Plan stratégique national de santé sexuelle et reproductive 2019-2023
- Retient une utilisation de la contraception qui bouge à peine en cinq ans, 31 % en 2012 contre 32 % en 2017, alors que les besoins non satisfaits en planification familiale sont passés de 35 à 38 % : la demande a donc crû plus vite que l'offre.
- Relève une utilisation de méthodes contraceptives modernes chez les femmes de 15 à 49 ans en union n'atteignant que 34 %, malgré une connaissance universelle de la contraception moderne (100 %), ce qui situe la contrainte dans l'accès et non dans l'information.
- Retient une utilisation passant de 22 % en 2000 à 32 % en 2017, soit 10 points en dix-sept ans.
- Trouve que la baisse de la fécondité ne s'explique pas par le seul comportement des adolescentes, la part des 15-19 ans ayant commencé leur vie reproductive passant de 14 % en 2012 à 10 % en 2017.
- Retient une prévalence du VIH chez les femmes enceintes de 1,4 % en 2016-2017, contre plus de 3 % en 2012, et une prévalence de la syphilis estimée à 5,8 % selon la surveillance séro-sentinelle de 2012.
- Rapporte des chiffres contradictoires de transmission mère-enfant et donne les deux : 5,6 % selon les données MESI contre 9,1 % présentés par la Fondation CARIS lors d'un atelier en 2017.
- Retient la disponibilité des services comme contrainte déterminante : sur 1 007 institutions de santé enquêtées, 46 % seulement fournissent le dépistage du VIH et 16 % un traitement antirétroviral.
- Relève 45 % d'accouchements assistés par un médecin parmi ceux bénéficiant d'un personnel qualifié, et 54 % des femmes enceintes ayant reçu des conseils sur le VIH avant le test.
Élaboré par la Direction de la Santé de la Famille du Ministère de la Santé Publique et de la Population et daté de mars 2019, ce plan fixe comme objectif global d'améliorer la santé sexuelle et reproductive et le respect des droits y afférents pour les femmes, les jeunes et les adolescents. Son argument de cadrage est que les indicateurs de santé de la reproduction remplissent deux fonctions à la fois : baromètre du niveau de santé de la population, et instrument de mesure de la capacité d'un pays à répondre aux besoins essentiels de sa population - la mortalité maternelle et infanto-juvénile étant de plus en plus lue en ce sens. Sur cette base, le plan réaffirme la réduction de la mortalité maternelle et infantile comme priorité du ministère, portée à la fois par la Politique nationale de santé et par le présent plan. Le document part du contexte de son élaboration et d'une analyse de situation, y compris le cadre sociodémographique, avant d'exposer son contenu stratégique. Il constitue le plan sectoriel en vigueur pour la santé reproductive sur 2019-2023.
Comment citer
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), Plan stratégique national de santé sexuelle et reproductive 2019-2023, https://oldwebsite.mspp.gouv.ht/wp-content/uploads/Sant%C3%A9-Sexuelle-et-Reproductive.pdf