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Programmes de
L’ENSEIGNEMENT
SECONDAIRE
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
(MENFP)
Version définitive–24juillet 2024
2
PRÉAMBULE
Mots du Ministre
Très Chers Compatriotes,
Aujourd'hui, en tant que Ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, j’éprouve une grande joie et me sens
aussi habité par un sentiment de grande responsabilité en m'adressant à vous, pour annoncer la mise en circulation des programmes
remaniés du secondaire. Au cours des dernières années, des efforts considérables ont été déployés pour réviser et actualiser les
programmes scolaires du secondaire. Une initiative qui marque une étape significative dans la quête d'un système éducatif inclusif et de
qualité en Haïti.
Alors que la rentrée scolaire vient d’avoir lieu, j’ai pris la décision d'autoriser l'utilisation de ces programmes remaniés du secondaire
haïtien.
Cette démarche traduit non seulement ma volonté en tant que Ministre de l’Education en exe rcice, mais aussi celle du
gouvernement de rendre l'éducation, et une éducation de qualité, accessible à tous, alors que les défis socio-économiques demeurent
prégnants.
Les programmes qui ont été révisés visent à répondre aux besoins actuels de notre société, en intégrant des compétences essentielles qui préparent
nos jeunes à devenir des citoyens responsables et engagés. À mes yeux, l’éducation ne doit pas être un privilège, mais un droit fondamental
pour chaque Haïtien et Haïtienne.
En rendant ces programmes disponibles, je souhaite encourager l'apprentissage autonome, soutenir les familles et les communautés et
promouvoir une éducation tout au long de la vie.
L’Éducation est un pilier du développement durable et un vecteur de changement social.
Voilà pourquoi, j’invite les parents, les éducateurs et tous les acteurs de la société à s'approprier ces ressources, à les adapter à leurs contextes
respectifs et à les utiliser dans le but d’enrichir l'expérience de nos jeunes.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à l'élaboration de ces programmes, particulièrement l’Agence Française de
Développement (AFD) à travers le projet NECTAR, ainsi que les partenaires qui soutiennent le Ministère dans cette noble mission. Mes
remerciements spéciaux vont aux valeureux et dévoués concepteurs haïtiens et étrangers qui ont utilement élaboré, révisé et remanié ces
programmes. Je salue aussi l’engagement de la Coordination du Pôle Enseignement et Qualité (CGPEQ), la détermination exemplaire de la
Direction de l’Enseignement Secondaire (DES) et la collaboration de l’UTICE.
Que ces programmes contribuent à la transformation sociale tant souhaitée et longuement attendue par notre chère patrie !
Augustin ANTOINE
Ministre de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle
3
Table des matières
PRESENTATION
Pourquoi ces programmes ?
5
L’enseignement secondaire
6
Sa place dans le curriculum haïtien
6
Ce qui est attendu des élèves à la sortie du secondaire
7
Une volonté de changement
14
Une conception de la classe centrée sur l’élève
14
Une notion essentielle : celle de compétence
14
Une exigence : l’évaluation
15
Des attentes fortes
16
Lire et mettre en œuvre les programmes
18
Leur fonction
19
Comment sont conçus les programmes ?
20
Les domaines – Les disciplines
20
Les parcours – Les horaires
21
Mettre en œuvre les programmes
23
La nécessité d’une coopération entre enseignants
24
Domaine des langues et de la communication
25
FRANÇAIS
25
4
PRESENTATION
POURQUOI CES PROGRAMMES ?
Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a entrepris depuis plusieurs années une vaste
rénovation du système éducatif afin d’assurer la pleine réussite de tous les jeunes Haïtiens et de toutes les jeunes Haïtiennes, de
répondre aux défis du XXIe siècle et de contribuer au progrès de notre pays. Dans le prolongement de la réforme initiée par le
ministre Joseph C. Bernard dès 1982, une évolution profonde de l’École haïtienne a été engagée avec la volonté de favoriser une
pédagogie inclusive et mobilisatrice, centrée sur les activités de l’élève et privilégiant une éducation multilingue.
Dans cette perspective, le Ministère conduit une révision de l’ensemble des programmes officiels afin d’assurer leur continuité et leur
cohérence. Dans ce contexte, un texte d’orientation a été élaboré : le « Cadre d’Orientation Curriculaire pour le système éducatif
haïtien ». Ce document rassemble les grandes orientations du système éducatif à partir de quelques questions fondamentales : quelle
formation ? pour quel citoyen ? pour quelle société ? quelles valeurs ? Il définit les lignes directrices qui permettront d’écrire les
programmes au service des finalités communes et, à travers ceux-ci, les apprentissages qui seront conduits par les élèves. Le « Cadre
d’Orientation Curriculaire » ne détermine pas seulement le contenu et la forme des programmes, mais il précise aussi les modalités
de leur mise en œuvre et de l’évaluation des élèves, et plus largement, ce qui est attendu des enseignants et de ceux qui ont pour
mission de les former. Tous les enseignants et les autres acteurs du système éducatif sont invités à prendre connaissance de ce
document.
La refonte du curriculum haïtien a d’abord porté sur le 3e cycle de l’enseignement fondamental dont les programmes sont désormais
rénovés. Il s’agit aujourd’hui d’étendre progressivement cette révision aux autres cycles et, en particulier, au secondaire.
L’enseignement secondaire avaitdéjà fait l’objet d’une réforme d’ampleur au cours des dernières décennies avec la réorganisation du
cursus scolaire et le transfert des 7e, 8e et 9e années dans les écoles fondamentales. Néanmoins, il s’imposait de revoir les programmes
du « Nouveau Secondaire » pour les mettre en cohérence avec les nouvelles ambitions de notre système éducatif, prendre en compte
l’évolution scientifique et technologique et consolider la continuité avec l’enseignement dispensé dans les écoles fondamentales.
Ces programmes seront complétés par ceux des enseignements spécifiques à la voie technologique au fur et à mesure du
développement de cette voie.
5
L’enseignement
secondaire
C
e
Sa place dans le curriculum haïtien
q
u
À la sortiei de l’école fondamentale, les élèves accèdent à l’enseignement secondaire en poursuivant leur formation, soit dans la voie
générale ou technologique, soit dans la voie professionnelle. L’enseignement secondaire général ou technologique scolarise les élèves
sur une durée
de quatre ans et les prépare à la poursuite d’études supérieures universitaires ou professionnalisantes. Il est
e
sanctionnés par un diplôme, le baccalauréat. Les élèves de la voie générale suivent un tronc commun de deux ans, puis choisissent
une série tpour les deux dernières années. Les séries proposées aujourd’hui sont : « Mathématiques et physique », « Sciences de la vie
et de la Terre », « Sciences économiques et sociales » et « Lettres, langues et arts ». Désormais, la voie technologique est également
ouverte etaprogressivement plusieurs séries seront mises en place avec une option possible dès la 2e année. Si l’éducation secondaire
permet t
d’opter pour une « série » privilégiant un domaine particulier, elle se situe dans la continuité de l’éducation fondamentale et
poursuit t
l’acquisition des compétences qui permettent à chacun et à chacune de s’insérer harmonieusement dans la société et de
développer
e toutes ses potentialités.
n
d
u
d
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é
l
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à
l
a
6
Ce qui est attendu des élèves à la sortie du secondaire
C
e
Le cadre d’orientation curriculaire décrit très précisément ce qui doit être acquis par les jeunes Haïtiens et par les jeunes Haïtiennes à
la fin du qsecondaire. Il présente les compétences qui leur seront nécessaires pour engager leurs études supérieures ou s’insérer dans
le mondeuprofessionnel et qui composent le profil de l’élève à la sortie de l’enseignement secondaire (ce qu’on appelle le « profil de
sortie »). i
Ces compétences sont au nombre de sept :
e
Communiquer
de manière efficace dans toutes les situations de sa formation,
s
de sa vie sociale et de l’exercice de son métier
t
En français et en créole, il peut exprimer sa pensée et développer un raisonnement construit et argumenté, participer à un
a
débat ou faire un exposé. Il peut produire un écrit clair, correct et organisé sur un sujet complexe. Il pratique la lecture
t
d’œuvres
littéraires ou philosophiques.
t
Il dispose des ressources linguistiques nécessaires pour suivre des enseignements de niveau universitaire ou une formation
e
professionnelle.
n
Il adapte son mode de communication et son registre de langue à toutes les situations de la vie professionnelle, familiale,
d
associative ou politique.
u
Il peut utiliser l’anglais ou l’espagnol dans la plupart des situations de la vie quotidienne ou pour établir des relations dans
un
d contexte professionnel. Il accède à des informations produites dans ces deux langues. Il est ouvert à la culture des pays
voisins
anglophones et hispanophones et lit sans difficulté des textes narratifs ou informatifs écrits dans l’une et l’autre.
e
Il ss’engage dans l’apprentissage d’une autre langue de communication internationale.
Il communique sans difficulté avec les outils numériques.
é
l
S’approprier
les méthodes et outils nécessaires pour penser, apprendre et travailler de manière autonome
è
Il vutilise les méthodes et outils acquis dans l’ensemble des disciplines pour traiter des problèmes complexes dans des
situations
nouvelles.
e
Il sest initié aux démarches scientifiques. Il dispose des outils mathématiques nécessaires pour traiter les données, construire
son raisonnement, représenter les faits et les objets, modéliser les solutions, optimiser ses choix ou encore évaluer son
action.
à
l
a
7
Il dispose des ressources nécessaires pour développer sa réflexion et l’exposer dans un écrit structuré ou dans une
intervention orale claire et argumentée.
Il sait accéder efficacement aux informations dont il a besoin, il sélectionne les plus pertinentes et les plus fiables et les
exploite, avec un recul critique, dans toutes ses activités.
Il maîtrise les principes de l’informatique et de la programmation. Il choisit et utilise efficacement les applications qui lui sont
nécessaires. Il prend en compte les exigences d’un usage responsable et sécurisé du numérique et la nécessité de protéger
les données personnelles.
Il est autonome dans son travail personnel. Il gère et programme ses activités.
Il organise ses notes et sa documentation.
Exercer activement sa citoyenneté en s’appuyant sur une connaissance
et une compréhension de la société ouverte au monde et à son histoire
Il resitue dans le contexte mondial son approche géographique, politique, économique et historique de la société haïtienne.
Il est conscient des défis auxquels sont confrontées les sociétés aujourd’hui : la dégradation de l’environnement, les fléaux
sanitaires, les trafics de drogue, la violence, le terrorisme. Il les prend en compte dans ses engagements au service de la
collectivité et fait preuve de résilience.
Il comprend la justification et l’enjeu des valeurs cardinales de la société haïtienne : le respect, la solidarité, la tolérance,
l’honnêteté et l’équité, ainsi que les principes de l’inclusion. Il les porte et les défend. Il s’oppose à toute forme de
discrimination, qu’elle soit fondée sur le genre, l’origine, la culture, la religion, la langue ou le handicap. Il connaît les
principes du droit et le fonctionnement des institutions. Il coopère et s’insère efficacement dans le travail collectif. Il peut
animer une équipe et conduire un projet collaboratif.
Il exerce pleinement sa responsabilité de citoyen et contribue au progrès de la démocratie. Il est prêt à assumer une
responsabilité familiale et parentale dans le respect de chacun. Il joue un rôle actif dans sa communauté.
Étendre ses connaissances scientifiques et les mettre au service de son engagement pour un développement durable
Il relie et exploite les connaissances construites dans chaque discipline pour comprendre, avec une approche scientifique,
l’environnement et les enjeux du développement durable.
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Curieux et ouvert aux progrès de la recherche, il se constitue une culture scientifique. Il utilise les outils numériques pour
répondre à ses interrogations, explorer des nouveaux champs de connaissance, remettre en cause ses modèles et ses préjugés.
Il appuie ses démarches sur les concepts et les modes de raisonnement acquis à travers la réflexion philosophique.
Il est prêt à s’impliquer dans une activité pour protéger l’environnement et prendre l’initiative de projets en faveur du
développement.
Il a acquis les compétences nécessaires pour participer à la prévention des risques naturels et pour porter les premiers
secours.
Concevoir, planifier et réaliser un projet innovant
Dans tous les champs de son activité d’étudiant ou de citoyen impliqué, il manifeste sa créativité, il propose des solutions
innovantes, il s’adapte aux situations nouvelles, il anticipe. Il a l’envie d’entreprendre et est informé des démarches de
l’entrepreneuriat.
Il prend l’initiative de projets individuels et collectifs. Il sait en définir l’objectif, en évaluer la pertinence et la faisabilité, en
planifier les étapes, en assurer la réalisation, surmonter les obstacles rencontrés et dresser le bilan de son action.
Il met en œuvre sa créativité dans des productions artistiques ou littéraires, dans des démarches d’investigation, dans
l’utilisation du numérique pour concevoir, programmer ou simuler, dans la construction de sa pensée philosophique,
politique ou économique.
Affirmer toutes les dimensions de sa personnalité
Il conduit une réflexion personnelle sur la vie, sur ses attentes, sur sa place parmi les autres, sur ses responsabilités. Il exprime
et justifie ses idées tout en respectant celles des autres. Il se prépare à prendre les décisions qui vont engager son existence et
en assumer les conséquences. Il a le souci de développer et d’exploiter pleinement toutes ses potentialités intellectuelles,
physiques, relationnelles, artistiques, sociales. Il prend en charge l’équilibre de sa vie quotidienne et décide de l’emploi de son
temps libre.
Il attache de l’importance à sa vie physique et s’investit dans les activités sportives. Il est attentif à son hygiène et à sa santé. Il
est engagé dans la prévention des toxicomanies et dans les grandes causes sanitaires.
Il se construit une culture personnelle ouverte à tous les champs de l’activité humaine. Il pratique la lecture avec plaisir et
développe sa connaissance et son expérience des arts en affirmant ses goûts et ses choix esthétiques.
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Préparer et engager les orientations de sa formation et sa vie professionnelle
Il connaît le contexte économique de son pays, les secteurs d’activité à développer et les principes de l’entrepreneuriat. Il
situe, dans ce cadre, les métiers qui l’intéressent. Il a vécu une première expérience du monde du travail.
Il s’informe sur les conditions d’accès à ces métiers, sur les possibilités d’emploi ou de création d’activité et sur le parcours de
formation nécessaire.
Il prend en compte ses aptitudes, ses goûts et ses attentes, mais aussi les contraintes du contexte pour décider de sa voie de
formation. Il tire profit de l’expérience acquise dans la série qu’il a choisie en fin de 11e année pour confirmer ou modifier ses
choix initiaux.
Les programmes sont conçus en fonction de ces compétences qui constitueront la référence de l’évaluation finale du parcours des
élèves.
Chaque enseignant doit donc organiser son travail et les apprentissages conduits dans sa discipline en fonction de ces compétences
et suivre la progression de chacun de ses élèves dans leur acquisition.
Pour cela, il doit aussi prendre en compte les acquis de ses élèves à l’entrée du secondaire par rapport à ces mêmes compétences.
Afin d’aider l’enseignant dans cette démarche, on peut rappeler ce qui est attendu des élèves au terme de l’éducation fondamentale :
A. Communiquer avec aisance dans toutes les situations du quotidien et de ses activités d’élève
- Il dispose de compétences linguistiques en créole, en français ainsi qu’en anglais et/ou en espagnol qui lui permettent de
communiquer avec aisance, à l’oral comme à l’écrit, en assumant un multilinguisme fonctionnel. Dans chacune des
langues, il comprend les propos de tous ses interlocuteurs et s’exprime de façon claire et bien structurée, y compris sur des
sujets complexes, sans hésitation ni confusion. Il rédige et expose sans difficulté, pour informer, raconter, décrire, expliquer
et argumenter. Il pratique avec plaisir la lecture et comprend des textes longs à caractère littéraire ou documentaire.
- Il s’adapte aux situations courantes rencontrées dans sa vie personnelle, sociale et scolaire, en choisissant les modes de
communication appropriés. En fonction du contexte, il utilise la langue la plus favorable à la compréhension mutuelle. Il
écoute et prend en compte le point de vue de ses interlocuteurs. Il a conscience de l’importance de la communication non
verbale.
- Il dispose des ressources linguistiques nécessaires pour poursuivre son parcours d’apprentissage dans l’enseignement
secondaire général, technologique ou professionnel. Dans toutes les disciplines, il comprend sans effort les consignes et les
informations apportées par son enseignant. Il a acquis le vocabulaire spécifique et les structures grammaticales
indispensables pour accéder aux méthodes et modes de raisonnement propres à chaque discipline.
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- Il a engagé l’apprentissage des deux autres langues de la région, l’anglais et l’espagnol, en s’appuyant sur les acquis
construits en français et en créole. Dans chacune des deux langues, il comprend et produit des messages simples en
utilisant le vocabulaire courant. Il peut participer à une conversation de la vie quotidienne sur des sujets concrets.
- Il utilise, de manière pertinente, les outils numériques pour communiquer. Il est informé des limites et des règles de leur
usage. Il est initié aux principes de l’informatique et du codage.
B. Utiliser les modes de raisonnement, les méthodes et les outils appropriés pour traiter efficacement les problèmes posés dans
la vie courante et dans les situations d’apprentissage auxquelles l’élève est confronté
- Dans les situations de la vie courante, il sait identifier et formuler un problème, engager une démarche de résolution,
mobiliser les ressources nécessaires, concevoir des solutions, les mettre à l’essai, les valider. Il exploite ses ressources
linguistiques pour décrire, analyser, expliquer, formuler des hypothèses, argumenter et exposer ses conclusions. Il utilise
les outils propres aux mathématiques et aux disciplines scientifiques, entre autres, pour effectuer des calculs, représenter
des objets, des faits ou des expériences ou pour modéliser des situations.
- Il réinvestit ces techniques et méthodes dans toutes les disciplines, y compris pour traiter des situations imaginées ou
représentées.
- Il planifie et organise son travail personnel. Il se constitue ses propres outils : prise de notes, brouillons, fiches, lexiques,
schémas, tableaux. Il les utilise pour s’entraîner, réviser et mémoriser. Il accède à une certaine autonomie.
- Il cherche les informations qui lui sont nécessaires, les sélectionne en faisant preuve d’esprit critique et les exploite dans son
activité scolaire et personnelle. Il lit et interprète sans difficulté les cartes, les plans, les schémas, les diagrammes et les
tableaux de données.
- Il sait utiliser les applications numériques dans ses activités pour accéder à l’information, produire des textes et des images,
regrouper et traiter des données, travailler en coopération avec les autres élèves. Il est initié à l’algorithmique.
C. Se situer dans la société et agir en citoyen responsable
- Il dispose d’une bonne connaissance du territoire où il vit et de la géographie d’Haïti. Il est en mesure de mettre sa
compréhension de la société haïtienne, de son histoire et des défis auxquels celle-ci est confrontée, au service de sa
participation active à la vie et au développement de sa communauté et de son pays.
- Il a construit les repères nécessaires pour resituer les réalités haïtiennes dans le contexte régional et mondial.
- Il est initié à tous les aspects de la culture et du patrimoine de son pays tout en s’ouvrant, avec curiosité, au monde extérieur,
11
notamment, à l’espace régional. Il s’implique dans une pratique culturelle.
- Il connaît et met en œuvre, dans la vie scolaire et dans sa vie personnelle, les valeurs fondamentales de la société haïtienne : le
respect, la solidarité, la tolérance, l’honnêteté et l’équité, ainsi que les principes de l’inclusion. Il connaît les principes du
droit humain et la justification des règles de vie collective qu’il pratique et défend. Il est attentif aux droits des autres
élèves. Il coopère avec eux et établit des relations confiantes et respectueuses.
- Il est prêt à exercer pleinement sa responsabilité de citoyen dans le respect de la démocratie et avec la distance critique
nécessaire. Il participe activement à la vie de la communauté.
D. S’impliquer activement dans l’étude de son environnement et dans sa protection
- Il met en œuvre les principes d’une démarche d’investigation pour explorer et comprendre son environnement. Il observe son
milieu de vie, il questionne, formule des hypothèses, expérimente, exploite les résultats, dégage des conclusions et les
expose. Il dispose de connaissances sur le corps humain, sur le monde vivant, sur la Terre, sur la structure de l’univers, sur
la matière et sur l’énergie. Il les mobilise et les met en relation pour comprendre les principaux problèmes posés par son
environnement.
- Il utilise efficacement ses connaissances et le recours à des ressources externes pour adapter ses activités au respect de
l’environnement. Il prend conscience de l’impact de l’activité humaine sur celui-ci et l’enjeu d’un comportement
responsable. Il est prêt à assumer sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement et à contribuer à sa protection.
- Il connaît les risques naturels qui menacent le territoire où il vit. Il est initié à leur prévention. Il sait quel comportement
adopter face aux situations graves liées à ces risques et fait preuve de résilience.
E. Concevoir et réaliser un projet en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation
- Il prend des initiatives, entreprend et met en œuvre des projets. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et évalue les
résultats obtenus. Il est aussi en mesure d’assumer une responsabilité dans un projet collectif. Il travaille en équipe et
coopère de manière constructive.
- Il met en œuvre sa créativité à travers l’expression artistique ou littéraire, la conception technologique et l’initiation à la
recherche scientifique. Il imagine, conçoit et réalise des productions de natures diverses en mobilisant des techniques de
création, mais aussi ses connaissances, son imagination et son habileté corporelle.
- Il s’est initié aux activités productives avec l’envie d’entreprendre et d’innover. Il observe avec curiosité les activités
humaines qui l’entourent. Il est en mesure de les décrire et de les mettre en relation. Il s’interroge sur le fonctionnement
des objets qu’il utilise au quotidien, sur les besoins auxquels ils répondent et sur les modalités de leur production. Il peut
concevoir et réaliser certains de ces objets en mettant en œuvre une démarche technologique.
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F. Développer harmonieusement toutes les dimensions de sa personnalité
- Il est conscient de la nécessité d’un bon équilibre de sa vie personnelle et de la nécessité d’exploiter pleinement ses facultés
intellectuelles, physiques et affectives, en ayant confiance en sa capacité à progresser. Il dispose des ressources nécessaires
pour conduire une réflexion sur ses choix de vie.
- Il est attentif à sa vie physique et il pratique régulièrement un sport. Il s’investit dans les activités sportives. Il a le sens de
l’effort et la volonté de progresser dans ses gestes ou ses performances.
- Il a acquis des habitudes d’hygiène et connaît les principes de base d’une bonne santé. Il est conscient des enjeux d’un mode
de vie équilibré. Il est informé des risques sanitaires et il adapte son comportement à la prévention des épidémies.
- Il développe sa sensibilité et son sens esthétique à travers la fréquentation des œuvres artistiques et la pratique de la lecture. Il
évoque ses sentiments et ses émotions en utilisant un vocabulaire précis et adapté. Il exprime ses goûts et peut les
expliquer ou les justifier.
- Il est attentif aux relations humaines et à l’enjeu de cette dimension dans sa vie personnelle.
G. Préparer et engager les orientations de sa formation et sa vie professionnelle
- Il a découvert les activités professionnelles de son milieu de vie et construit une première représentation du monde du
travail. Il est initié à l’entrepreneuriat.
- Il est en mesure de chercher des informations sur les métiers qui peuvent lui être ouverts et sur les conditions de l’accès aux
emplois concernés.
- Il est conscient de l’enjeu des choix qu’il devra accomplir et des ressources à mobiliser pour préparer son avenir scolaire et
professionnel.
- Il connaît les principes de la gestion financière et les applique dans sa vie personnelle.
La première tâche de l’enseignant de 10e année est donc de situer chacun de ses élèves par rapport à ces attentes et de prendre le
temps de renforcer ses compétences avant d’engager les apprentissages propres au secondaire.
13
Une volonté de changement
Le Cadre d’orientation curriculaire porte une volonté de changement profond de l’école haïtienne et de l’enseignement qui y est
dispensé. Les nouveaux programmes du secondaire s’inscrivent pleinement dans cette perspective :
UNE CONCEPTION DE LA CLASSE CENTRÉE SUR L’ÉLÈVE
« Ce qui importe, ce n’est pas ce que l’enseignant enseigne, mais ce que l’élève apprend. » Le Cadre d’orientation curriculaire et
l’ensemble des réformes récentes expriment la volonté de centrer l’enseignement sur l’élève, sur ce qu’il apprend réellement et sur les
progrès qu’il accomplit tout au long de sa scolarité. La finalité de l’école est la réussite de chacun dans son parcours de formation. Le
rôle de l’enseignant est d’organiser les situations d’apprentissage en fonction des acquis visés, de fournir les supports, les outils et les
aides nécessaires, de susciter l’activité des élèves et de suivre leur progression. Son attention est centrée sur les besoins
d’apprentissage de chaque élève : que sait-il déjà ? Qu’a-t-il à apprendre ? Progresse-t-il pendant la séance ? Que puis-je faire pour
l’aider ?
L’élève doit être constamment actif. Il doit être mobilisé sur des tâches susceptibles de le faire avancer dans les apprentissages :
traiter des problèmes, créer, s’exprimer, analyser, échanger, observer, expérimenter, etc. Si des exposés de l’enseignant restent
nécessaires, ils doivent être considérés comme une ressource au service des apprentissages et faire l’objet d’une « écoute active ». Ils
ne sont plus l’essentiel de l’enseignement, mais un moment d’une séquence dont l’acteur principal est l’élève. Le rôle de l’enseignant
est d’aider l’élève à agir et à apprendre.
UNE NOTION ESSENTIELLE : CELLE DE COMPÉTENCE
Le choix est fait de concevoir les programmes en fonction des compétences que doit acquérir l’élève plutôt que sur les contenus que
doit transmettre l’enseignant.
Il faut rappeler qu’une compétence peut être définie comme la capacité à exploiter des connaissances, mais aussi des savoir-faire et
des attitudes, pour apporter des réponses efficaces aux problèmes posés dans un ensemble de situations1. À travers ce choix, il s’agit
d’amener l’élève à être capable d’assumer efficacement toutes les situations auxquelles il sera confronté dans sa vie d’homme ou de
femme, dans l’exercice de sa citoyenneté et dans son travail.
La première conséquence est le lien indispensable entre le contenu du programme de chaque discipline avec les grandes
compétences que vise l’enseignement secondaire. Les disciplines sont au service du développement de ces compétences et les
1 Dans le Cadre d’orientation curriculaire, une compétence est définie comme « la capacité à mobiliser et à exploiter des ressources internes telles que les connaissances, les
aptitudes et les attitudes, ainsi que des ressources externes afin de répondre efficacement aux problèmes posés dans un ensemble de situations. »
14
connaissances ou les savoir-faire que fixent les programmes sont avant tout des ressources qui permettent d’exercer ces compétences
avec la plus grande efficacité.
De même, les enseignants doivent désormais confronter leurs élèves à des situations qui leur permettent de progresser dans ces
compétences. Cela impose une conception de la classe qui privilégie l’activité des élèves et le lien entre les tâches proposées et la
compétence précisément ciblée. Une telle conception induit une autre manière de préparer, de conduire et d’évaluer le travail des
élèves.
UNE EXIGENCE : L’ÉVALUATION
« L’évaluation fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Elle est intimement liée au programme d’études et elle est au cœur
de sa mise en œuvre »2.
L’évaluation a comme premier objectif de vérifier, étape par étape, que chaque élève a accompli les apprentissages définis par les
programmes afin, si nécessaire, de remédier aux difficultés rencontrées et de lui permettre d’accéder aux acquis visés. Il n’y a pas
d’apprentissage sans évaluation. Quelles que soient la discipline, l’approche ou la méthode utilisée, l’enseignant doit définir
clairement ce qui est attendu, s’assurer de son acquisition effective par tous, comprendre, si ce n’est pas le cas, pourquoi certains
n’ont pas réussi et les aider à surmonter les obstacles.
L’évaluation est une nécessité tout au long des apprentissages :
–
Au début de chaque étape (séquence)3, il faut d’une part, se demander où en est l’élève par rapport à l’apprentissage visé,
d’autre part, vérifier s’il dispose des connaissances et des savoir-faire nécessaires (les « prérequis »). C’est ce qu’on appelle
généralement « l’évaluation diagnostique ». Elle est indispensable pour que l’élève apprenne et progresse.
–
Au cours des activités, on doit vérifier la compréhension des consignes et des situations, l’accomplissement effectif des tâches
et, surtout, la pertinence et la qualité des réponses apportées aux situations auxquelles chaque élève est confronté. Cette
évaluation est « formative » parce qu’elle permet à l’élève comme à l’enseignant de réagir et de surmonter les obstacles et les
difficultés rencontrées.
–
À la fin de l’étape, il s’agit d’évaluer le résultat : qu’ont appris les élèves ? Ont-ils appris ce qui était prévu ? Ont-ils progressé
par rapport aux compétences visées ? Sinon pourquoi ? Ce troisième temps est celui de l’évaluation dite « sommative ». Il
permet à la fois de « valider » l’étape que l’élève a franchie, voire de certifier ses acquis, et d’engager les remédiations
nécessaires en aidant l’élève à comprendre ses réussites et ses manques et en lui apportant les aides nécessaires.
2Cadre d’Orientation curriculaire (chapitre 2.4).
3 On peut définir une séquence comme un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
15
Pour que l’apprentissage soit efficace, l’élève lui-même doit être impliqué dans son évaluation : il doit connaître l’objet et l’objectif de
la séance (ou de la séquence), savoir ce qu’on attend de lui. Il doit être en mesure d’évaluer ses réponses et ses productions en
fonction de critères clairs posés au départ, de situer ses progrès, d’identifier les connaissances et les savoir-faire nouveaux. Il doit
aussi pouvoir repérer ses erreurs et en connaître la cause, chercher des solutions et améliorer ses productions. L’évaluation est un
levier pour apprendre. Ce n’est pas du temps perdu, mais, au contraire, un moment essentiel du processus d’apprentissage. L’élève
qui comprend ce qui est attendu, qui organise son activité et en évalue lui-même les résultats en fonction de cette attente est un élève
qui apprend et qui progresse.
Cela conduit inévitablement à redéfinir les modalités actuelles d’évaluation sommative de fin de période. Il faut, en particulier,
considérer que les bilans périodiques sont d’abord un moyen de fournir aux élèves des informations sur leurs progrès et sur les
points qui doivent faire l’objet d’une attention et de régulations au cours de la période suivante. Plutôt qu’un constat global du
« niveau » de l’élève, le bilan de fin de période devrait être conçu comme une évaluation encourageante destinée à aider les élèves à
avancer dans leurs apprentissages et à adapter les activités à leurs acquis et à leurs besoins.
Le bilan peut reposer sur les évaluations ponctuelles réalisées à la fin de chaque séquence et/ou sur l’observation continue de
situations rencontrées au cours des apprentissages. Pour réaliser ces bilans, il convient que l’élève soit confronté à des situations qui
permettent d’apprécier son degré de maîtrise de la (ou des) compétence(s) concernée(s). Dans tous les cas, les situations proposées et
les critères choisis pour situer les productions de l’élève, doivent aider à déterminer si l’élève a progressé et s’il réinvestit les
connaissances, savoir-faire et comportements acquis au cours de la période dans l’exercice de cette compétence. L’évaluation
sommative ne peut se limiter à l’attribution d’une note. Elle doit permettre de positionner l’élève par rapport aux compétences visées
(par exemple, à l’aide d’une grille simple) et de préciser les acquis, les progrès réalisés et les difficultés (au moins par une
appréciation littérale). Si une note finale est attribuée, elle doit reposer sur des critères clairement explicités pour l’élève et ses
parents.
DES ATTENTES FORTES
Une éducation inclusive
L’école haïtienne est une école inclusive, c’est-à-dire une école qui prend en considération la situation, les besoins et les potentialités
de chaque enfant sans distinction de sexe, de religion ou de d’appartenance sociale. Elle vise à la réussite de tous y compris de ceux
qui sont en situation de handicap, de maladie ou de grande difficulté.
« Chaque enfant est un potentiel de richesse pour sa communauté et pour la Nation. Il est digne d’être pris en compte aussi bien dans ses forces
que dans ses faiblesses. L’inclusion dans l’école ordinaire est un moyen de donner à chacun une juste place dans la société. »4
4
Cadre d’Orientation curriculaire (page 11).
16
Chacun doit pouvoir progresser à son rythme. Les programmes ont été conçus avec cette préoccupation. Il appartient à chaque
enseignant d’adapter les situations d’apprentissage, les supports, les progressions et les aides à la diversité des besoins.
L’attention portée aux valeurs fondamentales
Le cadre d’orientation curriculaire accorde une large place aux valeurs fondamentales de la société haïtienne : le respect, la solidarité,
la tolérance, l’honnêteté, l’équité, le patriotisme et l’engagement.
L’École a une responsabilité première dans leur transmission. Si l’éducation à la citoyenneté constitue une discipline à part entière
fortement impliquée dans l’appropriation des valeurs, il est essentiel que celles-ci soient portées par l’ensemble des disciplines,
explicitées et exercées dans le quotidien de la classe et partagées dans tous les aspects de la vie de l’école et de la communauté.
Enfin, si le respect est la première des valeurs cardinales du curriculum haïtien, il est indissociable du principe de la non-violence.Le
système éducatif haïtien ne tolère la violence, sous aucune forme que ce soit, et l’enseignement, au quotidien, doit intégrer ce
principe fondamental.
Le choix du multilinguisme fonctionnel et ouvert
L’école haïtienne doit permettre à chaque élève de maîtriser les deux langues officielles ainsi qu’au moins l’une des deux langues
régionales. Il doit pouvoir utiliser ces langues en s’adaptant à toutes les situations de communication de sa vie. C’est aussi à travers
ces langues qu’il construit une culture riche du patrimoine de son pays, tout en restant ouvert sur le monde. Le créole et le français
s’enseignent désormais, tout au long de la scolarité, jusqu’à la fin du secondaire. L’anglais et l’espagnol sont enseignés à partir de la
5e année du fondamental, ce qui n’exclut pas leur apprentissage précoce.
L’ambition de l’école haïtienne est d’amener, chacun à parler, comprendre, lire et écrire, avec une égale aisance dans au moins trois
langues. Enfin, cette compétence linguistique doit favoriser l’ouverture aux principales langues de la région dès le fondamental, puis
à d’autres langues de communication mondiale, au cours du secondaire.
L’innovation
Pour répondre aux défis de l’avenir de notre pays, les programmes accordent une place importante à l’innovation et à la création.
Qu’il s’agisse des sciences, des disciplines linguistiques, de la technologie et de l’informatique, du domaine des arts, de l’éducation
physique et sportive ou de la découverte de l’environnement, les élèves doivent pouvoir exercer leur créativité et être mis en
situation d’imaginer, d’inventer, de concevoir des solutions nouvelles en réponse à des problèmes complexes. Ils doivent être
préparés à transférer cette capacité à toutes les situations, imprévisibles aujourd’hui, qu’ils rencontreront dans leur vie future.
17
La maîtrise des outils numérique et l’apprentissage de l’informatique constituent un axe déterminant des programmes du
secondaire. S’ils sont pris en charge par une discipline spécifique, ils traversent l’ensemble des domaines d’apprentissage, et cela
pour toutes les séries générales ou technologiques.
Lire et mettre en œuvre les programmes
DES ATTENTES FORTES
Une éducation inclusive
L’école haïtienne est une école inclusive, c’est-à-dire une école qui prend en considération la situation, les besoins et les potentialités
de chaque enfant sans distinction de sexe, de religion ou de d’appartenance sociale. Elle vise à la réussite de tous y compris de ceux
qui sont en situation de handicap, de maladie ou de grande difficulté.
« Chaque enfant est un potentiel de richesse pour sa communauté et pour la Nation. Il est digne d’être pris en compte aussi bien dans ses forces
que dans ses faiblesses. L’inclusion dans l’école ordinaire est un moyen de donner à chacun une juste place dans la société. »5
Chacun doit pouvoir progresser à son rythme. Les programmes ont été conçus avec cette préoccupation. Il appartient à chaque
enseignant d’adapter les situations d’apprentissage, les supports, les progressions et les aides à la diversité des besoins.
L’attention portée aux valeurs fondamentales
Le cadre d’orientation curriculaire accorde une large place aux valeurs fondamentales de la société haïtienne : le respect, la solidarité,
la tolérance, l’honnêteté, l’équité, le patriotisme et l’engagement.
L’École a une responsabilité première dans leur transmission. Si l’éducation à la citoyenneté constitue une discipline à part entière
fortement impliquée dans l’appropriation des valeurs, il est essentiel que celles-ci soient portées par l’ensemble des disciplines,
explicitées et exercées dans le quotidien de la classe et partagées dans tous les aspects de la vie de l’école et de la communauté.
Enfin, si le respect est la première des valeurs cardinales du curriculum haïtien, il est indissociable du principe de la non-violence.Le
système éducatif haïtien ne tolère la violence, sous aucune forme que ce soit, et l’enseignement, au quotidien, doit intégrer ce
principe fondamental.
5
Cadre d’Orientation curriculaire (page 11).
18
Le choix du multilinguisme fonctionnel et ouvert
L’école haïtienne doit permettre à chaque élève de maîtriser les deux langues officielles ainsi qu’au moins l’une des deux langues
régionales. Il doit pouvoir utiliser ces langues en s’adaptant à toutes les situations de communication de sa vie. C’est aussi à travers
ces langues qu’il construit une culture riche du patrimoine de son pays, tout en restant ouvert sur le monde. Le créole et le français
s’enseignent désormais, tout au long de la scolarité, jusqu’à la fin du secondaire. L’anglais et l’espagnol sont enseignés à partir de la
5e année du fondamental, ce qui n’exclut pas leur apprentissage précoce.
L’ambition de l’école haïtienne est d’amener, chacun à parler, comprendre, lire et écrire, avec une égale aisance dans au moins trois
langues. Enfin, cette compétence linguistique doit favoriser l’ouverture aux principales langues de la région dès le fondamental, puis
à d’autres langues de communication mondiale, au cours du secondaire.
L’innovation
Pour répondre aux défis de l’avenir de notre pays, les programmes accordent une place importante à l’innovation et à la création.
Qu’il s’agisse des sciences, des disciplines linguistiques, de la technologie et de l’informatique, du domaine des arts, de l’éducation
physique et sportive ou de la découverte de l’environnement, les élèves doivent pouvoir exercer leur créativité et être mis en
situation d’imaginer, d’inventer, de concevoir des solutions nouvelles en réponse à des problèmes complexes. Ils doivent être
préparés à transférer cette capacité à toutes les situations, imprévisibles aujourd’hui, qu’ils rencontreront dans leur vie future.
La maîtrise des outils numérique et l’apprentissage de l’informatique constituent un axe déterminant des programmes du
secondaire. S’ils sont pris en charge par une discipline spécifique, ils traversent l’ensemble des domaines d’apprentissage, et cela
pour toutes les séries générales ou technologiques.
Lire et mettre en œuvre les programmes
LEUR FONCTION
Les programmes établissent ce qui doit être acquis par les élèves à chaque étape de leur scolarité.
Ils sont publiés et diffusés dans tout le pays. Si le contexte peut nécessiter des adaptations locales, ils constituent une norme qui
s’impose dans toutes les écoles, publiques et non publiques du pays. Les enseignants ont l’obligation de les connaître et de les
appliquer. Ils sont une référence commune et officielle pour tous les acteurs, pour les concepteurs de manuels, pour les évaluateurs,
pour les cadres de l’éducation et pour les instituts de formation des enseignants.
19
COMMENT SONT CONÇUS LES PROGRAMMES ?
Le point de départ des programmes est le profil de sortie de l’enseignement secondaire, qui regroupe les compétences que tout élève
doit avoir acquises à la fin de la 13e année de la scolarité. Le programme de chaque discipline est conçu en fonction de ce profil.
–
Il est d’abord précisé pourquoi la discipline est enseignée et comment elle contribue à la maîtrise des compétences attendues.
–
En un second temps, sont présentées les compétences spécifiques visées dans la discipline. Pour chacune, sont définis ce qui
est attendu de l’élève à la fin du secondaire, la stratégie mise en œuvre pour cela et les modalités d’évaluation.
–
Puis, sont détaillées, dans un ensemble de tableaux, les étapes (« unités d’apprentissage ») qui vont permettre à l’élève de
progresser dans la maîtrise de ces compétences. Pour chaque étape, sont indiquées les connaissances, aptitudes et attitudes
que l’élève doit acquérir, les situations auxquelles il doit être confronté ainsi que les modalités d’évaluation à mettre en place.
La répartition des unités d’apprentissage au cours des quatre années du secondaire et en fonction des séries est présentée dans un
tableau.
Les programmes sont élaborés de manière à aider les enseignants à construire et à préparer les activités de leur classe en centrant
leur attention sur les apprentissages effectivement accomplis par tous les élèves : quelles sont les compétences que chaque élève doit
développer ? Que doit-il apprendre pour cela ? Quelles situations mettre en place ? Comment évaluer sa progression ?
LES DOMAINES – LES DISCIPLINES
Les compétences visées au cours du secondaire sont développées dans le cadre de 14 disciplines ou groupes de disciplines qui
concourent à l’éducation de tous les jeunes haïtiens. Elles sont réunies dans cinq grands domaines :
Les langues et la communication,
Le développement personnel,
Les sciences mathématiques et expérimentales,
Les sciences sociales,
La technologie et l’informatique.
20
5 DOMAINES
ÉDUCATION
FONDAMENTALE
Langage et
communication
Créole
10 DISCIPLINES
(OU GROUPES DE
DISCIPLINES)
Français
Anglais
Espagnol
(OU GROUPES DE
DISCIPLINES)
Sciences mathématiques
et expérimentales
Sciences sociales
Sciences
expérimentales
Histoire et géographie
Technologie
et informatique
Éducation Esthétique
artistique
Mathématiques
Éducation Physique et
Sportive
ETAP : Éducation à la
technologie et aux
activités productives
Éducation
à la citoyenneté
Créole
Arts
Physique
Français
Éducation Physique et
Sportive
Chimie
Histoire et géographie
14 DISCIPLINES
ÉDUCATION
SECONDAIRE
Développement
personnel et social
Anglais
Espagnol
Numérique et
Informatique
Mathématiques
Philosophie
Biologie
Physiologie
Géologie
Éducation
à la citoyenneté
Économie
Le rapprochement des disciplines d’un même domaine permet de mettre en cohérence le vocabulaire et les notions utilisées,
d’harmoniser les progressions et les modalités d’évaluation et de répartir l’apprentissage de certains contenus communs.
LES PARCOURS – LES HORAIRES
En 1ère et 2e années, les élèves suivent les mêmes enseignements. Seule, la mise en place d’une option est possible en 2 e année pour
préparer l’orientation choisie à partir de la 3e année, en particulier pour les élèves souhaitant s’engager dans la voie technologique.
A partir de la 3e année, les enseignements sont organisés en fonction des séries mises en place. Outre les séries technologiques qui
feront l’objet de programmes spécifiques, quatre séries générales sont ouvertes aux élèves :
- La série « Mathématiques et physique ».
- La série « Sciences de la vie et de la Terre ».
- La série « Sciences économiques et sociales ».
- La série « Lettres, langues et arts ».
21
Les séries ne constituent pas des filières fermées contraignant l’élève à une orientation précoce. Si elles contribuent à préparer ses
choix à venir, elles doivent lui laisser un large champ de possibilités et ménager des passerelles à la fin de la 3 e année. De même,
toutes les séries ont la même finalité : permettre à tous les élèves de développer toutes les compétences composant le profil de sortie.
L’horaire total est de 30 heures par semaine pour tous les élèves du secondaire à l’exception de la 4e année de la série « Lettres,
langues et arts ». La répartition des horaires officiels est précisée dans le tableau ci-dessous.
1
REPARTITION HORAIRE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES
ère
et 2
e
3e et 4e années (S3 et S4)
années
MP
SVT
SES
LET/LA/AR
S3
S4
S3
S4
S3
S4
S3
S4
Français/Philosophie
4
3
4
4
4
5
4
5
6
Créole
3
2
2
2
2
2
2
3
3
2
2
2
2
2
2
2
3
2
3
Anglais
Espagnol
2
Histoire/géographie
3
2
2
2
2
3
3
3
3
Éducation à la citoyenneté
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Sciences économiques et sociales
1
1
-
1
-
6
6
2
2
Mathématiques
5
7
8
5
6
5
5
2
2
Physique
2
4
4
3
2
3
3
3
3
Chimie
2
1
1
2
3
Physiologie/Biologie, géologie
3
3
2
5
5
Informatique
2
3
3
2
3
2
3
2
2
Éducation physique et sportive
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Arts
1
4
6
Horaire total
30
30
35
30
22
30
30
31
30
30
METTRE EN ŒUVRE LES PROGRAMMES
Chaque enseignant doit lire l’intégralité des programmes de sa discipline sans se limiter au niveau où il exerce. Les programmes
forment un tout et on ne peut isoler une étape d’un parcours d’apprentissage continu et cohérent. De même, il est souhaitable qu’il
prenne connaissance des programmes des autres disciplines pour coopérer efficacement avec les autres enseignants.
Il s’agit d’abord de lire les programmes de manière à pouvoir répondre clairement à cinq questions :
–
Quelle est l’utilité de la discipline au service de ce qui est attendu des élèves à la sortie de l’enseignement fondamental ?
–
Quelles sont les compétences que tous les élèves doivent maîtriser à la fin du secondaire ?
–
Pour chaque compétence, qu’est-ce qui est attendu précisément et que doit-on faire pour cela ? Quelle stratégie mettre en
place ?
–
Comment évaluer que chaque élève progresse dans la maîtrise de ces compétences ?
–
Quelles sont les étapes fixées par le programme ? Quels sont les connaissances, les savoir-faire et les attitudes que l’élève doit
acquérir à chaque étape et dont il faut vérifier l’acquisition ?
C’est à partir des réponses à ces questions que l’enseignant va construire et préparer son travail, en planifiant la réalisation de la
progression proposée en une succession de séquences6, en fixant précisément les résultats attendus de chaque séquence, en
déterminant les modalités de leur évaluation et en prévoyant les situations à mettre en place et les supports nécessaires.
Ces programmes imposent une conception de la classe centrée sur l’élève.
–
L’élève est le premier responsable de ses apprentissages : il doit savoir clairement ce qu’il apprend, pourquoi il l’apprend et
ce dont il a besoin pour cela. Il réussira d’autant mieux qu’il comprendra ce qu’on attend de lui et le sens de son activité. Il
doit être en mesure d’évaluer ses connaissances et ses savoir-faire, de suivre ses progrès ou encore d’identifier les difficultés
rencontrées pour mieux les surmonter. Cela impose à l’enseignant de mettre les élèves en situation pour qu’ils assument
effectivement la responsabilité de leurs apprentissages, de leur expliquer ce qui justifie l’activité et ce qu’on attend de leur
travail ou encore de leur donner les moyens d’évaluer par eux-mêmes la qualité et l’efficacité de ce travail.
–
Aucun élève ne doit être en échec : la mise en œuvre d’un enseignement centré sur l’élève conduit à adapter les interventions
de l’enseignant, donc à différencier les activités, les rythmes d’apprentissage, les aides et les compléments apportés en
fonction des situations et des besoins spécifiques des élèves. L’évaluation joue, sur ce point, un rôle essentiel. Elle permet de
s’assurer de la progression de chacun et d’adapter, au jour le jour, les parcours d’apprentissage.
6 On rappellera qu’une séquence est un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
23
LA NÉCESSITÉ D’UNE COOPÉRATION ENTRE ENSEIGNANTS
Toutes les disciplines contribuent au développement des grandes compétences qui composent le profil de sortie. De plus, certaines
d’entre elles, tels que les mathématiques, fournissent des outils aux autres. Les programmes prennent en compte cette nécessaire
articulation entre les disciplines. Ils proposent une répartition cohérente des contenus, ils soulignent les complémentarités entre les
parcours d’apprentissage et s’attachent à harmoniser le vocabulaire utilisé, les choix pédagogiques et les modalités d’évaluation.
La mise en œuvre des programmes impose la concertation et le travail commun des enseignants.
Ils ont d’abord à s’informer mutuellement de leurs progressions, des situations mises en place, des méthodes choisies, des obstacles
rencontrés et des difficultés repérées. Ils ont surtout à articuler leurs contributions au service des mêmes compétences, à faire
converger leurs démarches, à se répartir certains contenus et à s’entendre sur les notions et les mots utilisés. Chaque enseignant doit
pouvoir solliciter un collègue d’une autre discipline pour expliciter un concept, proposer un outil, aborder une connaissance,
renforcer un savoir-faire.
Ils peuvent aussi construire ensemble certaines séquences et se concerter pour travailler parallèlement autour d’un même thème ou à
partir d’une même situation. Par exemple, l’environnement, la culture locale, la communication numérique ou la réaction aux crises
sanitaires imposent la collaboration de plusieurs enseignants (voire de toute l’équipe pédagogique).
Enfin, il est prioritaire de coordonner l’évaluation des compétences développées par les élèves en référence au profil de sortie du
secondaire. Une réunion est indispensable dès le début de l’année pour organiser et planifier les modalités d’évaluation, puis à
chaque fin de période pour évaluer la progression de chaque élève, pour prévoir les apprentissages à consolider et les aides à lui
apporter.
Les situations d’apprentissage et l’application des programmes ne sont pas limitées à l’espace et au temps de la classe. Les
compétences attendues s’exercent à travers toutes les activités et tous les moments de la vie de l’école. La citoyenneté, la protection
de l’environnement, la communication, la prévention des risques ou encore l’éducation physique et la pratique sportive impliquent,
au quotidien, toute la communauté scolaire.
Le directeur et tous les enseignants doivent s’impliquer pour faire de l’établissement scolaire un espace éducatif et aider chaque
élève à progresser à travers la vie collective. Son comportement et son implication doivent être encouragés et évalués. La plupart des
« savoir-être » attendus de l’élève ne peuvent être considérés comme acquis que s’ils sont mis en œuvre dans la cour de récréation et
aux portes de l’école.
De même la participation à la vie communautaire ou associative doit être suscitée et valorisée. Les situations qu’elle favorise peuvent
être exploitées en classe et asseoir les apprentissages.
24
FRANÇAIS
La discipline et ses finalités
Le présent programme de français au secondaire est conçu dans le prolongement de celui du fondamental, aussi bien dans sa
structure générale que dans sa conception selon l’approche par les compétences. Il constitue un renforcement des acquisitions des
compétences orales et écrites réalisées en matière de discours narratifs, descriptifs et informatifs. Mais, il se caractérise par un accent
mis sur :
les capacités de jugement et d’argumentations variées ;
un accès plus élaboré aux cultures et aux genres littéraires, en référence aux contextes haïtiens, français et francophones ;
- un renforcement de la réflexion sur les fonctionnements de la langue et des discours (surtout argumentatifs) ;
- la production d’écrits variés (notamment la dissertation, l’analyse et le commentaire de textes)
Ce programme prend en compte les impératifs du statut du français dans le système éducatif haïtien, en tant que langue seconde
d’enseignement de l’ensemble des disciplines.
Ainsi, l’enseignement du français dans ce cycle a comme finalités de développer chez l’élève des compétences langagières, culturelles
et littéraires à mobiliser dans sa vie scolaire, socio-culturelle et dans son intégration socio-professionnelle future. Il favorise aussi son
ouverture sur des cultures étrangères et lui permet la poursuite de ses études universitaires dans des filières francophones ou autres.
Contribution au profil de sortie et à l’interdisciplinarité
Liens avec le profil de sortie dans le Cadre d’orientation curriculaire haïtien
Le COC (Cadre d’orientation curriculaire) définit un profil de sortie en référence à la compétence « A. Communiquer de manière efficace
dans toutes les situations de sa formation, de sa vie sociale et de l’exercice de son métier ». Le présent programme du secondaire, en français,
prend en compte ce profil. Il s’aligne sur les finalités assignées à l’enseignement-apprentissage des langues officielles (créole et
français), à savoir :
- le développement d’un raisonnement construit et argumenté ;
- « la participation de l’élève à un débat d’idées et à la production d’un écrit clair, correct et organisé sur un sujet
complexe » ;
- la pratique de la lecture d’œuvres littéraires et philosophiques ;
25
- l’adaptation du mode de communication de l’élève aux diverses situations de la vie professionnelle, familiale,
associative ou politique ;
- l’intégration dans les programmes de thématiques liées à la dégradation de l’environnement, aux trafics de drogue, à
la violence...
- la référence dans les thèmes culturels et littéraires aux valeurs cardinales de la société haïtienne ;
- son accès efficace aux informations dont il a besoin, avec un recul critique, dans toutes ses activités ;
- l’organisation de son travail (prise de notes, usages de la documentation...)
- la préparation de l’élève aux études universitaires ou à une formation professionnelle.
L’atteinte de ces finalités se réalise à travers les types de compétences déclinées dans les différentes unités d’apprentissage, les
contenus, les activités proposées ainsi qu’à partir des supports suggérés dans ces programmes de français.
L’interdisciplinarité
Au niveau du français, elle peut se réaliser dans la production de tâches linguistiques, culturelles ou littéraires suscitant la référence
à d’autres disciplines contribuant au développement de ces tâches.
Le français comme medium d’enseignement des disciplines non linguistiques (DNL) participe d’une « transdisciplinarité ». En effet,
l’apprenant aura besoin de mobiliser le langage des disciplines non linguistiques comme : les mathématiques, l’histoire, la
géographie, l’art… pour réussir son intégration dans un cursus ordinaire scolaire. Cet objectif consiste à faire intégrer l’élève dans
une diversité culturelle. L’approche transdisciplinaire favorisera l’intégration dans l’école, l’autonomie et le transfert de
connaissances et des compétences du français aux autres disciplines. Par exemple, dans la compréhension/production des débats ou
discussions, les sciences de la vie et de la Terre, l’éducation à la citoyenneté ou l’histoire sont sollicitées ; les arts ou l’histoire
culturelle servent à analyser une image ou une œuvre d’art.
D’autre part, le français est en interaction avec d’autres disciplines ; ainsi, des activités de comparaison linguistiques, discursives ou
culturelles entre le français et le créole favorisent cette interdisciplinarité.
Quelques principes de la didactique du français au secondaire
Principes généraux
Une pédagogie du projet
Le COC priorise une pédagogie du projet qui permettra à l’apprenant de concevoir, de planifier et de réaliser un projet innovant où il
prend des initiatives individuellement ou collectivement, en tenant compte de la pertinence et de la faisabilité de ce projet.
26
Ce principe se concrétise à travers des taches complexes orales ou écrites qui soient motivantes pour l’élève. Un projet en français
peut entrainer la mobilisation de ressources appartenant à d’autres disciplines comme : le créole, les sciences de la vie et de la Terre,
l’histoire, l’art, l’informatique…
Le développement du plurilinguisme
Dans une perspective plurilingue, le programme de français favorise des liens explicites entre le français, le créole et d’autres langues
étrangères, dans le sens « d’un plurilinguisme fonctionnel et ouvert », stipulé par le COC (version de 2024). Cette perspective
s’appuie sur une méthode contrastive qui tient compte des compétences et des stratégies d’apprentissages développées dans la
langue première. Cependant une attention particulière doit être portée sur la phonologie, la syntaxe, l’orthographe et le lexique, et
aussi sur les formes discursives des deux langues afin d’amener l’élève à développer une meilleure pratique orale et un meilleur
passage à l’écrit.
Un apprentissage axé sur les genres de discours
Dans le prolongement et le renforcement des acquis du fondamental, les programmes du secondaire favorisent une entrée par les
genres de discours, traitant de discours sociaux, scolaires, professionnels, culturels et littéraires. Cette approche discursive est en lien
avec des contenus d’enseignement et ayant du sens, puisque les discours sont en rapport avec des tâches linguistiques et
thématiques utiles pour l’élève dans sa formation sociale, intellectuelle et culturelle.
Un intérêt particulier sera accordé à l’argumentation dans ses différentes dimensions. L’élève a besoin de réagir à une idée, de
formuler son point de vue, de défendre une thèse...
Les genres littéraires auront une place de choix, aussi bien dans l’analyse des textes courts que dans la lecture d’œuvres littéraires
complètes ou sous forme de regroupements de textes se rapportant au même thème.
Un apprentissage plus réflexif
Il consiste àrenforcer les capacités d’analyse et d’interprétation en vue de développer des habiletés mentales de raisonnement et de
pensée critique objective. L’objet de réflexion porte sur le fonctionnement de la langue, des discours ainsi que sur l’analyse et
l’interprétation des textes littéraires et non littéraires.
Cette orientation réflexive, déjà initiée au fondamental, s’opère de façon progressive pour atteindre un niveau plus élaboré au terme
du secondaire.
27
Les modalités d’évaluation
Le COC prescritune évaluation certificative et formative associée à une pédagogie développant les compétences. Un accent
particulier est mis sur une évaluation formative : « la mise en place d’une évaluation initiale et de l’évaluation formative conduit
inévitablement à constater les différences entre les situations et les progressions des élèves : différences dans la maîtrise des prérequis, différences
dans la compréhension de la langue d’enseignement, différences dans les modalités d’apprentissage, différences résultant de besoins éducatifs
particuliers… »
Le présent programme de français mentionne des critères d’évaluation et des attentes spécifiques à chaque compétence et des
critères correspondant à chaque unité. Les activités proposées dans la colonne 4 de chaque unité fournissent ou inspirent des
exercices ou des épreuves qui peuvent évaluer des ressources (savoir, savoir-faire) de niveau de complexité variables.
Principes spécifiques à chaque domaine du français
L’enseignement du français au secondaire s’appuie sur un apprentissage basé sur les genres de discours (non littéraires et littéraires)
qui s’inscrivent dans le prolongement et le renforcement des acquis du 3e cycle du fondamental. L’enseignement sera décliné selon
certains fondements didactiques dans chacun des domaines suivants.
L’enseignement de l’expression orale
L’enseignement de l’oral est basé sur une approche communicative qui tend vers l’action. Il aide les apprenants à communiquer avec
aisance, à prendre la parole en public, et à interagir à travers des débats, des reformulations de dialogue, d’arguments écoutés. Il
prend appui sur des jeux de rôles, des simulations entre les apprenants sur la technique progressive de la prise de notes d’un texte
écouté. Les séances d’oral constituent des moments de renforcement linguistique.
L’enseignant accordera une attention particulière aux modalités de la communication orale : la prononciation correcte, le ton, le
volume de la voix, les gestes qui accompagnent la parole, la façon d’interpeller son interlocuteur...
Le recours à des outils audio-visuels, si possible via internet, est vivement recommandé.
L’enseignement de la lecture-compréhension de l’écrit et de l’image
Suivant une méthode participative, l’enseignement de la lecture sera conduit sous trois formes : lecture expressive, lecture
analytique et lecture active. Cet enseignement amènera l’apprenant à comprendre les fonctions de la lecture des différents types de
discours (but de la lecture), à développer des stratégies de compréhension selon le type de texte ou de discours. L’acquisition de
stratégies de lecture se fera de façon progressive sur les années du secondaire, selon le degré de complexité du texte à analyser.
28
De plus, des prolongements par la lecture d’œuvres intégrales seront encouragés tout en renforçant l’acquisition des ressources
grammaticales et lexicales.
Les écrits argumentatifs occupent une place privilégiée, soit dans les textes littéraires, soit dans les textes non littéraires (fonctionnels
ou documentaires).
L’enseignement de la littérature
Au fondamental 3, les élèves sont initiés à la lecture des textes littéraires ; au lycée on procède par approfondissement à travers une
réflexion sur des textes plus longs et rattachés à des courants littéraires variés.Il convient de susciter la motivation à la lecture, de
développer la curiosité et l’imagination ainsi que la pensée critique.
Un volet à développer est celui de la lecture d’œuvres littéraires complètes relatives aux genres romanesques, poétiques et
dramatiques : deuxœuvres pour le tronc commun et trois en 3e ou 4e année. Dans certains cas, en raison d’un manque d’œuvres
intégrales, l’enseignant proposera un ensemble de textes extraits, associés à un même thème ou à un même genre littéraire,
constituant un corpus de regroupement de ces textes.
L’enseignement des outils de la langue (grammaire, orthographe, lexique)
Ilse fait de manière intégrée et indirecte dans les séances de lecture et d’oral. Au lycée, il sera axé sur la pratique et la mobilisation de
ces outils pour la production orale et écrite ; à côté de cette orientation pratique et fonctionnelle, un intérêt particulier sera accordé à
la dimension réflexive orientée vers l’analyse des éléments linguistiques pour construire le sens. Cet apprentissage est organisé dans
des séances séparées tout en adoptant la démarche d’enseignement suivante : la mise en situation, l’observation de l’outil
grammatical, la proposition d’exercices d’entrainement, la déduction des règles, le passage à la production qui utilise ces outils.
L’enseignement de la production écrite
L’enseignement de la production écrite est le réinvestissement des acquis des séances de productions orales, de compréhension de
l’écrit et des ressources apprises dans les séances de grammaire, d’orthographe et de lexique. Tout en amenant l’apprenant à prendre
conscience de la fonction du texte à produire, l’enseignant l’aidera à développer des stratégies de production selon les trois étapes du
processus rédactionnel : la planification, la rédaction proprement dite et la réécriture du texte.
La maitrise de l’écrit passe par des pratiques d’écriture diverses et variées.
En 3e année, l’accent sera mis sur la formation à la production d’écrits plus complexes, comme l’essai (ou la dissertation) et le
commentaire d’un texte.
29
L’enseignant initie des activités favorisant la production, en l’aidant à planifier le texte à rédiger, c’est-à-dire à prendre en compte la
situation de communication, à prévoir un plan, à organiser ses idées de façon cohérente, et à réviser en vue de réécrire
éventuellement son texte. Les ateliers d’écriture pourraient constituer un cadre de production efficace pour développer les
compétences rédactionnelles.
Les activités menées et les stratégies acquises en lecture seront mobilisées pour faciliter la production écrite.
Modalités générales d’enseignement
Les compétences orales et écrites seront développéesdans des situations de communication orales et écrites qui ont du sens pour
l’élève, et à l’occasion desquelles il pourra agir. L’enseignant tentera de favoriser des liens avec les situations vécues à l’extérieur de
la classe, par l’incitation à des enquêtes ou des recherches d’informations à exploiter en classe. Le recours aux documents audiovisuels (si possible à travers des sites internet) sera favorisé, selon les possibilités de l’école et de la classe. Ces modalités
d’enseignement sont susceptibles de faciliter le réinvestissement des acquis de l’école dans d’autres contextes.
Les compétences visées
Les compétences des 1e et 2e années
Compétence 1. (C1) compréhension/ interaction/ production orale
L’apprenant doit pouvoir :
écouter, comprendre des discours variés en français ;
interagir dans des situations de communication courantes, littéraires, culturelles ayant du sens ;
produire des énoncés oraux variés pour expliquer, discuter, analyser, argumenter autour de faits sociaux, culturels ou
littéraires.
Sens de la compétence et stratégie de son développement
L’acquisition de cette compétence répond à des besoins socio-culturels liés au partage oral des connaissances et aux échanges de
points de vue dans différents contextes, en classe et dans la vie sociale et plus tard professionnelle. Ainsi, elle contribue aussi, au
plan individuel, à faciliter la sociabilité de l’élève en travaillant ensemble, en interagissant avec ses camarades, en réalisant un
projet collectif. Cette compétence permet également à l’élève de communiquer oralement avec aisance en français pour pouvoir
s’intégrer dans la communauté haïtienne et francophone.
Cette compétence suppose l’écoute, la compréhension, la prise de parole, la production de messages oraux et éventuellement le
30
recours à des moyens non verbaux (geste, mimique...). Ainsi, l’apprenant doit savoir s’adapter à la situation de communication,
tenir compte de son intention, des caractéristiques et des réactions de ses interlocuteurs, et argumenter.
L’élève doit s’exprimer en mobilisant différents types de ressources (savoirs, savoir-faire et attitudes) :
- linguistiques (éléments syntaxiques et lexicaux, outils phonétiques et prosodiques) ;
- méthodologiques (conventions et codes de prise de parole, clarté et précision, respect et prise en compte des propos des
interlocuteurs, adaptation de son argumentation…) ;
- culturelles (traitement de thèmes et de situations en rapport avec des réalités haïtiennes et francophones),
- liées aux attitudes et aux postures appropriées à la situation (respect des autres, des tours de parole et des valeurs
collectives...).
La stratégie à adopter par l’enseignant consiste à mettre l’élève en situation de prise de parole et d’échanges à travers des activités
d’écoute d’enregistrements, de conversations, d’interviews, de débats sur des sujets sociaux et littérairesvariés.
Les composantes de la compétence 1
1- Ecouter et manifester sa compréhension des énoncés et des discours oraux liés à des faits scientifiques et culturels.
2- Ecouter et comprendre des supports audio-visuels (témoignages oraux, entretiens à la radio, à la TV, enregistrements
divers...).
3- Ecouter et manifester sa compréhension des débats, d’une argumentation orale...
4- Ecouter et manifester sa compréhension des extraits de textes fonctionnels ou documentaires.
5- Ecouter et manifester sa compréhension d’extraits de textes de fiction, puisés dans les genres littéraires.
6- Prendre la parole en public pour exposer, analyser des faits sociaux ou culturels.
7- Présenter un court exposé : annoncer son plan, le mettre en œuvre en énoncés oraux cohérents.
8- Interagir pour défendre son point de vue et appuyer ou réfuter une idée.
31
Déclinaison de la compétence 1 dans le tronc commun
Secondaire l
Secondaire ll
L’apprenant doit pouvoir : écouter, comprendre des
discours variés en français ; interagir dans des situations
de communication courantes, littéraires, culturelles ayant
du sens ; produire des énoncés oraux variés pour
expliquer, discuter, analyser, argumenter autour de faits
sociaux, culturels ou littéraires.
Tout en renforçant des acquis antérieurs, l’apprenant doit pouvoir
s’exprimer avec cohérence sur des sujets variés et longs en utilisant un
lexique approprié et des phrases complexes. Il doit pouvoir développer
une argumentation personnelle, présenter et défendre ses opinions et
participer activement à une conversation.
Critères d’évaluation
- Ecoute active des messages oraux
- Clarté et cohérence du message (contenu, organisation, idées)
- Respect des usages et normes linguistiques orales (articulation, intonation, prosodie…)
- Formulation linguistique (grammaticale et lexicale) correcte
- Adéquation des prises de parole à la situation de communication.
Attentes de fin de cycle
- L’élève adopte une attitude d’écoute attentive des discours oraux variés et des supports auditifs ou audio-visuels
- Il reformule oralement les principales informations explicites ainsi que les informations implicites des différents messages.
- Il interagit et produit, en tenant compte des éléments de la situation de communication.
- Il respecte les conventions des échanges oraux.
- Il exploite dans sa production des connaissances d’autres disciplines et des éléments culturels de l’environnement haïtien et
francophone.
- Il présente un exposé adapté à la situation.
- Il développe une éducation bilingue
32
Compétence 2. (C2) : Lecture - compréhension de l’écrit et de l’image
L’apprenant doit pouvoir lire, comprendre, et construire le sens explicite et implicite de textes et de supports littéraires et non
littéraires (scientifiques, techniques et iconiques), en procédant à l’analyse et à l’interprétation de ces textes ou supports.
Sens de la compétence et stratégie de son développement
Cette compétence permet à l’apprenant de découvrir des textes fonctionnels et littéraires liés à l’environnement haïtien et ou à
d’autres espaces francophones.
En mobilisant des ressources linguistiques et discursives (outils grammaticaux et lexicaux caractéristiques des discours, règles de
cohérence,...) méthodologiques (stratégies de lecture) et culturelles (selon les sujets liés aux cultures francophones : haïtienne,
française et africaine), l’élève accèdera au sens des textes en vue d’expliquer des faits, de reformuler des informations, de travailler
au plan linguistique les autres disciplines, de présenter une argumentation adaptée et d’apprécier des textes littéraires de genres
différents.
L’enseignant développera chez l’élève des mécanismes de compréhension d’écrits et d’images variés, en l’amenant à identifier
l’information objective, à l’exploiter dans sa production (par exemple, dans un projet), et à exercer sa pensée critique, en portant un
jugement objectif et argumenté sur les contenus des écrits, notamment ceux qui sont publiés sur internet ou sur les réseaux sociaux.
Il utilisera des supports textuels et iconiques (images et ressources numériques) variés, à caractère fonctionnel, documentaire, et
littéraire. L’élève approfondira sa connaissance des productions littéraires francophones.
Cette compétence permet d’acquérir progressivement et tout au long du cycle, des mécanismes et des stratégies de lecture :
chercher l’information ou des arguments, à partir d’indices dans un texte, faire des inférences (faire des déductions, interpréter ce
qui est implicite) en faisant preuve d’esprit critique.
Conformément à une orientation bilingue dans le système éducatif haïtien, certaines de ces stratégies sont déjà développées au
cours des apprentissages du créole ; il convient de les renforcer et de les adapter aux spécificités du français, à travers des activités
de lecture ou de production.
Les composantes de la compétence
o Identifier et comprendre différents types de texte, notamment explicatifs et argumentatifs.
o Se familiariser avec les procédés littéraires selon les genres.
o Décoder et interpréter des images et des productions audio-visuelles.
o Construire du sens à partir de différents genres de discours.
33
o Développer sa pensée critique par rapport aux contenus lus.
Les composantes de la compétence 2
1- Construire le sens explicite et implicite des textes littéraires, scientifiques et techniques.
2- Identifier et décrire les caractéristiques des variétés des discours argumentatifs.
3- Identifier et décrire les caractéristiques de différents genres littéraires (littératures française, haïtienne et africaine
francophone).
4- Réagir aux idées exprimées dans un texte.
5- Apprécier la qualité d’écriture d’un texte littéraire.
6- Lire et présenter une œuvre intégrale.
7- Mettre en relation des textes littéraires de contextes différents.
8- Adapter sa lecture à des situations de communication écrites variées.
9- S'approprier des stratégies de lecture.
10- Lire une image, apprécier une œuvre d’art (une BD, un tableau, une photo...).
Déclinaison de la compétence 2 dans le tronc commun
Secondaire l
Secondaire ll
L’apprenant doit pouvoir lire, comprendre, et construire le sens
explicite et implicite de textes et de supports littéraires et non
littéraires (historiques, scientifiques, techniques et iconiques), en
procédant à l’analyse et à l’interprétation de ces textes ou
supports.
Tout en approfondissant les acquis du secondaire l (en lecture et
compréhension des supports littéraires et non littéraires) et en
procédant à l’analyse et à l’interprétation de ces textes,
l’apprenant sera en mesure de comprendre des textes littéraires
portant sur des thèmes littéraires ou de civilisation.
Critères d’évaluation
- Lecture expressive de textes variés
- Identification et reformulation des informations dans un texte
- Pertinence des interprétations de textes documentaires ou littéraires
- Formulation linguistique (grammaticale et lexicale) correcte.
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Attentes de fin de cycle
- L’élève identifie les informations ou les arguments d’un texte ou d’une image, à partir d’indices ; il les reformule.
- Il identifie aussi les informations implicites, par voie d’inférence, à partir de ses expériences personnelles ou d’expériences
d’autres lectures.
- Il décrit, de façon simple, les procédés d’écriture des discours étudiés ou des procédés littéraires utilisés.
- Il exploite des informations pour exécuter des consignes dans d’autres disciplines.
- Il réalise un projet à partir de documents informatifs ou d’œuvres littéraires.
- Il développe une éducation bilingue.
Compétence 3 : production écrite
L’apprenant doit pouvoir rédiger des écrits variés pour fournir des explications ou une argumentation, interpréter un texte
littéraire/non littéraire, ou réaliser un projet d’écriture, en référence à des situations de communication socio-culturelles et littéraires
francophones.
Sens de la compétence et stratégie de son développement
La production de l’écrit est un acte d’intégration par excellence, qui nécessite la mobilisation de savoirs et de savoir-faire
linguistiques, textuels, culturels et méthodologiques acquis dans les différentes séances de français. Les activités de lecture
alimentent celles de la production écrite, à travers l’organisation et la cohérence des textes étudiés. En mobilisant ces ressources,
l’élève est amené à produire des textes écrits, et à réaliser des projets (une fiche thématique pour une autre discipline, un carnet de
lecture, un texte littéraire simple en atelier d’écriture...)
En relation avec ce qu’il aura lu et interprété comme genre de discours prévus dans ce cycle, l’élève produira dans diverses
situations liées au contexte haïtien ou à celui d’autres pays francophones :
- un compte-rendu d’expérience, un reportage,
- un exposé oral,
- une recherche documentaire,
- une argumentation contenant des arguments, des exemples et d’autres outils de justification de son point de vue...
- un texte littéraire (un récit littéraire, un poème, un essai court...)
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Cette pratique de l’écriture sera appuyée par l’appropriation des mécanismes et des stratégies correspondant au processus
d’écriture, c’est-à-dire :
- planifier sa production en tenant compte du contexte de la communication écrite et du type d’écrit à produire ;
- sélectionner les idées ou les arguments à développer, à partir de ses expériences, et de ses connaissances en français, et
éventuellement en créole ;
- assurer une cohérence dans son explication ou son argumentation ;
- réviser et améliorer sa production.
Selon une orientation bilingue, certaines de ces stratégies sont déjà développées au cours des apprentissages du créole ; il convient
de les renforcer et de les adapter aux spécificités du français.
Les composantes de la compétence 3
-
Suivre les étapes d’une production écrite et la planifier en tenant compte du contexte de la communication et en s’appuyant
sur ses expériences de vie et de ses lectures.
Produire différents types d’écrits fonctionnels (utilisés dans les autres disciplines) selon la situation de communication.
Réaliser un projet d’ordre social ou littéraire.
Réfléchir sur les procédés d’écriture en rapport avec les genres de discours et les genres littéraires étudiés.
Les composantes de la compétence 3
1- Porter un jugement sur les contenus d’un texte (exercer son esprit critique)
2- Produire et interpréter différents types de textes de fiction
3- Analyser et interpréter la structure d’un texte littéraire/non littéraire
4- Résumer un texte
5- Mettre en relation des textes traitant du même thème, en référence à différents contextes
6- Planifier la rédaction de son texte
7- Mettre en œuvre son texte et le réécrire.
36
Déclinaison de la compétence 3 dans le tronc commun
Secondaire l
Secondaire ll
L’apprenant doit pouvoir rédiger des écrits variés pour fournir
des explications ou une argumentation, interpréter un texte
littéraire/non littéraire, ou réaliser un projet d’écriture, en
référence à des situations de communication socio-culturelles et
littéraires francophones.
Tout en renforçant les acquis du secondaire l, l’apprenant aura à
produire des textes de longueur variée selon une progression
cohérente, et produire un texte clair détaillé et structuré, portant
sur des sujets de littérature ou de civilisation.
Critères d’évaluation
-
Adéquation de la production (à la situation de communication et au type de discours impliqué par la consigne).
Formulation linguistique (orthographique, grammaticale et lexicale) correcte.
Cohérence des textes fonctionnels et/ou littéraires produits (contenu, organisation, idées…).
Originalité des idées et du style d’écriture (idées peu communes, images, comparaisons...).
Attentes de fin de cycle
- L’élève tient compte de l’intention de communication sollicitée dans la consigne.
- Il respecte la cohérence et l’enchainement des idées et de l’argumentation.
- Il produit des textes corrects aux plans orthographique, grammatical et lexical.
- Il réinvestit ses compétences linguistiques dans les autres disciplines (cette attente peut être vérifiée par les enseignants des
autres disciplines).
- Il présente un projet en respectant les caractéristiques du type de discours à produire.
- Il prépare sa rédaction par une planification de son texte (attente à vérifier par l’enseignant avant la production de l’élève).
- Il révise et améliore son texte (attentes à vérifier au cours et après la production de l’élève).
37
Les compétences des 3e et 4e années
Compétence 1 : Compréhension /interaction / production orales
Au terme du secondaire, l’apprenant aura la capacité de comprendre des exposés, des discours oraux longs, élaborés, en lien avec
des problématiques littéraires, culturelles ou professionnelles afin de s’exprimer avec spontanéité et aisance sur un ensemble de
sujets selon ses centres d’intérêt. Il aura à s’exprimer clairement, en vue de participer activement à une conversation, de développer
son argumentation et de réfuter ou défendre une thèse.
Les composantes de la compétence 1
1- Comprendre des exposés et des discours oraux
2- S’exprimer clairement à l’oral
3- Présenter des thèmes élaborés
4- Participer activement à une conversation
5- Reformuler une synthèse
6- Défendre ou réfuter une thèse
7- Développer une argumentation adaptée à la situation de communication.
Compétence 2 : Compréhension de l’écrit-lecture
L’apprenant sera en mesure de comprendre des textes littéraires et philosophiques, commenter, interpréter et analyser des articles
portant sur des faits scientifiques et des questions d’actualité et de décoder des œuvres d’art.
Les composantes de la compétence 2
1- Comprendre des textes littéraires et philosophiques
2- Commenter des articles scientifiques
3- Interpréter différents genres d’écrits
4- Analyser des questions d’actualité
5- Lire des œuvres d’art
6- Développer une réflexion critique sur sa propre lecture
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Compétence 3 : Production écrite
L’apprenant doit pouvoir produire un texte clair et cohérent, portant sur des sujets littéraires, philosophiques et scientifiques. Il peut
également produire un rapport, écrire un essai, dans des situations de communications significatives.
Les composantes de la compétence 3
1- Produire des textes à caractère littéraire et philosophique
2- Produire un essai
3- Produire un rapport.
Les programmes « détaillés » par unité d’apprentissage
Les programmes du secondaire, comme ceux du cycle 3 du fondamental, sont répartis en unités d’apprentissage rattachées les unes
aux autres. Chaque unité d’apprentissage constitue un ensemble cohérent d’acquis intégrés, faisant l’objet d’une évaluation fondée
sur des critères mentionnés à la fin de chaque unité. Ces unités sont conçues de façon à développer des compétences linguistiques,
culturelles /littéraires et méthodologiques à partir de l’acquisition des ressources suivantes :
- des savoir-faire (1ère colonne du tableau),
- articulés à des savoirs linguistiques, textuels, culturels et méthodologiques ainsi qu’à des attitudes ou savoir-être (2e colonne),
- des activités que l’enseignant peut proposer en les adaptant à sa classe (3e colonne).
Tout au long du cycle, les unités sont choisies de façon à favoriser une maîtrise des compétences de divers ordres, laquelle
s’effectuera de façon progressive et en spirale ; autrement dit, des types de discours ou de genre littéraires proches peuvent être
abordés au cours des trois années du secondaire, mais à des niveaux de complexité et d’approfondissement différents.
Ainsi, chaque unité d’une année a des liens avec celles des deux autres années, selon des degrés d’acquisition croissants.
Répartition des unités sur les trois années du secondaire
20 unités : 7 en 1ère année et en 2e année (tronc commun) ; 6 unités en 3e année.
Elles sont réparties sur les quatre périodes de chaque année scolaire.
39
Types de
discours
Discours
médiatiques,
audio-visuels
Discours
explicatifs et
argumentatifs
Secondaire I
Secondaire II
1. Lire et comprendre des articles de
presse (informatifs, de vulgarisation et
de commentaire)
1. Lire et analyser des types
d’articles : un éditorial, un
entretien
2. Lire et analyser des images
(fonctionnelles, publicitaires,
caricatures…)
2. Lire et analyser des supports
audio-visuels (y compris des
ressources numériques)
3. Donner des explications pour 3. Lire et comprendre des discours
convaincre dans diverses situations de scientifiques
communication
4. Lire et comprendre un
4. Donner son opinion, varier ses points plaidoyer, un discours polémique
de vue, formuler une critique objective
Secondaire III
1. Comprendre et analyser une
œuvre artistique
2. Lire et analyser un article de
recherche
(dans
divers
domaines)
3. Lire et analyser des débats
d’idées
5. Lire et apprécier un récit autochtone, 5. Lire, analyser et apprécier un 4. Lire et analyser un conte
une légende
mythe
philosophique
Genres littéraires
6. Lire et apprécier la littérature de 6. Lire des lettres fonctionnelles et
jeunesse (à partir d’une œuvre des extraits d’un roman épistolaire
romanesque ou d’un regroupement de
textes)
7. Lire, analyser et apprécier une
scène et une pièce de théâtre (à
7. Lire et apprécier des textes poétiques partir d’une œuvre littéraire ou
(à partir d’un recueil de poèmes ou d’un regroupement de textes)
d’un regroupement de textes)
40
5. Lire et analyser un essai
6. Lire et analyser un discours
satirique (à partir d’une œuvre
littéraire ou d’un regroupement
de textes)
SECONDAIRE 1 - Présentation détaillée des unités
Unité 1. Lire et comprendre des articles de presse (informatifs, de vulgarisation et de commentaire)
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité porte sur l’étude des moyens de la presse, écrite ou orale, de types informatifs et analytiques. Elle développe une
éducation aux media et aux outils d’information.
Savoir-faire et attitudes
Savoirs/contenus
Linguistiques et textuels
Culturels et
méthodologiques
Suggestions
d’activités
Différencier divers types d’articles de presse Les
situations
de
(éditorial, chronique, interview, enquête, communication de la presse écrite
reportage, critiques …)
- La communication par le journal
numérique
- Identifier la règle de base de la clarté de
l’information (qui, quoi, où, quand, comment,
pourquoi ?)
- Comprendre les caractéristiques de la
communication à travers un journal
numérique (sur internet)
- Thèmes relatifs à la - Lancer un débat
presse (parlée, écrite, sur un sujet précis
télévisée).
(politique,
-Les caractéristiques des économique,
fréquences : quotidien, social……) à partir
- L’indicatif (présent, imparfait
hebdomadaire, mensuel, d’un article de
futur simple, passé composé…) et bimensuel….
presse écouté ou
ses valeurs. (Approfondissement
lu.
- Les nouveaux modes
des acquis du fondamental)
de lecture de la presse
- L’expression de la causalité
écrite (la presse sur - A partir d’un
internet)
- La voix active/ passive
périodique (revue
- Prendre des notes à partir de l’écoute ou de
-La nominalisation : phrase
la
lecture
d’un
article
de
presse
(éventuellement à partir d’un journal nominale/phrase verbale.
numérique)
- Les substituts grammaticaux et
-Identifier les éléments de la structure d’un lexicaux (Approfondissement des
article de presse
acquis du fondamental)
41
Feuilleter un journal,
l’analyser afin de
planifier une
présentation orale.
journal,
quotidien…,) faire
identifier
les
éléments
qui
composent l’article
de
presse,
le
- Analyser la structure de l’article de presse.
- Relever puis reformuler les informations
- Le lexique lié à la rubrique du
données
journal et à son orientation
- Relever les procédés de la vulgarisation d’un - Le champ lexical de la presse
article
écrite (la Une d’un journal,
l’accroche, la manchette, les
- Relever les procédés du commentaire utilisés
oreilles……)
dans un article
Repérer les éléments spécifiques à chaque type
d’article de presse (informatif, analytique)
-Les figures de style : la
métaphore, le paradoxe.
- Relever les commentaires du journaliste
- Identifier le point de vue de l’auteur, à partir - La mise en page d’un article de
presse
d’un relevé d’indices ; le reformuler
- Relever les marques de la subjectivité dans - Les procédés du reportage
journalistique
un article de commentaire à l’oral ou à l’écrit
- Porter un jugement sur l’information donnée,
le justifier brièvement.
- Différencier les registres de langue
- Résumer les évènements et les idées dans un
article de presse.
- Résumer un article de presse lu.
vocabulaire
(titraille, chapeau
ou chapô, corps
texte…).
Proposer
un
travail
de
consultation d’un
journal en ligne,
faire analyser ses
différentes parties.
- Par groupe de
trois ou de quatre
élèves,
faire
analyser
et
comparer
différents journaux
de la presse écrite
francophone,
y
compris créole, des
revues,
des
magazines
(documents
à
apporter en classe).
-Faire
chercher
différents articles
sur
un
même
évènement
et
décrire la façon
- S’informer sur les étapes de préparation d’un
journal (le fonctionnement d’un journal, son
organisation).
42
- Rédiger un article de presse.
dont
évènements
rapportés.
Attitudes
- Avoir un regard critique sur l’information
donnée (pour développer la pensée critique
chez l’élève)
- En groupes, faire
produire
un
journal
de
la
classe.
- Penser à adapter l’article en fonction du
média visé
- Faire produire un
reportage simple
sur un évènement
culturel vécu dans
le quartier.
- Penser à adopter un style professionnel et
toujours citer ses sources.
Vérifier les informations fournies
développer la pensée critique)
les
sont
(pour
- Avoir du recul par rapport aux informations
fournies
Critères d’évaluation
- Identification correcte des procédés d’une écriture journalistique.
- Utilisation correcte du vocabulaire de l’article de presse et des formes grammaticales.
- Interprétation correcte des informations.
- Cohérence interne de la production orale et écrite.
- Originalité de la production.
43
Unité 2. Lire et analyser des images (fonctionnelles, publicitaires, caricatures…)
Compétences ciblées : C1, C2 C3
Cette unité développe chez l’élève une culture de l’image à travers la lecture et l’interprétation de divers supports iconiques, à partir
d’un relevé d’indices propres à l’image et ses liens avec les textes qui peuvent l’accompagner. Il aura été initié au cycle 3 du
fondamental à ce type de lecture.
Savoir-faire et attitudes
Savoirs et Contenus
Linguistiques et
- Identifier les types d’image : photo,
textuels
dessin, tableau de peinture, image
fonctionnelle dans un manuel d’emploi,
Les
verbes
caricature...)
transitifs directs et
-Classer une image dans un domaine indirects
(affiche publicitaire, illustration d’un
- Les différences de
récit, affiche électorale, caricature,
forme entre des
graffiti…)
images
-Identifier
la
situation
de
communication dans laquelle s’inscrit
une image.
- Analyser les rapports de l’image avec
son contexte et l’interpréter
- Décrire les fonctions d’une image :
informative (fonctionnelle) , publicitaire,
propagande, critique (caricature)...
Suggestions d’activités
Culturels et
méthodologiques
-En petits groupes de trois ou de quatre
apprenants, faire identifier les éléments
spécifiques à l’analyse de divers types
- Thèmes liés à l’image
d’images.
fonctionnelle,
publicitaire,
et
caricaturale.
-Faire observer une affiche publicitaire
-Les
références
culturelles en
rapport
avec l’image : le monde
- La polysémie
du sport, la vie à la
-Le lexique de campagne, la vie de tous
l’image et de la les jours, l’histoire, un
caricature (image, pays, une région.
personnage,
auteur,
public,
événement
-Les valeurs ou les
préjugés véhiculés par
-Les figures de
l’image :
honnêteté,
style :
civisme,
courage,
* La métaphore
persévérance…/sexisme,
44
puis répondre aux questions suivantes :
quelles sont les couleurs utilisées dans
une publicité ? Quels sont les objets
présents sur la publicité ? à quoi font
référence ces objets ?
- Faire préparer une image publicitaire
ou une affiche annonçant un spectacle.
- Demander aux élèves d’imaginer une
caricature pour lutter contre la pratique
de la drogue par un élève.
- Faire transformer une caricature en
- Décrire le message d’une image : * l’onomatopée,
évocation d’une époque, représentation
* l’exagération.
d’un objet, d’une idée,
- Les techniques de
-Décrire, à partir d’indices appropriés,
l’image : les points
une image (personnages, illustrations,
forts, l’arrière-plan,
actions, symbole, couleurs)
les couleurs...
- Reformuler en énoncés le contenu
d’une image fonctionnelle
- Les différents
- Reformuler en énoncés le contenu
signes : iconiques,
d’une image publicitaire
plastiques,
- Faire le lien entre l’image et le texte linguistiques.
dans un article de presse
- Les fonctions de
- Faire le lien entre l’image et le texte l’image
dans une publicité
(information,
propagande,
-Commenter l’emploi des couleurs dans
critique)
une affiche publicitaire.
complexe…
- S’approprie les
techniques d’analyse
d’une image
-Analyser le message de la caricature.
- La composition
- Repérer les marques du comique dans
des
affiches
une caricature
publicitaires
- Repérer les procédés de représentation (illustrations, logo,
propres à une caricature (notamment les accroche, slogan,
procédés de l’exagération).
arguments)
- Comparer une caricature à la réalité
correspondante (qu’est ce qui est
différent ?)
- Les procédés de
la caricature.
45
texte et inversement
- En travaux de groupes, choisir un
thème
d’actualité,
produire
une
caricature correspondante, l’analyser et
l’interpréter.
-Expliquer la portée ou la fonction d’une
caricature : comique, critique.
-Interpréter l’image en résumant le
message que l’auteur veut faire passer.
-Distinguer les paroles des onomatopées
et des bruits
Attitudes
- Faire des hypothèses face à une image
qui peut être interprétée de différentes
façons.
-Développer l’autonomie de la lecture
d’une
affiche
publicitaire,
d’une
caricature.
Critères d’évaluation
- Utilisation correcte du vocabulaire d’une caricature ou d’une image publicitaire
- Interprétation correcte des informations de l’mage
- Cohérence interne de la production orale et écrite
- Originalité de la production.
46
Unité 3. Donner des explications pour convaincre dans diverses situations de communication
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Cette unité vise à initier l’élève aux premiers éléments de l’argumentation à travers la compréhension et la production de discours
explicatifs plus élaborés que ceux qui ont été étudiés au cycle 3 du fondamental.
Savoir-faire et attitudes
Savoirs/contenus
Linguistiques et textuels
- Identifier, à partir d’indices, les - La variation des situations
conditions de l’explication : qui explique, d’explication (selon le
à propos de quoi, pourquoi, quand et où ? contexte)
- Prendre des notes à partir d’une - Les formes de
explication écoutée
l’interrogation.
- Identifier et reformuler les contenus - Les pronoms indéfinis
d’une action ou d’une idée
expliquée
dans un texte écouté ou lu
- Le lexique relatif au thème
de l’explication.
- Décrire les étapes d’une explication
- Les préfixes des noms et
- Simplifier une explication à un public concepts scientifiques.
non spécialiste
- La subordonnée relative à
- Dégager les arguments utilisés dans une valeur explicative
explication
47
Suggestions d’activités
Culturels et
méthodologiques
Thèmes en rapport avec
les textes explicatifs
prévus dans les séances
de lecture : des faits
sociaux ou culturels, des
phénomènes naturels,
des attitudes observées.
- Organiser de façon
individuelle ou en petits
groupes, un travail de
recherche d’explication à un
phénomène naturel donné
(selon
les
possibilités,
envisager un recours à des
ressources sur internet)
- A partir d’un jeu de société
familier
aux
élèves,
Les
procédés demander d’expliquer la
(élémentaires en S1) de règle de ce jeu et engager les
la prise de notes : une élèves dans ce jeu.
abréviation, un mot
résumant une idée, le - Par groupes, produire des
recours
à
la fiches thématiques à afficher
nominalisation...)
en classe contenant des
explications de faits sociaux
- Distinguer les arguments des exemples
qui servent d’illustration
- Distinguer une explication objective
d’une explication selon un point de vue
subjectif
- Préparer une fiche de lecture d’un texte
explicatif lu
Attitudes
- Respecter les règles de prise de parole
- Les procédés de
l’explication.
- Le plan d’un texte explicatif :
questionnement, description
de l’objet ou de l’idée à
expliquer, présentation
d’arguments, d’exemples,
aboutissement à une
conclusion ou à une
récapitulation.
- Porter un jugement objectif sur une
explication donnée
- Vérifier une explication, en particulier,
recueillie à travers des réseaux sociaux.
Critères d’évaluation
- Présentation cohérente des informations et des explications
- Utilisation correcte des formes grammaticales
- Emploi approprié du lexique de l’explication
- Emploi correct des procédés explicatifs.
- Originalité de l’explication.
48
- Les techniques d’une
lecture sélective
d’arguments présentant
une explication
- L’utilisation d’un
dictionnaire, d’une
encyclopédie.
ou culturels argumentés.
- Regrouper ces travaux
pour constituer une partie
du portfolio.
- L’enseignant proposera,
des
enregistrements
d’extraits de documentaires
explicatifs comme supports
possibles.
Unité 4. Donner son opinion, varier ses points de vue, formuler une critique objective
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Cette unité est axée sur la compréhension de discours argumentatifs simples et l’acquisition de procédés correspondants, permettant
à l’élève d’exprimer son point de vue et de le justifier, tout en ayant un regard critique mais objectif sur les opinions écoutées ou lues.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Suggestions d’activités
Linguistiques et
Culturels et
textuels
méthodologiques
- Identifier, à partir d’indices, la - Les indices de
- Thèmes relatifs aux - Faire écouter l’enregistrement
situation de l’argumentation : qui l’énonciation dans
textes
argumentatifs d’une discussion autour d’un sujet social
donne son point de vue, l’opinion une argumentation :
étudiés
ou culturel où des personnes formulent
défendue, à qui, pourquoi ?
qui est l’émetteur et le
des points de vue différents ; faire rejouer
destinataire
les
S’approprier
une
la discussion par des élèves qui
- Identifier les arguments dans un
rapports entre eux... ? démarche
de reprennent les mêmes points de vue en
texte, ou un débat oral.
raisonnement logique
les reformulant.
- Les reformuler.
- La conjugaison des
- S’habituer à justifier et - Organiser des jeux de rôles avec des
- Distinguer les types d’argument verbes irréguliers au
présent
et
au
passé
à motiver son opinion, à points de vue différents.
(en évoquant des faits, par une
composé : convaincre, l’aide
d’arguments
citation...)
objectifs.
- Faire argumenter contre la pratique du
- Donner son avis sur un argument séduire
tabac
donné, le critiquer.
- L’emploi et les
valeurs du subjonctif
- Activité à proposer. « En tant que
- Ajouter un autre argument pour
- L’expression de
délégué de la classe, l’élève rédige un
défendre la même opinion.
l’hypothèse
texte destiné au directeur de l’école pour
mentionner
le
manque
d’activités
- Identifier les exemples et les types
- L’expression de
culturelles au lycée et propose la création
d’exemples pour appuyer une
l’opposition, de la
d’un club de musique. »
argumentation.
concession
- Ajouter des exemples pour
- L’expression d’un
illustrer un argument.
jugement
49
- Rattacher ses arguments à ceux Les
locutions
des autres, au cours d’une adverbiales
discussion.
exprimant un point
de vue : sans doute,
Identifier
le
résultat
de probablement,
de
l’argumentation (à partir de la toute évidence...
réaction de l’interlocuteur, par Les
antonymes
exemple)
(dans l’usage des
Attitudes
- Respecter les principes d’une
communication conviviale (les
formes de politesse)
- Choisir les arguments en fonction
de la situation de communication :
le destinataire, l’intention du
locuteur, la nature des rapports
entre les interlocuteurs...
- Présenter des arguments de façon
objective
- Réfuter une opinion sans dénigrer
son auteur.
arguments et des
contre-arguments)
- Le vocabulaire de la
défense
(par
le
jugement),
- Le vocabulaire de la
réfutation
- L’organisation d’une
argumentation qui
reprend des
arguments pour les
confirmer ou les
réfuter.
- L’introduction d’un
exemple dans une
argumentation
- L’introduction d’une
citation
Critères d’évaluation
- Pertinence du point de vue présenté selon la situation de communication
- Cohérence dans l’expression du point de vue et de sa justification
- Utilisation correcte des formes linguistiques (orthographiques, syntaxiques)
- Emploi approprié du lexique de l’expression d’un point de vue
- Originalité du point de vue exprimé.
50
Unité 5 : lire et apprécier un récit autochtone, une légende
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité constitue un renforcement de l’apprentissage des discours de narration, par l’étude d’un genre littéraire ancré dans un
environnement culturel national ou local, celui du récit autochtone ou d’une légende.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Linguistiques et
textuels
Culturels et
méthodologiques
- Les marques de
l’oralité : intonation,
- Faire des prédictions (hypothèse) sur le
débit, verbes de parole
texte à lire, à partir du titre et de
l’éventuelle
illustration. - Les discours rapportés
(discours direct,
indirect : rappel, indirect
- Décrire, à partir d’indices, le cadre
libre/ narrativisé).
spatio-temporel d’un récit autochtone.
- La synonymie
- Le lexique relatif à la
-Présenter oralement le résumé d’un récit spiritualité autochtone.
C1 et C2
autochtone lu
-Rapporter oralement un fait (réel ou
fictif) écouté ou lu
- Les procédés
linguistiques et textuels
de la reformulation :
Suggestions d’activités
- Les thèmes relatifs au récit - En petits groupes de trois ou
apprenants,
faire
autochtone et à une légende. quatre
analyser
le
personnage
principal et son pouvoir
surnaturel du récit autochtone
- Les lieux présentés dans (haïtien ou autre)
une légende
- Le temps d’une légende
- En atelier d’écriture, faire faire
- Les caractéristiques des des compte-rendu de récits
personnages d’une légende
autochtone ou d’une légende
- Les thèmes (coutumes et
croyances) liés aux valeurs
autochtones.
- Faire comparer deux légendes
de contextes différents dont
une légende haïtienne
* synonymes,
* transformation
- Créer un portfolio avec
51
-Repérer les différentes étapes d’une syntaxique des phrases,
légende.
* maintien de la même
- Faire le lien entre le texte et
idée et du même point
l’illustration qui l’accompagne
de vue.
-Identifier les différents personnages et
- Le schéma narratif
leurs caractéristiques dans une légende,
propre à une légende
à partir d’indices.
- La formulation d’une
- Repérer les indices du texte renvoyant
morale dans une
à la prouesse d’un personnage.
légende.
- Reformuler les manifestations de la
prouesse d’un personnage d’une
légende
-Les lieux, les
évènements, les
- Présenter un court exposé oral sur la
personnages, les
prouesse d’un personnage d’une
éléments du
légende
merveilleux, les objets
- Repérer le mode de vie, les croyances aux pouvoirs magiques.
et les valeurs des gens d’une région
- L’ordre du récit
dans un récit autochtone.
(retour en arrière,
- Emettre un avis sur ces croyances
anticipation)
- Comparer les actions des différents
personnages dans une légende.
- Identifier les faits véridiques d’une
légende (évènements, lieux,
personnages).
- Les différents types de
récit autochtone.
52
- Les procédés d’une prise
de notes d’un récit écouté
L’adoption
d’une
démarche de lecture d’un
récit
autochtone
(comparaison
éventuelle
avec le présent de l’élève).
l’ensemble des productions.
Exemple de supports à utiliser :
des récits haïtiens en français ;
un récit québécois (Le glouton,
légende micmaque de Martine
Latulippe (TV5 Monde). « Le
roi
Arthur
et
l’épée
magique ‘’Excalibur’’ »
-Commenter les évènements
historiques retracés dans une légende.
-Analyser les transformations des
personnages et des évènements dans
une légende.
- Les débuts d’un récit
autochtone.
- La fin d’un récit
autochtone
-Analyser les croyances d’un peuple
dans un récit autochtone.
Les
grandes
- Emettre un avis (une appréciation) sur
caractéristiques du récit
le récit étudié (y a-t-il des liens
autochtone (les êtres, le
éventuels avec la réalité actuelle ?)
sacré, l’être mythique et
- Produire un récit inspiré d’une légende surnaturel).
haïtienne ou autre
Attitudes
- Ecouter avec attention les évènements
racontés
- Savoir tirer une leçon de morale d’une
légende lue
- Développer l’autonomie de la lecture
des œuvres intégrales.
Critères d’évaluation
- Identification correcte des caractéristiques d’un récit autochtone ou d’une légende
- Utilisation correcte du vocabulaire du récit autochtone
- Reformulation correcte des contenus d’un récit
- Présentation adéquate d’un compte-rendu de lecture d’un récit autochtone
- Originalité de la production.
Proposition de titres de récits autochtones, de légendes :
Le roi Arthur et l’épée magique ‘’Excalibur’’
https://www.cavesofhaiti.org/La-legende-du-vent.html
53
Unité 6. Lire et apprécier la littérature de jeunesse (à partir d’une œuvre romanesque ou d’un regroupement de textes)
Compétences ciblées : C1, C2 C3
Cette unité portant sur une fiction de jeunesse vise à développer le goût de la lecture et l’appropriation de procédés narratifs et de
contenus thématiques propres à un roman de jeunesse. Elle sera aussi l’occasion d’inciter l’élève à la production de séquences
narratives axées sur des thèmes motivants pour la jeunesse ou les adolescents.
Savoir-faire et attitudes
Savoirs et Contenus
Linguistiques et
textuels
Culturels et
méthodologiques
- Emettre des hypothèses sur le roman de jeunesse ou Les
types
de -Exemples de roman
ère
les extraits, à partir du titre, de l’illustration, de la 1
connecteurs : spatio- de
jeunesse
à
e
proposer,
d’auteurs
et de la 4 de couverture, de la collection.
temporels et logiques
francophones
- Décrire le contexte en rapport avec le roman ou les
(haïtiens,
antillais,
extraits des textes
- Les temps du récit français et africains)
- Décrire le début du récit
- Identifier l’élément déclencheur implicite.
/les
temps
discours
dans
roman
-Relever le thème principal et les thèmes secondaires.
Les reformuler.
- Analyser l’organisation générale du récit.
- L’expression
circonstances
temps et de lieux.
- Décrire les principales péripéties du roman
54
Suggestions d’activités
du
un
- Thèmes liés à la
jeunesse traités dans le
roman de jeunesse ou
des dans les extraits
de - Savoirs culturels liés
aux différents romans
et regroupements de
textes proposés.
- Entraîner l’élève à créer
un carnet de lecture qui
reste une trace de ses
activités de lecture sur
une période donnée.
- Chaque élève note dans
son carnet de lecture ou
portfolio les progrès
réalisés au fur et à
mesure, afin d’évaluer à
la fin du trimestre ou de
l’année
le
chemin
parcouru quant à son
rapport à la lecture.
- Décrire le cadre spatio-temporel principal d’un - Le lexique de la
roman de jeunesse.
fiction
Adopter
une
démarche relative à la
- Présenter le héros et un personnage secondaire.
présentation
d’une
- le sens des mots
œuvre romanesque de
identifié d’après : le
jeunesse lue.
- Rapporter oralement une séquence d’un roman de
contexte, l’étymologie.
jeunesse lu.
`- Le schéma narratif
d’un
roman
de
jeunesse : le début, les
- Rédiger une suite à une histoire déjà lue.
péripéties
ou
les
- Présenter oralement un tableau imaginaire sur actions, la progression
l’avenir d’un personnage du roman lu.
thématique, les retours
en arrière...la fin.
- Les caractéristiques
d’un carnet de lecture :
le titre, l’auteur, le
thème principal (l’avis
- Exprimer des appréciations sur la lecture personnelle de
l’élève)
ou en atelier
présentation
d’un
personnage ou du
héros (l’avis de l’élève
- Rédiger une brève histoire concernant un personnage le concernant), ajout
d’un dessin...ou d’une
de l’histoire lue.
histoire concernant le
personnage.
-Analyser des passages-clés d’un roman de jeunesse.
- Faire un résumé du roman de jeunesse
55
- Organiser un atelier
d’écriture où les élèves
produisent
des
séquences de récit selon
une
répartition
des
tâches (le début d’un
récit
de
jeunesse,
différentes actions du
héros, la fin du récit)
- Préparer un carnet de lecture d’un roman lu ou
d’extraits de textes relatifs au même sujet et relevant
du genre romanesque.
Attitudes
- Développer sa motivation et son goût à la lecture de
textes longs
- Développer son esprit de créativité et son imaginaire
- Avoir une vue d’ensemble sur une œuvre de jeunesse
intégrale
- Développer l’autonomie de la lecture
- Faire le lien entre ce qui est lu et la vie réelle des
jeunes.
Critères d’évaluation
- Analyse correcte de l’organisation d’un récit/roman de jeunesse
- Reformulation correcte des péripéties du roman
- Emploi correct de la langue
- Usage approprié du lexique utilisé
- production adéquate d’un carnet de lecture
- Cohérence de la production
- Originalité des idées.
Proposition de titres de romans de jeunesse :
- Daniel Pennac, Kamo, l’agence Babel, Gallimard jeunesse, 1992.
- Dany Laferrière : L’odeur du café, 1991.
- Garry Victor : Dossiers Interdits tomes 1 et 2
56
Unité 7 : lire et apprécier des textes poétiques
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité vise à sensibiliser l’élève aux spécificités d’un texte poétique et à le motiver à sa lecture et éventuellement à sa
production. Il permet de préparer l’élève à la lecture d’une œuvre intégrale (un recueil de poèmes)
Savoir-faire et attitudes
Savoirs/contenus
- Distinguer un poème d’un texte L’oralisation d’un
poème (ton, intonation,
en prose
rythme...)
selon
les
- Oraliser un poème de façon
caractéristiques d’un texte
expressive
poétique
- Thèmes poétiques relatifs aux
textes étudiés : l’amour, la
nature, la mélancolie, la guerre,
la
violence,
le
désespoir,
l’injustice sociale…
Suggestions d’activités
- Faire lire et réciter de façon
expressive un poème (seul ou en
groupe).
- Organiser des séances de
déclamation (ou de slam) à
(Des poèmes contemporains l’aide d’un choix d’extraits de
issus de la littérature québécoise, divers poèmes.
française, haïtienne, antillaise
etc.)
- Proposer un recueil de poèmes
-Thèmes liés à la poésie engagée (selon les possibilités de la
(pour dénoncer des injustices,
bibliothèque scolaire) et faire
défendre une idée, rendre un
dégager les différents thèmes, les
hommage etc.)
procédés d’écriture et les images
récurrentes,
- Poésie de circonstance, poésie
destinée à la publicité, exercice - planifier une présentation orale
de ce travail.
de virtuose…
- Identifier la situation de
production d’un poème : le poète,
les
destinataires,
l’effet -Les
règles
de
versification (la structure
recherché...
et l’organisation des vers
- Dégager le thème général et les
dans un poème classique :
sous-thèmes d’un poème
les types de strophes
- Les reformuler en énoncés en poétiques (monostique,
distique, tercets, quatrain,
prose
…), la rime.
-Identifier les types de vers dans
- Le décompte des
un poème
syllabes
- Faire le décompte des syllabes
- S’approprier une démarche -Préparer de façon individuelle
ou en groupes une fiche de
en tenant compte du e muet
d’analyse d’un poème selon les
lecture d’un recueil de poèmes
principes de la versification
-Déterminer la disposition, la - Le schéma des rimes
(l’auteur, la structure du recueil,
57
qualité et la sonorité des rimes
- Les pronoms personnels
(rappel)
les thèmes, la progression entre
les poèmes…)
- Repérer une strophe dans un
poème
- La phrase exclamative
- En petits groupes, lire un
poème en mettant en valeur son
rythme, ses sonorités et son sens.
Comparer les lectures orales.
- Identifier les différents types de - Les reprises
strophes dans un poème
anaphoriques (suite)
- En atelier de lecture, lire deux
poèmes
de
deux
auteurs
différents (français et haïtiens)
puis comparer leurs styles de
production poétique.
- Relever les procédés poétiques
pour les exprimer les thèmes du
- Les registres de
poème (répétition, métaphore,
langue(suite)
comparaison, amplification...)
Le
lexique
de
- Relever et analyser les images
l’affectivité, l’expression
poétiques et leurs effets.
des sentiments et des
- Relever les marques de la sensations
(amour,
mélancolie,
nostalgie,
subjectivité dans un poème.
révolte...)
- Analyser les caractéristiques de
la poésie lyrique, à partir
d’extraits d’auteurs différents
- Initier à l’écriture d’un quatrain
en vers sur un thème familier
aux élèves.
Lire un recueil de poèmes (ou
des extraits)
* décrire le contexte d’écriture du
recueil
* Repérer les thèmes dominants
du recueil.
*
analyser
la
structure
d’un
- La polysémie (suite)
-Les figures de style :
métaphore, comparaison
métonymie, allégorie
58
recueil de poèmes
- Repérer un ou des fils
conducteurs entre les poèmes
d’un recueil
Attitudes
- Ecouter attentivement un poème
lu
- Tenir compte du caractère
expressif lors de la récitation d’un
poème
Critères d’évaluation
- Oralisation adéquate d’un poème
- Identification correcte des types et formes d’un poème
- Repérage exact des caractéristiques d’un poème
- Analyse correcte des marques spécifiques à un poème (emploi des figures élémentaires de style)
- Reformulation correcte des thèmes liés au genre poétique
Originalité de la production
Proposition de titres de recueils de poèmes :
-
V. Hugo : « Ibo », Les Contemplations,
C. Brouard : « Nous »
G. Sylvain :« Les Vagabonds »
R. Philoctète : Caraïbes,
Ch. Baudelaire : Le Spleen de Paris.
59
SECONDAIRE 2 - Présentation détaillée des unités
Unité 1 : lire et analyser des types d’articles : un éditorial, un entretien.
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité aide à comprendre le monde des media écrits (la presse) et à prendre connaissances des activités du journalisme
(production d’un éditorial, d’un reportage ou d’une interview).
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Linguistiques et
textuels
Culturels et
méthodologiques
L’éditorial
Le
lexique
du
Thèmes sociaux,
journalisme (suite de culturels, économiques
- Identifier les principales rubriques
en rapport avec les
S1)
ou articles d’un journal (éditorial,
articles de presse étudiés
interview, annonces, reportage...)
Le
schéma
argumentatif
Acquisition d’habitudes
- Émettre à l’oral des hypothèses sur
(renforcement
des
de lecture d’articles
le contenu d’un éditorial d’après le
journalistiques (en
acquis du de S1)
titre.
papier ou en ligne).
- Le lexique relatif au
- Présenter oralement le contexte de
thème de l’éditorial
production
d’un
« éditorial » :
auteur,
lecteurs,
thème,
effet -L’expression
d’un S’approprier
la
recherché, date, place dans le commentaire :
les démarche du résumé
journal... »
verbes et adverbes
d’opinion
- Reformuler le thème principal de
l’éditorial
60
Suggestions d’activités
- Proposer un journal (haïtien ou
étranger en français) en papier, ou le
faire consulter sur internet ;
demander aux élèves de repérer à l’oral
les types d’articles ou les différentes
rubriques de ce journal.
- Faire produire un éditorial pour le
journal de la classe à partir d’un canevas
possible :
* nom du journal,
* tire de l’éditorial,
* public, et effet recherché
* thème principal,
* idées et arguments à développer,
- Identifier le point de vue de
l’éditorialiste (le journaliste) sur ce
thème
-Relever et reformuler les principaux
arguments utilisés par le journaliste
pour défendre son opinion
* point de vue de l’élève sur l’éditorial
produit ou le thème traité.
- Les types d’argument
- Les formes et les
valeurs
d’une
interrogation (totale,
partielle,
question
orientée...)
- Repérer les indices qui montrent
- Les marques
son jugement personnel ou celui du
l’apostrophe
journal
- Organiser des jeux de rôles où les
élèves préparent des questionnaires pour
réaliser différents entretiens (rôle de
journaliste et différentes personnalités à
interviewer)
de
- Faire écrire l’entretien par deux élèves
(celui qui pose les questions et celui qui
répond) ; varier les thèmes pour ces jeux
de rôles et avec différents groupes
- Le lexique relatif au
- Exprimer son point de vue sur
thème de l’interview
l’éditorial, le comparer à celui du
journaliste.
Les
principales
rubriques d’un journal
- Confirmer l’idée de l’éditorialiste
en ajoutant un ou deux arguments
- Les caractéristiques
- Les élèves jouent ces rôles oralement
- Ils présentent oralement l’entretien (les
questions posées, les réponses, le
déroulement de l’entretien, ce que pense
l’élève des réponses de la personne
interviewée).
d’un éditorial (un
- S’opposer à l’idée de l’éditorialiste
journaliste qui donne
en formulant un ou deux arguments
son opinion sur une
question, présentation
- Résumer un éditorial
d’une analyse ou d’un
L’entretien journalistique
commentaire,
(l’interview)
- Un canevas possible
- Écouter un entretien pour prendre
d’un éditorial (voir
des notes
colonne 4)
- Faire afficher le meilleur entretien au
mur de la classe
- Comme élargissement du procédé de
l’entretien
(au-delà
du
domaine
journalistique) : l’enseignant fait rédiger
d’autres
types
d’entretien
(pour
l’embauche, un entretien avec un
romancier, un chanteur, un artiste
haïtien...).
- Écouter un entretien sur internet
- Les caractéristiques
pour reformuler les différentes idées
d’une interview :
développées.
61
- Formuler des hypothèses sur le le statut de la personne
contenu d’un entretien écrit, à partir
interviewée, les
réponses aux
du titre et des personnes citées.
questions, ses
- Préparer un questionnaire pour
réactions face au
réaliser une interview (se mettre à la
journaliste...
place du journaliste)
- Envoyer le questionnaire par
courrier électronique à la personne
concernée (un autre élève qui joue le
rôle de la personne interviewée).
- Participer à un jeu de rôles relatif à
un entretien
-Relever les procédés utilisés pour
écrire un entretien.
Attitudes
- Penser à adapter la production en
fonction du média utilisé
- Se mettre à la place du journaliste
lors d’une interview
- Éviter le plagiat, les accusations, les
blâmes, les mots vulgaires.
Critères d’évaluation
- Pertinence de la production (réponse conforme au type d’article lu ou écouté)
- Cohérence (enchaînements logiques) de la production orale ou écrite.
- Langue correcte aux plans orthographique, grammaticale et lexicale
- Originalité de la production.
62
Unité 2. Lire et analyser des supports audio-visuels (y compris des ressources numériques)
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Cette unité est inscrite dans le prolongement de l’unité 2 du secondaire 1, consacrée à la lecture de l’image, en élargissant le champ
des media. Elle développe des capacités de lecture de séquences sonores ou audiovisuelles à caractère documentaire ou culturel. Une
analyse critique de ces outils est aussi recommandée, notamment ceux qui sont diffusés sur des réseaux sociaux.
Savoir-faire et attitudes
Savoirs/contenus
Suggestions d’activités
Linguistiques et
textuels
Ecouter
un
reportage Les principales
radiophonique d’un événement différences entre le
code oral et le code
social ou culturel
écrit
- Prendre des notes au moment de
- Le mode impératif
l’écoute
(par rapport au mode
indicatif) :
- Reformuler oralement ou par l’intonation
impérative
écrit le message principal et les
les valeurs de
idées secondaires
l’impératif associées à
son emploi d’ordre,
- Relever les témoignages dans un
de conseil…
reportage d’actualité
- Donner son avis sur ce reportage.
Culturels et
méthodologiques
- Savoirs culturels liés à
l’étude des genres
médiatiques (émissions
télévisées, documentaires
scientifiques, reportages,
films...)
- Vérifier une information
lue ou écoutée
-Demander aux élèves de regarder une
séquence d’un film, la faire analyser à
partir de questions, puis demander d’en
faire le résumé (si possible, une séquence
projetée ou vue sur internet...).
- En atelier d’écriture, amener les élèves à
préparer un reportage (sur vidéo, selon
les possibilités) sur un thème scientifique
ou culturel proposé.
- Les formes du récit/
Les formes du discours
Regarder
une
vidéo - L’implicite et
documentaire à la télévision ou l’explicite
sur internet
- Les antonymes
- Prendre des notes au moment où
- A partir d’enregistrements sonores et
audio-visuels, l’enseignant développera
l’écoute de différents messages oraux
dans des situations d’exposés
documentaires, de reportage, de
dialogues ou de conversations …)
- Demander de consulter le site le
livrescolaire.com afin de faire une
recherche dans le cadre du cours de
français ou d’une autre discipline.
- Le lexique relatif au
63
on visionne le documentaire
- Reformuler oralement ou par
écrit le thème principal et les
thèmes secondaires
- A partir des idées reformulées,
faire un résumé du documentaire
vu.
- Donner son avis sur l’émission.
cinéma : scénario,
montage, acteur,
spectateur, gros plan,
bande- son...
- En groupe de 3 ou de 4 élèves, faire
élaborer une grille permettant d’analyser
une vidéo vue, et de donner leurs points
de vue.
- Les éléments d’une
séquence filmée
- Faire préparer une fiche à partir d’un
document audio-visuel.
- Les techniques de
base d’un montage
vidéo.
- Chercher des informations
complémentaires sur internet
(selon les possibilités) sur le même
thème.
- Repérer des informations
importantes sur un événement
culturel ou littéraire trouvées sur
un site
- Les analyser de façon critique
- Les communiquer oralement ou
par écrit à un ami, en les
reformulant
- Comprendre l’essentiel (ou
une séquence) d’un film de fiction
ou d’un film documentaire…
- Émettre des hypothèses sur la fin
d’un film
64
- Analyser la relation entre les
images, le son et les paroles dans
un document audio-visuel
-Analyser le rôle de la musique
dans un film
- Préparer, en groupe, les étapes
d’un reportage audiovisuel sur un
thème donné : les idées, le
montage, les supports à utiliser...
Attitudes
- Apprécier une vidéo
- Développer
recherche
le
goût
de
la
- Avoir une attitude critique face à
une information dans les media.
Critères d’évaluation
- Analyse correcte d’un document audio-visuel (une émission radio, une vidéo...)
- Interprétation correcte d’informations dans les media
- Emploi correct de la langue
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
65
Unité 3. Lire et comprendre des discours scientifiques
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Dans le prolongement des acquis de l’unité 3 (S1), la présente unité vise à faciliter la lecture efficace, l’analyse et la production de
textes traitant de problématiques scientifiques, favorisant l’accès de l’élève aux disciplines non linguistiques ; le français, en Haïti,
étant un médium d’enseignement de ces disciplines. Elle développe aussi son imaginaire en l’incitant à lire des récits de sciencefiction.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Suggestions d’activités
Linguistiques et
Culturels et
textuels
méthodologiques
Thèmes scientifiques ou
- Organiser un travail de recherche sur
- Identifier, à partir d’indices, les - Les situations de
production
d’un
texte
techniques
en
rapport
avec
un thème scientifique donné (selon les
conditions de production d’un
les textes prévus dans les
possibilités, recours éventuel à des
document scientifique : l’auteur, le scientifique (selon le
contexte)
séances
de
lecture
:
des
ressources sur internet) : prendre des
public, le thème...
phénomènes naturels, des
notes puis rédiger un court texte.
- Prendre des notes à partir d’un - La polysémie : le
découvertes ou inventions...
court exposé scientifique écouté.
lexique courant et le
- Par groupes, faire produire des fiches
- Les techniques d’une
thématiques à afficher en classe,
- Prendre des notes à partir d’un lexique spécialisé
lecture
sélective
d’un
texte
(table,
légende,
contenant des explications de faits ou
texte scientifique lu.
scientifique
souris...)
événements scientifiques.
- Identifier et reformuler les
contenus scientifiques dans un - Les préfixes et les
- Les usages de l’internet
- En groupes, faire rapporter le
exposé écouté ou un texte lu
dans la recherche
suffixes des termes
déroulement
- Relever les mots et expressions scientifiques (suite)
du vocabulaire scientifique utilisé
- Les mots d’origine
et faire des liens entre eux
grecque ou latine
- Faire un schéma d’une
(dans le vocabulaire
présentation scientifique
scientifique)
- Transformer un schéma (une
illustration) en phrases cohérentes - Les connecteurs
pour l’expliquer
logiques exprimant la
cause, la
- Décrire les étapes d’un
documentaire.
d’expériences scientifiques vécues par
les élèves dans les cours de sciences ou
de physique
- A partir d’un thème scientifique
proposé par l’enseignant (les
mouvements de la mer, une
alimentation équilibrée, la vie des
abeilles, l’éclipse solaire...), l’élève
66
raisonnement scientifique (façon conséquence, la
d’exposer un fait scientifique)
déduction
remplit le tableau suivant :
- Décrire les procédés de ce
- L’expression de
raisonnement
l’hypothèse
- Distinguer une explication
objective d’une explication selon - Le lexique technique
un point de vue subjectif
correspondant au
- Simplifier (vulgariser) une idée domaine scientifique
ou une vérité scientifique à un traité
Thème :
.......................
Ce que
Ce que je
je
dois
connais connaître
public non spécialiste
- Le lexique de la
- Préparer une fiche de lecture
définition
d’un texte scientifique lu ou d’un
exposé écouté.
- L’organisation d’un
texte scientifique :
Etudier un récit de science-fiction typographie
spécifique (les
(ou un regroupement de textes de
paragraphes, les titres
science-fiction)
et sous-titres, les
tirets, les
- Identifier le contexte d’un récit
de science-fiction : le titre, l’auteur, illustrations...),
formulation d’une
l’éditeur, la 1ère et la 4e pages de
hypothèse,
couverture, l’illustration
description du fait,
- Faires des hypothèses sur le sujet illustration à l’aide
d’exemples,
à partir de ces indications de
conclusion
contexte.
- Reformuler le thème principal et
les sous-thèmes en rapport avec
des événements scientifiques
surnaturels
Pour compléter la seconde colonne,
l’élève fait une recherche dans une
encyclopédie, dans un manuel de
sciences ou sur internet ...
- Les caractéristiques
d’un récit de sciencefiction
67
- Présenter les caractéristiques du
héros et d’un ou de deux autres
personnages
- Exprimer son point de vue sur le
récit ou sur l’ensemble des extraits
- Produire un texte présentant un
épisode de science-fiction à partir
d’un thème scientifique imaginé.
Attitudes
- Vérifier l’exactitude des faits
scientifiques
- Faire le lien entre le fait
scientifique et son vécu ou son
environnement.
Critères d’évaluation
- Compréhension adéquate des contenus scientifiques
- Utilisation correcte des formes grammaticales et du lexique scientifique
- Reformulation correcte de faits scientifiques
- Recherche adéquate d’informations scientifiques.
Proposition de titres de récits de science-fiction :
- Jacques Roumain : La Montagne Ensorcelée.
- René Barjavel : Le voyageur imprudent
- Lyonel Trouillot : Thérèse en mille morceaux.
68
Unité 4. Lire et comprendre un plaidoyer, un discours polémique
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Cette unité est inscrite dans le développement de compétences argumentatives, entamé en 1ère année du secondaire. Il s’agit
d’outiller l’élève, aux plans linguistique et discursif, pour qu’il comprenne et analyse des situations de plaidoyer en faveur d’une
idée et des situations de conflits d’idées.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Suggestions d’activités
Linguistiques et
Culturels et
textuels
méthodologiques
- La variation des
Thèmes en rapport avec
- Organiser un travail de recherche
- Identifier, à partir d’indices, les
situations de plaidoyer les textes prévus dans les sur des thèmes d’actualité nécessitant
conditions d’un plaidoyer : qui le fait,
séances de lecture :
(selon le contexte)
un plaidoyer
défendre
et
soutenir
une
à qui, à propos de quoi, pourquoi,
cause
- Les formes de
quand et où ?
- Par groupes, faire produire des
démonstration
fiches thématiques à afficher en
- Identifier et reformuler les d’une idée - La figure de l’ironie - Se conformer à une
classe, contenant la défense de causes
démarche
défendue
liées à l’enfance.
- Le lexique spécialisé d’argumentation claire et
ayant l’effet souhaité sur
- Dégager les arguments utilisés dans
relatif au thème du
les interlocuteurs.
plaidoyer
un plaidoyer
- Après avoir vu un film dont le
- L’expression du
thème est polémique, engager un
- Adapter le plaidoyer à son
désaccord
débat sur la question ; rapporter ce
- Les antonymes
interlocuteur
débat avec deux réactions différentes
à propos du film.
- Prendre position pour une cause et
- L’expression de la
certitude
la défendre
- Regrouper les travaux à insérer
- Le vocabulaire de la
dans un portfolio.
- Identifier des sujets polémiques dans
dévalorisation
- Selon les possibilités en matière des
le
lexique
de
la
la presse
TIC, organiser un forum auquel
déception, de la
69
- Identifier les points de désaccord
- Exprimer son désaccord sur un sujet
d’actualité
- Transformer une prise de position
contestation
participent des élèves, rédigeant des
avis différents sur un thème choisi.
- Organiser un échange par courrier
électronique
sur
un
thème
scientifique où il y a un désaccord.
- Organiser des échanges entre les
élèves à propos d’un roman lu ou
d’un tableau vu, et où les avis sont
divergents.
- La prise de position
pour une cause
- Les procédés d’un
plaidoyer
inverse.
Attitudes
- Utiliser les arguments adéquats
- Mener un plaidoyer sans dénigrer
autrui
Critères d’évaluation
- Compréhension adéquate d’un plaidoyer
- Utilisation correcte des formes grammaticales et du lexique approprié
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
70
Unité 5.Lire, apprécier et analyser un mythe
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité représente la continuité de l’unité 5 du secondaire 1 portant sur l’étude de la légende et permettra à l’élève de
s’imprégner des récits mythiques anciens ou modernes, d’émettre des jugements sur les croyances collectives, et d’identifier la
fiction et le réel dans les différents mythes qui lui seront proposés.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
- Décrire le contexte relatif à un récit
mythique
- Identifier le type de mythe selon le
sujet traité
- Ecouter ou lire un mythe, reformuler
le thème et présenter le lieu et
l’époque, le personnage principal
Linguistiques et textuels
- Le contexte du mythe :
les indices relatifs au lieu,
à l’époque, aux
personnages, au thème
principal...
- Les temps du passé : le
passé simple et le passé
- Citer des noms de dieux grecs et antérieur
latins associés à des mythes (Zeus,
- Les procédés de reprise
Neptune, Mars...)
de l’information
- Faire le lien entre le thème du mythe
- Le lexique de la
et l’illustration correspondante.
mythologie
- Reformuler l’explication d’un
phénomène décrit dans un mythe (un -Le lexique relatif aux
phénomène naturel ou un fait croyances présentées dans
historique traité dans le mythe)
un mythe
- Comparer une explication dans un - L’expression du sacré
71
Culturels et
méthodologiques
Suggestions d’activités
- Faire lire un mythe, et un
conte pour faire établir la
différence entre eux.
- Savoirs culturels liés aux
thèmes développés dans un
mythe
- Une démarche de
comparaison de deux
mythes de cultures ou
époques différentes
- Faire lire deux mythes et les
faire comparer
- En groupes ou
individuellement, faire réécrire
un mythe ancien en l’adaptant à
une réalité moderne
-Créer un portfolio sur des
mythes fondateurs écrits par
des auteurs francophones et
haïtiens.
-Demander aux élèves d’écrire
un texte pour expliquer
l’apparition des premières villes
d’Haïti(dans un premier temps
mythe et une explication scientifique
(lexique correspondant)
- Donner son point de vue sur
- Le sens propre et le sens
l’explication fournie dans le mythe
figuré (l’exemple des
- Présenter un compte-rendu oral d’un
expressions inspirées de
mythe écouté ou lu
noms mythiques : « le fil
-Identifier la fiction et le réel dans un
d’Ariane », « le talon
mythe
d’Achille » …)
- Relever les indices qui montrent le
caractère imaginaire ou fabuleux des
actions
- Relever les indices qui montrent le
caractère surhumain ou exceptionnel
d’un personnage dans un mythe
- Exprimer son point de vue sur un
mythe écouté ou lu
-Repérer les croyances collectives à
partir d’un mythe (exemple : la
fondation du monde)
-Emettre un jugement sur les
croyances d’un peuple dans un mythe
- Relever dans un mythe un code
moral auquel le peuple haïtien peut
s’identifier
- Lire et comparer deux mythes de
contextes culturels différents (ou un
mythe ancien et son utilisation
- Les registres de langue
- La figure de style :
l’allégorie, le symbole...
- Les types de mythe :
mythes de la création du
monde, ou des cités,
mythes héroïques (jeanne
d’Arc, Napoléon,), des
vedettes devenues des
mythes.
- Les fonctions d’un mythe
(explicative, mais de façon
non scientifique ;
identitaire,
développement de
72
d’après un mythe, et dans un
second temps à partir d’un
cours d’histoire).
moderne).
- Réécrire un texte en relation avec le
mythe étudié, pour expliquer l’origine
du monde ou de la société.
Attitudes
- Développer l’esprit critique
l’imaginaire et du rêve...)
- Les procédés de
l’explication dans un
mythe (renforcement des
acquis du fondamental)
- Inscrire sa lecture selon une vision du
passé ou de l’époque du mythe
- Mieux appréhender le réel et
envisager des comparaisons avec
l’évolution des mentalités.
Critères d’évaluation
- Interprétation adéquate d’un mythe
- Utilisation correcte de la reformulation
- Emploi correct des formes grammaticales et du lexique approprié
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
Proposition d’œuvres écrites à partir d’un mythe :
- Albert Camus : Le mythe de Sisyphe
- Aimé Césaire : La tragédie du roi Christophe
- Jean Price-Mars : Le mythe de l’Orphée noir ou les aventures de la négritude :
- Jean Anouilh : Antigone
- Sophocle : Antigone
73
Unité 6. Lire des lettres fonctionnelles et des extraits d’un roman épistolaire
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Cette unité renforce la capacité de l’élève à analyser des types de lettres, notamment la lettre fonctionnelle et des lettres extraites d’un
roman épistolaire, ainsi que des messages électroniques. Il s’approprie les procédés linguistiques et discursifs correspondants.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Suggestions d’activités
Linguistiques et textuels
Culturels et
méthodologiques
- Thèmes socio-culturels
- Faire rédiger des lettres
- Distinguer des types de lettres
- La situation
relatifs
au
sujet
de
la
lettre
fonctionnelles,
ou des messages
selon leurs destinataires et leurs
d’énonciation d’une
par mel, en variant les objectifs et
fonctions
lettre : destinateur,
les destinataires
- Repérer la situation d’énonciation
destinataire mentionné
Schématiser
le
format
Exemples
: * demander des
dans différents types de lettre.
mais absent, message,
d’une
lettre
pour
la
rédiger.
informations sur l’organisation
réception différée,
d’un concours inter- Présenter oralement le contenu
réactions possibles du
Adapter
le
contenu
et
le
établissement ;
d’une lettre administrative
destinataire...
style
de
la
lettre
en
fonction
*
se
renseigner
sur la création
- Comparer des lettres
du
destinataire.
d’un club de musique dans le
administratives différentes
quartier
- Le vocabulaire
spécifique à la
- Reformuler le message principal et
communication
par lettre :
les messages secondaires d’une
- Dans un atelier d’écriture, faire
destinateur, destinataire,
lettre
écrire
une lettre ouverte au Maire
message, effet recherché,
de la ville (du Cap, de Port-autype de lettres
Prince,
de Jacmel…) pour décrire
- Relever les procédés d’une lettre
- Les formules initiales et
la situation inquiétante résultant
administrative
terminales d’une lettre
de la pollution dans
- Varier les formules initiales et
- L’expression de la
l’environnement de
terminales d’une lettre selon le
temporalité : le futur
l’établissement.
contexte et le destinataire
antérieur
- Demander de rédiger des
- Transformer une lettre en
- Le conditionnel présent
réponses possibles à cette lettre.
74
changeant de destinataire
- Produire une lettre collective
adressée à une autorité éducative
-Différencier une lettre authentique
d’une lettre de fiction (extraite d’un
roman épistolaire)
- L’expression des
sentiments, de l’affectivité
- Les adverbes d’opinion
- Aider à créer un portfolio
comprenant des lettres
fonctionnelles et fictives.
- La subordonnée
complétive (renforcement)
- Proposer pour lecture des
extraits de textes épistolaires de la
littérature français et haïtienne
(voir des exemples de titres cidessous).
- Les faire présenter oralement.
- La mise en page / la
structure d’une lettre
selon les destinataires
- Analyser la situation d’énonciation
d’une lettre extraite d’un roman
épistolaire
- Reformuler les principaux thèmes
- Les caractéristiques
et messages de cette lettre
typographiques (format)
- Réécrire le message en changeant
d’une lettre
de destinataires.
administrative : en tête,
- Émettre un avis, une appréciation
objet, formule terminale...
sur une lettre de fiction lue ou
(approfondissement)
écoutée.
- Analyser un courrier électronique
- Comparer une lettre à un message
électronique
- Rédiger un message électronique
dans le cadre d’échanges interétablissements.
- Répondre à une lettre, à un
courrier électronique.
- Les fonctions de la lettre
dans le roman épistolaire
(fonction narrative /
informative, affective,
argumentative, critique,
etc.)
- Les caractéristiques d’un
message transmis par voie
électronique.
75
Attitudes
-Favoriser l’échange et l’interaction
pour une attitude plus sociale
- Observer les règles de respect dans
la communication par lettre
- Accroître sa capacité à accueillir la
parole d’autrui.
Critères d’évaluation
- Production du type de lettre appropriée à la situation
- Organisation correcte de la lettre
- Reformulation correcte des idées
- Cohérence dans l’écriture de la lettre
-Originalité de la production.
Propositions d’œuvres épistolaires :
- Les lettres Persanes de Montesquieu
- Tifi en Haïti de Valérie Lacroix
- Julie ou La Nouvelle Héloïse de Jean Jacques Rousseau.
76
Unité 7. Lire, analyser et apprécier une scène et une pièce de théâtre
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Cette unité vise à développer une culture de l’art dramatique et à donner le goût pour le théâtre. L’élève est initié à ce genre
littéraire au fondamental à partir d’une courte pièce (la saynète). Cette unité offre une occasion d’entraîner l’élève à jouer ou à
représenter une ou plusieurs scènes d’une pièce de théâtre.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Suggestions d’activités
Linguistiques et
Culturels et
textuels
méthodologiques
L’expression
de
- Organiser des séances de lecture de
- Identifier, à partir d’indices, les l’exclamation
Thèmes
culturels
en pièces de théâtre, guidées par des
conditions
de
communication
rapport avec les textes questions.
Le
lexique
spécialisé
prévus dans les séances
théâtrale : les acteurs, le lieu, le temps
relatif
au
théâtre : de lecture
- Dans le cadre d’un projet, faire
en rapport avec le décor
acteur,
comédien,
jouer un texte théâtral pour préparer
scène,
l’intrigue, Adopter une démarche les élèves à une compétition au sein
- Décrire le lieu et le temps d’une représentation,
de lecture propre à un du club de théâtre du lycée ou à une
répliques
;
indications
texte théâtral
fête de fin d’année.
scène
scéniques (didascalies),
- Des techniques pour - Regrouper les travaux pour
- Identifier et reformuler les contenus décor,
jouer un texte théâtral : constituer une partie du portfolio.
d’une scène
- Le dialogue théâtral
mémoriser le texte, se
situer à la place du L’enseignant
propose
un
- Prendre position pour ou contre un Les
procédés personnage, s’habiller en questionnaire (titre, auteur, actions,
dramaturgiques
conséquence.
personnage
personnages, décor, dénouement...)
qui facilite la préparation d’une
-Imaginer un dialogue à partir des - Les types de comique
présentation d’une pièce de théâtre à
(de geste, de parole, de Adopter une démarche
indications scéniques données
l’ensemble de la classe
situation)
de lecture propre à un
- Identifier les aspects comiques dans
texte théâtral
77
une scène et l’effet recherché
- Identifier les éléments tragiques
dans une scène et l’effet recherché
- Préparer une fiche de lecture d’un
texte théâtral
- Des techniques pour
jouer un texte théâtral :
mémoriser le texte, se
situer à la place du
personnage, s’habiller en
conséquence.
- Présenter oralement cette fiche
- Echanger avec les élèves sur la scène
lue et présentée.
Etudier une pièce de théâtre
- Décrire le contexte de production de
la pièce
- Analyser les différentes parties
d’une pièce (sa construction ou le
schéma de la pièce):
L’exposition :
identification
de
l’espace et du temps (durée de la
représentation, durée des intrigues ou
actions),
* Les personnages : caractéristiques,
évolution de leurs actions
* Les intrigues, le dénouement
- Imaginer un décor pour une scène
78
où il n’est pas indiqué
- Imaginer une fin différente à la
pièce
- Jouer le rôle d’un personnage dans
une scène étudiée.
Attitudes
- Tenir compte des spécificités d’un
texte théâtral
- S’identifier au personnage lorsqu’on
joue son rôle.
Critères d’évaluation
- Compréhension adéquate du texte théâtral
- Utilisation correcte des formes grammaticales et du lexique approprié
- Cohérence de la production
- Représentation adéquate des rôles joués
- Originalité de la production ou de la représentation.
Propositions de titres de pièces de théâtre :
- F. Etienne : Pèlen tèt (Extraits)
- Molière : Les Fourberies de Scapin, Le médecin malgré lui, Le malade imaginaire,
- Languichatte Débordus (Théodore Beaubrun dit) : Sketchs (Extraits).
79
SECONDAIRE 3 - Présentation détaillée des unités
Unité 1 : Comprendre et analyser une œuvre artistique
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité porte sur la compréhension et l’analyse d’une œuvre artistique, notamment des tableaux de peinture. Plus largement,
elle développe chez les élèves une éducation à l’art (peinture, sculpture, photographie...). Elle s’inscrit dans le prolongement des
unités déjà consacrées à la lecture de l’image.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
- Identifier la nature d’une œuvre
artistique observée
-Donner des indications sur cette
œuvre
- Rechercher les informations sur
l’auteur de l’œuvre, le contexte où
l’œuvre a été créée (le lieu, l’époque, le
mouvement artistique).
- Identifier le courant artistique dans le
lequel une œuvre peut être classée.
Linguistiques et
textuels
Culturels et
méthodologiques
- La nature d’une
- Des indications
œuvre : peinture,
relatives à une œuvre
sculpture, assemblage, d’art : auteur, titre, date
dessin, collage,
de réalisation, format,
photographie.
courant artistique...
-Le lexique de base
concernant le type
d’œuvre (peinture,
sculpture,
architecture…)
- L’expression des
émotions
- Les éléments d’un
tableau de peinture : les
plans, les couleurs, la
symétrie, les figures
géométriques
- La polysémie d’une
image artistique
- Relever et formuler oralement ou par
80
Suggestions d’activités
- L’enseignant propose aux élèves une
photo ou une diapositive
représentant une œuvre d’art et leur
demande de l’observer puis d’indiquer
le titre, le sujet traité, le lieu, le jeu des
formes et des couleurs, le message
explicite
de
l’auteur
et/ou
l’interprétation du spectateur …
- Ensuite, chaque élève prépare une
fiche à partir des indications
mentionnées ci-dessus.
-Après avoir observé une peinture,
aider les élèves à préparer un court
exposé oral ou écrit, présentant le
écrit le message d’une œuvre artistique
- Donner un titre selon le message
qu’on peut dégager d’un tableau
observé
- Faire la différence entre une œuvre
originale et une reproduction (photo,
diapositive)
- Décrire un tableau de peinture : le
thème, l’espace, les couleurs, la
lumière, le traitement plastique.
- Repérer la vision du monde d’un
artiste à partir de son tableau
- Faire le lien entre une image, un
tableau et le commentaire qui
l’accompagne (dans un musée, par
exemple)
- Exprimer sa réaction devant un
tableau de peinture.
- Produire un texte à partir de cette
analyse du tableau
- Interpréter une œuvre artistique : une
sculpture
- Les figures de style :
* La personnification
* L’allégorie dans un
tableau de peinture
- Quelques repères sur
les courants de la
peinture moderne ou
classique
- Des courants ou
mouvements
artistiques relatifs aux
supports utilisés
(figuratif, abstrait,
réaliste, fantastique)
- Des informations liées
à l’histoire de l’art.
- Savoir repérer des
symboles dans une
œuvre.
- S’informer sur les
courants artistiques en
consultant une
encyclopédie ou des
sites internet
- Donner une signification à une
81
contexte historique et artistique où
l’œuvre a été produite.
- En groupes de 5, les élèves présentent
oralement ou par écrit le compte rendu
de la visite d’une exposition de
peinture.
-Préparer un débat autour de l’œuvre
d’un artiste contemporain.
- Demander aux élèves de donner leurs
impressions personnelles à propos de
cette œuvre.
sculpture
- Analyser la portée historique d’une
sculpture
- Exploiter des visites
de musées et de
galeries d’exposition.
- Produire un paragraphe à partir de
cette analyse de la sculpture
- Situer une photographie dans son
contexte
- Décrire la technique d’une
photographie
- Produire un paragraphe à partir de
cette analyse de la photographie.
Attitudes
- Faire une interprétation face à une
peinture qui peut être interprétée
de différentes façons.
- Réagir face à une œuvre d’art.
- Développer
le
goût
de
l’observation.
- Développer
l’autonomie
de
l’analyse d’une œuvre artistique
Critères d’évaluation
- Analyse correcte du contexte de l’œuvre artistique
- Formulation cohérente, oralement ou par écrit, de cette analyse
- Formes grammaticales correctes et lexique approprié
- Bonne interprétation d’une œuvre artistique
- Originalité de la production.
82
Unité 2 : Lire et analyser un article d’idée (ou de commentaire)
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité traite d’un genre discursif axé sur la présentation d’une problématique (une idée à défendre) à caractère scientifique ou
socio-culturel, pouvant paraître dans la presse ou dans une revue. Cette présentation se fait selon une démarche argumentée. Elle
s’inscrit dans la continuité du discours explicatif d’une part et du discours journalistique d’autre part. De même, cette unité
contribue à préparer l’élève au commentaire d’un texte littéraire ou scientifique.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Linguistiques et
textuels
- Identifier les éléments du contexte de - Les éléments
production de l’article d’idée
énonciatifs de
production de
l’article : qui, à qui,
- Dégager le thème principal de la quand, visée...
réflexion (la problématique)
- Reformuler la question principale
- Les indices de la
traitée dans l’article
neutralité dans un
Sélectionner
les
informations article d’idée (surtout
pertinentes
dans
l’article ;
les s’il s’agit d’un article
reformuler
scientifique)
- Les indices de la
subjectivité et de
l’intervention de
- Décrire l’organisation de l’article l’auteur dans son
- Expliciter l’hypothèse de l’auteur
Culturels et
méthodologiques
Suggestions d’activités
-Thèmes scientifiques
ou socio-culturels liés
au sujet traité.
- L’enseignant organise un remueméninge avec les élèves qui doivent
émettre des idées (pistes de réflexion)
dans le désordre sur un thème proposé
- Découverte de la
structure du travail de
recherche
Chaque élève note ses pistes, la fait
passer à son camarade qui doit relever
ce qui convient au thème et ce qui est
hors-sujet.
- Les stratégies de
lecture : analytique,
comparée,
documentaire, ciblée …
-En groupe de 3 ou de 4, faire écrire un
article de vulgarisation d’une page
relatif à un thème littéraire ou
scientifique
- Utilisation de l’internet
dans la recherche
scientifique
- Proposer des articles traitant de
thèmes littéraires ou scientifiques puis
demander aux élèves de rédiger un
83
d’idée
plan à la suite d’une lecture analytique
article
- dresser le plan de l’analyse d’un
article d’idées ou d’un article
- L’expression de
scientifique
l’hypothèse (suite)
- Leur demander une présentation orale
de l’article étudié
- Les registres de
- Vérifier le contenu scientifique d’un langue (le registre
article trouvé sur le net
élaboré et soutenu)
- Aider les élèves à produire un
commentaire écrit de l’article étudié.
- Introduire une citation dans un texte
- Les procédés de la
citation
- Reformuler une citation
- Résumer une citation
- Les procédés de la
- Donner un exemple pour illustrer
comparaison
une citation
- L’analogie
- Formuler des questions sous forme
d’hypothèses
- les néologismes
- Reformuler
vulgarisant
un
article
en
le
- les termes
synthétiques
- L’organisation d’un
article d’idée ou d’un
- Chercher des exemples pour soutenir
article scientifique
une idée ou une définition lue, les
insérer dans le texte
- Les types de
raisonnement dans un
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- Consulter un document pour vérifier article d’idées :
une idée ou une information déductif, concessif
(certes, ...), par
scientifique
analogie, par la
- Porter un jugement sur une idée
citation...)
écoutée ou lue dans un article d’idée
- Chercher et citer des idées à traiter au
sujet d’un thème d’actualité nationale
ou internationale
- Le plan d’un
commentaire de texte
littéraire ou
scientifique
- Ecouter ou lire les idées données par
un autre élève et identifier celles qui
sont en rapport avec le sujet et celles
qui sont hors-sujet.
- Rédiger un article de vulgarisation
scientifique d’environ une page, à
partir d’un thème choisi.
C3. Se préparer au commentaire d’un
texte littéraire ou scientifique :
- Situer le texte par rapport à l’auteur,
au contexte de sa production
- Décrire la structure du texte, les
principales idées développées,
- Analyser les procédés utilisés pour
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présenter l’idée ou les informations, le
lexique utilisé,
- Proposer un élargissement du texte :
un avis, une comparaison avec
d’autres textes...
Attitudes
- Se déprendre de l’attitude passive du
consommateur d’information
- avoir un recul par rapport aux idées
ou informations écoutées ou lues
- Émettre des points de vue plutôt
neutres
- Développer le goût de la réflexion et
de la recherche scientifique.
Critèresd’évaluation
-
Analyse adéquate d’un article d’idée ou d’un article scientifique
-
Utilisation correcte de formes grammaticales et lexicales
-
Adoption d’une démarche correcte d’un commentaire de texte littéraire ou scientifique
-
Cohérence de la production
-
Originalité de la production.
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Unité 3. Lire et analyser des débats d’idées
Compétences ciblées. C1, C2, C3
Cette unité porte sur la compréhension et l’analyse d’un débat oral ou d’une confrontation de deux points de vue dans un texte.
L’élève rapporte et reformule les éléments de ce débat et participe à des échanges oraux ou par écrit où des idées sont confrontées les
unes aux autres.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Linguistiques et textuels
Culturels et
méthodologiques
Thèmes socio-culturels
- Ecouter attentivement un débat
- L’expression de la
enregistré ou lire une discussion entre confirmation/infirmation
ou scientifiques
deux ou trois personnes ayant des
d’une idée
développés au cours
points de vue différents sur un sujet
d’un débat ou formulés
socio-culturel ou scientifique
- Les formes de
dans un texte
l’interrogation
- Identifier la situation d’un débat : (l’interrogation oratoire)
qui parle, à qui? le thème du débat,
l’enjeu de l’argumentation (visée du
- Le vocabulaire relatif
- Savoir situer le point
locuteur) les points d’accord, de aux préjugés, aux idées
de vue exprimé par
désaccord...
reçues, aux stéréotypes...
rapport à la personne
(son statut, son rôle
- Prendre des notes en écoutant
- Les propositions
dans le débat, ses
chacun de points de vue, au cours
relatives (explicatives)
d’un débat
convictions,...)
- Le discours rapporté
- Relever les marques du désaccord
(style indirect)
dans un débat oral ou dans un texte
- Les marques de la
- Rapporter un point de vue subjectivité (expression
développé en le reformulant par écrit
d’un jugement
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Suggestions d’activités
- Sur un thème donné, l’enseignant
propose une liste d’arguments
accompagnés d’exemples dans le
désordre ; il demande aux élèves de :
* les répartir en « pour » et « contre »
* mettre à côté de l’argument
l’exemple qui convient.
- A partir d’un thème actuel (le créole
à l’école, l’utilisation des réseaux
sociaux, le travail de la femme...),
organiser des jeux de rôles entre des
élèves ayant des points de vue
divergents sur le thème proposé.
- Selon les possibilités, accompagner
les élèves à participer à un forum à
travers les réseaux sociaux sur un
thème choisi.
quels arguments sont-ils utilisés ?
quels exemples sont-ils avancés ?
personnel)
- La figure de l’antithèse
- Rapporter le point de vue inverse en
le reformulant par écrit.
quels arguments sont-ils utilisés ?
quels exemples sont-ils avancés ?
- Relever les indices qui montrent que
l’auteur d’un texte adopte un point de
vue différent d’une idée reçue.
Identifier
les
marques
de
l’implication de l’auteur dans la
défense d’une idée
- Participer à un débat ou un dialogue
face à un autre élève ayant un point
de vue différent.
- Rédiger un texte reprenant ces deux
points de vue en utilisant le style
indirect.
- L’organisation d’un
débat d’idées oral
(l’ordre de prises de
parole, le déroulement
de la discussion, les
échanges opposés des
participants, les
arguments et les contrearguments).
Attitudes
- Prendre en compte les arguments
des autres sans forcément y adhérer.
- Se conformer aux règles civiques et
morales d’un débat.
Critères d’évaluation
- Analyse correcte du contexte d’un débat
- Utilisation correcte des formes grammaticales et du lexique approprié
- Reformulation correcte des points de vue des uns et des autres
- Cohérence de la production (participation au débat ou production d’un texte présentant deux points de vue différents)
- Originalité de la production.
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Unité 4 : Lire et analyser un conte philosophique
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité porte sur un genre littéraire qui associe le caractère fictif et narratif à une orientation morale et philosophique. Elle
s’inscrit dans le prolongement de l’étude du conte merveilleux au niveau fondamental et prépare aux études philosophiques.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
C1, C2 et C3
Linguistiques et textuels
- Situer le conte (des extraits ou un
texte) dans son contexte littéraire : -Les connecteurs logiques
auteur, époque, héros, mouvement (approfondissement)
littéraire, message principal.
Culturels et
méthodologiques
Suggestions d’activités
- Des repères sur le
mouvement des lumières
au 18ème siècle
-Faire écouter
l’enregistrement
d’un extrait significatif d’un conte
philosophique ; demander aux
élèves de prendre des notes, puis
de reformuler la critique sociale
ou religieuse présentée.
- Les fondements de la
littérature d’idée (critique
de la société, des
institutions, de la
religion...)
- Les locutions
- Relever à l’oral les principaux interpersonnelles
événements du récit ; les reformuler
- L’expression et les valeurs
- Analyser la structure d’un conte de la comparaison
philosophique
-Fonctions d’un conte
philosophique
Initiation au
- Les registres de
raisonnement logique et
philosophique
Présenter
les
principaux langue (approfondissement)
personnages du conte lu ou écouté.
- Dire ce que symbolise un - Les figures de style : * la
personnage dans le philosophique
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- En atelier de lecture, faire
comparer un conte merveilleux à
un
conte
philosophique
(différencier la visée moralisatrice
et celle qui cherche à critiquer les
injustices dans la société).
Faire
lire
deux
contes
philosophique (français et haïtien)
ou des extraits :
étudié
* demander aux élèves des
présentations orales puis écrites
métaphore filée
* le symbole
* les amener à engager une
comparaison à partir d’éléments
donnés : époque, thèmes des
principales critiques...
Dégager
la
signification - Les procédés d’écriture
philosophique d’un événement
d’un conte philosophique
- Identifier et expliquer la morale - Les procédés de l’ironie.
d’un conte philosophique
- En groupes, demander aux
élèves d’écrire un conte bref pour
critiquer, dénoncer une injustice
qu’ils ont subie
- Comparer un conte merveilleux à
un conte philosophique
- Intégrer les productions dans un
portfolio
-Analyser les caractères d’un
personnage
d’un
conte
philosophique pour le distinguer
d’un
personnage
d’un
conte
merveilleux
- Identifier les figures de style
fréquentes
dans
le
conte ;
mentionnez
celles
qui
sont
spécifiques à un conte philosophique
- Décrire les spécificités d’un conte
où des idées philosophiques sont
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développées
-Décoder le sens symbolique d’un
conte philosophique, d’en dégager la
signification et la leçon qu’il contient
-Analyser les passages clés d’un
conte philosophique
-Émettre un avis sur un conte
philosophique
- Lire un conte haïtien (ou des
extraits) pour trouver quelles valeurs
incarnent les personnages
- Relever les aspects de la société qui
sont critiqués dans un conte
philosophique (vie politique, mœurs,
religion, guerre meurtrière aux
causes absurdes…)
- Rattacher le conte à un mouvement
littéraire (par exemple, pour les
contes de Voltaire, il s’agit de la
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littérature d’idées au siècle des
lumières, le 18ème)
- Lire et résumer
philosophique
un
conte
- Rédiger un texte présentant une
critique sociale, sous forme d’un
court récit.
Attitudes
- Développer l’esprit critique
-S’interroger sur les problèmes de la
société et du monde
- Réfléchir sur des problèmes qui
concernent l’humanité en général.
Critères d’évaluation
- Identification correcte des caractéristiques contextuelles d’un conte philosophique
- Reformulation correcte des idées
- Emploi correct des formes linguistiques (du point de vue orthographique, grammaticale et lexicale)
- Description correcte des procédés du conte
- Organisation et cohérence de la production
-Originalité de la production
Propositions de titres :
- Voltaire : Candide ou Micromégas
- Lyonel Trouillot : Antoine des Gommiers
- Etzer Vilaire : Le Flibustier
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Unité 5 : Lire et analyser un essai
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité, inscrite dans la continuité de l’étude de l’argumentation, développe la capacité de comprendre et aborder un
raisonnement ou une problématique sous forme d’une réflexion personnelle et parfois à partir d’expériences liées à cette réflexion.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Linguistiques et
textuels
- Ecouter et prendre des notes à partir
- L’expression de
de l’extrait d’un essai.
l’hypothèse (suite)
- Dégager la problématique générale
d’un essai
- Les marques de
- Présenter le contexte social relatif à
subjectivité dans un
l’essai
texte
Culturels et
méthodologiques
- Les thèmes relatifs à
l’essai : les thèmes
d’actualité, les thèmes
universels (la liberté, la
pauvreté, la guerre, le
racisme, l’amour, le
pouvoir)
- Dégager l’opinion de l’auteur dans
un essai (ou un extrait) lu, le
- Les procédés de
reformuler
persuasion
- Relever les indices qui expriment ce
point de vue subjectif
- Découverte des
essayistes haïtiens,
français, antillais.
- Dégager les arguments utilisés pour - Le vocabulaire relatif
persuader d’une idée dans un essai
au jugement
. - Démarche de
recherche des idées
- Formuler une problématique sur un
thème
d’actualité
nationale
ou
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Suggestions d’activités
- Selon l’essai étudié, l’enseignant peut
fournir des indications sur le contexte
historique ou social de cet essai
-Demander aux élèves de préparer un
travail de réflexion sur « Peau noire,
masques blancs » de Frantz Fanon.
- A partir des textes étudiés ou d’après
les expériences des élèves, leur
demander de chercher des thèmes qui
seront développés dans des courts
essais (ex : l’équité de genre, la justice
social, la sécurité...)
- Demander aux élèves d’élaborer un
plan pour rédiger un essai sur un sujet
déjà choisi. Chaque élève rédigera un
court essai à partir du plan déjà
internationale
préparé.
- Les figures de style :
- Amener les élèves à exprimer un
jugement oral sur un thème littéraire
ou philosophique traité dans un court
essai.
- Porter un jugement critique sur une * l’euphémisme
idée exprimée dans un essai ou un
* la gradation.
extrait
- La tonalité
- Présenter une réflexion générale
critique sur un sujet social ou culturel * Polémique
d’actualité
* De confrontation
- Soutenir ses idées après les avoir
- L’organisation d’un
présentées
essai :
Repérer
les
différentes
* présentation de l’idée
caractéristiques d’un essai
à développer,
-Préparer une fiche de lecture d’un
* son explication
essai lu
- Accompagner les élèves à produire
une fiche de lecture d’un essai
(contexte, message, le thème traité, la
position de l’auteur...)
- A partir d’un fait ou d’une * illustration à l’aide
expérience personnelle, formuler une d’exemples et
d’arguments,
idée
- Proposer un plan pour rédiger un *conclusion/déduction,
essai sur une idée choisie
* jugement de l’auteur.
- Enoncer l’idée à développer,
l’expliquer, , l’illustrer à l’aide
d’exemples et d’arguments
Attitudes
- Porter un jugement critique sur un
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sujet
- prendre une position argumentée
- Adopter un raisonnement logique.
Critères d’évaluation
- Identification correcte de la structure d’un essai
- Compréhension adéquate de l’hypothèse et des arguments utilisés
- Identification correcte des procédés de persuasion
- Cohérence de la production (raisonnement argumenté)
- Emploi correct des formes grammaticales et lexicales
- Originalité de l’argumentation
Propositions de titres d’essais :
- Jean Price Mars : Ainsi parla l’oncle
- Louis Joseph Janvier : L’égalité des races
- Frantz Fanon : Peau noire, masques blancs
- Jean-Jacques Rousseau : Essai sur l’Origine des langues
- Raymond Aron, Essai sur les libertés.
- Hannah Arendt, choix d’un essai dans « La crise de la culture »
- Manon Garcia : On ne naît pas soumise, on le devient.
- L'Avenir de la science, Ernest Renan.
Propositions de textes satiriques :
- La description de la guerre dans « Candide » de Voltaire
- Un portrait de La Bruyère
- Une nouvelle de Fernand Hilbbert
- Articles satiriques dans la presse
- Un extrait d’une pièce de Molière
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Unité 6 : Lire et analyser un discours satirique
Compétences ciblées : C1, C2, C3
Cette unité porte sur la compréhension et l’analyse de textes satiriques présentant la critique des faits sociaux, politiques ou
religieux. L’élève s’exercera à l’analyse des procédés grammaticaux, lexicaux et stylistiques de ce type de discours et développera
son sens critique.
Savoirs/contenus
Savoir-faire et attitudes
Culturels et
méthodologiques
Suggestions d’activités
- Repérer le contexte du texte
critiquant une personne ou un fait
- Thèmes relatifs aux
discours satiriques
- Reformuler les reproches formulés
- Des repères sur
l’écriture satirique au
fil des siècles (voir la
liste ci-dessous)
- L’enseignant utilisera les textes
proposés ci-dessous, comme supports
à analyser, pour développer les savoirfaire de la colonne 1.
Linguistiques et textuels
- L’expression de
l’opposition, de la
réfutation, de la
- Identifier le sujet (social, moral,
désapprobation, de la
politique) de la critique
valorisation/dévalorisation
- Le vocabulaire de la
critique : dénoncer, mettre
- Résumer un texte satirique
en cause, reprocher,
- Identifier les procédés satiriques
ridiculiser...
dans un texte lu ou écouté (dire
- le sens
comment l’auteur juge la société ou la
mélioratif/péjoratif
personne qu’il décrit):
* Repérer oralement les marques de
- Les antonymes (suite)
moquerie d’un texte satirique
*
Détecter
les
procédés
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- Respecter les valeurs
citoyennes et morales
- Demander aux élèves de choisir une
situation, un événement survenu dans
le pays et qu’ils désapprouvent.
- Guider les élèves dans la préparation
d’un plan, puis dans la rédaction d’un
texte relatif à cette situation critiquée.
d’interpellation
dans
un
texte
satirique
* Relever le vocabulaire de la critique
- Les figures de style :
l’ironie ; l’antiphrase
*
Analyser
les
comparaisons
péjoratives
- L’implicite et l’explicite
- Identifier et reformuler les
(rappel)
caractéristiques négatives de la société
présentée dans un texte satirique
- Exprimer son mécontentement à
propos d’une situation vécue ou
rapportée et le justifier.
- Repérer le ou les passages satiriques
dans une œuvre (roman, nouvelle,
pièce de théâtre, discours politique…)
- Rédiger un texte satirique.
- Les jeux de mots
- Les différentes
fonctions de la satire
(critiquer, se moquer,
informer pour dénoncer,
corriger, mettre en garde,
sensibiliser…)
- Les différentes formes
Attitudes
d’expression de la satire
- Acquérir une prise de conscience
(caricature, plaidoyer,
- Ne pas insulter ou dénigrer lors
éloge ironique, …).
d’une critique
- Avoir un regard neuf sur la réalité
- Développer son sens critique.
Critères d’évaluation
- Reconnaissance exacte d’un discours satirique
- Reformulation correcte et cohérente des faits critiqués
- Repérage exact des procédés satiriques
- Emploi correct des formes linguistiques
- Originalité de la production.
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