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(2011-11) Bulletin de l'ISPAN, No 30 : Le moulin Price de Jacmel, objet fétiche du XIXe siècle

(2011-11) Bulletin de l'ISPAN, No 30 : Le moulin Price de Jacmel, objet fétiche du XIXe siècle

Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) 2011 5 pages
Resume — Le moulin Price à l'habitation Démontreuil, au Bas-Cap-Rouge près de Jacmel, retracé à partir d'un article de la revue de la Société d'Archéologie Industrielle. Le numéro présente aussi le site Internet et le service de documentation de l'ISPAN, appelle à des photographies des années 1950 à 1980, et expose la conservation préventive, la gestion des risques et la gestion des foules et du tourisme sur les sites.
Description Complete
Le moulin Price à l'habitation Démontreuil, au Bas-Cap-Rouge près de Jacmel, retracé à partir d'un article de la revue de la Société d'Archéologie Industrielle. Le numéro présente aussi le site Internet et le service de documentation de l'ISPAN, appelle à des photographies des années 1950 à 1980, et expose la conservation préventive, la gestion des risques et la gestion des foules et du tourisme sur les sites. Un numéro du Bulletin de l'ISPAN, bulletin mensuel de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National, paru de juin 2009 à novembre 2011 au moins, qui documentait un monument, un site ou un centre historique par livraison.
Sujets
CultureDéveloppement urbain
Geographie
Département du Sud-Est
Periode Couverte
2011 — 2011
Mots-cles
Bulletin de l'ISPAN, No 30, patrimoine national, ISPAN, monuments historiques, sites historiques, Le moulin Price de Jacmel, objet fétiche du XIXe siècle, 2011-11, series:ispan-bulletin
Entites
Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
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Texte extrait du document original pour l'indexation.

pe Aie” ei 4 Le? « Dé Cr &. © | LA : >. a | « si n 4 4 AT "a : € A .” ne 3, 7. " : L | \ Le ie Fe L K L » : v. 'LARs < [e\ | 1j - “ < , 1? Lun L à CR | ee DRE F 5 % ù WW | ’ VAR 10. Ve LA ET [a EN 2 ur LS : ANA re PR | y. TX fe et UNE (Pgo 1H, 7 | t# * AD © re = RE CTARE DELLE : $ 4 LÉ LT D … O | GARE PES LS ne 2” D. VE s "4 | } à. À + | en - \ ‘ QUE, 4 f … _ U RD 0 : ' Î : RTE 7 hr Th KA 1 Lan AD Mes MT \ À v— re FES FE Ur - + Al ‘ Ÿ 3 1" 74 . Ÿ # + Ÿ We, ” “ La " LE nm . ñ > + || Lu x @ ". 2 [ap) A Lie pp aie s ge Qu uR « & î +3 7 © | 7 M = te * d r Fr. d A = u n = : et % D =" << À .! di es = " 42 , N 1] E 4 ; a! ; \i " 3 Vs DL - . ' agi E . | = ne 7 + at- … ” " art Le ; à # 4 cn -E " 7 . - : [7 a | | en 4 r Si ; E We à: : » y \T + ‘ vd 1 Ÿ — agi ERT à = è ? à = 2 sniohé Re Aa LA h ee { à ’ on ht I + À — # TS Re NT _ ü TT MT nt RS cl EE CE RO Le ACT D D Li 14 er - EL a &] EN ae de Le age mm" > EN ip à : tir it PU MME E A Pope 1 o Pal. ML, 0 24 SL RSR A APE. DE SAT PRÉSE-L, LE nus cp El CEE : t dia Ca ° " AVC ge var Mu 42: -' . LT 4 £ + Le moulin Price à l'habitation Démontreuil, au Bas-Cap-Rouge, Jacmel, Haïti LL] LL] = = Le-moulin Price de Jacmel = 4 = % EN objet fétiche du XIXème siècle BULLETIN DE L'ISPAN, No 30,8 pages Dans la revue de la Société d'Archéologie indus- LES et le jeune homme écrivit un court article qui fut trielle', publiée à Houghton (Michigan, États-Unis À PT => publié dans un journal technique de l'époque. “Suite d'Amérique), parut en 1976 un curieux article sous le LAN - © à cet article, plusieurs essais infructueux pour locali- titre de "Beam Engine and Sugar Mill in Haiti”. L'auteur, WP = ser cette machine à vapeur et déterminer ce qu'il en Cornelius Van Schaack Roosevelt, ancien officier de / (f & SY): restait, furent faits par correspondance" la Marine américaine ayant servi durant le seconde (\] N ER À partir de ces informations, Cornelius Roosevelt, guerre mondiale, ancien cadre supérieur de la Central fi \ + J71 È : ) passionné d'histoire des premières machines à vapeur Intelligence Agency et fils de l'ancien président des 2 ES à (LL )) # dédiées à la fabrication du sucre dans les Caraïbes, : 4 TA f «{(2) ü -” \ IS , / ‘ en N ; : Etat-Unis, Théodore Roosevelt, y raconte sa “décou- ( KE NH ET Ve LS, se rendit en Haïti en 1976 à la recherche de l'engin verte” : un extraordinaire “engin à vapeur” action- Re 7 La “si ; x en compagnie d'un condisciple de la Massachussett nant un moulin à canne dans les environs de Jacmel. = |” £ 7 AC 14 Institute of Technology (M..T.), prestigieuse université L'auteur, toutefois, prend soin dans son article de ne 4 7 ÿ À ) / américaine d'où il avait couronné ses études par un point mentionner la localisation exacte de l'empla- Vi LM 4 ART 1 / diplôme d'ingénieur cement de l'engin”, tant sa “découverte” est jugée Ÿi ee ÿ D 1; YA “Les investigations préliminaires nous conduisirent d'importance, craignant, sans doute, de se faire des 4 8 Qi 7 # RON A///, vers quelques personnes qui étaient tout à fait concurrents déloyaux ou de l'exposer à des actes de D: } Ne ÿ 5888 BR, certaines que cette machine existait encore. Nous vandalisme. 18 EE AR =, V, OT # ES ZA prîmes donc un petit avion qui nous conduisit vers L'étrange machine n'échappa cependant point à la AN D: é y Ha, 0 4 2 la côte sud du pays. À notre grande surprise, nous ou y : . 14 EPP ||! M frs 449 1 à : on ; : : curiosité des Marines patrouillant dans la zone durant ZM G fi 3 trouvâmes immédiatement quelqu'un qui savait exac- - - OF Te 1 A (fi f L Y SU + M / > | ou . l'Occupation américaine d'Haïti (1915-1934). Elle MZ EN DL ! 0U/ . Z tement où se trouvait l'engin. Trente minutes dans fut, rapporte-t-il, repérée dès 1929. “Pendant l'été W// VX UN 7, CNE! É . de cette année, le jeune fils d'un officiel américain, 7, 1 7) 17 WA LEA) ER €) ne ' L \ WIN WW LA É \ & + Le moulin Price de Jacmel, objet fétiche du au cours d'une randonnée à cheval sur la côte sud É \/ VU) F1 NC 5 5 XIXème siècle de l'île, tomba sur une ancienne machine à vapeur N/ / LD) ÿL £ * Sans-Souci lieu de représentation des arts de et un moulin à sucre. La machine fut photographiée À V2 ON à SU, . . f ST V © + Chroniques des monuments et sites historiques | Journal of the Society for Industrial Archeology, Vol. 2, No ‘ ° d'Haïti. 1, 1976. + James Watt (1736-1819), inventeur de la machine à vapeur ISPAN BULLETIN DE LCISPAN est une publication mensuelle de l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National destinée à V4, vulgariser la connaissance des biens immobiliers à valeur culturelle et historique de la République d'Haïti, à promouvoir leur k rotection et leur mise en valeur Communiquez votre adresse électronique à info@bulletindelispan.ht pour recevoir _. P q q P den" régulièrement le BULLETIN DE L'ISPAN.VSs critiques et suggestions seront grandement appréciées. Merci. 3 BULLETIN DE LCISPAN ° No 30 + ler novembre 2011 * 1 1 de bien situer la machine dans son environnement tant naturel que social. Un précieux travail d'inven- c Le |,2| taire. M Æ RE E La machine de Watt . 1 Mr ee HA js À Le moulin Price est l'un des toutes premières ma- “a. SE PT ele Ar. qe 4] “S- "14 #! chines à vapeur construites selon les inventions de Not D A OPA Le QUE Le. 5 î y 20 EN f | À James Watt des années 1780. Ce type de machine fut OS ne * 1 PAT \ 6 5 NE dot NN + ? 4 AT 10e | | |:[8t: ni C1 Lun la source d'énergie principale de la Révolution indus- À sa Œ %, | ‘ PE | + 4 Ù AR) æ- X®, En | [hu fr K id trielle balbutiante, dont elle a considérablement accru as 4 % AB À b en pé AR V5 LE ? | 1 il Le | la capacité de production. Avant cette invention, l'es- L vs Em À ! Dal . ER d'u y | FT | h Ja All. | : RN sentiel de l'énergie produite était d'origine humaine, L ? + re ns). w 5 7 " un | CAT de 25: 0 défi Creer T] If 5 animale ou naturelle, hydraulique ou éolienne. À par- 1e À # à , L Ka) te EX: | | 2: pit: g: NA / | AE (M | | \ \ tir d'une simple machine à feu produisant au moyen 3 hf É t l # \/7 # F4 ni? | À m2 - | M: 2 Ras mi Rte 2 a: l | J:} à | | PL Ÿ \\ d'un cylindre à piston dans lequel la vapeur d'eau se k CR | VE CR Lou Pet .. : sent Te À ht 1 rl à { L Ne PEN Ÿ Le | compressait pour actionner un mouvement verti- i # «7 / * 1] os $ 3 ns, 208 : TRE 4 z 4 x ( 11 TE Le ct IE un. |: (1 pr | cal, Watt eut idée de convertir, par des mécanismes * à - * %- 1 ? ( } | n | 4 Ni , h |: € * 7e se. © STAR | ë ir | D; = sr Hs | à = VERS, LI Ù / simples et ingénieux, ce mouvement vertical ascen- ven 2ÿ fi 4 CE Hi it à} DE À N {: T2 Re E M... ET —— 2] 1 AN, dant-descendant en un mouvement rotatif permet- 1 spi. tx CRE te, LL à » F L L 44 RE su or. 4 É ji => | \| | Lo ne £ ke tant d'actionner des laminoirs, des presses ou tout an = 7 ne" : 14 Fo AA Y, MT F E — Ca | | | d autre mécanique nécessitant, pour la fonction dont } ti Ë Va. 7 4 EP nie) à 3 ff ( A \\ = es Dh elle était destinée, un mouvement continu et régulier ‘ PE 4 re À À F 4: . FRA La 29e 5 = M0 F jl = ES = V7 é à Elle fut également capitale pour les progrès qui ont D * AE —she min es # | - ET nan E ART & Ë 4 110 Ile | l = C CR à 7 Fa f ù suivi dans le domaine des transports, comme le ba- o ét CRE A E nc 7 ë NT A \ D D AA A EL / / teau à vapeur et la locomotive. DE js de avi 8 46 = è ré ann ‘ 5 nn — 1e 1 LES S sl f A Ps 4 Le moulin Price ire de Re ÿ Moda: cris. Luis + re … " Lu, Fri Ê | I UC VW LA QUER Ln S 1 Quittant Jacmel en direction plein est par la route À pa 5 4 agit . | Ï ù rn LU CT Pi F4 £/ * #4 — longeant la côte de la mer des Caraïbe et menant à os v + AE "+ de H L < ] tnt am ii 91 DE" Rene Ce 2m mc d l4 Marigot, arrivé au carrefour Bréman en empruntant De, Ge. d , SES ne amer | Th ER F2 + Machine similaire à celle du moulin Price, fabriquée par Jukes Coulson & Compagnie actionnant un laminoir le chemin de gauche nouvellement aménagée, me- > ie . L- #4) > — une Land-Rover sur une route impossible, nous ame- d'une cheminée. Tout près, sur le sol, se trouvait une nant vers le Bas-Cap-Rouge, juste 500 m à parcourir, g J- HS. à. £ na dans une zone qui, il y a plusieurs générations de de ces chaudières hémisphériques en fer d'environ on arrive au lieu-dit Habitation-Desmontreuil pour cela, avait été plantée en canne à sucre, mais était à 6 pieds de diamètre, communes à plusieurs anciens découvrir les ruines du moulin Price (appelé par les + Le moulin Price : à g. le volant d'inertie, au c. le chassis, le cylindre et la citerne de condensation et à d. la chaudière. En avant-plan, une cuve. présent dédiée à des cultures diverses dont le petit- moulins à sucre des caraïbes. Ces ruines paraissaient riverains, Prince, par corruption phonétique). . . … mn _ : nn : mil (sorgho). Notre chauffeur savait où s'arrêter et être les restes d'une construction où le sirop de Campés comme une grande sculpture dans un E 7} wr> Æ À DURE 4 ” ” ER ——— "SR : Æ < E SL quelques fermiers locaux se portèrent volontaires canne était cuit pour former des cristaux de sucre." décor fait de culture diverses, surgissent au détour 4 en” fl \ { 4 3 Se . Ps PATES. 4 5 pour nous montrer ce qui restait de la machine. Une Il était en présence du moulin Price de Jacmel. Son du chemin, les restes du moulin et de sa machine | 4 k U RE LE l'E St | \ ABS DA We SR © à marche de 29 minutes nous amena dans un champ article demeure un témoignage précis sur l'histoire, à Vapeur Sa couleur ocre rouge foncé tranche sur 0 J AT Ve TL? è $ LA Pig : | z au milieu duquel se tenait un bosquet d'arbres et un l'état de conservation et des interprétations que pou- le vert du paysage agricole environnant. Le moulin d so ] t. AL ä hs. 74 - \\ u AGE Li ln DYAS5.A É | à fourré épais de peut-être 50 pieds de diamètre au vait se faire un chercheur en cette seconde moitié Price est étonnamment bien conservé. Ceci est du à 4 RATS Æ qi Zu | LE ; re NC £ 4 Dar Er F0 } Ne centre duquel nous trouvâmes la machine à vapeur du XXème siècle et un document de première main Un concours de faits : la qualité de sa mise en œuvre, " ‘À & # »# DR" La 15 F, A] == ; È | KE rt" SR de. —# È et les cylindres broyeurs que nous cherchions. A pour la mise en valeur de ce bien culturel unique que l'acuité de ses articulations, le choix de la fonte, son Fr "1 Gé k in 4 ei TON = h> d 4 RÉAUTT D, C] quelques centaines de pieds des arbres on pouvait possède Haïti. Tant par la précision de ses observa- matériaux principal, sa stylique et... l'oubli y sont | CLARA 1 | l F F4 f k Fa x Ÿ je —— rl 5 voir quelques ruines en maçonnerie et ce qui restait tions que par les informations collatérales permettant bour beaucoup. Le fait probable de sa brève durée - RE À ‘L c. L F ! _ 14 Eu - xs Fe. 7 DS £ —_— Be d'utilisation Y a, certes, également contribué. La plu- + Plaques métalliques rivetées de la chaudière À # TE $ , [ Jo M | + Inscription sur le cylindre à piston parts des composantes essentielles de l'engin sont 4 AT 4 | présentes et sont clairement identifiables. eau est récupérée et servira à alimenter, à nouveau, Hu me . | : / 1818 ! La machine aurait donc été fabriquée du vivant ne En une lecture analytique, il nous faut distinguer, en la chaudière. ". de. FF | | de James Watt. Il s'agit, bel et bien, d'une des pre- r premier lieu, le moteur du moulin, deux éléments La chaudière eee. pe ) s | mières machines de ce type construites à partir des Cd parfaitement distincts du point de vue de leur fonc- Formée d'épaisses plaques de tôle solidement rive- à | ——. — nombreux brevets déposés par le génial ingénieur a æ. — > tion. L'un transforme l'énergie produite par la vapeur tées, la chaudière du moulin Price mesure 180 cm de Re Le = — Frame écossais dès 1780. Installé en Haïti, le moulin Price est LÉ es = LH dé 3 d'eau en mouvement; le second utilise cette force large, 230 cm de haut et 320 cm de long pour une fi "re re, . + également un témoin du niveau technologique extra- S CU = Ep) “7% motrice produite pour un usage précis : broyer les capacité d'environ 10 m°. fr. 7 my" A - #7 ordinaire de la ville de Jacmel quelques années après axÉ E L (or tiges de cannes fraichement coupées. D'autres types À l'origine, elle était placée sur un foyer construit en Bi LE À $ En la déclaration de l'Indépendance d'Haïti en 1804, L " = - de machines de transformation pourraient tout aussi maçonnerie de briques dont les fumées de combus- TA AU = e période qui devait précéder l'âge d'or du café dans la (A & bien être actionnés par cette machine à vapeur tion s'échappaient par une cheminée également en set 4 "AE région (voir BI-21, l'er février 2011). | Al | > Le moteur maçonnerie de briques. Cheminée et foyer ont au- À Pa ar w1 | Un détail intéressant et significatif : de chaque côté ; @" Jà / Schématiquement, il est composé d'un réservoir - jourd'hui disparu. Leurs matériaux ont probablement "4e W- de ce cylindre à piston, est aménagé une entrée d'ad- h { 2 p = la chaudière - remplie d'eau placé au-dessus d'un été récupérés à d'autres fins. Des fouilles archéolo- 2 > "ET /., . mission de vapeur équipée de brides prévues pour } À “ Fa & foyer alimenté par du feu de bois ou de bagasse. giques au niveau de leurs fondations devraient nous LIRE assemblage du tube venant de la chaudière. Ce détail ee fl NU m/: Portée à ébullition, l'eau se transforme en vapeur qui fournir de précieuses informations sur sa forme ori- * Le cylindre à piston et ses deux entrées latérales bratique laisse à l'utilisateur de la machine le choix de we 1 - è f exerce une puissante pression contre les parois de ginelle. La maçonnerie du foyer devait à l'origine, en- Cylindre et piston placer à sa convenance la chaudière d'un coté ou de |." 0) + À À la chaudière. Cette énergie produite est récupérée tourer la moitié inférieure de la chaudière, tel qu'illus- La Coque externe de l'unique cylindre de la machine à l'autre de la machine. qL [A 4 au moyen d'un tube connecté à la chaudière pour trée par la gravure d'une machine similaire fabriquée Vapeur du moulin Price mesure 635 mm de diamètre Le balancier il actionner un cylindre à piston qui engendre, par le par Jukes Coulson & Compagnie et publiée dans un Pour une hauteur de 1066.8 mm de haut. Sur cette L'imposant balancier du moulin Price est parfaitement _— u biais d'un mécanisme de récupération et de régula- traité sur les moteurs à vapeur de John Farey,paru en enveloppe est moulé le nom de la manufacture ainsi conservé. Il consiste en un parallélogramme fait de : - 2 Re tion, un mouvement vertical ascendant-descendant. 1827. De la chaudière de la machine du moulin Price que le lieu et la date de fabrication : solides poutres en fonte, dont les côtés sont de lon- a Celui-ci est, à son tour, transformé en mouvement partait un tube de 5 pouces (127 mm) de diamètre gueur constante et les sommets articulés. - us L === circulaire permettant ainsi d'actionner les cylindres qui amenait, sous pression, la vapeur au cylindre à pis- Js LINDSAY & Co. C'est à cet ingénieux système mécanique - également £ 3 broyeurs du moulin de canne à sucre. L'ensemble de ton. En observant les photographies prises en 1929, HAIGH IRON WORKS nommé parallélogramme de Watt - que revient prin- $ = es, _ la machine est posé sur une citerne de condensation, tout porte à croire que la machine se serait penchée NEAR LIVERPOOL cipalement le rôle de la transmission du mouvement La de a mms solide caisse en plaques métalliques, destinée à trans- brusquement vers le Sud, occasionnant la rupture de 1818 ascendant-descendant du piston à un volant par ME Fin : former la vapeur sortant de la machine en eau. Cette ce tube de fonte. l'intermédiaire d'une bielle-manivelle, créant ainsi le + Machine similaire à celle du moulin Price, fabriquée par Jukes Coulson & Compagnie 2 e BULLETIN DE CISPAN * No 30 + ler novembre 2011 BULLETIN DE LCISPAN ° No 30 + ler novembre 2011 + 3 + a" WW , F & LT 4 w, : 1 \ ’ < sf LAN, » Ÿ . “Eos 2 4 , p ee 5 EL PA dé! . ES : ne M, + y Pal, 0 Phoda F ( AULEN LE À Fa D dt is Ur. à # AM LES v# "4 ME - 2 À à # “A UN >» : Due ” à LL ei SL s, LL À Le PR ET + + A0 0 Æ 2'OUET | A+ 2} 22. \ 1. 7%? re OU , « L# 2.5 br, PR RS RUE 71 : L HAE LEE. 28, Ar pr % ‘ S 70 \ ut «y . = 4 c " 0 a 4 24 : q AV. d— ve . . » RUE !: Sirroalt « : set — SE = LR \ DL. À D t 34 FAN T4 , NE se se OT ke? A à. “2: VX CA ne \ se VASE Tr, 213 2% \ COPA ré ris A4 ».\e - : Nr 77 At 6, © s > NA À + CUT y 9.2 + ‘ep 2? y ‘»v 11! . 1 , « * $ ie) 0 é (] F. N LA « CE 2 4 — ” PQ ñ L LA ee _ + — \ LP, © bd: PT RS di” L@ a MOST : N— * 6 es à (È ; 4 ‘. 2, x . F > / NE DA QUA 0 ET. DA dé , À “LME "à "AS . Na gl MA : Vu, n'a. /: … APE US | Ÿ 4 00 D Fo ue” ft n° “hit , 20 AE: PRE . Œ. ur à (ET e 2x9 LAV AN 0 : ; + 6 SA UE, MN Tr | ET PE at ITR là '418 , DIT. dr MU + + - a ‘. ” - n o > sm © à! 4 À De 2P 1 ? 1 (0p à dt “M AT 6 mes À nn > 1 L°A v. 4 : æ? < a a "a ‘ se M OA | Ge. 4 =? SAUT VAE A >" Use NS 4 EL 27 #” Ar, La ” LS = pe” { Ÿ Û # ad AA TE RTC nn ù y © PA x . : " dt “ TE MAÉ A ! # At, AIRET À . HEAR"! rt: ma) er: MORE RENE pont LR | | - Le Er = ru {à : A |} \ HE 7 de hé Le PR AK : 27. air M ‘à ! _ $ Le à D \ Ver d « ‘ T7 ATTER | de PAT Lo et i : Pr AETETE rt " > 0) cé : \ 27 LL, à hbese PTIT = Le Lo nm “3 . | I D» ” à à 24% es A ] Len - - . : à M, 1 ; pe, 7 À # . 1 F7 27 t | - À 2”, € P : T4 L “ " À; Si v : et l : 2 sw TT 77, L , L .. € 1 4 ; . “+ - LEGER. LM ns a set LE? k< ' e A des s + : - + L «> À \ | L 2! | | cY eo" À 2, { 771 DAS pe 2 : en ” 4 EU s “4 Le ‘ nt r " Fe à ' x dun UN, 3 \ 1: V“ à É Le 2%; à : . me «1 RU —., pv "à * à BA 4 ” à 1 4 | FE te s F LIN ARE 7 L'Ert me) à Al = + CEE =" * S x TS j . & L RQ : ; à Re An PRES CAL. Jétet va ” > à Lu 4 4 À D, del , t 11 ‘ NE 2 1 PETER cu « À Ps à Fr FF 4e GET À ms, 1 AM 47 FN NE US MR TS PES NA EN CS PE ” Lu “Z: Yi : +: _ / : = | LA . _ £ ; + 11 7x. à -- )" HE Vo VIRE ESS à : [He RENE” te on & [M eo x « : + #* . : \, #/ } l'MER (V2 } où à Î « |! (= Ê [QE li A : A L: 13 ve. e sg “A N'o 157 NA | De | 2 Æ#? , . ju À kr} ni AIAAY LE y  14 /| DPI Lib À ms" ©, (PA : L ‘ñ: 2 | 1. DA " Aft He, ‘ : è . y r” D . EE sûr 4, . > 18 - 15 à 1 ta h : La à A ' ) D "M. Se Le af: Lee # . AL <" | & | d 060 Le e be * : F3 PR F = + 4 ET) Eu D bas y Le NT 144) ue r OA FA F : \ Pi, 4 Ho L : "091 e “ | er | : ALL ” ELUTUT RTS, 0 22 PC » - PRIN R , = A +9 A D ta ! . « « . ! é ” = . a Tr : +4; 2 L ie: ur 4 4 5 L ù æ xx Flu 4 ! CeRr : A SE en) | | dot ; td T0 D œe A] r ‘ . 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C'est, vraisemblable- moulin Price était équipé d'un régulateur à boules, Le moulin à canne fibreux des tiges de canne broyées, desquels est écrous et, après quoi, les auraient courbé avec force panneau de signalisation et une table de lecture pour ment, l'une des toutes premières illustrations de l'uti- système inspiré des simples régulateurs de moulin à Il est composé de trois lourds cylindres broyeurs extrait le vesou, quant à lui, était récupérée et servait vers l'extérieur de sorte que le bonnet ne püût être les visiteurs. l'érection d'une clôture de protection de lisation du système bielle-manivelle dans la machine vent que James Watt adapta à son invention en lui métalliques, disposés en pyramide et engrenés les uns de combustible au foyer de la machine à vapeur Ceci replacé. Le mystère, dit-il, s'approfondit quand on type “cyclone” a été envisagée afin de protéger cette à vapeur attribuant une fonction supplémentaire : le régulateur aux autres. Ces cylindres, inspirés de ceux des mou- permettait de contribuer à l'autonomie énergétique regarde le grand engrenage attaché à la role menante : merveille technologique, objet fétiche du XIXème Volant d’inertie et régulateur à boules à boule, ou “flyball governor” en anglais, est un dispo- lins jadis en bois, sont appelés roles dans le vocabu- du moteur Tout simplement ingénieux ! deux de ses rayons ont été tailladées presque à moi- siècle naissant et témoin unique de l'immense pro- Par l'énergie cinétique accumulée lors de son fonc- sitif permettant à la machine de régler elle-même sa laire de l'Art d'affiner le sucre”. Mus à la basse vitesse Décoration tié. Ce qui le fragiliserait dangereusement en cas de grès franchi par l'Humanité et qui a permit la Révolu- tionnement, le volant à également pour rôle de ré- vitesse de rotation en le couplant au tuyau d'admissi- transmise par le grand engrenage, les roles tournent Au delà de son aspect strictement fonctionnel et mise en marche. Le moulin Price aurait-il été victime tion industrielle en Europe. guler la vitesse de la machine. Le volant du Moulin on de la vapeur sous pression injecté dans le cylindre lentement afin d'emmagasiner l'énergie cinétique mécanique, il est étonnant de constater le grand soin d'un acte de sabotage ? Roosevelt est positif là-dessus Price mesure 180 cm de diamètre. Il constitue avec à piston. nécessaire au broyage parfait des tiges de cannes à apporté à la décoration de la machine à vapeur du :la machine a été sabotée avant qu'elle aie pu écra- la chaudière et le parallélogramme de Watt, les élé- Cet appareil se compose de deux sphères métal- sucre. La role supérieure, dite role menante, reçoit le moulin Price. Sa charpente, jouant le rôle de châssis à ser aucune tige de canne. L'examen de l'aileron placé ments majeurs d'identification de la machine. liques, les masselottes, soutenues par deux tiges arti- : mouvement rotatif du grand engrenage et l'engrène l'ensemble des pièces de fontes et de bronze assem- au bout de l'axe du volant et l'engrenage de la role Afin de produire une vitesse uniforme, le volant du culées autour d'un point fixe au sommet d'un axe aux deux roles inférieures par l'intermédiaire de roues blées, s'élève au-dessus de la citerne de condensation menante ne révèlent absolument aucune évidence vertical articulé par des engrenages au volant d'iner dentées placées en leurs extrémités. Des barres ré- placée à la base de la machine. Elle est constituée d'usure ! * Le volant, le grand engrenage, le chassis tie, Le régulateur du moulin Price et ses masselottes glables par des écrous permettaient l'ajustement de de six minces colonnettes surmontées de chapiteau Objet fétiche et la citerne de condensation Gnt disparu, démonté probablement pour un autre l'écartement de la role supérieure par rapport aux d'ordre dorique. Ces colonnettes supportent des Encore de nos jours, la machine est non seulement «Les roles, les engrenages et les barres de réglage ; TS usage. || ne demeure que son long axe vertical arti- deux autres. poutres traversières formant un solide cadre supé- remarquablement complète, mais aussi presque par- ra! A à à, 4 k : culé au volant par un couple d'engrenages en biseau. Des tiges de cannes broyées s'extirpait un jus forte- rieur mouluré. La face inférieure de ces poutres est faitement préservée, avec très peu de corrosion où | \1 « € ( VA N RE" L'axe du volant d'inertie est supporté par deux cous- ment sucré appelé vesou. Celui-ci était recueilli dans ornée de grecques moulées. Les plaques de fer de de détérioration, en dépit de son exposition perma- 4 Ne | IF CHAN » | .Ÿ sinets, placés sur les bords supérieurs de la citerne de un récipient placé en dessous des roles puis cana- la citerne de condensation également sont décorées nente aux intempéries et aux embruns gorgés de _& Not! | 1 PR \ ce ”; re . condensation. lisé vers une batterie de chaudières de cuisson qui de dessins géométriques en relief. sels emportés par le vent et provenant de la mer sat 4 1 \ EXQY Ÿ \ 2 FES s : Comme pour les entrées d'alimentation en vapeur étaient chargées de métamorphoser successivement Sabotage ? proche d&èjdskm. Cependant, la revente de métaux LE Al Heat | à GA f hù ] b A du cylindre à piston, cet axe peut être positionné de le vesou en cristaux de sucre?. La bagasse, résidu Dans ses précieuses observations de 1976, Cornelius de récupération, particulièrement du fer et de la | + a Aer * ù % » F M manière à faire fonctionner des équipements (mou | | | Roosevelt avait signalé que la partie supérieure du fonte devenue un trafic courant à Jacmel et dans ses M “ AN: ee | pc ne" 4" du lins, presses ou autres) des deux côtés de la machine. 2 Les ruines probables de la chaufferie du moulin de Price ont coussinet devant recevoir l'axe du volant d'inertie et environs, il faut craindre que des pièces entières ne M e VRP : Re DE. = æ"r N R été identifiées à quelques mètres au Sud-Est de la machine. SITE à DT L : : R , ef 21 : UF eu Ee/ L À. \ Cet axe transmet à un grand engrenage dentelé le ue ne . à l'origine fixé à la partie inférieure par deux écrous, disparaissent, emportées par des voleurs. L'ISPAN, PS . {2 CE -.<2 7 a 1 ; ; . . Les dispositions de sa maçonnerie laissent deviner le foyer des ne. . , , N . . : , AT pe . \y : tr 4” NA mouvement rotatif aux cylindres broyeurs du moulin chaudières de cuisson du vesou. Des bris d'ardoise ont égale- était manquante. Il lui paru évident que quelqu'un lors de sa dernière visite du Moulin Price, effectuée _ 2° 8 PRE £ / } Œ Er FA à canne. L'imposant diamètre de cet engrenage per ment été retrouvés. Ce qui supposeraît une couverture faite de avait non seulement enlevé ce bonnet mais s'était au courant du mois d'octobre 2011, à procédé au Lt 77 4 RE ( A 11 2 F met d'abaisser la vitesse du volant. ce matériaux importé, inexistant en Haïti. donné la peine de remettre les boulons sur les nettoyage complet du site et projette de poser un ‘à! à | 1 SES LS k 4 . 4 ‘ À k 44 |. + = & (! # 4. > 4 ane Le L Xe À \ TAN € + Les engrenages en biseau du régulateur à boules + Les colonnettes du chassis et le cadre supérieur + Une des extrémités du balancier + La chaudière aux formes convexes en son équateur « “à an Ca 1 5 ep Âge £, « (0 ht D L. —- ; ” Al UC LS à DCE "277 V4 = L 2 - ss] 1 { à LÙ CE AUX FR ? F PEN W . È r x : a > — Sue à | EY ne f ) * . € LE it s " “4 Nr TA A s a dr: : a 4 ! =% A ‘ PPS NP [= = h . es L'r—— D s Abe" M : | À D + Pr) L LL Es re « . EE M / "34 2] . t M Cor a PUS SA : | + p1 te. © 7 A [# e 1° « 2, È nn” L'7e RON © NM Ps L L Q y LR 1 Æ F . ct D 2 Ke 7 — / LE va 2 9 9 Le ». ” 0 Ce u L - PCA. À. à 7 A MAS 2 Z 5 es F4 , pe 2 \ a _ : “44 , +4 A = Gi W À K E> : Z <a Ro er SCO 4 + RO | ee IR Pet | She me LORS, Dr | #4 : x À : & I . Ps en De | £ CA en, SM y en NE, À > AE 15 : “F5 RES ( | sh al , h er: 2 L l 2,4 4 #51. à @. PROS © © pe) OT UT $ . à af Pa. f d 1 F1 F re ’ { ke nes AE 0 s 4° Le D CE 272 FEAHTE | - UN; 5 PA \ 7 k æ. DR AA AP Ou MN ONE 1 DE © 2| APE PETER rt . d ie fats 7 af Or /_ ‘a lt , L £, { + ? 1 . CIN ON tas LT NET 2.1 1% M © + RL QUES ES el . é E où Al 1 Le, À. 1, pr 724 PT RSS eo STAR VER EN - J J 4 e BULLETIN DE L'ISPAN + No 30 + ler novembre 2011 BULLETIN DE CISPAN ° No 30 + ler novembre 2011 + 5 LL] LePalais de San ti : ation des arts de scène Organisé par la Fondation Haïti-Jazz, sous le patro- _——— = = a nage de l'Ambassade Américaine en Haïti, à travers le L 2% -] Us Det ET <aie programme “Performing Arts Initiative", les ruines du É_LES me . : AU Palais de Sans-Souci à Milot ont été le théâtre, le sa- + Es 2 2 TRE = 4. medi ler octobre dernier d'un spectacle féérique de 0 L . dEas “à musique de jazz du grand musicien et saxophoniste ab 7° ee # ns VE LE eR haïtien Buyu Ambroise, accompagné de son groupe = “fn . EIRE EC EE Dr RER Blues in Red Band. LE mie mer" _— : j RS - Ce spectacle a été l'occasion de concrétiser et de Pr 1 a L 14 =. { 4 > Sa. w x tester un rêve de l'ISPAN, vieux de plus de 20 ans! En ee S .: 4 Et ÉË effet, au début des années 1990, Hervé Denis, acteur F h - | = #7 mat et metteur en scène haïtien, avait proposé d'y jouer Hs en ss la Tragédie du Roi Christophe" d'Aimé Césaire. Mal- ‘4 ! c + =: - heureusement, ce projet ne pu être réalisé. Têtu et LR ae = = _ —* —_——. ii ais ue — _ ne — € poursuivant cette idée, l'ISPAN avait entrepris, avec <> : tie dé CRD Re h* at . j mn: : la collaboration d'une firme d'architecture privée, ” pu : EL "A ay "à ai ps P : E en CN : kg 7” ES | ee > E >, “ l'étude d'un projet visant l'aménagement de façon F LU - + Î = 14 L —. = NE s . . a HE j = À : fur 7 ä Ç "re Û « Ü permanente du site de Sans-Souci pour recevoir des | * 2 3 . TE: Fr ES + BE: représentations d'arts de scène. | mn a 2 = | — . Ex E- | à L'étude architecturale produite à cette occasion visait = = : { F4 2 Si j je x EL Ca É l'aménagement des ruines de Sans-Souci en un sup- : 2 — = s jimé 3,4 4 : - % sms A a Le Le . k port à des activités contemporaines liées au dévelop- | ns LES L fée ne: Vo ,, nn, ? ; D. D HR à Ù pement des arts de scène pour renforcer le potentiel . e". : vf 2, ” = = + Fæ | < à culturel et touristique de Milot et de la région Nord _ VIE ù Er: - er: Di ‘rè-- en général. Trois espaces pouvant recevoir des ins- & a £ pie tallations pour des représentations furent identifiés 2 #3 k autour du Palais du Roi. La démarche adoptée pour & le choix de ces emplacements ainsi que les proposi- > tions d'aménagement se sont appuyées sur un strict À respect de l'existant tout en favorisant Un dialogue clair et sans ambiguïté entre structures nouvelles pro- Ë Bnent prions le Compostion spatiale, à + “Blue in Red Band” de Buyu Ambroise au concert de Sans-Souci ° La façade sud du Palais de sans-Souci illuminée par Eddy Renaud et le sononx la fois monumental et fragile, le Palais du Roi a été | Le ri 1h de spectacles pouvant être organisés de manière comme un lieu de concert musical de qualité n'a considéré comme élément essentiel de décor, sup- | fl régulière sur le site, afin de prévenir toutes consé- pas échappé à la sensibilité et à la perspicacité des port visuel des activités de représentation. Les pers- N | 1 quences néfastes pour les ruines. animateurs de Haïti Jezz Foundation qui ont su ima- pectives et les relations visuelles du palais avec le 1 | Hi La gestion des spectateurs et des artistes a été éga- giner et réaliser sur ce lieu magique ce tout premier reste du site et vice-versa ont été déterminant pour f l 11 lement prise en compte. Par l'aménagement d'une concert de Jazz qui, espérons-le, inaugure une longue le choix des lieux. ] L | simple navette reliant le parvis de l'église de Sans- série. Cette activité rencontre les objectifs de l'ISPAN La définition des arts de scène dans cette étude La | l Souci, utilisé comme aire de stationnement, à l'accès de valoriser les monuments historiques tout en leur architecturale a été appréhendée au sens très large, F | | fi à l'aire du spectacle, le flux des spectateurs put être donnant une fonction utile et productive et faire de comme toute manifestation donnée pour un public, | | organisé avec bonheur | Sans-Souci site classé Patrimoine de l'Humanité, un impliquant la relation, même médiatisée, d'auteurs Fa 4 | l'opportunité d'utiliser les ruines de Sans-Souci, haut lieu de la culture vivante d'Haïti. avec des spectateurs. Ceci inclut donc : le théâtre, a LA + La façade sud du Palais de Sans-Souci, illuminée, la danse, la musique, les représentations lyriques, les : me. = — | manifestations folkloriques, les marionnettes et les 5 LL mimes, la variété et les chansons, le cinéma et les ; NX /l l; £ Re nn spectacles audio-visuels, mais aussi les spectacles son IT SR et lumière. | CE = Tr = = , ue r LE ue Zn Ce concert du ler octobre à offert l'opportunité j | Lac F + 0) | de tester pour la première fois l'un de ces empla- = j à Lu cements. La scène a été placée sur la cour des Ca- l ms} | sernes, de manière à donner dos à la façade sud de | { { i 1 | + EE style baroque du Palais du Roi, façade qui devait servir U J EX ; LL FF % F “hr Lu en même temps de décor au spectacle. L'illumina- : : \ HL ; : di L d * tion de cette façade, très peu connue du grand public, = ES E ; [| Li EF: nié © h - F : L: : fut conçue par l'architecte Eddy Renaud et réalisée L ee | Em. » EE 4 # ï: y F # F par les techniciens de sa firme SonoMix. L'ISPAN EE | es = "0 . F | "1 " 1 TEL profita également de cette exceptionnelle occasion “# “1 LS un, | = - pour réaliser une étude de l'impact acoustique sur pi A - Fk : les ruines du site. Ces relevés acoustiques furent réa- à 3 3 S lisés par Patrick Audant, ingénieur de son, assisté de : L 1 2 ! Lu l'acousticien Henri Wallon, au moyen de sonomètres £ ir £ TH portatifs avant et pendant le concert, afin d'évaluer = 3 1h l'impact des ondes sonores sur ces structures fragiles. % = _ sd Ce rapport est suivi de précieuses recommandations © ——_———— 5 sur les aménagements à réaliser ainsi que sur le type Ê s Ê 6 + BULLETIN DE CISPAN : No 30 + ler novembre 2011 BULLETIN DE LCISPAN ° No 30 + ler novembre 2011 * 7 Chronique des monuments et sites historiques d'Haïti Le site BI Des représentants d'institutions chargées de la gestion de ro-américain (SEGIB) et l'UNESCO. Le représentant du Depuis le début du mois d'octobre 2011,le BI à enfin situations d'urgence, ont également participé à ce sémi- Conseil International des Musées (ICOM) à ce séminaire son propre site Internet : bulletindelispan.ht. À par naire. s'est proposé pour la rédaction d'un protocole d'accord tir de ce site, les lecteurs du BI pourront télécharger tous En conclusion des travaux du séminaire en Gestion de entre l'ISPAN et le Programme Ibermusées. les anciens numéros et autres documents d'archives que Risques appliqués au Patrimoine Muséologique, il a été l'ISPAN met à leur disposition. Cette initiative, tant sou- souligné l'importance d'une action coordonnée dans la = haitée par nos lecteurs est due à un appui financier de la région Amérique Latine et Caraïbe (LAC). Parmi les déci- — Es > Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL) qui se dédie sions adoptées, se détachent les points suivants : 4 : “ne = | à encourager les efforts de promotion des biens culturel |. Création d'une carte de risque ibéro-américain en à : immobilier d'Haïti. Géré par le Service de la Promotion collaboration avec les institutions de chaque pays de . de l'ISPAN, ce site deviendra bien vite interactif où les la région LAC. Es \ lecteurs pourront émettre leurs suggestions et commu- 2. Renforcer le réseau de contacts créés au cours de niquer de précieuses informations pouvant contribuer à ces séances de travail du séminaire. \ | | la documentation et à la sauvegarde des biens culturels 3. Réalisation d'un rapport aux ministres ibéro-améri- x _ 1" de me d'Haïti. cains pour soutenir la mise en œuvre des politiques Parallèlement, au lancement de ce site, l'ISPAN a pro- publiques. duit un spot audio-vidéo de promotion du BI, invitant 4. Faire connaître le patrimoine de l'organisation des + Le comité organisateur du séminaire en Gestion de Risques les potentiels lecteurs à s'inscrire gratuitement au BI et modèles de gestion de patrimoine à risque. appliqués au Patrimoine Muséologique à Brasilia, Brésil. à télécharger les anciens numéros de la revue. Dit par 5. Inclure l'aspect social dans la conservation du patri- CHR eo be - - ne ‘ : . inorra- latins er Gestion de Hespas la voix «off» d'Esmeralda Milcé, ce spot est diffusé sur moine. où Ritrmowo Mosrolegice les ondes de la télévision Nationale d'Haïti et, également, 6. Considérer les biens culturels immobiliers comme Seine-Diems en Geièle de Rise LL LI ê . Due ns ? a+ Potrivrdiees Mise chan 2 sur la chaine de télévision privée Canal Bleu qui a offert “conteneur” de patrimoine mobilier dans les actions Ë u n Fe 6 ë EL | . CTIN D er Batn 5 CES nfssete D CEE mn DE LISPAN ACCEUIL APROPOS GALLERME BULLETINS LECIEURS CONTACT 1 L fl BRUN DERSRNRNEEUE © CEER + Logo du séminaire Avis Port-au-Prince, le 28 octobre 2011 Afin d'alimenter son centre de documenta- tion iconographique, le Service de la Docu- mentation de l'ISPAN souhaiterait recevoir des images anciennes d'Haïti (gravures, S N ments). Ces images pourront être envoyée à l'adresse suivante : ispanmce@gmail.com Pour cela elles devront être scannérisées à haute ou moyenne résolution en format tif, jpeg ou pdf. Autant que possible, elle devont être identifiées et datées. Les photo- + Page d'accueil du site Internet du BI graphies prises dans les années 1950, 1960, gracieusement cet espace de diffusion au BI. La DG de de conservation préventive et la gestion des risques. 1970 et 1980 nous intéressent également, l'ISPAN remercie chaleureusement ses directeurs M. Ro- 7. Considérer la gestion des foules et du tourisme dans Le Service de la Documentation de l'TS- bert “Bobby” Denis et M. Raoul “Ti-Ra”' Denis, pour ce la prévention des risques. PAN remercie d'ores et déjà tous ceux ou précieux support. 8. Elargir la connaissance de la gestion des risques aux sons css qui ooerot Léon diras de ISPAN au programme Ibermusées employés des musées. la sorte la documentation iconographique Le Directeur technique adjoint. M Elsoit Colas, de l'ISPAN 9. Renforcer la conservation préventive dans la gestion nn . . 8” pP1q a représenté l'Institut au Séminaire en Gestion de Risques des risques. de l'Institut et contribuer ainsi à la sauve- appliqués au Patrimoine Muséologique qui s'est tenu à 10. Identifier les institutions, les instances et les enjeux garde du Patrimoine culturel d'Haïti. Brasilia du 17 au 21 octobre 201 | et organisé par le Pro- stratégiques dans ere sentaue lee au do- Max-Harry Dauphin, documentaliste é maine de la gestion des risques du Patrimoine. : : gramme lbermusées. : | | . , B°S ques LR ue Responsable du Service de Documentation Ce programme, dont le siège social est à Brasilia (Bré- 11. Promouvoir la conservation préventive liée au ISPAN sil) est une initiative de coopération et d'intégration des changement climatique et considérer l'élimination des pays d'Amérique latine et des Caraïbes pour la promo- résidus toxiques. ASPAN tion et la coordination des politiques publiques dans le 12. Entreprendre des actions de sensibilisation adres- V4 domaine de la conservation des biens culturels mobiliers, sées aux Autorités comme stratégie de conscientisa- À } des musées et de la muséologie. Cet espace de dialogue tion. et d'échanges dans divers domaines d'activités des mu- Dans les conclusions officielles de cette importante ren- sées vise à renforcer les relations entre les institutions contre, il a été consigné que le représentant de l'ISPAN, BULLETIN DE LISPAN No 30 : publiques et privées et les professionnels des musées M. Elsoit Colas, a proposé la création d'une commission * Rédaction : Daniel Elie, Philippe Châtelain avec la latino-américains et caribéens, afin de promouvoir la pro- composée d'experts haïtiens qui sera chargée du suivi collaboration de Constant Jean-Marie ; tection et la gestion du Patrimoine culturel, le partage des des conclusions du Séminaire en Gestion de Risques ap- ° Correction : Pascale René, Monique Rocourt; expériences et des connaissances acquises. pliqués au Patrimoine Muséologique, Cette commission + Distribution : Service de la Promotion / ISPAN. Organisé au siège de l'institut Brésilien des Musées préparera une proposition formelle de collaboration avec (IBRAM), ce colloque a réuni plus de cinquante experts lbermusées. En réponse à cette proposition, cette insti- La publication de ce numéro latino-américains dans les domaines de la conservation, tution a suggéré, comme plateforme de coopération avec du BI a été réalisée grâce au FOKAL | de la restauration et de la gestion du patrimoine culturel. Haïti, des organismes tels que le Secrétariat Général Ibé- support financier de la FOKAL ’ J 8 + BULLETIN DE L'ISPAN : No 30 + ler novembre 2011