Texte extrait du document original pour l'indexation.
BULLETIN DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE VIH/Sida
Programme National
de Lutte contre le Sida
(PNLS)
Août 2013
EDITORIAL
Chers lecteurs,
Qui veut juin, prépare octobre !
Qui ne se souvient de cette phrase que nous avions l’habitude
d’entendre quand nous étions à l’école et que nous répétions à
notre tour à nos enfants, devenus adultes. Avons-nous conscience
de cet appel intergénérationnel incitant au travail et au travail bien
fait? Avions nous conscience que nos résultats scolaires étaient le
fruit d’une année bien préparée, encadrée et méthodique? La
réponse est évidemment non. Nous progressions d’une année à
une autre sans même nous rendre compte que les années passaient sans nous poser de question à l’arrivée de la saison nouvelle.
En revivant ce passé tout en pensant à l’avenir du Programme
haïtien de lutte contre le sida, je me mets à rêver, à croire et à
espérer en des lendemains meilleurs en me disant : Et si nous
préparons en ce qui à trait au programme, à l’instar de nos parents, nos professeurs et directeurs d’école, la nouvelle saison — je
veux bien sur faire allusion aux nouvelles lignes directrices combinées de l’OMS qui proposent le changement.
Entre Mexico et Washington, l’humanité s’est constituée un corpus scientifique en béton lui permettant de prédire bientôt « une
génération sans sida ». Cela n’arrivera pas sans un engagement
fort, intelligent, déterminé, sans faille et à la hauteur des défis de
la part de tous les acteurs de la Riposte. Les concepts tels que
« prévention combinée », « traitement en tant qu’outil de prévention », et j’en passe resteront de vains mots si nous n’utilisons pas
les données et les informations générées par la mise en œuvre de
nos projets et du Programme pour la planification en fonction
des nouvelles données scientifiques.
En plus des informations sur la notification de cas et le traitement, ce numéro traite des enjeux à très court terme des nouvelles lignes directrices. Il nous invite à prendre les décisions et à
nous y adapter rapidement. Les enjeux à court terme seront développés dans le prochain bulletin.
Bonne lecture!
No
4
Sommaire
1.
Rapport de Surveillance Epidémiologique du VIH/sida pour le
Premier Trimestre 2013
3
1.1 Nouveaux cas rapportés à l’échelle nationale
3
1.2 Nouveaux cas par sexe à l’échelle nationale
3
1.3 Nombre et proportion de femmes enceintes au moment du
diagnostic de VIH
4
2.
Traitement antirétroviral
5
2.1 Caractéristiques sociodémographiques des nouveaux enrôlés
sous TAR de janvier à mars 2013
6
2.2 Co-infection VIH TB
8
2.3 Elimination de la transmission mère enfant
9
3.
Implications des nouvelles lignes directrices combinées de
l’OMS sur le PNLS
10
3.1 Résumé des lignes directrices combinées
10
3.2 Classification des pays selon la couverture en TAR
11
3.3 Enjeux à très court terme liés aux directives combinées 12
3.4 Conclusion
15
Références
15
Coin des nouvelles
16
Comité de rédaction du Bulletin
Mme Nirva DUVAL, MSPP/PNLS
Mr Emmanuel PIERRE, MSPP/PNLS
Dr Gracia DESFORGES, MSPP/PNLS
Dr Barbara ROUSSEL, NASTAD
Dr Edna PIERRE, NASTAD
Dr Marc-Aurèle TELFORT, UGP/MSPP/PEPFAR
Conception et mise en page
Mme Rose Dyna Georgie A. BOULAY, MSPP/PNLS
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
Liste des acronymes
ANRS
Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (France)
ARV
Antirétroviral
CDS
Centre pour le Développement et la Santé
CMMB
Catholic Médical Mission Board
ETME
Elimination de la Transmission de la Mère à l’Enfant
FE
Femme Enceinte
FNE
Femme Non Enceinte
FOSREF
Fondation Por la Santé de la Reproduction et de la Famille
GHESKIO
Groupe Haïtien d’Etudes du Syndrome de Karposi et des Infections Opportunistes
HASS
HIV AIDS Surveillance System (base de données de surveillance épidémiologique)
ICC
International Child Care
ITECH
International Training & Education Center for Health.
MSH
Management Sciences for Health
MSPP
Ministère de la Santé Publique et de la Population
ODM
Objectif s du Développement du Millénaire
OMS
Organisation Mondiale de la Santé
ONUSIDA
Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/sida
PEPFAR
President Emergency Plan For AIDS Relief
PIH/ZL
Partners In Health / Zanmi Lasante
PSNM
Plan Stratégique National Multisectoriel
PNLS
Programme National de Lutte contre le Sida
PVVIH
Personne Vivant avec le VIH
SIDA
Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise
TAR
Traitement AntiRétroviral
UGP
Unité de Gestion de Projet
VIH
Virus de l’Immunodéficience Humaine
WHO
World Health Organization
2
PNLS/MSPP, no 4 4
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
Rapport de Surveillance Epidémiologique du VIH/sida pour le Premier Trimestre 2013
1.1 Nouveaux cas rapportés à
l’échelle nationale
Ce graphe présente les cas de
VIH rapportés pour la période
de janvier à mars 2013. On peut
remarquer une diminution progressive du nombre de cas rapportés pour cette période. Cette
tendance à la baisse observée
pourrait signifier une baisse de
l’incidence du VIH à l’échelle
nationale. Néanmoins, certaines
données manquantes pour cette
période pourraient également
expliquer ce glissement.
1.2 Nouveaux cas par sexe à l’échelle national
3500
3000
2500
2000
M
1500
F
1000
500
Ce graphe nous montre la distribution des cas de VIH par sexe
pour la période de Janvier à
Mars 2013. Il y une consistance
dans ce schémas de distribution:
il y a toujours plus de femmes à
être rapportés VIH positif que
d’hommes quel que soit le mois
considéré. Pour toute la période,
le sexe ratio va de 1,5 à 1,7 femmes pour 1 homme.
0
Janv
Fev
Mar
Q1
Source : base nationale de surveillance du VIH/SIDA en Haïti
3
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
1.3 Nombre et proportion de femmes enceintes au moment du diagnostic de VIH
3000
2500
2000
1500
FNE
1000
FE
500
0
Jan
Fev
Mar
Q1
FE: Femme enceinte; FNE: Femme non enceinte
L’ETME constitue l’une des stratégies de la Riposte nationale dans la lutte contre le VIH. Ainsi, le statut des femmes au
moment du diagnostic constitue un aspect important dans la surveillance du VIH. Les deux graphes ci-dessus montrent
le nombre et la proportion de femmes enceintes VIH positif rapportées.
Cas VIH rapportés par groupe d'age
1800
1504
1600
1561
1400
1200
946
1000
800
630
600
400
200
293
184
19
0
Cas VIH rapportés par groupe d’âge
Le graphe ci-contre présente la distribution des cas de VIH par groupe d’âge pour le 1 er trimestre. On constate que le
plus grand nombre de cas se trouvent dans les tranches d’âge de 20-29 ans et 30-39 ans, suivi du groupe 40-49 ans.
Une portion importante du groupe d’âge sexuellement actif et en âge de procréer (15-49ans). Ce graphe laisse également supposer une amélioration dans la qualité des données, en termes de documentation de l’âge des patients (âge
inconnu pour 19 sur 5.137 cas rapporté s)
4
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
Cascade des évènements sentinelles de l’infection au VIH pour le premier trimestre
N.B : Ces valeurs pourraient être modifiées lors de prochaines publications en raison de certaines données manquantes pour la période d’analyse.
Sur ce graphe, nous pouvons observer l’évolution de l’ensemble des nouveaux cas de VIH pour le 1 er trimestre. Sur les
5137 cas rapportés, 1410 (27.5%) ont été enrôlés en soin ; 437 (8.5%) ont un compte de CD4 rapporté ; 423 (8.2%) ont
débuté la prise des ARV ; 190 (3.7%) sont au stade sida ; et 16 (0.3%) ont été rapportés décédés. Lorsque l’on considère le poids des femmes et des femmes enceintes parmi les nouvelles infections, on souhaite que les futures analyses des données de surveillance du VIH montrera une augmentation du taux d’enrôlement tant en soin que sous ARV
Traitement antirétroviral
Les lignes directrices combinées de l’OMS publiées en
juin 2013 indiquent sans ambigüité que le TAR peut
constituer un des piliers de la prévention si nous voulons réduire et/ou mettre fin à l’épidémie VIH. Depuis
le premier numéro, nous ne cessons d’écrire que le
paradigme de la prévention a changé nous basant sur
des confirmations scientifiques solides (Quinn et al,
2000; Castilla et al, 2005; Lima et al, 2008; Granich et
al, 2009). Nous continuerons à écrire que le TAR initié
précocement est une ressource stratégique à forte
valeur structurante dans les pays à revenu bas ou
moyennement bas pour prévenir l’infection à VIH. Les
premiers résultats de l’étude ANRS « Temprano Social » en cours de réalisation à Côte d’Ivoire montrent
que le TAR initié précocement réduirait le risque de
transmission du VIH au dernier rapport sexuel de 90%
(Jean et al, 2013). Les principaux résultats sont attendus en décembre 2014. Une étude à suivre de près.
Nous analysons dans cet article les données du TAR de janvier
à mars 2013 retrouvées sur MESI et les comparons à celles de
la même période de l’année antérieure. L’année 2012 a été
une année fructueuse (PNLS, février 2013); en conséquence,
nous essayons de prédire quelle serait la tendance en fonction
de la cible à atteindre pour l’année 2013 à partir des résultats
obtenus au cours du premier trimestre. 2015 est bientôt à nos
portes! Les lignes directrices et d’autres documents d’importance majeure publiés par l’OMS et l’ONUSIDA arrivent à point
nommé. Ils devront nous aider à faire rapidement l’évaluation
du chemin à parcourir d’ici à cette échéance, notamment en
ce qui attrait à l’objectif 6 des ODM. Nous profitons de l’opportunité de la parution de ces documents pour identifier certaines des implications des lignes directrices combinées de
l’OMS sur le PNLS dans son ensemble.
5
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
2.1 Caractéristiques sociodémographiques des nouveaux enrôlés sous TAR de janvier à mars 2013
Le nombre de nouveaux patients PVVIH enrôlés sous TAR au premier trimestre de l’année 2013 est de 4045. Le nombre
de femmes, y compris les femmes enceintes, est de 2622; soit un ratio de 1 homme pour 2 femmes parmi les nouveaux
enrôlés ayant accès au TAR. Cette tendance confirme à l’échelle nationale ce que certaines études ont déjà prouvé et
que des rapports mondiaux en apporte une fois de plus la preuve que les femmes ont recours aux soins plus souvent
que les hommes ( Hulka et al,.
Tableau 1. Répartition des nouveaux enrôlés selon le sexe et le statut de la femme. 1er trimestre 2013.
Mois
Hommes
Femmes
Femmes
enceintes
Enfants
393
439
444
1276
562
629
711
1902
265
212
243
720
46
42
59
147
Janvier
Février
Mars
Total
75,0% des nouveaux enrôlés sous
TAR le sont au niveau de 3 départements : Ouest, Artibonite et Nord. Le
département de l’Ouest représente à
lui seul 50,0%. Cette répartition suit
la même tendance que celle indiquée dans le bulletin numéro 2.
Total
1266
1322
1457
4045
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 1er août 2013.
Tableau 2. Distribution des nouveaux enrôlés en TAR selon le département. 1er trimestre 2013.
Département
Ouest
Artibonite
Nord
Sud
Centre
Nord ouest
Sud est
Grande anse
Nord est
Nippes
Total
Hommes
Femmes
Femmes
enceintes
Enfants
624
165
143
90
85
37
33
30
46
23
1276
928
262
243
111
108
63
29
49
71
38
1902
329
114
110
24
28
30
10
30
30
15
720
64
30
11
9
8
8
4
8
3
2
147
Total
1945
571
507
234
229
138
76
117
150
78
4045
Proportion
en %
Fréquence
cumulée
48,1
14,1
12,5
5,8
5,7
3,4
1,9
2,9
3,7
1,9
100,0
48,1
62,2
74,7
80,5
86,2
89,6
91,5
94,4
98,1
100,0
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 1er août 2013.
Ils sont au nombre de 11, les réseaux de partenaires qui administrent le TAR aux PVVIH qui ont recours à des soins dans
le système de santé. 2 sur 3 patients (66,0%) sous TAR ont été enrôlés au niveau de 3 réseaux de partenaires : GHESKIO,
UGP/MSPP/PEPFAR et PIH/ZL.
6
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
Tableau 3. Distribution des nouveaux enrôlés en TAR au cours du premier trimestre de l’année 2013 selon le réseau
de partenaires 2013
Réseau
Hommes
Femmes
Enfants
557
469
Femmes
enceintes
125
222
GHESKIO
UGP/MSPP/PEPFAR
412
240
40
34
PIH/ZL
MSH
180
108
259
184
104
122
ICC
CMMB
135
90
143
135
ITECH
35
Université Miami
1134
965
Proportion
en %
28,0
23,9
Fréquence
cumulée
28,0
51,9
29
12
572
426
14,1
10,5
66,0
76,5
28
31
2
9
308
265
7,6
6,6
84,1
90,7
45
45
16
141
3,5
94,2
21
40
13
2
76
1,9
96,1
CDS
27
30
14
0
71
1,8
97,9
Université Maryland
FOSREF
16
11
23
16
8
8
2
0
49
35
1,2
0,9
99,1
100,0
Inconnu
1
1
0
1
3
0,0
100,0
1276
1902
720
147
4045
100.0
Total
Total
Au 31 janvier 2013, le total des nouveaux enrôlés sous TAR est de 1266; si nous calculons la moyenne arithmétique des
mois de février et de mars et la multiplions par 9, nous obtiendrions le total des nouveaux enrôlés pour les 3 autres
trimestres de 2013 qui pourrait être de 12.501. Au 31 décembre 2012, le total des patients actifs sous TAR était de
43.156. En additionnant le résultat atteint en 2012, celui du premier trimestre 2013 et le total des 3 autres trimestres
2013 en fonction du résultat du premier trimestre, nous pouvons espérer un résultat de patients actifs sous TAR supérieur à 60.000 et également une couverture supérieure à 80%.
Nous notons avec satisfaction que le total des nouveaux enrôlés au premier trimestre 2013 a largement dépassé celui
du premier trimestre 2012, soit d’environ 33,0%.
Grahique 1. Répartition des nouveaux enrôlés sous TAR au premier trimestre de 2012 et de 2013.
7
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
2.2 Co-infection VIH TB
Le 24 mars dernier a été l’occasion pour différents acteurs de la Riposte nationale contre la TB de discourir sur le
thème « plus de TB de mon vivant ». Au-delà du discours, les programmes TB et VIH doivent construire ensemble de
symboles à partir duquel la collaboration TB/VIH en Haïti projetterait une image de symbiose et de renforcement
pour combattre cette double épidémie. La TB reste la première infection opportuniste en cas d’infection par le VIH
et environ 40 % des tuberculeux sont infectés par le VIH (WHO, 2012).
Tableau 4. Distribution des nouveaux patients PVVIH diagnostiqués et traités pour TB au cours du
1er trimestre 2013
Patients
actifs
sous
ARV
Total de patients co infectés
Nx patients
PVVIH diagnostiqués pour TB
Nx patients
PVVIH sous Rx
anti TB
Proportion de Nx patients diagnostiqués sous
RX TB
Janvier
44092
397
248
193
77,8
Février
44916
314
200
210
105,0
Mars
45908
381
200
191
95,5
648
594
91,7
Mois
Total
648 nouveaux patients VIH ont été diagnostiqués tuberculeux au cours du premier trimestre 2013. Il est impossible de
calculer la proportion de dépistage du TB chez les PVVIH sous TAR car MESI ne fournit pas actuellement de données
sur le nombre de PVVIH sous TAR ayant bénéficié d’un test diagnostic de la TB. Il reste important de savoir la fréquence en valeur absolue pour se faire une idée de la Tuberculose chez les patients VIH.
Sur 648 patients sous TAR diagnostiqués TB, 594 ont été mis sous traitement anti TB, soit une proportion de 96 % environ. L’idéal est d’obtenir une proportion de 100 % en fin d’année civile.
Graphique 2. Répartition des nouveaux patients VIH sous traitement TB au premier trimestre de 2012 et
de 2013.
8
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
2.3 Elimination de la transmission mère enfant
Le total des femmes enceintes VIH traitées représente le nombre de nouvelles femmes enceintes sous TAR et le nombre de celles qui étaient déjà sous TAR devenues enceintes au moment du diagnostic de la grossesse. Nous savons déjà, qu’au cours de ce trimestre, les femmes dans leur ensemble représentent 66 % du total des nouveaux enrôlés sous
TAR. La proportion des femmes VIH sous TAR devenues enceintes représente 30 % des femmes enceintes VIH traitées.
Tableau 5. Répartition des femmes enceintes VIH traitées, des enfants diagnostiqués par PCR et des enfants VIH+ de
janvier à mars 2013.
Femmes VIH sous
TAR devenues
enceintes
Total
FE VIH
traitées
Enf DX
PCR
Enf
VIH+
TME en
%
Janvier
89
339
350
35
10,0
Février
86
310
331
28
8,4
Mars
144
405
280
22
319
1054
961
85
7,8
8,8
Mois
Total
Graphique 3. Répartition des femmes VIH sous TAR devenues enceintes. 1er trimestre de 2012 et de 2013.
Il est impossible de faire la relation entre les enfants bénéficiant
d’un PCR et le nombre de femmes
enceintes VIH traitées. Cela ne
peut être fait que dans le cadre
d’une enquête de cohorte rétrospective.
Graphique 4. Répartition des femmes VIH enceintes sous
TAR. 1er trimestre de 2012 et de 2013.
Il est évident, à un simple coup d’œil du graphique cidessous, que les femmes nouvellement enrôlées sous TAR
du premier trimestre 2013 sont 2 fois plus nombreuses
quelles du premier trimestre 2012. Si nous revenons au
tableau 3, nous remarquons que la moitié de ces patientes
sont prises en charges pour le TAR au niveau de 2 réseaux :
GHESKIO et UGP/MSPP/PEPFAR.
Le mois de Mars a fait la différence en 2013. Nous constatons que moins de femmes sous TAR étaient tombées
enceintes en 2012. Nous ne connaissons pas l’ampleur de
la situation des femmes VIH qui désirent avoir des enfants, mais il serait souhaitable que des études y soient
conduites et que les réseaux de partenaires en soient
conscients et fassent ce qui est nécessaire pour bien encadrer cette catégorie de femmes.
Au cours du premier trimestre 2013, nous avons noté une
diminution de la proportion de transmission de la mère à
l’enfant en passant de 10,0 % en janvier à 7,8 % au mois de
mars. La proportion trimestrielle arithmétique moyenne
est de 8,8 %.
9
PNLS/MSPP, no
4
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
Graphique 5. Répartition des tests diagnostics par PCR. 1er
trimestre de 2012 et de 2013.
Graphique 6. Répartition des enfants diagnostiqués VIH
par PCR. 1er trimestre de 2012 et de 2013.
Le nombre d’enfant ayant bénéficié d’un test diagnostic au
premier trimestre 2013 par PCR a diminué, si nous faisons
la comparaison à celui de l’année 2012; mais si nous nous
référons au bulletin numéro 2, il a augmenté au regard du
dernier trimestre de l’année 2012.
Le nombre d’enfants diagnostiqués VIH a diminué de
janvier à mars 2013, en termes de fréquence absolue,
de 35 à 22. Si nous le comparons également pour le
premier trimestre de l’année 2012, il a diminué également passant de 102 à 85.
3. Implications des nouvelles lignes directrices combinées de l’OMS sur le PNLS
Les lignes directrices combinées de l’OMS sur l’utilisation des antirétroviraux pour le traitement et la prévention de
l’infection viennent tout juste d’être publiées au mois de juin 2013. Nous estimons que ces lignes sont déjà d’une importance majeure sur le développement des programmes à l’échelle mondiale qu’il en vaille la peine de commencer à
les analyser et de jeter un regard critique sur les implications à court, à moyen et à long terme sur le programme haïtien de lutte contre le sida. Dans cet article, nous nous intéressons sur la conduite éventuelle à tenir par l’ensemble des
acteurs de la Riposte nationale face au VIH/sida à très court terme, les autres numéros s’adresseront aux enjeux à
court terme, à moyen et à long terme.
3.1 Résumé des lignes directrices combinées
Le TAR a un impact énorme sur la prévention des décès et des nouvelles infections. Depuis 2011, nous savons avec un
haut niveau de preuve que la mise sous TAR de personnes infectées par le VIH réduit de 96% le risque de transmission
du VIH au sein de couples stables (Cohen et al, 2011). L’espérance de vie chez un patient qui prend bien son TAR est
pratiquement la même que chez une personne normale. Une étude réalisée en Afrique du sud a révélé que l’âge médian au décès a augmenté de façon spectaculaire, un gain de 18 ans en à peine 8 années (Bor et al, 2013). Une autre
étude, également réalisée en Afrique du sud, a démontré l’existence d’une relation entre la couverture et le taux d’incidence. Les personnes non infectées vivant dans une zone où la couverture antirétrovirale est de 30 à 40% ont, en
moyenne, un risque réduit de 40% d’être infectées que celles vivant dans une zone où la couverture antirétrovirale est
inférieure à 10%, toutes choses étant égales par ailleurs (Tanzer, 2013).
10
PNLS/MSPP, no
3
Programme National de Lutte contre les IST/VIH/Sida
Dans le but d’exploiter au maximum l’énorme impact du TAR sur la prévention des décès et des nouvelles infections
au VIH, l’OMS a révisé ses lignes directrices qui recommandent (OMS, 2013) :
Une initiation plus précoce du TAR;
Une mise sous TAR immédiate dans certaines circonstances.
D’après les nouvelles lignes directrices, le TAR doit être instauré :
Plus tôt dès que la numération des CD4 est ≤ 500 cellules/mm 3 ;
Immédiatement quelque soit la numération des CD4 pour les couples sérodiscordants, les femmes enceintes vivant avec le VIH, les séropositifs atteints de TB ou d’hépatite B et les enfants de moins de cinq ans qui vivent avec
3.2 Classification des pays selon la couverture en TAR
Analysant l’évolution actuelle des programmes de TAR à travers le monde, l’OMS propose une classification des pays
en 3 grandes catégories :
La première comprend les pays qui fournissent déjà un TAR à 80% au moins des personnes qui remplissent les
critères pour en bénéficier;
La deuxième inclut les pays qui sont en dessous de 80% mais qui peuvent atteindre les 80% de couverture d’ici à
2015;
La troisième est celle des pays qui souffrent de graves faiblesses structurelles de leur système de santé et de gouvernance et qui n’atteindront pas les 80% de couverture en 2015.
Le cadre de performance du PSNM 2008 – 2012 réaménagé avec extension à 2015 fixe les cibles à atteindre de 44
indicateurs que le PNLS devrait mesurer selon une périodicité arrêtée. Certains de ces indicateurs avaient fait l’objet
d’un article dans le bulletin épidémiologique VIH/sida en Haïti numéro 2. L’indicateur qui retient notre attention est
celui en rapport avec le TAR. Le Tableau ci-dessous indique les cibles qui avaient été prévues avec un taux de CD4 ≤
350 cellules/mm3.
Tableau 6. Cibles du TAR dans le cadre de performance du PSNM avec extension à 2015.
Données de base
Indicateurs
6. Nombre et pourcentage d’adultes et
d’enfants au stade
avancé de l’infection
au VIH ayant reçu un
traitement antirétroviral par sexe et par
groupe d’âge
valeur
année
source
2013
Cibles
2014
2015
Fréquence
de collecte
Méthode
de collecte
34927 /
58,5%
2011
Rapport
44000
54000
61400 /
85,0%
Périodique,
Annuel
Rapports de
programme
UNGASS
2012
En décembre 2012, Haïti avait mis sous TAR 43.156 patients, ce qui le rapprochait déjà de la cible fixée pour 2013.
Certains acteurs proposaient au début de 2013 une nouvelle détermination de certaines cibles, étant donné que les
stratégies d’amélioration de la qualité des soins mises en œuvre dans presque tous les sites offrant des services VIH/
sida permettaient à tous les projets d’améliorer leur performance. Cette actualisation peut se faire aisément avec
l’aide de l’organe officiel du PNLS de diffusion des informations stratégiques qu’est le bulletin épidémiologique VIH/
sida.
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L’effet « TAR en tant qu’outil de prévention » en population dépend du taux de couverture efficace par le traitement
(Yeni, 2013). Avec la nouvelle donne des nouvelles lignes directrices combinées, une révision du cadre de performance
du PSNM 2008 – 2012 s’impose. Récemment, a été tenu à Dakar un atelier sur les projections et estimations épidémiologiques VIH/sida pour les pays de l’Afrique francophone et Haïti y avait pris part. Selon les estimations faites à l’aide
du logiciel spectrum et tenant compte des nouvelles lignes directrices combinées, le tableau ci-dessous indique le niveau d’effort à faire si nous décidons de les appliquer tout en restant à l’intérieur du cadre de performance du PSNM
2008 -2012 avec extension à 2015 qui vise une couverture en TAR en 2015 à 85%.
Tableau 7. Potentielles cibles sous TAR de 2013 à 2015 en fonction du taux de CD4.
Besoin ARV
2013
2014
2015
PVVIH éligible à CD4 ≤ 350
77000
86500
92500
PVVIH éligible à CD4 ≤ 500
102600
114400
120500
Cibles actuelles en fonction
CD4 ≤ 350
Cibles en fonction CD4 ≤ 500
44000
58629
54000
71417
61400
79986
Effort supplémentaire exigé par
les lignes directrices combinées
14629
17417
18586
Haïti se situe au niveau du troisième groupe
compte tenu de la transition difficile qu’elle
connait depuis 25 ans, mais elle pourrait se situer au niveau du 2e groupe si les acteurs de la
Riposte décident de renouveler et de revitaliser
les partenariats actuels qui soutiennent la mise
en œuvre du PNLS.
Source : MSPP/PNLS, Estimations 2013
3.3 Enjeux à très court terme liés aux directives combinées
Nous essayons d’identifier les principaux enjeux à très court terme dans le cadre du présent article et les actions éventuelles qui pourraient faciliter au Programme l’atteinte des cibles fixées pour le TAR par le PSNM. L’OMS dans le « Point
de l’OMS sur le traitement de l’infection à VIH dans le monde : résultats, impact et opportunités, Juin 2013 » propose un
cadre d’analyse permettant à tous les acteurs de la Riposte à mieux analyser les environnements dans lesquels s’effectue la mise en œuvre des programmes TAR, à identifier les lacunes et à trouver des solutions adaptées aux pays en fonction d’un ensemble de pistes de réflexion. Le schéma ci-dessous indique les 4 grandes étapes du continuum de soins
permettant de tirer parti pleinement du TAR sur la prévention des décès et des nouvelles infections à VIH.
Dépistage du VIH
Lien avec la filière
de soins et la prévention du VIH
Recrutement dans
la filière de soins
Début du TAR
TAR à vie :
Rétention
Observance
Approvisionnement
Evaluation de l’éligibilité au traitement
Suppression
de la charge
virale
Figure 1. Continuum de soins et TAR
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Tel que le TAR est présenté dans cette modélisation, il apparait comme un phénomène complexe. Il l’est effectivement, si nous tenons compte des 3 principales caractéristiques d’un phénomène complexe : imprévisibilité, récursivité et complexité (Avenier, 1997). Ce serait trop simpliste de prétendre, à l’heure actuelle, que de toute façon le TAR
va entrainer la fin de l’épidémie. Nous pensons que toutes les interventions liées à un changement de paradigme nécessitent des transformations sociales que si elles ne sont pas institutionnalisées et internalisées peuvent conduire à
des résistances au changement de la part des acteurs et à l’échec (Lewin, 1948 ; Champagne, 2002; Kippax, 2013).
Cette modélisation est intimement liée à la cascade du traitement du VIH ou cascade de soins pour le VIH que nous
allons analyser plus bas. Nous prenons à titre d’exemple la cascade du traitement VIH du premier trimestre 2013 qui
est inscrite au niveau de l’article sur la notification de cas dans le bulletin épidémiologique VIH/sida en Haïti numéro
4. La cascade, de même que la modélisation du continuum de soins et du TAR, n’est pas homogène et, à chaque marche de l’escalier, certains patients tombent entre les mailles du filet en raison des obstacles à se faire dépister, à rester dans les soins, à démarrer un TAR et à y adhérer. En ce qui concerne la rétention nous reprenons, tel que relaté à
travers un article dans le bulletin # 3, les principaux obstacles cités par les prestataires lors de l’enquête sur la rétention en 2012.
Difficultés économiques,
Frais de transport insuffisant,
Support alimentaire faible et inadéquat,
Manque de soins globaux,
Stigmatisation,
Temps d’attente trop long,
Manque de confidentialité.
Nous promettons à nos chers clients une cascade du traitement de 2002 à 2012 dans le dernier numéro du bulletin de
l’année 2013 au 1er décembre. Il est impossible de le faire quant à présent car il nous faut discuter des différents paramètres de la cascade avec NASTAD qui gère la base de surveillance dont la question des cas estimés.
Ainsi, dans la cascade du traitement du premier trimestre 2013, il manque une variable d’importance majeure : les
cas estimés. Mais, cela n’empêche qu’à partir de cette cascade nous pouvons déduire que la couverture en TAR est
assez faible, car sur une cohorte de 5137 cas VIH rapportés, 27% sont enrôlés en soins, 9% ont eu un test CD4 et seulement 8% sont sous TAR. Soulignons que pour cette cohorte, il est trop tôt pour connaitre le nombre de gens de cette cohorte qui sont arrivés à la suppression virale (charge virale < 50 copies/ml).
Graphique 7. Cascade du traitement VIH premier trimestre 2013.
Source : HASS
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Les enjeux que nous avons identifiés à très court terme ne
sont pas financiers, ils sont fondamentalement d’essence
épistémologique et/ou ontologique.
Le premier enjeu est informationnel. Les parties prenantes de la Riposte nationale ne peuvent plus ignorer ces
informations capitales générées par la cascade du traitement. Elles doivent être utilisées de façon opportune,
judicieuse et méthodique aux fins de transformation des
partenariats actuels dans le but de retenir dans le système
de soins les 100 % de personnes qui auront été notifiées
cas VIH. Nous ne pouvons plus nous asseoir sur nos lauriers; il nous faut poser la question que faire pour augmenter le taux d’enrôlement dans nos filières de soins?
Le deuxième enjeu est programmatique. Nous savons, depuis la rencontre qui a été tenue au mois de mai
2013 au local de la Coordination Technique du PNLS, que
le réseau PIH/ZL a déjà commencé à utiliser comme l’un
des critères d’éligibilité, le taux de CD4 ≤ 500/mm3. Nous
sommes incapables de prendre les décisions appropriées
au bon moment. Quels seraient les mécanismes qui permettraient au patient de Tiburon de bénéficier en temps
réel de la même qualité de soins que celui qui vit à Cange ? Au moins, faisons l’effort de mettre en place des systèmes de veille capables de mobiliser toutes les ressources, y compris informationnelles nous permettant d’améliorer nos capacités d’anticipation et d’actualiser nos normes de prise en charge à temps. Des pays tels que l’Algérie et le Brésil offraient déjà le TAR à toute personne
ayant moins de 500 CD4, bien avant la publication des
directives combinées de l’OMS.
Le troisième enjeu relève de la vision stratégique. Si
nous prenons conscience de l’effort à faire pour amener
Haïti d’ici 2015 à une couverture en TAR de 85 %, la question du modèle de soins devrait nous interpeller pour approfondir les réflexions sur un système de soins permettant de suivre sur le long terme des milliers de patients
VIH sous TAR et en bonne santé. La prise en charge antirétrovirale est hospitalocentrée en Haïti; rien n’est encore
produit sur la transformation de ce modèle. Essayons de
rêver une Haïti en 2016 avec un taux de rétention à 60
mois supérieur à 90% ! Nous pouvons mettre en place des
systèmes d’alerte précoce et de surveillance de la résistance aux traitements VIH pour détecter à temps les modifications de la pharmaco résistance.
Lors d’une rencontre sur l’analyse des gaps en matière de prévention au sein du forum des SR des subventions VIH/sida financées par le Fonds Mondial en Haïti, des discussions ont eu lieu sur les choix stratégiques à faire en matière de prévention
Au cours de cette rencontre une analyse d’un professionnel de santé publique aguerri, se basant sur un
exercice du Centre d’Analyses des Politiques de Santé
a démontré que 70% des nouvelles infections VIH
sont liées aux HARSAH et TS. Au regard de la loi haïtienne, ces 2 groupes représentent des comportements déviants et non des identités à part entières,
même si ce sont des groupes minoritaires au sein de
la société haïtienne. Avons-nous déjà réfléchi sur l’approfondissement des résultats de l’enquête de PSI,
sur une meilleure connaissance des réseaux et des
pratiques sexuelles, une meilleure connaissance du
recours aux soins au sein de ces 2 groupes quand ils
en ont besoin et sur l’identification de services adaptés à leur situation de groupes marginaux ?
Les actions à prendre à très brève échéance ne nécessitent pas d’investissement financier extraordinaire :
Une actualisation du manuel de normes de prise
en charge qui pourrait être publiée d’ici la fin septembre 2013. Une circulaire des principales modifications
pourrait être incluse dans le prochain numéro du
bulletin épidémiologique.
Une révision des cibles relatives au TAR, à la collaboration TB/VIH et à la PTME dans le cadre de performance du Plan Stratégique National Multisectoriel
2008 – 2012 réaménagé avec extension à 2015. Cette
révision pourrait être publiée dans le prochain numéro du bulletin épidémiologique.
Enfin, le quatrième est de nature sociétale. Nous savons depuis l’étude sérocomportementale de PSI en 2011
auprès des HARSAH et des TS que la prévalence de l’infection VIH est élevée dans ces groupes.
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3.4 Conclusion
Beaucoup de questions soulevées dans cet article et peu de solutions proposées. Mais, le fait de poser des questions
est déjà une piste de solution. Certains diront que les réponses aux défis posés par les nouvelles directrices combinées doivent être holistiques et systémiques. A ce sujet, nous répondons oui. Il est tout à fait évident que si nous
voulons arriver à un taux de rétention sous TAR supérieur à 90%, nous devons repenser notre modèle de soins pour
les pathologies chroniques; mais ceci n’empêche pas que tous les réseaux de partenaires devraient faire l’exercice
sur le comment améliorer leur taux de dépistage, de rétention en soins palliatifs, de rétention sous TAR, etc. Dans le
prochain numéro, nous traiterons des enjeux à court terme et des défis pour lesquels nous pouvons apporter des
réponses dans l’immédiat.
Références
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« chemin faisant ». Paris : Economica, 1997, chap. 1, 7-35.
Bor, J., A. J. Herbst, M.-L. Newell, and T. Barnighausen. 2013. "Increases in Adult Life Expectancy in Rural South Africa: Valuing the Scale-Up of HIV Treatment." Science 339 (6122) (February 21): 961-965. doi:10.1126/
science.1230413.
Castilla J et al., J Acquir Immune Defic Syndr 2005, 40(1) :96-101.
Cohen M et al. Antiretroviral treatment to prevent the sexual transmission of HIV-1: results from the HPTN 052 multinational randomized controlled ART. 6th International AIDS Society Conference on HIV Pathogenesis, Treatment and
Prevention, Rome, abstract MOAX0102, 2011.
Hulka B S. Wheat J R. Patterns of utilization. The patient perspective. MEDICAL CARE, May 1985. Vol 23, No 5.
Granich RM et al., The Lancet, 2009, 373 :48-57.
Jean K, Gabillard D, Moh R, Danel C, Fassassi R, Desgrées-du-Loû A, Eholié S, Lert F, Anglaret X, Dray-Spira R. Early
Antiretroviral Therapy, Sexual Behaviors and HIV-1 Transmission Risk: Estimates from theTemprano-ANRS 12136
Randomized Controlled Trial. IAS 2013.
Kippax S. Does TasP Spell the End of the Epidemic? 2nd International Conference for the Social Science and Humanities in HIV, Paris, session CS30, 2013.
Lima VD et al., J Infect Dis, 2008, 198(1) :59-67.
Lewin, K. Resolving Social Conflicts. New York: Harper and Row Publishers. 1948.
OMS. Le Point 2013 de l’OMS sur le traitement de l’infection à VIH dans le monde : résultats, impact et opportunités.
Juin 2013 Résumé.
OMS. Lignes directrices combinées sur l’utilisation des antirétroviraux pour le traitement et la prévention de l’infection à VIH. Résumé des principales caractéristiques et recommandations. Juin 2013.
PNLS. Bulletin épidémiologique VIH/sida en Haïti, numéro 2. Février 2013.
Quinn TC et al., N Engl J Med, 2000, 342 :921-9.
WHO. Global Tuberculosis Report. 2012.
Yeni, P. Les défis de la mise en œuvre du traitement comme prévention. Situation actuelle et perspectives : le point
de vue du CNS. Consultation pays. Paris, France. 11 et 12 avril 2013.
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Nouvelles en bref
Lancement du projet "Offre de charge virale dans 4 institutions du département de l'ouest qui dispensent des
soins de prise en charge IST/VIH/SIDA. Environ 3000 patients vont bénéficier de deux tests de charge virale sur la
durée du projet (12 mois).
Le test de charge virale permet de mieux diagnostiquer l'échec de thérapeutique chez les patients sous ARV depuis au moins 6 mois. Le projet coordonne par le PNLS et LSWS est supporte par CDC, CHAI.
Le document de norme de prise en charge clinique et thérapeutique des nourrissons et enfants infectes ou exposes au VIH/Sida est disponible actuellement au PNLS. L a diffusion de ce document a déjà été initie a travers le
réseau UGP et continuera graduellement a travers les autres réseaux.
Une rencontre sur les résultats préliminaires des estimations et projections de 2013 a été réalisée par le PNLS
en collaboration avec l'ONUSIDA. Les résultats définitifs feront l'objet d'une publication d'ici fin septembre 2013.
Du 24 au 25 juillet 2013 une réunion des régions d'Amérique Latine et Caraïbes a eu lieu a Santo Domingo. Le
but de cette initiative était de renforcer la représentation de l'Amérique Latine et des Caraïbes au niveau de la structure de gouvernance du Fonds mondial. 2 Cadres du ministère travaillant au niveau de ce programme ont pris part à
cette réunion qui a permis de mieux comprendre le nouveau modèle de financement du Fonds mondial.
Du 26 au 28 juin a eu lieu au Cap-Haïtien Villa Cana le premier Cluster de communication organise par le PNLS
avec l'appui de la direction sanitaire du Nord. L'objectif de ce cluster était de :
1. Renforcer la coordination des interventions de communication pour la prévention du VIH/Sida
2.
Susciter la redynamisation des clusters départementaux
3.
Dresser un état d'avancement des interventions planifiées dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de
communication.
4.
Planifier les activités pour le trimestre juillet - septembre.
La participation et l'engagement des autres secteurs tels : la Police, Condition Féminine, Affaires Sociales, Jeunesse
et Sports, Education Nationale dans la lutte contre les IST/VIH/Sida. Le rêve tant convoité de la multisectorialité prôné par le Plan Stratégique national Multisectoriel (PSNM) réaménagé de 2008 à 2012 avec extension à 2015 a encore
une chance de se concrétiser avant la fin de 2015 si cet élan de cœur manifesté au cours de ce cluster perdure au fil
des temps. Exemple à suivre.
Bientôt vous recevrez un compte rendu de ce cluster et également vous pouvez le télécharger sur le site web du ministère : http://mspp.gouv.ht/newsite/
Pour tous commentaires ou suggestions prière de contacter l’unité M&E du PNLS
à l’adresse e-mail suivante : suivievaluation_ucp@yahoo.fr
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