Deskripsyon Konple
Adopte pandan tranzisyon politik ki te swiv Konsansis Tranzisyon Politik 4 avril 2004 la ak Dekrè Elektoral 3 fevriye 2005 la, arete sa a reponn a konsta ke pati politik ayisyen yo pa te gen finansman estriktire e yo te ekspoze a risk fon ki gen orijin dout, e ke rezilta eleksyon anvan yo, ki te kontese, pa ta ka sèvi kòm baz pou kalkile sipò finansye. Li kreye BGSP la andedan MEF e li rezève yon anvlòp 55 milyon goud (ki ka konplete pa kredi kowoperasyon entènasyonal) pou pati ak regwoupman pati ki agreye ofisyèlman pa Konsèy Elektoral Pwovizwa (CEP) ki ranpli kondisyon atik 148 a 152 nan Dekrè Elektoral la.
Pou elijib, chak pati dwe prezante yon lis 40,000 sitwayen ayisyen ak nimewo kat idantifikasyon nasyonal ak siyati yo, sou papye e sou sipò elektwonik (pi bon si se yon CD) pou verifikasyon ak rejis elektoral CEP la; pati yo angaje yo pa ekri pou respekte Dekrè Elektoral la, kòd etik elektoral la, refize nenpòt finansman ki gen orijin dout, e siyen Akò Pòtoprens la Inite Lit Kont Koripsyon te prepare. Chak pati elijib resevwa yon montan fiks 1.5 milyon goud, plis yon anvlòp adisyonèl ki pwopòsyonèl a kantite kandida yo prezante (10% nan rès fon disponib pou pati ki prezante kandida nan 100% sikonskripsyon yo, 5% pou 50%, 2.5% pou 25%, distribye repetitivman jiska fon yo fini), vèse sou yon kont bankè dedye ki egzije de siyati pou depans ki depase 25,000 goud.
Fon yo dwe sèvi sèlman pou kanpay la; pati yo dwe remèt yon rapò finansye bay CEP nan yon mwa apre eleksyon yo fini, e nenpòt move itilizasyon konsidere kòm yon detounman byen piblik nan plan penal, ak obligasyon ranbousman.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
No. 86 - Jeudi 17 Novembre 2005 « LE MONITEUR » 11
Le Ministre à la Condition Féminine
Le Ministre des Haïtiens Vivant à l'Étranger
Le Ministre de l'Environnement
AJdeline Magloire CHANCYr
Alix BAPTISTE
pr Yves André WAINRIGHT
Philippe MATHIEU
LIBERTÉ ÉGALITÉ
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
ARRÊTÉ
Me. BONIFACE ALEXANDRE
PRÉSIDENT PROVISOIRE DE LA RÉPUBLIQUE
FRATERNITÉ
Vu les Articles 136, 142, 155 et 162 de la Constitution;
Vu l'entente convenue entre la Communauté Internationale, les Organisations de la Société Civile et les Partis
Politiques portant création de la Commission Tripartite et du Conseil des Sages;
Vu le Consensus de Transition Politique adopté le 4 avril 2004;
Vu le Décret Électoral du 3 février 2005 relatif aux élections de Tannée 2005;
Vu les Décrets du 26 juillet et du 12 octobre 2005 portant amendement du Décret Electoral du 3 février 2005;
Considérant que pour sortir durablement de la Transition Politique, il importe de tout mettre en œuvre pour établir
un système démocratique viable;
Considérant que le gouvernement est conscient du fait qu'on ne peut pas institutionnaliser une démocratie pluraliste
sans l'existence de Partis Politiques modernes, bien structurés et bien implantés à travers le pays;
Considérant que les crises politiques successives ont déstructuré les Partis Politiques que des citoyens ont tenté
péniblement de mettre en place à la fin de la dictature en 1986;
12 « LE MONITEUR » No. 86 - Jeudi 17 Novembre 2005
Considérant que l'absence d'une culture de soutien financier des citoyens aux Partis Politiques, a pour conséquence
directe de mettre ceux-ci dans une situation financière plus que précaire qui ne leur permet pas de se structurer ni de
participer convenablement au processus électoral;
Considérant que le caractère frauduleux des élections précédentes et le fait même que leurs résultats aient été
contestés par la quasi-totalité des Partis Politiques, rendent ces données inutilisables comme base de calcul pour attribuer
un soutien financier aux partis politiques selon le vœu de la constitution;
Considérant qu'il convient de soustraire les Partis Politiques à la tentation de solliciter ou d'accepter de^ fends
d'origine douteuse, ce qui risquerait de mettre nos futurs élus, et de ce fait nos institutions, sous la coupe de délinquants ou
de trafiquants de toutes sortes;
Considérant qu'il est essentiel d'accorder aux Partis Politiques une subvention accessible sans discrimination,
selon des critères simples, transparents et équitables qui leur permette de participer à la course électorale;
Considérant qu'il convient de proposer des mesures concrètes pour traduire dans les faits la volonté du
gouvernement et les prescrits du Décret du 3 février 2005 et pour verser dans le meilleur délai l'appui financier promis aux
partis politiques pour assurer leur renforcement et financer leur campagne électorale et celle de leurs candidats à tous les
niveaux;
Considérant que le pouvoir réglementaire appartient au pouvoir exécutif;
Sur le rapport des Ministres de l'Économie et des Finances, de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales et de la
Justice et de la Sécurité Publique;
Et après délibération en Conseil des Ministres:
ARRÊTE
Article 1.- Il est créé au Ministère de l'Économie et des Finances, un Bureau de Gestion des Subventions
Publiques aux Partis Politiques (BGSP) destinées au financement du renforcement des partis et
regroupements de partis politiques dans le cadre de leur campagne à l'occasion des prochaines
élections locales, législatives et présidentielle.
Article 2.- L'État consacre à la subvention de la campagne des partis et regroupements de Partis Politiques,
une enveloppe de Cinquante-Cinq Millions de Gourdes (Gdes. 55.000.000.00) qui peut être
complétée par des crédits provenant de la coopération internationale.
Les versements aux partis et regroupements de Partis bénéficiaires de ce financement public sont
faits jusqu'à épuisement des fonds disponibles.
Article 3.- Le financement public est accessible uniquement aux partis et regroupements de Partis Politiques
agréés officiellement par le Conseil Electoral Provisoire et qui remplissent les conditions prévues
aux articles 148 à 152 du Décret Électoral du 3 février 2005, relatif aux élections de l'année 2005.
Article 4.- La liste de quarante mille (40.000) citoyens haïtiens sera établie et présentée au CEP par le parti
ou le regroupement de partis avec leur numéro de Carte d'Identification Nationale et leur signature.
Article 5.- Les noms et prénoms devront être écrits lisiblement en caractères d'imprimerie. Les signatures
seront identiques à celles données par les intéressés au moment de l'inscription sur le Registre
Electoral. Les noms accompagnés de signatures et de numéros d'identification nationale ne
correspondant pas aux informations enregistrées dans la base de données du CEP seront rejetés.
No. 86 - Jeudi 17 Novembre 2005 « LE MONITEUR » 13
Article 6.- Les partis ou regroupement de Partis Politiques devront saisir à l'identique sur Excel les
informations concernant les noms ainsi que leur numéro d'identification nationale et s'assurer
qu'il n'y a aucune erreur de saisie dans les noms, prénoms, et numéros fournis. Toutes ces
informations seront fournies sur un support électronique de préférence sur CD. Ces données
numérisées sont indispensables pour la vérification électronique des informations fournies. Aucune
liste manuscrite ne sera prise en considération si elle n'est pas accompagnée du support numérique
susmentionné.
Il est recommandé aux partis et regroupements de partis de soumettre autant que faire se peut, la
liste des 40.000 avec des noms excédentaires, de manière à ne pas retarder la validation de ladite
liste par le CEP au cas où certains noms seraient rejetés.
Le délai de dépôt des listes de 40.000 noms, le délai de vérification par le CEP ainsi que le délai
de décaissement par le BGSP seront fixés par avis du Ministère de l'Economie et des Finances
en concertation avec le CEP. De même cet avis déterminera les catégories de dépenses éligibles
en vertu du présent Arrêté.
Article 7.- Pour bénéficier de la subvention publique, les partis et regroupements de partis politiques
s'engagent par écrit:
à appliquer scrupuleusement le Décret Électoral;
à respecter le code d'éthique électoral;
à refuser tout financement d'origine douteuse;
à signer l'Accord de Port-au-Prince préparé par l'Unité de Lutte Contre la Corruption.
Article 8.- Chaque parti ou regroupement de partis devra ouvrir, sous sa responsabilité, un compte spécial
dans une banque reconnue de la place. Ce compte ne pourra recevoir que le montant des
subventions accordées par le Bureau de Gestion des Subventions Publiques aux Partis Politiques.
Ce compte sera géré sous la responsabilité personnelle du mandataire adjoint désigné par la
direction du parti ou du regroupement de Partis Politiques, dont les noms seront communiqués
au CEP avec le numéro du compte au moment du dépôt de la demande de subvention.
Article 9.- Chaque parti ou regroupement de Partis Politiques devra établir dans ses règlements intérieurs
par un addendum dûment authentifié à communiquer au CEP des mécanismes rigoureux pour
engager les dépenses à effectuer sur les fonds provenant de la subvention publique notamment
par le biais de la signature conjointe des deux mandataires prévus à l'article 8 lorsque la dépense
dépasse Vingt-Cinq Mille Gourdes (Gdes. 25.000,00).
Le Bureau de Gestion des Subventions Publiques aux Partis Politiques pourra à tout moment
exiger la mise à sa disposition des documents comptables et des justificatifs des dépenses effectuées
à partir des fonds publics.
Article 10.- Chaque parti ou regroupement de parti qui remplira les conditions prévues par le Décret Électoral
recevra un montant forfaitaire d'un Million Cinq Cent Mille Gourdes (Gdes 1.500.000.00) prélevés
sur les fonds alloués à la subvention des partis et regroupements des Partis Politiques par
l'entremise du Ministère de l'Economie et des Finances.
Article 11.- Par ailleurs chaque parti ou regroupement de partis éligible pour le financement public recevra
une seconde enveloppe additionnelle proportionnelle au nombre de candidats présentés à tous
les niveaux en fonction du barème suivant:
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a) 10% de la balance des fonds disponibles pour les partis et regroupements de partis
présentant un candidat ou un cartel de candidats au suffrage universel et direct selon le
Décret Électoral relatif aux élections de l'année 2005 dans 100% de chacune des
catégories des circonscriptions électorales;
b) 5% de la balance des fonds disponibles pour les partis et regroupement de partis
présentant un candidat ou un cartel de candidats au suffrage universel et direct selon le
Décret Électoral relatif aux élections de l'année 2005 dans au moins 50% de chacune
des catégories de circonscriptions électorales;
c) 2.5% de la balance des fonds disponibles pour les partis et regroupements de partis
présentant un candidat ou un cartel de candidats au suffrage universel et direct selon le
Décret Électoral relatif aux élections de l'année 2005 dans au moins 25% de chacune
des catégories de circonscriptions électorales;
La distribution de la balance de cette enveloppe se fera selon le même procédé autant
de fois que nécessaire jusqu'à épuisement des fonds disponibles.
Article 12.- La subvention publique ne pourra être utilisée que pour les besoins de la campagne. En aucun cas
elle ne pourra servir à l'enrichissement personnel des dirigeants ou des militants du parti ni de
quiconque d'ailleurs.
Article 13.- Dans le mois qui suit la clôture des élections, chaque parti ou regroupement de partis politiques
remet au CEP un rapport financier contenant les recettes et les dépenses de la campagne électorale.
Dans le mois qui suit le délai précité le CEP vérifie la régularité du rapport financier des partis ou
regroupements de partis ainsi que le respect par ceux-ci des articles 153 à 155 du Décret relatif
aux élections de l'année 2005 du 3 février 2005.
Article 14.- Dans le cas où le CEP conclut à l'existence d'une irrégularité, il exige le remboursement des
sommes improprement utilisées.
Article 15.- Toute utilisation des subventions à des fins personnelles sera assimilée par le plan pénal à un
détournement de biens publics dans le chef des mandataires visés à l'article 8.
Article 16.- Le présent Arrêté sera publié et exécuté à la diligence du Premier Ministre, du Ministre de
l'Economie et des Finances, du Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales et du
Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, chacun en ce qui le concerne.
Donné au Palais National à Port-au-Prince, le 12 octobre 2005, An 202 de l'Indépendance.
Par le Président Me. Eoniface ALEXANDRE
Le Premier Ministre
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Le Ministre des Affaires Etrangères
et des Cultes
Le Ministre de la Justice
et de la Sécurité Publique
Le Ministre de l'Intérieur
et des Collectivités Territoriales
Le Ministre de l'Economie
et des Finances
Le Ministre du Plan
et de la Coopération Externe
HérardABRAHAM
Henri Marge DORLEANS
Paul Gustave MAGAGtOIRE
Roland PIERRE
Le Ministre de l'Agriculture, des Ressources Naturelles
et du Développement Rural
Philippe MATHIEU
Le Ministre du Commerce, de l'Industrie
et du Tourisme Jacques Fritz KENOL
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Le Ministre des Travaux Publics, Transports
et Communications
pr - ' Fritz ADRIEN
Roland PIERRE
Le Ministre de l'Education Nationale, de la Jeunesse,
des Sports et de l'Education Civique
Le Ministre de la Communication
et de la Culture
Le Ministre de la Santé Publique
et de la Population
Magali COMEAU DENIS
osette BIJOU
Le Ministre des Affaires Sociales Franck CHARLES
Le Ministre à la Condition Féminine Adeline Magloire CHANCY
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K
Le Ministre des Haïtiens Vivant à l'Étranger
Le Ministre de l'Environnement fves André WAINRIGHT
Philippe MATHIEU
Presses Nationales d'Haïti - Rue Hammerton Killick No. 231 • Tél. : (509) 222-1744 / 222-1745 • E-mail : pndh-moniteur@hainet. net
Boîte Postale 1746, Port-au-Prince, Haïti. Grandes Antilles.
Dépôt Légal: 85-01-027 Bibliothèque Nationale d'Haïti • ISSN 1683-2930.