(2011) Plan d'aménagement du bassin versant de la Grande Rivière du Nord
Resume — Ce plan définit un cadre d'aménagement du bassin versant de la Grande Rivière du Nord dans le cadre d'un programme de mitigation des désastres naturels. Il synthétise le diagnostic, le zonage territorial, les objectifs de programme et les interventions de projet en matière de gestion des risques, de ressources naturelles et de développement local.
Constats Cles
- Inscrit l'aménagement de bassin versant dans l'agenda haïtien de mitigation des désastres naturels.
- Utilise le diagnostic, le zonage et la planification territoriale pour définir les interventions.
- Comprend un programme de gestion des risques et d'autres programmes d'aménagement du bassin.
- Se concentre sur le bassin de la Grande Rivière du Nord dans le département du Nord.
Description Complete
Élaboré par OXFAM-CATIE pour un effort public de planification des bassins versants, le document passe d'une synthèse diagnostique à une approche territoriale fondée sur l'occupation des terres et le zonage. Il définit les objectifs, programmes et projets d'aménagement, notamment la gestion des risques, la conservation et les interventions de développement pour le bassin de la Grande Rivière du Nord.
Texte Integral du Document
Texte extrait du document original pour l'indexation.
RÉPUBLIQUE D'HAÏTI
PROJET D’ETUDES ET ELABORATION DE PLANS
D’AMENAGEMENT DE TROIS BASSINS VERSANTS DANS LE
CADRE DU PROGRAMME DE MITIGATION DES DESASTRES
NATURELS EN HAITI
PLAN D’AMÉNAGEMENT DU BASSIN VERSANT DE
LA GRANDE RIVIÈRE DU NORD
Elaboré par OXFAM-CATIE
Port-au-Prince, Décembre 2011
1
TABLE DES MATIERES
Page
Table des matières
2
Liste des Tableaux
5
Liste des Figures
6
Liste des sigles
7
Résumé
8
Cadre du plan d’aménagement
9
Expériences et leçons apprises sur les plans d’aménagement des bassins
versants en Haïti.
9
1.2.
Synthèse du diagnostic
11
2.
Justification du plan d’aménagement
22
3.
Vision, mission et horizon du plan d’aménagement
23
4.
L'approche territoriale (terre / zonage)
23
5.
Objectifs du plan d’aménagement
23
5.1.
Objectifs généraux
23
5.2.
Les objectifs spécifiques
24
6.
Participants
24
7.
Définition des programmes du plan d’aménagement
24
7.1.
Programme 1 : gestion des risques
36
7.1.1.
Justification du programme
36
7.1.2.
Objectifs du programme
36
7.1.3.
Stratégie du programme
36
7.1.4.
Fiches de projets
37
7.1.5.
Coût des projets
41
7.2.
Programme 2 : Sensibilisitation et éducation environnementale et en
gestion de risques de désastres
42
7.2.1.
Justification du programme
42
7.2.2.
Objectifs du programme
42
7.2.3.
Stratégie du programme
43
7.2.4.
Fiches des projets
44
7.2.5.
Coût des projets
56
7.3.
Programme 3 : Amélioration de la production agricole
57
7.3.1.
Justification du programme
57
1.
1.1.
2
Page
7.3.2.
Objectifs du programme
58
7.3.3.
Stratégie du programme
58
7.3.4.
Fiches de projets
59
7.3.5.
Coût des projets
64
7.4.
Programme 4 :Infrastructures de base et appui à la production agricole
65
7.4.1.
Justification du programme
65
7.4.2.
Objectifs du programme
65
7.4.3.
Stratégie pour chaque programme
64
7.4.4.
Fiches de projets
67
7.4.5.
Coût des projets
70
7.5.
Programme 5 : Appui aux filières agro-industrielles
71
7.5.1.
Justification du programme
71
7.5.2.
Objectifs du programme
71
7.5.3.
Stratégie du programme
71
7.5.4.
Fiches de projets
72
7.5.5.
Coût des projets
77
8.
Coût total des programmes et ses projets
78
9
Organisation pour la mise en œuvre (comité d’exécution, comité de bassin
versant et coût)
80
10
Suivi et évaluation
85
11
Coût total du plan
95
12
Financement
97
13
Stratégies d'implémentation et priorités
99
14
Effets attendus de la mise en œuvre du Plan d’Aménagement
107
15
Risques et Hypothèses
110
16
Durabilité
112
17
Bibliographie
118
3
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Superficies des différentes unités du zonage ..................................................................... 10
Tableau # 2. Synthèse du diagnostic du BV de la Grande Rivière du Nord............................................ 1
Tableau # 3 : Programmes techniques .................................................................................................. 28
Tableau # 4 : Programmes et projets proposés au niveau des Municipalités/Sections Communales dans
le zonage ............................................................................................................................................... 29
Tableau # 5 : Localisation des programmes et projets dans le zonage du BV de la Grande Rivière du
Nord ...................................................................................................................................................... 33
Tableau # 6 : Coûts de l’Unité d’Exécution du plan d’amenagement .................................................. 82
Tableau # 7 : Organigramme proposé pour le Comité de coordination pour l'aménagement du bassin
versant ................................................................................................................................................... 84
Tableau # 8. Éléments du Plan par rapport au SVE.............................................................................. 90
Tableau # 9 : Coût total du plan d’aménagement ................................................................................. 95
Tableau # 10 : Sources de financement identifiées............................................................................... 98
Tableau # 11. Chronogramme d'exécution des projets établi à des périodes de court, moyen et long
terme ................................................................................................................................................... 104
Tableau # 12 : Chronogramme général d'activités du Plan d’aménagement ................................... 106
Tableau # 13 : Éléments intégrés dans le Plan pour la durabilité sociale ........................................... 113
Tableau # 14. Éléments intégrés dans le Plan pour la durabilité économique .................................... 116
Tableau # 15. Éléments intégrés dans le Plan pour la durabilité écologique ...................................... 117
4
LISTE DES DES FIGURES
Figure 1 : Structure schématique du plan d’aménagement du BV........................................................ 27
Figure 2 . Carte générale de localisation des projets............................................................................. 32
Figure 3. Organigramme de l’Unité d’Exécution du plan d’amenagement .......................................... 81
Figure 4 : Relation entre les composantes du SSE................................................................................ 87
5
LISTE DES SIGLES
ACDI
Ag/t
ASEC
: Agence Canadienne de Développement International
: argent/tonne
: Assemblées des Sections Communales
BID
: Banque Interaméricaine de Développement
BM
BV
CASEC
CATIE
CIAT
CNE.
CNGS
CNSA
DINEPA
DRS
FAES
FAO
g
GPS
GRN
ha
Hab
IHSI
Km
: Banque Mondiale
: Bassin versant
: conseil d’Administration des sections communales
: Centro Agronómico Tropical de Investigación y Enseñanza
: Comité interministériel d’aménagement du territoire
: Centre Nationale d’Équipement
: Centre National de l’Information Géo-Spatiale
: Centre National de sécurité Alimentaire
: Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement
: défense et de restauration des sols
: Fonds d’assistance Économique et sociale
: Food and Agriculture Organization
: gramme
: Global Positioning System
: Grande Rivière du Nord
: hectare
: Habitant
: Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique
: Kilomètre
MARNDR
: Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural
MDE
MENFP
MSPP
MTPTC
MW
ONG
ONG
PADELAN
PME
: Ministère de l’Environnement
: Ministère de l’Éducation Nationale et à la Formation Professionnelle
: Ministère de la Santé Publique et de la Population
: Ministère des Travaux Publics, Transport et Communication
: MEGA WAT
: organisations gouvernementales et non gouvernementales
: Organisation Non-Gouvernementale
: projet Appui au développement local et à l'agroforesterie des Nippes
: Petites et moyennes entreprises
PNGBV
: Programme National de Gestion des Bassins Versants ().
PRODEP
SAP
SSE
T
UE
USAID
USD
: Projet National de Développement Communautaire et Participatif
: Systèmes d’alerte précoce ()
: système de suivi et d’évaluation
: tonne
: Union Européenne
: United States Agency for International Development
: US dollars
6
RÉSUMÉ
Ce document de plan d’aménagement fait suite au diagnostic réalisé pour le bassin versant de Grande
Rivière du Nord et s’inscrit dans le cadre du contrat signé entre le Consortium Oxfam-Québec/CATIE
et le MARNDR pour la réalisation d’études techniques de diagnostic et d’élaboration de plan
d’aménagement pour trois basssins versants. Comme convenu dès le départ, le Consortium a fait
choix de l’approche participative un outil de prédilection dans toutes les étapes du processus de
manière à s’assurer de l’appropriation du plan par la population dès sa génèse. En plus des
consultations faites auprès de la population par les différents consultants impliqués dans la réalisation
des études thématiques, le Consortium a constamment manintenu la communication avec les
populations et autorités locales des 7 principales communes et sections communales qui les
composent durant tout le processus.
Les sept (7) rencontres de restitution et de validation du diagnostic a été l’une des étapes charnières
dans l’accouchement de ce plan d’aménagement. Elles ont permis aux principaux concernés de mieux
appréhender le caractère global du bassin versant, c’est-à-dire la relation existant entre les différentes
strates composant le bassin depuis Vallières jusqu’à Quartier Morin. C’était aussi l’occasion pour les
participants (autorités locales et réprésentants des groupes organisés) à ces rencontres de faire valoir
leur vision du bassin versant et de défimir des objectifs que doit poursuivre le plan d’aménagement et
quels sont les programmes et projets à mettre en œuvre pour les atteindre.
Les rencontres d’échanges avec les cadres des directions départementales du MARNDR et autres
organisations intervenant au niveau du bassin versant ont aussi alimenté nos reflexions au cours du
processus.
Ainsi, à partir des données et produits issus des travaux du diagnostic, des idées reçues des différentes
consultations entreprises auprès de la population et autres institutions/organisations et personnes
ressources, des documents consultés sur des expériences réalisées ou en cours et les travaux réalisés
avec l’équipe de CNIGS nous sommes arrivés à une proposition très cohérente de plan
d’aménagement pour Grande Rivière du Nord découpant le territoire en 4 strates hormis les zones
bâties et celles à haut risque d’inondations. Il s’agit des sols dont le niveau de déclivité va de 0 à 12%
(9764 has équivalent 13.79%) qui sont dédiés à l’agriculture intensive. Ceux dont les pentes varient
entre 12 et 30% (15679 has soit 22.14%) pour lesquels on propose de l’agriculture semi-intensive
avec des pratiques conservationnistes. La 3ème strate concerne les terres de pentes de 30 à 60% (35581
ha, 50.24%) sur lesquelles ont doit mettre en place des systèmes d’agro-foresterie. Enfin, pour tous les
terrains de pente de plus de 60% (9797 has soit 13.8%), ils doivent être mis en défense pour
régénération naturelle et/ou réboiser (reforestation)
Pour la mise en œuvre du plan, nous avons de concert avec les parties prenantes identifé 5 grands
programmes de 18 projets totalisant plus de 61 millions $USD dont plus de 86% vont aux travaux
d’infrastructure.
La structure de mise en œuvre proposée est composée d’une unitée d’exécution, du comité de bassin
versant et d’un système de suivi-évaluation dont leur coût de fonctionnement pour les 4 premières
années de mise en œuvre du plan coûtera envion 4.3 millions de $ USD.
La durée de mise en œuvre du plan est prévue sur un horizon de 15 ans et des mécanismes sont aussi
proposés pour la recherche de financement pour les années subséquentes aux 4 premières années dont
le financement est assuré par le bailleur de fonds actuel.
7
1. CADRE DU PLAN D’AMÉNAGEMENT
1.1. Expériences et leçons apprises sur les plans d’aménagement des bassins
versants en Haïti.
Les activités d'aménagement de bassin versant en Haïti remontent aux années 50. A la faveur
de l'Assistance de la Communauté internationale, des gouvernements sensibilisés par la
situation lamentable des terres montagneuses ont conçu de vastes projets d'aménagement
dans différentes régions du pays.
Par la suite, une multitude d'ONG se multiplient partout à travers le pays et ont manifesté
beaucoup d'intérêt pour ce domaine. Depuis lors, il y a eu d'énormes investissements à travers
de nombreuses institutions et organisations.
Au cours des années 80-90, il y a eu au niveau du Ministère de l’Agriculture, des Ressources
Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) un service dédié spécifique à la mise en
œuvre de projets d’aménagement de bassins versants et connu sour l’appélation STAB. Ce
service a pu réaliser à travers le pays de nombreux projets visant à particulièrement à une
meilleure gestion de l’eau et de sol.
Avec la dégradation accélérée des ressources naturelles au niveau des zones montagneuses du
pays en relation à la coupe systématique des arbres et les situations de conflit d’utilisation des
terres, les risques de désastres naturels liés au débordement des crues durant les périodes de
fortes précipitations ont pris une ampleur très inquiétante et tendent même à se généraliser
dans les zones aval de la grande majorité des bassins versants. Grace à un financement de la
Banque Interaméricaine de Développement (BID), le MARNDR a, récemment, mis en place
une structure de contrôle, régulation et de gestion des bassins versants ; Programme National
de Gestion des Bassins Versants (PNGBV).
Au cours des vingt (20) à trente (30) dernières années l’approche bassins versants a évolué
vers l’aménagement participatif et intégré dans un cadre de développement local. La
décentralisation et le renforcement des collectivités territoriales ont été placés comme
priorités dans l’agenda du Gouvernement Haïtien.
Pour ce faire, beaucoup de projets de développement local ainsi que des plans ont été
élaborés ; tels que, les Plans de développement local du FAES, de l’USAID/LOKAL, Banque
Mondiale/PRODEP, etc.
Actuellement, des projets pilotes sont en cour d’exécution sur beaucoup de sites à travers le
pays, ainsi que beaucoup d’autres interviennent dans le renforcement des capacités et
représentent des modèles (leçons apprises) pour d’autres projets en cours d’élaboration, tel
est le cas des projets GCP/HAI/019/CAN de la FAO à Marmelade – Plaisance, PADELAN
de l’ACDI.
Cependant, l’expérience d’Haïti montre aussi que la décentralisation et le renforcement des
organisations locales doivent être accompagnés d’un plan de financement adéquat en lien
avec des filières compétitives pour que l’investissement soit durable.
8
1.2. Approche méthodologique
L’élaboration du plan d’aménagement du bassin versant GRN est une étape d’un long
processus dont les étapes les plus importantes sont : premièrement la réalisation du diagnostic
participatif présentant les forces et les faiblesses de ce bassin versant. Cette étape a duré
environ quatre (4) mois. Au cours de cette période, différents consultants travaillant sur des
thématiques différentes dont en particulier celles-là :
• Tenure foncière
• Hydrologie
• Génie rural/civil
• Socio-économie
• Agriculture (systèmes de cultures et d’élevage)
• Ressources naturelles
• Risques de désastres naturels (climatiques)
Ont tour à tour consulté la population, les autorités locales, les techniciens de différents
niveaux et de diverses institutions et organisations dont spécifiquement et à répétition les
Directeurs Départementaux du MARNDR et les principales Administrations Communales
(Maires et/ou Directeur des Mairies). Les multiples travaux réalisés par ceux et celles qui
nous ont précédés dans le même domaine ou sur des thématiques connexes1 ont aussi
alimenté le travail de diagnostic. Ces diverses consultations ont facilité le travail de l’équipe
dans l’élaboration du document de diagnostic du bassin versant de Grande Rivière du Nord et
lui ont permis de mieux appréhendé la problématique de ce bassin versant en particulier en
relation à la thématique de réduction de risques de désastres naturels liés aux aléas
climatiques.
La deuxième manche importante du processus est l’étape au cours de laquelle l’équipe
Oxfam-Québec/CATIE a organisé du 12 au 17 octobre 2011 sept (7) rencontres de restitution
et de validation du rapport de l’étude diagnostique aux autorités locales et aux représentants
des diverses organisations venant de ces communes et des différentes sections communales
qui les composent. Ces rencontres ont été aussi l’occasion pour les participants une
opportunité en plus pour se prononcer formellement et de façon concertée sur leur
compréhension, leur vision, leurs objectifs et leurs attentes par rapport au plan
d’aménagement.
Ces deux étapes ci-dessus mentionnées n’ont en aucun cas diminué l’importance des autres
rencontres et consultations faites tout au long du processus. Elles ne sont que des points
1
C’est l’occasion pour le Consortium Oxfam-Québec/CATIE de présenter à tout un chacun qui a contribué
d’une façon ou d’une autre à la réalisation du diagnostic ses remerciements les plus chauds.
9
d’aboutissement ou de départ, en gros des carrefours, nous permettant de faire le saut vers
d’autres étapes décisives du processus.
Sur la base du diagnostic réalisé dont un résumé est présenté au début du plan
d’aménagement, des rencontres de restitution organisées au niveau des sept (7) principales
communes composant le bassin versant de Grande Rivière du nord au cours desquelles les
participants ont fait part à l’équipe des grandes idées de programmes et projets à mettre en
œuvre ainsi que les mesures à adopter pour solutionner ou tout au mitiger les risques de
désastres naturels au niveau du bassin versant liés aux aléas climatiques de la région. Après
analyse des données tirées du rapport du diagnostic (en particulier la superposition des cartes
de potentialités, de conflit d’utilisation des sols et de risques d’érosion) du bassin versant et
des multiples consultations faites avec les principaux concernés par l’élaboration du plan
d’aménagement, nous basant sur les différentes classes de pentes ressorties dans le
diagnostic, nous avons fait le choix de regrouper le territoire du bassin versant suivant quatre
(4) grandes catégories (compromis trouvé au sein de l’équipe pour une proposition réaliste
par rapport à l’utilisation du territoire du bassin versant en tenant compte de ses
caractéristiques physiques et des modes d’occupations actuelles) telles que présentées dans le
tableau ci-dessous. À cette catégorisation, nous avons ajouté les espaces bâtis et les zones de
restriction pour cause d’inondations. Telle est la démarche suivie pour déterminer les
différentes unités du plan de zonage.
Tableau 1 : Superficies des différentes unités du zonage
Zones
Unités
Zones de production agricole
Cultures intensives (pente : 0 à
12%)
Zones de production agricole Cultures semi intensives (pente :
avec mesures de conservation
12 à 30%)
Systèmes agro-forestiers (Pente :
30 à 60%)
Reforestation (pente : plus de
60%)
Zones de conservation
Aires Protégées
Mangroves
Zones d’utilisation restreinte
Zones à risque d’inondations
Zone urbaine
Aires urbanisées
Aires (has) et %
9,764
(13.79%)
15,678
(22.14%)
35,581
(50.24%)
9,797
(13. 83%)
nc
24.94
(0,003%)
1.3. Synthèse du diagnostic
Le diagnostic réalisé en prélude à ce plan d’aménagement a permis de bien appréhender le
bassin versant (BV) de la Grande Rivière du Nord sur le plan géographique, biophysique et
socioéconomique.
Sur le plan géographique, ce bassin s’étend sur deux départements géographiques du pays à
savoir le Nord et le Nord-est. Il a une superficie d’environ 643 km2. Il est délimité au Nord
10
par l’Océan Atlantique, au Sud par les communes de Pignon, La Victoire et de Mombin
Crochu, à l’Est par les communes de Limonade, Trou du Nord, les Perches, Fort Liberté et
enfin à l’Ouest par les communes de Saint Raphaël, de Dondon, de Milot, de Quartier Morin
et du Cap-Haïtien. Le BV est compris entre les parallèles 19o23 et 19o46 de latitude Nord et
les méridiens 71o53 et 72o13 de longitude Ouest. L’aire du Bassin Versant (BV) s’étend à
différents niveaux sur un total de 18 communes dont sept (7) d’entres elles (Sainte-Suzanne,
Vallière, Limonade, Quartier Morin, Grande Rivière du Nord, Ranquitte et Bahon) couvrent
95,37% de la superficie totale de ce BV.
La rivière principale porte le nom de la Grande Rivière du Nord et prend naissance dans la
partie Sud du BV dans la commune de Vallières et de là, elle se dirige d’Ouest en Est puis
vers le Nord pour se jeter finalement dans la mer en passant par les communes de Quartier
Morin et de Limonade. Ce bassin versant draine un flux maximum quotidien de 390 m3/s en
pleine saison pluvieuse et un flux minimum quotidien de 0.02 m3/s en période de sécheresse,
ce qui explique qu’il fait partie des bassins de drainages majeurs du pays. 70 cours d’eau à
écoulement permanent y ont été dénombrés, ce qui met en exergue que le BV de la GRN a un
réseau hydrographique relativement dense. L’ossature du réseau est constituée par la Grande
Rivière du Nord qui fait en moyenne 80.02 Km de longueur. L’analyse de la carte
hydrogéomorphologique du CNIGS montre que ce BV détient six aquifères qui sont
inégalement répartis sur toute l’étendue de son territoire.
Il est aussi important de souligner que ce bassin versant a été divisé en dix (10) sous bassin
versant en se basant sur les affluents majeurs, c’est-à-dire des affluents qui sont chacun
alimentés par les eaux drainées par un ensemble de cours d’eau tertiaires. En effet, 8 affluents
principaux, débouchant sur la rivière soit à partir de la rive gauche ou de la rive droite, ont été
délimités au niveau du BV de la GRN à partir desquels ces sous BV ont été cartographiés.
Ces derniers détiennent des superficies distinctes et ont par conséquents un poids différent
par rapport à la superficie globale du BV. Quatre (4) des sous bassins versants à savoir
(GRN1, GRN2, Marianne et Petite Rivière) couvre 66,42% de la superficie du BV de la
Grande Rivière du Nord. Alors que les six (6) autres en l’occurrence Caracol, jolitrou,
Goyave, Quitemoin, Sandelier, Picot occupent tous ensemble 33,58%.
Sur le plan biophysique, ce BV renferme des substrats géologiques spécifiques, une
hétérogénéité du relief et des zones climatiques ainsi qu’une diversité de ressources
naturelles :
Le substrat géologique du bassin versant est formé de trois grandes formations. La première
formation constituée par les tonalités et diorites quartzitiques qui remonte de la crétacé et
occupe 45.86 % de la superficie totale du BV. Cette formation est présente notamment à
Sainte Suzanne, Bahon, Vallières et GRN. La deuxième formation occupe 26.59% de l’aire
du BV et est formée par les andésites basiques, andésites rhyodacites calcoalcalines qui sont
aussi des roches magmatiques datant du crétacé lesquelles sont circonscrites principalement
dans les communes de GRN et Vallières. La troisième formation date du quaternaire et est
constituée par les alluvions, éboulis. Cette dernière occupe environ 18.49 % de la superficie
totale du bassin versant et se trouve notamment dans les fonds de vallée, dans les plaines de
Limonade et de Quartier Morin ou sur le plateau situé dans la partie haute de Ranquitte.
Outre, ces principales formations, ce BV détient des formations calcaires circonscrites
particulièrement dans les contreforts situés à la limite des communes de Bahon et de SaintRaphaël.
11
En termes de géomorphologie, ce bassin versant renferme plutôt des montagnes basses, de
collines intermédiaires dans les communes de Bahon, GRN, Sainte Suzanne et Vallière et des
massifs rocheux dominant rencontrés en grande partie à Sainte Suzanne, Vallières et
Ranquite. Les zones de dépôts se trouvent particulièrement en aval surtout à Limonade et à
Quartier Morin où le relief est relativement faible. Plus de 50% de la superficie de la
commune de Limonade est constituée par les pentes allant de 0-12% (voir le tableau ciaprès).
Communes
Bahon
Quartier Morin
GRN
Ranquitte
Limonade
Sainte Suzanne
Vallières
Tableau # 1: Classe des déclivités par commune
Classes de pente
2à5%
5 à 12 %
12 à 30 %
16.74
49.05
0
0.1
0.22
16,61
16.66
86.72
0,46
22.49
37.88
2,19
8.16
10.42
48,62
32.25
77.01
5,34
22.96
53.66
17,35
30 à 60 %
13.39
0
22.67
4.36
5.56
10.46
37.09
Total (km2)
91,57
121.36
317.96
97.53
Total (%)
14,81
19.62
Source : CNIGS, 2011
51.41
15.77
En ce qui concerne le climat, le bassin versant de la GRN renferme un climat relativement
humide. Plus de 60% de ce BV reçoit plus de 1500 mm l’an. Elle atteint jusqu’à 2347 mm
dans les montagnes très humide comme à Vallières. L’appréciation de la température a été
faite à partir des données provenant de la Grande Rivière du Nord et de Vallières. Ces
données montrent que la température moyenne mensuelle de la Grande Rivière du Nord varie
de 24oC à 27.6oC, et celle de Vallières, oscille entre 21.1oC et 24.9oC. D’autres paramètres
climatiques se révèlent non négligeables au niveau du BV, c’est le cas du vent qui souffre fort
en mars et en juin-juillet-août, l’humidité relative qui varie de 74 à 78% en moyenne, la durée
d’ensoleillement qui s’étend de 52 à 63% mais variable tout le long de l’année et
l’évapotranspiration au niveau des stations de Limonade, de Vallières et de Grande Rivière
du Nord qui se trouve annuelle entre 1339.2 mm à 1555.4 mm. Les valeurs minimales sont
globalement observées à Vallières et les valeurs maximales à Limonade et à Quartier Morin.
La bonne variation du climat a facilité la disponibilité des ressources hydriques au niveau du
BV de la GRN.
En effet, ces ressources sont exploitées surtout à des fins domestiques (eau de boisson,
lessive, cuisson), à l’élevage et la production d’électricité (0.9 MW) au niveau de la rivière de
Caracol, un des affluents majeurs de la GRN. L’usage pour l’irrigation particulièrement au
niveau des plaines de Limonade et de Quartier Morin n’est plus de mise depuis la destruction
du barrage de La tannerie par les eaux furieuses de la Grande rivière. En ce qui concerne les
eaux de boisson, 83 sources ont été inventoriées dans le cadre de l’étude diagnostique sur tout
le territoire du BV avec un débit variant entre 2 litres et 15 litres seconde cependant la
majorité écrasante n’est pas captée et utilisée à des fins diverses (boisson, élevage, lessive).
Ce qui explique que la qualité de l’eau consommée par la majorité laisse à désirer. Ont été
également répertoriés dans le cadre du diagnostic réalisé pour parvenir à l’élaboration de ce
plan, 13 puits, 4 forages, environ 30 pompes à bras et 4 fontaines publiques.
12
Les principales contraintes observées en ce qui concerne la ressource hydrique du BV sont
liées au manque d’infrastructures d’eau potable et d’assainissement, aux problèmes de
sapement des berges, d’érosion et du niveau élevé de sédiments dans certains tronçons de la
Grande Rivière du Nord et des risques de débordement et d’inondation notamment à Bahon,
GRN, Limonade et Quartier Morin.
Dans le diagnostic réalisé, d’autres ressources ont été de façon succincte analysées. C’est le
cas des ressources ligneuses dominantes, les ressources pédologiques, les mines et carrières.
• Des espèces arborées dominantes notamment les espèces fruitières sont présentes dans
les principales communes de ce BV. Les plus fortes proportions sont observées
notamment dans les communes de Grande Rivière du Nord (28%), de Bahon (30%),
de Sainte Suzanne (33%).
• Les dominances pédologiques sont constituées surtout par les terrasses alluviales de la
rivière et les colluvions des piedmonts (Grande rivière du Nord & Bahon, Quartier
Morin - Limonade), les sols des versants dioritiques (Grande Rivière du Nord &
Bahon), les sols du massif calcaire (Bahon dans le versant limitrophe à Saint
Raphaël), les sols composés de marnes ou d’argile et de matériaux détritiques
(Ranquitte) et les sols diorites quartzifères, les sols Latéritiques et les sols noirs ou
bruns (Sainte Suzanne-Vallière).
• L’existence de gisements d’or, de cuivre et d’argent a été mise en exergue par l’étude
diagnostique du BV de la GRN. Ainsi, il existe au niveau de la commune de milot
notamment à Morne Bossa au Nord : des gisements d’or, de cuivre et d’argent. Les
ressources métalliques de cette zone ont été estimées à 1.400.000 tonnes de minerai
avec une teneur de 2,5 g d’Or/t et 15 g d’Ag/t. Des gisements de cuivre sont aussi
présents à Vallières et sont estimés à 10.800.000 tonnes avec 0.27% de cuivre sur une
superficie de 0.2 km2. Des indices y sont recensés et sont souvent exploités par des
activités d’orpaillage au niveau des rivières.
Au niveau socioéconomique, l’analyse a abordé différents éléments tels que la démographie,
les ménages, les unités de production et division du travail, les infrastructures et les services
existants.
Le diagnostic réalisé a mis en relief la répartition de la densité de la population dans les
principales communes de l’aire de l’étude. Il révèle que la densité de la plupart de ces
communes notamment Limonade (Limonade 383 hab/km2), Quartier Morin (417 hab/km2) et
Ranquite (376 hab/km2) est supérieure à la moyenne nationale (367 hab/km2). Par ailleurs,
celle de Vallières (140 habitants/km2 est inferieure à la moyenne nationale. Cette dernière est
surtout affectée par la migration vers les plus grands centres urbains.
En ce qui concerne les ménages, les communes de Grande Rivière du Nord, Limonade et
Quartier Morin pèsent pour 57.18% du total. En effet, les ménages au niveau du BV de la
GRN sont plus concentrés dans ces communes en aval. La taille moyenne se trouve entre 4 et
6 personnes par ménage.
Sur le plan éducatif, la population scolarisée totale est de 49,788 élèves
représentant 24,18% de la population du bassin versant (205,881 habitants) et seulement 53%
de la population âgée de moins de 18 ans. Le niveau fondamental détient 75,36% des élevés
et le niveau technique renferme la proportion le plus bas soit 0,76%. Quant aux
établissements, les écoles fondamentales représentent 86% des établissements
d’enseignement au niveau du BV, les écoles secondaires 12% et les écoles techniques
seulement 2% soit 5 établissements.
13
Le bassin versant de la GRN est doté de certaines structures de services de santé telles que les
centres de santé, les dispensaires, les cliniques fixes ou mobiles, les hôpitaux affiliés au
MSPP ou au secteur privé. Ces établissements sanitaires se concentrent majoritairement dans
les bourgs des communes. Ils sont au nombre de deux (2) à Ranquitte, un (1) à Bahon, cinq
(5) à la Grande Rivière du Nord, six (6) à Quartier Morin, quatre (4) à Limonade, un (1) à
Vallières et trois (3) à Sainte Suzanne. Le personnel s’y trouvant est composé de 22
médecins, 40 infirmières et 46 auxiliaires et techniciens. Les patients qui fréquentent ces
établissements souffrent généralement de maladies de type chronique (hyper-tension, maladie
cardiaque…) et aigüe (maladie de transmission fécale-orale, parasitoses, infections).
En matière d’accessibilité, le BV de la GRN renferme des infrastructures routières avec des
déficiences énormes dans certaines communes et sections communales.
Ce bassin versant n’est pas non plus bien loti en infrastructure d’eau potable. Des disparités
considérables sont observées au niveau des communautés notamment dans les sections
communales.
Sur le plan économique, les principales activités génératrices de revenu monétaire sont
recensées et rencontrées principalement dans le secteur primaire et prioritairement au niveau
de l’agriculture sarclée (représente 53% des revenus générés au niveau du BV) et à un niveau
moindre dans la pratique des cultures de rente (café, cacao) ainsi que l’élevage et l’abattage
des arbres pour la production du charbon de bois et de bois d’œuvre. À un deuxième niveau,
on rencontre le commerce de gros et de détail (22% des revenus générés au niveau du BV de
la GRN). La transformation des produits agricoles en particulier la canne-à-sucre (Quartier
Morin, Sainte Suzanne) en sirop de canne (2500 gourdes le drum en 2011) et clairin (9900
gourdes le drum en 2011), du manioc (cassaverie) et les fruits à un niveau très limité
constituent aussi une branche d’activité non négligeable au niveau du BV. Le secteur de la
construction particulièrement en relation avec l’exploitation des matériaux au niveau du lit de
la GRN dans la zone basse constitue aussi une branche d’activité assez importante. Enfin
l’éducation et la santé jouent un rôle de pourvoyeur d’emplois dans l’aire de l’étude.
En matière d’infrastructures économiques, ce BV renferme des structures de financement
(crédit), de transformation, de conditionnement ou de stockage et de commercialisation mais
en très faible quantité. En effet, il a été repertorié dans le cadre du diagnostic realisé sur ce
bassin versant:
• 36 moulins de type artisanat à Sainte Suzanne pour l’industrie de la canne à sucre;
• 80 guildives et 3 moulins à Quartier Morin;
• Des marchés publics dans les sections communales et bourgs des communes mais en
grande partie sans infrastructure;
• Des coopératives d’épargne et de crédit et des caisses populaires sont présentes à
Limonade, Grande Rivière du Nord et Quartier Morin. Des coopératives agricoles
sont rencontrées notamment à Grande Rivière du Nord, Bahon, Vallières et Sainte
Suzanne.
Ces observations constituent en effet les principales conclusions découlant de l’étude
diagnostique du BV de la Grande Rivière du Nord.
Déjà sur la base, d’une part, des observations réalisées sur le terrain et des échanges
effectuées tant avec les autorités locales (Maires, CASEC, ASEC) qu’avec les agriculteurs et
membres des organisations de base des principales communes et sections communales se
trouvant dans l’aire du bassin versant et aussi en tenant compte des discussions faites avec les
14
responsables départementaux et techniciens du MARNDR sur le terrain et d’autre part, à
partir d’une analyse multicritères combinant :
1- Les principales causes et les origines des problèmes identifiés au niveau du bassin
versant ayant généré et/ou susceptibles de générer et/ou d’augmenter les
conséquences négatives pour la population du BV et les infrastructures pendant ou à
la suite de l’occurrence d’événements naturels (averse, cyclone) ;
2- Les impacts majeurs des évènements naturels ci-dessus mentionnés tant en termes de
probabilité de perte en vies humaines, de dommages causés, de destruction des
moyens de subsistance et des infrastructures de communications que de dégradation
du milieu de vie en amont comme en aval
3- Les facteurs d’influence ayant trait aux conditions d’existence de la population que ce
soit en termes d’activités de génération de revenu ou d’accès à des services sociaux de
base (santé, eau potable, école et autres)
4- Les expériences intéressantes en termes d’impacts positifs sur la protection des
ressources naturelles (sols, eaux particulières) comme les plantations de cultures
pérennes (café cacao, arboriculture fruitière et autres) offrant une couverture végétale
en tout temps.
L’équipe chargée de réaliser le diagnostic a jugé bon de terminer l’étude dans le cas du
bassin versant de la Grande Rivière du Nord par les propositions suivantes en termes
d’orientation pour les interventions à réaliser dans le cadre du plan d’aménagement.
A- Concentration des investissements sur l’amont – définition de cotas
Au regard des coûts nécessaires pour les différents scénarios possibles, les fonds disponibles
dans le cadre du projet paraissent nettement insuffisants pour une protection définitive des
infrastructures et investissements situés en aval. De plus, le Projet n’aurait aucune garantie
que les structures de protection qui seraient érigées pour la protection des bourgs, des routes
et des ponts et des jardins situés en aval tiendraient et se maintiendraient vu la force des eaux
lors des crues et les solides transportés provenant de l’amont. Le plus logique serait de
concentrer les investissements dans les zones en amont.
Partant de ce point de vue, les investissements ne devraient pas être supérieurs à 25% dans la
partie aval et, en aucun cas, inférieur à 75% dans la partie amont et ceci, quelque soit l’axe
stratégique d’intervention considéré : mise en place d’infrastructures de protection et de lutte
contre la dégradation des sols; changement des pratiques et enfin le renforcement
organisationnel et institutionnel.
L’idéal, en se référant strictement à la potentialité des sols, est qu’une très large partie de la
zone située en amont du BV devrait être occupée par des cultures pérennes génératrices de
revenu de façon durable et continue.
Au niveau de l’amont, il faudra chercher le plus possible à combiner les ouvrages de génie
rural dans les ravines par exemple à des travaux de défense et de restauration des sols (DRS)
(haies vives, bandes enherbées, revégétalisation, reconstitution de la couverture boisée,
extension des plantations de cultures pérennes comme le café et/ou le cacao sur les micros
Bassins Versants surplombant les zones d’intervention ciblées.
15
Il faudra, tout en ayant bien en tête la rentabilité des systèmes d’occupation des sols qui
seront proposés, arriver à combiner judicieusement des techniques d’agroforesteries à des
techniques de reforestation et d’arboriculture fruitière de montagne permettant ainsi de
couvrir d’une manière la plus permanente que possible les pentes abruptes du BV.
Au niveau des zones aval, des choix vont s’imposer pour bien cibler les zones d’intervention
et les actions à mettre en œuvre dans quelles filières et au niveau de quelles pratiques. Il
faudra forcément combiner les méthodes de protection de berges en fonction de la spécificité
du problème rencontré, de l’importance de l’infrastructure à protéger et surtout des moyens
financiers qui pourront être mobilisés.
Le facteur temps est également essentiel à prendre en compte. Si les infrastructures en dur et
les structures de protection mécaniques devraient être achevées dans les deux à trois
premières années du projet, le changement de pratiques, par contre, va demander du temps et
les interventions dans ce domaine devraient s’étaler sur au moins 5 ans. Mise en place de
modèles et tests sur 2 à 3 ans et diffusion sur 2 ou 3 ans. Cela parait essentiel si dans le cadre
du projet il est envisagé de mettre en place des parcelles de cultures pérennes comme le café
ou le cacao.
Le projet devra également favoriser l’information massive des producteurs résidant sur le BV
de la GRN sur des modèles qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres régions du pays. Il est
fortement recommandé que le projet favorise des visites2 et des échanges inter-producteurs,
inter paysans.
B- Identification des zones de concentration – protéger des infrastructures et des
zones de forte potentialité agricole
En Amont, les actions du Projet devraient être ciblées dans les zones suivantes :
• Montagnes surplombant Vallières, aires érodées et fonds de ravines surtout ceux qui
peuvent être mis en culture
A ce niveau, il faudrait que les interventions dans cette zone soient orientées vers la mise
en place d’une couverture végétale pérenne et la plus durable que possible. Le
changement dans les pratiques principalement celles de préparation des sols est essentiel
si l’on souhaite obtenir des résultats durables et sur le Long Terme.
• Territoire ou aire en arc de cercle localisé entre les sous-BV de Jolitrou et de Caracol
en passant par les sous-BV de Mariane, de GRN2, de Picot et de Goyave. C’est de
toute évidence à ce niveau là que le transport des terres arables par les eaux de pluie
nous parait plus problématique.
Il faudra faire une sélection de ravines et mettre en place des structures mécaniques favorisant
une mise en valeur rentable de la terre qui sera retenue par celles-ci. Les modèles et systèmes
d’occupation devront être suffisamment rentables pour amener le plus rapidement les
agriculteurs de cette zone à les adopter, les reproduire donc à s’en approprier.
C’est dans ces deux zones que devraient être concentré les 80% des interventions à réaliser
dans le BV de la GRN. Les niveaux les plus élevés de dégradation sont observés sur les sous-
2
Itinéraires à définir en fonction des modèles qui seront proposés et retenus.
16
BV de Marianne et de Caracol. Ce dernier devrait bénéficier d’une attention particulière vue
que c’est sur son lit que se trouve une centrale électrique desservant la région.
En Aval, il faudrait protéger :
• les bourgs notamment ceux de Quartier Morin, de Bahon et de la Grande Rivière du
Nord;
• les infrastructures routières notamment la route allant de Carrefour Battant à Bahon et
les ancrages du pont de Parois.
• les zones de cultures intensives dans la plaine en renforçant le contrôle des brèches
notamment en amont du pont de parois où celles-ci s’élargissent sur la rive droite
menaçant les plantations de banane du Bord de Mer de Limonade et sur la rive gauche
les vastes plantations intensives de banane récemment installées par un entrepreneur
du secteur privé au bas de Quartier Morin.
Comme déjà mentionné plus haut, il faudra donc faire des choix pour sélectionner les points
les plus sensibles et les plus importants en aval, donc consulter la liste des sites d’intervention
identifiés pour la mise en place des infrastructures. Les tableaux ci-après fait globalement un
listing des problèmes répertoriés et actions d’aménagement à mettre en œuvre au niveau du
bassin versant de la Grande Rivière du Nord et résume globalement le diagnostic réalisé.
Soulignons que cette liste fait suite à une ensemble de rencontres de restitution (résultats du
diagnostic) et de discutions (sur les actions à réalisées pour résoudre les problèmes
identifiés) tenues avec les principales communautés composant l’aire du bassin versant.
17
Tableau # 2. Synthèse du diagnostic du BV de la Grande Rivière du Nord
Actions proposées
Communes
Reprofilage depuis la zone de Limonade et
Duro, la Chapelle jusqu’à
l’embouchure
Quartier Morin
Endiguement pour atténuer
les menaces de la Grande
Rivière du Nord sur les zones
vulnérables;
GRN
Sections communales /zones
1ère et 2ème
Bourg, certains tronçons de la route
Bahon-GRN
Problèmes à
résoudre
Inondation
Débordements des
eaux de la GRN en cas
de crue;
sédimentation
Court et moyen termes
Gabionnage : Pinson, La couronne,
Guerin, Gambade, Dufailly
(présence d’équipement publique
particulièrement école nationale,
école professionnelle, école Paule),
Cité Moscou et Solon
Rehaussement de berges par
gabion
Bahon
Échéance pour les
actions
Bourg, certains tronçons de la route
Bahon-GRN
Brèche à l’Est du bourg à corriger
Création d’emplois pour
augmenter le pouvoir d’achat
des ménages notamment
dans le développement des
filières spécifiques :
canne à sucre,
café,
Limonade Dans les mornes mentionnés cidessous.
Bahon
Développement des filières ci-après :
Orange (toutes les sections) ;
Mangue (M. noire et Bois pin);
ananas (toutes les sections); canne à
sucre (toutes les sections); cultures
de gingembre (toute la commune)
Réduction de la
pression des
communautés sur les
ressources ligneuses
(déboisement);
18
café,
Ranquitte
cacao,
noix d’acajou,
mangue,
ananas,
Vallières
les citrus
Développement des filières ci-après :
Orange (2ème section) ; Mangue
Baptiste (toutes les sections); ananas,
avocat, café (toutes les sections);
Moyen et long termes
Développements et création
d’emplois dans les filières suivantes :
Mangue, grenadia, chadèque,
goyave, avocat
Crédit commercial pour les femmes
Crédit agricole pour les planteurs
Sainte Suzanne
GRN
création d’emplois par le
développement des filières Canne à
sucre, ananas
développement des filières
suivantes : mangue (séchée), noix
d’acajou, citrus, café, cacao et
ananas.
Correction de ravines, conservation
des sols, Reboisement des mornes
(construction de seuils en pierre
sèche, rampe vivante, clayonnage,
canaux de contour, plantation
d’espèces comme la canne à sucre,
bananier et ananas
Conservation des sols et des eaux
Limonade, Reboisement Mornes : Bruisson,
brouillard, goda, bonhomme, baptiste Érosion et dégradation
19
Restauration des sols et correction
de ravines en valorisant les cultures
d’ananas, café et Cacao);
Réalisation de pépinière pour
les différentes filières
des sols
Ranquitte
Vallières
Morne Salnave, Morne Mayoubé et
morne Piton (à protéger)
Les communes
(GRN, Bahon’
Bois pin et M. noire (Bahon)
Ranquitte’
Vallières et Sainte
Suzanne)
Connexion de Sainte Suzanne à
Limonade pour faciliter les échanges
commerciaux et les activités
touristiques (Grotte, bassin Manbo,
Chute Sarazin).
Limonade &
Sainte Suzanne
Renforcement de l’autorité de l’État
pour l’application notamment des
mesures coercitives
Toutes les
communes du BV
de la GRN
Court et moyen termes
Toutes les sections communales
Manque disponibilité
des plantules
Chômage et la forte
pression sur les
ressources ligneuses
Moyen et long termes
Le laisser faire
Moyen et long termes
Contribution à
diminuer les actions
néfastes de la
population sur les
ressources du BV
Moyen et long termes
Renforcement des capacités :
Sensibilisation et éducation
environnementale
Formation pour les organisations
locales
Retour des agents forestiers
Toutes les
communes du BV
de la GRN
Toutes les sections communales
Crédit agricole et crédit commercial
Mise en place de suivi des actions
20
envisagées
Création et réabilitation
infrastructures
Connexion des sections au bourg;
Infrastructure de transformation
(développement des filières;
Infrastructure d’eau potable
Construction de latrine
des
Bahon
Désenclavement ;
création d’emploi
durable
Ranquitte
Vallières
Sainte Suzanne
Toutes les sections globalement.
Disponibilité et
meilleure qualité des
eaux de boisson
Moyen et long termes
GRN
21
2. JUSTIFICATION DU PLAN D’AMÉNAGEMENT
La principale justification du plan d’aménagement du bassin versant de la GRN est la
dégradation continue des ressources naturelles (forêts, sols et l'eau) qui a créé une situation
préjudiciable au bien-être de la population du BV. En outre, comme conséquence de la
dégradation des sols et des forêts, ce sont les impacts négatifs des débordements de crues lors
des précipitations, des inondations et des glissements de terrain sur les vies humaines, les
moyens d’existence en particulier les terres agricoles et les infrastructures des services à la
population.
Avec un pourcentage de couverture forestière de seulement 1% en 2009, ceci n'est pas
suffisant pour la protection des sols et des zones de recharge hydrique, surtout il s’agit pour la
majeure partie du territoire dubassin versant des terres à très forte déclivité. Cette proportion
de couverture devrait être augmentée par de nouvelles plantations, par l’établissement de
systèmes agro-forestiers et par l’adoption de mesures de régénération naturelle pouvant
conduire à un taux de couverture végétale d’au moins 30% du bassin versant en particulier
dans les régions de forte pente ou les sols sont fragiles.
Quant à la protection, la conservation et la réhabilitation de sols, on devrait essayer de
contrôler l'érosion et mettre en œuvre des mesures pour améliorer la fertilité des sols qui sont
déjà érodés et ont perdu beaucoup de leur capacité productive. Dans ce cas, on devrait
appliquer des pratiques de conservation de sol sur au moins 30% des terres cultivées ou celles
ayant des potentiels pour la culture intensive. Une étude comparative entre l’utilisation
actuelle des sols et leur capacité productive indique que 45% des terres ne sont pas utilisés
selon leur potentialité.
En ce qui concerne les ressources hydriques, la hauteur de pluie annuelle enregistrée au
niveau du bassin versant est d’environ 1600 mm, ce qui signifie qu’il n’y a pas de problème
d'eau pour différents usages, mais on devrait considérer que cette quantité de pluie n'est pas
répartie uniformément dans le temps et dans l'espace, aussi par l’altération de la couverture
végétale et la vulnérabilité des sols (compactés) se produisent des périodes de crue maximale
et de débit minimal, provoquant des pénuries d'eau. De l’autre côté, l'érosion générée
transporte des sédiments et des contaminants qui altèrent la qualité de l'eau.
En conséquence, la production et la productivité des terres ont considérablement diminué
dans le bassin, créant des situations négatives dans la qualité de vie et le bien-être de la
population. Le niveau de revenu dans les zones rurales du BV est très faible, il y a une
déficience en termes d’accès à l'eau potable, seulement 60% de la population ont accès à
certaines sources (pas nécessairement de bonne qualité). Le niveau d'éducation dans le BV
indique que le taux d'alphabétisation serait de 60%. En général, les services généraux sont
déficients. Suivant la carte de pauvreté3, deux (2) (Bahon et Vallière) des principales
communes du bv sont classées en 129ème et 128ème sur 133.
Dans l'ensemble, en tenant compte de la dégradation des ressources naturelles, des impacts
négatifs qu'elle engendre tant sur la production que sur la situation sociale de la population, il
importe de proposer un ensemble d’actions ordonnées et planifiées relatives à l’aménagement
du BV dans l'objectif d'inverser et de contrôler ces processus négatifs qui, de toute évidence,
3
http://www.mpce.gouv.ht/cartepauvrete.pdf, 28 décembre 2011
22
s’aggrave avec le temps, et assurer une meilleure qualité de vie aux familles vivant dans le
bassin.
3. VISION, MISSION ET HORIZON DU PLAN D’AMÉNAGEMENT
Vision: À moyen et à long terme, à travers la mise en œuvre des programmes et projets
proposés par ce plan d’aménagement, la population du bassin se propose d’inverser la
situation actuelle observée dans la couverture végétale de manière à protéger les sols et l'eau
pour le bénéfice de la production agricole et forestière et une meilleure disponibilité de l'eau
pour ses différents usages. Il est prévu que ces modifications améliorent les conditions socioéconomiques de la population du bassin versant, entrainent une amélioration de la
productivité des terres et d’une plus grande disponibilité des services liés à l'agriculture.
Mission: Avec le plan d’aménagement, les acteurs locaux auront un instrument directif qui
leur servira de guide dans la prise de décisions et la gestion des projets et des activités de
manière à obtenir des changements favorables dans le bassin versant de la Grand Rivière du
Nord.
Horizon: Il est prévu 12 ans, compte tenu de la situation du BV (niveau de dégradation des
forêts et des sols). Il faudra beaucoup de temps pour inverser le processus négatif et réaliser
des changements d'attitudes favorables à la conservation basée sur des avantages tangibles
aux participants de ce plan.
4. L’approche territoriale (terre / zonage)
Avec le découpage agro-écologique du territoire du bassin versant, la carte de conflits
indiquant l’inadéquation dans l’utilisation actuelle des terres, la recharge hydrique, les aires
protégées et la vulnérabilité, on détermine le zonage territorial avec l’approche par bassin
versant (lignes de production primaire, secondaire et tertiaire, la conservation des ressources
naturelles, la récupération des espaces dégradés et les risques urbains et/ou en aval).
Carte de zonage
Elle est conçue en partant de certaines cartes de base en particulier celles de capacité
d'utilisation des terres, de conflits, de risque d'inondations, des aires protégées (mangroves et
autres).
5. OBJECTIFS DU PLAN D’AMÉNAGEMENT
5.1. Objectif général
Permet aux habitants du bassin versant de la Grande Rivière du Nord de participer,
développer, évaluer et orienter les processus pour assurer la durabilité des ressources
naturelles en particulier l’eau, les sols et la biodiversité, améliorer la production agricole,
23
l'élevage, l'agroforesterie et le développement durable des forêts en harmonie avec
l’amélioration des conditions socioéconomiques et de la qualité de vie de la population.
5.2. Les objectifs spécifiques
1. Prendre des mesures et mettre en œuvre des actions visant à conserver et restaurer les
ressources naturelles du bassin.
2. Améliorer la productivité agricole et le développement de l'agroforesterie en harmonie
avec l'environnement.
3. Améliorer l'infrastructure de base en soutien à la production agricole et forestière
4. Adopter des mesures et mettre en œuvre des actions pour réduire la vulnérabilité liée
aux mauvaises pratiques en cours dans le bassin et aux caractéristiques
météorologiques
5. Renforcer les capacités organisationnelles et systématiser l'éducation
environnementale de la population.
6. Appui des filières agroindustrielles (secteur secondaire et tertiaire) favoravles à la
préservation des ressources naturelles.
6. PARTICIPANTS
Les familles vivant dans les différentes unités administratives du bassin versant, des
organisations locales liées à des activités environnementales et de production notamment
l'agriculture et la sylviculture, les écoles techniques ou professionnelles, les centres de santé,
les comités de gestion de l'eau, les municipalités, les membres CASECs et ASECs et les
organisations gouvernementales et non gouvernementales liées à la gestion des bassins
versants.
7. DÉFINITION DES PROGRAMMES DU PLAN D’AMÉNAGEMENT
Sur la base des lignes ou des zones (dérivées du zonage territorial), en tenant compte des
objectifs spécifiques, ainsi que des problèmes et des potentialités, on définit les programmes
d'intervention qui ont la caractéristique d'être une proposition continue et à long terme. Ces
programmes sont appelés primaires. Chaque programme primaire, à son tour, se compose de
projets qui ont un mineur temporaire.
Dans le cas du BV de la Grande Rivière du Nord, on considère les programmes et les projets
qui sont représentés dans la figure 1. Outre le plan d’aménagement, pour la mise en œuvre, on
doit avoir la proposition de programmes complémentaires tels que Organisation/ unité de mise
en œuvre, système suivi et évaluation.
Chaque programme a ses projets qui sont identifiés dans le diagnostic et sont définis en
fonction des critères techniques de zonage, et les consultations avec la population. Ces
projets sont vérifiés avec les indicateurs de la ligne de base.
Les programmes et les projets répondent aux problèmes et aux opportunités, y compris
l'approche de construction qui permettra, à partir d’un processus durable de répondre aux
intérêts de la population y compris :
24
Approche territorial
L´aménagement du territoire dans la planification pour la gestion du bassin versant offre
l´emplacement approprié de chaque activité en fonction de sa capacité ou leur condition,
indique les opérations prévues pour atteindre les objectifs poursuivis par rapport au
fonctionnement du bassin versant en vertu des critères de planification et de conciliation des
intérêts Communs des acteurs. La définition des activités primaires (production de matières
premières), secondaire (chaine de production et de valeur ajouté) et tertiaire (services) fait
partie de l´analyse que développe l´aménagement territorial, à partir du zonage pour soutenir
les changements et générer des impacts dans le bassin versant au bénéfice de la population.
Dans le territoire toutes les ressources naturelles et les activités sont importantes, l´eau, le sol,
la forêt, la climatologie et la biodiversité, où l´articulateur d´intégration est l´eau. Dans le
territoire tous les acteurs (pauvres, riches, publics et privés, avec terre et sans terre, femmes et
hommes) et secteurs sont importants, passant d´une approche sectorielle à une vision
intersectorielle.
Approche systémique
Focalisée sur les aspects convergents et intégrateurs de l’objectif principal de la gestion de
bassins versants, l´approche systémique est considérée synergique et stratégique, car elle
permet de développer des stratégies promouvant la gestion des ressources naturelles et la
biodiversité, l’agriculture durable avec les aspects socioculturels, économiques et de gestion
territoriale. L’importante complémentarité de cette approche est due au fait qu’elle ne
reconnaît pas les frontières politiques ni les divisions territoriales, considérant globalement la
fonctionnalité des écosystèmes et son intégration avec les actions anthropiques.
Cogestion
Il est nécessaire de promouvoir des efforts communs basés sur une vision partagée de
l'évolution des besoins du territoire. Une seule institution, une organisation et la famille,
n’obtient pas un changement dans le bassin versant, par conséquent, fondé sur des intérêts
communs et doit promouvoir des efforts communs.
Convergence
Les acteurs engagés dans la vision du bassin, développent des partenariats et des synergies
afin d'identifier les intérêts, les besoins, les forces, les potentiels et des solutions communes.
Cohérence
Avec les politiques régissant la procédure relative à la gestion de l'environnement, la
politique agraire, la gestion de l'eau et des ressources naturelles renouvelables, et des plans de
développement communal et régional.
Flexibilité
Le plan et donc la gestion du bassin versant devrait être flexible et capable de s'adapter aux
changements qui surviennent pendant sa mise en œuvre.
Solidarité social
25
Le plan donne la priorité, dans ses actions, aux zones les plus exclues, du point de vue de la
pauvreté et de la vulnérabilité environnementale et productive.
Participation active
Le plan cherche l'implication des institutions avec des compétences, et la population locale
dans les processus de décision et la demande des solutions en même temps que les valeurs
sociales et environnementales sont acquises et permettent de modifier certains comportements
au niveau de la population.
Equité de genre
Promouvoir l'égalité des opportunités et la participation à la prise de décision des femmes et
des hommes vivant dans le bassin versant.
Transparence
Le plan part du principe, disposer des informations actualisées et de qualité permettant de
prendre de bonnes décisions à tous les niveaux et la participation active, tout en évitant la
duplication des efforts.
Risque au changement climatique
Le plan intègre à tous les niveaux, dans toutes les actions l'approche de gestion des risques
liés au changement climatique et l'examen de la gestion appropriée des situations extrêmes.
26
Figure 1 : Structure schématique du plan d’aménagement du BV
PLAN D’AMÉNAGEMENT DU BASSIN VERSANT DE LA GRANDE RIVIÈRE DU NORD
PROGRAMMES
TECHNIQUES
Programme 1
Réduction de
risques de
désastres
Projet 1
Projet 2
Projet 3
Programme 2
Sensibilisation et
éducation
environnementale et
en gestion de risques
de désastres
Projet 1
Projet 2
Projet 3
Projet 4
Projet 5
Programme 3
Amélioration de la
production
agricole
Programme 4
Infrastructures
de base en appui
à la production
agricole
Programme 5
Appui aux filières
agroindustrielles
Projet 1
Projet 1
Projet 1
Projet 2
Projet 2
Projet 2
Projet 3
Projet 3
Projet 3
PROGRAMMES
DE GESTION
Programme: Suivi et Évaluation
Programme: Organisation et Unité de mise en
Œuvre (Comité du BV)
27
Tableau # 3 : Programmes techniques
PLAN D’AMÉNAGEMENT DU BASSIN VERSANT DE LA GRANDE
RIVIÈRE DU NORD
RESUME : PROGRAMMES TECHNIQUES
1. Programme de gestion des risques
Par exemple, le contrôle des inondations et glissements de
terrain
2. Programme de sensibilisation et d'éducation environnementale
et de gestion de risques de désastres naturels
Par exemple, organisation communautaire, capacité de gestion
et l'éducation environnementale et à la gestion des risques de
désastres naturels
3. Programme d’amélioration de la production agricole (secteur
primaire)
Par exemple, l'assistance technique, l'utilisation de l'eau, la
sécurité alimentaire
4. Programme d’infrastructures de base et d’appui à la production
agricole
Par exemple, eau potable, assainissement, amélioration
de routes rurales
5. Programme d’appui des filières agroindustrielles (secteurs
econdaire et tertiaire)
Par exemple commercialisation, valeur ajoutée au produit
28
Tableau # 4 : Programmes et projets proposés au niveau des Municipalités/Sections Communales dans le zonage
Programmes
No
1
Projets
Protection des berges et correction des
ravines (construction des
infrastructures de protection,
infrastructures mécaniques)
Communes
1ère et 2ème
Quartier Morin
2ème
GRN/ Bourg
GRN
Bahon
Ranquitte
Certains tronçons de la route Bahon-GRN
Gabionnage : 7ème Gambade (Gambade, La couronne, 2ème
section Solon
Section jolitrou (Pinson, ….
Zones très vulnérables: Guérin, Dufailly (présence d’équipement
publique particulièrement école nationale, école professionnelle,
école Paule), Cité Moscou.
Certains tronçons de la route Bahon-GRN
Brèche à l’Est du bourg à corriger
Caracol, Solon
Baillie
-----------------------------
Sainte Suzanne
Côtelette, Bois Blanc
Vallières
Trois Palmiste
Reboisement Mornes : Bruisson, brouillard, goda, bonhomme,
baptiste
Action à mettre en œuvre au niveau du lit de la rivière notamment
dans les zones de proximité des bourgs de Bahon et de la GRN
I
Gestion des risques et des
désastres
Bahon/ Bourg
2
Reforestation/agroforesterie
(GRN – Vallières)
Limonade
II
Sensibilisation, éducation
environnementale et formation
technique
III
Sections communales /zones
Limonade
3
Curage /reprofilage de la ravine
1
projet avec les écoles
2
3
projet avec les organisations et
autorités locales
Formation
Limonade, Quartier
Morin,
GRN, Bahon
GRN
Bahon
Ranquitte
Sainte Suzanne
Vallières
1
Assistance technique à la production
agricole (Intrant, pratiques culturales,
…..)
GRN
Bahon
Sainte Suzanne
Toutes les sections communales
----------------------
29
Supprimé : ¶
Amélioration de la production
agricole
2
3
Gestion de l’eau
Sécurité alimentaire
Vallières
Ranquitte
GRN
Bahon
Sainte Suzanne
Vallières
Ranquitte
GRN
Bahon
Ranquitte
Sainte Suzanne
Vallières
GRN
Bahon
1
Appui pour l’augmentation de la valeur
de la production (chaine de valeur)
IV
Appui au développement des
filières agricoles
Ranquitte
Sainte Suzanne
Vallières
2
Appui à la commercialisation
3
Crédit agricole/ crédit commercial pour
les femmes
Vallières, Sainte
Suzanne, Ranquite,
Bahon, GRN,
limonade et Quartier
Morin)
Vallières, Sainte
Suzanne, Ranquite,
Bahon, GRN,
limonade et Quartier
Morin)
Toutes les sections communales
Toutes les sections communales
Toutes les sections communales
Toutes les sections communales
Orange (toutes les sections), Mangue (M. noire et Bois pin); ananas
(toutes les sections); canne à sucre (toutes les sections); cultures de
gingembre (toute la commune)
Développement des filières ci-après : Orange (2ème section) ;
Mangue Baptiste (toutes les sections); ananas, avocat, café (toutes
les sections);
Filières ananas et canne à sucre ( les sections de Foulon, Bois
blanc, côtelette)
Filière caféière (toutes les sections communales )
Developpement dans toutes les sections notamment les filières
fruitières (Mangue, Grenadia, Chadèque, Goyave , Avocat)
--------
-----------
30
Supprimé :
Construction/amélioration de route
Vallières
Perches-Vallières, liaison des sections communales avec le bourg
de Vallières
Bahon – GRN
Tronçon Bahon-GRN
Sainte Suzanne
GRN
Tronçon route bourg Sainte Suzanne, bourg Sainte Suzanne avec
notamment les sections de Fond Bleu et Bois Blanc.
Réhabilitation des pompes à bras en panne et construction de
nouvelles pompes (Limonade & Quartier Morin)
Captage de sources à Sainte Suzanne (Bois Blanc et Sarazin)
Captage de sources à section Corosse et réhabilitation du système
AEP de la section trois Palmiste/bourg de Vallières
Captage de sources, réhabilitation et construction de pompe à bras
Captage de sources (Bois pin et Montagne noire) et réhabilitation
de système AEP de Bailly (Bahon)
Bahon
Captage de sources et construction de citernes familiales
1
V
Construction des
infrastructures de base
Limonade Quartier
Morin
Sainte Suzanne
2
Augmentation de l’accès/disponibilité
en eau potable
Vallières
Ranquitte
31
Figure 2 . Carte générale de localisation des projets
32
Le tableau de synthèse du zonage ci-après permet d’avoir une meilleure idée sur la localisation spatiale des projets dans le bassin versant de la
Grande Riviere du Nord.
Tableau # 5 : Localisation des programmes et projets dans le zonage du BV de la Grande Rivière du Nord
Zones/
Programme
Projet
Localisation
Unités
Assistance technique à la production
agricole (Intrant, pratiques culturales,
…..)
Quartier Morin, Limonade, GRN, Bahon, Sainte Suzanne et
Vallières
Gestion de l’eau et assainissement
GRN, Bahon, Sainte Suzanne, Vallières et Ranquitte,
Limonade et Quartier Morin
Sécurité alimentaire
GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte Suzanne et Vallières
Valeur de la production agricole (chaine
de valeur)
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte
Suzanne et Vallières
Appui à la commercialisation
Vallières, Sainte Suzanne, Ranquite, Bahon, GRN, limonade
et Quartier Morin
Construction des infrastructures de
base
Construction/amélioration de route
Vallières (tronçon Perches-Vallières), Bahon – GRN
Sensibilisation, éducation
environnementale et formation
technique
Formation technique
Les Municipalités du BV
Assistance technique à la production
agricole (Intrant, pratiques culturales,
…..)
Quartier Morin, Limonade, GRN, Bahon, Sainte Suzanne et
Vallières
Gestion de l’eau et assainissement
GRN, Bahon, Sainte Suzanne, Vallières et Ranquitte,
Limonade et Quartier Morin
Amélioration de la production
agricole
PRODUCTION
AGRICOLE:
Appui au développement des
filières agricoles
Cultures intensives
(9764 ha)
PRODUCTION
AGRICOLE
AVEC MESURES
DU
CONSERVATION
Amélioration de la production
agricole
33
Sécurité alimentaire
GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte Suzanne et Vallières
Valeur de la production agricole (chaine
de valeur)
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte
Suzanne et Vallières
Appui à la commercialisation
Vallières, Sainte Suzanne, Ranquite, Bahon, GRN, limonade
et Quartier Morin
Crédit agricole/ crédit commercial pour
les femmes
Vallières, Sainte Suzanne, Ranquite, Bahon, GRN, limonade
et Quartier Morin)
Construction des infrastructures de
base
Construction/amélioration de route
Vallières (tronçon Perches-Vallières), Bahon – GRN et Sainte
Suzanne
Sensibilisation, éducation
environnementale et formation
technique
Formation technique,
Les Municipalités du BV
DU SOLS:
• Culture semi
intensive avec
conservation des
sols
Appui au développement des
filières agricoles
(15679 ha)
1ère Trois palmistes & 3ème Corosse (Vallières);
• Systèmes agroforestiers
1ère Section Bac à soude (Ranquitte) jusqu’à 2ème Bailly
(Bahon);
Agroforesterie (17,000 hectares
constituant l’aire prioritaire et
representant 50% des sols de pente
entre 30 et 60%.
(35 581 ha/ Aire qui
devrait etre allouée
l’agroforesterie)
2ème Bois de lance et 3ème Cracaraille (Ranquitte);
6ème Fond Bleu (Sainte Suzanne)
6ème Cormier jusqu’à Joli-trou (GRN)
2ème Solon (GRN) jusqu’à bois de lance (Limonade);
1ère Bois pin (Bahon) jusqu’à 3ème Caracol (GRN)
CONSERVATION:
• Reforestation
9797 ha/ Aire pour
la mise en place de
la foresterie)
Gestion des risques et des désastres
naturelles
Reforestation (3000 ha / representant
l’aire prioritaire à la foresterie et
occupant 30% de terres avec pente de
plus de 60%.
Trois palmiste-Morne Salnave (Vallières);
6ème Fond Bleu (Sainte Suzanne)
2ème Bailly, 3ème Montagne noire (Bahon) jusqu’à
Gambade (Grande Rivière du Nord)
34
1ère Bois pin (Bahon) jusqu’à 3ème Caracol (GRN)
Sensibilisation, éducation
environnementale et formation
technique
Éducation environnementale et en gestion
de risques au niveau scolaire
Formation technique
Les Municipalités du BV
1ère Grand Gilles (Grande rivière du Nord)
Aire protégée
Utilisation
restreinte
Les écoles des municipalités du bassin versant
(Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon, Ranquite,
Sainte Suzanne et Vallières)
Gestion des risques et des désastres
naturelles
• Risques
d’inondation
Sensibilisation, éducation
environnementale et formation
technique
Reforestation et agroforesterie
GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte Suzanne, Vallières et
Limonade
Nettoyage de voies (enlèvement des
sédiments)
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon
Protection d’infrastructures urbaine et
rurale
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon, Ranquite,
Sainte Suzanne et Vallières
Éducation environnementale et risques au
niveau scolaire
Les écoles des municipalités du bassin versant
(Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon, Ranquite,
Sainte Suzanne et Vallières)
Éducation environnementale et risques
pour les organisations
Les Municipalités du bassin versant
Système d’alerte précoce
URBAINE
• Bourgs
(24,74 ha)
• Voie de
communication
(82 ha)
Gestion des risques de désastres
naturels
Nettoyage de voies (enlèvement des
sédiments
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon
Limonade, Quartier Morin, Sainte Suzanne, Vallières,
GRN, Bahon et Ranquitte
Construction des infrastructures de
base
Accès à l’eau potable et assainissement
35
7.1. Programme 1 Gestion des risques
7.1.1 Justification du programme
Une gestion inadéquate du bassin versant génère des impacts négatifs importants, y compris
les inondations, les glissements de terrain, la pollution de l'eau, les sécheresses, ect. Il sera
donc très important de mener des actions pour maîtriser ou atténuer cette situation dans le
bassin versant. Il faudra donc développer des activités intégrées de sensibilisation, de
formation, d'organisation et de construction appropriés aux différents risques. L'organisation
de la population sera essentielle, dans des études spécifiques et détaillées pour appliquer le
programme.
Les preuves des impacts négatifs dans le bassin versant (destruction des œuvres, pertes des
terres agricoles et de maisons), cela se rapporte aux conditions hydrauliques et hydrologiques
sur le territoire, que le manque de végétation, l'érosion des sols et un mauvais drainage
génèrent des inondations, débordent les lits des rivières, engendrent des glissements de terrain
affectant la production et la destruction des infrastructures.
Mais la gestion des risques ne peut se développer en dehors de l'amélioration des processus en
matière de sécurité alimentaire, de meilleurs revenus, de meilleurs services et le renforcement
des capacités. C’est pourquoi les thèmes des projets et des interventions sont complémentaires
et transversaux aux autres questions. Ce programme met en évidence l'exploitation rationnelle
des ressources naturelles / travail et la prise de décision de gestion des risques naturels.
7.1.2 Objectifs du programme
La mise en œuvre de mesures visant à diminuer les risques de catastrophes naturels liés à une
mauvaise exploitation des ressources naturelles du bassin et de réduire leur empleur par la
prévention, l'atténuation et la préparation aux soins à apporter pour les urgences causées par
des événements extrêmes.
7.1.3 Stratégie du programme
•
Réduire la vulnérabilité en protégeant le bassin versant (végétation, sols,
infrastructures).
•
Développer le contrôle de mitigation des risques basés sur la motivation des
organisations engagées à atteindre les résultats ou les expériences pilotes.
•
Développer une stratégie de communication sur les différents aspects des risques
naturels.
•
Renforcer la capacité des organisations à participer aux systèmes de prévention et
d'alerte précoce.
•
Promouvoir le développement de la politique d’aménagement du territoire.
36
7.1.4. Fiches de projets
PROGRAMME
Project # 1
GESTION DE RISQUES DE DÉSASTRES NATURELS
Protection des vies humaines et des infrastructures urbaines et rurales
Protéger les populations urbaines et rurales et des infrastructures qui se
trouvent dans les zones à risque d’inondations (protéger logements,
environnement urbain, les routes et installations de production du secteur
rural) et augmenter la production agricole
Ce sont des investissements importants car il s'agit de protéger les vies
Contribution au
plan d’aménagement humaines et les infrastructures de haute valeur pour les populations tant
urbaines que rurales
Encourager la participation de la population vulnérable en intégrant les
Stratégies
efforts pour la prévention et l'atténuation des catastrophes. Lier les
facteurs de causalité avec les conséquences. Prendre des mesures pour
protéger les infrastructures.
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon, Ranquite, Sainte Suzanne et
Localisation
Vallières
3 années
Durée
Autorités locales
Participants
Organisations locales
Comité local et communal de réduction de risques et de
désastres/protection civile
Population organisée (les églises, les cultes réformées et vaudou)
Activités
• Organisation de la population participante
• Coordination avec les instances sectorielles des municipalités
• Formation en termes de risques et vulnérabilité
• Formation sur les notions d'alertes précoces
• Conception des ouvrages d'atténuation (structures mécanisques et
autres dans les ravines, murs, gabions, déflecteurs, etc)
• Construction d'infrastructures dans les zones de risques
• Suivi
• Gestion des ressources supplémentaires
• Supervision des travaux
• Communication
Résultats escomptés
• Comité local et communal de prévention des risques renforcé
• 200 personnes formées
• Quatres communes/ localités protégées dans les zones en marges
de Rivière et terres de cultures
• Réduction des volumes d’eaux et de sédiments transportés lors des
averses
• 10 brêches seront colmatées pour protéger la population contre les
eaux sauvages
• Protection du tronçon de route Grande Rivière du Nord - Bahon
• 75 ravines seront traitées par l’érection de 10 000 ouvrages
Objectif du projet
37
Organisations
d'appui
Coût4
PROGRAMME
Projet # 2
• (cordons de pierres et seuils (en gabion et en marçonnerie)
• Construction de drain à Duro, La Chapelle
• 500 familles protégées de l'impact des inondations
• Ressources gérées
Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du
Développement Rural
Ministère de l'Environnement
Ministère des Travaux Publics, Transports et Communication
Comité de Protection Civile
Autres organisations travaillant dans le bassin versant sur le même thème.
USD 7,690,646.25 (Protection du troçon de route (GRN-Bahon)
USD 1,428,000.00 (Colmatage de brêches)
USD 14,985,343.88 (Traitement de 75 ravines)
USD 1,964,401.00 (construction et réhabilitation de drains)
GESTION DES RISQUES DE DÉSASTRES NATURELS
Reforestation et agroforesterie
Protéger les sols des zones de fortes pentes et des sites vulnérables du
bassin par une augmentation de l'interception de la pluie, de l'infiltration
des eaux dans le sol, un meilleur contrôle des ruissellements, diminuer
l'érosion et éviter les débordements des rivières/ravins.
Avec la restauration du couvert végétal, la vulnérabilité du bassin versant
Contribution au
plan d’aménagement est réduite par rapport aux menaces relatives aux glissements de terrain,
transports des matériaux, débordements des crues et inondations.
Les investissements dans le plan du Bassin Versant doit viser à protéger
Stratégies
les zones les plus vulnérables, avec la participation des acteurs locaux, la
promotion de la participation de ceux qui sont touchés par les inondations
et glissements de terrain
Localisation
GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte Suzanne, Vallières et Limonade
Objectif du projet
Durée
Participants
Activités
4
5 ans
Municipalités/Sections Communales
Population organisée (concernée)
Organisations impliquées dans les activités d'urgence aux catastrophes
Les propriétaires et exploitants des terrains
Producteurs organisés
• Organisation pour participer au projet
• Formation sur les questions de reboisement et agroforesterie
• Établissement d’incitatifs
Pour les détails des coûts, veillez référer au dossier d’ouvrages techniques
38
Résultats escomptés
Organisation
d’appui
Coût
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Établissement de pépinières communales
Organisation communautaire pour les plantations
Gestion de l'appui institutionnel et organisationnel
Plantations forestières et agroforesterie
Entretien des plantations
Gestion pour développer des zones complémentaires
Communication et proposition de durabilité
3,000 hectares reboisés (30% de terres avec pente de plus de 60%)
17,000 hectares en agroforesterie (50% de sol de pente entre 30 et
60%)
• 4 villes importantes protégées contre les inondations
• Une amélioration de la sécurité alimentaire (plus de revenus et
plus d’aliments pour la population)
• Ressources complémentaires gérées
• Une proposition de durabilité
MARNDR
MDE
CIAT
Ministère de commerce
$ USD 7,375,000
Coûts du projet
No.
1
Activités
Organisation pour participer au projet
2
Formation sur les questions de reboisement et agroforesterie
3
Établissement de pépinières communales
4
5
6
7
8
9
Organisation communautaire pour les plantations
Gestion de l'appui institutionnel et organisationnel
Plantations forestières et agroforesterie
Entretien des plantations
Gestion pour développer des zones complémentaires
Communication et proposition de durabilité
Total
Coût ($USD)
20,000
30,000
4,500,000
50,000
15,000
2,670,000
50,000
20,000
20,000
$ 7, 375,000
39
PROGRAMME
Projet
GESTION DE RISQUES DE DESASTRES NATURELS
Nettoyage de voies (Curages des exutoires)
Pour contrôler le débordement des rivières/Exutoires durant la
période des orages et de ruissellement, facilitant ainsi le drainage du
chenal principal.
Atténuer l'impact des inondations par le curage et le reprofilage des
Contribution au
plan d’aménagement lits des rivières. Bien qu'il ne soit pas une action adressée à des
causes primaires, il est important de réaliser ce projet dans le court
terme pour le bénéfice des populations.
Le plan permettra des investissements dans le premier nettoyage,
Stratégies
mais organisera la population pour qu'elle continue avec la gestion
dans les années suivantes, jusqu'à l'effet du reboisement dans les
parties hautes du bassin versant.
Localisation
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon
Objectif du projet
Durée
Participants
Activités
Résultats escomptés
Organisation
d’appui
1 année
Municipalités et Sections Communales
Organisations locales urbaines et suburbaines
• Organisation pour participer au projet
• Intégration des autorités locales et autres responsables des
entités sectorielles déconcentrées de l’État
• Conception du mouvement de terres (sédiments)
• Recrutement des machines et plan de travail
• Suppression de sédiments
• Supervision
• Maintien pour l'année immédiatement
• Gestion pour le maintien à moyen terme
• Communication
• Municipalités intégrés à la gestion du projet
• Organisations locales urbaines participantes
• Quatre tones de volumes de sédiments enlevés
• 5116 ml de voies de rivières habilités à un meilleur
ruissellement
• 40,000 hommes/jour de travail
• 1,200 habitants/participants y
• Quatre zones urbaines protégées.
MARNDR
MDE
Autorités locales
Comité de gestion de risques et de désastres
40
Coût5
Organisations locales
$USD 1,708,175
7.1.5 Coût des projets (Programame 1)
Le coût total des projets du programme 1 s'élèvent à $ USD 15,796,675.00
5
No.
Projets
1
2
3
Protection d’infrastructures urbaines et rurales
Reforestation et agroforesterie
Nettoyage de voies (enlèvement des sédiments
Coûts par
projet
($ USD)
26,352,206.50
7,375,000.00
1,708,175.00
Coût du
programme
($ USD)
35,435,381.50
Pour les détails du coût, veillez référer au dossier d’ouvrages techniques
41
7.2. Programme 2 Sensibilisation et éducation environnementale et en gestion de risques
de désastres
7.2.1. Justification du programme
La prise de décision, la gestion et le développement des actions à réaliser pour avoir le
changement espéré dans le bassin versant de la Grande Rivière du sont basés sur la
participation, l'intérêt et l'engagement des acteurs locaux et les décideurs qui ont des liens
institutionnels et organisationnels, tant avec la production, comme la conservation et la
gestion des biens et services générés dans le bassin. Par conséquent, il doit avoir un capital
humain (des hommes et des femmes) avec des compétences et des attitudes propices au
changement, mais avec une capacité à planifier, gérer, exécuter, négocier, évaluer et
communiquer.
Dans ce bassin ont été identifiés des acteurs
clés
regroupés dans les domaines
économiques, partenaire politique, culturel et environnemental, mais la plupart liés à
l'utilisation des ressources naturelles et sur la base des activités productives/responsabilités ils
sont regroupés en:
- producteurs de cacao,
- producteurs de canne à sucre,
- producteurs de fruits,
- producteurs et négociants de café,
- comités de gestion l'eau,
- bureaux déconcentrés des ministères de l'Agriculture, de l'Environnement
entre autres.
Pour plusieurs d'entre eux, l'environnement, la production durable, les ressources en eau et la
conservation des ressources naturelles doivent être renforcés, en particulier pour gérer et
diriger le processus à long terme pour surmonter les problèmes économiques et
environnementaux actuels. Par conséquent, il est nécessaire de développer chez les femmes et
les hommes, les techniques administratives et de gestion des organisations et institutions pour
réaliser avec succès la gestion intégrée des bassins versants et le développement des critères
de durabilité. La relève du capital humain doit se faire par l'éducation complémentaire de
l'environnement, y compris les enfants, les jeunes et les adultes, femmes et hommes.
Ce programme est proposé comme une alternative aux institutions gouvernementales
sectorielles telles que l'agriculture, l'Environnement, la gestion de risques de désastres,
Éducation, la Santé et les municipalités d'acquérir le rôle de leader pour mener le programme
avec d'autres institutions et organisations locales pour une meilleure exécution des projets.
Mettre en œuvre un processus d'amélioration continue, tant en termes de
connaissances, d'attitudes, de compétences dans les domaines de l'agriculture, des
ressources naturelles, de gestion des risques de désastres, de l'environnement et des
services écosystémiques.
Renforcer la capacité à développer des pratiques productives et commerciales qui
contribuent à la conservation de la biodiversité et d'assurer l'utilisation durable des
42
ressources naturelles, de l'assainissement, de l'environnement et de gestion de risques
de désastres.
Renforcer les capacités de gestion des acteurs locaux pour promouvoir le
développement local et la gestion des terres du bassin versant.
Développer et/ou renforcer les capacités des acteurs en mettant l'accent sur le
développement de l'entreprise à participer activement à la co-réalisation de projets
avec des institutions locales.
7.2.2. Objectifs du programme
S'assurer que les organisations et institutions locales travaillant dans les domaines liés à la
gestion du bassin versant de la Grande Rivière du Nord acquièrent les outils et les instruments
visant à renforcer leurs organisations de gestion des ressources concernées par ce plan de
gestion, d’une part, et entrainer, d’autre part, un changement de comportement au niveau de la
population pour le bénéfice de tous les habitants dans le bassin pour finalement contribuer à
la diminution des risques de désastres et la gestion durable des ressources naturelles.
7.2.3. Stratégie pour chaque programme
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Mettre en œuvre un processus d'amélioration continue des compétences,
d'éducation environnementale et de gestion des risques de désastres en termes de
connaissances, d’attitudes et de comportements.
Élaborer des pratiques productives et commerciales qui contribuent à la
préservation de la biodiversité et assurer une utilisation intergénérationnelle des
ressources naturelles
Renforcer la capacité des acteurs locaux qui travaillent dans la gestion de risques
de désastres en intégrant les aspects environnementaux.
Renforcer les capacités des centres techniques d'éducation dans les Programmes
liés à la gestion des bassins versants
Développer et / ou renforcer les capacités des parties prenantes, en mettant
l'accent sur le développement de l'entreprenariat et de leur capacité à participer
activement à la co-mise en œuvre des projets soutenus par les institutions
gouvernementales et des ONG.
Coordonner les acteurs et les propositions de développement local et du bassin
versant autour d'un agenda prioritaire pour le bassin versant.
Renforcer les capacités locales, en mettant l'accent sur l'équité social et de genre
avec une vision entrepreneuriale.
Coordonner avec le Programme des services pour soutenir la conception et la
mise en œuvre de paquets visant à offrir des services intégrés de formation,
d’assistance technique, de micro-crédit et d'accès au marché.
Renforcer les organisations sociales de second et de troisième degré de telle sorte
qu’il y a une garantie pour une meilleure sostenabilité par rapport aux décisiones à
prendre par ces groupes de base et vice versa.
43
7.2.4. Fiches de projets
PROGRAMME
SENSIBILISATION ET D'EDUCATION ENVIRONNEMENTALE
ET DE GESTION DE RISQUES DE DÉSASTRES
Éducation sur la gestion de l’environnement et de risques de désastres au
Projet # 1
niveau scolaire
Contribuer à la formation des enfants et des jeunes pour acquérir les
Objectif du projet
concepts et principes en matière de gestion de l’environnement et de
risques de désastes pour une meilleure gestion des ressources naturelles
du bassin versant.
Grâce à ce projet, la population scolaire sera sensibilisée conjointement
Contribution au
plan d’aménagement avec les éducateurs sur la nécessité d’adopter un changement d’attitudes
face aux questions environnementales et de risques de désastes
développées dans le plan d'aménagement du bassin versant.
Gérer l'intégration des questions environnementales, en particulier celles
Stratégies
relatives aux bassins versants, dans les programmes d'études et des
activités de l'enseignement de la population scolaire.
Intégrer dans le programme scolaire les principaux risques de désastes
relatifs au bassin versant, leurs causes et conséquences et possibilités
d’aténuation et de solution.
Les écoles des municipalités du bassin versant
Localisation
4 ans
Durée
Écoles des municipalités (autorités)
Participants
Instituteurs et institutrices des écoles
Garçons et filles des écoles
Activités
• Diffusion du projet
• Convention avec les écoles
• Organisation d'un réseau d'écoles pour l'enseignement de
l'éducation environnementale et de gestion de risques de désastres
naturels
• Planification et l'intégration des questions environnementales et de
gestion de risques de désastres naturels dans les programmes
d'étude
• Élaboration de matériels pour l'enseignement
• Alliances et gestion des ressources nécessaires supplémentaires
• Exécution des activités de l'enseignement
• Supervision
• Suivi et évaluation
• Octroi de prix à des écoles/élèves remarquables
• Communication
Résultats escomptés
• 15,000 élèves participent à des enseignements en éducation
environnementale
• 30 écoles forment un réseau d'enseignement en éducation
environnementale
• Quatre municipalités renforcées dans la gestion des risques
44
Organisation
d’appui
Coût
• 60 enseignantes ou enseignants participent au projet
• 10 matériels éducatifs élaborés
• Concours organisés et distribution de primes aux élèves,
enseignats et eécoles les plus distingués.
MENFP
MDE
Municipalités
Organisations intervenant dans le domaine de l’éducation
Organisations non gouvernementales de l'environnement et de gestion de
risques de désastres naturels
$USD 1, 000,000
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Diffusion du projet
5,000
2
Convention avec les écoles
5,000
3
10,000
5
Organisation d'un réseau d'écoles pour l'enseignement de
l'éducation environnementale et de gestion de risques de
désastres naturels
Planification et l'intégration des questions environnementales et
de gestion de risques de désastres naturels dans les programmes
d'étude
Élaboration de matériels pour l'enseignement
100,000
6
Alliances et gestion des ressources nécessaires supplémentaires
5,000
7
Exécution des activités de l'enseignement
8
Supervision
5,000
9
Suivi et évaluation
5,000
10
Octroi de prix à des centres remarquables
50,000
11
Communication
10,000
4
Total
5,000
800,000
$USD 1, 000,000
45
PROGRAMME
SENSIBILISATION ET EDUCATION ENVIRONNEMENTALE ET
DE GESTION DE RISQUES DE DÉSASTRES NATURELS
Projet # 2
Éducation environnementale et de gestion de risques de désastres
naturels pour les organisations et les autorités
Objectif du projet Contribuer à la formation des jeunes et adultes qui ne participent pas à
l'enseignement scolarisé en vue d'acquérir des concepts et principes de
gestiopn de l’environnement et de gestion de risques de désastres au profit
des territoires du bassin versant
ce projet sensibilisera la population non scolarisée, des organisations et
Contribution au
des autorités pour le changement d’attitudes face aux problèmes
plan
environnementaaux et de risques de désastres naturels présents dans le
d’aménagement
bassin versant.
Les Municipalités du bassin versant
Localisation
Coordonner avec les organisations locales du bassin versant et les autorités
Stratégies
locales et autres organisations de manière à faciliter l'enseignement non
scolarisé sur des thématiques relatives à la gestion de l’environnement et
de gestion de risques de désastres en mettant l'accent sur l'aménagement
des bassins versants.
Utiliser la nouvelle technologie de l’information et de communication dans
la formation.
3 ans
Durée
Jeunes et adultes des organisations locales
Participants
Autorités locales et autres institutions locales (églises et autres cultes)
Organisation de producteurs
Groupe de femmes
Jeunes et adultes intéressés de la population en général
Éducateurs (hommes et femmes) relatifs à cette thématique
Activités
• Diffusion du projet
• Convention avec des écoles et autres institutions (pour utilisation de
l’espace)
• Organisation des écoles pour l'éducation non formelle sur
l'éducation environnementale et la gestion des risques de désastres
• Planification de l'enseignement et de l’unitilisation de NTIC
• Élaboration de matériels pour l'enseignement
• Alliances et gestion des ressources supplémentaires nécessaires
• Exécution des activités de l'enseignement
• Suivi et de contrôle
• Communication
Résultats
• 30,000 Participants en éducation non formelle sur la gestion
escomptés
environnementale et de risques de désastres naturels
• 10 écoles forment un réseau d'enseignement en éducation non
formelle en gestion de l’environnement et de rsiques de désastres
• 10 enseignantes ou enseignants participent au projet
• 5 matériels éducatifs élaborés
46
Organisation
d’appui
Coût
MENFP/Secrétarie d’État à l’Alphabétisation
MDE/MARNDR
$USD 300,000
Coût du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Diffusion du projet
5,000
2
Convention avec des écoles
5,000
3
10,000
4
Organisation des écoles pour l'éducation non formelle de
l'éducation environnementale et en gestion de risques de
désastres naturels
Planification de l'enseignement et de l’utilisation de NTIC
5
Élaboration de matériels pour l'enseignement
50,000
6
Alliances et gestion des ressources supplémentaires nécessaires
5,000
7
Exécution des activités de l'enseignement
200,000
8
Suivi et de contrôle
10,000
9
Communication
10,000
Total
5,000
$USD 300,000
47
PROGRAMME
SENSIBILISATION ET EDUCATION ENVIRONNEMENTALE ET DE
GESTION DE RISQUES DE DÉSASTRES
Projet # 3
Formation technique et établissement d’un fonds d’investissement propre
Objectif du projet Renforcer les capacités techniques de gestion des dirigeants d'organisations, des
producteurs agricoles et chef d’entreprises et faciliter le développement d’une
entreprise ou d’une exploitation agricole (production agricole et animale)
écologiquement viable et tenant compte des éléments proposés dans le plan
d'aménagement.
Renforcer la compétence et la capacité des entrepreneurs et producteurs locaux
Contribution au
pour une plus grande efficacité et efficience et l'effectivité de nouveaux
plan
investissements par le financement des initiatives privées de développement
d’aménagement
durable.
Former des dirigeants, gestionnaires et exécutants par un processus intégrant la
Stratégies
formation, le développement d’outils de gestion adadptés et un
accompagnement à leur mise en eouvre et faciliter l’accès au financement à
travers le fonds d’investissement propre.
Les Municipalités du BV
Localisation
3 ans
Durée
Personnes physiques ou morales intéressées à l’entreprenariat (hommes et
Participants
femmes)
PME, agriculteurs, dirigeants et les représentants des Organisations locales
Personnes physiques ou organisations intervenant ou interessés par la mise en
œuvre du plan d’aménagement (investisseurs directs ou apport de contreparties
des projets)
Activités
• Identification de projets ou d’idées de projets
• Identification des besoins de formation
• Définition des modalités de formation
• Définition des normes d’accès au fonds d’investissement propre
• Alliances pour l'exécution du projet (écoles techniques et des
universités)
• Élaboration du plan de formation (curriculum) et d’accompagnement
• Élaboration de matériels
• Réalisation de la formation (thèmes, spécialités)
• Gestion pour la continuité du projet pour le moyen terme
• Suivi et de contrôle
• Communication
Résultats
• 200 personnes formées aux questions du plan d'aménagement et des
escomptés
questions connexes
• 7 Partenariats avec des écoles techniques et les organisations locales
• 14 organisations renforcées (deux par municipalité)
• Matériels élaborés
• 50 entreprises formées et développées dans le cadre du fonds
investissement propre.
• Nouveaux partenariats développés avec d’autres organisations ou de
48
Organisation
d’appui
Coût
perssones d’appui.
• Nouvelles ressources réalisés
Municipalités
Ministère du commerce
MARNDR/MDE
Autres Organisations Gouvernementales ou non gouvernementales ou privées
$ USD 860,000
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Identication des projets ou des idées de projet
10,000
2
Identification des besoins de formation
5,000
3
Définition des modalités de formation
5,000
4
5,000
5
Alliances pour l'exécution du projet (écoles techniques et des
universités)
Élaboration du plan de formation (curriculum)
6
Élaboration des outils de gestion
10,000
7
Élaboration de matériels
60,000
8
200,000
9
Réalisation de la formation (thèmes, spécialités) et
Accompagnement pour la mise en œuvvre des outils
Fonds d’investissement
7
Gestion pour la continuité du projet pour le moyen terme
5,000
8
Suivi et de contrôle
50,000
9
Communication
5,000
Total
5,000
500,000
$USD 860,000
49
PROGRAMME
SENSIBILISATION ET EDUCATION ENVIRONNEMENTALE
ET GESTION DE RISQUES DE DÉSASTRES NATURELS
Projet # 4
Formation du comité de basin versant
Impulser le développement de la gouvernance et de l’institutionnalisation
Objectif du projet
du processus de gestion du bassin versant qui assure le suivi de
l’exécution du plan d’aménagement et du même coup la durabilité des
ressources naturelles.
Faciliter la coordination, l’intégration et les efforts d’ensemble des
Contribution au
plan d’aménagement organisations et acteurs locaux pour l’utilisation du plan d’aménagement
en tant qu’outil de gestion et la réalisation des actions qui permettront
d’atteindre les changements souhaités pour le bassin versant.
La participation des acteurs en tenant compte de leurs intérêts et volonté
Stratégies
pour la formation du comité.
Recruter une organisation spécialisée dans le domaine pour accompagner
les acteurs dans le processus et le renforcement de la capacité des
comités.
Former les participants de manière a s’approprier du processus de la
formation d’un/des comté/s de bassin versant.
Accompagnement et appui technique, légal et social pour renforcer la
gestion des comités de bassin versant
Localisation
Durée
Participants
Activités
Les sept principales communes formant le territoire du bassin versant
2 ans
Représentants des gouvernements locaux
Représentants/tes des organisations locales (groupes d’agriculteurs et
autres organisations
Représentants des directions départementales (agriculture,
environnement, DINEPA, planification)
• Identification des participantes au niveau de tout le bassin versant
(sections communales et municipalités)
• Réunion pour la présentation des objectifs du projet
• Entente/compromis sur les critères de participation y définition des
rôles et responsabilités des comités (locaux et central
• Formation des comités locaux et du comité central
• Élaboration des statuts et règlements internes des comités (local et
central)
• Légalisation des comités (sans remplacer les autorités locales)
• Élaboration de matériels informatifs sur les rôles et responsabilités
• Présentation du plan d’aménagement aux comités
• Formation pour les comités sur le fonctionnement des différents comités
(organisation, planification, gestion, résolution de conflits, suivi, etc.)
• Élaboration du plan de travail des comités
• Définition du plan d’accompagnement pour les comités
• Suivi et évaluation du travail des comités
• Comunicación
50
Résultats escomptés
• Des comités (comités locaux et central) de bassin versant organisés et
fonctionnels
• Toutes les organisations/institutions locales (gouvernements et
organisations de la société civile) représentées dans les comités de
bassin versant ainsi que les représentants du gouvernement central
(appui technique et financier)
• Au moins 6 sessions de formation au niveau central et 21 au niveau
• 7/10 comités locaux de bassin versant (niveau des communes ou des
sous-bassins versants)
• Matériels d’information élaborés (plan d’aménagement et autres
matériels dans un format résumé et plus facile possible à vulgariser)
Organisation
d’appui
MARNDR
MDE
CIAT
Organisation prestataire de services
Autres organisations intervenant dans le bassin versant
$ USA 200,000
Coût
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Préparation de matériels d’information
2,000
2
Identification des participantes
2,000
3
Réunions initiales et entente sur la formation des comités
20,000
4
Présentation du plan d’aménagement (ateliers de travail)
5,000
5
formation et accompagnement
6
Appui aux autorités locales (réunion)
6,000
7
Processus de formalisation des comités
5,000
8
Élaboration d’un plan stratégique (3 à 5 ans)
10,000
9
Gestion des ressources
15,000
10
Élaboration de plans opérationnels annuels
10,000
11
Élaboration des instruments et outils de travail
15,000
12
Suivi
5,000
13
Comunicación
5,000
Total
100,000
$USA 200,000
51
PROGRAMME
Projet # 5
Objectif du projet
SENSIBILISATION ET ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALE
ET DE GESTION DE RISQUES DE DÉSASTRES
Installation de Stations climatologiques et de système d’alerte
précoce (SAP)
Collecter et/ou mesurer information de base sur le terrain durant une
période qui permettra d’atteinte un niveau constant dans l’analyse du
comportement des variables climatiques comme la précipitation comme
la température, la précipitation, le vent etc.
Établir mécanismes opérationnels de prévention avant que se produisent
d’événements climatiques qui peuvent entrainer des impacts négatifs
(pertes de vies humaines, destruction des moyens de subsistance, etc.)
pour des communautés du bassin comme l’inondation et autres.
Production d’information pour une meilleure prise de décisions et
Contribution au
plan d’aménagement mieux ajuster la conception des mesures biophysiques en relation au
climat. De cette façon les activités du plan d’aménagement seraient plus
effectives dans la mesure qu’on peut compter sur des données de
première main et appropriées.
Diminuer l’impact négatif des évènements extrêmes (orages) en dépit
des efforts pour réguler les cycles hydrologiques par des interventions
biophysiques (restauration de la couverture végétale permanente)
Développer la culture de prévention par rapport aux désastres qui ont
des évidences d’occurrence. Ainsi, sauvera-t-on des vies humaines et les
biens matériels appartenant à la population
Le projet de cueillette/mesure de données climatiques est un projet qui
Stratégies
est conçu sur la participation du comité de bassin versant avec un
partenariat avec los municipalités, l’université et école technique de la
région.
On utilisera des critères minima pour déterminer les besoins et les
variables qu’on doit enregistrer avec un compromis technique et la
participation locale.
Les habitants du bassin versant doivent pouvoir identifier et connaitre le
niveau de danger par rapport au comportement du climat et la situation
des ressources naturelles
Renforcer l’intérêt de la communauté pour participer dans
l’implémentation des mécanismes de prévention comme le système
d’alerte précoce sur une base participative
Développer une stratégie intégrée d’éducation, de prévention, de
vigilance et d’action participative en cas d’occurrence de désastres.
Mise en place d’un système avec des équipements qui facilitent la
combinaison la technologie et le savoir-faire local.
Pour les mesures, tout le bassin sur des sites définis à partir des critères
Localisation
techniques.
Dans le cas du système d’alerte précoce, dans les localités le long de la
rivière principale et les rivières secondaires dans les zones d’impacts
éventuels.
52
Durée
Participants
Activités
Résultats escomptés
3 années
Comité de bassin versant,
Autorités locales (municipalités et CASEC)
Comite de protection civile
Université et école de formation technique
Organisations communautaires
Autres organisations intervenant dans le bassin versant
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Pour l’établissement des stations de mesures :
Réunion pour présenter l’importance du projet
Choix des participants
Organisations des participants
Formation sur le sujet
Appui de l’organisation
Conception du système et sélection des équipements
Achat des équipements
Installation et opération des équipements
Collecte des données, enregistrement et maintien
Accompagnement
Évaluation
Appui pour la continuité dans la collecte des données
Communication
Pour le système d’alerte Précoce (SAP)
• Identification des zones à prévenir et les acteurs en relation à la
partie haute du bassin versant
• Explication et partage d’information avec la population
• Organisation pour la participation de la population
• Identification et sélection des points de contrôle et de surveillance
• Sélection des mécanismes de prévention
• Formation sur la prévention et les systèmes d’alerte précoce
• Conception du système d’alerte précoce (adapter et utiliser les
NTIC)
• Établissement du SAT et démonstration (simulation)
• Formation sur le protocole pour l’évaluation la protection et le
traitement des personnes affectées
• Fonctionnement et maintien
• Gestion des ressources pour la continuité
• Accompagnement
• Évaluation
• Communication
• Le bassin versant équipé et préparé pour enregistrer les données de
température, de pluviométrie et autres
• 8 stations mises en place pour la cueillette des données
• Une base de données pour l’enregistrement des informations
53
(journalier, hebdomadaire, mensuel et annuel)
• Nouvelles cartes d’isohyètes et de température (ajustées de la
balance hydrologique)
Organisation
d’appui
Coût
SAP
• Six communautés organisées participant
• Trois systèmes d’alerte précoce fonctionnés et enregistrés dans le
système de la protection civile
• Trois communautés disposées du service de prévention contre les
inondations
• 150 familles formées
• Ressources bien gérées
MARNDR
MDE
DINEPA
Comité national de protection civile
Universités et centres de formation technique
Autres organisations
$USA 216,000
Coûts pour les stations de mesures/collectes de données climatologiques
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Réunion pour présenter l’importance du projet
2,000
2
Organisation des participants
2,000
3
Formation sur la thématique
5,000
4
Accompagnement de l’organisation d’appui
10,000
5
10,000
6
Conception du système et sélection des équipements incluant
manuels et protocole
Achat des équipements
10,000
7
Installation et opération des équipements
10,000
8
Collecte des données, enregistrement et maintien
20,000
9
Gestion pour la continuité de la collecte des données
5,000
10
Assistance technique
5,000
11
Évaluation
5,000
12
Communication
2,000
Total
$USA 86,000
54
Coûts du SAP
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Identification des zones concernées
2,000
2
Réunion de partage avec la population
2,000
3
Organisation pour participer au projet
2,000
4
Sélection des sites
2,000
5
Sélection des équipements et mécanismes
2,000
6
Formation sur la prévention, actions avant et après un
évènement
5,000
7
Conception du système
10,000
8
Établissement du SAT et Démonstration
60,000
9
5,000
10
Formation sur le protocole d’évaluation, protection et
traitement
Opération et maintien
11
Gestion pour la continuité de la collecte des données
10,000
12
Assistance technique
10,000
13
Évaluation
5,000
14
Communication
10,000
Total
5,000
$USA 130,000
55
7.2.5 Coût des projets (Programme 2)
Le coût total des projets du programme 2 s'élèvent à $ USD 2, 576,000
No.
Projets
1
2
Éducation environnementale au niveau scolaire
Éducation environnementale pour les organisations
et les autorités
Formation technique et établissement d’un fonds
d’investissement propre
Formation du comité de gestion du bassin versant
Installation de stations climatologiques et
climatiques et de Systèmes d’alerte précoce (SAP)
3
4
5
Coûts par
projet
($ USD)
1, 000,000
300,000
Coûts du
programme
($ USD)
2,576,000
860,000
200,000
216,000
56
7.3. Programme 3 Amélioration de la productiion agricole
7.3.1. Justification du programme
Ce programme est conçu pour apporter une réponse aux problèmes de la production agricole,
d’agroforesterie et d'élevage identifiés dans le bassin versant. Il en ressort que les
caractéristiques de fonctionnement du secteur agricole font ressortir une fragilité socioéconomique continue des habitants. Les activités de production en 2009 concernent
principalement l'élevage du bétail (11% de la superficie du bv en parturage), les espaces
d’agroforesterie (environ 29% du BV) avec des cultures de café dans le système
conventionnel, de mangue, d’agrumes principalement et de cacao. En parallèle au système
d’agro-foresterie les cultures sarclées et de la canne à sucre occupent un espace très important
soit environ 54% des terres du BV de la GRN.
Par contre, le système de production reste très artisanal. De façon très peu développée, il a
favorisé l'utilisation de pratiques de conservation des sols, l'agro-industrie, l'irrigation et les
systèmes agroforestiers, ces derniers n'ont pas ne sont pas pratiqués sur une grande échelle.
Cette situation nous conduit à proposer l'amélioration des mécanismes de production agricole
et forestière, la promotion et l'incorporation des pratiques qui tiennent compte des critères de
durabilité, l'amélioration des zones existantes, la diversification de la production à travers
l'innovation et l'approche de chaîne de valeur dans la chaîne de production et de la valeur pour
atteindre le développement intégré de production primaire, secondaire et tertiaire. Ce
programme est proposé comme une alternative en appui aux entités sectorielles du
gouvernement concernées en particulier le MARNDR et le MDE.
Pour cette raison et afin d'améliorer la production et la productivité du secteur agricole au
niveau du bassin versant et en mettant l'accent sur la sécurité alimentaire, le revenu des
ménages et la conservation des ressources naturelles, le plan identifie un ensemble de projets
qui cherchent à surmonter les obstacles via les propositions suivantes:
Dans le court terme, le renforcement de la production primaire, le début de la
transition technologique vers une production plus écologique et de l’agro-industrie
rurale.
Dans le moyen terme, une fois améliorée les niveaux de productivité et la qualité de la
production, l'accent sera mis sur la valeur ajoutée et les marchés locaux et nationaux
communs. L’emphase sera mise aussi vers la consolidation de l'agriculture organique.
Enfin, un aspect important qui retiendra notre attention dans le cadre de ce plan est
l’articulation de la production agro-industrielle avec les réseaux de commercialisation
du bassin versant et des territoires connexes.
Dans le long terme, les efforts seront surtout orienter vers la consolidation du
processus d'ajout de valeur aux produits à fournir aux différents marchés (locaux,
nationaux et international). Ainsi, le bassin versant sera apte à fournir des produits à
forte valeur ajoutée pour des créneaux spécialisés sur le marché immédiatement.
57
7.3.2. Objectifs du programme
Améliorer et consolider les conditions socio-économiques des hommes et des femmes du
bassin versant, en se basant sur la production agricole, l'élevage et l'agroforesterie et en y
intégrant un volet de production biologique, en renforçant la sécurité alimentaire de la
population et la conservation des ressources naturelles.
7.3.3. Stratégie du programme
•
Coordonner tous les intervenants qui ont une expertise, de l'expérience et de
l'intérêt pour l'objectif du programme, en particulier les structures étatiques des
unités sectorielles déconcentrées, les autorités locales et des organisations de
producteurs/entreprises de production, le cas échéant à un projet spécifique, dans
le cadre du processus de planification des communes et des sections communales.
•
Intégrer la partie de la population organisée dans un processus progressif qui met
en évidence les avantages de l'action collective de telle sorte que la majorité de la
population y compris les non organisées et même apathiques adoptent les mêmes
pratiques.
•
Planifier les projets en tenant compte des horaires, des besoins spécifiques des
femmes par le développement de méthodes appropriées qui permettent la
participation des femmes dans les activités productives, de la formation et
l'assistance technique.
•
Éviter l'utilisation de mesures d'incitation économique directe pour impliquer la
population. L'incitation principale sera d'améliorer la production et la protection de
l’environnement.
•
Concilier les deux objectifs de conservation des ressources naturelles et
d’augmentation de profits des petits producteurs (trices).
•
Intégrer comme une composante dans les projets le développement de l’agroindustrie.
•
Donner la priorité au sein du bassin versant, au développement et la promotion des
éco-entreprises avec les petits producteurs, et, en dehors du bassin versant, au
développement des chaînes de valeur des produits agricoles et agroforestières.
•
Intégrer les projets et / ou des composantes avec de futurs potentiels, comme
l'exploitation des opportunités au sein de l'horizon de planification.
58
7.3.4. Fiches de projets
PROGRAMME
AMELIORATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE
Projet # 1
Objectif du projet
Assistance technique pour la production
Améliorer la production et la productivité agricole, par l'appui
technique aux agriculteurs qui exécutent des projets qui
correspondent au plan d'aménagement.
Garantir que des projets productifs génèrent des avantages
Contribution au
plan d’aménagement significatifs aux producteurs, en adoptant des éléments
environnementaux et de durabilité
Transférer des techniques efficaces de manière appropriée pour les
Stratégies
systèmes de production agricole, en respectant le savoir-faire local
et travailler avec des groupes d'agriculteurs, des associations ou
réseaux de producteurs.
Localisation
Quartier Morin, Limonade, GRN, Bahon, Sainte Suzanne et
Vallières
Durée
Participants
Activités
Résultats escomptés
Organisation
d’appui
Coût
4 ans
Agriculteurs organisés (hommes et femmes)
Agents de vulgarisation et techniciens agricoles
Familles de producteurs
• Organisation pour la participation au projet
• Identification des besoins d'assistance technique (plan
d'exploitation, cultures, processus, activités, problèmes)
• Partenariats avec les institutions techniques et éducatives
• Définition de la stratégie opérationnelle et méthodologie
• Formation des agents de vulgarisation de la communauté
• Élaboration de matériel d'appui (brochures techniques)
• Assistance technique dans les périodes productives
• Gestion des ressources pour la continuité
• Supervision et de contrôle de qualité
• Evaluation et communication
• 5 000 producteurs qui reçoivent une assistance technique
• 5 rubriques de cultures appuyées (fruits, café et cacao,
Banane et tubercules, canne à sucre et l’élevage)
• 10 000 hectares de terres cultivées de façonsatisfaisante
• 50 agents de vulgarisation dans les communautés
• 20 matériaux d'appui technique en créole
• Ressources gérées
MARNDR
Coopératives de producteurs et autres organisations locales
MDE
Autres Organisations d’appui intervenant dans le bassin versant
$ USD 1, 000,000
59
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Organisation pour la participation au projet
5,000
2
5,000
3
Identification des besoins d'assistance technique (plan
d'exploitation, cultures, processus, activités, problèmes)
Partenariats avec les institutions techniques et éducatives
4
Définition de la stratégie opérationnelle et méthodologie
5,000
5
Formation des agents de vulgarisation de la communauté
200,000
6
Élaboration de matériel d'appui (brochures techniques)
50,000
7
Assistance technique dans les périodes productives
700,000
8
Gestion des ressources pour la continuité
10,000
9
Supervision et de contrôle de qualité
10,000
10
Evaluation et communication
10,000
Total
5,000
$USD 1, 000,000
60
PROGRAMME
Projet # 2
Objectif du projet
AMELIORATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE
Gestion de l'eau en appui à l'agriculture
Utilisation des ressources en eau comme un complément dans des
activités productives de l'agriculture, en développant la culture de
l’utilisation et de la gestion appropriée et efficace augmenter la
productivité des exploitations agricoles
Permet l'adaptation des besoins en eau dans le milieu rural en accord avec
Contribution au
plan d’aménagement le cycle hydrologique et les caractéristiques du bassin versant.
Mieux valoriser les terres agricoles dans une perspective de génération
et/ou d’augmentation de revenu pour less exploitations agricoles.
Appui à la lutte contre la choléra por la construction de citernes familiales
avec une technologie d’amélioration de la qualité de l’eau.
Établissement de mécanismes d’adaption aux changements climatiques.
Développer des éléments de démonstration et de réplication, formant une
Stratégies
culture de l'utilisation de l'eau dans l'agriculture.
Localisation
GRN, Bahon, Sainte Suzanne, Vallières et Ranquitte, Limonade et
Quartier Morin
Durée
Participants
Activités
Résultats escomptés
4 ans
Organisations de producteurs,
Producteurs et agriculteurs novateurs (hommes et femmes).
Techniciens agricoles (hommes et femmes)
• Organisation des participants
• Identification des solutions adaptées aux besoins de gestion de
l'eau.
• Modalité de travail (démonstration)
• Identification des agriculteurs et entente conclue
• Sélection des sujets à développer (collecte d'eau, drainage,
irrigation dans des petites exploitations agricoles, eau pour petit
bétail)
• Formation sur l'utilisation de l'eau (hommes et femmes)
• Élaboration de matériels techniques (exemple : micro irrigation)
• Établissement de fermes de démonstration
• Activités pratiques sur le terrain (jours de champ et de
démonstration de méthodes)
• Assistance technique et de supervision
• Gestion des ressources supplémentaires
• Évaluation des résultats
• Communication
• 100 agriculteurs participants
• 100 sites expérimentaux
• 5 technologies sur l'utilisation et l'exploitation des ressources en
eau validées (goutes à goutes, micro aspertion, citerne familiale
propre, retenu d’eau pour la production)
• 200 personnes formées
61
Organisation
d’appui
Coût
• 5 matériels techniques élaborés (brochures sur
l'approvisionnement en eau)
• Ressources gérées
MDE
MARNDR
$ USD 500,000
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Organisation des participants
5,000
2
5,000
3
Identification des besoins de solutions qui exigent une gestion de
l'eau.
Modalité de travail (démonstration)
4
Identification des agriculteurs et entente conclue
5,000
5
5,000
6
Sélection des sujets à développer (récolte d'eau, drainage, irrigation
dans des petites exploitations agricoles, eau pour petit bétail)
Formation sur l'utilisation de l'eau (hommes et femmes)
10,000
7
Élaboration de matériels techniques (exemple : micro irrigation)
10,000
8
Établissement de fermes de démonstration
400,000
9
20,000
10
Entraînement en site (jours de champ et de démonstration de
méthodes)
Assistance technique et de supervision
11
Gestion des ressources supplémentaires
5,000
12
Évaluation des résultats et développement de nouvelles propositions
25,000
13
Communication
5,000
Total
5,000
20,000
$ USD 520,000
62
PROGRAMME
Projet # 3
Objectif du projet
AMELIORATION DE LA PRODUCTION AGRICOLE
Sécurité alimentaire
Promouvoir avec la population rurale et suburbaine la mise en oeuvre
de mesures préventives associées à la production agricole pour réduire
la vulnérabilité par rapport à l'alimentation
Il est très important de prendre en compte le niveau de vulnérabilité
Contribution au
plan d’aménagement globale du bassin principalement parce qu’il s’agit d’une population
pauvre vivant dans un milieu en proie à de graves problèmes
environnementaux. En ce sens, l'alimentation sera essentielle pour
favoriser le développement de tous les projets du plan de gestion.
Grâce à ce projet, on se propose de développer des éléments pour
assurer la sécurité alimentaire de la population à partir d'une approche
holistique entre l'environnement et la production.
Former la population pour bien appréhender la question de la sécurité
Stratégies
alimentaire tout en identifiant des solutions qui tiennent compte des
potentialités locales, avec l'appui technique que propose le plan
d'aménagement
GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte Suzanne et Vallières
Localisation
3 années
Durée
Groupes de femmes. Familles de producteurs, Organisations
Participants
communautaires locales, techniciens agricoles et autres concernés
Activités
• Organisation pour participation dans le projet
• Identification des organisations qui travaillent dans le domaine
• Identification de zones critiques où il existe motivation pour
travailler
• Identification des besoins (manque de nourriture, faible nutrition)
• Sélection d'alternatives de solutions (gestion après-récolte, jardins
familiaux, la diversification de la production familiale)
• Formation dans le domaine et les solutions
• Élaboration de matériel technique (brochures)
• Établissement d'actions au niveau des exploitations
• Assistance technique
• Gestion des ressources pour la continuité des actions
• Évaluation
• Communication
Résultats escomptés
• 500 Familles participants
• 5 brochures techniques
• 10 organisations participant
• Ressources gérées
MARNDR/CNSA
Organisation
Municipalités
d’appui
Organisations travaillant dans le domaine.
$ USD 500,000
Coût
63
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Organisation pour participation dans le projet
5,000
2
Identification des organisations qui travaillent dans le domaine
5,000
3
Identification de zones critiques où il existe motivation pour
travailler
Identification des besoins (manque de nourriture, faible nutrition)
5,000
4
5
5,000
10,000
6
Sélection d'alternatives de solutions (gestion après-récolte,
jardins familiaux, la diversification de la production familiale)
Formation dans le domaine et les solutions
7
Élaboration de matériel technique (brochures)
15,000
8
Établissement d'actions dans les exploitations
400,000
9
Assistance technique
20,000
10
Gestion des ressources pour la continuité des actions
10,000
11
Évaluation
5,000
12
communication
5,000
Total
15,000
$ USD 500,000
7.3.5. Cout des projets (Programme 3)
Le coût total des projets du programme 3 s'élève à $ USD 2, 020,000
No.
Programmes
No.
Projets
3
Amélioration de la
production agricole
1
Asistance technique pour la
production
Gestion de l'eau en appui à
l'agriculture
Securité alimentaire
2
3
Coûts pour
projets
($ USD)
1, 000,000
Cout de
programme
($ USD)
520,000
2, 020,000
500,000
64
7.4. Programme 4 Infrastructures de base et appui à la production agricole
7.4.1. Justification du programme
Le bassin versant de la Grande Rivière du Nord exige l'amélioration et la mise en place
d’infrastructures de base pour faciliter le développement de la production agricole et d’appui
aux communes. Les problèmes observés au niveau du réseau routier en milieu rural, l’absence
de ponts et de canaux temporaires, le manque d'entretien et de protection des infrastructures
limitent sévèrement le transport de matériaux, de fournitures et de produits pour les activités
économiques en général. Les routes qui donnent accès au bassin versant sont dépourvues de
drains et d’égouts. L'accès à certaines communes est limitée même durant la période sèche,
la communication routière est difficile.
Il n'y a pas d'installations de stockage de denrées agricoles périssables et autres produits de
stockage. En général les infrastructures ne sont pas bien développées. Dans le cas des cultures
telles le café qui nécessite une gestion des liquides après le processus du café lavé, le bassin
versant ne dispose pas des services requis en matière de gestion des eaux usées et de déchets.
De même, les infrastructures d'appui à la commercialisation ne sont pas développées.
L'infrastructure pour l'irrigation et le drainage est presque inexistante. La machinerie agricole,
est rarement utilisée à l’exception des grandes propriétés des zones planes en aval du bassin
versant. La préparation du terrain pour les cultures se fait avec des outils de base (Pioche,
houes, serpettes, etc).
L'électrification rurale et l’accès aux autres sources d’énergie sont très limités générant ainsi
une haute consommation des ressources ligneuses pour satisfaire les besoins fondamentaux
des familles. 71% de l’énergie consommée dans le pays proviennent de la biomasse (Bois
énergie)6. Le bois, le charbon de bois et la bagasse contribuent respectivement à hauteur de
55%, 11% et 4% à la consommation énergétique des menages et des industries traditionnelles
(ESMAP, 2007).
7.4.2. Objectifs du programme
Soutenir la gestion, le développement et l'amélioration des infrastructures de base au niveau
des commautés et nécessaires au développement de la production agriccole qui permettront
d’offrir des services adaptés aux besoins primaires de la population et des producteurs.
7.4.3. Stratégie du programme
•
•
6
Organiser la gestion basée sur le besoin de chacune des sections communales qui
répondent à un schéma d'intégration régionale.
Coordonner les efforts avec les ministères sectoriels liés aux thèmes de chaque
type d’infrastructure proposée (agriculture, travaux publics et énergie).
Bureau des Mines et de l’Énergie
65
•
•
•
Promouvoir la mise en œuvre de travaux communautaires pour certaines
infrastructures dans l'intérêt des communautés locales et des familles.
Définir et conclure des engagements et de mécanismes pour l'entretien et la
gestion des infrastructures réalisées.
Former les organisations (les participants) dans les méthodes et techniques
d'entretien et de réparation des infrastructures et des équipements de soutien à la
production.
66
7.4.4 Fiches de projets
PROGRAMME
Projet # 1
Objectif du
projet
INFRASTRUCTURES DE BASE ET D’APPUI À LA PRODUCTION AGRICOLE
Amélioration des routes rurales
Améliorer l'accessibilité aux différentes zones productives et communales du
bassin versant favorables aux activités agricoles de manière à faciliter la
commercialisation et le transport de matières premières et d’intrants.
Contribution au Avec les routes rurales bien conçues et avec un bon entretien, on parviendra à
la communication permanente sur le territoire.
plan
d’aménageme Le drainage, la stabilisation de talus et le maintien des voies évitera ou
diminuera l'érosion et le transport de sédiments.
nt
C'est un projet qui demandera des ressources financières que le plan ne peut
Stratégies
couvrir immédiatement. Toutefois, il est inclus dans le plan pour faciliter
l'organisation dans la recherche de ressources supplémentaires.
Localisation
Vallières (tronçon Perches-Vallières), Bahon – GRN
Durée
Participants
Activités
Résultats
escomptés
Organisation
d’appui
Coût7
7
4 ans
Les autorités locales (Délégation, Municipalités, CASEC), Organisations de
producteurs, DDA Nord et Nord-Est, autres unités sectorielles du gouvernement
(TPTC/CNE) et autres organisations intervenant dans le secteur.
• Identification des entités intéressées par le projet.
• Formation sur les questions de réhabilitation des routes
• Études techniques spécifiques pour l'amélioration des routes
• Gestion des ressources supplémentaires
• Réhabilitation des routes
• Travaux mineurs (égouts, ponts)
• Ouvrages de protection (participation communale)
• Réalisation de l’entretien
• Communication et proposition de durabilité
• Organisations participant à la gestion et le développement de
l'amélioration des routes rurales
• Participants formés.
• Dossiers techniques pour la recherche des ressources supplémentaires
• Ressources supplémentaires gérées
• 20 km de routes rurales améliorées entre Peches-Vallière
• Une proposition de maintien en cours à la charge des municipalités
• Une proposition de durabilité adoptée
MTPTC/CNE
MARNDR
Autres Organisations d’appui
$USD 8,249,094.00 (tronçon de route Perches-Vallière)
$ USD 7,315,650.00 (Ouvrages de traversée de ravines et de rivières)
Pour les détails des coûts, veillez référer au dossier d’ouvrages techniques
67
PROGRAMME
Projet # 2
Objectif du projet
Contribution au
plan
d’aménagement
Stratégies
INFRASTRUCTURES DE BASE ET APPUI À LA PRODUCTION
AGRICOLE
Accès à l’eau potable et assainissement
Faciliter l'accès et la gestion de l'eau potable et assainissement dans les
communautés rurales du bassin versant
Du point de vue global l'accès à l'eau potable implique la protection des
sources, les zones de recharge hydrique et aquifère ainsi que le traitement
des eaux usées. Cela profite grandement à l'aménagement du bassin versant,
en évitant conflits socio-environnementales.
Avec le virus de cholera qui sevit dans le pays depuis l’année 2010, la
construction de latrines dans le cadre du projet aidera à limiter la propagation
du virus de choléra.
Renforcer les capacités de gestion des communautés, intégrant les éléments
qui contribue à l'approche intégrée de la gestion de l'eau visant à faire en
sorte que les communautés accèdent à l'eau potable.
La communauté doit apporter une contrepartie dans la construction des
citernes.
Localisation
Sainte Suzanne, Vallières, GRN, Bahon et Ranquitte
Durée
Participants
3 ans
Organisations communautaires qui ne disposent de services d'eau potable
Municipalité et CASEC
Familles des communautés
• Organisation pour participer au projet
• Réunion avec des organisations communales qui manquent du service
• Identification des besoins et problématique spécifique.
• Définition commune de solutions (conception des oeuvres)
• Formation dans le domaine
• Appui pour la gestion des ressources supplémentaires
• Mise en œuvre des actions (construction de citernes)
• Suivi
• Maintien
• Communication
• 20 organisations participant
• 200 personnes formées
• 850 citernes construits
• 850 familles bénéficiaires
• Ressources gérées
DINEPPA
MSPP
MDE
$ USD 1,428,000
Activités
Résultats
escomptés
Organisation
d’appui
Coût8
8
Pour les détails du coût, veillez référer au dossier d’ouvrages techniques
68
PROGRAMME
Projet # 3
Objectif du projet
Contribution au plan
d’aménagement
Stratégies
Localisation
Durée
Participants
Activités
Résultats escomptés
INFRASTRUCTURES DE BASE ET APPUI À LA PRODUCTION
AGRICOLE
Promotion de sources d’énergie alternatives
Contribuer à solution d’absence d’énergie dans le milieu rural en
profitant les technologies propres de sources d’énergie pour satisfaire
les besoins des communautés et des familles.
Promouvoir l’utilisation des GPL et autres sources d’énergie pour la
cuisson comme Todo para la cosina (une technologie de Salvador)
Avec la secrétairerie d’état de l’énergie, contribuer à diminuer la
pression sur les ressources ligneuses et améliorer ainsi la santé des
familles utilisant la technologie.
Réaliser l’identification des communautés avec les acteurs ou familles
impliquées/intéressées.
Utiliser la promotion pour faire connaitre l’initiative.
La démonstration come expériences pilotes pour l’exécution du projet.
Appui pour l’adoption de la technologie
Toutes les municipalités (Communautés sans électricité en particulier
pour l’énergie solaire)
3 années
Organisations locales
Écoles
Familles intéressés par la mise en œuvre du plan d’aménagement
(reforestation)
Techniciens formés venant des organisations
• Identification et sélection des sites (communautés)
• Identification et sélection des participantes
• Recrutement une/des organisation/s pour la réalisation du projet
• Formation sur l’utilisation des technologies
• Conception des systèmes
• Mise en place des systèmes
• Vulgarisation des résultats
• Assistance technique
• Gestion des ressources pour la multiplication
• suivi
• Évaluation
• Communication
30 communautés utilisant des sources d’énergie alternative
(électrification)
5 écoles électrifiés avec l’énergie solaire et utilisant autres sources
d’énergie pour la cuisson.
600 Familles accédés à de nouvelles sources d’énergie
14 sessions de formation
14 séminaires pratiques de présentation des resultats
69
Organisation d’appui
Coût
Ressources bien gérées
MARNDR
MDE
Secrétairerie d’État de l’Énergie
500,000 USD
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Identification et sélection de communautés
2,000
2
Identification et sélection de participantes
2,000
3
Formation
26,000
4
Conception des systèmes
15,000
5
Mise en place des systèmes (expériences pilotes)
400,000
6
Vulgarisation des résultats
10,000
7
Assistance technique
25,000
8
Gestion des ressources pour la réplication
10,000
9
suivi
5,000
10
Évaluation
10,000
11
Communication
5,000
Total
500,000 USD
7.4.5 Cout de projets (Programme 4)
Le coût total des projets du programme 4 s'élèvent à $ USD 17,492,744.00
No.
Programmes
No.
4
Infrastructures de
base et de
production agricole
1
2
3
Projets
Amélioration des routes
rurales
Accès à l’eau potable
Promotion de sources
d’énergie alternative
Coût par projet
Coût du
programme
15, 564,744.00
17,492,744.00
1,428,000.00
500,000.00
70
7.5 Programme 5 : Appui aux filières agro-industrielles
7.5.1. Justification
Le plan d'aménagement considère des projets productifs qui génèrent des matières premières,
beaucoup de produits seront consommés par les familles, mais une partie d'entre eux iront au
marché local, dans la région et, peut-être, sur les marchés des pays voisins. Une autre partie
de la production primaire pourrait être transformée grâce à leur valeur ajoutée sous les
concepts de l'approche de chaîne de valeur. Des cultures à haute valeur ajoutée peuvent être
transformées en particulier cacao, café, ananas, oranges et des fruits en général.
Dans le bassin versant, on se propose d’étendre les aires existantes emblavées par ces cultures
et de les augmenter avec l'application de technologies et de pratiques les plus rentables, mais
en considérant des critères de durabilité, par exemple en utilisant des alternatives organiques
et l'utilisation contrôlée de produits agrochimiques.
Mais également on considère que cette proposition ne sera pas facile à développer, tant par
les limites de connaissances des producteurs, que par le manque de conditions favorables sur
le territoire. Par conséquent, il sera nécessaire de renforcer les concepts, les approches et les
stratégies pour promouvoir la culture agro-industrielle et l'entreprise rurale.
7.5.2. Objectifs
Promouvoir par des procédés formatifs et de renforcement des capacités, le développement de
processus de gestion et de promotion de l'agro-industrie et la gestion de l'entreprise rurale
pour générer de nouvelles possibilités économiques sur le territoire et la sostenabilité dans la
gestion des ressources naturelles.
7.5.3. Stratégies
•
•
•
•
•
Collecter et diffuser l'information sur les marchés pour les produits agricoles du bassin
versant y compris les services.
Former grâce à diverses modalités pour développer une culture d'entreprise en milieu
rural.
Établir des actions pilotes pour démontrer les avantages de cette nouvelle approche de
gestion.
Promouvoir l'organisation pour la création et la gestion d’entreprise.
Gérer l'assistance technique pour l'orientation et la formation des capacités dans le
domaine de la création et de la gestion d’entreprise.
71
7.5.4 Fiches de projets
PROGRAMME
Projet # 1
Objectif du projet
APPUI AUX FILIERES AGROINDUSTRIELLES
Projet pour la valorisation de la production agricole
Promouvoir le développement du secteur secondaire de la production par la
valeur ajoutée ou la transformation de la matière première agricole et
forestière
Grâce à ce projet, se matérialise l'approche de chaîne de production, ce qui
Contribution au
plan d’aménagement permettra au producteur d'obtenir de meilleurs profits et de plus grands
revenus par une exploitation durable des ressources du bassin versant.
Renforcer les capacités et la promotion de l'organisation pour le
Stratégies
développement de la chaîne de production.
Localisation
Limonade, Quartier Morin, GRN, Bahon, Ranquitte, Sainte Suzanne et
Vallières
Durée
Participants
Activités
Résultats escomptés
Organisation
d’appui
4 ans
Organisations de producteurs
Producteurs leaders et innovateurs
Techniciens agricoles (hommes et femmes)
Autres entrepreneurs
• Organisation des participants au projet.
• Identification d'acteurs clés (producteurs)
• Identification des zones et rubriques possibles pour appliquer
l'approche de chaîne de production
• Alternatives de valeur ajoutée (après-récolte, transformation, agroindustrie)
• Modalités pour le développement de l'approche de chaîne de
production
• Formation sur l'approche de chaîne de production
• Détermination des besoins d'investissement actuel et futur
• Développement d'expériences pilotes
• Gestion des ressources pour le moyen terme
• Assistance technique
• Supervision
• Suivi
• Communication
• 15 organisations participantes
• Au moins trois filières en développement de l'approche de chaîne de
production (Café, cacao et fruitiers)
• 10 expériences établies
• 100 familles participantes
• Information produite
• Ressources gérées
MARNDR
Ministère de l’Economíe, Planification
72
Chambre du commerce
Secteur industriel
$ USD 1, 000,000
Coût
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Organisation des participants au projet.
15,000
2
Identification d'acteurs clés (producteurs)
15,000
3
25,000
5
Identification des zones et filières favorables à l'application de
l'approche de chaîne de production
Alternatives de valeur ajoutée (après-récolte, transformation, agroindustrie)
Modalités pour le développement de l'approche de chaîne
15,000
6
Formation sur le point de l'approche de chaîne
20,000
7
Détermination des besoins d'investissement actuel et futur
25,000
8
Développement d'expériences pilotes
9
Gestion des ressources pour le moyen terme
50,000
10
Assistance technique
200,000
11
Supervision
25,000
12
Suivi
25,000
13
Communication
10,000
4
Total
15,000
1,560,000
$ USD 2, 000,000
73
PROGRAMME
Projet # 2
Objectif du projet
APPUI AUX FILIERES AGROINDUSTRIELLES
Appui au développement/Renforcement de la commercialisation
Renforcer les capacités de gestion et le développement du secteur tertiaire en
se basant sur de l'approche de chaîne de la commercialisation des produits
agricoles et forestiers du bassin versant.
Grâce à ce projet se matérialise l'approche de chaîne de la
Contribution au
plan d’aménagement commercialisation, ce qui permettra au producteur d’obtenir de meilleurs
profits et de plus grands revenus par une utilisation durable des ressources
du bassin versant.
Renforcer les capacités et la promotion de l'organisation pour le
Stratégies
développement de la chaîne de commercialisation.
Vallières, Sainte Suzanne, Ranquite, Bahon, GRN, limonade et Quartier
Localisation
Morin
4 ans
Durée
Réseaux de commerçants existants (madan sara)
Participants
Organisations de producteurs
Producteurs leaders et innovateurs
Techniciens agricoles (hommes et femmes)
Activités
• Organisation des participants au projet.
• Identification d'acteurs clés (producteurs)
• Identification des zones et filières favorables à l'application de
l'approche de chaîne de commercialisation
• Alternatives de commercialisation (produits et services)
• Modalités pour le développement de l'approche de chaîne
commercialisation
• Formation sur l'approche de chaîne de commercialisation
• Détermination des besoins d'investissement actuel et futur
• Développement d'expériences pilotes
• Gestion des ressources pour le moyen terme
• Assistance technique
• Supervision
• Suivi
• Communication
Résultats escomptés
• 15 organisations participantes
• Au moins trois services en développement de l'approche de chaîne de
production (agro-industrie, tourisme et artisanat)
• 15 expériences établies
• 500 familles participantes
• Information produite
• Ressources gérées
MARNDR
Organisation
Ministère de l’Economíe, Planification
d’appui
Chambre du commerce
Secteur industriel
74
Industrie touristique
Autres organisations intervenant dans le domaine
$ USD 800,000
Coût
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Organisation des participants au projet.
5,000
2
Identification d'acteurs clés (producteurs)
5,000
3
Identification des zones et filières plus propices à l'application de
l'approche de chaîne de commercialisation
Alternatives de commercialisation (produits et services)
5,000
5,000
6
Modalités pour le développement de l'approche de chaîne
commercialisation
Formation sur l'approche de chaîne de commercialisation
20,000
7
Détermination des besoins d'investissement actuel et futur
5,000
8
Développement d'expériences pilotes
650,000
9
Gestion des ressources pour le moyen terme
30,000
10
Assistance technique
50,000
11
Supervision
5,000
12
Suivi
5,000
13
Communication
10,000
4
5
Total
5,000
$ USD 800,000
75
PROGRAMME
APPUI AUX FILIERES AGROINDUSTRIELLES
Projet # 3
Objectif du projet
Crédit de soutien à des organisations (femmes)
Renforcer la capacité d'investissement des groupes organisés qui
encouragent l'agriculture durable, protègent l'environnement et font de
bon usage des ressources naturelles.
Parvenir à une plus grande participation et augmenter l'intérêt pour
Contribution au
plan d’aménagement l'intégration de différents processus de gestion productive et de
génération d'opportunités dans le bassin versant, principalement avec
l'appui aux femmes organisées.
Promouvoir l'associativité pour la gestion des ressources de crédit,
Stratégies
appliquant des modèles de coresponsabilité et de génération de confiance
entre les parties.
Vallières, Sainte Suzanne, Ranquite, Bahon, GRN, limonade et Quartier
Localisation
Morin)
4 ans
Durée
Organisations de producteurs,
Participants
Organisations locales et communautaires (femmes en particulier)
Familles organisées en groupes d'intérêt.
Techniciens agricoles
Activités
• Organisation pour la participation au projet
• Définition des besoins, exigences et restrictions
• Modalité de prêt, alternatives (fonds de roulement, contrats
obligatoires, caisse rural, etc.)
• Formation dans le domaine.
• Information et orientation pour l'accès au fonds
• Organisation du fonds disponible
• Instruments normatifs et administratifs
• Développement des opérations (échéances d'accès)
• Assistance technique
• Gestion des ressources supplémentaires
• Supervision
• Évaluation
• Communication
Résultats escomptés • 30 Organisations participantes
• 600 familles organisées participantes
• 600 personnes formées
• 400,000 $USD de fonds utilisé
• Pas plus de 5 % du taux de retards de paiement
• Ressources gérées
Prestataires spécialisés de l’industrie de la finance agricole
Organisation
MARNDR
d’appui
MDE
76
Municipalités
$ USD 760,000
Coût
Coûts du projet
No.
Activités
Coût ($USD)
1
Organisation pour la participation au projet
5,000
2
Définition des besoins, exigences et restrictions
5,000
3
5,000
4
Modalité de prêt, alternatives (fonds de roulement, contrats
obligatoires, caisse rural, etc. )
Formation dans le domaine.
10,000
5
Information et orientation pour l'accès au fonds
5,000
6
Organisation du fonds disponible
600,000
7
Instruments normatifs et administratifs
10,000
8
Développement des opérations (échéances d'accès)
5,000
9
Assistance technique
80,000
10
Gestion des ressources supplémentaires
10,000
11
Supervision
15,000
12
Évaluation
5,000
13
Communication
5,000
Total
$ USD 760,000
7.5.5 Coût des projets (Prorgamme 5)
Le coût total des projets du programme 5 s'élèvent à $ USD 2, 560,000
No.
Programmes
No.
Projets
5
Appui des filières
agroindustrielles
1
Gestion pour la valorisation
de la production
Appui pour le
développement de la
commercialisation
Crédit de soutien à des
organisations (femmes)
2
3
Coûts pour
projets
2, 000,000
Coût du
programme
800,000
3, 560,000
760,000
77
8. Coût total des programmes et ses projets
Le montant total du coût des programmes techniques s'élèvent à $ USD 11, 760,000. Le
programme de gestion des risques exige davantage de ressources ($ USD 3, 400,000),
tandis que le programme de sensilisation et éducation environnementale ($ USD 1,
800,000), demande moins de ressources, la différence entre les coûts de chacun des
programmes n'est pas significative, en moyenne exigent environ $ USD 2, 000,000
chacun.
No.
Programmes
No.
1
Gestion des risques
1
2
3
2
Sensibilisation et
éducation
environnementale
et gestion de
risques de désastres
1
2
3
4
5
3
Amélioration de la
production agricole
1
2
4
5
Infrastructures de
base et appui à la
production agricole
Appui des filières
agro-industrielles
3
1
2
3
1
2
Projets
Coûts pour
projets
($USD)
26,352,206.50
Coût pour
programmes
($USD)
Protection d’infrastructures
urbaine et rurale
Reforestation et
7,375,000 35,435,381.50
agroforesterie
Nettoyage de voies (curage
1,708,175
des drains)
Éducation environnementale
1, 000,000
et gestion de risques au
niveau scolaire
2, 576,000
Éducation environnementale
300,000
et gestion de risques pour
les organisations de base et
les autorités locales
Formation technique et
8600,000
établissement du fonds
d’investissement propre
Mise en place du comité de
gestion du bassin versant
200,000
Mise en place de stations
216,000
climatologiques et de
systèmes d’alertes précoce
Asistance technique pour la
1, 000,000
production
2, 020,000
Gestion de l'eau en appui à
500,000
la production agricole
Securité alimentaire
500,000
Amélioration des routes
15,564,744.00
rurales
17,492,744.00
Accès à l’eau potable
1,275,000
promotion d’autres sources
500,000
d’énergie
Gestion pour la valorisation
1, 000,000
de la production
Appui pour le
800,000
78
No.
Programmes
No.
3
Total
17
Projets
développement de la
commercialisation
Crédit de soutien à des
organisations (femmes)
Coûts pour
projets
($USD)
Coût pour
programmes
($USD)
2, 560,000
760,000
61,84,125.50
61,84,125.50
79
9. ORGANISATION POUR LA MISE EN OEUVRE (comité d’exécution, comité de
bassin versant) (COÛT)
Pour l'exécution du plan de gestion, on propose la modalité d'une unité d'exécution. Mais
celle-ci devrait être considérée comme un comité de bassin versant façonné par les institutions
vitales des domaines de l'agriculture, de l'environnement, sous la direction du Ministère de
l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural de concert avec le
Ministère de l’Environnement.
Unité d'exécution
C'est une modalité qui prévoit la responsabilité de l'exécution du plan d'aménagement de
bassin versant à une organisation consultante ou institutionnelle ; avec la supervision des
Ministères de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural et de
l'Environnement.
L'unité d'exécution pour le plan d'aménagement doit avoir une structure technique
organisationnelle simple et conforme à la proposition des programmes et projets, il est
proposé ce qui suit:
Un coordonnateur général
Un coordonnateur technique par programme (5)
Une unité administrative et comptable
Des techniciens de niveau intermédiaires pour assister les coordonnateurs de programmes
dans la mise en œuvre des projets
Un secrétariat
1 coordonnateur général, avec la fonction de diriger, superviser et diriger la mise en œuvre
du plan avec tous ses éléments, il doit avoir une expérience en gestion de projet et dans ce
type de responsabilités et de la formation en ressources naturelles et / ou de l'agriculture ou
des disciplines connexes.
5 coordonnateurs techniques, avec la fonction de planifier, de diriger et de la mise en œuvre
de programmes et de projets. Ils ont également pour fonction de collaborer avec le suivi et
l'évaluation. Ils doivent avoir de l’expérience dans la gestion de projet et détenir une
formation en gestion des ressources naturelles et / ou de l'agriculture ou des disciplines
connexes. Le Coordonnateur technique de chaque programme fonctionnera aussi bien avec les
techniciens agricoles sur le terrain et autres personnes ressources sur le terrain.
1 Unité administrative et comptable : pour exécuter les fonctions administratives et de
comptable, une unité composée d’un administrateur et d’un comptable sera mise en place
pour appuyer la coordination générale et les coordonnateurs techniques dans la gestion
80
administrative et financière ainsi que dans la gestion du personnel et des matériels. Ils doivent
avoir de l’expérience dans la gestion et la comptabilité de projets complexes.
10 techniciens de niveau intermédiaires avec la fonction d’assister les coordonnateurs de
programmes dans la mise en œuvre des différents projets liés aux principaux programmes
proposés. Ils peuvent être des agronomes et/ou des ingénieurs ruraux de niveau junior ayant
envion 2 à 3 ans d’expériences dans la mise en œuvre de projets similaires dans le milieu
rural. Ils peuvent être aussi des techniciens agricoles ayant de longues années (10 ans au
moins) d’expériences de travail dans la mise en œuvre des projets de développement.
1 secrétariat, pour accomplir les rôles de secrétariat du coordonnateur général et de son
équipe, elle effectue également la responsabilité de gérer le personnel de soutien (chauffeurs,
gardien et ménagère).
En outre, seront adjoints à l'équipe de coordonation deux professionnels qui auront la
responsabilité du suivi et de l'évaluation.
L'unité d'exécution aura pour son travail, les instruments et les outils pour accomplir leurs
activités, y compris les manuels d'exploitation, les manuels administratifs, les contrats
règlementaires, les termes de référence et autres choses qu’exige l'exécution du plan
d’aménagement.
Figure 3. Organigramme de l’Unité d’Exécution du plan d’amenagement
Coordonnateur Général
Unité de suivi et
d'évaluation (un expert et
son assistant)
Secrétaire
Administration
Coordonnateurs techniques (5)
Techniciens (Agronomes/Ingéneurs ruraux juniors) (10)
81
Tableau # 6 : Coûts de l’Unité d’Exécution du plan d’amenagement
Rubriques
Quantité
Personnel
Coordonnateur général
Administrateur
Comptable
Secrétaires
Coordonnateurs techniques
Techniciens juniors
Chauffeurs
Ménagère
Gardien
Assurance
1
1
1
2
5
10
5
1
1
25
6,000.00
2,500.00
2000.00
1,500.00
3,500.00
1,800
3750.00
350.00
350.00
500.00
Équipement
Véhicule
Motocyclettes
Ordinateurs
Imprimantes
Photocopieur
Data show
Caméra
GPS
Bureau
Ventilateurs
6
10
8
2
2
2
3
3
8
8
40,000
4,000
1,500
250
600
1,000
300
600
400
150
Unité
Unité
Unité
Unité
Unité
Unité
Unité
4,200.00/an
3,000 .00/an
2,400.00/an
24,000.00/an
10,000.00 /an
15,000.00 /an
10,000.00/an
Services
Électricité
Téléphone
Internet
Location de Bureau
Carburant
Entretien
Divers (papeterie,
nettoyage, etc)
Total
Coût Unitaire
($ USD/mois)
Ans
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
Sous-total
Coût Total ($
USD)
3,165,600.00
288,000.00
120,000.00
96,000.00
144,000.00
840,000.00
864,000.00
180,000.00
21,000.00
21,000.00
600,000.00
282,800.00
240,000
40,000
12,000
500
1,200
2,000
900
1,800
3,200
1200
294,400.00
4
4
4
4
4
4
4
16,800.00
12,000.00
9,600.00
96,000.00
40,000.00
60,000.00
40,000.00
3,742,800.00
82
Le Comité de bassin Versant
Sur la base des considérations d'ordre réglementaire et juridique dans le pays, il s'ensuit qu'il
n'y a pas de provision légale pour proposer officiellement une organisation de bassin versant
qui peut assumer tant le processus de gestion dans le bassin Versant de la Grande Rivière du
Nord, que l’entité d'exécution du plan d’aménagement. Avec le Comité Inter-ministériel
d’Aménagement du Territoire (CIAT), il y une démarche en cours pour doter le pays d’unn
document de politique en matière d’aménagement de bassin versant. Le comité de bassin
versant et le processus de sa mise en place en est un des éléments du contenu. Donc sur la
base des principes de participation, de solidarité et de coordination, il est proposé pour les
activités de gestion et de développement dans le bassin versant de la Grande Rivière du Nord,
la définition d'un comité de consultation, de suivi, de coordination et d'intégration des actions
sur le territoire. Cette instance non formelle, mais volontaire pourrait être constituée par les
acteurs clés qui ont une grande relation et concurrence avec des ressources naturelles et les
principes d'aménagement de bassins. Dans une première approche on propose le Comité
provisioire de coordination pour l’amenagement du bassin versant de la Grand Rivière du
Nord, comprenant des représentants de:
1. Ministère de l'Agriculture (2)
2. Ministère de l'Environnement (1)
3. Municipalités (5)
4. Les organisations de producteurs ou de groupes (3)
S’agissant d’un projet opérant sur la supervision du Ministère de l’Agriculture, des
Ressources Naturelles et du Développement Rural, par conséquent, un de ses représentants
peut assumer la responsabilité de la présidence provisiore de la coordination. La
représentation du MDE à une personne nommée en vertu des critères ou des procédures
internes. Dans le cas des communes, on propose la participation de cinq de ceux qui ont une
plus grande couverture de son territoire dans le bassin versant (Vallières, Bahon, Grande
Rivière Du Nord, Limonade, Quartier Morin et Sainte Susanne). Comme pour les producteurs
organisés ou des représentants de groupes, on propose la représentation de trois (supérieure,
moyenne et basse) choisis par leurs organisations.
Les représentants sont encouragés à être des hommes et des femmes. Cette intégration
rassemblera onze (11) représentants, l'un sera nommé procureur. La structure
organisationnelle est comme suit:
83
Tableau # 7 : Organigramme proposé pour le Comité de coordination pour l'aménagement du
bassin versant
Président
Vice-Président du Comité
Tréesorier
Secrétaire
(7) Membres (pour former des comités de travail)
L'établissement et le fonctionnement d’un comité définitif feront partie du plan initial de mise
en œuvre du plan d’aménagement du bassin versant, sa flexibilité reste ouverte, selon les
principes et règlements institutionnels, il sera important de définir les instruments de ce
comité: Fonctions du comité, règlements, manuel de fonctionnement et la gestion pour
atteindre la formalité faisable. Pour les actions initiales du comité, le plan d’aménagement
prévoit des ressources lui permettant de dynamiser l'initiative. En résumé, on expose certaines
considérations qui doivent être validées pour concrétiser l'organisation:
a)
b)
c)
d)
e)
Définir une organisation, simple, représentative et participative avec équité.
Que les représentants ont été informés des fonctions et responsabilités.
avec des règles et fonctionnalité conforme aux principes légaux du pays.
Qui soit de connaissance approfondie de toute la population du bassin versant
Ayant une représentation de tous les secteurs et acteurs clés pour l'aménagement du
bassin versant.
f) respectant l'équité entre les sexes et la représentation collective
g) Qui est une organisation avec un esprit de service.
Fonctions et responsabilités générales du comité de coordination:
a)
C'est une instance facilitateur et coordinatrice pour la gestion et la direction d'actions
dans le bassin versant, conformément aux instruments de planification, d'exécution, de
suivi et d'évaluation élaborés pour l'aménagement du bassin versant.
b) C'est un espace pour le dialogue, la concertation et prend des accords qui soutiennent les
actions en faveur de la conservation des ressources naturelles avec une approche de
bassins versants, respectant les règles et compétences institutionnelles.
c) Le comité travaille avec les institutions nationales, locales et communautaires, tout en
maintenant une relation étroite avec elles.
d) Il collabore avec l'unité de direction pour le processus de mise en œuvre du plan
d’aménagement du bassin versant. À long terme, cette fonction peut changer, pour
parvenir à la bonne gouvernance, sous la direction d'un «Comité des bassins versants»
84
e) Le Comité soutient, participe et favorise la gestion pour faciliter la mise en œuvre des
programmes et projets que propose le plan d’aménagement du bassin versant.
f) Le comité soutient les activités de communication avec tous les acteurs locaux afin que le
plan d’aménagement soit très bien connu à travers tout le bassin versant.
g) Le Comité encourage la participation de toutes les parties prenantes à collaborer dans la
gestion et les actions en faveur de l'exécution du plan d’aménagement du bassin versant.
Coût en dollars américains afin de promouvoir la formation du Comité de bassin versant:
Asistant téchnique
Reunions
Papeterie
Equipement
Bureaux
Meubles
Comunication
Divers
- 48,000 pour quatre ans
- 4,800 pour quatre ans
- 4,000 pour quatre ans
- 3,500 (une seule fois, ordinateur, imprimante, datashow, autres)
- 4,800 pour quatre ans (soutien d’une institution)
- 2,000 (une seule fois)
- 10,000
- 4,000
Total (4 ans)
- $ USD 81,100.
Ceci fait passer le coût total du programme de fonctionnement de l'unité d'exécution et du
Comité de bassin versant : $ USD 3,823,900.00
10. SUIVI ET EVALUATION (COÛT)
Dans le cadre de la mise en œuvre du plan à court, moyen et long termes, pour pouvoir
assurer le suivi de l’atteinte des objectifs fixés, on a considéré un système de suivi-évaluation
pour que « l'organisme ou l'entité d’exécution » l'utilise comme un outil clef pour le suivi de
l’avancement des activités, pour connaître et diffuser l'information, ainsi que pour l'analyse et
la prise de décision, qui permet d'identifier, dans la mesure du possible dans le temps réel, les
problèmes et les obstacles pendant son exécution, et ainsi pouvoir effectuer les ajustements
nécessaires de manière opportune. On obtiendra de cette manière une amélioration continue
de la planification opérationnelle, une vérification de l'exercice administratif et une
orientation d'activités pour obtenir l'impact et la durabilité dans le bassin versant.
Le système suivi et évaluation (SSE) est fondamentalement orienté à présenter les résultats
obtenus progressivement en fonction des différentes interventions dans le bassin versant. Il
ordonnera aussi et présentera les résultats, produits et processus, en d’un mécanisme qui
permettra d'évaluer l'efficacité, l'efficience et l'effectivité du processus de mise en œuvre du
plan. Le système permettra de contrôler de manière périodique les indicateurs du processus,
les produits et les effets en accord avec les objectifs de chaque Programme et du Plan dans
son ensemble, de sorte qu'il puisse être analysé et à même d’alimenter des prises de décisions
opportunes sur l'exécution des projets et de ses activités.
En accord à la portée du plan, on présente seulement les éléments qui requiert un système de
suivi et d’évaluation comme l'important composant de la planification. Le SSE sera conçu
85
avec ses éléments fonctionnels et opérationnels quand on entamera l'exécution des projets et
qu’il y ait un organisme exécuteur en fonctionnement, lequel dimensionnera en accord avec le
niveau d'exécution, les modules requis en couverture, instruments et outils pour assurer la
marche des activités, des processus, des produits et des impacts. Le SSE devra concevoir avec
les critères d'extension « croissante », progressive et en réponse à des nécessités
d'augmentation, considération qui répond à ce que le Plan n'aura pas à disposition toutes les
ressources pour son exécution, au contraire celle-ci sera progressive et articulée à l'escalade
temporaire, spatiale et de processus ou de niveaux. On doit aussi considérer l'appui
institutionnel inséré dans l'exécution du Plan, en gérant le personnel, les instruments
méthodologiques et les moyens opérationnels que requiert le système. Cet effort de
collaboration permettra une plus petite projection des coûts ou de financement.
But et caractéristiques du système
Le SSE aura comme objectifs de:
a. Contribuer à la réalisation administrative et technique avec ceux et celles qui ont la
responsabilité de diriger et d'effectuer des activités indiquées dans le plan.
b. Contribuer à la prise de décision, de manière opportune, en se référant aux manuels
d’opération et de fonctionnement et en produisant la réflexion et les commentaires
appropriés.
c. Déterminer des facteurs clés de succès ou d’échec, pour l'amélioration continue de
l’activité et de la gestion.
d. Connaître les avances du processus de mise en oeuvre et leurs produits, permettant de
créer une information pour sa communication et sa diffusion.
e. Mesurer avec exactitude les impacts définis et les processus mis en oeuvre qui
permettent de définir l'avance réelle dans l'exécution du plan et les retombées obtenues.
Les caractéristiques générales du système de SSE
• Simples, mais suffisantes pour préciser les produits attendus du système.
• Flexibles et adaptables pour faciliter les ajustements et s'adapter à la dynamique
d'exécution du plan.
• Participatives pour intégrer et partager les efforts dans sa mise en oeuvre ; ainsi que pour
connaître ses produits et résultats.
• Cohérentes avec l'analyse du plan pour permettre de contrôler et d'évaluer ce qui est
développé dans les différents axes et les programmes, en évaluant l'articulation et
l'interaction entre eux.
Le système doit contenir les éléments nécessaires pour mesurer les effets et d'évaluer le
processus, sans produire une information redondante ou excessive. Toutefois, il ne doit pas
laisser des éléments essentiels pour mesurer le niveau de succès du Plan.
Le Plan depuis sa conception est focalisé en processus qui promeuvent le rôle des acteurs
dans le contexte communautaire et municipal. Par conséquent, le SSE consiste en deux axes
principaux: le suivi d'impacts et le suivi des processus. En ce sens, comme une partie du suivi,
il est indispensable de disposer des indicateurs conformes à la ligne de base. De même
86
l'évaluation fera partie du système, tant du point de vue administratif que de
l’environnemental.
Pour effectuer la conception du SSE on considère les éléments suivants :
•
Ligne de base, qui a été élaborée à l’aube du démarrage de la phase de mise en œuvre du
plan et qui sert à définir les conditions initiales à partir desquelles on mesure les effets
obtenus à la fin du Plan. La ligne de base contient tous les indicateurs définis par le Plan.
•
Suivi, sera un processus annuel de mesure des avancés du processus quant aux activités
réalisées et les retombées espérées. Toutefois certains résultats du processus ou produits
seront mesurés en accord avec la procédure établie pour mesurer chaque indicateur, en
produisant de l'information mensuelle, trimestrielle, bi-annuelle, annuelle ou plus d'une
année.
•
Évaluation, pour mesurer et qualifier les impacts intermédiaires et finaux du plan, cette
évaluation permettra la prise de décisions importantes, en ajustant ou en adaptant des
éléments clés du plan et de la structure des programmes et projets. L'évaluation devra être
opportune et précise en déterminant les causes du faible niveau d’efficacité, d’efficience
et d’opérationalisation du plan et son exécution. L'évaluation de l'exercice sera effectuée
selon les délais définis par l'instance administrative hiérarchique du Plan.
Les composants du SSE
Le SSE dans son schéma de base considère les aspects de gestion administratifs, de
planification et d'exécution, par conséquent articule activités et impacts, activités pour
lesquelles ils ont la responsabilité d'exécuter le plan et les impacts pour évaluer l'intervention
dans le bassin versant (sur les ressources naturelles et sur la population). Le schéma cidessous illustre ces relations.
Figure 4 : Relation entre les composantes du SSE
SSE
Système suivi et Évaluation
Administrative
Du Plan
DU
PABV
Système de suivi et
Évaluation d'Impacts
Dans le Bassin Versant
87
Le système pour le suivi et l'évaluation de l'Organisme ou l'Unité d’Execution
Pour connaître et fortifier l’accomplissement de l’équipe technico-administrative qui met en
oeuvre le Plan on établira un système de suivi et d’évaluation d’activités et de résultats
obtenus dans les périodes opérationnelles de chacun des responsables. Ce suivi et évaluation
du personnel couvre trois niveaux spécifiques et une complémentarité:
1- Personnel de coordination générale
2- Personnel de coordination de programmes
3- Personnel de soutien
Les instruments pour effectuer le suivi et l'évaluation du personnel sont les suivants:
• Contrats et termes de référence/Définition de tâches
• Plans de travail
• Plans opérationnels annuels
• Rapport d’activités, de résultats, d’objectifs, de production et de gestion
• Les budgets annuels
• Rapports ou audits administratifs
• Évaluations des activités dans la gestion et l'administration
• Évaluations de l’accomplissement de la qualité de travail technique ou de soutien
• Manuels administratifs
• Codes d'éthique
La période de suivi sera en accord avec le suivi que requièrent les activités (hebdomadaires,
mensuels et semestriels) et la période d'évaluation sera annuelle et en accord avec les
moments d'évaluations intermédiaires.
On élaborera les protocoles ou les méthodologies de suivi et d’évaluation pour collecter
l'information que requiert le système, suivant les normes administratives de gestion et de
contrôle du personnel ou selon le manuel de gestion administrative adopté par l'organisme
exécuteur du Plan.
Le système pour le suivi et l'évaluation d'impacts
Le suivi et l'évaluation du Plan est un élément central dans l'approche proposée qui est un
plan d’aménagement participatif et responsable de la société civile organisée avec la le
leadership des autorités locales et les institutions nationales. Les outils de suivi et
d’évaluation seront mis en oeuvre de manière participative, avec une base technique et
administrative. En plus, le suivi et l'évaluation à différents niveaux sera un outil clé pour
l'analyse et la prise de décision. Ceci est plus nécessaire lorsqu’il s'agit d'un Plan
d’aménagement avec divers acteurs et secteurs. Par conséquent, il est nécessaire de
différencier plusieurs niveaux de suivi et d’évaluation, ensuite le regroupement du système
dans deux composants spécifiques:
88
a) SSE du Plan en référence aux réalisations et impacts, il est déterminé sur la base des
indicateurs et des produits à différents niveaux d'activité, on évalue l'utilité de
l'instrument.
b) SSE du bassin versant est conçu pour connaître les changements et impacts, il est
déterminé à partir des indicateurs qui définissent le progrès vers la durabilité des
ressources naturelles et le bien-être de la population du bassin versant.
Il sera requis des instruments variés et spécifiques pour la prise de données, registres et
analyse, tous intégrés font partie du système de suivi et d’évaluation, donc avec base dans ces
demandes on programmera les nécessités en personnel, d'équipement et de moyens de
soutien.
a)
Le suivi et l'évaluation des réalisations et d’impacts du Plan
Cette composante sera structurée par l'équipe technique et administrative sous les orientations
des organismes de gestion du bassin versant. Il vise à définir comment on effectuera le suivi
de l'accomplissement du Plan, ainsi qu'à évaluer la qualité de ses résultats, des produits et
avancés quant à la planification, surtout en évaluant l'utilité du plan ou la nécessité de ses
rajustements.
Le suivi et l'évaluation inclura:
•
•
•
Le suivi des indicateurs d'accomplissement des activités prévues, aussi appelés
« indicateurs de résultats » évalués en quantité, temps et sa relation relative avec le
résultat total ou le produit. Ce suivi sera effectué par des directiions des programmes et
des projets/activités, sa période sera en accord avec les bases temporaires d'intervention
semestrielle et/ou annuelle.
L'évaluation des indicateurs de qualité des résultats et des produits obtenus, évalue
l'efficience, l’efficacité et l’effectivité. L'évaluation sera effectuée par des directiions
de programmes et de projets/activités, sa période sera en accord avec les bases
temporaires d'intervention semestrielle et annuelle.
On effectuera une systématisation du suivi et de l'évaluation annuelle, laquelle servira
de commentaires pour la planification opérationnelle annuelle.
Les instruments pour effectuer ce suivi-évaluation sont:
• Le Plan, ses programmes et ses projets
• Chronogramme activités, de désoursement et d’engagements
• Les plans opérationnels annuels
• Budgets et rapports de son exécution
• Indicateurs résultats et produits
• Rapports d'avancement
• Rapports annuels
89
On élaborera les protocoles ou les méthodologies de suivi et d’évaluation pour collecter
l'information que requiert le système, ce pourquoi on suivra les critères de planification et de
vérification des résultats.
La proposition du Plan quant à son suivi et son évaluation comme instrument de planification,
de gestion et de développement a considéré le niveau d'effort proposé dans le tableau suivant,
sur ces éléments on concevra le SSE pour cette composante.
Tableau # 8. Éléments du Plan par rapport au SVE
Éléments
Horizon et seuils
No de Programmes (5)
No de Projets (14)
Fonction
Temps (3, 10 et 15
années)
Indicateur
Opérationnelle
Budget global ($USD 71,
948,828.1)
Budget pour les programmes
Déterminé
Budget pour les projets
Déterminé
Organisations coresponsables
Investissements disponibles
Couverture spatiale
Niveau d'intervention
Gestionnaire
Opérationnelle
Indicative
Organisationnelle
b)
Déterminé
Vérification
Vérifié dans le Plan (chronogramme)
Vérifier le nombre en exécution
Vérifier le nombre en exécution, suivi ou
finalisation
Vérifier % d'accomplissement de celui proposé
et la période d'exécution
Vérifier % d'accomplissement de celui proposé
et la période d'exécution
Vérifier % d'accomplissement de celui proposé
et la période d'exécution
% de participants par rapport à la proposition
Ressources programmées et engagées ou pas
Sous-bassins versant, aire couverte directement
Groupes atteints (familles, organisations,
mairies)
Le suivi et l'évaluation de la durabilité du bassin versant
Cete composante sera structurée sur la base des indicateurs d'impact que propose le Plan, il
sera élaboré par l'équipe technique, en définissant pourquoi, comment, quand on effectuera le
suivi et l'évaluation. Les indicateurs de la ligne de base seront une partie fondamentale dans la
conception de cette composante. Parmi les éléments qui doivent être considérés on propose:
•
•
Déterminer l'état/les tendances quant à durabilité du processus de conservation des
ressources naturelles et de développement des Communautés et acteurs d'une zone
déterminée, ce qui implique la disponibilité de l'évaluation d'une situation de référence
(indicateurs de base),
Mesurer les changements et les impacts des actions anthropogéniques et les événements
naturels sur le système, en considérant les programmes et les projets mis en oeuvre,
90
•
•
Mesurer le progrès de la zone, sous-bassins versants vers la vision du bassin versant
(objectifs stratégiques) défini à long terme, et
Aider dans la gestion du système par les preneurs de décision à tous les niveaux.
Le suivi et l'évaluation inclura la mesure et la valorisation des indicateurs d’impacts et des
procédés. Le suivi et l'évaluation des indicateurs d'« impacts » seront l'objectif fondamental
du système, lequel intégra les procédés et les produits pour déterminer les impacts. La
définition de l'hypothèse d'impact suit les étapes suivantes pour chaque objectif spécifique et
l’objectif général :
•
•
•
•
•
•
Identification des impacts attendus.
Identification des produits nécessaires pour obtenir les impacts.
Identification des bénéfices directs pour atteindre un objectif spécifique.
Identification des bénéfices indirects, pour atteindre un objectif spécifique.
Identification du secteur géographique (situation avec GPS).
Identification des impacts plus loin qu'on espère obtenir pour l'objectif spécifique.
Il est important de définir les processus dans le plan et les produits finaux qui sont attendus.
De cette manière, la planification de son exécution et le suici de cette dernière se trouvent
plus efficaces.
Définition de variables pour les indicateurs d'impact
Dans beaucoup de cas, les indicateurs requièrent plus d'une variable pour leur collecte. Dans
ce cas toutes les variables seront définies, tant des perspectives dans la dimension d'une
ressource ou de plusieurs, ainsi que de la perspective intégrale de ces derniers.
La définition des variables suivra un processus semblable à la définition d'indicateurs et inclut
l'information suivante:
a)
b)
c)
d)
e)
Type de variable : se définit si l'indicateur consiste en variables qualitatives, quantitatives
ou des deux.
Périodicité, est définie l’horizon temporel suivant lequel on doit collecter les informations
pour l'indicateur, y compris la ligne de base (si il n’est pas établie)
Source (s) d'information pour la collecte, est définie quels acteurs peuvent donner une
information sur les variables.
Définition de l'outil à utiliser, dans quelques cas les variables peuvent être tirées des
documents existants. Dans d'autres cas on doit concevoir un outil, comme par exemple un
formulaire pour une enquête ou une grille pour entrevue, pour produire la variable.
Responsable pour la collecte, il est important d'assigner un responsable pour la collecte
des données de la variable. C'est généralement l'équipe de suivi-évaluation, ou la personne
chargée de ce processus qui est responsable de la collecte d'informations. Si la variable est
tirée des documents existants, l'unité chargée de ces documents est généralement
responsable pour produire le rapport à son supérieur. Dans ce cas le supérieur est le
responsable pour la collecte.
91
Avec ces directives on peut élaborer les protocoles pour chaque indicateur et leurs variables
de mesure. Chaque protocole sera conçu sur la base des directives standards des secteurs
auxquel il correspond, mais sera adapté à la nécessité spécifique du Plan.
Il sera aussi nécessaire de définir des éléments dans la structure du système, comme: i)
Création des indicateurs dans le Logiciel, ii) Configuration de feux de signalisation des
indicateurs, iii) Configuration de feux de signalisation des perspectives, et iv) Saisie de
données et flux d'information.
Requisition pour le SSE
a)
Organisation
Le SSE sera à charge d'une « Unité Spécifique » intégrée comme un élément technique
d'appui à l'Unité d’Exécution du Plan d’aménagement du Bassin versant. Pour cette unité, on
définira ses fonctions et responsabilités en accord avec les manuels de procédures et de
fonctionnement pour l'exécution du Plan.
On déterminera la nécessité d’avoir un personnel qualifié et suffisant pour l’opérationalisation
du système, sa taille dépendra de l'intensité de mise en oeuvre du Plan, de ce point de vue la
requisition minimale:
• Chef de l'Unité, avec profil professionnel et connaissance en gestion de systèmes
d'information.
• Un spécialiste pour le support technique (programmation, enregistrement, rapportage
et contrôle de qualité).
• Additionnellement et en accord avec chaque protocole on doit dimensionner les efforts
en personnel et équipe pour collecter l'information de terrain (services temporaires).
b)
Équipement
Le SSE requerra les facilités et les moyens pour la conformation et l’opérationalisation du
système. L'acquisition du hardware et du logiciel suivant la façon dont le système est conçu
ainsi que les besoins en mobilier et en matériels de bureau. On doit ici considérer le maintien
et la mise à jour périodique des composantes de l'équipement de même que l'équipement pour
la réalisation du suivi (tel qu’indiqué dans les protocoles).
c)
Formation
Au début du processus de mise en oeuvre du SSE, il sera nécessaire d’uniformiser les
processus de collecte des données, de gestion du système et des travaux de terrain. Pour
obtenir ces résultats on élaborera un programme de formation interne pour le personnel
assigné à la réalisation des activités à entreprendre. On inclut aussi le personnel d'institutions
en appui à l’équipe.
92
d)
Instruments et outils de suivi-évaluation
Entre les instruments et les outils qui seront utilisés, on établira un code pour chacun d’eux,
en les uniformisant en accord avec chacun des indicateurs correspondant (résultats, produits,
processus et impacts). Entre les facteurs de production clés que fournit le Plan après leur
formulation il y a:
•
•
•
•
e)
Ligne de base et synthèse de diagnostic
Zonification territoriale
Matrice de projets
Fiches de projets
Nécessité de protocoles et de standards
Il sera nécessaire d'élaborer un protocole pour chaque indicateur et les variables à mesurer,
ainsi que la nécessité de déterminer quels sont les standards à atteindre. Chaque protocole est
défini pour assurer que les données aient la qualité et soient fiables. On cherche alors les
procédures techniques approuvées et admises par la Communauté technique et scientifique et
qu'ils remplissent les conditions des législations nationales ou des recommandations
d'institutions compétentes au niveau international. Les protocoles doivent être analysés et être
validés dans les institutions directrices de chaque secteur, ainsi que validés pour leur
application dans le domaine. La sélection des procédures doit baser sur une analyse coûtbénéfice, des capacités installées et la réplicabilité pour produire une information fiable et
significative pour le suivi du Plan.
Complémentairement aux protocoles on doit considérer les valeurs de référence pour la
qualification de l'état de chaque indicateur. Ceci consiste en la dimension ou la quantification
de la variable qui permet d'établir l'état initial de l'indicateur, par exemple dans le cas de
pollution bactériologique, selon les Normes de Santé, on indique que ce contenu doit être 0,
on indique aussi les quantités autorisables pour leur traitement. Chaque variable doit alors
avoir sa valeur correspondante parce qu'à cette dimension on cherchera à atteindre lorsqu'on
obtiendra l'aménagement du bassin versant (il est la référence pour l'évaluation de
l'indicateur). Pour certaines des variables on doit prendre en considération les normes
techniques existant dans le pays, ou simplement la valeur initiale.
f)
Conception du système
Il sera requis un spécialiste ou une équipe technique pour concevoir le système, en
considérant les objectifs et les nécessités du Plan quant au contrôle et à l’évaluation des
résultats, des procédures et les impacts. Il peut partir d'une conception flexible et dynamique
qui est adaptée à la dynamique de la mise en oeuvre.
93
Coûts pour le SSE
Personnel
1 Expert en suivi-évaluation, avec la fonction de diriger, superviser et conduire le processus
de suivi et d’évaluation de la mise en oeuvre du plan avec tous ses éléments. Il doit détenir de
l’expérience dans ce type de responsabilités et de formation dans des ressources naturelles
et/ou de l'agriculture ou des disciplines connexes. Ce sera le chef de l'unité de suivi et
d’évaluation pour le plan (programmes et projets). Coût : 4,000 $ USD par mois, pour 4
années, Total : $ USD 192,000
1 Assistant pour suivi et évaluation, pour effectuer et/ou coordonner les fonctions de colecte
de données, registre et fourniture de résultats en rapport avec le suivi et l'évaluation du plan
d’aménagement, de formation en agriculture, des ressources naturelles ou administration,
avec connaissance de bases de données et systèmes d'information géographique. Ce
professionnel assume les fonctions du SVE qui est proposé comme une partie du plan, il doit
inclure les coûts opérationnels pour son évaluation dans le coût total du plan d’aménagement
du bassin versant. Coût : 2,000 $ USD par mois, pour 4 années, Total : $ USD 96,000
Équipement et matériels
1 véhicule
2 ordinateurs
Matériels et équipements pour les opérations
Achat d'images de satellites
1 GPS
- $USD 40,000
- $USD 3,000
- $USD 8,000
- $ USD 5,000
- $ USD 600
Total
$ USD 56,600
Services
Analyse eau, sols et végétation
- $ USD 30,000
Feuilles de registre
- $ USD 3,000
Rapports
- $ USD 8,000
Autres services
- $ USD 10,000
Évaluation externe (intermédiaire et finale) - $ USD 50,000
Total
- $USD 101,000
Autre personnel d’appui ponctuel
$ USD 59,300
Coût total du programme de suivi et d’Évaluation : $ USD 500,000
94
11.- COÛT TOTAL DU PLAN ET SES AVANTAGES
Le coût total du plan d’aménagement résulte d'ajouter les coûts des programmes techniques,
les programmes administratifs et un coût de prévision de 5 % pour les activités non prévues.
Dans ce coût on n'a pas considéré la contrepartie les acteurs locaux et les institutions
collaboratrices, généralement donnée en espèce.
Tableau # 9 : Coût total du plan d’aménagement
Rubriques
Coût ($ USD)
Coûts des Programmes techniques
61,84,125.50
Coût de l'unité d’exécution et du comité de bassin versant
3,823,900.00
Coût de suivi et d’évaluation
500,000.00
Sous Total
65,408,025.5
Imprévus (10 %)
6,540,802.6
Grand Total
71,948,828.1
Bénéfices du plan d’aménagement
La mise en oeuvre des activités prévues dans le Plan a pour ambition de résoudre et dépasser
les actuelles conditions dans les secteurs socio-productifs et de dégradation des ressources
naturelles renouvelables et produira au terme de l'horizon de son exécution quelques
bénéfices qui en somme sont destinés à améliorer les conditions de vie de la population
bénéficiaire. Ces actions positives sont détaillées comme suit:
•
•
•
•
•
La gestion durable des systèmes d'approvisionnement d'eau pour la consommation
humaine dans le bassin, elle permettra l'utilisation de la ressource en termes d'efficience et
d’efficacité.
Les chateaux hydriques naturels du bassin diminueront leur charge polluante comme
produit de la gestion des systèmes de gestion d'effluents et de résidus solides, en
appliquant les normes en vigueur dans le domaine.
Les déchets organiques biodégradables sont exploités dans l'élaboration de bio-fertilisants
et la promotion de la production organique.
Les niveaux de production et de productivité des cultures sont augmentés, et par
conséquent on améliorera les marges de profit des familles en appliquant de nouvelles
technologies dans la production agricole orientée vers la gestion adéquate du sol.
Les pratiques de protection, de restauration ou de conservation influenceront
favorablement aux événements hydrologiques (ouragans et précipitations atypiques) et à
la sécheresse. De même, elles permettront, entre autres bénéfices :
Le contrôle des inondations et des dommages socio-économiques en rapport à la
diminution du nombre de sinistrés par inondations, l'amélioration de la qualité de la vie de
95
la population en rendant propice une atmosphère favorable pour l'investissement agroproductif; ii) la diminution du volume de sédiments charriés et l’utilisation normale des
voies de communication, en plus de permettre que l’exploitation des terrains agricoles non
irrigués soit adéquatement développée.
•
Le plan vise à favoriser une meilleure utilisation des ressources naturelles suivant des
stratégies de production visant à générer des profits. On cherchera une meilleure insertion
ou de meilleurs prix sur le marché à partir de l'évolution des formes de production pour
qu'ils incorporent différents attributs et services environnementaux dans la production.
Ceci sera un effet de l'analyse de chaîne productive et de valeur.
•
On aura fortifié la production primaire et entamé la transition technologique vers des
processus conviviaux avec l'environnement et d'agro-industrie rurale qui permet
d'améliorer des capacités, la production et les profits de familles de petite et moyenne
exploitations consacrées aux principales cultures du bassin versant. On réconcilie le
double objectif de conserver les ressources naturelles et d’augmenter les bénéfices pour
les producteurs/productrices.
•
Des familles des secteurs moins favorisés auront fortifié leur souveraineté alimentaire
avec l'apport de produits locaux et de bonne qualité, les excédents seront commercialisés
sur des marchés locaux en améliorant les profits et en motivant l'adoption de pratiques
agro-écologiques.
Des familles diversifieront leurs stratégies productives à partir de produits promissoires
qui déclachent des processus productifs respectueux de l’environnement et qui contribuent
à améliorer les profits et à l’aménagement du bassin versant.
Une fois améliorés les niveaux de productivité et la qualité de la production on effectuera
l'agrégation de valeur et l'articulation des marchés locaux et nationaux. En plus de
consolider les processus de transition vers l'agriculture écologique. L'agro-industrie rurale
articulera sa production avec les flux générés par les circuits touristiques au niveau du
bassin versant et de la région.
La population disposera de connaissance sur la problématique environnementale et la
gestion de risques de désastres et connaîtra des alternatives de protection du sol, de l'eau
et de la biodiversité.
On renforcera l'organisation sociale, le développement des capacités environnementales et
productives, l'articulation institutionnelle et les actions de vilgarisation et de promotion
des attraits touristiques liés à la production primaire et le secteur rural pour profiter des
ressources scéniques et de la biodiversité.
Au moins 50% des habitants du bassin connaissent le Plan et auront fortifié sa motivation
pour le développement de ses activités et l'adoption de pratiques respectueuses de
l’environnement.
Plus de 50% des organisations et institutions du bassin appliqueront des outils
organisationnels et administratifs dans la planification du développement intégral du
bassin. Les capacités renforcées se multiplieront en mettant l’emphase sur les hommes et
les jeunes femmes des secteurs marginaux n’ayant pas directement travaillé dans le
domaine de renforcement éducatif et de leadership. On aura une population plus
•
•
•
•
•
•
96
•
•
•
•
dynamique et motivée, qui pourra produire une synergie qui renforcéra la gestion du
bassin de manière intégrale.
On aura facilité le développement de processus de participation qui créera une atmosphère
de dialogue autour du Plan et de la gestion du bassin versant.
On renforcera le rôle des organisations et des institutions dans les processus de
développement en général et dans la gestion du bassin. On rendra propice un travail
conjoint et participatif afin de réduire la pauvreté en harmonie avec l'environnement et
dans le cadre des relations entre les sexes avec égalité et équité d'opportunités pour
hommes et femmes.
Dans le court terme on aura réalisé de la sensibilisation en genre auprès des
représentants/es des institutions pour susciter la volonté politique chez les principales
autorités afin d’incorporer le sujet dans les agendas des gouvernements locaux et des
institutions en vue de la gestion équitable et soutenable du bassin versant.
On facilitera la gestion intégrale du bassin en termes d'égalité et d’opportunité équitable
entre des hommes et des femmes.
12. FINANCEMENT
Obtenir les ressources pour exécuter le Plan d’aménagement du bassin versant de la Grande
Rivière du Nord doit être un processus basé sur la capacité de gestion des institutions et des
acteurs locaux eux-mêmes ou de leurs organisations. Toutefois, il est important d'indiquer des
alternatives pour obtenir ces ressources en mettant en tête qu’on obtiendra pas nécessairement
les 100% des ressources pour les investissements initiaux que nécessite le bassin versant.
Cependant il est important de disposer d'un capital conforme aux différents horizons de
Planification.
Dans le cas spécifique du bassin versant de la Grande Rivière du Nord on pprend pour acquis
que les ressources initiales pour la mise en œuvre du plan sont disponibles, mais que d'autres
ressources seront nécessaires pour continuer avec les actions, au-delà de 4 premières années.
Pour toute proposition on part du principe que les bénéficiaires peuvent apporter entre 10 à 12
% de la demande de chaque projet, exprimé en main-d'oeuvre, matériels, terre et outils (en
espèce). De manière égale on peut également considérer des apports d'institutions participant
en espèce entre un 5 à 8 %. En total sur le coût total de mise en œuvre du Plan
d’aménagement du bassin versant de la Grande Rivière du Nord , la contrepartie serait de $
USD 4, 886,730.00 de contrepartie, en exigeant le financement de $ USD 61, 084,125.50.
Pour des ressources additionnelles ou des ressources pour les années (5 à 15) on peut utiliser
les alternatives suivantes :
La mobilisation de ressources.
La gestion des ressources.
La reconnaissance des services ecosystémiques, débutant avec l'eau.
Mobilisation de ressources : se réfère à la possibilité de gérer des ressources qui proviennent
de budgets déjà assignés à des institutions et à des organisations qui travaillent dans le bassin.
97
Dans ce cas, la gestion n’est pas nécessairement d'obtenir la ressource de manière directe,
mais que les institutions exécutent les projets que propose le plan d’aménagement, ceci peut
être effectué entre un ou plus de contributions. Pour obtenir ce résultat, il est nécessaire
d'effectuer des gestions administratives et budgétaires de sorte que chaque année on incorpore
des départs qui visent à exécuter les projets qui n'ont pas de financement. Celle-ci est la
modalité appelée « cogestion ». Les communes, ONGs, Ministères relatifs aux projets du plan
d’aménagement du bassin versant sont ceux qui ont cette possibilité de collaborer.
Gestion des ressources : a une relation avec la possibilité d'accéder à des ressources externes
de la coopération internationale ou nationale, sous la modalité de subvention. Pour obtenir des
succès, ils doivent présenter des projets et gérer leurs résultats. Ceci requiert une coonaissance
dans la capacité de gestion des organisations, institutions et du comité de bassin versant luimême. L'information sur les sources de subvention et de coopération, leurs conditions,
modalités et appels à proposition est très importante. Il est possible qu'on requière un certain
investissement pour obtenir des résultats à succès.
Paiement par des services ecosystémiques : la meilleure réponse du plan d’aménagement
doit provenir des bénéfices directs tirés de la rentabilité dans la succession ou des résultats
immédiats des projets. Ces bénéfices ne doivent pas toutefois être écartés, particulièrement
dans le moyen et long terme. Ce sont des externalités positives. En ce sens, ils acquièrent de
l'importance à la reconnaissance du paiement par des services environnementaux comme par
exemple pour l'eau en plus grande quantité et en meilleure qualité, des profits par la beauté
paysagiste du bassin versant, pour le tourisme, ou par les coûts évités (traitement de maladies,
destruction d'infrastructures, perte de vies humaines). De là, la nécessité d'évaluer les services
écosystémiques et concevoir ensuite une stratégie pour faire payer pour ces services par ceux
qui sont les utilisateurs directs pour financer les investissements nécessaires dans le bassin
versant.
Tableau # 10 : Sources de financement identifiées
Source
Coopération externe
Donations
Mobilisation de
ressources publiques
internes
Apport des communes
Projets spéciaux
d'institutions nationales
Services
environnementaux et
autres sources
innovatrices
Type de ressources
Financiers, techniciens
Matériels, équipements,
facteurs de production
Financier, équipement,
matériels, techniciens,
facteurs de production,
information
Techniciens, financiers
Financiers, information,
techniciens
Financiers
Exemples
UE, FAO, BM
Norvège, USAID,
MARNDR, MDE, DINEPPA
5 Communes
MARNDR, MDE et MSPP
MDE
98
13. STRATÉGIES D'IMPLÉMENTATION ET PRIORITÉS
Entre les éléments stratégiques pour l'exécution du plan d’aménagement, on propose la
nécessité de ressources, les éléments catalyseurs, la communication et l'équité de genre.
En consultation avec les acteurs des sections communales réunies au niveau municipal. Des
priorités ont été identifiées, cela est pris en considération pour l'exécution des projets.
Les priorités d'investissement seront également ciblées dans des zones qui ont des conflits
terriens, pour laquelle la stratégie est de financer des activités avec les agriculteurs clés pour
faciliter la réplication et la sensibilisation. L’investissement dans un projet ne couvrira pas la
totalité de l’exploitation agricole, mais une partie, avec la stratégie et l’engagement du
producteur de poursuivre l'expansion dans le domaine. Pour réaliser cette stratégie, la
rentabilité est essentielle, c'est la meilleure incitation, ce qui implique une gestion intégrée des
exploitations (formation, la modernisation, le marché, le marketing et l'assistance technique).
1.3.1 Gestion des ressources
Le processus de « gestion des ressources » qui intègre globalement les aspects financiers,
économiques, technologiques, humains, matériels et information, est fondamental pour
assurer l'exécution des projets. En ce sens on propose que les acteurs locaux organisés
développent des processus de gestion en accord avec les demandes spécifiées exprimés dans
le Plan à travers ses programmes et projets. Les bases pour développer la gestion des
ressources sont soutenues dans une stratégie conçue et accordée, laquelle vise les éléments
suivants :
Obtenir la reconnaissance officielle et le soutien politique et institutionnel des
autorités supérieures en rapport avec la thématique du bassin versant.
Consolider la connaissance du Plan dans tous les secteurs sociaux, politiques et
économiques, tant à titre local à travers un processus de communication et de
vulgarisation.
Développer ou fortifier les capacités de gestion des ressources au moyen de «
qualifications sur la gérance, la gestion financière, la coopération technique, la
formulation et la négociation de projets ». La formation et l’accompagnement en
service et appui technique seront fondamentaux pour consolider les capacités
attendues.
Promouvoir que les institutions et les organisations en rapport avec les projets
proposés dans le Plan incluent dans leurs agendas les thématiques d’aménagement de
bassin versant ainsi que les politiques, directives ou stratégies spécifiques sur
l’aménagement de bassin versant.
Proposer la mobilisation de ressources et le développement d'efforts conjoints et
complémentaires avec des organisations, institutions et groupes locaux pour
incorporer et exécuter les projets que propose le Plan.
Identifier les sources de coopération externe et privée. Mettre en oeuvre des
mécanismes de liaison, pour canaliser des efforts de gestion des ressources en accord
avec les nécessités du Plan et l'offre disponible au niveau de la coopération technique
et financière.
99
Promouvoir le développement de mécanismes pour le paiement et/ou la compensation
des services environnementaux, dans le moyen terme ou quand les conditions seront
favorables.
Installer une révision et une mise à jour du Plan comme instrument rationnel de
planification, pour adapter la stratégie de gestion des ressources, puisqu'il est possible
qu'une partie du problème ait changé ou ait déjà une solution.
Identifier et promouvoir que, pour des projets de haute rentabilité on développe une
gestion financière des ressources prenent en compte les investissements du secteur
privé.
Par rapport aux ressources on considère plusieurs types dont les ressources humaines,
matérielles, main-d'oeuvre, équipement, information et les ressources financières.
Suivant le type de projet à financer, il part des fonds qui pourront provenir de prêts, ce
qui requerra de produire une proposition viable, analysée en détail et en profondeur
pour garantir les investissements. Cette alternative sera viable pour quelques projets
(principalement ce qui sont productifs), par conséquent, il faudra identifier les
bénéficiaires pour promouvoir la gestion des ressources et les nécessités de prêt ou
crédit.
Par rapport au financement, il n'existe pas une modalité unique ni exclusive, au
contraire elle est variée dans des sources, mécanismes, modalités et compromis. Les
responsables de la gestion des ressources devront considérer les différentes sources et
les opportunités qui s'adaptent à l'objectif du Plan.
1.3.2 Catalyseurs et promoteurs du Plan
a) Les participants, bénéficiaires et acteurs auront une meilleure attitude et
d'autonomisation si au moyen des projets on leur offre la coopération technique,
l’accompagnement ou l’extension à différents niveaux et processus.
b) On doit obtenir la plus grande participation possible au niveau de sections
communales, de groupes de producteurs petits et moyens.
c) Il est important que le sujet de bassins soit considéré et qu’il soit traité dans l'agenda
environnemental communal opéré par les Unités de Gestion Environnementale.
d) L'arménagement territorial participatif, progressif, localisé et négocié, il sera possible
de le mettre en pratique au moyen de la protection de zones de recharge hydrique, des
emplacements vulnérables critiques et des aires protégées.
e) Développer et prendre des mesures visibles qui protègent des catastrophes naturelles et
la sécurité de la Communauté.
f) Démontrer avec des résultats concrets l'amélioration de la productivité de la terre sous
l'effet de technologie, de marché et de commercialisation.
g) La rentabilité des investissements est une des meilleures motivations pour autonomiser
des processus et la même adoption de pratiques de conservation et de production.
1.3.3 Communication et transfert du Plan
En partant du concept que la communication cultive des relations sociales allé et retour, entre
des émetteurs et des récepteurs, il est indispensable de profiter au maximum de son potentiel
100
dans le processus de mise en oeuvre du Plan. Pour cela il est nécessaire d'utiliser ses outils et
bénéfices concrets dans une Stratégie de Communication pour le Plan qui doit être conçue
pour le Comité de coordination « Comité de bassin versant ». Cette stratégie doit proposer des
actions concrètes de communication, d’information, de sensibilisation, d’éducation, entre
autres, qui prétendent soutenir et fortifier le processus de mise en oeuvre du Plan.
On doit souligner que celle-ci est de caractère local jusqu'au niveau du bassin. De même, c'est
une stratégie dynamique, qu'on devra s’adapter de façon continue aux circonstances sociales,
politiques et culturelles qui se présentent au cours de son développement. Il est important
d'indiquer que sa mise en oeuvre cherche à mettre l’accent sur les personnes, les différents/es
acteurs/actrices du bassin versant, en partant du fait tout un chacun est l’acteur principal de
son propre développement. Pour cela, il est nécessaire de l’informer, pour faciliter sa
participation, ses décisions et actions dans l'exécution du Plan à manière à tteindre les
objectifs prévus.
En somme, on profitera de l'intérêt et du potentiel de la population, des autorités et des
organismes pour connaître le bassin et la nécessité d'assumer collectivement la gestion des
ressources naturelles renouvelables et de son utilisation au bénéfice d’améliorer les conditions
socio-économiques et environnementales actuellement existantes. C'est-à-dire, obtenir que la
société et ses institutions en général s’approprient du contenu proposé dans le Plan, en mettant
emphase dans le renforcement de la base sociale comme pilier fondamental pour sa mise en
oeuvre.
Objectif général de la stratégie de communication
Contribuer à la mise en oeuvre du Plan, à travers la connaissance du bassin, la sensibilisation
et la participation des acteurs, promouvoir des changements d’attitudes et de pratiques et de
l’insertion des acteurs locaux comme agents du développement du bassin versant.
Objectifs spécifiques
1. Offrir des outils de communication qui soutiennent le processus de mise en oeuvre du
Plan.
2. Fortifier et développer chez les acteurs la connaissance du bassin versant et la
conscience d’y vivre, ainsi que les pratiques et les attitudes favorables à l'utilisation
durable des ressources.
3. Fortifier l’institutionnalisation de manière à l’incorporer dans la planification et les
analyses de développement par unité hydrographique.
4. Fortifier et promouvoir des canaux, des mécanismes et des espaces de participation et
de communication des acteurs du bassin versant dans la prise de décision dans les
processus de développement.
Composants de la stratégie de communication pour le Plan
Information et sensibilisation sur les thèmes prioritaires du Plan ciblant la population
en général et au renforcement de ses capacités et de ses habitudes pour l'utilisation,
l’aménagement et la gestion intégrale et durable des ressources naturelles du bassin.
101
Positionnement des institutions clés comme organisme coordinateur de la mise en
oeuvre du Plan, profitant des technologies de l’information et des moyens de
communication.
Création des moyens alternatifs et de réseau de communication communautaire et
d’agents de changement.
Activités de sensibilisation pour promouvoir et incorporer l'analyse de genre dans le
processus de mise en oeuvre du Plan.
1.3.4 Stratégie de genre
La stratégie de genre dans le Plan se base sur des principes et des concepts qui sont appliqués
dans les différents processus de développement d’un pays en considérant les instruments, les
techniques et la politique qui ont comme mandat de promouvoir et de protéger les droits de
l'homme (hommes et femmes). Dans ce Plan il est proposé :
Que l'équité de genre devienne priorité dans la politique au niveau de l'agenda local.
Qu’il soit accompagné avec un processus réel d'institutionalisation.
Qu’il y ait une intégration effective depuis la planification jusqu'à la gestion, dans le
suivi et dans l'évaluation (le Plan dans cette partie considère sa meilleure opportunité).
Le travail spécifique d'autonomisation en complétant toutes les interventions visant à
corriger les situations d’inégalité et de discrimination entre les personnes.
Changements dans les procédures de travail et la culture organisationnelle ou
institutionnelle sensible aux différences de sexe, de développer un modèle qui prone le
respect de l'égalité des sexes.
Le Plan intégrera le caractère transversal de l'analyse de genre dans ses activités, de telle sorte
que l'impact de ce dernier n'approfondisse pas les inégalités existantes entre des hommes et
des femmes, mais contribue à l'équité de genre. Pour cela il indique les conditions suivantes :
La volonté et le compromis de tous les acteurs impliqués dans le projet à éliminer les
déséquilibres existants entre les hommes et les femmes et les raisons qui en sont à
l'origine avec des ressources humaines et financières suffisantes pour l’atteinte de
bons résultats.
L'interdisciplinarité des connaissances sur les inégalités entre les hommes et les
femmes du personnel dans ces secteurs où on développe le projet.
Disposer des techniques et d’outils adéquats pour la e compréhension des relations de
genre, par exemple, des études et les statistiques sur la situation actuelle des femmes et
des hommes.
La participation des femmes dans les espaces de consultation et de prise de décision
dans les activités de chaque projet.
Changements dans les procédures de travail et de la culture organisationnelle ou
institutionnelle sensible à la différence de genre pour développer un modèle de respect
à l'équité de genre et où on puisse identifier tant les femmes que les hommes qui y
travaillent.
102
1.3.5 Chronogramme d'exécution du plan d’aménagement
L'élaboration du chronogramme d'exécution se base sur les ressources immédiatement
disponibles, dans l'horizon de 4 années, mais en intégrant au processus les moyen long termes
que requiert le bassin pour obtenir sa durabilité.
103
Tableau # 11. Chronogramme d'exécution des projets établi à des périodes de court, moyen et long terme
Non
Projets
Années
1
Protection d'infrastructure urbaine et rurale
2
2
Reboisement et agro-foresterie
5
3
Nettoyage de voies (enlèvement des sédiments)
1
4
Éducation environnementale au niveau scolaire
6
5
Éducation environnementale pour organisations et autorités
3
6
Formation technique
3
7
Assistance technique pour la production
5
8
Gestion de l'eau dans l'agriculture
4
9
Sécurité alimentaire
3
10
Amélioration de routes rurales
4
11
Accès à l'eau potable
3
12
Gestion pour la valorisation de la production
4
13
Appui pour le développement de la commercialisation
4
14
Appui par crédit à des organisations (femmes)
4
Horizon du Plan d’aménagement (années)
Court terme
Moyen terme
Long terme
1 2 3 4 5 6 7 8 9
10 à 15
104
Chronogramme pour l'exécution du Plan d’aménagement du bassin versant
L'exécution du Plan d’aménagement du bassin versant de la Grande Rivière Riviere du Nord
dépendra principalement de la gestion des ressources pour chacune des activités nécessaires.
Immédiatement, on présente la proposition en considérant les actions immédiates, l'horizon du
Plan et l'accord éventuel à l’obtention de ressources.
Activités :
Gestion pour établir l'Unité d’Exécution. Activité préalable (Embauche)
Plan de travail et de développement d'instruments opérationnels pour l'exécution de
projets
Mise en place et formation du comité de bassin versant. C'est une activité initiale pour
fortifier des initiatives existantes ou produire le mécanisme.
Socialisation et transfert du Plan d’aménagement. Pour communiquer et socialiser la
portée, contenu et comment peuvent prendre part les acteurs du territoire.
Exécution du plan avec les ressources disponibles. L'Unité d’Exécution mène à bien
l'exécution des projets, y compris le suivi.
Gestion des ressources pour la continuité du plan, pour développer des efforts visant à
obtenir de nouvelles ressources par la gestion des dons de la coopération, de
l’entreprise privée et des bailleurs de fonds.
Définition du Plan d'investissements à long terme. Avec les ressources disponibles, on
peut élaborer un plan d'investissements conforme à la disponibilité concrète de
matériels, d'équipements, d'argent et d'autres, ainsi qu'en accord à la pertinence pour
exécuter les projets.
Exécution des projets du Plan à long terme. Avec le plan d'investissements on
exécutera chacun des projets, en suivant les directivets du programme et du Plan dans
son ensemble.
Rapports annuels. Chaque fin d'année on doit élaborer un rapport d'activités
techniques, administratives et financières.
Plans opérationnels annuels. Pour élaborer le plan de travail de chaque année.
Suivi. Pour développer ce qui sera indiqué comme le processus de collecte
d'informations, saisie, analyse et rapports des avancés du Plan en fonction
d'indicateurs.
Évaluation ; ce qui implique aussi des audits. Elle se réfère à des évaluations du Plan
pendant son exécution. Trois évaluations au moins sont proposées.
105
Tableau # 12 : Chronogramme général d'activités du Plan d’aménagement
N
o.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
Activités
Horizon du Plan (15 années)
Moyen
Long
Court
terme
terme
terme
(5 à 9
(10 à 15
(0 à 4)
années)
années)
Établissement et fonctionnement
de l'Unité d’Exécution
Formation et fonctionnement du
comité de bassin versant
Socialisation et transfert du PA
Exécution du Plan (ressources
disponibles)
Gestion des ressources
Définition du Plan
d'investissements à long terme
Exécution de projets du Plan à
long terme
Rapports annuels
Plans opérationnels annuels
Suivi
Evaluation
106
14. EFFETS ATTENDUS DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN D’AMÉNAGEMENT
Il est évident que chaque programme et ses projets respectifs apporteront des bénéfices directs
et indirects sous des formes diverses comme la génération de revenu, l’amélioration de la
capacité, une augmentation de la couverture forestière, le contrôle des inondations entre autres
et chacun à court, moyen et long termes suivant la nature du projet. Cependant, le plus
important est que les investissements qui se réalisent au niveau du bassin versant génèrent les
effets espérés, c’est-à-dire des changements significatifs qui aboutiraient à un bassin versant
bien géré dans lequel les communautés locales sont les principaux acteurs de cette nouvelle
dynamique. Parmi les impacts principaux, il y a lieu de mentionner sur les plans:
14.1. Social
C’est l’un des plus importants impacts parce que c’est de lui que dépend la durabilité des
actions du plan. Ce dernier propose un processus d’intervention participatif tel que le
renforcement des capacités, avec la priorité de travailler avec les organisations locales et
nationales. Il propose aussi l’égalité de participation entre les hommes et les femmes.
Globalement avec l’éducation environnemental, on espère arriver à un changement d’attitudes
chez les enfants, les jeunes et les adultes de manière à ce que ces derniers accordent une plus
grande attention à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles du bassin versant
et ainsi, à éviter sa contamination et en bout de ligne une meilleure utilisation des ressources
naturelles.
Dans la mise en œuvre du plan, un projet spécifique de formation et d’éducation
environnementale est prévu. Cependant, en plus de ce projet, chaque programme ainsi que les
projets y relatifs comporte une composante de formation qui est spécifique à la thématique.
On estime qu’environ une centaine de participants (près de 50%) de la population du bassin)
seront formés dans le cadre de la mise en œuvre du plan et seront considérés comme des
agents multiplicateurs de connaissance et de vulgarisation de bonnes pratiques en vue d’une
meilleure gestion du bassin versant. Pour ce qui est de la participation des organisations en
relation à la gestion de bassins versants, en considérant le renforcement organisationnel et les
formations, le plan se propose de travailler à soixante dix (70), au moins, soit 50% de
l’ensemble des organisations locales recensées dans le bassin versant. Ces dernières vont à
leur tour, dans le cadre de leurs activités, mener des activités pour continuer avec les actions
initiées telles que la duplication, multiplication ou une augmentation des actions à l’échelle du
territoire du bassin versant.
14.2. Environnemental
L’approche et l’effort que propose le plan est d’améliorer la couverture végétale permanente
du bassin versant (qui est actuellement de seulement 1% et constituée uniquement de bosquet
secondaire). Malgré le fait qu’on y rencontre certains arbres dispersés au niveau de certaines
propriétés, surtout en zones planes, les larderas se retrouvent sans protection végétale. Le plan
propose, en guise de réponse, aux conséquences en termes d’érosion, de sédimentation,
d’inondations et de manque d’eau en période de sécheresse (dérégulation du cycle
hydrologique): une meilleure utilisation de la terre en se référant aux différentes clases de
107
pente (Méthode de Ted Sheng, expert FAO). C’est ainsi que dans le plan se définissent les
terres à reboiser (forêt) et celles sur lesquelles on doit établir des systèmes agro-forestiers en
relation aux zones les plus dégradées avec des pentes de 30 à 60% et de plus de 60%.
Le plan d’aménagement propose de démarrer au cours des quatre (4) prochaines années avec
le reboisement de 5,000 has et de laisser environ 8,000 régénérer naturellement, d’établir sur,
au moins, 4,000 des systèmes agro-forestiers et de maintenir près de 10,000 has en cultures
traditionnelles avec des arbres même de façon dispersée. En plus, apporter une assistance
technique et un appui pour l’application de pratiques de conservation de sols et de l’eau sur
plus de 10,000 has. En intégrant la répartition géographique des interventions aux pratiques
et mesures de conservation de ressources naturelles, propose d’intervenir sur environ de
37,000 has qui représentent près de 50% du territoire du bassin versant. Si les espaces en
conflit d’utilisation correspondaient à 50%, dans ce cas, en protégeant le bassin versant de
manière à rétablir son fonctionnement éco-systémique de telle sorte que l’érosion puisse
revenir à son niveau de tolérance naturelle, les hydro-grammes de décharges seraient plus
équilibrés durant les époques de plus grande précipitation (les taux de sédimentation seront
régularisés). La couverture spatiale du bassin versant indique que 39% du territoire du bassin
est sujet à des risques d’érosion grave à très grave (plus de 60TM/Ha/An), avec
l’implémentation des programmes et projets proposés, ce niveau doit être réduit au niveau de
12TM/Ha (qui correspond au niveau de tolérance) aux termes des 10 premières années. Avec
la qualité de la couverture forestière, agro-forestière et les cultures permanentes, la quantité
d’eau infiltrée s’accroitra pour alimenter les aquifères. L’objectif est que l’indice
d’infiltration soit passé à 30% de la précipitation effective et que le ruissellement superficiel
tombe jusqu’à 40%. Il y aura une amélioration de la qualité de l’eau par une diminution de la
quantité de sédiments en réponse à l’application de pratiques de conservation de sol, d’eau et
de végétation.
Entre autres, dans le long terme on assistera à une diminution et au contrôle des inondations
dans la mesure qu’exécuteront les travaux et mesures proposés pour le court terme. Ces
travaux ne seront pas durables si on ne protège pas le bassin au niveau des parties où les
pentes sont plus ardues. Les travaux de mise en place de structures seront garantis à long
terme par l’effet de la reforestation sur les terres de pentes de 30 à 60% et de plus de 60%.
14.3. Économique
Le plan d’aménagement du versant bassin met l’emphase sur la durabilité basée sur la
conservation et la récupération de la couverture forestière, la protection des sols et la
conservation de l’eau. Aussi, il intègre les aspects relatifs à la production que demande la
population. C’est pour cette raison que le plan donne une réponse à des demandes relatives à
la sécurité alimentaire, le développement de la production agricole et de l’élevage, les deux en
tant que production primaire, desquels les acteurs recevront orientations, formation et
assistance technique de telle sorte que les producteurs de matières primaires valorisent la
possibilité de développer la valeur agrégée, la transformation et la commercialisation/services.
Dans certains projets, en particulier ceux visant à réduire dans le court terme les flux d’eaux
sauvages et de sédiments, il y aura des emplois temporaires tout au moins au cours des deux
premières années qui permettront à la population de diversifier les sources de revenu.
108
Avec l’amélioration des voies de communication dans le cas de certains tronçons de routes,
l’appui technique et la formation pour un meilleur rendement et une plus grande productivité
des terres agricoles, le développement de l’agro-industrie et l’appui à la commercialisation en
passant par un renforcement de capacités des organisations locales, d’une part et, d’autre part,
la mise en œuvre d’autres grands projets au niveau régional tels que : la création du nouveau
parc industriel de Caracol, la finalisation de la construction et l’ouverture officielle du
nouveau campus de l’Université d’État à Limonade, l’augmentation de l’offre touristique,
pour ne citer que ceux-là, vont faire du grand Nord un grand marché en termes de demande
en biens de consommation. Tout appui visant à permettre aux producteurs agricoles et
d’orienter la production et l’offre de services en tenant compte de la potentialité réelle de
l’espace territorial du bassin versant de manière à répondre aux besoins des marchés locaux
régional, national et même international ne peut qu’entrainer des retombées positives pour la
population du bassin. Ces retombées vont se matérialiser en entrainant non seulement une
amélioration du niveau de revenu mais aussi une plus grande diversification des sources de
génération de revenu. Tous ceux-là vont en bout de ligne contribuer à une amélioration des
conditions de vie de la population.
109
15. RISQUES ET HYPOTHÈSES
Même si le Plan d’aménagement a été analysé et soumis à différents contrôles, il est possible
que se présentent des circonstances difficiles à contrôler et qu'elles ne puissent pas être
contrôlées, constituant un risque. Du point de vue institutionnel le Plan contient des aspects
complexes pour son exécution, pour cela la capacité de fonctionnement et de coordination
institutionnelle nationale-locale doit développer des éléments clés pour obtenir de l'efficacité,
efficience et effectivité, pour qu'ils soient exécutés de manière ordonnée et soutenue dans
chacune des activités prévues. Celles-ci constituent le principal risque de la mise en oeuvre du
Plan d’aménagement.
L'analyse de viabilité et de risques devra être plus approfondie quand on connaîtra la décision
politique quant aux options institutionnelles qui existent pour l'exécution et le financement du
Plan. Pour l'instant, on peut seulement poser la problématique générale avec une certaine
référence à différentes options d'exécution. Comme prévention il faut tenir compte des aspects
suivants :
a. La structure institutionnelle du Plan doit être négociée avec toutes les organisations et
institutions qui ont de la compétence et des fonctions dans le bassin versant. Ils
devront négocier la distribution des charges et des avantages, et le degré de mise en
oeuvre conjointe des activités. Le premier risque est dans la réalisation du consensus
entre les acteurs.
b. La structure institutionnelle serait une entité nouvelle dans le territoire par conséquent,
il existe un risque qui n’est pas pris en compte par les acteurs. Ceci non seulement
complique la programmation et l'exécution, mais aussi affecte le consensus entre les
acteurs pour définir le caractère institutionnel du Plan.
c. Si on n'obtient pas la volonté politique des Communes, des institutions/organisations
qui travaillent dans le bassin et les organisations locales et communautaires, on peut
confronter à des complications légales, qui requerront également des décisions
politiques.
d. Dans chaque institution, indépendamment du degré de coordination dans l'exécution, il
faut trouver des mécanismes accordés entre les Ministères de la sectoriels qui ont des
intérêts dans le Plan, prioritairemeny le MARNDR, le MDE, les TPTC/DINEPA et le
Minitère de la Santé Publique, et de la Population.
e. Si les gouvernements locaux optaient pour une mise en oeuvre indépendante par des
communes (ce qui ne paraît pas probable maintenant) on court le risque de perdre
l'intégration qui est l'aspect le plus attrayant et significatif du Plan pour obtenir un
aménagement durable des ressources naturelles avec une approche de bassin versant.
f. La décentralisation de la responsabilité dans la gestion de ressources naturelles, bien
qu'elle existe comme un compromis politique général et aussi reflétée dans différents
accords, elle représente une complexité dans la pratique pour trouver les mécanismes
d'exécution. La relation entre les gouvernements centraux avec leurs ministères
sectoriels, les gouvernements locaux et les organismes non-étatiques d'exécution est
un défi qui requiert des solutions pratiques, programme par programme du Plan.
g. Quant à des risques dans la mise en oeuvre on peut considérer la faiblesse ou la
relation inadéquate et l'inclusion des variables environnementales et l'application de
l'analyse de bassins dans l'exécution des projets.
h. On n'écarte pas que les risques naturels, même si on a pris des mesures de prévention,
puissent être d'ampleurs extrêmes qui pourraient affecter l'exécution et les résultats des
projets.
110
i. Même si la participation publique a été promue et on ait obtenu des compromis, les
agents et des processus externes d'une plus grande importance économique et sociale
peuvent influencer par changement de priorités, minimisant ainsi l'appui à l'exécution
du Plan.
111
16. DURABILITE
La vision, la mission et les objectifs du Plan spécifient que le plus grand défi est d'obtenir la
durabilité tant du Plan, son organisation, ainsi que les ressources naturelles du bassin, tout de
façon intégrale pour obtenir le bien-être des habitants. Évidemment les actions et les
interventions dans le bassin versant ont été définies et conçues pour obtenir ces impacts dans
des délais progressifs, articulés et harmonisés avec des processus conclus avec les acteurs
sociaux et politiques qui prennent part la mise en oeuvre du Plan.
Bien que dans la structure du Plan soit souligné dans les processus sociaux, les perspectives
écologiques et économiques doivent être intégrées pour obtenir la durabilité. La durabilité du
Plan sera un produit résultant de la capacité de gestion des Municipalités, d'organisations
locales et d'institutions nationales, ainsi que le compromis et les responsabilités de leurs
acteurs et des participants. Pour obtenir la durabilité du Plan comme instrument de gestion et
d’intervention, on définit les actions suivantes :
a)
La socialisation, la communication et l'accès à l'information par les différents
acteurs des bassins exigent par conséquent une stratégie de communication et
d’information sur les programmes et projets articulés à un système d'information ;
tous les deux visant à obtenir une relation continue entre les acteurs qui prennent
part la mise en oeuvre du Plan.
b)
Un système de suivi et d’évaluation qui permet à ceux qui prennent part et dirigent
les processus de mise en oeuvre à évaluer les apprentissages, donner des feedback
et orienter la meilleure prise de décision pour que le Plan ait une utilisation et soit
effectif, efficace et effectif. Ceux-ci font partie de la flexibilité du Plan et de
l'adaptation aux processus selon les délais pour chaque programme et projet. Les
procédures de gestion et administratives des décideurs et les exécuteurs du Plan
devront annuellement être évaluées et selon les périodes d'évaluation du Plan.
c)
L'automisation et l’institutionalisation du Plan et de ses programmes et de projets
pour lesquels on a défini des actions spécifiques en rapport avec le développement
institutionnel et le renforcement de capacités, mais en outre chaque projet et
programme intégre des éléments qui produisent des bénéfices directs et concrets
qui répondent aux motivations et aux intérêts des acteurs, surtout à ceux qui
décident d'effectuer des investissements privés.
Pour le cas de la durabilité des ressources naturelles et l'impact du bassin versant en général,
on a considéré des éléments sociaux, environnementaux et économiques. La durabilité de
l’aménagement du bassin versant, est aussi soutenue dans l'analyse holistique appliquée et
dans des processus progressifs d'automisation. Sa base principale est l'organisation, la
participation et les mécanismes ou les modalités pour obtenir le financement des activités
dans le bassin versant. Des expériences comme la fonction qu'effectuent les organisations
dans le bassin versant, indiquent qu’arriver à l’aménagement de bassins versant n'est pas une
tâche facile, mais qu’il est possible d'obtenir de manière pratique des actions concrètes et
stratégies novatrices pour garantir la continuité des actions en aménagement de bassins
versants.
112
Durabilité sociale
Le Plan a été conçu en considérant que le facteur social9, ainsi que ses éléments structurels et
fonctionnels sont ceux les plus importants dans la réalisation de l'aptitude à soutenir des
opérations prolongées et intégrales du bassin versant. Par conséquent, le Plan intégrale des
éléments de formation des capacités, de développement institutionnel et d’éducation
environnementale et de gestion de risques de désastres de telle sorte que les acteurs se
transforment en leaders, gestionnaires et autogestionnaires pour obtenir les changements et les
impacts attendus, conséquemment les actions et les interventions répondront à des décisions
propres avec responsabilité et compromis. Dans le Plan une cinquantaine d’organisations
sociales se sont considérées, plus de vingt cinq (25) organisations productives, sept (7)
organisations gouvernementales, une dizaine organisations non gouvernementales pourront
directement ou indirectement prendre part dans la mise en oeuvre du Plan. Ces mêmes
organisations permettront de développer cette approche avec la continuité et la durabilité
espérées dans les actions.
Le changement d'attitudes des habitants, des organisations responsables et des institutions
engagés dans les programmes et projets du Plan est autre élément qui a été structuré dans les
différents processus et les produits, comme par exemple la participation, l’approche genre, le
développement de capacités et la qualification. Le Plan considère un effort d’au moins cinq
(5) projets et un programme qui intégre ces aspects. On souligne qu'en qualification le Plan
prétend investir des efforts directs de plus de $ USD 2,5 millions.
Toutefois, le plus grand effort dans la partie organisationnelle sera d'obtenir l'intégration et la
coordination du bassin versant, sur cet aspect le Plan considère le programme en rapport avec
les capacités organisationnelles et l'effort visant à établir un Comité de bassin versant.
L'équité, valeurs culturelles, éthique, souveraineté et participation des femmes comme
certains des axes transversaux qui font partie aussi de la durabilité sociale qui sont, par
conséquent, des efforts démondrés dans les programmes et les projets du Plan. Les éléments
précédents sont intégrés dans le Tableau ci-dessous, en mettant en rapport les efforts que le
Plan définit quant à la durabilité sociale.
Tableau # 13 : Éléments intégrés dans le Plan pour la durabilité sociale
Considérations
Les interventions ont leur base dans la
zonification territoriale
Les projets ont été définis avec base
les nécessités et les espoirs des acteurs
sociaux
L'organisation est un facteur de base
considéré pour la mise en oeuvre du
Plan
L'intervention
intégrale
le
développement de processus
La formation, renforcement de
Explication
Vérifiables dans les indicateurs,
projets et diagnostic social
Vérifiables dans tous les projets,
spécialement dans leur incidence dans
la santé humaine et les services de
base
La conception du Plan le considère
comme fondamental dans tous les
niveaux d'intervention
L'analyse du Plan le considère comme
fondamental
La conception du Plan le considère
Bien qu'on ne mentionne pas spécifiquement le facteur culturel, ce il est plongé dans le secteur social, puisque dans le bassin c'est un élément fondamental à
considérer.
113
capacités est un composant clé qui a
été
intégré
dans
toutes
les
interventions
La participation est un des éléments
clé de la conception du Plan
L'approche de genre est considérée
comme axe transversal et actions
directes
La gestion conjointe, alliances et
synergies
sont
des
éléments
considérés dans la mise en oeuvre
La qualité de la vie est la fin du Plan
comme fondamental dans tous les
niveaux d’intervention et projets
L'analyse du Plan le considère comme
très fondamental pour la formulation,
que pour son exécution
L'analyse du Plan le considère comme
fondamental et a un rôle concret dans
les projets
La conception du Plan les considère
comme fondamental dans tous les
niveaux d'intervention
L'objectif général du Plan est fondé
sur cet aspect
Durabilité économique
Une des préoccupations du plan d’amenagement du bassin versant est, qui doit payer pour
mettre en oeuvre ses activités, déterminer qui est responsable de gérer les ressources
nécessaires pour reboiser, conserver des sols, éviter une pollution ou de réduire sa
vulnérabilité. Le coût du Plan est d’environ $ USD 73.542,453.10. Un montant très haut pour
considérer qu’une institution ou une coordination d'institutions peuvent immédiatement
disposer pour la mise en oeuvre des activités. Alors comment gérer des ressources pour
établir, opérer, maintenir et donner suite aux actions de manière progressive et
complémentaire.
Le Plan analyse et définit des stratégies sur la possibilité d'internaliser les extériorités
(services ecosistémiques), mais ceci ne s'avérera pas pratique dans un délai immédiat. La
stratégie de mise en oeuvre le pose comme alternative de moyen à long termes à travers divers
mécanismes alternatifs.
Le Plan indique qu'il n'existe pas une seule proposition pour atteindre la durabilité de la
gestion du bassin versant. L'expérience et beaucoup d'études de cas démontrent que pour
développer des processus soutenables et une gestion financière capable de résoudre la
problématique des bassins requièrent une intégration de facteurs, critères, principes et
approches qui doivent être harmonisés dans la formation de capacités, dans l’adoption des
objectifs de gestion du bassin et dans une définition claire des compétences et responsabilités
de son fonctionnement.
La formation ou le renforcement de capacités de gestion aux différents niveaux (Communes et
Sections Communales) est une décision clé et importante, parce qu'on doit avoir des bases
suffisantes pour planifier, administrer et gérer les activités qui sont développées avec une
approche de gestion de bassins versants.
La qualification dans des aspects technologiques sera très importante, non seulement par le
progrès et le développement des alternatives, mais aussi pour fortifier l'approche et
l'intégration de nouveaux aspects comme la vulnérabilité, le changement climatique, la qualité
totale et la globalisation.
Le Plan analyse les compétences et les responsabilités pour définir qui doit assumer la
responsabilité de gestion du bassin versant, établit dans un cadre légal, en considérant les
114
possibles conflits d'intérêt tant pour la gestion des ressources naturelles, comme pour les
droits d'utilisation, ainsi que pour externalités. Ceci est très important parce que celui qui
effectue la gestion financière et sa durabilité doit avoir un cadre légal, institutionnel et social,
en plus d'avoir une base technique solide et suffisante pour garantir des actions avec la qualité
espérée par les utilisateurs des produits de gestion du bassin versant.
La tâche ou la mission d’atteindre la durabilité économique que vise le Plan est difficile et
complexe, elle pourra seulement être atteinte avec une approche et une vision intégrale et de
long terme. La rentabilité est viable, mais manqueront des mécanismes et des instruments
pour garantir les applications aux services et bénéfices qu'offre le bassin versant. Parmi les
considérations pratiques de rentabilité et de soustenabilité on indique les variables intégrées
suivantes :
a. Bien qu’ils ne soient pas valorisés dans les programmes et les projets, ils considèrent
la génération de services environnementaux (eau, bio-diversité, tourisme, fixation de
carbone, air, sécurité environnementale).
b. L'accroissement de la production au niveau de propriété genèrera des revenus au
niveau des familles, par conséquent ils n'émigreront pas dans les villes en recherche
d'autres alternatives.
c. En conservant et protéger les ressources naturelles, ceux-ci atteindront une nouvelle
valeur, les propriétés avec de nouvelles techniques, les travaux de conservation de
sols, les plantations forestières et agro-forestières auront une plus grande valeur.
d. Une agriculture organique ou écologique et moins dépendante des intrants
commerciaux génère des produits d'une plus grande valeur avec un coût de production
moins élevé.
e. La valeur ajoutée, la commercialisation et la planification en fonction de la demande
sont des aspects novateurs qui injectent un niveau important de sousténabilité et de
rentabilité aux actions de gestion du bassin versant.
f. La diversification des cultures génère de nouvelles capacités et alternatives
productives pour les familles.
Entre les alternatives de financement et les mécanismes pour obtenir des ressources qui
permettent de mettre en oeuvre le Plan on considère :
Gestion en relation à l'échange de dette par nature.
Profiter des occasions de mise en oeuvre conjointe (Conventions internationales).
Accès à des fonds multilatéraux.
Mobiliser ou ordonner l'utilisation des ressources existantes dans le bassin et ses
communes en se basant sur le concept une planification stratégique et d'un cadre
opérationnel (Plan d'action).
Appui des coopérants et bailleurs (ressources technologiques, matérielles, facteurs de
production, humains et financiers).
Vente de services environnementaux (fixation de CO2, production d'O2, eau, biodiversité, beauté scénique, etc.).
Contribution du gouvernement central et l'apport des entreprises privées.
Les éléments précédents sont intégrés dans le tableau suivant en mettant en relation les efforts
que le Plan définit quant à l'aptitude à atteindre la durabilité économique.
115
Tableau # 14. Éléments intégrés dans le Plan pour la durabilité économique
Considérations
Explication
Vérifiables dans les indicateurs,
Les interventions ont leur base dans la
projets
et
diagnostic
zonification territoriale
économique
La proposition de projets répond à des
Vérifiables dans tous les projets
critères de productivité et de rentabilité
productifs
Des services d'aide se proposent à la
Vérifiable dans les projets du
production
programme 2
L'approche chaîne, marché et d'autres
L'analyse du Plan le considère
moyens de vie sont intégrés dans
comme fondamental dans les
plusieurs projets
projets productifs
Des aspects administratifs et du
La conception du Plan le
développement
de
capacités
considère comme fondamental
technologiques sont intégrés dans les
dans
tous
les
niveaux
propositions
d'intervention
La compétitivité est un principe qui est
La conception du Plan le
appliqué surtout dans les interventions
considère dans les projets
qui exigent un investissement
productifs et l'investissement
Le Plan propose ses programmes et
L'analyse du Plan le considère
projets pour obtenir des bénéfices
comme fondamental
directs quantifiables
La capacité de gestion en partie
La conception du Plan le
effectuera des efforts pour obtenir des
considère comme fondamental
ressources économiques et financières
à les niveaux d'intervention
La conception du Plan le
La
génération
de
revenus
et
considère comme fondamental
l'amélioration de ces derniers faits
dans
tous
les
niveaux
partis de la conception du Plan
d'intervention
Durabilité environnementale
Le Plan a évalué et considère tous les processus qui influencent l'amélioration de la situation
du bassin versant, en indiquant qu'il existe un niveau de détérioration et de dégradation qu’il
est de possible de réhabiliter ou récupérer en plus de conserver ce qui est en bon état. On part
du principe que la récupération des ressources naturelles est un processus de long terme, mais
des conditions de plus petite gravité requerront plus petit effort et un délai moins long.
La détermination clée dans l'aspect écologique que propose le Plan est d’avoir fait une bonne
sélection des mesures ou le traitement et un maintien adéquat ou un suivi des activités. Par
exemple, des plantations forestières avec des fins de protection doivent considérer
l'emplacement, l'espèce, la distribution, la composition et la gestion ou le maintien, ce qui
préoccupe ou s'avère peu favorable pour obtenir des succès, est que les plantations ne sont pas
effectuées parfois en prenant en compte tous les critères nécessaires.
Par conséquent, la durabilité écologique du bassin versant est possible d’atteindre, tout
dépendra du traitement technique et de la façon d'assurer la continuité les pratiques, de
mesures, oeuvres ou actions indirectes. D'une telle manière, que des sols dégradés et infertiles
116
peuvent améliorer leur productivité, des terres déboisées peuvent reconstituer leur couverture
végétale et régénérer les conditions très semblables à la situation originale, la quantité et la
qualité de l'eau peuvent être améliorées et par conséquent les inondations, les sécheresses et
les problèmes de pollution d'eaux peuvent être réglés, mitigés ou contrôlés.
Le Plan du point de vue environnemental considère des importants investissements directs.
Seulement dans le programme 1 et ses projets, on investirait $ USD 37 millions US, outre
d'importants investissements en renforcement capacités et production agricole. Ceci ne
diminue pas l'importance que tous les projets en général incluent des variables
environnementales et de sousténabilité des ressources naturelles. Les éléments précédents
sont intégrés dans le tableau ci-dessous en mettant en relation les efforts que le Plan définit
quant à la durabilité écologique.
Tableau # 15. Éléments intégrés dans le Plan pour la durabilité écologique
Considérations
Explication
Les interventions ont leur base dans
Vérifiables dans les indicateurs,
la zonification territoriale
projets et diagnostic bio-physique
La proposition de projets répond à
Vérifiables dans tous les projets,
la conservation et la réhabilitation
spécialement dans les
des ressources naturelles (eau, sol,
programmes 1 et 3
bio-diversité)
Les technologies intégrées dans la
L'analyse du Plan le considère
conception du Plan considèrent les
comme fondamental dans tous ses
principes écologiques
projets
L'amélioration des capacités
La conception du Plan le
productives des terres est un
considère comme fondamental
élément clé qui est intégré dans le
dans tous les niveaux
Plan
d'intervention
Le renforcement des capacités est
La conception du Plan le
orienté à la protection des
considère comme fondamental
ressources naturelles et l'utilisation
dans tous les niveaux intervention
appropriée de la terre
et projets
Le maintien, l'adoption et les
Critère qui garantit continuité et
bénéfices tangibles sont des
aptitude à soutenir des opérations
éléments de la conception des
prolongées dans les processus
projets
technique productifs
Le facteur risque et/ou vulnérabilité
Vérifiable dans les projets du
a été considérée dans les projets
programme 1
117
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