Texte extrait du document original pour l'indexation.
7
Mai 2014
E
e
n guise d'éditorial de ce 7 numéro du
bulletin de surveillance
épidémiologique du VIH/sida, nous
reprenons le discours de la coordonnatrice du
Programme National de Lutte contre les ISTVIH-Sida, Dr Joelle Deas Van Onacker à
l'occasion des obsèques du Dr Antoine
Augustin qui a été fait « Chevalier » à titre
posthume par le Président de la République
d'Haïti, son Excellence, Monsieur Michel
Joseph Martelly.
Mais bien avant, nous partageons avec nos
lecteurs cette pensée retrouvée sur internet : «
Méditer, c'est retenir la marche précipitée du
temps afin d'introduire en soi un rythme, une
paix, une lumière qui longtemps encore
laisseront leur empreinte ».
Que la terre soit légère au Dr Augustin !
« Nous sommes ici pour honorer la Mémoire
d'un grand homme, d'un frère, d'un ami, d'un
confrère, qui nous a quitté comme une étoile
filante sans avertir.
Tony était réservé et discret de nature, il ne
parlait pas trop mais sa parole valait de l'or. Il
avait en lui une sagesse qui permettait de faire
le pont entre différents dossiers pas toujours
faciles.
C'était une encyclopédie, une bibliothèque, un
chercheur, un analyste et surtout un
concepteur. Il a par son savoir faire beaucoup
aidé le pays et particulièrem ent les
Programmes de Santé. Sorti de Harvard, il s'est
consacré énormément à la recherche et a
produit plusieurs documents qui portent sa
griffe. Il a toujours été fier de parler de ces
trouvailles et s'en servait pour donner des
réponses appropriées aux besoins.
Pa r E ncyclo péd ie , j'e nte nds l a large
connaissance de cet homme dans différents
domaines, car il s'intéressait autant au social
qu'à la santé. C'est ainsi qu'on le voyait avec
son orchestre en train de performer au
Xaragua.
Une Bibliothèque, car il était seul en
possession de données très importantes qui
lui permettaient de faire des montages en
terme de propositions à soumettre.
Un Analyste, Tony s'intéressait aux gens, aux
comportements et à de multiples aspects du
contenu de la vie et essayait de les analyser, de
les décanter, toujours dans le but de
solutionner un problème.
Un Concepteur, Je crois que c'est là que l'on a
davantage utilisé ses compétences car il
préparait et continuait à préparer de grands
projets pour le pays.
Ce personnage plutôt dans l'ombre a été une
valeur rare que ce pays a perdu et comme tout
grand homme a droit à notre reconnaissance.
Merci Tony pour tout ce que tu nous as
apporté car tu fus un génie !
Tu es parti rejoindre ton Créateur nous ne
pouvons que prier et Lui demander de te
recevoir dans sa demeure ».
Dr Joelle Deas Van Onacker
Coordonnatrice PNLS
Sommaire
Sommaire
Sommaire ...................................................................................................................................................... 2
Liste des abréviations.................................................................................................................................... 4
1.
Notification de cas ................................................................................................................................ 5
2.
Traitement antirétroviral ...................................................................................................................... 9
2.1 Caractéristiques sociodémographiques des nouveaux enrôlés sous TAR de janvier à décembre
2013 .......................................................................................................................................................... 9
2.2 Représentation départementale et partenariale des nouveaux enrolés en 2013 .......................... 10
3.
Co infection VIH/TB ............................................................................................................................. 13
3.1 Représentation temporale de nouveaux patients co infectés de janvier à décembre 2013 ........... 13
3.2 Représentation départementale des co infectés.............................................................................. 14
4.
Elimination de la transmission mère enfant ....................................................................................... 15
4.1 Représentation temporo-spatiale des femmes enceinte VIH traitées et des enfants diagnostiqués
par PCR .................................................................................................................................................... 15
4.2 Représentation temporo-spatiale des enfants diagnostiqués par PCR et des enfants VIH............. 17
5.
Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et Evaluation du VIH/sida en Haïti ............... 18
5.1 Mise en contexte .............................................................................................................................. 18
5.2 Une définition de meilleures pratiques ............................................................................................ 18
5.3 Source de données pour nos analyses sur les PPS............................................................................ 19
5.4 Philosophie et Objectifs .................................................................................................................... 19
5.5 Critères de sélection et d’analyse ..................................................................................................... 20
5.6 Justification des critères de jugement .............................................................................................. 20
5.7 Méthodologie de rédaction de l’article sur les PPSE en suivi et évaluation du VIH/sida ................. 22
5.8 Conclusion ......................................................................................................................................... 23
5.9 Références ........................................................................................................................................ 23
6.
Lu pour vous........................................................................................................................................ 24
7.
Chiffres nationaux ............................................................................................................................... 25
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Mai 2014
2
Sommaire
8.
Coin des nouvelles .............................................................................................................................. 25
Enquête de rétention .............................................................................................................................. 25
Elaboration et soumission du rapport GARPR 2014 ............................................................................... 25
Plan Stratégique National Multisectoriel ................................................................................................ 25
Enquête sérocomportementale sur les HSH et les TS ............................................................................ 26
IMPORTANT A SAVOIR SUR CHIKUNGUNYA ........................................................................................... 26
16. Repartition des sites au niveau du programme selon le service et le département ............................ 27
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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3
Liste des abréviations
Liste des abréviations
ARV
Anti Rétroviral
CDC
Center for Diseases Control and Prevention
CMMB
Catholic Medical Mission Board
CDS
Centre pour le Développement et la Santé
CT
Coordination Technique
ETME
Élimination de la Transmission de la Mère à l’Enfant
FOSREF
Fondation pour la Sante de la Reproduction et de la Famille
GHESKIO
Groupe Haïtien d’Études du Syndrome de Kaposi et des infections Opportunistes
HASS
HIV AIDS Surveillance System (base de données de surveillance épidémiologique
du sida en Haïti)
ICC
International Child Care
ITECH
International Training and Education Center for Health
MESI
Monitoring Evaluation and Surveillance Interface
METH
Monitoring Evaluation Team of Haïti
MSH
Management Sciences for Health
MSPP
Ministère de la Santé Publique et de la Population
OMS
Organisation Mondiale de la Santé
ONUSIDA
Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/sida
PEPFAR
President Emergency Plan For AIDS Relief
PIH/ZL
Partners In Health / ZanmiLasante
PNLS
Programme National de Lutte contre le Sida
PPS
Point de Prestation de Service
PVVIH
Personne Vivant avec le VIH
SIDA
Syndrome d’Immunodéficience Acquise
TAR
Traitement AntiRétroviral
UGP
Unité de Gestion de Projet
VIH
Virus de l’Immunodéficience Humaine
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Notification de cas
1. Notification de cas
25.000 nouveaux cas diagnostiqués VIH ont été notifiés dans les CDV en 2013. Le dépistage est la porte
d’entrée du continuum de soins en VIH/sida et de l’accès universel. Cet article sur la notification rend
compte du travail qui a été fait en 2013 et les données sont tirées de la base de surveillance
épidémiologique du VIH/sida en Haïti : HASS.
De l’année 2000 à décembre
2013, le nombre cumulé de
patients uniques rapportés à la
base HASS est de 206 821.
Les cas de VIH/sida sont
rapportés à HASS par les trois
principaux systèmes de dossiers
électroniques médicaux en Haïti,
MSPP/iSanté,
les
Centres
GHESKIO et PIH/Zanmi Lasante.
Les nouveaux diagnostiques de
VIH sont aussi rapportés par les
sites de counseling et dépistage
volontaire pour le VIH à travers la
base nationale de données
VIH/sida en Haïti : MESI.
Graphique 1. Répartition des cas VIH rapportés de 2000 à 2013.
Source : HASS.
La majorité des cas rapportés avant 2003 a été constituée par les données des centres GHESKIO qui
représentent le système de rapportage le plus ancien du pays. A partir de 2005, le système iSanté a
commencé à rapporter des données qui représentent le plus grand volume de cas entre 2005 à 2008.
Sur le cumul des 206 821 cas de VIH rapportés jusqu’à décembre 2013, 25 161 (soit environ 12% du
total) ont été nouvellement diagnostiqués au cours de l’année de 2013.
Ce graphe présente les cas de VIH
nouvellement
diagnostiqués
et
rapportés pour la période de Janvier à
Décembre 2013. Le mois d’avril
accuse une hausse des cas de VIH
rapportés (2 724) suivi du mois de
Janvier (2 342). On peut remarquer
une diminution progressive du
nombre de cas rapportés pour la
période de mai à décembre 2013.
Cette tendance à la baisse observée
pourrait signifier une diminution de
l’incidence du VIH à l’échelle
nationale, mais elle pourrait être
expliquée
Graphique 2. Nouveaux cas VIH rapportés à l’échelle nationale de
Janv. à Déc. 2013.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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5
Notification de cas
par d’autres facteurs tels, les délais de rapportage des résultats des cas récemment diagnostiqués. De
plus, pour l’un des EMR rapportant généralement environ 10% de l’ensemble des cas de VIH, les
données sont manquantes pour la période allant de Septembre à Décembre 2013.
Le graphe ci-dessus montre la
distribution des cas de VIH par sexe
pour la période de Janvier à Décembre
2013. Nous observons une constance
dans ce schéma de distribution: il y a
toujours plus de femmes à être
rapportées
VIH
positives
que
d’hommes (quelque) soit le mois
considéré; mais
nous pouvons
remarquer une augmentation du
nombre de cas pour le mois d’avril
pour les deux sexes. Au cours de
l’année de 2013 le ratio Femme :
Homme était de 1,7 pour les nouvelles
infections au VIH.
Graphique 3. Nouveaux cas VIH rapportés selon le sexe de
Janvier à Décembre 2013.
Le graphe 4 présente le nombre de
femmes et selon le statut en fonction
de la grossesse au moment du
diagnostic de VIH de Janvier à
Décembre 2013. Avec la riposte
nationale visant au renforcement de
l’élimination de la transmission
verticale mère enfant
(ETME), le
rapportage systématique du statut de
grossesse des femmes au moment du
diagnostic constitue un aspect
important de la surveillance du VIH. Les
proportions de femmes enceintes VIH
positives varient autour de 20% pour
cette période, avec la plus forte
proportion
(24%)
observée
en
Graphique 4. Nombre et proportion de nouveaux cas VIH parmi
septembre et la plus faible (15%)
les femmes selon le statut de grossesse de janv. à déc. 2013.
en décembre.
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Notification de cas
Le graphe ci-dessus présente la
distribution des cas de VIH par groupe
d’âge pour l’année 2013. La majorité des
personnes nouvellement diagnostiquées
se retrouve dans le groupe de 30-39 ans
(29%). Dans la catégorie d’adulte, les
autres tranches d’âges regroupant le plus
de cas sont respectivement le groupe des
40-49 ans (17%) et des 25-29 ans (16%).
Une proportion importante des cas de
VIH rapportés est également observée
pour le groupe d’âge pédiatrique de 0-14
ans (11%).
Graphique 5. Cas VIH rapportés par groupe d’âge en 2013.
Tableau 1. Nombre et proportion de nouveaux cas de VIH parmi les adultes par facteur de risque,
Janvier à Décembre 2013.
Facteur de risque
Rapport sexuel avec une femme
Rapport sexuel avec un homme
Rapport sexuel avec plus de deux personnes
Rapport sexuel sans préservatif
Rapport sexuel avec une travailleuses de
sexe
Rapport sexuel avec un (e) partenaire
séropositif (ve)
Histoire d’infection de TB
Histoire d’infection de syphilis
Histoire d’infection avec autre IST
Hommes (n = 8 048)
Effectif
%
4 992
62%
511
6%
1 423
18%
1 287
16%
Femmes (n = 14 623)
Effectif
%
542
4%
9 806
67%
1 866
13%
2 476
17%
510
6%
--
--
476
6%
1 067
7%
245
653
702
3%
8%
9%
299
1 135
1 880
2%
8%
13%
Les modes probables de la transmission de l’infection au VIH ne sont pas rapportés de façon uniforme
par les trois systèmes de dossiers électroniques médicaux en Haïti; en 2013, pour approximativement
1/3 des cas notifiés certaines variables n’étaient pas rapportées. En conséquence, les analyses relatives
aux facteurs de risque sont limitées.
A la lumière des données présentées dans le tableau 1, pour l’année 2013. 62% des hommes et 67% des
femmes ont mentionné des rapports hétérosexuels comme facteur de risque, alors que 6% des hommes
auraient eu des relations sexuelles avec d’autres hommes. 16% des hommes et 17% des femmes ont
déclaré avoir eu des relations sexuelles sans préservatif. 6% des hommes et 7% des femmes ont
mentionné avoir des relations sexuelles avec une personne VIH positive. Une histoire d’infection
sexuellement transmissible (IST) a été relatée par 9% des hommes contre 13% des femmes.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Notification de cas
8
Sur ce graphe, nous pouvons
observer
l’évolution
de
l’ensemble des nouveaux cas de
VIH
pour
trois
années
consécutives 2010 à 2012. Sur les
70 634 cas rapportés pour cette
période, 58 250 (83%) ont été
enrôlés en soins; 49 443 (70%)
ont eu un test de CD4; 42 673
(60%) sont placés sous ARV et 37
786 (54%) ont un taux de CD4
rapporté supérieur à
200,
supposant le fait que plus de la
moitié des patients diagnostiqués
ne le sont à un stade tardif de
l’infection ou diagnostiqué au
stade sida. Nous espérons avec
l’évolution et le renforcement du Graphe 6. Cascade des évènements sentinels de l’infection au VIH pour
les nouveaux cas rapportés entre 2010 et 2012.
Programme de prise en charge
des patients VIH positifs en Haïti, le système de surveillance pourra compléter cette cascade en
fournissant des informations sur le taux de rétention en soins, ainsi que sur la charge virale des patients
placés sous traitement antirétroviral.
Ces données constituent l’ensemble des données à jour des patients enrôlés en soins et sous traitement
ARV des trois principaux systèmes de dossiers électroniques médicaux en Haïti (EMR), MSPP/iSanté,
GHESKIO et ZL.
Source: HASS
Ce graphe montre la prévalence du VIH
ajustée au nombre rapporté de décès et
le nombre estimé de perdu de vue. Les
décès sont rapportés à la base nationale
de surveillance VIH/sida par les trois
principaux systèmes électroniques du
pays. Sur les 206 821 cas cumulés
uniques de la base nationale de
surveillance VIH/sida, 19 560 cas ont une
date de décès indiquée dans leur dossier
(9,5%). Il est estimé que 16 316 cas sont
perdus de vue dans les différents
systèmes
(7,9%)
considérant
qu’aucune activité récente de mise à
jour du dossier n’a été réalisée et
rapporté à la base de surveillance
VIH/sida.
Graphe 7 : Nombre de cas cumulés de décès et de perdu de vue
par rapport à la prévalence du VIH de 2008 à 2013
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Traitement antirétroviral
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2. Traitement antirétroviral
132 PPS fournissaient des services de soins et de TAR à la fin de l’année 2013. Au total, 54.684
personnes sont postées actives au 31 décembre 2013 sur MESI. Nous profitons de cette introduction
pour saluer le travail de SOLUTIONS, METH,
UGP/MSPP/PEPFAR, CDC, CT/PNLS et d’autres
acteurs en gestion de données pour leur travail
sur l’amélioration de la qualité des données
VIH/sida. Sans ce travail, MESI ne serait pas ce
qu’il est devenu aujourd’hui.
Du 1er janvier au 31 décembre 2013, le PNLS a
enrôlé 18.705 nouveaux patients sous TAR.
Pour mieux apprécier cet effort, nous prenons
un certain recul pour regarder l’évolution des
nouveaux enrôlés sous TAR au cours des 5
dernières années. Le graphique ci-contre nous
indique qu’Haïti a triplé en 5 ans le nombre de
nouveaux enrôlés sous TAR; malgré qu’il y ait
eu une baisse observée en 2010 à cause du
Graphique 8. Evolution des nouveaux enrôlés de
séisme dévastateur et meurtrier du 12 janvier
2009 à 2013 en Haïti, www.mesi.ht
2010. En outre, nous devons signaler qu’en
2009 n’existaient que 52 PPS offrant le TAR;
tandis qu’en 2013 le nombre de PPS a plus que doublé passant de 52 à 132 PPS.
En 2012, le nombre de nouveaux enrôlés était de 13.863 et en 2013, il y a eu une hausse d’environ de
35% par rapport à la performance de 2012, ce qui a permis au programme de frôler la barre des 20.000
nouveaux enrôlés sous TAR.
2.1 Caractéristiques sociodémographiques des nouveaux enrôlés sous TAR de janvier à
décembre 2013
Dès 18.705 nouveaux enrôlés sous TAR en 2013;
environ 2 sur 3 sont des femmes, soit 11.998
patientes parmi lesquelles les femmes enceintes
représentent environ 30,0%. En 2012, la
représentation des femmes était la même, mais le
pourcentage des femmes enceintes était moindre,
soit environ 25,0%. Les femmes ont recours aux
soins plus souvent que les hommes comme le
montre le graphique ci-contre; le ratio
homme/femme est de 1 sur 2. En 2013, la
représentation des enfants est de 4,0%; tandis
qu’en 2012 elle était de 4,5%.
Graphique 9. Répartition des nouveaux enrôlés
entre homme et femme en 2012 et 2013.
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Traitement antirétroviral
Tableau 2. Répartition des nouveaux enrôlés selon le sexe et le statut de la femme. Année 2013.
Plus de 1.800 nouveaux enrôlés Mois
Hommes Femmes Femmes
Enfants Total
ont débuté leur TAR aux mois de
enceintes
mai et de juillet 2013. Les niveaux
393
564
262
48
1267
en-dessous de 1.300 ont été Janvier
enregistrés au début et à la fin de Février
435
621
213
41
1310
l’année 2013. Le nombre moyen Mars
451
721
246
59
1477
de nouveaux cas par mois est de Avril
573
814
285
65
1737
1.562 contre 1.155 en 2012. Mai
581
826
344
72
1823
Selon les résultats obtenus au
Juin
516
715
342
59
1632
cours de ces 2 dernières années,
Juillet
581
842
319
80
1822
la progression sur 24 mois est
Aout
d’environ 1.400 par mois. Nous
504
753
370
80
1707
pouvons prédire; que si tous les Septembre
516
777
312
68
1673
autres facteurs, en dehors des Octobre
527
690
344
69
1630
facteurs institutionnels, restent Novembre
447
579
252
59
1337
les mêmes; qu’en 2014 le
Décembre
443
595
212
40
1290
programme pourrait approcher le
Total
5967
8497
3501
740
18705
niveau de 72.000 patients actifs
sous TAR. Selon le graphique 3,
l’évolution de la mise sous TAR de nouveaux enrôlés parait similaire en 2012 et 2013. Pour les 2, nous
avons observé une diminution des effectifs au début et à la fin, mais les pics ont été atteints à des
moments différents.
Graphique 10. Répartition des nouveaux
un histogramme et un polygone de fréquence.
enrôlés
par
mois
en
2012
et
2013
par
2.2 Représentation départementale et partenariale des nouveaux enrolés en 2013
Environ 50% des nouveaux enrôlés sous TAR l’ont été dans le département de l’ouest. 4 départements :
l’Ouest, l’Artibonite, le Nord et le Sud ont mis sous TAR 4 sur 5 des nouveaux enrôlés.
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Traitement antirétroviral
Tableau 3. Répartition des nouveaux enrôlés sous TAR selon le département en 2013.
Département
Hommes
Femmes
Femmes
enceintes
Enfants
Total
Ouest
Artibonite
Nord
Sud
Centre
Nord ouest
Nord est
Nippes
Grande anse
Sud est
Total
2621
940
740
429
412
227
182
134
133
149
5967
3885
1354
1040
451
609
368
305
189
158
138
8497
1629
573
462
109
161
126
191
91
115
44
3501
301
126
88
53
51
40
29
11
25
16
740
8436
2993
2330
1042
1233
761
707
425
431
347
18705
Proportion Fréquence
en %
cumulée en %
45.10
16.00
12.46
5.57
6.59
4.07
3.78
2.27
2.30
1.86
100.00
48.1
61.1
73.6
79.1
85.7
89.8
93.6
95.8
98.1
100.0
Les partenariats et les réseaux de partenaires consituent le socle sur lequel repose la mise en œuvre du
PNLS1. Dans le tableau ci-dessous est indiqué le nombre de PPS rattaché à un réseau de partenaires en
2013. Selon les données disponibles sur MESI (www.mesi.ht), GHESKIO arrive en premier dans
l’enrôlement de nouveaux patients sous TAR, suivi du réseau du MSPP, UGP/MSPP/PEPFAR. Ces 2
réseaux ont enrôlé environ 50% du total des nouveaux patients sous TAR en 2013. Dans le prochain
bulletin, le réseau MSH sera remplacé en 2014 par 2 nouveaux réseaux : le réseau de PATHFINDER au
niveau de l’ouest, du centre et du grand sud, et le réseau d’URC au niveau du grand nord.
1
Il est indispensable de bien définir le PNLS pour mieux comprendre les mécanismes opérationnels actuels et en devenir de la gestion
stratégique des enjeux et des défis du PNLS. Quand nous écrivons PNLS, nous pensons qu’il s’agit de tous les acteurs nationaux et
internationaux qui interviennent dans la Riposte nationale face au VIH, qui interagissent entre eux pour mobiliser et utiliser des ressources afin
de modifier la trajectoire de l’épidémie à VIH en Haïti en fournissant à la population haïtienne des services de prévention, diagnostiques, de
soins et de traitement en matière de VIH/sida. La CT du PNLS, quant à elle, n’est qu’un acteur, parmi d’autres, qui se situe au niveau de la
gouvernance avec des sphères d’action bien spécifiques d’ordre programmatique (plans stratégiques), normatif et de régulation (procédures,
normes, contrôle de la qualité des soins) et de SE (validation de données, publication d’informations stratégiques, etc.).
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Traitement antirétroviral
Tableau 4. Répartition des nouveaux enrôlés selon le réseau de partenaires. Année 2013.
Réseau
PPS
Total
4802
4025
2996
2312
1292
1161
559
413
391
Proportion en
%
25.67
21.52
16.02
12.36
6.91
6.21
2.99
2.21
2.09
Fréquence
cumulée en %
25.67
47.19
63.21
75.57
82.48
88.69
91.68
93.89
95.98
GHESKIO
UGP/MSPP/PEPFAR
PIH/ZL
MSH
ICC
CMMB
ITECH
CDS
Université Miami
13
28
13
24
21
6
3
5
1
FOSREF
10
341
1.82
97.80
Université Maryland
POZ
HAD
WV
HTW
Total
1
1
1
3
1
131
276
47
42
40
8
18705
1.48
0.25
0.21
0.21
0.04
100.00
99.29
99.54
99.75
99.96
100.00
Tous les réseaux ont maintenu ou amélioré leur performance par rapport à 2012. La figure ci-dessous
montre que les réseaux GHESKIO, UGP/MSP/PEFAR, PIH/ZL et MSH maintiennent le peloton de tête en
2012 et 2013.
Graphique 11. Répartition des nouveaux enrôlés par réseaux de partenaires en 2012 et 2013.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Co infection VIH/TB
13
3. Co infection VIH/TB
Au cours de l’année 2013, MESI indique que 185 PPS ont rapporté des données sur la co infection
TB/VIH. Ces données ont une importance capitale pour les 2 programmes TB et IST/VIH et elles méritent
que les 2 coordinations techniques les analysent de façon périodique à cause des enjeux de la co
infection qui peuvent à moyen terme contraindre les décideurs à modifier en profondeur les structures
de gestion et de la mise en œuvre proprement dite des 2 programmes.
Dans le cadre du nouveau modèle de financement, Le fonds mondial encourage les pays dont ces 2
pathologies représentent une charge lourde de morbidité et de mortalité à soumettre une note
conceptuelle conjointe. Luis Loures, un haut responsable de l’ONUSIDA, a déclaré récemment que le
maintien de ces 2 programmes de façon séparée n’est plus une option. Rappelons que les données
statistiques mondiales contenues dans les rapports TB 2012 et ONUSIDA 2013 mentionnent que un sur
trois des 35.3 millions de PVVIH ont une infection latente à la tuberculose et que les PVVIH sont 20 fois
plus susceptibles de développer une tuberculose active que les personnes qui sont séronégatives. Elles
sont plus susceptibles également de mourir de la tuberculose que toute autre maladie liée au VIH.
Le modèle actuel de collaboration entre les 2 programmes est la référence. Nous pensons que ce
modèle qui représente le statu quo ne pourra plus être maintenu à long terme. Nous préconisons
qu’Haïti doit avancer de façon pragmatique et incrémentielle vers l’intégration.
3.1 Représentation temporale de nouveaux patients co infectés de janvier à décembre
2013
4.793 nouveaux patients ont été pris en charge
sur la co infection VIH/TB en 2013. Dans ce
bulletin nous traitons de l’aspect VIH et notre
dénominateur est représenté par les nouveaux
enrôlés sous TAR. Ainsi, la proportion de patients
co infectés en 2013 est de 28,0%. Le mois de
juillet est le mois médian en 2013, vu sous l’angle
de la co infection VIH/TB.
Graphique 12. Evolution des Co infectés. Janvier à
Décembre 2013.
Est indiqué dans le tableau ci-dessous la répartition des co infectés par mois au cours de l’année 2013.
MESI ne fait pas actuellement la désagrégation de ces cas par âge (enfant, adulte) et par sexe et nous
espérons que, bientôt, des échanges et des discussions appropriées se feront au sein du CNQD pour
permettre à SOLUTIONS d’apporter les changements souhaités sur ce sujet sur MESI. Ce qui nous
permettrait de fournir des informations sur la répartition des co infectés par sexe et si possible par âge.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
7
Mai 2014
Co infection VIH/TB
14
Tableau 5. Répartition des nouveaux co infectés de janvier à décembre 2013.
Mois
Nx
enrôlés
sous
TAR
Janvier
1267
Février
1310
Mars
1477
Avril
1737
Mai
1823
Juin
1632
Juillet
1822
Aout
1707
Septembre 1673
Octobre
1630
Novembre
1337
Décembre
1290
Total
18705
Total de
patients
co
infectés
381
306
376
362
422
412
593
425
338
474
342
362
4793
Nx patients
PVVIH
diagnostiqués
pour TB
238
188
237
218
276
265
403
270
195
195
206
220
2911
Nx patients
PVVIH sous
Rx anti TB
159
332
177
176
184
203
270
265
178
187
168
169
2468
Proportion de Nx
patients
diagnostiqués sous
RX TB en %
67.0
177.0
75.0
81.0
67.0
77.0
67.0
98.0
91.0
96.0
82.0
77.0
85.0
Proportion de
patients co infectés
sous Nx enrôlés
sous TAR en %
30.0
23.0
25.0
21.0
23.0
25.0
33.0
25.0
20.0
29.0
26.0
28.0
26.0
3.2 Représentation départementale des co infectés
Les départements qui ont pris en charge un nombre supérieur à 100 de co infectés sont l’Ouest,
l’Artibonite, les Nippes, le Centre et le Nord. Si nous comparons les résultats des années 2012 et 2013,
nous notons que le mois médian pour 2013 est le mois de juillet et celui de 2012 est le mois de mai. La
progression de prise en charge des co infectés est de 0,17% car le total des co infectés en 2012 est de
4.101 patients.
Le tableau ci-dessous montre la répartition des co infectés par département. Nous attirons l’attention
des responsables de la direction sanitaire des Nippes sur le fait que les co infecté ont plus que doublé en
2013; en 2012, ils étaient de 109.
Graphique 13. Répartition des co infectés Janvier à Décembre 2012 et 2013.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Mai 2014
Elimination de la transmission mère enfant
Tableau 6. Répartition des co infectés par département en 2013.
Département Nx
enrôlés
sous TAR
Ouest
Artibonite
Nord
Sud
Centre
Nord ouest
Sud est
Grande anse
Nord est
Nippes
Total
8436
2993
2330
1042
1233
761
707
425
431
347
18705
Patients
TB testés
VIH+
Patients
PVVIH
diagnostiqués
TB+
Total de
patients
co
infectés
758
402
145
75
148
43
38
43
46
184
1882
1197
647
267
133
250
146
54
75
74
68
2911
1955
1049
412
208
398
189
92
118
120
252
4793
Proportion de Nx
patients co
infectes sous Nx
enrôlés sous TAR
en %
23.00
35.00
18.00
20.00
32.00
25.00
13.00
28.00
28.00
73.00
26.00
4. Elimination de la transmission mère enfant
Au cours de l’anné 2013, les PPS qui ont rapporté de façon régulière des données à MESI sur le
dépistage du VIH chez les femmes enceintes varient d’un mois à un autre, de 126 pour le mois de janvier
à 141 pour le mois de décembre en passant par 142 pour le mois de juillet. Le nombre des PPS
transmettant des données sur le statut des enfants exposés est plus élevé mensuellement que celui sur
le dépistage VIH chez les femmes enceintes; ils varient de 130 pour le mois de janvier à 145 pour le mois
de décembre. Nous avons signalé dans le numéro 6 du bulletin de surveillance épidémiologique du
VIH/sida en Haïti une anomalie entre les enfants exposés testés par PCR et les enfants exposés
enregistrés; les enfants exposés testés par PCR sont supérieurs aux enfants exposés enregistrés. Les
variations de rapportage d’un mois à un autre, en matière de ponctualité et de complétude, peuvent
elles à elles seules, expliquer la persistance de cette anomalie sur tous les mois de 2013?
4.1 Représentation temporo-spatiale des femmes enceinte VIH traitées et des enfants
diagnostiqués par PCR
Les femmes VIH sous TAR devenues enceintes sont de 1.345, soit 27,0% du total des nouvelles femmes
VIH enrôlées sous TAR. En 2012, elles étaient de 1.027 sur 2.572, soit 40,0%. Les femmes VIH sous TAR
devenues enceintes sont un sous groupe important des femmes sous TAR; Elles méritent un suivi
rapproché pour leur permettre d’accoucher dans de bonnes conditions et faciliter ainsi la prise en
charge du nouveau né exposé à temps.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Mai 2014
15
Elimination de la transmission mère enfant
Tableau 7. Répartition des femmes enceintes VIH traitées et des enfants diagnostiqués par
PCR. Année 2013.
Mois
Femmes VIH
sous TAR
devenues
enceintes
Janvier
88
Février
84
Mars
126
Avril
125
Mai
113
Juin
112
Juillet
129
Aout
142
Septembre
97
Octobre
131
Novembre
104
Décembre
94
Total
1345
Total
Nx FE
VIH
traitées
354
312
393
422
473
461
452
518
414
482
364
329
4974
Enf
exposés
enregistrés
Enf DX
PCR
Enf
VIH+
250
237
200
305
241
240
242
256
343
352
299
283
2308
351
330
278
393
295
298
469
313
275
277
359
305
2987
35
34
24
28
29
21
20
14
15
29
19
10
218
Enf
exposés
DX PCR
en %
140.00
139.00
139.00
129.00
122.00
124.00
194.00
122.00
80.00
79.00
120.00
108.00
129.00
TME en
%
10.00
10.00
9.00
7.00
10.00
7.00
4.00
4.00
5.00
10.00
5.00
3.00
7.00
Les enfants diagnostiqués PCR continuent à être plus élevés que ceux exposés et enregistrés. Le total
des enfants VIH est de 218, et comme MESI nous indique des données sur le PCR pour 2.987 enfants; La
proportion de TME en 2013 est de 7,0%. Rappelons qu’en 2012, cette proportion était de 8,6% (bulletin,
numéro 2).
La fréquence absolue des femmes VIH sous TAR
devenues enceintes est plus élevée en 2013 qu’en
2012. Si nous comparons ces 2 années, le mois
médian en 2013 est août et pour 2012, le mois de
mai. Nous remarquons cette tendance d’une
diminution des effectifs en début et à la fin de
l’année. Cette observation a été faite également
pour les nouveaux enrôlés sous TAR et les co
infectés.
Graphique 14. Evolution des femmes VIH sous TAR
devenues enceintes. 2012 et 2013.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Elimination de la transmission mère enfant
Les femmes VIH traitées sont plus
nombreuses en 2013 qu’en 2012.
L’évolution de la mise sous TAR est
différente d’une année à l’autre. En
2012, le mois médian a été le mois de
novembre et en 2013, il est le même
mois que celui des femmes VIH sous TAR
devenues enceintes : le mois d’août.
Outre ce mois, il y a d’autres mois pour
lesquels les scores se rapprochent du
mois médian, ce sont mai et octobre.
Graphique 15. Evolution des femmes VIH traitées. 2012 et
2013.
4.2 Représentation temporo-spatiale des enfants diagnostiqués par PCR et des enfants
VIH
Au cours des années 2012 et 2013, entre 250 et 300 nouveaux nés exposés ont bénéficié d’un PCR par
mois. Les 2 années ont démarré sur des chapeaux roues; les mois de janvier ont eu de meilleurs scores
que mai et juin, par exemple. Le mois médian de 2013 est juillet et celui de 2012 a été avril.
Le
total
des
enfants
VIH
diagnostiqués par PCR est de 218. En
2012, cet effectif est de 332. Nous
avons constaté une diminution en
valeur absolue et qui se reflète
également dans la proportion de
transmission mère enfant.
Graphique 16. Evolution des enfants diagnostiqués par PCR.
2012 et 2013.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
7
Mai 2014
17
Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et Evaluation du VIH/sida en Haïti
Graphique 17. Evolution des VIH. 2012 et 2013. Représentation par un histogramme et un
polygone de fréquence.
Rappelons que la proportion de TME en 2012 était de 8,6% alors qu’en 2013, il est de 7,0%. Dans les
graphiques ci-dessus, nous constatons que la tendance de la proportion de TME est à la baisse. Ce qui ne
peut que nous réjouir.
5. Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et
Evaluation du VIH/sida en Haïti
5.1 Mise en contexte
Le titre de cet article est impressionnant et ambitieux, car il s’agit d’identifier nos Points de Prestation
de Service (PPS) qui ont de bonnes pratiques en suivi et évaluation du VIH/sida en Haïti pour les féliciter
de Point de Prestation de Services d’Excellence (PPSE) en suivi et évaluation du VIH/sida en Haïti. Tout
d’abord, avons-nous les ressources indispensables au sein du comité de rédaction pour conduire des
évaluations régulières nous permettant d’identifier les meilleures pratiques? La réponse est
évidemment non. Mais, allons-nous différer aux calendes grecques et attendre indéfiniment pour que
nous puissions féliciter des PPS, des réseaux de partenaires, des organisations de management en santé
et des professionnels de santé publique qui se dévouent corps et âme pour rendre notre système
d’informations en VIH/sida fonctionnel? La réponse est également non. Alors, que faire? Nous pensons
qu’avec les données factuelles, les connaissances scientifiques et les matériaux empiriques disponibles,
nous pouvons porter des jugements de valeur sur nos pratiques en suivi et évaluation. Avec ce premier
article sur ce sujet, nous proposons une démarche méthodologique simple permettant au comité de
rédaction de pouvoir identifier et de rédiger des articles sur de bonnes pratiques en suivi et évaluation
du VIH/sida en Haïti sur une base scientifique rigoureuse.
5.2 Une définition de meilleures pratiques
La définition que nous retenons est celle proposée, de manière générale, dans le livre de Gagnon et
collaborateurs (2012) à partir des travaux en psychologie de Chorpita et collaborateurs (2003, 2007).
« Le terme ”meilleures pratiques″ fait référence aux interventions développées à partir de critères
reconnus pour augmenter leur potentiel d’efficacité. Ce sont des pratiques basées sur des « données
probantes et soutenues empiriquement ». Un document de la Banque mondiale et de l’ONUSIDA (juin
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
7
Mai 2014
18
Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et Evaluation du VIH/sida en Haïti
2004) les présente comme « des facteurs communs de succès et de leçons apprises qui se dégagent des
programmes très actifs exécutés au niveau des pays ». Ces 2 organisations recommandent la fertilisation
croisée (diffusion de l’information et échanges) et une éventuelle application des enseignements dans
d’autres contextes. L’association canadienne des infirmières et infirmiers en VIH/Sida (ACIIS), dans ses
lignes directrices (2014) en matière de sidalogie interprète « meilleures pratiques » par « pratiques
exemplaires ». Cette association énumère dans ses lignes directrices 6 types de données probantes que
nous reprenons dans cet article :
Données probantes obtenues de la méta-analyse ou de l’examen systématique d’essais
contrôlés aléatoires;
Données probantes obtenues par au moins un essai contrôlé aléatoire;
Données probantes obtenues par au moins une étude contrôlée bien conçue sans essai
aléatoire;
Données probantes obtenues par au moins un autre type d’étude quai expérimentale, sans essai
aléatoire;
Données probantes obtenues par des études descriptives non expérimentales bien conçues,
telles que des études comparatives, des études de corrélation et des études de cas;
Données probantes obtenues par des rapports de comités de spécialistes ou des opinions
exprimées et/ou des expériences effectuées par des sommités dans le domaine.
5.3 Source de données pour nos analyses sur les PPS
Les institutions visées par les « meilleures pratiques en suivi et évaluation en Haïti » sont les points de
prestation de service impliqués dans la fourniture de services et de soins en VIH/sida. Ce sont 184 CDV
parmi lesquels on retrouve 147 sites PTME et 129 sites ARV2. Les sources de données qui nous
permettront d’apprécier les activités en suivi et évaluation au niveau de ces PPS sont :
Les données postées sur MESI;
La base de données de surveillance épidémiologique en Haïti sur le VIH (HASS);
Les documents de gestion de données et les rapports de validation interne du PPS;
Les rapports et bulletins sur HIVQual ou HEALTHQual (différents projets d’amélioration continue
de la qualité des soins;
les rapports de rencontre sur l’amélioration de la qualité des données;
Les rapports d’audit, de visites de supervision et de mission de validation effectués par METH,
NASTAD, I-TECH, Tulane et par la CT du PNLS;
Les autres rapports transmis à la CT du PNLS ou à un des membres du comité de rédaction,
même de façon ponctuelle, par les partenaires techniques et financiers du MSPP.
5.4 Philosophie et Objectifs
Les valeurs qui sous-tendent la conception de ce projet et subséquemment la rédaction d’articles sur les
PPS sont la motivation continue du personnel, la valorisation du travail effectué au niveau du centre et
la recherche d’actions stratégiques locales. Les objectifs sont :
1. Diffuser l’information en matière de suivi et évaluation sur les expériences et les leçons apprises
des PPS en VIH/sida.
2. Encourager, féliciter et récompenser les PPS qui font un travail excellent en suivi et évaluation
sur le VIH/sida.
2
MSPP/PNLS, Feuillet Informatif, déc. 2013
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
7
Mai 2014
19
Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et Evaluation du VIH/sida en Haïti
3. Encourager les échanges et la fertilisation croisée entre PPS sur le suivi et évaluation en
VIH/sida.
4. Constituer une documentation (corpus de connaissances) sur les PPS en matière de suivi et
évaluation du VIH/sida destinée à être exploitée par des chercheurs nationaux et
internationaux.
5.5 Critères de sélection et d’analyse
Nous situons notre champ d’analyse sur les PPS pour la période de janvier 2009 à décembre 2012. Nous
nous intéressons aux PPS qui ont offert des services de prévention, diagnostiques, de soins et de
traitement au cours de cette période ou bien avant janvier 2009. Ce sont ces PPS qui seront sélectionnés
pour entrer dans notre matrice d’analyse et d’interprétation. Nous estimons une durée d’exposition et
de pratiques de 3 ans pour être en mesure d’avoir de bonnes pratiques en suivi et évaluation.
Nous proposons 7 critères pour la sélection et l’analyse des interventions en suivi et évaluation d’un PPS
pour pouvoir le caractériser de « PPSE » en suivi et évaluation en VIH/sida en Haïti :
1. Vérification de première intention de tous les rapports postés sur MESI par le PPS ;
2. Ponctualité ou promptitude des rapports postés sur MESI ;
3. Complétude des rapports postés sur MESI ;
4. Exactitude ou validité des rapports postés sur MESI ;
5. Projets HEALTHQual d’amélioration de la qualité des soins ;
6. Analyse des rapports de vérification et de validation de METH, NASTAD, CT du PNLS et autres
partenaires en suivi et évaluation ;
7. Utilisation des données et des connaissances scientifiques dans la prise de décision.
5.6 Justification des critères de jugement
Il faut préciser qu’une sélection préalable sera effectuée en vue de dresser une liste réduite de PPS
potentiellement éligibles au titre de PPSE en suivi-évaluation.
De plus, nous suivons la démarche recommandée par Scriven (2007) retrouvée dans le livre Brousselle et
coll. (2011) pour d’abord identifier des critères de mérite et ensuite les justifier. L’ensemble des
postulats énoncés dans cet article se repose sur cette définition de la qualité des données tirée dans le
livre : « Introduction to data quality and data management ». Elle stipule que « La qualité de données se
réfère à des informations exactes et fiables collectées par le biais d’un système de suivi et évaluation
bien géré » (www.globalhealthlearning.org ).
Vérification de première intention. Elle correspond à l’action du plus haut responsable ou le site
manager ou le coordonnateur de programme au niveau d’un PPS, selon des modalités variables, de
s’assurer que les données contenues dans les rapports postés sur MESI et/ou transmis aux DSD sont
valides. Elle témoigne de l’importance et de la responsabilisation de la direction du PPS sur la qualité des
données générées par les activités de son institution. Elle correspond à une variable dichotomique oui
ou non. Elle sera vérifiée au cours des visites de validation.
Complétude. Le rapport du PPS posté sur MESI contient toutes les données requises en fonction de
l’offre de service. Elle peut être ventilée en : incomplet (I : moins de 50%), moyennement complet (MC :
51 à 70%), assez complet (AC : 71 à 94%) et totalement complet (TC : supérieur à 95%).
Ponctualité. La date limite de postage sur MESI est le 5 du début du mois pour le mois passé. Cette
dimension est catégorisée en non-respect de la ponctualité et respect de la ponctualité.
Exactitude ou validité. Les rapports postés sur MESI reflètent la réalité du PPS pour la période d’analyse.
Nous choisissons R comme étant le rapport entre les données retrouvées au niveau d’un PPS et les
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Mai 2014
20
Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et Evaluation du VIH/sida en Haïti
données postées sur MESI. Ainsi, la validité peut être présentée en données faiblement concordantes
(R< 0.9 ou R>1.1), données moyennement concordantes R € [0.90 – 0.99] ou R € [1.01 – 1.1], et données
parfaitement concordantes (R = 1).
La démarche va être plus complexe dépendamment de la période de validation et du nombre de
services considérés.
Projet HEALTHqual d’amélioration continue de la qualité des soins. Nous consolidons nos acquis mais
nous ne prenons aucun acquis comme définitif. Nous prônons une remise en question régulière de nos
systèmes et de nos performances. Ainsi, nous mesurerons cette volonté d’offrir des services de qualité
par la présence ou non de projets d’amélioration de la qualité.
Analyse des rapports de mission de vérification et de validation sur les PPS. C’est un paramètre
important; nous l’utiliserons afin de calibrer et d’affiner continuellement nos perceptions et nos
analyses sur la base des rapports des missions de vérification et de validation de données. C’est
également un moyen de valoriser le travail des coach/mentor, superviseurs et validateurs de données
en intégrant leurs observations, leurs conclusions et leurs recommandations dans notre grille d’analyse.
Ce critère est désagrégé en recommandation faiblement satisfaisante (RFC), recommandation
passablement satisfaisante (RPC), recommandation moyennement satisfaisante (RMC),
recommandation avec satisfaction élevée (RSE) et recommandation avec satisfaction très élevée (RSTE).
Utilisation des données et des connaissances scientifiques dans la prise de décision. Nous considérons
uniquement dans notre modèle la planification fiscale du PPS. Nous proposons comme modalités :
absence de planification formelle ou mauvaise planification (MP : 0%), planification sans utilisation des
données générées par le PPS ou planification médiocre (PM : 25%), planification basée sur les données
générées par le PPS ou planification bonne (PB : 50 à 75%) et planification basée sur les données
générées par le PPS et autres données scientifiques ou planification excellente (PE : 100%).
Nous proposons la grille ci-dessous, comme une sorte de check-list, pour nous rappeler dans nos
analyses des différents paramètres à prendre dans nos propositions de PPSE.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
7
Mai 2014
21
Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et Evaluation du VIH/sida en Haïti
Figure 1. Continuum de facteurs d’équilibre et de positionnement
L’analyse de ces différents paramètres et leur contextualisation permettront de produire des réflexions
susceptibles de nous conduire à féliciter à un moment donné un PPS et à le qualifier de PPSE. Le PPSE
« modèle conceptuel parfait » est celui qui obtiendrait les scores les plus élevés au niveau de tous les
facteurs. Ce modèle est un idéal et tant que tel, il serait illusoire de prétendre l’atteindre à tous les
coups. Il peut être considéré comme un processus; l’essentiel est de le considérer comme une source de
motivation et de sensibilisation des équipes de suivi et évaluation des PPS.
5.7 Méthodologie de rédaction de l’article sur les PPSE en suivi et
évaluation du VIH/sida
Nous proposons que le bulletin puisse honorer 2 PPS par année, plus précisément dans le bulletin qui
sortira au mois de juillet et le deuxième dans le bulletin qui sera publié à l’occasion du 1er décembre, lors
de la commémoration de la JMS. Pour cette année 2014, nous proposons que l’article sur notre 1 er PPSE
apparaisse dans le bulletin de décembre 2014. Un PPS peut être classé à plusieurs reprises de PPSE.
Nous recommandons les étapes suivantes permettant au comité de rédaction de rédiger des articles sur
les PPSE :
1. Choix de 3 PPS à féliciter par le service suivi et évaluation de la CT du PNLS avec argumentation
construite à partir du continuum de facteurs d’équilibre;
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Points de Prestation de Services d’Excellence en Suivi et Evaluation du VIH/sida en Haïti
2. Soumission de ces 3 choix au comité de rédaction;
3. Choix du comité de rédaction sur la base des propositions du service suivi et évaluation de la CT
du PNLS;
4. Rédaction d’un article par un des membres du comité sur le PPS choisi à être un PPSE par le
comité;
5. Validation de l’article par le comité avant sa publication dans le bulletin de surveillance
épidémiologique VIH/sida en Haïti.
5.8 Conclusion
Nelson Mandela disait dans un de ses discours quand il dirigea l’Afrique du Sud de 1994 à 1999 que
« knowledge is power, but information is empowerment », traduction libre : « la connaissance est le
pouvoir mais l’information est libératrice. Les articles qui seront publiés sur les PPSE se situent dans
cette perspective, de libérer l’énergie créatrice de nos PPS qui font un travail de qualité en suivi et
évaluation, de les encourager à aller de l’avant en informant notre public sur eux et en partageant leurs
expériences avec d’autres afin qu’eux aussi soient classés dans un des numéros du bulletin de PPSE.
Nous ferons de notre mieux que les PPSE soient construits sur des « critères et des standards élaborés
rationnellement avec une interprétation afin de créer du sens ».
5.9 Références
Association Canadienne des Infirmières et des Infirmiers en VIH/Sida (ACIIS). Prodiguer des soins aux
clients
avec
le
VIH/Sida
ou
à
risque
de
contracter
l’infection.
2014
http://www.catie.ca/sites/default/files/CANAC_Best_Practice_Guidelines_2013_FR.pdf
Banque mondiale et ONUSIDA. Réponses à la crise du VIH/sida. Enseignements tirés des meilleures
pratiques mondiales. Juin 2004.
Brousselle, A. Champagne, F. Contandriopoulos, A-P. Hartz, Z. L’évaluation : Concepts et méthodes.
Deuxième édition mise à jour. Les Presses de l’Université de Montréal. 2011.
Chorpita, B. The Frontier of Evidence-Based Practice. In Kazdin & Weiss (Eds.), Evidenced-based
psychotherapies for children and adolescents. New York : Guilford. 2003.
Chorpita, B. F. Becker, K. D. Daleiden, E. L. Understanding the Common Elements of Evidenced-based
Practice. Misconceptions and Clinical Examples. J. AM. ACAD. CHILD ADOLESC. PSYCHIATRY, 46 : 5, MAY
2007.
Gagnon, H. April, N. Tessier, S. L’usage de substances pyschoactives chez les jeunes québécois.
Meilleures pratiques de prévention. Direction du développement des individus et des communautés.
Institut national de santé publique. Québec. 2012. http://wwww.inspq.qc.ca
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
7
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23
Lu pour vous
6. Lu pour vous
Nous commençons avec ce 7e numéro, le partage avec nos lecteurs le résumé d’articles lus, de nouvelles
sur les programmes à travers le monde, d’informations sur des stratégies et de nouvelles connaissances
sur le VIH/sida et la tuberculose.
Nous offrons à nos lecteurs un résumé d’un article sur la tuberculose pédiatrique en Afrique.
Diagnostic de la Tuberculose chez les enfants en Afrique3
Identification d’une signature de la transcription spécifique à la tuberculose dans le sang des personnes
infectées permettant de faire le diagnostic différentiel de la TB des autres pathologies.
Dans une étude récente, dont les résultats ont été publié dans le « New England Journal of Medicine »,
des chercheurs ont investigué l’utilisation du génome dans le diagnostic de la tuberculose chez l’enfant,
groupe pour lequel le diagnostic est souvent clinique et présentant souvent des signes et symptômes
non spécifiques.
Ainsi, le spécimen de sang des enfants de moins de 15 ans avec suspicion de TB ou étant des contacts de
patients tuberculeux ont été sélectionnés pour cette étude dans trois pays de l’Afrique sub-sahariennes.
Pour ces derniers, des échantillons de crachats et de sang ont été prélevés; des examens de thorax faits
et le test à la tuberculine effectué. Les enfants ont ensuite été regroupés en fonction du diagnostic. Des
analyses du génome de l’expression de l’ARN dans le sang des hôtes ont été faites permettant de
distinguer la tuberculose des formes latente de tuberculose ou d’autres pathologies.
En termes de résultats, les trouvailles suivantes ont été faites : le score obtenue par la signature de la
transcription démontre une sensibilité à 82,9% (intervalle de confiance à 95% varie entre 68,6% et
94,3%) et une spécificité à 83,6% (intervalle de confiance à 95% varie entre 74,6% et 92,7%) dans
l’identification des cas de tuberculose confirmes par les tests de culture des autres pathologies chez les
enfants avec ou sans la présence d’une coïnfection au VIH. L’utilisation de l’analyse de la réaction de la
polymérase en chaine en temps réel (Xpert MTB/RIF) dans le dépistage des échantillons respiratoires
montre une sensibilité moindre (54,3%), mais néanmoins une spécificité à 100%. Le score permet
également de différencier la tuberculose active des formes latente avec une sensibilité à 94% et une
spécificité à 100%.
3
Anderson ST et al. Diagnosis of childhood tuberculosis and host RNA expression in Africa. N Engl J Med 2014 May
1; 370:1712. (http://dx.doi.org/10.1056/NEJMoa1303657)
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Chiffres nationaux
7. Chiffres nationaux
Prévalence du VIH/SIDA
2,2
Nombre PVVIH :
141 000
Nombre patients actifs sous ARV (au 31 déc. 13)
54 745
Nouveaux enrôlés sous traitement TB
2 600
Nouveaux cas VIH Adultes
6 300
Nouveaux Cas VIH Enfants
< 500
Besoins ARV en 2014 (critère d’éligibilité CD4 < 500)
108 000
Besoins en PTME en 2014
5 000
Décès dus au VIH
6 600
Prévalence du VIH chez les TS
8.4
Prévalence du VIH chez les HSH
18.1
8. Coin des nouvelles
Enquête de rétention
La Coordination Technique du PNLS a réalisé une enquête sur la rétention à 12, 24 et 60 mois. Les
indicateurs d’alerte précoce ont été mesurés également. Les résultats ont été déjà présentés aux
partenaires le vendredi 11 avril 2014 lors d’un cluster en suivi et évaluation par la coordination
technique du PNLS. Bientôt, elle publiera le rapport final et compte dans le bulletin de surveillance
épidémiologique fournir les résultats des PPS ayant pris part à cette enquête. On doit souligner que c’est
la première fois que le taux de rétention à 60 mois a été mesuré en Haïti.
Elaboration et soumission du rapport GARPR 2014
Haïti est partie prenante des déclarations d’engagement et de politique sur le VIH/sida de l’Assemblée
générale de l’Organisation des Nations Unies. De ce fait, Elle a soumis cette année son rapport GARPR
2014. Le processus de l’élaboration de ce rapport a été effectué avec la participation de tous les
secteurs vitaux du pays.
Plan Stratégique National Multisectoriel
La version finale électronique du plan stratégique national titré « Plan Stratégique National
Multisectoriel 2012 - 2015 révisé avec extension à 2015 » est maintenant disponible au niveau de la CT
du PNLS. La Ministre de la Santé, Dr Florence Duperval Guillaume a signé la préface et les mots de
remerciements par la coordonnatrice du PNLS, Dr Joelle Deas Van Onacker. La diffusion de ce texte
fondateur pour les 5 prochaines années sera pour bientôt.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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Coin des nouvelles
Enquête sérocomportementale sur les HSH et les TS
PSI a bénéficié d’un financement de USAID et du PNUD / Fonds Mondial qui lui permettra de conduire
cette année une nouvelle étude sérocomportementale chez les HSH et les TS. Un comité
d’accompagnement a été déjà constitué pour assurer un bon déroulement de cette enquête. La CT du
PNLS, des ONG d’appui aux HSH et TS, les associations de HSH et des représentants des bailleurs en font
partie. Nous espérons que d’ici la fin de l’année, les résultats préliminaires de cette enquête pourront
présentés aux partenaires du PNLS.
IMPORTANT A SAVOIR SUR CHIKUNGUNYA
Dans une note du Ministère de la Santé Publique et de la Population parue en date du 13 mai 2014, la
présence de la fièvre CHIKUNGUNYA est confirmée en Haïti.
Que faire si vous avez la fièvre ?
Boire beaucoup de liquides (eau, jus…)
Prendre de l’acétaminophène ou du paracétamol, (adultes 500mg 3 fois par jour)
A ne pas prendre D’ASPIRINE NI DE DICLOFENAC
Si vous avez les signes suivants, vous devez voir un personnel médical (aller à l’hôpital ou à un centre de
santé) : Douleurs violentes et intolérables, fièvre de plus de 5 jours, vertige, saignement (nez, bouche…),
vomissements incessants.
Les précautions suivantes sont recommandées pour réduire la population de moustiques qui sont les
vecteurs du virus de chinkunguya d’une personne à une autre :
Eliminer les flaques d’eau;
Détruire les récipients vides et pneus usagés qui gardent l’eau;
Faire couler les canaux (rigoles);
Recouvrir les réservoirs d’eau;
Empêcher l’accumulation de fatras.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/SIDA NO
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16. Répartition des sites au niveau du programme selon le service et le département
16. Répartition des sites au niveau du programme selon le service et le
département
ARTIBONITE
INSTITUTION
CDV PTME
SP
ARV
CENTRE DE SANTÉ DE RABOTEAU
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CENTRE DE SANTE PIERRE PAYEN
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√
CENTRE DE SANTE LA FOSSETTE
CENTRE DE SANTE SAINT MICHEL DE
L'ATTALAYE
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√
CENTRE JEUNES DE CAP-HAITIEN
CENTRE JEUNES DE GONAIVES
√
CENTRE LAKAY DE SAINT-MARC
DISPENSAIRE DE COUPE A L'INDE
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√
DISPENSAIRE SAINTE CLAIRE D'ASSISE
√
HOPITAL ALMA MATER
CENTRE DE SANTE DE MARMELADE
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HOPITAL IMMACULEE CONCEPTION PORT-DEPAIX
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HOPITAL NOTRE DAME DE LA PAIX DE JN RABEL
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ALLIANCE SANTE DE BORGNE
CBP ST RAPHAEL
CENTRE LAKAY CAP-HAITIEN
CEPOZ DOMUS MARIAE
CLINIQUE MEDICALE BETHESDA DE VAUDREUIL
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HOPITAL CLAIRE HEUREUSE DE
MARCHAND DESSALINES
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HOPITAL DUMARSAIS ESTIME
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HOPITAL ESPERANCE DE PILATE
HOPITAL SECOURS - PROVIDENCE DE
GONAIVES
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HOPITAL GRANDE RIVIERE DU NORD
MENNONITE CARNIFICE
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√
√
HOPITAL UNIVERSITAIRE JUSTINIEN
CAL DE MONT-ORGANISE
CENTRE MEDICAL CHARLES COLIMON
CLINIQUE ST-FRANCOIS D'ASSISE
CS K-SOLEIL
HOPITAL SAINT NICOLAS DE SAINT MARC
SSPE DE ST-MARC
CLINIQUE MEDICO-CHIRURGICALE DUGUE
CMP PROGRESSIO
CSL DE PORT MARGOT
DISPENSAIRE DE LIMONADE
HOPITAL SAINT-JEAN DE LIMBE
HOPITAL BIENFAISANCE DE PIGNON
HOPITAL BON SAMARITAIN
HOPITAL FORT SAINT-MICHEL
HOPITAL SACRE COEUR DE MILOT
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CENTRE DE SANTE ST MICHEL DE BOUCAN
CARRE
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CS DE MAISSADE
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HOPITAL COMMUNAUTAIRE DE
MIREBALAIS
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HOPITAL LA COLLINE DE LASCAHOBAS
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CS MOMBIN CROCHU
HOPITAL NOTRE DAME DE LA NATIVITE DE
BELLADERE
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CS STE SUZANNE
HOPITAL STE THERESE DE HINCHE
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√
CSL DE CAPOTILLE
CENTRE DE SANTE DE THOMONDE
HOPITAL BON SAUVEUR DE CANGE
HOPITAL UNIVERSITAIRE DE MIREBALAIS
GRANDE ANSE
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CENTRE DE SANTE DE PESTEL
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CENTRE DE SANTE STE HELENE(CSSH)
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CENTRE JEUNES DE JEREMIE
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HOPITAL DE LA COMMUNAUTE DAMEMARIENNE
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HOPITAL SAINT-ANTOINE DE JEREMIE
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CS SAINT JOSEPH DES ABRICOTS
KLINIK PEP BONDYE
NIPPES
CAL DE PETIT TROU DE NIPPES
CENTRE JEUNES DE MIRAGOANE
CENTRE LAKAY DE MIRAGOANE
CLINIQUE BETHEL DE FONDS DES NEGRES
CS DE L'ASILE
CS JULES FLEURY DE L' ANSE A VEAU
DISPENSAIRE LUC GUILLAUME
HOPITAL STE THERESE DE MIRAGOANE
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CAL DE TROU DU NORD
CENTRE JEUNES DE FORT-LIBERTE
CENTRE LAKAY DE OUANAMINTHE
CENTRE MEDICO-SOCIAL DE OUANAMINTHE
CS BOIS DE LAURENCE
CS DE CARICE
CSL DE TERRIER ROUGE
DISPENSAIRE DE FERRIER
CAL SAINTE AGNES CITIMED DE
BEAUMONT
CENTRE MEDICO SOCIAL DE GEBEAU
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NORD EST
CENTRE
CENTRE DE SANTE DE CERCA LA SOURCE
NORD
CDV PTME SP ARV
INSTITUTION
DISPENSAIRE DE JACQUEZIL
HOPITAL DE FORT-LIBERTE
NORD OUEST
CENTRE JEUNES DE PORT-DE-PAIX
CENTRE LAKAY DE PORT-DE-PAIX
CENTRE MEDICAL BERACA
CS ANSE A FOLEUR
HOPITAL EVANGELIQUE DE BOMBARDOPOLIS
NOTRE DAME DES PALMISTES
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OUEST
CEGYPEF
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CENTRE DE CHRIST-ROI
CENTRE DE NUTRITION ET DE SANTE ROSALIE
RENDUE
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16. Répartition des sites au niveau du programme selon le service et le département
OUEST (suite)
INSTITUTION
CDV PTME SP ARV
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CHOSCAL-CENTRE HOSPITALIER SAINTECATHERINE LABOURE
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CLINIQUE COMMUNAUTAIRE DE DELMAS 75
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CLINIQUE COMMUNAUTAIRE DE MARTISSANT
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HOPITAL DE L'UNIVERSITE D'ETAT
D'HAITI(HUEH)
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HOPITAL FOYER SAINT-CAMILLE
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HOPITAL SAINT-DAMIEN NOS PETITS FRERES ET
SOEURS
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HOPITAL UNIVERSITAIRE LA PAIX
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INSTITUT DE DERMATOLOGIE ET DES MALADIES
INFECTIEUSES
INSTITUT DES MALADIES INFECTIEUSES ET
SANTE DE LA REPRODUCTION(IMIS)
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KLINIK SANTE FANM
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OEUVRES DE BIENFAISANCE DE CARREFOUR ET
DE GRESSIER
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POZ PORT-AU-PRINCE
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CENTRE DE SANTE CROIX DES MISSIONS
CENTRE DE SANTE DE CABARET
CENTRE DE SANTE DE LA CROIX DES BOUQUETS
CENTRE DE SOLINO
CENTRE HOSPITALIER D'ARCACHON 32
CENTRE HOSPITALIER ELIAZAR GERMAIN
CENTRE JEUNES DE CARREFOUR
CENTRE JEUNES DE CARREFOUR FEUILLES
CENTRE JEUNES DE DELMAS 19
CENTRE JEUNES DE DELMAS 33
CENTRE JEUNES DE LALUE
CENTRE JEUNES DE PETION-VILLE
CENTRE JEUNES PLAINE DU CUL DE SAC
CENTRE LAKAY DE CARREFOUR
CENTRE LAKAY DE MARIANI
CENTRE LAKAY DE PETION-VILLE
CENTRE LAKAY GRAND-RUE
CEPOZ CENTRE ESPOIR
CHAPI
CLINIQUE ST-PAUL DE MONTROUIS
CS DU BEL-AIR
CS LUCELIA BONTEMPS
CS PETITE PLACE CAZEAU
CS PORTAIL LEOGANE
CS SAINT MICHEL DE FONTAMARA
CS ST MARTIN II
GRENIER OBDC/Laboule 12
HOPITAL BERNARD MEVS
HOPITAL DE CARREFOUR
HOPITAL DE FERMATHE
HOPITAL DE LA COMMUNAUTÉ HAITIENNE
HOPITAL NICOLAS ARMAND
HOPITAL NOTRE DAME DE PETIT-GOAVE
HOPITAL WESLEYEN DE LA GONAVE
ICC GRACE CHILDREN'S HOSPITAL
LES CENTRES GHESKIO -INLR
MATERNITE ISAIE JEANTY
MENNONITE DE CARREFOUR
MENNONITE DE CROIX DES BOUQUETS
MISSIONNAIRES DE LA CHARITE - ADULTES
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OUEST (suite)
INSTITUTION
CDV PTME SP ARV
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PRISON CIVILE DE PAP
SADA - MATHEUX
SANATORIUM DE PORT AU PRINCE
SANATORIUM DE SIGUENEAU
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CENTRE DE SANTE EMMANUEL DE CAYES
JACMEL
CENTRE DE SANTE SAINT JOSEPH DES COTES DE
FER
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CENTRE JEUNES DE JACMEL
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POZ-MONTROUIS
SUD
CAL ILE A VACHE
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CAL LES ANGLAIS
CENTRE DE SANTE DE QUATRE CHEMINS
CENTRE DE SANTE LUMIERE (FINCA)
CENTRE JEUNES DES CAYES
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CENTRE LAKAY DES CAYES
CSL ST LOUIS DU SUD
DISPENSAIRE DU SACRE-COEUR, CHARPENTIER
DISPENSAIRE MIC DE CHANTAL
HCR DE PORT SALUT
HOPITAL IMMACULEE CONCEPTION DES CAYES
HOPITAL LUMIERE BONNE FIN
HOPITAL SAINT-BONIFACE FONDS DES BLANCS
HOPITAL STE ANNE DE CAMP-PERRIN
KLINIK LAFANMY
MAISON DE NAISSANCE
SUD EST
CAL DE BAINET
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CENTRE DE SANTE DE MARIGOT
CS BELLE ANSE
CSL DE THIOTTE
HOPITAL SAINT-MICHEL DE JACMEL
Comite de rédaction du Bulletin
Mme Nirva DUVAL, MSPP/PNLS
Dr Edieu LOUISSAINT, MSPP/PNLS
Mr Emmanuel PIERRE, MSPP/PNLS
Dr Gracia DESFORGES, MSPP/PNLS
Dr Barbara ROUSSEL, NASTAD
Dr Edna PIERRE, NASTAD
Dr Marc-Aurele TELFORT, UGP/MSPP/PEPFAR
Conception et mise en page
Mme Rose Dyna Georgie A. BOULAY, MSPP/PNLS
Pour tout commentaire ou suggestion, prière de contacter l’unité de
Suivi/Evaluation du Programme National à l’adresse e-mail
suivante : suivievaluation_ucp@yahoo.fr
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