Nouvelle stratégie de collecte
- Étend la collecte au-delà du recensement scolaire classique à la formation professionnelle, à l'éducation non formelle et à l'alphabétisation, et à l'enseignement supérieur, chacun avec son opérationnalisation, ainsi qu'à une bibliothèque numérique pour les données non structurées.
- Retient les progrès de scolarisation au regard desquels il se mesure : taux net du fondamental passant d'environ 68,10 % en 2010-2011 à 77 % en 2015-2016, et taux brut du secondaire de 29 % en 2011 à 44 % en 2016, avec 90 % des 6-11 ans scolarisés selon un état des lieux de 2018.
- Retient un degré d'alphabétisme de 61,0 % pour la population de dix ans et plus, plus élevé chez les hommes (63,8 %) que chez les femmes (58,3 %), et de 80,5 % en milieu urbain contre 47,1 % en milieu rural, tous les départements, y compris l'Ouest, restant sous la moyenne régionale.
- Énonce clairement la défaillance du système : il ne peut publier même une estimation du taux d'analphabétisme en Haïti, ce que la stratégie vise à corriger.
- Trouve une offre concentrée d'une manière que les chiffres nationaux masquent, l'Artibonite et la Grand'Anse détenant à elles deux près de 70 % des centres d'éducation familiale.
- Note que 13 % des femmes et 9 % des hommes ont un niveau d'instruction donné tandis que 7 % des femmes et 10 % des hommes ont un niveau supérieur : l'écart de genre s'inverse donc selon le niveau.
- Comprend des indicateurs de formation des enseignants, le pourcentage d'enseignants à former dans les facultés d'éducation au niveau universitaire, ce qui rattache le système de données à la planification des effectifs et non au seul reporting.
La stratégie révisée du MENFP pour la collecte des données éducatives, couvrant non seulement le recensement scolaire classique mais les trois sous-secteurs qui en sont d'ordinaire absents : la formation professionnelle, l'éducation non formelle et l'alphabétisation, et l'enseignement supérieur, ainsi qu'une bibliothèque numérique pour les données non structurées.
Le diagnostic de départ explique pourquoi une nouvelle stratégie était nécessaire. Selon un état des lieux de 2018, la majorité des enfants en âge préscolaire et 90 % des enfants en âge d'aller à l'école fondamentale 1er et 2e cycles (6-11 ans) sont scolarisés ; le taux net de scolarisation du fondamental est passé d'environ 68,10 % en 2010-2011 à 77 % en 2015-2016, et le taux brut du secondaire de 29 % en 2011 à 44 % en 2016. Ce sont des progrès réels, et ils coexistent avec un degré d'alphabétisme de 61,0 % pour la population de dix ans et plus, plus élevé chez les hommes (63,8 %) que chez les femmes (58,3 %) et bien meilleur en milieu urbain qu'en milieu rural (80,5 contre 47,1 %), tous les départements, y compris l'Ouest, restant sous la moyenne de la région.
Le document est franc sur ce que le système ne sait pas faire aujourd'hui : il relève l'incapacité à publier ne serait-ce qu'une estimation du taux d'analphabétisme en Haïti, lacune que la stratégie de collecte vise précisément à combler. Il retient aussi une offre concentrée d'une manière qu'un chiffre national masque, l'Artibonite et la Grand'Anse détenant à elles seules près de 70 % des centres d'éducation familiale. L'opérationnalisation est déclinée sous-secteur par sous-secteur, chacun disposant de son instrument et de son circuit plutôt que d'être ajouté au recensement scolaire.
Comment citer
Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), 2023, Nouvelle stratégie de collecte, https://menfp.gouv.ht/#/documents/official