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(2017-Q1) Bilten LNSP nimewo 1, janvye-mas 2017

(2017-Q1) Bilten LNSP nimewo 1, janvye-mas 2017

Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), Ministè Sante Piblik ak Popilasyon (MSPP) 2017 4 paj
Rezime — Premye bilten trimès Laboratwa Nasyonal Sante Piblik la. Li pale sou swivi chaj viral, sistèm enfòmatik jesyon laboratwa a, fòmasyon byosekirite ak kantite laboratwa nan chak depatman.
Dekouve Enpotan
Deskripsyon Konple

Swivi chaj viral pou moun k ap viv ak VIH sou ARV te kòmanse an Ayiti an 2015 ak papye biva. LNSP ak laboratwa IMIS nan sant GHESKIO yo se de laboratwa ki sètifye pou tès la; yo te fè plis pase 26 000 tès depi oktòb 2015. Bilten an pale tou sou nouvo sistèm enfòmatik laboratwa a, fòmasyon byosekirite pou tout anplwaye yo an mas 2017 ak travay inite lojistik la.

Sije
Sante
Jewografi
Nasyonal
Peryod Kouvri
2017 — 2017
Mo Kle
Haiti, MSPP, LNSP, public health laboratory, laboratory network, 2017-Q1, series:mspp-lnsp-bulletin
Antite
LNSP, MSPP, DELR, GHESKIO, IMIS, PEPFAR, Fonds Mondial, CDC, Fondation Mérieux, SCC Soft Computer, Jacques Boncy
Teks Konple Dokiman an

Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.

Le Bulletin du LNSP Numéro 1 Laboratoire National de Santé Publique - Haïti Janvier - mars 2017 LES MOTS DU DIRECTEUR Dr Jacques Boncy - Directeur du LNSP Tout au long de ces dix dernières années, le LNSP s’est employé à la mise en place progressive d’un système national de surveillance épidémiologique pour détecter les agents pathogènes émergents et réémergents. Cette institution s’engage aussi dans le renforcement de la qualité des services des laboratoires d'analyses biologiques. Ces éléments sont clés pour aider le Ministère de la Santé Publique et de la Population à articuler ses plans d'intervention en cas de menace épidémique. Les différentes directions et programmes du ministère utilisent de plus en plus les données biomédicales générées par le LNSP et le Réseau National des Laboratoires afin d’ajuster leurs actions de contrôle, de prévention ou de réponse. On peut le constater aussi bien dans la mise en place de la stratégie 90-90-90* du Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS), que dans le plan de contrôle de la tuberculose pharmaco-résistante mis en œuvre par le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT). Mais également dans le projet d’élimination de la malaria lancé par le Programme National de lutte Contre la Malaria (PNCM) ou encore dans la réponse à l’émergence des arboviroses, la lutte contre les vecteurs et le suivi de la qualité de l’eau potable. Dans l’élaboration prochaine du nouveau « Plan Stratégique Quinquennal du Réseau National des Laboratoires 2018-2022 », de nouvelles priorités devront apparaître notamment: 1) Améliorer la technologie pour obtenir des résultats plus rapides, pertinents et plus utilisables, 2) Développer la communication pour poursuivre la mise en place d’un réseau national informé et efficace, 3) Construire les mécanismes opérationnels de partage de l'information qui fournissent des données décisionnelles pertinentes aux autorités sanitaires et aux fonctionnaires, et 4) Améliorer le système de veille sanitaire et de riposte à l'échelle nationale. Le Réseau coordonné par le LNSP dont la vision est capturée dans la Politique Nationale des Laboratoires, devient de plus en plus transversal. Celui-ci accompagne les laboratoires vers plus d’efficacité et des services de qualité à la population. *Source ONUSIDA : à l’horizon 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral durable, 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée. Pour une meilleure prise en charge des personnes vivant avec le VIH sous traitements antirétroviraux Ito Journel, TM - Chef de Service Biologie Moléculaire au LNSP La charge virale est le test recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé depuis 2013 pour assurer le suivi biologique des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) qui sont sous traitements antirétroviraux (ARV). Cet examen mesure la quantité de virus présent dans le sang. Il est utilisé pour évaluer la sévérité de l'infection et l'efficacité des traitements. La mise en œuvre de la surveillance de la charge virale de routine a commencé en Haïti en 2015 pour tous les patients sous traitement antirétroviraux en utilisant le DBS (Dried Blood Spot) avec le soutien du PEPFAR et le Fonds Mondial. Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) à travers son Laboratoire National a mis à jour, en ce sens, un algorithme de prise en charge. Entre octobre 2015 et avril 2016, des cliniciens et des membres du personnel des laboratoires de 100 sites ont été formés sur le nouvel algorithme et la gestion des échantillons de DBS. Désormais, tous les patients qui sont au moins depuis 6 mois sous ARV recevront un premier test de charge virale, suivi d'un 2ème test à 12 mois et tous les ans par la suite. Pour les patients dont la charge virale est supérieure ou égale à 1 000 copies/ml, un deuxième test sera effectué avec un suivi intensif de 3 à 6 mois après le premier test. En outre, le Réseau National de Transport d'Echantillons a été renforcé afin de faciliter le transport des échantillons vers le LNSP et l’IMIS (Institut des Maladies Infectieuses et de Santé Reproductive) - Centres GHESKIO, qui sont deux laboratoires certifiés pour la réalisation des tests de charge virale. Depuis le lancement en octobre 2015, plus de 26 000 tests ont été réalisés par les deux laboratoires à l'aide du système ABBOTT Real-Time. Cette année, le LNSP a inclus 27 institutions de santé ciblées sur 52, dans 7 départements du pays, afin d’offrir la possibilité de mener des tests de charge de virale au niveau national. 1 Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince Numéro 1 Le Système Informatisé de Gestion du Laboratoire National de Santé Publique Patrick Edouard - Agent SIGL au LNSP Le Laboratoire National de Santé Publique est en train d’implémenter son nouveau Système Informatisé de Gestion de Laboratoires (SIGL). Ce système est composé d’une suite de logiciels (SoftLab, SoftMic, SoftReports et SoftTotalQC) développés par SCC Soft Computer, une société américaine. Le système permet à l'utilisateur de gérer les activités du laboratoire, sauvegarder, analyser et transmettre les données, et suivre les mesures pour le contrôle et l’assurance qualité. L’objectif de ce nouveau système est d’améliorer la qualité du traitement des échantillons au sein du LNSP. Les avantages qu’offre ce logiciel sont nombreux. En effet, celui-ci permet une grande flexibilité à l’utilisateur qui peut le configurer en suivant les Procédures Opératoires Standardisées en cours d’utilisation pour le menu de test disponible au LNSP. Par ailleurs, le logiciel peut être connecté aux automates présents au laboratoire permettant ainsi le transfert direct de données. Il faut mentionner aussi la possibilité de produire des rapports adaptés aux besoins spécifiques pour la prise de décision appropriée. Une plateforme internet pourrait en outre être mise en place pour permettre aux sites dans tout le pays de saisir les données des patients qui nécessitent le transfert d’échantillons au niveau national et au LNSP de rendre l’analyse des résultats plus rapidement. Les premiers essais des logiciels de SCC Soft Computer ont eu lieu entre janvier et avril 2016 pour le repérage des spécimens de charge virale. Actuellement, nous travaillons sur la construction de modules pour les différents tests effectués au LNSP. LES FORMATIONS BAMS : la sixième promotion fera bientôt place à la septième Fin mai, la sixième promotion d’étudiants du Bachelor de Biologie Médicale Appliquée (BAMS) aura terminé son programme d’études. Dix-neuf techniciennes et techniciens supérieurs de laboratoire venant de six départements du pays suivent actuellement des cours dans le but de renforcer leurs compétences de laboratoire. Cette formation de 9 mois hébergée dans les locaux du LNSP s’adresse à des techniciens ayant un diplôme d’Etat reconnu, actuellement en exercice dans un laboratoire d’analyses médicales en Haïti. A noter que le programme de formation BAMS a été mis en place depuis 2011 en Haïti par la Fondation Mérieux (France), en collaboration avec l’Ecole Supérieure de Biologie Biochimie Biotechnologies de l’Université Catholique de Lyon (France) et le LNSP. Les inscriptions pour la septième promotion sont ouvertes : le dossier de candidature peut être téléchargé sur www.estbb.fr ou www.fondation-merieux.org. La date limite de dépôt de dossier est le 2 mai 2017. Formation en biosécurité au LNSP Pour la première fois, tout le personnel (technique et non technique) du LNSP a pu suivre une formation en biosécurité. Cette formation intitulée « Biosécurité au laboratoire » a été réalisée du 15 au 17 mars 2017 par l’officier de biosécurité du LNSP, Nadine Désir. L’objectif de cette formation est d’aider le personnel à identifier les éléments clés de la biosécurité, de connaître les types de micro-organismes, d’identifier les différents niveaux de risque des agents pathogènes et les niveaux de confinement associés et enfin de reconnaître les sources et les voies d’exposition possibles aux agents infectieux. Autres formations en bref 14 sessions de formation dont 12 portant sur le diagnostic du paludisme et 2 portant sur le diagnostic de la filariose lymphatique ont été organisées par le service parasitologie du LNSP d’octobre 2016 à février 2017. Le service technique biomédical a réalisé au cours du mois de mars une formation sur le contrôle de qualité (entretien et réparation) dans le Nord pour des techniciens basés dans huit sites, l’Hôpital St Jean de Limbé, l’Hôpital Espérance Pilate, l’HSC, le Dispensaire de Cadoush, le Dispensaire de Grand-Pres, le Dispensaire de Quartier-Morin, le Dispensaire de Robillar et le Dispensaire de Thibaut. Au cours du mois de mars, 10 techniciens/relecteurs ont été formés à nouveau sur la microscopie pour la détection des Bacilles Acido Alcoolo Résistants (BAAR) tels que la tuberculose, par la technique de coloration par Ziehl Neelsen. Ces techniciens venus de sept départements ont suivi cette formation afin de renforcer leurs compétences en matière de relecture des lames de bascilloscopie. Cette activité a été réalisée sous la direction du service de mycobactériologie dirigé par Denise Derivois. 2 Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince Numéro 1 LES ACTIVITES EN CHIFFRE Distribution des laboratoires par département Ce mois de mars, le Service Informatique et Statistique du LNSP vient de publier une liste non exhaustive des laboratoires du pays. Ces données recueillies jusqu’à mars 2017 révèlent qu’il y 851 laboratoires dont 558 publics, 231 privés et 62 mixtes dans les dix directions sanitaires du pays. Distribution des laboratoires par département (mars 2017) Source : HSIS / MSPP Mixte Privé Public Elimination du choléra Dans la poursuite de cet objectif, 6 sites de l’Ouest sont sélectionnés. Les échantillons de selles qu’ils ont envoyés au LNSP sont analysés 7 jours sur 7 au service bactériologie depuis le 16 février dernier. Le Service de Parasitologie du LNSP a réalisé au cours des cinq premiers mois : 122 recherches de protozoaires et helminthes intestinaux, 7 recherches de parasites sanguicoles. Ce service a également participé au démarrage d’une enquête de prévalence de la Filariose Lymphatique. A ce jour, 832 personnes ont été testées au niveau de 10 sites : 820 ont été trouvées négatives et 12 positives. Culture de selles pour recherche de Vibrio Cholerae, nombre et positivité de S1 à S11 Année 2017, LNSP, Haïti # tests effectués # résultats positifs Taux de positivité Semaines épidémiologiques Source : Unité Surveillance / Marie-Josée Laraque 3 Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince Numéro 1 LE RESEAU NATIONAL DES LABORATOIRES L’UCL : le pilier du Réseau National de Transport d’Echantillons en Haïti avec le VIH, les diarrhées aigües (notamment dans le cadre du projet PRESEPI pour le renforcement de la surveillance épidémiologique) et d’autres maladies telles que le choléra, le zika et la tuberculose. Créée en 2011, l’UCL est mise en place par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), à travers le LNSP, et ce, grâce au support financier des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains. Deux transporteurs de l’UCL remettant des échantillons à la réception du LNSP L’Unité de Coordination et de Logistique (UCL) est l’entité du LNSP, responsable du transport des échantillons à travers le pays. Elle collecte et transporte des échantillons et des résultats pour plus de 150 sites aujourd’hui. Ces échantillons sont transférés afin de réaliser des tests spécialisés comme la charge virale pour les Personnes Vivant Dirigée par Jean Viala Elias depuis sa création, l’UCL compte aujourd’hui 13 circuits de transport et une quinzaine de transporteurs. Le transport est réalisé suivant un calendrier et des circuits disponibles. « De 2012 à 2016, 221 356 échantillons et plus de 212 000 résultats ont été collectés et transmis par l’UCL », a déclaré M. Elias. Avec pour objectif de poursuivre, de consolider et d’améliorer le transport des échantillons et des résultats, des financements complémentaires seront nécessaires pour le Réseau National de Transport d’Echantillons. ESPACE COLLABORATION Le « Manuel de procédures administratives » du LNSP Ce manuel est entré officiellement en application au LNSP depuis le 16 janvier 2017. une équipe technique du MSPP avant sa validation par ce ministère. Élaboré par la DAF du LNSP, ce document de plus d’une centaine de pages décrit les modalités de fonctionnement de l’institution. Fruit de plusieurs mois de travail, il a été révisé par Selon le directeur du LNSP, Dr Jacques Boncy, le manuel représente un outil indispensable pour une gestion saine d’une institution publique de santé. LES EVENEMENTS CLES 18 avril 2017 Atelier sur la rédaction du Plan Stratégique Quinquennal du Réseau National de Laboratoires 2018-2022 29 mai 2017 Atelier national d’Evaluation Externe de la Qualité pour la présentation des résultats d’évaluation entre 2015 et 2016 QUOI DE NEUF AU LNSP Les employés du trimestre : Service Biologie/Moléculaire Chenet Orelus, rude travailleur, Michelle Katia Docteur, révélation du service ; Service Parasitologie - Wilner Agenor, franc collaborateur, ponctuel et familier ; Service Sérologie/Virologie - Yanick Raton, rude travailleuse ; Service Mycobactériologie - Rose Lande Augustin : rude travailleuse Nouveaux venus : Florial Nephthalie et Odly Pierre. Ils sont attachés aux Services généraux à Port-au-Prince et travaillent respectivement comme magasinière et dispatcher ; Jean-Marie Hilarice est technicienne de ligne à Ste Thérèse de Miragoâne ; Therline Jean François travaille comme technicienne de laboratoire au Centre de Santé Baptiste dans le Centre ; Maurice Lybert est basé à Saint Antoine de Jérémie comme baciloscopiste / relecteur ; Wismick Paul se trouve à l’HIC de Port-de-Paix comme baciloscopiste / relecteur. Nous leur souhaitons la bienvenue ! Départ : Nous disons au revoir à Wilner Agenor ! Désigné parmi les employés du trimestre pour sa ponctualité et sa franchise, M. Agenor quitte le LNSP après avoir passé 10 mois à travailler au service de parasitologie. Nous lui souhaitons du succès dans sa nouvelle aventure professionnelle ! REMERCIEMENTS Chargée de publication : Marie Ludie Monfort Paul Bulletin du LNSP 52, Angle Rue Charbonnière et Delmas 33, Port-au-Prince 4 Numéro 1