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Bulletin de Surveillance Épidémiologique VIH/Sida numéro 2, février 2013

Bulletin de Surveillance Épidémiologique VIH/Sida numéro 2, février 2013

Résumé — Numéro 2 du bulletin national de surveillance du VIH et du sida, daté de février 2013, avec les données de 2012. Il rapporte 28 114 nouveaux cas de VIH notifiés à la base nationale, 13 732 nouveaux patients enrôlés sous traitement antirétroviral, soit 47 pour cent de plus qu'en 2011, et un taux de transmission mère-enfant de 8,6 pour cent, et il décrit la première phase pilote de surveillance active des femmes enceintes séropositives.
Constats Clés
Description Complète

Le bulletin s'ouvre sur un éditorial de la coordonnatrice du PNLS consacré à trois études de 2012 : l'enquête sérocomportementale auprès des travailleuses et travailleurs du sexe et des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui a trouvé une prévalence du VIH de 8,4 pour cent et de 18,1 pour cent ; la cinquième enquête mortalité, morbidité et utilisation des services (EMMUS V), qui situe la prévalence nationale à 2,2 pour cent, soit 2,7 pour cent chez les femmes et 1,7 pour cent chez les hommes ; et une enquête sérosentinelle auprès des femmes enceintes, alors inachevée.

L'article 1 traite de la notification des cas. En 2012, 28 114 nouveaux cas sont parvenus à la base nationale de surveillance. Parmi eux, 24,6 pour cent avaient un test CD4, 13,8 pour cent une prescription d'antirétroviraux et 2,7 pour cent étaient au stade sida au moment du diagnostic. Les cas notifiés restent sous la médiane sur cinq ans à l'échelle nationale, l'Artibonite et le Nord-Est se situant légèrement au-dessus, et le bulletin attribue une part de la baisse à des données manquantes. Les femmes représentent 62 pour cent des cas diagnostiqués, dont 13,7 pour cent de femmes enceintes, et le groupe de 30 à 39 ans est le plus nombreux. L'article 2 rapporte 13 732 nouveaux patients enrôlés sous traitement en 2012, dont 62,2 pour cent de femmes et 48,8 pour cent dans le département de l'Ouest. Il rapporte aussi que 1 864 personnes vivant avec le VIH ont commencé un traitement antituberculeux, soit 82 pour cent des 2 284 nouvellement diagnostiquées pour la tuberculose, et que la transmission mère-enfant était de 8,6 pour cent, pour une cible de 1 pour cent en 2015.

L'article 3 décrit la première phase pilote, conduite avec NASTAD sur 20 sites à partir du 1er octobre 2012, de surveillance active des femmes enceintes séropositives : 546 femmes étaient sous surveillance au 1er février 2013, dont 405 enrôlées dans les services de prévention de la transmission mère-enfant. L'article 4 énumère les indicateurs du plan national de suivi et évaluation 2012-2015 que le bulletin suivra.

Secteurs
Géographie
Période Couverte
2012-01 — 2012-12
Texte Intégral du Document

Texte extrait du document original pour l'indexation.

Février 2013 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Comité de rédaction du Bulletin 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. Mme Nirva DUVAL, MSPP/PNLS M. Emmanuel PIERRE, MSPP/PNLS Dr Gracia DESFORGES, MSPP/PNLS Dr Barbara ROUSSEL, NASTAD Dr Edna PIERRE, NASTAD Dr Nadjy JOSEPH, NASTAD Dr Marc-Aurèle TELFORT, UGP/MSPP/PEPFAR Conception et mise en forme Mme Rose Dyna Georgie A. BOULAY, MSPP/PNLS Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 2 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Sommaire Liste des acronymes……………………………………………………………………………………………4 Editorial………………………………………………………………………………………………………………5 Article 1. Notification des cas de VIH……………………………………………………………..….7 La Notification des cas VIH en 2012 par rapports aux 5 années précédentes…………….……….8 L’importance de la notification des cas VIH…………………………………………..…………….………………9 Caractéristiques démographiques des personnes diagnostiquées VIH+ en 2012......……....10 Les modes probables de transmission parmi les cas incidents de VIH pour 2012……………….12 Article 2. Traitement antirétroviral……………………………………………………………………14 Etat de l’évolution des nouveaux enrôlés des 2008 à 2012………………………………………..……...14 Situation des nouveaux enrôlés en 2012………………..………………………………………………………….14 Situation des nouveaux enrôlés au niveau des 10 départements d’Haïti en 2012……………..16 Co-infection VIH TB…………………………………………………………………………………………………………...17 Elimination de la transmission Mère Enfant……………………………………………………………………...18 Article 3. Surveillance active de la femme enceinte séropositive……………………...21 Femmes Enceintes séropositives sous surveillance Phase pilote 1 (NASTAD)……………………21 Suivi des FE séropositives Phase pilote 1 (NASTAD).…………………………………………………….….…21 Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive depuis le lancement de la phase pilote 1…………………………………………………………………………………………………………………23 Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive au niveau du suivi depuis le lancement de la phase pilote 1………………………………………………………………………………….…..23 Article 4. Cibles des indicateurs nationaux en lien avec le bulletin épidémiologique VIH/sida en Haïti……………………………………………………………………24 Nouvelles en bref……………………………………………………………………………………………..27 Actualité……………………………………………………………………………………………………………28 Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 3 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Liste des acronymes CDC : Center Desease Control and Prevention HARSAH : Homme Ayant des Rapports Sexuels Avec d’Autres Hommes ETME : Elimination de la Transmission de la Mère à l’Enfant IST : Infections sexuellement Transmissibles OMS : Organisation Mondiale de la Santé PTME : Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant PNLS : Programme National de Lutte contre le Sida PVVIH : Personne Vivant avec le VIH/Sida TAR : Traitement Antirétroviral TS : Travailleur (se) de Sexe MESI : Monitoring Evaluation and Surveillance Interface NASTAD : National Alliance of State and Territorial AIDS Directors (Alliance National des Directeurs du Programme Sida au niveau des Etats et des territoires) Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 4 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013
Chers lecteurs, Le comité de rédaction du bulletin a tenu sa promesse ! En ce début d’année, en dépit de nombreuses activités de planification et de coordination, tous les membres du comité ont pu trouver l’énergie nécessaire à s’investir dans la production du deuxième numéro du bulletin épidémiologique du VIH. Qu’ils en soient remerciés ! Si nous faisons une rétrospection, trois études majeures ont été réalisées en 2012 : L’enquête sérocomportementale intéressant les TS et les HARSAH, l’enquête mortalité, morbidité et utilisation de services (EMMUS V) et l’enquête sérosentinelle chez les femmes enceintes. L’enquête sur les TS et les HARSAH a été réalisée par PSI et a révélé un taux de prévalence chez les TS de 8,4% et chez les HARSAH de 18,1%. Les résultats de L’EMMUS V conduite par IHE /MEASURE DSH et ICF International démontrent que la prévalence globale du VIH n’a pas changé, elle reste à 2,2%. Néanmoins des variations sont observées entre les sexes. La prévalence est plus élevée chez les femmes (2,7%) que chez les hommes (1,7%). Elle a augmenté chez les femmes, car elle était en 2006 à 2,3% et a diminué chez les hommes en passant en 2006 de 2,0% à 1, 7% en 2012. EMMUS V indique que ces différences ne sont pas statistiquement significatives. L’enquête sérosentinelle chez les femmes enceintes menée par NASTAD n’est pas encore terminée et nous espérons que les résultats préliminaires seront présentés d’ici le deuxième trimestre de 2013. Ces études nous prouvent que nous avons en Haïti une épidémie vieillissante à la fois généralisée et concentrée. Les résultats doivent être utilisés par tous pour l’élaboration de leurs plans, en particulier leur plan opérationnel 2013. Des informations importantes sont fournies sur la notification de cas, le traitement antirétroviral et l’ETME. Nous profitons de l’opportunité pour rappeler à toutes les organisations de gestion en suivi et évaluation, l’importance de la promptitude de la transmission des données à la base de données de surveillance. Le délai mensuel doit être respecté. Nous demandons aux organisations prestataires de soins et de services de faire un effort pour le rattrapage et d’inscrire ensuite la transmission de Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 5 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 données comme une activité routinière qui doit être exécutée mensuellement. Ce numéro contient deux autres articles, un sur le projet de suivi de la femme enceinte séropositive et l’autre sur les cibles des indicateurs du plan national suivi et évaluation 2012-2015 en lien avec le bulletin de surveillance épidémiologique. La coordination technique du PNLS accorde une importance à ce projet car elle le considère comme un maillon fort du processus qui doit nous conduire à moins de 1% du taux de TME. Le second indique les indicateurs du plan national suivi et évaluation concernés par le bulletin et dont nous attendons une analyse régulière sur le niveau de performance atteint. La tâche est immense. Il nous faut de la détermination et de l’engagement pour surmonter les obstacles afin d’obtenir des résultats qui répondent aux attentes des PVVIH et de la population toute entière. En ce début d’année 2013, tous les acteurs de la Riposte nationale contre le VIH peuvent compter sur un soutien renforcé de la coordination technique du PNLS. Pour terminer, nous souhaitons que chaque haïtienne et haïtien accèdent à des services de santé de qualité en VIH/sida quels que soient sa zone de résidence, ses croyances, son genre ou son niveau de vie, en cette année 2013. Bonne lecture, Dr Joëlle Deas Van Onacker Coordonatrice « Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm Estigmatizasyon » Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 6 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013
Article 1. Notification des cas VIH en 2012 La surveillance active de l’infection au VIH constitue un aspect important dans le contrôle de l’épidémie. Elle fournit en effet les éléments nécessaires à une planification stratégique des différentes interventions. Ainsi le renforcement du système de Surveillance nationale du VIH en Haïti permet depuis plus d’une dizaine d’années de collecter des données à travers la notification de cas VIH permettant de suivre l’évolution de l’épidémie. Pour l’année 2012, des données relatives au nombre de nouveaux cas de VIH, aux caractéristiques démographiques des populations infectées et aux modes probables de transmission ont pu être collectées et analysées. L’amélioration continue du système de notification de cas VIH permettra l’accès à des données complètes, exactes et promptes pouvant contribuer à la Riposte. Nombre de cas VIH notifiés au cours des 10 dernières années Figure 1: cas incidents de VIH notifiés et rapportés dans la base nationale de Surveillance de 2003 à 2012. Le graphe ci-dessus montre les cas VIH rapportés à la base nationale de 2003 à 2012. Nous observons une augmentation linéaire de 2003 à 2008 du nombre de cas rapportés à la base nationale (période d’implantation du système de notification du VIH à travers le pays), suivi d’un pic en 2009 qui marque le lancement national de la notification du VIH. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 7 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Au cours de l’année 2010 une baisse du nombre de cas rapportés, suivi d’une augmentation en 2011 n’atteignant pas toutefois le nombre de cas rapportés en 2009, a été retrouvé. Nous remarquons également une légère baisse dans le nombre de cas rapportés pour l’année 2012, qui est du au fait que certaines données manquent. La notification des cas VIH en 2012 par rapport aux 5 années précédentes Les données recueillies jusqu’en novembre de l’année 2012 permettent de constater une diminution du nombre de cas notifiés en 2012 par rapport à la médiane sur 5 ans à l’échelle nationale (graphe ci-contre). Mais cette baisse rapportée n’est pas uniforme sur tout le territoire. En effet, nous remarquons qu’au niveau des départements de l’Artibonite et du NordEst, le nombre de cas est légèrement supérieur à la médiane. A noter sur la figure la Figure 2: cas incidents de VIH pour 2012 par rapport à la médiane sur 5 ans. présence de la variable « INC » qui se réfère au nombre de cas pour lequel on ne trouve pas de renseignement sur le département de résidence de la personne diagnostiquée VIH positif. Ceci souligne l’importance de veiller à l’amélioration continue de la qualité des données. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 8 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 L’importance de la notification des cas VIH Les données agrégées rapportées sur la base MESI permettent d’évaluer l’ampleur de l’épidémie. Cependant, seule la notification des cas peut renseigner sur les caractéristiques des personnes infectées et guider les activités de prévention. Le graphe ci-dessous met en relief la différence entre les cas rapportés et les cas notifiés sur MESI en 2012 et le nombre de cas retrouvés dans la base avant et après déduplication. Deux cas sur trois sont notifiés (soit 66.4 %) sur MESI. Cependant cette proportion est plus élevée au niveau de la base nationale du à l’apport des trois EMR alimentant le système. Figure 3 : Différence entre les cas rapportés et les cas notifiés sur MESI pour 2012.
Cascade des évènements sentinelles des cas VIH notifiés en 2012 Au cours de l’année 2012, un total de 28114 nouveaux cas VIH a été rapporté à la base nationale de surveillance. 6930, soit 24.6% ont bénéficié d’un test CD4; 3903 (13.8%) ont reçu une prescription d’ARV ; 761 (2.7%) étaient au stade sida au moment du diagnostic ; et 95 (0.03%) diagnostiquées sont rapportées décédées. Il est intéressant de noter le faible taux de personnes diagnostiquées au stade sida, ce qui pourrait signifier que le dépistage se fait de façon plus précoce. A signaler Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 9 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 également le faible pourcentage de décès pour cette cohorte qui pourrait avoir deux interprétations : 1. La Mortalité est très faible parmi les nouveaux cas VIH pour 2012 2. Les cas de décès sont sous-rapportés Il faut également noter qu’un test CD4 a été rapporté pour moins d’un tiers de cas VIH. Figure 4: cascade des évènements sentinelles de l’infection au VIH. Caractéristiques démographiques des personnes diagnostiquées VIH+ en 2012 Distribution des cas incidents de VIH par groupe d’âge pour l’année 2012 Le graphe qui suit, montre que l’infection au VIH est plus élevé dans le groupe d’âge des 30-39 ans, suivi des 20-29 ans puis des 40-49 ans. Il faut également noter le nombre important de cas retrouvés dans le groupe pédiatrique 0-15 ans à un moment où l’emphase est mise sur l’eTME. Sur cette figure, on observe un nombre significatif de cas pour lequel l’âge n’a pas été documenté. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 10 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Figure 5: Répartition des cas VIH pour 2012 par groupe d’âge. Distribution des cas incidents par sexe pour l’année 2012 Depuis quelque temps, on parle de la tendance vers la féminisation de l’épidémie du VIH en Haïti. En effet les résultats de l’enquête EMMUS V rapportent une prévalence du VIH à 2.7% pour les femmes et à 1.7% pour les hommes. Les données de l’année 2012, comme pour les années précédentes, montrent une plus forte proportion de femmes dans la population de personnes infectées par le VIH. Le graphe ci-contre montre que 62% des cas de VIH diagnostiqués en 2012 sont des femmes. De cette proportion 13,7% sont enceintes et représente 8% de la population VIH positive. Ces proportions élevées soulignent l’importance de renforcer les programmes de planification familiale et de la PTME. Figure 6 : Répartition des cas VIH par sexe pour 2012 Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 11 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Distribution des nouveaux cas de VIH par groupe d’âge et par sexe Une répartition des cas VIH pour l’année 2012 montre qu’entre 15 et 39 ans la population de femmes VIH positives est plus importante que celle des hommes avec un ratio d’environ deux femmes pour un homme ; contrairement aux autres Figure 7 : Répartition des cas VIH par groupe d’âge et par sexe pour 2012 groupes ou l’écart est moins significatif.
Répartition des facteurs de risque et des modes probables de transmission parmi les nouveaux cas de VIH pour 2012. Les modes probables de transmission dans la notification des cas VIH, constituent un moyen d’identifier dans la population des personnes diagnostiquées, certains comportements et pratiques plus courants pouvant contribuer à la conception et la mise en œuvre de programmes de prévention. Le graphe ci-dessous présente quatre facteurs de risque : rapports sexuels avec un/e travailleur (se) de sexe, rapports sexuels avec une personne dont le statut VIH positif est connu, rapports sexuel sans condom et rapports sexuels anaux. Considérant la proportion des personnes ayant répondu « oui » à ces quatre facteurs, les rapports sexuels sans condoms est le facteur de risque prédominant pour les nouveaux cas VIH+ de 2012. Parmi les catégories de réponses, il faut signaler le taux de « non réponse » qui varie entre 30% et 70% au sein de cette population. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 12 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Figure 8 : taux et catégories de réponses rapportées par facteurs de risque parmi les cas VIH pour 2012. « Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm Estigmatizasyon » Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 13 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Article 2. Traitement Antirétroviral Rappelons que le TAR représente les combinaisons de médicaments puissants contre le VIH qui améliorent considérablement la santé des PVVIH qui en bénéficient. Ces personnes peuvent connaitre une espérance de vie quasi normale à condition qu’elles suivent leur traitement. Evolution des nouveaux enrôlés des 2008 à 2012 13.732 nouveaux patients VIH ont été enrôlés sous TAR en 2012. C’est un record très satisfaisant qui représente une augmentation de 47% du nombre total de nouveaux patients enrôlés sous TAR en 2011. En effet, en 2008 et 2009, nous avons constaté une augmentation continue du nombre de nouveaux enrôlés, suivi d’un creux en 2010 (probablement à cause du séisme) et une remontée en 2011. Figure 9.- Représentation graphique du nombre de nouveaux enrôlés de 2008 à 2012. Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 11 février 2012. Situation des nouveaux enrôlés en Haïti en 2012. Les femmes (enceintes ou non), représentent 62,2% de la population de nouveaux enrôlés en 2012, soit 8542. Le sexe ratio est de 1,53 ; ce qui signifie qu’il y a environ 3 femmes pour 2 hommes à être enrôlées pour la 1 première fois en TAR. Le rapport préliminaire EMMUS V confirme cette tendance mais ceci n’explique pas seulement que l’enrôlement des femmes en ARV soit supérieur à celui des hommes. L’une des hypothèses serait que les femmes utilisent davantage les services. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 14 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Tableau 1. Répartition des nouveaux enrôlés de janvier 2012 à décembre 2012 selon le sexe et le statut de la femme. Mois Hommes Femmes Femmes enceintes Enfants Janvier 324 465 45 49 Février 316 488 52 50 906 Mars 479 627 59 55 1220 Avril 354 568 59 46 1027 Mai 417 546 95 66 1124 Juin 390 523 113 57 1083 Juillet 421 613 148 40 1222 Août 375 553 208 55 1191 Septembre 343 717 250 61 1371 Octobre 401 806 199 49 1455 Novembre 394 580 182 53 1209 Décembre 340 492 158 51 1041 4554 6978 1568 632 13732 total Total 883 Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 13 février 2012. Nouveaux enrôlés ARV entre janvier et décembre 2012 Figure 10. Distribution du nombre de nouveaux enrôlés sous TAR de janvier à décembre Haïti 2012. Représentation par un histogramme et un polygone de fréquence. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 15 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013
L’interprétation de cette courbe reste difficile a faire, il faudra attendre le e e 3 et surtout le 4 bulletin qui analyseront les tendances du premier et du deuxième trimestre de 2013. Situation des nouveaux enrôlés départements d’Haïti en 2012 au niveau des 10 Le département de l’Ouest contient le plus grand nombre de patients PVVIH nouvellement enrôlés sous TAR. Suivent en ordre décroissant les départements de l’Artibonite, du Nord, du Centre, etc. 4 sur 5 des nouveaux enrôlés résident dans les départements de l’Ouest, Artibonite, Nord et Sud. Les institutions de gestion en Suivi et Evaluation auraient intérêt à accorder une certaine priorité à ces départements en matière de contrôle de la qualité des données. Tableau 2. Distribution des nouveaux enrôlés en TAR selon le département. 2012. Population Fréq. 2012 Hom Fem FE Enf Total % Ouest Art Nord Sud Centre N-Ouest Sud Est 3845570 1648586 1018411 739565 712138 695502 603698 2241 527 592 253 209 222 98 3438 860 932 378 267 349 149 731 340 183 69 45 59 30 294 94 61 33 39 38 10 6704 1821 1768 733 560 668 287 48.8 13.3 12.9 5.3 4.1 4.8 2.1 48.8 62.1 75.0 80.3 84.4 89.2 91.3 G-Anse N-Est Nippes 446901 375966 326874 1041321 1 140 133 139 187 215 203 28 59 24 28 18 17 383 425 383 94.1 97.2 100.0 4 554 6978 1568 632 13732 2.8 3.1 2.8 100. 0 Dptment Total cumulée Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 13 février 2012 et IHSI, Population totale, Population des 18 ans et plus ménages et plus densités estimés en 2012. Nous notons la particularité du département de l’Ouest : un sur 2 nouveaux enrôlés en 2012 réside dans ce département. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 16 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Co-infection VIH TB L’infection à VIH est l’un des facteurs de risque les plus importants pour développer une tuberculose ; plus le compte de CD4 est faible, plus le risque de développer la tuberculose est grand. D’après le rapport 2010 de 1 l’OMS rapportant les données de 2009, le risque de développer une infection à Mycobactérium tuberculosis est augmentée d’un facteur 7 chez les sujet VIH+, en plus que la tuberculose peut être une des manifestations du syndrome de reconstitution immunitaire après la mise sous TAR du patient. Tableau 3. Distribution des nouveaux patients PVVIH diagnostiqués et traités pour TB en 2012. PVVIH nouvellement diagnostiqués pour TB PVVIH nouvellement places sous Rx anti TB Proportion de PVVIH places sous RX anti TB (%) Janvier 121 120 99 Février 184 140 76 Mars 209 178 85 Avril 218 133 61 Mai 233 188 81 Juin 185 175 95 Juillet 156 150 96 Août 168 151 90 Septembre 177 147 83 Octobre 331 252 76 Novembre 161 126 78 Décembre 141 104 74 Total 2284 1864 82 Mois Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 13 février 2012 Au cours de l’année 2012, 1.864 patients VIH (enrôlés en soins palliatifs et sous TAR) ont bénéficié d’un traitement anti TB, soit 82% des nouveaux 1 WHO. Report 2010, Global Tuberculosis control Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 17 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013
patients VIH diagnostiqués pour TB. L’atteinte des 100% n’a pu être observée à aucun moment au cours de l’année 2012. Elimination de la transmission Mère Enfant Le pourcentage de transmission du VIH de la mère à l’enfant en Haïti est de 8,6% en 2012, donc très élevé (source : www.mesi.ht). Depuis juin 2011, Haïti s’est engagée sur la voie des trois zéros et lors de la conférence de Washington 2012, tous les pays présents, y compris le nôtre, ont applaudi avec force ce nouveau leitmotiv de la Riposte mondiale: « une génération sans sida ». Dans le tableau suivant, les femmes enceintes VIH traitées représentent celles qui étaient déjà dans le programme et les nouvelles mises sous TAR. Tableau 4. Répartition des femmes enceintes VIH sous TAR, des enfants ayant bénéficié d’un test PCR, des enfants VIH+ de janvier à décembre 2012. Haïti 2012. Total FE VIH sous TAR Femmes VIH en soins et ARV devenues enceintes Enf testés par PCR ENF VIH+ Janvier 400 140 393 29 7.4 Février 409 147 336 37 11.0 Mars 457 179 364 39 10.7 Avril 424 142 487 34 7.0 Mai 449 175 309 22 7.1 Juin 480 166 276 27 9.8 Juillet 433 134 306 30 9.8 Aout Septembre 399 398 158 121 260 278 25 36 9.6 12.9 Octobre 414 139 285 22 7.7 Novembre 458 153 328 18 5.5 Décembre 325 111 257 13 5.1 Total 5046 1765 3879 332 8.6 Mois TME Au cours de l’année 2012, la proportion de femmes enceintes sous TAR qui étaient déjà dans le programme est restée la même que celle calculée pour la période de janvier à septembre 2012, soit 35%. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 18 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Femmes Enceintes VIH traitées au cours de la période janvier-septembre 2012 Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht février 2012. Figure 11. Répartition des femmes VIH sous TAR de janvier à décembre 2012 par un histogramme et un polygone de fréquence. Haïti 2012. Le nombre de femmes enceintes VIH sous TAR a diminué en décembre par rapport au mois de septembre 2012. Nous savons que le mois de décembre en Haïti est un mois de faible fréquentation dans tous les établissements de soins et que la plupart des patients attendent la fin de la période de fêtes de fin d’année pour renouer le contact avec le système de e soins. Nous vérifierons cette assertion dans le 3 bulletin qui analysera les données de janvier à mars 2013. Nous notons qu’il y a eu une augmentation en octobre et novembre qui est comparable à celle observée en février et mars 2012. Enfants diagnostiqués par PCR entre janvier et décembre 2012 Le nombre d’enfants diagnostiqués a diminué au cours du dernier mois de l’année. L’allure de la courbe de polygone de fréquence ressemble pour le dernier trimestre 2012 à celle des femmes VIH sous TAR. Il se pourrait que ça soit pour les mêmes causes évoquées dans le paragraphe précédent. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 19 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Figure 12. Répartition des enfants diagnostiqués par PCR de janvier à décembre 2012 par un histogramme et un polygone de fréquence. Haïti 2012. Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht février 2012. La proportion de transmission mère-enfant est élevée, soit une moyenne de 8,6% comme le démontre la figure ci-dessous. TME entre janvier et décembre 2012 Au mois de septembre, nous avons observé un pic supérieur à 12%. L’élimination de la transmission mère-enfant est un enjeu majeur de la Riposte nationale. Le plan national suivi évaluation 2012 – 2015 fixe à 1% la cible à atteindre en 2015. Les recommandations de l’American Academy 2 of Pediatrics pour les pays du Nord, peuvent être adaptées au contexte haïtien à un moment où le guide pédiatrique en matière de VIH est en train d’être révisé. 2
Pediatrics (Official Journal of the American Academy of Pediatrics). Infant Feedind and Transmission of Human Immunodeficiency Virus in the United States. Pediatrics, originally published online January, 28, 2013; DOI: 10.1542/peds 2012-3543. http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2013/01/23/peds.2012-3543 Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 20 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Article 3. Surveillance active de la femme enceinte séropositive La transmission verticale du VIH/SIDA de la mère à l’enfant est à l’origine de la majorité des infections à VIH chez les enfants de moins de 15 ans. Femmes Enceintes pilote 1 (NASTAD) séropositives sous surveillance Phase Source : MESI, connexion 01/02/2013 Le graphe ci-dessus présente le nombre de 546 femmes enceintes séropositives sous surveillance d’Octobre 2012 à nos jours. De ce nombre, on retrouve 405 femmes enceintes qui sont enrôlées au service de PTME et 50 ayant refusé l’enrôlement. Certains obstacles rencontrés lors de la phase pilote 1 (91 fiches non remplies) sont inhérents aux problèmes de connexion internet ou de disponibilité de matériels informatiques. Suivi des FE séropositives phase pilote1 (NASTAD) Source : MESI, connexion 01/02/2013 Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 21 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Ce tableau présente 83 femmes enceintes séropositives suivies en période d’accouchement (4 semaines avant <DPA<2 semaines après). 127 nouveaux nés de mères exposées sont en suivi jusqu’à la réalisation de leur test de PCR. 166 femmes ayant accouché ou n’étant plus enceintes (cas d’avortements spontanés ou provoqués) sont enrôlées au niveau du programme d’ARV de ces 20 sites et reçoivent un suivi et un traitement appropriés. Les données sont postées le plus souvent en temps réel et c’est ce qui explique qu’elles peuvent varier d’une semaine à une autre, ainsi les tableaux qui vont suivre démontrent cette évolution: Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive depuis le lancement de la phase pilote 1. Source : MESI, connexion 01/02/2013 Ce graphe compare le nombre de femmes enceintes sous surveillance du er début de la phase pilote 1(1 Octobre 2012 au 19 Janvier 2013). On observe une augmentation du nombre de femmes sur surveillance entre ces deux périodes. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 22 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive au niveau du suivi depuis le lancement de la phase pilote 1 Source : MESI, connexion 01/02/2013 Ce graphe met en relief le suivi en période d’accouchement, le suivi er pédiatrique et le suivi de l‘enrôlement des femmes enceintes du 1 Octobre 2012 au 19 Janvier 2013 et d’octobre 2012 à nos jours. On remarque une légère diminution du suivi en période d’accouchement entre ces deux périodes et une augmentation du suivi pédiatrique et du suivi enrôlement. Malgré certains problèmes d’infrastructures, de ressources matérielles et humaines, les résultats de la phase pilote 1 ont démontré qu’avec l’étroite collaboration entre les niveaux institutionnel, départemental, central et entre différents partenaires, l’ETME est réalisable. « Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm Estigmatizasyon » Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 23 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013
Article 4. Cibles des indicateurs nationaux en lien avec le bulletin épidémiologique VIH/sida en Haïti Au dernier trimestre de 2012, deux documents stratégiques majeurs VIH/sida ont été élaborés par le MSPP et validés par les partenaires du PNLS. Ce sont : le Plan Stratégique National Multisectoriel 2008-2012 réaménagé avec extension à 2015 et le Plan Suivi et Evaluation National 2012-2015 du PNLS. Ils constituent La Stratégie de la Riposte nationale face au VIH. La mise en œuvre de cette Stratégie sera à la fois délibérée et émergente (Minztberg, 1995)3. 44 indicateurs sont retenus dans le cadre de performance du Plan Stratégique National Multisectoriel 2008-2012 réaménagé avec extension à 2015. 3 indicateurs d’impact feront l’objet d’articles réguliers ou d’analyses spécifiques dans notre bulletin. Ce sont : 1. Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans infectés par le VIH ; 2. Pourcentage de nourrissons nés de mères séropositives qui sont infectés par le VIH au cours des 12 derniers mois ; 3. Taux de mortalité liée au sida. Le bulletin épidémiologique VIH en Haïti s’intéresse également à 3 des indicateurs de résultats intermédiaires de La Stratégie. Ce sont : 4. Pourcentage de patients encore en vie 12 mois après l’initiation du traitement ; 5. Pourcentage de femmes enceintes séropositives à qui l’on a administré des antirétroviraux pour réduire le risque de transmission mèreenfant ; 6. Nombre et pourcentage d’adultes et d’enfants au stade avancé de l’infection au VIH ayant reçu un traitement antirétroviral par sexe et par groupe d’âge. Pour les indicateurs de résultats immédiats, le bulletin en a retenu deux. Ce sont : 7. Nombre d’institutions assurant la surveillance épidémiologique ; 8. Nombre de bulletins épidémiologiques produits et diffusés. 3 Mintzberg, H., Ahlstrand, B., Lampel. J. (1999). Safari en pays stratégie. L’exploration des grands courants de la pensée stratégique. Éditions village Mondial, Paris. Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 24 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Le tableau ci-dessous présente les cibles à atteindre par année pour la période 2013 à 2015. Indicateurs 1. Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans infectés par le VIH 2. Pourcentage de nourrissons nés de mères séropositives qui sont infectés par le VIH au cours des 12 derniers mois 3. Taux de mortalité liée au sida 4. Pourcentage de patients encore en vie 12 mois après l’initiation du traitement 5. Pourcentage de femmes enceintes séropositives à qui l’on a administré des antirétroviraux pour réduire le risque de transmission mèreenfant 6. Nombre et pourcentage d’adultes et d’enfants au stade avancé de l’infection au VIH ayant reçu un traitement antirétroviral par sexe et par groupe d’âge 7. Nombre d’institutions assurant la surveillance épidémiologique 8. Nombre de bulletins épidémiologiques produits et diffusés Données de base Cibles valeur année source 2013 2014 2015 Fréq. de collecte Méthode de collecte 0,6% 2008 EMMUS IV,2006 0,55% 0,50% 0,40% Annuel Système de surveillance du VIH Annuel Spectrum ou autre modélisation statistique fondée sur la couverture programmatique et les études Annuel Spectrum ou enquête réalisée auprès des ménages 85% Annuel Registre de TAR et formulaire d'analyse relative aux cohortes Suivi du programme à partir des rapports des sites PTME 2011 Rapport UNGASS 2012 10% 7% 2% 2010 Spectrum , estimatio ns et projectio ns mises à jour en 2012 50,00 /1000 00 40,00 /1000 00 30,00 /100000 2012 Rapport UNGASS 2012 77,5% 2011 MSPP/PN LS 80,0% 85,0% 95,0% Périodiq ue, Annuel 34927 / 58,5% 2011 Rapport UNGASS 2012 44000 54000 61400 / 85,0% Périodiq ue, Annuel Rapports de programme 165 2011 Rapport UNGASS 2012 200 225 250 Périodique, Annuel Rapports de programme 13 25 37 Périodique, Annuel Rapports de programme 14% 58,24/ 10000 0 78,4% 1 80% 82%
Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 25 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Les indicateurs 7 et 8 sont cumulatifs. La base de données de surveillance (HASS), gérée par NASTAD et mise en œuvre en collaboration avec des partenaires sous l’égide du MSPP/PNLS fourni des données pour l’analyse des 3 premiers indicateurs. Les autres, ceux qui ont rapport avec le traitement antirétroviral, seront étudiés à partir des rapports de MESI et des analyses de cohorte effectuées sur les bases EMR (i-santé, GHESKIO et PIH). « Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm Estigmatizasyon » Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 26 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Nouvelles en Bref  Le rapport préliminaire de la cinquième enquête morbidité, mortalité utilisation des services « EMMUS » est disponible. La séroprévalence est autour de 2.2. Les femmes sont plus touchées que les hommes 2.7% contre 1.7% ème  Le rapport préliminaire de la 7 enquête sérosentinelle chez les femmes enceintes est aussi disponible. La séroprévalence dans les sites sélectionnés est de 2.4%. Ce résultat est à peu près similaire à l’EMMUS.  Le guide national pédiatrique VIH/Sida est finalisé et sera disponible au cours du mois de mars. ème ième  Un régime de 3 ligne pour les patients de 2 ligne en échec thérapeutique sera disponible au cours du mois de mars.  Les patients sous ARV dans 4 institutions du département de l’Ouest : HUEH, MIJ, Grace the Children, Bernard MEVS bénéficieront d’un contrôle de la charge virale d’ici le mois d’avril prochain. « Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm Estigmatizasyon » ************************ Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 27 [Bulletin Epidémiologique] Février 2013 Actualité Le carnaval 2013 au Cap-Haïtien a mis en évidence la nécessité de mener des actions fortes de prévention et a aussi interpellé les responsables du PNLS/MSPP afin de trouver des stratégies innovantes permettant aux jeunes et aux groupes à risque d’adopter des comportements sécuritaires pour se protéger contre le VIH/SIDA. « Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm Estigmatizasyon » Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA 28

Comment citer

Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS); Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), Bulletin de Surveillance Épidémiologique VIH/Sida numéro 2, février 2013, https://mspp.gouv.ht/publications

Titulaire des droits
Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP)