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MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
PROGRAMME DU 3e CYCLE
(7e à 9e AF)
SCIENCES SOCIALES
(HISTOIRE, GÉOGRAPHIE )
Tous Droits Réservés - 2024-2025
Direction Enseignement Fondamental (DEF)
PROGRAMMES DU TROISIEME CYCLE DE
L’ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALEET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE(MENFP)
Version définitive
28 juillet 2024
1
PRÉAMBULE
→ Introduction politique à réaliser quand les programmes seront validés
2
SOMMAIRE
Partie commune
4
Pourquoi ces programmes ?
L’enseignement fondamental
5
Le troisième cycle de l’enseignement fondamental
6
Ce qui est attendu des élèves
Lire et comprendre les programmes
12
Les domaines – les disciplines – les horaires
15
Les liens entre les disciplines
16
Une exigence : l’évaluation
19
Comment utiliser les programmes ?
21
Domaine des Sciences Sociales
23
3
Partie commune
Pourquoi ces programmes ?
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a entrepris depuis plusieurs années une
vaste rénovation du système éducatif afin d’assurer la pleine réussite de tous les jeunes Haïtiens et de toutes les jeunes
Haïtiennes, de répondre aux défis du XXIe siècle et de contribuer au progrès de notre pays. Dans le prolongement de la
réforme initiée par le ministre Joseph C. Bernard dès 1982, une évolution profonde de l’Ecole Haïtienne a été engagée
avec la volonté d’abandonner la conception d’une scolarité limitée au primaire pour instaurer un enseignement
fondamental de 9 années ouvert à tous, de favoriser une pédagogie mobilisatrice, centrée sur les activités de l’élève et de
valoriser la place de la langue créole dans l’éducation.
Dans cette perspective, le Ministère conduit une révision de l’ensemble des programmes officiels. Les programmes du
« Nouveau Secondaire » et un curriculum du préscolaire ont déjà été réalisés. Il s’agit aujourd’hui d’étendre
progressivement cette révision à l’enseignement fondamental.
Afin d’assurer la continuité et la cohérence des programmes, un texte d’orientation a été élaboré : le « Cadre d’orientation
curriculaire pour le système éducatif haïtien ». Ce document rassemble les grandes orientations du système éducatif à
partir de quelques questions fondamentales : quelle formation ? Pour quel citoyen ? Pour quelle société ? Quelles
valeurs ? Il définit les lignes directrices qui permettront d’écrire les programmes au service des finalités communes et, à
travers ceux-ci, les apprentissages qui seront conduits par les élèves. Le « Cadre d’Orientation curriculaire » ne détermine
pas seulement le contenu et la forme des programmes, mais il précise aussi les modalités de leur mise en œuvre et de
l’évaluation des élèves, et plus largement, ce qui est attendu des enseignants et de ceux qui ont pour mission de les
former. Tous les enseignants et les autres acteurs du système éducatif sont invités à prendre connaissance de ce
document.
Les nouveaux programmes du 3e cycle de l’enseignement fondamental s’inscrivent dans ce cadre. Il s’agit aujourd’hui de
rénover ces programmes pour les mettre en cohérence avec les ambitions de notre système éducatif tout en prenant en
compte l’évolution scientifique et technologique. Ils visent aussi à consolider la continuité de l’enseignement dispensé
dans les écoles fondamentales.
4
L’enseignement fondamental
« L’éducation fondamentale vise à apporter à tous les jeunes Haïtiens et à toutes les jeunes Haïtiennes les
compétences de base qui leur seront nécessaires pour s’intégrer dans la société et dans le monde du travail. »1
A sa sortie de l’école fondamentale, chaque élève doit être en mesure de répondre avec succès à toutes les situations
auxquelles il sera confronté dans sa vie d’homme ou de femme et d’assumer ses responsabilités dans la collectivité. Il doit
aussi être préparé à faire les choix qui vont orienter sa formation et son parcours vers un métier. Ouverte à tous, sans
discrimination, l’école fondamentale favorise l’accès à la citoyenneté et le partage d’une culture commune.
L’enseignement fondamental est réparti sur neuf années regroupées en trois cycles : un premier cycle de quatre années,
un second cycle de deux ans et un troisième cycle de trois ans 2.Les compétences acquises à la fin du troisième cycle sont
validées par un diplôme de fin d’études fondamentales.
Au terme de ce parcours, les élèves peuvent poursuivre leur scolarité dans l’enseignement secondaire général ou
technologique. Ils ont également la possibilité de s’orienter vers un emploi ou de s’engager dans une formation
professionnelle. Une option est mise en place pour aider les élèves à se préparer à cette orientation.
1
2
Extrait du Cadre d’orientation curriculaire pour le système éducatif haïtien.
Une réflexion a été engagée par le Ministère pour répartir, de manière plus équilibrée, l’enseignement fondamental sur trois cycles de trois ans.
5
Le troisième cycle de l’enseignement fondamental
Le troisième cycle regroupe les 7e, 8e et 9e années d’études. Il constitue la dernière étape de la scolarité où tous les
élèves, quels que soient leur milieu de vie ou l’école fréquentée, poursuivent le même cursus de formation et construisent
une culture commune à partir des mêmes programmes.
Les enseignants de ce cycle ont une triple responsabilité :
– Amener tous les élèves à maîtriser l’ensemble des compétences attendues à l’issue de l’enseignement
fondamental et validées par l’examen terminal ;
– Les préparer et les aider dans les choix essentiels qui vont orienter leur formation et leur vie professionnelle ;
– Faire qu’ils soient en mesure de réussir dans leur parcours ultérieur, soit à travers la poursuite de leurs études
dans l’enseignement secondaire général ou technologique, soit en se dirigeant vers une formation professionnelle
ou l’accès à un métier.
Cette responsabilité impose de prendre en compte la diversité des situations, des besoins et des aspirations des élèves
réunis dans les mêmes classes. L’École fondamentale haïtienne est inclusive. Elle ne laisse aucun élève au bord du
chemin. Elle a l’ambition de conduire chacun à la réussite. C’est dans cet esprit qu’ont été conçus les présents
programmes.
Dans certaines écoles, une option sera mise en place pour apporter aux élèves qui souhaitent s’orienter vers une voie
professionnelle une meilleure connaissance des métiers et des situations de travail. Cette option constitue un
enseignement complémentaire qui ne modifie pas les compétences attendues à la fin du cycle.
Ce qui est attendu des élèves
Le cadre d’orientation curriculaire décrit très précisément ce qui doit être acquis par tous les jeunes Haïtiens et par toutes
les jeunes Haïtiennes à la fin du 3e cycle. Il présente les compétences de base qui leur seront nécessaires tout au long de
leur vie et qui composent le profil de l’élève à la sortie de l’enseignement fondamental (ce qu’on appelle le « profil de
sortie »).
Ces compétences sont au nombre de sept :
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A. Communiquer avec aisance dans toutes les situations du quotidien et de ses activités d’élève
- Il dispose d’une compétence linguistique en créole et en français qui lui permet de communiquer avec
aisance, à l’oral comme à l’écrit, en assumant un bilinguisme équilibré : dans l’une et l’autre langue, il
comprend les propos de tous ses interlocuteurs et s’exprime de façon claire et bien structurée, y compris sur
des sujets complexes, sans hésitation ni confusion. Il rédige sans difficulté, pour raconter, décrire, expliquer
et argumenter. Il pratique avec plaisir la lecture et comprend des textes longs à caractère littéraire ou
documentaire.
- Il s’adapte aux situations courantes rencontrées dans sa vie personnelle, sociale et scolaire, en choisissant
les modes de communication appropriés. En fonction du contexte, il utilise la langue la plus favorable à la
compréhension mutuelle. Il écoute et prend en compte le point de vue de ses interlocuteurs. Il a conscience
de l’importance de la communication non verbale.
- Il dispose des ressources linguistiques nécessaires pour poursuivre son parcours d’apprentissage dans
l’enseignement secondaire ou professionnel. Dans toutes les disciplines, il comprend sans effort les
consignes et les informations apportées par son enseignant. Il a acquis le vocabulaire spécifique et les
structures grammaticales indispensables pour accéder aux méthodes et modes de raisonnement propres à
chaque discipline.
- Il a engagé l’apprentissage des deux autres langues de la région, l’anglais et l’espagnol, en s’appuyant sur
les acquis construits en français et en créole. Dans chacune des deux langues, il comprend et produit des
messages simples en utilisant le vocabulaire courant. Il peut participer à une conversation de la vie
quotidienne sur des sujets concrets.
- Il utilise, de manière pertinente, les outils numériques pour communiquer. Il est informé des limites et des
règles de leur usage. Il est initié aux principes de l’informatique et du codage.
B. Utiliser les modes de raisonnement, les méthodes et les outils appropriés pour traiter efficacement les
problèmes posés dans la vie courante et dans les situations d’apprentissage auxquelles l’élève est
confronté
- Dans les situations de la vie courante, Il sait identifier et formuler un problème, engager une démarche de
résolution, mobiliser les ressources nécessaires, concevoir des solutions, les mettre à l’essai, les valider. Il
exploite ses ressources linguistiques pour décrire, analyser, expliquer, formuler des hypothèses, argumenter
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-
-
-
et exposer ses conclusions. Il utilise les outils propres aux mathématiques et aux disciplines scientifiques,
entre autres, pour effectuer des calculs, représenter des objets, des faits ou des expériences ou pour
modéliser des situations.
Il réinvestit ces techniques et méthodes dans toutes les disciplines, y compris pour traiter des situations
imaginées ou représentées.
Il planifie et organise son travail personnel. Il se constitue ses propres outils : prise de notes, brouillons,
fiches, lexiques, schémas, tableaux. Il les utilise pour s’entraîner, réviser et mémoriser. Il accède à une
certaine autonomie.
Il cherche les informations qui lui sont nécessaires, les sélectionne en faisant preuve d’esprit critique et les
exploite dans son activité scolaire et personnelle. Il lit et interprète sans difficulté les cartes, les plans, les
schémas, les diagrammes et les tableaux de données.
Il sait utiliser les applications numériques dans ses activités pour accéder à l’information, produire des textes
et des images, regrouper et traiter des données, travailler en coopération avec les autres élèves. Il est initié à
l’algorithmique.
C. Se situer dans la société et agir en citoyen responsable
- Il dispose d’une bonne connaissance du territoire où il vit et de la géographie d’Haïti. Il est en mesure de
mettre sa compréhension de la société haïtienne, de son histoire et des défis auxquels celle-ci est
confrontée, au service de sa participation active à la vie et au développement de sa communauté et de son
pays.
- Il a construit les repères nécessaires pour resituer les réalités haïtiennes dans le contexte régional et
mondial.
- Il est initié à tous les aspects de la culture et du patrimoine de son pays tout en s’ouvrant, avec curiosité, au
monde extérieur, notamment, à l’espace régional. Il s’implique dans une pratique culturelle.
- Il connaît et met en œuvre, dans la vie scolaire et dans sa vie personnelle, les valeurs fondamentales de la
société haïtienne : le respect, la solidarité, la tolérance, l’honnêteté et l’équité, ainsi que les principes de
l’inclusion. Il connaît les principes du droit humain et la justification des règles de vie collective qu’il pratique
et défend. Il est attentif aux droits des autres élèves. Il coopère avec eux et établit des relations confiantes et
respectueuses.
8
-
Il est prêtà exercer pleinement sa responsabilité de citoyen dans le respect de la démocratie et avec la
distance critique nécessaire. Il participe activement à la vie de la communauté.
D. S’impliquer activement dans l’étude de son environnement et dans sa protection
- Il met en œuvre les principes d’une démarche d’investigation pour explorer et comprendre son
environnement. Il observe son milieu de vie, il questionne, formule des hypothèses, expérimente, exploite les
résultats, dégage des conclusions et les expose. Il dispose de connaissances sur le corps humain, sur le
monde vivant, sur la Terre, sur la structure de l’univers, sur la matière et sur l’énergie. Il les mobilise et les
met en relation pour comprendre les principaux problèmes posés par son environnement.
- Il utilise efficacement ses connaissances et le recours à des ressources externes pour adapter ses activités
au respect de l’environnement. Il prend conscience de l’impact de l’activité humaine sur celui-ci et l’enjeu d’un
comportement responsable. Il est prêt à assumer sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement et à
contribuer à sa protection.
- Il connaît les risques naturels qui menacent le territoire où il vit. Il est initié à leur prévention. Il sait quel
comportement adopter face aux situations graves liées à ces risques et fait preuve de résilience.
E. Concevoir et réaliser un projet en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation
- Il prend des initiatives, entreprend et met en œuvre des projets. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et
évalue les résultats obtenus. Il est aussi en mesure d’assumer une responsabilité dans un projet collectif. Il
travaille en équipe et coopère de manière constructive.
- Il met en œuvre sa créativité à travers l’expression artistique ou littéraire, la conception technologique et
l’initiation à la recherche scientifique. Il imagine, conçoit et réalise des productions de natures diverses en
mobilisant des techniques de création, mais aussi ses connaissances, son imagination et son habileté
corporelle.
- Il s’est initiéaux activités productives avec l’envie d’entreprendre et d’innover. Il observe avec curiosité les
activités humaines qui l’entourent. Il est en mesure de les décrire et de les mettre en relation. Il s’interroge
sur le fonctionnement des objets qu’il utilise au quotidien, sur les besoins auxquels ils répondent et sur les
modalités de leur production. Il peut concevoir et réaliser certains de ces objets en mettant en œuvre une
démarche technologique.
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F. Développer harmonieusement toutes les dimensions de sa personnalité
- Il est conscient de la nécessité d’un bon équilibre de sa vie personnelle et de la nécessité d’exploiter
pleinement ses facultés intellectuelles, physiques et affectives, en ayant confiance en sa capacité à
progresser. Il dispose des ressources nécessaires pour conduire une réflexion sur ses choix de vie.
- Il est attentif à sa vie physique et il pratique régulièrement un sport. Il s’investit dans les activités sportives. Il
a le sens de l’effort et la volonté de progresser dans ses gestes ou ses performances.
- Il a acquis des habitudes d’hygiène et connaît les principes de base d’une bonne santé. Il est conscient des
enjeux d’un mode de vie équilibré. Il est informé des risques sanitaires et il adapte son comportement à la
prévention des épidémies.
- Il développe sa sensibilité et son sens esthétique à travers la fréquentation des œuvres artistiques et la
pratique de la lecture. Il évoque ses sentiments et ses émotions en utilisant un vocabulaire précis et adapté. Il
exprime ses goûts et peut les expliquer ou les justifier.
- Il est attentif aux relations humaines et à l’enjeu de cette dimension dans sa vie personnelle.
G. Préparer et engager les orientations de sa formation et sa vie professionnelle
- Il a découvert les activités professionnelles de son milieu de vie et construit une première représentation du
monde du travail. Il est initié à l’entrepreneuriat.
- Il est en mesure de chercher des informations sur les métiers qui peuvent lui être ouverts et sur les conditions
de l’accès aux emplois concernés.
- Il est conscient de l’enjeu des choix qu’il devra accomplir et des ressources à mobiliser pour préparer son
avenir scolaire et professionnel.
- Il connaît les principes de la gestion financière et les applique dans sa vie personnelle.
Les programmes de ce cycle sont conçus en fonction de ces compétences qui constitueront la référence de l’évaluation
finale du parcours des élèves.
Chaque enseignant doit donc organiser son travail et les apprentissages conduits dans sa discipline en fonction de ces
compétences et suivre la progression de chacun de ses élèves dans leur acquisition.
10
Pour cela, il doit aussi prendre en compte les acquis de ses élèves à l’entrée du cycle par rapport à ces mêmes
compétences. Afin d’aider l’enseignant dans cette démarche, on peut rappeler ce qui est attendu des élèves à la fin du
second cycle, donc au début de la 7e année :
A. Il s’exprime avec aisance en français et en créole. Dans l’une et l’autre langue, il peut prendre part à des
discussions de manière constructive, et produire des textes narratifs ou descriptifs rédigés dans une langue claire et
correcte. Il lit sans difficulté tous les textes rencontrés dans la classe ou dans sa vie quotidienne.
Dans toutes les disciplines, il(elle) dispose des ressources linguistiques en français pour comprendre les consignes,
participer activement à la classe, coopérer avec les autres élèves et prendre connaissance des documents utilisés.
B. Il dispose de méthodes acquises dans tous les domaines et de ressources mathématiques (numération,
techniques opératoires, usage des instruments de mesure, représentation géométrique…) qu’il utilise pour traiter
des problèmes posés dans des situations de la vie quotidienne, dans la découverte de son environnement ou dans la
conception et la réalisation d’un objet.
Il sait chercher des informations dans une documentation accessible, dans un dictionnaire, dans des journaux ou des
livres, classer ces informations et les exploiter.
Il connaît les principes de l’usage des objets numériques qu’il rencontre autour de lui.
C. Il dispose de repères dans l’histoire et la géographie de son pays. Il le situe dans le monde. Il observe et analyse
des paysages, utilise des cartes et sait s’orienter. Il s’approprie la culture et le patrimoine d’Haïti.
Il est attentif aux autres ; il connaît les valeurs fondamentales de la société. Il les met en œuvre en s’impliquant dans la
vie de l’école et en participant au fonctionnement démocratique de celle-ci.
D. Il explore son environnement, décrit ses observations et cherche des réponses aux interrogations qu’elles
soulèvent ; il expérimente et rapporte ses conclusions ; à travers ces activités, il étend ses connaissances sur le vivant,
la matière et la Terre et les met en relation avec les activités humaines.
Il adopte un comportement responsable vis-à-vis de son environnement ; il est préparé aux situations résultant des
risques naturels.
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E. Il prend des initiatives, conçoit et réalise des projets individuellement ou collectivement. Il sait travailler en
équipe.
Il a acquis les techniques et outils nécessaires pour pratiquer diverses formes d’expression artistique. Il est initié à la
démarche technologique et il la met en pratique à travers la conception et la réalisation d’objets ou de systèmes simples.
F. Il est attentif à sa santé et à son hygiène. Il comprend l’importance d’une activité physique régulière et s’initie
à la pratique des sports individuels et collectifs.
Il acquiert le sens esthétique et développe sa culture artistique. Il a découvert le plaisir de lire.
Il exprime ses sentiments et ses émotions ; il attache de l’importance à la qualité des relations établies avec les autres.
G. Il est initié à la démarche technologique et réalise des projets liés aux activités productives pratiquées dans
son environnement (agriculture, artisanat, etc.).
Il comprend les notions de base des relations économiques et de la gestion financière.
La première tâche de l’enseignant de 7e année est donc de situer chacun de ses élèves par rapport à ces attentes et de
prendre le temps de renforcer ses compétences avant d’engager les apprentissages propres au troisième cycle.
Lire et comprendre les programmes
LEUR FONCTION
Les programmes établissent ce qui doit être acquis par les élèves au cours de chaque cycle d’études.
Ils sont publiés et diffusés dans tout le pays. Ils constituent une norme qui s’impose dans toutes les écoles, publiques et
non publiques du pays. Les enseignants ont l’obligation de les connaître et de les appliquer. Ils sont une référence
commune et officielle pour tous les acteurs, pour les concepteurs de manuels, pour les évaluateurs, pour les cadres de
l’éducation et pour les instituts de formation des enseignants.
UNE NOTION IMPORTANTE : CELLE DE COMPETENCE
Le Cadre d’orientation curriculaire et l’ensemble des réformes récentes expriment la volonté de centrer l’enseignement sur
l’élève, sur ce qu’il apprend réellement et sur les progrès qu’il accomplit tout au long de sa scolarité. Le choix est fait de
concevoir les programmes en fonction des compétences que doit acquérir l’élève plutôt que sur les contenus que doit
transmettre l’enseignant.
12
Il faut rappeler qu’une compétence peut être définie comme la capacité à exploiter des connaissances, mais aussi des
savoir-faire et des attitudes, pour apporter des réponses efficaces aux problèmes posés dans un ensemble de situations 3.
À travers ce choix, il s’agit d’amener l’élève à être capable d’assumer efficacement toutes les situations auxquelles il sera
confronté dans sa vie d’homme ou de femme, dans l’exercice de sa citoyenneté et dans son travail.
La première conséquence est le lien indispensable entre le contenu du programme de chaque discipline avec les grandes
compétences que vise l’école fondamentale. Les disciplines sont au service du développement de ces compétences et les
connaissances ou les savoir-faire que fixent les programmes sont avant tout des ressources qui permettent d’exercer ces
compétences avec la plus grande efficacité.
De même, les enseignants doivent désormais confronter leurs élèves à des situations qui leur permettent de progresser
dans ces compétences. Cela impose une conception de la classe qui privilégie l’activité des élèves et le lien entre les
tâches proposées et la compétence précisément ciblée. Une telle conception induit une autre manière de préparer, de
conduire et d’évaluer le travail des élèves.
COMMENT SONT CONÇUS LES PROGRAMMES ?
Le point de départ des programmes est le profil de sortie de l’enseignement fondamental, qui regroupe les compétences
que tout jeune Haïtien doit avoir acquises à la fin de la 9 e année. Le programme de chaque discipline est conçu en
fonction de ce profil.
– Il est d’abord précisé pourquoi la discipline est enseignée et comment elle contribue à la maîtrise des compétences
attendues.
– En un second temps, sont présentées les compétences spécifiques visées dans la discipline. Pour chacune, est
défini ce qui est attendu de l’élève à la fin du cycle, la stratégie mise en œuvre pour cela et les modalités
d’évaluation.
– Puis, sont détaillées, dans un ensemble de tableaux, les étapes (« unités d’apprentissage ») qui vont permettre à
l’élève de progresser dans la maîtrise de ces compétences. Pour chaque étape, sont indiquées les connaissances,
3
Dans le Cadre d’orientation curriculaire, une compétence est définie comme « la capacité à mobiliser et à exploiter des ressources internes telles que les
connaissances, les aptitudes et les attitudes, ainsi que des ressources externes afin de répondre efficacement aux problèmes posés dans un ensemble de
situations. »
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aptitudes et attitudes que l’élève doit acquérir, les situations auxquelles il doit être confronté ainsi que les modalités
d’évaluation à mettre en place.
– Enfin, la répartition des unités d’apprentissage au cours des trois années du cycle est récapitulée dans un dernier
tableau.
Les programmes sont élaborés de manière à aider les enseignants à construire et à préparer les activités de leur classe
en centrant leur attention sur les apprentissages effectivement accomplis par tous les élèves : quelles sont les
compétences que chaque élève doit développer ? Que doit-il apprendre pour cela ? Quelles situations mettre en place ?
Comment évaluer sa progression ?
DES ATTENTES FORTES
Une éducation inclusive
L’école haïtienne est une école inclusive, c’est-à-dire une école qui prend en considération la situation, les besoins et les
potentialités de chaque enfant sans distinction de sexe, de religion ou de d’appartenance sociale. Elle vise à la réussite de
tous y compris de ceux qui sont en situation de handicap, de maladie ou de grande difficulté. Chacun doit pouvoir
progresser à son rythme. Les programmes ont été conçus avec cette préoccupation. Il appartient à chaque enseignant
d’adapter les situations d’apprentissage, les supports, les progressions et les aides à la diversité des besoins.
L’attention portée aux valeurs fondamentales
Le cadre d’orientation curriculaire accorde une large place aux valeurs fondamentales de la société haïtienne : le respect,
la solidarité, la tolérance, l’honnêteté et l’équité. L’École a une responsabilité première dans leur transmission. Il est
essentiel qu’elles soient portées par l’ensemble des disciplines, explicitées et exercées dans le quotidien de la classe et
partagées dans tous les aspects de la vie de l’école et de la communauté.
Le choix d’un bilinguisme équilibré et ouvert
L’école haïtienne doit permettre à chaque élève de maîtriser les deux langues nationales : le créole et le français. Il doit
pouvoir utiliser l’une et l’autre en s’adaptant à toutes les situations de communication de la vie. C’est aussi à travers ces
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deux langues qu’il construira une culture riche du patrimoine de son pays et ouverte au monde. Le créole et le français
doivent donc être enseignés, tout au long de la scolarité, jusqu’à la fin du secondaire. Au cours du troisième cycle, l’élève
s’appuiera sur cette compétence linguistique pour engager l’apprentissage des principales langues de la région, l’anglais
et l’espagnol.
La prise en compte du milieu de vie de l’élève
Les programmes définissent ce qui est attendu et obligatoire pour toutes les classes publiques et non publiques.
Néanmoins leur mise en œuvre doit intégrer des contenus et des situations en lien étroit avec le milieu local et les savoirs
acquis dans la communauté. Il appartient aux cadres départementaux et aux écoles de déterminer cette part accordée au
patrimoine et aux réalités environnantes. De même, l’École doit s’ouvrir à la vie de la communauté et les élèves doivent
être incités à s’y impliquer. Cet engagement dans la collectivité est une dimension essentielle de l’éducation
fondamentale. L’élève doit être préparé à exercer pleinement sa responsabilité sociale et sa citoyenneté.
L’innovation
Pour répondre aux défis de l’avenir de notre pays, les programmes accordent une place importante à l’innovation et à la
création. Qu’il s’agisse des sciences, des disciplines linguistiques, de la technologie, du domaine des arts, de l’éducation
physique et sportive ou de la découverte de l’environnement, les élèves doivent pouvoir exercer leur créativité et être mis
en situation d’imaginer, d’inventer, de concevoir des solutions nouvelles en réponse à des problèmes complexes. Ils
doivent être préparés à transférer cette capacité à toutes les situations, imprévisibles aujourd’hui, qu’ils rencontreront
dans leur vie future.
Les domaines – les disciplines – les horaires
Les compétences visées au cours du troisième cycle de l’enseignement fondamental sont développées dans le cadre de
neuf disciplines qui concourent à l’éducation de tous les jeunes haïtiens. Elles sont regroupées dans cinq grands
domaines :
Les langues et la communication,
Le développement personnel,
Les sciences mathématiques et expérimentales,
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Les sciences sociales,
La technologie et les activités productives.
Langues et
5 domaines communication
EDUCATION
FONDAMENTALE
Créole
10 disciplines
Français
Anglais Espagnol
Développement
personnel
Sciences mathématiques
et expérimentales
Education à la
citoyenneté
Mathématiques
Education artistique
Education physique
et sportive
Sciences expérimentales
Sciences
sociales
Technologie et
activités productives
Histoire et
géographie
Education à la
technologie et aux
activités productives
(ETAP)
Le rapprochement des disciplines d’un même domaine permet de mettre en cohérence le vocabulaire et les notions
utilisées, d’harmoniser les progressions et les modalités d’évaluation et de répartir l’apprentissage de certains contenus
communs. Chaque domaine fait l’objet d’une présentation.
L’horaire total est de 28 heures par semaine pour tous les élèves du troisième cycle de l’enseignement fondamental. La
répartition des horaires officiels est précisée dans le tableau ci-dessous. Elle peut être comparée à celles des deux
premiers cycles.
ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
FRANÇAIS
CREOLE
MATHEMATIQUES
SCIENCES SOCIALES
EDUCATION A LA CITOYENNETE
SCIENCES EXPERIMENTALES
ÉDUCATION ESTHETIQUE ET
ARTISTIQUE
ETAP
ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
ANGLAIS – ESPAGNOL
TOTAL
VOLUME HEBDOMADAIRE
CYCLE 1
CYCLE 2
CYCLE 3
Année 1
Année 2
Année 3
Année 4
Année 5
Année 6
Années 7,8 , 9
4
7
5
2
4
7
5
3
4
5
5
3
4
5
5
3
5
4
6
3
5
4
6
3
5
2
5
3
2
2
3
2
3
2
3
2
3
2
2
2
3
2
1
1
24
1
2
25
1
2
26
2
2
26
2
2
27
3
2
27
3
1
2+2
28
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Les liens entre les disciplines
Toutes les disciplines contribuent au développement des grandes compétences qui composent le profil de sortie. De plus,
certaines d’entre elles, tels que les mathématiques, fournissent des outils aux autres. Les programmes prennent en
compte cette nécessaire articulation entre les disciplines. Ils proposent une répartition cohérente des contenus, ils
soulignent les complémentarités entre les parcours d’apprentissage et s’attachent à harmoniser le vocabulaire utilisé, les
choix pédagogiques et les modalités d’évaluation.
LA NECESSITE D’UNE COOPERATION ENTRE ENSEIGNANTS
La mise en œuvre des programmes impose la concertation et le travail commun des enseignants.
Ils ont d’abord à s’informer mutuellement de leurs progressions, des situations mises en place, des méthodes choisies,
des obstacles rencontrés et des difficultés repérées. Ils ont surtout à articuler leurs contributions au service des mêmes
compétences, à faire converger leurs démarches, à se répartir certains contenus et à s’entendre sur les notions et les
mots utilisés. Chaque enseignant doit pouvoir solliciter un collègue d’une autre discipline pour expliciter un concept,
proposer un outil, aborder une connaissance, renforcer un savoir-faire.
Ils peuvent aussi construire ensemble certaines séquences et se concerter pour travailler parallèlement autour d’un même
thème ou à partir d’une même situation. Par exemple, l’environnement, la culture locale, la communication numérique ou
la réaction aux crises sanitaires imposent la collaboration de plusieurs enseignants (voire de toute l’équipe pédagogique).
Enfin, il est prioritaire de coordonner l’évaluation des compétences développées par les élèves en référence au profil de
sortie du troisième cycle4. Une réunion est indispensable dès le début de l’année pour organiser et planifier les modalités
d’évaluation, puis à chaque fin de période pour évaluer la progression de chaque élève, pour prévoir les apprentissages à
consolider et les aides à lui apporter.
DES PROJETS INTERDISCIPLINAIRES
A sa sortie de l’école fondamentale, chaque élève doit être en mesure de répondre efficacement à des situations dans
lesquelles il devra mobiliser les ressources acquises dans plusieurs disciplines de l’enseignement fondamental. Pour cela,
il est nécessaire qu’il soit confronté à de telles situations au cours de sa scolarité et, en particulier, pendant le troisième
4
Ce point est développé plus loin (1.8).
17
cycle. Il convient donc qu’un temps soit réservé à des activités interdisciplinaires préparées, conduites et évaluées par
plusieurs enseignants.
Ces activités peuvent prendre la forme de projets interdisciplinaires répondant à des situations susceptibles d’être vécues
dans la vie sociale, culturelle ou professionnelle de chacun.
Il faut rappeler que l’aptitude à « concevoir et réaliser un projet en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation » est
l’une des sept compétences visées par l’enseignement fondamental :
« Il prend des initiatives, entreprend et met en œuvre des projets. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et
évalue les résultats obtenus. Il est aussi en mesure d’assumer une responsabilité dans un projet collectif. Il travaille
en équipe et coopère de manière constructive »
L’IMPORTANCE DE LA VIE SCOLAIRE.
Les situations d’apprentissage et l’application des programmes ne sont pas limitées à l’espace et au temps de la classe.
Les compétences attendues s’exercent à travers toutes les activités et tous les moments de la vie de l’école. La
citoyenneté, la protection de l’environnement, la communication, la prévention des risques ou encore l’éducation physique
et la pratique sportive impliquent, au quotidien, toute la communauté scolaire.
Le directeur et tous les enseignants doivent s’impliquer pour faire de l’école un espace éducatif et aider chaque élève à
progresser à travers la vie collective. Son comportement et son implication doivent être encouragés et évalués. La plupart
des « savoir-être » attendus de l’élève ne peuvent être considérés comme acquis que s’ils sont mis en œuvre dans la cour
de récréation et aux portes de l’école.
De même la participation à la vie communautaire ou associative doit être suscitée et valorisée. Les situations qu’elle
favorise peuvent être exploitées en classe et asseoir les apprentissages.
18
Une exigence : l’évaluation
« L’évaluation fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Elle est intimement liée au programme d’études
et elle est au cœur de sa mise en œuvre »5.
L’évaluation a comme premier objectif de vérifier, étape par étape, que chaque élève a accompli les apprentissages
définis par les programmes afin, si nécessaire, de remédier aux difficultés rencontrées et de lui permettre d’accéder aux
acquis visés. Il n’y a pas d’apprentissage sans évaluation. Quelles que soient la discipline, l’approche ou la méthode
utilisée, l’enseignant doit définir clairement ce qui est attendu, s’assurer de son acquisition effective par tous, comprendre,
si ce n’est pas le cas, pourquoi certains n’ont pas réussi et les aider à surmonter les obstacles.
L’évaluation est une nécessité tout au long des apprentissages :
– Au début de chaque étape (séquence)6, il faut d’une part, se demander où en est l’élève par rapport à
l’apprentissage visé, d’autre part, vérifier s’il dispose des connaissances et des savoir-faire nécessaires (les
« prérequis »). C’est ce qu’on appelle généralement « l’évaluation diagnostique ». Elle est indispensable pour que
l’élève apprenne et progresse.
– Au cours des activités, on doit vérifier la compréhension des consignes et des situations, l’accomplissement
effectif des tâches et, surtout, la pertinence et la qualité des réponses apportées aux situations auxquelles chaque
élève est confronté. Cette évaluation est « formative » parce qu’elle permet à l’élève comme à l’enseignant de
réagir et de surmonter les obstacles et les difficultés rencontrées.
– À la fin de l’étape, il s’agit d’évaluer le résultat : qu’ont appris les élèves ? Ont-ils appris ce qui était prévu ? Ont-ils
progressé par rapport aux compétences visées ? Sinon pourquoi ? Ce troisième temps est celui de l’évaluation dite
« sommative ». Il permet à la fois de « valider » l’étape que l’élève a franchie, voire de certifier ses acquis, et
5
6
Cadre d’Orientation curriculaire (chapitre 2.4).
On peut définir une séquence comme un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
19
d’engager les remédiations nécessaires en aidant l’élève à comprendre ses réussites et ses manques et en lui
apportant les aides nécessaires.
Pour que l’apprentissage soit efficace, l’élève lui-même doit être impliqué dans son évaluation : il doit connaître l’objet et
l’objectif de la séance (ou de la séquence), savoir ce qu’on attend de lui. Il doit être en mesure d’évaluer ses réponses et
ses productions en fonction de critères clairs posés au départ, de situer ses progrès, d’identifier les connaissances et les
savoir-faire nouveaux. Il doit aussi pouvoir repérer ses erreurs et en connaître la cause, chercher des solutions et
améliorer ses productions. L’évaluation est un levier pour apprendre. Ce n’est pas du temps perdu, mais, au contraire, un
moment essentiel du processus d’apprentissage. L’élève qui comprend ce qui est attendu, qui organise son activité et en
évalue lui-même les résultats en fonction de cette attente est un élève qui apprend et qui progresse.
Cela conduit inévitablement à redéfinir les modalités actuelles d’évaluation sommative de fin de période. Il faut, en
particulier, considérer que les bilans périodiques sont d’abord un moyen de fournir aux élèves des informations sur leurs
progrès et sur les points qui doivent faire l’objet d’une attention et de régulations au cours de la période suivante. Plutôt
qu’un constat global du « niveau » de l’élève, le bilan de fin de période devrait être conçu comme une évaluation
encourageante destinée à aider les élèves à avancer dans leurs apprentissages et à adapter les activités à leurs acquis et
à leurs besoins.
Le bilan peut reposer sur les évaluations ponctuelles réalisées à la fin de chaque séquence et/ou sur l’observation
continue de situations rencontrées au cours des apprentissages. Pour réaliser ces bilans, il convient que l’élève soit
confronté à des situations qui permettent d’apprécier son degré de maîtrise de la (ou des) compétence(s) concernée(s).
Dans tous les cas, les situations proposées et les critères choisis pour situer les productions de l’élève, doivent aider à
déterminer si l’élève a progressé et s’il réinvestit les connaissances, savoir-faire et comportements acquis au cours de la
période dans l’exercice de cette compétence. L’évaluation sommative ne peut se limiter à l’attribution d’une note. Elle doit
permettre de positionner l’élève par rapport aux compétences visées (par exemple, à l’aide d’une grille simple) et de
préciser les acquis, les progrès réalisés et les difficultés (au moins par une appréciation littérale). Si une note finale est
attribuée, elle doit reposer sur des critères clairement explicités pour l’élève et ses parents.
20
Comment utiliser les programmes ?
Chaque enseignant doit lire l’intégralité des programmes de sa discipline sans se limiter au niveau où il exerce. Les
programmes forment un tout et on ne peut isoler une étape d’un parcours d’apprentissage continu et cohérent. De même,
il est souhaitable qu’il prenne connaissance des programmes des autres disciplines pour coopérer efficacement avec les
autres enseignants.
Il s’agit d’abord de lire les programmes de manière à pouvoir répondre clairement à cinq questions :
– Quelle est l’utilité de la discipline au service de ce qui est attendu des élèves à la sortie de l’enseignement
fondamental ?
– Quelles sont les compétences que tous les élèves doivent maîtriser à la fin de la 9e année ?
– Pour chaque compétence, qu’est-ce qui est attendu précisément et que doit-on faire pour cela ? Quelle stratégie
mettre en place ?
– Comment évaluer que chaque élève progresse dans la maîtrise de ces compétences ?
– Quelles sont les étapes fixées par le programme ? Quels sont les connaissances, les savoir-faire et les attitudes
que l’élève doit acquérir à chaque étape et dont il faut vérifier l’acquisition ?
C’est à partir des réponses à ces questions que l’enseignant va construire et préparer son travail, en planifiant la
réalisation de la progression proposée en une succession de séquences7, en fixant précisément les résultats attendus de
chaque séquence, en déterminant les modalités de leur évaluation et en prévoyant les situations à mettre en place et les
supports nécessaires.
Ces programmes imposent une conception de la classe centrée sur l’élève.
7
On rappellera qu’une séquence est un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
21
– « Ce qui importe, ce n’est pas ce que l’enseignant enseigne, mais ce que l’élève apprend. » Le rôle de
l’enseignant est d’organiser les situations d’apprentissage en fonction de la compétence visée, de fournir les
supports, les outils et les aides nécessaires, de susciter l’activité des élèves et de suivre sa progression. Son
attention est centrée sur les besoins d’apprentissage de chaque élève : que sait-il déjà ? Qu’a-t-il à apprendre ?
Progresse-t-il pendant la séance ? Que puis-je faire pour l’aider ?
– L’élève doit être constamment actif. Il doit être mobilisé sur des tâches mettant en jeu les compétences
concernées et susceptibles de le faire avancer dans les apprentissages : traiter des problèmes, créer, s’exprimer,
analyser, échanger, observer, expérimenter, etc. Si des exposés de l’enseignant restent nécessaires, ils doivent
être considérés comme une ressource au service des apprentissages et faire l’objet d’une « écoute active ». Ils ne
sont plus l’essentiel de l’enseignement, mais un moment d’une séquence dont l’acteur principal est l’élève. Le rôle
de l’enseignant est d’aider l’élève à agir et à apprendre.
– L’élève est le premier responsable de ses apprentissages : il doit savoir clairement ce qu’il apprend, pourquoi il
l’apprend et ce dont il a besoin pour cela. Il réussira d’autant mieux qu’il comprendra ce qu’on attend de lui et le
sens de son activité. Il doit être en mesure d’évaluer ses connaissances et ses savoir-faire, de suivre ses progrès
ou encore d’identifier les difficultés rencontrées pour mieux les surmonter. Cela impose à l’enseignant de mettre les
élèves en situation pour qu’ils assument effectivement la responsabilité de leurs apprentissages, de leur expliquer
ce qui justifie l’activité et ce qu’on attend de leur travail ou encore de leur donner les moyens d’évaluer par euxmêmes la qualité et l’efficacité de ce travail.
– Aucun élève ne doit être en échec : la mise en œuvre d’un enseignement centré sur l’élève conduit à adapter les
interventions de l’enseignant, donc à différencier les activités, les rythmes d’apprentissage, les aides et les
compléments apportés en fonction des situations et des besoins spécifiques des élèves. L’évaluation joue, sur ce
point, un rôle essentiel. Elle permet de s’assurer de la progression de chacun et d’adapter, au jour le jour, les
parcours d’apprentissage.
Des ressources seront mises à la disposition des enseignants pour faciliter la mise en œuvre de ces programmes. Un
« guide de l’enseignant » sera élaboré pour expliquer les changements attendus et fournir des aides pour la conception et
la réalisation des activités. Des exemples de séquences seront, par ailleurs, produits et diffusés, accompagnés des
supports nécessaires pour les élèves. Ils pourront être utilisés directement par les enseignants mais permettront aussi à
chacun de concevoir ses propres séquences.
22
Domaine
des sciences sociales
23
Le domaine des sciences humaines et sociales associe trois disciplines qui sont au cœur de la formation du citoyen. L’une,
l’éducation à la citoyenneté1, répond au profil de sortie du fondamental majoritairement par l’acquisition de compétences
transversales à dimensions éthique et civique ; les deux autres, l’histoire et la géographie, tout en partageant avec elle ces
dimensions éthique et civique, répondent majoritairement au profil de sortie de l’enseignement fondamental dans ses dimensions
scientifique et cognitive. Se situant au croisement des connaissances validées par la recherche universitaire, des finalités civiques,
de la demande sociale et de la formation des élèves à un mode de pensée et d’échange critiques, conscients et respectueux de
l’altérité, l’histoire, la géographie et l’éducation à la citoyenneté ont ainsi un rôle déterminant dans les pratiques interdisciplinaires
(Schéma SHS1. Les trois disciplines constitutives des sciences humaines et sociales). Le programme est ainsi conçu dans une
articulation permanente des trois disciplines et une cohérence entre elles ; il est aussi conçu, d’une part en cohérence avec les cycles
précédents du fondamental et le secondaire, d’autre part dans une cohérence entre les trois années du 3e cycle du fondamental. Les
unités d’apprentissages, plus ou moins spécifiques à une des années trouvent ainsi des échos dans les deux autres années à travers
une extension ou un approfondissement, dans la proposition la proposition d’une réflexion sur l’histoire et la mémoire, dans
l’introduction et la participation aux enjeux et aux débats contemporains.
Mettre en place une démarche par compétences en sciences humaines et sociales, c’est aussi concevoir avec les élèves une pédagogie de projet
dans une pratique collaborative d’écoute, de partage et de construction des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être dans la coopération et
l’entraide entre les élèves. Chaque fois que cela est possible, les contenus et les démarches proposés ont pris en compte cette dimension, entre
autres dans la recherche documentaire, la constitution et l’exploitation de corpus, la réalisation, de préférence sur écran, de glossaires
disciplinaires illustrés.
Schéma SHS1. Les trois disciplines constitutives
des sciences humaines et sociales
1
Le Cadre d’Orientation Curriculaire place l’Education à la Citoyenneté dans le domaine du développement personnel. Il semble toutefois indispensable de mettre
en évidence le lien fort que cette discipline entretient avec l’histoire et la géographie dans l’éducation du futur citoyen haïtien..
24
Histoire
LA DISCIPLINE HISTOIRE
Dans l’environnement proche et dans le quotidien, tout peut enclencher et servir de base à une situation d’apprentissage en histoire :
l’interrogation menée sur un objet du quotidien, sur une habitude sociale ou culturelle ; la visite d’un lieu, d’un monument et
l’interrogation sur leurs représentations historiques et présentes ; la visite d’un musée, d’une exposition et l’analyse des documents
qui y sont liés ; le questionnement d’un nom de lieu, d’une mémoire, d’une commémoration, d’une date anniversaire, etc.
Science sociale à visée de vérité, l’histoire étudie le rapport social au temps. Historiennes et historiens questionnent, depuis leur
présent, la façon dont les sociétés appréhendent leur passé, leur présent et leur futur. Ils problématisent les indices et les traces du
passé qu’ils collectent. Ils donnent sens aux événements et rendent compte des usages qui en ont été faits au passé, qui en sont
faits au présent et qui pourraient en être faits dans l’avenir. Dans une pratique réflexive et une démarche pragmatique, les
historiennes et les historiens questionnent aussi leur façon de faire et d’écrire l’histoire. Historiennes et historiens interrogent les
mémoires et les identités et s’ouvrent à la diversité des interprétations pour enquêter sur la nature du lien social, sur ce qui fait l’être
ensemble dans le changement social.
Entre la recherche historique et l’enseignement de l’histoire, il y a connivence et échanges réciproques, mais la démarche de
l’histoire en classe est largement autonome et nécessairement hybride. Conçue selon une demande sociale matérialisée dans un
programme, l’histoire à l’école met en jeu un mode de pensée en histoire et des processus cognitifs spécifiques en analogie limitée à
la recherche historique : critique, analyse et synthèse de documents, problématisation, mise en place de repères chronologiques et
périodisation, comparaison entre les temporalités au sein d’une même société et dans des sociétés différentes, construction de
notions et de concepts, élaboration d’une trame discursive et narrative, à la fois compréhensive et explicative.
LA CONTRIBUTION DE L’HISTOIRE AU PROFIL DE SORTIE – SA RELATION AUX AUTRES DISCIPLINES L’INTERDISCIPLINARITE
Dans un rapport étroit avec les sept grandes compétences du profil de sortie du fondamental et dans un dialogue permanent avec les
autres domaines d’apprentissage, l’histoire contribue à former des élèves capables :
–
de réfléchir et d’échanger sur leur quotidien, leur société, leur environnement ;
–
de se situer, de questionner et d’interpréter les enjeux passés, présents et futurs de la société dans laquelle les élèves vivent,
son identité et son patrimoine ; de s’ouvrir à d’autres sociétés passées, présentes et à venir dans une comparaison
argumentée ;
25
–
de s’impliquer dans leur communauté et leur société en femmes et en hommes libres à la personnalité épanouie, conscients
et respectueux des patrimoines et des mémoires collectives, semblables et autres ;
–
d’agir dans leur communauté et leur société en mobilisant leur culture et leur sens de la créativité et de l’innovation en
citoyennes et citoyens éclairés et responsables.
Parce que tout peut être objet d’histoire dans la recherche historique comme à l’école, les événements, les bâtiments, les attitudes,
les gestes, les écrits, la musique, les œuvres d’art, les objets du quotidien…, l’enseignement de l’histoire prend tout son sens dans la
complémentarité et la collaboration avec les enseignements des autres disciplines, dans un jeu d’échanges de points de vue et de
focalisations : analyse littéraire et artistique, pratiques de l’écriture, outillages et pratiques linguistiques, mathématiques, artistiques et
informatiques, connaissances et démarches en sciences de la vie et de la Terre.
QUELQUES PRINCIPES DE LA DIDACTIQUE DE LA DISCIPLINE HISTORIQUE AU CYCLE 3
Les élèves haïtiens, comme tous les élèves du monde, vivent dans un territoire dont la géographie et l’histoire entretiennent des
relations avec d’autres territoires proches et lointains ; des territoires que les sociétés passées ont façonné et dans lesquels elles ont
laissé des traces (paysage, sites archéologiques, lieux mémoriels, monuments, urbanisme, etc.). L’enseignement et l’étude de
l’histoire s’inscrit d’abord dans une approche pragmatique basée sur le vécu et l’environnement des élèves :
- observer, puis questionner et interpréter les traces du passé dans le quotidien, faire l’histoire d’une forme paysagère, d’un nom
de lieu, d’un site, d’un monument, d’un objet, d’un produit de consommation courante, organiser des visites…
- prêter attention aux transformations, aux évolutions dans la vie courante…
À partir de situations réelles et de cas pratiques, dans l’environnement local, puis dans le cadre national et dans le monde, les élèves
s’initient ainsi progressivement à la démarche historique, comme au respect et à la valorisation des traces du passé, dans une
approche le plus souvent interdisciplinaire. Le lien assumé avec les autres disciplines, et plus particulièrement avec la géographie et
l’éducation à la citoyenneté, articule la dimension scientifique de l’histoire enseignée et ses finalités politiques et civiques. En classe,
penser en histoire dans des situations d’enseignement-apprentissage réflexives forme l’esprit critique et la capacité à raisonner ; il
donne sens à la société dans laquelle vivent les élèves et dans laquelle ils aspirent à vivre ; parce qu’elle aiguise la curiosité et fait
réfléchir sur la contingence, l’histoire en classe ouvre l’esprit à l’altérité et à la tolérance ; elle participe à la formation d’un imaginaire
de la société présent et futur. L’histoire en classe est science du temps des sociétés, nourrie des recherches et des constructions
historiennes en constant devenir, et support de l’insertion sociale, des sentiments d’appartenance, maîtrise de connaissances et
mobilisation civique.
La mise en place en classe d’une appropriation de l’histoire par les élèves suppose alors quelques attentionsspécifiques aux
opérations cognitives :
26
–
Compétences linguistiques générales et spécifiques à l’histoire, notamment dans la généralisation des notions et des
concepts et dans la distinction entre ceux-ci et les notions communes, ce qui nécessite la mise en place, en continu, d’un
glossaire collaboratif de l’histoire ;
–
Prise en compte critique de la production, de la matérialité, de la diffusion et de la conservation des documents utilisés
(textes, images, séries statistiques, graphiques, archives sonores et cinématographiques ou vidéo…), des contextes et des
droits ;
–
Prise en compte des fonctions multiples de l’utilisation des documents en classe notamment l’exemplarité et le passage du
singulier au général mobilisant un travail à plusieurs échelles temporelles et spatiales ;
–
Mise en œuvre d’activités de périodisation - les temps historiques diffèrent du temps subjectif – impliquant la capacité des
élèves à lui donner du sens en relation avec une problématique et leur réflexion sur la pluralité possible des périodisations et
des échelles de périodisation sur un même objet historique et sur des objets différents ;
–
Légitimation et explicitation des événements et des faits mis en rapport ou en série ;
–
Distinction entre mémoire et histoire ;
–
Procédés discursifs et narratifs des textes d’historiennes et d’historiens - notamment la problématisation du récit - par rapport
aux autres types de textes, notamment ce qui concerne les procédés de légitimation et les impératifs de vérité ;
–
Procédés discursifs et narratifs des manuels et de la documentation issue des recherches menées par les élèves ;
–
Utilisation raisonnée de la comparaison et utilisation contrôlée de l’analogie ;
–
Argumentation, orale et écrite ;
–
Distinction de l’histoire et de ses usages ;
–
Structuration des exercices sur le penser en histoire dans la cohérence entre le travail en classe, l’évaluation et les examens.
Si les contenus, organisés selon une chronologie, sont adaptés à une année plus qu’à une autre dans le cycle, faire de l’histoire en
classe suppose une cohérence de cycle et des allers-retours permanents entre la pensée du passé, du présent et de l’avenir. Dans
les propositions de programme, il est ainsi proposé, chaque fois que cela est possible, des approfondissements, des extensions, des
échos de chaque question dans les trois années du cycle, à travers notamment une initiation progressive au débat sur les enjeux
contemporains de la mémoire et de l’histoire.
27
1.1.1 LES COMPETENCES VISEES EN HISTOIRE
Il est possible de structurer la didactique de l’histoire et sa contribution spécifique au profil de sortie autour de trois compétences
principales (Schéma et tableaux ci-dessous) :
–
Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse.
–
Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées.
–
Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social.
Ces trois compétences, interdépendantes, s’appuient sur un programme de recherche, d’étude et de comparaison des sociétés
présentes et passées, en prenant conscience de leur altérité, de la mémoire et du patrimoine dont le présent conserve les traces, du
futur. Par la construction en interaction permanente de ces trois compétences, les élèves se forgent une conscience citoyenne
attentive à l’altérité et à la coopération sociale et culturelle ouvrant à l’action présente et future dans leur communauté et dans la société
haïtienne et mondiale.
Schéma SHS2.Les compétences en histoire
28
Compétence 1 en histoire :
Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Présentation de la compétence
La compétence repose sur l’acquisition par les élèves de la capacité à questionner les traces et des indices qui ont été conservés
des sociétés passées dans leur environnement proche, puis d’élargir le questionnement sur leur société et sur d’autres sociétés
contemporaines et passées par une recherche documentaire, la critique et l’analyse des documents, leur datation, leur perception
dans la société qui les a produits et aujourd’hui pour construire peu à peu un récit argumenté à visée de vérité sur les sociétés
passées et présentes et leurs évolutions. À travers la construction des événements historiques, il s’agit aussi pour les élèves de
questionner et interpréter leur place dans les sociétés passées et l’utilisation qui en a été faite jusqu’à nos jours et qui pourra en être
faite dans l’avenir.
- Ses composantes
Par un questionnement précis attentif aux contextes de production, de diffusion et d’utilisation, la collecte et l’analyse de documents,
leur datation, leur comparaison, les élèves construisent une interprétation de réalités sociales passées et présentes. Ils apprennent à
raisonner dans le temps et à donner du sens aux actions des acteurs, aux faits historiques, aux changements sociaux. Ils
comprennent le caractère singulier des réalités sociales, l’intérêt et les limites de la comparaison.
- Attentes de fin de cycle
Les élèves sont capables de mobiliser leurs savoirs pour questionner des sociétés et des faits sociaux, de mettre en relation des
faits, d’établir un questionnement du passé à partir du présent et du présent en s’aidant du passé, de construire une connaissance
sur une argumentation informée et nuancée.
- Modalités et critères d’évaluation
Dans une démarche par compétences, l’évaluation consiste surtout dans la capacité des élèves à s’auto-évaluer pour :
- Questionner et interpréter des réalités historiques.
- Mobiliser des savoirs historiques et des savoir-faire et les articuler de façon cohérente.
- Stratégie mise en œuvre pour que chaque élève développe la compétence
Les situations d’apprentissage sont organisées autour de la collecte, de la sélection et de l’étude de documents à partir d’un
questionnement permettant l’interprétation et la mise en relation de ceux-ci pour réaliser des synthèses problématisées sur des
réalités sociales. Quand c’est possible le questionnement s’appuie sur les traces et les indices laissés par les sociétés dans
l’environnement local.
29
Compétence 2 en histoire :
Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Présentation de la compétence
Les élèves apprennent à interroger les réalités sociales dans une perspective historique, à les considérer dans leurs temporalités
plurielles propres : durées, continuités, changements.
- Ses composantes
Dans leur questionnement des réalités sociales, les élèves maîtrisent la datation absolue (datation en laboratoire et datation
s’appuyant sur divers calendriers et l’ère courante) et la datation relative (datation d’un fait ou d’une société les uns par rapport aux
autres, notions de succession, de contemporanéité) des objets, des faits sociaux et des sociétés. Ils maîtrisent les notions de durée
et de changement. Ils comprennent que la connaissance des sociétés passées est liée à des questionnements présents qui évoluent
en fonction de la recherche et du regard que les sociétés portent sur les rapports entre le présent, le passé et le futur (régimes
d’historicité).
- Attentes de fin de cycle
Les élèves sont capables d’établir, de façon critique, argumentée et informée, des repères temporels, de maîtriser les notions de
synchronie, de continuité et de changement des réalités sociales.
- Modalités et critères d’évaluation
Dans une démarche par compétences, l’évaluation consiste surtout dans la capacité des élèves à s’auto-évaluer pour :
- Dater des réalités sociales.
- Comparer des réalités sociales synchroniques et diachroniques.
- Stratégie mise en œuvre pour que chaque élève développe la compétence
Les situations d’apprentissage sont organisées autour de la maîtrise chronologique de temporalités variées.
30
Compétence 3 en histoire :
Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
- Présentation de la compétence
Par le questionnement et l’interprétation des réalités sociales passées et présentes les élèves prennent conscience de la complexité
des sociétés, en particulier de celle dans laquelle ils vivent, de celle qu’ils participent à créer. Ils se construisent, par le
questionnement informé sur la réalité historique de leur société et sur ses horizons d’attente, une conscience et une identité
citoyennes respectueuse du patrimoine laissé par les sociétés passées et une pensée critique attentive au rôle des acteurs
individuels et collectifs dans les dynamiques sociales qui leur permet de se situer et d’agir en citoyennes et en citoyens responsables.
Ils participent au changement social en fonction des valeurs et des principes qui guident les sociétés démocratiques.
- Ses composantes
En élaborant une pensée fondée sur la perspective historique et le changement social, les élèves identifient les situations où ils
peuvent s’impliquer et agir en citoyennes et citoyens responsables.
- Attentes de fin de cycle
Les élèves sont capables de se situer et de construire une pensée critique de leur société et de l’évolution à venir de celle-ci leur
permettant de se mobiliser, de concevoir et mettre en œuvre, dans le respect et la valorisation de l’autre semblable et différent, un
projet de changement social, de préservation et de valorisation du patrimoine, des lieux de mémoire et de l’environnement.
- Modalités et critères d’évaluation
Formuler, évaluer et réaliser un projet collectif de préservation, d’entretien et de valorisation du patrimoine, des lieux de mémoire et
de l’environnement, un projet de développement des liens sociaux et culturels dans le respect et la valorisation de l’autre, différent et
semblable.
- Stratégie mise en œuvre pour que chaque élève développe la compétence
Les situations d’apprentissage sont organisées autour d’un projet local.
31
LES PROGRAMMES « DETAILLES » PAR UNITES D’APPRENTISSAGE
Schéma SHS3. Compétences et unités d’apprentissage en histoire
32
UNITE D’APPRENTISSAGE 1 : QU’EST-CE QUE L’HISTOIRE ?
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Identifier une trace, un indice, un document historique
(archive, image fixe ou animée, objet, lieu,
architecture).
- Dater, analyser et critiquer un document historique
(source ou reproduction).
- Questionner plusieurs documents, les interpréter pour
en faire la synthèse.
- Tirer des informations d’un document historique et
d’un texte d’historien, les comparer et communiquer les
informations retenues dans une argumentation ou dans
un récit.
- Analyser des documentaires ou des docu-fictions
historiques.
- Organiser ou faire un compte rendu de la visite d’un
musée, d’une exposition.
- Questionner la complémentarité des démarches
archéologique
et
historique,
éventuellement
ethnologique et sociologique.
- Distinguer ce qui relève de l’histoire, notion de récit de
vérité, et ce qui relève de la mémoire.
- Construire des repères historiques.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les pré-requis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé
des représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est
développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
Disposant de plusieurs documents se référant à l’environnement proche
(texte, image fixe ou animée, objet, monument, lieu), les élèves en font la
critique (auteur, date, contexte de production et de diffusion, conservation) ;
ils élaborent des critères pour les trier chronologiquement (succession,
simultanéité, durée) ; ils construisent une chronologie sur laquelle ils les
situent par leur date (datation absolue) et les uns par rapport aux autres
(datation relative) ; au besoin, ils complètent par une recherche sur les
conventions de datation et de catégorisation historiques (ère, millénaire,
siècle, période) ainsi que sur les calendriers.
À partir du questionnement d’un objet du quotidien (voir la séquence
« Faire de l’histoire » sur les démarches historiques construites à partir
d’objets du quotidien, de gestes, d’attitudes et d’habitudes alimentaires ou
autres) et d’une recherche documentaire, notamment iconographique,
présentant ses usages, les gestes qui y sont liés, sa circulation, les élèves
en proposent une description et une analyse critique (forme, décor, origine,
invention et production, circulation) ; oralement ou par écrit, (sur papier ou
sur écran : texte, dessin, affiche, bande dessinée, montage
photographique, animation, montage audio ou vidéo), sous forme de
discours argumenté ou sous forme de récit, ils en communiquent l’histoire
dans la société qui l’a produit ou dans la société qui l’utilise.
33
En lien avec les cours de français, les élèves étudient l’histoire d’un fort à
partir de comptes rendus archéologiques et de textes d’historiens. Ils le
comparent à d’autres objets similaires ou complémentaires, issus de la
même société ou d’autres sociétés.
À partir d’un document contemporain ou ancien (statue, billet de banque,
carte postale, œuvre d’art… voir la séquence « Faire de l’histoire »)
présentant un objet historique, un personnage, un événement, un symbole,
un lieu ou un paysage, les élèves questionnent le document, en font une
analyse critique mènent une recherche à la fois sur l’objet représenté et sa
représentation, sur les temps et les usages différents de l’objet et de sa
reproduction.
Tout au long des trois années du fondamental, à partir de ces différents
éléments et de recherches complémentaires, progressivement, les élèves
construisent, dans une démarche collaborative, une chronologie comparée
des sociétés étudiées ; dans une démarche collaborative qui sera
poursuivie tout au long du cycle, ilsrédigent un glossaire illustré des termes
et notions géographiques, de préférence sur écran.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Identifier un paysage, un édifice historique de l’environnement proche (une église, le bâtiment de la mairie, le marché public, une
place publique, une statue, un monument commémoratif…). Présenter un travail de recherche, papier ou écran, sur l’histoire du
paysage, du monument et de ses représentations (gravures, photographies, cartes postales anciennes et récentes), accompagné
d’une critique des documents utilisés. Ce travail de recherche peut se faire et être évalué dans une démarche de production
interdisciplinaire (dessin, photographie du monument, bandes dessinées, animation, vidéo, montage texte-images, papier ou écran,
de la description et de l’analyse de ses représentations, de ses fonctions et usages identitaires ou patrimoniaux).
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UNITE D’APPRENTISSAGE 2 : SOCIETES NOMADES / SOCIETES SEDENTAIRES
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les
prérequis (vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances)
ou un relevé des représentations sous forme d’une carte mentale, qui,
- Identifier des objets archéologiques, les questionner selon les cas, est développée en carte heuristique pour formuler une
pour en imaginer la fabrication et les usages, les mettre problématique.
en relation avec d’autres objets et les attribuer à un type Les élèves observent un objet archéologique, questionnent sa forme, ses
de société.
dimensions, le matériau dans lequel il a été réalisé ; si possible, à l’aide
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Identifier des traces et des indices, des restitutions
archéologiques et historiques.
- Identifier, à travers le questionnement des objets et la
formulation d’hypothèses, quelques sociétés de
chasseurs-cueilleurs et d’agriculteurs-éleveurs, leurs
migrations ainsi que leurs hybridations.
d’une documentation appropriée qu’ils recherchent ou qui leur est fournie,
ils le mettent en relation avec d’autres objets de même type ou différents,
mais issus de la même culture, voire du même site ; les élèves émettent
des hypothèses sur sa fabrication, ses usages, si possible appuyées sur
des documents issus de la fouille d’un site, de sa description, de sa
restitution ; les élèves en déduisent des hypothèses sur l’appartenance à
une société de chasseurs-cueilleurs ou à une société de cultivateurséleveurs, réfléchissent sur les phénomènes de transmission et
d’hybridation. Ils font l’analyse critique de sa mise en scène muséale ou
proposent une mise en scène muséale (description, croquis,
photomontage) accompagnée d’une feuille de salle et d’un cartel, d’un
communiqué de presse.
En s’appuyant sur des reproductions d’objets, les élèves indiquent sur un
fond de carte d’Hispaniola et de la Caraïbe les principaux sites
préhistoriques. S’il y a un musée dans leur environnement proche, les
élèves étudient sa mise en scène muséale et rédigent, à partir de la feuille
de salle et du cartel du musée un cartel, une proposition d’exploitation
pédagogique.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la chronologie
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comparée et le glossaire historique des termes et notions rencontrés.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Présenter à l’oral ou à l’écrit, papier ou écran, l’analyse critique de la reproduction d’un objet provenant d’une fouille sur le sol
haïtien ou d’un musée relevant d’une culture ancienne ; le situer et le dater approximativement en le rattachant à la culture à laquelle
il appartient. Réaliser la présentation muséographique (dessin ou photo de l’objet, texte de présentation de la culture, cartel indiquant
aussi la fonction présumée de l’objet) et le communiqué de presse, papier et écran.
- Présenter à l’oral (directement en classe ou sous forme d’un enregistrement radio ou vidéo, d’une interview, d’un débat) l’analyse
d’une carte des sites d’Hispaniola ou de la Caraïbe.
UNITE D’APPRENTISSAGE 3 : CIVILISATIONS ET EMPIRES
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Identifier une civilisation par le questionnement et la
mise en relation de différents documents (textes,
iconographie).
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé
des représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est
développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
- Identifier différentes civilisations qui se sont
développées à la même période ou successivement à
partir de représentations iconographiques et de
textes.
Les élèves identifient une civilisation dans une ou plusieurs aires données
(Méso-Amérique, Mésopotamie, Méditerranée, Afrique, Indus, Asie de
l’Est…) à partir de reproductions d’une collection d’objets, de monuments et
d’écrits ; ils en délimitent les bornes chronologiques, recherchent
- Construire des chronologies régionales et mondiales éventuellement les relations avec d’autres civilisations ; pour chaque
de quelques civilisations disparues.
civilisation étudiée, les élèves choisissent un aspect dont le monde
contemporain conserve une trace ou un héritage (écriture et lexique ;
numération et mathématiques ; calendrier - voir ci-dessous - ; nom de lieu,
d’homme ; outil ou objet du quotidien ; plante - voir l’unité d’apprentissage
« Faire de l’histoire »-, etc.), à partir d’une documentation appropriée qu’ils
datent et analysent, ils tirent les informations nécessaires pour présenter la
36
civilisation, par exemple le jeu de balle en Méso-Amérique. En relation avec
la géographie, sur un planisphère, papier ou écran, les élèves représentent
les aires des différentes civilisations d’une même période.
Les élèves identifient pour une aire de civilisation (Méso-Amérique,
Mésopotamie, Méditerranée, Afrique, Indus, Asie de l’Est…) différentes
cultures ou civilisations successives à partir du classement chronologique de
reproductions d’objets, de monuments et de sites ; à partir de ce classement,
ils construisent une chronologie régionale, puis une chronologie mondiale
comparée. En lien avec l’éducation à la citoyenneté, les élèves étudient les
aspects de la patrimonialisation des monuments et des sites, de la
muséification des objets et leurs enjeux sociétaux, culturels et géopolitiques.
En relation avec la géographie, les élèves recherchent dans les collections
des principaux musées du monde, où sont conservés les objets étudiés et
situent ces musées sur un planisphère. En lien avec les unités 6 et
suivantes, ils émettent des hypothèses sur les raisons de la conservation de
ces objets dans des musées situés hors de leur aire de production. Dans
une démarche interdisciplinaire, les élèves réalisent dans une production
collaborative un jeu de cartes illustrées (dessin, peinture, collage,
photomontage…, papier ou écran) sur ces objets et monuments.
(Voir l’unité d’apprentissage 4) À partir de la date du jour, les élèves
analysent le calendrier courant utilisé pour dater les événements
historiques : origine du calendrier, comput, origine et signification du nom
des mois et des jours (comparaison avec d’autres langues, anglais,
espagnol, portugais…), célébration, jours fériés. Ils comparent différents
calendriers : calendrier romain, calendrier chrétien, calendrier musulman,
calendriers méso-américains… : origine et histoires des calendriers ;
similitudes et différences ; types de calendriers, lunaires et soli-lunaires ;
comput ; origine et signification du nom des mois et des jours.
Pour l’aire Caraïbe et plus spécifiquement Haïti, les élèves questionnent la
mise en relation des reproductions muséales d’objets (hache cérémonielle,
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duho, pilon, spatule, statue, zemi, etc.) avec les descriptions (forme,
symbolisme, utilisation) qu’en font les Européens à partir du XVIe siècle,
après avoir fait une critique des textes (auteur, date, contexte de production
et de diffusion, support, point de vue). En relation avec la géographie, les
élèves recherchent dans les collections des principaux musées du monde,
où sont conservés ces objets et situent ces musées sur un planisphère. En
lien avec les unités 6 et suivantes, elles et ils émettent des hypothèses sur
les raisons de la conservation de ces objets dans des musées situés hors de
leur aire de production. Ils constituent un dossier de presse sur les débats
contemporains concernant ces objets (interprétation, muséographie,
circulation internationale, restitution).
À partir d’une documentation appropriée, qu’ils recherchent ou qui leur est
fournie, les élèves formulent des hypothèses d’interprétation des grottes
ornées de l’Île, confrontées ensuite aux hypothèses des archéologues et des
historiens, ils notent sur un fond de carte les différents sites.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la chronologie
comparée et le glossaire historique des termes et notions rencontrés.
Modalités et critères d’évaluation :
- Analyser une représentation iconographique et développer les arguments pour l’attribuer à une civilisation, une société et une
époque. Rédiger un court texte de présentation.
- Analyser sur le site d’un musée, la présentation muséale d’un objet (origine, description, informations, mode de présentation).
- Réaliser un « petit dictionnaire illustré » des styles sur fiches papier ou écran ou dans un cahier.
- Constituer un atlas historique représentant chronologiquement les grandes aires de civilisation.
- Réaliser un jeu de carte sur des critères chronologiques et civilisationnels.
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UNITE D’APPRENTISSAGE 4 : LE FAIT RELIGIEUX : POLYTHEISMES ET MONOTHEISMES
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Identifier les principaux éléments (textes, images,
architectures, calendriers, récits et mythes, musiques,
rites, gestes) d’une religion par le questionnement et la
mise en relation de différents documents.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les
prérequis (vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances)
ou un relevé des représentations sous forme d’une carte mentale, qui,
selon les cas, est développée en carte heuristique pour formuler une
problématique.
- Se constituer un ensemble de références historiques et Les élèves relèvent les principaux éléments religieux de différents
artistiques et être capable de les comparer.
calendriers (voir l’unité d’apprentissage 3) : date origine, noms des mois
et des jours, jours dédiés à des divinités, des esprits, des saints, des
fêtes religieuses.Dans une démarche interdisciplinaire, les élèves
questionnent et analysent des extraits de textes, correspondant à leurs
relevés dans les calendriers, qu’ils recherchent ou fournis par le
professeur : récits mythologiques de l’Égypte et de l’Orient anciens, du
monde gréco-romain ; récits sur les mythes et la religion des sociétés
africaines, des sociétés américaines ; extraits de la Bible (et de La
légende dorée), du Coran, des textes bouddhiques ; textes et
représentations sur le vodou.
Dans une démarche interdisciplinaire, les élèves datent, situent,
analysent et comparent des documents iconographiques, représentant
des lieux de culte, leur plan, leur organisation, leur décor ; ils en tirent
des informations d’une part pour faire des recherches sur les religions
antiques, la naissance du christianisme et de l’islam, sur leur extension,
sur les contacts et les rivalités notamment dans le bassin
méditerranéen, le Proche-Orient et l’Afrique ; d’autre part pour établir
des fiches et réaliser des jeux illustrés papier ou écran (dessin, peinture,
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collage, photomontage, animation, vidéo…) sur les monuments
patrimoniaux (voir la liste de l’UNESCO) qu’ils situent sur un planisphère
(voir l’Unité d’apprentissage 5).
- Dans une démarche interdisciplinaire, les élèves recherchent,
questionnent et analysent des représentations artistiques à sujets
religieux et mythiques de diverses époques et de différents espaces
culturels (enluminure, architecture, sculpture, peinture, gravure,
photographie, musique) qu’ils mettent en relation avec les extraits de
textes et les relevés dans les calendriers, ils les classent
chronologiquement et par lieu, civilisation, société de production (voir
Unité d’apprentissage 3). Ils recherchent, questionnent et analysent les
influences réciproques et les formes et figures des syncrétismes.
Dans une démarche interdisciplinaire, pour l’aire caraïbe et plus
spécifiquement pour Haïti, les élèves questionnent et interprètent, à
travers un exemple (Taïno, Maya ou Aztèque), la religion et les mythes
des peuples méso-américains, à partir d’extraits de textes des
conquérants et issus des sciences sociales contemporaines et d’objets
(voir Unité d’apprentissage 3) ; la religion et les mythes de sociétés
africaines. À partir de ces derniers éléments, les élèves recherchent,
mettent en relation et questionnent, sur la même base d’étude du
calendrier et des images, les correspondances et les influences dans les
représentations entre le culte chrétien et les cultes vaudou selon les
différents rites (fêtes des saints, fêtes des loas, commémoration des
défunts et fête des guédés…). À partir d’œuvres plastiques classiques et
d’œuvres plastiques d’artistes haïtiens (par exemple Philippe-Auguste,
Rigaud Benoit, Philomé Obin, Étienne Chavannes, Wilson Bigaud,
Castera Bazile, Louverture Poisson, Hector Hyppolite, Dubréus
Lhérisson, Cameau Rameau, André Pierre, Frantz Jacques
« Guyodo »…) et de représentations de l’environnement quotidien (par
exemple fresques d’églises, décors de tap-tap…), ils analysent et
interprètent les correspondances dans les figures et les attributs des
40
saints chrétiens et des loas. Dans la comparaison, ils réfléchissent à la
notion de syncrétisme (sans nommer le terme).
Dans une démarche interdisciplinaire, plus particulièrement avec
l’éducation à la citoyenneté (l’égalité, la liberté, le respect de l’autre) et la
géographie (les religions dans le monde actuel), les élèves
questionnent, analysent et interprètent des extraits de textes, des
reproductions de gravures et des photographies fournis par le
professeur. Ils en analysent les champs lexical et sémantique de la
représentation de l’autre dans le champ religieux (populations
autochtones de la Caraïbe, populations des différentes sociétés
africaines) aux moments des conquêtes européennes et de l’exploitation
coloniale.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la
chronologie comparée et le glossaire historique des termes et notions
rencontrés.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Dans une démarche interdisciplinaire, analyser un tableau, une statue, un bas-relief, un extrait de film représentant ou faisant
référence à une scène mythologique, religieuse ou de la vie d’un saint, à des attributs ou aux cultes de saints, de loas et aux rites qui
y sont attachés.
- Dans une démarche interdisciplinaire, comparer deux représentations de la même scène dans des œuvres différentes, de
préférence une œuvre ancienne et une œuvre contemporaine, par exemple d’un artiste haïtien (Dieudonné Cédor, Philomé Obin,
Murat Brierre, Wilson Bigaud, Castera Bazile, Myrlande Constant…). Identifier des références religieuses dans l’environnement
quotidien, dans des publicités, les mettre en relation avec des textes et des œuvres plastiques.
41
UNITE D’APPRENTISSAGE 5 : SOCIETES URBAINES / SOCIETES RURALES DES MONDES CHRETIENS ET MUSULMANS
ANCIENS
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
Savoirs, savoir-faire et attitudes à mobiliser
Propositions d’activités d’apprentissage
- Questionner, analyser et interpréter des documents
(texte et image) iconographiques pour formuler des
hypothèses et construire un récit sur des réalités
historiques sociales, économiques et culturelles.
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les
prérequis (vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances)
ou un relevé des représentations sous forme d’une carte mentale, qui,
selon les cas, est développée en carte heuristique pour formuler une
- Questionner, lire et interpréter une représentation problématique.
spatiale historique (carte, plan, représentation urbaine).
Les élèves lisent, questionnent et interprètent des textes médiévaux sur
l’organisation des campagnes dans l’Europe et l’espace méditerranéen
médiévaux qu’ils mettent en relation avec des représentations
iconographiques ; (en lien avec la séquence de géographie sur les
climats de la terre) les élèves analysent la reproduction d’un calendrier
médiéval chrétien (l’exercice peut être mené en lien avec l’unité
d’apprentissage 4 à partir de la reproduction des saisons et des mois sur
les portails des églises médiévales). En lien avec l’Unité d’apprentissage
1 « Faire de l’histoire », les élèves mènent des recherches sur les
plantes cultivées et les menus au Moyen Âge.
(En lien avec l’Unité d’apprentissage 4) Les élèves lisent, questionnent
et interprètent des plans et des représentations iconographiques de
villes médiévales des mondes chrétiens et musulmans (Europe, Afrique,
Proche-Orient), les localisent sur des cartes à différentes échelles et les
mettent en relation avec des plans et des photographies actuels.
En lien et en complément de l’Unité d’apprentissage 4, ils complètent les
fiches en inscrivant les monuments patrimoniaux dans leur
environnement ancien et dans leur environnement actuel.
42
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la
chronologie comparée et le glossaire historique des termes et notions
rencontrés.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Lire et analyser un plan ancien.
UNITE D’APPRENTISSAGE 6 : SOCIETES-MONDE, COLONISATION, ECONOMIE DE PLANTATION, TRAITE ET ESCLAVAGE
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse.
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées.
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social.
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
A MOBILISER
- Questionner
et
interpréter
différents
documents pour construire une carte, une
chronologie.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des
représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est développée
en carte heuristique pour formuler une problématique.
- Analyser un document iconographique, le
mettre en relation avec des textes anciens et
contemporains ; organiser et présenter les
informations.
À partir d’extraits de carnets de bord et de récits de voyages, les élèves
questionnent, analysent et interprètent les conditions de navigation maritime et de
voyage terrestre du XIe au XVIIIe siècle ; ils comparent des représentations
cartographiques d’avant et d’après les grands voyages européens et la conquête de
- Réfléchir à la distinction histoire et mémoire l’Amérique (cartes médiévales en T, cartes arabes, portulans, mappemondes…) ; ils
par l’étude d’objets mémoriels.
établissent une chronologie des voyages de quelques navigateurs européens
(Marco Polo, Christophe Colomb, Magellan…), chinois (Zheng He…), arabes
(Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Ibn Battûta…) et en dressent les trajets sur un planisphère
muet.
Dans une approche interdisciplinaire (français, anglais, espagnol, ITAP), les élèves
analysent la reproduction de pages (texte et gravure) d’un livre des XVeXVIIe siècles, si possible un récit de voyage, de conquête ou de description des
populations autochtones des Caraïbes ; ils émettent des hypothèses sur sa
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confection, la composition des pages, le fonctionnement de l’imprimerie et les
conséquences de l’invention dans la production de savoir, comme dans le goût de
l’aventure. En lien avec l’unité d’apprentissage 3, l’analyse du contenu des pages
(lexique, description « ethnographique » et regard sur l’autre) permet de faire le
point sur les connaissances des élèves sur les populations autochtones, en
comparaison, ils étudient la reproduction d’un codex méso-américain. En lien avec
l’unité d’apprentissage 4, l’étude est aussi l’occasion de comparer un manuscrit
médiéval, chrétien ou musulman, et un livre imprimé (matériau, forme, écriture /
impression, illustration, mise en page / composition), d’aborder, en questionnement
oral, le rapport au texte, le prosélytisme religieux et les controverses entre chrétiens,
de comparer le statut du livre dans les mondes européen, arabe et sino-japonais.
Pour l’aire Caraïbe et plus spécifiquement Haïti, les élèves, après en avoir fait une
critique (datation, auteur, lieu de publication, point de vue, diffusion), les élèves
questionnent, analysent et interprètent un ensemble documentaire (textes et
gravures des XVe-XVIe siècles, extraits de Las Casas et de manuels ou de textes
d’historiens) pour établir une chronologie et une synthèse sur la conquête et la
colonisation espagnoles d’Hispaniola, le bilan des guerres et les résistances
(cacique Guarocuya / Henri – de son nom d’origine au Bahoruco), le génocide et
l’ethnocide des populations autochtones, les premiers esclaves originaires d’Afrique.
De la même façon, ils établissent une chronologie de la colonisation française de
Saint-Domingue (flibuste, piraterie, contrebande, fondation de colonies
permanentes, traite et esclavage des Africains…) et réalisent des cartes à
différentes échelles de la conquête et de la colonisation par les Européens de la
Caraïbe et des Amériques entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle. Parallèlement, les
élèves émettent des hypothèses sur la dénomination d’« Indiens » pour les
populations autochtones jusqu’à nos jours. Ils font des recherches et émettent des
hypothèses sur les noms de lieux locaux, nationaux et régionaux de la Caraïbe et
des Amériques.
Les élèves questionnent, analysent et interprètent un ensemble documentaire pour
établir une chronologie et une cartographie des traites africaines et atlantiques ; ils
localisent les royaumes africains qui participent ou s’opposent au trafic continental et
44
transatlantique des esclaves (Danhomè, Oyo, Kongo…, traité entre la France et
Amony…) et mènent une étude sur un de ces royaumes ; ils analysent les conditions
concrètes de la traite et les débats des XVIe-XVIIIe siècles sur la traite et l’esclavage.
Si possible à partir de documents se rapportant à l’exemple local, les élèves
dressent un tableau des organes du gouvernement colonial et des mécanismes
d’exploitation.
Par petits groupes, les élèves analysent des sites d’habitations (sucrerie, caféterie,
indigoterie, voir les bulletins de l’ISPAN), des plans et des gravures les représentant,
des textes du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle décrivant leur organisation et
les conditions de travail, les comparent pour définir l’économie de plantation, le
commerce et l’exploitation des esclaves, leur condition de vie et de travail dans
différents types de plantations, les divers groupes sociaux de la société coloniale. Ils
étudient quelques textes anti-esclavagistes du XVIIIe siècle.
Les élèves datent l’ordonnance de 1685 dite « Code noir », recherchent des
éléments sur les conditions de son élaboration et de sa rédaction, sur son évolution
et ses différentes versions, sur son application sur la partie française de l’Île
d’Hispaniola. Les élèves analysent quelques-uns de ses articles et des textes qui le
dénoncent.
À partir des exemples précédents, les élèves formulent des hypothèses sur l’apport
de l’économie de plantation à l’économie de la métropole et à l’économie
internationale. Ils les confrontent à quelques données économiques de la fin du
XVIIIe siècle et à l’étude du plan, d’une gravure ou d’un tableau, des listes de
bateaux d’un port français (Nantes ou Bordeaux) du XVIIIe siècle dont la richesse
repose sur le commerce triangulaire (commerce négrier, itinéraire des voyages,
importance des équipages, contributions au développement de l’industrie navale et à
la création d’emploi, rôle du port dans l’enrichissement économique de la France).
Les élèves dressent une carte des autres ports français et européens qui se sont
enrichis par la traite des esclaves et le commerce colonial.
Les élèves analysent le plan d’une ville coloniale (Cap-Français, Port-au-Prince, Les
Cayes) en prenant le soin de le dater. Ils formulent des hypothèses sur la situation,
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le site, l’urbanisme.
À travers différents documents d’époque, la littérature contemporaine et les arts, les
élèves étudient les résistances et les différentes formes qu’elles prennent
(empoisonnement, avortement, suicide, infanticide…), le marronnage et les
communautés de marrons et de marronnes (Bahoruco, les communautés locales…),
les luttes et les révoltes (Makandal, les révoltes locales…), la place du vodou dans
celles-ci. Les élèves dressent les portraits de différents chefs marrons de SaintDomingue coloniale en mettant en relief leurs conditions de vie, leurs zones
d’influence et les retombées de leurs actions dans la colonie aux plans social,
économique et culturel.
Dans une démarche interdisciplinaire (arts, créole, français, anglais, éducation à la
citoyenneté) les élèves observent différentes reproductions (photo, timbre, bande
dessinée, journaux…) de la statue du Nèg mawon, font des recherches sur son
auteur, sur la date de son érection, sur les événements qui ont ponctué son histoire,
son instrumentalisation en Haïti, son utilisation en 1989 comme symbole par les
Nations-Unies ; ils réfléchissent sur les rapports entre mémoire et histoire en
élargissant à l’étude d’autres monuments sur la mémoire de la traite, de l’esclavage,
des résistances et du marronnage, ils confrontent leurs recherches à différents
documents (textes d’époque, récits d’esclaves, romans, poèmes, musique,
gravures…) sur l’événement, la traite, les conditions de la traversée transatlantique.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la chronologie comparée
et le glossaire historique des termes et notions rencontrés.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- En s’appuyant sur l’étude d’un élément du patrimoine local (ancienne habitation, lieu de luttes et de révoltes, lieu ayant abrité des
communautés marronnes, personnage historique, événement, monument mémoriel…), rédiger un bref compte-rendu historique
destiné à présenter cet élément ou, dans le cas d’un site et selon l’état de celui-ci, en lien avec l’éducation à la citoyenneté, un projet
argumenté de réhabilitation, de mise en valeur (article, affiche, page web) ou de commémoration.
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UNITE D’APPRENTISSAGE 7 : REVOLUTIONS ET INDEPENDANCES
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Questionner, analyser et interpréter une source
écrite (Loi, déclaration, acte…), un document
iconographique, les comparer, les mettre en
perspective historique.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé
des représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est
développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
Les élèves identifient, questionnent, analysent et mettent en relation divers
sources et documents pour construire une chronologie et interpréter l’action et
le rôle des acteurs, individus et groupes, dans La Révolution et
l’indépendance américaine (Chasseurs-Volontaires de Saint-Domingue,
histoire et mémoire), les dynamiques révolutionnaires, les luttes et les guerres
de libération et la naissance de l’État national, sur les plans local et
- Identifier, questionner, analyser et interpréter les international. Ils rédigent des notices biographiques des principaux acteurs et
relations internationales entre les États et les actrices de la Révolution haïtienne et de la guerre de libération.
acteurs dans la dynamique des révolutions.
En lien avec l’éducation à la citoyenneté (Unité d’apprentissage 1 : La Nation
haïtienne et l’Identité haïtienne) et l’histoire des arts (arts plastiques, musique,
littérature) les élèves questionnent, analysent et interprètent les
représentations, entre histoire et mythe, des événements qui fondent la
mémoire collective des événements révolutionnaires, de la guerre de
libération et de la création de l’État national : la cérémonie du Bois-Caïman en
1791, les batailles de la Crête à Pierrot en 1802 et de Vertières en 1803, le
congrès de l’Arcahaie et la création du drapeau en 1803, l’acte
d’indépendance de l’État d’Haïti en 1804.
- Identifier, questionner, analyser et interpréter
l’action et le rôle des acteurs, individus et groupes,
dans les dynamiques révolutionnaires, les luttes et
les guerres de libération et la naissance de l’État
national.
Les élèves réfléchissent sur documents aux dynamiques entrecroisées de la
Révolution française et de la Révolution haïtienne. Ils analysent les contextes
historiques et les textes de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen
47
de 1789, des décrets et concordats de 1791, de la loi d’égalité civile du 4 avril
1792, des décrets d’émancipation des esclaves du 29 août et du
21 septembre 1793, et de l’abolition de l’esclavage du 4 février 1794, de la
Constitution du 3 juillet 1801, de la « Loi relative à la traite des Noirs et au
régime des Colonies » du 20 mai 1802, de l’Acte d’indépendance du 1er janvier
1804. Ils comparent les différents textes.
Les élèves analysent et comparent les événements de Saint-Domingue avec
les événements des autres colonies françaises de la Caraïbe et avec la
révolte de Saint-Leu à l’Île Bourbon (Réunion) en 1811 ainsi qu’avec les luttes
de libération dans les colonies anglaises. Ils questionnent la signification de
l’indépendance d’Haïti aux yeux du monde colonial et dans les luttes de
libération dans les Amériques.
En lien avec l’unité d’apprentissage 6 et avec l’éducation à la citoyenneté, les
élèves mènent des recherches sur les monuments mémoriels des luttes
contre l’esclavage (commande, date et conditions de l’érection, artistes,
implantation, importance mémorielle et son utilisation, représentations
anciennes et actuelles de ces monuments).
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la chronologie
comparée et le glossaire historique des termes et notions rencontrés.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Présenter un lieu de mémoire de sa communauté.
- Produire un texte, illustré ou non, sur les relations entre histoire et mémoire en relation avec quelques événements de la Révolution
et des luttes et guerres de libération.
- Rédiger la biographie d’un acteur de la Révolution et des luttes de libération et d’indépendance.
48
UNITE D’APPRENTISSAGE 8 : SOCIETES INDUSTRIELLES ET DOMINATION DU MONDE
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A MOBILISER
- Rechercher et authentifier ou identifier des sources écrites
(presse, littérature, récit d’historien), des représentations
(gravure, peinture, architecture), des vestiges agricoles et
industriels.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les
prérequis (vocabulaire, notions et concepts, pratiques et
connaissances) ou un relevé des représentations sous forme d’une
carte mentale, qui, selon les cas, est développée en carte
heuristique pour formuler une problématique.
- Mettre en rapport un objet avec son contexte de production,
de circulation, d’utilisation, un lieu avec son contexte À travers des documents qu’ils recherchent ou qui leur sont fournis
d’exploitation.
par le professeur, les élèves questionnent et interprètent les
- Réfléchir aux différences entre les groupes ethniques dans le évolutions scientifiques et techniques, les transformations agricoles
monde.
et industrielles, l’évolution des sociétés et des conditions de vie
e
- Questionner et interpréter différents documents pour rurales et urbaines au temps du capitalisme libéral au XIX siècle. Ils
comparent les situations entre différents pays.
construire une carte.
À travers des documents qui leur sont fournis par le professeur, les
élèves questionnent et interprètent les colonisations du XIXe siècle :
les rivalités coloniales européennes, la soumission des populations
et l’exploitation des ressources des régions colonisées (Afrique,
Asie, Océanie), la désorganisation des sociétés et économies
traditionnelles aux profits des intérêts militaires, économiques et
culturels des capitalismes européens, l’établissement des frontières
coloniales, le statut des populations autochtones. Ils dressent une
carte du monde ou complètent un fond de carte. Les élèves
dressent une chronologie des débats sur la traite, l’esclavage et des
abolitions.
À travers un ensemble documentaire, les élèves étudient les
questions « indiennes » dans les Amériques, l’empire comanche, la
49
guerre de Sécession et la question de l’esclavage aux États-Unis.
À travers des documents qui leur sont fournis par le professeur, les
élèves questionnent et interprètent les expositions universelles et
coloniales, le débat sur les races (Anténor Joseph Firmin, De
l’égalité des races humaines : anthropologie positive, 1891), la
constitution des collections et des musées ethnologiques, les
débats sur la colonisation et sur le racisme.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la
chronologie comparée et le glossaire historique des termes et
notions rencontrés.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Définir, en s’appuyant sur des exemples, les notions de capitalisme et d’industrialisation.
- Analyser et exposer les conséquences historiques et contemporaines (géopolitiques, économiques, culturelles) du découpage
(frontières, divisions ethniques) des continents et des pays colonisés et exploités par les Européens.
- Analyser et produire une synthèse argumentée, à partir de textes et d’images, sur les discours historiques de typologie et de
répartition des races (infériorité / supériorité, stades du développement…), sur les débats historiques sur la colonisation et sur les
débats contemporains.
50
UNITE D’APPRENTISSAGE 9 : ÉTATS-NATIONS
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Questionner, analyser, interpréter les contextes
historiques des abolitions de l’esclavage à SaintDomingue, dans les Caraïbes et les États américains ;
questionner, analyser, interpréter les conditions
historiques de la création et du développement de la
nation et de l’État haïtiens, de leur reconnaissance
internationale, de la dette imposée à l’État haïtien et ses
conséquences dans le développement d’Haïti.
- Connaître et interpréter les symboles de l’État haïtien à
travers les textes qui les définissent (Constitution).
- Authentifier et analyser une source officielle (texte
constitutionnel, loi, décret, code, texte juridique…).
- Questionner le contexte et le mécanisme de
l’intervention américaine en Haïti.
- Identifier les différentes formes de luttes menées contre
l’occupation et analyser les conséquences économiques
et sociales de l’occupation.
- Analyser les formes et manifestations du pouvoir
totalitaire en Haïti.
- Questionner et interpréter différents documents pour
construire une carte.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les
prérequis (vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances)
ou un relevé des représentations sous forme d’une carte mentale, qui,
selon les cas, est développée en carte heuristique pour formuler une
problématique.
À travers des documents qu’ils recherchent ou qui leur sont fournis par le
professeur, les élèves questionnent et interprètent la construction de l’État
national en Haïti (1804-1859). En prenant en compte les interactions et
les interdépendances entre le politique, le social, l’économique
(notamment la dette) et le culturel, les élèves analysent, à partir d’extraits
de textes (notamment de courts extraits des Constitutions qu’ils
comparent et du Code rural de 1826) et de documents iconographiques,
les formes et l’exercice du pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire) dans la
formation de l’État national et l’évolution de la situation socio-économique.
Ils en dressent une chronologie.
Les élèves dressent une chronologie de l’histoire des États-Unis de
l’indépendance à la guerre de Sécession, qu’ils accompagnent de
résumés sur les relations avec Haïti (depuis le bataillon des ChasseursVolontaires de Saint-Domingue, avec l’étude du monument de James
Mastin à Savannah, jusqu’aux échanges commerciaux, les mesures du
Congrès contre le commerce avec Haïti après l’indépendance, et à
l’accueil des anciens esclaves noirs américains et des planteurs au début
du XIXe siècle et à la question de l’esclavage dans la guerre de
Sécession).
À travers des extraits de textes et des documents iconographiques, les
élèves questionnent et interprètent le contexte historique et les enjeux de
la detteliée à la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti par la Franceen
1825, ses conséquences, notamment les emprunts, sur le développement
51
d’Haïti à court et long terme, ainsi que, à travers la presse contemporaine,
les problématiques et les débats actuels sur la question de la dette ; la vie
économique et sociale, les tentatives de modernisation économique, les
investissements, la corruption comme modèle de gouvernement.
À travers des extraits de textes et des documents iconographiques sur la
période 1860-1915, les élèves questionnent, analysent et interprètent les
luttes intestines et les turbulences politiques, les rivalités étrangères et les
interventions étrangères, la crise politique et l’intervention américaine. Ils
lisent et commentent de courts extraits de textes d’historiens sur les
crises de la 2e moitié du XIXe siècle. Ils complètent la chronologie
précédente.
Dans une démarche interdisciplinaire (créole français, arts plastiques,
musique), les élèves dressent un panorama la littérature haïtienne
(Ignace Nau, Coriolan Ardouin, Oswald Durand, Massillon Coicou,
Innocent-Antoine Mimola, Louis-Joseph Janvier, Georges Sylvain…) et
des arts plastiques (Guillaume Guillon-Lethières, Edmond Laforestrie,
Colbert Lochard, Normil Charles, Édouard Goldman, Occide Jeanty,
Justin Elie, Ludovic Lamothe…) au XIXe siècle.
Les élèves comparent la construction de l’État-nation haïtien à celle d’un
autre État-nation au XIXe siècle.
Les élèves dressent une carte géopolitique du monde et de l’Europe
(États nationaux et empires indépendants, États sous tutelle, colonies) au
début du XXe siècle. - À travers des documents fournis par le professeur,
les élèves questionnent et interprètent les remises en cause du
colonialisme et des colonies.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la chronologie
comparée et le glossaire historique des termes et notions rencontrés.
Modalités et critères d’évaluation :
- Réaliser la biographie d’un homme politique ou d’un artiste haïtien.
- Rédiger un compte rendu sur un événement sociopolitique lié à la construction de l’État haïtien.
- Réaliser une chronologie, une carte.
52
UNITE D’APPRENTISSAGE 10 : SOCIETES CONTEMPORAINES
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Utiliser
la
presse,
les
informations
cinématographiques et télévisées pour dresser l’état
d’une question. Réaliser un dossier de presse à partir
de sources authentifiées, le présenter.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé
des représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est
développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
À travers des documents fournis par le professeur, les élèves questionnent
l’occupation américaine d’Haïti et le processus d’institutionnalisation du
modèle totalitaire (1915-1934). À travers la constitution de 1918, les élèves
- Élaborer une chronologie et une carte à partir d’un analysent les mécanismes mis en place par les occupants pour mieux
ensemble documentaire.
asseoir leurs objectifs, le rôle de l’armée comme institution répressive, les
formes de luttes menées contre l’occupation, les conséquences de
l’occupation américaine.
- Analyser
les
internationaux.
textes
officiels
nationaux
et
En s’appuyant sur un ensemble documentaire, les élèves dressent une
chronologie des relations entre Haïti et la République dominicaine
(l’occupation américaine, la dictature de Rafael Trujillo et la question de la
frontière, le massacre de 1937).
Les élèves questionnent la période post-occupation et la consolidation du
modèle totalitaire (1934-1986), les ombres de l’occupation dans l’exercice
du pouvoir politique en Haïti. À travers des extraits de textes les élèves
analysent la manifestation du pouvoir et les luttes politiques et sociales en
Haïti après l’occupation américaine, 1946 et les luttes politiques et sociales
en Haïti.
Les élèves questionnent les causes et le déroulement de la Première
Guerre mondiale ; ils étudient un État totalitaire (L’Allemagne nazie,
53
l’URSS), la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide ; ils établissent
une chronologie de l’histoire mondiale au XXe siècle ainsi que des cartes
géopolitiques de l’entre-deux-guerres, de l’après Seconde Guerre
mondiale.
À travers un ensemble documentaire fourni par le professeur, les élèves
questionnent le « noirisme » et la marche vers la dictature du pouvoir
politique en Haïti, le pouvoir personnel des Duvalier.
Les élèves recherchent et analysent une documentation sur les luttes
anticoloniales et guerres d’indépendances en Afrique et en Asie, sur la lutte
contre l’apartheid et la ségrégation. Ils dressent la chronologie de la
décolonisation et la cartographie des États indépendants.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la chronologie
comparée et le glossaire historique des termes et notions rencontrés.
Modalités et critères d’évaluation :
- Élaborer une chronologie, une carte.
54
UNITE D’APPRENTISSAGE 11 : L’ETAT DU MONDE AUJOURD’HUI
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Rassembler, critiquer, analyser et synthétiser une documentation historique. En communiquer la synthèse
- Périodiser et maîtriser les temporalités plurielles des sociétés présentes et passées
- Construire en histoire une conscience citoyenne apte à développer un agir social
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET
ATTITUDES A MOBILISER
- Utiliser la presse, les informations
cinématographiques et télévisées pour
dresser l’état d’une question. Réaliser un
dossier de presse.
- Analyser les textes officiels nationaux
et internationaux.
- Élaborer une chronologie et une carte à
partir d’un ensemble documentaire.
- Rechercher,
élaborer,
analyser,
organiser et présenter à l’oral et à l’écrit,
papier
et
écran,
un
ensemble
documentaire.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis (vocabulaire,
notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des représentations sous
forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est développée en carte heuristique pour
formuler une problématique.
À partir d’une recherche dans la presse, les élèves élaborent une chronologie de l’histoire
d’Haïti de 1986 à nos jours.
À partir d’une recherche dans la presse et dans un atlas, les élèves élaborent une
chronologie comparée du monde actuel (décennie 1980 - aujourd’hui). En lien avec la
géographie et l’éducation à la citoyenneté, ils étudient les textes sur les droits de l’Homme
(déclarations, conventions et accords internationaux), ils établissent une cartographie des
zones de conflits dans le monde, des questions de l’accès à l’eau, à la nourriture, aux
soins ; ils dressent un tableau et réalisent un dossier de presse sur les migrations et les
réfugiés, le rôle et de l’action des organismes internationaux.
Les élèves établissent une cartographie des intégrations régionales en Europe, Amérique
du Nord, Amérique latine, Asie et Afrique et des accords internationaux.
Les élèves recherchent, analysent et présentent une documentation sur les luttes pour la
reconnaissance et l’égalité (lutte des femmes et des minorités, luttes pour une politique et
une société inclusive), sur les luttes pour la protection de l’environnement.
Les élèves recherchent, analysent et présentent une documentation sur la littérature et les
arts en Haïti et dans l’émigration haïtienne.
Les élèves poursuivent, dans une démarche collaborative, la chronologie comparée et le
glossaire historique des termes et notions rencontrés.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Dresser sous forme d’article ou de carte et de chronologie un état du monde.
- Réaliser une étude documentée sur une question contemporaine et la présenter à l’oral comme à l’écrit, papier ou écran.
55
PROGRESSION EN HISTOIRE
Proposition de répartition annuelle des « unités d’apprentissage »
UNITÉ
D’APPRENTISSAGE
7E AF
8E AF
9E AF
1. QU’EST-CE QUE
L’HISTOIRE ?
- Révision au besoin des acquis des 1er et 2d cycles.
- Identification, datation, analyse, critique et comparaison de traces, d’indices, d’objets et de documents
historiques pour en tirer des informations, les communiquer dans une présentation ou un récit
argumenté, à l’oral et à l’écrit sur papier ou sur écran.
- Réflexion individuelle et collective sur les notions d’événement, d’acteur de l’histoire, sur la
périodisation et les pluralités multiples des sociétés.
2. SOCIÉTÉS NOMADES /
SOCIÉTÉS
SÉDENTAIRES
- Les migrations des populations - L’extermination
et
le
préhistoriques
« marronnage » des populations
- Les sociétés de chasseurs- autochtones
cueilleurs
et
d’agriculteurséleveurs (Haïti / Saint-Domingue,
Caraïbe,
Amériques) :
sites,
objets, muséographie
- Les races existent-elles ? Un
débat aux XIXe et XXe siècles.
- Archéologie, musées et
expositions :
les
enjeux
contemporains des cultures
préhistoriques
Civilisations
des
aires
méditerranéennes
(Mésopotamie, Égypte, Grèce,
Rome), asiatique (Zhou, Han ;
Gupta), américaine (Arawak,
Maya, Aztèque) et africaine
(Ghana, Mali, Songhaï) abordées
à partir d’un élément qui fait sens
aujourd’hui (objet, monument,
institution, langue, littérature,
plantes…) :
cartographie
et
chronologie, muséologie.
- Les débats sur les collections
des
grands
musées
contemporains
constituées
sous
la
domination
européenne, la question des
restitutions et de l’exposition.
3. CIVILISATIONS ET
EMPIRES
- La destruction et le pillage des
œuvres
(objets
religieux,
monuments) aux XVIIIe et
XIXe siècles et la constitution des
collections.
- Les calendriers
- Migrations et peuplement de la
56
Caraïbe :
sites,
objets,
muséographie, cartographie et
chronologie.
des - L’imposition du christianisme
dans
les
Caraïbes.
La
- Mythologies méditerranéennes, représentation de l’autre dans le
christianisme
des
XVeafricaines, américaines.
XVIIIe siècles.
- Naissance et confrontations du
et
mythes,
le
christianisme et de l’islam, les - Religion
syncrétisme
entre
le
culte
monuments religieux de ces deux
chrétien et les cultes d’origine
religions
africaine.
- Religion et mythes des peuples
méso-américains, un exemple
(Taïno, Maya ou Aztèque) ;
religion et mythes des sociétés
africaines, un exemple autour
des origines du vodou. Le
syncrétisme entre le culte
chrétien et les cultes vaudou.
Les
grandes
religions
actuelles et les syncrétismes.
- Campagnes et villes dans le
monde médiéval chrétien et
musulman
- Les plantes cultivées et
consommées : plantes
anciennes et plantes
contemporaines.
- Les éléments
calendriers.
4. LE FAIT RELIGIEUX :
POLYTHEISMES ET
MONOTHEISMES
5. SOCIETES URBAINES /
SOCIETES RURALES
DES MONDES
CHRETIENS ET
MUSULMANS ANCIENS
6. SOCIETES-MONDE,
COLONISATION,
ECONOMIE DE
PLANTATION, TRAITE ET
ESCLAVAGE
religieux
- Plans et représentations de
villes et de monuments, éléments
d’architecture dans l’Europe et
l’espace
méditerranéen
médiévaux
- Les grands voyages terrestres
et maritimes, européens chinois
et arabes
- L’imprimerie, les récits de
voyage
- La représentation de l’autre
dans les grandes religions
contemporaines.
- La
préservation
et
la
protection du patrimoine urbain
ancien.
- La
conquête
européenne :
chronologie, partage du monde,
perception et l’extinction des
populations autochtones.
- L’imprimerie, les récits de
Un
monde
globalisé :
l’acclimatation des plantes et
les cultures industrielles, la
question de l’accès à la
nourriture
57
7. RÉVOLUTIONS ET
INDÉPENDANCES
voyage et de conquête, les
controverses religieuses
- Les
traites
africaines
et
atlantiques
- L’esclavage et l’économie de
plantation, l’acclimatation et le
commerce des plantes tropicales,
l’ordonnance de 1685 (« Code
noir »), la métropole et les
colonies
- Les résistances, le marronnage
les luttes et les révoltes, la place
du vaudou
- La société coloniale aux Antilles
et plus particulièrement SaintDomingue, la place et l’action de
l’église
- L’Europe des Lumières et les
écrits
anti-esclavagistes
au
XVIIIe siècle.
- La mémoire de la traite et de
l’esclavage
- L’enjeu de la conservation du
patrimoine de l’économie de
plantation et des traces de
l’exploitation servile
- Les débats sur l’histoire des
esclavages, des abolitions, leur
mémoire
(commémorations,
textes, monuments)
- Les religions dans la Caraïbe
et dans le monde
- La Révolution et l’indépendance
américaine,
les
ChasseursVolontaires de Saint-Domingue
(le siège de Savannah).
- La Révolution française, les
droits de l’homme et la question
des colonies et de l’esclavage.
Les décrets d’émancipation et le
rétablissement de l’esclavage. La
Révolution haïtienne, les luttes et
la guerre de libération nationale,
- Les enjeux des débats
contemporains
sur
la
Révolution et l’indépendance
haïtiennes et sur l’Ordonnance
de Charles X du 17 avril 1825
et ses conséquences dans le
développement actuel d’Haïti
(voir l’Unité d’apprentissage 9).
- Les symboles et la mémoire
de la Révolution et des luttes
pour
l’indépendance.
Les
58
8. SOCIETES
INDUSTRIELLES ET
DOMINATION DU MONDE
9. ÉTATS-NATIONS
l’indépendance d’Haïti ; les luttes
révolutionnaires
dans
les
colonies françaises et anglaises,
les luttes de libération dans les
Amériques.
- Révolution
française
et
Révolution haïtienne, leur place
dans les luttes de libération.
monuments
mémoriels
et
l’enjeu de la conservation des
sites
(voir
l’Unité
d’apprentissage 1 « Faire de
l’histoire »).
- Les évolutions scientifiques,
techniques, les transformations
agricoles
et
industrielles ;
l’évolution des sociétés et des
conditions de vie rurales et
urbaines au temps du capitalisme
libéral au XIXe siècle.
- La conquête, la colonisation et
l’exploitation du monde par les
Européens. La question des
frontières coloniales. Le statut
des populations autochtones.
- Les débats sur la traite et
l’esclavage, les abolitions.
- Les expositions universelles et
coloniales, le débat sur les races.
Les
revendications
contemporaines et les luttes
des peuples autochtones.
- La question des Noirs aux
États-Unis et dans le monde, le
racisme
des
sociétés
contemporaines.
- Les questions « indiennes » aux
Amériques, l’empire comanche,
la guerre de Sécession et la
question de l’esclavage aux
États-Unis
- La construction de l’État
national en Haïti (1804-1859),
de la société et de l’économie
haïtiennes ; les Constitutions et
le Code rural.
- La reconnaissance française
et internationale de l’État
haïtien, la dette (Ordonnance
de Charles X du 17 avril 1825)
et ses conséquences dans le
développement d’Haïti (voir
59
l’Unité d’apprentissage 7),
- L’État national haïtien, les
luttes intestines et les rivalités
étrangères.
10. SOCIÉTÉS
CONTEMPORAINES
L’occupation
américaine
d’Haïti
et
le
processus
d’institutionnalisation
du
modèle totalitaire (1915-1934).
- Les deux guerres mondiales
et
les
États
totalitaires,
l’extermination des Juifs et des
Tziganes, des handicapés et
des homosexuels.
- La période post-occupation et
la consolidation du modèle
totalitaire (1934-1986).
Le monde bipolaire de la
guerre
froide
(à
travers
l’exemple de Cuba).
- Les luttes anticoloniales et les
guerres d’indépendances en
Afrique et en Asie.
- La lutte contre l’apartheid et
contre la ségrégation.
- Le découpage des frontières
au Proche-Orient
- Les anciennes colonies
françaises des Antilles
- Les luttes des femmes et des
minorités.
11. L’ÉTAT DU MONDE
AUJOURD’HUI
- La société et l’État haïtiens
aujourd’hui.
- La globalisation économique
60
et culturelle.
- Les conflits dans le monde à
travers l’exemple du ProcheOrient ;
la
question
des
réfugiés et des migrants ; les
catastrophes humanitaires, le
rôle et de l’action des
organismes internationaux.
- La lutte pour l’hégémonie
mondiale, Chine et États-Unis.
- Les intégrations régionales et
les accords internationaux.
- Les
luttes
pour
la
reconnaissance et l’égalité.
- La
préservation
de
l’environnement.
Repères de progression dans la maîtrise des compétences ciblées en histoire
–
Identification et datation relative et absolue de traces, d’indices, de documents historiques.
–
Datation, analyse, critique et comparaison de documents historiques pour en tirer des informations, les communiquer dans
une présentation ou un récit argumenté.
–
Tirer des informations de documents historiques (texte, iconographie) et de textes d’historiens, les comparer et communiquer
les informations retenues dans une argumentation ou dans un récit
–
Questionnerla complémentarité des démarches archéologique et historique.
–
Distinguer ce qui relève de l’histoire et ce qui relève de la mémoire.
61
Géographie
LA DISCIPLINE GEOGRAPHIQUE
Faire de la géographie, c’est d’abord exercer son regard sur le quotidien et l’environnement proche, questionner et interpréter les
formes et l’organisation spatiales de ce que le regard découpe, questionner leur genèse et leur évolution. La démarche géographique
se construit pragmatiquement et progressivement à partir de situations réelles, de cas pratiques, d’objets dans le vécu des élèves,
pourquoi et comment les choses sont ici pour aller ensuite vers l’ailleurs.
La géographie est une science et une pratique sociales qui ont pour objet l’espace comme dimension de la vie sociale et son
aménagement. Elle étudie les caractéristiques et les interfaces du social dans son rapport au monde physique et biologique. En
géographie, l’espace peut se caractériser par trois attributs :
–
L’échelle définit les rapports de taille entre les réalités géographiques et en traduit les distances ;
–
La métrique définit la manière de mesurer et de traiter les distances ;
–
La substance est l’identification de l’objet spatial étudié.
La géographie détermine le sens dont sont chargés les lieux, des unités spatiales où les interactions déterminent un dedans et un
dehors et leurs rapports.
Entre la recherche scientifique et l’enseignement de la géographie, comme en histoire, il y a connivence et échanges réciproques,
mais la démarche géographique en classe est largement autonome et nécessairement hybride. La géographie, en classe et sur le
terrain, entraîne les élèves à exercer leur regard sur leur environnement, à réfléchir et à représenter les diverses relations interactives
du milieu dans lequel ils vivent. Là et ailleurs, à différentes échelles, le programme de géographie forme les élèves à explorer,
questionner et interpréter un lieu, des distances, un objet ou un problème spatial selon différentes perspectives croisées
(environnementales, sociales, économiques, politiques, culturelles…). La géographie à l’école met ainsi en jeu un mode de regard et
de pensée ainsi que des processus cognitifs spécifiques, fondés sur l’étude de terrain et sur des outils comme la carte, les
statistiques et les graphiques, le croquis et l’image paysagère.
LA CONTRIBUTION DE LA GEOGRAPHIE AU PROFIL DE SORTIE – SA RELATION AUX AUTRES DISCIPLINES L’INTERDISCIPLINARITE
Dans un rapport étroit avec les sept grandes compétences du profil de sortie du fondamental et dans un dialogue permanent avec les
autres domaines d’apprentissage, la géographie contribue à former des élèves capables :
62
–
De réfléchir et d’échanger sur leur quotidien, leur société, leur environnement ;
–
De se situer, de questionner, d’interpréter et de représenter les enjeux spatiaux du territoire qu’ils habitent ; de s’ouvrir à la
compréhension et à la connaissance d’autres territoires dans une comparaison argumentée ;
–
De s’impliquer dans leur communauté et leur société en femmes et en hommes libres à la personnalité épanouie, conscients
et soucieux du respect et de la protection de leur environnement ;
–
D’agir dans leur communauté, leur société et leur milieu en mobilisant leur culture et leur sens de la créativité et de
l’innovation en citoyennes et citoyens éclairés et responsables, à leur niveau, de la gestion des ressources et du
développement durable et équitable.
Facteur, comme l’histoire, de construction d’identité et d’altérité, d’apprentissage de la complexité, la géographie stimule la curiosité
des élèves sur le milieu dans lequel ils vivent, développe leur esprit d’initiative et d’autonomie, leur sens de l’observation dans une
démarche critique et la rigueur dans la comparaison et la production documentaire. Parce que la géographie est une science du
regard et du traitement de la distance des objets spatiaux, parce qu’elle participe au questionnement, à la représentation et à
l’aménagement du territoire, l’enseignement de la géographie prend tout son sens dans la complémentarité et la collaboration avec
les enseignements des autres disciplines, dans un jeu d’échanges de points de vue et de focalisations, notamment avec les sciences
de la vie et de la terre, les mathématiques, la pratique artistique et l’informatique.
QUELQUES PRINCIPES DE LA DIDACTIQUE DE LA DISCIPLINE GEOGRAPHIQUE AU CYCLE 3
Le lien assumé avec l’éducation à la citoyenneté, et avec les dimensions cognitive et civique de l’enseignement de l’histoire, articule
la dimension scientifique de la géographie enseignée et ses finalités politiques, civiques et éthiques. En classe, penser en
géographie dans des situations d’enseignement-apprentissage réflexives, forme le regard critique :
–
sur le vécu des élèves, sur leur environnement spatial au quotidien, sur le monde proche et lointain et leurs interactions ;
–
sur les décisions prises par les hommes pour délimiter, aménager leurs territoires et en gérer les enjeux (localisation,
distance) internes et dans les échanges avec d’autres territoires ;
–
sur la façon de penser les relations interactives diverses et à différentes échelles et les actions dans le milieu.
La mise en place en classe d’une appropriation de la géographie par les élèves suppose alors quelques attentions spécifiques aux
opérations cognitives :
63
–
compétences linguistiques générales et spécifiques à la géographie, notamment dans la construction des notions et des
concepts et dans la distinction entre ceux-ci et les notions communes ;
–
compétences dans les langages graphiques et cartographiques ;
–
prise en compte de la pertinence des représentations liées au vécu dans le milieu et des écarts avec la démarche
géographique ;
–
prise en compte critique de la production et de la diffusion des documents utilisés (photographies, séries statistiques,
graphiques croquis, schémas, cartes, systèmes d’information géographique) ;
–
prise en compte de la représentativité des études de terrain et des documents utilisés en classe, notamment les
photographies ;
–
prise en compte de la dimension multiscalaire des espaces, de la continuité (lieu, territoire, topographie), de la discontinuité
(réseau, topologie) et des interactions spatiales (limite) ;
–
proisement des échelles d’analyse, du local au mondial ;
–
pise en œuvre d’activités de spatialisation et de cartographie à différentes échelles impliquant la capacité des élèves à donner
du sens en relation avec une problématique et une approche en système spatial ;
–
utilisation raisonnée de la comparaison et utilisation contrôlée de l’analogie ;
–
argumentation, orale et écrite ;
–
distinction de la géographie et de ses usages, notamment en termes de gestion des ressources et de développement durable
et équitable ;
–
structuration des exercices sur le penser en géographie dans la cohérence entre le travail en classe, l’évaluation et les
examens.
Si les contenus, organisés selon des jeux d’échelle, sont adaptés à une année plus qu’à une autre dans le cycle, faire de la
géographie en classe suppose une cohérence de cycle et des allers-retours permanents entre le local, le national, le régional et le
mondial. Dans les propositions de programme, il est ainsi proposé, chaque fois que cela est possible, des approfondissements, des
extensions, des échos de chaque question dans les trois années du cycle, à travers notamment une initiation progressive au débat
sur les enjeux socio-spatiaux contemporains.
64
LES COMPETENCES VISEES EN GEOGRAPHIE
Au sein du domaine des sciences sociales, l’apport spécifique de la géographie, en lien étroit avec l’éducation à la citoyenneté, est
structuré autour de trois compétences (schéma et tableaux ci-dessous) :
–
Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
–
Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
–
Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
–
Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
–
Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
Ces trois compétences, interdépendantes, s’appuient sur un programme de recherche, d’étude et de comparaison des sociétés du
niveau local au niveau mondial, en prenant conscience de leur altérité et de leur nécessaire solidarité. Par la construction en
interaction permanente de ces trois compétences, les élèves se forgent une conscience citoyenne attentive à l’altérité et à la
coopération sociale et culturelle ouvrant à l’action dans leur communauté et dans la société haïtienne et mondiale.
Schéma SHS4. Les compétences en géographie
65
Compétence 1 en géographie
Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Présentation de la compétence
À la fois comme individu et comme personne, les élèves sont des êtres sociaux qui vivent au sein d’une communauté, sur un territoire que les
sociétés humaines se sont approprié, qu’elles ont délimité et aménagé. Dans leur expérience quotidienne, de manière intuitive et pragmatique, les
élèves connaissent le territoire dans lequel ils vivent, ils y agissent et répondent aux situations qu’ils rencontrent. La géographie les invite à
observer les paysages, à questionner les réalités, à rechercher et à traiter l’information nécessaire pour lire l’organisation d’un territoire comme
espace social, pour en interpréter les enjeux et les activités humaines qui l’ont façonné et les relations qu’il entretient avec d’autres territoires à
différentes échelles, pour en faire ressortir les dynamiques et les problèmes.
- Ses composantes
La géographie est une science sociale dont l’objet est l’espace comme dimension de la vie sociale. La démarche géographique se construit, de
l’observation à l’explication en passant par le questionnement, dans les allers-retours du cas particulier au concept, au modèle et au système
d’interprétation. Il s’agit pour les élèves d’identifier des unités qui font sens, de les nommer, de les localiser, de croiser différentes échelles
géographiques, de les comparer avec d’autres unités de sens à la même échelle ou à une échelle différente, pour en dégager une connaissance
documentée et opérationnelle sur l’organisation du territoire.
- Attentes de fin de cycle
Les élèves sont capables, à l’aide d’un vocabulaire approprié, d’interroger et de caractériser l’organisation territoriale d’une entité sociale,
d’analyser les rapports que celle-ci entretient avec son environnement et avec d’autres organisations territoriales à différentes échelles.
- Modalités et critères d’évaluation
- Mettre en évidence les éléments constitutifs d’une organisation territoriale et les liens qu’ils entretiennent.
- Mettre en évidence les liens qu’entretient à différentes échelles une organisation territoriale avec d’autres organisations spatiales.
- Comparer des organisations territoriales.
- Stratégie mise en œuvre pour que chaque élève développe la compétence
Les situations d’apprentissage sont organisées autour de l’étude d’une organisation spatiale, proche ou éloignée, que les élèves sont invités à
observer et à questionner. Ils tirent les informations, nécessaires pour répondre à leur questionnement et aux hypothèses qu’il a suscitées, du tri,
de l’analyse, du croisement de documents à différentes échelles qui leur sont fournis ou qu’ils recherchent. Ils en font une synthèse problématisée
et argumentée.
66
Compétence 2 en géographie
Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
- Présentation de la compétence
La carte, accompagnée de diverses représentations statistiques et graphiques, est l’outil privilégié de la géographie. Elle permet de se forger une
image mentale des réalités spatiales, de mettre en évidence leur organisation et leurs relations de proximité ou d’éloignement. Par le changement
d’échelle, la carte modifie la perception des réalités et permet d’interroger différemment leurs relations. Du croquis de paysage et du plan dessiné
à main levée aux cartes topographiques et thématiques et au planisphère, les élèves comprennent que les cartes sont des images du monde à un
moment donné. Pour les analyser, les élèves en maîtrisent les éléments (titre, légende, échelle, orientation, coordonnées, nomenclature, contenu,
date) ; ils en comprennent les fonctions (localisation, représentation, communication, interprétation, prise de décision) et les défis. Ils en maîtrisent
la construction, manuelle et automatique, pour voir, découvrir, communiquer, décider ou faire rêver.
- Ses composantes
Les représentations cartographiques permettent de se repérer, d’identifier et de localiser des éléments d’organisation spatiale. L’utilisation, la
comparaison et le croisement d’échelles différentes mettent en évidence les interprétations complémentaires des phénomènes spatiaux. Il s’agit
pour les élèves de jouer avec les cartes pour faire varier les points de vue, complexifier et approfondir leur questionnement et leur connaissance
des organisations spatiales.
–
Attentes de fin de cycle
Les élèves sont capables de se repérer, de s’orienter et de localiser un phénomène spatial sur des cartes à différentes échelles. Ils sont capables
de faire le choix d’une représentation cartographique ou graphique pertinente pour questionner, analyser, présenter et exposer une organisation
spatiale. Ils sont capables de construire une carte pour communiquer une information spatiale.
–
Modalités et critères d’évaluation
- Analyser une carte.
- Construire une carte topographique et une carte thématique.
–
Stratégie mise en œuvre pour que chaque élève développe la compétence
Les situations d’apprentissage sont organisées autour de l’analyse cartographique, de la comparaison de cartes à différentes échelles et de la
construction de cartes.
67
Compétence 3 en géographie
Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
- Présentation de la compétence
La géographie est une science sociale des interactions spatiales au sein et entre les collectivités humaines, et des interactions spatiales entre les
collectivités humaines et leur environnement. Elle s’intéresse à l’ici et à l’ailleurs, au semblable et au différent, ainsi qu’à l’action pour la maîtrise,
l’organisation et la gestion des territoires. Elle est donc directement liée, dans sa dimension spatiale, aux compétences de l’éducation à la
citoyenneté et aux compétences du profil de sortie de l’enseignement fondamental impliquant la situation et l’action des élèves en citoyennes et
citoyens responsables dans la société, dans leur implication dans la protection de l’environnement et dans la promotion d’un développement
durable. En géographie, il s’agit de penser l’espace pour agir.
- Ses composantes
En élaborant une pensée des organisations spatiales, les élèves identifient les situations où ils peuvent s’impliquer et agir en citoyennes et
citoyens responsables.
- Attentes de fin de cycle
Les élèves sont capables de réaliser un bilan des risques spatiaux à différentes échelles, de se mobiliser, de concevoir et mettre en œuvre un
projet de prévention des risques, de lutte contre les inégalités spatiales ou de développement durable.
- Modalités et critères d’évaluation
- Formuler et réaliser un projet collectif de préservation de l’environnement.
- Maîtriser les gestes de prévention et de protection individuelle et collective contre les risques naturels et anthropiques.
- Stratégie mise en œuvre pour que chaque élève développe la compétence
Les situations d’apprentissage sont organisées autour d’études de cas.
68
LES PROGRAMMES DETAILLES PAR UNITES D’APPRENTISSAGE EN GEOGRAPHIE
Schéma SHS5.Compétences et unités d’apprentissage en géographie
69
Les unités d’apprentissage en géographie
UNITE D’APPRENTISSAGE 1 : QU’EST-CE QUE LA GEOGRAPHIE ?
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
- Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Exercer le regard par l’observation des réalités
spatiales de l’environnement proche.
- Construire des repères géographiques dans
l’environnement proche.
- Se situer dans l’environnement proche et le
localiser à différentes échelles à l’aide d’outils et
d’une documentation géographique.
- Présenter oralement avec un vocabulaire
approprié
et
sous
forme
de
croquis
l’environnement proche.
PROPOSITIONS DE SITUATIONS ET D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis (vocabulaire,
notions et concepts, pratiques, notamment mathématiques et graphiques, et connaissances)
ou un relevé des représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est
développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
À partir d’une sortie sur le terrain ou de l’observation de l’environnement proche depuis
l’école, les élèves s’initient à la découverte des outils et des démarches de la géographie, en
lien avec les autres disciplines, notamment les sciences de la vie et de la Terre et les
mathématiques (plan, échelle, segments de droite et points alignés, distances entre deux
points, repérages sur quadrillage et coordonnées, projections, unités de mesure du système
métrique, proportionnalité, dénombrements, construction de tableaux de données
statistiques, interprétation de moyennes et de médianes, construction et interprétation de
diagrammes) et les arts plastiques (dessin) :
- L’observation directe et l’analyse du paysage (relief, hydrographie, végétation,
constructions : chemins et routes, bâtiments d’habitation et d’exploitation…) et leur
présentation orale ; en lien avec les arts plastiques et les sciences de la vie et de la Terre,
les élèves collectent des échantillons de terre et de la végétation naturelle et réalisent un
herbier (récolte, identification, séchage, collage ou dessin) de la flore locale et des
espèces cultivées. Ils les présentent et les comparent avec les autres zones du territoire
haïtien ; ils reportent les informations sur un fond de carte d’Haïti.
- L’orientation sur le terrain et sur une carte à l’aide d’une boussole ;
- La perception de la distance et de la pente, leur représentation et leur mesure sur une
carte (notion d’échelle, courbes de niveau et altitude) ;
- Le questionnement et l’analyse de l’espace à partir d’outils et de documents : cartes à
différentes échelles (locales, régionales, nationales, mondiales) et de différents types
70
(topographiques, thématiques), photographie, film, données statistiques, graphique ;
- La réalisation d’un croquis géographique, d’une carte ou la notation sur un fond de carte
muet des relevés de terrain, la réalisation d’un graphique.
La formation à la démarche géographique permet d’introduire peu à peu un vocabulaire
spécifique qui est précisé et approfondi progressivement tout au long des trois années du
cycle 3 : acteur, agriculture, aménagement, attraction, banlieue, centre/périphérie, climat,
commerce, communication, densité, développement (durable), distance, drainage, échelle,
écologie, économie, écosystème, écoumène, environnement, espace, État/pays/nation,
exode rural, flore, frontière, géopolitique, globalisation/mondialisation, habitat, industrie,
infrastructure, institution, irrigation, lieu, maillage, marché, patrimoine, paysage, périurbain,
polarisation, population, pouvoir, production, région, relief, réseau, ressource, risque, rural,
services, social/spatial, système, territoire, tourisme, transports, urbain, valeur, végétation,
ville, zone…
Les élèves, dans une démarche collaborative qui sera poursuivie tout au long du cycle,
rédigent un glossaire illustré des termes et notions géographiques, de préférence sur écran et
constituent un atlas géographique des croquis géographiques et des cartes utilisées et
construites dans les séquences.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Réaliser un croquis de paysage
- Réaliser un croquis géographique figurant à plat les principaux éléments du paysage, la pente, l’orientation.
- Réaliser un graphique.
- Localiser et inscrire des informations spatiales sur un fond de carte.
71
UNITE D’APPRENTISSAGE 2 : LA PLANETE TERRE
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Repérer la planète Terre sur des représentations du
système solaire.
- En approfondissement de l’unité d’apprentissage 1,
questionner et interpréter la carte comme une image du
monde qui a différentes fonctions : localiser, s’orienter, voir,
découvrir, communiquer, décider, rêver.
Construire des repères géographiques en utilisant
différents types de cartes et des atlas, les coordonnées
géographiques sur papier et en numérique (GPS, sites de
cartographie).
- En approfondissement de l’unité d’apprentissage 1,
s’initier à la lecture de la carte (mise à plat, orientation,
repérage, légende, échelle, modélisation, communication)
et aux différents types de cartes (cartes topographiques,
cartes en aires, en courbes, en points, en proportions, en
symboles, en diagrammes, cartes de flux et de réseaux).
- Maîtriser la recherche sur un atlas (index, carroyage).
- Repérer et localiser un même objet géographique (océan,
mer, continent, territoire, chaîne de montagne, ville…) sur
différentes représentations à différentes échelles (globe,
mappemonde, planisphère, cartes d’atlas).
PROPOSITIONS DE SITUATIONS ET D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les pré-requis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des
représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est développée
en carte heuristique pour formuler une problématique.
Rechercher différentes représentations du système solaire (schémas,
représentations 3D, animations). Sur ces représentations repérer la Terre par
rapport aux autres planètes du système solaire. En quelques lignes décrire sa
position dans le système solaire, ses mouvements, les rapports avec les zones
climatiques, les saisons, l’alternance du jour et de la nuit, les éclipses.
En lien avec le cours de mathématiques et à travers de situations problèmes et de
réalisations de tâches concrètes (horaires aériens, communication téléphonique
d’une zone horaire à une autre…), les élèves découvrent les fuseaux horaires et
l’adaptation des activités humaines à la rotation de la Terre.
Les élèves construisent, en lien avec les cours de sciences de la vie et de la terre et
d’ITAP, une station météorologique pour observer et noter quotidiennement
l’ensoleillement, les précipitations et les autres phénomènes climatiques, si possible
pendant les trois années du cycle 3. En lien avec les cours de mathématiques et
d’informatique, ils calculent la moyenne des températures et la quantité de
précipitations par mois et construisent un graphique des températures et des
précipitations. Ils en dégagent la notion de saison et les comportements face aux
événements climatiques. En lien avec l’unité d’apprentissage 1, les élèves
caractérisent la végétation à partir de leurs observations. Par comparaison avec
d’autres lieux, les élèves construisent peu à peu sur les trois années du cycle 3 une
carte des grandes zones climatiques mondiales, des grandes zones de végétation et
de la circulation atmosphérique et des interactions humaines en lien avec les unités
d’apprentissage 6 sur les risques naturels et 7 sur la préservation des ressources et
le développement durable.
En lien avec les autres unités d’apprentissage selon le sujet retenu, les élèves
retirent d’un ensemble de documents donnés ou recherchés par eux (extraits de
72
presse, photographies, cartes…) des informations sur un événement à dimension
mondiale ou internationale (course à la voile transocéanique, accident ou pollution
maritime, accident naturel ou anthropique et leur interaction…). À l’aide d’un atlas ou
d’une recherche sur Internet, selon les possibilités, les élèves localisent l’événement
sur le globe terrestre et sur un planisphère et le représentent sur un fond de carte
muet (localisation, tracé) en indiquant les principaux noms de lieux concernés.
En lien avec l’unité d’apprentissage 6 en histoire, à partir d’une documentation
donnée (extraits de livres de bord, relations de voyage) les élèves tracent sur un
planisphère muet les parcours terrestres et maritimes de quelques grands
voyageurs (Marco Polo, Zheng He, Ibn Fadlân, Ibn Jubayr, Christophe Colomb,
Ibn Battûta, Magellan et Juan Sebastián Elcano, Jacques Cartier, James Cook,
Louis-Antoine de Bougainville, Alexandre de Humboldt, David Livingstone, Jules
Sébastien Dumont d’Urville, Robert Edwin Perry, Roald Amundsen, Paul-Émile
Victor, Jean-Louis Étienne…) en indiquant les principaux noms historiques et actuels
des lieux traversés.
Dans une démarche collaborative, les élèves poursuivent la rédaction du glossaire
illustré des termes et notions géographiques et la réalisation de l’atlas géographique
des croquis géographiques et des cartes utilisées et construites dans les séquences.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- - Réaliser un portfolio sur les incidences et les interactions sociales des mouvements de la Terre (adaptation à la succession du jour et de la nuit,
au décalage horaire, aux saisons, aux risques climatiques en lien avec les unités d’apprentissage 6 et 7).
- Selon les possibilités, rechercher sur un atlas ou sur Internet des noms de lieux (pays, régions, villes) ou d’éléments géographiques (océans,
mers, fleuves, chaînes de montagnes), construire une légende et localiser ceux-ci sur un ou plusieurs fonds de carte muets à différentes échelles
que les élèves orientent.
- Analyser des cartes climatiques, de végétation et de risques liés au climat et à l’action anthropique en lien avec les unités d’apprentissage 6 et 7
à la fois dans leurs constructions et leurs attributs (légende, plages de couleurs, échelle) et leurs contenus (classification des types de climat et de
végétation). Présenter à l’oral ou à l’écrit l’analyse d’une carte et faire l’analyse critique de la documentation sous forme de compte rendu oral ou
écrit. Par un jeu de questions, dialoguer avec la classe sur le sujet.
73
UNITE D’APPRENTISSAGE 3 : ENVIRONNEMENT, TERRITOIRE(S) ET RESEAUX (DE L’ESPACE LOCAL ET NATIONAL A L’ESPACE
GLOBALISE)
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET
ATTITUDES A MOBILISER
- Identifier
les
caractéristiques
spatiales de l’adaptation des
hommes à un environnement
naturel et de l’exploitation de celuici.
- Identifier les caractéristiques
spatiales de l’organisation d’un
territoire (local, national, régional),
identifier
les
réseaux
qui
structurent l’espace, distinguer le
territoire des réseaux
- Représenter pour un même
espace le territoire et les réseaux
(réseaux de villes, réseaux de
transports, points d’interaction avec
le reste du monde)
PROPOSITIONS DE SITUATIONS ET D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis (vocabulaire, notions et
concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des représentations sous forme d’une carte mentale,
qui, selon les cas, est développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
En s’appuyant sur les observations et les recherches de l’unité d’apprentissage 1 et en lien avec les unités
d’apprentissage 6 et 7, les élèves étendent leurs recherches documentaires (photographies, atlas, cartes à
différentes échelles, Internet) sur l’ensemble du territoire haïtien et sur celui de la République dominicaine.
Les élèves représentent, sur un ou plusieurs fonds de carte muets (orientation, échelle) ou qu’ils dessinent,
les principaux éléments naturels (chaînes de montagnes, plaines, types de côtes, cours d’eau, éléments
climatiques, couverture végétale), leur exploitation et leur aménagement par l’homme. Si possible, à l’aide
de photographies ou en faisant une recherche, les élèves en décrivent les formes, les facilités ou les
obstacles qu’ils offrent à la circulation. Les élèves présentent oralement leurs réalisations et leurs
conclusions : légende, construction et analyse de la carte.
En lien avec les arts plastiques et les sciences de la vie et de la Terre, et les unités d’apprentissage 1 et 8,
les élèves réalisent une exposition sur les sols et la flore haïtiens et dominicains, qu’elles et ils
accompagnent de cartes de localisation.
À partir d’une étude de cas, fondée sur une documentation qui leur est donnée ou qu’ils recherchent, les
élèves identifient et interrogent l’organisation et le découpage administratif du territoire d’Haïti (section
communale, commune, arrondissement, département) et du territoire dominicain, reportent les grandes
divisions administratives sur une carte. Les élèves présentent oralement leurs réalisations : légende,
construction et analyse de la carte. En lien avec les arts plastiques, les élèves dessinent un logo, un projet
de valorisation ou de préservation de l’environnement ou une publicité touristique intégrant le patrimoine
local, pour leur commune et leur département, intégrant la carte de ceux-ci.
À partir d’une recherche dans un atlas ou sur Internet, ou d’une étude de cas dont la documentation leur est
fournie, les élèves situent Haïti, la République dominicaine ainsi que les différents autres États de la Caraïbe
et des Amériques, ainsi que le phénomène étudié (lieux, flux), sur une ou plusieurs cartes muettes qui leur
sont fournies ou qu’ils dessinent. Les élèves inscrivent les noms de lieux ainsi que les noms des principales
74
métropoles.
À partir d’une étude de cas ou d’une recherche, les élèves placent sur un fond de carte muet d’Haïti et de la
République dominicaine les différents points d’interaction du territoire haïtien avec le monde, ports (Port-auPrince, Cap-Haïtien, Saint-Marc, Port-de-Paix), aéroports (Port-au-Prince-Toussaint-Louverture, CapHaïtien), routes (Ouanaminthe / Dajabón, Malpasse (Ganthier) / Jimaní), ils tracent les principales routes
entre ces points. L’étude de cas menée pour le territoire haïtien est reproduite et élargie à d’autres territoires
nationaux (au moins un pays par continent) et régionaux (espace Caraïbe, Asie de l’Est, Mer du Nord ou
espace méditerranéen).
Les élèves lisent un texte d’actualité sur une question internationale ou nationale, ils recherchent des
informations, identifient les différents acteurs, situent le ou les lieux et en décrivent oralement ou par écrit les
principales caractéristiques sur le globe, sur un planisphère et une carte régionale (utilisation des noms de
lieux et des coordonnées géographiques). En s’appuyant sur cette étude de cas, les élèves émettent des
hypothèses sur la place et le rôle des technologies de l’information et de la communication, de l’économie
numérique, de la mondialisation et de la globalisation, des réseaux sociaux dans l’organisation spatiale de la
vie sociale.
Les activités proposées donnent lieu tout au long du cycle 3 à une présentation orale suivie d’un jeu de
questions et d’un dialogue entre les élèves qui présentent leurs réalisations à leurs camarades. Elles
donnent lieu à la confection d’un journal de classe à parution trimestrielle sur support écran, papier ou
tableau, sous forme d’affiche ou de journal parlé. Ces activités d’apprentissage, ainsi que le vocabulaire, les
notions et les concepts utilisés, sont progressivement approfondis au cours des trois années du cycle 3 dans
l’étude de différents territoires et thèmes dans le monde, tout en poursuivant, dans une démarche
collaborative, la rédaction du glossaire illustré des termes et notions géographiques et la réalisation de l’atlas
géographique.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Sur des fonds de carte muets à différentes échelles, reporter les informations d’un texte (extrait de presse, projet d’aménagement, texte littéraire,
liste…) ou d’un graphique, les localiser par rapport aux éléments structurant l’espace du territoire haïtien (et éventuellement dominicain).
- Sur un thème donné (réseau fluvial, réseau urbain, réseau routier, points d’interaction avec le reste du monde, patrimoine…), réaliser un croquis
d’Haïti avec son découpage territorial. Le même exercice est proposé dans le cadre de l’unité territoriale locale (commune, département).
- En lien avec l’unité d’apprentissage 1, présenter, à l’oral et à l’écrit, le compte rendu d’un lieu visité. Par un jeu de questions, dialoguer avec la
classe sur le sujet.
- Établir un questionnaire sur les technologies de l’information et de la communication, ainsi que sur les usages des réseaux sociaux. Sur la base
de ce questionnaire, réaliser une enquête sur le sujet, complétée par une recherche dans différents médias. En présenter les résultats sous la
forme d’un exposé suivi de questions ou d’un article soumis à la critique des élèves de la classe ou d’élèves des autres classes.
75
UNITE D’APPRENTISSAGE 4 : HABITER UN TERRITOIRE, HABITER LA TERRE : VILLES ET CAMPAGNES
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Maîtriser quelques outils mathématiques, statistiques
et graphiques pour identifier et questionner les
différences de densité de population et les conditions
d’occupation de l’espace urbain.
- Identifier les problèmes liés à la maitrise de l’espace
et l’organisation de la vie sociale.
PROPOSITIONS DE SITUATIONS ET D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis (vocabulaire,
notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des représentations sous
forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est développée en carte heuristique pour
formuler une problématique.
En lien avec les unités d’apprentissage 5 et 6 et à partir de quelques exemples pris de
préférence dans l’environnement proche (voir unité d’apprentissage 1) Les élèves
identifient les principales caractéristiques des villes et des campagnes, de l’espace
urbain et de l’espace rural. En lien avec les mathématiques, les élèves analysent des
cartes de densité et des graphiques d’évolution et de répartition par âge de la population
d’Haïti et de Saint-Domingue, de la Caraïbe, en font la synthèse orale, qu’ils présentent à
leurs camarades, et écrite. Les élèves distinguent les densités urbaines et rurales et
proposent des facteurs d’explication de la répartition de la population. Les élèves
analysent les causes de l’urbanisation accélérée en Haïti en prenant en exemple le cas
de Port-au-Prince (macrocéphalie urbaine). Ils définissent, à l’appui d’exemples tirés
d’une documentation qu’ils ont recherchée ou qui leur a été fournie, les principales
notions qu’ils rencontrent : attraction, banlieue, campagne, centre urbain,
centre/périphérie,
circulation,
communauté,
communication,
concentration,
continuité/discontinuité, défrichement, démographie, développement, diaspora,
distribution et dynamique spatiales, exode rural, habitat/logement, migration, mobilité
sociale, périurbain, peuplement, polarisation, population, réseau urbain, rural/urbain,
ségrégation, ville/village.
À partir d’un article de journal et d’une recherche documentaire ou d’une documentation
qui leur est fournie, les élèves identifient sur un planisphère les grandes métropoles
mondiales, les zones de fortes et de faibles densités de population. Sous forme
d’hypothèses, ils en proposent des facteurs d’explication. Ils réalisent une étude de cas
appuyée sur des plans et des photographies (l’urbanisation d’une métropole mondiale,
76
les phénomènes migratoires vers la ville, les phénomènes de centre et de périphérie).
En lien avec les unités d’apprentissage 5 et 6 et en s’appuyant sur les documents
précédents et sur les enseignements qu’ils en ont tirés, les élèves situent, décrivent et
expliquent les principales aires migratoires et les principaux flux migratoires dans le
monde. Ils formulent quelques hypothèses - et les vérifient - sur les raisons de ces
phénomènes et les conséquences sociales, politiques, économiques et culturelles pour
les populations concernées et pour les zones de départ, de transit et d’accueil.
En lien avec les unités d’apprentissage 5 et 6, les élèves réalisent une étude de cas sur
le problème migratoire haïtien (la vie des Haïtiens dans les bateyes dominicains et
cubains, la situation des Haïtiens en Amérique du Nord et du Sud, en Europe). L’étude
est menée en lien avec l’étude littéraire d’œuvres d’auteurs et d’autrices haïtiens.
En fonction de l’actualité haïtienne, caribéenne et mondiale, les activités sont
progressivement élargies et approfondies tout au long des trois années du cycle 3, tout
en poursuivant, dans une démarche collaborative, la rédaction du glossaire illustré des
termes et notions géographiques et la réalisation de l’atlas géographique.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Rédiger un compte rendu de visite de lieux permettant de mettre en évidence les différences ville / campagne, urbain / rural. Définir ces notions.
- Présenter un état des lieux de la vie urbaine (densité, habitat, économie, circulation, pollution).
- Présenter les phénomènes migratoires haïtiens.
- Réaliser un croquis de la répartition de la population d’Haïti en identifiant les zones densément peuplées et faiblement peuplées. Expliquer le
nombre d’habitants de Port-au-Prince par rapport à l’ensemble de la population d’Haïti.
- À partir d’un ensemble documentaire, présenter la diversité mondiale des cultures (langues, religions…).
- Proposer quelques éléments d’explication sur la répartition inégale de la population mondiale sous forme d’exposé ; soutenir un dialogue avec la
classe sur ce sujet.
- Citer et localiser sur un planisphère les principales mégalopoles.
77
UNITE D’APPRENTISSAGE 5 : PRODUIRE, CONSOMMER, ECHANGER
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
- Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A MOBILISER
- Mener une enquête de terrain sur les productions locales et
en comparer les résultats à l’échelle du territoire, de la région
et d’un ensemble de pays liés par un processus d’intégration
régional (Haïti, République Dominicaine, CARICOM)
PROPOSITIONS DE SITUATIONS ET D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les pré-requis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des
représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est
développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
- Extraire des informations d’une documentation composée de
différentes sources sur les productions agricoles et
industrielles d’Haïti et des principales régions du monde,
synthétiser les informations, les localiser et les présenter
oralement ou par écrit.
Les élèves identifient les principaux composants d’un objet quotidien, ils
identifient leur provenance et leur lieu de fabrication et d’assemblage, les situent
sur un planisphère en choisissant une projection adaptée, tracent les principaux
flux d’échanges, maritimes, aériens, terrestres, concernant cet objet et son
utilisation (par exemple le pétrole pour les véhicules motorisés, position et
déplacement des satellites pour le téléphone portable ou l’accès à Internet). À
travers ces études, ils manipulent les coordonnées géographiques et les fuseaux
horaires (en lien avec les unités d’apprentissage 1 et 2).
- Mener une étude de cas à partir d’une documentation à
différentes échelles sur une d’activité économique (extraction
minière, production agricole, production de produits de base
et de produits transformés, services…) et les échanges
nationaux et internationaux qui y sont liés. Cartographier
l’activité économique et les échanges qui y sont liés.
- Questionner une balance commerciale. Comparer plusieurs
balances commerciales.
À partir d’un objet connu (téléphone portable, radio, télévision, ordinateur
connecté) les élèves identifient quelques flux d’information et leur circulation.
En lien avec l’unité d’apprentissage 3, les élèves observent le cycle naturel et
cultural de quelques végétaux produits pour la consommation humaine, notent les
conditions de sols et climatiques nécessaires à leur production.
Les élèves mènent une enquête sur les activités productives (productions
vivrières, productions agricoles pour le marché et l’industrie agroalimentaire,
productions artisanales et industrielles) et commerciales locales (marché,
commerces). Ils établissent un questionnaire, et, si possible, ils interrogent les
producteurs, les commerçants, les clients ; ils synthétisent et présentent
oralement les résultats de leurs recherches ; dans un cadre interdisciplinaire, les
élèves analysent extraits de texte, œuvres d’art (peinture, photographie) et
reportages sur ces activités. Les élèves réalisent une carte des activités agricoles,
industrielles et commerciales locales.
78
En étendant leurs recherches, les élèves réalisent des cartes des activités
agricoles, industrielles et commerciales d’Haïti et de la République dominicaine.
En s’appuyant sur l’étude d’un produit de consommation courante (café, thé, jus
de fruits, coton pour l’industrie textile…), les élèves en présentent le circuit
mondial : production industrielle ou petits producteurs, cotation, exportation,
transport, transformation, publicité, distribution et consommation. À partir de cet
exemple, les élèves formulent quelques hypothèses sur le rôle des États et des
grandes firmes commerciales et boursières dans la globalisation de la
consommation et de la gestion du travail.
En lien avec l’unité d’apprentissage 4, les élèves réalisent une étude de cas sur
un lieu touristique (monument patrimonial, lieu de villégiature) et à partir de
photographies, de cartes postales et de fonds de carte à différentes échelles
dressent les possibilités touristiques d’Haïti. En lien avec l’histoire contemporaine,
à l’aide d’une série documentaire qui leur est fournie, les élèves décrivent
l’évolution de l’industrie touristique en Haïti depuis 1945.
Les élèves constituent un dossier de presse sur l’emploi dans les différents
secteurs d’activité en Haïti et sur les migrations liées àl’emploi dans la Caraïbe. Ils
le présentent dans un dialogue avec la classe.
Dans une démarche collaborative, les élèves poursuivent la rédaction du
glossaire illustré des termes et notions géographiques et la réalisation de l’atlas
géographique des croquis géographiques et des cartes utilisées et construites
dans les séquences.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Réaliser un croquis légendé présentant la diversité agricole des régions d’Haïti.
- Présenter oralement en s’appuyant sur un planisphère quelques grandes zones de production agricoles du monde et les situations qu’elles
engendrent dans les pays producteurs et les pays consommateurs.
- Réaliser en interdisciplinarité et présenter sous forme d’affiche un projet de développement de l’activité touristique pour Haïti.
- Réaliser et présenter oralement une carte touristique de la Caraïbe.
79
UNITE D’APPRENTISSAGE 6 : L’INEGALE REPARTITION DES RICHESSES ET LA SOLIDARITE MONDIALE
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
- Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A MOBILISER
- Extraire des informations d’une documentation composée de
différentes sources sur un problème abordé à l’échelle locale et
à l’échelle mondiale, et la synthétiser, la présenter oralement ou
par écrit.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis
(vocabulaire, notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des
représentations sous forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est
développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
- Maîtriser les notions d’indice et d’indicateur utilisées dans les
comparaisons internationales.
Les élèves réalisent une étude de cas sur le problème de l’insécurité
alimentaire en Haïti, ainsi que dans d’autres pays choisis dans les autres
continents.
- Mener une étude de cas à
documentaire à différentes échelles.
partir
d’une
recherche
- Cartographier un phénomène en croisant les échelles du local
au mondial.
À partir de quelques exemples à l’échelle nationale, les élèves élaborent des
critères de développement. Ils les comparent aux principaux indices et
indicateurs (PIB/PNB, accès aux médicaments, malnutrition, inégalités de
revenus et de consommation, IDH…). Les élèves définissent et font une
analyse historique et critique des termes employés généralement pour désigner
les différences de richesses et les inégalités dans le monde (pays du Nord /
pays du Sud, Tiers-Monde…). Les élèves réfléchissent sur les mesures locales,
nationales, régionales et mondiales possibles à court, moyen et long terme pour
accéder à un développement durable des territoires en difficulté.
Les élèves questionnent (qui ? où ? quand ? comment ? pourquoi ?), à partir de
quelques textes et de cartes un groupement international (CARICOM), un
accord d’échange (par exemple NAFTA, ZLECA, ASEAN, Union européenne)
et ses relations avec l’extérieur ; si possible, ils font des recherches pour
constituer un dossier de presse sur ce groupement international.
À partir d’une documentation donnée ou recherchée (texte, photographie,
graphique, carte), les élèves mènent une étude de cas sur un problème mondial
(accès à l’eau - voir Unité d’apprentissage 8 -, à la santé, insécurité alimentaire,
réfugiés et déplacés de guerre, migrations économiques, droits humains et
droits de l’enfant, conséquences des risques naturels, de la dégradation de
80
l’environnement, de la pollution, du réchauffement climatique) et des solutions
et problèmes posés par l’aide internationale et l’intervention des ONG.
Dans une démarche collaborative, les élèves poursuivent la rédaction du
glossaire illustré des termes et notions géographiques et la réalisation de l’atlas
géographique des croquis géographiques et des cartes utilisées et construites
dans les séquences.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Élaborer un rapport sur les différences de développement au niveau mondial accompagné d’une ou de plusieurs cartes croisées identifiant les
contrastes de développement au niveau mondial.
- Faire quelques propositions réalistes à court, moyen et long terme pour réduire les inégalités locales, nationales et mondiales. Les présenter par
écrit et par oral en argumentant et si possible en les appuyant sur quelques données.
UNITE D’APPRENTISSAGE 7 : LES RISQUES NATURELS ET ANTHROPIQUES, PREVENTION ET PROTECTION
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
- Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES A
MOBILISER
- Identifier les risques naturels et la vulnérabilité
des populations liée à l’habitat et aux activités
humaines à différentes échelles, du local au
mondial : tremblements de terre, tsunamis et
submersions littorales, inondation, ruissellement et
érosion, mouvements de terrain, tempêtes
tropicales, cyclones et ouragans, sécheresses.
- Connaître les gestes essentiels pour se protéger
soi-même et ses proches en cas de catastrophe
naturelle.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis (vocabulaire,
notions et concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des représentations sous
forme d’une carte mentale, qui, selon les cas, est développée en carte heuristique pour
formuler une problématique.
En lien avec les cours d’histoire sur les trois années et les cours de sciences de la vie et de
la Terre, les élèves effectuent des recherches sur les différentes catastrophes naturelles qui
e
ont frappé l’Île de Haïti-Saint-Domingue depuis le XVI siècle et en établissent une
chronologie. En s’appuyant sur divers extraits de textes, ils les comparent avec d’autres
catastrophes historiques comme le tremblement de terre de Lisbonne.
Les élèves constituent des dossiers de presse d’une part sur une catastrophe naturelle
récente en Haïti et ses liens avec l’action humaine d’autre part sur les moyens nationaux
pour la prévenir et pour protéger et secourir les habitants et sur l’intervention internationale.
Les élèves font de même pour une catastrophe naturelle et ses liens avec l’action humaine
81
ailleurs dans le monde.
Les élèves établissent une carte des risques naturels et anthropiques en Haïti et dans la
Caraïbe.
Dans une étude de cas, les élèves montrent comment les comportements humains
(occupation du sol, déforestation, pollution et dégradation de l’environnement…) peuvent
favoriser ou aggraver les risques naturels.
Les élèves proposent quelques actions et interventions susceptibles de réduire la
vulnérabilité aux risques naturels et anthropiques.
Dans une démarche collaborative, les élèves poursuivent la rédaction du glossaire illustré
des termes et notions géographiques et la réalisation de l’atlas géographique des croquis
géographiques et des cartes utilisées et construites dans les séquences.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Connaître les gestes essentiels pour se protéger soi-même et ses proches en cas de catastrophe naturelle et anthropique.
82
UNITE D’APPRENTISSAGE 8 : PRESERVER LES RESSOURCES, PROTEGER LES HOMMES ET L’ENVIRONNEMENT
COMPETENCE(S) CIBLEE(S) :
- Identifier une organisation spatiale et en interpréter les enjeux par un questionnement et une recherche d’information
- Analyser, concevoir et communiquer la représentation spatiale d’enjeux sociaux et territoriaux
- Construire une pensée sociale et une conscience citoyenne aptes à développer un agir spatial
SAVOIRS, SAVOIR-FAIRE ET
ATTITUDES A MOBILISER
Identifier
les
problèmes
environnementaux au plan local et
agir
pour
la
protection
de
l’environnement.
- Mener une étude de cas sur
l’exploitation d’une ressource et la
préservation de l’environnement.
- Agir pour mettre en valeur le
territoire et pour le développement
durable
- Connaître les principaux problèmes
environnementaux du niveau local au
niveau mondial.
- Se sensibiliser à l’utilisation des
énergies
et
des
ressources
renouvelables.
PROPOSITIONS D’ACTIVITES D’APPRENTISSAGE :
Selon les besoins, les séquences sont initiées par un test sur les prérequis (vocabulaire, notions et
concepts, pratiques et connaissances) ou un relevé des représentations sous forme d’une carte mentale,
qui, selon les cas, est développée en carte heuristique pour formuler une problématique.
Les élèves analysent à partir d’une part d’une observation de terrain, d’autre part d’une documentation
qu’ils recherchent ou qui leur est donnée, la façon dont les hommes gèrent le territoire de proximité en
fonction de ses ressources et de sa configuration (relief, climat, végétation, ressources productives).
Les élèves réfléchissent à la préservation des ressources et à la protection de l’environnement en listant
les problèmes environnementaux qu’ils constatent (dégradation du sol et de la couverture végétale,
pollution), les analysant et proposant des solutions à leur niveau.
Les élèves effectuent une recherche sur le problème d’accès à l’eau en Haïti. Ils mènent une enquête
comparative sur l’évolution du prix de l’eau embouteillée en Haïti. Ils étendent leur recherche et leur étude
à plusieurs pays dans différents continents (voir Unité d’apprentissage 6).
Selon les concessions accordées au niveau local, les élèves mènent une recherche sur une exploration,
une prospection ou une exploitation minière, sur ses apports à la richesse locale (emploi, ressources
financières et commerciales) et du pays, sur les atteintes à l’environnement, sur les oppositions (par
exemple les études et actions du Kolektif Jistis Min an Ayiti).
Les élèves mènent une étude sur la situation des bassins versants d’Haïti et leur déforestation.
Dans leur communauté et au sein de partenariat avec des institutions, des écoles, des mouvements pour
le développement durable, les élèves s’engagent dans des actions de préservation de l’environnement et
pour le développement durable.
À l’aide d’articles de presse, les élèves déterminent les principales causes humaines du réchauffement
climatique et ses effets. Les élèves réalisent un dossier de presse sur les organisations internationales, les
forums, sommets et conférences et protocoles internationaux destinés à la protection de l’environnement
et à la lutte contre le réchauffement climatique, sur les campagnes d’information et les décisions prises,
83
sur la mise en place effective de celles-ci.
Dans une démarche collaborative, les élèves poursuivent la rédaction du glossaire illustré des termes et
notions géographiques et la réalisation de l’atlas géographique des croquis géographiques et des cartes
utilisées et construites dans les séquences.
MODALITES ET CRITERES D’EVALUATION :
- Préparer et mettre en place un projet ou une activité visant à la protection de l’environnement : propreté et entretien de l’école et des lieux de
proximité, campagne de reboisement dans le milieu proche, entretien de plantations.
- Élaborer, sous forme de compte rendu ou de campagne d’information sous forme d’affiche, un état des lieux sur un problème environnemental à
l’échelle nationale, régionale ou mondiale (réchauffement climatique, disparition de certaines espèces végétales et animales, utilisation abusive et
incontrôlée de certaines ressources naturelles, déforestation…). En montrer les conséquences et proposer à l’échelle locale des interventions
réalistes et argumentées.
PROGRESSION EN GEOGRAPHIE
Proposition de répartition annuelle des « unités d’apprentissage »
UNITÉ D’APPRENTISSAGE
1. QU’EST-CE QUE LA
GEOGRAPHIE ?
E
7 AF
er
- Révision au besoin des acquis des 1
d
et 2 cycles
- Questionnement et connaissance du
milieu local par une démarche
géographique : observation et analyse
de paysage, orientation, réalisation de
croquis, utilisation du plan (commune)
et de la carte (département, Haïti).
- Réalisation d’une station
météorologique, relevé et synthèse des
observations locales.
2. LA PLANÈTE TERRE
- Le globe terrestre et ses différentes
représentations.
E
8 AF
- Du milieu local à l’échelle
nationale : recherche, analyse
et synthèse de documents
(texte,
carte,
graphique,
photographie) en croisant les
échelles.
- Lecture et construction de
graphiques
(diagrammes
climatiques,
courbes
de
population,
graphiques
économiques) et de cartes du
niveau local au niveau mondial.
Les éléments naturels des
territoires haïtiens et de la
République dominicaine (relief,
E
9 AF
- De l’échelle nationale à l’échelle
mondiale : recherche, analyse et
synthèse de documents (texte, carte,
graphique, photographie) en croisant
les échelles.
- Lecture et construction de
graphiques
(diagrammes
climatiques, courbes de population,
graphiques économiques) et de
cartes du niveau local au niveau
mondial.
Les éléments naturels de la planète
Terre, leur exploitation et leur
84
- La carte comme image du monde, ses
fonctions (localiser, s’orienter, voir,
découvrir, communiquer, décider,
rêver), sa construction (projection,
coordonnées, légende). Les différents
types de cartes selon les objets
géographiques à représenter et les
informations à communiquer, selon les
échelles.
aménagement par l’homme.
hydrographie, climat,
végétation) et leur
aménagement par l’homme.
- L’utilisation de l’atlas pour mener des
recherches.
3. TERRITOIRE(S) ET
RESEAUX (DE L’ESPACE
LOCAL ET NATIONAL A
L’ESPACE GLOBALISE)
- Le territoire haïtien :
a) Le maillage territorial et les
réseaux
d’information
et
de
communication (routier, maritime,
aérien).
et
- Étude de
cas :
La
République Dominicaine.
- L’intégration Caribéenne. Cas
d’étude : la CARICOM. Place et rôle
d’Haïti dans la CARICOM.
c) Un port haïtien, étude de cas.
- L’espace mondialisé : Étude de cas
d’un pays (au moins un pays par
continent) et d’un ou plusieurs
espaces régionaux (Asie de l’Est,
Mer
du
Nord
ou
espace
méditerranéen).
- Étude de cas sur un élément du
patrimoine local (espace naturel, flore et
culture végétale, bâtiment, pratique
culturelle).
- Les technologies de l’information et
de la communication, les réseaux
sociaux et l’espace globalisé. Vers
une culture globale ?
b) L’organisation administrative du
territoire haïtien.
4. HABITER UN
TERRITOIRE, HABITER LA
TERRE : VILLES ET
CAMPAGNES
L’espace
Caraïbe
l’intégration Caribéenne :
- La dynamique frontalière
haïtiano-dominicaine.
- La population haïtienne
- Les populations caribéennes.
- Villes et campagnes haïtiennes : les
migrations rurales.
- Les
migrations
intracaribéennes. Les migrations
haïtiennes vers l’Amérique du
Nord et l’Europe.
- La ville : centre et périphérie. Étude de
la ville la plus proche.
- Port-au-Prince, capitale, une situation
macrocéphale à l’échelle d’Haïti. Les
- L’inégale
répartition
population mondiale.
de
la
- L’urbanisation du monde et les
grandes métropoles mondiales.
- Les migrations et le problème des
réfugiés au niveau régional sur les
différents continents et au niveau
85
migrations internes vers la capitale.
5. PRODUIRE,
CONSOMMER, ÉCHANGER
- Les productions locales : agricoles,
artisanales, industrielles et de services.
- Les marchés locaux.
mondial.
- L’économie haïtienne et ses
problèmes :
a)
une
défaillante
agriculture
b) une industrie atrophiée
c) une activité touristique en
décadence depuis 1986
c)
la
dépendance
généralisée pour les biens
de consommation face à
l’extérieur.
- Étude de cas sur le rapport
commercial Haïti / République
Dominicaine
et
sur
les
questions d’emplois entre les
deux pays.
- L’économie
agriculture,
tourisme.
6. L’INEGALE
REPARTITION DES
RICHESSES ET LA
SOLIDARITE
INTERNATIONALE
- L’occupation du sol et l’accès aux
ressources : les inégalités à l’échelle
locale.
- Les grandes aires de production
mondiale : étude comparée des
productions agricoles, industrielles et
de services de l’Amérique du Nord,
de l’Union Européenne et des pays
du BRICS (Brésil, Russie, Inde,
Chine et Afrique du Sud).
- La circulation des matières
premières, des biens manufacturés
et des services à l’échelle mondial à
partir d’une étude de cas.
- Les principales organisations
économiques régionales et les
principaux accords commerciaux
internationaux.
caribéenne :
industrie
et
L’accès de la population aux
ressources de base sur le
territoire haïtien et dans la
Caraïbe.
- Les inégalités de développement
au niveau mondial (l’indice de
développement
humain).
Étude
générale et études de cas sur les
différents continents.
- L’insécurité alimentaire et l’inégalité
dans l’accès aux soins dans le
monde. Le rôle des institutions
internationales et des ONG.
- Réfugiés
86
et
migrations
de
population liées aux inégalités de
développement et aux conflits
armés. Étude générale et études de
cas sur les différents continents.
7. LES RISQUES
NATURELS, PREVENTION
ET PROTECTION
- Les risques naturels et humains et la
vulnérabilité des populations liée à
l’habitat et aux activités humaines à
l’échelle locale.
- Les gestes de prévention, protection et
de secours liés aux risques naturels et
humains.
- Les risques naturels et la
vulnérabilité des populations
liée à l’habitat et aux activités
humaines à l’échelle d’Haïti et
de la région Caraïbe. Étude
géographique et historique.
- Étude de cas sur une
catastrophe naturelle en Haïti,
sur les moyens nationaux pour
la prévenir et pour protéger et
secourir les habitants.
- Les gestes de prévention,
protection et de secours liés
aux
risques
naturels
et
humains.
8. PRESERVER LES
RESSOURCES, PROTEGER
LES HOMMES ET
L’ENVIRONNEMENT
- Recensement et étude des problèmes
environnementaux à l’échelle locale
(école, commune, département) : état
des infrastructures (routes et chemins,
distribution électrique, accès à l’eau) et
des bâtiments, état des sols et des
cours d’eau, pollution.
L’état
des
ressources
naturelles d’Haïti et leur
exploitation.
- Étude de la gestion du territoire de
proximité en fonction de ses ressources
et de sa configuration (relief, climat,
végétation, ressources productives).
- L’accès à l’eau et sa gestion
en Haïti. Étude comparée avec
quelques autres exemples
nationaux et avec l’accès à
l’eau dans le monde.
- La gestion des déchets à l’échelle
- Étude de cas sur une
exploration, une prospection ou
une exploitation minière sur le
territoire haïtien.
- Les risques naturels et la
vulnérabilité des populations liée à
l’habitat et aux activités humaines à
l’échelle mondiale avec étude de cas
sur plusieurs pays situés sur des
continents différents, sur les moyens
pour la prévenir et pour protéger et
secourir
les
habitants.
Étude
géographique et historique.
- Les gestes de prévention, de
protection et de secours liés aux
risques naturels et humains.
- L’intervention internationale et ses
problèmes.
- La gestion et l’exploitation des
énergies fossiles et des ressources
minières dans le monde. Les
problèmes liés à leur utilisation
comme matières premières et
matières
transformées
dans
l’industrie, le commerce mondial et la
circulation internationale (transport
maritime) de ces produits.
- Les énergies renouvelables dans le
monde.
- Le cycle de vie des produits de
87
locale.
- Mise en place et entretien au niveau
de la classe et de l’école d’un projet
local destiné à lutter contre la
dégradation de l’environnement ou
participation
à
un
projet
local
(reboisement, réhabilitation de plantes
locales, entretien des cours d’eau…)
- La gestion des déchets et les
problèmes de pollution à
l’échelle nationale et régionale.
consommation et leur recyclage.
- Le réchauffement climatique et les
problèmes de pollution et de gestion
des déchets à l’échelle mondiale.
Repères de progression dans la maîtrise des compétences ciblées en géographie
–
Repérage spatial
–
Analyse, croisement et comparaison de cartes de différents types à différentes échelles
–
Réalisation de croquis géographiques
–
Construction de cartes et de systèmes d’information géographiques simplifiés.
88