(2012-2017) Pwogram nasyonal pou relanse filyè diri a
Rezime — Pwogram nasyonal MARNDR pou relanse filyè diri a sou 2012-2017, ki soti Damien nan septanm 2012. Li kòmanse ak pwoblèm estriktirèl la: konsomasyon diri te pase soti 120,000 tòn an 1989 rive apeprè 450,000 tòn an 2011.
Deskripsyon Konple
Pwogram sa a soti Damien nan septanm 2012. Li bay apwòch MARNDR pou relanse pwodiksyon diri sou 2012-2017. Pwoblèm santral la se sa ki make politik alimantè ayisyen depi fen ane 1980 yo: diri vin premye sereyal popilasyon an, konsomasyon an pase soti 120,000 tòn metrik an 1989 rive apeprè 450,000 tòn an 2011 dapre BRH, pandan Latibonit - ki te bay twa ka pwodiksyon total nan ane 1980 yo - pèdi teren.
Teks Konple Dokiman an
Teks ki soti nan dokiman orijinal la pou endeksasyon.
REPUBLIQUE D’HAITI
Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
M A R N D R
PROGRAMME NATIONAL DE
RELANCE DE LA FILIERE DE RIZ
(2012-2017)
Damien, septembre 2012
I. PROBLEMATIQUE ET JUSTIFICATION
Depuis la deuxième moitié des années 80, le riz est devenu la principale céréale entrant dans la diète alimentaire de la population haïtienne estimée à plus de 8 millions d’habitants (IHSI, 2004). Sa consommation est passée de 120.000 tonnes métriques en 1989, à 450.000 tonnes métriques en 2011 selon les estimations de la BRH. La majorité de la production dans la décennie 80, provenait de l’Artibonite qui fournissait les ¾ de la production totale de riz, soit 129.000 TM avec un rendement moyen de 2.8 tonnes à l’hectare. Toutefois, une chute importante est observée en moins de 50 ans, faisant passer la production à 70.000 TM, alors qu’au niveau national, cette dernière atteint 90.000 TM seulement. Ce qui fait que notre importation globale en riz s’élève à 360.000 TM (grain de qualité supérieure), soit 80% de la consommation locale. Le riz importé provient d’une vingtaine de pays, alors que les Etats Unis à eux seuls sont responsables de 70 à 80% des approvisionnements du marché local. Haïti est devenu, après le Japon et le Mexique, le 3ème importateur de riz au monde.
Il ne fait aucun doute que les conditions actuelles de production de riz ne peuvent garantir de façon substantielle et durable une bonne couverture du marché local. Déjà, les couts de production pratiqués, même avec des subventions importantes de l’Etat haitien, n’arrivent pas à concurrencer ceux du riz importé. La faible production locale de riz (20% de la consommation globale) est plutôt orientée vers un marché niche (familles à pouvoir d’achat élevé). Malgré un potentiel de production particulièrement intéressant, la production de riz est limitée par un ensemble de contraintes qui se résument par :
a. La mauvaise gestion de l’eau d’irrigation et la déficience des systèmes d’irrigation, contribuant à des cas de sous et de sur irrigation avec des conséquences sur la productivité ;
b. La faiblesse des services d’appui (recherche et vulgarisation) avec un épuisement majeur des variétés locales à haut rendement et par l’absence de support de recherche pour développer les paquets techniques et technologiques ;
c. La faiblesse dans le système de conditionnement post-récolte et d’usinage (Les rizeries sont de nature traditionnelle et ne garantissent pas la qualité du produit final) avec des pertes post récolte estimées de 10 à 40% ;
d. Le poids de la subvention qui a des effets pervers sur le marché des fertilisants. Car, il est à remarquer que ces mesures n’ont pas d’effets significatifs sur le coût des intrants essentiels en raison des fréquentes spéculations observées dans les zones à forte consommation d’engrais (rizières, zones de maraichage) ;
e. Le contexte macroéconomique lié au libre échange, notamment avec la baisse significative des taux tarifaires (autour de 3% ) ;
f. La faible taille des exploitations estimées à ½ carreau (selon une évaluation du PIA) réduisant les possibilités d’économie d’échelle dans le processus de production ;
g. La rareté de la main d’œuvre observée lors des pics de plantation et de récolte, notamment due à la migration des forces de travail en République Dominicaine et à leur relocalisation dans des secteurs plus rémunérateurs et socialement plus visibles (taxis moto, recharge de téléphone)
h. L’absence d’un système de crédit agricole bien organisé capable d’appuyer les producteurs dans des segments de la production intensifs en capital ;
Par ailleurs, les problèmes phytosanitaires, particulièrement la maladie de la Paille Noire installée, réduisent significativement la production du riz dans la Vallée de l’Artibonite depuis 1998.
Le gouvernement conscient de la trop forte dépendance extérieure s’est fixé comme objectif majeur de « réduire de 25% la dépendance alimentaire pour atteindre un taux d’autosuffisance de 60% au bout des quatre prochaines années;" dans une perspective de diminuer l’incidence des aléas du marché international de céréales (flambée des prix de 2008, sécheresse de printemps 2012 aux USA et en Russie) sur la sécurité alimentaire des populations vulnérables, entend jeter les bases de la relance la production rizicole nationale sur les 5 prochaines années. Le MARNDR se propose de mettre sur pied un vaste Programme de relance de la production rizicole Haitienne.
II. SYNOPTIQYE DES GRANDES ZONES DE PRODUCTION DE RIZ
La riziculture haïtienne occupe une superficie de près de 60 000 hectares (57 000 à 59 000 ha selon les estimations) dont dépend le revenu de 130 000 exploitations. Elle est concentrée dans trois types d'écosystèmes :
a) des plaines alluviales, irriguées,
b) des zones marécageuses et
c) des montagnes humides (riz pluvial).
Les grandes zones de production totalisent 38.000 hectares répartis dans 5 grandes régions du pays : Artibonite (73,7 %), Sud (9,2%), Nord (7,9%), Nord-Est (4%), Nord-Ouest (2,6%).
Tableau 1. Répartition géographique des principales zones de production de riz
Département Principales zones de Production Superficie rizicole (ha) Pourcentage
Artibonite Vallée de l’Artibonite, Laverdure 28.000 73,7%
Sud Plaine de Torbeck, Saint Louis du Sud, Les Anglais 3.500 9,2 %
Nord Saint raphael, Grison Garde, Plaine du Nord, Limbé 3.000 7,9 %
Nord-Est Haut et Bas Maribaroux, 1.500 4 %
Nord-Ouest Saint Louis du Nord, Anse-à-Foleur 1.000 2,6 %
Nippes Abrahaam, Kahouk, 500 1,3 %
Autres Corail, bois Neuf, Gressier, Leogane, Plateau Central 500 1,3 %
Un fort potentiel de production est identifié dans certaines zones de plaines et vallées irrigables moyennant la construction, l’extension et la mise en valeurs de systèmes d’irrigation. C’est le cas de la plaine de Baconois (Anse-à-Veau/Nippes) ayant un potentiel d’irrigation de 2000 à 3000 hectares.
III. OBJECTIFS DU PROGRAMME.
Le programme vise fondamentalement à une réduction progressive de la dépendance alimentaire nationale à travers une augmentation significative de la production locale de riz et une meilleure organisation de la production sur les 5 prochaines années.
Spécifiquement, le programme se propose au termes des 5 années, de :
• Atteindre un potentiel d’accroissement de la production estimé à 350 000 TM de riz paddy (210 000 TM de riz blanchi) à travers l’augmentation de la productivité l’extension des aires de production et la réduction des pertes post-récolte ;
• Améliorer la chaine de valeurs par le renforcement des structures d’organisation de la filière ;
• Renforcer le cadre de suivi et de protection de la filière ;
IV. RESULTATS ATTENDUS
Les résultats suivants sont attendus :
• Une production de :
• 160 000 TM de riz paddy (96000 TM riz blanchi) est réalisée à la première année ;
• 200 000 TM (120 000 TM riz blanchi) à la 2ème année ;
• 300 000 TM (180 000 TM riz blanchi) à la 3ème année ;
• 400 000 TM (240 000 TM riz blanchi) à la 4ème année ;
• 500 000 TM (300 000 TM riz blanchi) à la 5ème année.
• Production continue de 5500TM de semences commerciales ;
• Construction de 10 rizeries modernes et équipées au niveau des 5 grandes zones de production du pays.
• Des lignées et des variétés locales et / introduites performantes sont disponibles ;
• Un Centre de recherche sur le riz est fonctionnel ;
• Etablissement d'un réseau de producteurs de semences de riz ;
• Un Conseil National du Riz est créé ;
• Un réseau de producteurs organisés de riz est créé avec l’implication des organisations interprofessionnelles agricoles (OIP) ;
• Les pertes post récolte sont réduites à 10% ;
• Un fonds de crédit est disponible pour le financement de diverses composantes de la filière (production, usinage et conditionnement et commercialisation) ;
• La qualité du riz produit est améliorée (innocuité, pureté) ;
• La libéralisation totale du marché des fertilisants est atteinte à l’année 4 (réduction graduelle jusqu’à atteindre 0% à partir de la 4ème année) ;
• Augmentation progressive du niveau de taxation des importations de riz pour atteindre 25 à 30%, à la 5ème année.
• Un fonds de crédit d’environ 1milliard de gourdes est disponible aux riziculteurs
V. STRATEGIE GLOBALE DE MISE EN OEUVRE
La mise en œuvre du programme sera articulée autour de 3 axes stratégiques :
A. Axe 1 : Augmentation de la productivité
Vu qu’il est impossible de doubler les superficies plantées en riz, le facteur le plus important d’une augmentation de la production est le rendement. Actuellement le rendement moyen est de l’ordre de 2.5 TM à l’hectare ; ce qui nous conduit à une production moyennes de 90.000 TM de riz blanc (2,5 TM x 60000 ha x 60%). Le potentiel d’amélioration de la production concerne prioritairement les rendements par unité de surface et la valeur alimentaire et organoleptique des variétés. Ainsi à l’exception de la population de riz « Shéila », le riz importé est plus compétitif sur le marché en termes de prix que les variétés locales. La remise en marché des anciennes variétés à haute valeur organoleptique et autrefois très prisées sur le marché local et international est une piste potentielle d’amélioration. Ce sont notamment la Star Bonnet, la Blue Bonnet, le Rex oro, la CAP (Crete à Pierrot) et la MGG (Madame Gougousse).
De plus, en passant d’un rendement moyen de 2.5 TM/ha à un rendement de 5 TM/ha on peut, sur la base de 2 récoltes / an, au niveau de 50 000 ha, prévoir une production globale au terme des 5 années, de :
5 TM X 50 000 has X 2 récoltes = 500 000 TM de riz paddy.
Ce qui laisse un potentiel d’accroissement de 350.000 TM, objectif des 5 prochaines années. Cet accroissement est susceptible de favoriser un taux d’autosuffisance d’environ 55% (soit l’équivalent de 300 000 TM de riz blanchi produit pour une demande projetée de 550 000 TM). Pour atteindre un tel niveau de productivité, diverses activités sont envisagées et des investissements importants sont consentis :
1. Amélioration et aménagement des infrastructures hydroagricoles :
a. Amélioration de l’approvisionnement en eau et la gestion du système de drainage (vallée de l’Artibonite, Plaine Maribaroux) ;
b. Extension de systèmes d’irrigation (Plaine Maribaroux, plaine de Torbeck, plaine Abraham)
2. Mise en place d’un plan de mécanisation agricole incrémenté d’un système de fournitures de services de labourage à travers l’amélioration de la disponibilité d’équipements et autres machineries agricoles (motoculteurs, tracteurs, repiqueuses manuelles, semoir manuel, moissonneuse manuelle, sarcleuse manuelle) ;
3. Amélioration des structures de séchage, de conditionnement et d’usinage du riz (glacis de séchage, silos de stockage, moulins et entrepôts) afin de réduire les pertes post-récolte et améliorer la qualité du produit (faible taux de brisures) ;
4. Mise en place d’un plan d’approvisionnement en fertilisants adapté, régulé suivant les besoins des cultures et la consommation de chaque zone cible. Ce plan prévoit le retrait graduel des subventions (estimées à 33%) afin de faire renaitre un segment de la chaine de production agricole qui agonise depuis une dizaine d’années ;
5. Développement de 10 rizeries modernes dans l’Artibonite (5), le Sud (2), le Nord (2), les Nippes (1) ;
6. Etablissement d’unités régionales de production de semences de base et pré base tenant compte des variétés produites dans les zones agro- écologiques considérée (Vallée de l’Artibonite, Plaine des Cayes, Saint Raphael, Plaine de Maribaroux, Saint Louis du Nord).
a. Production Annuelle Continue de 100 Tm de semences de base pour emblaver 1375 Ha consacré à la Production de Semences Commerciales à raison de 160 lb / Ha. Une superficie de 40 ha est nécessaire à la production des semences de base
b. Production de 3 Tm de Semences prébase pour emblaver les 40 ha
7. Mise en place d’un programme de recherche et de vulgarisation sur le riz touchant :
a. L’approfondissement des expérimentations et la vulgarisation de la méthode SRI (Système de Riziculture Intensive) qui a un potentiel de réduction de la dose de fertilisants (de moitié) et d’augmentation (double) des rendements unitaires.
b. Mise en place d’un programme de vulgarisation des paquets techniques combinés avec le renforcement des capacités des riziculteurs ;
c. Travaux d’amélioration génétique sur le riz en collaboration avec d'autres institutions internationales comme le CIAT-IRRI ;
d. Travaux de collection, caractérisation, introduction et évaluation, conservation de germoplasmes et la libération de variétés performantes
e. Réhabilitation et la valorisation de la ferme expérimentale de Maugé pouvant jouer le rôle de centre de recherche et de production de semences de base
f. Acquisition et création d’autres centres satellites pour l’évaluation de germoplasmes, la production de semence prébase, de base et des paquets. Les fermes agricoles du MARNDR peuvent remplir adéquatement ces fonctions
B. Axe 2 : Renforcement de l’organisation des producteurs et autres acteurs de la filière
L’organisation de la production est indispensable à toute action de relance de la filière rizicole. Il est constaté depuis un quart de siècle environ, avec la déstabilisation de la production du riz causée par les politiques d’ajustement structurels, la disparition d’une classe de riziculteurs maitrisant les techniques de production. Le retrait de ces derniers bouleverse toute une tradition de pratiques et de savoir-faire, un potentiel remarquable dans le cadre de cette relance de la production. Cette dernière vise une capacitation des acteurs à travers le renforcement des structures de recherche, de formation, de vulgarisation et organisationnelles.
1) Formation de cadres orientés vers l’encadrement des unités de production à travers l’organisation de séminaires de formation. Environ 1500 agents vulgarisateurs (1 agent pour 100 riziculteurs) seront formés au terme des 5 années. D’autres seront utilisés dans le suivi des champs multiplicateurs de semences. Les ressources humaines disponibles (Valléde de l’Artibonite et Plaine de Torbeck) seront recyclées afin d’améliorer leur efficacité sur le terrain.
2) Formation des agriculteurs producteurs afin d’améliorer les pratiques. Environ 300 riziculteurs seront formés en production de semences commerciales et 150 000 en production de riz pour la consommation. Ces séances de formation seront conduites essentiellement par les agents vulgarisateurs dans le cadre du plan de recherche-vulgarisation ;
3) Promotion de l’établissement de centres de production commerciale dans chaque zone (entreprises privées individuelles ou collectives).
4) Regroupement des riziculteurs au sein d’associations interprofessionnelles. La FENAPRI, le RACPABA seront en ce sens renforcés
C. Axe 3 : Renforcement du cadre de suivi et de protection de la filière
• Mise en place dans un premier temps d’une commission nationale du riz avec pour mission de :
a. Faire l’état des lieux de la situation du riz en Haïti
b. Identifier les principales contraintes techniques, financières, foncières, commerciales, légales pesant sur la productivité et de la production du riz en Haïti
c. Proposer une politique nationale en matière de production rizicole
• Etablissement d’un programme de certification des semences de qualité ;
• Création d’un fonds d’assurance et de crédit pour la production, la transformation et la commercialisation du riz.
• Mise en place d’un processus de protection de la filière riz à travers l’étude des perspectives d’incitation (achats locaux) et de renforcement des mesures douanières touchant les importations ;
• Création du Conseil National du Riz chargé de suivre la politique nationale en matière de production de riz, de renforcer le développement de la filière et aussi de veiller à la balance des importations ;
• Organisation de la commercialisation du riz, à travers la direction des marchés agricoles qui oriente les producteurs vers des marchés de consommation intéressants (marchés niches de la diaspora). Un encadrement de proximité sera fourni en vue de garantir une meilleure qualité et une meilleure présentation du riz ;
VI. PLAN D’OPERATIONS
Le programme sera exécuté par le MARNDR à travers ses DDA
PROGRAMME NATIONAL DE RELANCE DE LA PRODUCTION RIZICOLE
2012 - 2017
BUDGET ESTIMATIF
Description de la composante TOTAL Gourdes ANNEE 1 ANNEE 2 ANNEE 3 ANNEE 4 ANNEE 5
Axe 1 : Augmentation de la productivité 1,635,000,000.00 585,000,000.00 350,000,000.00 270,000,000.00 240,000,000.00 190,000,000.00
Amelioration et amenagement des infrastructures hydro agricoles 425,000,000.00 100000000 100000000.00 75000000 75000000 75000000
Mecanisation agricole 225,000,000.00 100000000 50000000.00 25,000,000.00 25000000 25000000
Amelioration des structures de sechage et d'usinage 150,000,000.00 50000000 25000000.00 25,000,000.00 25000000 25000000
Plan de fertilisation 390,000,000.00 200000000 90000000.00 60000000 40000000
Appui au Développement de 10 rizeries modernes 100,000,000.00 50000000 20000000.00 20000000 10000000
Appui a la production semencière 70,000,000.00 10000000 15000000.00 15000000 15000000 15000000
Recherche et expérimentation 275,000,000.00 75000000 50000000.00 50000000 50000000 50000000
Axe 2 : Renforcement de l’organisation des producteurs et autres acteurs de la filière 105,000,000.00 35,000,000.00 25,000,000.00 15,000,000.00 15,000,000.00 15,000,000.00
Formation et recyclage agents vulgarisateurs 40,000,000.00 15000000 10000000.00 5000000 5000000 5000000
Formation producteurs et OIP 35,000,000.00 10000000 10000000.00 5000000 5000000 5000000
Renforcement des capacités des associations 30,000,000.00 10000000 5000000.00 5,000,000.00 5000000 5000000
Axe 3 : Renforcement du cadre de suivi et de protection de la filière 1,105,000,000.00 315,000,000.00 320,000,000.00 220,000,000.00 125,000,000.00 125,000,000.00
Fonctionnement de la Commission Nationale sur le Riz 15,000,000.00 5000000 5000000.00 5,000,000.00
Fonctionnement du Conseil National du Riz 20,000,000.00 10000000 10000000
Fonds d'assurance et de crédit a la production 1,000,000,000.00 300000000 300000000.00 200000000 100000000 100000000
Appui à la commercialisation 70,000,000.00 10000000 15000000.00 15,000,000.00 15000000 15000000
Etudes et consultations diverses 50,000,000.00 10000000 10000000.00 10000000 10000000 10000000
SUB TOTAL 2,895,000,000.00 945,000,000.00 705,000,000.00 515,000,000.00 390,000,000.00 340,000,000.00
Gestion administration 289,500,000.00 94,500,000.00 70,500,000.00 51,500,000.00 39,000,000.00 34,000,000.00
Suivi évaluation 144,750,000.00 47,250,000.00 35,250,000.00 25,750,000.00 19,500,000.00 17,000,000.00
TOTAL GENERAL 3,329,250,000.00 1,086,750,000.00 810,750,000.00 592,250,000.00 448,500,000.00 391,000,000.00