Texte Intégral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
PROGRAMME DU 3e CYCLE
(7e à 9e AF)
COMMUNICATION
FRANÇAISE (CF)
Tous Droits Réservés - 2024-2025
Direction Enseignement Fondamental (DEF)
PROGRAMMES DU TROISIEME CYCLE DE
L’ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALEET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE(MENFP)
Version définitive
28 juillet 2024
1
PRÉAMBULE
→ Introduction politique à réaliser quand les programmes seront validés
2
SOMMAIRE
Partie commune
4
Pourquoi ces programmes ?
L’enseignement fondamental
5
Le troisième cycle de l’enseignement fondamental
6
Ce qui est attendu des élèves
Lire et comprendre les programmes
12
Les domaines – les disciplines – les horaires
15
Les liens entre les disciplines
16
Une exigence : l’évaluation
19
Comment utiliser les programmes ?
21
Communication Française
23
3
Partie commune
Pourquoi ces programmes ?
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a entrepris depuis plusieurs années une
vaste rénovation du système éducatif afin d’assurer la pleine réussite de tous les jeunes Haïtiens et de toutes les jeunes
Haïtiennes, de répondre aux défis du XXIe siècle et de contribuer au progrès de notre pays. Dans le prolongement de la
réforme initiée par le ministre Joseph C. Bernard dès 1982, une évolution profonde de l’Ecole Haïtienne a été engagée
avec la volonté d’abandonner la conception d’une scolarité limitée au primaire pour instaurer un enseignement
fondamental de 9 années ouvert à tous, de favoriser une pédagogie mobilisatrice, centrée sur les activités de l’élève et de
valoriser la place de la langue créole dans l’éducation.
Dans cette perspective, le Ministère conduit une révision de l’ensemble des programmes officiels. Les programmes du
« Nouveau Secondaire » et un curriculum du préscolaire ont déjà été réalisés. Il s’agit aujourd’hui d’étendre
progressivement cette révision à l’enseignement fondamental.
Afin d’assurer la continuité et la cohérence des programmes, un texte d’orientation a été élaboré : le « Cadre d’orientation
curriculaire pour le système éducatif haïtien ». Ce document rassemble les grandes orientations du système éducatif à
partir de quelques questions fondamentales : quelle formation ? Pour quel citoyen ? Pour quelle société ? Quelles
valeurs ? Il définit les lignes directrices qui permettront d’écrire les programmes au service des finalités communes et, à
travers ceux-ci, les apprentissages qui seront conduits par les élèves. Le « Cadre d’Orientation curriculaire » ne détermine
pas seulement le contenu et la forme des programmes, mais il précise aussi les modalités de leur mise en œuvre et de
l’évaluation des élèves, et plus largement, ce qui est attendu des enseignants et de ceux qui ont pour mission de les
former. Tous les enseignants et les autres acteurs du système éducatif sont invités à prendre connaissance de ce
document.
Les nouveaux programmes du 3e cycle de l’enseignement fondamental s’inscrivent dans ce cadre. Il s’agit aujourd’hui de
rénover ces programmes pour les mettre en cohérence avec les ambitions de notre système éducatif tout en prenant en
compte l’évolution scientifique et technologique. Ils visent aussi à consolider la continuité de l’enseignement dispensé
dans les écoles fondamentales.
4
L’enseignement fondamental
« L’éducation fondamentale vise à apporter à tous les jeunes Haïtiens et à toutes les jeunes Haïtiennes les
compétences de base qui leur seront nécessaires pour s’intégrer dans la société et dans le monde du travail. »1
A sa sortie de l’école fondamentale, chaque élève doit être en mesure de répondre avec succès à toutes les situations
auxquelles il sera confronté dans sa vie d’homme ou de femme et d’assumer ses responsabilités dans la collectivité. Il doit
aussi être préparé à faire les choix qui vont orienter sa formation et son parcours vers un métier. Ouverte à tous, sans
discrimination, l’école fondamentale favorise l’accès à la citoyenneté et le partage d’une culture commune.
L’enseignement fondamental est réparti sur neuf années regroupées en trois cycles : un premier cycle de quatre années,
un second cycle de deux ans et un troisième cycle de trois ans2.Les compétences acquises à la fin du troisième cycle sont
validées par un diplôme de fin d’études fondamentales.
Au terme de ce parcours, les élèves peuvent poursuivre leur scolarité dans l’enseignement secondaire général ou
technologique. Ils ont également la possibilité de s’orienter vers un emploi ou de s’engager dans une formation
professionnelle. Une option est mise en place pour aider les élèves à se préparer à cette orientation.
1
2
Extrait du Cadre d’orientation curriculaire pour le système éducatif haïtien.
Une réflexion a été engagée par le Ministère pour répartir, de manière plus équilibrée, l’enseignement fondamental sur trois cycles de trois ans.
5
Le troisième cycle de l’enseignement fondamental
Le troisième cycle regroupe les 7e, 8e et 9e années d’études. Il constitue la dernière étape de la scolarité où tous les
élèves, quels que soient leur milieu de vie ou l’école fréquentée, poursuivent le même cursus de formation et construisent
une culture commune à partir des mêmes programmes.
Les enseignants de ce cycle ont une triple responsabilité :
– Amener tous les élèves à maîtriser l’ensemble des compétences attendues à l’issue de l’enseignement
fondamental et validées par l’examen terminal ;
– Les préparer et les aider dans les choix essentiels qui vont orienter leur formation et leur vie professionnelle ;
– Faire qu’ils soient en mesure de réussir dans leur parcours ultérieur, soit à travers la poursuite de leurs études
dans l’enseignement secondaire général ou technologique, soit en se dirigeant vers une formation professionnelle
ou l’accès à un métier.
Cette responsabilité impose de prendre en compte la diversité des situations, des besoins et des aspirations des élèves
réunis dans les mêmes classes. L’École fondamentale haïtienne est inclusive. Elle ne laisse aucun élève au bord du
chemin. Elle a l’ambition de conduire chacun à la réussite. C’est dans cet esprit qu’ont été conçus les présents
programmes.
Dans certaines écoles, une option sera mise en place pour apporter aux élèves qui souhaitent s’orienter vers une voie
professionnelle une meilleure connaissance des métiers et des situations de travail. Cette option constitue un
enseignement complémentaire qui ne modifie pas les compétences attendues à la fin du cycle.
Ce qui est attendu des élèves
Le cadre d’orientation curriculaire décrit très précisément ce qui doit être acquis par tous les jeunes Haïtiens et par toutes
les jeunes Haïtiennes à la fin du 3e cycle. Il présente les compétences de base qui leur seront nécessaires tout au long de
leur vie et qui composent le profil de l’élève à la sortie de l’enseignement fondamental (ce qu’on appelle le « profil de
sortie »).
Ces compétences sont au nombre de sept :
6
A. Communiquer avec aisance dans toutes les situations du quotidien et de ses activités d’élève
- Il dispose d’une compétence linguistique en créole et en français qui lui permet de communiquer avec
aisance, à l’oral comme à l’écrit, en assumant un bilinguisme équilibré : dans l’une et l’autre langue, il
comprend les propos de tous ses interlocuteurs et s’exprime de façon claire et bien structurée, y compris sur
des sujets complexes, sans hésitation ni confusion. Il rédige sans difficulté, pour raconter, décrire, expliquer
et argumenter. Il pratique avec plaisir la lecture et comprend des textes longs à caractère littéraire ou
documentaire.
- Il s’adapte aux situations courantes rencontrées dans sa vie personnelle, sociale et scolaire, en choisissant
les modes de communication appropriés. En fonction du contexte, il utilise la langue la plus favorable à la
compréhension mutuelle. Il écoute et prend en compte le point de vue de ses interlocuteurs. Il a conscience
de l’importance de la communication non verbale.
- Il dispose des ressources linguistiques nécessaires pour poursuivre son parcours d’apprentissage dans
l’enseignement secondaire ou professionnel. Dans toutes les disciplines, il comprend sans effort les
consignes et les informations apportées par son enseignant. Il a acquis le vocabulaire spécifique et les
structures grammaticales indispensables pour accéder aux méthodes et modes de raisonnement propres à
chaque discipline.
- Il a engagé l’apprentissage des deux autres langues de la région, l’anglais et l’espagnol, en s’appuyant sur
les acquis construits en français et en créole. Dans chacune des deux langues, il comprend et produit des
messages simples en utilisant le vocabulaire courant. Il peut participer à une conversation de la vie
quotidienne sur des sujets concrets.
- Il utilise, de manière pertinente, les outils numériques pour communiquer. Il est informé des limites et des
règles de leur usage. Il est initié aux principes de l’informatique et du codage.
B. Utiliser les modes de raisonnement, les méthodes et les outils appropriés pour traiter efficacement les
problèmes posés dans la vie courante et dans les situations d’apprentissage auxquelles l’élève est
confronté
- Dans les situations de la vie courante, Il sait identifier et formuler un problème, engager une démarche de
résolution, mobiliser les ressources nécessaires, concevoir des solutions, les mettre à l’essai, les valider. Il
exploite ses ressources linguistiques pour décrire, analyser, expliquer, formuler des hypothèses, argumenter
7
-
-
-
et exposer ses conclusions. Il utilise les outils propres aux mathématiques et aux disciplines scientifiques,
entre autres, pour effectuer des calculs, représenter des objets, des faits ou des expériences ou pour
modéliser des situations.
Il réinvestit ces techniques et méthodes dans toutes les disciplines, y compris pour traiter des situations
imaginées ou représentées.
Il planifie et organise son travail personnel. Il se constitue ses propres outils : prise de notes, brouillons,
fiches, lexiques, schémas, tableaux. Il les utilise pour s’entraîner, réviser et mémoriser. Il accède à une
certaine autonomie.
Il cherche les informations qui lui sont nécessaires, les sélectionne en faisant preuve d’esprit critique et les
exploite dans son activité scolaire et personnelle. Il lit et interprète sans difficulté les cartes, les plans, les
schémas, les diagrammes et les tableaux de données.
Il sait utiliser les applications numériques dans ses activités pour accéder à l’information, produire des textes
et des images, regrouper et traiter des données, travailler en coopération avec les autres élèves. Il est initié à
l’algorithmique.
C. Se situer dans la société et agir en citoyen responsable
- Il dispose d’une bonne connaissance du territoire où il vit et de la géographie d’Haïti. Il est en mesure de
mettre sa compréhension de la société haïtienne, de son histoire et des défis auxquels celle-ci est
confrontée, au service de sa participation active à la vie et au développement de sa communauté et de son
pays.
- Il a construit les repères nécessaires pour resituer les réalités haïtiennes dans le contexte régional et
mondial.
- Il est initié à tous les aspects de la culture et du patrimoine de son pays tout en s’ouvrant, avec curiosité, au
monde extérieur, notamment, à l’espace régional. Il s’implique dans une pratique culturelle.
- Il connaît et met en œuvre, dans la vie scolaire et dans sa vie personnelle, les valeurs fondamentales de la
société haïtienne : le respect, la solidarité, la tolérance, l’honnêteté et l’équité, ainsi que les principes de
l’inclusion. Il connaît les principes du droit humain et la justification des règles de vie collective qu’il pratique
et défend. Il est attentif aux droits des autres élèves. Il coopère avec eux et établit des relations confiantes et
respectueuses.
8
-
Il est prêtà exercer pleinement sa responsabilité de citoyen dans le respect de la démocratie et avec la
distance critique nécessaire. Il participe activement à la vie de la communauté.
D. S’impliquer activement dans l’étude de son environnement et dans sa protection
- Il met en œuvre les principes d’une démarche d’investigation pour explorer et comprendre son
environnement. Il observe son milieu de vie, il questionne, formule des hypothèses, expérimente, exploite les
résultats, dégage des conclusions et les expose. Il dispose de connaissances sur le corps humain, sur le
monde vivant, sur la Terre, sur la structure de l’univers, sur la matière et sur l’énergie. Il les mobilise et les
met en relation pour comprendre les principaux problèmes posés par son environnement.
- Il utilise efficacement ses connaissances et le recours à des ressources externes pour adapter ses activités
au respect de l’environnement. Il prend conscience de l’impact de l’activité humaine sur celui-ci et l’enjeu d’un
comportement responsable. Il est prêt à assumer sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement et à
contribuer à sa protection.
- Il connaît les risques naturels qui menacent le territoire où il vit. Il est initié à leur prévention. Il sait quel
comportement adopter face aux situations graves liées à ces risques et fait preuve de résilience.
E. Concevoir et réaliser un projet en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation
- Il prend des initiatives, entreprend et met en œuvre des projets. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et
évalue les résultats obtenus. Il est aussi en mesure d’assumer une responsabilité dans un projet collectif. Il
travaille en équipe et coopère de manière constructive.
- Il met en œuvre sa créativité à travers l’expression artistique ou littéraire, la conception technologique et
l’initiation à la recherche scientifique. Il imagine, conçoit et réalise des productions de natures diverses en
mobilisant des techniques de création, mais aussi ses connaissances, son imagination et son habileté
corporelle.
- Il s’est initiéaux activités productives avec l’envie d’entreprendre et d’innover. Il observe avec curiosité les
activités humaines qui l’entourent. Il est en mesure de les décrire et de les mettre en relation. Il s’interroge
sur le fonctionnement des objets qu’il utilise au quotidien, sur les besoins auxquels ils répondent et sur les
modalités de leur production. Il peut concevoir et réaliser certains de ces objets en mettant en œuvre une
démarche technologique.
9
F. Développer harmonieusement toutes les dimensions de sa personnalité
- Il est conscient de la nécessité d’un bon équilibre de sa vie personnelle et de la nécessité d’exploiter
pleinement ses facultés intellectuelles, physiques et affectives, en ayant confiance en sa capacité à
progresser. Il dispose des ressources nécessaires pour conduire une réflexion sur ses choix de vie.
- Il est attentif à sa vie physique et il pratique régulièrement un sport. Il s’investit dans les activités sportives. Il
a le sens de l’effort et la volonté de progresser dans ses gestes ou ses performances.
- Il a acquis des habitudes d’hygiène et connaît les principes de base d’une bonne santé. Il est conscient des
enjeux d’un mode de vie équilibré. Il est informé des risques sanitaires et il adapte son comportement à la
prévention des épidémies.
- Il développe sa sensibilité et son sens esthétique à travers la fréquentation des œuvres artistiques et la
pratique de la lecture. Il évoque ses sentiments et ses émotions en utilisant un vocabulaire précis et adapté. Il
exprime ses goûts et peut les expliquer ou les justifier.
- Il est attentif aux relations humaines et à l’enjeu de cette dimension dans sa vie personnelle.
G. Préparer et engager les orientations de sa formation et sa vie professionnelle
- Il a découvert les activités professionnelles de son milieu de vie et construit une première représentation du
monde du travail. Il est initié à l’entrepreneuriat.
- Il est en mesure de chercher des informations sur les métiers qui peuvent lui être ouverts et sur les conditions
de l’accès aux emplois concernés.
- Il est conscient de l’enjeu des choix qu’il devra accomplir et des ressources à mobiliser pour préparer son
avenir scolaire et professionnel.
- Il connaît les principes de la gestion financière et les applique dans sa vie personnelle.
Les programmes de ce cycle sont conçus en fonction de ces compétences qui constitueront la référence de l’évaluation
finale du parcours des élèves.
Chaque enseignant doit donc organiser son travail et les apprentissages conduits dans sa discipline en fonction de ces
compétences et suivre la progression de chacun de ses élèves dans leur acquisition.
10
Pour cela, il doit aussi prendre en compte les acquis de ses élèves à l’entrée du cycle par rapport à ces mêmes
compétences. Afin d’aider l’enseignant dans cette démarche, on peut rappeler ce qui est attendu des élèves à la fin du
second cycle, donc au début de la 7e année :
A. Il s’exprime avec aisance en français et en créole. Dans l’une et l’autre langue, il peut prendre part à des
discussions de manière constructive, et produire des textes narratifs ou descriptifs rédigés dans une langue claire et
correcte. Il lit sans difficulté tous les textes rencontrés dans la classe ou dans sa vie quotidienne.
Dans toutes les disciplines, il(elle) dispose des ressources linguistiques en français pour comprendre les consignes,
participer activement à la classe, coopérer avec les autres élèves et prendre connaissance des documents utilisés.
B. Il dispose de méthodes acquises dans tous les domaines et de ressources mathématiques (numération,
techniques opératoires, usage des instruments de mesure, représentation géométrique…) qu’il utilise pour traiter
des problèmes posés dans des situations de la vie quotidienne, dans la découverte de son environnement ou dans la
conception et la réalisation d’un objet.
Il sait chercher des informations dans une documentation accessible, dans un dictionnaire, dans des journaux ou des
livres, classer ces informations et les exploiter.
Il connaît les principes de l’usage des objets numériques qu’il rencontre autour de lui.
C. Il dispose de repères dans l’histoire et la géographie de son pays. Il le situe dans le monde. Il observe et analyse
des paysages, utilise des cartes et sait s’orienter. Il s’approprie la culture et le patrimoine d’Haïti.
Il est attentif aux autres ; il connaît les valeurs fondamentales de la société. Il les met en œuvre en s’impliquant dans la
vie de l’école et en participant au fonctionnement démocratique de celle-ci.
D. Il explore son environnement, décrit ses observations et cherche des réponses aux interrogations qu’elles
soulèvent ; il expérimente et rapporte ses conclusions ; à travers ces activités, il étend ses connaissances sur le vivant,
la matière et la Terre et les met en relation avec les activités humaines.
Il adopte un comportement responsable vis-à-vis de son environnement ; il est préparé aux situations résultant des
risques naturels.
11
E. Il prend des initiatives, conçoit et réalise des projets individuellement ou collectivement. Il sait travailler en
équipe.
Il a acquis les techniques et outils nécessaires pour pratiquer diverses formes d’expression artistique. Il est initié à la
démarche technologique et il la met en pratique à travers la conception et la réalisation d’objets ou de systèmes simples.
F. Il est attentif à sa santé et à son hygiène. Il comprend l’importance d’une activité physique régulière et s’initie
à la pratique des sports individuels et collectifs.
Il acquiert le sens esthétique et développe sa culture artistique. Il a découvert le plaisir de lire.
Il exprime ses sentiments et ses émotions ; il attache de l’importance à la qualité des relations établies avec les autres.
G. Il est initié à la démarche technologique et réalise des projets liés aux activités productives pratiquées dans
son environnement (agriculture, artisanat, etc.).
Il comprend les notions de base des relations économiques et de la gestion financière.
La première tâche de l’enseignant de 7e année est donc de situer chacun de ses élèves par rapport à ces attentes et de
prendre le temps de renforcer ses compétences avant d’engager les apprentissages propres au troisième cycle.
Lire et comprendre les programmes
LEUR FONCTION
Les programmes établissent ce qui doit être acquis par les élèves au cours de chaque cycle d’études.
Ils sont publiés et diffusés dans tout le pays. Ils constituent une norme qui s’impose dans toutes les écoles, publiques et
non publiques du pays. Les enseignants ont l’obligation de les connaître et de les appliquer. Ils sont une référence
commune et officielle pour tous les acteurs, pour les concepteurs de manuels, pour les évaluateurs, pour les cadres de
l’éducation et pour les instituts de formation des enseignants.
UNE NOTION IMPORTANTE : CELLE DE COMPETENCE
Le Cadre d’orientation curriculaire et l’ensemble des réformes récentes expriment la volonté de centrer l’enseignement sur
l’élève, sur ce qu’il apprend réellement et sur les progrès qu’il accomplit tout au long de sa scolarité. Le choix est fait de
concevoir les programmes en fonction des compétences que doit acquérir l’élève plutôt que sur les contenus que doit
transmettre l’enseignant.
12
Il faut rappeler qu’une compétence peut être définie comme la capacité à exploiter des connaissances, mais aussi des
savoir-faire et des attitudes, pour apporter des réponses efficaces aux problèmes posés dans un ensemble de situations 3.
À travers ce choix, il s’agit d’amener l’élève à être capable d’assumer efficacement toutes les situations auxquelles il sera
confronté dans sa vie d’homme ou de femme, dans l’exercice de sa citoyenneté et dans son travail.
La première conséquence est le lien indispensable entre le contenu du programme de chaque discipline avec les grandes
compétences que vise l’école fondamentale. Les disciplines sont au service du développement de ces compétences et les
connaissances ou les savoir-faire que fixent les programmes sont avant tout des ressources qui permettent d’exercer ces
compétences avec la plus grande efficacité.
De même, les enseignants doivent désormais confronter leurs élèves à des situations qui leur permettent de progresser
dans ces compétences. Cela impose une conception de la classe qui privilégie l’activité des élèves et le lien entre les
tâches proposées et la compétence précisément ciblée. Une telle conception induit une autre manière de préparer, de
conduire et d’évaluer le travail des élèves.
COMMENT SONT CONÇUS LES PROGRAMMES ?
Le point de départ des programmes est le profil de sortie de l’enseignement fondamental, qui regroupe les compétences
que tout jeune Haïtien doit avoir acquises à la fin de la 9e année. Le programme de chaque discipline est conçu en
fonction de ce profil.
– Il est d’abord précisé pourquoi la discipline est enseignée et comment elle contribue à la maîtrise des compétences
attendues.
– En un second temps, sont présentées les compétences spécifiques visées dans la discipline. Pour chacune, est
défini ce qui est attendu de l’élève à la fin du cycle, la stratégie mise en œuvre pour cela et les modalités
d’évaluation.
– Puis, sont détaillées, dans un ensemble de tableaux, les étapes (« unités d’apprentissage ») qui vont permettre à
l’élève de progresser dans la maîtrise de ces compétences. Pour chaque étape, sont indiquées les connaissances,
3
Dans le Cadre d’orientation curriculaire, une compétence est définie comme « la capacité à mobiliser et à exploiter des ressources internes telles que les
connaissances, les aptitudes et les attitudes, ainsi que des ressources externes afin de répondre efficacement aux problèmes posés dans un ensemble de
situations. »
13
aptitudes et attitudes que l’élève doit acquérir, les situations auxquelles il doit être confronté ainsi que les modalités
d’évaluation à mettre en place.
– Enfin, la répartition des unités d’apprentissage au cours des trois années du cycle est récapitulée dans un dernier
tableau.
Les programmes sont élaborés de manière à aider les enseignants à construire et à préparer les activités de leur classe
en centrant leur attention sur les apprentissages effectivement accomplis par tous les élèves : quelles sont les
compétences que chaque élève doit développer ? Que doit-il apprendre pour cela ? Quelles situations mettre en place ?
Comment évaluer sa progression ?
DES ATTENTES FORTES
Une éducation inclusive
L’école haïtienne est une école inclusive, c’est-à-dire une école qui prend en considération la situation, les besoins et les
potentialités de chaque enfant sans distinction de sexe, de religion ou de d’appartenance sociale. Elle vise à la réussite de
tous y compris de ceux qui sont en situation de handicap, de maladie ou de grande difficulté. Chacun doit pouvoir
progresser à son rythme. Les programmes ont été conçus avec cette préoccupation. Il appartient à chaque enseignant
d’adapter les situations d’apprentissage, les supports, les progressions et les aides à la diversité des besoins.
L’attention portée aux valeurs fondamentales
Le cadre d’orientation curriculaire accorde une large place aux valeurs fondamentales de la société haïtienne : le respect,
la solidarité, la tolérance, l’honnêteté et l’équité. L’École a une responsabilité première dans leur transmission. Il est
essentiel qu’elles soient portées par l’ensemble des disciplines, explicitées et exercées dans le quotidien de la classe et
partagées dans tous les aspects de la vie de l’école et de la communauté.
Le choix d’un bilinguisme équilibré et ouvert
L’école haïtienne doit permettre à chaque élève de maîtriser les deux langues nationales : le créole et le français. Il doit
pouvoir utiliser l’une et l’autre en s’adaptant à toutes les situations de communication de la vie. C’est aussi à travers ces
14
deux langues qu’il construira une culture riche du patrimoine de son pays et ouverte au monde. Le créole et le français
doivent donc être enseignés, tout au long de la scolarité, jusqu’à la fin du secondaire. Au cours du troisième cycle, l’élève
s’appuiera sur cette compétence linguistique pour engager l’apprentissage des principales langues de la région, l’anglais
et l’espagnol.
La prise en compte du milieu de vie de l’élève
Les programmes définissent ce qui est attendu et obligatoire pour toutes les classes publiques et non publiques.
Néanmoins leur mise en œuvre doit intégrer des contenus et des situations en lien étroit avec le milieu local et les savoirs
acquis dans la communauté. Il appartient aux cadres départementaux et aux écoles de déterminer cette part accordée au
patrimoine et aux réalités environnantes. De même, l’École doit s’ouvrir à la vie de la communauté et les élèves doivent
être incités à s’y impliquer. Cet engagement dans la collectivité est une dimension essentielle de l’éducation
fondamentale. L’élève doit être préparé à exercer pleinement sa responsabilité sociale et sa citoyenneté.
L’innovation
Pour répondre aux défis de l’avenir de notre pays, les programmes accordent une place importante à l’innovation et à la
création. Qu’il s’agisse des sciences, des disciplines linguistiques, de la technologie, du domaine des arts, de l’éducation
physique et sportive ou de la découverte de l’environnement, les élèves doivent pouvoir exercer leur créativité et être mis
en situation d’imaginer, d’inventer, de concevoir des solutions nouvelles en réponse à des problèmes complexes. Ils
doivent être préparés à transférer cette capacité à toutes les situations, imprévisibles aujourd’hui, qu’ils rencontreront
dans leur vie future.
Les domaines – les disciplines – les horaires
Les compétences visées au cours du troisième cycle de l’enseignement fondamental sont développées dans le cadre de
neuf disciplines qui concourent à l’éducation de tous les jeunes haïtiens. Elles sont regroupées dans cinq grands
domaines :
Les langues et la communication,
Le développement personnel,
Les sciences mathématiques et expérimentales,
15
Les sciences sociales,
La technologie et les activités productives.
Langues et
5 domaines communication
EDUCATION
FONDAMENTALE
Créole
10 disciplines
Français
Anglais Espagnol
Développement
personnel
Sciences mathématiques
et expérimentales
Education à la
citoyenneté
Mathématiques
Education artistique
Education physique
et sportive
Sciences expérimentales
Sciences
sociales
Technologie et
activités productives
Histoire et
géographie
Education à la
technologie et aux
activités productives
(ETAP)
Le rapprochement des disciplines d’un même domaine permet de mettre en cohérence le vocabulaire et les notions
utilisées, d’harmoniser les progressions et les modalités d’évaluation et de répartir l’apprentissage de certains contenus
communs. Chaque domaine fait l’objet d’une présentation.
L’horaire total est de 28 heures par semaine pour tous les élèves du troisième cycle de l’enseignement fondamental. La
répartition des horaires officiels est précisée dans le tableau ci-dessous. Elle peut être comparée à celles des deux
premiers cycles.
ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL
FRANÇAIS
CREOLE
MATHEMATIQUES
SCIENCES SOCIALES
EDUCATION A LA CITOYENNETE
SCIENCES EXPERIMENTALES
ÉDUCATION ESTHETIQUE ET
ARTISTIQUE
ETAP
ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
ANGLAIS – ESPAGNOL
TOTAL
VOLUME HEBDOMADAIRE
CYCLE 1
CYCLE 2
CYCLE 3
Année 1
Année 2
Année 3
Année 4
Année 5
Année 6
Années 7,8 , 9
4
7
5
2
4
7
5
3
4
5
5
3
4
5
5
3
5
4
6
3
5
4
6
3
5
2
5
3
2
2
3
2
3
2
3
2
3
2
2
2
3
2
1
1
24
1
2
25
1
2
26
2
2
26
2
2
27
3
2
27
3
1
2+2
28
16
Les liens entre les disciplines
Toutes les disciplines contribuent au développement des grandes compétences qui composent le profil de sortie. De plus,
certaines d’entre elles, tels que les mathématiques, fournissent des outils aux autres. Les programmes prennent en
compte cette nécessaire articulation entre les disciplines. Ils proposent une répartition cohérente des contenus, ils
soulignent les complémentarités entre les parcours d’apprentissage et s’attachent à harmoniser le vocabulaire utilisé, les
choix pédagogiques et les modalités d’évaluation.
LA NECESSITE D’UNE COOPERATION ENTRE ENSEIGNANTS
La mise en œuvre des programmes impose la concertation et le travail commun des enseignants.
Ils ont d’abord à s’informer mutuellement de leurs progressions, des situations mises en place, des méthodes choisies,
des obstacles rencontrés et des difficultés repérées. Ils ont surtout à articuler leurs contributions au service des mêmes
compétences, à faire converger leurs démarches, à se répartir certains contenus et à s’entendre sur les notions et les
mots utilisés. Chaque enseignant doit pouvoir solliciter un collègue d’une autre discipline pour expliciter un concept,
proposer un outil, aborder une connaissance, renforcer un savoir-faire.
Ils peuvent aussi construire ensemble certaines séquences et se concerter pour travailler parallèlement autour d’un même
thème ou à partir d’une même situation. Par exemple, l’environnement, la culture locale, la communication numérique ou
la réaction aux crises sanitaires imposent la collaboration de plusieurs enseignants (voire de toute l’équipe pédagogique).
Enfin, il est prioritaire de coordonner l’évaluation des compétences développées par les élèves en référence au profil de
sortie du troisième cycle4. Une réunion est indispensable dès le début de l’année pour organiser et planifier les modalités
d’évaluation, puis à chaque fin de période pour évaluer la progression de chaque élève, pour prévoir les apprentissages à
consolider et les aides à lui apporter.
DES PROJETS INTERDISCIPLINAIRES
A sa sortie de l’école fondamentale, chaque élève doit être en mesure de répondre efficacement à des situations dans
lesquelles il devra mobiliser les ressources acquises dans plusieurs disciplines de l’enseignement fondamental. Pour cela,
il est nécessaire qu’il soit confronté à de telles situations au cours de sa scolarité et, en particulier, pendant le troisième
4
Ce point est développé plus loin (1.8).
17
cycle. Il convient donc qu’un temps soit réservé à des activités interdisciplinaires préparées, conduites et évaluées par
plusieurs enseignants.
Ces activités peuvent prendre la forme de projets interdisciplinaires répondant à des situations susceptibles d’être vécues
dans la vie sociale, culturelle ou professionnelle de chacun.
Il faut rappeler que l’aptitude à « concevoir et réaliser un projet en mobilisant sa créativité et son sens de l’innovation » est
l’une des sept compétences visées par l’enseignement fondamental :
« Il prend des initiatives, entreprend et met en œuvre des projets. Il en planifie les tâches, en fixe les étapes et
évalue les résultats obtenus. Il est aussi en mesure d’assumer une responsabilité dans un projet collectif. Il travaille
en équipe et coopère de manière constructive »
L’IMPORTANCE DE LA VIE SCOLAIRE.
Les situations d’apprentissage et l’application des programmes ne sont pas limitées à l’espace et au temps de la classe.
Les compétences attendues s’exercent à travers toutes les activités et tous les moments de la vie de l’école. La
citoyenneté, la protection de l’environnement, la communication, la prévention des risques ou encore l’éducation physique
et la pratique sportive impliquent, au quotidien, toute la communauté scolaire.
Le directeur et tous les enseignants doivent s’impliquer pour faire de l’école un espace éducatif et aider chaque élève à
progresser à travers la vie collective. Son comportement et son implication doivent être encouragés et évalués. La plupart
des « savoir-être » attendus de l’élève ne peuvent être considérés comme acquis que s’ils sont mis en œuvre dans la cour
de récréation et aux portes de l’école.
De même la participation à la vie communautaire ou associative doit être suscitée et valorisée. Les situations qu’elle
favorise peuvent être exploitées en classe et asseoir les apprentissages.
18
Une exigence : l’évaluation
« L’évaluation fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Elle est intimement liée au programme d’études
et elle est au cœur de sa mise en œuvre »5.
L’évaluation a comme premier objectif de vérifier, étape par étape, que chaque élève a accompli les apprentissages
définis par les programmes afin, si nécessaire, de remédier aux difficultés rencontrées et de lui permettre d’accéder aux
acquis visés. Il n’y a pas d’apprentissage sans évaluation. Quelles que soient la discipline, l’approche ou la méthode
utilisée, l’enseignant doit définir clairement ce qui est attendu, s’assurer de son acquisition effective par tous, comprendre,
si ce n’est pas le cas, pourquoi certains n’ont pas réussi et les aider à surmonter les obstacles.
L’évaluation est une nécessité tout au long des apprentissages :
– Au début de chaque étape (séquence)6, il faut d’une part, se demander où en est l’élève par rapport à
l’apprentissage visé, d’autre part, vérifier s’il dispose des connaissances et des savoir-faire nécessaires (les
« prérequis »). C’est ce qu’on appelle généralement « l’évaluation diagnostique ». Elle est indispensable pour que
l’élève apprenne et progresse.
– Au cours des activités, on doit vérifier la compréhension des consignes et des situations, l’accomplissement
effectif des tâches et, surtout, la pertinence et la qualité des réponses apportées aux situations auxquelles chaque
élève est confronté. Cette évaluation est « formative » parce qu’elle permet à l’élève comme à l’enseignant de
réagir et de surmonter les obstacles et les difficultés rencontrées.
– À la fin de l’étape, il s’agit d’évaluer le résultat : qu’ont appris les élèves ? Ont-ils appris ce qui était prévu ? Ont-ils
progressé par rapport aux compétences visées ? Sinon pourquoi ? Ce troisième temps est celui de l’évaluation dite
« sommative ». Il permet à la fois de « valider » l’étape que l’élève a franchie, voire de certifier ses acquis, et
5
6
Cadre d’Orientation curriculaire (chapitre 2.4).
On peut définir une séquence comme un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
19
d’engager les remédiations nécessaires en aidant l’élève à comprendre ses réussites et ses manques et en lui
apportant les aides nécessaires.
Pour que l’apprentissage soit efficace, l’élève lui-même doit être impliqué dans son évaluation : il doit connaître l’objet et
l’objectif de la séance (ou de la séquence), savoir ce qu’on attend de lui. Il doit être en mesure d’évaluer ses réponses et
ses productions en fonction de critères clairs posés au départ, de situer ses progrès, d’identifier les connaissances et les
savoir-faire nouveaux. Il doit aussi pouvoir repérer ses erreurs et en connaître la cause, chercher des solutions et
améliorer ses productions. L’évaluation est un levier pour apprendre. Ce n’est pas du temps perdu, mais, au contraire, un
moment essentiel du processus d’apprentissage. L’élève qui comprend ce qui est attendu, qui organise son activité et en
évalue lui-même les résultats en fonction de cette attente est un élève qui apprend et qui progresse.
Cela conduit inévitablement à redéfinir les modalités actuelles d’évaluation sommative de fin de période. Il faut, en
particulier, considérer que les bilans périodiques sont d’abord un moyen de fournir aux élèves des informations sur leurs
progrès et sur les points qui doivent faire l’objet d’une attention et de régulations au cours de la période suivante. Plutôt
qu’un constat global du « niveau » de l’élève, le bilan de fin de période devrait être conçu comme une évaluation
encourageante destinée à aider les élèves à avancer dans leurs apprentissages et à adapter les activités à leurs acquis et
à leurs besoins.
Le bilan peut reposer sur les évaluations ponctuelles réalisées à la fin de chaque séquence et/ou sur l’observation
continue de situations rencontrées au cours des apprentissages. Pour réaliser ces bilans, il convient que l’élève soit
confronté à des situations qui permettent d’apprécier son degré de maîtrise de la (ou des) compétence(s) concernée(s).
Dans tous les cas, les situations proposées et les critères choisis pour situer les productions de l’élève, doivent aider à
déterminer si l’élève a progressé et s’il réinvestit les connaissances, savoir-faire et comportements acquis au cours de la
période dans l’exercice de cette compétence. L’évaluation sommative ne peut se limiter à l’attribution d’une note. Elle doit
permettre de positionner l’élève par rapport aux compétences visées (par exemple, à l’aide d’une grille simple) et de
préciser les acquis, les progrès réalisés et les difficultés (au moins par une appréciation littérale). Si une note finale est
attribuée, elle doit reposer sur des critères clairement explicités pour l’élève et ses parents.
20
Comment utiliser les programmes ?
Chaque enseignant doit lire l’intégralité des programmes de sa discipline sans se limiter au niveau où il exerce. Les
programmes forment un tout et on ne peut isoler une étape d’un parcours d’apprentissage continu et cohérent. De même,
il est souhaitable qu’il prenne connaissance des programmes des autres disciplines pour coopérer efficacement avec les
autres enseignants.
Il s’agit d’abord de lire les programmes de manière à pouvoir répondre clairement à cinq questions :
– Quelle est l’utilité de la discipline au service de ce qui est attendu des élèves à la sortie de l’enseignement
fondamental ?
– Quelles sont les compétences que tous les élèves doivent maîtriser à la fin de la 9e année ?
– Pour chaque compétence, qu’est-ce qui est attendu précisément et que doit-on faire pour cela ? Quelle stratégie
mettre en place ?
– Comment évaluer que chaque élève progresse dans la maîtrise de ces compétences ?
– Quelles sont les étapes fixées par le programme ? Quels sont les connaissances, les savoir-faire et les attitudes
que l’élève doit acquérir à chaque étape et dont il faut vérifier l’acquisition ?
C’est à partir des réponses à ces questions que l’enseignant va construire et préparer son travail, en planifiant la
réalisation de la progression proposée en une succession de séquences7, en fixant précisément les résultats attendus de
chaque séquence, en déterminant les modalités de leur évaluation et en prévoyant les situations à mettre en place et les
supports nécessaires.
Ces programmes imposent une conception de la classe centrée sur l’élève.
7
On rappellera qu’une séquence est un ensemble cohérent et continu de séances destiné à mettre en œuvre une partie du programme.
21
– « Ce qui importe, ce n’est pas ce que l’enseignant enseigne, mais ce que l’élève apprend. » Le rôle de
l’enseignant est d’organiser les situations d’apprentissage en fonction de la compétence visée, de fournir les
supports, les outils et les aides nécessaires, de susciter l’activité des élèves et de suivre sa progression. Son
attention est centrée sur les besoins d’apprentissage de chaque élève : que sait-il déjà ? Qu’a-t-il à apprendre ?
Progresse-t-il pendant la séance ? Que puis-je faire pour l’aider ?
– L’élève doit être constamment actif. Il doit être mobilisé sur des tâches mettant en jeu les compétences
concernées et susceptibles de le faire avancer dans les apprentissages : traiter des problèmes, créer, s’exprimer,
analyser, échanger, observer, expérimenter, etc. Si des exposés de l’enseignant restent nécessaires, ils doivent
être considérés comme une ressource au service des apprentissages et faire l’objet d’une « écoute active ». Ils ne
sont plus l’essentiel de l’enseignement, mais un moment d’une séquence dont l’acteur principal est l’élève. Le rôle
de l’enseignant est d’aider l’élève à agir et à apprendre.
– L’élève est le premier responsable de ses apprentissages : il doit savoir clairement ce qu’il apprend, pourquoi il
l’apprend et ce dont il a besoin pour cela. Il réussira d’autant mieux qu’il comprendra ce qu’on attend de lui et le
sens de son activité. Il doit être en mesure d’évaluer ses connaissances et ses savoir-faire, de suivre ses progrès
ou encore d’identifier les difficultés rencontrées pour mieux les surmonter. Cela impose à l’enseignant de mettre les
élèves en situation pour qu’ils assument effectivement la responsabilité de leurs apprentissages, de leur expliquer
ce qui justifie l’activité et ce qu’on attend de leur travail ou encore de leur donner les moyens d’évaluer par euxmêmes la qualité et l’efficacité de ce travail.
– Aucun élève ne doit être en échec : la mise en œuvre d’un enseignement centré sur l’élève conduit à adapter les
interventions de l’enseignant, donc à différencier les activités, les rythmes d’apprentissage, les aides et les
compléments apportés en fonction des situations et des besoins spécifiques des élèves. L’évaluation joue, sur ce
point, un rôle essentiel. Elle permet de s’assurer de la progression de chacun et d’adapter, au jour le jour, les
parcours d’apprentissage.
Des ressources seront mises à la disposition des enseignants pour faciliter la mise en œuvre de ces programmes. Un
« guide de l’enseignant » sera élaboré pour expliquer les changements attendus et fournir des aides pour la conception et
la réalisation des activités. Des exemples de séquences seront, par ailleurs, produits et diffusés, accompagnés des
supports nécessaires pour les élèves. Ils pourront être utilisés directement par les enseignants mais permettront aussi à
chacun de concevoir ses propres séquences.
22
Communication Française
LA DISCIPLINE
Le présent programme d’étude est conçu en référence au statut du français qui, en Haïti, est une langue officielle, à côté
du créole, un médium d’enseignement des disciplines non linguistiques et une langue d’accès aux cultures haïtien et
francophone ainsi qu’aux milieux socioprofessionnels. L’acquisition des connaissances sur le système de la langue et sur
l’organisation des textes et des discours permet à l’élève d’aborder des savoirs de différents ordres et de développer des
compétences pour agir dans des situations de communication, orales et écrites, variées.
L’enseignement du français en tant que langue seconde et de scolarisation a donc pour missions de développer chez
l’élève des compétences langagières et culturelles utiles à sa scolarité, à son intégration socioculturelle dans les milieux
haïtiens et plus généralement francophones, et à son insertion dans la vie socioprofessionnelle, en même temps qu’il
favorise une ouverture sur les civilisations mondiales.
CONTRIBUTION AU CADRE D’ORIENTATION CURRICULAIRE
Contribution au profil de sortie
L’enseignement-apprentissage du français s’inscrit dans les orientations préconisées par le cadre d’orientation curriculaire
qui affirme que le créole et le français, langues officielles, participent au devenir du citoyen en fournissant les outils
nécessaires pour interagir avec son environnement et pour participer à son évolution. Les sept compétences du profil de
sortie de l’enseignement fondamental mobilisent des compétences transversales (communiquer, utiliser un mode de
raisonnement, porter un jugement…) selon une proportion variable accordée à l’acte de lire, d’interagir et de produire des
discours variés. Au plan de l’exploitation des technologies de l’information et de communication, l’élève actualise des
éléments du langage médiatique dans la lecture, l’analyse et la production de textes à caractère médiatique.
Le français constitue un outil transversal qui exige la mobilisation des ressources et du processus d’apprentissage dans
des situations liées à l’action langagière. Dans la mise en œuvre du cadre d’orientation curriculaire, le programme de
français contribue donc à :
23
– Donner à l’apprenant la possibilité non seulement d’exprimer sa pensée mais aussi de développer un raisonnement
construit et argumenté dans des situations de sa vie sociale ; les activités orales et d’interaction renforcent la
sociabilité et le développement de la personne.
– Permettre à l’apprenant de développer des compétences linguistiques essentielles pour pouvoir suivre les
enseignements au niveau du secondaire général ou professionnel.
– Planifier et organiser son travail personnel et l’exposer dans un écrit structuré ou dans une intervention orale claire
et argumentée à travers des activités de prise de notes, brouillons, fiches, lexiques, schémas, tableaux…
– Élargir son bagage linguistique et culturel et favoriser ainsi une diversité culturelle, par une prise de conscience de
soi et de l’autre à travers des valeurs universelles, régionales, caribéennes et aux autres cultures, fondées sur la
non-violence, la solidarité et la tolérance.
– Doter l’apprenant de la capacité d’élaborer, de planifier avec aisance des projets individuels ou collectifs, ou au
niveau de l’établissement ;
– Permettre à l’apprenant de comprendre et de rédiger des écrits fonctionnels de la vie quotidienne et professionnelle
en visant le profil d’un élève performant sur le marché du travail, tant sur le plan national qu’international.
De même, le programme de français participe de la mise en œuvre du plurilinguismechez l’élève haïtien, en prenant en
compte les compétences développées en créole, et en préparant l’acquisition d’autres langues étrangères.
Contribution du programme de français à l’interdisciplinarité
Dans l’esprit de l’interdisciplinarité recommandée par le cadre d’orientation curriculaire, le français représente un outil
principal de scolarisation, au service des disciplines non linguistiques. Le programme de français contribue donc au
développement des compétences transversales et entretient un rapport privilégié avec les autres domaines
d’apprentissage, si on tient compte des possibilités de transfert des acquis langagiers. Après le créole durant les premiers
apprentissages, c’est la langue française aussi qui prend en charge des opérations cognitives, simples ou complexes, et
qui devient le moyen d’accès à la plupart des outils pédagogiques consultés et utilisés par l’élève. Les liens sont donc à
établir avec les autres langues, les arts et les domaines qui participent à la compréhension des univers culturels
scientifiques et techniques. La construction des savoirs dans ces disciplines non linguistiques nécessite des capacités
24
linguistiques de reformulation, de formulation d’hypothèses,de comparaison, de classement ainsi que des lexiques
fonctionnels correspondants… Une coopération avec les autres enseignants (de technologie, d’art, d’histoire, géographie,
de sciences expérimentales…) renforcerait cette dimension interdisciplinaire.
En somme, comme outil d’enseignement-apprentissage, le français permet aux apprenants non seulement de bien
maitriser la langue au cours de leur formation, mais aussi de se munir d’un bagage assez solide dans leur future carrière
professionnelle.
En outre, en interaction avec l’apprentissage des autres langues, il fournit la possibilité de situer la langue et la culture
créoles par rapport à la langue française et aux différentes cultures francophones. Il contribue à la maitrise des langues
étrangères enseignées dans le système éducatif haïtien, grâce au transfert des compétences linguistiques et discursives.
Profil de sortie de l’élève du cycle 3 en français
Le cycle 3 de l’école fondamentale s’inscrit dans un programme d’étude avec le deuxième cycle et prépare aux études
secondaires. Il vise la maitrise du français en tant que langue seconde et s’oriente aussi vers une initiation à la littérature.
Au terme de ce cycle, l’élève développera des compétences de communication dans ses dimensions linguistique,
sociolinguistique, discursive et méthodologique. Ces compétences lui permettront d’acquérir une connaissance et une
pratique de la langue française, à partir de supports fonctionnels et littéraires, au sens qu’il sera en mesure d’interagir, tant
à l’oral qu’à l’écrit, dans des contextes sociaux et scolaires francophones. Tout au long de ces apprentissages, il adoptera
les stratégies langagières et communicatives nécessaires pour agir sur son environnement, conformément aux fonctions
scolaires culturelles et socioprofessionnelles du français en Haïti.
Il activera des ressources linguistiques, méthodologiques et culturelles et aura recours, autant que possible, aux outils
technologiques, pour comprendre, analyser, résumer, évaluer et interpréter en s’appuyant sur les genres de discours
narratif/descriptif/ informatif/explicatif/argumentatif. Il mobilisera aussi des démarches pour planifier et élaborer des projets
et pour structurer son identité personnelle, sociale et culturelle.
Le développement de ces compétences lui permettra d’enrichir son répertoire langagier plurilingue par la rétroaction des
savoirs /savoir-faire langagiers appris ainsi que par le transfert des compétences d’une langue à une autre.
A l’oral, l’élève sera en mesure :
– de comprendre des messages oraux variés ;
25
– d’interagir avec aisance dans des situations de communication quotidiennes (sociales et scolaires) et participer à
des discussions, en adaptant son discours à l’auditoire ;
– de produire des messages oraux variés (un compte rendu, un court exposé, une argumentation simple…),en
fonction de la situation de communication.
En lecture/production écrite, l’élève sera en mesure de :
– Lire et comprendre des textes variés de type fonctionnel y compris ceux qui sont en rapport avec les disciplines
enseignées en français ;
– s’initier à la lecture et à l’interprétation des textes littéraires et culturels d’auteurs haïtiens et francophones ;
– se donner une démarche de compréhension appropriée en diversifiant ses expériences de lecture et en menant
des activités d’analyse sur la langue, le discours et la culture ;
– produire/rédiger des textes répondant à des intentions de communication diverses : narration, description,
information, argumentation simple, écrits de types fonctionnels et littéraires, etc.
– se donner une démarche de production écrite appropriée, en diversifiant ses expériences de rédaction et en
réfléchissant sur la manière de rédiger.
QUELQUES PRINCIPES DE LA METHODOLOGIE ET DE LA DIDACTIQUE DE LADISCIPLINE AU CYCLE 3
1. Une entrée par les types de discours. Les programmes d’étude en français sont conçus selon une entrée
didactique par les types de discours, en rapport avec des pratiques scolaires, sociales, culturelles, littéraires
et pour plus tard professionnelles. Ce concept de « type de discours » englobe des aspects culturels et
sociaux, à l’oral et à l’écrit. Les types de discours et les textes qui lui sont associés sont enseignés en
référence à leur utilité dans la société et pour l’élève, et à partir des outils de la langue mis au service de leur
compréhension et de leur production. Par exemple, la narration sera appréhendée à travers des situations de
communication sociales, culturelles, professionnelles : compte rendu, résumé, nouvelle, récit d’expérience
professionnelle… Le type conversationnel ou interactif le sera à travers la discussion, le débat social ou
scientifique, le théâtre. Chaque unité d’apprentissage portera sur un aspect de ces types de discours.
2. Une mobilisation de ressources mises au service des unités relatives aux compétences :
- des ressources linguistiques (en grammaire de la phrase et du texte, en lexique, en orthographe),
- des ressources méthodologiques (façons de lire et d’écrire, d’apprendre…)
26
-
et des ressources culturelles (thèmes, connaissances diverses…).
3. Des compétences culturelles transversales aux activités linguistiques et textuelles, présentes surtout en lecture.
Elles sont développées aussi grâce aux usages des médias et par le biais de moyens artistiques et littéraires.
4. Un usage du français comme véhicule d’enseignement des disciplines non linguistiques. Ce principe implique
l’intégration de contenus linguistiques (formes grammaticales, vocabulaire fonctionnel, organisation de
discours…), destinés à aider l’élève à comprendre ces disciplines et à répondre à l’oral et à l’écrit à leurs
consignes.
5. Un développement d’activités de réflexion sur les apprentissages, le fonctionnement de la langue et des
textes/discours : il convient de faire découvrir par l’élève des stratégies élémentaires dans les activités de
lecture et d’écriture (comment planifier son texte) et d’appropriation des formes linguistiques, par leur
observation et leur comparaison.
6. Une réalisation de projets.À la fin d’une unité ou d’une période, l’activité peut porter sur une situation de
réinvestissement ou d’intégration des apprentissages, nécessitant le recours de l’élève aux ressources
acquises au cours de cette unité ou de cette période.
7. Une dimension bilingue. Le programme favorise, autant que possible, des liens explicites du français avec la
langue et la culture créoles ainsi qu’avec les langues étrangères, à travers la formulation des savoir-faire et
des activités d’apprentissage et d’évaluation. L’appropriation du français peut prendre appui sur les
compétences et les stratégies d’apprentissage développées en langue première et sur les zones de
convergence bilingues. Cette convergence ne signifie pas une reprise des mêmes contenus et démarches
dans les deux langues, mais plutôt des possibilités de comparaisons. Ainsi, à travers les transversalités
possibles entre les systèmes phonologiques des deux langues, l’élève sera amené à développer/installer une
meilleure pratique orale et un meilleur passage à l’écrit en français.
8. Des modalités d’évaluation : celle-ci se fera selon une approche à la fois formative et sommative. L’élève sera
évalué à des moments différents de l’année : au début de l’année et de chaque unité ou séquence, à partir de
critères définis, en vue d’un diagnostic et d’une remédiation éventuelle. Au début d’une séance ou d’une
27
séquence, il est opportun de vérifier les prérequis des élèves, c’est-à-dire vérifier si l’élève a les savoirs et
savoir-faire pour aborder un apprentissage nouveau. Tout au long de l’apprentissage, il sera évalué selon une
perspective formative, et à la fin d’une période et d’une année, selon une visée certificative. L’évaluation
portera sur la compétence (ou sur l’une de ses parties à la fin de l’unité), comme elle porte aussi sur les
savoirs et savoir-faire acquis au cours d’une séance.
L’un des outils possibles à envisager est le portfolio qui permet de regrouper les différentes productions d’un
élève et qui renseigne sur l’évolution et la progression de ses apprentissages.
Des activités d’auto-évaluation peuvent être réalisées par l’élève à partir de grilles simplifiées fournies aux
élèves ou discutées avec eux.
LES COMPETENCES VISEES AU TERME DU CYCLE 3
En continuité avec le programme du cycle 2, celui du français au cycle 3 couvre les trois mêmes compétences de fin de cycle. Elles sont
formuléesséparément mais elles renvoient aux champs complémentaires de la réception, de l’interaction et de la production orales et écrites.
Compétence 1 (C1) : réception / interaction / production orale
L’apprenant doit pouvoir écouter, comprendre, réagir et interagir dans des situations du quotidien et produire des messages oraux
variés relatifs aux types de discours oraux, narratif, descriptif, explicatif et argumentatif simple, afin de prendre part à des situations
de communication et d’action scolaires, sociales et culturelles qui ont du sens pour lui et qui sont en rapport avec le milieu haïtien et
francophone.
Sens de la compétence et stratégie de son développement
Les usages de l’oral obéissent à des besoins dans la vie sociale (partage des connaissances et confrontation des points de vue, débat, exposé…)
dans le quotidien de la classe (compréhension et exécution des consignes orales), et dans des échanges culturels.
Au cours des séances de réception/production de messages oraux, c’est aussi la sociabilité de l’élève qui sera
développée : travailler ensemble, écouter ses camarades, chercher ensemble l’information (par un travail de groupe),
réaliser un projet commun… Cette compétence permet à l’élève de communiquer oralement avec aisance en français
pour pouvoir s’intégrer dans la communauté haïtienne et francophone.
28
Elle englobe, l’écoute, la compréhension, la prise de parole, la production de messages oraux et éventuellement le
recours à des moyens non verbaux (geste, mimique…). Ainsi, l’apprenant doit savoir s’adapter à la situation de
communication, tenir compte de son intention, des caractéristiques et des réactions de ses interlocuteurs, et globalement
des contextes situationnels. Elle requiert le respect de la connaissance des règles, des registres de langue adaptés aux
contextes de communication.
L’élève doit s’exprimer en mobilisant différents types de ressources(savoirs et savoir-faire) :
– linguistiques (éléments syntaxiques et lexicaux, outils phonétiques et prosodiques) ;
– méthodologiques (conventions et codes de prise de parole, clarté et précision, respect et prise en compte des
propos des interlocuteurs…) ;
– culturelles (traitement de situations et de thèmes relatifsaux réalités haïtienne et francophone),
– liées aux attitudes et aux postures appropriées à la situation (respect des autres et des tours de parole…).
La stratégie à adopter par l’enseignant consiste à mettre l’élève en situation de prise de parole et d’échanges à travers
des activités de conversation, de chants, d’interview, de présentations d’informations et d’explications orales (modes
d’emploi, recettes de cuisine), et de débats simples sur des sujets familiers ou culturels(présentation d’un avis, d’un point
de vue…).
Les composantes de la compétence C1
– Écouter et comprendre des messages oraux dans des situations de récits, d’exposés courts, de chants, de
documentaires…
– Prendre la parole et interagir en tenant compte de la situation de communication et des propos des autres.
– Produire des messages oraux (pour exposer un point de vue, une opinion ou un sentiment).
29
Répartition des étapes du développement de la compétence (C1) sur les trois années du cycle 3
7E ANNÉE
8E ANNÉE
9E ANNÉE
L’élève doit pouvoir écouter, comprendre, interagir, et
produire des énoncés oraux adaptés pour raconter,
décrire et informer, en rapport avec des situations de
communication scolaires, et socioculturelles qui ont
du sens pour lui et relatives au milieu haïtien et aux
autres milieux francophones.
Tout en renforçant les acquis antérieurs
(en narration, description), l’élève doit
pouvoir écouter, comprendre, interagir
et produire des messages oraux
adaptés pour informer, expliquer,
analyser, faire des hypothèses simples
en rapport avec des situations de
communication
scolaires,
socioculturelles qui ont du sens pour lui
et relatives au milieu haïtien et aux
autres milieux francophones.
Tout en renforçant les acquis antérieurs (en narration,
description, en explication), l’élève doit pouvoir écouter,
comprendre, interagir et produire des messages oraux
adaptés pour participer à un débat, justifier et
argumenter de façon simple, en rapport avec des
situations de communication scolaires, socioculturelles
ou littéraires qui ont du sens pour lui et relatives au
milieu haïtien et aux autres milieux francophones.
Critères d’évaluation
– Écoute active des messages oraux
– Clarté et cohérence du message (contenu, organisation, idées)
– Respect des usages et normes linguistiques orales (articulation, intonation prosodie…)
– Formulation linguistique (grammaticale et lexicale) correcte
– Adéquation des prises de parole à la situation de communication.
Attentes de fin de cycle
– L’élève adopte une attitude d’écoute active pour comprendre des interactions et des supports auditifs ou
audiovisuels.
– Il a recours à des stratégies d’identification, de compréhension, d’interaction et de production.
– Il rapporte oralement les principales informations explicites et progressivement les informations implicites des
différents messages.
– Il interagit et produit en tenant compte des éléments de la situation de communication (lieu, temps de la production
et caractéristiques de l’interlocuteur).
30
– Il respecte les propos des autres et les conventions des échanges oraux.
– Il exploite dans sa production des connaissances d’autres disciplines et des éléments culturels de l’environnement
francophone.
– Il présente un projet sous forme d’un exposé ou d’une participation à un débat.
– Il développe une éducation bilingue.
Compétence 2 (C2) : Lecture-compréhension de l’écrit
L’élève doit pouvoir lire, comprendre et interpréter des textes courants ou littéraires en français, de type narratif,
descriptif, informatif, explicatif ou argumentatif, relevant d’écrits fonctionnels, documentaires et littéraires variés, afin
d’agir dans des situations de communication scolaires, sociales et culturelles liées aux environnements francophones.
Sens de la compétence et stratégie de son développement
Cette compétence permet à l’apprenant de découvrir des textes courants et littéraires liés à l’environnement haïtien et ou
à d’autres espaces francophones.
En mobilisant des ressources linguistiques (caractéristiques des textes, règles de cohérence, outils grammaticaux et
lexicaux…) méthodologiques(stratégies de lecture) et culturelles (selon les sujets liés aux cultures francophones :
haïtienne, française et africaine), l’élève accédera au sens des textes en vue de rapporter des faits, décrire des êtres
vivants, des lieux, des objets, informer, répondre à des consignes scolaires dans les différentes disciplines, présenter une
argumentation simple, se distraire et développer son imaginaire.
L’enseignant développera chez l’élève des mécanismes de compréhension d’écrits et d’images variés en l’amenant à
identifier l’information objective, à l’exploiter dans sa production (par exemple, dans un projet) et à exercer sa pensée
critique, en portant un jugement objectif et argumenté sur les contenus des écrits, notamment ceux qui sont publiés sur
internet ou sur les réseaux sociaux. Il utilisera des supports textuels et iconiques (images et ressources numériques)
variés, à caractère fonctionnel, documentaire, et littéraire. L’élève accédera progressivement à des productions littéraires
de longueur croissante (conte, nouvelle, saynète et une pièce de théâtre, à la fin du cycle).
31
Cette compétence permet d’acquérir progressivement et tout au long du cycle, des mécanismes et des stratégies de
lecture : chercher l’information à partir d’indices dans un texte, anticiper le sens, faire des inférences (faire des déductions,
interpréter ce qui est implicite), faire preuve d’esprit critique…Selon une orientation bilingue, certaines de ces stratégies
sont déjà développées au cours des apprentissages du créole ; il convient de les renforcer et de les adapteraux
spécificités du français.
Les composantes de la compétence
– Identifier et comprendre différents types de textes
– Interpréter différents types de textes
– Décoder et interpréter des images et des productions visuelles
– Construire du sens à partir de différents types de textes
– Développer sa pensée critique par rapport aux contenus lus.
Répartition des étapes du développement de la compétence (C2) sur les trois années du cycle 3
7EANNÉE
8EANNÉE
9EANNÉE
L’élève doit pouvoir lire et comprendre
des genres de discours relatifs à la
narration, la description et l’information
simple (à partir d’un récit, une fable, un
conte, une nouvelle, un compte rendu,
un fait divers, un texte documentaire…)
en rapport avec des situations de
communication scolaires, sociales et
culturelles relatives aux environnements
francophones.
Tout en renforçant les acquis antérieurs (en
narration, description), l’élève doit pouvoir lire,
comprendre et interpréter des genres de discours
pour expliquer, analyser et faire des hypothèses,
de façon simple, (à partir de textes fonctionnels,
d’extraits de textes littéraires) en rapport avec des
situations de communication scolaires, sociales et
culturelles relatives aux environnements
francophones.
Tout en renforçant les acquis antérieurs (en
narration, description, en explication), l’élève doit
pouvoir lire, comprendre et interpréter des genres
de discours pour mener une argumentation simple
(à partir de textes fonctionnels, scientifiques et
littéraires), dans des contextes de communication
scolaires, culturels/littéraires, et professionnels
relatifs aux environnements francophones.
Critères d’évaluation
– Lecture expressive de textes variés
32
– Identification et reformulation simple des informations dans un texte
– Pertinence des interprétations de textes courants ou littéraires (informations, idées…)
– Formulation linguistique (grammaticale et lexicale) correcte.
Attentes de fin de cycle
– L’élève identifie les principales informations explicites d’un texte ou d’une image, à partir d’indices ; il les reformule.
– Progressivement, il identifie aussi les informations implicites, par voie d’inférence, à partir de ses expériences
personnelles ou d’expériences d’autres lectures.
– Il décrit, à partir de repères simples, l’organisation des types de discours étudiés.
– Il exploite des informations pour exécuter des consignes dans d’autres disciplines.
– Il réalise un projet à partir de documents informatifs ou d’œuvres littéraires courtes.
– Il développe une éducation bilingue.
Compétence 3 (C3) : Production écrite
L’élève doit pouvoir rédiger/produire des genres d’écrits variés pour raconter, décrire, informer, fournir des explications et
mener une argumentation simple, en s’appuyant sur des techniques de rédaction d’écrits fonctionnels, documentaires ou
en réalisant des projets d’écriture, afin d’agir dans des situations de communication scolaires, sociales et culturelles liées
aux environnements francophones.
Sens de la compétence et stratégie de son développement
La production de l’écrit est un acte d’intégration par excellence qui nécessite la mobilisation de savoirs et de savoir-faire
linguistiques, textuels, stratégiques et culturels, acquis dans les différentes séances de français. Les activités de lecture
alimentent celles de la production écrite, à travers l’organisation et la cohérence des textes étudiés. En mobilisant ces
ressources, l’élève est amené à produire des textes écrits, courants et fonctionnels et à réaliser des projets (une fiche
thématique pour une autre discipline, les étapes d’un projet, un conte ou un poème…) pour répondre à ses besoins de
communication, d’ordre personnel, scolaire et social.
33
En relation avec ce qu’il aura lu et interprété comme genre de discours prévus dans ce cycle, l’élève produira dans
diverses situations liées au contexte haïtien ou à celui d’autres pays francophones :
– Des récits, tels qu’un reportage, une expérience personnelle ou collective, une brève autobiographie, des
événements historiques, un conte bref…
– Des descriptions, comme par exemple, la présentation d’une personne, une information relative à un lieu, à un
objet ou à un phénomène étudié dans les autres disciplines, une page d’un site web…
– Des explications en rapport avec des faits scientifiques ou culturels, comme les définitions, les causes et les
conséquences d’un fait climatique, scientifique ou culturel…
– Une argumentation simple nécessitant le recours à des arguments, des exemples et d’autres outils de justification
simples d’une idée…
Cette pratique de l’écriture,à travers différentes formes de l’écrit, permettra à l’élève d’acquérir des mécanismes et des
stratégies correspondant au processus d’écriture :
– Avant de se mettre à rédiger, comment planifier sa production en tenant compte du contexte de la communication
écrite et du type d’écrit à produire ?
– Comment sélectionner les idées à développer, à partir de ses expériences et de ses connaissances en français et
éventuellement en créole ?
– Comment assurer une cohérence dans son écrit ?
– Comment réviser et améliorer sa production ?
Selon une orientation bilingue, certaines de ces stratégies sont déjà développées au cours des apprentissages du créole ;
il convient de les renforcer et de les adapter aux spécificités du français.
Les composantes de la compétence C3
– Suivre les étapes d’une production écrite et la planifier en tenant compte du contexte de la communication et en
s’appuyant sur ses expériences de vie et de ses lectures.
34
– Produire différents types d’écrits fonctionnels (utilisés dans les autres disciplines) selon la situation de
communication.
– Réaliser un projet d’ordre social ou littéraire.
– Développer sa créativité par la variation des situations d’écriture.
– Réfléchir sur les procédés d’écriture en rapport avec les genres de discours étudiés.
Répartition des étapes de la compétence C3 sur les 3 années du cycle 3
Critères d’évaluation
7E ANNÉE
8E ANNÉE
9E ANNÉE
L’élève doit pouvoir produire des textes imaginaires
ou fonctionnels liés à la narration, à la description et à
la présentation d’informations variées, en rapport
avec des situations de communication scolaires,
sociales et culturelles propres au milieu haïtien ou à
d’autres milieux francophones.
Tout en renforçant les acquis antérieurs
(en narration, description), l’élève doit
pouvoir produire des textes imaginaires
ou fonctionnels pour expliquer, faire des
hypothèses simples, analyser des faits
sociaux, ou réaliser un projet en rapport
avec des situations de communication
scolaires, sociales et culturelles propres
au milieu haïtien ou à d’autres milieux
francophones.
Tout en renforçant les acquis antérieurs
(en narration, description, en explication),
l’élève doit pouvoir produire textes
imaginaires ou fonctionnelspour défendre
un point de vue et rédiger une
argumentation simple ou réaliser un
projet, en rapport avec des situations de
communication scolaires, sociales et
culturelles/littéraires propres au milieu
haïtien ou à d’autres milieux
francophones.
– Adéquation de la production (à la situation de communication et au type de discours impliqué par la consigne).
– Formulation linguistique (grammaticale et lexicale) correcte.
– Cohérence des textes fonctionnels et/ou littéraires produits (contenu, organisation, idées…).
– Originalité des idées et du style d’écriture (idées peu communes, images, comparaisons…).
35
Attentes de fin de cycle
– L’élève tient compte de l’intention de communication sollicitée dans la consigne.
– Il respecte la cohérence et l’enchaînement des idées.
– Il utilise correctement les marques d’organisation graphique et textuelle (typographie) pour structurer son texte.
– Il produit des textes corrects aux plans grammatical et lexical
– Il réinvestit ses compétences linguistiques dans les autres disciplines (cette attente peut être vérifiée par les
enseignants des autres disciplines).
– Il présente un projet en respectant les caractéristiques du type de discours à produire.
– Il prépare sa rédaction par une planification de son texte (attente à vérifier avant la production de l’élève).
– Il révise et améliore son texte (attentes à vérifier au cours et à la fin de la production).
LES PROGRAMMES « DETAILLES » PAR UNITE D’APPRENTISSAGE
Présentation générale des unités d’apprentissage
e
e
e
22 unités ont été définies : 7 en 7 année. 8 en 8 année, 7 en 9 année. Elles ont été prévues pour couvrir 5 heures de classe par semaine,
pendant au moins 27 semaines.
Elles sont réparties sur les quatre périodes de chaque année scolaire.
EXEMPLE DE LA 7E ANNEE
PÉRIODE 1 : 2 UNITÉS
Une semaine de vérification des
prérequis et de remédiation
Unité 1 : 2 ou 3 semaines
Unité 2 : 3 semaines
1 semaine d’intégration et
d’évaluation
PÉRIODE 2 : 2 UNITÉS
PÉRIODE 3 : 2 UNITÉS
PÉRIODE 4 : 2 UNITÉS
Unité 3 : 3 semaines
Unité 4 : 3 semaines
Une semaine d’intégration et
d’évaluation
Unité 5 : 3 semaines
Unité 6 : 3 semaines
Une semaine d’intégration et
d’évaluation
Unité 7 : 4 semaines
Une semaine d’intégration
Une semaine d’évaluation finale
Chaque unité d’apprentissage constitue un ensemble cohérent d’acquis intégrés, susceptible d’être évalués. Elle est
articulée autour d’un type de discours ancré dans l’action, car lié à des situations significatives d’apprentissage. Elle
36
propose un projet pédagogique et un parcours d’apprentissage pour le développement progressif des compétences, à
partir de savoir-faire (1recolonne du tableau) articulés avec des savoirs linguistiques, textuels, culturels et
méthodologiques (2e colonne), que l’élève mobilisera pour réaliser des activités (3e colonne).
Dans une perspective formative, chaque unité débutera par l’évaluation des prérequis et des activités de remédiation
avant de passer à une autre. Au terme de deux unités, une semaine est prévue pour intégrer les apprentissages réalisés
et favoriser une utilisation adéquate des contenus appris dans les différentes séances.
Tout au long du cycle, les unités sont choisies de façon à favoriser un apprentissage en spirale, autrement dit, le même
type de discours peut être abordé sur les trois années, mais à un niveau de complexité et d’approfondissement croissant.
TABLEAU DE PROGRESSION DES UNITES DU CYCLE 3 PAR ANNEE SCOLAIRE
TYPES DE DISCOURS
CONCERNÉS
ANNEE ET N° DE L’UNITE D’APPRENTISSAGE
7E ANNÉE
8E ANNÉE
9E ANNÉE
NARRATIF
DESCRIPTIF
INFORMATIF
NARRATIF
1. Communiquer par la langue
et l’image
8. Communiquer par internet et par
les réseaux sociaux
16. Lire et interpréter les messages des médias :
lire un article de presse, lire une interview, une
publicité…
2. Lire et rapporter des
événements et des faits
9. Lire et écrire un fait divers, une
brève
3. Lire les récits d’aventures : un
récit de voyage, un récit de
découvertes
10. Lire un conte
DESCRIPTIF
4. Lire, dire et écrire un poème
narratif, une fable
5. Décrire un lieu, un site, un
objet, un animal
17. Lire et produire un récit de vie, une
autobiographie, un journal intime
18. Lire une nouvelle
11. Présenter des personnages
célèbres, mythiques ou légendaires
19. Lire et décrire une œuvre d’art (BD, tableau de
peinture, sculpture…)
6. Lire et produire un portrait
37
INJONCTIF
INFORMATIF
EXPLICATIF
7. Lire et produire des
consignes : consignes scolaires,
règlements scolaires, consignes
de jeux, consignes dans une
notice d’emploi…
20. Lire des supports documentaires à caractère
fonctionnel, scientifique et technique
13. Lire et produire des documents
réglementaires scolaires et
administratifs
14. Exprimer son point de vue, ses
sentiments, les justifier brièvement
21. Comprendre et justifier une position, un point
de vue ; clarifier son point de vue, analyser un
débat à la radio/TV, critiquer une idée.
15. Lire et présenter une saynète
22. Lire et jouer une pièce de théâtre
7E ANNÉE
8E ANNÉE
9E ANNÉE
Le récit de voyage
La fable
Le conte
La saynète
L’autobiographie Le journal intime
La nouvelle
Le théâtre
ARGUMENTATIF
INTERACTIF
GENRES LITTÉRAIRES
ABORDÉS
12. Lire des supports
explicatifs/informatifs : un article,
documents administratifs, textes
documentaires simples…
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 2 : LIRE ET RAPPORTER DES EVENEMENTS ET DES FAITS
Cette unité comprend : le compte rendu et le récit de faits/événements historiques.
SAVOIRS/CONTENUS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
LINGUISTIQUES ET
TEXTUELS
Compétences C1/C2 :
- Rapporter oralement l’événement principal vécu,
écouté ou lu, en utilisant ses propres mots et
expressions.
- Demander une clarification à la suite d’un
événement non compris oralement
- Sons en français, objet de
difficultés pour les
créolophones : sons /u / et /i /
- Les verbes d’action / les
verbes d’état
SUGGESTIONS D’ACTIVITES
CULTURELS ET
(DE L’ELEVE OU DE
MÉTHODOLOGIQUES
L’ENSEIGNANT)
- Savoirs culturels liés au(x) - Faire des exercices de correction
thème(s) retenu(s) pour les phonétique (en cas de besoin)
textes de lecture
- Planifier la prise de parole - Faire le compte rendu oral en français à
une personne francophone, de 2 ou 3
pour présenter un compte
événements présentés dans un journal
rendu oral
télévisé (en créole), en racontant les
38
- Repérer les éléments (indices) de la narration dans
un compte rendu oral : les actions, le temps, le lieu,
les personnages
- Dire comment repérer les indices du temps et du
lieu.
- Présenter oralement sa lecture d’un récit court.
Compétence 3
- Rapporter les principaux événements d’un récit, en
utilisant ses propres mots et expressions.
- Reformuler de façon simple un compte rendu lu
dans un journal
- Résumer les principaux événements d’une leçon
d’histoire
- Raconter par écrit une suite d’événements à partir
d’images.
- Faire correspondre des événements à des dates
historiques
- Rapporter un événement historique dans une
période donnée de l’histoire haïtienne.
- Les indicateurs
chronologiques : dates,
prépositions et articulateurs
- Le passécomposé et ses
valeurs
- Les verbes transitifs directs
- Les procédés de reprise
(substituts grammaticaux)
- Le lexique relatif au(x)
thème(s) choisi(s) pour l’unité (à
préciser)
- L’organisation d’un récit
d’événements (selon la
chronologie)
- Tenir compte de la
chronologie dans la
rédaction d’un compte
rendu oral
- Préparation progressive du
portfolio.
événements relatés.
- Élaborer une fiche de lecture d’un récit
court lu à la maison où à la bibliothèque du
collège.
- Faire le compte rendu d’une sortie en
utilisant des croquis ou des photos ;
légender les illustrations et leur donner un
titre.
- Faire le compte rendu d’une leçon
d’histoire à laquelle un ami malade n’a pas
pu assister…
- Choisir les productions à insérer dans le
portfolio.
- L’organisation d’un compte
rendu (les étapes)
Les éléments d’une fiche de
compte rendu narratif
Attitudes
- Écouter attentivement des événements ou des faits - Les caractéristiques d’un texte
racontés.
d’histoire.
- Rapporter fidèlement ces faits.
Critères d’évaluation
Exactitude des faits rapportés
Utilisation correcte des marques temporelles (verbes, articulateurs)
Utilisation correcte du lexique approprié au thème
Cohérence (enchaînement correct des idées).
Originalité de la production.
39
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 1 : COMMUNIQUER PAR LA LANGUE ET L’IMAGE
Cette unité porte sur les circonstances d’une situation de communication où on utilise la langue ou l’image.
SAVOIRS/CONTENUS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
LINGUISTIQUES ET
CULTURELS ET
TEXTUELS
MÉTHODOLOGIQ
UES
-Identifier les éléments d’un échange oral : qui parle, - Sons en français, objet de
Thème relatif aux
à qui, où et quand ?
difficultés pour les créolophones (à formes de
déterminer)
communication
- Relever les marques du destinataire dans un
actuelles
message oral et dans un message écrit.
- Les marques de l’oral (voix,
mimiques, gestuel, intonation)
- Faire correspondre un énoncé à une situation de
communication
- Le présent l’indicatif et ses
La prise en compte de
valeurs.
la situation de
- Identifier les moyens pour communiquer oralement - Le futur de l’indicatif et ses valeurs communication pour
et par écrit
planifier un échange
- La ponctuation (le point, les deux
oral ou la rédaction
- Repérer les éléments spécifiques à chaque type
points, les guillemets)
d’un texte
de communication (orale, écrite)
-Les pronoms interrogatifs
- Faire correspondre les paroles d’une personne à
- Le lexique relatif à la
un dessin
communication : émetteur,
récepteur, réagir, message,
- Interpréter une image en mettant l’accent sur les
information…
spécificités de ce type de communication.
- Les mots et expressions d’appel.
- À partir d’une lettre ou d’un courriel, identifier les
éléments de la communication.
- Les formules de politesse
Attitudes
- Respecter les tours de parole
- Penser aux conditions de la communication avant
de prendre la parole
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
- Faire des exercices de correction
phonétique (en cas de besoin)
- Indiquer à quelqu’un le contexte d’une
discussion télévisée conduite en créole ou
en français : qui parle, à qui ? quand ?
sujet traité.
- Indiquer le sens de 2 ou 3 panneaux de
signalisation, vus sur le chemin de l’école,
ou à partir d’une image.
- Compléter les vignettes d’une BD où
manque le texte
- Sur un thème d’échange par écrit,
indiquer les conditions de communication
pour se préparer à la rédaction de ce
texte : qui écrit, à qui ? le message à
transmettre, pourquoi ?
- Décrire les éléments d’une situation de
communication dans des jeux de rôles
réalisés en classe.
- Le schéma élémentaire de la
communication : destinateur,
destinataire, canal, message,
contexte…
40
- Penser aux conditions de la communication avant
de planifier la production d’un texte.
Outils/éléments propres à la lecture
de l’image : lumière, couleur, lien
avec le texte dans l’image…
Critères d’évaluation
Identification correcte des éléments de communication d’une situation orale ou écrite
Utilisation correcte du vocabulaire de la communication et des formes grammaticales
Utilisation correcte d’un outil de communication oral ou écrit
Interprétation correcte d’un support iconique (par l’image).
Originalité de la production.
OMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 3 : LIRE DES RECITS D’AVENTURES.
Cette unité comprend le récit de voyage et le récit de découverte
Savoir-faire et attitudes
Savoirs/contenus
Linguistiques et Culturels et
textuels
méthodologiques
Compétences 1 et 2
-Les
compléments - Savoirs culturels liés au
- Émettre des hypothèses sur le contenu d’un circonstanciels de lieu thème retenu ou au
texte d’après le titre
et de temps
contexte culturel choisi
dans les textes de
- Repérer les différentes étapes d’un récit de - L’expression de la lecture :
thème
du
voyage.
durée : les marqueurs voyage, des découvertes,
- Repérer l’ordre chronologique des différents chronologiques
des exploits…
événements d’un récit de voyage
- Les temps verbaux -Procédé
d’élaboration
- Repérer les indices du temps, de l’espace
du récit au passé : d’une fiche de lecture
- Dire pourquoi certains faits sont des exploits.
passé
composé, d’un récit d’aventures :
accord du participe titre, auteur, lieu et temps
- Identifier les personnages d’un récit d’exploits, passé
avec
les du
récit,
principaux
de voyage
auxiliaires être ou événements racontés…
-Résumer l’itinéraire d’un personnage
avoir ; imparfait
Suggestions d’activités (de l’élève ou de
l’enseignant)
- Raconter oralement un voyage à partir de quelques
images, d’une bande dessinée ou bien de la carte
géographique d’un pays.
- Faire écouter le début d’un récit et demander à un
groupe d’élèves, à tour de rôle, de continuer chacun
par un événement.
- Une fois que le récit, qui doit être court, est produit, le
faire évaluer par un élève puis par un autre.
- Écrire une carte postale pour raconter un court
voyage
- Rédiger un récit d’aventures à partir d’un ensemble
41
-Relever les caractéristiques d’un personnage
d’un récit de voyage lu.
-Les
pronoms
démonstratifs
- Identifier le début d’un récit
- Identifier la fin d’un récit
- Les homophones (à
-Repérer les marques du dialogue dans un récit préciser)
d’aventure
- Repérer des moments de suspens
- Le lexique lié aux
voyages aux exploits
- dire pourquoi un récit écouté ou lu capte ou prouesses : héros,
l’attention (dans les moments de suspens)
obstacles, exotisme,
Compétence 3
insurmontable,
- Rétablir l’ordre chronologique d’un récit
dépaysé, péripétie,
- Résumer un texte par ses propres mots
découverte
de
- Donner une suite à un récit
nouveaux mondes
- Réécrire un récit de voyage en se basant sur les
mêmes procédés que l’auteur.
-Les figures de style :
la comparaison
-Réinvestissement
de mots/expressions appartenant au même champ
possible des acquis dans lexical : île forêt, animaux sauvages, rencontre, fuite,
les leçons d’histoire, de danger, découvrir…
géographie ou de SVT.
- Deviner un récit à partir de l’affiche d’un film
-Préparation progressive d’aventures
du portfolio.
- Élaborer, en petits groupes, une fiche de lecture, à
partir d’un récit d’aventures lu en classe ou ailleurs ;
demander à un ou deux groupe(s) de présenter
oralement sa/leur fiche à toute la classe. Conserver
chaque fiche dans le portfolio de l’élève.
- Les étapes du récit :
le schéma narratif
(début, péripéties ou
actions, fin).
- Les marques du
dialogue dans le
récit : le tiret, les deux
points, les guillemets
et
les
verbes
introducteurs
Critères d’évaluation
- Conformité de la production à un récit de voyage respectant la chronologie
- Utilisation correcte des marques temporelles (verbes, articulateurs)
- Utilisation correcte du lexique approprié au thème des voyages et des découvertes
- Cohérence (enchaînement correct des idées)
Originalité de la production
42
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
Unité 5 : lire et produire un portrait
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
CONTENUS / SAVOIRS
Linguistiques et textuels
Compétences 1 et 2
- Indiquer les circonstances de la description de la
personne : qui est décrit, qui décrit, pour qui décrit-il,
pourquoi ?
- Relever à partir d’une image ou d’un texte les
principaux traits physiques de la personne décrite
- Reformuler les principaux traits de caractère d’une
personne décrite
- Dire comment le portrait est introduit dans un texte :
suite à une histoire, avant une action…
- Écouter et identifier les principales caractéristiques
d’un personnage dans la littérature/les arts (ou en
mythologie)
- Les marques de
caractérisation :
l’expansion du nom (le
complément du nom)
- Les adjectifs et pronoms
possessifs
-Les figures de style : la
comparaison
- Le sens propre/le sens
figuré.
- Identifier les étapes de la description d’une personne
-Le lexique relatif aux cinq
sens : vue, odorat, ouïe,
toucher, goût
- À partir d’un portrait (à travers une photo, une BD ou
un texte), indiquer le point de vue adopté.
- Utiliser les outils de la description
- Se représenter mentalement un personnage en
fonction de sa description
- Présenter un portrait à l’oral
- Les champs lexicaux
liés aux parties du corps
humain, aux qualités, aux
caractères
Compétence 3
- Utiliser les différentes sensations visuelles, auditives,
olfactives, tactiles pour décrire un personnage
- Comparer deux portraits de la même personne.
- Les fonctions du portrait
Culturels et
méthodologiques
- Des savoirs culturels liés
au thème retenu ou au
contexte culturel choisi
dans les textes de lecture
(par exemple, les relations
sociales)
- Observation attentive de
la personne à décrire pour
déterminer les aspects à
retenir dans le portrait.
- Lecture de différents
portraits
pour
savoir
comment procéder en
distinguant
les
traits
physiques et les traits de
caractère.
- Intégration de ces deux
aspects du portrait pour en
réaliser un, avant la
présentation orale ou la
production écrite.
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
- Élaborer une fiche de synthèse de la description d’un
personnage typé comme un clown, un monstre, un« mardigras », un loup-garou…
- Chaque élève prépare par écrit le portrait d’un autre élève
et le présente oralement devant la classe. L’élève qui est
décrit donne son point de vue. Attention, il faut éviter de
formuler des informations négatives et toute forme de
discrimination.(Activité ludique).
- Jeu d’identification : choisir un objet, un animal, une star ;
se mettre à sa place et se décrire sur les plans physique et
moral. « Si j’étais un arbre, je serais… », « si j’étais telle
vedette, je serais… »
- Devinette :
Choisir un(e) élève de la classe et le décrire oralement sans
le (la) nommer. La classe va le (la) reconnaître, si elle
n’arrive pas, donner une autre indication, puis une autre…
- Réaliser un projet d’écriture court pour une exposition de
portraits de personnages célèbres, comprenant un texte
accompagné d’une photo ou d’un dessin ou d’un travail de
peinture fait par les élèves.
- Les différences entre le
portrait physique et le
portrait moral
43
Attitude
Éviter de dire du mal ou d’agresser la personne à
décrire
- L’organisation
portrait.
d’un
Critères d’évaluation
- Présentation correcte des éléments constitutifs du portrait
- Interprétation adéquate d’un support, image…
- Cohérence dans la présentation des deux aspects d’un portrait
- Utilisation correcte des outils grammaticaux du portrait
- Originalité de la production du portrait
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 6 : LIRE ET ECRIRE UN POEME NARRATIF, UNE FABLE
CONTENUS/SAVOIRS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
Compétences 1 et 2
- Réciter de façon expressive un poème narratif
- Expliquer les fonctions du poème narratif et de la fable
(le but de l’auteur)
- Identifier et reformuler les étapes du récit dans un
poème
- Relever les éléments du récit dans la fable : lieu, temps,
actions
- Indiquer les éléments d’une description dans un poème
- Décrire l’organisation d’une fable
-Repérer et comprendre les marques de dialogue dans
une fable.
- Présenter les personnages de la fable
- Définir le rôle des animaux dans une fable et en relever
LINGUISTIQUES ET
TEXTUELS
CULTURELS ET
MÉTHODOLOGIQUES
SUGGESTIONS D’ACTIVITES (DE L’ELEVE OU DE
L’ENSEIGNANT)
- La phrase simple et la Savoirs culturels liés - Réaliser la mise en scène d’une fable
phrase complexe
aux thèmes de lecture
portant sur le thème abordé en classe
(par exemple, la ruse).
- L ‘accord du participe
passé avec l’auxiliaire être
- Produire une fable par binôme sur le
- La qualité de la
ou avoir.
thème de la ruse par exemple, en prenant
diction, des sonorités,
pour personnages des animaux avec les
du
rythme,
de
- les adverbes en « ment »
caractéristiques relevant de l’imaginaire
l’intonation pour lire
haïtien.
avec expressivité une
- Le lexique de la poésie :
fable ou un poème.
- Réaliser un projet de classe consistant à
recueil de poésie, poème,
répertorier des personnages imaginaires
vers, strophe, rime, syllabe
- Le choix d’une
haïtiens sous forme de glossaire pour le
démarche
collaborative
partager avec les autres classes. Pour
- Le champ lexical en rapport
d’écriture de la fable :
cela, il faut s’informer auprès des adultes
avec les textes de lecture
* la leçon à donner, son et sur internet (Ex : contes haïtiens ou
illustration par un récit, antillais en créole et en français) pour les
- L’image poétique, la
les personnages…
recenser.
métaphore, la
*
l’organisation
des
personnification
44
- Les graphies des sons /é/ et
/è/ à l’intérieur et à la fin d’un
mot
- Le type d’écriture d’un
poème : disposition des vers,
strophes
la leçon de morale
Compétence3
- Expliquer les sentiments que fait naître le poème chez le
poète sur un thème donné (par exemple la nature)
- Présenter des événements à travers l’action et le
dialogue
- Le schéma de la fable : récit et
- Reformuler la morale d’une fable
- Illustrer un conseil par un récit
- Ajouter un conseil (la morale) à un poème narratif.
idées, la rédaction
* la relecture et la
correction.
- Élaborer en groupes une courte fable ou
un récit en vers, en partant d’un conseil :
ne pas juger les autres à partir des
apparences. Faire un dessin ou une
bande dessinée pour illustrer la fable.
morale
- Les caractéristiques des
personnages d’une fable
Attitudes
- S’approprier des attitudes citoyennes
- Savoir tirer une leçon d’un événement, comme exemple.
Critères d’évaluation
- Adéquation de la production aux caractéristiques d’un poème ou d’une fable
- Emploi correct des formes grammaticales
- Emploi du lexique approprié au thème
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 7 : LIRE ET PRODUIRE DES CONSIGNES : CONSIGNES SCOLAIRES, CONSIGNES DE JEUX, CONSIGNES DANS
UNE NOTICE D’EMPLOI
SUGGESTIONS D’ACTIVITES (DE L’ELEVE OU DE L’ENSEIGNANT)
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS ET CONTENUS
Compétences 1 et 2
- Situer une consigne dans son contexte (école,
jeu, notice d’emploi d’un objet…) et dire à quoi
elle sert.
Linguistiques et textuels
Culturels et
méthodologiques
- Procède au repérage de consignes dans différents manuels et ou
cahiers de classe dans différentes disciplines
-Phonétique : sons en
français, objet de
difficultés pour les
créolophones : sons
/eu/, /œ/
Exemples de thèmes
de lecture : la vie
scolaire, les loisirs, le
bricolage…
- Remplir un tableau avec les différentes informations contenues dans
une consigne
Les consignes scolaires
- Lire de façon expressive une consigne scolaire
- demander oralement une clarification à la suite
d’une consigne écoutée
- Expliquer á ses camarades les consignes pour respecter la discipline
de l’école
45
- Repérer les différents éléments d’une consigne
pour déterminer les tâches à accomplir
- Identifier l’ordre des tâches à accomplir
- Expliquer à un autre élève une consigne de
l’enseignant ou celle d’un manuel.
- Faire correspondre une consigne à sa réponse
(taches correspondantes).
Les consignes dans un jeu, une recette de
cuisine
- Indiquer le domaine du jeu (jeu social, jeu
éducatif, jeu sur internet…)
- Indiquer les étapes du jeu
- Décrire les joueurs
- Expliquer les règles d’un jeu
- Indiquer les étapes de préparation d’un plat à
partir d’une recette de cuisine.
Les consignes dans une notice d’emploi
- Décrire les étapes d’une mise en marche d’un
appareil à partir d’un mode d’emploi
-Déterminer le destinataire de la consigne
-Identifier l’ordre d’apparition des actions à
accomplir
-Reformuler à l’oral cette consigne.
Compétence 3
- Remplir un formulaire scolaire
- Reformuler des consignes scolaires
- L’expression de
l’obligation
- L’impératif
- L’infinitif et ses valeurs
- La phrase
interrogative
- L’expression de la
chronologie : les mots
de liaison
- Les homophones :
ces/c’est/s’est
-Le lexique relatif aux
consignes scolaires aux
jeux et aux notices
d’emploi
- les verbes
correspondant aux
consignes en fonction
du thème
- Stratégies de
compréhension d’une
consigne pour pouvoir
la réaliser
- Détermination de la
tâche à réaliser avant
de formuler la
consigne et l’inverse
quand il faut exécuter
une consigne
- Adoption d’une
façon de lire une
consigne
- Réinvestir ses
acquis dans la
compréhension et
l’exécution des
consignes dans les
autres disciplines
- Expliquer à la classe ou à un groupe d’élèves sa recette de cuisine
favorite
- Les élevés sont repartis par groupe de 4, 5. Chaque groupe invente
une recette de cuisine basée sur la culture culinaire haïtienne. Puis, il en
élabore les consignes. La classe réalise un ouvrage de recettes qu’il
expose à la bibliothèque de l’école
- Chercher sur internet des jeux dans 3 ou 4 contextes différents,
chaque groupe présente son jeu (y compris des jeux éducatifs) puis
constituer un album de jeux
Les groupes formés recensent les jeux traditionnels haïtiens et
élaborent pour des consignes pour chaque jeu. Exemple le jeu de
dominos ou de carte 4-3-7, « piller », « osselets »,« jeu de marbre ».,
etc.
Ils vérifient l’existence de ces jeux dans le monde francophone, surtout
dans la Caraïbe, pour en faire ressortir les différences.
Après l’accord de la direction, ils exposent cette production à la
bibliothèque de l’école.
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
- Les caractéristiques
d’un texte injonctif :
l’organisation des
consignes
- Rédiger des consignes correspondant à des
logos
- Rédiger des consignes de sécurité
- Formuler des consignes de panneaux de
signalisation
- Rapporter, sous forme de récit, des consignes
dans un mode d’emploi.
46
- Produire un dialogue au sujet de consignes
dans un mode d’emploi.
Attitudes
- Vérifier si la réponse à une consigne correspond
à ce qui est demandé.
Critères d’évaluation
- Vérification de la conformité d’une consigne á sa réalisation
- Reformulation correcte de consignes scolaires dans différentes disciplines
- Rédaction cohérente des consignes d’un jeu ou d’une notice d’emploi
- Utilisation correcte des outils linguistiques relatives aux consignes et à leurs réalisations
- Originalité de la production orale et écrite.
8e année
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 8 : COMMUNIQUER PAR INTERNET ET PAR LES RESEAUX SOCIAUX
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
Compétences 1et 2
Linguistiques et textuels
-Identifier les éléments d’un échange sur internet et par les
réseaux sociaux : qui parle, qui écrit, à qui, ou, quand,
comment ?
-Les types de phrases : la
- Repérer les différents supports et réseaux sociaux pour phrase interrogative
communiquer en ligne
- Identifier le sujet de l’information à chercher sur internet
- Consulter des pages web en rapport avec le sujet
- Sélectionner les informations utiles
SUGGESTIONS D’ACTIVITES (DE
L’ELEVE OU DE L’ENSEIGNANT)
SAVOIRS/CONTENUS
- Les procédés de reprise : les
substituts grammaticaux
-Le discours direct et indirect
Culturels
méthodologiques
- Substituts de la
communication : emojis,
émoticônes, stickers, etc.
- Thèmes possibles :
l’usage des technologies,
les découvertes
scientifiques.
et
- Identifier à partir d’un extrait d’une
conversation en ligne, en créole ou
en français, les éléments de la
communication.
Expliquer
les
particularités de cette forme de
communication.
- Deux ou trois élèves avec l’aide de
l’enseignant d’informatique montrent
47
- Le pluriel des mots composés.
- Dire comment se fait cette sélection
- Regrouper des informations sur le même sujet, trouvées
- Les homophones : quand,
dans deux sites différents.
quant, qu’en.
- Échanger des informations sur les réseaux sociaux
- Interpréter le caractère multidimensionnel du message
(oral, visuel, écrit)
- Vérifier que les informations sur les réseaux sociaux sont
exactes
- Évaluer l’impact du support numérique sur le message
véhiculé
- Correspondance phoniegraphie en français, objet de
difficultés pour les
créolophones : le son /é/ et ses
graphies : er, é, er, es…
- Utiliser le lexique de base relatif aux technologies de
- Le lexique relatif à la
l’information et de la communication
communication en ligne (profil,
like, audience, statut, partager,
télécharger, commentaires…)
Compétence 3
- Faire une recherche pour préparer un dossier sur un thème
demandé
-Marques du discours
- Prendre des notes à partir d’un site
multidimensionnel : images et
- Chercher sur internet un jeu éducatif ou un jeu de société
audio(visuel) associés au texte
-Prise en compte de la
situation de communication
pour planifier un échange
sur internet (choix du
réseau, du forum…)
- Informations sur les
conditions d’utilisation des
réseaux sociaux
à la classe comment utiliser un
réseau social comme Snapchat.
- Deux ou trois élèves choisissent
quelques emojis ou stickers et
expliquent à la classe leur sens et
leurs emplois.
-Les élèves sont répartis en deux
groupes pour échanger sur un devoir
de géographie : un groupe envoie un
message sur WhatsApp, et l’autre
réagit.
- La classe crée avec l’aide de
l’enseignant un groupe de travail pour
les échanges à distance.
- Organiser un débat entre des élèves
qui imaginent le monde sans internet.
écrit
- Manier les outils technologiques relatifs à l’accès à internet
et aux réseaux sociaux
- Choisir les productions à insérer
dans le portfolio.
- Produire des messages via internet et les réseaux sociaux.
Attitudes
- Respecter l’autre et sa vie privée au cours des échanges
- Adopter une attitude critique face aux messages sur les réseaux
sociaux
- Vérifier l’information et se méfier des fausses informations
- Être attentif aux risques des réseaux sociaux.
Critères d’évaluation
- Choix pertinent et exact des informations recueillies sur internet
- Utilisation correcte des outils grammaticaux et lexicaux liés à la communication numérique
- Interprétation correcte d’un message multidimensionnel
- Cohérence de la production
- Originalité de la production orale ou écrite.
48
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 9 : LIRE ET REDIGER UN FAIT DIVERS, UNE BREVE
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
Compétences 1 et 2
- Écouter un fait divers à la radio ou à la télé
- Relever les informations relatives à un fait
divers à partir du journal d’informations à la
radio ou à la télévision.
- Différencier le fait divers de la brève en
fonction de leurs caractéristiques propres
SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITES (DE L’ELEVE OU DE
L’ENSEIGNANT)
Linguistiques
et Culturels
et - Deux ou trois élèves rapportent à tour de rôle à l’oral un fait
textuels
méthodologiques
divers insolite lu dans la presse écrite. Les autres réagissent à
chaque fois pour donner leurs points de vue.
- La nominalisation
Contenus
thématiques liés aux
- Les élèves rédigent un fait divers sur un accident de la
- Les articles
sujets des faits
circulation vu en venant de l’école.
définis/indéfinis
divers
-Réflexion sur la
- Rédiger un fait divers insolite par groupe de 3, 4 à partir d’un
- Les connecteurs
fonction du fait
titre accrocheur, d’une image, d’un thème ou d’un fait d’actualité
d’énumération
divers dans la
Préciser si l’événement est dramatique, insolite ou
presse et dans la
extraordinaire.
- Les verbes intransitifs société
- Découvrir le caractère particulier ou insolite
dans un fait divers
- Relever les informations sur les
personnages, le lieu, le temps, la source ou - La phrase active, la
l’origine des propos dans un fait divers.
phrase passive
- Raconter oralement un fait divers (à partir
d’une information à la radio, à la télé ou un
journal lu)
- Rendre compte à l’oral d’un événement
d’actualité
Les homophones :
où/ou ; d’en/dans
-Le lexique des médias
et de l’information :
titre, rubrique, presse,
la une, accrocheurs…
Compétence 3
- Relever les informations clés et le - Le lexique lié aux
caractère particulier dans un fait divers à émotions : émoi,
partir d’un journal écrit.
stupeur…
- Préparation des
éléments
nécessaires et les
destinataires de la
brève ou du fait
divers à produire.
- Transformer une brève en un article de fait divers. Pour cela,
respecter les règles d’écriture et de présentation de ce genre et
utiliser des procédés destinés à susciter l’intérêt des lecteurs.
Deux textes seront publiés dans le journal de la classe. Les
élèves diront pourquoi ils auraient été choisis.
- L’enseignant distribue des journaux ou des textes issus de
journaux francophones dans lesquels des groupes de 3, 4
élèves identifient les faits divers. Puis, ils présentent les
informations de base (qui, quoi, quand, où, pourquoi, comment)
et les indices de lieu et de temps (ancrage de l’événement dans
la réalité). Chaque groupe explique quel aspect justifie que
l’article soit un fait divers.
49
- Prendre des notes en vue d’informer
quelqu’un sur ce fait divers.
- L’organisation d’un
- Rédiger un texte à placer sur un forum ou un réseau social
fait divers et d’une
pour réagir à un fait divers (résumer ce fait divers avant de
-Rédiger une suite d’événements d’un fait brève.
réagir)
divers
- Les caractéristiques
-Rédiger un fait divers à partir d’une photo, du fait divers : qui où,
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
d’un titre en tenant compte des contraintes quoi, quand, comment,
de son écriture.
pourquoi, style
- Décrire les réactions suite à un fait divers
impersonnel, la 3e
- Produire une courte réflexion sur la personne, « on », les
fonction du fait divers dans la presse et dans procédés d’accroche…
la société.
Attitudes
- S’intéresser à l’actualité à travers la presse
et le journal télévisé
- Avoir une attitude critique face au fait
divers.
Critères d’évaluation :
- Pertinence de la production (le texte présente bien un fait divers dans ses caractéristiques propres)
- Exactitude des contenus présentés
- Cohérence de la production orale ou écrite
- Utilisation appropriée des formes grammaticales et du lexique liés au fait divers
- Originalité de la production.
50
COMPETENCES CIBLEES : C2, C3
UNITE 10 :LIRE ET PRODUIRE UN CONTE
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
Compétences 1 et 2
- Faire des hypothèses sur le conte, à partir
du titre, de l’image…
SAVOIRS/CONTENUS
LINGUISTIQUES ET
TEXTUELS
CULTURELS ET
MÉTHODOLOGIQUES
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
- Faire une lecture comparée d’un conte haïtien et
d’un conte francophone (exemple le conte ivoirien
« Les lignes de la main »).
- Les procédés prosodiques :
rythme, pause, accentuation.
- Représenter sous forme de dessin ou d’image un
personnage de son choix tiré d’un conte lu.
- Restituer oralement un conte lu en mettant
- Thèmes culturels relatifs au Accompagner son travail d’un descriptif en
l’accent sur la mise en jeu et la - Les procédés de reprise contexte du conte étudié
s’appuyant sur les traits caractéristiques du
théâtralisation.
(substituts nominaux).
personnage choisi.
- Situer un conte dans son contexte : - Le passé simple
- Réagir et exprimer son point de vue sur un conte lu.
catégorie de conte, époque lointaine et
Le
complément
imprécise- lieux non précisés- mission d’un - Préparer, en groupes, une annonce d’un concours
héros ou héroïne- quête d’un personnage ou circonstanciel de temps et de
lieu
organisé par l’école pour le meilleur conte (conditions
d’un objet…)
de participation, volume, catégorie du conte, délai
homophones :
d’envoi, prix à attribuer…)
- Identifier, à partir d’indices, le début et la fin -Les
c’est/sait/ces/ses
d’un conte.
- Comprendre la dimension - Faire partie du groupe de sélection ; préciser les
- Identifier les personnages en relevant le
- Le lexique des termes
orale des contes
critères du meilleur conte.
rôle joué par chacun d’eux au sein d’un mélioratifs ou péjoratifs.
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
conte
- Adopter une démarche de
- Les synonymes/les
Compétence 3
antonymes
-Relever les formules d’ouverture et de
-Le lexique du conte
clôture dans un conte.
préparation d’une fiche de
lecture : titre, auteur, résumé,
principaux personnages, ce
qu’on a aimé dans le conte…
merveilleux
51
- Préparer un questionnaire sur un conte
- En lien avec le savoir-faire précédent,
préparer une fiche de lecture d’un conte
- Repérer les éléments renvoyant aux
caractères magiques ou surnaturels du
conte.
- Le schéma narratif d’un
conte
- Les rôles des personnages :
héros, auxiliaire, opposant.
- Comparer les actions et les personnages
dans deux contes appartenant à deux
contextes francophones différents.
Critères d’évaluation
- Lecture expressive d’un conte
- Identification correcte des caractéristiques d’un conte
- Élaboration d’une fiche de lecture d’un conte
- Emploi correct des formes grammaticales et lexicales
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
52
COMPETENCES CIBLEES : C2, C3
UNITE 11 : PRESENTER DES PERSONNAGES CELEBRES, MYTHIQUES OU LEGENDAIRES
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS/CONTENUS
Compétences 1 et 2
Linguistiques et textuels
Culturels
et
méthodologiques
- Identifier, à partir d’indices, un personnage - Le groupe du nom et ses
célèbre à travers les arts (littérature et expansions : complément du nom et
Thèmes
possibles :
la
peinture) et les sociétés francophones
adjectif qualificatif épithète
notoriété dans l’art, la
- Identifier, à partir d’indices, un personnage
science… ; le monde des
mythique, légendaire
- la proposition relative et les
légendes
pronoms relatifs
- Écouter des textes lus ou des
enregistrements pour déterminer les - Le pluriel des mots composés.
- La recherche des
caractéristiques du personnage décrit
informations relatives aux
- L’expression de la comparaison, de personnages, mythiques et
- Reformuler les étapes de la vie d’un l’hyperbole
légendaires, célèbres, à
personnage célèbre à partir d’un texte
travers l’histoire, les arts, les
historique ou littéraire
- Le sens propre/sens figuré
cultures haïtienne, française
ou francophones.
- Décrire la relation de ces types de - Le lexique relatif à la notoriété.
personnages avec l’histoire et la société
- Le lexique relatif à la bravoure, à la
- Les techniques de
légende, au mythe
préparation d’une interview
Compétence 3
- Exprimer ses impressions sur le portrait d’un
- Le fonctionnement et les
personnage célèbre, mythique ou légendaire
- Le mode de présentation de
enjeux d’une description
personnages célèbres : statut social
- l’effet produit par la présentation de ces et matrimonial, traits physiques, traits
types de personnages (surprise, admiration, moraux étapes de sa carrière…
peur…)
- Le mode de présentation de
- Préparer et réaliser une interview avec un personnages légendaires ou
personnage célèbre (chanteur, footballeur…)
mythiques.
- Faire une présentation d’un personnage
célèbre, légendaire ou mythique.
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
- 4 ou 5 élèves choisissent chacun de
s’identifier à un personnage mythique ou
légendaire qu’ils présentent à la classe
en insistant sur ses traits dominants.
Des groupes de 3 ou 4 élèves présentent
un personnage célèbre de la société
haïtienne : par exemple, Maurice Sixto.
- Travaux de groupes : chaque groupe
prépare une carte mentale (une fiche) sur
un personnage historique choisi, comme
Jean Jacques Dessalines. Cette carte
doit contenir des informations suivantes :
époques,
réalisation,
profession,
quelques éléments du portrait physique
et moral, rapport avec l’histoire d’Haïti.
- Deux ou trois élèves présentent devant
toute la classe dans un exposé, la
représentation qu’on fait de Bouqui et de
Malice.
d’un personnage célèbre
- Travail de groupes : reconnaître des
- Réinvestissement de ces personnages célèbres à partir de leurs
acquis dans les cours photos, chercher de brèves informations
d’histoire, de sciences, sur eux, à partir d’internet ou d’un
dictionnaire des noms propres et
d’art…
préparer une fiche pour chaque
personnage.
- Réaliser une interview
53
Attitudes
- Respecter la vie privée des personnes
célèbres
Critères d’évaluation :
- Adéquation à l’organisation d’une présentation de personnages célèbres
- Exactitude des informations sur le personnage
- Emploi correct des formes grammaticales et lexicales
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
- sélectionner des réponses à présenter
à la classe.
COMPETENCES CIBLEES C1, C2, C3
UA.12 : LIRE DES SUPPORTS EXPLICATIFS/ INFORMATIFS : ANNONCE, DOCUMENT ADMINISTRATIF, TEXTE
DOCUMENTAIRE SIMPLE.
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
Compétences 1 et 2
- Repérer les éléments qui accompagnent
l’information : titre, sous-titres, illustration
(tableaux, photos…)
- Identifier les conditions de l’information : qui
informe qui, à propos de quoi, pourquoi, quand et
où ?
- Identifier et reformuler l’information principale
véhiculée dans un texte écouté ou lu
- Lire une annonce et en dégager les principales
informations
- Rapporter des informations ou une explication à
partir d’un tableau ou d’un schéma
Linguistiques et textuels
- La phrase nominale
- la phrase interrogative :
l’interrogation partielle (rappel)
- La subordination : l’expression
de la cause et de la
conséquence
- Le présent de vérité générale
- Établir les relations entre l’information principale - Les préfixes et les suffixes
et les informations secondaires
(suite)
- Reformuler oralement une explication écoutée -Le lexique technique et
ou lu
scientifique propre aux
- Identifier les différentes étapes du texte domaines des textes de lecture.
explicatif
Culturels et
méthodologiques
- Par groupe de 3, 4, les élèves produisent
un texte documentaire simple en
Thèmes en rapport avec la l’accompagnant d’un ou plusieurs supports
lecture : les métiers, l’usage visuels.
des
formulaires
administratifs, l’action sur - Produire des annonces sur des thèmes
variés.
l’environnement.
-Une démarche d’une lecture
sélective d’un texte (en
fonction de l’information
recherchée).
- La stratégie de lecture d’un
texte explicatif,relative à la
reconnaissance de son
plan :
phase
de
questionnement
(introduction),
phase
- Préparer une fiche de lecture pour 3
textes informatifs lus sur le même thème.
Puis rédiger la synthèse de ces différents
articles en faisant ressortir leurs
particularités.
- Par groupes, produire des fiches
thématiques à afficher en classe (à partir
d’informations recherchées par chaque
groupe sur un objet, un animal ou un
métier)
54
Compétence 3
- Prendre des notes à partir d’informations
écoutées ou lues pour informer quelqu’un
- Les procédés de la définition
explicative (réponse à la
question
posée, - Choisir les productions à insérer dans le
développement),
phase portfolio.
conclusive (conclusion).
- Insérer des éléments informatifs dans une - Les étapes d’un texte explicatif
narration
et/ou informatif
- Insérer une explication à la suite d’une
information
- Rédiger des informations à partir d’un tableau
ou d’un schéma.
- Présenter des éléments d’information dans un
tableau
- Produire une annonce
- Expliquer le fonctionnement d’un objet (décrire
comment il fonctionne)
- Préparer une fiche de lecture d’un texte
informatif lu
Attitudes
- Observer une attitude objective en rapportant
une information ou une explication.
- Avoir une attitude critique face à une
information.
Critères d’évaluation :
- Identification correcte des informations principales et secondaires d’un texte
- Utilisation correcte des formes grammaticales et lexicales
- Cohérence de la production
- Originalité de la présentation et de l’analyse.
55
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITES 13 : LIRE ET PRODUIRE DES DOCUMENTS REGLEMENTAIRES SCOLAIRES ET ADMINISTRATIFS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
Compétences 1 et 2
Linguistiques
et Culturels
et - Produire un texte pour assurer l’entretien de la classe et son
- Adopter l’intonation adaptée à la lecture textuels
méthodologiques
environnement
expressive des règlements.
- Préciser les conditions d’une excursion que compte organiser l’école
- L’intonation (avec
Relever les types de règlements
possibilité
de - Savoirs culturels liés - Préciser les conditions d’une sortie en rapport avec le cours de
présents dans son environnement
comparaison
en à la communauté sciences
scolaire
créole
et
en éducative dans les
- Présenter et expliquer les règlements
aspects constituants - Réaliser un projet : organiser une séance de débat du conseil de la
français)
intérieurs de l’école, relatifs à la
les règlements
classe pour produire un texte sur le règlement intérieur
discipline, à la santé et l’hygiène, à
Thèmes
possibles
:
La classe est repartie en groupes : chaque groupe travaille sur
- Les types de
l’environnement physique, à la tenue
ensemble, l’élaboration du règlement de la classe, ensuite, ils échangent leurs
phrases : la phrase vivre
vestimentaire, etc.
solidarité,
vie
à l’école textes pour l’approuver ou le modifier en jouant le rôle d’un conseil de
injonctive
- Décrire les rôles du personnel scolaire
classe. Ces règlements peuvent être illustrés par des affiches
- Comprendre et expliquer des
bilingues (en créole et en français)
- L’infinitif négatif
règlements administratifs dans des
contextes familiers.
- L’impératif négatif - Étapes d’élaboration - Des groupes de 3, 4 élèves élaborent des dépliants contenant les
- Comprendre l’organisation des textes
règlements disciplinaires, (éventuellement dans les deux langues).
d’un règlement :
réglementaires t administratifs
Ces règlements peuvent être illustrés ; l’un des textes sera affiché sur
- Le lexique de identification du
- Formuler des ordres formels à l’aide
le mur de l’école. Les élèves disent pourquoi ce texte précisément
problème, recherche
l’administration
d’énoncés injonctifs
aura été choisi.
de
solutions,
scolaire
confrontation des
Compétence 3
- Lister les différents aspects retenus dans les règlements interne de
- Le lexique des propositions, choix et
- Élaborer des règlements en réponse à
l’école. Les compléter en proposer d’autres jugés nécessaires pour le
notions de base de rédaction du
un problème de fonctionnement de la
bon fonctionnement de l’établissement. Puis, partager ce travail avec
droit de devoir, des règlement.
classe ou de l’école
la direction de l’école.
règlements
Thèmes possibles : droits et devoirs, discipline, respect des matériels,
Participation
à
administratifs, etc.
- Rédiger des règlements contenant des
hygiène et sécurité, etc.
l’élaboration
collective
interdits et des obligations relatifs au - La structure d’un
des règles de vie de la
fonctionnement de sa classe relatifs au règlement :
- Aider une personne illettrée rencontrée à la mairie à remplir des
classe et de l’école.
paragraphes,
sousrespect de soi et de l’autre, au respect
- Participation active à formulaires en français.
titres ; tirets ou
des matériels de l’école…
- Écrire une lettre à l’assurance pour demander d’être dédommagé
la vie de la classe et
numéros (articles)
suite à la destruction de la récolte d’un membre de la famille.
de l’école en
- Traduire en créole les règlements
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
respectant les règles
administratifs de l’école à l’intention des
56
parents ou tuteurs
.
de vie.
Attitudes
- Une démarche co-constructive et une
attitude collaborative basée sur un souci
démocratique par la confrontation des
propositions et des idées du groupe.
- Observer des comportements citoyens
- Faire preuve d’objectivité dans la
rédaction de ce type de texte
Critères d’évaluation
- Pertinence de la production (le texte présente bien un règlement dans ses caractéristiques propres)
- Exactitude des contenus présentés
- Cohérence de la production orale ou écrite
- Utilisation appropriée des formes grammaticales et du lexique liés au règlement scolaire ou administratif
- Originalité de la présentation du règlement.
57
COMPETENCES CIBLEES : C1, C3
UNITE 14 : EXPRIMER SON POINT DE VUE, SES SENTIMENTS, LES JUSTIFIER BRIEVEMENT
SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
LINGUISTIQUES
CULTURELS ET
ET TEXTUELS
MÉTHODOLOGIQUES
Compétence 1
- Relever et utiliser les mots et expressions Les
procédés Contenus culturels liés aux - Réagir devant une affiche publicitaire en mentionnant
qui marquent la présence de l’auteur dans un prosodiques : rythme, thèmes de lecture retenus
son point de vue, en explicitant ses raisons et exprimer
texte
pause, accentuation
ses sentiments
- Identifier à partir de l’écoute d’une - Le présent de vérité
présentation à la télévision ou à la radio, les générale (rappel)
arguments d’un locuteur qui défend son point
de vue sur un sujet précis.
Les
verbes
déclaratifs, les verbes
- Exprimer son accord, son désaccord
d’opinion
(pour
exprimer l’accord, le
- Exprimer des jugements positifs ou négatifs
désaccord)
- Exprimer son point de vue à la suite d’un - Les synonymes
- Relater une discussion entre deux spectateurs à la
suite d’un match de football, en mettant en relief les
arguments pour et contre
- Donner son point de vue et ses raisons d’un bon
partage de la richesse dans un pays pauvre comme
Haïti
- La classe écrit une lettre au maire du quartier pour
demander le ramassage d’ordures dans les environs de
58
récit ou d’une description écoutés.
- Recherche des idées et
- À partir d’un enregistrement d’une - Les connecteurs des arguments pour justifier
discussion, dire comment est défendu le point logiques : explication, un point de vue
de vue d’une ou de deux personnes
opposition
(mais,
pourtant), et d’addition
- Illustrer la justification d’un point de vue à - Les subordonnées :
l’aide d’exemples
complétive, oppositive
- Défendre son point de vue en donnant les
raisons de son jugement
- Les pronoms et
adjectifs possessifs
Compétences 1 et 2
- Distinguer un fait ou une information de
l’expression d’une opinion sur ce fait ou sur L’expression de
la
cette information
subjectivité
(modalisation) : d’après
- Identifier des circonstances pouvant inciter à moi, selon moi, pour
prendre position ou à émettre une opinion : ma part, il me semble
thème, besoin de réponse, interlocuteurs…
que…, les termes
péjoratifs ou mélioratifs
- Repérer et utiliser des marques d’une - Le lexique lié à
opposition déclarée ou implicite à une position l’expression
des
- Formuler des arguments pour justifier un sentiments
point de vue ou une information donnée.
l’école, en exprimant les sentiments de la classe et en
s’appuyant sur trois arguments.
-
- Exprimer ses sentiments en fonction d’un
choix
- Identifier et utiliser des procédés permettant
de justifier un point de vue
- Présenter son point de vue et le justifier sur
une situation sociopolitique.
Attitudes
- Être conscient de la différence
- Respecter et accepter un point de vue
différent
- Faire preuve d’esprit critique et d’autonomie
59
Critères d’évaluation
- Adéquation de la production
caractéristiques du type de production
aux
- Cohérence des idées
Utilisation
correcte
des
formes
grammaticales et lexicales
- Originalité de la production orale ou écrite
COMPETENCES CIBLEES : C2, C3
UA. 15 : LIRE ET PRESENTER UNE SAYNETE
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS ET CONTENUS
LINGUISTIQUES
Compétences 1 et 2
- Identifier une saynète à partir de la ET TEXTUELS
présentation (typographie) du texte
- L’intonation
- Reformuler oralement les principales actions
- Le discours direct
d’une saynète
- Identifier les caractéristiques du texte - les adverbes
théâtral à travers la saynète
- Les signes de
- Analyser brièvement l’organisation d’une ponctuation : deux
points, tiret,
saynète : scène, personnage, chute, etc.
- Relever les indices de la tonalité dans une - Les prépositions : de,
sur, en, etc.
SUGGESTIONS D’ACTIVITES (DE
L’ENSEIGNANT OU DE L’ELEVE)
CULTURELS
ET
MÉTHODOLOGIQUES -L’enseignant distribue ou fait écouter une saynète.
- Thèmes en rapport avec le
sujet de la saynète
Exemples de saynète à
proposer.
- Organisation de la
production en fonction des
règles propres à la saynète
- Les élèves lisent une saynète, par exemple « Après
l’orage…il y a le coup de foudre » de Franck Laisne, ou
« A l’hôpital » de François Fontaine. La classe se divise
en deux groupes, l’un représente la saynète en
incarnant ses différents personnages par le jeu théâtral,
l’autre joue le rôle de spectateur. Le groupe 2 donne
son avis sur la représentation. Puis, toute la classe
participe aux échanges et commentaires sur la
présentation.
- Planification des étapes
- Réalisation d’un projet : écrire une saynète sur un
60
saynète : comique, dramatique
- Expliquer le rôle de la didascalie dans un
texte de théâtre
- Jouer une saynète en utilisant les
ressources de la voix, de la respiration, du
regard et de la gestuelle
-Différencier le dialogue dans un texte théâtral
du dialogue dans un texte narratif
- Le lexique lié au texte
théâtral : chute,
réplique, tirade, scène,
monologue,
didascalies, intrigue,
etc.
- Les caractéristiques
du texte théâtral :
scène, réplique,
personnages, dialogue,
monologue et
didascalies…
pour la production d’une
saynète
-Travailler en équipe pour un
projet de rédaction d’une
saynète.
phénomène social ou culturel haïtien ou francophone.
Pour ce faire, les élèves choisissent un thème. Ils la
présentent ou la jouent devant les élèves de l’école et
devant les parents, à l’occasion d’une activité culturelle.
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
- Improviser de courtes scènes sur des
thèmes familiers.
- Les spécificités d’une
saynète : situation (lieu,
Compétence 3
début…), chute,
-Retracer la trame d’une saynète : intrigue, comique
actions
- La tonalité : les
- Préparer une fiche de lecture d’une saynète formes du comique : de
geste, de mots.
- Écrire une saynète à partir d’un événement
comique.
Attitudes
- S’identifier à un personnage.
- S’engager dans une action de collaboration
avec les autres.
Critères d’évaluation
- Jeu expressif d’une saynète (articulation, intonation adaptée, respect des prises de parole…)
- Analyse correcte de la trame d’une saynète
- Respect des règles d’écriture d’une saynète
- Emploi correct des formes linguistiques (grammaticales et lexicales)
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
61
9eannée
COMPETENCES CIBLEES : C1, C3
UA16 : LIRE ET INTERPRETER LES MESSAGES DES MEDIAS : LIRE UN ARTICLE DE PRESSE, LIRE UNE INTERVIEW, UNE
PUBLICITE
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
Compétences 1 et 2
- Identifier les différents types de médias : la
presse écrite imprimée et en ligne
(cyberpresse), la radio, la télévision
LINGUISTIQUES ET
TEXTUELS
- Rappel : le schéma de
la communication
CULTURELS
ET
MÉTHODOLOGIQUES
Les types de médias en
Haïti et les langues utilisées
- Différencier les différents types d’articles : - La phrase emphatique
brève, reportage, compte rendu, interview
- Les adverbes en
- Identifier les différentes informations d’une « ment » de manière
interview à partir de l’écoute
- L’expression des
- Reformuler les principales informations d’un relations : de but (pour,
article de journal lu en français ou en créole.
afin de, pour que),
d’explication ou de
- Identifier à partir d’indices les messages de cause ; de conséquence
médias à travers les articles de presse, ou de conclusion
l’internet, la radio/TV en Haïti et dans les - Le lexique relatif au
sociétés francophones
dispositif médiatique et à
la médiation
- Sélectionner les informations sur le web,
confronter différentes sources.
- Le lexique français et le
lexique créole relatifs aux
- Analyser les caractéristiques des publicités médias : hebdo,
sur des sites d’information et de la presse quotidien, magazine,
écrite imprimée
rubriques, médiation,
termes techniques ou
- Décrire le fonctionnement d’une spécialisés
encyclopédie collaborative (outils numériques
Les caractéristiques d’un
journal : rythme de parution,
contenu général ou
spécialisé, zone de diffusion
- La démarche relative à la
lecture et l’interprétation des
messages des médias
formulés en créole ou en
français
- La démarche de
mutualisation des
informations dans un travail
collaboratif
- Création par les élèves de publicité avec un slogan
en s’inspirant de la lecture de 3, 4 publicités. Pour ce
faire, choisir un objet (un produit de beauté, un site
touristique, une plage…) Puis, formuler un slogan
attractif et choisir une image. Enfin, rédiger la
publicité en étant persuasif.
- Choisir un sujet d’actualité et croiser l’information
sur différents sites pour faire ressortir les
ressemblances et les différences
- Un élève joue le rôle de présentateur d’une
émission télévisée (un jeu de culture générale) et les
autres élèves représentent les téléspectateurs qui
suivent attentivement les messages et participent au
jeu.
- Réalisation d’un projet
Produire une page, un article sur Wikipédia. Les
élèves rédigent la page d’un personnage haïtien ou
français (témoin d’un moment d’histoire, un écrivain)
ou la page d’une plante haïtienne à partir des
informations de leur livre d’histoire ou de sciences.
Pour ce faire, consulter les tutoriels sur la création de
la page et tenir compte de 3 moments :
1. création d’un compte classe, pour tous les élèves ;
2. préparation du brouillon : plan, infobox,
informations…
62
collaboratifs) en ligne et se questionner sur la - Quelques
fiabilité de ces sources.
caractéristiques des
médias : presse
écrite,papier/cyberpresse,
Compétence 3
radio, télévision,
- Écrire un article papier et en ligne
ressources en ligne…
- Écrire/réécrire une publicité sur un produit - Les caractéristiques
local
d’un article de presse.
- Reformuler à l’écrit un message écouté en
créole ou français
- Les caractéristiques
- Préparer un questionnaire pour réaliser une d’un texte publicitaire
interview
Attitudes
- Se comporter en cybercitoyen responsable
- Développer son esprit critique
- Faire preuve d’ouverture d’esprit
3. publication de l’article dans la partie
encyclopédique : rédaction, mise en page, citation
des sources…
Ce texte peut être adapté à la presse écrite imprimée
pour être publié sous le titre de création d’élèves.
Critères d’évaluation :
- Adéquation de la production aux caractéristiques du type de production
- Cohérence des idées
- Utilisation correcte des formes grammaticales et lexicales
- Originalité de la production orale ou écrite
63
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 17 : LIRE ET PRODUIRE UN RECIT BIOGRAPHIQUE, UN RECIT DE VIE, UN JOURNAL INTIME
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
LINGUISTIQUES
Compétences 1 et 2
- Écouter un journal enregistré ou présenté ET TEXTUELS
par un élève et noter les principaux faits
racontés
- Les verbes d’action et
- Reprendre des événements en utilisant ses les verbes d’état
propres
mots,
pour
vérifier
leur
- L’imparfait et ses
compréhension
- Prendre la parole pour présenter deux ou valeurs (valeur
descriptive et valeur
trois épisodes de son journal de la veille
itérative)
- Raconter oralement 2 ou 3 étapes
marquantes de la vie d’un chanteur ou d’un - Le passecomposé
artiste
- À partir d’images, décrire oralement le - L’expression de
l’antériorité et de la
parcours de la vie d’une personne
postériorité
- Évoquer ses souvenirs à partir d’une - Les mots et
expressions marquant
information écoutée.
- Identifier les principaux événements de la vie la subjectivité (pronoms
mis en avant par un narrateur qui raconte sa je/nous.)
propre vie (autobiographie)
- Faire correspondre le ou les événements
évoqués aux sentiments et aux effets
provoqués
- Différencier l’époque de ces événements et
le moment où ils sont racontés
- Repérer et utiliser les marques de la
CULTURELS
ET - Écrire un journal intime à propos d’événements
MÉTHODOLOGIQU marquants de la classe.
ES
- Présenter devant sa classe le résumé d’une
-Savoirs culturels liés aux autobiographie lue à la bibliothèque ou sur internet.
thèmes retenus pour les
textes de lecture
- Rédiger un questionnaire à utiliser auprès d’un
Ex. les métiers
professionnel pour s’informer des étapes de sa vie
Mobilisation des
connaissances sociales
et culturelles pour décrire
ou raconter des
personnages réels ou
imaginaires
- Le lexique relatif aux
sentiments : joie, peine,
colère…
- Planification de la
production d’une
biographie ou d’un
journal intime
(recherches
d’informations,
organisation de ces
informations).
- Le lexique de certains
métiers courants
- Dans la compréhension
et la production d’un récit
professionnelle.
Utiliser les réponses pour rapporter oralement à la classe
les indications sur ce professionnel
- Réaliser un projet : nommer les rues par des noms de
personnes célèbres au lieu des numéros et indiquer de
brèves informations sur leur biographie.
Situation : « les rues de votre quartier n’ont pas de noms,
mais des numéros. Le maire a décidé de donner un nom
d’une personnalité célèbre décédée. Votre club de
l’environnement de l’école fait une proposition en donnant
des noms aux 5 rues proches de votre école. Préparez 5
fiches à envoyer à la mairie, pour présenter les 5
personnalités. »
64
présence du narrateur ou de l’auteur
Distinguer un passage narratif d’un passage
descriptif dans ce récit de vie.
- Identifier et reformuler les informations sur
l’auteur de l’autobiographie.
- L’organisation d’un
récit de vie ou d’une
biographie : nom, date
de naissance,
principales étapes de la
vie, principales actions
Compétence 3
réalisées, certaines
- Chercher des informations à utiliser dans qualités ou défauts.
une biographie professionnelle (pour un
métier donné)
- Préparer un questionnaire pour avoir des
informations sur la vie d’une personne : un
artisan, une sportive…
- Développer une ou deux étapes de vie en
s’identifiant à une personne dont on a
présenté la biographie
- Insérer des éléments descriptifs dans le récit
de la vie d’une personne.
- Utiliser des notes prises en français ou en
créole pour rédiger la biographie d’une
personne.
Attitudes
- Respecter la vie privée des personnes
présentées
- Se faire une idée du récit en l’écoutant
globalement (une première lecture)
de vie, mobilisation des
ressources relatives à la
narration et à la
description, et en même
temps à celles de
l’expression d’un avis.
Modalités d’évaluation :
- Présentation correcte des éléments biographiques
- Utilisation correcte des outils linguistiques (phonétiques et grammaticaux)
- Utilisation correcte du lexique des sentiments
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
65
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2 C3
UNITE 18 : LIRE UNE NOUVELLE
SAVOIR-FAIRE ET
SAVOIRS ET CONTENUS
ATTITUDES
LINGUISTIQUES
CULTURELS
ET
Compétences 1 et 2
MÉTHODOLOGIQUES
- Situer oralement l’œuvre dans son ET TEXTUELS
contexte général : l’auteur, l’époque, le
Exemples de nouvelles à
lieu,
- L’imparfait, le plus-que- proposer, d’auteurs
francophones (haïtiens,
- Faire des hypothèses sur le thème de parfait
antillais, français et africains)
la nouvelle à lire à partir du titre, de la
L’accord
du
participe
re
e
couverture (la 1 et la 4 ), d’une
illustration puis vérifier le bien-fondé de passé des verbes
pronominaux
- Thèmes relatifs à la
ses hypothèses
nouvelle choisie
-Le
gérondif,
le
participe
- Présenter l’évolution du personnage
principal à travers la nouvelle à partir présent, l’adjectif verbal
de : son identité, sa description, ses
relations avec les autres, son parcours, - Les temps du récit
(rappel) :
sa situation à la fin de la nouvelle.
- Subordonnées
circonstancielles de
temps et de cause
- Conjonctions de
subordination de temps
- Présenter oralement une fiche de et de lieu
lecture d’une nouvelle préalablement
- Des éléments de
rédigée
contexte : titre,
couverture, brève
Compétence 3
biographie de l’auteur,
- Faire un résumé de la nouvelle,
- Analyser à partir de des date de parution ou de
caractéristiques relevées : structure, publication, édition,
- Donner son avis sur les personnages,
le sujet général, le début, la fin de la
nouvelle, du roman
Analyser des passages-clés de l’œuvre
- Adoption d’une démarche
de préparation d’une fiche
de lecture
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
- Préparer une fiche de lecture d’une nouvelle lue (par
exemple à la bibliothèque du collège ou sur internet) puis 3
ou 4 élèves seront choisis pour présenter leur fiche à
l’ensemble de la classe.
Des élèves peuvent choisir des nouvelles en créole et les
présentent en français.
- Rédiger par groupes une nouvelle, en atelier d’écriture.
-Créer un carnet de lecture :
Fichenouvelle : titre, auteur, date de publication,
personnages principaux, intrigue, dénouement…
Fiche d’identité d’un personnage. Les élèves échangent
leurs fiches et les évaluent en argumentant
L’enseignant attire leur attention sur la diversité des
interprétations.
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
66
intrigue et narration, espace/temps, intrigue,
personnages
- Les caractéristiques de
- Préparer une fiche de lecture de la la nouvelle : structure,
nouvelle
intrigue et narration,
- Participer à l’atelier d’écriture d’une espace/temps,
nouvelle brève.
personnages
Attitudes
- Développer son imaginaire à travers
la fiction
- Avoir une vue d’ensemble sur une
œuvre intégrale
- Avoir le goût de la lecture
- Développer l’autonomie de la lecture
- Le schéma d’un récit
comportant des retours
en arrière et des
anticipations
Critères d’évaluation
- Analyse correcte de la structure et des actions dans une nouvelle
- Emploi correct des formes grammaticales et lexicales
- Adéquation de la production aux règles d’écriture d’une nouvelle
- Cohérence de la production
- Originalité des idées.
67
COMPETENCES CIBLEES : C1-C2-C3
UA.19. LIRE, DECRIRE UNE ŒUVRE : BANDE DESSINEE, TABLEAU DE PEINTURE, SCULPTURE…
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
Compétences 1 et 2
- Comprendre les codes et les conventions de
la bande dessinée : le sens de la lecture, le
héros, le rôle et les différents styles des
bulles, les différents plans, le vocabulaire…
LINGUISTIQUES
ET TEXTUELS
- Jouer une bande dessinée
- L’expression des
sentiments, des
sensations
- Jouer une séquence d’une bande dessinée
- Reformuler le message principal d’une - Les subordonnées
bande dessinée
circonstancielles de
- Identifier la succession d’actions dans une manière
bande dessinée
- La concordance des
- Distinguer différentes œuvres artistiques
temps
- Décrire le message véhiculé dans une - Les registres de
œuvre d’art vue au musée ou sur photo : un langue
tableau de peinture, une sculpture…
- Les figures de style :
- Apprécier un tableau de peinture, le dessin l’hyperbole
d’une sculpture en exprimant ses émotions
- Le lexique de la
-Identifier le courant artistique/esthétique bande dessinée :
auquel appartient une œuvre d’art
bande, bulle, vignette,
- Différencier une peinture réaliste d’une planche, case,
peinture surréaliste
dessinateur, angles
de vue…
Compétence 3
- Transformer en récit une séquence d’une -Le lexique se
bande dessinée
rapportant à la
peinture
- Rédiger une suite à une bande dessinée
CULTURELS
ET
MÉTHODOLOGIQUES
- La sélection d’œuvres d’art
issues de la culture haïtienne
ou francophone
- Exemples de bandes
dessinées à étudier
- Exemples d’œuvres d’art à
étudier.
- Les trois étapes d’analyse
d’une œuvre : présentation,
description formelle de ce qui
est visible ; ; interprétation en
donnant du sens à partir des
éléments suggérés par
l’œuvre
- Réinvestissement des
acquis langagiers dans les
disciplines artistiques
- L’enseignant propose des dessins mélangés de bande
dessinée à remettre en ordre pour créer une histoire
cohérente.
- Il distribue dans une enveloppe les différentes vignettes
découpées dont on a enlevé le texte et les points.
En sous-groupes, faire reconstituer la bande dessinée en
collant les vignettes dans l’ordre sur une affiche.
Après l’affichage, susciter les commentaires et les
justifications pour les différences.
- Organiser la classe en des groupes de 3, 4 élèves.
Observer une peinture ou une sculpture vue au musée
ou en image, en classe. Décrire l’œuvre en respectant
les éléments de la fiche méthode d’analyse d’une
œuvre ; faire une brève présentation de l’artiste ;
préciser le contexte historique ; déterminer le courant
artistique ; exprimer son avis argumenté sur l’œuvre
picturale ou sculpturale.
-Concours de création d’une bande dessinée par
l’ensemble de la classe. La classe est divisée en 2
groupes. Sur un thème précis« sensibilisation à la nonviolence », par exemple, ils produisent chacun une
bande dessinée en respectant un cheminement général :
scénario - recherche graphique - mise en pagecrayonné - ancrage - mise en couleur.
- Faire un compte rendu de la visite d’une exposition à
partir de photos présentées en classe, vue dans une
68
- Produire une séquence d’une bande - Les caractéristiques
dessinée
de la bande
dessinée : codes et
- Décrire une œuvre d’art en fonction des conventions, dialogue
procédés, des éléments énoncés oralement
avec explication
progressive
- Décrire un tableau de peinture, sculpture en
se basant sur une problématique d’analyse - Les caractéristiques
(Pourquoi ce choix ? Quel est son intérêt ?)
d’une peinture :
lumière, différents
- Analyser les effets produits par une œuvre plans, couleur…
d’art
- Les caractéristiques
- Présenter une œuvre d’art à partir d’une d’une sculpture
fiche méthode
Attitudes
- Développer le goût de l’art
- Affirmer une identité artistique
- Développer l’autonomie de la lecture
-S’ouvrir sur les modes d’expression artistique
des autres
galerie ou sur internet (visite virtuelle)
- Proposer la bande dessinée comme support pour
apprendre à lire et écrire à des membres de leur famille
de leur communauté en situation d’analphabétisme.
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
Critères d’évaluation :
- Adéquation de la production et aux caractéristiques du type de production
- Interprétation pertinente d’une œuvre
- Cohérence des idées
- Utilisation correcte des formes grammaticales et lexicales
- Originalité de la production orale ou écrite
69
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 20 : LIRE DES SUPPORTS DOCUMENTAIRES A CARACTERE FONCTIONNEL, SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE
SAVOIRS ET CONTENUS
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
LINGUISTIQUES ET
CULTURELS ET
TEXTUELS
MÉTHODOLOGIQUES
Compétence 1
- Les procédés de reprise
- Thèmes en rapport avec les textes - Préparer un questionnaire sur une
- Situer un support documentaire par
choisis
image projetée dans la classe (ex.
rapport aux conditions de son - Les verbes d’état et l’attribut du sujet
photographie de la terre vue de
écriture : thème, auteur, public, but…
- La pratique d’une lecture en lien avec l’espace)
-Extraire les principales informations -Les effets de sens : dénotation et d’autres
disciplines
(histoire, - Proposer 3 ou 4 photographies pour
à partir de la visualisation d’un court connotation
géographie, technologie…)
décrire un paysage en utilisant des
documentaire à la télévision, projeté
technologies
numériques pour
en classe ou dans un autre cours ou - La phrase impérative (suite)
- Croisement des informations de enregistrer voix, associer sons,
bien sur un site internet spécialisé
documents
associant
plusieurs textes et images sur un sujet donné
- La phrase impersonnelle
supports (image, tableau, texte, (ex : conséquences des déchets
- Prendre des notes en écoutant un
schéma) pour en construire du sens
toxiques sur le paysage).
documentaire
-Les préfixes et les suffixes dans le
vocabulaire scientifique
- Enrichissement de son lexique par - Par groupes de 3 ou 4 élèves,
- Utiliser ces notes pour présenter un
l’utilisation du dictionnaire et d’autres analyser, interpréter et organiser les
court exposé
- Les marques typographiques : outils en version papier ou numérique : informations proposées en fonction
parenthèses, les deux points, les différents types de dictionnaires et du thème ou de la discipline, puis
- Présenter à l’oral un documentaire italiques
d’outils numériques
produire un schéma accompagné
en explicitant les supports à
d’un commentaire
caractère scientifique et technique - Le lexique relatif au thème des - Mobilisation des supports adéquats
utilisés.
supports documentaires, scientifiques par rapport à la discipline
- Réaliser un court documentaire en
et techniques
associant différents supports sur un
Compétences 2 et 3
- Démarche d’une lecture sélective des thème d’une autre discipline.
- Lire et analyser les supports qui Les
paronymes : informations utiles à une recherche ou
accompagnent
les
textes événement/avènement ;
à un projet
- Par groupes de 3 ou 4 élèves,
scientifiques
ou
techniques altitude/attitude
effectuer des recherches sur
(graphiques, tableaux, schémas,
- Réinvestissement en français des l’actualité scientifique ou technique,
images, son)
- Les homophones : leurs, l’heure, leur notions apprises dans d’autres en utilisant une encyclopédie, des
disciplines
magazines, des sites et faire un
-Identifier
les
caractéristiques - Les types de supports non textuels et
compte rendu sur un sujet défini, par
génériques des différents documents leurs principales caractéristiques : - Réinvestissement dans d’autres exemple : la mode, les nouveaux
étudiés
(articles
de
presse image, carte, tableau, schéma, disciplines des formes linguistiques et métiers, le changement climatique…
70
scientifique,
essai,
textes
documentaires)
- Identifier la complémentarité
d’informations présentées sous des
formes différentes (textes, graphes,
tableaux, schémas)
- Rédiger un texte documentaire
utilisant différents supports sur un
thème d’une autre discipline
graphie, etc.
- L’organisation
composite
d’un
des démarches de lecture des supports
documentaires.
- Préparer des fiches thématiques sur
document
2 ou 3 sujets retenus.
La
démarche
scientifique :
observation, analyse, formulation
- Préparer un guide touristique relatif
à un site historique ou à un pays.
- Choisir les productions à insérer
dans le portfolio.
Attitudes
-Favoriser une ouverture culturelle/
interculturelle et une culture générale
scientifique
- Se positionner avec objectivité
- Exercer son esprit critique
- Savoir mettre en relation divers
types de supports
Critères d’évaluation :
- Adéquation de la production et aux caractéristiques du type de production
- Exactitude des contenus relatifs au thème de la production
- Cohérence des idées
- Utilisation correcte des formes grammaticales et lexicales
- Originalité de la production orale ou écrite
71
COMPETENCES CIBLEES : C1, C2, C3
UNITE 21 : COMPRENDRE ET JUSTIFIER UNE POSITION, UN POINT DE VUE : CLARIFIER SON POINT DE VUE, ANALYSER
UN DEBAT A LA RADIO/TELEVISION, CRITIQUER UNE IDEE.
SAVOIR-FAIRE
SAVOIRS ET CONTENUS
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
Compétence 1
- Repérer les indices de la communication orale à
partir d’un débat à la radio ou à la télévision : qui
parle ? A qui ? Ont-ils des opinions différentes ?
LINGUISTIQUES
ET TEXTUELS
- Les marques de
subjectivité
(modalisateurs) : verbes
- Identifier le thème du débat et les deux points de d’opinion, adverbes et
vue opposés
locutions adverbiales
- Relever les moyens utilisés par chacun pour d’affirmation, de
exprimer et défendre sa position, ses propos
négation et de doute,
- Présenter son point de vue en respectant les tours - Les procédés de
de parole et en utilisant des arguments pour l’argumentation
défendre sa position
- Les procédés de
- Illustrer son discours à l’aide d’exemples, reprise : les marques de
d’anecdotes.
cohérence
- Présenter un bref exposé pour défendre un point - Le mode conditionnel
de vue
- L’expression des
Compétences 2 et 3
relations logiques de
- Comparer deux points de vue opposés pour en concession, d’opposition
relever les différences
- Le lexique relatif à la
- Reformuler les arguments énoncés dans une prise prise de position et au
de position dans un texte (article, essai, discours jugement : termes
politique, lettre, etc.)
mélioratifs ou péjoratifs ;
affectifs ou agressifs.
- Relever et analyser les éléments qui constituent la
CULTURELS
ET
MÉTHODOLOGIQUES
- Des thèmes possibles : le
travail des enfants, les
traditions/les croyances,
l’art, la musique…
- La préparation de la prise
de parole et de la
participation au débat
- La préparation d’un plan
relatif l’argumentation :
expliciter l’opinion à
défendre, choisir les
arguments, illustrer par des
exemples
- Réagir et faire des commentaires à propos
d’un débat télédiffusé ou en classe
- Retranscrire une discussion après un match de
football, en mettant en relief les réactions
opposées, les arguments et les contrearguments ; exprimer son point de vue
personnel en l’argumentant.
- Donner son propre avis sur un article de
journal ou un essai sur un thème d’actualité
controversé ; échanger entre deux groupes ou
plus, ayant des avis opposés,
- Confronter les points de vue et les arguments
ou exemples utilisés.
- Choisir les productions à insérer dans le
portfolio.
72
façon dont chaque personne défend son opinion : - Les différences entre
idée défendue, arguments et illustrations
fait et opinion
- Présenter son point de vue sur une situation - L’organisation et les
sociopolitique en utilisant une démarche de défense caractéristiques d’un
de son point de vue : adhérer, défendre, confronter, texte argumentatif.
réfuter,
Attitudes
- Évaluer le degré de conviction affichée par
l’émetteur
- Évaluer le degré de pertinence d’une position, d’un
point de vue
- Faire preuve d’esprit critique et d’autonomie.
Critères d’évaluation :
- Adéquation de la production aux caractéristiques d’une argumentation
- Cohérence des idées
- Utilisation correcte des formes grammaticales et lexicales
- Originalité de la production orale ou écrite
73
COMPETENCES CIBLEES C2, C3
UNITE 22 : LIRE UNE PIECE DE THEATRE
SAVOIR-FAIRE ET ATTITUDES
SAVOIRS ET CONTENUS
LINGUISTIQUES
Compétences 1 et 2
- Reconnaître les caractéristiques d’une ET TEXTUELS
pièce de théâtre par rapport aux autres
Le
discours
genres étudiés.
direct/indirect
- Décrire l’organisation générale d’une
pièce de théâtre.
CULTURELS
ET - Préparer une fiche de lecture d’une pièce de théâtre
MÉTHODOLOGIQUES étudiée.
- Choix d’auteurs haïtiens, - Préparer la mise en scène d’un acte ou d’une pièce ; le
français,
antillais
ou (la) jouer dans le cadre d’un club de théâtre du collège
africains accessibles d’Haïti
Les
verbes
impersonnels.
- Décrire les différentes composantes d’une
- Démarche de préparation
pièce de théâtre : le nœud, le dénouement.
- Les verbes de parole de la représentation d’une
scène : description du
- Présenter le héros (l’héroïne), ses rôles,
Les
locutions
décor, des costumes…
son évolution dans la pièce,
prépositionnelles
(au
- Présenter les autres personnages, leurs
bord de, loin de, près - Préparation à la mise en
rôles, les relations entre eux
scène d’une pièce de
- Donner son avis sur un (des) de)
théâtre.
personnage(s)
- Les mots composés
- Analyser des scènes-clés de l’œuvre
- Le lexique théâtral
- Présenter oralement une fiche de lecture, (rappel et suite) : acte,
nœud,
préalablement rédigée, d’une pièce de scène,
dénouement,
réplique,
théâtre,
didascalies, aparté,
- Apprendre un rôle et le jouer, dans une tragédie, comédie,
scène de la pièce étudiée
- Mettre en scène un acte ou une scène de
- Les figures de style :
théâtre.
la
gradation,
l’euphémisme.
Compétence 3
- Établir globalement la différence entre
comédie et tragédie.
- Faire un résumé de la pièce
SUGGESTIONS D’ACTIVITÉS
- Choisir des élèves pour jouer la scène première, de l’acte
premier d’une pièce française ou francophone. Deux ou
trois élèves jouent les rôles de cette scène ; les autres
élèves suivent attentivement le déroulement de la lecture ;
ils donnent leurs avis argumentés sur la lecture théâtrale de
leurs camarades.
- Réalisation d’un projet : organiser une compétition
théâtrale entre deux classes du collège, qui portera sur les
œuvres écrites et jouées par les élèves eux-mêmes. Cette
activité doit se dérouler en trois étapes :
Étape 1 : la rédaction d’une courte pièce.
Étape 2 : préparation de la mise en scène
Étape 3 : représentation de la pièce devant un public de
parents, du corps professoral, d’élèves et de personnes de
l’administration.
- Choisir les productions à insérer dans le portfolio.
74
- Préparer une fiche de lecture de la pièce
- Écrire une scène de théâtre.
Attitudes
- S’identifier au personnage (se mettre à sa
place) dans le rôle joué.
- S’engager dans une action de
collaboration avec les autres.
Critères d’évaluation :
- Exactitude des savoirs sur les caractéristiques d’une pièce de théâtre
- Respect des règles d’écriture d’une scène
- Jeu expressif (représentation) d’une scène de théâtre (articulation, intonation adaptée, respect des répliques…)
- Emploi correct des formes linguistiques (grammaticales et lexicales)
- Cohérence de la production
- Originalité de la production.
75