(2026-06) State of Public Finances: Summary Note to 30 June 2026
Summary — State of Public Finances: Summary Note to 30 June 2026. The document runs to 5 pages.
Key Findings
- The ministry's summary note on the state of public finances at 30 June 2026.
- Issued by the Direction des Études Économiques et Prévisions. The note calls for closer monitoring of institutions with low execution rates.
Full Description
State of Public Finances: Summary Note to 30 June 2026. The document runs to 5 pages. It carries the ministry's summary note on the state of public finances at 30 June 2026. Issued by the Direction des Études Économiques et Prévisions. The note calls for closer monitoring of institutions with low execution rates.
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MINISTERE
DE
L’ECONOMIE
ET DES FINANCES
République d’Haïti
SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES
DIRECTION DES
ETUDES
ECONOMIQUES
ET PREVISIONS
(DEEP)
NOTE DE SYNTHESE
AU 30 JUIN 2026
un suivi renforcé des institutions à faible niveau d’exécution, afin de
limiter les retards dans l’utilisation des crédits programmés et de
préserver l’efficacité des priorités budgétaires.
RESUME EXECUTIF
▪
▪
Au 30 juin 2026, le Tableau des Opérations Financières de l’État (TOFE)
affiche un déficit de 5,1 milliards de gourdes en base engagement, contre un
excédent de 18,4 milliards de gourdes à fin juin 2025, sous l’effet d’une
progression des dépenses plus rapide que celle des recettes. En base caisse, le
déficit de trésorerie atteint 44,2 milliards de gourdes, reflétant l’ampleur du
besoin de financement cumulé, dont environ 53 % s’est matérialisé dès le
premier trimestre. Ce besoin a été principalement couvert par le financement
interne, notamment le recours à la Banque de la République d’Haïti (BRH) et
les émissions nettes de bons du Trésor.
Les administrations fiscales et douanières ont mobilisé 160,2 milliards de
gourdes au 30 juin 2026, soit 87 % de l’objectif de collecte projeté par la
Direction des Études Économiques et Prévisions du Ministère de l’Économie
et des Finances (DEE/MEF) pour la période, mais un niveau supérieur à la cible
de 154 milliards de gourdes retenue dans le cadre du Staff-Monitored Program
(SMP) convenu avec le Fonds Monétaire International (FMI). Les dépenses
publiques demeurent dominées par les charges courantes, qui représentent 84
% du total, avec un poids important du poste « traitements et salaires »,
fortement concentré autour du Ministère de l’Éducation Nationale et de la
Formation Professionnelle (MENFP), du Ministère de la Santé Publique et de
la Population (MSPP) et du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique
(MJSP). Les dépenses d’investissement atteignent 26,1 milliards de gourdes,
soit une hausse de 237 % par rapport à fin juin 2025, et demeurent
principalement orientées vers la sécurité, la Police Nationale d’Haïti (PNH)
concentrant 66 % des montants exécutés à ce titre.
▪ L’exécution du budget rectificatif fait apparaître des écarts sensibles
entre ministères, traduisant des capacités d’absorption différenciées,
notamment pour les dépenses d’investissement. Ces disparités justifient
▪ Par ailleurs, la dotation d’investissement du Programme d’Investissement
Public (PIP) allouée à la PNH a déjà été exécutée à hauteur de 93 % au 30 juin
2026, traduisant une exécution significative des crédits reprogrammés dans le
budget rectificatif de l’exercice fiscal 2025-2026.
▪ S’agissant des sources de financement, au 30 juin 2026, le Trésor a
dégagé un solde net positif de 22,3 milliards de gourdes sur les bons
émis, contre une reprogrammation de fin d’exercice de 24,8 milliards
dans le budget rectificatif. Par ailleurs, le financement monétaire s’établit
à 32,6 milliards de gourdes, traduisant désormais la persistance de
tensions de trésorerie, après un effet initial lié à la liquidation des
dépenses de clôture de l’exercice précédent.
1. PERFORMANCE FINANCIERE
▪
▪
Au terme du troisième trimestre de l’exercice 2025-2026, le TOFE fait
ressortir un déficit global de 5,1 milliards de gourdes en base
engagement, traduisant un niveau de dépenses supérieur aux recettes
courantes. En base caisse, le déficit de trésorerie atteint 44,2 milliards de
gourdes, soit un écart significatif par rapport au solde en base
engagement (Graphique 1).
Cet écart reflète principalement l’ampleur du besoin de financement
cumulé, dont une part importante s’est matérialisée dès le premier
trimestre. En effet, le financement total net du premier trimestre s’est
élevé à 23,4 milliards de gourdes, représentant environ 53 % du
financement total net observé au 30 juin 2026. Ce besoin a été couvert
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▪
essentiellement par le financement interne, notamment le recours à la
Banque centrale et les émissions nettes de bons du Trésor, à des niveaux
nettement supérieurs à ceux observés à la même période de l’exercice
précédent.
Comparée à juin 2025, la situation budgétaire fait apparaître un
ayant augmenté de 32 % (+39,8 milliards de gourdes), contre une hausse
de 11 % des recettes (+16,3 milliards de gourdes) sur la même période.
2. RECETTES COURANTES
▪
▪
Au 30 juin 2026, les administrations fiscales et douanières ont collecté
environ 160,2 milliards de gourdes, représentant :
o 87 % de l’objectif de collecte projeté par la DEE/MEF pour la
période, estimé à 184,3 milliards de gourdes sur la base des
prévisions inscrites au budget ;
o 104 % de la cible de 154 milliards de gourdes fixée au 30 juin
2026 dans le cadre du programme SMP convenu avec le Fonds
Monétaire International (FMI).
Toujours au terme de neuf (9) mois écoulés de l’exercice fiscal 20252026, il convient de noter que :
o Les recettes internes ont augmenté en glissement annuel de 10 %,
passant de 91,8 milliards de gourdes à 100,8 milliards de gourdes,
soit 63 % du total collecté.
retournement marqué : le solde global en base engagement passe d’un
excédent de 18,4 milliards de gourdes à un déficit de 5,1 milliards de
gourdes. Cette évolution s’explique principalement par une progression
des dépenses nettement plus rapide que celle des recettes, les dépenses
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o Les recettes douanières ont progressé de 11 %, s'établissant à 57,4
milliards de gourdes au 30 juin 2026 contre 51,8 milliards l'année
précédente, représentant 35,9 % du total.
▪
▪
▪
3. DEPENSES PUBLIQUES
▪
▪
Le taux d’exécution du budget rectificatif s’établit à 60,3 % au 30 juin
2026. Au niveau ministériel, les taux d’exécution les plus élevés sont
observés notamment au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités
Territoriales (MICT), avec 77,34 %, au Ministère de la Justice et de la
Sécurité publique (MJSP), avec 76,38 %, et au Ministère des Affaires
étrangères (MAE), avec 76,10 %. L’exécution élevée du MJSP
s’explique principalement par les dépenses engagées en appui au
renforcement des capacités d’intervention de la Police Nationale d’Haïti
(PNH).
À l’inverse, le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST)
présente le taux d’exécution le plus faible parmi les ministères, soit 27,04
%, en partie lié à une exécution limitée de son PIP (11 %). Ces écarts
entre ministères appellent un suivi plus ciblé des institutions à faible
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▪
▪
niveau d’exécution, en particulier lorsque les retards concernent les
dépenses d’investissement.
Dans l’ensemble, les dépenses publiques connaissent une croissance de
32 % et sont structurellement dominées par les dépenses courantes. En
effet, ces dernières représentent 84 % du total et ont augmenté de 18 %
en glissement annuel.
La hausse des dépenses courantes à fin juin 2026 s’explique
principalement par l’augmentation du poste « Traitements et salaires »,
qui en représente 53 %. Ce poste a progressé de 15 % en glissement
annuel, atteignant 74,4 milliards de gourdes, contre 64,5 milliards de
gourdes un an plus tôt. Cette évolution reflète également la forte
concentration de la masse salariale de base de l’administration publique
: trois ministères — le MENFP, le MSPP et le MJSP — en absorbent à
eux seuls 67 %, le MENFP représentant à lui seul 35 % du total.
Les transferts et subventions du Trésor public affichent une contraction
en rythme annuel. En effet, ce poste recule de 6 %, pour s’établir à 11,6
milliards de gourdes au 30 juin 2026, contre 12,3 milliards un an plus
tôt. À cette date, 24 % des subventions exécutées correspondent à des
versements de l’État au fonds de pension, et 14 % à des appuis
spécifiques en faveur du secteur de l’énergie.
Les dépenses de capital financées sur ressources domestiques ont
fortement progressé, passant de 7,7 milliards de gourdes au 30 juin 2025
à 26,1 milliards au 30 juin 2026. Environ 93 % de ces décaissements ont
été réalisés au titre du Programme d’Investissement Public (PIP), tandis
que le solde, soit environ 1,8 milliard de gourdes, correspond à des
dépenses d’immobilisation hors PIP.
Au 30 juin de l’exercice fiscal 2025-2026, sur 24,3 milliards de gourdes
décaissées au titre du PIP sur ressources domestiques, la PNH (71 %), le
MEF (12 %) et le MPCE (6 %) concentrent environ 89 % des montants
exécutés, reflétant la priorité accordée à respectivement la sécurité et aux
interventions d’urgence du gouvernement.
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▪
Par ailleurs, la dotation d’investissement du PIP allouée à la PNH pour
l’exercice 2025-2026 affiche un taux d’exécution de 93 % pour les neuf
(9) premiers mois de l’exercice, traduisant une exécution déjà très
significative des crédits reprogrammés dans le budget rectificatif. Un tel
niveau d’exécution met en évidence une pression accrue sur l’enveloppe
budgétaire et pourrait nécessiter des ajustements, afin d’assurer la
soutenabilité et la continuité des interventions avant la fin de l’exercice.
intégralement les dépenses de la période, renforçant ainsi le besoin de
recourir à des financements complémentaires.
4. POINT SUR LES DEPENSES SOCIALES
▪
▪
▪
En somme, les dépenses publiques ont représenté 103 % des recettes
encaissées à fin juin 2026, contre 87 % un an plus tôt. Ce dépassement
▪
Les dépenses sociales engagées pour le compte des quatre ministères
concernés — le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation
Professionnelle (MENFP), le Ministère de la Santé Publique et de la
Population (MSPP), le Ministère des Affaires Sociales et du Travail
(MAST) et le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et
du Développement Rural (MARNDR) — ont totalisé 41,5 milliards de
gourdes au 30 juin 2026 ;
Sur ce total, les dépenses exécutées par le MENFP s’élèvent à 27,8
milliards de gourdes, soit 67 % des dépenses sociales engagées à fin juin
2026. En y ajoutant celles du MSPP, l’éducation et la santé concentrent
ensemble environ 38,2 milliards de gourdes, soit près de 92 % du total,
confirmant le poids central de ces deux secteurs dans l’effort social de
l’État.
Au 30 juin 2026, les dépenses sociales engagées représentent 110 % de
la cible fixée dans le cadre du programme SMP avec le FMI, établie à
indique que les ressources propres n’ont pas permis de couvrir
37,9 milliards de gourdes au 30 juin de l’exercice 2025-2026.
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5. SOURCES DE FINANCEMENT
▪
▪
Résumé des Finances Publiques d' octobre 2025 à Juin 2026
Au 30 juin 2026, le Trésor public a émis 195,6 milliards de gourdes de
Rubriques
bons du trésor et en a remboursé 173,3 milliards sur la même période. Il Recettes courantes
en résulte, pour cette période, un solde net positif de 22,3 milliards de
Recettes internes:
Recettes douanières
gourdes contre un montant de 7,7 milliards de gourdes d’émissions
Autres ressources fiscales
nettes du Trésor un an auparavant.
En millions de Gourdes
2024-2025 2025-2026
Variation
143 854
160 174
11%
91 782
100 835
10%
51 846
57 423
11%
225
1 916
752%
Autres a reclasser
0
Par ailleurs, le financement monétaire (crédit net de la Banque de la
125 480
République d’Haïti (BRH) au Trésor public) s’établit à un solde positif de 32,6 Dépenses Totales
Dépenses courantes
117 733
milliards de gourdes à fin juin 2026, contre un solde négatif de -3,2 milliards à
Traitements et salaires
64 534
la même date en 2025. Cette évolution, après un niveau de 0,77 milliard à fin
Fonctionnement (achats de biens et services) 33 689
décembre 2025, traduit la persistance de besoins de trésorerie couverts par des
Versements d'intérêts
7 205
avances de la BRH.
Subventions et autres transferts courants
Investissements
165 262
32%
139 158
18%
74 412
15%
44 246
31%
8 944
24%
12 305
11 557
-6%
7 748
26 104
237%
Solde courant
Solde global (base engagement)
Solde global (base caisse)
Financement total
26 121
21 016
-20%
18 373
-5 088
-128%
5 212
-44 161
-947%
-5 212
44 161
-947%
Financement externe (net)
Dons
Amortissements
Financement interne (net)
BRH (net)
Banques commerciales (net)
Emissions de titres publics
Amortissements
Amortissement Obligations à LT
-4 798
-6 858
43%
Solde Primaire
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0
n.a
n.a
-4 798
-6 858
43%
-414
51 019
-12417%
-3 178
32 635
-1127%
7 714
22 268
189%
130 994
195 616
49%
-123 280
-173 348
41%
-4 950
-3 885
-22%
19 152
3 856
-80%
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