampes
et les garde-corps temporaires, et les autres mesures générales de sécurité sont sous la
responsabilité du maître d’œuvre.
3
502
5.5 SÉCURITÉ DU PUBLIC
Un chantier de construction doit être séparé de façon appropriée de tout lieu ou endroit où le public
a accès.
5.6 PROTECTION CONTRE LES CHUTES
Tout travailleur doit être protégé contre les chutes dans les cas suivants :
● s’il est exposé à une chute de plus de 3 mètres de sa position de travail ;
● s’il risque de tomber sur une pièce en mouvement, sur un équipement ou des matériaux
présentant un danger, ou d’une hauteur de 1,2 mètres ou plus lorsqu’il utilise une brouette ou un
véhicule.
Dans de tels cas, une ou plusieurs des mesures suivantes doivent être prises par l’employeur ou le
maître d’œuvre pour assurer la sécurité du travailleur :
● modifier la position de travail du travailleur de manière à ce que celui-ci exécute son travail à
partir du sol ou d’une autre surface où il n’y a aucun risque de chute ;
● installer un garde-corps ;
● utiliser un filet de sécurité ;
● s’assurer que le travailleur porte un harnais de sécurité ;
● utiliser un autre moyen qui assure une sécurité équivalente au travailleur.
5.6 GARDE-CORPS
Un garde-corps doit être placé en bordure du vide, sur les côtés d’un plancher, d’un toit, d’une
plate-forme, d’un échafaudage, d’un escalier ou d’une rampe, autour d’une excavation ou de tout
autre endroit en général d’où un travailleur risque de tomber.
5.7 ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE
Aux endroits où il y a danger de contact avec des pièces en mouvement, les vêtements doivent ne
comporter aucune partie flottante, les colliers, bracelets et bagues sont interdits et les cheveux longs
doivent être contenus dans un bonnet, sous le casque.
Toute personne qui se trouve sur un chantier de construction doit porter un casque de sécurité
homologué.
Tout travailleur doit porter un équipement de protection approprié lorsque les yeux sont exposés à
des particules en mouvement, des substances dangereuses, un rayonnement de lumière intense
(soudage) ou du métal en fusion.
Tout travailleur doit porter des chaussures de protection conformes et conçues pour les risques
suivants lorsqu’il est exposé à se blesser les pieds par perforation, chute d’objets lourds ou
tranchants, contact avec du métal en fusion ou contact avec du métal chaud ou corrosif.
Sur un chantier de construction, aucun travailleur ne doit être exposé à des bruits risquant
d’endommager son ouïe. En pareil cas, il doit porter un protecteur auditif approprié.
503
Les impuretés de l’air dans un lieu de travail doivent être éliminées dès leur point d’origine. Lorsqu’il
est impossible de réduire la concentration de vapeurs ou de gaz nocifs, de fumées, de poussières
ou d’autres substances nuisibles ou nocives à un niveau acceptable, l’employeur doit fournir au
travailleur un équipement de protection respiratoire approprié.
Les travailleurs doivent être pourvus de gants adaptés pour la manutention d’objets présentant des
arêtes vives ou une surface abrasive, ou lors de la manutention de substances corrosives. Il est
toutefois interdit de porter des gants pour manœuvrer des appareils mécanisés.
5.8 INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
Tout appareil électrique doit être utilisé uniquement aux fins pour lesquelles il a été conçu. Personne
ne doit utiliser un appareil portatif électrique à moins qu’il ne soit mis à la terre ou qu’il n’ait une
double isolation.
Les rallonges de fils électriques qui alimentent les appareils et les outils électriques doivent être
protégées, si elles passent sur les planchers, de façon à éviter qu’elles soient endommagées et
qu’elles causent des chutes, et avoir un troisième conducteur pour la mise à la terre à l’exception
des rallonges réservées exclusivement à l’éclairage.
Les boîtes de jonction, de distribution et les prises de courant doivent être fermées. L’interrupteur
d’une entrée de service, d’une artère ou d’un circuit dérivé ne doit pas être verrouillé en position
fermée.
5.9 ÉTAIEMENT ET PROTECTION PENDANT LA CONSTRUCTION
OU LA DÉMOLITION
5.9.1 NOUVEAUX ÉLÉMENTS
Les coffrages en contreplaqué de minimum ¾(19 mm) doivent être utilisés pour l’ensemble des
éléments à construire. Les dalles suspendues doivent être réalisées conformément aux dispositions
du chapitre 1.8.3.7, et leur coffrage maintenu au moins 15 jours après le coulage, tout comme celui
des poutres suspendues. Ces dernières doivent être soutenues par des poteaux métalliques
espacés d’un mètre maximum et solidement maintenues en place. Les coffrages des chaînages
verticaux et horizontaux reposant sur les murs doivent être maintenus droits au moins 1 jour après le
coulage.
Pour une poutre suspendue ou une grande ouverture supportant un mur, l’étaiement jusqu’au sol
doit être maintenu pendant 14 jours après le coulage de la poutre qui confine le sommet du mur
au-dessus de l’ouverture.
Pour le coulage des dalles des 2e et 3e étages, l’étaiement jusqu’au niveau du sol doit être
maintenu pendant 14 jours après le coulage de la dalle, à moins qu’une évaluation détaillée des
charges de construction ne soit réalisée.
5.9.2 DEMOLITION
Pendant la démolition, il est nécessaire de soutenir la structure existante. Les étaiements doivent
être installés avant de commencer les travaux de démolition correspondants.
5
504
La démolition ne doit se faire qu'à un seul niveau à la fois et ne doit pas progresser au niveau
suivant tant que la stabilité de la structure au niveau en cours n'a pas été rétablie. Elle doit être
réalisée de manière à garantir le maintien d'une stabilité verticale et latérale adéquate tout au long
des travaux.
Pour la démolition partielle d’une dalle (pour ajouter un élément structurel par exemple) l’utilisation
d’un marteau piqueur est recommandée afin d'éviter de détériorer la dalle
5.9.2.1. Soutien des planchers et des toitures au niveau des murs ou des colonnes à
démolir.
Lorsqu'il est nécessaire de démolir des murs ou des colonnes existants, ou des parties de ceux-ci,
fournir un soutien vertical au plancher ou à la toiture situé au-dessus.
Le soutien vertical doit consister en une lisse supérieure en bois affleurant sous la dalle ou la
charpente, avec au moins un étai métallique par mètre carré de plancher ou de toiture nécessitant
un soutien vertical de chaque côté de l'emplacement du mur ou de la colonne requis, avec des étais
supplémentaires selon les besoins pour la stabilité.
Les supports verticaux au deuxième étage doivent être soutenus à leur base, sous la dalle, par un
autre support vertical aligné directement qui s'étend jusqu'au sol en dessous (installer d'abord le
support vertical du rez-de-chaussée, puis les niveaux supérieurs).
Les supports verticaux doivent être maintenus en place en haut par des paires opposées d'étais
inclinés, en alternant la direction (avec un minimum de deux paires dans chaque direction) et en bas
par un piquet métallique solidement ancré dans le sol.
5.9.2.2. Soutien des murs au niveau de la toiture à démolir.
Lorsqu'il est nécessaire de retirer la toiture, vérifier que le retrait de la toiture ne réduira pas la
stabilité des murs du bâtiment avant de commencer les travaux.
Si la stabilité des murs est réduite, fournir un contreventement aux murs affectés.
Le contreventement doit consister en un panneau vertical minimal tous les 2 mètres le long de la
longueur des murs affectés, avec des planches supplémentaires selon les besoins pour la stabilité.
Le panneau vertical doit être maintenu en place en haut du mur par des paires opposées d'étais
inclinés et en bas par un piquet métallique solidement ancré dans le sol.
5.9.2.3. Soutien des murs libres pendant la construction.
Stabiliser les murs libres pendant la construction.
Les murs libres de plus de 1 mètre de hauteur doivent être stabilisés avec un panneau vertical
minimal tous les 3 mètres le long de la longueur du mur autoportant, avec des panneaux verticaux
selon les besoins pour la stabilité.
Le panneau vertical doit être maintenu en place en haut du mur par des paires opposées d'étais
inclinées et en bas par un piquet métallique solidement ancré dans le sol.
505
5.9.2.4. Soutien des murs pendant la démolition.
Lors de la démolition d'un mur ou d'une partie de mur, ou lors d'un impact sur le mur pour une raison
quelconque, prendre des mesures pour protéger le mur et empêcher une défaillance hors plan.
Ces mesures doivent au minimum inclure la fourniture d'un panneau vertical tous les 2 mètres le
long de la longueur du mur affecté, avec des planches supplémentaires selon les besoins pour la
stabilité (par exemple, à chaque extrémité des piliers de mur).
Le panneau vertical doit être maintenu en place en haut du mur par des paires opposées d'étais
inclinés et en bas par un piquet métallique solidement ancré dans le sol.
5.9.2.5. Soutien des dalles pendant la démolition.
Lors de la démolition d'une partie de dalle, prendre des mesures pour protéger la zone située en
dessous des chutes de débris.
Fournir au minimum des planches de bois ou du contreplaqué de ¾’ (19 mm), selon les besoins
pour la taille de l'ouverture, sous l'ouverture à créer et soutenir en place avec des étais métalliques
ou des poteaux 4x4 espacés d'au moins 2 mètres d'entraxe.
Avant de démolir une dalle, la dalle doit être soutenue en dessous de chaque côté de la nouvelle
ouverture par des fermes en acier ou des poutres en bois 2x4.
Soutenir verticalement chaque poutre avec des étais métalliques espacés d'un mètre maximum et à
chaque extrémité.
Les supports verticaux au deuxième étage doivent être soutenus à leur base, sous la dalle, par un
autre support vertical aligné directement qui s'étend jusqu'au sol en dessous (installer d'abord le
support vertical du rez-de-chaussée, puis les niveaux supérieurs).
Les supports verticaux doivent être maintenus en place en haut par des paires opposées d'étais
inclinés, en alternant la direction (avec un minimum de deux paires dans chaque direction) et en bas
par un piquet métallique solidement ancré dans le sol.
5.10 APPAREILS DE LEVAGE
Les appareils de levage et leurs accessoires doivent être construits solidement et avoir la résistance
voulue, être tenus en bon état, être pourvus d’avertisseurs lorsque le déplacement est motorisé et
être pourvus de freins de levage conçus et installés de façon à arrêter une charge d’au moins 1,5
fois la charge nominale, laquelle doit être affichée en évidence sur l’appareil de levage.
Les appareils de levage doivent être montés, entretenus et démontés sous la surveillance de
technicensexpérimentés et selon les prescriptions du fabricant.
5.11 TRANSPORT DES TRAVAILLEURS
L’employeur doit s’assurer que le conducteur d’un véhicule utilisé pour le transport des travailleurs
détient un permis de conduire en bonne et due forme, avise qui de droit de toutes les défectuosités
de son véhicule et n’effectue aucun transport si les défectuosités signalées n’ont pas été réparées.
Aucun travailleur ne doit demeurer sur le chargement d’un véhicule en mouvement.
7
506
5.12 CHANTIERS DE CONSTRUCTION
5.12.1 ACCÈS AU CHANTIER
L’accès au chantier de construction doit être en tout temps limité aux personnes autorisées par le
responsable du chantier.
5.12.2 TENUE DES LIEUX
Tout chantier de construction, y compris les voies et les moyens d’accès et de sortie, doit être tenu
en ordre et aucun danger ne doit résulter de l’entreposage des matériaux ou de l’équipement, de
l’accumulation des rebuts ou de l’état d’un matériau ou d’une pièce d’équipement.
5.12.3 CLOUS ET AUTRES PIÈCES EN SAILLIE
Les clous en saillie d’un morceau de bois ou de tout rebus doivent être arrachés ou rabattus, à
moins que le matériau ne soit empilé ou placé dans un récipient pour être transporté hors du
chantier. Lors d’un démantèlement, les clous en saillie d’un morceau de bois réutilisable doivent être
enlevés immédiatement.
5.12.4 OUVRAGES TEMPORAIRES
Tout ouvrage temporaire doit être suffisamment contreventé afin de résister à toutes les charges
susceptibles d’y être appliquées pendant la construction, la réfection ou la démolition en utilisant les
charges de conception indiquées dans le CNBH 2025.
5.12.4 .1 PROTECTION CONTRE L’INCENDIE
Des extincteurs d’incendie portatifs doivent être placés dans tout bâtiment d’entreposage de
matériaux combustibles ou de liquides inflammables, ainsi que dans les locaux où l’on effectue des
travaux de soudage ou de coupage au chalumeau.
5.12.4 .2 ÉCHELLES
Une échelle doit être conçue, construite, entretenue et utilisée de façon à ne pas compromettre la
sécurité des travailleurs, être toujours utilisée de façon que les charges appliquées ne soumettent
aucune partie de l’échelle à un effort supérieur à l’effort unitaire permis et être appropriée aux
travaux à effectuer.
La longueur maximale d’une échelle à coulisse de deux sections ou plus, mesurée le long des
montants, est de 15 mètres.
Toute échelle doit reposer sur une base solide et prendre appui, au sommet, sur ses deux montants,
être préservée contre tout choc ou glissement de nature à compromettre son équilibre et, lorsqu’elle
n’est pas fixée de façon permanente, être inclinée de façon telle que la distance horizontale entre le
pied de l’échelle et le plan vertical de son support supérieur soit approximativement entre le 1/4 et le
1/3 de la longueur de l’échelle entre les supports.
5.12.4 .3 ESCALIERS PROVISOIRES
507
Les escaliers provisoires doivent avoir des marches d’une largeur minimale de 500 mm, une pente
maximale de 55 degrés, des paliers d’au moins 500 mm de profondeur, une rampe et des marches
uniformes dans une même volée.
5.12.4 .4 GARDE-CORPS
Tout garde-corps doit avoir une hauteur qui varie entre 1 et 1,2 m au-dessus de l’aire où le travailleur
se trouve
Un garde-corps de bois doit être constitué :
● d’une lisse supérieure d’une épaisseur minimale de 40 mm sur une largeur de 90 mm appuyée
sur des montants de même dimension espacés d’au plus 1,8 m placés de telle façon que la
largeur de 90 mm du montant soit dans l’axe de la largeur de la lisse supérieure ;
● d’une traverse intermédiaire d’au moins 75 mm de large à mi-hauteur et fixée solidement à
l’intérieur des montants ;
● d’une plinthe d’au moins 90 mm de hauteur et fixée solidement à l’intérieur des montants.
5.12.4 .5 ÉCHAFAUDAGES
Les échafaudages doivent être conçus, construits, entretoisés, contreventés et entretenus de
manière à supporter les charges et les efforts auxquels ils sont soumis et à résister à la poussée des
vents. Ils doivent reposer sur des sols ou assises d’une résistance suffisante.
Les matériaux utilisés pour un échafaudage ne doivent pas présenter de défaut de nature à diminuer
leur résistance. Le bois utilisé pour un échafaudage doit être sain, en essence à longues fibres et
non cassantes, et exempt de tout défaut pouvant diminuer sa solidité. Les parties métalliques d’un
échafaudage ne doivent pas être affaiblies par la rouille ni par des déformations excessives.
Le montage et le démontage des échafaudages doivent être exécutés sous la surveillance et le
contrôle d’une personne qualifiée.
Les éléments qui constituent le plancher doivent être constitués de madriers de 38 mm de hauteur
minimale et de 235 mm de largeur minimale, s’ils sont en bois d’œuvre, et doivent être posés de
façon à ne pouvoir ni basculer ni glisser. De plus, le plancher d’un échafaudage doit avoir une
surface uniforme entre deux points d’appui et avoir une largeur minimale de 470 mm.
L’utilisation d’un échafaudage métallique doit être conforme aux instructions du fabricant.
5.12.5 CREUSEMENTS, EXCAVATIONS ET TRANCHÉES
Avant d’entreprendre un creusement, l’employeur doit vérifier s’il y a des canalisations souterraines
dans le périmètre des travaux à exécuter et, le cas échéant, situer leur emplacement exact sur le
terrain. Ces canalisations peuvent être débranchées temporairement, déplacées ou laissée en
place, à condition que le service de voirie ou de distribution ait approuvé au préalable le procédé de
creusage et qu’une méthode de travail propre à empêcher tout dommage aux conduites ait été
adoptée.
S’il existe un danger que le creusement projeté menace la stabilité des constructions voisines et, par
suite, la sécurité des travailleurs, l’avis d’un expert doit être sollicité.
9
508
L’employeur doit s’assurer que les parois d’une excavation ou d’une tranchée, lorsque requise, sont
étançonnées solidement avec des matériaux de qualité et conformément aux plans et devis d’un
ingénieur.
5.12.6 MANUTENTION ET ENTREPOSAGE DES MATÉRIAUX
Tous les matériaux d’un chantier de construction doivent être utilisés, déplacés ou transportés sur le
chantier ou déchargés d’un véhicule ou d’une pile de façon à ne pas compromettre la sécurité des
travailleurs et du public.
Les éléments de maçonnerie doivent être empilés de telle sorte que la face des piles ne dépasse
pas 1,8 m de hauteur.
Les sacs de matériaux doivent être empilés en les croisant par couches horizontales bien régulières
dont le nombre doit être inférieur à 10.
5.13 MODIFICATION DURANT LA CONSTRUCTION
Toute modification apportée en cours de construction doit être approuvée par le responsable du
chantier et consignée dans les documents du projet et les plans et documents techniques doivent
être mis à jour en conséquence.
Toute modification affectant la stabilité, la sécurité, la structure ou la conformité aux normes en
vigueur doit faire l’objet d’une validation technique avant sa mise en œuvre.
Lorsque la modification concerne les matériaux, les dimensions ou les méthodes d’exécution, des
vérifications ou essais peuvent être requis pour s’assurer du respect des exigences applicables.
509
Code National du Bâtiment
d'Haïti
2025
PARTIE 2 - Chapitre 6
Nouveaux logements en
ossature porteuse en bois et
remplissages ou habillages
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
(MTPTC)
1
510
511
Table des matières
6. Directives pour les nouveaux logements en ossature porteuse en bois et remplissages ou habillages
...............................................................................................................................................................................................10
6.1.
Champ d’application spécifique..................................................................................................................10
6.2.
Principes généraux de la construction en ossature de bois porteuse et remplissages ou
habillages .......................................................................................................................................................................12
6.2.1.
Diversité des typologies vernaculaires ............................................................................................................12
6.2.2.
Dispositions spatiales des bâtiments vernaculaires ........................................................................................14
6.2.3.
Evolutivité des constructions vernaculaires ....................................................................................................16
6.2.4.
Principes para-sinistres ....................................................................................................................................17
6.3.
Configuration architecturale des petits bâtiments neufs en ossature porteuse en bois et
remplissages .................................................................................................................................................................18
6.3.1.
Système constructif .........................................................................................................................................18
6.3.2.
Configuration architecturale............................................................................................................................20
6.4.
Utilisation raisonnée et appropriée des matériaux de construction .................................................25
6.4.1.
Qualité des matériaux......................................................................................................................................25
6.4.2.
Critères de choix des matériaux ......................................................................................................................25
6.4.3.
Pierres et granulats ..........................................................................................................................................26
6.4.4.
Terre.................................................................................................................................................................30
6.4.5.
Fibres ...............................................................................................................................................................31
6.4.6.
Liants ................................................................................................................................................................33
6.4.7.
Mortiers et enduits ..........................................................................................................................................34
6.4.8.
Bois d’œuvre ....................................................................................................................................................37
6.4.9.
Traitements additionnels de préservation des éléments en bois ...................................................................49
6.4.10.
Peintures et lasures .....................................................................................................................................52
6.4.11.
Eléments préfabriqués ................................................................................................................................52
6.5.
Conception technique des petits bâtiments neufs en ossature porteuse en bois et
remplissages .................................................................................................................................................................56
6.5.1.
Fondations .......................................................................................................................................................56
6.5.2.
Soubassement .................................................................................................................................................61
6.5.3.
Accroche de l’ossature en bois des murs à la base du bâtiment.....................................................................67
6.5.4.
Dalle de sol.......................................................................................................................................................73
6.5.5.
Ossature en bois des murs...............................................................................................................................75
6.5.6.
Remplissage et habillage des murs ..................................................................................................................96
512
6.5.7.
Intégration des réseaux fluides .....................................................................................................................103
6.5.8.
Finitions et revêtements ................................................................................................................................104
6.5.9.
Menuiseries ...................................................................................................................................................107
6.5.10.
Balustres de la galerie ...............................................................................................................................109
6.5.11.
Charpente de la toiture .............................................................................................................................110
6.5.12.
Charpente de la galerie .............................................................................................................................139
6.5.13.
Couverture.................................................................................................................................................143
6.6.
Entretien des bâtiments en ossature bois..............................................................................................149
6.6.1.
Principes généraux.........................................................................................................................................149
6.6.2.
Responsabilité d’entretien ............................................................................................................................149
6.6.3.
Qualité de la ventilation du bâtiment............................................................................................................149
6.6.4.
Entretien du bâtiment ...................................................................................................................................150
6.6.5.
Traitement des abords du bâtiment ..............................................................................................................151
6.6.6.
Prévention contre l’incendie et entretien des dispositifs de protection spécifiques....................................152
513
Liste des figures et tableaux
Figure 6.1- 1_Maison modèle élaborée pour les calculs d'ingénierie, vues 3D .............................................................................................................. 11
Figure 6.2.1- 1_Diversité des typologies de bâtiments vernaculaire en ossature bois porteuse et remplissages ou habillages .................................... 13
Figure 6.2.1- 2_Diversité des typologies de bâtiments récents en ossature bois porteuse et remplissages ou habillages ............................................ 13
Figure 6.2.2- 1_L’espace du lakou : photographie et schéma en plan ............................................................................................................................ 15
Figure 6.2.2- 2_ Caveau familial et glacis, photographies ............................................................................................................................................... 15
Figure 6.2.2- 3_Diverses typologies de galerie sur la façade d'accueil, photographies .................................................................................................. 15
Figure 6.2.3- 1_Analyse de l'évolution de maisons vernaculaire à La Vallée-de-Jacmel, Carolyn Garcia, 2018 ............................................................. 16
Figure 6.3.1- 1_Schéma des éléments constitutifs du système à ossature bois porteuse et remplissages ou habillages .............................................. 18
Figure 6.3.1- 2_Maison construite en 2024 avec une base maçonnée et une ossature en bois d’œuvre local, Les Cayes, Sud. ................................... 19
Figure 6.3.2- 1_Proportions et longueur des parois recommandées : schémas en plan ................................................................................................ 20
Figure 6.3.2- 2_Formes complexes avec murs de subdivision : schémas en plan .......................................................................................................... 20
Figure 6.3.2- 3_Principe de répartition des panneaux pleins et des ouvertures, schéma en plan ................................................................................. 21
Figure 6.3.2- 4_Vue en élévation, maquette 3D ............................................................................................................................................................. 21
Figure 6.3.2.3- 1_Principales formes de toiture observées en Haïti, maquettes 3D ...................................................................................................... 22
Figure 6.3.2.4- 1_Exemples de galeries aménagées sous la toiture principale, photos .................................................................................................. 23
Figure 6.3.2.5- 1_Principe d’anticipation des agrandissements futurs, maquette-coupe 3D ......................................................................................... 24
Figure 6.4.3- 1_identification des types de pierres appropriées pour la construction ................................................................................................... 27
Figure 6.4.3- 2_Principe d’appareillage des pierres à plat : schéma en coupe ............................................................................................................... 28
Figure 6.4.3- 3_Appareillage des angles : schéma 3D et photo de mise en œuvre ........................................................................................................ 28
Figure 6.4.3- 4_Principe d’appareillages avec joints discontinus : schémas en élévation et en plan ............................................................................. 28
Figure 6.4.3- 5_Appareillage avec clés : schéma en plan et photo de mise en œuvre ................................................................................................... 29
Figure 6.4.3- 6_Appareillage autour des accroches en attente : photo de mise en œuvre ............................................................................................ 29
Figure 6.4.4- 1_Schéma de la constitution du squelette granulaire de la terre .............................................................................................................. 31
Figure 6.4.5- 1_Photos d’échantillons de fibres disponibles en Haïti ............................................................................................................................. 32
Figure 6.4.5- 2_Exemples d’utilisations des fibres en construction ................................................................................................................................ 32
Figure 6.4.7.3.1- 1_Schéma d’interprétation des échantillons de mortiers et enduits en terre..................................................................................... 35
Tableau 6.4.7.3.2- 1_Tableau indicatif de dosage des mortiers et enduits de chaux ..................................................................................................... 36
Tableau 6.4.7.3.3- 1_Tableau indicatif de dosage des mortiers et enduits de ciment ................................................................................................... 36
Tableau 6.4.7.3.3- 2_Tableau indicatif de dosage des bétons de ciment ....................................................................................................................... 36
Tableau 6.4.8.1- 1_Tableau de correspondance des sections nominales et des dimensions réelles des éléments préparés ........................................ 38
514
Tableau 6.4.8.2- 1_Tableau de caractéristiques mécaniques des essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti ........................................................ 40
Tableau 6.4.8.3- 1_Tableau de résumé des classes d’emploi. Source : « Durabilité naturelle et préservation des bois tropicaux », Daniel Fouquet,
Éditions Quæ, 2009 ........................................................................................................................................................................................................ 42
Tableau 6.4.8.3- 2_Tableau de correspondance entre classes d’emploi et les classes de durabilité des essences de bois disponibles en Haïti, sous
réserve de la bonne mise en œuvre et de l'entretien régulier ....................................................................................................................................... 43
Tableau 6.4.8.4- 1_Tableau de catégorisation des essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti ............................................................................... 44
Tableau 6.4.8.5- 1_Tableau de correspondance entre les principaux types d’utilisation dans la construction de petits bâtiments en ossature bois
porteuse et les classes d’emploi à considérer en zone tropicale .................................................................................................................................... 46
Tableau 6.4.8.5- 2_Principe de répartition des catégories de bois dans la construction : maquettes 3D ...................................................................... 47
Figure 6.4.11.5- 1_schéma de dimensionnement et pré-perçage des trous dans les feuillards métalliques ................................................................. 54
Figure 6.4.11.7- 1_Tuiles en mortier vibré de ciment (« tuiles micro-béton ») produites en Haïti, photos ................................................................... 55
Figure 6.5.1.1- 1_Fondations en pieux de bois dur selon les pratiques vernaculaires: photos et principes de mise en œuvre ..................................... 57
Tableau 6.5.1.2- 1_Tableau indicatif de dimensionnement des fondations pour les bâtiments en rez-de-chaussée à ossature bois et remplissages
lourds (petites roches) .................................................................................................................................................................................................... 58
Figure 6.5.1.3- 1_Fondations en pierres maçonnées : schéma en coupe et photo de mise en œuvre .......................................................................... 59
Figure 6.5.1.4- 1_Fondations en béton cyclopéen : schéma en coupe ........................................................................................................................... 60
Figure 6.5.1.5- 1_Fondations en maçonnerie non chaînée de blocs de ciment : schéma en coupe ............................................................................... 61
Figure 6.5.2- 1_Principe d’évacuation des remontées capillaires par le soubassement porteur : schéma en coupe .................................................... 62
Figure 6.5.2.1- 1_Soubassement en pierres en applique « miray » : schéma en coupe et photo de mise en œuvre .................................................... 63
Figure 6.5.2.2- 1_Soubassement porteur en maçonnerie de pierre non chaînée : schéma en coupe ........................................................................... 64
Figure 6.5.2.2- 2_Solin en pierres sur soubassement porteur : détail en coupe ............................................................................................................ 64
Figure 6.5.2.3- 1_Soubassement porteur en 3 rangées de blocs de ciment : schéma en coup ...................................................................................... 65
Figure 6.5.2.3- 2_Soubassement porteur mixte maçonnerie de pierre et 2 rangées de blocs de ciment : schéma en coupe ....................................... 66
Figure 6.5.2.4- 1_Poteaux de la galerie sur soubassement filant ou plots isolés : photos de mise en œuvre ................................................................ 66
Figure 6.5.3- 1_Principe de mise en attente des accroches pour l’ossature bois : schéma en coupe ............................................................................ 67
Figure 6.5.3.3.1- 1_Mise en œuvre de la solution 1 : fers à béton placés en U dans la fondation et le soubassement en maçonnerie de pierre :
schéma en coupe et mise en œuvre ............................................................................................................................................................................... 70
Figure 6.5.3.3.1- 2_Mise en œuvre solution 1 : fers à béton repliés sur la lisse basse : détails en 3D et photo de mise en œuvre ............................... 70
515
Figure 6.5.3.3.2- 1_Mise en œuvre de la solution 2 - Fers à béton pliés en L dans la fondation, repliés et fixés sur la lisse basse : schéma en coupe et
principe de pliage de l’accroche en 3D ........................................................................................................................................................................... 71
Figure 6.5.3.3.2- 2_Mise en œuvre de la solution 2 - Fers à béton pliés en L dans la fondation, repliés et fixés sur la lisse basse : photo de mise en
œuvre et principe de pliage sur la lisse basse ................................................................................................................................................................ 72
Figure 6.5.4.1- 1_Remblai intérieur du sol : schéma en coupe et photo de chantier ..................................................................................................... 73
Figure 6.5.4.2- 1_Chape sur hérisson et glacis : schéma en coupe et photos de mise en œuvre ................................................................................... 74
Figure 6.5.4.2- 2_Photos de différents glacis pigmentés ................................................................................................................................................ 74
Figure 6.5.5.1- 1_Dénomination des éléments de l’ossature bois des murs avec fondations en pieux de bois et charpente traditionnelle : schéma 3D
........................................................................................................................................................................................................................................ 75
Figure 6.5.5.1- 2_Dénomination des éléments de l’ossature bois des murs sur fondations et soubassement maçonnées : schéma 3D ...................... 76
Tableau 6.5.5.2- 1_Tableau des sections minimales recommandées pour l’ossature bois des murs ............................................................................. 78
Figure 6.5.5.3.1- 1_Exemple d’assemblage en T à entailles à tiers-bois : détails 3D ..................................................................................................... 80
Figure 6.5.5.3.1- 2_Exemples d’assemblages à entailles à mi-bois : détails 3D .............................................................................................................. 80
Figure 6.5.5.3.1- 3_Assemblages à tenon et mortaise chevillés : détails 3D .................................................................................................................. 80
Figure 6.5.5.3.1- 4_Principe de réalisation d’un assemblage d’un poteau avec les lisses hautes et basses par juxtaposition : détail 3D...................... 81
Figure 6.5.5.3.3- 1_Différents types d’entures pour les assemblages de longueur : détails 3D ..................................................................................... 82
Figure 6.5.5.3.3- 2_Enture à mi-bois avec chevilles en bois, bois de catégorie A ou B uniquement : photo de mise en œuvre .................................... 83
Figure 6.5.5.3.3- 3_Enture de longueur à tenon chevillé, bois de catégorie A ou B uniquement : photo de mise en œuvre ........................................ 83
Figure 6.5.5.3.3- 4_Enture à mi-bois vissée ou clouée, schéma de mise en œuvre ....................................................................................................... 84
Figure 6.5.5.3.4- 1_Principe d’assemblages d’angles à tiers-bois, bois de catégories A ou B uniquement : détails d’exécution en 3D ......................... 85
Figure 6.5.5.3.4- 2_Principe d’assemblage mi-bois aux angles : détails d’exécution en 3D et photo de mise en œuvre ............................................... 86
Figure 6.5.5.3.5- 1_Assemblage des poteaux intermédiaires avec les lisses, mi-bois chevillé ou avec feuillard : détails 3D ......................................... 87
Figure 6.5.5.3.5- 2_Assemblage des poteaux intermédiaires aux lisses par feuillards ou bandes métalliques : détails 3D ........................................... 87
Figure 6.5.5.4.1- 1_Principes de répartition des contreventements appropriés pour la construction en zone sismique C ........................................... 89
Figure 6.5.5.4.2- 1_Renforts d’angles horizontaux entre lisses hautes : détail 3D ......................................................................................................... 89
Figure 6.5.5.4.3- 1_Contreventement par diagonales toute hauteur : 3D et photo d’une maison ancienne à Jacmel .................................................. 90
Figure 6.5.5.4.3- 2_Contreventement par diagonales des panneaux subdivisés : principe 3D ...................................................................................... 91
Figure 6.5.5.4.3- 3_Contreventement par croix de Saint-André des panneaux subdivisés : photo de mise en œuvre .................................................. 91
Figure 6.5.5.4.3- 4_Photos de différents assemblages des croix de Saint-André ........................................................................................................... 92
Figure 6.5.5.4.4- 1_Bardage de planches assurant le contreventement de l’ossature : photos d’une maison à La Vallée-de-Jacmel, localité de Morneà-Bruler ........................................................................................................................................................................................................................... 92
Figure 6.5.5.4.5- 1_Différenciation des remplissages aux angles et triangulation : principe 3D .................................................................................... 93
Figure 6.5.5.4.6- 1_Contreventement des allèges et impostes des ouvertures : photos de mise en œuvre.................................................................. 94
516
Figure 6.5.5.4.7- 1_Contreventement des panneaux d’angles avec fenêtres : photos d’une maison à La Vallée-de-Jacmel......................................... 95
Figure 6.5.5.4.8- 1_Solutions de contreventement de la galerie : principes 3D et photos de mise en œuvre ............................................................... 95
Figure 6.5.6.1- 1_Principe de réalisation d’un remplissage en petites pierres « ti wòch » dans des panneaux subdivisés et triangulés : détail 3D et
photo de mise en œuvre ................................................................................................................................................................................................ 97
Figure 6.5.6.1- 2_Maçonnerie de petites pierres, méthode « étranglé » : photos de maisons vernaculaires................................................................ 98
Figure 6.5.6.2- 1_Remplissage en gravats de récupération : photos de mise en œuvre ................................................................................................ 98
Figure 6.5.6.3- 1_Remplissage en clissage et torchis : principe 3D et photos de mise en œuvre................................................................................... 99
Figure 6.5.6.5- 1_Remplissage avec des briques de terre crue ou de terre cuite : principe 3D et photos de mise en œuvre ...................................... 100
Figure 6.5.6.5- 2_Habillage extérieur en bardage de planches : principe 3D et photos de mise en œuvre ................................................................. 102
Figure 6.5.6.5- 3_Types de pose des bardages en planches : détails 3D et photos de mise en œuvre ........................................................................ 102
Figure 6.5.8.1.1- 1_Mise en œuvre d’un enduit de rejointoyage des pierres : photo .................................................................................................. 104
Figure 6.5.8.1.2- 1_Mise en œuvre des enduits des murs : schéma en coupe et photos ............................................................................................. 105
Tableau 6.5.8.2- 1_Tableau indicatif des dosages des différents laits de chaux ........................................................................................................... 106
Figure 6.5.8.3- 1_Pose de faïence murale sur treillis métallique : photos de mise en œuvre ...................................................................................... 107
Figure 6.5.9.1- 1_Principe de mise en œuvre de volets bois sur ossature porteuse en bois : photo ........................................................................... 108
Figure 6.5.9.1- 2_Exemple d’anneaux et crochets en ferronnerie pour les volets en bois : photo et détail en 3D ...................................................... 108
Figure 6.5.9.2- 1_Exemples d’impostes ajourées en bois : photos ............................................................................................................................... 109
Figure 6.5.10- 1_Exemples de balustres et solutions de fermeture de galeries : photos ............................................................................................. 109
Figure 6.5.11.1- 1_Formes de toiture recommandées pour les petits bâtiments en ossature bois porteuse : maquettes 3D .................................... 111
Figure 6.5.11.2- 1_Eléments constitutifs des fermes : schémas 3D .............................................................................................................................. 113
Figure 6.5.11.2- 2_Principe de mise en œuvre des fermes : schémas 3D..................................................................................................................... 113
Figure 6.5.11.2- 3_Principe de mise en œuvre de la partie en croupe des toitures à 4 pans ....................................................................................... 113
Figure 6.5.11.4.1- 1_Exemples d’assemblages à embrèvement : détails 3D ................................................................................................................ 116
Figure 6.5.11.4.1- 2_Principe d’assemblage par tenon et mortaise chevillés – détail en 3D........................................................................................ 116
Figure 6.5.11.4.1- 3_Principe d’assemblage des pièces de bois avec deux plaques en gousset par jonction : détail 3D ............................................. 117
Figure 6.5.11.4.1- 4_Principe de répartition et espacement des vis ou clous pour fixation des plaques en gousset : schéma.................................... 118
Figure 6.5.11.4.1- 5_Principe d’assemblage moisé : détail 3D ..................................................................................................................................... 119
Figure 6.5.11.4.6- 1_Schéma d'assemblage des coyaux ............................................................................................................................................... 123
517
Tableau 6.5.11.5.1- 1_Dimensionnement des arêtiers ................................................................................................................................................. 124
Figure 6.5.11.6- 1_Principe de réalisation de la structure intermédiaire du fronton : détails 3D ................................................................................ 126
Figure 6.5.11.6- 2_Frontons triangulaires des toitures à 2 pans : photos .................................................................................................................... 126
Figure 6.5.11.7- 1_Principe de mise en œuvre de la toiture à pan unique : maquette 3D ........................................................................................... 127
Figure 6.5.11.8.1- 1_Principe d’assemblage de l’entrait sur la lisse haute, entrait avec entaille à tiers-bois : détails 3D ............................................ 129
Figure 6.5.11.8.1- 2_Principe de réalisation de l’entaille en bec d’oiseau sur l’arbalétrier : détail en coupe .............................................................. 129
Figure 6.5.11.8.1- 3_Principe d’assemblage de la ferme sur la lisse haute : détails 3D ................................................................................................ 130
Figure 6.5.11.9- 1_Principe de contreventement des toitures à 4 pans : maquettes 3D ............................................................................................. 131
Figure 6.5.11.9- 2_Principes de contreventement minimum des toitures à 2 pans : maquettes 3D............................................................................ 132
Figure 6.5.11.10- 1_Principe de mise en œuvre des liteaux (lattes) sur toiture 2 pans : maquette 3D ........................................................................ 133
Figure 6.5.11.11.1- 1_Principe de mise en œuvre des planches sous les débords de la façade à pignon (toiture à 2 pans) : schéma 3D ................... 135
Figure 6.5.11.11.2- 1_Principe de mise en œuvre des planches en sous-face des débords latéraux, dans le sens de la pente : détail 3D .................. 135
Figure 6.5.11.11.3- 1_Débords de toiture en « queue de vache » : maquette 3D et photo ......................................................................................... 136
Figure 6.5.11.11.3- 2_Principe de mise en œuvre des débords en « queue de vache » : schéma en coupe ................................................................ 136
Figure 6.5.11.11.3- 3_Principe de mise en œuvre des débords en « queue de vache » : schéma en 3D ..................................................................... 137
Figure 6.5.11.12- 1_Rives et flèches chantournées : photos ........................................................................................................................................ 138
Figure 6.5.12.1- 1_Plafonnement de la galerie sous la toiture principale : photo ........................................................................................................ 139
Figure 6.5.12.2.2- 1_Solutions de protection contre l’arrachement de galerie en casquette : maquette 3D .............................................................. 141
Figure 6.5.12.2.3- 1_Principe de mise en œuvre d’un larmier en haut de pente de la galerie en casquette : maquette 3D ....................................... 142
Figure 6.5.12.3- 1_Frises d’imposte de la galerie : photos ........................................................................................................................................... 143
Figure 6.5.13.1- 1_Principe de fixation des tôles ondulées : schéma en coupe ........................................................................................................... 145
Figure 6.5.13.2- 1_Mise en œuvre des couvertures en fibres végétales : photos ........................................................................................................ 146
Figure 6.5.13.3- 1_Principe de pose des tuiles faîtières : détails .................................................................................................................................. 147
Figure 6.5.13.3- 2_Exemples de couvertures en tuiles : photos ................................................................................................................................... 147
518
6. Directives pour les nouveaux logements en
ossature porteuse en bois et remplissages ou
habillages
6.1. Champ d’application spécifique
Le chapitre (6) de ces directives fournit les dispositions techniques minimales pour la conception et la construction de
nouveaux bâtiments à ossature bois porteuse et remplissages ou habillages, limités à un maximum d'un (1) niveau en
rez-de-chaussée.
Les directives sont valables pour tout bâtiment compris pour chaque zone de vents (A, B, C et D) en exposition C sans
coefficient topographique, ainsi que sur les zones sismiques A, B et C.
L’approche développée dans ces directives privilégie la clarté, la praticité et l’adéquation aux pratiques vernaculaires.
Ce chapitre 6 été développé suivant une approche distincte de celle retenue dans la Partie 1 du CNBH et dans l’IBC 2021,
compte tenu des spécificités de l’architecture vernaculaire. Néanmoins, les dispositions qu’il contient sont considérées
comme conformes aux objectifs de sécurité et de performance, et s’appuie sur les savoirs, savoir-faire et intelligences
constructives locales documentés lors de nombreux projets et études scientifiques, ainsi que sur l’expérience de
nombreuses organisations haïtiennes et internationales qui ont contribué au développement de l’approche TCLA1 suite
au séisme du 12 janvier 2010. Les illustrations et photographies sont produites par CRAterre, sauf mention contraire.
Ces directives sont conformes à la Partie 1 du CNBH, sur la base de propriétés des matériaux supposées, de géométries
typiques et de principes structurels de base, et ont été vérifiées en conséquence à partir des ressources suivantes :
-
-
Le travail de recherche développé par le laboratoire 3SR et le laboratoire CRAterre (AE&CC-ENSAG)2, qui a
abouti à la thèse de doctorat de Florent Vieux-Champagne3 ;
Les essais sismiques sur table vibrante réalisés au FCBA à Bordeaux (France) en 20134. Ces essais ont permis de
valider des hypothèses et des dispositions techniques pour la construction d’un petit bâtiment en ossature
porteuse bois en Pin du Sud (Southern Pine) de grade 1, avec remplissages en maçonnerie de petites roches,
mortiers de terre, et couverture en tôle trapèze galvanisée ;
Des calculs d’ingénierie réalisés à partir de la modélisation numérique d’une maison modèle minimale,
représentative des maisons vernaculaires haïtiennes, en ossature bois porteuse sur base maçonnée, avec
remplissages en maçonnerie de petites roches, mortiers de terre, et couverture en tôle trapèze galvanisée.5
D’autres solutions techniques sont développées dans ces directives, comme par exemple des remplissages en clissage et
torchis, ou encore les habillages en bardage de bois. Ces solutions ont démontré leur pertinence au fil des années et des
différents évènements majeurs en Haïti, mais n’ont pas fait l’objet de calculs spécifiques ou de projet de recherche au
moment de la rédaction des présentes directives.
Des éléments structurels précalculés sont fournis par ces directives, avec les indications concernant les considérations
de conception spécifiques utilisées. Chaque section de conception fournit les méthodologies appropriées à suivre,
1 L’approche TCLA (Techniques Constructives Locales Adaptées) est une démarche holistique qui se base sur l’étude des Cultures Constructives
Locales (CCL) pour valoriser leurs aspects singuliers et identitaires les plus positifs, et concevoir le projet de construction le plus adapté et le plus
pertinent dans un contexte spécifique. Plus d’informations : www.rezo-tcla-haiti.com
2 https://www.grenoble.archi.fr/aecc/
3 https://theses.hal.science/tel-01204776
4 https://hal.science/hal-01899533/file/20171011_version_publied.pdf
5 Rapport de calcul disponible en annexe de ces directives
519
garantissant la conformité avec les paramètres de conception spécifiés dans l'IBC, l'IRC, l’EN338, l’Eurocode 5 et d'autres
normes applicables en matière de classement et de dimensionnement des petits bâtiments en ossature bois porteuse et
remplissages ou habillages.
Les concepteurs peuvent s’appuyer sur les documents fournis en annexe afin d'effectuer des calculs complémentaires,
en particulier dans le cas d’un projet de construction présentant de plus grandes portées que les bâtiments modèles
étudiés.
6.1.1. Maison modèle
Les calculs d’ingénierie ont été réalisés sur la base d’une maison modèle considérée comme la construction minimale
pour un petit bâtiment neuf d’habitation. Cette maison modèle comprend :
- Deux pièces intérieures en enfilade : une pièce à vivre mesurant 4,40 m par 3,50 m (15,40 m²), et une chambre
mesurant 4,40 m par 2,60 m (11,44 m²), dimensions prises au nu intérieur des murs de l’ossature bois ;
- Une galerie mesurant 4,40 m par 1,25 m (5,50 m²), construite sous la toiture principale.
La surface habitable totale est de 32,34 m². Comme dans les maisons vernaculaires haïtiennes, la maison modèle
comporte de nombreuses portes et fenêtres.
Figure 6.1- 1_Maison modèle élaborée pour les calculs d'ingénierie, vues 3D
520
6.2. Principes généraux de la construction en ossature de bois porteuse et
remplissages ou habillages
6.2.1. Diversité des typologies vernaculaires
En Haïti, la diversité des typologies vernaculaires se caractérise par une multiplicité de techniques constructives qui
savent mettre en valeur les ressources disponibles localement. Ces bâtiments de taille modeste utilisent différents
systèmes techniques, en fonction de la disponibilité des matériaux, des savoir-faire et des moyens.
En milieu rural, on observe principalement :
- L’ossature porteuse en bois avec remplissage des panneaux ou habillage des murs en bardage de planches,
principalement en basse montagne et en région côtière ;
- L’ajout d’un soubassement non porteur en applique, appelé « miray », par devant l’ossature porteuse en bois,
observable en moyenne montagne et dans les zones plus fraîches ;
- La maçonnerie de pierres porteuse, principalement en haute montagne où il fait froid ou dans le Nord du pays.
Les maisons urbaines de style « Gingerbread » intègrent différents systèmes empruntés à la fois aux habitations rurales
et aux influences européennes importées par le système colonial en Haïti : ossature en bois ou en métal, maçonnerie de
pierres ou de briques de terre cuite, remplissages en pierres, bardage en bois, etc.
Ces directives concernent uniquement les bâtiments à ossature porteuse en bois et remplissages ou habillages, que l’on
retrouve sur l’ensemble du territoire haïtien sous diverses typologies architecturales et variantes techniques.
Ces bâtiments se caractérisent par une ossature porteuse en bois dont les panneaux (espaces entre les poteaux
porteurs) peuvent être fermés avec différentes techniques : la maçonnerie de petites pierres « ti wòch », le clissage et
torchis (mortier de terre fibré), le bardage en planches de bois, les briques de terre cuite, etc.
Pour les couvertures, les matériaux principalement rencontrés sont la paille de végétaux (vétiver, latanier, jonc, riz, etc.),
les tôles métalliques ondulées ou trapèze, les tuiles de terre cuite, et les tuiles de mortier de ciment vibré.
Bien que les présentes directives concernent des solutions techniques applicables uniquement aux bâtiments à un
niveau en rez-de-chaussée, il existe de nombreux exemples de bâtiment à étage en ossature bois porteuse et
remplissages ou habillages, qui démontrent le potentiel de ces techniques de construction, y compris pour des
bâtiments de grande envergure.
521
Figure 6.2.1- 1_Diversité des typologies de bâtiments vernaculaire en ossature bois porteuse et remplissages ou habillages
Figure 6.2.1- 2_Diversité des typologies de bâtiments récents en ossature bois porteuse et remplissages ou habillages
1- Maison individuelle à Miserne, Les Cayes, Sud – Conception et construction ACAPE, ATProCoM, ATECO, CRAterre - 2024
2- Orphelinat à Cap-Haïtien, Nord – construction ATProCoM
3- Maison individuelle à Sable Cabaret, Jacmel – Conception Carolyn Garcia, construction Planète Urgence et ATECO - 2015
4- Ecole de Grand-Boulage, Thomazeau, Ouest – Conception CRAterre, construction Archibel et ATProCoM - 2020
5- Maison individuelle à Miserne, Les Cayes, Sud – Conception et construction ACAPE, ATProCoM, ATECO, CRAterre - 2024
6- Maison individuelle à Croix-Déprez, Port-au-Prince – Conception et construction, Entrepreneurs du Monde et ATProCoM - 2013
522
6.2.2. Dispositions spatiales des bâtiments vernaculaires
L’architecture vernaculaire haïtienne est caractérisée par des dispositions spatiales spécifiques qui rendent compte des
modes d’habiter traditionnels et d’intelligences constructives, dont beaucoup intègrent des principes para-sinistres.
Les établissements humains en milieu rural en Haïti se caractérisent par leur organisation spatiale appelée le « lakou »
(la cour) : c’est un regroupement de plusieurs maisons et de bâtiments secondaires (cuisine, grenier, caveau familial,
latrines, etc.) occupés par une même famille, disposés autour d’un espace central, lieu de vie et d’activités familiales du
quotidien.
La cosmogonie haïtienne accorde un grand respect aux ancêtres et donne une place importante aux défunts. De ce fait,
le caveau familial fait partie des éléments qui structurent la composition spatiale du lakou. La coloration du caveau est
souvent assortie à celle de la maison.
Le glacis (glasi) est un espace extérieur non couvert, souvent cimenté, aménagé pour faciliter la vie dans la cour et la
réalisation des activités ménagères de la famille (vaisselle, lessive, etc.). Il est souvent utilisé pour le séchage des récoltes
et comme espace de convivialité à ciel ouvert.
La galerie (galri) est un espace extérieur couvert dédié à la sociabilisation et l’accueil. Elle est située sur la façade
principale, en lien avec l’espace public. Elle peut être présente sur toute ou partie de la largeur du mur de façade pignon,
ou être aménagée en renfoncement dans la façade principale. *
La galerie est très utilisée pour dialoguer avec les passants, recevoir des invités ou pour des activités marchandes.
D’autres galeries plus privatives sont parfois aménagées sur les façades secondaires.
Le plafond au-dessus de la galerie permet de créer des volumes de stockage, le galata, et de limiter les risques
d’arrachement de la toiture en cas de vents violents.
Dans les régions plus fraiches de montagne, les maisons peuvent ne pas comporter de galerie. Dans ce cas, l’espace
intérieur est sensiblement plus grand.
Le « galata » est un espace aménagé dans la toiture servant de stockage d’objets et de denrées, et qui peut constituer
un espace refuge en cas d’inondations. Il agit aussi comme tampon thermique, en particulier dans le cas de couverture
en tôles.
Les maisons vernaculaires présentent de nombreuses portes, et au moins une porte donnant sur l’extérieur pour
chacune des pièces, ce qui permet d’accéder aux pièces les plus privées sans passer par la galerie. La multiplicité des
ouvertures permet de ventiler et d’éclairer naturellement l’espace intérieur. Le plus souvent, les portes sont à 2
battants, permettant ainsi plus de possibilités d’aménagement intérieur et de contrôle de la lumière et de la ventilation.
La présence de portes vers l’extérieur permet également de sortir rapidement de la maison en cas de danger.
Le jardin de proximité, ou « jaden lakou », est le jardin nourricier aménagé dans l’espace du lakou, autour des
constructions. Il comprend des plantes maraîchères, des tubercules, des légumineuses, des arbres fruitiers et des bois
d’œuvre. Les grands arbres protègent les maisons en cas de vents forts.
523
Figure 6.2.2- 1_L’espace du lakou : photographie et schéma en plan
Glacis en
ciment
Figure 6.2.2- 3_ Caveau familial et glacis, photographies
Figure 6.2.2- 2_Diverses typologies de galerie sur la façade d'accueil, photographies
524
6.2.3. Evolutivité des constructions vernaculaires
Les maisons vernaculaires sont souvent construites en plusieurs phases, en fonction de l’évolution de la taille de la
famille et des moyens disponibles. La première construction, appelée « manman kay » (« maison mère ») est composée
au minimum de 2 pièces, avec ou sans galerie. D’autres pièces peuvent être ensuite ajoutées sur les façades latérales
(« anga ») et la façade arrière. L’ajout d’une galerie sur la façade d’accueil est aussi fréquemment observé dans les cas
où la manman kay n’en comportait pas.
L’ajout progressif de nouvelles pièces est facilité par la présence de portes donnant sur l’extérieur dans chaque pièce de
la construction initiale. L’implantation de la manman kay dans le lakou, en particulier dans les terrains en pente ou en
présence d’autres constructions, détermine les possibilités d’extension.
Analyse des évolutions de trois maisons vernaculaires à La Vallée-de-Jacmel, Morne-à-Brûler. ATECO, OJUCAH, CRAterre et Habitat
Cité, 2018.
Pièce ajoutée
Photo façade d’accueil
Galerie ajoutée
Plan
Manman kay :
2 pièces : une pièce de
vie et une chambre
Ajouts :
2 chambres sur le côté
gauche
Photo façade d’accueil
Plan
Manman kay :
2 pièces : une pièce de vie
et une chambre
Ajouts :
2 chambres sur le côté
gauche, 3 chambres sur le
côté droit, une galerie en
façade principale
Galerie
Photo façade d’accueil
Plan
Galerie
Manman kay :
Une galerie et 2 pièces : une
pièce de vie et une chambre
Ajouts :
Une chambre à l’arrière, 3
chambres sur le côté droit,
extension de la galerie en façade
sur le côté droit
Figure 6.2.3- 1_Analyse de l'évolution de maisons vernaculaire à La Vallée-de-Jacmel, Carolyn Garcia, 2018
525
6.2.4. Principes para-sinistres
Un bâtiment para-sinistres permet la sauvegarde du plus grand nombre possible de vies humaines en cas de
sollicitations sismique, cyclonique ou d’un autre type d’aléa dont l’intensité serait de nature à causer des dommages aux
édifices et aux infrastructures.
Le risque naturel est fonction d’un aléa naturel (sismique, cyclonique, tsunami, inondation, etc.), de la probabilité de cet
aléa d’advenir, de son intensité potentielle et de la vulnérabilité des enjeux (vies humaines, constructions, etc.) qui sont
exposés.
Afin de réduire l’impact d’un aléa naturel, il convient d’avoir une démarche globale de conception para-sinistres pour les
constructions qui seront implantées sur des zones potentiellement impactées par cet aléa. Elle doit s’appuyer sur 4
points :
- Un bon choix de site par rapport à son environnement global et une bonne implantation du bâtiment sur le
terrain ;
- Une conception architecturale qui intègre des dispositions techniques para-sinistres qui ont fait leurs preuves
et/ou approuvées par le génie para-sinistres ;
- Des matériaux de bonne qualité,́ adaptés au système constructif et à l’architecture du bâtiment concerné ;
- Une bonne exécution, c’est-à̀-dire une mise en œuvre soignée qui respecte les règles de l’art et qui fait appel à
des professionnels compétents et qualifiés.
La construction en ossature bois porteuse et remplissages ou habillages s’appuie sur un système dit « flexible » qui, en
cas de sollicitation dynamique, va dissiper l’énergie par la ductilité des assemblages de la structure porteuse et par le
rôle fusible des remplissages ou des habillages.
La mise en œuvre de ce type de construction doit donc permettre une certaine flexibilité du système constructif, tout en
empêchant de trop grands déplacements, l’effondrement total des remplissages et l’arrachement de la toiture qui
représentent un danger important pour les habitant·es et leurs biens.
En revanche, l’endommagement partiel et progressif des remplissages et habillages, souvent observés lors des
diagnostics post-séisme, témoigne du bon comportement du bâtiment face à des sollicitations dynamiques importantes.
Les éléments de contreventement ont pour rôle de renforcer la stabilité et la résistance de la structure porteuse, tout
en permettant la dissipation efficace de l’énergie par les assemblages et les éléments fusibles.
Les constructions vernaculaires présentent au moins une porte ouvrant sur l’extérieur pour chaque pièce, y compris
dans les chambres à coucher. La présence de nombreuses ouvertures permettant une échappée rapide est une
disposition para-sinistres simple et efficace, en particulier en cas de séisme.
Lors d’essais sismiques sur table vibrante6 et des diagnostics effectués après le tremblement de terre de 2021 dans la
péninsule Sud, les endommagements observés sur les constructions en ossature bois et remplissages ou habillages ont
démontré le caractère para-sinistres de ces types de construction : lorsqu’elles sont réalisées dans les règles de l’art, ces
constructions ne présentent pas d’effondrements majeurs de la structure porteuse et des éléments de fermeture des
murs.
6 https://hal.science/hal-01899533/file/20171011_version_publied.pdf
526
6.3. Configuration architecturale des petits bâtiments neufs en ossature
porteuse en bois et remplissages
6.3.1. Système constructif
Le système constructif se compose de murs en ossature bois, contreventés sur les plans verticaux (murs) et horizontaux
(plafonds, planchers). Les murs sont remplis entre les poteaux, ou habillés par des planches ou panneaux fixés à
l’extérieur et/ou à l’intérieur de l’ossature.
Le charpente en bois de la toiture est contreventée et fixée sur la ceinture haute des murs.
Les matériaux de couverture sont fixés sur les lattes, elles-mêmes fixées sur les fermes de charpente.
L’ossature bois peut être ancrée au sol de deux manières :
-
Par des fondations à pieux de bois : les poteaux de structure sont enfoncés dans le sol, permettant un bon
ancrage et une descente efficace des charges statiques et dynamiques, à moindre coût. Cette solution n’est
réalisable qu’avec du bois de haute résistance et de grande durabilité face à l’humidité, aux champignons et aux
insectes. (Cf chapitre 6.4.8_ Bois d’œuvre)
-
Par la réalisation d’une base maçonnée, comprenant les fondations et le soubassement, dans laquelle des
accroches sont intégrées pour fixer l’ossature bois et pour transférer les charges statiques et dynamiques vers le
sol. Ainsi, fondations et soubassement forment un ensemble rigide sur lequel est arrimée la structure flexible en
bois.
En cas de sollicitation dynamique, l’ossature bois dissipe l’énergie par la ductilité des assemblages et la dégradation
progressive et limitée des éléments fusibles (remplissages, habillages, éléments de couverture). De ce fait, la ductilité et
la qualité des liaisons entre les éléments de la structure bois et, le cas échéant avec la base maçonnée, sont essentiels
pour assurer la résistance para-sinistres de la structure.
Les éléments de contreventement renforcent la stabilité et la résistance de la structure porteuse, tout en permettant
la dissipation efficace de l’énergie par les assemblages et les éléments fusibles.
3
2
1
Les petits bâtiments en ossature bois porteuse et
remplissages ou habillage sont composés de 3 grandes
parties :
1 - La base, comprenant les fondations, le
soubassement et le sol ;
2 - Les murs comprenant, l’ossature porteuse en bois,
les remplissages ou habillages et les ouvertures
3 - La toiture, comprenant la charpente et la couverture
Figure 6.3.1- 1_Schéma des éléments constitutifs du système à ossature bois porteuse et remplissages ou habillages
527
Charpente bois contreventée et
couverture en tôle trapèze de bonne
qualité
Débords de toiture en « queue de
vache » (cassure en bas de pente et
sous-face protégée par des planches)
Chaînage en haut des murs par la lisse
haute
Ossature des murs contreventée par
des croix de Saint-André́ et des
renforts d’angles horizontaux au
niveau de la lisse haute.
Chaînage en bas des murs par la lisse
basse
Ancrage de l’ossature bois par des
accroches intégrées dans la base
maçonnée (soubassement, plots de
la galerie et fondations)
Planches de rives dentelées pour
casser la force du vent
Impostes de la galerie jouant le rôle de
contreventement en partie haute
Remplissages des murs en petites
roches (ti wòch) et mortier de terre
fibré, enduit intérieur en terre
Solin en haut du soubassement pour
éviter la stagnation d’eau au pied du
bâtiment.
Figure 6.3.1- 2_Maison construite en 2024 avec une base maçonnée et une ossature en bois d’œuvre local, Les Cayes, Sud.
Co-conception avec la famille accompagnée et construction par ATProCoM, ACAPE, ATECO et CRAterre
528
6.3.2. Configuration architecturale
Les petits bâtiments doivent être conformes à une qualité de configuration architecturale, dont les principes généraux
sont développés au chapitre 0 de la partie 2 du Code National du Bâtiment Haïtien.
Les chapitres suivants développent les principes architecturaux spécifiques aux petits bâtiments en ossature porteuse en
bois et remplissages ou habillages.
6.3.2.1. Configuration en plan
De manière générale, la forme et la volumétrie du bâtiment doit être aussi simple, compacte, symétrique et régulière
que possible. Pour les petits bâtiments à ossature bois porteuse et remplissages ou habillages, quelques recommandations
générales sont à observer :
-
-
-
-
Forme : Privilégier les formes de plans simples (carré, rectangle). Éviter les formes en “L”, “U” ou autres formes
complexes. Il est possible de subdiviser le bâtiment avec des murs porteurs intermédiaires afin d’obtenir un
agencement de volumes simples.
Proportion globale : La longueur du bâtiment ne doit pas dépasser trois fois sa largeur.
Longueur des parois : Une paroi ne devrait pas être trop longue avant de croiser une paroi perpendiculaire. Il est
recommandé de subdiviser le bâtiment en plusieurs pièces avec des murs de séparation porteurs en les
répartissant de manière équilibrée, avec une distance maximale recommandée de 5,50 m entre les murs de
séparation.
Répartition des ouvertures : la somme des longueurs des ouvertures (portes et fenêtres) d’une même paroi doit
être inférieure à la moitié de la longueur totale de la paroi. Une répartition des ouvertures la plus symétrique
possible entre murs opposés est à privilégier.
Une ouverture peut traverser plusieurs panneaux mais sa largeur ne doit pas excéder 2 m.
Rythme des panneaux : autant que possible, privilégier des largeurs de panneaux équivalentes pour l’ensemble
de la construction. Il est cependant possible de réaliser ponctuellement des panneaux plus étroits, notamment
pour permettre la mise en œuvre de plusieurs ouvertures en façade. Dans ce cas, il est recommandé de
concevoir un rythme symétrique.
Figure 6.3.2- 1_Proportions et longueur des parois recommandées : schémas en plan
ANGLECARRÉ
RECTANGLE
Les murs porteurs intermédiaires en rouge permettent d’obtenir des volumes simples à l’intérieur de formes plus complexes.
OUI
NON
Figure 6.3.2- 2_Formes complexes avec murs de subdivision : schémas en plan
529
NON
Figure 6.3.2- 3_Principe de répartition des panneaux pleins et des ouvertures, schéma en plan
6.3.2.2. Configuration en élévation
La hauteur entre le niveau du sol intérieur et le bas de la lisse haute ne doit pas être inférieure à 2 m. De même, les
portes doivent avoir une hauteur de passage minimum de 2 m.
L’intervalle de mur entre deux poteaux porteurs est appelé « panneau ». Les panneaux peuvent être subdivisés en
plusieurs parties par des lisses intermédiaires.
Pour les panneaux fermés par un remplissage (maçonnerie de roches, clissage, etc.), la lisse intermédiaire est
généralement placée à mi-hauteur.
Pour les panneaux comportant des fenêtres, la lisse intermédiaire servant d’appui à la menuiserie est placée selon la
hauteur d’allège souhaitée.
Lorsque la hauteur sous lisse basse est supérieure à 2 m, une lisse intermédiaire permet de créer l’imposte au-dessus
des fenêtres et des portes.
Imposte
Lisse
intermédiaire
Porte
Allège
2m minimum
Fenêtr
e
Panneau
Figure 6.3.2- 4_Vue en élévation, maquette 3D
530
6.3.2.3. Toitures
La toiture est constituée d’une charpente et d’une couverture. La toiture permet principalement de protéger l’intérieur
du bâtiment des éléments extérieurs (vents, pluies, rayonnement solaire, froid, chaud, poussière, bruits, etc.).
La toiture est la partie la plus sollicitée lors de vents violents. Ainsi, en zone cyclonique, la toiture est soumise
régulièrement à des contraintes d’arrachement et de déplacement importantes. Par ailleurs, elle est soumise à des
contraintes de surcharge, d’impacts ponctuels et à l’usure naturelle.
6.4.8.3.1
Formes de toiture des maisons vernaculaires
Dans la construction vernaculaire, on observe principalement 3 formes de toiture :
-
La toiture à 4 pans « en croupe », observée notamment dans les zones les plus impactées par les vents violents
et les cyclones ;
La toiture à 2 pans « dos cheval », présentant de part et d’autre un fronton triangulaire qui, sur la façade avant,
peut accueillir une fenêtre d’accès au grenier (galata) ;
La toiture à pan unique, principalement réalisée pour les pièces ajoutées sur les côtés de la maison initiale, et
pour les galeries en casquette.
Plus rarement, des formes de toiture combinant des éléments à 2 pans et à 4 pans sont observables dans certaines
régions, ainsi que des toitures formant un L.
4 pans « en croupe »
4 pans avec débords en
« queue de vache »
2 pans « dos cheval »
2 pans avec débords en
« queue de vache »
Pan unique de la pièce
ajoutée (anga)
Pan unique de la
galerie en casquette
Figure 6.3.2.3- 1_Principales formes de toiture observées en Haïti, maquettes 3D
531
6.4.8.3.2
Inclinaison des pans de toiture
L’inclinaison des pans de toiture influe sur la résistance aux vents et sur l’écoulement des eaux de pluie au niveau de la
toiture. Le degré d’inclinaison recommandé varie en fonction du type de couverture choisie :
-
Pour les toitures en tôle ou en tuiles, la pente doit être comprise entre 25° et 30° (46 à 57%) pour la toiture
principale ;
Pour les toitures en fibres (chaume de vétiver, latanier, etc.), la pente de doit être supérieure ou égale à 40°
(83%) ;
Les débords de toiture en « queue de vache », les toitures à pan unique des pièces en extension et des galeries
en casquette peuvent présenter des pentes plus faibles, au minimum 15° (26%). Ces toitures à faible inclinaison
ne conviennent pas pour les couvertures en fibres.
6.4.8.3.3
Débords de toiture
Les débords de toiture permettent de protéger du ruissellement de la pluie les murs extérieurs et les abords du
bâtiment, et d’apporter de l’ombre quand le soleil est au zénith. Une largeur du débord comprise entre 25 et 40 cm par
rapport au nu du mur extérieur est recommandée.
Pour limiter la fragilité des débords de toiture aux vents forts, des stratégies de protection doivent être mises en œuvre :
- Plafonnement des sous-faces des débords de toiture ;
- Fixation de rives chantournées, souvent appelées « frises », qui permettent de casser la force du vent.
6.3.2.4. Galerie
La galerie peut être aménagée soit :
-
Sous la toiture principale, avec un plafond permettant de protéger la toiture de l’arrachement. Cette solution
très fréquente dans l’architecture traditionnelle est préférable dans les zones soumises aux vents forts ;
En casquette, avec une toiture détachée, en s’assurant que des éléments de protection contre l’arrachement
sont mis en œuvre correctement.
La galerie doit avoir une largeur utile minimum de 1,20 m, et une hauteur en bas de pente ou sous plafond de 2 m
minimum.
Galerie en renfoncement sur la façade longue
Galerie en angle sur la petite façade
Figure 6.3.2.4- 1_Exemples de galeries aménagées sous la toiture principale, photos
532
6.3.2.5. Anticipation des agrandissements futurs
La construction d’un petit bâtiment neuf en ossature bois porteuse peut intégrer dès la conception des stratégies pour
faciliter les agrandissements futurs, en particulier lorsqu’il s’agit de construire une petite surface :
-
Prévoir plusieurs portes dans chaque pièce, et au minimum une porte donnant sur l’extérieur. Ainsi, l’ajout d’une
pièce adjacente ne nécessitera pas de casser un panneau et de sectionner la lisse basse pour créer une ouverture.
-
Prévoir, pour le bâtiment principal, une hauteur de mur (sous lisse haute) suffisante pour que la hauteur en bas
de pente des pièces ajoutées soit au moins de 1,80 m. Pour maximiser la hauteur sous plafond de
l’agrandissement, le sol de celui-ci pourra être réalisé plus bas que le sol du bâtiment principal, avec une
différence de niveau de 20 cm maximum.
-
Lorsqu’il est possible d’anticiper clairement l’emplacement des futurs agrandissements, il est recommandé de
laisser des éléments en attente qui faciliteront le raccordement de la structure des pièces ajoutées :
o Dans les fondations en maçonnerie de pierres, laisser dépasser des pierres aux angles, qui assureront la
continuité de l’appareillage de pierres avec les futures fondations. (Cf. chapitre 6.4.3.2_Règles
techniques d’appareillage de la maçonnerie de pierres)
o Aux angles du bâtiment, lorsque l’ossature en bois est réalisée avec des assemblages à tiers-bois, laisser
dépasser les extrémités des lisses basses et hautes sur 10 à 15 cm. Ces dépassements pourront être utilisés
pour raccorder les lisses basse et haute des pièces ajoutées, en réalisant des assemblages à mi-bois.
Construction neuve du bâtiment
principal
Agrandissement
ultérieur
Sol de l’agrandissement plus bas que celui du bâtiment
principal. Différence de niveau de 20 cm maximum.
Figure 6.3.2.5- 1_Principe d’anticipation des agrandissements futurs, maquette-coupe 3D
533
Hauteur 1,80m
Minimum
6.4. Utilisation raisonnée et appropriée des matériaux de construction
6.4.1. Qualité des matériaux
La qualité des matériaux de construction est un prérequis essentiel pour garantir la résistance et la durabilité d’un
bâtiment, en particulier face aux risques sismiques et cycloniques.
En Haïti, la garantie de la qualité des matériaux de construction, toutes techniques confondues, est impactée par
plusieurs facteurs :
-
La mauvaise qualité généralisée des matériaux importés, dont une grande partie n’est pas appropriée pour les
climats tropicaux et les zones proches de la mer ;
Le manque de contrôle et d’informations précises sur la qualité des matériaux – importés ou produits
localement - vendus par les grands fournisseurs, les magasins de proximité et les revendeurs individuels ;
L’affichage trompeur et non contrôlé concernant les sections, les diamètres et les gauges des matériaux vendus
(bois, acier, tôles, etc.) ;
Les conditions inappropriées de stockage, chez les fournisseurs et sur les chantiers.
Face à ces constats, le MTPTC et le Bureau de Normalisation Haïtien (BNH) ont publié en 2023 un manuel de
normalisation sur la qualité des matériaux de construction en Haïti7. L’application et la mise à jour itérative de ces
directives concernant les matériaux restent des enjeux majeurs pour le secteur de la construction.
Pour tout chantier de construction, il est impératif de faire preuve de vigilance quant au choix, au contrôle qualité, au
stockage et à la mise en œuvre appropriés des matériaux.
6.4.2. Critères de choix des matériaux
Depuis 2010, les projets de construction selon l’approche TCLA – et notamment les constructions en ossature bois
porteuse et remplissages ou habillages - ont permis de tirer des enseignements de l’observation des techniques
constructives vernaculaires, et d’explorer l’utilisation de divers matériaux locaux et importés.
L’approche TCLA s’appuie sur une juste utilisation des moyens dédiés à la construction, et préconise majoritairement
l’utilisation de matériaux produits localement, en circuit court, dans l’objectif de participer au développement de
l’économie et à la création d’emplois en Haïti.
La connaissance et la compréhension des dynamiques montrent que des solutions plus économiques et plus écologiques
sont viables, avec la possibilité d’extraire, de récolter, de produire et d’utiliser des matériaux disponibles localement :
bois, terre, chaux, roches, fibres, etc.
Dans un souci d’économie et d’efficacité de l’utilisation des moyens disponibles, le concepteur doit questionner la
répartition de différents matériaux dans la construction, en connaissance de leurs propriétés de résistance et de leur
durabilité.
Pour tout projet de construction selon l’approche TCLA, en plus de la question de la qualité et de la conformité, plusieurs
facteurs concernant les matériaux sont à prendre en considération pour faire des choix raisonnés et optimaux :
-
L’origine de production : les matériaux produits en Haïti sont à privilégier car ils permettent de renforcer
l’économie locale. Lorsque nécessaire, le recours aux matériaux importés doit être limité ;
-
L’accessibilité physique : le transport des matériaux est une composante importante de l’impact
environnemental du secteur de la construction. En Haïti, l’accès des véhicules aux zones rurales éloignées est
7 https://www.unesco.org/fr/articles/pour-des-batiments-plus-surs-et-conformes-aux-normes-etablies-en-haiti (consulté le 18 juillet 2025)
534
difficile et souvent dangereux : les matériaux locaux et facilement transportables sans véhicule sont à privilégier,
de même que les stratégies de réemploi de matériaux issus de démolitions peuvent être envisagées ;
-
L’accessibilité économique : les matériaux locaux sont réputés moins chers que ceux issus du marché
d’importation, ce qui invite à préférer les circuits courts. Cependant, les difficultés croissantes
d’approvisionnement des matériaux importés vers les villes de province entraînent une pression sur les
matériaux locaux, et une augmentation significative des prix.
-
L’impact sur l’environnement : l’exploitation non durable des ressources conduit à l’augmentation des
vulnérabilités aux risques, à la fois localement et à l’échelle de la planète. Les matériaux de construction
représentent une part importante des émissions de gaz à effet de serre, du fait d’une exploitation intensive des
ressources et de l’énergie nécessaire à l’extraction, la production et l’acheminement. Les matériaux de réemploi
ou issus de filières durables sont à privilégier ;
-
L’impact sur la santé : sur les chantiers en ossature bois, il est fréquemment observé une utilisation de produits
pouvant être nocifs pour la santé, comme les fongicides chimiques, solvants, vernis, peintures, lasures,
fongicides chimiques, huile de vidange, etc. L’utilisation inappropriée de ces produits, et leur rejet dans
l’environnement, peut être dangereux pour la santé humaine et celle des écosystèmes. Ces produits doivent
donc être évités, ou à défaut être utilisés avec la plus grande précaution.
6.4.3. Pierres et granulats
Les pierres et les granulats sont des matériaux d’origine minérale (géo-sourcés) utilisés pour la maçonnerie
d’appareillage ou de remplissage (pierres) et pour les mortiers, béton, et enduits (granulats).
6.4.3.1. Pierres
Les pierres sont des roches ou fragments de roches. Elles sont utilisées en maçonnerie pour la réalisation des fondations,
des soubassements, des enrochements (murs de soutènement), des remplissages entre panneaux, des parements, etc.
Elles peuvent aussi être concassées pour la production de granulats.
Les pierres peuvent être extraites de milieux naturels (galets de rivières, affleurement, etc.) ou concassées en carrière.
Divers types de roches sont présents en Haïti et utilisables en construction : calcaires, basaltes, granits, tufs, schistes,
quartz, silex, grès, etc.
Les pierres peuvent être taillées pour convenir à l’utilisation souhaitée. Pour une meilleure maniabilité sur chantier, elles
doivent dans la mesure du possible être préhensibles par une personne seule.
Pour la maçonnerie porteuse (fondations, soubassement), les pierres doivent être de différentes tailles, comprises entre
10 et 80 cm de longueur, afin de respecter les règles d’appareillage. Des pierres d’une longueur égale à la largeur du mur
sont nécessaires pour en faire des clés.
Les galets de rivières et les pierres rondes et lisses sont à proscrire pour la réalisation de la maçonnerie porteuse.
Pour les travaux de remplissage des panneaux, les pierres peuvent avoir une hauteur entre 3 et 10 cm et une largeur
maximum de 20 cm. Leur largeur doit correspondre ou être légèrement inférieure à celle du panneau à remplir.
Les gravats de récupération issus de démolition (blocs de béton, morceaux de blocs de ciment, etc.) peuvent remplacer
les petites pierres dans les remplissages.
535
Pierres préparées pour la maçonnerie
porteuse (fondations, soubassement)
Pierres préparées pour la maçonnerie de
remplissage des panneaux
Figure 6.4.3- 1_identification des types de pierres appropriées pour la construction
6.4.3.2. Règles techniques d’appareillage de la maçonnerie de pierre
L’appareillage des pierres désigne la façon dont les pierres sont assemblées dans la maçonnerie. Un appareillage correct
de la maçonnerie de pierre permet d’assurer la durabilité et la stabilité du mur avec une bonne répartition des charges.
L’appareillage doit être conçu pour permettre la dissipation de l’énergie dynamique sans effondrement du mur.
L’appareillage des pierres obéit à quelques règles élémentaires :
-
-
Sélectionner des pierres de faible épaisseur et de forme aplatie ;
Poser les pierres bien à plat pour une meilleure répartition des charges ;
Alterner les petites pierres avec les grosses pierres en croisant les joints afin de ne pas créer un plan de rupture
central ;
Eviter les joints de mortier trop épais : caler les pierres avec des petites pierres ou des éclats pour utiliser moins
de mortier ou caler les assises horizontalement ;
Croiser les pierres d’une rangée sur l’autre pour éviter d’obtenir un joint vertical continu, appelé “coup de
sabre”, sur plusieurs hauteurs de pierre ;
Les angles des murs en pierres sont les parties les plus sollicitées de la maçonnerie, en particulier sous
sollicitations sismiques. Une attention particulière doit être portée à l’appareillage des angles et au niveau des
murs de séparation. Des grosses pierres doivent être utilisées autant que possible en les croisant, à chaque
rangée de pierres ;
Placer régulièrement des pierres traversantes appelées « clés » posées « en boutisse » (transversalement à la
largeur du mur) au minimum tous les 1,20 m ;
Réaliser un appareillage soigné au niveau des accroches en attente pour l’ancrage de l’ossature bois. Les
accroches doivent être bien soutenues par les pierres et enrobées de mortier.
536
Il peut être nécessaire de
caler avec des petites pierres
pour éviter les joints de
mortier épais
Pierres posées à
plat, joints fins
Figure 6.4.3- 2_Principe d’appareillage des pierres à plat : schéma en coupe
Appareillage des angles : schéma 3D et photo de mise en œuvre
Aux angles, utiliser des pierres
longues à l’intérieur et à
l’extérieur du mur, et croiser
d’une rangée sur l’autre
© Entrepreneurs du Monde
Figure 6.4.3- 3_Appareillage des angles : schéma 3D et photo de mise en œuvre
Pierre traversante « clé »
Joints discontinus en plan
Joints discontinus en élévation
Figure 6.4.3- 4_Principe d’appareillages avec joints discontinus : schémas en élévation et en plan
537
© Entrepreneurs du Monde
Clé : pierre traversante
sur la largeur du mur
Vues en plan : espacement des clés tous les 1,20 m
maximum
Figure 6.4.3- 5_Appareillage avec clés : schéma en plan et photo de mise en œuvre
Appareillage des pierres
soigné au niveau de
l’accroche en attente
Accroche enrobée dans le
mortier
Figure 6.4.3- 6_Appareillage autour des accroches en attente : photo de mise en œuvre
538
6.4.3.3. Granulats
Les granulats sont des matériaux d’origine minérale. Ils peuvent être issus d’un gisement naturel (mine, lit de rivière,
etc.) ou d’une carrière (cassés, concassés). Ce sont des matériaux granuleux naturels (sables, gravillons, graviers) ou
artificiels (matériaux recyclés). Ils sont essentiels dans la construction, utilisés principalement dans le béton, les mortiers
et les enrobés.
Leur appellation varie suivant leur taille :
-
Cailloux : supérieur 32 mm
Graviers et gravillons : 5 à 40 mm
Sables : 0 à 5 mm pour le sable courant
Fines : inférieur à 0,06 mm, non visibles à l’œil nu
Les fines sont les particules de diamètre inférieur à 0,06 mm, contenues dans le sable et non visibles à l’œil nu. Elles
contiennent les argiles et les silts. La teneur en fines est variable et peut être évaluée avec des tests simples (boudin de
sable, éprouvette, etc.). Les sables à forte teneur en fines sont dits « gras » et ne conviennent pas pour les mortiers de
ciment, mais peuvent être utilisés pour les mortiers et enduits de terre et de chaux.
Echantillons de différents granulats : photos
Cailloux
Graviers
Gravillons
Sable
6.4.4. Terre
La matière terre est issue de la partie inerte (débarrassée de la partie organique) d’un sol. La matière terre a un
caractère dit triphasique, car elle est composée de 3 phases :
- Une phase solide : les grains ;
- Une phase gazeuse : l’air ;
- Une phase liquide : l’eau.
En fonction de la présence et de la teneur de ces trois composants, l’on obtient un matériau approprié pour une
technique particulière de construction.
La terre est un matériau d’origine minérale (géo-sourcé). Elle est composée de grains (granulats) de différentes tailles et
liaisonnés entre eux par l’argile qui en constitue le liant. Selon l’endroit où est prélevée la terre, sa granulométrie
(nature et taille des grains) peut varier, de même que la nature et la teneur de l’argile en présence, modifiant ainsi ses
caractéristiques. De ce fait, il existe une plage étendue des propriétés du matériau terre. Pour cette raison, pour un site
donné et une terre donnée, il est recommandé d’effectuer des tests d’identification et de caractérisation de la matière,
avant d’utiliser une terre pour construire.
Elle ne peut être employée en construction que si elle offre une bonne cohésion propre, principalement due à la
présence d’argile qui joue le rôle de liant naturel.
En Haïti, la terre est utilisée dans la construction pour les mortiers en maçonnerie porteuse de pierre, les remplissages
des panneaux en petites pierres « ti wòch », la réalisation de panneaux en clissage, les enduits de finition intérieurs et
extérieurs, etc.
539
Figure 6.4.4- 1_Schéma de la constitution du squelette granulaire de la terre
Sources : À gauche : Wilfredo Carazas Aedo / À droite : photos d’échantillons de cinq terres récoltées dans le département Sud d’Haïti. Source :
Christian Belinga Nko’o
6.4.5. Fibres
Différents types de fibres sont utilisés dans la construction pour leur capacité à augmenter la résistance à la traction, au
cisaillement et aux chocs. Les fibres peuvent être organiques (végétales, animales), minérales (siliceuses, céramique,
laine de verre, laine de roche, etc.) ou synthétiques.
En Haïti, une grande variété de fibres végétales et naturelles sont disponibles et utilisables pour différents usages dans la
construction.
Une fibre végétale est un filament d’origine naturelle extrait d’une plante ou d’une partie d’une plante (racine, tige,
feuille, fruit, graine, etc.). Les fibres végétales préconisées pour être employées dans la construction sont souples et
résistantes. En fonction de la zone de construction, il existe de nombreuses espèces végétales capables de fournir des
fibres : feuilles de latanier, paille de jonc, paille de riz, balle de riz, chaume, racines de vétiver, sisal (pit), bagasse de
canne à sucre, aiguilles de conifères, copeaux de bois, fibres de noix de coco, etc.
En construction et en aménagements intérieurs, elles sont principalement utilisées pour :
- La stabilisation des mortiers et enduit en terre, avec des fibres sèches, résistant à la cassure, et d’une longueur
de 2,5 cm ;
- La couverture des toitures ;
540
-
La réalisation de treillis de clissage ;
Le tressage d’éléments de plafonnement ou de séparation d’espaces (paravents, cloisons, rideaux, etc.)
La composition d’éléments de couchage : nattes, matelas, etc.
Racines de vétiver
Paille de jonc
Paille de riz longue
Paille de riz courte
Copeaux bois
Sisal
Fibres de noix de coco
Balle de riz
Bagasse de canne à sucre
Figure 6.4.5- 1_Photos d’échantillons de fibres disponibles en Haïti
Source : Christian Belinga
Chaume de vétiver en toiture
à Camp-Perrin (Sud)
Natte en feuilles de bananier
servant de matelas ou de sousface de plafond
Figure 6.4.5- 2_Exemples d’utilisations des fibres en construction
541
Fibres préparées pour être
incorporées aux mortiers et enduits
en terre
6.4.6. Liants
Un liant est une matière qui a pour propriété de passer de l’état liquide ou plastique à l’état solide, pour lier, c’est-à-dire
assembler par effet de « collage » des matériaux inertes : granulats, fibres, etc. En construction, on utilise
principalement des liants minéraux pour formuler les mortiers et enduits.
Les liants minéraux comprennent :
- Les liants réversibles avec l’eau : l’argile, dont le durcissement se fait par simple séchage ;
- Les liants aériens, qui durcissent lorsqu’ils sont exposés à l’air : en particulier, la chaux aérienne (chaux issue du
calcaire pur).
- Les liants hydrauliques, qui font prise de façon irréversible au contact de l’eau : ce sont le ciment et la chaux
hydraulique (chaux issue de calcaire non pur) et le plâtre.
6.4.6.1. Argile
L’argile est la plus petite particule contenue dans la terre. La terre est constituée de granulats et d’un liant, l’argile, qui
enrobe les grains et les colle ensemble.
Les granulométries variées des granulats et les propriétés très diverses des argiles créent une plage étendue de
propriétés des mortiers et enduits utilisant l’argile comme liant.
Différents tests simples permettent de formuler les mélanges à partir des terres disponibles localement. 8
6.4.6.2. Chaux
La chaux est obtenue par cuisson d’un calcaire plus ou moins pur à environ 900°C. Elle est alors éteinte pour donner de
la chaux en poudre ou de la chaux en pâte.
La chaux est un liant dit « souple » à prise lente, de couleur neutre. Elle s’adapte à un support non rigide en
accompagnant les éventuels mouvements, sans risque de fissuration. Elle est perméable à la vapeur d’eau, ce qui
permet les transferts d’humidité du support sans impacter la qualité et l’aspect du mortier ou de l’enduit à la chaux. La
chaux est également très utilisée dans la construction en bois comme traitement anti-champignons et anti-insectes
xylophages.
En Haïti, la présence d’anciens fours à chaux témoigne d’une production industrielle locale de ce liant. Aujourd’hui, la
production de chaux est majoritairement individuelle et artisanale, nécessitant une grande quantité de bois de
combustion, ce qui engendre un impact certain sur la déforestation. La qualité de la chaux artisanale locale est variable.
6.4.6.3. Ciment
Le ciment est obtenu par la cuisson de roches calcaires et d’argile à 1200°C. En Haïti, le ciment disponible est soit produit
localement soit importé majoritairement de la République Dominicaine, de la Colombie, des États-Unis, du Mexique et
de la Turquie.
Le ciment est généralement de couleur grise. C’est un liant résistant, non souple et à prise rapide, qui ne permet pas les
transferts d’humidité.
Le ciment et l’argile n’étant pas compatibles, les mortiers de ciment nécessitent l’utilisation d’un sable avec une faible
teneur en fines.
Dans la construction en ossature bois et remplissages ou habillages, le ciment doit être utilisé avec modération, en
particulier dans les mortiers de remplissage et les enduits qui sont en contact direct avec le bois, matériau vivant qui a
8 Procédés de test des terres locales en annexe
542
besoin de respirer. La rigidité des éléments utilisant une grande quantité de ciment est en conflit avec le principe de
flexibilité de l’ossature bois.
6.4.6.4. Le plâtre
Le plâtre est obtenu par chauffage du gypse à environ 150 °C.
C’est un liant fin de couleur neutre, a prise rapide et facile à mettre en œuvre. Il est principalement utilisé pour les
travaux intérieurs.
6.4.7. Mortiers et enduits
6.4.7.1. Mortiers et bétons
Les mortiers et bétons désignent des mélanges composés de granulats inertes constituant le squelette du mortier, d’un
ou plusieurs liants, d’eau, et éventuellement de pigments et additifs.
Les mortiers incluent des granulats allant du sable aux gravillons. Les bétons incluent aussi des graviers.
Dans la construction en ossature bois porteuse et remplissages ou habillages, différents types de mortiers sont
utilisables :
-
Les mortiers de terre, ou très faiblement stabilisés à la chaux ou au ciment. Ces mortiers « souples » sont
particulièrement recommandés pour le scellement des pierres de remplissages et pour le torchis sur clissage.
Leur souplesse permet le délitement progressif des remplissages en cas de sollicitations dynamiques. L’ajout de
sable et/ou de fibres permet de renforcer l’adhérence et surtout de diminuer le retrait du mortier. Les mélanges
de terre et de fibres permettent de réaliser des briques de terre crue (adobes) utilisables en remplissage.
La formulation des mortiers de terre doit être déterminée en amont du chantier grâce à la réalisation
d’échantillons de dosages différents. Financièrement abordables, ces mortiers nécessitent des entretiens
réguliers, en particulier pour les surfaces extérieures exposées aux intempéries.
-
Les mortiers de chaux, également considérés comme « souples », peuvent être utilisés au même titre que les
mortiers de terre. Pour limiter les coûts de construction, on peut réserver les mortiers de chaux aux parties
exposées à l’humidité et aux intempéries (base du bâtiment, rejointoiement extérieur des pierres, etc.).
-
Les mortiers bâtards chaux-ciment sont réalisés par l’ajout d’une faible quantité de ciment dans un mortier de
chaux (1 volume de ciment pour 3 volumes de chaux). Le ciment permet une prise plus rapide du mortier, et une
meilleure résistance au ruissellement dans le temps. On peut donc utiliser ce type de mortier pour les parties les
plus exposées aux intempéries (enduits des parois extérieures).
Les mortiers et bétons de ciment sont formulés de 400 kg/m3 à 150 kg/m3, selon leur utilisation. Ils sont à
réserver aux ouvrages en contact direct avec le sol (base maçonnée, chape de sol) et pour l’assemblage et le
crépissage des blocs de ciment.
-
6.4.7.2. Enduits
Les enduits consistent en l’application sur les parois intérieures ou extérieures d’une ou de plusieurs couches de corps
ou de finition. Ils ne sont pas forcément nécessaires mais peuvent jouer un rôle esthétique et protecteur pour la paroi
(pluie, vent, animaux, activité humaine).
L’enduit de finition doit avoir une bonne adhérence à la paroi sans lui causer de dommages. Il doit être suffisamment
souple pour absorber les éventuels mouvements de la paroi sans fissurer, tout en restant suffisamment perméable à
l’air pour laisser le mur respirer.
543
Le choix d’une formulation d’enduit dépend du rôle et de l’emplacement de la couche d’enduit :
- En extérieur, il est recommandé d’utiliser un enduit à la chaux ou un enduit terre stabilisée pour une meilleure
durabilité ;
- En intérieur, les enduits terre conviennent parfaitement.
Des essais sont nécessaires pour décider du meilleur dosage en terre, en liant complémentaire, en sable et en fibres
éventuelles.
6.4.7.3. Formulations des mortiers et enduits
6.4.7.3.1.
Formulation des mortiers et enduits de terre
Les mortiers et enduits en terre doivent être formulés spécifiquement en fonction de la terre utilisée. Les dosages
appropriés sont déterminés à partir de l’observation après séchage d’échantillons de proportions différentes en terre,
sable et fibres :
-
Un échantillon trop fissuré témoigne d’un mélange trop argileux. L’ajout de sable et/ou de fibres permet de
corriger la cohésion et d’éviter la fissuration.
Un échantillon trop friable témoigne d’un mélange trop sableux. La friabilité peut être corrigée par l’ajout de
terre argileuse ou par une faible quantité de chaux ou de ciment (maximum 1 volume de ciment ou de chaux
pour 6 volumes de terre).
Support : pierre,
bloc, brique, etc.
Echantillon de mortier terre
observé après séchage complet
Très fissuré : mélange trop
argileux
Mélange
correct
Très friable : mélange trop
sableux
Figure 6.4.7.3.1- 1_Schéma d’interprétation des échantillons de mortiers et enduits en terre
544
6.4.7.3.2.
Formulation des mortiers et enduits de chaux
Pour les mortiers et enduits de chaux, il est recommandé d’utiliser un sable « gras » contenant une grande quantité de
fines : l’argile présente dans les fines améliore l’onctuosité du mélange et l’imperméabilité après séchage. Un sable
« gras » permet d’utiliser une plus faible quantité de chaux.
Tableau 6.4.7.3.2- 1_Tableau indicatif de dosage des mortiers et enduits de chaux
Chaux
Ciment (si mortier
bâtard)
Sable
Mortier pour maçonnerie de
pierre porteuse ou de
remplissage
1 vol.
(1/3 vol.)
3 à 7 vol. selon le
sable
Joints extérieurs des pierres
3 vol.
(1/3 vol.)
3 à 4 vol.
Crépissage
1 vol.
(1/3 vol.)
2 à 4 vol.
Enduit de finition intérieur
ou extérieur
1 vol.
/
4 à 7 vol.
Nb : Toujours procéder à des échantillonnages pour affiner les dosages.
6.4.7.3.3.
Formulation des mortiers, enduits et bétons de ciment
Pour les mortiers, enduits et béton de ciment, le sable doit être propre avec une faible quantité de fines. Le sable de
plage, chargé en sel, est à proscrire.
Tableau 6.4.7.3.3- 1_Tableau indicatif de dosage des mortiers et enduits de ciment
Sable propre
Ciment
Ø 0/5
Equivalence
approximative en kg
de ciment / m3 de
sable
1 vol.
8 vol. (de terre
ou terre-sable)
150 kg/m3
1 vol.
6 vol.
250 kg/m3
1 vol.
5 vol.
300 kg/m3
Mortier de crépissage sur blocs de
ciment
1 vol.
4 vol.
350 kg/m3
Enduit de finition sur blocs ciment
1 vol.
5 vol.
300 kg/m3
Mortier de chape de sol
1 vol.
4 vol.
350 kg/m3
Mortier de terre stabilisée
Mortier pour la maçonnerie de
pierre porteuse (Attention : pas
pour le remplissage des murs)
Mortier pour la pose des blocs de
ciment
Tableau 6.4.7.3.3- 2_Tableau indicatif de dosage des bétons de ciment
545
Ciment
Sable propre
Ø 0/5
Gravier
Ø 5/40
Equivalence
approximative en kg de
ciment / m3 de sable
Béton de propreté
1 vol.
4 vol.
6 vol.
150 kg/m3
Béton cyclopéen
1 vol.
3 vol.
5 vol.
200 kg/m3
Béton de
remplissage des
blocs
1 vol.
4 vol.
6 vol.
150 kg/m3
Béton courant
1 vol.
2 vol.
3 vol.
300 kg/m3
6.4.8. Bois d’œuvre
Le bois est un matériau très utilisé pour la construction car il présente de nombreux avantages :
-
-
Les éléments en bois offrent une bonne résistance à la traction et, pour une même portée, sont plus léger que
des éléments en béton ou en acier ;
Le bois est un isolant naturel du fait de sa faible conductivité thermique. De plus, il ne se dilate pas avec la
chaleur ;
Le bois est un matériau combustible, mais il brûle lentement. En cas d'incendie, une poutre en bois verra sa
section diminuer très progressivement et résistera donc plus longtemps qu'une poutre en acier par exemple ;
Le bois est une ressource renouvelable, à la différence des matériaux minéraux, métalliques et issus de la
transformation de matières fossiles. Les espaces boisés jouent un rôle écologique essentiel grâce à la
capacité des arbres à capter et stocker le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère ;
La grande diversité des essences de bois existantes permet une variété d’utilisations et de rendus esthétiques.
Le bois a cependant l'inconvénient d'être sensible à l'humidité, aux champignons, aux maladies et aux attaques par les
insectes xylophages (termites, etc.). La durabilité d’un élément en bois dépend de l’essence choisie pour une
utilisation spécifique. De nombreuses essences de bois cultivées en Haïti et dans les zones tropicales présentent une
grande durabilité, y compris dans un environnement très humide. La résistance mécanique des éléments en bois dépend
également de l’essence choisie, du taux d’humidité du matériau lors de la mise en œuvre, et de la qualité de l’entretien
du bâtiment.
Le bois est un matériau de construction très utilisé dans la construction vernaculaire. De nombreux savoirs sont transmis
oralement en milieu rural : connaissance des essences appropriées pour les différentes parties du bâtiment, périodes et
méthodes de coupe optimales, pratiques naturelles de traitement additionnel pour renforcer la durabilité, etc. Ces
savoirs sont épars et peu documentés à l’écrit. La rédaction de ces directives a permis la compilation de nombreuses
données récoltées auprès des acteur.rices de la filière bois, ainsi que leur mise en parallèle avec des documents écrits de
référence9.
9 Sources d’informations principales :
“Plant ak pye bwa tè d’Ayiti”, François Severin, Editions Quitel, 2000
« Stratégie pour augmenter la durabilité des éléments en bois dans la construction, quelles pratiques locales? », Rezo TCLA, dans le cadre de
l’action TCLA+, 2022
“Bwa yo, Important trees of Haiti”, Joel Timyan, South-East Consortium for International Development, 1996
546
Pour la construction en ossature bois porteuse, le choix approprié des éléments de bois - dépendamment des
caractéristiques de résistance et de durabilité de l’essence choisie, des bonnes conditions de récolte et de stockage - est
l’enjeu principal pour garantir la durabilité et la résistance des bâtiments face aux risques durant plusieurs décennies.
6.4.8.1. Essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti
Différentes essences de bois d’œuvre sont vendues sur le marché haïtien.
En milieu rural, le bois d’œuvre est coupé et préparé avec des outils manuels, souvent à partir d’arbres disponibles sur
les terrains avoisinants. Les éléments de l’ossature sont réalisés à partir de tiges ou de branches de sections suffisantes,
qui peuvent être non rectilignes. Il est également courant de réutiliser les pièces de bois de maisons anciennes
inhabitées. Les essences utilisées sont réputées pour leur résistance mécanique et leur durabilité sans perte de
résistance, en particulier face au risque d’attaque par les termites. (Cf Chapitre 6.4.8.4 _Catégorisation des essences de
bois d’œuvre disponibles en Haïti)
Les bois d’œuvre locaux sont généralement vendus par un réseau de type « madanm Sara » : revendeuses spécialisées
dans le négoce du bois auprès de familles des arbres dans leurs jardins ou par des petites entreprises présentes aussi
bien dans les zones rurales que dans les villes. Les troncs sont débités en planches et poteaux sur le lieu de coupe ou en
atelier à l’aide d’outils mécanisés. Les éléments de sections et de longueurs similaires sont vendus généralement à la
douzaine. Les essences proposées dépendent de leur disponibilité dans les zones proches, et de la demande la plus
fréquente. Les stocks d’une seule entreprise sont souvent limités en quantité, et ne peuvent pas répondre à une
demande de grande envergure.
Les grandes entreprises de vente de matériaux de construction s’approvisionnent en bois sur le marché de l’importation,
principalement en :
- Amérique du Nord, pour l’importation de sections de bois en pin du Sud (Southern Pine), dont l’appellation
regroupe différentes espèces de pins exploitées en grande quantité dans les régions du Sud des Etats-Unis. Les
expériences de construction depuis 2010 démontrent que ce type de bois est facilement attaqué par les
champignons et les insectes xylophages, même lorsqu’un traitement additionnel a été réalisé. Les structures en
ossature bois réalisées avec le Pin du Sud (tous grades confondus) perdent leurs caractéristiques de résistance
en quelques années seulement.
- République dominicaine, pour l’importation d’essences locales telles que le pin des caraïbes, l’acajou, le cèdre,
etc.
- Amérique latine pour l’importation de bois exotiques tels que l’ipé, le teck, le jatoba, l’eucalyptus, etc.
- Chine et Asie pour l’importation de panneaux de contreplaqués (plywood), les MDF (Medium Density
Fiberboard), les composites, etc.
Les essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti, localement ou à l’importation, doivent faire l’objet d’une utilisation
appropriée, en tenant compte de leurs résistances mécaniques et de leur durabilité en fonction de leur emploi dans le
bâtiment.
Les éléments en bois importés vendus sur le marché haïtien présentent une différence entre les sections nominales
exprimées en pouces (servant de dénomination courante dans les catalogues et magasins), et les dimensions réelles des
éléments en bois préparés. Les sections nominales sont également utilisées couramment pour identifier les sections de
bois local. Le tableau ci-après indique les correspondances entre sections nominales et dimensions réelles des éléments
préparés.
Tableau 6.4.8.1- 1_Tableau de correspondance des sections nominales et des dimensions réelles des éléments préparés
547
Sections nominales en pouces
Dimensions réelles en pouces
Dimensions réelles en mm
1x3
0.75 x 2.5
19 x 63
1x4
0.75 x 3.5
19 x 89
1x6
0.75 x 5.5
19 x 139
1x8
0.75 x 7.5
19 x 190
2x2
1.5 x 1.5
38 x 38
2x3
1.5 x 2.5
38 x 63
2x4
1.5 x 3.5
38 x 89
2x6
1.5 x 5.5
38 x 140
2x8
1.5 x 7.25
37 x 184
2 x 10
1.5 x 9.25
37 x 235
2 x 12
1.5 x 11.25
37 x 286
3x3
2.5 x 2.5
63 x 63
3x4
2.5 x 3.5
63 x 89
4x4
3.5 x 3.5
89 x 89
6.4.8.2. Résistance mécanique
La résistance d'une pièce en bois dépend de plusieurs facteurs :
-
De l’essence de bois utilisée ;
Du type de sollicitation : traction, compression, flexion, etc. ;
De la direction des sollicitations par rapport aux fibres (anisotropie) ;
Du taux d'humidité de la pièce de bois lors de sa mise en œuvre ;
De la durée de la sollicitation.
Le bois est un matériau anisotrope : les résistances mécaniques sont maximales lorsque la sollicitation est orientée
parallèlement à l’axe des fibres du bois et minimales lorsque la sollicitation est perpendiculaire aux fibres. De plus, les
propriétés mécaniques du bois sont corrélées à la densité du matériau : plus la densité est élevée, meilleure est la
résistance du bois.
Les essences locales de bois d’œuvre traditionnellement utilisées en construction présentent pour la plupart de très
grandes densités et une très bonne résistance en flexion.
548
Tableau 6.4.8.2- 1_Tableau de caractéristiques mécaniques des essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti
Classement par ordre décroissant du Module de rupture en flexion (Mpa)
Nb : Les essences présentées sont celles dont les données ont pu être vérifiées via plusieurs sources
Dureté
Janka /
Janka
Hardness
(kgf)
Module de
rupture en
flexion
(MPa)
Module
d'élasticité
(GPa)
Résistance à la
compression
parallèle au
grain (MPa)
192,2
23,06
89,2
1435,5
177,5
21,3
90,7
1570,5
155,2
18,9
81,2
1219
136,5
12,27
71,3
1323
135,2
22
97
1215
125,5
20,46
68,6
1647
123,9
17,11
85,4
1975,5
123,8
11,8
57,8
972
115,5
12,13
67,3
1179
101,8
13,1
47,1
635
Nom latin: Calophyllum calaba / Nom français: DameMarie / autres noms: galba
94
14,8
58
508
Nom créole: BWA PEN (Pen peyi)
92
12
54,4
504
Essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti
Nom créole: SAPOTI (Sapoti nwa)
Nom latin: Manilkara bidentata / nom français: sapotille /
autres noms: Bulletwood, Massaranduba
Nom créole : SIP (ou bwa nago)
confusion fréquente avec Koma wouj (bumelia salicifolia)
nom latin : Tabebuia spp ou Handroanthus serratifolius /
autres noms : Ipé jaune, Ipe, lapacho, Brazilian walnut
Nom créole : KOUBARI
Nom latin: Hymenanea Courbaril / autres noms: Jatoba,
brazilian cherry
Nom créole: KAPAB (bwa kapab)
Nom latin: schaefferia frutescens / nom anglais: Florida
boxwood
Nom créole: KANPÈCH
Nom latin: Haematoxylon campechianum ou
Haematoxylum campechianum / Nom français:
Campêche/ Nom anglais: Logwood
Nom créole: BWA FE
nom latin: Krugiodendron ferreum / Nom anglais: Black
Ironwood
Nom créole: GAYAK
nom latin: Guaiacum OFFICINALE /autre nom: Lignum
Vitae
Nom créole: KALIPTIS
Nom latin: Eucalyptus camaldulensis/ nom anglais: River
Red Gum / autres noms: Gommier de Camaldoli ou
Gommier des rivières ou Gommier rouge
Nom créole: BAYAWONN
nom latin: prosopis juliflora / autres noms: Mesquite
Nom créole: TABENO
nom latin: Lysiloma sabicu / autres noms: Tzalam,
Caribbean Walnut, Sabicu, Tavernon
Nom créole: DAMARI
Nom latin: pinus caribaea / autres noms: Pitch Pine, Ocote,
Pino Cubano, White Pine
Nom créole: MANGO
nom latin: mangifera indica (multiples variétés)
Nom créole: FRENN
nom latin: simarouba glauca / autres noms: Marupa,
Valeurs très variables en fonction du taux de sève dans les éléments
en BWA PEN
88,5
11,53
49,9
481,5
77,3
8,4
35,9
351
549
Aceituno, Cedro Blanco, Simaruba, Soemaroeba, Caixeta,
Acajou Blanc, Paraiba, Bitterwood, Cuna, Simarupa
Nom créole: KAJOU PEYI
74,4
9,31
43,3
418,5
70,3
11,3
11,3
394
64
9,1
32
525 à 720
62
9,2
38
270
54,07
8,3
39,82
657
46,5
9,6
10
312
Nom latin: swietenia mahogani / nom français : acajou des
antilles / autres noms: Cuban mahogany
Nom courant: PIN DU SUD, Grade 1 (importé)
Nom latin : pinus spp. / autres noms: Southern Pine grade
1, Southern yellow pine grade 1
Nom créole: MELINA
Nom latin: Gmelina arborea/ autres noms: Yemane
Nom créole: SÈD
Nom latin: Cedrela odorata / autres noms: cedro
Nom créole: NIM
nom latin: Azadirachta indica / autres noms: margousier,
neem
Nom courant: PIN DU SUD, Grade 2 (importé)
Nom latin : pinus spp / autres noms: Southern Pine grade
2, Southern yellow pine grade 2
6.4.8.3. Durabilité naturelle et emploi des pièces de bois
La durabilité naturelle des bois est leur aptitude à résister aux attaques des agents de détérioration : c’est le
comportement des bois sans traitement. 10
Certaines essences tropicales de bois d’œuvre présentent une durabilité naturelle exceptionnelle, très nettement
supérieure aux essences produites en climat tempéré. Ainsi, les pièces de bois de ces essences très durables peuvent
être mises en œuvre, sans traitement additionnel, pour des ouvrages très exposés aux intempéries, à l’humidité, et en
contact direct avec le sol, y compris dans des zones infestées par les termites.
La durabilité naturelle est une notion relative, car une pièce de bois est durable par rapport à des conditions d’utilisation
spécifiques. Aussi, pour sélectionner une essence de bois, il est nécessaire de connaître l’utilisation à laquelle elle est
destinée – on parle d’« emploi » - et les risques d’attaques biologiques associés à cette utilisation, dans un milieu
spécifique.
Pour faire un choix raisonné et approprié des pièces de bois d’œuvre, il est donc nécessaire de croiser les données de
durabilité avec l’emploi prévu de ces pièces. Deux classifications complémentaires sont donc essentielles : la classe de
durabilité naturelle et la classe d’emploi.
6.4.8.5.1
Classes de durabilité naturelle
La durabilité naturelle des essences de bois peut être déterminée par des tests en laboratoire. Différentes classifications
sont déterminées en fonction du type d’agent biologique testé.
Concernant la durabilité vis-à-vis des insectes et des champignons lignivores, on distingue cinq classes de durabilité
naturelle :
- Classe 1 : très durable ;
- Classe 2 : durable ;
- Classe 3 : moyennement durable ;
- Classe 4 : faiblement durable ;
- Classe 5 : non durable.
10 « Durabilité naturelle et préservation des bois tropicaux », Daniel Fouquet, Éditions Quæ, 2009
550
Concernant la durabilité vis-à-vis des termites, on distingue trois classes de durabilité naturelle :
- Classe D : durable ;
- Classe M : moyennement durable ;
- Classe S : sensible.
6.4.8.5.2
Classes d’emploi
Cinq classes d’emploi sont définies dans la norme européenne NF EN 335-1 et EN 335-1 2. Cette classification permet de
renseigner sur la possibilité d’utiliser une pièce de bois en fonction des risques liées à son emplacement dans le
bâtiment. Les sous-classes permettent de différencier l’emploi possible en contexte infesté par les termites ou non.
Il est cependant nécessaire de considérer le cas spécifique de chaque pièce de bois en lien avec l’environnement, la
durée d’efficacité, la durée de service et la durée de vie de la construction. Ainsi, en tenant compte de toutes ces
données, il peut s’avérer pertinent de choisir une essence de bois de durabilité supérieure, ou d’associer un traitement
de préservation additionnel.
Tableau 6.4.8.3- 1_Tableau de résumé des classes d’emploi. Source : « Durabilité naturelle et préservation des bois tropicaux », Daniel Fouquet,
Éditions Quæ, 2009
Classe
d’emploi
Situation générale
en service
1*
À l’intérieur, à l’abri
2
À l’intérieur, à l’abri
3-1
Exposition
Principaux agents biologiques de
détérioration
Intérieur sec
Sous-classe A : insectes à larves
xylophages
Sous-classe B : insectes à larves xylophages
et termites
Intérieur
occasionnellement
humide
Sous-classe C : insectes à larves xylophages
et pourritures
Sous-classe D : insectes à larves xylophages,
pourritures et termites
À l’extérieur, sans
contact avec le sol,
protégé
Extérieur
occasionnellement
humide
Insectes à larves, champignons
(discoloration, pourritures), pourritures
et termites
3-2
À l’extérieur, sans
contact avec le sol,
non protégé
Extérieur
fréquemment humide
Insectes à larves, champignons
(discoloration, pourritures) et ermites
4-1
À l’extérieur, en
contact avec le sol
4-2
5
À l’extérieur, en
contact avec le sol
(sévère), en contact
avec l’eau douce
À l’extérieur, dans l’eau
salée ou saumâtre
Insectes à larves, champignons
Extérieur à
prédominance humide (discoloration, pourritures) et termites
Extérieur humide en
permanence
Extérieur humide en
permanence
Insectes à larves, champignons
(discoloration, pourritures molles) et
termites
Pourritures molles et térébrants
(térénidés, phollades, crustacés)
* Classe non pertinente en zone tropicale
6.4.8.5.3
Classes de durabilité et d’emploi des essences de bois d’œuvres disponibles en Haïti
Le tableau ci-après met en correspondance les classes d’emploi et de durabilité naturelle des essences de bois d’œuvre
disponibles en Haïti, en précisant les recommandations concernant d’éventuels traitements de préservation
additionnels pour atteindre une durabilité donnée.
551
Ces informations, basées sur la capitalisation d’informations émanant de plusieurs sources, ont pour objectif de
permettre de faire des choix raisonnés optimaux pour la construction de bâtiments durables en ossature bois.
Tableau 6.4.8.3- 2_Tableau de correspondance entre classes d’emploi et les classes de durabilité des essences de bois disponibles en Haïti, sous
réserve de la bonne mise en œuvre et de l'entretien régulier
Nb : Les essences présentées sont celles dont les données ont pu être vérifiées via plusieurs sources
Durabilité naturelle vis-àvis des insectes et
champignons lignivores →
Durabilité naturelle vis-àvis des termites →
Durée estimée des
caractéristiques de la pièce
de bois →
Classe de durabilité
1D
Classes de
durabilité 2D et 2M
Classe de
durabilité 3D et 3M
Très durable
Durable
Moyennement
durable
Durable et
Moyennement
durable
de 15 à 25 ans
Durable et
Moyennement
durable
de 10 à 15 ans
Durable
25 ans et plus
Classes de
durabilité 4M, 4S,
5M et 5S
Faiblement durable
et Non durable
Moyennement
durable et Sensible
de 5 à 10 ans
↓ Classe d'emploi
↓ recommandations d'utilisation avec ou sans traitement de préservation
1
non considéré en zone tropicale
2
O
O
O
(O)
3-1
O
O
(O)
X
3-2
O
(O)
X
NR
4-1
O
X
NR
NR
4-2
(O)
NR
NR
NR
5
sans
informations
sans
informations
sans
informations
sans
informations
O - Durabilité naturelle suffisante, pas de traitement de préservation nécessaire
(O) - Durabilité naturelle normalement suffisante, mais pour certains emplois et/ou certaines essences un traitement de préservation est
recommandé.
X - Durabilité naturelle insuffisante, traitement de préservation nécessaire.
NR - Non recommandée pour cette classe d'emploi ; durabilité insuffisante même avec un traitement de préservation.
552
6.4.8.4. Catégorisation des essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti
Dans le cadre des présentes directives, un travail de catégorisation des essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti a
été réalisé, afin de faciliter le choix raisonné des pièces de bois en fonction de leur emplacement dans la construction.
Cette catégorisation s’appuie sur le croisement entre les données de résistance mécanique, de durabilité naturelle et de
classe d’emploi, telles que présentées dans les chapitres précédents.
Les catégories sont établies de manière à garantir une résistance optimale des pièces de bois pour une durée d’usage
déterminée, afin de fournir un bâtiment sûr, durable, et facile d’entretien.
Le tableau ci-après présente une synthèse des données collectées, permettant de répartir les essences de bois en 4
catégories :
-
Catégorie A : classes de durabilité 1, classes d’emploi jusqu’à 4-2 et module de rupture en flexion supérieur à
100 MPa
-
Catégorie B : classes de durabilité 2D / 2M, classes d’emploi jusqu’à 4-1 et module de rupture en flexion
supérieur à 70 MPa
-
Catégorie C : classes de durabilité 3M / 3D, classes d’emploi jusqu’à 3-2 et module de rupture en flexion
supérieur à 50 MPa
-
Catégorie D : classes de durabilité 4S / 5S, classes d’emploi jusqu’à 3-1 et module de rupture supérieur à 30 MPa
Cette répartition en catégories permet de proposer des solutions techniques adaptées aux différentes essences de bois
d’œuvre dans l’ensemble du chapitre 6.5 _ Conception technique des petits bâtiments neufs en ossature porteuse en
bois et remplissages ou habillages
Tableau 6.4.8.4- 1_Tableau de catégorisation des essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti
Nb : Les essences présentées sont celles dont les données ont pu être vérifiées via plusieurs sources11
Essences de bois d’œuvre disponibles en Haïti
Classe de durabilité
Classe d'emploi
maximale
Module de rupture en
flexion (MPa)
Catégorie A
classe de durabilité 1D, classe d'emploi jusqu'à 4-2 et Module de rupture en flexion supérieur à 100 MPa
Nom créole: SIP (BWA NAGO)
nom latin: Tabebuia spp ou Handroanthus
serratifolius
Nom créole: KOUBARI
Nom latin: Hymenanea Courbaril
Nom créole: KAPAB (bwa kapab)
Nom latin: schaefferia frutescens
Nom créole: KANPÈCH
Nom latin: Haematoxylon campechianum ou
Haematoxylum campechianum
1D
4-2 (O)
177,5
1D
4-2 (O)
155,2
1D
4-2 (O)
136,5
1D
4-2 (O)
135,2
11 Sources d’informations principales :
“Plant ak pye bwa tè d’Ayiti”, François Severin, Editions Quitel, 2000
« Stratégie pour augmenter la durabilité des éléments en bois dans la construction, quelles pratiques locales? », Rezo TCLA, dans le cadre de l’action
TCLA+, 2022
“Bwa yo, Important trees of Haiti”, Joel Timyan, South-East Consortium for International Development, 1996
553
Nom créole: BWA FE
nom latin: Krugiodendron ferreum
Nom créole: GAYAK
nom latin: Guaiacum OFFICINALE
1D
4-2 (O)
125,5
1D
4-2 (O)
123,9
Nom créole: BAYAWONN
nom latin: prosopis juliflora
Nom créole: TABENO
nom latin: Lysiloma sabicu
1D
4-2 (O)
115,5
1D
4-2 (O)
101,8
Catégorie B
classes de durabilité 2D/2M, classes d'emploi jusqu'à 4-1 et module de rupture en flexion supérieur à 70 MPa
Nom créole: KALIPTIS
Nom latin: Eucalyptus camaldulensis
Nom créole: DAMARI
Nom latin: Calophyllum calaba
Nom créole: KAJOU PEYI
Nom latin: swietenia mahogani
2D / 2M
4-1 (X)
123,8
2D
4-1 (X)
94
2D
4-1 (X)
74,4
Catégorie C
classes de durabilité 3D/3M, classes d'emploi jusqu'à 3-2 et module de rupture en flexion supérieur à 50 MPa
Nom créole: MELINA
Nom latin: Gmelina arborea
3D
3-2 (X)
64
Nom créole: SÈD
Nom latin: Cedrela odorata
3M
4-1 (X)
62
Nom créole: BWA PEN (Pen peyi)
Nom latin: pinus caribaea
3M
3-2 (X)
Nom créole: NIM
nom latin: Azadirachta indica
3D
92
Valeur très variable en
fonction du taux de sève
3-2 (X)
54,1
Catégorie D
classes de durabilité 4M / 4S / 5D / 5S, classes d'emploi jusqu'à 3-1 et module de rupture en flexion supérieur à 30Mpa
Nom créole: MANGO
nom latin: mangifera indica (multiples variétés)
Nom créole: FRENN
nom latin: simarouba glauca
Nom: PIN DU SUD grade 1 (importé)
nom latin : pinus spp
Nom: PIN DU SUD grade 2 (importé)
nom latin : pinus spp
4S
3-1 (X)
88,5
4S
3-1 (X)
77,3
5S
3-1 (X)
70,3
5S
3-1 (X)
46,5
D’autres essences de bois d’œuvre fréquemment utilisées en Haïti n’ont pas pu être intégrées à cette catégorisation par
manque d’informations concernant leur caractéristiques mécaniques, mais peuvent être a priori catégorisées sur la base
des savoirs et savoir-faire locaux collectés concernant leur durabilité naturelle et leurs classes d’emploi recommandées :
- Catégorie A : AKASYA JON (Acacia farnesiana ou Abarema idipoda), ABRIKO (Mammea americana), SAPOTI
(Manilkara bidentata)
- Catégorie B : CHEN ou BWADCHEN (Catalpa longissima), BWAPLE (Colubrina arborescens ou Colubrina
ferruginosa), KOMA (Bumelia salicifolia ou sideroxylon Salicifolium),
- Catégorie C : PALMIS (Oreodoxa regia), LAM VERITAB (Artocarpus incisa var. non seminifera)
6.4.8.5. Choix raisonné des pièces de bois dans la construction en ossature porteuse en bois
6.5.3.3.1.
Catégories de bois recommandées pour chaque partie de la construction
Le tableau ci-après met en correspondance les éléments en bois utilisés pour la construction de petits bâtiments avec la
classe d’emploi et la catégorie de bois minimales associées.
554
En fonction du contexte et de la durée de vie et d’usage visées, le concepteur peut choisir d’utiliser des catégories de
bois supérieure.
Tableau 6.4.8.5- 1_Tableau de correspondance entre les principaux types d’utilisation dans la construction de petits bâtiments en ossature bois
porteuse et les classes d’emploi à considérer en zone tropicale
Utilisation dans le bâtiment
Classe d’emploi
minimale à considérer
en zone tropicale
Catégorie de bois
minimum à employer
4-2
A
4-1
4-1
4-1
3-2
B
B
B
C
3-1
4-1
3-1
3-1
3-2
3-2
3-1
D
B
D
D
C
C
D
3-2
3-2
3-2
2
C
C
C
D
Ossature porteuse des murs
Poteaux pour fondations à pieux de bois
(Ancrés dans le sol)
Lisses basses
Poteaux pour ossature sur soubassement porteur
Lisses hautes
Eléments de contreventement des murs
Charpente de toiture
Fermes de charpente
Arêtiers, panne faîtière
Eléments de contreventement
Chevrons et lattes
Planches de rive
Planches de protection des débords de toiture
Planches de plafonnement de la galerie
Menuiseries
Habillages extérieurs en planches, frontons
Volets extérieurs (portes, fenêtres)
Impostes et frises donnant sur l’extérieur
Menuiseries intérieurs (cloisons, bardage intérieur,
agencement, décoration, etc.)
S’il est préférable de choisir des éléments préparés de manière rectiligne pour garantir leurs caractéristiques
mécaniques, il est possible d’utiliser des éléments non-rectilignes dans les cas suivants :
-
Bois de catégorie A : défaut de rectitude toléré jusqu’à 10%.
Bois de catégorie B : défaut de rectitude toléré jusqu’à 5%.
Bois de catégories C et D : rectitude obligatoire.
Les illustrations ci-après permettent de visualiser les catégories minimales de bois à employer par élément de la
construction.
555
Ossature porteuse en bois
avec fondations en pieux de bois
Ossature porteuse en bois avec base maçonnée
Tableau 6.4.8.5- 2_Principe de répartition des catégories de bois dans la construction : maquettes 3D
Code couleurs
Catégorie de bois minimale par élément
Bois de catégorie A
Bois de catégorie B
Bois de catégorie C
Bois de catégorie D
556
6.4.8.6. Coupe, transformation et stockage des éléments en bois
Pour garantir une bonne qualité de résistance et une bonne durabilité, le bois d’œuvre doit être coupé à maturité. Celleci est variable selon les espèces et l’environnement de production (climat tropical, tempéré, etc.). Pour les bois locaux
produits en Haïti, une période minimale comprise entre 15 ans et 40 ans de croissance est nécessaire selon les essences.
Afin de réduire les risques d’attaques d’insectes, la coupe du bois doit être réalisée de préférence en saison sèche (de
novembre à avril en Haïti), et quand la teneur en sève est plus faible sous l’influence du calendrier lunaire.
Traditionnellement la coupe du bois d’œuvre est réputée optimale pendant 2 phases du cycle lunaire : à partir du 1er
jour de la nouvelle lune jusqu’au 7ème jour, et du 17ème au 30ème jour.
Un tronc d'arbre est constitué d'écorce, d'aubier (la partie extérieure) et de duramen (le noyau ou le cœur). L'aubier est
la partie vivante du tronc, il est moins résistant et est facilement attaqué par les insectes et les champignons. Selon
l’espèce, il peut être utilisé pour fabriquer des planches de qualité intermédiaire.
Le duramen est constitué de bois mort. C'est la partie la plus résistante du bois qui permet de réaliser les éléments
utilisables pour la structure porteuse.
Après la coupe, le bois doit être séché pour lui permettre d’atteindre ses dimensions finales, et pour éliminer la sève
éventuelle. Le temps de séchage nécessaire varie selon l’essence de bois. Un élément de bois est considéré sec lorsque
son taux d’humidité est d’environ 12%.
Une fois le bois correctement séché, il est préparé, scié ou dressé, selon son utilisation dans la construction (planches,
poteaux, etc.).
Quel que soit leur origine (importés ou produits localement), les éléments de bois doivent être stockés à plat et à
distance du sol, dans un espace ventilé, protégé de l’humidité, de la pluie et de l’attaque de champignons et d’insectes.
Les différentes pièces doivent être espacées d’une rangée sur l’autre par des petites lattes de bois pour améliorer
l’aération et le séchage.
Il est recommandé d'organiser le stockage des pièces de bois en fonction de leur taille et de leur forme.
6.4.8.7. Production de bois d’œuvre local, réduction des vulnérabilités et protection de l’environnement
La couverture végétale d’Haïti est très faible, conséquence de plusieurs siècles d’exploitation intensive des ressources
forestières, notamment des bois d’œuvre tropicaux destinés à l’exportation, et sans réelle stratégie de régénération. Les
projets de reforestation mis en œuvre jusqu’ici n’ont pas été suivis d’effets durables.
La dépendance des ménages au charbon comme source principale d’énergie accentue la pression exercée sur les poches
forestières restantes et sur les jeunes arbres.
Certaines régions sont encore productrices de bois d’œuvre, avec une réserve limitée et une répartition inégale des
espèces selon les zones.
La déforestation impacte grandement tous les secteurs de la vie : terres agricoles et habitat vulnérables à l’érosion et
aux glissements de terrain, accentuation du dérèglement climatique (sécheresse et inondations), dégradation des zones
côtières et éloignement des zones de pêche, dégradation de la qualité de l’eau, etc.
La production de bois d’œuvre local destiné à la construction est une filière potentiellement attractive
économiquement, et elle peut être un levier pertinent de régénération des espaces boisés, si elle est ancrée dans une
démarche globale de réduction des vulnérabilités à tous les niveaux.
Le secteur de la construction en bois peut donc avoir un impact important sur la réduction des vulnérabilités et sur la
protection de l’environnement, en s’appuyant sur plusieurs actions clés :
- Utiliser et développer les ressources en bois d’œuvre local dans une démarche soutenable, en favorisant la
régénération du couvert forestier à toutes les échelles ;
557
-
Encourager l’utilisation de bois d’œuvre de qualité, local ou importé, pour augmenter la durabilité des
constructions et à terme réduire la dépendance aux matériaux d’importation ;
Développer la recherche sur la filière bois d’œuvre, tant du point de vue de la connaissance des essences que de
la chaîne de production et des techniques de mise en œuvre ;
Diffuser à large échelle les connaissances sur les pratiques techniques durables et efficaces de production et
d’utilisation de bois d’œuvre ;
Participer à l’établissement d’une gouvernance forte pour la gestion soutenable des espaces boisés.
6.4.9. Traitements additionnels de préservation des éléments en bois
Si l’usage de traitements additionnels est fréquent dans la construction en bois, il n’est cependant pas systématique, et
doit être pensé dans une stratégie globale pour prolonger la durée de vie du bâtiment, sans nuire à l’environnement ni à
la santé humaine et animale.
6.4.9.1. Approche globale de la préservation des éléments en bois
Améliorer la durabilité des éléments en bois destinés à la construction permet de réduire les vulnérabilités des
habitant.es, tout en préservant les ressources forestières.
La durabilité des éléments de bois repose sur une stratégie en 3 points :
-
Choisir la bonne essence de bois pour le bon emploi dans le bâtiment12 : de nombreuses essences de bois
tropicaux présentent une durabilité naturelle exceptionnelle, à condition que les préconisations de coupe, de
stockage et de mise en œuvre soient respectées. En fonction de leur usage dans le bâtiment, certaines essences
peuvent se passer de traitement additionnel de préservation ;
-
Développer des solutions architecturales et techniques13 qui permettent la mise à distance des facteurs (eau,
humidité, chaleur, « nourriture », obscurité, etc.), influents du développement des agents d’altération du bois
(insectes, xylophages, champignons, termites, etc.). Ces solutions doivent notamment impliquer :
o Un choix raisonné des essences de bois et de leur affectation dans le bâtiment ;
o Des solutions de protection contre les remontées capillaires, l’humidité et le ruissellement de l’eau de
pluie ;
o Une bonne ventilation des éléments en bois ;
o La facilitation de l’entretien et du remplacement des éléments en bois ;
o Des solutions d’éloignement des facteurs de prolifération des agents de détérioration (drainage,
traitement des abords, etc.).
-
Mettre en œuvre un traitement additionnel de préservation des éléments en bois qui le nécessitent, en
privilégiant les techniques et produits les moins nocifs pour l’environnement et conformes aux réglementations
en vigueur14. Le recours à un traitement additionnel permet, par le biais de différents procédés ou produits
chimiques, de conférer à l’élément de bois la résistance qu’il n’a pas naturellement, pour une durée de service
souhaitée. Le bois acquiert alors une « durabilité conférée » qui lui permet de répondre aux exigences d’une
plus grande variété de classes d’emploi. Le recours à un traitement additionnel n’est ni systématique, ni le
même pour toutes les essences de bois.
12 Ces sujets sont développés au chapitre 6.4.8_ Bois d’œuvre
13 Les présentes directives proposent un panel de solutions architecturales et techniques dans le chapitre 6.5_ Conception technique des petits
bâtiments neufs en ossature en bois porteuse et remplissages ou habillages
14 Règlement REACH. https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/reglement-reach (consulté le 15 mai 2025).
558
Les pratiques vernaculaires de traitement additionnel des éléments en bois sont nombreuses, et principalement
transmises oralement : couper le bois en fonction de la phase lunaire, brûler la partie du poteau qui sera ancrée dans le
sol, utiliser des décoctions de plantes, de feuilles et d’écorces (neem, cèdre, eucalyptus, piment, etc.) comme répulsifs,
etc.15 Ces solutions peu nocives et abordables économiquement sont à privilégier autant que possible.
6.4.9.2. Phases et techniques de traitement additionnel de préservation des éléments en bois
Les procédés de traitement qui permettent une préservation de la durabilité naturelle du bois peuvent avoir lieu dans
différentes phases du cycle de vie de l’élément en bois : à la coupe (abattage en forêt), au transport, à l’usinage (scierie
et usine de contreplaqués), à la mise en œuvre (chantier, menuiserie), à l’entretien, au réemploi, au recyclage, etc.
Phase d’abattage et de transport
Dans les phases d’abattage, de transport et de débitage en scierie, il s’agit pour des essences de bois fragiles, de
procéder à un traitement dit temporaire. Des mesures d’hygiène (nettoyage) dès le débardage ou encore des
traitements chimiques à efficacité limitée dans le temps sont mises en place. Ces produits chimiques doivent toutefois
présenter les avantages suivants16 :
o
o
o
Être toxiques vis-à-vis des agents de détérioration ;
Résister au délavage ;
Avoir subi des tests garantissant l’absence de dommage sur l’environnement naturel et la santé
humaine.
En Haïti, le bois d’œuvre n’est pas traité au moment de son abattage et de son transport. En fonction de l’essence
coupée et de la qualité des conditions de stockage, certains éléments de bois sont déjà attaqués par les insectes ou les
termites avant leur usinage et leur mise en vente.
Phase d’usinage
Les éléments de bois peuvent être traités lors de leur usinage, et ainsi être vendus sur le marché avec indication du type
de traitement additionnel employé. Les traitements en usine emploient généralement des produits chimiques : cuivre,
sels de cuivre hydrosoluble (CCA), créosote, bitume, solvant organique ou hydrodispersable, etc. Ils peuvent être réalisés
par trempage, pulvérisation, aspersion, imprégnation, badigeonnage, autoclave, etc.
En Haïti, certains revendeurs de bois importé proposent des éléments de bois traités à l’usinage, mais il est souvent
difficile d’obtenir les informations complètes sur la nature du traitement réalisé et la durée de son efficacité.
En tout état de cause, le bois traité avec du CAA (Cuivre-Chrome-Arsenic) est interdit pour toute nouvelle construction,
en raison des risques de toxicité liés à la combustion des résidus de bois.
Phase de mise en œuvre
En Haïti, l’accès à des éléments en bois préalablement traités est limité, conduisant les artisans à réaliser le traitement
additionnel directement en atelier ou sur le chantier. Plusieurs procédés et produits sont couramment utilisées en Haïti
au moment de la mise en œuvre.
15 Voir à ce sujet le travail de recherche : Étude sur les pratiques locales de préservation du bois de construction. TRABAUD, Vincent, 2020.
https://www.rezo-tcla-haiti.com/wp-content/uploads/2024/07/V.TRABAUD_Etude-sur-les-pratiques-locales-de-preservation-du-bois-deconstruction-1.pdf
16 FOUQUET, Daniel, 2009. Durabilité naturelle et protection des bois tropicaux. CIRAD. Éditions Quæ, 2009.
559
Les procédés et produits biologiques
De nombreuses espèces végétales et matières organiques, sont connues pour posséder des molécules extractibles
capables de fournir des matières actives toxiques ou répulsives vis-à-vis des agents biologiques de détérioration du bois,
par exemple :
- les huiles végétales : lin, neem ;
- la cire d’abeille ;
- le piment, notamment le répulsif «apitchi» à base de piment ;
- l’immersion prolongée dans l’eau, et particulièrement dans l’eau de mer ;
- l’application d’un badigeon de chaux ;
- l’enfumage ;
- le lessivage à la soude et à la potasse ;
- le traitement à la vapeur salée ;
- la technique du bois « flambé ou brûlé » (technique de carbonisation du bois, très utilisée pour augmenter la
durabilité des parties de bois enterrées).
Ces traitements ne sont pas nocifs pour l’environnement et la santé, mais ont une efficacité limitée dans le temps, ils
doivent donc être renouvelés fréquemment. Les éléments de bois traités avec ces procédés doivent faire l’objet d’une
surveillance et d’un entretien régulier.
Le trempage dans une solution au sel de bore
Le sel de bore est un produit chimique d’origine minérale naturelle. Toxique à haute dose, il peut être utilisé en faible
quantité et avec précaution. Utilisé en solution de trempage, le sel de bore est très efficace pour réaliser un traitement
additionnel du bois. Peu volatile et inodore, il est résistant dans le temps. Il est réputé pour son efficacité contre les
attaques des insectes xylophages, des termites et des champignons. Le sel de bore est couramment utilisé sous forme
de borax (Tétraborate de Sodium), d’acide borique et de disodium octaborate tétrahydrate (DOT).
En Haïti, plusieurs expériences de traitement des éléments de bois par trempage dans une solution diluée de DOT ont
été réalisées avec succès17. La dilution du DOT est fonction de la classe de durabilité et de la classe d’emploi du bois à
traiter. Les pourcentages de dilution sont indiqués sur la fiche technique d’emploi du produit acheté et doivent être
respectés. Les éléments de bois doivent être découpés et poncés avant le traitement, car une découpe ou un ponçage
post-traitement réduit l’efficacité de celui-ci.
Application en surface de Zincomat
Le Zincomat est un produit à base de chlorure de zinc, utilisé sous forme liquide pour le traitement du bois contre les
attaques biologiques de types champignons, xylophages et termites. Ce produit s’applique en deux couches successives
minimum. La première couche sur toutes les faces du bois, y compris sur les coups et entailles. La seconde couche,
lorsque la première est absorbée.
Le Zincomat est relativement facile d’accès, mais considéré comme moins efficace et moins durable qu’un traitement en
usine par autoclave. Il est recommandé de retraiter les éléments de manière préventive au bout de quelques années.
Application en surface d’huile de vidange
Le recours à l’huile de vidange n’est pas recommandé pour le traitement des éléments en bois destinés à la
construction, car c’est un polluant toxique et nocif pour l’environnement et la santé. De plus, son efficacité en tant que
traitement additionnel du bois est souvent remise en question. En effet, elle empêche le bois de respirer, créant un
environnement propice à la décomposition et à la détérioration. De plus, l’huile de vidange reste en surface sans
pénétrer au cœur du bois, qui peut donc être attaqué en profondeur par les insectes xylophages et les termites.
17 Un exemple de traitement par trempage dans une solution diluée de DOT est fourni en annexe des présentes directives
560
Traitements curatifs après la mise en œuvre
Les constructions en bois nécessitent une surveillance et un entretien régulier, du fait de la durée limitée de la plupart
des traitements additionnels et de l’apparition fréquente de facteurs favorisant des attaques biologiques (inondations,
prolifération végétale, etc.). Des traitements curatifs fongicides ou contre les insectes à larves xylophages et les termites
peuvent être réalisés sur les pièces de bois attaquées après leur mise en œuvre, soit par injection, par pulvérisation, par
application de badigeons, ou par fumigation.
6.4.10.
Peintures et lasures
Les peintures et lasures de finition doivent être choisies en fonction de leur destination et de leur formulation. En
particulier dans le cas des éléments en bois, la peinture appliquée doit être formulée pour permettre au matériau bois
de respirer et d’évoluer sans craqueler.
Les peintures et lasures traditionnelles à base de lait de chaux sont recommandées pour la finition de tous les éléments
en bois et des panneaux de murs. Voir à ce sujet le chapitre 6.5.8.2_Finitions à la chaux des murs et éléments en bois.
6.4.11.
6.4.11.1.
Eléments préfabriqués
Blocs de béton
Pour la réalisation de la base maçonnée (fondations et soubassement), les blocs de béton recommandés sont les « blocs
20 » de profondeur et de hauteur 200 mm, et de longueur 400 mm, avec deux alvéoles. Les parois des blocs doivent
avoir une épaisseur minimale de 25 mm.
Pour les bâtiments à un seul niveau, la résistance minimale à la compression d’un bloc de béton doit être de 7 MPa.
L’épaisseur des joints entre blocs doit être comprise entre 10 et 20 mm.
6.4.11.2.
Aciers d’armature
Les aciers d’armatures (communément appelés « fers à béton ») sont utilisés dans la construction en ossature bois
pour :
- La réalisation des accroches de la lisse basse en bois avec la base maçonnée ;
- La réalisation d’éléments en béton armé, lorsque nécessaire. Dans ce cas, il convient de se référer aux
spécificités et détails techniques présentés au chapitre 1 de la partie 2 du Code National du Bâtiment Haïtien.
Pour la réalisation des accroches de la lisse basse, il est recommandé d’utiliser des aciers lisses de diamètre 1/4”
minimum, avec une limite élastique conforme aux spécifications ASTM A615, soit 275 MPa (40 ksi).
Le diamètre des aciers doit être systématiquement vérifié avant achat, car il est courant d’obtenir des fers de diamètre
inférieur à ce qui est affiché.
Toutes les accroches en acier d’armature doivent être protégées par une peinture antirouille.
6.4.11.3.
Tiges filetées
Les tiges filetées galvanisées sont utilisées dans la construction en ossature bois porteuse pour réaliser les accroches de
la lisse basse dans la base maçonnée. Il est recommandé d’utiliser des tiges filetées galvanisées de diamètre 1/2”
561
minimum, avec une limite élastique conforme à ASTM A615, soit 275 MPa (40 ksi). Le diamètre doit être
systématiquement vérifié avant achat, car il est courant d’obtenir des tiges de diamètre inférieur à ce qui est affiché en
magasin.
Les points de pliure des tiges doivent être recouverts de peinture antirouille.
Les tiges filetées galvanisées peuvent être utilisées pour réaliser des assemblages boulonnés des éléments en bois, en
remplacement de clous et vis.
6.4.11.4.
Clous et vis
Clous et vis de charpente
Les clous et vis de charpente sont utilisés pour réaliser les assemblages des éléments de bois entre eux. Les assemblages
présentés dans ces directives ont été calculés avec des clous ordinaires 16d avec tige de 89mm (environ 3,5”) et un
diamètre de tige de 4,1mm (0,162”), sauf cas particuliers mentionnés.
Dans le cas où ces clous ne seraient pas disponibles, ils peuvent être remplacés par :
- Des clous 8d ordinaires avec une tige de 64 mm de long (2,5”) et un diamètre de tige de 3,3 mm (0,131”)
- Des clous 10d en boîte, avec une tige de 76 mm de long (3”) et un diamètre de tige de 3,3 mm (0,128”)
Il faut alors appliquer une majoration du nombre de clous de 50% par rapport aux assemblages avec clous 16d
communs.
Il est cependant important de remarquer que l’utilisation d’un grand nombre de clous peut endommager la pièce de
bois et engendrer une perte de résistance de l’assemblage.
Le choix des clous utilisés se fera en tenant compte de l’épaisseur des éléments à assembler, afin de respecter une
longueur minimale de pénétration des clous dans le bois de 4 mm.
A diamètre équivalent, les vis de charpente permettent une meilleure résistance de l’assemblage que les clous, et sont
donc à privilégier autant que possible. De plus, pour les éléments en bois de grande densité (catégorie A et B), il est
difficile de faire pénétrer des clous du fait de la dureté du bois. Dans ce cas l’utilisation de vis est recommandée.
Le nombre de vis en remplacement des clous 16d courants peut être défini en utilisant les normes National Design
Specification (NDS) 2018 et Wood Frame Construction Manual (WFCM) Edition 2018 publiées par l'American Wood
Council (AWC), qui servent de références principales pour ces directives.
Clous et vis pour tôle
Les clous et vis pour tôle présentent une tête large et incurvée en parapluie, permettant de limiter l’arrachement et les
infiltrations d’eau au point de fixation.
Il est recommandé de choisir des clous ou vis pour tôle avec rondelle d’étanchéité.
Pour la fixation des tôles de couverture, il est recommandé d’utiliser :
- Des clous pour tôle 8d minimum (longueur de 2,5”, diamètre minimum de 0,128”, diamètre minimum de tête de
0,375”), ou vis pour tôle équivalentes, pour une fixation sur des liteaux d’épaisseur 2” et plus ;
- Des vis pour tôle de diamètre 0,128” minimum pour la fixation sur des liteaux d’épaisseur comprise entre 1” et 2” ;
6.4.11.5.
Feuillards métalliques
Les feuillards métalliques, communément appelés « straps », sont utilisés pour renforcer la résistance à l’arrachement
des assemblages des pièces de bois entre elles et avec les parties maçonnées.
562
Les feuillards doivent être en acier galvanisé de gauge 16 minimum (soit une épaisseur minimale de 1,613 mm), avec
une limite élastique minimum de 228 MPa (33 ksi). La largeur des feuillards doit être de minimum 1¼ ” (31,75 mm).
Les indications du fabricant concernant les clous ou vis compatibles avec les feuillards pré-percés doivent être
respectées. Dans le cas de feuillards ordinaires non pré-percés, les trous doivent être réalisés avec un diamètre compris
entre 90 % et 105 % du diamètre des clous ou vis utilisés. Les trous doivent être réalisés en quinconce avec une
déviation horizontale de 1/2” (12,7mm), et avoir un espacement vertical de 3/4 ” minimum (19 mm).
Les clous et vis doivent être fixés tous les 2 trous pour les bois de catégorie D, afin d’éviter la fissuration de la pièce de
bois. Le feuillard doit dans ce cas être plus long.
Les feuillards peuvent être remplacés par des connecteurs préfabriqués en acier galvanisé, à la condition qu’ils
fournissent au moins les mêmes caractéristiques de résistance et qu’ils soient dimensionnés pour recevoir le nombre de
clous ou vis approprié.
Figure 6.4.11.5- 1_schéma de dimensionnement et pré-perçage des trous dans les feuillards métalliques
6.4.11.6.
Panneaux métalliques de couverture
Les panneaux métalliques de couverture sont principalement disponibles en Haïti sous deux formes :
- Des feuilles de tôles ondulées galvanisées, forme la plus courante sur le marché haïtien ;
- Des bacs acier galvanisés, appelés « tôles trapèzes » présentant un profil trapézoïdal.
L’épaisseur et la qualité de la galvanisation sont des facteurs essentiels de la durabilité des couvertures en panneaux
métalliques. Au fil des années, les tôles ondulées et trapèzes disponibles sur le marché haïtien perdent en qualité. Une
grande vigilance est nécessaire lors de la sélection des panneaux de couverture.
Il est recommandé d’utiliser des panneaux de toiture en acier galvanisé ondulé ou des tôles trapézoïdales en acier
galvanisé avec une épaisseur de 24 gauge minimum (épaisseur du matériau de base BMT supérieure à 0,614mm).
Les panneaux métalliques de couverture doivent être fabriqués en acier de qualité ASTM A653 Grade 33, avec une limite
d'élasticité minimale de 33 ksi (228 MPa).
La profondeur des ondulations doit être comprise entre 0,5 et 1,5 pouces (1,5 cm à 4 cm).
563
6.4.11.7.
Tuiles
Plusieurs usines de fabrication de tuiles de terre cuite ont longtemps été actives en Haïti, particulièrement dans le
département du Nord. Aujourd’hui, les tuiles de terre cuite sont principalement importées.
Quelques ateliers locaux proposent des tuiles en mortier vibré de ciment (TMV), ou « tuiles micro-béton », qui
présentent des qualités intéressantes. Ces tuiles présentent des avantages intéressants dans le contexte haïtien, en
particulier par rapport aux couvertures en panneaux métalliques (tôles) :
- Fabrication locale ;
- Poids relativement faible des éléments : environ 2,7 kg par tuile, soit 34 kg / m² ;
- Bon comportement face aux cyclones grâce à la dissipation efficace de l’énergie entre les petits éléments ;
- Facilité et rapidité de pose ;
- Bonne résiste aux chocs et aux charges ponctuelles ;
- Amélioration du confort thermique et acoustique dans le bâtiment ;
- Durabilité très supérieure aux tôles, en particulier en zone proche de la mer (pas de risque de corrosion).
La qualité des TMV peut être vérifiée par différents tests simples. 18
Les tuiles peuvent être façonnées sous différentes formes : tuiles plates, tuiles canal, ou tuiles à emboitement. En Haïti,
les tuiles plates sont visibles sur des toitures de maisons anciennes. Les tuiles aujourd’hui disponibles sont généralement
à emboitement, avec une forme plus ou moins galbée.
Les spécificités de pose et de fixation des tuiles dépendent de leurs dimensions et caractéristiques. Les indications du
fabriquant doivent être respectées.
Tuiles faîtières à
chevauchement
Tuiles courantes
à emboitement
Figure 6.4.11.7- 1_Tuiles en mortier vibré de ciment (« tuiles micro-béton ») produites en Haïti, photos
18 Protocole de test de qualité des TMV fournit en annexe.
564
6.5. Conception technique des petits bâtiments neufs en ossature porteuse en
bois et remplissages
6.5.1. Fondations
Les fondations permettent de transmettre et de répartir la charge du bâtiment au terrain.
Dans le cas des petits bâtiments en ossature bois, on distingue deux grands types de fondations :
- Les fondations en pieux de bois dur, utilisées largement pour la construction des maisons en milieu rural.
- Les fondations en maçonnerie non chaînée, servant de support au soubassement maçonné et à l’ossature bois.
En fonction des moyens disponibles pour la construction, et dans le cas de terrains fortement accidentés, il est possible
de réaliser les fondations en maçonnerie chaînée ou en béton armé en se référant aux recommandations développées
dans le chapitre 1 de la partie 2 du Code National du Bâtiment Haïtien.19
6.5.1.1. Fondation en pieux de bois dur
Dans la construction vernaculaire rurale, les poteaux de l’ossature bois sont enterrés profondément et servent de pieux
de fondation. Cette technique présente de nombreux avantages :
-
-
L’absence de base maçonnée est une solution très économique en moyens et en temps. La structure en bois des
murs est érigée rapidement, puis la charpente du toit et la couverture peuvent être mise en œuvre, et enfin les
travaux de remplissage ou d’habillage des murs. Il n’est pas rare de voir des maisons habitées qui n’ont pas de
chape de sol maçonné, car sa réalisation est trop coûteuse ;
Les poteaux servant de pieux de fondations permettent un ancrage efficace de la structure, avec la création
d’encastrement dans le sol à chaque pied de poteau. Le bâtiment est donc moins sujet à l’arrachement en cas de
vents forts ou de cyclone ;
Les fondations en pieux de bois ne doivent être réalisées uniquement qu’avec des bois d’œuvre de catégorie A, très
résistants mécaniquement et naturellement très durables face à l’humidité, aux insectes et aux champignons.
Pour une meilleure durabilité, la base enterrée du poteau doit être le plus large possible : lors de la préparation du
poteau, la partie basse peut être laissée brute tandis que la partie externe est équarrie. Un traitement complémentaire
par brulage de la base du poteau est recommandé. (Cf chapitre 6.4.8 _Traitements additionnels du bois)
Les fondations à pieux de bois sont réalisées en creusant un trou au niveau de chaque poteau de l’ossature. Sur sols
intermédiaire à dur, le poteau est enterré sur environ 60 cm. Le trou est ensuite comblé avec des pierres et la terre
d’excavation.
Les fondations à pieux de bois doivent faire l’objet d’une surveillance régulière. En cas de dégradation importante, la
base du poteau peut être remplacée en réalisant une enture à tenon et mortaise chevillée. (Cf chapitre 6.6 _ Entretien
des bâtiments à ossature bois)
19
Code National du Bâtiment Haïtien, Partie 2, Chapitre 1 « Nouveaux logements en maçonnerie ».
565
Tous les poteaux de l’ossature sont plantés
profondément en terre et servent de pieux
de fondation
Bois très résistant et durable
(catégorie A uniquement)
La base enterrée du poteau est laissée brute
et généralement brulée pour améliorer sa
durabilité
Figure 6.5.1.1- 1_Fondations en pieux de bois dur selon les pratiques vernaculaires: photos et principes de mise en œuvre
566
6.5.1.2. Conception et dimensionnement des fondations en maçonnerie
Les fondations en maçonnerie doivent être filantes sur tout le pourtour du bâtiment et des murs de refend porteurs.
Elles doivent être continues et ne doivent jamais être interrompues.
Leurs dimensions dépendent de la nature du sol, de sa capacité portante. De manière générale, la largeur des fondations
devrait être de 2 à 3 fois l’épaisseur du mur en ossature bois. Les fondations devraient autant que possible atteindre le
bon sol.
Tableau 6.5.1.2- 1_Tableau indicatif de dimensionnement des fondations pour les bâtiments en rez-de-chaussée à ossature bois et remplissages
lourds (petites roches)
Bâtiments en ossature bois et remplissages lourds (petites roches)
Type de sol
Bâtiment en rez-dechaussée, sans
étage
Mou
Intermédiaire
Dur
Capacité portante supérieure ou
égale à 50 kN/m²
Capacité portante supérieure ou
égale à 100 kN/m²
Capacité portante supérieure ou
égale à 150 kN/m²
Profondeur
minimale
Largeur
minimale
Profondeur
minimale
Largeur
minimale
Profondeur
minimale
Largeur
minimale
50 cm
40 cm
40 cm
40 cm
35 cm
35 cm
Pour les petits bâtiments, il est recommandé d’éviter les terrains trop accidentés qui nécessitent la réalisation de
fondations en gradins.
Les matériaux utilisés pour les fondations maçonnées sont soumis à des contraintes d’écrasement. Ils doivent donc avoir
des caractéristiques de résistance à la compression adaptée au système constructif choisi. Ces matériaux peuvent être
amenés à être en contact avec l’eau d’infiltration ou avec l’eau des nappes phréatiques. Il faut donc que ces matériaux
gardent leur cohésion et une capacité portante suffisante en présence d’eau, ou à défaut, soient correctement isolés de
tout contact possible avec l’eau.
Pour des petits bâtiments en ossature bois, différents matériaux peuvent être envisagées pour les fondations
maçonnées : la pierre, le béton cyclopéen, le bloc de ciment, le béton armé, la brique cuite, etc. En fonction des besoins
et des moyens disponibles, un chaînage en béton pour confiner la maçonnerie peut être réalisé. Le choix d’un matériau
pour les fondations maçonnées se fait en fonction de sa disponibilité, de son coût et la possibilité de le mettre en œuvre
correctement.
Les fondations maçonnées servent de support au soubassement et à l’ossature bois. Les accroches de l’ossature bois
sont installées en attente dans les fondations et le soubassement maçonnés. (cf. chapitre 0 _ Accroches de la lisse basse
en bois à la base du bâtiment)
567
6.5.1.3. Fondations en maçonnerie non chaînée de pierre
Les fondations en maçonnerie de pierre doivent impérativement être réalisées avec pierres adaptées aux travaux de
maçonnerie porteuse, voir chapitre 6.4.1 _ Pierres et granulats
L’appareillage des pierres doit respecter les règles techniques présentées au chapitre 0 Règles techniques
d’appareillage de la maçonnerie de pierre
Selon la disponibilité des matériaux et les ressources économiques, le mortier d’appareillage des fondations en pierres
maçonnées peut être :
Un mortier de terre, avec ajout de fibres ou non
Un mortier de terre, avec ajout de sable ou non
Un mortier terre + chaux
Un mortier bâtard (sable + chaux éteinte + ciment) pour maçonnerie de pierre
Un mortier ciment dosé à 250 kg/m3
Voir dosages recommandés au chapitre 6.4.4 _ Liants, mortiers et enduits
La surface supérieure des fondations est réglée horizontalement pour permettre une bonne assise du soubassement.
Pour améliorer l’évacuation de l’eau au pied du bâtiment, il est recommandé de faire ressortir les fondations d’environ
10 cm au-dessus du sol naturel et de réaliser un solin.
Surface supérieure bien
horizontale pour accueillir
le soubassement
Bien compacter le mortier entre
la pierre et la paroi.
Bien répartir le mortier sous les
pierres, y compris en fond de
fouille.
Mise en œuvre d’un solin en partie haute
des fondations. Dans ce cas, les fondations
sont plus larges que le soubassement
Figure 6.5.1.3- 1_Fondations en pierres maçonnées : schéma en coupe et photo de mise en œuvre
6.5.1.4. Fondations en béton cyclopéen
Le béton cyclopéen consiste en un béton de ciment dosé à 200 kg /m3 dans lequel sont noyées des pierres de
dimensions variées (10 à 50 cm), permettant d’économiser du ciment et d’utiliser les pierres et débris présents sur le
site de construction.
568
La fouille de la fondation sert de coffrage, les bords doivent donc être bien verticaux.
L’ensemble des pierres doit être enrobé de mortier. Les pierres ne doivent pas être en contact les unes avec les autres.
Les vides entre les pierres de plus grosses dimensions doivent être occupés par des granulats de plus petites dimensions.
La mise en œuvre se fait en plusieurs couches où l’on dispose les pierres pour combler chaque espace vide et du béton
entre chaque lit de pierre.
La surface supérieure est réglée horizontalement pour une bonne assise du soubassement.
Pour améliorer l’évacuation de l’eau au pied du bâtiment, il est recommandé de faire ressortir les fondations d’environ
10 cm au-dessus du sol naturel et de réaliser un solin à l’aide d’un coffrage.
La fondation doit être arrosée chaque jour pendant une semaine pour assurer une bonne cure humide et une bonne
prise du béton. A défaut, une fois que la surface supérieure du béton a durcit, la fondation peut être recouverte de terre
humide pendant une semaine.
Surface supérieure bien
horizontale pour accueillir le
soubassement
Combler les vides entre les
grosses pierres avec des plus
petites. Les pierres sont
enrobées de béton et ne se
touchent pas entre elles.
Bien répartir le béton sous les
pierres, y compris en fond de
fouille.
Figure 6.5.1.4- 1_Fondations en béton cyclopéen : schéma en coupe
6.5.1.5. Fondations en maçonnerie non chaînée de blocs de ciment
Les fondations peuvent être réalisées avec des blocs de ciment creux de 20cm de largeur.
569
Un socle en béton de ciment dosé à 200 kg/m3 est réalisé en fond de fouille. Ce socle doit être d’au moins 60 cm de
largeur et d’au moins 20 cm de hauteur. La cure de ce socle doit être correctement effectuée. Les blocs de ciment sont
mis en œuvre sur le socle. Ils sont appareillés en quinconce et en harpage aux angles, avec un mortier de ciment dosé à
300 kg/m3. Les alvéoles des blocs sont remplies avec un béton de ciment dosé à 150 kg/m3.
Après la mise en œuvre des fondations, la fouille est remblayée avec la terre d’excavation humidifiée et bien tassée par
couches de 15 cm environ.
Blocs de ciment creux.
Mortier de pose dosé à 300 Kg / m3
( 1 vol Ciment / 5 vol Sable )
Terre compactée de part et d’autre
des blocs
Remplir les alvéoles des blocs avec du
béton de ciment dosé à 150 Kg / m3
( 1 vol Ciment / 4 vol Sable / 6 vol Gravier )
Socle en béton de ciment dosé à 200 Kg / m3
( 1 vol Ciment / 3 vol Sable / 5 vol Gravier )
Figure 6.5.1.5- 1_Fondations en maçonnerie non chaînée de blocs de ciment : schéma en coupe
6.5.2. Soubassement
Le soubassement est la partie basse du mur qui vient au-dessus de la fondation. Son rôle est de protéger le reste du mur
du contact avec l’eau issue des remontées capillaires (remontées d’humidité dans le mur) et des risques de dégradations
dues aux érosions mécaniques (animaux, vents, etc.). Différents matériaux peuvent être utilisés : la pierre, le bloc de
ciment, la brique cuite, etc.
Le soubassement peut être porteur ou non-porteur (technique traditionnelle de la « miray » qui protège les poteaux
directement encastrés dans le sol des eaux de ruissellement). Dans tous les cas, il doit être conçu pour ne pas gêner
l’ouverture des portes.
Lorsque le soubassement est porteur, sa hauteur doit être définie par la hauteur observée des remontées capillaires aux
périodes de fortes pluies, elle-même relative aux caractéristiques des matériaux choisis. L’étude des constructions
locales permet de déterminer la hauteur minimum du soubassement à réaliser.
En cas de sollicitations dynamiques, le soubassement porteur est soumis à des forces de cisaillement du fait de la
différence de niveau entre le sol extérieur et le sol intérieur. En conséquence, le soubassement ne doit pas être trop
haut pour assurer une résistance suffisante.
De manière générale, il est recommandé une hauteur de soubassement porteur comprise entre 40 cm et 50 cm depuis
le niveau du sol extérieur, avec une différence de niveau de 30 cm maximum entre le sol intérieur et extérieur.
570
Dans le cas d’un soubassement porteur, l’ossature bois reposera sur l’arase du soubassement. Les accroches de
l’ossature bois sont installées en attente dans le soubassement et les fondations. (cf. chapitre 0 _ Accroches de la lisse
basse en bois à la base du bâtiment)
Le soubassement porteur est généralement réalisé en maçonnerie non chaînée, dans la continuité des fondations. Sa
largeur est au minimum le double de la largeur du mur en ossature bois, et au minimum de 20 cm. Un solin doit
impérativement être mis en œuvre sur le soubassement porteur pour éviter la stagnation d’eau au niveau de la lisse
basse en bois.
En fonction des moyens disponibles pour la construction, et dans le cas de terrains fortement accidentés, il est possible
de réaliser un soubassement en maçonnerie chaînée ou en béton armé.
Solin incliné
30 cm max
40 à 50 cm
Le mortier et l’enduit sont
perspirants et permettent
l’évacuation de l’humidité.
Lisse basse en bois
L’humidité du sol
remonte dans le
soubassement et est
évacuée avant
d’atteindre l’ossature
en bois
Les abords extérieurs
doivent faciliter le drainage
en bas du soubassement
(graviers, galets, etc.)
Figure 6.5.2- 1_Principe d’évacuation des remontées capillaires par le soubassement porteur : schéma en coupe
571
6.5.2.1. Soubassement en pierres en applique « miray »
Le soubassement en pierres en applique, appelée « miray », est une solution technique caractéristique des zones
combinant un climat souvent frais et un fort taux d’humidité. Son rôle est de protéger le bas des murs des intempéries
et de l’humidité par une couche d’usure maçonnée.
Ce type de soubassement, non porteur, est réalisé par-devant l’ossature porteuse en bois dont les poteaux servent de
pieux de fondation. Une couche de maçonnerie de pierre d’environ 10 cm de largeur est réalisée à l’extérieur, en
surépaisseur du mur de façade, sur une hauteur pouvant aller jusqu’à 90 cm. La maçonnerie de petites pierres doit
respecter les bonnes pratiques de mise en œuvre de la maçonnerie de pierre (Cf Chapitre 6.4.3.2_ Règles techniques
d’appareillage de la maçonnerie de pierre)
Le soubassement en applique doit permettre l’évaporation rapide de l’humidité pour éviter le pourrissement de
l’ossature bois. La mise en œuvre doit donc se faire avec des matériaux perspirants : mortier d’assemblage souple,
enduit de finition à la chaux ou bâtard. Les mortiers et enduits fortement dosés en ciment sont à proscrire, car ils
constituent une barrière à l’évaporation naturelle de l’humidité des murs.
Soubassement en
pierres « miray »,
non porteur
Jusqu’à 90cm
Env.
10 cm
Poteau de
structure servant
de pieu de
fondation
Soubassement en
pierres en applique
réalisé en
surépaisseur à
l’extérieur du mur
de façade
Figure 6.5.2.1- 1_Soubassement en pierres en applique « miray » : schéma en coupe et photo de mise en œuvre
6.5.2.2. Soubassement porteur en maçonnerie de pierre non chaînée
Le soubassement porteur en maçonnerie de pierre non chaînée est réalisé dans la continuité des fondations en pierres.
Il peut être de la même largeur que les fondations, ou légèrement moins large, mais il doit être aligné sur l’axe des
fondations pour une bonne répartition du poids du bâtiment
La mise en œuvre du soubassement doit respecter les règles d’appareillage de la maçonnerie de pierres. Un soin
particulier doit être apporté au croisement des pierres aux angles et au niveau des murs de refend, qui sont des zones
très sollicitées lors d’un séisme. (Cf Chapitre 0_ Règles techniques d’appareillage de la maçonnerie de pierre)
Le soubassement porteur doit permettre à l’humidité issue des remontées capillaires du sol de s’évaporer avant de se
trouver en contact avec la base des murs, et en particulier avec l’ossature bois. Le mortier d’assemblage et l’enduit de
finition devront être perspirants. L’appareillage devra se faire avec mortier souple dans lequel il est préférable d’ajouter
des fibres (sisal, paille de vétiver, etc.) afin d’augmenter la résistance mécanique.
572
La finalisation des joints extérieurs de la maçonnerie et l’enduit de finition peuvent être réalisés avec un mortier bâtard
faiblement dosé en ciment.
Le solin incliné permet d’évacuer l’eau de ruissellement (pluie) et ainsi de protéger l’ossature en bois. Il peut être réalisé
avec des pierres plates disposées dans la maçonnerie de manière à éviter toute stagnation d’eau au contact de la lisse
basse en bois.
L’arase du soubassement devra être la plus horizontale possible pour permettre un bon positionnement de l’ossature
bois.
Figure 6.5.2.2- 1_Soubassement porteur en maçonnerie de pierre non chaînée : schéma en coupe
Le solin démarre sous la lisse
basse afin de dégager l’arête
extérieure
Lisse basse en bois
Prévoir des pierres plates pour
réaliser le solin incliné vers l’extérieur
Figure 6.5.2.2- 2_Solin en pierres sur soubassement porteur : détail en coupe
573
6.5.2.3. Soubassement porteur en maçonnerie non chaînée blocs de ciment
Le soubassement porteur peut être réalisé avec des blocs de ciment de largeur 20 cm de bonne qualité, dont les alvéoles
sont remplies avec du béton de ciment dosé à 150kg/m3 et dans lesquelles sont insérées les accroches pour l’ossature
bois. Un solin en ciment doit être réalisé sous la lisse basse afin de protéger l’ossature bois de toute stagnation d’eau de
ruissellement. Pour ce faire, la lisse basse en bois est tout d’abord posée sur des cales en ciment. Le solin est ensuite mis
en œuvre de manière à bien dégager l’arrête extérieure de la lisse basse. Les surfaces extérieures et intérieures peuvent
être finies avec un enduit faiblement dosé en ciment. Le solin ne doit pas recouvrir la partie basse de la lisse basse.
Soubassement en 3 rangées de blocs de ciment sur fondations maçonnées
Trois (3) rangées de blocs de ciment aux alvéoles remplies avec un béton de ciment dosé à 150kg/m3 sont mises en
œuvre au-dessus de la fondation maçonnée. De part et d’autre du premier bloc, la terre compactée vient renforcer
l’assise du soubassement.
Figure 6.5.2.3- 1_Soubassement porteur en 3 rangées de blocs de ciment : schéma en coup
Soubassement mixte en maçonnerie de pierre et 2 rangées de blocs de ciment
La fondation maçonnée en pierre se prolonge à l’extérieur du sol sur une hauteur d’environ 15 cm, mettant ainsi les
blocs de ciment à distance des remontées capillaires d’humidité. A l’extérieur, le soubassement en pierre est façonné en
talus afin d’évacuer l’eau à distance des blocs de ciment.
Le reste du soubassement est constitué de deux (2) rangées de blocs de ciment aux alvéoles remplies avec un béton de
ciment dosé à 150kg/m3
574
Figure 6.5.2.3- 2_Soubassement porteur mixte maçonnerie de pierre et 2 rangées de blocs de ciment : schéma en coupe
6.5.2.4. Plots des poteaux isolés de la galerie
Le soubassement de la galerie peut être réalisé dans la continuité du reste du soubassement et permettra de supporter
les poteaux de la galerie.
Une autre solution consiste à réaliser uniquement des plots au droit des poteaux afin d’avoir une galerie plus ouverte.
Ces plots peuvent être réalisés avec les mêmes matériaux que le soubassement filant, et ils doivent intégrer les
accroches pour les poteaux de la galerie. (cf. chapitre 6.5.3.4 _ Accroche des poteaux dans les plots isolés de la galerie)
La dimension en plan d’un plot doit être au moins égale au double de la section du poteau en bois qu’il supporte. Le
poteau en bois doit être centré sur l’axe du plot. Afin d’éloigner l’eau de la base des poteaux de la galerie, il faut réaliser
un solin à 4 pentes, en forme de pyramide, en veillant à ce que les arêtes du poteau soient bien dégagées.
Figure 6.5.2.4- 1_Poteaux de la galerie sur soubassement filant ou plots isolés : photos de mise en œuvre
575
6.5.3. Accroche de l’ossature en bois des murs à la base du bâtiment
L’accroche de l’ossature bois dans la base du bâtiment (fondations et soubassement) est nécessaire lorsque les
fondations ne sont pas à pieux de bois directement ancrés dans le sol.
Pour cela, des systèmes d’accroches sont mis en attente dans les fondations et le soubassement afin de fixer la lisse
basse en bois ou les poteaux isolés de la galerie, ce qui va permettre de maintenir en place la superstructure (murs et
toiture) en cas de sollicitation sismique ou cyclonique. Le système d’accroche ne doit cependant pas être trop
contraignant pour ne pas rentrer en conflit avec la dissipation de l’énergie par ductilité de l’ossature bois.
Quel que soit le type d’accroches choisi, la pose de celles-ci devra être grandement anticipée. Elles devront être placées
en attente dans les fondations et jusque dans le soubassement, en veillant à ne pas créer de faiblesse aux alentours de
l’accroche. Dans le cas de fondations et/ou de soubassement en maçonnerie de pierre, l’appareillage de la maçonnerie
doit être particulièrement soigné aux abords de l’accroche pour éviter les joints continus. (Cf : 0 _ Règles techniques
d’appareillage de la maçonnerie de pierre)
Dans le cas de fondations et/ou de soubassement en béton cyclopéen, en béton armé ou en blocs de ciment avec
alvéoles remplies au mortier de ciment, l’enrobage des accroches dans le mortier devra être réalisé avec soin.
Figure 6.5.3- 1_Principe de mise en attente des accroches pour l’ossature bois : schéma en coupe
Le système d’accroches doit permettre à la structure de conserver une certaine souplesse. Un système d’accroche trop
rigide peut s’avérer néfaste et contribuer à l’endommagement de la structure en bois.
Le choix d’un système d’accroches dépend de différents critères : durabilité, résistance et rigidité recherchée, coût,
disponibilité des matériaux, esthétique, savoir-faire requis, etc.
6.5.3.1. Accroche par tiges filetées
L’accroche de la lisse basse avec la base du bâtiment peut être réalisée avec des tiges filetées de diamètre 1/2’’ ou
supérieur. Pour une meilleure durabilité, les tiges filetées doivent être protégées avec une peinture antirouille avant
leur mise en œuvre, en particulier lorsqu’elles ne sont pas galvanisées.
576
Les accroches en tiges filetées doivent être placées à environ 30 cm des angles des murs et des ouvertures des portes, et
sont espacées de 1,50 m au maximum. Il faut éviter de placer les accroches au niveau des assemblages à mi-bois de la
lisse basse afin de ne pas créer une faiblesse supplémentaire dans le bois.
Il est important d’assurer un positionnement précis des tiges filetées en plaçant une ficelle d’alignement et en vérifiant
leur aplomb pendant la mise en œuvre des fondations et du soubassement.
La tige filetée est repliée en L dans la fondation sur au moins 30 cm, dans le sens de la longueur des fondations. Dans le
cas de fondations en maçonnerie de pierre, elle est maintenue en partie basse par une grosse pierre. L’accroche traverse
verticalement les fondations et le soubassement et est laissée en attente avant le positionnement de la lisse basse en
bois.
La lisse basse est ensuite pré-percée au droit des tiges filetées laissées en attente, puis elle est positionnée en insérant
précautionneusement les accroches dans chaque emplacement pré-percé.
Utiliser une rondelle plate de diamètre 1’’ ou supérieur et un écrou pour maintenir la lisse basse. La partie restant de la
tige filetée, d’une longueur minimale de 5 cm, sera noyée dans le remplissage.
Tige filetée de diamètre 1/2” ou
supérieur
Conserver un dépassement d’au
moins 5cm après la fixation
Lisse basse en bois
Fixation avec une rondelle plate
et un écrou. Privilégier une
rondelle plus large pour une
meilleure répartition des forces
au point d’assemblage
Figure 6.5.3.1- 1_Fixation de la lisse basse en bois avec une tige filetée : photo de mise en œuvre
577
6.5.3.2. Accroche par feuillards ou bandes métalliques
Largement utilisés dans la construction des toitures para-cyclonique, les feuillards métalliques sont une solution
d’accroche possible pour l’ossature bois. Le choix se portera sur des feuillards d’une épaisseur de gauge 16 ou
supérieure. Il est également possible de fabriquer des bandes métalliques à partir de tôle plate de gauge 16 minimum.
Dans ce cas, les bandes seront recouverte de peinture antirouille avant leur mise en œuvre.
Les accroches avec des feuillards ou bandes métalliques doivent être placées à environ 30 cm des angles des murs et des
ouvertures des portes, et sont espacées de 1 m au maximum.
Les accroches en feuillards ou bandes métalliques doivent être placées en U dans la fondation et le soubassement. Dans
le cas de fondations en maçonnerie de pierre, elle est maintenue en partie basse par une grosse pierre.
Les deux brins traversent verticalement les fondations et le soubassement et sont laissés en attente avant le
positionnement de la lisse basse en bois, en veillant à laisser un dépassement minimum de 20 cm au-dessus de l’arase
du soubassement.
Une fois la lisse basse en bois positionnée sur le soubassement, les deux brins du feuillard sont recourbés l’un sur l’autre
et sont fixés avec au moins 2 clous 3,5” (16d) sur la face horizontale de la lisse basse, et 1 clou 3,5” (16d) sur chaque face
latérale de la lisse.
6.5.3.3. Accroche par fers à béton
L’accroche de la lisse basse avec la base du bâtiment peut être réalisée avec des fers à béton de diamètre 1/4’’ ou
supérieur. Pour une meilleure durabilité, les fers à béton doivent être protégés avec une peinture antirouille avant leur
mise en œuvre. Les parties pliées après la mise en œuvre doivent recevoir une couche supplémentaire de peinture
antirouille.
Tout comme les tiges filetées, les fers à béton doivent être placés à environ 30 cm des angles des murs et des ouvertures
des portes, et sont espacées de 1 m au maximum.
Les fers à béton en accroche peuvent être mis en œuvre de plusieurs façons.
6.5.11.4.1.
Fers à béton pliés en U
Les fers à béton sont pliés en U dans la fondation, et repliés et fixés sur la lisse basse.
Dans le cas de fondations en maçonnerie de pierre, le fer à béton est maintenu en partie basse par une grosse pierre de
la fondation.
Les deux brins de l’accroche traversent verticalement les fondations et le soubassement et sont laissés en attente avant
le positionnement de la lisse basse en bois.
Une fois la lisse basse en bois posée sur le soubassement, replier les 2 brins du fer laissé en attente sur une longueur
minimale de 5 cm, puis les tordre autour d’un clou 3,5” (16d) planté au centre de la lisse basse. Fixer les extrémités des 2
brins du fer à béton avec des clous 3,5’’ (16d) repliés en U.
578
Fer à béton (1/4”ou supérieur),
recouvert de peinture
antirouille.
Longueur environ 2 m plié en
“U”
EX
T.
IN
T.
Le fer à béton passe sous
une pierre.
Figure 6.5.3.3.1- 1_Mise en œuvre de la solution 1 : fers à béton placés en U dans la fondation et le soubassement en maçonnerie
de pierre : schéma en coupe et mise en œuvre
Clou 3,5”
central
Clou 3,5” plié en U
Figure 6.5.3.3.1- 2_Mise en œuvre solution 1 : fers à béton repliés sur la lisse basse : détails en 3D et photo de mise en œuvre
579
6.5.11.4.2.
Fers à béton pliés en L
Les fers à béton sont pliés en L dans la fondation, repliés et fixés sur la lisse basse. Le fer à béton est plié en L en partie
basse sur une longueur 30 cm minimum, et placé dans le sens de la longueur des fondations.
Dans le cas d’une fondation en maçonnerie de pierre, il est maintenu en partie basse par une grosse pierre.
Le fer d’accroche traverse verticalement les fondations et le soubassement et est laissé en attente avant le
positionnement de la lisse basse en bois.
Une fois la lisse basse en bois posée sur le soubassement, replier le fer autour de la lisse basse pour la ceinturer sur les 2
bords verticaux et sur la partie horizontale du dessus. Des clous 3,5’’ (16d) repliés en U permettent de réaliser la fixation
sur le dessus et les côtés de la lisse basse.
La partie restante du fer à béton est repliée le long de la lisse basse, en laissant une longueur de 30 cm minimum.
Fer à béton (1/4” ou
supérieur), recouvert de
peinture antirouille. Longueur
environ 1,50 m plié en L à la
base.
EX
T.
IN
T.
Une fois la lisse basse posée,
replier le fer autour de la lisse
basse et fixer avec des clous
3,5’’ (16d) repliés.
Alterner le sens de
Le fer est replié sur 30 cm
(1’) minimum, dans le sens
de la longueur des
fondations. Il est maintenu
par une grosse pierre.
Figure 6.5.3.3.2- 1_Mise en œuvre de la solution 2 - Fers à béton pliés en L dans la fondation, repliés et fixés sur la lisse basse : schéma en coupe
et principe de pliage de l’accroche en 3D
580
Clous 3,5’’ repliés
sur l’accroche
Lisse basse en
bois
Figure 6.5.3.3.2- 2_Mise en œuvre de la solution 2 - Fers à béton pliés en L dans la fondation, repliés et fixés sur la lisse basse : photo
de mise en œuvre et principe de pliage sur la lisse basse
6.5.3.4. Accroche des poteaux dans les plots isolés de la galerie
Lorsqu’ils sont maintenus par des plots isolés et qu’ils ne reposent pas sur la lisse basse, les poteaux de la galerie doivent
être maintenus ponctuellement à la base du bâtiment.
L’accroche des poteaux de la galerie peut être réalisée avec des feuillards ou bandes métalliques d’une épaisseur de
gauge 16 minimum.
Pour chaque poteau, un feuillard est placé en U au droit du poteau, jusque dans la fondation.
Dans le cas de fondations en maçonnerie de pierre, il est maintenu en partie basse par une grosse pierre.
Le feuillard traverse verticalement les fondations et le plot. Il est laissé en attente de la mise en place du poteau de la
galerie, en veillant à laisser un dépassement minimum de 20 cm au-dessus de l’arase du plot. Une fois le poteau mis en
place, le feuillard est fixé sur les deux côtés opposés par au moins 4 clous 3,5” (16d) de chaque côté.
Accroche par feuillard métallique des poteaux de la galerie : photo de mise en œuvre
Poteau de la
galerie
Feuillard
métallique fixé
par au moins 4
clous 3,5” (16d)
ou 5 clous 3”
(10d) de chaque
côté.
Plot isolé en béton
avec solin pyramidal
581
6.5.4. Dalle de sol
Dans la construction vernaculaire, la réalisation du sol intérieur - ouvrage de maçonnerie - se fait en dernier lieu puisque
la construction en ossature bois n’a pas nécessité de fondations en maçonnerie (fondations à pieux de bois). Partie
coûteuse, le sol est parfois laissé des années en terre compactée, en attente de moyens suffisants.
La dalle de sol intérieure est réalisée sur un remblai compacté. Dans le cas où des fondations en maçonnerie chaînée ou
en béton armé ont été construites, il est possible de réaliser une dalle de sol ferraillée.
6.5.4.1. Remblai intérieur
Le remblai intérieur consiste constituer et aplanir le sol à l’intérieur de la maison. Il permet de rehausser le niveau
intérieur du bâtiment, notamment afin d’empêcher l’eau d’entrer dans le bâtiment en cas de fortes pluies.
Il est recommandé de le surélever d’un minimum de 15 cm par rapport au niveau du terrain naturel.
Pour réaliser le remblai, on utilise la terre extraite des fouilles, bien répartie et compactée par couches successives de 15
cm.
Pour réaliser une chape en ciment, on met en place un « hérisson » par-dessus la terre compactée. Cela consiste à créer
une base stable, composée principalement de gravier, de pierres non concassées et de cailloux qui forment une couche
de drainage. Les gravats et débris de béton peuvent également être utilisés. Son épaisseur peut varier entre 10 et 25 cm.
Le hérisson favorise une bonne gestion de l’humidité et permet d’éviter les remontées capillaires. Il assure une solidité
durable au sol maçonné, tout en facilitant l’évacuation des eaux pluviales.
Couche épaisse de
granulats « hérisson »
Remblai en terre
compactée, épaisseur
recommandée : 15 cm
au-dessus du sol naturel
Figure 6.5.4.1- 1_Remblai intérieur du sol : schéma en coupe et photo de chantier
582
6.5.4.2. Chape sur remblai
Une fois le hérisson réalisé, la chape peut être réalisée en coulant le mortier de manière à bien enrober les granulats et à
les recouvrir sur une épaisseur de 2 à 5 cm.
La chape peut être réalisée avec un mortier de chaux ou un mortier bâtard chaux-ciment. (Cf Chapitre 6.4.4 Liants,
mortiers et enduits)
Une cure humide de 3 jours minimum est à respecter avant de pouvoir marcher sur le sol.
Traditionnellement, la chape est revêtue d’une couche de finition appelée « glacis » qui permet d’obtenir une surface
lisse en imperméable à moindre coût. Le glacis est réalisé sur la chape fraîche, avec un mélange de ciment et sable en
proportions égales. Des pigments colorés sont souvent incorporés au mortier à des fins décoratives.
Dans le cas où un autre revêtement de sol est prévu, il n’est pas nécessaire de réaliser le glacis.
Il est recommandé de veiller à ce que le niveau du sol fini soit au minimum 10 cm plus bas que le l’arase du
soubassement. Ainsi, lors du nettoyage du sol intérieur, le risque d’humidification et de stagnation de l’eau sous la lisse
basse est évité.
Soubassement plus haut
que le sol fini intérieur
Sol fini avec revêtement
traditionnel « glacis »
Chape en mortier de
chaux ou mortier-bâtard
Figure 6.5.4.2- 1_Chape sur hérisson et glacis : schéma en coupe et photos de mise en œuvre
Figure 6.5.4.2- 2_Photos de différents glacis pigmentés
583
6.5.5. Ossature en bois des murs
L’ossature en bois est la structure porteuse des murs qui recevra l’habillage des murs que ce soit entre les poteaux
(remplissages) ou contre les poteaux (bardages).
L’ossature en bois des murs doit être correctement dimensionnée et réalisée pour :
- Supporter son propre poids, celui des remplissages des murs, de la toiture et des denrées stockées en plafond
(galata).
- Dissiper efficacement l’énergie dynamique d’un séisme ou d’un cyclone grâce à la ductilité de ses assemblages.
Le dimensionnement des éléments de l’ossature bois dépend de critères économiques, techniques en lien avec l’usage
du bâtiment, de disponibilité des matériaux et du type de bois utilisé.
6.5.5.1. Dénomination et caractéristiques des éléments de l’ossature en bois des murs
L'ossature en bois porteuse des murs est constituée d’éléments verticaux, les poteaux, dont la stabilité peut être
assurée de différentes façons :
- Dans le cas de fondations à pieux de bois (construction vernaculaire), les poteaux sont solidement ancrés dans le sol
à leur base et sont reliés en partie haute par une sablière et des poutres traverses, servant de ceinture périphérique
(lisse haute).
- Dans le cas de fondations et de soubassement maçonnés, les poteaux sont maintenus par deux ceinture
périphériques, la lisse basse et la lisse haute.
L’ensemble de la structure est renforcé par des éléments de contreventement.
RENFORT D’ANGLE
HORIZONTAL
SABLIERE (lisse haute)
POUTRE
TRAVERSE (lisse
haute)
LISSES
INTERMEDIAIRES
POTEAU D’ANGLE
POTEAU
INTERMEDIAIRE
CONTREVENTEMENT
DES MURS
Figure 6.5.5.1- 1_Dénomination des éléments de l’ossature bois des murs avec fondations en pieux de bois et
charpente traditionnelle : schéma 3D
584
POTEAU
INTERMEDIAIRE
LISSE
HAUTE
RENFORT
D’ANGLE
HORIZONTAL
POTEAU
D’ANGLE
LISSE INTERMEDIAIRE
CONTREVENTEMENT
DES MURS
LISSE BASSE
Figure 6.5.5.1- 2_Dénomination des éléments de l’ossature bois des murs sur fondations et soubassement maçonnées : schéma 3D
6.5.5.1.1
La lisse basse
Pièce très importante de la structure, elle repose sur le soubassement et fait le lien entre l’ossature des murs et la base
du bâtiment. Elle permet de répartir uniformément les charges transmises par les poteaux et les panneaux au
soubassement et aux fondations. Bien qu’elle puisse être interrompue au niveau des portes, la lisse basse permet de
ceinturer l’ossature bois à la base.
L’accroche de la lisse basse avec la base du bâtiment permet à la structure de résister à l’arrachement ou aux
déplacements trop importants en cas de sollicitation sismique ou cyclonique, en particulier lorsque les habillages des
murs sont légers. Le système d’accroche ne doit cependant pas être trop contraignant pour ne pas entrer en conflit avec
la dissipation de l’énergie par ductilité de l’ossature bois.
(cf. : 0_Accroche de la lisse basse en bois à la base du bâtiment)
Elle travaille en traction sous sollicitation sismique ou cyclonique. Elle n’est pas sollicitée en flexion et n’exige donc pas
une section trop importante pour sa résistance mécanique. En revanche, elle est très en contact avec l’humidité et les
intempéries, sa section devra donc dépendre des caractéristiques de durabilité du bois choisi et de son traitement
éventuel.
Elle est de préférence de même largeur que les poteaux, afin de permettre une facilité de mise en place et
d’assemblage.
585
6.5.5.1.2
La ceinture haute : lisse haute ou sablière + poutre traverse
Ceinture horizontale qui relie les poteaux à leur sommet, sur laquelle vient se poser la charpente du toit. Elle reprend les
charges de la toiture et du plafond pour les transmettre aux éléments verticaux (poteaux). Elle constitue le chaînage en
tête des murs permettant au bâtiment de ne pas s’ouvrir.
Elle est sollicitée en traction, flexion et compression et nécessite d’avoir une section minimale plus importante que la
lisse basse. Elle est de préférence de même largeur que les poteaux, afin de permettre une facilité de mise en place et
d’assemblage.
6.5.5.1.3
Les poteaux
Les poteaux sont les éléments verticaux de l’ossature. Ils permettent de transmettre les charges reprises par la ceinture
haute vers le sol, soit en étant eux-mêmes ancrés dans le sol (fondations à pieux de bois), soit en transmettant les forces
à travers la lisse basse, qui les redistribue ensuite vers le soubassement et les fondations maçonnées.
Les poteaux permettent aussi de supporter l’habillage des murs qui peut venir se placer entre les poteaux (remplissages)
ou en applique contre les poteaux (bardage).
On distingue les poteaux d’angles, les poteaux situés au niveau des murs de séparation, les poteaux intermédiaires et les
poteaux formant les montants des ouvertures des portes.
Les poteaux d’angles nécessitent une plus grande section que les poteaux intermédiaires. En fonction du poids des
portes et fenêtres, les poteaux formant les montants peuvent nécessiter une section plus importante.
Pour les murs, l’écartement moyen des entraxes de poteaux observé en Haïti varie généralement de 80 à 90 cm. Il est
recommandé de ne pas aller au-delà de 1,10m entre poteaux pour limiter le flambement de la ceinture haute. Les
espacements plus étroits ne posent pas de problèmes particuliers et permettent de diversifier les trames selon les
besoins et le dessin de la façade.
Pour la galerie, les poteaux peuvent être espacés jusqu’à 2m à l’entraxe, à condition de mettre en place un système de
contreventement en imposte (Cf chapitre 6.5.5.4_ Contreventement des murs à ossature bois)
Pour les petits bâtiments en rez-de-chaussée, la hauteur des poteaux généralement observée varie entre 2 et 2,3 m. Il
est recommandé de limiter la hauteur des poteaux à 2,5m maximum, ou de faire vérifier les calculs par un·e
professionnel·le compétent·e au-delà de 2,5m.
6.5.5.1.4
Les contreventements
Pièces de bois permettant de renforcer la structure et d’assurer la stabilité des murs en cas de sollicitation sismique ou
cyclonique, tout en permettant la dissipation de l’énergie par le caractère ductile des assemblages.
L’ossature des murs peut être contreventée par des éléments horizontaux fixés sur la ceinture haute (renfort d’angles),
par des éléments placés en diagonale dans l’épaisseur des murs, ainsi que par un habillage en bardage fixé contre les
poteaux à l’intérieur et/ou à l’extérieur.
6.5.5.1.5
Les lisses intermédiaires (ou entretoises)
Pièces de bois placées horizontalement entre les poteaux de manière à diviser les panneaux en plusieurs parties.
Lorsque le remplissage des panneaux est en maçonnerie, les lisses intermédiaires permettent de mieux confiner les
parties maçonnées et d’empêcher leur effondrement en un seul panneau.
Les lisses intermédiaires contribuent également au contreventement et à la stabilité de la structure en maintenant
l’écartement entre les poteaux et en empêchant leur flambement (la flexion).
6.5.5.2. Dimensionnement des éléments de l’ossature bois des murs
Le dimensionnement des éléments de l’ossature bois dépend de critères économiques, techniques en lien avec l’usage
du bâtiment, de disponibilité des matériaux et du type de bois utilisé.
586
Le tableau ci-après renseigne sur les sections recommandées pour chaque catégorie de bois d’œuvre, telles que définies
dans ce document au chapitre 6.4.8 _ Bois d’œuvre. Les mesures sont exprimées en dimensions nominales en pouces
(dénomination courante en Haïti) et en dimensions réelles en millimètres des éléments préparés.
Les bois des catégories C et D ne sont pas recommandés pour l’ossature en bois des murs du fait de leur faible durabilité
au contact des intempéries, de l’humidité, des insectes et des champignons.
Tableau 6.5.5.2- 1_Tableau des sections minimales recommandées pour l’ossature bois des murs
Sections minimum recommandées
Dimensions nominales en pouces
Dimensions finales des éléments préparés en millimètres
Contraintes techniques → hauteur maximale des poteaux : 2,5 m hors fondations
Catégorie C
Catégorie C
Catégorie du bois → Catégorie Catégorie B
A
jusqu'à 5%
Rectitude
Rectitude
Défaut de rectitude toléré → Jusqu’à 10%
poteaux d'angles et aux murs de
jonction, poteaux de la galerie et au
droit des ouvertures lourdes
poteaux intermédiaires
lisse basse
lisse haute
renfort d'angle horizontaux
diagonale de contreventement toute
hauteur
diagonale de contreventement sur
demi-hauteur ou moins
croix de contreventement sur demihauteur ou moins
lisses intermédiaires
obligatoire
obligatoire
63 x 63 mm
4” x 4”
89 x 89 mm
non
recommandé
non
recommandé
2” x 3”
37 x 63 mm
3” x 3”
63 x 63 mm
3” x 3”
63 x 63 mm
3” x 3”
63 x 63 mm
2” x 3”
37 x 63 mm
1” x 3”
19 x 63 mm
1” x 3”
19 x 63 mm
1” x 3”
19 x 63 mm
2” x 4”
37 x 89 mm
4” x 4”
89 x 89 mm
4” x 4”
89 x 89 mm
4” x 4”
89 x 89 mm
2” x 4”
37 x 89 mm
1” x 4”
19 x 89 mm
1” x 4”
19 x 89 mm
1” x 4”
19 x 89 mm
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
1” x 4”
19 x 89 mm
1” x 4”
19 x 89 mm
1” x 4”
19 x 89 mm
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
non
recommandé
3” x 3”
6.5.5.3. Assemblages de la structure des murs en ossature bois porteuse
6.5.5.3.1
Les types d’assemblages de l’ossature bois porteuse
Dans la construction en ossature bois, un assemblage désigne l'union et la jonction de pièces de bois entre elles. Les
assemblages permettent de maintenir l’ossature porteuse en place. Ils jouent un rôle essentiel dans la construction de
l’ossature, et une attention toute particulière doit donc être portée à leur réalisation.
En fonction de leur position dans l’ossature et du type de bois utilisé, différentes techniques d’assemblages peuvent être
envisagées. Dans ce document, plusieurs techniques d’assemblage sont proposées pour l’ossature des murs :
-
Les assemblages à entailles à tiers-bois ou à mi-bois
Les assemblages à tenon et mortaise chevillés
Les assemblages par juxtaposition vissés ou cloués, sans retrait de matière.
587
Les assemblages peuvent être réalisés avec différents matériaux de quincaillerie : chevilles en bois dur insérées dans des
trous réalisés avec une vrille ou un vilebrequin, vis, clous, feuillards métalliques cloués, fils à ligature, etc.
Le choix d’un matériau de quincaillerie dépend de sa disponibilité localement et de la qualité du bois de construction
utilisé :
- Les assemblages par chevilles en bois dur sont autorisés uniquement pour les bois des catégories A et B qui offrent
de très bonnes capacités de résistance mécanique. Les bois de catégorie C présentent des propriétés mécaniques
trop faibles, et un assemblage par cheville en bois augmenterait dangereusement cette faiblesse par le retrait d’une
trop grande quantité de matière.
- Les assemblages cloués sont difficiles à réaliser avec les bois de très haute dureté de la catégorie A. Les clous ne
peuvent pas s’insérer correctement dans les pièces de bois. Il faut donc préférer les assemblages par chevilles de
bois ou par vis pour cette catégorie de bois.
- Les assemblages par vis peuvent convenir à toutes les catégories de bois, sous réserve de la disponibilité locale de
vis de longueur et de qualité suffisante.
Pour rappel, les bois de catégorie D ne sont pas recommandés pour l’ossature porteuse, du fait de leur résistance
mécanique faible et de leur durabilité très limitée, même avec traitement de préservation.
Les bois de catégorie C peuvent être utilisés uniquement pour les éléments de contreventement à l’intérieur des
panneaux.
Les assemblages à entailles
Les assemblages à entailles consistent à retirer de la matière dans les pièces de bois à assembler, afin de pouvoir les
emboîter. Ces assemblages peuvent être fixés par des chevilles en bois dur (uniquement pour les bois de catégorie A et
B), des vis ou des clous.
Les assemblages à mi-bois se font avec des entailles d’une profondeur égale à la moitié de l'épaisseur du bois sur chaque
pièce à assembler, tandis que pour les assemblages à tiers-bois la profondeur des entailles correspond à un tiers de
l’épaisseur des pièces de bois. Les assemblages à tiers-bois nécessitent moins de retrait de matière et sont donc plus
résistants, mais ils entraînent un décalage de hauteur entre les deux pièces de bois.
Les entailles permettent de réaliser un assemblage stable, mais le retrait de matière affaiblit ponctuellement la
résistance des pièces de bois. Cet affaiblissement est particulièrement problématique dans le cas d’utilisation de bois de
catégorie C qui offre une résistance et une durabilité moindres. Dans ce cas, il est nécessaire de renforcer l’assemblage à
entailles avec des feuillards, des bandes métalliques ou des fils à ligature torsadés (4 brins minimum), ou de préférer un
assemblage par juxtaposition.
Les assemblages à entailles sont utilisés à différentes jonctions de l’ossature bois de murs :
- Pour le rallongement des pièces de bois, principalement pour les lisses
- Pour les jonctions aux angles des lisses
- Pour la jonction des poteaux intermédiaires avec les lisses
- Pour le croisement des croix de contreventement
588
Figure 6.5.5.3.1- 2_Exemples d’assemblages à entailles à mi-bois : détails 3D
Figure 6.5.5.3.1- 1_Exemple d’assemblage en T à entailles à tiers-bois : détails 3D
Les assemblages à tenon et mortaise chevillés
Les assemblages à tenon et mortaise sont couramment observés dans les constructions anciennes en Haïti, pour
l’assemblage des poteaux avec la ceinture haute, le rallongement des pièces de bois ou le remplacement des bases de
poteaux.
Ces assemblages ne nécessitent pas de clous ni de vis, et ils sont très résistants en traction et en compression.
Un assemblage à tenon et mortaise consiste à faire rentrer une petite partie de la pièce à fixer (le tenon) dans une
encoche (la mortaise) préparée dans la pièce support. L’assemblage est traditionnellement fixé au moyen d’une ou
plusieurs chevilles en bois dur insérées en force dans des trous pré-percés.
Il est recommandé de réaliser des chevilles grossièrement équarries car les aspérités du bois renforcent la résistance de
l’assemblage et augmentent les frottements qui dissipent l’énergie dynamique.
Du fait de la faible épaisseur du tenon, qui représente généralement un tiers de l’épaisseur de la pièce de bois, les
assemblages à tenon et mortaise ne peuvent être réalisés qu’avec des bois à haute résistance et durables des catégories
A et B.
Jonction d’un poteau avec la lisse haute
Allongement d’un poteau
Cheville en bois
dur
Mortaise
Tenon
1/
L
Figure 6.5.5.3.1- 3_Assemblages à tenon et mortaise chevillés : détails 3D
589
Les assemblages par juxtaposition
Les assemblages par juxtaposition consistent à joindre des pièces de bois sans retrait de matière, au moyen de vis ou de
clous. Des feuillards ou bandes métalliques sont nécessaires pour renforcer la résistance aux séismes et cyclones.
Les assemblages par juxtaposition sont plus faciles à réaliser mais ils assurent une moins bonne stabilité de la structure
que les autres types d’assemblage. Dans le cas de la fixation par clous, il faut veiller à ce que la pièce de bois ne soit pas
fendue pendant la mise en œuvre.
Figure 6.5.5.3.1- 4_Principe de réalisation d’un assemblage d’un poteau avec les lisses hautes et basses par juxtaposition :
détail 3D
6.5.5.3.2
Rôle des assemblages
En fonction de leur emplacement, les assemblages assurent un rôle différent :
-
Les assemblages de longueur ou de rallongement, appelés « entures », qui consistent à assembler les pièces de bois
bout à bout afin d’augmenter leur longueur, principalement utilisés pour prolonger les pièces des ceintures hautes
et basses. Ces assemblages sont également utilisés lorsqu’une partie de la pièce de bois doit être retirée et
remplacée, comme par exemple dans le cas des fondations à pieux de bois.
Ils doivent résister en traction pour les ceintures hautes et basses, et en flexion pour la ceinture haute. Ils
constituent un point d’affaiblissement dans la continuité des pièces de bois.
-
Les assemblages aux angles font la jonction entre les lisses hautes et basses et les poteaux d’angle. Ils jouent un rôle
essentiel car ils ne doivent pas s’ouvrir en cas de sollicitations. Ils assurent une grande partie de la stabilité de
l’ossature.
-
Les assemblages des poteaux intermédiaires avec les lisses hautes et basses permettent de maintenir les poteaux
en place en cas de sollicitation sismique ou cyclonique. Ils doivent avoir une bonne résistance à l’arrachement. En
cas de vents forts, les assemblages des poteaux et de la ceinture haute sont particulièrement sollicités.
Dans la construction en ossature bois porteuse, les assemblages sont les zones principales de dissipation de l’énergie
dynamique (sismique ou cyclonique). En effet, grâce à leur caractère ductile, les assemblages se déforment de manière
réversible pour dissiper rapidement l’énergie par frottements, et ainsi protéger l’intégrité de la structure porteuse.
590
Les assemblages des pièces de bois ne doivent donc pas être trop rigides, afin que la structure garde la flexibilité
nécessaire pour dissiper l’énergie sans s’effondrer ni rompre les pièces de bois.
6.5.5.3.3
Assemblages de longueur ou de rallongement (entures)
Pour les grandes longueurs, il est nécessaire de connecter deux pièces de bois au moyen d’assemblages appelées
« entures ». Il s’agit de réaliser des découpes et de retirer une partie de la matière aux extrémités de chacune des pièces
de bois, afin de pouvoir les assembler. L’emboîtement des découpes donne une stabilité à l’assemblage.
Différentes formes d’entures peuvent être réalisées, les plus courantes et les plus simples étant les entures à mi-bois. Il
est également possible de réaliser des entures à tenon, qui nécessitent moins de retrait de matière et sont donc plus
solides.
Enture à tenon simple
Enture à mi-bois
Figure 6.5.5.3.3- 1_Différents types d’entures pour les assemblages de longueur : détails 3D
Si les découpes permettent de stabiliser l’assemblage, le retrait de matière affaiblit nécessairement la résistance des
pièces de bois. Aussi, les entures doivent être situées aux endroits les moins sollicités de l’ossature porteuse, et à une
distance minimale de 20 cm par rapport aux autres assemblages.
En aucun cas les assemblages de rallongement ne pourront être situés au niveau des accroches de la lisse basse avec le
soubassement, des jonctions des poteaux avec les ceintures hautes et basses, des murs de séparation et des renforts
d’angles horizontaux.
Pour pallier à la faiblesse structurelle que représente l’assemblage de longueur, plusieurs solutions simples peuvent être
mises en œuvre :
- L’assemblage est placé au-dessus d’un panneau avec remplissage, ce qui limite sa déformation en flexion vers le bas.
- Un élément complémentaire est fixé de manière à entourer l’assemblage et à sécuriser son verrouillage : feuillard ou
connecteur métallique, fils à ligature, etc.
Assemblage de longueur 1 : enture à mi-bois avec cheville en bois
Les entures à mi-bois chevillées sont réalisées sur une surface de recouvrement d’au moins 30 cm.
Deux (2) trous sont percés avec une vrille ou un vilebrequin. Ils sont centrés dans la largeur de la pièce de bois et placés
à au moins 5 cm des deux extrémités de l’entaille.
Les chevilles en bois de catégorie A ou B sont taillées en flèche et grossièrement équarries, puis enfoncées solidement
dans les trous pré-percés jusqu’à dépasser de chaque côté de l’enture.
Les aspérités laissées sur la cheville renforcent la résistance de l’assemblage et augmentent les frottements qui dissipent
l’énergie dynamique.
591
Les chevilles en bois dépassent de part et
d’autre de l’assemblage
Min. 5cm
Min. 5cm
Figure 6.5.5.3.3- 2_Enture à mi-bois avec chevilles en bois, bois de catégorie A ou B uniquement : photo de mise en œuvre
Assemblage de longueur 2 : enture à tenon chevillé
Les entures de longueur à tenon chevillées sont fréquemment utilisées dans la construction traditionnelle pour
remplacer les bases des poteaux servant de pieux de fondation.
Cheville de fixation en bois
dur
Tenon réalisé à tiers-bois.
Longueur minimum
recommandée : 10 cm
Base du poteau remplacée
Figure 6.5.5.3.3- 3_Enture de longueur à tenon chevillé, bois de catégorie A ou B uniquement : photo de mise en œuvre
Assemblage de longueur 3 : enture à mi-bois vissée ou clouée
Les entures à mi-bois peuvent être assemblées avec des vis ou des clous de bonne qualité, de longueur adaptée à
l’épaisseur des pièces de bois à assembler. Les vis et les clous ne doivent pas traverser l’assemblage de part en part pour
ne pas trop affaiblir sa résistance. Pour rappel, l’utilisation de clous ne convient pas aux bois très durs de catégorie A.
La surface de recouvrement de l’enture doit être d’au moins 30 cm. Au moins 3 clous 3,5” (16d) sont placés de chaque
côté de l’assemblage, en quinconce d’une face à l’autre, et au minimum à 2,5 cm du bord de la pièce de bois en largeur.
La distance minimum entre les extrémités des entailles et le premier trou doit être de 5 cm minimum.
592
Min. 5 cm
Min. 2,5 cm
Recouvrement 30 cm minimum
Figure 6.5.5.3.3- 4_Enture à mi-bois vissée ou clouée, schéma de mise en œuvre
6.5.5.3.4
Assemblages aux angles
Les assemblages des angles de l’ossature bois permettent de joindre les éléments des ceintures haute et basse avec les
poteaux d’angles. Ces assemblages sont particulièrement soumis aux sollicitations dynamiques et doivent être
suffisamment résistants pour assurer la continuité du chaînage haut et bas, et ainsi éviter l’écartement des angles.
Deux types d’assemblages des ceintures haute et basse aux angles sont possibles :
-
Les assemblages d’angles à tiers-bois nécessitent un moindre retrait de matière que ceux à mi-bois et sont, de ce
fait, plus résistants.
Le tiers-bois impose un décalage de hauteur entre les deux pièces de bois, ce qui laisse suffisamment de matière
pour permettre la connexion du poteau d’angle et de la sablière avec tenon-mortaise et cheville en bois
(uniquement avec du bois de catégorie A ou B).
La poutre traverse (entrait de la ferme de charpente) est entaillée à tiers-bois et placée en chevauchement sur la
sablière. Les deux pièces de bois sont fixées entre elles par enroulement d’un feuillard de gauge 16 minimum, avec
au moins 10 clous 3,5” (16d).
Pour une meilleure résistance, laisser dépasser les pièces de bois d’au moins 10 cm après l’assemblage.
-
Les assemblages d’angles à mi-bois sont plus fragiles que ceux à tiers-bois et ne permettent pas la jonction avec un
poteau d’angle par tenon-mortaise. Des feuillards ou bandes métalliques sont alors nécessaires pour joindre les
deux parties de la lisse et le poteau d’angle.
Deux (2) feuillards sont croisés à angle droit sous la lisse basse et par-dessus la lisse haute, et une longueur de 10 cm
minimum est prévue pour la fixation sur les côtés du poteau d’angle. Chaque brin des feuillards est fixé avec au
moins 2 clous de 3,5” (16d) sur la face horizontale des lisses et au moins 3 clous 3,5” (16d) sur chaque face verticale
du poteau.
Le poteau d’angle est également fixé sur les lisses basse et haute par 2 vis ou clous en diagonale, de longueur 3,5”
(16d) à 5” (40d) selon la section du poteau. L’utilisation de taquet en bois dans les coins de jonction permet de
faciliter la mise en œuvre des vis ou clous en diagonale.
Quel que soit le type d’assemblage choisi, les angles de la ceinture haute doivent impérativement être renforcés par des
renforts d’angles horizontaux. (Cf chapitre 6.5.5.4 Contreventement des murs à ossature bois)
593
Poutre traverse formant lisse
haute. Fixation avec feuillard
gauge 16 enroulé, au moins 10
clous 3,5” (16d)
Sablière formant lisse haute
Assemblage avec tenon
et mortaise (1/3 de
l’épaisseur) du poteau
d’angle sur la sablière
Sablière fixée au
poteau d’angle par
tenon-mortaise
chevillé
Partie haute
du poteau
d’angle
Entaille à tiers-bois et
chevauchement de la poutre
traverse sur la sablière
Assemblage avec
tenon et mortaise (1/3
de l’épaisseur) du
poteau d’angle sur la
lisse basse
Entaille à tiers-bois pour l’assemblage
des parties perpendiculaires de la lisse
basse. Fixation des deux parties de la
lisse basse avec feuillard gauge 16
enroulé, au moins 4 clous 3,5” (16d)
Poteau
d’angle
Partie basse
du poteau
d’angle
Poteau
d’angle
Pièce de bois rattrapant le
décalage de hauteur entre
les lisses basses.
Figure 6.5.5.3.4- 1_Principe d’assemblages d’angles à tiers-bois, bois de catégories A ou B uniquement : détails d’exécution en 3D
594
Lisses hautes
entaillées à mi-bois
10 à 20cm
2 feuillards ou bandes
métalliques croisées sur les
lisses hautes et basses.
Fixation par vis ou clous
3”(10d), pour chaque feuillard :
- au moins 2 clous ou vis de
3”(10d) sur la face horizontale
de la lisse
- au moins 3 clous ou vis de
3”(10d) sur le poteau
Poteau d’angle fixé aux
lisses par des clous ou vis
en diagonale
Poteau d’angle
2 feuillards ou bandes
métalliques croisées sur les
lisses hautes et basses.
Fixation par vis ou clous
3”(10d), pour chaque feuillard :
- au moins 2 clous 3”(10d) sur
la face horizontale de la lisse
- au moins 3 clous 3”(10d) sur
le poteau
Taquets bois permettant
de réaliser la fixation par
des clous ou vis en
diagonale de 3,5” (16d) à
5 ” (40d)
Lisses basses
entaillées à mibois
Figure 6.5.5.3.4- 2_Principe d’assemblage mi-bois aux angles : détails d’exécution en 3D et photo de mise en œuvre
595
6.5.5.3.5
Assemblages des poteaux intermédiaires avec les lisses hautes et basses
Les poteaux intermédiaires doivent être fixés aux lisses de manière à résister à l’arrachement en cas de séisme ou de
cyclone, tout en permettant la dissipation de l’énergie par la relative souplesse des assemblages. Plusieurs solutions
d’assemblages peuvent être mises en œuvre :
-
Les assemblages à entailles en bout à mi-bois chevillés, vissés ou fixés avec des feuillards métalliques. Ce type
d’assemblage ne peut être réalisé qu’avec des bois de catégories A ou B.
-
Les assemblages par juxtaposition avec feuillards ou bandes métalliques vissées ou clouées. Le poteau intermédiaire
est maintenu sur les lisses basse et haute par au moins 2 clous de 3,5” (16d), fixés en diagonale. Le feuillard est placé
en U sous ou sur les lisses avec un recouvrement d’au moins 10 cm de part et d’autre du poteau, puis fixé par au
moins 2 clous 3,5”(16d) sur la face horizontale des lisses, et au moins 3 clous 3,5” (16d) sur chacune des faces du
poteau.
Entaille à mibois de la lisse
et du poteau
Cheville en bois dur
Figure 6.5.5.3.5- 1_Assemblage des poteaux intermédiaires avec les lisses, mi-bois chevillé ou avec feuillard : détails 3D
Lisse haute
Min. 10cm
Fixation des feuillards par au
moins 2 clous 3,5” (16d) sur la face
horizontale de la lisse
Fixation des feuillards sur
chaque face du poteau par
moins 3 clous 3,5” (16d)
Poteau fixé aux lisses par
deux clous 3,5” (16d)
minimum, en diagonale
Lisse basse
Fixation préalable du
feuillard sous la lisse basse au
droit de chaque poteau
Figure 6.5.5.3.5- 2_Assemblage des poteaux intermédiaires aux lisses par feuillards ou bandes métalliques : détails 3D
596
6.5.5.4. Contreventement des murs en ossature bois
Le contreventement permet d’assurer la stabilité globale d’un ouvrage vis-à-vis des efforts horizontaux issus des
éventuelles sollicitations, principalement le vent et les séismes. Son rôle est d’éviter une trop grande déformation de la
structure, tout en permettant la dissipation de l’énergie par les micromouvements et les frottements au niveau des
assemblages. Le contreventement sert également à stabiliser localement certaines parties de l'ouvrage, par exemple les
poteaux, vis-à-vis des phénomènes d'instabilité (flambage ou déversement).
Pour assurer une stabilité suffisante en zone sismique et cyclonique, l’ossature bois des murs doit être suffisamment
contreventée :
-
Dans le plan horizontal pour assurer la stabilité des angles au niveau de la lisse haute ;
Dans le plan vertical pour éviter une trop grande déformation des rectangles formés par l’ossature des murs.
Les angles de la structure en ossature bois sont particulièrement soumis aux sollicitations dynamiques et doivent être
contreventés avec soin, tant sur le plan horizontal que sur le plan vertical.
Les éléments de contreventement sont fortement soumis aux intempéries, ils doivent donc être réalisés avec du bois
suffisamment durable, de catégorie C minimum.
6.5.5.4.1
Répartition des éléments de contreventement
En tenant compte des contraintes des zones sismiques de catégorie C, il est recommandé de contreventer l’ossature des
murs autant que possible afin d’éviter les déformations irréversibles de la structure et d’assurer un transfert optimal de
l’énergie dynamique vers les fondations.
Le contreventement peut être assuré par plusieurs éléments, en fonction du type de fermeture des murs choisi :
-
-
Les renforts d’angles horizontaux renforcent la jonction des lisses hautes au niveau des murs principaux et
secondaires. Ils sont nécessaires quel que soit le type de fermeture des murs ;
Des éléments en bois fixés en diagonale permettent de trianguler les panneaux. Ils sont placés à l’intérieur de tous
les panneaux des murs principaux ne comportant pas d’ouvertures. Dans les zones moins exposées aux risques
sismique et cyclonique, il est possible de réduire le nombre de panneaux contreventés par triangulation, mais un
contreventement triangulé des panneaux d’angles est toujours nécessaire.
Les habillages intérieur et/ou extérieur en planches permettent de ceinturer l’ensemble de l’ossature, et ainsi
d’assurer une grande partie du contreventement. Les remplissages en clissage et torchis contribuent également à
contreventer la structure. Pour ces deux solutions de fermeture des murs il est nécessaire d’associer des éléments
de triangulation dans les panneaux, au minimum dans les panneaux d’angles.
Dans les zones moins exposées aux risques sismique et cyclonique, il est possible de réduire légèrement le
contreventement vertical, en priorisant le contreventement efficace des angles des murs et à proximité des portes.
597
Exemple 2 : contreventement horizontal des
angles, triangulation des panneaux d’angles et
ceinturage par l’habillage en planches
Exemple 1 : contreventement horizontal des
angles et triangulation des panneaux sans
ouvertures
Figure 6.5.5.4.1- 1_Principes de répartition des contreventements appropriés pour la construction en zone sismique C
6.5.5.4.2
Renforts d’angles horizontaux
Les renforts d’angles horizontaux doivent être placés dans tous les angles formés par les murs principaux et secondaires
de l’ossature, et ce quel que soit l’exposition aux risques de la zone de construction et le type d’habillage des murs
choisi. Ils doivent également être mis en œuvre dans les angles formés par la structure de la galerie.
Le renfort d’angle est fixé en diagonale entre les deux parties de la lisse haute, en réalisant dans l’épaisseur du renfort
une entaille à mi-bois ou à tiers-bois (préférable car donnant une meilleure résistance). La longueur minimale
recommandée du renfort d’angle est de 60 cm, permettant d’obtenir un triangle de contreventement efficace. La
fixation du renfort sur les lisses se fait avec au moins 3 vis ou clous de 3” (10d) de chaque côté.
Du fait de son rôle essentiel dans la stabilité et la résistance de l’ossature, le renfort d’angle doit être réalisé avec un bois
offrant une grande résistance et une bonne durabilité de catégorie A ou B.
Entaille du renfort
d’angle et de la lisse
haute à mi-bois ou
tiers-bois
Minimum 60cm
Lisse haute
Lisse haute
Poteau d’angle
Figure 6.5.5.4.2- 1_Renforts d’angles horizontaux entre lisses hautes : détail 3D
598
6.5.5.4.3
Contreventement par triangulation à l’intérieur des panneaux
Le contreventement par triangulation consiste à mettre en œuvre des pièces de bois en diagonale, permettant de
remplacer les rectangles, déformables, par des triangles, indéformables.
Dans le cas de petits bâtiments à ossature bois, la triangulation se fait dans l’épaisseur des murs, à l’intérieur des
panneaux qui accueilleront le remplissage.
Les contreventements permettent également de confiner la maçonnerie de remplissage, réduisant ainsi les risques
d’éboulement des murs en cas de séisme ou de cyclone. (Cf 6.5.6.1_ Remplissage en petites pierres)
Contreventement par diagonales toute hauteur
Dans les maisons traditionnelles anciennes, il est courant de voir une triangulation par un élément diagonale sur toute la
hauteur du panneau. Cette solution technique nécessite une pièce de bois de section similaire ou légèrement inférieure
à celle des poteaux, et du bois de catégorie A ou B. L’assemblage peut se faire par tenon et mortaise chevillé, ou par
vissage ou clouage.
Les diagonales sont placées à l’intérieur de chaque panneau libre d’ouverture, en veillant à alterner autant que possible
le sens de mise en œuvre afin d’offrir une stabilité dans les deux directions opposées.
Renforts d’angles horizontaux
de la lisse haute
Diagonales de contreventement
Sens alterné d’un panneau à l’autre
Figure 6.5.5.4.3- 1_Contreventement par diagonales toute hauteur : 3D et photo d’une maison ancienne à Jacmel
Contreventement par diagonales des panneaux subdivisés
Les panneaux peuvent être subdivisés en hauteur en deux ou trois parties avec des lisses intermédiaires en bois de
catégorie C minimum, fixées par vissage ou clouage sur les poteaux. Les lisses intermédiaires participent au
contreventement de la structure car elles maintiennent l’écartement entre les poteaux en cas de sollicitations
dynamiques.
Chaque subdivision du panneau est triangulée avec un élément en diagonale dont le sens est alterné. Les diagonales
sont également alternées autant que possible avec les subdivisions du panneau suivant. Les éléments en diagonale
peuvent être réalisés avec des planches d’une épaisseur minimale de 1”, vissées ou clouées sur les lisses hautes, basses
et intermédiaires.
599
Renforts d’angles
horizontaux de la lisse
haute
Lisses intermédiaires divisant les
panneaux en hauteur
Diagonales de contreventement
Sens alterné autant que possible avec la
subdivision verticale d’un panneau à l’autre
Figure 6.5.5.4.3- 2_Contreventement par diagonales des panneaux subdivisés : principe 3D
Contreventement par croix de Saint-André de panneaux subdivisés
Les panneaux subdivisés par des lisses intermédiaires peuvent être contreventés par des croix de Saint-André (croix en
forme de X) réalisées avec des planches d’une épaisseur minimale de1” en bois de catégorie C minimum. Cette solution
offre une bonne résistance dans les deux directions et permet de créer de plus petits espaces de confinement pour le
remplissage en maçonnerie. Elle est donc très intéressante pour le comportement para-sinistres du bâtiment.
Les croix de Saint-André peuvent être assemblées avec deux méthodes :
-
-
Assemblage avec entaille à mi-bois : les deux diagonales de la croix sont entaillées à leur point de jonction et
emboitées. Cette solution demande une bonne précision d’ajustement pour éviter les jeux aux angles et au
croisement.
Assemblage avec une diagonale continue et une diagonale en deux morceaux : les deux morceaux de diagonale sont
assemblés au centre et sont légèrement décalés pour permettre leur fixation par des vis ou des clous 2,5” (8d). Cette
solution technique est plus simple à réaliser mais est moins résistante que l’assemblage à mi-bois.
Croix de Saint-André
Lisses intermédiaires
divisant les panneaux en
hauteur
Figure 6.5.5.4.3- 3_Contreventement par croix de Saint-André des panneaux subdivisés : photo de mise en œuvre
600
Assemblage avec entaille
à mi-bois
Assemblage avec une diagonale
continue et une diagonale en
deux morceaux
Figure 6.5.5.4.3- 4_Photos de différents assemblages des croix de Saint-André
6.5.5.4.4
Contreventement par l’habillage des murs en bardage de planches
L’ossature des murs peut être contreventée grâce à l’habillage extérieur et/ou intérieur des murs en bardage de
planches. Ce type d’habillage est très fréquent dans les maisons traditionnelles.
Le bardage en planches permet de ceinturer l’ossature dans son ensemble. Les planches jouent également un rôle de
dissipation de l’énergie en cas de séisme ou de cyclone au niveau de leurs fixation et de leurs jonctions entre elles. La
mise en œuvre du bardage doit être rigoureuse, et une attention particulière doit être portée à la fixation sur l’ossature,
en particulier aux angles des murs principaux.
Pour augmenter la résistance de ce type de contreventement, il est recommandé de lui associer des triangulations à
l’intérieur des panneaux, en particulier dans les angles du bâtiment.
Figure 6.5.5.4.4- 1_Bardage de planches assurant le contreventement de l’ossature : photos d’une maison à La Vallée-de-Jacmel,
localité de Morne-à-Bruler
601
6.5.5.4.5
Contreventement des bâtiments avec remplissage en clissage et torchis
Le remplissage des murs en clissage et torchis, appelé « klisad », est une solution technique de fermeture des murs peu
coûteuse très répandue partout en Haïti. (cf. Chapitre 6.5.6.3_Remplissage en clissage et torchis)
Le tressage de lattes en bois de palmier (palmis) ou de petit bois de récupération permet de constituer des panneaux
rigides, qui contribuent grandement au contreventement de l’ossature bois.
Cependant, il reste nécessaire de renforcer le contreventement des angles du bâtiment avec des éléments de
triangulation. L’épaisseur des murs ne permet généralement pas de combiner la triangulation et le clissage dans
l’épaisseur du panneau. Aussi, il est recommandé d’utiliser un matériau de remplissage différent pour les panneaux
d’angles, permettant de contreventer par triangulation plus facilement : maçonnerie de petites pierres, briques, etc.
Tous les angles du bâtiment doivent être réalisés avec le même matériau de remplissage pour assurer un comportement
homogène en cas de sollicitations dynamiques.
Renfort d’angle
horizontal entre lisses
hautes
Panneaux courants
en remplissage de
clissage et torchis
Contreventement par
triangulation (croix de
Saint-André) des panneaux
d’angle.
Matériau de remplissage
des angles différent,
permettant la triangulation
Figure 6.5.5.4.5- 1_Différenciation des remplissages aux angles et triangulation : principe 3D
602
6.5.5.4.6
Contreventement des allèges et des impostes des ouvertures
L’allège est la partie du mur situé sous l’appui d’une fenêtre.
L’imposte est la partie supérieure fixe d'une porte ou fenêtre, présente généralement lorsque la hauteur sous plafond
dépasse 2 m.
En l’absence d’un habillage des murs en planches ou en panneaux rigides, les allèges et impostes doivent être
contreventées pour renforcer la structure au niveau des ouvertures. Pour cela, plusieurs solutions peuvent être mise en
œuvre :
- Trianguler l’allège et ou l’imposte avec une diagonale ou une croix de Saint-André avant de réaliser le remplissage
- Réaliser une imposte en bois, ajourée ou non, fixée dans l’espace au-dessus de la porte. Cet élément devra être
réalisé avec une ou plusieurs planches de bois de catégorie A ou B et d’une épaisseur de 1” minimum.
Diagonale de
contreventement en
imposte
Imposte en bois ajouré
Croix de Saint-André en
allège
Figure 6.5.5.4.6- 1_Contreventement des allèges et impostes des ouvertures : photos de mise en œuvre
6.5.5.4.7
Contreventement des panneaux d’angles avec fenêtres
Les angles du bâtiment sont particulièrement sollicités en cas de séisme et de cyclone, ils doivent donc être
contreventés avec soin. L’absence d’ouvertures dans les angles permet de trianguler ou de ceinturer les panneaux
d’angles sur toute leur hauteur, offrant ainsi un maximum de résistance.
Cependant, de nombreuses typologies d’habitat traditionnel comportent des fenêtres dans les panneaux d’angles de la
façade principale, avec des murs en remplissage maçonnés ou en bardage de planches en bois. Dans ce cas, le
contreventement des angles doit comprendre :
-
Un renfort d’angle entre les lisses hautes ;
Une triangulation de l’allège de la fenêtre, du panneau perpendiculaire et du panneau adjacent, y compris dans le
cas d’un habillage en bardage de planches ;
Selon la hauteur du bâtiment, l’imposte au-dessus de la fenêtre sera triangulée ou comportera un panneau en bois,
ajouré ou non.
603
Renfort d’angle
horizontal entre lisses
hautes
Figure 6.5.5.4.7- 1_Contreventement des panneaux d’angles avec fenêtres : photos d’une maison à La Vallée-de-Jacmel
6.5.5.4.8
Contreventement de la galerie
La galerie, en tant qu’espace ouvert, ne comporte généralement pas de panneaux pleins. L’espacement entre les
poteaux, limité à 2 m à l’entraxe, doit être contreventé de manière à garder de larges ouvertures.
Dans le cas d’une galerie incluse sous la toiture principale, les renforts d’angles entre les lisses hautes sont
obligatoirement présents aux angles extérieurs de la galerie. Le plafond de la galerie, constitué de petites poutres
(solives) et de planches, crée un diaphragme rigide. Les galeries sous la toiture principale et avec plafonnement
présentent donc un contreventement plus efficace par rapport aux galeries en casquette.
Le contreventement de la galerie peut être renforcé par des impostes décoratives, très fréquentes dans l’architecture
traditionnelle.
Dans le cas d’une galerie en casquette, dont la charpente est détachée de celle de la toiture principale, il est possible de
fixer des renforts d’angles verticaux en bas de pente, de manière à ne réduire la hauteur de passage que
ponctuellement.
Les balustres participent également au contreventement. Cependant, les balustres ne doivent pas être réalisées en
maçonnerie lourde entre les poteaux car cela représente un danger pour la structure bois en cas de séisme ou de
cyclone. (Cf : 6.5.10)
Renfort d’angle horizontal
entre lisses hautes aux
extrémités de la galerie
Plafond de la galerie en perron : les solives
(poutres) et les planches créent un diaphragme
rigide
Les impostes décoratives
renforcent le
contreventement entre
poteaux
Renfort vertical en bois aux
angles en bas de pente
Figure 6.5.5.4.8- 1_Solutions de contreventement de la galerie : principes 3D et photos de mise en œuvre
604
6.5.6. Remplissage et habillage des murs
Le remplissage ou l’habillage des murs est le système constructif qui permet de fermer le bâti entre les poteaux ou
contre les poteaux de l’ossature bois. Pour un système de remplissage entre poteaux, on appelle « panneau »
l’ensemble réalisé se retrouvant entre deux poteaux.
Le remplissage et l’habillage des murs sont des éléments secondaires qui n’ont pas un rôle structurel. Ils répondent
cependant à plusieurs fonctions :
-
La fermeture du bâti pour préserver l’intimité à l’intérieur ;
La protection contre les intempéries, la chaleur, le froid et contre l’intrusion ;
Le contreventement est renforcé dans le cas d’un habillage en planches par exemple ;
Rôle de fusible en cas de sollicitations dynamiques : les éléments de remplissage ou d’habillage dissipent l’énergie
en se fissurant, en cassant, ou en tombant par petits morceaux. Leur endommagement en cas de séisme ou de
cyclone est donc souhaitable, mais il ne doit pas avoir d’impact sur la stabilité de la structure porteuse et sur la
sécurité des biens et des personnes présents à l’intérieur.
Le choix d’un système de remplissage ou d’habillage dépend de différents critères : disponibilité des matériaux,
esthétique, coût, savoir-faire requis, durabilité, facilité d’entretien, etc.
Plusieurs systèmes de fermeture des murs fréquemment utilisés dans l’architecture vernaculaire sont présentés dans ce
document :
-
Pour les remplissages entre poteaux : maçonnerie de petites pierres (ti wòch), gravats de récupération, clissage et
torchis, briques de terre crue ou cuite ;
L’habillage en planches fixé en applique sur les poteaux, à l’extérieur ou à l’intérieur
Des essais sismiques et calculs d’ingénierie ont été réalisés sur une structure en ossature bois porteuse avec
remplissages en petites pierres. Les recommandations concernant les autres solutions de remplissage et d’habillage
proposées dans ces directives s’appuient sur l’observation du comportement de bâtiments anciens et récents, en
particulier lors des différents aléas naturels majeurs (séismes et ouragans) depuis 2010.
6.5.6.1. Remplissage en petites pierres « ti wòch »
Dans l’architecture vernaculaire, il est courant de trouver des remplissages en maçonnerie de petites pierres, appelé « ti
wòch ». Ce type de remplissage est parfois réservé seulement à la façade principale, les autres murs étant réalisés en
clissage, moins coûteux.
Pour satisfaire les exigences para-sinistres, le remplissage en petites pierre doit remplir un rôle de fusible, c’est-à-dire
qu’il doit pouvoir dissiper l’énergie dynamique grâce à un endommagement progressif, sans représenter de danger ni
pour les habitants et les biens à l’intérieur du bâtiment, ni pour la structure porteuse.
Pour cela, plusieurs dispositions techniques sont possibles et combinables :
- Maçonner les pierres avec un mortier souple, sans ciment ou avec un faible dosage de ciment. Les panneaux de
remplissage doivent pouvoir se fissurer ou laisser échapper quelques pierres en dissipant l’énergie. L’utilisation d’un
mortier trop fortement dosé en ciment conduirait au basculement du panneau entier, représentant alors un danger
important.
- Réaliser la maçonnerie avec des pierres de petites dimensions, environ 10 cm d’épaisseur et de hauteur et maximum
20 cm en largeur. Utiliser les plus petites pierres pour les parties les plus hautes du mur.
- Soigner la réalisation de la maçonnerie : poser les petites pierres à plat, avec des joints fins. Utiliser un coffrage pour
faciliter une pose correcte.
- Confiner les pierres dans des espaces de petites dimensions grâce à la triangulation (contreventement) des
panneaux.
605
-
-
Limiter la chute des pierres par des solutions qui améliorent leur maintien dans les panneaux : fixation de clous sur
les éléments de triangulation des panneaux, mise en place de fils barbelés dans les remplissages, etc. L’ajout de
fibres dans le mortier permet de limiter la chute des pierres.
Empêcher la chute des pierres vers l’intérieur en fixant des planches à espacement régulier, tous les 10 à 15cm, en
bardage intérieur (technique de « l’étranglé »)
Si des enduits de finition sont réalisés, préférer des enduits souples, sans ciment ou faiblement dosés en ciment, qui
autoriseront plus facilement la fissuration. (Cf : 6.5.8.1)
Accroche du remplissage avec des
clous en quinconce et/ou des fils
barbelés
Mortier souple :
- Mortier terre
- Mortier chaux
- Mortier bâtard
L’ajout de fibres dans le mortier est
recommandé
Pose des pierres
- Coffrage intérieur provisoire
- Petites pierres
- Pose des pierres à plat
- Joints fins entre les pierres
Figure 6.5.6.1- 1_Principe de réalisation d’un remplissage en petites pierres « ti wòch » dans des panneaux subdivisés et
triangulés : détail 3D et photo de mise en œuvre
606
Les planches fixées à l’intérieur avec des
espacements réguliers (15 à 20cm) permettent
de contreventer en partie la structure et
empêchent la chute de pierres à l’intérieur.
Figure 6.5.6.1- 2_Maçonnerie de petites pierres, méthode « étranglé » : photos de maisons vernaculaires
6.5.6.2. Remplissage en gravats de récupération
Il est possible de remplacer les petites pierres par des gravats et débris de maçonnerie de roche ou de béton issus de
récupération, notamment dans le cas d’une réponse post-catastrophe.
Les gravats doivent être débarrassés de toute matière non minérale et des éventuels restes de ferraillage. Ils doivent
être calibrés à environ 10 cm d’épaisseur et de hauteur, et maximum 15 cm en largeur. Les préconisations de pose sont
identiques à celle de la maçonnerie de petites pierres.
Figure 6.5.6.2- 1_Remplissage en gravats de récupération : photos de mise en œuvre
607
6.5.6.3. Remplissage en clissage et torchis
Le clissage ou « klisad » est réalisé traditionnellement avec des lattes de palmier (palmis) ou avec des petits bouts de
bois de récupération, dont les interstices sont remplis à la main avec un mortier de terre argileuse (torchis).
Trois montants verticaux sont fixés à l’intérieur du panneau à remplir, et les lattes sont tressées entre ces montants, en
alternant le sens de tressage d’une latte à l’autre. Les lattes sont grossièrement équarries pour améliorer l’accroche du
mortier avec les aspérités du bois. Les espaces sont remplis avec un mortier souple et fibré, en prenant soin de remplir
complètement les interstices avec la matière. Un enduit de finition souple est appliqué à l’intérieur et à l’extérieur.
Les lattes sont suffisamment
espacées pour lier le
remplissage intérieur et
extérieur
Lisse intermédiaire
(améliore le
contreventement)
Le mortier de terre + sable + fibres
Pose du mortier fibré sur et entre
les lattes
Figure 6.5.6.3- 1_Remplissage en clissage et torchis : principe 3D et photos de mise en œuvre
608
6.5.6.4. Remplissage en briques
Les remplissages en maçonnerie de brique de terre crue (adobes) ou de terre cuite ont un fonctionnement para-sinistre
similaire à la maçonnerie de petites pierres. Ils sont plus difficiles à mettre en œuvre dans des panneaux triangulés car
les briques doivent être coupées pour s’ajuster au niveau des éléments en diagonale.
Dans le cas de panneaux non triangulés (déconseillés en zone à haut risque sismique et cyclonique), chaque hauteur de
panneau doit être subdivisée en au moins 3 parties par des lisses intermédiaires
Les lignes de briques sont maçonnées en quinconce avec un mortier souple. Pour améliorer le comportement parasinistre, il est recommandé de fixer horizontalement deux clous 3”(10d) de part et d’autre sous chaque rangée de
briques. Un enduit de finition souple peut être appliqué à l’intérieur et/ou à l’extérieur.
Renfort d’angle
2 clous 3”(10d)
sous chaque
rangée de
briques, à
chaque
extrémité
Remplissage en
maçonnerie de
brique de terre crue
ou de terre cuite,
mortier souple
Lisses
intermédiaires
Enduit de finition
souple
Figure 6.5.6.5- 1_Remplissage avec des briques de terre crue ou de terre cuite : principe 3D et photos de mise en œuvre
609
6.5.6.5. Habillage en bardage de planches
Les habillages en bardage de planches sont fréquemment observés dans les constructions vernaculaires. Les planches
peuvent être fixées sur la face extérieure de l’ossature ou à l’intérieur en association avec un remplissage dans les
panneaux (roches, briques, etc.). Dans les maisons urbaines, on observe souvent un bardage en planches à l’extérieur et
à l’intérieur, enserrant un remplissage en maçonnerie de pierre.
Ce type de fermeture des murs permet de contreventer efficacement l’ossature bois en ceinturant l’ensemble du
bâtiment. En cas de sollicitations dynamiques, les planches dissipent l’énergie par les nombreux frottements et par leur
rôle de fusible. Il est recommandé de renforcer le contreventement par des éléments de triangulation des panneaux, au
moins dans les angles extérieurs du bâtiment.
Les planches sont fixées horizontalement, vissées ou clouées sur tous les poteaux de l’ossature. Les types de pose les
plus communs sont :
-
-
-
La pose à recouvrement, dit « à clin » : les planches sont fixées les unes par-dessus les autres, légèrement en biais
pour absorber l’épaisseur de la planche en-dessous. Un recouvrement minimum de 2 cm est recommandé. Chaque
planche est vissée ou clouée au moins une fois sur sa hauteur au niveau de chaque poteau de l’ossature. La fixation
se fait au niveau de la zone de contact avec le poteau : en partie haute pour les planches plates, en partie centrale
pour les planches bombées (palmis).
La pose à chevauchement : les tranches des planches sont façonnées en biais inversés d’un bord à l’autre,
permettant une fixation à plat. Chaque planche est vissée ou clouée au moins deux fois sur sa hauteur au niveau de
chaque poteau de l’ossature.
La pose à emboîtement : les tranches des planches sont façonnées avec des rainures et languettes ce qui permet
d’obtenir un joint hermétique. Chaque planche est vissée ou clouée au moins deux fois sur sa hauteur au niveau de
chaque poteau de l’ossature.
Les planches utilisées en bardage extérieur sont fortement soumises aux intempéries. En ce qui concerne le choix des
essences de bois, deux stratégies sont possibles :
-
-
Utiliser un bois de catégorie B minimum, offrant une bonne résistance mécanique et une bonne durabilité face à
l’humidité et aux champignons. Cette solution assez coûteuse permet de conserver les mêmes planches pendant
plusieurs décennies
Utiliser un bois de catégorie C ou D, offrant une résistance mécanique et une durabilité moindre, par exemple
l’écorce de palmier (palmis) ou les planches de bois de manguier. Cette solution est plus économique mais nécessite
une veille régulière pour changer les planches abîmées au fur et à mesure. Une pose à recouvrement est
recommandée dans ce cas pour faciliter le remplacement des planches.
Quel que soit le type de bois, un traitement de préservation des planches est recommandé. Traditionnellement, un lait
de chaux est passé sur le bardage extérieur annuellement, à la saison sèche.
610
Lait de chaux appliqué
annuellement sur le
bardage
Triangulation dans les
panneaux d’angles
Figure 6.5.6.5- 2_Habillage extérieur en bardage de planches : principe 3D et photos de mise en œuvre
Pose à recouvrement (ou à clin)
Min. 2cm de
recouvrement
Une fixation dans
chaque poteau
Planches d’écorce de
palmier (palmis), pose
à recouvrement
Planches de
bardage
Poteau de
l’ossature
Pose à chevauchement
Planches de Mélina,
pose à chevauchement.
2 fixations sur la
hauteur de la planche
Pose à emboitement
2 fixations sur la
hauteur de la
planche
Poteau de
l’ossature
Figure 6.5.6.5- 3_Types de pose des bardages en planches : détails 3D et photos de mise en œuvre
611
Planches de
bardage
6.5.7. Intégration des réseaux fluides
6.5.7.1. Intégration du réseau électrique
Le tableau électrique doit être installé à proximité immédiate d’une porte donnant sur l’extérieur et dont le passage est
laissé libre en toute circonstance. Le repérage des différents appareillages électriques doit être clairement indiqué sur le
tableau (prises courantes, prises spécifiques, points lumineux, etc.)
Il est recommandé de réaliser un réseau électrique en apparent pour permettre le repérage visuel de tout
dysfonctionnement ou départ de feu lié à une défaillance du système électrique. L’utilisation d’un réseau apparent
permet également de préserver l’intégrité structurelle des éléments en bois et des remplissages ou habillages.
Le raccordement au réseau collectif et la distribution dans les différentes pièces se fait en partie haute du bâtiment, en
passant par la toiture. Tous les fils doivent être protégés dans des gaines isolées adaptées. Les gaines sont fixées sur la
structure en bois au moyen de colliers ou de bagues de fixation vissés.
Les boîtiers des appareils (prises, interrupteurs) doivent être solidement fixés par vissage sur la structure en bois, et à au
moins 15 cm du sol intérieur.
6.5.7.2. Intégration du réseau eau propre et assainissement
La conception des réseaux d’eau propre et d’assainissement doit être autant que possible anticipée avant la
construction du bâtiment.
Dans le cas de fondations à pieux de bois, les tuyaux de raccordement aux réseaux externes sont enterrés dans le sol et
passés entre les pieux de fondations.
Dans le cas de fondations maçonnées, les tuyaux sont passés côte à côte dans les fondations, en veillant à ce que leur
position ne soit pas à l’aplomb de points sensibles pour l’ossature bois (emplacement des accroches de l’ossature,
jonction de murs, etc.)
Avant la réalisation de la dalle de sol, les tuyaux sont placés au sol, intégrés dans l’épaisseur du hérisson20 jusqu’aux
emplacements des points d’eau et des appareils sanitaires. Pour le réseau d’assainissement, il est recommandé une
pente d’au moins 2% entre le point haut et le point de raccordement au réseau extérieur, et d’éviter autant que possible
les déviations (coudes).
Pour le réseau d’alimentation en eau propre, il convient d’utiliser :
- Des tuyaux en PVC pour l’alimentation en eau froide ;
- Des tuyaux en CPVC (ou PVC-C) pour l’alimentation en eau chaude.
Les tuyaux d’alimentation inclus dans le sol doivent être de diamètre 3/4” minimum. Les tuyaux verticaux de
raccordement aux points d’eau doivent être de diamètre 1/2” minimum
Pour le réseau d’assainissement, les tuyaux en PVC doivent être :
- De diamètre 4” minimum pour l’évacuation des toilettes ;
- De diamètre 2” minimum pour l’évacuation des douches, lavabo et évier ;
L’étanchéité des jonctions entre les éléments doit être réalisée avec les colles et mastics appropriés.
20 Voir chapitre 6.5.4_ Dalle de sol
612
6.5.8. Finitions et revêtements
6.5.8.1. Enduits de finition des murs
La réalisation d’un enduit de finition sur les murs extérieurs et intérieurs permet de protéger la paroi des agressions
(pluie, vent, animaux, activité humaine), de prolonger sa durée de vie et d’améliorer son aspect esthétique.
Un enduit de finition doit avoir une bonne adhérence à la paroi sans lui causer de dommages. Il doit être :
- suffisamment souple pour absorber les éventuels mouvements de la paroi sans fissurer ;
- étanche à l’eau mais perméable à l’humidité pour laisser le mur respirer ;
- esthétiquement valorisant.
Les matériaux et les dosages des enduits varient selon l’emplacement de la finition.
En extérieur, les enduits à la chaux ou en terre stabilisés au ciment sont recommandés. En intérieur, les enduits en terre
conviennent parfaitement.
Des essais sont nécessaires pour déterminer les dosages appropriés en fonction des matériaux employés.
Des dosages indicatifs et méthodes de validation des essais sont indiqués au chapitre 6.4.7_Mortiers et enduits.
6.5.8.1.1
Rejointoyage des pierres
Il est possible de garder la façade des pierres de remplissage apparente en appliquant un enduit de finition sur les joints
entre les pierres uniquement. L’enduit est appliqué avec précaution pour combler les vides entre les pierres, tout en
laissant un léger retrait par rapport aux faces extérieures de celles-ci.
Rejointoyage à la chaux ou
bâtard (chaux + ciment)
Faces extérieures des
pierres laissées
apparentes
Figure 6.5.8.1.1- 1_Mise en œuvre d’un enduit de rejointoyage des pierres : photo
613
6.5.8.1.2
Enduisage complet des murs
L’enduit des murs doit être réalisé sur une surface plane, préalablement brossée et propre. La surface doit être
suffisamment humidifiée la veille de l’application de l’enduit, afin d’en faciliter l’accroche.
La réalisation de l’enduit se fait en plusieurs couches :
- La première couche (couche d’accroche ou corps d’enduit), le crépis ou crépissage, doit avoir une épaisseur comprise
entre 8 mm et 20 mm. Une fois posée, la couche de crépis doit être égalisée en surface et grattée à la brosse métallique
avant séchage pour offrir une surface poreuse et adhérente à la deuxième couche.
- La deuxième couche, l’enduit, est réalisée une fois la couche de crépissage parfaitement sèche. Son épaisseur est de 4
à 8 mm .
- La troisième et dernière couche est la couche de finition ou de badigeon de chaux. Elle est réalisée après séchage
complet de la couche d’enduit, et elle permet d’imperméabiliser et de décorer la surface, par exemple avec l’ajout de
pigments dans le mélange de l’enduit de finition ou du badigeon de chaux. L’enduit de finition ainsi posé, peut ainsi être
fini avec un lissage à l’éponge et « peigné » à l’aide d’un pinceau approprié pour dresser les argiles et réorganiser les
grains. Ces procédés permettent également de fermer les microfissures apparues sur l’enduit.
Pour les surfaces extérieures, il est conseillé de réaliser l’enduit des panneaux en saillie par rapport à la structure bois
avec un chanfrein, afin de limiter l’infiltration d’eau entre l’interface enduit et structure bois :
Support
1ere couche « crépis » ,
épaisseur 8 à 20mm
2eme couche « enduit » ,
épaisseur 4 à 8 mm
Couche de finition
(enduit ou badigeon
de chaux)
Figure 6.5.8.1.2- 1_Mise en œuvre des enduits des murs : schéma en coupe et photos
614
6.5.8.2. Finition à la chaux des murs et des éléments en bois
On appelle « lait de chaux » un mélange de chaux, d’eau, de pigments et d’éventuels additifs.
Les laits de chaux permettent au mur de respirer tout en l’imperméabilisant, car ils sont insolubles dans l’eau après
séchage. Ils ont également des propriétés désinfectantes et répulsives pour les insectes xylophages et les termites. Ils
sont donc très indiqués pour la finition des bâtiments en ossature bois.
En fonction de la concentration de chaux dans le mélange, on obtient un lait de chaux plus ou moins épais :
- Le chaulage est un mélange épais qui convient si l'on veut empâter un support grossier et donner vite un aspect
velouté. Du fait de sa forte concentration en chaux, il est difficile à colorer avec des pigments ;
- Le badigeon permet de masquer les grains fins d’un enduit ;
- L’eau forte convient aux supports très poreux. Elle permet des effets de transparence avec la texture du support.
Elle convient très bien comme peinture sur bois ;
- La patine est faiblement concentrée en chaux, elle s’utilise pour harmoniser la teinte d'un enduit déjà réalisé, ou
pour modifier légèrement la couleur d’une pierre ou d’une pièce de bois.
Tableau 6.5.8.2- 1_Tableau indicatif des dosages des différents laits de chaux
Nb : toujours procéder à des échantillonnages pour affiner les dosages.
Chaulage
Badigeon
Eaux Fortes
Patines
Chaux en poudre (vol.)
1
1
1
1
Eau (vol.)
1
2à3
5à7
10 à 20
Terres : 25 %
Terres : 25 %
Terres : 65 %
Terres : 65 %
Oxydes : 10 %
Oxydes : 10 %
Oxydes : 15 %
Oxydes : 15 %
% de pigment par rapport à la
masse de chaux
Il existe plusieurs additifs utilisés en Haïti permettant de mieux fixer la chaux (jus de calebasse, aloe vera ou lalwa, sirop
de canne) ou de rendre la chaux plus brillante (orange amère ou zoranj si). Les connaissances sur ce sujet sont peu
documentées, mais la pratique reste courante en milieu rural.
Un lait de chaux se passe généralement en 2 couches sur un support adapté (enduits chaux ou terre) et humidifié la
veille. Sur un enduit à la chaux, l’adhérence du lait de chaux est optimale lorsqu’il est appliqué sur l’enduit fraîchement
réalisé (on parle de réalisation « a fresco »).
Afin d’obtenir un rendu sans traces, l’application d’une couche de lait de chaux se fait en plusieurs passages horizontaux
et verticaux alternés.
6.5.8.3. Faïence murale
La pose d’une faïence (carrelage) au mur est recommandée pour les espaces susceptibles de recevoir des projections
d’eau ou des matières grasses : salle de bain, toilettes, plan de travail et crédence de cuisine, etc.
Une sous-couche de mortier doit être appliquée sur les murs à carreler afin d’assurer l’étanchéité et de faciliter la pose
de la faïence. Cette sous-couche ne doit pas trop rigidifier les murs concernés, elle doit donc être réalisée avec un
mortier souple (mortier bâtard par exemple).
615
Le mortier est appliqué sur une maille métallique préalablement fixée sur l’ossature en bois des murs. Si la maille
métallique n’est pas disponible à l’achat, elle peut être remplacé par un treillis de fils à ligaturer : des clous sont plantés
à intervalles réguliers dans l’ossature bois, les fils à ligaturer sont tendus entre les clous afin de former un tissage.
Le mortier est appliqué en couche fine afin de recouvrir entièrement la maille ou le treillis métallique.
Après séchage de la sous-couche, les carreaux de faïence sont fixés avec une colle ou un mortier approprié.
Figure 6.5.8.3- 1_Pose de faïence murale sur treillis métallique : photos de mise en œuvre
6.5.9. Menuiseries
6.5.9.1. Portes et fenêtres
Les portes et fenêtres doivent fournir intimité et sécurité à l’intérieur du bâtiment, être résistantes aux vents forts, tout
en permettant à la structure en bois de dissiper l’énergie dynamique par son comportement ductile.
Les portes et fenêtres doivent donc être réalisées avec des matériaux et des techniques d’assemblage qui ne
représenteront pas de danger pour la structure porteuse en bois en cas de séisme ou de cyclone. Les solutions courantes
et recommandées sont :
-
Les volets en bois de bonne qualité (catégorie C minimum), plein ou avec persiennes
Fenêtres à montants en aluminium et ventelles en acier, bois ou en verre.21
Les portes, fenêtres et grilles en ferronnerie soudée sont à éviter, car leur poids et leur solidité risque d’endommager la
structure en bois en cas de sollicitation dynamique.
Les claustras en ciment ne doivent pas être utilisés pour les ouvertures des constructions en ossature bois.
Les portes et fenêtres à battants doivent être fixées sur des montants (ou cadres), qui seront eux-mêmes fixés sur les
poteaux de l’ossature porteuse en bois. Les montants sont fortement sollicités au quotidien par l’ouverture et
fermetures des battants, leur présence permet de préserver les poteaux de structure.
Les portes et fenêtres à double battant sont préférables pour réduire le poids exercé sur les charnières et sur les
montants, mais aussi pour faciliter l’aménagement intérieur, en particulier dans le cas de petites surfaces.
Dans le cas de portes et fenêtres artisanales en bois, les charnières doivent être fixées sur un élément de finition en bois
de qualité (catégorie C ou supérieure) d’épaisseur 1’’ minimum, lui-même fixé sur les poteaux de la structure.
Les portes et fenêtres doivent être équipées de charnières et de systèmes de fermeture efficaces et solides, notamment
pour éviter l’arrachement en cas de vents forts.
21 En cas de cyclone, les fenêtres avec ventelles en verre devront être protégées par des panneaux rigides provisoires.
616
Les pentures à gond (charnières traditionnelles), les crochets et anneaux en ferronnerie sont recommandés pour les
volets en bois. Les anneaux d’ancrage doivent être fixés sur des plaques de bois (catégorie C ou supérieure) d’épaisseur
1/2’’ minimum, elles-mêmes fixées sur les poteaux de la structure.
Planches formant les
montants (cadre) de la
fenêtre
Penture à gond (charnière)
Fixation du gond sur le
cadre
Volets en bois (deux
battants)
Figure 6.5.9.1- 1_Principe de mise en œuvre de volets bois sur ossature porteuse en bois : photo
Montant en bois (cadre)
fixé sur le poteau de
structure
Crochet en ferronnerie
Anneau fixé sur le cadre
de porte
Figure 6.5.9.1- 2_Exemple d’anneaux et crochets en ferronnerie pour les volets en bois : photo et détail en 3D
6.5.9.2. Impostes ajourées
Lorsque la hauteur sous lisse haute est supérieure à 2 m, il est possible de mettre en œuvre des impostes ajourées audessus des portes et des fenêtres extérieures et intérieures.
Ces éléments peuvent être réalisés avec des planches de bois de catégorie C minimum, d’une épaisseur minimum de
1/2”.
Les motifs découpés, très décoratifs, permettent de ventiler le bâtiment même lorsque toutes les ouvertures sont
fermées. Les découpes doivent cependant être de petites dimensions pour ne pas laisser entrer la pluie.
Les impostes ne doivent pas être réalisées en matériaux lourds et trop rigides (claustras béton, plaque de ferronnerie,
etc.) car cela créerait une trop forte contrainte ponctuelle sur la structure en cas de sollicitations dynamiques.
617
Figure 6.5.9.2- 1_Exemples d’impostes ajourées en bois : photos
6.5.10.
Balustres de la galerie
Il est possible d’ajouter des balustres en pourtour de la galerie afin de délimiter, apporter de l’intimité, ou fermer
complètement la galerie.
Les balustres peuvent être fixées entre les poteaux de la galerie, et entre le mur de façade et les poteaux. Les matériaux
et techniques utilisés doivent présenter un comportement ductile en cas de sollicitations dynamiques, comme la
structure porteuse.
Les balustres peuvent donc être fabriquées en petits éléments de bois (planches, barres en bois tourné, etc.) ou en
métal léger. Pour occulter la vue, la partie basse peut être remplie avec une maçonnerie de petites roches (mortier
souple).
Les balustres en béton, en blocs de ciment ou en ferronnerie lourde ne sont pas recommandées.
Figure 6.5.10- 1_Exemples de balustres et solutions de fermeture de galeries : photos
618
6.5.11.
Charpente de la toiture
La toiture est la partie la plus sollicitée lors de vents violents. Ainsi, en zone cyclonique, la toiture est soumise
régulièrement à des contraintes d’arrachement et de déplacement importantes. Par ailleurs, elle est soumise à des
contraintes de surcharge, d’impacts ponctuels et à l’usure naturelle.
La forme générale de la toiture (nombre de versants, inclinaison des pans) ainsi que certains détails architecturaux
(débords de toiture, planches de rives, etc.) influent beaucoup sur la prise au vent de la couverture, et donc sur sa
résistance à l’arrachement.
L’ancrage de la charpente de toiture à l’ossature des murs doit être correctement réalisé pour résister aux forces
d’arrachement en cas de cyclone et au déversement en cas de séisme.
La majorité des assemblages et connexions préconisés a été calculée avec des clous 16d communs. Dans le cas où ces
clous ne seraient pas disponibles, il est possible de les remplacer par des clous 8d communs ou 10d en boîte en
appliquant une augmentation de 50% le nombre de clous par connexion.
La réalisation d’assemblages vissés ou boulonnés, plus résistants que les assemblages cloués, est vivement conseillée.
Dans ce cas, des calculs complémentaires devront être réalisés pour déterminer le nombre et la répartition des vis ou
tiges boulonnées.
Les dimensions des pièces de bois sont exprimées en sections nominales, qui diffèrent des dimensions réelles.22
Les solutions techniques et indications de dimensionnement de la charpente ci-après sont valables pour des toitures
réalisées avec des éléments en bois de catégorie D et avec couverture en panneaux métalliques (tôles), en fibres
végétales, en tuile de terre cuite ou en tuile de mortier vibré de ciment. En cas d’utilisation d’un autre type de bois ou
d’un autre matériau de couverture, des calculs complémentaires devront être réalisés pour déterminer les ajustements
nécessaires.
Les solutions proposées ne s’appliquent pas aux bâtiments situés en zone de vent IV avec exposition D, ou dans les
zones affectées par les effets topographiques. En l'absence de solutions techniques appropriées, les charpentes et
couvertures doivent être conçues conformément aux normes WFCM 2018, IRC 2021, IBC 2021 ou ASCE 7-16.
6.5.11.1.
Formes de toiture
Les toitures des petits bâtiments en ossature bois porteuse et remplissage ou habillage peuvent être :
- à 4 pans (« en croupe »). Ce type de toiture offre une bonne résistance aux cyclones grâce à la présence des arêtiers
à la jonction des pans ;
- à 2 pans (« dos cheval »), avec la présence de frontons triangulaires en façade ;
- à pan unique, pour les pièces ajoutées au bâtiment principal (« anga ») et pour les galeries en casquette.
Les débords de toiture peuvent être réalisés dans le sens de la pente ou avec une cassure en bas de pente appelée
« queue de vache ».
L’inclinaison recommandée des pans de toiture dépend du matériau de couverture prévu :
- Entre 25° et 30° (46% à 57%) pour les toitures principales en tôle ou en tuiles ;
- Supérieure ou égale à 40°(83%) pour les toitures en fibres ;
- Minimum 15°(26%) pour les toitures complémentaires à pan unique et les débords de toiture en « queue de
vache ». Ces toitures à faible inclinaison ne conviennent pas aux couvertures en fibres.
22
Voir chapitre 6.4.8.1_ Essences de bois disponibles en Haïti
619
Toiture à 4 pans avec débords
en « queue de vache »
Toiture à 4 pans
Toiture à 2 pans avec débords
en « queue de vache »
Toiture à 2 pans
Toiture de la galerie déconnectée de la
toiture principale
Maison principale avec toiture à 2 pans, partie
ajoutée avec toiture à pan unique
Figure 6.5.11.1- 1_Formes de toiture recommandées pour les petits bâtiments en ossature bois porteuse : maquettes 3D
620
6.5.11.2.
Dénomination et caractéristiques des éléments de la charpente en bois
Pour les petits bâtiments en ossature porteuse en bois, la charpente de la toiture à 2 pans ou 4 pans est réalisée avec
des fermes fixées sur la ceinture haute et reliées entre elles par les liteaux (lattes), et éventuellement par une panne
faîtière.
La charpente doit être correctement contreventée (Cf chapitre 6.5.11.9_ Contreventement de la charpente en bois)
Sur les chantiers en Haïti, certains éléments de la charpente sont désignés par des termes qui diffèrent de la
dénomination courante en français. Pour éviter les confusions, les termes fréquemment utilisés en Haïti sont indiqués
en italique.
Les éléments constitutifs de la charpente en bois sont les suivants :
-
Ferme : Assemblage des pièces de charpente formant un triangle indéformable supportant la couverture et donnant
sa forme à la toiture.
-
Entrait (poutre traverse) : Pièce horizontale d'une ferme agissant en tension qui empêche les pieds des arbalétriers
(chevrons) de s'écarter.
-
Arbalétrier (chevron) : Pièce oblique d’une ferme, placée dans sens de la pente de la toiture et sur laquelle sont
fixées les liteaux (lattes) ;
-
Chevron : Pièce oblique placée dans sens de la pente de la toiture et sur laquelle sont fixées les liteaux (lattes) ;
-
Poinçon (aiguille) : Pièce de charpente verticale d'une ferme recevant les extrémités supérieures des arbalétriers
(chevrons) et arêtiers. C’est une pièce qui facilite le montage de la charpente et permet une meilleure connexion au
sommet des arbalétriers (chevrons). Il peut éventuellement soutenir l'entrait ;
-
Contre-fiche : Pièce de charpente appuyée sur le poinçon, posée à l'oblique, qui sert à empêcher l’arbalétrier
(chevron) de fléchir. Les contre-fiches sont nécessaires pour des arbalétriers (chevrons) ayant une portée supérieure
à 3 m environ ;
-
Panne faîtière : Pièce de bois qui forme le sommet de la charpente (le faîtage) et sur laquelle viennent se fixer les
arbalétriers. Elle permet de relier solidement les fermes entre elles. La présence d’une panne faîtière est courante
dans les charpentes vernaculaires, mais elle n’est pas systématique ;
-
Liteaux (lattes) : pièces de bois fixées sur les arbalétriers et les chevrons, permettant de fixer les éléments de
couverture. Les liteaux permettent de relier les fermes dans le plan de la pente de toiture ;
-
Coyau : Pièce de bois de faible longueur fixée sur l’extrémité basse des arbalétriers (chevrons) et sur l’extrémité de
l’entrait (poutre traverse), permettant de réaliser une cassure en bas de pente appelée pour les débords en « queue
de vache » ;
-
Arêtier (ou chevrons d’arêtier) : en charpente, l’arêtier est une pièce de bois qui forme un angle saillant au niveau
de l’intersection de deux pans de toiture, notamment pour les charpentes à 4 pans. En couverture, on parle d’arêtier
pour la jonction d’étanchéité entre deux versants de toit formant un angle saillant.
-
Chevrons de croupe : chevrons soutenant la partie en croupe, placés perpendiculairement au reste de la charpente.
On distingue le chevron de croupe central, placé au centre de la partie en croupe.
-
Liteaux (lattes) d’arêtier : liteaux placés de part et d’autre de l’arêtier afin de fixer le matériau de couverture à la
jonction des deux pans de toiture.
621
Arbalétrier
(chevron)
Poinçon
(aiguille)
Contrefiche
Entrait
(poutre traverse)
Ferme de charpente triangulée
Débords dans le sens de la pente
Coyau
Ferme de charpente triangulée
Débords horizontaux en « queue de vache »
Figure 6.5.11.2- 1_Eléments constitutifs des fermes : schémas 3D
Charpente sans panne faîtière
Liteaux (lattes)
Linteaux
(lattes)
Liteaux (lattes)
d’arêtier
Arêtier
ou chevron
d’arêtier
Lisse haute
Ferme de support de la
croupe (dernière ferme
courante)
Charpente avec panne faîtière
Panne faîtière
Chevrons de
croupe
Chevrons de
croupe central
Liteaux (lattes)
d’arêtier
Chevrons de
croupe
Arêtier
ou chevron
d’arêtier
Figure 6.5.11.2- 3_Principe de mise en œuvre de la partie en croupe des toitures à 4 pans
Lisse haute
Figure 6.5.11.2- 2_Principe de mise en œuvre des fermes : schémas 3D
622
6.5.11.3.
Dimensionnement des éléments des fermes de charpente
Les solutions techniques présentées dans ce chapitre concernent les charpentes avec une portée libre (sans murs
intermédiaire) de 4,50 m maximum, sur bâtiment d’un seul niveau en rez-de-chaussée. Elles sont développées sur la
base de résistance des bois de catégorie D.
Pour les portées supérieures à 4,50m, des éléments complémentaires sont disponibles au chapitre 1 de la partie 2 du
Code National du Bâtiment Haïtien.23
Les sections minimales des éléments constituant les fermes sont déterminées en fonction de la zone de conception de
vent et l’espacement entre les fermes. Les tableaux ci-après permettent de déterminer la zone de pression du vent sur
les fermes à considérer, le type de ferme à réaliser, et les sections minimales des éléments selon le type de ferme.
Tableau 6.5.11.3- 1_Détermination des catégories de pression de vent sur les fermes
Catégorie
d'exposition
B
C
D
Zone de
vent
I
II
III
IV
I
II
III
IV
I
II
III
IV
Bâtiment à un
seul niveau en
rez-de-chaussée
P1
P1
P1
P2
P1
P1
P2
P3
P2
P2
P3
P3
Tableau 6.5.11.3- 2_Détermination du type de ferme en fonction de la catégorie de pression du vent
Portée maximum
de la ferme
courante
Espacement
maximum entre les
fermes
P1
P2
P3
0.6
Légère
Légère
Légère
0.9
Légère
Légère
Moyenne
1.2
Légère
Légère
Moyenne
Soutien de la partie
en croupe
Moyenne
Lourde
Lourde
(m)
(m)
4.5
Catégories de pression du vent sur les fermes
Tableau 6.5.11.3- 3_Sections minimales des éléments selon le type de ferme
Type de ferme →
↓Type d’élément
Arbalétrier
Entrait
23
Sections minimales des éléments en bois de catégorie D
pour les fermes courantes
Légère
Moyenne
Lourde
2 x 4”
Double 2 x 4” ou 4 x 4” Double 2 x 4” ou 4 x 4”
ou 2 x 6”
ou 2 x 6”
2 x 4”
2 x 4”
Double 2 x 4” ou 4 x 4”
ou 2 x 6”
Code National du Bâtiment Haïtien 2025, Partie 2, chapitre 1 « Nouveaux logement en maçonnerie », 1.5.6.9.9.9 Fermes
623
Poinçon
Contrefiches
2 x 4”
2 x 4”
2 x 4”
2 x 4”
2 x 4”
2 x 4”
Les éléments doublés doivent être correctement assemblés entre eux pour fournir une résistance homogène sur toute
leur longueur (voir chapitre 6.4.7.3.4_Types d’assemblages de charpente )
6.5.11.4.
Assemblage des fermes de la charpente en bois
Comme pour l’ossature des murs, les éléments de la charpente en bois doivent être assemblés de manière à assurer la
stabilité de l’ouvrage aux forces statiques et dynamiques, tout en permettant la dissipation de l’énergie par ductilité des
assemblages.
En fonction de leur position dans la charpente et du type de bois utilisé, différentes techniques d’assemblage peuvent
être envisagées. Chaque ferme de charpente peut comporter plusieurs types d’assemblage.
Dans ce document, plusieurs techniques d’assemblage sont proposées pour la charpente de la toiture :
- Les assemblages à embrèvement avec feuillards ou bandes métalliques ;
- Les assemblages à tenon et mortaise chevillés ;
- Les assemblages par plaques en gousset ;
- Les assemblages par juxtaposition vissés ou cloués ;
- Les assemblages moisés.
D’autres type d’assemblage peuvent être mis en œuvre, sous réserve que leur résistance soit suffisante par rapport à la
zone de vent concernée.
Les bois de catégorie D peuvent être utilisés pour la charpente, à condition que les éléments de bois aient reçu un
traitement de préservation approprié. La durabilité de la charpente en bois dépend grandement de la qualité et de
l’entretien de la couverture, en particulier en cas d’utilisation de bois de catégorie D.
L’espacement des fermes de charpente influe sur le nombre minimum de connecteurs (clous ou vis) à mettre en œuvre
pour réaliser les assemblages. Les solutions techniques développées ci-après tiennent compte d’un espacement
maximum entre fermes de 90 cm.
Dans le cas d’un espacement entre ferme supérieur à 90 cm, il convient de se référer aux données présentes au chapitre
1 de la partie 2 du Code National du Bâtiment Haïtien24.
6.4.7.3.4.
Types d’assemblages de charpente
Les assemblages à embrèvement
L’embrèvement consiste en une entaille oblique pratiquée dans une pièce de bois, et destinée à recevoir l’extrémité
d’une autre pièce de bois, taillée selon un profil inverse. L’emboitement des deux pièces permet de créer une ou
plusieurs butées qui reprennent des efforts importants en compression, et offrent une bonne stabilité statique.
24
Code National du Bâtiment Haïtien 2025, partie 2, chapitre 1 « Nouveaux logement en maçonnerie », 1.5.6.9.9 Fermes
624
Figure 6.5.11.4.1- 1_Exemples d’assemblages à embrèvement : détails 3D
Les assemblages à tenon et mortaise
Un assemblage à tenon et mortaise consiste à faire rentrer une petite partie de la pièce à fixer (le tenon) dans une
encoche (la mortaise) préparée dans la pièce support. L’assemblage est traditionnellement fixé au moyen d’une ou
plusieurs chevilles en bois dur insérées en force dans des trous pré-percés. Il est recommandé de réaliser des chevilles
grossièrement équarries car les aspérités du bois renforcent la résistance de l’assemblage et augmentent les
frottements qui dissipent l’énergie dynamique.
Du fait de la faible épaisseur du tenon, qui représente généralement un tiers de l’épaisseur de la pièce de bois, les
assemblages à tenon et mortaise ne peuvent réalisés qu’avec des bois à haute résistance et durables des catégories A et
B.
Dans la charpente, ce type d’assemblage peut être utilisé pour connecter le bas des arbalétriers à l’entrait (combiné
avec un embrèvement), et pour la jonction du poinçon à l’entrait. En zone de pression de vent P2 et P3, il est
recommandé de renforcer l’assemblage avec un feuillard de gauge 16 minimum.
Tenon
Mortaise
Cheville de bois dur
Figure 6.5.11.4.1- 2_Principe d’assemblage par tenon et mortaise chevillés – détail en 3D
Les assemblages avec plaques en gousset
Dans le cas où l’on utilise des bois de catégorie C et D pour les éléments de charpente, il convient d’éviter de faire des
assemblages avec retrait de matière (embrèvement, tenon et mortaise, etc.) car cela crée une faiblesse ponctuelle trop
importante.
Les pièces de bois peuvent être juxtaposées et assemblées grâce à des plaques en bois formant un gousset. Cette
solution permet d’utiliser un grand nombre de clous ou de vis sans trop affaiblir la résistance de la pièce de bois à la
jonction.
625
Les plaques en gousset sont réalisées avec des planches de bois ou de contreplaqué d’épaisseur 1/2″ minimum. Les
plaques en bois de catégorie D ou en contreplaqué doivent préalablement être protégées avec un traitement de
préservation approprié.
La forme du gousset doit être le plus possible proche du rectangle.
L’assemblage se fait avec deux plaques jumelles fixées de part et d’autre, ce qui permet l’utilisation de vis ou de clous 8d
de longueur 2,5″. Les clous ou vis doivent être répartis de part et d’autre de l’assemblage.
Les assemblages à gousset peuvent également être réalisés avec des planches ou du contreplaqué d’épaisseur
supérieure à 1/2″ et des clous ou vis de catégorie supérieure, ou avec des plaques métalliques de gauge 16 minimum.
Dans ce cas, un calcul complémentaire est à réaliser pour déterminer le nombre de connecteurs nécessaires.
Deux plaques en gousset par
jonction
Figure 6.5.11.4.1- 3_Principe d’assemblage des pièces de bois avec deux plaques en gousset par jonction : détail 3D
La figure ci-après illustre les préconisations de pose des clous ou vis dans les plaques d’assemblage :
-
Poser la moitié des clous dans la plaque d’assemblage de chaque côté, comme le montre la figure
1.5.6.9.9-4, où x et ⏺ représentent les clous posés depuis les côtés opposés ;
Les distances de bord, d'extrémité et d'espacement illustrées sont des exigences minimales. Augmenter
la dimension D proportionnellement à l'élément :
o Pour les éléments 2x4 (profondeur = 89mm), fixer D ~ 25mm pour des clous 8d ordinaire/10d à
boîte.
o Pour les éléments 2x6 (profondeur = 140mm), fixer D ~ 40mm pour des clous8d ordinaire/10d à
boîte.
En cas de fendage du bois:
- Augmenter l'espacement B et A1 si le fendage se produit sur les bords ou les extrémités ;
- Passer à deux rangées de clous au lieu de trois, en augmentant D selon les besoins ;
- Introduire un léger décalage (~1,0d) le long de chaque rangée de clous parallèlement au fil, en maintenant
les distances de bord et de séparation requises ;
- Pré-percer les trous en utilisant un foret dont le diamètre ne dépasse pas 75 % du diamètre du clou.
626
Figure 6.5.11.4.1- 4_Principe de répartition et espacement des vis ou clous pour fixation des plaques en gousset :
schéma
627
Les assemblages par juxtaposition vissés ou cloués
Les assemblages par juxtaposition consistent à joindre des pièces de bois sans retrait de manière, au
moyen de vis ou de clous. Des feuillards ou bandes métalliques sont nécessaires pour renforcer la
résistance aux séismes et cyclones.
Les assemblages par juxtaposition sont plus faciles à réaliser mais ils assurent une moins bonne stabilité
de la structure que les autres types d’assemblage, et ils nécessitent une grande quantité de clous, ce qui
peut endommager la pièce de bois.
Les éléments considérés « fusibles » ou secondaires de la charpente peuvent être assemblés aux autres
éléments par juxtaposition avec simple vissage ou clouage : c’est le cas des coyaux des débords à queue
de vache et la structure des frontons des toitures à 2 pans.
Les assemblages moisés
Un moisage, ou assemblage moisé, est une technique où l’une des pièces, habituellement unique, est
remplacée par deux pièces parallèles, qui enserrent un ou plusieurs autres éléments de charpente. Les
pièces peuvent être fixées entre elles par des clous, des vis ou des tiges boulonnées. Les assemblages
moisés ne sont pas traités dans ces directives, mais ils restent une solution intéressante qui doit faire
l’objet de calculs par un·e professionnel·le compétent·e.
Figure 6.5.11.4.1- 5_Principe d’assemblage moisé : détail 3D
Les éléments doublés
Certaines parties de la charpente requièrent une résistance importante, en particulier dans les zones de
pression de vent P2 et P3. Cette résistance peut être atteinte en augmentant la qualité du bois et/ou en
augmentant les sections des éléments les plus sollicités.
Pour le bois importé de catégorie D, certaines sections nominales supérieures à 4 x 4” peuvent être
difficiles à trouver. Il est cependant possible d’atteindre une résistance satisfaisante en doublant les
éléments, c’est-à-dire en fixant solidement deux éléments de même section entre eux.
Les éléments doublés doivent être assemblés avec des clous 2,5” (8d) ou supérieurs fixés, fixés tous les
15cm en quinconce de part et d’autre de l’élément double, à distance des autres assemblages.
119
628
6.4.7.3.5.
Assemblage des éléments au faîtage
Assemblage au faîtage par plaques en gousset
Les arbalétriers et le poinçon sont juxtaposés et fixés par deux plaques jumelles en gousset en bois de
catégorie D ou en contreplaqué, d’épaisseur 1/2”.
L’assemblage doit comporter au moins 17 clous 2,5”/8d sur chaque arbalétrier, et au moins 9 clous
2,5”/8d sur le poinçon. Les clous sont répartis en quinconce sur les plaques de part et d’autre de la
jonction.
Arbalétriers
(chevrons)
Deux plaques en
gousset par jonction
Poinçon (aiguille)
Figure 6.5.11.4.2- 1_schéma d'assemblage au faîtage par plaques en gousset
Assemblage avec panne faîtière
Les deux arbalétriers sont juxtaposés à la panne faîtière. La panne faitière a une section minimale de 2x4.
Les pièces de bois sont assemblées avec un feuillard gauge 16 minimum, fixé sur les faces
supérieures avec au moins :
- 2 clous 3,5”/16d sur la face supérieure de la panne faîtière
- 11 clous 3,5”/16d sur la face supérieure de chaque arbalétrier.
Un renfort horizontal (ou faux-entrait), en bois d’épaisseur 1” minimum, est fixé en applique sur les
arbalétriers, à une distance comprise entre 15 et 40 cm sous la panne faîtière. Le faux entrait est fixé sur
chaque arbalétrier par au moins 4 clous 2,5″/8d, espacés entre eux de 15 mm minimum.
Le poinçon est fixé sous la panne faîtière avec un feuillard gauge 16 minimum. Une chute de bois de 2”
est placée contre le poinçon afin d’obtenir une épaisseur suffisante pour l’assemblage. Le feuillard est
fixé par au moins 4 clous de 3,5″/16d sous la panne faîtière et 4 clous de 3,5″/16d sur le poinçon.
Panne faîtière
Arbalétrier
(chevron)
Feuillard
Faux-entrait
Poinçon (aiguille)
Figure 6.5.11.4.2- 2_Schéma d'assemblage au faîtage avec panne faitière
6.4.7.3.6.
Assemblage des arbalétriers et de l’entrait
120
629
Assemblage par tenon et mortaise chevillés avec embrèvement et feuillard métallique
L’arbalétrier est fixé sur l’entrait par tenon et mortaise chevillés, avec un embrèvement en about avant.
La longueur de butée après l’embrèvement doit être au minimum égale au double de la largeur de
l’entrait. Ce type d’assemblage doit être réalisé à une distance minimale de 5cm par rapport à un autre
assemblage. Cet assemblage ne peut être réalisé qu’avec des bois de catégorie A ou B. Il peut également
être mis en œuvre pour assembler les contrefiches à l’entrait.
En zone de pression de vent P2 et P3, il est recommandé de renforcer l’assemblage par tenon et
mortaise chevillés avec un feuillard gauge 16 minimum. La fixation du feuillard se fait par :
- Au moins 3 clous 2,5″ (8d) sur la face supérieure de l’arbalétrier
- Au moins 3 clous 2,5″ (8d) sous l’entrait
Arbalétrier
(chevron)
L = 5 cm
minimum
L
Embrèvement et
mortaise
Cheville en
bois dur
tenon
Assemblag
e entrait
sur lisse
haute
Entrait
(poutre traverse)
Assemblage
arbalétrier sur
entrait
Figure 6.5.11.4.3- 1_Schéma d'assemblage des arbalétriers sur l'entrait par tenon et mortaise
Assemblage par plaque(s) en gousset
L’arbalétrier et l’entrait sont assemblés par deux plaques en gousset d’épaisseur 1/2”.
La fixation se fait par au moins 24 clous 2,5”/8d sur l’arbalétrier et au moins 23 clous 2,5”/8d sur
l’entrait. Les clous sont répartis en quinconce de part et d’autre.
Arbalétrier
(chevron)
Plaques
en gousset
Entrait
(poutre traverse)
Figure 6.5.11.4.3- 2_Schéma d'assemblage des arbalétriers sur l'entrait par plaques en gousset
6.4.7.3.7.
Assemblage du poinçon et des contrefiches avec l’entrait
Les solutions techniques proposées ci-après peuvent être combinées pour réaliser des assemblages
mixtes.
121
630
Assemblage par tenon et mortaise chevillés
Le poinçon est assemblé à l’entrait par tenon et mortaise chevillés. Cet assemblage ne peut être réalisé
qu’avec des bois de catégorie A ou B.
En zone de pression de vent P2 et P3, il est recommandé de renforcer l’assemblage par tenon et
mortaise avec un feuillard gauge 16 minimum. La fixation du feuillard se fait par :
- Au moins 3 clous 2,5″/8d sur chaque côté du poinçon
- Au moins 3 clous 2,5″/8d sous l’entrait
Les contrefiches peuvent aussi être assemblées à l’entrait par tenon et mortaise (avec ou sans
embrèvement), à condition de respecter une distance minimum de 10 cm avec l’assemblage du poinçon.
Poinçon
(aiguille)
Entrait
(poutre traverse)
Figure 6.5.11.4.4- 1_Schéma d'assemblage du poinçon sur l'entrait par tenon et mortaise
Assemblage par plaques en gousset
Le poinçon, les contrefiches et l’entrait sont juxtaposés et fixés par deux plaques jumelles en gousset
d’épaisseur 1/2”.
La fixation se fait par au moins 9 clous 2,5”/8d sur le poinçon et sur chaque contrefiche, et au moins 23
clous 2,5”/ 8d sur l’entrait. Les clous sont répartis en quinconce de part et d’autre.
Poinçon
(aiguille)
Contrefiche
Entrait
(poutre traverse)
Plaque en
gousset
Figure 6.5.11.4.4- 2_Schéma d'assemblage du poinçon et de l'entrait par plaques en gousset
122
631
6.4.7.3.8.
Assemblage des contrefiches avec les arbalétriers
Les contrefiches sont assemblées en partie basse sur l’entrait (voir solutions techniques précédentes), et
en partie haute sur les arbalétriers.
La fixation des contrefiches sur les arbalétriers peut se faire par un assemblage juxtaposé avec 2 plaques
en gousset d’épaisseur 1/2”, avec au moins 5 clous 2,5”(8d) sur la contrefiche et 4 clous 2,5”(8d) sur
l’arbalétrier
2 plaques en
gousset
Contrefiche
Arbalétrier
(chevron)
Figure 6.5.11.4.5- 1_Schéma d'assemblage des contrefiches
6.4.7.3.9.
Assemblage des coyaux sur les arbalétriers et l’entrait
Les coyaux sont fixés en partie haute sur les arbalétriers, avec au moins 1 clou 3,5” (16d). Ils sont fixés en
partie basse sur l’entrait, en enserrant la planche de protection du débord de toiture, avec au moins 1
clous 3,5” (16d).
Arbalétrier
Coyau
Planche de
protection du
débord
Entrait
(poutre traverse)
Figure 6.5.11.4.6- 1_Schéma d'assemblage des coyaux
123
632
6.5.11.5.
Spécificités des toitures à 4 pans
Pour les toitures à 4 pans dits « en croupe », les extrémités du toit sont encadrées par des arêtiers et des
chevrons de croupe formant les extrémités de croupe du toit. Le reste de la charpente est semblable à
un toit à deux pans.
Les toitures à 4 pans offrent une meilleure résistance globale face aux vents forts, car les arêtiers
permettent de contreventer les extrémités de la charpente.
Les solutions techniques développées dans ce chapitre concerne les toitures à 4 pans dont les fermes
courantes ont une portée maximale entre murs de 4,5m. Pour les portées supérieures, des éléments
complémentaires sont disponibles au chapitre 1 de la partie 2 du Code National du Bâtiment Haïtien.25
6.5.11.5.1.
Dimensionnement des éléments de la partie en croupe
La ferme de soutien de la partie en croupe (dernière ferme courante) joue un rôle prépondérant dans la
stabilité de la toiture à 4 pans. Elle doit être réalisée selon les préconisations développées pour les
fermes « Lourdes ». (voir chapitre 6.5.11.3_Dimensionnement des éléments des fermes de charpente)
Les sections des arêtiers sont établies en fonction de la zone de pression de vent considérée. Le tableau
ci- après indique les sections minimales recommandées pour les arêtiers, en fonction de la catégorie de
pression du vent 26.
Tableau 6.5.11.5.1- 1_Dimensionnement des arêtiers
Sections minimales des arêtiers en bois de catégorie D
pour les toitures à 4 pans
Catégories de pression du vent →
P1
P2
P3
Jusqu’à 3,7m
Double 2 x 4” ou 4 x 4”
ou 2 x 6”
Double 2 x 6”
Double 2 x 6”
De 3,7m à 4,5m
Double 2 x 6”
Double 2 x 8”
Double 2 x 8”
↓ Portée max des fermes
courantes
Les éléments doublés doivent être correctement assemblés entre eux pour fournir une résistance
homogène sur toute leur longueur (voir chapitre 6.4.7.3.4_Types d’assemblages de charpente )
6.5.11.5.2.
Assemblage des éléments de la partie en croupe
L’assemblage des éléments de la croupe nécessite une grande précision dans la préparation des pièces
de bois. Les extrémités hautes des arêtiers et des chevrons de croupe doivent être coupés en biais pour
s’ajuster au plus près de la ferme de soutien de la croupe.
25
Code National du Bâtiment Haïtien, partie 2, chapitre 1 « Nouveaux logements en maçonnerie », 1.5.6.9.11_
Chevrons d'arêtier ou arêtier
26
Voir chapitre 6.5.11.3_ Dimensionnement des éléments des fermes de charpente
124
633
Des recommandations et détails d’assemblage des éléments de la croupe avec des feuillards métalliques
sont décrites au chapitre 1 de la partie 2 du Code National du Bâtiment : 1.5.6.9.11 Toiture en croupe.
6.5.11.6.
Spécificités des toitures à 2 pans
Dans le cas des toitures à 2 pans, les frontons triangulaires situés en partie haute des façades sont
fortement soumis aux contraintes dynamiques. Ils doivent donc être réalisés de manière à ne pas
représenter de danger.
Pour la réalisation du fronton, la ferme située à l’extrémité est modifiée pour accueillir une structure
intermédiaire composée d’éléments de bois de section 2”x 4” minimum :
- Des éléments verticaux, fixés à 60 cm maximum à l’entraxe, ou 70 cm maximum à l’entraxe pour la
fenêtre du galata ;
- Le cas échéant, un faux-entrait (pièce horizontale) servant de linteau à la fenêtre du galata. Dans ce
cas, le poinçon de la ferme est supprimé.
Les éléments sont fixés à chaque extrémité par au moins 2 clous 3,5”(16d) plantés en diagonale sur les
éléments de la ferme. Dans le cas d’un remplissage en clissage (klisad), les éléments de la structure
intermédiaire peuvent être fixés en applique sur la ferme, côté intérieur, pour permettre le remplissage
dans l’épaisseur.
La fermeture du fronton doit être réalisée avec des matériaux et des techniques de remplissage ou
d’habillage qui n’empêchent pas la réaction ductile de l’ossature, et dont la dégradation progressive
(fusible) ne représente pas de danger. Plusieurs solutions de fermeture du fronton sont couramment
utilisées :
- L’habillage en planches de bois fixées au nu extérieur de la ferme et de la structure intermédiaire ;
- Le remplissage par un clissage avec torchis ;
- Le remplissage par une maçonnerie de pierre étranglée (planches fixées à l’intérieur) ;
- Le tressage serré de fibres (bananier, latanier, etc.).
125
634
Max.
60cm
Max.
Max.
60cm
70cm
Structure intermédiaire
Faux-entrait
(linteau de la fenêtre)
Fronton sans fenêtre
Fronton avec fenêtre
Figure 6.5.11.6- 1_Principe de réalisation de la structure intermédiaire du fronton : détails 3D
Frontons triangulaires des toitures à 2 pans : photos
Figure 6.5.11.6- 2_Frontons triangulaires des toitures à 2 pans : photos
126
635
6.5.11.7.
Spécificités des toitures à pan unique
La toiture à pan unique des pièces ajoutées au bâtiment principal est constituée de chevrons fixés :
- En partie haute, sur la lisse haute du bâtiment principal ;
- En partie basse, sur la lisse haute de la partie ajoutée.
L’assemblage des chevrons sur les lisses hautes se fait avec des feuillards vissées ou cloués. Une entaille
du chevron est recommandée pour faciliter la pose et renforcer la stabilité de l’assemblage. (Cf 0 _
Ancrage de la charpente sur la lisse haute)
La toiture à pan unique doit respecter une inclinaison minimum de 15°. Il faut noter que cette faible
inclinaison ne convient pas pour la mise en œuvre d’une couverture en fibres.
Lors de l’ajout d’une pièce sur le côté d’un bâtiment existant, il peut être nécessaire de réaliser une
différence de niveau du sol intérieur entre les deux parties du bâtiment, afin de conserver une hauteur
suffisante en bas de pente de la partie ajoutée. Ce problème peut être anticipé lors de la construction de
la première partie du bâtiment, en augmentant la hauteur sous la lisse haute.
Chevrons fixés en partie
haute à la lisse haute de
la maison initiale
Chevrons fixés en
partie basse à la lisse
haute de la partie
ajoutée
Figure 6.5.11.7- 1_Principe de mise en œuvre de la toiture à pan unique : maquette 3D
Pour les portées libres de murs de 2,50m maximum, les chevrons en bois de catégorie D peuvent être
réalisés avec des éléments de section 2x4 minimum, avec un espacement maximum entre eux de 60cm.
Ces données sont valables uniquement dans le cas ou des éléments de protection des débords de
toiture sont correctement mise en œuvre (sous-faces et rives chantournées27). Pour d’autres
configuration (portées plus importantes, sous-face des débords non-protégées, etc.), des éléments de
détermination des sections et espacements sont consultables au chapitre 1 de la partie 2 du Code
National du Bâtiment Haïtien28.
27
voir chapitres 6.5.11.12 et 6.5.11.13
Code National du Bâtiment Haïtien 2025, partie 2, chapitre 1 « Nouveaux logements en maçonnerie », 1.5.6.9.6
Chevrons
28
127
636
6.5.11.8.
Ancrage de la charpente sur la lisse haute
L’ancrage de la toiture à la lisse haute est un élément déterminant pour réduire les risques de
déformation et de soulèvement de la toiture sous la pression des vents forts.
Ce chapitre présente plusieurs techniques couramment utilisées pour l’ancrage de la charpente sur la
lisse haute, avec des assemblages juxtaposés ou à entaille fixés par des feuillards métalliques de gauge
16 minimum.
D’autres techniques d’ancrage et d’autres matériaux de connexion peuvent être mise en œuvre,
notamment des connecteurs métalliques préfabriqués, sous réserve que ces solutions offrent une
résistance suffisante en fonction de la zone sismique et cyclonique considérée.
Les éléments de charpente présentent généralement une largeur de 2”. Pour permettre aux assemblages
de reprendre les efforts avec une quantité de clous raisonnable, il est recommandé d’utiliser des clous
16d de longueur 3,5” de préférence, ou à défaut des clous 8d de longueur 2,5” ou 10d de longueur 3”.29
Il peut être nécessaire de rajouter ponctuellement une chute de bois de 2” pour avoir une épaisseur
suffisante de fixation.
La réalisation d’assemblage avec une très grande quantité de clous risque d’endommager la pièce de
bois, et ainsi de réduire considérablement ses capacités de résistance mécanique.
6.5.11.8.1
Ancrage des fermes sur la lisse haute
Ancrage de la charpente avec débords en queue de vache
Dans le cas d’une ferme avec débords de toiture en queue de vache, l’entrait est fixé sur la lisse haute
par au moins 2 clous 3,5”(16d) plantés en diagonale dans les deux pièces de bois.
Pour améliorer la stabilité et la résistance de l’assemblage, il est recommandé de réaliser une entaille à
tiers-bois de l’entrait, uniquement si le bois utilisé est de catégorie C ou supérieure.
Deux feuillards de gauge 16 minimum sont entrecroisés au plus proche autour de l’entrait et de la lisse
haute, et fixés par au moins 9 clous 3,5”(16d) répartis comme suit :
- 4 clous sur la face supérieure de l’entrait
- 5 clous 3,5” (16d) répartis sur les faces de la lisse haute
Les clous sont à répartir équitablement sur les deux feuillards.
Dans le cas où la ferme de charpente est fixée au droit d’un poteau de l’ossature des murs, les straps
d’ancrage sont enroulés à lisse haute de part et d’autre du poteau.
29 Une méthode d’ajustement du nombre de clous en fonction du calibre utilisé est proposée au chapitre 6.4.11.4_Clous et vis
128
637
Arbalétrier
2 feuillards
entourant les
pièces de bois
Lisse haute
Entrait fixé à la lisse haute par au
moins 2 clous 3,5” (16d) en
diagonale.
Entaille à tiers-bois recommandé
(bois de catégorie C minimum)
Figure 6.5.11.8.1- 1_Principe d’assemblage de l’entrait sur la lisse haute, entrait avec entaille à tiers-bois : détails 3D
Ancrage de la charpente avec débords en prolongement de la pente de toiture
Dans le cas d’une ferme avec débords dans le prolongement de la pente de toiture, l’entrait de la ferme
est placé sur la lisse haute de manière à laisser dépasser l’arbalétrier.
Pour améliorer la stabilité et la résistance de l’assemblage, il est recommandé de réaliser une entaille en
bec d’oiseau sur l’arbalétrier, de manière à avoir un appui stable sur la lisse haute. L’entaille doit avoir
une profondeur maximum équivalente à 1/4 de la section de l’arbalétrier.
a = 1/4 de L
maximum
arbalétrier
entrait
a
L
Lisse
haute
Figure 6.5.11.8.1- 2_Principe de réalisation de l’entaille en bec d’oiseau sur l’arbalétrier : détail en coupe
Deux feuillards de gauge 16 minimum sont entrecroisés au plus proche autour de la ferme et de la lisse
haute, et fixés par au moins 9 clous 3,5”(16d) répartis comme suit :
- 4 clous sur la face supérieure de l’arbalétrier
- 5 clous 3,5” (16d) répartis sur les faces de la lisse haute
Les clous sont à répartir équitablement sur les deux feuillards.
Dans le cas où la ferme de charpente est fixée au droit d’un poteau de l’ossature des murs, les straps
d’ancrage sont enroulés à lisse haute de part et d’autre du poteau.
129
638
Entrait
2 feuillards
entourant les
pièces de bois
Lisse haute
Arbalétrier fixé à la lisse haute
par au moins 2 clous 3,5” (16d)
en diagonale.
Entaille à tiers-bois recommandé
(bois de catégorie C minimum)
Figure 6.5.11.8.1- 3_Principe d’assemblage de la ferme sur la lisse haute : détails 3D
6.5.11.8.2
Ancrage des chevrons seuls sur la lisse haute
Chaque extrémité du chevron est fixée sur la lisse haute par au moins 2 clous 3,5” (16d) plantés en
diagonale. Pour améliorer la stabilité et la résistance de l’assemblage, il est recommandé de réaliser une
entaille en bec d’oiseau à chaque extrémité, équivalente à 1/4 de la section du chevron.
Deux feuillards de gauge 16 minimum sont entrecroisés au plus proche autour du chevron et de la lisse
haute, et fixés par au moins 9 clous 3,5”(16d) répartis comme suit :
- 4 clous sur la face supérieure du chevron
- 5 clous 3,5” (16d) répartis sur les faces de la lisse haute
Les clous sont à répartir équitablement sur les deux feuillards.
Dans le cas où le chevron est fixé au droit d’un poteau de l’ossature des murs, les straps d’ancrage sont
enroulés à lisse haute de part et d’autre du poteau.
Ce type de fixation convient également pour l’ancrage des arêtiers (ou chevrons d’arêtier) de la toiture à
4 pans sur la lisse haute.
130
639
6.5.11.9.
Contreventement de la charpente en bois
Le contreventement de la toiture est nécessaire pour assurer la stabilité de l’ouvrage face à la poussée
du vent et aux mouvements latéraux de manière générale.
Il est généralement réalisé par la mise en œuvre d’éléments de triangulation entre fermes, mais la pose
de plafonds en planches ou en panneaux rigides peut être une alternative pertinente.
Les toitures à 4 pans présentent un contreventement dans leur forme propre, assuré par les arêtiers.
Pour les toitures à 2 pans, le contreventement par triangulation doit être présent aux minimums aux
extrémités de la charpente. Il peut être réalisé soit :
- Par deux diagonales fixées entre le point haut de la première ferme et les extrémités basses de la
deuxième ferme, de chaque côté de la toiture. Les diagonales doivent être de section 2 x 4”
minimum ;
- Par des croix de Saint-André réalisées avec des éléments de de 1 x 4” minimum et fixées en rampant
entre les deux premières fermes, de chaque côté de la toiture.
Pour les toitures à pan unique, le contreventement par triangulation est recommandé dans le cas d’un
espacement des chevrons supérieur ou égal à 60 cm.
Dans tous les cas, un contreventement complémentaire avec des croix verticales entre les fermes
courantes est recommandé dans les zones sismiques C et D et en zone cyclonique IV, ainsi que dans le
cas des toitures avec pente égale ou supérieure à 40°.
Les éléments de contreventement doivent être fixés aux pièces de la charpente par au moins 4 clous
2,5”(8d) à chacune de leurs extrémités.
Arêtiers assurant le contreventement.
Contreventement renforcé en zone sismiques C et D ou zone
de pression de vent P2 et P3 ou pente de toiture ≥ 40°
Croix verticales entre toutes les fermes
Note : les deux éléments de chaque croix ne
sont pas cloués entre eux
Figure 6.5.11.9- 1_Principe de contreventement des toitures à 4 pans : maquettes 3D
131
640
Deux diagonales de
contreventement aux extrémités,
fixées entre les fermes.
Section minimum 2x4”
Deux croix de contreventement
aux extrémités, fixées sous les
arbalétriers. Section minimum 1x4”
Note : les deux éléments de chaque
croix ne sont pas cloués entre eux
Contreventement renforcé en zone
sismiques C et D ou zone de pression de
vent P2 et P3 ou pente de toiture ≥ 40°
Croix verticales entre toutes les
fermes
Note : les deux éléments de chaque croix
ne sont pas cloués entre eux
Figure 6.5.11.9- 2_Principes de contreventement minimum des toitures à 2 pans : maquettes 3D
132
641
6.5.11.10.
Mise en œuvre des liteaux
Les liteaux (lattes) permettent la fixation des éléments de couverture. Ils sont fixés sur les arbalétriers
(toiture à 4 pans ou 2 pans) ou sur les chevrons (toiture à pan unique).
Dans le cas d’une façade à 2 pans « dos cheval », les liteaux sont laissés en dépassement en façades
pignons pour former le débord de toiture, qui doit impérativement être protégé par des planches en
sous-face et des rives. (Cf chapitre 6.5.11.11_Sous-faces des débords de toiture)
Un dernier liteau doit impérativement être fixé en bas de chaque pan de la toiture, afin de pouvoir fixer
l’extrémité des éléments de couverture et les rives.
Dans le cas des toitures à 4 pans, des liteaux inclinés dans le sens de la pente doivent être fixés de part et
d’autre des arêtiers pour permettre la fixation des éléments de couverture sur les arêtes.
Liteaux laissés en dépassement
pour former le débord de
toiture
Fixation indispensable d’un
liteau en bas de pente
Figure 6.5.11.10- 1_Principe de mise en œuvre des liteaux (lattes) sur toiture 2 pans : maquette 3D
6.5.11.10.1
Dimensionnement des liteaux (lattes)
La section des liteaux (lattes) et leur espacement entre eux dépend du matériau de couverture choisi, de
l’espacement des fermes et des chevrons, de la zone d’emplacement dans la toiture.
Pour les petits bâtiments en rez-de-chaussée dont les portées entre fermes ou chevrons ne dépassent
pas 90cm, les liteaux en bois de catégorie D doivent être de section 2 x 2” minimum. Pour d’autres types
133
642
de toitures, de plus amples données et méthodes de détermination des sections des liteaux sont
disponibles dans le chapitre 1 de la partie 2 du Code National du bâtiment haïtien30.
Dans le cas de liteaux de section 2 x 2” fixés sur les fermes ou des chevrons espacés de 90 cm minimum,
il est recommandé de respecter les espacements suivants :
-
60 cm pour les parties courantes de la toiture
40 cm pour les débords en bas de pente (débords droits ou en « queue de vache »)
Au faîtage, un premier liteau doit être placé au plus près de la ligne de faîtage. L’espacement avec le
second liteau doit être de 40 cm maximum.
Ces espacements sont valables uniquement dans le cas ou des éléments de protection des débords de
toiture sont correctement mise en œuvre (sous-faces et rives chantournées31). En l’absence de ces
éléments, il convient de se référer aux éléments de détermination définis au chapitre 1 de la partie 2 du
Code National du Bâtiment Haïtien.
De plus, l’espacement des liteaux doit être modulé en fonction du matériau de couverture choisi. Pour
les petits éléments (nattes végétales, tuiles, etc.), les indications du fabricant doivent être
impérativement respectées.
6.5.11.10.2
Fixation des liteaux (lattes)
Les liteaux (lattes) de section 2x2” sont fixés aux arbalétriers ou aux chevrons par au moins 2 clous 3,5”
(16d). Pour des sections plus importantes, le type et le nombre de clous est à moduler pour obtenir une
fixation équivalente.
Afin d’améliorer la résistance de la fixation des liteaux dans les catégories de pression P2 et P332, il est
recommandé de compléter l’assemblage par un feuillard de gauge 16 minimum, ou par l’enroulement de
fils à ligature gauge 16 minimum.
6.5.11.11.
Sous-faces des débords de toiture
Les débords de toiture présentent de nombreux avantages mais sont fortement soumis à l’arrachement.
Leur conception doit donc inclure des stratégies de protection et de renforcement des éléments en
débord, avec en particulier la fixation de planches en sous-face qui permettent :
- D’améliorer fortement la résistance au vent, en réduisant les risques de pénétration du vent et de
soulèvement du bas de la toiture ;
- De contreventer latéralement les débords de toiture, et d’améliorer la stabilité globale de la
charpente ;
- De protéger la charpente des éclaboussures causées par la pluie poussée par le vent ;
- D’améliorer le confort thermique en limitant le transfert de chaleur vers les combles et vers l’espace
intérieur.
30
Code National du Bâtiment Haïtien 2025 – Partie 2, chapitre 1 « Nouveaux logements en maçonnerie »,
1.5.6.9.5_ Lattes et raccords de lattes
31
voir chapitres 6.5.11.12 et 6.5.11.13
32
Voir chapitre 6.5.11.3. Dimensionnement des éléments des fermes de charpente
134
643
6.5.11.11.1.
Débords en façade pignon (toiture à 2 pans ou à pan unique)
Dans le cas d’une toiture à 2 pans ou à pan unique, les débords de toiture aux extrémités sont formés
grâce au dépassement des liteaux (lattes). Des planches de protection, en bois de catégorie C minimum,
sont fixées sous chaque liteau avec au moins 2 clous 2,5”(8d) par largeur de planche
Liteaux (lattes) fixés sur les
arbalétriers (chevrons)
Ferme en fronton
Planches fixées sous les
liteaux (lattes)
Figure 6.5.11.11.1- 1_Principe de mise en œuvre des planches sous les débords de la façade à pignon (toiture à 2 pans) :
schéma 3D
6.5.11.11.2.
Débords latéraux dans le sens de la pente
Pour les débords de toiture latéraux, les planches en sous-face peuvent être fixées sous les
dépassements des arbalétriers ou des chevrons. Dans ce cas, la sous-face a la même inclinaison que la
toiture.
Les planches sont fixées à chaque arbalétrier ou chevron par au moins 2 clous 2,5”(8d) par largeur de
planche. L’appareillage en quinconce des planches offre une meilleure résistance globale à la sous-face.
Arbalétrier
(chevron)
Planches fixées sous les
arbalétriers ou les chevrons
Figure 6.5.11.11.2- 1_Principe de mise en œuvre des planches en sous-face des débords latéraux, dans le sens de la
pente : détail 3D
135
644
6.5.11.11.3.
Débords latéraux en « queue de vache »
Les débords en queue de vache permettent de réaliser une cassure en bas de pente de la toiture, et ainsi
de diminuer les forces exercées par le vent. Ce type de débord permet, avec une même distance
horizontale depuis le nu du mur extérieur, d’éloigner plus efficacement l’eau de pluie.
L’entrait est fixé sur la lisse haute avec un dépassement suffisant pour former le débord. Les coyaux sont
fixés sur l’entrait et sur les arbalétriers, avec une inclinaison minimum de 15°.
Les planches de sous-face sont fixées horizontalement sous l’entrait par au moins 2 clous 2,5”(8d) par
largeur de planche. L’appareillage en quinconce des planches offre une meilleure résistance globale à la
sous-face.
Verticalement, les interstices entre la lisse haute et les entraits des fermes sont fermés par des planches
de finition fixées en applique sur la lisse haute.
Toiture à 2 pans
Toiture à 4 pans
Figure 6.5.11.11.3- 1_Débords de toiture en « queue de vache » : maquette 3D et photo
coyau
Arbalétrier
(chevron)
Planches en
sous-face
Lisse haute
Entrait (poutre
traverse)
Planche de fermeture
en façade
Figure 6.5.11.11.3- 2_Principe de mise en œuvre des débords en « queue de vache » : schéma en coupe
136
645
Coyau
Planches en
sous-face
Arbalétrier
(chevron)
Lisse haute
Planche de finition pour
fermer les interstices
Entrait (poutre
traverse)
Figure 6.5.11.11.3- 3_Principe de mise en œuvre des débords en « queue de vache » : schéma en 3D
6.5.11.12.
Rives et flèches chantournées
Les rives chantournées (ou « découpées »), fréquemment observées dans les maisons vernaculaires, ont
une fonction esthétique et technique : les découpes permettent en effet de diminuer la pression du vent
aux extrémités des débords de toiture. L’efficacité de ces éléments augmente lorsque les découpes sont
variées et nombreuses.
Les rives sont généralement réalisées :
- Avec des planches de bois (catégorie C minimum) fixées sous les matériaux de couverture ;
- Avec des feuilles de tôle plate, dirigée vers le haut et fixées en appui contre le matériau de
couverture.
Pour les façades latérales, les rives sont fixées aux extrémités des éléments formant le débord de toiture
(arbalétrier, entrait ou chevrons), en ménageant un léger débordement du matériau de couverture pour
permettre l’écoulement des eaux pluviales.
Pour les façades pignons (2 pans, pan unique), un liteau doit être fixé sur l’extrémité des liteaux (lattes)
de la couverture, de manière à créer un support de fixation pour l’élément en rive. Les rives en pignon
sont fixées de manière à limiter l’intrusion du vent sous les matériaux de couverture.
137
646
Pour les toitures à 2 pans, la fixation d’une flèche chantournée en bois ou en tôle au point haut de
l’extrémité de la toiture permet de réduire la force d’arrachement exercée par le vent sur les éléments
de couverture de la ligne de faîtage.
Rives, flèche et imposte en bois
Rives et flèche en métal
Figure 6.5.11.12- 1_Rives et flèches chantournées : photos
138
647
6.5.12.
6.5.12.1.
Charpente de la galerie
Plafonnement de la galerie sous la toiture principale
Le plafonnement de la galerie est indispensable lorsque celle-ci est aménagée sous la toiture principale.
Cette solution, très courante dans l’architecture vernaculaire, offre une meilleure résistance aux vents
que la galerie en casquette.
Le plafond de la galerie est réalisé par la fixation transversale de solives (petites poutres), dimensionnées
et espacées de manière à pouvoir supporter le poids du stockage dans le galata.
Il est recommandé d’utiliser des solives de section 2x3” (bois de catégorie A et B) ou 2x4” (bois de
catégorie C et D), espacées de 90cm maximum.
Les solives peuvent être fixées sur la lisse haute par :
- Par un assemblage à tiers-bois : les solives sont placées sur les lisses hautes et fixées par au moins 2
clous 3,5”(16d) à chaque extrémité
- Par un assemblage juxtaposé : les solives sont placées entre les lisses hautes et fixées par au moins 2
clous 3,5”(16d) en oblique à chaque extrémité
Le plafond est fermé par des planches en bois d’épaisseur 1” minimum, fixés en quinconce sur les
solives. D’autres matériaux peuvent être utilisés pour le plafonnement (contreplaqué, panneaux rigides
agglomérés, etc.), sous réserve qu’ils puissent supporter la charge de stockage du galata.
Solives
Planches de bois
Figure 6.5.12.1- 1_Plafonnement de la galerie sous la toiture principale : photo
139
648
6.5.12.2.
Galerie en casquette avec charpente détachée de la toiture principale
6.5.12.2.1.
Charpente de la galerie en casquette
La charpente de la galerie « en casquette », détachée de la charpente de la toiture principale, doit avoir
une pente de 15° minimum. Elle est constituée de :
-
Une poutre en haut de pente, de section 2”x3” (bois de catégorie A et B) ou 2”x4” (bois de catégorie
C et D). Des cales triangulaires sont fixées aux poteaux de façade et servent de support à la poutre.
Les cales sont fixées sur chaque poteau de façade par au moins 2 clous 3,5”(16d).
La poutre haute de la galerie est placée sur les cales, et fixées à celles-ci par au moins 2 clous
3,5”(16d) plantés en diagonale.
Un feuillard de gauge 16 minimum assure la fixation de l’ensemble avec au moins :
o 3 clous 3,5”(16d) sur la poutre
o 2 clous 3,5”(16d) sur la cale
o 3 clous 3,5”(16d) sur le poteau de façade
-
Une poutre en bas de pente, 3”x3” (bois de catégorie A et B) ou 4”x4” (bois de catégorie C et D). La
poutre basse est fixée sur chaque poteau de la galerie par un feuillard gauge 16 minimum, avec
moins 2 clous 3,5”(16d) sur la face horizontale de la poutre, et au moins 3 clous 3,5” (16d) sur
chacune des faces du poteau.
-
Des chevrons de section 2”x3” (bois de catégorie A et B) ou 2”x4” (bois de catégorie C et D), fixés aux
poutres haute et basse selon les mêmes dispositions techniques que pour les toitures à pan unique.
(Cf chapitre 6.5.11.5_Ancrage des chevrons sur la lisse haute)
-
Des liteaux (lattes) permettant la fixation des éléments de couverture, et fixés sur les chevrons. Les
recommandations de section, d’espacement et de pose des liteaux sont spécifiées au chapitre
6.5.11.10_Mise en œuvre des liteaux.
Poutre haute fixée
en applique sur la
façade
Chevron
s
Liteaux
(lattes)
Poutre basse
Figure 6.5.12.2.1- 1_Principe de mise en œuvre de la charpente de la galerie en casquette : maquette 3D
140
649
Fixation de l’ensemble
avec un feuillard
métallique
Cale bois triangulaire
formant support pour la
poutre.
Poutre en haut de
pente de la toiture
de la galerie en
casquette
Figure 6.5.12.2.1- 2_Mise en œuvre de la poutre haut support de la galerie en casquette : détail 3D
6.5.12.2.2.
Eléments de protection de la galerie en casquette
La galerie en casquette est très fragile vis-à-vis des vents forts. En cas de cyclone, l’arrachement de la
couverture de la galerie représente un grand danger pour le bâtiment, l’environnement et les vies
humaines, en particulier dans le cas d’une toiture en feuilles de tôle propulsée à grande vitesse par le
vent. Par conséquent, la construction d’une galerie en caquette doit obligatoirement intégrer des
solutions de protection pour limiter la prise au vent. Plusieurs solutions sont envisageables et
combinables :
-
Préférer une couverture en petits éléments plus lourds que la tôle et moins sensibles à
l’arrachement (tuiles), ou non dangereux en cas d’arrachement (chaume de fibres) ;
Réaliser un plafonnement en planches ou en contreplaqué, fixé sous les chevrons ;
Fixer des rives chantournées sur les côtés et en bas de pente.
Rives chantournées
Plafonnement sous
les chevrons
Figure 6.5.12.2.2- 1_Solutions de protection contre l’arrachement de galerie en casquette : maquette 3D
141
650
6.5.12.2.3.
Mise en œuvre d’un larmier
La jonction de la galerie en casquette sur la façade du bâtiment doit être traitée de manière à éviter les
infiltrations et la stagnation d’eau. L’application d’un joint d’étanchéité est recommandée, et doit être
renouvelée chaque année.
La mise en œuvre d’un larmier fixé en haut de pente permet de diriger efficacement l’eau de pluie du
fronton triangulaire vers la couverture de la galerie. Le larmier doit être réalisé avec un matériau étanche
et pliable.
Il est recommandé de réaliser un larmier avec une feuille de tôle plate galvanisée de gauge 24 minimum.
La feuille de tôle du larmier est pliée selon l’angle d’inclinaison de la toiture de la galerie.
La partie verticale, d’une hauteur de 10 cm minimum, est fixée sur chaque élément de la structure du
fronton (le cas échéant, par-dessus les planches d’habillage) avec au moins 2 clous 2,5” (8d).
La distance de recouvrement du larmier sur la couverture de la galerie doit être de 5 cm minimum. Dans
le cas d’une couverture de la galerie en tôle, il est recommandé de fixer la partie inclinée du larmier pardessus la tôle, sur le premier liteau (latte), avec un point de fixation tous les 50 cm.
Fronton avec
habillage en planches
Larmier en tôle
plate galvanisée
Couverture de la
galerie en casquette
Figure 6.5.12.2.3- 1_Principe de mise en œuvre d’un larmier en haut de pente de la galerie en casquette : maquette 3D
6.5.12.3.
Frises d’impostes chantournées
Dans la construction vernaculaire, les parties hautes des galeries présentent des frises d’impostes
chantournées, dont les motifs plus ou moins ouvragés démontrent la grande attention esthétique
apportée à la façade d’accueil. Ces éléments contribuent à contreventer la partie haute de la galerie, et à
réduire la force du vent qui s’engouffre dans cet espace.
142
651
Figure 6.5.12.3- 1_Frises d’imposte de la galerie : photos
6.5.13.
Couverture
La couverture désigne l'agencement de matériaux recouvrant un bâtiment pour le protéger des
intempéries. La couverture permet de protéger l’intérieur du bâtiment des éléments extérieurs (vents,
pluies, froid, chaud, poussière, bruits, etc.) et, grâce aux débords de toiture, de protéger les murs
extérieurs et la périphérie du bâtiment de la pluie.
Les principales propriétés recherchées pour la couverture sont l'étanchéité, l'esthétique, la légèreté, la
résistance mécanique (à l’arrachement principalement) et la capacité à faciliter l’écoulement des eaux
pluviales.
En zone cyclonique, la charpente et la couverture sont soumises à des contraintes d’arrachement et de
déplacement importantes. Par ailleurs, la couverture est soumise à des contraintes de surcharge,
d’impacts ponctuels et à l’usure naturelle. La qualité de la fixation des éléments de couverture est
déterminante pour assurer l’étanchéité et la résistance mécanique.
En Haïti, les couvertures des toitures en pente les plus courantes sont :
-
Les couvertures en fibres végétales, solution la plus économique utilisant des ressources locales
renouvelables ;
-
Les couvertures en tôle ondulée ou en bac acier galvanisé (tôle trapèze), qui ont progressivement
remplacé les couvertures en fibres végétales. Il faut noter la qualité décroissante des tôles et bacs
aciers disponibles sur le marché haïtien ;
-
Les couvertures en tuiles de terre cuite ou de mortier de ciment.
D’autres matériaux de couverture peuvent être mis en œuvre (plaques de bitume, polycarbonate, etc.),
sous réserve qu’ils fournissent répondent aux critères qualitatifs et aux exigences de résistance et de
durabilité.
Les couvertures en petits éléments (fibres, tuiles) sont recommandées pour les toitures présentant une
forte prise au vent, comme les toitures des galeries détachées ou pour les bâtiments construits proches
de la mer. En cas de cyclone, les petits éléments dissipent efficacement l’énergie par frottements, et ils
peuvent être endommagés ou arrachés progressivement, sans causer de dommages à la structure
porteuse du bâtiment, et sans représenter de danger pour les habitant.es et les alentours.
143
652
Post-catastrophe, les éléments endommagés de la couverture sont réparables rapidement avec peu de
moyens.
6.5.13.1.
Couverture en panneaux métalliques
La majorité des couvertures des toitures en pente est aujourd’hui réalisé avec des panneaux
métalliques proposés sous deux formes :
-
Des feuilles de tôles ondulées galvanisées, forme la plus courante sur le marché haïtien ;
Des bacs acier galvanisés, appelés « tôles trapèzes », présentant un profil trapézoïdal.
L’épaisseur et la qualité de la galvanisation sont des facteurs essentiels de la durabilité des couvertures
en panneaux métalliques. Au fil des années, les tôles ondulées et trapèzes disponibles sur le marché
haïtien perdent en qualité. Une grande vigilance est nécessaire lors de la sélection des panneaux de
couverture.
Contrairement aux couvertures en petits éléments (fibres, tuiles), les couvertures en tôles doivent être
mises en œuvre et entretenues de manière à éviter absolument l’arrachement et le déchirement. En cas
de vent fort ou de cyclone, la projection à grande vitesse d’un élément en tôle représente un grand
danger pour les vies humaines, pour les bâtiments, et pour les alentours.
Les panneaux métalliques de couverture doivent être de gauge 24 minimum (soit une épaisseur
minimale de 0,614 mm). Les panneaux d’épaisseurs inférieures sont peu durables, et non recommandées
pour les contextes ultramarins (embruns et corrosion) et en zone sismique et cyclonique.
La toiture principale du bâtiment doit avoir une inclinaison comprise entre 25° et 30° (46% à 57%).
L’inclinaison peut être réduite jusqu’à 15° (26%) pour les toitures secondaires des agrandissements, pour
les galeries en casquette et pour les débords de toiture en « queue de vache ».
Les panneaux sont fixés sur les liteaux (lattes), dont les spécificités de dimensionnement et
d’espacement sont indiquées au chapitre 6.5.11.10_Mise en œuvre des liteaux.
Les panneaux sont fixés à partir du bas de pente en direction du faîtage, superposées dans le sens
opposé à la direction des vents dominants. Il est recommandé d’éviter d’utiliser des petites chutes de
tôles et de préférer autant que possible la pose de panneaux complets.
Les distances de recouvrement recommandées entre les panneaux sont :
- Au moins 20 cm dans le sens de la pente ;
- Au moins 15 cm dans le sens horizontal (deux ondes complètes pour les tôles ondulées).
Pour la fixation, il est recommandé d’utiliser :
- Des clous pour tôle 8d minimum (longueur de 2,5”, diamètre minimum de 0,128”, diamètre
minimum de tête de 0,375”), ou vis pour tôle équivalentes, pour une fixation sur des liteaux
d’épaisseur 2” et plus ;
- Des vis pour tôle de diamètre 0,128” minimum pour la fixation sur des liteaux d’épaisseur comprise
entre 1” et 2” ;
La fixation des panneaux métalliques de couverture se fait sur l’onde convexe (partie la plus haute), au
moins :
144
653
-
-
Toutes les ondes au niveau du faîtage, en bas de pente, sur les débords de toiture, dans les angles,
chaque recouvrement horizontal et pour l’ensemble de la toiture dans le cas de liteaux de section
1”x4” ;
Toutes les deux ondes pour le reste de la couverture dans le cas de liteaux de section 2”x2” et
supérieur ;
De plus amples recommandations et spécificités concernant la fixation des panneaux métalliques de
couverture sont disponible au chapitre 1 de la partie 2 du Code Nationale du Bâtiment Haïtien.33
Fixation sur chaque onde au niveau
du recouvrement horizontal
Fixation toutes les deux ondes pour
les parties courantes
Figure 6.5.13.1- 1_Principe de fixation des tôles ondulées : schéma en coupe
6.5.13.2.
Couverture en fibres végétales
Les couvertures en fibres végétales permettent de valoriser les fibres présentes localement, dans un
souci d’économie et de facilité d’accès à la ressource.
Selon les localités, ces toitures sont réalisées en feuilles de palmier, de latanier, de bananier, en chaume
de vétiver, etc. La technique de mise en œuvre des nappes (ou bottes) est spécifique au matériau utilisé,
et bien connue des artisan.es locaux.
Pour permettre un écoulement efficace de l’eau de pluie, la toiture avec couverture en fibres végétales
doit avoir une pente égale ou supérieure à 40° (83%). La charpente doit être correctement contreventée
en conséquence. (Cf chapitre 6.5.11.9_Contreventement de la charpente en bois)
La qualité des fibres et de la réalisation des nappes de tressage est un facteur essentiel pour la durabilité
de la couverture. Pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie et éviter les infiltrations d’eau, les nappes
sont fixées à partir du bas de pente en lits successifs serrés, de manière à constituer un complexe de
petits sillons continus qui dirigent l’eau vers l’extérieur. Les arêtiers des toitures à 4 pans doivent être
réalisées avec la plus grande attention.
En fonction de la longueur des fibres et de l’épaisseur des nattes, les liteaux (lattes) sont espacés tous les
20 à 60 cm. Les nappes sont à fixées sur les liteaux soit avec des cordes végétales solides, soit avec du fil
à ligaturer de gauge 16 minimum.
33
Partie 2, chapitre 1 « Nouveaux logements en maçonnerie », 1.5.6.9.3_ Panneaux de toiture ondulés (CGI)
145
654
Il est possible de protéger de l’arrachement les éléments sensibles de la couverture (débords de toiture,
etc.) en fixant des mailles souples ou filets. Cette solution peut aussi être mise en œuvre
temporairement en cas d’annonce de cyclone.
Pose des nappes en chaume de vétiver
Détail d’accroche des nappes en feuilles de latanier
Figure 6.5.13.2- 1_Mise en œuvre des couvertures en fibres végétales : photos
6.5.13.3.
Couverture en tuiles
Les couvertures en tuiles présentent plusieurs avantages en zone cyclonique :
- Les tuiles étant de petits éléments superposés pour former l’étanchéité de la couverture, elles
dissipent efficacement l’énergie dynamique par la multitude de frottements ;
- L’emboitement des tuiles, induit par leur forme, permet de limiter les risques d’arrachement ;
- L’endommagement ou l’arrachement d’une ou plusieurs tuiles ne représente pas un danger
important pour le bâtiment et les personnes ;
- Le remplacement des tuiles endommagées est facilement réalisable. Lors de l’achat des tuiles, il est
recommandé de prévoir une marge d’au moins une dizaine de tuiles de remplacement pour faciliter
l’entretien de la couverture.
La couverture en tuiles étant plus lourde qu’une couverture en panneaux métalliques, il est nécessaire
de s’assurer que la charpente est suffisamment dimensionnée pour supporter le poids de ce type de
couverture34. Les fermes de la charpente doivent respecter un espacement maximum de 90cm à
l’entraxe.
Les tuiles aujourd’hui disponibles sur le marché haïtien sont majoritairement à emboitement. Dans le
sens horizontal, les tuiles s’emboitent les unes aux autres avec une largeur de recouvrement propre à
leur forme. Les tuiles courantes sont posées en colonnes rectilignes et complètes dans le sens de la
pente, en partant du bas de pente vers le faîtage.
34 Les solutions techniques et dimensionnements développés aux chapitres 6.5.11_Charpente de la toiture et Erreur ! Source du r
envoi introuvable._ Charpente de la galerie sont adaptés au poids des toitures en tuiles de terre cuite et de mortier de ciment
vibré.
146
655
L’espacement des liteaux (lattes) dépend des dimensions des tuiles utilisées et du recouvrement
recommandé par le fabricant. De manière générale, la longueur de recouvrement dans le sens de la
pente entre deux tuiles courantes est de 10 cm minimum.
Les tuiles faîtières et d’arêtiers sont posées en chevauchement progressif ou double, avec un
recouvrement minimum de 5 cm.
Les tuiles sont fixées aux liteaux en fonction de leur forme et destination :
- Pour les tuiles courantes avec tenon de fixation, utiliser un fil à ligaturer de gauge 16 minimum pour
fixer chaque tuile. Le fil à ligature est inséré dans le trou du tenon, enroulé autour du liteau, puis fixé
par torsion des brins sur une longueur de 5 cm minimum.
- Pour les tuiles avec trous de fixation pré-percés en partie haute, utiliser des vis adaptées au diamètre
du trou et à l’épaisseur du liteau (diamètre 0,128” minimum).
- Pour les tuiles faîtières et les tuiles d’arêtiers, la fixation se fait par un lit de mortier en ciment.
Pose en chevauchement double
Pose en chevauchement progressif
Figure 6.5.13.3- 1_Principe de pose des tuiles faîtières : détails
Couverture en tuiles de mortier de
ciment vibré (TMV)
Couverture en tuiles de terre cuite
©Entrepreneurs du Monde
©ATProCoM
Figure 6.5.13.3- 2_Exemples de couvertures en tuiles : photos
147
656
6.5.13.4.
Gouttières
Pour faciliter l’accès à l’eau, il est recommandé de mettre systématiquement en place des gouttières sur
chaque toiture, et un système de récupération des eaux pluviales (citerne, contenant externe type
« château d’eau », etc.).
Les éléments des gouttières peuvent être réalisées :
- Avec des éléments préfabriqués en aluminium assemblés selon les recommandations du fabricant ;
- Avec des éléments en PVC épais de type SCH 40 minimum, assemblés avec de la colle PVC et du
mastic silicone adapté ;
- Avec des éléments fabriqués artisanalement en tôle galvanisée et assemblés par rivetage et soudure
à l’étain.
Les gouttières peuvent avoir différents profils : demi-cercle, carré, trapèze ou corniche. Dans tous les cas,
la largeur et la profondeur de la gouttière doit être suffisante pour collecter et évacuer rapidement le
volume d’eau arrivant de la toiture. Il est recommandé une largeur et une profondeur de 10 cm
minimum.
La pente en direction des conduits de descente doit être de 1cm par mètre (1%) minimum.
Les toitures doivent comporter :
- Au moins une descente par pan pour les toitures à 2 pans et à pan unique
- Au moins 2 descentes pour les toitures à 4 pans.
Les gouttières sont fixées en bas de la pente de toiture au moyen d’étriers ou de crochets en aluminium
ou en acier galvanisé, adaptés à la forme de gouttière choisie. Les accroches sont fixées aux extrémités
des fermes et chevrons de la charpente, et sur le dernier liteau (latte) en bas de pente, en avant des rives
chantournées. Les accroches sont espacées de 50 cm maximum.
148
657
6.6. Entretien des bâtiments en ossature bois
Les recommandations suivantes présentent des règles minimales d’entretien de petits bâtiments en
ossature bois à usage résidentiel, tertiaire, privé ou public, neuf ou existant. Ces règles permettent
d’assurer la durabilité (allongement de la durée de vie utile), la sécurité, la salubrité, la tenue au feu (à
aborder de manière spécifique), la performance structurelle et environnementale des bâtiments.
6.6.1. Principes généraux
L’entretien des petits bâtiments à ossature bois s’anticipe dès la conception de ceux-ci, avec le moins
d’exposition possible des éléments structurels en bois aux intempéries, à la pluie battante et à l’humidité
stagnante. L’entretien est également facilité par le choix raisonné d’essences de bois selon la classe
d’emploi et leur positionnement approprié dans les différentes parties de la construction. Selon les cas,
un traitement additionnel de préservation des éléments en bois peut être réalisé.
Afin de permettre un entretien régulier, l’architecture doit permettre d’observer visuellement l’évolution
des pièces de bois, et d’envisager le cas échéant leur remplacement sans altérer l’intégrité de
l’ossature.35
6.6.2. Responsabilité d’entretien
Il est de la responsabilité du maître d’œuvre d’éditer un manuel d’usage (mode d’emploi, carnet
d’entretien) à destination des utilisateur·rices du bâtiment, indiquant les mesures appropriées en termes
de mesures quotidiennes et ponctuelles.
La responsabilité de l’entretien incombe aux propriétaires, qui doivent veiller à l’application des mesures
d’entretien préconisées, à intervalles réguliers et prédéfinis.
Il est recommandé de tenir à jour le carnet d’entretien afin de consigner les veilles et actions réalisées,
ainsi que les dates auxquelles elles ont eu lieu et les échéances à prévoir.
6.6.3. Qualité de la ventilation du bâtiment
Le bâtiment doit être équipé d’ouvertures suffisantes pour ventiler et aérer quotidiennement de
manière naturelle afin d’éliminer l’humidité et conserver une bonne qualité de l’air intérieur
En cas d’installation d’une ventilation mécanique ou d’une climatisation, s’assurer que ces équipements
ne génèrent pas des points ou lieu de condensation permettant à l’eau ou à l’humidité de s’accumuler au
pieds des éléments de structures ou derrière les parois en bois. Ces équipements sont à inspecter de
manière annuelle.
Si bouches d’aération installées, elles doivent être nettoyées tous les 6 mois.
35 Ces sujets sont développés en détail au chapitre 6.4.8_ Bois d’œuvre
149
658
6.6.4. Entretien du bâtiment
6.6.4.1. Inspection périodique de la structure
Une veille quotidienne doit être réalisée par les occupant.es du bâtiment, et toute détérioration doit
être signalée sans délai et faire l’objet d’un diagnostic par un·e professionnel·le qualifié·e en construction
en ossature bois (contremaître, chef·fe de chantier, ingénieur·e ou architecte)
Une inspection visuelle de l’ossature doit être réalisée par un.e professionnel.le au moins tous les 2 ans.
Toute déformation, fissure, attaque biologique (insectes, champignons) ou infiltration doit être notée et
traitée sans délai.
Dans les zones à forte humidité ou à fort risque de prolifération des termites, des inspections chaque 6
mois doivent être réalisées. La désinfection des sols et des abords du bâtiment doit être réalisée au
moins une fois par an.
Les fixations (clous, vis, feuillards et connecteurs métalliques, fil à ligaturer, etc.) doivent être contrôlées
au minimum tous les 3 ans, et remplacées si oxydées.
6.6.4.2. Entretien des éléments structurels
Les éléments structurels exposés à la pluie et à l’humidité peuvent être protégés par :
-
Des dispositions architecturales (couverture, débords de toiture, soubassement, etc.) ;
Des habillages (bardage en planches, etc.) ;
Des traitements additionnels de préservation ;
Des traitements de surface hydrofuges et perspirants (laits de chaux, lasures et peintures adaptées).
Ces dispositifs de protection doivent faire l’objet d’une veille fréquente et être correctement entretenus.
Dans le cas où l’inspection révèle un endommagement important des éléments de bois, ceux-ci doivent
être remplacés sans délai.
Pour le remplacement des éléments porteurs des murs (poteaux, lisses, etc.), un étayage temporaire doit
être réalisé. Pour le remplacement d’éléments de charpente, les éléments de couvertures doivent être
retirés et remplacés après travaux.
Les éléments de bois limitrophes des parties remplacées doivent systématiquement faire l’objet d’un
traitement additionnel de préservation.
6.6.4.3. Renouvellement des traitements additionnels
Lorsqu’il est nécessaire, le traitement additionnel de préservation des éléments en bois doit être
renouvelé selon les préconisations habituelles.
L'utilisation de produits et recettes traditionnelles non nocives pour la santé et l’environnement sont à
utiliser en priorité, et à renouveler au minimum chaque année en période sèche.
Le traitement insecticide et fongicide par produits chimiques tels que le Zincomat doit être renouvelé
tous les 5 à 10 ans, selon les classes d’emploi (cf. norme EN 335).
Pour rappel, seuls les produits certifiés et ayant prouvé leur efficacité sont recommandés.
150
659
6.6.4.4. Entretien des habillages et enduits des murs
Les habillages en planches de bois (bardages) doivent être entretenus tous les 3 à 7 ans, selon
l’exposition et le type de traitement de surface appliqué.
Les enduits appliqués en finition extérieure des murs doivent être contrôlés annuellement. Toute
fissuration doit être réparée sans délai, en utilisant les matériaux et techniques similaires à l’enduit
initial.
Les laits de chaux appliqués sur les murs doivent être renouvelés chaque année en période sèche.
6.6.4.5. Entretien de la toiture
Les matériaux de couverture doivent faire l’objet d’une veille au moins deux fois par an, et doivent être
inspectés après chaque évènement important (tempête, cyclone, séisme, etc.). Les éléments affaiblis par
la corrosion ou présentant des infiltrations doivent être remplacés sans délai.
Les gouttières, entonnoirs et conduits d’évacuation doivent être dégagés au moins deux fois par an.
6.6.5. Traitement des abords du bâtiment
Le traitement des abords extérieur d’un bâtiment a pour objectif de :
-
Renforcer la protection du bas des murs et des fondations contre les éventuelles infiltrations d’eau
qui, à long terme, peuvent altérer la structure du mur et fragiliser la construction ;
Canaliser et évacuer les eaux de pluie du toit et des abords le plus loin possible du bâtiment.
A proximité du bâtiment, les surfaces extérieures doivent être traitées contre la stagnation de l’eau et les
infiltrations vers le soubassement et les fondations.
Les abords extérieurs du soubassement doivent comporter un talus (terre tassée avec forme de pente)
formant une masse d’usure. Le talus devra être renouvelé régulièrement, pour assurer son rôle de
protection des murs et de drainage des eaux de pluies et de ruissellement. Un lit de gravier peut être
disposé sur le pourtour du bâtiment pour améliorer le drainage. La pente du talus conduit l’eau de
ruissellement loin du bâtiment, et vers la rigole de canalisation le cas échéant.
Pour un meilleur écoulement, un pavement (ou dallage) peut être réalisé sur le talus avec un matériau
de protection (pierres, galets, terre cuite, etc.). Ces petits éléments juxtaposés permettent d’obtenir une
surface de propreté autour du bâtiment, tout en permettant l’évaporation de l’humidité par les joints.
Il est recommandé de réaliser une rigole de canalisation à environ 1m des murs du bâtiment. Elle doit
présenter une pente d’au moins 1% et une largeur suffisante pour évacuer rapidement l’eau le plus loin
possible du bâtiment. La rigole peut être réalisée avec les mêmes matériaux que le pavement.
L’aménagement des abords du bâtiment doit être entretenu régulièrement, idéalement en période
sèche.
151
660
6.6.6. Prévention contre l’incendie et entretien des dispositifs de protection
spécifiques
La prévention au feu est fondamentale dans l’entretien des petits bâtiments à ossature bois car elle
touche directement à la sécurité des personnes et à la pérennité de la structure. Il est donc nécessaire de
mettre en place des stratégies de prévention, des inspections régulières et des actions correctives le cas
échéant.
6.6.6.1. Vérification des dispositifs de sécurité incendie
Tous les dispositifs passifs et actifs de protection contre l’incendie doivent faire l’objet d’un contrôle
annuel minimum. Cela inclut :
-
les détecteurs de fumée (test de fonctionnement tous les 6 mois),
les extincteurs portatifs (vérification annuelle par un professionnel),
les pare-feu (trappes, clapets, joints coupe-feu, etc.),
les matériaux ignifugés (revêtements, panneaux de cloisonnement, etc.).
6.6.6.2. Entretien des éléments de structure sensibles au feu
Toute modification ou réparation de l’ossature en bois doit respecter les exigences de résistance au feu
(REI) prévues lors de la conception.
Les parements intérieurs servant de pare-feu (plaques de plâtre, panneaux résistants au feu) ne doivent
pas être percés, dégradés ou retirés sans remplacement équivalent.
6.6.6.3. Évacuation et accès pompiers
Les issues de secours doivent rester dégagées et fonctionnelles. En particulier, l’accès au tableau
électrique doit rester dégagé à tout moment.
Une voie large d’au moins 3m doit permettre l’accès des véhicules de secours au plus près du bâtiment.
Pour les bâtiments collectifs, les plans d’évacuation doivent être affichés, visibles et à jour.
6.6.6.4. Risques particuliers liés à l’environnement
Le débroussaillage doit être assuré au moins deux fois par an dans un périmètre de 50 mètres autour du
bâtiment en zone boisée ou sèche.
Les stockages de bois, gaz ou carburants doivent être éloignés du bâtiment (minimum 10 mètres) et
protégés.
Dans les zones rurales ou mal desservies, une réserve d’eau doit être conservée à tout moment.
152
661
6.6.6.5. Formation et sensibilisation
Une sensibilisation des usagers aux gestes de prévention incendie est recommandée au moins tous les 2
ans, notamment dans les bâtiments scolaires, touristiques ou recevant du public. Un registre doit
consigner ces formations et vérifications.
153
662
Code National du Bâtiment d'Haïti
2025
ANNEXES
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
663
664
Table des matières
ANNEXE 1 : ACRONYMES ET SYMBOLES
ANNEXE 2 : TABLEAUX DE CONVERSION
ANNEXE 3 : CALCUL DU POURCENTAGE DE SURFACE DE MURS ET EXEMPLES
ANNEXE 4 : MAÇONNERIE ARMÉE
ANNEXE 5 : TABLEAUX ET DIAGRAMMES SUPPLÉMENTAIRES POUR LES TOITURES
LÉGÈRES
ANNEXE 6 : ELÉMENTS DE FIXATION
ANNEXE 7 : RÉFÉRENCES
ANNEXE 8 : CARTES DES RISQUES ET DES SOLS
A.8.1 Cartes des risques liés au vent
A.8.2 Cartes des risques sismiques pour les nouvelles constructions
A.8.3 Cartes des risques sismiques pour les nouvelles constructions (commentaire)
A.8.4 Cartes de risques sismiques pour l'évaluation et la modernisation (ASCE 41-17)
A.8.5 Cartes des risques d'inondation
A.8.6 Cartes des sols
ANNEXE 9 : OSSATURES BOIS - CARACTÉRISATION ET ESSAIS SISMIQUES
A.9.1 : Thèse de doctorat “Analyse de la vulnérabilité sismique des structures à ossature en bois avec
remplissage : essais expérimentaux” - modélisation numérique - calculs parasismiques”
A.9.2 : Essais sismiques sur Table vibrante - Rapport
A.9.3 : Analyse expérimentale d'un essai sur table vibrante sur une structures à ossature bois avec
remplissage en pierre et en terre.
A.9.4 :Cadre d'analyse structurelle et de conception pour une maison typique à ossature bois de
plain-pied avec remplissage en pierres et en terre.
665
ANNEXE 1 : ACRONYMES ET SYMBOLES
ACI = American Concrete Institute
AISC = American Institute of Steel Construction
ASCE = American Society of Civil Engineers
ASCE 7 = Standard for Minimum Design Loads
ASTM = American Society for Testing and Materials
AWC = American Wood Council
BC = International Building Code
CDRI = Coalition for Disaster Resilient Infrastructure
CNBH = Code National du Bâtiment d’Haïti
CNBC = Code National du Bâtiment du Canada
CNIAH = Collège National des Ingénieurs et Architectes Haïtiens
CSA = Canadian Standards Association
DAC = Document d’Application du Code
GFI = Ground Fault Interrupter
HP = Haute Pression
IBC = International Building Code
ICDA = Interrupteur de Circuit sur Défaut d'Arc
ICC = International Code Council
INFP = Institut National de la Formation Professionnelle
IRC = International Residential Code
LNBTP = Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics
MICT = Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
MTPTC = Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications
NDS = National Design Specification
NEHRP = National Earthquake Hazards Reduction Program
NFPA = National Fire Protection Association
PGA = Peak Ground Acceleration
UL = Underwriters Laboratories Inc.
USGS = United States Geological Survey
WP = Water Proof (à l'épreuve des intempéries)
Amv = net shear area, in.2 (mm2)
CL = charge combinée (combined load)
D = Charge permanente.
Di = Poids de la glace conformément au chapitre 10 de l'ASCE 7.
DL = charge permanente (dead load)
E = Effet combiné des forces sismiques horizontales et verticales, comme défini dans la section 12.4 de l'ASCE 7.
E = module d’élasticité (modulus of elasticity)
Emin = module d’élasticité minimal
F = Charge due aux fluides
Fa = Charge de crue
Fb = résistance en flexion (bending strength)
FC = résistance du béton (compressive strength)
f’c = résistance caractéristique du béton (concrete compressive strength)
f’m = specified compressive strength of clay masonry or concrete masonry
Ft = résistance en traction (tension strength)
Fv = résistance en cisaillement (shear strength)
fy = limite d’élasticité de l’acier (yield strength)
G = module de cisaillement
H = Charge due aux pressions latérales des terres, aux eaux souterraines ou matériaux en vrac
HP = Haute Pression
L = charge d’exploitation
LL = charge d’exploitation (live load)
Lr = charge utile appliquée au toit
LS = life safety
LWR = lightweight roof
666
MFI = microfinance institution
R = Charge due à la pluie
RL = charge de pluie (rain load)
RR = risk reduction
S = Charge de neige
SL = charge de neige (snow load)
T = Effets des forces d’autodéformation
V = Vitesses de vent de conception de base
Vasd = Vitesse de vent de conception admissible
VE = vertical expansion
W = Charge due à la pression du vent
Wi = Vent sur glace
WL = charge de vent (wind load)
°C = degré Celsius
° = degré (angle)
@ = espacement / à (at spacing)
± = plus ou moins
c/c = centre à centre (center to center)
Δ = variation / déplacement
eq. = équation
est. = estimé
max. = maximum
min. = minimum
No. = numéro
Ø = diamètre
po (in.) = pouce (inch)
psi = livre par pouce carré (pounds per square inch)
psf = livre par pied carré (pounds per square foot)
ref. = référence
req. = requis
typ. = typique (typical)
mph = mille par heure (miles per hour)
in. = inch
ft = pied (foot)
m = mètre
cm = centimètre
mm = millimètre
m² = mètre carré
m³ = mètre cube
kg = kilogramme
g = gramme
N = newton
kN = kilonewton
Pa = pascal
kPa = kilopascal
MPa = mégapascal
lb = livre (pound)
Ø = diamètre (diamètre conservé dans les symboles)
667
ANNEXE 2 : TABLEAUX DE CONVERSION
LONGUEUR
Pour convertir …
De…
mm [millimètre]
cm [centimètre]
m [mètre]
km [kilomètre]
in [inch, pouce]
ft [foot, pied]
yd [yard]
mile
En…
cm
m
Multiplier par …
0.1
0.001
in
ft
mm
m
0.03937
0.003281
10
0.01
in
ft
mm
cm
km
in
ft
yd
0.3937
0.032808
1000
100
0.001
39.37
3.28083
1.0936
m
ft
mile
1000
3280.83
0.6214
yd
mm
cm
m
ft
cm
m
in
yd
cm
m
1093.61
25.4
2.54
0.0254
0.08333
30.48
0.3048
12
0.33333
91.44
0.9144
in
36
ft
m
km
in
ft
yd
3
1609.344
1.6093
63360
5280
1760
668
SURFACE
Pour convertir …
De…
mm2 [millimètre carré]
cm2 [centimètre carré]
m2 [mètre carré]
km2 [kilomètre carré]
En…
cm2
m2
in2
sq ft
mm2
m2
in2
sq ft
mm2
cm2
in2
Multiplier par …
0.01
0.000001
0.00155
0.000010764
100
0.0001
0.155
0.0010764
1000000
10000
1550
sq ft
km2
yd2
m2
ha
mile2
10.76391
0.000001
1.196
1000000
100
0.3861
carreau
77.52
ha [hectare]
acre
m2
km2
acre
carreau
acre
yd2
m2
km2
sq ft
yd2
0.7752
2.471054
11959.90046
4046.8564
0.00406856
43560
4840
in2 [square inch, pouce au carré]
sq ft [square feet, pied au carré]
yd2 [square yard, yard au carré]
ml2 [square mile, mile au carré]
carreau
247.1054
10000
0.01
carreau
0.3137
mm2
cm2
645.16
6.4516
m2
sq ft
cm2
m2
in2
cm2
m2
in2
0.0006451
0.006944
929.0304
0.092903
144
8361.2736
0.83612736
1296
sq ft
km2
acre
carreau
9
2.59
640
3097600.00
m2
km2
acre
ha
669
12900
0.0129
3.19
1.29
VOLUME
Pour convertir …
De…
cm3 [centimètre cube]
dm3 [décimètre cube]
En…
dm3
ml
cl
l
in3
US fl oz
fl oz
cm3
m3
ml
cl
Multiplier par …
0.001
1
0.1
0.001
0.061024
0.033814
0.035195
1000
0.001
1000
100
l
in3
US fl oz
US pt
fl oz
pt
dm3
hl
l
in3
ft3
US fl oz
1
61.0238
33.814
2.1134
35.195
1.7598
1000
10
1000
61023.759
35.31466
33814.0222
US pt
2113.3763
US gal
fl oz
pt
gal
cm3
dm3
ml
l
in3
US fl oz
fl oz
264.172037
35195.0085
1759.7504
219.9688
10
0.01
10
0.01
0.610238
0.33814
0.35195
cm3
dm3
m3
cl
in3
ft3
US fl oz
US pt
US gal
fl oz
pt
gal
1000
1
0.001
100
61.0238
0.35315
33.81402
2.11338
0.26417
35.19501
1.75975
0.21997
m3 [mètre cube]
cl [centilitre]
l [litre]
670
VOLUME
Pour convertir
…
De…
hl [hectolitre]
in3 [cu inch]
ft3 [cu foot]
US fl oz [fluid ounce] [USA]
fl oz [imperial fluid ounce]
En…
m3
l
in3
ft3
US fl oz
US pt
US gal
fl oz
pt
gal
cm3
Multiplier par …
0.1
100
6102.376
35.31466
3381.402
211.338
26.417
3519.501
175.975
21.997
16.38706
cl
l
ft3
US fl oz
US pt
fl oz
pt
m3
l
hl
in3
US fl oz
1.638706
0.016387
0.000579
0.554112
0.034632
0.576743
0.028837
0.028317
28.31685
0.283169
1728.0006
957.5066
US pt
59.84416
US gal
fl oz
pt
gal
cm3
cl
l
in3
ft3
US pt
fl oz
7.48052
996.6118
49.83059
6.2288
29.5735
2.95735
0.02957
1.80469
0.00104
0.0625
1.04084
pt
cm3
l
in3
ft3
US fl oz
US pt
pt
gal
0.05204
28.41312
0.028413
1.7339
0.001003
0.96076
0.060048
0.05
0.00625
671
VOLUME
Pour convertir
…
De…
US pt [pinte] [USA]
pt [imperial pinte]
US gal [gallon] [USA]
En…
cm3
l
in3
ft3
US fl oz
US gal
fl oz
pt
gal
cm3
l
Multiplier par …
473.1765
0.4731765
28.875
0.01671
16
0.125
16.65345
0.832673
0.104084
568.2624
0.5682624
in3
ft3
US fl oz
US pt
US gal
fl oz
gal
cm3
l
in3
ft3
US fl oz
34.6775
0.020068
19.21524
1.20095
0.15012
20
0.125
3785.412
3.785412
231
0.13368
128
US pt
fl oz
pt
gal
cm3
l
in3
ft3
US fl oz
US pt
US gal
fl oz
gal [imperial gallon]
pt
672
8
133.2276
6.6614
0.83267
4546.1
4.5461
277.42
0.16054
153.722
9.6076
1.201
160
8
MASSE
Pour convertir …
De…
mg [milligramme]
g [gramme]
kg [kilogramme]
t [tonne]
oz [ounce, once]
lb [pound, livre]
s [stone]
En…
g
mg
kg
oz
lb
g
t
oz
lb
st
kg
Multiplier par …
0.001
1000
0.001
0.0353
0.0022
1000
0.001
35.2734
2.2046
0.1575
1000
lb
st
mg
g
kg
lb
g
kg
oz
kg
oz
lb
2204.62
157.473
28350
28.35
0.02835
0.0625
453.59
0.4536
16
6.3503
224
14
673
TEMPERATURE
Egale
-20 deg C
-15 deg C
-10 deg C
-5 deg C
0 deg C
+5 deg C
+10 deg C
+15 deg C
+20 deg C
+25 deg C
+30 deg C
+35 deg C
-3.99
5.00
14.00
23.00
32.00
41.00
50.00
59.00
68.00
77.00
86.00
95.00
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
deg F
+40 deg C
+50 deg C
+100 deg C
-10 deg F
-5 deg F
0 deg F
+5 deg F
+10 deg F
+20 deg F
+40 deg F
+60 deg F
+80 deg F
104.00
122.00
212.00
-23.32
-20.54
-17.77
-14.99
-12.21
-6.66
+4.45
+15.56
+26.67
deg F
deg F
deg F
deg C
deg C
deg C
deg C
deg C
deg C
deg C
deg C
deg C
+100 deg F
+37.78
deg C
+120 deg F
+140 deg F
+160 deg F
+ 180 deg F
+200 deg F
+48.89
+60.00
+71.11
+82.22
93.33
deg C
deg C
deg C
deg C
deg C
674
PRESSION
Pour convertir …
De…
atm [atmosphère]
bar
kg/cm2 [kilogramme par
centimètre carré]
Mpa [méga pascal]
Kpa [kilo pascal]
PSI [pound per square
inch]
En…
bar
kg/cm2
PSI
MPa
KPa
atm
kg/cm2
PSI
MPa
KPa
atm
Multiplier par …
1.01325
1.0332
14.696
0.101325
101.325
0.98692
1.01971
14.504
0.1
100
0.96784
bar
PSI
MPa
KPa
atm
bar
0.98067
14.223
0.098067
98.0665
9.869232
10
kg/cm2
10.1971
PSI
KPa
atm
145.04
1000
0.009869
bar
kg/cm2
PSI
MPa
atm
bar
kg/cm2
0.01
0.010197
0.145037
0.001
0.068046
0.068947
0.070307
Mpa
0.0068948
KPa
6.89475
675
ANNEXE 3 : MÉTHODE DU POURCENTAGE DE LA SURFACE DE
MURS (PSM)
Section A.3.1 Introduction
Section A.3.2 Contexte
Historique, utilisation dans le CNBH 2012 et le manuel de renforcement.
Conseils sur l'encombrement pour l'augmentation du PSM fourni.
Section A.3.3 PSM requis pour 2025 CNBH
Déterminer les valeurs de PSM requis pour 2025 CNBH.
Exemple de valeurs PSM requises spécifiques à un projet.
676
A.3.1 Introduction
De nombreux codes nationaux de construction pour la maçonnerie chaînée utilisent le
pourcentage de surface de mur (PSM) comme mesure de la résistance latérale fournie dans un
niveau de bâtiment donné dans une direction horizontale donnée. Ce pourcentage est
généralement exprimé comme la surface totale des murs admissibles dans un niveau et une
direction (Aw), divisée par la surface brute du bâtiment (Ab), ou PSM = Aw/Ab.
La surface totale des murs, Aw, est la surface nominale des murs dans une direction pour un
niveau, et inclut donc (ce qui peut prêter à confusion) la surface des cavités à l'intérieur des
unités. Les murs qualifiés doivent répondre à des exigences minimales en matière d'éléments
de délimitation, d'ouvertures, de renforcement, de soutien latéral et vertical, etc.
L'acceptabilité est jugée en fonction du fait que le PAT fourni dans le bâtiment dépasse ou non
certaines valeurs requises calculées à l'avance. Ces valeurs varient en fonction du nombre
d'niveaux, de la sismicité, de la classe du site, etc.
Des ajustements sont apportés au CAP fourni pour tenir compte des différences entre les murs
fournis et un mur standard ou "de référence" constitué d'éléments de maçonnerie typiques de
15 cm et d'une résistance typique. Les différences concernent l'épaisseur des blocs, la surface
nette, la résistance à la compression de la maçonnerie f'm, etc. Cela permet de comparer
l'efficacité des différents murs par rapport au mur de référence.
Des valeurs PSM plus faibles sont généralement associées à des coûts de construction un peu
moins élevés et à une disposition plus "ouverte", c'est-à-dire à un moindre encombrement des
murs. Cependant, il existe une limite inférieure naturelle pour les plans d'niveau des habitations
typiques, puisque les murs doivent être espacés de moins de 4,5 m et qu'il est nécessaire
d'avoir des murs extérieurs et des cloisons intérieures.
Inversement, il existe une limite supérieure de l'espacement des murs au-delà de laquelle
l'espacement des murs devient irréaliste et les portes/fenêtres ne peuvent pas être
raisonnablement installées. Le passage à des unités plus grandes ou à une maçonnerie plus
solide peut aider, mais seulement jusqu'à un certain point.
Les bâtiments qui répondent aux critères de la méthode PSM sont résumés dans la section
1.4.1. En général, il s'agit de bâtiments d'un à trois niveaux, avec un plan d'niveau constant (pas
de retrait) et une racine en béton armé lourd ou en maçonnerie légère. Les formes
rectangulaires jusqu'aux dimensions spécifiées sont autorisées avec des dimensions restreintes
pour les découpes et les patios.
La présente annexe développe la partie II, section 1.5.4. Plus précisément, la procédure décrite
à la section 1.5.4.3 est destinée aux personnes familiarisées avec la méthode PSM. La
présente annexe fournit un contexte, une dérivation, une explication, une méthode détaillée et
un exemple.
677
A.3.2 Contexte
En Haïti, la méthode PSM a été appliquée dans deux documents antérieurs du MTPTC :
A.3.2.1 Méthode PSM dans le CNBH 2012
Code national de construction d'Haïti (CNBH 2012), Ministère des travaux publics, des
transports et des communications (MTPTC) 2012, édition de janvier 2013
Le tableau 1.8.3.5 du CNBH 2012 (fourni ci-dessous) fixe les valeurs minimales de PSM
requises pour les bâtiments d'un et deux niveaux sur des sites présentant différentes rigidités
du sol. Les valeurs apparaissent également dans le Guide de bonnes pratiques pour la
construction de bâtiments en maçonnerie confinés en Haïti, publié en 2010.
Tableau A.3.2.1-1 Tableau 1.8.3.5 du CNBH 2012
Sol
1 niveau
2 niveaux
Dur
1.5%
3.0%
Intermédiaire
2.0%
4.0%
Souple
2.5%
5.0%
Notez que les valeurs CNBH 2012 augmentent avec la flexibilité du site. Cela implique que les
accélérations sur courte période augmentent avec la flexibilité du site, ce qui est vrai pour les
tremblements de terre de faible à modéré. Cependant, pour les grands tremblements de terre,
comme prévu en Haïti, les demandes d'accélération sur courte période (et les PSM
nécessaires) ont tendance à être constantes, ou à diminuer légèrement, avec l'augmentation de
la flexibilité du site. Ceci est illustré par les facteurs d'amplification du site à courte période (Fa)
de l'ASCE 7-16, tableau 11.4-1 reproduit ci-dessous, figure A.3.2.1-1.
Les valeurs 2012 de le CNBH ne concernent que le rez-de-chaussée. Elles ne varient pas non
plus en fonction de l'accélération du tremblement de terre (par exemple Sds), et sont donc les
mêmes dans toutes les régions d'Haïti. Les valeurs pour deux niveaux sont simplement le
double des valeurs pour un seul niveau, et il n'y a pas de différence entre les bâtiments avec un
toit lourd en béton armé et ceux avec un toit léger en bois+CGI.
678
TABLE 1613.2.3(1)
VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE Faa
CLASSE DE SITE
RISQUE CARTOGRAPHIÉ CIBLÉ SÉISME MAXIMAL CONSIDÉRÉ (MCER) RÉPONSE SPECTRALE
PARAMÈTRE D'ACCÉLÉRATION À COURTE PÉRIODE
Ss ≤ 0,25
Ss = 0.50
Ss = 0.75
Ss = 1.00
Ss = 1,25
Ss ≥ 1.5
A
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
B
0.9
0.9
0.9
0.9
0.9
0.9
C
1.3
1.3
1.2
1.2
1.2
1.2
D
1.6
1.4
1.2
I.I
1.0
1.0
E
2.4
1.7
1.3
Note b
Note b
Note b
F
Note b
Note b
Note b
Note b
Not eb
Note b
a.Utiliser l'interpolation linéaire pour les valeurs intermédiaires de l'accélération de la réponse spectrale cartographiée à
courte période, Ss .
b.Les valeurs doivent être déterminées conformément à la section 11.4.8 de l'ASCE 7.
Figure A.3.2.1-1 Facteurs d'amplification du site à courte période ASCE 7-16 (Fa), 2021 IBC
Tableau 1613.2.3(1)
A.3.2.2 Méthode PSM dans le 2 Guide de renforcement 2012
Le Guide de renforcement parasismique et paracyclonique des bâtiments comprend une
procédure PSM plus complexe qui a été adaptée à partir du manuel d'évaluation sismique et de
modernisation et du compagnon développé par Build Change et Degenkolb Engineers de 2010
à 2013 :
● Seismic Evaluation and Retrofit Manual, MTPTC Training, April & May 2011, Build
Change and Degenkolb Engineers, révisé le 26 juin 2012.
● Seismic Evaluation and Retrofit Companion, Examples and Documentation, Build
Change and Degenkolb Engineers, 21 août 2011.
La méthode PSM du 2012 Retrofit Guide et des documents de référence a servi de point de
départ à la méthode PSM développée pour le CNBH 2025 présentée ici.
Le processus PSM du guide de réaménagement est basé sur les hypothèses suivantes :
1. La procédure d'évaluation et de modernisation s'applique à la maçonnerie chaînée, à la
maçonnerie intercalaire et à la maçonnerie non armée. La maçonnerie chaînée et la
maçonnerie intercalaire sont traitées de la même manière. La maçonnerie non armée
est prise en compte par le biais de facteurs de ductilité réduits (facteurs m) et d'autres
restrictions. Dans les dispositions de la partie 2 de le CNBH de 2025, seules la
maçonnerie chaînée et la maçonnerie armée sont autorisées pour les nouvelles
constructions.
2. On suppose que la maçonnerie est présente sur toute la longueur de chaque mur de
maçonnerie confiné, de sorte que l'augmentation de la résistance au cisaillement des
colonnes verticales en béton armé qui peuvent être présentes à l'intérieur ou aux
extrémités du mur est négligée (conservateur). Les joints de mortier verticaux sont
679
également exclus de la zone de cisaillement. Les modifications de la résistance au
cisaillement dues à la charge axiale sont également ignorées.
3. La procédure de modernisation est basée sur des éléments de maçonnerie en béton de
15 cm d'épaisseur avec un rapport surface nette/surface brute (facteur CB) de 0,55. Un
processus d'ajustement est prévu pour tenir compte des différentes épaisseurs de murs
et du facteur CB.
Les murs sont tous supposés être contrôlés en cisaillement. La déformation en flexion
est inhibée par les éléments en béton armé de confinement aux extrémités du mur
(colonnes) et au-dessus et au-dessous (poutres). Les ouvertures sont également
chaînées.
4. Une analyse de la rigidité relative n'est pas effectuée. Tous les murs sont supposés
développer pleinement leur limite d'élasticité en cisaillement et leur limite ultime au
même déplacement latéral. Un facteur unique de 1,5 est utilisé pour tenir compte de
l'augmentation de la demande de déformation des murs due à l'amplification de la
torsion. Ce facteur est considéré comme conservateur car 1,5 est souvent la limite
supérieure admissible utilisée dans de nombreuses exigences de régularité des codes
de construction. Par exemple, ASCE 7-16 utilise un facteur de 1,2 comme déclencheur
d'irrégularité de torsion, et de 1,4 pour une irrégularité de torsion extrême (tableau
12.3-1 Irrégularités structurelles horizontales).
5. La vérification PSM est effectuée à chaque niveau et dans chaque direction. Cependant,
les niveaux faibles ne sont pas spécifiquement interdits. Il est reconnu que la
maçonnerie chaînée tend intrinsèquement à former un mécanisme de déformation
sismique d'un seul niveau, généralement le rez-de-chaussée.
6. Le poids sismique typique d'un niveau est supposé être de 150psf (7,18 kPa) lorsque le
plancher est un plancher haïtien typique en béton armé nervuré. Cette hypothèse est
quelque peu conservatrice, mais elle tient également compte des dalles plates en béton
armé. Il est plus conservateur pour les bâtiments d'un seul niveau et au niveau supérieur
des bâtiments de deux et trois niveaux, puisque ceux-ci ne devraient avoir qu'un poids
de mur tributaire d'une demi-hauteur d'niveau.
7. Les niveaux de toiture légers typiques (charpente en bois et toiture CGI) sont supposés
peser 50 psf (2,39 kPa), soit un tiers du poids du plancher lourd. Cette hypothèse est
prudente, d'autant plus que ces niveaux n'ont qu'un poids de mur tributaire d'une
demi-hauteur d'niveau. Dans la pratique, pour les bâtiments dotés d'une toiture légère, le
PSM minimum requis s'applique aux niveaux supportant une toiture légère, de sorte que
le conservatisme n'a pas lieu d'être. Une certaine prudence est de mise dans le cas des
bâtiments de deux ou trois niveaux avec des toits légers, car la procédure ne tient pas
explicitement compte de l'amplification dynamique accrue qui résultera de l'existence
d'un niveau supérieur relativement flexible au-dessus d'un ou de deux niveaux inférieurs
beaucoup plus rigides.
680
8. Les normes ASCE-31 et ASCE-41 utilisent des facteurs de réduction de la force des
composants (facteurs m). Ces facteurs sont similaires aux facteurs R utilisés dans de
nombreux codes de construction nationaux, mais ils s'appliquent au niveau d'un
composant plutôt qu'au niveau d'un système.
Le facteur m utilisé dans le Manual for Unreinforced Masonry est m=1,25. La valeur de
l'ASCE-31 est m=1,5, qui doit être réduite de 0,75 pour des raisons de cohérence avec
l'ASCE-41 (aucune valeur n'est indiquée directement dans l'ASCE-41). Cela donne
m=1,13, approximativement la même valeur que celle utilisée dans le manuel.
Le facteur m utilisé dans le manuel pour la maçonnerie chaînée/remblayée est m=2,5.
La valeur de l'ASCE-31 pour la maçonnerie renforcée est m=4, qui doit être réduit de
0,75 pour être cohérent avec l'ASCE-41. Cela donne m=2,25, alors que la valeur
parallèle de l'ASCE-41 est de m=3. Ces valeurs sont approximativement les mêmes
que celles utilisées dans le manuel.
Il est approprié et habituel que les "facteurs R" pour les nouvelles constructions soient
un peu plus élevés que ceux utilisés dans l'évaluation sismique ou la conception de la
modernisation. Cela s'explique par le fait que les nouvelles constructions utilisent des
résistances nominales des matériaux et des facteurs de réduction de la résistance,
tandis que l'évaluation ASCE 31/41 et la conception des renforcements utilisent des
résistances attendues des matériaux et des facteurs de réduction de la résistance fixés
à l'unité. Elle tient également compte des améliorations supposées dans les détails de
construction et de la diminution des incertitudes.
Les facteurs m utilisés dans le CNBH 2025 pour la construction des réhabilitations
seront examinés pour vérifier leur cohérence avec les exigences de l'ASCE 7-22, mais
aucun changement n'est prévu.
9. La résistance au cisaillement attendue des murs en maçonnerie de béton non armé est
de 0,430 MPa (62,4 psi) sur la surface nette du mur en maçonnerie pour f'm= 4,83 MPa
(700 psi). Un processus d'ajustement est prévu pour différentes valeurs de f'(m).La
résistance au cisaillement attendue a été calculée à partir d'essais sur des murs en
grandeur réelle.
Elle est similaire à la valeur utilisée dans les vérifications de niveau 1 de l'ASCE-31 pour
la maçonnerie non armée (URM) - 483 kPa (70psi) sur la surface nette du mur en
maçonnerie. Si nous utilisons les exigences de niveau 1 de l'ASCE-31 comme
pourcentage de surface de mur requis au départ, nous pouvons obtenir la formule
suivante :
Aw / Ab = (1,4*(150psf / 12^2) *1g ) / (70psi * 0,55)
Le facteur de 1,4 s'applique à un bâtiment d'un niveau. Les valeurs différentes pour les
bâtiments plus hauts sont prises en compte dans le facteur C(L).
681
Aw / Ab = 3,8%
Cela indique que la procédure de modernisation est conservatrice par rapport à la norme
ASCE-31 car elle inclut un facteur de torsion de 1,5, ce qui donnerait un PSM de départ
de 5,7 %.
Elle est également conservatrice par rapport à la norme ASCE-31 car le facteur m de
l'URM utilisé ici est de 1,25 et non de 1,5. La prise en compte de cette différence est
comparable à une valeur PSM de départ de 6,8 %, très proche de nos 6,4 %.
682
10.Les normes ASCE 31 et 41 sont basées sur la déformation, de sorte que les forces
latérales appliquées sont amplifiées pour produire les déformations sismiques
attendues. Le déplacement non linéaire attendu des bâtiments à courte période est plus
élevé que le déplacement élastique linéaire, de sorte que les forces appliquées sont
amplifiées à l'aide d'un facteur C. Ce facteur est tiré du tableau 3-4 de la section 3.5 de
l'ASCE 31, pour les bâtiments à murs de cisaillement. Un processus similaire se produit
dans l'ASCE 41 via le facteur C(1).
11.Pour calculer la PSM requise à chaque niveau du bâtiment, une distribution de la force
d'inertie verticale est nécessaire. Dans les dispositions relatives à la modernisation,
cette répartition est réalisée au moyen des facteurs C(L).Il s'agit de facteurs de
distribution du cisaillement de l'niveau basés sur la distribution de la force d'inertie dans
la procédure ASCE 31 Tier 2, qui est la même que celle de l'ASCE 7-16.
Il convient de noter que la procédure de modernisation a d'abord été développée pour
les bâtiments avec un toit en béton armé lourd, de sorte que le poids total du bâtiment
peut simplement être exprimé comme N fois le poids typique du plancher. Les bâtiments
à toiture légère ont été ajoutés plus tard, simplement en faisant varier les facteurs C(L).
Cela introduit une autre source de conservatisme pour les bâtiments à toits légers,
puisque le poids total implicite du bâtiment est effectivement le même que pour les
bâtiments à toits lourds - seule la distribution varie.
A.3.2.3 Congestion
De nombreux immeubles d'habitation en Haïti, en particulier à Port-au-Prince, sont construits
jusqu'à la façade de la rue et les limites de propriété adjacentes. Cela signifie que les murs
parallèles à la rue ont tendance à être plus ouverts que ceux perpendiculaires à la rue. En
tenant compte de ce point, de l'exemple ci-dessus et de l'expérience de divers programmes de
construction en Haïti, le tableau suivant fournit quelques estimations qualitatives du degré
d'encombrement des murs intérieurs pour différentes valeurs PSM. Les limites de le CNBH
2012 sont également incluses.
683
Tableau A3.2.4-1 : Description qualitative de l'encombrement pour des valeurs PSM
croissantes Fourni
(bloc de 15 cm sauf indication contraire)
684
Pourcentage
de surface de
mur (PSM%)
Murs parallèles à la façade
Murs perpendiculaires à la façade
(plus d'ouvertures requises)
(murs de délimitation en grande partie pleins)
<=1.1%
Très ouvert, les longueurs minimales des
murs sont déterminantes
Les exigences relatives aux murs
d'enceinte/extérieurs s'appliquent
1.5%
Ouvert, limite inférieure pour les zones A et
B
Les exigences relatives aux limites et aux murs
extérieurs s'appliquent
Grandes pièces / ouvertures
Facile à raisonnable
Grandes pièces / ouvertures.
Facile
1,5 % à 4,0 %.
1.5%
PSM minimum proposé par CNBH en 2025 pour les nouvelles constructions dans les zones A et B
(y compris Port Au Prince).
2012 CNBH minimum pour les bâtiments de plain-pied pour les nouvelles constructions sur les sols
durs.
2.0%
Minimum CNBH 2012 pour les bâtiments à un niveau sur les sols intermédiaires.
2.5%
Minimum CNBH 2012 pour les bâtiments d'un niveau sur les sites à sol meuble.
3.0%
Minimum CNBH 2012 pour les bâtiments de deux niveaux sur les sols durs
4.0%
Minimum CNBH 2012 pour les bâtiments à deux niveaux sur les sites à sol intermédiaire
5.0%
Minimum CNBH 2012 pour les bâtiments de deux niveaux sur les sites à sol mou
4%à6
Diminution de la taille des pièces ou des
ouvertures dans les murs
Généralement raisonnable
7.0%
Petites pièces à moins d'utiliser des blocs de
20 cm
Deux murs continus de 15 cm espacés de 4,5 m (6,7
%)
9.0%
Impraticable sans blocs de 20 cm ou plus
résistants
Deux murs continus de 20 cm espacés de 4,5 m (8,9
%)
>10%
Impraticable en l'absence de murs en blocs
de 20 cm ou de blocs plus résistants.
Deux murs continus de 15 cm espacés de 3,0 m (10
%)
Deux murs continus de 20 cm espacés de 3,0 m
(13,3 %)
685
686
A.3.3 Méthode PSM en 2025 CNBH
A.3.3.1 Changements par rapport à la méthode de mise à niveau de 2012
La procédure de calcul du pourcentage de surface de mur dans les nouvelles constructions en
maçonnerie chaînée suit une méthodologie similaire à celle utilisée pour les projets de
renforcement et incluse dans le guide de renforcement 2012 du MTPTC. Les principaux
changements sont les suivants: :
● Normes de référence : La principale norme de référence pour les nouvelles
constructions est l'IBC 2021 et l'ASCE 7-16, plutôt que l'ASCE 41-17 (ou les anciennes
ASCE 31 et ASCE 41 utilisées pour le Guide de renforcement 2012).
● Propriétés des matériaux :
○ Résistance des blocs : Minimum requis f'm = 6,9 MPa (1000 psi) pour les bâtiments
à un et deux niveaux et 10 MPa pour les bâtiments à trois niveaux.
○ Résistance au cisaillement de la maçonnerie (f'm) : Calculée à 493 MPa, d'après
l'équation 9-20 du TMS 402 (référencée par l'IBC 2021 pour les calculs de
résistance de la maçonnerie). Voir A.3.3.2.
● Facteurs pour les systèmes de résistance aux forces sismiques ASCE 7-16 :
○ Facteur de réduction de la force R=3 choisi comme approprié sur la base d'une
comparaison des valeurs R pour les murs de cisaillement (porteurs) en maçonnerie
renforcée et d'un examen des valeurs utilisées dans d'autres codes nationaux.
Système structurel ASCE 7-16
R
Ω0
Murs de refend RM ordinaires (porteurs)
2
Section 14.4
Murs de cisaillement RM intermédiaires (porteurs) 3.5
Section 14.4
Murs porteurs en maçonnerie chaînée,
3
(MMC) en 2025 CNBH
Cd
ASCE 7-16
2.25
1.75
2.5
2.25
2.5
2.5
Noter que les valeurs Ω0et Cd ne sont pas utilisées dans les dispositions de la partie II.
Voir la section 0.7.2.3 Autres paramètres de calcul sismique et le document d'application du Code.
687
A.3.3.2 Dérivation du PSM requise pour le CNBH de 2025
Le processus suivant a été utilisé pour générer les valeurs PSM fournies dans le tableau
1.5.4.3.2-1 Surface de mur pour cent requise, qui est reproduit à la fin de cette section à titre de
référence. Ce processus peut être utilisé si des valeurs spécifiques au projet doivent être
générées avec des hypothèses différentes, etc. Un exemple est inclus dans la section A.3.4.
Étapes de dérivation :
1. Les valeurs requises par le PSM (tableau A.3.3.2-1 ci-dessous) sont toutes exprimées
en termes d'une paroi standard ou de référence.
2. Toutes les parois du bâtiment sont converties en parois de référence équivalentes et leur
surface combinée est utilisée pour déterminer la PSM fournie, qui doit être égale ou
supérieure à la PSM requise. Ce processus est répété pour chaque niveau du bâtiment
(1/2/3) et dans les deux directions horizontales (longitudinale/transversale). Voir les
sections 1.5.4.3.3 et A.3.3.4 pour la détermination du PAT fourni.
PSM fournie >= PSM requise, pour chaque niveau et chaque direction
En outre, les murs doivent être suffisamment bien répartis en plan pour répondre à
l'hypothèse de torsion formulée au point 7 ci-dessous (CT=1,5). Ces exigences sont
décrites au point 17 ci-dessous et à la section 1.5.4.3.3.
3. Le mur de maçonnerie de référence a les propriétés suivantes :
a. 15 cm d'épaisseur nominale, 14 cm d'épaisseur réelle.
b. Longueur nominale de 40 cm, longueur réelle de 39 cm
c. Rapport de surface nette RN= 0,438. Ce rapport est le même pour les éléments à
2 cellules et à 3 cellules, car l'une des âmes ne se chevauche pas pour les
éléments à 3 cellules avec une liaison courante à un tiers de chevauchement.
d. Résistance minimale à la compression de la maçonnerie = 6,9 MPa (1001 psi).
e. Le mur est situé dans un bâtiment d'un niveau, la contrainte axiale est donc
faible.
f. La hauteur est de 2,9 m, et peut aller jusqu'à 3,2 m.
La profondeur du soubassement supérieur est d'environ 0,2 m.
g. Il y a une bande sismique requise au niveau de l'appui (environ 1,25 m),
composée de 2 barres de ½"⌀.
h. Examinez également les murs de résistance maximale pour la délimitation
(ci-dessous).
i. Epaisseur de 20 cm, f'm = 10 MPa et RN= 0,63 maximum autorisé, avec
coulis.
ii. Epaisseur de 20 cm, f'm = 14 MPa et R(N) = 0,473 max Tableau
1.5.4.1.1-2 sans coulis.
688
Figure A.3.3.2-1 Équations de résistance au cisaillement des murs en maçonnerie renforcée
TMS 402
689
4. Résistance du mur de référence
La contrainte de cisaillement maximale autorisée dans les murs est déterminée à l'aide
de la section 9.3.4.1.2 du TMS 402, Résistance nominale au cisaillement pour les murs
en maçonnerie armée, figure A.3.3.2-1 ci-dessous. Les dispositions relatives à la
maçonnerie armée sont utilisées car les murs sont renforcés principalement en flexion
(éléments limitrophes), mais aussi en cisaillement (poutres en anneau et bande
sismique).
Les résistances au cisaillement inférieures de la maçonnerie non armée sont supposées
ne pas s'appliquer car le renforcement en flexion des éléments de délimitation permet à
des contraintes de cisaillement plus élevées de se développer.
a. Le terme Mu/ (Vux dv) , qui est approximativement égal au rapport d'aspect du mur
(h/L), est fixé à la valeur maximale de 1,0. Cette valeur est prudente pour les
murs longs (trapus). Cette valeur peut être prise en compte pour chaque mur si
on le souhaite.
b. Il reste donc Vnm = 2,25 x √(f'm) x Anv + 0,25 x Pu > 0 pour f'm (psi) et Anv (in2).
En système métrique, le 2,25 devient 0,1875 pour f'm (MPa) et Anv (m(2) ).
c. Si l'on ne tient pas compte de la contribution de la charge axiale (ce qui sera fait
plus tard), cela donne :
Résistance au cisaillement de la maçonnerie du mur de référence
vm = 0,1875 x √(6,9 MPa) = 0,493 MPa = 493 kPa
vm = 2,25 x √(1001 psi) = 71,2 psi.
Φ = 0,8 pour le cisaillement, de sorte que Φ x vm = 394 kPa apparaît également
dans certains calculs.
À titre de comparaison, le manuel de renforcement de 2012 se base sur 62,4 psi,
mais ce chiffre provient d'essais et correspond à une résistance prévue de la
maçonnerie de 4,8 MPa.
d. Résistance de la maçonnerie du mur de référence
Φ x Vnm = 0,8 x 493kPa x 0,15 m d'épaisseur x 0,438 rapport de surface nette =
25,9 kN/m
e. Résistance de la maçonnerie des deux murs de résistance maximale
Φ x Vnm = 0,8 x 0,1875 x √(10 MPa) x 0,2 m d'épaisseur x 0,63 rapport de
surface nette
Φ x Vnm = 59,8 kN/m (régit)
Φ x Vnm = 0,8 x 0,1875 x √(14 MPa) x 0,2m d'épaisseur x 0,473 rapport de
surface nette
Φ x Vnm = 53,1 kN/m
690
f. Résistance supplémentaire de la bande sismique
Φ x Vm = Φ x 0,5 x (Av / s) x Fy x dv
Fy = 40 000 psi (276 MPa)
2 x ½"⌀ barres, Av = 253mm2
Maximum s = 3,2m - 1,25m - 0,2m = 1,75m
Φ x Vm = Φ x 0,5 x (Av / s) x Fy x dv
Φ x Vm = 0,8 x 0,5 x (253mm2/ 1750mm) x 276MPa x 1m de longueur
Φ x Vm = 16,0 kN/m
Cela augmente la résistance du mur de 62 % (16,0 kN/m / 25,9 kN/m).
Ou 27 % de la résistance maximale du mur (16,0 kN/m / 59,8 kN/m)
Fixer la contribution de l'acier à 33% de la résistance de la maçonnerie du mur
de référence
Définir le facteur de bande Cband = 1,33.
Il s'agit d'une mesure conservatrice, car cette augmentation apparaît dans les
valeurs exigées par le PSM, et non dans les valeurs fournies par le PSM. Elle
aura donc pour effet de diminuer les valeurs requises par l'EEE. Cela permet
également d'éviter que la capacité de cisaillement totale de la paroi ne dépasse
les limites du TMS 402, vérifiées ci-dessous.
g. Il serait plus propre de prendre en compte la capacité de la bande sismique dans
les calculs fournis par le PSM, mais cela rendrait les valeurs requises par le PSM
sans signification.
Si vous effectuez des calculs détaillés, recommandez de prendre en compte la
capacité de la bande sismique dans la résistance du mur du côté de la capacité.
Il est également recommandé de plafonner la résistance de la bande à moins
que des essais ou d'autres informations ne justifient la valeur totale.
Le renforcement des joints de maçonnerie permettrait également d'augmenter la
résistance au cisaillement, mais il n'a pas été pris en compte ici. Le renforcement
des joints n'est pas recommandé en combinaison avec des valeurs f'm ou
RNélevées, car la résistance au cisaillement du mur peut facilement dépasser la
capacité de flexion.
h. Pour les murs courts près des fenêtres, par exemple ceux aux extrémités de la
Figure A.3.3.2-1 ci-dessous, le mécanisme de cisaillement de la paroi ne se
produira probablement que dans la moitié supérieure de la paroi. Cela signifie
que la bande ne contribuera pas. Cependant, ces murs sont plus trapus
(hauteur/longueur inférieure) qu'un mur de pleine hauteur de longueur égale, et
auront donc tendance à être plus résistants en raison du terme Mu/(Vu x dv)
dans la capacité de cisaillement.
691
Figure A.3.3.2-1 Exemple de mur en maçonnerie confiné montrant des murs
courts aux extrémités
i. Les murs sont supposés être en maçonnerie sur toute leur longueur.
L'augmentation de la résistance au cisaillement due au béton dans les éléments
de délimitation n'est pas prise en compte. Il s'agit d'une approche conservatrice
et d'une pratique courante dans les calculs PSM.
j. Le TMS 402 inclut un facteur de réduction, γg, pour les murs en maçonnerie
partiellement jointoyés.
γg= 0,75 pour les murs partiellement jointoyés, et
γg= 1,0 pour les murs entièrement jointoyés.
La section 9.3.4.1.2 du commentaire du TMS 402-16 explique la base de ce
facteur :
"Les murs partiellement injectés peuvent produire des résistances inférieures à
celles prédites par les équations de résistance au cisaillement en utilisant
uniquement la réduction de la surface nette (Minaie et al. (2010) ; Nolph et
ElGawady (2011) ; Schultz (1996b) ; Schultz (1996c) ; Schultz et Hutchinson
(2001)). Le facteur de mur de cisaillement jointoyé est utilisé pour compenser
cette résistance réduite jusqu'à ce que des méthodes puissent être développées
pour prédire avec plus de précision la performance des murs de cisaillement
partiellement jointoyés."
L'origine de γgse trouve dans l'étalonnage des premiers modèles de cisaillement,
où les données d'essai ont montré que les murs entièrement jointoyés
atteignaient une capacité de cisaillement supérieure d'environ 16 %, tandis que
les murs partiellement jointoyés atteignaient une capacité inférieure d'environ 10
% par rapport aux prédictions nominales. Le rapport de ces deux facteurs
d'ajustement, 0,90 ÷ 1,16 ≈ 0,75, a été adopté comme facteur de réduction
simplifié pour les murs partiellement jointoyés.
Ces mécanismes ne s'appliquent pas directement à la maçonnerie chaînée, où le
transfert de cisaillement est principalement régi par l'interaction du panneau de
692
maçonnerie avec des éléments de délimitation entièrement jointoyés et
renforcés, même lorsque le panneau lui-même n'est pas jointoyé ou
partiellement jointoyé. Les preuves expérimentales des systèmes de maçonnerie
chaînée montrent que la capacité de cisaillement n'est pas significativement
réduite par l'injection partielle de coulis dans les cellules intérieures, car le
mécanisme prédominant de résistance au cisaillement est la compression
diagonale du panneau confiné.
Par conséquent, le CNBH adopte γg= 1,0 pour les murs en maçonnerie chaînée.
k. Contribution de la charge axiale à la capacité de cisaillement.
La contribution de la charge axiale à la capacité de cisaillement des murs est
prise en compte dans l'équation 9-20 du TMS 402 par le terme 0,25 x Pu. Cela
revient à supposer un coefficient de frottement de 0,25
Les contraintes axiales des murs étant généralement faibles, la charge axiale
due à la charge permanente sismique Pd est substituée à Pu. Ceci est
raisonnable puisque la réponse moyenne pour l'niveau/la direction est évaluée.
Les contraintes des murs sous charge permanente ont été estimées à l'aide des
charges permanentes et des facteurs Cwi présentés ci-dessus, et des valeurs
PSM représentatives fournies à chaque niveau sous une toiture légère et une
toiture lourde. PSM a fourni des valeurs qui incluaient une certaine provision pour
surdimensionnement. Les résultats sont similaires pour les maisons à toit léger et
à toit lourd
Pour des raisons de commodité, les contraintes moyennes de charge
permanente x 0,25 ont été converties sur le site en fonction des facteurs Ca qui
augmentent la résistance au cisaillement de la maçonnerie afin d'obtenir le
même résultat :
i. Niveaux supérieurs (1 de 1, 2 de 2 ou 3 de 3) : 1.0
ii. Un niveau au-dessus (1 de 2 ou 2 de 3) : 1.10
iii. Deux niveaux au-dessus (1 de 3) :
1.14
Les facteurs Ca sont appliqués pour diminuer les valeurs requises par l'AMP, et
non pour augmenter les valeurs fournies par l'AMP. Cela introduit une certaine
imprécision mais rend les valeurs requises par le PSM plus raisonnables.
l. Vérifier la limite maximale de résistance au cisaillement de la paroi TMS 402 :
Vnm = 2,25 x √(f'm) x Anv + 0,25 x Pu > 0 pour f'm (psi) et Anv (in2)
Prise en compte de la bande sismique (Cband=1,33) et de la charge axiale via
Ca (max 1,14) au lieu du terme 0,25 x Pu :
Vnm = 2,25 x √(f'm) x Anv x Cband x Ca
Vnm = 2,25 x √(f'm) x Anv x 1,33 x 1,14
693
Vnm = 3,4 x √(f'm) x Anv <= 4 x √(f'm) x Anv OK
En métrique, le 4 devient 0,333 pour f'm (MPa) et Anv (m2).
5. Poids sismique, facteurs Cw.
La charge permanente sismique est celle qui est tributaire du plancher ou du toit
considéré, c'est-à-dire qu'elle comprend la moitié de la masse des murs inférieurs et la
moitié des murs supérieurs (le cas échéant).
Trois cas différents de charges permanentes sont pris en compte :
a. Plancher en dalles et murs au-dessus/en dessous
=
7,57 kPa (158
psf) Cwi = 1,0
b. Toit de la dalle et murs en dessous
=
6,18 kPa (129 psf)
Cwi = 0,82
c. Toit léger et murs en dessous
=
2,73 kPa (57 psf)
Cwi =
0,36
Ces facteurs sont additionnés pour toutes les combinaisons de bâtiments d'un, deux ou
trois niveaux avec des toits lourds ou légers pour obtenir les facteurs Cw des tableaux
A.3.3.2-1 et 2 ci-dessous.
Il n'y a qu'un seul facteur Cw par bâtiment, toujours <1. Il représente le rapport entre le
poids total du bâtiment et N x Ab x 7,57 kPa, en tant que mesure comparative du poids
total du bâtiment.
Les poids sismiques sont nécessairement conservateurs. Par exemple, on a supposé
des murs en blocs de 20 cm et un PSM modéré à élevé. Une évaluation de la charge
permanente spécifique au projet peut permettre de réduire le PSM requis.
Si la variation de la charge permanente est uniforme à tous les niveaux, Cw peut être
ajusté. Cependant, si le changement affecte différemment les valeurs de Cwi, la
distribution de CLdoit être recalculée.
6. Distribution du cisaillement de l'niveau, facteurs CL
Les facteurs Cwi sont combinés avec la distribution des forces d'inertie de l'ASCE 7-16
pour déterminer les facteurs de distribution du cisaillement de l'niveau CL. Le facteur Cw
pour le bâtiment
C(L)= 1.0 au rez-de-chaussée, de sorte que le facteur CLaux niveaux supérieurs
représente la distribution du cisaillement de l'niveau par rapport au cisaillement de la
base.
Les tableaux A.3.3.2-1 et 2 résument les facteurs C(L).Les facteurs CLdu Retrofit Manual
2012 sont également inclus à des fins de comparaison. Dans le Retrofit Manual de
2012, Cw a été combiné à CL, donc Cw x CLest utilisé pour la comparaison. En général,
les valeurs de 2025 sont légèrement plus "lourdes" en raison de certains changements
694
dans les hypothèses de charge permanente du toit (taille des avant-toits, etc.).
7. Hypothèses d'analyse
Le paramètre clé qui sous-tend le processus PSM est la contrainte de cisaillement
moyenne dans les murs de maçonnerie confinés pour un niveau et une direction
donnés. D'un point de vue conceptuel, il s'agit simplement du cisaillement de l'niveau
par rapport à la surface du mur.
Les diaphragmes sont supposés rigides pour les niveaux situés sous une dalle lourde et
flexibles pour les niveaux situés sous une toiture légère.
A l'intérieur d'un niveau et d'une direction, les forces sont réparties sur les murs comme
suit :
a. Murs situés sous une dalle lourde :
Proportionnellement à la surface nette. Cela revient à dire que la rigidité des
murs ne dépend que de la rigidité au cisaillement, ce qui ne peut se produire que
si la rigidité à la flexion est très élevée (tous les murs sont très trapus). Il s'agit
d'un bien meilleur prédicteur d'une distribution basée sur la résistance au
cisaillement, ce qui est vrai dans le sens non linéaire puisque la résistance est
proportionnelle à la surface du mur.
Ces murs subiront des forces dues à la torsion inhérente et à l'excentricité
accidentelle de la masse.
b. Murs situés sous une toiture légère
Proportionnellement à la surface du toit tributaire de chaque mur. Ceci est
indépendant des propriétés des murs.
Ces murs ne subissent pas de forces dues à la torsion inhérente et à
l'excentricité accidentelle de la masse.
Un facteur de réduction est appliqué pour tenir compte de l'augmentation de la
contrainte sur les murs due à la torsion inhérente, à la torsion accidentelle, aux
différences de rigidité des murs, au support, etc.
Facteur de réduction de la torsion, Ct = 1,5
Ct réduit la contrainte de cisaillement moyenne maximale autorisée dans la paroi.
En d'autres termes, Ct = 1,5 signifie que la contrainte de cisaillement dans la paroi la
plus lourdement chargée ne peut excéder 1,5 fois la contrainte moyenne dans toutes les
parois de l'niveau/de la direction.
Les murs peuvent être évalués indépendamment dans chaque direction et à chaque
niveau. Chaque mur est considéré isolément comme un mur cantilever à base fixe, d'un
seul niveau, qui est entièrement indépendant de ceux qui se trouvent autour, au-dessus
et au-dessous.
695
Certaines de ces hypothèses peuvent sembler discutables lorsqu'elles sont prises
isolément, mais elles doivent être considérées conjointement avec d'autres hypothèses
conservatrices formulées ici, et avec les dispositions connexes du code (par exemple,
les exigences relatives aux éléments de délimitation et au soutien des murs). La plupart
de ces hypothèses sont également couramment utilisées pour l'analyse de ces types de
bâtiments.
696
Tableau A.3.3.2-1 Facteurs Cw et CLpour les maisons à un, deux et trois niveaux avec des toits légers
Toits légers
Facteur Facteur
de
de
Hauteur
Facteur de
Poids
distributi distributio poids du
de
Wx x hx
sismique
on de
n
l'niveau
bâtiment,
relatif Wx
l'inertie, verticale,
hx(m)
Cw
Cx
CL
Facteur de
réduction du
moment de
torsion, Ctm
Cw x Cl pour
CNBH 2012
comparer avec CL - Manuel de
la valeur CL du renforcement
renforcement
(inclut Cw)
Type de
maison
Niveau
Maison de 1
niveau
Rez-de-cha
ussée/premi
er niveau
0.36
3.2
1.15
1.000
1.000
0.360
0.000
0.360
0.330
2ème
niveau
0.36
6.1
2.20
0.407
0.407
0.680
0.000
0.277
0.200
Rez-de-cha
ussée/premi
er niveau
1.00
3.2
3.20
0.593
1.000
0.680
0.314
0.680
0.670
Σ=
1.36
-
5.40
1.000
-
-
-
-
-
3ème
niveau
0.36
9
3.24
0.258
0.258
0.787
0.000
0.203
0.140
2ème
niveau
1.00
6.1
6.10
0.486
0.745
0.787
0.586
0.430
Rez-de-cha
ussée/premi
er niveau
1.00
3.2
3.20
0.255
1.000
0.787
0.787
0.650
Σ=
2.36
-
12.54
1.000
-
-
-
-
2 niveaux
3 niveaux
697
-
Tableau A.3.3.2-2 Facteurs Cw et CLpour les maisons à un, deux et trois niveaux avec des toits à dalles lourdes
Toits à dalles lourdes
Facteur Facteur
Hauteur
Facteur de
de
de
Poids
de
distributi distributio poids du
Wx x hx
sismique
l'niveau
bâtiment,
on de
n
relatif Wx
hx(m)
Cw
l'inertie, verticale,
Cx
CL
Facteur de
réduction du
moment de
torsion, Ctm
Cw x Cl pour
2012 CNBH
comparer avec
CL - Manuel de
la valeur CL du
renforcement
renforcement
Type de
maison
Niveau
Maison de 1
niveau
Rez-de-cha
ussée/premi
er niveau
0.82
3.2
2.62
1.000
1.000
0.820
-
0.820
1.000
2ème
niveau
0.82
6.1
5.00
0.610
0.610
0.910
-
0.555
0.570
Rez-de-cha
ussée/premi
er niveau
1.00
3.2
3.20
0.390
1.000
0.910
-
0.910
0.860
Σ=
1.82
-
8.20
1.000
-
-
-
-
-
3ème
niveau
0.82
9
7.38
0.442
0.442
0.940
-
0.416
0.390
2ème
niveau
1.00
6.1
6.10
0.366
0.808
0.940
-
0.760
0.670
Rez-de-cha
ussée/premi
er niveau
1.00
3.2
3.20
0.192
1.000
0.940
-
0.940
0.790
Σ=
2.82
-
16.68
1.000
-
-
-
-
-
2 niveaux
3 niveaux
698
8. Dérivation requise par le PSM
a. Définir :
N
=
Nombre de niveaux, 1, 2 ou 3.
w
=
Poids de référence de l'niveau (7,57 kPa, 158 psf)
Ab
=
Surface en plan du bâtiment, identique à chaque niveau.
R
=
Facteur de réduction de la force sismique = 3.
SDS =
Accélération spectrale de calcul de 0,2 seconde.
SDSpeut être la valeur du site ou de la zone sismique
(conservateur).
CL
=
Facteur de niveau (point 6 ci-dessus)
Ct
=
Facteur de torsion = 1,5
Cband=
Facteur de bande = 1,33
RN_RW =
Rapport de surface nette du bloc RNpour le mur de référence =
0,438
vm =
Résistance au cisaillement de la maçonnerie du mur de référence
= 493 kPa
9. Poids sismique total, W = w*N*Cw*Ab
10.Cisaillement de l'niveau, V = W * Sds * CL/ R
11.Limite maximale de contrainte du mur de référence = phi * vm * Cband * Ca / Ct
12.Surface nette requise du mur standard = V / (phi * vm * Cband * Ca / Ct)
13.Surface nette requise = V / [(phi * vm * Cband * Ca / Ct) Surface nominale du mur
standard = V / [(phi * vm * Cband * Ca / Ct) * Rn_rw]
14.Diviser par l'empreinte du bâtiment pour obtenir :
PSM requise = V / [(phi * vm * Cband * Ca / Ct) * Rn_rw * Ab]
15.Substitution et réarrangement :
PSM nécessaire = (w * N * Cw * Sds * CL* Ct ) / (R * phi * vm * Cband *Ca * Rn_rw)
Les résultats de la CAP requise sont présentés dans le tableau A.3.3.2-3 (duplication du
tableau 1.5.4.3.2-1).
16.PSM minimale requise
Les valeurs calculées de PSM requis peuvent être assez basses pour les niveaux
supérieurs. Pour éviter cela, une valeur minimale de PSM requise est définie. Celle-ci
est principalement déclenchée aux niveaux des toitures légères, indiquées en vert dans
le tableau A.3.3.2-3.
Min. PSM pour le type de toit et la zone = la plus grande valeur entre 0,75 % x Sds et
699
1,0 %.
700
Tableau A.3.3.2-3 : Duplication du tableau 1.5.4.3.2-1 Pourcentage de surface de mur
requis (2)
Zone sismique
Zone A
Zone B
Zone C
Zone D
Sds maximum (G)
0.99
1.40
1.80
2.24
PSM minimum (en vert ci-dessous)
1.0%
1.0%
1.4%
1.7%
Toit léger
Type de maison
Niveau
Zone A
Zone B
Zone C
Zone D
1 niveau
Niveau du sol
1.0%
1.0%
1.4%
1.7%
2e niveau
1.0%
1.3%
1.7%
2.1%
Rez-de-chaussée
2.0%
2.9%
3.7%
4.6%
3ème niveau
1.0%
1.4%
1.8%
2.3%
2ème niveau
2.6%
3.7%
4.8%
5.9%
Rez-de-chaussée
3.4%
4.8%
6.2%
7.7%
2 niveaux
3 niveaux
Toit lourd
Type de maison
Niveau
Zone A
Zone B
Zone C
Zone D
1 niveau
Niveau du sol
1.3%
1.9%
2.4%
3.1%
2e niveau
1.8%
2.6%
3.3%
4.1%
Rez-de-chaussée
2.7%
3.8%
4.9%
6.2%
3ème niveau
2.0%
2.9%
3.7%
4.6%
2ème niveau
3.4%
4.8%
6.2%
7.7%
Rez-de-chaussée
4.0%
5.7%
7.4%
9.2%
2 niveaux
3 niveaux
Réglementations minimales de l'AMP (voir l'annexe 3 pour plus d'informations)
Dépasse 6%, peut être saturé sans mesures supplémentaires.
Notes :
1. Les valeurs SDSsont les valeurs maximales observées dans chaque zone. L'interpolation
linéaire est autorisée pour les valeurs SDSréelles du site, ou le PSM requis peut être
recalculé à l'aide de l'annexe 3.
2. Les valeurs PSM concernent les bâtiments CMBW et ne s'appliquent pas aux RMBW.
3. Les PSM pour les bâtiments à trois niveaux nécessitent des blocs de maçonnerie de
10MPa, 20cm d'épaisseur avec 2 ou 3 cellules au niveau du sol (voir section 1.5.4). Des
blocs de 6,9 MPa et de 15 cm d'épaisseur peuvent être utilisés aux deuxième et
troisième niveaux, bien qu'il puisse être plus simple d'utiliser un seul type de bloc pour
l'ensemble du bâtiment. Si des murs de 15 cm sont utilisés aux niveaux supérieurs, la
surface extérieure de la façade doit être maintenue sur toute la hauteur du bâtiment.
701
17.Détermination du PSM requis par ligne de trame
Les règles prescriptives pour la distribution des murs sont fournies dans la section
1.5.4.3.3. Les valeurs PSM fournies pour chaque ligne de trame doivent respecter les
limites établies en multipliant les pourcentages du tableau 1.5.4.3.3-1 par les valeurs
PSM requises du tableau 1.5.4.3.2-1.
Ces règles visent à limiter la réponse à la torsion (due à la torsion inhérente plus
l'excentricité accidentelle de la masse) à celle impliquée par CT= 1,5 au point XX
ci-dessus. Un exemple de conception utilisant la règle du tableau 1.5.4.3.2-1 pour un
bâtiment de trois niveaux avec un rapport d'aspect en plan =4 est fourni à la section
A.3.6. La méthode d'analyse détaillée de la section A.3.5. est utilisée pour valider la
conception.
702
A.3.3.3 Exemple de PSM spécifique au projet requis pour 2025 CNBH
Déterminer la PSM requise pour le rez-de-chaussée de l'exemple de bâtiment suivant.
L'exemple montre comment recalculer la PSM requise si les hypothèses par défaut ne sont pas
satisfaites. Cet exemple peut également être utilisé pour déterminer des valeurs réduites de
PSM requis dans de nombreux cas.
1. Bâtiment de trois niveaux en maçonnerie chaînée avec un toit en dalles lourdes.
Cependant, un calcul des charges permanentes a déterminé que les poids sismiques
sont inférieurs de 15 % aux valeurs supposées, sauf au niveau du toit.
Il faut donc recalculer Cw et CL.
Cwi_roof
=
0,36 (inchangé)
Cwi_roof
=
0,85 (en baisse par rapport à 1,0)
Cwi_roof
=
0,85 (en baisse par rapport à 1,0)
Cw
=
(0,36+0,85+0,85) /3 = 0,69 au lieu de 0,79 (réduction de 13 %)
Seul le Cw change, le poids de référence, W=7,57 kPa, reste inchangé,
CL
1,0 pour le rez-de-chaussée. Il faudrait recalculer CLpour les niveaux supérieurs.
Une réduction correspondante du facteur de charge axiale de Ca = 1,14 n'est pas
nécessaire puisque la surface du mur du rez-de-chaussée sera également réduite.
2. Situé à Port au Prince dans la zone sismique B (SDS=1.40g).
Plutôt que d'utiliser la valeur par défaut de la zone sismique B pour SDS, utiliser la valeur
de Port-au-Prince basée sur SS=1.57 de l'annexe 8 tableau A.8.2-1.
En outre, un ingénieur géotechnicien (engagé en option par le propriétaire) a examiné le
site, y compris les puits d'essai (qui montrent clairement la fondation rocheuse). En
utilisant ces informations, ainsi que des sondages effectués sur des sites voisins et
d'autres informations géotechniques disponibles, il a déterminé que le site pouvait être
classé B. Cela correspondrait à un Fa moyen de 0,9, mais comme aucune mesure de la
vitesse des ondes de cisaillement n'a été effectuée, un Fa de 1 est requis. Cette valeur
est encore inférieure à l'hypothèse par défaut Fa=1,2.
SDS= ⅔ x SSx Fa
SDS= ⅔ x 1,57 x 1,0 = 1,05g, contre 1,4g pour la classe de site D et la zone sismique B.
Réduction de 25 %. La réduction serait encore de 10 % sans le changement de
classe de site.
3. En utilisant l'équation pour le PSM requis
PSM nécessaire = (w x N x Cw x Sds * CL* Ct ) / (R * phi * vm * Cband *Ca * Rn_rw)
PSM nécessaire = (7,57 kPa x 3 x 0,69 x 1,05g x 1,0 x 1,5)
(3 x 0,8 x 493 kPa x 1,33 x 1,14 x 0,438)
703
PSM requis = contre 3,1 % contre 4,8 % pour les valeurs par défaut
(réduction de 35 %)
704
A.3.3.4 Méthode PSM Provided en 2025 CNBH
Le processus de détermination de la PAT fournie est décrit dans la section 1.5.4.3.3 et n'est pas
répété ici. Un exemple est fourni à la section A.3.6.
705
ANNEXE 04 : MAÇONNERIE ARMÉE
Introduction :
Ce chapitre a été reproduit à partir du CNBH 2012 sans aucune révision ni modification lors de la révision du
CNBH 2025. En particulier, les dispositions de la Partie 2, Chapitre 1, Section 1.5.4 ne s’appliquent pas aux
maçonneries armées. Les concepteurs doivent se référer à l’IBC 2021, à l’IRC 2021 et aux normes de référence
(notamment la TMS 402) pour des informations complémentaires sur les maçonneries armées.
Article 1 Blocs de béton
Les recommandations des articles du chapitre 1.3 s’appliquent.
Article 2 Épaisseur des murs
Les murs porteurs d’un bâtiment d’un seul niveau doivent avoir une épaisseur minimale de 150 mm
et celle des murs porteurs d’un bâtiment de deux niveaux doit être de 200 mm (figure 1.7.6).
L’épaisseur minimale des murs non-porteurs est de 100 mm sous réserve de l’application de l’article
9.
Article 3 Longueur des murs de cisaillement
Un mur de cisaillement doit posséder une longueur horizontale minimale, mesurée dans le sens du
mur, de 1 800 mm, tel qu’illustré sur la figure 3a. Si le mur de cisaillement doit être constitué de
deux portions de mur, la longueur horizontale minimale totale doit être augmentée à 2 400 mm et la
longueur du mur le plus court ne doit pas être inférieure à
1 000 mm (figure 3b).
706
Figure 3 – Longueurs et armatures de murs de cisaillement
L’armature verticale devra être ancrée dans la dalle et/ou dans le bloc de fondation. Se référer aux
détails des figures 1.7.6.3 et 11a.
707
Article 4 Armature verticale des murs de cisaillement
Les murs de cisaillement doivent être armés verticalement à l’aide de barres d’armature de ½ po φ
(12 mm) distantes de 400 mm c/c et placées au centre des alvéoles. Un mur de cisaillement de 1
800 mm de longueur doit comporter cinq barres d’armature verticales.
L’armature des murs doit être solidement ancrée à la fondation dans la partie inférieure du mur et à
la poutre de ceinture dans la partie supérieure du mur. L’ancrage est réalisé en retournant les barres
de 90 degrés sur une longueur minimale égale à 12 fois le diamètre de la barre (150 mm pour une
barre de 12 mm de diamètre), tel que décrite dans le chapitre 1.
Article 5
Coulis
Les alvéoles situées sur toute la longueur des murs de cisaillement doivent être remplies d’un coulis de
béton. Voir le Tableau 1.6.1.9 pour le dosage du coulis.
Le coulis doit être ajouté et compacté progressivement sur une hauteur ne dépassant pas deux rangs de
blocs (figure 8).
La coulée du béton dans les alvéoles doit être arrêtée à 40 mm sous le niveau supérieur du bloc, de
façon à permettre la création d’un adent entre les différentes coulées.
Article 6
Armature horizontale des murs de cisaillement
Les murs de cisaillement doivent être armés horizontalement à l’aide de barres d’armature de 3/8 po φ
(10 mm) toutes les deux rangées de blocs. Lorsque la géométrie du mur le permet, les barres doivent
être prolongées de 600 mm en dehors du mur de cisaillement à chacune de leurs extrémités, tel
qu’illustré sur la figure 3a.
Article 7
Armature verticale des murs armés
Pour armer un mur de blocs de béton, selon l’article 1.6.2.5, il faut fournir une barre d’armature
½ po φ à une distance maximale de 1 200 mm le long du mur (figure 7a) et remplir l’alvéole de coulis
selon la séquence montrée sur la figure 7b).
L’alvéole de coin et les deux alvéoles adjacentes, de même que l’alvéole situé à l’intersection de deux
murs ainsi que les trois alvéoles adjacentes doivent être armées, tel qu’illustré sur la figure 7c.
L’ancrage à la fondation peut être du même type que celui décrit à l’article 4. Alternativement, la barre
d’armature peut être insérée dans un trou de même diamètre que la barre, pratiqué dans la base de
béton sur une profondeur minimale de 150 mm, puisque ces barres sont principalement sollicitées en
cisaillement.
708
Figure 7.a - Armature verticale des murs de blocs armés
Figure 7.b - Construction d’un mur armé
709
Figure 7.c - Armature verticale des coins et intersections
Article 8 Armature horizontale des murs armés
Les murs porteurs doivent être armés horizontalement toutes les deux rangées de blocs à l’aide de deux
barres ¼ po φ (figure 8a) ou d’armature préfabriquée selon l’un ou l’autre des modèles montrés sur la
figure 8b. Des Tés et des angles préfabriqués peuvent être utilisés aux intersections et aux coins de
murs.
Les armatures doivent se recouvrir sur 150 mm aux raccordements.
710
Figure 8 – Armature horizontale des murs de blocs armés
Article 9
Armature verticale des murs non porteurs
Les murs non porteurs en blocs de béton de 100 mm d’épaisseur minimale (voir article 2) doivent
être armés verticalement à tous les 1 200 mm, avec les mêmes types de
711
barres d’armature, d’ancrage, de recouvrement et de coulis que les murs porteurs (figure 9).
Seule l’alvéole de coin ou l’alvéole située à l’intersection de deux murs non porteurs doit être armée
verticalement.
L’ancrage à la fondation peut être du même type que l’ancrage alternatif décrit à l’article 7, puisque
ces barres sont principalement sollicitées en cisaillement.
Figure 9 – Armature des murs non porteurs
Article 10 Armature horizontale des murs non porteurs
Dans les zones de forte intensité sismique, les murs non porteurs doivent être armés horizontalement à
toutes les deux rangées à l’aide d’armature préfabriquée de type treillis ou en échelle (figure 9).
Article 11 Poutre de ceinture
Tous les murs doivent être ancrés à leur partie supérieure à une poutre de ceinture dont la largeur est
égale à celle des blocs et dont la profondeur est de 200 mm ou plus (figure 11a).
L’armature minimale des poutres de ceinture, tel qu’illustré sur la figure 11b, consiste en quatre barres
longitudinales de ½ po φ et d’étriers 3/8 po φ @ 300 mm c/c. Les étriers sont retournés à 135 degrés en
alternance sur les barres longitudinales sur toute la longueur de la poutre.
Les détails des renforcements aux intersections et aux coins des poutres de ceinture sont illustrés sur la
figure 11b.
712
Les poutres de ceinture reposent sur une rangée de blocs préalablement colmatée à l’aide de béton
ou de mortier (figure 11a).
Figure 11.a - Emplacement des poutres de ceinture
713
Figure 11.b - Armature des poutres de ceinture
Article 12 Armature des fenêtres
Toutes les fenêtres doivent être armées sur leurs contours.
Le détail de l’armature des fenêtres est illustré sur la figure 12. Les jambages doivent être armés sur la
hauteur des fenêtres, tel que montré sur la figure 12, ou sur toute la hauteur du bâtiment (figure 9).
Pour simplifier la fabrication, les allèges et linteaux doivent avoir une hauteur de 200 mm et une largeur
égale à l’épaisseur du mur, et doivent être armés à l’aide de quatre barres d’armature 3/8 et ½ po φ,
respectivement. Les barres doivent être ancrées à l’aide de crochets de 300 mm insérés dans les
alvéoles ou être continues dans le béton sur une longueur minimale de 600 mm. Des étriers 3/8 po φ @
200 mm c/c doivent être utilisés.
714
Figure 12 – Armature des fenêtres
Article 13 Armature des portes
Toutes les portes doivent être armées sur leurs contours.
Le détail de l’armature des portes est illustré sur la figure 13. Les jambages doivent être armés sur
la hauteur des portes ou sur toute la hauteur du bâtiment (figure 9).
Le linteau doit être de même type que celui décrit à l’article 12 pour les fenêtres.
715
Figure 13 – Armature des portes
Les options possibles de la figure 13 sont les suivantes :
●
12 ;
L’armature des jambages peut être ancrée au linteau tel qu’illustré sur la figure
●
L’armature du linteau peut être ancrée aux jambages tels qu’illustré sur la figure 12.
Article 14 Enchâssures
Les enchâssures dans les murs pour faire passer des tuyaux ou des câbles doivent être exécutées
avec attention.
Les enchâssures horizontales à n’importe quelle hauteur ne doivent pas excéder 700 mm et doivent être
exécutées sur un seul côté du mur.
716
Les enchâssures doivent être remplies de béton avant d’appliquer l’enrobage.
Les murs de cisaillement et les cellules armées verticalement ne doivent pas comporter
d’enchâssures.
Article 15 Perforations
Les murs de cisaillement, les poutres et les poteaux ne doivent jamais être perforés pour faire
passer des tuyaux ou des gaines de services.
Lorsque des tuyaux ou des gaines de service doivent traverser une poutre ou un poteau, des
manchons métalliques doivent être insérés dans l’élément avant la coulée. Le diamètre maximal
des manchons doit être de 25 mm et l’écart minimal entre ceux-ci doit être de 150 mm.
717
ANNEXE 7 : TABLEAUX ET DIAGRAMMES SUPPLÉMENTAIRES
POUR LES TOITURES LÉGÈRES
Section A.5.1 Tableaux de portée des chevrons
Les tableaux de portée des chevrons sont présentés pour d'autres essences et qualités de bois que
ceux de la section 1.5.6.9.6, qui ne concerne que le pin du Sud n° 2.
Chaque cas est réparti sur deux pages, la première page couvrant les espacements de chevrons de
300 mm et 400 mm, et la seconde page couvrant les espacements de 480 mm et 600 mm.
Section A.5.2 Graphiques de portée CGI
Les diagrammes de portée des panneaux de tôle ondulée en acier galvanisé (CGI) (portée en
fonction de la pression) sont présentés pour différentes profondeurs et épaisseurs de tôle ondulée en
acier galvanisé CGI et pour la résistance minimale du matériau (Fy). Les pressions correspondent à
celles fournies dans la section
Les pressions correspondent à celles fournies dans la section A.5.6.9.6, qui présente des essences et
des qualités de bois supplémentaires par rapport à la section 1.5.6.9.6, qui ne présentait que le pin du
Sud (Southern Pine) n° 2.
Section A.5.3 Diagrammes de portée des pannes
Les graphiques fournis ici représentent la portée en fonction de la pression du vent pour différents
espacements de pannes (0,4 m, 0,6 m, 0,9 m, 1,2 m et 2,25 m), correspondant aux valeurs tabulées
dans la section 1.5.6.9.5 pour l'état à 3 travées. Les courbes sont fournies pour les pannes plates
1x4, 2x2, 2x3 et 2x4, et les pannes 2x4, 2x6 et 2x8 orientées verticalement.
718
Section A.5.1 Tableaux des portées des chevrons
Les tableaux de portées des chevrons complètent ceux fournis à la section 1.5.6.9.6. avec les portées
pour les essences et les qualités supplémentaires décrites dans la CMTF 2018.
Les essences supplémentaires sont les suivantes
DFL
HF
SP
SPF
=
=
=
=
Sapin Douglas Larch (Douglas Fir Larch)
Sapin Helmlock (Hemlock Fir)
Pin méridional (Southern Pine)
Sapin Pin du Sud (Southern Pine Fir)
Les tableaux de portées ont été ajustés par rapport à ceux fournis dans le WFCM 2018, comme suit :
1. Les tableaux d'un niveau ont été fournis en plus des tableaux de trois niveaux en interpolant
sur la vitesse du vent pour correspondre aux pressions inférieures applicables aux bâtiments
d'un étage.
a. Si des valeurs pour deux niveaux sont nécessaires, elles peuvent être interpolées en
utilisant 0,56 x portée de trois niveaux + 0,44 x portée d'un niveau.
2. Le tableau des portées pour l'exposition D a été généré en interpolant la vitesse du vent pour
les pressions de l'exposition D à l'aide des tableaux de l'exposition C.
3. La zone de pression primaire de la toiture (avec les espacements standard de 300 / 400 / 480
/ 600 mm) a été modifiée de la zone 3 à la zone 2, car elle représente généralement une plus
grande partie de la surface de la toiture. Cette modification a également été effectuée par
interpolation de la vitesse du vent pour les pressions les plus faibles de la zone 2.
4. Les portées du WFCM ont été ajustées d'une pente de 45° à une pente de 14° en utilisant la
note de bas de page 1 du tableau 3.26M, ce qui augmente les portées de 1,11. Les facteurs
du tableau de la note de bas de page 1 ont tous été réduits de 1,11 et sont fournis dans le
tableau 1.5.6.9.6-4.
719
Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments de trois niveaux - Sites d'exposition B
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
720
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments de trois niveaux - Sites d'exposition B
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
721
Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un niveau- Sites d'exposition B
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
722
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments d'un niveau - Sites d'exposition B
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
723
Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments de trois niveaux - Sites d'exposition C
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
724
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments de trois niveaux - Sites d'exposition C
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
725
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments d'un niveau - Sites d'exposition C
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
726
Portées horizontales maximales des chevrons pour les bâtiments d'un niveau - Sites d'exposition C
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
727
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments de trois niveaux - Sites d'exposition D
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
728
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments de trois niveaux - Sites d'exposition D
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
729
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments d'un niveau - Sites d'exposition D
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
730
Portées maximales des chevrons horizontaux pour les bâtiments d'un niveau - Sites d'exposition D
Limite de déflexion = L/180 - Espacement maximal des chevrons dans les zones de toiture 1, 2 et 3
Portée libre en mètres - Pente 25% (14°)
731
Notes sur les tableaux de portées :
1. Les dimensions sont nominales, 2x4=50x100 etc. Les chevrons d'une profondeur supérieure à 50x150 (2x6) peuvent nécessiter des liteaux et un contreventement
supplémentaires pour assurer leur stabilité.
2. Ces dispositions s'appliquent aux chevrons qui ne dépassent pas 4,5 m de l'axe des murs. Les portées supérieures ne sont données qu'à titre indicatif.
3. L'espacement maximal de la zone 3 est de 80 % de celui de la zone 2. L'espacement maximal de la zone 1 est de 133 % de la zone 2. Coordonner avec les exigences
en matière de chevrons de débord et de pannes.
4. Les chevrons doivent également être vérifiés pour la portée et l'espacement sous la charge permanente et d’exploitation, qui peut être déterminante.
5. Interpolation autorisée sur la portée pour des vitesses de vent et des espacements intermédiaires.
6. Voir la section 1.5.6.8 pour la définition des zones de vent de toiture 1, 2 et 3. L'interpolation de l'espacement est autorisée en fonction de la longueur des chevrons
dans chaque zone de toiture.
7. Le critère de déflexion est L/180 et la pente est de 25 % ou 14°. Voir la section 1.5.6.9.6 pour l'ajustement à L/240 et L/360 et pour d'autres pentes.
8. Les vitesses de vent sont celles de l'exposition C à 10 m de hauteur. Ces portées sont pour des bâtiments d'un niveau et de trois niveaux dans les expositions B, C et D.
Si des valeurs pour deux niveaux sont nécessaires, elles peuvent être interpolées en utilisant 0,56 x portée de trois niveaux + 0,44 x portée d'un niveau.
732
Section A.5.2 Tableaux de portée CGI
Processus (identique au 1.5.6.9.3) :
1. La résistance de l'acier supérieure à 228 MPa (33 000 psi) doit être confirmée.
2. Les propriétés approximatives utilisées pour les vérifications de la conception des contraintes admissibles proviennent des dispositions de l'Eurocode
pour les silos, EN 1993-4-1.
a. Rigidité, I = 0,13 x t x d^2
b. Résistance, S = 0,26 x t x d
3. Les pressions uniformes à portée simple ont été calculées pour une gamme de portées simples différentes dans les cas suivants :
a. Résistance à la flexion : diminution de la pression de 0,6 pour la capacité de flexion de l'acier ASD ( méthode de dimensionnement aux
contraintes admissibles).
b. Limite de flèche travée/60 : pression augmentée de 1/0,7 en raison du facteur supplémentaire de 0,7 des charges de service pour la
vérification des flèches dues au vent (0,7W).
c. Prendre la valeur la plus faible de (a) et (b) et la réduire de 0,67 pour tenir compte des propriétés approximatives, de l'absence de vérification
du flambement local, etc.
d. Ne tient pas compte de la contribution de la charge permanente de 0,6D pour le poids de la toiture, qui peut être ajoutée séparément.
e. Les résultats ont été tracés sous forme de courbes portée-pression pour chaque profondeur, résistance et BMT des CGI et sont fournis à
l'annexe 5.
f. Les courbes ont été utilisées pour générer les portées tabulées correspondant à des pressions de vent de 3 kPa, 5kPa et 9kPa.
g. La vérification D+L pour la résistance et la portée/120 ne s'applique pas.
Les tableaux supposent que les CGI sont simplement soutenus (une seule travée). Si les CGI sont continus sur au moins trois travées, les portées indiquées
dans les tableaux peuvent être augmentées de 10 %.
Ces courbes comprennent également une correction mineure des calculs qui augmente les portées de 4 à 7 %. Ces valeurs sont acceptables par rapport aux
valeurs tabulées de la section 1.5.6.9.3.
733
Figure A.5.2-1 Graphique des portées CGI : Profondeur de 16 mm Fy = 228 MPa (33 ksi)
734
Figure A.5.2-2 Graphique de portée CGI : Profondeur de 16 mm Fy = 300 MPa (43,5 ksi)
735
Figure A.5.2-3 Graphique de portée CGI : Profondeur 16mm Fy = 450 MPa (65.3 ksi)
736
Figure A.5.2-4 Graphique de portée CGI : Profondeur 22mm Fy = 228 MPa (33 ksi)
737
Figure A.5.2-5 Graphique de portée CGI : Profondeur 22mm Fy = 300 MPa (43.5 ksi)
738
Figure A.5.2-6 Graphique de portée CGI : Profondeur 22mm Fy = 450 MPa (65.3 ksi)
739
Section A.5.3 Diagrammes de portée des pannes
Les graphiques ci-dessous représentent la portée en fonction de la pression du vent pour différents espacements de pannes (0,4 m, 0,6 m, 0,9
m, 1,2 m et 2,25 m), correspondant aux valeurs tabulées dans la section 1.5.6.9.5 pour l'état à 3 travées. Les courbes sont fournies pour les
pannes plates 1x4, 2x2, 2x3 et 2x4, et les pannes 2x4, 2x6 et 2x8 orientées verticalement.
Les courbes pour les pannes orientées verticalement et pour un espacement de 2,25 m sont données à titre indicatif. Les pannes verticales
peuvent porter plus loin que les pannes plates, ce qui en fait une solution potentielle pour une utilisation avec des fermes et des chevrons plus
grands. Cependant, elles nécessitent des connexions spéciales qui doivent être conçues séparément, et l'élévation du haut du mur du pignon
doit être ajustée.
Légende des tableaux de pannes
2x8 Vertical
2x6 Vertical
2x4 Vertical
2x4 plat
2x3 plat
2x2
1x4 plat
740
Figure A.5.3-1 Portée des pannes en fonction de la pression du vent (espacement de 0,4 m)
741
Figure A.5.3-2 Portée des pannes en fonction de la pression du vent (espacement de 0,6 m)
742
Figure A.5.3-3 Portée des pannes en fonction de la pression du vent (espacement de 0,9 m)
743
Figure A.5.3-4 Portée des pannes en fonction de la pression du vent (espacement de 1,2 m)
744
Figure A.5.3-5 Portée des pannes en fonction de la pression du vent (espacement de 2,25 m)
745
ANNEXE 6 - FIXATIONS
Cet annexe résume les principales références techniques relatives aux fixations, y compris l’annexe L —
Dimensions typiques des attaches de type fixations à tige et des rondelles (Appendix L – Typical
Dimensions for Dowel-Type Fasteners and Washers) du NDS 2018 (National Design Specification 2018 –
Spécification nationale de conception 2018) publiée par AWC (American Wood Council - Conseil
américain du bois), qui constitue une référence clé pour les exigences relatives aux attaches en bois.
Pour faciliter la compréhension, les termes techniques en anglais ont été conservés entre parenthèses.
Pour toute précision supplémentaire, veuillez vous référer à Appendix L – Typical Dimensions for
Dowel-Type Fasteners and Washers du NDS 2018
Tableau A6.1-L1 Boulons hexagonaux standards (Standard Hex Bolts)1
D = diamètre (diameter), in.
Dr = diamètre de fond de filet (root diameter), in.
T = longueur du filet (thread length), in.
L = longueur du boulon (bolt length), in.
F = largeur de la tête sur plats (width of head across
flats), in.
H = hauteur de la tête (height of head), in.
Dr
F
H
T
L≤6
L>6
1/4
0.189
7/16
11/64
3/4
1
5/16
0.245
1/2
7/32
7/8
1-1/8
3/8
0.298
9/16
1/4
1
1-1/4
Diameter, D
1/2
5/8
0.406
0.514
3/4
15/16
11/32
27/64
1-1/4
1-1/2
1-1/2
1-3/4
3/4
0.627
1-1/8
1/2
1-3/4
2
7/8
0.739
1-5/16
37/64
2
2-1/4
1
0.847
1-1/2
43/64
2-1/4
2-1/2
1. Les tolérances sont spécifiées dans la norme ANSI/ASME B18.2.1. Le boulon à diamètre plein est
représenté. Le diamètre au fond de filet est basé sur la série de filet UNC (voir ANSI/ASME B1.1).
746
Table A6.2-L2 Tire-fonds hexagonaux standards (Standard Hex Lag Screws)1
D = diamètre (diameter), in.
Dr = diamètre au fond de filet (root diameter), in.
S = longueur de la partie non filetée (unthreaded body length), in.
T = longueur minimale du filetage (minimum thread length)2, in.
E = longueur de l’extrémité conique (length of tapered tip), in.
L = longueur du tire-fond (lag screw length), in.
l = nombre de filets (number of threads), in.
F = largeur de la tête entre plats (width of head across flats), in.
H = hauteur de la tête (height of head), in.
2
747
Length,
L
1
1-1/2
2
2-1/2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Dr
E
H
F
N
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
1/4
0.173
5/32
11/64
7/16
10
1/4
3/4
19/32
1/4
1-1/4
1-3/32
1/2
1-1/2
1-11/32
5/16
0.227
3/16
7/32
1/2
9
1/4
3/4
9/16
1/4
1-1/4
1-1/16
1/2
1-1/2
1-5/16
3/8
0.265
7/32
1/4
9/16
7
1/4
3/4
17/32
1/4
1-1/4
1-1/32
1/2
1-1/2
1-9/32
7/16
0.328
9/32
19/64
5/8
7
1/4
3/4
15/32
1/4
1-1/4
31/32
1/2
1-1/2
1 -7/32
1/2
0.371
5/16
11/32
3/4
6
1/4
3/4
7/16
1/4
1-1/4
15/16
1/2
1-1/2
I-3/16
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
S
T
T-E
3/4
1 -3/4
1-19/32
1
2
1-27/32
1-1/2
2-1/2
2-11/32
2
3
2-27/32
2-1/2
3-1/2
3-11/32
3
4
3-27/32
3-1/2
4-1/2
4-11/32
4
5
4-27/32
4-1/2
5-1/2
5-11/32
5
6
5-27/32
6
6
5-27/32
3/4
1-3/4
1-9/16
1
2
1-13/16
1-1/2
2-1/2
2-5/16
2
3
2-13/16
2-1/2
3-1/2
3-5/16
3
4
3-13/16
3-1/2
4-1/2
4-5/16
4
5
4-13/16
4-1/2
5-1/2
5-5/16
5
6
5-13/16
6
6
5-13/16
3/4
1-3/4
1-17/32
1
2
1-25/32
1-1/2
2-1/2
2-9/32
2
3
2-25/32
2-1/2
3-1/2
3-9/32
3
4
3-25/32
3-1/2
4-1/2
4-9/32
4
5
4-25/32
4-1/2
5-1/2
5-9/32
5
6
5-25/32
6
6
5-25/32
3/4
1-3/4
1-15/32
1
2
1-23/32
1-1/2
2-1/2
2-7/32
2
3
2-23/32
2-1/2
3-1/2
3-7/32
3
4
3-23/32
3-1/2
4-1/2
4-7/32
4
5
4-23/32
4-1/2
5-1/2
5-7/32
5
6
5-23/32
6
6
5-23/32
3/4
1-3/4
1-7/16
1
2
1-11/16
1-1/2
2-1/2
2-3/16
2
3
2-11/16
2-1/2
3-1/2
3-3/16
3
4
3-11/16
3-1/2
4-1/2
4-3/16
4
5
4-11/16
4-1/2
5-1/2
5-3/16
5
6
5-11/16
6
6
5-11/16
Diameter, D
5/8
0.471
13/32
27/64
15/16
5
3/4
0.579
1/2
1/2
1-1/8
4-1/2
7/8
0.683
19/32
37/64
1-5/16
4
1
0.780
11/16
43/64
1-1/2
3-1/2
1-1/8
0.887
25/32
3/4
1-11/16
3-1/4
1-1/4
1.012
7/8
27/32
1-7/8
3-1/4
1
2
1-1/2
1-1/2
2-1/2
2
2
3
2-1/2
2-1/2
3-1/2
3
3
4
3-1/2
3-1/2
4-1/2
4
4
5
4-1/2
4-1/2
5-1/2
5
5
6
5-1/2
6
6
5-1/2
1
2
1-13/32
1-1/2
2-1/2
1-29/32
2
3
2-13/32
2-1/2
3-1/2
2-29/32
3
4
3-13/32
3-1/2
4-1/2
3-29/32
4
5
4-13/32
4-1/2
5-1/2
4-29/32
5
6
5-13/32
6
6
5-13/32
1
2
1-5/16
1-1/2
2-1/2
1-13/16
2
3
2-5/16
2-1/2
3-1/2
2-13/16
3
4
3-5/16
3-1/2
4-1/2
3-13/16
4
5
4-5/16
4-1/2
5-1/2
4-13/16
5
6
5-5/16
6
6
5-5/16
1-1/2
2-1/2
1-23/32
2
3
2-7/32
2-1/2
3-1/2
2-23/32
3
4
3-7/32
3-1/2
4-1/2
3-23/32
4
5
4-7/32
4-1/2
5-1/2
4-23/32
5
6
5-7/32
6
6
5-7/32
1-1/2
2-1/2
1-5/8
2
3
2-1/8
2-1/2
3-1/2
2-5/8
3
4
3-1/8
3-1/2
4-1/2
3-5/8
4
5
4-1/8
4-1/2
5-1/2
4-5/8
5
6
5-1/8
6
6
5-1/8
1/2
1-1/2
1-3/32
3/4
1-3/4
1-11/32
1
2
1-19/32
1-1/2
2-1/2
2-3/32
2
3
2-19/32
2-1/2
3-1/2
3-3/32
3
4
3-19/32
3-1/2
4-1/2
4-3/32
4
5
4-19/32
4-1/2
5-1/2
5-3/32
5
6
5-19/32
6
6
5-19/32
1. Les tolérances sont spécifiées dans ANSI/ASME B 18.2.1. Les tire-fonds à diamètre de tige pleine et à diamètre
de tige réduit sont présentés. Pour les tire-fonds à diamètre de tige réduit, le diamètre de la partie non filetée peut
être réduit à environ le diamètre au fond de filet, Dr.
2. La longueur minimale du filetage (T) pour les longueurs de tire-fonds (L) est 6 ou la moitié de la longueur du
tire-fond plus 0,5, selon la valeur la plus faible. Les longueurs de filetage peuvent dépasser ces minimums jusqu’à la
longueur totale du tire-fond (L).
748
Table A6.3-L3 Vis à bois standards (Standard Wood Screws)1,6
D = diamètre (diameter), in.
DH = diamètre de tête (head
diameter), in..
Dr = diamètre de fond de filet
(root diameter), in.
L = longueur de la vis à bois
(screw length), in.
T = longueur du filetage (thread
length), in.
Numéro Vis à bois
6
7
8
0.138 0.151 0.164
0.113 0.122 0.131
0.262 0.287 0.312
D
Dr4
DH5
9
10
0.177 0.19
0.142 0.152
0.337 0.363
12
14
16
0.216 0.242 0.268
0.171 0.196 0.209
0.414 0.480 0.515
18
20
0.294 0.32
0.232 0.255
0.602 0.616
24
0.372
0.298
0.724
1. Les tolérances sont spécifiées dans ANSI/ASME B18.6.1.
2. La longueur de filetage des vis à bois à filetage taillé est d’environ 2/3 de la longueur de la vis à bois, L.
3. Un filetage à simple entrée est représenté. La longueur de filetage est au moins quatre fois le diamètre de la vis,
ou 2/3 de la longueur de la vis à bois, selon la valeur la plus grande. Les vis à bois trop courtes pour permettre la
longueur minimale de filetage ont des filets qui s’étendent aussi près que possible de l’envers de la tête.
4. Valeur prise comme la moyenne des limites maximales et minimales spécifiées pour le diamètre de tige des vis à
bois à filetage roulé.
5. Valeur prise comme la moyenne des limites maximales et minimales spécifiées pour le diamètre de tête.
6. Il est permis de considérer que la longueur de l’extrémité conique est égale à 2D.
Table A6.4-L4 Standard Common, Box, and Sinker Steel Wire Nails1,2
D = diamètre (diameter),
in
L = longueur (length),
in.
H = diametre de la tete (
head diameter), in.
L
D
H
dimension en penny (pennyweight )
6d
7d
8d
lOd
12d
16d
20d
30d
40d
50d
60d
4
5
6
2
2-1/4 2-1/2
3
3-1/4 3-1/2
4-1/2
5-1/2
0.113 0.113 0.131 0.148 0.148 0.162 0.192 0.207 0.225 0.244 0.263
0.266 0.266 0.281 0.312 0.312 0.344 0.406 0.438 0.469 0.5 0.531
L
D
H
2 2-1/4
0.099 0.099
0.266 0.266
Type
Ordinaire
Common
A boite
Box
4
2-1/2
3
3-1/4 3-1/2
4-1/2
5
0.148
0.113 0.128 0.128 0.135
0.148 0.162
0.297 0.312 0.312 0.344 0.375 0.375 0.406
4
749
de finition
Sinker
L
D
H
1-7/8 2-1/8
0.092 0.099
0.234 0.250
2-3/8 2-7/8 3-1/8 3-1/4
0.113 0.12 0.135 0.148
0.266 0.281 0.312 0.344
3-3/4 4-1/4 4-3/4
0.177 0.192 0.207
0.375 0.406 0.438
5-3/4
0.244
0.5
1. Les tolérances sont spécifiées dans ASTM F1667. La forme typique des clous en fil d’acier de type
common, box et sinker est présentée. Pour les autres types de clous, se référer à ASTM F1667.
2. Il est permis de considérer que la longueur de l’extrémité conique est égale à 2D.
750
Table A6.5-L5 clous annelés pour charpente (Post-Frame Ring Shank Nails)1
D = diamètre (diameter), in
L
= longueur (length), in.
H
= Diametre de la tete (head diameter), in.
TL = longueur minimale de la tige filetée
(minimum length of threaded shank), in.
T1 = diamètre au sommet du filet (crest
diameter), in.
D + 0.005 in. <T1 <D +0.010 in
P = pas ou espacement des filets (pitch or
spacing of threads), in.
0.05 in. <P< 0.077 in.
D
L
TL
H
0.135
3, 3.5
3, 3.5,4
4.5
3, 3.5,4
4.5, 5, 6, 8
3.5,4
4.5, 5, 6, 8
4
2.25
2.25
3
2.25
3
2.25
3
2.25
5/16
4.5, 5, 6, 8
3
0.148
0.177
0.200
0.207
Diamètre au fond du filet
(Root Diameter)2, Dr
0.128
5/16
0.140
3/8
0.169
15/32
0.193
15/32
0.199
1. Les tolérances sont spécifiées dans l’ASTM F1667.
2. Le diamètre au fond de filet est une valeur calculée et n’est pas spécifié comme une dimension à mesurer.
751
6
Table A6.6-L6 Clous annelés pour panneaux de toiture (Roof Sheathing Ring Shank Nails)1
D = diamètre (diameter), in
L
= longueur (length), in.
H = Diametre de la tete (head diameter),
in.
TL = longueur minimale de la tige filetée
(minimum length of threaded shank), in.
T1 = diamètre au sommet du filet (crest
diameter), in.
D + 0.005 in. <T1 <D +0.012 in
P = pas ou espacement des filets (pitch or
spacing of threads), in.
0.05 in. <P< 0.077 in.
Tiret (Dash)
No.
01
02
03
04
05
D
0.113
0.120
0.131
0.120
0.131
1. Les tolérances sont spécifiées dans l’ASTM F1667.
L
TL
H
2-3/8
2-1/2
2-1/2
3
3
1-1/2
1-1/2
1-1/2
1-1/2
1-1/2
0.281
0.281
0.281
0.281
0.281
Table A.6.7-L7 Rondelle plate standard (Standard Cut Washer)1
A = Diamètre intérieur, in.
B = Diamètre extérieur, in.
C = Epaisseur, in.
Taille nominale de
la rondelle
3/8
1/2
5/8
3/4
7/8
A
Diamètre intérieur
Basic
0.438
0.562
0.688
0.812
0.938
B
Diamètre extérieur
Basic
1.000
1.375
1.750
2.000
2.250
C
Epaisseur
Basic
0.083
0.109
0.134
0.148
0.165
1
1.062
2.500
0.165
1. Les tolérances sont fournies dans l’ANSI/ASME B 18.22.1. Pour d’autres rondelles coupées
standard, voir l’ANSI/ASME B18.22.1.
752
ANNEXE 8 : CARTES DES RISQUES ET DES SOLS
Section A.8.1 Cartes des risques liés au vent
Section A.8.2 Cartes des risques sismiques pour les nouvelles constructions
Section A.8.3 Cartes des risques sismiques pour les nouvelles constructions
(commentaire)
Section A.8.4 Cartes de risques sismiques pour l'évaluation et la modernisation (ASCE
41-17)
Section A.8.5 Cartes des risques d'inondation
Section A.8.6 Cartes des sols
753
A.8.1 Cartes des risques liés au vent
Source : Développement de cartes de vitesse de vent de conception pour les Caraïbes pour
application avec les dispositions de charge de vent de l'ASCE 7-16 et plus tard de l'ASCE
41-17.
de l'ASCE 7-16 et suivantes
Auteurs : L. A. Mudd, A. Liu et P. J. Vickery, Applied Research Associates, Inc. (8537 Six Forks
Rd, Suite 600, Raleigh NC 27615) - Projet ARA #003449.
Préparé pour : Organisation panaméricaine de la santé (Pan American Health Organization,
PAHO)
Notes relatives aux figures A.8.1-1 à 4 :
Notes :
1. Les valeurs sont les vitesses nominales des rafales de vent sur 3 secondes en miles par heure (m/s)
à 33 pieds (10 m) au-dessus du sol pour la catégorie d'exposition C.
2. Interpolation linéaire entre les contours. Des valeurs ponctuelles sont fournies pour faciliter
l'interpolation.
3. Les îles, les zones côtières et les limites terrestres situées en dehors du dernier contour doivent
utiliser le dernier contour de vitesse du vent.
4. Les terrains montagneux, les gorges, les promontoires océaniques et les régions de vents spéciaux
doivent être examinés pour détecter des conditions de vent inhabituelles.
5. Conversion métrique : 1 mph = 0,45 m/s
6. Les vitesses de vent correspondent aux probabilités approximatives suivantes de
dépassement en 50 ans :
Figure
Probabilité
approximative de
dépassement
en 50 ans
Probabilité
de
dépasseme
nt annuel
Intervalle de
retour moyen
(années)
Catégorie de
risque
ASCE 7-16
Section 1.5.1
A.8.1-1
15%
0.00333
300
I
A.8.1-2
7%
0.00143
700
II
A.8.1-3
3%
0.000588
1700
III
A.8.1-4
1.6%
0.00033
3000
IV
Les dispositions normatives de la partie II ne concernent que les bâtiments de la catégorie de
risque II.
Les figures A.8.1-5 et 6 sont des parties de la figure A.8.2-2 superposées aux cartes d'Haïti
dans Google Earth pour faciliter la géolocalisation. Le tableau A.8.1-1 contient les vitesses du
vent pour les villes énumérées dans la section 0.7, arrondies aux 5mph les plus proche.
754
Figure A8.1-1 Contours des vitesses de vent prévues pour la période de retour de 300 ans (mph) à une hauteur de 10 m
au-dessus d'un terrain plat et dégagé
755
Figure A8.1-2 Contours des vitesses de vent prévues pour la période de retour de 700 ans (mph) à une hauteur de 10 m
au-dessus d'un terrain plat et dégagé
756
Figure A8.1-3 Contours des vitesses de vent prévues pour la période de retour de 1700 ans (mph) à une hauteur de 10 m
au-dessus d'un terrain plat et dégagé
757
Figure A8.1-4 Contours des vitesses de vent prévues pour la période de retour de 3000 ans (mph) à une hauteur de 10 m
au-dessus d'un terrain plat et dégagé
758
Figure A.8.1-5 Contours des vitesses de vent prévues pour une période de retour de 700 ans (mph) à une hauteur de 10 m
au-dessus d'un terrain plat et dégagé, superposés à Google Maps : sud d'Haïti
759
Figure A8.1-6 Contours des vitesses de vent prévues pour la période de retour de 700 ans (mph) à une hauteur de 10m
au-dessus d'un terrain plat et ouvert, superposés sur Google Maps : nord d'Haïti
760
Tableau A.8.1-1 Vitesses du vent par ville
VILLE
LATITUDE
(N)
LONGITUDE
(W)
ZONE DE
CONCEPTION
DU VENT
Cap-Haïtien
19.7366
-72.2088
I
125
I
120
II
125
IV
165
III
150
III
145
IV
155
II
130
IV
155
III
140
III
140
I
130
Gonaives
Hinche
Jacmel
Jeremie
Leogane
Les Cayes
Mirebalais
Miragoâne
Pétion-Ville
Port-au-Prince
Port-de-Paix
19.4472
19.1408
18.2364
18.6412
18.5121
18.2069
18.8431
18.444889
18.5135
18.5380
19.9397
-72.6845
-72.0113
-72.5383
-74.1144
-72.6335
-73.7595
-72.1141
-73.08925
-72.2852
-72.3253
-72.8307
VITESSE DU
VENT (mph)
St. Marc
19.1060
-72.6957
I
125
Saint-Raphaël
19.4386
-72.1987
I
120
VITESSE DU
VENT (m/s)
55.9
53.6
55.9
73.8
67.1
64.8
69.3
58.1
69.3
62.6
62.6
58.1
55.9
53.6
Remarque :
Les valeurs de latitude et de longitude utilisées ici diffèrent légèrement de celles utilisées pour
les paramètres d'accélération sismique dans A.8.2.
761
A.8.2 Risque sismique pour les nouvelles constructions
Les données sur l'aléa sismique utilisées dans la CNBH 2025 font référence au même rapport
USGS que la CNBH 2012, modifié pour être compatible avec l'ASCE 7-16. Les modifications
sont décrites à la section A.8.3 et comprennent l'application du facteur de correction de la
direction maximale (FMD) :
FMD =
seconde.
1,1 pour une augmentation de 10 % des accélérations spectrales <= 0,2
FMD
1,3 pour une augmentation de 30 % de l'accélération spectrale = 1,0 seconde.
S'applique à S1.
=
FMD =
secondes.
S'applique à PGA et SS.
1,5 pour une augmentation de 50 % des accélérations spectrales >= 5,0
Non utilisé ici.
Le tableau A.8.2-1 résume les paramètres de l'aléa de 2 % sur 50 ans (PGA, Ss et S1) pour
différentes villes d'Haïti. Les valeurs de Ss sont les mêmes que celles présentées dans la Partie
II, Section 0.7.2.
Les figures 0.4.5.a, b et c de la CNBH 2012 présentent des cartes montrant les accélérations
maximales du sol (PGA) et spectrales (0,2s et 1,0s) pour le niveau d'aléa de 2 % en 50 ans.
Source : CODE NATIONAL DU BÂTIMENT D'HAÏTI, Edition Janvier 2013. Section 0.4.5.
Préparé pour : Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC)
Ces cartes sont reproduites dans les figures A.8.2-1, A.8.2-2 et A.8.2-3 , 2 et 3. Les cartes
n'incluent pas les ajustements F(MD).
Les figures de la carte CNBH 2012 ne correspondent pas directement aux figures du rapport
USGS. Les données présentées dans les cartes et les tableaux de la CNBH 2012 diffèrent
également légèrement de celles fournies dans les fichiers de données sous-jacents. Cela
indique qu'un travail supplémentaire a pu être effectué pour développer les chiffres du CNBH
2012, ou qu'un autre lissage/arrondissement a pu avoir lieu. Les valeurs de la CNBH 2012 sont
supposées prévaloir.
La section A.8.4 comprend des cartes et des tableaux générés directement à partir des fichiers
de données de l'USGS pour différents niveaux de dureté, y compris 2 % en 50 ans. Ceci inclut
un résumé des principales différences.
762
Tableau A.8.2-1 2025 CNBH Part II Provisions : Paramètres de conception sismique par ville
Ville et emplacement
Nom de la ville
Latitude
Longitude
Cap-Haïtien
Gonaives
Hinche
Jacmel
Jérémie
Leogane
Les Cayes
Miragoâne
Mirebalais
Pétion-Ville
Port-au-Prince
Port-de-Paix
St. Mark's
Saint-Raphaël
19.7562
19.45
19.1434
18.2381
18.65
18.5108
18.2
18.444889
18.8333
18.5135
18.5393
19.9397
19.1089
19.4392
-72.1997
-72.6833
-72.0039
-72.5341
-74.1167
-72.6339
-73.75
-73.08925
-72.1053
-72.2852
-72.3364
-72.8312
-72.6976
-72.1997
Tableau tiré de CNBH 2012
Valeurs révisées pour 2025 CNBH
:
PGA (g) =
Ss (g) =
S1 (g) =
PGA
2012-Ss x
2012-Ss x
Ss (g)
S1 (g) 2012-Ss x
(g)
Fmd = 1.1
Fmd = 1,1
Fmd = 1,3
0.66
1.51
0.58
0.726
1.66
0.75
0.35
0.81
0.29
0.385
0.89
0.38
0.36
0.88
0.33
0.396
0.97
0.43
0.34
0.81
0.29
0.374
0.89
0.38
0.26
0.62
0.22
0.286
0.68
0.29
0.55
1.42
0.49
0.605
1.56
0.64
0.40
0.99
0.33
0.44
1.09
0.43
0.68
1.60
0.57
0.748
0.75
0.73
0.77
2.05
0.61
0.847
2.26
0.79
0.85
1.79
0.67
0.935
1.97
0.87
0.68
1.57
0.58
0.748
1.73
0.75
0.81
1.54
0.59
0.891
1.69
0.77
0.55
1.44
0.44
0.605
1.58
0.57
0.35
0.80
0.31
0.385
0.88
0.40
763
Figure A.8.2-1 Accélération maximale du sol (PGA, %g) pour 2 % de probabilité de dépassement en 50 ans, sans aléa de
réplique (USGS)
764
Figure A.8.2-2 Spectre d'accélération pour une période de 0,2 s, pour 2 % de probabilité de dépassement dans 50 ans.
Valeurs de dimensionnement (données USGS)
765
Figure A.8.2-3 Spectre d'accélération pour une période de 1,0 s, pour 2 % de probabilité de dépassement dans 50 ans.
Valeurs de dimensionnement (données USGS)
766
A.8.3 Risque sismique pour les nouvelles constructions Commentaire
Contexte
Cette annexe décrit le processus utilisé pour adapter les données sur l'aléa sismique utilisées
dans le CNBH 2012 afin qu'elles soient compatibles avec la norme ASCE 7-16 à laquelle il est
fait référence dans la CNBH 2025.
La section 0.4.5 de CNBH 2012 présente des données sur l'aléa sismique basées sur l'étude
suivante :
Frankel, Arthur, Harmsen, Stephen, Mueller, Charles, Calais, Eric, et Haase, Jennifer (2010).
Documentation pour les cartes initiales d'aléas sismiques pour Haïti : U.S. Geological Survey
Open-File Report 2010-1067, 12 p. (URL)
https://pubs.usgs.gov/of/2010/1067/
Les données sources de l'étude sont disponibles ici.
https://www.sciencebase.gov/catalog/item/5e30a2d9e4b0a79317d62749
L'étude USGS de 2010 a été réalisée immédiatement après le tremblement de terre dévastateur
du 12 janvier 2010. Elle a fourni des informations précieuses sur les risques sismiques aux
ingénieurs et aux planificateurs pour le processus de récupération et de reconstruction. Elle a
été publiée pour la première fois le 2 avril 2010, moins de trois mois après le tremblement de
terre. Il s'agit d'un délai très court pour une étude de cette ampleur, ce qui témoigne de
l'urgence et du dévouement des auteurs. L'étude de 2010 sur l'aléa sismique en Haïti n’a pas
été mise à jour pour la rédaction du CNBH 2025, bien qu'il soit recommandé de le faire à
l'avenir.
Le CNBH 2012 se réfère au Code international du bâtiment (IBC) 2009 et au Code résidentiel
international (IRC) comme principaux codes de référence dans la section 0.2. L'IBC 2009
renvoie à la norme ASCE 7-05 pour les exigences en matière de conception des risques et des
structures. D'autres références à l'ASCE 7-05 et à l'IBC 2009 sont faites dans la section 0.4 du
CNBH sur les risques sismiques et éoliens.
À l'époque de l'étude USGS de 2010, les développeurs de l'ASCE 7-10 ont apporté plusieurs
modifications aux cartes probabilistes des aléas nationaux des États-Unis développées par la
communauté sismologique afin de créer les cartes des aléas sismiques de l'ASCE 7-10 utilisées
par les ingénieurs, y compris les suivantes :
1. La méthode de calcul des accélérations du mouvement du sol est passée de la
moyenne géométrique (ASCE 7-05 et antérieures) à la direction maximale (ASCE 7-10
et ultérieures).
2. Des mouvements de terrain déterministes ont été introduits, qui plafonnent les
accélérations spectrales élevées à proximité des failles connues. L'accélération de la
réponse spectrale déterministe a été calculée comme une accélération de la réponse
spectrale amortie de 5 % au 84e centile dans la direction de la réponse horizontale
maximale. Le plafond déterministe a été introduit dans la norme ASCE 7-02, en même
temps que la base du mouvement du sol de conception (DBE) a été modifiée, passant
de 10 % en 50 ans à deux tiers de 2 % en 50 ans.
767
3. Les mouvements du sol du tremblement de terre maximal considéré (MCE(R)) ont été
introduits en fonction du risque. Il s'agit d'un changement par rapport au spectre
uniforme des risques (UHS) qui avait été utilisé comme spectre cible dans la pratique de
conception au cours des deux dernières décennies. La principale différence entre le
spectre MCERet le spectre UHS de 2 % en 50 ans est que le spectre MCERest modifié
par un coefficient de risque pour produire un risque d'effondrement de 1 % en 50 ans
pour les sites qui ne sont pas situés à proximité d'une faille active. Pour les sites
proches d'une faille active, les mouvements déterministes du sol sont contrôlés et le
MCERproduit un risque d'effondrement supérieur à 1% en 50 ans. L'introduction de
mouvements de terrain ciblés sur le risque dans la norme ASCE 7-10 représente un
effort supplémentaire pour égaliser le risque à travers les États-Unis, qui englobent un
large éventail de régions d'aléas sismiques.
Ces changements, introduits dans l'ASCE 7-10, se sont poursuivis dans l'ASCE 7-16, qui est la
norme de référence pour l'IBC 2021 et la base de la CNBH 2025. Ces changements sont
conservés dans la norme ASCE 7-22, qui introduit également un nouveau spectre de réponse
multi-période avec des coefficients de site intégrés. Ces modifications de l'ASCE 7-22 n'ont pas
d'incidence directe sur les questions présentées ici.
Les raisons des différences entre les cartes nationales des risques sismiques des États-Unis de
2008 et celles de la norme ASCE 7-10 sont complexes et interdépendantes. Toutefois, il est
entendu que la motivation première de la modification de la direction maximale (point 1) était de
compenser les réductions significatives résultant de l'introduction des relations NGA. En
d'autres termes, les réductions NGA ont motivé une réévaluation de la base de l'aléa sismique,
ce qui a conduit à passer de la moyenne géométrique à la direction maximale. D'un point de
vue qualitatif, cela a permis de préserver la continuité de la conception des bâtiments en
fonction des attentes générales des ingénieurs et de l'observation des performances lors de
tremblements de terre antérieurs. Cette pratique se poursuit encore aujourd'hui (ASCE 7-16 et
7-22).
Il est important de noter que l'ASCE 7-10 a introduit un nombre inhabituel de changements
complexes, interdépendants et controversés dans la base des risques sismiques. La
connaissance et la compréhension de ces changements par l'industrie n'étaient pas très
répandues. Cependant, lorsque la norme ASCE 7-16 est arrivée, la situation s'était
considérablement clarifiée. L'étude de 2010 sur l'aléa sismique en Haïti ne sera pas mise à jour
dans le cadre de ce projet, bien qu'il soit recommandé de la réaliser à l'avenir.
L'étude d'aléa sismique de 2010 de l'USGS est donc analogue aux cartes nationales d'aléa
sismique de 2008 des États-Unis, et par conséquent, certaines étapes supplémentaires pour
passer de l'étude d'aléa sismique initiale de l'USGS à des "cartes compatibles avec l'ASCE
7-16" doivent être réalisées, elles sont décrites ci-dessous.
768
A.8.3.1 Utilisation des relations NGA et de la direction maximale par rapport à la
moyenne géométrique
Les relations NGA (Next Generation Attenuation Relationships) sont des équations actualisées
de prévision des mouvements du sol développées par le Pacific Earthquake Engineering
Research Center (PEER). Ces relations, qui utilisent un ensemble de données plus large et plus
récent d'enregistrements de mouvements du sol, sont essentielles pour estimer comment les
secousses sismiques s'atténuent à travers la croûte terrestre. Les relations NGA ont été
adoptées dans la norme ASCE 7-10, améliorant la précision des estimations des risques à des
fins de conception en réduisant les conceptions trop conservatrices dans certaines régions et
en assurant une meilleure protection dans d'autres.
Dans la section de référence du rapport de l'USGS, il est fait mention de l'utilisation des
relations d'atténuation de la prochaine génération (NGA). C'était approprié, car ces relations
étaient à la pointe du progrès à l'époque et ont été utilisées pour élaborer les cartes d'aléas
sismiques américaines de 2008 (https://pubs.usgs.gov/publication/ofr20081128), qui ont à leur
tour servi de base aux cartes d'aléas sismiques de l'ASCE 7-10 et de l'IBC 2012.
Comme décrit ci-dessus, avant la norme ASCE 7-10, les cartes de risques sismiques utilisaient
généralement la moyenne géométrique de deux composantes orthogonales du mouvement
horizontal du sol. À partir de la norme ASCE 7-10, l'industrie a décidé d'utiliser la direction
maximale du mouvement du sol, représentant la secousse maximale dans n'importe quelle
direction. Cette augmentation est définie comme le facteur de correction de la direction
maximale, FMD.
Ces facteurs sont fournis dans la section [H]1613.2.3 de la partie 1 du CNBH de 2025 :
Document d'application du code et également dans la section 0.7.2 de la PARTIE 2 : Directives
pour les petits bâtiments. Il convient de noter que les données cartographiques de la CNBH
2012 n'ont pas été modifiées et que FMDdoit donc être appliqué aux valeurs lues sur les cartes.
A.8.3.2 Plafonds déterministes dans les régions proches des failles
Le rapport 2010 de l'USGS ne traite pas non plus des plafonds déterministes dans les régions
proches des failles. Ces plafonds auraient normalement été mis en œuvre séparément dans le
cadre du processus d'élaboration des cartes d'aléas sismiques de l'ASCE 7. La mise en œuvre
de ces plafonds dans la CNBH 2025 réduirait probablement certaines des valeurs maximales
de l'aléa le long des failles majeures.
Cette étude pourrait être réalisée séparément pour les principaux systèmes de failles identifiés
dans le rapport 2010, puisqu'il s'agit d'un processus d'évaluation faille par faille. Cependant,
d'autres failles ont été identifiées et mieux caractérisées depuis 2010, il est donc plus logique de
réaliser cette étude dans le cadre de la mise à jour de l'aléa sismique global d'Haïti à l'avenir.
Lorsque ces informations seront disponibles, les cartes d'aléa sismique de la CNBH pourront
être mises à jour et publiées par le MTPTC en tant que mise à jour intermédiaire ou en tant
qu'errata, plutôt que d'attendre un futur cycle de mise à jour de la CNBH.
769
A.8.3.3 Facteurs d'ajustement ciblés sur le risque
Les normes ASCE 7-10 et ASCE 7-16 intègrent des mouvements de terrain ciblés sur le risque,
qui ajustent les données probabilistes sur les aléas afin de garantir un risque d'effondrement
plus uniforme. Ces mouvements de terrain ciblés sur le risque n'ont pas été inclus dans le
rapport 2010 de l'USGS, et on ne s'attendait pas à ce qu'ils le soient, et leur développement
pour Haïti nécessiterait des efforts considérables.
Certains éléments indiquent que les facteurs d'ajustement pour Haïti sont probablement
proches de l'unité. Les facteurs pour l'ouest des États-Unis se situent généralement entre 0,9 et
1,0, et sont proches de 1,0 pour Porto Rico.
Clarke, R.P., a déterminé les facteurs d'ajustement des risques pour divers territoires des
Caraïbes en 2019, notamment Trinité-et-Tobago, la Dominique, Antigua et la Barbade. Les
valeurs varient de 1,03 à 1,11 pour CRS, et de 1,02 à 1,19 pour CR1. Notez qu'Haïti est
sismologiquement différent de cette région, de sorte que ces valeurs ne sont pas directement
applicables.
Clarke, R.P. (2019), Computation of Risk Coefficients (CRS, CR1) for Obtaining Risk-Targeted
Earthquake Hazard Values for Several Caribbean Territories, The West Indian Journal of
Engineering Vol.42, No.1, July 2019, pp.4-11, (URL)
https://www.preventionweb.net/publication/computation-risk-coefficients-crs-cr1-obtaining-risk-ta
rgeted-earthquake-hazard-values
Nous ne recommandons pas d'entreprendre une étude séparée des facteurs d'ajustement du
risque spécifiques à Haïti avant que l'aléa sismique national global d'Haïti ne soit réévalué.
Nous recommandons que les facteurs d'ajustement du risque soient considérés comme une
composante d'une étude future. Si des experts qualifiés jugent que les facteurs sont
probablement proches de l'unité, il peut être raisonnable d'y renoncer.
770
Figure A.8.3.3-1 C(RS) (en haut) et C(R1) (en bas) Facteurs d'ajustement du risque de l'ASCE
7-16 pour Porto Rico - fournis à titre d'exemple.
771
A.8.3.4 Coefficients de site révisés pour la classe de site dans ASCE 7-16
Les cartes nationales d'aléas sismiques des États-Unis élaborées par l'USGS sont applicables
aux sites situés à la limite des classes de sites B et C (vs =760 m/s). C'est le cas depuis 1996,
mais à partir de l'ASCE 7-16, ces sites sont désormais plus clairement identifiés comme tels.
Malgré cela, les coefficients de site de l'ASCE 7-10 et des versions antérieures étaient
référencés à 1,0 pour la classe de site B (vs = 1050 m/s). Ce conflit a été résolu dans l'ASCE
7-16 dans le cadre d'une mise à jour plus large des coefficients de site. Extrait du commentaire
des dispositions du NEHRP 2015, section C11.4.3 (p. 190) :
"La motivation pour les révisions de ces coefficients de site comprend (Seyhan et Stewart,
2012) :
(1) la mise à jour de la condition du site de référence utilisé pour les facteurs afin de
correspondre à la condition sur les cartes nationales, qui est vs=760 m/s (2500 ft/s) ;
(2) l'incorporation dans les facteurs des gains substantiels de connaissances (provenant en
grande partie d'une énorme augmentation des données disponibles) sur la réponse du site au
cours des deux dernières décennies".
Le tableau des coefficients de site à courte période (Fa) et à longue période (Fv), pour
différentes classes de sites, est présenté ci-dessous pour ASCE 7-05 et ASCE 7-16 à des fins
de comparaison. Le coefficient de site à courte période est plus applicable pour la plupart des
constructions en Haïti, en particulier pour les structures conçues conformément aux dispositions
de la partie 2.
Notez que la ligne de base Fa=1.0 est passée de B à entre B et C (limite BC). Les coefficients
de site mis à jour ont été adoptés dans la CNBH 2025 dans le cadre de l'ASCE 7-16 via l'IBC
2021.
La section 11.4.2 de l'ASCE 7-05 autorise l'utilisation de la classe de site D par défaut (sauf si
l'on sait qu'il existe des sols plus tendres). Les sections 11.4.3 et 11.4.4 de l'ASCE 7-16
autorisent également l'utilisation de la classe de site D à condition que l'on suppose que Fa=1,2
(les valeurs de pointe de Fa de la classe de site C).
Une grande partie d'Haïti a des valeurs SSautour ou au-dessus de 1,0 g, ce qui signifie que pour
les hypothèses de classe de site D par défaut, la valeur de Fa a augmenté de Fa = 1,0-1,1 dans
ASCE 7-05 à Fa = 1,2 dans ASCE 7-16.
Si la classe de site C est connue (ce qui est relativement courant en Haïti), le changement
serait similaire, de Fa = 1.0 dans ASCE 7-05 à Fa = 1.2.
Les figures A.8.3.4-1 et 2 comparent les coefficients de site Fa et Fv de l'IBC 2009 (ASCE 7-05)
et de l'IBC 2021 (ASCE 7-16). Les valeurs de Fa et Fv de l'ASCE 7-10 sont identiques à celles
de l'ASCE 7-05.
772
TABLEAU 1613.5.3(1)
VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE Fa a
ACCÉLÉRATION DE RÉPONSE SPECTRALE CARTOGRAPHIÉE À COURTE PÉRIODE
CLASSE DE SITE
Ss < 0.25
Ss = 0.50
Ss= 0.75
Ss= 1.00
Ss≥1.25
A
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
B
1.0
1.0
1.0
1.0
1.0
C
1,2
1.2
1.1
1.0
1.0
D
1.6
1.4
1.2
1.1
1.0
E
2.5
1.7
1.2
0.9
0.9
F
Note b
Note b
Note b
Note b
Note b
a.Utiliser l'interpolation linéaire pour les valeurs intermédiaires de l'accélération de la réponse spectrale cartographiée à courte période, S s .
b.Les valeurs doivent être déterminées conformément à la section 11.4.7 de l'ASCE 7.
TABLEAU 1613.5.3(2)
VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE Fva
CLASSE DE SITE
ACCÉLÉRATION DE RÉPONSE SPECTRALE CARTOGRAPHIÉE À LA PÉRIODE D’UNE SECONDE
S, < 0.1
S, = 0.2
S, = 0.3
S, = 0.4
Ss ≥ 0.5
A
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
B
1.0
1.0
1.0
1.0
1.0
C
1.7
1.6
1.5
1.4
1.3
D
2.4
2.0
1.8
1.6
1.5
E
3.5
3.2
2.8
2.4
2.4
F
Note b
Note b
Note b
Note b
Note b
a.Utiliser l'interpolation linéaire pour les valeurs intermédiaires de l'accélération de la réponse spectrale cartographiée à une période de 1
seconde, S 1 .
b.Les valeurs doivent être déterminées conformément à la section 11.4.7 de l'ASCE 7.
Figure A.8.3.4-1 Coefficients de site de l'IBC 2009, Fa et FV (d'après ASCE 7-05)
773
TABLE 1613.2.3(1)
VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE Faa
CLASSE DE SITE
RISQUE CARTOGRAPHIÉ CIBLÉ SÉISME MAXIMAL CONSIDÉRÉ (MCER) RÉPONSE SPECTRALE PARAMÈTRE
D'ACCÉLÉRATION À COURTE PÉRIODE
Ss ≤ 0,25
Ss = 0.50
Ss = 0.75
Ss = 1.00
Ss = 1,25
Ss ≥ 1.5
A
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
B
0.9
0.9
0.9
0.9
0.9
0.9
C
1.3
1.3
1.2
1.2
1.2
1.2
D
1.6
1.4
1.2
I.I
1.0
1.0
E
2.4
1.7
1.3
Note b
Note b
Note b
F
Note b
Note b
Note b
Note b
Not eb
Note b
a.Utiliser l'interpolation linéaire pour les valeurs intermédiaires de l'accélération de la réponse spectrale cartographiée à courte période, S s .
b.Les valeurs doivent être déterminées conformément à la section 11.4.8 de l'ASCE 7.
TABLEAU 1613.2.3(2)
VALEURS DU COEFFICIENT DE SITE FVa
RISQUE CARTOGRAPHIÉ SÉISME MAXIMAL ENVISAGÉ (MCER) RÉPONSE SPECTRALE PARAMÈTRE D'ACCÉLÉRATION À
UNE PÉRIODE DE 1 SECONDE
CLASSE DE SITE
S1 ≤ 0,1
S1 = 0.2
S1 = 0.3
S1 = 0.4
S1 = 0.5
S1 ≥ 0.6
A
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
B
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
0.8
C
1.5
1.5
1.5
1.5
1.5
1.4
D
2.4
2.2c
2.0c
1.9c
1.8c
1.7c
E
4.2
3.3c
2.8c
2.4c
2.2c
2.0c
F
Note b
Note b
Note b
Note b
Note b
Note b
a.Utiliser l'interpolation linéaire pour les valeurs intermédiaires de l'accélération de la réponse spectrale cartographiée à une période de 1
seconde S1
b.Les valeurs doivent être déterminées conformément à la section I 1.4.8 de l'ASCE 7.
c. Voir les exigences relatives aux mouvements du sol spécifiques au site dans la section 11.4.8 de l'ASCE 7.
Figure A.8.3.4-2 2021 Coefficients de site de l'IBC, Fa et FV (d'après ASCE 7-16)
774
A.8.3.4 Changement de l'accélération sismique de calcul (S(ds) )
Les facteurs Fa de l'ASCE 7-16 sont significativement plus élevés pour les sites de classe C
avec des Ss élevés (courants en Haïti). L'augmentation de Fa = 1.0 (ASCE 7-10) à Fa=1.2
(ASCE 7-16) affectera la plupart des bâtiments en Haïti. Cette augmentation est due à de
nouvelles et meilleures recherches sur les amplifications du site, mais s'ajoute à l'augmentation
de FMDdiscutée ci-dessus.
Pour un bâtiment bas typique avec Ss=1.79 (Port-au-Prince), Classe de site C :
Selon CNBH 2012 (ASCE 7-05) :
Sds = ⅔ x (Fa=1.0) x (Ss=1.79g) = 1.19g
Pour 2025 CNBH (ASCE 7-16) :
Sds = ⅔ x (Fa=1.2) x (Ss=1.79g) x (max. dir.=1.1) = 1.58g (+32%)
La majeure partie de cette augmentation est due aux coefficients de site révisés dans la norme
ASCE 7-16. Les structures plus hautes/flexibles ont une augmentation plus importante due à la
direction maximale (1.3) mais généralement des augmentations moindres de Fv. Elles sont
également moins courantes en Haïti.
Il est possible que certains ingénieurs en Haïti soient déjà passés à la norme ASCE 7-16 et
aient donc adopté le facteur Fa plus élevé, réduisant ainsi l'ampleur du changement.
Il est peu probable que ce site d'exemple, et la majeure partie d'Haïti, bénéficient de réductions
compensatoires significatives grâce à la mise en œuvre de plafonds ou de coefficients de risque
déterministes, s'ils étaient disponibles aujourd'hui. De plus, l'amélioration des informations sur
les failles existantes et les nouvelles failles identifiées depuis 2010 pourrait augmenter l'aléa
sismique (bien qu'il s'agisse d'une hypothèse).
Des informations supplémentaires sont disponibles dans les 2015 NEHRP Provisions (FEMA
P-1050-1) - Commentary Chapter 20 Seismic Ground Motion, p483.
https://www.fema.gov/media-collection/nehrp-recommended-seismic-provisions-new-buildings-a
nd-other-structures-2015
775
Figure A.8.2-1 Accélération maximale du sol (PGA, %g) pour 2 % de probabilité de dépassement en 50 ans, sans aléa de
réplique (USGS)
776
Figure A.8.2-2 Spectre d'accélération pour une période de 0,2 s, pour 2 % de probabilité de dépassement dans 50 ans.
Valeurs de dimensionnement (données USGS)
777
Figure A.8.2-3 Spectre d'accélération pour une période de 1,0 s, pour 2 % de probabilité de dépassement dans 50 ans.
Valeurs de dimensionnement (données USGS)
778
A.8.4 Risque sismique pour l'évaluation et la modernisation
A.8.5 Cartes des risques d'inondation
Les cartes suivantes sont extraites de cette source : Atlas des menaces naturelles en Haïti
Auteurs : Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM, France), Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire
(CIAT)
Préparé pour : Banque Mondiale (BM) et de la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement
(GFDRR, sigle en anglais).
779
Figure A.8.5 Haiti: Flood Risk Communes (February 2015), Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA).
780
Figure A.8.6 Carte de la menace d'inondation.
781
Figure A.8.7 Carte de l'aléa inondation sur la commune de Cabaret.
782
Figure A.8.8 Carte de l'aléa inondation sur la commune de Cayes.
783
Figure A.8.9 Carte de l'aléa inondation sur la commune de Gonaives.
784
Figure A.8.10 Carte de l'aléa inondation sur la commune de Leogane.
785
Figure A.8.11 Carte de l'aléa inondation sur la commune de Cap-Haitien.
786
A.8.6 Cartes des sols
Les informations de la carte des sols ci-après sont fournies à titre de référence et ne doivent
pas être utilisées seules pour déterminer la classe de site, sauf dans le cadre d’une
investigation réalisée par des personnes qualifiées, conformément aux dispositions du IBC
2021 et de l’ASCE 7-16. Voir A.8.3 pour des informations supplémentaires.
Source : CODE NATIONAL DU BÂTIMENT D’HAÏTI, Édition janvier 2013, section 0.4.
Préparé pour : Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC).
Une version agrandie de cette carte peut être obtenue à l’adresse suivante :
http://www.lnbtp.gouv.ht/macrozonage/
787
Figure A.8.6-1 Carte des classes de site pour Port-au-Prince
788
Figure A.8.6-2- Carte des classes de site pour Haïti
Cette figure est tirée du rapport USGS-USAID. Source : Documentation for Initial Seismic Hazard Maps for Haiti 2010-106. Figure 6
– Carte d’Hispaniola montrant la vitesse des ondes de cisaillement moyenne sur les 30 premiers mètres du sol (Vs30), dérivée de la
pente topographique. Les lettres à droite de l’échelle de couleurs indiquent les classes de site NEHRP approximativement déduites.
Figure fournie par David Wald, USGS.
789
ANNEXE 9 : OSSATURES BOIS - CARACTÉRISATION ET ESSAIS
SISMIQUES
A.9.1 : Thèse de doctorat "Analyse de la vulnérabilité sismique des structures à ossature en bois
avec remplissage : essais expérimentaux" - modélisation numérique - calculs parasismiques"
A.9.2 : Essais sismiques sur Table vibrante - Rapport
A.9.3 : Analyse expérimentale d'un essai sur table vibrante sur une structures à ossature bois
avec remplissage en pierre et en terre.
A.9.4 :Cadre d'analyse structurelle et de conception pour une maison typique à ossature bois de
plain-pied avec remplissage en pierres et en terre (EN).
790
A.9.1 :Thèse de doctorat. Florent VIEUX-CHAMPAGNE.2013. "Analyse de la
vulnérabilité sismique des structures à ossature en bois avec remplissage :
essais expérimentaux" - modélisation numérique - calculs parasismiques"
Cette annexe est disponible à l’adresse suivante :
https://www.rezo-tcla-haiti.com/wp-content/uploads/2024/05/These-Florent-VieuxChampagne-1.pdf
A.9.2 : Essais sismiques sur Table vibrante - Rapport. BELINGA NKO’O,
Christian, 2014. Essais sismiques sur table vibrante [en ligne]. AE&CC CRAterre-ENSAG.
Cette annexe est disponible à l’adresse suivante :
https://archive.org/details/EssaisSismiquesTableVibrante
A.9.3 : Analyse expérimentale d'un essai sur table vibrante sur une structures à
ossature bois avec remplissage en pierre et en terre.
Cette annexe est disponible à l’adresse suivante :
https://journals.sagepub.com/doi/10.1193/010516eqs002m
791
A.9.4 :Cadre d'analyse structurelle et de conception pour une maison typique à
ossature bois de plain-pied avec remplissage en pierres et en terre (EN).
Résumé
Ce rapport présente une analyse structurelle et un cadre de conception pour une maison typique
à ossature bois de plain-pied avec remplissage en pierres et en terre, développés dans le cadre
de l'initiative CNBH (Code National du Bâtiment d'Haïti). L'objectif est de fournir un modèle de
logement résilient, peu coûteux et culturellement approprié pour les zones rurales d'Haïti, en
tenant compte de la grande vulnérabilité de la région aux risques sismiques et éoliens.
La conception proposée s'inspire des méthodes de construction vernaculaires d'Haïti, en
particulier de l'approche TCLA (Timber with Local Aggregates), qui combine une ossature en bois
flexible avec un remplissage lourd et non structurel utilisant des matériaux disponibles
localement. Les assemblages traditionnels par tenons et mortaises, complétés par des
techniques de connexion modernes telles que des renforts en acier cloués ou cerclés, constituent
la base de la résistance sismique du système.
Les résultats expérimentaux, en particulier ceux de Sieffert et al. (2016), Vieux-Champagne et al.
(2014, 2017), confirment l'efficacité structurelle de ce système hybride. Les mécanismes de
dissipation d'énergie comprennent la déformation plastique des connecteurs métalliques, le
comportement en flexion de l'ossature bois et le décollement contrôlé aux interfaces entre les
infiltrations et les contreventements. Ce comportement ductile et non linéaire permet à la
structure d'absorber une énergie sismique importante tout en minimisant les dommages. Le
remplissage en pierre apporte une masse et une rigidité supplémentaires, améliorant la
résistance latérale et l'amortissement sans compromettre la flexibilité nécessaire à l'absorption
d'énergie.
Le rapport détaille les calculs de conception pour la reprise des charges verticales, les
trajectoires des charges latérales, la capacité de cisaillement de la base sismique et éolienne, la
stabilité hors plan et l'intégrité des connexions. Ces calculs sont effectués à l'aide des paramètres
de conception d'ASCE 7-22, IBC 2021, AISC 360, ACI 318, TMS 402-16 et AWC NDS 2018.
La maison prototype, définie par une configuration typique de deux pièces avec véranda,
démontre la conformité avec les critères de conception sismique et éolienne dans les zones de
risque les plus exigeantes d'Haïti. La continuité du chemin de charge est assurée par une
conception détaillée des connexions, y compris entre le toit et les murs, entre les murs et les
fondations, et entre les joints d'ossature internes. Le dimensionnement et les détails des
fondations sont guidés par les hypothèses de capacité du sol local et tiennent compte de la
stabilité au renversement et au glissement.
Outre la sécurité structurelle, le rapport met l'accent sur la mise en œuvre pratique : l'utilisation
de matériaux locaux, les méthodes de construction acceptées par la communauté et les
stratégies d'entretien pour améliorer la durabilité à long terme. Des améliorations spécifiques
telles que le mortier de boue renforcé par des fibres, l'armature en treillis métallique et les détails
des ancrages métalliques sont suggérées pour améliorer les performances face aux charges
extrêmes.
En résumé, ce rapport valide le système de construction à ossature bois avec remplissage en
pierre en tant que solution de logement structurellement saine, économe en ressources et
sensible au contexte pour les zones rurales d'Haïti. Il répond au double défi d'assurer la sécurité
des personnes en cas de séisme et de vent tout en restant accessible et reproductible dans des
environnements où les ressources sont limitées. Les résultats renforcent la viabilité du modèle
792
TCLA et soutiennent son adoption plus large par le biais de codes de construction nationaux et
de programmes de reconstruction communautaires.
0.2.1 PERFORMANCE FACE AUX SÉISMES
793
1. CONTEXTE
Les pratiques traditionnelles de construction en Haïti ont évolué pour répondre aux défis
environnementaux uniques de la région, y compris l'activité sismique fréquente, les ouragans et
l'accès limité aux ressources. Le tremblement de terre de 2010 a mis en évidence les
vulnérabilités des bâtiments mal construits, en particulier ceux qui utilisent la maçonnerie non
renforcée ou des méthodes informelles de construction en béton. En réponse, des initiatives
comme Rezo TCLA Haïti ont promu l'approche TCLA, qui améliore les techniques de
construction locales pour renforcer la résilience tout en respectant les contextes culturels et
économiques.
La méthode TCLA préconise des structures à ossature bois avec remplissage en pierre, un
système léger et flexible qui se comporte bien lors des tremblements de terre en raison de sa
faible masse et de sa ductilité. Ce type de construction, historiquement utilisé dans les zones
rurales d'Haïti, comprend une ossature en bois stabilisée par un remplissage en pierre et en
terre, souvent recouvert d'un enduit de boue. L'approche privilégie les matériaux locaux (bois,
pierre, terre) afin de réduire les coûts et l'impact sur l'environnement, et elle s'est avérée efficace,
comme en témoigne la performance des maisons reconstruites par le TCLA lors de l'ouragan
Matthew en 2016, où elles ont subi beaucoup moins de dommages que les structures
conventionnelles.
Ce rapport décrit les principes de conception, les éléments structurels et les calculs d'une maison
typique à ossature bois avec remplissage en pierre en Haïti, en mettant l'accent sur la résistance
aux séismes et au vent, la stabilité et la mise en œuvre pratique pour les communautés rurales.
2. PRINCIPE GÉNÉRAL DE L'OSSATURE BOIS AVEC REMPLISSAGE EN PIERRE
Le système de construction à ossature bois avec remplissage en pierre se compose d'une
ossature primaire en bois qui constitue le squelette structurel, les murs de remplissage en pierre
et en terre servant d'éléments non structurels ou semi-structurels pour fermer l'espace et
renforcer la stabilité. L'ossature en bois, généralement fabriquée à partir de bois local ou importé,
est assemblée à l'aide de techniques de menuiserie traditionnelles telles que les assemblages à
tenons et mortaises, qui offrent une certaine flexibilité sous les charges latérales telles que les
tremblements de terre. Le remplissage en pierre, souvent lié à un mortier de boue, comble les
espaces entre les éléments en bois, ajoutant de la masse et de la rigidité tout en conservant la
légèreté de la structure globale.
Les principes clés sont les suivants
● La flexibilité : Les joints flexibles de l'ossature bois (par exemple, à tenon et mortaise) lui
permettent de se déformer sans se rompre lors d'événements sismiques, dissipant ainsi l'énergie
de manière efficace.
● Construction légère : La faible masse de l'ossature bois réduit les forces sismiques, qui sont
proportionnelles au poids de la structure.
● Matériaux locaux : Les pierres et la terre proviennent de sources locales, ce qui réduit les coûts
et l'impact sur l'environnement, tandis que le bois peut être importé si l'approvisionnement local
n'est pas durable.
● Pertinence culturelle : La conception s'aligne sur les pratiques de construction traditionnelles
d'Haïti, garantissant l'acceptation par la communauté et la facilité d'entretien.
L'approche TCLA renforce ce système traditionnel en introduisant des détails de construction
améliorés, tels que de meilleures connexions de bois, un ancrage correct des fondations et un
794
contrôle de la qualité des matériaux de remplissage, afin d'augmenter la résilience contre les
catastrophes naturelles.
3. ÉLÉMENTS STRUCTURELS CLÉS
3.1. Stabilité de la structure
La stabilité d'une structure à ossature en bois avec remplissage en pierre dépend de plusieurs
facteurs :
● L'ossature en bois : Le principal système porteur est constitué de poteaux verticaux, de poutres
horizontales et de diagonales. La stabilité de l'ossature est renforcée par la flexibilité de ses
joints, qui permettent une déformation contrôlée sous l'effet des charges latérales.
● Remplissage en pierre : Les murs de remplissage, bien qu'ils ne soient pas typiquement porteurs,
ajoutent de la rigidité et de la masse à la structure. Cependant, ils doivent être bien liés à
l'ossature afin d'éviter une rupture hors plan lors des tremblements de terre.
● Les fondations : Une fondation stable, souvent une semelle en béton ou en pierre peu profonde,
ancre les poteaux en bois pour résister aux forces de soulèvement et de glissement. L'approche
TCLA met l'accent sur l'encastrement des poteaux dans le béton pour renforcer la stabilité contre
les forces éoliennes et sismiques.
● Contreventement : Les contreventements diagonaux en bois à l'intérieur de la charpente et des
murs offrent une résistance au cisaillement, essentielle à la stabilité latérale. La méthode TCLA
incorpore souvent des contreventements supplémentaires pour améliorer les performances.
● Toit : Un toit léger, à pignon, correctement raccordé à la charpente, empêche le soulèvement en
cas de vents violents. La conception TCLA inclut souvent un toit en croupe pour réduire les
charges de vent et faciliter la collecte de l'eau de pluie.
3.2. Chemin de charge, chemin de charge horizontal
Chemin de charge vertical : Les charges de gravité (mortes, vives, neige) sont transférées de la
toiture à la charpente en bois via les pannes et les chevrons, puis à travers les poteaux verticaux
jusqu'aux fondations, et enfin au sol. Le remplissage en pierre ne contribue généralement pas à
la résistance aux charges verticales, mais ajoute un poids propre.
Chemin de charge horizontal : Les charges latérales (vent, séisme) suivent un chemin allant du
diaphragme du toit aux éléments de la ferme, puis à travers le soubassement supérieur jusqu'aux
murs et aux fondations :
Charge éolienne/sismique sur le toit : Le diaphragme du toit (s'il est recouvert d'un revêtement)
ou les chevrons transfèrent les forces latérales au sommet des murs.
Murs : L'ossature en bois et le remplissage en pierre agissent comme des murs de cisaillement
ou des cadres contreventés. Les contreventements diagonaux de l'ossature résistent au
cisaillement, tandis que le remplissage apporte une rigidité supplémentaire. Les forces sont
transférées à la base des poteaux.
Les fondations : Les fondations résistent au glissement et au renversement par frottement et par
appui, les poteaux étant ancrés pour empêcher le soulèvement.
L'approche TCLA garantit un chemin de charge continu en mettant l'accent sur des connexions
appropriées entre le toit, la charpente et les fondations, en utilisant souvent des sangles
métalliques ou des ancrages pour renforcer l'intégrité.
795
Légendes des flèches : les flèches rouges indiquent les charges de gravité (mortes et vives), les
flèches vertes indiquent les charges latérales (éoliennes et sismiques) et les flèches bleues et
jaunes indiquent le chemin de charge. Veuillez noter qu'il ne s'agit que d'une représentation
simplifiée de la charge et des chemins de charge. Le mécanisme réel de distribution et de
transfert des charges présente un comportement plus complexe.
3.3. Réponse sismique basée sur des essais expérimentaux
Dans l'étude de Sieffert et al. (2016), le comportement sismique d'une structure à ossature bois
remplie de pierres et de terre a été analysé à l'aide de la corrélation d'images numériques (DIC)
lors d'un test sur table vibrante. Les résultats ont révélé que les forces de cisaillement à l'intérieur
des sections de mur sont dissipées par une combinaison de mécanismes induits par la nature
composite de la structure. L'ossature en bois, qui constitue le principal squelette porteur, résiste
aux forces de cisaillement grâce à sa déformation élastique et aux interactions de frottement au
niveau des joints. Le remplissage en pierre et en terre contribue à l'absorption et à la dissipation
de l'énergie par le glissement frictionnel et la déformation plastique, en particulier sous charge
cyclique. Les mesures DIC ont mis en évidence que les forces de cisaillement ne sont pas
uniformément réparties sur le mur, avec des concentrations plus élevées aux interfaces
bois-remplissage et une dissipation plus faible dans les zones de remplissage centrales en raison
796
de l'hétérogénéité des matériaux. Cette synergie entre l'ossature bois et le remplissage permet
une dissipation efficace de l'énergie, améliorant ainsi la résilience sismique globale de la
structure.
Contrairement aux structures à ossature à plusieurs étages, où la masse est généralement
idéalisée comme étant concentrée aux différents niveaux du plancher et du toit pour les analyses
MDOF ou SDOF, la structure à ossature en bois avec remplissage en maçonnerie présentée
dans le rapport est un système à un seul étage avec un profil de masse distribuée plus complexe.
La répartition des masses influence les forces d'inertie générées lors d'une excitation sismique,
qui sont proportionnelles à la masse et à l'accélération (F = m-a). Les zones à forte concentration
de masse, telles que les zones de remplissage plus denses, subissent des forces d'inertie plus
importantes, ce qui affecte le comportement sismique local et global. La figure ci-dessous, tirée
de Sieffert et al. 2016, montre la répartition des masses utilisée pour calculer les forces d'inertie à
chaque niveau de cellule.
Le comportement sismique de cette structure est régi par l'interaction entre l'ossature bois et le
remplissage, modulée par la distribution des masses :
1. Génération des forces d'inertie : La répartition des masses détermine la façon dont les forces
d'inertie sont générées et réparties sur le mur pendant les secousses sismiques. Contrairement
aux bâtiments à plusieurs étages, où la masse est concentrée au niveau des planchers, la
distribution continue de la masse dans le remplissage entraîne une charge d'inertie mieux
répartie. Il en résulte un schéma complexe de contraintes normales et de cisaillement à l'intérieur
du mur, car la masse du remplissage contribue de manière significative à la réponse dynamique.
2. Mécanismes de dissipation de l'énergie : L'étude souligne que le remplissage dissipe l'énergie
par glissement frictionnel et déformation plastique, tandis que l'ossature en bois offre une
résistance élastique. La répartition des masses affecte ces mécanismes en influençant l'ampleur
et la localisation des forces d'inertie. Par exemple, les régions ayant une masse plus élevée (par
exemple, un remplissage dense) peuvent connaître un glissement ou une déformation plus
importants, ce qui augmente la dissipation de l'énergie.
797
3. Modes dynamiques : Dans les bâtiments conventionnels à plusieurs étages, les modèles MDOF
saisissent plusieurs modes vibratoires (par exemple, le premier, le deuxième et les modes
supérieurs) en fonction de la masse concentrée dans les étages. En revanche, la structure à
ossature bois d'un seul étage avec une masse répartie présente principalement un mode de
vibration fondamental, mais l'hétérogénéité du remplissage introduit des modes localisés ou des
déformations à l'intérieur du mur. La répartition de la masse influe également sur ces modes
locaux, affectant la façon dont la structure oscille ou se déforme sous l'effet de la charge
sismique.
4. Distribution des forces de cisaillement : L'article note que les forces de cisaillement ne sont
pas uniformément réparties, avec des concentrations plus élevées aux interfaces bois-remblai.
La répartition de la masse a un impact direct sur ce point, car les zones à plus forte masse
génèrent des forces d'inertie plus importantes, ce qui entraîne une augmentation du cisaillement
aux interfaces où l'ossature bois retient le remplissage. Cela contraste avec les bâtiments à
plusieurs étages, où le cisaillement de base est réparti entre les étages en fonction de leur masse
et de leur rigidité. Le graphique ci-dessous (tiré de Sieffert et al 2016) montre l'hystérésis de la
force de cisaillement par rapport au déplacement obtenue par DIC. Comme le montre le
graphique, l'énergie dissipée par les cellules supérieures est importante en raison de
l'accélération plus élevée au niveau supérieur par rapport aux cellules inférieures.
798
Les structures à ossature bois avec remplissage présentent une excellente résistance sismique
en raison de leur capacité à dissiper l'énergie sismique par le biais de divers mécanismes non
linéaires. Les principaux facteurs sont la plastification des connecteurs en acier, en particulier
dans les bandes d'acier avec joints cloutés, le comportement en flexion de l'ossature en bois et le
décollement à l'interface entre le remplissage et le contreventement, qui agit comme un fusible
structurel. Le matériau de remplissage améliore considérablement la dissipation de l'énergie en
renforçant la structure, en réduisant la flexion de l'ossature et en contribuant par sa propre
déformation. Dans l'ensemble, la réponse non linéaire et ductile de ces composants permet à la
structure d'absorber de grandes quantités d'énergie sismique avec des dommages limités, ce qui
la rend très efficace pour résister aux charges sismiques.
4.Charges
4.1. Charge de calcul
Les charges de calcul sont déterminées sur la base de la norme ASCE 7-22 et des conditions
locales en Haïti :
799
● Charge permanente (D) : Inclut le poids propre de la structure (ossature en bois, remplissage en
pierre, toit). Estimation ci-dessous.
● Charge vive (L) : Charge vive du toit = 20 psf (ASCE 7-22, tableau 4.3-1, pour les toits
résidentiels). Charge vive du plancher (le cas échéant) = 40 psf.
● Charge de vent (W) : Vitesse de base du vent en Haïti, utiliser ASCE 7-22, chapitre 26.
● Charge sismique (E) : Catégorie de conception sismique et coefficients de réponse spectrale,
ajuster en fonction des données spécifiques au site.
● Autres charges : La charge de neige est négligeable en Haïti. La charge de pluie sur le toit est
prise en compte pour la conception du drainage.
Combinaisons de charges selon ASCE 7-22 (ASD) :
● D
● D+L
● D+0.6W
● D+0,7E
● 0,6D+0,6W
Pour la maison type utilisée dans ce rapport, les informations sur les charges sont données
ci-dessous.
U
n
i
t
é
k
N
/
m
Charge nominale
Charge morte
Charge vive du
toit
Soulèvement du
vent (vers
l'extérieur)
Vent (vers
l'intérieur)
Espacement des
chevrons
DL=
1
2
k
N
/
m
LL=
1
2
k
N
/
m
WU=
6
2
k
N
/
m
IP=
Espace
ment=
800
0.55
2
1.2
m
d
e
g
r
é
33.6
9
Pente du toit
Combinaison de
charges
Gravité (DL+LL)=
Pesanteur
(DL+0,75(LL+IP))
=
Charge de gravité
gouvernante
Soulèvement
(0,6DL+0,6WL)
Charge de
soulèvement
uniforme
k
N
/
m
DL+LL
=
2
2
DL+0,7
5(LL+I
P)=
k
N
/
m
2.16
4
2
k
N
/
m
2.16
4
WDL+LL=
k
N
/
m
0,6DL+
0,6WL
=
2
-3
W0,6DL+0,
6WL=
k
N
/
m
-3.0
0
5.Dimensions d'une maison typique pour le calcul
Sur la base des maisons rurales haïtiennes typiques et selon le modèle de bâtiment de deux
pièces proposé, les informations clés pour la construction sont données ci-dessous :
Informations sur la
construction
6
.
5
4
.
6
1
.
5
1
.
3
5
Longueur, L=
Largeur, B=
Véranda, Lv=
Hauteur du pignon, h=
801
m
m
m
m
Épaisseur du mur, t=
0
.
1
Informations sur les ouvertures
H
(
m
)
Porte
2
0
.
9
5
Fenêtre
Poteau principal et poutre de
ceinture
D
(
m
)
0
.
1
Poteau secondaire
0
.
1
Élément de contreventement
horizontal
0
.
1
Élément de contreventement
diagonal
0
.
1
Élément inférieur de l'ossature du
toit
0
.
1
Ossature du toit, poteau central et
élément supérieur
0
.
1
Informations sur les membres
du bois
802
m
B
(
m
)
0
.
8
5
0
.
8
5
B
(
m
)
0
.
1
0
.
0
5
0
.
0
2
0
.
0
3
0
.
0
5
0
.
0
5
6.Calcul du poids total
6.1. Poids total de la structure
Le poids total de la structure est calculé en additionnant les contributions de l'ossature en bois,
des murs de remplissage en pierre et du toit, en utilisant les densités et les volumes des
matériaux basés sur les dimensions typiques de la maison. Ce poids est essentiel pour
déterminer les forces sismiques selon ASCE 7-22, chapitre 12, qui spécifie que le poids sismique
effectif comprend les charges permanentes et une partie des charges vives (par exemple, 25 %
de la charge vive du plancher selon la section 12.7.2). Le Rezo TCLA Haïti "Guide Pratique de
Construction TCLA" met l'accent sur l'utilisation de matériaux légers, d'origine locale, tels que le
pin traité ou le cèdre pour la charpente et la pierre naturelle avec du mortier de boue pour le
remplissage afin de réduire la masse, une stratégie éprouvée pour réduire la demande sismique
dans les régions d'Haïti actives sur le plan tectonique. La section 1603 de l'IBC 2021 exige une
estimation précise des charges permanentes, y compris le poids propre du remplissage en pierre,
que l'approche TCLA renforce avec de la terre compactée pour améliorer la répartition des
charges. Cependant, le recours au mortier de boue soulève des inquiétudes quant à la durabilité
à long terme sous l'effet de l'humidité, ce qui suggère un entretien périodique ou un mélange
stabilisé à la chaux comme amélioration potentielle.
Q
u
a
n
t
i
t
é
t
o
t
a
l
e
Description des articles
803
U
n
i
t
é
D
e
n
si
t
é
Poids
total
(kN)
2
.
3
5
2
5
.
2
3
4
7
1
.
2
5
6
Bois de construction
Maçonnerie de pierre
Feuille CGI
m
3
m
3
m
2
Total
5
.
5
12.9
2
1
.
5
112.6
0
.
0
4
4
3.1
128.80
28.9
Charge vive
Combles non habitables
avec peu de stockage
2
0
1
.
0
1
3
0
.
4
5
3
2
9
.
3
Poids sismique effectif
p
s
f
k
N
/
m
[Réf. IRC 2024, tableau
R301.5]
2
k
N
K
i
p
s
[Réf. ASCE 7-22, section
12.7.2]
6.2. Charge de vent
La charge de vent est calculée en utilisant ASCE 7-22, chapitre 26, avec une vitesse de vent de
base de 181 mph reflétant les zones côtières et intérieures d'Haïti sujettes aux ouragans, ajustée
pour la catégorie d'exposition D (veuillez noter que la ferme de toit conçue présentée dans le
CNBH est limitée à la catégorie d'exposition C) et les effets topographiques. Le Rezo TCLA
"Fiche Technique TCLA" recommande des toits en croupe ou inclinés (par exemple, pignon à 30
804
k
N
K
i
p
s
degrés) pour minimiser le soulèvement et faciliter la collecte de l'eau de pluie, une adaptation
critique pour le climat d'Haïti. La section 1609 de l'IBC 2021 exige la conception des charges de
vent pour les zones de vent fort, en incorporant des coefficients de pression dynamique. Les
lignes directrices du TCLA préconisent l'utilisation de sangles métalliques pour fixer le toit à la
charpente, réduisant ainsi la vulnérabilité aux forces des ouragans, comme l'ont montré les
évaluations effectuées après le passage de l'ouragan Matthew.
Le calcul de la charge de vent est le suivant
Paramètre
Valeur
Informations
sur la
structure
Largeur du
bâtiment, B=
Longueur du
bâtiment, L=
Hauteur du
faîtage, hr=
Hauteur de
l'avant-toit,
he=
Type de toit
Angle du toit=
Classification
de l'enceinte=
15
pi
26
pi
15
pi
pi
e
d
s
10
à pignon
D
e
gr
é
34
[ASCE 7-22,
Section 26.2]
Fermé
Informations
sur la porte
Largeur de la
porte=
3
Hauteur de la
porte
Distance entre
le bord de la
porte et
l'angle du
bâtiment = 2,5
m
Emplacement
du site/ville=
Catégorie
d'exposition=
Vitesse de
base du vent
(V)=
U
ni
té
7
pi
pi
e
d
s
2
pi
e
d
s
Jacmel
[ASCE 7-22,
section 26.7.3]
D
m
p
h
181
805
Hauteur
moyenne du
bâtiment, h=
Facteur
d'importance
(I)=
Facteur de
directionnalité
(Kd) =
Facteur
topographique
(Kzt) =
Facteur d'effet
de rafale (G)=
Facteur
d'élévation du
sol (Ke) =
pi
e
d
s
12.5
2
0.85
[ASCE 7-22,
section 26.6]
1
[ASCE 7-22,
section 26.8]
0.85
[ASCE 7-22,
section 26.9]
1
Critères de vérification pour un
bâtiment de faible hauteur
Est-ce que
Oui
h<=60' ?
Est-ce que
h<= le
moindre de L
ou B ?
Oui
[ASCE 7-22 Tableau
26.11-1]
z(g
)
Exposition
B
C
D
ft
)
(
α
3
2
8
0
7.5
2
4
6
0
1
9
3
5
9.8
11.5
806
K
z
p
o
u
r
z
<
1
5
0
.
5
7
3
0
.
8
5
1
1
.
0
Kz pour hauteur
moyenne
0.55
0.82
1.00
3
5
Paramètres
Vitesse
Pression (Kz)
1.04
Coefficient de pression interne
(GCpi)
GCp+
GCp-
0.18
-0.18
Pression de
vitesse, qz=
p
sf
86.81
Coefficient de
pression
externe
Mur
Surface
effective du
vent, ft2
1
10
20
50
100
200
[ASCE 7-22, Eq.
26.10-1]
[ASCE 7-22 Coefficient de pression externe,
Figures 30.3-1]
Z
Z
o
o
n
n
e
e
4
5
Zone 4
Zone 5
G
G
C
p
C
GCp+
p+
GCp1
-1
.
.1
0
1.00
0
-1.40
0
1
.
-1
0
.1
0
1.00
0
-1.40
0
.
-1
9
.0
5
0.95
5
-1.29
0
.
-0
8
.9
8
0.88
8
-1.15
0
.
-0
8
.9
2
0.82
2
-1.05
0
-0
.
.8
7
7
7
0.77
-0.94
807
500
1000
0.70
-0
.8
0
0.70
-0
.8
0
Toit_pigno
n_20_27
Toit
1
10
20
50
100
200
500
-0.80
-0.80
GCp+
[Coefficient de pression externe ASCE 7-22,
Figures 30.3-2]
Z
Z
o
o
Zone 1
n
n
Zone 1
e
e
Zone 2
Zone
1
2
Zone 2
2
G
C
G
p
C
GCp
+
pGCp+
0.60
-1
.5
0
0
.
6
0
-2.50
0.60
0.60
-1
.5
0
0
.
6
0
-2.50
0.60
0.53
-1
.3
4
0
.
5
3
-2.11
0.53
0.44
-1
.1
2
0
.
4
4
-1.59
0.44
0.37
-0
.9
6
0
.
3
7
-1.20
0.37
0.30
-0
.8
0
0
.
3
0
-1.20
0.30
0.30
-0
.8
0
0
.
3
0
-1.20
0.30
Zone 1
Surface
éolienne
effective, ft2
0
.
7
0
0
.
7
0
808
Z
o
n
e
3
G
C
p
3
.
0
0
3
.
0
0
2
.
5
2
1
.
8
8
1
.
4
0
1
.
4
0
1
.
4
0
1000
-0
.8
0
0.30
0
.
3
0
-1.20
Composant et bardage Pression ultime du vent
(psf)
Mur
Surface
effective du
vent, ft2
1
10
20
50
100
200
500
1000
Note :
Conversion
des unités
Zone 4
Z
o
n
e
4
GCp+
G
C
p-
60.5
-6
7.
9
60.5
-6
7.
9
56.6
-6
4.
0
51.4
-5
8.
8
47.5
-5
4.
9
43.6
-5
0.
9
38.4
-4
5.
7
-4
5.
7
38.4
1 psf =
47,88
N/m2
1 pi2 = 0,093 m2
809
Z
o
n
e
5
G
C
p
+
6
0
.
5
6
0
.
5
5
6
.
6
5
1
.
4
4
7
.
5
4
3
.
6
3
8
.
4
3
8
.
4
Zone 5
GCp-
-90.0
-90.0
-82.2
-71.8
-64.0
-56.1
-45.7
-45.7
0.30
1
.
4
0
Composants et bardages Pression ultime du
vent (psf)
Toit
Surface
effective du
vent, ft2
1
10
20
50
Zone 1
Z
o
n
e
1
GCp+
G
C
p-
Z
o
n
e
2
G
C
p
+
31.0
-9
7.
4
Zone 2
Zone
3
GCp-
GCp
+
3
1
.
0
-171.2
31.0
31.0
-9
7.
4
3
1
.
0
-171.2
31.0
25.9
-8
5.
4
2
5
.
9
-142.3
25.9
19.1
-6
9.
6
1
9
.
1
-104.1
19.1
-5
7.
7
-4
5.
7
1
4
.
0
8
.
9
-75.3
14.0
-75.3
8.9
100
14.0
200
8.9
810
Z
o
n
e
3
(
e
n
a
n
g
l
a
i
s
)
G
C
p
2
0
8
.
1
2
0
8
.
1
1
7
2
.
5
1
2
5
.
6
9
0
.
0
9
0
500
8.9
1000
8.9
1 psf =
47,88
N/m2
Note :
Conversion
des unités
-4
5.
7
8
.
9
-75.3
8.9
-4
5.
7
8
.
9
-75.3
8.9
1 pi2 = 0,093 m2
6.3. Cisaillement de base sismique
Le cisaillement de base sismique est dérivé en utilisant la procédure de force latérale équivalente
de ASCE 7-22, chapitre 12, avec des coefficients de réponse spectrale (Ss=2.05g, S1=0.61g) et
un facteur de modification de réponse (𝑅 =6.5) pour les murs de cisaillement en bois à ossature
légère, reflétant la catégorie de conception sismique C d'Haïti. Les coefficients de réponse
spectrale et la classe de site sismique utilisés dans ce rapport de calcul couvriraient plus de 90%
de la zone d'Haïti. S'il y a une construction sur un site de classe D, des calculs et des
vérifications spéciales doivent être effectués par le professionnel responsable. Le facteur de
modification de la réponse de R=6.5 est raisonnable à utiliser pour ce type de structure sur la
base des tests expérimentaux (Florent et al, 2014, 2017) qui ont démontré une ductilité élevée,
une limite de sur-résistance plus importante et une capacité d'amortissement significative. Le
Rezo TCLA "Guide de Construction TCLA" encourage les conceptions à faible masse avec un
contreventement diagonal pour dissiper l'énergie sismique, un principe validé par la performance
de la structure lors du tremblement de terre de 2010 lorsqu'elle est correctement exécutée. La
section 1613 de l'IBC 2021 impose une conception sismique conforme à la norme ASCE 7-22,
qui met l'accent sur l'ancrage et la ductilité. Le document de recherche sur la résistance sismique
indique que les charpentes en bois avec remplissage en pierre présentent une bonne dissipation
de l'énergie en raison de la flexibilité de la charpente, mais que la fissuration du remplissage
réduit l'efficacité à moins d'être renforcée, ce qui suggère que l'accent mis par le TCLA sur les
joints flexibles et le post-ancrage est une amélioration pratique pour le risque sismique en Haïti.
Lieu/Ville
Mir
eb
alai
s
Catégorie de risque
II
Facteur d'importance sismique, Ie=
[Basé sur le tableau 1605.4, IBC
2021]
1
Classe de site
C
Coefficients de réponse spectrale
811
[IBC 2021, Section
1613.2.2]
.
0
9
0
.
0
9
0
.
0
2.0
5
0.6
1
Ss=
Coefficient de site et maximum
ajusté
S1=
2.4
60
0.8
54
SMS=
SM1=
g
g
g
g
[D'après la carte/tableau sismique
de la CNBH]
[D'après la carte sismique/le
tableau de CNBH].
[IBC 2021,
Eq. 16-20]
[IBC 2021,
Eq. 16-21]
Coefficients de réponse spectrale
de conception
1.6
40
0.5
69
SDS=
SD1=
Catégorie de conception sismique
Système de résistance aux forces
sismiques
g
g
[IBC 2021,
Eq. 16-22]
[IBC 2021,
Eq. 16-23]
Mur de cisaillement en bois à ossature
légère
[ASCE 7
Tableau
12.2-1]
6.5
k
i
29.
p
3
s
0.2
[ASCE 7 Eq.
52
12.8-2]
k
i
p
[ASCE 7 Eq.
s
7.4
12.8-1]
32.
k
9
N
Coefficient de modification de la
réponse, R=
Poids sismique effectif, W=
Coefficient de réponse sismique,
Cs=
Cisaillement de base de calcul,
Vu=
Cisaillement de base de calcul,
Vu= 32,9 kips
Période fondamentale de la
structure, T=
0.1
Période de transition à longue
période, TL=
12
[ASCE 7
Section
12.8.2]
[ASCE 7
Section
11.4.6]
Vérification de la limite Cs
Vérifier C(s) limit=
0.8
76
0.0
47
D'a
cco
rd
Facteur de sur-résistance, Ωo=
2.5
Limite supérieure, Cs_max=
Limite inférieure, C(s) _min= 0,047
[ASCE 7 Eq. 12.8-4 & 12.8-5]
812
[ASCE 7 Eq. 12.8-4 &
12.8-5]
[ASCE 7 Eq.
12.8-7]
[ASCE 7
Table 12.2-1]
Facteur d'amplification de la
déflexion, Cd=
12
5
[ASCE 7
Tableau
12.2-1]
Charge de cisaillement due au vent
Force nominale du
vent=
Longueur du mur,
L=
Hauteur du mur,
H=
Charge totale de
cisaillement due au
vent=
Charge totale de
cisaillement du
vent=
2
9
.
2
2
2
8
3
.
0
8
1
3
.
7
p
s
f
p
i
p
i
k
i
p
s
k
N
La charge de cisaillement régissante s'avère être due à la charge sismique.
6.4. Les fondations
La conception des fondations tient compte des charges verticales et latérales, en s'assurant de la
conformité de la capacité portante du sol conformément à l'IBC 2021, section 1806, qui autorise
des valeurs présumées (par exemple, 150 kPa pour les sols rocheux) à moins que les données
géotechniques ne précisent le contraire. La "Fiche Technique TCLA" du Rezo TCLA recommande
des semelles en béton peu profondes avec des poteaux en bois encastrés, souvent renforcés par
des moellons de pierre locaux, pour résister au soulèvement et au glissement, une solution
rentable pour les zones rurales d'Haïti. La section 12.13 de la norme ASCE 7-22 exige un facteur
de sécurité minimum de 1,5 contre le renversement et le glissement, incorporé dans l'analyse de
la semelle. L'utilisation d'un remplissage en moellons dans le cadre de l'approche TCLA améliore
la répartition des charges, mais le document de recherche met en garde contre les risques de
tassement différentiel avec des fondations non renforcées, préconisant des couches de gravier
compactées ou un renforcement minimal pour tenir compte des conditions variables du sol
haïtien. En général, pour les fondations en maçonnerie, la largeur de la fondation doit être 2 à 3
fois supérieure à l'épaisseur du mur et elle doit atteindre le bon sol autant que possible pour
obtenir une meilleure capacité portante. Les dimensions minimales des semelles sont également
recommandées dans la section 1.7.1 du code CNBH. Les dimensions minimales des fondations
des murs en béton coulé du tableau R403.5 de l'IRC peuvent également être utilisées.
813
Figure 1 Dimensions minimales de la semelle d'un bâtiment à un étage
Un exemple de calcul de la semelle est donné ci-dessous.
814
Données
V
al
e
ur
Remarques
Épaisseur de la paroi, tw=
4
Epaisseur du mur en maçonnerie
Hauteur du mur, Hw=
Profondeur de la fondation sous le
niveau du sol, D=
8
Hauteur du mur au-dessus de la fondation
Longueur du mur, L=
1
Paramètre
Géométrie de la paroi
2
Charges
1
2
0
0
1
2
0
0
1
5
0
Charge morte (DL), PD=
Charge vive (LL), PL=
Charge latérale (vent/sismique), HLoad=
Charge verticale du mur par 1 pied de longueur
de mur (y compris le poids propre)
Charge vive verticale du mur par 1 pied de
longueur de mur
Charge latérale horizontale par 1 pied de
longueur de mur
Propriétés des matériaux
Type de maçonnerie en pierre
1
5
0
0
1
0
5
0
0
0
0
Résistance de la maçonnerie, f'm=
Module d'élasticité pour la maçonnerie
d'argile, Em=
815
Résistance à la compression de la maçonnerie
[TMS 402-2016, section 4.2.2]
1
2
0
4
0
0
0
0
2
9
0
0
0
Poids unitaire de la maçonnerie=
Limite d'élasticité de l'acier, fy=
Module d'élasticité de l'acier, Es=
Limite d'élasticité des armatures
Propriétés du sol
Coefficient de frottement (sol), μ=
1
5
0
0
0.
4
Profondeur du remblai
1
Poids unitaire du sol=
1
0
0
Capacité portante admissible, qa=
2.
0
1
2
3
2
0
Largeur en pied, B=
Profondeur du pied, D=
Poids propre du mur, Dmur=
Facteurs de sécurité et contraintes
admissibles
Facteur de sécurité (renversement),
FSOT=
1.
5
1.
5
Facteur de sécurité (glissement), FSSL=
816
Capacité portante du sol (d'après le rapport
géotechnique)
Coefficient de frottement sol-béton (typiquement
0,3 - 0,6)
Largeur de la semelle d'essai
Profondeur de la semelle
Facteur de sécurité minimal pour le
renversement (plage de 1,5 à 2)
Facteur de sécurité minimal pour le glissement
(plage 1,5 - 2)
En considérant la maçonnerie non
armée
1.
1
5
8
3.
1
4
2
4
2.
7
6
Rayon de giration du mur, r=
Rapport h/r=
Contrainte de compression admissible,
Fa=
Contrainte de traction admissible, Ft=
0
5
8.
0
9
Contrainte de cisaillement admissible,
Fv=
Calcul
Étape 1 : Combinaisons de charges pour ASD (ASCE
7-22, section 2.4.1)
1
2
0
0
D
2
4
0
D+L
0
1
2
9
0
D+0.6W
1
3
0
5
D+0.7E
2
1
6
7.
5
D+0.75(L+0.6W)
1
3
0
D+0.7E
5
817
[TMS 402-2016, section 8.2.4]
[TMS 402-2016, section 8.2.5]
[TMS 402-2016, section 8.2.6]
2
4
0
0
Charge gouvernante, Ptotal=
Étape 2 : Calculer la pression d'appui du sol en
supposant qu'il n'y a pas d'excentricité
1
2
0
0.
0
0
O
K
Pression d'appui du sol, q=
Vérification
Étape 3 : Vérifier les contraintes de la
maçonnerie
Vérifier
5
0.
0
O
K
3.
1
2
5
D'
a
c
c
or
d
MOT=HChargex Hw=
1
2
0
0
MR=Ptotalx B/2=
2
4
0
0
Contrainte axiale, fa=
Vérifier
Contrainte de cisaillement, fv=
Étape 4 : Vérifier la stabilité
Moment de renversement
Moment résistant
Facteur de sécurité de renversement
818
2.
0
0
O
K
FSOT,calc= MR/MOT=
Vérification
Facteur de sécurité de résistance au
glissement
4
8
0
3.
2
D'
a
c
c
or
d
FR= μ x Ptotal=
FSSL,calc=FR/HCharge=
Vérifier
6.5. Charpente en bois
La capacité de la charpente en bois est évaluée en utilisant le calcul des contraintes admissibles
selon AWC-NDS 2018, avec un facteur de durée de charge (CD=1,6) pour les charges sismiques,
garantissant que les poteaux et les poutres résistent aux forces verticales et latérales. Le "Guide
pratique" du Rezo TCLA encourage l'utilisation de bois disponible localement (par exemple, le
pin) traité pour la résistance aux termites, avec des joints à tenon et mortaise pour la flexibilité,
une technique enracinée dans la tradition haïtienne. La section 2304 de l'IBC 2021 s'aligne sur
les normes de la NDS, exigeant un dimensionnement adéquat des éléments pour résister aux
charges. Le document de recherche note que les charpentes en bois présentent une grande
ductilité sous les charges cycliques, mais que l'intégrité des joints est essentielle ; l'ajout de
renforts métalliques ou de chevilles par le TCLA permet de résoudre ce problème, bien que la
corrosion à long terme dans le climat humide d'Haïti mérite d'être prise en compte.
Southern Pipe Grade 1 est utilisé pour les calculs présentés dans ce rapport. Les propriétés de
conception de base de Southern Pipe Grade 1 sont indiquées ci-dessous.
La distorsion du bois - principalement causée par les nœuds et les déviations dans l'orientation
des fibres - a un impact significatif sur sa résistance structurelle, en particulier en flexion et en
tension. Les nœuds introduisent des perturbations localisées des fibres qui modifient la
répartition des contraintes, entraînant des réductions de la rigidité et de la résistance. L'angle du
grain, ou l'orientation des fibres du bois par rapport à la direction de la charge, est un facteur
critique ; des écarts aussi petits que 5° à 10° peuvent réduire la résistance du bois de 10 % à 30
% (Lucas 2011). Les nœuds vivants ont tendance à provoquer une distorsion des fibres plus
importante que les nœuds morts, ce qui aggrave encore la faiblesse de la structure.
Bien que les limites de tolérance numériques spécifiques pour la flexion naturelle des poteaux en
bois ne soient pas directement fournies dans la littérature référencée, les principes de conception
clés des codes structurels, tels que la National Design Specification® (NDS) pour la construction
en bois, répondent à ces préoccupations par le biais de contraintes géométriques et de stabilité.
819
Selon la section 4.4.1.3 du code NDS, lorsqu'un élément de flexion subit à la fois une flexion et
une compression axiale, le rapport profondeur/largeur ne doit pas dépasser 5:1 si l'un des bords
est fermement maintenu en ligne. Pour les éléments soumis à n'importe quelle combinaison de
tension et de charge, le rapport profondeur/largeur ne doit pas dépasser 6:1. En outre, les
éléments naturellement courbés nécessitent un contreventement approprié et leur stabilité doit
être évaluée sous des charges axiales et de flexion combinées.
Dans la pratique, la tolérance à la déformation naturelle est évaluée en fonction de multiples
facteurs, notamment l'essence de bois, la qualité, le type de charge, les dimensions de l'élément,
la présence de défauts supplémentaires et les marges de sécurité requises. Les codes
structurels utilisent des états limites ou des approches de conception des contraintes admissibles
pour intégrer ces imperfections tout en garantissant la sécurité et l'aptitude au service.
Un exemple de calcul pour l'élément supérieur de la ferme de toit sous l'effet de la charge de vent
est présenté ci-dessous.
820
Charge appliquée - flexion/extrusion
U
n
i
t
é
L
1
Lieu d'application
=
P
c
Force de compression
Moment maximal, axe fort
0
7.868
k
N
0
M
z
=
-0.276
t
Force de traction
=
m
k
N
k
N
m
k
N
m
=
M
y
=
P
Moment maximal, axe faible
1.206
Chargement appliqué - Cisaillement+Torsion
U
n
i
t
é
L
2
Lieu d'application
Force de torsion
821
=
1.206
T
=
0
m
k
N
m
V
y
Effort de cisaillement maximal, axe fort
=
V
z
Effort de cisaillement maximal, axe faible
=
1.436
k
N
0
k
N
Analyse de la compression axiale
Résistance à la compression admissible
d
=
b
=
Profondeur (largeur) de l'élément de flexion
Largeur (épaisseur) de l'élément de flexion
Module d'élasticité de référence
E
=
F
Valeur de référence pour la compression parallèle au
grain
c
=
C
D
Facteur de durée de la charge
=
C
M
Facteur de service humide pour Fc
=
C
t
Facteur de température
=
C
F
Facteur de dimensionnement des sciages pour Fc
=
C
F
=
C
Facteur de dimensionnement des sciages pour Ftet Fb
i
Facteur d'incision pour le bois de construction
=
822
88.9
38.1
11032
11.38
m
m
m
m
M
p
a
M
p
a
[AWC NDS,
tableau 4A-4F]
[AWC NDS,
tableau 4A-4F]
1.6
[AWC NDS,
tableau 2.3.2]
1
[AWC NDS,
tableau 4A-4F]
1
[AWC NDS,
tableau 2.3.3]
1.15
[AWC NDS,
section 4.3.6]
1.5
[AWC NDS,
section 4.3.6]
1
[AWC NDS,
tableau 4.3.8]
C
Facteur de répétition de l'élément pour le bois de
charpente
1
[AWC NDS,
section 4.3.9]
=
1
[NDS AWC,
section 4.3.7]
S
R
=
31.654
r
=
C
f
u
Facteur d'utilisation à plat
Coefficient d'élancement pour les poteaux pleins
Vérifier SR
[NDS AWC,
section 3.7.1.4]
D'accord
C
O
V
E
=
E
Coefficient de variation du module d'élasticité
0.25
m
4030.086
M
p
a
[AWC NDS, Eq
D-4, App. D]
4030.086
M
p
a
[AWC NDS, Table
4.3.1]
20.9392
M
p
a
[NDS AWC,
section 3.7.1]
3.307
M
p
a
[NDS AWC,
section 3.7.1]
i
Module d'élasticité de référence pour les calculs de
stabilité des poutres et des poteaux
n
=
E
'
m
i
Module d'élasticité ajusté pour les calculs de stabilité
des poutres et des poteaux
n
=
F
*
Valeur de conception de la compression de référence
parallèle au grain multipliée par tous les facteurs
d'ajustement applicables, à l'exception de CP
c
=
F
c
Valeur de calcul du flambement critique pour les
éléments de compression
E
=
823
[AWC NDS,
Tableau F1, App.
F]
c
=
C
Pour les sciages
P
Facteur de stabilité des poteaux
=
F
'
Valeur de calcul de la compression ajustée parallèle au
grain
C
=
0.8
[NDS AWC,
section 3.7.1]
0.152
[AWC NDS, Eq
3.7-1]
3.192
M
p
a
0.000
M
p
a
6.895
M
p
a
[AWC NDS,
tableau 4A-4F].
16.548
M
p
a
[AWC NDS,
tableau 4.3.1]
2.323
M
p
a
10.34
M
p
a
f
c
Contrainte de compression réelle parallèle au grain
=
Vérifier l'analyse de compression
[AWC NDS,
tableau 4.3.1]
OK
Analyse de la tension axiale
F
Valeur de conception de la tension de référence
parallèle au grain
t
Valeur de conception de la tension ajustée parallèle au
grain
t
=
F
'
=
f
t
Contrainte de tension réelle parallèle au grain
=
Vérifier l'analyse de la tension
Ok
Analyse de flexion, Fb1' (axe fort)
F
b
x
Valeur de référence de la conception de la flexion
=
824
[AWC NDS,
Tableau 4A-4F]
R
B
Rapport d'élancement pour l'élément de flexion
=
Vérifier RB
8.594
[AWC NDS, Eq
3.3-5]
Ok
F
Valeur de flexion de référence multipliée par tous les
facteurs d'ajustement applicables, à l'exception de Cfu,
Cv et CL
24.816
M
p
a
[AWC NDS,
Section 3.3.3.8]
65.478
M
p
a
[AWC NDS,
section 3.3.3.8]
b
*
=
F
b
Valeur de calcul du flambement critique pour les
éléments de flexion
E
=
C
L
Facteur de stabilité de la poutre
b
Valeur de calcul de la flexion ajustée
[AWC NDS, Eq
3.3-6]
0.972
=
F
'
=
24.113
M
p
a
[AWC NDS,
Tableau 4.3.1]
-5.500
M
p
a
[AWC NDS, Eq
3.3-2]
10.34
M
p
a
[AWC NDS,
Tableau 4A-4F]
f
b
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion
(axe fort)
1
=
Vérifier l'analyse de la flexion
Ok
Analyse de flexion, Fb2' (axe faible)
F
b
y
Valeur de référence de la conception de la flexion
=
825
F
'
b
Valeur de calcul de la flexion ajustée
=
24.816
M
p
a
[AWC NDS,
tableau 4.3.1]
0.000
M
p
a
[AWC NDS, Eq
3.3-2]
f
b
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion
(axe faible)
2
=
Vérifier l'analyse de la flexion
Ok
Analyse de la flexion et de la compression axiale
K
y
y
Coefficient d'élancement
=
K
1
z
z
Coefficient d'élancement
=
l
'
1
e
1
Longueur effective modifiée du poteau (axe fort)
=
l
'
1.206
m
1.206
m
e
2
Longueur effective modifiée du poteau (axe faible)
=
F
'
Valeur de calcul de la compression ajustée parallèle au
grain
c
=
F
'
Valeur de calcul ajustée pour la flexion sur chant
b
826
3.192
24.113
M
p
a
M
p
a
1
=
F
'
24.816
M
p
a
18.001
M
p
a
[AWC NDS,
Section 3.9.2]
3.306
M
p
a
[AWC NDS,
Section 3.9.2]
=
65.478
M
p
a
[AWC NDS,
section 3.3.3.8]
U
C
=
-0.23
[AWC NDS,
Section 3.9-3]
-0.081
[AWC NDS,
Section 3.9-2]
b
2
=
F
Valeur de conception ajustée pour la flexion plane
c
E
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément
de compression dans les plans d'appui latéral
1
=
F
c
E
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément
de compression dans les plans d'appui latéral
2
=
F
b
Valeur critique de calcul du flambement pour l'élément
de flexion
E
Vérification de l'unité
Vérifier l'analyse de la flexion et de la compression
axiale
Ok
Analyse de la flexion et de la tension axiale
U
C
=
Vérification de l'unité de flexion et de tension axiale
combinée
Vérifier l'analyse de la flexion et de la tension axiale
D'accord
Analyse de cisaillement
827
σ
0.000
M
p
a
M
p
a
M
p
a
[AWC NDS, Eq
3.4-2]
1.207
M
p
a
[AWC NDS,
Tableau 4A-4F]
1.93
M
p
a
v
z
Contrainte de cisaillement dans l'axe z
Effort de cisaillement dû à la torsion
=
0.000
τ
=
f
0.0000
v
Effort de cisaillement combiné
=
Capacité de cisaillement admissible
F
Valeur de référence pour le cisaillement parallèle au
grain (cisaillement horizontal)
v
=
F
'
Valeur de calcul du cisaillement ajusté parallèle au
grain (cisaillement horizontal)
v
=
U
C
=
Rapport d'unité de cisaillement
Vérification de l'unité de cisaillement
0.000
OK
828
6.6. Capacité des murs de cisaillement
La capacité d'un mur de cisaillement à ossature bois avec remplissage en maçonnerie est la
contribution combinée de l'ossature bois et du remplissage en pierre. La présence d'un
remplissage a une influence positive significative sur la résistance maximale et la capacité de
charge latérale du mur. Les résultats des tests expérimentaux de la thèse de Florent sont utilisés
comme référence pour calculer la capacité du mur de cisaillement pour le bâtiment modèle utilisé
dans ce rapport.
U
n
i
t
é
Données d'entrée
Poids sismique effectif, W=
Cisaillement de base sismique total, V=
Hauteur du mur, Hmur=
Hauteur du pignon, Hpignon=
Longueur du long mur, L=
Longueur du mur court, B=
Longueur de chaque segment de mur à ossature bois,
le=
Epaisseur du mur, t=
Résistance à la compression de la maçonnerie, fm=
Contrainte de cisaillement admissible pour la
maçonnerie non armée, Fv=
Calculer le facteur de distribution verticale (w(x) h(x) (k) )
829
1
3
0
.
5
3
2
.
9
2
.
7
5
1
.
5
6
.
5
4
.
6
0
.
9
0
.
1
1
0
.
3
4
0
.
1
Remarques
k
N
k
N
m
m
m
m
m
m
M
p
a
M
p
a
[ASCE 7-22, Section
12.8]
Facteur d'exposant lié à la période de la structure, k=
[ASCE 7-22, section
12.8.3]
1
Poids approximatif à chaque niveau
En supposant que le poids sismique est concentré à chaque niveau proportionnellement à la distribution de
la masse
8
4
.
k
w1=
à h1= 2,75 m
4
N
4
6
k
.
w2=
à h2= 4,25 m
N
1
w(1) h(1) (k)=
w(2) h(2) (k)=
Total w(x) h(x) (k)=
2
3
2
.
2
1
9
5
.
7
5
4
2
8
.
0
k
N
k
N
k
N
C
[ASCE 7-22, section
12.8.3]
Calculer la force latérale à chaque niveau (Fx)
F1=
F2=
1
7
.
9
1
5
.
0
k
N
à h1= 2,75 m
k
N
à h2= 4,25 m
Répartition des forces sur les murs
Longueur du mur court, Lmur court=
6
.
5
4
.
6
Force par paroi longue=
1
6
.
Longueur de la paroi longue ,Lparoi longue=
830
m
m
k
N
par mur de 6,5 m
Force par paroi courte=
4
5
1
1
.
6
k
N
6
.
7
k
N
/
m
5
3
.
5
1
.
3
4
k
N
/
m
Vérification de la capacité de cisaillement d'un cadre
en bois avec un remplissage en maçonnerie de pierre
Capacité de cisaillement de l'ossature bois
Capacité de cisaillement nominale supposée pour
l'ossature bois (avec remplissage en pierre) avec
contreventement, F(s1) =
Nombre de segments avec contreventement le long du
mur long=
Nombre de segments avec contreventement le long du
mur court = 3,5
Capacité de cisaillement nominale supposée pour un
cadre en bois (avec remplissage en pierre) sans
contreventement, F(s2) =
Nombre de segments sans contreventement le long du
mur long=
Nombre de segments sans contreventement le long du
mur court=
Facteur de sécurité pour la conception ASD. SF=
Capacité de cisaillement admissible pour une ossature
bois (avec remplissage en pierre) avec
contreventement, F's1=
Capacité de cisaillement admissible pour l'ossature
bois (avec remplissage en pierre) sans
contreventement, F's2=
Capacité de cisaillement de l'ossature bois le long du
mur long, V(long) bois=
Capacité de cisaillement de l'ossature bois le long du
mur long, V(court) bois=
Capacité de cisaillement combinée
831
0
0
2
3
.
3
5
0
.
6
7
1
6
.
7
5
1
1
.
7
2
5
k
N
/
m
k
N
/
m
k
N
k
N
par mur de 4,6 m
Capacité de cisaillement totale=
Pour deux murs longs=
Vérifier le cisaillement =
1
6
.
7
5
3
3
.
5
O
K
k
N
k
N
Pour les murs courts, en utilisant les échelles de
capacité par rapport à la longueur
Capacité totale de cisaillement =
Pour trois murs courts=
Vérifier le cisaillement =
1
1
.
7
3
3
5
.
1
8
D
'
a
c
c
o
r
d
k
N
k
N
6.7. Stabilité hors plan
La stabilité hors plan est un aspect critique de la performance sismique des murs à ossature bois
avec remplissage en maçonnerie. Bien qu'il n'existe pas de formule unique pour calculer
directement la résistance hors plan en se basant uniquement sur la taille des éléments en bois, la
recherche met en évidence une série de facteurs contributifs et de méthodes d'évaluation.
Facteurs contribuant à la stabilité hors plan
1. Résistance à la flexion des éléments de l'ossature bois
La rigidité et la résistance à la flexion des principaux éléments en bois, tels que les poteaux
verticaux (poteaux), les plaques supérieures (lisse haute) et les poutres d'ancrage (entrait), sont
essentielles pour résister aux forces de flexion hors plan. Ces éléments continus contribuent à la
rigidité globale et à la performance en flexion du mur sous les charges sismiques ou éoliennes
agissant perpendiculairement au plan.
2. Contreventement de la ferme de toit et de l'angle du mur
832
Le contreventement de la ferme de toit à l'aide d'éléments diagonaux entre chaque élément de la
ferme ou au moins à l'aide d'un contreventement entre l'élément supérieur de la ferme extérieure
et les murs latéraux contribuera à fournir une stabilité supplémentaire en cas de charge hors du
plan. Les éléments de renforcement horizontaux utilisés à l'angle du mur jouent également un
rôle important dans la réduction de la concentration des contraintes à l'angle du bâtiment et dans
la réduction des risques de séparation de l'angle lors d'un tremblement de terre ou d'un vent
violent. La taille de l'élément de contreventement doit être la même que celle du bois utilisé
comme poutre de ceinture.
3. Détails des connexions
Le type et la qualité des connexions entre les éléments en bois et entre le bois et le remplissage
sont essentiels pour le transfert des charges hors plan. Des études expérimentales ont montré
que les assemblages cloués réduisent considérablement le risque de détachement du
remplissage lors d'événements sismiques, ce qui permet de maintenir la stabilité globale de la
paroi.
4. Confinement et soutien apportés par le remplissage
Un remplissage en maçonnerie bien fixé améliore la résistance hors plan en fournissant un
soutien latéral aux éléments en bois, réduisant ainsi leur longueur effective de flambement.
Toutefois, si le remplissage est mal collé ou détérioré, il peut constituer un handicap et présenter
un risque d'effondrement.
5. Interaction entre l'ossature et le remplissage
Le comportement structurel est influencé par l'interaction entre l'ossature et le remplissage. Alors
que la maçonnerie de remplissage a généralement une faible résistance hors plan lorsqu'elle est
considérée indépendamment, sa masse et sa résistance au frottement aux interfaces contribuent
à l'amortissement et à la stabilité lorsqu'elle est bien confinée.
6. Élancement des panneaux et qualité des matériaux
Le rapport d'élancement (hauteur sur épaisseur) du remplissage et la résistance à la
compression du mortier sont des paramètres importants. Les panneaux minces, mal entretenus
ou fissurés présentent une résistance moindre aux charges hors plan.
7. Mesures de renforcement
Des mesures supplémentaires telles que le treillis métallique interne, les mortiers de terre
renforcés de fibres et la limitation de la teneur en eau pendant la construction se sont avérées
efficaces pour contrôler la fissuration et améliorer la stabilité après la fissuration sous l'effet des
forces hors plan.
6.8. Raccordement
Les connexions sont conçues conformément à l'AWC-NDS 2018, en utilisant des joints cloués ou
chevillés pour résister aux charges axiales et latérales, avec un facteur de durée de charge
(CD=1,6) pour les conditions sismiques. La "Fiche Technique" de Rezo TCLA préconise de
combiner les assemblages traditionnels à tenons et mortaises avec des sangles ou des boulons
métalliques modernes pour améliorer la résistance, une approche hybride validée par les
conclusions du document de recherche selon lesquelles les connexions renforcées augmentent
la dissipation de l'énergie de 30 à 40 % sous les charges sismiques. La section 2305 de l'IBC
2021 exige que les connexions transfèrent efficacement les forces, tandis que la section 12.11 de
l'ASCE 7-22 impose un ancrage pour prévenir les défaillances. Les calculs présentés pour la
conception des connexions sont basés sur la NDS de l'AWC et le manuel de l'acier de l'AISC.
Conception des connexions
833
Géométrie de la charpente en bois
Unité
Épaisseur de l'élément principal, tm=
1.5
en
Épaisseur de l'élément latéral, ts=
1.5
po
Largeur de l'élément principal, bm=
3.5
po
Largeur de l'élément latéral, bs=
3.5
po
Propriétés des matériaux
Espèce=
Module d'élasticité, E=
No.
1
0.5
5
160
000
0
psi
[Réf. tableau NDS 4A-4F]
Contrainte d'appui admissible, Fc =
565
psi
[Réf. tableau NDS 4A-4F]
Charges
Charge axiale (compression ou
traction), P=
200
lb
Charge latérale (cisaillement), V=
850
lb
Clo
u
0.1
62
en
1.5
po
Qualité=
Densité (G)=
[Réf. tableau NDS 12.3.3A
Détails de la fixation (connexion)
Type de fixation
Diamètre, D=
Pénétration, p=
Vérification de la pénétration
minimale=
Ok
Nombre de fixations, N=
Nombre de fixations dans une
rangée=
10
Facteurs d'action de groupe, Cg=
1
0.4
86
0.5
67
900
00
[Estimation initiale]
2
Espacement minimal des clous, s=
Distance minimale entre les bords et
les extrémités=
Limite d'élasticité du clou, F(yb) =
Facteur de réduction basé sur le
diamètre du clou, Rd=
2.2
834
[Réf. tableau 11.3.6A de la
NDS]
po
[Réf. tableau SDN 12.5.1B
po
[Réf. tableau NDS 12.5.1A
psi
[Réf. tableau NDS 12.3.1B
Facteur d'ajustement du tableau
11.3.1 des NDS
Facteur de durée de la charge, CD=
1.6
Facteur de service humide, CM=
1
[Ref NDS 11.3.3]
Facteur de température, Ct=
1
[Réf. tableau NDS 2.3.3]
Facteur de grain final, Ceg=
1
0.6
7
Facteur de clouage, Ctn=
Pour les charges de vent
[Réf. NDS 12.5.4]
Calcul de l'assemblage par
clouage
552
5.5
5
636
9.4
0
1.0
0
Résistance de la cheville,
Fem‖=Fes‖=
Résistance de la cheville, Fem =
Re-=Fem/Fes=
psi
[Réf. tableau NDS 12.3.3]
psi
[Réf. tableau NDS 12.3.3]
[Réf. tableau 12S de la ND
dans l'hypothèse d'un clou
de 16d]
Calcul de la capacité latérale
Valeur de conception latérale de
référence, Z=
113
lb/clou
181
180
8
lb/clou
50.
15
lb/in de
pénétration
75
lb par clou
81
lb
565
psi
psi
Capacité portante totale, Ptotal=
904
474
6
Calcul du nombre de clous
Pour la charge latérale, nombre de
clous, Nlatéral=
5
pcs
Valeur de calcul latérale ajustée, Z'=
Capacité totale=
lb
Capacité de charge axiale (retrait)
Capacité de conception de retrait=
Capacité nominale totale de retrait,
W=
Capacité de retrait ajustée par clou,
W'=
Capacité portante (compression
axiale)
Valeur de conception de
référence,Fc =
Valeur de calcul corrigée, F'c =
835
lb
[Réf. NDS Eqn. 12.2-3]
[Réf. tableau NDS 4A-4F]
Pour une charge axiale, nombre de
clous, Naxial=
3
pièces
6.8.1. Toit à la charpente en bois
Géométrie de la charpente en
bois
Epaisseur de l'élément principal,
tm=
Épaisseur de l'élément latéral,
ts=
Largeur de l'élément principal,
bm=
Largeur de l'élément latéral, bs=
Unité
3
.
5
3
.
5
1
.
5
1
.
5
po
po
po
po
Propriétés des matériaux
Espèce=
Qualité=
Densité (G)=
Module d'élasticité, E=
Contrainte d'appui admissible, Fc
=
N
o
.
1
0
.
5
5
1
6
0
0
0
0
0
5
6
5
836
[Réf. tableau NDS
12.3.3A]
psi
[Réf. tableau NDS
4A-4F]
psi
[Réf. tableau NDS
4A-4F]
Charges
Charge de cisaillement totale le
long de chaque mur=
Nombre de segments de mur=
Charge axiale (compression ou
tension), P=
Charge latérale (cisaillement),
V=
3
7
0
0
5
1
3
5
0
7
4
0
lb
lb
lb
Détails de la fixation
(connexion)
Pénétration, p=
Vérification de la pénétration
minimale=
C
l
o
u
0
.
1
6
2
1
.
5
O
k
Nombre de fixations, N=
4
Facteurs d'action de groupe, Cg=
1
0
.
4
8
6
0
.
5
6
7
9
0
0
0
0
2
.
2
Type de fixation
Diamètre, D=
Espacement minimal des clous,
s=
Distance minimale entre les
bords et les extrémités=
Limite d'élasticité du clou, F(yb) =
Facteur de réduction basé sur le
diamètre du clou, Rd=
837
en
po
[Estimation initiale]
[Réf. tableau
11.3.6A de la NDS]
po
[Réf. tableau SDN
12.5.1B]
po
[Réf. tableau NDS
12.5.1A]
psi
[Réf. tableau NDS
12.3.1B]
Facteur d'ajustement du tableau
11.3.1 des NDS
Facteur de durée de la charge,
CD=
1
.
6
Facteur de service humide, CM=
1
Facteur de température, Ct=
1
[Ref NDS 11.3.3]
[Réf. tableau NDS
2.3.3]
Facteur de grain final, Ceg=
1
0
.
6
7
[Réf. NDS 12.5.4]
Facteur de clouage, Ctn=
Pour les charges de
vent
Calcul de l'assemblage par
clouage
Résistance de la cheville,
Fem‖=Fes‖=
Résistance de la cheville,
Fem =
5
5
2
5
.
5
5
6
3
6
9
.
4
0
psi
[Réf. tableau NDS
12.3.3]
psi
[Réf. tableau NDS
12.3.3]
lb/clou
[Réf. tableau 12P
de la NDS dans
l'hypothèse d'un
clou de 16d].
Calcul de la capacité latérale
Valeur de conception latérale de
référence, Z=
Valeur de calcul latérale ajustée,
Z'=
Capacité totale=
1
5
0
2
4
0
9
6
0
lb/clou
lb
Capacité de charge axiale
(retrait)
Capacité de conception de
retrait=
5
0
.
1
5
838
lb/in de
pénétr
ation
[Réf. NDS Eqn.
12.2-3]
Capacité nominale totale de
retrait, W=
Capacité de retrait ajustée par
clou, W'=
7
5
8
1
lb par
clou
lb
Capacité portante (compression
axiale)
Capacité portante totale, Ptotal=
5
6
5
9
0
4
4
7
4
6
Calcul du nombre de clous
Pour la charge latérale, le
nombre de clous, Nlatéral=
4
Valeur de conception de
référence,Fc =
Valeur de calcul corrigée, F'c =
psi
[Réf. tableau NDS
4A-4F]
psi
lb
pcs
Taille de la sangle métallique
(AISC 360, section D2)
Largeur de la bande, w=
Épaisseur de la bande, t=
Surface brute, Ag=
Limite d'élasticité du feuillard
métallique, Fy=
Résistance ultime de la sangle
métallique, Fu=
Résistance nominale à la
traction, Pn=
Résistance ASD : Padmissible=
1
.
5
0
.
0
6
0
0
.
1
7
9
4
3
3
5
0
5
.
9
2
0
3
.
5
5
839
en
[supposer pour
l'essai]
po
[En supposant la
jauge 16]
po2
[Les deux côtés
sont pris en compte]
ksi
ksi
kips
kips
Vérification
Rupture nette de la section
[AISC 360, section D2]
Nombre de clous par
emplacement, ntrous=
Diamètre du trou, Dh=
Surface nette, An=
Résistance à la rupture par
traction, Pn=
Résistance ASD : Padmissible=
Vérification
Nombre de clous nécessaires
pour la charge axiale avec
sangle métallique =
O
K
1
0
.
2
2
4
5
0
.
0
7
6
3
3
.
8
1
4
1
.
9
1
D
'
a
c
c
o
r
d
6
en
po2
kips
kips
pcs
Résistance au cisaillement de la
bande métallique
Résistance nominale au
cisaillement, Vn=
Résistance au cisaillement
admissible, Vadmissible=
Vérifier
3
.
6
2
.
1
3
D
'
a
c
c
840
kips
kips
[AISC 360, section
G1]
o
r
d
Vérification de l'interaction axiale
et de cisaillement
Résistance axiale requise, Pr=
Résistance axiale admissible,
Pa=
Résistance au cisaillement
requise, Vr=
Résistance au cisaillement
admissible, Va=
Rapport d'interaction=
Vérifier
1
.
3
5
3
.
5
5
0
.
7
4
2
.
1
3
0
.
5
0
O
K
kips
kips
kips
kips
[AISC 360, section
H3]
REMARQUE :
Si un clou 10d (diamètre 0,128") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre
0,162"), la quantité de clous doit être augmentée de 50 %.
Si un clou 8d (diamètre 0.131") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre
0.162"), la quantité de clous doit être augmentée de 45%.
Si un clou 6d (diamètre 0,113") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre
0,162"), la quantité de clous doit être augmentée de 90 %.
Pour une ferme de toit avec des goussets utilisant une gravité spécifique identique, le calcul du
nombre de clous requis pour l'élément de la ferme de toit est donné ci-dessous.
841
Propriétés du matériau
Espèce=
Grade=
No.
1
Gravité spécifique (G)=
0.55
Module d'élasticité, E=
160
000
0
[Réf. tableau NDS
12.3.3A]
[Réf. tableau NDS
4A-4F]
psi
Détails des fixations
(connexions)
Type de fixation
Clou
Diamètre, D=
0.113
po
Pénétration, p=
1.5
en
Vérification de la pénétration
minimale=
D'acco
rd
Facteur d'ajustement du tableau
11.3.1 des NDS
Pour les
charges
de vent
Facteur de durée de charge, CD=
Facteur de durée de la charge,
CD=
Pour les charges
gravitaires (D+L)
Facteur de service humide, CM=
[Ref NDS
11.3.3]
842
[Réf. tableau NDS
2.3.3]
Facteur de température, Ct=
Facteur de grain final, Ceg=
[Réf. tableau
11.3.6A des NDS]
Facteur d'action de
groupe, Cg=
Calcul de la capacité
latérale
Valeur de conception
latérale de référence,
Z=
7
9
Valeur de calcul
latérale ajustée, Z'=
1
2
6
Valeur de calcul
latérale ajustée, Z'=
7
9
Élément de la ferme
de toit
Ve
nt
Charge axiale, P=
En supposant un clou 8d, d'un
diamètre de 0,113".
843
lb/clou
[Réf. tableau NDS 12N
dans l'hypothèse d'un
clou 8d].
lb/clou
pour un assemblage en
cisaillement simple pour
une charge de vent
lb/clou
pour un assemblage en
cisaillement simple pour
une charge de gravité
Hau
t/ba
s
V
e
rt
ic
al
D
i
a
g
o
n
a
l
e
204
1
8
9
9
7
6
9
lb
Nombre de clous
nécessaires pour une
charge axiale avec
goussets
(assemblage à double
cisaillement) =
9
Élément de ferme de
toit
Gr
avi
té
Charge axiale, P=
4
4
Pcs
Haut
/bas
V
e
rt
ic
a
l
D
i
a
g
o
n
a
l
e
1633
7
2
0
6
1
5
lb
11
5
4
Pcs
En supposant un clou 8d, d'un
diamètre de 0,113".
Nombre de clous
nécessaires pour une
charge axiale avec
goussets
(assemblage à
double cisaillement) =
Nombre maximal de clous requis pour la ferme de toit
Élément de la ferme
de toit
V
e
r
t
i
c
a
l
Haut/
bas
844
D
i
a
g
o
n
a
l
e
En supposant un clou 8d, d'un
diamètre de 0,113".
Nombre de clous
nécessaires pour
une charge axiale
avec goussets
(assemblage à
double cisaillement)
=
11
5
REMARQUE :
4
Pcs
Si un clou 6d (diamètre 0.099") est utilisé à la place d'un clou 8d (diamètre 0.113"), la quantité
de clous nécessaire peut être augmentée de 30%.
Si un clou 10d (diamètre 0,128") est utilisé à la place d'un clou 8d (diamètre 0,113") lors de
l'utilisation d'un gousset plus épais, la quantité de clous nécessaire peut être diminuée de 30%.
Une autre méthode d'assemblage pour les éléments de la ferme de toit consiste à utiliser une
sangle métallique (épaisseur minimale de 16). Le calcul est illustré ci-dessous.
Propriétés du matériau
Espèce=
Qualité
N°
1
845
Densité (G)=
0.5
5
Module d'élasticité, E=
16
00
00
0
[Réf. tableau NDS
12.3.3A]
p
s
i
[Réf. tableau NDS 4A-4F]
Détails des fixations
(connexions)
Type de fixation
Clou
Diamètre, D=
0.162
p
o
Pénétration, p=
1.5
e
n
Vérification de la pénétration
minimale=
D'acc
ord
Facteur d'ajustement du tableau
11.3.1 des NDS
Pour les
charges
de vent
Facteur de durée de charge, CD=
1.6
Facteur de durée de la charge,
CD=
1
Pour les charges
gravitaires (D+L)
Facteur de service humide, CM=
1
[Ref NDS
11.3.3]
Facteur de température, Ct=
1
[Réf. tableau NDS
2.3.3]
Facteur de grain final, Ceg=
1
846
Calcul de la capacité
latérale
Valeur de conception
latérale de référence,
Z=
1
5
0
Valeur de calcul
latérale ajustée, Z'=
2
4
0
Valeur de calcul
latérale ajustée, Z'=
1
5
0
V
e
n
t
lb/cl
ou
[Réf. tableau 12P des
SND, en supposant un
clou de 16d].
lb/cl
ou
pour un assemblage en
cisaillement simple sous
charge de vent
lb/cl
ou
pour un assemblage en
cisaillement simple pour
une charge de gravité
Élément de la
ferme de toit
Haut/
bas
Vertical
Diag
onal
e
Charge axiale,
P=
2041
899
769
l
b
4
4
c
s
En supposant un clou 16d, d'un
diamètre de 0,162".
Nombre de clous
nécessaires pour
une charge
axiale avec une
sangle métallique
=
9
847
G
r
a
v
it
é
Élément de
ferme de toit
Haut/
bas
Vertical
Diag
onal
e
Charge axiale,
P=
1633
720
615
l
b
5
5
c
s
En supposant un clou 16d, d'un
diamètre de 0,162".
Nombre de clous
nécessaires pour
une charge
axiale avec une
sangle métallique
=
11
Nombre maximal de clous requis pour les fermes de toit
Membre de la
ferme de toit
Haut/
bas
Diag
onal
e
Vertical
En supposant un clou 16d, d'un
diamètre de 0,162".
Nombre de clous
nécessaires pour
une charge
axiale avec une
sangle métallique
=
11
REMARQUE :
5
848
5
c
s
Si un clou 10d (diamètre 0,128") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre 0,162"), la
quantité de clous doit être augmentée de 50 %.
Si un clou 8d (diamètre 0.131") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre 0.162"), la
quantité de clous doit être augmentée de 45%.
Si un clou 6d (diamètre 0,113") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre 0,162"), la quantité
de clous doit être augmentée de 90 %.
Le tableau ci-dessous présente les valeurs de calcul latérales des tableaux NDS pour les
différents types de clous et le type de connexion, ainsi que la longueur minimale de pénétration
dans l'élément principal, qui peuvent être utilisés pour calculer les exigences de connexion en
suivant la même approche que celle décrite ci-dessus.
Type de boîte
commun
Longu
eur
minim
ale
suppo
sée de
pénétr
ation,
P dans
l'éléme
nt
princip
al (po)
Diamètre,
D (po)
849
V
a
l
e
u
r
d
e
c
a
lc
u
l
l
a
t
é
r
a
l
e
(
v
a
l
e
u
r
Z
)
a
v
e
V
al
e
ur
d
e
c
al
c
ul
la
té
ra
le
(v
al
e
ur
Z)
a
v
e
c
u
n
él
é
m
e
nt
d
e
p
Val
eur
de
cal
cul
lat
éra
le
(va
leu
r
Z)
av
ec
un
élé
me
nt
de
gra
vit
é
sp
éci
fiq
ue
ide
nti
qu
e
de
3/4
".
Clou 16d
(0.162" dia.)
Clou 10d
(0,128" dia.)
Clou 8d
(0,131" dia.)
Clou 6d
(0,113" dia.)
0.162
0.128
0.131
0.113
850
c
u
n
e
t
ô
l
e
d'
a
ci
e
r
d
e
q
u
a
lit
é
3
3
oi
d
s
s
p
é
cif
iq
u
e
id
e
nt
iq
u
e
d
e
1
1.62
1
5
0
1
5
4
13
8
1.28
1
0
0
1
0
1
10
1
1.31
1
0
4
1
0
6
10
4
1.13
7
9
7
9
79
6.8.2. Plaque d'appui aux poteaux
Le calcul de la liaison entre la lisse d'assise et les poteaux est similaire à celui présenté pour la
liaison entre la toiture et le soubassement supérieur, dans l'hypothèse du scénario le plus
défavorable.
6.8.3. Poteau à la base du bois
Le calcul de la liaison entre les poteaux et le bois de base est similaire à celui présenté pour la
liaison entre la toiture et le soubassement supérieur, dans l'hypothèse la plus défavorable.
851
6.8.4. Plaque d'ancrage ou bois de base à la fondation
Épaisseur de la pièce de bois, tm=
88.9
Largeur de la pièce de bois, Wm=
88.9
U
n
i
t
é
m
m
m
m
Profondeur des fondations, hf=
Longueur du crochet pour la tige de
renforcement, eh=
Longueur effective d'encastrement du boulon
d'ancrage plié, lb=
0.5
m
0.3
m
0.4
Diamètre de la tige d'ancrage, da=
12
Diamètre de la tête de fixation, DH=
Nombre de tiges de renforcement par poteau,
n=
25
m
m
m
m
m
Géométrie
Espacement entre les tiges, s=
1
1500
Distance au bord, e=
50
852
m
m
m
m
Propriétés des matériaux
Résistance à la compression de la maçonnerie,
f(m) '=
10
Module d'élasticité de la maçonnerie, Em=
7000
Limite d'élasticité de l'armature, fy=
275
M
P
a
M
P
a
M
P
a
[Réf. TMS 402,
section 4.2.2]
Espèce=
Grade=
Densité (G)=
No. 1
[Réf. tableau NDS
12.3.3A]
0.55
Module d'élasticité, E=
11032
Valeur de calcul latérale, Z
Calcul de la valeur de calcul de l'enfoncement
de la tête, WH=
2.32
7.06
Charges
Charge de cisaillement totale le long de chaque
mur=
Réaction de soulèvement totale à chaque long
mur=
16.45
Nombre de points d'ancrage=
5
Charge de soulèvement, Pu=
8.8
Charge latérale, V=
3.29
44
M
P
a
k
N
k
N
[Réf. tableau NDS
4A-4F]
[Réf. tableau 12A
des NDS]
[Réf. NDS équation
12.2-6]
k
N
k
N
k
N
k
N
Facteur d'ajustement du tableau 11.3.1 de la
NDS
Pour la charge de
vent
Facteur de durée de la charge, CD=
1.6
Facteur de service humide, CM=
1
Facteur de température, Ct=
1
Facteur de grain final, Ceg=
1
Facteur de clouage, Ctn=
0.67
[Réf. NDS 12.5.4]
0.65
[Réf. TMS 402,
section 9.1.4.1]
Capacité d'ancrage avec tige en L
Facteur de réduction de la résistance, φ pour
l'arrachement de l'ancrage=
853
[Ref NDS 11.3.3]
[Réf. tableau NDS
2.3.3]
Facteur de réduction de la résistance, φ pour la
déformation de l'acier = 0,9
[Réf. TMS 402,
section 9.1.4.1]
0.9
m
m
2
Surface totale pour les tiges, Ast=
113.10
Limite d'élasticité admissible, Psy=
18.7
k
N
41.74
m
m
[ACI 318, tableau
25.4.2.2]
k
N
k
N
[ACI 318, Eq.
17.4.3.1]
18.7
k
N
k
N
k
N
[Réf. TMS 402, eqn
8-3]
[Réf. TMS 402, eqn
8-4]
[Réf. TMS 402, eqn
8-5]
393.21
m
m
Vérification de la longueur de développement
(ACI 318)
Longueur de développement de base, ld=
Vérifier la longueur de développement
Ok
Calcul de la capacité d'arrachement du béton
en traction
ψc,P=
1
Capacité d'arrachement par tige, φNpn=
21.1
Capacité de gouverne par tige=
18.7
Charge de traction axiale admissible d'une
barre d'ancrage coudée
Lorsque l'ancrage est régi par le bec de biche
de la maçonnerie, Bab=
En cas d'arrachement de l'ancrage, Bap= 43,9
kN [Réf.
Lorsqu'il est régi par la déformation de l'acier,
Bas= 18,7 kN [Réf.
Longueur de développement de la barre de
traction, ld=
165.31
43.9
Capacité d'ancrage totale de la barre=
Capacité d'ancrage ajustée avec le facteur de
réduction=
Vérification de la capacité d'ancrage=
13.1
k
N
k
N
3.71
k
N
18.7
OK
Résistance latérale (cisaillement)
Supposons que les tiges résistent au
cisaillement par friction ou par l'action des
chevilles.
Capacité de chevillage ajustée pour les tiges=
Vérification de la capacité d'ancrage
Résistance au cisaillement de la tige
854
OK
[ACI 318, section
17.3.3]
Résistance nominale au cisaillement, Vn=
Résistance au cisaillement admissible,
Vadmissible=
18.7
11.17
Vérification
k
N
k
N
[AISC 360, section
G1]
D'accord
Le calcul de la capacité d'ancrage à l'aide d'un fil de ligature de 6 mm est donné ci-dessous.
L'espacement maximal entre les ancrages doit être de 1 m o/c.
Epaisseur de la pièce de bois, tm=
88.9
Largeur de la pièce de bois, Wm=
88.9
U
n
i
t
é
m
m
m
m
Profondeur des fondations, hf=
0.5
m
Longueur du crochet pour le fil de ligature, Ls=
Longueur effective d'encastrement du fil de
ligature, lb=
0.3
m
0.4
m
Géométrie
855
Diamètre du fil de ligature torsadé, Dw=
Nombre de tiges/fils de renforcement par
poteau, n=
6
m
m
1
Espacement entre les fils, s=
1000
Distance entre les bords, e=
50
m
m
m
m
Propriétés des matériaux
Résistance à la compression du béton, f(c) '=
10
Limite d'élasticité de l'armature, fy=
275
Limite d'élasticité du fil de ligature torsadé, fyw=
275
M
P
a
M
P
a
M
P
a
Espèce=
Qualité=
Gravité spécifique (G)=
No. 1
[Réf. tableau NDS
12.3.3A]
0.55
Module d'élasticité, E=
11032
Charges
Charge de cisaillement totale le long de chaque
mur=
Réaction de soulèvement totale à chaque long
mur=
16.45
Nombre de points d'ancrage=
8
Charge de soulèvement, Pu=
5.5
Charge latérale, V=
2.06
44
M
P
a
[Réf. tableau NDS
4A-4F]
k
N
k
N
k
N
k
N
Détails des fixations (connexions)
Type de fixation=
Clou
Diamètre, D=
4.1
Pénétration, p=
41.1
Vérification de la pénétration minimale=
m
m
m
m
D'accord
Nombre de fixations dans une rangée, N=
Espacement minimum des clous, s=
2
12.3
856
m
m
[A chaque
emplacement de
connexion]
[Réf. tableau NDS
12.5.1B]
Distance minimale entre les bords et les
extrémités=
14.4
Limite d'élasticité du clou, F(yb) =
920
m
m
M
p
a
[Réf. tableau NDS
12.5.1A]
Facteur d'ajustement du tableau 11.3.1 de la
NDS
Facteur de durée de la charge, CD=
1.6
Facteur de service humide, CM=
1
Facteur de température, Ct=
1
Facteur de grain final, Ceg=
1
Facteur de clouage, Ctn=
0.67
Pour les charges
de vent
[Ref NDS 11.3.3]
[Réf. tableau NDS
2.3.3]
[Réf. NDS 12.5.4]
Calcul de la capacité latérale
Valeur de calcul latérale, Z
0.67
Limite de pénétration 10D=
41.1
Valeur de calcul latérale ajustée, Z'=
1
k
N
/
c
l
o
u
m
m
k
N
/
c
l
o
u
[Réf. NDS Tableau
12P dans
l'hypothèse d'un
clou 16d]
[Ref. NDS Table
12P note 3
ajustement]
Capacité d'ancrage avec des fils de ligature
torsadés
m
m
2
Surface du fil torsadé, Aw=
56.55
Limite d'élasticité admissible, Pwy=
9.33
k
N
Capacité d'arrachement du fil torsadé=
21.8
k
N
Capacité d'ancrage totale du fil torsadé=
9.33
En supposant que le fil torsadé en forme de U
se comporte comme un boulon d'ancrage
Capacité d'ancrage ajustée (ASD)=
5.59
Vérification de la capacité d'ancrage=
857
Ok
k
N
k
N
[En considérant
l'application en
forme de U]
Résistance latérale (cisaillement)
Supposons que les tiges/fils résistent au cisaillement par friction ou
par l'action des chevilles.
Capacité ajustée de la cheville pour une
connexion par clou au niveau du fil = 2,14 kN
2.14
Vérification de la capacité d'ancrage=
k
N
D'accord
Le calcul de la capacité d'ancrage à l'aide d'une bande métallique placée à 1 m d'axe en axe est
donné ci-dessous. La profondeur effective d'encastrement et la longueur du crochet doivent être
similaires à ce qui est présenté pour un fil de ligature de 6 mm.
Géométrie de l'ossature bois
Unité
Epaisseur de l'élément principal, tm=
3.5
en
Propriétés des matériaux
Espèce=
Module d'élasticité, E=
No.
1
0.5
5
160
000
0
psi
Contrainte d'appui admissible, Fc =
565
psi
Charges
Charge de cisaillement totale le long
de chaque mur=
Réaction totale de soulèvement à
chaque long mur=
369
8
989
2
Nombre de points d'ancrage=
Charge axiale (compression ou
tension) P=
8
123
7
lb
Charge latérale, V=
462
lb
Clo
u
0.1
62
en
1.5
po
Qualité=
Densité (G)=
[Réf. tableau
NDS 12.3.3A]
lb
lb
Détails de la fixation (connexion)
Type de fixation=
Diamètre, D=
Pénétration, p=
Vérification de la pénétration
minimale=
Ok
858
[Réf. tableau
NDS 4A-4F]
[Réf. tableau
NDS 4A-4F]
Nombre de fixations, N=
6
Facteurs d'action de groupe, Cg=
1
0.4
86
0.5
67
900
00
Espacement minimal des clous, s=
Distance minimale entre les bords et
les extrémités=
Limite d'élasticité du clou, F(yb) =
po
po
[Estimation
initiale]
[Réf. tableau
11.3.6A de la
NDS]
[Réf. tableau
SDN 12.5.1B]
[Réf. tableau
NDS 12.5.1A]
psi
Facteur d'ajustement du tableau
11.3.1 des NDS
Facteur de durée de la charge, CD=
1.6
Facteur de service humide, CM=
1
Facteur de température, Ct=
1
Facteur de grain final, Ceg=
1
0.6
7
Facteur de clouage, Ctn=
Pour les
charges dues
au vent
[Ref NDS
11.3.3]
[Réf. tableau
NDS 2.3.3]
[Réf. NDS
12.5.4]
Calcul de l'assemblage par
clouage
Calcul de la capacité latérale
Valeur de conception latérale de
référence, Z=
150
lb/clou
Limite de pénétration 10D=
1.6
po
Valeur de calcul latérale ajustée, Z'=
lb/clou
Vérification
222
133
3
D'a
cco
rd
Calcul du nombre de clous
Pour la charge latérale, le nombre de
clous, Nlatéral=
6
pièces
Capacité totale=
859
lb
[Réf. tableau
12P des SND,
en supposant
un clou de
16d].
[Ref. NDS
Table 12P
note 3
ajustement]
Taille de la bande métallique (AISC
360, section D2)
Largeur de la bande, w=
1.5
po
Épaisseur de la bande, t=
0.0
60
po
0.1
794
po2
33
ksi
50
ksi
Surface brute, Ag=
Limite d'élasticité du feuillard
métallique, Fy=
Résistance ultime de la sangle
métallique, Fu=
Résistance nominale à la traction,
Pn=
5.9
20
3.5
5
Résistance ASD : Padmissible=
Vérification
[supposer
pour l'essai]
[En
supposant la
jauge 16]
[Les deux
côtés sont
pris en
compte]
kips
kips
OK
Rupture nette de la section [AISC
360, section D2]
Nombre de clous par emplacement,
ntrous=
1
0.2
245
0.0
763
Diamètre du trou, Dh=
Surface nette, An=
Résistance à la rupture par traction,
Pn=
3.8
14
1.9
1
D'a
cco
rd
Résistance ASD : Padmissible=
Vérification
Résistance au cisaillement de la
sangle métallique
Résistance nominale au cisaillement,
Vn=
Résistance au cisaillement
admissible, Vadmissible=
3.6
2.1
3
D'a
cco
rd
Vérifier
en
po2
kips
kips
kips
kips
Vérification de l'interaction axiale et
de cisaillement
1.2
4
Résistance axiale requise, Pr=
860
kips
[AISC 360,
section G1]
Résistance axiale admissible, Pa=
Résistance au cisaillement requise,
Vr=
Résistance au cisaillement
admissible, Va=
3.5
5
0.4
6
2.1
3
Rapport d'interaction=
0.4
0
Vérifier
kips
kips
kips
[AISC 360,
section H3]
OK
6.8.5. Ossature bois (poteaux de véranda) à la fondation
Les poteaux de véranda sont reliés à la fondation à l'aide d'une bande métallique. Le calcul de la
bande métallique et des connexions par clouage est illustré ci-dessous. La profondeur minimale
d'encastrement et la longueur du crochet doivent être similaires à celles présentées pour un fil de
ligature de 6 mm.
Géométrie de l'ossature bois
Unité
Epaisseur de l'élément principal, tm=
3.5
Propriétés des matériaux
861
en
Espèce=
Module d'élasticité, E=
No.
1
0.5
5
160
000
0
psi
Contrainte d'appui admissible, Fc =
565
psi
Charges
Charge axiale (compression ou
traction), P=
920
lb
Charge latérale, V=
150
lb
Clo
u
0.1
62
en
1.5
po
Qualité=
Densité (G)=
[Réf. tableau
NDS 12.3.3A]
[Réf. tableau
NDS 4A-4F]
[Réf. tableau
NDS 4A-4F]
Détails de la fixation (connexion)
Type de fixation=
Diamètre, D=
Pénétration, p=
Vérification de la pénétration
minimale=
Ok
Nombre de fixations, N=
4
Facteurs d'action de groupe, Cg=
1
0.4
86
0.5
67
900
00
Espacement minimal des clous, s=
Distance minimale entre les bords et
les extrémités=
Limite d'élasticité du clou, F(yb) =
po
po
[Estimation
initiale]
[Réf. tableau
11.3.6A de la
NDS]
[Réf. tableau
SDN 12.5.1B]
[Réf. tableau
NDS 12.5.1A]
psi
Facteur d'ajustement du tableau
11.3.1 des NDS
Facteur de durée de la charge, CD=
1.6
Facteur de service humide, CM=
1
Facteur de température, Ct=
1
Facteur de grain final, Ceg=
1
0.6
7
Facteur de clouage, Ctn=
862
Pour les
charges dues
au vent
[Ref NDS
11.3.3]
[Réf. tableau
NDS 2.3.3]
[Réf. NDS
12.5.4]
Calcul de l'assemblage par
clouage
Calcul de la capacité latérale
Valeur de conception latérale de
référence, Z=
150
lb/clou
Valeur de calcul latérale ajustée, Z'=
240
lb/clou
Capacité totale=
lb
Vérification
960
D'a
cco
rd
Calcul du nombre de clous
Pour la charge latérale, le nombre de
clous, Nlatéral=
4
[Réf. tableau
12P de la
NDS pour un
clou de 16d].
pièces
Taille de la bande métallique (AISC
360, section D2)
Largeur de la bande, w=
1.5
po
Épaisseur de la bande, t=
0.0
60
po
0.1
794
po2
33
ksi
50
ksi
Surface brute, Ag=
Limite d'élasticité du feuillard
métallique, Fy=
Résistance ultime du feuillard
métallique, Fu=
Résistance nominale à la traction,
Pn=
5.9
20
3.5
5
Résistance ASD : Padmissible=
Vérification
kips
kips
OK
Rupture nette de la section [AISC
360, section D2]
Nombre de clous par emplacement,
ntrous=
Surface nette, An=
1
0.2
245
0.0
763
Résistance à la rupture par traction,
Pn=
3.8
14
Diamètre du trou, Dh=
863
en
po2
kips
[supposer
pour l'essai]
[En
supposant la
jauge 16]
[Les deux
côtés sont
pris en
compte]
1.9
1
D'a
cco
rd
Résistance ASD : Padmissible=
Vérification
Résistance au cisaillement de la
sangle métallique
Résistance nominale au cisaillement,
Vn=
Résistance au cisaillement
admissible, Vadmissible=
3.6
2.1
3
D'a
cco
rd
Vérifier
kips
kips
kips
[AISC 360,
section G1]
Vérification de l'interaction axiale et
de cisaillement
Résistance axiale admissible, Pa=
Résistance au cisaillement requise,
Vr=
Résistance au cisaillement
admissible, Va=
0.9
2
3.5
5
0.1
5
2.1
3
Rapport d'interaction=
0.2
6
Résistance axiale requise, Pr=
Vérifier
kips
kips
kips
kips
[AISC 360,
section H3]
OK
REMARQUE :
Si un clou 10d (diamètre 0,128") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre 0,162"), la quantité de
clous doit être augmentée de 50 %.
Si un clou 8d (diamètre 0.131") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre 0.162"), la quantité de
clous doit être augmentée de 45%.
Si un clou 6d (diamètre 0,113") est utilisé à la place d'un clou 16d (diamètre 0,162"), la quantité de
clous doit être augmentée de 90 %.
6.8.6. Mortaise et tenon
Une solive à tenon et mortaise est un type d'assemblage utilisé dans les structures à ossature
bois. Il s'agit d'un assemblage dans lequel une saillie appelée tenon sur une extrémité d'une
pièce de bois est insérée dans une encoche, une fente ou un trou appelé mortaise dans une
autre pièce de bois. Ces assemblages sont généralement réalisés à l'aide d'une menuiserie de
type charpentier et sont généralement fixés à l'aide de chevilles ou de cales en bois. Les
chevilles ou les cales en bois doivent être exemptes de tout défaut et fabriquées en bois dur afin
d'éviter toute défaillance lors de l'installation. Peu de travaux de recherche ont été menés pour
étudier et quantifier les performances de ce type d'assemblage. Vous trouverez ci-dessous un
exemple de calcul (basé sur TFEC 2019) démontrant la résistance d'un assemblage traditionnel
par tenon et mortaise (comme indiqué dans l'image ci-dessous).
864
Géométrie de l'ossature bois
Unité
Épaisseur de l'élément principal, tm=
3.5
en
Épaisseur de l'élément latéral, ts=
3.5
po
Largeur de l'élément principal, bm=
3.5
po
Largeur de l'élément latéral, bs=
3.5
en
Propriétés des matériaux
Espèce=
Qualité=
No. 1
Densité du bois principal (Gt) =
0.55
160000
0
psi
565
psi
Module d'élasticité, E=
Contrainte d'appui admissible, Fc =
[Réf. tableau
NDS 12.3.3A]
[Réf. tableau
NDS 4A-4F]
[Réf. tableau
4A-4F des
NDS]
Détails des fixations (connexions)
Mortais
e et
tenon
Type d'assemblage
Diamètre de la cheville, D=
0.6
Gravité spécifique de la cheville (Gp) =
0.7
po
[En supposant que le bois Meranti
soit du bois rond]
Longueur de pénétration dans les parois
latérales de la mortaise, ls= 3,5 cm
3.5
en
865
Angle entre la direction de la charge et la
direction de la charge, ϑ=
Limite d'élasticité en flexion pour la cheville,
Fyb=
Vérification du diamètre de la cheville
0
15540
degré
psi
[Réf.
TFEC-2019
section 3.4.6]
Bon
Facteur d'ajustement du tableau 11.3.1 des
NDS
Facteur de durée de la charge, CD=
1.6
Facteur de service humide, CM=
1
Facteur de température, Ct=
1
Facteur d'action de groupe, Cg=
1
Facteur de géométrie, C(Δ)=
1
Pour les
charges de
vent
[Ref NDS
11.3.3]
[Réf. tableau
NDS 2.3.3]
Calcul de l'assemblage par tenon et
mortaise
Résistance de la cheville pour le tenon,
Fem=Fe‖=
2978.84
psi
Résistance du goujon pour la mortaise,
Fes=Fe = 2543.76 psi [Ref. TFEC-2019 eqn 3.4-10]
2543.76
psi
Re-=Fem/Fes=
Longueur d'appui de la cheville du tenon,
lm=
[Réf.
TFEC-2019
eqn 3.4-10]
[Réf.
TFEC-2019
eqn 3.4-11]
1.17
3.50
en
En considérant un double cisaillement
Mode d'élasticité Im : écrasement de l'élément principal et des chevilles sous l'effet de l'action de l'appui
[Réf. NDS eqn
12.3-7]
Valeur nominale Z=
1563.89
lb/patte
Mode d'élasticité Is : écrasement de l'élément latéral et des chevilles sous l'effet
de l'action des roulements
Valeur nominale Z=
2670.94
lb/peg
[Réf. NDS eqn
12.3-8]
Mode de rendement IIIs : flexion combinée de la cheville et écrasement du bois sous l'effet de l'appui.
lb/chevi
[Réf. NDS eqn
lle
12.3-9]
Valeur nominale Z=
1242.79
Mode de rendement V : rupture en double
cisaillement de la cheville
Valeur nominale Z=
350.32
866
lb/peg
[Réf.
TFEC-2019
eqn 3.4-3]
Calcul de la capacité latérale
Valeur de conception latérale de référence,
Z=
350.32
Valeur de calcul latérale ajustée, Z'=
561
lb/peg
lb/pique
t
La valeur de calcul nominale et latérale ajustée pour une cheville simple est donnée dans le
calcul ci-dessus. Le calcul est basé sur un scénario de double cisaillement, car la configuration
standard pour résister à la tension implique que la cheville traverse le tenon et les deux parois
latérales de la mortaise. Il est également important de noter que les chevilles ne sont pas
considérées comme contribuant à la résistance au cisaillement de l'élément tenonné lorsque la
connexion est chargée en cisaillement (c'est-à-dire parallèlement au tenon), il est donc
recommandé d'utiliser une bande métallique avec une connexion par clou ou une autre méthode
alternative pour transférer efficacement la force de cisaillement. Si le bois utilisé pour le tenon est
de haute qualité (par exemple Logwood Meranti), la capacité de charge de cisaillement de la
section du tenon sera suffisante pour supporter la charge de cisaillement. L'exemple de calcul est
présenté ci-dessous.
Résistance au cisaillement
par section de tenon
uniquement
Largeur=
Résistance au cisaillement
des caractéristiques, Fv=
1
3
.
5
2
1
7
5
Capacité de charge ultime de
cisaillement=
7
6
1
2
.
5
Longueur=
p
o
p
o
p
s
i
[Pour le bois rond
Meranti]
l
b
[Réf. TFEC 2019,
Section 3.3.2]
6.9. Véranda
La conception de la véranda prend en compte les charges verticales et latérales sur les poteaux
en bois et le toit, conformément aux dispositions de charge de la norme ASCE 7-22, avec un toit
en pente pour gérer le drainage. Le " Guide Pratique " de Rezo TCLA recommande d'étendre le
toit principal au-dessus de la véranda à une pente de 15 degrés, réduisant ainsi le soulèvement
dû au vent et s'alignant sur les besoins de collecte des eaux de pluie en Haïti. La section 1607 de
l'IBC 2021 exige des charges dynamiques et des charges de vent sur tous les éléments, y
compris les vérandas vulnérables aux ouragans. Les vérandas ouvertes bénéficient d'une
ossature légère, mais elles nécessitent un ancrage robuste pour résister au renversement, une
caractéristique que l'approche TCLA prend en compte avec des semelles en béton. Le calcul
867
ci-dessous est effectué pour la charge de vent et les poteaux de la véranda sont vérifiés pour la
réaction de soulèvement maximale et la charge de vent latérale.
Le calcul de l'élément de poteau de véranda sous l'effet de la charge de vent est illustré
ci-dessous.
868
Charge appliquée - flexion/extrusion
U
ni
t
é
Force de compression
L1
=
Pc
=
Moment maximal, axe fort
M
z=
Lieu d'application
M
y=
Pt
=
Moment maximal, axe faible
Force de traction
2.2
0
0
0.74
4.1
m
k
N
k
N
m
k
N
m
k
N
Chargement appliqué - Cisaillement+Torsion
U
ni
t
é
L2
=
Lieu d'application
T
=
Vy
=
Force de torsion
Effort de cisaillement maximal, axe fort
869
2.2
0
0
m
k
N
m
k
N
Vz
=
Effort de cisaillement maximal, axe faible
0.67
k
N
Analyse de la compression axiale
Résistance à la compression admissible
Largeur (épaisseur) de l'élément de flexion
d
=
b
=
Module d'élasticité de référence
E
=
Profondeur (largeur) de l'élément de flexion
Fc
=
C
D=
C
M=
Ct
=
CF
=
CF
=
Ci
=
Cr
=
Cf
u=
Valeur de référence pour la compression parallèle au grain
Facteur de durée de la charge
Facteur de service humide pour Fc
Facteur de température
Facteur de dimensionnement des sciages pour Fc
Coefficient de dimensionnement des sciages pour Ftet Fb
Facteur d'incision pour le bois de construction
Facteur de répétition de l'élément pour le bois de
charpente
Facteur d'utilisation à plat
870
88.9
88.9
11032
11.38
0.9
1
1
1
1
1
1
1
m
m
m
m
M
p
a
M
p
a
[AWC NDS, tableau
4A-4F]
[AWC NDS, tableau
4A-4F]
[AWC NDS, tableau
2.3.2]
[AWC NDS, tableau
4A-4F]
[AWC NDS, tableau
2.3.3]
[AWC NDS, section
4.3.6]
[AWC NDS, section
4.3.6]
[AWC NDS, tableau
4.3.8]
[AWC NDS, section
4.3.9]
[NDS AWC, section
4.3.7]
S
R
=
Coefficient d'élancement pour les poteaux pleins
Vérifier SR
[NDS AWC, section
3.7.1.4]
24.747
D'accord
C
O
VE
=
E
Coefficient de variation du module d'élasticité
Module d'élasticité de référence pour les calculs de
stabilité des poutres et des poteaux
min
Module d'élasticité ajusté pour les calculs de stabilité de la
poutre et du poteau
min
=
E'
=
4030.085
964
4030.085
964
Valeur de conception de la compression de référence
parallèle au grain multipliée par tous les facteurs
d'ajustement applicables, à l'exception de CP
F*
c=
10.242
Valeur de calcul du flambement critique pour les éléments
de compression
Fc
E=
5.409340
103
Pour les sciages
c=
CP
=
0.8
Facteur de stabilité du poteau
Valeur de calcul de la compression ajustée parallèle au
grain
F'
C=
Contrainte de compression réelle parallèle au grain
fc
=
871
[AWC NDS, Tableau
F1, App. F]
0.25
M
p
a
M
p
a
M
p
a
M
p
a
[AWC NDS, Eq D-4,
App. D]
[AWC NDS, Table
4.3.1]
[NDS AWC, section
3.7.1]
[NDS AWC, section
3.7.1]
[NDS AWC, section
3.7.1]
0.453
[AWC NDS, Eq 3.7-1]
4.640
M
p
a
0.000
M
p
a
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
Vérifier l'analyse de compression
OK
Analyse de la tension axiale
Valeur de conception de la tension de référence parallèle
au grain
Ft
=
6.895
Valeur de calcul de la tension ajustée parallèle au grain
F't
=
6.2055
M
p
a
M
p
a
0.519
M
p
a
10.342
M
p
a
Contrainte de tension réelle parallèle au grain
ft=
Vérifier l'analyse de la tension
[AWC NDS, Tableau
4A-4F]
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
Ok
Analyse de flexion, Fb1' (axe fort)
Fb
x=
RB
=
Valeur de référence de la conception de la flexion
Rapport d'élancement pour l'élément de flexion
Vérifier RB
4.975
Ok
Valeur de flexion de référence multipliée par tous les
facteurs d'ajustement applicables, à l'exception de Cfu, Cv
et CL
Fb
*=
872
[AWC NDS, Tableau
4A-4F]
[AWC NDS, Eq 3.3-5]
9.308
M
p
a
[AWC NDS, Section
3.3.3.8]
Valeur de calcul du flambement critique pour les éléments
en flexion
Fb
E=
CL
=
Facteur de stabilité de la poutre
Valeur de calcul de la flexion ajustée
F'
b=
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion (axe
fort)
fb1
=
Vérifier l'analyse de la flexion
195.423
M
p
a
0.998
[AWC NDS, section
3.3.3.8]
[AWC NDS, Eq 3.3-6]
9.285
M
p
a
[AWC NDS, Tableau
4.3.1]
0.000
M
p
a
[AWC NDS, Eq 3.3-2]
10.34
M
p
a
[AWC NDS, Tableau
4A-4F]
9.306
M
p
a
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
6.319
M
p
a
[AWC NDS, Eq 3.3-2]
Ok
Analyse de flexion, Fb2' (axe faible)
Valeur de référence de la conception de la flexion
Fb
y=
Valeur de calcul de la flexion ajustée
F'
b=
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion (axe
faible)
fb2
=
Vérifier l'analyse de la flexion
Ok
873
Analyse de la flexion et de la compression axiale
Ky
y=
Kz
z=
l'e1
=
l'e2
=
Coefficient d'élancement
Coefficient d'élancement
Longueur effective modifiée du poteau (axe fort)
Longueur effective modifiée du poteau (axe faible)
Valeur ajustée de la conception de la compression
parallèle au grain
F'c
=
F'
1
1
2.2
m
2.2
m
4.640
b1
Valeur de conception ajustée pour la flexion sur chant
=
F'
9.285
b2
Valeur de conception ajustée pour la flexion plane
=
Fc
9.306
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément de
compression dans les plans d'appui latéral
E1
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément de
compression dans les plans d'appui latéral
E2
=
5.409
Valeur critique de calcul du flambement pour l'élément de
flexion
Fb
E=
195.423
Vérification de l'unité
U
C
=
0.68
=
Fc
874
5.409
M
p
a
M
p
a
M
p
a
M
p
a
M
p
a
M
p
a
[AWC NDS, Section
3.9.2]
[AWC NDS, section
3.9.2]
[AWC NDS, section
3.3.3.8]
[AWC NDS, Section
3.9-3]
Vérifier l'analyse de la flexion et de la compression axiale
Ok
Analyse de la flexion et de la tension axiale
U
C
=
Vérification de l'unité de flexion et de tension axiale
combinée
Vérifier l'analyse de la flexion et de la tension axiale
[AWC NDS, Section
3.9-2]
0.763
D'accord
Analyse de cisaillement
0.127
M
p
a
M
p
a
M
p
a
[AWC NDS, Eq 3.4-2]
1.207
M
p
a
[AWC NDS, Tableau
4A-4F]
Contrainte de cisaillement dans l'axe z
σv
z=
0.127
Effort de cisaillement dû à la torsion
τ=
0.0000
Effort de cisaillement combiné
fv
=
Capacité de cisaillement admissible
Valeur de référence pour le cisaillement parallèle au grain
(cisaillement horizontal)
Fv
=
875
Valeur de calcul du cisaillement ajusté parallèle au grain
(cisaillement horizontal)
F'v
=
U
C
=
Rapport d'unité de cisaillement
Vérification de l'unité de cisaillement
1.09
0.117
D'accord
876
M
p
a
6.10.
Vulnérabilités et importance d'un entretien régulier
Les structures traditionnelles à ossature bois avec remplissage en maçonnerie ou en terre
présentent plusieurs vulnérabilités récurrentes, dont beaucoup sont directement liées à des
pratiques d'entretien inadéquates ou absentes. Il est essentiel de traiter ces problèmes par une
inspection régulière, la préservation des techniques traditionnelles et une sélection éclairée des
matériaux pour améliorer la résilience des structures.
a) Bases de poteaux dégradées
L'une des vulnérabilités les plus fréquentes et les plus importantes est la détérioration des bases
de poteaux en bois, souvent due à la pourriture. Ce phénomène est généralement dû à une
exposition prolongée à l'humidité, à l'utilisation d'essences de bois non traitées ou moins
durables, et à une baisse générale des pratiques d'entretien. Dans les constructions plus
récentes, l'abandon des traitements traditionnels des bases, tels que le carbonisage ou
l'encastrement, a accéléré cette dégradation. Si elles ne sont pas remplacées ou réparées à
temps ("lonjé poto"), les bases de poteaux affaiblies compromettent à la fois la capacité de
charge verticale et la performance du contreventement latéral.
b) Contreventements inadéquats
Bien qu'elle ne soit pas la première cause de défaillance dans les bâtiments de faible hauteur,
l'absence de contreventement devient critique lorsqu'elle est combinée à des bases de poteaux
pourries ou à des panneaux de remplissage manquants. Le contreventement en bois et le
remplissage confiné servent tous deux d'éléments stabilisateurs. Leur absence, en particulier
dans les structures mal entretenues, accroît la vulnérabilité aux défaillances latérales et hors plan
sous l'effet des charges sismiques ou éoliennes.
c) Remplissage et plâtre trop lourds ou rigides
L'utilisation d'enduits épais à base de ciment ("enduits ciment épais") ou de maçonnerie dense a
été observée comme introduisant une rigidité et un poids excessifs dans des structures qui n'ont
pas été conçues pour supporter de telles charges. Cette inadéquation entraîne souvent le
détachement ou l'effondrement des panneaux lors d'événements dynamiques. Un remplissage
mal entretenu ou fissuré aggrave le problème, en particulier dans les structures où les matériaux
en terre d'origine ont été remplacés par des substituts inappropriés.
d) Réparations incomplètes ou inadéquates après la catastrophe
Les structures qui n'ont pas été réparées ou qui ont fait l'objet de réparations temporaires (par
exemple, des bâches en plastique) à la suite de catastrophes telles que l'ouragan Matthew ont
montré une vulnérabilité nettement accrue. Si certaines réparations improvisées à l'aide de tôles
ondulées offrent des avantages temporaires, une réhabilitation durable exige le respect des
principes structurels et des méthodes traditionnelles. L'absence d'entretien régulier permet à la
détérioration de progresser sans être remarquée, ce qui aggrave les dommages initiaux.
e) Baisse de la qualité de la construction et de l'artisanat
Dans les bâtiments récents et les réparations effectuées après les catastrophes, une réduction
notable de la qualité de la menuiserie et des matériaux a été constatée. Parmi les exemples, on
peut citer le remplacement des assemblages traditionnels par tenons et mortaises par des
877
assemblages cloués en demi-lune, l'utilisation de bois non séché ou non traité, et l'absence de
préparation adéquate des bases des poteaux. Ces pratiques résultent souvent d'un manque de
formation, de contraintes de temps ou d'une connaissance limitée des méthodes traditionnelles.
Une surveillance régulière et un renforcement des normes de qualité par le biais de formations et
d'inspections sont nécessaires pour empêcher l'enracinement de ces déficiences.
f) Vulnérabilité des fondations
Dans les structures à ossature bois construites sur des fondations en pierre, les problèmes les
plus courants sont l'utilisation de pierres de rivière inadaptées, l'absence de pierres traversantes
et la hauteur excessive des fondations (par exemple, >60 cm). Ces faiblesses sont souvent le
résultat d'une mauvaise exécution et d'une supervision insuffisante. Des inspections de routine et
des conseils au niveau de la communauté sur les pratiques correctes en matière de fondations
sont essentiels pour atténuer ces risques.
878
Références
1. ACI 318 (American Concrete Institute). (2014). Exigences du code du bâtiment pour le béton
structurel.
2. AISC 360 (American Institute of Steel Construction). (2023). Manuel de construction en acier, 16e
édition.
3. ASCE 7 (2022). Minimum Design Loads and Associated Criteria for Buildings and Other
Structures (Charges minimales de conception et critères associés pour les bâtiments et autres
structures). American Society of Civil Engineers. https://doi.org/10.1061/9780784415788
4. EN 338:2004. (2004). Bois de construction - Classes de résistance.
5. IBC. (2021). Code international du bâtiment. International Code Council, Inc.
6. NDS. (2017). Spécification nationale de conception pour la construction en bois, édition 2018.
www.awc.org
7. NDS. (2014). NDS Supplement National Design Specification Design Values for Wood
Construction 2015 Edition. www.awc.org
8. Sieffert, Y., Vieux-Champagne, F., Grange, S., Garnier, P., Duccini, J. C., & Daudeville, L. (2016).
Mesure plein champ avec une analyse de corrélation d'images numériques d'un essai sur table
vibrante sur une structure à ossature bois remplie de pierres et de terre. Engineering Structures,
123, 451-472. https://doi.org/10.1016/j.engstruct.2016.06.009
9. TFEC (Timber Frame Engineering Council). (2019). Standard for Design of Timber Frame
Structures and Commentary (Norme pour la conception des structures à ossature bois et
commentaires).
10. TMS (The Masonry Society). (2016). Exigences du code du bâtiment pour les structures en
maçonnerie (TMS 402-16).
11. Vieux-Champagne, F., Sieffert, Y., Grange, S., Belinga Nko'ol, C., Bertrand, E., Duccini, J. C.,
Faye, C., & Daudeville, L. (2017). Analyse expérimentale d'un test sur table à secousses de
structures à ossature bois avec remplissage en pierre et en terre. Earthquake Spectra, 33(3),
1075-1100. https://doi.org/10.1193/010516EQS002M
12. Vieux-Champagne, F., Sieffert, Y., Grange, S., Polastri, A., Ceccotti, A., & Daudeville, L. (2014).
Analyse expérimentale de la résistance sismique des structures à ossature bois avec des pierres
et des remplissages en terre. Engineering Structures, 69, 102-115.
https://doi.org/10.1016/j.engstruct.2014.02.020
879
Annexes
1. Dimensions et propriétés des sections du bois de sciage standard
Axe X-X
Dime
nsion
s
nomi
nales
Dimensio
n
standard
(S4S)
b
,
e
n
0
.
7
5
0
.
7
5
0
.
7
5
0
.
7
5
0
.
7
5
0
.
7
5
S
u
rf
a
c
e
d
e
la
s
e
ct
io
n
A
,
e
n
2
1
.
8
7
5
2
.
6
2
5
4
.
1
2
5
5
.
4
3
8
6
.
9
3
8
8
.
4
3
8
880
Axe Y-Y
M
od
ul
e
de
la
se
cti
on
M
o
m
en
t
d'i
ne
rti
e
M
od
ul
e
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la
se
cti
on
S(x
x) ,
en
Ixx,
Syy
,
en(4
en(3
3
)
)
0.
78
1
0.
97
7
0.
23
4
0.0
88
1.
53
1
2.
68
0
0.
32
8
0.1
23
3.
78
1
10
.3
98
0.
51
6
0.1
93
6.
57
0
23
.8
17
0.
68
0
0.2
55
10
.6
95
49
.4
66
0.
86
7
0.3
25
15
.8
20
88
.9
89
1.
05
5
0.3
96
Mo
me
nt
d'in
erti
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Iyy,
en4
1
.
5
1
.
5
1
.
5
1
.
5
1
.
5
1
.
5
1
.
5
1
.
5
2
.
5
2
.
5
3
.
7
5
0
5
.
2
5
0
6
.
7
5
0
8
.
2
5
0
1
0
.
8
7
5
1
3
.
8
7
5
1
6
.
8
7
5
1
9
.
8
7
5
8
.
7
5
0
1
1
.
2
5
0
881
1.
56
3
1.
95
3
0.
93
8
0.7
03
3.
06
3
5.
35
9
1.
31
3
0.9
84
5.
06
3
11
.3
91
1.
68
8
1.2
66
7.
56
3
20
.7
97
2.
06
3
1.5
47
13
.1
41
47
.6
35
2.
71
9
2.0
39
21
.3
91
98
.9
32
3.
46
9
2.6
02
31
.6
41
17
7.
97
9
4.
21
9
3.1
64
43
.8
91
29
0.
77
5
4.
96
9
3.7
27
5.
10
4
8.
93
2
3.
64
6
4.5
57
8.
43
8
18
.9
84
4.
68
8
5.8
59
2
.
5
2
.
5
2
.
5
2
.
5
2
.
5
2
.
5
3
.
5
3
.
5
3
.
5
1
3
.
7
5
0
1
8
.
1
2
5
2
3
.
1
2
5
2
8
.
1
2
5
3
3
.
1
2
5
3
8
.
1
2
5
1
2
.
2
5
0
1
5
.
7
5
0
1
9
.
2
5
0
882
12
.6
04
34
.6
61
5.
72
9
7.1
61
21
.9
01
79
.3
91
7.
55
2
9.4
40
35
.6
51
16
4.
88
6
9.
63
5
12.
044
52
.7
34
29
6.
63
1
11
.7
19
14.
648
73
.1
51
48
4.
62
6
13
.8
02
17.
253
96
.9
01
73
8.
87
0
15
.8
85
19.
857
7.
14
6
12
.5
05
7.
14
6
12.
505
11
.8
13
26
.5
78
9.
18
8
16.
078
17
.6
46
48
.5
26
11
.2
29
19.
651
3
.
5
3
.
5
3
.
5
3
.
5
3
.
5
Note
:
Conv
ersio
n des
unité
s
2
5
.
3
7
5
3
2
.
3
7
5
3
9
.
3
7
5
4
6
.
3
7
5
5
3
.
3
7
5
1 pouce
= 25,4
mm
1 pouce carré =
0,000645 mm
carré
883
30
.6
61
11
1.
14
8
14
.8
02
25.
904
49
.9
11
23
0.
84
0
18
.8
85
33.
049
73
.8
28
41
5.
28
3
22
.9
69
40.
195
10
2.
41
1
67
8.
47
6
27
.0
52
47.
341
13
5.
66
1
10
34
.4
19
31
.1
35
54.
487
2. Bois Valeurs de calcul
Module
d'élasticité
(GPa)
Valeurs de calcul (en Mpa)
Espè
ces
Érabl
e
méla
ngé
Érabl
e
mixte
Érabl
e
mixte
Fle
xio
n,
Fb
T
e
n
si
o
n
p
ar
all
èl
e
a
u
gr
ai
n,
Ft
Com
press
ion
perp
endic
ulaire
au
grain
,
Fc_p
erpe
ndicu
lar
Co
mpr
ess
ion
par
allè
le
au
grai
n,
Fc_
par
allè
le
E
Select
Structural
6.9
4.
1
4.3
6.0
N° 1
5.0
2.
9
4.3
4.8
2.
9
4.3
Qualité
commercial
e
No. 2
Classifi
cation
par
taille
2" et
plus
884
n
Gra
vité
spé
cifiq
ue
9
3
0.55
4.8
8
3
0.55
3.8
8
3
0.55
E
m
i
Érabl
e
Mixte
Érabl
e
mixte
Érabl
e
mixte
Érabl
e
méla
ngé
Érabl
e
mixte
Chên
e
rouge
du
Nord
Chên
e
rouge
du
Nord
Chên
e
rouge
du
Nord
Chên
e
rouge
du
Nord
Chên
e
rouge
du
Nord
Chên
e
rouge
du
Nord
2.8
1.
7
4.3
2.2
7
3
0.55
3.8
2.
2
4.3
2.4
7
3
0.55
5.5
3.
3
4.3
5.0
8
3
0.55
3.1
1.
9
4.3
4.0
7
3
0.55
Utilité
1.6
0.
9
4.3
2.6
6
2
0.55
Select
Structural
9.7
5.
5
6.1
7.9
1
0
4
0.68
N° 1
6.9
4.
0
6.1
6.4
1
0
4
0.68
6.7
4.
0
6.1
5.0
9
3
0.68
3.8
2.
2
6.1
2.9
8
3
0.68
5.2
3.
1
6.1
3.1
8
3
0.68
7.6
4.
5
6.1
6.7
8
3
0.68
No. 3
Pointes
2" et
plus
Construction
Standard
No. 2
2"-4"
de
large
2" et
plus
No. 3
Poteau
Construction
2" et
plus
885
Chên
e
rouge
du
Nord
Chên
e
rouge
du
Nord
Sapin
Dougl
as-M
élèze
Sapin
de
Dougl
as-M
élèze
Sapin
de
Dougl
as-M
élèze
Sapin
de
Dougl
as-M
élèze
Dougl
as
Sapin
-Mélè
ze
Sapin
Dougl
as-M
élèze
Dougl
as
taxifol
ié mélèz
e
2"-4"
de
large
4.3
2.
4
6.1
5.2
8
3
0.68
Utilité
2.1
1.
2
6.1
3.4
7
3
0.68
Select
Structural
10.
3
6.
9
4.3
11.
7
1
3
5
0.5
6.9
4.
7
4.3
10.
3
1
2
4
0.5
No. 2
6.2
4.
0
4.3
9.3
11
4
0.5
No. 3
3.6
2.
2
4.3
5.3
1
0
4
0.5
4.8
3.
1
4.3
5.9
1
0
4
0.5
6.9
4.
5
4.3
11.
4
1
0
4
0.5
4.0
2.
6
4.3
9.7
1
0
4
0.5
Standard
N° 1
Poteau
2" et
plus
2" et
plus
Construction
Standard
2"-4"
de
large
886
Dougl
as
Sapin
-Mélè
ze
Pin
du
Sud
Pin
du
Sud
Pin
du
Sud
Pin
mérid
ional
Pin
mérid
ional
Pin
du
Sud
Pin
mérid
ional
Pin
du
Sud
Pin
du
Sud
Pin
du
Sud
Pin
du
Sud
Pin
du
Sud
Pin
du
Sud
Utilité
Dense
Select
Structural
1.9
Select
Structural
Non dense
Select
Structural
16.
2
1.
2
1
3.
1
18.
6
4.3
6.2
9
3
0.5
4.6
14.
1
1
3
5
0.55
3.9
13.
1
1
2
5
0.55
3.3
12.
4
11
4
0.55
4.6
12.
1
1
2
0.55
11
.0
3
5
4
.
0
0
14.
1
11
.4
1
0.
0
11.
4
7.
6
10.
34
6.
9
0
3.90
11.
38
No. 1 Non
dense
9.0
6.
0
3.3
10.
7
1
0
4
0.55
No. 2 Dense
8.3
5.
2
4.6
10.
3
11
4
0.55
N° 2
7.6
4.
7
3.9
10.
0
1
0
4
0.55
No. 2 Non
dense
7.2
4.
1
3.3
10.
0
9
3
0.55
No. 3 et
Stud
4.5
2.
8
3.9
5.9
9
3
0.55
Construction
6.0
3.
4
3.9
11.
0
1
0
4
0.55
3.3
1.
9
3.9
9.0
8
3
0.55
1.6
0.
9
3.9
5.9
8
3
0.55
No. 1 Dense
N° 1
Standard
Utilité
2"-4"
de
large
4" de
large
887
0.55
MEL
M12
2" et
plus
11.
0
5.
9
0.0
11.
5
11
5
0
MEL
M16
2" et
plus
12.
4
9.
0
0.0
12.
1
1
0
5
0
MEL
M18
2" et
plus
13.
8
0.0
12.
6
1
2
6
0
MEL
M24
2" et
plus
18.
6
0.0
14.
5
1
3
6
0
MEL
Gmeli
na
arbor
ea
M26
2" et
plus
19.
3
8.
3
1
2.
4
1
2.
4
0.0
14.
8
1
4
6
0
Standard
1" et
plus
55.
6
4.5
34.
0
11
0
0.45
Meranti
1" et
plus
122
.3
0.0
70.
9
1
7
0
0.85
C16
1" et
plus
16.
0
2.2
17.
0
8
0
0.37
C18
1" et
plus
18.
0
2.2
18.
0
9
0
0.38
C24
1" et
plus
24.
0
2.5
21.
0
11
0
0.42
C30
1" et
plus
30.
0
2.7
23.
0
1
2
0
0.46
C35
1" et
plus
35.
0
2.8
25.
0
1
3
0
0.48
C40
1" et
plus
40.
0
2.9
26.
0
1
4
0
0.5
C45
1" et
plus
45.
0
3.1
27.
0
1
5
0
0.52
Bois
rond
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
6
7.
9
1
0
0.
0
1
0.
0
11
.0
1
4.
0
1
8.
0
2
1.
0
2
4.
0
2
7.
0
888
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
Bois
tendr
e
D30
D35
D40
1" et
plus
30.
0
1" et
plus
1" &
plus
large
35.
0
1
8.
0
2
1.
0
2
4.
0
40.
0
8.0
23.
0
1
0
1
0.64
8.4
25.
0
1
0
1
0.67
8.8
26.
0
11
1
0.7
NOT
E:
Les valeurs pour les résineux C16-D40 dans le tableau ci-dessus sont tirées de la norme EN 338,
qui est donnée comme valeurs caractéristiques.
Les valeurs pour Gmelina arborea et le bois rond figurant dans le tableau ci-dessus sont également
des valeurs caractéristiques provenant de sources référencées.
Pour les autres catégories d'essences, la norme AWS NDS est donnée comme valeur de
conception, qui tient déjà compte du facteur de sécurité.
MEL= Machine Evaluated
Lumber (bois évalué par la
machine)
889
3.
Calcul de la poutre de rive supérieure et de l'entretoise d'angle pour la charge de vent sur le mur
Données
Unité
Longueur du mur de
chargement, l=
4.5
m
Pression du vent sur le mur
(ASD)=
2.1
kN/m2
En supposant une hauteur de mur de 1 m
Charge uniforme, w=
2.1
kN/m
Moment maximal=
5.22
kN-m
Cisaillement maximal=
4.641
kN
Cisaillement à l'endroit, x de
l'extrémité=
0.3
m
Cisaillement à l'emplacement
x=
4.0
kN
Angle de l'élément de
contreventement d'angle=
45
degré
Force supportée par
l'élément de
contreventement=
5.7
kN
Calcul de la poutre annulaire supérieure pour la charge de
vent
U
nit
é
890
Emplacement de référence
L1
=
1.5
m
Force de compression
Pc
=
4.7
k
N
Moment maximal, axe fort
M
z=
5.3
k
Nm
Moment maximal, axe faible
M
y=
5.3
k
Nm
Force de traction
Pt
=
4.7
k
N
Chargement appliqué - Cisaillement+Torsion
U
nit
é
Lieu d'application
L2
=
1.5
m
Force de torsion
T
=
0
k
Nm
Effort de cisaillement maximal, axe fort
Vy
=
4.7
k
N
Effort de cisaillement maximal, axe faible
Vz
=
4.7
k
N
Analyse de la compression axiale
En considérant le bois de Gmelina Arborea
Résistance à la compression admissible
891
Profondeur (largeur) de l'élément de flexion
d
=
88.9
m
m
Largeur (épaisseur) de l'élément de flexion
b
=
88.9
m
m
Module d'élasticité de référence
E
=
11000
M
pa
[Bois de Gmelina
Arborea]
Valeur de référence pour la compression parallèle au fil du
bois
Fc
=
34
M
pa
[bois de Gmelina
Arborea]
Facteur de durée de la charge
C
D=
1.6
[AWC NDS, tableau
2.3.2]
Facteur de service humide pour Fc
C
M=
1
[AWC NDS, tableau
4A-4F]
Facteur de température
Ct
=
1
[AWC NDS, tableau
2.3.3]
Facteur de dimensionnement du bois scié pour Fc
CF
=
1.15
[AWC NDS, section
4.3.6]
Facteur de dimensionnement des sciages pour Ftet Fb
CF
=
1.5
[AWC NDS, section
4.3.6]
Facteur d'incision pour le bois de construction
Ci
=
1
[AWC NDS, tableau
4.3.8]
Facteur de répétition de l'élément pour le bois de charpente
Cr
=
1
[AWC NDS, section
4.3.9]
Facteur d'utilisation à plat
Cf
u=
1
[NDS AWC, section
4.3.7]
Coefficient d'élancement pour les poteaux pleins
S
R
=
16.873
[NDS AWC, section
3.7.1.4]
Vérifier SR
D'accord
892
Coefficient de variation du module d'élasticité
C
O
VE
=
[AWC NDS, Tableau F1,
App. F]
0.25
E
Module d'élasticité de référence pour les calculs de stabilité
des poutres et des poteaux
4018.39608
4
M
pa
[AWC NDS, Eq D-4,
App. D]
=
4018.39608
4
M
pa
[AWC NDS, Table 4.3.1]
Valeur de conception de la compression de référence
parallèle au grain multipliée par tous les facteurs
d'ajustement applicables, à l'exception de CP
F*
c=
62.56
M
pa
[NDS AWC, section
3.7.1]
Valeur de calcul du flambement critique pour les éléments
de compression
Fc
E=
11.60233934
M
pa
[AWC NDS, Section
3.7.1]
Pour les sciages
c=
0.8
[NDS AWC, section
3.7.1]
Facteur de stabilité des poteaux
CP
=
0.178
[AWC NDS, Eq 3.7-1]
Valeur de calcul de la compression ajustée parallèle au
grain
F'
C=
11.121
M
pa
Contrainte de compression réelle parallèle au grain
fc
=
0.595
M
pa
67.9
M
min
=
E'
Module d'élasticité ajusté pour les calculs de stabilité des
poutres et des poteaux
min
Vérifier l'analyse de compression
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
OK
Analyse de la tension axiale
Valeur de conception de la tension de référence parallèle
Ft
893
[Bois de Gmelina
au grain
=
Valeur de calcul de la tension ajustée parallèle au fil
F't
=
Contrainte de tension réelle parallèle au grain
ft=
Vérifier l'analyse de la tension
pa
Arborea]
162.96
M
pa
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
0.595
M
pa
M
pa
Ok
Analyse de flexion, Fb1' (axe fort)
Valeur de référence de la conception de la flexion
Fb
x=
55.6
Rapport d'élancement pour l'élément de flexion
RB
=
4.108
Vérifier RB
Ok
[Bois de Gmelina
Arborea]
[AWC NDS, Eq 3.3-5]
Valeur de flexion de référence multipliée par tous les
facteurs d'ajustement applicables, à l'exception de Cfu, Cv
et CL
Fb
*=
133.440
M
pa
[AWC NDS, Section
3.3.3.8]
Valeur de calcul du flambement critique pour les éléments
en flexion
Fb
E=
285.788
M
pa
[AWC NDS, section
3.3.3.8]
Facteur de stabilité de la poutre
CL
=
0.961
Valeur de calcul de la flexion ajustée
F'
b=
128.223
M
pa
[AWC NDS, Tableau
4.3.1]
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion (axe
fort)
fb1
=
45.261
M
pa
[AWC NDS, Eq 3.3-2]
894
[AWC NDS, Eq 3.3-6]
Vérifier l'analyse de la flexion
Ok
Analyse de flexion, Fb2' (axe faible)
Valeur de référence de la conception de la flexion
Fb
y=
55.6
M
pa
[bois de Gmelina
Arborea].
Valeur de calcul de la flexion ajustée
F'
b=
133.440
M
pa
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion (axe
faible)
fb2
=
45.261
M
pa
[AWC NDS, Eq 3.3-2]
Vérifier l'analyse de la flexion
Ok
Analyse de la flexion et de la compression axiale
Coefficient d'élancement
Ky
y=
1
Coefficient d'élancement
Kz
z=
1
Longueur effective modifiée du poteau (axe fort)
l'e1
=
1.5
m
Longueur effective modifiée du poteau (axe faible)
l'e2
=
1.5
m
Valeur de calcul de la compression ajustée parallèle au
grain
F'c
=
11.121
M
pa
128.223
M
pa
F'
Valeur de conception de la flexion sur chant ajustée
b1
895
=
F'
Valeur de calcul ajustée pour la flexion plane
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément de
compression dans les plans d'appui latéral
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément de
compression dans les plans d'appui latéral
Valeur critique de calcul du flambement pour l'élément de
flexion
Vérification de l'unité
133.440
M
pa
11.602
M
pa
[AWC NDS, Section
3.9.2]
=
11.602
M
pa
[AWC NDS, section
3.9.2]
Fb
E=
285.788
M
pa
[AWC NDS, section
3.3.3.8]
U
C
=
0.74
[AWC NDS, Section
3.9-3]
0.682
[AWC NDS, Section
3.9-2]
b2
=
Fc
E1
=
Fc
E2
Vérifier l'analyse de la flexion et de la compression axiale
Ok
Analyse de la flexion et de la tension axiale
Vérification de l'unité de flexion et de tension axiale
combinée
U
C
=
Vérifier l'analyse de la flexion et de la tension axiale
D'accord
Analyse de cisaillement
Contrainte de cisaillement dans l'axe z
σv
z=
0.892
M
pa
Effort de cisaillement dû à la torsion
τ=
0.0000
M
896
pa
fv
=
0.892
M
pa
[AWC NDS, Eq 3.4-2]
Valeur de référence pour le cisaillement parallèle au grain
(cisaillement horizontal)
Fv
=
6.3
M
pa
[Bois de Gmelina
Arborea]
Valeur de calcul ajustée pour le cisaillement parallèle aux
fibres (cisaillement horizontal)
F'v
=
10.08
M
pa
U
C
=
0.088
Effort de cisaillement combiné
Capacité de cisaillement admissible
Rapport d'unité de cisaillement
Vérification de l'unité de cisaillement
D'accord
Calcul pour l'élément de contreventement d'angle
U
nit
é
Lieu d'implantation
L1
=
0.5
m
Force de compression
Pc
=
5.7
k
N
Moment maximal, axe fort
M
z=
0
k
Nm
Moment maximal, axe faible
M
y=
0
k
N-
897
m
Force de traction
Pt
=
5.7
k
N
Chargement appliqué - Cisaillement+Torsion
U
nit
é
Lieu d'application
L2
=
0.5
m
Force de torsion
T
=
0
k
Nm
Effort de cisaillement maximal, axe fort
Vy
=
0
k
N
Effort de cisaillement maximal, axe faible
Vz
=
0
k
N
Analyse de la compression axiale
En considérant le bois de Gmelina Arborea
Résistance à la compression admissible
Profondeur (largeur) de l'élément de flexion
d
=
88.9
m
m
Largeur (épaisseur) de l'élément de flexion
b
=
88.9
m
m
Module d'élasticité de référence
E
=
11000
M
pa
[Bois de Gmelina
Arborea]
Valeur de référence pour la compression parallèle au fil du
bois
Fc
=
34
M
pa
[bois de Gmelina
Arborea]
898
Facteur de durée de la charge
C
D=
1.6
[AWC NDS, tableau
2.3.2]
Facteur de service humide pour Fc
C
M=
1
[AWC NDS, tableau
4A-4F]
Facteur de température
Ct
=
1
[AWC NDS, tableau
2.3.3]
Facteur de dimensionnement des sciages pour Fc
CF
=
1.15
[AWC NDS, section
4.3.6]
Facteur de dimensionnement des sciages pour Ftet Fb
CF
=
1.5
[AWC NDS, section
4.3.6]
Facteur d'incision pour le bois de construction
Ci
=
1
[AWC NDS, tableau
4.3.8]
Facteur de répétition de l'élément pour le bois de charpente
Cr
=
1
[AWC NDS, section
4.3.9]
Facteur d'utilisation à plat
Cf
u=
1
[NDS AWC, section
4.3.7]
Coefficient d'élancement pour les poteaux pleins
S
R
=
5.624
[NDS AWC, section
3.7.1.4]
Vérifier SR
Coefficient de variation du module d'élasticité
D'accord
C
O
VE
=
[AWC NDS, Tableau F1,
App. F]
0.25
E
Module d'élasticité de référence pour les calculs de stabilité
des poutres et des poteaux
Module d'élasticité ajusté pour les calculs de stabilité des
poutres et des poteaux
min
=
E'
min
899
4018.39608
4
M
pa
[AWC NDS, Eq D-4,
App. D]
4018.39608
4
M
pa
[AWC NDS, Table 4.3.1]
=
Valeur de conception de la compression de référence
parallèle au grain multipliée par tous les facteurs
d'ajustement applicables, à l'exception de CP
F*
c=
62.56
M
pa
[NDS AWC, section
3.7.1]
Valeur de calcul du flambement critique pour les éléments
de compression
Fc
E=
104.421054
1
M
pa
[NDS AWC, section
3.7.1]
Pour les sciages
c=
0.8
[NDS AWC, section
3.7.1]
Facteur de stabilité des poteaux
CP
=
0.834
[AWC NDS, Eq 3.7-1]
Valeur de calcul de la compression ajustée parallèle au
grain
F'
C=
52.153
M
pa
Contrainte de compression réelle parallèle au grain
fc
=
0.721
M
pa
Vérifier l'analyse de compression
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
OK
Analyse de la tension axiale
Valeur de conception de la tension de référence parallèle
au grain
Ft
=
67.9
M
pa
[Bois de Gmelina
Arborea]
Valeur de calcul de la tension ajustée parallèle au fil
F't
=
162.96
M
pa
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
Contrainte de tension réelle parallèle au grain
ft=
0.721
M
pa
Vérifier l'analyse de la tension
Ok
900
Analyse de flexion, Fb1' (axe fort)
Valeur de référence de la conception de la flexion
Fb
x=
55.6
Rapport d'élancement pour l'élément de flexion
RB
=
2.372
Vérifier RB
M
pa
Ok
[Bois de Gmelina
Arborea]
[AWC NDS, Eq 3.3-5]
Valeur de flexion de référence multipliée par tous les
facteurs d'ajustement applicables, à l'exception de Cfu, Cv
et CL
Fb
*=
133.440
M
pa
[AWC NDS, Section
3.3.3.8]
Valeur de calcul du flambement critique pour les éléments
en flexion
Fb
E=
857.365
M
pa
[AWC NDS, section
3.3.3.8]
Facteur de stabilité de la poutre
CL
=
0.991
Valeur de calcul de la flexion ajustée
F'
b=
132.234
M
pa
[AWC NDS, Tableau
4.3.1]
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion (axe
fort)
fb1
=
0.000
M
pa
[AWC NDS, Eq 3.3-2]
55.6
M
pa
[bois de Gmelina
Arborea].
Vérifier l'analyse de la flexion
[AWC NDS, Eq 3.3-6]
Ok
Analyse de flexion, Fb2' (axe faible)
Valeur de référence de la conception de la flexion
Fb
y=
901
Valeur de calcul de la flexion ajustée
F'
b=
133.440
M
pa
[AWC NDS, tableau
4.3.1]
Contrainte de flexion réelle due au moment de flexion (axe
faible)
fb2
=
0.000
M
pa
[AWC NDS, Eq 3.3-2]
Vérifier l'analyse de la flexion
Ok
Analyse de la flexion et de la compression axiale
Coefficient d'élancement
Ky
y=
1
Coefficient d'élancement
Kz
z=
1
Longueur effective modifiée du poteau (axe fort)
l'e1
=
0.5
m
Longueur effective modifiée du poteau (axe faible)
l'e2
=
0.5
m
Valeur de calcul de la compression ajustée parallèle au
grain
F'c
=
52.153
M
pa
132.234
M
pa
133.440
M
pa
104.421
M
pa
[AWC NDS, Section
3.9.2]
104.421
M
pa
[AWC NDS, Section
3.9.2]
F'
Valeur de calcul ajustée pour la flexion sur chant
b1
=
F'
Valeur de conception ajustée pour la flexion plane
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément de
compression dans les plans d'appui latéral
Valeur de calcul du flambement critique pour l'élément de
compression dans les plans d'appui latéral
b2
=
Fc
E1
=
Fc
E2
902
=
Valeur critique de calcul du flambement pour l'élément de
flexion
Vérification de l'unité
Fb
E=
857.365
U
C
=
0.00
[AWC NDS, Section
3.9-3]
0.004
[AWC NDS, Section
3.9-2]
Vérifier l'analyse de la flexion et de la compression axiale
M
pa
[AWC NDS, section
3.3.3.8]
Ok
Analyse de la flexion et de la tension axiale
Vérification de l'unité de flexion et de tension axiale
combinée
U
C
=
Vérifier l'analyse de la flexion et de la tension axiale
D'accord
Analyse de cisaillement
Contrainte de cisaillement dans l'axe z
σv
z=
0.000
M
pa
Effort de cisaillement dû à la torsion
τ=
0.0000
M
pa
Effort de cisaillement combiné
fv
=
0.000
M
pa
[AWC NDS, Eq 3.4-2]
Fv
=
6.3
M
pa
[Bois de Gmelina
Arborea]
Capacité de cisaillement admissible
Valeur de référence pour le cisaillement parallèle au grain
(cisaillement horizontal)
903
Valeur de calcul ajustée pour le cisaillement parallèle aux
fibres (cisaillement horizontal)
Rapport d'unité de cisaillement
F'v
=
10.08
U
C
=
0.000
Vérification de l'unité de cisaillement
D'accord
904
M
pa
905
Edi
t
i
onsMTPTC
906