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Février 2013
[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Comité de rédaction du Bulletin
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
Mme Nirva DUVAL, MSPP/PNLS
M. Emmanuel PIERRE, MSPP/PNLS
Dr Gracia DESFORGES, MSPP/PNLS
Dr Barbara ROUSSEL, NASTAD
Dr Edna PIERRE, NASTAD
Dr Nadjy JOSEPH, NASTAD
Dr Marc-Aurèle TELFORT, UGP/MSPP/PEPFAR
Conception et mise en forme
Mme Rose Dyna Georgie A. BOULAY, MSPP/PNLS
Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA
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Sommaire
Liste des acronymes……………………………………………………………………………………………4
Editorial………………………………………………………………………………………………………………5
Article 1. Notification des cas de VIH……………………………………………………………..….7
La Notification des cas VIH en 2012 par rapports aux 5 années précédentes…………….……….8
L’importance de la notification des cas VIH…………………………………………..…………….………………9
Caractéristiques démographiques des personnes diagnostiquées VIH+ en 2012......……....10
Les modes probables de transmission parmi les cas incidents de VIH pour 2012……………….12
Article 2. Traitement antirétroviral……………………………………………………………………14
Etat de l’évolution des nouveaux enrôlés des 2008 à 2012………………………………………..……...14
Situation des nouveaux enrôlés en 2012………………..………………………………………………………….14
Situation des nouveaux enrôlés au niveau des 10 départements d’Haïti en 2012……………..16
Co-infection VIH TB…………………………………………………………………………………………………………...17
Elimination de la transmission Mère Enfant……………………………………………………………………...18
Article 3. Surveillance active de la femme enceinte séropositive……………………...21
Femmes Enceintes séropositives sous surveillance Phase pilote 1 (NASTAD)……………………21
Suivi des FE séropositives Phase pilote 1 (NASTAD).…………………………………………………….….…21
Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive depuis le lancement de
la phase pilote 1…………………………………………………………………………………………………………………23
Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive au niveau du suivi depuis
le lancement de la phase pilote 1………………………………………………………………………………….…..23
Article 4. Cibles
des indicateurs nationaux en lien avec le bulletin
épidémiologique VIH/sida en Haïti……………………………………………………………………24
Nouvelles en bref……………………………………………………………………………………………..27
Actualité……………………………………………………………………………………………………………28
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Liste des acronymes
CDC
: Center Desease Control and Prevention
HARSAH
: Homme Ayant des Rapports Sexuels Avec d’Autres Hommes
ETME
: Elimination de la Transmission de la Mère à l’Enfant
IST
: Infections sexuellement Transmissibles
OMS
: Organisation Mondiale de la Santé
PTME
: Prévention de la Transmission de la Mère à l’Enfant
PNLS
: Programme National de Lutte contre le Sida
PVVIH
: Personne Vivant avec le VIH/Sida
TAR
: Traitement Antirétroviral
TS
: Travailleur (se) de Sexe
MESI
: Monitoring Evaluation and Surveillance Interface
NASTAD
: National Alliance of State and Territorial AIDS Directors (Alliance
National des
Directeurs du Programme Sida au niveau des
Etats et des territoires)
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Chers lecteurs,
Le comité de rédaction du bulletin a tenu sa promesse ! En ce début
d’année, en dépit de nombreuses activités de planification et de
coordination, tous les membres du comité ont pu trouver l’énergie
nécessaire à s’investir dans la production du deuxième numéro du bulletin
épidémiologique du VIH. Qu’ils en soient remerciés !
Si nous faisons une rétrospection, trois études majeures ont été réalisées
en 2012 : L’enquête sérocomportementale intéressant les TS et les
HARSAH, l’enquête mortalité, morbidité et utilisation de services (EMMUS
V) et l’enquête sérosentinelle chez les femmes enceintes. L’enquête sur les
TS et les HARSAH a été réalisée par PSI et a révélé un taux de prévalence
chez les TS de 8,4% et chez les HARSAH de 18,1%. Les résultats de
L’EMMUS V conduite par IHE /MEASURE DSH et ICF International
démontrent que la prévalence globale du VIH n’a pas changé, elle reste à
2,2%. Néanmoins des variations sont observées entre les sexes. La
prévalence est plus élevée chez les femmes (2,7%) que chez les hommes
(1,7%). Elle a augmenté chez les femmes, car elle était en 2006 à 2,3% et a
diminué chez les hommes en passant en 2006 de 2,0% à 1, 7% en 2012.
EMMUS V indique que ces différences ne sont pas statistiquement
significatives. L’enquête sérosentinelle chez les femmes enceintes menée
par NASTAD n’est pas encore terminée et nous espérons que les résultats
préliminaires seront présentés d’ici le deuxième trimestre de 2013.
Ces études nous prouvent que nous avons en Haïti une épidémie
vieillissante à la fois généralisée et concentrée. Les résultats doivent être
utilisés par tous pour l’élaboration de leurs plans, en particulier leur plan
opérationnel 2013.
Des informations importantes sont fournies sur la notification de cas, le
traitement antirétroviral et l’ETME. Nous profitons de l’opportunité pour
rappeler à toutes les organisations de gestion en suivi et évaluation,
l’importance de la promptitude de la transmission des données à la base
de données de surveillance. Le délai mensuel doit être respecté. Nous
demandons aux organisations prestataires de soins et de services de faire
un effort pour le rattrapage et d’inscrire ensuite la transmission de
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données comme une activité routinière qui doit être exécutée
mensuellement.
Ce numéro contient deux autres articles, un sur le projet de suivi de la
femme enceinte séropositive et l’autre sur les cibles des indicateurs du
plan national suivi et évaluation 2012-2015 en lien avec le bulletin de
surveillance épidémiologique. La coordination technique du PNLS accorde
une importance à ce projet car elle le considère comme un maillon fort du
processus qui doit nous conduire à moins de 1% du taux de TME. Le second
indique les indicateurs du plan national suivi et évaluation concernés par le
bulletin et dont nous attendons une analyse régulière sur le niveau de
performance atteint.
La tâche est immense. Il nous faut de la détermination et de l’engagement
pour surmonter les obstacles afin d’obtenir des résultats qui répondent
aux attentes des PVVIH et de la population toute entière. En ce début
d’année 2013, tous les acteurs de la Riposte nationale contre le VIH
peuvent compter sur un soutien renforcé de la coordination technique du
PNLS.
Pour terminer, nous souhaitons que chaque haïtienne et haïtien accèdent
à des services de santé de qualité en VIH/sida quels que soient sa zone de
résidence, ses croyances, son genre ou son niveau de vie, en cette année
2013.
Bonne lecture,
Dr Joëlle Deas Van Onacker
Coordonatrice
« Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm Estigmatizasyon »
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Article 1. Notification des cas VIH en 2012
La surveillance active de l’infection au VIH constitue un aspect important
dans le contrôle de l’épidémie. Elle fournit en effet les éléments
nécessaires à une planification stratégique des différentes interventions.
Ainsi le renforcement du système de Surveillance nationale du VIH en Haïti
permet depuis plus d’une dizaine d’années de collecter des données à
travers la notification de cas VIH permettant de suivre l’évolution de
l’épidémie. Pour l’année 2012, des données relatives au nombre de
nouveaux cas de VIH, aux caractéristiques démographiques des
populations infectées et aux modes probables de transmission ont pu être
collectées et analysées. L’amélioration continue du système de notification
de cas VIH permettra l’accès à des données complètes, exactes et
promptes pouvant contribuer à la Riposte.
Nombre de cas VIH notifiés au cours des 10 dernières années
Figure 1: cas incidents de VIH notifiés et rapportés dans la base nationale de Surveillance de 2003 à 2012.
Le graphe ci-dessus montre les cas VIH rapportés à la base nationale de
2003 à 2012. Nous observons une augmentation linéaire de 2003 à 2008
du nombre de cas rapportés à la base nationale (période d’implantation du
système de notification du VIH à travers le pays), suivi d’un pic en 2009 qui
marque le lancement national de la notification du VIH.
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Au cours de l’année 2010 une baisse du nombre de cas rapportés, suivi
d’une augmentation en 2011 n’atteignant pas toutefois le nombre de cas
rapportés en 2009, a été retrouvé.
Nous remarquons également une légère baisse dans le nombre de cas
rapportés pour l’année 2012, qui est du au fait que certaines données
manquent.
La notification des cas VIH en 2012 par rapport aux 5 années
précédentes
Les données recueillies jusqu’en novembre de l’année 2012 permettent de
constater une diminution du nombre de cas notifiés en 2012 par rapport à
la médiane sur 5 ans à
l’échelle nationale (graphe
ci-contre). Mais cette
baisse rapportée n’est pas
uniforme sur tout le
territoire. En effet, nous
remarquons qu’au niveau
des départements de
l’Artibonite et du NordEst, le nombre de cas est
légèrement supérieur à la
médiane.
A noter sur la figure la Figure 2: cas incidents de VIH pour 2012 par rapport à la
médiane sur 5 ans.
présence de la variable
« INC » qui se réfère au
nombre de cas pour lequel
on ne trouve pas de
renseignement sur le département de résidence de la personne
diagnostiquée VIH positif. Ceci souligne l’importance de veiller à
l’amélioration continue de la qualité des données.
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L’importance de la notification des cas VIH
Les données agrégées rapportées sur la base MESI permettent d’évaluer
l’ampleur de l’épidémie. Cependant, seule la notification des cas peut
renseigner sur les caractéristiques des personnes infectées et guider les
activités de prévention. Le graphe ci-dessous met en relief la différence
entre les cas rapportés et les cas notifiés sur MESI en 2012 et le nombre de
cas retrouvés dans la base avant et après déduplication. Deux cas sur trois
sont notifiés (soit 66.4 %) sur MESI. Cependant cette proportion est plus
élevée au niveau de la base nationale du à l’apport des trois EMR
alimentant le système.
Figure 3 : Différence entre les cas rapportés et les cas notifiés sur MESI pour 2012.
Cascade des évènements sentinelles des cas VIH notifiés en
2012
Au cours de l’année 2012, un total de 28114 nouveaux cas VIH a été
rapporté à la base nationale de surveillance. 6930, soit 24.6% ont bénéficié
d’un test CD4; 3903 (13.8%) ont reçu une prescription d’ARV ; 761 (2.7%)
étaient au stade sida au moment du diagnostic ; et 95 (0.03%)
diagnostiquées sont rapportées décédées. Il est intéressant de noter le
faible taux de personnes diagnostiquées au stade sida, ce qui pourrait
signifier que le dépistage se fait de façon plus précoce. A signaler
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également le faible pourcentage de décès pour cette cohorte qui pourrait
avoir deux interprétations :
1.
La Mortalité est très faible parmi les nouveaux cas VIH pour 2012
2.
Les cas de décès sont sous-rapportés
Il faut également noter qu’un test CD4 a été rapporté pour moins d’un
tiers de cas VIH.
Figure 4: cascade des évènements sentinelles de l’infection au VIH.
Caractéristiques démographiques des personnes diagnostiquées
VIH+ en 2012
Distribution des cas incidents de VIH par groupe d’âge pour l’année 2012
Le graphe qui suit, montre que l’infection au VIH est plus élevé dans le
groupe d’âge des 30-39 ans, suivi des 20-29 ans puis des 40-49 ans. Il faut
également noter le nombre important de cas retrouvés dans le groupe
pédiatrique 0-15 ans à un moment où l’emphase est mise sur l’eTME. Sur
cette figure, on observe un nombre significatif de cas pour lequel l’âge n’a
pas été documenté.
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Figure 5: Répartition des cas VIH pour 2012 par groupe d’âge.
Distribution des cas incidents par sexe pour l’année 2012
Depuis quelque temps, on parle de la tendance vers la féminisation de
l’épidémie du VIH en Haïti. En effet les résultats de l’enquête EMMUS V
rapportent une prévalence du VIH à 2.7% pour les femmes et à 1.7% pour
les hommes. Les données de l’année 2012, comme pour les années
précédentes, montrent une plus forte proportion de femmes dans la
population de personnes infectées par le VIH. Le graphe ci-contre montre
que 62% des cas de VIH diagnostiqués en 2012 sont des femmes. De cette
proportion 13,7% sont enceintes et représente 8% de la population VIH
positive.
Ces proportions élevées soulignent l’importance de renforcer les
programmes de planification familiale et de la PTME.
Figure 6 : Répartition des cas VIH par sexe pour 2012
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Distribution des nouveaux cas de VIH par groupe d’âge et par
sexe
Une répartition des cas
VIH pour l’année 2012
montre qu’entre 15 et 39
ans la population de
femmes VIH positives est
plus importante que celle
des hommes avec un ratio
d’environ deux femmes
pour un homme ;
contrairement aux autres Figure 7 : Répartition des cas VIH par groupe d’âge et par sexe pour 2012
groupes ou l’écart est moins significatif.
Répartition des facteurs de risque et des modes probables de
transmission parmi les nouveaux cas de VIH pour 2012.
Les modes probables de transmission dans la notification des cas VIH,
constituent un moyen d’identifier dans la population des personnes
diagnostiquées, certains comportements et pratiques plus courants
pouvant contribuer à la conception et la mise en œuvre de programmes de
prévention. Le graphe ci-dessous présente quatre facteurs de risque :
rapports sexuels avec un/e travailleur (se) de sexe, rapports sexuels avec
une personne dont le statut VIH positif est connu, rapports sexuel sans
condom et rapports sexuels anaux. Considérant la proportion des
personnes ayant répondu « oui » à ces quatre facteurs, les rapports
sexuels sans condoms est le facteur de risque prédominant pour les
nouveaux cas VIH+ de 2012. Parmi les catégories de réponses, il faut
signaler le taux de « non réponse » qui varie entre 30% et 70% au sein de
cette population.
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Figure 8 : taux et catégories de réponses rapportées par facteurs de risque parmi les cas VIH pour 2012.
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Article 2. Traitement Antirétroviral
Rappelons que le TAR représente les combinaisons de médicaments
puissants contre le VIH qui améliorent considérablement la santé des
PVVIH qui en bénéficient. Ces personnes peuvent connaitre une espérance
de vie quasi normale à condition qu’elles suivent leur traitement.
Evolution des nouveaux enrôlés des 2008 à 2012
13.732 nouveaux patients VIH ont été enrôlés sous TAR en 2012. C’est un
record très satisfaisant qui représente une augmentation de 47% du
nombre total de nouveaux patients enrôlés sous TAR en 2011. En effet, en
2008 et 2009, nous avons
constaté
une
augmentation continue
du nombre de nouveaux
enrôlés, suivi d’un creux
en 2010 (probablement à
cause du séisme) et une
remontée en 2011.
Figure 9.- Représentation graphique du nombre de nouveaux
enrôlés de 2008 à 2012.
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 11 février 2012.
Situation des nouveaux enrôlés en Haïti en 2012.
Les femmes (enceintes ou non), représentent 62,2% de la population de
nouveaux enrôlés en 2012, soit 8542. Le sexe ratio est de 1,53 ; ce qui
signifie qu’il y a environ 3 femmes pour 2 hommes à être enrôlées pour la
1
première fois en TAR. Le rapport préliminaire EMMUS V confirme cette
tendance mais ceci n’explique pas seulement que l’enrôlement des
femmes en ARV soit supérieur à celui des hommes. L’une des hypothèses
serait que les femmes utilisent davantage les services.
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Tableau 1. Répartition des nouveaux enrôlés de janvier 2012 à décembre 2012
selon le sexe et le statut de la femme.
Mois
Hommes
Femmes
Femmes
enceintes
Enfants
Janvier
324
465
45
49
Février
316
488
52
50
906
Mars
479
627
59
55
1220
Avril
354
568
59
46
1027
Mai
417
546
95
66
1124
Juin
390
523
113
57
1083
Juillet
421
613
148
40
1222
Août
375
553
208
55
1191
Septembre
343
717
250
61
1371
Octobre
401
806
199
49
1455
Novembre
394
580
182
53
1209
Décembre
340
492
158
51
1041
4554
6978
1568
632
13732
total
Total
883
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 13 février 2012.
Nouveaux enrôlés ARV entre janvier et décembre 2012
Figure 10. Distribution du nombre de nouveaux enrôlés sous TAR de janvier à décembre Haïti 2012.
Représentation par un histogramme et un polygone de fréquence.
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L’interprétation de cette courbe reste difficile a faire, il faudra attendre le
e
e
3 et surtout le 4 bulletin qui analyseront les tendances du premier et du
deuxième trimestre de 2013.
Situation des nouveaux enrôlés
départements d’Haïti en 2012
au
niveau
des
10
Le département de l’Ouest contient le plus grand nombre de patients
PVVIH nouvellement enrôlés sous TAR. Suivent en ordre décroissant les
départements de l’Artibonite, du Nord, du Centre, etc. 4 sur 5 des
nouveaux enrôlés résident dans les départements de l’Ouest, Artibonite,
Nord et Sud. Les institutions de gestion en Suivi et Evaluation auraient
intérêt à accorder une certaine priorité à ces départements en matière de
contrôle de la qualité des données.
Tableau 2. Distribution des nouveaux enrôlés en TAR selon le département. 2012.
Population
Fréq.
2012
Hom
Fem
FE
Enf
Total
%
Ouest
Art
Nord
Sud
Centre
N-Ouest
Sud Est
3845570
1648586
1018411
739565
712138
695502
603698
2241
527
592
253
209
222
98
3438
860
932
378
267
349
149
731
340
183
69
45
59
30
294
94
61
33
39
38
10
6704
1821
1768
733
560
668
287
48.8
13.3
12.9
5.3
4.1
4.8
2.1
48.8
62.1
75.0
80.3
84.4
89.2
91.3
G-Anse
N-Est
Nippes
446901
375966
326874
1041321
1
140
133
139
187
215
203
28
59
24
28
18
17
383
425
383
94.1
97.2
100.0
4 554
6978
1568
632
13732
2.8
3.1
2.8
100.
0
Dptment
Total
cumulée
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 13 février 2012 et IHSI, Population totale, Population des 18 ans et
plus ménages et plus densités estimés en 2012.
Nous notons la particularité du département de l’Ouest : un sur 2
nouveaux enrôlés en 2012 réside dans ce département.
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Co-infection VIH TB
L’infection à VIH est l’un des facteurs de risque les plus importants pour
développer une tuberculose ; plus le compte de CD4 est faible, plus le
risque de développer la tuberculose est grand. D’après le rapport 2010 de
1
l’OMS rapportant les données de 2009, le risque de développer une
infection à Mycobactérium tuberculosis est augmentée d’un facteur 7 chez
les sujet VIH+, en plus que la tuberculose peut être une des manifestations
du syndrome de reconstitution immunitaire après la mise sous TAR du
patient.
Tableau 3. Distribution des nouveaux patients PVVIH diagnostiqués et traités
pour TB en 2012.
PVVIH
nouvellement
diagnostiqués
pour TB
PVVIH
nouvellement
places sous
Rx anti TB
Proportion de PVVIH
places sous RX
anti TB (%)
Janvier
121
120
99
Février
184
140
76
Mars
209
178
85
Avril
218
133
61
Mai
233
188
81
Juin
185
175
95
Juillet
156
150
96
Août
168
151
90
Septembre
177
147
83
Octobre
331
252
76
Novembre
161
126
78
Décembre
141
104
74
Total
2284
1864
82
Mois
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht 13 février 2012
Au cours de l’année 2012, 1.864 patients VIH (enrôlés en soins palliatifs et
sous TAR) ont bénéficié d’un traitement anti TB, soit 82% des nouveaux
1
WHO. Report 2010, Global Tuberculosis control
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patients VIH diagnostiqués pour TB. L’atteinte des 100% n’a pu être
observée à aucun moment au cours de l’année 2012.
Elimination de la transmission Mère Enfant
Le pourcentage de transmission du VIH de la mère à l’enfant en Haïti est de
8,6% en 2012, donc très élevé (source : www.mesi.ht). Depuis juin 2011,
Haïti s’est engagée sur la voie des trois zéros et lors de la conférence de
Washington 2012, tous les pays présents, y compris le nôtre, ont applaudi
avec force ce nouveau leitmotiv de la Riposte mondiale: « une génération
sans sida ».
Dans le tableau suivant, les femmes enceintes VIH traitées représentent
celles qui étaient déjà dans le programme et les nouvelles mises sous TAR.
Tableau 4. Répartition des femmes enceintes VIH sous TAR, des enfants ayant
bénéficié d’un test PCR, des enfants VIH+ de janvier à décembre 2012. Haïti 2012.
Total FE
VIH sous
TAR
Femmes VIH
en soins et
ARV devenues
enceintes
Enf testés
par PCR
ENF
VIH+
Janvier
400
140
393
29
7.4
Février
409
147
336
37
11.0
Mars
457
179
364
39
10.7
Avril
424
142
487
34
7.0
Mai
449
175
309
22
7.1
Juin
480
166
276
27
9.8
Juillet
433
134
306
30
9.8
Aout
Septembre
399
398
158
121
260
278
25
36
9.6
12.9
Octobre
414
139
285
22
7.7
Novembre
458
153
328
18
5.5
Décembre
325
111
257
13
5.1
Total
5046
1765
3879
332
8.6
Mois
TME
Au cours de l’année 2012, la proportion de femmes enceintes sous TAR qui
étaient déjà dans le programme est restée la même que celle calculée pour
la période de janvier à septembre 2012, soit 35%.
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Femmes Enceintes VIH traitées au cours de la période janvier-septembre 2012
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht février 2012.
Figure 11. Répartition des femmes VIH sous TAR de janvier à décembre 2012 par un histogramme et un
polygone de fréquence. Haïti 2012.
Le nombre de femmes enceintes VIH sous TAR a diminué en décembre par
rapport au mois de septembre 2012. Nous savons que le mois de
décembre en Haïti est un mois de faible fréquentation dans tous les
établissements de soins et que la plupart des patients attendent la fin de la
période de fêtes de fin d’année pour renouer le contact avec le système de
e
soins. Nous vérifierons cette assertion dans le 3 bulletin qui analysera les
données de janvier à mars 2013. Nous notons qu’il y a eu une
augmentation en octobre et novembre qui est comparable à celle
observée en février et mars 2012.
Enfants diagnostiqués par PCR entre janvier et décembre 2012
Le nombre d’enfants diagnostiqués a diminué au cours du dernier mois de
l’année. L’allure de la courbe de polygone de fréquence ressemble pour le
dernier trimestre 2012 à celle des femmes VIH sous TAR. Il se pourrait que
ça soit pour les mêmes causes évoquées dans le paragraphe précédent.
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19
[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Figure 12. Répartition des enfants diagnostiqués par PCR de janvier à décembre 2012 par un
histogramme et un polygone de fréquence. Haïti 2012.
Source : MSPP/PNLS, www.mesi.ht février 2012.
La proportion de transmission mère-enfant est élevée, soit une moyenne
de 8,6% comme le démontre la figure ci-dessous.
TME entre janvier et décembre 2012
Au mois de septembre, nous avons observé un pic supérieur à 12%.
L’élimination de la transmission mère-enfant est un enjeu majeur de la
Riposte nationale. Le plan national suivi évaluation 2012 – 2015 fixe à 1%
la cible à atteindre en 2015. Les recommandations de l’American Academy
2
of Pediatrics pour les pays du Nord, peuvent être adaptées au contexte
haïtien à un moment où le guide pédiatrique en matière de VIH est en train
d’être révisé.
2
Pediatrics (Official Journal of the American Academy of Pediatrics). Infant Feedind and
Transmission of Human Immunodeficiency Virus in the United States. Pediatrics, originally
published online January, 28, 2013; DOI: 10.1542/peds 2012-3543.
http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2013/01/23/peds.2012-3543
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[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Article 3. Surveillance active de la femme enceinte séropositive
La transmission verticale du VIH/SIDA de la mère à l’enfant est à l’origine
de la majorité des infections à VIH chez les enfants de moins de 15 ans.
Femmes Enceintes
pilote 1 (NASTAD)
séropositives sous surveillance Phase
Source : MESI, connexion 01/02/2013
Le graphe ci-dessus présente le nombre de 546 femmes enceintes
séropositives sous surveillance d’Octobre 2012 à nos jours. De ce nombre,
on retrouve 405 femmes enceintes qui sont enrôlées au service de PTME
et 50 ayant refusé l’enrôlement.
Certains obstacles rencontrés lors de la phase pilote 1 (91 fiches non
remplies) sont inhérents aux problèmes de connexion internet ou de
disponibilité de matériels informatiques.
Suivi des FE séropositives phase pilote1 (NASTAD)
Source : MESI, connexion 01/02/2013
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21
[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Ce tableau présente 83 femmes enceintes séropositives suivies en période
d’accouchement (4 semaines avant <DPA<2 semaines après). 127
nouveaux nés de mères exposées sont en suivi jusqu’à la réalisation de leur
test de PCR. 166 femmes ayant accouché ou n’étant plus enceintes (cas
d’avortements spontanés ou provoqués) sont enrôlées au niveau du
programme d’ARV de ces 20 sites et reçoivent un suivi et un traitement
appropriés.
Les données sont postées le plus souvent en temps réel et c’est ce qui
explique qu’elles peuvent varier d’une semaine à une autre, ainsi les
tableaux qui vont suivre démontrent cette évolution:
Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive
depuis le lancement de la phase pilote 1.
Source : MESI, connexion 01/02/2013
Ce graphe compare le nombre de femmes enceintes sous surveillance du
er
début de la phase pilote 1(1 Octobre 2012 au 19 Janvier 2013). On
observe une augmentation du nombre de femmes sur surveillance entre
ces deux périodes.
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[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Progrès de la surveillance active de la femme enceinte séropositive au
niveau du suivi depuis le lancement de la phase pilote 1
Source : MESI, connexion 01/02/2013
Ce graphe met en relief le suivi en période d’accouchement, le suivi
er
pédiatrique et le suivi de l‘enrôlement des femmes enceintes du 1
Octobre 2012 au 19 Janvier 2013 et d’octobre 2012 à nos jours. On
remarque une légère diminution du suivi en période d’accouchement
entre ces deux périodes et une augmentation du suivi pédiatrique et du
suivi enrôlement.
Malgré certains problèmes d’infrastructures, de ressources matérielles et
humaines, les résultats de la phase pilote 1 ont démontré qu’avec l’étroite
collaboration entre les niveaux institutionnel, départemental, central et
entre différents partenaires, l’ETME est réalisable.
« Ansanm, n’ap kolabore pou konbat SIDA ak tout fòm
Estigmatizasyon »
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23
[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Article 4. Cibles des indicateurs nationaux en lien avec le bulletin
épidémiologique VIH/sida en Haïti
Au dernier trimestre de 2012, deux documents stratégiques majeurs VIH/sida
ont été élaborés par le MSPP et validés par les partenaires du PNLS. Ce sont : le
Plan Stratégique National Multisectoriel 2008-2012 réaménagé avec extension
à 2015 et le Plan Suivi et Evaluation National 2012-2015 du PNLS. Ils
constituent La Stratégie de la Riposte nationale face au VIH. La mise en œuvre
de cette Stratégie sera à la fois délibérée et émergente (Minztberg, 1995)3.
44 indicateurs sont retenus dans le cadre de performance du Plan Stratégique
National Multisectoriel 2008-2012 réaménagé avec extension à 2015.
3 indicateurs d’impact feront l’objet d’articles réguliers ou d’analyses
spécifiques dans notre bulletin. Ce sont :
1. Pourcentage de jeunes femmes et de jeunes hommes âgés de 15 à 24
ans infectés par le VIH ;
2. Pourcentage de nourrissons nés de mères séropositives qui sont
infectés par le VIH au cours des 12 derniers mois ;
3. Taux de mortalité liée au sida.
Le bulletin épidémiologique VIH en Haïti s’intéresse également à 3 des
indicateurs de résultats intermédiaires de La Stratégie. Ce sont :
4. Pourcentage de patients encore en vie 12 mois après l’initiation du
traitement ;
5. Pourcentage de femmes enceintes séropositives à qui l’on a administré
des antirétroviraux pour réduire le risque de transmission mèreenfant ;
6. Nombre et pourcentage d’adultes et d’enfants au stade avancé de
l’infection au VIH ayant reçu un traitement antirétroviral par sexe et
par groupe d’âge.
Pour les indicateurs de résultats immédiats, le bulletin en a retenu deux. Ce
sont :
7. Nombre d’institutions assurant la surveillance épidémiologique ;
8. Nombre de bulletins épidémiologiques produits et diffusés.
3
Mintzberg, H., Ahlstrand, B., Lampel. J. (1999). Safari en pays stratégie. L’exploration des grands
courants de la pensée stratégique. Éditions village Mondial, Paris.
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[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Le tableau ci-dessous présente les cibles à atteindre par année pour la période
2013 à 2015.
Indicateurs
1. Pourcentage de
jeunes femmes et de
jeunes hommes âgés
de 15 à 24 ans infectés
par le VIH
2. Pourcentage de
nourrissons nés de
mères séropositives
qui sont infectés par le
VIH au cours des 12
derniers mois
3. Taux de mortalité
liée au sida
4. Pourcentage de
patients encore en vie
12
mois
après
l’initiation
du
traitement
5. Pourcentage de
femmes
enceintes
séropositives à qui
l’on a administré des
antirétroviraux pour
réduire le risque de
transmission
mèreenfant
6.
Nombre
et
pourcentage d’adultes
et d’enfants au stade
avancé de l’infection
au VIH ayant reçu un
traitement
antirétroviral par sexe
et par groupe d’âge
7.
Nombre
d’institutions assurant
la
surveillance
épidémiologique
8. Nombre de bulletins
épidémiologiques
produits et diffusés
Données de base
Cibles
valeur
année
source
2013
2014
2015
Fréq. de
collecte
Méthode
de collecte
0,6%
2008
EMMUS
IV,2006
0,55%
0,50%
0,40%
Annuel
Système de
surveillance
du VIH
Annuel
Spectrum ou
autre
modélisation
statistique
fondée sur la
couverture
programmatique et les
études
Annuel
Spectrum ou
enquête
réalisée
auprès des
ménages
85%
Annuel
Registre de
TAR et
formulaire
d'analyse
relative aux
cohortes
Suivi du
programme à
partir des
rapports des
sites PTME
2011
Rapport
UNGASS
2012
10%
7%
2%
2010
Spectrum
,
estimatio
ns et
projectio
ns mises
à jour en
2012
50,00
/1000
00
40,00
/1000
00
30,00
/100000
2012
Rapport
UNGASS
2012
77,5%
2011
MSPP/PN
LS
80,0%
85,0%
95,0%
Périodiq
ue,
Annuel
34927
/
58,5%
2011
Rapport
UNGASS
2012
44000
54000
61400 /
85,0%
Périodiq
ue,
Annuel
Rapports de
programme
165
2011
Rapport
UNGASS
2012
200
225
250
Périodique,
Annuel
Rapports de
programme
13
25
37
Périodique,
Annuel
Rapports de
programme
14%
58,24/
10000
0
78,4%
1
80%
82%
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[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Les indicateurs 7 et 8 sont cumulatifs. La base de données de surveillance
(HASS), gérée par NASTAD et mise en œuvre en collaboration avec des
partenaires sous l’égide du MSPP/PNLS fourni des données pour l’analyse
des 3 premiers indicateurs. Les autres, ceux qui ont rapport avec le
traitement antirétroviral, seront étudiés à partir des rapports de MESI et
des analyses de cohorte effectuées sur les bases EMR (i-santé, GHESKIO et
PIH).
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Février 2013
Nouvelles en Bref
Le rapport préliminaire de la cinquième enquête morbidité,
mortalité utilisation des services « EMMUS » est disponible. La
séroprévalence est autour de 2.2. Les femmes sont plus touchées
que les hommes 2.7% contre 1.7%
ème
Le rapport préliminaire de la 7
enquête sérosentinelle chez les
femmes enceintes est aussi disponible. La séroprévalence dans les
sites sélectionnés est de 2.4%. Ce résultat est à peu près similaire
à l’EMMUS.
Le guide national pédiatrique VIH/Sida est finalisé et sera disponible
au cours du mois de mars.
ème
ième
Un régime de 3
ligne pour les patients de 2
ligne en échec
thérapeutique sera disponible au cours du mois de mars.
Les patients sous ARV dans 4 institutions du département de
l’Ouest : HUEH, MIJ, Grace the Children, Bernard MEVS
bénéficieront d’un contrôle de la charge virale d’ici le mois d’avril
prochain.
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Programme National de lutte contre les IST/VIH/ SIDA
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[Bulletin Epidémiologique]
Février 2013
Actualité
Le carnaval 2013 au Cap-Haïtien a mis en évidence la nécessité de
mener des actions fortes de prévention et a aussi interpellé les
responsables du PNLS/MSPP afin de trouver des stratégies
innovantes permettant aux jeunes et aux groupes à risque
d’adopter des comportements sécuritaires pour se protéger contre
le VIH/SIDA.
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